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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 6 septembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-09-06, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 6 sept.1933 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME tlONTBBAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXIV — No 205 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la, poste Edition quotidienne CANADA.$600 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3 00 Un nouvel incident au sujet du Un fonctionnaire de notre langue anglais - Une bonne nouvelle franç aïs qui écrit — Causes en profondes de certaines défections Voici un incident qui est comme le corollaire de l’article cpte publiait, ici même, hier.M.Orner Héroux.L’un de nos lecteurs, le notaire L.-A.Fréchette, recevait, il y a quelques jours, une lettre-circulaire, rédigée entièrement en anglais, pour lui offrir un exemplaire du Canada Year Book, publication officielle, qui devait être mis à la disposition du public le 1er septembre.Le plus extraordinaire de cette circulaire.c’est qu’elle était signée d’un rom parfaitement français.Dès le 31 août (ila circulaire est datée du 28), M.le notaire Fréchette, de sa meilleure plume, pique dans le maigre notre fonctionnaire.“Je ne suis pas surpris, écrit-iil, qu'il faille toujours réclamer du français auprès du gouvernement d’Ottawa quand les fonctionnaires de notre langue n’ont même pas la décence d’employer le français dans leur correspondance avec les citoyens de leur origine.“Vous ne semblez pas vous rendre compte qu’en écrivant constamment en anglais, vous et vos confrères du service civil rendez vos positions bien précaires.Du jour oil tout se fera en anglais, pourquoi donnerait-on lia préférence à des bilingues?Les situations iront toutes aux Anglais, aux Juifs ou à d’autres, mais pas à nous.Nous avons déjà assez de difficultés sans que, par un désintéressement injustifiable, vous consentiez à la défaite.Commencez par donner l'exemple, surtout quand vous j écrivez à un Canadien français.Vous aurez la sympathie et ; l’appui des vôtres qui feront bloc au besoin pour vous défendre.“Espérant que ces remarques seront accueillies sans amertume, je suis, Monsieur, etc.’’ La réponse ne traîne pas.Le 1er septembre, excuses du fonctionnaire qui retrouve sa langue pour se défendre.Nous taisons son nom pour ne lui être pas désagréable, mais on songe en le lisant que l’anglais doit lui être plus familier que le français et qu’il doit se servir plus fréquemment de celui-là que de celui-ci: “Je regrette infiniment que notre, circulaire vous a été écrit (sic) dans la langue anglaise, car depuis que je suis en charge de la division des Documents, j’ai toujours fait en sorte de respecter la langue de nos concitoyens.S’il y a eu une erreur commise par ce bureau (il n’est donc pas sàr qu'il y ait ru erreur!), je vous assure que c’est bien involontaire.” Voici, contenue dans cette même lettre, une nouvelle, une bonne nouvelle qui doit valoir des compliments à M.Stevens, le ministre compétent: Coville a réussi, après un travail Je vingt ans, à faire pousser îles bluets qui ont un pouce de diamètre, et dont l’enveloppe est extrêmement mince, les grains tout petits.Ce qui veut dire que certains fabricants de conserves ne pourront plus nous vendre de ta graine de lin passée au bleu en guise de conserves de bluets et que te bluet Coville va devenir un aristocrate parmi les petits fruits.1‘etit bluet deviendra gros, pourvu que le consommateur lui prête vie.Alors, il n'g aura plus à s’insulter si.dans un restaurant mi l'on aura demandé des bluets, on nous en sert dix ou quinze ou lieu de cent ou deux cents?Ce seront des “bluets de luxe’’.- diras comme de gros raisins, te dis-je.Il g en a déjà de cette lailtc sur les marchés du Massachusetts, du Seiv-Jerseg et d'ailleurs.Ce bluet Coville va prendre la place.S'il est aussi gros que cela, en effet, il prendra de la place.—La place des bluets du Sague-nog et à plus forte raison celle des bluets minuscules d’ailleurs, dans la province.-Hélas! encore une Industrie domestique qui s’en va aux Américains.Après les chutes d’eau, les limites forestières, tes rivières a saumons et les lacs à truites, l’Amè ricain va nous prendre le monopo le du bluet.Que nous restera-t-il?—Console-toi.M.Bennett ne permettra pas cette invasion du marché canadien par le bluet américain.Il g a le tarif saisonnier.-Comme quoi la protection a du bon, fout de même! Paul POIRIER Bloc-notes C’est le temps Les dépêches qui nous apportent la liste des nouveaux membres du cabinet en Nouvelle-Ecosse nous apprennent en meme temps que deux postes de sous-ministres et un posie de membre de la Commission des Liqueurs v seront supprimés, ce qui comportera une économie annuelle de 125,000, et qu’un comité ministériel sera spécialement chargé de rechercher les économies supplémentaires qui I pourraient être réalisées dans l’ad- ’Nous faisons en sorte, continue le fonctionnaire, de mettre ainTurs^m?,.en circulation les deux versions des publications du gouverne-I ta Nouvelle-Ecosse a diminué1 "de plus de 40 k 30 le nombre des membres de son Assemblée législative, ce qui comporte naturelle- de Vannuairp du Canada ne devait pas être mise en circu/aiion aiISS* line épargne considé- aoant que la version française soit complétée (le souligné est de ' , , n \ t s » * Ml est un temps ou les gouver- • v • ., • , • i ¦ '.nants doivent faire, avec un soin Nous avons maintenant en main la version anglaise et très attentif, le relevé des éconn-attendons le français d’ici deux ou trois semaines.j mies réalisables, c’est bien cclui- “Je n’ai pas attaché aucun ressentiment à vos remarques °,'• Et, s’il est une province qui, à (deux négations valent une affirmation, mais an devine malgré 1 ,ieurr actuelle, ne doit nas se dis-hti ce que le signataire vent dire.) et puis vous assurer que nous |J?>e"*c^jer/, .Le president Roosevelt et M Johnson désirent vivement que M.! bord donne son adhésion, mais ils j veulent éviter une lutte qui détour-ncrail l'attention générale de la nécessité qu'il y a pour le public de coopérer aux mesures de relèvement.D'autre part, en applicant l'echelle aux fabricants d’automobi-Ics autres (pie M.Ford, le gouvernement a contracté envers ces adhc pas les met-désa vantait e la cou- le port de Montréal que le 18 septembre prochain.Le Saguenay se rendra à Lhieoutinii et le Chain-plain à Gaspé.Ils se rencontreront au large de Gaspé le 24 septembre.Tous deux seront ensuite reconditionnés.Les officiers feront ce matin les visites oficieiles.Nouvelles brèves A bord du Mo n te lare, du Pacifique Canadien, qui arrivera à Montréal vendredi, on remarque parmi les passagers: M.le juge A.Bernier et Mme Bernier; M.l’abbé A.U.McGreer, principal du collège Bishop, de Lennox ville, etc.Le cargo CurJenia n'est plus qu’à une cinquantaine de milles du port de Churchill aujourd'hui.Ce enrgo anglais prendra une nouvelle cargaison de grain à Churchill cette saison.Vancouver.6.Au cours du mois d'août treize cargos ont chargé J.fttMt.lltiO de pieds de bois de Pile de Vancouver à destination des différents ports du monde.Près de 1,200 personnes ont fait la croisière d'environ sept heures, de Montréal à Sorel, à l’occasion du double congé de dimanche et de la fête du Travail, à bord des vapeurs de la Canada Steamship Lines.Ces croisières sont devenues populaires et l’on prévoit que la compagnie les reprendra l’année prochaine h* dimanche et les jours de fête.Il v auda encore deux croisières du même genre le 10 et le 17 septembre prochains.Le "Manoir Richelieu" Les nouveaux groupes politiques M.Mackenzie King ne verrait pas leur arrivée d'un oeil mauvais culture la pèche ici une semaine M.Stockwell a promis que le rapport financier de la province de Quebec pout l'année fiscale 1932-33 sera remis à lord Mac.Mil lan, président de la Commission, d'iri une semaine On n fait allusion à ce rapport au cours de la séance de la Commission.Le rapport n'a pas été rendu public, mais l'on s'attend à ce que M.Stockwell en révèle le contenu lorsqu'il l'enverra a lord MacMillan.Il y a une semaine.M Taschereau a dil que (e prochain rapport démontrerait un déficit qu’il a qualifié de "considerable".; Dort Hope, Ontario, f> (S.D.C.) l es cours d'été de l’école politique libérale sc continuent.M.Francis Hankin, de Montreal, a narlé hier, .; de I avenir du système économique .I du Canada.La discussion générale en comité a porté sur les problèmes des transports.