Le devoir, 24 juin 1914, mercredi 24 juin 1914
VOLUME V—No 146 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 24 JUIN, 1914 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 « UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA *• •• •• •• •• •• •• •• $1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .*2.00 iï'M’ Rédaction e \ t migration: 43 RUE s ;;ncent MO S £ ' ÇJ cr - *- = O g TELEPHONES li* ^ § ADMINISTRA 1ION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA BATAILLE CONTINUE On lira ailleurs la traduction des lettres qui viennent d’être échangées entre Mgr Latulippe et le premier ministre Whitney.Ces lettres appellent.quelques explications et de brefs commentaires.C’est à la demande d’amis du cabinet Whitney — et l’un d’eux très haut placé — qu’ont été engagées les négociations dont cette correspondance nous apporte le dénouement.Ces messieurs étaient fort ennuyés de la campagne qui se poursuit dans l’Ontario et qui menace de tourner contre le cabinet la presque totalité du vote français.Us dirent à certains Canadiens-français en vue: Il faut que cette question scolaire se règle, et ajoutèrent: Accepteriez-vous un règlement approuvé par Mgr Latulippe?— Certes, répondit-on, car l’on sait la douce énergie et le ferme patriotisme du vénérable missionnaire.Mgr Latulippe ne crut pas pouvoir se dérober devant l’ennuyeuse tâche qui se présentait; il ne crut pas pouvoir refuser cette occasion de travailler au reglement d’une question qui le préoccupe si viveifient.Il se rendit à Toronto et, après une première entrevue avec ceux qui avaient provoqué son intervention, il présenta au premier ministre Whitney un mémoire qui reproduisait en substance les propositions de règlement déjà faites par les commissions scolaires bilingues.Sir James ne fit que quelques observations sans importance et déclara qu’il ferait une réponse officielle aussitôt qu’il aurait pu consulter ses collègues.Cette réponse, elle vient d’être publiée et elle engage M.Rhéaume au même titre que M.Whitney.C’est un refus catégorique.Le département de l’Education ne veut pas du projet de règlement — et le cabinet appuie ce refus —•' parce qu’il contredit une résolution de la Chambre qui demande que l’anglais soit “la langue d’instruction et de communication entre maîtres et élèves, dans les écoles publiques et séparées de la province, excepté dans le cas où, dans l’opinion du dé-^ parlement de l’Education, la chose serait impossible parce que les élèves ne comprennent pas l’anglais.” On ne dit pas que le projet empêcherait les élèves d’acquérir une connaissance raisonnable de l’anglais — c’eût été absurde; on ne dit point qu’il est contraire au progrès général des enfants; on ne le condamne pas du point de vue pédagogique; on le condamne d’un point de vue purement politique: l’anglais doit être la seule langue d’enseignement et de communication dans les écoles fréquentées et maintenues par les Canadiens-français, à moins que la chose ne soit matériellement impossible, et aussi longtemps seulement que cette impossibilité subsistera.' “ On ne pouvait en termes plus nets exprimer la volonté de faire de l’école un instrument d’anglicisation, et donc de dénationalisation des petits Canadiens; (et, pour le dire en passant, il ne valait pas la peine de déranger un homme comme Mgr Latulippe pour lui signifier un pareil ultimatum).Mais cette volonté d’anglicisation explique ce qui serait autrement inexplicable: la persistance du gouvernement à maintenir un règlement contraire au bon sens, aux règles élémentaires de la pédagogie — un règlement condamné sur les points essentiels par ses propres inspecteurs.Et son attitude ne commande qu’une réponse.La bataille continue, on en veut à ce qui constitue l’essentiel de notre entité nationale, à notre langue, nous n’avons donc qu’à continuer le plus é nergiquement possible la résistance.Le premier droit d’un peuple, c’est de vivre; et son premier devoir, c’est de ne point consentir au suicide.* # * Il n’est pas mauvais que ces pièces d’une si brutale éloquence aient été publiées à la veille de la Saint-Jean-Baptiste.Elles montrent que l’heure n’est plus aux simples réjouissances, qu’il importe d’organiser partout la résistance à la dénationalisation.Nous entrons dans l’une des périodes critiques de notre histoire Il dépendra de nous qu’elle soit glorieuse et féconde.Prenons en ce jour de Saint-Jean-Baptiste la résolution de faire pleinement, virilement notre devoir.La véritable, la seule manière d’honorer comme il convient les ancêtres, c’est de continuer leur oeuvre.Orner HEROUX.ETATS-UNIS ETMEXIQUE M.E.J.Bell, un journaliste américain, qui a passé deux ans au Mexique, exerçant sa profession dans la capitale même, vient de publier à New York un livre plutôt sensationnel sur le problème mexicain.Quoiqu’il advienne de la médiation, prétend-il, il faudra que les Etats-Unis interviennent un jour ou l’autre.Si le problème mexicain est si complexe, c’est même la faute des Etats-Unis, ajoute-t-il, dont le gouvernement a été tantôt mal renseigné et tantôt inconscient de son dc-1 voir et de ses responsabilités.Il est vrai que M.Bell ne remonte pas très loin dans le passé.Son histoire commence en 1910, avec la célébration du centenaire de l’indépendance, alors que le régime Diaz commençait visiblement de crouler, la masse échappant à la maîtrise des quinze cents propriétaires qui jusque là l’avaient tenue en respect relatif, grâce aux méthodes de gouvernement de Diaz.Madero commençait son agitation en faveur du partage de la terre, qui enthousiasmait la foule.D’après M.Bell, jamais sentiment populaire ne s’arrêta sur un homme aussi peu préparé au rôle qu’il assumait.En • fait, ajoute-t-il, Madero fut aussi surpris de son succès que Diaz de sa chute.La déception populaire fut considérable.On voulait l’arpent le terre promis et c’est une cnose que Madero ne pouvait donner immédiatement.Le prestige de Madero périclita momentanément, et les anciens amis de Diaz en profitèrent pour susciter la révolte.A ce moment, M.Taft mobilisa cent mille hommes sur la frontière du Texas.Première erreur, dit M.Bell, qui ruina la confiance des niasses en Madero, au moment où il commençait à apprendre son métier et travaillait à l’accomplissement graduel de ses promesses.M.Bell rejette la plus grande partie de la responsabilité de cette erreur sur l’ambassadeur Wilson qui était préjugé contre Madero, s occupait trop d’intérêts privés, et constituait avec deux ou trois américains intéressés à la vente des armes au eMxique, une espèce d’Etat dans l’Etat.Il les tient même indirectement responsables du meurtre de Madero.L’intérêt de Huerta était sans doute de faire disparaître Madero, mais il eut préféré le voir hors du pays que de le faire tuer, et il eut accueilli favorablement une demande de sauf conduit de la part du représentant des Etats-Unis.Le moment d’intervenir, d’après M.Bell, c’était aussitôt après l’assassinat de Madero.Ce meurtre de l’ex-président causa beaucoup d’indignation Mexico même et si les soldats américains n’eussent pas été bienvenus du moins eussent-ils été tolérés et la victoire n’eut pas coûté cher.En somme, M.Bell dit clairement que l’attitude vacillante et illogique des Etats-Unis à l’égard du Mexique est l’oeuvre d’une coterie d’américains qui avait intérêt à em-brouillar la politique mexicaine pour la mieux exploiter.De Carranza et Villa, M.Bell n’a pas meilleure opinion que de Huerta.Leur parole ne vaut rien et si ie président Wilson veut réellement donner un peu de terre aux paysans mexicains, i! devra le faire lui-même.C’est dire que M.Bell ne croit pas à l’efficacité de la médiation actuelle même si elle aboutit.Il peut être sincère, mais il nous semble qu’il est trop optimiste.Est-ce parce qu’il ne considère le problème mexicain qu’au seul point de vue des avantages commerciaux à en retirer pour son pays ?La préoccupation dominante de son livre nous porte à le croire.Que la situation mexicaine soit compliquée et de solution extrêmement difficile, cela est indiscutable ; mais qu’elle soit au-dessus des forces des Mexicains cultivés, cela nous semble incroyable, à moins que le Mexique ne soit ce que le prétend M.B'11, un pays où tout est virtuellement à l’enchère.P.LAUZON.BILLET DU SOIF, LTRONIE DU CARDINAL Tous ceux qui ont vécu dans l’entourage du cardinal Bégin s’accordent à louer sa grande bonté et sa simplicité non moins remarquable.C’est, en effet, l’impression que l’on restent même sans pénétrer dans son intimité.Entre cette grande bonté et cette simplicité non moins grande, il y a place, cependant, pour une ironie très fine qu’un court entretien avec lui a été suffisant à nous faire discerner.C’était le jour de Vexcursion au Petit Cap, pendant le Congrès du Parler Français, Dans le tramway filant avec des soubresauts entre deux plaines vertes où un vent léger mettait des moires, les reporters accrochés à des courroies, interrogeaient, qui l’abbé de Ponche-ville, qui le vibrant archevêque de Saint-Iioniface, qui le poète Zidler.Et pendant que les interviewés répondaient par des coups de chapeau aux mouchoirs agités en signe de bienvenue aux portes des maisons qui dévalent des coteaux, nous inscrivions avec titubements d’hommes ivres des notes illisibles.Son bréviaire à cheval sur le pouce, Mgr Bégin nous observait, cependant qu’un sourire relevait imperceptiblement le coin de ses lèvres fines.—A votre tour, Monseigneur ?demanda l’un d'entre no'iis.—Oh ! moi, je n’ai rien à dire.Voyez-vous, je crois que les journalistes sont des pompiers.Et pendant que nous nous regardions, désolés que Sa Grandeur eût de notre style si triste opinion, celle-ci ajoutait avec un regard malin, impossible à rendre.Oui, oui, vous êtes des pompiers : vous pompez la nouvelle et vous la refoulez dans le public.Nous avons néanmoins persisté à croire que c’est au style plutôt qu’au procédé que s’appliquait le mot pompier.Louis BRETON.L’EXCLUSION DES COLONIAUX Une dépêche de Londres, datée d’hier, confirme ce que le Devoir disait, à propos de l’agitation qui se fait parmi les Indous, depuis quelque temps, autour du refus des colonies britanniques de laisser entrer chez elles des immigrants venus des différentes provinces de ITndoustan.A une récente assemblée, tenue à Londres même, sous la présidence d un Indou honoré d’un, titre impérial, sir Muncherjea Bhownag-gi ee, des protestataires ont accepté la proposition suivante : “Nous tous, gens originaires des Indes, nous désirons exprimer notre indignation profonde à l’endroit de l’attitude peu britannique du Canada, qui interdit l’entrée libre de nos compatriotes dans cette colonie; et nous remarquons avec alarme cette action, ainsi que l’action similaire des colonies britanniques en général, qui nient les droits ordinaires de citoyenneté aux sujets du roi aux Indes, action de nature à porter atteinte à l’unité fondamentale de l’Empire britannique-Cette assemblée est d’opinion que si les colonies persistent dans cette attitude, le gouvernement des Indes devra adopter des mesures de représailles, en interdisant l’admission des gens de ces colonies aux Indes et dans le service des Indes, et en imposant des restrictions effectives sur le commerce de ces colonies avec les Indes’’.Il appert que les Indous tiendront de pareilles réunions de protestations dans tout l’Empire ; la résolution adoptée à Londres ne serait que la première d’une série de textes destinés à faire réfléchir les politiques et les politiciens des colonies.Si les Indous, puissamment organisés, continuent leurs mouvements de protestations et leur agitation, chacun colonie britannique se trouvera menacée de représailles, pour ks mesures qu’elles auront toutes adoptées envers l’immigration in-doue.A force d’entendre dire par les Canadiens, les Sud-Africains, les Australiens: “Notre pays doit être fui me aux Indous”, i] ne sera pas étonnant d’entendre les Indous réclamer à leur tour: “L’Inde aux Indous!" Et le jour où ceux-ci entreprendront de mettre en pratique cette politique marquera le commencement d’une ère dangereuse pour l’Empire britannique.La résolution de Londres l’indique en termes catégoriques.G.P.AFFAIRES MUNICIPALES POINT INTERESSANT L’aviseur légal de la ville est appelé à donner un eopinion intéressante au sujet du règlement amendant le règlement No.432 concernant les permis ou les “licences”, comme on dit en jargon municipal.On lit à la section quatre de l’amendement : “Toute personne licenciée comme susdit (commerçant de chiens ou de pigeons) sera tenue : “lo.—De placer et garder constamment à l’extérieur et sur la devanture de son magasin ou place d’affaires une enseigne portant en lettres peintes, bien visibles, en français ou en anglais, son nom, son genre d’occupation”.M.Lapointe, qui est le père de cet amendement, croit que la ville n’a pas le droit de forcer les propriétaires à indiquer leur occupation dans les deux langues.Il suffit d’ailleurs, dit-il, qu’ils le fassent dans une langue ou dans l’autre.Il s’agit de renseigner la police et la police comprend l’anglais aussi bien que le français.M.Ménard est d'avis, au contraire, que l’on peut et que l’on doit forcer les tenanciers de pareilles boutiques à se servir du français et de l’anglais.Les deux langues sont officielles, et si l’anglais est souvent aussi employé que le français dans le commerce, cela n’empêche pas les citoyens de langue française d’être les plus nombreux ici.Comme il s’agit d’une mesure de police, il est important de prendre toute les mesures nécessaires pour permettre aux propriétaires de pigeons et de chiens, qui ont perdu ou à qui on a volé une de ces bêtes, de savoir chez qui elle se pourrait trouver.Pour faciliter les recherches du propriétaire, il serait désirable d’exiger toutes les langues parlées à Montréal, mais comme cela serait impraticable il n’est que juste d’exiger les deux langues officielles.M.Lapointe, en hoi .me habile, qui ne veut pas être battu a cru à propos de jeter des doutes sur la compétence de la ville, à édicter pareils règlements et voilà pourquoi, M.Laurendeau est consulté à ce propos.Si celui-ci donne raison à M.Ménard, cela pourra entraîner des développements très intéressants.ZELE A PROPAGER Nous avons constaté, non, sans nous amuser, l’empressement mis par les employés de la ville à combler les ornières laissées dans le mol “tar-via” du Champ de Mars par les larges roues des voitures du service des incendies, hier après-midi, après la parade devant le maire.Le travail qui a déjà causé tant d’ennuis aux ingénieurs a été exécuté par la ville.Le moindre rayon de soleil le réduit en une sorte de beurre noir et gluant qui s’attache au talon et menace d’enliser le passant.On a donc bien fait d’agir aussi promptement, mais pourquoi ne met-on pas le même louable empressement à réparer toutes les ornières qui sont faites ici et là ou plutôt partout, dans les rues, par les tramways ou les camions à vapeur, avec roues de fer, comme on tolère qu’il en circule dans les rues?Que le zèle de la voirie n’ait pas pour limites celle du Champ de Mars.L.D.- ¦ | ni —- I FÏTRQ ANNIVERSAIRES Un journal du matin offre ses meilleurs souhaits de fête à M.R.L.Borden, ce matin, à l’occasion de son soixantième anniversaire de naissance, dit-il.Le Canadian Parliamentary Guide de 1854 dit que M.Borden est né à Grand-Pré, Nouvelle-Ecosse, le 26 juin 1914.Il aura donc 60 ans révolus, vendredi prochain.M.Laurier, lui, est né à Saint-Lin, dans l’Assomption, le 20 novembre 1841.Il a donc eu 72 ans révolus à son dernier anniversaire.Le premier-ministre de l’Ontario, M.Whitney, est un de ses contemporains ; il naquit à Williamsburgh, Ontario, le 2 octobre 1843.Il aura 71 ans révolus, au prochain anniversaire.Son collègue à la Législature ontarienne, M.Rowell, est beaucoup plus jeune que lui.Le chef de l’opposition ontarienne naquit à London, Ontario, le 1 novembre 1867.Il aura donc 47 ans révolus à la Toussaint 1914.M.Gouin, le premier-ministre du Québec, naquit aux Grondines, dans le comté de Portneuf, le 19 mars 1861.Il a eu 53 ans accomplis, il v a quelques mois.M.Tellier, le chef de l’opposition québécoise, naquit à Sainte-Mélanie, dans le comté de Joliette, à peine un an avant M.Gouin, le 15 janvier 1860.Il a 54 ans révolus.Tous les deux sont en pleine vigueur.POUR LA MILICE CANADIENNE A une assemblée libérale tenue à Lachute, hier soir, des orateurs ont blâmé le ministère Borden de sa politique militaire et de sa politique navale.M.Lemieux a reproché au ministre de la milice, M.Hughes, les dépenses exagérées qu’il a faites dans son service.“C’est trop,” dit M.Lemieux.M.Lemieux a raison, c’est tijpp.Mais M.Lemieux aurait deux fois plus raison de reprocher de telles dépenses au ministère Borden, si l’ancien ministre des postes n’avait fait partie d’un ministère qui, grâce à sir Frederick Borden, laissa monter de 3 millions à 8 millions le budget annuel de la milice, en une douzaine d’années.Au chapitre des dépenses exagérées pour fins militaires, les deux partis sont donc également coupables .M.Fisher, lui, a reproché au ministère la formation d’une réserve navale.Il est certain que M.Borden et ses collègues ont posé, dans rétablissement d’un service de volontaires qui devront aller se battre sur les navires de la marine impériale, s’ils y sont appelés, un principe faux et attentatoire à l’autonomie canadienne.Mais, après avoir protesté contre la formation de ce service, les députés libéraux, aux Communes, ont laissé la Chambre voter à l’unanimité les sommes d’argent requises pour ce nouveau service.Et le ministère a avoué qu’il l’avait établi grâce à l’existence de la loi navale Laurier.Au chapitre de la politique navale aussi, les deux partis sont donc blâmables.LA SERIE DES NAUFRAGES La série des naufrages se poursuit.Mardi après-midi, au large des Iles Sorlingues, (Scilly Islands), à l’entrée de la Manche, en plein brouillard, le paquebot Gothland, de Montréal, à destination de Rotterdam, s’est, jeté sur un récif, où il est dans une position dangereuse.Les chaloupes du navire, mises à la mer, ont toutes chaviré.Toutefois, il n’y a pas eu de perte de vie; la Lyonnesse a recueilli tous les passagers.Ce nouveau sinistre, survenu sur les côtes de la Grande-Bretagne, où VIncemore abordait le Kaiser-Wilhelm, il y a quelques jours, et dans les parages mêmes où le Buelow se jetait à la côte, la semaine dernière, est une autre preuve que, en temps de brouillard, les routes de la navigation océanique sont aussi dangereuses que celles de la navigation fluviale.L’abordage de VEmpress par le Storstad aurait pu aussi bien arriver en plein golfe, ou même en plein océan, et, une fois de plus, il faut répéter que la voie du Saint-Laurent n’y a été pour rien- Le brouillard fut le seul coupable.Et, en temps de brouillard, comme le démontrent les naufrages et les collisions de ce dernier mois, il faut être aussi prudent en pleine mer que dans le fleuve Saint-Laurent, sans quoi le navire est à la merci d’un mauvais coup de barre.¦i i i.—i ¦ —4ÛBW—* 1 — - UN ROMAN POUR 3 SOUS Le bon spécial, inséré samedi dernier dans le “Devoir”, apporté à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “l’Aube nouvelte”, par Jean Daguet; “la Terre qui pleure”, par Jean Mauclère; “Haine ou Amour”, par Gaspard de Weede; “la Force de Vaincre”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentin”, par Antoine Koum ; “Notre Frontière”, par Paulin Com-tat.Pour recevoir le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure, plus les frais d’emballage et d’expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra se les procurer aux conditions exceptionnelles auxquelles nous les offrons.Il paraîtra tous les samedis, jusqu’à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci-des-sus, à un roman complet.¦-M I — - LA LETTRE DE M.FAUTEUX Nous sommes contraints d’ajourner la publication d’une lettre fort intéressante de M.Fauteux.conservateur de la bibliothèque Saint-Sulpice.LES ECOLES BILINGUES TEXTE DE LA CORRESPONDANCE ECHANGEE ENTRE MGR LA-TV LIPPE, EVEQVE DE HAILEY-BURY, ET LE PREMIER MINISTRE D’ONTARIO.Voici la traduction, d’après le Droit, des lettres échangées entre Mgr Latulippe et le premier ministre Whitney, que commente ailleurs M.Héroux: Traduction Toronto, 11 juin 1914.Cher Monseigneur Latulippe, Je regrette de n’avoir pu communiquer plus tôt avec vous au sujet de votre mémoire sur les écoles, mais les Membres du Cabinet ont été si dispersés depuis quelque temps qu’il m’a été difficile de les atteindre.Le memorandum que je vous envoie a été rédigé par le Département de l’Education, après sérieux examen, et a reçu l’approbation des membres du cabinet qui croient que c’est l’attitude à prendre vis-à-vis la question.Bien à vous, J.P.WHITNEY, * * * Sa Grandeur Mgr Latulippe, Haileybury, Ont.Inclus.La circulaire proposée va à l’encontre des principes posés par une résolution adoptée à l’unanimité par la Législature en mars 1911, laquelle déclarait que “la langue anglaise devait être la langue d’instruction et de communication entre maîtres et élèves dans les écoles publiques et séparées de la Province, excepté dans le cas où, dans l’opinion du Département de l’Education, la chose serait impossible parce que les élèves ne comprennent pas l’anglais.” La circulaire propose, au contraire, que dans les écoles où tous les enfants, ou jîresque tous, sont d’origine française, la langue française soit langue de communication et d’instruction dans toutes les formes.Elle propose en plus que les élèves de langue française dans toutes les écoles soient placés dans des classes séparément des élèves de langue anglaie, de telle sorte qu’il faudrait créer une section séparée dans l’école.Ce serait là établir un troisième système d’instruction dans la province sur une différence de race, organisation qui n’est pas permise d’après la loi scolaire et qui en plus serait en opposition à la politique déclarée de la Législature.* * A sir James Whitney, Premier Ministre de l’Ontario, Toronto, Ont.Honorable Monsieur, J’ai reçu votre lettre du onze courant et je regrette de dire, qu’après nos entrevues, je suis surpris et peiné de son contenu.J’avais espéré une plus favorable réponse, d’autant que ce que j’avais demandé n’était que juste et raisonnable, c’est-à-dire: les moyens d’enseigner à nos enfants l’anglais et le français d’une manière efficace.J’étais d’autant plus certain d’un règlement favorable de cette question que je me croyais en mesure d’emnècher une opposition organisée et assez forte contre le gouvernement actuel.Vous n’avez pas jugé opportun de regler la question d’une façon qui nous soit acceptable; Vous ne mentionnez même pas l’ombre d’une raison.Dans ces circonstances, et surtout parce que la rumeur court qu’un règlement a été effectue et que cette rumeur tend à induire le publie en erreur, je serai oblige de laisser les choses aller leur cours avec la consequence que vous êtes en parfait état de comprendre et je serai en plus forcé de desavouer publiquement qu’un arrangement ait été effectué entre moi et le gouvernement.Bien à vous, E.A.LATULIPPE, Evêque de Haileybury.Haileybury, 13 juin 1914.ENCOURAGEMENT AUX ARTISTES Le public musical sera ^ans doute heureux d apprendre le succès que vient d obtenir notre jeune pianiste Hector Dansereau déjà si avantageu-sèment connu des habitués de nos concerts.M.Dansereau vient de sortir victorieux d’un concours dont l’enjeu se.traduit par un séjour de deux années en Europe aux frais du gouvernement de la province de Québec.Rappelons a nos lecteurs qu’une loi pourvoit à une suovention annuelle, mise à la disposition de 1 Académie de musique de Québec.Celle-ci décerne, à la suite d’un concours spécial, ouvert à ses lauréats, une bourse suffisante pour permettre à l’heureux vainqueur d’aller passer deux années d’études à Paris.Le jury composé de MM.Joseph Vézina, Arthur Leondal, Amédée Tremblay, Henri Miro et Arthur Laurendeau a été unanime à décerner le prix à M.Hector Dansereau.Nos félicitations et nos; voeux de succès au jeune artiste.CETTE DECISION Washington, 24 — D’après les plus sûres informations, on croit que.la cour Suprême ne rendra pas sa décision sur les taux de fret avant quelques jours, et peut-être même pas avant la semaine prochaine.LA S.-JEAN BAPTISTE A NOTRE-DAME MESSE A LA CHAPELLE DE NO-TRE-DAME DU SACRE-COEUR.