Le devoir, 3 décembre 1914, jeudi 3 décembre 1914
VOLUME V—No 284 MONTREAL.JEUDI 3 DECEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO « Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE S3.OO $6.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS $ X .OO UMCN POSTALE $ 1.50 82.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration t 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKA.JU TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.REDACTION : - - Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! SOLIDARITE NATIONALE Au secours des Canadiens de VOntario Le Droit, d’Ottawa, nous apprend que M.O’Mara, un avocat mêlé au dernier procès scolaire, “fait espérer’’, dans une conversation publiée par le Citizen, “que les Canadiens-français ne trouveront pas assez ^d’argent pour mener leur cause jusqu’au Conseil Privé et que le jugement du juge Lennox restera en vigueur.” Notre énergique confrère ontarien riposte que “les Canadiens-français trouveront les fonds nécessaires” et qu’ils obtiendront même le concours de certains Anglais.Mais il devrait suffire d’une déclaration comme celle que rapporte le Droit pour faire se dresser tous les Canadiens qui ont le coeur à la bonne place et pour les jeter au secours de la minorité franco-ontarienne.Nous l’avons déjà dit — et on ne saurait trop le répéter — les Canadiens-français de l’Ontario luttent pour le respect de l’esprit du pacte fédéral, pour les intérêts essentiels #du pays, pour le maintien d’une forme supérieure de civilisation, en même temps qu’ils défendent leurs intérêts propres.Ils.ont droit au concours de tous les hommes de coeur.Mais, s’il est un' groupe canadien qui doive particulièrement courir à leur secours, c’est bien le groupe français du Québec dont ils constituent le rempart— et qui leur est attaché par toutes les aspirations de l’esprit, par toutes les fibres du coeur.Nous devons les aider, non pas seulement dans le conflit judiciaire qui s’engage, mais dans tout le travail d’organisation qui se poursuit quotidiennement et qui assurera le succès final de leurs revendications et leur droit à la vie.Et nous les aiderons! U Association catholique de lu Jeunesse canadienne-françaisc, qui représenté l’un de nos meilleurs espoirs et qui a le vif sentiment de la solidarité nationale, a pris l’initiative d’un mouvement qui se développera bientôt avec l’ampleur et la méthode qui lui sont coutumières.Elle a promis à VAssociation canadienne-françaisc d’Education de l’Ontario, qui dirige la lutte là-bas, son plus entier concours.Le passé prouve que les promesses de l’Association se résolvent toujours en actes utiles et féconds.Mais c’est à tout l’élément français que les jeunes feront appel, et c’est tout l’élément français qui devra leur répondre.Nous aurons rarement l’occasion de démontrer d’une manière aussi pratique notre admiration et notre sympathie pour la minorité que l’on persiste à brimer d’une si odieuse façon.Cette occasion, sachons l’utiliser pleinement, avec une générosité qui soit à la fois digne de nous et de nos frères de l’Ontario.Orner HEROUX.LES JOUETS LE TRAVAIL EST COMMENCE Eh bien oui, nous allons encore parler des jouets et nous en parlerons tant que nos sourds qui ne veulent pas entendre, — les pires, comme chacun sait, — n’auront pas ouvert les oreilles.Du mérite d’un concours populaire dont l’époque tardive empêche la réalisation cette année, nous ne discuterons pas, car nous sommes d’accord : commissaires municipaux à qui il appartenait de se mettre à la tête du mouvement et délégués des citoyens à qui fut soumis le projet, comme nous l’avons rapporté, tous admettent l’excellence de l’idée; mais nous croyons que devant leur tâtonnement et leur manque de décision, il nous faut poursuivre notre campagne, d’abord pour qu’on ne puisse -nous dire qu’il est trop tard pour l’an prochain et, ensuite, pour leur apporter des preuves, que s’ils s’étalent mis à l’oeuvre dès le 16 novembre, au lendemain du premier article que nous avons consacré aux jouets, nous aurions pu, cette année même, sans inutile perte de temps, prendre place sur le marché que s’apprêtent à accaparer les Américains, La leçon sera profitable.Et nous continuerons à faire connaître le mouvement, pour secouer surtout nos compatriotes qui doutent d’eux-mêmes et que le manque d’esprit d’initiative causé par la timidité dans les affaires, — ce que nos voisins appellent le manque de “pluck”, — empêche de tenir le rôle auquel leur intelligence et leur habileté leur donne droit.# * « Samedi, grâce à l’offre de la maison Duchesneau et Duchesneau, nous lancions un apjîcl à nos ouvriers, leur disant qu’à défaut d’un concours qui aurait eu le grand attrait de recevoir l’appui des autorités, une maison, celle que nous venons de nommer, était prête à ouvrir un débouché à l’industrie naissante.Les résultats ne se sont pas faits attendre, et déjà de nombreux ouvriers et ouvrières, dont le chômage depuis plusieurs semaines avait épuisé la bourse, se sont mis à l’oeuvre, trouvant dans le travail nouveau un moyen de la regarnir.Ce sont les pionniers de 1 industrie du jouet canadien et leur histoire mérite d’être connue.Peut-être que, stimulés par l’exemple d’autrui ceux qui, bien à tort, n’ont pas confiance en eux-mêmes, en ac-quièreront-ils enfin; d’une foire que nous préconisions, cette émulation si nécessaire serait plus promptement née mais en l’absence de cette manifestation, c’est avec la plume que nous tâcherons d’obtenir, plus lentement sans doute, un résultat aussi fructueux.# * * Le premier qui se soit présenté à la maison Duchesneau est un peintre, F.-M., rue Christophe-Colomb.Il explique sa situation: il est sans travail depuis plusieurs semaines el comme l’argent commence à se faire rare au foyer, il voudrait bien trouver un moyen de gagner quelques sous.—“Voilà, j’ai lu le Devoir, el j’ai songé à fabriquer un jouet d’actualité'’, dit-il, en exhibant une boite de fabrication très rudimentaire.M.Pelletier, le gérant de la maison Duchesneau, qui s’est juré d’apporter son entier concours à l’industrie du jouet du pays et qui tient parole dun’c façon vraiment digne d’éloge, est tout simplement émerveillé de l’ingéniosité de son visiteur.L'objet qu'il lui présente fera fureur.C’est une boite à surprise; pour l’ouvrir on fait sauter un petit fermoir et subito, projeté par un ressort à boudin, sort un affreux Guillaume.Jusque là ce n’est que la vieille boite à clown où le Kaiser a pris la place.Mais ce n’est pas tout: suspendu à un trapèze attaché à la boîte, se trouve un soldat, français, anglais, belge ou russe au choix, qui, aussitôt que paraît le chef des Boches, lui flanque son fusil en pleine figure.N’est-ce pas ingénieux?Et le jeu recommence autant de fois qu’on remet le Kaiser dans sa boîte et qu’on déclanche le fermoir.—Je vous en commande immédiatement”, dit M.Pelletier, “votre modèle est rustique el il faudra soigner un peu plus l’objet pour le vendre dans le détail environ 25 sous.—Mais c’est que.dit l’ouvrier qui voit tout ses projets s’écrouler, je n’ai pas d'outil (il est peintre) et j’ai si peu, si peu d’argent.—Pas d’argent, pas d’outil, je vais vous arrangez ça en une minute.fît aussitôt M.Pelletier donne un bon de crédit sur un quincaillier à notre homme, pour lui permettre de se mettre au travail sans retaref.—Allez, maintenant, et faites-moi sans tarder autant de “Guillaume fusillé” que vous pourrez; quant au petit compte que je viens de vous ouvrir, on arrangera cela plus tard.” Inutile de dire que l’ouvrier partit heureux et inutile aussi de dire que M.Pelletier avait fait là une bonne action.C’est là un fait qui n’a pas besoin de commentaires pour confirmer combien nous avions raison quand nous disions et répétions que par l’industrie du jouet, nous pouvions non seulement faire du mal à notre ennemi, l’Allemagne, mais que nous pouvions aussi nous faire du bien.Et il est plusieurs autres cas aussi probants que nous viendrons, ces jours prochains, porter à la connaissance du lecteur.En attendant rappelons que M.Pelletier se tient à l’entière disposition des artisans en herbe du jouet, et que son adresse est 281 rue Saint-Paul.Nap.TELLIER.FARCE^DE LA LOI DES LICENCES La Gazette reproduisait, en ces termes, avant-hier, les commentaires de M.le juge Charbonneau à propos de Parfaire de J.Thibeault vs les commissaires des licences: “J’ai depuis longtemps cessé de chercher l’intention du législateur, quand on me demande d’interpréter la loi des licences de la province de Québec.Cette loi a été tellement rognée et rapiécée, taillée et retaillée, brouillée et débrouillée, chaque année, à la suite des représentations de tant d’intérêts en conflit, qu’il est évidemment oiseux d’essayer de trouver la volonté des législateurs qui l’ont faite.En tous cas j’ai abandonné la tâche depuis de nombrenses années.” “M.le juge Charbonneau avait à se prononcer sur les procédures d’un certiorari amené devant lui, par lequel J.Thibault, ancien détenteur d’une licence, essayait de faire renverser une décision de la commission des licences, qui lui avait enlevé son permis parce qu’il avait été convaincu d’avoir enfreint la loi des licences.11 basait sa cause sur le fait que la seconde offense avait été commise avant qu’on lui cuir infligé une condamnation pour la première.Ces infractions avaient clé commises les 23 et 24 septembre.Le 7 octobre suivant, il fut sentence pour la première ot- fense et le 13 octobre pour la seconde.Il prétendit que dans l’esprit de la loi un homme devait être récidiviste avant qu’on lui enlevât sa licence.Pour appuyer sa prétention, il citait l’article 1072 et 1073, mais Sa Seigneurie maintint que cet article établissait que la suppression de la licence en pareil cas, en prenant en considération l’article 107(1, déclara que cette suppression devait se faire non pas par les commissaires des licences, mais par le juge de la cour qui condamne le détenteur de la licence pour l’offense qu’il a commise.“De toute façon, les commissaires des licences en rendant leur' décision dans l’affaire de Thibault n’ont pas spécifié sur quel article ils basaient cette décision.Il se trouvait dans le comique méli-mélo, des clauses de la loi des licences, une qui était claire et celle-ci pourvoyait qu’au cas où un détenteur de licence serait trouvé coupable deux fois dans la même année d’infraction à la loi des licences, les commissaires des licences auraient le droit de le priver, temporairement, de son droit de vente.L’avocat du requérant avait représenté que cette clause était sévère et que l’intention du législateur ne pouvait être de placer entre les mains des commissaires une juridiction aussi rigoureuse.“Trouver l’intention du législateur dans la loi des licences?” demande M.le juge Charbonneau, “il y a longtemps que j’ai abandonné ce casse-tête.” La législature laissera-t-elle longtemps dans cette obscurité dangereuse les clauses de la loi des licences?N’est-il pas opportun au contraire d’en clarifier les textes, afin de fermer !a porte à toutes les subtilités légales qui pourraient permettre quelquefois aux marchands de spiritueux, qui ont enfreint la loi, de garder la leur ouverte?J.B.AU NOUVEAU BRUNSWICK La trêve des partis est rompue au Nouveau-Brunswick.Les libéraux se réunissent demain, à Fredericton, pour discuter la situation résultant du rapport de la commission royale déclarant le premier ministre coupable (l’extortion, du refus du premier ministre de se soumettre aux conséquences de ce verdict et de l’inactiàn du chef de l’exécutif.On veut provoquer la retraite de M, Flemming et peut-être même tin appel au peuple.On parle aussi d’organiser une opposition avec M.Carvell pour chef.N Le choix de ce dernier ne serait pas des plus heureux.Dans l’opposition, M.Carvell, c’est entendu, est d’une rigidité de principe et de.moeurs politiques à toute épreuve, mais il est malheureusement difficile de conclure qu’il serait le même au pouvoir.Son passé à Ottawa n’est pas rassurant.On sait qu'il fut sous le régime Laurier l’un des blocards officiels de la commission des dépenses publiques où se font les enquêtes ordinaires concernant l’emploi des deniers publics.Etant donnés ses antécédents, on peut même se demander si l’enquête qui vient le se faire au Nouveau-Brunswick eut été possible avec M.Carvell maître du pouvoir.j, Q.L’ENNEMI AU DEFRICHEMENT Une dépêche d’Ottawa annonce que les étrangers, citoyens des pays ennemis retenus au Canada durant la guerre, seront employés au défrichement durant l’hiver.L’idée est bonne si elle est mise en pratique avec intelligence.Mais pourquoi envoyer tous ceux de Québec dans l'Abitibi?Est-ce qu’il n’y a pas d’endroits plus rapprochés qui méritent d’être préparés pour la colonisation.Il y en a, mais ils sont sous permis de coupe et tant que le marchand de bois n’y aura pas passé, la colonisation n’y pourra pénétrer.-—- IBr —- DE RETOUR M.Henri Bourassa et M.Orner Ilé-roux sont arrivés hier soir de leur voyage aux Etats-Unis.Après la réunion de Woonsocket, dont la lettre de M.Héroux fait aujourd’hui le récit, M.Bourassa a donné une conférence à Fall River sur les relations entre Franco-Américains el Franco-Canadiens, et visité les écoles franco-américaines de la ville.Nous aurons l’occasion de revenir sur cette dernière partie du voyage.LA POLITIQUE DE L'ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURASSA La brochure de M.Henri Bourassa sur La politique de l’Angleterre avant et après la guerre, où se trouvent réunies son analyse du “livre blanc” anglais, des articles de MM.Brailsford et Edwart, une préface inédite, des extraits du Correspondant, un résumé des débats sur la neutralité du Luxembourg, au parlement britannique, vient d'être mise en vente.Adresser 1rs commandes au Devoir, 43.rue Saint-Vincent ; 25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine, $20.00 le cent, plus les frais d’expédition ^ 3 sous l’exemplaire, 5 sous pour deux, 7 sous pour trois et 27 pour la douzaine.PILLET DU SOHl l_A guerre: A PROPOS DE POMMES U se tient en ce moment, quelque part dans la province, un appétissant congrès, un congrès de “grosses légumes”, si j’ose dire, car le Devoir g a délégué l’un de ses plus substantiels et imposants représentants.On y pan -, parait-il, carrol-tes, navets et blé-d’inde lessivé, à délices nationales! On y cause aussi, si j'en crois la rumeur, car une dépêche spéciale, qui a été interceptée par le Rainbow et a fini par m'atteindre via la Tour Eiffel et l'êchevin Ward, m’annonce en toutes lettres qu’on a baptisé hier une variété nouvelle de pommes, laquelle sera désormais connue des gourmets sous le nom de ROBERVAL.