Le devoir, 29 mai 1914, vendredi 29 mai 1914
VOLUME V—No.124 MONTREAL, VENDREDI 29 MAI, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .,« « .[.» .•.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration: a* RUE SAINT-VINCENT « r" - MONTREAL, l I ; — ill " ONES i r* c ^ | ^ NISTRATION : Main 7461 ill CTION; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! — LE BROUILLARD CAUSE UN GRAND DESASTRE [’“Empress of Ireland” coule au large de la Pointe au Père.— Voir page 3 et la dernière page pour tous les détails.i K.LE MOUVEMENT DE LA COLONISATION “Rien n’est brutal comme les chiffres”, disait ces jours-ci le “Canada” en conclusion d’un article qui voulait prouver que la colonisation va à merveille dans la province de Québec.Une dépêche d’Ottawa affirmant que de 1909 à 1914 la superficie des terres cultivées de Québec avait augmenté de onze cent mille acres, servait de prémisses au confrère.‘ Nous ne savons comment le service du recensement peut constater le nombre d’acres de terres en culture en 1914.Il n’a pas à notre connaissance d’énumérateurs en fonction actuellement et à part les renseignements recueillis par ce moyen, nous ne voyons pas comment il peut arriver aux chiffres qu’on lui attribue.Il y a d’ailleurs entre ceux-ci et ceux qu’on trouve au tableau du recensement de 1911 une ressemblance telle qu’il est permis de croire qu’on s’est trompé.Le nombre d’acres qu’on donne pour 1914 est presque exactement celui qui apparaît au recensement de 1911, savoir: 15,576,809 ; acres de terre cultivée dans la province de Québec; soit une augmentation de 1,132,634 acres depuis 1901,—encore à peu près le chiffre de l’augmentation que le “Canada” donne pour la période de 1909 à 1911.De sorte que l’augmentation ne porte pas sur une période de cinq ans, mais de dix ans, et que la valeur de l’argument qu’en déduisait le “Canada” se trouve réduite de moitié.* Mais il y a une autre statistique qui donne une meilleure idée du mouvement de la colonisation: on la trouve à la page 13 du rapport du ministère des Terres et Forêts de Québec pour l’année 1911—le dernier que nous ayions sous la main.D’après celle-ci on a concédé en 1909-10, 124,849 acres de terres et 119,165 acres en 1910-11, soit 234,000 acres en deux ans, représentant rétablissement de 2,345 colons à peu près.Mille colons par an pour une province qui compte à peu près deux cent mille familles agricoles ne seraient pas merveilles, mais enfin ce serait toujours un résultat appréciable s’il n’y .avait une ombre au tableau.On la trouve cette ombre à la colonne des “terres retournées à la Couronne après révocation de ventes”, c’est-à-dire pour défaut des concessionnaires de remplir les conditions d’établissements.Or en 1909-10, 91,315 acres sont retombées ainsi dans le domaine de la Couronne et 67,340 acres en 1910-11—en tout 154,655 acres durant ces deux années.C’est donc autant qu’il faut soustraire du total des terres vendues pour avoir le résultat net du mouvement de la colonisation.Et comme cent cinquante-huit mille acres représentent 1580 colons, il ne nous reste pour ces deux ans que 865 colons nouveaux.Remarquez encore qu’en 1909-10 on cancellait près de 70 pour cent de la superficie concédée et en 1910-11, plus de la moitié.* * * Voila les faits.Le “Canada” ne les changera pas à nous traiter de dénigreurs, pas plus que le nouveau ministre de la colonisation qu’il invite à louer les oeuvres de son prédécesseur, et à exposer son programme.M.Mercier sera mieux inspiré s’il avoue loyalement les causes qui font que la moitié des colons se découragent.et s’il émet un programme qui coupera le mal dans sa racine.Regardons encore une fois la colonne des terres revenant chaque année à la couronne pour défaut de conditions d’établissement.Près de sept cent mille acres sont ainsi retombées dans le domaine public en 10 ans.En d’autres termes, près de 7,000 colons ont abandonné leur lot de 1901 à 1911; sept milles sur dix-huit milles: une perte de plus de 33 pour cent.Pourquoi?Pourquoi le tiers de nos défricheurs ont-ils abandonné leur établissement en une période de hausse générale et exceptionnellement rapide de la valeur de tous les produits de la terre?Jean DUMONT.A B A TONS ROMPUS ET APRÈS ?Le London Free Press félicite le gouvernement de fermer aux Hindous la porte du Canada.Nous voulons — et sir William Osler disait la même chose hier soir, à Londres — nous voulons, conclut-il, faire du Canada un pays de race blanche.Il ne s’illusionne point du reste sur la portée de notre attitude.“L’empire hindou, écrit-il, est une possession britannique de grande importance, sa population est fière et dispose de ressources considérables.Cependant, ce pays qui n’est peuplé que par 8,000,000 de Cap.a-•diens a clairement défini son attitude et entend la maintenir.” L’Australie voulant être une colonie blanche, la Nouvelle-Zélande, PAfrique-Sud et le Canada affirmant la même détermination, les Hindous finiront probablement par reprendre le même mot d’ordre et par crier : L’Inde aux Hindous.Et qu’adviendra-t-il alors de la .petite garnison britannique qui dirige aujourd’hui les affaires de cet immense empire ?Et, dans l’intervalle, que pensent des chances de leur projet de fédération les impérialistes sincères qui ont les yeux ouverts et qui savent regarder ?LA FARMERS BANK La Gazette déclare que le gouver-.nement aurait absolument tort d’indemniser les déposants de la Banque Ville-Marie et de la Banque Saint-Jean, mais ajoute qu’il ne pourra démontrer la fausseté de leurs réclamations que s’il retire préalablement son projet d’indemnité aux déposants de la Farmers Bank.Elle admet que les anciens clients des banques de la province de.Québec occupent une situation analogue à celle de ceux de la Farmers Rank.C’est exactement la prétention que soutenait ici même, samedi dernier, M.Ducharme.ET LES AUTRES?On s’occupe beaucoup, et nous ne songeons pas à nous en plaindre, de procurer des sièges aux fumeurs qui voyagent à bord du tramway.Mais si l’on pouvait aussi assurer des sièges aux voyageurs ordinaires, à ceux qui n’ont pas l’avantage ou le défaut de fumer ! LE PIRE DANGER La condamnation des officiers de l’armée anglaise coupables de concussion et des agents cdmmerciaux qui les ont corrompus prouve une fois de plus que la gangrène n’a pas de nationalité et que nos amis de langue anglaise ont, comme nous, leurs lamentables faiblesses.Mais, ainsi que la Gazette le fait justement remarquer, le mal est limité quand l’autorité publique a la force et l’énergie de punir les coupables.Le pire danger, c’est l’impunité accordée aux malfaiteurs publics.Elle prépare les plus graves défaillances et leur donne une sorte d’excuse.SON ECLECTISME Les dépêches annoncent qu’au moment de sa mort, Lord Strathco-ne possédait six millions six cent mille piastres d’actions du Great Northern Railway des Etats-Unis et trois millions trois cent quatre-vingt mille piastres d’actions dans le Northern Pacific, contre quatre millions cent vingt mille piastres d’actions du Pacifique-Canadien — soit un excédent de plus de cinq millions au bénéfice des compagnies américaines.Et ceci prouve, à tout le moins, que Lord Strathcona, impérialiste très fervent, faisait preuve d’un grand éclectisme dans le placement de ses capitaux.IL NE L’ANNONÇAIT PAS M.Meilen, l’ancien président du chemin de fer New Haven, avait fait placer dans le Boston Herald trois cent mille piastres de l’argent de son chemin de fer, “et nous ne l’annonçâmes point”, ajouta-t-il.C’est précisément parce que les financiers qui font des placements de ce genre sont peu portés à l’annoncer que les Américains ont édicté une loi qui oblige les journaux à révéler la liste de leurs actionnaires et obligataires.Cette loi est le complément naturel de la loi sur la publicité des souscriptions électorales depuis longtemps promise par M.Borden ; mais il paraît se désintéresser également de l’une et de l’autre.LE (,HAUT COMMERCE” On a prétendu, en certains milieux, que le “haut commerce” s’opposerait à ce qu’on appelât Place Margucrite-Bourgeoy.s le prolongement du boulevard Saint-Laurent.C’est une invraisemblable rumeur.Les membres du “haut commerce" ont, comme le reste des citoyens, la mémoire du coeur et savent parfaitement que, s’il existe aujourd’hui à Montréal un “haut commerce”, c’est parce que des idéalistes comme Maisonneuve, Dollard et Marguerite Bourgeoys vécu et souffert.Nous avons une dette de reconnaissance.Ce ne sont point des hommes d’affaires qui refuseront de l’acquitter.BILLET DU SOIR.LE SEUL MAITRE “Ma barque est si petite et la mer est si grande".La vieille chanson qui exprime, la prière, du matelot semble désuète, quelquefois.Les navires sont devenus tellement vastes qu’on dirait presque qu'ils sont un pont mobile jeté d’un côté de la mer à l’autre.Devant leur taille géante, notre imagination déroutée se figure, qu’en quelques tours de leur hélice rapide et puissante, ils ont atteint l’une ou l’autre rive.Los projecteurs électriques percent les brouillards, les cloisons étanches neutralisent les blessures que.se peuvent infliger leurs épaisses carapaces, un accident grave se produit-il, il suffit d’un geste de l’opérateur pour que.l’antenne télégraphique lance à travers l’espace ses lassos invisibles qui attrapent au passage les navires ou les stations des côtes, et les secours se précipitent.Mais rien de tout cela n’est infaillible.Les hommes, semblables aux gérants de la Mythologie qui voulaient escalader le ciel, croient qu'ils ont dominé la mer, quand Dieu qui reste silencieusement le maître, se plait à leur donner de “grandes et terribles leçons”.C’est un navire que Ton lance au milieu des fêtes; la mer est d’huile et les passagers s’étourdissent aux sons d’un orchestre joyeux; un craquement se produit.La fête s’in-! 1er rompt à peine.On est tranquille ont‘sur un tel géemt.La coque enfonce petit à petit.La panique blême, commence et croît.Soudain un dernier remous, une bulle qui s’échappe de la bouche immense de la mer qui s’ouvre, et le superbe Ti- ET LES CAISSES?Que devient, au milieu du brouhaha de cette fin de session, le projet de loi Meighen sur les caisses de crédit ?Est-il encore une fois voué au massacre des innocents ?Orner HER0UX.LE NAUFRAGE DE U “ EMPRESS ” Des onze cents passagers qui partaient joyeux de Québec pour l’Europe, hier, sept à huit cents sont au fond du fleuve, à quelques milles de la Pointe au Père.Le désastre est presque aussi effroyable que celui du Titanic.Cette fois, du moins, on ne peut accuser les pilotes : VEmpress of Ireland avait débarqué le sien et le Storstad n’avait pas encore embarqué celui qui devait l’amener à Québec.Le brouillard est responsable, dit-on.Indirectement, oui; mais l’imprudence ne l’est-elîe pas plus directement ?Il faut un choc terrible pour faire sombrer en quelques minutes un vaisseau du type des Empress, et la force du choc dépend de la vitesse acquise au moment de la collision.Il ne convient pas de préciser maintenant les responsabilités.D’une façon générale, l’on peut attribuer la plupart des grands désastres maritimes à la passion de la vitesse ; elle devrait être strictement défendue dans le brouillard, la nuit surtout, alors que la course devient doublement dangereuse et le sauvetage presque impossible.L’Empress of Ireland était bien pourvue de canots, de ceintures, de radeaux, et la discipline de l’équipage devait être excellente.Seulement même avec la meilleurs discipline et tous les moyens d’action possibles il faut encore le temps de se tourner.On ne débarque pas mille personnes à la mer dans le temps de le dire.Une vingtaine de Montréalais étaient à bord de VEmpress.On ignore encore s’ils sont au nombre des victimes ou des survivants.Souhaitons qu’ils aient échappé au désastre.J.D.LE DRT LACHANCE M.le Dr Fortunat Lachance, maire de Saint-Boniface, est actuellement de passage à Montréal.Il arrive de Toronto où il a assisté au congrès pour l'embellissement des villes.M.Lachance est l’un de nos plus distingués compatriotes manito-bains.tonie est englouti.Un navire file dans le brouillard.Les passagers dorment tranquilles.Comme pour le protéger, le golfe étend ses deux bras autour du vaisseau.Le pilote sait les moindres récifs de la côte.Soudain, dans l’ouate grise qui pend aux fhmes du navire, une coque noire surgit, toute petite, près de l’autre si grande; une.secousse insignifiante, et dix minutes plus tard TEmpress of Ireland a disparu à trente milles de la terre.“Ma barque est si petite et la mer est si grande”.Louis BRETON.LE GRAND-TR0NC- ______PACIFIQUE Voyez-vous venir le Grand Tronc Pacifique ! Petit à petit, il abandonne sa prétention d’exiger un nouvel endossement de l’Etat en vertu de son premier contrat.Et le gouvernement, bon prince, va tout de même lui donner ce qu’il demande.Si l’on avait dit franchement au pays, dès le début de l’entreprise, combien celle-ci coûterait aux contribuables, peut-être se serait-on moins pressé; et le pays, après tout, ne s’en porterait pas plus mal.C’est la construction un peu à l’u-veugle de ces chemins de fer qui a provoqué un peu partout cette spéculation factice qui a immobilisé tant de capitaux.J.D.-^ - CHATEAUGUAY Les avocats de M.Morris, député de Chateauguay, ont réussi à faire remettre au 28 septembre prochain les procédures commencées autour de l’invalidation de son mandat.Les parieurs peuvent gager que le parlement actuel sera dissout avant qu’on sache lequel des deux partis a fait le plus de corruption dans Châteauguay.PÔÜRlÊS VACANCES ABONNEMENTS TEMPORA 1RES ET CHANGEMENTS D’ADRESSE.Bon nombre de nos amis passent à la campagne un temps plus ou moins long.Nous leur ferons volontiers le service du journal, pendant ce temps, au prix régulier d’un sou par jour.Nous sommes cependant obligés, à cause des frais de bureau, de fixer à un minimum de quinze sous cet abonnement spécial.Ceux qui reçoivent actuellement le journal par la poste, n’auront qu’à nous en avertir pour qu’il leur soit régulièrement envoyé à leur adresse de vacances.LETTRE JTOTTAWA Trois voies à propos du Nord-Canadien.—La majorité ministérielle oscille de 40 à 44 voix Ottawa, 28.— Le ministère écarte aujourd’hui, à une majorité considérable, trois amendements aux résolutions qui pourvoient à la garantie de 45 millions d’obligations du “Nord Canadien”.MM.Nickle et Bennett ne renoncent pas à leur hostilité envers cette mesure.Le bill Borden, établi d’après les termes des résolutions préliminaires, subit sa première lecture.La Chambre y reviendra demain, pour seconde lecture.D’assez nombreux discours, au cours du débat, aujourd’hui, sur les amendements Ross, Pugsley et Oliver.Les Communes refusent une enquête parlementaire sur la situation financière du “Nord-Canadien”, une modification des termes de l’entente avec l'Etal, et l’insertion dans oelle-ci, de clauses relatives au taux de transport des marchandises dans l’Ouest.Journée assez animée, à de certains moments, et cjui accuse, à d’autres, l’impatience ou sont les députés de quitter Ottawa.Dans les couloirs, des pancartes leur rappellent qu’il leur faut laisser leurs clefs de bureaux, avant le départ; et, dans les casiers postaux, des cartons enluminés les invitent à la cérémonie de prorogation, à une date encore indéfinie.Tout indique une fin très prochaine de la session.PAS D’ENQUÊTE Dans le cours de l’après-midi, la Chambre rejette, à une majorité de 44 voix, un amendement de M.Ross (Middlesex), un libéral.Il demande une enquête parlementaire sur les finances du “Nord-Canadien”, préalablement à l’endossement de ses obligations par l’Etat.Le débat à ce sujet dure toute la séance du matin et une partie de celle de l’après-midi.M.Ross estime que les renseignements donnés par le ministère, a la suite de l’enquete faite par ses fonctionnaires dans les livres du “Nord-Canadien”, sont incomplets et de nature à induire l’Etat en erreur.Il insiste aussi sur ce point, déjà vingt fois soulevé, que le ministère devrait obliger Mackenzie et Mann à y aller de leur fortune personnelle, avant de recourir à l’Etat, pour le parachèvement de leur voie ferrée.La droite accueille ses remarques de rire ironiques, qui le font se mettre un peu en colère.Mais c’est un excellent garçon, et dont la nature pacifique reprend vite le dessus.M.Borden, avec animation, riposte aux accusations de négligence portées contre le ministère par la gauche: il repousse toute proposition d’une enquête quelconque, parce que, à son dire, ceRe qu’ont menée les fonctionnaires du ministère des finances, et ceux des voies ferrées de l’Etat, ont jeté toute la lumière possible sur le sujet.Là-dessus, M.Laurier s’inscrit en faux.Et, pour établir comment l’enquête du ministère est défectueuse et incomplète, il rappelle des paroles de M.Meighen, au sujet du site de la “Ville-Modèle”, à Montréal, dont M.Meighen admet ne pas connaître les propriétaires, quoique M.Pugslev dise que ce soit ta raison sociale Mackenzie et Mann.Le solliciteur-général, mis en cause, défend son attitude, ainsi que la portée de l’enquête faite par le ministère.El il raille M.Macdonald, de Pictou.