— ALLOCUTION DE M.L’ABBE DUPUIS.Cent cinquante personnes assistaient ce matin à la messe dite à la chapelle de Notre-Dame du Sacré-Coeur, en l’honneur de La Saint-Jean-iBaptiste.M.l’abbé Rolland, vicaire de Notre-Dame, officiait.Parmi les officiers de la Société S ai nt-Je an-Baptiste présents, l’on remarquait MM.Olivar Asselin, Thomas Gauthier, Elzéar Beaupré, J.P.Bérubé, J.N.Cabana et Guy et Anatole Vanier.La Société Saint-Patrice était représentée par son président, le docteur J.P.Kennedy, et les Chevaliers de Colomb du cercle Lafontaine, par MM.C.J.P.Kennedy et J.N.Cabana- M.Duckett, président de la Saint-Jean-Baptiste n’assistait pas à la fête, retenu à Toronto par affaires.Remarqués dans l’assistance, l’exmaire Guerim.l’ex-commissaire J.Dupuis, MM.C.Barsalou, H.A.Cho-lette B.Cinq-Mars.L’allocution de circonstance fut prononcée par M.l’abbé J.N.Dupuis, inspecteur d’écoles.“SOIS FEAL ET DROITURIER !” M.l’abbé Dupuis.dit ce que c’est que La patrie, puis donne la définition du patriotisme qui est un amour intelligent, éclairé, ardent et généreux de la patrie.Le patriotisme est une vertu humaine, inhérente dans tous les nobles coeurs- Comment, en effet, l’idée de patrie ne les séduirait-elle pas?Elle est belle comme la gloire, douce comme la caresse d’une mère, fortifiante et génératrice d’énergie comme la brise de nos grands monts.Elle évoque les souvenirs les nlus fiers et les plus tendres.C’est la terre de nos aïeux, arrosée de leurs sueurs, de leurs larmes et de leur sang, où ils dorment leur dernier sommeil.C’est la maison paternelle où grandissent les petits, espoir de la race.C’est la terre généreuse rrai nous offre ses corbeilles de fleurs et de fruits et ses'moissons nourricières.Vertu divine, le patriotisme l’est aussi, puisque Dieu nous en fait un devoir.Il nous ordonne d’aimer notre prochain, mais évidemment dans la mesure où celui-ci nous est proche.Nous devons aimer d’abord notre famille,, mais ensuite, et immédiatement, Tiotre patrie qui est la famille agrandie, et comme l’onde élargie du cerelle familial.L’orateur se demande ce que vaut notre patriotisme à nous.Un mot résume tous nos devoirs : fidélité.En ce jour de fête nationale, il est bon de faire l’examen de notre conscience nationale.Quelle corn duite tenons-nous envers notre solj notre sang, nos traditions notre lan-gue, la religion de nos pères ?N’y a* ,t-il pas des abdications, des compromis, des effacements, des rétb fences ?Ce qu’il faut, c’est la fidélité franche, sincère, ouverte, inébranlable.Faites vôtre la vieille devise du Moyen-Age ^ Serva fidemi Gardez votre foi ! Devise à la fière allure chevaleresque, mais aussi au sens profondément chrétien : “Soii féal et droiturier !” Eu terminant.M.l’abbé Dupuis félicite le conseil général de la société Saint-Jean-Baptiste de son beau geste.Cette magnifique manifestation est un acte non equivoque de foi catholique et de haut patriotisme.La célébration religieuse el nationale du 24 juin est l’une de noJ plus chères traditions ancestralçw' La fête de saint Jean-Baptiste sér* à jamais la fête patronale des Ca nadiens-français.Pendant l’office, M.P.G.Ouimd chanta le Credo de Faure, et MM Boulanger et Morency, l’Agnus d'E mile Pessard.M.Dussault ten-»' l’orgue.- « tmi VILLA v» CARRANZA (Service de la Presse Associée) Washington, 24.— Il est probable que les négociations définitives qui mettront fin à l’imbroglio mexicain ne pourront avoir lieu avant l’arrivée des envoyés de Carranza â Washington.On se montre très optimiste sur le résultat des efforts faits par le gouvernement des Etats-Unis pour amener à composition les envoyés de Huerta et ceux du chef des constitutionnalistes.Des dépêches venues des quartiers généraux rebelles à Saltillo nienfla rumeur disant qu’il y avail division entre Villa et Carranza.-«-! ASSEMBLEE DE PROTESTATION (Service de la Presse Associée) Vancouver, C.A., 24.— Enviro* mille personnes qui tenaient une assemblée de protestation hier soi* contre l’entrée des Hindous du “Ko-magata Maru”, ont adopté une résolution où elles déclaraient s'objecter à la permission du gouvernement en leur faveur et demandaient de faire une loi restreignant leu* immigration au Canada.L’assemblée fut finalement dispersée. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 JUIN 1914 VOL.V.— No.146 LE RETOUR DE S.-E.LE CARDINAL BÉGIN CRANDIOSE MANIFESTATION Son Éminence le cardinal Bégin est l’objet d’acclamations frénétiques.—75,000 personnes sur le parcours du cortège cardinalice.— Dîner du clergé.— Banquet de la ville ce soir QUÉBEC ET LÉVIS .EN L’HONNEUR DU NOUVEAU PRINCE DE L’ÉGLISE >*» CDe notre corrcsDomlant) Que bec, 24.— La grande réception faite, hier, à Son Eminence le Cardinal Bégin, a été à tous les points de vue la plus grande manifestation qui ait eu lieu ici, depuis nombre d’années.On estime à 75,-000 personnes la multitude qui avait envahi les rues et les places publiques sur le parcours du cortège cardinalice, à Lévis et à Québec, pour acclamer l’éminent archevêque.A Lévis, au cours de la mémorable réception que Son Eminence reçut de la population de sa ville natale, les citoyens de Lévis, par le maire suppléant, M- Léon Veil-leux, ont présenté au Cardinal un riche cadeau consistant en une croix pastorale, une chaîne et un anneau en or.La présentation eut lieu en même temps que la lecture de l’adresse de bienvenue des citoyens.La traversée du “Lady Grey” qui avait à son bord, le Cardinal ainsi que S.G.Mgr Boy, M.l’abbé La-flamme, et les bons.MM.Pelletier, Doherty et Nantel, qui l’ont reçu à la gare, présentait le plus gracieux spectacle.Le steamer du gouvernement, tout pavoisé, était escorté d’une élégante flottille de yachts à gazoline et à voiles, tpii évoluaient aux côtés du magnifique navire de l’agence de la marine.Ces petites embarcations étaient décorées avec beaucoup de goût.Le navire était aussi escorté par un des traversiers de la oie de la Traverse qui portait les élèves du collège de Lévis et leur fanfare dont les délicieuses harmonies allèrent jusqu’au vénérable Cardinal durant la traversée.La plupart des navires qui se trouvaient dans le port étaient pavoises.Pendant la traversée, une salve d’honneur a été tirée sur les deux rives.Le défilé du cortège depuis le quai du Roi oû le “Lady Grey” aborda jusqu’au pied du monument Laval, et de cct endroit jusqu’à la cathédrale, fut le plus impressionnant spectacle offert à la population de Québec depuis longtemps, n’ayant de comparable que la mémorable réception qui fut faite au Cardinal Vanutelli, lors de son passage à Québec en route pour Montréal où il présida le Congrès Eucharistique.S.E.le Cardinal Bégin.n’a jamais paru plus grand, plus majestueux, aux yeux de ses diocésains que dans ses riches habits cardinalices à l’éclat desquels ajoutait encore son somptueux e-quipage.Le caresse de Son Eminence était couvert de fleurs et de verdure; il était traîné par quatre chevaux avec chacun un piqueur, et deux cochers sc tenaient à la voiture, tous en livrée noire et rouge ayant le meilleur effet.Sur le parcours, le Cardinal se tenait fréquemment debout, étendant sa main bénissante vers la foule émue agenouillée sur son passage.Lorsque le Cardinal, à l’arrivée du cortège aux abords du palais cardinalice, descendit de son caros-se pour monter au trône qui avait été érigé au pied du monument du premier évêque de Québec pour la réception, il y eut une explosion d'enthousiasme dans la foule immense qui s’écrasait, c’est le juste mot, sur cette place pourtant bien vaste.Les vivats, les acclamations se mêlèrent aux applaudissements pendant que le vénérable Cardinal gravissait les degrés du trône avec un sourire de bonté sur les lèvres-À ses côtés, au trône, prirent place S.E.le Délégué Apostolique, Mgr Stagni.S.H.le lieutenant-gouverneur, sir Francois Langelier, S.G.Mgr Boy, auxiliaire de Québec, et Mgr Marois, vicaire général.Les autres personnages ecclésiastiques et.civils occupaient aussi des sièges près de lui.Tout autour du monument, avaient pris place les membres du clergé auxquels Son Eminence adressa son premier salut.Le carrosse cardinalice était escorté sur tout le parcoours t>ar les gardes indépendantes de Québec: la Garde Indépendante Champlain, les Chasseurs de Salaberry, la Garde Jacques-Cartier, les Zouaves de Québec, ces régiments ayant tous des corps de clairons dont les accords Joyeux disaient l’allégresse de la population.Plusieurs fanfares étaient aussi de la procession et se firent entendre pendant le défilé.DINER AU PALAIS CARDINALICE Un dîner a eu lieu, hier soir, au palais cardinalice, auquel assistaient avec S.E.le Délégué Apostolique Mgr Stagni, tous les autres dignitaires ecclésiastiques qui assistent aux fêtes.Ce matin a lieu la démonstration du clergé au cardinal.LE BANQUET DE LA VILLE DE QUEBEC A 8 heures, ce soir, aura lieu le banquet donné en l’honneur du cardinal Bégin par la cité de Québec.A ce diner, qui sera la plus belle fête du genre donnée à Québec, prendront part tous les personnages officiels, religieux et laïcs que les fêtes ont réuni à Québec.Ce sera tant par la qualité de l’assistance que par l’éclat qu’il aura, un événement marquant.11 y aura trois santés: la santé du Roi, la santé du Pape et la santé de S.E.le cardinal Bégin.A la première, la fanfare présente jouera le “God save the King”, à la santé du Pape, une Marche Pontificale, et à la santé du cardinal, “O Canada”.En proposant la santé du cardinal, S.H.le maire Drouin, qui présidera le banquet prononcera un discours auquel Son Eminence répondra.Il est possible que d’autres dignitaires prennent ensuite la parole.^ Les autorités du Château F^rrnte- nac où le banquet aura lieu font de grands préparatifs pour donner à ce dîner officiel tout l’éclat possible.Les décorations de la salle seront d’une grande beauté.LES “PICKPOCKETS” Comme il fallait s’y attendre, parmi les foules immenses dont les rues ont été bondées toute la journée d’hier, les filous ont trouvé un vaste champ d’opération.La Sûreté avait pris des mesures spéciales pour exercer la plus étroite surveillance, et sa prévoyance a conduit à l’arrestation de quatre individus.L’un d’eux, pris sur le fait, a été battu par la foule et fort malmené, puis on l’a relâché avant l’arrivée de la police.Les détectives Laçasse et Beaudoin en ont arrêté deux autres, et le détective Walsh, un au cours de la manifestation d’hier après-midi.CONCERT ET ILLUMINATION, A QUEBEC.HIER SOIR Québec, 24.—Les fêtes grandioses organisées en l’honneur de Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, se continuent dans la plus grande solennité.Des milliers d’hommes, de femmes, de jeunes gens et d’enfants, ne cessent de circuler à travers les rues de la capitale, pour admirer les abondantes et très riches décorations.Une animation fiévreuse règne partout, et toutes les physionomies respirent le bonheur et le contentement.Tout concourt à rappeler, en un mot, les fêtes semblables qui ont eu lieu, il y a vingt-huit ans, en IcShG, en l’honneur du regretté cardinal Taschereau, évêque de cette même ville, ou encore celles plus récentes, quoique d’un caractère plutôt différent, du tricentenaire de Québec.Le “ Devoir ” a publié, dès hier, un récit aussi détaillé que possible de ce qui s’est passé durant l’après-midi ; il nous reste à dire les événements non moins marquants de la soirée.Nous noterons d’abord que dès les six heures, hier soir, une foule immense a commencé à se rassembler et à se masser aux abords du Palais Cardinalice, endroit où devaient avoir lieu en même temps et le concert en plein air et le feu d’artifice.Une heure après, la circulation pour les piétons devenait à proprement dire impraticable, et les tramways avaient grande peine à se frayer un chemin de passage à travers cette mer humaine immobile.Une légère et bienfaisante brise de vent nord-est commença alors à se faire sentir, qui rasséréna les fronts.L’illumination a été féerique par toute la ville.Le concert, exécuté de façon admirable, par la fanfare de l’Artillerie Royale, sous la direction de M.Chas O’Neill, s’est ouvert au pied du monument Laval, parc Montmorency, vers les 9 heures.Voici le programme : Marche Romaine.Ouverture : Patrie., Caprice Espagnol.Solo pour Euphonium .Gounod .Bizet .Ipinosa Naazareth.[Gounod Soliste : M.Cole Fantaisie : Echos Laurentiens.[Laurendeau Duo pour Flute et Clarinette : “ Lo ! Here the gentle Lark ” [Bishop Scènes Napolitaines.Massenet O Canada ! Dieu sauve le Roi.Durant le concert, tel que nous le disons plus haut, a eu lieu un magnifique feu d’artifice qui dura une couple d’heures.Son Eminence le Cardinal Régin, accompagné du délégué apostolique Mgr Stagni, de Mgr Roy, du vicaire général, Mgr Marois, et de plusieurs autres dignes représentants de l’Eglise, a passé toute la soirée au milieu de la foule ne comptant pas moins de 25,000 à 30,000 personnes, qui, sous l’explosion d’un enthousiasme délirant, l’acclama à maintes reprises.L’illumination a été principalement des plus belles aux édifices environnant le Palais Cardinalice : tels l’hôtel des postes, l’hôtel de ville, l’université Laval, etc., etc.On lisait un pou partout, écrites en lettres de feu, les inscriptions suivantes : “ Le Canada se réjouit ” — “ Hommages et vénération à Son Eminence Ad multos annos ” —“ Bienvenue ”, — ou d’autres semblables.Des guirlandes d’ampoules électriques sillonnaient les lignes architecturales de tous les édifices publics et un grand nombre de residences privées.Bref, c’était la joie, la jubilation et un délire fou de b n-heur aux quatre coins de la ville, et même sur les deux rives enchanteresses du Saint-Laurent, puisqu’à Lévis avaient lieu également, ainsi que nous le relatons plus loin, le même soir, un concert en plein air, un feu d’artifice et de nombreuses réjouissances diverses.Tout s’est terminé vers les onze heures, aux acclamations frénéti-i ques des citoyens qui réintégrèrent leur foyer après avoir vécu quel-! ques-unCX des plus belles heures de j leur existence.L’inoubliable manifestation d’hier ! soir sera, certes, consignée en let-¦ très d’or dans les annales épisçopa-i les du vieux Québec ; et son souve-I nir pourra être raconté par ceux qui en auront été les témoins à la génération future, en témoignage de la foi ardente et profonde qui animait notre époque pourtant tourmentée par un esprit de matérialisme plus ou moins dégradant.LEVIS EN FETE! Après l’inoubliable manifestation d’hier après-midi, à l’arrivée du Cardinal Bégin, la population de Lévis, comme celle de Québec, était, hier soirk toute à la joie profonde causée par le retour du vénérable archevêque de Québec.Il y eut aussi, sur cette rive du fleuve, une fête de nuit magnifique, qui se déroula au bord de la falaise, avec illumination, feu d’artifice et concert en plein air qui furent goûtés presque autant de ce cô-té-ci du fleuve où en même temps que les brilants effets du feu d’artifice, parvenaient les agréables harmonies du concert donné par la fanfare du collège de Lévis.Le concert eut lieu près du couvent des Soeurs de la Charité, soit à l’endroit où fut lancé le feu d’artifice.La population s’était portée en masse à cet endroit pour la fête de réjouissance.Le feu d’artifice obtint le plus beau succès.Pendant que la foule contemplait les magnifiques effets des innombrables pièces pyrotechniques de tous genres et de Imites espèces qui sillonnaient le firmament, la fanfare du collège, sous la direction de M.Audety exécuta le programme suivant: Le Bon Vieux Temps, Marche Bleger Macbeth, ouverture Verdi Sous les Tilleuls, fantaisie Mullot I Due Foscani, ouverture Verdi Jours de Soleil, sélection Kling Anvil Polka A.Parlow Sur la Plage, fantaisie G.Martin O Canada, Dieu sauve le Roi.La fête commencée vers 8 heures, dura quelques heures et la population réintégra ses foyers comme la célébration diminuait peu à neu.chacun emportant de cette grande journée un souvenir impérissable.MANIFESTATION DU CLERGE AU NOUVEAU CARDINAL Voici le texte de l’adresse du clergé et la réponse de S.E.le Cardinal Bégin à la manifestation que fit le clergé au nouveau Cardinal ce matin et dont les détails sont donnés .ailleurs: ADRESSE DU CLERGE.Eminence, Jadis, au pied de l’Horeb, le Dieu d’Israël parla au conducteur de son peuple: “Que tes préparatifs soient faits dès.le matin; tu monteras ensuite sur le Slnaï et tu demeureras enfin avec moi sur le sommet de la montagne.” Ces paroles adressées à l’homme de la droite de Dieu, le successeur de l’Apôtre Pierre vous les faisait naguère entendre, en vous appelant à l’honneur quasi suprême dans la hiérarchie, du Caruinalat.Votre clergé heureux en ce moment de s'incliner devant la pourpre du prince de l’Eglise, appelait votre retour de ses désirs impatients; il tardait à ses hommages respectueux de monter vers vous, à ses félicitations de voler joyeuses et empressées, à sa pitié filiale de vous dire le bonheur ressenti, lorsque le Souverain Pontife vous appela à siéger dans le Suprême Conseil de l’Eglise.Le Saint-Père a comblé un voeu formulé depuis longtemps dans nos coeurs.A mesure que s’augmentait la somme de vos années épiscopales, et avec elles la somme de vos bienfaits, de vos initiatives si fécondes pour l’Eglise et la Patrie, il nous semblait que, de plus en plus, le Cardinalat devenait le terme et le couronnement naturel d’une si noble carrière, et que bientôt serait prononcée la parole souveraine acclamée par tout un épiscopat et tout un peuple fidèle.Cette parole a été dite à l’heure voulue par notre glorieux et bien-aimé Pie X, et nous T’avons accueillie avec une émotion enthousiaste, où s'exhalait un double sentiment de gratitude, gratitude envers le Saint Siège, gratitude envers votre personne vénérée.Les membres du Sacré Collège forment un principal illustre dans les fastes de l’histoire religieuse et civile; ils sont les conseillers du Souverain Pontife, ils constituent le sénat de l’Eglise universelle.Leur conclave est le plus sublime collège électoral que le monde ait connu, puisqu’il lui est dévolu de nommer le vicaire de Jésus-Christ, le représentant de Dieu auprès de l’humanité! C’est donc à bon droit que les Eglises particulières prisent très haut l’honneur de posséder dans leur sein quelques membres de ce corps auguste.Une fois déjà, l’Eglise du Canada avait été décorée de la pourpre dans la per sonne de votre vénéré prédécesseur, Son Eminence le Cardinal Taschereau.Nous nous rappelons encore avec quelle légitime fierté ce grand évènement fut salué par le Canada catholique: Il marquait vraiment une date dans notre h stoire religieuse.Nous y voyions l'attestation solennelle que notre pays avait bien mérité de l’Eglise; il nous paraissait comme la consécration de deux siècles de constance dans la foi, d'attachement au Saint Siège, et d’incessant apostolat.Aussi cet acte de paternelle b'en-veilîance faisait il déborder nos coeurs de reconnaissance envers le grand Pape à qui nous le devions.Ces sentiments, Eminence, nous les retrouvons, nous les éprouvons avec la même vivacité, au moment où le Souverain Pontife ouvre de nouveau les portes du Sacré Collège à l’Eglise Canadienne, après une longue interruption.Le même témoignage nous est rendu, le même rayon nous illumine, la même distinction glorieuse dont nous étions si fiers, et dont nous regrettions l’éclipse, nous est aujourd’hui confirmée.Nous nous d sons que notre pays rentre dans le concert des grandes nations catholiques, et nous en ressentons une pure et profonde allégresse.C’est assez dire toute l’intensité de notre gratitude envers le Saint-Père, qui s’est penché vers RENDU INFIRME l," RHUMATISME IL ENDURA DES TORTURES DURANT QUATRE ANS, JUSQU’A CE QU’IL EUT ESSAYE “FRUIT-A-TIVES” ses enfants du Canada lointain pour leur conférer cette gloire.Que Pie X soit béni pour sa généreuse bonté et pour sa royale munificence! Mais à notre gratitude envers le Pape, Eminence, se mêle naturellement notre gratitude envers votre personne.Vos prêtres éprouvent le besoin de vous faire entendre en ce moment l’accent de leur affection dévouée et, sooiffrez aujourd’hui que nous ajoutions, de leur admiration respectueuse.Ils sentent, ils comprennent très nettement ce qui vous est dû dans l’événement heureux qui réjouit tout un peuple.En effet l’antiquité et la dignité du siège, la fidélité du troupeau n’auraient pas suffi seules à nous donner un Cardinal si le mérite incontesté du titulaire n’eût fourni l’élément et le motif décisifs.La libre et débordante allégresse de ce jour nous donne la hardiesse de vous le dire, Eminence, nous sommes fiers de notre Archevêque.Nous aimons à refaire en nous retournant vers le passé les étapes de sa carrière.Nous revoyons ses années romaines si belles et si ardemment laborieuses, durant lesquelles il accumule les trésors que sa parole abondante distribuera ensuite à des générations de jeunes clercs suspendus à ses lèvres.Nous applaudissons le professeur éminent, le maître des sciences sacrées, le linguiste remarquable, le docteur et l’historien dont les oeuvres connues ou inédites attestent un si prodigieux labeur et une si vaste érudition.Nous le suivons, dans sa tâche d’éducateur, à la tête d’une de nos institutions de format ion pédagogique.Puis nous nous inclinons devant l’évêque dont le zèle s’exerce d’abord dans un jeune diocèse où tant d’oeuvres naissantes éprouvent les bienfaisants effets de sa protection et de son impulsion puissante.Nous aimons ensuite à le retrouver ici, collaborateur dévoué du vénérable vieillard dont la pourpre, qui a couronné son règne et ses vertus, honore les années déclinantes.Enfin nous saluons en lui le seizième successeur do Monseigneur de Laval, qui rajeunit, par l’autorité de sa parole et la fécondité de ses oeuvres, la gloire de ce siège renommé.Nous tressaillons de fierté, lorsque nous le voyons paraître dans la chaire de Reims, pour célébrer la vocation quatorze fois séculaire de la nation très chrétienne.Et, plus près de nous, nous contemplons avec joie les fruits innombrables de son épiscopat, de son activité pastorale, de son action patriotique et sociale, encouragée et bénit par le chef de la catholicité.L’ombre de sa houlette continue d’être clémente et douce; la niensuétude déborde de son âme et de ses lèvres, semblable à cette huile parfumée qui ruisselait jusque sur les franges du vêtement d’Aaron.Les années le rendent plus vénérable mais ne le vieillissent pas, empêchées qu’elles en sont peut-être par l’oracle des Saints Livres: “La joie de l’esprit prélonge le printemps de la vie.” Les sillons de son zèle croisent à l’envi ceux du vaillant auxiliaire qu’il a associé à ses labeurs; son vol infatigable ne cesse de planer sur le diocèse et nous rappelle cet esprit de Dieu qui, à l’origine des choses, planait sur les eaux.Pardonnez-nous, Eminence, ces souvenirs importuns à votre humilité.Iis montent irrésistiblement de notre coeur à nos lèvres, et ils étaient vraiment inévitables en ce jour, puisqu’ils évoquent les titres personnels qui, avec ceux d’un autre ordre, ont déterminé la volonté et fixé le choix du Saint-Père.Voilà, Eminence, les sentiments qui remplissent nos âmes en cette fête de jubilation et d’actions de grâces.Loué soit Dieu de nous avoir donné cette joie! Après avoir chanté le “Te Deum” de la reconnaissance envers celui qui est le dispensateur de tous les dons et de toutes les félicités, nous élevons vers Lui nos voeux, afin qu’il préserve vos jours précieux et vous conserve longtemps, “per multos ac faustis-simos annos”, à l’amour et à la vénération de votre clergé, de vos diocésains, de toute la nation canadienne.REPONSE A L’ADRESSE DU CLERGE.Messieurs et Chers Collaborateurs, Parmi toutes les adresses qui me sont présentées à l’occasion de mon élévation au Cardinalat, parmi toutes les paroles de bienvenue et d’hommage qui m’accueillent au retour de mon voyage si rapide et si inattendu, votre adresse et vos paroles me sont particulièrement chères.Vous avez été associés à mes labeurs, à tous mes travaux, à toutes les oeuvres que j’a pu accomplir, et si, comme vous le dites, c’est cela que Notre Saint Père le ! Pape a voulu récompenser par les ; honneurs de la pourpre romaine, c’est j à vous aussi bien, et plus encore qu’à j moi que s’adressent ces marques de j sa paternelle bienveillance.Et je m'empresse de vous le dire ! tout de suite, si mon épiscopat long j déjà de plus de vingt-cinq années a pu produire quelques fruits pour la gloire de Dieu et le bien des âmes, c’est à la collaboration de mon clergé | que je le dois.L’évêque seul est bien | impuissant à exercer sur les fidèles j l’action surnaturelle qu’il ambitionne; et c’est une bénédiction pour son mi-, nistère et pour son zèle pastoral, que | d’être entouré de prêtres dévoués, attentifs à seconder ses desseins, prêts à porter jusqu’à la plus modeste des 1 âmes le message de vérité et de ver-i tu qu’il lui envoie.Et grâces à Dieu, I j’ai rencontré dans l’excellent clergé ! de Québec des coopérateurs qui m’ont 1 puissamment aidé dans les tâches la- RIDGETOWN, ONT., 21 MM, 101!!.