|a réforme Avez-vous besorn de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té-léphcne: N Arbour 1241*'.Arrivée et rjÇ^- BIF.WAKSAJW'® i QV! SE FAIT [tsv 'vrwmrirbvwwfumïi'wi a mission de notre personnel est d'entourer /a cérémonie des funérailles d’une discipline toute d’attentions et de respect.Direction de Fundroille» Assurance Funéraire - Solons Mortuaires Ambulances privé*» T«l.: PLnteou 7-5-11 LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DF FRAIS FUNERAIRES Jntepb Courtois.S#nr.-Tr (Spécial au Devoir) Le paquebot Ile-de-France, de lu Compagnie Générale I ransatlanti-que.comptait parmi ses passager» à son armée ici: Son I.xccIIciut Ahmed Ahrirl Wahnb Pasha, sous-srerétaire d’Ftaf égyptien.S.L.M Walter I dgr.ancien ambassadeur en France; Fmile Ledc-irbitrr de la Conférence de l'Atlantique.Georges Doriot, professeur à l'université Harvard et ancien conférencier de I Institut scientifique franco-canadien n Montréal, et Mme Doriot; et un groupe d'étudiants de 1 Fente polytechnique de Paris Sont partis sur le même paquebot à destination de PKurope le» pn»-sngrr- suivants: .Pile» Henry, conseiller à l'ambassade française de Washington; le marquis Lionel dr Tastr» norat français, députe de, la Seine, dr retour d'une mission Encore une autre raison d'être optimiste .Bientôt V Une gasoline de qualit’C supérieure sera mise sur le marche pour le profil- des automobilistes canadiens.Envers rl contre tant fr progrès continue.Æ \ + U Surveille: nos an-nonees dans ce journal.À P» " ¦ 1 — CALENDRIER — VOLUME XXIV — Ne 203 ï) F K?NI 1 T 1^ T H F U I< F Montréal, mercredi 6 sept.1933 — DEMAIN — Demain.JEUDI.7 septembre i93S- Dis la Férié.Çourhe du soleil.S h.:«l.(.«ver du soleil.S h.ZS.bever de la lune.7 h.2*.Pleine lune, le 4.0 n.10 m.du matin.Dernier quart, le 11.J 4 h JS m.du soir Nouvelle lune, le 19, S I h.27 m du soir.Premier quart, le 2S.4 10 h.4?m.du matin LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press", de [’“A.B.C." et de la “C.D.N.A.ORAGEUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 77.Même dale l'an dernier 79 Minimum aujourd'hui S7 M4me date l'an dernier SS.BAROMETRE 10 heures a.m 29*9, Il henres a.m 29.SJ.Midi, 29.**.Chiffres fouinr» r*, m maison M - R d* WeelA 1810 Bt-Denl».UacvrAsl La tes commission Macmillan siège à Montréal commissaires de l’enquête sur notre régime bancaire tiennent leur première séance LES TEMOIGNAGES RENDUS CE MATIN Le Vermont anti-prohibitionniste Cet Etat est devenu le vingt-cinquième à réclamer l'abrogation du 1 8e amendement L’onvertnre des cours de droit Les nazis ce Mont- La commission d'enquête sur noire régime bancaire, nommée par le aouvernement fédéral et que préside lord Macmillan, a tenu matin, sa première scar réal.Les commissaires siègent au i a-lais de Justice, chambre no 24, dont l’acoustique est, par malheur, foil détestable.Lord Macmillan est accompagne dans notre ville par d'etre de ses collègues enquêteurs.MM.Beaudry Leman, gérant général de la Banque Canadienne Satwnale, j Brownlee, premier ministre de l’Alberta, sir Thomas White, ancien ministre des Finances à Ottawa.et sir George Addiss, banquier de Grande-Bretagne.Le problème qui est mis a 1 etude par la commission Macmillan, notre loi de finance et notre loi fies actuellement perdraient plusieurs privilèges qui leur appartiennent, pour l’émission des billets de banque notamment et la répartition du crédit.La perte de ces privilè- j majeure partie ges et de quelques autres par les ’ prohibition, banques signifierait une modifica- Le nombre des suffrages lion radicale de notre régime ban-j mes hier dépasse à peine la Montpellier.Vermont, H (S.l’.A.) Le Vermont n’a pas interrompu : la série nntiprohibitionniste.A rai-! son de 2 votes contre 1, cet Etat est j devenu le vingt-cinquième à récla-mer l’abrogation du IXe amende-I ment.Les 24X villes et villages qu’il ! compte ont donné 41.279 bulletins nees ! contre le IXe amendement et ! bulletins prohibitionnistes.On no-i te que les campagnes, sur lesquel-j les les prohibitionnistes fondaient ! leur espoir de victoire, se sont en prononcés contre la Le doyen Demers souhaite la bienvenue aux étudiants — Conseils de Mc Ernest Vallier — A la biliotheque Saint-Sul-pice protestants,Nne Mpête sur les importations de bois soviétique au Royaume-Uni Le synode général des chréticns-aliemands adopte 20 propositions L'ouverture des cours de la Faculté de droit Me ITniversité de Montréal a été solennelle ce matin.Elèves des deux dernières an-et nouveaux étaient enthousiastes.Tous les professeurs étaient présents à l’exception de MM.Lucien Gendron et René Faribault.M.le juge Philippe Deniers, doy en de la Faculté, a souhaité expri- inoitié caire.Et ce régime, la Chambre de Commerce est d’avis ou’il convient de le conserver.En perdant leur privilège d’émission.par suite de l’établissement d’une banque centrale, les banques exislaiiles devraient nécessairement restreindre leur crédit dans les régions rurales.Par voie de conséquences, ces mêmes banques se verraient dans la nécessité de fermer un grand nombre de succursales.M.Gratton admet cependant que l’on pourrait établir au-dessus des banques, indépendante de celles-du gouvernement, centrale quL certaine mesure, verrait du re total des suffrages de la derniè-clection générale.En Rhodcsie du Sud une question de lord Macmillan, M.Gratton répond qu'il ne faudrait pas que cette organisation centrale, re corps central roû-le trop cher.Autrement, il ne saurait en être question.M.J.