Le devoir, 20 avril 1914, lundi 20 avril 1914
VOLUME V—No.91 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.Ü56.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UMON POSTALE.?\ .$2.00 MONTREAL, LUNDI 20 AVRIL.1914 UN SOU LE NUMERO LE DEVOIR Rédadioi Z idminiétration : 43 RI ^ i T-VINCENT ar S P-* t3 2 .- IEAL «5.S ¦o 3 « TELEPHi 2 ADM1.“ TION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA ' FAIS CE QUE DOIS ! L’INSTRUCTION PUBLIQUE DANS L’ONTARIO Le congrès annuel que vient de tenir l’Association d’Education de l’Ontario a été d’unç importance considérable.On a essayé d’y traiter tous les sujets qui intéressent directement ou indirectement l’école depuis la bouillie de farine d’avoine dont se nourrit l’élève Je matin jusqu’à l’enseignement de la Bible.Un Dr Clarke a soutenu que la carie des dents est en partie due aux aliments farineux absorbés en trop grande quantité et qui ne nettoient pas suffisamment les dents.Un autre s’est plaint qu’on n’apprend pas assez la Bible surtout aux élèves d’un certain âge qui sont en état d’apprécier sa beauté.Mais c’est l’enseignement religieux à l’école, cela! Evidemment, et l’on verra que le ministère de l’éducation d’Ontario propose d’y revenir.D’autres ont protesté contre le militarisme à l’école visant le “Boy’s scout”, qu’on trouve encombrant.Un M.Michener a même proposé une résolution demandant d’y mettrè fin.La résolution n’a pas été adoptée mais elle a tout de même donné lieu à un échange d’opinions fort intéressant.* * * D’une façon générale les membres de l’Association d’Education de l’Ontario trouvent beaucoup à redire de l’état actuel de l’instruction élémentaire dans leur province.M.Burgess, inspecteur des écoles du comté de Grey-Nord, regrette que la jeunesse rurale ne s'instruise pas davantage.Un trop grand nombre, dit-il, ne peuvent même pas lire un journal d’une manière intelligente.Et il attribue cette ignorance au changement trop fréquent d’instituteurs, qui déroute les enfants, et les désintéresse complètement de l’école.L’enseignement de l’agriculture est trop négligé aussi.On attribue à cette indifférence de l’école pour la culture de la terre uné bonne partie de la dépopulation des campagnes.L’agriculture reparaît cependant petit à petit au programme, mais les instituteurs veulent davantage.Us demandent au ministère un service spécialement destiné aux écoles rurales.Une institutrice, Mlle Miller, prétend que la chanson à l’école rurale est un excellent moyen d’attirer, de retenir et d’intéresser l’enfant.Le Dr Creelman, président de l’association, croit entrevoir le retour prochain de la jeunesse à la terre, à condition que l’enseignement élémentaire favorise ce mouvement.Le Dr Merchant pense que l’enseignement public ne retient pas l’élève assez longtemps à l’école; l’enseignement technique devrait être donné par l’Etat au lieu d’être laissé à l’initiative privée, dit-il.Toutes ces réformes ne peuvent cependant se faire sans le concours des instituteurs.Or, l’Ontario n’est pas plus privilégiée que les autres provinces sous ce rapport; l’instituteur diminue en nombre et la persévérance de l’institutrice se lasse.“Nous préparons 1,600 instituteurs par année et nous en admettons autant à la carrière, sans brevet, dit le Principal Reid, d’Owen-Sound, et cependant nos écoles sont obligées de mendier chaque année II n’y a pas plus de 5 pour cent de nos instituteurs qui persévèrent.” Le remède serait, croit-on, un système de pension de retraite qui promettrait le nécessaire aux instituteurs pour leurs vieux jours.C’est l’opinion du Congrès.Elle est sans doute excellente.Ce doit être un fréquent sujet de tristes réflexions pour l’instituteur d’envisager l’avenir qui l’attend comparé à celui que la plupart des autres professions lui promettent; mais cette inquiétude bien naturelle n’est pas la seule raison de son inconstance.On oublie trop quel dévouement de chaque minute requiert l’enseignement et combien peu l’exemple du monde avec ses exigences, ses caprices, sa mentalité affadie suggère et apprécie cette vertu sans laquelle l’enseignement est quasi une torture.* # # BÉNÉDICTION DES ATELIERS DU “DEVOIR” Samedi après-midi, Sa Grandeur Monseigneur Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, a bien voulu bénir les nouveaux bureaux et ateliers du Devoir, rue Saint-Vincent.Le désarroi d’une installation inachevée, et aussi le désir de conserver à cette fête un caractère tout intime, ont fait restreindre les invitations aux seuls membres de la famille du Devoir.A part le directeur, le gérant-général, les rédacteurs et les employés, au nombre d’une centaine, et leurs femmes, n’avaient été conviés que les membres, anciens et nouveaux, du conseil d’administration, et leurs femmes.Ces quelques invités étaient représentés par M.et Mme G.N.Ducharme, M.et Mme Jos.Versailles, M.et Mme J.A.Vaillancourt, M.S.D.Vallières, M.Oscar Dufresne, M.Edmond Hurtu-bise, M.L.P.Deslongehamps.Après les prières et les cérémonies du rituel, le directeur du Devoir a prié Sa Grandeur de bénir également l’oeuvre et ses collaborateurs de tout ordre, ainsi que leurs familles.Le Devoir ne prétend pas à l’infaillibilité, a dit M.Bourassa : c’est une oeuvre humaine ; mais, ne d’une pensée droite et sincère, il poursuit un objet élevé et utile.Fortement attaché aux principes qui ont inspiré sa fondation, il se maintiendra, Dieu aidant, dans la voie ardue qu’il s’est tracée.A sa double bénédiction, Sa Grandeur a daigné ajouter quelques paroles toutes bienveillantes pour le Devoir et pour ceux qui l'alimentent de leurs écrits, de leurs deniers et de leur travail matériel.Elle a bien voulu rendre témoignage à l’influence salutaire que le journal a exercée jusqu’ici, louer son inspiration et encourager à persévérer dans leurs efforts ceux qui le font, le soutiennent ou le dirigent.Les amis du Devoir se réjouiront avec nous de ce précieux encouragement.UNE COMMISSION DU COMMERCE Les programmes aussi jouent un rôle essentiel dans l’enseignement.A force de les charger de toutes sortes de matières que l’on a cru le cerveau de l’enfant capable d’absorber en quelques années, on a fini par en faire un galimatias qui empâte l’esprit plutôt qu’il ne le développe.Le ministère public d’Ontario semble de cette opinion et décidé de simplifier le programme de l’école élémentaire.Le programme nouveau comprendra d’abord: la lecture, la littérature, la composition, l’épellation, la grammaire, l’histoire, la géographie, l’écriture, l’arithmétique, la morale; ensuite l’hygiène, la culture physique, les arts, l'étude d’après nature, la musique vocale; puis la tenue des livres, le travail manuel, la coufur, l’agriculture et l’horticulture; enfin les langues étrangères, les matières commerciales.On donne aussi aux commissions scolaires toute liberté de modifier ce programme suivant les conditions locales.11 semble en effet qu’on pourra très avantageusement remplacer la littérature par des notions d’agriculture ou de travaux domestiques dans les deux dernières années du premier cours.' * * * Mais ce qu’il faut souligner davantage c’est l’admission officielle de la nécessité de l’enseignement religieux: “que la religion soit enseignée après les heures d’école par le clergé des différentes dénominations; que les exercices religieux tels que l’enseignement des Ecritures et la -récitation des commandements soient obligatoires”, disent les nouveaux règlements.Cela est loin d’être l’idéal encore, et il est surprenant qu’on mette tant de temps à le comprendre.Puisqu’en thèse générale l’on reconnaît que l’enfant juge de l’importance des matières qu’on lui enseigne par la place qu’on leur donne; puisqu’on admet que l’indifférence de la jeune génération pour l’agriculture, par .exemple, provient beaucoup de ce qu’elle n’en entend presque pas parler à l’école, comment se fait-il qu’on écarte le même raisonnement quand il s’agit de la religion?“L’ignorance de la Bible est phénoménale dans ce pays”, affirme le Dr Seath surintendant de l’Instruction publique d’Ontario.Quoi d’étonnant si on la prohibe des écoles ou si elle est reléguée à l’extrême dernier plan.Tout de même les règlements nouveaux constituent un léger progrès dans le sens qu’exprimait récemment le président Wilson lorsqu'il reconnaissait publiquement la faillite de l’instruction laïque dans la formation morale du citoyen.Jean DUMONT.M.H.C.Beckett, un négociant en détail de Hamilton, demande une commission du commerce intérieur.Cette commission devrait être composée de représentants de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.Son but serait de renseigner le gouvernément sur les conditions générales du commerce.Cela, dit M.Beckett, dissiperait bien des préjugés du public à l’endroit des négociants.M.Beckett parie naturellement du point de vue commercial spécialement.Une bonne commission, composée d’hommes sérieux, très compétents et surtout très conscients de leur responsabilité, rendrait peut-être d'autres services aussi.Si elle tirait la question des monopoles au clair, par exemple.On ne cesse de chuchoter que les monopoles existent au Canada.On dit couramment-que certaines combinaisons imposent aux détailleurs des prix de débit sous peine de prohibition complète.Une bonne commission serait peut-être utile aussi aux gens d’affaires en général.Nous avons un service complet sur les conditions commerciales de l’étranger, mais nous n’avons rien de semblable pour les différentes régions du pays si éloignées et si différentes les unes des autres.J.D.LES ACCUSATIONS DE M.DUGAL Une commission royale recherchera la vérité à propos des accusations portées contre le cabinet du Nouveau-Brunswick.La législature de cette province a probablement pris la décision la plus sage dans les circonstances; il eût d’ailleurs été presque impossible de constituer une commission parlementaire satisfaisante avec une chambre qui ne compte que deux députés oppositionistes, peu au fait de la procédure parlementaire, sem-bfe-t-il.M.Dugal, l’accusateur, a finalement restreint ses accusations à un seul des membres actuels du cabinet, le chef, M.Flemming, et un ex-ministre, M.McLeod, aujourd’hui député d’York à ‘ Ottawa.C’est encore de reste, mais c’est tout de même moins grave, que ne le faisaient prévoir les premiers rapports; on pouvait croire que tout le cabinet était impliqué.On ne semble avoir opposé aucune dénégation aux accusations.Cela ne veut pas dire quf les accusés sont coupables.La seule déclaration ministérielle que nous connaissions porte sur l’enquête à faire.Le gouvernement affirme qu’il la veut complète, quelles qu’en soient les conséquences.Il faut espérer que les instructions qu’on donnera à la commission ne viendront pas démentir cette bonne intention.L’affaire aura peut-être son écho à la chambre des communes aussi dont M.McLeod est devenu l’un des membres.J D.UN ROMAN PAR MOIS NOTRE FRONTIERE.Ainsi que nous l'avons annoncé, notre troisième roman mensuel, Notre Frontière, par M.Paulin Com-taf.est.