“Vos “Fruit-a-tive»” m’ont guéri du rhumatisme.C’est le seul remède qui cul quelque effet sur mol.J’ul terriblement souffert du rhumatisme.J’ai été cloué au lit pendant quatre hivers par la sciatique et le rhumatisme musculaire et J’étais complètement infirme, ne pouvant riou faire.J’eus recours h quatre différents médecins, mais Ils ne me soulagèrent pas.D'aulrci remèdes annoncés ne donnèrent pas plus satisfaction, et J’en al pris plusieurs.Un voisin me dit que “Fruit-a-tives” lui avaient fait du bien; 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” grandeur d’essai, 25e.Chez tous les vendeurs ou, sur reçu du prix de Fruit-a-tives Limited, Ottawa.borieuses, importantes, parfois difficiles que j’ai entreprises.Et je me plais à signaler encore ici, vous mêmes, d’ailleurs, y avez fait allusion dans votre adresse, je me plais à signaler le dévouement si alerte, si efficace, si assidu de mon cher Auxiliaire.Mgr Roy a pris souvent la plus large part du lourd fardeau qu’il y avait à porter.Vous savez comme son épaule n’a pas fléchi, et qu’il a toujours trouvé dans les ressources de son zèle, dans l’activité de son épiscopat, dans l’éloquence de sa parole, tous les moyens d’aller jusqu’au bout du chemin à parcourir, et du travail à faire.Je me fais un devoir de joindre ici au nom de mon Auxiliaire celui de mon Vicaire Général.Vous savez la longue expérience de Mgr Marois dans l’administration diocésaine, et combien son assiduité infatigable au travail a toujours été pour moi un inappréciable réconfort.Je ne puis donc ce matin, en retour de vos hommages et de vos compliments, que vous remercier de votre généreux concours, et reporter sur vous, sur mon vaillant Auxiliaire, sur mon dévoué Vicaire Général, sur mon clergé, sur le clergé séculier et sur le clergé régulier de ce diocèse, une part très grande des honneurs que le Saint-Siège a bien voulu me conférer.Je suis profondément touché de vos sentiments de gratitude envers le Souverain Pontife.Personnellement, je lui ai marqué ma profonde reconnaissance pour le témoignage ‘de haute appréciation qu’il a bien voulu donner à l’Eglise de Québec, et je ne suis pas étonné de retrouver dans vos coeurs le même sentiment.Pie X mérite bien notre respect èt notre affection.Il aime le Canada où il sait que se développent de beaux et larges diocèses, où il sait que grandissent pour Dieu et pour son Eglise de si belles espérances.Il connaît la foi de notre peuple.A plusieurs reprises je me suis plu à lui dire combien ici les âmes catholiques sont ferventes, sincèrement attachées à Rome, et soucieuses de voir s’étendre le règne et l’influence de Notre-Seigneur Jésus-Christ.Pie X sait tout cela, et c’est parce qu’il le sait qu’il a voulu que le Canada fût une fois encore placé au rang des grandes nations catholiques, et qu’il a assigné à l’un de^ ses évêques une place dans le Sacré Collège.C’est parce que le Pape sait toutes ces choses, et qu’il sait aussi que TE glise de Québec, la première, la plus ancienne de ce pays, et de toute l’A mérique du Nord, a une histoire particulièrement belle et féconde qu'il a voulu, pour la deuxième fois, couvrir de la pourpre romaine le siège de ses archevêques.C’est donc au Pape, chers Messieurs c’est à Pie X qu’il faut adresser nos paroles de gratitude.C’est lui qu ij faut remercier; c’est lui, et en lui l’Eglise qu’il faut aimer.Ah! oui, chers Messieurs, aimez bien l’Eglise, votre Mère.Aimez l’Eglise, dont vous êtes les Pasteurs en voyés à la garde des troupeaux.Ai mez l’Eglise, car c’est elle qui vous a faits prêtres, et qui vous a confié une part de sa surnaturelle mission L’Eglise ouvrière du salut, c’est vous; l'Eglise pourvoyeuse de la grâce et des mystères de la charité divine, c’est vous.Etant ainsi identifiés l’Eglise, à son chef, à sa vocation, comment ne l’aimeriez-vous pa.s, et comment ne dépenseriez-vous pas pour elle toutes les ardeurs, toutes les générosités de votre sacerdoce?Aimez l’Eglise et pour elle soyez dévoués.Il est facile de se dévouer quand on travaille auprès de fidèles qui sont si chrétiens et si bien disposés, quand on rencontre dans les âmes une si docile correspondance à la grâce de votre ministère.Il est facile de se dévouer et de travailler dans le champ du père de fami.le, quand on cultive une vigne comme la nôtre, pleine de sève et de force, quand on trace un sillon dans le champ même qui fut labouré par des pasteurs qui S’appellent Laval, Briand, Plessis, Baillargeon et Taschereau.Et comme vous aviez b en raison tout à l’heure d’évoquer le nom et la mémoire vénérée de celui qui m’associa un jour à ses labeurs, qui m’appela au secours de sa vieillesse fatiguée et glorieuse, et qui porta si dignement sur ses épaules la pourpre qu’un jour y avait laissé tomber la main royale de Léon XIII! Le Cardinal Taschereau fut pour moi un père aimé, avant qu’il m’appelât à devenir son coadjuteur, et si j’ai pu faire quelque chose dans ce vaste diocèse qu’il me confia comme un héritage sacré, c’est que j’ai essayé de continuer le sillon qu’il avait commencé, et c’est aussi parce que j’ai souvent reporté ma pensée et mon souvenir vers ces prélats illustres, vers ces évêques qui ont tant honoré le siège de Québec, et qui ont laissé au foyer de la vie diocésaine les plus belles et les plus fortifiantes traditions.Chers Messieurs, travaillons ensemble encore et toujours, pour ne pas laisser périr tant de glorieuses se Aylwin, garage Berliet.MAISON A VENDRE.Rue Saint-Dominique 2127.— Une bonne maison de 21 1-2 pieds par 40 pieds de profondeur.Vendra $2,500 avec conditions faciles.S’adresser sur les lieux.VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu'à la translation de 1 Empire par Constantin, avec une illustration à chaque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI, de l’an 600 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C., en 15 volumes.Tous en parfait ordre.S’adresser à 681 avenue Papineau.AVOCATS HOUR BONNIER F, F.-.T.C.R., nvo-ciù, 72 Est rue Notre-Dame.Tél.Roll, Main 2fi79.Tél Roll Main 1075—Adresse tiMèaraphlque Codes : Western Vn.Unlv.Ed.“Yrrnb” Montré»! LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacqucs Chambre 44.—-Montréal Botte Postale 55(1.-— Adresse télégraphique "Nahnc.Montréal".Tél.Main 1250 1251.Codes : Liebcrs.West, l’n C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Hue Salnt-Jacquei LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Télé-^ phone Main 3215.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Emilien Gadbois, L.L.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.CAM IL LE ri" E S SI ER AVOCAT (Autrefois de Lamothe & Tessier) 97 ST-JACQUES, Ch.34 MONTRÉAL.MAIN 8728 ROCKLAND 931 Résidence : Est S97S.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT Tel.Main 213.—Chambre SS.______ #7 rue Salnt-JaeqaM.Résidence 1 1R0.Jeanne-Mance Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.«-Chambrc 76 Tél.Main 2832 À LOUER NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs., 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladies dea yeux, oreilles, nez, gorge, larynx.Tél.Est 4550 MAGASIN A LOUER.No 883 rue Ontario Est.Magasin avec cave en ciment.S’adresser, Tél.Saint-Louis 2475.RESIDENCES D’ETE A LOUER.De quatre à huit chambres meublées au complet, à la Rivière des Prairies, près du Sault, un arpent du bord de l’eau; chaloupes, balançoire écurie et garage.$100 à $200 pour la saison.S’adresser au propriétaire, Henry L.Auger, 384 Ontario Est, Montréal.Tél.Est 4215.Diplômé en hyerlène Pub.————— Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE : Voles urinaires, mala' dies de la peau.Heures : )2 à 2 p.m., 6| à 8 p.in.T^l.Saint-Louis, 4826, 1353 Are.[ frcîorimier.roin Mnnt-Rovaî.DIVERS AVIS AUX LITTERATEURS.Toute personne, ayant quelque manuscrit ou livre à livrer à l’impres-s on, est priée de correspondre immédiatement avec les soussignés, lesquels se chargeront d’exécuter son travail pour la moitié du coût ordinaire.Agence Buloz Frères, Bureau de Poste.Montréal.ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, 17 Côte Place d’Armes.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Vlaladies des yeux, oreilles,* nez, gorge, larynx TKI.KST 4550 OCCASION.— Besoin d’argent immédiat.Je vendrai un ou plusieurs terrains à Montréal situés sur le tracé officiel d’un chemin de fer.Affaire sérieuse et gros bénéfice d’ici à quelques mois.Prix de $450.00 à $800.00 par lot.Ecrire Boîte 16, Station N, Montréal.SERRUkf;» Clefs, serrures.Spécialité : découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs allez au No 182 arue Sanguinet.CARTES D AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Adminis trateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 SAINT-FRANÇOIS-XAVIER.MONTRÉAL P.SICOTTE & CIE.—Comptables.Achats de billets, créances, etc.Avance d’argent sur liste de crédit.Tél.M.3329.90 Saint-Jacques.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 214a rue Berri.Tél.Bell Est 1710.Résidence : St-Lonis 4393 CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent à prêter; achat de debentures, de propriétés, de balances de prix de ventes 99 rue St-Jacques, Tél.Main 2034 HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacques TELEPHONES : Bureau : Main 761S.Résidence: St-Louis 2148 INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Consart.Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes, Montreal.Tél.Main 8240.ARCHITECTES LAFRENlEhfi, J.L.D.—A.AP.Q Arehitcctc,Professeur de dessin d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures, 271 Saint-Denis.Tél.Est, 887, 523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LaSalle 1850.mences, et pour assurer de fructueuses moissons.Travaillez, vous prêtres éducateurs préposés à l’enseignement dans cette chère Université Laval, au Séminaire de Québec, dans les collèges de Sainte Anne et de Lévis, et à l’école aposto lique dans les Juvénats et les autres institutions d’enseignement de ce diocèse.Formez des jeunes gens ins- (Suile à la 3c page) EST 6734 Docteur A.DES JARDINS Ancien Moniteur de i’Hôtel-Dieu de Pari».! Maladie des YEUX, des OREILLES, du j NEZ et de ii> GORGE, 523 Saint-Denis.) (en foce du carré Saint-Louis).DOCTEUR ZÉN0N MAL0 MÉDECIN-CHIRURGIEN 159 BLVD SAINT-JOSEPH EST, Montréal Heures de bureau : 1 à 5 p.m., 8 à 10 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 72C9 DENTISTES TEL.EST 410.—— Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTÏSTE 144 rue Saint-Denis.Près de PUnlrer* Montréal.nité Laval.Dr J.-W.ROCHETfE CHIRURGIEN-DENTISTE est installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL Heures de bureau: 8 a.m.à 9 p.m.Tél.Saint-Louis 3732 OPTIQUE MÉDICALE 294 STE-CATHERIBE EST Chambre 24.Edilice Dandurand.Tél.E.7227 Examen de la vue fait GRATUITEMENT et exclusivement par des OCULISTES.Ces médecins sont en état de vous dire si vous avez besoin de verres ou si vos yehx sont malades.HOTE1L-S - l’HStel dea Voyageurs "— LE ROYAL GEORGE 9 et II rue Deajardina, (en face de l’Hôtel de Ville), Québec, Chambre» SI 00 à S2.00.Pians européena et américain».J.O.OCTEAU.Prop.Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS, Pré».Très.P.A.SAMSON.Vice.-Préa.-See.Le Rendez-vous des Canadienv Français 5».«9 Place 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échelle de 65 pieds pour tirer le malheureux de sa dangereuse position.L’ambulance de l’hôpital Général appelée transporta la victime à toute vitesse à l’institution; les médecins désespèrent de le sauver.INCENDIE RUE PAPINEAU Un incendie qui a causé des dommages considérables s’est déclaré ce matin vers une heure, rue Papineau.Le feu a pris naissance dans un hangar et s’est communiqué rapidement aux Nos 958, 960 et 962.Les pompiers sous les ordres du chef Dagenais ont eu fort à faire pour empêcher les flammes de détruire complètement les logements occupés par de nombreuses familles qui ont dû fuir devant l’incendie.Les dommages sofit très élevés.CAPITAINE HONORE Les hommes du capitaine de pompier Patrick Doolan, du poste No 1, rue Youville, lui ont présenté une bourse en or hier soir, à l’occasion de sou mariage qui a eu lieu ce matin.Le capitaine Doolan est un des nouveaux décorés de la brigade des incendies.BLESSE AU PARC DOMINION James O’Brien, motocycliste du Parc Dominion, a failli se tuer hier soir dans une de ses courses rapides.Il a été projeté à 20 pieds de sa machine et souffre de graves blessures au dos et à une jambe.On l’a transporté à l’hôpital Général.L’ENQUETE DE BELL L’enquête préliminaire dans la cause de Henry Bell, accusé de ten-tative de meurtre, n’a duré que cinq minutes hier après-midi.Mme Bell a maintenu sa plainte et a raconté comment son mari l’avait menacée d’un revolver au Café Plaza.L’examen volontaire est fixé au 25 alors que Bell sera envoyé pour procès devant la Cour du Banc du Roi.DELMEGE RESTE EN PRISON Yassil Delmege, le commis de banque accusé d’un gros vol, n’a pu obtenir d’être libère sous caution.En défendant un client qui est accusé d’avoir vendu du pain après les heures de fermeture, Me Lyon Jacobs a dit que le pain n’était pas un article d’épicerie mais de confiserie.EN COUR D’ASSISES Pierre Galipeau, accusé d’avoir jeté un verre au visage de J.Cour-ville et de l’avoir renversé quand il voulait aller chercher un agent, a comparu devant le magistrat Leet, hier après-midi.La cause s’instruira en cour d’Assises.QUATRE JEUNES MARAUDEURS Il ne se passe presque point de journée sans que la cour des jeunes délinquants ne soit saisie de la cause de jeunes cambrioleurs.Hier quatre garçons, âgés de 12 à 14 ans, respectivement, ont comparu sous l’accusation de plusieurs vols avec effraction.MM.J.-L.Perron, C.R., 296 avenue des Pins, et C.de Sala-berry, 32 rue Durocher, entre autres, ont eu à souffrir de ces vols.Quantité d’objets de toute sorte ont été enlevés de ces demeures.Les gamins ont plaidé coupables.La police recherche un compagnon, âgé de 15 ans, qui aurait incité les jeunes garçons au vol et qui aurait le plus profité de ces vols.BAMBIN QUI BAMBOCHE Un garçonnet de Joliette, envoyé à Montréal avec $2 pour visiter un sien parent et ayant constaté que celui-ci avait déménagé, a cru devoir visiter, en lieu de parents, toutes les attractions du parc Dominion au point de n’avoir pas un billet de retour.Un agent recueillit le bambin, tard dans la nuit, après une marche forcée du parc Dominion à la ville.Le bambin réintégrer^ le domicile paternel.L’AUTO-ASSASSIN Vers six heures, hier soir, sur la rue Ontario, près Dorion, M.Arthur Larchevêque, demeurant au No 668 rue JDorion, a été renversé par une automobile conduite par R.13.Masson.Le blessé a dû être transporté à l’Hôtel-Dieu.On a constaté la fracture d’une jambe.UN VOL EMBARRASSANT On peut voler une pince sans être pincé, mais c’est plutôt difficile d'enlever impunément une paire de gros chevaux.Thomas Lake a, constaté ce fait hier lors de son ar-.restation sous l’accusation de vol de deux chevaux de P.H.Morin, boucher, rue Bernard.Les chevaux valant 8600 ont disparu il y a deux semaines mais ont pu être retrouvés à New Glasgow, Que., où Lake'et un complice les auraient vendus au dire de la police.Lake aurait admis la complicité dans le vol lors de son arrestation.NOUVEAUX MARIES EPROUVES Pendant que M.et Mme Z.Forget, du No 930 rue Drolet, étaient absents pour leur voyage de noces, des voleurs ont pénétré dans leur domicile et ont volé une grande quantité d’objets et de cadeaux.Des meubles et du linge ont aussi été détruits.La police informe._ ^ _ .4 QUI LES PLANS?Un rouleau de plans et de dessins de Pile Vancouver, C.A., a été trouvé au coin des rues Bleury et Sainte-Catherine par le constable Poirier.Le capitaine Talbot, du poste de la rue Chenneville, tient ces plans à la disposition de leur propriétaire.ENQUETE PEU PROBABLE Le coroner McMahon ne croit pas qu’il y ait une nouvelle enquête sur la mort de Wilfrid Trépanier, âgé de sept ans, frappé par un véhicule à Saint-Henri, il y a dix jours, et décédé à l’hôpital Western.Le jury du coroner n’avait pu déterminer si l’ehfant avait été frappé par une voiture ou par une auto.Depuis le détective Foucault aurait trouvé des preuves qui pourraient démontrer que l’enfant a été frappé par une automobile.Le coroner informé de ce détail a déclaré qu’il ne croyait pas une autre enquête nécessaire.Il faudrait pour cela un ordre du Procureur général.On dit que les parents de l’enfant demanderont peut-être cette nouvelle enquête.M.CÀBAN A LA “ GAZETTE ” UNE LETTRE TOPIQUE (Traduction.) M.le rédacteur, Dans votre édition du 20 juin, nous lisons : “ Bilingualisme, et non l’abolition du Bar, la principale question débattue à l’élection d’Ontario.” Sous cette rubrique, vos lecteurs apprennent que le gouvernement Whitney a traité la qusetioo scolaire honnêtement, et d’une manière logique.Il ne peut y avoir de doute, sur le fait, que l’on a procédé d’une manière logique pour imposer à la population canadienne-française d’Ontario le reglement numéro 17.Cependant, il n’y pak produit des résultats qui sont au crédit de la majorité ontarienne et je puis ajouter qu’il ne remplira pas les fins pour lesquelles il a été créé, parce qu’il repose sur un principe opposé à celui sur lequel toute loi doit s’appuyer, c’est-à-dire sur un principe de justice et d’équité.Il est contraire aux libertés garanties à tous sujets de l’Empire Britannique de par la constitution, et je puis ajouter contraire à l’esprit du pacte fédéral.Quand les colonies anglaises-amé-ricaines se réunirent en 1864, en vue d’avoir un gouvernement fédéral et d’accorder aux provinces des gouvernements locaux, les représentants de la minorité anglaise du Bas-Canada voulurent s’assurer que la majorité française de cette province n’emploierait pas sa force numérique dans le but d’abolir les écoles anglaises ou séparées dans la province de Québec et demandèrent qu’une clause spécilique fût insérée dans l’acte dit N.B.A.Cette clause, on la trouve dans l’article 93,et elle se lit comme suit : (Traduction libre; Tous les pouvoirs, privilèges et devoirs en vertu de la loi d’union, accordés et imposés dans le Haut-Canada, pour les écoles séparées et pour les commissaires d’écoles aux sujets catholiques romains de la Reine, seront et sont, par les présentes accordés aux écoles dissidentes des sujets protestants ou ca-tnoliques romains de la Reine dans la province de Québec.(Bourinot.“ Constitutional History of Canada, Page 204).” Que faut-il conclure de cet article, si ce n’est que la minorité dans la province de Québec devra recevoir le même traitement que la minorité dans Ontario ?La minorité anglaise de la province de Québec verrait-elle d’un bon oeil l’idée que nous, de la province de Québec, nous la traitions de la manière que Ton traite la minorité dans Ontario ?Cependant, cela serait logique et en conformité avec la lettre de l’acte de l’Amérique Britannique du Nord ; je ne dis pas que nous le ferons, parce que nous croyons que deux injustices ne valent pas Une équité et que si c’est conforme à la lettre du pacte de la confédération, c’est contraire à l’esprit du dit acte.Que nous reste-t-il à faire, sinon de faire appel aux Anglais aux idées larges de s’unir à nous afin de ramener à la raison le législateur d’Ontario.Avec cet objectif en vue, à compter de cette date, nous allons faire appel aux Canadiens-français dans toutes les parties du pays de s’unir et de n’accorder leur suffrage qu’à ceux qui prendront l’engagement formel de travailler fermement afin que justice soit rendue à ceux à qui justice est due, à quelque origine qu’appartienne le candidat, car nous croyons qu’il est préférable d’accorder nos suffrages à un homme, qu’il soit Anglais, Ecossais ou Irlandais, peu importe, pourvu qu’il s’engage à accorder aux Canadiens-français d’Ontario les mêmes privilèges dont jouit la minorité anglaise de la province de Québec, plutôt que de supporter un Canadien-français qui sera un partisan du parti politique qui a passé, et qui persiste à vouloir mettre en vigueur une loi aussi barbare.Votre correspondant ajoute que les autorités canadiennes-françaises ont envoyé un ultimatum demandant que le français soit la seule langue enseignée dans les écoles publiques des districts canadiens-français.Vous êtes en position de savoir que cette affirmation est absurde ; comment peut-on concevoir, en vue du fait, que dans Québec les Canadiens-français insistent pour que l’anglais soit enseigné sur un pied d’égalité avec le français, non seulement dans nos écoles publiques, mais dans nos collèges et dans nos couvents, que Ton demanderait dans Ont rio que le français seul soit enseigné dans les écoles séparées ?Ceux qui font publier des racontars de cette nature sont les pires ennemis des institutions britanniques ; car ils trompent la population anglaise qui n’a pas eu l’avantage d’apprendre à nous connaitre, et trompent les Canadiens-français qui ne savent pas que cette loi tyrannique n’est pas l’oeuvre de la masse du public anglais, mais bien l’oeuvre d'un petit groupe de fanatiques.Soyons prudents, car des lois de cette nature ne produisent rien qui vaille et peuvent causer des frictions entre les races, qui ne produi ront que du trouble et des misères.Ontario ne devrait pas oublier que l'Ouest grandissant n’a pas beaucoup de sympathie pour le Haut Canada ; pourquoi persiste-t-on à vouloir créer dans Québec l’idée que Ton doit regarder Toronto avec défiance ?J.N.CABANA.3t(f, rüe Durocher, Outremont GRANDIOSE MANIFESTATION (Suite de la 2e page) truits, des coeurs vaillants, formez surtout des chrétiens.Quand, près du Siège de Pierre, Ton voit venir la marée montante des doctrines jnalsai-nes et des erreurs de toutes sortes, quand on voit leur flot menaçant battre vainement mais violemment le roc où ce siège est fixé à jamais, Ton comprend mieux comme il importe de faire dans les esprits la lumière véritable, et d’y répandre la clarté sereine de notre Evangile.Apprenez donc l’Evangile aux jeunes élèves qui vous demandent la science de la vérité; cpprenez-leur l’Evangile, c’est-à-dire, apprenez-leur que hors l’Evangile il n’y a pas de vérité intégrale, ni théologique, ni philosophique, ni morale, ni sociale; et appliquez leur esprit si curieux et si diligent à la doctrine de Jésus-Christ.Faites-nous des hommes instruits qui soient pénétrés de la vérité catholique, et de la nécessité de subordonner toutes pensées et toutes actions à la pensée de l’Eglise et l’action surnaturelle de Dieu.Vous aurez ainsi bien accompli votre tâche et vous aurez vraiment élevé la jeunesse que Ton vous confie.Et vous, chers Messieurs, qui êtes engagés dans les travaux du ministère sacerdotal, et dans les oeuvres sociales d’action sociale catholique, donnez à ce ministère et à ses oeuvres tous les soins de votre zèle, de vos aptitudes naturelles, et de vos vertus surnaturelles.Comme il fait bon peur une âme sacerdotale, pour un coeur d’apôtre, de travailler au salut, d’autres âmes, d’élever et de purifier d’autres coeurs! C’est pour Dieu que vous travaillez ainsi; c’est sa gloire que vous procurez, c’est son ciel que vous peuplez des élus qu’il a rachetés.Mais si vous voulez que votre travail soit le plus possible fructueux et qu’il soit le plus possible durable, appliquez-vous à travailler en union aveç, vos chefs spirituels; appliquez vous à créer, à organiser, à , maintenir les oeuvres et les associations, que Ton vous recommande.Celui qui s’isole dans son ministère, et qui travaille en marge des directions autorisées, celui-là peut trouver momentanément un repos assuré, une quiétude plus grande et peut-être peut-il aussi se faire un moment l’illusion que sa journée est pleine et laborieuse; qu’il prenne garde cependant: il ne peut se flatter de travailler avec le maître, et il exerce sur les âmes une influence amoindrie, que viendront demain abattre et détruire des influences contraires.Entrez donc dans les vues et, les desseins de ¦ votre archevêque, de ceux qui ont autorité pour orien-;er votre ministère et pour le faire capable de produire les meilleurs fruits.Secondez de toute votre vo-.onté, ces oeuvres que nous avons éta-ulies et que nous voulons voir grandir et prospérer.L’action Sociale Catholique, l’oeuvre de la Presse Catholique, la Société de la Croix Noire de Tempérance, voilà entre bien d’au-res.des oeuvres que je vous recommande encore, dont le plein déveiop pèment dépendra de votre zèle, et qui contribueront à répandre autour de vous, dans les esprits les saines pensées de la vérité catholique, dans les coeurs l’énergie des vertus surnaturelles.Vous savez comme Pie X estime et désire voir s’établir partout ces oeuvres d’action sociale et de presse catholique.Alors qu’il était Patriarche de Venise, il se déclarait un jour prêt à vendre sa Croix pectorale, pour assurer l’existence d’un journal catholique de sa ville épiscopale; et il attache encore une extrême importance à la diffus'on par le journal quotidien de la vérité religieuse, de la doctrine sociale catholique.Vous ne sauriez donc lui être plus agréable qu’en travaillant avec moi à faire les oeuvres qu’il recommande, et à répandre partout dans vos paroisses le journal qu’avec sa paternelle bénédiction nous avons fondé.Travaillez avec courage, chers Mes sieurs; travaillez avec constance au bien des âmes et à l’accroissement de la vie et de l’influence de l’Eglise.Mais travaillez aussi avec charité.Soyez bons, soyez pour tous serviables, et à tous dévoués.Mettez dans vos coeurs la suavité et la douceur du Coeur de Jésus.Faites paraître en vous non pas des pasteurs durs et impatients, mais des gardiens pleins de tendresse du troupeau qui vous est confié.C’est dans la charité, c’est dans le sacrifice librement accepté et généreusement offert, c’est dans Thu-miliation même que Notre-Seigneur a racheté les âmes, et fondé son Eglise; ce n’est pas par d’autres moyens que vous pourrez vous aussi continuer la mission du Maître crucifié.Travaillez, chers collaborateurs, et vos travaux multipliés seront la joie de ma vieillesse.Malgré tout ce que Ton dit de ma vaillance à vaincre les années et de mon habileté à en dissi-mulér lès ravagées, je sens bien que je ne suis plus jeune, et que j’ai derrière moi une longue suite de jours accumulés.Je veux bien aussi longtemps que Dieu me le permettra guider encore vos travaux, et m’associer à vos labeurs, mais je sens bien que Thèure du repos n’est pas éloigné.Les dernières années que Dieu voudra m’accorder, je veux plus que jamais les dépenser à son service, et au service des âmes que j’ai tant aimées.La pourpre dont Pie X vient de couvrir mes épaules, est le symbole du suprême sacrifice.Je veux le porter pour me souvenir toujours que je ne m’appartiens pas, mais que je suis à l’Eglise, que je dois partager son universelle sollicitude, et que je dois tout et jusqu’à mon sang pour l’extension de son règne, et pour le triomphe de sa cause.Si cette pourpre jette sur le siège de Québec un éclat qui Thonore, je veux que cet honneur lui vienne de nos oeuvres accomplies en commun, qu’il ne soit pas la consécration d’une vaine gloire, mais plutôt le témoignage de nos communs travaux et de nos surnaturelles ambitions.Et quand cette pourpre sera devenue mon linceul, vous resterez à vos postes, à vos oeuvres, à vos sacrifices, et ce sera ma vraie gloire que cette survivance de mon âme dans les victoires toujours renouvelées de votre apostolat.Québec, 24.