Le devoir, 7 novembre 1914, samedi 7 novembre 1914
VOLUME V—No 262 MONTREAL, SAMEDI 7 NOVEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO 4» Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE - - .$3.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS UNION POSTALE «2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTftEAX.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION t .- Mam 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! « « 9 M.EWART ET LA GUERRE II L'entente anglo-allemande-"Doctrine d'enfer" M.Ewart aborde ensuite la “troisième cause prédisposante de la guerre”: “Le système moderne des grandes alliances européennes est •responsable du conflit entre l’Allemagne et la France.L’Allemagne était liée à l’Autriche; la France, à la Russie.Et la Grande-Bretagne — comment a-t-elle été entraînée?Les ministres [de religion] anglais disent que son intervention “a surgi directement de la question de la neutralité de la Belgique.” Cette affirmation n’est pas très exacte (very fair).Sans aucun doute, l’Allemagne, en envahissant la Belgique, s’est rendue coupable d’un crime tel que le monde n’en a pas connu de plus monstrueux; et il est également indubitable que cet acte a uni et solidifié l’opinion anglaise sur l’opportunité (advisability) de participer à la guerre.Mais il n’y a guère plus de doute lo que sir Edward Grey ne croyait pas que l’invasion de la Belgique dût nécessairement entraîner son pays; et 2o que sans cette invasion, le cours des événements n’eût pas été changé.” Il cite alors les déclarations répétées de sir Edward Grey, que j'ai relatées en faisant l’analyse du livre blanc; et particulièrement celles qui établissent que postérieurement aux propositions ‘‘infamantes” de l’Allemagne, le gouvernement britannique n’avait pas décidé de protéger la neutralité de la Belgique.Et il ajoute ce bref commentaire, marqué au coin du bon sens et de la logique: “Si sir Edward Grev avait pensé que l’invasion de la Belgique impliquait NECESSAIREMENT l’intervention de l’Angleterre, il n’aurait pas tenu ce langage." * * * * Jusqu’ici, on Ta constaté, les conclusions de M.Ewart coïncident rigoureusement avec celles de M.Brailsford et les miennes.Sur la cause immédiate de l’intervention de la Grande-Bretagne, il diffère d’avec le collaborateur du Cfircspondant, dont j’ai cité précédemment l’opinion (1).Comme M.Brailsford, il croit que l’Angleterre était liée à la (1) Voir le Devoir du 3 octobre 1914.France plus que nous le pensons et plus que sir Edward Grey lui-même ne l’a admis.Cette conclusion, il la déduit des contingences de la situation.“H n’y a guère de doute que nous aurions pris part à la guerre, que la Belgique fût envahie ou non.Sir Edward, on Ta vu, n’a pas voulu prendre d’engagement contraire; et son discours du 3 août révèle, aussi bien que le livre blanc, la ligne de conduite que le gouvernement eût adoptée.” Aux yeux de M.Ewart, le gouvernement britannique s’était lié suffisamment par son entente avec la France au sujet des “consultations” des tacticiens des deux pays, et surtout par la promesse d’une action éventuelle de la flotte anglaise.“On peut objecter, dit-il, que la Grande-Bretagne est restée neutre durant la guerre franco-prussienne de 1870, et qu’elle aurait pu en faire autant, cette année.Mais la situation était entièrement transformée.En 1870, l’Allemagne une n’existait pas encore; on ne redoutait nullement la Prusse; la flotte prussienne était insignifiante; il n’y avait pas eu de panique allemande; on n’entendait pas encore parler de pangermanisme; la Velt-politik n’était pas née.En 1870, les animosités nationales et les soupçons n’avaient pas encore divisé les deux empires.En 1914, ces sentiments avaient envahi (permeated) toutes les classes des deux nations.” C’est le seul point sur lequel l’opinion de M.Ewart s’écarte sensiblement de celle du collaborateur de