-B.Reed Le représentant des i’iiitcd [¦'armera des Cantons de l’Est, ain si que nous l’indiquons ci-dessus, .prétend que l’agriculteur est exploité de partout cl par tous, par 1 les banques, les combines et les trusts.Il prétend que les banques chargent de 10 à 90 pour rent d’intérêt pour le crédit qu elles consentent aux agriculteurs et il se fait fort de prouver ce qu’il avance.Il affirme avoir en mains toutes les pièces qu’il faut pour cela.Les intérêts banques, en vue de leur revision prochaine par le Parlement fédéral, n'est pas des plus facile à résoudre^ ci comme aussi par le temps qui court.Il s’agit nié- une organisation me d'un problème fort complexe, dans une certaine mesure.Aussi bien les enquêteurs tont-ils dans certaines circonstances à la appel aux lumières de tous les gens répartition du crédit, de bonne volonté.Les photographes A de la grande presse montréalaise ont voulu sans doute faire leur: part, lis étaient présents en grand nombre au début de cette première séance qui s’est ouverte aux éclairs du magnésium.T.es photographes ayant ' accompli leur fonction, comme il n’> avait personne ici pour souhaiter la bienvenue aux enquêteurs, lord Macmillah s’est chargé lui-même de, l’allocution d’inauguration.Il a expliqué flans quelles circonstances lui et ses collègues ont été chargés de cette enquête par le gouvernement d’Ottawa.Et puis l’on a procédé à l’audition des témoins en commençant par M.Yalmore Gratton, de ia f .hambre de Commerce.Celle-ci est opposée à rétablissement d’une! banque centrale proprement dite et M.Gratton a dit pourquoi, tl a ex oliqué cependant que la Chambre serait en faveur de l'établissement d'une organisation centrale, indépendante du gouvernement comme les banques et dont le rôle serait de de régulariser le crédit.f.es banques a charte ne devraient toutefois perdre, de ce fait, aucun des privilèges dont elles | ouissent déjà à propos de l’émis-sion de leur papier, dp la réparti-; lion de leur erdit.M.Gratton a été 1 longuement questionné par les cinq ! enquêteurs.Le Board of Trade, par contre.; par l’un de ses fonctionnaires.M Morgan, a annoncé que le mémoire qu'il veut présenter à la commission n’est pas encore complété.îl ne lp sera pas avant quelques jours, probablement pas avant que les enquêteurs aient quitté Montréal.Le Board of Trade enverra donc son mémoire directement à Ottawa et aucun de ses membres ne se trouvera ainsi, c'est une conséquence logique, soumis aux questions sinon discrètes, du moins embarrassantes parfois de lord Macmillan et de ses collègues.t n représentant de la section des Cantons de TEst des l'niled Farmers of Canada, M.J.-E.Beid.a lu un bref mats vif réquisitoire contre "les banques, les combines et les trusts (combines du charbon et trust dû lait) qui font la ruine de l’agriculture".M.Beid voudrait que les classes rurales, dans tout notre pays, obtinssent des banques le ('rédit auquel elles prétendent avoir droit.M, Beid en a été quitté pour sa lecture.On np lui a pas posé (le questions pour la peine.venue aux étudiants des diverses années en leur faisant des remarques appropriées.Il a annoncé qu'il n’v a pas de changement de j professeurs.Fl a rappelé qu’il y a ; cinquante ans.lorsqu’il suivait les ( cours de droit, les cours se don- ; naient au Cabinet de Lecture, situé j près de la Place d’Armes et qu’en- | LE PELS JEUNE DES DOMINIONS > ^uile ils eurent lieu au Chateau de ELIT l’N NOt’YKAl’ PARLE Raniezav.Il présenta en terminant MENT.AEJOl’RD'ltrt M.Ernest Vallier.délégué du Bar-1 - | reau de Paris, au congrès de l’As- \ Salisbury.Rhodésie du Sud.t (Angle st-lluhert) MONTRFAL «3Î rue tvelllnr»’* t Vertlu J Bureau des ventes: The Mutual Petroleum o£ Canada, Limited Co.4680, rue Iberville Montréal, Qué.Téléphone.CHerrier 2101 Fabricants: The Perfection Rubber Co.Limited Lachinc, Qué. VOLUME XXIV — No 205 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 6 SEPTEMBRE 1933 ) ¦r*** emïm: Institut de N.-D.du Bon-Conseil Pèlerinage Traînés par un énorme monstre d acier qui avance dans des tourbillons de vapeur, quinze longs chars peuplés de pèlerins roulent sur deux rubans inflexibles vers le lieu béni où la Vierge immaculée reçoit les hommages et les supplications de ses vaillants serviteurs.Postés dans la grande allée qu'ils arpentent lentement, des religieux, à l'air grave et mystique, portent à la ceinture un grand chapelet noir, récitent pieusement le rosaire avec le peuple recueilli; par intervalles, ils entonnent des cantiques à la louange de la Reine du Ciel ou recommandent à la piété des voyageurs les intentions qu’on leur a confiées : la guérison de plusieurs éclopés, la cessation du fléau du chômage, la pair dans la société, parfois à la dérive.Le ciel est serein.L'Outaouais, irradié d’un soleil éblouissant, descend vers le majestueux Saint-Laurent, tout en jetant sur In grève un flot calme comme lu respiration d’un mioche qui s’endort.Tout le long du trajet, le spécial fait une courte halte aux gares intermédiaires, afin de permettre aux dévots de la campagne d’unir leurs Avps « ceux des fidèles de la métropole, l’n vent frais, gui a frôlé les eaux apaisées et profondes du lac des Deux-Montagnes, que nous longeons au bas de la falaise, nous arrive comme marre en carême.Soudainement.une petite barque quille les abords d’un quai ei, toutes voiles dehors, cingle, vite, très vile, vers Oka; à quelques verges de la rive du lac, un poisson saule, là-bas, hors de l'eau pour attraper des insectes qui exécutent, dans un rayon de soleil, une ronde beaucoup plus harmonieuse que le tango, le fox-trot ou le One step de nos salons modernes.Déjà on distingue, sur les hauteurs de la montagne de Rigaud.la rime des arbres qui semblent se toucher et où des nuages-fleurs paraissent accrochés.Le joli paysage des champs ondules, où ont mûri les avoines, où les blés ont allongé leur chaume en gonflant leurs épis dorés, fuit sous le soleil étincelant.C’est maintenant Rigaud 'avec sa gare proprette et sa longue plateforme sise sur des bases solides.Cosses aux coeurs toujours ensoleillés, jeunes filles teintées de rose.à la tête casquée de fines torsades que la brise dissipe autour de leur joli béret blanc ou coloré, gais lurons, beaux comme des astres, frais harbifiés, ripolinès des pieds à la iéte, femmes et hommes qui n’ont pas encore éprouvé l’outrage des ans, ouvriers de la première heure, à cheueux blanchis ou raréfiés par quelques lustres d’infatigables labeurs, dévalent par toutes les portières du convoi.En rangs bien ordonnés, la foule se divise en priant vers la Grotte de Lourdes.Sur la galerie de leurs gaies villas, des touristes contemplent la marche ascendante des fidèles qui prient: l'église paroissiale, bâtie sur un point culminant du village, pointe, sous la coupole des deux, ses deux brillants clochers; l’hôtel de ville, érigé en 1832 et, grâce à la générosité d'un phi-lanlhrone, coquettement rénové présente un aspect tout ü fait pittoresque; quelques arbres centenaires ombragent le grand couvent des soeurs de Sainte-Anne; la rivière la Graisse, calme comme le visage d’un tout jeune enfant qui repose, froisse à peine les herbes qui croissent le long de ses rives embroussaillées.Au pied ae ta montagne, l'imposant collège Bourget pourvu de classes et de salles spacieuses, de cabinets de physique et de chimie, d’un musée important, de vastes dortoirs, de cours de récréation encadrées dans la verdure.Dans ce sanctuaire de la science, de doctes et dévoues professeurs enseignent aux ( lèves qui leur sont conl'r,; tes principes immuables, éternels, qui en feront, à la manière de nos regrettés et vénères Seigneurs Ignare Bourget, Adélard I.ange vin et ,1.-A.Archambault, les apôircs et les défenseurs de l’Eglise de Pierre, ou des chefs intrépides, hardis, incorruptibles qui éclaireront la route, revendiqueront, comme un Paul-Emile Lamarche, un sénateur Landry, un A'.