Le devoir, 23 novembre 1914, lundi 23 novembre 1914
VOLUME V—No 275 MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1914, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète ; Édition quotidienne s CANADA ET ETATS-UNIS.R3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.si.OO ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE! AL» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION RÉDACTION : - • Main 7461.Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE COMMERCE ET [’AGRICULTURE Bien que toujours d’actualité, le sujet choisi par le Dr Brisson poui sa conférence à la Chambre de Commerce, à Montréal, était particulièrement approprié au milieu et aux circonstances: au milieu, paice que l’on ne saurait trop intéresser le commerce à l’agriculture; aux circonstances, parce que nous sentons plus que jamais 1 importance de la culture et de la bonne culture au point de vue de la prospérité générale.TT Nous vivons trop indifférents les uns aux autres.A la campagne, ie commerce s’intéresse encore assez au cultivateur, mais à la \ille on oublie trop que l’argent qui alimente les affaires vient en très grande partie de la culture du sol.On lira bien avec une certaine curiosité les nouvelles de la terre et des perspectives de la récolte, mais quant a stimuler véritablement le progrès agricole, on n’y pense pas ou l’on a trop confiance à l’initiative officielle.La coopération de tous ne serait pourtant pas supeiflue.Nous avons fait des progrès en agriculture, mais sont-ils proportionnés à la durée et au mérite de la campagne entreprise dans ce but?Voici trente ans que des conférenciers essaient d’entrainer l’agriculteur aux méthodes nouvelles, vingt-cinq ans au moins que les pouvoirs publics subventionnent l’agriculture pour l’encourager à mettre en pratique l’enseignement qu’on lui donne, et une quinzaine d’années que le prix des produits du sol devrait achever de convaincre les cultivateurs de la valeur pécuniaire de leur profession.Cependant, le grand nombre reste toujours plus ou moins à l’écart du mouvement.On ne risque pas d’exagérer en affirmant que la moitié au moins des terres ne sont pas cultivées avec le soin qu’il faut pour en retirer le maximum de ce qu elles peuvent donner.Il y a plusieurs raisons a cela: insuffisance d aide, manque de ressources, routine, crainte d’insuccès, etc.Elles disparaîtraient plus vite si la production de chaque terre était doublée.Et cela n’est pas impossible.Ce qui se fait en certains endroits peut être répété proportionnellement à peu près partout.Ee Dr Brisson a donné des chiffres qu’on est porté à trouver exagérés à première vue.Us ne le sont pas.On ne sait pas assez ce que la terre bien drainée, bien fertilisée, régulièrement tonifiée des éléments que chaque production lui coûte, peut donner.Et ceux qui le savent, sinon par leur propre expérience du moins par la conviction qne leur fournissent les experts, ne témoignent pas assez à ceux qui en doutent cet intérêt sympathique et constant qui triomphe de tant d’hésitations et même des préjugés.La Chambre de Commerce est une organisation dont l’opinion et l’action ont du poids sur les esprits.Pourquoi n’aurait-elle pas sa commission agricole qui s’occuperait tout spécialement de promouvoir la production du sol?Elle pourrait, par exemple, offrir un ou des prix aux cultivateurs qui, d’un nombre d’acres déterminé, auraient retiré la plus forte quantité de produits.Cela peut paraître insignifiant à première vue, mais outre la preuve d’intérêt pratique que le cultivateur trouverait dans ce fait, la production générale en serait stimulée.Et voyez ce qui pourrait en résulter: un minot de plus seulement à l’acre et vous avez déjà un supplément considérable par ferme.Sans doute, cela demande plus de travail de la part de nos orga nisations commerciales, mais l’exemple ne serait-il plus fructueux que bien des discours?On entend dire souvent que le cultivateur peine moins qu’autrefois.Peut-être.Mais le moyen de le faire travailler davantage n’est-il pas de lui montrer que rien ne s’obtient sans peine?Du reste, le labeur de la campagne est encore très ardu.Ee défaut principal de nos cultivateurs n’est pas tant la paresse que le manque d’ordre, de méthode, d’initiative et de persévérance.On travaille mal et naturellement on se décourage vite.Si l’on faisait bien ce que l’on fait, ce serait déjà un grand progrès, nous disait récemment un expert en agriculture.Or, un moyen d’habituer nos gens au travail plus soi gué, n’est-ce pas de leur faire toucher du doigt pour ainsi dire l’avantage qu’il y a pour eux, non pas tanÇ, de travailler plus que de bien travailler, à propos, et de façon à retirer le plus possible de la moindre étendue.C’est ainsi qu’on arivera petit à petit à faire d’une grande ferme plus ou moins cultivée deux établissements agricoles payants et par là, à enrayer relativement le mouvement de la campagne vers les villes.Puisque le ridicule système de colonisation que nous nous entêtons à perpétuer nous ferme tout espoir de ce côté, efforçons-nous du moins de tirer tout le parti possible de nos vieilles paroisses.-x* * -* Le Dr Brisson a fait aussi une autre suggestion très importante.T travail industriel a ses bureaux de placements, le travail agricole n’en a pas; Le cultivateur qui a besoin d’aide et qui n’en trouve pas dans son village ne sait où s’adresser.C’est une lacune regrettable.Par bureau de p'ucement agricole, nous entendons quelque chose d’effectif c’est-à-dire une organisation administrée par des hommes compétents susceptibles de comprendre les besoins de la campagne, de s’y intéres ser, de les classifier et de renseigner l’agriculteur aussi bien que celui qui cherche du travail, de se renseigner et de renseigner à point, enfin quelque chose d’intelligent, d’actif, au fait de tout ee qui intéresse la vie rurale.Le Dr Brisson en a parfaitement démontré la nécessité.Tout le monde s’attend à une forte immigration après la guerre.Quoi qu’on en dise, cette immigration se composera de sujets de presque tous les pays.Il en viendra de nationalité, d’habitude et de caractère que province de Québec aura intérêt à garder.Mais pour les garder il fau dra des diriger de manière intelligente.Pour cela une organisation est nécessaire.Que la Chambre de Commerce fasse de cette suggestion son affaire.C’est son intérêt et c’est le temps: son intérêt, parce que tout ce qui se fait pour l’agriculture profite au commerce; le temps, parce qu’un bon bureau de placement ne s’organise