—A la fin de la cérémonie, hier après-midi, à la cathédrale, le délégué apostolique,' Mgr Stagni, a adressé l’allocution que voici : “ Eminentissime Seigneur, Je suis heureux d’être le premier à vous saluer dans votre église métropolitaine, prince de la Sainte Eglise Romaine.Sous les voûtes de cette basilique où vous revenez aujourd’hui au milieu de la joie de votre clergé et de votre, peuple, il me sied d’une manière toute spéciale, me semble-t-il, même en ma qualité de délégué apostolique, de vous adresser mes salutations les plus respectueuses.Vous êtes, en effet, Eminence, un de ceux qui, revêtus dernièrement de la pourpre romaine, ont été élevés par le Souverain Pontife à la haute dignité de princes de l’Eglise, et intimement associés à la Sacrée Dynastie des papes, la plus vénérable de toutes les dynasties de la terre ; en vous présentant uonc en cette occasion niés salutations, mes félicitations, mes hommages, je ne fais que témoigner respect et honneur sur les bords du Saint-Laurent à celui qui a été honoré sur les rives du Tibre par le vicaire de Jésus-Christ, ma voix n’est que l'écho, il me semble, de celle de notre Très-Saint-Père, mon très auguste souverain.qui vous a appelé au sénat de la Sainte Eglise, “ Sic honorabitur quemeumque voluerit rex honorare”.En vertu de la mission dont je suis chargé par le Saint-Siège, j’ai l’honneur, et, laissez-rnoi le dire, le bonheur aussi, de me trouver en contact presque continuel avec les archevêques et les évêques du Canada.A ce titre, il me semble appartenir de quelque manière à la hiérarchie du pays.C’est pourquoi avec la permission de Nos Seigneurs et mes vénérables frères dans Tépiscopat, dont un bon nombre honorent cette réception officielle de leur présence, je prends la liberté, Eminence, de vous dire aussi un mot en leur nom.Nous nous réjouissons avec Notre Eminentissime Père et nous vous félicitons du lustre qui vient d’être attaché à Tépicopat canadien par l’élévation de leur très vénéré confrère en votre aimable personne à la dignité de la pourpre cardinalice.Nous exprimons à Votre Eminence nos souhaits les plus ardents et nous prions Jésus-Christ, le prince des pasteurs et l’évêque de nos âmes cm’il veuille bien conserver Votre Eminence, pour de longues années encore, à la vénération et à Tamour de CEglise canadienne.” “ Ad multos annos.” REPONSE DU CARDINAL Voici la réponse de Son Eminence le cardinal Bégin: Excellence, Notre Très-Saint Père le Pape a bien voulu, pour manifester son affection à l’Eglise de Québec et à TE-gliSe du Canada tout entier, nous conférer la dignité du cardinalat.Profondément touché de cette marque de confiance et de bonté, nous avons dit à Sa Sainteté Elle-même, combien cet honneur est hautement apprécié de nous et du peuple canadien.Mais la voix de notre reconnaissance veut se faire entendre encore et toujours.Aussi, Excellence, sommes-nous heureux d’avoir, dès notre retour à Québec, l’occasion de renouveler au Souverain Pontife, en l’adressant à Votre Personne, l’expression sincère dé notre filial attachement.Les catholiques du Canada se sont toujours distingués pur Jour fidélité au Siège de Pierre: Tnistoire en fournit la preuve éclatante.A peine nommé vicaire apostolique de ces vastes contrées, le vénérable François de Montmorency-Laval, évêque de Pétrèe, devint le premier évêque de Québec, et presque toute TAmérique septentrionale, au lieu d’aller chercher Ses pouvoirs à Rouen, ainsi que l’exigeait cette métropole tic la Normandie, se mit sous la juridiction immédiale de Rome.C’est à Rome qu il voulait être entièrement uni comme au centre de la catholicité, c’est par Rome qu’il voulait penser, c’est en pleine harmonie avec Rome qu’il voulait agir.Et toute sa vie épiscopale durant, il s’appliqua à implanter dans l’esprit de son peuple ses idées entièrement romaines.Ses successeurs à Québec et dans les autres diocèses du Canada, l’ont imité.Grâce à leurs soins, les catholiques de notre pays, prêtres et évêques, n'ont cesse de voir dans le pape la plus haute autorité qui soit en ce monde, l’autorité infaillible de Pierre, et lui ont gardé, sans se démentir jamais, Tamour le plus fort, le respect le plus profond, la soumission la plus complète, le dévouement le plus constant.Bien que dépouillé du pouvoir temporel, le pape à nos yeux n’a rien perdu de sa majesté, non, il reste véritablement ici devant le droit et la justice : il reste ici dans un ordre plus élevé, il reste roi de tout l’univers catholique, roi au-dessus de tous les rois.Excellence, le geste des zouaves canadiens de 1870 que nous nous rappelons avec fierté, les Canadiens d’aujourd’hui le répéteraient volontiers si le peuple avait besoin de leurs bras.Ce n’est pas qu’ils s’exagèrent leur importance et leurs forces.Il y a cinquante ans, les catholiques du Canada étaient une poignée, et leur nombre, qui depuis a presque doublé, ne forment encore que le total de trois millions.Ils ne sauraient donc se croire le soutien de l’Eglise ni s’estimer nécessaires à sa vie et à son action.Au reste, quelle nation, si grande soit-elle, par sa population, ses ressources matérielles et son influence civilisatrice peut se glorifier d’être l'organe essentiel et vital île l’Eglise ?Tout le mérite que s’attribuent les catholiques du Canada, c’est de pouvoir compter parmi des plus humbles et plus ardents serviteurs.Voilà pourquoi nous pensons que, en nous revêtant de la pourpre cardinalice, Pic X a eu pour but d’ho-norer l’Eglise canadienne, de récompenser dans le clergé le zèle apostolique et la pureté de doctrine; dans le peuple, la vivacité des sentiments religieux; dans le clergé et dans le peuple les traditions ininterrompues d’amour pour le Saint-Siège.Encouragés par le témoignage de haute sollicilude, que vient de lui donner le Souverain Pontife, TE-glise canadienne continuera de grandir et de se développer.Puisse-t-elle voir des jours glorieux ; puisse-t-elle consoler le coeur de notre bien-aimé Père, affligé par tant de maux.Quant à nous, Pic X, au jour de notre élévation, nous a chargé solennellement de faire connaitre ses enseignements et ses voeux.Avec la grâce du ciel, mie nous implorons, nous serons “Parmi les premiers défenseurs de la sainte doctrine, oarmi les premiers maîtres de la vérité et les oroclamateurs des exactes volontés du pape.” Excellence, en même temps que nos remerciements pour vos bonnes paroles, recevez cette promesse.Nous la faisons avec bonheur et sincérité.UN MESSAGE DE MGR BRUCHESI Québec, 24.— S.E.le Cardinal Bégin a reçu un grand nombre de messages de félicitations parmi les-crucls il en est un de S- G.Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, qui se lit comme suit :— Sur Alsatian via Cap-Race, 22 juin 1914.Cardinal Bégin, Québec.Réitère hommages, voeux du coeur.(Signé) Archevêque de Montréal.Une Cour Interrompue LA PUBLICITE c’est comme un amoureux qui courtise une jeune fille: elle cherche à établir de part et d’autre un lien de complètes et permanentes relations.• Tout comme un amoureux mettrait sa cause en péril s’il suspendait sa cour durant trois mois, de même le manufacturier perd — peut - être1 pour toujours — beaucoup de ce qu’il a gagné à grands sacrifices quand il interrompt sa sollicitation auprès du public.Le manufacturier qui suspend sa publicité durant les mois de chaleurs tombe dans une extrême extravagance.Suspendre la publicité pendant l’été c’est à peu près comme donner une vacance de trois mois à un personnel de commis, et dire aux clients d’écrire pour demander ce dont ils ont besoin ou les laisser donner leurs commandes à des concurrents qui ne se sont pas laissé aller au relâchement.La publicité est un agent de vente dont le travail est réel, positif et Tangible bien qu’on ne puisse pas toujours calculer au juste son influence et ses résultats pour un mois donné.On en voit la valeur quand les ventes sont résumées et comparées.Vous pouvez obtenir un conseil utile et gratuit et sans obligation au sujet de la publicité en consultant le gérant de la publicité du “Devoir" ou en lui téléphonant.AU MAGASIN GOOD WINS Annonce particulière aux enfants en Vacances Vous vous préparez à partir pour la campagne?.Avez-vous bien tout ce qu’il vous faut ?.Des habits kaki ?.Des souliers légers ?.Des ailes pour apprendre à nager et des costumes de bain ?Il ne faudrait pas oublier ces derniers, surtout.Songez donc! ce serait dommage, par une chaude journée, au bord d’un beau lac, et trop loin de chez Goodw ins pour se les procurer ! Ecoutez ce que nous avons fait aujourd’hui.Nous avons dit à tous nos gérants : “Voici la vacance; des centaines et des centaines d’enfants vont partir pour la campagne, d’ici à samedi.Préparez donc tout ce (lue vous avez à leur offrir afin que, quand ils viendront, demain, jeudi ou vendredi, ils puissent trouver aisément ce qu’il leur faut”.Cet ordre a été fidèlement exécuté.Venez et vous en serez tout de suite convaincus.MONTREAL.LIMITED Ceux qui voyagent ou qui comptent voyager cet été PEUVENT O A P/ v r A°/ OBTENIR ZU/o g 5||/0 De Réduction sur l'achat de leurs MALLES-VALISES SACS DE VOYAGE, ETC.AU BAZAR DU VOYAGE 452 Rue Sainte-Catherine Est En face du Magasin DUPUIS FRERES Nous désirons écouler notre surplus de stock.(DUTES NOS LIGNES SONT REDUITES, - HATEZ-VOUS Cette vente durera d’ici au 1 er juillet seulement BAZAR OU VOYAGE Le plus Grand Magasin de Valises de l'Eat.452 STE-CATHER1NE EST En face de chez Dupuis Frèrea Irand Pèlerinage à Sainte-Anne de Beau[r c i— de M.le curé Provost Le Samedi, 27 Juin 1914 Sous les auspices de M.le curé Provost T.S.SACREMENT, DOMINION PARK, LA CHINE Par le chemin de 1er C.P.R.—Déport : de Highlands k 10 heures du soir.De la gare ger à 10.J0 heures du roir.Retour , le dimanche soir.Prix du billet: Adultes $3.50 ; infants, $1.75 Billot* en v.ntr aov différentes gares au départ des trains.Les billets seront benr FUSION DE DEUX MAGAZINES Londres, 24.— La compagnie Hearst a acheté hier le “Pali Mail Magazine” qui sera fusionné en septembre prochain avec le Nash's Magasin.PROVINCE DE Qt'EBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.10291.—P.H.Dal-laire, imprimeur, de Montréal, demandeur, vs.Georges Couture du même lieu, défendeur.Le 4me jour de juillet 1914 à dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.700 rue Fullum, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, et le mémo jour à onze heures a.m., à l'étable du dit défendeur, en arrière du No.630 rue Fullum, à Montréal, savoir, une Jument, etc.Conditions : stvgcut comptant.M.J.A.DECELLES, H.C.S.Montreal, 24 juin 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.10443.—-Napolé i i Plouffe, vs.Albert Freedman.Le 3me jour de juillet 1914 à dix heures de l’avant-m d .au domicile du dit défendeur, au No.2L rue Elm, Ave.en la cité de Montréal, serin.i vendus par autorité de justice les biens i I effets du dit dit défendeur, saisis en cett cause, consistant en meubles de méiiagc: piano, etc., etc.Conditions : argent eomp tant.EUE ROCHON, H.C.S.Montréal, 23 juin 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real.Cour Supérieure No.3698.—Stempsor Computing Scale Co.demandeur, vs.J.A Lasondc.défendeur.Le 3me jour de juillet 1914 à dix heures de l’avant-midl, au Ne 86 rue Saint-Viateur, en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justice le-biens et effets du dit défendeur, saisis er cttte cause, consistant en cash register, balance, patente, etc.Conditions : argent comptant.PIERRE BIENJONETTI, H.C.S.Montréal, 24 juin 1914.Ce journal est imprimé au No.*3 nn Saint-Vincent, A Montréal, par 1TMPRIMB BIE POPULAIRE (à responsabilité Limité*» J.N.Chevrier, gerant-généraL / / A \ 1 uni v UIK, MUJM KEAL, MERCREDI, 24 JUIN 19U VUL,.V No.14ft L’ENQUETE ENPUBLIC LES COMMISSAIRES SE CON -VAINQUENT DE LA NECESSITE DE POUSSER PLUS LOIN LEUR ENQUETE SUR LES EGOUTS.— LA VILLE PREND LA PART DU LION.L’enquête sur l’ég-out de Notre-Dame de Grâce est remise à mardi.Après un examen attentif de la preuve déjà fournie (elle est incomplète) il a été décidé de faire la lumière sur tous les points.Car il est déjà évident, en effet, que la ville aurait été flouée d’une soixantaine de mille dollars pour un seul égout.Il est très difficile de faire le partage des responsabilités, l’enquête sera tenue publiquement dans la salle du conseil, M.Laurendeau servant, suivant ses fonctions ordinaires, d'aviseur légal à la ville.A la réunion préliminaire d’hier, les commissaires se sont convaincus en peu de temps de la nécessité de pousser Penquête plus loin et ont adopté une résolution unanime afin d’en tenir les séances publiquement.On a retenu les services d’un sténographe officiel, car il est de l'intention du bureau de conserver le procès verbal des délibérations.LA VILLE A LA PART DU LION.La ville a obtenu la part du lion pour la construction de trottoirs en ciment; elle en exécutera en effet pour soixante quinze mille dollars, tandis que les entrepreneurs particuliers n’obtiennent des contrats que pour dix mille dollars.On arrive au même résultat pour les trottoirs en mastic asphalte: la ville en prend pour $100,000 et les autres entrepreneurs pour vingt mille dollars.Agissant à la suggestion du conseil, les commissaires ont rescindé une résolution adoptée la semaine dernière par leur bureau à l’effet de voter cent dollars à M.Giroux pour exécuter une photographie du conseil: on a voté la somme de cinq cent dollars afin que le travail soit plus artiste-ment fait.L’UNITE IMPERIALE ELLE SERAIT MENACEE PAR L’ATTITUDE DES AUTORITES CANADIENNES A L’EGARD DES HINDOUS.Londres, 24.— A une assemblée qui a eu lieu hier à Caxton Hall sous la présidence de Sir Muncherjea Bhownagree, on a adopté une résolution de protestations contre l’attitude du Gouvernement canadien à l’endroit des passagers du “Komagata Maru” On la considère comme une menace ’’peur Tunité impériale et l’on déclare que si l’on persiste à refuser l’entrée des Hindous au Canada, le Gouvernement des Indes usera de représailles lorsque les habitants du Dominion voudront pénétrer aux Indes et fera certaines restrictions dans son commerce avec ce même pays.Des copies de la résolution ont été envoyées au secrétaire d’Etat et au Gouvernement des Indes, où l’on tient partout des assemblées de protestations.¦9- SERVICE DE WAGONS-PALAIS Des wagons-palais seront mis en circulation comme suit à l’occasion de la Pète de la Confédération et des vacances de f n de semaine: De Place Viger, 30 juin: 4 50 p.m., à Sainte-Agathe et La-belle.Pour Place Viger, 1er juillet: De Labelle, 7.10 p.m.De Place Viger: 4.50 p.m., à Nantel, vendredis.1 00 p.m., à Sainte-Agathe, samedis.De la gare Windsor: 1.25 p,m., à Nantel, samedis.De la gare Windsor, 30 juin: 3.45 p.m., pour Sherbrooke.Pour la gare Windsor, 1er juillet: De Sherbrooke, 6.30 p.m.r.SOULEVEMENT DE FONCTIONNAIRES PENDANT SEPT HEURES LES EMPLOYES DES POSTES DE PARIS EMPECHENT L’EXPEDITION DES MALLES A LA STATION CENTRALE.cnn am’ I24 r~ Pcnfiant sept heures, bOÜ employes des postes ont empêche 1 entrée et la sortie des malles au bureau central.Ces employés sont mécontents du refus du Sénat d accorder certaines appropriations au budget des postes.Les employés ont protesté contre le vote du Sénat.Ils se sont rendus dans la cour du bureau central et, malgré la garde, ont renversé une ïutomobile à l’entrée et empêché les ! autres de sortir.Le nombre des mécontents gran-dd rapidement ; les constables furent assaillis et jetés dehors.Toutes les portes furent closes et barricadées.Les employés entonnèrent des chansons révolutionnaires, conspuèrent leurs chefs et firent des niches a la police qui ne put que les regarder faire.Le ministre du Commerce, Cast Thompson, accompagné du pré] de Paris, Célestin Hennion, se rt dit sur les lieux et tenta d’apab les employés.Il leur fit remarqe que le Sénat avait voté des augnu tâtions de salaires au montant 12,000,000 de francs.Il leur demi da de songer à leurs intérêts, discours du ministre produisit p d’effet et fut plusieurs fois int< rompu.Un peu après minuit, les e ployés se retirèrent, après avoir i terrompu le service pendant st heures.AU CONSEIL D’OUTREMONT LES SOUMISSIONS POUR LES ACCESSOIRES DU SERVICE D’ECLAIRAGE.— LA RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE.Comme le faisait remarquer un échevin, hier, à l’assemblée du conseil d’Outremont, on se serait cru dans une réunion d’experts électriciens et non pas de conseillers municipaux à l’hôtel de ville de la cité soeur, hier soir.De fait, l’assemblée s’est passée dans l’étude des soumissions reçues pour les accessoires du nouveau système d’éclairage.Cependant, après deux heures de discussion, un seul contrat a été donné.La Cie Northern Electric, la plus basse soumissionnaire, devra fournir à la ville 20.000 pieds de fil au prix de $1)3.50 du mille pieds.La lecture d’une lettre envoyée par M.J.1).Hudson, 14, Saint-Jean-Baptiste, a égayé pour un instant la réunion.Ce monsieur n’aime pas le nom de la rue Saint-Jean-Baptiste et il demande au conseil de bien vouloir le changer.Le requérant suggère les noms de Bellevue, Arcole, en souvenir de Napoléon, puis vient le nom Hillcrest.(Ici un échevin fait remarquer qu’il est déplacé de suggérer ce dernier nom après la triste catastrophe des mineurs à cet endroit.) Enfin, après avoir mentionné Hilltop, Alberta, Arcadia, le zélé contribuable termine en faisant remarquer que Botha serait de mise.Inutile de dire que la lettre a été placée dans un casier après que les échcvins eurent déclaré qu’il ne serait pas poli de jouer ce tour à Saint Jean-Baptiste, surtout à la veille de sa fête.Sur l’avis de l’avocat de la ville, i amendement au règlement de construction concernant l’avenue Bloomfield, passé il y a quelques semaines, a été annulé, vu certains vices de procédure et le conseil devra le voter de nouveau, après les changements nécessaires.Le conseil s’est ensuite ajourné au 8 juillet prochain.RECLAMATION DEj55,000,000 Londres, 24.— M.Godfrey Isaacs, directeur-gérant de la Compagnie Marconi, ayant déclaré devant le comité de la Chambre des Communes, qui a fait l’enquête sur le scandale Marconi, qu’il avait réussi à vendre 500.000 parts de la Compagnie américaine en Angleterre, la plupart à M.Heybourn, de la raison sociale Hey-bourn & Croft, et que ce dernier les avait revendues avec un profit de $300,000 qu’il avait donné à la Compagnie anglaise, M.O.S.Locker-Ijampson et plusieurs autres actionnaires anglais réclament environ $5,000,000, soit la différence entre la valeur au pair et la plus haute valeur des parts sur le marché au moment où M.Isaacs les a vendues.-—»- LA CHORALE DE SAINTE-ELISABETH DE PORTUGAL L’excursion annueild de la chorale et de la fanfare de Sainte-Elisabeth-de-Portugal a eu lieu, dimanche dernier, à Saint-Denis-sur-Richelieu.M.J.H.Nadeau, curé de la paroisse, a gracieusement reçu les excursionnistes.A 10 heures avait lieu la grand’-messe paroissiale dont le chant fut fait par ies membres de la chorale, dirigée par M.J.A.McCaughon.L’organiste était M.J.N.A.Dragon, fonctionnaire municipal.La journée s’est terminée par un dîner splendide et des amusements de toutes sortes.A 4 heures, le “ Ferdinand ” ramenait les excursionnistes à Beloeil.-9- UN BARON ECOSSAIS SE SUICIDE Dundee, Ecosse, 24.—Horace Courtenay Gammell-Forbes, dix-neuvième baron Forbes, s’est suicide on se tranchant la gorge.Le Baron Forbes était âgé de 85 ans.-*-r- EXAMENS D’INSTITUTEURS Plus de deux cents candidats se sont présentés, hier, aux examens des instituteurs et institutrices pour l’obtention du brevet académique et du brevet modèle.Ces examens ont commencé hier et dureront jusqu’à vendredi, le 27.Ils sont tenus à l’Académie Commerciale Catholique, rue Sainte-Catherine Ouest, et sont présidés par M.P.Ahern, principal de l’Ecole Sarsfield, de Québec, assisté de M.Leblond de Brumath, principal de l’Académie Commerciale Catholique, et des professeurs Gobeil, Dueharme et Malone.L’examen au brevet élémentaire se fait à l’école Montcalm, rue De Montigny Est.-9- FETE DE LA CONFEDERATION SERVICE SUPPLEMENTAIRE.De la Place Viger, 30 juin: 5 10 p.m., pour Labelle.11.15 p.m., pour Sainte-Agathe.De la Place Viger, 1er juillet: 10 05 a.m., pour Saint-Jérôme.10.00 a.m., pour Joliette.9.30 a m., pour Lachute.Arrive Place Viger, 1er juillet: De Saint-Jérôme, 6.45 p.m.De Sainte Agathe, 7.40 p.m.De Labelle, 7.10 p.m.De Joliette, 8.30 p.m.De Lachute, 8 15 p.m.De la gare Windsor, 30 juin: 3.45 p.m., pour Sherbrooke.10.30 a.m., pour Pointe-Fortune.Arrive gare Windsor, 1er juillet: De Sherbrooke, 6.30 p.m.De Pointe-Fortune, 8.05 p.m.r.LES FEUX DE LA SAINT-JEAN ON LES A ALLUMES AU SAULT-AU-RECOLLET, HIER SOIR, VEILLE DE LA FETE NATIONALE.