Le devoir, 22 août 1914, samedi 22 août 1914
VOLUME V—No 197 MONTREAL, SAMEDI 22 AOUT, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$i.on ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; « Main 7469 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t L’ITALIE VA INTERVENIR * EN FRANGE ET EN ALSACE AU DEBUT DE LA GUERRE Conversation avec M.Henri Bourassa Nos lecteurs préféreraient sûrement que les notes qui vont suivre soient de la plume de M.Bourassa — et je fais plus que partager leur sentiment; niais on reconnaîtra aussi qu’il eût été plutôt cruel d’exiger qu’un homme qui arrive d’une absence de trois mois, dans les circonstances que l'on connaît, s’arrachât aussitôt à sa famille pour faire de la copie — cet homme fût-il directeur de journal.Je résumerai simplement une assez brève conversation avec notre directeur.Celui-ci aura du reste l’occasion de revenir sur ces impressions de voyage et de les compléter.M.Bourassa était à Colmar le MO juillet, à Strasbourg le 31 juillet et le 1er août, et le 2 août, à Cologne.Il est rentré en France par la Belgique — il a même dû franchir à pied la frontière allemande et la frontière belge, le service des trains étant complètement désorganisé par la guerre.Cela fait une expérience assez intéressante et qui lui a permis de voir l’Alsace et la France au début de la guerre — tout/en complétant du reste l’enquête qu’il poursuivait en Suisse et en Alsace sur la question bilingue.4r L’impression dominante qu'il rapporte de son passage en France, c’est 1 extraordinaire sursaut, l’admirable exemple d’union donné par le peuple français.Du jour au lendemain, dit-il, il semble que les rancoeurs politiques se soient abolies.La voix du sang a fait taire toutes les querelles.Les anarchistes dont l’on craignait des actes de sabotage ont été les premiers à marcher.Gustave Hervé, qui parlait jadis de plantei dans le fumier le drapeau de Wagram, a fait un appel à ses amis, évoquant le souvenir de Déroulède.Royalistes, impérialistes, républicains, socialistes, tous ne paraissent avoir qu’un coeur.Des libres-penseurs s arrachent les articles du comte de Mun.Et tout cela est gra-digne.Pas de clameurs, pas de tapage! Jamais je n'ai vu Paris si calme.Un souffle de grandeur a passé sur le pays et haussé toutes les àmês.A tous les degrés de l'échelle sociale, on en constate la bienfaisante influence.Le gouvernement, malgré le passé de ses membres, a fait trêve aux mesures persécutrices.On a rappelé les d'écrets de ferme-lui e de deux cents maisons religieuses, lancés quelques semaines plus tôt.On a rétabli les aumôneries des armées de terre et de mer et le Pape ayant donné juridiction à tous les prêtres qui sont appelés sous les^ armes, il y aura, dans les rangs de l’armée, plus de 25,000 prêtres prêts à absoudre les mourants.Le résultat des lois inventées par les antic Ici icaux pour molester les curés, combinés avec les récents décrets aura été de mettre dans l’armée plus A'aumôniers qu’il n’y en eût jamais.’ Un grand souffle de foi passe sur le pays.Les confessionnaux ont ete remplis tous les jours qui ont précédé et suivi la déclaration de guerre.Paris a presque l’air d’une ville religieuse.Du reste devant le danger commun, on a rappelé au service les officiers tenus en suspicion.L’union, encore une fois, s’est faite d’une façon magnifique et qu auraient pu croire impossible ceux qui ont connu les querelles d’autrefois.* * Mais ce sont les femmes françaises surtout qui méritent la plus respectueuse admiration.Elles donnent quotidiennement et sur toute l’étendue du territoire l’exemple de l’héroïsme calme, et quasi-joyeux.On voit les mères, les soeurs, les épouses, les fiancées reconduire les soldats et sans un pleur souvent.Les sanglots éclateront après le départ du train — mais tant que les soldats sont là, on se contient énergiquement pour ne pas les affliger, pour ne pas rendre plus lourd leur chagrin.M.Bourassa cite des exemples dont il a été personnellement témoin.L était à causer avec l’un des rédacteurs du Nouvelliste d’Alsace, citoyen fiançais, lorsqu on apporta une dépêche.La jeune femme qui leur tenait compagnie avec son bébé comprit que c’était l’annonce de la guer re.— Quand pars-tu?dit-elle simplement, un peu pâle, mais la voix ferme.— Demain! Et ce fut tout.A bord du train de Paris au Havre, une dame en grand deuil cau-X sait avec un ancien soldat.On apporte les journaux qui indiquaient le moyen de communiquer avec les soldats.— Ah! dit-elle, presque sans changer de ton, je suis bien contente.J’en ai trois là-bas.Les pioupious s’en vont joyeux, attestant une force d’endurance remarquable.Les chefs refusent les sujets moins solides: ils préfèrent avoir moins de monde, et pas de traînards ! En France comme en Allemagne on a du reste la sensation d’une lutte de peuples, et non point d’armées.Ce sont les nations tout entières qui se ruent l’une contre l’autre.Mais la France donne l’impression d’une masse plus cohérente, plus homogène.Il est vrai, continue M.Bourassa, que j’ai surtout vu les Allemands en Alsace où ils sentaient qu’une partie de la population leur est hostile.C’était un spectacle inoubliable que ce.pays d’Alsace pendant les derniers jours de juillet et les premiers jours d’août.On devinait sur toutes les figures les drames intérieurs; les gens ne se parlaient qu’après avoir jeté un regard sur les voisins.Lorsqu’à Colmar, je demandai l’abbé Wet-terlé, directeur du Nouvelliste d’Alsace, mon interlocuteur tressaillit L’abbé Wetterlé s’était enfui depuis quarante huit heures, inculpé de haute trahison.Son principal collaborateur vidait ses tiroirs, convaincu ^que le journal serait supprimé dès la déclaration de guerre.Le chanoine Collin, directeur du Lorrain, que je devais pareillement rencontrer, avait déjà passé la frontière du Luxembourg.On annonçait qu’Alexis Samain, le président du Souvenir Lorrain, à qui m’avaient recommandé des amis dê Paris, venait d’être fusillé.Cela n’empéchait point le directeur de l’instruction publique en Alsace-Lorraine de donner à notre directeur, le 1er août—au milieu de la mobilisation—des indications précieuses sur les écoles d’Alsace.Il se croyait cependant obligé d’ajouter en conclusion : Ce n’est point mon affaire, Monsieur, mais je crois que vous feriez mieux de vous en aller —Je songe en effet à couper mon voyage de Metz.—Il n’y a plus de train de voyageurs pour Metz—Je vais filer sur Cologne—Il vaudrait mieux si la chose était possible retourner en Suisse.Mais la route de Cologne est encore la meilleure.Si vous trouvez un train, hâtez-vous ! Le conseil fut suivi, et permit au voyageur de se rendre dans le voisinage de la frontière belge.Là, il fallut abandonner les bagages et se servir du train No.11, comme disent les troupiers.Mais c’est la fortune de la guerre! La même aventure attendait du reste notre directeur à la frontière ?française.* * * Ajoutons que M.Bourassa et ses compagnons de route font le plus grand éloge de la courtoisie, de la bienveillance des autorités français et des officiers de la Compagnie Générale Transatlantique.Le commissaire LETTRE D’OTTAWA LES50MILLI0NSS0NTV0TES Une contribution à la Belgique ?— Noue dépenserons vite les 50 millions.— Ça n 'est que pour sept mois» par GEORGES PELLETIER LE COLOSSE RUSSE S’AVANCE Les Serbes continuent à écraser les Autrichiens.Ottawa, 21.— C’est fait.En moins d’une demi-heure, cet après-midi, sans débat, la Chambre a étudié en comité général, puis adopté de manière définitive, en troisième lecture, le bill de M.Borden autorisant une dépense de 50 millions pour la guerre, pendant les sept mois prochains.Il faudra peut-être d’autres millions pour la guerre, pendant le prochain exercice financier, si elle dure encore.“Et il est bien probable qu’elle durera”, dit M.Borden, en communiquant aujourd’hui aux Communes le détail des sommes requises par le service naval et le contingent canadien.Nous lierons donc ample connaissance avec les charges d’un budget de guerre.LES PRÉLIMINAIRES On avait répandu la rumeur que la session d’urgence se clorait peut-être le samedi soir, 22 août.Il n’en est rien.Le parlement va siéger jusque vers le milieu de la semaine prochaine, avant d’avoir expédié les différentes mesures que le ministère veut lui soumettre.Aussi, dès que les députés de la région de Montreal et des environs d’Ottawa apprennent, cet après-midi, qu’il n’est plus question de prorogation avant deux ou trois jours, se hâtent-ils de sau-ler dans les convois en partance et de laisser une quatre-vingtaine de leurs collègues tout faire à leur guise, puisque tout le monde est d’accord.M.Rogers commence par proposer la première lecture du bill relatif au “Fonds Patriotique Canadien.” M.German s’informe du ministère s’il n’y aura pas de second contingent, et si l’enrôlement des militaires va se poursuivre, même quand le premier contingent sera embar- guerre, pour assister les banques et les autoriser à faire leurs paiements en billets de banques canadiennes, au lieu de payer en espèces.Il autorise aussi une circulation majorée des billets de ces banques.Cette mesure aussi est déjà pratiquement en vigueur.M.Laurier note que les termes du bill de M.White n’indiquent pas qu’il ne s’applique qu’aux fins de la guerre actuelle.Il faut rectifier cela.C’est pourquoi la Chambre ajourne la troisième lecture de cette mesure, pour la forme, pendant quelques minutes.Elle a lieu vers la fin de l'après-midi.LES 50 MILLIONS qué pour l’Europe.