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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 18 septembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-09-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—‘INo MONTREAL, VENOREDI 18 SEPTEMBRE, 1914.DEUX SOUS LE NUMERO.Abonnements par la poète Édition quotidienne : M CAVADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .Édition hebdomadaire CANADA .ETATS-UNIS - - -UNION POSTALE $3.00 «6.00 «1.00 «1.50 «2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MOXTREAI* TÉLÉPHONES ?ADMINISTRATION: Main 7461.RÉDACTION : • - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! BATAILLE FAIT RAGE SUR L’AISNE DEUX TÉMOINS UN VIVANT ET UN MORT Notre excellent ami Caban a entrepris la lâche ardue de faire pénétrer un rayon de lumière dans l’amoncellement de mensonges et de diffamations accumulé par la presse “loyale” autour du Devoir et de son ^ directeur.Nos lecteurs n’én seront pas autrement étonnés.Ce n’est pas la première fois que l’éminent avocat fait acte de courage et de loyauté en notre faveur.A certains égards, nous devons nous réjouir que cette protestation isolée vienne d’un Anglo-protestant.Encore qu’elle nous donne lieu de rougir de la veulerie morale d’un grand nombre de nos compatriotes, elle démontre une fois de plus ce que nous n’avons cessé d’affirmer depuis l’époque de la guerre d’Afrique, qui marqua les débuts de la lutte contre l’impérialisme: la constance et la fermeté dans l’affirmation d’un principe, le courage dans la résistance calme au fanatisme et à l'intimidation, finissent toujours par imposer le respect aux vrais Britanniques, — à ceux d’Angleterre surtout, beaucoup moins américanisés et prussianisés que nos jingos et nos parvenus d’ici.* * * La tempête de haines et de calomnies qui fait rage de ce temps-ci autour de mon humble personne m’a ramené aux jours agités de 1809.L’idée m’est venue de retracer quelques-uns des jalons qui ont marqué les débuts de la propagande impérialiste et de la résistance qu’elle suscita.Il y a, naturellement, une différence essentielle entre les situations de fait: gravité du conflit, et motifs de l’action militaire de la Grande-Bretagne.Cette différence suffit à expliquer aux hommes de bonne foi pourquoi nous, qui nous opposions à tonte participation du Canada à p la.guerre sud-africaine, injuste et immorale, affirmons aujourd’hui qu’il est du “devoir” et de “l’intérêt supérieur” du Canada “de soutenir de toutes ses forces, par les moyens d’action qui lui sont propres”, la cause de la France, de l’Angleterre et de la Belgique.Mais envisagée du point de vue des relations constitutionnelles de la Grande-Bretagne et de ses colonies, la similitude des situations est absolue — sauf qu’en 1809 les autorités impériales avaient demandé le secours des colonies et que cette année, elles n’ont pas sollicité leur appui.l.cs gens qui se fatiguent les méninges à établir que le Canada a l'obligation morale d’accorder à l’Angleterre les secours qu’elle demande, sont en retard de quinze ans.Leur plaidoyer aurait eu quelque couleur de raison en 3899, alors que l’Angleterre sollicitait l’aide des colonies; aujourd’hui que les autorités impériales ne demandent rien, leur échaffaudage croule par la base.Quant aux arguments employés pour ou contre la participation obligatoire du Canada à la défense de VEmpire, ils sont absolument identiques.Les hurlements des impérialistes sont les mêmes, en crescendo.En 1899, comme aujourd’hui, les impérialistes affirmaient que le salut et l’honneur de l’Empire étaient en jeu et que le devoir du Canada était de prêter le concours de ses armes à la mère-patrie.Nous répliquions que l’Angleterre, seule maîtresse de la politique extérieure de -l'Empire, devait en assumer toute la responsabilité, en subir toutes les ^conséquences.La position que nous prenons aujourd’hui — réserve des principes, acceptation du devoir imposé par les circonstances — est exactement celle que prit, en 1899, l’honorable .1.-Israël Tarte, ministre des Travaux publics dans le cabinet Laurier.Je puis en parler en connaissance de cause: nous vécûmes ces jburs difficiles dans la plus parfaite intimité.C’est dans son bureau que je rétligeai ma lettre à sir Wilfrid Laurier, pour protester contre l’envoi du contingent canadien en Afrique et annoncer ma démission.C’est à la lumière de ses conseils que j’en modifiai plusieurs passages.C’est l’un de ses secrétaires qui en prépara les copies adressées au premier ministre et aux journaux.Convaincu que ma protestation était nécessaire, il s’employa activement à empêcher toute tentative d'opposition ministérielle à ma réélection.Afin de bien marquer ce qu’il en pensait, il n’hésita pas, malgré les vociférations des torys et les grognements de plusieurs libéraux, à se constituer mon introducteur, lorsque, réélu sans opposition, je vins Reprendre mon siège à la Chambre.Il avait été fortement tenté de sortir du cabinet plutôt que de consentir à l’envoi des troupes.11 y renonça, non pas à cause de la justice de la guerre, qu'il condamnait comme moi, mais pour d’autres motifs, discutables peut-être mais parfaitement avouables, qu’il me communiqua très librement.Néanmoins, tout en cédant sur la question de fait, il ne voulut rien lâcher du principe rie droit constitutionnel.C’est pour la sauvegarde de ce principe qu’il exigea l’insertion, dans le décret ministériel, d’un paragraphe affirmant que cet envoi de troupes ne devait pas être considéré comme un précédent qui engageait l’avenir du Canada.C’est la "no precedent clause” qui fit couler tant d’encre dans la presse jingo.Il ne se borna pas à cette précaution, bien illusoire du reste.Dans une série de dépêche et d’articles publiés dans la Patrie, alors comme aujourd’hui la propriété de scs fils, il maintint sans broncher et justifia la position qu’il avait prise.La lecture de ces pièces est fort intéressante à l’heure actuelle.î'fi ï|î sjî Dès le 9 octobre, sous le titre "Politique nouvelle”, il écrivait; Nous sommes prêts à défendre le sol que nous habitons et le dra-P peau britannique qui le protège rontre toute agression.Mais autre chose est de sortir de notre rôle pour nous jeter dans les tourmentes et dans les guerres dont l’Europe est sans cesse menacée.Or c’est ce à quoi nous exposent,—nous ajouterons c’est ce à quoi tendent—un certain nombre de ceux qui, dans cette affaire du Transvaal, veulent nous faire faire les premiers pas vers un pareil avenir._ (“Patrie” 9 octobre 1899).Trois semaines plus tard, il revient sur le même terrain :_ ’Nous sommes ici en Amérique.Le Canada n’a et ne peut avoir l’ambition de jouer un rôle dans la diplomatie européenne.Nous sommes prêts à défendre le sol que nous habitons et le drapeau britannique qui le protège contre toute agression.Mais autre chose est de sortir de notre rôle pour nous jeter dans les tourmentes et dans les guerres dont l’Europe est sans cesse menacée”.—(“Patrie”, 6 novembre 1899).Le lendemain du jour où l’envoi des troupes a élé décidé, il pose résolument la question constitutionnelle :— LE PRIVILEGE D’UN CITOYEN BRITANNIQUE Nous sommes heureux d’apprendre par nos dépêches d’Ottawa, que le gouvernement, tout en favorisant l’envoi de volontaires au • Transvaal, selon le désir à lui exprimé par les autorités impériales, a pris le soin d’agir de telles façons que les mesures actuellement adoptées n’engagent point l’avenir du pays.La prérogative la plus sacrée d’un citoyen britannique est de ne pas payer d’impôts, soit d’argent, soit de sang, sans avoir le droit de représentation.C’est précisément ee privilège que la Grande-Bretagne a résolu de faire prévaloir par les armes dans le Transvaal.Expliquons-nous.Le Canada n’a pas voix au chapitre impérial.Il n’est point représenté dans le parlement de la Grande-Bretagne.Le gouvernement impérial peut déclarer la guerre à n’importe quel pays du monde, sans que le Canada et les autres colonies soient consultés.Il s’est trouvé parmi nous des hommes assez irréfléchis—en très petit nombre, il est vrai,—pour émettre le principe que cette colonie doit toujours se tenir prête à fournir des troupes à la Grande-Bretagne pour n’importe quelle guerre qui serait déclarée sans sa participation.Des hommes publics d’Angleterre et ceux du Canada, dignes de ce nom, ne peuvent faire autrement, que de répudier de semblables théories.Nous ne cachons pas notre ardent désir de voir bientôt se faire la publication de l’ordre en conseil qui a dû être soumis à Son Excellence le Gouverneur-Général après les délibérations des deux derniers jours.—(“Patrie”, 14 octobre 1899).Afin qu’il n’y ait pas de doute sur son attitude, il prend toute la responsabilité de la “no-precedenl clause:” M.Tarte, au nom des Canadiens-français, a eu soin de faire insérer dans l’arrêté ministériel une clause stipulant que l’offre d’un contingent ne devrait pas servir de précédent pour créer une obligation.— (“Patrie”, 7 décembre 1899).Deux semaines plus tard, il revient sur le principe constitutionnel:_ L’électorat des Iles Britanniques aura à juger plus tard la conduite de ses gouvernants.Les colonies qui fournissent de l’argent et des hommes à la Grande Bretagne n’auront point ce privilège.Elles ne sont représentées ni directement ni indirectement dans les conseils impériaux.La guerre a été déclarée sans leur participation.— (“Patrie”, 19 décembre 1899).* * * Naturellement, cette attitude du principal lieutenant de sir Wilfrid Laurier souleva une tempête énorme dans les milieux impérialistes eî jingos.M.Tarte fit tète à l’orage.Dans un discours qu’il prononça au Mile-End, en décembre, il signala ces attaques :— J’ai été accusé d’être un homme déloyal, parce que dans certaines circonstances récentes, j’ai cru devoir dire qu’avant d’aller plus loin dans la participation à des guerres extérieures je voulais que le parlement et le peuple de mon pays fussent consultés.(Appl.) J’ai pris cette position et je la prends encore.Je suis un Canadien avant tout loyal à Sa Majesté la Reine, mais loyal par-dessus tout à mon pays le Canada.—(“Patrie”, 6 décembre 1899).Dans le journal, où il pouvait dépouiller la livrée ministcricile et donner libre cours a sa verve de polémiste, il y mettait moins de façons.Voyons comment il accueillait les menaces des précurseurs de la “Patrie” d’aujourd’hui:— LANGAGE D’ECERVELES Un écervelé écrit dans le "Star” d’aujourd’hui qu’il faut chasser du pays et de toute possession britannique M.Tarte et M.Desmarais parce qu’ils ne sont pas assez loyaux.Que les hystériques du “Star” se fassent soigner, car autrement ils vont finir par prendre le chemin de l’asile.Qu’ils comprennent que le pays que nous habitons ne leur appartient pas en propre et que nous sommes ici chez nous.Le temps est passé, où les illuminés, les fanatiques et les fous pouvaient nous faire des menaces du genre de celles qui sont faites à M.Tarte, à M.Desmarais et au milion et plus d’homme qui pensent comme eux.Le général Dalby et son armée de poussifs peuvent tout de même tenter l’assaut, s’ils en sont capables : ça serait si drôle.— (“Patrie” 11 octobre 1899).Il m’avait guère de sympathies non plus pour les gens qui crient fort pour envoyer les autres à la guerre tout en se gardant bien d’y risquer leur peau et leur patriotisme.“Enfin!” s’écriaitril le 14 octobre, “sir Hugh Graham et le général Dalby sont libres de s’enrôler pour le Transvaal.Nous sommes autorisés à leur dire que leurs frais de voyage seront libéralement payés ! 11 est à espérer qu’ils ne tarderont pas à donner le bon exemple et qu’ils enverront sans retard leur nom au ministre de la guerre à Ottawa.fous deux sont de belle taille: ce sont de solides gaillards comme ceux qui porteront l’effroi dans les rangs des burghers.Sûrement, Us ne se contenteront point de publier des articles flamboyants dans le “Star”.Des articles, ça ne tue personne.C’est avec des canons, des balles, avec de la poudre, avec des sabres, avec des hommes, que se fait la guerre.—(“Patrie”, 14 octobre 1899).Plus tard, il répétait la dose à l’adresse d’un journal canadicn-fran-çais :— Puisque Ton est fervent partisan de la guerre au “Courrier du Canada”, que ne part-on pour l’Afrique du Sud?Ecrire des palinodies sur la loyauté, au coin du feu.les deux pieds sur les chenets est chose simple et facile.— (“Patrie”, 30 décembre 1899).Vers le même temps, il donnait celte leçon, lui, membre du cabinet, aux gens qui se scandalisaient de nos attaques contre la politique ministérielle :— Nous respectons les vues et les sentiments d’hommes comme M.Monet, comme M.Bourassa, qui ont l’énergie de proclamer leurs convictions et de les défendre.—(“Patrie”, 27 décembre 1899).Sî« * îjc Il est facile de mesurer le chemin que la tolérance et l’esprit do liberté ont parcouru sous la poussée de l’impérialisme.En ee temps-là, on parlait de “chasser du pays” les Canadiens qui résistaient à Passant dos impérialistes—et la Pairie s’en moquait.Aujourd’hui la Patrie demande qu’on mette en prison les gens qui répètent, avec infiniment plus de modération, ce que le père des propriétaires de la Patrie écrivait en 1899; et les anciens insulteurs d’Israël Tarte, devenus les copains de ses fils, trouvent que la corde ne sérail pas de trop.Si tout cela marque un progrès, nous en avons sûrement fait.Mais je doute que le patriotisme en soit la seule force motrice et le principal bénéficiaire.Henri BOURASSA LA GUERRE La bataille fait rage, le long de l’Aisne, aux dernières nouvelles.Les Allemands se sont retranchés dans de fortes positions d’où les Français et les troupes anglaises cherchent à les déloger afin de les mettre dans l’obligation de se replier vers le Rhin ou vers le Luxembourg.Des deux côtés, les combattants reçoivent des renforts.Les armées anglo-françaises cherchent à prendre par le flanc, sur certains Points du champ de bataille immense, l’ennemi qui se défend avec ardeur.Les communiqués officiels français laissent prévoir que cette bataille sera longue.Elle s’est enragée dès lundi dernier.Plusieurs corps d’armées allemands sont en route, des frontières russes aux frontières de France, afin d’assister les troupes de Buëlow et de Kluck.L’armée du Prince Impérial est dans une situation embarrassante, rapportent certains correspondants de guerre anglais et américains; et il-se pourrait que la bataille actuelle se livrât aussi, de la part des Allemands, pour couvrir le Kron-prinr et lui aider à désentortillcr ses bataillons.Le gouvernement de Bordeaux semble confiant dans l’issue de cette rencontre.Fille doit, à son dire, avoir pour résultat de rejeter l’ennemi plus avant dans les Ardennes, et de changer sa retraite en un commencement de déroute.AUX OPTIMISTES Il ne convient pas toutefois d’être trop optimiste, en la présente occurrence.Hier même, au parlement anglais, lord Kitchener disait: “Bien que l’Angleterre ait tout lieu d’être confiante avec calme, elle doit se rappeler que la lutta actuelle, de toute nécessité, sera longue.” De fait, la puissante machine de guerre allemande a rié-montré jusqu’ici que si elle n’est pas invincible, elle est néanmoins redoutable et que la tâche que se sont imposée les Alliés de traquer le sanglier jusque dans sa bauge sera des plus ardues.Les armées françaises ont jusqu’ici protégé leur territoire et donné aux forces ennemies un vigoureux coup d’épaule qui les a repoussées vers la frontière.Le recrutement, en Grande-Bretagne,se poursuit avec succès et animation, sous la direction calme et résolue de Kitchener.En Belgique, les troupes du roi Albert accomplissent des hauts faits quotidiens contre les légions teutonnes, tandis que, en sol français et en sol belge, les détachements britanniques témoignent d’une valeur et d’un courage traditionnels dans la cavalerie et l’infanterie anglaises.Mais la tension de l’effort concerté, la poussée contre l’ennemi commun ne donneront pas tout de suite, ni même avant plusieurs semaines, de résultats tels qu’il soit possible de fixer même approximativement la durée des hostilités.Lloyd-George disait il y a quelques jours que des “balles d’argent” gagneront la guerre actuelle.Coûteuse comme elle l’est, ruineuse même pour la Belgique, à laquelle l’Allemagne, vaincue, devra payer une énorme indemnité de guerre, la lutte présente absorbera et détruira des millions, à part les pertes énormes subies en hommes par les nations engagées.Au surplus, adve-nant même le balayage complet des Allemands de la Belgique, de la France, de la Pologne russe où ils ont fait des progrès notables, et leur encerclement dans l’empire du kaiser, l’invasion de ce pays et la marche sur Berlin seront des plus longues, répé-tons-le.Les Alliés se trouveront alors dans une situation analogue à celle des Allemands sur le territoire belge et dans les provinces françaises, avec de longues lignes de communication et loin de leurs bases d’opérations.L’Allemagne aura de son côté, contre les envahisseurs, l’automne pluvieux et l’hiver froid.Ceux-ci ont juré toutefois de se rendre au bout de leur tâche, afin de traquer Guillaume et ses armées jusque dans leurs derniers retranchements, et leur détermination les poussera jusqu'au bout.Il n’y a pas à se le dissimuler, la guerre sera longue autant que dure, à moins qu’un événement imprévu, même des chefs d’état-major alliés, ne vienne soudain changer la face de | choses.Kitchener a donc raison de i mettre sur leurs gardes les optimistes d’Angleterre.INCERTITUDE LÉGER AVANTAGE À L’OUEST Partout ailleurs on se bat furieusement mais aucun détail n’est donné.— Le Kronprinz a arrêté sa retraite et fait face à l’ennemi.—Berlin admet que la pression des alliés est énorme.Les radicaux italiens réclament la guerre.—Près c'e trois millions de Russes marchent sur la Pologne.LA FRANCE LEVE UNE NOUVELLE ARMEE (Spécial au “Devoir”) Paris, 18 (3.()9).—Les alliés ont gagné quelque peu du terrain sur leur aile occidentale et repoussent une vigoureuse attaque faite par les Allemands, dit un communiqué officiel publié par le ministère de la guerre français, cette après-midi.- * * * Londres, 18 (7 heures 20 matin).—On mande de Bordeaux que la bataille continue furieusement sur toute la ligne du front.On annonce la mort du général Bataille, tué au feu.ON DECLAME LA Gl EHBE EN ITALIE Borne, 18.—Le parti radical adoptera aujourd’hui un ordre du jour el demandera au gouvernement de se départir de sa politique de neutralité pour s’allier avec les nations qui font partie de la Triple Entente.Le parti anarchiste s’est déclaré contre la guerre.2,900,000 RUSSES EN POLOGNE Rome, 18.