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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 janvier 1960
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1960-01-16, Collections de BAnQ.

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MnzomoLooa et»|r, pkj* fr«M Min.: 30 — M*x.: M Graricvseté de : Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL '•'* Vu* ¦'*-'2 Olr*€t*or s Mrare RILIOM PAIS Cl QUE DOIS RM*«t«wr *n Anrfrt LAURVMDVAU i bw jorm %.MARCEL RADIO-SACRC-COCUR tor 27 pot»M «N» lundi «u Mmcdi VOL.LI NO 6 MONTREAL, SAMEDI.16 JANVIER 1960 10 sous l’exemplaire D'APRES LES CHIFFRES QUE L'EXECUTIF ETUDIE DEPUIS HIER Montréal: budget de $147,850,000 Si l'on it fit aux roquiji-tient préliminaire! prétentées hier au comité exécutif par le directeur du service municipal det financet, M.Lactance Roberge, lu dépense! de la ville de Montréal pour le prochain exercice financier augmenteront de quelque S27.000,-OOO, passant de $120,939,005 à JM7,843,139.Après que le comité exécutif aura effectué de-s coupures dans les demandes det directeurs des différents services, le budget, de l'avis des observateurs, accusera une augmentation d'au moins $20,000,000 sur celui de l'an dernier.Ce qui signifie eue les taxes augmenteront de façon à récupérer eetts somme.Parmi ces dépenses courantes, le service de la dette, dont le budget ne peut être modifié en aucune façon, compte pour $30,008,547, soit une augmentation de $3,909,-046 sur l'exercice financier 1959-60.En 1960-61, la ville devra en outre verser è la Corporation de Montréal métropolitain, une somme de $4,-541,777; cela représente une augmentation de $3,904,421 sur cette année, augmentation due è la particination de Montréal au boulevard métropolitain.Parmi les services municipaux dont le budget sera le plus augmenté, suivant les réquisitions préliminaires présentées hier, le service de la voie publique vient en tête avec un budget de $18,252,857, soit une augmentation de $6,-406,479.Le service des travaux publics vient en deuxième lieu avec un budget de $17,999,820; c'est une augmentation de $3,-518,650.Le service de la police vient en troisième lieu; il demande $16,010,947 pour le prochain exercice financier, soit $1,863,374 de plus.Les autres services qui présentent un budget élevé, et une augmentation asset sensible sur l'exercice financier 1959-60, sont les suivants; 1) le service des parcs demande $1,647,085 de plus, avec un budget de $6,-969,195; 2) le service du bien-être social réclame $9,043,785, soit une augmentation de $1,- 149,708; 3) le service d'incen die veut $9.392,740, soit $404, 172 de plus quo cette année; 4) le service du secrétariat prévoit un budget de $1,688,-647, une augmentation de $320,113; 5) le service de» finances, toujours suivant les réquisitions préliminaires, aura un budget de $4,872,606, soit $281,135 de plus; 6) le service d'urbanisme verra son budget accru de $370,192, celui-ci atteignant $1,818,667; 7) le budget du service de santé accusera une hausse de $267,762, avec un budget de $3,303,946; 8) le service des estimations demande $1,864,112, soit une augmentation de $199,082.Seul, parmi les services municipaux, le service du direc- teur des services demande moins pour l'année à venir que ce qu'il a eu pour l'exercice financier 1959-60; il demande $336,337, soit un» diminution de $95,002.On prévoit en outre que les pension», l'assurance-santé et l'assurance-vie coûteront $6, 369 875 en 1960-61, soit une augmentation de $391,452.Toutefois ce total de $147,-843,139 pour les dépenses de la cité pour le prochain exercice financier ne prévoit pas une augmentation de salaires de quelque $4,000,000 que l ad ministration municipale offrira à quatre catégories de ses employé» avec lesquelles elle (Suit?A lu pnçje 2) M.LAPALME RECLAME UNE ACTiON DYNAMIQUE Le gouvernement ne fait rien pour établir une industrie sidérurgique {jarretle: Ouebee a gardé le eonlrôlc absolu de ses ressources QUEBEC.— Le chef de I opposition est revenu » Is charge hier A l'Assemblée législative pour réclamer l'établissement dan» le Quebec H une industrie sidérurgique.Parlant sur une motion de non-confiance à l'endroit du gouvernement sur la question de la transformation dans le Québec de nos richesses naturelles, M.Lapalme s'est appliqué à démontrer qu'aucune loi ne protège notre minerai qui est exporte sans aucune restriction.UN DEBAT QUI DERIDE LA CHAMBRE Désormais les ministres "voleront” sous la juridiction de M.Rivard Qiy.BEC.— 1/ Assemblée legislative a voté hier, à luuariimile.un?loi qui a pour but de centraliser nu ministère du transport ?t des communications tous les services aériens du gouvernement provincial.Le débat sur relie loi a été très court mais il a donne lieu à des jeux de mots qui ont deride la rhamhre.Les membres de l'opposition ont parlé des "permissions de ro Ier" que les ministres seront obligés de demander au nn visière des transports.M.Lapahne a suggéré à plusieurs reprises en riant que l'on crée, un ministère de l'aviation.C'est M.Antoine Rivard, ministre des transports et communications qui a expliqué la portée du bill.Il a rappelé qu'il y a deux ans.le chef de l’opposition avait declare que le ministre des transports cl communications avait un beau nom mais rien à faire.Ce projet de loi.dit-il, don ne une importance accrue à mon ministère en mettant sous sa juridiction Vexécution des lois et les appropriations qui sont dans les divers departements pour les avions du gouvernement.ï.e ministère aura aussi juridiction sur certains contrats comme ceint de la traverse de Tadou.ssac.C'est le premier effet du bill.Le deuxième est de placer sous la juridiction du ministère les services d'avions de trois ministères afin quil n'y ail qu'un seul contrôle et cette année, les dépenses se vont couvertes par les crédits que Von trouve dans les estimes budgétaires de.ces trois départements.Le chef de l’opposition, M.Lapnlme.a fait remarquer que dans le passé il a souvent parlé de cet éparpillement des affaires de la province dans divers ministères et qu'il fallait en venir à plus d’uniformité.Narquois, le chef de l'opposition propose alors que cette loi porte le nom de "Loi créant un ministère de l’aviation provinciale".Le ministre.dit-il, serait bien qualifié pour le diriger, à cause de ses belles envolées .dorénavant, nn ministre qui voudra "voler" devra avoir la permission du procureur général.(Suite à la page 2) Le chef de l'opposition en a profité pour faire une mise au point au sujet de ses interpellations concernant le rôle supplétif de l’Etat.“A chaque fois que j ai parlé du rôle de l'Etat, dit-il, il y a eu des protestations énergiques dans certains milieux, mais je dois dire que l'on a alors torturé mon jugement sur la question.Ce que j'ai demandé c’est que l’Etat y aille de sa garantie.Cela ne signifie pas de la nationalisation.Lapalme a énuméré toute une série de chiffres pour démontrer que nos importations de fer augmentent considérable ment depuis quelques années, Par ailleurs, dit-il, la produc tion du minerai de fer augmente aussi d une façon subslan tielle depuis quelques années ("est pour le moins une anomalie coûteuse.L'exempt* du Benqel» Le chef parlementaire de l'opposition tient à souligner ce qui a été fait au Bengale, grâce aux sommes d'argent du t'anada'et des autres pays membres du Plan Colombo.11 note à ce suiet qu'au cours d'une campagne électorale fédérale.M.Antoine Rivard, qui tentait de faire élire les conservateurs à Ottawa, s'est particulièrement signalé lorsqu'il a parlé de “vaches sacrées de l'Inde’’.Non seulement les amis du procu reur général, une fois au pou-soir, ont augmenté notre participation au Plan Colombo, mais ils estimaient aussi qu’ils n'avaient pas de meilleurs moyens pour garder l’amitié de ces peuples .Qu'est-ce qu'on a fait de l'argent du Canada versé au Plan Colombo, demande le chef de l'opposition ¦’ on est allé bâtir une industrie sidérurgique au Un espoir de M.Barrette par une seule médiation les deux conflits dans le textile QUEBEC.-— Le premier ministre et ministre du travail.M.Antonio Barrette, a révélé hier que pour parer à l’éventualité d'un elargii-sement du conflit du textile, il a demande que l'on tente de réunir ensemble les syndicats intéressés afin d'en arriver à des négociations conjointes.M.Barrette a fait connaître îété faite il y a plus d'un mois.ce point de vue en réponse à et qui vient de lui être renou deux questions que lui a posées M.Kmilicn l.afrance.député liberal de Richmond.Voici les deux questions de M.Lafrance à l'adresse du ministre du travail : d'intervenir immédiate- 1.soit — TI y a plus d'un mois, e 14 décembre dernier, .je demandais au ministre du tra \sil.depius devenu premier ministre, s'il entrevoyait un règlement prochain dans le conflit des tisserands de Magog avec la compagnie Dominion Textile.Comme ce différend n'est pas encore réglé, le premier minis tie pourrait-il dire à la chambre ou en sont rendues les négociations relatives à ccttc gré vr qui affecte des milliers de familles do Magog ?2 — Comme ce conflil mena rr de s'étendre a d'autres filiales de la Dominion Textile, soit les usines de Montrra velée, ment M.Barrette en réponse à M.Lafrance, a déclare que si Ton réussit à réunir les dirigeants syndicaux, il interviendra par sonnellement pour tenler de trouver une solution.Si les discussions ont lieu séparément, dit-il, ce sera de nature à retarder le règlement du conflit; mais si l’on fait renenn-tror les représentants de la Fé deration nationale du textile (CTCC) et eeux des Ouvriers unis du textile d'Amérique a« Itx ale» qua “La Derolr” publia.Ton» droite da raprodnaUoa daa dépêche» particulière» an "Derolr'* août étalement rteerra».Aboamaaaeat par la poata: EDITION QUOTIDIENS* (un aa): MONTREAL et banUeue».tîaaé; CANADA hor» Montréal et banlieues, S14.M; Etats-fnl» et Empira Britannique, «?».»#; Vnloa Postale, |2*At — EDITION DU SAMEDI (un an): fA.M — Les abonnement» sont payables d’aranra par maadat-poata ou par ebèqua encaissable au pair à Montréal.Autorisé comma matière postale da deuxSme classe par la ministère des Postes, Ottawa Téléphona: Victor 4-3361 * L# régime À Sarto LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI.16 JANVIER 1960 Les conservateurs québécois le dos au mur Cinquante députés conservateurs du Québec siègent à Ottawa depuis bientôt deux ans.C’est le contingent le plu3 nombreux depuis l’époque de MacDonald.I-es vicissitudes du parti conservateur sont intimement liées au sort que lui ont fait les électeurs québécois.Il n’a réussi à prendre ou à garder le pouvoir que quand la province de Québec lui a fourni un contingent raisonnable d’adhérents.Seule la dernière élection fait exception.Il serait présomptueux que les chefs du parti en fassent une règle générale ; ils se prépareraient d’amères déceptions.Les cinquante conservateurs québécois qui siègent à la Chambre des communes ont tous été élus, à quelques exceptions près, sur un programme autonomiste.A les entendre, la victoire de M.Diefenbaker marquerait, le point de départ d’une politique de retour à l’esprit fédéraliste.Les mesures centralisatrices des libéraux seraient écartées ; les provinces recouvreraient des pouvoirs abandonnés ou perdus, surtout en matière de taxation.Qu’est-il advenu de si belles promesses ?Quelques mesures heureuses, mais qui sont uniquement l’indice de ce qui devrait venir.Avec M.Fleming, les provinces ont gagné quelque chose en matière d’impôt sur les revenus et sur les bénéfices.Ce n’est pas encore la liberté fiscale à la mesure des besoins des provinces.mais c’est quelque chose.Etant donné le déficit actuel du Trésor fédéral et les engagements assumés en vertu des accords fiscaux, il eût été dangereux, nous sommes prêts à le reconnaître, d’aller plus loin.La chose est fort différente sur la ouest ion des subventions aux universités, Los montants en jeu sont minimes.La province de Québec ne demande pas le pactole ; un petit IL sur les bénéfices ('es sociétés, dont le rendement est estimé à environ neuf millions contre sept mil-lions et demi de subventions directes.La somme est insignifiante : « Peanuts » comme s’est déjà exprimé M.Saint-Laurent.Peanuts » si l’on veut, mais le fond du litige est important.Il s’agit de savoir si les provinces auront le droit à l’avenir comme dans le passé de lever tous les impôts dont elles ont besoin pour financer l'enseignement à tous ses degrés, et cela sans que le parlement du pays vienne imposer des limites ou indiquer des conditions.M.Diefenbaker a bien déclaré au courriériste parlementaire du Devoir que l’offre présentement faite à la province de Québec, ne.vaut que jusqu’en 1962 et qu’à partir de cette date, tout le problème sera étudié de nouveau.Cela, nous le savions déjà, mais ce que nous aurions aimé connaître c’est ceci : M.Diefenbaker est-il prêt à envisager l’alternative suivante au delà de 1962 : ou bien les provinces permettent à leurs universités d’être financées par Ottawa, ou bien elles perçoivent sans restriction et sans limite un impôt supplémentaire sur les comna- Blocs-Notes , désigne un breuvage fermenté des anciens Egyptiens.Le Commonwealth n’est pas toute l'humanité Le discours du Trône rappelle la nécessite de continuer à fournir aux nations sous développées une aide économique et technique.Et pourquoi ?“Pour des motifs humanitaires, et aussi pour que «oient jetes les fondements économiques de la paix et du progrès ordonné dans ces pays’’.Nous sommes d'accord sur la nécessité et sur les motifs.La conclusion, toutefois, rétrécit un peu la portée des rai sons invoquées: la Chambre, nous dit-on, sera invitée à voter les montants qui rendront possible “de continuer nos program mes d’aide à d'autres nations moins développées, surtout parmi celles du Commonwealth".On se demande pourquoi les ’motifs humanitaires", “la paix" et “le progrès”, qui sont univer sels, nous conduiraient près que exclusivement à l'intérieur du Commonwealth.II est vrai qu'une solidarité particulière nous lie aux mom brrs du Commonwealth; et par mt ces peuples, il y a l'Inde, dont l'importanee est indiscutable.Mais il est désagréable d’invoquer les droits de l'humanité quand, pour une bonne part, on est animé par des motifs nationalistes.Des bourses C'est d’autant plus frappant que le même paragraphe du discours du Trône continue de la sorte : ‘‘Vous serez également invites à voter les fonds nécessaires au programme, adopté ¦sur proposition du Canada, en vue de l'échange rie bourses et rie recherche au sein du C om monwealtli." Il s'agit d'un vaste projet dont nous avons souvent entretenu nos lecteurs.Les membres du Commonwealth échangeront, aux frais du gouvernement ccn Irai, des professeurs et des étu (liants.Nos universités recevront ceux de l’étranger, et nos universitaires auront la possibilité d’enseigner ou de recevoir des cours dans les pays du Common wealth.Nous avons dit notre accord ; de principe avec ee projet — à ! une condition : et r’est qu'il ne se limite pas au Commonwealth.Ce projet est avant tout d’or dre culturel.I! sera réalisé a l’intérieur d'une communauté où la langue de communication est l’anglais.Dans la mesure, et cette mesure est grande, où II profitera au développement culturel des Canadiens, dans cette mesure il tendra à faire progresser la culture anglaise.C'est normal.Mais il serait injuste de s’en tenir là.En langue française Il existe des pays sous-développés où la langue de communication est le français.Des échanges avec le Canada leur seraient également utiles : de sorte que le motif "humanitaire” invoqué plus haut jouerait .pleinement ici, ou du moins au-; tant que chez les peuples du I Commonwealth.Du côté des '• Canadiens, les échanges de professeurs et d'étudiants servi-I raient la culture française.Les I universités de langue française en recevraient un stimulant cer-I tain.Il y a là une question d'égalité et de justice.On s'étonne que le gouvernement Diefenbaker n’y ait pas été sensible.On regrette surtout que députés et ministres du Québec ne l'aient pas alerté — ou, s'ils l'ont fait que ç’ait été sans résultat.Difficultés réelles Sans doute, un projet d'échanges culturels avec les peuples situés dans la mouvance française serait plus difficile à établir.Nos rencontres avec leurs reprosentants sont encore fort ( rares.Il n'y a pas.à notre con : naissance, de machine administrative qui permette de stimuler ; les contacts — ou bien il s'agit de sociétés bénévoles comme ; l'Union culturelle française.Mais la difficulté de l’entre-' prise ne devrait pas décourager de l’amorcer.Elle pourrait prendre des modes différents, et s'é tablir peu à peu.La déception 1 ne vient pas de ce qu'on n'annonce pas du jour au lendemain la mise sur pied d’un projet parallèle à celui du Common wealth: car on n’improvise pas des relations pareilles.Mais on s’étonne de voir que le gouvernement fédéral ne parait pas sentir la nécessité d'agir, qu'il ne semble rien amorcer et qu’il Mais il n’est pas néce«aire d’attendre jusque-là pour porter un jugement motivé sur les qua tre volumes déjà parus.SI certains milieux universitaires hésitent encore à reconnaître les mérites incontestables du Robert, les écrivains ne lui ont pas mesuré les éloges: "admirable et précieux dictionnaire" (A.Maurois), "ouvrage indispensable" (R.Dorgelès), "merveilleux instrument de travail” (F.de Miomandrc), "entreprise gigantesque” (P.GaxotteL "oeuvre admirable” (Danicl-Rops), ".monumentale” tJ.Romains), “.à maints égards exemplaire" (A.Malraux).Les sceptiques diront peut-être que ce sont là des louanges inspirées par l’enthousiasme ou l'amitié, des "épithètes de style”.Essayons donc de juger sur pièces et sans parti pris.C Hâtions La première impression qu’éprouve le lecteur en ouvrant le Robert est, en quelque sorte, d’ordre physique: une masse énorme de trots mille six cent trente pages, de texte fin, mais très lisible grâce à un heureux choix de caractères variés.En même temps, on est frappé par l'abondance, la variété et la qualité des citations qui illustrent chaque mot.Prenons, par exemple, le substantif MAL.L'article contient cinquante citations dix du dix-septième siècle, sept du dix-huitième siècle, dix-sept du dix-neuvième et seize du vingtième, provenant des oeuvres de Loti, Proust, Giraudoux, Valéry, Colette, R.Rolland (deux ex.), Daniel-Rops, .Iules Romains, Duhamel, Emile Hen-riot (deux ex.), J.Chevalier Anouilh, Céline et Giono.Cette énumération montre a la fois l’éclectisme du lexicographe et le riche "éventail” — comme on dit aujourd'hui — des oeu vies contemporaines qui ont été "dépouillées".Mais il faut signaler tout particulièrement le système fort ingénieux dont Paul Robert .semble être l’inventeur et qui ne manquera d’ailleurs pas de faire école: les citations, composées en petits caractères, sont détachées du texte principal et numerotées, ce qui permet de les identifier aisément et d'y renvoyer dans la suite par l’a seule indication du mot et du numéro.Ainsi, l'article MAL (substantif) renvoie à cent sept exemples déjà cités sous d'autres mots, où il est facile de les trouver si l'on veut bien en prendre la peine; l’article NA TURE contient deux cents renvois.qui s’ajoutent aux quatre-vingts citations nouvelles.Voilà donc au total plus de rent cinquante exemples pour illustrer MAL et deux cent quatre-vingts pour NATURE.Aucun dictionnaire français ne nous fournit une telle richesse de citations classiques et con temporaines.J'ajouterai que si le grand Littré donne généralement des exemples très courts, souvent même écourtés au point d'être déformés, le Robe-• ro produit presque toujours des phrases assez longues dont le contexte apporte son éclairage particulier au mot en question.Analogies Une autre innovation, que l’on n'a pas assez soulignée, consiste à combiner, d'une part, la nomenclature alphabétique — qui comporte l'examen des fait ainsi la sourde oreille depuis l'été.Quand le projet de loi sera présenté en Chambre, nous laissera t-il au moins comprendre que son inaction est passagère, et qu’il a pris connaissance du problème 0 André L.termes, fondé sur le développement ou logique des diverses acceptions — et, d'autre part, la chaîne des "analogies" qui se trame autour de chaque mot.Paul Robert a senti en effet que les dictionnaires de langue même les plus complets ou les mieux rédigés, y compris le Littré.ne rendaient pas tous les services que l’on pouvait en attendre, parce qu’ils négligeaient 1rs associations d’idées.Sans doute l'étymologie, le classement grammatical et la définition des divers emplois sont indispensables à la connaissance du vocabulaire.Mais l’auteur nous rappelle avec raison, dans son Introduction, qu’un mot ne prend sa pleine valeur que "par rapport aux autres mots qu’il évoque logiquement”.Plus un terme est riche de sens, plus il importe de le replacer dans sa “famille” d’origine (dérivés, composés, etc.) et de recréer autour de lui le vaste réseau des rapports logiques ou analogiques qu'il suggère.Mais, à la différence des dictionnaires du type Roget ou Boissière, le Robert combine étroitement les analogies avec l'inventaire alphabétique : “Les termes mêmes des définitions ont fourni les fils.Le réseau a ensuite été vérifié, renforcé, complété au moyen de centaines de milliers de textes qui illustrent, pour ainsi dire sur le vif, les rapports des choses et les rapprochements d’idées.” Deux exemples tirés du tome IV vont éclairer ce point.Sous l’article OISEAU, nous trouvons — outre une classification détaillée par ordres et par familles et une liste de plus de deux cents oiseaux — des renvois, en caractère gras, a des mots dont les uns se rapportent tout naturellement au mot-clé (aile, bec, chant, couver, nul, plume, queue, ramage, volatile.), mais dont beaucoup présentent des associations moins évidentes ou plus savantes: auspice, aviculteur, béjaune, envergure, harpie, niais, ornithologie, ptcrylc, sauvagine, etc.De même Parti cle OEIL renvoie à des termes tels que: argus, compas, crever croire, cgclope, enucleation, frais, froid, gratis, etc.Il suffit de se reporter à chacun de ccs termes pour saisir aussitôt les rapports qui unissent au mot-centre.Signalons également que.grâce au reseau des synonymes et des termes analogues, nous pouvons à chaque instant passer du connu à l’inconnu et trouver le mot qui nous échappe, soit que nous ignorions son existence ou qu'il reste enfoui “au fond de la mémoire defaillante".Il faudrait une page entière de ee journal pour exposer en détail les nouveautés et les mérites du Robert.Dans la solide étude qu’il a publiée sur le Dictionnaire Robert ci les citations (2), Charles Muller a montre avec quel soin et quel bonheur Paui Robert a découvert les citations "qui fournissent non seulement un emploi, mais aussi une définition ou même une description du terme, voire quelque précision sur l'histoire du mot ou de son objet".Rappelant que les grands écrivains parviennent à charger 1rs mots de puissances neuves qui leur permettent de jouer un rôle actif dans le drame du langage, Charles Muller a loué l’auteur du nouveau dictionnaire d’avoir multiplié les citations qui re lient étroitement le vocabulaire et la littérature.Au temps de l'énergie nucléaire, des avions à réaction et des spoutniks, alors que la re cherche désintéressée semble de plus en plus abandonnée au pro fit des inventions pratiques, il est bon qu’il y ait encore des hommes peur se vouer au service de In culture.Monument élevé, en plein vingtième sic e’.e.à la gloire des lettres fran caises, le dictionnaire Robert “realise" le programme qu’envi- Lettre au “Devoir” Vous avez fait publier daas ces mêmes colonnes, le 30 décembre, une lettre au Devoir qui était en fait une réponse à une autre lettre du 12 docem bre écrite par M.Le Goff.J’admire beaucoup la liberté de presse, M.Weingartncr, mais je regrctle cependant l’usage que vous en faites, car vous ignorez les règles élémentaires de la politesse que vous devriez avoir envers les Canadiens qui ont eu l’amabilité de vous accepter comme hôte.Ceci dit, passons a une ana lyse logique de votre lettre et de son argumentation."Vous comparez le Canada français et ses méthodes d'enseignement à la France et à ses langues minoritaires.Sachez que la question n’est pas la même”.Mais si, la question est la même.Au Canada, comme en France, il y a une langue minoritaire.Dans ces deux cas cette langue est celle de peuples vaincus, ou si vous préférez annexés.C’est la réponse qui est différente.Le Canada libéral laisse aux Canadiens français la possibilité d’enseigner le français dans les écoles, tandis que la France jacobine interdit l’enseignement du breton, — car autant vaut ne pas parler de cet os à ronger que le gouvernement français a donné à l’université de Rendes —."En admettant qu’au Canada le français parlé laisse à désirer, on ne peut admettre la présence de plusieurs langues en France".Je n’arrive pas à suivre la logique de cette phra se .mais passons.Pourquoi ne pourrait-on pas admettre la présence de plusieurs langues en France puisque cela est possible en Angleterre, en Belgique, au Canada et en Suisse ! Quant à la France — et aux Français de votre genre — elle n’admet pas plusieurs langues dans ses frontières, mais elle est obligée de tolérer que I les trois quarts des Français parlent une autre langue que le : français, soit l’alsacien, le basque, le breton, l’occitan et le provençal, sans compter les : nombreux dialectes comme ceux de “ch’nord" de Normandie, du Limousin, etc.Alors ne critiquez pas le français parlé au Canada quand celui cle France ne vaut pas mieux.“La république, monsieur, comme le nom l’indique, est chose publique, donc le bien de tous et la langue française étant celle de la république française c’est la seule langue officielle, le breton n’étant pas reconnu et n'ayant aucun droit.” Le breton n’est pas reconnu et s’il n’est pas reconnu il n’a aucun droit : cela vous semble logique.mais ne croyez-vous pas que votre raisonnement aurait besoin de prémisses ?On dit souvent que les Français ont l’esprit cartésien, vous ne le démontrez pas beaucoup car il n’y a aucune logique dans votre argumentation.Voulez -vous : quelques syllogismes pour vous habituer aux problèmes hre-; tons ?En voici.Les langues faisant partie intégrante du patri-1 moine culturel des nations (mêmes les langues mortes) il importe qu’elles soient étudiées.I or le breton est une langue.| donc il doit être étudié.En voi-| ci un autre : La déclaration des i droits de l’homme stipule que chaque homme a le droit de se faire instruire dans sa langii" maternelle.or les Rrelons sont | des hommes et le breton est une : langue.donc la langue breton-1 ne a des droits.Et je pourrais ainsi vous servir d’autres syllo-1 gismes du genre.“I! n’v a pas encore de répn-, blique bretonne que e sarhe." Non.pas encore, mais sj ve‘re esprji étroit continue a frailer les Bretons de la façon que vous , les malmenez actuellement, j'ai bon espoir qu’il y en aura une.sageait Joachim du Bellay quand • i! composait, il y a quatre cen's 1 ans.sa Défense et illustration de i ; la tangue française.t; i s VF.O.R.53.rue Saint»-An-1 ne.Paris (2ei i2) I.a Classe de français (1953, i : no 4).— Nous ’ cnons cTapprendrr ! j avec consternation Que ecit® ex- ! j cellente revue va cesser de pn-aitrr 1 •Ne *c trouvcra-t-ll pa, ri» Pr.ner j un or ani*mo o'f e el ou un ami I ' de la IfinRuc française pour arsurc- 1 Tk vu.nr * “'.e’ie à v:.e revue o 1 a tant fnlt pour la d fense de notre cul*-:''' ^ (Tous droits reserves pour i Le Devoir cl Le Monde).Atitonomisme breton "D’ailleurs à mon avis, il devrait y avoir une langue par pays, cela simplifierait bien les choses.” Une langue par pays ou un pays par langue?Trêve de plaisanterie.Ici vous abusez un peu de l’hospitalité des colonnes du Devoir, car cette phrase est une insulte à l’un des deux groupes ethniques qui peuplent le Canada.,., à moins que vous ne soyez un autonomiste breton et que vous souhaitiez que la Bretagne soit un pays pour qu’elle puisse enfin avoir le droit de parler sa langue.