“Nous allons étudier le cas”, dit le premier-ministre.“La milice active pourrait bien être appelée de temps à autre sous les armes, au Canada, mais cela n’est pas certain.” Le chef de la gauche s’informe si, à part les secours du “Fonds Patriotique Canadien”, il y en aura d’autres accordés aux familles de ceux qui partent pour la guerre.“Nous étudions aussi cette question”, dit le premier ministre.“11 se pourrait que l’Etat prît des dispositions spéciales, à part celle du “Fonds Patriotique Canadien”.Nous ne savons encore si nous agirons, sur ce point, pendant la session courante, où à la prochaine réunion des Chambres.Mais nous agirons”.A droite, M.Schaffner, un député ma-nitobain, s’alarme de la rumeur d’après quoi le million de sacs de farine offerts par le Canada à la Grande-Bretagne serait de la farine américaine.“Non pas, c’est de la farine canadienne, faite de blé canadien, au Canada, par des meuniers canadiens, aux termes mêmes du contrat que nous avons fait avec quatre des grandes meuneries du pays”, dit M.Rogers.Applaudissements unanimes.—“On a dit que les sacs étaient de provenance américaine”, commente M.Laurier.“La rumeur est égale-fent fausse; nous avons fait acheter tous les sacs à Montréal, ils y ont été fabriqués”, répond le ministre.Nouveaux applaudissements.Et la Chambre passe à l’ordre du jour.DEUX BILLS D>URGENCE Il y a d’abord le bill de M.Doher-ty qui modifie la loi de l’immigra-tion et confère certains pouvoirs au conseil des ministres.La Chambre l’adopte en comité sans que le président de la commission generale prenne la peine d’en lire les clauses une à une.Il mentionne le numéro de chaque clause, c’est tout.Ce bill décrète que, pour toutes fins officielles, l’état de guerre existe depuis le 4 août; il donne au conseil des ministres des pouvoirs extraordinaires quant à la censure, à la suppression de publications de cartes, aux écrits, plans, photographies, gravures, communications et moyens de communication, aux transports par terre, par air, ou par eau, à la confiscation et la disposition des biens et de leur usage, et maints autres pouvoirs se- ! „ s’ a condaires, relatifs au contrôle des ! Vient le bill des 50 millions.Les Communes Font adopte en première et en seconde lecture, jeudi après-midi.Aujourd’hui, elles l’étudient un peu en comité général, puis l’adoptent en troisième lecture et l’expédient au sénat.Le “ Devoir ” en publie le texte complet ailtaurs'.Pas de discours ; échange de questions et de réponses brèves entre la droite et la gauche.M.Borden explique entre autres choses que le ministère, d’après la correspondance échangée par le Canad,?avec la Grande-Bretagne, a formé un contingent qui partira sous peu pour le continent européen, au dire du War Office M.Borden indique aussi que le ministère a mis à la disposition de l’Amirauté, comme le démontrent maints arrêtés ministériels, le “ Rainbow ”, le “ Niobe ", les deux sous-marins récemment acquis à Seattle, et leurs équipages, ainsi que la réserve navale et les volontaires du service naval canadien.“ Pour la marine du Canada, pendant les V mois prochains, dit l'i Borden, nous dépenserons une somme approximative de 6 millions, outre le million déjà dépensé pour achat de sous-marins, à Seattle.Nous dépenseront peut-être davantage, de ce chef.Notre milice, notre contingent et tout ce qui y a trait exigeront de nous une dépense extraordinaire et prévue de 30 millions au moins, pendant les prochains sept mois, à compter que la guerre finisse le ou vers le 1er avril.Elle durera probablement davantage.” M.Borden donne au sujet de ces dépenses des détails consignés dans un tableau publié ailleurs, dans le “ Devoir ”.il croit que, à même le fonds des 50 millions votés pour les fins de la guerre présente, d’ici au 1er avril 1015, l’Etat pourrait payer le million de sacs de farine expédiés en cadeau à la Grande-Bretagne.Les 50 millions suffiront tout juste, d’après les prévisions actuelles, à solder la note des frais de guerre encourus et à encourir par le Canada au cours des sept derniers mois de l’exercice financiers en cours.A l’heure présente, les calculs un tant soit peu complets portent la dépense prévue à 40 millions, pendant ce temps.Les dépenses imprévues mangeront le reste à belles dents.M.Pugsley dit que c’est fort bien d’envoyer un million de sacs de farine en Grande-Bretagne ; mais la Belgique s’est conduite si vaillamment que le Canada, puisqu'elle a été dévastée par les Allemands, devrait bien hii faire, à elle aussi, un cadeau semblable.Multiples applaudissements, à toutes les banquettes.M.Pugsley apprend de M.Hazen que les sous-marins ont été achetés à Seattle, sur la recommandation de l’Amirauté, et que le Canada, tout en mettant ses navires et leurs équipages à la disposition de l’Amirauté, paiera tous les frais, pendant la guerre.Voici M.Lemieux qui, sortant de son veston une lettre signée par sir Lomer Gouin, apprend aux Communes que le ministère québécois est en relation avec le ministère anglais, au sujet du cadeau qu’il veut lui faire, de 4 millions de livres de fromage canadien, coût total approximatif, $500.000.M.Lemieux annonce aussi que M.le docteur Béland, député de Beauce, est présentement en Belgique et qu’il a offert ses services comme médecin-chirurgien, dans les hôpitaux bel-i ges, à l’Etat, pour la durée de la général du Canada en France s’est aussi prodigué pour alléger le sort de j mTsuïï^eîtraordfnakes^e te mb * “^nationaux.—O.H Pourquoi ne pas doter, havres, ports et eaux territôriaîes.'De : vT™6 ?0Un J>™nj ^>1.pour la plus, le ministère a pouvoir d’inter-i ^rfn (Suite à la 2ème page) (Spécial au “Devoir”) Paris, 22 (5.35 matin) — La mobilisation générale vient d’être décrétée en Italie.Elle sera proclamée dans trois ou quatre jours.Le roi Victor Emmanuel avait d’abord décidé de garder la neutralité la plus absolue, mais ses ministres le con-j vainquirent d’intervenir.Seul le mi-! nistre des Affaires Etrangères, le ; marquis Antonio tîl San Giuliano 1 s’opposa à la décision des ministres.LES RUSSES S’F.N VIENNENT Londres, 22 (6.40 matin) — Il est maintenant officiellement connu que l’armée russe s’avance rapidement sur la frontière austro-allemande en gardant continuellement l’offensive.Une dépêche de Saint-Pétersbourg à l’échange télégraphique en fait foi.Londres, 22 (4 matin) — La retraite des Allemands racontée hier a été due à une brillante charge de cavalerie de la part des Russes.Le quatrième escadron de la garde à cneval a pris une batterie.LES AUTRICHIENS ECRASES Londres, 22 (8,15 matin) — Officiel —- Les Autrichiens ont perdu 20,000 hommes dans une bataille qui dura trois jours sur la rivière Drina.Le général Léman, le commandant des forts belges à Liège, a été fait prisonnier par les Allemands ei route pour Cologne.Londres, 22.— D’après une dépêche de la “Central >fews”, plusieurs Autrichiens se son! noyés en s’enfuyant vers In Drina.L’artillerie serbe a annihilé les survivants.Le correspondant dit que 25,000 Autrichiens ont péri et a fait 10,000 prisonniers.LA SITUATION EST BONNE EN LORRAINE.Paris, 22 — 4,45 a.m.— Le colonel Léonce Roussel, écrivant dans le “Petit Parisien”, dit : “La situation est bonne.Le léger recul en Lorraine n’a point d’importance.On peut dire que les plans d’invasion des Allemands ont failli en bloc.Ils ont essayé de nous écraser par un coup rapide comme la fondre, mais c’est nous qui porteront la guerre en territoire ennemi.” A GANI) ET BRUGES.Paris, 22.— Une dépêche à l’agence Havas dit que la garde municipale de Gand a été désarmée vendredi matin, celle de Bruxelles a été envoyée à Bruges et à Anvers.L’ennemi occupe Alost et Wetteren.L’on redoute l’arrivée des Allemands à Gand.Plusieurs personnes quittent la ville pour se rendre à Ostende.BRUXELLES NE SERA PAS OCCUPE Londres.22, (9.35, matin.)— Une dépêche d’Anvers au Central News dit que les Allemands ont assuré aux Belges qu’ils n’occuperaient pas Bruxelles, ne s’en servant que comme lieu de passage.FLOTTE IMAGINAIRE Londres, 22.— Une dépêche de l’agence Havas dit que le correspondant du Giornale d’Italie, à Trieste, raconte que pendant la nuit de jeudi la flotte autrichienne engagea un violent combat avec une flotte imaginaire.D’après le correspondant, l’erreur n’a été découverte qu’après une canonnade de six heures.MISE EN PRATIQUE DES RESOLUTIONS DE LONDRES Londres, 22.— La ‘'Gazette” annonce ce matin que le gouvernement anglais a résolu de mettre en pratique les résolutions de Eondres.Cette décision a été prise en vue du fait que les marines anglaise, française et russe agissent d'accord dans la présente guerre et que la France et la Russie ont déclaré leur intention de se conformer aux fameuses déclarations autant que cela serait faisable.(La déclaration de Londres fut discutée à une conférence des pouvoirs maritimes tenue à Londres en 1908-1009.Entre autres choses elle pourvoyait à la modification de la loi sur la contrebande de guerre et les droits de prise et de perquisition.On s’entendit sur cette loi, mais elle ne fut cependant pas ratifiée par tous les pays qu'elle concernait).L’ATTITUDE DU JAPON Tokio, 22.