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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 13 novembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-11-13, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 267 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1914.Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83.00 UNION POSTALE.$6.0D Édition hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Administration I 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKA.L.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Maïn 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! UN FAIT NOUVEAU L’union cordiale de l’industrie et de l’agriculture N’eût-elle d’autre résultat que de réunir l’industrie et l’agriculture dans un effort commun pour développer la production de celle-ci, la crise actuelle ne serait pas sans compensation.Et ce résultat est déjà acquis.Nous avons sous les yeux le rapport des délégués de l’une et de l’autre qui se sont rencontrés récemment à Winnipeg.Il est clair, bien raisonné, extrêmement important.Nos lecteurs nous sauront peut-être gré d’y attirer leur attention par une analyse aussi brève que possible.* * * Partant du principe que le conflit actuel est une guerre d’endurance et donc de ressources, les représentants de l’industrie et de l’agriculture canadiennes, tout en se réjouissant de l’envoi de troupes au feu, affirment que le devoir d’assurer la vie de ceux qui se battent pour l’Empire est une obligation encore plus pressante pour le Canada.De là la nécessité d’augmenter sa production.Cependant ce mouvement ne doit pas être temporaire et destiné seulement à résoudre un problème de circonstance.C’est pourquoi la mise en valeur d’une plus grande étendue de terre “n’augmenterait la richesse générale que si ceux qui s’y appliqueraient étaient en état de le faire avec profit pour eux-mêmes.De plus ce bénéfice devrait reposer sur des bases durables susceptibles de se maintenir en temps normal.Tout mouvement de retour à la terre n’ayant en vue que l’avantage des profits temporaires dûs aux prix élevés actuels serait nécessairement suivi d’une réaction aussitôt que les prix diminueraient.Et le résultat d’un tel mouvement serait douteux à moins que ceux qui y contribueraient fussent des hommes d’expérience et d’une compétence indiscutées en fait de méthodes de culture.La preuve ne manque pas qu’un bon nombre de ceux qui depuis longtemps cultivent la terre n’en retirent plus les bénéfices proportionnés à leur travail à cause de conditions qui peuvent et qui doivent être modifiées mais qui ne l’ont pas encore été.Cela étant, nous croyons qu’il vaut mieux nous efforcer de formuler un plan de nature à établir l’a-griculture sur une base solide de prospérité que de courir le risque d’engager un plus grand nombre de personnes à un travail dont elles se dégoûteraient bientôt ou qui ne leur rapporterait pas suffisamment.” Ce plan, c’est d’abord de rendre la vie agricole plus attrayante, puis de lui fournir une éducation techniq ue aussi simple que pratique, adaptée aux conditions locales, et cela d emandera beaucoup d’argent.En-suite, c’est d’améliorer les méthodes de distribution des objets requis pour la ferme aussi bien que des produits.“L’agriculture, dit-on, doit nécessairement perdre de l’attrait quand le prix des matériaux nécessaires à la culture augmente en mê me temps que diminue le prix des produits.” C’est aussi la réduction du coût et le perfectionnement des méthodes de transport.Et cela comprend l’amélioration de la voirie, les facilités d’expédition, le problème du transport par chemin de fer et par eau.Enfin, c’est la question du capital et du crédit si essentiels en tout.“Très souvent, dit le rapport, on trouve la raison de l’insouciance apparente des cultivateurs à l’endroit des perspectives qu’offre l’agriculture dans la difficulté qu’ils éprouvent à se procurer l’argent nécessaire pour en profiter.Il semblerait désirable de modifier le système actuel de paiements aussitôt après la récolte parce que cela oblige le cultivateur à des sacrifices très lourds.L’effort individuel ne suffit pas pour obtenir ces réformes; il faudrait une organisation quelconque.Une autorité régulièrement constituée et munie de pouvoirs suffisants pourrait aussi beaucoup dans ce sens.” Quant au tarif on en recommande l’étude attentive et la modification s'il est démontré que l’agriculture en souffre.Conclusion : la conféi’ence recommande la nomination immédiate d’une commission, indépendante de toute affiliation politique, qui fera rapport dès la prochaine session.On dira peut-être que les délégués de l’industrie et de l’agriculture ne nous apprennent rien de bien neuf.Cela est assez vrai.Mais la coopération des uns et des autres est nouvelle et importante.Elle vaut infiniment mieux, à.notre avis, que les éternels reproches que l’industrie et l’agriculture se renvoient depuis vingt-cinq ans et qui n’ont jusqu’ici profité qu’aux politiciens en mal du pouvoir.Voici un acte positif et, suivant toutes les apparences, très sincère.De part et d’autre, l’on comprend enfin le besoin de s’unir pour prospérer, non pas pan sursauts, par intervalles, mais régulièrement et continuellement.Et l’on se donne la main, et l’on s’entend pour réclamer l’étude et la solution du problème fondamental de la prospérité matérielle du Canada.Jusqu’ici les gouvernements n’ont prêté qu’une oreille distraite aux plaintes et aux demandes de l’agriculture, préoccupés qu’ils étaient toujours de l’écho qu’elles auraient chez les manufacturiers.Mais voici que manufacturiers et agriculteurs sont d’accord sur un point du moins.Le gouvernement n’a donc aucune raison d’hésiter.Quant à savoir si tout ce que l’on demande à cette commission peut être fait en deux ou trois mois, c’est une autre affaire.On demande une solution capable d’assurer la prospérité permanente de l’agriculture en un pays très vaste et de conditions variées.C’est un sujet très considérable, les délégués le reconnaissent eux-mêmes.L’important est donc que ce travail soit bien fait et que toutes les opinions exprimées de même que les faits groupés soient bien mûris et pesés de façon à ce que les conclusions s’imposent davantage et commandent la confiance générale.\ En attendant, rien n’empêche qu’on s’occupe de ce qui presse le plus, rendre la terre accessible au plus grand nombre de ceux qui, malgré les théories des charlatans de t ous genres, continuent de croire que le travail,'même ardu, tue beau coup moins que la jouissance effrénée.Jean DUMONT.t LA GUERRE Les Alliés et les Allemands se battent avec rage, dans la région d’\ près et de Dixmude, afin d'en arriver à un résultat décisif avant quelques jours.Les strutégistes des Allies prétendent que la prise de possession de Dixmude, par les Allemands, quoiqu’elle soit assez avantageuse poui eux, ne leur sera d’aucune utilité appréciable, s’ils ne réussissent à percer tout à fait les lignes franco-anglaises; et celles-ci tiennent bon, malgré les effroyables charges des Allemands et leur tir continu de projectiles et d’obus à déflagration retentissante et aux effets meurtriers.Berlin, dans ses communiqués officiels, persiste à dire nue ses troupes font de grands progrès le long de l’Yser et dans le voisinage d’Ypres, tandis que Londres et Paris contredisent ces bulletins et signalent différents échecs des Allemands sur ce terrain.L’intention des Allemands d’hiverner en Belgique, s’il y a possibilité.se fait de plus en plus évidente.Ils fortifient Anvers, minent les approches de Bruxelles, restaurent temporairement les fortifications de Liège et de Namur, creusent des tranchées partout et font sauter les ponts qui pourraient servir à l'avance des Alliés.Comme ils ont ravagé le pays, ils n’y peuvent plus trouver de vivres, et force leur seva, ou de s’approvisionner en Allemagne même, ou bien de confisquer les approvisionnements expédiés, de l’étranger, à la Belgique appauvrie et souffrant de froid et de faim.Us hésiteront à faire ce dernier geste, car les Etats-Unis s’occupent activement de soulager les infortunés Belges, et Berlin évite d’encourir l’hostilité du pays neutre le plus puissant du monde, présentement.L'AVANCE RUSSE Les dépêches de Petrograd et do Londres confirment l’avance russe en Allemagne.Les troupes du tzar auraient pris une petite ville allemande assez importante, à cause des réseaux de chemins de fer qui y aboutissent, Johannisburg, entre Lyck et Soldau, dont la possession leur serait fort utile, au point de vue stratégique, .Dans la Galicie, leurs progrès seraient de plus en plus marqués.Berlin confirme mê-1 me «’investissement complet de Przemysl.Cette place forte une fois prise, les Russes auront à attaquer Cracovie, une autre place fortifiée, qui leur barre la route de la Silésie et de Breslau, sur le chemin de Berlin, le long de l’Oder.Dans la Turquie d’Asie, les troupes russes font des progrès constants.Iis sont dans l’Arménie et marchent sur Erzéroum, défendue par des corps turcs, dont plusieurs des officiers sont des Allemands.A ce propos, une dépêche de Copenhague dit qu’il y a près de 13,000 Allemands, dans l’armée et la marine turcmes, mais qu’il manquerait encore 700 officiers dans l'armée ottomane, et que Constantinonle les aurait demandés en vain à Berlin, où la pénurie d’officiers commence à se faire sentir, à cause des pertes énormes faites de ce côté pendant la campagne de France et de Belgique.AU PARLEMENT ANGLAIS Comme les dépêches du matin le laissaient prévoir, M.Asquith vient d’annoncer au parlement britannique son projet de lever un million d'hommes additoinnels, en sus du premier million demandé dès le début de la guerre par lord Kitchener, et dont il manquerait encore près de 250,000 hommes, disent certains journaux d’Angleterre.Les nouveaux cadres de l’armée anglaise en voie d’organisation une fois remplis l’armée compterait 2,146,-000 hommes, outre la territoriale, qui en compte 600,000.Mais le recrutement des 1,250,000 hommes qui manquent pour remplir ces cadres n’est pas encore fait, et il est probable que le ministère devra prendre des mesures extraordinaires pour trouver tous ces soldats.Au 31 octobre dernier, selon le premier-ministre Asquith, les troupes anglaises auraient perdu, pendant leur campagne un total de 57,000 hommes, morts, blessés ou faits prisonniers.Les dépêches ne disent pas si ces chiffres comprennent les pertes faites en mer, pendant les batailles navales ou à la suite des manoeuvres des sous-marins et des croiseurs allemands.C’est ainsi que, dans la bataille livrée par le Good-Hope et le Monmouth, au large des côtes du Chili, à une escadre allemande, l’Amirauté a perdu d’un seul coup plus de 1 600 hommes.Les désastres de VAboukir, du Cre.ssy, du Hogue, de IVl/n-phion et de quelques autres unités anglaises ont aussi coûté 3.000 ou 4,000 autres marins à la Grande-Bretagne.Que la Grande-Bretagne surveille les nations neutres et se tient au courant de leurs relations avec l’Allemagne, cela, moins que jamais, ne fait de doute.C’est ainsi que, de concert avec la France, elle vient de signifier aux répnnliqnes de l’Equateur et de la Colombie, d’avoir à prendre des mesures pour faire cesser les actes commis par des citoyens de ces républiques, et des navires allemands, en violation de leur neutralité.On soupçonne fortement, dans les cercles officiels anglais, que les Allemnads ont obtenu, par l’intermédiaire d’agents dans l'Equateur, des renseignements de première importance sur les allées el venues des unités an-ghiises du Pacifique, et que cette république aurait toléré l’établissement d’une base navale temporaire allemande, dans les îles Gallapagos, sur le Pacifique.Afin de ne pas encourir de reproches de la part des Etats-Unis, au sujet de leurs relations avec ces deux républiques sud-américaines, les Alliés ont mis Washington au courant de leurs démarches à Quito et à Bogota, au cas où il leur serait nécessaire d’agir contre elles si elles persistent à laisser violer la neutralité que leur impose la loi internationale.LES TAXES DE GUERRE La Grande-Bretagne imposera bientôt de nouvelles taxes de guerre, disent les câbles de Londres.Ainsi l’impôt sur le revenu devra s’accroître de quelques sous.Les Chambres devront voter aussi, à brève échéance, un emprunt d’un milliard, destiné aux dépenses de la guerre, qu’on calcule s’élever déjà à la somme de 35 millions par semaine, rien que pour le Royaume-Uni.Et l’impôt sur le revenu devra rapporter un quart de milliard de plus.Cette dernière somme suffirait à peine pour les trois prochains mois.L’on peut, au simple énoncé de ces chiffres, se faire quelque idée du coût fabuleux de la guerre, pour tous les belligérants, et se dire que, la guerre close, les contribuables, même dans les pays neutres, devront payer, pendant des combler le vide fait dans les finances universelles par les déboursés énormes que les belligérants font chaque jour, depuis le commencement d’août dernier AU SUD-AFRICAIN Les rebelles du Sud Africain donnent quelque mal au général Botha.Mais, si l’on en croit les dépêches sud-africaines d’origine anglaise, le premier ministre de l’Union est assez heureux dans ses opérations militaires contre les revo tés.C’est ainsi que, lundi dernier, à Zandfon-tein.près île la frontière sud de 'a colonie au Sud-Ouest Allemand, le lieutenant-colonel Vandeventer et les troupes de (’Union battaient un cofomando germano-boer assez considérable.Et depuis, le général Botha lui-même a défait, dans l'ancienne république d'Orange, un “ commando ” du général révolté De Wet.Mais le chef de la rébellion n’a pas été fait prisonnier, non puis que le général Reyers et le lieutenant-colonel Mariiz, l’onganisateur de la première rébellion boer, survenue il y a quelques semaines.Connue les révoltés sont, en grand nombre des vétérans de la guerre nnglo boer, et connaissent la “ gue- rilla ”, il se pourrait que lu tâche de les mettre complètement en déroute et d’anéantir la rébellion prit quelques mois.AU CANADA Une dépêche à la “Gazette ” de ee matin, signale que des soldats du premier corps expéditionnaire canadien, maintenant campé dans les plaines de Salisbury, écrivent à la presse anglaise pour se plaindre nc que 1 sur 85, soit un-sixième de ’a proportion anglaise.“Tl devrait y avoir en ce moment 100,000 hommes sous les armes, et en voie de s’entraîner, au Canada”, dit le Globe, qui ajoute: “Le Canada ne porte pas sa part raisonnable du fardeau.El le Canada ne fera pas son devoir tant qu’il n’aura nas au moins 100.000 hommes sous les armes.Jamais aucun membre de l’opnosition n’attaquera le ministère Borden narre qu’il en aura Iron fait nour l’Empire.Et il ne devrait pas être nécessaire de critiquer un gouvernement qui rmirésente line nation unie, narcequ’il n’en aurait pas fait assez!” Georges PELLETIER.BILLET DU SOIE.PIERRE L’ERMITE J’ai vu entrer dans mon bureau le plus dangereux, ù mon sens, de tous ces bons garçons qui sévissent dans notre rédaction.Je m’attendais à un coup de massue, et ça n’a pas raté.—Eh t ditcs-donc vous, l’homme de partout, qu’est-ce que vous attendez pour nous défiler vos_ souvenirs de voyage ?Fiches-moi tout, de suite quelque chose sur Paris ! J’ai répondu comme les garçons de café, au temps où il y avait encore à Paris des cafés et des garçons : “Voilà ! voilà !” Et voilà, j’achevais de lire le dernier article de Pierre.l’Ermite, qui est bien tourné} comme toujours, et émouvant, comme souvent.Peu importent le titre et la trame de son dernier article : mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment est l’homme et quelle physionomie se cache derrière ces lignes persévérantes, substantielles et nerveuses, qui font chaque semaine le tour du inonde catholique ?# * * Le sacristain me dit : “Monsieur l'abbé est dans sa chambre, je vais vous y conduire." Et j’enfilai à sa suite corridors el escaliers, dans une.odeur d’encens refroidi.Toc ! toc ! Fur voir militaire et bien timbrée crie : “Entrez !" Pierre l’Ermite, on plutôt M.T abbé Edmond Loiitil, vicaire à Saint-Pierre de Chaillot, est à sa table de travail.H est de taille moyenne, et me regarde entrer d’un oeil extrêmement vif et brillant ; sa tête carrée s’éclaire d’un sourire électrique.Et il est déjà debout, me serrant la main, puis allant, venant, parlant ; je n’ai qu’ci écouler.—Ah ! oui, c’est vous le jeune Canadien, comment allez-vous ?C'est vrai, je devais vous rencontrer hier à la conférence Paul-Henry.Figurez-vous que j'ai oublié.J'avais à faire du catéchisme, et puis ci et puis ca.Vous voyez ! J’ai oublié ! Voilà comme je suis, moi ! Et il répète avec un regret poli : “Voilà comme je suis, moi, voilà comme je suis !" tout en marchant vivement dans sa petite chambre encombrée de livres et d'images pieuses.Au pupitre, un crucifix blanc et noir an-dessus duquel est suspendu un portrait de Léon XIII, à côté d’un autre de Pie X.Des dédicaces autographes des augustes pontifes barrent de noir le bas des deux précieuses photographies : on devine que ces mots latins signifient ; “A notre très cher fils Pierre l'Ermite.etc., etc.” Mais le sacristain frappe de nouveau à la porte : —Monsieur l’abbé, il y a une dame au confessionnal.—Bien, j'y vais, j’y vais.Veuillez m’excuser, cher monsieur, et surtout, vous savez, revenez dimanche à la Conférence, nous y aurons le temps de causer et j'ai tant de choses à vous demander sur le Canada.Et j’entends au loin, dans les corridors imprégnés d’une vague odeur d’encens, son pas rapide et bref qui s’éloigne ; l'auteur de ta "Grande Amie et du "Mufflô” s'en va confesser une Castellane, ou une midi-nette, car il y a des deux dans la paroisse.> Robert VAL.L.A guerre: ___ L’ANGLETERRE A PERDU 57,000 NOMMES ; UNE AUTRE LEVEE D’UN MILLION DE SOLDATS Le gouvernement anglais fournit ce chiffre officiel en même temps qu’il prend des mesures pour porter l’effectif de l’armée à 2,186,400 hommes.Un torpilleur français attaqué au large des cotes belges par un sous-marin allemand, envoie son agresseur au fond de la mer.LES RUSSES S’APPROCHENT DE CRACOVIE Londres, 13.— Les pertes anglaises jusqu’à date dans la guerre actuelle ont été d’environ 57,000 hommes de tous les rangs.Cet estimé a été donné par le premier ministre, M.Asquith, dans la chambre dos Communes aujourd’hui en réponse à une question de M.Edward T.John, député.M.John voulait aussi savoir ce que le gouvernement se propose de demander au moment fies négociations de paix.Le premier en réponse aux questions de M.John a donné l’estimé des pertes anglaises, mais a dit qu'il ne pouvait donner le chiffre des pertes des alliés ni des ennemis.Pour les autres questions, il a renvoyé M.John à ses derniers discours.* M: * Londres, 13 (11.10).