“Quand M.Lash, l’avocat du Nord-Canadien, a su que l’entente entre l’Etat et Mackenzie et Mann subirait la critique sévère du grand avocat de l’opposition, M.Macdonald, au regard d’aigle duquel rien n’échappe, “dit M.Meighen, le représentant du “Nord-Canadien” a dû survveiller de toute son intelligence la rédaction de ce document.Il ne prévoyait toutefois pas du tout que, malgré toutes ses précautions, M.Macdonald mettrait cette entente en pièces et en ferait ressortir l’absurdité flagrante.” La droite applaudit et rit, Al.Macdonald aussi.Ces jours derniers, il a fait une morale à M.Meighen, comme il en fait parfois même au premier ministre.Et, aujourd’hui, M.Meighen le lui rend bien.C’est franc jeu.Toutefois, M.Macdonald y va de son discours, — il ne parle que près de trois-quarts d’heure et no dit pas grand chose de nouveau.Premier vote.M.Nickle, de Kingston, enregistre sa voix en faveur de la demande d’enquête.La gauche l’applaudit.On commente, un temps, l’absence de M.Bennett.Mais il se trouve qu’il a paire avec un conservateur opposé à l’enquête.La gauche donne en bloc en faveur de la proposition Ross ; elle recueille 46 voix.La droite, par contre, en enregistre 90.Elle s’amuse d’entendre le secrétaire de la Chambre, appeler, par distraction, M.Rogers du nom de M.Oliver ; et les deux politiciens rivaux s'égaient de la méprise.Nul autre incident.LE PROJET PUGSLEY UN INCIDENT TYPIQUE Mackenzie et Mann, décréterait la mise en séquestre de ce capital-actions, pendant un délai de 5 ans, au bénéfice de l’Etat, qui pourrait exproprier par arbitration, pendant ce terme, toutes les compagnies filiales du Nord-Canadien et la compagnie maîtresse elle-même, au prix maximum de 35 millions ; l’Etat pourrait aussi laisser l’administration de tout le réseau à Mackenzie et Mann, pendant ces cinq ans, et, s’ils remplissaient leurs obligations envers l’Etat, à l’expiration de ce délai, le séquestre cesserait, — à moins que l’Etat ne se soit prévalu de son droit de préemption, — et Mackenzie et Mano reprendraient la pleine propriété du capital-actions confié au ministère des finances, dans le but de sauvegarder les droits de l’Etat.M.Pygsley, quand il a rendu public ce projet d’amendement, stipulait que, pendant ces cinq ans de mise en séquestre, Mackenzie et Mann continueraient d’exploiter le réseau comme si de rien n’était ; mais il modifie aujourd’hui ce texte, afin de laisser à l’Etat le pouvoir d’enlever, en n’importe quel temps, l’administration du Nord-Canadien à Mackenzie et Mann.C’est du moins la raison qu’il donne de ce changement de texte, à M.Meighen, prompt à lui demander ce qu’il a fait de la version primitive.L’ancien ministre des Travaux Publics argumente longuement, de son ton plausible, au soutien de son amendement.M.Borden lui donne la réplique attendue.Il traite cette proposition comme si M.Pugsley n’était pas sérieux.Et, dans un mouvement d’humeur à l’égard de la gauche, le premier ministre s’écrie : “Ces libéraux sont d’étranges gens.Dans l’opposition, ce sont des réformateurs à tout briser, prêts à détruire en tout temps tous les maux réels ou imaginaires qu’ils découvrent ou croient découvrir dans le pays.Us sont toujours prêts à sauter à la tête des grosses compagnies, à les secouer, à leur faire rendre gorge, à les étrangler, à les détruire, pour le bien de la chose publique.Mais sont-ils au pouvoir, ils changent.Us brûlent ce qu’ils ont adoré et adorent ce qu’ils ont brûlé ; ils s’associent à ceux qu’ils dénonçaient autrefois, ils fraternisent avec eux, ils s’en proclament les amis éternels, ils leur lèchent les mains comme font de jeunes chiens, ils ne les traitent plus de corsaires, mais de philanthropes, de bons çitoyens, de grands patriotes, Nous signalons particulièrement à l’attention de nos lecteurs l’incident qui s’est produit, hier, au Sénat.Il est réellement typique et montre bien, en même temps que l’invraisemblable situation faite au français dans certaines parties du pays, l’extraordinaire état d’esprit qui s’est développé chez certains législateurs.Personne ne paraît avoir contesté l’exactitude du fait rapporté par M.Choquette: dans une cause où toute la preuve a été recueillie en français, où presque tous les intéressés étaient de langue française et qui s’est passée dans la province de Québec, pas un des membres du tribunal maritime ne parlait ou ne comprenait le français.Et lorsqu’on signale des faits comme celui-là et qu’on demande qu’il y soit porté remède, il se trouve de bonnes gens pour regretter que les questions de langue soulèvent tant de querelles et pour assimiler à la situation des Norvégiens et des Doukho-bors, celle des Canadiens-français! Les questions de race soulèvent des querelles, mais à qui la faute?Que se passerait-il si l’on osait envoyer à Toronto, dans une cause où tous les témoins seraient de langue anglaise, des magistrats qui ne comprendraient pas un mot d’anglais?On s’attacherait délibérément à irriter la population de langue française qu’on ne s’y prendrait pas autrement.Il est vrai que nous sommes un peu responsables, par notre apathie et notre négligence passées, de ce qui arrive; nous avons déjà eu la honte de retrouver sur les lèvres d’un des nôtres cette assimilation des Canadiens-français aux Doukhobors et aux Norvégiens contre laquelle M.Belcourt s’est élevé avec indignation.Mais les circonstances changent et M.Belcourt n’est pas le seul qui commence à être fatigué de ce qui se passe.O.H.AU DIOCESE DE LONDON Une dépêche de la Presse canadienne annonce que Mgr Fallon au- ___ — .dë!rait suspendu M.l’abbé L’Heureux, Canadiens distingués et d’esprit pu-j c;uré de Belle Rivière, et que M.l’ab-blic remarquable, ils les font déco- hé Martin, curé de l’église Saint-rer par le Roi.comme ils 0nt: Pierre (le Raleigh, et M.l’abbé fait de Donald Mann et de William! Saint-Cyr, de Stony Point, subiront Mackenzie.Ils jouent ce jeu politi-j Proh.ablement le même sort aujour-que profitable, depuis des années p d’hui.mais personne ne les prend plus au Ceci se rattacherait à un procès sérieux, ils ne se font pas eux-mê-l qui est actuellement institué en cour mes illusion sur la valeur de leurs de Rome et où se trouve directe-projets de pseudo-réformes.Et c’est ment intéressé Mgr l’Evêque de Lon-pourquoi nous-mêmes, nous ne pren.| don et, indirectement, un certain siaste fait par la droite à ce portrait tion.de l’opposition, brossé par M.Bor- Nous donnons, naturellement, ces den avec ardeur.et qui dépeint, à tour de rôle, les deux partis politiques actuels, empressés à vouloir tout réformer, dans leurs jours d’opposition, mais plus •circonspects et plus optimistes, une fois installés au pouvoir.Les ministé renseignements sous toute réserve.inutile l’amendement dont la Chambre est saisie, car, dit-il, la commission fédérale des chemins de fer et .- - le ministère verront à protéger les riels ne se sont pas reconnus, pour-*j gens de l’Ouest contre toute tenta tant, aujourd hui, sur la toile où tive d’exploitation.MM.Guthrie e Vient alors l’amendement Pugsley.Le Devoir en a déjà, dans deux lettres précédentes, exposé les grandes lignes.En résumé, M.Pugsley veut substituer au projet ministériel un nouveau projet, qui laisserait la propriété du capital-actions du Nord-Canadien, — réduit à 35 millions, au Heu de 100 millions, — à leur chef les a peints.et lui aussi.Quelques autres discours ; puis c’est le vote, dans le cours de la soirée.Le secrétaire des Communes ht de son mieux, en français, traduisant à même le texte anglais, à première vue, l’amendement Pugsley, récité d’abord par le président dès Communes.M.Bennett est absent, il a “ paire ” pour ce vote avec M.Stanfield, le premier whip ministériel.M.Nickle vote pour la proposition Pugsley.et toute la gauche aussi, ce qui donne 45 voix ; la droite en enregistre 89.Et le ministère écarte le texte Pugsley, à une majorité de 44 voix.L’A MENDEMENT OLIVER Un dernier amendement survient, celui de M.Oliver.Il voudrait que ' l’Etat obligeât le “ Nord-Canadien ” à assurer, dans les provinces des ! prairies, pour le transport des marchandises, un taux uniforme à celui des provinces de l’Est, sauf en certains cas prévus d’avance.M.Oliver y va d’un discours.La droite émigre en masse, et fait du bruit, en sortant.M.Sproule, pour sauvegarder la dignité de la Chambre, dont il est le gardien jaloux, intervient, solennel, et déclare : “ Les députés devraient garder le décorum, ne pas aller et venir comme cela, ne pas déranger leur confrère qui parle, et | l’écouter, comme c’est leur devoir.” Les ministériels continuent de déü-ler, malgré cette gronderie, souli-j gnée des vifs applaudissements de la j gauche, qui fait même du zèle.A.M.| Oliver succède M.Rogers ; il déclare exploitation.MM.Guthrie et McLean (York-Sud) approuvent l’attitude de M.Oliver, tandis que les députés présents bâillent de leurs plus solides mâchoires.Derechef, un vote, L’asssistance diminue.MM.Bennett et Nickle n’y sont plus, mais ils ont “ paire ”, en faveur de l’amendement, avec deux autres ministériels hostiles à cette proposition.M.McLean (York-Sud) vote avec la gauche.Et le texte Oliver recueille 42 voix, tandis que la droite en compte 82 contre l’amendement.Majorité ministérielle, 40.Ceci clôt la série des votes, aujourd’hui.Tout de suite, la Chambre adopte, sur division, les résolutions relatives au “ Nord-Canadien ”, en seconde lecture.M.Borden présente le bill établi d'après ces résolutions : il subit la premiere lecture.La seconde aura lieu ces jours-ci, et devra provoquer encore quelques discours, ainsi que des amendements, lors de l’étude en comité général.Il y aura de nouveaux votes : mais le plus fort de l’affaire est fait, et le terrain est débarrassé.A la fin de la soirée, M.McLean (Halifax) saisit la Chambre d’un amendement aux modifications au tarif, texte discuté brièvement, et écarté par le ministère.La Chambre approuve en troisième lecture le bill qui lui donne force de loi.Vendredi, étude de différents bills d’intérêt secondaire, puis reprise du bill du “ Nord-Canadien Le ministère a résolu de mener la suite de l'affaire rondement.M.Pugsley le permettra-t-il ?v Georges PELLETIER. O LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 29 MAI 1914 VUL.V.— No.124 LES NÉGOCIA TIONS A NIAGARA Le projet de pacification du Mexique eft virtuellement complet, sujet à l’approbation des présidents Wilson et Huerta.—L’entente sur les principaux points.Niagara.Ont., 29.— Le projet de pacification du Mexique est prati-rjuement complet.Le président Wilson et le général Huerta auront, maintenant, à en approuver les principales clauses.Les questions secondaires seront considérées plus tard.On croit que les Etats-Unis auront à s’occuper d’obtenir le consentement des constitutionnalistes.Il reste encore à déterminer le choix des personnes qui feront partie du gouvernement provisoire du Mexique, et la manière dont ce gouvernement succédera à celui de Iluerta.Les médiateurs se sont occupés de cette question, aujourd’hui, et i’on croit que les choses ont été traitées à la satisfaction de tous.LA QUESTION DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE Il s’agit maintenant de déterminer de quelle manière le gouvernement provisoire succédera à Huerta.Les Etats-Unis n’ont jamais reconnu le droit constitutionnel de Huerta d’occuper le poste de président provisoire.Les délégués américains veulent donc que le nouvel exécutif ne paraisse pas avoir été choisi par Huerta.Si l’on observe strictement la constitution du Mexique, il faudrait que le poste de ministre des Affaires Etrangères, maintenant vacant, soit occupé par un homme à qui le général Huerta remettrait les rênes du gouvernement.La constitution du Mexique veut ((ue lorsque la charge de la présidence devient vacante, le ministre des Affaires Etrangères soit appelé à la présidence.Ou sait (pie les Etats-Unis ne s’occuperont pas de question de formalités, cependant une manière irrégulière de choisir le président ne plairait pas à ceux qui reconnaissent ia constitutionnalité du titre de Iluerta.Les délégués américains et mexicains s’occupent par conséquent d’observer les règles de la constitution du Mexique, quel que soit le résultat de la médiation.CE QUE VEULENT LES MEDIATEURS Le gouvernement américain voudrait au Mexique une commission de cinq membres, et si possible, de trois; les délégués mexicains croient cependant, qu’une telle commission ne serait pas populaire.La manière dont on devpa former le gouvernement provisoire du Mexique ne semblé pas les préoccuper outre mesure; ils sont certains (jue ce n'est qu’une question de détail.On en arrivera à une solution acceptable par le peuple mexicain, sans que les Etats-Unis soient obligés de reconnaître le gouvernement de Iluerta.On a songé à former le gouvernement provisoire des représentants des différentes factions au Mexique.I l semble, toutefois, que les membres du gouvernement provisoire seront des gens qui n’ont pas de passé politique.ATTRIBUTIONS DU NOUVEAU GOUVERNEMENT Les membres du nouveau gouvernement seront chargés d’exécuter le programme tracé par les médiateurs et les délégués.Ils s’occuperont donc de l’élection d’un président, dune vice-président et d un congres.Le gouvernement provisoire aurait aussi a nommer les gouverneurs des différents Etats où il y a actuellement vacances.Les cinq membres du gouverne-nient provisoire, bien qu’ayant un chef ou president, seront solidairement responsables de leurs actes, et auront influence égale.Ordinairement, un président provisoire aurait le droit de renvoyer un membre de son cabinet; mais en la circonstance actuelle, on croit que le president n’aura pas cette prerogative, et qu’aucune démission ne sera aceptée avant les élections.L’IMBROGLIO MEXICAIN A WASHINGTON Washington, 29._ Le président Wilson, le secretaire Bryan et quelques autres membres du gouvernement ont, aujourd’hui, discuté ia situation du Mexique et les résultats jusqu’ici obtenus à la conférence de Niagara.On n’a cependant pas voulu divulguer les questions débattues au cours de celte entrevue.R Çst certain que la conférence de Niagara a donné lieu à une entente sur les points principaux entre les délégués américains et mexicains.Il ne reste que quelques questions de moindre importance à discuter, et un protocole sera sans doute bientôt signé.OPTIMISME D’UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT Un membre du gouvernement est si certain de la paix prochaine au Mexique qu’il déclare ne pas se préoccuper du débarquement des armes à l’adresse de Iluerta.Tout le monde croit que les médiateurs proposeront l’établissement d’un gouvernement provisoire composé d’un président et de quatre ministres choisis parmi les hommes qui n’ont eu jusqu’ici aucune affiliation avec les différents partis au Mexique.Ce gouvernement recueillerait la succession du gouver- Les Laxatifs NADRUCO accomplissent leur______ avec le maximum d’efficacité et le minimum de malaise.Il n’est pas nécessaire d’augmenter lesdoses.25c.la boite chez votre pharmacien.174F National Drag and Chemical Ca.al Canada.Umlled.nement de Huerta en attendant une élection.CARRANZA HOSTILE AUX MEDIATEURS On a admis, ce soir, que le projet de paix élaboré à Niagara a été transmis à Carranza, bien que ce dernier n’ait pas encore décidé de faire partie de la conférence.On dit que les médiateurs doivent s’occuper, pour le moment, de l’organisation du gouvernement nouveau au Mexique.Ensuite, ils s’occuperont de faire accepter ce gouvernement par les constitutionnalistes.Les représentants de Carranza ici ont, dit-on, été informés que les constitutionnalistes n’ont pas changé leur attitude et qu'ils s’opposeront encore à la médiation dans les affaires purement nationales du Mexique.SUGGESTIONS DU CHEF DES REBELLES Cependant, Carranza aurait fait parvenir aux médiateurs des suggestions susceptibles de résoudre plus facilement Le problème de la paix générale au Mexique.Plusieurs membres du gouvernement ont été surpris d’apprendre le débarquement de munitions de guerre au Mexique.Tous, cependant, admettent que les Etats-Unis ne pouvaient rien faire, en cette circonstance, sans violer l’armistice.L’INCIDENT DE L’YPIRANGA ET DU BAVARIA Washington, 29.—Le ministère de la Marine publie, ce soir, la déclaration suivante sur le débarquement d’armes et de munitions au Mexique par le Bavaria et le Ypiranga : “ Tous les efforts tentés jusqu’ici pour vérifier les dépêches reçues sur le prétendu débarquement d’armes au Mexique par le Bavaria et le Ypiranga, nont pas eu de succès.Nous devrons attendre de plus amples informations.” SITUATION ALARMANTE A TAMPICO Tampico, 29.—On s’attend à des troubles à Tampico, à moins que le million de pesos demandé aux maisons de commerce, aux consuls, aux prêtres et aux habitants par le commandant de l’armée rebelle ne soit payé aujourd’hui.Un prêtre a déjà été emprisonné pour avoir de lui une rançon, les consuls d’Espagne et d’Allemagne ont reçu des demandes d’argent et on les a prévenus ainsi que les compagnies de pétrole qu’ils étaient dans l’obligation de payer une certaine somme pour l’entretien de l’armée rebelle, qui a établi ses quartiers à Tampico.L’ENORME RANÇON EXIGEE PAR LES REBELLES Le général Gonzales a prélevé un million de pesos comme il suit : 400,900 francs sur la Compagnie de Aguila.Il a exigé 150,000 fr.de M.Trapaga, consul d’Espagne, et 100,000 fr.d’une maison de commerce dont il esl le directeur.Le consul d’Allemagne a été taxé à 100,-000 fr.et les habitants de Tampico à 250,000 francs.Tous probablement payeront ou feront leur possible pour payer les sommes exigées d’eux, sauf le consul allemand qui a refusé en disant que l’Allemagne saurait protéger ses sujets sans le payement d’un seul peso* On exige des consuls de telles avances de fonds pour la protection soi-disant de leurs sujets.De petits marchands qui ne peuvent payer aux rebelles l’argent demandé, se voient forcés de livrer partie de leurs marchandises pour l’entretien des soldats.VILLA CONTINUE SA MARCHE SUR ZACATECAS Torreon, 29.