-.4.Belcourt ou un Sain.Gencst, les droits d'une minorité qui veut vivre sa foi et toujours parler te doux verbe français.Là-haut, dans ta petite chapelle adosser au rocher abrunt.le célé- brant revêt les habits sacerdotaux et commence l’office divin.Agenouillés sur des bancs rustique t ou sur le sol rocheux, les assistants unissent leurs prières à celles du prêtre.Dans des confessionnaux installés pour la circonstance, des Pères entendent les confessions, absolvent au nom de Celui qui a dit à Pierre: "Tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aussi au ciel.” Près de la statue de la Mère du Sauveur, des cierges et des bougies brûlent sans interruption-Sous l’habile direction d'un maître de chapelle, la puissante chorale du scolasticat de la communauté charme et émerveille la foule com pacte par l’exécution parfaite de ses chants harmonieux.Après la récitation de l’Evangile, un disciple du père Querbes escalade prestement les degrés de la chair sa-rrée, exhorte l’assistance au repentir, démontre la grande miséricorde de Dieu, proclame éloquemment la bonté, la clémence et la puissance de Marie auprès de son divin Fils.Près d’une eau de source claire et rafraichissante, commodément assis sous des arbres qui les écrasent de leur ombre, nu sous un abri érigé tout près du rendez-vous du pèlerinage, les gens lestent gaiement leur estomac qui crie famine.Après avoir respiré fair pur ei vivifiant de la montagne, la gastralgie est en déroute.Aussi, c’est plutôt à la façon de Lucullus que les voyageurs dégustent le jambon frais, des légumes qui contiennent beaucoup de vitamines et un thé bien chaud dont les vapeurs exhalent un arôme exquis.Après avoir un peu flâné ou somnolé, des groupes se dirigent vers le champ légendaire : la pièce des guérets.Le sentier tourne parfois autour d'une roche tapissée de chèvrefeuille.U devient momentanément si étroit que les passants sont contraints de faire de grands gestes avec leurs bras pour écarter les lianes qui les empêchent d'avancer; à certains endroits, la pente est si escarpée que les plus timides veulent retraiter, tellement ils craignent de plonger dans un gouffre infernal.Enfin, une éclaircie! — Eureka!, eureka!., crient à tue-tête, hurlent à pleins poumons quelques farouches disciples d’Archimède.On dirait une "clairière hantée”.Tout autour, des troncs d’arbres écroules qui semblent dater de l’âge du déluge.Au-dessus de la montagne, le vrombissement de l’hélice d’un avion simule le murmure saccadé des esprits agités et fortement tourmentés.Ici.des pierres mystérieuses ayant ta forme de pyramides ou de cônes tronqués; plus loin, des roches informes de quelques pieds de diamètre.Pour comble de malheur, les plus audacieux, les plus téméraires, les plus frondeurs des alpinistes en herbe font une abondante provision de petits cailloux sphé-rir/ucs, elliptiques ou cylindriques.Veulent-ils tenter fortune ou les lancer, en temps opportun, dans des jardins "cultivés” ou dans des parterres bien fleuris?,.Chut!!! "L’avenir n’est à personne, L’avenir est à Dieu.” Après le Chemin de la Croix, le salut solennel du Saint-Sacrement, ta bénédiction des malades et la vénération de la relique de Xotre-Dame de Lourdes, les pèlerins retournent, en groupes isolés, ait Heu du départ.Allons!.en voiture!.clame poliment un employé de la compagnie ferroviaire.î.e train roule.roule, cette fois, vers Ville-Marie.Athanase NEVEU L’Assomption 1933.LA MODE DES “MOINS DE VINGT” 71 Les enfants gâtés L’enfant pAte est devenu, depuis la guerre, plus que jamais un des fléaux de l’humanité.Ces petits monstres, trop adulés, sont détestables à considérer pour celui qui les regarde agir à froid.Que d’encre on a répandue pour les décrire, les blâmer et parfois, hélas! les excuser! Pourtant, à les voir de plus en plus nombreux, en ce siècle de veulerie et de retours sur soi-même, on se prend à réfléchir profondément aux moyens à employer pour en restreindre le nombre.Qu’Cst-ce qui les caractérise?Un féroce égoïsme: ils réclament leur fantaisie en souverains.Ils désirent, plutôt ils exigent, tous les égards, la réalisation de tous leurs ! ca'prices au prix, tour à tour, d une larme, d’une bouderie ou d’un sourire.Ils opposent un refus opiniâtre à tout effort sérieux.Dès lors, nous voyons du côté des parents toute énergie annihilée.L’enfant s en | aperçoit et sent que le moment du plus petit élan, en sens inverse de (a volonté maternelle, obtiendra un immense résultat, et que, souvent même, sans elfort, au prix d une larme (et elle est amenée sans pei-jne), U réussira pleinement.De ! cette façon sa volonté n’existera : plus qu’a son service personnel, il arrivera même a “exploiter farouchement, en sa faveur, tout con-; cours bénévole.Ainsi la valeur intellectuelle des enfants gâtés s’effrite, et leur valeur sociale aussi, puisqu’ils gardent pour eux, en tout, la meilleure part et que, par là même, ils usurpent celle des autres.Us se considèrent, par ces faits, le centre de leur groupe.lit comment parviennent-ils à tous ces privilèges?.Par la faiblesse coupable des parents, par la satisfaction personnelle de ceux-ci, par la peur qu’ils ont d’une contrariété: ils ne peu-, vent supporter la vue d’un chagrin i ! d’enfant.Cependant, l’exipéricncp nous prouve qu’un chagrin d’enfant est I aussi relatif qu’éphémère! J'en ai vu souvent pleurer pour des causes qui auraient fait la joie d’un autre.C'est la pluie de mars sur un coup ; de soleil! Pauvres parents qui n’envisagez pas les suites de votre conduite et les immenses conséquences qu’elle entraîne dans l’avenir! D’abord, ; vous atrophiez la volonté de vos i petits, laquelle est, avec la religion, ! un des grands leviers des caractè-! res.Plus de sacrifices, plus d’ef-! forts qui ennoblissent Pâme et viri-! lisent les énergies.Vous rompez aussi, en eux, l’équi-! libre normal ries valeurs.| L’autorité devient un mot vide.Je lis un bien joli propos à ce sujet dans un des derniers articles d’une ! femme de lettres belge sur l’éducation enfantine; le voici: “L’art d'élever les enfants n’a jamais été que l’art de s’élever soi-même.Si les parents s’en doutaient davantage, ils auraient moins souvent l’occasion de donner des coups ; de pied rageurs dans le miroir fidèle qui reflète leurs défauts!” “I! n'est de culture plus maladroite, ajoute-t-elle, que celle qui est guidée par les nerfs et l'émotivité.” Comme elle a raison!!.Pourtant, il est des circonstances excusables à ce dernier argument qui condamne impitoyablement les gens nerveux; ceux-là, sans doute, qui en parlent, ne sont pas les victimes du ménage, des enfants, ni des difficultés domestiques.1 ou*?, uton indulgence et toute ma pitié vont aux jeunes fe.mnies qui.fidèles à la loi du Christ et au devoir conjugal qui en dépend élèvent une nombreuse famille, presque sans domestiques, avec îles revenus restreints et souvent des devoirs sociaux impérieux dus à la situation de leur mari.Celles-là, évidemment, sont nar-lois un peu nerveuses.,.(Xnns ne sommes pas des anges!) Qui en nâ t,t?Lpllfanl- hélas! c’est pourquoi il faudrait, avant tout, que celui-ci fût “servi”.C'est l’élément essentiel de la famille quoiqu’il doive l’ignorer, sinon il en arguera pour affirmer sa puissance! Rien ne devrait être fait à son détriment.Que la cuisine soit un peu moins bonne, la maison un peu moins tenue, patience, mais l'enfant doit être soigné, éduqué, apeuré, c’est une question primordiale.Voilà où aboutit souvent l'action bienfaisante d’une tante sans famille, d'une parente célibataire et isolée.Celles qui ont renoncé d’un coeur serein aux joies pures de la vie, sont heureuses de se consacrer aux autres, et, en serrant sur leur coeur un petit enfant, de retrouver, avec ce geste, un peu des rêves d'autrefois.Mais icj, crions: casse-cou! gare aux gâteries!.Cette qualité d'assistance bénévole et discrète fleurissait au temps de ma jeunesse, de même que les vieilles duègnes, anciennes bonnes qui passaient d’une génération à l’autre; elle se fait rarissime de nos jours.Elle avait sa valeur et son charme.Demandez à nos grand’mères! Demandez-le plutôt à nos jeunes mères de famille, besogneuses et encombrées! Trop 'de choses les obsèdent, celles-ci, afin de pouvoir toujours garder le self-contrôle nécessaire pour demeurer dans le calme et la fermeté indispensables à leur tâche d’éducatrices.De là ces à-coups, ces impatiences, ces sautes d'humeur qui nuisent à la formation de l’enfant.Les enfants gâtés, ces révoltés de la loi.