—La “Tribuna” publie une dépêche de son correspondant de Pétrograde disant qu’une nouvelle armée russe forte de 900,000 hommes s’avance au centre de la Pologne et qu’elle n’est que l’avant-garde d’une autre armée de 2,000,000 d'hommes actuellement en marche vers la Pologne.Une troisième année a été mise sur pied, et elle commence à se mettre en marche.LA I B ANGE LEVE UNE NOUVELLE ARMEE Bordeaux, 18, — La France organise une nouvelle armée pour la lancer contre les Allemands, le plus tôt possible.On apprend au ministère de la guerre qu’elle sera composée de territoriaux et de recrues.Cette armée se joindra à celle qui sera bientôt envoyée d’Angleterre, aussitôt qu’elle sera suffisamment entraînée.* * * LES ALLEMANDS CEDENT DOU-CEMENT.— L’ENNEMI INQUIETE.— L’ARRIERE-GARDE.DEMAIN Demain, le Devoir publiera, outre un article de M.Henri Bourassa, Une lettre de M.Armand Laver-gne au Chronicle de Québec: Une page complète de pièces et documents sur la guerre, — notamment une étude de M.l'abbé Wetter-'térêt spécial.lé sur l'armée allemande, un nouvel article de Mgr Baudrillart sur le réveil religieux en France, et des vers de Mistral auxquels les circonstances donnent une grande actualité; Notre page littéraire, la leltre de Fadctte et plusieurs pièces d’un in- DEMAÎN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa.Beaucoup d’incertitude plane encore sur la part que certains pays, voisins des belligérants, prendront dans le conflit actuel.En Hollande, dit une dépêche de la Haye, l’on interprète l’ordre de fortifier les places de Cologne, Dusseldorf, Wcsel et Duisbourg, en Allemagne, comme un signe d’alarme, de la part de Guillaume, qui craindrait, outre l'invasion de l’Allemagne par la frontière belge, une déclaration d’hostilité de la part de la Hollande dont la frontière intérieure est éloignée de quelque vingt à trente milles, à vol d’oiseau.Mais, en dépit du fait que la Hollande a mobilisé, 1) parait prématuré d’en conclure qu’elle a l’intention d’abandonner sa neutralité, et de laisser passer sur sou territoire des armées alliées.La situation de l’Italie se dessine davantage.A Paris, l’on croit maintenant, dans les cercles diplomatiques, que Rome déclarera la guerre à l’Autriche vers la fin de septembre, parce que si F Italie prsiste à ne pas prendra parti, elle expose l’Europe au triomphe éventuel des armées allemandes, et, partant, s’expose elle-même à la violente rancune de Guillaume qui viendrait, rapporte une dépêche, de télégraphier au roi d’Ilalie : “Vainqueur ou vaincu, je n’oublierai jamais votre trahison”.Des correspondants de journaux en Roumanie indiquent aussi que celle-ci, quoiqu’elle ne veuille pas beaucoup la guerre, craint, si elle s’en abstient, de n’avoir pas voix au partage des dépouilles final.Enfin, des rumeurs de paix entre l’Autriche et les Alliés s’accréditent quelque peu.Ceux-ci seraient heureux de détacher de l'Allemagne sa seule alliée, ce qui leur per mettrait de concentrer tous leurs ef forts sur les frontières d’un seul en-mi.Il n’y aurait donc rien d’éton-nant que de puissantes manoeuvres diplomatiques se fissent en secret, ces semaines-ci, pour aboutir â la séparation du bloc austro-germain.NOS CONTINGENTS Au Canada, les souscriptions aux fonds patriotiques canadiens marchent bon train.11 faudra, si l’on veut pourvoir â toutes les demandes possibles, réunir un fonds de plusieurs millions.Car, outre les quelque vingt-cinq mille soldats canadiens prêts à s'embarquer ces jours-ci pour outremer, il est lout probable qu’une quinzaine de mille autres partiront d’ici au Nouvel-An, de sorte que, dans quatre ou cinq mois, il y aura 40,0(10 hommes de toutes nos provinces hors du Canada, au service des Alliés.Si, comme l’annoncent des dépêches d’un certain caractère officiel, c’est l’intention du minislère anglais de la guerre de tenir toujours, jusqu’à la fin des hostilités, une force expéditionnaire de 40,000 Canadiens en activité sur les champs de bataille européens, le recrutement devra sc poursuivre encore assez longtemps.Tout ceci nécessitera, outre des souscriptions volontaires pour les familles des enrôlés, des déboursés encore plus considérables de la part de l’Etat.Il est admis que les 50 millions votés par le parlement canadien, il y a quatre semaines, suffiront à peine à défrayer le coût et l'entretien, pendant quelques mois, du premier corps expéditionnaire.A sa prochaine session, le parlement devra sans nul doute voter de ô0 à 7") millions additionnels, et imposer de nouvelles taxes de guerre.Il le faudra.Georges PELLETIER.Paris, 18.— La grande bataille de l’Aisne continu: Tout ce que l’on sait offieiellenu ii, c’est que les Allemands cèdent doucement à certains points, à gauche.Les nombreux prisonniers blessés qui arrivent tous les jours indiquent que les alliés ont forcé les Allemands à céder du terrain et que ceux-ci dans leur retraite ont abandonné leurs blessés derrière eux.L’armée du Kronprinz a enfin fait face à ses poursuiveurs à Montfau-eor.au nord-ouest de Verdun, encouragée sans doute par les rapports qui lui arrivaient de la garnison du Rhin et la ligne de défense va maintenant de Nôyon, 67 milles au nord-est de Paris, à Montfaucon.En plus des difficultés qu’ils éprouvent à se réorganiser, les Allemands sont certainement inquiétés au sujet de leur arrière-garde.La reprise des hostilités par les Belges no signifie pas seulement que les soldats du roi Albert sont remis des fatigues de leurs premiers combats mais elle laisse croire qu’il y a quelque chose de vrai dans les rumeurs persistantes de l’arrivée de renforts, d’où?personne ne le peut dire.Quelques experts persistent à croire que la bataille n’a pas d’autre but que de sauver Tannée du Kronprinz qui trouve de grandes difficultés à se dégager dans les défilés des forêts de TArganne.Les pluies prolongées obligent aussi les Allemands à gagner du temps afin qu’ils puissent arra"her leurs lourdes pièces d'artillerie de la boue crayeuse dM falaises de Champagne.CASTELNAU, GRAND OFFICIER DE LA LEGION D’HONNEUR Bordeaux, 18.— 12.25 soir.— Le président Poincaré agissant sur la recommandation du général Joffre a signé aujourd’hui le décret nommant le général François-Xavier de Castelnau a la dignité de grand officier de la Légion d’Honneur.EN PAGE 2 : “La Russie et les Ruthè-nés catholiques” par M.l’abbé J.-Ad.Sabourin.EN PAGE S : “ Le Conseil et la Montreal Water” par M.Jean Dumont. 3 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.219 i» / CHRONIQUE RELIGIEUSE .HOME ET LE MONDE A LA MEMOIRE DE MGR MEUNIER On nous écrit : Sainte-Thérèse, 18 septembre 1914 — 11 y a à peine quelques semaines nous avions le plaisir de saluer à Sainte-Thérèse même Mgr Meunier, curé de Saint-Alphonse de Windsor.Avec quelques amis, il était venu passer quelques heures sous le toit de l’Alma Mater.Nous avions re: marqué sa bonne humeur, sa gaieté franche, sa bonté, et voici qu’il nous revient dans un cercueil, entouré de la sympathie de ses paroissiens et confrères dans le sacerdoce, accompagné de la gare à l’église par une foule pieuse et émue.La mort a souvent de ces coups imprévus qui laissent dans l’ânie de salutaires impressions ! Mgr Edmond Meunier naquit à Sainte-Rose, le 23 juin 1800.Mais ses parents s’établirent quelques années plus tard à Sainte-Thérèse et il entrait presque en même temps au séminaire de cette ville.Bon, affable, studieux, intelligent, c'est ainsi que les anciens le connurent, lorsqu'ils rappellent cette partie de sa vie.Ordonné prêtre en 1884, après quelques années de vicariat dans le diocèse de Montréal, il s’en allait, comme tant d’autres, travaille]- à la cause française et catholique dans l’Ontario.Les succès ne manquèrent pas à son talent.Tous ceux qui l'ont vu à l’oeuvre ont connu son tact admirable, son grand esprit de foi, son zèle inlassable, surtout son bon coeur, lui qui fut mêlé à tant de questions épineuses là-bas, était cependant l’homme le plus doux, le plus grand ami de la paix et de la justice.Comme curé de Belle-Rivière (1891-1901) et de Saint-Alphonse de Windsor, et même comme administrateur et comme grand-vicaire, il fit preuve de réels talents et de grandes connaissances théologiques et profane».Il est mort d’une maladie qui te minait depuis deux ans.Samedi dernier, il partait de Windsor avec l’intention de visiter son confrère de Tecuraseh, M.l'abbé Langlois.Une première attaque d’apoplexie le frappa à quelques milles du terme de son voyage.Revenu à lui, son compagnon lui conseilla de retourner chez lui.“Non, reprit Monseigneur, ce n’est rien.” Il continua sa route.A quelques arpents de Tecuni-seh, la voiture-automobile qu’il conduisait d'une main peu ferme roula dans un fossé : une deuxième attaque d’apoplexie l'avait foudroyé.M.Langlois, appelé à la hâte, eut le temps de confesser le distingué mourant ; il lui administra les derniers sacrements.Une heure après, il expirait au presbytère de ce confrère et ami.Mercredi, ses funérailles avaient lieu à Windsor : elles furent grandioses.Tout un peuple, dirai-je, est venu pleurer sur cette tombe.De partout affluèrent les témoignages de sympathie ; des personnes même opposées à nos croyances ne purent taire leur éloge et leur admiration pour ce citoyen intègre, ce chrétien exemplaire et ce pitriote ardent et convaincu qui disparait.Il avait demandé à reposer à Sainte-Thérèse, dans cette crypte où donnent déjà ses amis, les (iharle-bois, les Brunei, les Kouleau, les Vaillaneourt.Aussi, à 10 heures, hier matin, son corps nous arrivait de Montréal.Les élèves du séminaire, une partie de la population térésienne.un nombreux clergé l’attendaient à la gare.Au service funèbre qu’on lui chanta, officiait M.le curé Payette, de Longucuil, son confrère et ami, assisté de M.Sylvio Corbeil, principal à l’Hcoie Normale de Hull, et de M.Castonguay, curé des Cèdres.Mgr Bruchési, de Montréal, voulut donner une dernière marque d’estome au regrette défunt en assistant aux funérailles, accompagné de MM.Parent et Beaudoin, deux amis de Mgr Meunier.Avant l’absoute, Mgr de Montréal fit l’éloge du défunt, homme sage, prudent, affable, bon, charitable, et rappela en termes heureux les principales phases de sa carrière, insistant surtout sur Foeuvre admirable accompli dans l’Amérique du Nord, pour la cause de la religion; oeuvre à laquelle le défunt a consacré ses plus belles années, son argent et sa vie.Qu’il dorme en paix cet ami de notre maison, emportant dans la tombe les regrets de ses confrères de là-bas qui assistaient à ses funérailles: MM.Baudoin, curé de Ford City; L’Heureux, curé de Belle-Rivière; Langlois, curé de Teeumseh; Saint-Cyr, de Stony-Point; Grenier et Landreville ; emportant aussi ceux de ses nombreux amis de la province de Québec et d'ailleurs, parmi lesquels il faut compter Mgr Grouard.du Mackenzie, qui assistait aux funérailles ; Mgr Dubuc, de Montréal; MM.les chanoines Cousineau.Adam, Jasmin et Dubois, de Joliette.Qu’il dorme en paix : l’oeuvre qu’il a poursuivi reste inachevée, il est vrai, mais une cause pour laquelle on meurt, ne meurt pas; et puis, le souvenir de ses vertus comme de ses conseils soutiendra ses amis et les encouragera à toujours garder au coeur bien vivaces, ces deux amours qui ne vont pas l’un sans l’autre: l’amour de leur langue et de leur foi.ANNIVERSAIRE I/£ LA PRISE DE ROME Dimanche prochain, 20 courant, sera le 44ième anniversaire de la prise de Rome.A cette occasion, les anciens zouaves, accompagnés des jeunes, feront un pèlerinage à l’église Bonsecours.Il y aura messe basse à 8 hrs 30, dite par le Révérend M.Collins, curé de Saint-Jean, ancien zouave.Sermon par le Révérend Père Charrier, sulpicien, Le choeur de chant de Saint-Pierre, sous la direction de M.O.Champagne, accompagné de l’orchestre Laurier, exécutera le chant des cantiques, etc., durant la messe.Jos.BUSS1ERES, President cl Orgnnl*Btcutv LA RUSSIE ET LES RUTHENES CATHOLIQUES Lettre de M.l’abbé J.Ad.Sabourin M.l'abbé J.-Ad Sabourin, missionnaire chez les Rulhènes, nui a eu l'occasion d’étudier leur situation en Europe, nous adresse iimportun-te lettre suivante : Sifton.Man., 12 sept., 1914.Monsieur le Directeur, La Galicie vient d’être annexée à la Russie.C’est que le télégraphe nous annonce.Certains journaux relatent cette nouvelle sans commentaire ; d’autres l’accueillent avec réjouissances.Pour nous, qu’en devons-nous penser au point de vue catholique?Quelqu'un posait cette question tout dernièrement à un de nos prêtres ruthènes le plus au courant des choses de là-bas.La réponse fut loin d’être rassurante.Patriote ardent, prêtre zélé, cet abbé avait le coeur navré à la pensée que la ville de Léopold (Lemberg, en allemand, et Lwoxv en polonais et en ruthène), était tombée au pouvoir des Russes.A ses yeux, c’était là le commencement de la déchéance rie l’élément ruthène en Galicie, le triomphe des Moscophiles, faible parti politique de Galicie, ennemi de la nationalité des ruthènes et entaché de schisme, l’ouverture d’une ère de persécution pour tout ce qu’il y a de sincèrement catholique dans le rite ruthène.Ces appréhensions sont-elles fondées?Hélas! l’histoire de l’Eglise catholique en Russie offre des documents d’une abondance décourageante.Vos lecteurs en connaissent une bonne partie par ce qu’ils savent des souffrances des Polonais en Russie.Mais ce que l’on ignore plus généralement, c’est que le Cosaque a été plus impitoyable nom- le ruthène catholique — atppe- uniate.A peine celui-ci était-il passe sous domination de Moscou ou de lint - Pétersbouig (Rétrograde), Fil voyait ses évêques catholiques niâtes disparaître ou, remplacés ;ir des évêques orthodoxes, ses -êtres les plus zélés fusillés ou en-ivés en Sibérie par centaines, si-on par milliers, ses moines Basi-ens dispersés et persécutés de lou-s les façons imaginables.C’est nsi que l’oeuvre de saint Josaphat uneewiez, évêque de i’olosk.a été léantie en grande partie.Durant dernière moitié du dix-huitième èele et le cours du dix-neuvième, lus de dix millions de Ruthènes, itholiques nniatef, ont été poussés ors les temples orthodoxes par la ,rce brutale, plus mi moins dégui-¦e.Néanmoins, le Russe, polit mue isqu’au bout des ongles, il toujours rot esté de ses bonnes intentions.A l’en croire, il n’y a pas de Bu-lènes.Ces .derniers ne forment iis une nationalité spéciale.II inore systématiquement ce que ses ingt-cinq millions d'hommes ont e particulier au point de vue eth-ocraphique.11 affecte de lescou-idérer comme des Russes.Tout a plus admettra-t-il qu Us sont uelquefois légèrement teintés de olonais.Par conséquent, pour le Russe, ossifier le Ruthène ee n’était que éparer une perte: faire passer les vèchés et les églises uniates aux #lr»e o rl VïiAifl n\{‘K T* Otait VO- prendre un bien perdu; favoriser le schisme au milieu des Ruthènes, c’était les délivrer du ioug des Polonais, unifier l'Etat, travailler a sa propre sécurité.Conformément à cette politique, on a bien vu les Polonais, catholiques du rite latin, jouir parfois d’une certaine liberté en Russie.Le joug russe a toujours été s'appesantissant de plus en plus pour les Ihi-thènes catholiques.Si bien qu’à l’époque de la guerre russo-japonaise, il n’y avait pas un seul prêtre catholique uniate dans tout l’empire du Czar.Quand la Russie se montra plus libérale envers les cultes non orthodoxes, apres la guerre, une roupie de prêtres uniates voulurent niet-tri à profit pour leur rite la libellé accordée aux différentes dénoniin:i-tions religieuses.Ils durent bientôt fermer leur chapelle ou embrasser l'orthodoxie.Depuis aucun prêtre di.rite ruthène — ni séculier, ni régulier — n’a pu avoir la permission d’exercer le ministère sur le territoire russe, à moins d’être orthodox;.Les deux cent cinquante mille convertis, presque tous d’origine ruthè-ne, ont dû par conséquent embras-sci le rite latin en se faisant catholiques.Qu’arriverait-il si la Russie suivait la même politique envers la Galicie ?Ce serait, autant qu’on en peut juger er s’appuyant sur l’expérience du l assé, la mort de l’église uniate chez les Ruthènes de ce pays malheureux ; ce serait dans l’espace de quelques années l’apostasie de quelques millions de catholiques, l’anéantisse-uunt des oeuvres admirables commencées à Léopold sous l’épiscopat du célèbre cardinal Sembratowicz et d" son successeur, bien connu au Canada, le Métropolitain André Szep-t( ( ki ; ce serait le coup de mort porté aux entreprises si apostoliques de l’évêque actuel de Stanislaw, la destruction presque totale de l’ordre des Basiliens réformés par Léon XIII, lu mort ou l’exil de plusieurs centaines de prêtres, de religieux et de religieuses qui souffriraient le martvre plutôt que de trahir leur foi.ce serait l’éducation dans une atmosphère schismatique d’une jeunesse el d’un cierge qui ne tarderait pas à venir de ce côté-ci de l’océan semer au mitiou des Ruthènes du Brésil, des Etats-Unis et du Canada des germes de révolte et d’apostasie.Bref, ce serait une des conséquences hs plus terribles do la guerre.C’est pourquoi, s’il est bien permis dans les circonstances actuelles de faire des voeux pour le succès des aimes russes unies à relies de la France et de l’Angleterre, nous ne devons pas ménager nos sympathies à nos frères malheureux, les catholiques ruthènes de Galicie.S’ils devaient, malgré leur désir, rtster sous le sceptre du Czar nous devons prier saint Josaphat de leur obtenir à perpétuité la liberté de louer et d’adorer Dieu dans la langue et le rite qui leur sont si chers 'et en union avec Borne.C’est le moins que nous pouvons faire, mais c’est beaucoup.J’ni l’honneur d’être, monsieur le Directeur, Votre tout dévoué “ in Christo ”, J.Ad.SABOURIN, Pire.LES SANS-TRAVAIL A son assemblée régulière tenue le 14 courant le Club Ouvrier Saint-Jean-Baptiste a adopté la résolution suivante: Attendu qu’il y a un grand nombre de sans-travail dans les limites des quartiers Saint-Jean-Baptiste, Saint-Denis, Lafontaine et Duvernay.El attendu que l’ouverture de la carrière municipale aurait pour effet de procurer de l’ouvrage à un grand nombre de sans-travail.Que le Club Ouvrier Saint-Jean-Baptiste proteste énergiquement contre l’attitude des échevins qui ont refusé de voter pour l’ouverture de la carrière municipale et principalement contre les représentants des quartiers ci-haut mentionnés, et que copie de cette résolution soit envoyée aux journaux pour publication.Adopté unanimement.UN CHEVAL EMPORTE (Dt notre oorresDondant) Québec, 18.