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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 15 avril 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1914-04-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.87 MONTREAL, MERCREDI 15 AVRILf^Ti UN SOU LE NUMERO - - ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : à CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.i $1.50 UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction * dminiétration : 43 RUE ^ r-VINCENT * 1 ^ ^ BAL, 2 w g.2 - TELEPHOn^l ADMIN'ION: Main 7461 RÉDAC x , , - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! c.) JUIFS ET PROTESTANTS A IA COM-.MISSION SCOLAIRE DISSIDENTE L’un des problèmes du Montréal de demain La Gazette annonce ce matin une candidature qui ne surprendra aucun esprit clairvoyant mais qui appelle l’attention sur un état de choses fort intéressant.M.Abraham Blumenthal, réélu échevin par lej quartier Saint-Louis, demande à ses collègues de l’envoyer représenter! à la commission scolaire dissidente, généralement dite commission proJ testante, l’élément juif.On sait en effet qu’une partie des commissaires — catholiques et dissidents — sont désignés par le conseil municipal et qu’un certain ( nombre de ces délégués devront être remplacés d’ici quelques mois au plus tard.—Les enfants juifs représentent plus de cinquante pour cent de la population scolaire des écoles dissidentes, dit M.Blumenthal.N’est-il pas juste qu’ils aient dans la commission quelqu’un qui puisse s’occuper spécialement de leurs intérêts?_ Si les enfants juifs quittaient les écoles dites protestantes, ajoute-, t-il, certaines classes ne pourraient même être 'ouvertes.Nous ignorons si les chiffres de M.Blumenthal sont absolument exacts — nous avions, précédemment entendu fixer à quarante pour cent la proportion des élèves juifs — mais il est certain que la population scolaire israëlite est déjà fort considérable et qu’elle augmente proportionnellement beaucoup plus vite que la population protestante.il se prépare ainsi des difficultés — et peut-être un conflit — qui f préoccupent depuis longtemps les têtes dirigeantes du monde protestant et juif.• Car la candidature de M.Blumenthal n’est pas simplement l’ex- pression d’une ambition personnelle; c’est l’affirmation de la volonté des .luifs montréalais de prendre une part effective à la direction des écoles dissidentes.Tant que ces écoles n’ont été fréquentées que par des protestants 3e confessions différentes, on a pu y maintenir une atmosphère religieuse dont s’accommodaient à peu près tous les parents.Mais il n’en saurait être ainsi à l’avenir.Des incidents récents nous ont déjà fait pressentir d’inévitables heurts.Il est impossible que les protestants qui ont conservé des traditions chrétiennes un peu profondes et qui croient à la nécessité d’un certain enseignement religieux dans l’école publique tombent d’accord, sur la forme et le fond de cet enseignement, av< c les Juifs qui nient la divinité du Christ et l’essence même du christianisme.— De deux choses l’une : ou les écoles garderont un certain caractère Chrétien et alors on peut s’attendre à dr vives protestations de la part des Juifs à qui personne ne refusera le don de crier très fort lorsqu’ils ' sont ou se croient blessés; ou l’école se dépouillera de toute trace, de toute apparence chrétienne, et que feront les protestants croyants?* * * / Nous indiquons là les termes extrêmes, mais nécessaires du problème.11 faudra tôt ou tard que les directeurs des écoles dissidentes choisissent entre ces deux formules.En attendant, nous assisterons à toute une série de petits conflits à propos du choix des livres et des professeurs, des congés religieux, etc.* Il est déjà né de cette opposition d' ntérêts et de principes des aigreurs dont l’on a pu retrouver la trace jusque dans la dernière campa-ra le “Denier National” au bénéfice de nos grandes oeuvres de charité.Ce “Tag Day” préparé par les soins de la F.N.S.J.B., sous l’entendue direction de Mme T.-C.Lemaire, est une oeuvre nationale qu’il faut encourager de toutes nos générosités.Que demain le plus charmant accueil soit fait aux charmantes vendeuses qui vous décoreront du joli “tag” et vous prieront, au nom des malheureux et des abandonnés, de vous montrer bienveillants, de prouver que la ville de Montréal aime et protège ses oeuvres.Au cas de pluie, la fête sera remise au lendemain.Unissons-nous pour faire du “Denier National” le triomphe de la charité! (Communiqué).“ FRENCH AND ENGLISH tf LE TIRAGE EST EPUISE Le troisième tirage de French and English est complètement épuisé.Cinq mille exemplaires de cette brochure ont été enlevés en quelques semaines et nous devons tous les jours refuser des commandes.French and English ne devant pas être réimprimé, nous tenons à en prévenir nos lecteurs.UN ROMAN PAR MOIS On trouvera en page 2 le troisième coupon dont la série de six donnera droit, avec 3 sous à nos bureaux, ou bien en y ajoutant 6 sous par la poste, à un exemplaire de notre troisième roman mensuel, NOTRE FRONTIERE, par M.Paulin Comtat.M.BOURASSA Notre directeur s’embarquera pour l’Angleterre vers le milieu de la semaine prochaine.Il y fera un séjour de plusieurs semaineset nous adressera une série de lettres sur la politique anglaise.Ottawa, ^15.