“Vous autres Bretons, vous passez votre temps réclamer votre indépendance et vous êtes les provinciaux de France les plus empoisonnants.” Ce n’est pas la faute des Bretons s’ils ont des sujets de mécontentement.Ce n’est pas de la faute des Bretons si le gouvernement français refuse l’enseignement de la langue bretonne réclamé par l'unanimité des députés bretons depuis le communiste Pierre Hervé jusqu'à l’abbé De.sgran-ges.Ce n'est pas de la faute des Bretons si la Bretagne est pauvre en énergie et si la France refuse, d’y construire le barrage de la Rance qui permettrait à moins de Bretons de s’expatrier.Ce n'est pas de la faute des Bretons s’ils sont toujours les derniers servis qu’il s'agisse de télévision, de réseau routier ou d'électrification des chemins de fer.Ce n’est pas enfin la faute des Bretons s'ils constituent le gros pourcentage des tués dans toutes les guerres de la France impérialiste."Sous prétexte que vous étiez indépendants avant d’avoit adhéré — non sans mal il faut le reconnaître — à la République, vous continuez vos atermoiements au XXème siècle.Vous notes jamais satisfaits.” Là M.Weingartncr vous étalez vas lacunes dans vos connaissances en histoire.Lorsque la Bretagne a été unie à la France, elle n’a pas fait de pacte avec la République qui n’existait nas encore en 1532.Ensuite, vous semblez insinuer que c'est la Bretagne qui a cherché à s'unir à la France.C’est absolument faux.L’impérialisme français voulait annexer la Bretagne et pour cela les rois de l’époque ont pris tous les moyens pour parvenir à leurs fins (emprisonnement d’Anne de Bretagne à Blois, contrainte exercée sur ses conseillers, annulation en cour de Rome d'un mariage célébré depuis de nombreuses années déjà, .etc.).Lorsque les délégués du parlement breton à l’assemblée constituante de 1739 ont accepte pour la première fois que la Bretagne soit unie à la France, ils l’ont fait parce qu'ils ont cru en la République qui leur proposait la devise Liberté, Egalité.Fraternité.Ils avaient simplement omis de lire cette devise comme clic l’aurait dû, soit Liberté point.Egalité point, Fraternité point.Les Bretons sont fatigués dns traitements reçus des républiques successives.alors ils continuent leurs atermoiements au XXème siècle."Ce n’est pas dans votre langue que vous avez acquis la culture que seule la France pouvait vous donner.” H y a là deux propositions.Pour la première je vous demanderai comment cela aurait pu être possible puisque la France n'admet pas is langue bretonne dans les écoles.Quant à la deuxième, je préfère ne pas penser à ces pauvres An glais, Américains, Allemands, Italiens, Russes ou Japonais qui ne peuvent pas bénéficier de cette, culture que seule la Fran ce peut donner."D’ailleurs une langue minoritaire n’est pas riche et reste seulement le moyen d’expression de paysans qui n'ont pas besoin d’un vaste vocabulaire ; pour s’exprimer.” Là c’est de l’inconscience, car suivez-moi bien: la langue française est minoritaire au Canada, donc elle n’est pas riche et reste seulement, etc.En plus d’être une énorme boulette, votre argu mentation n'est pas flatteuse pour les Canadiens français, et je serais vous, je m'excuserais publiquement."Je trouve qu’en Bretagne, on devrait purement et simplement supprimer la langue bretonne.” Vous pouvez penser cela; mai» ayez de bonnes raisons pour ap puyer votre opinion autrement, les Bretons et les Canadiens qui vous liront auront une piètre idée de vous.‘‘Au moins vous n'auriez plus ces idées autonomistes.” Vos connaissances en français ne semblent pas de beaucoup supérieures à colles que vous avez, en histoire.Référez-vous au petit Larousse et vous y verrez la différence qu'il y a entre un autonomiste et un séparatiste.Peut-être serez-vous dans la triste obligation de constater que vous êtes un autonomiste."Ne jouez pas aux Algériens, vous savez ce qui’l en coûte".Merci du conseil, mais je doute que nous ayons jamais à le suivre.Les Algériens ne se bal-tent pas uniquement pour leur liberté, ils se battent aussi pou.' celle des Bretons et ccux-ci ont bien confiance que dans un avenir rapproché la France aura un gouvernement fédéraliste qui donnera à ses minorités alsacienne, basque et bretonne pour ne parler que de celles-là la possibilité de s'épanouir suivant le génie propre à leur race, car, ne vous faites pas d'illusions, la République n'est pas une et indivisible.“Vous osez parler de génocide, cst-cn qu’on vous tue?” Hélas, monsieur, vos connaissances sont réellement déficientes.La charte des droits de l'homme publiée par l'O.N.U.considère en effet comme génocide la persécution d'une langue et c'est d'ailleurs pour cela que la France est un des seuls, sinon le seul, pays civilisé à n'avoir jamais adhéré à cette déclaration des droits de l’homme.“Devenez donc de bons Français au lieu de faire sauter des monuments.” Oui, monsieur, aussitôt que les Bretons auront 1* (Suite à la page 5) L'ACTUALITÉ Lu session à Jolietle Ko.vc nû'-.-.au premier.Antonio Barrette, député de Jolictte, Devrait déménager Tou' le gouvernement de Québec à Jolictte.Ce ehangemrv; s'impose à de nombreux égards, ire.;.tant plus que le bill passerait sans retards.Vu le luo 'opolc que s'est acquis Jolictte.Voir; d'ailleurs comment le débat sc ferait: Barrette, en sc levant, dirait : - ''Messieurs, e j oposc ac siéger à Joliettt.Airs .nous honorons un conservateur né J in la personne de Sir Mathias Tcllier.Ancien chef ci ancien députe de Jolictte.Que pense mon ami, chef de l'opposition.De cette suggestion ?— Comme ancien citoyen, député de Jolictte, Répondrait La palme, j'aime mieux référer I 'a'iairc au president.C'est à lui de juger.Son.dirait ce dériver, je réside à Jolictte.De plus étant le fils de Mathias Tellicr, II rue sied ma! à ce sujet de m'imposer.Mais voyons donc plutôt ce rue dit de Jolictte Lu corps parlant au nom de toutes les Cités, C'eut dire l’Union des municipalités.choisir qui Jolietti", Dlrr : monsieur Roussir, president de l’union.-C est ainsi que serait adoptée la motion.Oh, j'oubliais ! Roussin est maire de Jolictte.BARTHELEMY JOL1ETTE LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI, 16 JANVIER 1960 CINQ ST-PIEBRE ET MIQUELON: APRES LE GOUVERNEUR Le sén.(laireaux exposera la thèse des mécontents MONTREAL — Le sénateur Henri Claireaux, représentant de Saint-l’ierrc-et-Miquelon au Sénat de la France, a annoncé hier à Montréal qu'il avait dé missionné de ses postes de président et de membre du Conseil général de l’archipel et que neuf autres conseillers avaient également résigné leurs fonctions.Le Conseil général est élu par la population de Saint-Pierre-et Miquelon.Composé normalement de 14 membres, il n'en a plus donc que quatre.Les démissions, a dit le sénateur Claireaux, au cours d’une interview dans la métropole, sont une protestation contre la situation économique déprimante qui règne à Saint-Pierre-et-Miquelon, situation qui, a-t-il expliqué, résulte de la dévaluation du franc et de l’aide financière insuffisante qu'apporte Paris à l'archipel.Les protestataires ont remis leur démission jeudi à M.Pierre Fonteney, gouverneur adjoint des îles.Le gouverneur, M René-Lucien Pont, a quitté le territoire pour Paris mercredi.Le sénateur Claireaux se rend lui-même à Paris- Tl est parti de Saint-Pierre jeudi et e'nst durant une escale à Mont réal qu’il a annoncé les dix dé missions.La constitution prévoit que toute vacance doit être comblée trois mois au plus tard après qu'elle a été créée.C’est dire on'il devra y avoir dc^'iection.s d'ici le 14 avril pour combler les dix sièges vacants.Avant hier, de passage à Montrféal, en route pour Paris, le gouverneur Pont a déclaré que les difficultés politiques ne sont ou’ "une rivalité normale, facile à comprendre, entre deux groupes voulant dominer le Conseil général".Il a ajouté que l’aide finan cière de Paris en lf)59 avait été d’un peu moins d’un million de dollars et que cette année elle sera de plus d’un million.Paris défraie 60 pour cent des dépenses des lies.Par les impôts qu’elle verse, la population pave le reste.Le gouverneur Pont a déclaré que 1rs salaires avaient été augmentés.Le sénateur Claireaux a affirmé d’autre part hier que la dévaluation du franc avait réduit d’environ 30 pour cent le pouvoir d’achat de la population des îles.Aux quatre coins du monde Lettre au "Devoir" .(Suiti.de la page 1) possibilité d’être Rretons, ils accepteront d’être de bons Français au même titre q«ie vous dans un avenir rapproché, vous devrez être un bon Europ'-cn.,1e formule le voeu, début de l’année •ue celle supernationalité obligera pas à rc-languc française qui sera minoritaire et qu’on ne mposera pas une autre de façon que vous puissiez s signer "un vrai Fran-comme s'il y en avait x ! à votre patronyme, son française n’est pas très évidente et il me semble qu’il y a eu un vigneron renégat dans \ot"e famille.Si j’ai un autre voeu à formuler c'est celui que les Le Goff, Guicbaou-a, Caradec ou Minifx.i pu: sen: conserver, avec les droits qui s'y rattachent, leur nom breton qui ne ressemble pas plus : u français que Ahmadou Ah id io.Sengbor.Ferrât Abbas.Yon’ou.M'ba, Tombalbayc.ou V (-'ngartner.Sans rancune.Y»nn PLUMIER Bait-Comcau en ce 1C30.ne v i nier la devent vous langue touiou c:;is" des fa Quai t origine Chypre: l’étude de la réunion au Commonwealth est remise à six mois LONDRES.— L'archaviqua Makariot at les dirigeants britanniques viennent de remettre à six mois leurs pourparlers en vue de l'entrée de l'ilo de Chypre dans le Commonwealth britanniqua.Toutefois pendant que les consultations se poursuivront entre les différents peys du Commonwealth, Chypre jouirt de tous les privilèges d'un paya du Commonwealth.L'entente est intervenue à le veille d'une conférence en vue de régler les problèmes de l'indépendance de l'île, qui doit entrer en vigueur le lè février.L'archevêque Makarios a déclaré qua las Cypriotes favorisent l'entrée de l'île dans le Commonwealth meit II faudrait reconnaître è Chypre tous les attributs accordés eux autres membres.Les Britanniques et les autres pays du Commonweelth n'ont pas donné leur avis è ce sujet.Yougoslavite: seize Croates, dont un prêtre, jugés comme espions BELGRADE.— Un prêtre catholique et 15 autres personnes ont été jugés, hier, è Zagreb sous l'accusation d'avoir comploté contra l'Etat.La prassa yougoslava officielle affirmait qu'ils ont été accusés d'aspionnaga at d'avoir au certaines relations avec les "organisations oustachi'' dans les pays de l'Europe occidentale."Oustache" est une organisation terroriste nationaliste croate qui a travaillé de pair avec les Nazis au court do la guerre.L'tgence officielle de nouvelles yougoslave, Tanjug, a déclaré que la prêtre, était la père Rudl Jarak, franciscain.Mais l'agence n'a donné aucun détail concernant les autres accusés.Pérou: troisième journée consécutive de tremblements de terre LIMA.— D'autres tremblements de terre ont continué de secouer le Pérou, hier.Le bilan des dégâts s'accroît sans cesse, après trois jours de séisme.Aux dernières compilations, on rapportait 27 morts.Dans la province d’ica, quatre personnes ont été blessées dans l’effondrement d’un immeuble.Un peu avant l'aube hier, plusieurs secousses légères ont été ressenties è lima, où des centaines d’habitants avaient préféré passer la nuit dans les rues Les secousses ont été particulièrement fortes à Ancon, villégiature située au bord de l'océan, à 25 milles de Lima, et à Nasca, village montagneux qui fut partiellement détruit par un tremblement de terre en 1942.Europe: tempêtes et vague de froid en France et au Danemark PARIS.— Lt Franc* aussi a subi l'assaut de tempêtes de neige et de grêle et I* mercure est descendu en bas du point «Te congélation, causant un certain retard dans l'horaire des trains et un arrêt de la circulation routière.Six personnes ont perdu le vie, jeudi, è cause du froid intense: sept degrés Fahrenheit, è Paris.La vague de froid a réduit les réserves de légumes et les prix ont grimpé.Le marché central de Paris n'a reçu que 15 pour cent des provisions normales è cause das route* glissantes.Des vagues, soulevées per un vent violant de l'est, ont inondé plusieurs régions du Csjne-mark.La circulation routière et ferroviaire a été retardée par des rafales de neige et par la glace è la suite des chutes de neige au cours d* la nuit.Même en Afrique du Nord, la circulation a été interrompue sur la majorité des router du Moyen-Atlas, au Maroc, è la suit* des chutes de neige et de la pluie survenues dans cette région.Italie: une tempête de neige prive de nourriture et d’électricité 10,000 paysans SESSA AURUNCA, Italie.— Quelque 10,000 paysans chassés de leurs demeures et vivant sous la tente par suite des tremblements de terre qui ont secoué récemment cette région montagneuse du sud-ouest de ITtalie, se sont trouvés, hier, privés d’électricité et de nourriture par la pire tempête de neige qui soit tombée depuis cinq ans.La police, les autorités de la Croix Rouge et des volontaires ont travaillé toute la nuit pour maintenir ouvertes les voies de ravitaillement malgré de fortes rafales de neige.La mauvaise température a egalement interrompu les travaux de consolidation des maisons dans les villages environnants.Les paysans avaient abandonné leurs demeures durant les fortes secousses qui ébranlèrent la région pendant quatre jours.La neige a endom magé davantage des maisons dont le toit s’était écroulé.D’autre, maisons sont demeurées intactes, mais la police a de la difficulté à comainere les résidants d'y retourner.! es sans-abri sont principalement des habitants d'un petit groupe de hameaux situés dans les montagnes à environ 25 milles au nord de Naples.Royaume-Uni: les Canadiens pourront bénéficier de la sécurité sociale du Royaume-Uni Les Canadiens qui vont demeurer eu Royaume-Uni pourront dorénavant bénéficier des mesures de securité sociale du pays, tout comme s'ils étaient citoyens britanniques, selon un* ordonnance gouvernementale.Cette ordonnance fait mention de négociations anglo-canadiennes qui ont abouti è l'entente ayant trait particulièrement aux allocations familiales, aux prestations d'assurance-chômage et aux pansions de vieillesse.Les Britanniques qui émigrent au Canada sont déjà éligibles à de tels bénéfices, tels que prévus par la loi canadienne sur la sécurité sociale.Le nouvelle entente est entrée en vigueur le 1er janvier.Allemagne: aucune preuve de tentative d’empoisonnement des employés de la radio de l’Europe libre MUNICH.— Les autorités de la Bavière ont annoncé qu’elles n’avaient trouvé aucune preuve criminelle dans une supposée tentative pour empoisonner les employés de la radio de l’Europe libre, à Munich.Le ministère de la justice a annoncé que son enquête sur celte affaire, à laquelle on avait accordé une très grande publicité, a été interrompue.Un communiqué du ministère a déclaré que l’atropine que l’on avait trouvée dans deux salières rie la cafétéria du poste de radio, ne se trouvait pas en quantité suffisante pour causer des malaises sérieux à quiconque.Ce médicament peut être fatal lorsque pris en grande quantité.Royaume-Uni: la justice ne doit pas se montrer trop pressée LONDRES.— Un juge britannique vient de se faire semoncer par la Cour d'appel pour avoir ordonné aux membres du jury dans une cause qu'il présidait, de se hâter car il ne voulait pas manquer son train.Le tribunal supérieur a déclaré que I* juge avait rendu un mauvais service à la justice en ordonnant aux iurés de rendre leur verdict dans dix minutes, sous la menace d* passer la nui! sous verrou.Le tribunal d'appel a déclaré qu'un principe fondamental en droit britannique est de laisser les jurés délibérer librement, sans contrainte.Trois hommes trouvés coupables de vol par ce jury qui rendit son verdict après six minutes de délibérations, ont été acquittés par le tribunal supérieur.Royaume-Uni: la presse proteste contre les mauvais traitements infliges à des chevaux LONDRES.— La presse britannique s’est élevée contre la cruauté exercée à l’endroit de vieux chevaux que la République irlandaise expédie en France pour la consommation humaine cl animale.Les journalistes ont commencé leur enquête après avoir découvert une vingtaine de chevaux avant Péri lors des tempêtes qui ont balayé la Manche, il y a quelques jours.On a retrouvé les bêtes attachées ensemble.Les journalistes ont ensuite découvert que les bêtes étaient expédiées à Paris.“Ces chevaux doivent voyager pendant do longues heures dans des wagons découverts J’ai vu, dit un reporter, des chevaux incapables de se tenir debout, tirés par des câbles hors des wagons.On les laisse mourir dans la neige”.Après la conférence érottontiqur de Paris Londres se réjouit des nouveaux liens entre l’Europe et l’Amérique LONDRES.— Le gouvernement britannique te réjouit vivement des résultats de la conférence economique de Paris ainsi que de la réunion du Conseil ministériel de l’Organisation européenne de coopération économique: il estime qu’un pas important a été accompli en vue de résoudre les différends d'ordre économique entre les pays du monde libre et de mobiliser les ressources du monde libre face au défi de IURSS.Voilà ce qu’a déclaré hier, à la veille de son départ pour les Etats-Unis et le Canada, le ministre du commerce britannique, tb Regin*] i Mandtinj.au cours d’une conférence de près se.Les fondements d’une puis santé organisation “atlantique" de coopération économique onl été jetés au cours des pourparlers.a ajouté M.Maudling, et les deux pays nord américains ont clairement indiqué leur vo- lonté de participer activement à liaison que jamais auparavant la nouvelle organisation, ce qui | avec leurs alliés européens".va mêler les E.-U.et le Canada plus étroitement que jamais au paravant aux affaires de l'Europe.Le ministre a dit que la par ticipation canado-amérieaine va accroître notablement les chnn res d’un accord sur les moyens de surmonter les différends relatifs aux échanges commer- M.Maudling a rendu hommage au ministre canadien des finances.M.Fleming, pour le rôle de médiateur qu'il a joué au cours de la conférence économi que.I es Etats du marché commun et ceux de la zone européenne de libre échange s'ôtaient dure ment affrontés sur un projet de résolution qui aurait chargé un ciatix entre les pay s européens | comité spécial de s'attacher ex eux-mêmes ainsi qu’entre ci derniers et l’Amérique du nord clusivement aux moyens de n sourire le différend qui oppo.-e La reiiqion conduirait ! “L’élément le plus important les deux blocs économiqueV.M " I fir nns nnnrnnrlnrc a nnr*nrn Hil (TlA.vtirwf & nmnneA .v.«ii/ à la paresse SOEl \ Dans un style bien communiste, le journal bulgare Wetscherni Nowmi se plaint des conséquences défavorables pour la réalisation du plan quinquen nal de la pratique religieuse et particulièrement de la réception de la sainte communion.T.e journal écrit qu’il v a encore de trop nombreux Bulgares qui reçoivent la sainte corn munion.l'rtle réception empî che les réalisations créatrices du plan quinquennal et met des obstacles au travail des ouvriers socialistes: elle fait espérer une aide surnaturelle, tuant la foi en la puissance du travail.Statistiques 1959 BURASIRA — 'Ain Au point de vue religieux les 2.255,200 ba | bilants de l’Unmdi se répartissent comme suit : catholiques, .1.303,400 '1.197.700 baptisés, 105.-| 1 700 catéchumènes' ; protestants, i 7fi,000 ; m u s u 1 m a n s, 20.500 ; ! ! païens.765,000 Trois territoires ecclésiastiques i I se partagent le pays, ce sont : ! ; Tarchidiocèsê de Kitega avec \ I 430.200 baptisés, ie diocèse de \ ' Ngozi avec 450.500 el celui d’U- ! ! sumbura avec 300,000.de nos pourparlers, a encore dit M Maudling, est que l’OECE sort de cette confrontation non pas agonisante mais renforcée, rajeunie, élargie, bref transformée pour le mieux.L’Organisation va être repensée de telle façon que les Etats-Unis et le Canada pourront y participer à titre plein.Dans tous les sec leurs de la politique économique, les deux pays vont désormais travailler en plus étroite Fleming a proposé une nouvelle rédaction de la résolution par laquelle le comité était simple ment invité à examiner "en particulier" les problèmes découlant de l'existence de deux en semblés économiques distincts en Europe.M.Maudling arrive à New York aujourd’hui II restera aux Elats-T’nis jusqu’au 25 janvier alors qu'il partira pour le Ca nada ou il passera trois jours.JAPON: HOSTILES AU NOUVEAU TRAITE DE DEFENSE Des éléments de gauche tentent d'empêcher le départ du premier ministre Kishi pour les E.-Unis TOKIO.— Une vive effervescence régnait hier dans la capitale japonaise a'ors que des centaines d'étudiants et de jeunes travailleurs faisaient le piquetage de l'aéroport international de Tokio dans le but “d’empêcher” le premier ministre de prendre l'avion pour les Etats-Unis.Le premier ministre a modifié à deux reprises l'heure de son départ: il devait finale ment partir la nuit dernière.T.e ministère de l'intérieur avait dépêché quelque 5,000 policiers le long de la route con duisant à l'aéroport ainsi qu'à l'aéroport même.Depuis hier matin, un millier de jeunes gens, membres de la Fédération nationale des associations d'étu- , montaient la garde de-, modification importante à l'ai 27 décembre 1959, était membre , puis le centre de la ville jusqu’à moment des troupes américaines de la Société d'une messe rie | l'aéroport ainsi qu'autour de ee stationnées en territoire japo Société d'une messe M.l’abbé Joseph F.Côtes, eu ré de St-Eugène rie Guignes, du ! diocèse de Timmins, décédé le | diant de laquelle il avait affirmé que le nouveau traité était de ca rartère purement défensif et qu’il comportait du point de vue japonais une grande supériorité sur le pacte précédent Ainsi.Tokio disposera désormais d’un droit implicite de veto sur toute Montréal.Le député Hante! aura les renseignements qu'il désire QUEBEC.— Le premier ministre a donné hier l’assurance au députe de St-Mauricc, M.René Hamel qu’il aura la liste des employés de la Commission du salaire minimum au 1er novembre 1959 avec les adresses et les salaires et ce “avant la fin de la session’’.URSS: après avoir approut c la réduction des effectifs Le Soviet suprême invite les parlements du monde entier à adopter de pareilles mesures MOSCOU.— Comme il était à prévoir, le Soviet suprême a approuvé à l'unanimité la proposition du premier ministre Khrouchtchev pour la réduction des effectifs militaires soviétiques dans la proportion d’un tiers, soit environ 1,200,000 hommes.La propoiition a etc adoptée par un vote à main levée.loi-ci.Ils arboraient des pancartes portant des inscriptions an ti américaines.Le premier ministre Nobosu-i ke Kishi doit arriver à Washing I ton lundi matin.Il s’y rend nais ainsi que sur Tutillsation de ces troupes.Cette clause importante est présentée dans le traité romme l'engagement de Washington à 'consulter au préalable" les au Auparavant, le ministre des affaires étrangères, Gromyko, avait demandé aux Etats-Unis, à la France et à la Grande-Bretagne, d’entrer dans la voie ouverte par l’URSS et de réduire leurs effectifs militaires dans une proportion analogue.Le journée, a affirmé que la mesure proposée, tou (on contribuant à la paix et à l’expansion économique de TUItSS', n’affaiblirait aucunement celle-ci.Des chefs militaires sont venus à la tribune prodiguer les mêmes assurances et rappeler que vants russes sont en train da mettre au point d'autres armes “vraiment incroyables”.Les nombreux orateurs qui se sont succédé hier onl réclamé à principalement pour assister à j torités japonaises avant de m-la ceremonie officielle de si- ,|jfj,>r l'équipement des troupe-gnature d un nouveau traite | américaines ou de modifier leui d'une façon subst ntiellr Ainsi, Tokio pourrait s'opposer à l'utilisation des troupes ame ricaines cantonnées au Japon dans l’éventualité d'une guerre Pékin-Washington, he traité sera nippo-américain de sécurité.Tous les éléments de gauche au Japon mènent une lutte achar née contre ee projet de traité depuis plusieurs mois.Et la manifestation d'hier est le dernier en date d’une longue série d'incidents.11 était question hier soir de conduire le premier ministre de sa résidence au terrain par hélicoptère: ainsi.M.Kishi aurait trompé la vigilance des jeunes gens dont un fort détachement occupait le grand hall de Taé- soumis pour approbation à la Diète (parlement) dès lo retour de M.Kishi: il semble que le parlement ratifiera le tout d'ici mai prochain.ministre a ajouté que la réduc- l'URSS désormais n'a rien à re- M.Hamel avait demandé au nouveau chef du gouvernement, LES COURS DU GESU (OURS DU SOIR Session du printemps commençant le 2 février Ces cours répondent aux nécessités de l'heure présenté.LISTE DES COURS LUNDI L'homme au travail (Psychologie du travailleur) Situation de la poésie contemporaine L-ARDI Spiritualité du mariage et approfondissement de la vie conjugale Français pratique : amélioration de l’expression écrite Automatisation Réflexions sur les arts Histoire des civilisations MKRCREDI Formation théologique des laïcs Cours de base en psychologie sociale Institutions politiques contemporaines Organisation scientifique du travail Géographie humaine (peuplement du monde, ses répercussions) JEUDI Les grands thèmes de la philosophie ( Raison humaine et problème de Dieu) Psychologie de l’enfant et de l'adolescent Les Grands Problèmes de la Biologie (La cellule et l’hérédité) Théorie et pratique de l’expression orale Folklore et Civilisations Demandez un prospectus aux COURS DU GESU 1180.rue Bleury.Montrer! 2.— UN.£.3811 M.Antonio Barrette, s'il ohtien- tion proposée par le gouverne ment — et qui se ferait progressivement par étapes aménagées rirait enfin cette liste dans la j d’ici 1962 — ramènerait les ef-Chambre a ordonné la déposi- ; feetifs de l’URSS à un niveau lion en décembre.M.Hamel a inférieur à ceux des forces ar-précisé qu'il voulait les noms mérs des E.-U.tels qu’il apparaissaient au 1er : Après avoir adopté la réduc-novembre 1959 avec les adres- lion proposée, ]c Soviet suprê-ses.nie a approuvé à l’unanimité une longue résolution qui est Mardi dernier, l’opposition , un appel insistant aux parle-} avait soulevé une première mo- ; monts et gouvernements du lion de non-confiance à l'endroit monde entier “pour qu'ils rion-du premier ministre parce que nenl suite à la nouvelle initiati-la liste fournie était celle à la vo dp caractère pacifique do date du 15 décembre au lieu du ; 1er novembre tel que demandé I et ne comportait pas les adresses, A la question posée hier.M.Barrette a répondu; “Jal dit que le député de St-Maurice aurait la liste de ce personnel à la da- l'Union soviétique en prenant eux aussi, chacun dans son pays, des mesures concrètes pour ta réduction des effectifs militaires, en allégeant le far- douter car elle “est devenue la première puissance militaire du monde”.De cette longue série de déclarations, les observateurs ti rent la conclusion que Khrouch lohev insistera lors de la conference Est-Ouest “au sommet” pour une réduction générale des effectifs militaires sans accepter la thèse des Occidentaux selon lesquels pareille réduction doit s'accompagner de mesures rie désarmement dans le domaine des armes nouvelles.Armes fabriquées à Leningrad Un autre orateur à la séance d’hier a révélé que “les armes extraordinaires ” mentionnées AVIS DE DECES rogarc- “Nous ferons tdlif en 1 notre pouvoir pour empêcher i MOUSSEAU — A Ronn, Basu M.Kishi el sa suite de prendre Inland, Afrique du Sud, le 12 l’avion et d’aller nous trahir - janvier 1960 à Tâge de 48 ans.une fois de plus”, a dit un des ' 10 mois, est décédé, le R.père porte-parole du groupe.Tl a | Ovide Mousseau, o.m.i.supé-_ i’unànimiié "l’approbation" du i ‘3'°"1é duo les étudiants se cou- rieur du séminaire Sainte Tlv plan de Khrouchtchev de rériui- ! fieront sur la n'ste devant l’a- | rear de Roma.1 n service sore de 1,200.000 hommes les ar- ';'on Tln’,r empêcher celui-ci de ! lenncl sera célébré par 1 eveque mée.s rus.es et de s'en remet- décol 1er.de Johette, lundi le 18 januei Veto obtenu par Tokio a Envnltne, fomt de Borthier, Pour sa part, le premier mi i à 10 heures a m.Parents, hien-nislro avait accordé jeudi une ’ faiteurs et amis sont priés d'y conférence de presse au cours assister sans autre invitation.les économies nationales el en ,.• contribuant ainsi à libérer l'hu- te qu il desire, avec les adresses manité de la crainte de la cucr-et les details qu'il demande.Sur re el à hâter l'avéncmenl d'une is liste de paie, les noms appa- pajx universelle durable”, raissent par ordre alphabétique Dans son discours.Gromvko a el trouver les adressées corres-1 c]jt qu'il v avait eu iiisqu’iei deau des armements dont le fi- j par Khrouchtchev, jeudi sont nancement nèse gravement sur présentement fabriquées dans la région de Leningrad.Cette révélation a été faite par Ivan Spiridonov, premier secrétaire do l’organisation du parti communiste pour la région de Leningrad, lequ •! a (rc de plus en plus aux fusées et autres armes nucléaires.Spiridonov a déclaré que le plan Khrouchtchev prouve la bonne volonté de la Russie d'établir une paix durable.Le plan ilhtslre de façon péremptoire que la Russie ci « de moins en moins aux formules et aux déclarations, et de plus en plus à l’action concrète et positive.Pyotr Brovka, un fonctionnaire de Byélo-Russie, a déclaré que la proposition russe d'un désarmement universel conduit inévitablement à la conclusion “que les peuples sont à la veille de voir se réaliser leur rôle le plus cher, celui de la paix.” “Les gouvernements des puissances de l’Ouest devraient suivre l'exemple des Soviets.” Nouvelles.pondant à tous les noms c msti- quelque 660 réunions d'organb- ajoute que ce district est lotte (Suite de la page 3) lue un travail considérable .aies des Nations Unies sur In engage dans la production jp salaires plus élevés à moins J’ai donné instructions à la Corn- question du désarmement, sans (lr',s afmcs.11 n a cependant qu’elles n’obtiennent de non- mission du salaire minimum de ou’on en arrive au moindre ré- ncn ajoute d autre.