“Ah! chouette!” s'écrierait Gu- LES ALLEMAIIOS BIPRENNEUT L’OFFENSIVE EN POLOGNE De r en emble des communiqués il résulte que les Teutons, après avoir échappé aux Russes, tentent maintenant d’énergiques attaques.— Les soldats du Tsar sont prêts, eux aussi, à une vigoureuse agression ; ils gagnent du terrain près de Cracovie vrochc, voilà une pomme qui s’appelle comme une poire!” A quoi je répondrais avec sévérité que l’appellation parisienne de “poire" n’a pas cours en notre libre Canada dans le sens désagréable qu’on y attache à Paris, et que de toute façon, pour ne pas dire “any way”, je suis aujourd’hui d’humeur assez égale pour me soumettre sans colère, aux plus violentes épithètes, du moment qu’on ne m’appellera pas : “échevin”.Car, dirait M.D.4.La-richessc, “il y a un boutle à l’étriva-tion!” Mais revenons ü nos pépins.Je salue l’avènement de ta pomme Ho-berval; elle est née, me dit-on, des amours de la durable Greening et de l’incomparable Fumeuse.Si jeune el déjà bilingue! Hé! là-bas, le Congrès! Envoyez-en de ma part une boite au juge Lennox, et qu’elle lui reste sur son estomac, la brave pomme, jusqu’à la quatrième, que dis-je, jusqu’à la “fifth” génération! Robert VAL.LA GUERRE Le combat se continue entre Arras et Ypres.— Les Alliés prennent l'offensive avec succès près de Laon sur l'Aisne.— Le roi d’Angleterre à la ligne de feu.UN AVIATEUR LANCE DES BOÜSES SUR LES USINES KRUP?(Spécial au Devoir) Londres, 3.— Pour la première fois depuis l’échec de la marche des Allemands sur Varsovie, il a été possible de se faire aujourd’hui une idée de la situation en Pologne russe, dans ses grandes lignes du moins.Les rapports de Berlin et de Petrograd montrent que les Casques à pointe ont réussi à rejeter les troupes russes qui cherchaient à les envelopper et qu’ils maintiennent leurs positions à l’ouest de Lownicz.De plus les feulons tentent une offensive énergique.On attribue ce changement de situation à l’insuccès de la tentative du général russe Rennenkampf de fermer l’anneau autour de l'envahisseur et à la brillante stratégie des chefs allemands.Le correspondant anglais à Petrograd qui avait annoncé une grande victoire russe annonce maintenant que les Allemands tiennent bon et que la situation est corsée.Petrograd annonce officiellement que la bataille a diminué en intensité.En Galicie, la situation est embrouillée.Les derniers rapports de Petrograd disant que les Russes ont investi Cracovie sur trois côtés sont démentis par une dépêche non-officielle qui dit que les envahisseurs LA SITUATION VUE DE LONDRES Londres, 3 — Le bruit croissant de !a canonnade dans le voisinage d’Ypres, et l'arrivée de transports à Bruges remplis de blessés, font croire Sans cette ville que les belligérants ont fait preuve de plus d’activité dans la Frandre occidentale que les communiqués officiels ne le laissent à entendre.Tous les rapoprts s’accordent à dire que la bataille de Pologne n’a pas encore eu d’issue et est très contestée, les Teutons faisant de nouveau des efforts désespérés pour reprendre leur marche en avant sur Varsovie.L’évènement le plus intéressant, pour les sujets brnariniques, c’est, aujourd’hui, la capture du général de cavalerie Christian De Wet, le chef de la dernière rébellion sud-africaine.Ce que le gouvernement sud-africain fera de lui, il est difficile de le dire.Il s’est révolté, non contre le régime britannique, mais contre la détermination du gouvernement de l’Union de prendre l’offensive à l’endroit des colonies allemandes africaines voisines de l’Union, et de contraindre les Sud-Africains à y participer.Théoriquement il est passible de la peine de mort, si le procès que lui fera un tribunal de guerre se termine par un verdict de rébellion.Mais Botha et ses ministres interviendront-ils à la dernière heure pour faire commuer la sentence contre De Wet, si le tribunal conclut à la peine capitale?C’est probable, vu la grande popularité de De Wet chez la génération boër qui participa à la guerre sud-africaine.Et, comme preuve de ses véritables sentiments à l’endroit de la Grande-Bretagne, ses amis rappelleront sans doute que, au début de la guerre actuelle, il offrit à lord Kitchener un corps d’éclaireurs de sa race, pour service en Europe.A tout évènement, cette capture dispose en grande partie de ht rébellion sud-africaine.Beyers et Maritz relient en liberté, ainsi qu’une poignée des lieutenants de l’ancien collègue de Bothn.Mais la disparition de De! Wet porte un rude coup à leurs aspirations.sont à huit milles de la ville.LES RUSSES PRETS A SE PORTER A L’ATTAQUE Petrograd, 3.— L’impuissance des Russes à entourer l’armée allemande dans le voisinage de t.odz, et l’offensive résolue des Teutons se tirant du traquenard dans lequel ils étaient tombés, ont placé les Moscovites pendant quelque temps dans une position critique.Cela a forcé, la chose parait évidente aujourd’hui, le centre russe en Pologne à se reconstituer.Gonséquememnt il y eut accalmie.Mais le front des troupes du grand-duc Nicolas, dit-on, est maintenant solide, et elles sont prêtes à se porter vigoureusement à l’attaque.LES OPERATIONS EN POLOGNE Londres, 3.— Le correspondant du Times à Petrograd fait remarquer que les Russes en reprenant Strykow sont redevenus maîtres du chemin de fer reliant Lodz et Varsovie.II ajoute: “La position relative des belligérants n’a pas subi de modification sensible en Pologne, et les Allemands tiennent encore apparemment leur bout dans la région située à l’ouest de Lowicz.La situation demeure extrêmement intéressante.Les Moscovites gagnent du terrain dans le voisinage de Cracovie.Ils sont éloignés de la ville de moins de 8 milles.” LES OPERATIONS EN BELGIQUE ET EN FRANCE Paris, 3.— Le combat dans la région située entre Arras et Ypres fut marqué aujourd’hui par une forte canonnade dirigée par les Teutons à laquelle les Alliés répondirent vigoureusement.Ces derniers continuent à prendre l’offensive au sud de Laon, mais n’ont gagné que légèrement du terrain, dit-on.Les Français et les Anglais se tiennent sur le qui-vive et s’attendent à ce que les Teutons s’efforcent de nouveau de briser les lignes puissamment fortifiées pour atteindre la côte.Plus de 600,000 ennemis, dit-on, sont massés entre la mer et Ypres.On signale de forts renforts au sud d’Ostende.On mande de Petrograd qu'on a fait du général Rennenkampff un bouc émissaire, au sujet de la manoeuvre qui a permis aux Allemands de faire une trouée à travers le cercle de fer des Moscovites.D’après le rapport de Petrograd la lenteur avec laquelle le général Rennenkampff expédia des renforts permit aux ennemis de s’échapper.Embrassant du regard l’ensemble (le la campagne, l’expert militaire bien connu de Berlin, Moraht, affirme que la longue résistance et les ressources inattendues de l’Autriche jointes aux pertes russes en Pologne, ont frustré la Russie d’une telle proportion de troupes de première ligne que ses ressources pour l’offensive sont irrémédiablement compromises.D’autre part, à Petrograd, on prend le contre-pied de cette assertion, et l’on espère avec confiance que le grand-duc Nicho-' las se montrera plus que l’égal de l'astucieux général Hindenberg.Les Moscovites, dit-on, se trouvent à moins de 10 milles de Cracovie, et l’on affirme que la situation de Przemysl est désespérée.La nouvelle de la prise du généra) DeWet, Je plus dangereux des chefs de la rebellion du Sud Africain.a grandement fait cesser l’anxiété que la révolte causait ici.SERIEUX ECHEC ALLEMAND A ZEEBRUGGE EN EUROPE Dans la Pologne russe, les armées ennemies luttent toujours sans nul résultat décisif.Des dépêches attribuent l’insuccès partiel des Russes, à un retard de l’armée commandée par le général Rennenkampf.Celui-ci, paraît-il, à la suite de cette bévue, aurait été relevé de son commandement par le grand-duc Nicolas.Cet échec partiel des Russes prolongera la guerre, de ce côté, mais le résultat définitif devra être le même, car l’Allemagne ne peut tenir indéfiniment devant l’avance moscovite.A Berlin, le Reichstag vient de voter un nouveau budget de guerre d’un milliard et quart.Un seul député, le socialiste Liebknecht, que l’on disait faussement avoir été fusillé le jour même où Jaurès tombait sous la balle d’un ouvrier de Paris, a voté contre cette dépense extraordinaire.La puissaz.ee militaire énorme de l'Allemagne a grand besoin d’argent pour soutenir l’assaut des Alliés et le blocus financier qu’ils lui font subir.Le chancelier impérial, Herr von Beth-mann-Hollwcig, a pris avantage de cette occasion pour répéter que l’Allemagne n a pas violé la neutralité belge, mais que lu Belgique avait abandonné sa neutralité p:«r traité secret avec l’Angleterre, — ce qui n’est aucunement prouvé, et ce que les documents diplomatiques publiés jusqu’ici démentissent du tout au tout, — et que la grande responsab’e de la guerre actuelle, c’est l’Angleterre.Sur ce point encore, les dires du chancelier impérial ne concordent pas du tout avec la version donné par le Livre Jaune publié en France il y a quelques jours.Herr von Beth man n-Hollweg affirme aussi que si la Grande-Bretagne sc bat, ce n’est pas du tout pour protéger la Belgique el que la (Suite à la 2cmc page) Durant le cours de ces derniers jours, les casques à pointe, dil-on, onl reçu des renforts de 160,000 hommes.Toutefois, on le pense, toute cette concentration de troupes à l’extrémité ouest de la ligne peut être une feinte, et toute la violence de la nouvelle attaque peut porter en deçà de la région de l’Yser.En prévision de la ruée des Allemands, des troupes fraîches de la seconde armée anglaise ont remplacé les Français dans cette région.LE ROI GEORGE A LA LIGNE DE FEU Londres, 3 (1.18 p.m.) — Le roi George d’Angleterre, qui visite les lignes anglaises en Flandres, a visité la ligne de feu aujourd’hui, dit un message téléphonique de Calais à VEvening News.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 3 (2.50).Communiqué officiel de l'après-midi: “En Belgique, une canonnade plutôt vive a été dirigée contre Nieu-port, et au sud d’Ypres.“Les inondations se sont étendues jusqu’au sud de Dixmude.“Du Lys à la Somme, il y a eu un violent bombardement, en particulier à Aix-Noulettc, à l’ouest de Lens.“Le calme règne le long du front de la Somme jusqu’à l’Aisne et en Champagne.“Dans la région de PArgonnc, nous avons repoussé plusieurs attaques de l’ennemi, et nous avons gagné légèrement du terfain.“Dans la région de Woevre, l’artillerie teutonne a fait preuve d’une certaine activité, mais le résultat a été insignifiant.“En Lorraine et dans les Vosges, il n’y a rien d’important à signaler.” DES BOMBES AERIENNES A ESSEN Londres, 3.— Un aviateur étranger a lancé des bombes aujourd’hui sur l’usine Krupp, à Essen, Allemagne, là où se fabriquent les fameux canons de siège teutons, les engins de guerre de moindre puissance et les munitions.Voilà ce que porte une dépêche de la Haye reçue par la compagnie des Echanges Télégraphiques.Elle reproduit un.rapport rte Berlin.L’aviateur, dit-on, s’en est tiré sain et sauf, et l’on ne s’est pas encore rendu compte de l’étendue des dégâts.LES COLONIAUX IR ONT EN EGYPTE Londres, 3 (2.05 p.m.) — Les contingents australiens et néo-zélandais ont été débarqués en Egypte, d’après un communiqué du bureau officiel ries nouvelles, pour aider à la défense de ce pays et pour y terminer leur entraînement militaire.Quand cet entraînement sera terminé ces troupes iront directement au feu pour combattre à côté des au'.res troupes anglaises eu Europe.New-York, 3 — Le “Herald” a reçu le câblogramme spécial suivant daté de mercredi : “Le dernier bombardement de Zeebrugge a entraîné la destruction de l’usine électrique qui sert au fonctionnement des écluses du canal.Résultat : on ne peut ouvrir les écluses.Les sous-marins restes dans le bassin intérieur sont em-bouteiMés.Les Allemands se trouvent dans une situation sérieuse s’ils sont impuissants à ouvrir les écluses, et Zeebrugge ne leur est d’aucune utilité.Ils devront transporter leurs sous-marins par terre et pièce par pièce à Anvers, et les retards subis pourront être une cause de désastre pour eux.” L’HYGIENE DES SOLDATS RUSSES Petrograd, 3.— Les inspecteurs d’hygiène de l’armée russe télégraphient que les conditions sanitaires des troupes sont non seulement favorables mais qu’elles ont réduit les cas de maladie d’unie façon telle qu’ils sont moins nombreux qu’en temps de paix.LA QUESTION DE L’EQUATEUR Washington, 3 — Le docteur Gon-zalo S.Cordova, représentant de l’Equateur aux Etats-Unis, a informé le secrétaire Bryan qu’il avait reçu un câblogramme de son gouvernement dans lequel il nie que l’Angleterre ail jamais proteste auprès de l’Equateur ou ait accusé l'Allemagne de s'être servie des îles Galapagos, au large de l’Equateur, comme base navale dans l’océan Pacifique.La dépêche dit, explique le ministre étranger, qu’à cause de la crainte exprimée par la Chambre des Communes anglaise de voir ces îles occupées par l’ennemi, le gouvernement de l’Equateur a envoyé un vaisseau aux îles Galapagos, située?à 30(1 milles de la côte, afin d’ouvrir une enquête.l\ \ * i Lt: DKVOIH, MONTREAL, JEl D1 :{ DECEMHHE 1914 VOL.V.~ No 284 LES OBSEQUES DU R.P.DOM PAL VANNIER m Elles ont eu lieu hier à Sherbrooke.— Mgr Larocque a chanté le service.— Biographie du religieux défunt.(De notre corjvfiponflant) Sherbrooke, 3.