— La Chambre des Communes reprend ses travaux cet après-midi à trois heures.Quelque temps avant cela, le ministère aura reçu la délégation nombreuse venue de Montréal et de toutes les parties du pays pour demander la construction du canal de la Baie Géorgienne.A trois heures, après que le ministère aura disposé de cette délégation, les discours recommenceront, sur le débat à propos du budget.M.Carroll, du Cap-Breton, aura la parole le premier, aujourd’hui, car il a demandé Tajournement du débat, mercredi dernier.On ignore encore au juste la portée de Tamendement que la gauche proposera, pendant ce débat.A droite, on pense que cet amendement aura trait à l’entrée, libre de droits, au pays, des produits alimentaires étrangers ou à la détaxe complète des machines aratoires.La gauche ne semble pas encore tout, à fait décidée, mais l’opinion générale est qu’il y aura un amendement de ce •genre.Le débat sur lé budget, d’après les apparences, va se prolonger jusque vers la fin de la semaine prochaine.Quand la Chambre en aura disposé, elle étudiera différentes mesures du ministère.Il se pourrait que, vu la détermination apparente des deux partis de clore la session à la fin de niai, le ministère soit contraint de remettre à une autre session l’adoption finale de certains projets de lois, ainsi les trois bills pourvoyant à la nomination de 9 nouveaux sénateurs pour les provinces de l’Ouest, et le projet de loi relatif aux caisses coopératives de crédit rural, dont M.Meighen est le parrain et que la -Chambre devait étudier à cette session-ci.Il est certain, par ailleurs, que la session ne se clora pas sans que les députés aient décidé la question de l’assistance financière au Nord-Canadien.11 n’y aura rien de décidé à ce propos, par les Communes, avant deux ou trois autres semaines.Car M.Borden, qui ne sera pas de retour au parlement avant le mardi prochain, 20, saisira lui-même la Chambre d’un projet de loi à ce propos non sans l’avoir exposé au préalable à ses partisans, dans une réunion secrète, qu’on ne croit pas devoir être tenue avant les derniers jours d’avril.La rumeur veut, à l’heure présente, que le Nord-Canadien offre au mijiistère des finances, en garantie de l’assistance que celui-ci consentirait à-lui donner, 51 pour cent de son capital-actions ordinaire.Le comité auxiliaire, composé de quelques ministres, qui doit aviser le ministère à propos des conditions de cette opération, a formulé certaines conclusions qu’il portera à la connaissance de M.Borden la semaine prochaine, ajoute cette rumeur.Et, une fois la Chambre engagée dans un débat à propos de cette assistance financière au Nord-Canadien, il se pourrait que ce débat durât une dizaine de jours.Si Ton joint à cela le temps que la Chambre emploiera à discuter le bill du remaniement des comtés, ainsi qu’à la discussion d’un bill autorisant une garantie d’une vingtaine de millions au Grand-Tronc-Pacifique, et, enfin, le temps que les Communes donneront au vote des prévisions budgétaires pour 1914-15, et à l’étude de divers projets de lois, — ainsi la refonte de la loi des chemins de fer, — il est certain que le parlement aura de l’ouvrage pendant un gros mois, à compter de la clôture du débat sur le budget.Il serait donc osé de prédire que le parlement terminera ses travaux et ses discours avant les derniers jours de mai.On fixe déjà, en certains quartiers, la date de la prorogation au samedi, 23 mai; mais Ton estime généralement qu’elle n’aura pas lieu avant le samedi suivant, 30 mai.Et nos députés y seront encore allés rondement si la prorogation a lieu ce jour-là, car il leur reste encore beaucoup d’ouvrage à abattre pour épuiser le feuilleton des mesures ministérielles.Il est vrai que, sauf la refonte de la loi des chemins de fer, le projet de loi du remaniement, l’assistance financière à donner au Nord-Canadien et au Grand-Tronc-Pacifique et le vote de sept-douzièmes du budget de 1914-1915, il ne reste à Tordre-du-jour que des projets de lois d’importance secondaire.LE TRES HONORE FRERE AMEDEE APOTRE, EDUCATEUR ET PATRIOTE Le supérieur - général de l’Institution des Frères de la Charité est actuellement à Montréal UNE INTERVIEW L’Ecole de Réforme tenue par les PTères de la Charité, rue Dcmonti-gny, n’avait pas ce matin Tair austère et l’aspect sévère que Ton prête généralement aux maisons de correction.Bien au contraire, chez les élèves comme chez les maîtres, c’était une joyeuse et bruyante activité ; et certes, on avait raison de se réjouir ainsi, car non seulement pour les Frères de la Charité, mais pour toute institution, c’est un grand honneur que de donner l’hospitalité à un personnage comme le Très Honoré Frère Amédée, supérieur général de la Congrégation des Frères de la Charité.En effet, ce vénérable religieux qui, pour la dix-septième fois, vient revoir nos rives canadiennes, a l’unique distinction d’etre, depuis trente-huit ans consécutifs, à la tête de sa congrégation ; et sur sa poitrine brillent une douzaine de décorations qui témoignent de la reconnaissance que les souverains et les gouvernements sont forcés de manifester aux grands éducateurs et aux apôtres de la jeunesse.Quand, ce matin, nous sollicitions l’honneur de causer pendant quelques minutes avec l’illustre religieux, on nous apprenait que le Frère Amédée est retenu au lit par une assez sérieuse indisposition ; et ce fut le Révérend Frère Philemon, son premier assistant, venu de Belgique avec lui, et qui fut pendant huit années provincial de la Congrégation au Canada, qui voulut bien, pour nos lecteurs, être l’interprète de son supérieur.