— Un cheval appartenant à un blanchisseur de la Jeunc-Lorette, M.Alexandre Noreau, a pris l'épouvante ce matin sur la rue Laporte et après avoir traversé la terrasse Duffelin, est allé s'abattre dans la cour du bureau de poste.Dans sa course mouvementée, la bête a frappé un vieillard du nom de Edouard Clarke, de Saint-Roeh, qui se promenait sur la terrasse, lui fracturant la jambe gauche.Le blessé a été conduit à l’hôpital.WAGON POSTE DEMOLI Port Arthur, 18.— L'express Imperial Limited de Montréal a frappé un train chargé d’animaux, hier, à Rosport, à l’est de Port Arthur.Le wagon-poste de ITmperial a été entièrement démoli par le choc de la locomotive qui revint en arrière.L’ingénieur du train de passagers, Alfred Rilbe, souffre de contusions dans la région du coeur, tandis que le chauffeur s’est légèrement blessé en sautant à bas de la machine.Les passagers s’en sont tirés indemnes.Les deux locomotives ont été si sérieusement endommagées qu'on a dû les remplacer, BENEDICTION DE CINQ CLOCHES A VIAUVILLE Dimanche, le 20 du eourant, ce sera grande fête à Saint-Clément de Viauville: Monseigneur l’Archevêque procédera à in bénédiction de cinq magnifiques cloches, Ln cérémonie commencera A 7 heures et demie précises du soir.Nul doute que les paroissiens de Saint-Clément et leurs nombreux amis se feront un devoir rie prendre part é cotte fête de fumlUa.LA PART DE LA VILLE DE QUEBEC Québec, 18.— La ville de Québec a souscrit hier soir la somme de $20,-000 au Fonds Patriotique.Les souscriptions de Québec y compris celle de la cité s’élevaient hier soir à $127,157.La Compagnie Chateauvert Quarry de Portneuf a souscrit $182.A une réunion du comité exécutif, hier soir le comité de secours a été constitué.Il se compose de l’hon.L.A.Taschereau, Thon, juge McGor-kill, Sir Geo.Garneau, M.Lorenzo Evans, l’hon.G.E.Amyot et M.Wm Power, M.P.AU CAMP DE VALCARTIER GRANDE REVUE DIMANCHE, LE 20 SEPTEMBRE 1914.11 y aura une autre revue des troupes canadiennes au camp de Val eartier, dimanche, le 20 septembre prochain, et le chemin de fer Canadien-Nord offrira encore le taux d'excursion populaire de $4.00.Les billets permettront de partir vendredi et samedi, les 18 et 19 septembre et de revenir jusqu’au lundi, 21 septembre 1914.La ligne du Canadien-Nord est ta seule qui conduise directement à Valcartier et les ! trains quittent Montréal à 9.00 a.m.tous IcsQours, excepté le dimanche, et à 11.30 p.m., tous les jours, avec service de wagons-lits directs.Ceux qui désirent visiter le camp de Valcartier devraient profiter de cette excursion qui leur offre peut-être la dernière chance de voir les troupes avant leur départ pour le champ de bataille.r -9- LES ECOLES PROTESTANTES La Commission Scolaire protestante de Montréal a tenu une assemblée hier sous la présidence du Rév.Dr Symonds.Le rapport du secrétaire, M.H.J.Silver, indique que le nombre des élèves suivant les classes de 1914 se chiffre A 20,329, soit une augmentation de 2,532 sur l’année dernière, -*- PAS D’ASSEMBLEE ANNUELLE A entise de la présente guerre, r’American Chemical Association” qui devait tenir son assemblée iin-nuelle celte semaine A Montréal, a déridé de remettre cette assemblée A l'an prochain, La raison en est que plusieurs des membres de l’association sont citoyens américains d'origine allejuatule.LA TRANSACTION N’EST PAS DÉCIDÉE Dans une séance mémorable le conseil réfère la question à un comité.—Des débats animés.—-Le rapport de la minorité est accepté UNE MOTION DE REFERENDUM Le conseil municipal réuni en séance spéciale hier après-midi pour délibérer sur l’importante question de l’achat de la Montreal Water & Rower Co., a décidé après deux heures et demie de discussion de référer la question à un comité.Le débat autour de cette affaire a été des plus animés et la séance elle-même, par la complexité des ressources mises en jeu, est l’une des plus mémorables que les vieux échevins aient vues, disent-ils.On a proposé une profusion de motions et d’amendements et de nombreux points d’ordre ont été soulevés autour de la motion à l’effet de référer à un comité spécial l’étude de ce projet d’achat.Le rapport de la minorité des commissaires Ainey et McDonald a pu enfin être référé au comité avec celui de MM.Martin, Hébert et Côté, mais non sans difficulté et après une dépense considérable de paroles.Des personnalités el des insinuations ont été proférées de part et d’autre, car selon toute évidence le conseil était divisé pour la circonstance en deux camps: une majorité composée des nouveaux échevins et une minorité variable comprenant les vieux échevins.Ceux-ci ont été mis de côté même dans la formation du comité spécial d’étude, mais par la suite ils ont donné du fil à retordre à la majorité des jeunes par leur connaissance plus parfaite des règles de procédure du conseil.DEUX LEADERS AU CONSEIL Dès le début de la séance il ressortait qu’il y avait deux leaders au conseil.M.L.A.Lapointe, pour les anciens, et M.Gordien Ménard pour la coalition des nouveaux.Ce dernier, par une motion de référence, présentée dès l’ouverture des délibérations, réussit à empêcher toute discussion suivie sur les mérites de la question, mais non sans faire rappeler souvent à l’ordre les orateurs qui touchaient de trop près au sujet même de l’achat de la M.W.& P., Co.Voici un résumé de cette séance si mouvementée : Avant l'appel de l’ordre du jour, M.le commissaire Hébert félicite le maire d’avoir apposé sa signature au contrat avec la banque de Montréal.Le maire déclare qu'il a agi ainsi pour procurer du pain aux ouvriers cet hiver.LA MOTION MENARD Aussitôt l’appel de l’ordre du jour M.Gordien Ménard se lève précipitamment et, appuyé de M.Hushion, propose la motion suivante: “Que le rapport du bureau des commissaires re l’acquisition de la “Montreal Water & Power Co.”, maintenant, devant le conseil, et sur l’ordre du jour, soit référé pour étude, à une commission spéciale composée des échevins Letourneau, président; Houle, Mayrand, Ménard, Vandelac, Weldon, Loranger, Hushion.Dubeau, Thérrien, Denis, Char-trand, Saint-Pierre, Elie, Rochon, Barbeau, Dubois, Pauzé et Lavergne, et que cette commission soit priée de faire rapport au conseil le ou avant le 19 septembre, à 11 heures a.m.” M.Ménard dit à l’appui de sa motion que les échevins n’ont pas eu les documents ni le temps pour donner une décision immédiate relativement à un achat de $7,284,000.M.Bastien suggère alors que le délai soit étendu jusqu’à mardi, car il a l’assurance de l’aviseur légal de la ville que le délai peut être prolongé de quelques jours du moment que le rapport des commissaires est sous étude.M.Lapointe s'élève contre la date choisie: “A-t-on choisi un samedi exprès parce que des échevins s’absentent de la ville ce jour-là?” demande-t-il.M.Ménard dit alors qu’il a fixé pour samedi la remise du rapport parce que le délai imposé par la législature pour conclure cet achat de la M.W.& P.Co., expire le 20 septembre.DISCUSSION INTERDITE M.Ménard, demande le vote, alléguant que la discussion est interdite sur une motion de référence.Alors M.Giroux propose la suspension des règles à cet effet et M.Ménard soulève un point d’ordre à l’effet qu’une motion de référence ne souffre pas de discussion.Le maire, après consultation, décide que le point d'ordre de M.Ménard est mal venu.Ce dernier menace d’en appeler de la décision du maire.Alors M.L.A.Lapointe interpose que le conseil a parfaitement droit de discuter sur la date d’une motion de référence et que rien ne l’empêchera de parler deux heures sur la date.Son collègue M.Giroux, qui lui aussi n’est pas compris dans le comité composé par Féchevin de Bordeaux, profite d’une accalmie pour inviter le maire à donner ses raisons pour la convocation d’une assemblée spéciale.LE MAIRE QUITTE SON SIEGE M.Martin acquiesce et quitte l’abri de son dais.Le maire-suppléant, Vandelac occupe le fauteuil et M.Martin parle ou siège d’un échevin.11 se dit comme toujours en faveur de la municipalisation.Il veut que les citoyens de tous les quartiers pnienc la même taxe d’eau.Ceci peut se faire, dit-il, avec une dépense annuelle de 8100,000 pour In ville qui rstera après 40 ans propriétaire du système de la M.W.& R.Co,, Il veut un système d’aqueduc unique pour toute la ville.M.Ménard veut une décision sur la suspension des règles et après un échange de paroles aigres-douces la motion Glroux est renversée par un vote de 20 contre 11 oui fait entrevoir lu composition des neqx factions dit conseil, - LA DIVISION DES VOIX Le vote se divise ainsi :—Contre la motion Giroux: les échevins N.La-pointe, Letourneau, Bastien, Mayrand, Turcot, Houle, Ménard, Vandelac, Loranger, Hushion, Dubeau, Denis, Chartrand, Saint-Pierre, Elie, Rochon, Barbeau, Dubois, Pauzé el Lavergne.Pour : les échevins L.A.Lapointe, Ward, O’Connell, Boyd, MacDonald, Glroux, Blumenthal, Larivière, Bu-benstein, Weldon et Therrien.M.L.A.Lapointe demande que le délai pour le rapport du comité soit fixé à mercredi, M.le maire suggère, lui, que le conseil se forme en comité général qui s’ajournera à demain et ensuite à samedi pour donner l’occasion à fous les échevins de délibérer.M.Ménard soulève un point d’ordre et l’éloquence générale est déchaînée.L’amendement Lapointe, pour la date de mercredi, est rejeté par vingt voix contre dix.L'ancien leader proteste contre la motion Ménard, qui, dit-il, est un moyen de ravitailler les forces de la coalition qui ne se sent pas capable de gagner aujourd'hui.M.Ménard exige le retrait de ces paroles et reçoit comme réponse cette apostrophe : “ Si le chapeau vous va, eoiffez-le.” LA MOTION PRINCIPALE ADOPTEE Après quelques autres expressions peu parlementaires, le calme renaît et la motion de référence du nouveau leader, M.Ménard, est adoptée par 18 voix contre treize.Le vote se répartit comme suit : Pour la référence : MM.N.Lapointe, Letourneau, Mayrand, I foulé, Ménard, Vandelac, Loranger, Hushion, Dubeau, Denis, Ctiartrand, Saint-Pierre, Elie, Rodion, Barbeau, Dubois, Pauzé et Lavergne.Contre — MM.!.A.Lapointe, Ward, O’Connell, Boyd, Bastien, Turcot, Macdonald, Giroux, Blumenthal, Larivière, Rubenstein, Weldon et Therrien.LE RAPPORT DE LA MINORITE Les commissaires Ainey et McDonald demandent a M.Ménard si leur rapport sera aussi mis à l’étude.M.le maire déclare alors que ce rapport n’est pas devant le conseil et qu’il ne le soumettra pas tant que le paragraphe 1 de la conclusion n’aura pas été retranché.Voici le paragraphe on question : “ Qu’il est opportun pour le moment de demander des soumissions pour les travaux publics à être accomplis durant l’hiver, avec l’entente que ces travaux seront payés au moyen de bons du Trésor, rache-tubles dans trois ans.” M.Martin dit qu’il y u là un piège.M.Ainey nie cela et revendique les droits de parole de la minorité.M.McDonald appuie son collègue en disant que ce n’est pas à la majorité de dicter les termes d’un rapport à une minorité et qu’on ne commence pas l’étude d’un raport par la fin.Au cours des explications de M.McDonald, le maire quitte son siège et va causer avec un échevin.L’orateur prie poliment le maire de l’écouter.Celui-ci répond eue s’il reprend son fauteuil il rappellera M.McDonald à l’ordre parce qu’il parle trop longtemps.M.McDonald dcfic : iors le maire de remonter > ur son trône et de le bâillonner.Le maire reprend son fau-leuil et M.McDonald continue de parler.‘ C'est la liberté de parole qui fait la liberté du citoyen ”, dit-il.t n point d’ordre étant soulevé à propos du droit de M.McDonald le parler sur un rapport qui n’est pas devant le conseil, M.Lapointe propose que M.McDonald ait lc loisir d’expliquer son rapport aux échevins.M.McDonald dit qu’au lieu d’augmenter à pareille époque la dette publique de 8 millions ou plus, M Ainey et lui veulent que les obligations de la ville servent à l’exécution de travaux publics pour soulager la misère cet hiver.Plusieurs entrepreneurs lui ont promis, dit-il, d’accepter des obligations de la ville en paiement des travaux (publics.Après le rejet de plqsieurs motions pour défaut de rédaction, M.La-pointe fait adopter par un vote de 26 contre 5, une motion à l’effet que le rapport de la minorité des commissaires soit étudié par le comité spécial conjointement avec le rapport de la majorité.LE REFERENDUM Avant Tajournement, M.L.A.La-pointe propose la motion suivante : Résolu — Que, nonobstant tout arrangement ou contrat qui pourra être fait entre la Cité et la Compagnie Montreal Water and Poxver, soit én vertu de la charte de la Cité ou en vertu d’un acte quelconque de la législature, pour l’acquisition de la dite compagnie, tel arrangement ou contrat n’aura d’effet qu’en autant qu’il aura été soumis aux électeurs un général et approuvé par ces derniers suivant les prescriptions des articles 310 et suivants de la charte de la Cité.” Le maire crie “ Next meeting ” et M.Ménard propose la remise à huitaine de cette motion.Alors le conseil s’ajourne à samedi matin, à 11 heures.-9- ELLE INGURGITE DE L’ALCOOL DE BOIS Prenant par mégurde de l’alcool J de bois pour du brandy, comme re-j mède au mal de dents dont elle souf-j frait, Cillie Klein, jeune fille âgée i de 19 ans, domiciliée 758 avenue Laval, en avala une forte dose hier aiirès-nnidi et dut être transportée d'urgenee à l’hôpital Royal Victoria, La Jeune fille est dans un état cri- Uuurv PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis1 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boule-^ardj^L^aunpnt, Montréal.EXPEDITEUR d’expérience demandé pour commerce de bois de construction, doit avoir de bonnes 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VOL.V.— No.ziy LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1914 3 DEPECHES DE LA NUIT SITUATION N'A PAS CHANGE BUELOW ET KLUCK LA DESTRUCTION D’ALOST Ces deux généraux et leurs armées sont l’espoir de l’Allemagne dans la lutte formidable engagée au nord de l’Aisne.—L’ennemi occupe de fortes positions.oar- Cette ville a été incendiée sans aucune justification.— Les Allemands y ont allumé l’incendie avant de battre en retraite devant les Belges victorieux.— Bruxelles menacée du même sort.LA BATAILLE DE L’AISNE Londres, 18.—Le correspondant de l’agence Reuter à Paris a envoyé la dépêche suivante: “Malgré la gravité dos communications récentes, on ne ressent aucun malaise ici au sujet des résultats de la bataille de l’Aisne.On réalise, comme on l’a fait dans la bataille de la Marne, que les nouvelles seront rares et brèves pour quelques jours.La bataille a été | très rude depuis quelque temps déjà.La droite seule de l’ennemi occupe une forte position et, en • certains endroits cette portion des forces teutonnes a dû céder devant la stratégie française.La principale difficulté jusqu’à présent a été de localiser les canons des Allemands.“Le long du reste de la ligne, les Allemands sont assez bien retranchés, mais l’évacuation de Varen-nes semble indiquer que la droite ennemie commence à fléchir irrémédiablement.“L’armée allemande combat à une énorme distance de sa base et au milieu des ligues de communications très inégales et difficiles.Sur sa gauche, l’ennemi est tenu en échec par les forces françaises intactes.” ON EST OPTIMISTE Bordeaux, 18.— Le monde officiel de France attend avec beaucoup d’optimisme le résultat de la grande bataille qui se livre dans le nord.Les Allemands ont sans doute été renforcés par de nouveiles troupes et d’abondantes munitions, mais pas autant que les Français et ,selon l’opinion de l’expert militaire du “Temps”, les troupes alliées, couvertes de lauriers victorieux, exercent une forte prépondérance sur l’ennemi en retraite.Les prisonniers de la bataille de la Marne continuent d’arriver par gros contingents à Bordeaux, et on a pris des mesures si secrètes pour les transporter que les gens ignorent pour ainsi dire leur présence.Huit cents sont arrivés aujourd’hui, la plupart étaient des cultivateur, .de la Saxe.Quelques-uns étaient des facteurs de Berlin.Ils parlaient tous gaiement ensemble et leurs uniformes gris, couverts de poussière et à moitié en haillons, amusaient beaucoup les spectateurs.“Les pantalons rouges sont plus élégants, mais plus visibles”, disait l’un d’eux.Il n’y avait pas de boutons sur leurs uniformes, mais ils firent remarquer qu’ils en avaient quelques-uns dans leurs poches qu’ils faisaient coudre à leurs habits dès qu’ils prenaient possession d’une ville pour quelques mois.“La majorité des prisonniers avaient été blessés dans leur pre-•lière, action et s’il ne leur fut pas donné de combattre* *souvent, ils durent accomplir de grandes marches forcées.“Nous n’avons jamais fait moins que 45 à 50 kilomètres par jour”, disait un des prisonniers et malgré le mauvais service de ravitaillement, nous avions un repas chaud par jour.Un jour, nous avons marché pendant 22 heures avec un arrêt d’une heure* pour nous reposer.“Cette guerre est une terrible affaire”, disait un fantassin teuton avec les yeux pleins de larmes.“J’ai abandonne ma femme et mes enfants.Croyez-vous que je suis ici de bon gré?Que venons-nous faire ici?” Londres, 18.