—On a proposé de voter aujourd’hui à la Chambre des Communes, des crédits supplémentaires destinés à la nouvelle levée de 1,000,000 d’hommes que le gouvernement se propose de faire durant le cours de l’apnée qui se termine le 31 mars.Cela porte le nombre total des soldats anglais, sans compter l'armée territoriale, à 2,186,400 hommes et officiers.SOUS-MARIN ALLEMAND COULE PAR LES FRANÇAIS Paris, 13.— Une dépêche spéciale de Dunkerque mande qu’un torpilleur français a coulé un sous-marin allemand au large de Westende, Belgique.On raconte que le sous-marin essayait de torpilleur le navire de guerre français quand le commandant de celui-ci aperçut le préiscope et lança son avire à toute vapeur contre l’ennemi qui disparul.Une grande quantité d’huile remonta à la surface de la mer, marquant l’endroit ou le sous-marin avait coulé.Le torpilleur n’avait subi que de légers dommages, et est retourné au port pour y subir des réparations.LES MOSCOVITES A 40 MILLES DE CRACOVIE Petrograd, 13.— L’armée russe, au nord de la Vislule, se trouve maintenant en contact avec les avant-postes allemands devant Cracovie.D’autre part les Moscovites, en Galicie se sont avancés à l’ouest, au point que leur avant-garde se trouve à moins de 40 milles de Cracovie.LES ALLIES A OSTENDE (?) Londres, 13.— Tous les rapports, même le communiqué officiel publié par le bureau officiel, parlant des combats désespérés livrés en Belgique, on croit que les efforts par les Allemands pour se frayer un chemin vers la côte, atteignent leur point culminant.S’étant avancés de Nieuport à Lombarertzyde, le long de la côte, les 1 Alliés continuent à prendre l’offensive.S’il faut ajouter foi à des rapports venus de Rotterdam, des réfugiés affirment qu’ils ont vu entrer les Alliés à Ostende.Cette information n’a pas reçu de confirmation officielle.LE “KARULSRUHE” CERNE (?) Londres, 13 (5 heures 30 matin).—Il est rumeur dans les cercles de navigation à Londres que le croiseur allemand “Karulsruhe” a été cerné.DEFAITE ALLEMANDE PRES DE KALISCH Paris, 13 (7 heures matin).—D’après une dépêche de Petrograd au “Matin”, les Allemands ont essuyé une défaite cruelle au-delà de Kaliseh, perdant douze grosses pièces d’artillerie et laissant un grand nombre de morts sur le champ île bataille.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 13 (2.45).—On a publié cet après-midi le communiqué officiel suivant :— “Depuis la côte jusqu’au Lys, le combat a été moins violent que les jours précédents.Plusieurs tentatives faites par les Allemands pour franchir le canal Yser à Dixmude et à d’autres points dans la région de Amont, échouèrent.A considérer l’ensemble, nous avons gardés nos positions sans qu’il se soit produit de changement.“Au nord, à ’est et au sud de Ypres, les attaques de l’ennemi ont été repoussées à la fin de la journée et à divers points le long de la ligne, ainsi que le long de celle des Anglais.“Depuis la région situé à l’est d’Armentières jusqu’à l’Oise, il y a eu des duels d’artillerie et des engagements de peu d’importance.“Durant le cours de ces derniers jours de brouillards, nos troupiers n’ont pas cessé de gagner du terrain petit à petit.Ils occupent partout aujourd’hui des positions à une distance de 300 mètres du réseau de fil barbelé et d’obstacles de l’ennemi.“Au nord de l’Aisne, nous avons occupé Tracy-le-Val, à l'exception du cimetière jusqu’à a partie nord-est du village.Nous avons gagné légèrement du terrain à l’est de Tracy-le-Mont et au sud-est de Nouvron, entre Crouy cl Vregny, cl au nord-est de Soissons.“Dans le voisinage de Vailly, une contre-attaque faite par les Teutons contre nos troupes qui avaient pris Chavonne et Soupir, a été repoussée.“Les Casques à pointe ont subi pareil échec dans la région de Berry-au-Bac.“Dans l’Argon ne, il s’esl livré un violent duel d’artillerie.“Nous avons gagné moins de terrain dans la région de Snint-Mihiel et dans celle de Pont-à-Mousson.“I ne altaque a l’improviste faite par nos troupes contre les villages de Val et de Chatillon, nous a permis de capturer un détachement ennemi.“Les Teutons ont vainement attaqué les hauteurs de Mont Saint-Marie.“On dit que la neige commence à tomber sur le sommet des Vosges”.-—9- JAPONAIS TUES ET BLESSES PAR LES MINES Tokio, 13 (10 hrs 15 soir) —Une communication officielle rendue publique aujourd’hui dit que les mines souterraines qui ont explosé a Tsing-Tau pendant qu’on les déplaçait le 1 novembre ont tué deux officiers et huit soldats et ont blessé un officier et 56 soldats.Quatre-cent-trentc-six blessés allemands sont à l’hôpital de Tsinc-Tau.ACTIVITE DANS LE CANAL DE KIEL Londres, 13 (7 hrs 45 matin) — Une dépêche de Copenhague au “Times” mande: “Los experts mili-laires ici attachent beaucoup d’importance à la nouvelle que les navires de guerre allemands donnent des signes d’une activité jusqu’ici inusitée dans le canal de Kiel." CROISEURS ALLEMANDS SUR LES COTES DU CHUT Valparaiso, Chili, 13.— Les croiseurs allemandes “Leipsig” et “Dresden ’ sont entrés dans le port de Valparaiso ce matin et ont aussitôt ¦commencé à se ravitailler.Lima, Pérou, 13.— Le gardien du phare de Port Corral, Chili, a signalé mercredi le passage de six croiseurs se dirigeant vers le sud.A son avis c’étaient des croiseurs allemands.Sans pouvoir les identifier tout à fait le gardien croit avoir reconnu le "Scharnhorst”, le “Gneisenau” et peut-être le “Leipsig”.l’orl Corral est à 475 milles au sud de Valparaiso.LES JAPONAIS ENTRERONT OFFICIELLEMENT A TSING-TAU LUNDI.N'.w-York, 13.— L’agence de nouvelles “East and West” communi-que aujourd’hui la nouvelle suivante reçue de Tokio: “La rencontre officielle du e o m m an d a n t-o n-e h T de l’armée japonaise, le lieutenant-général Kamio, avec le capitaine Meyerwaldeck, ancien gouverneur de Tsing-Tau, a eu lieu le 10 novembre aux casernes Moltke.Le gouverneur akemand partira pour le Japon le 14.Le nombre total des prisonniers est de 5,000.La cérémonie de Centrée triomphale des troupes japonaises à Tsing-Tau aura probablement lieu le 16 novembre.LES SERBES EN PLEINE RETRAITE, DIT VIENNE Londres, 13.— On mande de Vienne à la Reuter: “Une dépêche officielle du théâtre septentrional de la guerre mande que les attaques des blockhaus et des positions fortement établies ont continué pendant toute la journée de mercredi.“La ligne à Test de Nakucani et Novoselo sur la rivière Save, ont été atteints par les troupes autrichiennes.“Les Serb 's sont en pleine retraite sur Kolzietva et Valicvo où.d’après les rapports des aviateurs autrichiens les convois de munition bloquent la route.” BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN —ADMISSION DE L’INVESTISSEMENT DE PRZEMYSL Berlin, 13, viâ Sayville.— Les seules nouvelles relatives aux opérations faites par les Teutons viennent de Vienne.Dans cette ville on affir-me “qu’au nord-est Tennemi n’entrave pas les opérations faites par les Autrichiens”.Les Russes se sont avancés à travers le centre de la Galicie, délibérément abandonnée par les Autrichiens, et ont occupé la région de Hzeszow et de Liscok.Les Moscovites ont complètement investi la forteresse de Przemysl.Une attaque faite à Timproviste par un train blindé autrichien et par la cavalerie autrichienne a obligé les Russes à faire retraite dans la vallée de Ypres,après avoir subi de lourdes pertes.Les autorités de l’amirauté allemande déclarent que la partie nord de la mer du Nord est débarrassée de mines.Par conséquent les navires neutres peuvent s’y aventurer sans danger.En revanche la partie sud et l’étendue de mer infestée de mines, au dire des Anglais est dangereuse.A preuve le témoignage du journal norvégien “Handelsblad”.Il affirme que ees jours derniers, plusieurs vaisseaux neutres ont sombré après s’être conformés aux instructions données par l’amirauté anglaise.Le "Dcutehe Tage Zeitung” dit (pie les Allemands en posant des mines ont respecté le commerce neutre.Les Anglais d’autre part, en ont semé en pleine mer.D’après les rapports autrichiens, la campagne faite dans le nord-ouest de la Serbie se poussent avec succès.Les Autrichiens se sont rendus maîtres des hauteurs de Misar, au sud dé Chabatz, forçant les Serbes à abandonner leurs positions puissamment fortifiées.Les Autrichiens so sont avancés à Test à partir de Los-titza et de Kroupani, et continuent à aller de Tavant.On a aussi pris let hauteurs situées à l’est de Jnvolata.Durant le cours des opérations faites du 0 au 11 novembre, on a capturé 28 canons, 18 mitrailleuses, et 4,300 hommes.Le député socialiste prussien Hoir Hirsch, dans un article publié, dans un périodique socialiste mensuel fait ressortir le fait que les socialistes ont voté les crédits.Quand les affaires nationales d’importance sont en jeu, dit-il, les Allemands sont unanimes. VOL.V.— No 267 CONFERENCE RE M.BOTJRNSSA.L’ALSACE-LORRAINE ; SON PRESENT ET SON PASSE Notre directeur raconte les luttes des patriotes alsaciens et compare le régime scolaire de l’Ontario à celui de l’Alsace-Lorraine.L’auditoire conspue “le prussianisme arrogant” contre lequel se défend la minorité ontarienne.Le Monument National a revu hier soir, à l’occasion de la confêrence-roncert donnée au profit de la Croix-Rouge française, son auditoire des grands jours.La salle était absolument remble.Après le beau programme musical exécuté par Mme Alphonse Dan-sereau, Mlle de Coriolis, MM.Alphonse Dansereau et Joseph Saucier, M.Bourassa a pris la parole pour parler de l’Alsace-Lorraine.-x- * * Enfin, la loi de mai 1911 établit la constitution qui régit LAlsace-Lorraine jusqu’à la déclaration fie guerre et qui remettait 1 administration du pays au gouverneur, à une chambre haute partiellement nommée et à une chambre basse élue au suffrage universel.Avant meme cependant de leur accorder l’autonomie locale et dès le lendemain de la conquête, le gouvernement allemand, en dépit de ses instincts autocratiques, avait reconnu aux Alsaciens-Lorrains le droit d’être représentés au Reichstag impérial — droit dont aucune colonie britannique ne possède au-jourdhui l’équivalence.M.HENRI BOURASSA.Salué d’acclamations qui paraissent ne pas vouloir finir, notre directeur entre immédiatement dans ie coeur de son sujet.J’ai choisi, dit-il, en substance, un sujet analogue à celui qut: j’ai eu l’honneur de traiter ici même, il y a quelques jours, et qui offre pareillement, ce me semble, d’intéressantes et fructueuses leçons.Et je vous demande la permission de faire miennes tout de suite, les paroles que M.Maurice Barrés employait au début d’une conférence sur le même sujet, de ne pas chercher “à vous émouvoir par des sensibleries qui sentent l’esthétique de café-concert” et de “vous mettre devant des réalités”.J’essaierai de vous parler de l’histoire de l’Alsaee-Lorraine et des faits actuels avec tout le rspect dû aux sensibilités qu’émeut ce grand souvenir, avec un respect plus grand encore de la vérité et des réalités vivantes.L’ALSACE-LORRAINE DANS L’HISTOIRE Et l’orateur fait aussitôt, à grands traits, l’histoire de l’Alsace avant son entrée, dans la communauté française.Il montre l’Alsace, dépendance du Saint Empire germanique dés le IXe siècle n'entrant dans le royaume de France qu’au XVIIe siècle, et gardant, à travers toutes les vicissitudes de l’histoire et grâce à sa situation géographique, au caractère décentralisé du Saint Empire, une grande liberté intérieure qui permit le développement de l’ins-iinct autonomiste, la création d’habitudes e t d’aspirations locales très fortes.Il rappelle, pareillement, à larges traits, l'évolution des destinées de la Lorraine qui ne fui définitivement incorporée à la France qu’en 170(5, après la mort de Stanislas Leezinski, Bref, d t-il, — nous résumons toujours ie fond et lo forme — l’Alsace et la Lorraine furent parmi les derniers cadeaux de la monarchie à la France.Quand elles entrèrent dans la société française, elles avaient lent' caractère, leur type, leurs habitudes propres, formées par de longs siècles d'histoire—et différaient assez l’une de l’autre; car, même lorsqu'elles avaient été réunies sous la même couronne, elles jouissaient d’administrations séparées.Fait intéressant, l’Alsace, de langue et de race germaniques, manifesta un instinct d’aulonomie locale plus vif, un ‘‘nationalisme vécu” plus fort, si l’on veut bien me passer une expression aussi dangereuse, que la Lorraine.Elle accepta plus facilement le fait de l'annexion, elle sentit moins la pénétration française.Au reste, même sous Louis XIV, on ne songea point à la gêner dans sa vie propre; l’on respecta sa langue.Si l’on fait quelques rares exceptions d’ailleurs, les conquérants ont toujours su respecter le droit des conquis à parler, à conserver leur langue—ce que la province d’Ontario n’a pas encore su apprendre.(Vifs applaudissements).L’Alsace s’aduota facilement au régime républicain et au régime impérial; grâce à son éloignement, elle subit moins que Paris le joug de la Terreur et les horreurs de la Révolution; elle ne pouvait aussi vivement que l’ancienne France ressentir la rupture avec les Bourbons.Elle fournit au premier Empire quelques-uns de ses généraux les plus illustres et, très portée vers, les idées républicaines, elle sut gar-1 der ui.e forte organisation religieuse! qui fut, comme chez nous, l’un des j principaux éléments de la résis- \ tance nationale.En fait, l’Alsace avait conservé i une personnalité si profondément marquée (tue le traité de Frmcforlj la blessa presque aussi vive- ! ment dans son instinct d auloae-nic ; h ale que dans son pâli iotisi .e ; frai çais.LE MALENTENDU ESSENTIEL.Les diverses modalités du régime administratif, les variations de la palitque allemande, l’évolution des choses, la succession même des générations ont naturellement _ donne aux diverses phases de la résistance antigermaiiique une physionomie particulière.Mais le problème essentiel qui s’est posé devant toutes les générations est celui-ci: Oui ou non, les Alsaciens-Lorrains accepteront-ils le fait de la conquête, avec ses conséquences morales?Si nous eussions accepté la conquête morale, me disait trois jours avant la déclaration de guerre un irrédentiste alsacien, nous aurions été les enfants gâtés de l’Empire.Pour leur faire accepter cette conquête morale, on présentait aux Msacicns-Lorrains des arguments rent comme objectif le progrès intrinsèque de l’Alsace-Lorraine et le développement de ses forces particulières.Ils comprirent que là se trouveraient la meilleure arme de défense contre l’envahissement germanique et le principe de leur renaissance.(Longs applaudissements) Il serait absurde du reste de s’imaginer que le joug pesa toujours sur leurs épaules avec la même lourdeur, que l’Allemand porta toujours dans la persécution une même et constante brutalité.Au témoignage d’un ancien député alsacien, M.Laugel, dans le “Correspondant” du 10 septembre, pour vaincre leur résistance, on associa à la violence ia dupli-licité et la ruse.Et ceci rappelera peut-être à quelques curieux d’histoire politique le mot que prononçai! Mercier le 10 avril 1888, lorsque discutant, les projets de fédération impériale, il s'écriait : “ Si jamais on réussit à nous l’imposer, ce sera par ia force ou par la ruse".LES OBSTACLES A TANCE LA RESIS- I.’Alsace-Lorraine se heurta, dans sa résistance, à des obstacles de deux sortes : ceux qui lui venaient d’elle-même, ceux qui lui venaient de (’étranger.lit le premier fut l’émigration des classes dirigeantes, que le voisinage immédiat de la France fit naturellement beaucoup plus considérable que chez nous.Ses forces de résistance en furent considérablement affaiblies et Barrés lui-même, pré-sid ’iit de la Ligue des Patriotes et théoricien du nationalisme français, a été le plus hardi à dénoncer l'erreur de l'émigration, à proclamer que le devoir des Alsaciens-Lorrains était de rester en Alsace-Lorraine pour y maintenir et déve-! lopper les forces traditionnelles et quentées par les Canadiens-français) à la condition que* les parents le demandent, que cet enseignement ne nuise pas a celui de I anglais, qu’il ne défiasse jamais une heure par jour dans chaque salle de classe.LE “PRUSSIANISME*’ L’ONTARIO DE Messieurs, je ne suis pas pro-alle-niand — et je n’ai pas besoin de le répéter devant un auditoire intelligent — mais, avant de flétrir les tyrans et les persécuteurs des autres pays, avant de nous indigner de la politique de germinisation poursuivie en Alsace et dont l’objet est exactement celui que poursuivent les anglicisateurs ontariens, nous avons le devoir de faire notre “mea culpa” ,qui pour notre lâcheté, qui pour notre tyrannie, et j’estime qu'il est aussi pressant de mettre fin au “prussianisme” arrogant dont souffrent nos frères de l’Ontario qu’à la pression, tantôt violente, tantôt insidieuse, contre laquelle se sont si courageusement défendus les Alsaciens-Lorrains.