— Jx-s funérailles du R.P.Dora Paul Vannier, supérieur des Bénédictins de Saint-Benoit, qui a perdu la vie, lundi dernier.dans le lac Memphremagog, ont eu lieu à Magog, mercredi matin.Sa Grandeur Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke, a chanté le service, assistée de M.le supérieur du séminaire Saint-Charles.Le R.P.Lcclair et M.l'abbé Caron agissaient comme diacre et sous-diacre d'honneur, tandis que M.l’abbé Bastien et M.l’abbé Genest remplissaient les fonctions de diacre et de sous-diacre d’office.C’est le R.P.Gruveiller, supérieur de La Salette qui a prononcé l’éloge funèbre.L’n grand nombre de prêtres du diocèse accompagnaient Sa Grandeur Mgr Larocque, entr’autres : le révé-rendissime Dom Pacome, abbé Mitre d'Oka; M.l’abbé A.O.Gagnon, supérieur du séminaire rie Sherbrooke; le T.R.P.Leclair, provincial des j Rédemptoristes; le R.J’.Gruveiller, | supérieur des Pères de La Salette; le | P.Beauchamp.Rédcmptoriste; M.j l’abbé Laferrièrc, du séminaire de Saint-Hyacinthe; M.l’abbé Bastien, | curé de Newport, Vt.,; MM.les abbés N.A.Gariépy, G.Gervais, G.Garié-py, !.Marcotte, P.Picard, .1.L.Raymond, J.E.Genest, I).Biron, N.Ka-vreau, H.Houle, J.Coiteux, N.Garou, P.Lachance, R.Desnoyers, V.Vincent; F.X.Brassard, curé de Magog; les R.P.Aix, Boitard, Brun et Luyat, Bénédictins.boni Pierre-Paul Vannier était originaire du diocèse du Mans, en France.Entré à l’Abbaye de Saint-Pierre de Solesmes, il y fit sa profession religieuse el fut ordonné prêtre le 25 mai 1885.Envoyé par ses supérieurs, en 18!l(), à la fondation de l’Abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil, il y exerça, jusqu’en 1912, l’importante charge de procureur.A cette époque, il vint au Canada pour examiner les chances d’une fondation de son ordre.Ayant fait l’acquisition d’une importante propriété sur les bords du lac Mentphrama* gog, il s’y mit à l’oeuvre et fut rejoint par quelques confrères envoyés de ITaiicr a leur tour.Par son activité, son zèle, son affabilité, il s'était acquis de très nombreuses sympathies tant dans le clergé du diocèse de cherbrooke que parmi les laïques, et son souvenir restera bien longtemps vivant dans le coeur de ses amis.Ses confrères savent tous que sa qualité dominante fut la régularité parfaite de sa vie religieuse.Le service funèbre du Bév.Père Vannier a eu lieu hier, mercredi, le 2 décembre, en l’église Saint-Patrice de Magog, à 8 heures et demie.Le corps a été ensuite transféré à Saint-Benoit du Lac pour y être inhumé dans le nouveau cimetière, dont le Père Vannier avait lui-même choisi l’emplacement pour sa communauté en même temps que pour la paroisse nouvelle dont il était le premier pasteur.Cette mort frappe bien douloureusement les Révérends l’ères Bénédictins de Saint-Benoit du Lac.Toutefois ils ne peuvent s’empêcher de penser que le cercueil qui est descendu le premier dans la terre qu’ils ont mission de sanctifier restera là comme un gage de confiance et d’espérance.Dom Vannier s’était donné de tout coeur à l’oeuvre qu'il avait inaugurée ; bon ouvrier, il est entré dans son repos, laissant | à ses confrères un exemple dont ils s’efforceront de profiter.Un jour viendra, espérons-le.où le petit arbuste bénédictin planté par lui dans la terre canadienne, se développera, et portera ses fruits ; où le grain de blé tombé dans le sillon produira, sous la bénédiction de Dieu, une moisson abondante.Les Révérends Pères Bénédictins offrent l’expression de leur gratitude à tous ceux bien nombreux déjà, qui, dans cette triste circonstance, leur ont exprimé leurs sympathies.Ils tiennenl à remercier tmil spécialement les citoyens dévoues de Magog, qui, au nombre de plus de quarante, après avoir tenté «l’arracher leur confrère a la mort, n’ont pas eu de repos qu'ils n’eussent retrouvé son corps.Ils le recommandent instamment aux prières de tous scs amis.LE CORPS N’A PAS ETE REPECHE Charles Collot, l’infortuné compagnon de Dom Vannier, était âgé de 25 ans.Parisien d’origine, il avait gardé une vivacité d’esprit, une finesse qui en faisaient un compagnon joyeux et bien agréable à ceux avec cnii il vivait.Très bon mécanicien, d’une intelligence éveillée, il avait rendu de nombreux et impor-tants services à la communauté de Saint-Benoît du Lac.Sa vive pieté fait bien espérer que cette mort ‘¦niidaine l'aura trouvé prêt, et que Dieu t’aura accueilli dans sa miséricorde.Les recherches faites pour retrouver son corps sont restées sans résultat.On croit que le courant du lac a entraîné le corps du Frère Charles à une distance considérable du lieu où s'esl produit l'accident.’t* RW WHtTtV.U i1 •«« in ('ÛMMvnj**’ i Nous n’hésitons pas à recommander la poudre à pâte Magic, comme la meilleure, la plus pure et la plus saine quil soit possible de produire* NE CONTIENT PAS D’ALUN.Tous les ingrédients sont imprimés | clairement sur l’étiquette.^ MAGIC BAKING POWDER H EW.CIILF.TT CO.LTD,.| TORONTO,ONT.WINNIPEG ’ MONTREAL __J M.HEBERT REVIENT CLOTURE DE A LA CHARGE LA NAVIGATION IL DEMANDERA AU CONSEIL, ' CET APRES-MIDI, D’AUTOKISEU UN NOUVEL EMPRUNT.—POUR ! LE REFERENDUM ALTERNATIF.— NOMBREUSES REQUETES.L'A' P.[VS riUKCO- \ UMt 1C AIN A WOONSOCKET Woonsocket, R.-L, le 30 novembre 1911.(Lettre retardée dans la transmission.) Woonsocket est l’une des forteresses de l’influence française aux Etats-Unis.C’est l une des villes où les nôtres ont pu le mieux s'organiser et où ils ont réalisé le plus do progrès.La séance d’hier soir, qui a réuni dans la vaste salle tie l’Opéra l’un des plus magnifiques auditoires qu’on ait vus ici, nous a donné ce spectacle peu banal et hautement significatif: l’orateur a été présenté par M.Adélard Archambault, juriste distingué, ancien lieutenant-gouverneur tie l’Etat, tandis que dans la loge d’honneur ou pouvait saluer un autre Franco-Américain éminent, M.Aram-.l.Pothier, gouverneur actuel de l’Etat et cinq fois réélu comme tel — ce qui est un record aux Etats-Unis.A cet auditoire extrêmement attentif, sensible comme tous ceux que nous avons vus aux moindres nuances de la pensée, M.Bourassa devait faire le récil de quelques-unes de ses impressions de voyage en Europe à la veille cl au début de la guerre.Il a évoqué successivement les souvenirs de son passage eu Angleterre, en France, en Belgique et en Suisse, du Congrès eucharistique de Lourdes et de scs enquêtes sur les questions de langues et d’enseignement, tirant de tout cela les leçons qui lui paraissent s’appliquer à la situation particulière des Canadiens-français et des Franco-Américains.Un auditoire franco-américain s'attend toujours du reste à ce qu’on lui parle de la question de langue, qui domine la pensée de tous les patriotes clairvoyants, et il est à noter que tous les orateurs qui ont jusqu’ici présenté le directeur du Devoir ont jugé opportun de rappeler le discours de Notre-Dame et la scène historique qui l’accompagna.A propos de l’Angleterre, M.Bourassa rappelait les difficultés politiques qui surgissaient de tout côté à la nu-juillet, les débats sur le Home Hide avec leurs menaces de guerre civile, la satisfaction à peine déguisée avec laquelle on accueillit dans certains milieux anglo-protestants, non point certes l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, mais l’évanouissement du noble rêve de gouvernement catholique qu’incarnait aux yeux de l’Europe réfléchie l’illustre victime de Sarajevo; il rappelle surtout ses visites aux écoles du pays de Galles, ses entrevues avec les chefs du service de l’Instruction publique anglaise et le témoignage qu’ils lui ont unanimement rendu.Depuis qu’aux méthodes anciennes, qui exigeaient renseignement immédiat de l’an- glais aux petits enfants gallois, on a substitué le régime bilingue et rationnel qui veut que les petits Gallois apprennent d’abord à lire leur langue, puis se mettent à l’étude de l’anglais, non seulement le progrès général des écoliers a-t-il été meilleur, mais encore les petits Gallois ont mieux appris l’anglais (pie pendant la période où l’on cherchait à les bourrer d’abord d’une langue étrangère.Et ce témoignage est d’autant plus précieux, concluait-il, qu’il vient de gens qui, pour une partie, étaient opposés aux méthodes dont ils proclament aujourd’hui le succès.De la Belgique, dont il loue hautement l'héroïque résistance à l’invasion allemande et dont il rappelle le progrès sous le gouvernement catholique, l’orateur rapporte une leçon analogue.11 expose à grands traits i’histoire du pays et celle du mouvement flainingantiste et il mon Ire que la diversité de langues n’est point un obstacle à l’unité nationale, pourvu que les peuples aient le sentiment de ce qu’ils doivent à leur pays.De l'histoire de la Suisse, de ce qu'il y a vu, se dégage la meme leçon.lamais peuple n’a été plus ardemment patriote que ce petit peuple suisse qui parle quatre langues l’administration est et dont lou t « trilingue.El rondeur l’Alsaee-Lorra aborde l’histoire de ne, il raconte i’adiui- qui h't-l'esseuee HABITATIONS PARFAITES, no- tre depuis .'10! Nous n’avons pns de rivaux en fait de qualité., prix, conditions et améliorations.Voyer et noyé» convaincu.MARCH TRUST CO., LIMITED.180 rue Saint-Jacques idblc iï* sis lance, sous ses formes ili-verses, de l'élément alsacien, le rôle joue par le clergé et i’inlhicneo donc d'un clergé profondément national.U trouve dans l'Alsace connue dans la Belgique, la Suisse et le Pays de Galles un exemple dont doivent s'inspirer tous les peuples tent pour ce qui constitue même de leur âme.11.évoque, a grands traits, scs souvenirs de la France au lendemain de la déclaration de guerre, l’admirable réveil religieux de la nation, son calme, sa détermination, puis ’1 lire les conclusions diverses do .ms observations : In grandeur des ne-lits peuples, leur droit a la vie, 'a preuve que l’unité nationale ne comporte pas nécessairement l’unité de langue, lu supériorité du français, le devoir que nous avons de le conserver pour la sauvegarde de notre honneur, de notre foi, de nos intérêts ; pour l’honneur et l’intérêt de la grande République américaine, le rôle historique et la vocation sublime de la race française.* Je vous jette ces noies à la course.La rapidité du voyage ne nous laisse guère le temps d'écrite, mais les journaux d’ici sont unanimes à lémoigner, non seul nient du talent de l’orateur, mais — ce qui est infiniment plus in-portant — de l’etTct morel produit par ses discours, mu- celte Hère et courageuse leçon d’énergie.Nous revieiiuroii, ,out cela, du reste, dès notre roulré'-au Canada, comme nous reviendrons sur le spectacle magnifique que nous offrent les groupes franco-américains.Orner NERBUX.L’un ucs bout, moyens cTa tic.le journal, c est (l'encourager t.\ fournisseurs qui nu don em 'eurs annonces.1.0 bureau des commissaires de- ; mandera au conseil, qui lient une séance cet après-midi, d’effacer de Tordre du jour l’item concernant ; l’emprunt de cinq millions.M.Hébert a déclaré, hier après-midi, à ses j collègues que MM.Kuhn, Loch et i Harris de New-York retiraient leur offre et qu'il est désormais inutile de considérer ce prêt laissé en suspens.Le bureau des commissaires présentera un nouveau rapport concernant I’emprunt qui, i! l’espère, ne rencontrera pas d’opposition de la part du conseil.Seul, M.le maire a cependant refusé de signer sans se déclarer formellement contre.M.Hébert voulait insérer le prix minimum auquel devait être contracté cet emprunt, mais à la suggestion de M.Lapointe, il a biffé le chiffre, le leader du conseil veut, en effet, que le bureau des commissaires en prenne toute la responsabilité.Il a rappelé qu’un emprunt s’est contracté suivant les mêmes procédés sous l’ancienne administration à des conditions satisfaisantes.M.Hébert a reçu une lettre confidentielle de la Banque de Montréal déclarant que les deux offres soumises au conseil sont moins avantageuses que celle de MM.Harris & Cie, La ville ayant refusé celle-ci doit, d’après la banque, refuser cèlle-là.A son second rapport, M.Hébert fera apposer la signature de l’aviseur légal de la ville, pour qu’on ne puisse pas soulever la question d’illégalité.En voici Je texte: “Le Bureau des Commissaires fait rapport qu’il a considéré le rapport ci-annexe du Trésorier de la Ville recommandant que l’autorisation soit obtenue du Conseil aux fins d’émettre un emprunt temporaire de .$5,000,000.00 en anticipation de l’emprunt autorisé par le règlement No 523 dont il reste encore $0,963,520.00, ledit emprunt temporaire devant être effectué au moyen de valeurs négociables, sous la forme que le Bureau des Commissaires jugera à propos de lui donner, devant porter la date du 1er décembre 1914 et être payables le premier jour de décembre 1917 avec intérêt au taux de 5 pour cent par année payable semi-annuellemenl.Le prix devra être le plus avantageux possible et l’intérêt accru sera payable dans la ville de New-York sur livraison des debentures: que ce bureau concourt dans ledit rapport et recommande au Co i-seil de l’autoriser à émettre ledit emprunt de $5,000,000.00 en tout ou en partie pour ledit terme, mais ra-chetable comme tout par la ville au pair et à intérêt accru, en n’importe quel temps sur un avis par écrit de soixante jours d'après une enten!e qui pourra être faite entre le Bureau dos Commissaires et les acheteurs, et payable en or à New-York, Etats-Unis, Amérique, ou à Montréal, et d’après les ternies sus-mentionnés." POUR L’ABOLITION l)U CONSEIL M.Hébert a déclaré, hier, dans une entrevue que jamais il ne consentiia à voter de l’argent pour le referendum, si on ne demande pas, en même temps, de se prononcer sur l’abolition du conseil, de même que s ir l’abolition du bureau des commii.» saircs.Il esl sûr que nombre de gens préféreraient voir disparaître le premier plutôt que le dernier comme le foui foi un grand nombre de reque-les reçues par le bureau' et portant les signatures de citoyens de toutes les parlies de la ville.LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE SA GRANDEUR Mgr GAUTHIER HT DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE l.e premier tirage de notre brochure te Canada à Lourdes, contenant les discours prononcés au congrès eucharistique de Lourdes par .Mgr l'évèque auxiliaire de Montreal et le directeur du Devoir, a été si rapidement enlevé qu'il faut en commander un second.On peut dès maintenant donner les eommàndes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vineent : 10 sous ¦l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent, plus les frais d expédition (2 sousj'exemplaire, 18 sous la douzaine, 27 sous pour une douzaine e! demie).LA PRESSE DE" QUEBEC (Dp notre correspondnnO Québec, 3 Hier après-midi a été tenue à l'hôtel de ville rassemblée annuelle de la Presse Associée de Québec, à laquelle les nouveaux officiers pour l'année prochaine ont été é'ius.L’élection a donné le résultat'suivant : Patron, sir Lomer Gouin ; président bon., M.A.Cinq-Mars ; président, M.Dnmase Pntvin, I,’Evénement" ; p-emier vice-president, M.E.P.Desjardins, "I/Aetion l'ioeia-le" : 2ème vice-président, M.Amé-dée Gagnon, ‘ l.e QiioPdien” ; secrc-laire-lrésorier, M.J.E, A.Pin, "Le Soleil’ ; directeurs : MAL John Davis.J os.Barnard, Geo.Morissct, L.l.abreeque et Alfred Michaud, (De notre corroBDcndffc.t) Québec, 3 — La navigation océanique sur le Saint-Laurent est pratiquement terminée.Il ne reste plus que quelques paquebots sur le fleuve entre Montréal et l’océan, et ceux-là auront bientôt gagné la haute mer pour ne plus revenir dans les eaux du Saint-Laurent avant le printemps prochain.L’enlèvement des bouées est pratiquement terminé et s’il est nécessaire le “Montcalm’’ servira d’escorte aux navires retardataires., LE CAP DIAMANT SE DESAGREGE mo notre correspondant) Québec, 3 - Un énorme fragment de roc d’une pesanteur de plus de trois tonnes, s’est détaché hier de la falaise, et est allé tomber sur l’annexe de la propriété de M.Michel McMahon, rue Champlain.Une glacière, une table et quelques autres articles de ménage ont été mis en pièces dans la partie de la maison partiellement démolie par cette lourde pierre.Personne heureusement n’a été blessé.