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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 août 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-08-17, Collections de BAnQ.

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\OLUME \ —*o w- NiONTREAL, LUNDI 17 AOUT, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83.00 UNION POSTALE.S6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VIN CENT MONTREAL TELEPHONES: ADMINISTRATION; Main 746.RÉDACTION ; - Mala 7469 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FRANÇAIS STRASBOURG “PROTESTATIONS” DE U “PATRIE” “Malgré nos protestations”, écriv ait la Patrie de samedi, “l’organe nationaliste (c’est de nous qu’il s’agit) s’obstine à agiter la question des écoles de l’Ontario, et, par ricochet, celle des écoles du Manitoba, à cette heure où.l’unique préoccupation de tous les bons citoyens est d’organiser la défense du Canada et de l’Empire.” Mon Dieu! oui! Les protestations de la Patrie ne nous émeuvent pas plus que ses vociférations: nous attribuons aux unes et aux autres exactement la même valeur: zéro, et nous n’estimons pas que le conflit européen, quelque opinion qu’on ait des devoirs qu’il impose au Canada, nous dispense de songer à ce qui se passe chez nous, sous nos yeux.Nous nous intéressons aux souffrances de tous les peuples persécutés; mais nous ne croyons pas qu’une souffrance, pour être intéressante, ait besoin d’être très lointaine et que, pour mériter réprobation, la persécution doive se produire à quinze cents ou deux mille lieues de chez nous.Nous avons la faiblesse de ressentir aussi vivement les malheurs de nos compatriotes de l’Ontario que ceux des Polonais de la Silésie, et nous croyons d’autant plus juste de les aider qu’ils sont à l’heure actuelle plus tristement abandonnés.* * * Les écoles doivent s’ouvrir dans quinze jours et si la situation n’est pas améliorée, les Franco-Ontariens vont se trouver dans l'alternative de subir un régime odieux ou de s’imposer les plus durs sacrifices.Leur situation sera pire qu’au début de la crise, puisqu’un certain nombre de leurs alliés naturels — une partie de nos coreligionnaires irlandais — ont institué des procédures judiciaires qui mettent obstacle à leur libre défense, et qu’un certain nombre d’autres, telle la Pairie, conseillent de faire silence sur leurs malheurs, tandis que le Toronto News, qui admire vivement l’attitude de la Patrie, prétend que l’injustice du règlement No 17 est un simple mythe.Nous savons que, pour faire face à la lutte qui se poursuit et qui ' leur a imposé de si durs sacrifices, qui a suscité de véritables actes d’héroïsme; nous savons que nos compatriotes de l’Ontario seront très probablement obligés de faire appel à leurs frères des autres provinces.Ni les injures, ni les “protestations”, ni les clameurs ne nous empêcheront de répondre à cet appel.>|4 -!¦ -l- La calomnie ne nous intimidera pas davantage.Car la Patrie corse aujourd’hui d’une calomnie, inventée de toutes pièces, son habituel rjfrain.“Depuis plusieurs jours, dit-elle, le Devoir s'évertue à persuader aux Canadiens-français de l’Ontario de FAIRE CHANTER le gouvernement Whitney, en exigeant des concessions pour leurs écoles COMME PRIX de leur participation éi la défense.” Et, dans son plus beau style, elle se demande: “Peut-on concevoir une attitude plus anti-patriotique et plus dangereuse à la fois?” “Et que vaudraient les concessions OBTENUES PAR L’INTIMIDATION, ainsi que le recommande la feuille nationaliste”, etc.Or, l’on n’a qu'à parcourir nos articles, pour savoir que cette histoire de chantage qui, traduite en anglais et mise sous les yeux de lecteurs ignorants, pourrait peut-être trouver créance, n’a pas l'ombre d'une justification.Jamais nous n'avons indiqué ou insinué (pie le règlement de la question ontarienne pouvait ou devrait être la condition de l’accomplissement d'un devoir quelconque.Nous estimons qu’un devoir doit être accompli pour lui-même, indépendamment de toute autre considération — et nous n'avons jamais dit autre chose.La Patrie le sait très bien.Nous estimons, avec la vieille tradition canadienne, que les obligations militaires du Canada se limitent à la défense du territoire: ce devoir, il est absolu et nous devons l’accomplir, quelle que soit l’attitude du gouvernement ontarien.Si nous croyions que notre devoir va au-delà, nous dirions encore à nos compatriotes: Accomplissons ce devoir,! quoi que fasse le gouvernement.On ne marchande pas dans ce domaine.Mais nous estimons d’autre part que-le devoir de la défense, quelque* conception (pie l’on s'en fasse, ne dispense pas de cet autre devoir qui est de faire justice lorsqu'on est gouvernant, et de réclamer justice lorsqu'on est simple citoyen; et nous prétendons accomplir ce devoir comme les autres.Les “protestations”lde la PrdnY ne nous feront nas changer d'un Orner HEROUX.lui serait difficile d’en sortir ; mais que ferait, pendant ce temps, un allié d'Occident ?La p;us vulgaire prudence lui conseillerait de n’entrer en ligne qu’après les Russes, lorsque les troupes du Tsar auraient effectué leur mobilisation ; mais les adversaires de la Russie iaisse-raientdls leurs alliés libres de choisir leur moment ?“C'en serait assez pour que, dans une alliance franco-russe, les périls ne fussent pas également partagés entre les deux puissances.Dans une pareille partie, ce serait assurément la France qui mettrait le plus au jeu, et cela au point de vue militaire non moins qu’au point de vue politique.“La Russie pourrait prendre son temps.Quand l’ennemi franchirait ses frontières, il aurait peine à entamer ses chairs vives.Le colosse a le cuir épais, ou mieux, ïî a, pour se couvrir, une largo ceinture de provinces à demi étrangères, polonaises, lithuaniennes, lettones, où les blessures de la guerre lui seraient peu sensibles.En France,* au contraire, l’ennemi peut, à la première bataille, être en Champagne, à la seconde sous les forts de Paris.L’inégalité est manifeste et elle est rehaussée encore par le succès différent de toute invasion dans les deux pays.Jusqu’à présent, l’envahisseur a toujours échoué en Russie et presque toujours triomphé en France.11 semble que pour se défaire de ses ennemis l’empire du nord n’ait qu’à les attirer dans ses profondeurs ; ils s’y engloutissent.Je ne sais s’il en serait aujourd'hui d’une armée allemande comme des Suédois de Charles XII et de la grande armée de Napoléon.Peut-être les chemiqs de fer ont-ils enlevé à la Russie de l’invulnérabilité que lui assuraient les distances.Avec un chemin de fer, Napoléon se fût peut-être maintenu à Moscou.La Russie n’en garde pas moins quelque chose d’insaisissable.