la Contemporary Review.11 est juste toutefois de faire observer que l’écrivain anglais, qui vit sur les lieux, a signalé comme toute récente l’évolution des sentiments du peuple anglais à l’endroit de l’Allemagne et la modification correspondante de la politique étrangère du gouvernement britannique.L’opinion de M.Ewart s’applique davantage à la situation qui existait ou paraissait exister lors de son dernier voyage en Angleterre.Celle dq M.Brailsford peint plus exactement l’état des esprits à la veille de la guerre.Durant mon dernier séjour à Londres, j'ai été frappé de l’optimisme et même des sympathies à peine déguisées d’un nombre considérable d’Anglais très influents à l’endroit de l’Allemagne.Le collaborateur anonyme — mais connu et très averti — du Correspondant a fait les mêmes constatations.* * * Ce qui importe davantage, c’est la concordance des vues de M.Ewart et de M.Brailsford sur la situation future de l’Europe et la politique anglaise de demain.“On dit qu'il faut écraser le militarisme allemand”, dit l’éminent jurisconsulte.“Et laisser subsister le navalisme britannique?L’Allemagne doit être réduite à l’impuissance.Et laisser la Russie et la France puissantes?NON; cela ne peut être, pour deux raisons excellentes: (lo) Une paix conclue sur cette base déshonorante ne peut être que l’ombre d’une trêve; et (2o), en très peu d’années, nous pourrons fort bien désirer nous-mêmes que l’ALLEMA-GNE SOIT ASSEZ FORTE POUR NOUS PROTEGER CONTRE LA RUSSIE ou (moins probablement) contre la France.“Nous ne sommes pas si loin des jours où la Russie était Ycnnc-mi; où Kipling dépeignait, en vers, “l’ours aux mains d’homme”; où Chamberlain dénonçait la duplicité de la Russie et disait: “Qui soupe avec le diable doit avoir une longue cuiller; où le même Chamberlain proposait [contre la Russie | la Triple Alliance de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de TAlieniagne (Annual Register, 1899, p.227); où le traité anglo-japonais était conclu, dans le but d’affaiblir la Russie (30 janvier 1902).“Pourquoi l’Europe ne s’unirait-elle pas contre l’ennemi commun afin de le tenir en sujétion?Lisez le récit des négociations de la paix après les défaites de Napoléon, l’histoire de la Sainte Alliance et des autres “concerts européens” — et vous aurez la réponse (you will see).L’Europe peut s’unir: elle ne restera pas unie.De nouvelles ententes, de nouveaux tassements (alignments), de nouvelles amitiés [se formeront] — et la moitié de l’Europe souhaitera peut-être que l’Allemagne soit forte de nouveau (half Europe may wish Germany strong again).” * * * Sur l’avenir et la paix future de l’Europe, M.Ewart reste pessimiste tant que subsistera, en Angleterre comme en Allemagne, le culte de la force brutale.Il cite cette parole caractéristique de l’un des apôtres missionnaires de la Navy League, Harold Wyatt, en qui M.Ewart voit le digne émule de Bernhardi, le glorificateur allemand de la guerre et de la force armée: “La victoire dans la guerre est la méthode par laquelle, dans l’économie de la providence de Dieu, la nation saine se superpose (supersedes) à la nation malsaine.La vérité, c’est que les armements sont la réflexe de l’âme nationale.La force immense de l'Allemagne, sur mer et sur terre, est la réflexe de conditions morales et sociales meilleures que les nôtres.” (2) Voilà qui sonne bien à l’unisson des invocations du Kaiser au Dieu des batailles.Il n’y a pas longtemps, je demandais à un publiciste anglais très averti: “La cause profonde de la rivalité et des haines entre Anglais et Allemands n’est-elle pas tout simplement que vous poursuivez le meme idéal: la domination du monde?” — “Of course!” répliqua-t-il sans hésiter; “and we hate them because they are nom showing themselves stronger than we are!" Tant que ces “doctrines de l’enfer” — c’est ainsi que M.Ewart les qualifie — domineront en Allemagne et en Angleterre, on ne peut guère espérer, selon lui, une paix durable.