(Longues acclamations.Ovation.) “UN (pii ressemblent singulièrement àjque, même du point de vue de l’in-ceux que nous letrouvons ici.On fluence française, ils servaient nous dit: “Un roi, un empire, uni mieux ainsi la cause commune drapeau, une langue!” Les panger-1 qu’en cherchant en F’rancc une saine suis fait' ' “Un empe- manistes disaient (je traduire la formule) : reur, une patrie, un drapeau , une langue”, et l’on promettait aux Alsaciens-Lorrains de leur faire dans cet immense empire, dans cette communauté de gloires, d’espérances et d’intérêts, la part très large, s’ils voulaient simplement accepte! les conséquences morales de la défaite.Mais les Alsaeicns-Lcrrains de toutes les générations, et quelle que! fut la forme particulière de leur ré-j sistance, iront jamais voulu consentir aux conditions du marché.Ils; ont répondu: X'ous ne pourrions! prendre place à la table soniptucu-| sement chargée où vous nous conviez qu'en sacrifiant nos traditions et notre idéal, l’amour de notre petite patrie, le respect de nos morts.Ce sacrifice, nous n’avons pas le droit de le faire; nous ne le ferons jamais (Longs applaudissements'.Fl là réside la cause du malentendu profond, radical, irrémédiable qui, môme après la cicatrisation des premières blessures, a séparé Alsaciens et Allemands.L'Allemand voulait que l’Alsacien acceptât non seulement le fait politique de la conquête, mais ses conséquences morales.L’Alsace s’y est refusée.tisifaction immédiate à leurs ins-tinets fiançais.Dès le lendemain de la conquête, Thiers avait indiqué aux notaires alsaciens que leur devoir propre, c’était de rester sur le sol alsacien.Et l’orateur, pour confirmer sa thèse, analyse rapidement les “Oberlé” de René Bazin, et la critique qu’on fit Barrés II montre Jes avantages que comportait la résidence en terre alsacienne et l'acceptation du fait de la conquête pourvu qu’elle ne fut pas accompagnée de l’acceptation de ses conséquences morales, pourvu qu’elle comportât la volonté énergique et persévérante de maintenir la mentalité alsacienne-lorrainc et les forces intellectuelles, morales et économiques de l'Alsace.LE REGIME ALLEMAND LES PHASES DE LA PROTESTATION APRES LA CQNQL'ETF Il est curieux de constater que l’organisation politique donnée aux Alsaciens-Lorrains après la conquête et ses étapes successives ressemblent singulièrement au régime qui nous fut fait par le gouvernement britannique après la ression.Le décret impérial cm 2!) octobre 1874 désigna pour administrer le pays un président supérieur assisté d’im conseil de cinquante membres, nommés par le gouvernement, avec voix consultative.C’est, en gros, le régime canadien de 1774.En 1879, une loi du Reichstag transporta de Berlin à Strasbourg le siège du gouvernement et remplaça par un véritable gouverneur, dit “ statt halter ” le président supérieur.Ce cottage ÎIZ ri ardin que , arec _ tous Mi maintenant chone possible pour tous, si tous artsiier, maintenant.Achetez Totre site maintenant moyennant nos conditions faciles et nos prix bas actuels.Emprunts pour constructions garanti*.MARCH TRUST, fo., Limited ISO HUE SAINT-JACQITKS.La protestation fut d’abord absolue et totale.Au lendemain du traité de Francfort, l’Alsace-Lorraine envoya au Reichstag des députés dont le rôle essentiel était de réaffirmer le désaveu de la conquête.Mais à cette génération, toute saignante encore des blessures de la guerre, devait forcément succéder une génération qui en avait moins directement subi le contrecoup, qui en gardait le souvenir moins net, qui n’éprouvait pas le même besoin de protestation muette et obstinée; qui, par contre, ressentait davantage la pression des nécessités nouvelles, le besoin de pren\*c sa part de la vie économique et sociale de l’Empire.Cette génération inaugu-”a ce qu’on a appelé la résistance légale.Elle se mit à étudier les lois et les institutions de l’Empire allemand pour y trouver le moyen de défendre ses traditions et ses aspi-! rations propres, tout comme ici les ! chefs de la lutte constitutionnelle I tie 1791 à 1841 opposaient les principes de la constitution britannique : à la tyrannie des gouverneurs Mais ce premier contact avec la vie allemande en amena forcément d'autres.Des relations se nouèrent en-; tre les divers partis allemands et les groupes alsaciens dont les aspira-; lions ou les besoins correspondaient ' aux leurs.Rebel, le chef socialiste, fut un jour élu député de Strasbourg; les partis libéraux recrutèrent des adhérents chez les protestants et les immigrés surtout et les catholiques entrèrent peu à peu dans l’orbite de la puissante organisation du Centre.Mais Alsaciens-Lorrains de tous les groupes s’aperçurent bientôt qu’ils risquaient de devenir les instruments de ces divers partis et que , leurs divisions atteindraient les for-j ces vives de leur patriotisme.‘L’ALSACE-LORRAINE AUX ALSA-CI ENS- LORRAINS” Us se retournèrent Vers leur terre ici fondèrent l’Union Nationale, dont ! le cri de guerre fut : L’Alsace-Lor-! raine aux Alsaciens-Lorrains! Gar-jdanl leurs aspirations particulières, ils demandèrent la force de cohésion et de résistance aux souvenirs et'aux Pour se rendre un compte exact de l’évolution de l’esprit public en Alsace-Lorraine, il faut bi< « si miter aussi que le régime alleraa'ul ne lui apporta pas (pie des Ut.a'Tories et des persécutions.Si nous n’avions l’extrême avantage de vivre sous un régime de liberté où, pour constater des évidences, on ne risque que des menaces de pendaison (rires et applaudissements), je me hasarderais peut-être a donner là-dessus mon sentiment propre.Mais liai* le temps qui court on ne saurait se mettre trop à couvert.Il nu* semble cependant qu’à l’abri des noms de Maurice Barrés, président de la L'guo des Patriotes, et du chanoine Collin, directeur du “Lorrain”, j’aurai 'c droit de quos constatations.Or Barrés dit que les Alsaciens-Lorrains ont trouvé dans le régime économique allemand un instrument de prospérité matérielle supérieur au régime économique français ; il ajoute que les lois sociales allemandes ont apporté aux travailleurs alsaciens des avantages que ceux-ci n’auraient pas trouves dans le régime français.Et il faut bien constater que la défaite du Kulturkampf en Allcma-gn coïncide avec l’inauguration de la politique anticléricale en France.le, avec l’éclat et le charme puissant de sa longue histoire, débarrassée des mesquineries et des tracasseries de l’heure (Applaudissements) .On a loué le coup de génie par lequel le Tsar a lente de se concilier les Polonais; on oublie trop que le peuple français, plus encore que son gouvernement, a fait un ÿeste du même genre et fait courir à travers toute l’Alsace-Lorraine un frisson de joie et d’amour en se retournant, avec une si magnifique ardeur vers son glorieux .passé et ses fières traditions (Longs applaudissements).LA QUESTINON DES LANGUES Parlerons-nous de la question des langues ?(Mouvement d’attention.) Elle offre pour nous, ce semble, un intérêt spécial.L’Allemand a voulu imposer à l’Alsace sa langue.Et les raisons qu’il en donnait, celles que m’ont données—en français naturellement, car tous les Allemands instruits parlent le français, (comme d’ailleurs les gens instruits de tous les pays civilisés (vifs applaudissements) — des Allemands distingues sont exactement celles que donnent les anglaicisateurs de chez nous ; les Allemands y ajoutent cependant un argument de fait : L’Alsacien, disent-ils, est Allemand de sang.Nous ne faisons donc, en le germanisant, que le faire rentrer dans sa voie traditionnelle.Mais il est arrivé ceci d’intéressant et d’émouvant que, devant la pression germanique et pour affirmer sa personnalité, l’Alsacien s’est mis à parler français — plus qu’il ne le faisait avant la conquête.LLongs applaudissements.) Ne pouvant songer à garder le patois aisa-sien qui ne se rattache à aucune grande littérature, il s’est rejeté avec passion vers le français.Encore que le français ne so’dt pas langue officielle de lEfinpire, il s’est mis à demander du français dans les grands services publics, à parler français dans le commerce et l’industrie.On a d’abord voü.u prescrire le français de ce domaine, mais on s'est vite aperçu qu’il avait des avantages commerciaux et on l’a laissé rentrer dans l’usage.A Strasbourg, ville allemande, à Cologne, ville allemande, pendant la mobilisation, je me suis adressé en français aux chefs de gare allemands, aux officiers allemands.Je n’ai pas voulu parler une autre langue, quoi qu’on en ait dit ; je posais pour Français, j’ai mis une sorte de coquetterie à ne pas dire que je n’étais pas Français (vifs applaudissements).Je n'ai pas été compris par tous, mais nuile ^>art je n’ai reçu l’accueil rogue, desagréable, que nous recevons dans les trois-quarts des services publics de ce pays de liberté quand nous osons nous adresser aux employés et aux fonctionnaires dans la langue qui fut la première parlée sur ce continent et qui, officiellement, est l’égale de l'autre.(Vifs applaudissements.) PEUPLE QUI NE MOURIR” VEUT PAS LE REGLEMENT No 17 Et voici des précisions sur la situation du français dans les communes et à i’coio.Vingt-cinq communes d'Alsace et deux cents communes de Lorraine sont officiuiement qualifiées de françaises.Dans ces communes, ;e français est officiellement reconnu comme langue de 1 administration municipale— ce qui n’existe dans aucune des provinces anglaises de ia Confédération.Et dans ces deux a il y suit aire quel-1 cont vingt-cinq communes, I quatre cents écoles où l’on régime suivant: Quand il y a dans l’école plus de 20 pour cent et moins | de 50 pour cent d’enfants de langue j française, ils sont placés dans une j classe séparée, commencent à ap-j prendre l’allemand tout de suite, j ont cinq heures d enseignement du français par semaines, puis quatre i heures d'enseignement de la reli-!gion; car, dans toutes (es écoles ; d’Alsace-Lorraine l’enseignement de j la religion est donné dans la langue ! maternelle des enfants., .J Ceci, pour les petits de 6 et 7 Quand les Alsaciens-Lorains virent! iinSi Quand il v a plus de 50 pour revenir chez eux leurs fi s et leursjccnt ,|Vnfants de langue française frères qui ne pouvaient plus, sur le —,ce serait le cas des groupes fran-sol français, accomplir leur mission çajs (FEssex, de Kent, de Prescott, d’apotres du Christ, ils ne purent (|(, pussell, d'Ottawa, du Nouvel On-s'empecher tic sooner: Nous ri's tarj0i ;,,s enfants de t> et 7 ans ap-toiis Français, mais la France nous prennent d’abord à lire el à écrire saigne au coeur! , en français; le français est langue Et la politique antichrioale du d'enseignement et de conuminicn-gouvernement français contribua1 puissamment à intensifier le patriotisme local.Ne pouvant plus dire: Catholique égale Français, des hommes comme le chanoine Collin disent: Catholique égale Lorrain ; et Barrés traduisit dans une formule imitée de la devise des Rohan la position alsacienne: “F'rançais ne puis, Allemand ne daigne, Alsacien suis.” L’interrogation tragique qui se poTi devant 1rs âmes alsaciennes et lorraines, quand la guerre devint menaçante dût être: La France que nous aimons si pas nonnément nous garantira-t-elle ces libertés locales et cette liberté religieuse qui tiennent aux fibres mêmes de notre âme?Mais l’admirable réveil de la nation française a prouvé que la générosité traditionnelle vit toujours au coeur de la race et (pie la foi au Christ n’était qu’endormie dans les âmes.Le vieil anticléricalisme a été tué par la guerre et la France, aux regards des Alsaciens-Lorrains, comme aux nôtres, comme aux regards de tous ceux qui l’aiment, est ci ue resistance aux souvenirs et‘aux gants de tous ceux qui I aiment, es ^(traditions communes, ils se donné-1 apparue dans sa gloire traditionnel ie | nt tion; on leur donne 7 heures par semaine d’enseignement du français, plus 4 heures d’enseignement de In religion en français.Pour les enfants de 8 et 9 ans, renseignement du français est réduit à 3 heures par semaine, plus les 4 heures de religion, et à partir de ce moment, l’allemand devient langue d’enseignement: pour (es 10 â 14 ans 2 heures de français plus les quatre heures de religion.Le règ'oment 17 prescrit que, lorsque cr sera nécessaire à cause de leur ignorance du français, on pourra se servir du français comme langue d’enseignement en instruisant les petits Canadiens-français de six et sent ans, mais qu’on devra tout de suite leur faire apprendre l’anglais pour qu’on puisse aussitôt que possible s'en servir exclusivement.(Une voix : Conspuons les Prussiens de l’Ontario !) Dans lea classes subséquentes, le règlement qui.à moins'd’imnossibilllè absolue, décrète que l’anglais sera la ’aligne exclusive de renseignement, permet l’enseignement du français (il peut s’agir de classes exclusivement fré- Le chanoine Collin, le chef de la résistance lorraine, aujourd’hui ré-que l’Alsace-Lorraine montrerait au fugié en France, écrivait un jour monde “ce que peut faire un peuple qui a la conscience de sa dignité nationale et qui ne veut pas mourir.” Notez bien l’ordre et la gradation de ces idées et comme les notions de conscience et de dignité précèdent celle de résistance à la mort.C’est qu’aussi bien, pour un peuple, ne pas vouloir mourir, ce n’est pas simplement se cramponner à la vie physique.Ne pas vouloir mourir, c’est ne pas abdiquer; c’est conserver en soi les sources de la vie supérieure; c’est garder avec ses traditions ses aspirations et son idéal (Applaudissements).Quand Dieu a repris à l’être humain l’étincelle d’intelligence qui éclairait sa vie et qu’il ne reste de lui qu’une loque physique, le malheureux n’inspire plus (pie pitié.Un phénomène analogue se produit dans l’ordre national, quand un peuple ne lève plus le front vers les .régions supérieures, quand il renonce aux hauts domaines de me, quand il se résigne à ne vivre que d’une vie inférieure et donne pour limites à son ambition la participation aux avantages matériels ou même politiques de la vie du conquérant.Un peuple qui n’à pas la fierté de se; traditions, qui n’en-trelient point de hautes aspirations et le culte d’un grand idéal, n’a plus de raison d’être, il ne mérite plus de vivre (Applaudissements).C’est pour avoir compris cette grande vérité que les peuples héroïques ont traversé l’histoire et qu’à travers toutes ses vicissitudes, aux heures de défaite même et sous la botte du conquérant, ils ont conservé leur individualité propre et c’est pourquoi ils ont su également triompher de la ruse et de la violence.Quel que soit le sort des armes, que le peuple alsacien-lorrain retourne à sa patrie d’élection, la terre de France, ou qu’il soit réincorporé à l’Empire d’Allemagne, le peuple alsacien-lorrain vivra, je le crois, je le sais — à la condition de rester lui-mènie, de se plonger dans ses traditions, de chercher clans la terre qui porte les longues générations d’ancêtres, le secret de l’avenir; à la condition d’être fidèle â l’Alsace et à la Lorraine éternelles, d’etre alsacien-lorrain avant (l’être français ou allemand.DANS LA GARE DE STRASBOURG Et perniettez-moi de terminer par un trait qui a toute la valeur d un symbole.Le 1er août au soir, j’attendais dans la gare de Strasbourg le train de Cologne.Les régiments succédaient aux régiments, les uns portant la marque de la résignation aux cruautés de la vie, les autres affichant l’arrogance du conquérant.Les civils affolés cherchaient à regagner leur petit pays.Dans cet immense remue-ménage, au milieu des soldats en armes et du bruit des fusils qui san« cesse faisaient résonner le pavé de la gare, j’aperçus une petite Alsacienne de seize ou dix-sept ans, figure fine, aux grands yeux noirs trempés de larmes et qui semblait porter, dans ses regards anxieux toute l’appréhension des douleurs prochaines et toute l’espérance de l’avenir.Elle s’en allait sous le costume national qu’avant elle avaient porté les aïeules, indifférente au:; sourires et aux quolibets, avec aux yeux cette invincible lueur d’espérance.Depuis (les siècles, depuis mille ans peut-être, sur cette terre d’Alsace les pères et les mères dont elle était le prolongement et l’aboutissant avaient porté les pensées, les rêves, les amours, que symbolise le costume national et qu’elle avait pieusement recueillis.Et c’est à cause de cette fidélité, également chère à l’intelligence et à l’instinct, à l’esprit et au coeur, qu elle représente aujourd’hui le type ((lie rien n’a pu abattre, que rien n’a pu annihiler et qui garde, quel que soit le résultat de la guerre actuelle, les promesses de l’avenir (Apolaudisscments).Et la"grande leçon que dégage l’histoire d’Alsace, c’est encore celle que je tirais l’autre jour des annales de cet autre peuple héroïque, la Belgique: c’est la leçon que nous donnent la Pologne, l’Irlande, tous les peuples qui, même sous la conquête étrangère, ont su garder la liberté de leur âme et le trésor de leurs traditions.Dieu a mis au coeur de tous ies groupes humains une étincelle de vie; cette vie, ils n’ont pour la garder qu’à rester fidèles à eux-mèmes, aux leçons du sol où repose la cendre des morts, aux hautes aspirations que le Maître mit dans l’âme des ancêtres, aux lois de la morale éternelle.La ruse et la violence seront pareillement impuissantes à les ruiner, pourvu qu’ils ne doutent ni de Dieu ni d’cux-mcnies (Applaudissements répétés.Longues acclamations).PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES d’i'iiENi jS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Molcr, établi depuis 22 ans.QuelquS"' se' mairies suffisent Outils donnés gratuitement avec le cours.Posilions ay surées.Cours spécial du soir.S’ad.Mo 1er s Barber College, 62D Boule-vard St-Laurent.Montréal.ASSOCIE DEMANDE.Voyageur de commerce ayant trois péciaiités très payante, demande associé, monsieur ou dame, avec $500 00, garanti $25.00 chaque par semaine pour les trois prenvers mois, $50 00 après; l’associé aura charge de la boutique et finances.S'adresser, Boite 1334, Montréal.EMPLOI DEMANDE.MECANICIEN, 33 ans.excellentes références, connaissant dessin, ajustage.forge et machines outils, conduirait et ferait réparations de moteurs à pétrole, à gaz, à vapeur et machines agricoles ou toutes autres.Ira t en dehors de la ville.S’adresser à Dewasch 109 Lagauchetière OuJ^- GARÇON OU FILLE.De bureau connaissant la clavigra-phie et sténographie.Ecrire à Casier 24 “Le Devoir”.HOMME.On demande un homme d’expérience dans le commerce de portes et châssis et commerce de bois.Ecrire à Casier 24 “Le Devoir”.PRÛf-e55IONNE|CE5 r «es batteuses pour recueillir le grain polonais.Etablis sur la Vislule ils devaient aider à l’Autriche a reconquérir la Galicie pour ensuite s’avancei triomphalement à travers la Russie.Malheureusement le commandant en chet russe avait aussi ses plans qu’il exécute avec une grande exactitude.Quand le moment sera venu, la Russie s'avancera en Allemagne sur un front immense.Ce front doit encore conquérir beaucoup de territoire.allemand avant de se mettre en ligne.On s'attend prochainement à d’intéressants mouvements dans la région Mlawa-Soldan La poursuite des Autrichiens va bien.Ces derniers retraitent sur Gracovie dont les Russes sont éloignés de quarante milles à l’est et de vingl milles au nord.L’empereur Nicolas fait actuellement le tour des fronts occupés par les armées russes sur une étendue de plusieurs milliers de milles.Il était la semaine dernière sur les fronts de la Vistule et de la Prusse orientale; dimanche il était à K holm et se dirigea sur Sicdliee, où après avoir visite l’hôpital, passe les troupes en revue et reçu les rapports des généraux, il partit pour Rovno.A cet endroit, sa soeur, la grande duchesse Olga Alexandrov-na, a la direction d’un hôpital militaire de i!a Croix-Rouge où elle soigne les blessés depuis le com-mencement de la guerre.LE PLAN DES RUSSES Londres, 13.— Le “Post” a reçu la dépêche suivante de Petrograd : “11 y a trois semaines, les Allemands se préparaient à occuper la Pologne jusqu à la Vistule, et à passer l’hiver à Varsovie et Jvangorod.Ils avaient même apporté des machines aratoires avec eux pour récolter les moissons russes.Pendant leur séjour en Pologne, ils devaient aider l’Autriche à reprendre la Ga-licie.“Malheureusement, le commandant russe a lui aussi des plans qu’il fait exécuter avec une rigidité de fer et on croit que la Russie se prépare à envahir l’Allemagne sur une échelle en temps opportun, encore passablement de ter-allemand à conquérir avant ligne de front puisse s’avancer conjointement.