“Elle est en quelque sorte inorganique ; elle n’a point de coeur ni de cerveau où lui porter un coup mor-lel.Pas de ville, pas de capitale où l’ennemi soit sûr de conquérir la paix et l'on ne peut faire campagne à perpétuité sous un pareil ciel.A défaut d’autres généraux, la Russie aura toujours “le général Hiver”.Alors même que les armées du Tsar seraient partout battues, le vainqueur aurait peine a recueili’r le fruit de ses victoires.Jusqu'on i lui faudrait-il s’enfoncer pour traiter ?pouce notre ligne de conduite.LA FORCE DE LA RUSSIE “Si les Russes peuvent arriver” est le souhait le plus fréquemment exprimé de ce temps-ci par tous ceux qui croient que la guerre se fait aussi facilement sur le champ le bataille que sur le papier.Les Russes arriveront à leur heure.La mobilisation d’une armée dépend d’abord de la préparation du pays à la guerre, puis des distances, ries moyens de transport et de ravitaillement.On ne va pas de Montréal à Winnipeg dans te même temps que de Montréal à Québec ou '* Toronto.Or la Russie est un pays immense et peu habité en certaines ré-tiinns.par conséquent beaucoup moins bien pourvu de routes que la France, l'Allemagne et l'Autriche ; des quartiers de l'armée rus-te à la frontière de l'Autriche el de 'Allemagne, les distances sont très considérables et difficiles à franchir, La Russie n’est pas en retard puisque la France, FAliema-une et l'Autriche viennent à peine Je prendre contact et ne sont pas encore prêtes pour les grands coups névitables.Le concours de l'année russe se-a-t-il aussi effieare que son cnor-ne effectif lions porte S le croire ?Jn trouve à ce sujet, dans le livre le M.Leroy-Beaulieu sur "la France, K la Russie et l'Europe", des pages fort intéressantes et pleines de bon sens.L'armée russe est immense cl le soldat russe n'a peut-être pas d'é-ga1, dit-il.“Il joint la solidité de “Cette force de résistance qu elle tient de ses dimensions, de son climat, de sa structure encore élémentaire.la Russie n’en saurait faire profiter ses alliés ; elle lui est propre, elle ne peut s,e communiquer.Le Tsar pourrait continuer la lotie aux bords du Volga ou du Don.que scs alliés d’Occident seraient depuis longtemps réduits à merci.Car les millions de soldats enrégimentés sous les aigles tsariennes ne doivent pas se faire illusion : la force de la Russie est surtout défensive.Son avantage, ce qui.avant un siècle, la mettra hors de pair, c’est sa masse, mais cette masse même, qui fait sa supériorité pou" une guerre défensive, esi un obstacle pour l’offensive.” ! L’armée russe a-t-elle fail de-lc 1 hspagnoi et la ré-.pu;* ]rs progrès proportionnés au l urc.C est, à la fois, perfectionnement des a mires allemandes el autrichiennes, assez du moins pour lui permettre de donner un concours effectif à son allié ?On devrait être à la veille de pouvoir en juger.P.LAUZON.l’Allemand à l'élan du Français a la sobriété signation du le mieux discipliné, le pius endurant, le plus ingénieux cl le plus débrouilla rd," Mais avec toutes ces qualités il faut le mener au feu, le mobiliser : c’est la grosse question."On sait," continue Leroy-Beau-lieu, “à vingt-quatre heures près, cc qu'il faut de temps à l'Allemagne ou à la France, pour mobiliser un million d'hommes.Avec la Russie, on l’ignore, (.'est l'.r de ec redoutable problème, cl sans cet r impossible de calculer, la valeur du concours des Russes.- Eue seule chose est certaine, les Russes le confessaient eux-mènics, dans ;rs articles do Vlnvnlidc Russe, en réponse aux inquiétudes de Vienne, — la inobi-bastion de la Russie serait incomparablement plus lenlo que celle de ses voisins.C’est surtout pour ses alliés que crtlc infériorité de la Russie risquerait d'avoir tics conséquences désastreuses.I.a vaste Russie peut, sans se troubler, recevoir l’ennemi chez elle ; elle sait qu'il L’ENTENTE CORDIALE ^ l'n ancien journaliste devenu avocat, sir Thomas Barclay, vient de publier à Boston un livre de souvenirs anglo-français d’une vive actualité.On y trouve une genèse de l’entente cordiale qu’on croyait devoir assurer la paix européenne.D’abord représentant du Times à Paris, sir Thomas Barclay, constata quel profond ressentiment existait alors en France contre l’Angleterre.Il ne nous dit pas ce que l’on pensait de la France dans! son pays, mais nous le savons assez.De part et d’autre on perdait peu d’occasions d’envenimer les choses.Le désappointement de la France à propos de l’attitude de l’Angleterre au cours de la guerre de 1870 s’accentua des déceptions causées par les résultats du traité de commerce avec la Grande-Bretagne en I860, puis des modifications la-rifères de la république et beaucoup aussi de l’achat par l’Angleterre des intérêts du Khédive dans le canal de Suez.La France considéra çet acte de d’Israël i çomfne une preuve d’hostilité à l’égard de son commerce avec l’Est.Puis le désir d’expansion coloniale d- la F’rance l’amena souvent en conflit avec l’Angleterre en Egypte, au Soudan, au Congo, au Siam.Peu à peu elle se tourna du côté de la Russie à laquelle l’Angleterre faisait obstacle eu Asie.Au moment de l’alliance franco-russe, la France était presque aux antipodes de l’Angleterre sur bien des points et l’Angleterre était loin de voir d’un bon oeil l’entente de Parts avec Saint-Pétersbourg.Le rapprochement avec Londres commença par le commerce.Sir Thomas Barclay prépara les voies aux chambres de commerce fran-ç-aises et anglaises qui échangèrent plusieurs visites; il ne cessa de rappeler aux Français (pie les Anglais comptaient parmi leurs meilleurs clients; il s’efforça de convaincre les uns et les autres qu’ils devaient oublier les inimitiés passées et apprendre à s’estimer mutuellement.Edouard Vil dont les sentiments pour la France furent toujours sympathiques aidait de son côté la propagande de sir Thomas Barclay.C’est ainsi que le ressentiment séculaire entre les deux, pays s’atténua d’abord et fit bientôt place à ces relations plus fréquentes el plus intimes qui aboutirent aux échanges de visites entre le Président et le Roi.L’entente cordiale existait, mais si restreinte dans son action que personne alors, dit sir Thomas Barclay, ne songeait à une alliance contre une autre puissance.“Le rapproehement avait pour objet u-nique d’écarter les courants hostiles entre la France et l’Angleterre.Une influence nouvelle entrait pourtant dans la politique européenne.“Quelques-uns, dit sir Thomas Barclay, pressentaient cependant qu’un entente avec une puissance étrangère, bien que n’engageant pas directement pourrait nous entraîner en des affaires où l'on ne serait pas directement intéressé".Et de fait, peu après, au cours de la guerre russo-japonaise, sans l’intervention de la France, pour protéger son alliée la Russie, il y aurait probablement eu conflit entre celle-ci et l’Angleterre à propos des coups de canon tirés par la flotte russe sur les bateaux pécheurs dans la Manche.* P.L.LTNVÂSION DE L’ALSACE SE POURSUIT AVEC GRAND SUCCÈS Les Anglais donnent la chasse à des navires autrichiens.-Les Allemands sont arrêtés en Belgique LES RUSSES S’EN VIENNENT (Spéciale au Devoir) Paris, 17.— 11.05 a.m.