(’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL Cette oeuvre éminemment patriotique a pour objet de venir au secours des ouvrières que la crise économique a réduites au chômage, en leur cherchant de l’emploi et en les occupant en attendant à des travaux de coutures ou de dactylographie.Cette oeuvre essentiellement humanitaire a grandement besoin de ressources.On peut y aider : lo.En versant une cotisation mensuelle ou une souscription; 2o.En signalant les emplois vacants; 3o.En donnant des commandes à l’ouvroir ou au déparîe-inent de dactylographie; 4o.En faisant don de pièces d’étoffes afin de fournir du travail aux ouvrières que le comité rémunère.Les objets pouvant être soit distribués aux pauvres ou vendus au bénéfice de l’oeuvre.Des oeuvres de bienfaisance se greffent sur celle de l’assistance par le travail.Un dortoir de 50 lits offerts par la ville est placé sous la direction du comité, afin d’offrir un asile le soir aux femmes sans abri.Le comité possède un ves-liaire où sont déposés les objets de couture confectionnés à l’ouvroir, ainsi que les dons de vêtements et de provisions diverses offerts pour les pau-vres.Toute communication doit être adressée à “L’Assistance par le Travail”, chambre 14, édifice Dandurand, angle des rues Sainte-Cal hmne et Saint-Denis.Toute souscription Coït cire adressée à Lady Forget, 71 avenue Ontario, ou à Mme Z.Hébert, 143 Crescent.Toute commande pour l’ouvroir doit être donnée à .Mme 1s.'farte, 2125 avenue du Parc.Déjà le public s’est montré bien généreux pour l’oeuvre.Nous commencerons samedi à publier la liste de nos souscripteurs et bienfaiteurs.CHUTE DE 60 PIEDS (De notre corresuontfanî,:» Québec.3 Un ouvrier du nom de Morin, de Levis, qui travaillait à la répniration Je l'àneicnne gare de l’Intercolonial, qui sert aujourd’hui d entrepôt Je fret, est tohvbé hier du toit de lu gare, d’une hauteur le 60 pieds, s’infligeant dans sa chute une fracture à un bras et de sérieuses contusions à la figure.Lin fortuné a échappé miraculeusement à la mort.H a été conduit à l'hôpital.Un CONTE du TERROIR dans le NATIONALISTE dimanche prochain; — " Le BARIiü de pommes citez le PERE Elle Boiisliard," , ^ /?r-i Patrice GRANDVILLE CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE usas AD MULTOS ET FAUSTISSI-MOS ANNOS LE REVEREND PERE BAROLET.— VINGT-CINQ .ANNEES D’APOSTOLAT.— HUIT CENTS RETRAITES.Le Révérend Père Barolet, C SS.R.terminait à la fin de novembre, à Drummondville, sa huit centième retraite et célébrait en même temps le vingt cinquième anniversaire de sen entrée dans la carrière ds la prédication des retraites paro'ssiales.A l’occasion de cet anniversaire, le Révérend Monsieur F.Tétreau, curé de Drummondville, vieil et fidèle ami du Révérend Père Barolet.a cru devoir inviter quelques confrères des différents diocèses du pays, tous am's de coeur du Révérend Père, afin de lui exprimer leurs souhaits, leur re connaissance pour les services rendus aux populations de nos paroisses et leur appréciation de son mérite comme missionnaire.Sa sont rendus à l’Invitation: Mgr Allard, curé de Sainte-Martine diocèse de Valleyfieîd; M.le chanoine Caron, curé de Sainte-Anne d’Yama-chiche, diocèse des Trois-Rivières; M.le chanoine Adam, curé du Sacré-Coeur, de Montréal; M.le chanoine Louis Demoncourt, curé de Saint-Phi-1 ppc d.es Trois-Rivières; le Révérend Père Lemire.C.SS.R., le Rév.M.Edmond Grenier, curé de Saint Germain; le Rév.M.Benjamin Morin, curé de Saint-Eugène de Grantham; e Rév.M.Armand Champoux, vicaire Je Saint-Germain; MM.Lessard et .Y!Lançon, vicaires à Drummondville; le Révérend Père Leclerc, Supérieur du Monastère des Rédemptoristes de Sherbrooke; le Révérend Père S'mard C SS.R., Supérieur d’Youville; le Rév.M.Bouffard, curé de Saint-Mu j, de Québec; Mgr J.H.Piette, curé de Jo-liette, cousin du jubilaire; et M.le chanoine Pelletier, cure de Rimouski.r-ï sont excusés de ne pouvoir assister pour des raisons incontrôlables.Au dessert du banquet, les Mes-éurs présents qui appartiennent aux principaux diocèses de la province de Québec et y occupant de hautes posnions, ont rendu au Rêvé rend Père, objet de la fête, le témoignage que dans ce dernier quart de siècle, bien peu de religieux missionnaires, ont été autant que lui, l’enfant gâté des curés et des paroissiens et ils l’ont prouvé par leurs in vitations réi.érées.La parole du Révérend Père s’est en effet faite entendre dans les principales cathédrales et dans les principales paroisses du pays et de la Nouve le-Angleterre.“Laudant opera”, ce sont les oeuvres qui sont la meilleure louange Qu’y a-t-il de plus éloquent que ce chiffre de huit cents retraites prêchées avec un succès et une efficacité absolument hors de doute! Le Révérend Père a été curé pendant treize ans; le ministère curial lui a donné un sens pratique des hommes et des choses qui l’ont admirablement préparé à l’oeuvre des missions paroissiales.Des prêtres éminents et distingués comme Mgr Allard, les chanoines Caron, Adam et Denoncourt, les Révérends Messieurs Tétreau, Grenier et Morin ont été unanimes à souligner le fait que le Révérend Père Barolet a rarement été surpassé au pays corn ms missionnaire, si l’on tient compte du bien réalisé et des qualités qui font l’ouvrier apostolique.Heureuses les congrégations religieuses qui possèdent de semblables sujets, inlassables dans le dévouement à Dieu et aux âmes, traçant leur sillon dans Toubli d’eux-mêmes et le mépris de la louange humaine.Le Père Barolet, à ces mérites, en ajoute un autre, très apprécié, celui d’un tact exquis envers ceux de ses confrères qui l’ont honoré de leur confiance.En effet, partout où il est passé, il n’a laissé que des amis et de bons souvenirs.Que le bon Père jouisse longtemps encore de cette excellente santé qui lui a permis jusqu’à aujourd’hui de se dépenser sans compter, et qu’en retour, le bon Dieu, juste rénuméra-ieur des mérites, ensoleille sa vieillesse, de joie, de paix et de bonheur! Qu'il compte sur la reconnaissance de tant d’âmes auxquelles il a fait du bien au cours de ses vingt-cinq années d’apostolat; qu’il compte enfin sur la confiance de ses supérieurs et sur la bénédiction de Dieu.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Sainte - Elisabeth, rue Dorchester Ouest, No 964, réunion du discrétoire, le vendredi 4 décembre, à 2 heures p.m.Les membres sent priés de s’y rendre sans autre convocation.La SECRETAIRE.Jd.JtlNIOi •t SPRINGHILL 7/r=^ Chaùon bitumineux, à vapeur al à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES 11* Ku* Xaint-J*cqu*i.Montreal, PETITES ANNONCES situations vacantes APPiu-.NiiS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Molcr, établi depuis 22 ans.Quelque !iC" mailles suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions as-surées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boule; vard St-Laurent.Montréal._33-26 VOYAGEURS DEMANDES.Deux bons hommes ayant des relations dans le commerce d’épicer e et magasin général dans le Nord e* Ie Centre de !a ville pour introduire de bonnes lignes ' de produi ts “Techno Chimiques”, d'une maison canadienne-française d’Ontario, pour être portées comme “Side L nés”.Adressez-vous entre 6 et 7 heures du soir, 244 Saint-Philippe.Si ifit Henri.EMPLOI DEMANDE EMPLOI DEMANDE.Personne d'âge moyen, instruite, distinguée, désire se faire un chez soi, dame de compagnie ou dans un presbytère de campagne.Recommandations de premier ordre.S’adresser par lettre à Casier 35, “Le Devoir”.EMPLOI DEMANDE.Jeune homme de 26 ans.4 ans d’expérience comme voyageur en mar-chr.TKÎise sèche dans ia ville, demandé position, soit voyageur, agence ou gérance.Ayant bonne clientèle.Pour information, s’adresser par lettre à Casier 40, “Le Devoir”.A VENDRE A VENDRE Pommes de terre “Montagnes Ver tes”, qualité supérieure, délivrées directement de la ferme à votre résidence pour 80c la poche Ecrivez votre commande à “Ferme Val du Lac”.Saint-Eustache, ou téléphonez à Est 1983, Montréal, entre 9 a.m.et 6 pm., jours de semaine.PHARMACIE A VENDRE.Un médecin voulant se reposer vendrait sa pharmacie et clientèle à un confrère honnête et'capable.Un des meilleurs centres de la Province.Revenu de 8 à $12,000 par an.Adressez par lettre à Cas er 3 “Le Devoir”.Propriétés à vendre ALEXANDRE DUPUIS Courtier en Immeubles et Assurances, possède une belie liste de propriétés résidentielles et commerciales, terrains vacants, terres et propriétés de revenus, à vendre et à échanger.Affaires et informations sollicitées.Main 7513, No 17, Côte Place d’Armes, près Craig.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec, nous,, paiements faciles, sans intérêts; 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prochaine.Cette nouvelle recrue jouait l’an dernier dans la ligue des Provinces Maritimes, où il s’est créé une excellente réputation comme joueur de centre.* * * Des arrangements viennent d’être conclus par le club McGill pour un match avec Harvard le 5 février.Le club Yale a fait la même invitation à nos étudiants montréalais, mais ceux-ci n’ont pas encore répondu définitivement.w * • Percy Lesueur semble exprimer les sentiments de bien des amateurs lorsqu’il dit que le club de hockey Ottawa ne devrait pas s’occuper de faire la chasse à de nouveaux joueurs de défense, mais devrait plutôt déployer des efforts pour l’acquisition d’un ou deux bons joueurs d'avant, capables d’enregistrer des points, quand ces points peuvent décider de la victoire.Lesueur dit que dans vingt par-lies jouées, l’hiver dernier, la moyenne des points comptés contre la défense des Ottawa a été de 8 et une fraction.# # * Le “Toronto News” prend fait et cause pour Art.Ross dans un récent éditorial dont voici le texte: “L’expulsion de Ross par la N.H.A.est un procédé digne des Allemands qui font la guerre aux Belges.Roes était “un joueur libre” et avait pleinement le droit de s’affilier avec une nouvelle ligue.Les Mogols de la N.H.A.ne l’ont pas compris de cette manière et dès que l’occasion s’en est présentée, ils s’empressèrent de mettre Ross au ban.Cet acte est du plus pur enfantillage.” * * » En tentant de vouloir protéger Art.Ross, le gérant Shaughnessy des Ottawa, lèvera peut-être un coin du voile qui a caché jusqu’ici le travail considérable qui avait été fait pour organiser une ligue rivale de la N.H.A.Shaugnessy considère que la punition infligée à Ross est démesu- CANADIAN PACIFIC SHERBROOKE *8.25 a m., f4.10 p.m , *6.35 p.m.HALIFAX ET ST-JEAN *6.35 p.m.Wagon-buffet depuis Montréal QUEBEC 19.00 a.iru, *1.30 p.m., *11.30 p m.Dîner à bord du 1.30 p.m , depuis 12.45 p.m.?Tous 1rs jours.fTous les jours excepté le dimanche.ECRCAUX DE* BILLETSt 141-143, St-JaequM ¦ ¦' ^ T«l.Bell, Main 812S Natal WltHUar.Gareft Plaça VUar at da la Rue Wlndsar rée et qu'il n’est pas plus à blâmer que les autres joueurs qui avaient accepté des offres de la nouvelle ligue.Le gérant des Ottawa demandera à la prochaine assemblée de la N.H.A.que le cas de Ross soit discuté au mérite.« * * Le procédé de repêchage adopté par la Commission de Hockey ne parait pas fonctionner admirablement.Le cas de Rouan en est un exemple frappant.Au lieu d’avoir demandé à Rouan s’il avait l’intention d’aller dans l’Ouest, les Patrick l’ont simplement repêché, et voici que Skene refuse d’aller s’établir sur la eôte du Pacifique.La Commission de hockey ne craignant pas de violer la liberté individuelle lui a enjoint de se déplacer dès que Patrick aurait envoyé le |)rix de son transfert aux Ottawa.Les joueurs de hockey d’aujourd’hui sont une marchandise.Ni plus, ni moins.LES BlJÔÜX DE STRATHC0NA New-York, 3.— Il est tout probable qu’une démarche sera faite auprès du secrétaire-trésorier, McAdoo, pour empêcher la vente à l’enchère publi que de la bijouterie de feu Lord Strathcona, haut commissaire canadien à Londres, saisie par les officiers de douanes sous le prétexte d’estimation au-dessous de la valeur.Les bijoux étaient consig-nés à un avocat de cette ville qui devait les remettre au beau-fils de lord Strathcona, M.James R.Smith, de Brooklyn, Mass, à qui ils avaient été légués.L’inspecteur Treadwell prétendit que les bijoux étaient estimés de 75 à 100 pc.au-dessous de leur valeur.Cette décision fut confirmée aujourd’hui par un comité spécial et les objets précieux devraient être vendus à 1 encan.L avocat de la succession en appellera auprès du secrétaire McAdoo.VOIE DOUBLE SUR TûUI LE PARCjJÜ MONTREAL TOR ONTO—CHI C ÀGJ ^“INTERNATIONAL LIMITEl*" Le train d’un service aupericur du i/itiuaJ.t Quitte Montréal à 9.00 u.in., arrive h Toronto à 4.30 p.m.Détroit 9.55 p.in., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE Tn LU.T AMELIORE On train quitte Montréal a 11.00 p.m., arrivant à Toronto à 7.30 a.m., Détroit 1.43 p.m., Chicago, 8A0 p.m.Service quotidien de wagons-lits, club-com parti ment entre Montréal et Toronto.122, rue St-Jacques, angle fet-Fran* çois-Xavier—Tél.Main 6G0I Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventur0 “ Main 8221 I Bureaux ! en Ville UGNE ALLAN DEPART DES MALLES ROYALES SAINT-JEAN, N.B.A LIVERPOOL ; “HESPERIAN” .Samedi, 12 déc.“SCANDINAVIAN” .Mardi, 15 déc.“GRAMPIAN” .Vendredi 25 déc.SAINT-JEAN, N.B.A HAVRE-LONDRES “SICILIAN” Jeudi, 31 déc.“CORINTHIAN”.14 janv.1915 P0RTLAN0-B0ST0N A GLASGOW “POMERANIAN” (de Portland) 10 déc.“SARDINIAN” (de Iloston) 24 déc.Pour plus amples renseignements, s’adresser aux agents locaux de la Ligne Allan.Bureau des passagers du haut de a ville, 675 rue Sainte-Catherine Ouest H.