“L’objectif actuel de la Russie est Dantzig ’.Le correspondant parle de l’ingéniosité des Russes, telle qu’ils l’appliquent à la guerre.Outre un convoi pour le bain, qui a déjà été décrit, une invention du prince Oldenburg a rendu des services inestimables à la CroixaRouge.C’est un grand réservoir pouvant contenir 200 gallons de soupe.Il peut se manier aisément et fournir la nourriture à 1,500 hommes dès qu’ils ont été ramenés du champ de bataille.L’ingéniosité des Russes est aussi démontrée par l’application d’engins meurtriers.Ces accessoires devaient être utilisés par les Français s’ils avaienl eu le temps et l’argent nécessaires.LA BATAILLE DE GRACOVIE Londres, 13.— L’agence Reuter à Petrograd a envoyé la dépêche suivante : "On attend d'oin moment à l’autre! des nouvelles de la bataille de Cra-covie.“Les Allemands sont à creuser des tranchées et à ériger des obstn-Icies en broche barbelée tout le long1 de la frontière russo-allemande, I dans le but d’arrêter la marche des Russes On croit cependant que 1 leur (ilan principal est de se renlier sur les forteresses de Koenigsberg, Loetzen, Grandenz, Bromberg, Po-| sen, Glogan, Breslau et Neisse.EN PRUSSE ET EN GALICIE Londres, 13.— L'année russe, sous le commandement du général Renncnkampf continue sa route en Prusse orientale el elle a pris Lahan-nesberg siluee sur la ligne du chemin de fer allant de Lvch à Soldan; ices deux dernières villes sont déjà grande Il y a ritoire (tue la entre les mains des Russes.Cette avance donne à la Russie le contrôle d’une Ugne de chemin de fer important qui court le long de la frontière allemande et pénètre par plusieurs branches à l’intérieur.L’armée centrale qui a repoussé les Allemands de la Vistule a été engagée dans des combats sans importance, mais il est certain qu’elle s’avance fermement sur les frontières de Posen et de la Silésie où les Allemands essaient de se retrancher.L’aile gauche des Russes a suivi la ligne de chemin de fer de Kielce jusqu’à la frontière autrichienne et elle n’est qu’à quelques milles de Varsovie et le siège est imminent.L’armée du sud, commandée par le général Ruzsky, est à Rzeszow, entre Przemysl et Gracovie, où l’armée autrichienne s’efforce de lui barrer le passage de la Vistule.Un autre détachement continue Je siège de Przemysl, alors qu’un autre combat les Autrichiens qui détiennent encore le passage des Carpathes.L’armée de l’Arménie dont la base est à Kars, en Transcaucasie, s’approche de la forteresse turque d’Er-zeroum.La rapidité avec laquelle le grand duc Nicolas, le commandant en chef russe fait mouvoir ses armées, a pour but de soulever l’admiration de tous les experts militaires ici.Une dépêche de Sarajevo affirme que Je gouvernement de Bosnie a adressé une proclamation à l’armée autrichienne, déclarant que les Serbes doivent être complètement défaits avant l’hiver.Les Serbes auraient été repoussés dans leur territoire, mais les rapports de Nisli certifient que les Autrichiens ont été défaits en voulant suivre les Serbes.COMMUNIQUES RUSSES 13.— L’état-major le communiqué offi- Petrograd, russe a émis ciel suivant: Le 11 novembre, en Prusse orientale, un mouvement offensif s’est effectué dans les environs de Stallu-fonen et KrougJianken et dans la région de Soldan.Nos troupes ont occupé Johannesburg, une petite ville de la Prusse orientale située à 20 milles au sud-ouest de Gumbin-nen.Au-delà de la Vistule, des engagements d’importance secondaire ont eu lieu dans la région de Kalisz, en Pologne russe et Neschaba, où les avant-gardes de l’ennemi ont essayé d’avancer.Dans les Carpathes, Jes arrière-gardes autrichiennes campées sur les bords de la rivière San, dans la région de Sanok, ont été attaquées par nos troupes.Petrograd, 13.— Le communiqué suivant émané des quartiers-généraux de l’année russe dans le Caucase et daté de Tifles a été rendu publie hier soir: Les attaques dos Turcs contre nos positions à Kofrukeni, le 11 novembre ont été repoussées avec de grandes pertes pour eux.Une colonne turque qui essayait de tourner notre aile gauche a été soumise au feu de notre artillerie et fut subséquemment assaillie avec impétuosité par notre infanterie.Les Turcs ont fui dans les montagnes dans un désordre complet, poursuivis par notre eavaJerie.Sous la protection des positions fortifiées de Deveboumu.l’ennemi continue de concentrer des troupes à Erzeroum.Ils reçoivent apparemment des renforts par voie de Tre-bizoude.Le 9 novembre, les Turcs ont été attaqués et défaits à Khoressour Pass, sur la route qui conduit de Azcrbeyan à Van.Ils ont rolraité rapidement et en désordre, laissant derrière eux, leurs morts et leurs blessés.Le siège de Przemysl, qui fut suspendu pendant l’offensive des armées austro-allemandes a été repris.PROCLAMATION DE GUILLAUME Londres, 13.— Une dépêche de Petrograd au “Daily Telegraph", cite l’ordre suivant que l’empereur d’Allemagne aurait envoyé à ses troupes en Prusse orientale: “Mes chers et fidèles soldats.Grâce à votre valeur, la France a élé sévèrement punie et la Belgique a été ajoutée aux glorieuses provinces allemandes.Vous savez aussi que notre expédition en Russie a été un succès.“Mais maintenant, il nous faut protéger notre coeur que la France moribonde et la Russie barbare se préparent à attaquer.Nos opérations militaires prendront donc une nouvelle forme.“Votre tâche est venue pour tous et toute l’Allemagne.Il est nécessaire de concentrer nos énergies pour repeusser nos ennemis puis* qu’ils veulent transformer notre belle contrée en provinces esclaves 'ram e el de Rus- vous est chère, si de la nation et de chérissent, vous et dégradées de sie.“Si l'Allemagne la euJture el la foi l'empereur vous ________ présenterez à l’ennemi une résistai! ce courageuse.Ne faites pas un pas de reculade dans notre pays.?Souvenez-vous que derrière vous, c'est la destruction; le bonheur n'est que devant vous.Pour la patrie, pour la paix, en avant, fidèles amis.4 A-irTf-w 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1914 vOL.V.— No 267 NOUVELLES DU MATIN LES COMBATS DE L’AISNE LA BATAILLE REPREND SA VIGUEUR DES PREMIERS JOURS, DEPUIS LE NORD DE SOISSONS JUSQU’A REIMS ET L’ARGONNE, MAIS LES ALLIES CONSERVE L’AVANTAGE —L’ENNEMI A EXAGERE SA VICTOIRE DE VAILLY.— LA NOUVELLE LIGNE DE FRONT.Londres, 13.— Le correspondant du “Times” en France envoyait mardi le télégramme suivant relatif aux combats livrés le long de l’Aisne : “Le long de l’Aisne, région iBKE 1^14 0 ITS-MONTREAL HOMICIDE INVOLONTAIRE TEL EST LE VERDICT RAPPORTE PAR LE JURY DES ASSISES CONTRE TO DO R ACKSEN -CHUCK, HIER APRES-MIDI, APRES VINGT MINUTES DE DELIBERATION.DEUX TERRASSIERS TUES EN TRAVAILLANT AUX EGOUTS DANS L’OUEST DE LA VILLE.— UN INCENDIE RUE OTTAWA.Après vingL.minutes de délibération, le petit jury a rapporté un verdict d’homicide involontaire contre Todor Acksenchuck, hier après-midi en cour d’assises.La charge du juge fut assez courte.Après avoir examiné la preuve Sa Seigneurie dit que tout démontrait que Acksenchuk était bien celui qui avait poignardé Cimbro; rien cependant ne prouvait qu’il y avait eu préméditation.En prenant connaissance du verdict de culpabilité rendu contre lui, Acksenchuck protesta énergiquement de son innocence.TERRASSIERS TUES.Deux terrassiers ont été tués instantanément et un troisième a été très gravement blessé, en travaillant à l’excavation de différents égouts dans l’ouest de la ville.Deux Italiens furent ensevelis sous un éboulis de terre et lorsqu’on réussit à les retirer de leur position une demi-heure plus tard, ils avaient succombé à l’asphyxie; la troisième victime, un Roumain, fut écrasé sous un concasseur.Les deux accidents se sont produits vers 4 heures.Le plus sérieux se produisit rue Sherbrooke Ouest, en faqe de l’école Normale.Pietro Reimoudi, 42 ans, 568 rue Wolfe, et Luoci Sabatine, 34 ans, 2064 Saint-Hubert, furent ensevelis dans une tranchée de 16 pieds, que la compagnie d’entrepreneurs Gilbert et Paye est à creuser de la rue Guy à l’avenue Atwater.Toute l’équipe de terrassiers se mit à l’oeuvre pour déterrer les deux melheureux; ce travail prit plus d’une demi-heure et lorsqu’ils furent ramenés à la surface, les deux hommes avaient succombé.Les cadavres furent transportés à la Morgue où le coroner tiendra une enquête.Le second accident s’est produit au coin du chemin Sainte-Catherine et du chemin de la Côte des-Neiges, où la compagnie Eno & Hefferman sont à construire un égout.Un Roumain du nom de E.Resamognio, 49 ans, 2878 Esplanade, fut écrasé par un concasseur.Le blessé fut transporté à l’hôpital Royal Victoria où les médecins ont bien peu d’espoir de lui sauver la vie.Il souffre de fractures aux jambes et aux bras et de nombreuses lésions internes.LEGERS DOM M AGES» P A R LE FEU De légers dommages ont été causés par un incendie qui s’est déclaré, hier soir, vers 9 heures, dans la manufacture de saucisses de M.Dean, 21 rue Ottawa.Les flammes furent découvertes par un passant qui sonna l’alarme.Les pompiers se rendirent maîtres de l’incendie presqu’aussitôL L’origine du feu est inconnue.LE NAUFRAGE DU “ MURIEL ” (De notre correspondant) Québec, 13.— L’enquête sur la perte du remorqueur “Muriel” s’est terminée hier après-midi.La cour a entendu le pilote Noël, le premier officier Hunter du “Batiscan” et quelques membres de l’équipage du remorqueur qui ont corroboré les témoignages des deux capitaines.Le capt.Demers a annoncé que le jugement sera rendu la semaine prochaine.-v- DEMISSION DU Dr POULIN (Do notra corresDonitant) Québec, 13.•—• Le Dr Poulin, médecin vétérinaire, employé depuis vingt-cinq ans comme inspecteur du lait pour le bureau d’hygiène de la cité a donné sa démission à la suite de difficulté avec les chefs du département.NOUVEAU SERVICE DE NAVIGATION ENTRE LE CANADA ET LA RUSSIE.Par son trafic considérable autour du globe, le Pacifique Canadien a été depuis de nombreuses années en relations étroites avec le Trans Sibérien eÇ était aussi le seul chemin de fer du continent nord-américain à prendre part à la Conférence Internationale des chemins de fer autour du monde, tenue à Moscou en 1913 et qui devait avoir lieu à Marseille cette année, si la guerre ne s’était déclarée.Ce conflit a été la cause que le chaînon qui unissait le Pacifique Canadien au Trans-Sibérien a été en partie rompu par le fait que l’Amirauté anglaise a réquisitionné les paquebots du C.P.R.pour surveiller les eaux de l’océan Pacifique.Cependant, on apprend que cet anneau vient d’être rétabli par l’organisation d’un service direct entre le Canada et Vladivostock, par la flotte volontaire russe, composée de navires appartenant au gouvernement de l’empire du tsar.La guerre actuelle a établi un fort rapprochement des intérêts russes et anglais et le gouvernement de la Russie vient d’envoyer à Vancouver le “Nijni Novgorod” de la flotte volontaire russe, pour voir s’il y aurait de bonnes opportunités de commerce Le navire quittera Vancouver le 25 novembre avec plusieurs 'milliers de tonnes de fret que lui a livrées le C-P.R.Les affaires promettent d’être si rémunératives, que le “Kiew”, un autre navire de la même compagnie doit arriver à Vancouver au commencement de décembre pour en repartir vers Noël.On croit qu’un service mensuel sera ainsi établi et quoique le Pacifique Canadien n’émette encore que des billets de chargement pour le fret, il n’y a aucune impossibilité qu’un service de passagers ne soit organisé.Le fait est qu’en venant au Canada, le “Nijni Novgorod” embarqua dans les ports japonais, plusieurs passagers à destination de Vancouver; le paquebot a un déplacement de 5,285~tonnes.Il y a certainement de grandes opportunités commerciales entre le Canada et la Russie; en effet, les deux pays peuvent échanger des grains, des minéraux, des peaux, des fourrures, du thé, du coton, du tabac, du lait condensé, des pommes, des automobiles et autres machineries.La flotte Volontaire Russe qui est puissante et bien organisée, comprend 14 paquebots d’un total de 75,000 tonnes.La plupart de ces.navires qui font un service efficace entre Viadi-vostock et les ports japonais, ont été construits dans les chantiers maritimes écossais.¦-tt- LA FEDERATION DU TRAVAIL Philadelphie, 13.—Au-delà d’une centaine de résolutions' traitant des nembreux problèmes de l’Union du travail, du boycottage, des différences de juridiction, de la guerre européenne et du bien-être social de la classe ouvrière, ont été soumises à la convention de la Fédération Américaine du Travail pour y être étudiées.Parmi h s plus importantes se trouve celle des mineurs d’anthracite demandant au président de la U.S.d’insister pour que les directeurs des mines du Colorado adoptent le projet fédéral à propos du règlement de la grève dans cet Etat ; dans le cas d’un refus de la part des propriétaires miniers, le gouvernement prendrait les mines à sa charge et les opérerait lui-même.Une autre résolution présentée par le président Gompers se rattache à la guerre européenne.Elle exprime les sympathies des ouvriers unionistes d’Amérique à l’adresse de leurs confrères d’Europe.—-*- VICTIME DU MONTMAGNY (De rotre corresDonflant) Québec, 13.— Le coroner Labrec-que, du district du Saguenay, a fait enquête, hier, sur le corps de la femme qui a été trouvé dans la Petite Rivière Saint-François.Il a été impossible d’identifier la victime que l’on croit être cependant Mme Lavallée, l’une des victimes du désastre du “Montmagny”.FEU M.GEORGES ROY Québec, 12.—M.Georges Roy, inspecteur des cuirs pour le Canada, est mort, hier, à sa résidence, carre du Manège Militaire.Le défunt était âgé de 72 ans.Il avait été pendant plusieurs année préfet du comté de Bellechasse et maire de Beaumont.DES NOUVELLES DU CAPITAINE BERNIER L’INTREPIDE NAVIGATEUR CANADIEN, EST DANS LES RE GIONS ARCTIQUES ET EN BONNE SANTE AINSI QUE SON EQUIPAGE.(De notre corrasDoudani) Québec, 13.— Le capitaine du vapeur “Albert”, arrivé récemment des régions arctiques, a rapporté à la famille du capitaine Bernier des nouvelles de l’intrépide navigateur qui est actuellement comme on le sait, dans les régions de l’extrême-nord.Dans une courte lettre à sa famille qu’il a remise au capitaine du steamer “Albert” qu’il a rencontré à Ponj Inlet, Baie d'Hudson, le capitaine Bernier dit qu’il est en excellente santé de même que tout son" équipage et qu’ils ont fait un bon voyage, marqué d’aucun accident.Le capitaine Bernier est parti pour une expédition qui durera deux ans.CONDITIONS DANS L’OUEST D’après des rapports reçus au Pacifique Canadien à Montréal, les affaires montrent une certaine tendance à s’améliorer en Colombie-Anglaise.L’industrie du bois est plus active et les divers marchés des provinces prairies prennent de jîlus en plus d’activité.Les affaires minières sont très satisfaisantes.Les marchands de détail se plaignent un peu de la température douce, qui, disent-ils, nuit quelque peu au commerce.Cette température cependant, a permis aux cultivateurs de terminer leurs labours d’automne.Dans les subdivisions de La Rivière et de Souris, ces travaux sont complétés; sur les plaines du Portage, 95 p.c., soht terminés, tandis que dans le reste du Manitoba, la moyenne varie de 90 à 98 p.c.La moyenne de la Saskatchewan est de 75 à 85 p.c., et les districts les plus avancés de l’Alberta, qui sont ceux de Médecine Hat et de Calgary, ont 90 p.c., de leurs labours finis.— Le gouvernement de la Colombie-Anglaise a l’intention de donner cet hiver des cours pour la taille des arbres et la récolte des fruits dans les districts fruitiers de cette province.Le gouvernement de la Saskatchewan est aussi à organiser des classes agricoles pour les mois d’hiver."¦ Le département des terres du Pacifique Canadien rapporte qu’au cours du mois d’octobre, il a vendu 18,935 acres de terrain dans les trois provinces prairies, apportant ainsi une augmentation de 4,000 acres sur le mois de septembre.Ce total est réparti en 92 fermes d’une superficie moyenne de 205 acres chacune.Quarante-deux de ces fermes ont été vendues à des familles venant de l’étranger, Ig plupart des Etats-Unis, 40 families vinrent s’établir dans l’Alberta.Ce mouvement permet d’etre très optimiste sur la reprise de la colonisation dans ces provinces.LES WAGONs’bE FRET DU C.P.R.Comme la force de traction des locomotives tend toujours à augmenter, les trains de fret deviennent de plus en plus longs chaque année et il n’est pas rare de voir maintenant 100 chars ou plus, tirés par une seule locomotive.Le jour est cependant encore éloigné où le C.P.R.pourra mettre tous scs wagons à grain en un seul et immense train.Cette compagnie possède 50,000 de ces wagons, lesquels placés les uns à la suite des autres, s’étendraient sur une ligne ininterrompue de Montréal à Guelph Jonction, de l’autre côté de Toronto; l’imagination peut à peine réaliser la force d’une locomotive qui pourrait traîner un tel convoi.Comme un w.igon de fret peut en moyenne porter 70,000 livres, la capacité de ce train serait de 3,500,-000,000 de livres.candIdâtorëT A MAISONNEUVE On nous prie ed publier ce qui suit : A une asemblée tenue le 10 novembre courant, pour faire le choix de candidats pour les prochaines élections municipales dans'Me quartier ouest de la cité de Maisonneuve, je n’ai autorisé personne à mentionner mon nom à cette assemblée, ea je suis et je serai candidat dans le quartier centre, siège No 2.Votre tout dévoué, G.N.PICHET.POUR ENRAYER L’EPIDEMIE UN APPEL AUX GENS DE L’OUEST EN FAVEUR DES MESURER DE PROTECTION DES TROUPEAUX CONTRE LA FIEVRE APHTEUSE.Chicago, 13.—Arthur G.Leonard, gérant général de l’Union Stock Yard, a télégraphié à Frank Hagen-barth, président de la “ National Wool Growers Association ”, actuellement en convention à Sait Lake City, pour protester contre l’ordre donné par A.D.Melvin, chef du bureau de l'industrie animale, ordre par lequel il demande sous prétexte d’économie, de sauver autant de bestiaux que possible parmi les troupeaux atteints de la fièvre aphteuse.Arthur Leonard fait un appel aux gens de l’Ouest, pour leur dire de “ se lever et de protéger leurs troupeaux ”.Il soutient qu'c la politique du gouvernement compromet pour la valeur de trois billions et demi la qualité du commerce des bestiaux.Le télégramme suivant, daté du 11 novembre, a été reçu par M.S.E.Rennet, chef des inspecteurs fédéraux des “ Stocks Yards ” : “ Vu la rareté des fonds, il est jugé opportun de sauver autant d’animaux que possible, c’est pour-quoi vous êtes requis de sauver autant de bestiaux que vous pourrez parmi les larges troupeaux où 'a maladie ne se manifeste que chez un petit nombre d’unités.Ce télégramme était signé de M.Melvin, directeur du bureau.C’.est un renversement complet de la première attitude adoptée par les autorités du département.On notera que le motif donné est celui “ de la rareté des fonds ”.Ceci ne peut être accepté comme excuse par un gouvernement aussi riche que le nôtre.