—Les forces constitutionnelles, commandées par Villa, continuent leur marche sur Zacatecas.Depuis dimanche, des trains chargés de matériel de construction de ponts et de chemins de fer sont arrêtés ; la voie est réparée activement pour permettre le transport des troupes.Le général Pablo Robles, qui fut le premier à entrer dans Saltillo, à la tète de son année, comprenant 3,500 hommes, est arrivé ici avec ses troupes.Il doit partir aujourd’hui pour le sud.Villa espère arriver à Zacatecas cette semaine, mais il ignore si les fédéraux défendront cette ville ou Aguas Calientes.Le général Natera annonce que Zacatecas est complètement “ embouteillé ”, en ce qui concerne les communications de chemin de fer.La voie entre Zacatecas et Agiras Calientes est intacte, mais elle est très activement surveillée par les constitutionnels, qui veulent empê-ciier les fédéraux de fuir de ce côté.Après s’être emparé de Zacatecas, Villa a l’intention d’attaquer immédiatement Aguas Calientes et de sc diriger ensuite sur San Luis Potosi.Carranza est reparti pour Durango.LES VICTIMES DE PAREDON POAH Amargos, 29.— Trente-cinq femmes qui suivaient les troupes fédérales ont été tuées avec trois cents fédéraux, à la bataille de Paredon.On rapporte aussi que cinquante-sept officiers fédéraux ont été exécutes après la bataille.Il semble maintenant établi que le général Munoz, neveu de l’ex-prési-dent Porfirio Diaz, le général Orzo-j no et neuf colonels ont été exérutés.Ils ont mieux aimé mourir que de renier Huerta.Douze membres d’une fanfare fédérale ont aussi été exérutés par les soldats constitutionnalistes.Puis, les sept musiciens échappés au massacre durent donner un concert aux rebelles.Plusieurs officiers fédéraux sont blessés et sont soignés dans les hôpitaux de Villa.TROIS POMPIERS SONT BLESSÉS A LA SUITE D’UN INCENDIE DANS UN MAGASIN, HIER SOIR, LE SOUS-CHEF HOOPER ET TROIS DE SES HOMMES ONT ETE TRANSPORTES A L’HOPITAL.Les pompiers ont donné une nouvelle preuve de leur bravoure hier.Quatre d’entre eux ont échappé miraculeusement à la mort, hier soir, dans l’incendie du magasin de M.Philippe Lacerte, 2326 Saint-Hubert.Les braves qui furent transportés à l’hôpital sont le sous-chef Hooper, le lieutenant Beaulieu, l’ingénieur Savignac et le pompier Joseph Mar-solais, ces trois derniers de la caserne No 18.L’incendie s’est déclaré à cinq heures à l’étage supérieur de l’immeuble dans le logis de M.Onésinie Filion, entrepreneur pren A l’arrivée des pompiers, une épaisse fumée enveloppait l’édifice, et courageusement les quatre braves ci-haut mentionnés pénétrèrent dans le foyer.A peine etaient-ils entrés qu’une terrible explosion jeta l’effroi dans la foule des spectateurs réunis dans la rue.On courut aussitôt pour ramasser les victimes projetées jusque dans le milieu de la rue et affreusement brûlées.Le maire Martin qui passait en auto s’empressa d’aider aux curieux pour mettre un «les blessés, Savignac, dans sa voiture et se dirigea a toute vitesse à l’Hôtel-Dieu.Les trois autres furent transportés à l’hôpital Général par M.Nantel, surintendant de l’incinération.Avant son départ, en dépit de ses souffrances le sous-chef Hooper alla demander au sous-chef Dage-nais de prendre le commandement des hommes.La lutte contre les flammes fut difficile et nécessita un travail d’une heure.Les pertes sont évaluées à $8,000.Nous avons vu aujourd’hui le sous-chef Hooper, qui a pu être transporté chez lui; il a la tête enveloppée de bandages et on ne peut lui voir que les yeux; ses mains sont aussi enveloppées.Tous pourront reprendre leur travail dans un mois non sans avoir enduré, de grandes souffrances.L DOUAIRIERE DU JAPON Tokio, 29.A la lumière de millions de lanternes et de torches, le corps de l’impératrice Dewagcr Ha-ruko fut porte à travers les rues sur un char magnifique traîné par des boeufs blancs.Lés rues avaient été couvertes de sable pour amortir le bruit, et une foule immense assistait au défilé.A la brune le cortège commença à défiler, il comprenait des prêtres, des soldats, des marins, des princes du sang.Après les funérailles auxquelles assistèrent les membres des corps diplomatiques, lé.cercueil de l’impératrice fut déposé dans un convoi, qui l’emporta a Momoyania, près de Kioto, où il sera mis en terre près du mausolée de l’empereur Mutsuhito.LE CENTENÀÎRE DU RETABLISSEMENT DES JESUITES Rome, 29.— Les Acta Apostolicae Seclis contiennent une lettre apostolique du Pape au P.Wernz, général de la Compagnie de Jésus, poulie premier centenaire du rétablissement de la Compagnie de Jésus par la Bulle de Pie VII Sotlicitudo omnium ecclcsiarum datée du 7 août 1814.La lettre du Pape con-tient de grands éloges pour les services rendus par la Compagnie de Jésus, accorde une indulgence plénière à gagner du 4 au 7 août prochain aux conditions ordinaires, moyennant visite à l’une des églises ou l’un des oratoires appartenant à la Compagnie de Jésus.AUX FAMILLES QUI VONT AU BORD DE LA MER Pour l’avantage des familles qui passent l’été en villégiature dans le bas du Saint-Laurent, le vapeur “Saguenay”, de la Canada Steamship Lines, fera un voyage spécial à Saint-Irénée, Murray Bay, Rivière du Loup et Tadoussac, partant de Montréal mercredi, le 24 juin.On peut réserver dès maintenant ses billets.r.ENCORE “ JOE ” MARTIN Londres, 29.— M.“Joe” Martin, qui voulait démissionner pour s’assurer si le gouvernement avait réellement l’intention de le rejeter, à cause de son vote lors du scandale Marconi, a reçu une lettre de M.Illingworth, “whip” libéral, affirme-t-il, l’informant que le cabinet ne lui suscitera pas d’opposition.M.Illingworth souhaiterait la victoire de M.Martin en dépit de ses critiques contre le gouvernement.LE RETOUR DES AMERICAINS A TAMPICO Washington, 29.— L’amiral Mayo recommande aux Américains de ne pas retourner à Tampico maintenant.“Je sais, dit l’amiral Mayo, que trente Américains sont encore arrivés à Tampico, aujourd’hui.Je ne puis trop réitérer mon opinion personnelle.Je crois que les Américains doivent pas se hâter de retourner à Tampico; les compagnies d’exploitation d’huile n’ont pas encore employé d’ouvvriers, et j’ai lieu de croire qu’elle ne veulent pas employer des Américains.” M.SILLIMAN APPELE A WASH-I INGTON Vera Cruz, 29.— M.Silliman, vice-! consul des États-Unis à Saltillo, ar-! rivé ici hier, a reçu du département ; d’Etat l’ordre de se rendre à Wash-: ington.Il est probable que M.Silliman 1 s’embarquera à bord du navire charbonnier “Jason” dans une huitaine de jours.M.Silliman, qui porte des traces évidentes de fatigue, a déclaré que quelques jours de repos lui sont nécessaires pour restaurer sa santé, ébranlée par les durs moments qu’il vient de traverser.LA BONTÉ DU MAIRE LA VILLE N’IRA PAS EN APPEL, MALGRE L’AVIS DE SES AVOCATS DANS LA CAUSE D’UNE PAUVRE VEUVE DONT LE MARI A ETE TUE A L.’EiVfPLOIjDE LA VILLE.LES SALAIRES.M.le maire, emu de pitié pour une femme dont le mari a été tué alors qu’il était à l’emploi de la ville, a demandé à ses collègues du bureau des commissaires de retirer l’appel dèvant un tribunal de seconde instance afin que la pauvre veuve puisse toucher les deux mille vingt-cinq dollars (pie la Cour Supérieure lui a accordés.La demanderesse est Mme veuve Dupuis.M.Laurendeau avait déposé devant le bureau des commissaires un rapport dans lequel, se plaçant strictement au point de vue légal, il déclarait qu’il était très important que la ville portât sa cause en appel, car il s’agissait de faire établir un principe.D’après la loi, des compensations des accidents de travail, il suffit de prouver qu’un homme a été tué ou blessé alors qu’il était au service de la ville pour que lui ou ses héritiers puissent demander des dommages, mais M.Laurendeau ne croit pas que les paveurs tombent sous le coup de cette loi.Les instructions du bureau des commissaires ont été de cesser l’appel et de payer à la demanderesse le capital, les frais et l’intérêt depuis le moment de la poursuite.LES FUMEURS Les commissaires ont résolu d’écrire de mouveau à la compagnie des tramways afin de savoir s’il ne sera rien fait pour aménager dans les voitures électriques un endroit où les fervents de Nicot puissent se livrer à leur distraction favorite, pour parler comme M.Mousseau.La défense de fumer à l’arriéré des voitures fermées a été conclue l’année dernière, par une entente entre le bureau- des commissaires et la compagnie^ mais depuis, nombre d’échevitis ' ont tenté de modifier le règlement^ en demandant, qu'un ou deux sièges fussent, réservés pour les fumeurs.De là la communication des commissaires.NOUVEAUX AGENTS Vingt-six 'nouveaux agents ont prêté le serment d’office devant le maire, hier après-midi.L’effectif de la police est maintenant de 1,015 hommes sans compter les gradés.MORT D’UN ANCIEN ECHEVIN M.Médéric Laurier, ancien éche-vin du quiytier Saint-Jacques, est décédé hier après-midi.Il était âgé de 77 ans.Le défunt était apparenté à sir Wilfrid Laurier.Il faisait partie autrefois de la compagnie d’entrepreneurs Laurier et Malo.Les funérailles auront lieu lundi matin.le défunt était membre de la Congrégation des hommes de Ville-Marie depuis 49 ans.AU PENSIONNAT DE^LACHINE C’était fête lundi, 25 mai, au pensionnat Sainte-Anne, Lachine.Les anciennes élèves, en très grand nombre, ont répondu à l’appel de leur Alma Mater, qui les avait convoquées pour revivre ensemble, avec leurs maîtresses, quelques heures de leur première jeunesse.Aucune invitation directe n’a été adressée ; seule, la voix des journaux a dû porter en tous lieux la bonne nouvelle.D’une heure et demie à deux de l’après-midi, ce fut la scène de l’arrivée très joyeuse et mouvementée.avec des surprises.Telles ne se sont pas vues depuis cinq, dix, quinze ans ; la Providence les réunit aujourd'hui près de leurs anciennes mères.Les visages ont changé, mais les coeurs sont restés les mêmes.Partout, que de bonheur, que de joie dans le revoir ! “Le vieux toit même s’égaie et rit.” A deux heures, la réunion est complète à la salle de réception, sous la présidence de la Révérende Mère Supérieure Générale.Les élèves actuelles saluent leurs aimables aînées par une musique brillante et un chant.Mlle Marie-Rose Descaries lit une adresse de bienvenue en français.Mlles A.Riley, I).Fellows et E.Brusseau parlent au nom des élèves anglaises.Et l’on finit par un chant devenu traditionnel : “Mon couvent”.La voix des anciennes s’y mêle au choeur du pensionnat.Mine G.Grant (Sarah Wilson), une graduée de 1872, et Mme Chs.Bernard (Antoinette Gariépy), une graduée de 1890, expriment leur bonheur, leur reconnaissance ; elles évoquent de bien chers souvenirs.La Révérende Soeur Supérieure lit une lettre que Sa Grandeur Mgr l’Archevêque a écrite de Paris aux anciennes élèves.A 4 heures 30, le sermon de circonstance est donné, à la chapelle, par M.l'abbé J.R.Granger, aumônier de la maison.M.l’abbé J.S.McCrory donne le sermon en anglais, qui est suivi de la bénédiction du Très Saint Sacrement où les élèves font entendre des chants remarquablement beaux.Après le souper, une courte séance récréative ajoute à la gaieté générale : “Un boléro à Séville”, très joli à voir et à entendre.Un chant anglais : “Convent Bells” et “Les soirées de Québec” par E.Gagnon.Au départ, chacune disait : Quelles belles heures nous avons passées ! Oui, nous reviendrons encore.Chaque année nous serons fidèles au rendez-vous.Merci et au revoir.UNE ANCIENNE ELEVE.POLITIQUE ÉTRANGÈRE ANGLETERRE M.CARSON DANS LES GALLES IL DIT QU’ON POURRAIT ADOPTER LE BILL DU HOME RULE, MAIS QU’ON NE SAURAIT L’APPLIQUER A L’ULSTER.Londres, 29 — Dans les Galles du Sud, où fleurit le radicalisme, sir.Garsôn a harangué hier soir un auditoire nombreux de mineurs.Il déclara qu’on pouvait adopter le bill,du Home Rule, mais qu’il n’aurait jamais force de loi en Ulster.Il dénonça en termes véhéments les positions hypocrites des ministres.Il ajouta que le bill était plutôt le premier acte d’une triste tragédie que le dernier acte d’un drame.Nonobstant quelques interruptions, d’o-rateûr reçut un bon accueil.M.Carson arrivera demain à Belfast, où il fera des préparatifs dans le cas où i’on mettrait le bill du Home Rule en vigueur.Une grande activité règne dans l’Ulster.Les nouveaux conscrits font des exercices sous les ordres du duc d’Aber-corn.Autre preuve que l’Ulster refuse d’accepter le Home Rule comme un fait accompli, quoiqu’il ait été adopté eu troisième lecture.Le correspondant londonien du “News” de Belfast déclare, dans une lettre, que le bill ne sera jamais mis en vigueur en Ulster.M.Redmond peut se vanter de jouer avec le roi et les lords, mais il ne donnera pas le change aux autres politiciens.Le même journal ajoute que les volontaires de l’Ulster donneront bientôt des preuves de leur valeur.L’Ulster voit bien que s’il ne s’armait pas, le gouvernement ferait bon marché de ses protestations, et la persistance de M.Asquith à parler de ses espérances, prouve que l’Ulster se prépare à lui barrer le chemin et qu’il le sait.On se demande si la “United Irish League” va se dissoudre.Elle tiendra sa convention annuelle demain sous la présidence de M.T.P.O’Connor.Car sa raison d’être, son objet, l’adoption du Home Rule, cesse par suite de la troisième lecture du bill.La ligue comprend 50,000 membres d’origine anglaise.LE PRINCE DE TECK Londres, 29.Le prince Alexandre de Teck reçut un accueil sympathique au club Canada hier soir.M.William Osler présidait.En réponse à un toast porté en l’honneur du Canada, le prince déclara que depuis sa nomination au poste de gouverneur du Dominion, il parlait pour la première fois devant un auditoire de Canadiens, et surtout, fait plus important encore, devant un auditoire d’hommes d’affaires.Puis le duc commença la lecture d’un discours écrit, dans lequel il passa en revue ce qui s’est fait au Canada dernièrement en fait de législation.Mais il se contenta d’un simple exposé, évitant tout commentaire, il parla du parachèvement du Grand Tronc Pacifique, du développement du Nord-Canadien auquel contribue le gouvernement lui-même, de l’immigration qui gagne en malité ce qu’elle perd en ouantité, de la législation sur les ! nés.Il termina en assurant à ses auditeurs qu’il hésita à accepter un poste rempli par tant d’hommes éminents, mais sa connaissance du caractère canadien, les agréables souvenirs qu’il conserve de son voyage au Canada, le poussèrent à accepter.M.Osler dit que le Canada souffre d’un mal étrange, une trop grande prospérité.Il parla aussi du problème asiatique.MM.Griffith, Anderson et Hamilton Wickes prononcèrent aussi des discours.LE MINISTERE FRANÇAIS M.DOUMERGUE SE PRESENTE DEVANT LES CHAMBRES AVEC SON CABINET ACTUEL Paris, 29.— Au conseil des ministres, qui s’est tenu aujourd’hui à l’Elysée, M.Doumergue a exposé la situation extérieure.M.Renoult, ministre des finances, a entretenu le gouvernement de la situation financière et de la prochaine discussion du budget.Enfin, M.Noulens, ministre de la guerre, a fait connaître quelle était la situation au Maroc et sur la frontière algéro-marocaine.On a annoncé que le prochain conseil des ministres aurait lieu le 2 juin.Cela signifie que le cabinet Doumergue va se présenter devant les chambres tel qu’il est actuellement composé.Cependant, un remaniement ministériel est certain.On assure que MM.Bienvenu-Martin, Maginot et Renoult se retireront.Le cabinet aura, parait-il, l’appui des socialistes; ceux-ci renonçant provisoirement à leur projet de retour à la loi du service militaire de deux ans.CROISADE DE LA “FRATERNITE” La métropole était envahie hier soir par cent vingt croisés d’Angleterre qui viennent répandre au Canada et aux Etats-Unis le mouvement “fratornitairc” de l’International Brotherhood Federation.Les membres de la croisade sont débarqués du “Royal George” à sept heures hier soir et ont été l’objet d’une réception au National Club par leurs confrères de Montréal conduits par M.T.R.Macaulay, premier président de la société au Canada.Les visiteurs sont partis hier soir même pour Toronto où ils seront reçus par le duc de Connaught.Nos lecteurs sont priés d’accorder de préférence leur clientèle aux fournisseurs qui annoncent dans le “Devoir”, dominion COALÇ&HPÀNY ûm/fed DOMINION ¦> et SPRINGHILL Chardon bitumineux, à Tapeur et à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES 112 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Main 2679.T *,/ tî* Il JV îf/ « rA 'k m U UN TIREUR DE L’ARMÉE AMERICAINE VANTE LA CARABINE “ROSS”.M.P.E.Miles, de Nordhoff, Vallée Ojai, Califournie, écrit comme suit à la Compagnie “Ross”.“Bien des fois j’ai demandé à des tireurs expérimentés ce qu’ils pensaient de la Carabine “Ross”, et toujours j’ai eu la même réponse.— “C’est la meilleure de tous”.Tout dernièrement encore je montrais une de vos annonces à un des meilleurs tireurs de l’Armée Américaine.Après l’avoir lue il me demande— “Vous ne le croyez pas, hein ?C’est vrai lui dis-je ça me semble trop beau pour être vrai”.Me regardant un instant il répliqua “Ua Carabine “Ross” est tout ce qu’ils en disent— selon moi elle prime toutes celles qu’on offre en vente.Leur catalogue vous intéressera.Demandez leur de vousl’envoyer”.Et il nous en fit la demande—faites donc de même— nous en avons imprimé un en français, exprès pour nos amis canadiens, et nous l’envoyons franco sur demande.Les Carabines “Ross” sont en vente partout.Prix $12.00 et en montant.ROSS RIFLE CO., QUEBEC.1114 LES LEADERS SUBIRONT-ILS LA DEFAITE ?UN REVERS POUR L’ATHLETIr QUE AUX MAINS DES BALMO RAL, DIMANCHE, COMPLIQUERAIT LES CHOSES.