— Une autre grande bataille, d’importance vitale poulies pay* qui y sont engagés, se livre actuellement sur une ligne qui détend de la région de Noyon, sur "lise, au nord-ouest de Paris jusqu’à la Meuse au nord de Verdun.La ligne de combat est quelque peu moins étendue qu’à la bataille de la Marne, mais ceci amènera plus d’acharnement dans la lutte.Des masses de troupes se jetteront les unes contre les autres et toutes les pièces d’artillerie seront concentrées sur un même point, tendant à briser les lignes ennemies.Les Allemands, qui ont été forcés, il y a quinze jours d’abandonner leur première grande tentative de détruire les armées françaises et anglaises et de prendre Paris se sont maintenant fortement retranchés sur les montagnes au nord de l’Aisne à travers les plaines de la Champagne et les hauteurs de l’Argonne par où coule la Meuse.Leurs positions sont plus fortes qu’à la dernière bataille, et ils ont reçu des renforts considérables.Ils o# tenté ijiielque contre attaques, contre les alliés qui, emportés par la victoire, avaient essayé de les empêcher de se retrancher.D’après les rapports officiels anglais et français, ces attaques ont etc repoussés et les Allemands ont dû céder en certains endroits.U semble que la droite allemande et la gauche des alliés auront à supporter la plus grande part du combat.Des armées du général Von K luck et du général Von Bu plow, dépend le salut du reste de l’armée au cas d’une retraite volontaire ou forcée, cette armée aura, non seulement à supporter le combat en cours, elle devra en outre être préparée à résister à une autre attaque fie la pari des alliés qui tenteront île la prendre en flanc.Ces forces allemandes occupent une position s’étendant d’un endroit près de Noyon sur Oise jusqu’au confluent de cette rivière avec une •iilre.En arrière, des lignes de chemin de fer allant dans toutes les directions, facilitant les mouve-|uents des troupes de Saint-Quentin, oui se el Mézières.Les alliés peuvent et, même on jroit qu’ils sont à amener des ren-lorts pour Rouen et Amiens pour • menacer le flanc de l’ennemi.De fait presque tout le nord-ouest de la France est libre, par la retraite des troupes allemandes au sud, dans la direction de l’Oise.Lord Kitchener, seertéaire de la Guerre, très au courant rie la situation sur la ligne des opérations, a déclaré “que le flux s’étaire retiré”.Il ajouta que la guerre sera longue.La petite armée anglaise qui a combattu avec tant d’ardeur pendant un si long temps, recevra bientôt les renforts de l’armée hindoue qui devrait être bientôt aux côtés des Anglais probablement à temps pour la bataille qui se livre ou celle qui la suivra.Les troupes françaises qui occupent un centre de grande valeur à Boissons — les ingénieurs ont suivi l’armée de près el ont réparé les lignes de chemins de fer — reçoivent des renforts, et somme toute, les positions el la force des années françaises rendront les chances à peu près égales, avec un eerlain avantage toutefois pour les alliés, -dont une armée menace le flanc des forces du général Von Kluck.La situation, sur le reste de la ligne, n’a pas -changé.Sur le centre entre Reims et l’Argonne les Allemands continuent de se fortifier, tandis qu’entre l’Argon-ne et la Meuse ils se relranchent à Mont-Faucon.En Belgique, il n’y a aue des escarmouches marquées déavances et de reculs.Par exemple, les Allemands ont réoccupé Termonde, hier, et l’ont é acuce ce matin.En outre de la partie est du pays, les Allemands sont encore maîtres de la ligne qui mène à Tournai, dans la province du Hainaùt.Us sont ainsi en mesure d’empêcher les troupes be lges de harrasser les armées allemandes e|ui se rendent en France.Mais l’armée belge a fait sa grande part en empêchant une division d’aller secourir l’armée de l’Aisne.En Italie, l’agitation créée pour engager le pays à prendre part à la guerre, croit de jour en jour.La position de l’Italie est ainsi décrite : une- neutralité armée pour empêcher la guerre de lui causer dommage et peur faire face à la nouvelle situation selon ses intérêts.La Roumanie est dans la même position.Elle ne veut pas entrer en guerre mais en même temps elle ne veul perdre aucune part des dépouilles qui pourraient lui être échues.LES FRANÇAIS EN ALSACE ' Londres, 17.—Voici ce que dit une dépêche de Bordeaux à l’Exchange Telegraph : “ Un télégramme reçu ici de Suisse annonce que de violents combats ont lieu en Alsace où les Français gagnent du terrain.” Les autorités françaises ont averti le public qu’en raison des fortes positions défensives de l’ennemi, les opérations seront lentes à progresser.Quartiers généraux de l'armée belge, 18.— Il faut ajouter, dit Martin H.Donohoe, le nom d’une autre ville à la liste des villes incendiées par les Allemands: c’est Alost, centre manufacturier où fleurit le socialisme.Sa destruction n’était pas plus justifiée, semble-t-il, que celle des autres villes, victimes du même sort.Les habitants, des gens paisibles, n’ont offert aucune résistance et n’ont commis aucune infraction aux lois de la guerre.Les détails manquaient aux quartiers généraux hier soir, mais l’on .sait que des forces belges s’avançant à l’ouest, ont chassé les Teutons qui occupaient Alost.Après un vif engagement, l’ennemi repoussé se retira dans la grand’route dans la direction de Bruxelles.Le commandant belge affirme que l’ennemi en faisant retraite, a mis le feu à plusieurs endroits dans la ville.Un certain nombre de blessés furent laissés en arrière.La nouvelle des derniers ravages accomplis par les Allemands a excité une nouvelle horreur et une nouvelle indignation dans tout le pays.Les Teutons se trouvent pressés de près en divers points, et dn nord-ouest se retirent lentement sur Bruxelles.Au dire des habitants qui ont fui de la capitale, la garnison ne paraît pas rassurée.Elle fait des préparatifs de défense pour parer a une attaque contre la ville.On a déjà élevé des positions fortifiées pour l’artillerie, autour de la ville, sur une distance de plusieurs milles.Les habitants connaissant l’esprit vindicatif des Allemands, et craignant des représailles dans le cas où les Teutons subiraient une défaite, cherrhent à se mettre en lieu sûr par la fuite.Les casques à pointe répètent que si on les force à évacuer Bruxelles, ils ne laisseront de la capitale qu’un amas de cendres.Et ils sont capables de tenir parole.Des combats importants se livraient hier à l’interieur d’un triangle formé par Gand, Termonde et Bruxeles.Les Belges, nonobstant la menace d’un ennemi en force, défendent bravement Malines, que les Allemands semblent désireux de reprendre.* * « LA PRISE DE LEMBERG Londres, 17.—Le correspondant de la Central News à Rétrograde a envoyé une dépêche dans laquelle il raconte les impressions d’un ingénieur anglais qui vient justement d’arriver de Lemberg en Galieie, où il a été témoin des derniers événements de l’invasion russse.“ La panique a éclaté dans la ville dès l’approche de l’armée russe ”, dit le rapport.“ Toute l’administration autrichienne quitta promptement la place.On ne tenta nullement de de-fendre la ville.Les Russes donnèrent aux autorités militaires autri-rliiennes complètement désorganisées trois jours pour évacuer Lemberg.Le troisième jour, plusieurs aéroplanes volèrent au-dessus des fortifications pour surveiller le départ des Autrichiens.Comme ces derniers retordaient à partir, les Russes simulèrent une espère de bombardement qui terrorisa tous les citoyens dont 35,000 avaient déjà cherché abri dans les places voisines, “ Les histoires qu’avaient publiées les journaux autrichiens eurent pour but de jeter passablement d’emoi dans la colonie juive.Les banquiers vidaient leurs voûtes et prenaient la fuite avec l’argent.Personne n’avait la permission de partir pour Vienne avant d’avoir déposé 5000 kronen à la station de chemin de fer pour prouver qu’il pouvait subvenir par lui-même à ses dépenses dans la capitale.Les autorités de chemins «le fer demandaient 1000 kronen pour un voyage à Budapest.“ Plusieurss soldats autrichiens mendiaient dans les rues de Lemberg pour avoir du pain.Quelques-uns d’entre eux étaient grièvemenl blessés.Certains soldats autrichiens gardaient leurs uniformes militaires sous leurs bras en disant qu’ils allaient les brûler.“ La désorganisation de l'administration autrichienne est tout à fait évidente.L’armée prouva qu’elle ne vlaait rien ; plusieurs régiments elaient même heureux de remettre leurs armes entre les mains des Russes.“ L’armée russe entra à Lemberg dans une superbe condition et suivie d’un immense train de provisions.Les habitants, particulièrement les Slaves, reçurent les troupes du Tsar avec enthousiasme et les femmes jetaient des fleurs aux soldats.“ Le contrôle de l’adminislration de la ville passa sous le contrôle immédiat des Russes.* * L’ITALIE DANS LA FOURNAISE Les Allemands se préparent à toute éventualité et maintiennent des forces supérieures contre l’armée belge en Belgique, pour protéger la retraite de l’armée principale au cas où il serait nécessaire.On rapporte qu’ils i cnforcissent les fortifications sur la Reille.Tous les rapports fie Rétrograde décrivent la position critique des «limées autrichiennes en Galieie.L’ar-ir ét qui fut envoyée pour arrêter les Russes en Allemagne a dû rebrousser chemin.Les Russes disent que la discipline a disparu des rangs de l’armée ennemie et que les soldats visent surtout à passer les Carpathes.L’Autriche appelle sous les armes tous les hommes utilisables, même ceux qui ont été rejetés comme in-capables.Mais ceci ne peut aider que difficilemenl l’armée en Galieie, qui a éprouvé de terribles pertes.Aucune nouvelle n’est venue de la Prusse orientale, si ce n’est un rapport annonçant que le général russe Rennenkampf a évité la tentative des Allemands pour tourner son armée, et qu’il a pris des positions en ligne avec les forteresses situées sur la frontière russe.UNE VISITE DE M.LEON BOURGEOIS M.Léon Bourgeois vient de visiter les champs de bataille de la Marne.Il fait un terrible récit des scènes de ruines et de désolation qu’il a vues.Mais en même temps, l’entrain des soldats, l'habileté des chefs et la splendide organisation du service des approvisionnements ont fait sur lui une bonne impression.Le combat se livre sur une lisière de terrain longue d’environ 60 milles et large de 12 à 20 milles.Les blessés rencontrés par M.Bourgeois brillent de retourner au combat.Plusieurs habitants de la région réintègrent leurs foyers dévastés.Les pertes étaient tellement grandes qu’on a craint, à un moment donné, que la peste ne s’ajoutât aux autres maux.Mais les autorités en agissant avec diligence ont écarté ce danger.M.Briand, de retour de Bordeaux, après s’ètre rendu à Paris et aux quartiers généraux, a informé les ministres de l’excellent état de l’armée.De tels hommes dirigés par de tels commandants donnent à M.Briand de la confiance dans l’issue de la lutte.L’une des choses qui l’ont le plus frappé ce furent les mesures prises pour défendre la capitale et l’état d’esprit des Parisiens.________ _________ Paris, 18.— L’Italie déclarera bientôt la guerre à l’Autriche et à l’Allemagne.Telle est l’opinion des meilleurs diplomates de la capitale.On mentionne le 28 septembre comme jour choisi par Victor-Emmanuel pour lancer ses soldats, au-delà des frontières.Un membre de la Chambre des députés, arrivé de Bordeaux hier, a déclaré connaître un attaché du palais royal, à Rome, lequel lui am rait affirmé que dans deux semaines, au plus tard, les troupes et la flotte italiennes seraient ajoutées aux forces des nations alliées.Les raisons de ITtalie pour agir ainsi * * LA BATAILLE LA PLUS CONTESTEE Paris, 18 — Le bulletin d’hier soir confirme le fait que la bataille actuelle au nord de l’Aisne est la plus grande et la plus contestée de la guerre.Dans l’ouest, les Allemands ont cédé légèrement du terrain en quelques endroits, mais en combattant partout où ils se trouvent.Ils occupent des positions puissamment fortifiées et le nombre des combattants est tel qu’il s’écoulera plusieurs jours avant qu’il ne se produise un résultat décisif.A Lest, les Teutons sont retranchés sur les hauteurs de iMontfaucon, entre l’Argonne et la Meuse.Les Français sont en contact avec eux entre Urain et Thiancourt.Les commandants des troupes des alliés sont confiants.Les retraitants obligés de traîner leurs canons sur les hauteurs du nord de la France ne doivent pas bénir la forte pluie qui tombe.LL TRIOMPHE DE L’EGLISE Paris, 18.— Le correspondant parisien du “London Daily News” écrit: “Le geste inhumain du Kaiser en déclarant la guerre aura comme conséquence le rapprochement de l’Eglise et de l’Etat en France.“Des centaines de religieuses, chassées -par le Gouvernement français et réfugiées en Belgique, ont été rappelées par le ministère et se dévouent avec un zèle admirable dans tous les hôpitaux.En plus des 20,000 prêtres qui versent leur sang pour la France, on compte 25,-000 religieux sous les drapeaux.“Il est -d’ailleurs impossible que le peuple ne soit pas ému par le travail héroïque des soeurs de charité, des frères et des prêtres français, “On ne verra probablement plus de Concordat en ^France, mais, sous sont justifiables.Elle doit d’abord combattre pour la cause de la civilisation et aider à écraser le militarisme teuton; puis, au cas où la victoire favoriserait l’Allemagne elle serait victime de terribles représailles; enfin elle veut reconquérir son territoire volé par l’Autriche.Le peuple veut la guerre et depuis quelques jours tout indique que la neutralité de ITtalie cessera bientôt.La mobilisation se fait rapidement et la Russie a fait savoir au ministère de Victor-Emmanuel que le moment était des mieux choisis pour s’allier à la Triple-Entente.* le règne du nouveau pape, une entente sera possible avec le gouvernement de la République.Les églises demeureront la propriété de l’Etat, mais je crois que les monuments nationaux, tels que Notre-Dame et autres chefs-d’oeuvres, seront réparés el entretenus par les deniers publics, ce qui ne s’est pas vu depuis longtemps en France.” L’ECHANGE DES PRISONNIERS Paris, 18.— On mande de Berne ue le gouvernement suisse .vient ’ouvrir un bureau spécial afin de faire l’échange entre les pays belligérants, -des prisonniers civils détenus dans ces -derniers.Les prisonniers seront amenés en Suisse et escortés jusqu’aux frontières de leurs contrées par des soldats suisses.L’IMAGINATION D’UN PILOTE New-York, 18.— La nouvelle du naufrage du paquebot allemand “Kronprinz Wilhelm”, lequel aurait été coulé par le croiseur “Lancaster”, a germé dans le cerveau d’un pilote à l'imagination fertile.Ce bon fumiste, le pilote Nichols, était à bord du “Lancaster” et s’est payé la tète d’un compagnon, le pilote McCarthy, qui conduisait à New-York le navire-marchand norvégien “Harold”.McCarthy, heureux d’annoncer la nouvelle au monde entier, -s’est alors empressé d’en avertir les journalistes, et alors.REPONSE EVASIVE DE L’ALLEMAGNE Washington, 18.— Le président Wilson a déclaré hier qu’il a reçu une réponse évasive du chancelier impérial allemand à la demande de renseignements des Etats-Unis, au sujet de la rumeur annonçant que Guillaume II était prêt à faire la paix,.! LES VAISSEAUX ALLE- : i MANDS SE BOMBAR- j! DENT ENTRE EUX i - t J Londres, 18.— Le corres-! pondant dn "Times” à Pétro- • grade a envoyé le càblogram-| me snivant : "Les désastres de la flotte ?allemande dans 'a mer Balti-I que ont été confirmés par des ( dépêches reçues ici disant que J les navires de guerre du Kai-{ ser se sont bombardés entre t eux.Toutes les rumeurs d’en-j gagements avec la flotte russe ! dans la Baltique sont ccpen-S dont fausses”.L’information reçue de Pé-! trograde est qu’une nombreu-I se flottille, escortée par des J croiseurs, a pris ses propres { navires pour des navires en-( nemis, alors qu'elle était à ta i poursuite de vaisseaux mar-{ chauds; un vif combat s’enga-é gea ensuite.On ignore le j nombre des navires mis hors { de service, mais plusieurs t sont arrivés à Kiel fort en-j dommages, amenant plusieurs { blessé*: | | LA BRAVOURE DES AUTRICHIENS.Londres.18.— Une dépêche de Rétrograde à la "Reuter’s Telegram” dit : Les Russes ont réoccupé Snmlo-mierz en Pologne russe à 57 milles de Raddom.Ils continuent de pour suivre les Autrichiens qui s'enfuient.Le ministre des Finances a interdit l’exportation de la manganese sauf aux nations alliés.Les dépêches des journaux affirment que les troupes allemafides ont été mêlées aux Autrichiens pour relever leur moral.Un correspondant déclare qu’au moment où les Autrichiens prenaient la fuite les Allemands étaient décidés à combattre jusqu'à la mort.LES RUSSES SONT VICTORIEUX.Rétrograde, 18.— Il est annonce que les troupes russe-C dans leur poursuiti de l’ennemi, ont remporté d’importants succès loul le long de.la ligne de bataille et, qu’après avoir défait le nouveau les Autrichiens, ils ont pris possession dé Sandomierz.Ils prirent aussi ii'ass:til une forteresse importante près de Krzeschoff et traversèrent la rivière San, harcelant sans cesse les Autrichiens, Dans le district dTavorovo, ils capturèrent les convois de munitions clt: 4ème et 6ème corps d’armée autrichien, prenant en même temps plus de 30 canons, 5,000 prisonniers et une grande quantité de munilions de guerre.Il n’y a eu aucun combat digne d’être signalé dans l’esl de la Prusse.UN EMPIRE QUI N'KGROULE Rétrograde, 18.La Russie ne voudra pas entendre parler de paix avec l'Allemagne tant que la puissante machine militaire du Kaiser ne sera pas réduite à néant.Les diplomates du Gzar seront inflexibles et exigeront que la paix se signe à Berlin sous les yeux des alliés vainqueurs.La France et l’Angleterre veulent aussi la résurrection du royaume de Pologne, lequel occupera une large place en Allemagne et en Autriche.LA REPONSE DES BELGES Londres, 18.— Le correspondant -de l’Exchange Telegraph télégraphie d’Anvers le message suivant: “Le rapport annonçant que le Fcld Maréchal Baron Von Der Goltz, gouverneur général du territoire belge conquis avait visité Anvers, a [iris naissance du fait que M.Wooste, chef du parti catholique anti-militariste qui demeura à Bruxelles après l’exode des Belges, fut envoyé à Anvers par les Allemands pour les informer s’il était possible d’oblenir un armistice en promettant l’extension du territoire belge.La réponse ries Belges fut un combat qui dura quatre jours et fut livré entre Louvain et AerschoL PRISONNIERS ALLEMANDS.Londres, 18.— Une dépêche ue Paris à l’agence Reuter dit ce qui suit : “Un grand nombre de blessés français et anglais venant de Reims ont passé par Noisy-Le-Sec.“Durant les trois derniers jours, 1,500 prisonniers allemands ont été envoyés vers le sud.Un autre train de trophées allemands vient d’arriver à Vincennes.“Crepy-cn-Valois, département de l’Oise, a été occupé trois fois par les Allemands.” POUR LA PATRIE! Londres, 18.— Parmi les noms des officiers tués, figurant sur la liste publiée ce soir, se trouve celui du capitaine Stewart, du West Kent Yeomanry.Le capitaine était l’un des deux officiers qui furent emprisonnés pendant plusieurs mois pour espionnage et à qui le Kaiser pardonna à l’occasion de sa dernière ‘.isite en Angleterre.On y trouve aussi les noms du Col.Sir Evelyn Ridey Bradford, des Sea-forth Highlanders, qui était bien connu à Londres et du lieutenant-colonel Louis Saint-Gratin Le Mar-chant, du régiment East Lancashire.Le Col.Bradford naquit en 1869.Il pril part à l’expédition du Nil en 1898 et à la guerre sud-africaine.Il était aussi présent aux combats d’Atlaro el Khartum.Il reçut le brevet de major el des médailles de la reine et du roi pour services rendus.AUTRE PRISE DE GUERRE Queenstown, 18.— Le paquebot “Ryndam”, de la ligne Hollande-Américaine, parti de New-York le 8 courant, pour Rotterdam, a été capturé par un croiseur anglais et amené dans le port de Cooke.UN DISCOURS DE LORD KITCHENER Le feld maréchal rend hommage à la valeur de l’armée anglaise.