& A.ALLAN Agents généraux, MONTREAL LA POLITIQUE DE L'ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURAS&A La brochure de M.Henri Bouras-sa sur La politique de l'Angleterre avant et après la guerre, où se trouvent réunies son analyse du “livre blanc” anglais, des articles de MM Brailsford et Edwart, une préface inédite, des extraiis du Correspondant, un résumé des débats sur la neutralité du Luxembourg, au parlement britannique, vient d’être mise en vente.Adresser les commandes au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; 25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine.$20.00 le cent, plus les frais d’expédition : 3 sous l'exemplaire, 5 sous pour deux.7 sous pour trois et 27 .ixmr la douzaine^ COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL horaire du service suburbain POUR 1914, LACHÎNE.— Du Bureau de Poste.Scr-Ucc de :— '0 min.de 5.40 a.m., A S.00 a.m.ro npn.de 8.00 a.m., k 4.00 p.tn.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., h 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de ï— 20 min.de 5.30 a.m., à 5.60 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à ti.HO a.m.20 min.de 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m,, ft 12.10 a.m.Dernier tramway extra ft 12 50 a.m, SAULT - AU .RECOLLET ET SAINT.VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis ft Saint-Vincent.—Service, de : — 20 min.de 5.20 a.m., ft 6.00 a.m.10 min.de 6.00 a.m., ft 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., ft 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., ft 8.00 pan.30 mih.de 8.00 p.m., ft 11.30 p in.Tramway pour Henderson seulement 12.00 minuit.Tramway pour Saint-Vincent .12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 6.30 a.m.10 min.de 6.30 a.m., ft 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., ft 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m., ft 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., ft 12.00 a.m.Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramw ay de Saint-Vincent .1.10 a.m.CARTIER VILLE!.—De Snowdon Jet.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 10.40 p.m.40 min.de 10.40 a.ni., ft 12.00 minuit.DE CARTIER VILLE.— Service de S— 20 min.de 6.40 a.m., ft 11.00 p.m.40 min.de 11.00 p.m.ft 12.20 ajn.MQNTAUNE.-De PAve.du Pure et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m., ft 12.0I> minuit.DR L’AVE.VICTORIA—Service de 20 min.de 5.50 a.m.ft 12.30 minuit.De l'Ave.Victoria ft Snowdon—10 min.5.5® a.m., ft 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., ft 0.00 p.m.60 min.de 9.00 p.m., ft 12.00 minuit.TRTRRAULTVILLE—Scnrloa de i-i 15 min.de 6.00 u.m., ft Q.3U a.m, M min, a* 6.30 a.m* ft 6.30 p.m.i / VOL.V-No 284 > —-— LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI .1 DECEMBRE 1911 COMMERCE ET FIXAIS CE * LE REVENU DU^ANADA LES RECETTES DE L’ADMINISTRATION DES DOUANES ONT SUBI UN TASSEMENT DE PLUS DE 3 1-2 MILLIONS DE FIAS TRES, DURANT LE MOIS D'OCTOBRE.Ottawa, 3.— Les revenus de la ^ Puissance continuent de décl'ner bien au-dessous du niveau de l’an dernier.C’est le cas de presque tous les bureaux rapportant quelque chose au Trésor, mais ce fléchissement se fait plus particulièrement sentir dans ?Administration des Douanes.Le Revenu de l’Intérieur accuse également une lourde perte.La montant des droits perçus sur les articles de consommat on, durant le mois d’octobre, a arte'nt 5 millions $657.871, par comparaison avec 9 millions $198 657 pour le mois correspondant de l’année précédente, c’est-à dire une ehuie de plus de 3 1-2 millions.On croit que le tassement de novembre sera aussi marqué.Durant les sept mois de l’année en cours le total des droits perçus a décru de 67 Y m liions $761,983 en 1913 à 48 millions $514 957, soit une dépression d’environ 19 1 4 millions.Le principal élément de baisse de notre commerce extérieur est manifestement la guerre Le même facteur nécessite de lourdes dépenses dans les branches qui n’ont pas été prévues lors de l’élaboration du budget.Les dépenses ne se rapportant pas à la mobilisation et à notre protection militaire ont été autan: que possible réduites; quelques travaux publics seulement, si toutefois il y en eut, ont été entrepris, mais la situation esc quand même d fficile et le parlement aura à y faire face à l’ouverture de la session.Un accord entre le ministre des Finances et la Banque d’Angleterre re lativement aux avances, qui seraient ultérieurement couvertes par un emprunt de guerre, permet à la Puis sance de subvenir à ses dépenses de guerre, mais les pertes subies par le revenu entrave le développement général du pays.LA HOLLINGER GOLD MINE LE TONNAGE TRAITE DANS LES ATELIERS DE CETTE INSTITUTION, DURANT LA DERNIERE PERIODE, SE PRESENTE A 18,-645 TONNES.— EXCEDENT Ij EXPLOITATION, $72,885.L’ère de prospérité que traverse la Holl nger Gold Mine se continue sans démentir.Le rapport que la Compagnie a fait hier tenir à ses actionnaires, simultanément avec le vingt-huitième dividende de 3 pour cent, considère la période de quatre semaines term'née ie 4 novembre.C’est .’un des prus brillants publiés.Le tonnage traité, 18,646 tonnes, se classe en deuxième rang.Si le prix de revient a été quelque peu supérieur à celui des périodes précédentes, le rendement moyen de $14.09 a marqué un progrès de 55 sous par tonne.Le ren | ueme.it brut du tonnage extrait a été | évalué à $262 797; et le rendement du ' minerai tra.té s’est présenté à $245.-1882, donnant un bénéfice brut de $162.882.Si l’on remarque que .’usine n’a fonctionné qu’à 88 pour cent de sa capacité maxima, par comparaison avec 94-96 pour cent ordinairement, l’on peut supputer la production probable de l’usine agrandie en février ou mars prochain.11 faut également noter que l’excédent, au 4 novembre, se ch'ffre par 1 million $173 640 68, soit une plus-value de $72,885.42 sur ! octobre le 7.Ce compte-rendu de la Hollinger, ainsi que te chèque qui l’accompagne coïncide avec le deuxième anniversaire de la première distribution de la Compagnie, laquelle eut lieu le 2 novembre 1912.L’exploitat’on a commencé le 15 juin 1912.Si I on se rappelle les difficultés du début, on sera frappé des progrès rapides de cette entreprise durant les ving:-huit pé-r’odes mensuelles qu’elle a traversées: Rendement du An minerai 1912 (614 mois) .$ 970.304 89 1913 .2.589,392.76 1914 (au 4 ncv.).*2 331 406 00 BOURSE DE NEW-Y0RK LA SEANCE DU MATIN DONNE LIEU A DES FLUCTUATIONS DIVERSES.— ELLE EST PLUS ANIMEE VERS LA FIN.New-York, 3.— Des transferts importants ont été enregistrés à l’ouverture du marché ce matin, à la Bourse de New-York.Les affaires ont été d’un moindre volume que durant les séances antérieures et les offres n ont touché que des lots modiques.Le Southern Railway 4 pour cent, l’Interboro remboursable 4 pour cent, l’Atchison 4 pour cent convertis-sables, et le Chicago, Rock Island and Pacific Railway amortissable 4 pour cent ont gagné de légères fractions.Le Northern Pacif c 4 pour cent, le Burlington 4 pour cent et le New-York Railway se sont tassés.Le Re public Steel 5 pour cent a décliné un peu, tandis que TU.S.Steel 5 pour cent est demeuré inchangé.Les affaires ont été plus actives dans la suite et le ton.bic% que indécis, était moins lourd.Le M ssouri Kansas and Texas a d’abord avancé d’un point tandis que l’amortissable 4 pour cent abandonnait 3 points.Les diverses émissions du Rock Island and Pacific ont été suffisamment actives, ainsi que quelques autres.La transaction la plus intéressante de la matinée a été une vente de $60 000 d’United States Steel 5 pour cent, inchangé.LES COMPENSATIONS A MONTREAL ELLES EXPRIMENT UNE DEPERDITION DE PLUS DE 15 MILLIONS SUR CELLES DE L’AN PASSE.LE COMMERCE AMERICAIN IL BENEFICIE DE LA GUERRE EUROPEENNE.— $500,000,000 EN UNE ANNEE.Total.$5 891,103.65 * Approximatif.An Profit brut 11912 (6 VL- mois).$ 600 664 42 11913 .1 628,113 64 1914 (au 4 r.ov.).1 477,956.12 Washington, 3.— Que la durée d’une année de la guerre européenne g.ajouterait 500 millions de piastres au chiffre du commerce extérieur dés Eta:s-Unis.voilà ce que pense M.Edward E.Pratt, chef de l’Administration du Commerce Extérieur et Intérieur (Bureau of Foreign and Domestic Commerce).M.Pratt vient de terminer une étude des rapports des consuls et des agems de commerce américains à l’étranger ainsi que le relevé des nouvelles commandes qui ont inondé ce pays.Si le prorata de l’augmentation enregistré depuis ie mo.s d’août se maintenait jusqu’en août prochain, il estime que les nouvelles commandes placées chez les manufacturiers amé-, ricains se chiffreraient par un demi v milliard.> L’avance est surtout notable dans les outils et machineries et autres produits fabriquées.La première puissance parmi les belligérants qui ait recherché les machineries américaines a été la Russie.Dès l’ouverture des hostilités, les commandes de ce pays sont arrivées.La demande a augmenté graduellement et tout indique que maintenant la production est insuffisante.Total.Dividendes servis Excédent, 4 nov.$3,706,734.18 2520 000r 1,173 G40 00 Le compte rendu de la Chambre des Compensations île Montréal, pour la semaine terminée ce matin, présente le chiffre total de 46 millions^ 8367,730 contre 45 millions $445,581 la semaine dernière — en moi ns-value de 15 millions $93,736 par comparaison avec la même hui-laine de l’année passée.La diminution de cette semaine dépasse celle de la semaine dernière par plus de 5 millions % de piastres.LA BANQUE D’ANGLETERRE L’ACCROISSEMENT DE LA RESERVE TOTALE DE CETTE INSTITUTION SE PRESENTE A £1,-425,000.LES DIVIDENDES PLUSIEURS INSTITUTIONS NEW-YORKAISES EN REPRENNENT LE SERVICE.New-York, 3 — Cinq entreprises minières ont annoncé mardi la reprise de leurs dividendes ou la distribution de super-dividende.La Calumet and Arizona a déclaré 50 sous par part contre néant il y a trois mois et $1.25 il y a un an.La Stewart Mining Company a déclaré une distribution de 10 sous par part et un super-dividende du même montant.La Superior and Pittsburg Copper Co.a repris son service de dividende avec $1 par part contre néant il y a trois mois et 38 sous l’an dernier.La Goldfield Consolidated annonce une répartition de 15 sous par part, la première depuis février, quand on a servi 30 sous.LES FAILLITES DEJOVEMBRE LEUR ACCROISSEMENT EST SURTOUT NUMERIQUE.Les insolvabilités commerciales s'accroissent d’une façon prodigieuses, bien que le passif global des fa 1-lites de novembre ne soit qu’en légère plus-value sur celui de la période correspondante de l’année dernière.Numériuuement.cependant, l'augmentation est sensible, On a rapporté à l’agence R.G.Dun and Co., 1,815 suspensions, pour le mois dernier, contre 1,686 en octobre, 1 377 en novembre 1913, 1,175 en 1912, 1.105 en 1911, et 1,003 seulement en 1910.Le passif global des maisons en déconfiture atte'nt 25 millions $489,498 contre 24 millions $199,485 Tannée avant, 15 millions $646,105 en 1912 et environ 15 millions 300.000 en 1911.MARCHE AL’MENTAIRE Nul changement notable ne s’est effectué sur le marché local.Les cours demeurent fermes et les arrivages importants.Les affaires sont assez nombreuses et Ton ne prévoit pas que le cours des événements dusse varier d’ici quelque temps.La demande pour le commerce d’exportation se ma'ntient, et les oeufs frais se font encore rares.Nous cotons: OEUFS.— Les arrivages ont été de 827 contre 3,181, la semaine passée, et 85 Tan dernier.Nouvelle ponte.45c Choisis.3lc No 1.28c BEURRE.— Les arrivages ont été de 440 contre 425 la semaine dernière et 362 Tan passé.Crémerie de haut choix.28 à 30%c Second choix.26 à 27c FROMAGE.— Les arrivages ont été de 3,141 contre 2,632 la semaine dernière et 811 Tan dernier.De l’Ouest, blanc de haut choix.15(4 à 15 % c De l’Ouest, coloré de haut choix.15% à 15%c De TEst, coloré de haut choix.1544 à 15%c De TEst, blanc de haut choix.1544 à 15%c Seconde qualité .15 à 15y8c POMMES DE TERRE.— Campagne 1913 .$1.50 à $1.75 Campagne 1914, des Etats Unis, quart .$4.25 à $4 50 Canadienne, le sac .$2.00 à $2.35 FEVES.— Par boisseau: Triées à la main, campagne 1914.$2.85 à $2.95 Triées en lots de trois livres.$2.50 à $2.60 FARINES.— Premières patentes.$6.70 Secondes.6 20 Fortes à boulanger.6.00 Londres, 3.— L'état comparatif hebdomadaire de la Banque d Angleterre fait ressortir les changements suivants: Réserve totale, dim.,£ 1,425 000 Circulation, aug.612 000 Encaisse métallique, dim.813,255 Valeurs diverses, aug, .1,806 000 Dépôts du public, dim.6,114,000 Autres dépôts, aug.11,508 000 Billets en réserve, dim.1,433,000 Compte courant du résor, auF- • • ¦ .5 004,000 La proportion de la réserve de la Banque par rapport à son passif est de 29.80 pour cent contre 31.60 pour cent, la semaine dernière.Le taux de l’escompte est inchange à 5 (pour cent.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison Mc Dougall and Cowans: Cours Cours d’ouverture à 11 h.30 a.m Blé- Décembre .Mai .Maïs— Décembre , Mai ., Avoine— Décembre .Mai .114 7-8 121 1 2 63 1-2 69 1-2 47 3-8 52 1-2 L’U.S.RUBBER JXPORT Co.New-York, 3 - La Rubber Gonds Manufacturing Company a déclaré un dividende de 1 p.o.payable le 15 décembre.L’organisation de l’United States Rubber Export Company, qui a reçu ses lettres patentes la semaine dernière, pour manipuler le commerce d'exportation de l’United States Rubber, a été terminée hier par l’élection de ses administrateurs.UNE COURSE AUXBANQUES New-York, 3.— Une course sur des banques de la partie Est a commencée hier et se continue aujourd’hui, par suite de la suspension des trois banques d'Abraham Kass.Les banques assiégées remboursent les dépôts sans se faire prier.115 121 1-2 63 3-4 69 3-8 47 1-2 _____ _ 521-2 L’ARGENT EN ÜNGOTS Londres, 3.— L’argent en barres est cote à 23 11-16Ü.par or.ee.Le taux de l’escompte pour les effets à trois mois est de 2.78 pour cent.SOCIETESÂINT-V1NCENT DE PAUL Une réunion solennelle des conférences Saint-Vincent de Paul aura lieu le dimanche, 6 décembre prochain a 2 heures 30 p.m., au Monument National, boulevard Saint-Laurent.Sa Grandeur Monseigneur l'Ar-cheveque de Montréal veut bien faire aux conférences l’honneur de présider celte assemblée spéciale ; on est assuré d’y entendre egalement M, G.J.Magnan, président du Conseil Supérieur du Canada.Sont instamment priés d'assister à cette réunion tous ceux qui appartiennent à la Socité Saint-Vincent de Paul, soit comme membres actifs, soit comme membres bienfaiteurs ou honoraires, et tous les amis de l’oeuvre en général.Le Conseil Central de Montréal, Société Saint-Vincent de Paul.M.J.W.PÜGSLEY PROMU Ottawa.,i — M.1.