— MASCOTTE vs VOLTIGEUR.Le programme de dimanche prochain, au National, est de toute beauté.Les amateurs assisteront à deux exhibitions de baseball sans pareilles et ne regretteront certainement pas leur après-midi.Les deux joutes promettent d’être fort contestées, et l’une comme l’autre ne laissent pas que de rendre perplexe quant à l’issue.Le premier engagement se déroulera à 1 heure 30 p.m., entre les clubs Mascotte et Voltigeur.Que dit-on d’un club que la deveine la plus affreuse n’a pas encore lâché ?Ou dit que le réveil, s'il se fait attendre, n’en est que plus réel et plus terrible.F'aut-il croire en un réveil possible et prochain des équipiers de Jelté ?Nous opinons pour l’affirmative et nous redoutons fort de voir les Mascottes être les premières victimes des Voltigeurs.Somme toute, cette partie sera des plus intéressantes ; car si les Voltigeurs sont déterminés à vaincre, il ne s’en suit pas que les Mascottes se laissent ainsi battre sans opposer une résistance acharnée.Loin de là ; les équipiers du gerant Caron passent pour avoir la meilleure équipe du circuit et les Voltigeurs comme les autres clubs pourraient bien l’apprendre à leurs dépens.La seconde partie, à 3 heures 30 p.m., entre les clubs Athlétique et Balmoral, aura une grande signification dans la position des diverses équipes de la ligue de la Cité.Une défaite pour les leaders et une victoire pour les Mascottes donnent la tête au club de Caron.D’un autre côté, une défaite pour les Mascottes et une victoire pour l’Athlétique assurent à ce dernier une avance dangereuse, qui sera quasi-insurmontable pour les autres clubs.Tl importe donc que les Balmoral fassent un effort surhumain pour vaincre dimanche la redoutable machine de Gadbois.McGoogan est un rusé capitaine, silencieux, mais dont le silence est d’or.Il l’a déjà maintes fois prouvé.Attendons donc jusqu’à dimanche pour savoir miellé malice il prépare aux joueurs de l’Athlétinue, qui pourraient bien trouver la pilule amère.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Washington .13 618 Détroit .22 15 595 Philadelphie .18 12 600 St-Louis .16 18 471 New-York .15 17 469 Boston .15 17 469 Chicago 20 444 Cleveland .12 23 343 LIGUE NATIONALE.Philadelphie .001100000—2 5 2 Pittsburg .000000000—0 5 2 Mayer et Burns; Harmon et Gibson, Coleman.St-Louis.1000001000001000—3 10 2 Chicago.0001001000001001—4 11 2 Robinson, Perritt et Wingo; Cheney, Pierce et Bresnahan, Archer.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Pittsburg 21 10 677 New-York 18 11 621.Cincinnati 21 15 583 Brooklyn .#.14 15 483 St-Louis 18 21 462 Philadelphie .13 17 433 Chicago 16 21 432 Boston 11 21 344 VENEZ « L’EXPOSITION CANINE VENDREDI SOIR — EMMENEZ LES ENFANTS Des Coupes et des Prix Spéciaux seront accordés.:: :: :: :: :: ;; AUSSI : — ‘ Les Meilleurs Chiens de l’Exposition seront primés.:: :: :: AU COLISEUM, 333 GUY LIGUE FEDERALE.Pittsburg .010200101—5 10 0 Baltimore .000010100—2 6 0 Camnitz et Roberts; Conleyi, Yoimt et Jacklitsch.Buffalo .010303000—7 13 1 Brooklyn .011000000—2 6 1 Ford et Blair; Seaton, Peters et Land.Derby International Dorval Jockey Club Réunion du printemps, 8 au 15 juin.Valeur $20,000.POSITION DES CLUBS.G, Baltimore.22 Chicago .Indianapolis .Kansas City , .Brooklyn .i P,,-IMWI~ G.P.Pc.22 9 710 .17 16 515 .15 15 500 17 500 .13 15 464 .14 26 469 .14 18 438 .14 20 411 comme nous le disons plus haut, est très heureux d’avoir a se mesurer avec Tommy Buck, et s’il sort vain-jqueur de ce match ce sera un sti-I mutant pour l’avenir.Williams est loin d’être un novice jet est digne de rencontrer les champions.Ces deux boxeurs feront, nous n’en doutons pas, un combat tout en science et en force.Quant à nos deux boxeurs locaux, George Frame et Aurèlc Laforest, ils se promettent bien de régler la question de rivalité qui existe entre eux.LES JOUTES D’HIER INTERNATIONALE Buffalo, 6; Montréal, 5.Baltimore, 7 ; Providence, 4 Rochester, 6 ; Toronto, 5.NATIONALE Philadelphie, 2; Pittsburg, 0.Chicago, 4; St-Louis, 3.AMERICAINE New-York, 6; Chicago, 1.Detroit, 8; Washington, 5: Philadelphie, 3; St-Louis, 0.Cleveland, 5 ; Boston, 2.FEDERALE Pittsburg, 5 : Baltimore, 2.Buffalo, 7 ; Brooklyn, 2.LES PARTIES DANSEES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après midi dans les séries des ligues Américaine, Nationale, Fédérale et Canadienne: LIGUE AMERICAINE.Chicago.100000000—1 7 4 New-York .01000311x—6 5 0 Cicotte, Jasper et Scbalk, Mayer; Fisher et Nunamaker.Cleveland .'.000010103—5 9 0 Boston .002000000—2 6 4 Hagerman et Carisch, Cregg, Bass-'er; Bedient et Thomas.St-Louis .000000000—0 6 1 Philadelphie .20010000x—3 7 2 Baumgardner, Mitchell et Agnew; P'ank et Lapp.Detroit.00000530—8 1C T Washington .00000104—5 8 2 Dauss et Stanage; Shaw, Bentley' et Henry, Williams.(Partie arrêtée à la 8e reprise afin de permettre au club visiteur de pren.dre le train).LIGUE CANADIENNE.Peterboro.000000210— 3 10 2 London.205003010—11 14 1 Belling'et Kelly; Hammond et Dan-ford.New-York .201012000—6 12 1 Erié.000100100—2 7 2 Wiltse, Palmer o, Fromme et McLean, Johnson; Stark et McNeil.Arbitre, Bedford.St Thomas.001000020—3 9 3 Hamilton.011003010—6 12 0 Hughey et Nevitt; Dolan et Raef-mer.> Arbitre, Miller.TROIS GRANDS COMBATS POUR SAMEDI SOIR LES BOXEURS QUI SE RENCONTRERONT AU MONUMENT NATIONAL SONT TOUS DES PUGILISTES DE PREMIER ORDRE.— LES MEMBRES SEULS SONT ADMIS AUX SEANCES DU N.S.C.Mike Donovan futur champion poids moyen, sera le premier pugiliste qui aura jamais suivi la carrière de son père, et Young Mike croit qu’il peut faire ce que son Père a fait avant lui.Le professeur était depuis longtemps champion poids moyen et n’a jamais été défait pour le titre et prétend que dès qqe son fils aura bataillé deux ou trois hommes, il lui donnera sa ceinture.Ceci est un encouragement pour le jeune Donovan et sans doute, il a conquis une place dans le coeur de son père par le travail qu’il a effectue depuis 'e peu de temps qu’il fait partie du domaine de la boxe.Il a défait des hommes tels que Tom Gibbons, George Ash, Buck Grouse, etc., et combattu contre le fameux Bob McAllister dans un match nul de 10 rondes, et quand il rencontrera Willie Langford, les fervents de la boxe verront un athlète accompli et qu’il est réellement beau de voir à l’oeuvre.Il est d’une habileté sans pareille et a le coup de poing très ferme.Tommy Buck, de Philadelphie, l’un des plus habiles boxeurs, va mettre en usage toutes les ressources pour démontrer à la satisfaction de George Williams qu’il est aussi adroit que lui.Cependant Buck a battu des hommes tels que Patsy Kleine, Kid Julian, George Chene, Tommy Houck et quantité d’autres et les experts du pugilat croient qu’il est appelé à devenir le champion futur.Lorsnue les patrons du National Sporting Club l’auront vu à l’oeuvre, Us constateront quel petit phénomène il est.La direction du National Sporting Club, comme nous l avons hier annoncé, a décidé de faire rencontrer le vainqueur de ce match avec Johnny Kilhane, le fameur champion poids plume.George Williams, son adversaire, LA COURSE D’INDIANAPOLIS VINGT-QUATRE VOITURES ONT ETE INSCRITES DANS LA GRANDE EPREUVE DE 500 MILLES.La grande épreuve de 500 milles, qui sera courue le 30 de ce mois à Indianapolis', a réuni cette année un lot de partants particulièrement intéressant, et, après la victoire de Goux l’an dernier, va donner lieu à une véritable lutte entre les constructions européenne et américaine.Dix voitures du continent seront, en effet, opposées à quinze voitures américaines, et la participation européenne s’annonce comme devant être particulièrement brillante, puisque nous relevons les noms de Peugot, Mercédès, Delage, Sunbeam, Excelsior et Bugatti.Voici d’ailleurs la liste complète des engagés: 1— PEUGEOT (Boillot).2— PEUGEOT (Goux).3— DELAGE (Guyot).4— PEUGEOT, 3 litres (Duray).5— EXCELSIOR (Chrisfiaens).6— SUNBEAM (Chassagne).7— BUGATTI (Friedrich).8— MERCEDES (Muiford).9— MERCEDES (R.de PalAia).10— BURMAN (Burman).11— BURMAN (Knipper).12— STUZ (Oldfield).13— STUZ (Cooper).14— 'STUZ (Anderson).15— GRAY FOX (Wilcox).16— BEAVER BULLET (Keene).17— KING (Klein).18— MERCER (Wishart).19— MERCER (Pullen).20— MERCER (X.).21— MARMON (Dawson).22— MAXWELL (Carlson).23— MAXWELL (Tetzlaff).24— MAXWELL (X).MONTREAL EST DEFAIT PAR LE CLUBJ5UFFAL0 LES ROYALS ONT PERDU LA JOUTE D’HIER PAR f> A 5 APRES AVOIR EU L AVANTAGE JUSQU’A LA HUITIEME REPRISE- DES DECISIONS ERRONNEES DE L’ARBITRE NALL1N.Parc DOMINION Tous les après-midi et soirées L’HIPPODROME CIRQUE Le jardin zoologique de Whltcom.Lu erCation.i Le Motordrome.Vljry Fanfare de Vander Meerschen.100 — autres attractions — 100 : ’ ADMISSION 10 CENTINS BUFFALO Ab R H Po A E Gillhooly, If.3 1 1 2 0 0 , Vaughan, 3b .3 1 0 0 2.0 Channell, rf.4 0 1 4 0 0 Carlstrom, 1b.3 1 1 12 0 0 Jackson, If.3 1 0 1 0 0 Roach, ss.4 1 2 0 1 0 McCarthy 2b.4 1 1 2 3 1 Stephens, c.1 0 2 4 0 0 Beebe, p.3 0 1 1 3 0 Brandon, p.1 00000 Totaux .34 6 10 26 9 1 MONTREAL Ab Smith, rf.4 Keller, 2b et 3b.4 Kipper, If .2 Whiteman, cf.4 Flynn, 1b et 2b.2 Yeager, 3b.4 Madden, c.3 Purtell, ss.3 Dowd.1 Miller, p.3 Couchman, p.0 Deininger .1 R H Po A E 1 2 3 0 0 0 0 2 3 0 2 0 3 1 12 21 0 1 0 9 0 1 0 1 2 2 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10 0 0 0 0 0 0 0 0 3 3 o 0 0 0 1 0 Totaux .31 5 6 26 14 1 Score par reprise: Buffalo.000010131—6 10 Montréal .200101001—5 6 1 Sommaire.— Buts sur Beebe 4, sur Miller 3.Retirés au bâton, par Beebe 3, par Miller 2.Trois-buts, Gillholey.Deux-buts, Roach, Beebe, Stephens.Coups sacrifiés, Vaughn, Flynn.Laissés sur les buts, Montréal 4, Buffalo 4.Jeux doubles, Vaughn à McCarthy à Carlstrom.Arbitres, Nallin et Carpenter.Durée de la partie, 1.55.AUTRES PARTIES Rochester .00110301x—6 10 0 Toronto .010031000—5 14 2 Meikle, Hughes, McMurray et Williams ; Herbert, Hearnc et Kelley.Arbitres, Rortv et Hart.Baltimore.005000002—7 8 5 Providence .012000100—4 6 2 Ruth, Danforth et Egan; Schultze et J.Onslow.Arbitres, Halligan et Mulligan.POSITION DES CLUBS Buffalo, 29.— Les Royals ont joue de malchance hier après-midi, dans la première partie de la série contre les Bisons.Frank Miller, qui avait tenu ses adversaires en echec jusqu’à la septième reprise, perdit contrôle dans la huitième manche et la victoire passa au camp du club local par 6 à 5.Les hommes de Rransfield égalèrent les chances dans la première partie de la neuvième reprise, mais par contre ils furent impuissants à empêcher de compter les équipiers du Buffalo.Les décisions de l’arbitre Nallin à la neuvième reprise, donnèrent lieu à des protestations, ce qui valut à Yeager et Purtell d’être mis à l’amende et bannis du jeu.Voici le résultat détaillé: G.P.Pc.Buffalo 18 11 .621 Baltimore .19 12 .613 Rochester .18 12 .600 Toronto 14 14 .500 Newark 13 14 .481 Providence*.14 16 .467 Jersey City .11 18 .379* Montréal .10 22 .313 LA POPULATION DE LA HOLLANDE (Spécial au “Devoir”) Amsterdam, 29.— Suivant le tableau officiel de la papulation des Pays-Bas en 1913, la population totale du royaume s’élevait à la fin de l’année dernière à 6,212,701 habitants contre 6.114,300 à la fin de 1912, soit une augmentation de 98,401 âmes om 16.10 par mille.D’après leur nombre d’habitants, les principales villes de Hollande viennent dans l’ordre suivant: Ame terdam, 595,258; Rotterdam, 459,467 La Haye, 301,851; Utrecht, 124,415 Groningue, 89.082; Haarlem, 71,176 Arnhem, 65,018; Leyde, 69,500; Ni megue, 59,147; Dordrecht, 48,984, «bo. VOJj.V.— No.124 *Æ DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 29 MAI 1914 COMMERCE ET FINANCE LE MARCHE EST LENT Le C.P.R.est un peu plus faible a 195/ IL A EU LIEU AUJOURD’HUI AU VATICAN Rome, 28.—Le consistoire public a eu lieu aujourd’hui au Vatican.Les treize nouveaux cardinaux nommés lundi, au nombre desquels se trouve le cardinal Régin, reçurent le chapeau rouge.Plusieurs milliers de personnes assistaient à la cérémonie.En dehors du Vatican, l’on suivait avec intérêt le départ de chaque cardinal de sa demeure, pour le palais du pape.La procession à laquelle prit part le pape et la cérémonie qui suivit furent ^faites en grande pompe.Le passage du pape allant au consistoire et en revenant, entouré d’une foule de dignitaires ecclésiastiques, militaires et civils formait un spectacle très imposant.Après le consistoire, les cardinaux anciens et nouveaux se réunirent dans la chapelle Sixtine, pour recevoir et donner des félicitations ; puis, dans la salle du consistoire, où le pape conféra aux nouveaux •princes de l’Eglise, l’anneau, ot leur fit part des privilèges de leur dignité.NOUVEAUX DETAILS SUR LA CELEBRATION D’HIER A SAINT-IARTIN DE LAVAL.Les noces d’or du Révérend M.Maxime Leblanc, curé de Saint-Martin, sont déjà chose du passé.Elles seront consignées en lettres “d’or” — c’est le cas de le dire — dans les annales de la paroisse du vénérable et vénéré jubilaire.Et tel que tous les orateurs du banquet se sont plu à le reconnaître et à le proclamer hautement, la célébration de ces fêtes religieuses aura caractérisé, une fois de plus, l’attachement fidèle et profond du peuple canadien-fran-çais à son clergé, à qui il doit en majeure partie ce qu’il est.M.l’abbé J.A.Froment, vicaire, a été le principal organisateur des fêtes, et tout l’honneur du succès lui revient de droit.Il s’est dépensé durant plus de trois mois, jour et nuit, afin de mener à bonne fin son entreprise.Il y a réussi au-delà de toute espérance, de son propre aveu ainsi que de celui de tous les paroissiens de Saint-Martin.Nous n’avons pas à répéter ici les détails que nous donnions dès hier.L’assistance à la grand’messc ne comptait pas moins de 2,000 personnes, venues des quatre coins de la province, même de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et des Etats-Unis, alors que cinq cents convives environ prirent place aux tables du banquet qui eut lieu sur la terrasse de l’église.Aux quinze cents invitations privées qui avaient été lancées en effet, plus de onze cents avaient répondu.Les cadeaux présentés au héros du jour représentaient une valeur d’au moins $2,000 ; le principal était un superbe calice.L’adresse avait été richement enluminée.Le banquet a été très bien, et le menu visiblement goûté par les fins La première santé, celle du pape Pie X, a été proposée par Mgr Gauthier, de Montreal.Il a lu d’abord une bénédiction apostolique accordée au jubilaire sur supplique spéciale de Mgr Bruchési, archevenue de Montréal, puis il a explique brièvement “pourquoi et comment le clergé a toujours été le soutien surtout des classes ouvrières du Canada” comme ailleurs du reste.“S’il n’est pas la principale force de résistance, continue l’orateur, dans la revendication de nos droits, il n’en constitue pas moins le plus grand espoir d’obtenir un jour justice”.Ses paroles sont soulignées par de longs et vifs applaudissements.M.P.E.Leblanc, président actif du comité d’organisation, souhaite ensuite la bienvenue à Mgr Gauthier qu’il remercie d’avovir bien voulu rehausser de sa présence l’éclat de cette belle fête de famille, ainsi qu’aux prêtres, aux laïques et aux paroissiens d’être venus célébrer le jubilé sacerdotal du curé de Saint-Martin.Il fait, à son tour, un brillant éloge du clergé à travers l’histoire du Canada.“Notre Pape actuel ajoute-t-il, a pris pour motto de sa vie: “Ignis ardens”.Il y a réaction dans le bon sens du mot.La restauration du monde dans le Christ commence de s’accomplir.Le règne de Pie X aura été un rogne d’amour, de justice et de paix.” •-4 Cl OCIX11 lit! see par le supérieur du college < l’Assomption, le Rév.M.Pauzé, C.V.“Toute la communauté, dit-il, réjouit du triomphe de l’un de s enfants les plus estimés et les pli aimés.” Il présente, au nom i personnel enseignant, tous ses hor mages les plus respectueux au jufc laire, et lui dit que les portes de “maison” lui sont largement ouve tes.D’autres santés furent égaleme: proposées par MM.J.\Y.Lévesqu M.P.P., Pauzé, C.S.V., Plouîfe, M.I Antoine Clermont.A Tissue du banquet, M.le eu Leblanc, visiblement ému, réméré en termes touchants tous ses paroi siens dont il loue le bel et profoi esprit de foi et de charité, et pli particulièrement M.l’abbé Promet son vicaire, qui a été Pâme dit géante de ces dignes réjouissanct Sir Wilfrid Laurier qui devait a sister aux fêtes, ne pouvant s’y re dre, a adressé le télégramme st vaut qui fut lu au banquet : “ Monsieur le vicaire, “ Dites à M.le curé Leblanc qi mes devoirs parlementaires m’et pêchent d’assister aux fêtes orgat sées en son honneur.Veuillez n rappeler à son souvenir et me croi de tout coeur son ancien condisc pie etnu.(Signé) Sir Wilfrid LAURIER.” Après le banquet, les Invités se dispersèrent, pour se retrouver quelques instants plus tard à l’église, où un salut soWincl du T.S.Sacrement fut chanté par le jubilaire, ainsi qu’un “ Te Deum ”.Au cours du banquet, la musique de la Cour Viel d’Ahuntsic fit sop entrée aux accords de “ O Canada ” que l’assistance chanta en choeur.Le soir, une foule considérable circulait dans les rues du joli village.La décoration et l’illumination des mal'ons présentaient un harmonieux coup d’oeil.Un beau feu d’artifice clôtura enfin cette belle journée, dont M.le curé Leblanc et ses paroissiens garderont longtemps le souvenir.Ont été remarqués parmi ceux qui assistèrent à ces noces d’or sacerdotales : Nos Seigneurs Gauthier, de Montréal ; E.Dugas, du diocèse de Joliette ; Dubuc, Martin, MM.les abbés Z.Lorrain, représentant de Mgr Lorrain, Pembroke, Ont.; J.A.Labelle, de l’Université Saint-Joseph, N.