— Un bulletin officiel du ministère de la Guerre dit: “L’avance de l’armée française vers Strasbourg s’accentue de plus en plus par trois directions.Nos troupes se sont emparées des hauteurs au nord de la frontière d’Alsace, en territoire allemand, et la ligne française passe maintenant à travers Abrechevilliers, 6 milles au sud-ouest de Sarrebourg, Lorquin, Azoudange et Marsai.“Dans la région de Donon ou Rougemont, nous avons occupé Schir-meek, à huit milles de Saales, en Alsace, où nous avons pris douze pièces de campagne allemandes, huit mitrailleuses et douze caissons, avec des munitions.“Notre cavalerie a pénétré jusqu’à Lutzelhouse et Mulbach ou Ro-sheim.“Plus au sud, nous occupons Ville, à l’est de Durbeis, sur la route de Sehlestaec et Sainte-Croix-aux-Mines.Les Français se sont emparés de plusieurs pièces de forte artillerie de campagne.En Alsace, nous avons une forte ligne d’appui de Thami en passant par Cerney jusqu’à Bannemarie.” * * # Londres, 17.— Une dépêche de Paris à l'agence Havas dit que les troupes françaises ont dû quitter la ville de Schirmeck, à sept milles et demi au-delà de Saales, en Alsace.Elles ont pris douze pièces de campa- DREADNOUGHT ALLEMAND gne, douze caissons et huit canons à tir rapide.I.a cavalerie française DOMMAGE s’est avancée ensuite jusqu’à Mulbach et Lutzelhouse.ENGAGEMENT AUSTRO-SERBE Londres, 17.— Le correspondant de l’agence Reuter, à Nish, Serbie, télégraphie à la date du 15 août: “Nos troupes à Buyak, près de Lyna.ont repousse les ennemis.Près de Kunachitza, en face de Los-nipza.Les ennemis ont jeté un pont à travers la Drina et fortifié leurs positions sur les deux rives.La nuit, à Belgrade, s’est passée dans le calme.EST-CE LA PAIX ?Les constitutionnalistes sont maîtres do Mexico, Aujourd’hui même, on doit aller faire hommage à Carranza, La population de la capitale exulte de joie.Les couleurs mexicaines et américaines flot lent côte à côte aux acclamations générales.Mais est-ce bien la paix ! On n'a guère de nouvelles do Villa el relies qu'on a sont très énigmatique* quand elles ne sont pas tout à fait mauvaises.V.L.L’INCIDENT DE VENDREDI Le jury du coroner a tenu “criminellement responsable” de la mort du réserviste français Notler le sergent Hooten.Un tribunal régulier aura donc à connaitrc le rôle joué par celui-ci dans le tragique incident de vendredi et à apprécier son acte.Nous n’essaierons pas de devancer te jugement.Nous répétons simplement qu'on fera bien d’éviter les zones dangereuses, c'est-àdire le voisinage des arsenaux et des postes armés.C’est une précaution qui est à la portée de tous et dont la blessure infligée à un ouvrier inoffensif, suffirait à démontrer l’urgence.Et l’autorité militaire prendra sans doute les moyens — tout en maintenant 1rs dispositions nécessaires à la protection des arsenaux — d'empéener.dans la mesure du possible.1a répétition d’incidents comme relui de vendredi.Ceux-ci sont extrêmement rares dans les pnvs qui ont un établissement militaire régulier ; R doit y avoir moyen de les rendre aussi rares ici.— 0.H.1,000 PRISONNIERS Londres, 17.— 1.25 p.m.— Le bureau de presse, officiel du War Office et de l’Amirauté publie une déclaration disant que les troupes françaises, au cours d’une marche rapide dans la vallée de Schirmeck ont fait 1,000 prisonniers.Le théâtre des hostilités de ces derniers jours indique que l’artillerie des alliés lance un feu extrêmement meurtrier sur les Allemands.Les tranchées abandonnées par les ennemis sont remplies de morts et de blessés.REPIT EN BELGIQUE Bruxelles, 17.— On annonce aujourd’hui que la marche en avant des Allemands est arrêtée; les troupes attendent dans leurs retranchements l’arrivée de nouveaux renforts.On croit ici (pie l'état-major allemand étudie l’opportunité d’une attaque par le Luxembourg et en attendant que cette manoeuvre commence, la ligne actuelle sera maintenue en Belgique.LA CAVALERIE RUSSE EN CONTACT AVEC L’ENNEMI Saint-Pétersbourg, 17.— (Via Londres), 12.15 p.m.— Le ministère de la Guerre de Russie publie la déclaration officielle suivante, donnant les renseignements relatifs aux opérations militaires à la frontière d'Autriche, du côté de la Galicie et de la Pologne russe.Il est dit que les mouvements de l’armée russe et les reconnaissances à la frontière de Galicie, le 13 août et le 17 ont donné lieu à une série d’attaques par la cavalerie appuyée par l’infantqfic et l'artillerie.“Dans les provinces de Piotrkoff et de lyielse, la cavalerie autrichienne occupait un front de cinquante milles de long, allant de Tchem-stockowa, en passant par Andrejew, à Sandimir.La cavalerie était appuyée par l’artillerie d'infanterie.L’avant-garde autrichienne pénétra quelque peu en territoire russe.On annonce que ce mouvement offensif fut arrêté par les troupes russes.Une tentative des Autrichiens d’avancer de Andrejew ver* Kielse, le 15 août, faillit à cause des brillantes attaques de la cavalerie russe qui réussit à déloger les ennemis de Kielse et occuper une ville dans le district Tomaschoff.La cavalerie russe tailla en pièces l'avant-garde autrichienne el envahit les frontières de la Galicie autrichienne, avançant huit milles dans le territoire ennemi."Près de Tomaschoff, la cavalerie russe infligea de lourdes pertes au lie régiment de dragons autrichiens, dans un brillant corps à corps au sabre.“La cavalerie russe est en contact avec les ennemis sur tous les points.” LES RUSSES PENETRENT EN PRUSSE Saint-Pétersbourg, 17.— La prise des villes de Insterburg et Gubin-nen par les troupes russes envahissant la Prusse de l'est a été annoncée aujourd’hui officiellement par l'état-major.înterburg n’est qu'à cinquante-deux milles de Koenixberg, le port de mer allemand très fortifié.Il a plus de 30,0(10 habitants et Gubinncn en a 100,000.L'état-major général affirme de plus que plusieurs aéroplanes aîlemands ont été a battus tandis que les avions russes ont eu un succès constant el ont procuré des renseignements fort utiles sur la défense des frontières autrichiennes.D'après l’état-major général, les Polonais allemands n’offrent pas de résistance à la marche des troupes russes, mais les autres civils allemands sc sont armés el tirent sur les Russes à travers des meurtrières pratiquées dans les murs do leurs maisons.LES ANGLAIS DONNENT LA CHASSE AUX AUTRICHIENS Londres, 17.— Une dépêche de Rome, à la compagnie d’Echange Télégraphique dit qu’on rapporte d’Ancône que quatre vaisseaux anglais ont poursuivi les croiseurs autrichiens “Aurora” et “Szigetvar" qui bloquaient Antivari.Les navires autrichiens ont été poursuivis jusqu'à ce qu’ils sc réfugient à la baie de la station navale de Paula.OU EST LA FLOTTE AUTRICHIENNE?Rome, 17.—- On ne sait pas graiid’chose de la flotte autrichienne, mais on croit que craignant la grande supériorité des vaisseaux anglo-français, clic s’est retirée dans le nord de l’Adriatique, sous la protection des canons de Paula.Londres, 17.— 12.10.— Aucune nouvelle n’a été reçue ici, confirmant les succès do la flotte française, dans l'Adriatique, sur les navires de guerre autrichiens., ENGAGEMENT A MULHOUSE Londres, 17.