pas en un jour.Jean DUMONT.qui sont toutes prêtes.Nous nous heurtons à assez d’obstacles naturels et d’éléments hostiles pour ne négliger aucun des facteurs qui peuvent augmenter notre force de resistance; et ce n’est pas d’hier que l’on a constaté que l'Union fait la force.Orner HERBUX.BILLET DU SOIIt FAIR PLAY "Enfin, me dit-il, en frappant de la paume de sa main gauche comme enduite du beurre frais d’un gant de Suède, contre le revers de sa droite, enfin nous allons "avoà\ un lectuure digne de la metropolis"."Il", c’est mon ami Broomhead, un de ces ‘‘colonials’’ qui s’appliquent de toute leur énergie à ressembler à un londonnien, de sorte , n-voyer des correspondants sur les champs de bataille, ont vu leurs efforts si contrecarrés, surtout en France et en Grande-Bretagne, par les autorités militaires, opposées à toute publicité autour de leurs opérations, qu’elles ont dû limiter leurs dépenses et le nombre de lem* personnel, outremer.C’est là une des raisons de la pénurie de nouvelles qui sévit actuellement.Il est vrai que l’abondance de renseignements faux ou incomplets publiés par Ier journaux, au début de la guerre, militait en faveur d’une restriction Le difficile est de trou-inilieu.En Grande-Bretagne, les journaux même les plus modérés protestent contre la censure sivère appliquée à toutes les nouvelles et citent des cas de nature à faire conclure que, de fait, elle ne s’exerce pas toujours avec une grande intelligence et un grand discernement.D’autre part, lord Kitchener, qui a la responsabilité immédiate du succès des opérations de la guerre, contre les Allemands, du côté anglais, est l’arbitre suprême.Et il n’appert pas que ni lui ni M.Asquith consentent à diminuer la sévérité extraordinaire des censeurs.Comme ceux-ci exerce d leur pouvoir sur les dépêches à l’adres-:e des journaux américains, et que, sur le continent européen, la censure française et la russe sont aussi prudentes, il n’ y a pas à tabler sur des nouvelles authenti nés provenant des Etats-Unis.Plusieurs journaux y ont lancé des fausses nouvelles qui ont cours même au Canada, grâce à des journaux jin-gos d’ici qui se renseignent.aux sources américaines.I_A G U El F?R El VICTOIRE EN POLOGNE Petrograd annonce que les Russes ont infligé une grosse défaite aux Allemands en réprimant leur marche entre la Vistule et la Wartha, mais Berlin affirme que tout va bien.— En Prusse, les Moscovites ont pris Gumbinnen après cinq jours de combat.—De Galicie on mande que Przemysl a offert de capituler.y _______________________ Les Turcs atteignent le canal de Suez; un revers aux Anglais?— Rien de neuf en France et en Belgique.— Le prince de Galles cible des Teutons.LA CAMPAGNE RUSSE La diversion que les troupes allemandes tentent en Pologne russe, afin d’enrayer l’avance moscovite en Prusse de l’Est et du côté de la Silésie, s’est poursuivie rapidement jusqu’à hier.Aux dernières dépêches, les Allemands, à une trentaine de milles de Varsovie, pendant leur seconde marche sur la capitale polonaise, auraient subi un grave échec.Les experts militaires ajoutent peu de foi à la valeur stratégique d’une marche allemande à tra vers la Pologne, et même à la prise possible de Varsovie, puisque, tout prendre, la Russie a, pour la défendre contre toute invasion, en hiver, un froid rigoureux, des routes devenues impassables, et, au sur plus, la rareté des voies ferrees, l’étroitesse de celles-ci, sur lesquelles ne peuvent voyager les convois de voitures allemandes trop larges.La rigueur de l’hiver, éprouvée si dé sastreusement par Napoléon et son armée, lors de la retraite de la Bé-résina, reste le plus fort auxiliaire des Musses contre une grande invasion.Au reste, les dépêches du matin mentionnent que, entre Radom el Kielce, un fort groupe d’armées a’iemandes viennent de subir un échec important et que le grand-duc Nicholas, chef des opérations russes, du côté polonais, a préparé tous ses plans pour rejeter, une seconde fois, l’envahisseur sur ses frontières et l’y poursuivre de manière victorieuse.Les derniers câblogrammes indiquent la réussite partielle des préliminaires de ce plan.AILLEURS (.Spécial au Devoir) Petrograd, 23.— L’unique question maintenant, disent des rapports annonçant de nouveaux et importants succès russes entre la Vistule et la Wartha, c’est de savoir combien d’Allemands sont parvenus à s’échapper.A la suite du combat livré pour enrayer la marche des Teutons sur Varsovie, le mouvement d’offensive ennemi a été réprimé, dit-on.On ffirme que les pertes subies par les casques à pointe sont énormes.A Kutno, à 25 milles à l’ouest de Lowicz, les Moscovites ont capturé 12,000 ennemis.Une autre bataille se livre entre Czenstochowo et Cracovie.LES RUSSES OCCUPENT GUMBINNEN Londres, 23.— Le correspondant du “Telegraph” à Petrograd dit: “Bien que les rapports officiels ne parlent que d’escarmouches, un correspondant cpii se trouve avec l’armée active dans la Prusse orientale annonce, en donnant des détails, la prise de Gumbinnen par les Russes, à la suite d’un combat de cinq jours.Les cosaques furent les héros du fait d’armes le plus excitant de la bataille.Us s’emparèrent d’une batterie de l’ennemi en faisant une charge audacieuse qui mit les canonniers en fuite.“Les Allemands ne voulurent pas attendre le choc d’une attaque à la baïonnette, et les Moscovites entrèrent en triomphe dans la place à moitié démolie par les obus et abandonnée par les habitants.” Gumbinnen, situé a 65 milles à l’est de Koenigsherg, est la capitale de la régence du même nom.C’est en grande partie une ville moderne et elle possède quelques beaux monuments.Elle compte environ 15,000 habitants.PRZEMYSL A LA VEILLE DE SE RENDRE LA VISITE DE M.POTHIER LES FRANCO-AMERICAINS.