¦Le Dr Simon Flexner, bactériologiste de l’institut Rockefeller, est arrivé ici aujourd’hui et a •commencé une investigation par laquelle il espère pouvoir enrayer le germe de la maladie.Providence, 13.—Des craintes que ia fièvre aphteuse ne se communique aux personnes ont été exprimées aujourd’hui, par les autorités.Les quatre enfants d’un citoyen de Providence, qui est propriétaire d’une vache malade, ont des ulcères dans la bouche.Un garçon de 14 ans, qui garde les vaches, a dîs symptômes encore plus prononcés.Ces enfants ont été examinés par des médecins.Ceux-ci ne se sont pas encore prononcés définitivement.LA VILLE EXCUSABLE LA COMPAGNIE DEVRA SOLDER LA NOTE DE LA DOUANE.Il y a quelqu temps, la ville achetait de la machinerie destinée aux travaux de pavage pour une somme de §16,500.Or, la compagnie américaine qui avait vendu ces machines n’avait déclaré à la douane qu’une valeur de neuf mille dollars, légère différence dont le gouvernement finit par s’apercevoir et pour laquelle il réclame maintenant $2,500 Comme le gouvernement n’a pas encore touché ia somme, il a fait saisir, hier matin, le matériel municipal.Cette saisie, (Comme on le conçoit bien, a causé une certaine sensation à l’hôtel de ville.Le bureau légal a été chargé aussitôt de ce mettre en communication avec les officiers de la douane, et, après pourparlers, l’on est parvenu à s’entendre.Les officiers de la douane écriront à la compagnie américaine et la mettront en demeure de solder la différence de $2,500.En attendant, la ville pourra gerder les machines et en faire l’usage quelle voudra.Au cas où la compagnie refuserait, le tribunal sera appelé à décider.-C- FAVEUR ACCORDEE AUX SOLDATS Le conseil de la Société Sainl-Jcan-Baptiste de Montréal a résolu d’acorder aux membres de la Caisse Nationale d’Economie, qui sont partis ou qui partiront prochainement pour la guerre, une suspension dans le paiement de leurs contributions pour tout le temps qu’ils seront sous les drapeaux.Cette résolution a été acceptée à ia dernière réunion du conseil où quelques membres de la Caisse avaient fait une demande semblable au Conseil de la société.Tous ceux qui se trouveront dans le même cas, sont invités à en donner avis à la société.M.W.G.MITCHELL A MONTREAL LE TRESORIER PROVINCIAL EisT L’OBJET D’UNE RECEPTION SYMPATHIQUE.— DISCOURS DE M.L.J.PERRON.Le Club de Réforme avait organisé, hier soir, à l’arrivée du train de Québec, à la gare Bonaventure, une réception à M.Walter G.Mitchell, le nouveau trésorier provincial, assermenté le même jour.Le train est entré en gare à 10 hrs.Près de deux cents personnes, membres du Club de Réforme, étaient massées dans le grand hall, ayant à leur tète leur président, M.!.L Perron.Quand M.Mitchell descendit de wagon, la foule composée pres-qu’exclusivement de Canadiens-français, entonna la chanson du terroir bien connue “ For h’is a jolly good Fellow ”.Tous les manifestants se rendirent ensuite au Club de Réforme >u eut lieu une réunion régulière, présidée par M.Perron.Celui-ci félicita M.Mitchell et rappela sa qualité d’ancien président du Club de Réforme et du même coup tout ce (pie la province avait reçu du club.Quand celle-ci manque d’hommes, dit M.Perron, elle va les chercher au Club de Réforme, qui se compose de l’élite du parti libéral.M.Mitchell, sensible à ces compliments et à cette sympathie, déclara qu’il était fier de ses amis et touché de leur affection et qu’il s’appliquera de toutes ses forces à suivre les traces de scs prédécesseurs sûr ainsi de bien servir ’a province.M.Mitchell a annoncé que la nomination aurait lieu le 21 et la votation une semaine plus tard, fl ne compte qu’il n’y aura pas d’opposition, mais s’il y en a, il faudra que les membres du club retrouss ;nt leurs manches et se mettent au tra-ai.< Suivit un discours de M.Jé cmie Décarie qui déclara que la popula-ti ¦a anglaise pouvait dre fière de sen jeune represent ml.( lions parmi les personnes prose! tes : MM.J.L.Perron, sénateur J.P.B.Casgrain, bon.J.Décarie, le maire, M.Médéric Martin, le commissaire Hébert, R.Tourville, M.R.P„ William Rutherford.Max Murdock, T.Rinfret, F.Brossard, Eugène Tarte, I*.du Tremblay, A.N.Brodeur, U.H.Dandurand, bon.1.M.Wilson, Charles Tremblay, A.L, Caron, échevin Corbin, d’Outre-mont S.Letourneau, M.P.P.Ai-phone Ravine, A.Décarie, R.L.Clader, A.Gingras, N.G.Valiquette, Dr Walter Kennedy, .1.P.HefFer-nan, N.K.Laflamme, bon.George A.Simard, A.Ë.Biron, L.A.Rivet, C.R., P.Ménard, A.David, T.Tour-ville, P.Leduc, Dr Lemieux,, Peter Bcrcovitch, Léon Carnau, (L.F.Daoust, U.Mitchell et autres.“L’ALMANACH POUR TOUS” Dans une pimpante toilette typographique nous arrive avec la première neige un bel almanach pour l’année 1915.Comme son titre cl son contenu l’indiquent, c’est ]’“Almanach pour Tous”, édité par M.Aug.Bouesnel.Ses cent quarante-quatre pages sont bourrées de renseignements utiles et de contes intéressants.Cet almanach est rempli de détails sur l’année ecclésiastique, astronomique, et judiciaire.On y trouve un bon carnet de la cuisinière, contenant plusieurs recettes de mets succulents.Les prévisions météorologiques voisinent avec, les renseignements sur les posies, sur l’hôtel de ville.Une liste d’utiles corrections de notre vocabulaire précède l’énumération des règlements de chasse dans la province.Et le tout est agrémenté de contes humoristiques, d’historiettes, de conseils de toutes sortes.C’est en un mot un almanach très intéressant et qui vaut bien le dix sous qu’il coûte.L’Almanach pour Tous est en vente dans tous les dépôts.FOURRURE MANTEAUX ET PARURES Stock au gi'iind complet, prix défiant toute concurrence.Manteaux en near seal.Hudson Seal, Haltic Seal, mouton de Perse, poney.Parures en loup, renard et lynx, noir ou naturel, vison, Alaska, etc Nous attirons votre attention spéciale sur notre manteau en near seal,45 pouces de long, peaux CCQ “71% de premier choix doublure première qualité.Prix.900*19 TELEPHONEZ MAIN 7819.nous enverrons chercher vos fourrures.H.JULIEN & CIE, AUTREFOIS de la MAISON CHAS.DESJARDINS & CIE.96 RUE STE-CATHERINE OUEST, près de la rue Saint-Urbain.L’OUVROIR DUDRAPEAU L’Ouvroir du Drapeau a été ouvert quelques jours après la déclaration de la guerre et depuis ce temps, chaque jeudi, il distribue aux familles des réservistes Français et Belges des.secours en nature qui viennent compléter les secours en argent donnés par le Fonds Patriotique.A On se fera une idée de l’énorme appoint, qu’a donné cet ouvroir, quand on saura, qu’il a distribué 325 paires de chaussures, près de 200 vêtements de garçonnets, au delà de 400 vêtements de femmes et de petites filles, des layettes, des chapeaux, des bas, des objets de literie et enfin quantité d’étoffe qui se chiffre par milliers de verges.Comme bien on pense, une telle oeuvre ne peut fonctionner sans aide, et malgré toute la bonne volonté qu’elle puisse y mettre, la présidente, Mlle Simonne Brisset des Nos, n’aurait pu arriver à un aussi merveilleux résultat, si elle n’avait été secondée par d’autres femmes de coeur, qui sont venues se grouper autour d’elle et parmi lesquelles nous citerons plus particulièrement: Mme Curry, notre si dévouée vice-présidente.Mmes Perron, Barbier, Lecomte, Fontaine, Thérèse Dorgeval, Gardaix, Albetat, Hicok, Charnay, Landreau, Dupont, Montplaisir» Mlles Delisle, Gardaix, Boire, Terroux, Dorion, Saint-Jean, Desroches, de Grandguil-let, Beaudin, Bessette, Labélle, Gali-bert, Georges, de Quinemont, de Nan-loux Bailly, Mailhot, Mattey, Cha-vet, Wattier, Robillard, de Carrufel, etc.Si ces dames ne venaient à l'ou-vroir, què pour faire les distributions il n’y aurait pas, à les féliciter; mais à les envier du bonheur qu’elles éprouvent en voyant celui qu’elles procurent; mais où il y a à les féliciter, et à les admirer, c’est qu’en dehors des jours de distributions, elles viennent travailler; l’une coupe, les autres cousent, font des chapeaux, et mettent en ordre le travail effectué, enfin chacune fait sa part donnant gracieusement de sa personne et souvent généreusement de sa bourse, quand les quêtes faites chez les amis n’ont pas été assez fructueuses, car il ne faut pas oublier ce détail: l’ou-vroir marche avec ses propres ressources sans aucun aide du Fonds Patriotique.Jusqu’à présent, l’ouvroir a limité ses bienfaits, aux familles des réservistes ; il veut faire mieux maintenant, car il veut aussi aider tous les malheureux de la colonie Française, dont beaucoup, sont dans la misère par suite de la crise commerciale et industrielle dont la guerre est la cause.Ce sera là un surcroît de charges qui nécessitera un supplément de bon vouloir, le trouvera-t-on?En douter ce serait méconnaître l’âme de la femme française et c’est parce q je nous la connaissons, que nous sommes certains, que nous allons voir grossir le groupe de celles qui se dévouent, et que de nouveaux bienfaiteurs vont avec empressement apporter leur obole à cette oeuvre si éminemment patriotique et Prançaise.Monseigneur l’Archevêque de Montréal qui connaît et bénit notre oeuvre a bien voulu nous promettre sa visite pour mardi le 17 novembré, c’est donc avec le plus grand plaisir que nous invitons toutes les dames et les jeunes filles à venir à l’Union Nationale Française, 71 avenue Viger (347).CANADIAN PACIFIC Express Toronto-Chicago Ls.tiare Windsor.Ar.Toronto (Union).Ar.Chicago.8.45 a.m.10.00 p.m.5.40 p.m.7.35 a.m.7.45 a.m.9.05 p.m.Toronto (rue Yonge) Ls.tiare Windsor.10.50 p.m.Ar.Toronto.8.00 a.m.Trains de jour — Wagons café-observatol-re-nalois et buffet.Trains de nuit — Wagons-observatoire h compartiment et wagons-lits.BUREAUX DES BILLETS! 111-141.St-Jacauaa Fia , = Tal.Bail.Malnllll Hatal Wln La route grimpait en continuels lacets, et de la chaussée lavee par la pluie orageuse de l’après-midi, des sentiers roses s’enfoncaient, mystérieux, parmi les mousses jaunes.Combien de fois, enfant et adolcs-cent, aux vacances, le dimanche, Claude s’était Tendu jusqu’aux Trois-Epis! Sainte-Odile, les Trois-F.pis, les deux sommets religieux qui veillent sur l'Alsace et que chaque année les habitants fidèles gravissent pour s’abîmer pieusement dans sa contemplation! On partait le matin, en bande, une canne ferrée à la main, on I quittait le train à Turkbeim, et de là, à pied, car le tramway n’existait pas encore, on gagnait par les chemins de traverse la hauteur.On entendait la messe dans la chapelle où pendent les naïfs ex-voto; on déjeunait dans la forêt avec le,s provisions apportées, on se promenait, on flâné,it, et le soir, à la nuit sou vent, on redescendait en chantant.Ce qui troublait son coeur, maintenant, il ne le distinguait pas nettement.Quand, à son retour du cimetière, il avait prié les Aubray de le laisser quelques jours encore à Colmar, les assurant qu’ils les rejoindrait un peu plus tard, il cédait, sans l’analyser, à l’émotion qu’il avait ressentie devant les tombes de sa famille.Il ne voulait pas s’en aller: voilà ce qu’il savait, mais H ne savait pas bien pourquoi il voulait rester.Les moqueries irritées des Aubray l’avaient, loin de l’ébranler, entêté dans sa résolution.Us s’étaient séparés de lui avec froideur, bien qu’il jurât de les retrouver, et seul, comme perdu, il avait cherché où diriger ses pas.Qu’est-ce donc qui le retenait si fortement dans un pays naguère si indifférent à son àn,c'?Etait-ce sa richesse?Etait-ce la douceur, la paix, la majesté tour à tour charmante et recueillie de ses paysages entrevus?Etait-ce la grâce accueillante de ses vieilles maisons penchées, souriantes comme de vieilles femmes, et de ses vieilles rues où dans la nuit renais- sent les vieux siècles?Etait-ce toute l’histoire qui planait sur ces plaines et sur ces monts, histoire tumultueuse de gloire?Etait-ec en lui la fierté française qiu pleurait?Etaii-ce la voix de ses morts qui, s’élevant de partout, le ramenait invinciblement à cette terre doiyt il était tait: tout cela peut-être /a la fois, mais sans qu’il le discernât.et, peut-être aussi, un autre sentiment encore plus vague, le besoin in-cortscient de ne pas s’éloigner d’une femme qui s’accoudait à la fenêtre, sc retourna: le gendarme, tout gourmé d'autorité dans sa tu nique verte à parements bleus et son pantalon noir au passe-poil rouge, le cou emprisonné dans le col à galon d'or, la barbe taillée en éventail, sourit avec condescendance et toucha avec sa main gantée de blanc son casque.A l’instant, ce gendarme en évoqua un autre dans l’esprit du jeune homme, celui qur, bien des années auparavant, un Jour, dans une rue de Colmar, l’avait bousculé avec une taloche pour le contraindre à se ranger devant une charrette.Enfant impressionnable, il n'avait éprouvé dans ce geste qu'une injure, qu’il ne pouvait laver et il était rentré en sanglotant chez sa grand'mère qui avait dû le '-oriso-1er, lui expliouer.Il n’avait jamais oublié cet incident, même avec l’âge et lu raison.Faudrait-il qu’aujourd’hui il montât aux Trois-Epis, comme gardé par ce nouveau gardien de l’oppression! 11 chercha s'iJ n’y avait pas quelque part une place vide: il n’y en avait pas.Le tramway, d’une marche plus précipitée, atteignait les sommets ; une vapeur blanche flottait parfois sur le chemin au ras du sol.Et soudain, à un coude de la route, au-dessus des arbres qui dévalaient .jusqu’à une immense prairie verte, -lune grande trouée s’ouvrit.A l’ho- rizon, les montagnes rampantes, accolées l’une à Fautrc, traînaient dans une buée bleue, sur un ciel orangé, leurs sinuosités souples.Un village resserré entre les derniers contre forts reposait ses toits rouges derrière des peupliers qui semblaient se dresser devant lui pour le protéger.Plus loin le cJoeher de Colmar groupait autour de lui la ville, et plus loin encore, la plaine se déroulait, illimitée, avec des ombres, des (lueurs, toute baignée de calme, de mystère, d’innonccnce, pour se confondre à l’infini avec ia douce brume bleuâtre.Une émotion presque douloureuse étreignit Claude : celle beauté, (•’était la beauté de sa patrie qui s’offrait à lui, plus belle que les plus belles, parce qu’elJe était pour lui .plus que toute autre, chargée de sens, parce qu’elle avait formé l’âme de la femme qui l’avait enfanté, l’âme de l’homme qui l’avait élevé, parce que son père et sa mère l’avaient jadis, comme fui, contemplée en tressaillant de la même volupté, parce qu’elle lui parlait un langage unique.pour lui seul.Tout son coeur s’éclaira: il comprenait enfin quelles puissances secrètes, longtemps ensommeillées, réveillaient en lui; il comprenail aussi celle phrase si familière à son pèle: “il n’y a pus de plus beau pays au mon- de”, et qu’il avait souvent raillée.En même temps, l’image précise de Mme Dolnay, telle qu’elle était près de lui, au cimetière, s’imposa à ses yeux.“Comme elJc aimerait cette beauté! Comme elle la comprendrait !” songea-t-il.Elle lui manquait, il la regrettait, et il regardait de toutes ses forces, afin que‘cette beauté pénétrât au plus profond de lui et qu’il en conservât à jamais la mémoire, les larmes mouillaient ses paupières; il essaya de les contenir, mais les larmes, tout de même, coulèrent.Le gendarme lui effleura le bras, et tendant la main vers la montagne et la plaine, vers tout ce qu’on venait de voir et tout ce qu’on verrait encore: —Acli! sehonl sehon! dit-il avec jovialité.El cette fois Claude, qui ne répondit rien, pul se'commander de n • puis pleurer.On arriva aux Trois-Epis quand le jour finissait.Il y avait foule, et Claude vainement demandait aux portiers des hôtels, qui recevaient les voyageurs au débarcadère, s’ils pouvaient le loger: il ne restait plus de chambre.Pourquoi n’avoir pas écril ?Les voyageurs grim-pui,,nl en riant avec leurs amis le raidillon vers les hôtcJs, tandis que les domestiques poussaient les voilures à bras où s’entassaient les bagages.Lui, perdu au milieu de ce bruit, bousculé par les uns, considéré avec un peu de pitié par les autres, demeurait, sa valise à ses pieds, ne sachant où aller ni que faire, et tout à coup désolé.Le douloureux enchantement de 4a montée s’était évanoui: de nouveau, comme après avoir revu la maison familiale, il se sentait sur cette terre, la sienne, seul, horriblement seul.Ne valait-il pas mieux qu’il s’en retournât?—Pardonnez-moi, monsieur, dit soudain quelqu’un on s'approchant de lui; j’ai entendu que vous ne trouviez de chambre dans aucun hôtel.—En effet, monsieur, répondit Claude, qui, tout en hésitant, crut reconnaître l’homme qu’il avait rencontré quehpies jours plus tôt sur la route d’Engviller, parlant avec des paysans.(A suivre) / 12 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 267 U VIE SPORTIVE LA DERNIERE PARTIE DE LA SAISON L’EQUIPE ST.PATRICK FERA FACE AU CLUB DU TORONTO RUGBY AND ATHLETIC ASSOCIATION.— LA JOUTE FINALE AU PARC LANSDOWNE.La dernière partie de la ligue de la saison à Ottawa, sera jouée au parc Lansdowne, demain après-midi, lorsque l’équipe St.Patrick fera face au fameux club du Toronto Rugby and Athletic Association qui s’est couvert de gloire, samedi dernier, en allant battre les joueurs du Hamilton Rowing Club sur leur terrain.Deux semaines de repos ont permis aux clubistes du St.Patrick de se reposer et de se remettre complètement de toutes leurs blessures et indispo-sitioms.Les Irlandais brûlent du désir de descendre dans l’arêne pour remporter leur première victoire de la saison.L’équipe St.Patrick sera au grand complet pour cette joute.George Bush qui s’est démis l’épaule dans la prem'ère rencontre de la saison et qui n’a pu endosser un uniforme depuis cette époque, sera au poste, samedi.Martin Kilt quittera sa position d’ailier pour agir comme quart.Les Irlandais auront aussi les services du fameux talonneur Ken Williams pour «ette joute.Comme les Toronto doivent nécessairement gagner la partie de samedi pour terminer la saison à égalité avec les Hamilton, ils feront, dans l’Union d’Ontario, l’impossible pour vaincre les St.Patrick, samedi.Les Toronto ont de célèbres joueurs dans leur alignement.Il suffit de mentionner les noms de Heffernan un ex clubiste de l’Université, Vivian et DeGruchy, que des experts reconnaissent comme le meilleur talonneur au pays.- LE CIRCUIT SERA MODIFIE DES CHANGEMENTS IMPOR -TANTS SERONT FAITS DANS LA LIGUE DE BASEBALL CANADIENNE.Ottawa, 13.— Les rumeurs circulent depuis plusieurs jours, que le ireuit de la ligue Canadienne de baseball sera de beaucoup modifiée.Iles déficits de certains clubs laissent Soir la nécessité de changements considérables.On prétend que des villes telles que Peterboro, Brantford et Saint-Thomas ne sont pas suffisamment enthousiastes et que par conséquent l’assistance est plutôt mince aux joutes de baseball.Tant qu’à Toronto, la ville est bien assez grande, mais les magnats n’ont pas donné les garanties voulues, l’an dernier, et de ce fait la ligue fut maintenue principalement par les deux clubs suivants: Ottawa et London.Les meilleurs résultats seraient obtenus en réorganisant le circuit de la ligue Canadienne, tel que l’entendent les promoteurs de ce nouveau projet-Suivent les noms des villes qui entre raient dans le circuit et dont le chiffre global des populations dépasserait le million: Montréal, Ottawa, Hamilton.London, Syracuse, N.