— Le correspondant romain de l’agence Reuter expédie une dépêche reçue par !e “Giornale dTtalia" dans laquelle il est dit que les bicyclistes arrivant de Mulhouse disent qu’il vient de se produire, dans le voisinage de cette ville, un engagement entre Allemands et Français et que ces derniers ont été victorieux.Le correspondant ajoute qu’il est impossible de faire confirmer la nouvelle.EN- Londres, 17.— 2.15 p.m.— Une dépêche d’Amsterdam, à la “Central News”, dit que le capitaine du navire hollandais “Epsilon” rapporte avoir vu un dradnought allemand dans le port de Trondhiem.Les tuyaux de ce vaisseau de guerre étaient brisés et les côtés de cuirasse étaient percés de trous causés par des obus.LES TURCS CONTRE LES GRECS Londres, 17.— 3.10 p.m.— Les dépêches officielles disent que la Grece est informée que les troupes turques traversent le territoire bulgare et marchent dans la direction de la Grèce.Le gouvernement hellénique à la suite de ces rapports, a prévenu la Turquie que si la nouvelle est confirmée, il prendra im-im diatement des mesures navales et militaires pour y lépoiu.e, GUILLAUME AUX AVANT-POSTES Berne, Suisse, 17.— L’empereur Guillaume a quitté Berlin pour les avant-postes, peu après minuit, hier soir.MARCONI EST PATRIOTE Rome (yià Paris, 17, 4.35 A.M.) — Marconi, inventeur de la télégraphie sans fil, a écrit à ses amis de Home, disant qu’il va retourner en Italie pour offrir à son pay toute l’aide qu’il peut lui donner—son bras oc ses connaissances scientifiques, suivant ce dont on aura le plus besoin.AIGLE PRUSSIEN A PARIS Paris, 17 (10.55, matin).— Le premier aigle enlevé aux années prussiennes, flotte aujourd’hui, au minis-tère de la guerre.Le drapeau qui est rouge et noir avec un angle prussien au milieu, appartenait au régiment 132 de l'infanterie de la basse Alsace.Il fut capturé lors de (’engagement de Sainte-Marie-aux-Mines.C’est vu dixième bataillon des carabiniers français, que revient l'honneur de l’avoir pris.Il fut apporté à Paris hier soir par le colonel Marcel Serret, autrefois attaché militaire à Berlin.BELGRADE EN FEU Nish, Serbie, 17.—Une partie de la ville de Belgrade a été détruite par un incendie allumé par le bombarda-ment des Autrichiens.500 ALLEMANDS PRIS Paris, 17.—Le ministère de In Guerre annonce aujourd'hui qui les troupes françaises ont occupé la hauteur importante de Donon où elles sc sont emparées de cinq '-cnls Allemands, ue pic de Donon est dans les Vosges du Nord.CARREL A L’ARMÉE (Spéciale au " Devoir ”.) Paris, 17.—Le Dr Alexis Car-rel, l’éminent chirurgien français de l’Institut Rockefeller, de New-York, qui a reçu le prix Nobel, en 1912, est rendu au front de l’armée française en qualité de chirurgien. LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI.17 AOUT 1914 VOL.V.— No.192 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROUE ET LE UOMDE LA CHAPELLE DE LA REPARATION Apres les belles journées des 12 et 26 juillet qui réunirent 2.400 et 3,000 personnes faisant cortège au Dieu Roi de l'Hostie dans le bosquet d’érables de la Réparation, hier, la chapelle était bien petite pour recevoir toute la foule qui se pressait pour assister au baptême d’une fort jolie cloche qui a nom Pierre-Julien Ey-mard.Mgr E.Roy.V.G., P.A., officiait.Nous avons entendu un fort joli sermon donné par le R.P.Tardif, religieux du T.S.Sacrement, dont voici le pâle résumé: Le Roi de l’Hostie Jésus par la voix de la cloche va nous appeler lo à son banquet incomparable; 2o à adorer; 3o à le consoler pour toutes les amertumes dont il est abreuvé dans son sacrement.Et l’orateur termine par ces paroles: Monseigneur, comme il n’y a de voix autorisée dans l’Eglise que celie qui tient sa mission de l’autorité épiscopale, notre cloche n’attend donc pour rompre son silence que de recevoir de vous l’autorisation de parler; que vos bénédictions et vos onctions saintes en fassent un prédicateur éloquent et qu’une fois installée dans sa chaire aérienne, elle fasse vibrer tous les échos de ces appels réitérés: Venez, adorer, venez communier, venez réparer.Et toi, Pierre-Julien Eymard, sa che bien que celui dont tu portes le nom aimait à s’appeler le Jean Raptiste de l’Eucharistie et comme lel appeler les foules à l’Hostie.Voilà aussi ton rôle.Puisses-tu t’en acquitter toujours avec succès.A la voix du fils de Zacharie, le peuple juif quittait ses villes et ses villages, et se portait en foule sur les rives du Jourdain, demandant pardon pour ses péchés et ceux de la nation.Qu’à ta voix, l’on voie aussi accourir ici sur les rives du Saint-Laurent nos populations de Montréal et des alentours venant implorer pour eux, leurs familles, et le pays tout entier pardon et miséricorde.J’ai encore quelque chose à te demander, après quoi je termine.Dès que lu seras arrivée là haut, je désire qu’avant toute chose tu sonnes une longue et triomphante volée de gratitude pour le bien-aimé et obligeant prélat qui va te bénir; pour la vénérée Mlle de la Rousselière, fondatrice de ce sanctuaire et aujourd’hui digne fille du Carmel; pour son excellente soeur et collaboratrice Mme Brisset des Nos dont les restes vénérés reposent ici; pour tous les amis et bienfaiteurs de la “Réparation”; pour les généreux donateurs dont tu es le magnifique cadeau; pour les distingués parrains et marraines qui te patronnent; pour toux ceux qui ont concouru aux apprêts de ton baptême, enfin pour tout ce peuple qui t’admire et est avide de t’entendre.“Viri ad vos rlamito; audite me quoniam de ma-gnis rebus locutura sum:” Hommes, ' est a vous que cette cloche va parer; écoutez-la bien parce qu’elle va vous dire de grandes choses.l’uis les parrains et les marraines nombreux et généreux vinrent porter leurs aumônes el sonner la cloche qui pendant plus d’une heure remplit de ces harmonieux et vibrants échos la chapelle el les alentours.Après un léger goûter sous les arbres dans la cour de la communauté, et les remerciements du directeur de la Réparation, tous revinrent joyeux d’avoir fait l’aumône au Dieu de I Hostie qui doit être, comme l’a dit le Vénérable P.Pierre-Julien Eymard “le premier pauvre dont on doit prendre soin.” Demain, mardi, aura lieu ce pèlerinage annuel des malades qui comme autrefois viennent demander à Jésus leur guérison, et dimanche prochain, 23 août, a 3 hrs p.m., aura lieu la procession du T.S.Sacrement et la jolie cloche chantera les louanges du Maître pendant que l’on se promènera dans les allées du bocage.LES ARTISANS EN CONVENTION Célébration de la fête patronale des Artisans hier.— Procession superbe, messe imposante en l’église du Saint-Enfant-Jésus du Mile-End.— Banquet.UN MONUMENT AU SACRE-COEUR (De notre correspondant i Québec, 17.