(2).Nineteenth Century, septembre 1914.“Quelques-uns des incidents de la guerre actuelle nous aideront à décider s’il est vrai que la puissance militaire de l’Alleniagne est la réflexe de sa moralité supérieure, ou si le< culte du militarisme ne crée pas plutôt un mépris brutal pour les règles les plus simples de la moralité Ja plus élémentaire.” , Après avoir rappelé les actes de barbarie dont (fes Allemands se sont rendus coupables, il termine par cette réflexion: “Nous nous objectons au militarisme allemand.Mais le militarisme allemand n’est que le militarisme arrivé au plus haut degré d’efficacité.C’est la chose elle-même, et non la perfection de la chose, qui est l’ennemi.Sa destruction sera difficile.Et comme, la leçon se gravera plus profondément dans l’esprit des vaincus, le monde impartial doit nous vouloir et nous veut du bien (must and does wish us well).11 y a beaucoup dans la maxime du cardinal Newman : “Sccurus judical orbis terrarum — Le monde dans son ensemble juge bien.” La conclusion me semble, je le confesse, un peu obscure.Je crois y lire le désir que le Canada évite le péril du militarisme.Mais je ne veux pas forcer la pensée de l’auteur.-/ * * ; L’intérêt principal et actuel de cette étude intéressante, c'est qu’elle apporte, à plusieurs des propositions qui nous ont valu tant d’injures, le témoignage de l’une des plus hautes autorités constitutionnelles du pays, de l’un des rares Canadiens très avertis des choses de l’histoire et de la politique du monde, de l’Empire britannique en particulier.M.Ewart diffère d’avec nous sur un seul point: la force du lien qui existait entre la F’rance et l’Angleterre avant la guerre.11 confirme, du reste, l’opinion que j’ai émise: c’est la crainte de la puissance maritime croissante de l’Allemagne qui a poussé l’Angleterre du côté de la France.Il tombe entièrement d’accord avec M.Brailsford pour partager la responsabilité de la guerre entre la Russie et l’Allemagne, pour écarter sans hésitation le prétexte de la violation du territoire belge comme motif réel de l’intervention de l’Angleterre, et pour prédire à brève échéance un rapprochement de l’Angleterre et de l’Allemagne contre la Russie et peut-être contre la France.A force d’entendre les voix les plus autorisées confirmer nos opinions et nos dires, les gens pris de frousse finiront peut-être par se guérir de leur colique.Que les sauveurs d’Empire renoncent à l’idée de me faire pendre, ou tout au moins emprisonner ou interner dans un asile d’aliénés, je n’ose Tespérer.Mais ils vont être forcés, de multiplier les potences ou d’élargir les prisons, s’ils veulent châtier tous ceux qui pensent et parlent comme moi — à moins, comme le suggéra'! hier M.Hé-roux, qu’il ne soit définitivement statué qu’en ce pays de glorieuse liberté britannique, il est criminel pour un Canadien-français de Montréal de tenir le même langage que les Anglais de Londres ou les Anglo-Canadiens d’Ottawa.C’est peut-être cela “la justice et la liberté britanniques”, au Canada.Henri BOURASSA.LA GUERRE Tandis que les belligérants se battent sans résultat appréciable, mais de manière sanglante, dans la région d’Armentières, en France, la forteresse allemande de Tsing-Tau, en Chine, vient de tomber au pouvoir des Anglo-Japonais, après un siège de plus de deux mois.Ceci dispose de la colonie allemande d’Asie et libère les croiseurs anglais et japonais attachés au blocus de Tsing-Tau.Ils pourront désormais se mettre a la recherche des croiseurs allemands éparpillés dans le Pacifique et qui, depuis quelques semaines, ont causé des dommages appréciables aux intérêts maritimes anglais et français dans ces eaux, et ont, il y a moins d’une semaine, battu l’escadrille anglaise, à la hauteur du Chili.A ce sujet, l’Amirauté confirme la perte, pendant la bataille, du croiseur Good