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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 17 décembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-12-17, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—Xo 295 MONTREAL, JEUDI 17 DECEMBRE 1914 .-"'-f- DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE .» Édition hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE .$3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration} 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461.RÉDACTION x - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA PROVINCE ET LES INSTITUTIONS DE CHARITE L’insuffisance des ressources de THôpital Général de Montréal, bien que couverte par une souscription privée, amène la déclaration que l’institution ou ses amis s’adresseront au gouvernement provincial pour en obtenir un supplément d’octroi.Cela posera probablement d’une façon plus nette devant la Législature toute la question des subventions officielles à nos institutions de charité.* * * On l'a déjà discutée une fois ou deux, mais sans résultats appréciables pour les établissements intéressés.Deux fois au moins, à notre connaissance, M.Tellier, plus au fait que bien d’autres des besoins de nos hôpitaux, refuges, etc., parce que vivant dans un centre où rien ne se passe sans que tout le monde en ait connaissance, M.Tellier, disons-nous, a représenté au gouvernement la nécessité pour la province de contribuer davantage à leur maintien.On lui a répondu tantôt qu’on ne le pouvait pas, tantôt qu’on était bien disposé, tantôt qu’on avait ajouté quelques centaines de piastres aux octrois habituels; et les choses en sont toujours restées à peu prés au même point.Le fait est que depuis 1893, c’est-à-dire depuis vingt ans, c’est à peine si le budget de ce service a été augmenté de 13 mille piastres.L’Hôpital Général ne recevait pas plus en 1913 qu’en 1893.Et d’un bout à l’autre de la liste que nous avons sous les yeux c’est à peu près la même chose.* * Le public dont la générosité s’impatiente sans se lasser, et qui a trop rarement l’occasion de savoir tout ce que l’on fait du peu qu’il donne proportionnellement aux besoins toujours croissants, s’imagine peut-être que nos maisons de charité sont largement subventionnées par l’Etat.Qu’il en juge.Le total des octrois provinciaux aux hôpitaux de tous genres à Montréal' ne dépasse guère 835,000 par année.Cela paye-t-i'l le chauffage?Nous en doutons.Et remarquez que l’Hôpital Général et l’Hôpital Notre-Dame, qui reçoivent $5,000 chacun, sont des privilégiés.L’Hôpital des Incurables ne reçoit que $3,000, l’Hôtel-Dieu, $1,050, l’Asile Nazareth pour les enfants abandonnés, $200, l’Hôpital St.Patrick, $1,120, l’Ecole des Aveugles, asile de Nazareth, $1,520, l’hospice du Bon Pasteur, $105, l’Asile Saint-Henri, $200, l’Hôpital Sainte-Justine, $500, etc.Québec, avec une population de 80,000 âmes et une banlieue qui met largement à contribution ses maisons de charité, touche à peine une quinzaine de mille piastres du trésor provincial.Joliette, ville de 0,000 âmes, reçoit $700; Lachine, ville de 10,000 âmes, $300; Lévis, ville de 7,000 âmes, $600; Thetford, ville de 7,000 âmes, $200; Sherbrooke, ville de 17,000 âmes, $2,200; Saint-Hyacinthe, ville de 10,000 âmes, $600; Saint-Jean, ville de 7,000 âmes, $500; Trois-Rivières, ville de 17,000 âmes, $2,500; Fraserville, ville de 6,000 âmes, $400; Saint-Jérôme, ville de 3,000 âmes, $250, etc.Bref, la contribution totale de l’Etat au soin des malades, infirmes, blessés, n’atteint pas $75,000 par année; elle n’a été que de $68,000 en 1913.En d’autres termes, les subventions de la province aux institutions de charité représentent à peu près trois sous par tète de la population ! ?* Sans doute, quelques-unes de ces maisons peuvent compter sur certaines ressources régulières, dotations anciennes ou récentes, pension des patients ayant le moyen de payer, etc., mais à côté de ces patients qui payent, combien de centaines d’autres qui ne donnent rien ou à peu près et qui sont aussi bien traités que les autres, qui coûtent donc à ces établissements des sommes considérables chaque année.Et combien de charité de toutes sortes ces maisons ne font-elles pas en marge de leur objet particulier.Il n’est pas un hôpital ou une maison de refuge qui ne compte parmi ses clients réguliers plusieurs pauvres du quartier.A Montréal, par exemple, l’on sait, du moins ceux dont l’attention n’est pas entièrement absorbée par le cinéma, le théâtre et les fantaisies de la mode, savent que certaines maisons de charité servent tous les jours, en hiver, des centaines de repas substantiels aux nécessiteux.Or, l’économie et Je dévouement ont beau produire des merveilles, — et nul ne s’en peut faire d’idée qui n’a pas eu l’occasion de voir nos religieux et religieuses à l’oeuvre, — le dévouement et l’économie ne peuvent suffire à tout indéfiniment.La charité privée vient à leur secours sous différentes formes, bazars, collectes, loteries, etc., mais les besoins se renouvelant sans cesse, la maladie, les accidents, les décès qui font tant d’orphelins indigents,Ha charité privée ne suffit pas toujours, elle non plus.Et d’ailleurs, s’il est bon, s’il est excellent que l’individu contribue directement de sa bourse au soulagement des épreuves d’autrui, ne serait-ce que pour se rappeler à l’un de ses plus impérieux devoirs, il faut aussi que la communauté fasse généreusement sa part.On prend vsouvent exemple de la province voisine.Eh bien, qu’on regarde au chapitre du budget qui concerne les institutions de bienfaisance et l’on verra combien on est plus généreux là qu’ici.Le total dqs subventions qui figure sous le titre d’octrois aux insitutions de charité a été de $410,000, soit six fois plus considérable que celui de Québec.H y a peut-être dans ce chapitre des oeuvres que nous subventionnons sous un autre titre dans Québec, nous ne pouvons le dire au juste; mais le certain c’est que les subventions aux hôpitaux sont près de trois fois plus fortes que celles de Québec.Les hôpitaux d’Ontario reçoivent $150,000 d’allocation du trésor public chaque année.Et pourtant, l’on ne saurait prétendre qu’elles sont moins favorisées que les nôtres de la charité privée.Vingt pour cent des legs particuliers dans la province soeur contiennent un don quelconque aux maisons de charité, tandis que dans notre province ils sont bien rares ceux qui, en disposant de leur avoir, pensent à d’autres qu’à leurs proches.* * * Le gouvernement prépare actuellement son budget pour l’an prochain.Souhaitons qu’il en profite pour doubler au moins les subventions aux institutions de charité.- Et cela ne sera pas trop; On rougit en parcourant ce chapitre de notre budget où la majorité des octrois ne dépasse pas deux cents piastres! Jean DUMONT.LA MANIFESTATION POTHIER » A huit heures précises, ce soir La manifestation Pothier commencera, ce soir, au Monument National, à huit heures précises.Les assistants sont priés de se rendre de bonne heure.Le comité d'organisation exprime le désir que les messieurs y assistent en redingote.La réunion promet d’être un grand succès.Il n'y a plus un seul billet de disponible et cependant les demandes, chez les dépositaires, continuent d’affluer, depuis lundi après-midi.MM.Laurier, Coderre, Poirier, Bclcourt, Gariépy, Montpetit et liou-rassa sont inscrits au programme, comme orateurs.Il y aura aussi allocution de M.Duquette, le président de l’Association Saint-Jean-Baptiste, et réponse par Son Excellence le gouverneur Pothier.La fanfare du Mont Saint-Louis et plusieurs musiciens en vue de Montréal prêteront leur concours à cette manifestation nationale, au cours de laquelle on vendra, au prix de dix sous, un fort joli programme-souvenir de la soirée.Voir les dernières nouvelles de la guerre en dernière page.BILLET DU SOIR.LE RESTE.Les longues soirées d’hiver sont prétexte à maintes rencontres amicales.Au bon vieux temps, il y avait plus d’intimité, moins de faste, on se rencontrait sans cérémonie et, parfois.Von buvait ferme, ce qui, du reste, se pratique encore beaucoup de nos jours.A Montréal, dans un petit groupe de gens qui ont connu ce temps des réunions tout-à-fait intimes, l’on raconte encore un mot d’un journaliste de l'époque, grand polémiste et qui buvait sec.Un soir de carnaval, l’un de ses amis l’invita, avec quelques autres connaissances, à une fête aux huîtres d’un caractère plutôt bohème.Le bonhomme y vint.Il but et mangea, mangea moins encore qu’il ne but.Et, à la fin de la soirée, égayé, le teint enluminé, la bouche pâteuse, il parlait, parlait, parlait, et buvait, buvait et buvait encore.Tant y a que, à l'heure du départ, un ami charitable et un peu plus solide sur ses jambes dût s’offrir pour aller reconduire le fes-toyeur.Le trajet jusqu’à la maison de celui-ci se fit avec force gambades et zig-zags, sous les rayons discrets des becs de gaz de la rue.Enfin, la porte altcinte, le compagnon, sou dain pris d’inquiétude, comme il allail tirer sur la sonnette, dit : ‘Mais, mon vieux, dans quel état tu es ! Qu’est-ce que tu vas dire à ta femme ?” Et l’autre, expansif et confiant, de répondre : — ‘‘Je vais lui dire : ‘‘Me vTà.Elle dira le reste !.” Jean LABRYE.LA GUERRE La Grande-Bretagne se remet de l’émoi qu’elle a eu hier, à la suite du bombardement de Hartlepool, de Grimsby et de Scarborough par cinq ou six croiseurs allemands, à la faveur du brouillard sur la Mer du Nord.11 est résulté, de ce raid audacieux, une centaine de morts; il y a aussi plusieurs blessés, dans chacune îles villes balayées par les obus allemands.Des dommages considérabless à la propriété ont en plus accompagné ce coup de force.La presse anglaise est unanime à protester contre lès Allemands qui attaquent ainsi, sans avis préalable, des villes ouvertes et sans défense, tandis que, sur l’Adriatique, les Français, qui auraient pu bombarder de pareille manière Trieste et Raguse, ne l’ont pas fait, par humanité.Sur terre, les opérations se poursuivent, surtout dans la Flandre et dans la Pologne russe, sans succès pour les armees du Kaiser.LES CONVENTIONS DE LA HA YE L’attaque subite sur le littoral anglais s’est-elle faite au mépris des conventions de la Haye, en 1909, dont rAllemagne fut signataire, avec plusieurs autres pays?Cela n’est pas encore très calir.Une clause de ces conventions porte que “le bombardement, par des unités navales, de ports, villes, villages, habitations ou maisons sans