— Los journaux japonais disent que si Kiau-Chow est une prise de guerre, le Japon ne sera peut-être pas obligé de rendre le protectorat allemand à la Chine.Cette restauration, disent-ils, ne se ferait qu’au cas où Kiau-Chow serait cédé au Japon par l’Allemagne par une simple entente.Hochi dit que l’ambassadeur allemand, au Japon, le comte A.Rex partira pour Seattle, le 2(3.Plusieurs Allemands haut placés sont déjà partis pour San Francisco.On suit avec intérêt l’arrivée à Pékin du ministre du Japon, récemment nommé.On croit qu’il arrangera une entente à l’amiale entre la Chine et le Japon.Le capitaine Demetri Vassilieff, attaché naval de l’amassadeur russe à Washington, qui s’est arrêté ici en route, pour les Etats-Unis, a déclaré que la Russie a 4,500,000 hommes de prêts à s’élancer et qu’ils s’élanceront probablement bientôt.NAVIRES SAISIS Brest (vià Paris, 22).—Le paquebot “ Flandre ” qui, à l’ouverture de la guerre, fut converti en croiseur auxiliaire, s’est emparé du quatre-mâts allemand “ Barndeck ”, chargé de nitrate.Le croiseur français ‘ Desaix ” a pris le vapeur autrichien “ Grabac ”, portant une cargaison de farine et de sucre.LA BATAILLE DE MULHOUSE RECIT DU TERRIBLE COMBAT QUI S’EST TERMINE A L’AVAN-TAGE DES FRANÇAIS.I nistre peut prendre, en temps de LA POLICE DE ! L’ATLANTIQUE j I Voir en page 3, une carte { montrant comment les croi- } seurs anglais protègent le j commerce océaniquë- (Spécial au “Devoir”) Londres, 22 (4 h.matin).— Voici les détails de la bataille de Mulhouse et d’Altkirch tels que donnés par le correspondant parisien de l’Echange Télégraphique : “Les Français n’ayant pas coupé la retraite aux Allemands, ces derniers purent gagner la forêt sur une longueur de dix-huit milles.C’est à la tombée de la nuit que les troupes françaises entrèrent dans Mulhouse aux acclamations de la foule.Les Allemands venant à la fois par la forêt et par Neu-Breisach attaquèrent les Français le même soir afin de leur couper la ertraite dans la direction de Cernay qui est situé sur la Thur au sud-est de Thann.En demeurant dans Mulhouse, les Français couraient grand risque de perdre leur ligne de retraite sur les hauteurs des Vosges.C’est pourquoi ils décidèrent d’attaquer l’ennemi qui marchait vers Cernay et d’utiliser les réserves en cas de nécessité.La gauche des Français fut attaquée par une force supérieure, la droite combattait dans Mulhouse et le centre dut demeurer inactif.La victoire souriait aux Allemands.Il ne restait d’autre solution que la retraite.puisque I ennemi ne voulait pas abandonner les hauteurs d’Alsace sans un engagement pour lequel il avait toutes les trouées nécessaires.‘Notre but était de prendre une nouvelle base à l’abri de Belfort Les ennemis ont souffert cruellement du feu de notre artillerie; leur * BAEDEKER TUE Londres, 22.— Le “ Times ” annonce que Karl Baedeker, éditeur des fameux “ Guides Baedeker ” a ete tué au feu.PAIN DE BLE-DTNDE Londres, 22.—Le correspondant de Rotterdam du “ Daily Telegraph ” dit ; “ Parce que l’on manque de farine, les boulangers de cette ville font du pain mi-partie avec de la fleur de blé et mi-partie avec de la fleur de pomme de terre.Ce mélange est mangeable.” OU EST L’ARMEE ANGLAISE ?— JOIE EN ALLEMAGNE Londres, , (5 brs a.m.)—Le correspondant du “ Times ” à Boulogne, qui ne peut indiquer à quel endroit se trouve l’artillerie anglaise, décrit cenendant son départ pour ta ligne de leu : “ Pour ceux de nous qui ont vu l’arrivée et le départ de l'expédition, il est évident qu’on en est à la fin du premier acte du drame.“ Le rideau es! sur le point de tomber.Parmi les journaux allemands reçus à Londres se trouve le “ Strass-burger Post ” qui donne le bulletin puoiié par l’empereur après la victoire allemande de Mulhouse et adressé aux quartiers généraux de l’armée : “ Je suis reconnaissant à notre Dieu qui est avec nous, dit le Kaiser.Je vous remercie vous et nos braves troupes pour cette première victoire et j’adresse à tous ceux qui y ont pris part mes remerciements impériaux que je leur adresse en ma qualité de chef de la guerre au nom du vaderland.” L’ALLEMAGNE SE VENGERA Londres, 22.— Une dépêche reçue de Rome dit que les journaux allemands sont indignés de ce que l’Angleterre accepte le secours du Japon.Les principales feuilles déclarent que l'Allemagne se vengera en suscitant une révolution de l’islamisme en Egy pte, aux Indes, en Tunisie, en Algérie et au Soudan, ce qui amènera promptement la France et l’Angleterre à composition.batterie Howitzer nous a causi beaucoup d’ennuis.Par conséquent le général Pau décida d’engager h bataille, tandis que les ennemi; semblaient inclinés à vouloir con limier des escarmouches.“La ligne de combat était moin: étendue que la semaine précéden te, la ligne de retraite longeait h canal conduisant au Rhin.Quani l’attaque commença, Thann et Da nemarie furent les deux points con testés.' La bataille fut vive el décisive et les Allemands furent chassés, il mirent le feu à la plus grande par tie de la ville avant de débarquer Le général Pau donna ensuite de ordres commandant l’attaque dan: la direction de Mulhouse.Au même moment, notre gauche attaquai dans la direction de Colmar et d< Neubrisach et notre droite commen ça sa marche vers Altkirch.Notn gauche et notre droite menaçaien en meme temps la ligne de retraite des Allemands devant Mulhouse Quatre batteries allemandes furen abandonnées et nos hommes priren vingt-quatre canons à l’ennemi.Lî utte continua désespérément, mai: les ennemis voyaient les nôtres ga gner continuellement du terrain et craignant apparemment de voii sauter les ponts du Rhin, ils se reti rerent en grand désordre.Nos hom mes leur donnèrent vigoureusemen la chasse.Nous tenons maintenan les cotés et les vallées principale: des Vosges et sommes dans la meil leure poition de continuer notrt marche victorieuse dans la direc txon de Colmar.” LE FILS DE M.MESUREUR ARR] TE.LE JEUNE BARTHOU VOLONTAIRE Paris, 22.— Le lieutenant And Mesureur, fils du directeur du bure: des Hôpitaux et des Asiles de Pari a été arrêté sous l’accusation d’ave abandonné son poste.Mesureur q est un officier de réserve a pris pa à l’action de Dinant, le 15 août, i santé ayant souffert à cause d grandes fatigues endurées à cette o casion, il fut envoyé à l’hôpital, à base de l’armée, pour se reposer et s bir un traitement.Prenant avantage du congé qu’< lui donnait il vint à Paris visiter s parents.Sa famille déclare qu’il i lait retourner a la ligne de feu quaj ii a été arrêté et qu’il n’est coupab d’aucune irrégularité.La nouv&l de son arrestation a soulevé beaucoi d intérêt ici, car il occupait dans l’a ministration de son père une haute s tuation.Max Barthou, fils de l'ancien pr mier ministre, et qui n’a que dix-hu ans^ est au nombre des volontain enrégimentés hier.POUR VALCARTIER % Le départ du reste des volontain montréalais a été officiellement a noncé pou lundi soir.Près de 2,(H soldats partiront pour Valcartier.Les Highlanders quitteront la gai Viger à 10 h.30 à 11 h.Les Vict ria Rifles et le 65ème quitteront gare du Nord-Canadien à 9.30 et à 1 h.le même soir.L artillerie restera en campemei au parc Delorimier jusqu’à nouvel o dre.Le 65ème paradera à 7 h.30 lum soir et assistera ensuite à la Bénédi tion du T, S.Sacrement à Eéglü Samt-Louis-de-France, avant de pa.tir.(Suite à la dernière page).Voir en page 3— Investissement de Namur.En page Les Français se replient Lorraine. a LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 22 AOUT 1914 VOL.V.— No.191 ê CHRONIQUE RELIGIEUSE HOME ET LE MONDE ——— ^-ïrsy*** EVANGILE DU DIMANCHE LE XIIp DIMANCHE APRES LA PENTECOTE retraites en générât, devra s'adresser au directeur des retraites fermées, le R.P.Honcompain, S.P., à rimmucutéc-Conception, 341 rue Rachel Est.Tél.Saint-Louis 1320 ou 857.POUR JEUNES FILLES Evangile selon S.Luc.—Ch.x, v.23.En ce temps-là, Jésus, se tournant vers ses Disciples, leur dit : Heureux les ijeux qui voient ce que vous voyez.Car je vous déclare çjue beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont point vu ; et entendre ce que vous entendez et ne l’ont point entendu.Alors un Docteur de la loi se leva, et lui dit pour le tenter: Maitre, que faut-il que je fasse pour posséder la vie éternelle?Jésus lui répondit : Qu’y a-t-il d’écrit dans la loi?qu’y lisez-vous?Celui-ci reprit: Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de.toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit, et votre prochain comme vous-même.Jésus lui dit: Vous avez fort bien répondu: faites cela, et vous vivrez.Mais celui-ci, voulant se faire passer pour un homme de bien, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?Jésus, prenant la parole, lui dit: Un homme, allant de Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains de voleurs qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies, et s’en allèrent, le laissant à demi i.ort.Or il arriva qu’un prêtre allait par le même chemin: il vit cet homme et /tassa outre.Un lévite, étant venu près de là, le vit aussi, et passa de même.Mais un Samaritain, qui voyageait, vint à passer près de cet homme, et, l’ayant vu, fut touché de compassion.S’clant approché, il versa de l’huile et du vin sur ses plaies, et les pansa: il le mit ensuite sur son cheval, et le conduisit dans une hôtellerie, où il prit soin de lui.Le lendemain il tira de sa bourse deux deniers, et les donna an maître de l'hôtellerie, en lui disant: Ayez soin de cet homme, et tout ce que vous dépenserez de /dus, je vous le rendrai à mon retour.Lequel des trois vous sembh avoir été le prochain de celui qui tomba entre les mains des voleurs'1 J.e Docteur répondit: C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui.Allez donc, lui dit Jésus, et faites de même.