— DISCOURS DE M.LE CURE LAMARCHE, DU Dr PELLETIER, DE MM.FILIATRAULT ET FRIGON.La Chorale du Sault-au-Récollet inaugurait, hier soir, la série des fêtes qu’elle donne à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste.En arrière de la maison du Dr Pelletier, à une petite distance de l’église une estrade pavoisée de drapeaux et éclairée par des cordons d’ampoules électrique et de lanternes chinoises s’élevait, tandis qu’un peu plus loin, près de la Ri-vière-des-Prairies, cinq amas de sapins se dressaient.Le spectacle fut féerique quand on mit le feu à ees cinq bûchers.Des reflets de pourpre couraient sur l’eau, des banderolles de flammes se déroulaient dans la nuit devenue lumineuse, les maisons de l’autre rive se détachaient dans l’ombre, tandis que des chaloupes s’approchaient de la rive, attirées par le spectacle.Pendant que les feux de la Saint-Jean flambaient, la chorale faisait entendre des chants canadiens, ou bien des orateurs adressaient la parole.M.le curé ouvrit la série des discours.11 demanda à ses auditeurs de lire à la lumière des feux de la Saint-Jean, deux choses: la fidélité au clocher et la fidélité à la terre, “L’âme française dont nous devons nous souvenir, dont nous ne devons pas rougir et qui est la nôtre, a puisé sa force dans le baptême.Nos pères ont aimé la terre, voilà le secret de leur survivance.Aimons nos terres, et la race canadienne-française sera forte et saine.” L’orateur cite cette parole de Lamy: “Une nation qui ne reste pas fidèle à sa foi, devient indécise sur la morale, et n’avoir pas de morale, c’est se dissoudre.” Enfin, en terminant, M.Lamarche demande aux Canadiens de rester eux-mêmes, de garder leurs traditions et de se souvenir qu’un peuple honteux de son passé, n’est pas digne de l’avenir.Le Dr Pelletier invité à prendre la parole, évoque ensuite le souvenir de Viel et de Ahuntsic, de Cartier et de nos grands hommes politiques.Il fait l’éloge de notre clergé qui compte dans ses rangs, des hommes comme le cardinal Bégin.M.Filiatrault, d’Ahuntsic, fait des remarques très pratiques.11 affirme que le luxe et l’exode des cultivateurs vers les villes constituent deux des principales causes de la cherté de la vie.Il indique comme remède le retour à deux traditions nationales: l’esprit d’économie et l’amour de la terre.M.Frigon qui se trouvait sur l’estrade, prié de dire quelques mots, voit un symbole dans le fait que pour cette fête, on ait recours au curé et au choeur do chant de l’église.A toutes nos manifestations et à toutes nos revendications nationales, la présence et le concours de l’Eglise sont nécessaires.M.Casimir Hébert dit aussi quelques mots.Puis M.le maire invite les citoyens du Sault-tu-Récollet , à revenir au même endroit, le soir du 24, pour être témoin d’un feu d’artifice, et à décorer leurs maisons.Le chant de “O Canada”, par la chorale et la foule a clos la fête.Et tandis que les derniers accords mouraient, et que les groupes se dispersaient, les derniers bûchers achevaient de flamber sur la rive.•-#-—* N’OUBLIEZ PAS LA REDEMPTION DE GOUNOD LE 30 JUIN Mardi soir prochain, le 30 juin, à la salle du Cercle paroissial, 02, Boulevard Saint-Joseph Est, les chorales des dames et demoiselles ainsi que des hommes de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus, accompagnés d’un grand orchestre, doit donner, sous la direction du maître de chapelle, le Dr Ls Verschelden, le superbe oratorio “ La Rédemption ” de Gounod, à l’occasion de l’arrivée et de l’élévation ecclésiastique de Mgr G.M.LePailleur, curé de la paroisse.Samedi, nous aurons l’occasion de publier le beau programme de cette fête artistique que personne ne voudra manquer, tant en dehors qu’en la paroisse du Saint-Enfant-Jésus.Le plan de la salle et les billets sont déposés chez FJd.Archambault, coin Sainte-Catherine et Saint-Denis pour les résidents du bas de la ville.Ceux de la paroisse peuvent s’adresser pour les billets chez le secrétaire du cnoeur, M.J.P.De Châteauvert, 1846, rue Saint-Laurent, ou tel.Saint-Louis 4018.-^- Petit Carnet POUR L’EUROPE.Me Gonzalve Desaulniers, C.R., s’embarquera demain matin à bord de “La France”, pour un voyage de quelques mois en Europe.PROVENCHER-DUFAULT Le lundi, 8 juin, à l’église du Saint-Enfant Jésus du Mile-End, M.J.A.Proveneher conduisait à l’autel Mlle Alma Dufault.La bénédiction nuptiale a été donnée par M.l’abbé Bou-hier, Sulpicien.La partie musicale a été exécutée par Mlle Vigeant et MM.R.Julien, M.Manseau et J.Mo-rency;' Le dimanche, 28, les nouveaux mariés recevror.t chez eux, 1735 Avenue du Parc.-»- SPECIAL POUR PAQUEBOT Raccordant avec R.M.S.Virginian qui part de Québec jeudi, le 25 juin.LE SPECIAL.POSTE ET VOYAGE! RS.composé de wagons de première classe, wagons-palais et buffet, partira de la gare Windsor à 10 a.m.jeudi, le 25 juin.Ce train va directement au quai du navire.r.LES VOEUX DU CONGRES ILS MARQUENT LA CONCLUSION DES TRAVAUX DES DELEGUES A LA CONVENTION DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, TENUE A QUEBEC.Québec, 24.— Voici le texte des voeux adoptés par le congrès d’enseignement secondaire tenu, samedi et dimanche, à l’Université Laval: VOEUX DE LA PREMIERE COMMISSION I VOEU Considérant que le prêtre, par le fait même de son sacerdoce, doit faire de l’instruction religieuse la base de tout enseignement, même profane.Le Congrès de renseignement secondaire exprime le voeu: (a) que l’enseignement régulier de la religion soit donné dans chaque classe par le professeur principal, mais que tous les professeurs profitent de toutes les occasions pour introduire dans leur enseignement des leçons de religion; (b) que l’on fasse aimer aux élèves la vérité religieuse en cultivant de mieux en mieux leur piété, et en faisant ressortir davantage cette vérité par les méthodes comparative et historique; (c) que le catéchisme diocésain soit dans toutes les classes le manuel nécessaire et fondamental sans exclure les manuels de religion plus développés, qu’il soit fait une place convenable à l’Histoire de l’Eglise, et que le texte même de l’évangile soit appris par coeur tous les dimanches.II.—Le même Congrès, considérant que quiconque n’admet pas la royauté intellectuelle et morale de Jésus-Christ et le magistère de l’Eglise manque de quelque chose à l’esprit ou au coeur, même dans l’ordre purement humain, émet le voeu : (a) que notre cours d’humanités s’unifie dans la constante démonstration de la vérité susdite; (b) que pour tendre à cette unité, l’on considère toute vérité de l’ordre naturel comme pouvant faire partie des préambules à la foi ou constituer l’élément d’une démonstration subsidiaire de la doctrine révélée ; (c) que, pour ne pas détruire cette même unité, l’on évite de conférer aux écrivains libres-penseurs, en les citant trop souvent, un magistère auquel rien ne leur donne droit; (d) que l’on se réclame davantage de la doctrine et des autorités catholiques, autorités auxquelles il faudrait faire une place plus large dans l’histoire de la littérature contemporaine.?* • «| ?* « ?» "y* MÈ A.U m i iip ¥ 4f mm i É .^ mm m r Vs.lYîSSlali La maison de campagne ou le club champêtre est incomplet sans un Grafonola Columbia Oui, celui-ci est à nous Soit que vous aimiez entendre un chant magnifique ou un jeu de maître tel oue rendu par des artistes comme Ysaye ou Hofman, soit que vous préfériez écouter la musique de fanfares célèbres, vous pouvez satisfaire à tous ces désirs en possédant un Grafonola.Si, d’autre part, vous êtes amateur de danse, la musique de toutes les danses moderne^ : Tangos, Valses, One Step, Hesitations, etc., a été reproduite sur les registres-disques Columbia.Le Grafonola Columbia joue toutes les sortes de musiques connues au monde, musique d’orchestre, de fanfare, instrumentale ou vocale, la musique du jour aussi.Les Grafonolas coûtent de $20.00 à $650.00 Conditions faciles Registres disques Columbia Prix, de 85c, à $7.50 VOEUX DE LA DEUXIEME COMMISSION I VOEU Le Congrès de l’instruction secondaire, considérant que l’explication des auteurs est un excellent moyen de formation intellectuelle, émet le Q FOISY FREREH, 210-216 Sie-Oataine Est, Æu voeu : 1.Que dans les programmes et les horaires de classe, principalement en Rhétorique et en seconde, l’on fasse la place la plus large possible à l’explication raisonnée et méthodique des auteurs classiques.2.Qu’il soit rédigé un programme d’auteurs classiques à expliquer dans les classes de Rhétorique et de Seconde, comme il en existe pour l’Histoire-littéraire ou les Préceptes de littérature, et qu’il devienne matière des examens collégiaux.3.Que la rédaction de ce programme soit confiée au C.P.qui devra le soumettre à l’approbation I (les supérieurs, en vue du prochain congrès.4.Que l’explication française commence dès les premières classes, d’une façon graduée, jusqu’à la classe de Seconde.II VOEU Le Congrès de l’enseignement secondaire, Considérant que l’exercice de la composition française complète l’explication des auteurs, oblige l’élève à se rendre mieux compte des textes, et l’habitue à exercer son sens critique et à manier les idées, émet le voeu : (a) que la formation du vocabulaire par l’étude des textes d’explication soit considérée comme une préparation nécessaire à la composition française; (b) que dans tous les collèges la composition française soit pratiquée dans toutes les classes du cours classique, même dans les classes inférieures; (c) que dans les classes supérieures le sujet de composition soit tiré des matières étudiées en classe, de façon à mettre de l’unité dans l’enseignement littéraire.(d) qu’en vue de faciliter le devoir de lecture, chaque classe soit munie d’une bibliothèque appropriée; (e) que le comité permanent soit chargé de rédiger un catalogue des livres à déposer dans les diverses bibliothèques.VOEU UNIQUE DE LA TROISIEME COMMISSION Le Congrès de l’enseignement secondaire.Considérant que le programme actuel de mathématiques, interprété selon l’esprit dans lequel il a été conçu, peu! développer le raisonnement chez les élèves, mais qu’il est opportun d’y faire quelques additions.Emet le voeu que le programme actuel soit maintenu et que, des additions proposées pour l’algèbre par la commission spéciale, les numé-rosc 1, 2, 3, 4, 5, 7, 10 soient acceptés.Le Congrès émet aussi le voeu: (a) que, dans les questions posées au baccalauréat, on pose au moins une question théorique, en arithmétique, en algèbre et en géométrie; (b) que l’on s’y abstienne de tout ce qui n’est que devinettes, artifices, subtilités; (c) que MM.les Supérieurs des collèges classiques favorisent dans leurs maisons respectives, l'organisation de cours spéciaux de mathé-matiques pour ceux gui se destinent à l’Ecole Polytechnique ou autres écoles de ce genre.MAGASINS DU GROS ET DU DETAIL LE WHITE “SIT-STRATE” La Machine à Coudre WHITE ‘k SIT-STRATE ” \ Rpnd le travail de la couture plus agréable, moins fatigant, plus rapide.Elle vous plaira dès que vous la verrez.Plusieurs autres modèles, WHITE, RAYMOND, MODERN, etc., visibles à notre magasin.PRIX LES PLUS BAS VENEZ VOIR FONCTIONNER CETTE MACHINE A TRICOTER à notre nouveau magasin.Venez en faire vous-même l’essai.Ces machines font tous les tricotages avec une rapidité remarquable.CATALOGUE ENVOYE SUR DEMANDE P.T.LEGARE, Ltée.180 rue Amherst, Montréal.BUREAU CHEF A QUEBEC N DUS nettoierons les fenêtres des écoles, des institutions publiques, des édifices à bureaux, etc., à des taux très modiques.Nous frottons aussi les planchers, le poli des enseignes de cuivre et nous garantissons satisfaction.Venez, écrivez ou téléphonez.NEW YORK WINDOW CLEANING COY, 40 rue des Jurés.Tel.Main 1203 VOEUX DE LA QUATRIEME COMMISSION I VOEU Considérant que les concours Intercollégiaux sont un puissant stimulant au travail et un moyen de s’assurer que toutes les classes de nos maisons se tiennent bien à leur niveau naturel, Le Congrès de l’enseignement secondaire exprime le voeu; (a) que chaque année un concours facultatif soit institué pour l’une ou l’autre de nos classes de lettres ou de sciences entre les collèges affiliés à l’Université Laval.(b) que ce concours se fasse sous la direction et aux frais du Comité Pernfanent.II VOEU Considérant que les sociétés littéraires sont un précieux encouragement au travail, et qu’il est nécessaire oue les élèves y attachent une grande importance, Le Congrès de l’enseignement secondaire omet le voeu: 1.que pour assurer le progrès de nos sociétés littéraires collégiales on établisse sans tarder une corres-pondance entre les directeurs des différents cercles collégiaux de la même région; 2.que des prix soient accordés pour écompenser l’activité des membres.-£- L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui donnent leurs annonces.LA SAINT-JEAN-BAPTISTE AU SAULT-AU-RECOLLET Mercredi, 24 juin, grand feu d’artifice et décoration des maisons.Dimanche, 28 juin.— Illuminations grandioses des résidences.Toute la population est invitée.Pour s’y rendre, il faut prendre le tramway du Sault au tunnel de la rue Saint-Denis et descendre à la station Henderson.'-9- SERVICE DES LAU-RENTIDES PAR LE C.P.R.Un train supplémentaire quitte maintenant la gare Windsor, le samedi, à 1.25 p.m., pour Jonction ! Montfort et l’Ouest jusqu’à Labelle.j Au retour, départ de Labelle, le dimanche, à 5.00 p.m., pour la gare Windsor.A ce train est attaché un wagon-palais jusqu’à Nantel et de Nantel.r.École Commerciale BELANGER SAINT-HYACINTHE, Que.“Cours d’Été” TELEGRAPHIE par C.E.Coderre, 30 uns de service nu C.P.R.Positions assurées COMPTABILITE moderne, en deux mois seulement.FRANÇAIS, ANGLAIS, (spécialité).Correspondance.ECRITURE enseignée par l’auteur, M.Bélanger.ARITHMETIQUE COMMERCIALE.Méthodes courtes et pratiques.STENOGRAPHIE, Française et Anglaise.CLAVIGRAPHIE "Underwood”.Le nombre des éléves est limité S’adresser au Principal.J.-E.BÉLANGER SAINT-HYACINTHE, Qué.m Téléphones : 185-475.i VOL.V.— No.146 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 JUIN 1914 & IMPRESSIONNANTE SOLENNITÉ Une foule énorme assistait hier après-midi à la distribution des médailles aux pompiers qui se sont signalés par des actions d’éclat La cérémonie d’hier après-midi au Champ-de-Mars, la première du genre à Montréal, a été suivie par 20,000 personnes, toutes anxieuses d’applaudir les humbles héros qui, dans le service des incendies, ont accompli des sauvetages lors de la catastropne 4u “Herald” et depuis ce temps.A trois heures, M.le maire est arrivé et a pris place sur une estrade érigée pour la circonstance au bas du carré Neptune, MM.les commissaires McDonald, Hébert et Côté l’accompagnaient.Parmi la foule massée sur la balustrade de pierre qui entoure le Champ de Mars, au-dessus de l’estrade, se trouvaient les épouses des décorés et Madame J.Tremblay.Un appareil d’alarme avait ete installé en cas d’incendie, mais heureusement pas un seul appel n’est venu déranger les pompiers.Avant la distribution des médailles, plus de 45 voitures à incendie vinrent défiler devant l’estrade.Le spectacle était magnifique et la foule a longument applaudi la parade.Puis, les futurs décorés vinrent se placer en face du dais, où, sur une table couverte de T’Union Jack, étaient placées dans de jolis écrins, les médailles d’honneur.Le chef Tremblay, aidé de son actif secrétaire, M.Pierre Lemieux, ap-p'elle les décorés, et M.Martin épingle sur leur poitrine la médaille des héros: Voici l’ordre suivi: M.l’abbé Anatole Martin; M.l’abbé E.N.Elliott, Rév.Canon Renaud, chef-adjoint J.T.Saint-Pierre; chef-adjoint Arthur Mann; chef de ditrict Joseph Lussier; chef de district Damase Giroux; chef de district O.Marin; chef-inspecteur Jean Naud.Capitaine Raoul Gauthier, Arthur Poirier, Elzéar Robert, T.Ouimet, J.P.Ruddy, Patrick Kavanagh, Patrick Doolan, Arthur Ferron.Lieutenants T.Villeneuve E.C.Lemont, Wilfrid Boucher, William Moore, Richard Lambert, Wilfrid Myre, Anthime Blain, Hugh Nolan, Patrick Munroe, James Fernand, Oliver Brownrigg, J.Livingstone, Bobert Brownrigg, J.E.Cullen.Pompiers Joseph Gagné, Joseph S.Desjardins, Daniel Mahoney, Moïse Beaudry, J.C.Couture, Napoléon Dugal, Adélard Giroux, Ovila Dault, üvila Viau, Albert Nadeau, Prudent Fournier, Henry Ribert, Charles Gauthier.Le chef Tremblay est ensuite décoré et reçoit sa médaille de la part du commissaire McDonald.Ce der-hiér fait alors un discours, dans un français excellent et félicite les pompiers depuis le plus modeste fusqu’au plus grand de leur bravoure et de leur courage.L’échevin Boyd dit ensuite quelques mots en anglais et M.Martin termine par quelques paroles d’en-.couragement aux employés de la ville; il les invite à toujours se dévouer mais sans risquer imprudemment leur vie.Le chef Tremblay épingle alors une médaille sur la poitrine du maire en souvenir de la manifestation et aussitôt après il lui demande comme faveur de bien vouloir se rendre à l’hôpital Général avec, les commissaires pour remettre une décoration au pompier Gignac, du poste No 20, cloué sur un lit de douleur et blessé au cours d’un incendie.Le maire acquiesce avec plaisir et avant le départ il remet les diplômes d’ambulanciers de la “St.John Ambulance Association” aux pompiers suivants: le sous-chef J.Lussier, le secrétaire du chef Tremblay, p- Lemieux, les capitaines Poirier et Ouimet, les lieutenants W.Myre, J.Trudeau, N.Belzil, H.Du-"nuis, A.Albert, L.Dumontet, A.Pilon, A.Elain, P.Pelletier; les pompiers P.Fournier, A.Giroux, A.Fi-set, C.Ouellette, N.Bourdon, A.Dugal, R.Ledoux, T.Renaud.Deux officiers de police ont reçu »ussi hier une médaille semblable à Celle des pompiers.Ce sont le lieutenant Fischer, du poste No 1, et le détective Arthur Gagnon; cette distinction a été faite spécialement |i la demande du chef Tremblay, our récompenser ces deux braves ui ont risqué leur vie à l’incendie u “Herald”.La cérémonie tout intime de l’hôpital Général a été des plus touchantes et M.Gignac reçut sa médaille les larmes aux yeux.M.le maire ému comme tous les assis- tants se retourna vers les commissaires et leur dit: ‘“Voici les hommes que l’on ne paye pas assez.” Les échevins G.Mayrand, G.Ménard, L.-J.Loranger, Ô.Létourneau, A.Saint-Pierre, N.Lapointe, G.Van-delac, Elie, Weldon, Rubeinstein assistaient à la fête.Aperçus dans l’entourage du maire, M.le Dr G.E.Beauchamp, de la St.John’s Ambulance Association, député-chef Grandchamp, M.Arthur Gaboury, surintendant de la Compagnie des Tramways, M.A.Parent, surintendant du service de Pé-clairage, Rév.Benoît, Réo.El.Baker, inspecteur MacMahon, etc., etc.150 policiers sous les ordres du capitaine Bourgeois ont fait le service d’ordre.LES MEDAILLES AUX POLICIERS La remise des médailles aux policiers et agents du corps de police a dù être différée.I.’absence du chef Campeau, un des titulaires d’une médaille, et le peu de temps qui n’a pas permis la trappe des médailles sont deux des raisons du renvoi de cette solennité.Le jour choisi pour cette fête semble être celui du jour du concours de l’Association Athlétique de la Police, le 22 juillet prochain: cette date réunirait tous les suffrages: seul l’endroit où seront remises les décorations reste à choisir, quelques-uns veulent le Champ de Mars daubes le terrain où se tiendra le concours.L’ENQUETE FLEMMING Saint-J-ean, N.-B., 24.— La commission royale qui a fait l’enquête 'V'1 accusations portées au sujet des limites à bois, a commencé a s enquérir des accusations portées contre M.Flemming et M.H.F.McLeod, au sujet de la construction du chemin de fer Valley.Un seul témoin fut entendu, et son témoi-gnage portait surtout sur des points techniques.Ce fut M- Burton M.Hill, l’ingénieur chargé de la construction de la portion de voie située au sud et au nord de Wood-stock.Il fut interrogé par M.Car-veli.L’avocat de la défense souleva des objections, au sujet de la maniéré d’interroger de M.Carvell, Ce dernier remit sur le tapis la question des limites à bois.Il affirme que pour compléter sa cause, il, a besoin de savoir si M.Berry viendra rendre témoignage.Il sera peut-être nécessaire de faire venir M.John E.Moore, de Saint-Jean, ainsi que plusieurs gérants de ban-cjue de la province.Le président de la commission, M.McKeown, a declare cru’il siégerait à Sean-Jean, mais qu’il se rendrait à Fredericton si c était nécessaire.LES LIBERAUX D’ARGENTEUIL M.Rodolphe Lemieux, ancien ministre des Postes, et M.Sydney risher, ont tenu hier à Lachute une grande assemblée à laquelle assistaient plusieurs centaines d’auditeurs.Cette assemblée coïncidait avec la réunion annuelle de l’Association libérale d’Argeoiteuil.dont les élections pour l’année 1914-15 rapportèrent le conseil d’administration suivant: Président: W.D- Graham, marchand d’Arundel ; vice-président : Georges Dansereau, maire de Grenville; David Black et L.Barron, AIM.Fisher et Lemieux étaient accompagnés de MM.Andrew Philips, Huntingdon, A.R.McMaster et Stachokuse, de Montréal, L.L, Legault, G.T.Walker, John Hay George Hay.P.R.McGibbon.C.Brunet, T.Graham et AV.D.Graham.M.Fisher critiqua vertement la politique de Sam Hughes et son budget.Il fut vivement applaudi- Al.Rodolphe Lemieux parla en fran-ais et en anglais.Il dit quelques mots de la politique navale et de la banque Farmers’.I La Nouvelle Tige du Son Perfectionnée COLUMBIA L’ANCIENNE tige de reproduction du son Columbia n’avait qu’une seule articulation—la faisant jouer des deux côtés et de haut en bas.C’était mieux que “toute attache en crochet” a proximité du reproducteur.Notre plus récent perfectionnement cependant, donnant^ la forme d’un cornet à la tige du son la ou elle s’adapte à la boite du son, donne au Columbia un ton qu’aucua autre ne peut égaler.C’est la plus petite tige de reproduction du son en usage et elle se termine plus en pointe à l’endroit du reproducteur que toute autre tige de ce genre.Cette amélioration faite d’après des données scientifiques, supérieure aux proportions “aléatores” de tige de reproduction du son moins parfaites, assure un son plus clair et plus plein.Permettez-nous de vous démontrer avec l’instrument combien cette caractéristique à de l’importance.Sans “attache en crochet” ou autre articulation lâche pour produire un son rauque, nous n’avons pas besoin d’employer un collet de caoutchouc qui atténué le son sur le reproducteur pour temporiser les bruits de la machine—IL N’Y A AUCUN BRUIT A ATTENUER.Ce n’est là qu’une des neuf particularités primordiales de la supériorité de construction du Columbia qui ont pour effet de donner à nos instruments un son incomparable.“ENTENDRE, C’EST CROIRE.” QUARTIERS GÉNÉRAUX LAYTON Le Principal Magasin de Pianos à Montréal.550 RUE SAINTE-CATHERINE OUEST.LA COMMISSION DES ECOLES SUBVENTION A UNE COLONIE DE VACANCES.— A PROPOS D’UNE OPERATION DE BANQUE.—ADJUDICATION D’UN CONTRAT.A la suite d’une assez longue discussion, soulevée par la demande d’un octroi de $100.00 faite par le R.P.Moore, pour la colonie de vacances anglaise d’Alverna, près Oka, la Commission Scolaire Catholique de Montréal, sur l’avis de l’échevin Gi roux, a voté, hier soir, l’argent demandé.Le trésorier de la Commission, n’ayant pas de livre de banque qui indiquai qu’une somme de $30,000 avait été retirée de la Banque Mol-son et déposée à la Banque Provinciale, sur la demande du comité des finances, explique- qu’un double de ce dépôt étampé par la Banque est toujours retenu par cette dernière comme document.Quant au livre de chèques, les talons indiquent la même chose.M.Lapointe croit cependant que Ton ne devrait pas retirer de tels montants sans une lettre d’autorisation.La Commission a accordé un contrat de $2,600 à la Wood Company pour des travaux de ciment à l’Ecole maternelle de Sainte-Anne, que Ton construit actuellement à l’angle des rues Ottawa et Eleonore.Le Crédit Foncier Franco-Canadien a annoncé l’échéance a un emprunt contracté il y a dix ans par la Commission Scolaire de Ville Emard et offre de le renouveler à 7 pour cent d’intérêt.Sur l’avis du Comité des finances, il fut décidé de remettre cet emprunt.A.C.J.C.SERVICE SOLENNEL POUR LES MEMBRES DEFUNTS DE L’ASSOCIATION.A 8 heures, le premier juillet, sera chanté dans l’église du Gésù, un service solennel pour le repos de Tâme de tous les membres défunts de TA.C.J.C.par le R.P.Bellavance, S.J., premier aumônier de l’Association.Tous les membres de TA.C.J.C., devront se faire un devoir d’assister à ce service et payer un tribut de prières et de reconnaissance à tous les disparus de notre Association.DISSENSIONS ENTRE MINEURS Butte, Montana, 24.— Les luttes violentes ont recommencé entre les diverses factions des membres de Butte.Au cours d’une fusillade, trois hommes furent atteints par des balles, et Tun d’eux, Ernest Noy, a été tué.Des mineurs qui se sont séparés de l’Union des Mineurs de TOuest, s’avancèrent avec des cartouches de dynamite pour faire sauter la salle de réunion, mais les agents les empêchèrent de les déposer au bon endroit.M.Moyer, le président de la Fédération des Mineurs de TOuest, et les autres officiers de l’Union, qui prononçaient des discours dans la salle, s’esquivèrent par la porte de derrière au bruit de la fusillade.On dit qu’ils ont quitté la ville.Plusieurs des mineurs ont l’intention de former une autre union sous les auspices des “Industrial Workers” du monde entier.-9- LES SOCIETES MEXICAINES LES RECETTES ACCUSENT UNE DIMINUTION POUR LE MOIS DE MAL Toronto, 24 — La Mexican Tramways et la Mexican Light and Power.Company font ressortir une diminution des recettes brutes pour le mois de mai, mais une plus-value suffisante dans les revenus nets.Les ressources de la Mexican ont été de $294,769 pour le mois de mai, en diminution de $24,696.Pour les premiers cinq mois de l’année, les profits nets ont été de $37,970.La Light Company a vu ses recettes nettes diminuer de $70,772, tandis que les recettes brutes ont baissé de $64,957.Le compte rendu du 1er janvier accuse une augmentation globale de $319,221 et les revenus nets de $150,385.M.WITNEY AU MASSEY HALL LE PREMIER MINISTRE D’ONTARIO A PRONONCE UN DISCOURS A TORONTO, HIER SOIR.— LA QUESTION BILINGUE.Toronto, 24.