Hope.Le contre-amiral Cradock, qui le commandait, semble avoir péri avec tout son équipage.On peut compter que cette perte aura pour effet d’accroître la détermination des Alliés de traquer et de couler les navires allemands qui l’on consommée.Le Monmouth s’est sauvé du désastre, mais s’est jeté à la côte, et le Glasgow est dans un port chilien.Les Russes, depuis quelque temps, ont fait d’appréciables progrès, contre l’Allemagne, ainsi crue l'indique une carte comparative, publiée aujourd'hui même à l'intérieur du Devoir.Et la Grande-Bretagne prépare son armée d’un million pour prendre la campagne en Allemagne même, dans six ou sept mois.A ce sujet, les dépêches de Londres au Star, depuis quelques, jours, indi-mient que l’on prépare, en Grande-Bretagne, les esprits à la conscription.“Quand le parlement se réunira, la semaine prochaine,” dit une dépêche d’hier, “il est probable que l’on demandera, dans des milieux influents, l’adoption d’un projet de conscription qui donnerait, en mars prochain, deux millions d’hommes exercés aux armes, à lord Kitchener.” Si le service obligatoire finit par s’imposer, en Grande-Bretagne, ce sera un grand changement dans les coutumes anglaises.Mais l’on peut compter que les autorités militaires actuelles s'emploieront à l’obtenir, d’autant plus que les méthodes actuelles de recrutement ne donnent pas tous les résultats qu’en en attendait.Il n’y a rien de neuf au Canada.LA TURQUIE L’entrée de la Turquie dans la grande guerre continentale donne de l’actualité à tout ce qui touche ce pays.Un expert français en politique balkanique, M.Chéradame, publiait récemment dans le Correspondant une intéressante étude au sujet de la Porte, qui lui paraissait alors à la veille de prendre parti dans la conflagration générale.Cet article renferme de précieux renseignements.M.Chéradame commence par rappeler que, à la suite des récentes guerres balkaniques, la Turquie a vu son territoire européen passer d’une superficie de 169,000 kilomètres carrés à celle de 26,000 kilomètres, et sa population ramenée de 6,130,000 à 1.800,000, dont plus d’un million à Constantinople.La perte de la Macédoine et de 1 Albanie ont été la cause de cette diminution de la Turquie d’Europe.L’empire ottoman, en Asie, contient une vingtaine de millions de sujets, dont le tiers, à peine, de nationalité turque.C’est cet empire avarié qui vient de remplacer, dans te TripTice, pour un temps, — celui de son agonie, — le royaume d Italie, d’une population approximative de 35 millions.Ainsi que le fait remarquer M.Chéradame, “la lurqute est de moins en moins dirigée par de vrais Turcs, par des Usmanlis, expression réservée aux I urcs originaires d’Asie Mineure.” Ainsi, le grand-vizir est un prince igyphen; Enver p cha, le ministre de la guerre, est originaire de Rou-n ,e; Djemal pacha est un Kurdo-Arabe, Talaat est un Tzigane, et Djavid bey, le ministre des finances, est un Juif de Salonique.d’o-riginc espagno4e, apparemment ma-hometan, mais, en réalité, toujours Israélite.Ce sont eux qui gouvernent plus que jamais l’empire ottoman, surtout depuis la démission, mentionnée cette semaine dans les dépêchés, de trois de leur collègues, au commerce, à la marine et aux travaux publics.Djavid bey, Djemal pacha, Talaat, Enver pacha constituent, à eux quatre, un véritable directoire”, dit M.Chérada-me.Loyer pacha aspire au grand role, et souhaite en secret de voir le directoire ottoman actuel se transformer en consulat.La- rôle de premier consul le tente, en attendant mieux, car ceux qui le con-nais.sen) bien lui prêtent même des ambitions impériales que sa qualité de gendre du sultan pourrait évidemment servir.” Jusqu’ici, Enver pacha s’est signale par son .mbition effrénée et ses msuccès flagrants.Il a perdu la J napolitaine aux Italiens, il a assassine le généra] Nazim, un de ses prédécesseurs au ministère de la guerre, et il n’a rien su