— LA SOLIDARITE NATIONALE Reprenant un projet vieux de quelques mois déjà, l’Association Saint-Jean-Baptiste organise pour le 17 décembre une grande manifestation en l’honneur de M.Aram-J.Pothier, gouverneur du Rhode-Island.Tous les Canadiens-français connaissent M.Pothier et sont fiers de lui.Né et élevé dans la province de Québec, il a su, à force d’énergie, se frayer à travers la vie américaine une route brillante.Il à été par trois fois élu gouverneur de l’un des Etats américains où s’affirme le plus profondément la vieille tradi-lion yankee.C’est aujourd’hui le représentant le plus en vue, dans l’ordre civil, de l’élément franco-américain.Et nous ne croyons pas aller au-delà de la pensée de l’Association Saint-Jean-Baptiste en affirmant qu’elle se propose d’honorer en M.Pothier, non-seulement le Franco-Américain qui a parcouru une si belle carrière, mais le groupe français __tout entier — qu’il représente devant l’opinion publique.La province de Québec ignore trop ce qui se passe en dehors de ses frontières, C’est une constatation cruelle que nous avons faite à propos de 1 Ouest, des Provinces Mari-limes et même de l’Ontario; il faut la répéter à propos des Etats-Unis.Nous ne savons pas ce que les groupes français dispersés à travers les Etats américains, exposés à un danger d’absorption dont nous n’avons guère l’idée, ont fait pour la conservation de leurs traditions, de leur langue et de leurs croyances.Certains de ces efforts ont été vraiment héroïques et pourraient nous servir d’exemple.C’est le rôle aussi d’une association comme In Saint-Jean-Baptiste de multiplier, de créer s’il en est besoin, les relations entre les divers groupes français d’Amérique.Quel que soit le drapeau sous lequel nous vivons, nous avons des intérêts communs qui trouveront dans la multiplicité de ces relations l’une de leurs plus sûres garanties.Aussi espérons-nous que la Saint-Jean-Baptiste n’en restera pas là et que cette manifestation en l’honneur de M.Pothier ne sera que l’une des réunions destinées à faire se mieux connaître les hommes d’origine française de toute l’Amérique.L’Association a déjà fait quelque chose en ce sens; elle vomira multiplier ses efforts, car les circonstances affirment davantage chaque jour l’urgence de ee travail.Il serait facile, ce semble, d’organiser toute une série de conférences (|iii mettraient les divers groupes au courant de leur travail réciproque, leur permettraient de s’entr’aider et leur donneraient la réconfortante sensation de n’être pas seuls à combattre pour la cause commune.On n’aurait, pour réaliser ce dessein, qu’à grouper des bonnes volontés FABRIQUONS DES JOUETS ! Le Xutionalistc a lancé la semaine dernière, un projet ayant pour double but de donner du travail à nos ouvriers que la crise actuelle a réduits au chômage et de créer une nouvelle industrie jusqu’ici monopolisée par les Allemands ; celle du jouet.Notre confrère annonçait hier que l’idée a trouvé son écho à l’hôtel dej ville, et que M.Ainey s’en est fait le! parrain auprès de ses collègues du bureau des commissaires, qui lui ont promis leur appui.Voici en deux mots en quoi elle consiste: Ouvrir dans les salles publiques municipales des ateliers oii nos ouvriers pourraient se mettre immédiatement au travail pour fabriquer des jouets; faire appel au public pour obtenir gracieusement le plus de matière première possible ferblanc, peintures, tissus ; insti tuer un concours pour récompenser les créations les plus originales • établir des comptoirs dans nos grands magasins où seraient mis en vente les jouets fabriqués par nos ouvriers; ouvrir, le soir dans les salles municipales des foires aux jouets où les fabricants vendraient leurs propres produits et, enfin, fixer certains soirs de “vente de gala” alors que les jouets seraient mis à l’enchère.Nous croyons inutile de dire que le Devoir souscrit entièrement aux suggestions du Nationaliste, et qu’il ouvre toutes grandes ses colonnes a M.Ainey et aux orgsyiisateurs du mouvement si pratique et si patriotique.N.-L.La campagne autrichienne de Serbie paraît prendre une tournure (Suite à la dernière page) LE CANADA A LOURDES DISCOURS DE SA GRANDEUR Mgr GAUTHIER ET DE M.HENRI BOURASSA NOUVEAU TIRAGE Le premier tirage de notre brochure le Canada à Lourdes, contenant les discours prononcés au congrès eucharistique de Lourdes par Mgr l’évêque auxiliaire de Montréal et ie directeur du Devoir, a été si rapidement enlevé qu’il faut en commander un second.On peut dès maintenant donner les commandes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent : 10 sous ’ exemp aire, $1.00 la douzaine, Rome, 23.— Przemysl, la forteresse de Galicie que les Russes assiègent depuis quelques semaines, a offert de capituler à condition que la garnison obtiendrait permission de sortir avec armes et bagages.Les Russes ont refusé d’accorder ces demandes, sachant que la forteresse ne peut résister bien longtemps encore.La capitulation est donc imminente.Le correspondant du “Giornale d’Italia” à Bucharest dit que la gar-l nison autrichienne à Przemysl a fait une sortie vendredi et a été re- BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN Berlin, 23—(par T.S.F.à Say-ville.—Les quartiers généraux de l’armée ont publié, aujourd’hui, un rapport officiel, en date du 22 novembre, qui se lit comme suit ; “ Sur le théâtre ouest de la guerre, la situation reste la même.“ En Pologne, la bataille continue et l;i lutte se propage au sud de Ploek, dans le voisinage de Lodz, près de Greenstocgau.” Berlin.23—(par T.S.F.à la Presse Associée.—Le quartier générai de l’année allemande, faisant allusion à des opérations très importantes en Pologne, qui approchent maintenant d’une phase décisive, annonce aujourd’hui qu’il considère la situation favorable sur tous les points.Berlin, via Londres, 23.— Le communiqué officiel publié aujourd’hui aux quartiers-généraux de l’armée alelmande dit: “On continue à se battre à Nieu-port et à Ypres.Une petite escadre anglaise a tenté à 2 reprises de s’approcher de la côte, mais notre artillerie l’a chassée.L’effet du tir des canons de navires anglais a été nul.Dans la forêt de l’Argonne, nous gagnons du terrain, pied à pied.Nous arrachons aux Français tran-I chée après tranchée, et point d’ap-[ pui après point d’appui.Nops fai-; sons un certain nombre de prison-i niers tous les jours .Une contre-I attaque a rendu inefficace une reconnaissance faite contre nos positions, à l’est de la Moselle.1 • J.V.V 1 $7.5(1 -e cent, plus les frais d’expédition (2 sous l’exemplaire, 18 sous la douzaine, 27 sous pour une douzaine et demie).poussée avec des pertes considérables, y compris de nombreux prisonniers.La garnison est à boni de munitions, dit-il, et l’on s’attend bientôt à un assaut général.Les Russes ont hâte de prendre la ville avant le 6 décembre.LES TURCS AU CANAL DE SUEZ Constantinople, 23, viâ Londres.Un communiqué officiel publié ici dit: “Les troupes turques ont atteint le canal de Suez.Un combat s’est livré entre Katasa et Teatebe, à 30 kilomètres à l’est du canal, et dans le voisinage de El Kantara, à 25 milles au sud de Port Said.Des officiers anglais et plusieurs soldats, et plusieurs blessés furent faits prisonniers.Plusieurs chameliers anglais se sont rendus.” El Kantara se trouve situé sur la rive droite du canal, le long de la voie que suivent les caravanes pour aller d’Egypte en Syrie.BULLETIN* OFFICIEL DE PARIS Paris (2.45 p.m.) — Le bulletin officiel français de cet après-midi se lit comme suit: “La journée d’hier a été marquée par un violent feu d’artillerie.1.’ennemi dirigeait ses efforts contre la ville d’Ypres surtout, où le beffroi, la cathédrale, les marchés et nombre de maisons ont été incendiés.Soissons et Reims ont aussi souffert.Dans l’Argonne il y eut hier de vifs engagements.Les attaques acharnées et répétées de l’ennemi ont été repoussées.Dans la région de la Woevre et dans celle des Vosges la situation n’a pas changé.DES BOMBES POUB LE PRINCE DE GALLES Londres, 23.