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint-Antoine, rue La-gauchetière.No 777 est.Réunion des novices le dimanche 23 août «à 2 h.pm.Les membres sont priés de s'y rendre sans autre convocation.La Secrétaire.Fraternité Saint-François, rue Dorchester, No 964 ouest.Réunion des frères, le dimanche 23 août à 2 h.p.ni.Les membres sont priés de s y rendre sans autre convocation.Le Secrétaire.NOVICIAT ST ANTOINE La réunion du Tiers-Ordre annoncée pour le 23 août est remise à dimanche, 30 août.RETRAITES FERMEES POUR HOMMES ; Lundi dernier se terminait à la Villa Saint-Martin, près Cartierville, la retraite restinée aux voyageurs de commerce.Il nous suffira, pour montrer avec quel empressement les membres de cette classe ont répondu à l’invitation qui leur était faite d’aller puiser des rorces spirituelles, si nécessaires de nos jours, dans la prière et la solitude, de dire que 35 hommes ont suivi les exercices de la retraite prêchée par le R.P.Louis Lalande, S.J.Et pour montrer le succès de l’oeuvre fermement établie dans ce pays, ajoutons que 41 marchands ou hommes d’affaires s’étalent rendus à la retraite précédente.Ce résultat nous fait espérer une grande affluence pour la prochaine retraite offerte à la même classe, du 10 au 14 septembre.Nous espérons aussi que nos lecteurs, qui désirent constater par eux-mèmes les merveilleux effets du sacrifice bien récompensé de trois jours, profiteront de la prochaine retraite générale qui durera du 4 au soir au 8 au matin.Fit nous les prions de remarquer, pour cette occasion exceptionnelle, que la retraite commençant le venaredi soir ne demande que.le sacrifice du samedi matin, l’après-midi de ce jour étant congé, et le lundi 7 étant jour férié, à l’occasion de la fête du Travail.Comme d’habitude la retraite s’ouvrira la veille du premier jour, toit le 4, à 7 heures du soir, et se terminera le quatrième jour au malin assez tôt pour permettre d’être de retour à Montréal à 8 heures du matin.Toute personne désirant quelque renseignement à ce sujet ou sur les De la série des retraites offertes aux jeunes filles durant cet été il ne reste plus que celle qui s’ouvrira le 28 août pour se tenmner le 1er septembre, chez l*s Soeurs de Marie-Réparatrice, 1025 avenue Mont-Royal ouest.Les retraitantes sont forcées de faire leur inscription quelques jours à l’avance, le nombre des chambres disponibles étant limité.Les dames ou demoiselles désirant organiser une retraite fermée seront les bienvenues à la Maison Saint-Joseph, 1040 rue Delorimier, où elles pourront se procurer tous les renseignements nécessaires.AU PARC DOMINION Qu’il fasse chaud ou froid en ville, on est certain en se rendant au Parc Dominion que la température sera toujours agréablement modérée.Celui qui se rend dans ce lieu favori jouit en même temps de la plus belle vue qui soit sur le fleuve, soit en allant passer quelques heures sur les immenses vérandas de la Riverside Inn, tout en y dégustant force coupes de bonne liqueur et quantité de mets exquis, soit en faisant la nevette sur la longue promenade longeant les berges du Saint-Laurent.Lorsqu’on est fatigué de faire les cent pas, le chemin de fer aérien, les gracieuses, chutes, le Pont des Soupirs, etc,, sont là qui vous promettent des sensations on ne peut plus douces qui vous délassent et vous reposent.il ne faut pas oublier non "lus, lorsqu’on a l’avantage d’aller au Parc Dominion, de visiter l’incomparable ‘“Création”, l’attraction la plus extraordinaire qui soit à Montréal, puisqu’on y peut voir représentés dans leur plus grand éclat et avec tous les secrets de la science moderne les six premiers jours du monde.Le programme musical cju’exécu-teront au cours de la journée de demain avec la maestria qiron leur connaît les artistes du distingué professeur Vander Meerschen, est le suivant : Première partie 1—Marche des Sous.-Off — Fai-dey; re 3.-The Bridai Tour — Ouvertu-Aug.En hues; (a) — Châteaux dans les airs Solo de cornet par le Sergent E.Hawkins, (b) — American Patrol — F.W.Meachan; 4.— Le comte de Luxembourg— Sélection.— Franz Lehar; 5.— Fleur d’Ilalie — Grande valse — G.de Stefa no.Deuxième partie R.— Angela — Intermezzo: two-step — Paul Durand; 7.— La Grande Revue — Pot-pourri composé de partitions d’opéras — J.B.Lampé; 8.(a).— Araby — Al.Johns, (h) —Une Scène de Chasse.— Bucalos-si; 9.— Erminie — Extrait d’opéra comique — E.Jakobowsky ; 10.— The Vixen — Galop — W.K.Whiting.LA MALADIE DU PAPE Rome, 22.—Le Dr.Marchiafava a dit hier : “Le pape a souffert cinq fois, l’an dernier, de bronchite catarrhale avec affections aux poumons, mais il ne souffrit qu’une seule fois de la goutte.“Cette maladie, qui fut grave dès le début, a commencé dimanche.Le pape l’a cachée et a refusé de manger”.Le Dr Marchiafava a ensuite décrit tous les efforts qu’il a tentés pour induire le pape à garder le lit et à ne pas travailler.Il l’invita lui-même à voir un médecin.Jusqu’à lundi, cependant, la condition géné raie du pape n’était pas grave.Le pape a déclaré ce jour-là : “Je me porte un peu mieux aujourd’hui”.Il se leva de son lit, et put accorder une entrevue à ses soeurs.Tl but un peu de lait avec de l’eau minérale, ainsi que ie lui avait recommandé le Dr.Marchiafava.Mais le soir, sa température aug menta.IMAGES MORTUAIRES DE PIE X Magnifiques images mortuaires de Pie X, 2 1-2 x 4 1-2: 3 pour 5 sous, par poste 7 sous; $1.25 le cent, par poste: $1.32.S’adresser à Langevin et L’Archevêque, libraires, 8, rue Saint-Jacques, Montréal.r.-«- L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui don-era UN ROMAN POUR 3 SOUS Bon Spécial 22 août 1914 LE DEVOIR Ce bon spécial et trois sous apportés aux bureaux du “Devoir”, 43 rue Saint-Vincent, donnent droit à un exemplaire de l'un des romans suivants, au choix: “la Force de Vaincre”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentin”, par Antoine Roum; “Notre Frontière”, par Paulin Comtat; “Les Amec Fortes”, par G.Saint-Germain; “Le Bas Lan-drous”, par Florence O’Noll; “Jacques II”, par J.Pinet.Les personnes qui désireront recevoir ce livre franco devront envoyer 3 sous en plus pour frais d’emballage et d'expédition.LETTRE D’OTTAWA (Suilc do la 1ère page) l’égard de la Grande-Bretagne.” M, McLean de Halifax, s’informe de l’drganisa>.on des services d’intendance, de commissariat et d’octroi des contrats pour ,e contingent, pendant la guerre.M.Hughes lui donne de brèves explications, d’après lesquelles tout va pour le mieux dans le meilleur des ministères de la Milice.En d’autres temps, il y aurait quelques altercations, à ce propos.Aujourd’hui, c’est l’urgence, et tout marche à grande vitesse.Il n’est pas sûr que le camp de Valcartier continue à servir de camp de concentration, cette, année, une fois le premier contingent parti.S’il en part un second, —• et ce;a n'est pas certain non plus, — on reparlera de Valcartier.Il n’est pas certain non plus si les officiers de l’armée permanente canadienne seront appelés à servir en Grande-Bretagne.“Nos renseignements sur ce point sont confidentiels,” dit le ministre, “nous sommes encore au secret.” M.Hughes, appelé ailleurs par une conférence de son état-major, file, après avoir fort peu renseigné la Chambre.Il a cette excuse qu’elle ne lui demande pas grand renseignement.Un député libéral de l’He du Prince Edouard fait alors rire toute la Chambre en proposant au ministère l’achat, dans sa province, d’un million de boisseaux de palates pour expédition en Grande-Bretagne, à titre de nouveau cadeau.Avec beaucoup de caneteur, il confesse qu’il se produit tant de pommes de terre dans l’ile (pie des milliers de boisseaux y pourrissent dans les caves.Il laisse entrevoir que l’acceptation de son offre débarrasserait la population de cette ile d’un surcroît de production, et que ce serait aussi une nonne affaire pour les gens de sa province.Les rires redoublent, à droite.Le député s’insurge contre “cette manifestation de légèreté”, et se fait répondre par M.Bradbury que si ITle du Prince Edouard a des patates de trop, elle ferait mieux de les donner elle-même à la Grande-Bretagne que d’envoyer ses députés à Ottawa demander au ministère fédéral de les lui acheter.“Faites-le, votre cadeau,” conclut M.Bradbury.M.Hughes, dont toute la Chambre s’amuse, continue de faire sa marchandise et s’offre même à trouver, sans se faire payer de commission, 12,000 boisseaux de pommes de terre dans son entourage, à ITle.Les rires couvrent la fin ne son discours.M.Borden, toujours vague, dit : “Nous verrons à tout ça.” Un député important de gauche dit à son collègue, M.Hughes, a mi-voix, qu’il a fait une erreur.L’autre ira pas l’air de comprendre.Sur cette comédie, la causerie autour du bill prend fin.Le comîïé Tadopte d’emblée, puis la Chambre, sans un mot, lui fait sunrr sa troisième lecture.Les députés n’ont pas, en tout, pris plus que troi_s-quarts d’heure pour voter ces 50 millions de budget de guerre.Ils s’attardent bien plus longtemps a discuter les détails teenniques du bill de M.White d’après lequel l’Etat, au lieu de ne pouvoir émettre que pour 30 millions de papier-monnaie, pourra, en aucun temps, en émettre le montant qu’il voudra ; jusqu’à concurrence de 50 millions, le Trésor devra garder on caisse 25 pour cent du montant, des billeis émis, en or, à titre de garantie.Si le ministère des finances en met en circulation pour un chiffre excédant 50 millions, le Trésor devra en outre contenir, à titre de garantie additionnelle, un montant d’or égal à ce surplus de papter-monnaie.Les Communes adoptent toutes ces mesures.Il reste encore a fane des modifications au tarif, préconisées par M.White, jeudi, et, à venir, le budget de la session actuelle, c'e!it-à-dire un budget comprenant les 50 millions votés aujourd hm, et de plus, les dépenses de la session présente.Le ministère aura peut-être aussi une couple d autres mesures de moindre intérêt à pre* poser aux Chambres.11 parait que la prorogation aura lieu le mardi, 25, ou le mercredi, 26, au plus tard.Georges PELLETIER.SEANCE DU SOIR Ottawa, 22.