—A 70 ans, entreprendre un aussi long voyage, c’est de Timpruden-ce, disons-nous au Frère Philémon.—Notre bon Père Amédée est cependant suffisamment vigoureux pour endurer ces longues courses ; mais cette fois la traversée a été beaucoup plus rude que d’habitude, et plutôt que de se reposer plus longtemps à notre maison de Boston, notre supérieur a préféré venir immédiatement revoir la plus vieille maison de notre congregation au Canada.Au moins, on lui permettra de se reposer pendant quelque temps au Canada?.—Mais non, car dans quinze jours il nous faut retourner en Belgique; car à peine débarqués en Amérique nous recevions la nouvelle que le supérieur de notre congrégation au Congo venait d’arriver à Garni, et comme il lui faut recevoir des instructions du supérieur général, avant de retourner en Afrique pour le mois de juin, il ne nous reste que quelques jours à notre disposition.D’ailleurs vous savez que nous avons les élections générales en Belgique au mois de mai; et un événement.comme celui-là, ajoute en souriant le Frère Philemon, sans la présence du Père Amédée parmi ses compatriotes belges, c’est une chose qui ne s’est pas encore vue.—En effet, mon révérend Frère, si nous en jugeons par le nombre de décorations dont les souverains ont honoré votre supérieur, nous devons conclure que le Père Amédée exerce partout une immense influence comme éducateur et réformateur de la jeunesse.—Le gouvernement belge reconnaît l’expérience et le dévouement de notre supérieur et c’est pourquoi le ministre de la justice est en relations constantes avec le Père Amédée en ce qui concerne la reforme de la jeunesse et le traitement des aliénés en même temps que l’enseignement que Ton donne aux aveugles et aux sourds-muets.—Votre congrégation s’occupe donc également des aveugles et des sourds-muets?—Nous possédons en Belgique deux instituts royaux pour les aveugles et les sourds-muets; nous avons aussi le monopole en Belgique, du soin des aliénés.Notre supérieur général a pris part à plusieurs congrès ayant pour but le dévelopne-nient de l’instruction et surtout Ta-mélioration du sort des sourds-muets et des aveugles.Ce fut lui qui présida le congrès de Bruxelles en 1903 et celui du Caire en 1910.Il est actuellement le président du comité permanent de ces congrès.“Notre supérieur général a aussi introduit en Belgique l’institution des cours pour les Jeunes Délinquants dont les règlements sont greffés sur ceux élaborés par le juge Lindsay, des Etats-Unis, à l’exception de quelques modifications qui permettent de les adapter aux délinquants de croyance catholique, —Nous comptons déjà trois de ces instituts en Belgique et c’est notre intention d’en établir d’autres ailleurs.” Nous causons pendant quelque temps des méthodes d’enseignement en usage en Belgique et nous demandons au Frère Philemon si elles diffèrent de beaucoup avec les nôtres.—“Les huit années que j’ai passées ici et mon long séjour en Belgique, nous répond le Frère Philé-mon, m’ont permis en effet de faire une constatation, c’est que le programme de l’enseignement "ori-maire dans votre province est aussi parfait que celui que nous avons en Belgique.11 y a une différence cependant et cette différence se trouve dans la formation des professeurs qui: chez nous est plus pratique ou plus1 avancée qu’ici.Les méthodes d’enseignement varient peut-être un peu par suite probablement de la formation toute spéciale que Ton donne à nos instituteurs là-has.—Il y a quelques minutes, vous me paniez de vos institutions du Congo.Mais ces Congolais qu’on: nous représente comme une peuplade à moitié civilisée se montrent-ils accessibles à renseignement?—Oui, et c’est pour cette raison que nous avons préparé des institutions toute spéciales pour eux, Nous possédons au Congo, une école ordinaire, une école professionnelle et une école pour les “fils de chefs”.Cette dernière institution, —c’est en réalité un pensionnat—• est fréquentée exclusivement par les fils de chefs de tribu et subventionnée par le gouvernement belge qui se rend compte évidemment de Tim-portance qu’il y a d’inculquer aux dirigeants congolais des princioes d’éducation, de religion et de soumission aux lois.Les élèves de noire pensionnat ne quittent l’institution que lorsqu’ils sont en mesura de pouvoir succéder à leurs pères comme chefs de tribus.Neuf heures approchent.C’est l’heure où Ton va célébrer une grand-messe solennelle pour appeler les bénédictions de Dieu