-Y., et Utica, N.-Y.Le circuit de la ligue ainsi formé sera t parfait.Les facilités des communications de chemin de fer sont excellentes.Ottawa et Montréal sont séparées par une distance d’environ 100 milles; London et Hamilton environ 00 milles et Utica et Syracuse par environ 50 milles de distance.Avec du baseball le dimanche dans les villes d’Ottawa et de Montréal le circuit de la ligue serait parfait.Les promoteurs de cette nouvelle-ligue (car il est presque entendu que le nom de ligue Canadienne disparaîtra) sont à étudier ce nouveau projet et d’ici à quelques jours ils feront leurs préparatifs afin d’aller s’entendre avec les magnats de toutes les villes désignées dans le nouveau circuit.CETTE NOUVELLE LIGUE DE HOCKEY LK PRESIDENT DU NATIONAL, M.CARON, PROJETTERAIT MAINTENANT LA FONDATION D UNE LIGUE COMPOSEE DE CLUBS DU CANADA.Ottawa, 13.—Quoique les gérants les pal i noirs de Boston et de New-York aient informé M.A L, Caron lu National, de Montréal, que ces villes ne seront pas représentées, 1 hiver prochain, dans la nouvelle ligue de hockey professionnelle :iont il projette la fondation pro-chaîne, le président de la grande Association Athlétique Cnnadienne-Irançaise de la Métropole, est aussi optimiste que jamais.Il a maintenant abandonné l’espoir d’inclure Boston et New-Yck dans la nouvelle ligue, mais il compte organiser un circuit compose de deux clubs de Montréal, un club de Toronto et Ottawa.La rumeur voudrait que Art.Ross, l’ancien joueur de défense des Wanderers, soil intéressé dans la nouvelle ligue.Il appert qu’un émissaire de M.Caron est venu à Ottawa dans le but de “ tâter le pouls ” de certains professionnels locaux.Ces derniers se tiennent sur une prudente réserve.La National Hockey Association prendra une latitude de défense à sa réunion, ce soir, à Montréal.L’IMBROGLIO DU BASEBALL PROFESSIONNEL LE PRESIDENT GILMORE CROIT AVOIR TROUVE LE MOYEN DE REGLER LE DIFFEREND,—FUSION DES LIGUES FEDERALE ET NATIONALE.Chicago, 13 — Dans une interview donnée ici, hier, James A.Gilmore, Je président de la Ligue Fédérale, a exprimé l’opinion que Ja paix entre la ligue "outlaw” et le baseball organisé était à l’horizon et que les négociations à cette fin seraient probablement conclues aujourd’hui à une conférence à Chicago entre le président Garry Herr- j mann, de la Commission Nationale, ' le président Ban Johnson, de la Li-j gue Américaine, et le président : Charles H.Weeghmam, des Chicago, de la Ligue Fédérale.11 a déclaré que si les projets à l’étude étaient réalisés, le contrôle des Chicago, de Ja Ligue Nationale, serait acquis par Charles Weeghmam et ses associés, et que le club jouera sur les terrains de la Ligue Fédérale, dans le nord de la ville, M.Gilmore a aussi dit que le nouveau club comprendrait les meilleurs joueurs des Cubs et des Fédéraux.Au nombre des déclarations importantes faites par M.Gilmore figurent celles-ci : Aucune ville n’aurait plus de deux clubs, l’an prochain, en vertu de la réorganisation des circuits ; les clubs de la Ligue Fédérale non absorbés par la ligue majeure dans la réorganisation seraient incorporés dans une autre ligue avec un nouveau nom ; la Ligue Internationale ne serait pas représentée à Baltimore, Buffalo et Pittsburg ; Garry Herrmann n’a pas agi comme simple individu dans ses conférences avec le président Weeghmam pour discuter les moyens d’obtenir la paix ; l’Association Américaine et la Ligue Internationale obtiendront une meilleure classification.Quoique le président Gilmore ait refusé de parler davantage concernant les projets de paix, on dit que les plans à l’étude comportent la fusion des clubs des Ligues Nationale et Fédérale à Chicago, Saint-Louis et Brooklyn, et l’organisation de deux ligues majeures de moindre importance, dont l'iine comprendrait des clubs de l’est et l’autre des clubs du centre des Etats-Unis.DANS LA LIGUE MONTEFIORE Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries de cette ligue de quilles:.Eurekas.Caplan.145 148 121—414 Ornstein .• • 157 191 154—503 Shapiro .• * 104 144 148—456 Kert .¦ ¦ 108 191 178—477 Breen .101 151 158—470 Totaux., # 735 825 759 2319 Prominia.Cohen .» • 137 104 174—4Î 5 Glickman .• • 159 157 152—418 Friedman .103 135 103—401 Hirsch .¦ • 157 148 109—414 Gittleson .108 104 .—212 Siseman .« 4 .135—136 Totaux.« • 724 678 673 2045 Zionists.S.Resch .• • 186 146 120—452 Shatz .• • 141 160 166—468 Fenster .V • 178 125 150—443 Leavitt .• • 117 174 166—457 J.Resch .• • 148 132 151—431 Totaux.760 737 754 2251 Montefiore Circle.Austro .121 110 128—359 Gittleman .• • 134 104 147—385 Dovia .•’ • 102 « • • .—102 Lobel .• • 151 153—304 Garfinkle .• • 133 137 152—422 Bernfeld., • • 196 128 130—454 Totaux.• • 086 630 710 2026 Y.M.H.A.Sourkes .• • 142 134 169—445 M.Kirsch .• • 123 127 .—270 M.Frank .• • ¦ .98— 98 E.Goldstein • • 135 154 128—417 F.Garfinkle • • 146 174 139—459 A.Sourkis.• » 131 147 166—444 Totaux.• • 677 756 700 2133 Brokers.Addelstein.• • 104 • • • 123—227 Lefkovitch .107 173 125—405 Rosenburg .• • 160 125 151—436 Rotchild .• • 130 108 127—374 J, Block .• • • 95 .— 95 Greenverg .• • 123 124 144—391 Totaux.• • 633 625 670 1928 LIGUE MONTREAL-OUEST.Giants.Nibcrveau .• • 141 111 .—252 E.Finnerty.• • 120 148 158—426 E.Barclay .• • 118 180 157—455 R.Scott .185 129 153—467 C.D.Schnebly.98 144 1C4—406 E.J.Ker .• • .142—142 Totaux.• • 662 712 774 2148 Pirates.W.Ladd .113 162 125—400 W.Palmer .124 100 127—351 W.Forrester 4 • 152 120 189—461 B.Jarvis .• • 146 156 118—420 M.Finnie .• • 122 141 118—381 Totaux., .657 679 677 2013 Athletics A.Fyfe .147 194 136—477 W.F MacDonnell 164 154 104—422 A.B.Otter .129 122 133—374 E.J.Garrigan.109 179 128—410 J.F.Briggs • • 180 210 122—512 Totaux.• 729 849 623 2201 RAOUL EGAN EST EN TETE DE LA M.B.A.L’EQUIPIER DU CANADIEN EST EN PREMIERE POSITION POUR LA MOYENNE.— NAP.LABELLE EN QUATRIEME PLACE.— POSITION DES CLUBS ET POURCENTAGE DES JOUEURS.Les amateurs de quilles peuvent constater le travail fait par nos quilleurs depuis le commencement de la saison en consultant les tableaux ci-dessous.Les clubs Stranchan et M.A.A.A., ont quelque peu désappointés leurs partisans et tout fait prévoir que le championnat sera remporté cette année par une équipe canadienne-française, le Canadien ou le National.S’il en est ainsi ce sera la première fois qu’un club “Ca-aayen” remporte le championnat.Napoléon Labele du National, qui est arrivé bon premier ces deux dernières années pour la plus haute moyenne dans les séries de la classe “A”, est maintenant en quatrième place, tandi que Raoul Egan, du Canadien, est monté en première position à la suite des parties de lundi soir dernier alors qu’il fit un grand total de 6C0 points pour ses trois “strings”.Bunty Desautels, du Bel-more, autrefois du Canadien, est en deuxième place avec 188.3.La position des clubs et la moyenne des dix premiers de chaque classe sont les suivantes : POSITION DES CLUBS Classe “A” G.P.PC.Canadien 7 2 .778 Belmore (i 3 .607 National G 3 .607 Steele ;> 1 .556 M.A.A.A 4 .556 Strachan 4 5 .444 R.R.Y.M.C.A 2 7 .222 Caledonia T 8 .in Classe “B” Division No 1 G.(>.PC.Canadien 1 .889 Steele 7 2 .778 M.A.A.A.Stars .r> 4 .556 Windsor No 1 .4 5 .444 Caledonia .1 5 .444 R.R.Y.M.C.A.Rouge .3 6 .333 0 .333 Royal No 1 .2 7 .222 Division No 2 G.l>.P.C.Royal Family .0 3 .667 Strachan () 3 .667 R.R.Y.M.C.A.Bleu .5 4 .556 M.A.A.A.Clubs .5 4 .556 Windsor No 2 .2 4 .333 Beaver *> 4 .333 Royal No 2 ï 5 .167 Classe “< Division N o 1 G.p.P.C.Caledonia No 4 .5 i .833 M.A.A.A 5 i .833 Windsor 5 4 .556 Heaver 3 3 .500 Caledonia No 7 .3 6 .333 Caledonia No 3 ., 3 0 .333 Caledonia 0 .333 Division N o 2 G.P.P.C.Caledonia No 5 .8 1 .88!) Steele 8 1 .889 Caledonia No 1 .7 2 .778 Canadien r> 4 .556 National 3 0 .333 Caledonia No 0 .3 0 .333 Caledonia No 8 .1 8 .111 Tramuys 1 8 .111 MOYENNE DES JOUEURS Classe “A”.P.Pis.Moy.R.Egan.9 1707 189.7 C.Desautels.9 1695 188.3 A.Blondeau.9 1646 182.9 N.Labelle.9 1644 182.7 P.Boulianne.6 1080 180 W.A.Bryson.9 1016 179.6 A.G.B.Darling!) 1074 179 Ed.Pelletier.9 1608 178.7 A.Barbant.9 1607 178.6 A.Plante.!) 1590 176.7 Classe “B”.P.Pts.Moy.O’Meara.9 1610 179.6 A.Bolduc.6 1065 177.6 Rydberg.7 1232 176 Kaufman.9 1577 175.2 Cook 9 1567 174.1 F\ Charbonnier 0 1043 173.8 Johnson, Payne 9 1561 173.4 E.Paradis.9 1555 172.8 A.Balthazar.(i 1035 172.5 E.Flower.6 1029 171.5 Classe “C”.P.Pts.Mov.Costigan.6 1097 182.8 J.Cardinal.9 1567 174.1 M.Darling.6 1040 173.8 P.Fawley.6 1037 172.8 Picher.6 993 165.5 H.Morin.6 989 164.8 P.Mahoney.9 1470 163.3 Wilson.9 1467 163 Bell 9 1447 160.8 .1.Horsfall.9 1449 161 * LE- Dimanche, à 10 heures, dans leur nouveau local, à 250 rue Amherst, coin Ste-Catherine, aura lieu une assemblée générale des raquetteurs du National.Cette magnifique salle, généreusement mise à la disposition du club de raquettes par les directeurs de l’Association, étant d’accès facile, permettra à ses membres de s’y réunir (ous les soirs et d’y inviter leurs amis.A.RACK'OT, Secrétaire.LA FRANCE SERA BIEN REPRESENTEE AUX SIX JOURS LA COURSE QUI SERA DISPUTEE AU MADISON SQUARE GARDEN, DU 16 AU 21 NOVEMBRE, PROMET D’ETRE TRES CONTESTEE.New-York, 13.— La course de six jours qui se disputera à Madison Square, du 16 au 21 novembre, conservera, malgré la guerre, son caractère international.La France sera représentée dans la grande course annuelle par les équipes Sérès-Parent et Dupuv-Rousseau.La guerre a fait dans le snort et dans le cyclisme en particulier de nombreuses victimes.Parmi les Français tués au champ d’honneur, nous relevons les noms de Léon Didier, qui courut si brillamment tout l’été à Brighton Beach, Poulain, La-pize, Perchiest et F’rançois Faber; les coureurs belges, Lucien et Marcel Buysse et Cyril Vanhouwaert sont également tombés sur le champ de bataille.La course promet cette année d’etre aussi intéressante que les années précédentes et il y aura foule pour acclamer les courageux coureurs.Le départ sera donné lundi matin à minuit et une minute.Demain soir, Sérès se rencontrera derrière motocyclette avec Wal-thour, Carman et le Belge Linart.A LA PISTE DE PIMLICO 1ère course, Handicap, 3 ans et plus, .$500, six furlongs : 1er Hester Prynne, llü, McCahey, $5.10, place $3.10 ; 2ème Springboard, 104, Mc-Taggart, place $6.90 ; 3ème, Ten Points, 115, Butwell.Temps, 1.12 3 5.Emerald em a aussi couru.2ème course, handicap, steeplechase, 3 ans et plus, $600, 2 milles : 1er, Senegambian, 143, N.Brooks, straight $6.30, place 3 20 ; 2ème, F.A.Stone, 132, F.Williams, place $4.40.Temps, 4.00.3ème course, Handicap, 3 ans et plus, $1,500, 1 mille et six furlongs : 1er, Flying Fairy.107.McTaggart, $9.20 ; 2ème, Buskin, 116, Fairbro-ther ; Sème, Tactics, 96, Smyth.Temps, 3.01 3-5.lème course, Handicap, $500, six furlongs : 1er, Glint, 106.Andrews, straight $5.90, place $3.50, show $3.20 ; 2ème Gold Cap, 103, Connors, place $3.20, show 82.60 ; Sème, Frank Hudson, 94, McAtee, show $5.90.Temps 1.14.Besoin, Bencdie-tina, Ancon et Otta Floto ont aussi couru.5ème course, The Glenmore, handicap, 3 ans et plus, $700, 1 1-2 mille : 1er, Good Day, 109, Buriin-game, $3.60, place $2.90, shorn $2.30 ; 2ème, Ambrose, 103, Ambrose, place •84.70, show $3.20$ ; Sème, Billie Baker, 108, Troxler, show, $2.80.Temps, 2.36 1-5.Col.Holloway et Tny Pay ont aussi ''ouru.fième course, Maidens, 3 ans, $500, six furlongs : 1er, Herbert, Temple, 112, Butwell, straight $12.80, place $5.70, show $5.,0$9 ; 2ème, Volant.104, Alex, place $7.90, show $5.30$ ; Sème Carlone, 112, McTag-grat, show $6.80.Temps, 1.14.Uncle Bryn, White Métal, Watertown, Anxiety, Kopje, Cliff Keen ont aussi couru.7ème course, 6 furlongs: 1er, Joe Finn, lit, Buxton, $5.90, $3.70$, $2.80 ; 2ème.Duk’s Pet, 10$1, Shilling, $4.20, $3.70 : 3ème, Delaney, 111, Burlingame, $3.30.Temps, 1.14 2-5.Daisy Platt, Brandywine, Deduction, Springmass.Pontefract, Husky Lad, Moncrief, Uncle Jimmy et Fordman ont aussi couru.-»- POUR LA COUPE McCALLUM Québec, 13.— Les amateurs québécois sont fort désappointés du fait (jiie les clubs de Montréal ne s’empressent pas de venir à Québec, pour y disputer le trophée Mc-Callum au National.Plusieurs défis restent sans effet aucun.La visite des Strachan, qui était attendue, il y a peu de jours, aurait certainement donné au public de Québec la satisfaction de voir des parties jouées avec beaucoup d’adresse.Ce dub a pu faire 2,543 points contre le Canadien, cette semaine, mais il a cependant perdu les trois séries.Le Canadien a réalisé un total de 2,736.Egan, notamment, a fait 600, divisé comme suit: 20(1.224.236.Il semble, cependant, que les détenteurs de la coupe McCallum ont de belles chances de gagner de nouveau, en jouant pour ce trophée.La veille du jour désigné pour la visite des Strachan, les cinq meilleurs scores obtenus dans un exercice de huit hommes, des National, se sont élevés à 2,800 points.Le club qui possède actuellement la coupe McCallum est assurément capable de soutenir une belle lutte, même contre ses plus forts rivaux de Montréal.CERCLE IMPERIAL CANADIEN HOCKEY.— Il a été décidé à l’assemblée annuelle que le Cercle n’aura pas de club de hockey cette saison.Prière aux intéressés d’en prendre avis.QUILLE.— Grande pratique du club de quilles samedi soir sur les allées du Canadien à 8 heures, entre la classe “A” et “B”; que tous les joueurs y soient présents.Pour information, s’adresser à G.A.Payment, 846 De Saint-Valier, Montréal, ou par téléphone, Main 344, entre 11 à 1 heure.L’ASSEMBLEE AURA LIEU A OTTAWA Pour la première fois dans l’histoire d ¦ l'Union d’Anudcurs Athlétiques du Canada, rassemblée annuelle de ('('Ile organisation sera tenue à Ottawa, «e 5 décembre.Lu majorité des dirigeants de l’Union se sont prononcés en faveur dé la Capitale.L’assemblée aura lieu au Château Laurier.UNE REDUCTION DE SALAIRES LA COMMISSION NATIONALE APPROUVE LA RECOMMANDATION QUE LES SALAIRES DEVRAIENT ETRE COMPATIBLES AVEC LES RECETTES.Omaha, Nebraska, 12.— Une réduction générale de 20 pour cent dans la limite des salaires des clubs des ligues mineures a été recommandée, hier, par le comité chargé de la refonte de la constitution de l’Association Nationale des ligues de baseball professionnelles.Cette recommandation a été adoptée en autant qu’elle affectait les ligues de la classe “A” et “B”.Les ligues dans la classe “A-A” ont obtenu la permission de remanier leur échelle de salaire en conformité avec leur situation particulière et les ligues dans lu classe “C” et “D” devront en venir à une décision aujourd’hui.La recommandation du comité a suivi un discours de Garry Herrmann, le président de la Commission Nationale, au cours duquel il a déclaré que les ligues de base-bail organisé devraient avoir une limite de salaire compatible avec les recettes.Le président Herrmann a passé en revue les résultats financiers de Pan-née et a déclaré qu’il était urgent de prendre des mesures drastiques pour le maintien du base-bail organisé.“Il doit y avoir une plus grande économie dans l’administration du sport nationale”, a déclaré M.Herrmann.Le petit club d'une ligue a le droit à la même protection que le plus fort club d’une ligue majeure.La limite de salaire devrait être établie, non en compatible avec le revenu du plus pépins fort club dans la ligue, mais compatibe avec le revnu du plus petit club.L’échelle des limites de salaire présentée par le comité sur la revision de la constitution comportait les limites suivantes : Ligues de la classe A.A., $5,000; classe A, Southern Association, $3,-200; Ligue Western, $2.800; classe B, $2,000; Classe C, $1,200; Classe D, $1,000.En ce qui concerne la limitation du nombre des joueurs, voici les décisions: clubs de la classe A.A., 28 pour les vingt premiers jours et 15 durant la saison; classe A, 26 et 15; classe B, 24 et 14; classe C, 22 et 12; classe D, 22 et 12.La Ligue Canadienne avec un club à Erié, Etat de Pennsylvanie s’est ressentie des effets de la guerre européenne, mais les officiers de cette ligue ont déclaré qu’ils s’attendaient d’être en mesure de continuer en 1915, bien que la permission leur a été accordée pour conserver leur classement s’ils abandonnaient momentanément le sport.L’EQUIPE DU McGILL SERA REMANIEE Hilliary Bignall, qui a figuré sur le McGill en 1912, a eu une entrevue avec les officiers du club hier après-midi.Ces derniers font Pim-pqsisble pour decider Bignall à joindre l’équipe s’il y a une partie de détail avec le Varsity cette saison et ce joueur a promis de donner sa réponse cet après-midi.Un remaniement sera fait sur l’équipe de l’université montréalaise pour la joute de demain contre le Queens.Ea défense sera la même qui fut opposée au Varsity lors de l’ouverture de la saison.Quilty jouera à l’arrière et Paisley, Laing et Jeffreys seront les demis et Montgomery te quart.Les changements seront faits sur la ligne d’at)ique et ceci devrait aider le McGill.' De-nruth, qui a j’oué dans la mêlée la semaine dernière, figuera au milieu demain tandis que Kennedy sera raccuie et Seath jouera comme extérieur.Les mêlées seront Brown, Greenwood et McCall; Reid et Ross seront les ailiers d’intérieur.Le terrain sera en mauvaise condition mais cela n’aura pas l’effet de nuire au McGill car nos etudiants pratiquent depuis deux jours Sur la neige.Les deux équipes s’aligneront comme suit demain après-midi: McGill.Quilty Paisley Laing Jeffreys Montgomery Brown MrColl Greenwood Reid Ross Williamson Dcmuth R.Laing Seath Arbitre—è jeu, E.O.SI Arrière Demi Demi Demi Quart Mêlée Mêlée Mêlée Intérieur Intérieur Milieu Milieu Extérieur Extérieur .J.Morris ter.Queens.McQuay Hill Hazlett Rowlands Quigley White Kennedy Slynn Pilgrim Ellis Burwell Ereida Box Mac don aid iu juge du M.A.A.A.VS ARGOS L’équipe de la M.A.A.A.a eu sa dernière pratique hier soir en vue de la joute de demain à Toronto contre les Argonauts.Les “boys” de Wcstmount sont confiants et l’entraineur McEvemie a promis aux directeurs de l’association que son club reviendrait victorieux.L’alignement de demain sera le suivant : Argonauts.Montréal.Murphv Arrière Cameron E.Smith Demi Tucker Holmes Demi Saunders O’Connor Demi Harwich Mills Quart Doty Simpson Mêlée Ilercovitch Davidson Mêlée Brebner Patterson Mêlée Trenholme Foster Intérieur Roberts McFarlane Intérieur Mathewson Mottler Milieu Abinovitch Burkhart Milieu Pottieary Murray Extérieur Green Knight Extérieur Dawson Arbitre, Clancy.Eddie Phillips; Tom PAS A OTTAWA Ottawa, 13.