— A l’ouverture de la séance du soir, Thon, ministre de la justice, M.Doherty, propose certains amendements à la loi de natu-ralisation passée à la dernière ses sion par le parlement canadien.Le parlement britannique^ à sa derme-re session, a passé lui-même quelques amendements à Ta loi de naturalisation.et le gouvernement canadien a été avisé de la chose avec ta demande de faire de même.Le ministre de la justice, après avoir étudié les amendements, a cru qu il serait opportun de les insérer dans la loi canadienne de naturalisation.La nouvelle loi comporte deux amendements.Le premier amendement stipule qu’une femme, sujet britannique, mariée à un sujet étranger, peut être renaturahsee après la dissolution de son mariage sans avoir à demeurer cinq ans au pays comme l’exige la loi actuelle des personnes demandant à être naturalisées.Le deuxième amendement stipule qu’une femme mariée à un sujet britannique qui change de nationalité, peut demeurer quand memo sujet britannique sur une déclaration écrite signifiant son intention de ce faire.L’hon.M.Rogers propose ensuite que le bill com ernaid le fonds patriotique canadien, adopté en première lecture au commencement de la séance de l’après-midi, soit adopté en deuxième lecture, mais sir W.Laurier s’objecte en déclarant que personne n’a vu ce bill et qu’il n est pas juste de demander à la députation de voter une loi dont elle ne connaît pas la teneur.M.Rogers réplique que le bill a été rédigé par un comité conjoint des membres des deux partis et qu’il ne voit pas pourquoi le chef de l’opposition s’objecte à l’adoption en deuxième lecture de ce bill.Le chef de l’opposition maintient son oppôsition et la deuxième lecture du bill est remise à la prochaine séance de la Chambre.Puis la Chambre entre en comité des voies et moyens.PROROGATION DES CHAMBRES Ottawa, 22.— La Chambre terminera son travail de la session spéciale ce matin, à une séance qui aura lieu à onze heures, jiuis la prorogation aura lieu à trois heures cet après-midi.___________________ MAISONS D’EDUCATION ÉCOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL 70 rue Sherbrooke Ouest.—Rentrée 1911-15.f 1 ~ COURS DU JOUR — Préparation théorique et pratique à toutes les carrières industrielles.Diplômes du Gouvernomenl.REOUVERTURE DES CLASSES JEUDI 10 SEPTEMBRE 1914 Grandes facilités d’admission.LE PERSONNEL ENSEIGNANT EST AU COMPLET.Pour inscription, prospectus et renseignements s’adresser en per- i sonne ou par la malle au Secrétaire.j COLLEGE Mont St-Bernard SOREL P.Q.Sous In direction des Frères de In Charité.Cours commcrcinl et scientifique.Education soignée.Instruction solide.Culture physique.Site superbe et salubre.Conditions faciles.Demander prospectus illustré.RENTREE DES CLASSES : LE 3 SEPTEMBRE.COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commercial anglais.Enseignement primaire français et anglais.On enseigne du français, chaque jour, pendant une heure, aux élèves du cours commercial.Rentrée des élevés.le 1er ae septembre.COUVENT DU COTEAU-DU-LAC COMTE BOULANGES Dirigé par les Soeurs de la Providence.Avantageusement situé, communications faciles.Toutes les matières du cours élémentaire et du cours modèle y sont enseignées.L’OUVERTURE DES CLASSES SE FERA LE 4 SEPTEMBRE.Prospectus envoyé eur demande.REOUVERTURE LE 17 AOUT 214 Sainte-Catherine Ouest, Montréal.Fonde en 1895 COURS DU JOUR ET OU SOIR Prospectus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS CAZA.Princ.ACADEMIE DE MLLE E.VIGER 440 RUE SAINT-HUBERT.Réouverture des classes, lundi le 31 août.COLLÈGE LAVAL SAINT-VINCENT DE PAUL Accès facile par les chars électriques et le C.P.R.Cours commercial en français et en anglais.Demander prospectus.Collège Sainte-Marie RUE BLEURY, VILLE Sous la direction des RR.PP.Jésuites.La rentrée aura lieu mercredi, le 2 septembre, pour les pensionnaires, et jeudi matin, le 3, pour les externes.Collège de Valleyfield CLASSIQUE ET COMMERCIAL Ouverture des classes, jeudi, 3 septembre.Collège Saint - Laurent Sous la direction de la Congrégation de Sainte-Croix.Cours classique et commercial en français et en anglais.Avantages spéciaux pour l’étude pratique de la langue anglaise vu les nèmnreux élèves américains qui viennent faire leurs études dans cette institution.Rentrée le 8 septembre.INSTITUTION Sainte-Rose de Viterbe 210-216-118 RUE VILLENEUVE OUEST, près de l’avenue du Fare.Cette distinguée maison d’éducation est ouverte surtout aux jeunes filles de bonne société, désireuses de s’instruire par le moyen des leçons ou cours individuels.Une attention minutieuse et soutenue est donnée à l’enseignement du français, de l’anglais, du bon parler français, de la conversation anglaise et des mathématiques.— Cours complets d’études et de beaux-arts.— Des classes enfantines bien organisées ; des cours spéciaux pour jeunes filles ou jeunes gens arriérés dans leurs études, sont joints a l’Institution et ont donné déjà les moil-ieurs résultats.— Leçons à domicile pour enfants ou adultes infirmes, ne pouvant sortir de chez soi.REOUVERTURE, mercredi, 2 septembre.Les entrées peuvent se faire dés maintenant, tous les jours, excepté le dimanche, en s’adressant à Mlle la Directrice, 210 Ville-neuve ouest Pensionnat du Saint-Nom de Marie HOCHELAGA.MONTREAL La rentrée des élèves au Pensionnat du Saint-Nom de Marie, à Ho-chelaga, aura lieu MARDI, 1er SEPTEMBRE.Te! cast Cours Strictement Individuels anglais, commerce, sténographie, télégraphie, brevets, etc.RENTREE LE 3 SEPTEMBRE L.E.Godin, B.S., Principal.COLLEGE ST-CESAIRE COMTE ROUVILLE.P.Q.Dirigé par les Religieux de Sainte-Croix.Cours conimercial complet, en français et en anglais.Service régulier des tramways entre Montréal et Saint-Cesaire.RENTREE : LE 3 SEPTEMBRE.FRERE HILARION, C.S.C., Supérieur Collège de Saint-Jean SAINT-JEAN, P.Q.Cours classique et commercial.RENTREE, LE 2 SEPTEMBRE.CHEZ LES Religieuses de Marie-Réparatrice aura lieu, le 2 septembre, la rentrée de la classe enfantine, du cours élémentaire et du cours moyen.Les Religieuses donnent également des leçons d’anglais, de français, de piano.Cours élémentaire de dessin pour enfants ou jeunes fijlcs.Pour tous renseignements, s’adresser au Couvent, 1025 are.Mont-Royal Ouest.Académie Notre-Dame du Sacré-Coeur A Ste Agathe des Monts* comté de Terre-bonne, province de QuéDec.Sous la direction des Filles de la Sagesse.Enseignement français et anglais.Arts d’agrément, musique, chant.L’établissement est situé dans une des plus belles et des plus salubres localités rlu Canada.Collège Saint-Louis TERREBONNE Cours commercial anglais et français.Rentrée, le 2 septembre.Séminaire St-Charles Rorromée SHERBROOKE, QUE.L’entrée des élèves aura lieu le 3 septembre 1914.A.O.Gagnon, Ptre, Supérieur.COLLEGE SAINT-ANSELME RAW DON, QUE.Cours Commercial Anglais.Rentrée le 2 septembre.Cours Particuliers de Mlle BEAUPRÉ Les leçons recommenceront le jeudi, 3 séptembre.Les jeunes filles désireuses d’y être admises devront se présenter à partir du 15 août, No 632, rue Saint-Denis.Collège Saint-Joseph BERTHIERVILLE Tour* commercial anglais et français.Sténographie anglaise et française.Conversation anglaise.Rentrée fixée au jeudi, 3 septembre.J.A.CHARBONNEAU, Directeur.UNIVERSITE LAVAL A MONTREAL FACULTE DE DROIT Réouverture des cours le mardi, 8 septembre, à 9 heures du matin.Antonio Perrault, Secrétaire JARDIN D’ENFANTS dirigé par les SOEURS DE LA PROVIDEN-I CE, SAINT-ANDRE D’ARGBNTKUIL.pour garçons do 0 à 11 ans.Coiulltfous : 810.00 j par mois, blanchissage compris.Ouverture I des classes le 2 septembre.Deux Soeurs se-| ront à la gare “Bonaventure” à 7 heures ! a.ni., pour conduire les élèves qu'on voudra | leur confier et prendront le train corres-! pondant avec le vapeur “Empress".ECOLE VETERINAIRE LAVAL MONTREAL.L’examen préliminaire à l’étude de la médecine vétérinaire aura lieu le 9 septembre 1914, à neuf (9) heures du matin, dans une des salles de la nouvelle école.No 381 rue Demontigny Est.Les murs de cette école commenceront le 15 septembre 1914, à dix (10) heures a.m.Les vingt-cinq premiers applicants sont “boursiers" du gouvernement.Pour informations s’adresser su Dr F.T.Daubigny, directeur-secrétaire.12 rue Saint-Denis, ou à l’école.Hï Collège de” Cours commercial et classique.ENTREE LE 5 SEPTEMBRE MONT-SAINT-LOUIS 144 rue Sherbrooke Est, Montréal.COMMERCE,MATHEMATIQUES,LITTERATURE La rentrée des pensionnaires aura lieu le 1er septembre; la rentrée des externes, V'lendemain, à 8 hrs 30.