à partir d’aujourd’hui, à la disposition de nos lecteurs et lectrices.Ce roman, qui est d'une lecture très attachante et d'un intérêt soutenu.peut être mis entre toutes les mains.Il n'est, du reste, personne qu il n'intéressera.On peut s'en procurer un exemplaire en présentant à nos bureaux cinq ou sir des coupons parus tons les jours de la semaine dernière dans le Devoir-—on n’exigera pas celui du lundi 13—avec 3 sous, ou bien en nous expédiant par la poste les coupons auxquels on aura ajouté 6 sous, pour le roman lui-même, plus les frais de port et d’embqlhrar LA SESSION FEDERALE LE DEBAT SUR LE DISCOURS DU BUDGET.—QUE FERA LE GOUVERNEMENT, A PROPOS DU NORD-CANADIEN?Ottawa, 20.— Le débat sur le discours du budget va se poursuivre encore toute cette semaine-ci.Il se pourrait même qu’il se prolongeât jusque vers le 1er mai, quoique les whips des deux partis soient désireux de le faire clore cette semaine.On croyait que M.Borden reviendrait à Ottawa aujourd’hui même.Il n’en est rien.Aux dernières nouvelles, il restera aux Etats-Unis, à se reposer, jusqu’à c< que le débat sur le discours du budget soit fini.M.Laurier, dit-oy, exposera la politique fiscale t l’opposition vers la fin du présf débat.Les apparences sont qu a gauche saisira la Chambre d’uu amendement formulant une politique de détaxe complète des produit.; alimentaires, du blé américain et des machines aratoires.Ce serait une sorte de retour à la politique réciprocitaire de 1911, mais à une réciprocité plus limitée qu’alors.M.Laurier l’exposerait et M.F'oster lui répondrait au nom du ministère.M.Foster n’a jamais goûté les théories libre-é-changistes, et s’il parle au lieu et place de M.Borden, la politique libérale sera soumise à une critique peu sympathique.* * Entre temps, l’affaire du Nord-Canadien va tranquillement.Le ministère, disent les ministériels, a délégué à M.Meighen le droit de résumer toutes les négociations et la situation, dans un mémoire qu’il soumettrait à M.Borden d’abord, puis à une réunion plurale du parti conservateur.M.Meighen, disent les gens qui se prétendent bien informés, aurait trouvé une solution acceptable à son parti, acceptable à la Chambre, et que Mackenzie et Mann seraient contraints d’accepter, s’ils veulent éviter de plus grands embarras financiers.Les différentes compagnies du Nord-Canadien,—celles de la Colombie-Anglaise, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, celles de l’Ontario et de Québec,—seraient toutes fondues ensemble, on constituerait, de toutes ces entreprises, une compagnie maîtresse, (holding company”) où le gouvernement fédéral serait le détenteur de la majorité du capital-actions; et il aurait aussi un représentant dans le bureau de direction de cette compagnie maîtresse.“LA VIE QUI PASSE.” | CARNET D’UN FLANEUR l MARDI, 14 AVRIL.— DECOMPTAGE ET DECOMPTAGE.Décidément, il s’est glissé un caillou dans les rouages de notre législation électorale.Ça grince, ça grince.Qu’un candidat déclaré d’abord élu, se voie jeter dehors le lendemain; qu’il se trouve vexé, de sa double déconvenue, il n’y a rien là que de très normal: on le serait à moins.Qu’il demande un recomptage, ne serait-ce que pour faire passer sa bile, rien de plus juste puisque la loi le lui permet.Donc rien à reprocher au réclamant.Mais pourquoi la loi permet-elle ce recomptage après coup, qui n’a d’autre effet pratique que de laisser les affaires municipales en suspens pendant plus de deux mois, que de subordonner les intérêts généraux aux intérêts particuliers?Quelle sollicitude extrême que donner au blackboulé cette ultime satisfaction qui ne fait qu’ouvrir la porte à des manoeuvres procédurières jusque-là réservées au seul palais de Thémis! Point n’est besoin d’être grand clerc pour voir que ce recomptage est au moins inutile.Voyons un peu comment vont les choses.A la direction de chaque poil, il y a un rapporteur, assermenté, S’il vous plaît, qui préside au scrutin et en fait le dépouillement.Ce rapporteur est en outre flanqué de représentants qui le surveillent en même temps que les intérêts particuliers des candidats.Ceux-ci peuvent donc savoir immédiatement, et par des hommes à eux, les résultats partiels pour chaque boîte et la rectitude de ces résultats.Us sont justes pour chaque poil, une simple addition donne le résultat global.Supposons maintenant qu’il y ait erreur ou malversation.Cette erreur ne peut porter que sur une ou plusieurs boîtes: alors réclamation pour ces boîtes et recomptage pour elles seules.Vouloir qu’il y ait erreur pour la majorité des boites, c’est admettre que la majorité des sous officiers-rapporteurs assermentés sont des canailles ou des incapables.Qu’il y ait parmi eux tant de canailles, nul ne voudra le croire, et avec raison, les réclamants pas plus que les autres.Qu’ils soient incapables, supposons-le; mais comment qualifier cette incapacité bizarre qui se manifeste au même moment en cinq cents endroits différents et dans le même sens, en défaveur de la même personne?Que l’addition globale soit erronée, très possible; mais il suffit de la refaire: cela ne demande pas deux mois.Encore une fois, pourquoi le recomptage général?* « * VENDREDI, 17 AVRIL.— Une vraie journée de printemps.Après nous avoir fait maugréer contre lui qui semble jouer à cache avec nos désirs, le vilain ¦ printemps veut bien consentir à nous faire risette.Il s’est^paré de tous ses charmes: clair soleil dans un azur sans nuage; chaleur bienfaisante doucement tempérée par une brise légère comme le souffle d’un enfant qui dort; assourdissants ramages d’oiseaux pi ailleurs qui transportent des brindilles de paille pour le nid nouveau; tout y est.Pourquoi aujourd’hui plutôt qu’hier ou que demain?Mystère.Peut-être était-ce pour rendre la collecte plus fructueuse en ce Tag-day de l’Union nationale, pour permettre aux quêteuses de se faire plus irrésistibles sous les coquettes toilettes printanières qu’elles n’avaient pu inaugurer le jour de Pâques.Peut-être aussi pour faire fête aux petits communiants qui trottinaient par les rues, brassard au bras, ou voilées comme de petites mariées du Bon Dieu.Le bonheur est plus complet quand le ciel se met de la partie.Tant mieux puisque tout le monde en a profité.• * • SAMEDI, 18 AVRIL.— La fête des berceaux.Quel joli nom évocateur de joies printanières ! Des petites barques capitonnées de satin aux couleurs (Suite ù in page 2) LA CONFERENCE DE DEMAIN Esquisse du sujet que traitera le R.P.Van Oost.Voici les grandes lignes du sujet que développera au Monument National, demain soir, 21 avril, le R.I».Joseph Van Oost, missionnaire en Mongolie, sous le titre: Chinois et Mongols — Souvenirs de Mongolie: 1ère Partie.La femme chinoise aux Ortos, de- fmis sa naissance jusqu’à sa mort, nfanticide; fiançailles: mariage ; belles-mères et belles-filles; occupations.2ème Partie.Les Mongols Ortos.Genre de vie.Aspect du pays.Réception chez le rof mongol de Wous-jen.Les lamas boudhiques.* * * Exemples de chansons chinoises et mongoles, petite comédie chinoise “Fas-ts’ing , notées par le conférencier.Notre excellent camarade, M.Paul-G.Ouimet, a bien voulu accepter de chanter entre les deux parties de la conférence.Ainsi que nous l’avons déjà annoncé, c’est M.Edouard Montpetit qui présidera la séance et présentera le conférencier.L’entrée sera absolument gratuite et les dames sont particulièrement invitées.Les seuls sièges réservés sont -eux de l’orchestre et des baignoire* qui sont en vente, au prix de 50 sous pour l’orchestre et de 83.00 pour chaque baignoire, aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, et à la librairie Langevin et L’Archevêque.161, rue Saint-Denis.CHINOIS ET MONGOLS LEUR MUSIQUE Les lecteurs du “Devoir” auront vu par mes articles précédents que les habitants des Ortos, tant Chinois que Mongols, avaient une physionomie spéciale qui certes ne manque pas d’intérêt.Dans ma conférence prochaine, je m’efforcerai de montrer sur le vif quelques particularismes de ccs deux races vivant côte à côte.J’insisterai sur les détails ethnologiques qui ont toujours du charme pour un auditoire cultivé, et, incidemment, je parlerai de certai-taines de nos oeuvres, telle la Sainte-Enfance, le rachat des fiancées, etc., en les situant dans leur cadre.Parlant du mariage chinois, je don-derai quelques exemples de mélodies du terroir, et je crois qu’en vous décrivant l’aspect du pays je ne pourrai mieux vous en accentuer l’impression qu’en vous chantant — à la Mongole — l’une ou l’autre chanson tartare, au caractère franchement paysagique.Pour qu’elle soit rendue d’une manière tout à fait exacte, il faudrait accompagner la musique des deux peuples avec l’accompagnement à l’unisson ou à l’octave, par des instruments du pays: violons, guitares, flûtes droites et traversières, iang-kin.Le “iang-kin” est une rudimentaire cithare, la zymbale des Tsiganes, sorte de tablette carrée dont un angle coupé, munie de cordes rangées dans un système analogue à celui de nos pianos.On frappe les cordes au moyen de baguettes très flexibles, et le son obtenu est puissant et pur.On retrouve cet instrument sous diverses dénominations dans la Petite-Russie, le Japon, chez les Rou-riates de Sibérie, etc.Son origine semble être chinoise.• * Je me contenterai d’accompagner les chansons chinoises au piano, en tâchant de rendre le rythme sautillant de leurs instruments à percussion qui scandent fortement la mélodie.Quant aux chansons mongoles, j’y ai adapté un accompagnement harmoniquéisobre, m’inspirant du caractère de ces mélodies et m’efforçant d’en faire ressortir le cachet.Je sais bien que, pour les puristes, il vaudrait mieux chanter tout à fait à la mongol», c’est-à-dire sans cet accompagnement qu’ils ignorent — puisqu’ils ne connaissent pas les harmonies—mais je me suis dit qu’il valait mieux les adapter à notre mentalité, qui ne comprend plus ou guère la simple monodie et je me suis autorisé de l’habitude constante qui règne parmi nous d’harmoniser le plain-chant.Ma conférence devant être avant tout une leçon de choses, une évocation de ces peuple ignorés, je me permets de noter ici quelques notions théoriques qui permettront de mieux saisir les particularités de ces chants.