— L’espoir que des centaines de sportsmen locaux en-tretenaient de voir la partie décisive pour le championnat de l’In-ler-Collégiale entre les McGill et les Varsity de Toronto jouée au pare Lansdowne, le 21 novembre, a clé dissipé, hier après-midi.L’allocation de colle date au Ottawa Intermédiaire faite au début de la saison a été ratifiée à la séance des contrôleurs, hier après-midi.iWÆk v CITÉ DE MONTRÉAL Vente à l’enchère de matériaux de démolition Sur les lieux, à la date et à l’heure ci-après mentionnées, seront vendus à l’enchère tous les matériaux de démolition des bâtisses suivantes: Jeudi, le 19 novembre, 1914, à 10.30 a.m.Les bâtiments situés sur le lot du cadastre No 1419 et portant les Nos civiques 33a-39 rue McCord, du Quartier Sainte-Anne.Jeudi, le 19 novembre, 1914, à 2.15 p.m.Les bâtiments situés sur le lot du cadastre No P.156 Sub.-25, et sise coin des rues Gilford et Papineau, du Quartier Saint-Denis.Jeudi, le 19 novembre, 1914, à 2.30 p.m.Les propriétés en rapport avec l’expropriation du Boulevard Saint-Joseph situées comme suit: Quartier Saint-Denis.Cadastre Subd.Nos civiques Rue Cadastra Subd.Nos civiques Rue 197 27-33 Z81-233 Bout.St Jos.325 457-8 1453-59 St André 197 27-33 809-813 Drolet 331 P 110 413- Bréboeuf 198 32 1381-83 St Denis 331 P.108 399- Bréboeuf 198 32 1385-87 St Denis 331 107 385- Bréboeuf 198 14 1382-82a St Denis 329 249-1-250-1 428-32 Bréboeuf P319 145-47 Carrières C.329 250-2 484-38 Bréboeuf P31Ü 1B9- Carrières 331 137 391-403 Chambord 325 389 1651-53 St Hubert 331 PI 64 400- Delanaudière 325 388 1647-49 St Hubert 339 546 893-95 Boul.St J os.325 351-1 1652-54 St Hubert 339 463-455 865-71 Boul.St Jos.825 352-1-3 1656-58 St Hubert 339 549 880-82 Boni.St Jos.325 352-2-353-1 1660-62 St Hubert 339 549 403-5 Marquette 325 397 1689-91 St Hubert 339 552-3 902-10 Boul.St Jos.325 381-2 1700-06 St Hubert 339 555 399-101 Marquette 325 158 1451- St André 339 455 398-400 Marquette Les conditions de la vente, ainsi que tous les renseignements dont on aura besoin pourront être obtenus au Bureau du Surintendant des Achats et des Ventes, à l’Hôtel de Ville.Conditions quant au prix: ARGENT COMPTANT Un pour cent payable pour droits de Gouvernement.Les autres conditions seront soumises lors de la vente et devront être acceptées par l’acquéreur.Par ordre du Bureau des Commissaires, L.-N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 6 novembre, 1914.Aux jeunes N'oubliez pas râtelier du DEVOIR pour l'impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.* .* .* Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, an outillage complet et moderne.' .’ Atelier d’imprimerie : Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impres- 43 rue Saint-Vincent "w7 “ LE DEVO R A TOUS TÊLMA1N: 7461 Célérité, Prix modérés, Travail parfait.Les Intermédiaires, dont les dépenses sont payées par le bureau de direction des Ottawa, ont consenti de mettre l’après-midi du 21 novembre à la disposition des seniors.Conséquemment, au lieu de voir les deux meilleurs clubs de l’Union Inter-Collégiale aux prises pour le championnat, le public aura un spectacle qui leur sera fourni par les Saint-Patrice et les Ottawa jouant pour la suprématie dans le monde de rugby local.Les Ottawa ont pratiqué hier après-midi au parc Lansdowne.La plupart des joueurs étaient présents.L’equipe partira pour Hamilton, vendredi soir.LA PRESIDENCE DE LA N.H.A.Ottawa, 13.— La rumeur circule en cette ville que M.Louis Rubinstein sera appelé à remplacer M.Tom Yates Foster comme président de la N.H.A.Frank Shaughnessy a été avisé par le club Ottawa de voter pour M.Louis Rubinstein.L’assemblée annuelle du club local aura lieu ce soir à Montréal.ARRESTATIONS DE TURCS ET D’ALLEMANDS Hamilton, 13.—Sept Turcs ont été arrêtés, ce soir, à l’extrémité est de la ville, comme prisonniers de guerre.Ces arrestations ont été faites à la suite d’un ordre général de placer tous les Turcs sons bonne garde.Toronto, 13.—Otto Baumann, un Allemand, a été arreté et conduit aux baraques, aujourd hui.Lu police refuse de dévoiler les motifs de son arrestation.SIR WALTER GfLBEY Londres, 13.—Sir Walter Gilbey, universellement connu dans le monde de l’équitation, est mort hier.PROJECTEURS ELECTRIQUES DANS LES GLACIERS L’une des plus grandes attractions pour les touristes qui visitent les chutes Niagara, est peut-être les puissants projecteurs électriques qui font miroiter leurs rayons sur les eaux écumantes de la cataracte, et procurent ainsi aux yeux éblouis les effets de lumière les plus merveilleux.On vient de former le projet d’ériger un système semblable à Banff la capitale des Rocheuses.Canadiennes.Une foule de puissantes cataractes qui roulent leurs eaux dans les environs, pourraient fournir l’énergie nécessaire à alimenter ces projecteurs, dont on enverrait la lumière sur les immenses glaciers qui entourent Banff.Si cette idée est mise à exécution, cet endroit deviendra fort populaire pour les beautés dont l’oeil du touriste pourra y jouir.-e- LA TERRASSE FRONTENAC (Do notre correspondant) Québec, 12.— Les travaux de reconstruction de la terrasse Dufferin, partiellement incendiée au cours de l’été dernier, se poursuivent activement.La section incendiée sera terminée dans trois semaines et l’autre section sera complétée au cours de l’hiver de sorte que toute la terrasse sera réouverte au public dès le printemps prochain.—- LES CONSERVATEURS ____DE DUNDAS Toronto, 13.—Irwin Hilliard, avocat de Marrisberg, a été chobsi candidat conservateur du comté de Dundus.corne .successeur de feu sir James Whitney à la législature.La convention a été tenue ici aujourd’hui.73 VOL.V.— No 267 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1914 COMMERCE ET FINANCE L’ASSOCIATION DES BANQUIERS ELLE PROCEDAIT A L’ELECTION DE SES OFFICIERS, REUNIE EN ASSEMBLEE GENERALE, HIER, A TORONTO.Toronto, 13.— L’assemblée gêné raie ordinaire de T Association des Banquiers Canadiens (Canadian Bankers’ Association) a eu lieu 'ci, hier.Les directeurs-gérants des banques canadiennes, qui constituent le corps principalement actif de ciation.avalent eu plusieurs fois l’occasion de se réunir, de sorte qu’il restait peu de questions à débattre, en déhors de l’élection des officiers.Le colonel D.R Wilkie a été réélu président de l’Association.Aucun changement n’a été proposée dans l’exécutif, étant données les lourdes responsabilités qui incombent à l’Association, à l’heure actuelle.Parmi ceux qui ont assisté à la réunion on a remarqué Sir Edmund Walker, K.C.V.O., prés dent honoraire; Sir Frederick Williams-Taylor, vice-président; MM.Geo.Burn, vice-pré sident; E.L.Pease, vice-président; John Aird, T.F.How.B.B.Stevenson, N.Lavoie, G.P.Scholfield, C.A.Bogert, G.H.Balfour, W, D.Ross, H.A.R’chardson, Joseph Henderson, B.Liman, Jas.Mason, H.B.Mac-Kenzie.E.C.Pratt, F.H, Marsh, J.P Bell, T.E.Merrett et Tancrède Bienvenu.M.W.G.Moore, qui, depuis la démission de feu John P Knight, agissait comme secrétaire de l’Association, aura pour successeur G.W.Mor-ley, qui occupera la pos tion en permanence, avec des pouvoirs plus étendus que jamais.Le Comité exécutif de l’Association, pour l’année 1914 1915.est a’nsi formé: le colonel I).R.Wilkie, président; George Burn.Alexander Laird, E.L.Pease, Sir Frederick Williams Taylor, vice-présidents; MM.E.F.Hebden.T.F.How, B.B.Stevenson, G.P.Schofield, C.A.Bogert, G.H.Balfour, N.Lavoie, H.A.Richardson.Tancrède Bienvenu, le colonel James Mason, H.B.Mackenzie, J.Turnbull, E.C.Pratt.G.T.Clarkson, C.A., expert-comptable.LA BRAZILIAN TRACTION ELLE ENREGISTRE UNE AUGMENTATION DE SON REVENU DURANT LE MOIS DE SEPTEMBRE.Comme tpour le mois d’août, les recettes de la Brazilian Traction, L ght and Power Company, pour le mois de septembre, sont calculées en monnaie indigène.Le change brésilien sur Londres a subi des fluctuations telles que la situation de la Compagn e ne l’Asso- Pourra't ftre supnutée par aucun autre procédé; mais la Compagnie a vendu à New-York du café à un prix sensé pouvoir convertir son revenu en monnaie américaine sur un pied d environ 15d.par milreis.En septembre les recettes brutes de l’amalgamation ont atteint 6 millions 96 940 milreis.en augmentation de 68,862 milreis.Les dépenses d’exploitation se sont élevées à 2 millions 552.380 milreis, en diminution de 101,-988 milreis et les recettes nettes se sont présentées à 3 millions 544 560 milre s, soit une plus-va.ue de 170,850 milreis.Pour l’année, jusqu’à ce jour, les recettes brutes ont fait ressortir une avance de 1 million 346,273 milreis, et les recettes nettes une augmentation de 2 millions 704,071 milreis.La fiche accompagnant le rapport mensuel dit que toutes les remises de la Compagnie ont été faites sur un pied de 14d.par milreis.LES COMPENSATIONS ELLES ENREGISTRENT DE NOUVEAUX FLECHISSEMENTS.— TOUTEFOIS, LES MOINS IMPORTANTES VILLES NE SONT QUE LEGEREMENT AFFECTEES Les compensations des banques des principaux centres du Canada, pour la semaine terminée hier, continuent de refléter le ralentissement général des affaires.Le “Devoir” donnait hier le résultat obtenu à Montréal.Los compensations de Toronto sont en inoins-value de plus de 7 millions, tandis que Winnipeg rapporte une diminution d’environ 10 millions, par comparaison avec là huitaine correspondante de l’année dernière.Les moins importantes villes semblent jouir du commerce moyen ordinaire à ta saison.De légères pertes ont été subies par Ottawa, Québec, Halifax et London, alors que Saint-Jean, N.B., fait ressortir une modique augmentation.Voici un tableau synoptique des compensations de la semaine, comparé avec les chiffres de la même période de l’année passée : 1914.Dimnu.$48,466 6911 $11,689,761 .36,891,429 .37,889,164 .4,132,354 .3,445,444 1,852,396 1,619,152 1,520,929 LE FROMAGE IL SE VEND 11 7-8 SOUS, A MONTREAL, ET 14 11-16 SOUS A VANKLEEK HILE, ONT.A la réunion de la Société Cooperative Agricole de Québec, tenue hier dans l’édifice du Board of Trade, on a offert 1.543 boites de fromage, dont la maison Hodgson Bros., s’est portée acquéreur pour 599 boîtes de haut choix, blanc, à 14 7-8 sous et 460 boites de bon choix, blanc, à 14 13-16 sous; G.1).Warrington, 405 boîtes de blanc.No 3 à 14 11-16 sous et A.J.Brice.79 de haut choix coloré à 14 7-8 sous.Brockville, Ont, 13.— Les offres enregistrées onl été de 1,116 boites soit une diminution de 576 sur la semaine dernière.Trois cent trente neuf boites ont été vendues à 14 13-16 sous.Vankleek HiM.Ont., 13.— On a enregistré 925 boites de fromage blanc et 200 boites de coloré à la foira hier.Le tout a trouvé neurs à 14 11-16 sous.C’est la nière foire de la saison.BOURSE DE MONTREAL UNE NOUVELLE NOMENCLATURE DES COURS MINIMA EST PUBLIEE, RETABLISSANT UNE CERTAINE PARITE ENTRE MONTREAL ET TORONTO.La Bourse de Montréal a rendu public, hier, en date du 11 novem-üre, une nouvelle nomenclature des cours minima, rajustant i.es différences existant entre les premières cotes, publiées par les bourses de Toronto et Montréal, et la présente.En comparant les deux listes, on pourra constater les modifications effectuées.Ces modifications ont été apportées afin d’établir une certaine parité entre la cote de Toronto et celle de Montréal.Effectivement, dans toute la nomenclature des actions et des obligations des deux marchés, cinq seulement diffèrent.' Le Brazil demeure à 54 à Montréal contre 53 à Toronto; le Detroit Railway marque 1-2 et le Toronto Railway 1-8 de plus à Montréal qu à Toronto.Il a aussi une légère différence dans les cours du Packers et du Crown Reserve.Le tableau suivant indique les modifications apportées dans la cote de Montréal depuis la publication des cours minima, au 15 octobre: TRIBUNAUX CIVILS LE SILENCE ESTJ)’0R.LA COMPAGNIE DE THE SALADA INTENTE DEUX ACTIONS EN DOMMAGES DE $100,000 DONT L’UNE CONTRE LA “PRESSE’ ET L’AUTRE CONTRE LECHE-VIN VAN DELAC.LA CROIX ROUGE 45 oct.11 nov.B.C.Packers .110 105 C.G.Electric .Can.Loco .92 .53 91 33 Do.priv.91% 78 C.Reserve .1.10 1 05 Duluth S 62 Od Mackay, priv.51 *(>0 Penman-; 40 •49 Russell .32 G 10 Do.priv.Sans cours 25 Saw ver à! .49 25 Do.priv .85% 69 Stell C.C.priv.73 69 Twin City .95 •93% Banques— 227 Dominion.Sans cours Hamilton .Sans cours 201 Imperial .Sans cours 210 Merchants .177 *180 Standard .Sans cours 215 pre- der- LE PRIX DU SUCRE LES RAFFINEURS ATTRIBUENT AUX DROITS DE DOUANES LA HAUSSE DU PRIX DU SUCRE.Montréal , Toronto .Winnipeg .Ottawa .Québec .Halifax .London .Saint - Jean Augmentation.7,391,040 10,346,259 137,686 258.773 109.094 66,169 *34,954 En réponse aux critiques de la presse au sujet de la différence ex's-tant entre le prix du sucre à Montréal et à New-York, les raffineurs- disent que les cours ne sont pas trop haut et qu’ils doivent mêm» une partie de leurs bénéfices.La comparaison disent-.s, serait plus juste avec la Grande-Bretagne, où le prix est de $6 52 par cent livres, après payement d’environ 40 sous par cent livres en droits de douanes.Au Canada, 1?raffineur ne réalise que $6.25 et paye $137 1-2 à la douane, ‘Corrigé depuis le 15 octobre, mais avant la publication de la nouvelle .liste.MARCHE AUX ” PROVISIONS près LA DOME MINE ELLE FAIT RESSORTIR UN RENDEMENT SUPERIEUR EN OCTOBRE.' — COMPARAISONS.Le rapport de ta Dome Mine, pour le mois d’octobre, fait ressortir une production de 22,500 tonnes, avec un rendement d’or de $95,880, ce qui porte la teneur moyenne de chaque tonne traitée durant la période considérée par le présent rapport à $4.70.La mine fonctionne à raison de 95 p.c.de sa capacité maxima, à un niveau un peu inférieur à celui du mois précédent, et le rapport accuse une infériorité, bien que supérieur aux résultats moyens obtenus récemment, par rapport aux records déjà enregistrés.Voici les résultats de la Dome Mine inscrits durant les seize derniers mois: c’est-à-dire qu’il fourni piastre de plus au Trésor et reçoit 2b sous de moins pour chaque cent livres.LES POMMES SE VENDENT BIEN Ottawa.13.—Le premier wagon de pommes acheté par la ville des industriels de l’ouest de la province s’est enlevé avant même que le wagon ne fût arrivé dans la ville et immédiatement à son arrivée il fut vidé.Plusieurs autres personnes ont demandé à acheter des pommes par ce moyen mais il n’y en avait j plus.En raison de ce succès si ma- ! gnifique ta ville a décidé de faire1 venir un autre wagon de pommes, dont la moitié sera vendue aux mai-J sons de charité de la ville.Il est tout probable que cette fois M.Keane qui a charge de ce petit commerce commandera deux chars.Les prix sont fermes et sans changements, sur le marché alimentaire lo-al.La demande d’oeufs pour le commerce d'exportation se maintient abondante.L’embargo imposé sur l’exportation de la volaille aux Etats-Unis a fait fléchir les prix de ce produit sur no ire place.Toutefois ce déclin est encore plus sensible dans l’Ontario.Nous cotons: OEUFS.— Les arrivages ont été de 5,073 contre 2 762 a semaine pas sée et 447 l’an dernier.Nouvelle ponte.40c Choisis.31c No 1.28c BEURRE.— Les arrivages ont été de 718 contre 896 la semaine dernière et 1071 l’an passé.«bandernier Crémerie de haut choix.28 à 31% Second choix.26 à 27c FROMAGE.— Les arrivages ont été de 2,683 contre 2,958 la semaine dernière et 4,716 l’an dernier.De l’Ouest, blanc de haut cho x .De l’Ouest, coloré haut cho x .De l’Est, coloré haut choix .De l’Est, blanc haut choix.15VA Seconde qualité .15 POMMES DE TERRE.— Campagne 1913 .$1.50 Campagne 1914.des Etats-Unis, quart .$4.25 Canadienne, le sac .$2 00 FEVES.— Par boisseau: Triées à la main, campagne 1914.$2.85 Triées en lots de trois livres.$2.50 FARINES.— Premières patentes.$6.70 Secondes.6.20 Fortes à boulanger.6.00 d’une a de de 15% à 15 % c 15% à 15 % c 15VA à 15%c , à 15%c à 15%c 7o $4.50 $2.35 $3.00 $2.60 IMPORTANTE TRANSACTION DANS LE DOMAINE IMMOBILIER Produc- Valeur 1913.Tonnes lion par extraite ( d’or tonne Juillet.11,150 8 75.958 $6.81 Août.10.720 67,600 6.31 Sept.10,790 70.135 6.50 Orl.12,270 1 18,(100 9.53 Nov, .13,820 121.150 8.76 Déc.1914.13,470 106.904 7.93 Janv.13,900 111.500 8.02 Kév.12.010 69.000 5.74 Mars.14.979 87,657 5.85 Avril.14,770 97.454 6.59 Mai.16,180 62.109 3.83 Juin.18,250 83.421 4.51 Juillet.19,780 82.984 4.19 Août.20,170 90,893 4.50 Sept.21.910 99.301 4.52 Oct.22,500 — fi- 95.880 4.70 La propriété dite Corley, à l’angle sud-est des rues Mayor et Saint-Alexandre, a été vendue à M.H.B.Mussen pour la somme de $210,000.La vente de ces 14.000 pieds carrés s’est effectuée sur un pied de $16 le pied carré, ce qui est considéré comme une bonne affaire, dans les circonstances.La maison Ross and McDonald y érigera un édifice de dix étages destinés à une fabrique d'articles de poids légers.Le nouvel édifice aura nom Mussen, mais les travaux ne commenceront pas avant la fin de la guerre.BOURSE DU COTON EN FAVEUR DE LA PAIX Paris, 13.— On vient de recevoir ici une circulaire d’une maison de publication hambourgeoise, demandant aux nations neutres d’intervenir pour rétablir la paix.Dans cette circulaire il est dit qu’aucune des nations engagées dans le conflit ne veut réellement la guerre, et que cette guerre est une insulte au sens comun, à la religion, à l’humanité tout entière.La circulaire se termine par un appel aux nommes leur demandant delever leur voix et de crier: “Assez de guerre, et que ces massacres et ces dévastations prennent fin.” LA LUTTE EN FLANDRE Il y a quelques jours l’échevin Van-delac accompagné du maire Martin et de plusieurs autres échevins organisaient une manifestation au marché Saint-Jean Baptiste dans le but de ‘boycotter” les produits allemands.Au cours de son discours, paraît-il l’échevin Vandelac parlant de la hausse des prix, aurait déclaré que la Sa-ada Tea Company avait été forcé par .e gouvernement à réduire le prix du .hé qu elle avait augmenté dès les premiers jours de la guerre.Cet allégué fut reproduit le lenje-ma n dans la “Presse”.Aujourd’hui, la compagnie se prétend lésée e: pour e vient d’instituer une action de $100 000 contre l’échevin Vandelac, et une autre du même montant contre la Presse”.ACTION MAL FONDEE.Le juge Mercier a rendu hier un jugement très élaboré dans la cause de Georges Trépanier, marchan 1 de Saint-Adejihe, vs .a compagnie d'assurance contre le feu “North Bri.ish & Mercant.le Co.”