sur le vénérable visiteur, à l’occasion du cinquantenaire de sa profession religieuse.A l’appel de la cloche les cinq cents élèves de l’institution accourent de tous les coins de la vaste cour, se placent en rangs, silencieusement et se rendent a la chapelle en compagnie des religieux.A l’occasion du passage à Mon real du Très Révérend Frère Ami dée, nos lecteurs liront avec inti rct quelques notes bio@raphiqu( sur Tillustre religieux et quelqm statistiques sur t’institut qu’il dirijî depuis plus de trente-huit années.Le Très Honoré Frère Ame (le dans le monde Florent J.E.Stocl mans, est né é Mortsci, près d’A; vers, le 24 juillet 1844.Il entra dar la Congrégation des Frères de 1 Charité à Tàge de 18 ans et prono: ça ses voeux le 22 février 1864.devint d’abord professeur à Tinsi tut Saint-Louis de Bruxelles, pu secrétaire à l’Hospice Guislan, Garni, et un peu plus tard supériei à l’Asile Saint-Charles à Froi< mont.A l'âge de 32 ans, il était a] pelé par le suffrage de ses frères la direction générale de TInstih des Frères de la Charité.Pendant son long généralat de 3 années, le nombre des religieux aui menta considérablement.Le FYèi Amédée fonda trente-cinq neuve les maisons, dont quatre au Canad trois en Angleterre et deux en Af" que.Il vint au Canada pour la pr mière fois en 1877.Ce fut lui qui, en 1888, obtiei pour l’Institut les lettres d’approb; tion du Saint-Siège créant Tinstiti co n g ré ga tion roma i n e.Le Très Honoré Frère Améd( est commandeur.de l’Ordre de Léi pold II, officier de l’Ordre de Léi pold, grand-officier de TOrdre d Madjidié, grand-officier de TOrdi Impérial d’Osmanié, commander de TOrdre d'Alphonse XII, officie de TOrdre d’Orange-Nassau, cher; lier de TOrdre de Danebrog.ehev; lier de TOrdre de Charles III, chi valier de Notre-Dame de la Coi ception de Villa-Vicosa, croix d 1ère classe Pro Ecclesia et Pontif ce, officier d’Académie, croix civ que de 1ère classe, etc.L’Institut des Frères de la Charil compte plus de 1,200 religieux, dot nant l’enseignement à plus de 12,0(1 enfants et leurs soins à près de 8,00 aliénés, répartis dans près de soi?ante maisons, dont quarante en Be glque, sept au Canada, deux au Coi go, trois en Hollande, trois en Ai gleterre, ’une en Irlande et une au Etats-Unis.Léon TREPANIER.PROCHA/jy FEUILLETON, — Le DEVOIR commencera samedi la .publication d9un feuilleton tout particulièrement intéressant ./ y ' ’ 1 • t, / (. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 15 AVRIL 191 VOL.V.— No.81 CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE •-*+***^^>.i ¦ ¦ il LE PROCHAIN CONSISTOIRE U sera tenu prochainement.— Les noms des cardinaux seront connus un mois avant le con-sistoire.(Spécial au “Devoir”) Rome, 15.— Des bruits fantaisistes continuent à circuler au sujet d’une prétendue remise de la date du Consistoire.La vérité est que, si le Consistoire est évidemment prochain, la date n’en a jamais été fixée; et, par conséquent, il n’a pas été nécessaire de la remettre.Quant aux noms mis en avant comme ceux des futurs cardinaux, ils constituent de simples hypothèses qui, comme toutes les hypothèses, ont quelques chances, si minimes soient-elles, de réalisation.On pense que l’annonce du Consistoire pourrait être faite dans la quinzaine courante par r“Observatore Romano”.Une pareille annonce est généralement publiée un mois à l’avance, ainsi que les noms des nouveaux cardinaux créés.FAITS ET MÉFAITS MONTRÉAL mes ENVIRONS - - - - FÊTE A LA SAUVEGARDE AU MONUMENT NATIONAL CETTE COMPAGNIE D’ASSURANCE A INAUGURE SOLENNELLEMENT HIER SES NOUVEAUX BUREAUX PAR UNE RECEPTION A SES ACTIONNAIRES ET CONFERENCE DE M.LE CHANOINE DESGRANGES PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AMIS.A LA COMMISSION DES INCENDIES Les commissaires d'incendies ont Enquêté hier sur l'origine du feu, arrivé à la maison de M.Raoul Levesque, 2191, avenue du Parc, le 10 courant.D’après le témofgmage de M.Lévesque, ce serait son fils qui aurait causé le désastre en cherchant avec des allumettes une nouvelle paire de bottines, cachée dans une garde-robe.Le papa avait placé les bottines dans cet endroit pour que le bambin ne puisse pais les trouver avant Pâques.Les dégâts sont évalués à $700.—L’explosion d’une lampe est cause de l’incendie, survenu le 11 courant, au logement de M.Henri Clenmont, 1238c.rue Messier.—Une fuite de gaz aurait causé l’incendie du magasin de Michael Adelstein, 56-58, Sainte-Catherine -Ouest, le 10 courant.DANS LE CANAL LACHINE.Un autre cadavre, le quatrième depuis vendredi, a été trouvé hier dans le canal Lachine.La dernière victime n’a pu être encore identifiée.Le cadavre fut repêché aux écluses Saint-Gabriel, près de la rue des Seigneurs.Il est très décomposé, de sorte qu’il sera très difficile d’identifier la personne.Les habits sont en lambeaux, et on ne trouve rien dams les poches.C est un homme qui a dans les cinq pieds et neuf pouces, et les vêtements sont bleus.Le cadavre a été transporté à la Morgue.Un jeune homme de seize ans, William Wilson, 12 rue Saint-Patrick, s’est fait broyer un pied par l’ascenseur de la William Davis Packing Company, rue