— L’Angleterre a six divisions d’infanterie et deux de cavalerie.Londres, 18.— Lord Kitchener a fait mi discours, aujourd’hui, à la Chambre des Lords, et a donné pour la première fois le nombre des soldats qui composent l’armée expéditionnaire anglaise en France.Il a aussi déclaré ce qu’il croyait nécessaire de faire pour remporter la victoire finale.Il nous faut envoyer des renforts continuellement, dii-il.11 y a actuellement en France, a ajouté le secrétaire de la Guerre, | plutôt plus que six divisions de troupes anglaises el deux divisions I de cavalerie, dont les effectifs sont maintenus au complet.D’autres divisions d’infanterie et de cavalerie sont organisées au moyen «des régiments pris dans les garnisons des colonies.Les volontaires et les territoriaux remplacent ces régiments.Déjà des territoriaux ont été envoyés en Egypte, à Malte et à Gibraltar.Quant aux deux nouvelles armées, le secrétaire de la Guerre a déclaré que le recrutement de ces divisions était terminé.Leurs instruction est commencée.La troisième armée est en voie de formation.Une quatrième suivra bientôt.Les troupes indiennes sont en route pour le continent.Dans les dépêches envoyées du théâtre des hostilités, dit le secrétaire de la Guerre, sir John French, général en chef de nos troupes, a omis un des aspects de la situation —l’habileté et le courage dont il a fait preuve.Lord Kitchener fil alors un bref éloge de sir John French, qui a été, dit-il, complètement à la hauteur de la siluntion, el d’une manière qui prouve sa valeur comme soldat.Grâce à sa stratégie habile, continua le secrétaire de la Guerre, l’armée anglaise a été capable en tout temps de jeter la terreur dans les rangs ennemis.Rien n’a manqué.Dans tous ses mouvements, il a prévu ce qui arriverait, réparti ses forces de manière à recevoir les plus forts coups des Allemands qui n’ont .pas causé les désastres espérés par les ennemis.Lord Kitchener a aussi rendu hommage à la bravoure des autres généraux, à celle des officiers et des soldats.Les dernières nouvelles reçues du général French n’ont apporté aucun changement important de la situation.Les troupes sont très bien disposées el prêtes à s’avancer dès le moment venu d'agir.Parlant du recrutement, Lord Kitchener dit : Un pays qui s’enorgueillit de ses “ sports extérieurs ” comme le fait l’Angleterre, ne devrait avoir aucune ci ffieulté à fournir des hommes capables de devenir de bons officiers.Les troupes territoriales font de lapides progrès dans les exercices et avant longtemps elles seront prêtes à entrer en campagne.Pendant ce temps-là, nous envoyons des réservistes pour augmenter notre corps expéditionnaire et les territoriaux remplacent ces régiments de réserves.Pendant que l’Angleterre a loute rcison d’avoir bonne confiance, on devrait se rappeler que la lutte sera longue et il nous incombe de créer des forces nouvelles pour la supporter et en amener un résultat glorieux.I! sera nécessaire, pour garder à l’armée son effectif au complet, de toujours tenir des renforts prêts à marcher.LES OPERATIONS DE L’ARMEE ANGLAISE Londres, 17.—Le bureau officiel de la presse a publié, ce soir, le rapport suivant d’un officier, attaché à l’état-major du général Sir John French, sur les opérations de l’armée anglaise en France, ses relations avec les corps d’armée française et les batailles qui ont été livrées du 10 au 13 septembre : “ Depuis jeudi, le.10 septembre, l'armée anglaise a progressé fermement et graduellement dans son entreprise de repousser l’ennemi avec l’aide des Français.Le pays qu’il lui faut traverser pour poursuivre l’ennemi est très accidenté et couvert de fourrés épais.Tout près de Laon, nos troupes durent traverser six petites rivières, dont les environs offraient beaucoup davantages aux calculs Stratégiques de nos généraux.Les ennemis ne nous firent cependant qu’une légère résistance.“ Les Allemands occupaient la ligne de la Marne que nos armées traversèrent le 9 septembre, comme une simple opération d’arrière gar-(U Notre traversée de l’Ourcq qui coule ici de l’est à l’ouest ne fut nulle ment contestée.Nous n’éprouvèrent aucune difficulté devant la Vesle.mais le long de l’Aisne, la résistance contre les troupes alliées a été cl est encore d’un caractère plus déterminé.UN SUCCES SUBSTANTIEL.“Le 11 septembre, nous continuâmes notre mouvement offensif, sans trop de misère, nous avançant vers le nord-est pour co-opérer plus énergiquement avec nos alliés.Le jour se passa à mettre en fuite quelques retardataires et à pousser en avanl notre avanl-garde et nos dragons.A la nuit tombante, nos troupes étaient au nord de l’Ourcq, sur une ligne s’étendant de Culchy-le-Château à.Long-haut.“Ce jour-là, les Français avancèrent egalement sur toute leur ligne, parachevant ainsi leurs succès et leurs victoires; en un certain endroit l’année du duc de Wurtemberg dut repasser la Saulx et l’artillerie complète, d’un corps d’armée fui capturée._ “Ce ne fut que ce jour-là que la pleine réalisation de la victoire remportée par les alliés, le 8, fut appréciée par les soldats el l’effet moral de ce succès a été énorme.Nous avons trouvé un ordre daté du 6 septembre, émis le 7 et signé par le commandant du 7ème corps d’armée allemande, où il était déclaré que le grand but de la guerre allait bientôt être atteint, puisque les Français étaient forcés d’accepter la bataille et que du résultat de cette bataille dépenderaient l’issue de la guerre et l’honneur des armées allemandes.“On peut conclure de ceci que les Allemands étaient loin de s’attendre à ce que les Anglais pussent reprendre l’offensive et qu’après avoir forcé les années du général Joffre à se replier jusque vers la Seine, ils les croyaient incapables de pouvoir reprendre le terrain perdu et changer tout à coup l’aspect de la situation, malgré les efforts persistants de leurs ennemis."Le 12 septembre, nous avons constaté que les Teutons étaient retranchés dans de formidables posi-tions sur la ligne au nord de Sois-sons.Us occupaient les deux côtés de la rivière et étaient protégés par des tranchées qu’ils avaient creusées sur les coteaux des environs.Us avaient fait .sauter huit ponts de chemin de fer au centre de leurs lignes de défense.“De l’ouest à l’est, notre troisième corps d’armée a remporté quelques succès au sud de l’Aisne, où il s’est établi sur certaines élévations dominant la vallée de l’Aisne à l’est de boissons.En eel endroit un duel d’artillerie, à longue distance, entre nos canons et ceux des Français à notre gauche el d’artillerie de l’ennemi sur les côtés s’est poursuivi pendant presque toute la journée et n’a cessé que vers minuit.L’ennemi avait dissimulé plusieurs de ses grosses pièces.ILS JETTENT LEURS MUNITIONS “Le mouvement de ce corps d’armée se fil avec celui du 6ème corps d’armée français à notre gauche, qui s'empara de la moitié sud de la ville pendant la nuit.“Le deuxième corps d’armée ne traversa pas la rivière Aisne.Le premier corps d’armée traversa la rivière Vesle au Nord de l’Aisne, après s’être fait assuré le passage par les premières divisions de cavalerie.Il s’établit ensuite sans difficulté sur une ligne au sud de l'Aisne.“A Braisne, la première division de cavalerie fut tenue en échec pendant quelque temps par l’infanterie et les mitrailleuses ue l’ennemi qui occupait la ville et gardait les ponts.Avec l’aide d'une partie de notre infanterie, elle put prendre possession de la ville vers le midi.Nous avons pris quelques centaines de prisonniers à Braisne, où les Allemands avaient jeté une grande quantité rie leurs munitions dans la rivière; nous pouvions voir leurs fusils et leurs canons en certains endroits où Peau n’était pas bien profonde."Sur notre droite les Français ont atteint les lignes de la rivière Vesle.Un engagement qui n’est pas encore terminé est commencé de ce matin.Il a plu abondamment samedi après-midi et toute la nuit; il s’en est suivi des obstacles considérables dans le transport.Dimanche, le 13, on a rencontré une résistance extrêmement vive le long de notre front de bataille aligné sur une étendue de près de 15 milles.Les Allemands ont particuliérement fait usage de leurs canons à longue portée, les “Howitzers", dont les positions avaient été soigneusement dissimulées au préalable.Quelques-uns des passages de l’Aisne étaient gardés par de forts détachements d’infanterie appuyés par de fortes pièces d’artillerie.A la tombée de la nuit, des sections des trois corps d’armée avaient traversé la rivière, la cavalerie revenant sur la rive sud.Ce soir, ou de bonne heure demain matin, nos troupes pourront traverser la rivière sur trois ponts qu’on a réussi à construire.A notre gauche, les Français ont tenté un vigoureux effort mais ils furent empêchés de construire un ponton à Snissons par le feu d’artillerie de l’ennemi.Un grand nombre de fantassins réussirent cependant à traverser la rivière sur le pont de chemin de fer situé à gauche.Au cours des trois ou quatre derniers jours plusieurs groupes d’Allemands isolés ont été découverts dans les bois où ils se cachaient.En général ils avaient l’air contents de se rendre.A Villers Cotterets.le maire parait s’être conduit très judicieusement.Bien que l’on ait demandé des réquisitions beaucoup plus considérables que celles dont la ville pou-vail disposer, celle-ci n’a pas été considérablement endommagée.Les Allemands évacuèrent la place le 11 septembre.Les habitants ont déclaré que l’ennemi avait détruit 15 camions automobiles, sept camions et huit wagons de munitions.Reims a été occupée par l’ennemi, li 3 septembre.Le 13 septembre, les Français y entraient après de sérieux combats.Dans la journée du 12, une proclamation dont une copie est en-tix les mains des troupes anglaises, avait été affichée dans toutes les parties de la ville.Cette proclamation menaçait de mort les habitants qui seraient détenus comme ôtage et annonçait la destruction de la ville au cas où des aete^j d’hostilité seraient commis. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.219 NOUVELLES DU MATIN LE DUEL D’ARTILLERIE CONTINUE LA PARTIE RESTE EGALE TOUT LE LONG DE L'AISNE Aucun changement appréciable n’est signalé ce matin dans la position des armées en France.—Von Kluck a évité d’être cerné.— Les Anglais ont passé l’Ourcq sans combat.L’ENNEMI FAIT UNE RUDE DEFENSE Londres, 18.— 10.10 malin.) — En autant que les nouvelles nous permettent de le croire, le grand duel d’artillerie sur le bords de l’Aisne continue à être une partie égale.Lorsque les canons se taisent, les divisions de cavalerie et d infanterie éparpillées sur la ligne de bataille, sont jetées dans la mêlée, mais sans aucun résultat appreciable.Le ministère de la Guerre vient de permettre la publication d’une déclaration officielle écrite par un officier de l'état-major qui a visité le lieu des opérations.Ce doeument donne des details sur la traversée de l’Aisne et du combat qui s’ensuivit mais parle très peu du combat des deux derniers jours.Sommairement parlant, la ligne de marche des Alliés est traversée par six rivières dont quatre ont déjà été traversées.Le dernier acte aggressif des Alliés a été d’attaquer l’arrière-garde.Durant cette action, le général Von Kluck réussit à empêcher son flanc droit d’être cerné.En autant que les Anglais sont concernés, le passage de l’Ourcq ne fut pas contesté.Seule la rivière Vcsle fut quelque peu défendue par les Allemands.La resistance des Allemands sur l’Aisne est la défense la plus inflexible qu’aient eue à soutenir les Français et les Anglais.Si les Alliés réussissent a conser- TKOIS GARIBALDI CHANCE.AVEC I.A Rome.17.— (10 hrs •>•> soir).Via Paris, 18.— Rieiotti Garibaldi, fils du patriote, a reçu une lettre de son fils Giuseppe qui, avec ses trois frères, se bat pour la France dans les rangs du corps volontaire italien.11 dit que les hommes sous scs ordres sont enthousiastes et qu'il est difficile de les empêcher de se jeter dans des aventures risquées.LES TCRCS NE V EF LENT FA0 DE ’• RETROGRADE ” Paris, 18.—Le correspondant de l’agence Havas télégraphie de Odessa que le bureau de renseignements établi par le gouvernement à Constantinople, a fait (défense d’employer le mot Rétrograde, et ordonne aux journaux turcs de désigner la capitale russe par le Pétersbourg.mot Saint- ver lu grève dont ils se sont emparés, malgré le feu de l’artillerie allemande cachée sur les hauteurs qui surmontent la rivière, ils n’auront plus que deux rivières à traverser: l’Ailette et l’Oise.La région entre l’Aisne et l’Oise est idéale comme terrain de défensive.On peut en quelques jours y construire des travaux de défense admirables le long des deux rivières.ce qui peut retarder indéfiniment la marche des Alliés.D’autre part, si les Allemands prennent l’offensive, ils auront en ce pays un terrain d’opérations admirable.Il est évident (pie la victoire de la bataille de la Marne et la reprise de l’offensive a eu un effet moral des plus bienfaisants sur les soldats des Alliés.EN PRUSSE Berlin admet nue quoique le mouvement du général Hinderberg à repousser les Russes du général Ren-nenkampf ait réussi; les Russes cependant n’ont pas été complètement flaiKUiés.La victoire des Allemands dans la Prusse occidentale n’a pas été complète, puisque les Russes ont réussi à se retirer en bon ordre et à sauver leur artillerie.Le calme renaît en Galicie où les armées russes sans doute essaient de couper la retraite des Autrichiens vers Cracovic.IL VOULAIT VOIR.Paris, 18.— Parmi les blessés arrivés à l’hôpital de Saint-Mandi icr se trouve le comte de Hohenthal et Bergen, lieutenant dans la cavalerie saxonne de la garde impériale et fils du ministre des Affaires Etrangères de Saxe et fait prisonnier à Pout-à-Moussnn.A l’hôpital de Compïègne, se trouvait un sous-officier du nom de Von Puttkamer, fils d’un homme d’I tat allemand, mort après plusieurs jours d’agonie.Ses deux yeux avaient été crevés par des éelais d'obus et il avail aussi des blessures de baïonnette à la hanche.Von Puttkamer suppliait les chirurgiens rie lui sauver la vue car voulait voir, dit-il.l’entrée les POUR ENROLER LFS II I NES GENS Bordeaux, 18.—Fa riécrel publié aujourd hui, pur le gouvernement français, permet à la mère ou au tuteur d'un jeune homme âgé de moins lie vingl ans, d’autoriser légalement celui-ci à s'engager comme volontaire, en l’absence du père.En cas de décès de la mère ou du tuteur, le magistral de l'endroit peut autoriser l'enrôlement.Ge décret a pour but de faciliter rengagement d’un grand nombre de volontaires (pii ont les aptitudes physiques ;equises et n’ont pas Fàge exigé pour entrer dans l’année.DON DES JAPONAIS Paris, 18.—Le correspondant de l’agence Havas télégraphie de Retrograde que des marchands de thé japonais ont fait à l’armée russe un don de ' 00,000 livres de thé.Deux cent mille livres furent données aux années anglaise et française, et 20,-000 livres à l’armée belge.DANS LA FLANDRE ORIENTALE Londres, 18 Une dépêche d’Os-teiule à l'agence Reuter porte : “Les troupes allemandes après avoir occupe Termomie de nouveau ont dû se retirer hier matin.Avant-hier et hier matin, on se battit dans la région de Sottegem, d'Alost et d’Hal-terd, dans la l’iandre orientale.” L’ESPIONNAGE A PARIS Paris, 18.— A partir d'aujourd'hui, aucune automobile ne pourra quitter la ville de Paris, sauf les ambulances militaires et h‘s cars emportant à Bordeaux des fonctionnaires ou des journalistes.On croit que cette mesure est prise pour empêcher l’usage des automobiles par les espions.Deux automobiles, une noire et une verte, ont défié hier les sentinelles aux alentours de Paris, les chauffeurs portant l'uniforme français el transportant des voyageurs en civil.Il ne semble pas y avoir de doute que ees automobiles servaient à des vspions pour reconnaître la post-ion des troupes françaises.Don:: autres sujets allemands, une femme et sa fille, soupçonnées d’es-lionnage, ont été arrêtées au milieu les huées de la population à Sainl-Vlichel-sur-Orge.On a trouvé dans eur voiture une volumineuse cor-respoivdance avec des officiers al-emands, Les journaux de Pris contiennent tes plaintes de divers quartiers au sujet de la faiblesse du gouverne-nenl à l’endroit des sujets allemands quittant Paris pour la prorince.Quelques-uns (|e ceux-ci ont lispam et ont repris, croit-on, leur mcatlon d'espion.CE QU'ON SERT AUX BERLINUIS Version allemande des opérations en France et en Prusse.— Le Kronprinz demande des chaussettes h troupes allemandes à Paris.TFNTATIVF, D'ASSASSINAT.Vienne, 18.— Via Rotterdam et Londres, (6 hrs 20 matin).— D’après une dépêche reçue ici, une tentative d’assassinat du comte Georges Bohrinsk, gouverneur russe rie la Galicie, a été faite par un Fkranien qui était irrité de ce que le comte aurait dit qu’il se faisait là une agi-lalion anti-russe.Trois coups de revolver furent tirés et une balle at-teignit le comte à l'épaule.Après cotte tentative on perquisitionna dans les maisons de tous leB Ukra-niens.DFS HXFANTS DANS L'ARMEE ALLHMANDE.1 .(indres, 18.— (0 hrs 15 matin).I ne dépêche de Bordeaux mande (pic des enfants âgés de moins de seize ans combattent dans les rangs ries Allemands.Le correspondant affirme avoir vu à Bordeaux un blesse qui avait quinze ans et neuf mois et qui lui a dit que tous les élèves des écoles âgés de plus do quinze ans ont etc mobilisés el versé dans les divers régiments.ON NH CROIT PAS QF'MCLN HFVIENNE Londres, 18.— Le correspondant du “Times” à Band dit que la plupart des exploits des Allenmaris dans le nord de la Belgique, qui ne pouvaient se rattacher à la grande bataille livrée beaucoup plus bas, avaient pour but de découvrir si des troupes anglaises ne débarquaient pas quelque part.On dit (pie 1,200 uhlans ont reçu l’ordre de franchir les lignes belges à tout prix déclarant que ceux des soldats qu' reviendraient avec des renseignements de quelque valeur seraient décorés de la croix de fer.“Je ne pense pas qu'aucun revienne , commente laconiquement te correspondant.LES ALLEMANDS TFNTFNT l>TN-Fl.FHNCFR LES ITALIENS.Home, 17.— Vin Paris, 18.— (7 hrs .'1(1 niât in I.