| vellrs sources de revenu.Cet me remettre cette liste aussitôt : sultat, "L’heure est venue de Khrouchtchev avait déclaré argument de “capacité ri ¦ | eue possib’e.Dès nue ie l’aurai, passer à l’action: c’est ee que que l’URSS était à préparer des payer” a été dénoncé par les I elle sera déposée sur le bureau l’URSS a décidé de faire”.armes “fnntastiqu s" et "cneo- : porte parole syndicaux qui soude le Chambre.Cria peut pren- Mais le ministre des affaires re plus formidables et plus per- mettaient que les emp’o , , ne dre huit jours, ni- jours- m-ts étrangères, comme tous les o’-.a- fectionnées que les fusées et les devaient pas recevoir des s il.ai- cf sera avant la fin de la ses- teurs oui devaient se succéder armes nucléaires”.res inférieurs a cause de la pVi- | sion.à la tribune au cours de la En plus de ce armes, les sa- tique fédérale des transports.INDE: APRES UN APPEL PASSIONNE DE NEHRU Le parti du Congrès décide unanimement le maintien de la politique de neutralité BANGALORE.— Le puissant parti du Congrès, qui détient le pouvoir en Inde, e de nouveau manife-sté sa confiance envers le premier ministre Nehru en réaffirment a l'unanimité sa volonté de voir l'Inde maintenir sa politiqua traditionnelle de neutralité entre les grands* puissances.Les centaines de délégués au congrès annuel du parti ont rejeté un amendement cui visait à éliminer de la résolution de politique générale une phrase relative a la volonté de neutralité et au refus des alliances militaires.Les trois dilégués qui avaient props'é cet amendement avaient déclaré qu'ils ne favorisaient o-.s la conclusion immédiate d'fl-liances militaires mais qu'ils c-stimaient sage de "garder la porte ouverte" à de tels pactes en raison surtout d?la tension actuelle entre l'Inde et le Chine.NEHRU: JAMAIS D2 TROUPES ETRANGERES Nehru a p.oncncé un long discours dans lequel il s'est opposé avec violence à tout chan- gement de la politique étrangère du pays.Il a «outenu que la poiiti-uc de reutra'ité s'était révélée juste et que l'amendement piopo:e tradui.ail une impression de faiblesse."Quelles que puissent être les conséquences de cette attitude, j'estime que l'Inde ne devra jamais tolérer la présence d'ar-rr.tes étrangères sur son sol même pas nour contribuer à sa propre défense " Le premier ministre a dit par ailleurs qu'il se réjouissait en un sens de la tension sino- indienne car cela "contribue a (.-veiller le peup'e ’.Et avec colère, Nehru a demande à l'assemblée: "L'Inde seraR-elle si faible et votre cssemblée si craintive que nous dussions renoncer subitement i des principes pour lesquels nous avons combattu et que nous dussions dire à notre peuple doit compter sur d'autres pays pour assurer sa défense?" Au moment du vote, es trois auteurs de l'amendement étaient absents et leur propcGiion a été renversée par le vote unanime des autres délégués.ii Tous nos amis sont invités à participer SUPPLEMENT au du CINQUANTENAIRE du DEVOIR Sans exception, tous nos antis sont invités à commanditer les pages de notre supplément du Cinquantenaire, qui sera publié, le 2 9 janvier prochain.Le temps presse .Notre personnel restreint nous empêche de prendre contact avec tous nos amis.S'il tous plaît de donner au DEVOIR un témoignage tangible de votre appreciation, n'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner immédiatement.Ce numéro du Cinquantenaire doit i raiment refléter la solidarité de tous les milieux canadiens-français.Par sa vigilance constante depuis un demi-siècle a la cause canadienne-française, LE DEVOIR mérite l'appui de tous.Prière d’adresser toute correspondance comme suit: SUPPIEMBII DU CiNOUAHIENAIRE Service de la Publicité 434 est, rue Notre-Dame — Montréal SIX LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.16 JANVIER 1960 ECONOMIE DOMESTIQUE Votre argent est-il un bon serviteur dans votre existence?rXa de emme En jetant un coup d'oeil sur voi dépenses de Fanner dor mère, cherchez-vous à découvrir ou est passé votre argent en 1959?Vous aviez sans doute établi un programme sommaire, prévoyant l'argent nécessaire à ( alimentation, au transport, au loyer ou au paiement de l’hypothèque?Mais savez-vous com-b en il tous restait pour vos vêlements, vos sorties et pour les articles de maison?En res-lait-il suflisamment pour vos loisirs, vos vacances ou un voyage de fin de semaine chez des parents ou des amis?Aviez-vous prévu les dépenses du temps des Télés ou utilisez-vous votre revenu de cette année pour payer des factures de Tan dernier?Peut-être avez-vous l'impression que plusieurs de vos amis, avec des familles et des revenus comparables aux vôtres, s en sont mieux tires que vous en 19Ô9- Si telles sont vos pensées e’i' que vou- songez à vos resolutions du Nouvel An.vous ;vez peut-être besoin d'un système pour l'administration or votre budget.Comment vous y prendre'’ Ea brochure.I.'AD MINISTRATION DE VOTRE Bl'DGET.préparée par le Service de l’Aide aux Consommateurs de ‘‘Household finance Corporation", fournit les ré ponses à ces questions et à bien d'autres que vous pourriez vous poser sur l'administration de votre budget.Voici, srivant celte brochure de 36 pages, les e éments de base du budget Jamilial.Commencer par exprimer ses désirs.Objets que la famille convient qu'elle peut se procurer en raison de son revenu, de ses goûts individuels cl col-Ivtifs.de scs ambitions et de ses projets.Préparer vn prnr/rammr hud fielatre faire la liste des jours de paye au cours de Tannée.Etablir le montant des dépenses fires.Inscrire les dépenses oui doivent être payées regu-lièrement, par des montants fixes, comme le loyer, les primes d'assurance, les services publics.Additionner res dépenses et diviser le total par le nombre de périodes de paye pour trouver le montant à mettre de côté chaque jour de paye.Estimation des dépenses varia-htrs.Ces dépenses se présentent irrégulièrement, en montants v.viablrs : v êtements, mobilier, ‘¦¦(C"s médmaii':.nrér^nts Pro céder de la même façon que pour les dépenses fixes.Etablir le emit rie la rie nu jour le jour.Ces dépenses sont relies qui surviennent tous les .murs ou toutes les semaine, : rUmcrtstion, alloe.tions, transport.Pour les établir avec précision.il sera peut-être necessaire de garder en note les dépenses d'un mois ou deux afin de se faire une bonne idée de ce nue Ton dépense à cette fin.Comparer les dépenses et le revenu.Faire le total des mon- tants exigés par chaque type de dépenses, à chaque période de paye.Soustraire le total du chèque de paye.Le solde servira a acheter les choses que Ton désire.S’il n'y a pas de solde, ne vous découragez pas Vérifiez rie nouveau chaque poste.Il y aura peut-être des endroits ou vous pourrez réduire les dépenses nu des choses dont vous pou / ' vous dispenser afin d'atteindre votre but.11 y aura peut-être bcaucouo de calculs à faire et il faudra sans doute discuter en famille, mais le jeu en vaut la chandelle si vous réussissez à trouver le moyen d'épargner en vue de vous procurer les choses que vous jugez les plus iinpn'tantcs pour vous et votre famille.On trouvera plus de détails, aussi bien que des tableaux pouvant aider à prévoir le programme de dépenses et d'épargnes pour I960 dans la nrn-rhu-e L’ADMINISTRATION Df VOTRE BUDGET, à raison de 10 sous l'exemplaire, au Service de l’Aide aux Consommateurs de "Household Einanee Corporation of Canada", 1930 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.FOYER et dans le MONDE Cinquantenaire En dépit des témoignages recueillis sur le trottoir Bourassa a vécu parmi nous Las Editions Françaises Inc., agents généraux pour le Canada de la Librairie Larousse, sont heureux de féliciter Mlle Jacqueline Pégaz gui s'est classée ru premier rang des vendeurs de la succursale de Montréal pour Tannée qui vient de se terminer.Lors du banquet annuel tenu le 9 jenvier è Québec, on a décerné à Mlle Pégaz, le bouton d'rrgent, attribué au membre ,.u Club d'honneur.Mlle Pvgaz a aussi mérité un voyaga à New-Y ork.La direction de la compagnie se joint è Mlle Pégaz pour offrir à ses nombreux clients ses remerciements pour leur patronage passé et è venir.LES GANTS Quand elle met scs f/ants.je l’aide, et c'est très long.Nous sommes tous les rieur dans le petit salon Qui ret eut le parfum de sa robe d’automne.Elle nie tend ses mains; j’Iie itc, le tâtonne: Ses doigts sont délicats, fuselés, elegants: ,le les baise à loisir, quand je lui mets ses gant.' .le prolonge elle est bonne et tendre — ce mai ege Et je aoûts longtemps cette virante neige.('i-cnde comme le sang du coeur qu'elle m'offrit: I.pendant que le tiens scs doigts clairs, elle rit .S'ils ne sont pas bien mis, les gant ?- On recommence'.Jeu d'enfants ou folie' O divine démence! I '•s portes rimes, tour à tour, vous d’rnnt I r, ,ir tonmr à votre front, Et l’exquise douceur de la chair feminine.la hou-he tremblante effleurant la main fine.' Ma s rl'e a mfy ses gants sans mon aide, à la fin.Je re tarde ’-es yeux humides gris de lin Arec tant de regrets suhi's et de prières.Or" souriant" et rose et 'oignant ses paupières.Elle se penche et r eut offrir à mes baisers L'amour nui luit an fond de scs beaux yeux baissés.Ses yeux où la douceur a pris touf" la plac".Ses yeux don! le regard, comme des bras, enlace .ALBERT LOZEAU 1878 1924 Selon le prologue de Tribune libre, l’autre soir à Radio-Canada, Henri houras-sa serait aussi inconnu a Montréal, sept ans après sa mort, que si ce grand patriote avait vécu toute sa vie dans une case de Tombouctou ! C’est donc le temps ou jamais de continuer à rappeler les sous'enirs qui sont restés dans les familles oii les parents prêtaient l’oreille aux idées de Bourassa dans scs discours, ses conférences, ses séries d’articles dans LE DEVOIR.J’ai commencé à le faire samedi dernier; à la suite des échos que j’en ai recueillis, je continue aujourd’hui.Donc, quand on a entendu parler de Bourassa dans sa famille, on a souvent entendu mentionne l’extraordinaire popularité de ses assemblées contradictoires.Parce qu’en périodes électorales ou autres circonstances, il ne donnait oas que des conférences, il ne faisait pas que des discours, il discutait publiquement avec les adversaires du moment, des problèmes et des idées qui forgeaient l’actualité du temps.Et figurez-vous que ce n’était pas que des assemblées paroissiales ou de comtes! Bien que l’automobile ne pouvait favoriser les déplacements à ccttc époque, on allait d’une ville à l’autre entendre ces débats, en s'entassant dans des trains d’excursions.Et comment les enfants que nous étions alors peuvent-ils oublier la venue à Montréal, par exemple, des oncles de Québec ou d’ailleurs, qui partaient ensuite en groupe pour Snint-Hva-cinthc ou autre lieux ?Les enfants aiment le branle-bas dans les maisons! Inconsciemment, ceux-là étaient déjà pour Bourassa ! C’cî.- ainsi qu'un oncle de mon père qui voyageait peu, bien ou'il eût un fils chez les Oblats.à Montréal, et qui fuyait les hôtels, prenait scs quartiers à la maison pour aller ensuite entendre Bourassa.La chose devait se répéter sûrement à bien d’autres foyers.Comme c'était la mode à J’époque, (l’oncle Jules faisait Le CAB ARET de l’hôlel R/tz Carlton Où l’on mange a la Ritz et danse au son de la musique du plus brillant trio en VILLE présente Soocka Oi enay facilité de stationnement Voilures garées par préposé à l'entrée.dans le temps, avant d’étre journaliste, ses visites de médecin en chapeau de soie), de meme Tonde Zotique arrivait à Montréal en haut de forme.C’était probablement déjà plus démodé à Montréal qu'à Québec.Cette coiffure de mon grand-oncle agaçait bien un peu mon père, mais il n’aurait pas osé le lui dire.Et ils partaient ensemble pour la gare.11 y avait toujours foule pour ces trains d’excursions sans possibilité de réserver des fauteuils.L’onclc québécois avait toujours peur de manquer le train.Alors, rendu à la gare, il entreprenait de se frayer un che-m i n à travers n’importe quelle foule et il jouait des coudes.Inm.inquablemcnt mon père entendait à droite ou à gaucho, une voix mécontente qui criait : •— Qu’est-cc que c’est que ce m.chapeau de castor qui pousse tout le monde ?Mon père suivait le m.chapeau de castor à distance plus que respectueuse.II ne voulait pas qu’on s’aperçoive qu'il était avec ce voyageur nerveux.si bien coiffé.Et que de fois ensuite, nous entendions parler de Tune ou l’autre de ces assemblées où le jeune Bourassa avait passé le poing rous le nez de Sir Lomcr ou bien, ailleurs, la foule haletante, avait craint un moment que les orateurs en viennent a se prendre aux cheveux! ¦O- Donc, il n’y avait pas que les Montréalais qui entendaient parler Henri Bouras-sa mais toute la province qui se déplaçait au besoin.Ces assemblées tumultueuses ne devaient pas compter d’auditrices, je présume.Mais aux conférences, l’élément féminin était toujours largement renrésenté.Plus on relit Henri Bourassa plus on s’aperçoit qu’il fut, avant tout, un grand éducateur, un maître à penser.J’ai en main la liste assez complète apparemment de scs conférences sur la famille, "fover de conscience, d'honneur, (au j singulier comme disait Péguy) et de patriotisme’’; le devoir social de la jeunesse; la famille, fondement de l’ordre social; famille et travail, bienfaits de l’éducation chrétienne, l’avenir des enfants prévu par les parents; famille, travail, patrie et religion; illusions et réalités de l’action intellectuelle.Tout ce qui regardait la nationalité, tous les sujets qui pouvaient être serviteurs du groupe canadien français, il les étudiait, les présentait, les défendait, dans tous les coins.A Sherbrooke, un jour, il parle du rôle des Canadiennes françaises; à Mont-Laurier, il rencontre les membres des Cercles des Fermières dans le DEVOIR du 16 février 1916, il s’adresse aux Canadiennes françaises de l’Ontario; il écrivait même sur l’hôpital Sainte-Justine, sur l’apostolat laïc, etc., etc.•O- Le courrier m'apporte ces jours-ci des lettres d’éducateurs et d’éducatrices qui me disent avoir commencé à lire le DEVOIR en telle ou telle année, justement parce que leurs parents ou leurs professeurs avaient connu ou du moins leur avaient parlé avec ferveur de Bourassa.Et cela me rappelle un soir d’automne où nous allions entendre Bourassa au Gesu.J’étais avec ma mère et l’une de mes soeurs, plus jeune que moi encore, quand je m’aperçus en chemin que j’avais laissé les billets à la maison! Ma mère qui détestait le gaspillage ne protesta pourtant pas quand je décidai; "C’est pour LE DEVOIR, on rachète d’autres billets!” Je ne me souviens pas exactement du sujet de ccttc conférence.C’était peut-être l’apostolat laie ou sur le rôle de la presse catholique et nationale dans les familles ou quelque chose du genre.D’un esprit très religieux et fortement documenté en histoire de l’Eglise, le conférencier citait volontiers les évangélistes, ou saint Paul ou les papes.La seule phrase qui me reste en mémoire, encore martelée par la voix métallique du conférencier qui se promenait de long en large sur la scène (il n’avait pas besoin de micro ni pour se donner une contenance ni pour se faire comprendre) c’est celle-ci qu’il n’est aucun besoin d’identifier : "Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi”.A propos de conférences, c’est regrettable que parmi les personnalités intersviou-vécs sur le trottoir l’autre soir par Radio-Canada, aucune n'ait pu rappeler que Bourassa est bien le seul Canadien de toujours, à pouvoir remplir d’auditeurs, même avec sièges sur la scène, l’auditorium du Plateau, dix fois en quelques mois, soit une série de dix conférences à l’automne ’44.En fait de détails, la T.V.et la grande presse d’information nous en donnent en masse sur des tas d’acteurs et d’actrices plus ou moins connus qui ne sont pas toujours, pas toujours, aussi intéressants que celui-là.Du moins, à mon avis.M ais on ne donne que Tin-formation que l’on a, on cultive les esprits avec la culture que Ton a et Ton peut prétendre faire de l’histoire ns ec des paroles en Tair, dans les airs, pour les échos des ondes seulement.Chacun son choix.Mais ça ne change rien à la réalité et à la vérité.Germaine BERNIER.Les mots croisés du "Devoir U 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 u l Ü U L ?2 t J H 3 1 r B ?4 ¦ ¦ ?¦ ?5 ¦ L fl 6 ¦ U 1 fl 7 r H i 8 9 ¦ ¦ ¦ H - ¦ ?¦ ?i 10 ¦ n ¦ ¦¦ 11 ¦ i L ü 12 ?c ¦E L HORIZONTALEMENT 1— Qui rend craintif 2— Assujettir a des types 3— General romain vainqueur ri'Anmbal — Transmet les sensations 4— En peu — Sans exception - Arbre vert 5— Certifier 6— -Porte le chef Le plus âgé 7— Jappa — Tout dernier 8— Fit feu — Mesure de surface agraire 9— En bien — Bouger 10— Terme de bridge 11— Adverbe — '1res fatiguées 12— Séjour des héros apres leur mort — Mesure de poids VERTICALEMENT 1— Qui amène des idées 2— Joyeux événement — Préfixe multiplicateur — Symbole d'un métal loger 3 - Sélection - Iles portugaises 4— Qui ne se laissent pas fléchir 5— Nous ramène le beau temps — Envoya dans un autre monde — Mesure agraire 6— Ancien esclave — Pour la defense du territoire 7— Animal géant 8— Carte — Avec avantage 9 Essaient — En tout 10— Epoque — La plus belle Dans 11 - Gai participe Marque l'absence 12—Etre très friand de — Pronom Solution d'hier Ho rizontalement:— ETOURDISSANT ; LOUPE ; BANC; ECRIVAIN — El; A (.IONISANT INGRID IDEM; KE — IMPRIME: EMl IDEE: NOS ESSIEU; TREVE ! - ST — NE: AS — IMPIE — I DIT; LE — LU — DOSE Verticalement:— EXPERIMENT \ ! MORS! OMBRAGEUSE: AIGRE; RENVOI EMt i ANDIDE II Il MESSIE; SOINS ¦ PESTE: SU AIR; APPENDICE — DO; NE — ITEM — UNIS; MET — ETE La poussière du jour La poussière de l'heure et la cendre du jour En un brouillard loger flottent au crépuscule.En lambeau de soleil au lointain du ciel brûle.Et l’on voit s'effacer les clochers d'alentour.La poussière du jour et la cendre de l'heure Montent, comme au-dessus d'un invisible feu, El dans le clair de lune adorablement bleu Planent au gré du vent dont l'air frais nous effleure.l.a poussière de l'heure et la rendre du jour Retombent sur nos coeurs comme une plmr amère, Car dans le jour fuyant et dans l'heure éphémère Combien n'ont ils pas mis d'espérance et d'amour! 7.a poussière du jour et la rendre de l'heure Contiennent nos soupirs, nos voeux et nos chansons; A chaque heure envolée, un peu vous périssons.Et dans ccttc mort incessante, je pleure.l.a poussière du jour et la cendre de l'heure .ALBERT LOZEAU 1878-1924 Reprise des demonstrations culinaires La scrie de cours de démonstration de cuisine de fantaisie recommencera mercredi le 20 janvier à l'Institut Familial et Social, 1215 est, boulevard St-Joseph.Ce premier cours portera sur la confection de la pâte feuilletée et sur les multiples façons de la présenter de façon très attrayante.Poaut^.charme*., fieux atours de la femme.Ces trésor», elle doit les chérir et les protéger jalousement .Les créations Tulipe Noire aideront a les lui conserver I A COMPAGNIE canmva nm G Lisez et faites lire "Le Deioir,y 3 PIEDS FAIBLES.f*ie:ds F*l_ATS.ARC ME: EAIEM.E Soulajjrmrnt complet et correction apportes avec 1rs supports de ! an he du Dr Scholl.Ajustement precis p.ir des experts, pour -epondre aux rvicenrrs rie chaque cas.à mesure que l'etat du pieds s'améliore.• Ajustement de chaussures pour cas difficiles • Service Complet de Pédicure • Conseils Gratuits d’experts Attention spécial* aux INSTITUTIONS RELIGIEUSES.Nous avons les souliers réglementaires pour religieux et religieuses.11% StflÉd (&£ U.10510 v 1410 ru« WOIFE (cam Jl» Cilhanr») Cinquantenaire Radio-Canada s y entend en prologues! Les entrevues sur le trottoir, parmi les passants de la rue, même si elles sont signées par la radio d Etat ont toujours quelque chose de très pénible Que ces entrevues-éclairs, sur des sujets légers, puissent être amusants, même intéressc-nts, dans d’autres pays, c est possible.En Erance, par exemple où tout le monde ou à peu près s'exprime avec plaisir, souvent avec bonheur, où Ton peut fort bien rencontrer un concierge d'université, une blanchisseuse de la rue des Ecoles ou un chauffeur de taxis, parfaitement à Taise, simple détail, dans l’emploi du pronom personnel "nous , et qui peuvent tout naturellement faire accorder le verbe à la personne que ce pronom réclame, c’est sans doute possible D'autant plus que là-bas, même l’homme de la rue a bien quelques pensées sur tout et rien et tient à le dire.Mais ici ?Infirmités de pensée et infirmités du langage vont de pair et interviewer les gens sur la rue c'est touiours s'exposer à étaler de beaux échantillons d'ignorance, de niaiserie et de langage avarié.Et c’était bien l'échantillon de notre misère verbale que les spectateurs attendaient le moins, l’autre soir devant le petit écran, comme prologue à un semblant d hommage à Bourassa, à Tribune libre.Lui qui parlait si net, si franc ! Et quelle idée saugrenue, une fois de plus, à Radio-Canada, de s’informer du grand disparu auprès des gens de la rue, des amateurs de sport, des friands de faits divers ou de gazettes à sensation ! Quel à propos ! Quelle psychologie ! Il faut tout de même se réjouir que ceux qui ont ouvert la bouche ont reconnu que c’était un Canadien: ’’C’était in ben bon Canayen" a dit le pépé au micro II aurait pu ajouter dans le même style: "On est toute du ben bon monde les Canayens, garanti ! Dans d’autres pays, un patriote de cette trempe serait connu des la- petite école.Mais ici, vous pensez bien avec le nombre de célébrités que nous avons, ce serait trop compliqué.S’il avait été question d'un joueur de hockey, d’une vedette de la T.V., de n'importe quel amuseur public, à la bonne heure ! On aurait pu donner très probablement le nombre de pièces de sa maison, la couleur *’ favorite ’ de ses chaussettes ou l’histoire de sa dernière aventure sentimentale.Les parents sont très renseignés depuis Tavènement de la radio et de la T.V.et les enfants profitent de cette culture intensive.Mais avant ces inventions, qu’est-ce qu'il pouvait y avoir d intéressant, je vous le demande ?Pauvre Bourassa qui a dit plus de vérités au cours de sa carrière que n’en fournira jamais n’importe quel poste de radio ou de T.V, ! Consolons-nous tout de même.Parce que je crois bien que les réponses auraient été tout aussi lumineuses et enthousiastes si Ton avait questionné ces mêmes bonnes gens sur Edouard Montpetit, Olivar Asselin, Calixa-Lavallée, Sir Lomer-Gouin, Albany, Françoise Barry ou Marguerite du Frost de Lajemmerais.Il reste pourtant encore quelques relations, quelques amis de Bourassa à Montréal ou ailleurs, qui l’ont connu dans l’intimité, qui ont été reçus à sa table, etc Pourquoi n’avoir pas fait parler ceux-là plutôt que ces passants qui ne savaient rien repondre ou le disait si mal ?Dé|à, en plusieurs autres circonstances, notamment à l’occasion du voyage de la reine Elisabeth, des funérailles de Maurice Duplessis, elc., de ces questionnaires sur la place publique pouvaient faire honte au moins exigeant des Canadiens français.Mais là, c'était le comble ! Encore une chose inexplicable et affligeante.Et la voix sur disque qui est venue écorcher les oreilles parmi les images folichonnes ! Bourassa avait une voix métallique, assez nasillarde, souvent cassante.Ce n’est certainement pas pour la qualité de sa voix que ces disques ont été enregistrés mais pour la valeur et la qualité de sa pensée.On n’a rien entendu de celle-ci mais trop de celle-là.Quel prologue étourdissant et déplaisant qui a bien mal préparé les téléspectateurs à entendre ensuite les échanges d’opinions sur le journal fondé par Henri Bourassa.Parmi les réalisateurs de Radio-Canada, il en est quelques-uns, apparemment, qui ont une bien curieuse conception de.Thommage à rendre aux grandes tigures canadiennes quand les circonstances les imposent à l’attention publique.Germaine BERNIER L'écolier et son lunch Si un écolier ne mange pas la nourriture qu'il apporte à l'école.il se peut que ce soit parc?que la présentation et le goût n'ont aucun attrait pour lui- 11 a peut-être besoin de plus de variété.11 s'agit d'un repas important et il vaut la peine d'y penser.Les sandwiches de pain de grain entier doivent contenir de la viande froide, du poisson, , des oeufs, du fromage ou du beurre d'arachide avec de petits morceaux de carottes ou de j navet croquants.Une bouteille 1 thermos pourrait contenir de la soupe chaude ou du ragoût.Des biscuits avec un dessert au lait dans un contenant en matière plastique à couvercle et un fruit quelconque, ainsi que beaucoup ! de lait à boire constitueront la nourriture dont Tenfant a be-1 soin.VENTE DE JANVIER CHEZ MAPPIN'S Montres pour hommes et pour dames — avec mouvement automatique ou non MAPPIN'S — acier inoxydable — plaqué or — 14 et 18 carats or — Montres à diamants pour dames, etc.RÉDUITS DE 23% À 30% Modèles 1959 Echange sur certaines marques connues 1000 cucît, rue Sainte-Catherine — UN.6-7431 Heure d'ouverture : Lundi eu somedi 9 «.m.» 5 p.m.Vendredi jusqu'à 9 p.m.1 heure de stetionnement gratuit 4 nos garages Peel Windsor LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.16 JANVIER 1960 SEPT HOCKEY H i • r I Ifil'F \ MI R 11 \ t N F.Prov denre « Rorh^-'^r H-'shTy à SpraiRfirld I ic;i » dr ri s r 8 p - M a ; 1 e * fc^ddh i .v 4 M J o m r d ' h n I Mil F.S \TION ^1 F proton a C'anadiPn Ra iffpr^ à To-oMto C'h’.rago a Détroit | Mil » AMI PM % 1VF ProvH• *ii p a < p- pland P'üfalo à Her»he> Québec a Sprinyfr.i I M.I F de I MT Sudburv à KinRaton n a i n Canadien a 8op‘on Toronto a !>étroi» Rangp-s à Chicago I Mil F AMI RM ^INF P-o- idence a Buffalo Hprahry à Cleveland Springfield à Rnrhf'*p?‘ I Mil F de ITS T Soihury à IrA-Rlvlère^ S*p Mai e é HmI Kingeton à R val CLASSEMENT LlfilE N ATION \l F J C.P N F C Le Canadien rencontre les Bruins deux fois MONTREAL.