-R.; A.P.Clermont, Etats-Unis ; G.V.Villendiren, procureur du collège de l’Assomption ; Camille Forest, C.S.V., aumônier du collège de Berthîervillc ; F.Louis Hour-quo, O.P., aumôniet: aux Incurables ; Louis Fillondeati, ne la Compagnie de Marie ; J.A.Descôtes, C.S.V., séminaire Joliette ; R.P.Morvan, S> M.M„ missionnaire ; J.E.Faucher, C.S.V., Père Provincial ; L.J.Morin, C.S.V., Supérieur du séminaire Joliette ; Henri Jasmin, du Grand Séminaire de Montréal ; J.H.Tou-chettc, curé à Cnssclman, Ont.; Marcel Martineau, S.J., Supérieur de la Maison des Retraites fermées ; J.B.Bnzinct, curé Sainte-Agathe des Monts ; P.Pelletier, curé de Per-thier ; Philias Vanier, C.S.C., collège Saint-Laurent ; P.Croisetière, C.S.* V., procureur séminaire Joliette ; Arthur Papineau, supérieur collè^t Saint-Jean ; A.Martin, au- AU MAGASIN GOODWINS Combien fraîches, jolies et pimpantes, en même temps que commodes et utiles, sont ces toutes nouvelles petites robes en crêpe fleuri, bleu ou mauve, en toile rose ou rayée bleu et blanc, ou carreautée noir et blanc.Elles sont garnies de crêpe de couleur unie, de boutons recouverts, de dentelle plissée; elles sont, eu un mot, légères et gracieuses au possible.Qu’il doit être bon de les revêtir par ces jours de grande chaleur ! Nous venons précisément de les recevoir, mais nous pouvons dire qu’elles arrivent bien ! • Nous les offrirons demain, samedi, au prix ridicule*de .1.$3.98 chacune Toutes les tailles: de 16 ans à 44 (tour de poitrine),, MONTREAL.UIMITBD.mônier du pénitencier provincial ; MM.P.E.Leblanc, J.W.Lévesque, député du comté de Laval ; Edouard Gohier, Auguste Leblanc, médecin, frère du jubilaire ; Elie Lemire, notaire, condirciple du jubilaire, et des délégués de Sain te-Agathe et de Saint-Philippe de Valois, où M.le curé Leblanc a déjà exercé son ministère, etc., etc.—- COMMUNIQUE.LA SOCIETE DES PRODUCTEURS DE SEMENCE Le neuvième rapport annuel de l’association canadienne des producteurs de semence, qui vient d’être publié par le bureau des publications du Ministère de Tagricultu-rc à Ottawa, renferme beaucoup de détails intéressants pour le producteur de semence et de récoltes en général.Ce compte rendu passe rapidement en revue les méthodes pratiquées par l’association pour la production et la vente de la semence enregistrée ; il donne également un rapport du secrétaire, montrant les progrès accomplis dans la production systématique de semence enregistrée ainsi que des conférences ou études faites par des autorités en la mitière.Nous signalons spécialement les études suivantes : “Densité des semis de céréales” : Prof.C.A.Zavitz, O.A.G., Guelph, Ont.‘"Résultats de deux ans d’essais de .graines commerciales de racines pour prouver l’authenticité des variétés” : E.D.Eddy, inspecteur en chef des semences, Ottawa.“Gomment améliorer l’approvisionnement des semences de racines et de légumes” : Geo.H.Clark, commissaire des semences, Ottawa.“La production des semences de légumes au Canada” : W.T.Ma-coun, horticulteur du Dominion, Ottawa.“Semence produite au pays et semence importée” ; R.McKay, Balmoral Mills, N.E.“La culture des semences dans Test de la province do Québec” : J.A.Simard, Québec, Quê.“Progrès dans la sélection du maïs de semence de choix dans Touest de l’Ontario” : L.D.Han-kinson, Aylmer, Man.“La préparation du sol pour la production de semences de qualité supérieure” : A.E.English, Harding, Man.“Méthodes d’annonce et de vente de la semence enregistrée” ; W.D.Lang, Indian Head, Sask.Les cultivateurs en général liront avec un intérêt tout spécial l’étude du professeur Znvitz sur la quantité de graine ou de grain à ensemencer par acre.D’après certains producteurs.un boisseau d’avoine serait suffisant nour ensemencer un acre, d’après d’antres il en faudrait six.Les recherches du professeur Zavitz jettent une vive lumière sur cette question si controversée.-«- Petit carnet M.LOUIS AIIDIOT M.Louis Audiot, industriel de Lyon, France, père de Mme Audiot-Marsil, est arrivé mardi par la “Touraine”.RETOUR D’EUROPE M, Paul Saint-Germain est de retour d’Angleterre où il était allé plaider devant le Coneeil Privé dan# la cause Tremblay-Dépatie.BENEDICTION D’ORGUES BELLE FETE A LA PAROISSE DE SAINTE-EUSABETH DE PORTUGAL.La grande et belle paroisse de Sainte-Elisabeth de Portugal, que dirige avec tant de dévouement et de soins le curé J.B.A.Desnoyers, était hier en liesse à l’occasion de la bénédiction des nouvelles orgues installées par la maison Casavant, de Saint-Hyacinthe.De bonne heure, l’église regorgeait de fidèles.Plusieurs centaines de chaises supplémentaires durent être ajoutées pour la foule qui se pressait nombreuse.Dans le choeur Ton remarquait plusieurs membres du clergé séculier et régulier.Aux côté de Monseigneur Roy, qui présidait la cérémonie, se trouvaient M.Tabbé Bourassa, curé de Sainte-Giotilde, M.Tabbé Gadot, vicaire de Saint-Henri, le R.P.Moreau, supérieur du collège sacerdotal Saint-Jean l’Evangéliste, le R.P.Lajeunesse, supérieur du collège de Notre-Dame de Grâce, l’aumônier de Villa-Maria, M.Tabbé Picotte, le curé de Maisonneuve, M.Tabbé Contant, les vicaires de la paroisse, MM.les abbés P.Magnan et Lavigne, MM.les abbés Moreau et Archambault.Le sermon de circonstance fut prononcé par Monseigneur Emile Roy, vicaire - général du diocèse.Après quoi eut lieu l’audition d’orgue donnée par M.Ernest Langlois, organiste de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus, et par M.Alex.Dragon, organiste de la paroisse.Le programme suivant fut exécuté : Grande Ouverture (orgue), Fiat Lux, Théodore Dubois.Orgue, Cantilène, Grison.Chant, XXX.Orgue, Berceuse, Guilmant.Grande Sortie (orgue), Toccate, Widor.— M.Ernest Langlois.La bénédiction solennelle du Saint Sacrement fut donnée par Mgr Roy, assisté du curé Bourassa, de Sainte-Giotilde, et de M.Cadot, vicaire de Saint-Henri.Pendant le salut, M.Albert Mc Laugh an dirigea la maîtrise de la paroisse qui exécuta les choeurs suivants : Solo et grand choeur, Cantate Domino, Bouishère.Soliste, M.Lionel Mongeau.Accomp., M.Alexandre Dragon.Trio, O Salutaris, John Wicgand.MM.Gaucher, Lalonde, McGaughan.Accemp., M.Alex.Dragon.Cor Jesu harmonisé, grand choeur.Solo tenor.Gratias, Samuel Rousseau.M.J.Chaput.Accofhp., M.Alex.Dragon.5010 et grand choeur, Sub tuum, D’Anjou.Soliste, M.Albert Gougeon.Accomp., M.Alex.Dragon.5011 et grand choeur, Tantum Ergo, Millard.Solistes, MM.A.Nadon et H.Boyer.Accomp., M.Alex.Dragon.Laudato Domlnum, grand choc V Dans la nef de l’église on remarquait les marguilliers.MM.Moïse Martin, Germain Lefebvre et Aurel Cléroux, MiM.François Cyr, Ubald Poirier, Hippolyte Gravel, les membres des familles Desnoyers et Bru chési ainsi que le docteur Warren -»- Petite définition : Diplomatie.— L’art de dire quel- 3ne chose quand on n’a rien à dire et e ne rien dire quand on a à dire quelque chose 1 ViTTEt SS2HH K» miywC-Ll-# Eau Minérale Naturelle (de France) V IJ ¦>-> ‘ .-'Oh .- ¦ (-h .’ - t r '., ''yw-' ;'v 4r."/.ys Ïa .I -v •, SOURCE SALEE pour les maladies du Foie, la Congestion et la Constipation.Ecrivez pour un pamphlet à propos des Eaux de Vittel.SEULS AGENTS EN CANÀDA THE LEEMING MILES CO., LIMITED, 4 Boulevard St-Laureot, - Montréal.6 5- Âux jeunes Nfoubliez pas Vatelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invitation.’ .* .’ Auxavocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.* .* Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TCLMAIN: 7461 A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres d’impressions.— Faites • en l’essai.* .* .* Célérité, Prix modérés, Travail parfait.LORSQUE VOUS Bortez les chaussures de Thomas ussnult, le bottier de tous les élégants, 281 rue SaintcGatherinc Est, vous êtes immédiatement à Taise, car elles sont faites de telle sorte qu’elles se conforment parfaitement au pied.Essayes-en une paire — tous n’en voudret plus d’autres, r.Un gommeux présente au président de eon cercle un de ses camarades, pâle, efflanqué, voûté, l’oeil éteint.—A-t-il assez l’air d’un “viveur", hein?Le président, sans aucune aigreur, du reste: —Entre nous, je crois qu’il a plutôt Pair dhan *Vécu”l ; D+.C VOL.V.— No.124 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 29 MAI 19141 9 TEMPÊTE DANS UN VERRE D’EAU Comment d’un incendie insignifiant la “Patrie” fait une qwtsi-conflagration Un amateur de curiosités journalistiques nous écrit pour attirer notre attention sur un de ces cas de*‘.rjau-nisme” que la “Patrie” nous sert quotidiennement depuis quelques m'ois,?avec une constance qui fait “jaunir” d’envie la “Presse” elle-même.Mardi dernier, la “Patrie” publie en dépêche de Beauharnois une nouvelle qui commençait ainsi: “Peu s’en est fallu que Beauhar-nois ne devint, la nuit dernière, la proie des flammes, et si cette catastrophe a pu être évitée, etc., etc.Cette dépêche avait pour premier titre, sur sept colonnes: “SAUVEE D’UNE CONFLAGRATION”.• ¦ ¦ Et pour sous-titres: “La ville de Beauharnois ne serait probablement plus qu’un amas de ruines fumantes, ce matin, sans l’arrivée opportune, la présence d’esprit et le courage de deux Montréalais.‘BATIMENTS DETRUITS.” “La manufacture de coton préservée de la destruction après environ trois heures de lutte contre les flammes qui la menaçaient.“PANIQUE DANS LA POPULATION.” Or voici ce que nous écrit un citoyen de Beauharnois pour mettre les choses au point: Beauharnois, P.Q., le 27 mai 1914.Cher Monsieur: La “Patrie” affichait hier soir sur sa première page en caractères fort ¦‘gras: “Sauvée d’une Conflagration”.Les faits mentionnés dans son rapport sont tellement exagérés que je crois devoir y faire quelques restrictions et mettre les choses au point.Vers minuit moins le quart, un incendie dont les causes sont encore inconnues se déclarait dans l’écurie de M.W.H.Robert, sise.près de La Howard Smith Paper Co., Ltd.On sonna aussitôt l’alarme net' le sifflet de notre aqueduc se fit entendre, mettant sur.’pied une partie* de notre population.Qn courut vers le lieu du feu, mais déjà La Howard Smith Paper Coi, Ltd., qui possède un système de pompes- à incendie fort puissant avait installé ses boyaux, et combattait le feu, aidé de nos pompiers volontaires sous le commandement du chef Bruneau, et au bout d’une heure, tout était à peu près fini.Il n’y a pas eu pour un seul instant danger d’une conflagration, le temps étant très calme au commencement du feu, et ce n’est que plus tard, quand les flammes furent maîtrisées, que la brise souffla,, un peu.Il n’y a pas eu non plus nécessité de faire la chaîne et* de charroyer l’eau au gobelet, puisqu’on n’a pas même jugé à propos de faire fonctionner la pompe à incendie de la ville.On parle de sauvetage héroïque, de sauvetage d’animaux, etc.Il n’y a rien eu de ça.Il y avait bien trois ou quatre chats qui ont dû-sortir seuls et fort pressés de dedans le foin et que l’on dé couvrit se tordant dans d’horribles souffrances près du lieu du feu; ils ont été abattus tout de suite par un citoyen de la ville.Quant à la vache, elle paissait paisiblement dans le pâturage, mais les trois chevaux qui se trouvaient dans l’écurie ont péri.Lorsque l’on réussit à briser le cadenas qui en fermait la porte, les flammes avaient fait tellement de progrès qu’il n’y avait pas un vivant pour* y pénétrer et personne n’est allé se faire brûler les yeux.Celui qui a fait le rapport à la “Patrie” aimait certainement la sensation, et à se vanter, ou c’est un farceur.Vous remerciant, cher monsieur, .de votre courtoisie, je me souscris, Votre tout dévoué serviteur, ' J.A.CARTIER.Et voilà comment on .fabrique les nouvelles à sen.satiQnv-'''dans>.les bureaux» de la “Patée’b-¦ ¦.> '* % LES PETITS .par PAUL ACKER Hippolyte Taine a fixé pour l’éternité le type du Jacobin, et, en le fixant pour l’éternité, il l’a également pour toujours cloué au pilori.Nourri- de Rousseau, jusqu’à l’indigestion, le Jacobin croit seul détenir la vérité, la raison, -la vertu, et bien qu’il affirme que la souveraineté réside dans le peuple, il n’admet que lui seul pour spuverain.11 déclare la guerre aux tyrannies, mais il est le tyran lui-même.Tous ceux qui sont inscrits sur les listes électorales doivent voter pour lui : sinon, il les guillotine ; car ne pas voter pour lui, c’est être imbécile ou corrompu.Parce qu’il détient la vérité, il arrachera de France le catholicisme, qui est l’erreur, et fondera la religion de la raison.Parce qu’il détient la raison, il supprimera par la mort, la confiscation et l’exil, la noblesse, institution contraire à l’égalité puisqu’elle a ses privilèges ; parce qu’il détient la raison, il détruira, par l’impôt progressif, la spoliation et l’abandon du droit de tester, la fortune, contraire, comme la noblesse, à l’égalité.Quand il BANQUET ANNUEL A L’ACADEMIE SAINT JEAN-BAPTISTE Nous avons pu constater hier soir la vigueur de l’Association des Anciens Elèves de l’Académie Saint-Jean-Baptiste qui offrait à ses mem-, « .j- •, .bres son dixième banquet annuel.Les Congrégations, disait un ancien jj y avajt ]à près de deux cents con-mimstre, sont les ennemies de la h- vjves> membres et invités, qui fra-berte, puisque leur (igamsation est {ernjs£rent en célébrant avec en-basee sur I obéissance ,1 faut donc ,housiasme le SOUVenir de l’Alma les dissoudre.Ils n ont le sentiment Mate ]es qua]ités d€ leurs profes-de leur forcé que dans leur jouis- ’ • , succès de l’As- sance à détruire, et tout le pouvoir ^rs ainsi que les succès de 1 As A ni.socianon.pour eux se résume à démolir.Plus ils détruisent, plus ils se sentent forts.Toutes les tentatives des ancêtres contre le père de famille, contre le mari, "feontre l’enfant, ils les reprennent.Le crédit de la France restait encore solide: aussi cherchent-ils à lé ruiner.Ils amassent les ruines et ils crient au progrès.D’ailleurs, comme rien n’est plus facile que de détruire, ils se jugent aptes à tout, Marat prétendait qu’à observer Une disposition charmante des tables avait été faite par le personnel de l’Académie, et la salle décorée à profusion ainsi que les tables chargées de mets succulents et de fleurs fraîches présentaient un spectacle très agréable à l’oeil et propre à donner de l’entrain à la fête.M.J.-U.Gervais, président de l’Association, occupait à la table deux fois la façon dont les d’honneur, ayant à sa droite M Lusse battaient, il serait sûr f.1,e.r> C.S.V., directeur de 1 Academie CANADA STEAMSHIP LINES, LIMITED COMMENÇANT LE 30 MAI 1914 Service du vipeur "TROIS-RIVIERES'' pour les samedis après-midi et les dimanches.SAMEDIS:—Le vapeur “TROIS-RIVIERES” fera une excursion à Varennes et Ver-chères, partant du quai Victoria & 2.30 P.M., retour à 7.30 P.M.DIMANCHES Le vapeur “TROIS-RIVIERES’ partira du quai Victoria à 9.00 A.M., allant à Berthler et Sorel, arrêtant à Repentigny, Saint-Sulpice, Lavaltrie et La-noraie, retour à 8.30 P.M.CANADIAN PACIFIC CHANGEMENT D’HORAIRE 31 MAI Horaires sur demande PISTE DE BLUE BONNETS 30 mai au $ juin Dép.rue Windsor 1.40 p.m., 2 p.m.Passage simple, 15c.Aller et retour 25c.NOUVEAU SERVICE A CHICAGO commençant le 31 mai Quitte gare Windsor à 8.45 a.m., 10 p.m., arrive à Chicago à 7.45 a.m., 9.05 p.m.BUREAUX DES BILLETS: 141-143.St-JicquM — = T«l.Beil, Main S12S Hatal Wlndtar.Garas Place Vlaar at da la Rua Wlndsar de terminer victorieusement la guer- Saint-Jean-Baptiste, et à sa gauche, de.Eux aussi, s’improvisent marins, M.A.Deschamps, president de la financiers, ministre du commerce, commission scolaire de Saint-Jean-ministre de la justice, et dictent aux | Baptiste.On remarquait aussi a la généraux des plans d’opération.Ve-j table d’honneur MM.les commissai-nus des mêmes couches de la société res A.DelaManque et Aug.Brunet-que les ancêtres, ils ont établi le rè- te, MM.les abbés DelaMirande, cha-gne souverain de l’incompétence.pelain de l’Association, Aug.Lapal-La ressemblance est absolue.La me, Géd.Sanché, Art.Deschesnes, aura ainsi délivré l’homme de tout même terreur de passer pour des Wilf.Deschesnes, MM.P.Croise-ce sur quoi reposait le passé, il le modérés les affole.Jaurès, qui ne tière, C.S.V., économe du séminaire *'- ,’—¦’-—.:«i nie pas encore ]a patrie est obligé I de Joliette et ancien directeur de de suivre Hervé, qui la nie, parce l’Académie, le Dr J.-G.Bourgouin, qu’en la niant Hervé se montre plus Art.Saint-Pierre, C.-A.Roy, prési-avancé.Il y a les purs et les im-|dent de l’Association des Anciens GRAND TRUNK SYSTEM^ formera, d’après son dogme social.L’homme est la chose de l’Etat : on lui enlèvera donc la puissance paternelle, l’autorité maritale, on brisera tous les liens provinciaux et purs, ceux qui pactisent avec la ré- TRIBÜNE LIBRE LE SERVICE DE L’INTERCOLONIAL Saint-Simon de Rimouski, ce 23 .mai 1914.A M.le Rédacteur du Devoir^ 4*1 Montréal Monsieur, Veuillez me réserver, s’il vous plaît, un espace dans vos colonnes' deux requêtes.ont été signées par tous les.pahnfÿsîefrs de Saint-Simon et de S'àïnt-Mathieu,'et adressées à notre député, M.H.Boulay, sans aucune, chance de succès.