étranges pour nos oreilles.I—MUSIQUE CHINOISE Je ne parie que de la musique chinoise du Nord — celle que je connais — et je ne sais pas si les réflexions que je fais suivre peuvent s’appliquer à la musique du Sud.Les quelques auteurs qui ont écrit sur la musique de ce peuple, o\i bien se sont inspirés des traités de musique indigène, tel, le musicologue français Louis Laloy; ou tout au pins par l’une ou l’autre mélodie entendue par des Chinois transplantés.C’est ainsi que l’orientaliste belge, Monseigneur de Harlez, professeur à l’université de Louvain, écrivait dans ses “Miscellanés chinois”: “La musique d’aujourd’hui n’est plus malheureusement qu’une véritable cacophonie où chaque instrumentiste semble chercher à l’emporter sur les autres par le bruit.” F.Kühnert, dans la Revue orientale pour les études oumlsaltaiques (année 1902), fait également des réflexions piquantes mais défavorables sur la musique chinoise.Hector Berlioz, le grand musicien dont on va exécuter “la Damnation de Faust” sous peu à Montréal, écrivait: “Mon opinion est que c’est une confusion de mots d’appeler musique ce que les Chinois produisent au point de vue vocal et instrumental.” Il peut paraître osé de s’élever contre pareilles assertions, et cependant, je crois qu’elles ne sont pas absolument justes.Ce sont là jugements portés par des Européens, partant de leur point de vue européen et n’ayant guère entendu de musique chinoise.On ne peut pas procéder par méthode comparative; il n’est que trop vrai qu’elle est désastreuse pour cet art simple.simpliste même, mis en regard de notre superbe art musical.Je me range plus volontiers à l’avis de l’Anglais Perny: “On ne peut apprécier la musique chinoise qu’a-près un séjour notable en Chine.” Au début de mon séjour là-bas, mes oreilles étaient encore trop européennes; cette musique me déroulait, et, pourquoi ne pas le dire, moi, comme tant d’autres, j’étais peut-être trop dédaigneux pour considérer de plus près un art diamétralement opposé au nôtre.Ce n’est qu’à la longue que notre oreille comme nos idées se modifient quelque peu.Il faut se faire Chinois avec les Chinois et Franz Liszt écrivait avec vérité dans son livre: Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie: “Deux races dont l’organisation musicale n’aurait aucune affinité l’une avec l’autre ne sauraient rien entendre à la musique l’une de l’autre.” C’est à tort qu’on croit généralement que la caractéristique de la mélodie chinoise consiste dans l’absence de la quarte et de la septième dans la gamme diatonique.11 est sûr cependant que la quarte et la septième jouent un rôle beaucoup plus effacé que les cinq notes que l’on appelle avec raison les cinq tons fondamentaux: fa—Kon.sol—Chang la—Kio.do—ts’i ré—Yu.Le mi—pien-Kone et Te si—Pien-ls’ — n’arrivent qu’exeeptionnelle-ment; mais on trouve des chansons qui ont le mi (plus rarement le si) et d’autres plus rares qui ont le mi et le si.La différence consiste surtout dans xine autre conception de la mélodie, une autre marche de la voix; l’évolution du mélos se base sur d’autres principes que chez nous.Le Chinois affectionne les intervalles de quarte et d’octave; l’imprévu des finales qui ne se résolvent pas sur la tonique; enfin, la prépondérance du rythme binaire très régulier entrecoupé par des syncopes.Faudrait-il conclure avec un musicologue hollandais, M.H.van’t Kruys, que nous avons beaucoup a apprendre, beaucoup à puiser dans la musique chinoise?Je n’ai pas la compétence pour trancher cette question, et la laisse à de plus savants.L’organe vocal des Chinois (et des Mongols) est plutôt déplorable.La voix est nasale (gutturale chez les Tartares), les sons ne soldent pas purs, le défaut de méthode rend leur façon de chanter réellement pénible.Us s’appliquent à donner le plus d’intensité de son possible, même en fausset, et opèrent des chutes de voix qui donnent des crispations nerveuses lorsqu’on n’y est pas habitué.FTnfin, sur la note finale, ils accusent une dépression allant glissant sur une série d’intervalles imnossible à noter, car ce sont des “Koma" se confinant bien souvent dans l’espace d’un ton.La voix des femmes vaut un peu mieux que celle des hommes, mais ne passerait pas pour agréable parmi mous.Elles chantent toujours d’une manière plus languissante, retiennent le mouvement et ont une allure un peu traînarde.Soprani et contralti sont rares: les femmes ont généralement la voix mezzo-soprano.Chez les hommes les basses sont rares et la voix de ténor habituelle a peu de portée.Nos Chinois s’exercent, avec beaucoup de succès, à amplifier la force de leur fausset qui acquiert un développement étonnant.Chose curieuse, nos Chinois du Nord s’occupent moins de la beauté.du son que de la netteté du rythme.Cette insouciance se montre par leurs instruments à cordes.La table d’harmonie, dans nos contrées, est tout simplement une membrane faite de peau d’âne, ou de peau de serpemt: c’est sur cette membrane que vient poser le chevalet également tendu des deux côtés.La caisse de résonnance du violon est plus défectueuse encore : un simple tube de cuivre ou de bois, ayant un diamètre d’un pouce et demi sur lequel on a tendu une membrane de peau de coq.Pour conclure brièvement: C’est un art, à côté du nôtre, en dehors du nôtre même, et qu’on ne peut juger avec nos idées.Art pauvre sans doute, n’ayant guère évolué et «T^frant peu de diversité, mais un art tout de même et qui charme (Suite à la 2ième page) LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 20 AVRIL 19Ï4 YOL.V.—No.l'l CHRONIQUE^ RELIGIEUSE | ROME ET LE MONDE LE R.P.VAN OOST AU COUVENTD’HOCHELAGA Le R.P.Van Oost, de la Congrégation du Coeur Immaculée de Marie, donnait l’autre soir, aux religieuses et aux élèves du couvent d’Hochelaga, une conférence des plus intéressantes, sur les missions chrétiennes de la Mongolie.Le Révérend Père choisit comme sujet : "La femme chinoise.” Dans un style original et imagé le zélé missionnaire fit connaître les moeurs et les usages du peuple chinois relativement à la femme depuis sa naissance jusqu’à sa mort, décrivant d’une manière pittoresque les cérémonies des fiançailles et du mariage.La femme qui, dans notre pays, est considérée comme la reine du foyer, est traitée tout différemment là-bas.Tandis que la naissance d’une fille est accompagnée, ici, de vives réjouissances, elle est regardée, en Mongolie, comme un châtiment et un grand malheur.Neuf fois sur dix, les nouvelles venues sont condamnées à la mort.“Cependant,” dit le Révérend Père, “les Mongols ne sont pas cruels.Leur pauvreté et la fausseté de leurs notions religieuses sont les causes premières de leurs actes barbares.” Quelquefois, les parents vendent l’enfant, alors on peut l’acheter pour vingt sous.Les petites filles qui échappent ainsi à la mort sont ordinairement fiancées dès l’âge de cinq ans et mariées à 14 ans.L’entretien annuel d’une de ces petites Chinoises, à l’établissement de la Sainte-Enfance, cofite $8.00.Le prix d’une mariée varie de $11.00 à $15.00.Cette charmante causerie, émaillée d’anecdotes, de musique et de chansons orientales, a provoqué à plusieurs reprises de nombreux applaudissements.L’éloquent conférencier a vivement éveillé la sympathie de ses auditrices, qui ont généreusement contribué à améliorer le sort de ses 3,000 petites protégées.MORT DU FRERE TERENTIEN Le Frère Térentien — né Simeon Fortin, — directeur des Frères des Ecoles Chrétiennes de la paroisse Sainte-Anne, Ottawa, est décédé hier.Son service et sa sépulture auront lieu mercredi.ESCULAPE MECONNU Montréal, vraiment, n’aime pas les novateurs.Un Palonais, Martin Poneshal, à votre service, est notre dernière victime.Emule de Card, sinon disciple, il se présente vendredi soir an poste des pompiers de Verdun et, en homme sûr de son opération, il se précipite vers un chauffeur, un luisant couteau à la main — un bistouri ressemblant à un vulgaire couteau de poche — et va d’une main habile ouvrir les entrailles de notre contemporain.Hor-misdas Canuel, c’est le nom du chauffeur, peu soucieux de servir à une expérience, fait vite un pas en arrière pendant que le chef de police Roy se précipite, désarme le chirurgien et le fourre vivement au bloc.Samedi, Poneshal est amené devant le magistrat et tente en un langage impossible — ces érudits ! de s’expliquer.Le tribunal, qui ne peut rien comprendre, envoie tout simplement le Polonais en prison où il subira un examen sérieux des bosses crâniennes.En voilà encore un qui, après Sarah, nous traitera de sauvages ! UN JUBILEE EN COUR DE POLICE Un medi tour fêter CHINOIS ET MONGOLS (Suite de la 1ère page) des millions d’hommes que, malgré tout, on ne peut sans injustice ranger au nombre des peuples non civilisés.IJ.MUSIQUE MONGOLE.société choisie était réunie sa-matin en Cour de Police au-de M.le magistrat Leet pour les noces d’argent et un peu plus de notre concitoyen bien connu M.James O’Gara.Rien connu! Oui certes, de la police au moins.11 faut dire que M.O’Gara était çris par surprise ou plutôt il l’avait été quelques heures auparavant pour avoir volé $2 de fer, la propriété d’un M.Miller.—Combien de fois avez-vous été condamné?demande le juge.—Quatorze, fois, je crois.N’est-ce pas plutôt 31 fois?demande M.Leet, après avoir parcouru le casier tout noirci du prévenu.—C'est bien possible; je demande grâce: je suis le seul soutien de ma soeur.—Elle peut sans doute se passer de vous, car je vois que l’an dernier vous avez été condamné quatre fois .toujours pour ivresse.Un an cette fois.Et ainsi O’Gara courba la tête sous la trente-deuxième sentence, ayant ioublé de sept le cycle de ses noces l’argent comme pensionnaire de l’E-:at.HEUREUSE OPERATION de l’hôpital Gé- On néral nous informe que iopi M.Leonardo Maffei, 18 rue Parker, a été opéré avec suc-?ès.On se rappelle que Maffei avait eu le dos brisé, le premier du mois dernier, en recevant une masse de jriques sur le corps.C’est le Dr J.VL Elner qui pratiqua la délicate opération.Maffei commence à marcher, et il n’y a aucune raison de douter de son complet rétablissement.IL APPARTIENT AU CALGARY Auburn 'M — Les services du loueur Harry Thompson ont été accordés au club Calgary, d’après la décision relative aux ligues mineurs.Cette dérision a été rendue par le président du Conseil National d'Ar-bitrage, M.Farrell.Si nous trouvons quelques données au sujet de musique chinoise chez quelques rares auteurs, il n’en va pas de même pour ce qui regarde la musique des Mongols Ortos.Je n’ai trouvé que deux petits travaux; l’un traitant brièvement de la musique des Rouriates et paru en 1887 dans la “Vierleljahrsschrift fur Musikwissenschoft”, sous la signature de G.Stumph; l’autre, publié par un professeur de l’université de Saint-Pétersbourg, le docteur A.Rmlner, qui donnait entre autres les chansons mongoles publiées par moi dans la revue ethnologique “Anthropos” de Vienne, et des chansons des Mongols d’Ourga et des Rouriates.Or, par les exemples donnés par ee.s deux auteurs je constate que les mélodies ortos sont absolument originales et empreintes de particularisme.Pour juger d’une musique, il faut considérer attentivement les deux éléments constitutifs de cette musique: la ligne mélodique et le rythme, et en dégager les caractéristiques.Ligne Mélodique.