— M.Whitney prononça hier soir son premier discours, dans la présente campagne.La foule était tellement grande au Massey Hall, qu’on dut convoquer une autre assemblée au Victoria Hall.M.Lucas, qui accompagnait le premier ministre, déclara que ce n’était pas une réunion politique ordinaire, mais une manifestation faite au premier ministre.M.Whitney, avec sa vigueur d’autrefois toucha à plusieurs questions.Il parla de la question bilingue, ainsi que M.Adam Beck.Ce dernier est Allemand, et il assure que ses compatriotes qui se trouvent au nombre de 200,000, dans l’Ontario, apprennent la langue du pays et ils n’ont jamais cherché à en faire prévaloir une autre.M.Whitney fait allusion à la déclaration faite par Rowell, dans laquelle il disait que la province d’Ontario est anglaise et doit rester telle.Plus tard, à New Liskeard, M.Rowell affirme que pourvu que l’étude de l’anglais n’en souffre pas, il ne voit aucune objection à l’étude du français.“Le Canada” de Montréal, fait dire à M.Rowell qu’on ne devrait entraver en aucune façon l’enseignement du français.A ce moment un auditeur demande à M.Whitney s’il voit aucune objection à cela.“Je veux montrer que le chef de l’opposition monte deux, chevaux à la fois et même trois”, réplique le premier ministre.L’orateur cite les suggestions faites par l’Association Canadienne - française de l’instruction publique.L’Association demande que là où les élèves sont français, la langue française soit le médium d’enseignement et qu’outre leur langue les élèves apprennent aussi l’anglais.Elle demande que dans les écoles formées de deux pièces, les élèves français et anglais occupent une pièce différente, et que dans les écoles d’une pièce seulement, les élèves français forment une classe à part.M.Whitney dit qu’agir ainsi, ce serait aller contre les principes exprimés par une résolution de la législature.La législature a décidé que l’anglais serait la langue d’enseignement, hors le cas où l’ignorance de l’anglais de la part des élèves le rendrait impossible.Les Canadiens-français veulent au contraire, ne dans les ecoles où la majorité des élèves sont français le français soit la langue d’enseignement.Ce serait établir un troisième système d’éducation dans la province.“Nous nous en tiendrons à notre politique où nous tomberons”, déclare M.Whitney, au milieu des applaudissements.-M.- LA NAVIGATION LA BRUME TRAITRESSE LE NAVIRE “GOTHLAND”, PARTI DE MONTREAL, SE BRISE SUR LES RECIFS DES ILES SEILLY, AU LARGE DE LA COTE ANGLAISE.Penzance, 24.— Un autre gros paquebot, ayant perdu sa route dans la brûme des côtes d’Angleterre s’est brisé hier sur les récifs des îles Sciliy.Ce navire le “Gothland” parti de Montréal en route pour Rotterdam et propriété de la compagnie belge Red Star ne pourra pas être renfloué et est considéré comme une perte totale.Un appel désespéré venant du navire en détresse a amené sur les lieux les paquebots “Ascanius” et “Monte-uma” et le “Lyonnesse”.Les passagers furent tous sauvés.La cargaison est perdue et actuellement il y a 27 pieds d’eau dans les compartiments No 1 et 2.Le capitaine et l’équipage ont jusqu’ici refusé de quitter le navire malgré le danger qui augmentera avec la marée.Le naufrage est arrivé à la pointe Fleming, sur un des récifs les plus dangereux.De fait, un autre navire, le “Schiller”, a péri au même endroit en 1875 alors que 300 personnes se noyèrent.Le “Gothland” est commandé par le capitaine Jones, et laissait Montréal le 12 courant.UNIVERSITE LAVAL Demain soir, jeudi, à 8 heures 30, aura lieu à l’Université Laval, une assemblée générale de tous les professeurs de l’Université convoquée par le Conseil de la Fédération dans le but de mettre à Tétude certaines questions qui concernent à égal titre et les professeurs et les étudiants de Laval.Nous nous faisons un devoir de souligner l’importance qu’il faut attacher à cette assemblée où Ton dis-cutera la situation de ia Maison des Etudiants et la fondation de l’Association des Anciens Elèves, projets chers au Conseil de la Fédération, et nul doute que les professeurs voudront, par leur présence nombreuse, montrer tout l’intérêt qu’ils portent à la jeunesse étudiante, et assurer le succès d’une entreprise qui vaut qu’on l’encourage.CD» notre correspondant.) Québec, 24.— Le département des Terres et Forêts a vendu hier, par enchère publique, au parlement, les rentes seigneuriales et les arrérages dûs sur telles rentes, pour les seigneuries de Lauzon, Batiscan, Cap de la Madeleine et Prairie de la Madeleine.La valeur globale de ces rentes est de $200,000 et elles ont été achetées jpar le gouvernement à raison de 75c ; et 90c dans la piastre.FEUILLETON DU DEVOIR LA TRAGÉDIE DE LA REINE par Robert-Hugh BENSON TRADUCTION DE H.FRILLEY 57 (Sotte) ftfilady ne désire donc pas m’en-fendre chanter?demanda Tom plus Iriste que jamais.—Elle le désire, petit, sans cela elle ne vous aurait pas envoyé chercher! Mais ce n’est pas tout.Si elle vous posc> des questions, je vais vous dire ce qu’il faudra répondre.Ecoutez bien.Vous direz que vous avez connu Master Browndigg au College, que ce n’était pas un bon catholique, que nous étions présents, vous et moi, quand on Ta arrêté pour conspiration, que vous n’y avez rien compris du tout, mais que je vous ai abligé à rester là parce que vous Riez à mon service, que vous n’avez lamais vu le papier, que vous he savez pas où il est et que vous ignorez ce qu’il contient.Maintenant, dites-moi: qu’est-ce que vous pourrez ré-t>oàdre à Lady Elisabeth?Tom s’en tira assez bien et sans obliger son maître à lui souffler tous les mots; et il n’avait pas fini son pigeon, qu’il savait la leçon par j coeur.—Si Milady insiste et si elle vous pose des questions au sujet de Master Ashton et des autres conclut Guy, faites le niais et n’ayez pas Tair de comprendre.Je sais que ceia ne vous sera pas difficile.Alors Guy lui demanda ce qu’il chanterait, lui recommanda de faire de son mieux; et quand ils quittèrent la table, toute trace d’inquiétude avait disparu.Une fois seul, il eut quelque honte de sa brusquerie.Mais, avec Tenfant, c’était la seule manière de s’en tirer.La nature sentimentale de Tom était déjà à craindre et pouvait Tcntrai-ncr loin.Si la Princesse en profitait, elle si fine, et arrivait à le faire parler, Tmn pourrr*! lui dire des cho- ses que Guy ne désirait nullem qu’elle connût.Peut-être soupç nait-elle que le secret qu’il avait couvert n’était pas sans rapport a l’ancien complot; mais elle ne p vait pas en être/sûre et il n’a1 pas l’intention de le lui apprendi Il devait, lui, l’amener à se c< promettre de quelque façon et t der pour lui ce qu’il saurait.I devinait sans doute où et comm il s’était instruit, sans quoi n’aurait pas demandé que Tom Br shawe vînt aussi à Hatfield ; moins pourtant que cede affaire musique ne fût un simple str; gème pour faire venir en nu temps son maître.En tout cas, s’agissait d’etre très adroit, et ( ne désirait nullement voir son dévoilé par quelque indiscrétion Tom.Le soleil était couché quand la tite troupe des six hommes pa près de l’auberge et vit les loits Hatfield se dresser dans le ciel.Les deux gentilshommes avai chevauché, tout le long du chen à cinquante mètres en avant des ! viteurs, et le calme de Dick a1 fait du bien à son ami.Guy lui a1 donné quelques détails au sujet leur voyage ; il lui avait dit que tait par Master Brownrigg qt: avait appris le secret, et aussi le papier étai! resté entre les mt de Monsignor Priuli, mais sans révéler pourtant la teneur du de mon*.Di F T’idilerr", n’avait r demandé : il lui suffisait de savoir que c’était une arme contre Elisabeth.Guy n’avait jamais aussi bien com pris à quel point son ami haïssait la Princesse ni la méfiance qu’elle lui inspirait.Depuis quelque temps, il s’était attaché à Dick sans savoir pourquoi : au premier abord, son caractère ne semblait ni affectueux ni attachant ; il était par-dessus tout méprisant, froid et méfiant à l’égard des gens avec qui il avait commerce et aussi à l’égard de beaucoup d’autres qu’il connaissait à peine.Cependant, Guy Taimait, il avait confiance en lui, et se félicitait de l’avoir pris pour confident.Ils étaient évidemment attendus avec quelque impatience à Hatfield, car aussitôt qu’ils se firent connaître, le portail c’ouvrit large, et un serviteur, la torene à la main, se mit à les escorter à travers Tesplanade, vers l’aile gauche do la maison.C’était une grande maison de briques à créneaux, ornée çà et là de pignons.Guy regarda avec curiosité la double rangée de fenêtres, brillantes en bas et sombres en haut, en se de mandant derrière laquelle l’entrevue aurait lieu.Quand ils mirent pied à terre à l’intérieur de la tour centrale, un grand tapage de vaisselle se faisait du côté des cuisines.—Milady est à souper, dit Thom-me.On vous servira en haut.Tous trois — enr Torn, grâce à Tinvitation de la Princesse, devait souper et coucher avec les officiers de la reine — traversèrent la cour intérieure, montèrent à gauche n escalier, longèrent un ou deux corridors, montèrent et descendirent encore quelques marches, et furent finalement introduits dans une sorte de parloir sur lequel s’ouvrait, au fond, une chambre.—La chambre à coucher, monsieur, dit l’homme à Guy, en mettant la malle à terre.Puis, subitement pensf :—Mais il n’y a que deux lits, monsieur, on ne m’avait pas averti.—Il en faut trois, dit Guy d’un ton assez rogue.L’homme hésitait.—Si vous en doutez, poursuivit Guy, froidement, vous pouvez vous adresser à Master Pope : il me con-naît.L’homme sortit sans parler, —Il ne faut pas qu’on se moque de nous ! Après tout, Lady Elisabeth n’est pas la maîtresse ici.Ils se mirent aussitôt à s’habiller, car on pouvait à tout instant les envoyer chercher après le souper, et ils étaient prêts avant que le serviteur vint leur dire que le souper était servi dans la chambre et qu’il n’y aurait pas de difficulté pour les lits.Dick n’avait pas pris la peine d’apporter son plus beau costume.Après tout, on ne l’avait pas invité, et il ne tenait pas à se mettre on frais pour cette femme.Mais scs deux compagnons étaient superbes à voir.Ils portaient tous deux les couleurs de la reine, — vert et blanc-Guy avait un habit de soie côtelée blanche, avec des crevés de velours vert aux manches et à la culotte, une ceinture de cuir vert avec une longue épée d’un côté et un poignard de l’autre.Tom avait un habit de satin blanc avec des crevés de satin vert et des souliers blancs.Son loquet et sa fraise étaient ornés chacun d’une petite broche d’émeraude que son maître lui avait prêtée.C’était la seconde fois seulement qu’il portait ce costume., et il avait Tair assez satisfait de lui-même.Les deux officiers ne semblaient pas mécontents de lui non plus, tandis que, dressé sur ses pointes, il faisait tous ses efforts pour essayer de se voir dans la glace, ses joues pâles légèrement empourprées par la lièvre, et ses yeux noirs enflammés par la course au grand air, brillants comme deux diamants noirs dans son visage.—Assez de minauderies ! dit brusquement Guy.Asseyez-vous, Tom.Son Altesse ne veut pas vous voir, mais vous entendre.Ils parlèrent peu pendant le souper : ils étaient trop énervés.Ils entendirent monter, d’en bas, les accords de la fanfare, le bruit des pas et l’écho des voix quand la Princesse quitta le hall.Puis le silence recom- mença.On passa une ou deux fois devant la porte, dans le corridor, et, cinq minutes après qu’ils eurent quitté la table, un serviteur vint emporter les plats.Guy se demandait avec anxiété si Tom n’avait pas oublié sa leçon.Il Ten traîna dans la chambre à coucher sous prétexte de regarder la musique, et ferma derrière lui la porte.—YTous vous rappelez bien ?dit-il.FR pasde sottises à présent 1 Qu’est-ce que vous allez dire ?Tom répéta d’un air stupide ce qu’on lui avait appris.—Et pas un mot de Master Ashton ou d’Oxford, recommanda son maître.—Oui, monsieur, je vous promets.Guy le regarda d’un air peu rassuré.Au même moment, la porte du parloir s’ouvrit et une voix se fit entendre.—La musique, enfant, et vite, siffla le maître entre ses dents.Ils quittèrent la chambre en emportant le flambeau.Près de la porte du fond, un page attendait.—Il faut que Master Bradshawo descende, dit-il d’un air fier, en toisant Tom des pieds à la tète 1 CA suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, mcn^nûm, a* JUIN 1914 VOL.V.— No.l4i f' LA VIE SPORTIVE DANS UNE SEMAINE L’INAUGURATION DU CHALET DU CHAMPETRE —t Tout est prêt pour les fêtes qui auront Heu le 1er juillet à Montréal-Est.— Le premier ministre de la province de Québec sera l’hôte d’honneur.—La liste des invités.— Le nombre des billets est limité.C’est dans une semaine que le nouveau chalet du Champêtre sera inauguré à Montréal Est.Tout est prêt pour ces grandes fêtes, auxquelles ont été conviés les personnages les plus éminents de la province.Elles dépasseront en éclat toutes celles, pourtant brillantes, données jusqu’ici par le Champêtre.Sir Lomer Gouin, Premier Ministre de la province de Québec sera l’hôte d’honneur du Champêtre, à l’occasion de l’inauguration du chalet de Montréal-Est.Sir Rodolphe Forget est aussi sur la liste des invités et tout porte à croire que ces deux brillants hommes d’Etat assisteront aux joyeuses agapes du Champêtre.Voici, du reste, la liste complète des invités: Sir Lomer Gouin, Sir Rodolphe Forget, Son Honneur le maire Martin de Montréal, les contrôleurs Hébert, président du Champêtre,'! bornas Côté, J.A.Ainey et Duncan McDonald; Paul-Emile Lamarche, député de Nicolet; les députés Ch.-A.Wilson et Wenceslas Lévesque, de Laval, MM.L.A.Lapointe, Ludger Gravel, le lieutenant-colonel Labelle, le rapt.Bourassa, de la Commission du Havre, Louis Rubinstein, président de la M.A.A.A., Adolphe Recours, président du National A.A.A.; P.Denis, Walter Mitchell, président du Club de Réforme, les présidents des clubs Saint-James, Mont-Royal et des Ingénieurs; le maire Alexandre Mi-chaud de Maisonneuve; MM.Nap.Giroux, Lorenzo Prince, Charles Ro-hillard, Ernest Tremblay, E.C.Saint-Père, l’honorable Jean Prévost, le major Arthur Gaboury, de la Montreal Street Railway; le chef J.Trem-blay, de la brigade; le chef de police O.Campeau, M.U.H.Dandurand, le président de l’Automobile Club, etc.Les membres et les actionnaires du Champêtre sont instamment priés de noter que le nombre des billets étant strictement limité à 300, ils seront vite écoulés.Ils feraient bien de se les procurer tout de suite chez M.A.Lecours, OMontée .du Zouave, Est êo47, ou chez M.J.A.Savard, 400 Mont-Royal Esl, St-Louis, 5181.OÛ ILS JOUENT AUJOURD’HUI LIGUE INTERNATIONALE.Montréal à Newark.Toronto à Baltimore.Buffalo à Providence.Rochester à Jersey City.LIGUE AMERICAINE.Détroit à Chicago.Cleveland à St-Louis.Philadelphie à Washington.Boston à New-York.LIGUE NATIONALE.New-York à Boston.Brooklyn à Philadelphie.St-Louis à Pittdburg.LIGUE FEDERALE.Chicago à Saint-Louis.Kansas City à Indianapolis.I VICTOIRE DU CERCLEJBELLEVUE Samedi après-midi, le 20 juin, au terrain du National, le club de crosse Cercle Bellevue a triomphé du club de l’Université Laval, dans une partie de ligue de la section B.de la Ligue Amateur de la Province de Québec, par le score de 1(> à 7.Le Cercle Bellevue s’est montré supérieur à ses adversaires et s’assura la victoire dès le commerce-ment de la joute qui fut f xempte de toute brutalité.Alignement des deux équipes Laval.Touzin Patry Emard Vermette Gagnon Dufresne Lavallée Dandurand Ouimet Dufresne E.Leroux Bellcrose Substituts — et H.Lagault Bellevue.Buts N.Brunet Points H.C revier Couverts A.Brunet Défense A.Cousineau Défense L.Pilon Défense J.Lamarche Centres V.Lague Attaques C.Boyle Attaques A.Lamarche Attaques S.Corcoran Extérieurs R.Lamarche Intérieurs H.Lépine Laval : Courchesne Bellevue ; D.Lari- Mauviel et J.J.O.Deniers vière et A.Laplante.Arbitres — L.H Johns.Chronométreurs -et R.Piché.Umpires — P.McGee et G.Silver-wood.SOMMAIRE 1er quart 1— Bellevue, R.Lamarche.2— eBllevue, R.Lamarche.3— Bellevue, G.Boyle.4— Laval, Dandurand.5— 'Bellevue, S.Lague.6— Laval, Lavallée.2ème quart 7— Laval, Jellerose.8— Bellevue, G.Boyle.9— Bellevue, Corcoran.10— Bellevue, R.Lamarche.3ème quart 11— Bellevue, R.Lamarche.12— Bellevue, L.Pilon.13— Laval, Dandurand.14— Bellevue, S.Lague.15— Laval, Lavallée.16— Laval,, Dandurand., 17— Bellevue, S.Lague.4ème quart 18— -Bellevue, Jos.Lamarche 19— Bellevue, R.Lamarche.20— Bellevue, R.Lamarche.21— Bellevue, R.Lamarche.22— Laval, E, Leroux.23— Bellevue, A.Lamarche.Punitions — A.Laplante, 5 Lavallée, 5 min.; A.Cousineau, 5 min.; S.Lague, 5 min.LE MEETING D’ETE A DEL0RIMIER UN PROGRAMME DE SEPT COURSES A L’AFFICHE POUR SAMEDI PROCHAIN ALORS QU’AURA LIEU L’OUVERTURE DE LA REUNION A L’HIPPODROME DE LA PARTIE EST.1.00 .2.00 .0.30 .3.30 .0.40 .8.15 .1.00 .2.00 .5.40 .4.10 .0.10 .6.30 .2.40 .1.59 .2.10 .1.30 .1.35 .3.34 .1.20 .2.18 .1.10 .3.25 .1.30 min.; La réunion d’été du parc Delori-mier s’ouvrira samedi prochain avec sept courses au programme.Le même nombre d’épreuves sera maintenu au programme de chaque jour.Plus de 300 chevaux sont actuellement à la piste.MM.Frayley, Westmoreland, Brown, Capps, etc., tous eleveurs bien connus ont déjà leurs chevaux à l’entraînement.Toutes les écuries sont remplies et l'entraînement bat son plein.Les officiers de la réunion seront les mômes qui ont officié à la réunion du printemps.CARPENTIER CONTRE AHEARN CES DEUX PUGILISTES SE BATTRONT LE 2 AOUT A LONDRES POUR UNE BOURSE DE $30,000.Londres, 24.— On a annoncé hier que Young Ahearn, de Brooklyn, et Georges Carpentier ont été matches aujourd’hui pour se rencontrer le 2 août prochain, à Londres, pour une bourse de $30,000.L’argent a été déposé par M.Horatio Bottomley, un ancien député au parlement impérial.LA REUNION D’OTTAWA S’EST TERMINEE HIER LES COURSES DU PRINTEMPS AU PARC CONNAUGHT ONT PRIS FIN HIER APRES-MIDI.—PARD- NEB GAGNE LE HANDICAP DE L HOTEL NEW RUSSELL.Ottawa, 23.—La réunion du printemps a pris tin hier après-midi.I ardner s’est adjugé le handicap de ' hotel New-Russell.Voici les résultats des courses : 1ère course, $400, 3 ans, 5% fur-longs : 1 Sati, 102, Gould, 15 à 1, 6 G 3 a 1 ; 2 Maid of Frome, 103 ; Murphy, 3 à 1, 6 à 5, 3 à 5 ; 3 John Bowman, 99, Acton, 15 à 1, 6 à 1, 3 ¦> F, Temps, 1.10.Kelrose, Booser, Oakland Lad,' Breastplate, Cobourg, Belle et Auster ont aussi couru.2ème course, $600, 4 ans et plus, handicap steeplechase, 2 milles : 1 Promotor, 135, Dayton, 13 à 10, !) à 20 ;_2 Tom Horn, 130, Dupee, 11 à 5, o ?; 3 Velsini, 132, Higgins, 6 à 1, 0 a o, / a 10.Temps, 3.56.Port Arlington, Humility, Giddy Girl, Panorama ont aussi couru.3ème course, $400, 3 ans et plus, 6 furlongs : 1 Requiram, 101, Gould, (i à L 2 à 1 ; 2 Gordon, 103, Murphy, $ a a, 3 à 5, 1 à 3 ; 3 Bolala, 99, Knight, 4 à 1, 3 à 2, 3 à 5.Temps, 1.11.The uardner, Parlor Boy, Czar Michael ont aussi couru.4ème course, Ottawa Lumbermen^ Juvenile Stake, 2 ans, 5 furlongs : 1 Carbide, 108, Burns, 9 à 2, 7 à 5, 3 à 5 ; 2 Ormulu, Moore, 8 à 5, 3 à 5, 1 à 3 ; 3 Ida Claire, 112, Murphy,’?a 1, 9 a 2.Temps, 1.01 4-5.King Hamburg, Stir Up ont aussi couru.Sème course, New Russell House handicap, $»00, 3 ans et plus, 1 mille; 1 Pardner, 105, Taplin, 16 à 5, 2 à 5 ; 2 Polly IL, 98.Smyth, 12 à 1, 4 à 1, 6 à 5 ; 3 Sir Biaise, 105, Murphy, 7 à 5, 2 à 5.Temps, 1.41 4-5.Fathom, Martian, Confldo ont aussi couru.6ème course, 3 ans et plus, à réclamer, $400, 6 furlongs : 1 Joe Knight, 105', Gould, 5 à 1, 5 à 2, 6 à 5 ; 2 Theseries, 102, Smyth, 8 à 1, 3 à 1, 6 à 5_ ; 3 Coppertown, 107, Murphy, 16 à 5, 1 à 2.Temps, 1.15.Paddy Began, Elma, Chanticlcrc, Ceci le', Jim L., Grecian Bend, Golden Ruby et Semiquaver ont aussi couru.Verne course, 3 ans et plus, à réclamer, 500, 1 1-16 mille : 1 Zodiac, 94, Murphy, 8 à 1, 8 à 5 ; 8 Orperth, 105.Vandusen, 2 à 1, 3 à 5 ; 3 Sherlock Holmes, 105, Smyth, 6 à 1, 5 à 2.Temps, 1.48 2-5.Ella Grane, Trovo-lo.Early Light et Feather Duster ont aussi couru.LE CERCLE BELLEVUE EST VICTORIEUX Sainte-Anne de Bellevue, 24.— Le club de crosse Cercle Bellevue, de la Ligue Amateur, ayant écrasé le Laval samedi sur le terrain du National par 16 à 7, vient de remporter une éclatante victoire sur le Cercle Paroissial de Viauville par le score de 14 à 2- Ce dernier était, disait-on.invincible et, jusqu’à présent, il n’avait que des victoires à son crédit, mais il n’avait pas encore rencontre le Cercle Bellevue, avec ses Lamarche, Boyle, Lague, Cousineau, Legault, Lépine, et il s’est aperçu que le Cercle Bellevue était réellement sur le chemin de la gloire et qu’il ne voulait pas céder un pouce de terrain.Cependant, il faut admettre que le Cercle Paroissial de Viauville était privé de plusieurs de ses joueurs réguliers, ayant été prévenu à i dernière minute.Mais le Cercle Bellevue a pris l’engagement d’aller à Viauville le 12 juillet prochain, et alors le Cercle Paroissial mettra son équipe au complet et fera certainement mordre la poussière au Cercle Bellevue.Comme le Cercle Paroissial de Viauville n’avait que 10 joueurs, nous avons eu une partie de 10 contre 10.Cercle Viauville Bellevue Bellcrose Buts H.Brunet Laplante Points H.Crevier Lepage Couverts M.Legault Lépine Défenses Alb.Brunet Leblanc Défenses A.Cousineau Lachapelle Centres S.Lague Gilbert Attaques O.Cousineau Brien Attaques J.Boyle Pitre Extérieurs S.Corcoran Charbonneau intérieurs L.Cousineau.Arbitres: McCarthy, R.Lamarche; chronométreurs: Picard, J.O.Demers; juges des points : Denis, Brisebois; substituts.Cercle Belle-vue: Alb.Lamarche, H- Lépine, L.Pilon.Premier temps 1.Cercle Bellevue, J.Boyle, 1.30.2.Viauville, Gilbert, 3.00.3.Cercle Bellevue, S.Lague, 2.00.4.Cercle Bellevue, J.Lamarche, 8.00.Deuxième temps.5.Viauville.Laplante, 6-00.6.Cercle Bellevue, J.Lamarche, 1.30.7.Cercle Bellevue, S.Lague, 3.30.8.Cercle Bellevue, H.Lépine, 2.30.Troisième temps.9.Cercle Bellevue, J.Lamarche, 5.00.10.Cercle Bellevue, J- Boyle, 0.30 11.Cercle Bellevue, J.Boyle, 3.00 12.Cercle Bellevue, O.Cousineau, 2.00.13.Cercle Bellevue, J.Boyle, 1.30 14.Cercle Bellevue, H.Lépine, 6.30.15.Cercle Bellevue, J.Bovle, 1.00.16- Cercle Bellevue, J.Lamarche, 5.00.Punitions: Viauville : Gilbert, 5 minutes; Cercle Bellevue, J.Boyle, 2 minutes; Alb.Brunet, 5 minutes.LIGUE PROVINCIALE DE CROSSE AMATEUR Dans la Ligue Amateur de Crosse de la Province de Québec les parties à la cédule pour cette semaine sont les suivantes : L’Université Laval se rencontrera dans une partie de la section B.de cette ligue, samedi après-midi, avec le Viger, sur le terra in’du National, et dimanche, le 28 juin, dans la section A., de la même ligue, les Caughnawaga se rendront à Saint-Pierre aux Liens pour rencontrer le club de l’endroit.Cette partie promet des émotions car on se le rappelle, lors de la dernière partie entre les Saint-Pierre et Caughnawaga le jeu fut très brillant et les passes rapides ; aussi les Sauvages gagnèrent une partie très bien méritée.Dimanche dernier le club Saint-Zotique a triomphé du Caughnawaga par le score de 9 à 2.Les gars de Saint-Henri se surpassèrent à toutes les phases de la joute et démontrèrent leur supériorité sur les Caugh nawaga.Dimanche, le 21 juin, le club Saint-Pierre attendait le club Val-leyfield, mais en vain, car à 3 heures 30 p.m.l’arbitre Paul Lefebvre appela les joueurs sur le champ et mit la halle au jeu, ordonnant au Saint-Pierre d’enregistrer un point.Il est très malheureux qu’un club comme le Valleyfield ne soit pas assez gentil pour agir en sportsmen, car dimanche on pouvait remarquer plusieurs joueurs du Valleyfield qui s’étaient rendus pour voir la partie Caughnawaga-Saint-Zoti-que ; et ce sont ces gens-là qui entendent encourager le jeu national, mais ayant trop peur d’une défaite humiliante, ils aiment mieux perdre leur dépôt.Il est grandement à espérer que ceci ne se renouvellera pas et que pour le bien de cette ligue tous les clubs seront assez gentils pour finir la saison.T LES JOUTES D’HIER LIGUE INTERNATIONALE.Montréal.2; Newark, 1.Baltimore, 3; Toronto, 0.Providence, 5-4; Buffalo, 1-3.Rochester, 6; Jersey City, 5.' LIGUE AMERICAINE.Cleve'and, 5; Détroit, 4.LIGUE NATIONALE.Brooklyn, 2; Pittsburg.1.St-Louis, 7; Philadelphie, 5.LIGUE FEDERALI Baltimore, 8; St-Louis, 5.Indianapolis, 12; Brookly Kansas City.5; Pittsburj Buffalo, 4; Chicago, 2.LES LEADERS S’ALIGNERONT AU NATIONAL " / LES ATHLETIQUES RENCONTRE-RONT LES BALMORAL, ET LES MASCOTTES LUTTERONT CONTRE LES SAINT-LOUIS.