— Lu C«n»di«ns n iuron* pat la tâcha facile an fin de tamaina, alors qu il* affronteront lai Bruint de Boston deu« foit — ce soir à Montréal et dimanche a Boston.La* Bruins ont gagné leurs quatre dernières parties, donnant bien l'impression qu'ils ont secoué leur léthargie pour de bon.Lors de leur* qua.te dernières joute*, les Bostonnais ont compté Il but* pour une moyenne d un peu plu* de quatre but* per partie.De plut il* n ont alloué que trois but* à l'adversaire Don Simmons qui.comme Jacques Plante, porte son masque protecteur, a réussi son 2e blanchissage consé-utif jeudi, alors que Boston a déclassé le» Ranger*, 6 0.Le bilan du Tricolore eu cours de te* quatre darn eras parties est le suivent: huit buts comptés et 13 alloués.Le» champion; ont perdu contre New-York 83 et Chicago 30 et ont battu Chicago î-1 et Toronto 3-1.Maurice Richard, qui a tente un retour eu jeu jeudi, a obtenu une assistance et il e porte ton total dj point* à 946 dan» le* joute* régulière* auxquelles il a pris part depuis le debut de sa carrière dans le Ligue Nationale.Le Rocket, qui en est à se 18e saison dan* la Ligue Nationale, devance Gordie Howe par un point.Howe en est à sa 14e année dans la NHL.Bien que Bos on ait compte six buts jeudi soir, Bronco Horvelh n'e mérité qu’une assistance et il a 53 point* en tète des compteurs, soit deux de plus que ton plu* dangereux rival, Bobby Hull.Hull a SI points, Jean Béliveau, 49, Andy Bathgate, 48, Henri Richard et Vie Stasiuk, 45 chacun et Don MeKenney, 44 Horvath domine pour le* but* avec 27 et Befhqate et McKenna/ pour le» assistances, avec chacun 31.Terry Sawchuk et John Bower ont réus'i le plu* de blanchissage*, chacun quatre et Carl Brewer du Toronto est le mauvais garnement de la Ligue avec 104 minutes passée* au pénitencier.Cet aprèt-midi dan* la Ligue Nationale, Chiceqo jouera è Détroit et ce soir, New York è Toronto.MONTREAL — Une équipe de hockey chot*ie en Ruttie, le* Motcow Selects, e*t arrivée à Montreal hier à bord d’un Super Constellation d'Air Canada.Noii le* apercevons ici à leur arrivée à l'aéroport de Dorval.Durant leur tournée canadienne, le* Russes joueront plusieurs parties contre des équipes de l’Ontario et de I Ouest, (photo Air-Canada) Les compteurs B.Horvath, Boston B.27 A.26 Pts 53 B.Hull, Chicago 75 26 $1 J.Béliveau, Canadien 23 26 49 A Bathqate, Rangers 17 31 48 H.Richard, Canadien 19 26 45 V.Stasiuk, Boston 16 79 45 D.MeKenney, Boston 13 31 44 G.Howe, Détroit 18 23 41 B.Geoffrion, Cndn 15 24 39 D.Moore, Canadien 14 25 39 D.Prentice, Rang.17 19 36 J.Bucyk, Boston 11 22 33 M.Bonin, Canadien 12 70 32 R.Pulford, Toronto 14 17 31 J.Toppanini, Boston 8 23 31 G.Armstrong, Ton - * 15 79 D.Mohns, Boston 16 29 G.Aldcorn, Détroit 13 16 29 N Ullman, Detroit 10 19 29 L.Labine, Boston Hay, Chicago 8 21 29 B.10 18 28 L.Pop-in, Rangers 10 18 28 G.Sullivan, Rangers 9 19 78 T.Sloan, Chicago 14 17 26 A.H-benton, Rangers 9 17 26 E.Nesterenko, Chicge 8 18 26 C.Henry, Rangers 12 13 25 E Litienberger, Chgo 9 16 25 A.Delvecchio, Détroit 9 15 24 C.Provost, Cdns 9 14 23 R.Gadsby, Rang.7 16 23 G.Gendren, Boston 15 7 22 J.Wilson, Toronto J2 10 72 B.Olmstead, Toronto 9 11 20 R.Murphy, Chicago 8 12 20 A.Stanley, Toronto 7 13 20 P.Pilote, Chicago 2 18 20 F.Mahovlich, Toronto 12 7 19 K.Schinkel, Rang.10 9 19 D.Duff, Toronto » 10 19 S.Mikita, Chigage 7 12 19 D Marshall, Cdns 7 17 19 G.Ehman, Toronto 7 12 19 R.Stewart, Toronto 7 12 19 F.Mackell, Boston 6 13 19 T.Horton, Toronto 2 17 19 P.Goyette, Canadiens i 9 19 18 D.Harvey, Cdns 6 12 18 T.Lindsay, Chicago 5 13 18 L.Regan, Toronto 4 14 11 C.Burns, Boston 8 9 17 B.Cullen, Rangers 6 11 17 M.Pronovost, Detroit 5 12 17 B.Harris, Toronto 3 14 17 M.Oliver, Detroit 9 7 16 B.McNeill, Détroit S 11 16 André Martin avec Cleveland TROIS - RIVIERES — André Martin, un joueur de défense des Lions de Trois - Rivières de la Ligue professionnelle de hockey de Lest, vient d'être rappelé par les Barons de Cleveland de la Ligue améracaine.Martin, un athlète natif de Québec, âgé de 22 ans, avait été prêle aux Lion-au début de la saison Maigre le départ de Martin, fierry Désaulniers, le pilote de l'équipe peut toujours compter sur cinq joueurs de défense d'expérience en Diono Mascotto, Irwin Spencer.Ted Hodgson, Krank Rogeveen et Wally Chevrier.Cinq hommes seront à leur poste dimanche après-midi alors que les Wolves do Sudburv en seront à leur première visite à Trois - Rivières depuis le 27 de cembre dernier alors que John Sleaver, des Wolves, s'en était pris à un partisan des Lions.Sleaver, en frappant dans la Ionie avec son bâton, atteignil un spectateur au poigne! ci ce dernier leva un mandat d'arrèl contre le joueur des Wolves.Mais quand les policiers municipaux de Trois - Rivières .se rendirent dans la chambre des Wolves pour servir le mandai.Slea-\er était déjà parti.L'autobus des hommes de Murph Chamberlain fut arrêtée et fouillée en cours de route mais en vain, Sleaver ayant accompli le voyage de retour dans une voilure particulière.Par la suite l'incident donna lieu à quelques prises-de-bec en ire les directeurs des Lions cl ceux des Wolves.Ted Hill, le président du Sudbury menaça de contrrmandcr toutes les parties subséquentes de son équipe à T.-Rivières si une meilleure protection n'était pas assurée à scs joueurs.De son côté.Del Dugrc gérant général dos Lions, prétendit que la direction rie l’équipe avait suffisamment d'hommes en devoir pour assurer le service d'ordre e( que les incidents du genre ne se produisaient a Trois-Rivières que lors des visites des Wolves.L» jout* de dimanche Et en parlant do la joute de dimanche, Dugré a déclaié re cemment avec une pointe d’iro nie : “Toutes les mesures seront prises pour protéger .les spectateurs contre les assauts des joueurs de Chamberlain.'' Sleaver pour sa part devra faire face la musique.A son arrivée à Trois-Rivières, il se verra probablement mis sous arrêt par les policiers municipaux et amené au poste de police pour répondre à l'accusation portée contre lui par Michel Beau-champ, le spectateur qui a fail lever le mandai d'arrestation après avoir été frappé à un poi gnet.Cette joule soulève un immense intérêt a Trois-Rivières et il en est de meme en fait dans toute la Ligue car le président du circuit.Edward Houston, assistera a la joule en compagnie rie Car! Voss.l'arbitre en chef et de Ted Hill, le president des Wolves.Phil Watson, Lanciein instrue-.leur des Rangers de New - York, sera également à Trois - Rivières dimanche pour assister à la joute et voir à l'oeuvre 1rs membres de l’organisation new-yorkaise qui s'alignent pour les Lions.A Cortina MONTREAL — Quatre Montréalais quitteront la métropole à destination de Cortina en lia lie, où aura lien prochainement le concours mondial de descente en hnb-.sleigh.Ce sont La mont Cordon, Gary Van Nesl.Victor Emery et J’urvis McDougall, qui prendront part aux épreuves d'équipes à deux hommes et quatre hommes.Ce tournoi est pour le rl-nin piomat mondial, ear les épreu \cs rie bobsleigh ont été rayées des jeux olympiques eetie année.L'hiver dernier.Gordon et Emery s’étaient classés au Ile rang dans le eoneours mondial lenu à St-Moritr, en S'Hisse.Quant à McDougall et Van N’est, ils en seront à leur première expérience dans les concours internationaux.Sous contrat CHICAGO.— Le receveur Ear! Averill et les lanceurs Ben Johnson et Seth Morehrari ont signé leurs contrats avec les Cubs de Chicago Les Cubs ont déjà 25 joueurs sous contrats en vue de la prochaine saison Johnson était à Port Worth, l'an dernier, où il a remporté 17 victoires et subi huit défaites Mn-rehead a été obtenu par les Cubs en retour de Ta' lor Phillips, le 12 mai dernier.Cn nadi^n 40 25 8 7 144 96 57 Toronto 41 19 16 6 108 112 44 Détri’t 4 17 15 0 110 m A3 Bos-on 42 17 20 5 143 144 39 ChicRçn 4 14 21 R 115 124 ,3e New- York 41 11 23 7 123 ; 56 2Î MGl L A.MFRH 4 I NK J (.P N P r PI * Spr’.nsfle'd 40 25 11 3 167 119 55 Providence 42 23 IR 1 141 131 4 Rochester 39 21 15 3 » 114 4 j Buffalo : 14 2 78 97 12 Snowdon 23 2 14 7 58 109 11 P-aux -T 22 1 20 1 62 169 3 uni F, i STI Al RF\ ï D 1 G P N P L P»< Longueuil 13 0 3 I 47 34 19 MrM tervl, p 7 « 1 0 39 14 1?St-I/bert R 3 3 2 23 30 fl St-Jean 7 3 3 1 25 20 7 Napemlle 4 3 5 0 21 23 6 J.-Cartier 9 0 9 0 13 •16 0 uni r m nïor 4 d'OniarJo fi P N r r Pts Ma rl horos 19 11 0 ! 40 lOO 38 Barri e 16 10 0 112 96 35 St Michaels 14 11 4 »9 87 32 Peterborough U 13 2 115 1 18 30 Guelph 12 14 4 130 127 28 St Ca-harlne* 13 13 3 99 108 2;» Hamilton 3 38 2 81 131 12 UGIK MFTRO POLIT A INF JR 4 6 Snowdon 7 2 5 0 :6 24 4 8t-Lauren* R 2 6 0 : 4 34 4 MGl F DEPRESSION -1 G P N r C Vt' Totem 11 9 1 1 47 34 19 Hobos 11 4 3 4 35 25 12 Sages 11 2 6 3 32 49 7 Grade n 2 7 2 30 46 fl NOUVELLES BREVES MGUI5 INTFRl OU FGIAl.F Section r Aux quatre coins de la ville R v a danses de folklore dans tous les coins de la ville et chacun peut trouver un endroit non loin de chez lui.selon M.René Bélisle, surintendant de la division de la récréation du service municipal des parcs.Un avenir prometteur pour le trot et amble (Mau ri c?* Mfs.jardins, dirfeteur drs RHj»non> f\î « * harnais, sur Je plan nation.il.< cri eM le troisième et dernier article de ce reportage).Ix* 1er mars 1939, la Dominion Harness Horse Association et la ( anadian National Trotting and l’ace Association se sont amalgamées et l’association qui en a résulté a pris le nom de Trotting Association.M.William Lawrason, décédé en 1958, a occupe les fonctions rie secretaire - trésorier de la CTA de 1939 jusqu'en 1956 alors qu'il prenait sa retraite.M.Gordon M.Findlay fut choisi entre 14 candidats par les direrteurs et prit la succession de M Lal wrason.M.Kind lay, apres nous avoir .ppris que le nombre des trotteurs et ambleurs enregistrés dans les livres de la CTA, en 1959, était de 4,471 à comparer a;ce 2.064 en 1949 ajoute qu'il envisage avec optimisme l’avenir du trot et amble au Canada.Depuis quelques années, dit-il.grâce a l'impulsion donnée par la province do Quebec, les jours do courses sont plus nom breux, les bourses plus généreuses, les chevaux meilleurs, les chronométrages plus rapides, les pistes mieux administrées".Il dit que l'avènement des courses sous réflecteurs, le soir, les departs produits par l'élon-r.ante barrière automatique Phillips ont été de sfacteurs prépondérants dans l’extraordinaire popularité du trot et amble devenu un sport majeur.Au cours des deux articles précédents.M.Findlay nous avait, parlé de certaines mesures prises par la CTA pour assurer 'e bon fonctionnement des courses au pays.Dans ce dernier article, nous allons de nouveau céder la parole à M.Findlay et i! nous parlera d'autres initiatives préconisées par l'association: “Nous nous sommes procures des films sonores, en couleurs, sur les classiques Hambletonian A St-Sauveur Le club de ski de l’Immaculce-i onception se rendra a St-Sauveur dimanche le 17 iam icr.La messe comme d'hahitude sn-a dite a 8 heures au Centre.Les billet,* seront en vente vendredi soir et samedi après-midi._______ LA BOXE McKeesport, Penn.— Bobby Stiniato, 175, de Cleveland, a défait par k o.Bobby Hughes, 175, ri Erie, Penn., en 2 round*.Tampa, Flor.— Claude William*, 156 1-2, de Tampa, a défait par k o.technique Sal Fuen-tes.158 1-2.de Cuba, en o rondes.iJullalo, N'.Y.— Jackie Donnelly, 135, de Buffalo, a defaR aux points Dick Diveronica, 135.de Canastota, N'.Y., en 10 rounds.Demande d'enquête sur le choix des skieurs olympiques OTTAWA.— Ls ion* de ski de II Gatineau a réclamé la tenue d'une enquête sur le procédure suivie pour fixer le choix d* l'équipe olympique d* ski.Les dirigeant* d* la ion* veulent tout particulièrement faire do la lumière sur le* raisons de l’exclusion de Don McLeod, d'Ottawa, eu profit d'Irwin Servold, d'Alberta.McLeod a été mi* d* côté en dépit d* c* qu'il ait fait mieux que Servold dans sept courses d* fond.Los dirigoonts do le ion* veulent saisir Mik* Guntll, président de l'Association ranadienne de *ki amateur, d* cette affaire dan» l'espoir qu'il corrigera rapidement la situation.s annonce au Canada cl Litlle Brown Jug.Ces pellicule.* sont a la disposition de nos membres qui n'ont qu'à nous écrire pour les emprunter".“Nous sommes en pourparlers avec M.Gordon Johnston, un chroniqueur de courses bien connu, et nous avons l'intenlion de lui confier la direction de nos relations extérieures.M.Johnston, un véritable expert, est un des sept directeurs du district 3.' "Nous avons engagé Robert Jo kisch, de Montréal, et nous lui avons confié la direction de notre importante section des statistiques et des performances antérieures.Pendant de nimbreuses années, M.Jokisch fut le bras droit, de William Slack l'éditeur en chef des programmes de course du Parc Richelieu et de Blue Bonnets’.“Nous avons l’intention de demander officiellement aux responsables du Panthéon des Sports a l'Exposition de Toronto, d'inclure dans leur musée la photo de Mighty Dudley, conduit par Keith Wajjles, franchissant la ligne d'arrivée après son mille miracle de 1-59.3 au Parc Richelieu en juillet dernier”.“Nous avons reproduit au photostat des milliers de papiers d'enregistrement, évitant d'oiseuses correspondances.Ces copies simplifient le travail de nos archivistes" "Nous avons l'intention de déléguer un rie nos représentants aux réunion d'une journée ou deux, quelques jours a l'avance Cela assurera le succès de ces épreuves, les fera ressembler aux meetings bien organisés de Montréal, Québec.Trois-Rivières, Connaught Pork et Woodbine".En guise de conclusion, M.Find'.ny nous déclare qu'il re.'te sans doute bien des problèmes à résoudre.Cela est évident à cause du développement phénoménal des courses depuis 1952.“Les hommes à chevaux oui leurs problèmes, mais ici, à la CTA.nous avons les nôtres.Avec de la bonne volonté, cependant et la cooperation de tous nos membres, nous avons bon espo r de solutionner avant longtemps la grande majorité de ces problèmes”.M Rélisle virint.en effet, de rendre public le nouveau ealen drier des danses folkloriques qui se tiennent dan* dix des dix-sepl rentres récréatifs et parcs-écoles du service des parcs de Montréal.C'est grâce à la collaboration de diverses troupes de folklore, avec l'Atelier folklorique du service municipal des parcs, dirigé par M.Michel Cartier que ce programme élaboré peut ce réaliser.Voici le programme complet des danses de folklore : Parc-école St-André-Apôtre, 215 Prieur ouest, la troupe “Ceintures fléchées”, les dimanche* soir, de Rb.30 à 10 h.30, tous les 15 jours, à partir du 24 janvier; pour les enfants, tous les lundis après-midi, de 4 à 6 heures.Parc-école Sfe-Bemadette.6825, 16ième ave Rosemont, la troupe “Carousel”, les dimanches .après-midi, de 2 à 5 heures, tou-I te* les trois semaines, commen-; çant le 17 janvier.Parc-école St-Emil*.3450, Davidson.la troupe des “Gais Bohèmes".tous le* dimanches soir, de 8h.30 à !0h.30, dès dimanche prochain.Centre Maisonneuve.4495 est, Ontaro, la trouge "Jeunesse qui danse", tous le* mardi* soir, de 1 "h.30 à lOh.30.à compter du 19 janvier.Centre Henri-Julian.9300 Saint Denis, la troupe "Coeur a Tout”, les samedis soir, de 8h.30 à lOh.30 i toutes les trois semaines, à comp-j ter du 16 janvier.Parc-école Mousseau.305.5.Mousseau, la troupe "Les diah’es verts”, tous les dimanches soir, de 8h 30 à lOh.30, a compter de dimanche prochain.Pere-écol* Liébert.R100, de 1 Marseille, la troupe “Les se-, meurs d'entrain", tous le* same-i dis soir, de Rh.30 à 10h.30, à compter du 16 janvier.Parc-école Loyola 7069 Semer : lcd.le groupe “Adulte", tous !e* vendredis soif, de 8h.50 a 10h.30, à compter du 1 janvier.Parc-école Benny.64.50.rie Ter rebonne, “Square Dance", les *i-m^di* soir, d" 8h 30 à I0;i 30.tou* le* 15 jours, à compter du 16 janvier.Atelier Folklotique.2765.rue Desjardins, la troupe “Les petits i souliers", les samedis soir, de | 8h.30 à 10)1.30.tous les 15 jours, à compter du 16 janvier.Renseignements Pour renseignements supplémentaire* emeernant l'activité folklorique du service des parcs, on s'adresse aux moniteurs Michel Cartier ou Grégoire Mardi a l'Atelier Folklorique.2763, rue Desjardins, UN.1-3811, poste 2035.J G P S P C PM Montréal 6 4 1 1 20 16 0 N -Dame 2 1 0 1 10 5 3 Brébeuf 1 0 O 4 .3 2 Boscoville 2 1 1 0 7 9 2 Grasset 3 0 2 1 6 n 1 Eudîstes 2 n 1 1 4 6 1 Ste-Maria 2 0 2 0 5 7 0 MOI F M N10 R de ITS T 4 G P N P r Pts Rot j Te.n 13 10 1 2 54 19 22 St-Vlctor 15 R 5 2 37 24 18 Mtl-K.it 3 5 6 7 2 31 35 14 Re'?Ignv 14 5 R 1 21 .38 11 S M -O ‘tl 15 3 11 1 25 53 7 A Ste-Rose l'n succès des plus grands a couronné la cueillette des sa pin* dans Ste-Rose.Les membre* de l'Association ont re cueilli, en 3 heures, plus de 1,250 sapins grâce a la gêné rosité de* gens de Ste-Rose.Quatre camions, ont fait plus de 25 voyages vers la rivière où brûleront en un grand feu de joie, tous res sapins.f'e feu n» sera qu'une de* nombreuses attractions du Car j naval qui se déroulera les 6 et i 7 février.En effet, les danses j dans la rue, le fameux souper Canadien, une soirée à la Canadienne, des attractions sur glace composeront le Carnaval de l’Association.Au bowling La moitié de la saison est passée: Voici quelques records: TORONTO — L'arrivée d'un* équipe de hockey tout etoile» de I Union sovietiqu* à Toronto, a été retaidee hier à cause d une tempête de neige.L'envolée qui devait transporter les Russes de Montréal à Toronto a été contre mandée hier matin à cause de la température inclémente.Les Russes sont arrivés à Montréal tôt hier matin, venant de Londres.Ils sont partis pour Toron to hier après midi.Cette équipe d* hockey de l'URSS disputera dix parties hors concours au Canada, la première dimanche soir au Maple Leaf Gardens de Toronto, contre les Dutchmen d* Kitchener Wa terloo, les représentants du Ca nada au prochain tournoi olympique de hockey.Toutefois, l'équipe russe n'est pas celle qui représentera l'URSS au tournoi olympique.Les visiteurs ont été accueillis à l'aéroport de Dorval par Bob Label, ancien président de la Canadian Amateur Hockey Association, La tournée * d'ail-leur été organisée oar la CAHA Les Russes disputeront dix parties en 18 jours.Ils joueront à Toronto dimanche et mardi prochain; à Windsor le 20 janvier; Fort William, le 22, Regina le 2.3; Trail, Colombie-Britannique, le 25; Kelowna, le 27; Edmonton, le 29, Winnipeg, le 3) et Calgary le 3 février.L'équipe d* l'Union soviétique joueurs, mais on y retrouve six est formé* en partie de jeunes joueurs du club qui a fait un* tourné* imoressionnant* au Ce nada en 1957.• O - KfTZBLEHEL.Autriche Karl Schranz, d'Autriche, a ga gne l'épreuve de slalom géant et Thérèse Leduc, de France, s'est assuré le même honneur chez, les dames, dans Je ron cours de ski Hahnenkamm, d’une durée de trois jours, qui a débuté hier à Kitzbuehel, en Autriche.Penny Pitou, fie Guilford.New Hampshire, s'est révélée la meilleure concurrente de l'Amérique du Nord en se classant quatrième sur un pied d’égalité avec Hertz Kehir d’Italie Ann Heggtveit, d’Ottawa, a ter miné en 29e place, sur un pied d'égalité avec Pulz.i Frandl, d’Autriche.Ces deux eonrur-renles ont réussi des temps identique* d'une minute, 45 se rondes et neuf dixièmes pour la descente.Nancy Holland, jeune skieuse montréalaise de 17 ans, s'est classée en 68e position en une minute, 54 secondes et neuf dixièmes.Chez, les hommes, le temps du vainqueur a été d’une minute, 30 seconde* et deux dixiémes.Peter I.anig et Fritz Wagner-berger, de I A 1 I e m a g n e de l'Ouest, ont fini ex aequo en deuxième place en une minute et 31 seconde*.Mademoiselle Ledur a par couru la descente 1 200 mètres, traversant les 37 portes en une minute, 37 .seconde* et sept dixième.*, devançant Heidi B ehl de l'Allemagne de l'Ouest, dont le temps a été d'une minute, 40 seconde* et quatre dixième*.Le temps de Mademoiselle Pitou a été de 1:409 - O ¦ NEW YORK.— Carmen Basilio tentera de raprendre le championnat mi-moyen mondial lorsqu'il rencontrera le titulaire Don Jordan de Los Angeles le 10 juin prochain à Syracuse.Basilio avait du abandonner son championnat mi moyen mondial lorsqu'il remporta le titra des poids moyens en battant Sugar Ray Robinson il y a quelques années.Robinson détrôna Basilic plu* tard, lors d'un deuxiéma match antre les deux hommes.L» promoteur Norm Roths child a annoncé que Jordan touchera 35 pour cent des re cettes et Basilio 30 pour cent Les deux boxeurs se partageront également une somme de $75,000 de» droit» de télédiffusion.Rothschild prévoit une recette de $175,000 Avec le retour d* Basilio dans la classe des 147 livres, Gene Fullmer, le champion poids moyen mondial reconnu par la National Boxing Association, pourra concentrer se» efforts afin d'obtenir un combat contre Robinson, toujours reconnu champion des 160 livres par les Etats du Massachusetts et de New .York.Il est fortement question qu# Robinson et Fullmer en viennent aux prise* I» 16 mai au Madison Square Gar den, si Sugar Ray parvient è conserver sa couronne en bat tant Paul Pander è Boston ven dredi prochain.NEW-YORK.La victoire .sensationnelle remportée par Ingemar Johansson sur Flovd Patterson le 26 juin dernier au Yankee Stadium a été considérée la plu.* grande .surprise de - l’année 1959 dans le domaine '.sportif par la Presse Associée Johansson avait envoyé Pat-lerson au plancher à sept reprise* avant de lui porter le coup de grâce et ainsi devenir le nouveau champion mondial Soixante trois des expert* qui ont pris part au scrutin ont ar-cordé leur vote à cet événement sportif.Le* Dodgers de f.o* $ngelet se sont classés deuxième pour avoir gagné le championnat d» j la ligue Nationale et la Série mondiale.Le* White Sox de Chicago ont pris le troisième rang dan.* le scrulin grâce à leur conquête du championnat de la ligne Américaine.Le fait ri'a voir fini en troisième place dan* le classement de la ligue Américaine a valu la quatrième position aux Yankee* de New-York parmi le* surprise.* de 1959.La semaine du hockey mineur T,a semaine du hockev mineur â travers le Canada s'organise cette année du 23 au 29 janvier.On sait, que cette initiative de la Canadian Amateur Hockev .Association a pour but de pro mouvoir le hockey chez les leu-ne* Canadien* par une grande publicité expliquant les bienfaits de notre sport national au pré* de.* jeunes.A Montréal, Son Honneur le maire.Thon Sarfo Fournier proclamera officiellement la se niaine du hockey mineur, mer credi le 20 à midi et demi, à son bureau.De* représentant.* du service municipal des parc* de même que des officiels de la Q.A.H A.assisteront a la cérémonie.Deux joueurs en herbe, un de langue française et l’autre de langue anglaise seront égale ment sur les lieux.Les joueurs canadiens - fran çais seront représentés par le petit Michel Beauchamp âgé de 11 an.*, une vedette de l’équipe de catégorie pee wee de l'école Langevin.Donald Roberts.ieu-nc étoile du club pee wee Vir-tofiatown représenlera l'élément anglais Le directeur de* pares Claude j Robillard et ses adjoints Ber- | nard Hogue et George* Mantha.de même que René Bélisle.Paul-Real De.sro.ïirrs.Phil Wimmer Les activités à la Palestre Le plus haut simple chez, les homme* : René Juteau 243 Le plus haut simple chez, le* femmes : Claudette Legault .216 Le plu* haut triple chez, le* hommes ; René .1liteau .- , 584 Le plus haut triple chez les femmes ; Claudette Legault.526 Les moyennes de* 6 premiers chez, les hommes: 1—René Juteau .156 2 — Ray Boyer .144 3 — René Dubois 140 4—Maurice Lorente .133 5 — Georges Pednault .133 6 — Gaétan Leroux 133 Les moyennes des 5 premières chez les femme.*: 1—Claudette Legault 131 2 — Noëlla Lagace 122 .3—Denise Pauzé .121 4 — Jacqueline Lalnnde 11.5 5 Estelle Remillard 111 Dans la ligue Métropolitaine C.Gcné'cux.Sore! IR L.Arpin, Sorel 17 R.Ho is.se.iu.Can.9 C.Simard.Sorel 16 C.Poxon, Verdun 18 C.Bourelle.Nat.10 Y.Fortin, Nat.19 J.Taylor, Lach.19 J Faubert, Verdun 18 J Joannette, NDG 13 E Chiasson, Ven 18 C.Ouellette.N 19 J.-P Maletie, Nat 19 K.Wilding, Snwdn l‘i L.Strike.Sl-Jer 16 N.DennG, Can.15 A.Les.sieur, Sorel 14 16 33 49 20 20 40 20 15 35 20 11 31 8 26 34 13 20 33 12 19 31 10 21 31 16 14 30 14 16 30 10 20 30 16 13 29 12 15 27 13 1.3 26 5 21 26 R 17 25 7 18 25 NATATION Ce *oir, vingt-deux nageur* de la Palestre Nationale participent au concours nautique du club M A.A.A.sur la rue Peel.Le-semi-finales auront lieu à deux I heures et demi et le* épreuves , finales se dérouleront à parlir rie «ept heures et demi le soir L'instructur du centre sporlil de la rue Cherricr, Claude Marie a été nomme par la Cana dian Amateur Swimming Asso cialion.instructeur des nageurs d?la Province de Québec oui ¦ affronteront les nageurs de lV-I niversité McGill lors du Festival ' annuel de cette université.RAQUETTE Dimanche le 17 janvier le 1 club de* raquetteur* Le National I *e rendra à Rouse's Point.N Y | Le club paradera drapeau en te- i : te.La majorette, le corps de ; musique et le* membres coslu-1 més formeront un groupe assez imposant.Plusieurs trophées *e ; ront en jeu pour les compétition* en raquettes.Le plus grand 1 nombre do membres sur la p.v j rade a;nsi nue la bonne tenim 1 du club aideront certainement Le National a se cla-'Cr en tète car les athlète- s'entraînent ré g ülèrement c- detront fa re bonne figure dan* le* épreuve* de rourse qui se dérouleront dan* l'apres-mirii.BALLON-VOLANT Dap* la I .vie d - ba’lon-volant les BOUT EN TRAIN.1»; Carreaux ont di'po-é des Trèfles au score de 15 a 2.Le* vedettes furent René Grenier et Marcel Mondor.Dan* la deuxième partie, les Coeurs ont battu le* Piques 15 à 9.Les vedettes pour le* Coeur* furent Serg-' Chartier, N, Côté .t Envie Pny.Dm* la troisième partie, le* Trèfles ont battu les coeurs 15 à 8.Les vedettes pour le* Trèfle* furent Jacques Paquette, Jacques Harbour.Dan* la quatrième partie.le* Carreaux ont battu les Piques 15 à 9.Le, Carreaux ont gagné deux partie* pour s'approcher de la tète du classement.TENNIS SUR TABLE Dans une rencontre de Ten nis sur Table de Montreal l'équipe de la Palestre Natioiï a néfait celle de l'immaculée Conception au compte de 7 à 2.Rolland et Raymond Patelle et Gil'es Laeomhe formaient !> quipe du Centre Sportif de la rue Cherricr qui a rencontré Marc Bourdon.André Bernard et Yvts Bourdon BALLE AU MUR Ligue inérieure de.b.il’e au Imur de la Palestre, c’asse A l’equipe de Bernard Dubost et Marcel Ponton a défait Cam le Lajoie et Normand Qmnt-j! 21 R; Pierre I.aberge et Conrad Hame-lin ont battu Bernard Dubost et Marcel Ponton 21-16 et Roger Faubert.tou» du «er-viee des parcs, ainsi que Frank Dilio et A.F.MacMahon.de la Q.A.H A.participeront à la ce rémonio.Actuellement.11.643 f e o n e * joueurs d# hoeqev sont enregistrés dans 763 équipe* repartie* en 168 ligue.* de categorie* mineures des parcs de la Cité.Le.* classe.* mineures comprennent le* juvénile.*.18 an* et moins le.* midgets.16 ans et mmn* ; les bantam*.14 an* et moins les pee wee*.12 ans et moins, et les mosquitoes.10 an* et moins.Durant les 7 jours que durera la campagne, les organisateurs des differentes ligues de hockey mineur e'perent que le.* parlent.* et amis des ieune* joueurs assistent plus fréquemment aux parties et accordent un plu.* grand encouragement aux instructeurs, gérant, et au tre* sportifs qui donnent leur temps pour les petits hoekeyi.*-te*.— Au fait, le slogan de.la semaine du hockey mineur est : "N’envoyez, pas votre fils h la patinoire, accompagnez, le".Avec les Alouettes MONTREAL — Perry Mo*», gérant général et pilot# des Alouettes, e ennoncé qu'il aveit fait l'acquisition d# Jim Glasgow, un bloqueur de 24 Olivre» de l'équipe du Collège Jacksonville State.Ce colosse de 25 ans était passé au service des Lions d# Détroit, de le ligue Nationale, lors ce la dernière séance de repêchage et figurait dans les plans de cette équipé en 1960.Il a li-qné son contrat avec les Alouettes, au cours d’une récente visite dons la Métropole.Glasgow avait alors assisté è la projection sur film d'une partie dispute# entre les Alouettes et les Rough Riders d'Ottawa, l'r.uîomne dernier, et il s'était réc'aré enchanté du jeu de foot-hall canadien.Glasgow habite Jacksonville, Alabama, et il n'arrivera pas à Montréal avant la période d'entraînement de* Aloueltes, au mois de-juillet.FORUM CE SOIR, à 8 h.15 WOCKEV MCI T NATIONALS S OSTON CANADIENS —700— si^ses i *1 dans la terrasse, billets fl a^ni s,»m “en.raie a ' 1.73 il V.:»o rn ip matin, a 10 h.\dnn sion générale a $1.25 fn vente re soir, à 7 h., au guichet de la rue St-Luc.FORUM Dimanche, le 17 janvitr a 2H.30 p.m.i tc.i i df lionsk v r n n.f ssiowi m y im i rst KINGSTON ROYAL Aîlradion aupplemenîalrfl «peciale a i h.p.m.Hockev Mineur DIVISION Ml Dt» ET ST-AN SLI MF.vs MILS KOLCIS P:.x de présence spécial — T.Tn lm, .ipeuieut complei, aux cou-k ;:.s du club ROYAL, sera don-r.e aux enfants comme prix de pré.ence.Le tira#* se fera - a :e et la 3e période de la partie entre Sudbury et Royal.Le gajnant pourra s” i-r.son f julpement che?.M' - *4 :441.«ven M.’Oill Collera, t l'r.x Sic'-te s nv !*“vc.s.$173, $130 e*.il-3.Admission generale kl on.enfants 50 cent.*» dan* section non réservée Billets en vente samedi matin a 10 heures HUIT LI DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.16 JANVIER 1960 Les métallos viennent de signer quatre conventions collectives Métillurgisfesuni» d'Amérique viennent de conclure quetre conventions collectives de travail qui avantagent environ 1,700 emp oyéa des compagnies Crane, Warden King, The Robert Mitchell Co.el Montreal Brome Ltd., dont les usines «ont situées dans les environs de Montréal.I.a compagn:" ('-ane et s-'s çrpt conts r.nn’n; du local 3617 sont convenus d'au ' monter le salai:?horaire r.» il renie l'heure d'iei au 1er novembre 1980.rie donner un ei Te' rétroactif dn six mois à un' p; e mière hausse de 6 cents "heure et de ratustr' le .'-'a' • des hommes de no 'lie- d'un au’"e c.nq c^nls l'heu e n cou" du 1er nov^mV?10"o ]/.m,'nt prévoit, de plus, "-ni ¦ >.rat'on du s" e' d':: r malad e et du fonds d» p'" 4 t.14 Pères B!încs rçïLii;n:"l !ci» 5, nrs'yon; p” Ou.torze r "p.1 ¦ » mois de , eo .au nttc'e: Canada, sont relournés ru r-to 'rneront dens leurs m - O” d'Af ieim au r it' s du mois de ''*"vu .O sont.!» 6 ienvi" •.?” " P.(• I r e ?” -.• ; Tan-rnyikr: R vmvie".H.P.F! > bed I,"uia: e (Ghana) et R.1' Ro'v • Ko-tin (Tandanyil: 10 i«nv:" •.R P.P.-K.Jolin.(\vas ¦ î""d) et R.Fr.'.tieien !.aiib"-d '• (y.• ¦ u'end ): li ian\ o '.R P.V ":" • (ift'ii > (0(i?a”dat et R.F v: hrod Co-t e:- ( On >nd." V5 i-.,.„ •_ r p ,j^Pn •('Mr'ii’t (Ten nyi'ta i: 18 janvie r R.P.pn'-.' G andmaison (Ous.'.n fia 1, R r’.('•;•• I.efaiv 'e ( Ou un du).R0.I-P.Gauvin (\''ase.l-"d) et R.Fr.Ferrand Para d'a •-répnr^pv Travail parant', rvimps tom* rharbon.?n.çarap** i?\ Il pratuitR.fiilos Plrhp, 7038 St-DmiR.libre Irr février.573.00.RA.?-60;7 CR.4-4181 18-I-fiO 18-1-60 Holt, rt Avenue, Rosemont 6 pièces éclairées, 3 cfites, caves svstAme charbon.220, parapc 12x14.APPARTEMENTS A LOUER Appartement double, chauffé, salle , d^ bain, ran chaude.8130, rvie lien- libre 1er février.573.00.RA.’