— Sou Eminence Je Cardinal Bégin a présidé, hier après-midi, l’inauguration et la bénédiction d’un monument au Sacré Coeur au Château Richer.Son Emi nenco était assistée pour la cérémo-nic de M.1 abbé S.Rélanger, curé tie Saint-Louis tic Courvilïe, et de M.l’abbé L.Marcoux, supérieur du collège de Lévis.M.l’abbé Cyrille Gagnon, du séminaire de Québec, a donné le sermon de circonstance.Les Zouaves de Québec étaient présents à la cérémonie et firent escorte au Cardinal.Son, Eminence a continué ensuite à Saint-Joachim, ou elle passera quelques jours de repos.GRAND'MESSE POUR LA PAIX (Dp uotrr PorrMipondMiU Québec, 17.—Mercredi matin sera chantée à la basilique de cette ville, une grand'messe pour 1e rétablissement de la paix dans le monde par la victoire des armées anglaises et françaises.PELERINAGE AU CALVAIRE D’HUBERDEAU Le pèlerinage au calvaire d’Hu-berdcau organisé sous la présidence de Sa Grandeur Monseigneur Brunet, évêque de Mont Laurier, aura heu dimanche prochain, le 23 août.Le départ se fera à 6 heures 45, gare Moreau, avec arrêt à Montfort.Prix du passage ; Huberdeau : adultes, .?2.05 ; enfants, $1.06.Montfort ; adultes, $1.60 ; enfants, $0.80.Pour renseignements s'adresser aux Révérends Pères de la Compa-gnie de Marie, 100 rue Saint-Mauri- çt.Telephone Maiu 4100.La Convention Générale de la Société des Artisans Canadiens-français, s’est ouverte avec éclat hier par la grandiose célébration de la fête patronale de la société.Il y eut d’abord une procession suivie d’une imposante messe pontificale à l’église du Saint-Enfant-Jésus du Mile-End.Vint ensuite le trente-sixième banquet annuel de la société avec son complément de discours sur ta société.LA PROCESSION Vers les dix heures de l’avant-midi commença à se dérouler la magnifique et longue procession des succursales, toute significative de la robuste vitalité de cette société mutuelle des Artisans.Un grand nombre de maisons avaient été décorées et pavoisées pour la circonstance et les drapeaux nationaux claquaient au vent un peu partout.La procession partit du coin des rues Rachel et Parc Lafontaine et défila au son des fanfares par les rues Christophe-Colomb, Mont-Royal, Villeneuve, Clarke, Fair-mount, et Saint-Laurent jusqu’à l’église Saint-Enfant-Jésus.Un détachement de police montée ouvrait la marche; venaient ensuite les Zouaves de Saint-Louis du Mile-End, et plus de cinquante succursales des Artisans.Six fanfares mettaient de l’entrain au défilé.Plusieurs garde militaires étaient parsemées dans la longue procession de près de cinq mille personnes.Au bout du cortège se trouvaient l’exécutif de la société, le conseil général, les invités et les délégués.LA MESSE A onze heures et quart eut lieu dans l’église Saint-Enfant-Jésus une grand’messe solennelle, célébrée par Mgr Lepailleur, aumônier-général des Artisans, assisté de MM.les abbés Lajeunesse et Quesnel.Sa Grandeur Mgr Bruchési, premier aumônier des Artisans, était au trône assisté de MM.les curés Morin ci Dubuc.Plusieurs prêtres faisaient partie du cortège qui accompagnait Mgr l’Archevêque.L’église était resplendissante de décorations.D’innombrables bande-rolles et drapeaux tombaient en festons de la belle voûte.Un superbe bain bénit de sept pieds de hauteur, à plusieurs étages se trouvait près de l’autel.Autour du choeur se rangèrent les dignitaires de la société tandis que la nef s’emplissait des sociétaires.Une profusion de lumières électriques jetait une douce lumière sur ce spectacle imposant et faisait briller de splendides reflets les nombreux drapeaux des succursales tendues des tribunes qui surplombent le choeur.La cérémonie de la bénédiction du “pain-bénit” faite par Sa Grandeur Mgr Bruchési précéda la messe solennelle durant laquelle se fit la distribution si évocatrice de souvenirs lointains de l’antique painl-bénit avec lequel les fidèles se signaient.Les belles cérémonies de la liturgie catholique se déroulèrent au milieu du beau chant dont le Dr Verschelden avait la direction.M.Ernest Langlois touchait l’orgue.Au milieu de la messe descendit sur la foule pieuse la bénédiction apostolique donnée par le premier pasteur de l’archidio-cèse.LE SERMON Le sermon de circonstance a été fait par M.l’abbé Noël Fauteux, vicaire de la paroisse et ancien professeur de rhétorique du séminaire de Sainte-Thérèse.En voici un pâle résumé, Messeigneurs, Mes Frères, C’est vraiment une fête nationale que celle d’aujourd’hui.Voici réunis dans ce temple les représentants de 40,000 Canadiens-français, qui, d'après les règlement de la société,'sont des catholiques pratiquants, des hommes honnêtes, sobres, travailleurs, des patriotes dévoués à loutes U-s causes de la nation.Deux circonstances ajoutent a cette fête un éclat nouveau et lui donnent son caractère propre: D’abord la présence de Monseigneur l'Archevêque de Montréal, ensuite le lieu même de la convention, c’est-à-dire la paroisse de l'aumônier général qui vient d'être honoré par le Souverain Pontife d’une marque toute spéciale de confiance et d’affection à cause de son dévouement aux oeuvres sociales.Ceci doit nous convaincre de l'attention que l’Eglise porte aux oeu vres qui sauvegardent les intérêts même temporels de l’individu et de la famille.Comment pourrait-elle s’en désintéresser?Ces oeuvres sont nées de sa doctrine et de son esprit.Toutes ces associations d’assistance mutuelle dont notre temps est, à bon droit, si fier, ne sont, sous des noms nouveaux, que la reproduction de choses très anciennes duos à l’initiative de l’Eglise.La mutualité est aussi vieille que l’Evangile.-L’orateur fait à grands traits l’histoire des confréries ouvrières, qui du IVe au XVlIle siècle, ont protégé le travailleur européen.Ces confréries ou corporations ouvrières étaient fie véritables mutualités avec statuts, droit d’entrée, cotisation annuelle, bureau d’administration, etc.La révolution, par haine de l’Eglise, les a détruiies, mais nos pères ont implanté sur nos bords la imilualité chrétienne (pii pousse des racines profondes parce qu’elic trouve un soi tout imprégné de foi.La vraie mutuelle ne peut grandir autrement parce que la raison de son existence c’est la foi nr jour ci je jouis d’une santé parfaite.” OLORGF.WALKER.âOc la boite, fi pour Ï2.S0 ; 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Codes r l*10«rnphia\iff estorn^T'i PnjV.F.rf “Yrrab” LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Proctireur (ce Barque Ottawa, 221 rue St-Jacquei _________Chambre 44.Montréal Boite Postal.- '¦sç; _ x,|rr5^, télégraphiqua Té! Montréal”.T L’Allemagne, suivant l’exemple de I Angleterre et de la France, a accusé réception de l’offre de bons offices faite par le président Wilson.La Russie n’a pas encore donné de réponse.M.J.P.Morgan a renoncé à faire ï la France l’emprunt projeté, par îuite de l’attitude du gouvernement jmericain.La presse japonaise considère raisonnables les demandes formulées dans l’ultimatum envoyé à l’Allema-?ne.Un grand nombre de travailleurs ¦privent aujourd’hui à New-York de ’Europe, qu’ils ont quittée après la ieclaration de la guerre.On rapporte que le Tsar, l’impé-¦atrice et le prince héritier sont paris pour Moscou.De Nish on mande que Belgrade a ité incendié par le bombardement.Le comte Buelow a pris le com-nandement du 2ème corps d’armée lutrichiens; une dépêche ultérieure mnonçait qu’il était mort.L Italie, pour démontrer combien lie entend rester neutre, a retiré les troupes de Scutari, en Albani.A Monaco, le Prince Albert a or-lonné l’expulsion des Allemands e( les Autrichiens.