défense est défendu.” Une clause additionnelle porte que “l’on ne peut bombarder une place seulement parce que des mines sous-marines automatiques, explosives par contact, sont ancrées au large du port.” Comme le signale ce matin une dépêche de provenance anglaise, ni l’Angleterre ni l’Allemagne n’ont accepté cette seconde clause.Elle ne les lie par conséquent d’aucune manière.Il s’agit donc, avant de crier à la violation des conventions de la Haye, de savoir au juste s’il y avait, au large de Scarborough, de Grimsby et de Hartlepool des mines sous-marines.La dépêche déjà citée rapporte qu’il est impossible de dire pour le moment s’il y a ou non un champ de mines au large de ces ports.Dans l’affirmative, le bombardement allemand serait une violation flagrante des conventions de la Haye, auxquelles l’Allemagne ne s’est guère arrêtée, puisque, jusqu’ici, s’il faut en croire les dépêches même les plus impartiales venues des pays neutres, elle a écarté a peu près toutes les conventions faites pour rendre la guerre moins redoutable aux non-combattants.Mais, s’il y avait de tels champs de mines à proximité de ces ports, c’est autre chose.L’Amirauté anglaise, dans son communiqué, parle de ces places comme des endroits “non-fortifiés”.Tandis que, en Grande-Bretagne, la presse argumente déjà à ce propos et annonce que le gouvernement ne protestera pas officiellement contre ce bombardement, laissant les nations libres de juger de la conduite des Allemands en cette circonstance, les croiseurs ennemis qui ont ainsi jeté des obus sur trois villes du littoral britannique ont pu, à la faveur du brouillard, regagner la haute mer et rejoindre leur port d’attache, sans èlre inquiétés par des navires anglais.Des garde-côtes ont tenté de leur barrer la roule, mais ils n’y ont pas réussi.La rumeur que deux des croiseurs allemands auraient été coulés par l’Amirauté, à la suite de ce raid, est donc con-trouvee.Afin que de telles attaques isolées ne prennent plus la population du littoral par surprise, 1e gouvernement vient d’adopter des mesures pour transporter celle de plusieurs villes ouvertes à l’intérieur des terres, dès la première alerte, et il a fermé l’accès de Douvres à tout civil.SUR TERRE FAIR PLAY BRITANNIQUE OU RÉGIME ALLEMAND 1 Les Alliés, à l’offensive sur le front belge, font de légers progrès, depuis quelques jours surtout.A la hauteur de Nieuport, ils semblent avoir entrepris un mouvement offensif que les chroniqueurs interprètent comme le prélude de l’exécution d’un projet nouveau, tendant à rejeter les Allemands sur leur seconde ligne de défense, et à les contourner par le flanc gauche.Il paraîtrait que J offre et l’état-major allié, dans cette région, ont des troupes fraîches en plus grand nombre et plus tôt qu’ils ne complaient eu avoir, ce qui leur permettrait d’avancer l’exécution initiale de leurs nouveaux projets de trois ou quatre mois.Du côté de î’Alsace, les progrès des Français sont assez marqués et l’on rapporte même que, de Belfort à Sainte-iMarie-au-Mines, l’armée de France a pris l’initiative d’un nouveau mouvement offensif, tout en fortifiant la ville de Thann en vue M.BOURASSA EMPECHE DE PARLER AU RUSSELL Des soldats en uniforme menacent l’orateur et tentent eo vain de l’intimider IL PARLE AU CHATEAU LAURIER .d’en faire sa base d’opérations en Alsace.Au nord de l’Allemagne, en Pologne, les Allemands tentent de marcher sur Varsovie tout comme, en France, ils ont tenté de se rendre à Calais.Les Russes disent ies avoir bloqués sur tous les points.AU CANADA Le général Hughes parlait hier soir à Saint-Jean, N.B., et disait que l’Allemagne était prête depuis des mois pour la guerre, tandis que, en ce moment même, ni la Grande-Bretagne ni la France ne sont encore tout-à-fait outillées.“Joffre ne pourra commencer encore de si tôt son avance”, dit-il.Signalons, à Ottawa, l’intervention des soldats en uniforme qui ont empêché M.Bourassa de prononcer tout son discours au Russâl, et l’ont même menacé de voies de fait.Le Devoir donne ailleurs un vivant compte rendu de cet incident à la prussienne.Georges PELLETIER.LE FAIR PLAY A WESTM0UNT L'un de nos collaborateurs, M.Paul Cartier, signalait, il y a quelque temps, l’attitude inique du conseil municipal de Weslmount qui dans le partage de ses allocations aux institutions ï’c charité avait complètement omis les catholiques.La semaine suivante, M.Cartier donnait en exemple à la “ville sainte”, Maisonneuve, qui s’est évidemment “procuré une autre édition du fair play britannique”, puisque sur les $800 qu’elle avait votées pour des fins de charité, elle en accordait $200 à des organisations anglaises et protestantes.Maintenant, le conseil que gouverne M.McKergow vient de s’attirer ce nouveau soufflet conditionné sous forme d’une résolution adoptée, Je 14 courant par la commission scolaire catholique de West-mount : “Attendu qu'il est venu à la connaissance de cette commission que le conseil de la ville de Westmount, représentant la totalité des contribuables de Westmount, a voté certaines somnles à même les fonds des contribuables à quelques institutions charitables dignes d’estime, celte commission regrette de ne ovir inclure dans la liste aucune des institutions catholiques travaillant au soulagement des malheureux parmi notre population, sans égard à la race ou à la religion.Cette omission est regrettable parce que les catholiques de Westmount représentent à yen près vingt-cinq pour cent de la population et possèdent environ vingt pour cent du total de revaluation des propriétés.“Il est résolu, “lo que l’attention de noire conseil municipal soit respectueusement attirée sur cette omission et que Ton demande que des institutions loualdes telles que l’hôpital des Incurables, l'hôpital Notre-Dame, l'orphelinat des Soeurs Grises, etc., qui, à notre connaissance, ont secouru des résidents de West-mount, soient généreusement prises en considération par le.conseil, le plus tôt possible.“2o.Que le secrétaire-trésorier reçoive instruction d’envoyer une copie de cette résolution à Son Honneur le maire J.McKergow et ait secrctairc-trésori er." La commission scolaire a pris une attitude que les gens éclairés de ÀVcstmount, doués de fair play britannique à une dose si minime soit-elle, ne pourront manquer d’approuver.Dénoncer, sans hésitation, tous les torts, voilà le meilleur moyen de les redresser quand il s’agit d’administrateurs qui détiennent leurs mandats d’électeurs catholiques aussi bien que protestants.L.B.P.S.— H est à noter que Maisonneuve, qui a voté un quart de la somme totale de ses allocations aux institutions de charité, ne compte qu’un huitième de population protestante, tandis qu’à Westmount, qui n'a pas accorde un seul sou aux oeuvres catholiques, les catholiques sont en réalité aussi nombreux que les protestants, d’après les chiffres du dernier recensement.M.BOURASSA M.Henri Bourassa est arrivé ce midi d’Ottawa.H parlera ce soir au Monument National, à la manifestation Pothier.Le discours anglais qu’il avait écrit pour Ottawa sera publié en brochure ces jours-ci.(Par OMER HEROUX) Ottawa,_ 16.—-La bande d’énergu-mènes qui, à force de menaces, en s’attaquant aux femmes et aux enfants, en promettant de saccager une propriété privée, avait amené les directeurs du “ People’s Forum” à retirer leur invitation à M.Bourassa, et qui prodiguait, ces jours derniers, sans qu’aucune autorité ait paru songer à les gêner, l’appel à l’émeute, cette bande peut être contente.Elle n’a pas réussi, comme l’indiquait une circulaire publiée, dimanche, à provoquer des bris de vitres et des incendies ; elle a fait quelque chose de mieux et d’infiniment pins grave.Nous avons vu, ce soir, en pleine capitale du Canada, devant un auditoire de plus de deux mille personnes, sous les yeux de la police inerte, des soldats en uniforme faire de 1’“ Union Jack ” brandi au bout iU- cannes un appel au désordre, envahir une estrade et in terrompre par une manifestation brutale le libre exercice de la parole publique.Et ceci ne se passait point en Alsace, sous le régime prussien, ceci sc passait au Canada, sous le régime britannique ; nous n’étions pas à Savernc, mais à Ottawa.A l’heure où vous lirez ces lignes, vous connaîtrez sûrement le gros de la scène.J’essaierai simplement de vous en marquer le caractère et la signification essentielle.Et ce caractère, cette signification se retrouvent tout entiers, avec leur expression complète, dans l’intervention des soldats.LES SOLDATS EN UNIFORME Jusque-là nous avions vu l’envahissement de la salle par des centaines d’individus munis de billets forgés — nos amis ont en mains ces billets, — nous les avions entendu hurler en choeur pendant plus d’une demi-heure, couvrir d’abord la voix du Dr Freeland, président de la réunion, puis celle de M.Bourassa, — ce qui n’empêchait pas ce dernier de lire son discours de façon à être entendu par les journalistes qui prenaient soigneusement leurs notes, Nqus avions vu le secrétaire du comité d’organisation, un Ecossais d’Ecosse, M.Glennie, enlevé par la “ mob ” parmi laquelle se trouvaient nombre de soldats en uniforme et passé à travers le vitrail dè la porte d’entrée.Et saluons en passant l'homme courageux qui porte les traces sanglantes de la réunion, et sa jeune femme «pii, quelque temps plus tard, essayait de faire honte aux militaires.M.Glennie avait d’ailleurs la veille reçu son congé de ses patrons, terrorisés par des menaces de “ boycottage Et cela constituait une séance houleuse, qui témoignait d’une absence totale d’éducation (il y avait des centaines de daines dans la salle) et d’un mépris complet de la liberté de parole ; mais cela restait encore d’une gravité relative.Avec les soldats la scène se haussa d’un degré dans l’ignominie.Ils étaient une dizaine peut-être — en uniforme, notez bien — qui vinrent se grouper près de l’estrade, derrière les journalistes.Us avaient un Union Jack sans hampe qu’ils s’amusèrent d’abord à agiter au bout de leurs cannes.Cela faisait sur leurs amis de la salle l’effet du rouge sur un taureau.WAVE THE FLAG A un moment on vit l’un d’eux tendre le drapeau au Dr Freeland.Celui-ci le fixa sur la table, car il n’en couvrait qu’une partie.— Wave the flag ! s’écria alors l’un des soldats, celui qui paraissait le meneur de la bande, en s’adressant à M.Boursasa.Celui-ci était alors à exposer la partie économique de son discours.