—La gamme mongole aux Ortos ne comprend que cinq notes: fa, sol, la, do, ré.C’est comme on voit, la gamme chinoise, sans l’adjonction des deux notes moins importantes mi et si.On voit tout de suite que cette gamme est pauvre, car avec ces notes il leur manque la quarte augmentée de la septième majeure, plus tous les demi-tons.D’après les musicologues, tels que Gevoert en Belgique, Vincent d’Indy en France et Hugo Riemann en Allemagne, cette gamme de cinq notes aurait été la gamme primitive de tous les peuples.La pauvreté de cette gamme limitée oblige le chanteur à de grands écarts de voix pour varier sa ligne mélodique.C’est là ce qui fait une distinctive très caractéristique avec nos chansons populaires anciennes qui se meuvent dans les sonoriités approchantes; avec le plain-chant qui, dans ses mélodies les plus belles a un ambitus très limité, je ne cite que la “Préface” et le “Pater” qui dépassent rarement l’intervalle de quinte.Or, parmi les chansons mongoles, celles qui embrassent une octave et demie sont nombreuses et je connais telle mélodie qui comprend deux octaves plus un ton.Cette chanson mongole est éminemment mélancolique; et cette tristesse provient non seulement de l’usage presque continuel de la tierce mineure, mais encore et surtout du caractère paysagique de cette chanson.C’dst le terroir, avec ses aspects morne et sauvages, c’est la nostalgie des grandes solitudes qui inspire le Mongol, et,- inconsciemment peut-être, c'est ce qu’il chante dans son répertoire populaire.Plus sobre de lignes que la plupart des mélodies orientales, elle a donc une physionomie toute particulière; et qui n’chappera pas aux auditeurs.Rythme.—Il faut diviser les chansons mongoles en anciennes et modernes; car leur allure rythmique diffère beaucoup.Dans les cantilènes de la première catégorie nous avons une succession de rythmes binaires et ternaires à intervalles irréguliers.Ce n’est pas le rythme de la poésie scandée, ce n’est pas le rythme prosodique ni même l’accent tonique.C’est donc un accent purement musical et non pas le rythme oratoire.L’accent du phrasé musical est considéré comme le seul facteur du rythme et il faut donc le chercher non dans les mots, mais dans les périodes mélodiques.Cette forme a cependant un relief suffisamment déterminé pa r les accents musicaux, par la correspondance rythmique des divers groupes, pour constituer non une méopée vague, mais une mélodie.Le rythme est coloré, il a de la souplesse et du caprice.11 a une certaine imprécision, cela se comprend et les Mongols en chantant accentuent la mélancolie du mélos en appuyant ici, en effleurant à peine là-bas.11 y a des notes qu’on dirait être des sanglots.Le temps de ces chants anciens est toujours lent.Les chansons modernes sont empreintes de l’influence chinoise.La plupart des cantilènes de cette seconde catégorie peuvent s’écrire résolument en binaire, et en rythme régulier.L’envahissement des Chinois, les relations plus suivies avec, eux, l’attrait des comédies chinoises, des instruments à sonorités brèves sur les Mongols, ont causé cette dé généresccnce.Ges chants modernes sont restés absolument mongols pour la ligne mélodique, mais se sont divisés pour le rythme; et c'est là—les musiciens ne s’y trompent pas—un phénomène bien étrange.Pour juger bien des chants mongols, il faut les entendre dans leur cadre, au milieu du steppe, parmi cette nature sauvage et triste qui les inspira.Les indigènes ont l’organ aussi désagréable que les Chinois des mêmes contrées, et il faut les faire bénéficier du recul pour apprécier leurs chants.Cet article, assez long, ne consti tue pas et ne peut constituer une élu- de; il y a une foule de détails techniques dans lesquels je n’ai pu entrer .Malgré cela, certains lecteurs trouveront peut-être qu’il y a des détails arides; et je m’en excuse en disant que l’exécution de ces chants leur fera comprendre ces quelques notes.Il faut que le missionnaire s’intéresse non-seulement aux peuples qu’il évangélise, mais aussi à tout ce qui les touche.La chanson, la musique redit si bien l’élat d’âme, —elle est la manifestation spontanée du sentiment.Comprendre la musique d’un peuple, l’aimer, c’est pénétrer dans l’intimité de ce peuple.Or, nous devons par vocation, nous ingénier â gagner les coeurs.Et voilà pourquoi un missionnaire s’intéresse à tout ce qui charme ses enfants, voila pourquoi aussi il veut essayer d'y intéresser les autres; car l’inté- rêt, c’est déjà un commencement de bienveillance; et Dieu sait si je voudrais conquérir à mes pauvres et chers chrétiens la bienveillance des coeurs généreux du Canada.Joseph VAN OOST, Missionnaire de Schcnt aux Ortos.LA VIE QUI PASSE (Suite de la 1ère page) tendres et délicates; de jolis noeuds de ruban, des fanfreluches de soie, de ’mignons hochets d’ivoire; un amas de lainages moelleux et douillets; et au milieu de tout cela, une petite tète ronde et rose, aux traits encore incertains où roulent à fleur de peau des yeux étonnés, des petits bras informes au bout desquels s’agitent des menottes potelées.Ce petit être encore inconscient, c’est la joie de toute la maison, c’est le point central vers lequel convergent toutes les attentions, toutes les sollicitudes, tous les espoirs d’avenir.Il rit; et son sourire est une éclosion de bonheur autour de Jui: la jeune mère le couve des yeux; elle admire son trésor, son amour de bébé qui pour elle est plus que la vie, plus que tout.Aussi faut-il voir comme il est soigné, dorloté; comme on écarte avec inquiétude de son berceau toute gêne, toute souffrance.Le cher petit égoïste attire tout vers lui, et il ne s’en doute même pas.Hélas! il est d’autres mères, d’autres berceaux aussi.Ils ne sont pas soyeux, pomponnés, ceux-là ; de pauvres nids d’oiseaux miséreux où, sous des langes bien rudes, s’agitent de petites créatures vagissantes au teint blême, aux grands yeux creux tout cernés d’ombre, leur pauvre petit corps fiévreux tout secoué par les spasmes de la douleur.Ils ont des mères aussi ceux-là, des mères pour (pii ils sont tout au monde, qui les aiment autant que les autres mères aiment les leurs, et qui, les yeux secs pour avoir trop longtemps pleuré, se désespèrent de leur impuissanice.Ils ont une mère aimante, ces pauvres bébés; mais aussi une terrible marâtre, la pauvreté, qui règne en maîtresse à la maison et qui y introduit sa sinistre commère la maladie.On ne Ta pas invitée celle-là, mais elle s’est emparée du petit être et !c torture jusqu’à en faire un petit squelette avant de l’abandonner à l’impitoyable faucheuse qu’est la mort.Que faut-il pourtant pour chasser ces spectres lugubres et ramener la joie avec la vie au chevet des frêles barcelonnettes ?Rien peu de chose à la vérilé, mais ce peu est si difficile aux pauvres gens : du bon lait sain et des soins intelligents.Ces choses si simples pourtant, combien ne peuvent se les procurer, même au prix des plus héroïques sacrifices ! Et les mères fortunées, obéissant ce sublime instinct qui les empêcherait de goûter pleinemenj leur bonheur si elles ne le faisaient un peu rayonner autour d’elles; les mères éprouvées qui gardent encore de cuisants regrets au fond de leurs coeurs inconsolés; de tendres jeunes filles, les mères de demain, dont âme s’est émue à la vue de douleurs qui peut-être seront bientôt les leurs, ont tendu la main à leurs soeurs malheureuses.Avec l’aide de ces vaillantes femmes qui ont pour elles-mêmes renoncé aux joies de la maternité el qui se sont faites les mères et les consolatrices de tous ceux qui souffrent et qui pleurent, clics ont fondé l’hôpital Sainte-Justine.Aujourd’hui clics nous demandent notre appoint, notre participation, — combien peu onéreuse! à leur oeuvre d’amour et de charité.Saurons-nous refuser?Même jour.— Soliloque de T’In-désirable" raniasseur de bouts de cigares.(Débité et reproduit en véritable “Parisian French” quelque peu mitigé cependant pour la compréhension du lecteur).10 heures du soir, devant le Monument National.Un individu sans âge à la barbe hirsute, déambule lentement, les yeux fixés sur le trottoir qu'il inspecte dans tous ses recoins.De temps à autre, il écrase quelque chose à terre d’un vigoureux coup de talon.Ee temps de dire ouf! et le quelque chose qui est resté accroché à la semelle passe dans sa main et de là dans sa poche avec une merveilleuse prestesse.Tout en cherchant, il monologue: Y a pas à dire, j'ai-z-ou du flair de v'nir par ici à e’soir.C’est qu’mézigue est un gars à la r’dresse qui sait piger l’oerase.J’snvais heu qu’y aurait du populo pour écoùter ce vieux zigue de Royer; c’qu’il est rigolo.Je m’rnppelle l’avoir entendu y a quéque chose comme dix ans aux Quat’ Z’arts.Y avait là aussi Bonnaud et un p’tit nommé Raltha qui faisait l’arbi.F vous envoyaient çà qu’c’était tapé; Une, deusse, le midi bouge.Mais vrai j’me doutais pas ici que c’serait si hath! Y en a-t-y! y en a-t-y d’ees autos! Mince alors!.Dire que j’pourrais en avoir un ’comme ’ça moi aussi à e’t'hcurc! C’est mêm’ dans cette idée-là qu’j'étais v’nu chez les Canayens: j’m’avnis mis dans l’ci-boulot qu’les mille et les cent, on les ramassait à la pelle.Oui, mais va-t’en voir s’i’pleut: ici aussi faut travailler, si c’est pas malheureux! Du coup, pu personne; moi, j’ai un poil dans la main, c’est çà qu’est malcommode pour turbiner.Alors à cans’ de çà, j’ramasse des bouts d'mé-gots, c’est moins fatigant.Chouette 1 en v’ià’un qu’est presque entier.Penh! c’est qu’un Peg-top!.Tant pis.l’vieux Jéroboam «’contentera de c’qui y a.N’empêch’ (tue j’ai hont’ de fair’ c’métier-là; j'os’ pas dir’ mon pays quand c’est qu’on m’demande.Je Pdéshonore, mon pays.Y a pas, je m’dégoùte à des moments.Faudra ben tout d’mêm’ qu’j’essayc d’bour-linguer par là!.I’disent coinin’ çà qu’y faut des cultivateurs quéq ie part par là dans l’Ouest.Non,mais des fois, c’est à voir.Après tout, j’suis lias pu mauvais qu’un autre.Faut s’rendr’ justice.j’serais mêm’ tout à fait bon sans cctt’ mauvais’ flemme qui m’mang’ le sang.Tiens! v’ià qu’çà sort.Allons ouste! mon bonhomme, faut calter.Manqu’rait plus qu’y aurait par là, des pays costauds qui t’reconnaitraient.T’t’connaiss’nt pas, mais çà fait rien, faut pas leur faire affront.Pour copie presque conforme.LULLETTE.L’AVENIR DU LABRADOR L’EXPLORATEUR GRENFELL VA Y ORGANISER DES FERMES POUR L'ELEVAGE DES ORI -GNAUX.— LA PRESERVATION DES ANIMAUX A FOUR RURES.(Service de la Presse Associée) Londres, 20 — Le Dr Wilfred Grenfell, explorateur, ami intime du président Wilson, s’est embarqué hier sur te "Mauretania”, en route pour l’Amérique.M.Grenfell s’occupe beaucoup du développement du Labrador.Avant de partir, il a déclaré ce qui suit : “Je suis anxieux de faire prospérer ma patrie d’adoption, — la Norvège du continent américain.La tâche la plus importante qui m’incombe, au point de vue commercial, est d’organiser des fermes où l’on fera l’élevage des orignaux.La chair de cet animal est très demandée au Canada et j’espère surpasser ce qu’on a fait jusqu’ici dans l’Alaska."Le gouvernement canadien est à construire deux grands ports sur la côte Est.On pourra donc transporter facilement les orignaux de ce côté-ci de l’Atlantique.Je travaillerai également à la préservation des animaux à fourrure tels que les renards, les martes, les putois et les phoques.Gomme voyage de plaisance, la partie sud du Labrador offre des attractions merveilleuses.” LES TRAMWAYS A HALIFAX PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES A PPRËNTÏS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours, positions ^assurées.Cours spécial du soir.S'ad.Molers Barber College, fi2D.Boulevard St-Laurent.Montréal.33-b ELECTROLIERS Electroliers pour 8 appartciments de $10 en montant.Poêles à gaz de $2 en montant.Fixtures électriques et poêles à gaz pour tous les goûts, t haret-te & Frère, 414 Ontario Est.Tel- Est 721, emploi” DEMANDE.Jeune homme, 24 ans, expérience de huit années dans travail de bureau, demande position, secrétaire ou assistant comptable; prendrait charge de correspondance.Très bonnes references.Boîte 104 “Le Devoir”.h AVOCATS GERANT.Personne compétente demandée pour prendre charge immédiatement comme Gérant de Ventes dans upe Compagnie importante pour s’occuper d’une grande subdivision située sur la ligne des tramways et avec toutes les améliorations de la ville.Salaire.