\V.Pugsley vient d’être nommé secrétaire du département des chemins de fer et canaux.Il succède à M.L.K.Jones qui devient assistant sous-ministre des chemins de fer.EMEUTE A VALPARAISO Valparaiso.Chili, 3 — Des bagarres de peu d’importance ont eu lieu à l’annonce de la nouvelle que la compagnie des tramways électriques allemande augmenterait ses prix.L’incident se ramène à quelques légers dommages a la propriété de la compagnie, et à des cris isolés poussés par la foule contre l’Allemagne.CHAMBRE DE COMMERCE LES COMMANDES DE DUEBRE ET NOS MANUFACTURIERS ?GRANDE OCCASION POUR ACHETER DES Cadeaux de Noël ; M.J.-W.Meldrum donne de précieux renseignements à! ce sujet, aux membres de la Chambre de Commerce.- Rapport de Thon.Perodeau et de M.J.Fortier, représentants de la Chambre au Congrès des Chambres ! j de Commerce, à Pans.— La question du tramway.Une assemblée générale de la Chambre de Commerce a été tenue hier soir, et des questions très importantes y ont été traitées.M.1.W.Meldrum, secrétaire (ie l'Association des Manufacturiers, avait été invité par M.le président Fortier à venir donner aux membres, des explications et des renseignements à propos des commandes de guerre.M.Meldrum fait d’abord remarquer que les industries canadiennes sont peu connues des nations européennes.Ne sachant où s’adresser ici, les agents des gouvernements anglais, français et russe se sont d’abord dirigés Vers les marchés américains.Nos manufacturiers n’ont pas lardé à faire entendre de justes récriminations (lui ont amené chez nous M.Fred Stobbart, agent du gouvernement anglais.M.Stobbart noos est arrivé avec une liste toute prête des produits que voulait acheter sou gouvernement.Il a déjà placé plusieurs commandes dans les manufactures canadiennes, et il lui en reste quelques autres à placer.Si .Ton considère que les principales industries de Montréal s m; des aciéries et que M.Stobbart n’avait nullement besoin d’acheter les produits des aciéries, on ne peut s’empêcher de conclure que Montréal a eu sa bonne pari des commandes accordées jusqu’ici, au Canada.L’agent du gouvernement anglais venait chercher ici des lainages et les cuirs et il a acheté es produits au Canada, surtout à Montréal.D’autres commandes ont été obtenues du gouvernement impérial lui-même, entre autres celles de 100,000 carabines Ross, au prix le $2,000,000.Pour «y iiplir cette commande, la compagnie Ross devra employer, eei hiver, près de 1,500 hommes, tandis qu’elle n’en employait que 700 dans ees derniers temps.En terminant M.Meldrum suggère que des agents soient envoyés en Europe pour solliciter des commandes et il affirme (pie si ceci est fait, le Canada obtiendra des commandes de préférence à tout autre pays.M.A.J.Lavoie, de la “Oxford Motor Company”, se plaint que la commission des achats du gouvernement à Ottawa, a beaucoup trop tardé à lui fournir les devis pour les auto-camions.Lorsqu’il les a obtenus il était trop tard pour permettre a sa compagnie de rivaliser avec la compagnie qui a obtenu la commande et qui fabrique ses machines aux Etats-Unis.Il déclare que si le travail avait été fait à Montréal, près de 3,000 hommes auraient trouvé de 1 ouvrage.M.Lavoie a sollicité'des commandes auprès du gouvernement français.A la première question il a été embarrassé : “Votre gouvernement vous a-t-il donné des commandes?” M.I.udger Gravel propose alors qu’un télégramme soit envoyé au premier ministre lui demandant qu’à t’avenir tes manufacturiers canadiens obtiennent les contrats pour les camions-automobiles de Tannée.L’honorable N.Perodeau, et M.Joseph Eortier qui ont représenté la Chambre de Commerce au Congrès international des Chambres de Commerce, tenu à Paris du 8 au 26 I juin dernier, ont fait hier leur rap- i port à la Chambre.Après avoir parlé de la réception enthousiaste qui leur a été faite, I les délégués donnent tes grandes lignes de l’organisation et du fonctionnement de la Chambre de Commerce de Paris; puis ils parlent longuement du congrès et des questions qui y ont été portées.Si la guerre n’était pas intervenu un bu-jrcau internationale des statistiques douanières aurait été formé et siégerait déjà en permanence pour régulariser ees slatistiques d’après les méthodes les plus modernes et les «plus scientifiques.Un tarif postal universel a été aussi une des questions débattues.A la fin de rassemblée, MM.R.Re-j dard et Jos.Filiatreault demandent i au président, M.Adélard Fortier, ; quelle attitude le Chambre va pren-, (!re, après celle du Board of Trade (pii demande aux autorités municipales d’accorder à la Coinpasmie des tramways, une franchise à des conditions raisonnables, et cela dans le plus court délai.M.Fortier répond Ique comme il n’y a aucun projet devant la Chambre, il serait difficile de discuter de la chose.Si un membre avait un projet à soumettre la Chambre s’en occuperait.MM.Bédard et Filiatreault déclarent qu’un comité d’experts devrait ¦être nommé pour surveiller ce que la Ville fera à ce sujet.M.Fiiia-trenult dit que le projet du maire Martin peut être mis à qu'il n’est lias nécessaire mettre un autre.La question est référée au comité des transports.KX3 CHEZ H.SCOTT LE PLUS GRANù BIJOUTIER DE LA PARTIE EST 479 rue Sainte-Catherine Est *250,000 — DE MARCHANDISES AU CHOIX — Bel assortiment de diamants, bijoux, horloges, montres, verre taillé, bronzes, statues en marbre, argenterie, coutellerie, objets ciselés, bijoux artistiques, boîtes à bijoux, etc, -S©% D’ESCOMPTE Jusqu9au 1er janvier r F.X.GUILLEVIN Tél.Uptown 4166.Appareils électriques GROS ET DETAIL 1088 rue SAINT-JACQUES, MONTREAL Assortiment complet de fixtures électriques —- - modèles nouveaux Une visite à nos salles d’échantillons pourra vous convaincre de l'énorme stock que nous avons et de la prodigieuse quantité de modèles à des prix raisonnables.Nous avons aussi un très grand assortiment d’accessoires électriques que nous pouvons livrer de suite.Tous renseignements fournis gratuitement.GROS ET DETAIL.—Fixtures, verreries, lampes métalliques et carbone, batteries de poche, tons articles pour lumière électrique et sonnerie.—GRAND CHOIX.Tétude et d’en sou COUR SCPERIKCRE, Montréal, No 4072.- I Dame Mélanie Depairon, épouse d’Alfred I Dupré, de s cité rt district de Montréal, com- ! mprçant, a intenté une action en séparation de biens contre, ledit Alfred Dupré, le 22 , septembre 1 ill 4.CINQ-MARS KT CINQ-MARS, Procureurs de la demanderesse.PROVINCE Di: C :, district de Montréal, Cour Supérieure No IC188 W.(irenier.demandeur, vs.O.Galarneau, défendeur.Le lime jour de décembre 1914, à 11 heures de Lavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No ;î9 rue Beaubien en la cité île Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.T.R.UKRVIEUX, H.C.S.Montréal, 2 décembre 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 16230- John Allen Registered, de Montréal, demandeur, vs.Thos.J.Duggan du même lien, défendeur.Le 12me jour de décembre 1911 üt dix heures de Pavant-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 1581 Ave.du Parc en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, Conditions: argent comptant.1.K.PAUZE, H.C.S.Montréal.décembre 1914.& FRERE IMPORTATEURS DE VINS ET LIQUEURS LES PLUS BAS PRIX DU MARCHE.120 rus SAINT-DENIS TEL.EST 1682 et 4755.L’ATTITUDE DE L’ITALIE I CE PAYS PASSE PAR LUNE DES PERIODES LES PLUS CRUT j QUES DE SON HISTOIRE ET ON ; ATTEND AVEC ANXIETE L O-i RIENTATION DE SA POLI TL i QUE.Rome.3 — Le parlement italien se réunit aujourd’hui et ses délibérations sont attendues avec anxiété, vu que l'Italie traverse à l’heure qu’il est l’un des moments les plus critiques de son histoire depuis qu’elle fut unifiée.Quatre cent cinquante députés et trois cents sénateurs sont déjà rendus à Rome afin d’assister à la session.Le premier ministre Salan l-a.en présentant le nouveau cabinet, fera une déclaration concernant la politique ministérielle.Ce qui se rattache à l'altitude de l’Italie, au milieu de la crise européenne actuelle, formera un passage particulièrement intéressant de l’adresse.On s’atteiul à ce que le premier ministre donne les motifs qui ont poussé son gouvernement à maintenir une “neutralité armée et vigilante” afin d’assurer l’intérêt suprême de IMtalie s’il arrivait qu’il dût être menacé.La déclaration renfermera aussi des statistiques au sujet des préparatifs militaires et navals pour lesquels un billion de francs ($200.-000,000) ont été appropriés ; elle indique de plus les mesures qu'on aura jugé bon de prendre pour remédier au chônirg".Les chefs des -livers groupes feront de brefs discours et l’on croit que les députés et les sénateurs s’uniront dans un sentiment de commune confiance dans les membres du cabinet, afin de fournir aux puissances étrangères une preuve de la solidarité du parlement italien.Une pression a été exercée sujet sur les socialistes qui.la situation exceptionnelle où trouvent, pourraient manifester quelque opposition.Aux jeunes N’oubliez pas l’ata-lier du DEVOIK pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.’ .* Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 me Saint-Vincent TEL.MAIN : 7461 A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l’essai.Célérité, Prix modérés, Travail parfait.a ce dans Is se Bfi AU BOARD OF TRADE CHAMP CLARK ETAIT IVRE I.e conseil du Board of Trade a tenu son assemblée régulière hier après-midi.On y a lu une circulaire d’Amsterdam, envoyée par le “Bureau voor Handelsinlichtingen”, lequel annonce qu’il a à vendre un grande nombre d’articles de fantaisie et de jouets.Cette maison est subventionnée par le gouvernement hollandais.I.e conseil croit bon de déclarer que la plupart des produits annoncés sont de manufacture allemande et demande aux importateurs de ne pas donner leur patronage à cette maison de nationalité plutôt douteuse.Détroit, Midi., 3.—Champ Clark, l’Orateur de la Chambre des Représentants, qui devait donner une conférence devant les membres de la chambre de commerce de Détroit, hier soir, n’a pu s’exécuter.Il est entré dans la salle du banquet dans un tel état d'ivresse qu’il put à peine se rendre sur l’estrade.Dès ses premières paroles, on dut le faire descendre et congédier les auditeurs en leur assurant que leur argent leur serait remis à la porte.Les lumières ont dû être éteintes deux fois pour ."mener le conférencier à se taire après qu’il eût commencé à pérorer.Les dames luittaiont la salle en grand nombre dès que i'on s’aperçut de l’é*at d’esprit de l’orateur.Ce conférencier se laissa reconduire en toute tranquillité à son hôtel.Champ C’ark éiail arrivé au Board of Trade une demi-heure après l’heure fixée pour son discours.Le comité des démocrates lui avait fait une réception chaleureuse durant la journée avec ce résultat qu’il en sortit absolument ivre.Londres, lundi, le 30, (Retardée.) —L’Agence Lloyd annonce que le vapeur norvégien “ linnwh ”, qui est arrivé à Liverpool de New-York, dimanche, a été saisi comme prise de guerre par les autorités anglaises.Le vapeur “ Ranwh ”, capitaine Morve, a quitté New-York le 13 novembre.à destination de Liverpool, C’cls un navire de 1,916 tonnes.IMIOVINCK DE QI/KHEC.rli.trii-t ,1c Montréal, Cour (le Circuit No 22031 L.(ioklfine et al, demandeurs, vs.A.Eielicubaum et ni., défendeurs.Le lümc jour de décembre 1314 à une heure de l’après-midi, au domicile de Samuel Elchenbaum, l’un dis dits défendeurs au No 1220 rue Cadieux eu la cité cl" Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dis dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, < te.Conditions : argent comptant.1.B.THUDEÀU, H.C.S.Montréal, 3 décembre 1914.IMIOVINCK DK.Ol’KBKC, district de Montréal.Cour de Circuit No 22012—K.Onu r l’erricr, demandeur, vs.J.11.l’aradis, défendeur.I.e lime jour de déccnibr.i 1911 à deux heures de l'après-midi, au donreile.du dit défendeur, au No .'I12S rue Saint-Hubert en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justic 1rs biens et effets du dit défendeur, saisis tu cette cause, consistant en meubles de ménage, en piano, etc.Conditions: argent comptant.J.11.THUDEAU, H.C.S.Montréal, 3 décembre 1914.PHOVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 2201fi Napoléon Glgnac, demandeur, vs.Wilfrid Oudoury, défendeur.Le lame jour de décembre 1914 à deux heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1283 rue Cartier en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu meubles de ménage, un piano, etc.Conditions: argent comptant.J.B.TIU,’-DKAU, H.C.S.Montm:!, 4 décembre 191 i.PROVINCE PE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3351, Percy Gregory, vs.Alla rt Kacuilladr (I al.Le 12mr jour de décembre 1911 à 10 heures de l’a-raid-midi, au domicile du d t défendiur A.Lacaillade, au No 474 rue Labre en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, A.I.acaliladc, saisis en cette cause, consistant en effets de ménage, etc.Conditions: argent comptant.R.DRAIN VILLE, H.C.S.Montréal, 3 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1313 Tobin Manufacturing Co.vs.A.Arcond.Le 12me jour de décembre 1914 à 11 heures de Ta-vant-mldl, au domicile du dit défendeur, au No 3020 rue Saint-André en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en effets de ménage, etc.Conditions : argent comptant.R.DRA1NV1ELE, H.C.S.Montréal, 3 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 8500—Vlctorine Boucher et vir., demanderesse,, vs.Daine A.Beauséjour, défenderesse, et .1.W.Pilon avocat distrayant.Le l’ime jour de dé-Cfunbre 1914 ii dix heures de l’avant-midi, an domicile de la dite défenderesse, au No 2311 rue Suint-Denis en lu cité de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite de.manderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.EUE ROCHON, H.C.S.Montréal, 3 décembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 2561 Michael Ke-)lx McEJhcron, de Maisonneuve, vendeur, demandeur, vs.Odérlc Deniers, du même lieu, boucher, défendeur.Le 12me jour de décembre 1914 0 dix heures de l’avaut-mldi, A la ci-devant place d’affaires du dit défendeur, au No 678 rue Satnte-Cathr-rlne en la ville de Maisonneuve, district do Montréal, seront vendus par autorité des Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis eu cette cause, consistant en ameublement d’étal de boucher.Conditions: argent comptant.M.1.A.DECELLES, H.C.S.Montréal.3 décembre 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 8845—W.B.Cay-foiil et al., vs.H.Barlow.I.e 12nie Jour île décembre 1911.