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AiVKhNTiti ÜZ::3IERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi dopais 22 ans.Quelques se* mainte suffisent.Outil» donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D.Boule-vard St-Lauront.Montréal.33-26 IX STITUTRIC ER D EM AN DEES.On demande deux institutrices pour écoles élémentaires.Salaire $175.Logement dans l’école.Chacune à 1 mille 1-2 de l’église.Chauffage, ba layage et lavage aux frais de la municipalité.S’adresser au Dr Sim.Mar-tineau, sec.-trésorier.Lavaltrie, P-Q- INSTITUTEUR Un instituteur diplômé pouvant enseigner le français et l’anglais, avec bonnes références, trouvera de l’emploi en s’adressant à J.H.BHRTHF-LKT, 6384 rue Saint-Denis, Ahuntsic, Montréal.Salaire $000.00.PROFESSEURS On demande des professeurs laïques à l’Académie Saint-Jean-Bap-tiste, 786 ave Henri-Julien.J.-O.Lussier.C.S.V., directeur.À LOUER A LOUER.LOGEMENT chauffé à louer, sept pièces, 69 rue Cherrier; gaz, électricité, lavabos dans les chambres, bain, tout, remis à neuf.Voir le notaire F.Beaudry, 97 Saint-Jacques.GARAGE ET ATELIER A LOUER Un garage et atelier de 150 x 40 pieds, situé rue Gilford entre Garnier et de Lanaudière, pouvant contenir 25 autos sur plain-pied et 20 en entrepôt.Le tout chauffé à l’eau chaude.G.Tanguay, 1445 Papineau, Saint-Louis 4108.TERRE A LOUER.FERME, d’environ 150 arpents, située à quelques milles de Montréal.Exceptionnellement avantageuse pour la culture maraîchère, etc.; garanties exigées.S’adresser Chambre 1, No 60 rue Notre-Dame Est, Montréal.A VENDRE A VENDRE.Coffre-fort de dimension moyenne, à l’épreuve du feu, en parfait état.Convenable pour église, école ou bureau d’affaires.Bon marché, doit être vendu immédiatement.Boîte 15 “Le Devoir”.MOUNT ROYAL Moulin à laver à l’électricité, le moteur s’applique sur les moulins à coudre, prêts à connecter avec la lumière électrique, $35, $40, $45, $50.Venez les voir, 1186 Berri, près Mont-Royal.Saint-Louis 319.DIVERS ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, 17 Côte Place d’Armes.LEÇONS.Etudiant pauvre donne leçons à domicile de français, anglais, latin, grec, histoires, etc., à garçons et jeunes filles.Méthode pratique, raisonnée et rapide.Envoyez votre adresse avant le premier septembre à Casier 17 “Le Devoir”.SERRURES Clefs, serrures.opeciatUé : découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 arue Sanguinet.Maisons d’éducation UNE FIGURE EPANOU IE est une marque de repos de l’esprit et de satisfaction.L’on a une figure épanouie quand on est satisfait de son sort.Tous les èièves sortis de l’Ecole Commerciale Pratique Lalimc.Limitée sont très satisfaits des connaissances qu’ils y ont puisées et des résultats qu’ils ont obtenus grâce aux connaissances acquises.Grâce à l’excellent programme de l’Ecole, aux méthodes supérieures suivies dans l’enseignement et à la compétence hors ligne des professeurs, cette instituUon a obtenu de meilleurs résultats que toute autre.Notre cours d’études est ce qu’il y a de plus commercial et de plus pratique.Demandez le prospectus de L’Ecole Commerciale Pratique Lalime Limitée Saint-Hyacinthe P.o.Chant, Piano et Solfège Mme F.HERALY, professeur de piano, chant et solfège, reprendra ses cours réguliers mardi, 1er septembre, 6 son studio.No 449 RUE BERRI.Tél.Est 3120.Le professeur Héraly commencera à la même date ses classes de violon, clarinette (système Boëhm et ordinaire), et de tous les autres instruments de fanfare.COURS PRIVÉS LALUMIÈRE MESDEMOISELLES LALUMIERE feront la réouverture de leurs “cours privés” le 3 septembre, au No 1295 de la rue Saint-Denis.4.lasses du Jour et du soir.Elles s’adjoindront leur soeur.Mademoiselle Régina I^iumlère.qui a récemment obtenu son diplôme académique avec distinction, après avoir été préparée par les Dames de la Congrégation de Notre-Dame de l’Académie Saint-Léon.C’est par erreur que l’on a fait publier récemment qu’elle avait été préparée par Madame Vermette-Mondou.il?ÛÿE55J0NNElL'eyÿ _________ AVOCATS Roy rronn ibr STF^i.^fTn n1 n V.ni° Notre-Dame.Tél, Bell, Main 2679.Tét Bell Main 1973 sr iMégennhlflUf «.odes : Western Un.T’nlv.Ed “Yrrnh" Mo"*»/-’ LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur edifice Banque Ottawa, 221 rue Al-Jucqm ( .___ Chambre 11,—Montréal Boite Postale m _ Adresse téli'-graphlqu» tai w , Montréal”.Tél.Main t*2S0 19.-1.''odes : Llehers.sv,.n„ C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Ldifice Transportation.— Rus baint-Jacquc» LAMOTHE.GADBOIS & NANTEL, avocMs.Edifice Banque de Québec, 1] Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3315.J.C.Lamothe, y-UIX, C.R., Emilien Gadbois, L.L.L* J.Maréchal Nantel.B.C.L.C A MI L.LE TESSIER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL MAIN 8728 ROCKLAND 931 PA TTERSON &LA VERY AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111 180 ST-JACQUES -T*!.Bell Main 3960.Cable Wüpon W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M Lavery a son bureau du soir, î Saint-Thomas, Longueuil.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.I1.B AVOCAT Tel.Main 213.~Chamhre S3.97 rue Saint-Jacques Résidence : ISO.Jennne-Manca Tél.Kst 5973 GUY VANïER, B.A., L.LX.AVOCAT 97, rue Saint-Jucques.-Chambre 78 Tél.Main 2632 NOTAIRES BELANGER & BELANGER.(Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jiicques.iV-am 1859.R s., 240 Visitation.Prêts sur hypothègue, achats de créances, ~ Diplômé en hygiène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies Brlnaixes, mala- I dies de la peau.Heures i 12 â 2 p.m.6[ à 8 p.m.Tél.Saint-Louis, 4826.1333 Ave.j Delorimier.coin Mont-Rovab EST 6734 ' Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Prés ,1c riTniver-Montréal.site Lavai.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN No 162 SI-Denis MONTREAL Nos dents «ont très belles.Mati».reîles.Satisfaction garantie.Dr Paul Emile Picotte CHIRURGIEN-DENTISTE 201 rue St-Hulierl, prt! 0.^,1,, MONTREAL Téléphone Bell E& 1151 Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE '.st installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732 HOTELS l'Hôtel de» Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face d* l'Hôtel de Ville).Québec, Chambres $1.00 à $2.00.Plan» européens et nmé* ricain*.J.O.OCTEÀtJ, Prop.Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON.Vic.-Prés.-See.Le Hendez-vous des C anadieiLS- Français ft.Plue# Jnrnr-.v.Mnn + rAitl UÜMINlOi Charbon mineux, % SPRINGHILL _________ '« t' pVM¦ Wl BUREAU GENERAL DES VENTE 112 Rue Saint-Jacques.Mont -Téli St-Lonia 2112- DEMEKS & GAUTHIER Pelisaears et Rembourreurs SPECIALITE i Réparation de meuble antlases 974 RUE SAINT-DENIS Docteur A.DES JARDINS | Ancien Moniteur de l’Hotel-Dieu do Pari*.Maladie des YEUX, des OREILLES, du -, NEZ et de 1s GORGE.523 Saint-Denis.W (en face du carré Saint-Louis).wufifmMHaamamiéaaniaii •****.-j jSi 'i, 257 Sherbronk ' ‘ st (Près Saint-Denin) Maladies des yeux, orei.l ,, nez, gorge, larynx HT « Lé+J JUut l\ l k um! MM tt\JiJ à.X-v* 1 Notre Pose Littéraire G R A N D - P E R E Vwm verrez quelle joie emplira votre coeur”, Me disait-on jadis, ‘‘quand vous serez grand-père, Et quel souffle nouveau chassera la rancoeur Que, meme aux plus heureux, laisse la vie amère!’* On me disait aussi: ’‘Vous verrez l’horizon Qui vous semble à présent sans promesse, et sans joie ' S illuminer soudain quand, dans votre maison, Entrera l’être cher que le Ciel vous envoie!" > On me disait: “Alors vous sentirez en vous * “Renaître brusquement, à sa naïve étreinte, “Au plus furtif regard de ses grands yeux si doux ?“Une flamme d’amour qui vous semblait éteinte!” “Aimer?.oui! Grâce à lîîT vos lèvres rediront * “Ces vieux mots désappris depuis longtemps: Je t’aime! “Et de tendres baisers, effleurant votre front, “A grands coups de Printemps balaieront l’Hiver blême! “Votre pas alangui redeviendra puissant, “Et les heures pour vous glisseront plus sereines 1 “Auprès de cet enfant qui porte dans son sang “Un peu du même sang qui coule dans vos veines! V “Et vous rajeunirez, — oui! vous rajeunirez! — “Car ces petits lutins ont, en leurs mains mignonnes, “Des talismans divins — divins, mais ignorés — “Qui rendent la jeunesse à nos vieilles personnes! J’écoutais, souriant; mais je doutais un peu A — Car on doute surtout de ce que l’on espère! — Et puis grand-père, moi!.C’était si loin, mon Dieul Et j’étais si mal fait pour ce titre: grand-père! - **•»»- Mais le destin voulut qu’il prit, le.cher petit, Voilà trois ans bientôt place dans notre vie; Et l’infini bonheur que l’on m’avait prédit N’est rien près du bonheur dont mon âme est ravie! Il est notre gaieté, notre espoir, notre appui; Au rayon de ses yeux ma verve se rallume.Et les vers que je fais, quand je.les fais pour lui.Sont ceux qui vont tout droit de mon coeur à ma plume! Jacques NORMAND.UN GRAND PEINTRE RELIGIEUX PAUL BOREL par ADRIEN MITHOUARD Dans les derniers jours du mois de janvier est mort, à Lyon, Paul Borel, dont on peut dire qu’il fut, par la tradition, sinon en fait, le dernier des élèves d’Ingres.Magnifique et douce figure que celle de ce vieux peintre de quatre-vingt-deux ans, que je trouvai vaillant, vif et lucide, quelques jours ayant sa mort, travaillant avec sérénité, au bord de sa fenêtre, à une oeuvre de longue haleine: il avait Entrepris de rendre par l’eau-forte loute son oeuvre décorative.