— Wave the flag ! — Je suis prêt à agiter {to wave) le drapeau britannique de la liberté, riposta simplement l’orateur, mais je ne me laisserai imposer par personne un acte ou une attitude.— Wave the flag l reprit le soldat de Sa Majesté, la canne levée.— Je suis prêt à agiter le drapeau britannique quand il représente une pensée de liberté, riposta tranquillement l’orateur, mais, encore une fols, je ne me laisserai imposer par personne un acte on une attitude.Le meneur en uniforme bondit sur l’estrade, suivi de sa bande, et la canne au poing répéta su phrase.Les bras croisés, l’orateur reprit la sienne, ajoutant : L’homme qui, par menace ou intimidation, m’imposera un drapeau quelconque n'est pas encore né.On crut que les soldats allaient se porter à des voies de fait et tout paraissait possible, mais les employés du théâtre s’empressèrent de baisser le rideau.Les soldats de Sa Majesté sc trouvèrent brusquement séparés de l’orateur et du président.Cette scène de cinq minutes c’est, encore une fois, ce qui caractérise la séance.Des soldats en uniforme, faisant besogne d’émeutiers, supprimant la liberté de parole, sous les regards de la police inerte, nous ne croyons pas que cela se soit encore vu au Canada; et c’est ee qui devra fixer l’attention du public de notre pays, ce qui intéresse profondément tous les citoyens, quelles «pie soient leurs opinions ou leurs preferences politiques.PUNIRA-T-ON CES MILITAIRES ?Si les choses en restent là, si les autorités civiles chargées de faire respecter l’ordre publie, si l’autorité militaire responsable de la discipline militaire, si l’autorité politique supérieure responsable de l’ordre général laissent impuni l’acte d’hier — pourquoi ne se répèterait-il pas demain contre tout individu qui aura le malheur de déplaire à ces messieurs de la milice, soit que ce déplaisir résulte de leurs préjugés personnels, soit qu'il résulte dq-ne ignorance soigneusement entretenue par une presse à tout faire.M.Sam Hughes, le ministre de la Milice, déclarait lundi qu’on aurait tort de ne point laisser parler M.Bourassa.Nous sommes curieux de savoir ee qu’il dira, ce qu’il fera surtout, en apprenant que ce sont ses propres suboYdonnés qui ont fait, en uniforme, — sous l’uniforme qui est censé représenter Tordre et la discipline — cette besogne d’émeutiers.Et M Borden, qui est un homme de bon sens, qui a dénoncé comme (es autres le militarisme allemand, que pensera-t-il de ces méthodes qui feraient d’une bande de soldats plus on moins excités, les arbitres de la liberté de discussion dans notre pays?L’ASSEMBLEE AU RUSSELL.Et l’assemblée même?Je vous la raconterai de façon très simple, car la soirée ne nous a guère secoué les nerfs et ceux qui ont entendu M.Bourassa au Château-Laurier dans la brève allocution qu’il a prononcée devant les représentants de la presse et quelques amis ont pu constater qu’il faudrait décidément autre chose pour l’émouvoir sensiblement.Dès notre arrivée dans la salle, nous pûmes constater «|ue l’on avait méthodiquement organisé le désordre.On avait d’abord fabriqué quelques milliers de faux billets (cela entraînera probablement quelques poursuites au criminel) pour forcer l’entrée de la salle, puis l’on avait distribué un peu partout el particulièrement dans la galerie des groupes qui hurlaient le “Rule Britannia” entremêlé d’injures.Des centaines de ces bonshommes élaient d’ailleurs arrivés dès sept heures pour être sûrs de leur coup et, afin de s’emparer des galeries, ont défoncé les portes.LE CHAHUT.A l’arrivée sur l’estrade «le M.le Dr Freeland et de M.Bourassa, manifestations et contre - manifesta-lions; les unsf car nous avions dans la salle de 1res nombreux amis, ap-daudissant, les autres protestant, -‘uis, M.le Dr Freeland ouvrant la bouche, ce fut le chahut méthodique, sous ies regards de la police impassible.M.Freeland voulut faire appel au fair play: clameurs et chants.Il attendit, essayant de placer deei delà une parole «U‘ bon sens ; le chachut continuait.Après une demi-heure de ce tapage, «rue la très grande majorité «le l'auditoire subissait avec un profond dégoût, M.Bourassa se leva tranquillement et s’avança du côté des journalistes, son manuscrit à la main.(Applaudissements vifs, répétés de la majeure partie des auditeurs, clameurs de la bande organisée.) L’orateur, détaillant soigneusement ses paroles pour que tons les journalistes puissent les entendre, rappelle que le grand titre de supériorité de la civilisation britannique sur la civilisation allemande, titre dont elle est le plus fière, c’est le respect de la liberté individuelle rt particulièrement le respect de la liberté de parole.C’est au nom de cette supériorité qu’on nous demande aujourd’hui de participer à la guerre.Il ne me semble pas qu’e le se manifeste ce soir d’une façon très apparente à Ottawa.Puis il commence le discours qu’il avait écrit sur le “ Devoir du Canada à l’heure présente ” et «lui reproduit l'essentiel de ses articles «iu “ Devoir ”.Ce discours sera publié en brochure.On verra, et c’est l’une des ironies de la situaMon, qu’on n rarement fait un expisé plus froid, plus objectif, pourrait-on «lire, d'une situation politique et économique que ce travail scandé de clameurs furieuses.Mais ’es «rieurs s’occupaient bien de ce que contenait le discours : ils étaient venus pour crier, ils criaient.Les passages qui semblent même avoir le plus irrité les “ loyaux ” sont ceux «lui reproduisaient les déclarations de M.White, ministre des Finances, de M.Lloyd George et de la “ Westminster Gazette ”.Cela durait depuis un quart d’heu.re peut-être, et l’orateur continuait tranquillement sa lecture, rappelant la situation du Canada, nation an-gio-française, vis-à-vis de la France et de l’Angleterre, indiquant les con, séquences économiques «le la guerre, montrant la nécessité du patriotism me canadien, et paraissant bien résolu à poursuivre sa lecture jusqu’au bout.EN UNIFORME C’est alors que, craignant peut-être «iuc les gueulards ne sc fatiguassent, les soldats de Sg Majesté intervinrent.Les soldais — “espoir suprême et suprême pensée.J’ai dit tout à l’heure cette scène de cinq minutes.Le rideau tombé, pendant une vingtaine de minutes encore l’auditoire resta là, attendant ce qui pouvajt se produire.On criait, on discutaiu Sur FescaJade de la rampe, tout à côté de la police, on pouvait apercevoir, tranquille et fier, le bonhomme qui avait dirigé l’envahissement de l’estrade et qui, son Union Jack à la main, essayait de temps à autre de provoquer da nouvelles manifestations.Tentatives assez peu heureuses d’ailleurs.Dans la salle on discutait vivement, on chantait alternativement God Save, the King, Ot Canada, etc.Un moment, on entonna la Marseillaise, reprise en choeur par les Canadiens-français.Des huées partirent des rangs des “loyaux”.Une seconde, une troisième tentative obtinrent le même résultat.Finalement, on leva le rideau et —couronnement convenable, adéquat, comme dirait l’autre, de cette farce sinistre, les soldats qui venaient de prostituer le drapeau et de déshonorer l’uniforme du Roi, chantèrent en choeur le God Save the King! Deux de leurs camarades n’y étaient p«aint cependant; ce sont les deux miliciens, toujours en uniforme, trop pleins pour être dangereux, que nps amis rencontraient à la port?, criani en anglais: Par où va-t-il sortir?Nous allons le.tuer ! AU CHATEAU LAURIER.L’assemblée terminée, M.Bourassa rencontra au Château-Laurier un certain nombre de journalistes et d’amis.Une petite réunion s’improvisa dans la rotonde.Le «lirecteur du “Devoir” rappelant l’incident du drapeau, déclara à nouveau qu’il admirait les grandes oeuvres accomplies à l’ombre du drapeau britannique, mais que ni l’intimidation, ni les tentatives de terrorisme, ni la force brutale, ne lui feraient faire des actes qu’il n’avait point décidé de faire, et qu’il n’entendait point se soumettre à la “mob law”.Il conseilla1 à ses amis de répondre par une attitude calme, simplement et fièrement digne, à l’attitude “prussienne” de leurs adversaires, et de respecter, eux, leur «jualité de sujets britanniques, «le continuer à en réclamer tous les droits.Vraiment, fit-il re-marquer aux journalistes anglais, si je n’avais pas lu dans les journaux que c’est vers les côtes d’Angleterre que les Allemands ont dirigé leur «lernière attaque, je les aurais crus descendus à Ottawa et embusqués sous l’unifonme des soldats de Sa Majesté.La soirée devait se terminer du reste par une petite manifestation qui rappelait celle du soir de Saint-Roch, fort gaie, très amicale et marquée par des annonces de “conversions”, premiers fruits de l’assemblée.Un incident toutefois au “grill room".Un Anglo-Canadien disait: Puisqu’il n’a pas voulu agiter le drapeau, c’est bien fait! — Il n’a pas refusé de faire honneur au drapeau; il a refusé de s’en laisser imposer et il a eu raison, reprit l’un des Cana-«liens-français les plus en vue d’Ottawa.— C’est un “skunk” et ceux «lui pensent comme lui le sont aussi.Posément, le Canadien-français enleva son paletot et d’un coup de poing envoya l’autre rouler par terre.* * • IMPRESSIONS.L’impression?Les Canadiens-français sont naturellement furieux.Beaucoup qui n’étaient guère sympafhiques à l’orateur comptent parmi les plus exaspérés.On sait très bien d’ailleurs que les haines qui se sont déchaînées ici ne visent pas simplement l’homme qu’une presse «pii peut être fière ce soir a savamment voulu grimer en traître, mais aussi bien le champion de la liberté d’enseignement.Nombre d’Anglais, dans la salle (Suite à la dernière page) ¦ 2 LET DEVOIR MONTREAL, JEUDI 17 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 294 LA BELGIQUE COMMERCIALE ET FINANCIERE Conférence de M.Em.de Boeck à fa Chambre de Com-i merce, hier.