“lilliputiens et revancheurs”, sentiront un peu plus tard, trop tard, l’aiguillon de la vie, et il leur sera implacable.Hors du centre où ils ont été gâtés.il en existe un autre bien plus étendu qui ne leur réservera qu'hos-tilité et rudesse.Devant ses coups, ils se trouveront sans défense, ils retomberont plus que jamais sur eux-mêmes; à la première rebuffade, ils se déclareront anéantis, malheureux, gémiront sur leur triste sort, et n’auront pour ceux qui vivent avec eux qu’aigreurs et mauvais aloi.Us professeront un profond dégoût de la vie et empoisonneront celle des autres.Alors, leur ressentiment se tournera parfois contre ceux qui les onl désarmés en les élevant mal.Le seront, à leur endroit, de cruels reproches et des paroles agressives lorsqu'ils se rendront compte de leur misère morale.Souvent ees triste éducateurs ne seront plus là pour les entendre.¦S ils y sont encore, les honnêtes en éprouveront une lancinante amertume; les moins compréhensifs, de 1 étonnement.Espérons que tous ceux qui, enfin, verront clair se frapperont la poitrine en public pour la plus instructive édification ne leurs successeurs.La jeune fille dans la vie moderne ! La jeune fille moderne est plus indépendante que ses aînées.Et dans certains cas, elle semble etrej merveilleusement douée pour se tirer d’affaire dans la vie.11 n’en reste pas moins qu’elle constitue le | plus grand problème social de l’heure, car autour d’elle se jouent l’avenir de la famille et 1 avenir de la nation.Or.la jeune fille moderne, si elle est bien préparée à la lutte pour la vie dans le domaine économique ou professionel.ne l’est pas toujours, l’est même rarement au parfait accomplissement de sa mission familiale.De plus, nombreuses sont les jeunes filles qui, ne pouvant faire face aux obligations trop dures de la vie moderne, ne rencontrent pas dans | leur famille l’appui, l'aide et l’o-; dentation dont elles auraient besoin.Celles-là deviennent à brève échéance des épaves de la vie.obèrent les oeuvres, peuplent les mai-' sons de santé et entraînent des générations entières dans l’immoralité.Le grand besoin de l’heure présente.c’est de procurer aux jeunes filles le moyen de se préparer à leurs devoirs dans la famille et de les aider à soutenir le dur combat de la vie économique et de procurer à celles qui souffrent de l’isolement, | un milieu où elles puissent trouver , l’appui moral, les conseils, l’aide dont elles ont besoin moralement, intellectuellemnt et physiquement.L’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil a pour objet de procurer | ainsi à la jeune fille moderne cet ; ensemble de services et ce foyer ¦ éducateur dans lequel elle puisse se former à son rôle social et respirer quelque chose de l’atmosphère dont elle a toujours besoin pour se faire une âme maternelle et remplir un jour la mission bienfaisante et douce qui est la vocation de toute femme.Aidons ces oeuvres de charité sociale qui peuvent seules sauver notre jeunesse féminine.Le 16 septembre prochain, à l’occasion du Tag Day qui se fera en faveur de l’Institut, donnons géné-i reusement l’obole qui aidera à les : soutenir.AUX1LIA MLLE FRANÇOISE SURVEYER Ij Vente semi-annuelle EATON de couvertures ef articles de literie L'Al'B AISE PRIS CAP ALE Couvertures de laine A un prix aussi bas parce qu’EATON en a acheté des milliers avant la hausse de 40% des prix de la laine.Très belle qualité de ne, blanche comme n et finies avec long doux duvet.Toutes b ches avec bordures bleu ou rose.Finies parément pour plus facile.Environ 60" x 90 Pesanteur 6 livres.Prix de la Vente, la paire, il.59 Environ 72" X 90".Pesanteur 8 livres.Prix de la Vente, la paire.5’75 Téléphonez à PLateau 9211 ji vous ne pouvez ftvenir au Magasin.En vente su reï-de-ch«us»Ce et au deuxième étage., erUtrlctt-proprlétalrt; Oaorsa* Pat», llar.du ecturr-f-ram. ü LE DEVOfK, W«:.VOLUME XXIV — No 205 COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la mâtiné* né une forte chute dee pomme» Lee pft um ne* condition» Le rendement eera infé-j , rieur à la moyenne Les pâturages -r .bétail laitier en j un pressant besoin de pluie.Le m»l» ser«> profite pour maintenir sa production.La i ia meilleure récolte de cette année.Lee bf“ turages sont fini», cependant le» regains donnent un peu et le LES NOUVELLES EN RACCOURCI Recettes ferroviaires Les obligations (Compilation ùe la tn».«on L.*C» Beaubien et rie.Limitée) Documentation recetlfs brûles du Canadien National duranl la période s'élen dant du 22 au 31 anùt se sont cle-jj,.vers à $4,838,000, soit une augmentation de *432.91111, comparativement à la période correspondante de 1932.Celles du Pacifique Canadien ont été de $3,326,000, une diminu lion de $204,000.Dividendes déclarés île le inscrits nonunion du Canada: S1.»'* 1er nov 19',3 5 'j'r 1er nov 1934 4‘, l.S oct 1952 | 5'V 15 nov 19.16 1er mars 1937 Offre Dem 100 100., ini'j 102', 95% 96', 103', 104’, 103', lOS' - ! S'a'v 1er déc.1937 1094 no», 1 4'i”, 1er «epl.1940 1024 103‘3 ‘ j 4'.j4 1er oct.1944 .01 -, 102 S - 4*V, 1er fév 1946 >014 102 U .1er nov 1946-56 100'', • I444, 1er nov.1947-57 1(101, ! 4 4.4 1er nov.1948-58 1004 101 1 44', 1er nov.1949-59 101', 102 Avec la goranlic ae IEU*.C.N U Va' , 195; C.N R A\y , 1954 i C.N .R.4','f 1956 C.N R 41 v ', , 1957 jCH-R- 4*2* , , 1968 (.1).! C.N R.4 V , 1054 les i C N R 5% 1954 ¦ 2 5' r I960 y-, i9«9 Can Na» SS 5', 1955 Provinces el mtinirlpajicfr Colombie Britannique 6 , 1947 Ville rte Montréal 5'.IM.i Ville de Montreal 6' i941 (îoodvear Tire and Hubber of Canada, 1 3-4 tiour cent sur actions privilégiées, payati octobre aux actionnaires le 13 septembre.Canadian C.elanese Ud, par adion cumulative, 7 pour cent navahle le 30 septembre aux action-j vine de Winnipeg 6 uu ^ i nr i 1 s le IX i Manitoba fi'.194, naires msirils le t«., Er C(tth Montréal fi Cr'jrs du sucre New-York.6.(P.A ) Le marché du sucre est un peu plus fat-b e.Options: sept, offre, 1.46; dec.1.39; ian.1.61; mars 1.66-67; mai, offre.1,71; juil.offre, 1.76.Cours de l'argent Londres.6.(P A.) — Le marché de l'argent a faibli de 1-8 a 18 1-16 ce matin.Cours du café New-York.6.