—Que voulez-vous, disait-il, notre métier ne connaît pas la satisfaction complète.On ne nous laisse pas le temps d’achever.L’ouvrage louche là peine à sa fin qu’il faut s’en aller.L’architecte est impatient, le curé Veut être débarrasse des échafaudages, les fidèles veulent voir.Plus tard, on regrette de ne pouvoir dé-’anger un pli ou corriger un bras.Sans doute, comme nien d’autres, il rêvait de reprendre son oeuvre, de ta tenir encore sous sa main et de }a mieux faire.Il est bien heureux que les artistes soient obligés, quand te mur est couvert, de “s’en aller”.Ils n’en laisseraient rien.Si Borel n’est pas satisfait de sa mise au point, qui le sera?Son oeuvre, étayée par des solides études et tendue par la méditation, doit justement son prix à la vigueur de la décision; elle écarte d’elle-même de tels scrupules.S’il reste à regretter quelque chose, c’est uniquement que nous soyons privés de cette série de gravures, car , soit qu’il évoquât en traits vigoureux la nature du Midi, soit qu’il dressât des personnages à la stature puissamment affirmative, il avait de l’eau-forte un maniement très personnel et une entente toute cornélienne’.Borel disait encore, en me faisant faire le tour de sa maison: —Je voudrais vous montrer des tableaux, mais je n’ai pas eu le temps d’en faire.Aussitôt que j’ai possédé mon rudiment, j’ai attaqué les murs et je suis resté devant eux ma vie.Quelle suavité pourtant dans ce portrait de femme que j’apercevais sur le mur, un profil d’une étrange pureté, dont l’expression était “tout âme” et qui semblait s’apaiser dans je ne sais quel divin éloignement! C’était l’image de sa femme, et il l’avait peinte comme il savait peindre les saintes.Qui ne se souvient du cri de joie que pousse Durtal, dans la “Cathédrale”, lorsque, ayant fait l’inventaire de notre décoration religieuse, si pauvre dans la seconde moitié du XJXe siècle, il découvre ce Paul Borel qui “peignait des tableaux pour la gloire de Dieu, ne voulant accepter des prêtres et des moines aucun salaire.” —Au premier abord, continue-t-il, ses panneaux n’étaient ni juvéniles ni prévenants; les locutions dont il usait eussent fait quelquefois sourire les gens épris de modernisme; puis il convenait, pour bien juger son oeuvre, d’en écarter résolument une partie et de ne conserver que celle qui s’exonérait des formules par trop éventées d’une onction connue; et alors quel souffle de mâle zèle, d’ardente dévotion, la soulevait, celle-là ! Entre tant d’autres oeuvres religieuses de la même époque, d’une incontestable élévation, d’une noblesse qui n’a d’égale que la tristes- se du dessin et l’inspiration du coloris, les fresques de Borel se distinguent par la fougue religieuse et par une ardeur conquérante.Il ne lui suffit pas de parler cette langue probe qu’on enseigne à l’école, il crie la foi de son coeur; il fait passer dans les gestes lu flamme apostolique et la croyance tumultueuse.“Ex parte enim cognoscimus, et ex parte pro-phetizamus!” C’est le peintre de saint Paul.Cette liberté d’affirmation, il la dut à son maître, le gauche, le naïf et timide Janmot, spiritualiste en conflit avec l’académisme, poète égaré dans la peinture, dont Delacroix aimait le “parfum dantesque”, et Baudelaire “le dessin fin et la couleur un peu crue”.Tandis que les autres élèves de M.Ingres, même alors qu’ils traitaient des sujets religieux, continuaient à demander au modèle les sages attitudes et cherchaient à édifier les fidèles en accordant les rythmes les plus froids, Janmot peinait à exprimer l’ingénuité d’une âme dans la pureté d’un regard et la vie intérieure dans la simplicité vraie d’une attitude.Ce sont deux façons de comprendre l’idéalisme.La seconde était plus féconde, elle laissa le champ libre à l’élève; et commç l’élève était d’un autre tempérament que le maître, il exprima, lui aussi, la vie de l’âme, mais de l’âme combative, de l’âme apostolique, de l’âme dévorée par le feu.Borel décora à Versailles la chapelle des Augustines.C’est là qu’il peignit cette admirable figure de sainte Claire de Montefalcone.“L’emprise céleste se manifeste chez elle à l’état muet; ses transports se contiennent et son ivresse est grave; elle ne s’épand pas au dehors, mais se creuse, et Jésus qui dsecend en elle la marque à son coin, la poinçonne avec l’image de ce crucifix qu’elle tient et dont on aperçut l’empreinte gravée dans son coeur, lorsqu’on l’ouvrit, après sa mort.” Mais c’est dans la région lyonnaise que se trouvent la plupart des oeuvres de Borel, à Saint-Paul de Lyon, au collège d’Oullins dans la chapelle construite par son ami le grand architecte Bossan, dans la chapelle d’Ars où repose le bienheureux Vianney, dont il portait sur lui une étonnante image dessinée par .Janmot.C’est que Borel est essentiellement Lyonnais.Pourquoi est-ce à Lyon que M.Ingres recruta le plus d’élèves?Sans doute parce que les Lyonnais sont profondément “sérieux”.Contrairement à une opinion répandue, ce ne sont point gens épris de brume et de mystère.Le trait dominant de leur caractère, c’est le goût de l’activité.La remarque d’Alphonse Germain est très juste: —Ce sont des violents capables de se contenir, des impétueux équilibrés, des esprits critiques avides de clarté.Ils tinrent, dans la peinture du XIXe siècle, une place singulièrement importante.Tantôt des attardés, tantôt des précurseurs, le plus souvent ils furent l’un et l’autre à la fois.En regard de Chenavard ou d’Hippolyte Elandrin, il faut mettre les paysagistes de génie qui s’appellent Garrand, Ravier, Vernay.Mais les uns comme les autres, même alors qu’ils découvrent les chemins les plus nouveaux et précèdent les efforts les plus modernes, ils semblent toujours enveloppés par la grandiose morosité de Puvis de Chavannes: vraiment, ils sont sérieux.Soit que Borel traduise la scène d’Emmaüs, soit qu’il évoque l’éloquence de saint Paul, il fait toujours comprendre que le salut est une terrible affaire.Les personnages s'empressent comme sur un vaisseau qui va faire naufrage.Point de grâces, ni de jolis accessoires, ni d’épisodes reposants.L'effort se concentre.Le paysage traduit l’inquiétude, la scène est lourde; justement, c’est par son poids qu’elle prétend emporter notre adhésion.Fouettés au visage par une lumière blafarde, et “dantesque”, en effet, les personnages au regard direct et sans complication, au geste violent et précis, manifestent une intention prodigieuse.Toute la composition converge vers un seul point, sans un effort perdu.La touche, par l’àpreté.rappelle certains tons rudes d’Andrea del Castagne.Tout est bref, ramassé.robuste.Comme on est heureux, tout de même, après avoir vu sur les murs de nos églises tant de fades commentaires de la vie des saints, de se trouver en face d’une pensée vigoureuse, exprimée tout droit! Ce n’est certes pas moi qui déclarerais négligeables tant, de belles grâces que nous avons accoutumé de chercher dans la peinture.Mais il faut savoir ce que l’on veut, et j’approuve qu’on en manque si l’on prétend me donner une forte leçon.C’est en décrivant avec ui*e piété exacte l’Evangile qu’il voulait illustrer, c’est en serrant le sujet et en économisant le dessin que le grand Giotto fit naître autrefois la peinture fois un monsieur en redingote qui et mit au clair les lois d’une heu- cherche à se donner des airs bonê- reuse composition.Un art plein de pensée, ce fut la formule des primitifs.Borel s’était engagé dans la même direction que les maîtres.Cette sobriété énergique est devenue maintenant si rare qu’elle lui assure une originalité solitaire.Le paysage de Lyon, s’il était inondé de lumière, ressemblerait à certains lieux d’Italie.Les bords de la Saône font penser fugitivement à ceux de l’Arno.Le quai de Tilsitt, où habitait Borel, au pied du coteau de Fourvière, est comme un quartier de Florence noyé dans les brumes de Londres.Le vieux peintre, dont le coeur était d’or et dont la modestie égalait la charité, continuait à dessiner avec la paix d’un homme dont les jours ont été bien remplis.11 aimait à rappeler qu’il n’avait pas travaillé moins de dix-huit ans à la décoration d’Oullins.Il comptait ses années par ses oeuvres.Son large visage était si clair, ses yeux bleus étaient si bons, que tout respirait en lui cette fleur exquise que peut être la perfection d’un vieillard.Quand le prêtre lui annonça qu’il était temps de se préparer à mourir, il eut un saisissement.Il pensait travailler encore.Mais il prit vite son parti et répondit doucement aux prières.Le lendemain était l’anniversaire de la “Conversion de saint Paul”, et c’était en effet ce jour-là qu’il devait mourir.Adrien MITHOUARD.