— Des moyens à prendre pour attirer ‘ au Canada les capitaux belges.THt WHITfST.L Devant Fexecutif rie la Chambre île Commerce, hier après-midi.M.Em.de Boeck a parlé de la Belgique au point de vue commercial] et financier.L'orateur a explique comment il sc faisait «pie seulement une infinie partie du capital belge est placée au Canada, tandis que d’autres pays qui offrent beaucoup moins de rémunération et certainement pas plus de garantie, en obtiennent davantage.M.de Boeck conclut son travail en suggérant que, pour activer le commerce entre le Canada et la Belgique, et pour attirer l’émigrant belge,, le gouvernement fédéral envoie un agent permanent en Belgique et que chaque province du Dominion envoie son représentant qui s’occupera spécialement des relations commerciales de la Belgique et du Canada et Je Immigration belge ici.M.de Boeck a parlé de l'émigration .beige, du placement des capitaux belges à l'étranger et du commerce d’exportation et d’importation de ia Belgique.Depuis le commencement de la guerre des centaines de mille Belges se sont réfugiés en Hollande, en France ou en Angleterre ; la plupart d’entre eux sont des fermiers.Si la guerre ne se termine pas d’ici à peu de temps, ces gens émigront et iront s'établir définitivement dans d’autres pays.C’est l’intérêt du Canada d’amener chez lui ces gens qui seront d’excellents citoyens ; le Belge, eu général, est sobre et industrieux.Le conférencier traite ensuite du placement des capitaux belges à l’étranger et fait remarquer que, tandis que le Canada n’a que $10,000,-000 du capital belge, la Russie en a $100,000,000 ; la France, $100,-(100,000 : la Roumanie, $40,000,000 ; l’Italie, $50,000,000 ; l’Argentine, $50.000,000 ; le Brésil, $40,000,000 ; le Mexique, $30,000,000.La plus grande partie de cet argent est placée dans les chemins de fer et les tramways.En Chine, les trois-quarts des chemins de fer ont été construits grâce aux capitaux bel-fies.En Belgique, les hypotheques payent de 2 3-4 à 3 1-4 pour cent.lorsqu'au Canada on obtient 5 et même (i et 7 pour cent avec les mêmes garanties.Le conférencier fait remarquer que les Belges ne sont pas allés à l’étranger pour y offrir leurs capitaux, mais que ce sont les étrangers qui sont allés en Belgique les cfuv-ener.A part la Belgo Canadian Pulp Co., ii Shawinigan ; l’Acadia Coal Co., en Nouvelle Ecosse, et la Belgo Realty Co., à Montréal, peu de sociétés belges ou capitalistes belges sont venus au Canada.Quand >n voit ce que les Belges ont fait da s d’autres pays, il est étrange que les Belges ne soient pas venus ici.Il y a un an, le capitaliste belge avait de la difficulté à placer son argent à plus de TROIS pour cent.Lu raison en est que le Belge igno-iait les multiples avantages que le Canada offre pour ses placements.Non seulement pourrait-on attirer des capitaux belges ici et commencer de nouvelles industries mais le moment est venu de se préparer après celle guerre à un gros commerce d’exportation et d'impôt-talion entre les deux pays.En Belgique, les chemins de fer, les ponts et chaussées, les edifices, tout devra être reconstruit ; il faudra du bois, du fer et tous accessoires en métal pour la construction.Le bétail et les fermes détruites, i! faudra des vivres de toutes sortes.I! y aura un marché pour les minerais, spécialement pour l’amiante.En Belgique, après la guerre, les manufacturiers se mettront à l’ouvrage pour exporter les produits de leurs verreries, les étoffes à robes et autres, les tapis, la soie arli-ficielle, les paniers, les livres de toutes sortes, des cartes à jouer, du papier de fantaisie, dentelles et pièces d’ajustage pour automobiles et mille autres articles.En terminant, M.de Boeck fait la suggestion que nous rapportons plus haut, à propos de l’établissement en Belgique d’agents du gouvernement fédéral et des différents gouvernements provinciaux.La Chambre s’est ensuite ajournée jusqu’au 13 janvier prochain.PLUSIEURS MARQUES DE POUDRE A pXïE 1 CONTIENNENT DE L’ALUN QUI EST UN ACIDE NUISIBLE.LES INGREDIENTS DE LA POUDRE A PÂTE AVEC ALUN, SONT RAREMENT IMPRIMES SUR L’ETIQUETTE.S’ILS LE SONT, L’ALUN EST (ORDINAIREMENT INDIQUE COMME) SULPHATE D’ALUMINA OU SULPHATE DE SOUDE ALUMINEUX.LA POUDRE À PÂTE MAGIC NE CONTIENT PAS D’ALUN.LA SEULE POUDRE X PÂTE BIEN CONNUE, DE PRIX MOYEN, FABRIQUÉE AU CANADA QUI NE CONTIENT PAS D’ALUN ET DONT TOUS LES INGRÉDIENTS SONT CLAIREMENT INDIQUES SUR L’ETIQUETTE.E.W.GILLETT COMPANY LIMITED WINNIPEG TORONTO, ONT.MONTREAL i ¦¦¦¦BmnraBBnBss y' S PARIS NEW YORK LES AMIS DES BELGES NOTES SUR L’ACTIVITE DE LA COMMISSION DE SECOURS Le Comité Central exécutif de l'Oeuvre de Secours pour les vicli-melj de ta guerre en Belgique a reçu d'Europe les renseignements suivants concernant les besoins en Belgique et les marchandises reçues jusqu’au 30 novembre : Aux membres de celle Commission (tous Américains lors de sa création) se sont successivement adjoints des représentants de l’Espagne et de l’Italie.La Direction effective de la Commission est restée aux mains des Américains.Des agences ont été ouvertes : 1) à New-York, dans le but de canaliser les achats et les donations (i Amérique ; 2) A Rotterdam, aux fins de veiller à la réexpédition de toutes les Marchandises destinées aux divers centres de distribution en Belgique.A —VIVRES INTRODUITES EN BELGIQUE A la date du 21 novembre, 14,loi) tonnes de vivres avaient passé a frontière belge pour distribution en Belgique.Ces vivres comprenaient : 8,200 tonnes de Froment, 740 “ “ Farine, 1,00(1 “ “ Riz.360 “ “ Pois et Haricots, le reste — Divers.B.—VIVRES A LA DISPOSITION DE ROTTERDAM A la date du 23 novembre, Rotterdam disposait de 32,000 tonnes de vivres ; ce chiffre comprend 6,000 tonnes de sel achetées par Rotterdam, et environ 10,000 tonnes de froment évacuées par le gouvernement belge en Hollande lors de l’entrée des Allemands à Anvers, la balance, soit 16,000 tonnes, étant des vivres expédiées de Londres ou d’Amérique.C.—VIVRES ACHETES PAR EA COMMISSION DE LONDRES (au 23 nov.) a) En Angleterre : 0,500 tonnes de céréales diverses : froment, farine, riz, pois et haricots.b) Aux Etats-Unis et à Bangkok : 15,000 tonnes le froment, riz, fèves et.maïs.Plusieurs cargaisons vont •Hre achetées incessamment.I).—DONATIONS (au 23 nov.) 1) Pormesscs fermes, pour lesquelles des bateaux son affrétés : 12 bateaux contenant des donations des Etats-Unis et du Canada.Le tonnage de ces cargaisons est évalué à 60,000 tonnes environ.2) Donations promises et probables : 18 bateaux représentant environ R5,üOO tonnes de vivres, venant des Etats-Unis, du Canada, d’Espagne, etc.En résumé, à la date du 23 novembre, la Commission a acheté 24,500 tonnes de vivres ; elle entrevoit des donations s’élevant à un total de 145,0011 tonnes.La valeur de res 145.000 tonnes de vivres peut être évaluée à 1,800,000 livres sterling.H faut noter que la plupart des donations recueillies en Amérique cl} au Canada ne peuvent parvenir en Belgique avant le mois de janvier.iA partir de janvier, nous comptons être en état de pouvoir réaliser intégralement le programme tracé : fournir a la Belgique 00,000 tonnes dç céréales pur mois.LE GOUVERNEUR POTHIER AU MONT SAINT-LOUIS Les élèves du Mont Saint-Louis ont eu hier après-midi la visite de Son Excellence Aram .1.Pothier, gouverneur du Rhode-Island.Une réception enthousiaste fut faite au distingué visiteur par toute la communauté réunie dans la salie académique.L’entrée du gouverneur dans la salle à 4 heures 30 fut saluée par une ovation.La fanfare, sous la direction de M.Hardy, exécuta “The Star Spangled Banner".MM.Hébert et E.Phelan lurent des adresses à Son Excellence qui répondit dans les deux langues.M.le gouverneur dit combien il était touché de cette réception et rappela les jours où lui aussi était élève des Frères des Ecoles Chrétiennes, il attribua en grande partie â cette formation des premières années le succès qu’il atteignit plus tard.Son Excellence prit ensuite le souper au collège avec M.l’abbé Bros-seau, aumônier de l’institution, et plusieurs invités.PIANOS Nous avons un stock considérable de pianos qu’il nous faut vendre immédiatement pour faire de la place.Prix pour quelques jours seulement $168.Magasin, POUR CADEAUX Deux jolis modèles de sacoches Désirez-vous faire un cadeau qui soit à la fois pratique et de bon goût, rien ne saurait remplacer une de nos jolies sacoches.Nous offrons les plus intéressantes nouveautés dans cette ligne — et nous avons la certitude qu’elles ne manqueront pas de plaire.AUTRES ARTICLES EN CUIR TRES PRESENTABLES Porte-musique, Portefeuille, Sacs de voyage, Suit cases, Boîtes à collets, Bourses, 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d'affaires de routine.Les conseillers ont accepté, sur recommandation de M.l'ingénieur Duchastel, plusieurs ruelles offertes par M, Joseph Giro nard au nom de la succession Laviolette.M.le conseiller Bessette donna lecture d’un rapport dans lequel le conseil d’Outremont demande des pouvoirs à la législature, lors de la prochaine session, pour la refonte de.la charte de la ville.l.c comité des finances, sur proposition du conseiller Stuart, devra discuter avec l’avocat de la ville une demande d’exemption de taxes faite par l’Armée du Salut, pour les propriétés qu’elle possède dans la municipalité.M.le conseiller Munroe.président de la commission scolaire protestante, a demandé au conseil de bien vouloir défrayer les dépenses de chauffage et d’éclairage des salles des écoles quand les militaires viennent y faire l’exercice, trois fois la semaine."Il est injuste,” dit M.Munroe, “de faire payer une seule partie de la population.” Le conseil décide donc de voter la somme de $12 par semaine à la comission scolaire, tant que les soldats utiliseront scs salles.La prochaine assemblée du conseil aura lieu le 23 courant, et sera des plus importantes, car ou y révisera lu liste électorale.SîiL P.T.LEGARE LIMITEE 180 RUE AMHERST, MONTREAL BUREAU CHEF A QUEBEC Les Cheveux Blancs n’Existent Plus NOUS AFFIRMONS QUE LE ROBSON HAIR RESTORER esf un produit merveilleux sur le marché depuis 40 ans, qui rendra à vos cheveux leur COULEUR NATURELLE I~N VENTE PARTOUT.50lus modestes.Cherchons nos professeurs de.ie parmi celles qui ont deviné dès leur enfance que la vie est un bienfait, et qui ont compris, plus tard, que tout s’use et s’efface et que de nos pauvres petits gestes de bonheur et de souffrance il ne reste, rien.I ne seule chose dure, c’est l'oeuvre tirée de soi, c’est le bien qui continue après soi.c’est l’amour donné sans mesquinerie à ceux qui y ont irait et qui à leur crée de la bonté.FADETTE.Xon! jamais je ne vis dé rocher pins affreux, Ceinturé large et dru d’un plus superbe lierre Ayant l’énormité verte aussi singulière.Epanoui si frais sur un gris si cendreux.Et pourtant, tout en haut, le fantastique bloc Trouait sur une côte absolument chenue.Qu’importe! L’arbrisseau né de la pierre nue Avait fait sa noueuse étreinte autour du roc.Et comme je quittais le soir ce coin farouche, Devinant ma pensée, — avec leurs voix sans bouche Les choses tristement me chuchotaient en choeur: "Ce lierre le suivra longtemps quoique lu fasses! Pur symbole qu’il est des souvenirs vivaces S’obstinant à verdir la pierre de ton cociy.f” Maurice ROLL1XAT.main n’est point lasse.Desséchée comme un sarment, âpre et crochue comme une griffe, elle revient à son ancien enchantement, à l'entortillement de ses fuseaux.Jour et nuit, nuit et jour, elle lire des fils, des milliers de fleurs et d’enjolivures: des étincelles jaillissent, rapides, de ses doigts.La bouche pure, flétrie par les pleurs, prie: “Rachetez, Sainte Gudule, le bon peuple flamand!.