— LA GUIGNE S’EN MELERA - T -ELLE ?La Ligue de la Cité alignera quatre bonnes équipes pour le double-header de dimanche prochain.La première joute sera en effet disputée entre les clubs Balmoral et Athlétique, à 1.30 p.m., et la seconde mettra aux prises les clubs Saint-Louis et Mascotte, à 3.30 p.m.Comme il y a maintenant deux clubs sur un pied d’égalité pour la première place dans la Ligue de la Cité, et que ces deux clubs sont au programme de la séance de dimanche prochain, il se pourrait bien faire que l’issue du double-header du 28 juin changeât la position des clubs et rejetât en seconde position l’un des leaders actuels.L’Athlétique semble peut-être le plus en danger de perdre ses retranchements, dimanche.Quant aux Mascottes, il paraît difficile de leur pronostiquer un échec, à moins d’une malencontreuse déveine.Lancés dans la voie du succès, ils entendent bien ne pas s’arrêter en si beau chemin.Mais il ne faut pas s’arrêter à discuter l’échec des hommes de Gad-bois qui, après tout, ont une des meilleures équipés de la ligue.Ils n’ont subi qu’une défaite depuis le commencement de la saison et la victoire ne leur a échappé que par un point.De sorte que les deux leaders, à moins d’une grosse malchance, seront encore en tête de leur ligue.Seulement, il faut faire au hasard sa part et escompter sur une guigne, qui s’acharne souvent sur un club sans le laisser prévoir.Tout ce que l’on peut dire des parties de dimanche, c’est qu’elles seront de toute beauté et qu’elles devraient attirer tout ce que Montréal compte de sportsmen et d’amateurs du jeu national américain.-v- MONTREAL GAGNE UNE PARTIE DE DIX REPRISES LES HOMMES DU GERANT HOW-LEY ONT VAINCU LES INDIENS HIER APRES-MIDI.— JOHNNY HOLSTEIN A COURU LES BUTS DE BRILLANTE FAÇON.RESULTAT: 2 à 1.Newark, 24.— La rapidité de Johnny Holstein, le second but des Royal, aidé par les erreurs des Indiens, a valu la victoire aux hommes d’How-ley hier après-midi par 2 à 1 dans une joute de dix reprises.Del Mason et Johnny Enzman étaient les lanceurs hier et les honneurs furent égalament partagés.Voici le résultat détaillé de la joute: NEWARK.Ab R H Po A E Witter, rf.• 5 0 0 4 0 0 Tooley, ss.5 0 1 5 3 1 W.Zimmerman, If.3 1 1 3 0 0 Callahan, cf.3 0 1 3 1 0 Hôhnquist, 1b.• 3 0 0 8 0 0 Myers, 1b.1 0 0 2 0 1 Getz, 2b 4 0 1 5 7 0 E.Zimmerman.3b 4 0 0 0 2 0 Heckinger, c.2 0 1 1 0 0 Smith, c 1 0 1 0 0 0 Enzmann, p.• 3 0 0 1 1 0 Totaux.34 1 6 30 14 2 MONTREAL.Ab R H Po A E Deininger, rf.3 0 0 2 0 0 Purtell, ss.4 0 1 6 4 0 Kippert, If.4 0 0 2 0 0 Whiteman, cf.Flynn, 1b.4 0 0 2 0 0 3 0 0 11 0 0 Holstein, 2b.4 2 1 3 2 1 Boyle, 3b.• 2 0 0 1 4 1 Howley, c.3 0 2 2 2 0 Mason, p.• 3 0 0 1 4 0 Totaux.30 2 4 30 16 2 Montréal .0000010001—2 Newark.0000000010—1 Coups sacrifiés, Enzmann, Callahan, Boyle 2, Mason.Howley.2 buts, Purtell.Buts sur balles, Enzmann 2, Mason, 2.Jeux doubles, Callahan et Tooley.Buts sur erreurs, Newark 2, Montréal 1.Laissés sur les buts Newark 6, Montréal 4.Retirés au bâton par Enzmann, 2; par Mason, 2.Durée de la joute, 1.45.Arbitrer, Nallin et Carpenter.AUTRES PARTIES.Providence.00200003x—5 7 2 Buffalo.000000100—1 7 0 Schultz et J.Onslow; Beebe et La-longe.2ème partie; Providence .100101 lOx—4 9 2 Buffalo.020000010—3 9 4 Oldham et Kocher; Jamieson et Kritchell.Rochester.203000000001—6 14 1 Jersey City.000050000000—5 7 1 Hughes et McMurray, Upham; Lu-gue et Reynolds.Baltimore .OlOlOOOlx—3 9 0 Toronto.000000000—0 6 1 Ruth et Egan; Herbert, Kelley et Wilson.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Baltimore 40 20 667 Rochester 35 22 614 Buffalo 34 25 576 Providence 32 27 542 Toronto 28 27 509 Newark .,v .24 29 453 Montréal 19 39 328 Jersey City 18 41 305 PARTIE D’EXHIBITION.Baltimore, Md, 24.— Après avoir défait les Toronto par 3 à 0, les Orioles ont triomphé hier des Cincinnati par un score de 5 à 4 dans une joute d’exhibition.Baltimore .00201200x—5 9 1 Cincinnati .000020002—4 4 3 Russell, Shore et McAvoy; Lear, Rowan et Gonzales.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES r n B rrv-.; .T ¦¦-.T-rH-h- \\ CANADA STEAMSHIP LINES l I ¦ m'.I O.tv •• • •• Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Américaine, Nationale, Fédérale et Canadienne: LIGUE AMERICAINE Cleveland .202010000—5 10 1 Detroit.000000310—4 10 2 Mitchell, Blanding et O’Neil; Dauss, Main, Cavel, Stanage et Baker.Une seule partie au calendfrier d’hier.POSITION DES CLUBS G.P.Pourc.Philadelphie .35 22 .614 Detroit 27 .571 St-Louis .32 27 .542 Washington .31 27 .534 Boston .z29 29 .500 Chicago 28 31 .475 New-York .33 .377 Cleveland .21 36 .368 LIGUE NATIONALE Pittsburg .000000010—1 6 0 Brooklyn .20000000x—2 6 1 Cooper et Gibson; Rucker et Miller.St-Louis .105000010—7 13 0 Philadelphie .110000030—5 11 4 Hageman, Steele et Snyder; Rixey, Jacobs et Killifer.POSITION DES CLUBS G.P.Pourc.New-York .32 19 .627 Cincinnati .» .31 26 .544 St-Louis .29 .517 Pittsburg .26 27 .491 Philadelphie .24 27 .471 Brooklyn .23 28 .451 Boston .22 31 .415 LIGUE FEDERALE Pittsburg .000100010—2 6 5 Kansas City .02100002x—5 9 2 Walter et Barry; Adams et Easterly.Buffalo.000100021—4 6 1 Chicago.000000200—2 6 2 Anderson, Ford, Lavigne et Blair; Watson, Hendrix et Simon.Baltimore .203000210—8 12 2 St-Louis.000005000—5 5 4 Wilhelm, Keupper et Simon.Brooklyn .000001200— 3 11 5 Indianapoli .,50003103x—12 12 U Peters, Sommers, Chapelle, Land et Watson; Falkenberg et Rariden.POSITION DES CLUBS G.P.Pourc.Indianapolis .32 23 .582 Chicago.32 26 .552 Baltimore.30 25 .545 Buffalo.28 25 .528 Kansas City .29 31 .483 Brooklyn.23 28 .451 Pittsburg.23 30 .434 St-Louis.26 35 .420 LIGUE CANADIENNE London.0221000003—8 14 0 Hamilton.2000003000—5 6 4 Hammond, Steiger et Snyder; Donohue et Fisher.Ottawa.210000000—3 6 1 Toronto.200000000—2 7 1 Kane, Peterson et Lage; Kirley, Roberts et Harkins.Erie.100002000—3 8 1 St-Thomas.001000000—1 2 1 Morse et Carney; Howick et Ne-vitt.Peterboro .3021011 Ox—8 14 0 Brantford .000001002—3 7 1 Schetter et Miller; Nickell et Lacroix.AHUNTSIC,* 9 ; LAVAL, 3 Dimanche dernier après-midi, plus de 1200 personnes ont été témoins de la victoire du club de Ahuntsic sur ses vieux rivaux et amis, les carabins de Laval.Pour cette occasion, le gérant Chouinard avait retenu les services du fameux lanceur Delage.La partie, bien que le score indique les chiffres de 9 à 3, fut très contestée.Des arrêts de toute beauté furent exécutés par les joueurs des deux clubs en présence.Une mention spéciale est due aux deux lanceurs Clément et Delage, qui ont lancé la balle avec beaucoup d’adresse.Clément a lancé une partie d’une façon impeccable, gardant un contrôle absolu de sa balle pendant toute la durée de la joute.Il a 20 “ struct out ” à son crédit et n’eût été qu’une couple d’erreurs commises par ses co-équipiers, nos pauvres carabins s’en retournaient avec un gros zéro comme dernier chiffre.Jetté a pour sa part fait deux “ home runs ” dont l’un constitue le plus long coup frappé sur le terrain du Club des Amusements jusqu’à date.Dimanche prochain, le Club “ Social Canadien ” sera au programme ; on peut dire sans crainte que ce club est le plus fort qu’ait encore rencontré le club Ahuntsic cette saison.A la demande d’un bon nombre de citoyens de Ahuntsic, un certain nombre de sièges seront réservés.SOMMAIRE „ , R.H.E.Laval.000010200— 3 4 4 Ahuntsic.,30300030x— 9 10 1 UN RECORD D’AVIATION (Service de la Presse Associée) Johasnnisthal, Allemagne, 24.— Un record mondial pour la durée d’une envolée en aéroplane portant le pilote seulement a été établi aujourd’hui par Gustave Basser, aviateur allemand.Il demeura dix-huit heures et dix minutes dans l’air sans faire d’atterrissage.Le record précédent avait été établi par Bruno Tanger, le 3 février dernier, alors que l’aviateur avait fait une envolée ininterrompue de quatorze heures et sept minutes.-»- CONVENTION DES ELECTRICIENS La vingt-quatrième convention annuelle de la “Canadian Electrical Association s est ouverte ce matin au Ritz-CarMon.Plus de 300 délégués étaient présents.La convention durera jusqu’à jeudi soir et se composera de séances de travail, de réceptions et de visites dans la ville et aux alentours.Entre autres travaux qui seront présentés il y en a un de M.J.A.Shaw, ingénieur électricien en chef du C.P.R., sur “Pélectrisation des chemins de fer à vapeur”.Excursion de la Fête de la Gonfération AU SAGUENAY ET RETOUR Le bateau partira de Montréal mardi soir le 30 juin, revenant vendredi matin, le 3 juillet.Un jour seulement hors des affaires.Prix $20.00, y compris Repas et Lit.Excursion du Samedi au Saguenay Départ du bateau samedi, à 7.30 p.m., retour mardi soir, 30 juin.Prix $22.50 y compris repas et lit.Le Pilgrim Publicity Club de Boston, à bord.Amusements Spéciaux.Voyages A Prescott et retour.Départ samedi; retour diman-de Fin de che.Prix $6, y compris le lit et trois repas.On saute Semaine tous les rapides au retour., Service Spécial du Dimanche Le bateau “Trois-Rivières” quitte le quai Victoria à 9 a.m.pour Re-pentigny, Saint-Sulpice.Lavaltrie, Lanoraie, Sorel et Berthier, reve-, nant à Montréal à 8 heures 30 p.m.Fête de la Confédération — Excursion de l’après-mldi Sur le Départ de Montréal à 2 p.m.; Fl euve retour à 7.30 p.m.Prix; 75cts VAPEURS POUR QUEBEC.—Tous les Jours, ex.le dimanche, à 7 p.m.VAPEURS POUR TORON!O.Tous les jours excepté le dimanche à 1 p.m Bureau des billets - 9 Square Victoria Bureau général du fret, tel.Main 5562.PARC DELORIMIER REUNION D’ETE DU 27 JUIN AU 4 JUILLET Couses, beau ou mauvais temps.Départ à 2.30 p.m.Les tramways Amherst vont directement au train.^“INTERNATIONAL LIMITED” L’“INTERNATIONAL LIMITED Il K RAILWAY I SYSTEM Le train d’un service supérieur du Canada Quitte Montréal à 9.00 a.m., arrive à Toronto à 4.30 p.m., Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.EXPRESS DE NUIT Quitte Montréal 10.30 p.m., arrive à Toronto 7.30 a.m.Détroit 1.53 p.m., Chicago 9.25 p.m., tous les jours.LA ROUTE PAR LE LAC ET VOIE FERREE POUR L’OUEST CANADIEN De Toronto à 11.15 a.m., les lundis, mercredis et samedis, viâ le Grand Tronc jusqu'à Sarnia, puis la Northern Navigation Co.jusqu’à Fort William et de là par le Grand Tronc Pacilique vers les endroits de l'Ouest Canadien.CHANGEMENT D’HORAIRE Des changements seront faits le 28 juin.On peut sc procurer les Horaires renfermant des détails complets, et toute information en s’adressant aux agents.122, rue St-Jacques, angle St-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 6905 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventure “ Main 8229 Bureaux en Ville Via LIVERPOOL LONDON • - PARIS TEUTONIC 27 Juin MEGANTIC 4 Juillet CANADA 11 Juillet PRIX POUR LIVERPOOL SELON LE STEAMER De $92.50 fère classe ; $50,2ème classe Faites venir brochurettes et horaires gratis Bureaux de la Compagnie 118 rue Notre-Dame Ouect ou aux agonts locaux CONCERT EN PLEIN AIR dOMM WHJIg STAj^i— CHANTS CANADIENS ET MUSIQUE INSTRUMENTALE AU PARC LAFONTAINE, CS SOIR.Pour la première fois il sera don.né ce soir, jour de la Saint-Jean-Baptiste, au Parc Lafontaine, le premier concert vocal et instrumental par la Chorale Sainte-Cajherine.Cette chorale, dirigée par M.Armand Renaud, exécutera un programme complet d’airs canadiens bien connus ; ce sera un régal pour ceux qui aiment à entendre ces airs qui ont bercé notre jeunesse et dont on aime à entendre les paroles si charmantes et évocatrices d’un passé glorieux, Nous ne doutons pas que notre population se rendra en foule écouter ce concert.Voici le programme : 1— Musique.Marche 2— Chorale Sainte-Catherine.Chants canadiens 3— Musique.Ouverture A—Chorale.Chants canadiens 5— Musique.Valse 6— Musique.Marche 7— Chorale.Chants canadiens 8— Musique.Sélection 9— Chorale.Chants canadiens 10— Musique.Intermezzo 11— Chorale.O Canada ! 12— Chorale.Vive la Canadienne 13— Musique et chorale.Dieu sauve le Roi - UNE GARE RUE LAGAUCHETIERE Le Canadien-Nord a décidé de construire une gare temporaire avec façade rue Lagauchetière, et qui coûtera un quart de million.La gare que l’on devait construire rue Dorchester ne pourra être terminée à temps pour l’inauguration du service Montreal-Vancouver.C’est pourquoi l’on en est venu à la conclusion d’ériger une gare temporaire qui, croit-on, sera complétée le 1er mai prochain.Elle servira et pour les voyageurs et pour les messageries et marchandises.Les autorités de la compagnie espèrent que le service des convois suburbains sera inauguré en niai prochain et celui de Vancouver en I juin ou juillet.an—»m—¦ VISITEZ LE PAVILLON DE DANSE AU PARC DOMINION LE CIRQUE HIPPODROME Les animaux voyageurs.Le Monde des Merveilles de Hamilton.La Création.Le théâtre de vaudeville.Les plongeuses de Walker.Fanfare de Vander Meerschen.ADMISSION, 10c— ENFANTS, 5c CANADIAN^ PACIFIC SPECIAL POSTE ET VOYAGEURS Quittera la gare Windsor, à 10 a.m., jeudi le 25 juin raccordant avec U.M.S.Virginian Le train se rend directement au quai d! navire.EXCURSION DE COLONISATION AU NOUVEL ONTARIO ' Dép.25 juin, retour 25 juillet.Portland, Old Orchard, Kcnnebunk .Maintenant en vigueur Dép.rue Windsor 9.00 a.m.en vigueur le 26 juin Dép.rue Windsor 9.06 a.m., 9.05 p.m.Wagon-salon et wagon-lit directs.NOUVEAU SERVICE PAR TRAIN) RAPIDES TORONTO-DETROIT-CHICAGO ’ Dép.MONTREAL.8.45 a.m.10.00 p.m.El Ar.TORONTO .5.40 p.m.7.35 a.m.“ Ar.WINDSOR .12.10 a.m.2.00 p.m.“ Ar.DETROIT .11.35 p.m.1.30 p.m.Cl Ar.CHICAGO .7.45 a.m.9.05 p.m.** The Canadian No.21 Wagons à compartiments, buffet, biblii thèque, observatoire, wagons-lits modéh et de touristes, wagons-buffets sur le “Cl nadian”, viâ le Pacifique Canadien, Wind sor et Michigan Central.SUREAUX DE?BILLETS: 141-1(3, 5t-JacquM I —' — Tel.Beil, Main 812S Hotel Windsor, Gares Place VLier et de la Rua Windsor PACIFIQUE 1 CANADIEN MONTREAL.TORONTO OETROÎT CHICAGO \ Nouveau Service par Trains Rapides Vingt-trois heures de bien-être et de confort.Compartiments—Buffet—Bibliothèque—Chars d’Observatlon —Chars-dortoirs Ordinaires—• Wagons-lits pour Touristes—Chars à Manger sur “The Canadian' 'via Canadian Pactbb, Windsor, and Michigan Central.Th» Canadian Na.21 Dp.MONTREAL S.4Sa.in.10.00 p.m.ET.A>.TORONTO___5AD p.m.7.35 a.m.« Ar.WINDSOR_12.10 a.m.2.00p.m.« Ar.DETROIT.11.1S p.m.1.30 p.m.CT.Ar.CHICAGO.7.45 a.m.9.05 p.m.m BUREAU POUR BILLETS 141-143, rue St-Jacgues.Main 8125 Hotel Windsor Gares Windsor et Place Tiger 1 CANADIAN PACIFIC 1 Service Tracs-Atlantique I LIGNE DE LIVERPOOL LAKE MANITOBA.23 Join VIRGINIAN.25 Juin EMPRESS OF BRITAIN .9 Juil.VIRGINIAN.23 Juil.LIGNE D’ANVERS Nouveau service de cabine d’une seule classe, directement au continent.(Anvers).Excellente accommodation de cabinet de 3e classe.RUTUENIA.8 Juil.> et toutes les quinzaines subséquentes Pour prix et départs s’adresser à tout agent ou à WM.WEBBER, Edifice Dominion Express, Montréal.I i VOL.V.— No.146 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 JUIN 1914 r COMMERCE ET FINANCE LES COURS S’ALOURDISSENT Et le marché est dans une lenteur extrême.—Le Power marque 227.—Le Textile s’avance à 66/4.— Et le Nova Scotia Steel atteint 52I4.— M.Harriman à la vice-présidence, — L’immeuble.— Nouvelles diverses La même inactivité qui sévit à New-j Benjamin Salzman à P.J.Mee-York s’est abattue sur La Bourse de h un, la moitié sud du lot 14-J45 Gô-Montréal en limitant les négociations te Saint-Louis, avec bâtisse rue à leurs plus minces proportions.La tonalité des cours est assez irrégulière, avec une tendance marquée vers la baisse.On peut dire que les valeurs du groupe industriel se comportent joliment bien.L’action Ames-Holden se maintient à son niveau habituel, marquant 9.Le Textile fait preuve d’une vigueur encourageante.Il gagnait un point à l’ouverture, et atteignait au chiffre final de 66 1-2.L’Iron était faible à l’ouverture, et, après avoir tenté une réaction, il est revenu à son cours initial, 22 1-4.Le Nova Scotia Steel a voulu reprendre sa perte des dernières séances; il y a réussi partiellement pas-satot à 52 1-4 avant-midi.La Hillcrest décline assez rapidement.Cette valeur a été cotée à 30 hier ; elle s’est établie à 26, perdant deux points dans la matinée.Le Crown Reserve demeure à 1.03.Le Power fléchit à 227, et quelques parts du Laurentide se sont vendues à 176 1-2.Le Québec se traitait à 13 — cours précédent.Le Canada Steamship ordinaire a Saint-Urbain, Nos 2256 et 2258, mesurant 25 x 100, pour $10,000.J.Eloi Lalonde à J.Ovila Guil-mette, les lots Nos 16-34, 35, 38, 40, 44 à 58, 75, 76, 84 à 92, 113 à 121, 134 à 136, 143 à 149, 167, 199, 246.247, 253 à 255, 259, 289, 291 à 409, 459.460 et partie de 290, avec la partie non-subdivisée du No 16 ville de Lachine, pour $1 et autres considérations.BOURSE DE LTMMEUBLE Stocks—Coupons.—Oblitratlons.—Cote du Jour Off.Drm.Aberdeen Estates.117 125 80 85 200 201 97 105 20 20% 6 10 80 100 100 108 Belleville Land Co.Beaudln Ltce.Bleury Inv.Co.".Caledonian Realty, Com.Can.Cons.Land Ltd.Cartier Realty.Central Park Luchine .City Central Real Estate, common.City Central Real Estate .Corporation Estate .Côte St.Lue Land & Inv.C.C.Cottrell Ltd.7 per cent pfrl.Credit National.Crystal Spring Land Co.Daoust Realty Co.Ltd.Drumond Realties Ltd.24% 21% 90 59% a aussi servi comme ingénieur et comme commis en différentes occa.sions.Il s’est spécialisé dans l’office des achats, département dont il aura désormais la direction.M.E.H.Harriman avait voulu initier personnellement son aîné, et en avait fait son compagnon quotidien dans toutes ses tournées d’inspection.-»- BOURSE DE MONTREAL Ces cours nous sont fournis par MM.Fortier, Beauvais te Cie., banquiers et agents de change, membres de la Bourse de Montréal, Edifice Royal Insurance.STOCKS i Dem.Offre.STOCKS ’Dem* Offre.i i débuté fort à 13 3-4 pour rétrograder Eastooun^Rcflty cô.a 13 1-2 — niveau de la veille.Son Fairview Land Co.action de capital s’est négociée à 67.A Wall Street, le commencement de la séance a été terne et sans mouvement.Les parts Pittsburg, Cincinnati, Chicago and St.Louis ordinaires, mieux connues sous le nom de “Panhandle”, ont subi un recul de 6 points, par anticipation à la prorogation du paiement du dividende, tel que décidé à la réunion du Conseil d’Administration, tenue aujourd'hui à Philadelphie.Le Western Union a enregistré un nouveau fléchissement die plus d’un point, par suite de la nouvelle de la dissolution du syndicat organisé il y a quelques mois dans le 'but de prendre possession de l’American Telephone ind Telegraph Company.Les autres :ours sont indécis.Cependant, un fort nouvement de réaction a répondu à faction matinale des baissiers.viandëTsuFpîeds Chicago, 23.—Tètes de bétail ; Arrivages, 2,500 ; marché, ferme ; ooeufs, $7.5ü à $9.40 ; bouvillons du Texas, $6.90 a $8.20 ; entreposeurs et éleveurs, $6.10 à $8.15 ; vaches et génisses, $3.70 à $8.85 : veaux, $7.00 à $10.25.Porcs : Arrivages, 18,000 ; marché plus bas ; légers, $8.05 à $8.30 ; mêlés, $8.00 à $8.35 ; lourds, $7.90 à ,‘8.35 ; maigres, $7.90 à $8.05 ; co-?hons, $7.25 à $8.10 ; moyenne des rentes, $8.20 à $8.30.Moutons ; Arrivages, 12,000 ; marché, ferme et plus bas ; naissants, J5.30 à $6.35 ; d’un an, $6.30 à $7.50 ; agneaux naissants, $6.50 à $8.35 ; agneaux du printemps, $6.75 à $9.75.-’INTER STATE COMMISSION Washington, 24.—La Cour Suprême des Etats-Unis, par un arrêt motivé, vient d’établir la suprématie de la Inter State Commerce Commife-sion sur les State Commerce Commissions et vient de confirmer sa décision q i comporte la division du territoire en onze districts.Ces districts auront chacun un taux de transport des marchandises que la commission fixera ultérieurement.90 40 10 00 A LA BOURSE DE L’IMMEUBLE R Une séance, offrant un intérêt articulier au public émetteur, sera enue demain a 2.30 p.m., dans les salles de la Bourse de l’Immeuble, édifice Versailles, où neuf propriétés seront spécialement mises à l’enchère.L’IMMEUBLE Parmi les cinquante-sept transactions immobilières enregistrées hier, nous soumettons à nos lecteurs les plus intéressantes: William L.Hackell a vendu à Landholders Company, Limited, une ferme de 48,692 (arpents, faisant face sur le chemin Cote Vertu, et touchant par l’arrière an chemin Côte de Liesse, pour $133,903.La propriété est décrite comme étant la partie sud-ouest du lot 475 Paroisse Saint-I ?lurent.Rodolphe Turcotte, entrepreneur, a vendu à Alphonse Antoine Lefebvre, marchand, un emplacement faisant face aux Nos 1842 et 1844 boulevard Saint-Laurent, avec bâtisse et formant partie du lot 74a Village Côte Saint-Louis, mesurant 36 x 75 pieds, pour $35,000.Pierre Meracos à Georges et L.Ostiguy, les lots 14-7, 14-6-1 et 15-693-1 Saint-Jean-Baptiste, à l’angle de l’avenue Mont-Royal et rue Drolet.39 pieds 9 pouces par 100; $31,000.Jeremiah Duquette à Léandre Ethier, les lots 10-1295 et 1296 Côte Saint-Louis, avec bâtisses 2871a à 2881 rue Saint-Dominique, le premier mesurant 26 x 76 et le second 25 x 76.pour $16,500.Mlle Bertha Lacoste à Abraham Baeal, le lot 14-145 Côte Saint-Louis.Laurier, avec bâtisse rue Esplanade, Nos 1515 à 1519, pour $12.500.Hirsch Land à Mme Hector McDonald, le lot 317 Saint-Laurent, mesurant 59 x 102 1-4, avec bâtisse rue Clark.$20,000.John Ligpot à Mme Thomas Lig-gct.le lot 467 Saint-Jacmies.avec bâtisse au No 373 rue Dorchester, **ur $1 et autres considérations.Fort Realty Co.Ltd.40 Greater Montreal Land Inv.Common.190 Greater Montreal Land Inv.Pfd.100 Improved Realties pfd.00 Improved Realties, Common 15 K.& R.Realty Co.49 Kenmore Realty Co.70 Lauzon Dry Dock Land Ltd.100 I,a Cie d’lmmeubles Union Ltôe.50 La Cie des Terres de Ciment .65 La Cie Immobilière du Canada Ltée.La Cie immobilière Ouest de Notre-Dame de Grâce .La Cie Industrielle d’immeubles Ltéc.La Compagnie Montreal Est, Ltée.90 La Cie Nationale de l’Est .80 La Société Blvd.Pie IX .95 Lachine Land Co.112 Lasalle Realty.¦ 97 Landholders Co.Ltd.50 Land of Montreal.40 Longueuil Realty Co.95 L’Union de l’Est.Model City Annex.50 Montmartre Realty Co.10 Montreal Debenture Corp.pfd.Montreal Debenture Corp.Common.45 Montreal Edmonton Western Land & Inv.Co.of Canada Montreal Land & Improvement Co.Ltd.Montreal Factory Land .Montreal Westering Land Co.Montreal Western Land Co.Moutain Sights Ltd.Montreal South Land Co.Montreal South Land Co.Ltd.Pfd, 55 p.c., paid up .Montreal South Land Co.Ltd.Common.Montreal Welland Land Co.Ltd.Pfd.Montreal Welland Lund Co.Ltd.Common.Mutual Bond & Realties Corp.National Real Estate & Inv.Co.Pfd.Nationale Real Estate & Inv Co.Common.10 Nesbitt Height.50 North Montreal Centre Ltd.125 North Montreal Land Ltd.150 Notre Dame de race Realty Co.102 Ottawa South Property Co.Ltd.150 Orchard Land Ltd.100 Pointe Claire Land.150 Quebec Land Co.175 Rivera Estates.75 RIvermere Land Co.50 Kivcrview Land Co.100 Rockfield Land Co.29 Rosehill Park Realties Ltd.24 St.Regis Park.95 St.Andrews Land Co.7% St.Denis Realty Co.75 St.Lawrence Bid.Land of Canada.100 St.Lawrence Inv.& Trust Co.85 St Paul Land.050 South Shore Realty Co.49 Summit Realties.60 Trans.Bldg.70 Union Land Co.95 West End Land Co.Ltd.65 Viewbank Realties Ltd.185 Wentworth Realty.131 Westbourne Realty.75 Windsor Arcade Ltd.7 per cent with 100 p.c.bonus .TRUST COMPANIES Crown.110 Eastern .160 Eastern Securities Co.55 Financial.136 Marcil Trust Co.250 Montreal.181 National.221 Prudential Common.490 Prudential, 7 per cent pfd.97 OBLIGATIONS Arena ardens Toronto, 6 per cent bonds.85 Alex.Bldg.7 per cent sec.mtg.bonds with 50 per cent bonus com.bonds.75 Caledonian Realties Co.Ltd.6 per cent deb.75 City Central Realt Estate Bonds.70 City R.& Inv.Co.Bonds .80% Marcil Trust Gold Bond .95 Montreal Deb.Corp.6 p.c.44 Transportations Building, 7 per cent pfd.60 195 118 64% 18 69 82% 124 40 75 91 100 90 100 95 110 102 149 100 80 05 100 102 59% ioy4 80 50 95 BellTél.C Bra.T.L.&F Can.Car.“ pfd.Can.Cem.“ pfd.Can.Cot.L.“ pfd.Ca.Conrer Can.Pacif.“ New Can.Loco.“ pfd.Crown Res Dét.El Ry.Dom C.Co Loin.7.pfd Lom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.“ pfd Dul.s.s.&A “ pfd.Dul.Sun.E.Can.Po.Gould M’fg “ pfd Goodw.Co “ pfd.Hill.Collie, IH.Trac.pd Lanr.Com.L.o&Wd.C." pfd i MacDo.Co.j Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P.pfd M.& S.-P.“ .ofd M.L.H.&P Mt.Cot.Ltd “ pfd.Mon.Tr.Co Mnr.Tram Nipissiug.1.03 67% 67% 127 28% 89 25 Nor.Ohio.N2S S.ACL.“ pfd.Ogflv.Mill.“ pfd.Olt.L.A P.Penmans.73% Québec Ry ~ ~ O.N.C.34 193% 1.02 67 78 5S R.& Bbawinig.Shertvin W “ pfd.Spa.Riv.Co “ pfd.St.Co.of C.“ pfd.Tor.Ry .22% i To ok e Bro .“ pfd.67 Tuck.Tob.102 i ‘‘ pfd.j Twin City.| .! “ pfd.I .Winn.Ry.1 Banques — Br.No.Am.Commerce Dominion.! Hamilton.Hochelaga; Impérial.j Merchan ts Molsons.Montréal.Nationale.Nova-Scoti Ottawo.Québec.Royal.Standard.Toronto.Union.123% ’ 226% 50 97% ‘29% ‘74 30% 193 150 150 197% 203 231 52% iii" 144 29 192 203% 149 197% 230 140 60 20 95 64% 23/ 125 100 179 80 04% 120 31% 25% 103 10 99 VENTES DE L’AVANT-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Can.Steamship.Lines—145 à 13 3-4, 200 à 13 5-8, 40 à 13 1-2.Can.Steamship Lines Voting Trust—10 à 12 1-2.Illinois—62 à 00.Power—25 à 227.Power New Stock—3 à 226.Quebec Ry.—25 à 13.Shawinigan—1 à 133.Twin City Rights—16 à 3-16, 316 à 1-8, 27 à 3-16.Ames Holden—25 à 9.C.Converters—5 à 35.Dom.Canners—55 à 31.Cnn.Gen.Elec.