— On tient secrets tous les mouvements du prince de Galles, à la ligne de front.D’après des rapports dignes de foi, un aviateur teuton s’est efforcé de le localiser et de lancer sur lui des bombes.PATROUILLE ALLEMANDE ANNIHILEE Petrograd, 23.— Des patrouilles de cavaliers allemands ont pénétré jusqu’à moins de 30 milles de Varsovie, la capitale de la Pologne.De durs combats continuent à se livrer entre Lowicz et Skicnnie-wice, où les troupes russes s’opposent à la marche en avant du gros de l’armée de von Hindenberg.On apprend qu’une patrouille allemande a été annihilée à une distance de 10 milles des lignes de l’armée principale.Elle fut cernée par les cosaques.A LIRE Nos lecteurs trouveront aujourd’hui en page 2 une série d’extraits de journaux d’Ottawa, au sujet de la conférence que M.Bourassa devait faire au People’s Forum, dans la capitale.LA POLITIQUE DE L'ANGLETERRE AVANT ET APRES LA GUERRE PAR M.HENRI BOURASSA La brochure de M.Henri Bourassa sur La politique de l'Angleterre avant et après la guerre, où se trouvent réunies son analyse du “livre blanc” anglais, des articles de MM.Brailsford et Ewart, une préface inédite, des extraits du Correspon-adnt, un résumé des débats sur la neutralité du Luxembourg, au parlement britannique, vient d’etre mise en vente.Adresser les commandes au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; 25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine, $20.00 le cent, plus les frais d’expédition : 3 sous l’exemplaire, 5 sous pour deux, 7 pour trois et 25 pour la douzaine.UNE ENQUETE SUR LA VIOLY-TION PRESUMEE DE LA NEUTRALITE AMERICAINE.New-York, 23.—Les agents du service secret américain ont institué une enquête, aujourd hui, pour découvrir si la neutralité des Américains n’a pas été violée par l’envoi d’un message, de Bar Harbor, en Allemagne, ou aux vaisseaux de guerre allemands, dans l’Atlantique.Gettc station est la propriété des deux frères Ernesto et Alessandra Fahhri, deux membres éminents de la société de New-York.Ils sont origine italienne, mais ils sontj nt germanophiles, dit-on d’une surveillance sévère.Après que le paquebot en question eut amarré à Bar Harbor, pour échapper aux navires de guerre anglais, le capitaine prit souvent le dîner avec les frères Faobri.Ernesto a avoué que lui et son frè>'e étaient très liés avec le capitaine.LES ALLEMANDS SE PREPARENT A ATTAQUER L’ANGLETERRE Rotterdam, 23.— L'explosion d’une mine au large du littoral, où se trouve bâtie Zeebrugge, a fait I croire aux Allemands, à la fin de la semaine dernière, (pie des navires 1 Dans la Prusse orientale, la situation reste la même.En Pologne, l’apparition de renforts russes retarde l’issue de la bataille.A le’st de Czenstachowat.au nord de Cracovie, le mouvement d’offensive des Teutons et des Autrichiens s’est poursuivi.” BASE ALLEMANDE DANS LE PACIFIQUE Lima, Pérou.23.—On déclare de bonne source ici que les Allemands maintiennent üne sorte de station navale au large de Valparaiso, Clnli, où i s ont réuni plusieurs navires chargés de charbon et de provisions.Les journaux chiliens arrivés ici disent que le gouvernement est décidé de mettre fin à cette violation de la neutralité au prix de la guerre même.LE WAR OFFICE SE FAIT-IL VOLER ?Londres, 23.—Sous le litre “ Le War Office se fait-il voler ?” le “ Daily Chronicle ” demande qu’on fasse une enquête sur les commandes de fer galvanisé faites par 'o gouvernemelit.11 suggère au parlement de constituer un comité charge de veiller à l’octroi de tous les contrats, et d’étouffer les scandales à l’origine.Relativement aux commandes de fer, le “ Chronicle ” croit posséder les preuves d’une entente faite par les vendeurs en vertu de laquelle ils demandent $9 de plus par tonne au gouvernement qu’aux particuliers.On a demandé à 20 fabriques importantes, dit ce.journal, de fournir une liste de prix pour lu tôle achetée par le gouvernement et les particuliers.Seulement 2 fabriques s’exécutèrent.LES FAITS DE GUILLAUME Londres.23.—Une dépêche adressée à ('“Exchange Telegraph” de la Haye dit que l’empereur Guillaume a décidé de retourner à Berlin sous peu, afin d’être présent a l’ouverture du Reichstag.Le correspondant ajoute que des instructions ont été données aux officiers d’intendance du palais de l'empereur à Berlin qu’ils aient à le préparer pour un long séjour de l’hotel i périal.LES FILS DU KAISER UU- li origine franeneme 1 pl unit _ .lack, du “ Kronprinzessin ”, Cécilie, prétend-on, est une dus principales On regarde ces préparatifs coin raisons qui ont amené les agents du] me ceux d’une attaque de l’Angle-gouvernement à entourer la station terre, savamment préparée par 1 c-de télégraphie sans lil des 2 frères, 1 tnt-major général allemand.Londres, 23.— Le prince Augin-te William, quatrième fils de l’empereur Guillaume, a subi une frac- 'l'idiairr °de an«lais bombardaient la côte belge.J ture de la hanche et de graves con-.rnesto qualifie toute ,J a’!ailc 1 ning Journal” dit d’abord que le principe de la lioerté de parole est discutable en temps de guerre, et qu’en tout autre pays, M.Bourassa serait déjà en prison et son journal supprimé.Puis ii continue: “Ce n’est pas la question de la liberté de parole genre Bourassa qui est en jeu actuellement mais l’inconvenance des personnes qui l’ont invité à venir ici, les membres du comité du People’s Forum.M.Bourassa no peut pas faire beaucoup de mal ici, du moins à un auditoire angio-cana-ien.Cela ne change cependant pas la déduction à tirer quant à ceux qui l’ont invité.Si ce n’est pas de la stupidité, c’est pire.Ceux-là savent ce qu’est Bourassa.Ils savent qu’il a fait de vilaines allusions à l’Angleterre et à ses hommes d’Etat.Ils savent que par ses discours et ses articles il a fait tout ce qui était pos-I sible et perfidement pour dénigrer I l’Empire et le lien britannique dans I l’esprit des Canadiens-français.Us ! savent qu’il a essayé de dénaturer le rôle de l’Angleterre dans cette guerre.Ils connaissent sa manière lâche de se représenter comme n’ayant aucun ressentiment contre ses compatriotes anglais et aucune objection au drapeau britannique tout en ne cessant d’empoisonner le public contre l’un ou l’autre.Ils connaissent le caractère étroit de l’homme, non pas par un seul incident ou un seul discours, mais par son histoire des dernières années.