^ Le “Leipzic” ajeté l’ancre à San-'rancisco au large duquel il croisait epuis quelque temps, et a demandé a permission de communiquer avec a consul allemand en cette ville.LES IMPOTS Ottawa, 17.— La session s'ouvre demain.Pas de cérémonial mondain, connue c est l’habitude.L’ouverture sera très simple.Après in lecture du bref discours du trône, par le duc de Connaught, les députés retourneront aux Communes, où la Chambre commencera immédiatement ses travaux.MM.Sutherland, député ontarien, et 1).O.Les-pérance, député de Montmagny, se- Les Français,après une journée entière de combat, mettent les Allemands en fuite.- Bombes sur la ville (Spéciale au “ Devoir ”.) Londres, 17.—5.30 a.m.—Le correspondant du “ Times ” à Namur, Belgique, qui a été témoin d’un engagement à Dinant, samedi, dit • “ La bataille a duré toute une journée et s’est composée de deux sections : la première a duré du matin jusqu’à deux heures après-midi, la seconde a occupé le reste de l’après-midi.De bonne heure le matin, les Allemands prirent posession d'une partie de Dinant, sur la rive gauche de la Meuse, et un régiment d’infanterie française avança du sud au nord et occupa l’autre côté de la ville.Dès lors, les escarmouches comencèrent entre les deux forces ront le proposeur et le secondeur de l’adresse en réponse au discours [ ennemies et se prolongèrent pendant y «.; fi ~ , • tmito la matinAo du trône.II y a eu modification du programmé originaire, sur ce point.MM.Borden et Laurier devaient être les deu’X seuls orateurs On pense que, d’après la nouvelle entente, le ministère a l’intention de limiter si possible la série des discours à ceux de MM.Sutherland, Lespérance, Laurier et Borden.Mais M.W.F.McLean, du “World”, de Toronto, a annoncé sa détermination catégorique de faire, lui aussi, un discours de quelque étendue.Si M.McLean le fait, il n’y a pas de raison pour que d’autres ne suivent pas son exemple.D'autant que plusieurs députer,, des deux côtés de la Chambre, ne demandent pas mieux mie de traduire leur loyalisme en discours nombreux.et uniformes.Il est donc possible que le débat sur le discours du trône soit plus long qu’on ne le prévoyait la semaine dernière.Pour le reste, le programme de la session de guerre ne semble pas modifié, sauf que le gouvernement annonce son intention de se faire conférer, pour le temps de la guerre, entre autres pouvoirs extraordinaires, celui de prolonger les termes de paiement, en maints cas.s’il le croit opportun.Les fonctionnaires du ministère des Finances ont pratiquement terminé la préparation de la liste des impôts spéciaux recouvrables des contribuables pour les frais de la toute la matinée.“ L'après-midi, l'affaire prit la forme d’un engagement d’artillerie.L’infanterie française retraita dans les bois qui se trouvent à quatre milles de la rivière.L’artillerie se chargea alors de la bataille.Au même moment, un régiment d'infanterie française venant de Houx, au sud de Namur, se jeta sur les Allemands qui occupaient la ville et, aidé par l’artillerie, les en délogea.Alors, de trois heures jusqu’à six, les armées engagèrent un duel d’artillerie, au-dessus de la ville.Les Allemands reculaient petit à petit, mais constamment, et les Français avançaient lentement, mais toujours.Graduellement, les Allemands gagnèrent la route ue Han-sur-Resse, et l’infanterie et les chasseurs français leur donnèrent une rude chasse.Il est évident que l’artillerie française se montra supérieure à l’allemande.Le nombre des lues et des blessés doit être élevé.Les Allemands ont fait plusieurs tentatives pour détruire cette ville au moyen de bombes lancées par leurs aéroplanes.Vendredi, un aviateur a laissé tomber trois bombes en passant au-dessus de la ville à toute vitesse.L’une d’elles est tombée sur le trottoir du pont d’Omalius, blessant cinq hommes ; les autres bombes n’ont fait aucun dégàl.Samedi, une bombe a frappé le toit de la gare du chemin de fer et a blessé un homme ; les dégâts ont été insignifiants.Sept bombes, lancées ailleurs, n’ont pas explosé.” ' LES ALLEMANDS REPOUSSES SUR ROCHEFORT Le correspondant du “ Times ”, à Namur, décrivant le plan de bataille de Dinant, samedi, où, dit-il, les Français défirent les Allemands et les cbasèrent de la place, déclare ; “ Le plan général de Tarmée" française semble avoir été de chasser les Allemands de Dinant, après leur avoir permis d’y entrer et ensuite de les repousser vers Rochefort, ville située à 2G milles au sud de Huy.,1e crois qu’ils ont réussi ce double objectif.C’était un spectacle magnifique que de voir s’avancer les chasseurs français ressemblant à un vol serré d’oiseaux sur le champ jaune.” SUR LE CHAMP D’HAELEN SPECTACLE TERRIFIANT.NTERS EXTENUES.VILLAGE DETRUIT.— LES PRISON- guerre actuelle.Us seront breux et assez lourds.Car drn que le gouvernement d’ici à peu de mois, les 75 millions nécessaires pour penses occasionnées par la pation du Canada à la guerre actuelle.Le contribuable canadien aura un avant-goût de la situation que les impôts de guerre ei d’armement font aux différents peuples d’Europe.nom-i! fau-trouve.ou 100 les dé-parlici- MGR MATHIEU RETOUR D’EUROPE Devoir”) Iles de ses maisons sont percées de __ 5.30 a.m._____ Le balles.U reste à peine quelques vi- du “Daily Mail” dé-jtres intactes.Le clocher de l’égli-au-de sus du champ' se est décapité et l’horloge de l’hô-Diest, Belgique.l!;*el de ville crevee.Comme je passais au-dessus du champ de bataille, un biplan allemand a tourbillonné près de nous comme un corbeau cherchant d’autres victimes.Plus tard, ,ie visitai les prisons de Bruges où l’on détient quatre cents Allemands, Ja- (Spécial au Londres, 17.— correspondant crit un voyage | de bataille de , dit : j “,1c me rappelle surtout une éten-jdue brune de guérets d’un huitième de mille de long qui est la tombe de 1,200 Allemands tombés dans l’engagement de mercredi.Tout le long d’autres de la prairie, on voit d’autres tom-, ., ., * ’ - - - ¦ a]]e_ I mais avant, je ne vis dormir des (De notre correspondant) Québec, 17.— S.G.Mgr O.-E.Mathieu, évêque de Régina, est revenu hier de son voyage “ad limina", à Rome, sur le “Virginian” de la ligne Allan.Sa Grandeur est l'hote du séminaire de Québec où Elle passera quelques jours et partira à la fin de la semaine pour retourner dans sa ville épiscopale après une absence de quatre mois.Après avoir rempli le but principal de sa visite sur le continent européen, Mgr Mathieu a visité les principales villes européennes et se trouvait en France lorsque la guerre a éclaté.