(P.A I Les cours du rafé de Hio ont fléchi tandis que ceux de Santos se sont maintenus.Hio; sept, offre.5.71; dec.non rofé; mars 6,(i5; mai el juillet non cotés.,., Santos: sept, non rote; dec.offre.8.30; mars.dem.8.48; • juil offre, 8.57.Reculs à Chicago Chicago.6 (P.A.) Les rouis des grains ont de nouveau recule aujourd'hui.Les reculs toutefois paraissent résulter tilus de l'absence de spéculation que d'une pression de vente.A I ouverture Je blé était en recul de 1-4 ft 7-8 puis il y a eu une légère reprise rnsui te.Le mais a débuté avec des fié chissements allant iusqii'n 3-8.Dans !es mines East Rouyn Cold On rapporte que la direction de F, a O Rouyn Oold Mines se propose de commencer prochainement une «crie de sondages au diamant.On aurait découvert en surface plusieurs veines contenant de l'or.Les essais faits ont donné des résultats .variant entre 20 sous et 'n tonne.Base Metals l.cs résultats de la première se-j maine d'opération de Base Metals, qui a recommencé a produire vers le milieu août, indiquent une te-' near moyenne de 19% de plomb, de près de 12% de zinc et d'un peu I d’argent.Wright-Hargrcavcs On dit que les benefices d'opération de Wright-Hargrcavcs, pour son dernier exercice financier qui | est de huit mois, dépasseront | $1.706,600 de dollars, montant au- j quel il faut ajouter les revenus provenant des placements de la "compagnie, ce qui représenterait un bé-néüce de plus de 50 sous par action.soit plus du double du dividende régulier de 20 sous par action.Les cours moyens «i Wall Street New-York.6 r C ta! moyennv di>« tou.s ne* au prtnr;vy 2 71 j Sieel of Canada 1 20 30'.j 3.93 ACTIONS DE KAMM'T'n Montréal 8.00 200 4 00 I Nouvelle-Ecosse 12.00 285 1 21 I Commerce 3.00 Î5P 5 0.3 j Royale 8 CM 163 4 91 Can.Nationale 10 00 152 6 58 XTTIONS \)V iMIMFS Dome 1.40 34.50 4 06 Hoi Unger .75 10.40 7 21 (Extra*» comp iis) Lake Shorn 3.00 46 50 6.45 1 Extras compris) McIntyre l 75 37 25 4 70 Pioneer 60 12 50 4 80 Siscoe .12 1 46 8 22 Syt’anttF 05 l 22 \ 10 Terk Hughes 60 6 60 9 62 Wright Hargreaves .20 7 55 2 65 AC 1 f ON s l-RIVHT < .UTS Can North Power î IK Si 8 05 Can Rmn/e 96'1 7 2« Can Car 1 ’75 IB 9 72 Can.Fair.Moira (, ()!) tin v A Can Oen.Electric 6.00 58’.j 5 90 Can Hyd Elect.6 OO 591 j 10 08 Horn Glass 7 OO 112 6.25 Dom Texiile 1 00 105 6 64 Goodyear 7OO 107 6.54 .Jamaica PS 7 00 85 3 24 Mom Cottons 7.0fi 65 Î0 77 Nar Breweries 1 75 33 5 47 1 Ogllvle 7 On 122 5 74 i > :«u;t Power 6 50 85 7 M Penmans 6 00 70 8 57 Power Corp 6 0‘A 61 9 84 Steel of Canecta 1 75 33 5.31 So Can Powei é * > 83 7 23 i Tue ke 11 To barco 7 0h 112 6 25 vinna.ih imuiomeque est depuis ) cour» ;»nrti»-ar cinq ans installée dans un spacieux I «eorrmoN * Rainville, rcartu**.local (ancien immeuble du .lui) « j 2 S6 2 3 10 4 15 | 70 f 3 50 ; 2 22 3 35 1 57 I4\ t 20 H', 0 lmp Tnbar.240 Int.Patrol'' 10 Melch^ra 50 W Hkl k.OotkI .135 prlv rrii pim RO B^atiharn.!0% 45 U 15 5 00 Cours du blé 45 4 45 ' WINNIPEG MINTS 199 Lake Shore 46 7,5 25 McIntyre 78 00 300 Mom 35 Norands ?00 Slseoe 1900 Sullivan 10 Teek Hughe* netobr.Hier 70', < oit 701, Sam.70', P.« 70’ Dérembr» 72 72 72', 71L Mat 771, 77 *« 77», 77 L Septemhr» UH1C» coq du Canada qui vient de se qua J 'ifier pour cette rencontre à laqiiel-: ie il tenait connue à la prunelle de) j ses yeux en battant sur décision ! j Jimmy Thomas, le nègre de Pitts-1 | burg, est tout à la joie de l'occasion qui se présente pour lui.Il s'agil pour lui de venger l’échec que lui lui essuyer de bien nclle façon le ! fameux boxeur Norvégien lorsqu’ils! | se rencontrèrent pour la première j fois au théâtre Saint-Denis.Pour Pete Sanstol, il s'agit de répéter son premier succès el de prouver qu'il i esl toujours le pugiliste quasi im-; bailable que Ton connaît.La lâche j est ardue pour Tun et l'autre, et j bien malin serait celui (pii pourrait | pronostiquer un résulta! quelconque sans risquer de se tromper.Pote Sanstol a commencé son | entrainement au stade Godbout en compagnie des frères Bernard.Roger et Freddie.Les exercices qu'il a faits hier ont convaincu les amateurs présents qu’il est en grande condition physique et déjà prêt à entrer dans le rond contre Leitham.Ce sera le grand combat de la sasion par excellence au point de vue intérêt local dans la boxe cl une foule-record verra Leitham et Sanstol dans cette rencontre de Idolize rondes.Le vainqueur rencontrera à la fin du mois pour le compte du promoteur Aler Moore, Midget Wolgasl.champion poids | mouche du monde, qui vient de dé-1 ; crocher une décision à New-York | sur Prie Sanstol.AVolgasI viendrai se battre ici â In fin du mois cl fera pour la eirconstance le poids de 115 à 116 livres.Alee Moore annonce pour mercredi prochain une autre rencontre in-etéressante.un combat de dix rondes entre Roger Bernard et Jimmy1 Sla vin, de New-Aork.New-York.0001000(10 1 8 .3 Pittsburgh .0031101 (lx Cl 13 0 Salveson, Shores et Hiihhcll; French et Grace.I.IGFE AMERICAINE Philadelphie 6.New-York 1 New-York 9 .Philadelphie 6.AA’nshington 5, Boston 4.Washington 9, Boston 6.Seules parties mi programme.New-York .noonoooot t 3 2 Philadelphie (10001302x (’) 8 0 Gomez.MaeFaydcn et Dickev: Mahaffy el Cochrane.Deuxième partie: New-York.100316031 9 12 2 Philadelphie 262060002 6 0 3 Dcvcns el Diekov; Cain.Wal- berg.Coombs, Cochrane.Seules parlies cédulécs.AA’ashinglon .00200000021 5 10 2 Boston ¦ • 00010001020 4 II 2 Stewart.Ru ssoll cl Sewell' Rho- des, AA’eiland.KHue et Ferrell.Deuxième partie Washington.1611(19321 9 16 fl Boston 611660316 fi 18 3 Whilehill Bii'.sell et Crowder.Sewell; Welch Fullerton.Kline et Weiland, Gooch.Les expériences Claude de Pour transformer en énergie électrique la différence thermique des eaux de surface et de profondeur de l’océan Paris, fi.Le savant fi ançai-Georges Claude a annoncé à l’Académie des sciences, hier, qui! tenterait la seconde expérience pour transformer en énergie électrique la différence thermique des eaux de surface et des eaux de profondeur de Tocéan.Georges ( lande, après avoir démontré par une petite usine en Belgique que, théoriquement, son projet est réalisable, a fait une expérience sur une grande échelle, à la haie de Matanzas, à Tile de Cuba.Elle consistait à utiliser le profil incliné de la côte pour y deseen dre jusqu'en profondeur, une canalisation de plusieurs centaines de pieds.L'expérience a échoué une première fois, mais un an plus tard, elle réussissait pleinement et démontrait que Ton pourrait retirer du fond de Tocéan des réserves fantastiques d’énergie électrique.Mais le plan principal de Claude consistait surtout à former une sorte d’ile flottante avec un tuyau qui descendrait à plusieurs brasses dans Tocéan pour en retirer les eaux froides.M.Claude a tenté d’intéresser les industriels à son expérience, mur sans succès, comme d'ailleurs pont la première entreprise.Il a décidé d'aller de l’avant et d’employer se propres fonds.Il a acheté un navire de 16,1)06 tonnes, La Tunisie, Le navire sera remodelé et servira à constituer le noVau 'le Tile flottante.Le navire ne sera prêt que dans une dizaine de mois.Ee système imaginé par Claude >-'t basé sur le fait bien connu que I eau limit a très basse température 'i on allègue la pression atmosphérique sur la surface d'ébullition, PETITES AFFICHES — Tarif — mot.25c minimum complice le mot.-Hie 1 eou le tant.Annonces facturées, minimum Avis de Naissance, Mariage, Décés, Remerciements.50c l'insertion suivant notre formule, tout mot sdditlonnel 2c 1» mot Si facturé 75c l'insertion, suivant notre formule.tout mot additionnel, 3c le mot.Carnet mond-.ln, etc.— *1,00 par insertion BOIS ei CHARBON Aidons aux chômeurs en enatifîant au bols.3,000 cordts, -râble et mercier sa R $10.Charbon.$3 0 A $13.00.Pas rtur, en achetant tout de suite ;iu froide (les profondeurs sert n condenser les vapeurs des emix de surface, et à produire un vide relatif qui permet alors Téimllitinn et la mise en mouvement de turbines.Décès Montréal.* M.Tuhhé Ed-, curé de l’arn-ans, & 1,’éehe vin el hûte- Selionectady, N.Y, Al.Honrv AA.Darling, ancien trésorier dr la Leneral tdeetrie l'.ompanu et ancien president de la Banque Gana-dienne du Gommrree.est décédé ici hier a l'âge de 86 ans.M.Darling était natif de -Y- * F’arnliain, Qué.mon d Decellcs, Y,F’ ham, à l'âge de 68 •V -ï- Tredcriclon.N,B.I.A’.Monahan, sportsman lier, à Tâge de 58 ans.if.if, Ballardville.Alas*.Gharles N Harland, trésorier du Boulon and Maine Railroad, à Tâge de 62 ans, if.if.if.AAinnipeg M.George Herbert Parker, surintendant de l’ajuste-ment (les terres flans la Canadian C.olonlzalinn Association, décédé hier.W * ¥ Saint-Hvaeinlhe les-Amédée Robert, à l'âge de fil ans.V- •¥• Smith Falls.Ont.