Mill, Pointe Saimt-Charles, à 8 hrs 30 hier matin.Il conduisait lui même l’ascenseur.Le malheureux demanda à voir sa mère ivant d’aller à l’hôpital; l’ambulance irrêta prendre celle-ci, et tous deux .'urent conduits à l’institution.Après que le jeune homme eût le pied pansé, il regagna sa ! omeure.DECOUPEZ CECI Recette d’un célèbre spécialiste contre la surdité catarrhale et les bourdonnements dans la tête Si vous connaissez quelqu’un qui souffre NbW Si Ton en juge par les nombreuses marques de sympathies qui lui ont été témoignées, au cours de sa conférence, l’auditoire nombreux qui est venu entendre le chanoine Desgranges, hier soir, au Monument National, était loin de ressembler aux assemblées contradictoires tenues par les contempteurs de la celigion catholique en France.Vers 8 heures 30, Sa Grandeur Mgr Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, suivi du R.P.Hage, O.P., de M R.Labelle, curé de Notre-Dame, et de Monsieur le chanoine Desgranges entrait en scène au milieu de salves d’applaudissements.L’orchestre venait de faire entendre la “Marche Joyeuse” de Landré, lorsque le conférencier fut présenté par M.Labelle, à l’auditoire, qui lui fit une véritable ovation.Il est écrit dans le deuxième couplet de la “Marseillaise”, dit en débutant le chanoine Desgranges, “Nous entrerons dans la carrière, Quand nos aînés n’y seront plus.“En entrant dans ma carrière de conférencier apologiste, je ne pouvais pas me tenir ce langage.Certes il y avait déjà des abbés qui avaient, si je puis m’exprimer ainsi, pratiqué ce sport; mais non pas d’une façon continue comme nous.“Nous pourrions faire la comparaison suivante pour faire comprendre l’état actuel des choses en Fran- ce.Vingt-cinq personnes souffrant d’infirmités ou de maladies incurables ne peuvent être convenablement logées, a déclaré hier après-midi M.Rufus D.Smith, secrétaire général de la Charity Organization Society, à un journaliste.Elles ont fout de même été prises en soin aux frais de l’association dans des maisons de pension et par des familles privées.Cependant un certain nombre d’autres personnes, pouvant et désirant payer, ne savent où aller.En attendant, les maladies infec-tueuses se propagent, grâce au manque d’institutions.Une suggestion qui devrait être prise en sérieuse considération, fut faite hier.La ville devrait accepter l’offre du colonel Jeffrey H.Borland de dépenser $100,000 pour la construction d’un hôpital destiné à recevoir les tuberculeux avancés.“Nous avons deux hommes et huit femmes souffrant de tuberculose très avancée et qui n’ont pas de lits, a déclaré M.Smith.Nous avons aussi onze hommes et quatre femmes et d’autres cas qui sont dans les mêmes conditions.Nous sommes forcés d’avoir recours à la générosité de quelques familles privées qui veulent bien nous aider.Non que j'aie des reproches à adresser aux institutions déjà existantes, elles font tout ce qu’il est en leur pouvoir de faire ; mais elles ne peuvent répondre à toutes les demandes.” “Vous ici, au Canada, vous êtes comme les divers membres d’une famille habitant différentes pièces d’une maison; nous là-bas, nous habitons une pièce unique où nous pouvons difficilement nous entendre, lorsqu’il s’élève un désaccord entre nous.11 s’y trouve un petit groupe de violents qui réussissent depuis nombre d’années à imposer leurs volontés à la grande majorité de leurs frères.Il est alors impossible à ces derniers de faire ordinairement comme on fait dans une famille, lorsqu’il y a une dispute dans une pièce, fuir dans une autre pièce de la maison.Il leur faut lutter avec leurs adversaires.Comme leur audace va toujours en grandissant, qu’ils organisent des conférences, où ils bafouent tout ce qu’il y a de grands dans l’église catholique, et cela depuis les jours néfastes de 71, nous avons cru qu’il était de notre devoir, nous un groupe de jeunes prêtres, de nous lancer également à l’ai laque en nous plaçant sur le terrain lui-même de ces adversaires du christianisme.Ils étaient en train de lui ravir l’âme des travailleurs par une propagande révolutionnaire et anarchiste, nous avons décidé de quitter pour un temps nos sanctuaires vénérables pour relever le gant qu’ils nous jetaient et arracher ces ouvriers à une perdition certaine.“Nous fûmes reçus avec hostilité dès le début.Nous eûmes à essayer bien des difficultés et à surmonter nombre d’obstacles; mais nous n’avons pas faillis à la tâche et j’aime croire que ous constatez que nous ne nous en portons pas plus mal.“Il nous faisait plaisir au contraire de subir toutes les vilenies pour faire renaître dans les âmes l’amour de Jésus-Christ.Il faut cependant savoir s’y prendre lorsque l’on va trouver les ad- versaires de la religion sur leur ter- la rehgi rain.Nous nous efforçons toujours de tomber à l’improviste au milieu LES “ BOYS SCOUTS ” LE DUC DE CONNAUGHT DIT QUE CE MOUVEMENT N’A RIEN D’ANTIRELIGIEUX.Ottawa, 15.— Son Altesse Royale le duc de Connaught était l’hôte hier soir, du conseil de district des jeunes éclaireurs (“boys scouts”) d’Ottawa.En réponse à une santé en son honneur, le duc a fait allusion à un article de la “Vérité”, de Québec, sans toutefois nommer ce journal, écrit contre l’organisation des jeunes éclai- reurs.