“Nous nous sommes hâtés”, dit-il, “de rentrer à Paris et de traverser en Angleterre lorsque fui annoncée la rupture des négociations diplomatiques.L’excitation considérable qui prévalait partout faisait peine à voir.Les étrangers surtoul étaient en proie à une vive inquiétude et on lisait sur les figures de tous les gens des marques profondes d’anxiété.11 .V.avait encombrement sur toutes les lignes de transport où nombre de millionnaires se comptaient heureux de faire la traversée en troisième classe pour s’éloigner du théâtre des hostilités.Nous avons été heureux d’obtenir rapidement des eabines de première sur le “Virginian” peu après notre arrivée à Londres.Des étrangers qui se trouvaient en Allemagne lorsque la guerre a été déclarée ont dû abandonner leurs malles dans leur précipitation à degagner la France ou plusieurs ne sont revenus qu’après beaucoup de difficultés.” L’cyêque de Régina assistait au congrès de Lourdes qui fut, dit-il, l'une des plus grandioses manifestations de foi dans les annales de l'église catholique.Mgr Mathieu est revenu accompagné de son secrétaire H.l’abbé Zéphir Marois.-*.__ bes: quelques-unes de soldats mands, quelques-unes de Belges et d’autres de chevaux.“Quand j’atteignis l’endroit, des paysans, armés de longs boyaux travaillaient encore à l'inhumation.Le champ de bataille a à peu près trois milles de long, le village de Haelen étant au bout.Ce hameau n’est plus qu’une ruine; les murait- hommes comme dormaient ceux-là.fis étaient couchés dans des tuyaux, épuisés nar sejM jours et six nuits de combat presque continu.Ces prisonniers ne sont pas des lâches.Us ne se rendirent que lorsqu’ils ne pouvaient rien faire.Ce sont les victimes du svstème militaire allemand oui enlève aux soldats toute initiative.” L’AUTRICHE CONTRE L’ITALIE r—- MORT ETRANGE (I>« notre eorvespondnrtl Ottawa, 17.— Joseph P.Brady, demeurant 03 rue Water Est mort ce matin vers les deux heures dos suites d un accident de voiture alors qu’il revenait d'un pique-nique à Temple-ton Ouest samedi soir dernier en compagnie d’un ami du nom de Car-rirr.Ce dernier a disparu depuis samedi dernier et le père de la victime croit (jue son fils a succombé à des blessures reçues au cours d’une rixe entre les neuf amis.La police esl a faire une enquête.On n’a pas encore retarouvé le jeune Carrier.DESASTREUX INCENDIE (De notre, correspondant) Ottawa, 17.— Un incendie qui a éclaté à minuit celte nuit a détruit une étable, angle des rues Gloucester, et Lyon, et treize chevaux appartenant à la City Cartage Company ont été brûlés à mort.Les dommages sont évalués à environ six mille piastres.Rome, 17.—Les hauts fonctionnaires du gouvernement s’attendent à ce que 1 Autriche déclare prochainement la guerre à lYtalie.L'ITALIE SE RETIRE DE SCUTARI Rome, t(i, (via Paris, 17, 8.20 A.M.) —La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et l’Autriche ayant rappelé les détachements de troupes qu’elles avaient à Scutari, i'Italie a également retiré les cinq cents soldats qu'elle maintenait là.On considère cela comme une nouvelle preuve de la péninsule à l’intention d’observer la plus stricte neutralité.POUR PROTESTER CONTRE L’ATTITUDE DU JAPON (Service de la Presse Associée) Washington, 17.— Une résolution demandant au secrétaire d’Etat de protester contre l’intention manifeslée par le Japon de s’emparer du territoire allemand de Kiau-Chau, Chine, a été présentée ce matin au Congrès par le représentant Britten de l’Illinois.L’ADRIATIQUE j BALAYÉE I Londres, 17, (3.35 p.m.) — ?Au bureau de renseignements | établi par le gouvernement i anglais, on déclare ce matin ; j "La flotte française de ta j 'Méditerranée a fait un balai/- S âge en règle de la mer Adria- j tique jusqu'à Cattaro.T’n pe- { fit croiseur autrichien jau- ?géant 2,363 tonnes, a été cou- ! lé.” { ____________________ J POSTE DE T.F.ATTAQUE Ottawa, 17.— Une dépêche du Sault Sainte-Marie au ministère de la Milice dit que l’on a ce matin attaqué le poste de T.S.F.Quatre sentinelles Ont fait feu sur les maraudeurs qu’elles ont poursuivis jusque dans les bois.La dépêche ne donne aucun autre détail.LE CONGRES DE L’ALLIANCE NATIONALE L'Alliance Nationale, après sa jolie fête d’hier, à Joliette, dont nous donnons ailleurs le compte-rendu, a ouvert son Ilètne congres, à 9 heures ce matin, à la salle de l’Assistance Publique, 340 rue Lagauchetière est.Monseigneur Bruchési a assisté à l’ouverture officielle de ce congrès.Ajourné vers midi, le congrès tiendra deux autres séances: l’une cet après-midi, de 2 heures à 6 heures, et l’autre ce soir, de 8 heures à 11 heures.Tous les rapports des officiers généraux seront lus au Conseil Général, el plusieurs projets d'amendements aux statuts seront étudiés au cours de ces séances.HUERTA SE REND EN ESPAGNE DANS LE BESOIN EPILOGUE DU COUP DE FEU DE LA SENTINELLE/- HOCTEN N’EST PAS DANS LES FERS.pour sa Mme Corbeil, femme de l’ouvrier blessé par une balle tirée lors de la poursuite du réserviste Notter par les sentinelles de l’arsenal de la rue Craig, est venue demander aux autorités de l'arsenal de l'aide famille.M.Corbeil esl au lit à la suite de son accident et ses six enfants sont dans le besoin.Les autorité* militaires de l’arsenal n’ont pu rien faire pour soulager le sort de cette famille.Or, a renvoyé Mme Coroeil à l’Assistance municipale.Le sergent Hooten n’est pas dans les fers comme Fannonçait un journal du matin.11 est détenu dans une salle de l'arsenal et garde à vue seulement.Un autre démenti officiel aux journaux à sensation du matin est - , | apporté parles autorités militaires Londres, 17.— Victoriano Huer qui nient que l’on ait enlevé aux ta.ancien président du Mexique, ac-j sentinelles leurs munitions de gucr-compagné du général Blanquet, qui rc.du était ministre de la Guerre dans son cabinet, est arrivé à Bristol, dimanche.par le navire “Patia”, de la Jamaïque.Il continuera son voyage vers l'Espagne, aujourd’hui.Un officier de l’arsenal dit qu'il n’est pas prudent de livrer à renne-mi des renseignements de ce genre, vrais ou faux.A LA COUR DU RECORDER LE “ VIRGINIAN ’ Un nommé Thomas Mair a été condamné à trois mois de prison,par le recorder Semple, pour avoir mendié sans permis.Le “Virginian”, parti de Liverpool le 8 courant, est arrivé sain et sauf dans notre port aujourd'hui, sous le commandement du capitaine Rennie.LE TRIBUNAL MILITAIRE QUI DOIT FAIRE UNE ENQUETE SUR LA CONDUITE DU SERGENT HOOTEN MENT.SIEGERA INCESSAM- LA PEINE APPLICABLE L’enquête militaire sur la cqnduite du sergent Hooten, qui a tué d’un coup de fusil, vendredi après-midi, le réserviste français Notter, aura lieu cet après-midi selon toutes les probabilités.C’est à la suite de cette enquête que Hooten sera traduit devant la cour martiale si la cour militaire d’enquête juge'à propos de ne pas remettre le sergent Hooten entre les mains de la loi civile.