“ou, édileur du News, est décédé à •r- d’ la • ' (•les.Cal.mes Tarbottom.Armstrong, eonser-valeur du musée , de l’Université de la Californie du Sud.artiste, écrivain et inventeur, est décédé hier à Tâge de 85 ans.if.if.if.New Haven, Conn.Le profes-sour Honrs AA’alcott Parmi ni.éen-nomiste bien connu, est décédé hier à Tâge de 79 ans.Il faisait partie du Bureau de direetion de l’Université Yale.Le Dr Ehar-est dérédé hier M.Harrv Wrrkhi Record Tâge de 68 ans.•Y Le Dr Js- COURSES A BLUE BONNETS Septembre, du 4 au 1 1 Vmg»-»eptième Année EVENEMENTS PRINCIPAUX "LE PRIX DU ROI” L A P K P I N ! K, B E P R n V * N C I A L R ‘ IlSVmrAPS" Mrttrl Mont-ROTxl, ThéAtre P-tlare, Ilenrv Morgan and Co., LaSalle UotfL ROi rr.S: Prenez le nmilevaril Décarie, pour aller A nine RonneM TRAMSVAYS Dlrertement A la plaie, ie l'avenue rtu Pare et Monl-Roval.1ère Courte à 2.45 P.M.(Heure avancée) ADMISSION MONTREAL Membre de la Province of Oti»bee 50 eta.JOCKEY Rartnt CLUB Asioflatlon, Inr.(té* 'a enfant* »• iont vu titmUl Montréal, mercredi LE DEVOIR 6 septembre 1933 Une fête acadienne à la baie Ste-Marie Un réveil historique metiere, j à Major”, visite du j projet et ! chapelle, la petite vouent ; nio te a Le dimanche 27 août dernier »vait lieu aux Grosses-Coques, loca-ité située au nord-est de la parois-ie Sainte-Marie, la bénédiction i'une croix-souvenir.L’initiateur de cette manifestation historique et religieuse fut le it.P.Dréan, curé de la paroisse.Ce pii ne nous étonne pas.Son zèle ictif, toujours inquiet de s'exercer ni profit des bonnes causes, n’en :st pas à son coup d'essai: ses pa roissiens le savent et lui me reconnaissance émue.Ainsi, il n’est personne qui n'ait rncore présent à la mémoire le souvenir de l’érection et de la hé-icdiction de la chapelle "Sigogne'.à “La Pointe de l’Eglise".Elégante dans sa modestie, joliment campée au bord des flots bleus, elle liesse vers le ciel la fine pointe de «on clocher élancé.Elle évoque a tous ceux qui veulent lui rendre visite '.’inoubliable évangélisateur de la baie Sainte-Marie: le P.Sigo-ane.en même temps que l’église bâtie par lui, mais hélas! croulant plus' tard en un monceau de cendres sous la flamme rageuse d un violent incendie.Aux Grosses-Coques, pareillement, s’élevait, il y a 153 ans, une chapelle.Assise tant bien que mal sur sa charpente mal équarric, 1res humble dans son architecture hâtivement ourlée, elle était fiere, cependant, d’abriter, la première de toutes sur cette immense région, le premier reposoir du Dieu Eucharistie et la prenrère pierre d’autel.Or, une telle gloire historique menaçait de sombrer à jamais dans l’oubli, avec la descente dans a tombe des derniers survivants de la tradition orale, relative a 1 emplacement de l'antique chapelle.La cérémonie de dimanche cul poui but, précisément, d’empêcher je naufrage.Désormais le souvenir de ec premier lieu de culte se conservera impérissable à travers les intempéries, dans une croix de pierre, rustique dans sa forme et de fort bon goût, portant, incrustée dans son bois, une plaque de marbre commémorative.Cette manifestation, comme l’jf" l’on pense, devait être réussie.Elle te fut pleinement.La foule accourut à pied, en voiture, en auto, en rant ons.Ils étaient plus de 2000 massés autour du monument-souvenir, venus de tous les coins.Les maisons avaient pavoisé.Le temps iui-mème, si maussade les jours précédents, et le matin encore si indécis, avait résolument commandé aux nuages la retraite et au ciel son soleil des fêtes.La cérémonie débuta par un mot du pasteur.Le R.R.curé rappela la raison dV'tro dp ce geste roi-' nieux et historique sur le point de j s’accomplir.Il remercia en son : nom et en celui de la paroisse la population des Grosses-t.ocpies et le comité directeur de l'érection du monument.El en termes partis du il souligna à tous les Aca-l’éinqucnce de cet emblème rcl gifux qu'est la croix: symbole de notre Rédemption.Un cantique suivit, puis s avança pour procéder à la bénédiction ri tuvlle !e R.R.Bouincuf, natif de-Grosses-Coques et curé de la pa roisse Saint-Bernard.I n cierge nombreux l’entourait, dont le personnel du collège Sainte-Anne et le R.R.Tresscl.provincial des Pères Eu dist es.Mais so’ci que gravit les degn d'une chaire improvisée le Maximin LeBianc, curé de Alphonse de ('.lare, (.'est un des Cendant direct des pionniers de 171)’/.tl va donner le sermon de circonstance.D'une voix forte et assurer, sut un ton clairement entendu des extrémités de l'auditoire, l'orateur fit rev vre dans une langue simple mais prenante, et au milieu d un silence quasi religieux, un magnifique tableau d histoire sous les yeux des auditeurs blement impressionnés.G est en 1767 l’arrivée dans ce coin d Ara die de Joseph Dugas.La contrée n'est pas une terre d'élection, mais il faut bien l’adopter: la place est prise ailleurs.Qu’importe, apres tout, à Joseph Dugas; it y retrouve le pays de ses ancêtres, dont la nostalgie le travaillait si fort dans l'exil du “Grand Dérangement’’.I c sol est dépourvu, mais en te retournant il lui fera, coûte que coûte, produire en gros sa subsistance.Le voilà donc établi avec sa femme et >a fille âgée de quatre ans.Le temps passe et te petit noyau acadien se développe, maigre les obstacles, malgré les souffrances de toutes sortes.Le vaillant colon si-fait défricheur: il achète à la forêt, au prix de sa hache et de ses sueurs, ses arbres géants et rempli' ta trouée d’un lopin de terre.La mer, cependant, est plus hospitaliè-re, elle lui offre, à moins de frais, son poisson, et le sable, fouille, se révèle fertile en “coques" plantureuses.A vrai dire.Joseph Dugas rend grâces à la Rrovidcnce.D’autres colons suivirent l’exemple et bientôt, depuis Annapolis, vit égaillé le long de la baie tout un essaim de familles acadiennes.En 1772.vingt-six familles (environ 1,000 âmes) y sont implantées.Mais il manque à leur bonheur la presence d'un prêtre catholique.La Providence exauce leurs voeux.Dès 1769.le P.Bailly, venu de Halifax, fait une apparition aux “Grosses Coques", v célèbre la première messe, v baptise le premier-né de 1?colonie, bénit le premier mariage, choisit le site du premier ci- aujaurd’hui: “La Pointe Puis, c'est avec 1774, la P.Boury.C’est alors le l’érection de la première Elle dressera, au sein de communauté chrétienne son modeste pignon vers le ciel, a P j prenant à chacun où il faut savoir tourner son regard dans le temps I de la souffrance.Mais un jour vint où surgirent avec la fluence du temps, des conditions économiques nouvelles.L’humble sanctuaire se voit désaffecté au profit d'une éghse plus | centrale, érigée à "La j l’Eglise".Alors, rançon ce qui n’a plus d’âme, .! fait son oeuvre d’usure, mine, ne-lit: sera-ce donc la ruine prochaine cl l’ensevelissement sans resurrection?Non! Grâce à Dieu, la petite pelle des Grosses-Coques, le premier témoin du sacrifice se en ces contrées, ne connaître l’abandon ne le méritait cérémonie du Le nouveau tunne* le canal sous A la rue Briand ou de UEglise à la rue Pointe de de tout l'effritement châle de la mes-devait pas complet.Elle vraiment pas._ >7 août a secoué La ses de leur léthargie: vivra dans cette chargée de la rnp- et la l’orateur derniers