“La déclaration disant que le mouvement des “boys scouts” est antireligieux est tout simplement le résultat de l’ignorance de l’écrivain”, a déclaré Son Altesse.“Sa Majesté le Roi, qui porte le titre de Défenseur de la Foi, n’est-il pas en même temps le promoteur et une des têtes de ce mouvement?’ Le duc de Connaught regrette beaucoup cet incident et souhaite aux auteurs de l’affaire de bien comprendre et le plus tôt possible.mpn d’eux pour empêcher les âmes chancelantes d’aller écouter leurs sophistes spécieux.DDans une première partie, nous réfutons leurs erreurs; dans la seconde, nous accusons nos adversaires d’etre la cause de tous les maux dont souffre la société actuelle.“Nous avons fidèlement suivi cette ligne de conduite et nous nous en sommes toujours bien trouvés, au cours des 1,500 quelques conférences qu’il nous a été donné de faire un peu par toute la France.“Comme je le faisais remarquer à Sébastien Faure, à l’issue d’une des assemblées qu’il avait tenues à .Milan, c’est vous qui payez les violons; c’est nous qui entrons en danse.“Certes parfois notre tâche n’est pas facile; nos auditoires nous sont on ne peut plus hostiles.Nous attendons des heures parfois avant de pouvoir faire entendre une panîle de vente.Nous sommes obligés très souvent de jouer sur les mots comme nos adversaires quittes ensuite à donner une explication raisonnable des objections qu’iis nous posent.Je me rappelle cette interruption laite un soir par un loustic.“Je me rappelle cette interru,p non faite un soir iiar un loustic : excitant les passions au moyen de sentiments nobles qu’ils vont puiser jusique dans les livres saints.Le chanoine Desgrandes décrit ensuite comment on se présente devant les différents auditoires français.Le Breton, dit-il, est mystique; l’homme du nord est plus positif.Les méridionaux sont tellement sensibles à la beauté de la phrase qu’il s’est souvent trouvé devant des auditoires tout à fait difficiles au début de sa conférence et qui, après qu’il leur avait récité quelques pièces de vers, l’applaudissaient frénétiquement.Il a clairement démontré que les sentiments profonds qu’a fait naître la religion, dès le bas âge, dans les coeurs, ne disparaissent jamais complètement, malgré toutes les doctrines subversives dont quelques anti-cléricaux font une séduisante exposition depuis nombre d’années.La preuve en est dans ce fait qu’après certaines conférences, plusieurs personnes allaient trouver le chanoine Desgranges et, l’étreignant fortement, l’assuraient de leur entière fidélité à son oeuvre d’apologiste.“On a voulu éteindre les étoiles, dit à un moment le conférencier, eh bien! c’est encore à leur lumière, ennemis du Christ, que marchent ceux qui vous suivent.” Dans une envolée oratoire des plus électrisantes, le chanoine Desgranges fait conséquemment remarquer qu’il ne faut pas considérer les adversaires de la religion comme toute la France; car il ne faut jamais juger un paj’s par ses politiciens.“Lorsque je continuerai là-bas ma carrière, j’aurai une page nouvelle à ajouter à mon manuel d’apologiste, dit-il, en terminant.Je parlerai de ce que j’ai vu ici.Je dirai comme il m’a fait du bien de constater comme on est resté au Canada fidèle au sentiment religieux.Je ferai passer sous les yeux de mes compatriotes toutes ces organisations ouvrières, si habilement dirigées par Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal, ces congrégations, ces hôpitaux, ces sociétés de bienfaisance et ces institutions de top tes sortes que j’ai eu tant de plaisir à visiter.“Je leur dirai comment les familles ont trouvé dans le mariage le bonheur qu’elles cherchaient, parce qu’elles l’ont rendu grand et fécond.“Et je stiis certain que lorsque le petit frère de France verra sa peth te soeur canadienne fidèle à la foi de ses pères, il trouvera dans son exemple le secret perdu de ses destinées.” M.R.Labelle, au milieu des applaudissements qui ont couvert les dernières paroles du chanoine Desgranges, s’avance sur le devant de la scène et remercie alors en termes élogieux le conférencier, en faisant remarquer à l’auditoire qu’il a fait mentir cette parole paradoxale d’un auteur: “Plus il y a de chrétiens moins il y a de christianisme.” Puis il demande à l’instar du prédicateur de Notre-Dame, de vivre notre foi avec plus d’enthousiasme, afin de pouvoir toujours dire de la province de Québec qu’elle est le foyer le plus intense du christianisme intégral.Puis il termine par cette belle parole de Clovis à l’adresse de la France “.Vivat Christus, qui amat Francos”, Vive le Christ qui aime les Francs.Malgré tout ce qu’on dit, la France est toujours la fille aînée de l'FlgLise et elle ne trouvera jamais de plus fidèles amis que les Canadiens-français.La foule se disperse aux sor harmonieux de l’orchestre, interprétant l’“Allegro militaire de Corbin”.P.H.L.ANIMAUX ET LE MAL DE MER -“Eh ! dites donc, M.l’abbé, irriez-vous nous dire si c’est bien vrai que Jonas a passé trois jours dans la baleine ?” pourri “Comme mon