faire contre les Bulgares, les Grecs cl les Serbes, pendant la dernière guerre bal-kanique.Comme l’écrivait, au début de 1914.le journaliste judéo-allemand Harden, “ sans l'amiral anglais et les généraux allemands, [en mission, en Turquie, à cette époque] Enver bey serait impossible en tant que ministre de la guerre.” Le regime jeune-turc, dont il est aujourd'hui le chef, a signalé son arrivée aux affaires par une série de déficits budgétaires grossissants.Ils ont été de 24 millions en 1909-1910, de 31 miliions en 1910-1911, ue 34 millions en 1911-191;.; et ils se sont accrus ensuite, à cause des guerres malheureuses avec l’Italie et les Etats balkaniques.L’on prévoyait aussi un déficit considérable, pour l’exercice 1914, déficit qui s'accroît tra, du fait que Constantinople a voulu la guerre et s’y uéoat maintenant.Il est d’un vif intérêt de savoir ce que sont l’armée et la marine turques.En 1913, Enver pacha a commence des réformes considérables, dans l’année, avec la collaboration d'officiers allemands.Berlin délégua, sur demande formelle de Constantinople, le général Liman von Sanders en Turquie, avec une mission spéciale, pour un terme de cinq ans.“ Pendant quelques mois, son rôle fut assez efface ; mais, depuis que la crise européenne s’est ouverte, les officiers allemands.exercent à Constantinople, une action qui menace de devenir prépondérante ”, écrit M.Chéradame.Ils ont, depuis, réussi à ranger la Turquie du côté austro-allemand.L’auteur de l’article du Correspondant estime que l’armée turque effective peut compter 150,000 hommes entraînés, au plus.“Enver pacha peut évidemment augmenter très notablement ce chiffre en incorporant des rédifs (réservistes), mais alors il sera obligé d’utiliser des hommes sans instruction militaire réelle.Si les Turcs procèdent ainsi, ils affaibliront leur armée plutôt qu'ils ne la renforceront.D’ailleurs, s’il existe des fusils, des canons et des munitions suffisantes pour armer 150,000 hommes environ, les Turcs (Suite à la dernière page) BILLET DU SOIR CHEZ NOUS Etes-vous fatigué de la ville tapageuse, des tramways qui grincent sur la voie, des logements grands comme un mouchoir, de la poussière et de la boue des rues, des faces inconnues parmi lesquelles vous vivez?Parlons ensemble, allons à la campagne, chez nous, où nos grands-pères ont vécu.Poussons la porte de la maison basse, longue, carrée et hospitalière, bâtie à l’ombre d’un bosquet d'érables, un peu loin du chemin du roi, flanquée du fournil, défendue contre le vent de nordët par la grande grange où s'abritent le foin et la récolte de Tété qui s’en va.Le poêle à deux ponts ronfle, dans le mi-tan de la place, depuis qu'il a commencé à gelauder.La voix du feu siJe dans la cheminée, avec le vent, et l’engagé est rentré du train, après avoir fermé la tasserie soigneusement, contre les quêteux de la paroisse voisine qui viennent, des fois, rôder, la nuit, autour des bâtiments.Le vieux chien Pitou a obéi aux nombreux marches-tu! de la femme et s’esl couché en rond près du gros oeil de feu du poêle qui le réchauffera Nous entrons, tandis que les enfants apeures de voir des etrangers s'imaginent que nous sommes peut-être des jeteux de sorts.Le brave habitant qui nous reçoit les a vite rassurés, et de son air invitant, il nous offre à nous asseoir et à tirer une touche.Nous jasons un peu.Il nous reconnaît vite.C’est qu’il se rappelle bien nos parents, et nous aussi, quand nous élions tout petits, que nous restions dans le fort, et qu'il venait an magasin acheter ce dont il avait besoin, ou échanger son beurre et ses patates, on son bardeau, pour de la marchandise de la ville.La jasette se prolonge, quoiqu’il faille se lever drès le matin pour aller reprendre le train, nu bout de la route qui monte nu sixième rang, à Videpoche.La vieille mèmère berce, dans le ber qui roule sur ses deux chanteaux de vieil érable, le petit