“Ils apprennent à connaître l'étroitesse d’esprit d’un homme, non d’après un incident, ni un discours, | mais d’après l’histoire de plusieurs tannées.Le fait qu’il ne peut pas fai-| re de mal n’excuse pas le procédé piteux de certains Canadiens qui, à un moment où l’Empire est éprouvé s’égarent jusqu’à flagorner M.Bourassa, insulteur de leur pays et de leur drapeau, et jusqu’à le supplier de venir les éclairer, et (pii veulent lui fournil' l’occasion de manifester sa bile.Quoique l’on puisse penser de sa spécieuse réclamation de la liberté de parole qui a pour effet de militer contre Tefficacité (de l’intervention) du Canada dans la guerre dont chaque jour qui la prolonge signifie qu'il coulera du sang qui autrement n aurait pas coulé.On ne peut certainement pas excuser l’insouciance des gens d’OIlawa offrant à un pareil homme à venir décharger ici sa fia-tulence.Cela n’est pas de la sympathie envers la liberté de parole —I c’est un manque de cervelle et un j manque de patriotisme.Pareilles! gens devraient se trouver dans un! endroit où les bottes des “junkers” allemands pourraient les atteindre et où ces estropiés pourraient être tail- ! lardés par les sabres allemands.Voi-1 là où ils en arriveraient si beaucoup | de Canadiens étaient comme eux.” OPINIONS DIVERSES Le “Free Press” d’Ottawa a recueilli les opinions suivantes: “J.A.Pinard, député: “On aurait dû laisser parler M.Bourassa, avant de formuler toute objection.Nous sommes en pays libre et M.Bourassa a autant le droit de parler (pie toute autre personne.” Le * Révérend * # 1.J.Clemens: “.Pai- L’“Ottawa Journal” s’excite à froid et s’indigne grandement à cause du fait que M.Henri Bourassa, nationaliste canadien, a reçu l’invitation de prononcer un discours dimanche soir, dans un théû- ont !e1 désirC'ou'Vl'Tur'os?té " ou^ïè ' mc'rais savoil' ce que les autres pen-ont lc ou la luiios.te, ou it scnt avan, (|p (1onner mon opinion.! Je suis pour la liberté de parole, i mais il y a une limite à tout, et si M.Bourassa va trop loin, c’est du devoir des organisateurs de l’empêcher de parler.” courage moral d’aller l’entendre.Le “Journal” affirme que M.Bourassa est “un traître à l’Empire” et que les directeurs du "People's Forum” qui lui ont adressé celte invitation “manquent ou d’intelligence ou de patriotisme”, et que leur conduite est “indécente”.Pour étayer cette assertion, le “Journal”, selon sa Coutume, a d’abord affirmé el imprimé une fausseté au sujet d’un des dignitaires du “People’s Forum”, et puis profité de l’occasion qui semble se présenter pour atteindre le "Citizen”.Si le '‘Journal” peut rattacher indirectement à l’invitation faite à M.Bourassa le nom du “Citizen” —-en affirmant faussement et mensongèrement que le rédacteur du “Citizen” est un des dignitaires du “People’s Forum” — et puis tabler sur le patriotisme de ses lecteurs, comme il table sur leur ignorance au bénéfice des annonceurs de remèdes brevetés, il pourra atteindre le “Citizen”.Voilà le motif secret de la présente campagne fa te par le “Journal” contre M.Bourassa.Le “Journal” ne s’occupe guère en réalité des opinions de M.Bourassa.Le “Journal”, en dépit des protestations bruyantes et persistantes de loyalisme à l’Empire, ne peut pas en bonne logique se formaliser d’un discours anti-anglais prononcé par M.Bourassa ou par n’importe qui.Pourquoi ?Parce que le “Journal” appuie une mesure anti-anglaise au suprême, non pas une opinion ou une proposition, mais une mesure imposant des droits presque complètement prohibitifs sur les produits anglais qui viennent au pays.Le “Journal” qui fait mine de ¦s’indigner au sujet des prétendues opinions anti-patriotiques exprimées par M.Bourassa, approuve une mesure anti-patriotique et anti-anglaise, les droits destinés à ostract-, QU.E ser les produits anglais an Canada.Et pourquoi l”‘Ottawa Journal”, à l’indignation si vertueuse, approuve-t-il la taxe anti-anglaise imposée sur les produits anglais ’?Probablement parce que.en faisant le contraire, il perdrait le patronage du gouvernement, (fui lui rapporte plusieurs milliers de dollars par année.L’ .être un Sam.Genest: “Je crois que M.Bourassa est l’homme le plus honnête et le plus franc de tout le pays.Il est même, dirais-je, trop honnête en ces temps de guerre.Il est loyal à sa nationalité et à son Roi et il sait très bien que les Canadiens-français de l’Ontario sort encore plus maltraités que les Alsaciens par les Allemands.’” l.e Révérend Gordon: “Je crois que M.Bourassa devrait être entendu.El cela en conformité avec l’esprit de l’Empire britannique.| On ne peut rien gagner à refuser; d’entendre quelqu'un, à moins toutefois que ses dires ne descendent jusqu’à la trahison.” N.A.Champagne: “Tout homme a la liberté d'expiiinei ses opinions.Je n’ai cependant rien à dire sur le compte de M.Bourassa.* * * Le docteur A.A.Freeland “Je suis d’avis que l’on devrait permettre à M.Bourassa de parler.Les citoyens d’Ottawa devraient être assez larges d’esprit pour permettre la liberté de p.uolc.Nous devrions avoir l’esprit ouvert à ces choses et si nous ne sommes pas d’accord avec les principes de M.Bourassa, nous devrions apporter des arguments pour les icfuter.CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE LA SAINTE-CECILE AUDITION DES ORGUES RESTAUREES A NOTRE-DAME.— ALLOCUTION DE M.L’ABBE MELAN-ÇON.Comme c’est la coutume depuis quelques années, et avec peut-être plus de succès encore fine par le passé, la fête de Sainte-Cécile, patronne des musiciens, a été célébrée hier soir par un Salut solennel qui réunit les chorales des paroisses de la ville.La restauration parfaite des orgues (le Notre-Dame donnait à la solennité un éclat remarquable.L’é-glise-nière de la métropole peut s’é-norgueillir à juste titre d’avoir les orgues les plus parfaites comme les plus considérables de l’Amérique.Le professeur J.1).Dussault, organiste de Notre-Dame, avait préparé à cette occasion un programme remarquable où se mariaient les plus beaux chefs-d’oeuvre de musique religieuse.Mgr Bruchési présidait la bénédiction du Saint-Sacrement.Sa Grandeur était assistée de M.le curé La-belle, de Notre-Dame, et de M.le cure Bélanger, de Saint-Louis de France.Le sanctuaire était rempli de prêtres et de religieux tandis qu’une foule de plus de dix mille personnes remplissait la nef.M.l’abbé Melançon prononça l’allocution de circonstance, il expliqua le rôle des orgues dans le culte catholique.