-607* H-Julien.18-1-60 18-1-60 Seulement Jeune fille professionnelle pntir partaper appariement Appeler |e qoir RK.9-52*6.18-1-60 ASSURANCE asshp ancf-auto Il versements, sans intérêt.Tel.* I.A 6-VS5K, «oir TH 7-232“ 4NO Ateli«r de mécanique 45 ans Leiphure Frères Limitée l'atelier mécanique eonnu eilstera et continuera UN.1-7471 BUREAU A LOUER Coin 8aint>l.eurent et l iepe, 2 appartements chauffée, professionnel, galle d'attente commune avec dentiste.S'adresser Pharmacie 1 lèpe.8495, 8alnt-l lurent, DI.8-3538 18-1-60 MAISONS A VENDRE RRrrHF.SI — 9180.près rharland, 2-51 t neufs, système, parape double, cave 9’, bâtisse ?5x12.Terrain 25x8m î*rlx 517,800 Comptant 53,500.CR 9-0105 constructeur 1-2-60 T»F MARTK.NY, 9301 près Charland.triplex 1-6.2-3.neufs, semi-détacbe.parage double.sYSteme, rave 9' pris 522,500.Comptant 16,000.— CR.9-0405 constructeur.1-2-60 ROSEMONT, 17e Avenue.6040.prè^ Boulevard 8alnt-.loseph, 2-5U neufs, «vsteme.parape double, cave 9'.bâ tisse 2.3x4?, terrain 25x89.Prix *20.-000.Comptant J6.OO0, CR.9-0405 eonstnicteur.1-2-60 Oe MARTM.NY — 9333.près Charland.semi-détache.2-5'•.neufs, facade 25' x 42\ terrain 25’ x 101 système, parape double, cave, prix : *18.500.comptant : *4,500.ConMcur-teur CR.9-0405.22-1-60 OCCASION D'AFFAIRES DIVERS Paa de cheveux pris, si vous faites usure du produit JAMAIS 0 MîCn.F 18-1-60 TRADUCTION, DICTAPHONK on TFF Al TFI FPHONK.STF.NO boul Indtts-triel, Oept.0-5 78.7, Montréal .la.Que 18-1-60 F.e principal avantage résulte directement d" l'autonomie de navigation a.ssttrée par l'emp'oi de réacteurs atomirpur'.I.e brise-glace nucléaire es! affranchi de frequents ravitaillements en carburant.I! peut donc s’éloigner ave" plus de sécurité des zones côtières; de même, «a puissance maximum peut être utilisée sans restriction.I.e Lénine a un- puissance de 44,000 chevaux-vapeur fran rais, ri pourra demeurer cons lammrnt en mer pendant un an, à pleine puissance.La coque a été spécialement renfoc ée: le bordé a une épaisseur de 32 mm à l'avant, de 41 à la partie arrière ct de 38.dans la partie centrale Le Itacé de l'étrave, facteur de la plus haute impo-tance de l’efficacité d'un brisr-elarr.a été tout spécialement étud'c L .ermet d'escompter une valeur relative de la pression sur la glace, supé rieurr de 15 p.c.environ à celle des brise-glace en service.La protection des hélices, surtout au cours de la marche arrière, est te’le que l’on peut compter sur 75 p.r.de la puissance totale, en c-’s d'avarie d'une hé lice latérale.I.e brise-glace 1 'nine a quatre ponts et onze cloisons transversales e: anches.Des chambres de ballast et des citern"s de roulis ont été munies d'électro-pompes réversibles d'un débit unitaire de 4.000 tonnes-heure.Les quartiers dp l'équipage prévoient de longs séjours en | mer; deux marins occupent une cabine climatisée et aménagée avec tout le confort désirable.L'appareil moteur, outre le réacteur atomique qui en est la source de puissance, fait appel à la propulsion turboeleetrique à courant continu.Trois moteurs de propulsion sont alimentés par quatre furbogénératri-ccs qui ne sont pas lices méca mollement, assurant ainsi une oins grande manoeuvrabilité du brise-glace.Ces turbogénératri-ces et les appareils auxiliaires sont installés dans deux corn partiments autonomes situés sur l’avant et l'arrière des générateurs de vapeur nucléaires L'eau de mer oui est utilisée dans les chaudières est bi-dis-tillée et purifiée sur résine éehangeuse d'ions Les générât.'ices développent 3 840 kilowatts pour l'alimentation des trois arbres de couche.Le moteur central de propulsion a une puissance de 19.800 chevaux; les moteurs latéraux ont respectivement une puissance de 0,800 chevaux.Le réacteur atomique du Lénine est du type à eau lourde sous pression, analogue à celui du sous-marin américain Nautilus.Il c-t nécessaire d'employer de l'uranium enrichi dans un réacteur à eau lourde, pour un navire, mais, l'on constate que les exigences économiques «on; moins sévères pour un brise glace que pour tout autre type de navire.Des raisons de sécurité ont fait prévoir trois réacteurs, au lieu d'un seul de forte puissance.pour le Lénine; l'un demeure èn réserve.Il entre en service à puissance réduite au mo-meni de briser la glace émisse.De l'oxyde d'uranium fritté, enrichi à 5 p.c., est utilisé dans le réacteur; chacune des trois barres est introduite à la partie supérieure du réacteur à l'aide d'un moteur électrique, en six-dixtèmes de seconde.L’énergie ainsi dégagée est transformée en vapeur dans un réseau de chaudières et de condenseurs.Celte vapeur actionne le.s turbines et les alternateurs, mettant en mouvement les moteurs qui entraînent les arbres de couche et les hélices.Des dispositifs de sécurité sont installés partout de telle sorte que l'équipage est à l'abri de toute fuite de radioactivité.Sans doute l’investissement que nécessite un brise-glace atomique ne peut-être facilement évalué Voilà pourquoi il n'y a pas encore de brise-glace atomique canadien, malgré l’excellen-re de la construction dos brise-glace sortis des chantiers du Canada.Par voie de comparaison, seul le brise-glace russe Ermark, de tous eotix en usage, devance le DThervillc, sous le rapport de puissance installée au déplacement en cheval-tonne (0.95 et 1.22 respectivement); de même que sous le rapport de la puissance installée à la largeur du navire à la ligne de flottaison, en rheval-mètre (350 et 550 respectivement).Un prodige de l'électronique.Il a été tout d’abord découvert lors des recherches sur le radar aux Etats-Unis ! Il s'agit de I ANTENNE DE RADAR JUPITER qui augmente votre territoire de réception de TV des CENTAINES DE FOIS ! Elle vous donne un- RECEPTION PRECISE COMME LE CINEMA meme s-ur des canaux faibles ! 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Une fnis que vous l’aurez ajouté à \otre appareil, vous n’aurez plus à l'examiner ntt à le toucher de nouveau.Et conenriant il vous cropurera la réception de TV de votre vio, instantanément et sur chacun ries ranaux de votre région SANS QUOI TOIT VO TRE ARGENT VOUS SERA REMIS.Pourquoi vous confenfer d'images a demi-floues ?Pourquoi vous priver de canaux ?Pensez-y ! Vous avez probable ment payé S200.S300.rt même $400 pour votre téléviseur.Vous versez à un réparateur de TV jusqu'à $20 et $30 de plus par année simplement pour garder votre appareil "n bon ordre ! Et cependant, malgré tous le.s miracles de l’électronique en télévision ., malgré tout l'argent dépensé pour ce téléviseur .( ET APPAREIL DE TV EST A LA MERCI DE VOTRE ANTENNE.Oui, quelle que soit la marque de téléviseur que vous possédiez .quel qu esoit le prix que vous ayez payé .quel que soit l'argent que vous versiez à votre réparateur, LA CH'ALITE DE VOTRE IMAGE OE TV DEPEND DE T, \ PUISSANCE D’ATTRACTION DE VOTRE ANTENNE ! Et sur quelle sorte d’antenne rompt"7-vous pour vous apporter de trois à quatre heures de plaisir visuel chaque soir’’ Si vous êtes comme des millions d’autres Canadiens, spécialement ceux habitant les appartements, alors vous avez payé de $10 à SI5 pour une antenne intérieure a oreilles de lapin ! A CETTE ANTENNE DE FIL DE DEUX A QUATRE PIEDS DE L0N-Gl’EUR, vous confiez la tâche quasi impossible d'apporter des images claires, précises, brillantes à travers le béton et l'acier, à ries centaines de milles de distance ! Pas étonnant nue vous soyez toujours debout à régler votre appareil! Pas étonnant que vos yeux soietrt fatigués à la fin d'une soiree de TV.Vous avez évidemment un autre choix! Vous pouvez installer une antenne rie toiture énorme et fragile et payer à votre propriétaire $24 par année de loyer supplémentaire, ou jusqu'à $85 pour l'installation sur votre propre maison! Et cette antenne de toiture est de trois, quatre ou cinq fois plus ofilcace que le.s oreilles de lapin, parce qu elle possède jusqu'à VINGT-Ql ATRE PIEDS de fil d'antenne, soit VINGT-Ql ATRE PIEDS D’AIRE DK RECEPTION POCR L'ATTRACTION DE VOS IMAGES! Mais ces antennes de toiture plient facilement et deviennent hors de foyer.EUes sont trop vulnérables aux dommages par le vent et la ‘empête et il en coûte très cher pour les répa rrr ! Après la première grosse tempête, vous avez encore des canaux' qui s'évanouissent, des images brouillées un plaisir coupé de moitié.Mais — ct lisez bien ces mots attentivement — il v a toujours eu un TROISIEME CHOIX D AN TENNE, une antenne rie TV romplctement dissimulée, appropriée a votre ma1.son ou à votre appartement! UNE ANTENNE DI.TELEVISION GIG ANTES-lyLL, non pas longue de deux Maintenant! 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début du récital un climat favorable dans lequel la musique sest épanouie comme une fleur heureuse.Dés leur premier récital à deux pianos, il y a quelques années, Renee Morisset et Motor Bouchard s’étaient affirmés comme des artistes authentiques.comme une équipe à laquelle la plus belle carrière était de toute évidence promise.Déjà à cette époque ils étaient des rccitalistes professionnels, c’est-à-dire des musiciens dont le public sait d’avance qu’ils sont impeccables et que leurs exécutions seront des messages d’art.Depuis cette époque, le jeu des deux jeunes musiciens s’est encore affiné, assoupli, la coordination des techniques et des personnalités est détenue chez eux aussi parfaite qu’on peut la souhaiter: ils sont prêts à affronter n’im-porlo quel public n importe ou dans le monde.On se plaît souvent, au sujet de deux musiciens qui font équipe, à parler de fusion des consciences ; c'est une figure rie stvie qui ne répond pas à la réalité artistique et qui définirait tout au plus l’anéantis sement des individualités au profit de la mécanisation du .iru et de l’expression.Dans l'équipe Morisset - Bouchard, chaque interprète a conservé sa personnalité ; il est merveilleux qu'il en soit ainsi car les oeuvres prennent leur rc lief concertant et acquièrent une présence d’expression qui ne sa dément jamais.Cette autonomie si précieuse s'éla blit toutefois dans une commune compréhension des oeuvres.dans une unité de style et de pensée qui font de Renée Morisset et de Victor Bouchard une des équipes de pianistes-duettistes les mieux "accordées” que nous ayons jamais entendues à Montréal.par Jean VALLERAND Les irlcrprète.s ont présenté un admirable programme : une Sonate de Jean Chrétien Bach, la Sonate en fa, K.497 de Mo zart, les Variation.'! sur un thé-me rie Haydn de Brahms, les Six épigraphes antiques de Debussy, et des Variations sur un thème de Paganini de Witold Lutakowski.Je ne les chicanerai pas d'avoir .joué à deux pianos les pages de Bach.Mozart et Debussy qui ont été écrites pour piano à quatre mains, bien au contraire.Ce sont des raisons sociales, des raisons de convenance et de mode qui me semblent avoir suggéré l'écriture pour piano à quatre mains plutôt que des raisons musicales, encore que certains compositeurs (Ravel en particulier dans Mo Mère l'Oye ) se soient complus à résoudre les problèmes si spéciaux de cette écriture.I.a musique écrite pour piano à quatre mains constitue une aventure musicale passionnante pour des camarades pianistes qui veulent "faire de la musique ensemble”, mais elle sonne mieux, indubitablement, quand elle est exécutée à deux pianos.Toutefois, André Désautels, dans ses commentaires par ailleurs si judicieux et si précis, aurait dû mentionner le fait, afin d'inciter les jeunes pianistes qui étaient dans l'auditoire à travailler ce répertoire qui n'esi pas réservé aux seuls maisons heureuses où Ton possède deux pianos.J'ai assez parlé au début de ret article des qualités rie Renée Morisset et de Victor Bouchard pour me dispenser d'insister sur le fail que le récilal a été un enchantement continuel.Ces jeunes pianistes sont de grands artistes chez oui l'érudition et la science musicale servent de façon splendide une intuition qui les met en état de grâce devant la mu s:que.La clarté du iru.le i.ni des phrasés et des coloris, la spontanéité dp l’expression ont fait de ce récital une aventure artistique inoubliable.Je n'ai qu’une réserve à exprimer (et je le fais parce que Renée Morisset et Victor Bouchard doivent être traités selon les critères que l'on emploie pour les plus grands récitalistes) ; elle a trait au caractère concertanl de la So note rie Mozart que les jeunes interprètes ont eu tendance à appuyer, comme s'ils voulaient rendre encore plus évident le dialogue de cette musique qui pourtant s’établit de lui-même sans qu’il soit nécessaire "de mettre le doigt dessus”.Ici la science d’analyse l a emporté sur la sensibilité ; ce qui n'em-pcehe pas l'oeuvre d’avoir éié jouée avec infinim-nt de soin.Par contre, le Jean-Chrétien Bach et surtout le Debu.ss\ étaient au niveau de ce que peuvent faire de mieux les plus célèbres équipes de pin nistes-duettisles du monde.Je ne pense pas que d’autre équi pe puisse jouer les Epigraphes antiques avec plus de poésie, de distinction, de charme.Les Variations de Brahms sur un thème de Haydn sont un monument.Celte oeuvre trouve son véritable conte .¦ sonore dans la version pour orchestre (que Brahms compléta en 1874.un en après avoir terminé la partition originale pour deux pianos).Renée Morisset et Victor Bouchard ont accompli un véritable tour de force en donnant tant de clarté à ces pages dont le contrepoint touffu convient assez mal au clavier : par le souci qu’ils ont apporté à faire chanter la polyphonie, les jeunes artites ont clarifié cette oeuvre qui appelle la variété ries timbres: ils onl réussi, avec des moyens pianistiques authentiques, ce que normalement seul un orchestre peut accomplir.Les Variations de Lutakowski sont écrites sur le même thème que Rachmaninoff a employé dans sa Rhapsodie pour piano et orchestre.L’oeuvre rie Lutakowski est surtout une page de virtuosité très claire, très franche.Elle a été jouée par les récitalistes de façon éblouissante.Ce récital de jeudi dernier marque une date dans l'histoire de notre vie musicale : et je n'emploie pas cette phrase comme une formule facile pour terminer un compte rendu, ic l’emploie dans son sens le plus plein et le plus signifi calif Renée Morisset et Victor Bouchard ont devant eux.ou poursuivre leur carrière, l'univers entier : leur triomphe montréalais le démontre.Les peintres de TAANFM ont Toge de raison: leur art est en pleine force par Françoise de REPENTIGNY Il v avait fouie a l’Ecole des beaux-arts, j e u d i soir, lors rie l'ouverture d'une exposition présentée par l'Asso ciation des peintres non figuratifs de Montréal, exposition qui dresse le bilan de dix années de travail.Un public race se mêlait aux rangs des peintres, un public controverse mais réceptif, harcelé par un effet de choc, unanime dans son impression de force.Après avoir accompli un grand pas dans la société an cours d'évolutions artistiques, intellectuelles et morales, un tel public fait preuve de maturité par l'adheience de son comportement vis-à-vis d’un art visant.Comme par la forer des choses d’ailleurs, ce même public est.en grande partie responsable de l’état florissant de la peinture ici.entre autre d’un marché de la peinture non figurative.Certains, parmi ceux qui ont le plus suscite cet élan, n’y sont plus, se sont isolés.D’autres, et parmi les plus fervents, s'inquiètent (le cette ère glorieuse comme si le succès engendrait une angoisse plus terrible encore que la rupture.Ea gloire impose des conditions périlleuses .Les peintres de l’AANEM.un groupe très important de peintres, n'ont pas a revendiquer une liberté qu’on ne leur discute plus Ils ont eu le temps de travailler sans trop s'éparpiller, d'évoluei sans avou- à sr justifies, (te mûrir enfin.Ils forment rlé sormais un bloc solide, d'une agressivité de niasse bien répartie.magistralement.Elle \ient la réponse à la question angoissante: "Où cela vous méne-t-il Elle vient et en suscite de plus graves, r'est la réponse d'un art en pleine force.Il est arrivé ce temps de l'accord rêvé, du droit de cité, du droit de vie.depuis que nos peintres ont été tentés d'abandonner la lutte ou de tout casser, de se calfeutrer sous des dehors a gressifs ou de s'isoler comme individu.Témoins de la vitalité de nos peintres, témoins de leur santé créatrice, nous assistons maintenant à la maturité d'un art encore provocateur, décidé par un dynamisme sans concession, par une recherche plastique.Cette peinture.b:er encore éclatée, adhère, .s'installe parmi nous, impose sa vé'ité.11 y a dix ans.cette génération de peintres découvrait l’art abstrait.Ils le maitrisent aujourd'hui par l'affirmation et non sous forme de refus.L’exposition des non-figuratifs à l'école des Beaux-Arts est peut-être le manifeste le plus virulent.le plus intact, le plus large, rie la découverte d’un univers en pleine action.Des années dr travail ont fait le défrichement en vue de ce recul imposant qui instaure un présent prestigieux.Une action plus eificaie sf' substitue à la révolte.A la place des statues renversées, ou ailleurs, on érige des édifices, la structure d’un monde en puissance dévolution, vivant, vrai, et qui s'affirme par une qualité de plein rendement.Bilan de dix ans de recherches, d'aventure, de création-eetle exposition célèbre un anniversaire symbolique.Los pein- tres y ont d'abord mis le prix.Un certain confort de l’art, actuel et fécond, était dû.La semence a germé, la récolte est bonne, abondante, mordante pour qui la cueille à l .mps.Sérénité ri’nn lendemain de tempête, désormais liberté d'agir, et d'évoluer.Symbole d'une jeunesse en pleine maturité qui a triplé de vigueur en donnant son rendement, sans se stabiliser.La qualité statique de plusieurs toiles dans l’exposition implique une force sourde plutôt qu’un temps d'arrêt, et c’est peut-être là que le choc se produit.La peinture des grandes découvertes aboutit à l'action, au coeur même de l’innovation.Les formes nées d'une recherche vivent aujourd’hui totalement, sans incartades, sans bavures.sans pertes de temps, parfaites dans leur ressort interne.Un coeur généreux bal dans ces toiles, la nâte ardente fait le plein des volumes nécessaires.Après des incursions plus ou moins résonnantes, certains rie ces peintres ont reconquis leur vérité intuitive, pour se retrouver plus forts qu'avant.Leur art est une sublimation d'une liberté chèrement payée.L'invention des fonnes par ces peintres, si elle est universelle dans son évolution, indique une nécessité subjective et objective a la fois Le phénomène s’extrait d’un contexte de culture artisti-one, d'un rnnnrochenv nt mondial ries artistes, en - ertu d'une juste mesure chez l'individu.L'exposition à l'école des Beaux Arts est comme le thermomètre (1rs recherches pla» tiques acluellcs.Ce n'est pas une exposition de complexes, mais une formidable tentative rie perfection dans un mouvement d'ordre et de croissance Bousculant les déclins d'une tactique de guerre nécessaire, les peintres s'engagent dans une ère de naix, le lemns de la eon lemnlation.du confort aussi, de In jouissance esthétique.Au de là rie l’impasse immédiate d'un cnnlexle social, au delà de l'énigme formel-informcl ils vivent de leur épanouissement, rationalisent des impulsions, im priment la ligne d'ordre d'un lyrisme, sans rien détruire, -uns amoindrir, en donnant Le plié, nomène de leur maturité est fascinant.Il v a bcauenuii de inic dans la forme qu'ils donnent à Ic, r vie.à leur aventure, il y a de la force, du mouvement.un lyrisme dynamique.Ces peintres ont Tàge de raison Leur peinture a le visage rie leur libération, un art eolié-rent.où la olénitudo bat en sourdine, ou le volume des formes agit en coud de masse.Ces toiles ont du nerf, une charpente bien structurée su, sa base, bien nourrie, une puis-satire interne affirmative.Si on déplore chez certains peintres une sûreté un peu tiop parve nue.une jouissance confortable de l’aboutissement nui résonne comme une merveilleuse seen, rite, il est inmossihl1- d'être vulnerable au h'oe de l'exoosi-tmn.Voila une manifestation n PIERRE CENDRON.l'un des exposants du groupe des non -figuratifs.’ S f f RENEE MORISSET et VICTOR BOUCHARD // LA SEMAINE DU CINEMA FRANÇAIS La nuit des espions", ou du meilleur et du moins bon Robert Hossein » écrit le scénario de LA NUIT DES ESPIONS, il en a été le directeur et il y tient la vedette avec Marina Vlady.Dans les trois tâches qu'il s’est ainsi assignées Hossein n'a ni alteint le chef d’oeuvre ni essuyé un échec.Le dialo guc comporte certainement des longueurs et certaines naïvetés qui font sourire, mais à certains moments les phrases tranchent dans le vif du drame qui l’oppose à sa partenaire.La mise en scène est bonne, bien que certains arti fices étonnent.Les deux espions qui se retrouvent dans une cabane d’un coin perdu de la France, par exemple, ont à portée rie la main tout ce dont ils ont besoin pour se chauffer et se nourrir.Hossein ne manque pas de talent Il le met à profit dans son rôle d’espion partagé entre son devoir, ses doutes cl cet amour qui sourd avec autant de rapidité et d'ardeur que la flambée qu'il a faite dans le fnver.Marina Vlady fait une espionne peu convaincante, en dépit de son grand talent.Ses accès successifs d'amour, d'inquiétude, de colère et de repentir onl fini par dérider une partie des spectateurs.Line espionne allemande, stationnée en Angleterre, doit remettre à un certain colonel allemand, en France, un microfilm des défenses côtières anglaises.Le service anglais de contre-espionnage prend les dispositions pour arrêter l'espionne et confier le miero-film, — un (aux évidemment, — à une Anglaise qui se fera passer pour l'Allemande.Elle doit rapporter les instructions que lui remettra l'officier allemand.On apprend d’autre part, — deux precautions valent mieux qu'une.que le service français de contre-espionnage tentera de son côté de faire disparaître l'officier allemand et de le remplacer par un militaire anglais.Les spectateurs n’ont vu les traits d'aucun des quatre espions Personne ne sait si l'allemande et son compère Toffi cier onl été arretés.On ne sait pas non plus s'il a élé possible de leur substituer 1rs deux Anglais.Au rendez vous arrivent une femme blonde et un jeune homme vêtu d'un costume d’officier allemand.Sommes-nous vivre ou du moins, une exposition à ne pas manquer.11 est difficile de citer (les noms, d'extraire des toiles de cette exposition, d'autant plus oue chaque exposant montre deux tableaux seulement.Mais, certains peintres engagent avec nous un dialogue si virulent qu'il devient inévitable de s'y soustraire.Les toiles de Rita Letendre s'impriment en nous avec la fureur du geste do nrin-rire Une vision d'un monde en perpétuelle présence d'action.Parallèle rl ins leur v igi rur, rlr11\ huiles chaotiques de Mar celle Maltais dont l'une nec'so une invasion de masses parallèles Le nerf (|ni imnrime les v i rages décotmés de ses fo-mes donne à ses toiles l'urgence choc, apparue dan des noir' de pavés sous la pluie de violets ténébreux, à ce côte alertant de sa nalelle.Fernand Toupin comble d'une pate soli rie.où 1rs rouges et les blanc' sont pétris au diapason tlTir état d'âme ascétique.(Us for mes statiques, un monde au repos, en paix avec lui-même.Pat Ewen exprime l'entité de-formes interrompues.Suzanne Melodic.Marcel'c Kerroo.Claude Tousignant.Guido Mobil ari.Ulysse Comtois le sculpteur Denis .Juneau v sont pour beaucoup dans le choc de '.'exposition Dans un prochain article.jg me propose de retracer d»- nies pré-, l’action de ces peintres.An Theatre du Noniccui Maude Les femmes savantes” sont un spectacle de qualité en présence de deux Aile-man.ts.de deux Anglais, ou d'un Allemand et d'un Anglais?C'est là le drame.Les deux personages ne le savent pas non plus, Ils passeront la dernière heure du film à tenter de découvrir qui ils sont.C'est d'abord la méfiance.On cause revolver au poing.Puis on accepte une sorlc de rêve pour l'heure du dîner.au cours duquel on s'offre mutuellement les délices du foie gras, du saucisson fin et — qui l’eût cru, — du champagne que la jeune espionne a trouvé là, dans le placard, par hasard! Après le dîner c'esl la sieste, chacun de son côté.On ne peut de part et d’autre fermer l'oeil.On eau se.Soudain l'amour apparaît, par hasard, comme le champagne.! On se jure de s'aimer tou jours, puis les doutes renais-sen.N'ns deux amis repartent à zéro: revolver, dialogue, cm brassades, bien que cette fois on ait supprimé le diner.Certains passages sont passionnants.A d'autres moments on est d'accord avec l'espion qui déclare: ‘‘C'est long toute une nuit.” A petit matin l'espionne repart, seule.Elle revient soudain sur ses pas, braque son revolver sur son compère, mais ce dernier, plus rapide t'abat Surgissent des Allemands qui félicitent le colonel.Il vient d’abattre une "dangereuse espionne anglaise".Ses yeux se brouillent de larmes: il est an glais lui aussi.Le film se termine là.On a voulu dérouler le spectateur.On peu' se rendre le lémoi gnage d'avoir réussi.Au demeurant, soirée agrca ble qui a permis d’apprécier le talent certain de Marina Vlady.Pierre Laporte Molière est chez lin au Théâtre du Nouveau Monde.Cinq indéniables succès sont là pour I attester : l'Avare, le Tartuffe Dorn Juan, les Trris Farces, le Malade imaqinaire."Les Femmes savantes" sont également un spectacle de qualité.Décor, costumes, mise en scène, jeu, rythme et entrain, on retrouve partout la fidélité au qénie molieresque.La distribution est assez souple pour rendre justice à l'auteur dans les scenes qui tiennent de la farce comme dans celles oui tiennent de la satire ou de la simple comédie de moeurs.Les personnages sont p ésents par delà les siècles et viennent nous dire par ¦ dessus la rampe des tirades d'une vérité perçante dont la pointe s'est à peine é-tnoussée.Il ne faudrait pas, non plus, se laisser berner par le titre d ¦ la pièce, car Molière n'est point misogyne.Dans "Les Femmes savantes", il attaque aussi férocement la pédanterie rt la fausse science chez Ls hommes que chez les femmes.Trissotin, ce précieux ridicule, et Vaé us, l'homme qui est cen sé avoir de l'esprif parce qu'il a appris du grec, ne sont pas moins pris à partie que la PHi-laminte femme de fête ou l'Ar-mande faussement angélique.La caricature dans "Les Femmes savantes" n'a peut-être pas la portée universelle gui subsiste dans les autres pièces déjà mentionnées, parce que cette comédie est très marquée prr l'époque.Non peint que la fa tuité, la bêtise et la tendance à l'angélisme aient disparu de nos moeurs, mais les rapports entre les parents et les enfants, entre l'homme et la femme sur le plan intellectuel ont beaucoup évolué depuis.On ne donne plus guère sa fille en maria-ne au sens de disposer d'un objet, et beaucoup de femmes font une carriè-e dans les sciences ou les arts sans tomber dans l"s outrances décrites par Molière.Le snobisme intellectuel a pris d'autres formes ef j» pense, en particulier, à la cruelle version moderne des "Femmes savantes" qu'on pourrait écrire en s'inspirant de la "beat generation".Mais rappelons brièvement la trame de la pièce.Philaminte, femme du bourgeois Chrysale, veuf marier sa fille Henriette au ridicule Trissotin.Henriette aime Clitandre et en est aimée.Son père, Chrysale, l'autorise à épouser celui qu'elle aime, mais comme il est d'un caractère bonasse, sa femme lui en impose.AU MUSEE Conférence de M.Randall Lp Comilê fémi'-in du Musée ries Beaux Arts de Montréal pré 'entera, mercredi, le 2(1 janvier, à 3 lires, M.L.V.Randall.M.Randall a enseigné l'histoire de l art depuis douze ans à l'Université de Montréal, rl à l'Institut des études nvriicvales à Mnnlréal.En même temps il a travaillé, avec succès, à l'introduction de cours obligatoires d'histoire dp l'art dans des collèges classiques de la province.Il a été, depuis sa jeunesse, collectionneur de livres et d’oeuvres d’art.11 a toujours été particulièrement intéressé dans le Moyen Age, rt spécialement dans le XVr siècle.Sa conférence a comme titre : "Conlours, couleurs et lumières dans la peinture du XVe siècle au XVHe siècle”.Par Gilles HENAULT On ne connaîtra le sort d'Henriette qu'apres l'intervention d'Ariste, frère de Chrysale.Ar-mande, soeur d’Henriette, joue auprès de Clitandre le rôle d'al-lumeuse alors que Bélise, soeur de Chrysale, divague en se cro yant l'objet des feux de tout le monde.Martine, la servante de cuisine, symbolise avec verdeur le bon sens populaire.Les personnages les plus c-rientés dans le sens de la farce sont évidemment Trissotin et Vadius.Ces rôles sont tenus respectivement pir Jean-Louis Roux et Georges Groulx qui en tirent des effets d'un haut c'mi-qce grâce à leur métier, à leur sens de la farce moliéresque et à des