dernier qui s’était déveillé tantôt, tandis que la femme prépare la grand-chambre pour la visite, car nous restons à coucher.Nous parlons de la récolte, de Tannée qui vient, des blés qui ont été clairauds, de la bordée de neige, de la terre fermée par les froids d’automne, des ajets qui ont prédit un hiver froid.Et notre hôte nous conte l’aventure du yiolonneux Pier-re-à-Jean qui est paFti pour la guerre, de Vautre côté de T eau.Tandis que la incinère chantonne encore, mi-endormie elle-même en tenant dans sa vieille main ridée l'un des pommeaux du ber: “C’est la poulette brune Qu’a pondu dans la lune, Elle a pond un beau petit coco Pour l’enfant qui va faire dodo.Dodiche, dodol Dodiche dodol” et que le ber s’arrête presque, sur les catalogues qui en assourdissent le roulement, nous sortons enfin dehors, une minute, iwec (’engagé, pour rentrer notre sac de voyage.Les marionnettes dansent dims le bas du temps, il fait un petit brin de saroûet, le ciel est clair, U va geler, et ça sera fret de se lever à la barre du jour.Dans un coin de la cour, près des pagées de clôture, la grand-charrette dresse ses ménoires vers le ciel, comme un grand animal qui sommeillerait, cornes en l’air.Rentrons.Le poêle ronfle comme un moine, il fait tiède, et déjà tout le monde dort, entre les couvertes bien propres, tandis que le vieux terreneuve endormi, aboie faiblement, rêvant sans doute au’il court, dans tes fardoches, un ècu-reux leste, au bien la Rousse qui a déserté le clos d’en haut.Lu lampe s’éteint; dormons, dans ta vieille maison longue et basse, large et hospitalière, comme en curent nos grand-pères habitants.Je n’ai pas dormi.J’ai rêvé tout éveillé, chez moi, dans mon vieux fauteuil, tenant sur mes genoux une plaquette de publication récente, Chez nous, de il.Adjutor Rivard.Bénie soit-elle! Elle m’a fait rêver ainsi à toutes ces choses, à tous ces mots du terroir.Je la rangerai dans ma bibliothèque, avec les Anciens Canadiens, les Mémoires de M.de Gaspé, Charles Guérin, Jean Rivard, tous ces livres de chez nous dont les paroles simples me replongent et me rafraîchissent an sein de ce qu’il y a de meilleur, de plus franc et de plus vivace dans la lignée de mes ancêtres humbles.Patrice GRANDVILLE.DEUX CAMARADES La rédaction du “Devoir” a fait aujourd’hui ses adieux à M.Léon Lorrain qui vient, comme l’on sait, d'accepter d'absorbantes fonctions à la Chambre de Commerce.Nos lecteurs connaissent trop le talent de M.Lorrain pour qu'il soit besoin d’insister sur le vide que fait son départ.Quant à ses qualités personnelles, elles lui avaient conquis l’affection de tous ses confrères.En même temps que M.Lorrain nous quitiait, nous avions le plaisir de saluer l’arrivée parmi nous de M.Ernest Bilodeau, ancien secrétaire particulier de M.Gariépy, ministre de l’Alberta, ancien secrétaire général de la Société du Parler français dans cette province.Nous lui souhaitons la plus cordiale bienvenue.___LA guerre: __ LES ALLIES SUR L’OFFENSIVE Les Allemands défendent désespérément leurs nouvelles positions dans la région d’Y près mais l’avantage reste aux Alliés.— Le moment est venu pour l’ennemi de tenter un coup suprême : le Kronprinz en en échec à l’est.Récit officiel des succès russes en Pologne et en Galicie.LES DERNIERES HEURES DE TSING-TAU (Spécial au "Devoir”) Paris, 7.