“Sainle Cécile, dit M.Melançon, au début de son allocution, la vierge chère au coeur de tous les musiciens, vous retrouve tous les ans, fi dèles et nombreux, célébrant avec l’Eglise, sa fête harmonieuse.” Celte année un attrait nouveau se prête a la célébration de cette fête, parce que les orgues de Notre-Dame ont été restaurées.Ces orgues sont un peu notre orgueil, à nous catholiques.Elles sont l’écho très pur de la divinité.Quiconque observe la nature n’est pas lent à constater qu’il s’en dégage une pure harmonie.Harmonie des montagnes, des déserts, des forcis, des rivages et des mers.Tout est coordonné et il est facile de voir (lu’iin Etre Suprême a présidé à la création, qui est la voix du verbe.De tous les instruments de musique, un seul a pu répondre à toutes les exigences pour être l’interprète de la musique religieuse.C’est l’orgue, l'instrument par excellence.Il faut saluer l’orgue comme le roi des inslruments de musique, dont les échos moulent vers Dieu.L’orgue est l'instrument par excellence, celui qui s’adapte le mieux à la liturgie.C'osl pourquoi l’Eglise lui a toujours réservé la place d’honneur.Dès le deuxième siècle, elle en ins-talle dans ses temples.Tertullien, sainl Augustin, saint Jérôme ont célébré ses sons pleins de splendeurs ci de magnificence.Pcpin-îe-Bref et Charlemagne en font venir de Cons-lantinoplc et en font don aux monastères et au cloîtres de leur royaume.Plus lard, les moines les perfectionnent; l’un invente la gamme, un autre le solfège, et les grands maîtres de chapelle modernes: Palestrina, Bach, Beelhoven, Weber et Mo-zarl viennent lui confier leurs émotions religieuses et lui demander mi pain qu’un siècle pétri de matérialisme leur refusait.L’orgue rend donc les émotions de l'âme el les sentiments de la nature, il excite à la prière, il la soutient, il la prolonge.Ecoutez la grande voix de vos orgues, dit eu terminant le prédicateur, qu’elle fasse descendre dans vos âmes des pensées d’éternelle confraternité.” l.e programme suivant a été exé-culé: Entrée—Grand Choeur, op.18.Alez.Guilmant.Invocation.Le Choeur RECITAL D’ORGUE Allegro Maestro, op.28, L, Vierne (Extrait de la 3e Symphonie) Andante (1ère sonate)) F.Bowarski Scherzo.E.Bussi Final en Si Bémol, \V.Waistcnholmc SALUT SOLENNEL U,or Jesu.Gounod Livres Nouveaux Bibliothèques à Sections Àdjutor Rivard.CHKZ NOUS.25 sous, par pus.Arthur Lemont, La Mission Belge au Canada, avec tous Jus renseignements officiels sur la guerre actuelle, 60c, par poste.66c C.-K.La vergue, G£ORCiKS-ETIENNE CARTIER, avec une préface de M.Edouard Montpetit, 25 sous par poste.28c Gagnon, Quentions d’hier et d’aujourd’hui, 75c, par poste .83c CZ COFFRES-FORTS-CLASSEURS ET TOUT AMEUBLEMENT DE BUREAU Nous avons de jolies bibliothèques démontables, pouvant s’adapter à tous les goûts et de tous les finis.SPECIAL :— Bibliothcquo en chêne solide, comprenant 5 parties, $11.75 HP u—¦ LANGEVIN & L’ARCHEVEQUE, libraires 5 rue Saint-Jacques Main 1948 Montréal Ave Verum Danis Angelicas Tola puli'llrn es Ave Maria .Tantum Ergo .Sortie—Final, 8e M.l’abbé chapelle de les choeurs.Lenimens .G.Franck .Perosi .Guilmant .Saint-Saëns Symphonie, C.M.Widor U.Bouhier, maître de Notre-Dame, dirigeait Denis Murphy : traignez ces gens, “Plus vous con-pires ils sont M.Bourassa parle à tout prix.Je ne peux pas voir que! mal il peut faire, quoi qu’il dise”.* * * Voici ce qu’a déclaré M.Foran | interviewé ce malin: “Je n'étais! pas membre du comité qui a invité M.Bourassa, et n’étant pas responsable de cette invitation je n’ai rien Ottawa Journal” semble !à répondre SUI’ sa venue ici.Je re-“patriote” pour fins de re- !Srette beaucoup d’apprendre que venus seulement, et 'ovaliste indigné quand il pense qu’une telle attitude peut causer du tort à un confrère qui préfère renoncer au patronage du gouvernement pour conserver sa liberté dans l’intérêt de ses lecteurs.LA REDACTION.ARTICLE DE L’“EVENING JOURNAL” Dans un premier Ottawa l’“Eve- .VENTES A TERMES Quelques lots de choit à Notre-Dame de Grâces près Sherbrooke 10 p.c., comptant, $5 par mois.Seuls lots à ces conditions.Excellent placement.MARCH TRUST CO., LIMITED.189 rue Salnt-Jarqum l’annonce de la vonùë de M.Bon rassa ait provocpié un sentiment hostile, et j’espère, au nom de la nonne réputation de notre ville et; des sentiments d’amitié qui existent actuellement entre tous les Canadiens, qu’il se produira aucun! trouble à l’occasion de cette assem-i lilée.” Le Dr Anthony Freeland, interviewé à ce sujet dit ce qui suit : “Je suppose que vous pensez quel je suis conlre Bourassa.Eh bien ! non.Je suis de bon coeur en ae- ! cord avec ses vues sur la guerre.M.! Bourassa, dans son journal, le “De-j voir') a donné les raisons qui lui faisaient croire ce qu’il croit.11 s’est servi des autorités anglaises,! (car en Angleterre, il n’ont pus peur ! de parler ouvertement), pour établir ia_ base de ses opinions.Ceux qui lui sont opposés devraient le combattre avec des arguments et non avec les persécutions favorites au préjugé.LA MESSE ORIENTALE L’église du Saint-Enfant-Jésus était témoin hier d’un spectacle religieux d’un nouveau genre, qui ilé-niontre bien la catholicité de notre Sainte Eglise.En effet, une grand’-messe orientale, suivant le rite orthodoxe, a été chantée en cette église avec toutes ics pompes de la liturgie.L’église était remplie d’une foule qui verni t assister à cette remarquable variante de nos grandioses cérémonies du rite romain.La cérémonie commencée à onze heures se termina plus de deux heures après.Les célébrants étaient Monseigneur N.Haggar, le B.P.Bazil Na-sha et l'abbé Catini Malouf, assistés du R.P.Simon Nasre, du rite oriental.Monseigneur l’archevêque de Montréal présidâ t, assisté au trône par M.l’abbé Bélanger et le B.P, Jodoin, comme diacre et sous diacre.M.l’abbé Beaudin, vicaire (CHochelaga, agissait comme diacre d’office.i.es cérémonies de comme es d'ailleurs, des nôtres.Une des toutes les ornements diffèrent cette messe, sacerdotaux notablement anciennes coutumes de Eglises revit heureusement dans cette liturgie : c’est l'offrande du pn'a bénit par un notable de la