“Vu qu Hooten était engagé régulièrement et recevait la solde militaire, il est presque certain qu’il passera devant la cour martiale”, a confié au représentant du “Devoir” quelqu’un des bureaux de la milice.Hooten serait passible de la peine capitale et serait passé par les armes s’il était trouvé coupable de grave inconduite au regard des règlements de la milice, a-t-on ajouté.Les autorités supérieures de la milice à Montréal avaient consigné leur porte aux journalistes ce matin et il a été impossible de savoir les derniers ordres arrivés d’Ottawa à propas du cas du sergent Hooten.CHEZ LE CORONER Lne enquête a été tenue, cet avant-midi, dans le cas de M.Adélard Cartier.Le verdict a été qu’il n'v a pas eu de crime lors de l’accident dont fut victime le défunt.On se rappelle que M.Cartier, travaillant dans les cours de la compagnie de tramways Southern and Counties, à Saint-Lambert, s’était affreusement brûlé, mardi dernier, en touchant par mégarde un hl chargé d'électricité.Transporté aussitôt à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, le malheureux expirait vendredi.M.L.J.RIVET, CHEVALIER Québec, 17.—M.L.J.Rivet, de l’agence des voyages Hone et Rivet, qui a organisé le pèlerinage canadien au congrès de Lourdes, a été fait chevalier de l’ordre du Saint-Sépulcre, par Sa Sainteté Pie X.M.Rivet était à Lourdes lorsque lui est parvenue la nouvelle de la dignité que venait de lui conférer le Saint-Père et a été chaleureusement félicité par les pèlerins canadiens qu’il accompagne.llHlrtfr m Angle Sainte-Catherine et Montcalm OCCASIONS SPÉCIALES Sacoches en argent maillées, différents styles.Prix régulier $3.00, pour.Camisoles pour Dames, en Coton tricoté, manches courtes ou sans manches.Régulier 40c, pour.$1.98 19c PHARMACIE Lecours et Lanctôt 310 STE-CATHERINE EST Coin Sain-Denis, Montréal i Téléphone Est 4603-833-2779 Aux Amateurs de Photographie nous signalons un important rayon de notre pharmacie : celui de la Photographie pour amateurs.D’ici à quelque temps cet espace sera consacré à la description des appareils que nous offrons.Brownie No 1.Photo.214 x 214 pouces.81.00 Brownie No 2.Photo.2y4 x 3% pouces.$2.00 Brownie No 2A.Photo.2>4 x 4(4 pouces.$3.00 Brownie No 3.Photo.314 x 4(4 pouces.$4.00 CATALOGUE EN FRANÇAIS gratis sur demande.Spécialité : Agrandissements, Impressions, etc., 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parler.ARRETE POUR TENTATIVE DE MEURTRE Un Russe, du nom de Gregory Za-rakuk, a été arrêté, ce matin, par l’agent Sullivan, du bureau du .grand connétable, sous l’accusation de tentative de meurtre sur la personne d’un de ses compatriotes, du nom de John Lewis, en le frappant à coup de couteau.L’affaire se serait passée, il y a une semaine, au coin de la rue de Montigi y et de l’avenue de l’Hôtel-de-Vilfe, a la suite d’une querelle dans une salle de billard.POUR VENIR*EN AIDE AU FRANÇAIS DE L’OUEST COMITE DF.SECOURS Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Tissus lavables Occasions pour réduire ce stock Rég.Shoting Oxford, qualité iorte et durable, dessins à rayures ou a carreaux, couleurs variées.Reg.15c et 18c.Spécial.'.Guingan à tabliers, carreaux assortis.Largeur de 40 pouces.18c pour.Crêpe, nouveaux dessins d’un après le lavage.Rég.18c pour.Foulard Alcazar ressemblant à la soie! 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résidence, venor et Victoria.! réal.Parson est décédé, à 3 samedi après-midi, à sa 118 rue Crescent, Mont- Lc feu s'est déclaré aux logements | porlant les Nos 4831 et 4833.L’alarme fut aussitôt sonnée et le chef, Moffatt arriva sur le théâtre de lin-; cendie accompagné des hommes de j sa brigade.Il a fallu aux pompiers ! une bonne demi-heure de travail I avant de pouvoir éteindre les flammes.Le chef Moffatt fst d’avis que ce ; sont des fils électriques, tel que nous le disons plus haut, qui ont été j cause de l'incendie.Le défunt, âgé de 72 ans, une épouse et deux enfants, et Georgian a.11 avait été à ploi de la Compagnie de la d’Hudson pendant 50 ans.laisse John l’em- Baie M.Joseph Hétu, domicilié 78, rue Saint-Christophe, s'est tué, cet avant-midi, en tombant à l’école King Edward, sise rue Esplanade.Le corps a été transporté à la morgue après l'accident.A LA POLICE Henry Provençal, accusé d'avoir vole une boite de collection appartenant à la Lroix Rouge, a vu renvoyer la plainte portée rontre lui.ce matin, en cours de police.Le Cnee Denisios Maoritis, accusé se d avoir blessé gravement un compati lote, au cours d’une rixe, same-di soir, proteste de son innocence.Enquête le 20.Henri 1364.BONNEVILLE, Emile, 1 William Bonneville, riveur ques, 1674.BLRUESS, Frank.44 ans, journalier, rue Notre-Dame.1662 Est.CARON, René, 3 ans, enfant Caron, agent de brasserie, rue 27».CHARLEBOIS, Henriette Laflamme, 70 ans, femme de J.B.Léonard t.narlebols, bourgeois, rue Garnier, 390.DKSROSIERS, L'imina Laure, 41 ans femme de Phi lias Desrosiers, briqueteur.rue Visitation, 169.DUPRAS, Armand, 1 an, enfant d’Armand Dupras, cordonnier, rue Notre-Dame, 1377 ouest.ETHIER, Joséphine Gibeau.76 ans, femme de Damase Ethicr, journalier, rue Beau-dry, 214.FORGET, Arthur, 9 ans, enfant de Char-ics Forget, menuisier, rue Demontignv.907 GERARD, Rose de Lima Botvin, 79 ans, veuve d’Eloi Gérard, cultivateur, rue Joliette, o69.GREEN, Lorette, 8 mois, enfant d’Ed-ward Green, contremaître, rue Laprairie.lao.’ GRAVEL, Abondius.38 rue Clarke, 3077.GUERIN, Aimé, 6 mois, enfant de J.Eml-letîS£r.1ÎÎLmsPecteur’ rue Bréboeuf, 337.H ER A KD, Georgette, 1 ans.enfant de Napoléon Herard, conducteur de train rue Beaudoin.118.JEAN, Jeanne, 11 mois, enfant dTrénéc •,e?“y™Htremattre, rue Casgrain, 3055.CACOMBE, Eeo, 5 mois, enfant d’Evnngé- ste I-Ocornbe, journalier, rue carrière.!)!>0.LACHAMBRE, Elmire Leclerc, 43 ans, femme d Edouard Lachambre, gérant, rue Mentana, 278.LACOSTE, Lorette, 1 an, enfant d’Arthur Lacoste, charretier, ru® Desery, il.LANTHIER, Jeannette, 8 ans] enfant d’E-mdr Eantnier, vansu-r.rue N.,u-< -Daim, 1299 ouest.t—^TREILLE, Simone, 6 mois, enfant d’Ar-thur l atreme, peintre, rue Saint-Dominique.1718.LEFEBVRE, Claire, 11 mois, enfant de J.tÏAi^r.\rilv”0V.c,ler’ n"’ Peloquin, 6290.v ÇF^EBVRE, Opale.3 mois, enfant •*“ Noel Lefebvre, b 1168.LEVESQUE, Alphée, 49 rue Manufacture, 261.MELOCHE, François Edouard, 56 ans.décorateur.rue Mance, 1631.MENARD, Napoléon, 5 ans, enfant d’Oli-3194 ^'tnarc“ J°nrn!*Rer, rue Saint-Urbain, OUIMET, Aurore, 21 ans, fille de Mcdé-rUnÂ),J.1m.Qv,)0.71' Saint-Laurent, 2798.POISSANT, Roland, 1 an, enfant d'Emile Poissant, ingénieur civil, rue Saint-André, PORLIER, Zéphirin, 73 ans, journalier, rue Saint-André.194.,.PLpUFFÈ, Joseph, 48 an», journalier, av.Coloniale.722.RAT MONO, Augustin, 82 ans, emplové civil.rue Sulot-Denis, 44.R/rar,i, 7 mois, enfant d’Ar-,hM?J!audXfor8!ron> r"° Masson, 2852.SALCIER, Guy, 2 mois, enfant d’Auré-neji Saucier, manufacturier, rue uelorimiei, /i ! .TAYLOR.Mary Canty, 40 Peter Taylor, voyageur de Saint-F-dounrd, 110.THEMIL.Rose Anna Hioux.19 ans, fem-ma t*p '1sfP8 Thcmil, journalier, rue Papineau, 257.boucher, rue Parfhenals, ans, journalier.ans.femme de commerce, rue
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