— Les Teutons défendent avec une nouvelle ténacité leurs positions dans les Flandres, surtout dans la région d'Ypres, mais chose importante dans une guerre moderne, ce sont maintenant les Alliés qui prennent l’offensive.Des témoins oculaires affirment que le combat livré dans le voisinage de Bixschoote est plus furieux que jamais.Les Allemands se sont portés à l’attaque maintes et maintes fois, on a gagné et perdu des positions plusieurs fois, mais l'avantage est resté aux Alliés.La nature de l’engagement livré au sud d’Ypres, entre Wyschaete et Messines, et dans le cours duquel on se disputa la possession de la grand’-route menant d’Ypres à Armentières et à Lille est également violente.Les Alliés sont maintenant maîtres du chemin.Au dire des experts, le moment suprême est venu pour les casques à pointe de faire venir leurs réserves afin de porter un coup décisif.S’il faut en croire les soldats ennemis récemment faits prisonniers, l’Allemagne ne manque pas d’hommes, mais est grandement à court d’officiers.Un grand nombre ont été envoyés à la frontière russe.11 en faut encore davantage pour commander les corps de réserve, qui font face à l’armée toujours grandissante des Moscovites.Les Teutons continuent à faire des efforts pour se frayer un chemin vers la côte par la région montagneuse de l’Artois, mais avec un succès moindre.L’armée autrefois commandée par le Kronprinz, à l’est de la région de l’Argonne, s’est de nouveau efforcée de traverser la forêt pour se joindre à l’armée située de l’autre côté.Les Français toutefois sont maîtres dès seuls chemins de cette région difficile, et toutes les attaques en dépit de la determination de l’ennemi, ont échoué.-!»- DEFAITES TURQUES EN ARMENIE Petrograd, 7.— Une communica-1 avec de grandes pertes.Les Russes tion officielle venue de la Caucasie continuent à pouririvre les Turcs et et datée du 5 novembre dit: les troupes Kurdish oui ont été dé- “Rien de considerable n’a encore | faites dans la région montagneuse été fait.Quelques régiments Km - , de Passine Diadine et Haiazct.Ces dish supportés par l’infanterie et la ¦ endroits ont été occupés par nos masse de la population en armes i troupes.ont tenté un mouvement offensif Les trompes turques ont été en dans la région nord-est de Karaki- partie exterminées et en partie dislissa.Les Turcs ont été repoussés i persées.-«- COMMUNIQUE DE LONDRES Londres, 7 — Le bureau officiel de la presse a émis le rapport officiel suivant : La vigueur des attaques ennemies a considérablement diminué el le projet de les repousser commence à s’exécuter lentement mais fermement L avance a été plus prononcée au sud de Dixmude el dans les environs de Gheleweldt, mais la mauvaise température a retardé quelque peu les opérations, RAPPORT OFFICIEL DE LA PRISE DE TSING-TAU Tokio, 7.— Le rapport officiel envoyé au gouvernement par le vice-amiral Sadakichi Kato, le commandant de la marine japonaise, et par le général Kamio, le commandant des troupes qui ont fait des opérations à Kiao-Tchéou, constitue un récit bref mais dramatique des événements qui ont marqué les dernières heures du siège de Tsing-Tau et de la chute de la forteresse.A leur dire, après la capture du fort central, l’aile gauche des assiégeants s’avança et occupa Chanshan, à 5 heures et 10 minutes hier matin.Chanshan constituait la base de l’aile droite allemande, et était un fort triangulaire.Puis les autres troupes à la pointe de Ja baïonnette, s’emparèrent des forts de la première ligne de défense, en même temps que des retranchements compliqués et dangereux qui comblaient les intervalles.D’autres forces s’élancèrent contre la ligne principale des retranchements formée par les forêts Iltis, Bismarck et Moltke.Soudain on hissa le drapeau de la capitulation dans l’air du matin.Du-, rant les 2 derniers jours, dit-on, les ; navires de guerre, au sud et à l’est, i ont fait pleuvoir sur la ville et sur : la forteresse une terrible pluie d’obus, causant de grands dégâts et de grands ravages.D’après le rapport officiel, il semble qu’une explosion se soit produite au fort Taisichen.Tokio, 7.— (3.50).