— L'Allemagne continue à essayer d'influencer l’opinion publique avec toutes sortes de publications, la dernière étant une broehurette en italien qui a été distribuée un peu partout et s'intitule: “La vérité sur la guerre”.Parmi les collaborateurs de cette broehurette se trouvent le comte Ernest Von Rc-venllow.expert naval; Mathias Er-berger, lender du centre catholique au Reischtag et Joseph Friedrich Naumann et le comte Oppcnriorf, également membres du Reichstag.IL SE SOL VIENDRA Paris.1()() ou demandez-en par carte postale à The Robt.While Go.Limited, 38 rue Craig Est.EAU DE SOURCE LA URENTI EN NE Mise en bouteilles stérilisées seulement VISITEZ VAIXARTIER A LA FIN DE LA SEMAINE l.o chemin do for Intercolonial organisera une excursion au prix ro-!uil le l.uo entre Montréal et Québec.Ees billets seront bons pour nartlr ven.lro li çt samedi, les 18 et lit septembre, 1 pour revenir jusqu’à lundi, le 21 septembre.Ceux nui voudront visiter le camp militaire le Yaleartier pourroni profiter de eetle excusion, car Québec n’est qu’à une.faible distani-o Ynlenr- lier.Le comp vaut certainement une visite et ceux qui y sont allés ne regrettent pas leur voyage.Le service des trains entre Montréal et Lévis est excellent; les trains quittent Montréal à 7.30 p.m.8.10 a.m.(Express Maritime, auquel sont «tachés des wagons-salons et des w o n s - r e s t a u r a n t s ), et 7.30 p.m.(Ocean Limited).De plus amples informations à ce sujet seront four, nies sur demande au bureau des billets le la ville.Edifice Transportation, 122 rue Saint-Jacques.Téléphone Main (515.r.SIR LIONEL CARDEN DESAVOUE L’INTERVIEW l.N!C'y'ork’.I8’—Cn message ra-( lotelegraphique reçu ici, hier soir, de sir Lionel Garden, à bord du ' Gdtic “ dp .',t' F'ï f,nit : 1 109 Carter 40 20 8 LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats de parlies jouées hier après-midi dans les séries des ligues Américaine, Nationale et Fédérale : LIGUE AMERICAINE Philadelphie .101230010—8 O 1 Détroit .210000000—3 7 1 Plank, Pen nock et Lapp; Dauss, Main.Reynolds et Baker.Cleveland.000000100—1 G Boston .201100400—8 11 Mitchell, Dîilinger et Rassler Foster, Carrigan et Thomas.New-York .020001004—7 12 Chicago.000011000—2 7 War hop et Sweeney; Benz, Lathe rop et Schalk.Washington .323000400—12 14 2 St-Louis .200000000— 2 6 2 Bentley et Henry ; James, Mitchell, Southern, Hale, Agne,w.etiLea- ' Ey, i ludi——t—I l l IH «in I ii ' POSITION DES CLUBS G.P.Pc.Pluladelphiq H w K 89 47 .655 Boston .www 80 53 .602 Détroit.« „ w k * 73 64 .533 Washington .; * « 69 63 .523 Chicago .* « m n 63 72 .467 St-LouiS .v .« it 61 73 .452 New-YoFk * B: >: 61 75 .441 .Cleveland, K r.r.i v 43 03 .316 P.Smith, r.f., Purtell, s.s., , Deininger, l.f.Whiteman, e.f Flinn, lb., .Yeager, 2b.Boyle, 3b.Madden, e.Dowd, p.38 7 10 33 13 3 Montréal Ab.R.H.Po.A.E.6 2 3 2 0 1 0 affluence de fera circuler j).in.passagers l’exige des trains jusqu’à .41 6 12 33 16 4 totaux.Score par reprise ; Rochester.30000300001—7 Montréal.01110012000—6 Sommaire 2 buts, Flinn, P.Smith, McMillan.Coups sacrifiés, Pipp, Priest 2.Sacrifice flies, Schultz, Dowd, Madden.Buts volés, Schultz 2, Pipp.Jeux doubles, Spencer à Schultz, Yeager à Purtell à Flinn.Laissés sur les buts, Rochester 5, Montréal 9.Retirés au bâton, par Dowd 3, par Hoff 1, par Manning 1.Balle mal lancée, Dowd.Arbitres, Rorty et Finncran.Temps, 2.05.AUTRES PARTIES A Toronto ; R.ILE.,20010041x—8 10 , .000402000—6 8 Kelly ; McConnell LIGUE NATIONALE.Cincinnati .010000000— l 0 New-York .000302401—10 9 Yiingling, Douglas et Gonzales ; Mathew son, Mvers et Johnson.Chicago .0000001004—5 11 Brooklyn .0100000000—1 8 Vaughn et Archer ; Reulbach et McCarty.St-Louis.100000000—t 7 Boston .10020002x—5 9 Salle, Robinson et Wingo ; Ru-dnloh et Whaling.TlflTtÎP • Pittsburg .* 001100100—3 9 3 Philadelphie .20010210x—6 9 '1 Harmon, Conzelmnn et Gibson ; Coleman.Jacobs, Mattisop fCt JDooin.^ Toronto.Buffalo.Herbert et Lalongc.A Providence : Providence.00301002x—6 Î2 2 Rai timoré .001002002—5 13 0 Mays et J.Onslow ; Morrissette et Dunn.POSITION DES CLUBS Rochester.Providence.Buffalo.Baltimore, .Toronto.Newark.Montréal.Jersey City.LE CHAMP! NATIONALE La course au championnat' de la ligue Nationale est l’une des plus corsées dont les annales du baseball organisé n'aient pas fait mention depuis longtemps.Les Boston "Braves” tiennent présentement la tète du classement, mais leur avance est G.P.P.C.87 58 .600 87 58 .600 84 58 .592 72 66 .522 61 66 .480 62 76 .449 57 85 .401 45 05 .321 T DE LA LIGUE LE BASEBALL A LACHINE Le Cercle Paroissial de Lachine aura comme adversaire dimanche, la redoutable équipe du gérant Marchand.Ce sera la deuxième fois que Je Social Canadien vient jouer à Lachine, contre le Cercle Paroissial.La première partie fut gagnée par le Cercle Paroissial; et le gérant Marchand, du Social Cana-nien, espère prendre sa revanche dimanche.JOCKEY CLUB DE DORVAL Réunion d’autotnne, du 14 au 21 septembre.Sept courses tous les jours — beau ou mauvais temps.Des trains spéciaux allant directement aux terrains quitteront la gare Windsor (C.P.R.) à 1.00, 1.30 et 2.00 p.m.chaque jour.Billets en vente à la succursale du Star.Aux jeunes N’oubliez pas l’atelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d'invitation.Aux avocats Nous avons, pour l'exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.' .’ Atelier d’imprimerie : DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÉL.MAIN: 7461 A TOUS Nous pouvons exécuter, à l'entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l'essai.* .* Célérité, Prix modérés, Travail parfait.LE DRAME DE LA COTE-DES-NEIGES SUITE DE L’INSTRUCTION A LA SEANCE DES ASSISES HIER APRES-MIDI.CAMP MILITAIRE DE VALCARTIER Afin de permettre à ceux qui désirent rendre visite aux Canadiens au camp, le Pacifique Canadien émettra des billets pour Québec bons pour partir vendredi ou samedi, les 18 et 19 septembre, et pour revenir jusqu’au 21 septembre, au prix de $4.00 pour les adultes, et $2.00 pour les enfants.Les trains quittent la gare Place Viger à 9.00 a.m., 1.30 p.m., 5.00 p.m., 11.30 p.m.Il y a de jilus dix trains dans chaque direction, entre Québec ci Val-cartier.On peut acheter ses billets et réserver ses places en s’adressant au bureau des billets -de la ville édifice “Dominion Express”, à la gare Windsor, à la gare Viger ou à l’hôtel Windsor.r CONTRE L’ACHAT DE LA M.W.& P.Co.À l’issue de la séance spéciale du conseil, hier soir, un groupe d’éche-vins et de contribuables ont discuté l’opportunité de mettre un obstacle insurmontable au projet d’achat du système d’aqueduc de la M.W.& P.Co., au prix de $7,284,000.Il a été question de la demande possible d’un bref d’injonction pour empêcher le conseil de voter la transaction dans un temps de dépression financière comme celui-ci.Il a aussi été question de tenir une grande assemblée publique de protestation, ce soir.Aucune décision n’a été prise à cet effet.Un personnage connu à l'hôtel de ville a dit, hier soir, que le comité spécial qui étudiera les rapports du bureau des1 commissaires devra d’abord décider de celui de la minorité.Si ce rapport est rejeté, dit-il, les écheyins du comité se trouveront à voter contre les intérêts des ouvriers, car la dernière clause de ce rapport pourvoit à la continuation des travaux publics cet hiver par le moyen d’obligations à trois ans de la ville que pluieurs entrepreneurs sont prêts à accepter en paiement des travaux.UNE GREVE AU THEATRE L'ultimatum adressé aux propriétaires de théâtres par les musiciens et les placiers expirera demain ; et si les salaires ne sont pas augmentés ce sera probablement la grève des employés.Les propriétaires des théâtres Princess, Orpheiun, Gayety et National F’rançais ont déclare que les salaires ne sauraient être augmentés d’ici la fin de la guerre, les recettes ayant de beaucoup diminué.Les intéressés unionistes tiendront samedi soir ou dimanche une assemblée pour décider si oui ou OUVERTURE DES COURS GRATUITS L’ouverture officielle des cours gratuits du soir au Monument National, No 296 Boulevard Saint-Laurent, se fera le 13 octobre prochain, un mardi.Les élèves peuvent s’inscrire immédiatement en se présentant au bureau du secrétaire, M.J.P.L.Bé-rubé.Dessin à main levée, modelage, menuiserie, solfège, jour et soir, architecture, dessin mécanique, peinture d’enseignes, plomberie (au Marché Saint-Laurent), peinture et dessin à main levée, jour, dessin mécanique, 147 rue Charron; lithographie, coupe, couture et chapeaux, jour et soir.Pour renseignements, s’adresser au bureau: Monument National, No 296 Boulevard Saint-Laurent.Téléphone, Main 1109.LA SOCIETE DE NUMISMATIQUE L’assemblée régulière mensuelle de la Société d’archéologie et numismatique, aura lieu au Château de Ramczay, vendredi le 18 courant à 8 heures 15 du soir.congres Scolaire La défense dans la cause de Bourret, Beauchamp et Foucault a remporté un premier succès, hier après-midi, en empêchant le chef Charpentier de produire le rapport sténographié de la prétendue confession qu’aurait faite Bourret, après son arrestation.Les témoignages des détectives Ccauohemin, Giguère et du chef Charpentier ont donné la preuve que cette prétendue confession avant été obtenue illégalement.Le chef Charpentier a admis n’avoir rien répondu à Bourret, alors que celui-ci lui demandait si ce qu’ii dirait servirait en sa faveur.“Et vous saviez, interroge Me Walsh, le substitut du procureur, que tout ce ou’il dirait servirait au contraire contre lui?— Oui.—Et il vous a bien demandé si ce qu’il dirait serait pris en sa faveur?— Oui.—Et vous n’avez rien dit; vous ne l’avez pas mis au fait?— Non.—Et bien, tout cela était illégal et je demande moi-même que cette confession ne soi) pas produite.La Couronne ne désire pas se servir d’une confession obtenue illégalement, pour essayer d’incriminer un homme, amené à la barre sous une accusation de meurtre.” A l’assistant inspecteur Cowan il fut demandé si quelque promesse avait été faite à Arthur Foucault pour l’inciter à parler; il répondit que telle promesse avait été faite dans le but d’aider la police dans ses recherches.En somme, tout le travail de la défense, hier après-midi, a consisté à saper la base de ta preuve faite par les détectives dans cette cause célèbre dans les annales de nos tribunaux.Le tribunal a accordé aux jurés la permission de lire les journaux, à condition que les rapports de l’affaire fussent au préalable découpés dans ces journaux.AU CAMP DE VALCARTIER EXCURSIONS A QUEBEC UNE SOIREE BENEFICE AU PARC SOHMER Un congrès es commissaires d'écoles aura lieu le 29 septembre prochain, à l'Ecole Normale de Val-.leyfleld.Ce congrès s’ouvrira à 10 non ils dpvront se mettre en grève.1 heures de l'avant-midi._______ Le Club Athlétique Canadien, à son assemblée annuelle, a décidé de donner une soirée athlétique au bénéfice du F’onds Patriotique.M.Geo.Kennedy vient de faire des arrangements avec les directeurs du Parc Sohmer, et le 30 septembre, les amateurs de lutte et rie boxe seront invités à une séance qui sera sûrement la plus intéressante encore donnée à Montréal.Les meilleurs lutteurs canadiens et américains seront inscrits au programme et, de plus, une excellente exhibition de boxe sera offerte, et cela à des prix populaires.Donc que tous ceux qui aiment le sport et qui désirent faire leur quote-part, se rappellent bien que r’est le 30 septembre qu’aura lieu cette soirée-bénéfice.Le Pacifique Canadien vendra aujourd’hui et samedi des billets d’ex, cursion aller et retour bons pour revenir lundi.Une visite au camp donnera à l’excursionniste une bonne idée de la disposition des troupes sur un champ de bataille et, dans le présent cas, des régiments divers dont est composée l’armée anglaise.Les quartiers généraux du camp sont à un demi-mille de la gare du chemin de fer et ceux qui désirent voir des amis doivent demander là dans quel district du camp se trouve le régiment de ceux qu’ils veulent voir.Le camp est situé sur la rivière Jacques-Cartier, sur un parcours de nrès de six milles, puis sur une distance de deux à trois milles de la rivière.L’ensemble des tentes forme un tableau pittoresque, et le long des rues allant de l’est à l'ouest, du nord au sud, les régiments de cavalerie, d’artillerie, du génie et de l'infanterie, tous avec leurs uniformes différents, permettent au visiteur de se former une opinion de ce qui se passe lorsque les hommes sont campés sur un champ de bataille.Il est aussi intéressant de voir le ponton sur la rivière, de 300 à 100 pieds de largeur à cet endroit, construit en sept heures et sur lequel on a fait traverser immédiatement la cavalerie, l’artillerie et les plus pesants wagons.Le commissariat de chaque régiment mérite d’être vu.L’on remarquera aussi la propreté générale du camp.Des centres d’incinération à intervalles réguliers, où tous déchets sont brûles, donnent au camp l’apparence d’une ville aux rues bien entretenues.Partout, en traversant le camp, on peut entendre l’accent du “Cockney”, le patois de l’Irlandais, ainsi que le doux parler du Canadien-français.Il y a présentement plus de 30,000 hommes sur le champ, et la revue qui doit avoir lieu dimanche et à laquelle seront présents le duc et la duchesse de Connaught et la princesse Patricia, offrira un spectacle jusqu’ici inconnu au Canada.L’excellence du service du C.P.R.permettra aux excursionnistes de revenir dimanche soir, car les trains qui doivent quitter le camp à 3.00 et 4.00 p.m., raccorderont avec le train de 5.00 p.m., do Québec.Le prix du billet aider et retour pour Québec est de $4.00.r.ACCUSE DE BIGAMIE Le détective Laberge arrive de Valcartier, d’où il ramène un nommé E.G.Edwards, qui s’était enrôlé dans le contingent canadien ; avant d’aller combattre les Allemands, le nommé Edwards devra répondre à deux accusations portées contre lui; l’une de bigamie et ^'autre de vagabondage.ILS S’ECHAPPENT _____DE L’ASILE Trois pensionnaires de l’Asile Saint-Jean de Dieu ont pris la clef des champs depuis deux jours.L’un de ces fugitifs, un nommé Arthur Thérrien, âgé de 19 ans, est un dangereux maniaque.Arrêté pour crime d’incendie, il fut transféré à l’Asile de la Longue-Pointe, d’où il s’est sauvé, hier matin.Thçrrien est nu-tête; il porte une chemise bleue et un pantalon noir.Il est chaussé de souliers jaunes.T.a police recherche activement les trois uigitifs.MORTELLEMENT BLESSEE Toronto, 18.— Une fillette «âgée de 9 ans, Martha Ainsworth, domiciliée 187 avenue Oakwond, a été mortellement blessée hier après-midi, sur l’avenue Saint-Clair, par une automobile qui était conduite par Mme Henderson, 94 avenue Gothic.L’enfant était à jouer dans la rue lorsque l’accident s’est produit.Mme Henderson a d’abord été arrêtée par la police, puis remise aussitôt en liberté. VOL.V.— No.219 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1914 COMMERCE ET FINANCE! 4 l assurance en NOS CHEMINS 1 4 Nrw_vnpif TEMPS DE GUERRE ’ DE FER LES RESULTATS DE LA SEMAINE ECOULEE FONT RESSORTIR UNE AMELIORATION DUE AU MOUVEMENT DES GRAINS ET AU TRANSPORT DES RECRUES.— DES CHIFFRES.Les recettes des chemins de fer canadiens, pour la seconde semaine de septembre, reflètent le mouvement des grains qui vient de commencer de l’Ouest à l’Est.Le Pacifique-Canadien et le Nord-Canadien présentent, pour la première fois depuis des mois, une plus-value partiellement attribuable, sans doute, au transport des recrues et des provisions de toutes sortes à Valcartier.Toutefois l’amélioration accusée par le Pacifique-Canadien est légère, $34,000, étant donné que la période correspondante de l’année dernière profitait également du chargement des récoltes.Les recettes du Grand-Tronc ne sont inférieures que par moins de $50,000.Les chiffres comparatifs des années 1914 et 1913, avec les changements opérés sont donnés ci-après: 1914 1913 Solde C.P.H.$2,496,000 $2,462,000 $34,000 G.T.R.1,096,942 1,114,856 47,914 C.N.R.458,700 398,000 60,700 Le tableau suivant montre, pour chaque semaine depuis le commencement de l’année courante, c’est-à-dire depuis le 1er juillet, le résultat du Pacifique-Canadien: Juillet— 1914 1913 D’tion 1ère .$2,343,000 $2,700,000 $357,000 2e .2,285,000 2,604,000 319,000 3e .2,232,000 2,608,000 376,000 4e .3,181,000 3,643,000 462,000 1ère .2,236,000 2e .2,162.000 3e .2,154,000 4e .2,980,000 Septembre— 1ère .2,110,000 2e .2,496,000 2.581.000 2.630.000 2.506.000 3.345.000 2.496.000 2.462.000 345.000 468.000 352.000 365.000 386.000 •34,000 fol.$24,179,000 $26,575,000 $3,396,000 * Plus-value.LE PRIX IL DECLINE SENSIBLEMENT SER roi s [.ES MARCHES.• ON P 'YE 14 SOUS 1-2, A KINGS-i'OX.les AFEA1RES SONT RESTREINTES.Li O’-kvüIe, 18.—line autre séan-' " R'nic à la réunion du prix coti-E./.L(V! fromage, hier, et l’offre de JJ1.) boites dcinontrent que la pé-"iV’1- des affaires la semaine dernière a fait les fabricants expédier -Leurs leurs produits.Les offres ni: été extrèmeineiif lentes et les nuirs ont péniblement monté de 13 if 14 sous, auquel niveau MM.Bis-sell, Webster et Sanderson étaient incapables de conclure aucune affaire.Un déclin d un sou cl trois quarts dans l’espace de deux semaines était sûrement inattendu et les offres ont été refusées par les vendeurs.Vankleekhill, Ont., 18.— Il y avait 1.700 fromages blancs et 224 fromages colorés sur le marché, hier.L’offre la plus forte a été 14 sous 1-16.Aucune vente n’a été effectuée.Kingston.18.A la réunion du prix courant Frontenac, hier, il y avait 545 boites de fromages colores sur la place; 425 boites ont été enlevees à 14 sous 1-4.A NEW-YORK LES BANQUIERS AMERICAINS S’OCCUPENT DE SOLUTIONNER LES PROBLEMES FINANCIERS DE L’HEURE ACTUELLE.Buffalo, 18.— Le change avec l’étranger a fait l’objet d’une conférence, aujourd’hui, entre le bureau de la Réserve fédérale, A.H.Wig-gin, président de la Chambre de compensation et James B.Forgan, président du comité des banquiers récemment formé pour les négociations avec l’étranger.Le comité de M.F'organ recommande la collecte d’une poule de $150,000,000 en or prélevée par les banques nationales des Etats-Unis ayant pour objet la couverture des échéances de la nation en Europe.Un syndicat de banquiers new-yorkais a pris à sa charge une somme de $80,000,000, montant de l’échéance la plus urgente, et la conversation d’aujourd’hui résulte du désir des membres de la Chambre de la réserve de savoir si les banquiers croient encore nécessaire la formation d’une poule d’or.Quelques membres sont d’avis que la poule n’a plus sa raison d’être ; d’autres croient que la cotisation est encore nécessaire.LES COMPENSATIONS El LES S’AMELIORENT DANS PLUSIEURS DES PRINCIPALES VILLES DU CANADA.Nous avons donné, hier, le résultat des virements des banques de Montréal, pour la semaine qui vient de finir.Voici maintenant que Winnipeg, Québec et Saint-Jean, N.