—50 à 99.Dom.Textile—75 à 66, 175 à 60 1-2, 25 à 06 5-8, 275 à 66 1-2, 100 à 67.Hillcrest—25 à 28, 50 à 27, 75 à 26, 50 à 25, 1 à 26.Laurentide—10 à 176 1-2.Ogilvie—4 à 114.Scotia—125 à 51, 50 à 52, 150 à 52 1-2, 50 à 53.Spanish River—10 à 12, 2 à 11, 13 à 12.Smart Woods—25 à 18.Stè.» Corp.-100 à 22 1-4, 10 à 22 1-4, 195 à 22 1-4.ACTIONS PRIVILEGIEES Ames Holden—3 à 58.Canada Car—5 à 101.Canada Cement—4 à 90.Can.Steamship Lines—319 à 67, 2 à 67 1-2.Hillcrest—50 à 75.Mont.Cots.L’td.—18 à 97 1-2.Steel Co.of Can.—10 à 72 1-4.OBLIGATIONS Canada Cernent—$200 à 96.Lyall Con.Co.—$100 à 88.BANQUES Montreal—5 à 230.Royal—1 à 221, 2 à 221.VENTES U’HIER APRES-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Ames Holden : 25 à 9.Bel) Telephone—1 à 146.Brazilian—25 à 77 3-4, 10 à 77 1-2, 115 à 77 1-4.C.P.R.—25 à 194, 1 à 195, 25 à 194 3-4.Detroit Railway-—25 à 67 1-4.Dominion Park—1 à 125.Dominion Textile—30 à 67 1-4, 25 à 66 3-4, 125 à 66, 25 a 65 1-4, 25 à 64 3-4, 50 à 65, 75 à 05 1-4, 75 à 65.Iron Coin.—25 à 22 1-2.Laurentide—50 à 176 3-8.Quebec Railway—275 à 13, 5 à 13 1-2, 25 à 80 84% 112% 161% 98 137% 299% 200 222% 505 117 92% 13.Richelieu—30 à 86.Steamships—15 à 13 1-2.80 ^ 84% Scotia—50 à 50 3-4, 75 à 50 1-2, 225 à 50, 50 â ! à 50 1-8, 25 à 50 1-4, 25 à 50 1-2, 20 à 50 1-4, 4 ; 100 à 50, 25 à 19 1-2, 25 à 50, 25 à 49 1-2, 120 a 50, 25 il 50 1-4, 25 à 51, 25 à 50 3-4.Porto Rico 10 à 59.Toronto Rails—9 à 129 1-2, 25 à 129 5-8, 27 à 129 1-2.Twin City Rights—à 3-16.ACTIONS PRIVILEGIES Iron—25 à 78.Steamships—150 à 67, 200 à 67 1-4.Cernent—5 à 90.Ogilvie—5 à 114.OBLIGATIONS Cement—$100 à 96.BANQUES Royal—3 à 221.Commerce—2 à 205 1-2.82% 101 OU 71% LES GRAINS ACHICAGO Nous tenons ces cours de la maison Bryant Bros.& Co., courtiers.Blé: juillet, 79 1-4; sept., 79.Maïs: juillet, 69 7-8; déc., 58 1-8.^ Avoine: juillet, 39 1-2; déc., 39 Coton: juillet, 12.65; août, 12.68; oct., 12.54; déc., 12.56.M.HARRIMAN A LA VICE-PRESIDENCE BOURSE DE NEW-VQRK Cours fourni par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, 4, rue de l’Hôpital, Montréal.N’A QUE 23 ANS.— MAIS UNE EXPERIENCE DE CINQ ANS DANS LES AFFAIRES.New-York, 24 — M.Averill Harriman, l’ainé des fils du regretté E, H.Harriman, dont la nomination i la vice-présidence de l’Union Pact fie Railway, vient d’être annoncée, n’a que 23 ans.Il a néanmoins cinq ans d’expérience dans les affaires de chemins de fer et a été pendant quelque temps déjià l’un des membres du conseil d’administration.A l’âge de dix-huit ans, M.Harri-man était à l’emploi de In compagnie comme inspecteur de voies ; il NOUVELLE SUCCURSALE Une succursale de In Banque d’Ho-chelaga a été ouverte, aujourd’hui, au coin des rues Ractyel et CudicuiL sous la direction de Jl E.Lemoym j qui en sera le gérant., r.ENCAN PROPRIETES La Bourse Immobilière de Montréal EDIFICE “VERSAILLES” 90 ST-JACQUES Jeudi, le 25 juin, à 2.30 p.m.Nos.1121 à 1125 rue Delorimier, près Rachel.— Lot 26 x 100, bâtisses 26 x 35 à 40, extension et garage.Solide pierre et brique.3 plains-pieds, de 7 pièces.Nos.210 à 244, rue Suzanne.—Bâtisse à trois étages, 18 logements, revenu $2,808.00.Lot 75 x 100; bâ-lisse, 75 x 46.Rue Hays, côté est, au nord de la rue Notre-Dame.—Bâtisse recouverte en brique.Trois étages, 5 logements.Lot 25 x 79; bâtisse 25 x 52.Angle Nord-Ouest des rues Bernard et Mance.— Bâtisse recouverte en brique, façade en pierre, 4 étages et 6 plains-pieds.Revenu $4,644.00.Lot 50 x 100.Comptant, 10 pour cent seulement.Rue Hays, côté est, au nord de la rue Notre-Dame —Bâtisse recouverte en brique, 3 étages, 5 logements.Lot 25 x 79; bâtisse, 25 x 52.Nos.2, 4, 6, 8, 10 et 12 rue Lafontaine près 1ère Avenue, Viauville.—Bâtisse à 3 étages, pierre et brique.Lot, 30 x 100; bâtisse, 30 x 50 avec extension.Lot adjacent gare du Mile End, avec front sur les rues Saint-Dominique et Casgrain, 86 x 161, entre Bel-lechasse et C.P.R.Angle sud-ouest de l’avenue du Parc, et le C.P.R.—Front sur deux rues; façade de 194 pieds sur l’avenue du Parc, 252 pieds sur le C.P.R., avec voie de garage, et 200 pieds sur la rue Hutchison.No.731 rue Notre-Dame Ouest, coin Lusignan.— Bâtisse à 3 étages, solide pierre et brique.Lot et bâ- Aux jeunes Nfoubliez pas Vatelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire • part, cartes de visite et d’invitation.‘ Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.‘ Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÉLMAIN: 7461 A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites - en l’essai.HBESüI TROTTOIRS - , ¦ ¦ i , Âvis aux contribuables AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les rôles spéciaux pour la construction de trottoirs dans les rues ci-dessous mentionnées de la Cité de Montréal, savoir ; AGNES, côté est de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Antoine.f ALBERT, des deux côtés de l’avenue Atwater à l’avenue Greene.ALBERT, des deux côtés de la rue Rose-Delima à l’avenue Greene.ANTOINE (SAINT), côté sud de la rue Guy à la rue Fulford.ARGYLE, côté sud de la rue Aqueduc aux limites.ATWATER (AVENUE), côté est de la rue Sherbrooke à la rue Sainte-Catherine.BASIN, côté sud de la rue McCord à la rue Séminaire.BASIN, côté nord de la rue Saint-Martin à Seigneurs.BERESFORD, des deux côtés de la rue Wellington à la rue Rushbrooke.BREWSTER, côté ouest ,de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Antoine.CARDINAL, des deux côtés de la rue Briand aux limites est.CAZELAIS, des deux côtés du Chemin de la Côte Saint-Paul à la rue Chestnut.CHATHAM, des deux côtés de la rue Notre-Dame à la rue William.CHATEAUGUAY, côté nord de la rue Dargenson à la rue Charlevoix.CHARLES (SAINT), des deux côtés de la rue Dargenson vers l’est.CHESTNUT, côté ouest de la rue Cazelais à la rue Saint-Jacques.CLOTILDE (SAINTE), des deux côtés de la rue Saint-Rémi au Chemin de la Côte Saint-Paul.COLLEGE, des deux côtés de la rue Saint-Jacques vers le nord.COLERAINE, des deux côtés de la rue Butler à la rue Hibernia.COLOMBAN (SAINT), des deux côtés de la rue Wellington à la rue Saint-Patrice.DARGENSON, des deux côtés de la rue du Grand Tronc à la rue Saint-Patrice.DARAGON, des deux côtés de la rue Jacques Hertel à la rue Clovis.DELISLE, des deux côtés de la rue Rose-Delima à l’avenue Greene.DE GUIFFORD, côté sud de la rue Briand aux limites est.DENONVILLE, des deux côtés de la rue Briand aux limites est.DE VILLIERS, côté sud du Boulevard Monk à la rue Eadie.EADIE, de la rue Cabot à la rue De Caron.FERDINAND (SAINT), des deux côtés de la rue Saint-Ambroise à la rue Sainte-Anne.GREENE (AVENUE), des deux côtés de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Ambroise.HADLEY, des deux côtés de la rue De Biencourt à la rue De Guifford.IRENE, côté est de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Antoine.ISLAND, côté ouest de la rue Manufacture à la rue Saint-Patrice.JACQUES HERTEL, des deux côtés de la rue Daragon à la rue Briand.KNOX, des deux côtés de la rue Charlevoix à la rue Butler.LAPORTE, côté ouest de la rue Saint-Antoine à la rue Sainte-Anne.LAPRAIRIE, côté ouest de la rue du Grand Tronc à la rue Châteauguay.LAPRAIRIE, côté est de la rue Manufacture à la rue Saint-Patrice.MARIN, côté est de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Antoine.MONTMORENCY, des deux côtés de la rue du Grand Tronc à la rue Centre.MARIE (SAINTE), des deux côtés du Chemin de la Côte Saint-Paul à la rue Saint-Rémi.OLIER, des deux côtés de la rue McCord à la rue Séminaire.ONTARIO (AVENUE), des deux côtés de la rue Sherbrooke vers le nord.PALM, côté sud de la rue Saint-Rémi à la rue Sainte-Elisabeth, PARIS, des deux côtés de la rue Liverpool à la rue Charron.REMI (SAINT), côté est de la rue Palm à la rue Notre-Dame.RUSHBROOKE, côté sud de la rue Beresford à la rue Butler.SEIGNEURS, côté ouest de la rue William au canal Lachine.SHERBROOKE, vis-à-vis l’Institut des Aveugles, SIR GEORGES-ETIENNE CARTIER, des deux côtés de la rue Sainte-Emélie à la rue Notre-Dame.WALKER, côté est de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Antoine.WORKMAN, des deux côtés de la rue Bourget vers l’est.WOODSTOCK, côté est de la rue Saint-Antoine vers le nord.sont terminés et déposés au bureau du soussigné à l’hôtel de ville.Toutes les personnes y mentionnées comme sujettes au paiement d« quelque taxe ou contribution foncière sont par les présentes sommées d’en payer le montant au soussigné à son bureau, dans les dix jou.rs vdo cette date, sans autre avis.Célérité, Prix modérés, Travail parfait.1 STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre Amal.Cop 70% 62% Mex.Petro Am.lie.Sur 26 N.-Yor.Cen Ô6 83% Amer.Can JS^ N.Y.O.a w 25 25 Am.Cr.& F Amer.Ice.61 61 .Norf.& We Non.Pact fi iio% iio" Amef.Loco 63 New Have.65% 64% Am.8m.A r 62V4 Pennsylva.111 110^ Amer.Suga People.Ga.s Anaco.Mg Readitie-, .104% 182% At T.& S.F 9)% 99 Rock.I-lau 2 •> Belt.& Ohi Bath.Steel.91 91 00 •• rr .Ito.Ka.Tr.South.Rail Cnn.Pacifi.i»3% S5% 50k “ Pr.Cen.I.rath.Third Ave.Ches A Ohi 51 Twin Citv.Ch.M.& S P 100 unio.Pac.155% m 154% C.,P.& I 27 27 U.S.St.Cor.61 Con.Gas “ Pr.- T - - De!.& Hud Utah Cop.1 Den.a R.G.Vir.Cbeini i “ & R.G.pr IW’t.Union! Det.Uli.Ry, .W’t’h.Klec Krie.Coin.Gr.Nor., pr Illin.Crntr.28'.123% 28% 123% woolworth “ Pr.113 i 113% Inter-Metr." P’ I.eh.Valley l.oi!.a- Nas.62%"’ fin” 138% 137% .iw% 138% Mi.s-P.ft sr , M.K.&T.124 j 123%,.M.&.Pacifi lfi%| 16% i ?* * « « BOUSQUET & SARAULT CHAMBRE 35, EDIFICE DANDURAND.Membre* de la Bourse Immobilière de Montréal.Stocks, obligations, coupons immobiliers achetés et vendus à commission.boursej)es mines jconipagnje des Tram- _a.*_t__TMrur c; .¦ w ways de Montréal Les cours nou* aont fourni» par MM.Fisher et Desrosiers.banquiers, aeents de liallpy.Beaver .¦ Buffalo.Chambers .Cobalt Lake .Coniagas .City of Cob.Crown Reserve Pome Lake .Pome Mines .Pome Ex.Foley .Gould.Great Northern Hoilinger .Jupiter.Kerr Lake ., I,a Rose.McKinley .Nlplaslng .Pearl Lake .Peterson Lake , Pore.Crown .Vipond .Rea .Rlftht of Way .Silver Leaf .Swastika .Temisknming .Cochrane .Offre.Dem.I 30 31 .75 95 17% 18% 50 i'ôV l.bh" 37 ¦M 8.25 6.50 7 H 25 28 1 2 6 7 18.75 19.25 6 H 4,95 5-25 i 1.40 1.45 i 60 65 6.85 6.55 3 4 84 35 85 95 10 20 3 5 1 '2 18 14 25 60 Crown Reserve—306 a 1.03.AVIS DE DIVIDENDE AVIS est par les présentes donné qu’un dividende trimestriel de deux et demi pour cent (214 p.c.), pour le trimestre expirant le 30 juin, 1914, a été déclaré lur le capital-actions payé de la compagnie, aux actionnaires inscrits mardi, le 14 juillet prochain, à 4 heures p.m., payable le samedi, 1er août, 1914.Par ordre du Bureau, PATRICK DUREE, Secrétaire-Trésorier.MORT A L’HOPITAL Patrick Ryan, qui a été ramassé sans connaissance sur le trottoir hier midi, est mort durant la nuit à l’hôpital Notre-Dame où on Pavait transporté.Il n’a pas repris con naissance.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 23 juin 1914.(Signé) CHS.ARNOLDI, Trésorier de la Cité« IXe PELERINAGE.ANNUEL -AU- SACRE COEUR DE JESUS de Joliette PAR l_E O.R.R.LE DIMANCHE, 28 JUIN 1914 SOUS LA DIRECTION DES CLERCS DE .««NT-VIATEUR GARE VIGER.MILE-END.BORDEAUX .LAVAL DES RAPIDES.SAINT-MARTIN JONCTION SAINT-VINCENT DE PAUL .SAINT-FRANCOIS-DE-SALES .TERREBONNE.SAINT-HENRI DE MASCOURE CABANE-RONDE.L’EPIPHANIE.Départ de Joliette à 5 heures p.m Pour plus amples informations Tél.Bell Rockland, 519.A.M.8.001 8.27 Adulte* Enfants 8.31 *1.00 0.S0 8.38 8.48 8.58) .96 .45 9.01 9.10 .75 .40 9.16 .70 .35 9.28 .50 .25 — 1^.-1 wwr.y: IC ! S.MEUNIER & FILS Manufacturiers de Vitrines d’Etalufes 190 BOULEVARD PIE IX Pré, Stiote-Cstherinu MAISONNEUVE, Montiéal, Csn.TELEPHONES: Mfg.Lata!l*834 , Rei.Lasalle 2350 \ 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 24 JUIN 1914 VOL.V.No.146 Le temps qu’il fera I DEMAIN t Beau et très-chaud aujourd’hui ; V orages électriques, ^presque partout i et soir, et pendant une partie de la journée de demain.Bulletin d’après le thermomètre de Bearn & Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, gérant.Aujourd’hui maximum .85 Même date l’an dernier .78 Aujourd’hui minimum.67 Même date l’an dernier .54 BAROMETRE 8h.matin, 29.90; llh.matin, 29.90; midi.29.89.HOMMAGE DUCLERGE MGR STAGNI, DE NOMBREUX EVEQUES ET PRETRES, ASSISTENT, CE MATIN, A LA MESSE DITE EN LA BASILIQUE PAR S.E.LE CARDINAL BEGIN.DINER AU SEMINAIRE.JEUDI, 24 JUIN Saint-Guillaume, abbé.Lerer du soleil ; 4 heures 42.Coucher du soleil : 7 heures 52.Lever de la lune : 5 heures 38.Coucher de la lune : 9 heures 54.Premier quartier, le 30 à 2 hrs.p.m.Dernière — heure POUR LES VACANCES ABONNEMENTS TEMPORA 1RES ET CHANGEMENTS D’ADRESSE.Bon nombre de nos amis passent à la campagne un temps plus ou moins long.Nous leur f erons volontiers le service du journal, pendant ce temps, au prix régulier d’un sou par jour.Nous sommes cependant obligés, à cause des frais de bureau, de fixer à un minimum de quinze sons cet abonnement spécial.Ceux qui reçoivent actuellement le journal par la poste, n'auront qu'à nous en avertir pour qu’il leur soit régulièrement envoilé à leur adresse de vacances DONS AUX POMPIERS La brasserie Frontenac a envoyé un chèque de $100 à la société de bienfaisance des pompiers.La même somme a aussi été envoyée à cette institution par la Cie Phillips Electrical Works, avenue de Gaspé.DEVANT LE MAGISTRAT M.Bélanger, représentant de la Compagnie d’immeubles Saint-Germain des Prés, Limitée, a été acquitté de l’accusation d’obtention d'argent sous de faux prétextes, portée par Mme Lauzon.Le montant en jeu était de 8600.—Armand Paré, accusé par Eva Gagne d’avoir volé un gramophone et un chapeau panama, s’est vu renvoyé au 2 juillet, pour l’examen volontaire.BRULURES MORTELLES M.Geo.Nuckle, un électricien brûlé dans un poteau, coin des rues William et King, hier soir, a succombé à ses blessures, à 7 heures 30, ce matin, à l’hôpital Général.Le cadavre a été trahsporté à la morgue pour enquête.SENTENCES COMMUEES (Service de la Presse Associée) Washington, 24.— Quatre des accuses, impliqués dans la conspiration des dynamitards, verront aujourd’hui leurs sentences commuées par le président Wilson.La nouvelle officielle de ces coin-mutations sera donnée plus tard.PIERRE 1er ABDIQUE (Service de la Presse Associée) Belgrade, Serbie, 24.— Le Pierre de Serbie, a abdiqué jourd’hui.roi au- (De notre envoyé) Québec, 24.— Après les manifestations civiles inoubliables d’hier, tout le clergé canadien, heureux et fier de l’honneur que Rome vient de conférer à l’un de nos évêques les plus éminents et les plus dignes, Mgr Louis Nazaire Bégin, a rendu ce matin, ses hommages à Son Eminence le cardinal.Il y a d’abord eu, à 9 heures, à la Basilique, une messe basse dite par Son Eminence Elle même, assistée par Nos Seigneurs Têtu et Gagnon, de l’archevêché.Etaient au sanctuaire, le délégué apostolique, Mgr Stagni, occupant son trône à droite, assisté de MM.les abbés J.E.Laberge, aumônier du monastère des Ursiulines, et E.Page, aumônier de l’Hôtél-Dieu, et une foule d’évêques et de prêtres.La nef était totalement remplie de représentants du clergé canadien venus des quatre coins du pays.Le chant, exécuté par le choeur des élèves de l’académie Saint-Joseph de Saint-Jean-Baptiste de Québec, a été magnifique.Immédiatement après l’imposante cérémonie religieuse tous les assistants, Son Eminence le cardinal Bégin en tête, se sont rendus dans la salle des promotions de l’Université Laval.Il y a eu d’abord le chant d’une hymne religieuse, puis lecture d’une adresse, par M.l’abbé Dumais, supérieur du collège Sainte-Anne de la Pocatière, qui fut suivie de la présentation au cardinal Bégin, d’une bourse de plusieurs milliers de dollars, don du clergé de l’archidiocèse de Québec.Le dîner intime offert par le Séminaire à Son Eminence et au clergé a eu lieu à midi.(Nous donnons en pages 2 et 3, le texte de l’adresse du clergé et la réponse de Son Eminence).L’HYDROPLANE ^AMERICA ” (Service de la Presse Associée) Hammondsport, 24.— L’hydropla-ne “America” de M.Rodman Wana-maker a quitté le lac Keuka, hier après-midi, et a fait de collides envolées au-dessus de la partie sud du lac.M.Curtiss, le constructeur, dit que ses espérances sont dépassées.La première envolée indique qu’il faut faire quelques modifications, mais la machine est presque parfaite.On fera de nouveaux essais.L’hy-droplane sera envoyé à St-John, dans les premiers jours de juillet.L’EVEQÜE DUNN PREND SA RETRAITE (De notre corresDomUnt) Québec, 24.— Le T.R.Andrew Hunter Dunn, depuis 22 ans évêque angr.can de Québec, annonce qu’il va prendre sa retraite pour rentrer dans la vie privée.L’évêque Dunn se retirera à la Toussaint, le 1er novembre.L’évêque anglican de Québec naquit à Saffron Walden, Essex, Ang., le 16 octobre 1839 et a été nommé eveque de Québec en 1892.DEGATS PAR L’EAU LE COURAGE DES PLONGEURS A l’enquête de Québec, ce matin, M.Weatherspoon a rendu hommage au scaphandrier Whitehead, fidèle aux traditions du service de T Amirauté, A la reprise de l’enquête, ce matin, M.George Washington Weatherspoon, l’expert en sauvetage, a rendu chaleureusement hommage au courage de M.Whitehead qui plongea au fond du Saint-Laurent, et ramena à la surface le cadavre du malheureux scaphandrier Coss- boon.Il a dit que M, Whitehead res- -.tait fidèle aux traditions de bravou- ! rendre son témoignage re en honneur dans le service de1 .^ dit qu’il a entendu un coup de l’Amirauté anglaise.Ce fut le fait le j sifflet comme ceux qu’on donne dans ' les brumes avant que l’“ Empress atteigne la Pointe-au-Père.sur le pont.Des instructions sur la manière de se servir de ces appareils furent alors données à ceux qui se trouvaient à portée de sa voix.M.ALEX.RADLE M.Alex.Radley, maître d’équipage, fut ensuite appelé pour venir plus saillant de la séance.HOMMAGE AU PLONGEUR WHITEHEAD Québec, 24.— M.George Washington Weatherspoon, à la reprise de l’enquête sur le naufrage de TEni-press of Ireland, ce matin, a payé un fort beau tribut d’hommage au plongeur Whitehead, qui au • risoue de sa vie est allé repêché le cadavre du malheureux Cossboom dans l’intérieur même du navire.Le témoin a ajouté que les scaphandriers avaient fait tout cc qu’ils pouvaient faire poûr repêcher les naufragés, mais sans résultats fructueux à cause de la violence du courant à l’endroit du sinistre et de la position de TEmpress.Lord Mersey informe alors Me Newcombe, C.R., représentant le gouvernement canadien, que les plongeurs de l’“Essex” étaient à la disposition de la commission.Le juge McLeod demande s’il ne serait pas utile d’entendre les témoignage de personnes désintéressées au sujet de la route suivie par J Empress après avoir passé la Pointe-au-Père.Me Newcombe répond qu’il fera son possible pour amener quelques-uns de ces témoins devant la commission.M.GEORGE HARRISON M.George Harrison, un steward, est alors appelé dans la boite aux témoins.11 déclare avoir essayé de fermer une porte des cloisons étanches sur le pont supérieur, mais ne put y réussir.Il ajoute que tous les sabords des cabines étaient fermés au moment du naufrage, excepté ceux donnant sur les corridors; mais (pie les portes de ces mêmes cabines n’étaient pas fermées.Lord Mersey, fait remarquer au témoin que lorsqu’il a fait la traversée.il a toujours tenu sa porte fermée et son sabord ouvert et qu’il présumait qu’il y avait nombre de passagers qui faisaient de même Interroge de nouveau, M.Harrison réplique que les sabords étaient toujours fermés durant la nuit.M.LEONARD POWELL Le témoin suivant est M.Leonard Powell, autre steward à bord de 1’“ Empress ” .Au moment de la collision, M.Powell dit qu’il a réveillé les passagers et leur a dit de mettre leur ceinture de sauvetage et de monter —Avez-vous entendu un autre coup de sifflet après avoir passé cet endroit ?—Oui.—De quelle nature était-il ?—J’entendis trois petits coups de sifflet —En avez-vous entendu avant cela ?—Oui.Mc Haight.—N’est-il pas vrai que dans une déclaration signée quelque temps après le naufrage, vous avez dit que vous aviez entendu un long coup de sifflet ?—Oui, il signifiait que l’“ Empress ” était en marche.Le témoin ajoute qu’il vit leS lumières des mâts et les lumières de côtés du “ Storstad ” avant l’accident.Il croit qu’il vit sa lumière rouge la première et se rappelle avoir entendu deux longs coups de sifflet indiquant que T“ Empress ” était arrêtée.LA VIGIE DE L’“ EMPRESS ” Lord Mersey demande alors s’il n’y a pas d’autres faits qui pourraient intéresser la Commission.Me Aspinall fait remarquer que le seul point qui n’a pas été soulevé c’est celui qui a trait à la déclaration d’un homme de T“ Empress ” disant que la vigie de l’“ Empress ” n’était pas à sa place ordinaire avant la collision.Me Haigh dit qu’il n’attache aucune importance à ce témoignage à cause de la difficulté où se trouvaient les membres de l’équipage de pouvoir distinguer quelque chose dans le brouillard.—il n’y a pas d’autres points à soulever ?—Non.—Je ne voudrais pas qi»’on vienne nous dire à la dernière minute que la Commission a laissé de côté des questions même de légère importance.Mes Aspinall et Haight, ayant de nouveau assuré le président de !a Commission que le témoignage de nouveaux témoins n’ajouterait rien à l’enquête, Me Newcombe suggéra alors de découvrir si tous les membres de l’équipage qui devaient fermer les portes dés cloisons étanches ont fait tout ce qu’ils davaient faire et si l’on a aidé les passagers à mettre leur ceinture de sauvetage.La Commission laisse entendre que les personnes pouva nt donner quelques renseignements à ce sujet seront entendues plus tard.LA PRESSE ESTDEÇUE LES AMENDEMENTS AU BILL DU HOME RULE NE CONTIENNENT RIEN DE NEUF ET TROMPENT LES ESPERANCES DES UNIONISTES DE L’ULSTER.LA GUERRE CIVILE Où Acheter Demain (Enregistré conformément A la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Desion gehamps, au Ministère de l’Agriculture) TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST ACCUSES DE VOL ET DE RECEL Alex.Dwarkin et Matthew Latto ont comparu devant le magistrat Leet in- $800,000J)E DEGATS (Service de la Presse Associée) Manchester, N.H., 24.__ Un cendic qui a presque entièrement détruit ce matin l’édifice de cinq étages de la John B.Varick Co., sur la rue Ehn, a causé des dommages évalués à $800,000., Pompiers ont été gravement brutes à la figure par une explosion au moment où ils luttaient contre les flammes.Ce matin, a sept heures, une alarme automatique appelait les hommes du sous-chef Lussier, à 252 j Saint-Jacques, au magasin de Jaunes \\alker, quincaillier en gros.1.Trois becs .de gaz laissés allumés nier soir dans une chambre du cinquième étage, avaient mis le feu a une cloison.L’arrosoir automatique de 1 immeuble fonctionna, inondant tout le magasin.Les dé- cine1' et cdk*ci’ tout en redui-ses lignes entre Sainte-Flavie et Ma- tane a été présentée par les aviseurs de la compagnie qui allèguent que ces marchandises sont souvent pillées et voices.La demande a été prise en délibéré.LE VINGTIEME MEURTRE Ohicogn, 24 - Frank de Mario, tin Italian, a été tué d’un coup «le feu, hier soir, dans le quartier des Maliens.C'est le vingtième meurtre commis dans ce quartier depuis deux ans.-t sant Tamende, a appuyé ma décision précédente.” Il appert que Les Chinois n’y gagneront en rien par cette réduction d’amende car par l’addition des frais, le coût de tout l’affaire s'élèvera peut-être plus que le montant de la première amende.UNE FORTUNE DANS UN ENGRAIS Pittsburg, 24.— M.Bishop, docteur ès-science de TUniversîté de DECES A MONTREAL BRUNET, M.dos Neigos, 3 mois, enfant Lionel Unmet, électricien, rue Centre, 753.BLOUIN, Isaïe, 72 ans, menuisier, rue Notre-Dame.72 Est.COBBEIL, Joseph, bourgeois, 83 ans, rue Î|)tre-Dame, 1882 Est.CARNEY, Elzlrc Bujold, 29 ans, femme de Pierre Carney, menuisier, Ave.de ChAteau-brland, 1965.DORIS, Ange, 4 mois, enfant d’Auguste Doris, tailleur de cuir, rue Chaussé, 510.r.AGN'ON, Gabriellc, 2 mois, enfant d’Adélard Gagnon, charpentier, rue Saint-Augustin, 122.HAMMOND, Joseph, 70 ans, constable, N.D.de Grâce.Hl'DON-BEAULIEU, Napoléon, 89 ans, charpentier, rue Frontenac, 32t.LAÇASSE, Emma Grenier, 50 ans, femme de Joseph Laçasse, journalier, rue Fabre, 295.LEGAULT, ’ Alexnndrina Mardi, 43 ans, femme de J.H.Legault, mnrcéchal ferrant, Parc Lafontaine, 70.LABELLE, Emilie Picard, 66 ans, veuve de Joseph I.ahellc, bourgeois, Boni.Saint-Laurent, 977.RUKL, Clarisse Ilalrtncss, 60 ans, femme d'Isidore Rucl, Journalier, rue Dorchester, 821 Est.TOURANGEAU, Jeannette, 3 mois, enfant de Télesphore Tourangeau, menuisier, rue do Lanaudiére, 657.TASSE, Pauline, 3 mois, enfant de Th», Roméo Tassé, comptable, rue Alma.64$.j
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