$10 000.00 à $15,000.00 par année pour personne ayant qualifications requises.Applications strictement confidentielles.S’adresser: Gérant de Ventes, Casier postal 321, Montréal.90-3 JEUNES FILLES On demande deux jeunes filles parlant le français et l’anglais pour servir aux tables de la salle à manger de la gare Bonaventure.S’adresser à M.James Robb, gérant du restaurant du Grand-Tronc.VOYAGEURS DEMANDES.On demande 2 voyageurs pour voyager dans l’est de Montréal, les personnes d’expérience et connaissant l’épicerie seules doivent se présenter.S’adresser à Patenaude, Larue, Cari-gnan Ltée, 246 rue Saint-Paul.BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tel.Bell, Main 2679.Tél.Bell Mnln 1973.—Adresse télésraphUrue Codes i Western Un.Univ.Ed.“Yrrab" Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.r un Avocat et Procureur tuillce Banque Ottawa, 221 rue St-Jacques Chambre 44.—Montréal Boite Postale 360.— Adresse télégraphique „ "Nnhac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Code» : Liebcrs.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR ^difice Transportation.«— Kue SaiiU-Jacques LAMOTHE & TESSIER, avocats.Lclihce Banque de Québec, 11 Place d Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille lessier, L.L-B.Résidence ! Est 8973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B._ AVOCAT Tel.Main 213—Chambre 53.rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance Tél.Est 5973 GUY VAN1ER, B.A., L.L.L.AVOCAT 87, rue Saint-Jacques.—Chambre 78 Tél.Main 2032 MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Sulnt-Ilenis) einlndlcs des yeux, oreilles, ne*, •srynx.Tél.Est M ~~ ~ Diplômé en hygiène Pub.~ Dr.J.N.CHAUSSE SPECIALITE s Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.8| h B p.m.Tél.Saint-Louis, 4826.1333 Ave.| Delorimier, coin Mont-RoyaS.-EST 6734 - Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Pari».I Maladie des YEUX, des OREILLES, du NEZ et de la GORGE, 523 Saint-Denis, (en face du carré Saint-Louis).NOTAIRES „ GIROUX, LUCIEN, notaire, édifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tel.Main 2785.Résidence.405 Duluth ist.Tél.Saint-Louis 3585.Argent prêter.Règlement de succession.BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.À 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cette compagnie qui a des millions et des millions de dollars et ne regarde pas à dépenser quelques miüers de dollars.M.Tory a soulevé en effet la question de privilège et il a demandé qu’une enquête soit faite pour savoir ce qu'il y avait de vrai dans l'article anonyme du “Mail” et de véritable afin que l’on puisse prendre toutes les masures nécessaires pour revendiquer l’honneur de la législature.Le sénateur William Dennis qui est propriétaire du journal en question a déclaré hier soir, par une dépêche adressée au premier ministre de la Nouvelle Ecosse qu’il est prêt à répéter '.es choses dites dans une lettre publiée par un de ses journaux, et il les répète de fait dans sa dépêche.Il ajoute de plus qu’il est la dispofï-tion de la Chambre et que le jour ou on l’appellera il est prêt à se rendre à Ottawa.RESIDENCE D’ETE A LOUER.Pointe-aux-Trembles, maison meublée de 5 pièces, située sur le bord du fleuve, avec droit de grève.Garage.Endroit idéal pour le yacht.S’adresser, 121 rue du Couvent.Tél.West-mount 1301.A VENDRE EXPLOSION DE PEINTURE A VENDRE OU A LOUER.A Old Orchard Beach, sur le bord de la mer, à six minutes de marche de la gare grande villa avec véranda dix pieds de largeur, construite en 1913, salon salle à manger, cuisine, six chambres à coucher, chambre de bain, eau chau de et eau froide, grande cave avec buanderie et cabines de bain, lumière électrique, moustiquaires en cuivre pour portes et châssis, ameublement complet y compris piano, terrain 50 pieds de front par 140 de profondeur.Adressez, F.F.Beauregard, Bidde ford Maine.A VENDRE Un engin à vapeur type Corlls, système le plus économique, 30 forces, avec bouilloire de 50 forces, en excellente condition, et pouvant porter 100 livres de pression, à vendre à bas prix.Ces appareils peuvent être vus chez MM.Casavant Frères, facteurs d’orgues à Saint-Hyacinthe.A vendre aussi un moteur à gaz ou à gazoline, de 5 forces, en bonne conditions.Pour information s’adresser Une explosion de canistres de peinture à la bâtisse de la “Douga.l Varnish Go.”.305 rue Manufacture, à cinq heures hier soir, a allumé un sérieur incendie dans cet immeuble.Le travail des pompiers a été très difficile et dangereux vu les fréquentes explosions et une fumée nauséabon le.Après une demi-heure de lutte et faisant usage de cinq jets d’eau, on a pu cependant éteindre les flammes.i.es dommages sont évalués â $3.990.TERRASSE CHOQUETTE.Dans nos 3 annonces relativement à la Terrasse Choquette à Beloeil Station, pour terrains, nous annoncions s’adresser à Belgian Realty Limited lorsque nous aurions dû écrire Belgian Realty Coy., laquelle compagnie n’existe plus, M.Alfred Cadieux res tant le seul propriétaire.r.DENTISTES TEL.EST 410.—¦' .n Dr Ernest Charron CHIRURGIEN-DENTISTE 144 rue Saint-Denis.Près de TUnWer-Montréal.site Laval.INGENIEÜRS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Conseil.Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-mes.Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, Ingénieurs 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410, en I 16 volumes.Aussi l’Histoire de Fran-! ce depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI, de ’’an 600 avant J.-C.à l'an 420 ce J.-C.en 16 volumes Tous en parfait ordre.S’adresser à f$l avenue Papineau.Les différentes municipalités de la rive sud du Saint-Laurent s’organisent pour préparer la construction d’un système d’égouts riverains.M.J.H.Rainville, député de Cham-biy-Verchères, présidait une assemblée tenue à cet effet à Longueuil, samedi soir.Dans son discours le député a déclaré que le ministère Borden était prêt à dépenser $75,000, pour la construction de l’égout prir.rpal sur la ferme du gouvernement, et $30,000 pour la construction d'une nouvelle route.Plusieurs orateurs parlèrent en faveur du projet.Ce journal est imprimé au N'n.4?, rue Saint-Vincent, à Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bou-rassa.directeur-gérant.**).St-Lon’* ¦mi-———¦' DEIufiKS & GAUTHIER I’oij*act.»s rt Kembourre«r» ^LCàAi^A 1 : hepiration de meuble* antique* 974 RITE SAINT-DENIS MUNICIPALITE DE SENNEVILLE PROVINCE DE QUEBEC Des soumissions cachetées adressées à GEO.B.MOXON, Ingénieur de la Corporation portant à l’endos : “SOUMISSIONS POUR CHEMINS MACADAMISES, BITIMI-NEUX” pour le Village de Senneville, seront reçues au bureau du soussigné Jusqu'à une heure de l’après-midi, le ô mal 1914.Les plans, spécifications et formes de contrats peuvent être examinés et blancs de soumissions obtenus au bureau de l’Ingénieur, Chambre 514, Edifice Canadian Express, rue McGill, Montréal.Les soumissions devront être faites sur les formes imprimées qui seront fournies et l’entrepreneur devra remplir tous les blancs, autrement sa soumission ne sera pa» acceptée.La longueur du chemin à faire est d’environ 4 milles 1-4.Les soumissions devront être accompagnées d’un chèque accepté tiré sur une Banque incorporée ayant bureau au Canada, pour la somme de cinq cents piastres, (.$500) payable à la Municipalité de Senneville.La dite Municipalité ne s’engage pas à accepter aucune des soumissions.L.J.BOILEAU, Sec.-Trés.20 Saint-Jacques.Montréal.PROVINCE DE OUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.3413.—Dame Ap-pollinc Martel, épouse commune en biens de Fernando Hétu, de la cité et du district de Montréal, demanderesse, vs.le dit Fernando Hétu, defendeur.Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause.LORANGER, LORANGER et PIU'D’-HOMME, procureurs de la demanderesse.Montréal, 19 mars 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district «le Montréal, Cour Supérieure No.4232.-Dame Constantine Marleau, épouse légalement commune en biens de Joseph Saint-Jean, marchand-épicier, de ia cité de Lnchine.dims le district de Montréal, rt dûment au-torisec à ester en justice, demanderesse, s-s.ledit Joseph Saint-Jean, défendeur.I^i demanderesse a institué, ee jour, une action rn separation de biens contre sondit époux.A.JASMIN, avocat de la demanderesse.Montreal 17 avril 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.(.oui- Supérieure No.1111.- Dame Plu-i ¦rî.0 Rousseau, épouse commune en liions ' de i I"anas Dancausc, entrepreneur, de la rj i Cachine, dans le district de Montréal.el dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, v.s.I.i dit Thomas Dancausc, delenneur.La demanderesse a institue ee Jour,.une action en séparation de biens contre Sondit ép six.A.JASMIN, avocat de la • Umanderrsse, Montréal, 17 avril 1914. YOL.V__No.91 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 20 AVRIL 1914 3 FAITS-MONTRÉAL DIMANCHE TRAGIQUE DEUX DRAMES SE SONT DEROULES HIER CHEZ LES POLONAIS.— UNE FEMME TUEE PAR SON MARI.— UN BLESSE.DEUX VIEILLARDS SURPRIS PAR LE FEU DANS LEUR LIT ECHAPPENT A LA MORT.