— “Plus l’Etat paie cher pour Tadminisjtration du chemin du peuple, plus-le service devient mauvais.” L’hiver dernier les autorités ont jugé bon de supprimer (’“Ocean Limited’’, parce, .que ce train: ne faisait pas ses dépenses; car ce train -‘i* sn’arrête qu’à peu de statiops pour -des passagers à longue distance, et maintenant, on voudrait faire de même pour .l’Express Maritime.Ce 'ment dit “CHEMIN DU PEUPLE”, locaux qui maintenaient son indiyi- action et ceux qui demeurent iné-dualité, on créera le divorce.Enfin, |branlables.Les purs exclus les im-on lui inculquera, à la place des su-ipurs de leurs rangs, les excommu-perstitions religieuses, la religion I nient, les vouent au mépris.Péris-jacobine.Et s’il ne veut pas de cette !se la France, plutôt que d’être con-liberté, qu’invoque toujours le jaco-j sidéré comme suspect ! Dans le bin, on la lui imposera en lui cou-!parti qui croit détenir la vérité, pant la tête.Le Jacobin s’établit sut- chamic homme croit détenir une tan à la place du roi.rioui nous avons un bien pauvre ^ervice- M.R.Colclough, surint me Nos 33 et 34.' * la division, dit qu’il n’est en ce qui regarde l’Express ^tariti-: 'dans ce changement.Ghos Avant le 5 avril dernier, c ést-à dire depuis prés de deux anà, nous avions l’avantage de faire arrêter l’Express au signal du côté de l’est comme de l’ouest; et tous les paroissiens de Saint-Simon et de Saint-Mathieu étaient très satisfaits d’un pareil service.Maintenant, nous avons l’arrêt de ce train au signal seulement vers l’ouest, avec passagers allant et venant de la Rivière-du-Loup.Quand bien même l’on voudrait prendre l’Express pour Halifax, impossible de le faire arrêter.Si nous sommes à Sainte-Flavie ou à Rimouski le matin, il nous faut attendre toute la journée, pour ne revenir que le soir à 5 hrs 40 p.m.Puis, avez-vous affaire aux Trois-Pistoles et autres paroisses vers la Rivière-du-Loup, impossible de revenir le même jour.Cependant, nous remarquons que ce train arrête les trois-quarts du temps pour prendre et laisser les passagers de la Rivière-du-Loup et de l’ouest ; cela, sans donner satisfaction aux habitants de la localité, lesquels ne savent pas d’avance si le train arrêtera ou non.Quant à l’autre quart, l’ingénieur est obligé de fermer la vapeur, afin de ne pas passer à la station de Saint-Simon avant le temps dû.Nous avons écrit à l’honorable ministre des Postes à ce sujet *et aussi pour obtenir de nouveau le service des malles le matin; de plus, la différence.ntendant de pour rien t hose difficile à croire; il est regrettable qu’un surintendant de division’ n’ait pas plus de pouvoir.Sur cette division, nous avons Ca-çouna, station à deux milles de la station Saint-Arsène, avec arrêt régulier et seulement pour favoriser les “gros capitalistes étrangers”, pendant la belle saison, dont 50 p.c.ont des “pass”.La station de Cacouna donne, à peu près la moitié des recettes de Saint-Simon.H est bon de noter que la station de Saint-Simon se trouve à 9 milles de Trois-Pistoles, et à 10 miles de Saint-Fabien.Difficile trajet à franchir à pied!.J’ose espérer que l’on finira par comprendre notre position et nous donner justice.________A.-A.NICOLE.PISTE DE BLUE BONNETS A partir du 30 mai et tous les jours ensuite jusqu’au 6 juin inclusivement, des trains- spéciaux partiront de la gare de la rue Windsor à 1.40 p.m.et à 2.00 p.m., pour la piste, revenant immédiatement après la dernière course.Des billets seront en^ vente à 15 sous pour un passage Simple, et à; 25 so iis pour le trajet aller ét retour,'ét on pourra se les procurer au bureau des billets de la ville, édifice Dominion Express, à l’iiôtel Windsor et aux gares Place Viger et Windsor.r.Que sont ces jacobins ?Des avocats sans cause, des ratés de la littérature, de petits médecins de campagne, tous des sectaires bornés, des esprits faux, souvent des fous atteints, comme Marat, du délire de la persécution.Des gens qui ne raisonnent que d’après des idées abs-Iraites.Mais, de plus, ils sont atteints de ce mal, qui est le propre des républiques : la crainte de ne pas paraître assez avancés.Ils ont peur les uns des autres, ils se haïssent, ils s’espionnent, ils se trahissent.C’est Carnot qui accuse Saint-Just et Robespierre de viser à la dic-tature ; c’est Billaud qui dénonce Robespierre comme contre-révolutionnaire ; c’est Robespierre qui veut abattre Danton.“ On faisait guillotiner son voisin, écrivait Bar-rère, pour que le voisin ne vous fît pas guillotiner vous-même.” Il faut lire les pages remarquables où Louis Madelin a, dans la “ Revue des Deux Mondes ”, retracé la rivalité de Danton et de Robespierre.A vrai dire, ce ne sont pas des divergences d’idées ou un idéal différent qui les séparent.Ce sont deux condottieri : ce sont déjà ces fils de la louve que magnifiquement nous montrait Barres l’autre jour.Seulement, la guillotine, dressée au-dessus de ces luttes fratricides,jette sur elles une tragique grandeur.N’est-ce pas demain, n’est-ce pas tout à l’heure que les têtes vont tomber?Et les pieds baignent dans le sang.Tout ce qui caractérise les jacobins de 1793, on le retrouve dans les jacobins d’aujourd’hui, dans les radicaux et les radicaux-socialistes de 1914, les vrais, les purs, les seuls ré chaque homme croit détenir une vérité plus vraie que son voisin, et Elèves du collège de Saint-Rémi, Mgr Guillaume Forbes, évêque de Joliette et ancien curé de Saint-Jean-Baptiste, s’est excusé par lettre de ne pouvoir être présent à la fête, étant actuellement en visite pastorale.M.Lussier, directeur de l’Académie, en termes heureux, sut mettre tout son inonde à l’aise en souhai- ainsi les purs eux-mêmes se détes- tant à tous la plus cordiale bienve-tent et se dénoncent.Seulement nue.Les santés suivantes, “le Pa-— et c’est Tunique différence — la'pc”, “le Roi”, “l’Alma Mater”, “nos guillotine ne s’élève plus place du Professeurs”, “nos Hôtes”, “notre L’“INTERNATIONAL LIMITED” Le train le plus riche et le plus rapide du Canada Montréal-TorontoChicago, 9 h.matin, tous les jours.122, rue St-Jacques, angle St-Fran-çois-Xavier—Tél.Main 6905 Hotel Windsor “ Uptown 1187 Gare Bonaventure " Main 8229 1\ J Association” furent portées par MM.DelaMirande, prêtre.Jos.San-che, Alb.Cloutier, J.-U.Gervais, Géd.Sanche, prêtre, et y répondirent MM.Jos.Gariépy, W.Barolct, abbé A.Lapalme, abé Art.Desches- Trône.On ne lutte plus qu’à coups de petits papiers infamants.Qui n’a pas son petit papier! On ne joue plus sa vie ; on ne risque parfois que son honneur; mais, sous la troisième République, le déshonneur .n'a jamais fait de mal à un politi- nés, Rév.M.Durocher, 'C-S.V., Rév.cien.Ils s’éclaboussent tous de,M.Piédalue, C.S.V.MM.A.Des- boue, mais dans cette houe ils finissent toujours par ramasser un portefeuille.En 93, cependant, un Français pouvait être encore fier si, détournant les .yeux de Paris, il les dirigeait vers les champs de bataille.Si la Constituante avait voté d’enthousiasme la célèbre mol ion : “La champs, A.DelaManque, Aug.Brunette, Art.Saint-Pierre, abbé Géd.Sanché, abbé W.Deschesnes, MM.Sylvie Martin, Ls Laurin, et R.Campeau.Sur la suggestion de M.Jos Gariépy, le projet d’un gymnase fut mis à l’ordre du jour, et MM._ les commissaires semblèrent favoriser dans la mesure du possible l’exécu- nation française renonce à entre .- .prendre aucune guerre dans le but tion de ce projet, lequel, dirent-ils, de faire des conquêtes”, et si les aura encore plus de chance de ré-premiers républicains, enivrés.de ussite en autant que les citoyens de rêves humanitaires, avaient pu être .Saint-Jean-Baptiste se montreront pacifistes et antimilitaristes, cer- favorables à la chose, ce qui ne tains, parmi les grands.Jacobins, fait pas de doute.Ces déclarations avaient dû vite, sous la pression des réalités, comprendre l’absurdité de ces rêves.Appelant Ions les Français à la défense de la patrie, ils les envoyaient, sçrrés dans les solides cadres de l’ancienue armée, contre l'envahisseur, « au nord, à Test, au sud, à l’ouesL .et punissaient de mort les généraux vain furent couvertes de bravos.Le président lut ensuite la résolution suivante qui fut adoptée à l’unanimité aux applaudissements de l’assistance; “Attendu que les Anciens Elèves réunis ici ce soir au nombre d’environ deux cents, à l’occasion du dixième banquet annuel de l’Association, sont redeva- .CANADA STEAMSHIP UNES i L I M ITC D Excursions de Fin de Semaine à Québec $6.00 Y compris lit et diner duns les deux directions.Départ, samedi et dimanche; retour, dimanche ou lundi.Bâteaux du Saguenay Départ de Québec les mardis, mercredis, vendredis et samedis.Toronto-Rochester BATEAUX DE TOURISTES Tous ies jours, excepté le dimanche il dater du 1er juin.Gaspé, Summerside, Charlottetown, Pictou.Voyage tous les quinze jours.Le prochain bateau quittera Montréal jeudi le 4 juin.Bureau général du fret.Main 5562 Bureau de» billets, 9-11 Place Victoria AUDITION D’ELEVES LE CONCERT DONNE PAR M.ADELARD BRUNET.J.eus.Enfin, continuant et achevant blés aux dévoués directeurs et pro- la politique royale des frontières naturelles, ils chassaient hors du territoire l’étranger ét donnaient à la France le Rhin pour limite.Les nôtres, les petits, n’ont comme ambition, devant une Europe où publicains, mais diminué, rapetissé, | résonne le bruit du canon cl de l’a-avili, sans même un peu de cette |cier, que d amoindrir, de desorga- abominablc exaltation qui, à cent vingt ans de distance, nous impressionne encore.Les comités de la rue de Valois exercent dans les départements la même tyrannie que les clubs d’autrefois.Qui ne vote pas pour eux est contre eux, donc un ennemi qu’il faut abattre.Ils ont remplacé la guillotine sanglante par la guillotine sèche: le pauvre, qui n’est pas avec eux, ne reçoit pas de lion de pain et peut mourir de faim; le fonctionnaire qui est modéré n’avancera pas; le cantonnier qui ne leur aura pas donné sa voix, sera déplacé ou cassé.Le même besoin de destruction les possède, ministres, députes ou agents électoraux.Et d’abord dccatholiciser la France, qui ne fut jamais plus grande que lorsqu’elle fut la grande puissance catholique de l’Europe.Nous avons entendu M.Viviani, déjà célèbre pour avoir cru éteindre les étoiles, développer le dogme qui est le leur, la morale sans sanction ni obligation, morale vide de morale, qui n’ose même pas limiter le nombre des débits de boissons, et livre le peuple à l’alcoolisme.Eux aussi ils ont celte extraordinaire conception de la liberté, qui n’est que la forme hypocrite de la plus dure oppression.niser et de décourager l’armée pour l’anéantir.Le soldat, après le prêtre, voilà l’ennemi.Ils n’ont de courage que devant les faibles, qui sont leurs compatriotes.Mais ils claquent des dents si le voisin fait mine de sortir son sabre du fourreau.Ils lui livrent unè partie du Congo ou trafiquent avec lui.Us ont rejeté tout ce qui rehausse l’horreur jacobine; ils n’ont gardé nue les imbécilités et les hontes.Petits.petits, ah ! qu’ils sont petits ! Et la France lassée, dégoûtée, les subit, comme la France de 93 subis fesseurs de l’Académie Saint-Jean-Baptiste de Montréal des bienfaits que leur procure l’éducation supérieure et très soignée qu’ils ont reçue dans cette maison; Résolu, premièrement : Que nous tous, sincèrement et en justice, désirons exprimer à qui de droit les sentiments de gratitude et de reconnaissance qui nous animent; Deuxièmement : Que copie des présentes soit envoyée au bureau de direction de la communauté des Clercs de Saint-Viateur; Troisièmement : Que copie des présentes soit aussi envoyée aux journaux pour publication.” Bref, pour résumer, ce fut un succès sur toute la ligne, et il passait une heure du matin lorsqu’on se sépara, emportant le meilleur souvenir possible de cette fête inoubliable et sans précédent dans les sait les antres, interrogeant parfois j annales de l’Association des An- te ciql pour voir si ne surgirait pas enfin le sauveur.L’audition de piano donnée par les élèves de M.J.Adélard Brunet, à la salle Y, M.C.A., avant-hier soir, a remporté un succès mérité.L’exécution en générale a été très bonne.Elle a prouvé (pic les jeunes artistes possédaient leur morceau et que leur distingué professeur cher-ohe surtout à inculquer à ses élèves l’amour d’une musique parfaitement comprise et intelligemment exécutée.Mlle Marguerite Hopkins, soprano, avait bien voulu prêter son gracieux concours à l’audition.Elle a été longuement applaudie.NOUVELLE LIGNE RAPIDE DU C.P.R.MONTREAL-CHICAGO Paul ACKER.(L’Echo de Paris).-*— Un fantaisiste proposait à un ministre des finances de mettre un impôt sur l’esprit.—Tout le monde, disait-il, s’empressera de payer, personne ne voulant passer pour un soil Le ministre répondit: —J’adopte votre.projet et je vous promets que vous serez exempt de la taxe! ciens.L’on se promit de travailler jama20Q “The Canadian”, lel est le nom que portera le.nouveau tram rapide du C.P.R.entre Montréal et Chicago, avec scs wagons-bibliothèque, à compartiments-observatoire, lits, touristes et buffet.A partir du 31 mai, deux trains quitteront tous les jours Montréal et Chicago, arrêtant à Toronto, London, Windsor, puis via le Michigan Central, Détroit, Battle Creek et Ka- avec encore plus de zèle à proniou voir les intérêts de l’Association et Ton exprima le désir que Tan prochain Ton fût au-delà de trois cents membres afin de mieux sauvegarder encore les intérêts qui lui sont chers et de faire encore plus grand le champ d’action où devra s’exercer son action bienfaisante.L’un des bons moyens d’aider le journal, c’est d’encourager les fournisseurs qui lui donnent leurs annonces.Pour la première fois des wagons-lits touristes quotidiens seront attachés à cette route.C’est la seule voie ferrée continue via Windsor et Détroit sans changement de chars.Partent de Montréal à 8.45 a.m.et 10.00 p.m., arrivent à Chicago à 7.45 a.m.et 9.05 p.m.; quittent Chicago à 9.30 a.m.et 5.40 p.m., arrivent à Montréal à 8.55 a.m.et fi.10 p.m.Il est à remarquer que les gares de chemin de fer se trouvent situées dans le centre des deux villes, soit la gare Windsor, à Montréal, et la «are du Michigan Central, avenue Michigan, Chicago.r.MONTREAL TERRA COTTA LUMBER COMPANY LIMITED AVIS est donné au public que, en vertu de ia loi’ des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du 11 mai 1914, constituant en corporation MM.L.Joseph S.Morin, C.R., avocat, de Maisonneuve, A.Stewart McNichols, agent financier, Arthur Laramée, avocat, de Montréal, Charles H.Desjardins, avocat, de Terrebonne, Hubert Desjardins industriel, de Maisonneuve, dans les buts suivants: Exercer l’industrie de fabricants et de marchands de briques poreuses et à l’épreu-, ve du feu, de briques à feu, de briques com-~ mimes ou autres, de porcelaines, de faiences et toutes sortes de poteries, de tuyaux pour égouts, tuiles, et de tous autres articles faits de glaise ou de schiste ou autres matières; Disposer soit par achat, vente, bail ou autrement de toutes sortes de matériaux utiles à l’exercice de la dite industrie et de plus louer ou acheter et détenir des immeubles pour les fins de la dite industrie ; Construire tous les bâtiments en rapport avec l’industrie de la compagnie et des habitations pour les employés ou autres et des magasins ou autres bâtiments pour y faire un commerce général de marchands et acheter et vendre tous tels immeubles; Construire des maison set tous autres genres de constructions dans le but d’en disposer pour vente ou autrement et généralement d’exercer l’industrie de contracteurs et d’entrepreneurs ; Faire les opérations de carrière dans toutes les branches ; Construire et exploiter sur la propriété de la compagnie ou de toutes autres personnes avec leur consentement.des moyens de transports aériens ou autres, de toute partie de la propriété de la compagnie à toute autre partie de la propriété de la compagnie, pour faciliter le transport des produits de la compagnie, d’un endroit à un autre de sa propriété ou pour toutes autres fins de la compagnie; Faire le commerce de voiturage et de transport des produits de l’industrie de la compagnie ou de tous autres produits, construire et exploiter des entrepôts pour les fins de la compagnie ou pour toutes autres fins; Acquérir par achat ou autrement et avoir et détenir toutes propriétés mobilières ou immobilières et tous droits et privilèges que la compagnie jugera nécessaires ou utiles aux fins de la compagnie et en particulier tous terrains, fabriques, moulins, outillages, bâtiments ou travaux de tous genres, droits de passage pour des lignes de poteaux ou-autres fins, servitudes, droits de brevets ou autres inventions, machineries ou fonds de commerce que la companie jugera avantageux de posséder et de détenir en rapport avec son industrie; Acheter, prendre en échange ou en paiement ou autrement acquérir et détenir des actions dans d’autres compagnies semblables, et prendre à son nom la totalité ou une partie de l’entreprise, affaires, propriétés, biens, et engagements de toutes personnes, sociétés" ou compagnies engagées dans un commerce ou industrie que la présente compagnie est-autorisée à exercer ou qui est en possession de propriétés convenables aux fins de la présente compagnie et notamment ainsi acquéi rir “The Montreal Terra Cotta Lumber Company, Limited”, sujet au consentement de celle-ci; 1 Conclure des arrangements au sujet du partage des profits, la fusion des intérëts,-la coopération, les risques communs, les con-‘ cessions réciproques ou autrement avec toutes personnes ou companies exerçant une industrie ou affaire ou engagée dans une industrie ou affaires que la présente compagnie est autorisée à exercer, et notamment avec “The Montreal Terra Cotta Lumber Company, Limited”, sujet au consentement de celle-ci ; Emettre des actions acquittées, obligations, debentures ou autres valeurs de la compagnie, en paiement complet ou partiel ou en échange clé parts; obligations, debentures, ou valeurs' dit toutes compagnies engagées dans une industrie identique ou reliée à l’industrie de la présente compagnie, et no-tamment de “The Montreal Terra Cotta Lumber Company Limited”, sujet au consentement de celle-ci; Emettre des actions acquittées, obligations, debentures ou autres valeurs comme paie-, ment complet ou partiel de toutes propriétés mobilières, entreprises, pouvoirs, privilèges, permis ou concessions, ouvrages faits ou services rendus, que la companie peut légalement acquérir; Vendre, louer, échanger, grever, hypothéquer ou autrement disposer ou céder la totalité ou partie de la propriété des droits ou de l’entreprise de la compagnie pour la compensation que la compagnie jugera convenable et en particulier pour des actions, debentures, obligations ou autres valeurs de toutes autres compagnies dont les objets sont en tout ou en partie semblables à ceux de la présente compagnie; Distribuer en espèces ou d'autres manières approuvées par les actionnaires, entre les membres de la compagnie, les actions, obligations, debentures ou autres valeurs de toute autre compagnie qui se chargera ou qui sera formée pour se charger de la tota-i lité ou de partie de l’actif ou du passif de la présente compagnie; Prêter ou avancer des fonds et garantir l’exécution de contrats par 1rs clients et autres, et aussi l’accomplissement de toutes obligations ou entreprises de toutes autres compagnies dans lesquelles la présente compagnie serait intéressée et accepter comme garantie qui sera offerte par toutes telles personnes ou compagnies toutes videurs, y compris les actions et debentures de toutes telles autres compagnies; Tirer, faire, accepter, endosser, escompter et émettre des billets à ordre, lettres de change, mandats, debentures, valeurs eu vertu de la loi des banques qui sont permises aux compagnies constituées en vertu de la loi des compagnies ou autres instruments' négociables ou transférables; Généralement faire tous actes necessaires ou utiles en rapport avec les fins de la présente compagnie, sous le nom de “Montreal Terra Cotta Company, Limited”, avec un capital social de trois cent mille piastres (if.KHIjOOO) divisé en irnis mille (3,000) actions de cent piastres ($100), chacune.La principale place d’affaire de la corporation sera à Lakeside, district de Montréal.