ville ; M.le maire Martin a fait hier cette offrande du pain bénit au nom du peuple.Le H.P.Nasre a, du haut de la chaire, remercié S.G.Monseigneur Bruchési d’être venu rehausser cette cérémonie de sa présence j il a aussi remercié Monseigneur Lepail-leur, curé de Saint-Enfant-Jésus, d’avoir généreusement prêté son égLse pour cette messe dite pour es victimes de la guerre.Mgr l’archevêque expliqua ensuite brièvement la différence entre ces deux rites, qui sont également la glorification du Sacrifice du Sauveur par le Saint Sacrifice de la Messe.Dans le choeur on remarquait, outre les officiants des deux rites que nous avons déjà nommés.Monseigneur Lepailleiir, Monseigneur Dubuc, M.l'abbé H.Pepin, M.l'abbé H.Barrette, M.l'abbé Jobin, de PAssomption ; le R.D.Perderean, de Saint Pierre ; M.l'abbé Noël Fauteux et M.l’abbé Borel, vicaires de ’a paroisse.Dans l’allée centrale de la nef : Son Honneur M.le maire Martin en tenue de gala.Madame la msiresse, MM.les échevins Nap.Turcot, Georges Van.delac, L.A.Lapointe, E.Du-beau.Parmi les invités on remarquait M.Jérémie Décarie, secrétaire provincial ; M.L.O.Tallinn.M.P.E.Leblanc, M.Trefflé Berthiaimie, M.le juge C.Lebeuf, M.le juge Beaudin, etc., etc.La garde d’honneur était fournie par le corps des zouaves de la paroisse Saint-Pierre.CONCERT AU MONT ST-LOUIS La salle collégiale du Mont Saint-Louis était remplie de parents el d’amis des élèves, hier après-midi, à l’occasion d’un concert en l’honneur de Sainte Cécile.L’orchestre, la fanfare et la chorale du collège rendirent les plus beaux morceaux de leur répertoire.Le professeur Goulet dirigeait Tor-chestre, M.Hardy la fanfare et le Frère Anselme avait la direction de la chorale.Voici le joli programme exécuté et qui sera répété mardi soir: ORCHESTRE.— Bienvenue: “Captain Betly", (L.Baxter); Ouverture: “Le Diadème”, (Hermann); Chant: “V’ià c’que c’est que d’être savant”, (A.du Camp), par M.Huot, accompagné par M.J.Clossey; solo de cornet: “Nazareth”, (C.Gounod), par M.R.Tourville, accompagné par Tor-chestre; Trio: “Divertissement”, (P.Clodomir), par MM.J.Murphy, V.Tremblay et A.Larivière; Valse: “La Hose”, (E.Ascher); Chant: "Clic-Clacl Hop! Hop!” (Dambrine); Fantaisie: “Dans un rêve”, (Thava), arrangée par O.Arnold, par les élèves du professeur O.Arnold; Chant: “Scène Champêtre”, (E.Missa).HARMONIE.- “It is a Long Way to Tipperary”, (J.Judge), arrangée par O.Arnold; Sélection: Offenba-chiana No H, (Boetgerj; Solo de violoncelle: “Caprice Hongrois”, (Dunk-ler), par M.Em.Clossey, accompagné par AL J.Closse; Valse: Couronnement, (Slrauss), arrangée par M.Gouirand; Trio: “Pas des Amphores (Extrait du ballet Callirhoc), par MM.J.,1.Goulet, J.J.Clossey el E.Clossey; Fantaisie: Airs Nationaux, (Tabahi-Lanrendeau) ; Au Revoir : “Sambre et Meuse”, (Rouski).JOLI RECITAL VoRGUE Les paroissiens de l’église Saint-Jacques ont pu jouir hier, en la fêle de sainle Cécile, d’un joli récital d’orgue donné par M.B.F.Poirier, B.A., organiste.Voici d’ailleurs le programme qui parle par lui-niènie: Hommage à Sainte-Cécile .Poirier Requiem Aeternam .Harwood Fantaisie.Bach Canzonetta.Guilmant Finale.Vierne Vint ensuite un salut solennel du T.S.Sacrement par la Chorale de Saint-Jacques, sous l’habile direction du Dr Fred Pelletier, maître de chapelle.La chorale exécuta avec âme les morceaux suivants: Cor Jesu.Lavallée-Smith Pnnis Angelicus .César Franck Invioiata.Boëllman (Soliste: M.Vaillancourt) Tantum Ergo .Saint-Saëns LA STE-CECILE __A QUEBEC (De lotro correspondant) Québec, 23 L Union Musicale de Québec a célébré solennellement hier soir, à i’ég ise Saint-Jean-Baptiste, la fête de sainte Cécile, patronne de la chorale.Un grand salut a été chanté auquel la chorale, avec le concours de quelques artistes étrangers, a rendu un splend.de programme de chant.M.Jos.Saucier, de Montréal, était au nombre des solistes.Parmi les personnages présents à la fête, on remarquait sir Wilfrid Laurier, sir Frs.Lange-, lier et ;e maire Drouin.ON S’ARRACHE SAMHUGHES! M.Sam Hughes, ministre de !a Milice, est arrivé en cette ville, à dix heures et quinze hier soir.Accompagné de plusieurs autres officiers, il est parti ce matin pour Saint-Jean où il a.passé en revue le 22ènie régiment canadien.Le ministre est immédiatement retourné en ville où à une heure et demie, à l’hôtel Windsor, il a prononcé une conférence sous les auspices du Canadian Club.Cet après-midi, Sam Hughes passera en revue les cadets de McGiU, et à sent heures ce soir, il sera l’hôte ac M.Dean Adams, de McGill, président du Canadian Club, au chin Saint-James.Après quoi il prendra le train pour Ottawa, L’ELECTION DE M.MITCHELL LE NOUVEAU TRESORIER PROVINCIAL A ETE ACCLAME, SAMEDI, A RICHMOND.— L’ASSEMBLEE QUI A SUIVI L’ELECTION.Richmond, 23.—Il était deux heures précises orsque Toflicier rapporteur du comté de Richmond m-nonça, samedi après-midi, aux élc:-teurs réunis dans la salle de la ville que M.Walter Mitchell, nouveau Trésorier Provincial dans le ministère Gouin, était officiellement élu par acclamation, député de Richmond, à la ,ég slature de Québec.Cette nouvelle fut accueillie avec beaucoup d enthousiasme et de satisfaction par tous les nombreux amis du nouveau député, venus des diverses parties de la province, de Montréal, Québec et Sherbrooke, pour l’acclamer, le féliciter et lui donner au début de sa carrière dans la vie publique, une preuve de leur sincère amitié en même temps qu’un gage d’attachement aux mêmes principes politiques.La réunion n’eut pas cependant le même caractère politique qui préside ordinairement à toutes les pn-clamations d’élection par acclamation.il ne fut pas question de politique dans les discours des orateurs Personne ne fit allusion aux luttjs passées des partis.Chacun se conforma à .entente que le premier ministre sir Robert Borden a conclue avec sir Wilfrid Laurier, au début de ia guerre, à savoir que pendant la guerre il n’y aurait pas des discussion ni de dissension entre *es partis politiques.M.Mitchell s’est borné à remercier ses électeurs et à les assurer de son dévouement.MM.W.Tobin, député du comté J.A.Tessier, ministre de la voirie, McMaster et Lemay, jeune avocat, de Sherbrooke, tirent chacun leur tour l’éloge du nouvel élu.M.Mitchell adressa d’abord la parole en français puis en anglais.L’auditoire, satisfait, a vivement applaudi les orateurs.On remarquait avec eux sur l’estrade : M.Walter Mitchell, trésorier provincial ; Thon, sénateur Mitchell, père du nouveau député ; Thon, sénateur Ross, M.W.Tobin, M.P., M