*' UN POLICIER SE BRULE LES MAINS La fête de la Quasimodo a été célébrée de triste façon dans la colonie polonaise de Montréal : une femme a été tuée d’un coup de revolver, rue Brown, et son mari a été arrêté pour ce crime.Un hom-v me a été blessé à la Pointe Saint-Charles et son assaillant est encore au large.Une trentaine d’autres citoyens d’origines polonaise et russe ont été arrêtés sous différents chefs d'accusation.L’accusation la plus sérieuse est fiortée contre Authey Herman, pour e meurtre de sa femme.L’accusé, i ainsi que plusieurs témoins, prétend que la femme a été tuée par accident.Le capitaine Turneri du poste de la rue Frontenac, fut averti vers 3 heures hier après-midi qu’une femme avait été blessée au No 155 de la rue Brown.Toute la journée il y «vivait eu du tapage parmi les Polonais et les Russes du quartier, et le t capitaine partit avec une forte escouade.Us trouvèrent Mme Herman sur un lit gravement blessée.La maison était remplie de Polonais et de Russes, mais pas un seul ne put se faire comprendre en français ou en anglais.Un médecin fut aussitôt appelé qui fit transporter la blessée à l’hôpital Général.Le capitaine Turner avertit le bureau des n détectives qui commença les recherches.Les détectives Charbonneau, Brabant, Gorman et Growthers ne purent presque rien obtenir des gens à demi-ivres qui se trouvaient dans .la maison.Ils apprirent cependant qu’il y avait eu querelle entre les époux Herman.Le mari avait dis-* paru.Les détectives Growthers et Gorman se rendirent à l’hôpital Général pour obtenir des informations auprès de la victime ; à son chevet ils trouvèrent le mari qui fut mis sur le champ en état d’arrestation.Il admit que sa femme avait été blessée par lui, mais accidentellement.Il avait un revolver à la main “ cl sa femme voulant le lui ôter avait fait partir le coiro.Vers G h.45, hier soir, le magistrat Lect, averti de la condition cri-tioue déjà femme, se rendit à l'hô-pital pour prendre une déposition “ante mortem”.Lorsqu’il arriva, la femme avait cessé de vivre.La balle avait traversé l’abdomen " du côté droit au côté gauche, i A part Herman, trois autres Russes, qui avaient été témoins de l’affaire, ont été écroués au poste.A LA POINTE SAINT-CHARLES Rue Centre, No 186, un autre dra7 me s’est déroulé vers 5 heures de l’après-midi.Un nommé Wasye * Kany, âgé de 30 ans, a été blessé d’un coup de revolver par un nommé Andreska Packa, demeurant au No 523 de la rue Wellington; la balle a pénétré dans l’estomac; le blessé a été transporté à l’hôpital Général; ce matin on nous informe de cet endroit que le blessé a pris un mieux considérable.Le lieutenant Bellefleur du poste No 9,-informé du fait, dépêcha sur les lieux le sergent Corbett et les * agents Boccage et Chamaillard ; quand ils arrivèrent à la maison où s’était passé le drame, Packa avait déjà pris la fuite.Deux autres Polonais ont été arrêtés dans la soirée par les agents Roccage et Chamaillard; Mike Ko-riz, 28 rue Soulanges, et Y.Ymuska, même adresse; le premier portait 3 coups de couteau à la tête et le se-cond avait la main coupée; les deux •.blessés ont été conduits pour pansement à l’hôpital Général, puis écroués au poste pour ivresse et pour voies de faits l’un sur l’autre.Joseph Amock.trouvé porteur d’un casse-tête, a été arrêté où le drame s’est déroulé.Le lieutenant Bellefleur a dû tenir des hommes pu permanence dans les rues, hier soir, prêts à toute éventualité tant l’excitation régnait dans la colonie polonaise de la Pointe Saint-Charles.Au village Turcot, un Polonais a reçu un coup de couteau dans le dos, au No 17 rue Victor Hugo; le hlessé un nommé R.Malinsku a été tarnsporté à l’hôpital Western; la blessure n’est pas grave; son agresseur est connu mais il n’est pas arrêté.Cinq autres Polonais, dont l’un était armé d’un revolver, ont été arrêtés pour tapage, par le lieutenant Collins du poste No 28 et les constables Renaud et Desroches.Dans ce quartier là également les Polonais ont donné beaucoup de fil à retordre à la police.BRULE PAR UNE LAMPE.Le policier Henri Poirier, de la sta-.fon de la rue Youville est à l’hôpital j souffrant des suites de brûlures remues à sa riiambre, 642 Beaubien, samedi soir.La lamtpe qui éclairait l’appartement fit explosion et c’est en voulant éteindre les flammes que Poirier se brûla les bras, les mains et le visage.Il devra chômer pendant plusieurs jours.VIEILLARDS EN PERIL.Deux vieillards, les épouk Donald-son, l’un sourd et l’autre souffrant de rhumatisme, faillirent être asphyxiés hier soir, vers six heures, à leur logis, 335 rue Madeleine.Le coupje était au lit quand la femme s aperçut que de la fumée venait de ‘la cuisine et cria à son époux d’aller voir où pouvait bien être Tincendie.Il ‘ se leva, courut sonner l’alarme et revint aussitôt retrouver son épouse qui cherchait son chemin, avec peine, dans la fumée acre; il eut juste le temps de la descendre dans la rue.Les pompiers arrivaient alors et purent, en moins de vingt minutes, éteindre les flammes.Les dégâts con fines à la cuisine peuvent s’évaluer à $200.L’origine de l’incendie est inconnue.L’INTELLIGENCE DES BETES.Un chien du nom de Carlo a suivi jusqu’aux portes de la mort son maître, John Fitton, 22, 9ième avenue, Lachine.Fitton partait de chez lui avec son chien, samedi matin vers les sept insures, disant qu’il allait au travail.Mais comme Carlo revenait vers les 8 heures 30, en aboyant et en sautant, Mme Fitton comprit qu’il était arrivé quelque chose à son mari.Elle alla chercher ' son fils, Walter, qui est à l'emploi de la maison Allis-Chalmers, et toux deux partirent à la suite du chien.L’animal les conduisit au fleuve où son maître était tombé, et sauta lui-même dans Peau.On comprit alors quel accident était arrivé.Malheureusement le cadavre ne put être repêché.John Fitton était bien connu à Lachine, »t sa disparition tragique est vivement regrettée.La famille éprouvée a reçu de nombreuses sympathies, Fitton était malade depuis le Noël dernier.LES SECOURS AUX TERRENEU-VI ENS.La somme de $1,000,000 sera nécessaire pour venir en aide aux 1,200 veuves et orphelins, laissées sans soutien par la terrible tempête du mois dernier.Montréal a commencé à donner la preuve de sa générosité et la liste des donateurs vient de s’augmenter de la Y.M.C.A., laquelle a fait parvenir au lieutenant-colonel Renouf un chèque de $400.BOUGES VIDE La police des moeurs a fait, hier, deux descentes dans des tripots chinois au Nos 14 et 30 Lagauchctière ouest; 24 joueurs ont été arrêtés.UN ENFANT ECHAPPE A LA MORT Un garçonnet de six ans, Napoléon Grammont, 2805 rue Saint-Dominique, a échappé à la mort comme par miracle, en tombant d’un deuxième étage dans une cour.C’est le père qui, averti de l’accident par les cris de l’enfant, courut le ramasser.L’ambulance de l’Hôtel-Dieu fut ensuite mandée d’urgence.L’enfant souffre de blessures au visage que l’on croit peu graves.Une opération cependant sera peut-être nécessaire.BONNE CAPTURE.Un nommé Nicola della Icono, 25 ans, a été arrêté, hier soir, par les dé tectives Tierney et Forget, au No 145 Conway.Cet homme est accusé du meurtre d’un compatriote, Giovanni Dattola, qu’il aurait tué au sujet de la fille de ce dernier; le crime a été commis à Brooklyn, il y a trois semaines.Deux agents de la sûreté de New-York étaient venus à Montréal, demander à notre Sûreté de rechercher cet Italien.Della Icono comparaîtra ce matin devant le commissaire en extradition, M.Choquet, et il sera immédiatement renvoyé à New-York, s’il ne combat pas l’extradition.•-?- LES CAPITAUX BELGES TRAVERSENT PLUS DIFFICILE-MENT L’OCEAN POUR REPONDRE AUX NOUVEAUX PROJETS DE NOS INDUSTRIELS.ON FAIT PLUTOT DES PLACEMENTS SUR LES EMPRUNTS DU GOUVERNEMENT.“On n’est pas très enthousiaste à Bruxelles, de ce temps-ci”, faisait remarquer M.H.Biermans, directeur-gérant de la Belgo-Canadian Pu’p and Paper Co., au cours d’une entrevue, samedi- M.Biermans arrive d’un voyage d’affaires sur le vieux continent, et a trouvé la capitale belge, qui avait souscrit libéralement pour l’exploitation de la pulpe à Shawinigan, circonspecte et hésitante.“Naturellement, notre situation financière pour le développement de l’industrie du papier a été complétée l’année dernière quand le succès a couronné notre émission de 8,000,000 de francs à 5 1-2 pour cent, de coupons au pair”, a ajouté M.Biermans.Nous avons d’autres projets en vue, mais il était inutile de suggérer rien de neuf à Bruxelles.Les banquiers ne voulaient même pas en entendre parler, et nous ont laissé discuter seuls les mérites et les conditions des nouvelles propositions.L’argent est serré et la confiance quelque peu compromise.Les emprunts du gouvernement se font actuellement sur une base de 5 1-2 pour cent et les capitalistes placent leur argent sur ces émissions.” M.Biermans a quitté Montréal samedi soir pour Shawinigan.Des progrès satisfaisants ont été obtenus de l'agrandissement de l’établissement.Le nouveau département de sulfite d’une capacité de 50 tonnes par jour sera prêt vers octobre ou novembre, j Les nouveaux moulins à papier d’une capacité de 60 tonnes seront en fonctionnement vers le mois de mars de l’an prochain.La production du papier est actuellement de 120 tonnes par jour et quand les nouvelles ma chines seront en opération, le moulin sera l’un des plus considérables de tous les établissements privés qui font la fabrication du papier à imprimer.-1- ROOSEVELT UNIVERSITAIRE (Service de la Presse AssoeiSe) Washington, Penna., 20.— Toute une sensation a été créée par la nouvelle que l'ex-président Roose yelt accepterait la présidence du collège Washington et Jefferson, à son retour du Brésil.Le départ inattendu du president actuel, le docteur James L).Moffat, fait le sujet de tou les conversations et les autorités du collège sont muettes comme carpe.AFFAIRES MUNICIPALES MM.AINEY, COTE, HEBERT ET McDonald sont élus offi- CIELLEMENT.— M.ARMAND MALO CONTESTE.— M.BECK PERD SON POINT.— BANQUET AU COMMISSAIRE HEBERT.M.Mayrand est déclaré élu par une majorité de 13 voix; mais son adversaire, M.Armand Malo, ne veut pas le laisser prendre son siège.11 annonce son intention de contester l’élection devant les tribunaux, alléguant qu’il a été commis des irrégularités et des illégalités au bénéfice de M.Mayrand.Me Chassé occupe pour M.Malo avec M.L.-J.Bisaillon, comme conseil, et Me Bodolphe Monty est l’avocat de M.Mayrand.M.BECK PERD SON POINT M.Beck a perdu un point dans le procès que lui intente le notaire Morin, ancien échevin, à propos d’un article publié dans le Beck’s Weekly.M.Beck voulait aller en appel sur une motion pour détail refusée par le juge Charbonneau.M.Beaudin, devant qui se plaidait la requête en appel, a cru qu’elle n’avait pas sa raison d’être.M.Beck se plaignait de ce que M.Morin n’avait pas produit les passages de l’article où il est visé tout en ayant indiqué cependant le numéro du périodique, BANQUET AU COMMISSAIRE HEBERT M.E.-Napoléon Hébert sera l’hôte d’honneur d’un banquet qui aura lieu au Viger, le 14 mai: ce banquet est organisé par le club- Champêtre dont M.Hébert est le président.On croit qu’il y aura, en tout, cinq cents couverts.SALUT AU MAIRE La garde Duvernay, commandée Ear le major Dagenais, est allée, ier, saluer le nouveau maire.Aussitôt que les curieux virent dans quelle direction elle allait, une foule s’assembla à la porte de M.Martin.Après que les tambours eurent battu au champ, M.Martin ouvrit sa porte et la garde lui présenta les armes.Le maire remercia M.Dagenais et ses guerriers de cette manifestation et félicita la troupe de son maintien militaire.M.LIMOGES SE DESISTE Grâce au désistement de M.Limoges, qui a fait déclarer par son avocat, samedi matin, qu’il n’avait pas l’intention de persister dans sa demande de recomptage, MM.Ainey, Coté, Hébert et McDonald sont élus commissaires de la ville de Montreal.Ils ont tenu leur première assemblée, samedi, ils se réuniront de nouveau demain, officiellement cette fois, pour préparer les rapports les plus urgents à être soumis à la reunion du conseil fixée pour mercredi.M.MAYRAND EST ELU Le secrétaire de la ville a reçu en outre une communication de M.le juge,Beaudin, samedi, lui annonçant C[ue M.Georges Mayrand, ancien echevin du quartier Delorimier est reélu par une majorité de 13 voix; M.Mayrand a perdu quatre voix au recomptage.UN DRAME DE LA FOLIE UNE MERE TUE SA FILLE A COUPS DE HACHE, A HULL, ET TENTE ENSUITE DE S’OTER LA VIE.