“Je finirai pour votre robe cette dentelle millénaire; elle sera épaisse , comme une forêt, elle sera légère comme l’air.“Pour jouir d’une telle beauté, les hommes viendront des monts et des mers, et les anges descendront du ciel à votre autel.“Si elle est salie, à présent, par tout le sang des victimes, faites que ta Belgique la purifie par des bains terribles.“Faites qu’elle flotte, d'en haut, blanche comme votre gloire, lorsque le peuple flamand chantera sa victoire!.Ada NEGRI.(Traduction de G.Ladovani).La dentellière de Bruges La pâle dentellière est courbée de-ant sa dentelle; sa petite main agile oue, folâtre, avec les fuseaux.Elle joue, folâtre, entrelace, crée, •omme par enchantement, dans l’en-ortillement des fils, cinq pétales de is.Sous le travail tourmenté de la nain vertigineuse, la dentelle, sans :esse, s'allonge cl se fleurit.Tandis que le jour gris liait et neurt à la véranda, le prodige mer-.’eilleux de la dentelle s’allonge et ie fleurit.La bouche pure, sans baisers, prie loucement Sainte Gudule, protégez mon pays et mon peuple; le silence de mes cloîtres, l’humilité de mes canaux, les forêts marmoréennes des immenses cathédrales, où l’histoire rend immortelle, dans les pierres ajourées, celte dentelle aérienne que je consacre à votre gloire !.Pour l’enchantement que le fuseau crée sur cette blanche trame.Sainte Gudule, protégez te bon peuple qui vous aime!.” Soudain, elle ouvre grands ses yeux épouvantés sur sa dentelle: une fleur de sang éclot sur la molle Ira-me blanche.La main agile, humide et rouge, laisse tomber les fuseaux: la terreur de la mort se creuse dans les joues.Le lonnerre gronde, les éclairs brillent, les tuiles s’écroulent du toit: la dentellière fuit en serrant la dentelle sur sa poitrine.Par les rues dépavées, au milieu des éclats de bombes, à travers les décombres des maisons brûlées qui s’amoncellent sur les morts, enjambant les cadavres, trébuchant dans les fossés, parmi les pleurs et les cris de ses frères exilés, avec l’ennemi à ses talons et la fièvre dans ses veines, elle fuit, en serrant sur son pauvre coeur son unique bien.Comme si elle avait en garde une croix d'or ou de pierres précieuses, elle porte en sûreté l’intangible trésor de sa dentelle.Elle n’abandonne pas son bien sacré, n’arrête pas sa course éperdue, avant qu’elle n’arrive en terre franche.Les tristes souvenirs remplissent son coeur, qui ne paraonne pas; son coeur angoisse sanglote, mais sa Notes dfune infirmière A L’HOPITAL SAINT-DOMINIQUE, PARIS Je transcrirai ici, tel que je l’ai entendu, sans risquer de le déformer par des réflexions personnelles, l’admirable récit d'un petit Turco aux jambes brisées que j’interrogeais sur son aventure.“ A la guerre, il faut naturellement se dire qu’il n’est pas toujours possible d’avoir à manger ; mais je crois bien que nous avons souffert largement notre compte, sous ce rapport-là.Le plus fort, ça été dans PArgonne, une fois.Depuis trois jours et demi nous, n’avions rien touché ; on commençait vraiment à se sentir “ disparaître Mou lieutenant, — un qu’on aime et qui sait marcher, vous savez, — nous a rassemblés, et a demandé :—“ Qui a encore des vivres de réserve ?Personne ne répondait, parce qu’il faut bien avouer que, quand on les a, on aime autant les garder.Enfin, je me suis décidé ; j’ai dit : “ J’ai une boite de “singe” mon lieutenant, la voilà.” Trois autres, après moi, ont donné aussi leurs boites.“ J'en ai aussi une, a dit le lieutenant, je vous la donne, avec ce pain que j’avais gardé.Vous êtes vingt ; vous allez partager chaque boîte en quatre et vous mangerez cela avec un petit morceau de pain chacun.Ce n’est pas beaucoup, mais ça vous soutiendra toujours un peu.Pendant qu’on obéissait et qu’on faisait le partage, le lieutenant est allé s’asseoir à l’écart.Il a même mis la tête dans ses mains, et j’ai compris que c’était pour ne pas nous voir manger.Il était pâle, pale.J’ai été devant lui et je me suis mis au port d’armes.—“ Eh bien, qu’est-ce que tu veux encore ?” il m’a dit avec impatience.“ Excusez, mon lieutenant, mais vous avez mal fait le compte ; nous ne sommes pas vingt.— Comment, vous n’êlcs pas vingt ?— Non, mon lieutenant, nous sommes vingt et un, et je ne toucherai pas à cette portion, si vous n’en prenez pas la moitié.” Les officiers sont sensibles, quelquefois, c’est extraordinaire ! J’ai vu de grosses larmes sur la figure de mon lieutenant, et il ne voulait pas accepter.Ça, par exemple, c’était un peu fort.Mais quand il a compris qu’il me rendait furieux, et que, vraiment, comme je le lui disais (car je suis têtu) je ne mangerais pas, il a changé d’avis, brusquement, et m’a dit : “ Assieds-toi là.Merci, Nous mangerons ensemble.” Pensez si j’étais fier d’être à la gamelle avec mon lieutenant J ” Eydony DEMIANS.(Du “ Correspondant ”.) -«- Une belle Histoire Il était une fois un roi et une reine.Oui, ee sera le conte de fées le plus émouvant qui se puisse écrire, que la très véridique histoire de S.M.le roi Albert 1er et de S.M.la reine Elizabeth.Cette noble quiétude inspirée par le dévouement quotidiens aux devoirs royaux, celte pureté familiale dans lesquelles ils vivaient! Et, tout à coup, le diable qui surgit avec ses offres et ses menaces! Les souverains, l’Etat et le peuple belges communiant aussitôt dans le sentiment de l’honneur et de la résistance héroïque! L’invasion scélérate! L’innombrable légion d’esprits infernaux qui crachent le soufre, déversent des trombes (te fer, font pleuvoir le feu! Les cités, les amples monuments, les modestes demeures, tous les chauds asiles de la vie se transformant en dalles bouleversées de tombeaux, en colonnes tronquées de ci-i metières! Des innocents devenus partout des suppliciés! Et le roi et la ! reine qui n’ont plus pour royaume qu’une dune sur le rivage, avec les , restes vaillants de leur chère armée! Mais enfin, mais enfin, seront ve-! nus ces virements du sort M ces réparations magnifiques, dans l’attente desquels palpite, aujourd’hui, toute l’humanité digne de ce nom! Paul HERV1EIJ.(Paris-Journal).Palmiers Arécas Fougères MOUSSE MARINE Naturels stérilisés PLANTES FLEURIES ARTIFICIELLES Très grande variété dans toutes les grandeurs.Fleurs artificielles EN TIGES Roses, Oeillets, Chrysanthèmes, Lys, Boules de neige, Quatre-Saisons, Glycines, Marguerites, Lilas, etc.Paniers remplis DE fougères DE TRÈS GRAND CHOIX Jardinières - Vases - Paniers A rticles religieux Statuettes, Imagerie, Médailles, Chapelets, Crucifix, Livres de prières.Calendriers, etc., etc.Nous avons cette aimée beaucoup de nou-veautées très intéressantes dans toutes ces spécialités.PT Nos clients sont priés de nous envoyer leurs jardinières ou vases et nous pourrons alors les préparer à leur goût.UNE VISITE EST SOLLICITÉE LA LIBRAIRIE L.J.A.Derome Limitée 36 RUE NOTRE-DAME OUEST {Quelque» porte» a l'est dm T EGLISE NOTRE-DAME) C’est le Dr Baril, président de l’A.j G.J.C., qui présidera la conférence BeJcourt, il saura traduire comme d’habitude les sentiments enthousiastes de la jeunesse canadienne-française.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN LES ORATEURS DE LUNDI PROCHAIN La manifestation patriotique de lundi prochain, au Monument National, mérite l’attention du public tant par l’importance de la question scolaire qui en fera Je sujet que par la qualité des personnes qui y porteront la parole.La présence de M.ie président du sénat aux côtés du sénateur N.-A.Belcourt prouve suffisamment toute l’ampleur que prend dès son di'-| but la campagne de secours qu’inaugurera au Monument National l’Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française.M.le sénateur Landry a toujours été fidèle à la cause des minorités dans les provinces canadiennes ; nous serons heureux d’entendre son appel et de | revendiquer avec lui Ja liberté sco-‘ laire pour nos petits compatriotes j de l’Ontario.M.A.-T.Charron, qui dirige actuellement la vaillante Association ! ^Education de l’Ontario, racontera ! toute une série d’incidents tou- i chants qui n’ont cessé de démontrer | au cours de la lutte avec quelle admirable crànerie les enfants eux-mêmes savent travailler à la défense de leurs écoles.Fraternité Notre-Dame des Anges, rue Dorchester ouest, No 964; réunion du discrétoire le vendredi, 18 décembre 1914, à 2 hrs p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.La Secrétaire.PIANOS Nous avons un stock con-sidérable de pianos qu'il nous faut vendre immédiatement pour faire de la place.Prix pour quelques jours seulement $168.Magasin, WA§®9gw> département des pianos et graphophones.LADY ROSS ET LA CROIX ROUGE Québec, 17.— Au nombre des quelques femmes américaines qui se dévouent au soin des blessés en Europe, se trouve Lady Ross, énouse de sir Chnnios Ross de cette ville.Lorsque sir Charles partit pour aller rejoindre son régiment, lady Ross décida de consacrer son temps et son argent à l’oeuvre de la Croix-Rouge.Elle organisa de ses propres revenus un service d’ambulan-cc comprenant quatre voitures d’ambulance automobiles, une voiture-cuisine, des gardes-malades et un médecin.Cette ambulance était connue sous le nom de “Lady Ross ambulance”.LA DISTRIBUTION DES CADEAUX DE NOEL Genève, Suisse, 17.—Les journaux d’ici demandent pourquoi les Etats-Unis ont oublié les enfants suisses dans la distribution des cadeaux de Noël faite ed Europe.La Suisse n’est pas en guerre, mais elle a 200,000 hommes à la frontière, et qui y resteront jusqu’à la fin de la guerre.Leurs enfants ne pourront avoir aucun cadeau.L’armée suisse est retranchée à maints endroits de la frontière et dans les forts alpins, prête à attaquer Ja première armée oui empiéterait sur son territoire.Et pendant ce lemps-là, les femmes et les enfants souffrent.NOS ROMANS Nous venons de recevoir, en nombre assez restreint, deux nouveaux romans de la série populaire que nos lecteurs connaissent: L’U-surpateur de G.de Weede et Le Prix du Silence de Jean Belcayre.Ce sont des volumes, ^rand format, de 128 pages, très intéressants.On les obtiendra aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, au prix de cinq sous l’exemplaire.Trois sous pour les frais d’expédition par la poste.LORD EVEQUE DE QUEBEC Québec, 17.