J.A.Tessier, ministre de la voi rie : M.Rodolphe Tourville, député de Maskinongé ; M.Damien Bouchard, député de Saint-Hyacinthe ; le notaire McKay, le Dr E.Desa U-niers, député de Chambly ; Tex-échevin C.Robillard député le Saint-Jacques ; M.J.W.Lévesque, député de Laval ; M.Andrew McMaster, M.Lemay et M.Oscar Citadin Remarqués également dans l’auditoire : MM.T.B Laurendeau, F.Rinfret, Thomas Côté, commissaire de Montréal, J.J.Tarte, U.H.Dan-durand, le notaire Bégin, le Dr J.P.Décarie, MM.Alphonse Décarie, Wilfrid Bessette, C.R., le Dr Milton Hersey, etc.UNE IDEE DE UA MODE DU JOUR *05 505.Costume de jeu, 3 grand'curs : 2, 4, 0 ans.Matériaux : 2 verges 1-1 en 30 pour 1 ans.Envoyez ce coupon après que vous Taures rempli, au RAYON DES PATRONS DU "DEVOIR**, avec 10 sous, soit en timbres, soit en arirent, et le pr.tron ct-dessus tous sera envoyé cuclques iours après.COUPON Département des Patrons au "De* voir".Ecrivez lisiblement.Nom.No.PATRON No 505 .Rue.Ville.Mesure de buste.De taille.Quand vous desirez un patron soit pour fillette, soit pour enfant, no mentionnez jamais la mesure : men* tienne/, l'aire seulement.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES .iPPiuiiYiJS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad Molers Barber College, 62D Boulevard St-I.aurent.Montréal.33-2S A VENDRE PHARMACIE A VENDRE.Un médecin voulant se reposer vendrait sa pharmacie et clientèle à un confrère honnête et capable.Un des meilleurs centres de la Province Revenu de 8 à $12,000 par an.Adressez par lettre à Cas er 3 “Le Devoir”.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situes en face des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papineau.Propriétés demandées ALEXANDRE DUPUIS Courtier en immeubles, sollicite des propriétaires, la liste de leurs propriétés à vendre et à louer.Immeubles sous toutes ses formes.Echanges et transactions considérés avec soin.Longue expér ence.Service efficace.Alexandre Dupuis, 17 Côte Place d’Ar-mes près Craig, Main 7513.ARGENT A PRETER ARGENT A FRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous paiements faciles, sans intérêts; 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™ « M w 180 ST JACQUES W PnS'1 Ma’?.i960 Cable Wilpon.V I alters,)1, c.n„ Salluste [.«very.I! C.L.a 8011 Bureau du soir, 1 Saint-i nomas, T.onerupniï.CAMILLE TESSIER avocat (Autrefois de Lamothe A Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.^ _______ nOCKLAND 931 Résidence : Est 5973.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Chambre 53.^ rUe ^a*nt"JaCtIUe** Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Fst 5973.GUY VANTER, B.A., LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Chambre 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs„ 240 Visitation.Prêts cr^ances' ~ Diplômé en hygiène Pub.— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mala- I dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 ! a 8 p.m.Tel.Saint-Louis 3275.1244 Delorimier coin Mont-L -Royal.¦ EST 6734- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de PHôtel-Dieu de Paris Maladie des YEUX, des OREILLES du I NEZ et de ia GORGE.523 Saint-Denis (en face du carre Saint-Louis).Dr E.-F.EMERY Ancien élève Université de Pub Tuberculose, maladies des voies respiratoires 2487 Avenue du Parc ^ Tel.St-Louis 4014 Dr A.L.GU ER T IN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU : 2 A 5 HR£.Tél.Bell Est 6164.Dr M.LEM0YNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx TEL EST 4550 DOCTEUR ZENON MALO MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD.SAINT-JOSEPH EST.Montréal.Heures de bureau : 1 à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 7269.DENTISTES TEL.EST 410.~.™-—« Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de PUnlver-Montrèal.site Laval.Tél.St.-Louis 2310 l S à 11 A.M.i : ¦( Heures de bureau : j 2 à 5 P.M.Dr.PAUL E.PICOTTE l_.D.S.6 SAINT - VIA TEUR Ouest COIN ST-L AURENT Près de la (rare du Mile-End.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE est installe au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m., à 9 p.m.Tel.Saint-Louis 3732.INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jucqlics, TELEPHONES : Bureau: Main 7619.Résidence: St-Louis 2148 HOTEILB Hotel Riendeau Limites WILE.G EK VAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON.Vice-Prés.-See.Le Rendez-Vous des Canadiens* Français.58-60 Place Jacques-Cartier, Montreal.±L1 Cure Radicale Des Cors 5ûre,Efficace,Sans Douleur E/v VcNrcPMTour 25 £ Franco r«n la Poart A.J.Laurence.Montreal, I » VOL.V.— No 275 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1914 3 FLOTTE ALLEMANDE PREPARE L’ACTION ANGLETERRE UNE REVOLTE DE PRISONNIERS Cinq prisonniers détenus à l’ile de Man ont été tués et douze autres ont été blessés au cours d’un soulèvement au camp de détention.Douglas, Ile de Man, via Londres, 23.— Cinq prisonniers ennemis ont été tués et douze autres grièvement blessés dans une bagarre qui a écia-lé jeudi dernier au camp de détention.D’après les témoignages rendus devant le jury, la bagarre aurait éclaté à deux heures jeudi, quelques instants après le déjeuner.Il y avait au moment même, 2,000 personnes au réfectoire.Les gardes, des réservistes nationaux, se tenaient dans une pièce qui sépare le réfectoire des cuisines.Au signal donné, le bris d’une vitre par une chaise, les prisonniers se ruèrent sur les gardes, les frappant avec tout ce qui leur tombait sous la main.Les gardes firent alors feu au plafond pour les intimider, mais sans succès.C’est alors qu’ils visèrent les prisonniers et en tuèrent quatre et blessèrent grièvement douze autres qui durent être aussitôt transportés à l’hôpital.lies insurgés se rendirent lorsque le calme fut rétabli, on s’aperçut que l’un des prisonniers s’était échappé par l’une des fenêtres et était tombé par un puits d’air en courant sut- les toits, et s'était fracturé le crâne.L’enquête a été ajournée à là semaine prochaine.C’est alors que l’on recherchera les causes de l’émeute.Les gardes du camp de détention se composent de trois cents hommes de la Réserve Nationale.Les prisonniers sont divisés en deux camps reliés l’un à l’autre par un passage souterrain.Tous cependant prennent leur reoas en commun.La n'upart de ces prisonniers sont des «arçons d" table, des ma-c-'ots et des mécaniciens.(l v a aurtoues semaines, les sen-':mTes rdnUmirent d’être insul- • /.t.r,.ye ics prisonniers.L’insubor- • Un.,Mon cependant n
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