à deux heures do l’a près-midi A la place d’affaires du dit défendeur, au No 530 nie Ste-Oatherlne Ouest en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bleus et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en pupitre», moteur* électrique*, typewriters, etc.Conditions: argent comptant, R.DBA INVILLE, H.C.S.Montréal, 2 décembre 1914.7 77 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 3 DECEMBRE 1911 VOL.V.— No 284 Le temps cju’il (era Vents du nord-ouest et du nord, beau et un peu plus froid aujourd’hui cl demain.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Mcslé, gérant.Aujourd’hui maximum.47 Même date l’an dernier.45 Aujourd’hui minimum.38 Même date l*an dernier.35 BAROMETRE : 9 h.matin, 30.27; 11 h.matin, 30.28; midi.30.29.VENDREDI, LE 4 DECEMBRE (Jeûne), Saint-Pierre Chrysologue, évêque et docteur.Lever du soleil : 7 heures 22.Coucher du soleil : 4 heures 17.Lever de la lune : 5 heures 31.Coucher de la lune : 9 hcün-es 28.| Dernier quartier, le 10 à 6 heures | 38 m.du matin.| “ENTERRONS LA HACHE DE QUERRE!” M.le commissaire Hébert tend le rameau d’olivier au conseil, mais il est peu probable que celui-ci le saisisse.— M.L.-A.Lapointe accusé d’avoir fait volte-face.M.JANIN EN KHAKI LA GUERRE (Suite de.la lève jinge) violation du territoire bet^e par l'Allemagne n’est pour rien dans rultimatum de Londres à Berlin.Ce sont là tous points assez difficiles à tirer au clair en pleine guerre.Ht les historiens de l'avenir auront fort à faire pour rétablir justement les responsabilités de chaque belligérant et démêler l’écheveau diplomatique si emmêlé depuis juillet dernier.Du côté serbe, les Autrichiens signalent leur premier réel succès de la guerre, la prise de Belgrade, abandonnée comme capitale, il y a plusieurs mois, el restée presque sans défense contre l’ennemi.Il faudra l’intervention russe du côté de Budapest pour améliorer le sort des Serbes.NOS SOLDATS Tandis que ie roi George visite les tranchées et les bivouacs anglais, près de la ligne de feu, en France, les volontaires australiens et néo-zélandais, autrefois campés à Salisbury, en Angleterre, sont r.m-dus en Egypte, où ils passeront plusieurs mois en garnison, d’après une dépêche de Londres, de caractère officiel.Tout laisse donc prévoir (pie nos soldats les suivront, puisque ce semble être la volonté du “ War Office ” de faire garder les colonies anglaises par des troupes coloniales, au moins pendant quelques mois ; pendant ce temps, on s’efî'o1*-cera de compléter leur entrainement et de leur donner plus de cohésion, sous une discipline et des règles uniformes.A propos de l'équipement des soldats canadiens, une dépêche d'Ottawa au “Mail” de ce matin, et qui a un caractère presque officiel, indique que le ministère de la milice se prépare à expédier de nouvelles ho1 tes de campagne à nos troupes.Ces chassures seront d’un modèle plus fort et plus durable que celles qu'on distribua à Valcartier, “et qui ne résistent pas aussi bien qu'on le voudrait à la boue de Salisbury ”, dit la dépêche.Ailleurs,celle-ci dit que “les premières chaussures distribuées à nos troupes furent fabriquées à la hâte et clans certains cas, le cuir n'eut pas le temps de.bien MUltlli." Voilà qui confirme ‘exactement ce que le Devoir disait à propos de cette partie de l’équipement de nos soldats, au temps du camp de Valcartier, quand il parlait “ des semelles de bottes fendues ”, 11 est évident que, la guerre finie, il faudra faire la lumière sur les responsabilités des fournisseurs et du ministère.Car la chaussure est une des parties principales de l’équipement du soldat, obligé, en campagne, de marcher chaque jour de 20 à 30 milles.Et s’il faut, avant même que nos volontaires aient pris du service effectif, renouveler leurs chaussures, c’est donc qu’il y a ¦m de graves mécomptes quelque part.Les recettes du lise diminuent.En octobre, aux douanes seulement, il y a déficit de 3 millions et demi, sur la période correspondante de 1913, et l’on prévoit que le déficit de novembre sera encore plus considérable.Comme les nations européennes, le Canada connaîtra maintenant les beautés de l’impôt pour lins de guerre.Les gouvernants l’ont voulu.Geornes PELLETIER.Il est peu probable que la discussion soit longue, à la séance du conseil, cet après-midi, sur la question de l’emprunt temporaire que les coni-^nissaires demandent au conseil de les autoriser à contracter, car, s’il faut s’en rapporter aux délibérations du caucus, ce matin, il est à présumer que l’un des membres du c n-seil s’opposera à la considération «lu rapporl.L'assemblée de cet après-midi n’est, en efiet, que la continuation de celle d'avanl-hier.Or, on sail qu’à une assemblée ajournée, si un seul membre du conseil s’y oppose, il n’est pas loisible de considérer une affaire nouvelle: le rapport des commissaires est dans cette dernière catégorie.Le caucus a été mouvementé.M.Hébert a défendu le rapport avec chaleur.Il a déclaré que les commissaires, si le conseil leur laisse carte blanche pour cet emprunt, sont trop patriotes pour ne pas ('ordure un emprunt pour le plus grand bien de Ig ville de Montréal, dont ils ont la responsabilité, et il a demandé aux écnevins de cesser de faire croire au public qu'il y a division entre les deux corps qui composenl le gouvernement de la cité de Montréal.“Enterrons la hache de guerre !’’ s’est-il écrié.Mais il est à craindre que les rancunes ne cessent pas comme par enchantement, car, un instant avant de demander d’enterrer la hache de guerre.M.Hébert annonçait qu’il n'avait pas l’intention de discuter la question de l’emprunt, mais simplement de l’exposer, “parce qu'il ne sert de rien de discuter avec des sourds”.Quelques èchevins avant protesté, M.Hébert de renchérir : “Il n’est de pires sourds que ceux qui ne veulent entendre.” A la surprise générale, M Lapointe avait accepté, à la réunion du b«i-reau des commissaires, hier après-midi, de se faire le parrain du rapport demandant au conseil l'autorisation de contracter un nouvel emprunt.M.le maire avait également cessé son opposition.Celui-ci uni était présent à une partie de la discussion, ce matin, a meme «lit que si les commissaires avaient jugé à propos de suivre la procédure qu’ils viennent enfin do se décider à adopter cela eut épargné des -cènes disgracieuses au bureau des commissaires.M.Lapointe, à cause de son prétendu changement d’altitude, a été vivement pris à prati par M.l’éche-vin Ménard.Celui-ci a manifesté son étonnement de ce que M.La-pointe, qui combattait si vivement, à la dernière assemblée, le projet d’emprunt du bureau des commissaires, soit prêt maintenant à donner à ces derniers un blanc-seing leur permettant d’emprunter aux conditions qui leur plairont.Pour lui, il croit que si le conseil consent à voter un blanc-seing à des hommes comme M.Hébert qui se déclarent en faveur de l’abolition du conseil, ce même conseil vote du coup sa propre déchéance et son inutilité; il reconnaît son incompetence à discuter des questions de finance.Que les commissaires, soumettent les conditions du contrat d’emprunt, le conseil y adhérera, s’il le juge à propos.M.Lapointe répond que ce n’est pas de sa faute si la loi est ainsi faite.Il ne vent pas refuser aux commissaires actuels ce qui a été accordé aux anciens.Il s’est lui-même opposé à ce que l’on mette toute l’ad-lliinistration enlre les mains des commissaires ne laissant que la législation entre celles du conseil.Qu’on change la charte, il y a souscrira.Que MM.les députés à la Législature se décident à demander les amende-ments nécessaires, et il sera le premier à y applaudir, mais en attendant, il doit se conformer à la loi.M.Hébert donne ensuite lecture de la letlre de la Banque de Montréal concernant l’offre de MM.Bros-seau, Brosseau et Cie.M.Ménard croit comprendre par cette lettre, dont on ne peut donner le texte, que cette offre est plus raisonnable et plus avantageuse que celle de Harris et il se demande pourquoi les commissaires ne l’accepteraient pas.Il entreprend de nouveau M.La-pointe qu’il accuse de contradiction.Il est évident qu’il a changé d’altitude, sans doute parce qu’il veut exercer une influence auprès du bureau des commissaires qu’il n’exerce plus auprès du conseil.L’une des raisons qui le faisaient s’objecter à l’octroi du précédent, emprunt c’était la question des intérêts accrus que Ton devait payer à partir du mois de novembre jusqu'à ce que la ville louchât l’argent, le 7 décembre.Cette fois les commissaires demandent qu’on paye les intérêts accrus à partir du 1er décembre et cependant ils seront libres de faire l’emprunt dans six mois seulement s’ils le veulent, quittes à faire porter toute la responsabilité au conseil pour l’argent ([lie la ville aura perdu, ainsi, car il se peut très bien que l’emprunt soit conclu à des conditions moins avantageuses que celui offert par Harris and Co.M.Lapointe répond que, en fin de compte, il faut avoir confiance dans la bonne foi et la compétence du bureau des commissaires, voilà pourquoi il n’hésite pas à leur voter les pouvoirs dont ils ont besoin et dans Texcrcice duquel ils porteront toute la responsabilité, le conseil étant débarrassé d’autant.M.JANIN A LA GUERRE On annonce que M.Geo.Janin, ingénieur en chef de la ville, est parti ce matin pour Ottawa tout de khaki vêtu.LA PRODUCTION ET LA VENTE DES POMMES Discutées à la convention semi-annuelle de la société de pomologie.L’ITALIE RESTERA NEUTRE Rome, 3.— Le Parlement italien a ouvert ce matin une des plus importantes sessions de son histoire.Les membres du cabinet acceptant la politique du premier ministre Sn-landra, l’Italie se trouve politiquement parlant sur un pied de guerre.Les préparatifs qui ont été faits jusqu’ici ne seront qu’ébauchés par Signor Salandra; car on s’attend à ce qu’il affirme de nouveau que l'Italie a l'intention d’observer une neutralité armée et que le Parlement doit donner un vote de confiance au Cabinet.“Aucun fait nouveau ne s'est présenté pour pousser le Gouvernement à changer sa politique de neutralité,” a déclaré le premier ministre, lorsqu’il s’es! levé pour adresser la parole au Parlement.11 a ajouté (pie des raisons pacifiques ont induit l’Italie à demeurer neutre et que cette politique allait être continuée dans les circonstances actuelles.PLUSIEURS ETUDES DE GRAND INTERET Dans le NATIONALISTE dimanche prochain : — " UNE INTERVIEW DE MADEMOISELLE GRETERIN, ” par VICTOR BARBEAU (Spécial au “Devoir**) Sainte-Anne de Bellevue, 2.La réunion bi-aninielle de la Société de pomologie de la province se Lient aujourd’hui et demain au collège Macdonald ici.La séance d’ouverture a eu lieu à 2 hrs 30 cet après-midi dans la grande salle de rétablissement.A part les conférenciers inscrits au programme, l’assistance ne marque pas grand progrès sur la réunion précédente.Le président, M.Bunting, insiste sur l’importance de la société et du bien qu’elle fait.L’ambition de la société devrait être d’arriver à faire reconnaître la pomme canadienne comme fruit national.M.Harrisson, principal du collège Macdonald, souhaite la bienvenue aux membres de l’association.Puis la série des conférences commence.M.Lavoie, représentant du ministère de T Agriculture, de Québec, excuse l'absence de son chef et énumère les travaux du département dans le sens de la protection des arbres.M.Baxter a lu une étude fort intéressante sur la distribution et la ventes des pommes.11 y a beaucoup à faire pour améliorer le marché el assurer au producteur un revenu plus satisfaisant sans augmenter le prix pour le consommateur.Le fait est que la marge est énorme en général entre le prix que touche le producteur et celui que paye le consommateur.Cela dépend de bien des causes: emballage défeetueux, distribution insuffisante, transport onéreux et trop lent.Le Père Léopold, de la Trappe d'O-ka, partage celle opinion et la corrobore de chiffres concluants.La leçon à tirer de l’abondante récolte de cette année, dit-il, cYsl que les producteurs (le fruits de Québec doivent s’organiser en coopérative de distribution afin de contrôler leurs fruits jusqu’au détailleur et ne pas laisser tous les profils à ce dernier, La con-péraiion amènera les producteurs à comprendre qu’ils ont intérêt à développer le goût de la pomme, au- trement dit, la consommation.La coopération a fait merveille cette année, étant données les circonstances, partout où elle existe.Très intéressant, le travail du I professeur Macoum, de la Ferme expérimentale d’Ottawa sur la vie des arbres fruitiers de la province de Québec.Résultat d’une enquête par lettre aux producteurs de fruits, cette compilation montre que l’Alexandre vit une soixantaine d’années, la Golden Russet de même, la Baldwin au moins 50 ans, la Fameuse rent ans, au dire de M.Dupuis, de Saint-Roch des Aulnaies, la Mackintosh 35 à 40 ans, la Saint-Laurent 90 ans, la Wealthy une cinquantaine d’années.A la demande du président.M.Macoun a expliqué aussi les expériences que Ton fait depuis dix ans a Ottawa pour obtenir dans Qué-Iht une pomme de garde aussi bonne et meilleure si possible que la Soie de l’Ontario.Le croisement de la Fameuse et de la Macintosh avec certaines espèces plus fermes a donné différentes variétés presque d’aussi belles couleurs que les deux premières et un peu plus fermes.On n’est pas encore satisfait cependant et les expériences se continuent.M.Macintosh, expert en transport, a traité longuement ce sujet avec une précision de détails et de conclusions qui a paru impressionner vivement les auditeurs plus nombreux à la séance du soir.Le but de M.Macintosh est d’obtenir du parlement fédéral des modifications à la loi des chemins de fer qui réglementent mieux le transport des fruits.La réunion a félicité le gouvernement de sa campagne de publicité en faveur des pommes, Ce matin, on procède à l’élection du bureau.M.Rousseau agronome du district et ancien élève d’Oka, sera probablement promu à la présidence.La séance d’hier soir, a été agrémentée de musique par les élèves du Macdonald’s College.LA GUERRE SOULEVEMENT DE PRISONNIERS TEUTONS Un millier d’Allemands détenus au camp de concentration de Lancaster, Angleterre, tentent de s’évader en masse et sont refoulés à la pointe de la baïonnette.Lancaster, via Londres, 3.