— Tokio célèbre aujourd'hui la chute'de la forteresse allemande de Tsing-Tau.Le siège a duré un peu plus de 3 semai-; nés.De fait les assauts commencèrent à la mi-septembre, bien que les: Japonais nient 'commencé leurs préparatifs.immédiatement après iTr> ! ^ est •nu,'*e d'insister longue- D AUTOMNE ment sur l’importance de ce Conseil ____ , régional.Tous les membres qui ha- Nos colonnes sont aujourd’hui ’ remplies d’avis de mobilisation.Sur l’ordre de différents comités régio- il ^ _____ .15 novembre; i appartient aux pre- s»ïents K^ Nous avons le plaisir de faire savoir à nos clients que malgré la guerre nous sommes en mesure de remplir leurs commandes.Nous avons tout particulièrement à offrir en ce moment l’assortiment le plus varié et le plus complet de FLEURS ARTIFICIELLES parties de France au moment de la déclaration de guerre.Nous offrons ces fleurs à des prix très avantageux.Gaston Vennat 16 RUE NOTRE-DAME OUEST Cie., chauds et hommes d’affaires.C’est sur ces dernières retraites (pie nous voulons surtout attirer l'attention.Ce n’est pas à des hom mes d affaires qu'il est necessaire de démontrer l’uLlilé et même la nécessité d’un inventaire minutieusement fait chaque année.Dans le domaine moral surtout, cet inventaire est exigé d’une façon impérieuse à cause des complications du compte des pertes et profits d'une âme couvrant les douze mois d'une année.Et si, à un point de vue, cet inventaire est utile aux patrons eux-nièmes, à un autre point de vue, il est autant, sinon plus, aux employés du commercé ou de l’industrie, et par conséquent à ceux qui ont tout intérêt à ce que ceux qu’ils emploient les servent consciencieusement.Nous reviendrons sur ce sujet.D’ici là, répétons que tous ceux qui désireraient des renseignements sur les retraites fermées n’ont qu’à écrire nu R.P.Melançon, directeur inté-r'maire de l’oeuvre, à l’Abord-à-Plouffe, près CartierVille.Celui-ci se fera un plaisir de leur fournir tous les détails nécessaires.—W.G.mensuelle dimanche prochain, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convoca-, tien.LE SECRETAIRE.Fraternité Enfant-Jésus, église Saint-Louis du Mile-End.— F,es'frères tertiaires auront leur réunion dimanche piocha.n, à 7 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.LE SECRETAIRE.Fraternité Saint-Joseph, rue La-; gauchet ère ouest, No 130.- Réu-| nion des prnfès et des novices di-I manche, le 8 novembre 1914, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.LE SECRETAIRE?.Fraternité Saint-Antoine, rue i.a-gauehetière, No 777 Est.— Réunion des professes le dimanche, 8 novembre 1914, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.LA SECRETAIRE.TIERS-CRDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint-Antoine, rue La-gauchetière Est.Les soeurs tertiaires auront leur réunion mensuel-e dimanche prochain, à 2 heures p.m.Les membres sont priées de s’y rendre sans autre convocation.LA SECRETAIRE.Fraternité Saint-François-Solnno.— Les tertiaires auront leur réunion CHANGEMENT D’HORAIRE A partir de lundi prochain 9 novembre.le tra n partant actuellement de ia gare Bonavanture à 6 20 p m tous les jours excepté le dimanche j pour Rouses Point et P aitsburg par jles chemins de fer du Grand-Tronc et Delaware & Hudson, partira à 4.25 p.m.tous les jours excepté le dimanche.Le train venant de Piattsburg et arrivant actuellement à Montréal à 9-36 am.tous les jours excepté le dimanche arrivera à 11 a.m.Ces trains passent par la Jonction Delson, r.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelqu*; semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Roui®: vard St-Laurent, Montréal.33-20 ASSOCIE DEMANDE.Voyageur de commerce ayant trois spécialités très payante demande as socié, monsieur ou dame, avec $500.00, garanti $25.00 chaque par semaine pour les trois prem ers mois, $500.00 après; l’associé aura charge de la boutique et finances.S'adresser, Boîte 1334, Montréal.EMPLOI DEMANDE.MECANICIEN, 33 ans.excellentes références, connaissant dessin, ajustage.forge et machines outiis, conduirait et ferait réparations de moteurs à pétrole, à gaz, à vapeur et machines agricoles ou toutes autres.Ira t en dehors de la ville.S’adresser à Dewasch 109 Lagauchetière 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