(La “Semaine Littéraire”).PONSÀRD “Après l’emploi des Pilules Rouges, pour la première fois de ma vie ! je pus jouir d’une bonne santé.” L'anémie semble être un mal qu’on n’avoue pas, ou bien un mal imaginaire, pour lequel il est naïf de se déranger.Ceci est regrettable, car l’anémie e.st évidemment un mal insidieux quoique ne faisant pus de bruit au début.La femme anémique, hier active, devient triste, découragée; sa mémoire baisse, elle recherche la solitude et la vie lui paraît sans but, comme un fardeau.Chez elle les maux de tête sont fréquents, les digestions pénibles; il y a des renvois, des aigreurs, du ballonnement.11 y a des douleurs dans les reins, entre les épaules; la vue se trouble, les paupières s’alourdissent; elle a des bourdonnements d’oreilles, des vertiges, des secousses dans les jambes.Tous ces malaises la préoccupent bien un peu, mais mal.Le premier soin d’une femme qui n’est pas bien portante, qui souffre ou qui est affaiblie soit par In maladie ou par d’autre, chose dont elle ne se rend pas un compte exact, doit être de se’reconstituer, de se renouveler et de se purifier le sang.Et pour reconstituer, renouveler, purifier le sang, il n*est geois entre eux que de leurs rap- Pns mt'dlcur remède que les Pilules Rouges dont les succès ports avec le peuple.Quelques vieil- éclatent dans tous les cas d anémie.Femmes âgées, jeunes meres et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges.Quelques boîtes suffiront pour rétablir votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votre organisme débilité, anémié, épuisé.Voici un autre succès des Pilules Rouges :— déon".Dumas, en pince-sariH-rir»*, déclarait connaître un notaire (fui lui avait exprimé en ces termes son admiration pour lu tragédie nouvelle: “Quelle pièce! Pas un de mes clercs iven ferait autant!” On publia une “anti-Lucrèce”, titre imité du célèbre poème didactique en vers latins composé jadis contre les épicuriens pur le cardinal de Polignae.Malgré tont, le public “marchait".Au succès de "Lucrèce", succédait celui d’“Agnès de Méranie”, nuis celui de “Charlotte Corday”.Ponsard enfin s’essayait dans la comédie.Il donnait “l’Honneur et l’Argent", qui restera peut-être celle de ses oeuvres la plus facile à retire, cl où l’on trouve à recueillir le plus de vers heureux.C’est dans “l’Honneur et l’Argent” que se trouve le vers souvent cité, quoique beaucoup de ceux qui le ci-ttvnl en ignorent l’auteur: Ils sont conservateurs.pour garder leurs cens.Car Ponsard, comme Augier, est un bourgeois qui malmène assez fort la bourgeoisie.On dirait par- mcs.11 n’est pas tendre pour les capitalistes, cl les socialistes pourraient se délecter à lire lelle de ses tirades.Un des personnages de sa pièce s’appelle tout simplement “Un capitaliste”.Mais, au fond, il s’agi I bien plutôt de l’égoïsme des bour-I ports avec le peupl les vérités sont reéditées en des for mules nouvelles La dot la laideur prèle bien des appâts Et la beauté sans dot ne se mariera pas On peut objecter qu’il y a des exceptions.Et il y en aura de plus en plus, à mesure qu’il sera plus difficile de constituer des dots.De même cette autre maxime: Les pères, qui sont faits au rebours des amants, Prisent fort les écus et fort peu les romans.Tout cela n’est pas transcendant, mais assez bien dit.Il y a de jolis traits d’observation.Georges, le héros de la pièce, a, en acceptant une succession paternelle eriblee de dettes, rendu un précieux service aux créanciers de son père, qui lui promettent chaleureusement leur reconnaissance.Tombé lui-mcine dans la misère, il veut mettre cette reconnaissance à profit.Hélas! on se défile.L’un d’entre eux lui expose gravement qu’il fait bâtir, et que cela lui coûte les yeux de la 'tète.Pour toute assistance, il conclut en oc-trayant au jeune homme cet avis délicieusement ironique: On vient d’inaugurer à Vien .en Dauphiné, un monument à Ponsard.Voilà certes un nom qui n’éveille plus grand écho, il eut pourtant son heure de gloire.Ponsard ne fut ni plus ni moins que le rival heureux de Victor Hugo.Celui-ci, en 1843, venait de faire représenter “les Bur-graves”.Cela avait fort ennuyé le public.La parodie, impitoyable, avait donné les “Buses graves”.Bref, une réaction se dessinait contre le romantisme.François Ponsard, jeune provincial nourri de la moelle classique, bénéficia de ce mouvement.Il osa faire jouer une “Lucrèce”, sujet antique, sujet “pompier”, sujet qualifié de “tragédie”.Et la pièce alla aux nues.Il est vrai que c’était l’époque de Rachel, et la grande tragédienne était un atout de plus dans le jeu de l’auteur.Les romantiques n’étaient pas contents.Victor Hugo appelait “Lucrèce” “la chose qu’on ajoute à l’O- Voulez-vous un conseil?Ne bâtissez jamais Beau conseil pour le pauvre Georges, qui en ce moment est à jeun.Moi qui n’ai pas dîné pour acheter des gants! “A cause de mon peu de force sans doute et de mon sang pauvre, j’avais toujours été chétive; je contractai plusieurs maladies et la plus terrible de toutes fut un rhumatisme inflammatoire qui dura deux mois.Ce furent d’atroces douleurs; j’étais prise de tous les membres, et j’en sortis dans un état d’épuisement complet.Je ne pouvais plus me tenir tant j’étais affaiblie et si je voulais faire quelque mouvement, je me mettrais à trembler et perdais la tête.Je fus donc obligée de rester au lit encore plusieurs semaines et le temps me parut si long que je crus que je n’en reviendrais pas.Enfin je commençai à prendre des Pilules Rouges qui me firent du sang rapidement, raffermirent mes mouvements, me donnèrent des forces et, dès que je pus sortir, je me rendis aux bureaux des Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Je suivis le traitement qui me fut prescrit, je continuai l’emploi des Pilules Rouges, on me le recommanda surtout, et pour la première fois de ma vie je pus jouir d’une bonne santé; j’avais aussi gagné beaucoup d’embonpoint.J’ai pris des Pilules Rouges pendant plus d’un an, à différents intervalles, afin de me maintenir toujours bien portante et vigoureuse, et j’y ai si bien réussi qu’à mon avis rien ne vaut les Pilules Rouges pour les femmes débiles ou affaiblies par quelque cause que ce soit.” — Mme RAOUL LAMARCHE, 313 avenue Laurier, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES.—Nous invitons toutes les femmes qui souffrent à venir consuïter nos médecins spécialistes au No.271 rue Saint-Denis, Montréal; elles seront l’objet d’une attention toute spéciale et les conseils et avis qu’elles recevront leur seront d’un immense avantage.Celles qui ne peuvent venir à la consultation sont priées de décrire parfaitement leur état ou, si elles le préfèrent, de nous demander un blanc; nos médecins dit-il dans un aparté plein d’amer-1 leur diront ce qu’elles doivent Faire pour se guérir.Ces consul- tume.En un mot, l’oeuvre de Ponsard abonde en passages “bien venus”.Il prend rang parmi les auteurs littérairement “estimables”.Mais, en définitive, ce n’est que grâce à une illusion momentanée qu'il a pu se placer au-dessus de Victor Hugo.Il a du moins servi à donner à l’orgueil de ce dernier une petite leçon qui n’était pas imméritée.Il faut ajoute’’ que si, au point de vue littéraire, Ponsard incarne une réaction de l’esprit classique du XVIHe siècle contre la révolution romantique, il semble avoir gardé dans une certaine mesure les préju- Edition nouvelle et définitive de 1914, entièrement conforme aux décrets les plus récents de S.S.et notamment à celui du 2 octobre 1913.Nous avons en mains un bon nombre d'exemplaires du Bréviaire Marne, 52, format moyen (4” x 6”), le seul format en vente; reliure de différentes qualités.Faites parvenir votre commande immédiatement, car la guerre actuelle interrompt l’importation pour un temps illimité, et si vous retardez, vous risquez de ne pouvoir être servi.LIBRAIRIE NOTRE-DAME 35 rue Notre-Dame Ouest.TEL.MAIN 7767 tâtions, soit verbales, soit par correspondance, sont STRICTEMENT CONFIDENTIELLES et absolument GRATUITES.AVIS IMPORTANT.—Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de 50c la boîte ou six boîtes pour $2.50; elles ne sont jamais vendues autrement qu’en boîtes contenant 50 pilules, jamais au cent; elles portent à un bout de chaque boîte la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE^ et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n’acceptez jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme étant aussi bon.REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des COLPORTEURS; les Pilules Rouges uo sont jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour la femme, qui guérit tous les jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI.Si vous ne pouvez vous procurer, dans votre localité, les véritables PILULES ROUGES pour Femmes Pâles et Faibles, ECRI-VEZ-NOUS, nous vous les ferons parvenir FRANCO.Adressez toute correspondance : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.gés voltairiens do la génération pré-cédente.11 est classique à la façon de ceux qui raillaient “Hernani”, mais ne goûtaient pas davantage “le Génie du christianisme”.Il a des épi-grammes contre ceux qui attaquent Voltaire, et, notamment, contre les vieillards assagis qui, après avoir goûté le pontife de Ferney, étaient alors revenus de leur enthousiasme.Le dernier vers de “l’Honneur et l’Argent” est significatif à ce point de vue.Rodolphe, un des personnages sympathiques de la pièce (un Arisfe), dit à un certain M.Mercier (un Géronte) en passant à la salle à manger.Eh bien! nous disions donc que cet affreux Voltaire.FEUILLETON DU “DEVOIR »» JEAN DE LA BRETE cle la laissa à ses pensées.Fm arrivant à Sainte-Luce, fut entièrement content de l’attitude de sa nièce ; elle dissimula sa tristesse et prit part à la conversation avec un sourire qui écartait l’idée d’un effort.Le plaisir d’avoir son oncle près d’elle, de se sentir appuyée facilitait sa tâche, et Landry achever.—Bit.Attendons encore un peu.Mais, je suis content de vous revoir toute gaie, ce matin.L’impression de M.Ceyrcl sur les Sainte-Luce leur fut favorable, mais Landry lui déplut.H jugea que l’absence de principes, dont il avait souvent entendu parler, devait être réel- !ui-même, malgré sa fatuité, dut siile, seulement il comprit que la pau dire que, dans ses réponses à Mme vre Paula se fût laissé prendre à la 37 ( Suite ) —Je veux partir immédiatement, dit-elle d’un ton bref.—C'est nécessaire, en effet, et sî-lon moi, tu aurais dû rentrer chez toi beaucoup plus tôt.Partir ?
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.