tics de gestes ou d'élocu-tien savamment dosés.Guy Hoffmann, en Chrysale, est son personnage de pied en cap.Son aisance est remarquable.Chez lui, le jeu et le texte ns font qu'un.Il entre dans son rôle de bourgeois comme dans ses pantoufles.Gaétan Labrèclie, en Clitan-d e est moins heureux.Il sied à sen personnage d'être fougueux, passionné, parfois comique, mais non pas ridicule.Il devrait se méfier de ses sourires.S'ils nous font rire, com-m''nt peuvent-ils charmer Henriette?Et si l'amour est aveugle, est-il sourd?Car enfin, la monotonie de sa diction pourrait fort bien endormir un sentiment qui s'éveille! Il lui faudrait pratiquer davantage I art des silences, du point d'orgue, ries hésitations opportunes dans le débit, en un mot, tenir comp fe à la fois du sens et de la prosodie, car bien que Molière se moque d-es rimailleurs, il a tout de mètre écrit sa pièce en vers! Denyse Saint-Pierre fait une Henriette très spéciale.On la voudrait moins puérile, moins figée dans sa sagesse de bonne petite fille qui cherche mari ; plus spontanée et plus explosive.Malgré cette réserve, son personnage attire quand m’me la sympathie, et l'on frémit à la pensée qu'elle pourrait être sacrifiée à Trissotin, Charlotte Roisjoli a grand air dans le rôle d'Armande.Elle conserve ses distances et récite avec ferveur des leçons qui ne l'ont point convaincue, mais qu'elle tient de la bouche de Sa mère, l'autoritaire Philaminte à laquelle Tania Fédor prête une sécheresse dont elle ne te départ que pour louer la camelote des beaux esprits.Olivette Thibault est surprenante en Bélise dont elle fait, assez justement, une espèce de personnage d'opérette folle, étourdie, sans être méchante, elle vit continuellement dans le rêve et le quiproquo, ce qui en gendre de petites scènes hila rantes dont le public se réjouit beaucoup.Enfin, Lise LaSalle fait une Martine toute d'une pièce dont 1 le franc parler, le gros bon sens un peu simpliste et la ver-ve détonnent dans ce milieu plein d'artifices.Elle fait écho, en somme, à la bonhomie de Chrysale et au sens pratique du frère de ce dernier, Ariste auquel Gabriel Gascon prête son physique avantageux et son excellent métier de comédien.Des personnages secondaires tels que le notaire, joué par Jean Gascon; l'Epine, laquais de Chrysale, joué par Jean Daigle et Julien, valet de Vadius, joué par Marc Olivier complètent la distribution.Les cinq actes se déroulent dans un seul décor très joli et savamment agencé, de Robert Prévost qui a éqalement dessiné de fastueux costumes minutieusement adaptés au caractère de chaque personnage.Les pièces de Molière sont comme du bon vin.Celle-ci est excellente à la troisième représentation; elle se: a sans doute ineilleu e â la 25e r,u à la 53», car nous lui souhaitons longue carrière.!f/ petit venin La peine capitale Etes vous pnur ou contre 1* peine capitale?A rctlc qurs-linn, qui ;u:’r s: facilement des réflexes émotif .les réponses fournies sont loin d'avoir le même caractère rationel.Aussi, dimanche à l()h 30.l'émission té-levisee Premier plan sera-t-elle c insacrée au problème de la peine capitale.L’on pourra assister au cours de cette demi heure, à une interview de l'honorable Léon Ltalcer.solliciteur général du : anada.Puis, René Lévesque interviewera pour nous le juge Irenée hagarde.Denis Szabo, spécalisle en criminologie, des avocats, des personnes dont la famille a été éprouvée, ainsi que l’homme de la rur” Premier plan sera réalisé au respatl franca .de P.adio-C'ana-da par Claude Sylvestre, Les discours du T rêne Le lundi 18 janvier a lOh.30, I émis-ion Tribune libre se de roulera sur le thème de la Signification du discours du trône.Directement d'Ottawa.Clément Brown, courriériste pa'lemen-taire du “Devoir” donnera les dernières nouvelles du parlement et commentera les débats.A Montréal, des personnes invitées analyseront et commenteront le contenu du programme législatif tel qu'énoncé.Roland Piquelte présentera celle émis-ion Réalisation: Fernand Benoit.Gérard Daçenais à “Bonjour Madame” A partir du 18 janvier, tour les lundis à 3 h 30, dans le cadre rie l'émission télévisée Bonjour madame, on retrouvera Gérard Dagenais, traducteur et, chroniqueur bien connu.Monsieur Dagenais dira, d'une façon variée el imagée, les règles et mots du bon parler.Ainsi, i! s'en tiendra surtout au vnea hulaire usuel de la maîtresse de maison.(.'émission Bonjour madame, du lundi est réalisée alternativement par Madeleine Maron et Jeanne Quéinart.Une conférence de Jean Piaget Jean Piaget, psvchologue suisse, est.universellement reconnu, pour l'importance de ses travaux et l'intelligence de ses hypothèses nu des theories qu'il a apportées.Parmi les nombreux ouvrages qu'il a publiés, on ne peuf manquer de citer "le Développement de Pinlelli-gence chez l'enfant" et “le Jugement moral chez l'enfant''.Jean Piaget, qui a une formation de biologiste a fait ressortir que l'inlelligonee se développe par des activités sensorio-motrices et que l'intelligence bénéficie d'un acquis historique, A l'émission télévisée Conférence, le 19 janvier a 11 h.30, Jean Piaget parlera du Développement de l'intelligence rhet l’enfant.y Georges Groulx iVruT r1.Charlotte Bc et lean Louis Roux (Trissotin) '.joli (Armando1 .Olivette Thibault ,.c Tania Fcdor i Pmlaminta) Jens Iqs ‘‘Femmes savantes” au Théâtre eu Nouveau Morde. DIX LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.16 JANVIER 1960 Pour Irn jeune* .COLLECTION 10 titres déjà disponibles illustres rn couleurs, cartonnes Kn vente chez votre libraire $0.IJ J TlTustcme et (jBeaux- 31, ts Pour le* jeunes .Collection "BIBLIOTHEQUE VERTE Plus de 250 titres parus Cartonnés $1.00 En vente chez votre libraire Jacques Beaudry au Plateau •Lacques Beaudry, le brillant jeune chef d'orchestre canadien qui a dirigé quelques-uns des plus grands orchestres dsi monde don: 1 Orchestre Symphonique de Mo cou, celui de Leningrad.l'Orches tre National de Belgique.l'Or chestre de la Radiodiffusion française et plusieurs autres sera au pupitre de l'Orchestre Symphonique de Montréal au premier concert hors-série de l’année, mardi, le 9 février prochain, a la salle du Plateau M.Beaudry aura comme soliste le jeune pia niste américain Leon Fleisher, bien connu des habitués des con certs de l'Orchestre Symphom que.Ce concert hors série sera ou vert au grand public et on peut se procurer des billets séparés sans qu'il soit nécessaire de s'abonner.Sous la direction de M Beaudry.l'Orchestre Symphon que de Montreal au grand corn plet.soit a.ï musiciens, jouera un programme varié, composé d'oeuvres familières comme l'Ouver lure de l'opéra “Der Freis-hutz' de von Weber, le Concerto pour piano et orchestre en la mineur d'Edward (Trieg et, après l'entr acte, la Symphonie N'o 5 en mi mineur, dite du "Nouveau Mon do" d'Anton Dvorak.M.Beaudry est le premier et, à date le seul diet d’orchestre canadien a diriger les grands orchestres so\ ietiques, à Moscou et à Leningrad, en plus d'autres ullos importantes de Russie Partout, s-a direction brillante a etc accueillie avec enthousiasme cl la près;'' snvielique la una n moment classé comme l'un des me.-leurs rhefs d'orchestre de U teure generation.M Beaudry ; s'est egalement fait l'ambassadeur de la mus'lque canadienne à l'étranger puLqu'i] a dirigé dans plusieurs pays d'Europe et' d'Am riqiie centrale des oeuvres c> coin ’o.s*te rs canadiens A'i ('msdn.M.Beaudry et paru plus eurs lois au\ pupitres des orchestres symphoniques de Montréal, Toronto et Québer.La critique canadienne le place pat-mi les talents les plus prometteurs de noire pays.Yuj Brynner a quitté Orly mardi a destination de Dusseldorf pour tourner un film con sacré aux camps de réfugiés i L'actpur-realisateur, qui a déride de vendre une collection de I mbres évaluée a 2,40 millions de nouveaux francs pour venir en aide aux personnes déplu eecs, compte parcourir, accom pagne d'une équipé d'opéra leurs, l'Allemagne, l'Autriche.Israel, la Jordanie, le Pakistan et regagner Washington en fe vrier prochain en passant par le Canada- PRIX DE LA (RITIOUt André Blanchet: ^La littérature et le Spirituel” Ceux qui ont pris l'habitude da lira, dans la revue das Jésuites "Las Etudes", las chreniquat littérairas du R.P.André Blanchat, savant bian qu'ils vont y puisar, sous uno forma alerta, déliéa, parfois primesautiér», das jupamants farmas at profonds sur l'actualité intellectuella.Au fil das mois, la "méléa littéraira" s'y trouva comma décantéa, diagnostiquée, psychanalysée.Et le lecteur est chaque fois étonné et ravi da constater que las lumières qua la foi projette sur les oeuvras renouvellent la vision que l'on avait d'elles, las pénétrant, semble-t-il, jusqu'en leurs tréfonds.Ce sont quelques-unes de ces chroniques, una quinzaine, réunies an un premier volume intitulé précisément "La Mêlée littéraire", tome inaugural d'un ouvrage dont la titra d'ensemble sera "La Littérature et la spiritual" (1), qui ont valu au péra Blanchat, cette année, la Prix da la critiqua.Des échos du succès de Richard Gresko Vient de paroître j Cnil, rieur delis MARIE MORIN PREMIER HISTORIEN CANADIEN DE VILLEMARIE par 1 si her Lefebvre - I ne hcroïne lmp peu connue prend va juste place en l‘hit-foire de notre pays.> (( hnr.I ionrl (ïronlx) du Chon.Lionel Groult P ?I ' t r’I mhC¦-'grnpTvr (hr.-A-rgr Ta'-, - rie.r-yîi-nq hic gracn r^hi» dps illjtir«*ior>$ *5.00 ot¦ io p^.ti» 55.15' — En vente partout et à — UBIS r ^ 25 ott, me St-Joequet treol 1-9621 Comme le chanoine Charles Mocllcr, comme le père ixuns Barjon.comme au Canada, noire père Angers, André Blanchet est a\ant tout l'on s'en serait douté 1 un claudelien.Et c'est probablement a Claudel, pour une part, qu'il doit la for me d'audace, d'optimisme et de charité d'âme qui fonde sa mrlhnde critique Le père Blan chet sail aussi bien se garder 1 du complexe d'infériorité que du durcissement inhospitalier, ces "deux formes opposées mais parentes du même péché contre l’Esprit'’, comme l’écrit son pré facier Henri de Lubac.Toute critique faite par des catholiques est sans cesse appelle a opter entre le "simple rejet de l'erreur au nom de la vérité possédée" que certains lec leurs réclament d'elle.et une autre altitude moins re pliee, une attitude plus ouverte | parce que plus assurée, peut être, des valeurs incomparables qu elle a à opposer aux recher chrs tâtonnantes du siècle ou à retrouver fragmontairement au sein des pensres ou des créations d'art les plus profanes Cette attitude de large et paisi bip accueil, qui met le critique de plain-pied avec l'objet dont il traite, qui lui permet, à l'occasion de commenter et d'appre cier des écrivains aux antipodes d" sa foi en épousant leur pensée sans l'édulcorer ni la gauchir.en la saisissant au contrai re selon ses propres perspeeti vos et avec amour, fût-ce pour en montrer finalement les insuf fisances ou les contradictions, c’est un critique prêtre en Ire plusieurs aulres, est il bc soin de le rappeler'’ oui nous en dorm" dans "La Littérature et le spirituel", 1 exemple et le modèle.Dans son chapitre sur Clan del, parlant de l'entreprise du poçte "de fame coïncider ce monde ri avec l'autre ".le père "lanrhet caractc-i " en quelques mots a la fois les sources du refus janséniste et Timpor tance d'une révolution mentale du type claudelien "Depuis le N Vie siècle, écrit -il.l’Occident s'est habitué â penser le monde de la nature Indépendamment du monde «urneturel.Fn sorte que les artistes chrétiens, à commencer nar 'es classiques, ont etc chrétiens dans leur vie.profanes dans leur art.On corn nrend le refus janséniste: réar linn chrétienne devant une con renlinn du monde qui ne l'é-t' il plus Si rp monde n'est pas chrétien, le chrétien “n'y trouve ni is sa place" 11 s’v sent "égaré'' Il le fuit.Tl ferme les veux à la beauté où il voit un piège II le fuit II lend les bras vers son Libérateur'1.1 e dogme de la Redemption a fait oublier relui rie la Création".Cette con ception qui n'est pas rr le de la Bible, pombre de ceux qui s ep satisfont depuis Sainte-Beuve jusqu'à Montherlant sont athées et "nous somment de choisir entre nos sens et notre âme.A eux les jouissances artistiques, â nous la joie de l'au-dela.A eux la terre, a nous le ciel.Ils ont raison.Nous devrions \i\re farouchement séparés d'un mon de séparé de Dieu.Mais Clan che d une nouvelle communion au sein de la condition humaine et sa dialectique du retus prométheen Mais nous sommes aussi au point crucial qu'il fallait toucher pour que résonne et vacille peut-être toute l'orgueilleuse et trop parfaitement digne statue d'Albert Camus, lorsque le critique nous montre les impasses et les rontradic- Par Pierre de GRANDPRE DAVIES BOOK Company Limitod of f r# tit pa v pr lu pim h.'.ü.A pn\ pour toutf roll«’« lion de livre* a vendre Oilvraen et revue* vrientiflqufs en anglais nu en français, livres revues brochures canadiennes sur la littéral ure.la poésie, l'histoire, l'art au Canada Volumes du Bulletin des Recherches Historique* Attention *neclale anir Institution* HU.6-2494 ou écrire il cate 97, Le Devoir Canadian Concerts en « et A Canadien Concert* A Artist*.1012 Sherbrooke oue*f (pré* Guy del va nous rappeler que nous j , devons vivre unis à un mond.1 en réalité uni â Dieu Claudel ne parlera donc jamais de la Nature, deilïce par les positi Mstcs et redoutée des jansénis tes.mais de la Création, de cette "sainte réalité ", qui n'est pas "muette'1 ."Il n’y a j pas un Univers religieux et un Univers profane", dit ('lau del .tout est sacre".Le père Blanchet ne cesse pas d’etre prêtre en étant en tique 11 va de soi que cost l'aspect moral et religieux des oeuvres qui le retient le plus, parce qu'il en parle alors au double titre du ministère des âmes et de l'analyse d'une en (reprise artistique.Au delà d'écrivains comme Sartre, Camus ou Malraux, c'est a des hommes qu'il en a.a des "choix existentiels" comme il dit.Une Françoise Sagan en sa mie lucidité l'intéresse comme sym hole d'une certaine jeunesse De même l'aventure de la poésie depuis Rimbaud : tout se char ge de significations neuves, qui apparaissent parfois soudain:’ ment comme les plus vraies, sous les rayons violets de l'a-nalyse spirituelle.Une littérature comme celle qui se fait depuis vingt ans se prête admi rablement a ces coups de son de.a ces plongées an secret ries aines Car l'anecdotique n'est plus sa matière FMe exprime des destins D'où l’importance du pretre comme héros d’une exigence d'absolu dans le roman post bernanosien, comme l a montré le P.Blanchet (2) Avec la plupart des grands' écrivains du siècle, "il y va de tout", et le rôle du critique ne peut plus être tout â fait ce qu'il était naguère.En interprétant une destinée, la courbe d'une idée-mère ou d'une pas sion a travers une oeuvre, il ne peut éluder le défi ou le eorps-à-corps auquel on le con vie.il ne peut, s'il n'est irrécu perablement superficiel, s'en tenir aux points de vue est he tiques, éviter le dialogue sur le fond, Rengagement dame que xige a tout moment le meilleur de sa réflexion et de sa since (île Un prêtre qui va a la littérature non pas à la façon de ces abbés de cour dont nous avons pu voir, meme de notre temps, 1rs heritiers s'égarer dans la République des lettres Pour se délasser a colliger de jolies plantes dans leurs hcr hiers, mais qui s'avance au contraire au milieu de la mêlée awe le double souci d'une soli de besogne artisanale et du maintien de sa vocation parti (‘(•Itère, souci qui pourrait Lan parenter, par exemple, aux meilleurs des prêtres-ouvriers, un livre comme celui-ci nous montre ce qu'il nous peut ap porter T.on ne reprochera pa-au père Blanche! d'en prendre conscience lorsque, à la fin de son etude sur Malraux, l'une des plus solidement articulées de son livre, il observe à propos de l'auteur dont il vient de de linir le haut esprit contemplatif et les failles que cet esprit comporte, mal colmatées par I esthétisme cl l’éloquence: "Chez lui.l'attitude métaphysi que commande tout, même' la frénésie de l'action, et l'échappée vers l'aventure, et l'crotis me.sujets parcourus en tous sens par la critique, el jusqu'à nous donner la nausce ( r ne sont pourtant là que les traits les plus lisibles d'un visage, non le mal foncier d’une âme Ils ne méritent pas le gros pian, el nous n'y insisterons pas En situant res données dans des perspectives religieuses, nous espérons leur avoir procuré leur véritable éclairage I.'auteur fait luminoirsemont voir re qu'il y a chez Malraux d'inconciliable entre la recher tiens, la démesure et l'anarchie gitant comme dans leur oeuf nourricier au sein même de la révolté métaphysique, telle que la comprend el l'exalte comme valeur suprême et intouchable, en un choix crispé, passionnel, l’auteur du Mythe de Sisyphe".Un même choix entêté contre Dieu, mais qui se donne Rair de venir de l'intelligence plus que de la volonté, qui se relie rait plutôt à la pensée encyclopédique, qui regarde avec hauteur et pitié ce halo de ran coeur, de crime ou de deuil dont fut marqué chez les Nietzsche.les Kafka, les Uamus ou les Malraux leur éloignement du divin, aboutit au même constat d'une "contradiction in time de l’athéisme occidental quand il prétend tirer du fer mont chrétien une fermentation antichretienne, et du dépas sement chrétien un dépassement du christianisme Que lui reste I il que de s'évader dans le jeu des surréalistes, de s'agripper a un fanatisme quelconque comme le communisme ou le nazisme, ou de se déchirer lui même dans une v iolence vai ne0" C'est que l’Occidental est , héritier d'une science de l’âme i et de la communion des hom- ; mes qu'il ne peut renier sans imposture, sans déifier RHoni me, Promélhée, le Tyran.Seule son ancienne croyance en un Dieu à la fois transcendant et immanent en chacun, pouvait maintenir l'équilibre qu'il avait j instaure entre la souveraineté divine et la reelle liberté de l'individu humain.Ces jalons épars d'une ana lyse serree rendent mal justice a notre auteur Mais Ron verra à la lecture que le père Blan chet est justifié de conclure son étude de "la querelle Sartre Camus" par ces lignes capita les : "Subissant déjà l’épreuve du temps, les idéologies nouvel j les sont dans l'impasse.Pour prouver qu’une vie vraiment hu marne est possible sans Dieu,' il eût fallu unir la pureté (hélas inefficace) de Camus a l'efficacité i malheureusement immorale) du marxisme.Situé entre les deux.Sartre allait, pensait on, inventer la solution et concilier l'inconciliable.Mais sa trouvaille est plutôt inatten due: c'est l'immoralisme inefficace".1.0 père Blanchet ne craint pas de porter des coups sévères.là où il faut.Mais ils ne semblent jamais gratuits, ils ne résultent pas du parti pris mais naissent pour ainsi dire spontanément de l'analyse bien con duite, approfondie par cette sympathie qui seule rend les oeuvres transparentes, les for cent à livrer leur secret Un mot comme : "Le viol de l'uni vers ne nous livre pas son âme", à propos de ce Malraux noblement solitaire et qui fait "fausse route", comme "le plus humble d'entre nous le sent et le sait", est un mot qui va loin dans le blâme Mais Rayant prononcé le censeur redevient l'ami qu'il n'a jamais cessé d'être, car les doux rôles coexistent en lui.pour ajouter comprrhensivemrnt : ' Peut-être Malraux le sait-il mieux que nous”.De même les études sur Gide, et sa sincérité â éclipses, sur Jouhandeau, visent-elles avant tout à livrer le mvstère caché des âmes Quant à l'ambition des poètes de "changer la vie", de Nerval aux surréalistes, une même pensée bien organisée là travers les études sur Rimbaud, Léon-Paul Fargue et surtout eelle, si nourrie sur Max Jacob).nous en montre l'élan persistant et la signification : c'est le tourment de la foi perdue qui fait lutter contre le confort moral et contre l'installation bourgeoise, et cette insurrection contre ce qui appa raissait egalement â Ulaudel jeun?comme "les repaires de l'égoïsme et de la satisfaction”, cette insurrection la vers un sur-monde.vers une surnature, elle est aussi, de plein droit, du bu tin de notre critique.Comme aussi bien de toute critique ca pable de rejoindre les drames de l'âme moderne à travers des phénomènes de style et d'art.(1) André RlanrhM.* • I.a T,inéra- turr pf Ip Spirituel, tome I : *•;.* Mêlée littéraire”, ?,23 P.Aubier, 1959 Rimbaud, Max Jacob.1 P Forgu* (‘"a urtel.Olrir.Jouhandeau.Camus, Malraux.Sartre.Sapjan».(2) Rn uti ouvrace antérieur ' l.e Prêtre dans le roman d'aujourd'hui”.Washington.UPAR - La semaine dermere le jeune pianiste montréalais, Richard Gresko, se faisait entendre en récital a l'auditorium du "Department of Labor" dans des oeuvres de Ule-canadien français.Beethoven, ment Pepin, jeune compositeur Chopin, Scarlatti, Ravel et Pa ganini-LUzt Ce récital était sous les auspices de l'Union Panaméricaine.C’est la première fois que l’Union Panaméricaine invitait un Canadien à donner un récital à W ashington, D.C.Bien qu'âgé seulement de d;\ sept ans, Richard Gresko fait cerlainement preuve d'un talent extraordinaire.Il est certain que dans quelques années nous aurons un second Paul Doyon Le jeune artiste aurait pu être favorisé par de meilleures conditions.Comme les critiques s'accordent à dire, même si l’Auditorium du "Department of Labor" est une salle à l'aspect grandiose de stv’.e gothi que, ce n'est pas certainement une salle de concert.L’acoustique est loin d'être favorable.De plus, on a placé le piano sur une estrade en bois au lieu de le placer gur la scène, ce qui a eu pour effet de nuire à la sonorité de certains passages des oeuvres présentées.Malgré tout, le jeune pianiste s’en est tiré avec une verve inimaginable.Sa technique est vraiment extraordinaire.et il est certain que dans des conditions plus favorables sa sonorité aurait gagne en clarté.La pièce de résistance fut à n'en pas douter la Sonate.Opus 53, en do majeur de Beethoven (Waldstein).Richard Greskn Ra interprétée avec une fougue et une vigueur remarquable, pour un pianiste de cet âge.Les critiques s'accordenl à dire qu'il a une tendance à la vitesse mais il est certain qu'avec les années, il arrivera à plus de modération.11 a monté beaucoup de comprehension dan-; l’oeuvre de Chopin.La Fantaisie est une oeuvre très difficile et je c:-ois que le jeune artiste s'en est tiré plutôt facilement.Les sonates de Scarlatti furent interprétées avec 1a fines se et la délicatesse propres à ce compositeur Les dernières oeuvre, au programme étaient deux Etudes de Paganini-Liszt, lesquelles il a rendues avec une maîtrise extraordinaire, donnant a ces oeuvre» romanliques la couleur et le style qui le» caractérisent.Naturellement, avec les an nées et de la persévérance ce jeune pianiste acquerra la ma lurité nécessaire à l'exécution juste el à l'épanouissement des oeuvres qu'il a rendues avec tant de comprehension.Richard Gresko se faisait en tendre aux Etats-Unis pour la première fois, et grâce à son succès triomphal ce ne sera cerlainement pas la dernière M Guillermo Espinosa, di recteur de la Section musicale de l'Union panaméricaine, espère que ce jeune pianiste reviendra à Washington dans un avenir proche, mais que cette fois il sera possible de l'entendre dans des condition» moins défavorable».FILMS A LA TV i SAMEDI SAMEDI, U JANVIER 3h L* rossignol d, Rompereur d.Ovin» 3h LE ROSSIGNOL DF.L EM i PEREUR DE CHINE.Tchécoslovaquie 1949 Film de marionnettes de Jiri Trnka.Entre deux episodes joués par des acteurs reels se déroule une légende pleine de fraîcheur interprétée par dr= marionnette».Véritable chef-d'oeuvre technique.Marionnettes d'un style nouveau.Partition musicale très soignee.Charmante.» leçons pour enfants el .pour gran des personnes.Toits.RICHARD GRESKO.jeune pianiste canadien qui a remporté un vif succès aux Etats-Unis.BULLETIN D'ABONNEMENT Points de \ ne lue.C.P.25.St-)crème Un an 2 ans 3 ans T.00 1.50 2.50 Je desire m abonner a points de Vue pour 1 an ?— 2 ans ?— 3 ans T" Ci-inclus chèque ou mandat.Nom Adresse Offre spéciale en 1960 Recrutez 2 nouveaux abonn' » et vous recevrez gra tuifement un abonnement d'un an a Points de Vue La Chorale Bach de Montreal présente les FESTIVAL SINGERS OF TORONTO Direrteur Elmer ISELER A L’Ermitage Le 5 février.8 h.30 p.m.BiRcls : S2 E'.irdiants $1 Kn vont»* che/ ; Intf'rn.tttonal Music Store, Wilhs A (n ltd -M Vn hnmb.nilt, nu errire a R V S*at inn f*.Mnntr*nl Les etudiants de la faculté de Musique présentent ISABELLE VON BASSENHEIM (réputée planiste d'Argentine) Au grand salon du Centre Social de TU.de M.leudi le 28 janvier a 8.30 p.m.!.* 51 50, êtudi 500 e»t, rue un ta 75 cent/.; S (¦‘-Catherine en vent et 2140.• chez Fu At.amba rue de la Montait MRT présente LEO CICERI dan- Ic chef d'oeuvre de SHAKESPEARE Sous la direction de Roger Racine 1429, rue Closse — WE.5-4683 T.c soir (excepte dim et et lun.) R 15 p ai — Sam matinée 2 00 p.m Du 5 au 23 janvier Billets en vente aussi à l'hôtel Sheratcn (VI.2-77771 Murray Hill Taxi Counter (Ce cneriacle est prc'ert’c en nvqiruc) CE SOIR 7H.45 CBFT CANAL 2 VOYEZ et ENTENDEZ l« Très Honorable JOHN DIEFENBAKER PPf 'Alf R MIWS7RI i.MORISSETTE, M.P.PiMOUSKI A.FRECHETTE, M.P.T FV5I330UAT 4 A.GILET.MJ».MERCIER 6 rémission les Affaires de l'Etoî" L# Propre*Mite-Conjvvoteyr Disques récents BEETHOVEN : Symphonie» No 9 en ré mineur.Opus 125, at No 8 en majeur, Opu$ 93.Soliste» : Leontyne Price, soprano ; Maureen Forrester, contrelto; David Poleri, tenor; Giorgio Toiti, basse.Les Choeurs de l’Académie de musique de le Nouvelle-Angleterre.Charles Munch dirige l'Orchestre symphonique de Boston.2-12" RCA-VICTOR LM-6064 (monophonique) et LSC-éOéé (stéréophonique).% Voici la troisième version stéréophonique de la Neuvièma de Beethoven.Lavaient précédée celles dirigées par Fricsay (DECCA) et par Klemperer (ANGEL).Le critique américain Robert Charles Marsh a fait une comparaison détaillée de ces trois versions qui favorise nettement les deux enregistrements européens Pour le bénéfice de» discophiles, voici point par point cette comparaison : 1— Texte : Klemperer interprète la partition complète, tandis que Ericsay et Munch éliminent les répétitions dans le scherzo 2— Soliste» : le quatuor des solistes de Fricsay-Seefried, Forrester.Hafliger, Fischer-Dieskau — est l’un des meilleur» jamais enregistrée dans cette oeuvre Klemperer vient en second avec Nordmo-Lovberg, Ludwig, Kmentt et Hotter.Dans la version de Munch.Price et Forrester sont excellents, tandis que Poleri et Tozzi déçoivent.3— Choeurs : les deux versions européennes mettent en vedette des choeurs professionnels, alors que la version américaine utilise, pour des raisons d'économie, de* choeurs d'amateurs où sopranos et alto.» enterrent littéralement les voix masculines.4 Enregistrement monophonique : celui de Klemperer est de beaucoup le meilleur ; la disposi-tino des microphones le rend aussi bon que la version stéréophonique.Celui de Fricsay se classe deuxième tandis que celui de Âltinich arrive pauvrement au troisième rang à cause de sa tendance à négliger les détails.5— Enregistrement stéréophonique ceux des orchestres de Boston et de Berlin Fricsay) se ressemblent à plus d’un point : disposition des microphones, proximité peut-être exagérée des solistes etc.L’orchestre de Boston a un peu plus rie poids que celui de Berlin.La version stéréophonique do Klemperer ressemble à la monophonique.Elle est ferme et d’une excellente qualité.6—Accouplement : Klemperer complète le deuxième disqus par la musique de scène que Beethoven a composée pour "Fig-mont" de Goethe: Fricsay interprète les ouvertures "Egmant" et I-coiiore No 3".Munch présente la Symphonie No 8.BEETHOVEN : Tripl.Concerto en do mejeur pour plana, violon, violoncelle at orchestre, Opu» 56.— BRAHMS : Doubla Concerto en la majeur pour violon, violoncelle et orchestre, Opu» 102.Devy Erlih, violon; Guy Fallot, violoncelle; Monique Fallot, piano.Ernest Bour dirige l'Orchettre de Sudwast-funk (Baden-Baden).1-12" SELECT (Ducretet-Thom»on) 1-12-002.• Ce» deux concertos couvrent ordinairement un grand microsillon chacun.Le discophile aura l’avantage de le» trouver ici sur un seul disque.Cependant cette mesure d e-conomie diminue légèrement la qualité de l’enregistrement qui n'est pas uniforme.La magistrale interprétation des soliste* fait heureusement oublier ce détail.Comme valeur musicale ce disque est une aubaine.(En vente chez tou» le» disquaires, distribué par Ed.Archambault).— M.T.LA SEULE INTERPRETATION NOUVELLE DE LA RADIO AU CANADA QfNLFHf t, 969 .Poste de laj t-, CADRAN , ÿbonne musique LA MEILLEURE MUSIQUE AU MONDE EN REPRODUCTION DE HAUTE-FIDELITE iovs les jours, rte 7 h.n.m.