| Daté du bureau du secrétaire de In pro-viitrc, ce onzième Jour de mai 1914.U.1.SIMARD, Sous-Secréta ire de la province.CH ARLES-H EN' H1 DESJARDINS.Procureur du “Montreal Terra Cotta Company, Limited.” FEUILLETON DU DEVOIR LA TRAGEDIE DE LA REINE par Robert-Hugh BENSON TRADUCTION DE H.FR IL LE Y 35 (Sntte\ Lorsqu’il reporta ses regards vers les prisonniers, il les vit agenouillés, l’un derrière Tautre, près du bûcher : — ils priaient.Bientôt les autorités prirent place.Master Ridley et Master Latimer s’étaient relevés ; leurs amis les entouraient.Debout au pupitre, le Dr Smyth demanda, d’un geste de la nigin, qu’on fit silence.Il fit un court sermon, d'une quinzaine de minutes, plusieurs fois interrompu par les gestes de désapprobation des prisonniers qui le regardaient attentivement.Le prédicateur mettait l’assemblée en garde contre les doctrines de ces hommes, montrant à quoi on s'exposait en abandonnant l’Eglise.Déjà les protestants étaient divisés em umv douzaine de sectes et d’autres ciiçore at-» ' ’“tant sc former.Ce n’est pas la mort qui fait le martyre, mais plutôt les opinions et le (lesir de ceux qui meurent.Finalement, il «upplia les prisonniers de se rétracter avant qu’il fût trop tard.” La reine, dans sa bonté, vous laissera la vie, cria-t-il ; Dieu, dans sa miséricorde, vous accordera le pardon.” —Je confie notre cause, répondit Ridley, an Dieu Tout-Puissant, qui nous jugera tous indifféremment.Il marcha lentement vers Técha-faud et Master Latimer le suivit.Tous deux montèrent sur la pelote plateforme de pierre qui cntoiirail les bois ; un forgeron leur passa autour du corps une longue, chaîne dont l’extrémité était fixée par un crampon à la poutre même.Tandis qif'on commençait h apporter les fagots; (piêlqu’un' ; lirbclla, $'es ’cqndqivnjés !çt sé a ''leur parler T GjiM comi>rit, e-tr,cin-Dorté oar la colère : —Pas de poudre 1 vociféra-t-il, puis il s’arrêta, honteux de sa fureur, et de Texprossion des visages qui se tournaient vers lui.Les fagots, la paille continuaient à s’entasser sur la plate-forme.Des cris maintenant sortaient d’un nuage de fumée :—“ In manus tuas, Domine, commendo spirituni meum’’ — ô Père céleste, recevez mon âme.Puis :— Je ne peux pas brûler 1 Pour Tamour du Christ 1 • • • • • • • • • ta»* a * Une demi-heure après, Guy reprenait le chemin de la maison.Il était calme maintenant.Le con-tlit dont son coeur avait été le théâtre, était terminé : la pitié était morte—la pitié pour ceux qui n’existaient plus et, il le croyait, pour la Heine qui continuait à vivre.Il savait qu’il serait désormais capable de faire tout ce qu’on attendrait de lui, qu’il n’y avait aucun sacrifice qui lui parût trop pénible si son intelligence était d’accord et si sa volonté le poussait.11 avait vaguement conscience que l’heure qu’il venait de vivre avait décidé de son sort, qu’une bataille s’était livrée entre son sentiment et sa conviction, et que celle-ci avait remporté la victoire.Il venait d’être témoin d'une chose digne de pitié,' — une erreur, un martyre pour une cause indigne.Deux entêtés croyant servir Dieu avaient subi une époiivaiir table a«onic morale et Diminue.Et sa volonté avait imposé silence à son coeur qui, devant un si pitoyable spectacle, protestait.Il savait maintenant ce qu’il ferait pour Stephen.Il ne faiblirait pas.Mais ce no serait pas par a-mour pour la reine : ce serait pour lui-même.Comme il approchait do Merton, Dick Kearsley vint à lui, le visage animé, Tail’ heureux : •—Eli bien! dit-il.C'est fini.Guy ne répondit rien.E'au're le regarda d’un air étonné.—Mais, vous êtes pôle ! dit-il.Guy sourit sans rien dire.—Master Cranmor était sur le toit de Bocardo, reprit Kcarslcv, avec le frère Soto.J’espère qu’il a reçu là une bonne leçon.J’ai aperçu Master Kingston dans la foule.Guy se détourna brusquement.—De qui parlez-vous ?fit-il.—Eh bien ! de Master Kingston, qui était dernièrement à la Tour.—A la Tour?—Oui, monsieur.On l'avait informé à cause de scs discours séditieux.Savez-vous quelque chose de lui ?Guy secoua la tête : Pas autre chose que ce que vous Lorsque Dick le quitta un instant après, pour mener, son cheval à Té-curic, lu pâleur de Guy s’çtait encore accentuée.J1 sefrait forU niént les lèvres et son Tçgard .éhjit dur et brillant.Master HijiigstniUi .était un de ceux aue Torn lui avait cités par- mi les habitués du “Sanglier bleu.” N’était-ce pas une preuve nouvelle que Stephen fréquentait une mauvaise compagnie ?Quelqu’un attendait à la porte de Merton.Dès qu’il parut, on s’élança.C’était Tom.L’enfant semblait fort agité.—Master Manton, murmura-t-il, tout en tenant Tétrier de son maître, Master Manton, ils sont partis ce matin.Guy s’arrêta, le pied branlant.—Comment savez-vous cela ?—J’étais là avant Texécution.Jnne m’a dit qu’on avait envoyé les bagages à Londres, et qu’ils devaient y aller aussi, dès que ce serait fini.Guy attendit si longtemps, immobile sur sa selle, que l’enfant finit par lâcher Tétrier et regarda son maître : —Ne voulez-vous pas descendre?dit-il.Mais brusquement il s’arrêta, effrayé, (iuy le regardait dans le fond des yeux, d’un air profondément méditatif.Tout à coup, comme s’il prenait son parti, après avoir longuement aspiré Pair : —Venez, Tom, dit-il.Conduisez-moi à l’auberge.CHAPITRE III MASTER MANTON SERT LA REINE Plus amici nocui-mus quant inimici, OT WTT QUINT., Deck I Jack Norris fut extrêmement sur- pris des allures de Master Manton quand celui-ci revint d’Oxford.Son retour même semblait mystérieux.Il était parti dix heures avant Dick Kearsley, et pourtant on ne l’avait revu à Greenwich que douze heures après l’arrivée de son compagnon.Et il n’avait rien dit de ce qu’il avait fait.Master Norris avait essayé de sonder à ce sujet Tom Bradshawe, mais en vain ; l’enfant l’avait regardé, puis il avait secoué la tête et répondu qu’il fallait s’adresser à son maître.L’attitude de Guy, pendant les deux mois qui suivirent, ne fut pas moins étrange.II parut à peine dans le parloir des officiers, soit à Greenwich soit à Westminster, où la Cour sc transporta pour le Parlement ; il faisait de longues promenades à cheval, seul ou avec Tom, et sc dérobait aux questions.Même quand il parlait, Jack sentait une réserve étrange dans tout ce qu’il disait.Il semblait préoccupé, il s’interrompait sans cesse, il faisait les questions les plus saugrenues.Un soir, il discuta sur le nom de certaines auberges, leur origine,leur situation.— Un autre jour, il parut écouter avec une attention extrême des histoires que Jack racontait sur des gens complètement inconnus.11 y avait une autre particularité dont Jack avait été frappé déjà.mais jamais avec autant de force ; c’était son extraordinaire insensibilité.Un ou deux incidents s’offrirent qui.confirmèrent son impression.Les deux gentilshommes revenaient à cheval de St Mary Overy, où ils avaient assisté au service funèbre célébré pour Stephen Gardiner, mort ce jour-là.Jack parlait, comme beaucoup d’autres, de la vie et de la politique de Tévêque, de celui qui lui succéderait à la chancellerie, et du chagrin de Marie.—Il a montré qu’il regrettait ses erreurs du temps du roi Henry, dit Jack.Avez-vous entendu ce qu’il (lisait re matin au prêtre qui lui lisait la Passion : Ncgavi cittn Pctro,exivl ctint Pctro ; sed twndiun flcvi cum Petro.Guy se mit à grommeler.—Et nul ne peut l'accuser d’avoir manqué de pitié, poursuivit Jack.A la fin il ne voulait plus entendre parler des supplices, et il fallait envoyer les hérétiques hors de son diocèse pour être jugés.—S’en porte-t-il mieux pour autant ?demanda Guy froidement.v —Vous l’eussiez cru il y a un au, fit remarquer Jack.—Oui, il y n un an.Jack le regarda.(A suivre) vr 12 ,» ¦ 7584 10 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 20 MAI 1914 VOL.V.— No.124 L ! temps qu’il fera DEMAIN j Beau et chaud.Bulletin d’aprèa le thermomètre de 3earn & Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, aérant.Aujourd’hui maximum .77 Même date l’an dernier .57 Aujourd’hui minimum .55 Même date l’an dernier .44 BAROMETRE 8h.matin, 30.44; Uh.matin, 30.35; midi, 30.33.SAMEDI, 30 MAI Saint-Félix, pape, martyr.Lever du soleil : 4 heures 10.Coucher du soleil : 7 heures 38.Lever de la lune : 10 heures 10.Coucher de la lune : 18 m.Premier quartier, le 1er à 9 h.a.m.Dernière =heure LES LETTRES DEJFADETTE Les Lettres de Fadette sont à la disposition de nos lectrices et abonnés qui ont conservé les bons y donnant droit, lesquels ont été insérés du 11 au 16 mai dans le DEVOIR.Ceux qui ont lu ces Lettres dans le journal, les reliront sans doute avec plaisir, sous la forme attravan-te et commode d’une brochure d’un petit format, imprimée en beaux caractères sur papier fort.Quant à ceux, surtout, celles qui *v '' les auraient pas encore lues, ou qui ne les auraient pas toutes lues, ils ne voudront pas laisser échapper cette occasion de se les procurer au prix exceptionnel de 20 sous.On voudra bien ajouter 3 sous si l’on désire se faire expédier son exemplaire par la poste.Rappelons que les Lettres de Fa-dette ne seront pas mises dans le commerce avant que tous les porteurs des bons du DEVOIR aient eu le temps d’être satisfaits.UN R0MANPAR MOIS Notre dernier roman mensuel, “ Les Ames fortes ”, par G.Saint-Germain, est à la disposition de nos lecteurs et abonnés.11 faut pour avoir droit à un exemplaire des “ AMES FORTES ” présenter à nos bureaux les bons qui ont paru dans le “Devoir”, du 18 ou 23 mai, plus trois sous à nos bureaux, ou bien nous les adresser pra la poste plus 6 sous pour couvrir le prix du roman et les frais d’emballage et d’expédition.Dans ce dernier cas, on recevra le roman franc de port.Rappelons que le “ Devoir ” n’ayant pas paru le jeudi 21, jour de l’Ascension, cinq bons seulement, et non pas six comme d’habitude, seront exigibles.NAUFRAGE DE L’“EMPRESS OF IRELAND" 1000 N0YES-4j)(IRËCH APPES L’EQUIPAGE EST SAUVE'"1’™ LÀ CHAMBRE SYMPATHISE LE PREMIER MINISTRE MANIFESTE SON PROFOND REGRET DE LA CATASTROPHE DE L’“EM-PRESS OF IRELAND” ET OFFRE SES SYMPATHIES AUX FAMILLES.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) M.LAURIER LE DR CALOT A MONTREAL Montréal, ou plutôt, quelques médecins de Montréal recevaient ces jours derniers la visite d’une sommité de la Faculté médicale de France, le Dr Calot.Le Dr Calot est surtout connu par son traité de lu tuberculose osseuse.Appelé à New-York pour services professionnels, le Dr Calot s’est rappelé ses anciens élèves canadiens et il est venu leur faire visite.Le Dr Calot a passé une journée à Montréal en compagnie des Dis Mi-reault, de la rue Sherbroke-Est, Jbthier, Marien et Falardeau.Le Dr Calot a visité aussi l'Hotel-Dieu.SENTENCE COMMUEE Richmond, Virginie, 20.— Après leur avoir fait promettre de ne ja-mais parier sur une piste de course, en Virginie, le gouverneur Stuart a commue la sentence de neuf parieurs condamnés à un emprisonne-mer.t de six mois et à une amende de ,s500 chacun.BECKER SERA EXECUTE (Spi-vIcc de la PresiC Associée) New York, 29.— Charles Becker, sera électrocuté dans la prison de aing-bing, au cours de la semaine commençant le six juillet.M.CAUTHIEÜ A B1ZERTE Paris, 29.—Une dépêche de Rizerie annonce que M.Gauthier, ministre de la Marine, a visité les éia-biissements de la marine.Le préfet maritime raccompagnait.Le ministre a ensuite assisté aux manoeuvres navales.REPRESSION DES BRIMADES Paris, 29.— A la suite de punitions infl'gées à de jeunes élèves, cinq élèves de l’Institut agronomique ont été exclus.Les autres se sont solidarisés avec les élèves punis et ont refusé d’assister aux cours.L’institut a été fermé.(De notre correspondant) Ottawa, Ont., 29 — A l’ouverture de la séance, ce matin, MM.Borden et Laurier ont fait allusion à la catastrophe de l’“Empress”, dans les eaux du bas Saint-Laurent.M.Borden remarque que ce sinistre est le plus effroyable qui soit encore survenu dans la navigation canadienne.IJ exprime le voeu que les dernières nouvelles, annonçant le sauvetage de la plus grande partie des naufragés, sera vraie.A son avis, nulle précaution prise par le ministre de la navigation n’aurait pu empêcher cette catastrophe.“Il semble convenable, dit-il, que le parlement manifeste son profond regret de ce sinistre et offre ses sympathies profondes aux familles atteintes par la catastrophe.” M.Laurier, de son côté, dit : “La main du sort nous a lourdement frappés, depuis quelques mois.C’est le troisième sinistre arrivé dans les eaux du Saint-Laurent depuis l’ouverture de la navigation, et ce dernier désastre surpasse en horreur tout ce qui est arrivé depuis la calamité du “Titanic”.Oe désastre approche en étendue et en horreur celui du “Titanic”.Il est prématuré d’exprimer quelque opinion à ce sujet, mais il est difficile de croire qu’on n’aurait pu prévenir une telle catastrophe dans les eaux du Saint-Laurent, si près de la station maritime de la Pointe au Père.Je ne porte pas de jugement là-dessus pour l’heure, et j’espère, comme le premier ministre, M.Borden, que l’enquête prouvera que rien ne pouvait humainement empêcher cette catastrophe.Nos sympathies vont aux parents et aux amis des victimes, et peut-être y aura-t-il lieu plus tard de la leur manifester de maniè-de substantielle.Entre temps, je joins ma voix à celle du premier ministre en offrant aux naufragés et à leurs familles nos sympathies les plus sincères et les plus cordiales.” UNE ENQUETE AURA LIEU Ottawa, 29 — Au ministère de la Navigation ici, les fonctionnaires préposés à la surveillance de la voie maritime du Saint-Laurent, disent qu'il y aura enquête du ministère sur la catastrophe de l'“Empress” dès la semaine prochaine, par le bureau spécial préposé, à cette fin.On ne sait encore si le commissaire enquêteur présidant la commission d’enquête sera le capitaine Demers ou le capitaine Lindsay, car il doit y avoir un changement ces jours-ci.Le ministère se rend compte de la gravité de l’affaire, car depuis le commencement de la navi galion dans le Saint-Laurent, ce printemps, c’est le troisième accident survenu entre Québec et le golfe.UNE INTERPELLATION DEJA.LEMIEUX (De notre comsnoua.tnt) Ottawa, 29.— A la chambre ce matin, M.Lemieux a interpellé le ministère au sujet d'une dépêche de Québec, d’après laquelle l’agent intérimaire de la navigation, à ce poste, M.Trémai ne, aurait interdit à ses correspondants de partout de lui écrire en français et leur aurait renvoyé pour la traduire en anglais, la correspcn-dance française qu’il lui avait déjà adressée.M.Hazen, ministre de la Navigation, répond à ceci qu’il n’a jamais autorisé son représentant, M.Trémaine, à faire de tels changements, et qu’il télégraphie immédiatement de laisser les choses telles qu’elles se passaient auparavant, c’est-à-dire de laisser à ses subalternes la faculté de faire leurs rapports et leur correspondance officielle avec lui en français, s’il leur plaît.MORT D’UN PROFESSEUR M.Henry Hume, professeur au High School, rue Peel, est mort, hier soir, à l’hôpital Victoria.Il a sucoom-bé aux blessures qu’il s’était infligées lors de l’accident survenu, le 31 octobre dernier, à l’édifice en construction sur la rue Sherbrooke.C'est un échafaudage qui avait cédé.MORTJUBITE Un nommé Ernest Barbeau est mort subitement, ce matin, au No.218 de la rue McCord.Le corps a été transporté à la morgue aux fins d’enquête.Le “Lady Evelyn a ramené 339 survivants et Y*1 Eurêka” 60, à Rimouski, où ils offrent un spectacle pénible à voir.