.LVction comportait, de la part du demandeur, une réclamation on recouvrement da dommages intérêts de $3,000.Dans sa déclaration, M.Trépanier alléguait en substance que le 17 novembre 1910 il acquit de la compagnie défenderesse une polies d'assu rance contre le feu au montant de $1 200 pour 12 mois sur des propriétés dont il était possesseur à Saint-Adelphe.La police est actuellement entre les mains de MM.Bélanger & Bélanger, comptables, de Québec, qui, plus tard, furent chargés de faire la liquidation des propriétés en question.La police était faite payable à l’ordre du demandeur, ei celui-c', après l’avoir acceptée, avait payé toutes les primes qui s’y rattachaient.Le 9 juillet 1911, la propriété en question fut détruite accidentellement par le feu et, après que le demandeur eût fait valoir ses droits, la défenderesse refusa selon lui, illégalement et malicieusement, de payer comme elle y était tenue.Ls demandeur ajoute qu'il fût plus tard obligé de faire liquidation de ses biens et de ne payer à ses créanciers qu’une partie de ce qui leur revenait, bien qu’il eut la volonté de s’acquitter intégralement envers eux et ce, à cause du refus de la compagnie de régler ce qu’elle devait à lu.-même.Subséquemment.la “North British & Mercantile” paya $600 aux curateurs de.la dite faillite hors la connaissance du demandeur.Celui-ci a terminé son plaidoyer en réclamant au total à titre de domina ges-intérêts la somme de $2 288.75, plus $500 balance que la défenderesse était obligée de payer, plus $211.25 pour les frais de faillite.La défenderesse a nié toutes les allégations de la déclaration du demandeur, sauf l’émission de la police.Elle allègue que la police était exclusivement applicable à un magas n une boutique de cordonnier, une cuisine et une écurie, formant la propriété assurée, ainsi qu’à un assortiment de chaussures, d’épiceries, de b jouterie et un ameublement.La prime pour le risque indiqué était de $30 60.On al ègue encore que le demandeur vendit de la boisson sans licence dans son établissement; qu’il fut déjà condamné deux fois à l’amende de ce chef et qu'il en avait vendu le soir même où le feu s’est déclaré.La compagn e déclare enfin qu’elle n’aurait jamais assumé le risque si elle eut connu ces détails.De plus elle maintient que son cas s'est trouvé réglé dès qu’elle eût payé $600 à la satisfaction des liquidateurs, MM.Bélanger & Bélanger, qui avaient pour ce fa re tous les droits légaux acquis du damantieur.Le 12 février 1912, un jugement a été rendu à ce sujet en faveur des curateurs.M.le juge Mercier conclut son ju gement dans cette affaire en considérant que sous les circonstances dévoilées par la preuve, l’action du demandeur est sur le tout mal fondée en droit.Il maintient le plaidoyer de la défenderesse et renvoie l'action avec dépens.Le comité Jes Canadiennes-françaises de la Croix-Rouge poursuit avec ardeur et dévouement son oeuvre humanitaire, et les rapports des cercles, que nous publions aujourd’hui, l’attestent hautement.Cercle de couture de la “Patrie”.Comité de Mme Douai Brodeur.Rapport, du 20 octobre au 5 novembre : Chemises de nuit.13 ; sacs à glace, 13 ; Jébarbouil.ettos, 94 ; mouchoirs, 7 ; sacs à eau, 77 ; mouchoirs à pansement, 129; mouchoirs à pansement, 88 ; mouchoirs, 98 ; sacs à eau, 12.Total, 531.Le pensionnat Saint-Louis 4e Gonzague a bien voulu offrir à Mme Brodeur le concours des élèves du cours supérieur, pour ra confection des travaux à l'aiguille, sous la direction de Même Marte (le l’Espérance.Ce cercle a été organisé et sera présidé par Mlle Germaine Poirier, qui en a eu la généreuse inspiration ; vice-présidente.Mlle Hor-tense Gh oui nard, et 28 jeunes filles.4F * -p*- Les dames de l'hospice Aue'air ont aussi offert leurs services à Mme Brodeur par l'intermédiaire de Mlle Chapleau.Ces dames confectionnent actuellement des débar-bouillettes et des ceintures abdominales.Les jeunes filles du cercle de Mme Brodeur travailleront à l'avenir à son comité de la “Patrie”, tous les mercredis après-midi, de 2 à 6 heures.Cercle des Soeurs de l'Immaculée-Conreption, à Outremont, présidé par Mme Arthur Berthiaume : Envoi : Rouleaux à pansement.234 Bonnets de laine.48 Mouchoirs.948 Déibarboüillettes.121 Sacs à glace.35 Chemises de laine.12 Anti-pneumonie.2 Sacs de toilette.30 Bandes T.13 Total.1,468 LES COMMANDES DE MGSTOBART On dit qu’une nouvelh commande du gouvernement britannique a été placé hier par l’intermédiaire de M.Stobart dans un établissement local, la maison Thos.Davidson and Corn patiy.D’autres commandes aura'ent également été adjugées à des institu-tions de Montréal et des environs, mais on refuse de divulguer les noms privilégiés.Paris, 13.— La “Liberté” donne quelques détails sur la bataille en Flandre, fournis par un officier blessé lundi dernier : “Durant toute la semaine dernière, les Allemands n’ont cessé de monter à l’attaque.Leurs pertes furent terribles, mais ils persévèrent quand même.Je les - | vis un jour prendre el reprendre une New-York, 13.— La Bourse du co-!tranchée pendant sept fois consécu-ton de New-York rouvrira définitive- j lives.ment ses portes lundi matin, 16 mo-i “Un autre jour, nous repoussâmes vembre.Ainsi l'a décidé le Comité trois mille Allemands.Ils revinrent aujourd'hui.forts de 15,000 hommes.l,)o nouveau, jils durent retraiter.A moitié décimés, ils s’avancèrent jusqu’à cent verges de nous.Notre feu les décima tous.LES PRISONNIERS EN AUTRICHE L’ARGENT EN BARRES Londres 13.— L’argent en lingots cote 22 1 8d.par once.Le taux de l’escompte, pour les effets à trois mois, est de 2 7-8 pour cent.LA DULUTH - SUPERIOR Les recettes-passagers brutes de la Duluth-Superior Traction Company, pour Ja première semaine de no-vcmbiv.w chiffrent par $21,191, en diniinuutun de $992 uu 3.9 pour cent.Londres, 13.— Sept cent trente et un officiers et 79.314 soldats sont prisonniers dans les camps de concentration autrichiens, dit une dépêche de Vienne à Amsterdam.Les blessés de l’ennemi sont traités comme nos propres soldats, dit la dépêche.Les offic'crs prisonniers sont détenus dans des châteaux et dans les grandes maisons privées, tandis que les soldats pris à l’ennemi sont gardés dans des casernes.Voici le rapport .lu cercle que dirige Mme J.I.Tarte, aux Ecoles Ménagères : Nightingales.36 Mouchoirs.270 Débarbouillettes.250 Chemises de jour.60 Rouleaux bandages.150 Bandages pour la tête.148 Bandages T.139 Bandes abdominales tricotées 18 Crémones.(i Pyjamas.12 Total (morceaux).1,089 Abritons aussi une grande quan- Uté “articles marqués au chiffre de i.Croix-Rouge.Souscriptions jusqu’à date : $125.Mesdames Henri Masson, Joseph Masson, Raymond Masson et U.Prieur, Terrebonne, ont tricoté et donné 2 1 paires de manchettes.* * * Rapport du cercle de couture dirigé par Mlle Cartier : Serviettes à pansement (mouchoirs.21 Débarbouillettes.72 Bandages.40 Total.40 j Mlle Cartier est à organiser une grande soirée de gala pour la contribution au comité de secours France-Amérique, avec le concours de M.Ed.Montpetit, d’une des sociétés chorales les plus en vue de Montréal et de plusieurs artistes instrumentistes et lyriques.* * *• A la séance régulière de la ‘ Canadian Red Cross Society”, tenue au No 45 rue Be mont, hier après-midi, sous la présidence du colonel Yates, d’importants compte rendus ont été donnés et les éloges furent décernés au comité des Canadiennes-françaises dont la collaboration est justement appréciée.Etat .financier du comité préparé par la trésorière, Mme Desaulniers ; Révérendes Soeurs de la Con- LES INSTITUTIONS DE CHARITE.“Une institution de charité ne doit pas être pauvre.Loin de là.Plus elle est riche, en eff.it, plus elle peut faire de bien.E - plus pour être charitable, elle ne doit pas nécessairement donner ses services gratuite- i ment.Elle peut et même doit, pour j couvrir les dépenses de nourriture, exiger une rémunération de ses patients.” Ce sont là.'es remarques que fit le juge Lafontaine en renvoyant l’action Je la municipalité Sainte-Agathe des Monts contre The Laurent an Society pour le traitement de la tuberculose.La municipalité voulait imposer un impôt à l’institution qui refusa de le payer, alléguant qu’elle était une institution charitable.Le tribunal dépens.renvoyé i action avec COURS PUBLICS AU MONUMENT NATIONAL (lu SOU' .par mn- p.ir Au Monument National, le 13 novembre, a 8 heures Cours .e sténographie dame Elodie Perrault : Cour de grammaire française M.J.I>.Laburre ; Cours élémentaire de langue, glaise par M.T.S.Banks.Dans toutes les classes, l'élève, en s’inscrivant au registre, doit faire un dépôt de la somme d’un dollar.Cette somme lui est remise s'il is-siste aux trois-quarts des leçons du cours nonr ieouel it s'inscrit.an- gré«atir>n Notre-Dame.$150.00 Madame Obalska Cercle de couture de Mme 2.00 H.Beaudry 1.01 Madame M.E.Bc'llemare .5.00 Mlle Cordelia Tétreault.2.00 Madame ,1.Cousineau.2.(10 Madame Philippe Biain.Cere e le couture -de Mme J.1.00 Cousi neau 2.25 Madame Athanase David .1.00 Mlle Girouard 1.00 Madame A.Dupuis Cercle de couture Ecole Mc- 5.00 nagère 66 M.J.P.Coutlée Révérendes Soeurs de la 5.00 Providence 50.00 Madame George Poliquin.2.00 Madame Cinq-Mars Madame G.G Fontaine.Dons en nature : 2.0(1 1.00 Mme Obalska, 1 paquet de pie.char- Mme P.Pigeon.6 paires de manchettes.4: -W — L’AIDE AU CHAPEAU Liste de souscriptions : I,o séminaire de Saint-Sulpi- ce $100.00 L'Institut Evangélique de la Pointe aux Trembles .126.00 La brasserie Frontenac.1(10.00 Madame Jonas 50.00 Madame X.K.Laflamme .50.00 Monseigneur Paul Bruchési.25.00 M.Emile Gnlibert 25.00 M.Chaput 25.00 Sir Rodolphe Forget 25.00 AI.1.R.Genin 25.00 Madame Schwnib 10.00 Ma-dame Murphy 10.00 M.Pélissier, avocat 10.00 Dr M (-Taggart 10.00 Madame Brisset des Nos.10.00 Lieut.Eug.Prévost 10.00 M.1.L.Caron 10.00 M.Bourgoin 10.00 Madame Ulrie Lafontaine.5.00 Madame Obalska 5.00 Maire Martin 5.00 M le G.Tranquille 5.00 M.Bisaillon (père) 5.00 Paul-Emile Lamarche, M.P.5.0(1 Dr R.Boulet 5.00 M.1).Raymond 5.00 M.Marchand 5.00 Madame Chouillon 5.00 Juge Archambault., ., .5.00 M.Génin-Trudcau 5.00 M.R.Brunet 5.00 M.Donnelley.2.00 AU A.Landry 2.00 “Occupez vos Ouvriers-Téléphonez.” Le Surintendant de la manufacture était prêt à renvoyer dix hommes.Le gérant appela plusieurs clients j>ar le téléphone à longue distance, référant à la dernière commande, s’enquit si elle avait donné satisfaction, et, cela fait sous forme d’introduction, il sollicita de nouvelles commandes.Le plan réussit à tel point qu'il fit venir ses meilleurs vendeurs, leur donna ses instructions et les mit à l’œuvre au téléphone.Au moyen de cette sollicitation systématique par téléphone, il obtint non seulement assez de commandes pour donner de l’ouvrage à tous ses hommes, mais il eut encore à travailler en dehors des heures régulières.Si vos a flaires uo sonl pas miss) neuves (pic vous le désireriez, pourquoi no pas vous Hcnir de votre téléphone “et faire tra-vailler vos ateliers.” Chaque Téléphone Hell est une station à longue distance.La Compagnie Canadienne du Téléphone Bell.IçÂnîot/ Madame Charton.2-UO Madame Guigne.i.2.00 Madame E.Bélanger .2.00 M.Pasquin.2.00 M.J.N.Leclerc.2.00 M.1.P.Wilson.2.00 Jos.Girouard.2.00 i M.Renac.2.00 ; M.P.C.Parasse.2.00 M.1.E.Perras.2.00 1 Rodolphe Brunet.2.00 j M.Pellan 1.1.00 M.DeNeuville.1.00 ' M.J.B.Biron.1.00 M.A.Rédard.1.00 | M.Archambault.1.00 j M.Slrubbe.1.00 1 Madame Lemben.1.00 Madame Rosaire Thibodeau.1.00 M.Maurice Dcaulne.0.75 M.Martial Chevalier.1.00 Madame Pasquin.1.00 i M.Lalav.1.00 M.Pepin.1.00 J.1).Martin.LÛ0 Emg.Godin.1(10 H.Duverger.1.00 W.I.ajcunesse.1.00 M.Hussenot.1.00 14 dons anonymes de 50c.7.00 M.MacDonald.0.25 La liste des dons en nature paraîtra prochainement.LA TRAVERSE DE L’AVENUE DU PARC Ottawa, 13.—La commission des chemins de fer a rendu sa décision au sujet de la requête de ia ville de Montréal demandant que la voie de communication employée comme moyen d’accès à l’avenue du Parc entre le territoire de la ville de Montréal, au nord-ouest de la voie du Pacifique Canadien, entre les Avenues Atlantique et de Beaumont, et le territoire sud-est du chemin de fer, soit déclaré un chemin public, connu sous 'c nom de traverse de 'avenue du Parc.La commission a déclaré qu'un ordre devra être émis autorisant la municipalité à ouvrir 1 avenue du BANQUE HOCHELAGA AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2% %) a été déclaré par les Directeurs de la Banque d’Hoehelaga, sur le Cap tai payé de la Banque, pour le trimestre finissant le 30 novembre 1914.Ce dividende, portant te No 95.sera payable au Bureau Principal m aux Succursales de la Banque, le ou vers le premier décembre 1914, aux actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de ia Banque, le 16 novembre 1914.Par ordre du Conseil de Direction.BEAUDRY LEMAN.Gérant Général Parc traversant la voie du Paci- fique, à condition que cette traverse soit munie de barrière et qu’un gardien s’y trouve jour et nuit.La commission a décidé que 20 p.c.des dépenses seraient payées par le Fonds des traverses à niveaux et que le reste serait payé par la ville.La compagnie du Pacifique n'a rien à voir avec les dépenses.FEU L’ÀBBE LAMONTAGNE Rimouski, 13.—Le service funèbre de feu le Bév.Louis Adp.Lamontagne, ancien curé de Saint-Eloi, a eu lieu jeudi matin, à 9 heures, à la cathédrale de Rimouski.—Un grand steamer est amarré au quai, chargeant du bois pour Londres, Angleterre.—Le “ Lady Evelyn " est revenu de Matane, où ses servf.ee : étaient requis pour remettre a Ilot une goélette qui a échoué à l’entrée de la rivière de Matane.—Les navigateurs sont inquiets sur Ir sort du yacht à gazoiine “ Gabriel ", propriété de M.Léandre Bouchard, de Portneuf, Côte Nord, en route pour Saint-Nicolas, depuis le 1er novembre dernier.Aucun rapport depuis ; on le croit péri.—Le “ Faucon ”, cnpt.Tremblay, est parti, ce matin, pour Bersimis, avec 1rs malles et dix passagers, AVIS est par les présentes donné qu’une assemb ée générale spéciale des Actionnaires de la Compagnie “Ths Union Ah.Toi Mining Co., convoquée à la demande de BEAÜDIN LIMITEE, MM.J.A.CHAMPOUX, W.DAMPHOUSSE et certains autres actionnaires de la dite Compagnie, sera tenue le 30 novembre 1914, a 11 heures a.m , au bureau de la Chambre de Commerce, 76 rue Saint-Gabriel Montreal, pour les fins suivantes: Discuter les actes administrât fs du Bureau de Direction et adepter mutes mesures conformes aux intérêts de ia Compagnie.Par ordre.(Signé) J.A.PIETTE, Président.PHOVINŒ DE QUiBl-C, District de Mont-réal, Cour Supérieure, No Gll.—- Hx parte Daine Vve Hrnest Brousscnu et al., requérante.Avis public est par le présent donné que Daine Vve Adrienne Hoy, veuve dT.rnest Brousscnu, en son vivant député protonotaire de la Cour Supérieure, du district de Montréal, Adrienne Brousseau, veuve non remariée d'Antonio Destroismaisons.t n son vivant commis-voyageur du même lieu, et Gaston Brousseau, célibataire, sans occupation, tous trois des cité et district de Montréal, en leur qualité d’héritiers présomptifs de Dame Geneviève Brousseau, veuve de feu Raphael Brosseau, en son vivant bourgeois de la paroisse de Laprai-rie de Sainte-Magdeleine, dans le comté de Lapralric, dans le district de Montréal, présenteront à l’un des juges de la Cour Supérieure, siégeant duns et pour le district de Montréal, en la chambre 31, au Palais de Justice, à Montréal, le quatorzième Jour du mois de décembre prochain, à dix heures et demie de l'nvant-midi, une requête pour être envoyée en possession définitive des biens de la dite Dame Geneviève Brous-Beau, et que toute personne qui peut ou pourrait avoir à exercer quelque, droit contre la succession ou sur les biens de la dite Dame Geneviève Brousseau, est requise de présenter sa réclamation devant le juge le ou avant le jour de la présentation ae la dite requête, après quoi elle sera ou elles seront forcloses du droit de le faire, Montréal, 11 novembre 1914, DEGU IRE ET N AN T EL, Procureurs des requérants.CONGRES DES “FRUIT GROWERS” Toronto.13.—Les Fruits Growers, réunis en congrès, ont passé une résolution aujourd'hui, louangemt l’entreprise du département de l’industrie et du commerce en annonçant dans tout le Canada, les mérites de la pomme canadienne, et exprimant l'opinion que cette campagne avait considérablement augmenté la consommation domestique de ce fruit.Les “ Fruit Growers ” demandent au département de continuer cette campagne, l'année prochaine.PROVINCE DF.QUEBEC District de Mont-réal ,C.our de Circuit, No 16827 — Dr J.N.Chaussé, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Raoul Germain, du même lieu, défendeur.Le 22ème jour de novembre 1914, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1376 rue Delorlmier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.Ü.Nor-mandtn, H.C.S.Montréal/12 novembre 1914.LA PEUR DES ALLEMANDS ! Ottawa, 13.—Les gens des comtés dp l'ouest de l'Ontario se sont alarmés depuis quelque temps du fait que des tours avaient été élevées (tans les comtés de Perth, Huron et Wellington, et que des lumières étaient visibles dans ces tours pendant la nuit.Après avoir reçu de nombreuses lettres, le département des canaux et des chemins de fer, a fait une enquête à ce sujet : on a découvert que ces tours avalent été élevées par des officiers du gouvernement pour servir aux expertises géodé-s Loues, LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 1.3 NOVEMBRE 1914 VOL.V.— No 267 Le temps qu’il fera Fort vent accompagné He neige, tournant a la pluie par endroit*.Samedi, beau et modérément froid.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrinon.35 rue c»Ntre-Da-me Es! B.de Mcslé, gérant.Aujourd’hui maximum.28 Même date l’an dernier.48 Aujourd’hui ntii:*mum.22 Meme date l’an dernier.35 Baromètre — 8 h.matin.20.10 : 11 h.matin, 30.05 i midi.30.00.LA GUERRE SAMEDI.EE 14 NOVEMBRE Saint Josaphat, évêque et martyr Lever du soleil.0 h.H7.* Courber du golcil, 4 h.31.Lever de la lune, 2 h.53.Coucher do la lune 3 hw 35.Nouvelle lune, le 17, à 11 h.8 m.^ B6THA A BATTU DeWET On annonce officiellement que les rebelles de lyAfrique du Sud ont été écrasés.-On ignore au juste l * étendue des pertes de De Wet ; celles de Botha ont été considérables.du matin.LE COMMERCE ___CANADIEN Le commerce canadien avec l'extérieur, durant les premiers si\| mois de la présente année r scale, constate une diminution de cinquante millions, comparé à la période correspondante de l'an dernier.C’est un déficit qui en vaut la peine et qui a sa répercussion sur je revenu du trésor public.(I montre combien nous avons tort de négliger toutes les occasions présentes de compenser ce déficit par l’extension de nos relations commerciales avec d’antres marchés.NOUVEAU TEMOIGNAGE Là mi la coopération existe, la récolte des pommes s’est bien vendue, a dit ces jours derniers M.le commissaire Johnson, devant les producteurs de fruits de l'Ontario.C’est un nouveau témoignage en faveur des avantages de la coopération.Ht c'est le témoignage du bon sens.Il va de soi que le producteur syndiqué a plus de chances do tirer profit de ses proituils que celui qui est réduit à scs seuls efforts, __-——w»
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