— LA MALHEUREUSE NE SE SOUVIENT DE RIEN.Ottawa, 20.— Devenue subitement folle, Mme Placide Massie, demeurant à l’angle des rues Dollard et Alfred, à Hull, a tué sa fille au cours de l'après-midi de samedi dernier â l’aide d’une hache.Vers une heure et quart, d’après le témoignage de Mme Vézina, demeurant en face du domicile des Massie, Mme Massie appela sa fille pour venir dîner.Celle-ci était à peine rendue dans la pièce où se trouvait su mère, «pie cette dernière, s’emparant d’une hache, frappa par trois fois sa fille à Ja tète.Aux cris poussés par celle-ci, M.Félix Charron, voisin de la famille Massie, pénétra dans la pièce.Mme Massie, le voyant venir à elle, commença alor à se frapper elle-même à l’aide de la hache qu’elle tenait toujours dans ses mains.Ce n’est qu’après une lutte de quelques instants que M.Charron, aidé d’une autre personne, parvint à lui arracher son arme.Mme Massie paraissait complètement folle.Elle fut cependant immédiatement transportée par la police dans une des cellules de la prison.A la question (pue lui posa quelqu’un : —Vous rappelez-vous avoir battu votre fille samedi dernier?Elle déclara hier: Non.je ne l’ai pas battue; j’aime bien trop mon enfant.Mlle Marie Massie, la victime, devait se marier à l’automne, avec un M.T.Desmarais, de Hull.Mme Massie était très opposée à ce mariage On croit que la perspective de celle union a été pour beaucoup dans le subit dérangement mental de Mme Massie.Bien que celle-ci, revenue peu à peu à son état d’esprit normal, demande pourquoi elle est incarcérée, on s’efforce de la tenir dans l’ignorance de la terrible tragédie de samedi dernier.COURRIER DE FRANCE Paris, 20 — Une dépêche de Bruxelles annonce la mort de M.Thys, président de la Banque des reports et dépôts, qui a succombé à une embolie au coeur.Les cloches dans la tempête Hou ! Hou ! Hou ! Dig din don.Mystérieux dialogue du vent et des cloches dans le soir ! Les petites filles ne comprennent guère le sens de cet entretien, mais elles devinent que des choses très puissantes et très, inconnues planent sur elles, alors que la nuit tombe.Hou ! Hou ! Hou ! Le vent arrive du grand large; il a bouleversé la mer, soulevé les vagues, et il s’engouffre dans les rues, tord et déracine les arbres, crie et gémit dans les cheminées; on dirait qu’il rôde autour de la maison, qu’il veut y pénétrer; il heurte aux carreaux, met le doigt à la serrure; c’est un siège en règle.Les petites filles se disent que le toit est solide, que les portes tiennent bon, que les vitres elles-mêmes, si fragiles, ne céderont pas.Les joyeux rideaux à fleurs roses, tirés sur l’épouvante de la nuit les protègent contre l’effroi du spectacle.Pourtant il y a Féchancrure des rideaux, par où la nuit regarde, et sur l’écran noir de laquelle les branches dénudées du noyer se tordent comme des bras gigantesques et douloureux.Si les petites filles avaient lu Dante, elles songeraient» à ses désespérés.Ainsi des mains aimantes ont mis des rideaux roses entre la nuit et l’enfant; avec les barrières fleuries de leur tendresse, les bons parents ferment l’horizon des petits.Mais ils ne peuvent empêcher qu’il se dessine des échancrures.Hou ! Hou ! Hou ! Des formes remuent dans l’ombre; ce ne sont que des branches du noyer!.Tout ce fracas n’agite pas une feuille de papier ni un cheveu de poupée dans la chambre.Le bon feu brille, lu lampe éclaire le décor paisible.Sur une table, les livres et les devoirs de la petite écolière; des abrégés de l’histoire sainte et de l’histoire grecque, où l’enfant I aime à lire déjà les grandes leçonsI divines et humaines.Des jouets sont alignés le long des murs.Les cloches retentissent toujours dans la nuit.Le vent pleure, elles chantent.Il se lamente, elles exultent.On les croirait lumineuses dans les ténèbres où le vent gémit.Il se' plaint, elles le consolent.Il crie sa détresse, elles affirment la sérénité.Par l’échancrure noire et profon-! de, à travers la fente d’un nuage,! une petite rêveuse contemple une! étoile.Lucie-Félix-Faure GOYAU.Paris, 20 — Une escadrille d’avions va se rendre de Reims à Poitiers pour assister aux tirs d’artillerie.Paris, 20 — Deux bataillons de zouaves vont s’embarquer à Tunis pour Marseille.Ils seront ensuite dirigés sur Paris.Paris, 20 — Une dépêche d’Amsterdam dit que la municipalité de cette ville a donné hier un grand banquet en l'honneur des délégués de la municipalité parisienne.Eze-les-tPins, 20 — M.Poincaré rentrera â Paris mardi pour y recevoir les souverains anglais.Le 26 avril, il votera et il rentrera ensuite à Eze-les-Pins, où il restera jusqu’au 14 mai.Paris, 20 — M.Arthur Meyer, directeur du journal le “Gaulois”, qui est âgé de 70 ans, vient d’écrire une pièce intitulée : “Ce que l’on devrait cacher.” Plusieurs directeurs de théâtre pensent déjà donner cette pièce, qui a été écrite avec beaucoup d’esprit.La vie de M.Meer a été remplie d’incidents qui expliquent en quelque sorte le titre de la pièce.Paris, 20 — La Société française de géographie a fait remettre au contre-amiral Robert E.Perry une médaille d’or grand module.Paris, 20 — Aux prochaines élections, le comte Jean de Castellane ne posera pas sa candidature dans la circonscription d’Aurillac et abandonne la place à un marchand de bestiaux de la localité.C’est le mauvais état de santé de sa femme qui l’aurait poussé à agir ainsi.Paris, 20 — Une dépêche de Marrakech dit qu’on a inauguré dans cette ville la première justice de paix.Le sultan, les caïds et les Consuls étrangers étaient présents.Paris, 20 — Le tribunal de commerce a prononcé aujourd’hui la dissolution de la société du théâtre de 1 Odéon, Il a accordé à M.Antoine le bénéfice de la liquidation judiciaire.SON PETIT GARÇON SE MOURAIT ELLE LUI DONNA “FRUIT-A-TIVES” ET LUI SAUVA LA VIE Campbellvtlle, Ont., 5 mal 1913."Notre petit garçon, Lawrence, louffralt terrililement (l’Indigestion chronique, et le médecin ne croyait pus qu’Il pùt en réchapper, 11 commença pur avoir mal h la bouche, puis cela dégénéra en d'autres douleurs.Kicn de ce qu'il mangeait n’était absorbé ou transformé.Il pleurait constamment et la vie lui était une souffrance.Mon mari avait déjà pris “Fruit-n-tlves” pour la digestion, et en avait retiré de grands bénéfices, je pensai alors que ce qui lui avait tait du bien pourrait peut-être soulager notre enfant.Nous essayâmes “Frult-a-tives” donnant à 1 .a'.'ronce une 1-2 tablette à la fois, et le résultat fut merveilleux.Aujourd’hui, il incarne la santé, et est parfaitement bien’’.Mme J.VANFLEET.50c la botte, 0 pour ?2.50, boite d’essai, 25c, Chez tous les marchands ou de Fruit-a-tive» Limited, Ottawa.UN SUCCES MAGNIFIQUE LA SOIREE DE GALA AU BENEFICE DE L’ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE A RAPPORTE UN BENEFICE-DE TREIZE CENTS DOLLARS La soirée de gala donnée au béné-ice des Gardes-Malades Ville-Marie a remporté un succès magnifique.La salle était remplie d’une foule aimable, et nous pouvons dire que la meilleure société montréalaise avait répondu à l’appel des organisatrices de cette fête brillante.Les parties de cartes, des plus animées, furent récompensées de prix superbes.L’or-chestre a exéccuté un ort joli programme musical.Le résultat financier dépassera la joli somme de treize cents dollars, et nosu croyons que c’est là un succès sans précédent pour une partie de cartes.Nous en félicitons chaleureusement les organisatrices, Madame Bruchési, la présidente, et Madame Israel Tarte?la secrétaire, qui ont déployé un zélé extraordinaire, bien secondées d’ailleurs par Mesdames Arthur Tourvillc, Armand La fonde, Milton Macdonald, Albert Dupuis, Tancrède Leduc.Louis Bourgeois, J.A.Naud, René Bauset, Mlle Young au comité des rafraîchissements, et Mesdames Huguenin et Biron au comité des fleurs.Ces dames étaient aidées par tout un essaim de jeunes filles charmantes et distinguées qui vendirent fleurs et rafraîchissements avec zèle et entrain.Les gardes-malades de l’Hôtel-Dieu et d’autres hôpitaux apportèrent à eette fête leur concours gracieux.Une partie de la somme recueillie dans la soirée du 14 avril sera consacrée au paiement de la dette de l’Association, et le reste de l’argent assurera le succès de l’oeuvre pendant quelque temps.Cette soirée a magnifiquement prouvé en quelle sympathie le public tient l’oeuvre des Gardes-Malades Ville-Marie, et nous savons que dorénavant sa protection généreuse sera largement accordée à cette oeuvre philanthropique et nationale.Le comité d’organisation dresse ses sincères remerciements à tous ceux qui ont aidé au succès de la fête, notamment à la maison Car-reau qui s’était chargée de la décoration de la salle, à la maison Vali-quette, à la maison Leroux, Dai-gnaault et Brault pour tables et chaises, à M.Bernadet, surintendant des parcs, pour l’envoi de palmes, au sergent Bruneau, pour services exceptionnels, à tous les donateurs de prix, rafraîchissements, etc.Prière aux personnes qui n’ont pas encore rendu compte de leurs billets de s’acquitter au plus tôt de ce devoir.M.BORDEN EN VIRGINIE (Servier ell.2 0 1 3 2 Zimmerman, If .4 0 1 0 0 Sherman, p>.0 0 0 0 1 Synder, p.2 0 1 0 2 Tuckey p.2 0 II 0 ï Totaux .33 0 7 27 15 Score par reprise: Montréal.920000000—11 Bridgeport.OOOOüOOOO— 0 SOMMAIRE Coups de deux buts, Maddent, ‘Malay, Denin ger.Coups de trois buts, Yeager Wliiteman.Buts volés, Yeager, Keller.Madden.Double jeux, Purtell, à Keller à Flynn; Couch-man à Yeager à Flynn ; Snow à Butler.Laisés sur les buts, Montréal, 5, Bridgeport, 11.Ruts sur balles, de Sherman., 3; de Couchman, 4.Retirés au baton, par Couchman, 8; par Sherman, 1.Frappé par le lanceur, Cronin par Couchman.Balles mal lancées, Couchman, 2.Durée de la parlie, 145.Arbitre Downy.JULES LENAERS A ETE VAINCU PAR McDERMOTT LE CHAMFION BELGE A ETE E-TENDU SUR LE CARREAU A LA CINQUIEME RONDE PAR LE BOXEUR.SUBSTITUE A ZULU KID.— UES AURES COMBATS.Les amateurs du “marfïy art” qui se sont rendus au Roadostcope de Maisonneuve, sairx.edi soir, ont été témoins d’une séance très intéressante et pas un seul n a.regretté sa soirée.La direction du National Sporting Club aval en effet préparé un excellent programme et méritait un meilleur encouragcenent que celui accordé, car à peine deux cents membres avaient répondu à l’invitation lancée.La première rencontre au programme mettait Kid Meyers et Kid Abel aux prises.Ce dernier fut mis hors de combat à la quatrième reprise.La deuxième bataille mit en prsen-ce Jack McKeown rt Jack Potter dans une rencontre de ; ix rondes.Ce-êui-ci fut mis knock out par Jack McKeown à.la deuxième reprise.J.Laforest et Jack Green sc firent face dans le troisième engagement qui devait durer G rondes.Mais a la fin de la deuxième reprise Jack Green fut étendu par terre par un coup porté à 'a mâchoire.Dans la rencontre suivante Punkie Burns de New-York et Young McLean de Montréal se rencontrèrent pour 6 reprises, A la fin tie la bataille l’arbitre Briè-re accorda, la victoire à Punkie Burns, Dans le dernier engagement de la soirée Ju.es Lenaerts et John McDermott so firent face dans une bataille de 10 rondes.Lenaers eut l’avantage sur son adversaire les 4 premières rondes, malb à la 6ièm.e McDermott profita d’une ouverture et porta un.terrible coup à la mâchoire de Lenaers qui l’affai blit beaucomp.Ce coup valut à Lenaers d’être mis knock-out quelques secondes plus tard.l(Bu.ite à la 7e page) VOL.V.