—Le Très Révérend Dr Lennox Wil’iams a été élu aujourd’hui évêque anglican de Québec en remplacement de feu l'évêque Dunn, qui décéda au cours de son voyage en Angleterre.L’évêque Richardson, de Fredericton, était le seul concurrent du nouveau titulaire.¦—“MESDAMES”—- POUR LE JOUR DE L’AN Les hommes apprécieront des cadeaux utiles.Des B U K TE LL ES 1*11 ESI DENT et des JARRETIERES PARIS (En Boiies Spéoiales pour les Fêtes) J—LUI PLAIRONT- FEUILLETON DU DEVOIR LES EXILÉS par PAUL ACKER.40 (Suite) M.Héring ne bougea pas.Elle ,c courba: —François, répéta-t-elle, c’est Uaude.M.Héring dirigea vers son fils un ent regard.—Ah! c’est toi.Ce fut tout.Claude l’embrassa, il.Héring avait fermé les yeux et espirait doucement.Sur la table, jrès du lit.un verre était à demi •empli de lait, à côté d'une bouteille le Vichy.Mme Héring demeurait lehout; du regard, elle interrogea ion fils; il ne s’en aperçut pas ; il •onsidérait son père et pleurait.11 t’avait encore vu mourir personne, t il s’épouvantait de cet abattement lui ressemblait à la mort.Est-ce pic son père s’en irait sans lui parer?Lui, pourtant, lui, il avait tant de choses à lui dire, qu'il l’aimait, qu’iJ le vénérait, qu’il emploierait toute son énergie à se montrer digne de lui, qu’il se le proposerait toujours en exemple, et aussi qu’il aimait une femme et qu’il avait engagé son avenir.Si naturelle que soit la mort d’un homme âgé, il jugeait celle-là monstrueuse, parce qu’elle était la mort de son père.Nous ne pensons jamais que nos parents nous seront un jour arra-j cités; même leur vieiJlesse avancée nous donne un gage de leur durée; n'imaginant pas que notre affection puisse finir, nous n’imaginons nas non plus que leur existence finira.Claude se rappelait sa visite en juillet; il revoyait son père se promenant dans la chambre, tandis qu’il parcourait les papiers de famille.Comme M.Héring élait encore robuste!.et aujourd’hui.aujourd'hui, seuls, quelques gestes, des gestes familiers, ses mains qu’iJ portait jusqu’à ses cheveux sans réussir à les atteindre, ou jusqu’à ses joues, ses mains qu’il joignait et qui étaient si fines, révélaient que la vie battait encore en lui.Et d’autres souvenirs s’éveillaient, des souvenirs loinlains de l’enfance, de petites choses qui contenaient une si protectrice affection, des souvenirs de la jeunesse où l’autorité paternelle s’adoucissait de confiance, souvenirs des récentes années où Je père se transformait en ami.Quelle amitié peut valoir Fainiüé d’un père?Fille est dévouée, expérimentée, fidèle, sans jalousie, vigilante sans cesse.Un père, c’est un ami qui vous guide.Et il allait le perdre, quand il en avait si peu joui.Un mo-ment, on dut soulever M.Héring.Qu’il était lourd et raide! Comme U tremblait! De» taches livides parcouraient ses jambes, et ses chevilles enflaient.Deux jours s’écoulèrent; un matin M.Héring but une tasse de bouillon dans lequel on avait mêlé du jus de viande et un jaune d’oeuf.Les forces lui revinrent un peu; il pria qu’on lui lût ; Ja soeur de Claude lut.un article de revue.Une légère espérance animait Mme Héring et son fils.Au bout de trois quarts d’heure M.Héring constata que sa fille était fatiguée et lui conseilla de sortir quelques instants avec sa mère.Elle refusait, il insista el CJaude resla seul avec lui ; la religieuse s’était éloignée.—Eh bien papa, fit Claude, d’une voix, heureuse*, tu v is beaucoup mieux aujourd’hui; tu as mangé, tu parles.M.Héring secoua la tête: —Tu es bon de m’affirmer cela, et d’ailleurs tu ne peux pas m’affirmer autre chose.—Mais tu guériras, poursuivit Claude avec élan, ce n’est rien; et ta solide constitulion.M.Héring éleva péniblement ses mains jusqu’à ses cheveux, puis Jes laissa retomber.—Ne tâche pas de m’abuser, mon enfant.Je me rends parfaitement compte de mon état; je n’ai plus que peu de jours à vivre.—Quelques jours ! interrompit Claude, mais des mois, des années.—Non; je meurs, je le spns, j’en suis sûr.Ne crois pas que j’aie peur de mourir; j’ai vécu en honnête nomme; ainsi ne me plains pas.C’est ta mère qu’il faut plaindre: voilà quarante-deux ans que nous sommes mariés et jamais un nuage n’a assombri notre union; elle aura beaucoup de chagrin.elle se trouvera bien seule.Il joignit les doigts et sembla réfléchir.—Alors, n’est-ce pas, mon enfant, tu me ramèneras au pays, pour que je donne à côté de mon père et de ma mère.J’ai ri un peu de ta passion soudaine pour l’Alsace; maintenant, j’en ai le coeur tout joyeux, oui, joyeux, parce que tu peux discerner pour quelles raisons, après l’avoir lant aimée, je veux y reposer, Et que cela s’accomplisse .simple-inent, très simplement.C’est un exilé qui rentre dans sa patrie, voilà tout.11 se tuÇ puis H dit: —J’ai soif.Claude emplit un verre avec de l’eau de Vichy, et le maintint contre les lèvres de M.Héring pendant qu’il buvait.M.Héring inclina la tête et ferma les paupières.Claude le contemplait: quel visage calme, digne, et surtout quel visage beau d’honnè-i lelé! Une honnête femme, assurait souvent M.Héring, est toujours belle, — et il signifiait par là que si l’âme j est pure, le visage d’une femme, mê-! me laide, la reflète toujours.Cette beauté de l’àme, Claude la décou-I vrai! sur le visage agonisant de son | père, maigri, blême, mais que nulle : ride ne sillonnait.—Ouvre la fenêtre, murmura M.| Héring.Claude obéit; une femme en deuil ' traversa la place silencieuse et gra-i vit les degrés qui mènent au portnjl 1 de la cathédrale.M.Héring essayait de se déplacer; Claude le saisit sous les bras le remonta, gonfla les oreillers, puis s’assit.M.Héring le regar-> dait.I —Pourquoi me regardes-tu ainsi, ! papa?demanda Claude.M.Héring cherchait la main de son I fils; Claude la lui donna.S —En m’eu allant, je n’ai qu’un re-] gret, mon enfant; je serais parti plus ! tranquille, si tu étais marié avec une j brave femme que tu aimerais et qui j t’aimerait, si j’étais certain enfin i que notre nom ne s’éteindra pas.C’est un vieux nom que le nôtre, eu Alsace, et un nom sans tache.Claude réprima un sanglot: -Mais justement, je pensais, je voulais à mon retour l’annoncer.La main de M.Héring serra convulsivement la main de son fils: —Tu aimes quelqu’un!.—Oui.Un éclair de joie brilla dans s( yeux: —Une jeune fille que tu as rencontrée chez nous, une Alsacienne?—Ce n’est pas une Alsacienne.—Ah! .Claude baissa la lètc: —Ce n’est pas non plus une jeune fille; elle est veuve.Lu joie qui avait éclairé les traits de M.Héring s’évanouit: —Une veuve! Comment peut-on épouser une veuve I Ce qu’rl y a de beau dans le mariage, c’est de s’unir jà une jeune fille, une jeune fille au ; coeur innocent, qu’on respecte autant qu’on l’aime.j Sans doute il songeait à sa femme et sans doute il se rappelait ses fiançailles; d’ailleurs il n’avait jamais admis (ju’on pût épouser une femme (pii avait appartenu à un autre.Dans | un moment si terrible, était-il réser vé à Claude de lui causer de la peine?Mais son amour l’entraina; il voulait défendre celle qui l’inspirait.I —Ah! papa, si tu la connaissais tu j l'aimerais.Je la connaissais depuis j trois ans, mais elle n’était pour moi ! qu’une amie.une amie dont je devinais la délicatesse et qui m'attirait.Elle est venue en Alsace; elle habite Colmar depuis la fin de juillet.Si lu savais comme elle a com-1 pris tout ce que j’éprouvais; si tu sa-' s ais comme elle a compris le charme i de ce pays et comme clic le chérit, i Si tu savais comme eWc a cannpris la i gravité du drame qui s’y joue.I Pour moi je ne peux pas séparer son image de l’Alsace; c’est avec elle que 'i’ai compris l'Alsace; c’est avec clic que j’ai aimé l’Alsace.je la con-fonds avec l’Alsace.Elle m’aidera dans tout ce que je veux faire, de (oute sa tendresse; nous achèterons une maison en Alsace, nous y séjournerons chaque été, nous élèverons nas enfants dans le culte de l’Alsace.—Oui, lu as raison.il faut aller là-bas souvent.Ge que les hommes de ma génération ne pouvaient pas entreprendre, — car c’è-tait trop cruel, — vous, qui êtes jeunes et qui ignorez les années d’autrefois, vous le devez.II y eut un court silence, et M.Héring se pencha difficilement vers son fils : —Alors, tu lui às avoué que tu l’aimais ?-—*0 u i.—Et qu'a-t-elle répondu ?—Elle m’aime aussi.—Gomment s’appelle-t-elle ?—Henriette Dolnay.- Quel âge a-t-elle ?—Vingt-neuf ans, M.Héring se tut encore : le silence fut plus long ;_ Claude n’osait le rompre.Et puis M.Héring demanda ; —Comment est-elle ?As-tu stirtol une photographie ?Le lendemain de la promenade à Riquewhir, Henriette avait, en gage de l’avenir, remis à Claude un médaillon qui la représentait.Depuis, ce médaillon ne le quittait jamais.M.Héring, de ses mains tremblantes, rapprocha de ses yeux.—Je ne vois pas, fit-il, irrité.(A suivre) ¦l 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 17 DECEMBRE 1914 VOL.V.No 294 LA VIE SPORTIVE UN JEU RAPIDE BRILLANT ET NON BRUTAL VOILA L’ARTICLE QUE LA LIGUE DE HOCKEY MONTREAL DONNERA AU PUBLIC AU JUBI-IEE.— L’OUVERTURE DE LA iAISON LUNDI SOIR.UN RECORD A ETE ETABLI HIER SOIR LE CLUB CALEDONIA No B A JOUE 903 DANS UNE PARTIE DES SERIES DE LA CLASSE “ C — BOON A FAIT LE PLUS GRAND TOTAL DE LA SOIREE.Quelques jours seulement nous séparent de l’ouverture de la saison de la Ligue de Hockey Montréal au Ju-bilée et les six clubs qui la compo-*ent sont à donner la dernière main à leur entraînement.Al Ritchie, gérant du Ail Montreal avec lequel nous causions hier, nous disait que les joutes seront de belles exhibitions scientifiques.“Il est certain que le publie va voir du jeu rapire, brillant et nullement brutal”, nous disait M.Ritchie.