-B., accusent une augmentation sur la huitaine correspondante de l’année dernière — augmentation due, vraisemblablement, au mouvement des g! ains.Toronto présente une déperdition équivalant à 8 pour cent.Suivent les rapports des sept principaux centres canadiens avec les changements opérés sur la même semaine en 1913 : 1914 1913 Solde Montréal — $48,999,937 $59,761,074 Toronto — 41,101,903 37,9995,394 Winnipeg — 30,338,160 Otlawa — 4,027,014 Québec — 3,955,841 Halifax — 1,943,726 Saint-Jean — 1,502,658 25,281,544 4,245,088 3,134,510 1,990,586 1.499,877 + + $10,771,137 3,106,509 5,054,618 218,074 821,331 46,860 2,781 LES INTERETS ALLEMANDS Paris, 18.— On se demandait ce qui adviendrait des intérêts que les Allemands partis pour rejoindre leurs régiments possèdent dans des établissements de commerce à Paris.Hier cette question se posa devant les cours civiles.Des Teutons combattant dans les rangs de l’armée des envahisseurs demandèrent au juge dans une requête de nommer des administrateurs pour gW rer leurs affaires.Le juge Raynaud s y refusa.Dans les cercles légaux on croit qu’on ne prendra aucune action contre eux.-«- LA SPECULATION A, LONDRES Londres, 18.— Les opérations sur valeurs mobilières qui se pratiquent en coulisse à Londres, en ce moment, démontrent nue la cote officielle a touché le fond à la date du 30 juillet, car les cours sont plus élevés qu’on ne l’aurait cru.-m-— LES EXPEDITIONS D’OR LE MINISTRE DES FINANCES, A OTTAWA, REÇOIT DE NOUVEAU DES FONDS DES ETATS- UNIS.New-York, 18.— Le syndicat des 124 banquiers, qui s’est chargé du rachat a échéance des obligations de la ville de New-York a expédié ; hier $2,050,000 en or au ministre des Finances à Ottawa, pour être créditées a la Banque d’Angleterre.Cet envo! ajouté aux $4.650,000, expédiées lundi par la maison Morgan et Co., ainsi que le change fourni par les compagnies de syndics couvrira la dette échue à Londres le 28 septembre.Ces 82,050,000 n’ont pas été la seule exportation d’or de la journée.Un autre montant de $250,000 a été retiré par une maison à destination canadienne, et le gouvernement des Etats-Unis a aussi envoyé I $500,000 en lingots au Canada.Cette dernière expédition a été faite comme arrhes sur les fonds déposés au gouvernement pour secourir les Américains en Europe.—-^ EXPORTATION ___ ARRETE Londres, 18.—Le Board of Trade a l'efusé do permettre l’exportation d huile aniline réquisitionnée par des manufacturiers des Etats-Unis.Evidemment, la Grande-Bretagne devient incapable de produire plus ! d’huile qu’il ne lui en faut à ellc-| meme.DE L’OR POUR ___OTTAWA New-York, 18 — De l’or en barres pour une valeur de $750,000 a etc expédié du bureau d’essai à Ottawa.Les deux tiers de ce chiffre seront portés au compte du gouvernement américain pour secourir ses sujets d’outre-mer, et la différence a été absorbée par les agents locaux de banques de Montréal.LES GRAINS A CHICAGO VIANDES SUR PIED A CHICAGO.Chicago, 17.— Bestiaux à cornes: arrivages, 4,000; marché plus bas; boeufs, $8.75 à $11; bouvillons du Texas, $6.35 à $9.25; pour l’élevage el l’engrais, $5.50 à $8.35; vaches el génisses, $3.70 à $9.35; veaux, $8.50 a $12.50.-— Pores; arrivages, 11,500; Ularehé plus haut; légers, $8.90 à 89.55: mêlés.$8.40 i $9.55; lourds, $8.15 à $9.30; très gras, $.8.15 à $8.30; cochons, $5 à $9; moyenne des veilles, $8.50 à $9.05.— Moulons; arrivages, 20,000; marché plus bas; indigènes, $5.40 à $6.15; d'un an, $6.25 à $7.25; agneaux indigènes, 87.40 à $8.85.LA RENTE Cours fournis par la maison Dougull and Cowans.Cours Cour: d’ouverture àllh.30 Blé — Déc Mc- Mai .117 Maïs :— Sept • 76 j/j Déc .71 Mai .73 % Avoine :— Déc .49ô4 Mai .52 L '¦ « MO’ 7 6 70 Ai 72% 49 W DIVIDENDE DIFFERE La Crucible Steel Company of America, a résolu de différer son dividende, 1 3-4 pour cent aux actions de priorité.Celle compagnie a un eapital de $25.000,000 réparti en actions de priorité.POUR LA TEMPERANCE Bordeaux, 18.— La Rente française, 3 pour cent est à 73 francs 65 centimes ex-dividende, Cornwall, Ont., 18.-courant, les citoyens se réuniront à l hôtel de décider si l’on doit pression des bars dans - Mardi le 24 de Cornwall de ville, afin voter la sup-a municipa- lité.On veut aussi les taire disparaître dans toute la région.Réponse à un article de “La Patrie ’ No 157 du 29 août 1914, intitulé “L’Exploitation des soldats.Que va faire le Gouvernement ?Nous recevons l’article suivant, précédé de la lettre ci-jolnte: Monsieur, Vous trouverez ci-inclus un article ¦sur les assurances en temps de guerre auquel je vous prie de bien vouloir accorder 1 hospitalité dans les colonnes de votre journal.Réponse à un article paru dans ‘La Patrie” le 29 août dernier et communiqué k ce journal dès le 3 septembre, il n'a pas trouvé grâce de vant ses rédacteurs, contrairement à ce qui avait été convenu avec eux dans un entretien privé.Il convien drait peut-être de relater ces circonstances.Veuillez me croire, Monsieur, Votre tout dévoue, P.BONHOMME.Nous ne sommes pas autrement suppris de voir l’auteur de cet article s’étonner des mesures spécia.es prises par des Compagnies d’assurance-de en face de la situat'on nouvelle créée par la guerre européenne.Il faut, en effet, pour se pénétrer de l’opportunité de telles mesures, être homme du métier.Rappelons donc, une fois de plus, que la pierre fondamentale de l’assu-rance-vie, l’échafaudage qui supporte coût le système d’une Compagnie consiste dans sec tarifs une fois adoptés, quo le calcul des probabilités a induits de stac.stiques minutieuses et .on gués.L âge et le sexe sont les seuls éléments considérés pour l’établissement du tarif ordinaire.La contribution des participants y est fixée par corrélativité du rang qu’ils occupent ¦.’ans les tables de longétiv.té.Tables et tarif sont intimement liés ensem-ole le second n’étant que la conséquence mathématique des premières.Rour tomber sous l'application du tarif ordinaire, il faut donc aussi et d’abord se présenter conforme aux .abies.Or, les statistiques qui ont servi de bases à ces tables iront porté que sur .as décès en temps de paix et par les causes les plus ordinaires.Par conséquent, et conformément à ce que nous avons établi, ceux dont la vie est exposée à la guerre ou à toute autre cause extraordinaire ne peuvent prétendre à bénéficier des tarifs ordinaires purement et simplement.Ce-.a ne signifierait autre chose qu’appliquer je résultat fourni par telles données déterminées à une hypothèse mute différente, en d'autres termes, faire un calcul faux.Pour faire participer les éléments de cette espèce aux bienfaits de l’assurance, il faut Jonc faire un calcul spécial et individuel, ou bien, appliquer tel autre tarif extraordinaire que la compagnie aurait élaboré, par les mêmes procédés que le tarif ordinaire, pour tous les participants d’une même catégorie.C’est pour s’assurer de la conformité des demandeurs d'assurance aux données des tables que la compagnie s’enquiert de leur état de santé, de eur profession et de leurs habitudes.Si leur longévité semble amoindrie, compromise ou menacée, ils doivent subir, pour contre-balancer le surplus de risque apporté à la compagnie, ou une augmentation des contributions sxigées, ou une diminution des droits qu’on accorde.Voilà pourquoi on impose des surprimes aux personnes engagées dans des professions dangereuses telles que: ingénieurs mécaniciens, chauffeurs, serrefreins, aiguilleurs, marins, mineurs, pompiers, électriciens, maçons, briquetiers, etc., etc.Voilà pourquoi encore on affecte d’un lien eu d’une limite de durée les contrats passés avec des personnes dont l’examen médical n’a pas été régulièrement satisfaisant.Dans quelques cas, l'extrême prudence exige un refus complet.Personne n’a jamais songé a protester cçntre de telles mesures.Il serait illogique, insensé, de se départir de ces principes dans une espèce en tous points analogue.Mais il y a plus.Il faut aussi se rappeler qu’une compagnie d'assurance n’est pas libre d’agir comme elle veut ou comme on lui commande, pas plus que toute autre compagnie, une banque par exemple, ou un journal.Les gérants doivent agir conformément aux principes établis dans l’acte de fondation que les intéressés ont considéré pour accéder à i’entre-prise.Et dans une affaire d’assurance, ce ne sont pas seulement les actionnaires qui ont le droit d’exiger cette ligne de conduite, mais tous les participants à l’affaire, tous les porteurs de polices, qui n’ont consenti à verser leurs contributions qu’à la condition que leurs droits éventuels seraient conformes au tarif qui leur a été soumis, et par conséquent ne seraient pas changés par l’intrusion d’é-léments non prévus.Et cela est d'autant plus vrai que la plupart des polices prévoient une participation des bénéfices de la compagnie.Notre manière de voir est donc J'ctée et.par le simple bon sens et par la conscience.Dans le premier élan de générosité et dans des dépositions d’esprit qui ne pouvaient guère être définitives, plusieurs compagnies ont suivi la vo’e apposé3, celle que l’article je “La Patrie” propose.Nous ne serions pas étonnés do les voir changer d’opinion sous peu, quand Us auront reconnu toute la gravité de ia situation et les conséquences désastreuses auxquelles Us s’exposent.Noire point de vue du reste est ce-'ui de notre législateur.L’article 95.par.b et c, chap, 82 de la loi de 1910 sur les assurances porte que l’assuré est libre d’entrer dans le service militaire actif du "Canada” (!) noyennant avis préalable à la compagnie et “supprime” (I); que la po.ica .•este coritestable.même ap^ès 2 ans ai l’assuré accepte du service miliaire en dehors du Canada, en temps de guerre, sans le consentement de la compagne.— C’est reconnaître que la guerre amène un changement LES OUVRIERS SE PRONONCENT ILS SE DECLARENT OPPOSES A L’ACHAT DE LA MONTREAL WATER & POWER’CO.MAINTENANT.radical dans la position respective des parties.Aussi, la plupart des corn pagnies ont inséré dans leurs polices une clause afférente.A cette époque on raisonnait froidement, personne ne songeant à ur.danger imminent.Si les dispos'tions d’esprit ont changé depuis, par surexcitation et vertige de sentimentalité et de patriotisme, les chiffres n'en res.ent pas moins inébranlables.1 faut toujours 2 et 2 pour fa re 4; el ce sont les chiffres et non les sentiments qui commandent en affaires.On peut fort bien concevoir une assurance sur la vie impliquant U risque de la guerre.La compagnie saura, au moment de traiter, qu’ellt aura à tenir compte de cet élémen.et elle fixera ses primes en congé quence.Mais une fo s qu'elle aur: traité en dehors de ce risque, on ne peut pas le lui imposer, après coût L’assurance est un contrat essentiellement aléatoire.C'est-à-dire qu'i ne faut pas critiquer comme injuste le résultat une fois obtenu.Il ne faut pas prétendre que tantôt l’une tan tôt l’autre partie s’enrichit ou perd Ainsi, si un assuré pour $1,000, meurt le lendemain du versement de sa pra mière prime de $20.00, la compagnie sera mal reçue de prétendre qu’elle est frustrée de $980.00 par les héritiers.De même, si l’assuré, estimant I qu'il peut négliger comme peu pro liable un certain risque, (celui de 1; | guerre ou tout autre,) consent libre i mène dans sa police de garder ce ris que sur sa tête et paie en conséquen ce une prime non augmentée, i! m pourra prétendre plus tard, si les évé nements démentent ses prévisions qu’il est frustré parce qu’il se trouve en fait non assuré.Voilà les principes qu'on caractérise “d’exploitation, confiscation, frus trat'on, spoliation de “mauvais coups, mesures immorales, illégales odieuses, cyniques”; (vous trouvere: tout cela dans cet article de 40 lignes.) On accuse les compagnies “ve races” de penser uniquement n augmenter leurs bénéfices et de s’enrichir illicitement alors qu’elles cher jehent simplement à détourner une porte qui les frapperait injustement.Ri on avait pris la perte de se ren seigner auprès de gens du métier, a-n’aurait pas été amené à proférer ce?exagérations violenter en même temp?que stériles, et à soutenir des chose?manifestement inexactes comme de prétendre que dans l’hypothèse en discussion “la famille ne touche rien”, La situation des assurés partis pour la guerre et de leurs familles reste quant aux “valeurs de rachats” qu’ils peuvent obtenir, entière et égale à c?qu’elle était auparavant et à celle de tous les autres assurés sous les con ditions ordinaires fixées dans les contra Is et approuvées par la loi.Quant aux mesures suggérées au gouvernement Fédéral, elles ne sont pas fartes pour émouvoir les compagnies.étant ni plus ni moins qu’impraticables.Une loi nouvelle ne peut pas invalider une clause librement consentie par les parties sous l’empire d’une loi antérieure.“I,a loi ne d-'spose que pour l’avenir, elle n’a pas d’effet rétroactif.” Et pour ce qui est d’un “moratorium” au profit des débiteurs de primes partis pour la guerre, nous nous bornerons à demander: “Où s’arrêtera-t-on dans cette vo;e?Décrétera-t en que les cultivateurs, les fournisseurs, boulangers, bouchers et autres devront avancer leurs produits aux familles de nos guerriers et ne seront payés qu’au retour de ceux-ci ou quand la famille le pourra ?On nous fera, avec emphase.l’objection que notre manière de voir fait négliger une belle occasion de faire oeuvre patriotique et humaine.Nous ne sommes pas moins bons patriotes ni moins humains que certains auteurs d’articles sensationnels ou de discours enflammés.Nous serons les dern’ers à prêcher le recul devant les sacrifices.Mais il faut que ces sa-cr fices soient faits de telle façon que leur auteur puisse au moins voir lui-même ce qu’il fait et jusqu’où il s'engage et qu’il ne se iance pas, lui et d’autres qui ont confiance en lui dans un terrain inexploré, qu’on sait pourtant fendu de crevasses.Et puis, nous remarquerons deux choses: D’a-hord, c’est à l’Etat en tout premier lieu d’organiser des secours dont le peuple pourra avoir besoin et nous l’y attendons.Ensuite, nous retournerons à ceux qui prétendent indiquer la voie, le conseil de se mettre eux-mêmes en tête du mouvement, de prêcher par l’exemple plutôt que par les beaux mais vains discours, eux qui sont libres de disposer de leur fortune personnelle alors que d’autres ont à conserver celle de leurs commet tants.Le monde est rempli d'apôtres, de générosité d’un désintéressement douteux, toujours prodigues, — avec de belles phrases — des biens de leur prochain.On en trouve dans la vie publique comme dans les familles.l's ne conçoivent pas que d’autres rè-g.ent ’eurs actions sur des principe: constants et, enclins aux suggestions du moment, ils prétendent entraîner tout le monde à leur suite.Ce n’est pas par ceux-là qu’on doil se laisser ébranler dans ses convictions professionnelles et dans son devoir.B.BONHOMME.LA CONSIGNE EST SEVERE i Le capitaine et les offinVs ,1e I tous les navires océaniques nctuelle-I ment dans le port de Montréal oui i reçu des ordres sévères cl< l’Ami-, roulé anglaise.Tout officier qui dé-• voilera la dale du départ ou la drs-: liiiittion d’un de ces paquebots s-rn arrêté, conduit en Angleterre et passera en conseil de guerre comme traître à son pays.Le Conseil des Métiers et du Travail a tenu hier soir une importante assemblée.Sur motion présentée par les délégués Fontaine et Lespé-rance, tout le conseil a désapprouve à l’unanimité, bien qu’il soit en faveur de la municipalisation de tous les travaux publics, l’achat pré-maturé de la Montreal Water and Power Company faute de renseignements suffisants obtenus jusqu'aujourd’hui.On a, par contre, approuvé le rapport de la minorité du bureau des commissaires et demandé en plus que la question soit soumise à un referendum avant de conclure définitivement le marché.Les commissaires Ainey et Mac-Donald.qui assistaient à l’assemblée d’hier soir, ont répété les arguments dont ils se sont prévalu pour voter contre la motion Hébert.L’INDUSTRIE ” A SHERBROOKE (Ho notre eorresDonlant) Sherbrooke, 18 Nos divers établissements industriels n’ont pas jusqu’ici été «Ifectés par les effets de la guerre qui sévit actuellement en Europe.Au contraire, il semble que, depuis le commencement des Hostilités, certaines industries de notre ville aient été plus actives que jamais.Par exemple, la Paton Mill, l'une des plus importables, sinon la plus grande filature qu’il y ait au Canada, est en opération nuit et jour, ce qui ne s'est pas produit depuis un bon nombre d’années.La Walter Blue Co.doit aussi, pour suffir aux nombreuses commandes qui lui arrivent, augmenter son personnel et est en opération plusieurs soirs par semaine.Il en est de même pour la Canadian Cotton Mills.Si l’on jette un coup d’oeil aux environs de noire ville, on peut se convaincre que là aussi la situation a est pas alarmante.Les importants moulins à papier de Windsor-Mills, East Angus et, Bromptonville, sont plus actifs que jamais.Bref, si l’on excepte le village d Asbestos, où les mines d’amiante ont dû fermer presque toutes, depuis ia déclaration de la guerre, et Thetford Mines, dont les habitants se ressente assez vivement de la crise que traverse noire pays, la situation dans les Cantons de l’Est est des plus encourageantes.A L’ECOLE DES HAUTES ETUDES LES RFCOMPENSUS : %*4 %- - -rrr.v v W ¦ * * «ï k• 1* .’Mi %',% Président : S.A.R.le duc de Connaught, K.G.POUR VENIR EN AIDE AUX FAMILLES DE CEUX QUI SONT PARTIS POUR LA GUERRE Campagne spéciale d’une semaine QU’IL NE SOIT PAS DIT QUE VOUS N’AVEZ PAS CONTRIBUE.H est de votre devoir de donner autant que vous le pourrez, pour venir on aide aux femmes et aux enfants de ceux qui sont partis pour la guerre.DEMAIN SERA LE JOUR DE L’ARMEE DU SALUT.Si vous n’avez pas encore donné, mettez votre aumône dans les boîtes des coilecteurs.CHAQUE SOU COMPTE.FONDS PATRIOTIQUE CANADIEN Quartiers généraux pour la campagne, hôtel Windsor.J.W.ROSS, trésorier honoraire.PROVINCE OE QUEBEC.District do Montreal, Cour Suporieuro.No MARGUERITE BOUZON.épouse ^ Uiuis Charuny, chef-cuisinier, des e^ et district de Montréal, dûment autorisée a ester en justice, demanderesse, vs ledit Emus Char nay, défendeur.„ j./.I ne action en separation de liions a été instituée en cette cause le lüèmc jour de septembre 1911.Montréal, là ^bre Procureur de la demanderesse.LES ECOLES BILINGUES RESOLUTIONS ADOPTEES PAR L’ASSEMBLEE DES PERES DE FAMILLE REUNIE A LA SALLE SAINT-JEAN-BAPTISTE D’OT -TA WA.Le numéro de la “Revue Economi.que Canadienne” qui vient de paraître, donne le résultat de l’examen de la première session pour les étudiants ayant terminé leurs études celte unneé la seconde session ayant lieu la semaine prochaine.Six élèves ont obtenu le diplôme leur conférant le grade de Licencié en Sciences Commerciales cl Maritimes.Ce so ni : MM.H.D.Langlais, A.Lacombe, M.Langlois, W.