— Les gardes à la pointe de la baïonnette ont enrayé une tentative d’évasion de 1,000 prisemiers dans le camp de détention, ici hier soir.Il y eut plusieurs blessés.L’indiscrétion d’un détenu qui se vanta d’être sur le point d’f/>-tenir son élargissement mit le feu aux poudres et souleva Tire de ses com- pagnons.Fs (’attaquèrent.Les gar diens intervinrent, mais furent réduits à l’impuissance.On fit venir les réservistes.A leur arrivée ils virent s’avancer 1,000 prisonniers armés de briques, de bâtuis et ùe pierres.Chargeant rapidement à la baïonnette, les réservistes eurent rapidement raison des mutins.Les chefs du groupe furent arrêtés, et détenus à l’écart.PAS UN SEUL CANADIEN AU FEU Toronto, 3.— Un câblogramme spé«cial de Salisbury au “World”, dit: “Soixante officiers surnuméraires ici retournèrent en Canada, pour prendre place dans le second contingent canadien.Les autres deux cents surnuméraires se joindront à Tarmée nouvelle de Kitchener excepté quelques uns qui ont été réintégrés dans le contingent ici depuis que l’ancien système des compagnies a été remis en vigueur.Il n’y a encore aucun Cana-dieu sur la ligne de feu.Le colonel Turner, commandant de la Highland Brigade, a reçu un coup de baïonnette d’une sentinelle hier soir parce qu’il ne s’est pas conformé à l’ordre de s’arrêter pendant qu’il faisait l’examen d’efficacité de la garde.LES HOLLANDAIS TIRENT SUR DES BELGES Londres,3, (4.08 p.m.)—Une émeute a éclaté dans le camp de concen tration des Belges, à Zckst, Hollande, hier, au dire du “ Met Voik ”, publié à Amsterdam.Les soldats hollandais ont tiré sur les Belges, en tuant six et en blessant neuf.Les détails de cette affaire font défaut.MUTINERIE A ANDRINOPLE Londres, 3.— Le correspondant du “Daily News”, à Borne mande : “On confirme la nouvelle de la mutinerie de la garnison d'Andrino-ple.Les communications télégraphiques avec Beyrouth ont été interrompues, et le trafic par mer a cessé”.LE BUTIN FAIT A TS1NG-TAU Tokio, 3.— On vient de faire connaître aujourd’hui, aux quartiers-généraux de Tarmée, quel butin les Japonais ont fait à Tsing-Tau: soit 2,500 fusils, 100 mitrailleuses, 30 pièces d’artillerie de campagne, tous engins de guerre endommagés; une petite quantité de munitions, ,$6,000 en caisse, 15,000 tonnes de charbon, 40 automobiles, et des provisions suffisantes pour sustenter 5,000 personnes pendant 3 mois.Tous les vaisseaux à l’ancrage dans le port, dit-on, ont été détruits.SITUATION CRITIQUE A PRZEMYSL Venise, viâ Londres, 3.— L’archevêque de Przernysl, en route vers Rome, aurait déclaré dans une interview publiée ici que la situation de la ville est désespérée.Sa chute serait presque certaine.Les hôpitaux sont remplis, le nombre des morts est énorme, et les provisions sont épuisées.LE Dr ALBERT CALMETTE PRI-* SONNIER Paris, 3 — Le Dr Albert Calmette, le savant éminent et le directeur de l’Institut Pasteur à Lille, Tun des chefs du service médical de l’armée, avait disparu depuis quelque temps.On rapporte maintenant qu’il est prisonnier de guerre à Munster, Westphalie.Le Dr Calmette est le frère de l’ancien rédacteur du “Figaro”, Gaston Calmette, la victime de Mme Caillaux.B U LET IN OFFICIEL DE BERLIN Venise, via Londres, 3 — Un communiqué officiel autrichien rendu publie ici, hier soir, dit ; Dans la Gaiicie occidentale, la journée de mardi fut généralement calme.Les attaques nocturnes des Russes dans la partie nord-ouest de la région de Wolbrom ont été repoussées.Les combats à l’ouest de Eowo Rodiomsko, en Pologne, et dans ie voisinage de Lodz, tournent à notre avantage.Devant Przernysl, à la suite de la dernière sortie, les Russes font trêve à leurs attaques.Plusieurs aviateurs ennemis ont lancé des bombes mais sans succès.Dans les Carpathes, les engagements n’ont pas encore eu d’issue.Les troupes ont accueilli avec enthousiasme, sur le théâtre septentrional des opérations, la nouvelle de l’entrée des Autrichiens à Belgrade.LE CZAR EN POLOGNE Petrograd, 3 — D'après un communié officiel, le Czar est arrivé sur le théâtre des opérations, en Pologne.LA GREFFE DES OS Paris, 3.— La méthode de la greffe des os découverte par les docteurs Alexis Carreil, de New-York, et Voronoff, de Nice, à l’Institut Rockefeller, est actuellement enseignée aux chirurgiens de l’hôpital russe de Bordeaux, Grand nombre de soldats ont déjà subi ce traitement avec succès.RIEN D’IMPORTANT, DIT BERLIN Berlin, viâ Londres, 3.— Le bref \r JT J „ communiqué officiel d’aujourd’hui, | '«''couver, L.A., 3 La police dit : "Sur aucun théâtre des opér.v ?, hier,'T01r 1 »7.e5.t®,t,on1 1 ’ j H.M.Fitzgerald, appelé ici l'orateur ' irlandais, sous l’accusation d'avoir ville do Belgrade, hier, à la pointe de la baïonnette.Ils s’approchèrent de la ville du côté de Touest et se ruèrent contre les retranchements.Ils entrèrent dans la ville en poussant de bruyantes acclamations.L’ENROLEMENT A TERRENEUVE Saint-Jean, 3.— L’enrôlement des soldats et des marins terreneuviens qui feront partie du second contingent qui doit partir vers la fin de ce mois pour l’Angleterre, continue toujours à se faire avec succès.Il est probable que le nombre de ces soldats et de ces marins s’élèvera respectivement à i,()()0 hommes.LES SAPEURS DE M.JANIN Le maintenant fameux corps de sapeurs organisé par M.Georges Janin, mgénieur en chef de Montréal, est parti ce matin pour Ottawa sous le commandement du capitaine Lyle.M.Janin accompagne les volontaires et ira au feu comme officier quoique âgé de 61 ans.Le détachement est composé de Canadiens-français, d’Anglais, d’Ecossais et de Russes.Les militaires ont paradé dans nos rues pour se rendre jusqu’à la gare Windsor, au chant de “La Marseillaise”, “O Canada”, “Rule Britannia” et “It’s a long way to Tipperary”.M.PERKINS PART POURL’EUROPE iI5e notre corresuonaann Québec, 3.— M.John Perkins, de la Société Duchaîne et Perkins, manufacturiers de chaussures, a été choisi ce matin par l’Association des manufacturiers de chaussures de Québec pour aller plaider la cause des manufacturiers de Québec auprès des gouvernements anglais et français au sujet des contrats pour les chaussures des soldats.M.Perkins est parti cet après-midi pour New-York où il s’embarquera demain pour Liverpool et ira rencontrer le représentant de la pro-vinc ex Londres et le commissaire canadien à Paris afin de faire valoir avec leur concours les propositions faites par les manufacturiers de cette ville.DECES DE Mme ALBERT HUDON Madame Albert Hudon, épouse du président de la maison Hudon et Orsali, est décédée ce matin à sa résidence, 343 boulevard Saint-Joseph Ouest, Outremont.La défunte, née (Anna-Marie) Lasgrain, était alliée par sa mère aux familles Beaubien et F’raser et a MM.E.Dionne, Thomas Pouliot et a M.le juge Fiynn.Mme A.Hudon, très charitable, était dame patronnesse de l’hôpital Notre-Dame, de l’Oeuvre des Tabernacles et de beaucoup d’autres institutions de bienfaisance.Les funérailles auront lieu samedi matin à 9 b.15, en l’église de Saint-Viateur d’Outrenmnt.Nos sympathies à la famille.LA TEMPETE EN ANGLETERRE Deal, Angleterre, viâ Londres, 3.— Dans le cours d’un des ouragans les plus furieux, le paquebot hollandais “Batjan”, de Java, qui jauge 6 000 tonnes s’est échoué hier soir à Goodwin Sands, après être venu en collision avec un paquebot inconnu.On n’est parvenu qu’aujourd’hui de bonne heure et avec difficulté à lancer des chaloupes à la mer pour recueillir les passagers.Le capitaine pense que l’autre paquebot, passagers et cargaisons, a sombré.FITZGERALD ARRETE lions il aucun théâtre des ne s’est produit rien d'im- portant.” LES SERBES ONT DEFENDU BEL-GBADE VAILLAMMENT Budapest, viâ Londres, (2.18).— Les Autrichiens ont pris d’assaut la proféré des paroles séditieuses.Fitzgerald a adressé la parole à une grande foule durant la soirée et au cours de son discours il aurait dit des paroles insultantes à Tadres-se de la famille royale.Où Acheter Demain (lênrcglstrê con form émeut ù la ïol du Parlement du Canada, par L.-P.Peslor.gchnmp», au Ministère de l’Agriculture) SET DE CHAMBRE “COLONIAL” $575.00 Un des plus beaux et plus riches ameublement de chambre fait au Canada et digne de fiffurer avec succès à côté des meilleure» importations européenne* ou américaines.Ce set exposé actuellement dans nos vitrines et fait l'admiration de toute personne de g;oût.L’ameublement comprend lit double.Bureau, Commode, garnie de la toilette mobile, table de toilette, Psychée, deux chaises et une berçante.Tel.Est 7330-7331-637-39 EAINTE-CAÏHERINE-EST, anjple Beaudry, MONTREAL TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 417 SAINTE-CATHERINE EST Nouveau département de Gateaux et Patisseries Pour rencontrer les besoins de centaines de clients, nous ouvrons, demain, ce nouveau département.Vous ne trouverez ici que des GATEAUX ET PATISSERIES de la meilleure qualité, REÇUS TOUS LES JOURS de la boulangerie.Les meilleurs produits «employés.CE RAYON SERA SITUE AU REZ-DE-CHAUSSEE, PRES DE LA FONTAINE A SODA.Angle Sainte-Catherine et Montcalm Corsets $1.25 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sommèrent Dubreuil de leur remettre tout son argent.Celui-ci refusa et sortant un revolver il fit feu.Dubreuil prétend avoir blessé au bras l’un des bandits qui se fit panser par la femme qui Jes accompagnait.Cependant Dubreuil ne put résister longtemps aux trois autres.Il reçut un coup violent sur la tète et perdit connaissance.Les bandits le ligottèrent étroitement et le pendirent au tuyau d’une machine en lui passait une corde sous les bras.Dubreuil avait auparavant été fouillé et les voleurs s’étaient emparés d’une somme de $30, sa paie, qu'il avait reçue hier soir.Après avoir été assommé, Dubreuil ne se souvient de rien jusqu’au moment où il fut trouvé, vers 7 h.ce matin, par les terrassiers qui se rendaient au travail.F.a victime ne peut donner qu’un vague signalement de ses agresseurs.Ceux-ci parlaient français.La police provinciale a été avertie, ce malin, par Dubreuil lui-mè-mc ; le détective Lapointe s’occupe de cette affaire.UN VOL A LACH1NE Un vol des plus audacieux a été commis au cours de la nuit dernière, au magasin de M.A.Clément, quincaillier, coin de la 14ème avenue et de la rue Notre-tDame, La-chine.• Des bandits ont pénétré dans l’immeuble et se sont emparé de nombreux pistolets, couteaux, lampes àlectriques et menus autres objets pouvant servir à des bandits.La polie est sur leurs traces.DOM JAIME DE BOURBON Frais, 3.—Dans son édition d’aujourd’hui, l’“ Eclair ” dit que Dom Jaime de Bourbon, le prétendant espagnol, a fait appel à ses partisans, il y a quelque temps, ies exhortant à se ranger du côté de la France dans la lutte actuelle.Les autorités autrichiennes, ayant eu vent de cette affaire, ont mis Don Jaime sous arrêt dans ron château de Frohsdorf, Autriche, où il se trouvait alors.Le motif donné pour expliquer cet acte était le titre dé colonel de l’armée russe détenu par le prétendant.On en a appelé à l’empereur François Joseph, mais ce dernier a déclaré qu’il n’y pouvait rien.Dom Jaime persista dans ses efforts pour obtenir sa mise en liberté et obtint de choisir entre la détention en Autriche ou l’exil du pays.Il préféra s’éloigner et se trouve maintenant en Suisse.LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE SA GRANDEUR Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE HOMICIDE EXCUSABLE Les jurés du coroner ont rendu un verdict d'“homicide excusable” dans le cas de M.James Millen, 987 rue Tupper, âgé de 75 ans et tué à ta suite d’un accident d’auto hier coin Dorchester et Atwater.La voiture appartenant à l’intendance de l’armée canadienne, était conduite par M.Roméo Sénécal.Le défunt s’est jeté en avant de l'auto alors qu’elle effectuait un tournant pour l'éviter.Il n été touché par le votant de droite et se fractura le crâne dans la chute.LES PRISONNIERS” AU FORT HENRY Kingston, Ont,, 3 — Il y a actuellement au Fort Henry 485 prisonniers de guerre.Plusieurs d'entre eux sont actuellement a construire un chemin de fer conduisant au fort.Le premier tirage de notre br chure le Canada ù Lourdes, conl liant les discours prononcés au co grès eucharistique de Lourdes p Mgr l’évêque auxiliaire de Montré et le directeur du Devoir, a été rapidement enlevé qu’il faut i commander un second.Oh peut dès maintenant donn les commandes aux bureaux du D voir, 43, rue Saint-Vincent: 10 so l’exemplaire, $1.00 la douzair $7.50 le cent, plus les frais d'exp dition (2 sous l’exemplaire, 18 so la douzaine, 27 sons pour une do zaine et demie).DECES HUDON.—A Montréal, le :î décembre à l’flfçe de 39 ans, est décédée.Anna-Mario Ousgrain.épouse de M.Albert Hudon.Ces funérailles auront lieu samedi, le fi courant.Ce convoi funèbre partira de lu demeure de son époux No 313 Boulevard Saint-Joseph Ouest, t> il heures 15 n.m., pour se rendre ù l’église Saint-Viateur d'Outrcinont, où le service sera célérbé, et de là un cimetière de la Cûte des Neiges, Heu de la sépulture.Barents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.DECES A MONTRKÀb ANGERS, Charles, 2 mois, enfant d’Eugène Angers, avocat, rue Marlow, 115.CLERMONT.Lucille, 1 an, enfant d’Alfred Clermont, boucher, rue Masson, 17011.EMOND, Roland, 8 mois, enfant d’israil Emond, commis des Postes, rue Saint-LT-i bain, 1611.FILIATRAULT, Clara Doucet.12 ans, j veuve d'Adélard Flllatrault, menuisier, rue I de Laroche, 293.GAUTHIER, Cordélia Bélanger, 64 ans, veuve de Jos.Gauthier, bourgeois, rue Montcalm.529.HARVEY, Pierre, 43 ans, barbier, rue Richmond, 315.LAVOIE, Gérard, I mois, enfant d’Adélard Lavoie, Journalier, rue Létourneux, 882.L AMOUREUX, Bernadette, 3 mois, enfant, de Joseph Lamoureux, musicien, rue Boyer, 1797.LAVOIE, Paul, 2 mois, enfant de Stanislas Lavoir, couvreur, Ave.de Laroche, 327.LAURENDEAU.Louis, charretier, 08 ans, nie Létourneux, 57.LKPHOHON, Cécile .1 an, enfant de Philibert Laprohon, machiniste, rue Desjardins.293.MONETTE Yvonne, 11 ans, enfant de Joseph Monette, cordonnier, rue Fabre, 295.O'CONNELL, Bernard, 4 mois, enfant de Daniel O’Connell, cloutler, rue Atwater.692.O’NEILL, Alexander.19 ans, eharretier, A\-enue Green.1621.BAC.ETTE, M.-Anno, 20 ans.fille d’Albert Haeette, épicier, Saint-Laurent, Qué.
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