- No.91 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 20 AVRIL 1914 COMMERCE ET FINANCE LE MARCHÉ EST CALME • - Le mouvement des valeurs locales est irrégulier.- Le C.P.R.à 199^, le Brazilian à 80 et le Richelieu à 98^.— Les troubles du Mexique provoquent une baisse à New-York.—Le capital belge.-Les compensations.— L Immeuble.- Nouvelles diverses En Bourse de Montréal, le mouvement progressif de vendredi dernier n’a pas résisté longtemps à la lourdeur du marché.Ce matin les cours étaient plutôt faibles quoiqu’ils fassent des efforts pour s’affermir un peu.Le marché est lent et sans activité.Les valeurs sont en général irrégulières.A l’ouverture, ce matin, le C.P.R.s’enregistrait à 199 3-8 et montait ^ graduellement jusqu’à 199 3-4 au cours de la séance.Le Brazilian qui marquait 80 3-4 perdait une importante fraction pendant les premières heures.Le Bell Telephone était Terme à 146, et le Cernent se tenait bien à 30.Le Crown Reserve a ouvert à 155 et a baissé rapidement jusqu’à 145.LTron a été résistant à 28 1-2.Le Laurentide a perdu quelques points depuis quelques jours et marquait ce matin 181.Le Richelieu a commencé la séance à 98 3-4, et a perdu une fraction dans le cours de la matinée.Le Tramway Power cotait 39.Le ^Toronto était à 136, et le Québec marquait 13 3-8.A New-York, les cours ont fléchi dans tous les groupes à l’ouverture du marché, ce matin.Quand le marché a montré de la nervosité à cause de l’état aigu de la crise du Mexique, les baiss'ers en ont profité pour accélérer la marche descendante comme ils avaient manoeuvré avec une rapidité et un iiacontestrirle succès, la semaine dernière.' La cote des U.S.Governments Bends était offert à 1-8 et 3-4 de points plus bas, à 4, a été la plus af-fec/ée.Le déclin de ces coupons a été provoqué par la possibilité d’une nouvelle émission au cas ou des hostilités se déclareraient avec Mexico.Les valeurs américaines ont un peu baisse à Londres, qui a tenté d’appauvrir ce marché.La plupart des valeurs actives ont été forcées de faiblir d’environ un pcinf et les ventes ont été nombreuses pendant les quinze premières minutes.Le marché a bien supporté la baisse, et les prix se sont vite affermis, avec une pleine satisfaction dans certains cas.Les actions du Pétrole ont été particulièrement lifiirdes.A Londres la situation mexicaine a provoqué un malaise au Stock Exchange et a contrarié sensiblement les affaires.L’ARGENT EST ABONDANT TELLE EST L’OPINION DE M.H.G.LOGAN A • SON RETOUR D’ANGLETERRE.'Les industries n’ont jamais été plus prospères, en Angleterre,” a dit M.IL J.Logan, ancien député de Cumberland, quand on l’a abordé au Windsor, hier.M.Logan arrive d’un voyage de deux mois dans le Royaume Uni où il a étudié la question industrielle.“Il y a des signes de prospérité,” a ajouté M.Logan, “et les disponibilités sont abondantes à Londres.Dans le moment présent, le Cana-* da financier n’est pas aussi fort que dans le passé.Cela est dù à la faiblesse de quelques émissions canadiennes qui ont flotté là-bas.Aussi, le fait que la place de Haut Commissaire est restée vacante, affecte la Puissance.” Relativement à la politique canadienne, M.Logan a prédit la chute du ministère Borden aux prochai-nés élections générales.Il fonde son opinion sur les soucis des travailleurs et l’état de nos industries.“De mauvais jours ont déjà défait d’autres gouvernements,” dit M.Logan.“En commençant par la chute du cabinet McKenzie, il y a 'plusieurs antécédents qui me donnent raison.” S’x bonnes transactions s’élevant de $30,000 à $50,000 et plus ont été parmi les quarante-cinq enregistrées samedi.La première a été une vente de M.Aristide Joncas à Each T.Beaudoin des lots 15-41 et 42 Côte Saint-Louis, avec bâtisses Nos 168 à 172 ave Laurier et 1853 à 1857 rue Jeanne Mance, mesurant chacun 25 x 96 pieds, pour $54,000.Antoine Gauthier a vendu à James Ed.Connolly les lots 12-164 et 165 Hochelaga, avec bâtisses Nos 2077 à 2087 rue Sainte-Catherine coin Nico-let, mesurant 47 à 82 pieds, pour $60,-000.L’acquéreur a revendu la même propriété à Louis P.L.Fournier pour le même prix.Roch T.Beaudoin à Aristide Joncas, les lots 184-477A à 484A Paroisse de Montréal, Notre-Dame de Grâce, faisant face ave Baillargeon, chacun des lots ayant une superficie de 2,992 pieds, $31,116.80.Jean P.Roux a acheté d’un syndicat quatorze lots vacants étant les Nos 130-234 à 236, 290, 291, 383 à 391 Côte des Neiges, mesurant 65,142 pieds carrés, faisant face ave Maplewood, quartier Mont-Royal; $29 313.-90.Henry Hamilton et autres à F.X Gauthier, lots 187-4-1 à 12, 187-3-1 à 24, 187-2-1 à 6 Paroisse de Montréal, coin Pullman et rue Saint-Henri, Notre-Dame de Grâce; $31,000.La Viau Home Land Company, Ltd., à Louis Arsène Lavallée, 5-18 à 21, 13 à 76 Longue-Pointe, 19,169 pieds carrés, faisant face rue Sainte-Catherine Est; $28,753.50.R.Lefebvre et autres à Emile Elie, No 1674-97 et partie de 98 Paroissej de Montréal, avec bâtisse rue Ches-nut, 33 x 105; $16,000.Maurice Lyons à Thomas P.Tobin, No 14-103 Côte Saint-Louis avec bâtisses 1506 à 1510 ave Esplanade, 25 x 110; $14,000.La Corona Realty Company à Désiré Nantais, lot 339-265 Côte Saint-Louis, avec bâtisses faisant face rue Gameau; prix $10,000.Mme Nazaire Lavallée à la Cité de Montréal, lot 128 Côte des Neiges, contenant 5,871 pieds carrés, chemin de la Côte des Neiges, avec bâtisses, et partie du lot 129, avec 3,637 pieds carrés; $9,508.32.BOURSE DE L’IMMEUBLE LES CIGARES LE MONTANT DES VENTES A AUGMENTE DE $2,856,859 SUR L’ANNEE 1912.La United Cigar Stores Company rapporte pour l’année terminée le 31 décembre 1913, que les dividen-*Bdds et les intérêts déduits, les frais s’élevaient à $2,171,516, avec une différence de $1,854,626, une fois le dividende des actions à priorité payé, La différence égale 6.82 pour cent de gain sur les $27,126,000 d’actions ordinaires.L’excédent, après le paiement du dividende sur les actions ordinaires, était de $360,716, qui ajouté au surplus précédent a donné un excédent au compte profits et pertes de $1,448,268.Le relevé dit que le montant des ventes a augmenté de $2,856,859 sur celui de 1912.UN MOULIN AGRANDI Toronto, 20.— Les travaux sont poussés activement pour l’agrandissement des moulins Hollinger.Vingt batteuses supplémentaires seront ajoutées, ce qui donnera un total de soixante.On espère que tout fonctionnera le 1er août, au plus tard.Tout l’outillage a une capacité de 700 tonnes par jour.L’an dernier 138,391 tnones ont été moulues, les recettes globales ayant été de $2,466,2^,0.Mais la grève a sérieusement contrarié la produc-Si l’on en juge par les records de., années passées, la Hollinger Co., devrait, avec soixante batteuses en opération, récoller -3,500,000 nar annee.Corp.Corp.Co 90 3 90 140 90 10 75% 63 95 S0 103 121% 65 4 70 90 105 95 85 /2 Stock.—Coupons.—Obligations.—Cote du jour J Offre : Dew.Caledonia Realties Ltd.Canadian Cosn.Lands Ltd.| Cote St.Luke Land & R.Coy.{ Central Park Lachine .j Charing Cross Industrial Com- j mon 8%.C.C.Cottrell Ltd.7% prfd.Crystal Spring Land Coy., .Dorval Land Coy.Drummond Realties Ltd.Dominion Real Estate .Eastmount Land Coy.Falrvicw Land Coy.Ltd.Improved Realties Ltd.K.& R.Realty Coy.Kenmorc Realty.La Cie Montréal Est, Ltée Lachine Land Coy .La Salle Realty.Longueull Realty Co.Montreal Debenture Privilégiés .Montreal Debenture Ordinaires .Montreal Factory Lands .North Montreal Centre Ltd Noj-th Montreal Land Ltd.National Real Estate & Inv.Orchard Land Coy.Pointe Claire Land.Rockfield Land Coy.Rivera Estates.Rivermere Land Coy.Summit Realties Ltd.South Shore Realty Coy.Transportation Bldg.prfd.Union Land Coy.Wentworth Realty .Westbourne Realty.Windsor Arcade Ltd.7% prfd.with 100% bonus.COUPONS City R.Inv.Coy.Bonds .Marcil Trust Gold Bond .Montreal Debenture Corp.Ltd.6% déb.Compagnies de Fidéi-Commis Crown Trust Coy.Eastern Trust Coy.Financial Trust Coy.Montreal Trust Coy.National Trust Coy.„ .Prudential Trust Coy.! 49> 92 115 150 75 180 125 86% 80 84 100 72 89% 100 95 83% 85 87 85 75 109% ISO 138 180 221 95 93% 3% 91 169% 30% 12 85 63% 100 85 106% 125 68% 4% 90 95 138 100 105 92% 50 93 140 185 120 180% 125% 87 82 84% 120% :, 1199.CHICOINE, Louise (.adieux, 65 ans, veuve de Denis Chicoine, cordonnier, Ave.UPic IX, 137.DANIEL, Emeline Martel, 76 ans, veuve, de Charles Daniel, officier de douane, rue Iberville, 360.DAOUST, Antoine, menuisier 71 ans, rue Saint-André, 648.DAVID, Léda, 5 ans, enfant ed Camille David, houcher.rue Dorlon, 730.de CHATIGNY, Blanche, Élise, 28 ans, sténographe.11, Montée du Zouave.de LAMIRANDE, Béairice, 7 mois, enfant d ’ Joseph de Lamirande,’ menuisier, rue Cartier, 16(9., DESCHESNES, Alice, 3 ans, Phfant de 'Chômas Deschesnes, pharmacien, rue Boyer, 177.DF.SBOCHES, Odile Renaud, 70 ans, veuve de Louis Desroches, journaliers, rue Clarke.1471.FOREST, Marcel, 3 ans, enfant d'Arthur Forest, commis, rue Visitation, 573.GONE, Elizabeth Sanders, 65 ans, veuve de Joseph Goné, bourgeois, rue Jeanne Mance, 275.GRENIER, Moïse, cordonnier, 71 ans, rue Chambord.319.GITRORD, Charles, 54 ans, charretier, rue Bordeaux, 720.GtTLMKTTE, Mnrle-Rose, 18 ans, rue Fullum, 405, GLERMONT, Noël, 17 ans, Journalier, Ave.Laval, 73f.HEBERT, Wilfrid, journalier, 21 ans, rue Saint-Martin, 217.HUOT.Herménégildc, 22 ans, Ave.Delo-rimier, 731.HUKTUBISK, Lucien, 5 mois, enfant d’Albert Hurtuhise, boucher, rue Suzanne, 63.JOLICOEUR, Kmiüenne, 14 ans, enfant do Théonhfle Jolicorur, mouleur, rue Visitation, 332.LABERGE, Joseph, artisan, 45 ans, rue Dalhousle, 239.LAFLAMME.Marie .loyal.19 ans, femme de Tous», il Enflamme, contre-maître, rue Carrières, 228.LARCHEYKyUE, Ferdinand, 55 ans, bourgeois, rue Champlain, 495.LAR1VIERE, Uldéric, 58 ans, tailleur, rue Logan, 712.LEOAVALIER, Jeanne, 3 ans, enfant de Hector I.ewnlier, voyageur de commerce, Ave.de Châtenubriand, 1965.MARSAN .Hélène.Desjardins, 35 ans, femme d’OvIln Marsan, cignrier, rue Saint-Timothée, 472.McMAHON, Félix, charretier, 48 ans, rue Fui ford, 132, PAQUETTE, Henri, 7 mois, enfant de Frs.Paquette, épicier, rue Wellington, 148.PIGEON, Félix, 58 ans, tailleur de pierre, rue Bibnud, 7.PILON, Isidore, 82 ans, cordonnier, rua Chatnbly, 473, PRESSEAU, J.B., 01 ans, journalier, rue Joséphine 4.PREVOST, Louis Dcsorineaux, 81 ans, femme de Pierre Prévost, journalier, rue y Laroche.339.PROVENÇAL, Kmllda Poirier, 31 ans, femme d'Albert Provençal, journalier, rue Mont!any, 736.ROCHON, Wilfrid.57 ans, charretier, rue Saint-Paul, 45.TAILLEUR, Edwige Comtois, 51 ans, femme d’Aimé Tailleur, Journalier, rue Boyer.2091.' TRUDEAU, Cléophns, 76 ans, journalier, rue Cadleux, 1653, YOUNG, Mary McNamara, 75 ans, veuve de Joseph Young, commis, rue Chesnut w-
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