—Plusieurs sont blessés MM.L.-A.GOSSELIN ET A.McALPIN DE MONTREAL SONT SAUFS DECLARATION DU PRESIDENT DU C.P.R.VICTIMES DE W FOUDRE Yarmouth, 29.— Morton Smith a été électrocuté par la foudre en pê-chant dans le port Shag.Antigonish, 29, — A la suite d'nn orage, M.William Fraser a été tué par un éclair.r r BANQUISESUR L’OCEAN Boston, 29.—- Le navire Angeücan.entre dans le port, hier, a rencontré la banquise la plus vaste que l’on ait encore vue sur l'océan cette année.Les officiera rapportent que la banquise avait à peu près 200 pieds de hauteur et 2,000 pieds de longueur.Le juge Saint-Cyr, nommé récem-ment à la cour de police de Montréal par le procureur général de la province, a siégé, ce matin, pour la première fois.(Voir aussi en page 3) (Spécial au “Devoir”) (DERNIERE HEURE) Rimouski, 29.— Le nombre des pertes de vies dans le terrible désastre de la Pointe-au-Père atteindra 1,100.Il y avait en tout au-delà de 1,500 passagers sur l’Em-press of Ireland et au plus quatre cents ont été sauvés.L’Empress a été frappé par le Storstad vers deux heures.Le charbonnier, lourdement chargé, jl’a frappée vers le milieu avec tant de force que la prue est entrée dans le paquebot jusqu’au centre du vaisseau; l’Empress a sombré en moins de dix minutes après que l’opérateur eut demandé du secours.L’accident est arrivé à dix milles de la Pointe-au-Père où se trouvait l’Eu-reka qui a répondu immédiatement au signal de détresse, en même temps que le bateau de malles Lady Evelyn de Rimouski.Le Lady Evelyn a ramené à Rimouski 339 Survivants et l’Eureka environ une soixantaine.Presque tout l’effuipa-ge du bateau a été sauvé, y compris te capitaine Kendall, le premier ingénieur et le médecin du bord.Vingt membres de la délégation de la Salvation Army sur un nombre de 150 qui se rendaient à la convention qui doit avoir lieu en Angleterre ont été sauvés.M.Gosselin, avocat de Montréal, a réussi à se sauver seul.11 y avait soixante et dix-sept passagers de première à bord du paquebot et un très petit nombre ont été sauvés.Les survivants se sont sauvés en robes de nuit sans avoir le temps de prendre quelques vêtements.Le spectacle que présentaient les rues de Rimouski à l’arrivée des navires de sauvetage faisait peine à voir.Les malheureux naufragés, à peine vêtus, se sont procuré dos vêtements dans les magasins de Rimouski.Le gérant de la compagnie Booth, d’Ottawa, a aussi été sauvé.Un grand nombre de survivants ont été blessés; quelques-uns souffrant de fractures aux bras ou aux jambes.La population de Rimous-,ki a manifesté beaucoup sa sympathie aux rescapés, auxquels elle a (donné tous les secours possibles.(Les marchands ont transporté sur les quais des aliments et des vêtements afin de pourvoir aux besoins (les plus pressants de ceux que les navires de secours amenaient à cet endroit.DES SECOURS Le maire de Rimouski, M.H.-R.Fiset, était lui-même sur le quai et dirigeait le service de secours.Les médecins de la ville se sont rendus aussi sur le quai dès que la nouvelle du désastre a été connue et y sont demeurés pour donner leurs soins aux rescapés malades ou blessés.Tout ce qui fut possible à la population fut fait pour soulager la misère des malheureux sous le coup d'une commotion facile à comprendre.Un grand nombre de survivants ont reçu l’hospitalité des citoyens de Rimouski qui leur ont ouvert leurs demeures avec empressement.Tous les réchappés prendront cet après-midi le convoi de l’Intercolonial pour Montréal et l’Ouest.M.J.-H.Brassard, chef des télégraphistes, a pris lui-même la direction de l’organisation de l’Intercolonial poulie Secours des survivants.La plateforme de la station était transformée ce matin en un véritable marché et il était pénible de voir les pauvres naufragés occupés à se procurer des vêtements pour remplacer ceux qui ont été engloutis dans le désastre.DOUZE CADAVRES D’après les derniers renseignements, le nombre exact des passagers et membres d’équipage qui se trouvaient sur l’Empress était de 1,475.Un millier ont perdu la vie et sur ce nombre douze corps seulement sont à Rimouski.Un grand nombre d’autres flottent, dit-on, et le brouillard étant complètement disparu, plusieurs sont visibles du rivage.Le nombre des survivants ramenés à Rimouski est de 40Ô et sur ce nombre plusieurs sont morts à leur arrivée à cet endroit.Le Lady Evelyn est retourné sur les lieux pour continuer les recherches et recueillir les cadavres.Le premier convoi de réchappés partira pour Lévis à deux heures cet après-midi.MUTISME COMPLET Québec, 29.— Au bureau du C.P.R.ici, on observe un mutisme absolu et les officiers disent n’avoir aucun détail sur le désastre.M.Moore, agent de la compagnie à Québec, est parti avec les autres officiers principaux de la compagnie par convoi spécial, ce matin, à sept heures, pour Rimouski.TEMOIN DU NAUFRAGE Rimouski, 29.—Le télégraphiste de la compagnie Marconi à Rimouski a été l’un des principaux acteurs dans l’uccident de 1’" Empress ", puisque c’est lui qui a reçu la demande de secours Voici comment il raconte l’accident : Immédiatement après que 1’" Empress ” eut été frappé pur LES VICTIMES, LES SURVIVANTS RAPPORT DE LA 1ère HEURE Passagers au départ .990 Officiers et matelots .432 1422 Recueillis par r’Erelyn” et T“Eureka”.400 Noyés.1022 ¦p charbonnier, il envoya l’appel de secours “ S.O.S.”, qui fut transmis aux navres du gouvernement, r“Eu-reka " et le “ Lady Evelyn ”, tous les deux en vue de la Pointê-au-Père.L’“ Eureka ” recueillit trente-deux pasagers et plusieurs cadavres.Le Lady Evelyn ” avait plusie J;s autres personnes à bord, parmi lesquelles le capitaine Kendall, en tout, à peu près, trois cents ssurvivants qui furent transportés sur le “ Storstad ” et débarqués tous à Rimouski.SYMPATHIES DU MAIRE Monsieur le maire Martin a envoyé au Canadien Pacifique, ce matin, ce témoignage de sympathie pour la perte de l’“ Empress of Ireland ” : Sir Thomas Shaughnesssy, Président de la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique, Montréal.Cher monsieur.J’ai appris avec beaucoup de peine le désastre arrivé ce matin.J’espère que les dernières nouvelles montreront que le nombre des victimes n’est pas aussi grand que rapporté d’abord.Au nom des citoyens de Montréal, je vous prie d’exprimer aux familles des victimes et à votre compagnie ma profonde sympathie.Je puis vous assurer que la Cité est à votre disposition pour tout service de nécessité dont votre compagnie peut avoir besoin dans cett; triste circonstance.Votre tout dévoué, Médéric MARTIN, Maire de Montréal.Rapport officie] j Le rapport officiel suivant I du désastre a été reçu à huit j heures par le capitaine Walsh, -au bureau du C.P.H., ici: '‘L’Empress of Ireland a été arrêté au large de Pointe-au-Père, dans le brouillard.Le navire a été frappé au milieu par le charbonnier Storstad.Navire perdu." "Capitaine KENDALL, R.N.U." DECLARATION DE SIR THS.SHAUGHNESSY Sir Thomas Shaughnessey, président de la compagnie du Pàcifique, vient de publier la déclaration suivante, relativement du naufrage de^ T“Empress of Ireland” : “La catastrophe, à cause du grand nombre des pertes de vie, est la plus sérieuse qui se soit produite sur la route du Saint-Laurent.“A cause de la distance où Se trouvent le télégraphe et le téléphone de l’endroit de l’accident, il est impossible de se procurer sans des retards inévitables des détails officiels, mais nous attendons un rapport du capitaine Kendall dans le cours de l’après-midi.“D’après les faits tels que nous les avons, il appert que vers 2 hrs ce mutin, r’Empress of Ireland’’, au large de Rimouski, arrêté dans un brouillard épais, a été frappé à tribord par le charbonnier suédois “Storstad” de telle façon que le navire a été littéralement déchiré du centre jusqu’à l’hélice, rendant par conséquent inutiles les cloisons étanches dont il était pourvu.Le navire a sombré en 14 minutes.L’accident s’est produit au moment où les passagers étaient dans leurs cabines, et le temps qui s î'coul‘l entre le moment de Ta collision et celui de l'engloutissement était trop court pour permettre à l'équipage de réveiller les passagers, et de les embarquer dans les chaloupes de sauvetage suffisantes à accommoder beaucoup plus de passagers qu’il n’y en avait à bord, y compris les voyageurs et 1 équipage.‘ Qu’un tel ^ accident soit possible dans le fleuve Saint-Laurent pour un navire de la classe de T'Empress of Ireland”, et après que l’on a pris toutes les précautions pour assurer la sé-cunté des passagers et du navire, est deplorable.“Le côté le plus triste du désastre MARCHES M.AINEY EST AUTORISE A ACHETER UN TERRAIN DANS LE NORD DE LA VILLE POUR LA CONSTRUCTION D’UN MARCHE PUBLIC.AUTRES AFFAIRES Nos commissaires se sont surtout occupés ce matin de l’augmentation des salaires des employés du département des marchés et de la votation des crédits pour des réparations aux édifices municipaux.Le maire a donné lecture d’une dépêche de S.E.le cardinal Bégin remerciant M.Martin des félicitations qu’il lui a adressées en sa qualité officielle.Vingt-six nouveaux agents ont ensuite été enrôlés sur recommandation de M.le chef Campeau.Les commissaires mettent ensuite à Tétude le budget des marchés soumis par M.Biron.Le salaire du sur-intendant, dont on veut reconnaître les services, est porté de deux mille cinq cents à trois mille dollars.On augmente ensuite, de $25 à cent dollars les salaires de la plupart des employés de ce service.A ce propos, M.le commissaire Hébert a déclaré au représentant du “Devoir” que c’est son intention d’établir une échelle fixe et uniforme des salaires pour faire cesser le favoritisme.On voit en effet qug les secrétaires sont mieux payés clans un service que dans l’autre.De son coté, le maire a déclaré qu’à l’avenir, on n’accorderait plus d’augmentations nouvelles à ceux dont le traitement vient d’être élevé.Le commissaire Ainey, d’après l’avis de M.Biron, suggère la construction d’un marché dans le nord de la ville où le besoin s’en fait sentir depuis plusieurs années.Le maire donne carte blanche à M.Ainey pour trouver en particulier un terrain permettant la construction de ce marché.Avant l’ajournement, les commissaires adoptent, sur proposition de M.McDonald, appuyé par M.Côté, une résolution de condoléances à la compagnie du C.P.R.et aux familles des victimes de l’accident de l’Empress of Ireland.On en vint ensuite à parler de la voiture automobile demandée par M.Charpentier pour transporter les hommes de son service au lieu de louer des voitures.M.Hébert propose qu’on achète une Abott-Détroit, au prix de $3,-200.M.McDonald s’oppose parce que, dit-il, il est plus pratique et plus juste, et même plus économique, d’acheter les voitures par soumissions.Il est temps que la ville adopte enfin un mode légal de faire ses achats.Toutes les voitures devraient être mises à l’essai et la question de prix réglée ensuite.M.McDonald nie que M.Necker ait jamais fait l’essai des machines s’il a recommandé T Abbott-Détroit Tan dernier.L’affaire se règle, MM.Hébert et Côté votant pour l’achat de cette machine, MM.Ainey et McDonald votant contre, le maire donnant le vote prépondérant en faveur de ces derniers.CONVENTION D’INSTITUTEURS L’assemblée annuelle de l’Association des Instituteurs du diocèse de Montréal s’est ouverte cet avant-mid' à 10 heures à TEcole Normale Jacques-Cartier, sous la présidence de M.Miller.M.J.B.Labarre, principal de TEcole Champlain, a donné une substantielle conférence sur l’Education au point de vue de l’avenir.Les instituteurs étaient au nombrer d’environ 200.ACQUITTE Guyboro, 29 — George Ash, âgé de 17 ans, accusé du meurtre de John Riddick, a été acquitté hier par le grand jury.LES FEUX DE FORETS Saint-Jean, N.R., 29 — Les feux de forêts à une distance de sept mil.les de cette ville ont pris de telles proportions, ce soir, que le village de Louisville est menacé.•-—• LE GENERAL LYAUTEY Paris, 29.—Une dépêche de Tnza annonce que le général Lyautev est parti pour Fez en automobile.Les colonnes Goureau et Buumgar-ten continuent à pacifier la région.CONGRES DE MEDECINS Paris, 29.—A l’hôtel des sociétés savantes a été inauguré le congrès des médecins praticiens.Trois cents délégués représentant cent cinquante syndicats y assistaient.est.nature.lement la perte de vie énorme et la sympathie de tout le personnel de la compagnie va aux pa rents et aux amis de tous ceux qui ont trouvé la mort dans le malheureux navire.” LE CAPT.KENDALL SAUVE l n rapport de Rimouski, à 11 heu- res des capitaines de T"Evclyn et ji® J.Eurokt,t dit que le capitaine Kendall a été trouvé dans la chalou- .vimi^ m rriitinu* pe de sauvetage No 3.E.Haves, Tas-sistant romniissaire du bord est aus-si sauf.PHARMACIE Lecours et Lanctôt 810 STE OATHEBINE EST Coin 6t Déni».Montré»!.Sélépfcen.» : Eft 4608*883-2770 Thermomètres pour la fièvre La Tente des THERMOMETRES augmente rapidement 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450, Jusqu’au fleuve (eau profonde).Prix $0.40 le pied.CHEMIN PAPINEAU, près Ontario.Terrain de 17,000 pieds, $1.25, R.L.DE MARTIGNY 54, Notre-Dame Est.LA CHIRURGIE DU COEUR Le temps n’est plus où l’on croyait que toute plaie du coeur était mortelle.Dans les cas de blessures des oreillettes ou des ventricules, bs cuirurgiens, maintenant, interviennent, pour pratiquer une suture, et ils ont enregistre bon nombre de guérisons.On s’est peu à peu habitué à l’idée d’intervenir, en dehors des cas de blessures, pour la guérison de certaines maladies du coeur, et, dès 1009, le docteur Bernheim, en Amérique, a démontré sur des chiens qu’il était possible d’aborder les val-vules du coeur et que ce genre d’o-t" lation i c présente pas plus de difficultés techniques qu’tine foule d’autres que l'on pratique tous les joitrs.Plus récemment.M, Tuffler a ren-ou compte à l’Académie de inécb-ci le des cv,hrr rces qu’il a faites avec le docteur Carrel, à l’Institut Rockefeller, à New-York, expériences qui ont pour but de fixer la technique pour remédier à certains rétrécissements des orifices du coeur et des vaisseaux qui y aboutissent : artère aorte, artère pulmonaire, valvule mitrale.Après avoir établi que le coeur présente certaines régions facilement abord,ubles aux instruments du chirurgien, MM.Ttiffler et Carrel montrent que la circulation du sang dans le coeur peut cire suspendue sans danger pendant trois minutes, temps bien suffisant aux opérations les plus complexes.Ils décrivent ensuite le procédé qu’ils utilisent pour remédier au rétrécissement : il consiste en une section du vaisseau rétréci, avec remplacement par une pièce empruntée à un autre vaisseau.Sur six expériences, les quatre dernières ont pleinement réussi et les ani maux sont encore vivants.On serait donc maintenant en possession d'une technique permettant d’espérer son application à la chirurgie humaine.DECES FRERE ODORICK.—A Montréal, le 27 mai, 1914, dans sa fi2ième année, est décédée Frère Odorlrk, des Frères ries Ecoles Chrétion-n"*.Les funérailles auront lieu samedi, le 30 couranl.Le convoi funèbre partira de l’Académie de l’Archevêché, 37 rue Saiule-Céci-ie, à 8 heures 50 a.m., pour se rendre à la Cathédrale Saint-Jacques, oii le service sera célébré, et de 10 au cimetière de la Côtc-des-Neigcs, lieu de la sépulture, RIENDEAU.—A Longueur], le 27 mai 1914, à l'ftge de 84 ans, est décédé M.Honoré Rien» dîau.Les funérailles auront Heu samedi, ie 30 courant.Le convoi funèbre partira de In demeure de son fils.No.51 Chemin Chnmbly, it 8 heures 45 a.m., pour se rendre à l’église de I.ongucuil, o(t le service sera célébré, et de là au cimetière paroissial, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assisterv sans autre Invitation.DECES A MONTREAL BARBEAU, Ernest, 21 ans, charretier, rite McCord, 218.BELANGER, Roger, 6 mois, enfant de Wilfrid Bélanger, conducteur, de tramway, rue Saint-Antoine, 1132.BOCQUET, Henriette, 11 ans, enfant de Georges Boequet, gérant, rue Stminconn.188, BOILKÀU, Hitn, mois, ctifniit d’Omcr Boileau, nracon, rue Gatineau, 215.BOUTHII.f.IEh, luslinn, 35 ans, Ave.de Chateaubriand, 2438.CHABBONNÉAU, Simonne, 2 ans, enfant de Denis Charbonfreau, opérateur, rue Orléans, 508.CHl'BBS, Hannah Kelly, 70 ans.veuve de William Chubbs, charretier, St.Bridget Home.DESORMEAUX, Fnblola Perrault, 52 ans, veuve d’Adélard Désormeuux, cultivateur, rue Hoehrlngn, 140.PESORMIEHS.Albert, 25 ans, couvreur, rue Saint-Hubert, lus.DÜMoNT, Marie Gastonguay, 90 ans, veu-ve de Simon Dumont, Journalier, rue Lenoir.19.ttlOUÉHK, üiltor, 18 ans, fils de Delphi» Giguère, Ave.de ChAtenubriand, 2680.HOULE, Placide, 19 ans, journalier, rue Burnett, 5(1.LALONDE, Arthur, 27 ans, électricien, rue Boyer, 140.LAGABOE.Adolphe, 38 ans, journalier, rue Mathieu, 389.LAVIGt’Et'H.Théodore, 50 ans, chauffeur, rue 'Saint-Timothée, 225.LEFEBVRE, Henri, 10 mois, enfant de Armand Lefebvre, vallsier, rue Snlnt-Fordi-Band, 237.MAYER, Wilfrid, menuisier, 43 ans, 9ème Ave.298.Rosemont.MIGNACGA, Léopold, 34 «ns, Journalier, rue Sninte-EÏi/.alirtl), 262.VAILLANCOURT.Joseph, 83 ans, rentier.Ave, de Chateaubriand, 1905,
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