restes désormais elle croix-souvenir, oeler à la postérité de terminer véhémentement par des leçons pratiques de vie chrétienne,.tirées de cette croix, a la fol5.s>m' bole de notre religion et gardienne d’un siècle et demi d’histoire.; On peut la voir maintenant plan tée au bord de la grand route, ten- - bras hospitaliers a R1" | TRAVAUX DE CHOMAGE — Un groupe important de contribuables des quartiers Saint-Henri, Saint-Paul et Ville-Emarri ont tenu une assemblée hier soir dans ta salle de l’école de Notre-Dame du Perpétuel-Secours.Ils ont adopté une résolution proposée par M François Quintal et appuyée par M Joseph Nadeau, pour prier les autorités municipales de construire le tunnel sous le canal Eachine, soit à la rue Briand, soit à la rue de l’Eglise, au goût de la cité.M.Paul Mercier a été le principal orateur.On sait que les citoyens de cette région ont perdu le tunnel, parce qu’ils se sont chicanes sur l’emplacement.La ville veut les mettre d’accord en construisant le tunnel aux environs de la rue Atxvater.où il servira exclusivement aux citoyens de Montréal et ouvrira une lar ge avenue au marché Atwater.On veut maintenant faire l'union afin que le tunnel soit construit soit a la rue Briand, soit à la rue de l’Eglise.Le transport du lait Texte des règlements édictés par le gouvernement provincial et qui régissent le transport du lait et de la crème dans la province de Québec — Permis du 1er mars au 28 février La convention conservatrice Réunion du comité d’organisation — La préparation du programme A Longucuil dant ses l’entendre enseigner ses voudra cous.Acadiens! Allez souvent ter; vous en repartirez tiens, plus fidèles aux vos ancêtres.Et vous qui la lignée, saluez-la le- ! i visi-plus ehré-mànes de Ml NATIONS Le conseil municipal de gueuil a tenu une séance hioi sous la présidence du maire Eon- soir, Alex- n'ètes pasian(}re Thurber, vous ne le ferez pas (piand même: sans profit.A.K.Concert populaire au parc Lafontaine Fontaine.chanson le Comité de la Node .Conf- ie ap-de ¦vaux d’égout donneraient de 8 heures des inter- coeur.(liens R.1 Saint acadienne visi Ce soir, au parc La dernière veillée de la française, organisée par ,/cs Conn-rts populaires dété Saint-Jean-Baptiste "tes organisateurs.M.C.-Hermé-lien Moineau, président du comité, M.Hormisdas Eafleur, secretaire.M \lphonse Phaneuf et M.J -Albert Bariteau, membres, n’ont rien négligé pour offrir a leur auditoire du parc I.a Fontaine et aux andi-teurs innombrables à la radio un j programme choisi compose i chansons les plus goûtées et prêtées par des artistes de renom.Son Honneur le maire de Montréal.M.Fernand Rinfret, plusieurs échevins et des personnages de marque appartenant au commerce, à l’industrie et aux professions liberales assisteront à ce concert.M.Victor Doré, président général, accepté de prononcer une breve allocution.Mmes Bernier-Earivière.Eoner-",*n Desjardins.Jeanne Maubourg q M.Wilfrid Duchesnay sont les •artistes invités par la société.Le quatuor Pure Laine, composé de MM.Léon Gauthier.Ovita Eegaré.G.-Hermélien Moineau et Alfred Normandin, fera applaudir nos 'bansons de France et du Canada.!.Presentation M.C.-Hermédien Moineau.O Canada, nwn pays, mes nimars (paroles de Georges-Etienne Cartier, musique de J.-B.I.abel-lt ) M.Léon Gauthier.d.Je suis rqgo isur demand"»- j M.Wilfrid Duchesnay, !.Valse de concert (Robyn » Mme Bernier-Earivière.5.Madame a mal à son pied tsurj demande) M.C.-Hermélien Moineau.6.Patrie (Albert Gerland) (sur demande) M.Alfred Normandin.; 7.D'où viens-tu, bergère?— Mlle ; Minette Hébert.8.a) J'entends le moulin tique, 'aque-, h) L'appétit vient en man-geant Mme Jeanne Maubourg.9.Meunier, In dors (sur demande) Quatuor Pure Laine.10.Habanera de Carmen (Bizet) Mme Lonergan-Desjardins.11.Vieillir, c'est souffrir (sur demande M.C.-Hcnpclien Moineau.12.tjuet est ton nom.mon petit garçon?(sur demande' Quatuor Pure Laine.13.() Prenez mes roses, b) Tango des chats Mme Jeanne Maubourg.11.Les deux serenades (Leoncavallo) M.Léon Gauthier.15.Vlà Thon vent.v'Ià T joli vent Quatuor Pure Laine.Vecompagnateur au piano: M.le docteur Apollinaire Hébert, organiste à l’église de la Nativité d’Ho-rhrlaga.Directeur du chant: M A.-.I.Brassard, maître de chapelle à la paroisse de l’Ascension de West-¦nouiit.M.Thurber a annonce que gouvernement provincial avait prouvé un projet de travaux chômage à Longueuil.Ces consistent en construction au prix de $160.000 et 45.000 jours de travail nar jour.Au cours de rassemblée, M.Louis Lamarre a démissionné comme président du comité des finances.M.Denis Vigor a été nomme grei-fier de la Cour du recorder et Ladislas Joubert vérificateur des finances; M.Henry Holmes a nommé président du comité travaux publics et M- Hilaire bue président du comité nances.Vous donnons ci-après le texte des règlements édictés par le lieutenant-gouverneur en conseil, et publiés dans un numéro de la Ga zc-tte officielle, sur le transport du lait et de La crème.Ces règlements sont édictes en vertu de la loi des produits laitiers adoptée lors de la dernière session de la Legislature provinciale.* * * , , (1) Toute personne, (à rexcep- députe lion du cultivateur qui transporte j député lui-même le produit de ses troupeaux ou le produit des troupeaux de ses voisins, lorsqu'une entente a été faite entre un groupe de cultivateurs pour cne chacun à tour de rôle fasse le transport du tait ou de la crème), désirant faire le port du lait nu de la crème par ca-mion-auton »)ilc ou voiture à traction animale, doit se munir d'un permis annuel spécial qui lui est accordé, sur demande écrite, par l’inspecteur général, si ce dernier le juge à propos.Cette demande doit comporter les noms, prénoms et qualité ainsi que l'adresse du réquérant.Si le réquérant entend se servir d'un camion-automobile, la demande doit donner le numéro de licence du camion, ainsi que celui de la licence du chauffeur ou du conducteur.Le permis de transport est octroyé le 1er mars de chaque année et sa validité expire le dernier jour de février.(2) Le porteur de la licence doit inscrire chaque jour dans un livre spécial les quantités de lait et de crème qu’il a transportées, ou fait transporter, tes lieux de provenance et les endroits de chargements ainsi que ceux de livraison, et il est tenu, le premier et le quinze de chaque mois, d’envoyer à l’inspecteur général un rapport, fait sur une formule spéciale qu’il devra récln-'’inspecteur gé- Le comité généra; chargé d’organiser la convention conservatrice des 3 et 4 octobre prochains, à Sherbrooke, s’est réuni hier après-midi, dans les bureaux du chef de l’opposition, édifice Métropole.4, | rue Notre-Dame.M.Horlensius j Béique, député de Ghambly.présidait.Etaien’ présents: MM.Maurice Duplessis.Martin B Fisher, député de Huntingdon; Laurent Barré, de Rouville; P.-A.Laflcur, de Verdun; Pierre Bertrand.député de Saint-Sauveur; Jean-Paul Sauvé, député des Deux-Montagnes; Antonio Elie.député d’Yamaska ; Louis Francoeur, directeur du Journal, de Québec; Joseph Renaud, ex-député de Laval; Ar-trans-j man(| Grépeau, ex-député de Sherbrooke; M.Picard, de Sherbrooke; Léon Gauthier, secrétaire de l’opposition.MM.le brigadier général Eric McCuaig et W.G.Pitfield ont été ajoutés au groupe du comité générai.Le comité général a formé un comité du programme sous la présidence de M.P.-A.Lafleur, député de Verdun, avec M.W.G.Pitfield comme vice-président et Louis E'rancoeur comme secrétaire.DUPUIS
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