à minuit AUDITEUR D'UN JOUR.AUDITEUR POUR TOUJOURS RADIO-SACRE-COEUR CET APRES-MIDI, le P.Ernest Gagnon, s.i.nou» du tout simplement de "Nous mêler do no* affaires".LUNDI, idée d'enscmhle sur le grand problème de "L'Unité de l'Eglise” par le F.Irénee Beaubien, sj.fondateur de [’Inquiry Forum.MARDI, un Jésuite libanais, le Père Mâlik, parlera de "T,» situation de l'Eglise an Proche-Orient.ilnterviewV MERCREDI et JEUDI, interviews sur "La liturgie éthiopienne" par le P.Claude Sumner, s.j.VENDREDI, le P.Meilleux.supérieur des Jésuites russes en Amérique, sera interviewé sur la "Propagande soviétique antireligieuse".MAGNETOPHONE BELL & HOWELL Ce modèle est caractérisé par la solidité de son mécanisme.son attrayant cabinet métallique sa facilité d operation e* sa reproduction fidèle L’amplificateur d’une puiss.nce de 5 watts a'imente deux haut-parleurs de 8" déposés de manière à assurer une diffusion parfaite Le mécanisme se contrôle uniquement car un svstème de boutons-ooussoirs qui éli-m nç toute possibilité d erreurs Piste double pour chacune des vitesses 3?-j” et IVi" à la seconde.PAYETTE-RADIO 730 ouest, rue St-Jacgucs UN.6-66S1 Montreal A LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.16 IANVIER 1960 ONZE HORAIRE DE LA RADIO Samedi, le 16 janvier C B F é.CO—R f do-Journal * C' A la bonne 7.05—Prière du matin 7-20—L'Opéta de quat-sous 7.55—Chron.que sportive H.fO—' 'Onéra d' qUAt-$0MS B.’O—Rythmes et mélod.es 9.00—R ad o Journal ^ 05—Fantaisies 9 30—Tante Lucil'e to.no—i.es Ondes enfant.n»s 10.30— L'Heure des jeunes lt CO—Musique de ballet 12.00—A ciel cuver 1“’ 30—Le Réveil rural I.00—Radio-Jeurnai 1.35—Musique des Pays Bas 1 30—Rien qu'une chanson 2 00—Metropolitan Opéra 5 30—Mélodies a .00—Radio-Journal 6.15 La Lanque ben pendue 6 30—Concert léger 7.30— Chron ques canadiennes 8.00—Cuand l'onéra se donne des airs 1-35—R ad> o-Journal 8.30— La Revue d?la sema ne 9.CO—Rrd o Hockey 10.30— Musique de danse 13.55—Chronique sportive .'“O—Club de danse .55—Radio-Journal 00—F.n des em.ssions CK AC 3 -Messe du Jour 0—Bullet.n te nouvelles ' 5—Les sports avec .9.05— ’.e palmarès de la chanson française '3.03—Le AAersudeur if'.30-En prem.ére nlace 11.05—Le qrand pnx du disque canadien 12.00—L'Angélus 1.00— Nouvelles 1.10—Le hit parade canari en 2.00— Les manchettes * 00—Bulletin de nouvelles 9 '0 - R?do Sacré Coeur 5.05— Gaietés musicales f.OO—Les manchettes et la météo A 15—Le forum des sports 6 10—Le monde ce soir 6 45—On veut savoir 7.00— La croisade du rosaire 7 30—Nos Collèges au micro 8.30—New York Phil.Orchestra lOCO—Les manchettes 10.03—Les albums populaires 10.45—La revue des nouvelles Il 00—Bonsoir les soortifs 1 ¦ -30—Musique de danse 2.00— Les manchettes 2.03—Fin des émissions ~ 30—Fxtraits d opéra < 00- Ouvertures 4 30—Fiesta 5 00—Tour du monde en mus.que 5 30—Opérette* 6 00—Concert en dînant 7 00—Joue Tzigane 7.30— Tour de vaise 8 00—Les voix les plus connues 8 30—Maîtres du clavier 9.00—Symphonies du so.r 12.00— Extraits te la musique des Festivals d« France ti OO—Tchaikovsky 11.30—Sonates 12.P 8 Tokyo”: 12.20.4 09.7 53 “Le Temps d’aimer”: 1 59.5 43 9.37 CIMM \ rte Puns — IA TETE ronce les MURS: 11.00.1 09.3.18 5 -27.7 35, P 4V C’APITOI.Journey To The Center of The Earth” 10.10 — 12 55 3.45 6.30 — 9.15.F.IASFF — LA TR A VERSEE DE PARTS: 1.05 * 35, 8.15.MON ONCLF 2 45.6.15.9 4‘ f.OFWS — PILLOW TA! K 10.05.12 -15.2 30.4 45.7.00.9 1.* PIG MM.F — T5 LUMIERE D EN FACE II.70.5.09.1016 PAPA.MAM5N, MA FEMME ET MOT 1.24.6 42 I A REVOLTE DU CAPOR AL .7 24.8 42.PM.\(F.— LAST ANGRY MAN: 10-35.12 5-*.3.05.5 15.7.30.9 K'.P^fNCFSS — TARZAN AND THF APE MAN 12.05, 3 20.6 7.5.9 V> GIRLS TOWN.10.15, 1.35, 4.50 8.10.PLAZA.— Le Château des amants maudits — 1.30 — 5 00 — 8.°5 Les Amams tourmentés — 12 00 3 2.5 — 6 55 10 20 ST-DFN1S — CIGARETTES WHT^-KA" ET P’TIES PEPEEC 12.51.4 -51.8 25.DONNE"7-MOI MA CHANCE 2.20.6.20, 9.54.au “teletheatr:" // L'Echange" de Paui Cipudsl Ost "L'Echange", pièce c!e Claudel cré6' p-:r Copeau au Vieux Colombier que I on verra jeudi soir p ochain, à 9h.30, au "Téléthéâfre".Pièce canadienne jouée sur Broadway c K AC CKVL FM 7.00— Concert du matin 9.00— Symphonies du mat n 10.00—Récitai de chant 10.30— Musique de ballet 11 AO—Orchestres célèbres 11 30—Virtuosité 1Î.00—Les orques mélodeusrs 17.30— Le v oton mariqu® 1 oâ—A*usique de scène l 30 -Concerto 7 00—Ces voix célèbres 2.30—Compositeurs célèbres 3.00— Concert de fanfare haute fidélité 8 00—St Antoine et les malades 9 00—Bulletin de nouvelles 9.05— Le quart d'heura de l'Oratoira 9 20—Vive te dimanche mat n 10.00—Les manchettes 10.15— L'Hebdo sport.f li OO—Messe A l'Oratoire 12.15— Les manchettes 12.20—Musique classique 12.30—L'Heure de St-Francois 100—Bulletin de nouvelles 1.10—Les arts c»Me semaine 1.15—Dimanche technique de diffusion 1.30— Te souviens-tu?2.03—Problèmes de jeunesse 2.30— Balade en province 5 OO Bulletin de nouvelles 5.05— Holiday with Chevalier 4.15— Forum des spor's 6 45—Chronique romaine 7 00—La croisade du rosaire 7.15— Les cordes qui chantent 5.45—L'Union nationale au micro 7.27—Nouvelles 7 75—Entrevue Sportive 7 10—Hockey 9.1®—Bu'letin de nruvel’es 9.35—Les Albums pooulaires 10.30—Les Nations Urnes HTO—Musique de danse 12.00—Bulletin de nouvelles 1 00—Manchettes 1.03—Fermeture CKVL FM MOSS! VOS DERNIERES 5 SEMAINES Pour visiter Hawaii Tahiti.Fidji, Tonga Pentecôte.Nouvelle Zélande et l’Australie il » I \< Il \ N T F KI SSL S 111 PACIFIQIF Billetx disponibles pour toute* les representations CINERAMA m 7 C ; f.hl collaboration de tous ceux qui, à travers le monde, croient au Christ.Il veut essayer de découvrir les causes de désunion et y trouver remède.Il veut aussi établir plus d'accord dans l’enseignement de la foi chrétienne.Autant d'objeciifs nobles et louab'es en eux-mêmes.Dans le but de Ier atteindre, les quelque 170 Eglises protestantes et schismatiques qui font partie de ce mouvement ont institué des organismes qui permettent les échanges de points de vue et des études en commun.Les voies de Dieu sont mystérieuses.Voudrait-il permettre le rapprcchcmcnt et la réunion des nombreuses Eglises protestantes comme une étape nécessaire au rapprochement et à la réunion ultérieure des protestants et des catholiques ?Et le rôle des “orthodoxes” au sein du mouvement oécuménique ne serait-il pas, par leurs positions doctrinales si proches des nôtres, d’agir comme une sorte de trait d’union entre protestantisme et catholicisme ?C’est là le secret de l’histoire future.Chez les catholiques, la pratique croissante de la Semaine de prières pour l'unité est un des nombreux indices manifestant leur ardent désir de voir cesser des divisions qui durent déjà depuis trop longtemps.Il y a juste un an quand, à la surprise de tous, Jean XXIII annonçait un concile oécuménique.Il déclarait que l’unité des chrétiens serait un des principaux objectifs de ce concile.Il a souvent reparlé du même sujet.Il affirme qu’il ne suffit pas de demander aux protestants et aux “orthodoxes” de revenir au catholicisme: il constate qu’il est d'abord d’une suprême importance pour les catholiques de vivre une vie chrétienne parfaite et de présenter ainsi le vrai visage de l'Eglise du Christ.Nous devons nous rendre dignes de recevoir nos frères séparés par un travail de sanctification et de perfectionnement chez nous-mêmes.Et alors il deviendra plus facile de dire avec Jean XXIII : — “Voyez, frères, ceci est l'Eglise du Christ.Nous nous sommes efforcés de lui être fidèles .Venez prendre ou reprendre votre place qui, pour beaucoup d’entre vous, est celle de vos pères.” PRIERE — Au cours de cette semaine de l’unité chrétienne, il convient de prier pour le succès du prochain concile puisqu'un de ses objectifs est de travailler à l'unité par le renouveau moral et le progrès spirituel des catholiques; il importe de prier pour que nos frères protestants, anglicans et orthodoxes se sanctifient et se rapprochent du Christ au point de vouloir se rapprocher de l’unique Eglise qu’il a fondée; il importe de prier pour l'unité des 900,000.000 de chrétiens pour qu’enscmble ils portent efficacement le message de la paix et de la grâce du Christ aux 1,900.000,000 d’hommes qui ne sont pas baptisés, car l’unité des chrétiens est necessaire à la conversion et à l’unité du monde.(Suite à la page 16) Jean XXIII et l’unité c! D’après des pubücisles américains, le pape Jean XXIII a été la figure religieuse dominante de l’année 1959.Sa personnalité attachante, ses décisions imprévisibles et pourtant répondant toutes aux besoins de l’Eglise et du monde, telle la convocation du concile, ont su lui gagner la sympathie de tous; catholiqueSj orthodoxes, protestants et même non-chrétiens.Parmi les désirs qui lui tiennent particulièrement à coeur, il n’y en a pas qui soit revenu avec plus d'insistance à toutes les occasions que celui de l’unité chrétienne.Face au scandale de la division des chrétiens, le pape éprouve une vive douleur et il ne cesse d’en parler presque dans tous scs documents et ses allocutions.Sensible à ce problème en raison d’une longue et providentielle préparation — il a vécu presque pendant 20 ans en Bulgarie, en Turquie et en Grèce, en des milieux où la division éclate plus péniblement | qu’ailleurs; il a été, an cours ! de ses missions diplomatiques.! en contact avec des gens de AU CESU Lundi et mardi Lundi, 18 janvier, à 8 heure» du «oir, dans la salle du Gesù, "panel sur l'unité chrétienne", en français.Entrée libre.Mardi, 19 janvier, à 8 heures du soir, dans la salle du Gesù, explication de la Sainte liturgie (i.t.messe telle qu'offerte dans les églises de rite byiantin par les Russes, les Grecs, etc.) Explications en anglais.Entré# libre.religion et de race différenles; il a connu et apprécié un des pionniers de l’oecuménisme catholique, le bénédictin Dom Lambert Beaudoin — le pape actuel a décidé de faire tout en son pouvoir pour créer en ce domaine un climat de charité et de sympathie.On aurait peine à énumérer tout ce que le pape a écrit et dit à ce sujet; depuis le dis- dtt point de vue humain, pouvait être un obstacle sur le chemin, de la présenter dans toute sa splendeur, sans tache ni souillure et de dire alors à tous ceux qui sont séparés : “Voici l’Eglise du Christ, nous nous sommes efforcés de lui être fidèles’’ (discours aux présidents de l’Action Catholique italienne, 11 août 1959).Aux professeurs et aux élèves du Par le R.P.M.C.MATURA, o.f.m.cours prononcé le lendemain de son élection (2tî novembre 1958) où il affirmait “ouvrir son coeur et ses bras à tous ceux qui sont séparés du Siège Apostolique,’’ jusqu’à sa première encyclique dont une large part est consacrée au problème de l’unité, sans parler des discours de Noël 1958 et 1959, le pape n’a cessé de revenir sur le problème de Eunilé.Toutes ces interventions cordiales, pleines d’amour, ont eu une grande répercussion dans l’Eglise catholique et en dehors d’elle.Certes, la position doctrinale de l’Eglise n’a pas change et elle ne le peut pas; sur ce point, le pape est en continuité avec ses prédécesseurs.Mais au point de vue d’approche, de dialogue, le climat a nettement évolué.Quelques citations pontificales en sont la preuve.En vue de l’unité, le pape envisage d’abord une préparation, un renouveau à l’intérieur de l’Eglise catholique elle-même.Il souhaite que le prochain concile “puisse valoir à l’Eglise un progrès si remarquable que nos frères et nos fils, séparés de ce Siège Apostolique, reçoivent ainsi, grâce au renouvellement que nous espérons de toutes les vertus chrétiennes, une invitation et une incitation salutaire” (encyclique sur le Rosaire).Il parle “d’éliminer de l’Eglise tout ce qui, séminaire grec de Rome, il a explicitement déclaré “qu’avant de lancer une invitation effective à l’unité, il est nécessaire que le catholicisme s’adapte, se mette à jour” (cité dans Etudes, sept.1959, p.261).Dans l’esprit du pape, la marche vers l’unité parfaile demande d’abord un effort aux catholiques : effort de sanctification, d’authenticité, de vie vraiment catholique.Quant à la manière de désigner les chrétiens séparés de Rome, le pape emploie toujours le mot de “frère,” auquel il attache tout le poids de son amour.Il multiplie à leur égard des témoignages d’estime et d’affection : “ces frères séparés qui portent aussi sur le front le nom du Christ, en lisant le saint Evangile et ne sont pas insensibles aux inspirations de la piété religieuse” (discours dr Noël 1959).II leur applique Us paroles de saint Augustin; ‘‘Qu’ils le veuillent ou non, ils sont nos frères.Ils ne cesseront d’être nos frères que s’ils cessent de dire le Noire Père” (encyclique Ad Petri Ca-thedram).Il désire que dans les contacts avec eux on évite la polémique, les accusations, tout ce qui irrite ; “Nous ne ferons pas un procès historique.Nous ne chercherons pas à voir qui avait raison el rjui avait tort.Les responsabilités sont partagées.Nous disons seulement : lenne réunissons - nous, finissons - en avec les dissensions" (aux curés de Rome, 28 janvier 1959).Certes, pour que les divergences dogmatiques puissent être résolues - el c’est la condition essentielle de l’unité — la charité et le dialogue ne suffisent pas; seul un miracle de Dieu peut mettre fin à la division.Aussi, le pape invite-t-il à une sainte rivalité de prières ardentes et communes “non seulement les catholiques, mais aussi “ceux qui, bien que n’appartenant pas à ce bercail, respectent Dieu cependant et Pho-norent.et s'efforcent avec bonne volonté d'obéir à ses commandements” (Ad Petri Cathe-dram).Quels que soient l’avenir et la durée du pontificat actuel, une chose est acquise d’emblée : Jean XXIII aura été le pape de l’unité chrétienne, pour avoir fait à la rencontre de nos frères séparés tous les pas que la foi catholique autorise.Messe byzantine à l'Oratoire L’ouverture de la semaine de l’unité de l’Eglise sera marquée le dimanche 17 janvier, à l’Oratoire Saint-Joseph du mont Royal .par une messe solennelle de rite byzantin.Cette messe sera cé’ébrée dans la crypte du sanctuaire, à llh.du matin, par M.l’abbé Edouard Yarema, vicaire à la paroisse Saint-Michel des Ukrainiens de Montréal Le chant sera exécuté par la chorale mixte le celte paroisse, sous la direction de M.Wa-syl Bryniaswski.M.l’abbé Yarema déclare qu’il célébrera celle messe spécialement pour les fidèles de rite lalin dans le seul but de les familiariser avec le rite de leur frères orientaux, “les plaçant ainsi, dit-il, dan' l’esprit du prochain concile oecuménique.Que tous soient un Seigneur Jésus qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tous Tes disciples soient parfaitement un, comme Toi en Ton Pèra et Ton Père en Toi, faie-nous ressentir douloureusement l’infidélité de notre désunion.Donne-nous la loyauté de reconnaître et le couraga de rejeter ce qui te cache en nous d indifférence, de méfiance et même d’hostilité mutuelles.Accorde-nous de nou» rencontrer tous en Toi, «fin que.de nos âmes et de no» lèvres, monte incessamment Ta prière pour l’Unité des Chrétiens, telle que Tu la veux et par les moyen» que Tu veux.En Toi, qui et la Charité parfaite, fais-nous trouver la Voie qui conduit à l’Unité dans l’obéissance à Ton Amour et à Ta Vérité.Amen ! (Priera pour l’Unité des chrétiens) L* Christ a prié pour l'unité Les discours de Jésus après la Cène, tels que nous les rap porte l'Evangile de saint Jean, contiennent des paroles qu’un chrétien peut difficilement lire sans être bouleversé.Le Maître qui vient de s'entretenir avec ses Apôtres, s’adresse à son Pè re.Il le prie pour lui-même et pour les Douze; puis, dépassant le cercle de ceux qui l'entourent, sa prière embrasse tous ceux qui croiront en lui, ses disciples futurs.Je ne prie pas pour eu.r seule ment, mais mais pour ceux-là aussi, qui, grâce à leur parole croiront en moi.Que tous soient un en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé.Je leur ai donné Ut gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux et toi en mai, pour qu’ils soient parfaitement un.et que le monde sache que tu m'as envoyé et que je les ai aimés comme tu m'as aimé (Jean, XVII, 2023).Jésus a désiré de tout son coeur l’unité de ses disciples; et s’il en a fait la demande, c'est qu'elle manifeste que, lui-même.il est bien l'Envoyé du Père et qu'il est "un” avec ce dernier.Prenant sa source dans l'amour du Père pour son Fils et dans l'amour du Fils pour nous, elle est une participation au mystère de l’unité du Père et du Fils au sein de la Trinité.Lss apôtres ont conservé l'unité Les Apôtres ont saisi l'importance de cette unité.Les premiers chapitres des Actes des Apôtres aiment à redire l'étroite communauté qui existait entre les premiers disciples de Jésus:” la multitude des croyants n’avait qu’un coeur et qu’une Ame” (Act., IV, 32).Saint Paul invitait ses fidèles” à conserver Limité de l'Esprit par ce lien qu'est la paix.Il n’y a qu’un Corps et qu'un Esprit, comme il n'y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui 1 est au-dessus de tous.A travers i tous et en tous" (Eph., IV, 3 6).Mais malheureusement cette unité a été brisée: la chrétienté a été déchirée.C’est un fait i Et quelles que soient les fautes i passées qui ont amené ce* décht rements, ceux-ci demeurent.Les chrétiens doivent rechercher l'unité Le chrétien ne peut pas rester indifférent devant ce sper tacle du Corps du Christ divise Si vraiment il aime Dieu, sM croit au Christ, il lui est impns sible de ne pas éprouver une douleur profonde à cette vue, et de ne pas regretter ce qui chez lui et chez ses frères a souvent accentué la séparation Profondément attaché à sa foi — ce qui exclut toute forme d'indifférentisme — le chrétien doit être un témoin du message apporté par Jésus, mais un te moin qui rayonne de la charité ui l’anime : “Qui prétend être ans la lumière tout en haïssant son frère est encore dans 1rs ténèbres.Qui aime son frère demeure dans la lumière et il n’y a en lui aucun sujet de chute.Mais qui hait son frère est dans les ténèbres.” (Ire Ep.de S.Jean, II, 9-11).Cet amour de tous «es frère'-, les hommes, amour qui dépàsse même le monde chrétien, est de jà une amorce de l'unité.Mais celle-d doit être réelle Il ne suffit pas de faire dispa raitrp tout ce oui s'oppose A l’unité.Il faut la désirer, et, comme le Christ, il faut la de ' mander au Père, l'auteur de toutes grâces.L’homme ne peut pas y parvenir par ses propres moyens.C'est A Dieu qu’il appartient de faire grâce et selon son dessein à lui.Nos espérances, même les plus pures, même celles qui procèdent de l'Esprit divin, se mêlent souvent en nous d'im perfections.Reconnaissant la volonté de Dieu, nous voulons qu'elle se réalise selon telle ou telle forme, qu'elle se plie en quelque sorte à nos voies humaines.Le chrétien qui prie pour l'unité ne doit pas ainsi se subsli tuer à Dieu lui-même.S'il est de son devoir de faire disparaître de sa vie tout ce qui nuit à ce grand dessein, indifférences, haines et hostilités, il doit de mander à Dieu de nous indiquer la voie véritable qu’il a choisie de toute éternité et qui seule peut nous conduire à cette unité dans l’obéissance à l’Amour et à la Vérité du Christ Adrien-M.BRUNET, o p.L’OCTAVI DE L'UNITE A RADIO-SACRE-COEUR Une série d'interviews L» cau*«rl» d'auvartura la 11 sara donné# par la pér* Irénéa Baaubitn, fondataur da l'Inquiry Forum.MARDI un Jésuita libanais, la pèra Mâlik, frèra da l'ancian président da l'Organisation das Nations Unis* parlora do la "situation da l'iglisa au Procha-Orlant” dans un* intarviaw.MERCREDI ET JEUDI il y aura daux intarviaw* sur “la liturgla éthiopianna" par la pèra Clauda Sumnar, profassaur è l'Univarsitè d'Addis Abbèba d'Ethiopia.VENDREDI, SAMEDI ET LUNDI la 25, dans una tripla intarviaw, la pèra Malllaux, supôrlaur da* Jéauitaa ru»»*» en Amérique nous dévoilera la "propaganda soviétiqua antirallgiausa".LA PERFECTION DE L'UNITE SELON SAINT JEAN 44 Moi en eux et toi en moi, pour qu’ils soient parfaitement un.Jean-Louis d'ARACON, s.j.Dans sa prière solennelle, avant de quitter les siens, la pre-m ère demande que le Christ adresse à son Père, pour ses disciples d'abord, concerne l'unité; "qu'iils soient un comme nous" (Jo.17 16b).Chez S.Jean, le met "comme" employé ici introduit une comparaison avec un sens de causalité.Il s'ensuit que I unite du Pere avec le Fil» est à la fois le modela et la source de l'unité des croyants, qui ne peut exister qu'en vertu de l'uni-e divine.Pour avoir une idee d'ensemble de la pensée johannique de l'uni-lé, il convient de considérer Tu-n tj du Père avec le Fils, l'unité des croyants entre eux qui pro-ce-o de l'unité divine et la reflète, enfin la consommation de l'unité, le Père et le Fils absorbant dens leur intimité, l'ensemble des croyants.L'unité du Père et du Fils s'exprime dans la triple relation de connaissance, d'amour et d'inha-bitation mutuelle.La connaissance du Pere et du Fills nous est rapportée dans ces termes : “la Père me connait et Moi jo connais le Père" (Jo.10 15).L'a-rr.rur réciproque du Père et du Fils est affirmé è plusieurs re prises (Jo.3-35; 5-10) ainsi que la libéralité du Père è l'égard du Fils," le Père aime le Fils et lui a tout donné en sa main" (Jo.3-10).Cette libéralité est sans limite : le Père se donne au Fils en sorte que le Fils est l'égal du Père : "Tout ce qu'a la Pèra est è Moi" (Jo.16-15).C'est de Son Père que le Christ a reçu ses paroles (Jo.17-8), son ministère (Jo.17-4), ses oeuvres (Jo.5-3), son pouvoir sur toute créature (Jo.17-î) et tout pouvoir de juger (Jo.5-îî), le calice de sa Passion (Jo.18-11), ainsi que ses disciples (Jo.6-37,39).En regard de cet amour du Père pour le Fils, 5.Jean a mis en relief, comme expression concrète de l'amour du Fils pour le Père, l'obéissance du Christ, qui, durant toute sa carrière, accomplit la volonté du Père : "ma nourriture c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé" (Jo.14-34).La communion du Père avec le Fils est tellement étroite que leur intimité extrême est une inhabitation mutuelle : "le Père est en moi et moi dans le Père" (Jo.10-38).Une telle communion suppose une certaine identité si bien que connaître le Fil» implique connaître le Père (Jo.14-9).C'est dans cette com- munion du Père avec le Fils que réside l'idéal absolu de l'unité ; "qu'ils soient un comme nous sommes un" (Jo.17-11.12).L'unité des croyants entre eux est déterminée par un seul trait: leur amour mutuel (Jo.13-34-35).Cet amour, le seul véritable, ne peut exister qu'en vertu de l'amour du Christ pour les siens, modèle et cause de l'amour effectif dans ses disciples "aimez-vous les uns les autres comme (comparatif et causal! je vous ai aimés" (Jo.13-14).L'origine ultime de cet amour fraternel est l'amour du Père pour le Fils : "je vous ai aimés comme mon Père m'a aimé" (Jo.15-9).Tout comme la vie, l'amour procède du Père pour parvenir aux fidèle» par la Médiation du Fils incarné.Regénérés à la vie nouvelle, les croyants sont les enfants da Dieu (Jo.11-12), vraiment frères entre eux (Jo.21-23), parce qu'engendrés par le même Pè’-e.Ils doivent s'aimer, parce qu'ils portent en eux l'empreinte du Père qui les a engendrés.L'amour réciproque des croyants assure le cohésin de la communauté chrétienne et la distingue de ses adversaires qui se livrent à la haine (I Jo.2-9-11).Découlant de la vie divine elle-même, cet amour fraternel, dont résulte l'unité même de la communauté, suppose l'action efficace de Dieu : cet amour fraternel a valeur de signe indiquant la présence du Père agissant dans son Fils qu'il a envoyé dans le monde (Jo.17-23).Bien plus, cet amour mutuel des croyants doit révéler au monde l'amour même qui caractérise la nature de Dieu (I Jo.4-7-8) et qui s'est manifesté dans l'envoi de son Fils (Jo.3-16).Toutefois, avant d'être rassemblés par le Bon Pasteur pour constituer un seul troupeau (Jo.10-16), les hommes gisaient dispersés (Jo.11-52).Cette absence d'unité entre eux apparaît comme l'état naturel des hommes qui demeurent en dehors de l'Eglise.Le passage de la dispersion â l'unité n'est pas le résultat d'un accord de sentiments entre eux, mais il provient de la Moit Rédemptrice du Christ (Jo.11-52) qui procure aux hommes la vie en les régénérant, les rendant freres du Christ.C'est en tant qu'insérés au Christ unique, la vigne véritable (Jo.15-1-8) que les hommes vivent dans l'unité chrétienne, entretenant avec le Bon Pasteur des liens de foi et de connaissance, d'amour et d'obéissance, enfin d'inhcibitafion mutuelle.Tout comme le Bon Pasteur connait ses brebis (Jo.10 3), celles-ci en écoutant sa voix le reconnaissent (Jo.10 3-4).s.Jean revient è plusieurs repri-¦es sur la nécessité pour les disciples de connaître le Chris! (Jo.14-7, 9; 1 Jo.2, 3) à tel point que collcci équivaut pratiquement à la possession de la vie éternelle (Jo.17 3).Mais è cette connaissance du Christ se rattache étroitement la foi.Croire et connaître que Jésus est le Christ, le Fils do Dieu (Jo.6 69), que le Père l'a envoyé (Jo.11,42), qu'il est sorti du Père (Jo.16 27, que le Père est en lui et qu'il est dans le^ Père (Jo.10 38).Toutefois, même si ces deux termes sont partiellement synonymes, la connaissance signifie euetque chose de plus profond et do p’us parfait que la foi (Jo.8 30-32).Par la foi, tout comme per la connaissance, l'homme se livre tout entier au Christ: par la foi Il entend la Paro’e (Jo.5 24) et i'observe (Jo.8 51).Elle est un engagement total par lequel le croyant suit le Christ en oar'a-néant sa destinée (Jo.10 27).Elle est la condition absolument necessaire oour adhérer au Christ au point que s.Jean l'associera è la possession de la vie élernelle: "celui qui croit en moi a la vie éternelle" (Jo.3, 36).Mais il n'y a pas que des liens de foi et de connaissance entre le croyant et le Christ, il y a l'amour réciproque.Le Christ, durant tout son ministère et par le sacrifice de sa vie, a manifesté cet amour extrême à l'égard des siens (Jo.13 1).Pour l'avenir, il assure de son amour tous ceux qui observent ses commandements (I Jo.13'22).Son amour pour les riens, è l'exemple de celui du père à l'égard du Fils, se prolonge par des dons divers: la promesse de devenir enfants de Dieu fJo.1 12), la vie éternelle (Jo.10 28), sa paix (Jo.14 27).Toufefo's, l'amour du Maitre à l'égard de ses disciples appelle celui des diîcin'es j l'égard de leur Maifre, et cet amaur sere authentique dans 'a mesure où le disciple vivra ronformemont aux commandements de Jésus (Jo.14 15, 21), et 'pécialement au comm-ndement nouveau de l'amo-.r fraternel (Jo.13 14-15 12).Celle union des croyants au Christ atteint son point culminent dans l'inhabitation mutuelle, "vous en moi et moi en vous” (Jo.14 20).Son sang et i sa chair communiquent le vie et ! assurent l'union durable du croyant avec Lui:" qui mange ma chair et boit mon sang, demeura en moi et moi en lui" i (Jo.6 56-57).Les liens qui unissent le disciple è son Maitre présentent un parallélisme frappant avec ceux qui unissent le Fils au Père.Entre le Père et le Fils il y a une tripla relation mutuelle de connaissance, d'amour et d'inhabitation, impliquant une communication vitale:" de même que je vis par le Père, celui qui me mange vivra aussi Dar mai” (Jo.6 57).Unis au Chri:t les fidèles deviennent tcus fils dans le Fils, "enfant de , Dieu" (Jo.11 '121, participent de la sorte à l'union du Fil» au Fère.Le fils apparaît comme le Médiateur qui assure l'unité des croyants entre eux en les unissant à lui, ainsi que leur unité au Père, grace è sa propre union — en tant que Fils — eu Père.Le Père apparait donc comme "mon Père et votre Pere" (Jo.20 17).En dehors du Christ, aucune médiation pour accéder au Père; "je suis le chemin .nul ne va au Père que par moi" (Jo.14 6).Unis entre eux par la Christ et dans la Christ, les croyants sont unis au Pèra qui les aime comme son Fils, “tu les as aimés comme tu m'as aimé" (Jo.17/ 23).C'est la Pèra qui a discerné las disciple* al les a donnés è son Fils (Jo.10/29).Cet amour du Pèra è l'égard des disciples unis è Lui dans le Christ at par la Christ se répand an libéralité: don da i l'Esprit Saint (Jo.14 16) da la vie éternelle an ton Fils (I Jo.5 15), de tout ce qu'on demandera au nom du Christ (Jo.15/16).Enfin le Père demeure de manière stable en celui qui aime le Fils (Jo.14 23).D* leur côté les disciples soutiennent les mêmes relations è l'égard du Père ou de Dieu: ils la connaissent (Jo.14 7), ils l'aiment (I Jo.4 10), ils manifestent leur amour dans l'obéissance a ses commandements (I Jo.3 22).on particulier au commandement de croira an ton Fils at de s'aimer la* uns las autres (I Jo.3/23).Enfin, (I* demeurent on Lui (Jo.17.21).Nous sommos dans la véritable (Dieu) an son fils Jésus-Christ (I Jo.j 20).Toile est la perfection do l'unilfc: "Moi on .eux et toi on moi, pour qu'ils soient parfaitement un”.