“Il n’existe pas de haine ni d'animosité entre les clubs, mais seue-ment une rivalité bien entendue.Dans ces conditions, les clubs joueront de belles parties.Les gérants des clubs ont tout intérêt à donner des joutes exemptes de brutalité s'ils veulent conserver la sympathie et l’encouragement du public Les clubs de la Ligue Montréal s’efforceront donc de ne donner que des parties sur lesquelles il n’y aura rien à redire”.Les clubs continuent à recruter des joueurs.Le Ail Montreal aura la plu part des joueurs qui ont remporté l’an dernier le championnat de la Ligue des Manufactures pour le M.L.H.and P.avec en plus quelques étoiles.Le gérant Al Ritchie compte sur les joueurs suivants pour remporter le championnat de la Ligue Montréal : Peters, Thompson, Degray, Fennell, Coolligan, Gifford, Lang, McDonald, O’Sullivan.Pollock, McKay et le gérant Ritchie.Les cinq autres clulis lui donneront toutefois de la rude besogne.Un nouveau record a été établi J hier soir, dans les séries de la classe | “ C ” alors que le Caledonia No 6 a i joué une partie de 903 sur les allées I du Belmore.Dick Boon, des Steeles, I a remporté les honneurs de la soi-[ rée pour le plus grand total avec 525.Voici les résultats détaillés : Caledonia No 6 Doughty.154 174 139^ 467 Kemp.173 178 150— 501 Itiepul.123 162 142— 427 McKwen.177 179 137— 493 P.Smith.127 210 124— 506 Totaux.799 903 692—2394 Moyenne d’équipe — 478 8.Caledonia No 5 \V.Bell.146 161 125— 432 B.Sheppard.152 128 155— 435 G.Holt.113 155 218— 496 L.Richer.206 145 137— 48S A.U.Wilson.121 111 167— 399 Totaux.738 700 802—2240 Moyenne d’équipe — 448.0.Caledonia No 6 gagne deux parties.Caledonia No 3 " LE NATIONAL ” Vendredi soir, à 8 hrs, les ra quêteurs du National sont priés de se rendre en costume à la salle, 250 Anjherst, pour assister à la première sortie en raquettes.Nos amis sont inviés à se joindre à nous.P.BRABANT, Eclaireur.LIGUE DE QUILLES CANADIENNE Goyer.Labbé.Payment.Lavigueur.Mal o.Pelletier.L’Archevêe] Guernon.Raymond.Malette.Totaux.B.Benoit.A.Benoît.Richarl.Bisson.Dion.Totaux.W.Viens.Breton.Dumont, Bachant.Viens.Imperial .ns 153 157— 428 .135 153 135— - 423 .127 146 132— 405 .145 168 123— 436 .111 119 116— 349 .639 739 663—: 2041 Canadiens .156 20(1 166— 522 J.181 163 153— 497 .198 157 150— 505 .17(1 174 149— 493 .207 180 166— 553 .912 87T 78 1— 2567 lagny trois parties.Dominion > .155 182 155— 492 .160 134 158— 152 .109 173 128— 410 .119 159 119— 157 .168 d6 183— 507 .741 804 773—: 2321 Royal • .167 147 102— 416 .172 128 140— till .122 95 74— 291 - .149 165 173— 187 .120 171 150— 445 |! Totaux.730 706 6 39—2075 , I Dominion gagne trois parties.Athlétique Beauregard.155 105 158— 478 Couselle.193 162 121— 476 Allaire.160 201 127— 48,8 Allard.153 147 197— 197 Lambert.142 133 1 30— 405 Dyke.Irvine.A.Brown Morrissey.Langdon.137 145 121 125 158 132 118 152 109 111 132— 401 113— 376 116— 389 108— 342 181— 453 Totaux.686 625 656—1961 Moyenne d’équipe — 398.2.Caledonia No 7 W.Campbell II.Maxwell.A.Pierre.S.Stark.C.Curtis.15- 125 162 151 160 139 97 193 201 138 131— 114— 143— 140— 160— 422 336 498 495 453 Totaux.753 753 688—2191 Moyene d’équipe — 438.8.Caledonia gagne trois parties.C aledonia > îo 8.Henderson .151 97 184- -432 Cullens .147 167 124- -438 A.E.Tvfe .100 127 116- -337 MrGiilivary .Ill 144 182- -437 Langvidge .166 130 179- -475 Totaux.675 659 785 2119 Moyenne d’équipe— -423.8.C aledonia No 1.Weir .112 135 142- -389 Beaudry .146 157 142- -445 Hav .127 142 162- -431 A.Horsfall .150 76 158- -484 Niven .155 175 154- -484 Totaux.090 785 758 2233 Moyenne d’équipe—446.6, Caledonia No 1 gagne deux parties Montreal Tramways.Totaux.Bédard.J.Rivet.Plante.Prévost.Lelièvre.803 848 703—2341 Champêtre .155 151 131— 437 i • , 178 176 153— 507 * .107 156 1 28— 391 .151 202 177— 530 .143 197 117— 457 Toatux.734 802 706—2322 Athlétique gagne deux parties.Qucsnel.Plante., Goudron.Belair.Vallerand.Totaux.Ribau., Baudin., Pilotte.Fortin.Rochefort.La Casquette .134 181 • 104 179 i .175 154 .171 167 .134 138 107- 124- 159- 157- 134- 122 407 488 495 406 .718 819 Hochelaga .129 152 .143 147 .182 187 .172 134 ., .129 166 681—2229 116-156-114-180-169- 397 446 513 496 164 Totaux.755 786 i 765- -2316 Hochelaga gagne trois parties.POSITION DES CI uous muyuis U uiûtn le journal, c est û’encouruguv tes fournisseurs qui lui donnent »eurs annonces.• 1er 2ème 3ème # 156 130 105 .154 157 130 144 96 89 .124 99 95 , 12(1 98 97 .ut; 117 114 .110 82 84 « 104 108 101 .95 118 93 95 108 90 93 74 86 .85 102 75 • 85 81 82 • 84 X't 70 qq 68 O.) 81 0.1 88 (M 77 , 74 77 83 • 73 • 70 50 a 71 43 66 a 68 89 58 68 64 62 61 59 (il * 57 46 52 55 36 41 53 47 52 52 63 51 49 49 42 49 40 41 48 59 14 .48 56 47 McTAGGART EST EN TETE J.MeTaggart est encore une fois le leader des jockeys américains par le nombre de victoires remportées depuis le 1er janvier dernier.Voici le record des jockeys du 1er janvier au 13 décembre dernier: MeTaggart, J.McCallev, J.Bulwell, J.Taylor, W.\V.Smyth, J.Murphy, F.O’Brien, .1.Mott, A.Gentry, L.Neyion, A., .Metcalf, J.Buxton, M., , Martin, E.Turner, C.Haynes, E.Kedcris, J.Callahan, J.Gaver, A., .Knight, C.Taplin, E., Collins, J., Shilling, R., McCabe, J.Matthews, M., Hanover, J.Obert, W., Keogh, F.Hartwell, L.Sumter, H.Pickens?’ A.AUX COURSES DE CHARLESTON 1ère course, 3 ans et plus, $300, 6 furlongs — 1.King Radford, 114, 1 rosier 7 à 1, 2 1-2 à 1, 6 à 5 ; 2.Ortyx, 109, Murphy, 10 h 1, i à 1 2 à 1 ; 3.Sir Fretiful, 114, Davis, 7 à 1, 2 1-2 a 1, 6 a 5.temps, 1,17.Elsewhere, Nigadoo, Ethclhurg 11, Coaster, Hilly Stuart, Jessie Louise, Sur-gel, Inspector Lestrade, Coh Brown, Wolfs Rath, ont aussi couru.2éme course, $300, 6 furlongs _ 1.Fred Levy, 112, Shilling, 4 1-2 à 1, 9 à 5, 9 à 10 ; 2.York Lad, 117, Keogh, 7 5 2, 8 à 5, au pair ; 3.Astrologer, 117, Hanover, 9 à 2, 7 à 5 7 à 10.Temps, 1.36 3-5.Stevesta, Ada Kennedy, Transformation, Knight of Uncas, Rodondio, Crisco, Veneta Strome, Ben Loyal, ont aussi cou ru.3ème course .handicap, $300, 5 furlongs — 1.Ancon, 108, Smyth, 5 à 2.4 à 5, 2 à 5 ; 2.Squeder, 100, Connor, 12 à 1, 5 si 1, 5 à 2 ; 3.Sherwood, 117, 7 à 2, O ù 5, 1 à 2.Temps, LOI 3-5.Viley, Briar Path, Undaun-teu, Yorkvillc, L’ See It, ont aussi couru.4ème course.$300, 1 mille 70 verges — 1.Cliff Field, 104, Murphy, 3 à 1, 3 à 5 ; 2.Polly H., 106, Smyth, 3 à 2, 7 A 10 ; 3.Working Lad, 112, Lafferty, 12 à 1, 4 à 1, au pair.Temps, 1.47.Tadics, Ivan Gardner, Cross Bunn, Republican, ont aussi couru.Sème course, 1 mille — 1.Pete-lus, 110, Vandusen, 4 à 1, 8 à 5, 4 à 5 ; 2.Fk.Hudson, 107, Pool, 4 à 1, 8 à 5, 4 à 5 ; 3.Louise Paul, 104, Hinphy, 2 à I, 4 à 5, 2 à 5.Temps, 1.43.Master Joe, Font, Buzz Around, Stars and Striples, Mockler, Bob R„ Billie Baker, Perth Rock, ont aussi couru.(lème course, 6 furlongs— 1.Cannock, 104, Lilly, 6 à 1, 2 à 1, au pair ; 2.Dick's cPt, 104, Shilling, 2 a 1, 3 à 5, 1 à 3 ; 3.Miss Jean, 109.Une Bière Nouvel 1 succès considérable de la FRONTENAC SPECIALE et de la FRONTENAC STANDARD—et en particulier de la FRONTENAC BOCK au printemps dernier - a provoqué la demande d une nouvelle bière spécialement conditionnée pour la consommation pendant les temps froids."CHRISTMAS BOCK BEER".La Bière brune de Noël, voilà ce que nous vous offrons.Elle possède les précieuses qualités toniques et apéritives de toutes les bières FRONTENAC—mais c’est une bière brune possédant un peu plus de corps, ce qui nous permet de résister au froid et de conserver notre organisme en parfaite santé.La a BOCK DE NOEL est une bière foncée, riche et mousseuse, d’un goût agréable, exquis.Elle tonifie et fortifie l’estomac—c’est exactement ce que requiert l’organisme par les temps froids.En vente partout.Fournie aussi en caisses de TA douzaine et de 2 douzaines.La FRONTENAC BOCK DE NOEL est fabriquée dans la Brasserie Modèle du Canada, dont les murs sont isolés par des plaques de liège pour assurer une température uniforme.Elle est fabriquée avec le choix des houblons et du malt par les ouvriers de brasserie qui reçoivent les plus hauts salaires au Canada.DEMANDEZ la “FRONTENAC BOCK DE NOEL” aujourd’hui même et INSISTEZ pour qu’on vous la donne.BRASSERIE FRONTENAC, LIMITEE, MONTREAL.TELEPHONE : SAINT-LOUIS 5610 an«t.’8ir»»mTîNA« 8 MONT HS.A DANS LE MONDE DU HOCKEY Le président de la N.H.A., M.T.Emmett Quinn, a convoqué une assemblée spéciale pour demain soir à 8 heures, à l’hôtel Windsor.A cette réunion sera discutée la réinstallation d’Arthur Ross.Le président Kennedy, du Canadien, a écrit à tous les clubs pour leur demander de voter en faveur de la réinstallation de Ross, ce qui lui permettrait de retenir les services de ce joueur de défense pour cette saison.M.Mike J.Quinn, gerant du club de hockey Quebec, parlant de l’expulsion d’Arthur Ross de la N.H.A., pour avoir été le principal insligateur des promoteurs de la nouvelle ligue dont le projet a échoué, a déclaré que Québec serait favorable à la réinstallation de Ross, parce qu’il considère que c’est une punition un peu trop sévère à lui infliger que celle de le mettre au ban de l’Association, alors qu’il voit approcher la fin de sa carrière athlétique qu’il a naturellement à coeur de terminer honora-biement.* ¦» * Belliveau, qui jouait pour les Cres.cents d’Halifax, de la ligue des Provinces Maritimes, l’hiver derniei, s’est rapporté au Canadien et a pris part à la pratique d’hier matin.Ce joueur d’aya.nt a çréé une bonne impression et la direction s’est déclarée satisfaite du travail de Belliveau.Les joueurs présents à la pratique d’hier étaient les suivants; Marchand, Lalonds, Gardner, Ross, Belliveau, Be clin gu et te, Scott, Pitre, Bu-beau, Corbeau, Jetté et Landry.* * IP Eddie Decry, l'un des patrons-honoraires de la ligue de hockey Montréal a été invité a mettre 7a-rondelle au jeu, lundi soir prochain, alors' que se fera l’inauguration de la sai-j son au palinoir Jubilee.Il a pro-j mis au président Chamberlain! d’ê-, tre présent.* * * Le club Ottawa sera représenté! par Benedict, Merrill.Broadbent et Gerrard dans la joute de samedi contre le Toronto.* * * Une tentative a été faite hier pour acheter la franchise du club Wanderer.La direction de ce club a déclaré que Uacheteur était prêt à donner un chèque de $3,500 pour une option de deux jours, mais le prix offert n’a pas été trouvé suffisant.Etes-vous Pale, Faible, Fatigué ?" OUI?ALORS—ne faites plus d’expériences_inucil.véHtabTe01"' i’renel t0U‘ SUitf le Vin St-Antoine est sans égal dans tous les cas où il faut un MAILLOUX FRERES, dépositaires.* tomWor.Ceiï ^>4 -ti jN’.V.O.A W S2H 82% Am.Cr.& .Noiï.tt We Amer.lie., ¦ .iNort.Pacifi Amer.I.oco .New if«tc.Am.Sm.&R Pennsylva.Ainer.Bu^a .Peop’.r.fta* Anaco.Mg At T.5c S.V 26KI •Jf.mReadiap., Kock.L ian HeH.fc Obi o»,'-; op; " jt.f» Bath.Steel.South.Pac.867?ik Bro.Rft.T.J W, «r.'HottiU.Knll :i;H Cm.Pacifl.j i&^V 157";l “ Pr.36?A 88 I Third Are.Cen.Leath.i Che?» ¦* Ohi 44 43 Twin City.Ch.M.ft % P .i Unir».Pro.il 8*4 vny.iiàvi C.,i'.8r t t ¦ L.S.VU.Cor.M t o.i.•-'.•i* .¦ " 1T.104)4 Del.i ICtûhCop.Deu.A R.a: .| .,Vir.CheiMi " a K .O.prl.i WT.Union De*.Un.U >‘l KV’t’b.Rlèc Krie.Com.; 22 i1;: V; woolworlh Or.N ., or 115 ll.ot ’• Dr.Jllia.or Mtr.IntrrCeetr.iz!i\ I2'J/.| "-Mp r.T.