(.anglais, R.Letellicr, Y.Gingras.Deux d’entre eux, MM.H.I).(.anglais el M, Langlois, obtiennent la médaille frappée aux armes de l’école, cl le premier se voit également décerner la médaille remise par la Chambre de Commerce à l’élève classé premier.Indépendamment de ces récompenses.l’école a remis des bourses de 25, 50 et 100 dollars aux élèves qui ont été classés premiers dans chacune 'les trois anneés d’études.Les bénéficiaires de ces bourses ont été MM.S.Hélie, J.Rourgoin et H.I).Langlais, respectivement pour la première, seconde et troisième année.Ces bourses sont des récompenses et n’ont aucun rapport avec celles qui ont été instituées pour les étudiants qui sont dans la situation voulue, en vue de faire leurs études.AU CAMP DE VALCARTIER Valcartier, 18.— Le ministre de la Milice a annoncé hier soir (pie Son Altesse Royale le duc de Connaught, accompagné de la duchesse et de la princesse Patricia, passera les journées de dimanche et de lundi au camp, afin d’assister à une revue générale des troupes et à une grande bataille simulée.Hier plusieurs citoyens éminents ont visité le terrain occupé par le contingent.On y a remarqué le duc de Manchester, M.et Mme Martin Burrell, M.et Mme J.D.Reid, John Maynard Harlôw, avocat bien connu de Chicago, les colonels Labclle et Costigan.UN BON TIREUR Parmi les meilleurs tireurs au concours qui a eu lieu hier figure un de nos compatriotes, le sergent E.Xormandin, du 85ièmc régiment.Ottawa, 18.— La salle paroissiale Saint-Jean-Baptisto était trop petite hier soir pour contenir tout ie monde qui s’est rendu pour entendre parler rie - la question des écoles.Ce sont tous des pères de famille qui se sont rendus à l’appel, conscients de leur devoir cl désireux de se renseigner sur une question de laquelle dépendra l’avenir de leurs enfants.r , Vers les huit heures la salle était comble et les orateurs firent leur entrée accueillis par les applaudissements les plus enthousiastes.Parmi les visiteurs de marejue, on doit mentionner le H.P.Theriault, O.P., qui venait mettre sa salle à la disposition de tous, et le R.P.Bé-rard, O.P., assistant-curé; MM.S.Cenest, président de la Commission scolaire; Dr Freeland, MM.Gain, Bourcicr, Lemieux, Saint Germain, tous des commissaires, M.A.T.Charron, président de l’Association Canadienne-Française d'Education, cl M.Alexandre Crenon, secrétaire.Après quelques mots de bienvenue de la part du B.P.Thériault, ou procéda à l’élection d'un président et d’un secrétaire.M.Joseph Saint-Germain fui nommé président et M.Marius Gay, secrétaire.M.Saint-Germain ne dit que deux ou trois mots pour remercier les paroissiens de l’honneur qu’ils lui faisaient et il demanda immédiatement M.S.Cenest pour adresser la parole.M.Cenest exposa la situation faite à la commission des écoles séparées par l’injonction cl la décision du juge Lennox, demandant l’appui des pères de familles dans la lutte que la majorité de la Coin-mission a entreprise contre l’application du règlement 17.Il fut suivi du Dr Freeland, de MM.Boucher, Cain, Lemieux, Charron et du R.P.Thériault.Avant de se séparer, l’assemblée a volé par des acclamations les résolutions suivantes présentées par M.C.Charlebois et secondées par M.Hurtubise: “Que les paroissiens de Saint-Jean-Baptiste, d’Ottawa» réunis en assemblée spéciale, désapprouvent la conduite des Séparatistes qui par leur injonction ont, sans aucun bénéfice pour eux-mêmes, causé un toit considérable aux écoles bilingues, “Qu’ils sont décidés à soutenir la Commission Scolaire dans sa lutte, “Qu’ils rn’snnproiivent le Règlement 17 et qu’ils le rejettent entièrement.résolus qu’ils sont de lutter jusqu’à la fin.” Ces résolutions ont soulevé le plus grand enthousiasme et rassemblée s'est levée.Proclamation Lundi, le 21 septembre 1914, ayant été choisi par le Club de Jockey Dor-val pour tenir des courses, dont le produit est destiné à grossir >?Fonds Patriotique, je prie respectueusement les citoyens de bien vouloir observer l’après-midi de ce jour comme fêle civique, afin que tous ceux qui te pourront puissent se rendre au champ do courses de Dorval et contribuer ainsi à cette oeuvre patriotique.Médérie MARTIN, Maire de Montréal.Cabinet du Maire, Hôtel de Y'ille, Montréal, 16 septembre 1914.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA DIVIDENDE TRIMESTRIEL No 43 AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de UN ET TROIS QUARTS POUR CENT (1%%) ETANT AU TAUX DE SEPT POUR CENT L’AN, sur le Capital payé do cette Institution, a été déclaré pour le semestre finissant le 30 scqUem-bre 1911, et sera payable au Bureau Chef de la Banque à Montréal, et à ses succursales, le ou après le premier jour d’octobre 1914.aux actionnaires enregistrés dans les livres le 21 septembre prochain.Par ordre de la Direction, Tancrède BIENVENU, Gérant Général.Montréal, 28 août 1914.Cité de Maisonneuve MARCHE PUBLIC.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le marché public de la Cité de Maisonneuve est maintenant ouvert au public.Les personnes désirant louer des étaux sont priées de s’adresser au soussigné, à l’hôtel de ville de Maisonneuve, tous les jours de 9 hrs a.m.à 5 hrs p.m.Donné à Maisonneuve ce 14 septembre 1914.(Signé) M.G.ECREMENT, Sec.-Trés.de la Cilé de Maisonneuve.THE QUEBEC, MONTREAL & SOUTHERN RAILWAY COMPANY.— NAPIERV1LLE JUNCTION RAILWAY COMPANY.A partir de 12.91 a.m.samedi, le 29 septembre, les compagnies Montreal and Southern et Napierville Junction Railway changeront leur horaire.Pour ce qui concerne Montréal, il n’y aura pas grand changement ; le plus important sera ce.'ui-ei : le dimanche seulement, un train quittera Nicolet à 3.00 p.m., Sure] à 4.39 p.m.arrivant à Montréal à 7.05 p.m., au lieu de 9.10 p.m.comme jusqu’à présent.Sur le chemin de fer de la Jonction de Napierville, le service entre Montréal et Saint-Edouard, Napierville, Liteolle, House’s Point, se fera tous les jours excepté le dimanche, le train partant de Montréal à 6.20 p.m.au lieu de 7.15, Le train de House’s Paint arrivera à la même lu : r, 9.35 a.m.Les trains du Q.N.and S.et du N.J.Ry arrivent et partent à la gare Bonaventure.r.EXPEDITION MANQUEE San-Frnncisco, Cal., 18.—Cinq sa vaut* anglais sont arrivés d’Australie, hier, à bord du navire “ Ventura ”.A la demande du gouvernement mist'alien, qui avail voté $100,-o„0 pour leur expédition, ces messieurs étaient partis d'Oxford pour aller étudier les moeurs et coutumes des aborigènes australiens.A leur arrivée à Sydney, ils apprirent la nouvelle de la declaration de guerre et rebroussèrent chemin., leurs services étant nécessaires, cm Angleterre.Le parti est composé do MM.le docteur Oscar Hintrager, le docteur R.R.Marett, le professeur J.L.Myres, A.W.Porter et H.T.Tizart.L’un des bons moyens d'aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qni lui donnent leurs annonces.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour Supérieure, No Z804.y ALFRED TREMBLAY, cultivateur, POMELA TREMBLAY, fille majeure, tous deux de la paroisse de Suint-Huhcrt, district de Montreal, ARTHUR ROY, marchand, de la ville de Lomnieuil, dit district, en sn uunlitê de tuteur i( Ualiia Angelina Roy, fille mineure issue de son muriage avec feu Dame Angt1-lina Tremblay, DAME MARIA TREMBLAY, épouse commune en biens de Raoul Jodotn, cultivateur de la paroisse de Boucherville, dit district, et le dit Raoul .lodoin umt personnellement que pour autoriser sa dite épouse, demandeurs, vs LES HERITIERS DE HELENE MUNRO, en son vivant de la l>aroissc de Lachenaie, district de Jolfctte, fille majeure, défendeurs.Il est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.Montréal, 15 septembre 1914.T.DEPATIE, Dép.Protonotaire.TANCREDE ÎODOIN, Avocat des demandeurs.PROVINCE DK QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérleuré, No 1263.- Thomas Robertson ana Co., Ltd., demanderesse, vs .loseph Durand et al., défendeur».Le 2Scme jour de septembre 1914.g 10 heures de l’a-vnnt-mldi, à la place d'affaires des dits défendeurs, aux Nos 308 et 310 rue Panel, en in cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice let biens et effets des dit* défendeurs, saisis en cette cause, consistant en coffre-fort cheval, etc.Conditions I argent comptant.S.C.Mnrson.H.C, ft M.Montréal, 17 septembre 1914> Ce Journal rst Imprimé au No 43 ru» Saint-Vincent, à Montréal, par PIMPRTME-H1E POPULAIRE (à responsabilité limitée), J.N.Chevrier, gérant-général. & LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.219 L s temps qu’il fera Vents mcdc-cs, du nord au nord-est.Beau aujourd'hui et demain.Mémo température eu un peu plus chaud.Bulletin d’après le thermomètre de Henrn et Harrison.33 rue Notre-Dame Est.R.do Meslé, gérant.Aujourd’hui maximum.72 Même date l’an dvrnier.63 Aujourd’hui minimum.52 Meme date l’an dernier.45 -5 t ?i i j I ! I ?j 1 L’ENTHOUSIASME EN ANGLETERRE BAROMETRE — 11 h.matin, 30.26 8 h.matin, 30.26 ; midi, 30.26.SAMEDI.LE 19 SEPTEMBRE (Quatre-Temps.) Saint Janvier et ses compagnons, martyrs.Lever du role.I.5 h.If.Coucher du soleil, 6 h.6.Lever de la lune, 5 h.14.Coucher de la lune, 5.h.53.Nouvelle lune, le 19, à 4 h.39 m.À du scir.j £________________________________________j Des scènes indescriptibles ont marqué la prorogation des Chambres aujourd’hui.—Le Home Rule et 1 abolition des privilèges de l’Eglise dans le pays de Galles deviennent lois.BILLET ÜV SOI K.EN PRENANT LE CAFE Dans la grisaille des conversations et des lectures quotidiennes, ennui/cuscs comme la plaie, quel plaisir c'est de voir percer tout à coup le rayon de soleil d’une idée! Dans le desert de mots où chemine le malheureux astreint par métier éi lire fous les journaux, combien es! réconfortante Tapparilion soudaine d'une pensée, relie oasis où vous pouvez vous reposer un instant cl réfléchir! Ainsi, quel theme de méditation ne nous proposent ils pus, res simples mots prononcés pur le Bévé-rend Farthing, lorsqu’au déjeuner du Windsor, mardi, il exhortait la population montréalaise à souscrire généreusement au Fonds patriotique: “Il y a, à Montréal, beaucoup de gens sur gui pèsent les responsabilités de la fortune'’?Sans dont( l'évêque anglican n’a rien inventé là; il g a longtemps, du reste, qu’on ne trouve plus île neuf; et ce n’est pas hier que les moralistes ont commencé à parler des devoirs des gens bien rentés.Tout le monde commit lu parabole du Mauvais Riche; mais qui se préoccupe de faire aumône des miettes qui tombent de sa table?Le sermon sur la charité est trop souvent un énoncé de principes chrétiens, dont personne ne doute que le prochain devrait faire son />rofit.Une seule formule, brève et directe, ne pénè-tre-t-elle pas mieux les esprits inattentifs?“Ceux sur qui pèsent les responsabilités de la fortune.Ne noi-tà-t-il pas la façon ta plus élevée de considérer les riches?Le pauvre envie le riche, donc le hait, parce ' que, pour lui, la fortune, c'est ce qui affranchit du travail quotidien, des \ privations, de la misère; parce quel c'est ce qui donne tout ce qu'il n'a pas, et qu’il convoite, et auquel il « autant droit qu’un antre.S’il n’a-; perçoit pas, à côté des jouissances | que procure la fortune, les rcspon-l snbililés qu'elle comporte, c’est peut-être parce que, bien souvent, j le riche ne les voit pas très bien non plus.Et si les Crésus modernes comprenaient mieux leurs responsabilités, peut-être tes Lazarcs les envieraient-ils moins.Mais, dans les durs temps que nous traversons, il est bien des riches qui donnent les miettes de leurs tables, quelques-uns offrent même les beaux restes du bunquet de leur vie.Quoi qu'ils fassent, pourtant, “il y aura toujours des pauvres parmi nous”.Cela est nécessaire, car sans la pauvreté la nature humaine serait appauvrie de Tune de ses i>lus belles vertus, la charité.Meme politic bonheur des riches les plus endurcis, il faut des miséreux : l’égoïste parfait dont on a pu dire, quand il fut mort: “Il a passé en se faisant du bien”, n’aura pas goûté tous les plaisirs, s’il a méconnu celui de donner.Léon LORRAIN.Londres, 18.— 12.18, soir.— Des scènes d'enthousiasme indescriptibles ont marqué, nu,lourd hui, la prorogation des deux chambres jusqu’au 27 octobre.Le roi étant absent, le discours du trône a é-té lu par le lord Vicomte Hn’dane.lord grand chancelier à Ir.chambre des Lords et à chambre des Communes, par John IL Whitley, vice-présidenl.Quand on annonça à la chambre des Lords crue le Home Rule d’Irlande cl la suppression des privilèges de l’église de Galles avaient reçu l’assentiment royal, I se trouvaient an nombre des mesures d’urgence, on acclama l’un et l’autre de ces projets de loi.Les Irlandais applaudirent spécialement.il va de soi, l’adoption de la loi du Home Rule et leurs acclamations furent reprises par la plupart des membres de la Chambre.Will Crooks, chef ouviier, demanda s’il était dans l'ordre de chanter "Dieu sauve le Roi".Sans attendre la permission, i! entonna lui-même le premier couplet et s’affaissa sous l’émotion.L’hymne fut reprit par les spectateurs de la galerie, de même que par les députés et on enten-j dait ce chant de la cour du palais.Comme les députés (initiaient la chambre, M.Crooks s’écria: “Dieu sauve l’Irlande!" John Redmond, le chef nationaliste, répliqua: “Dieu sauve l’Angleterre!” Le parlement se réunira de nouveau le 27 octobre.AL Redmond, qui a reçu des félicitations chaleureuses dans les couloirs de la Chambre, est parti l’après-mi- di pour l'Irlande, où il penser au recrutement {aires.Voici le texte du discours roi : “Messieurs de la chambre des Lords et de la chambre des Communes, je vous adresse la parole dans doit se dé-des volon- du la des circonstances qui appellent plu- tôt l’action que les discours.Après (pie mon gouvernement eut tout fait pour préserver la paix du monde, j’ai été forcé, pour garder la foi de traités délibérément violés, pour protéger le droit public en Europe et les intérêts de mon Empire, de déclarer la guerre.“Mon armée et nia flotte avec un courage, une vigilance et une habileté qui ne se démentent pas, luttent de concert avec de braves et fidèles alliés pour une juste cause.De toutes les parties de mon Empire, on s’est rallié spontanément et avec enthousiasme autour du drapeau.Messieurs de la chambre basse, je vous remercie de la générosité avec laquelle vous avez fait face à cette crise.Nous combattons pour une cause juste et nous ne mettrons bas les armes qu’après | en avoir assuré entièrement le succès.Je mets ma confiance dans la lovante et les efforts de mes sujets et je prie Dieu de nous bénir.” LE HOME RULE DEVIENT LOI Londres, 18.— (12.22, soir).— Le roi Georges vient d’apposer sa signature au bill du Home Rule nui par le fait est inscrit au livre des statuts.LE “MONTMAGNY” COULE A PIC Il a été abordé ce matin par le charbonnier “Lingan”, à 25 milles en bas de Québec.— Quatorze hommes ont péri.LES CONTRE-ATTAQUES ALLEMANDES ECHOUENT Les Casques à pointes sont repoussés en quelques endroits et échouent par trois fois dans leurs agres-Assauts sur Reims.sions.- (Spécial nu “Devoir”) Paris, 18 — Le ministère de la guerre français a rendu public cette après-midi le communiqué officier suivant : “La bataille a continué le 17, le long de la ligne de front de l’Oise à Woevre, sans qu’aucun changement important ne se soit produit nulle part.Sur notre aile gauche, sur les hauteurs au nord de l’Aisne, nous avons gagné légèrement du terrain en quelques endroits.Trois contre-attaques faites par les Teutons contre les Anglais ont échoué.De Craonnc à Reims nous avons nous-mêmes repoussé de violentes contre-attaques faites durant la nuit.L’ennemi a tenté en vain d’attaquer Reims.“Au centre, de Reims à l’Argon no, les Allemands ont renforcé leurs positions en élevant d’importantes fortifications, et se tiennent purement sur la défensive.A l’est de l’Argonne, dans le district de Woevre, la situation est la même.A droite, en Lorraine et dans les Vosges, rennemi occupe des positions élevées pour la défensive, prés de la frontière.LES MONTENEGRINS AVANCENT Québec, 18.—Quatorze personnes onl perdu la vie, un peu avant 5 heures, ce matin, lorsque le vaisseau du gouvernement, le “ Mont-niagny fut frappé par it “ I.in-gan ’, de la compagnie Black Diamond, à Bancs Beaujeu, un mille plus bas que ÎTle aux Grues, et à une distance de quelque 26 milles de Québec.Le “ Montmagny ”, parti de Québec, se dirigeait vers le golfe et le détroit de Relie Isle, Terreneuve, où il conduisait les familles de deux gardiens de phares, une cargaison de charbon et des provisions, qu’il (levait déposer aux diverses stations de télégraphie sans fil, le long de la côte.Les deux navires vinrent en collision au milieu d’un brouillard, et le nombre de pertes de vie est dû à l’heure matinale à laquelle l'accident se produisit.Le “ Montmagny” n’est pas destiné au transport des pasagers, mais des cabines se trouvent aménagées pour les familles des gardiens de phares, et au cours de son dernier voyage, Mme Richard, la femme du gardien du phare de Belle Isle, se trouvait à bord avec ses 7 enfants, ainsi (pie Mme Lavallée, épouse du gardien fin phare de l’ile aux Fleurs, qui périt avec ses quatre enfants.D’après la première liste publiée a l'Ile aux Grues, le second officier Lachance se trouve au nombre des morts.Il a perdu la vie en tenant ses 2 enfants dans ses bras, (¦ ! causa de graves blessures à la figure.A la suite de cet accident les capacités intellectuelles de l’enfant sont considérablement diminuées et le jeune Lavoie est actuellement atteint d’idiotisme.Le père tient la compa • ignic responsable de l’accident pour avoir engagé l’enfant au mépris de la loi qui défend aux propriétaires d’usines d’engager des enfants au-dessous de 14 ans.Me .1.A.David, représente le demandeur.—a,.UNE GROSSE CARGAISON DE BLE Fort YVilliam, Ontario, 18— Le W.Grand Morden ” a quitté ce port, jeudi après-midi, avec la plus grande cargaison do blé qui ait jamais été envoyée de cette ville.H y avait à bord du “ Morden ” 451,214 minots de blé.LE COMITE SIEGERA DEMAIN Le comité des 19 échcvins, nonn hier soir pour étudier les rappoi des commissaires sur l’achat de la W.& P.Co., ne se réunira que ( main matin à 10 heures, soil u heure avant la réunion du cons municipal.Les membres de ce comité con dèrent que ce temps sera suffisa pour l’étude de ce rapport d’achat.L’on prévoit pour demain u séance longue et orageuse du cons municipal.DECES A MONTREAL BOLLANOhlî, Noèln, 2 ans.enfant il' fre
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