(Jo.17 23). QUATORZE LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI, 16 JANVIER 1960 Notre production d’amiante, de ciment, d’argile et d’argent a augmenté Selon le ministère des mines du Québec POTINS FINANCIERS La darnièra «éance de la te-main* è Wall Street a paru être orientée vert la hautse hier.Quant aux Bourtet de Montréal et de Toronto, el let te comportèrent, hier, quelque peu plut terme.Sur la Bourte de Lendree, l'orientation dot court était décidément plut favorable hier que la veille.O - La tenue en général de» va-letirt mobilièret, canadienne» comme américaine», fut défavorable cette temaine, bien qu'il faille reconnoitre que la tendance ait été meilleure en fin de temaine qu'au début.- O - Wall Street temble en train de t'ajutter aux pertpective» de hauttet de» taux monétaire», vu la décition de Wathington d'enrayer l'inflbtion.Son projet d'un prochain budget équilibré lignifierait autsi une contraction de» dépente» publique-», un autre facteur défavorable.0 M.Roger Le Bouedec, vice-prétident et directeur général de Automobile» Renault Canada Limitée a donné un» réception hier è l'Hétel Riti Carlton, à l'occation de la vitite è Mont réal de M.Pierre Meilhan, directeur juridique et financier de la Régla nationale de» usines Renault et préiident d'Automo-bile» Renault Canada Ltée.-O- Carbec Mine» Limited a fait tavoir è la Bourte Canadienne que Ambec Company n'a pa» exercé l'option tur 100,000 action» è 1S et» l'action, due le 24 décembre 1959 et en coméquen-ce l'accord entre les parties a donc prit fin.-0- Sylvanite Mine» a eu un revenu net de $130,024, durant l’exercice clot le 30 septembre j 1959 vt $192,455 précédemment.Pacific Petroleum» Limited a notifié la Bourse de Montréal que 175 action» additionnelle» ont été émise» en vertu du plan d'achat d'actions de la compa gnie par te» employés; ce port» donc le total tur le marché è t,153,14é actions ordinaire».-O- Dominion Foundries A Steel Limited a avisé la Bourse de Montréal que 490 actions privilégiées ont été rachetée» le 11 janvier 1940, réduisant ainsi le total de» titres de cette catégorie entre les mains du public é 42,215 actions.-O - Le bulletin de suggestions pour janvier de A.E.Ames A Co Limited renferme une liste de valeurs intéressantes rapportant entre 2.40 p.c.et 4.50 p.c.On y note aussi un» forte recommandation des obligations 4 1-4 p.c.de Bell Telephone, — il s'agit de celles de la série R échéant en 1978.-O- Une machin» pour rivets automatique, la première du gen r» au Canada, accélère actuellement I» travail aux usines de Brantford de la Brantford Coach and Body Limited.- O - Vanguard Explorations Limited a avisé la Bourse Canadienne que, sous réserve de l'acceptation par la Commission des valeurs mobilières de Québec du prospectus de la compagnie, R.H.Scarlett A Co, au nom de clients, souscrira ferme 200,000 actions à 25 cts, et elle se verra consentir des options sur un total de 800,000 actions è des prix variant entre 25 cts et 75 cts.Ces options devront être exercées dans les 360 jours, pourvu évidemment à notre opinion qu'il y ait acceptation par la Commission précitée.Les expéditions d'argent et de ciment, par les producteurs de la province de Quebec, ont été beaucoup plus élevée* en octobre 1959 que durant le mè me mois de l'année precedente.Il y a aussi eu une légère augmentation dans celles de la chaux.Par contre, les expédi lions d'amiante et de produits d'argile ont été un peu plus i.idles et celles de l'or, notablement plus basses qu'en octobre 1958.C’est ce que permet de voir un bulletin statistique sur la production minérale de la province, émis par l'honorable W.M.Cottingham, ministre des Mines.La même publication montre aussi que, comparativement au mois précédent, l'or a enregistré une hausse considérable et l'argent, les produits d'argile et la chaux une légère hausse durant le mois d'octobre, tandis que l'amiante a subi une légère baisse et le ciment, une baisse plus prononcée.Les totaux cumulatifs, pour les dix premiers mois de 1959, accusent les augmentations et diminutions suivantes par rapport à la période correspondante de 1958 l'amiante a gentmonté de 13%, l'argent de 6%, les produits d'argile de 1%, et le c.rnent de 4%; l'or et la chaux ont baissé de 4 et 3% respectivement.1958 Sommaire des transactions au cours de cette semaine sur la Bourse de Montréal Octobre Septembre Di: 1959 1958 1959 1959 Amiante, tonnes METAUX Or, onces 91,136 PRECIEUX 93.513 92,856 804,226 91,1-57 101,764 77,851 834,621 Argent, onces 393,051 354.153 385,507 3,512,775 712,323 873,761 3,300,445 MATERIAUX DE CONSTRUCTION I roduits d'argile $1,065,452 $1,105,942 $1,031,427 $8.865.834 $8,741,736 Chaux, tonnes 38,263 37.952 Ciment, tonnes 231,271 201,157 36.681 254,995 337,507 1,718,716 349,275 1,650,329 COMMENTAIRES SUR L'ACTUALITE ECONOMIQUE Boisvert & Cie Ltée a obtenu l'émission de $81,500 d'obligations, 6%, d'Eastman Les commissaires d'écoles pour la municipalité de Eastman, comte de Rrnme.ont vendu, récemment, $81.500 d'obligations en série.Un prix de 97.37 a etc paye par Boisvert A Cie Liée pour des obligations à 6% 1960-69, c'est-à-dire un coût net de 6.812r' .I n solde de $20,000 à renouveler pour dix ans est inclus dans l'éthéan'-e de 1969 Un octroi de $53,970 a etc accorde par le Secrétaire de la province Ues obligations sont datées du 1er décembre 1959 el elles échoient du 1er décembre 1960 au 1er décembre 1969 inclusive ment, l.cs titres peuvent être rembourses par anticipation apre‘ le 1er décembre 1966.t "est pour agrandir l'école centrale que les commissaires contractent cel emprunt, autorise par une resolution en date du 23 septembre 1959 Pour 1959-60, l'évaluation imposable de la commission sco laire se chiffre par $1,025.940.Le 30 juin 1959, la dette ron solidéc nette de la corporation s'élevait a $76,500 et un octroi de $20,784.37 s y appliquait $664,092,000 de biens gérés par la National Trust Co., soit au-dela de $111.000,000 de plus qu’en 1958 Des records ont été enregistrés du coté des successions, des fiducies et des agences selon ce qui ressort du rapport annuel rie The National Trust l'o rendu public en fin de semaine.L'ensemble de ces item aMeml le chiffre sans precedent de $664.092.000.contre $593,694,806 précédemment, soi donc au-delà de $111.000,000 de plus.Compte tenu des allocations de débourses a ries clients et à des bénéficiaires, l’accroissement net figure à $70,397,000.Un coup d’oeil sur le bilan révélé une forte position liquide.Calculé beaucoup au-dessous du prix courant, l'actif global figure a $99,892,000 el il représente la sécurité détenue contre les dépôts d'épargne et a terme ainsi que eontn les certificats de placement garantis se chiffrant par $92.388,()()() en tout.Les profits nets, apres avoir pourvu au paiement des taxes, etc., se chiffrèrent a $602,115, contre $575,214 précédemment.De lellos comparaisons favorables ne laisseraient aucun doute sur l'adoption, a ('unanimité, du rapport annuel a l'assem blée annuelle qui aura lieu sous peu à Toronto incidemment ce rapport est fort bien présenté et sa forme comparative permet de constater les changements pour chaque poste du bilan.On y note, aussi, les noms des administrateurs et hauts fonctionnaires ainsi que ceux faisant partie des bureaux consultatifs et un coup d’oeil sur cette nomenclature permettra à quiconque lis qui voient aux destinées de la National Trust Co.7 groupes de courtiers se sont dispute l'émission de $135.000 de Richmond La ville de Richmond, comté de Richmond, a vendu $135,000 d'obligations en séries, récemment.L'émission a etc vendue a un syndicat comprimant Bélanger Inc., W.C.Bitfield ü.Uo., Ltd.et (iaston Laurent Inc., qui offrait un prix de 96 229 pour des obligations à 6%, senes 1960-69, c'est-à-dire un intérêt moyen net de 6.601 T, .L'echeance de 1969 inclut un solde de $87,500 à renouveler pour dix ans Datées du 1er novembre, les obligations échoient du 1er novembre 1960 au 1er novembre 1969 inclusivement.Les titres peuvent être rembourses par anticipation apres le le novembre 1966.L’argent va être utilisé pour l'agrandissement d'une bâtisse industrielle, la construction d'un garage municipal, l'achat d’équipement, etc.Pour 1958-59, l'évaluation imposable de Richmond s'établis sait à $6,245,785.y compris $824.365 pour les compagnies Le 30 septembre 1958, la dette consolidée nette de la corporation s'élevait à $948,809.51 ce chiffre ne tient pas compte des finance* de $232,000 et de $24,(MK) datées du 1er novembre 1958 et du 1er juin 1959 Un boom prévu pour l'aluminium en 1960 et tout indiquerait une meilleure demande pour le cuivre Les années se suivent et ne se ressemblent pas 1957.fut plutôt décevant et 1958 a paru plus favorable durant les (1er niers mois, tandis que 1959 passera dans l'histoire comme une assez bonne année, bien qu’il y eut maints développements de favorables.S'il est une période fertile en revues economique et financières, c'est bien ce temps-ci de l'année.Les spéculateurs ainsi que les investisseurs sont aussi avides de pronostics que les hommes d'affaires.Il ressort de la majorité des opinions ex primées par maints observateurs du marche des conditions ern nomiques que la situation est bonne, mais tendue artuellcmen' Sous l'impulsion de mesures monétaires l'économie nationale n'a pas larde à sortir de la récession qui s'est manifestée en 1957 ainsi que durant une bonne partie de 1958 En ce qui concerne notre commerce extérieur, par exemple, on nota une augmentation rie 107 .dans nos importations durant les dix premiers mois de 1959 au regard du total durant la même pc tiode en 1958.Cet accroissement démontre bien que nos pro duits domestiques doivent faire face à une concurrence de plus en plus vive.Du côté de notre production industrielle, les m dices des derniers mois révélèrent des sommets, au point de l'emporter sur les records d’avril, soit une preuve que les affaires sont en train de s'améliorer après avoir connu une accalmie prononcée l’été dernier Du côté commercial, on s'attendrait] a des ventes intéressantes durant le premier semestre de 1960 et maintes autres branches rie l'activité économique aux Etats Unis comme au Canada seraient témoin d'une certaine reprise duram ce semestre.En ce qui concerne le cuivre et l'aluminium ! on est beaucou plus optimiste en maints milieux financiers On va jusqu'à prédire un boom dans l'aluminium en 1960 a la suite d une meilleure demande pour ce métal en Amériqu-' du Nord et outre-mer.Les débouchés semblent aussi plus intéressants pour le ruivre durant I960.Marcel CLEMENT M.E.Michael HOWARTH, autrefois secrétaire exécutif d» Canadian Institute of Chartered Accountants, vient d'etre nommé vice-président exécutif da The Federate Council of Salas Finance Companies, (il y a 29 entreprises fédérées, ayant pour S800,000,000 de crédit au datait, soit 70% du total au Canada), avec bureau à Toronto.Natif de Montréal, il fut antérieurement au service de la Sun Life Assurance et de Charles E.Frosst Co.United Asbestos espère des gains accrus en 1960 L'usina fonctionna è plein rendement L’usinp de la compagnie Uni tcd Asbesto.s, au lac Noir, fonc lionne maintenant au plein re gime, annonce le president, M, A.-B.Davidson : elle est dirigée par Lake Asbestos of Que bec Ltd., filiale en propriété exclusive de la compagnie American Smelting & Refining.La production a démarré le 29 juin 1958 à une1 capacité de 5,000 tonnes par iour, soit 7 p.c.de la consommation mondiale ; de fibre d’amiante; la qualité du minerai s'améliore à mesure que les gradins de la mine al teignent le niveau ou la teneui représente la moyenne de la mine.Cette année, les benefices devraient enregistrer une aug mentation.La compagnie a acheté, par i l'intermediaire d'une filiale.50 p.c.des actions émises de Tho-rold Concrete Products.Le 30 septembre 1959, l'actif disponible était de $3.395,133 et le passif exigible de $51,218.Bourse de New-Yorl» Wall Street a avancé hier an dépit des prisas de bénéfices NEW-YORK.— î.'allure était irrégulière hier à la fermeture de Wall Street.La reprise de ia veille s’est continuée au début de la séance, mais par la suite bon nombre de valeurs ont perdu le terrain qu'elles avaient gagné.Bien qu'un peu plus faible que la veille, le virement a été important, soit rie 3.400,000 actions, contre 3,560,-000.Les quatre principales aciéries ont reculé.U.S.Steel et Republic perdant chacune plus d'un point.Ford a obtenu un gain de Us.La moyenne que la Presse Associée établit pour 60 valeurs a perdu 30 cents, ce qui la place à $226.60 Fairbanks Whitey a été la valeur la plus active, 108,100 de ses actions ayant été négociées.Abitibi Abitib- pr Agnew S Algon-i* Alumin Afum 1 pr Alum 2 pr Anglo Tel 4 ; pr Argus Asbestos Atlas Steel Bailey S 5 pr Bailey S pr Bank A/.ont Bank N S Banque C N Banque P C Bath Pow A Bath Pow B Bell Phone Bowaîer Corp Bow Corp 5’ 2 pr Bowater Paper Bowaters Mersey pr Bralorne Pioneer Brazil B C P 4 pr BCE 4'a pr B C E 4’ 2 pr " C E i pr E 4'4 pr E 5:7 pr Forest Power Phone 5 pr - CETTE SEMAINE Vente» 6188 m 765 2910 7559 25 1220 10 823 1965 400 85 250 2790 806 1150 104’1 257 365 9538 400 30 4510 500 C B C B C B C B C Brown Bruck B Build Prod Cal Pow Can rem Can Cem pr Can Iron Can Iron A'U Can Malt Can Malt pr C S L S L pr Aviation Bank Com Brew fir Alu Bronze Cel Cel 1.75 pr Chemical Fairbks A C Fairbks B C Husky Husky wts C Hydrocar C I L C lot Power C Int Power pr C Loco pr 300 2699 45 52 150 310 100 95 995 1773 133 230 125 2035 7700 3219 581 955 25 5 75 1515 200 10 1065 1731 248 100 1445 25 675 505 13105 400 100 1755 759 194C 400 50 Haut Bas Frm Haut Bai 4L»4 39 41 ( 4 Pi 33 2?’« 24 22 21 20 21 21 391 » 375, 39 4?'» 34 7 33 32 32’2 373» 26’» 20’ a 22 19 « 43 42' B 42'» 4*4 41'4 38’» 43 39 ?34 3 Pi 31 V4 42 31 ’ 4 25 >4 25’• 25'• 36 25*4 34 25’i 25 2 29 24 18’4 253i 18’ 2 18’ ?25 18 54',4 45 54 • 63H 51 69î4 68 69 84 éS1- 55 54' R 54’» 633» 51 4l 39 2 40’ ?45 33 42 41*4 41 'i 5234 41 22 35 ê26 43’ a 42 L» 43’» 44 39’» 42 4 42 42 48' 2 39->4 35'4 —- 9’b 95n 93-4 10 6 47 46 46 49’ 2 44 550 545 545 595 550 465 460 465 7’2 435 70 82 89'4 81 >2 40 ?39 39 43 38 44' .• 43'2 44' 2 49 42'j 37’'2 —: 41’* 3534 49 — 52’ 2 47'4 14 133/4 133/4 18 11 3-4 37’i 36M) 36^ 40 33’î 42^4 42’4 42 Vé 473i 39' 7 n 14'» 9’4 270 260 270 450 250 30'4 30 30'4 39 28’ 3 l9’« 19' *1 193i 20 18 33 31'i 32 37 267» 76' v 26 26 28’7 25 20' 2 20 20'» 373/4 19’» 83 — 101 8?57 — 76 45’'?24 .— 25’i 24’ î 45’ 2 44 44 49’i 40 11 ~— — 13 11 16 19’ 7 16 55 54 55 667 • 52 36' ?34^4 36' '2 42’?33 14'* — 17’?11'4 213'4 25'?20 20’ ?20 20 255» 18 30 — — 32'7 28 6’ 2 6’ 2 9' 7 6' j 10' 7 _ — 11 ’6) 10'3 7 y* 7 73/4 83-4 7 840 800 800 14^4 715 465 710 100 12' 7 1P4 12 12’* 75» 1634 161 ?163 4 70 15 14 4 127b 137/« 24 13 43’4 43 43’'i 43’i 42' 7 - CETTE SEMAINE - ANNEE A A C P R C Pet pr C Vickers Cockshutt Coghlin Columbia C Com Ent Con 74 and S Cons Glass Corby A Credit Fonc Crown Zell A Dist Seag D Bridge D Coal pr D Daines D F undy D Fndry pr D Glass D Steel D Tar D Text Donohue Dow Brew Du Pont Eddy Match Eddy Paper Electrolux Enam Prod Fam Play Ford U S Foundation Fraser Freeh Pete Pr Frost A Gatineau Gat 5 pr Gen Dynam Gen Motors G S Ware G L Paper Hardee Farms p Holt Ren Home 0;l A Home Oil 8 H Smith H Smith pr Hud Bay Imp Bank Imp Invest A Imp Oil Imp Tob I mo Tob pr Ind Accep Ind Acep was Ind Ac 2.25 pr Ind Ac 2 75 pr Ind Ac 4 50 pr Inland C Pr Int Nickel Int Paner Int Util Int Util pr Interprov P |_ Vanta» Haut Bas Frm.Haut Bat 7165 25'» 24 4 24?» 3P4 2334 Iroquois Glass 2337 13’» 12 4 12 4 15' 4 11’ i Jamaica 290 16 4 ’6 16» 23 « 14’.Lab t 11=6 22 4 21 4 22 4 22 7 12'* Laur.Soc 375 5’ 4 15- 5 Lorb AA 625 39,0 375 390 5 4 400 Lower St L 44) n 15 4 10'4 MacMUl B 3815 19' « 19' 4 ’9 ; 22'* 18’; Mass For 1100 28 27 2 27 351* 26 Mass For 5’ .140 IB1- Mitch Rcb B 60 107' 4 — — 107’ 4 8Pp M oison A 100 19’7 24 2 18’ Mol son B 3875 31'4 30’ 4 30-4 35'» 30’f AAolson pr 1910 21 20' 2 21 24'4 20 Mtl Loco 54 100 11230 101 160 280 4347 3C25 325 85 1586 1750 50 100 100 300 105 1735 1724 325 435 1445 25 1205 150 720 975 40 605 1406 351 1040 35 2130 520 1625 5555 3122 3 1750 100 150 50 14 380 2488 226 1065 1140 2280 425 400 9^8 41 9fl 49’* 88 15 9’, 14 4 1534 9>» 15' 2 45 7 45 28’ 2 28 66 — 20 — 9 2 — 19'2 85 82 1111 27 575 15 36' 2 97 50' ?49: 7 16’ 8 42 104' 2 17'?17 12’4 11 1 1 1 4 44 43 37 513/4 61 8^4 36'4 12 5>2 — 36'14 35' 11’2 — 40 .51 50' 81 80' 20’'a 20 103 99' 123 120’ 36 35’ 41’4 393 60 58 14'7 3534 16 41 40’ 60 35’ '4 IP4 50’4 88 43 ; 25’, 28 83 11V 27' 15 36 16 41 17 ll7/8 41’7 60' 2 8’4 35’2 12 - CETTE SEMAINE — Vente* Haut Bat Frnv IM - 35 34': 34 : 27 2 — 24’ : — 30 - 42'7 413% 41->4 ll'g 11 ’ 4 113% 102 100 100’4 ANNEE Haut Bat 395 75 3150 145 120 396 12255 335 il 7480 1836 251 25 25 25''4 25 40’ 2 40 17’ 2 17 25’ 4 25’ 4 40’ 2 17’ 4 16 34 32’ ?28 14'4 38 45’ 7 1634 112'* 650 $9 29 43 20’4 12 20 25 • 24'» 7',4 20 34H 10 g 99’4 250 22 ”4 22’» 39 , lé'i 2 50’?2 80’2 20 « 2 99 2 123 36 41 U 60 13'4 6 Morgan 153 34 33' » 33’4 38’ 2 27 52’ ; 4 ! =4 Morgan pr 34 90 2 — —.96 9* t 10' e 9?Nat Drug 25 14 — — 17 15 96 83 Nat S'l Car 142 15^4 — — 19 l4'/« 72 « 14 Norarda 2274 4« 46 4 46 4 59 44 7 20 1 4’ » Nova Scotia L P 2127 131» 13’ 4 13’» 14’* 12'» 12 9 4 Ogilvie 250 45 44 .45 53’ 4 40 19 14’ j Ogilvie pr 15 140 — 144 1.32 46 40 Ont S'en 1000 27 : — — 26 1 4 50 29 2 19 .Ashawa A 100 7 7 7 31 27 Pacific Pete 1685 m* H7'» 1?12'» 845 71 54 Page Hers 541 27' 2 24'4 27’2 34' 4 26 1» 2’ ’4 Penmans 125 30 — — 36’ ?293'4 10' 2 5 Power Corp 300 55 — 69 7 52 25’ 18f Price Br 990 44’>.471 « 44 50’4 .79 fL 7 A' 4 Prov Trans 255 14 4 14 14 4 14 '4 13 17 103i Que Nat Gas 24/4 175» 1' » 17’ 2 2?7 • 14% 35 25'^ Que Pow 264 34 7 34 34 43 33 895 500 Reitman’s 195 14’ 2 16 14 18 .14 A'.14 < Reitman $ A 200 15 — — 16v4 1434 46’ 2 34 Reynolds pr 25 80 85'7 80 103 94 Roe Av Can .3775 4'* 4’ ?6 7 13s1l 6’*J 63 4’ e Rolland A 725 35 33 .74’• 35 21 55 44 Royal Bank 2586 79 ?78 78 ; 93 75 10’ 4 11 Royalite 750 855 800 850 11 3-4 575 4' 4 35’ .Royabte pr 700 1 7’'4 — ?1 ’ 4 17>4 104 ; 104 St L Cem A 400 13 17’2 13 70 14’ St L Corp A pr 3^ 95 — 100 9?'I 21 11 Sa’ada Shirriff 2025 103« 10 10 14'.10 70 4 10’ .Salada Shirriff wts 5432 79'» 28’ ?9*, 35 27’î A '4 87 81s» 90'4 68": 4P'4 33 Steinbg A 1515 23 2214 23 357/» 2?’,« — — Sfeinbq pr 50 100 — 102 99 45 4! Texaco Can 1C06 58 75 50 53'2 48 Tor Dom Bank 4ro 44' - 54 64 4 48 51 92 80 Trans-Can Pipe 3948 24-)4 34 24’'» 31 2234 74 1734 Triad Oil 50 370 670 320 105’ 2 «7 .U Steel 370 P'4 13 8 135'2 103 Walk G W 2316 37»» 36H 31’» 40 33 37 >4 28 Webb and Knapp 300 280 270 270 4 ’ 0 270 59 48’ 7 Weston A 25 34 — 44 - 34 59 48’ - Weston B 650 35'4 — 44 33 Sommaire des transactions au cours de cette semaine sur la Bourse Canadienne Contrat de $14,700.000 REGINA — La société Saskatchewan Power a confié è Manning and Company Limited et a des compagnies associées à cette dernière le principal contrat pour l'aménagement énergétique des rapides Squaw.Ce contrat est de $14,-700,000 L'amenagement, qui coûtera en tout $46.000,000, sera terminé en 1963.Cours du dollar MONTREAL (PC) — Le dollar américain a reculé hier à Montreal de 1 32.Il y vaut 4 cts 3-4 de moins que la devise canadienne.La livre sterling y a baissé de 1-16.Elle vaut $2 66 9 16 en monnaie canadienne.NEW-YORK — Le dollar ca nadien a monté de 1-16 hier à Xeu York.11 y vaut $1.05.La livre sterling v a monté de 1-64 Elle vaut S2 79 27 32 aux E -U, A noter.Place Gas & Oil Company Limited a avis» la Bourse Canadienne qu'en vertu d un accord en date du 11 janvier 1960, Morgan Securities Limited a souscrit ferme 150,000 actions a 80 cts I action, payables sur le champ II y a donc 3,600,007 actions emises et en circulation et il en reste 2,399,993 dans le trésor de la compagnie.Les actions de Ault Metal Mines Limited ont été rayees de la liste officielle de la Bourse Canadienne à l'ouverture de cette dernière hier le 15 j.nvier 1960 Cette action tut prise par suite du defaut de la compagnie d'envoyer un rapport annuel aux actionnaires.Denrées alimentaires MONTREAL — Voici les cours des denrées transmis a Montréal hier par le ministère fédéral de l’agriiculture ; OKI ES : Prix de gros aux centrales de campagne, cageots de bois, extra - gros, 28 à 29 : a-gros, 27 1-2 a 29; a-moycn, 24 à 25; a-pnulette, 22; b-24; c-lfi Arrivages : 137.BEURRE : Arrivages courants.64, de stockage, 64; frais de crémerie, enveloppe.64 3-4 a 66; frais, en gros, 64 1-2, de stockage.64 FROMAGE ; Livré à Montréal, non ciré, arrivages courants, Québécois blanc et colore.31; en gros.Québécois blanc, 32; coloré, 32 1-4; arrivages courants, Ontarien blanc, franco de la centrale de classement, 32, coloré, 32 à 33.POMMES DE TERRE : Non veau-Brunswick, 2.50 a 2.65, les 75 livres; Ile du Prince-Edouard, 2.85 à 3 00, les 75 livres; Québec, 2.30 à 2.35, les 75 livres ; Maine, 1.65 à 1.75, les 50 livies.Bourse de Toronto Tous le» compartiments font bonne figura sur le marché minier TORONTO (PC) — Aiguillon née par les pétroles de l'Ouest et les valeurs industrielles, la Bourse de Toronto a fait preuve hier de pas mal rie vigueur, les cours y montant et le virement atteignant son plus haut niveau depuis six mois.L'indice des valeurs industrielles a monté de plus d'un point et celui des valeurs industrielles.de trois quarts de point.Le virement s'est élevé à 3.-434,000 actions C’est le plus considérable depuis le 6 août, alors qu'il avait été de 4.126.000.Avant-h,er, il avait été de 3.-270,000.Dominion Stores a été le gros gagnant dans le secteur industriel.améliorant sa position de 1 1 2 et portant ainsi sa cote à 51 1-4 Ford-Canada et Consolidated | Paper ont chacune perdu un de-! mi-point.Voici les divers indices- valeurs industrielles.524.96.gain de .75; valeurs aurifères, 89.72, hausse de .22: métaux communs, 172.65.recul de 11.85 et pétroles de l’Ouest, 105.93, gain de 1.02._______ _ Bourse de Montrée' Fermeté des cours durent la dernière seance de la semaine sur la place locale MONTREAL.Les cours ont monté un peu hier a la Bourse de Montréal et à la Bourse Ca \ nadienne.mais les transactions ! y ont été un peu moins nom-| tireuses qu'au cours ries deux seances précédentes.Les cinq mnirs les plus actives ont été Vanguard.Bellechasse, Haitian et Chemalloy.qui ont monté, et North American Rare Metals, quia fléchi.Le virement industriel a été de 74,400 actions, le virement minier et pétrolier, de 375,400 actions et le nombre de valeurs négociées de 123.dnn’ 39 ont avancé, 25 ont -eculé, 59 sont j restées stationnaires, une a ob-: tenu sa meilleure cote depuis 12 ! mois èt deux ont entregistrr leur plus faible depuis le début de l'an dernier - CETTÉ SEMAINE — ANNEE — CETTE SEMAINE — ANNEE — CETTE SEMAINE — A N N F r Vantes Haut Bat Frm.Haut Bat Vente» Haut Bat crm.Haut Bat Vente» Haut Bat Frm Haut Pel Abitca 32200 32 30 30 100 26 Union Gas 900 16'* 16 16’-» 19’ 2 15*4 Int Ceram 1000 11 26 9 Anglo Cdn Pulp 365 41 7 41 41 46 37’ 2 U Distillers 100 8 9 8 Iso 1200 49' 7 8?31 Anglo Nfld 840 73H 7'4 7’4 — — U Prin Prop 5700 225 220 220 375 210 Kerr Add 300 21 207» 21 2V 2 18 > Reid Corf 164 1034 — — — — Wainwright 500 245 265 210 Kohfiki 3100 6' 2 5 6’ 2 10 5 C Colieries 225 734 9’ 2 5'-4 Waterman 29000 470 430 470 R 275 Labrador 200 26' 4 Can Dom Sug 1272 17' 4 17 17 27 17 We«te*l 300 13’2 12 12’ 2 15’ 2 11 3'4 Linqside 4100 5 4’ 2 4’ 2 7 3 C Dredge 150 15 — 213-4 15V4 West C Brew 50 32' ?— — 32’?32' : L l Pete 3000 16 24 13 C Food Prod A 100 8 —- 8 7' 2 M 1 N E S Louvict 1500 6 12 5 C Marconi 1850 6 5’?6 8’4 5 Advocate 1000 290 380 250 Langis 2000 86 87 8' C Power 21.5 7 634 7 8 6’ ?Aigom 1300 13 12'2 12’2 17 10' 2 McIntyre 2285 29» 29 29 31’ 2 V C Silk A 145 175 — 210 100 Alscooe 51614 18’?16 18 40 8 Merrill 4351 no 105 no 185 91 C West Hse 200 45 — 52 393-4 Anacon 83900 P9 72 82 115 55 Mid Chib 2200 31 30 30 55 24 Cons Die Sec A 12 20 — 110 70 Anthonian 15000 8 5 8 15 5 Min Corp 200 12' ?123% 12’% Cons Div Sec pr .7 30 — 32 32 Arno 25 ICO 7 5''2 7 10 4 Mogador 500 8 Cons Paper 3835 42'* 403'i 4’34 45 36 Atlas 34607 12 9 10 115 4 Molyb 400 112 100 100 172 75 Cons Gas 1725 38 36r'-4 377» 47 ’ 4 34'7 Augustus 88.37 35 32 35 85 25 Monpre 2500 24’ 2 22 24' ?30 13 Cons Gas B 5 102 — IO434 100' 2 Aull 22500 8 6 7’2 21 5 N Formaque 26500 15 13 14 36’ 2 7 Crain 50 22’4 — 23’ 4 13 Va Baker Talc 1200 18 15 15 33 14 N Hosco 2500 108 103 103 15?71 Crush Int 25 83/4 — — Band Ore 1000 S'7 8 4 N Jack l 200 4 3 3 DaHem's 2700 150 140 145 205 140 Barvellee 1000 4 7 — _ 10 4 N Pac Coat 8500 62 55 56 134 50 D Eng 290 16'2 21 153 4 Bateman 46600 42 40 4’ 130 20 N Santiago 39528 5' 2 4’ 2 5 9’ 2 3’ 2 D Oilclocth 700 39' ?39 39 47 37 Beatrice 3500 5 4 4 10 4 N W Amulet 50300 90 77 83 115 46 Fed Crain Pr 225 27' 2 — 27! a 27' .Bellechasse 44200 53 46 53 84 42 Nick Min 4500 67 65 67 74 52 Ford 10 14 ¦— — BiupwaW 6200 75 21 25 PS 15 Nocana 20000 9' 2 8 9’ 2 30 6 Hedshot 450 8’ : 8'» 8’ 2 8 i 475 Bonnyviiie 34734 34 28 24 60 17 NormrV.I 271 360 451 320 Horner A 50 25 26 18 Borni*® 1500 8 7l/?8 N A Asbestos 7000 8 16 7' 2 Inland Chem 800 225 205 205 260 200 Rouzan 5000 61 78 50 N A Rare M 74100 91 65 78 196 3?Inv Found 29 40 39 39 46 39 Brunswick 100 475 415 475 475 24?Obalski 2700 13 20’ J 10’ 2 Inv Found 4 pr 19 50’ 2 50 50’2 56 5?’ Burnt Hill 3250 15 11 15 4?8 Okalta 3800 61 c4 54 13?51 Kelly Douglas A 125 7 — 11’4 6?,e Cal Ed 600 20 19’ ?34 19' ; Ooemista Exp 77700 23 20 23 39 13’ 7 Lambert A 30 1 33 X — — 14’ - 10' 7 Calumet 3000 4 - _ Opemiska 500 815 12’ 7 705 Loblaw Co A 50 25’?— 40' 7 25 Canalask 5740 7 5 7 10 3’ ?Paudash 69900 47 75 43 70 28 Lobla.v Co R 25 28' 4 — _ Candore 1000 12' 2 20 12’ » Pennbec 31(500 39'2 30 33 64 18 Lownev 50 26 — 33 25 Canorama 45280 51 46 51 51 13 Pitt Gold 2700 4 3’ : 4 6 : .3 Maclaren 50 81 93 61 Cartier Que l?on 23 20 20 65 14 Porcupine 22000 6 5 6 1?5 Mrlchers 100 8 Cassiar 1225 13 123 13 13 975 P01 laqr 25CÜ 91 124 ?1 Melchors pf 47 12' ?1?1?157» 11’?Cent Del Pin 4200 615 570 605 915 480 Provo 1000 257 255 255 330 211 M«x L P 284 14’'3 143» 143* 15*» 123-4 Chess '000 9 ?9 9 Que Chib 1000 27 74 73 MO Paper 270 .31 303 4 31 36' ?30’ 2 Chiboug Copper 23000 19 17 17 28 14 Que Cobalt 3701 130 127 130 230 105 Moore 1795 43'4 41 42 : 4*’4 37'4 Chipman 1500 5 1?5 Que Lab 8500 4 : 4 4’ ?7’% 4 M R Dairies 2075 8' ?7’?8 ?9 63 4 Cleveland 8000 8 7’*?8 22 5'?Que Lith 1100 315 300 300 725 260 Mussens ion 10’4 Cominga 1000 7 18 7 Que Oil 7175 5 3 3 9 3 Nfld Light 200 50' 4 50 50 53’ ?46*» Chemalloy 63030 215 190 215 220 187 Quo Smelt 5600 17 16 17 35 14' ?N Q Pow 25 25 — C Den son 1050 n 10’?10’2 U’* 970 Red Crest 9200 5 4 5 9 3’?N Q Pow 1 pr 125 45 44 45 50 46 C Monpa« 1500 8 _ — Rexspar 12500 45' j 40 45 50 18 North West Ind 125 450 5 415 C Que Veil 2600 5 _ 10' ?4’ • St Law River 24625 570 500 570 585 326 Pau IServ 325 8 8'4 73/4 Dome 400 19'-4 19 19 20' ?16’^ Sherrit 1100 285 281 28' 460 240 Power Corp 1 pr 140 42 •r .40’4 45 3934 Duvex 5000 7’7 7'?7’î Siscalfa 1100 60 130 50 Power Corp 2 pr 5 45 80’4 65 East Sull 300 170 275 145 Siscoe 6300 103 99 103 103 70 Que Uhone 2608 33’ 7 30’ ?33’ 2 33’4 22 Emp O'l 500 7 10’'?4’ j S Dufault 21500 4 10 10 16 5 Que Phone wts 1875 14 n’2 14 14 934 Fab 3M00 14 10’ ?1?23 9 Stand Gold 1000 9 __ St Maurice 5000 '86 85 85 Falcon 1080 33'4 ' 725 $95 95 95 7 20 $ 5 4'4 54’* •1434 77 $32 31T 3?- ’ * 230 $20' 4 1 20' » i#20‘ 4 — l.| 55 $55 56 56 7 50 $24' ?4 7 24 - 235 $46’ ?46 46’ t + ’* 250 $46 453* 46 + ’i 100 $56 56 56 710 $07 : ! 8?' #82' ?234 $5454 54’ 7 543* + ’i 170 $36 7 36’4 36’4 + ’ 4 l?ft 6T0 670 670 +30 X100 $13®4 1334 1334 251 $20 20 20 — 7% 1150 $7’4 6®% 7’4 + •% 100 $7*-e 7*% 7»-8 — ’% 250 245 240 240 —10 145 $17'j 17’3 17’'?140 $11’'7 H 2 11’ ?+ 1% Z 50 $ 1 534 15®.153-4 750 $70’ 2 10’ 7 10’ 2 750 $9 9 9 100 $59'* 1 56# 59 + 2' 750 $’4 4 14 « 145k 680 $1éJ4 16' ?16’ 2 — ®% 820 $12 11 3* IT-.— 612 $24’ 2 24 24 — V.25 $39’ 7 39'7 39’?4485 $24T% 24'?24®-% + V.715 $17 17 17 MRS $7?713/4 217% — *% 470 385 380 385 + 10 725 $11 11 11 1824 $ “8 36 .37®% — 1% 15 : $102 102 1C?125 $18‘* 183% 10' * 4 ’8 100 19ft 19ft ion + 10 50 $25’ : 25?25' ?— 1’ .4450 $9 , 1 9 9 • 1015 $301% 30’% 30’’% — ®?200 $21 21 21 + »% 710 $’0 îft 10 220 $9 , » 9 1 '4 300 500 500 500 -30 710 $'2 12 1?724 $20 20 20 19*5 $51 50’ ?50v2 — ’.100 $7-4 7u 7'’4 • t 350 $1 5 ' a 16 15'4 + ’ 4 860 $51 '¦i 50 5114 + 1®?1560 $’5 2 153% 15’?+ ’% 400 $9' 7 9' ?9”?+ ’% 720 $9 # « 9 125 $28 >4 20 4 2“ 4 175 $6 4 6 — ’ 4 741 ’ $100 100 100 335 $191% 19 4 19'i 7280 $16’% 16’ 2 16* 1200 75 70 71 3 593 S?4 03’ 2 833-4 + 3i 05 ; $16# 166 166’ ?7110 $n®« 11'% Ta 345 $27 76 4 27 + '8 710 $93 93 91 ( TS $’4 4 14-4 14'.100 $6' î 6 , 6' j 300 $36 36 36 540 qnq 193/4 IP7* + ’
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