(!h.VaUey| i»5 ; ni», Lou.a Nm 125 125 Mi.s.p.a al J., .’ .3 TL.U.Si Pacifih 10'J 9 1 • s.El AT GENERAL DU PASSIF ET DE L'ACTIF AU 30 NOVEMBRE 1914 PASSIF Capital-actions payé.* .$ 4,000,000.00 Fonds de réserve.4,750,000.00 Dividendes déclarés et non payés.120,453.0(1 Balance des profits d’après le compte des Profits et Pertes.228.299.36 -$ 9,098,752.36 Billets de la Banque en circulation.4,051,740.00 Dépôts ne portant pas intérêt.7,170,460.06 Dépôts portant intérêt, intérêt accru jusqu’à date du rapport.32,954,780.87 - 40,125,240.93 Balances dues à d’autres banques au Canada.421.04 Balances dues à des banques et agents dans le Hoyaume- Uni et pays étrangers.128,854.19 Acceptions en vertu de lettres de crédit.67,459.87 Autres dettes non mentionnées ici.57,452.45 $53,529.920.84 ACTIF Espèces courantes en banque.$ 1,074,269.17 Billets de la Puissance en mains.4,270,438.00 Billets d’autres banques.372,565.00 Chèques sur d’autres banques.1,384,295.39 BaJances dues par d’autres banques au Canada.3,700,699.76 Balances dues par banques et agents ailleurs qu’au Canada.860,277.78 Garanties des gouvernements fédéral et provincial, n’ex- cédant pas la valeur courante.1,193,606.83 Obligations canadiennes municipales, et obligations publiques anglaises, étrangères et coloniales.1,944,715.22 Obligations, debentures et actions de chemin de fer et autres, n’excédant pas la valeur courante.704,224.07 Prêts à demande au Canada, sur obligations, debentures et actions.675,731.95 -$16,180,823.17 Autres prêts courants et escomptes au Canada (moins l’intérêt réservé).34,342,058.70 Dettes de clients sur lettres de crédit.67,459.87 Immeubles autres que les édifices de la banque.207,131.42 Dettes en souffrance, considérées perdues.377,461.76 Edifices de la banque, à pas plus que le coût, moins lies montants déduits (s’il y en a).1,750,()()().00 Dépôts, entre les mains du ministre pour les fins du fonds de circulation.200,000.00 Dépôt d’or dans la Réserve centrale.300,000.00 Autres actifs non mentionnés ici.104,985.92 $53,259,920.8 1 GEORGE BRYSON.PrêsidënL GEORGE BURN, Gérant-Général.Aux Actionnaires de la Banque d’Ottawa, Nous avons examiné les livres et comptes de la Banque d'Ottawa à son tmrrau-clief et k cinq de ses principales succursales et l’on nous a fourni des rapports certifiés des autres succursales, et nous trouvons que l’état cMessus du passif et de l’actif, au 30 novembre, IBM, y est conforme.Les placements de la Banque rt les saranties et le comptant en mains au bureau-chef et aux succursales visitées ont été vérifiés par nous comme à ta clôturé des affaires, le 30 novembre, 1914, et, en outre, nous avons visité le bureau-chef et certaines succursales de la banque durant l'année et avons vérifié le comptant et les garanties que nous avons trouvés conformes aux Iivres.Nous avons obtenu toutes les informations et explications requises, et toutes les transactions de la Banque qui sont venues a notre connaissance ont été, dans notre opinion, en rapport avec les pouvoirs de la Banque.Et nous certifions que l’étal ci-dessus du passif et de l'actif au 30 novembre, 1914, est préparé de manière à donner une idée vraie et exacte de l’état des affaires île la Banque, d’apres les informations et explications qui nous ont été fournies et tel «pi'cxposérs dans les livres de la Banque.Quant aux profits pour l’année expirée le 30 novembre, 1914, des réserves suffisantes, à notre avis, ont été faites pour pourvoir aux diminutions dans les valeurs des placements de la Banque.A.B.BRODIE, C.A., D.McK.MCCLELLAND, C.A., Auditeurs Ottawa, 10 décembre, 1914.Membres de la Maison Price, Waterhouse & Co., auditeurs licenciés USig^-Vai-././V L; MOQUIN & FRERE IMPORTATEURS DE VINS ET LIQUEURS LES PLUS BAS PRIX DU MARCHE.120 me SAINl-DENIS TEL.EST 1682 et 4755.pOMINlONj COALCEMPANY il* m ütMINIO.1 •t SPRINGHIIL Uharoon tmu-mineux, à *a-piur at à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES 111 Ru# Saint-Jacques.Montrés’ CITE DE MAISONNEUVE SOUMISSIONS DEMANDEES i Des soumissions pour la fourniture et l’érection de la superstructure de l’acier du Bain Public de la Cité de Maisonneuve seront reçues jusqu'à mercredi le 23 décembre 1914, à midi.Les plans et devis peuvent être ex aminés au Bureau de l’Ingénieur de Ja Cité.Marius DUFRESNE, Edifice de la Banque de Toronto, Coin Ontario et Lasalle, Maisonneuve.Les soumissions devront être adressées au Bureau du Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve.Le Conseil nfe s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Marius DUFRESNE, Ingénieur de la Cité.CITE DE MABONNEÜVE SOUMISSIONS DEMANDEES Des soumissions pour la fourniture et la pose de la brique et la pierre de la construction du Bain Public de la Cité de Maisonneuve seront reçues jusqu’à mercredi le 23 décembre 1914, à midi.Les plans et devis peuvent être examinés au Bureau de l’Ingénieur de la Cité.Marins DUFRESNE, Edifice de la Banque de Toronto, Coin Ontario et Lasalie, Maisonneuve.Les soumissions devront être adressées au Bureau du Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve.Le Conseil ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Marins DUFRESNE, Ingénieur de la Cité.CITE DE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3397—Beuinmhl Rousseau, demandeur, vs.1.B.Beauchamp, défendeur.lai 28mc jour de décembre 1914 à dix heures de l’avant-midi, an domicile du dit défendeur), au No 113(4 rue Delori-niier en la cité de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.E.COUTE, H.C.C.Montréal, 13 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 18152—-The \\ il-lia us Mfrg.:o.Ltd., demanderesse, vs.A.Cousineau, défendeur.Le 26me jour de décembre 1914 A dix heur-s ele l’avant-midl, au domicile du dit défendeur, au No 489 rue Saint-Denis en la cité île Montreal, seront vendus par autorité de Justice les biens cl effets du dit défendeur* saisis en cette cause, consistant en piano et meubles de ménage.Conditions : argent comptant E.At MAIS, H.C.S.Montréal, 16 décembre 191L PROVINCE Db- QUEBEC, district de Montréal, Cour fie Circuit No 19655—0.Cadot, demandeur, vs.A.Ouellette, défendeur.Le 2lime jour de décembre 1914 a dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, ait No 15 rue Dandurand.en la cité de Montréal, seraitt vendus pur autorité de tustl-ce les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, ci piano.Conditions: argent comptant.E.AUMAIS, H.C.S.Montréal, 10 décembre 1914.AVIS PUBLIC est donné qu'en vertu d’une ordonnance du Protonotulre de la Cour Supérieure pour le district de Montréal, en date du sein- décembre 1914, il sera procédé par le notaire soussigné, en son bureau No 9!), rue Saint-Jacques, Montréal, te samedi, deux janvier, mil neuf cent quinze, il dix heures de l’iivant-midi, h la vente A l'enchère et adjudication des droits et prétentions dans et sur les lois de terre, connus et désignés sous les numéros, once cent onze, onze cent douze, onze cent treize et onze cent quatorze de la subdivision officielle du lot de terre numéro "lin" aux plan et livre de renvoi officiels du village incor-ï»oré.d'Hochctaga appartenant h Joseph Honoré Albert, Lucien Desparols, enfant mineur de Monsieur Albert Desporols, de Montréal et de feue Darne Joséphine Normandeau.Pour les conditions s'adresser au notaire soussigné, A Montréal, ce dix-seipt décembre mil neuf cent quatorze.ERNEST JASMIN, notaire.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3988—D.S.Perrin and Co., Limited, demanderesse, vs.K.Metrakos et al., defender]r.Le 26mc jour de décembre 1914 à dix heures de l'avant-midi!.à ta place d’affaires des défendeurs, ait No 381 rue Saint-Laurent Boulevard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette causé, consistant eu chaises, tables, fontaine S soda, etc.Conditions : argent comptant.(•.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, 16 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21460—Louis Harriott et al., demandeur, vs.A.Ouimet Le 28me jour de décembre 1914 è onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 469a rue Fabre en ta cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et ménage.Conditions : argent comptant.J.F.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 17 décembre 1914.PROVINCE DK QUEBEC, district rie Montréal.Cour de Circuit No 17144 F.Robinson Ltd., demandeur, vs.Wilburn R.Maxwell, défendeur.1st 28m» jour de décembre 1914 a une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 725 rue Outre-mont cri la cité d’Outremont, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubels de ménage.Conditions : argent comptsnt .1.E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 17 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 19511 Ambroise Parthenais, demandeur, vs.George Kalfas, défendeur.Le 29me jour de décembre 1914 6 dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 195 rue Mont-Royal Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et ménage.Conditions : argent comptant, J.E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 17 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1520 - Montreal Abattoirs Limited, demanderesse, vs.Hoch Ijnrocque, défendeur.1 .c 28mr Jour de.décembre 1914 ii dix heures de l’avant-midl, an domicile du dit défendeur, au No 23 rue De Henujeti en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets drt dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.K.COUTU", H.C.S.Montréal, 16 décembre 191 i.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal.Cour de Circuit No 21393 Louis Cohen, demandeur, vs.S.Levin, défendeur.Le 2fie jour de décembre 1914 k 1(1 heures de l'a-vant-mldi, à la place d’affaires du dit defendeur, nu No 1043 rue Saint-Laurent Boulevard, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en celte cause, consistant en rubbers et store fixtures.Conditions : argent comptant.J.JOHNSTON, H.C.S.Montréal, 16 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2634—J.M.Ln-berge et ni,, x\s.P.H.Longpré.Le 26me jour de décembre 1914 à onze heures de I avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2146 rue Saint-Denis en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en ameublement de maison, rte.Conditions : argent comptant.ED.DES-ROCHES.1I.C.S.Montréal, 17 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure, No 1400—P.P.Martin et Cie Ltee.demanderesse, vs.J.Sml-Unges.défendeur.Le 2fime jour
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