personnage était peu ragoûtant, je me contentai de hu repondre : “Cette histoire est bien vieille.On ne peut jurer qu’il en ait été autrement cependant ; mais quant à vous, je suis certain que si la baleine vous avait avalé elle vous aurait dé-gueulé au bout de vingt-quatre heures.” L’orchestre exécute le troisième article de son programme en rendant avec art l’ouverture “Raymond” d’A.Thomas et un “Intermède” de Tavan, puis le conférencier nous fait pénétrer dans le monde de ses contradicteurs.IL rappelle avec beaucoup d’esprit ses débuts, fourmillant de mille et un incident typiques et trace un portrait des plus intéressants de scs principaux adversaires tels que : le socialiste Jaurès, l’anti-militariste Hervé, Louise Michel et Séverine Pageau, les deux adversaires les plus puissants de l’élite féminine, l’anti-elérical Sébastien Faure, Marcel Sembat et autres libertaires et anarchistes fameux.11 il longuement parlé de Gustave Hervé et de Sébastien Faure, faisant remarquer la façon séduisante dont ils se prennent pour s’emparer de leur auditoire.C’est toujours en A l’exception de l’ours polaire, habitué au va-et-vient des glaçons, toutes les bêtes éprouvent le mal de mer, mais à des degrés différents.Le boeuf y est presque insensible.La girafe, d’après la hauteur ou est placé son centre de gravité, devrait être balancée par un effroyable roulis, mais la mécanique est en défaut et la girafe ne ressent qu’un léger malaise.Le cheval est moins heureux, il peut mourir du mal de mer.Le singe souffre comme un enfant ; toutefois on a trou-, remède : pour le guérir, il sut lit de lui donner un oignon.L® hffre, plus que tout animal, souffre du mal de mer ; il geint d’une façon pitoyable en se frottant le ventre avec son énorme patte, ses eux pleurent continuellement.L éléphant n’est guère moins sensible, mais la souffrance le rend doux.Il se laisse tâter le pouls, avale deux litre de whisky et se sent plus gaillard.LES ED FICES DU GOUVERNEMENT Ottawa, lo — le gouvernement a choisi six plans, parmi ceux des nombreux architectes qui concourent pour les nouveaux édifices de la Cour Suprême.Les noms des architectes ne sont pas encore connus.SPECIAL POUR EMPRESS Comprenant wagons-lits modèles pour touristes, wagons-buffet et de première classe, partira de la gare de la rue Windsor, à 12.00.midi, vendredi, le 17 avril, jMnir faire raccordement avec le R.M.S.Empress of Britain, qui part d’Halifax samedi, le 18 avril.I.e train se ren APPRENTI PHARMACIEN, demandé, de 1 ou 2 ans d’expérience, sérieux, honnête, désireux d’apprendre.S’adresser par lettre, J.A.D., 340 Boyer.AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.ELECTROLIERS Electroliers pour 8 appartements de $10 en montant.Poêles à gaz de $2 en montant.Fixtures électriques et poêles à gaz pour tous les goûts.Charet-te & Frère, 414 Ontario Est.Tel.Est 721.Tél.Bell Main 1973.—Adresse télégraphique Codes : Western Un.Univ.Ed.“Yrrub" Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.MEDECINS Dr.M.LEMOYNE 257 ,SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) icres aanu-neuisj Maladies des yeux, oreilles, nez, - * TAl 1 larynx.Diplôme en hygiène Pub.Dr.J.N.CHAUSSE Avocat et Procureur iidiflce-Banque Ottawa, 221 rue St-Jacques Chambre 44.—Montréal Boite Postale 358.— Adresse télégraphique SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 5 à 8 p.m.Tel.Saint-Louis, 4826, 1333 A»e.DeloHmier.coin Mont- MENAGERE Personne d’âge moyen, avec références, demandée comme ménagère dans un presbytère.Ecrire à M.le curé de Compton, Qué.“Nahac, Montréal” Tél.Main 1250-1251.Codes Lieber».West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue SauU-Jacques EST 6731 À LOUER LAMOTHE & TESSIER, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., O.R., Camille fessier, L.L B.Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l'Hotel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, du I NEZ et de la GORGE.523 Suint-Denis, j (en face du carré Saint-Louis).MAISON A LOUER.Drolet, près Mont-Royal, logements modernes, 4 pièces, bain, balcon, 2e étage.Téléphoner Westmount 1716.S’adresser, 675c Drolet.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER,B.A.,L.L.B.AVOCAT Tel.Main 213.—Chambre 53.97 rue Saint-Jacques.A LOUER.dra.directement aux abords du pa-i quehot.\ r.Chance exceptionnelle pour une personne connaissant tant soit peu l’élevage de volailles: Un grand terrain à louer en ville, 50 par 115, poulailler 70 x 15, écuries, maison G nièces, très propre (un bail de 8 ans, $10 par mois).Avec 200 à 300 volailles on peut réaliser de $1,200 à $1,500 par année.Prix, $800; 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sujet aux charges, clauses et condition, indiquées dans le cahier des charges déposé au greffe du protonotaire de ladite cour; et toute opposition afin d’annuler, afin de charge ou afin de distraire à ladite licitation, devra être déposée au greffe du protonotaire de ladite cour au moins douze jours avant le jour fixé comme susdit pour la vente et adjudication; et toute opposition afin de conserver devra être déposée dans )qs six jours après l’adjudication, et à défaut par les parties île déposer lesdites oppositions dans les délais prescrits par le présent, elles seront forcloses du droit do le faire.’ DEDUIRE & BISSONNETTE, Procureurs du demandeur.Montréal, 17 avril 1914.PEiNrRES=DECORATI:UKS O.M.LAVOIE & PAQUETTE, 691 rue Saint-André, Tél.Est 1412.De' mandez nos estimés pour tous vo travaux en peinture, blanchissage posage de papier-tenture de toutes sortes, etc., travaux garantis et exe cutés promptement, prix modéré- PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.9853.—Meclcn Bu-rellc, de Montréal, demandeur, vs.Eortunat Fyfe de Montréal, défendeur.Le 2hne jour d’avril 1944 à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.207A rue Bréboeuf, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.U.NORMANDES, H.C.S.Montréal, 11 avril 1914.DOMINION et SPRINGHILL Charoon bitumineux, à vapeur ai à gaz BUREAU GENERAL DES VENTES 112 Rue Saint-Jacques.Montréal d Canz f>am ca lc ocs Co sûfit.trncAct.5«N5 douleur: IH.VENTt 4»*BT0UT Z! FRANCO PA» CA POSTE.^ AtJlAUfRERC* L'AUVENT A COMBLE FRANÇAIS Système breveté * PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.3980.—Gurney Massey Co.Ltd.vs.Jos.Lafrance, défendeur.Le 24me jour d'avril 1914, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.1221 Bldv.Rosemont, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, pianola, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.JOS.MAYER, H.C.S.Montréal, 13 avril 1914.La Cio d’ÂiiVBnls des Marchands, Uée, 25 Notre-Dame Est, Montréal.Tél.Main 3329.Restaurant et Café (E.H.Béland) Edifice La Sauvegarde PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.705$.George A.Bayles, de Montréal, agent d’a|ssurance, demandeur, vs.J.T.Poirier, de Montréal, défendeur.Le 21me jour d’avril 1914 h dix Coin Notre-Dame et St-Vincent Repas pour hommes A Ci ^ d’affaires à Et à la Carte EXCELLENTE CUISINE SERVICE PARFAIT heures de l'ayant-midi, à la place d’affai-No.204 rue Snint- res du dit défendeur, au No.2n4 Jacques en In cité de Montréal, seront ven dus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en bureaux pour éci ire, chaises.Conditions : argent comptant.M.J.A.DECELEES, H.C.S.Montréal, 15 avril 1914.PROVINCE DE QUEBEC, distrSct de Montréal, Cour de Circuit No 4829.Maxime La-pointe, marchand de Montréal,! demandeur, vs.John Hamel, de Montréal, lie 25nic jour d'avril 1914 à dix heures de (l’avant-midi.l’RO\ IN CE DE QUEBEC, district real.Cour de Circuit No.2471—Dae rrs, journalier, drs cité et district real, demandeur, vs.Honrv alias I 1er, du même lieu, défendeur, jour U avril 1914 à dix heures d midi, au domicile du dit défende» 319 rue Davidson, en la cité de seront vendus par autorité de i biens et elfets du dit défendeur, cette cause, consistant en effets ,r,,,• i MONTEE AU WMLTSGU < Histoires sur les Gens et la Vie ============== en Irlande =============== Deux soirées de causeries par le célèbre poète et conférencier irlandais SEUMAS MacMANUS sous les auspices conjoints de l’Association des Parcs et des Terrains de Jeux et du Catholic Social Service Guild, A LA SALLE WINDSOR, JEUDI, le 23 avril, à 8 heures 15 p.m.“GENS ET CROYANCES D’IRLANDE”.Billets en vente chez Clarkson & Cowans, 510 rue Sainte-Catherine Ouest.A LA SALLE ACADEMIQUE, DANS LE SOUS-SOL DE L’EGLISE DU GESU, VENDREDI, LE 24 AVRIL, A 8 HRS.15 P M “JOYEUSE EXCURSION A TRAVERS L’IRLANDE” (illus.* trée).Billets à la librairie Milloy, 211 rue Sainte-Catherine O.AUTOMOBILE A VENDRE Automobile Jackson, modèle Majestic 1914, 50 C.V., 4 cylindres, n’a jamais servi.Sera vendu à $300.00 meilleur marché que le prix coûtant et à des conditions faciles.S’adresser par lettre à J.N.C.boite 750, Montréal.Aux jeunes N’oubliez pas Vatelier du DEVOIR pour l’impression de vos lettres de faire - part, cartes de visite et d’invi~ tation.’ Aux avocats Nous avons, pour l’exécution de vos factums et tous autres travaux d’impressions, un outillage complet et moderne.* .* Atelier d’imprimerie : LE DEVOIR 43 rue Saint-Vincent TÉLMAIN: 7461 Célérité, Prix modérés, Travail parfait.A TOUS Nous pouvons exécuter, à l’entière satisfaction de tous nos clients tous genres compressions.— Faites - en l’essai.* .* .* X Ah! 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STATISTIQUES DE JANVIER, FEVRIER ET MARS.ASSISTANCE MUNICIPALE.Résumé du rapport présenté au nouveau bureau des commissaires par M.le Dr E.-P.Lachapelle, ex-ïommissaire, sur le travail du service de l’Assistance Municipale, pour les trois premiers mois de l’année 1914.Ce service, sous la direction de M.Albert Chevalier, s’est occupé, ni cours des mois de janvier, février et mars, des cas suivants: Enfants sans tutelle.Réinternements.Acceptés pour 2 ans .15 Acceptés pour 1 an .70 Refusés.29 Internements.Acceptés pour 2 ans .3 Acceptés pour 1 an .107 Refusés .48 Gouvernement, demi-pension, internements.2 T otal .2/4 Incurables.Acceptés.17 Refusés.19 Total.36 Tuberculeux.Acceptés.43 Refusés .7 Total.50 Aliénés.Enquête close.64 Devront payer.19 Objection au paiement .3 Déportés.2 A poursuivre.2 Total.90 Déportation .122 Immigration .38 Jeunes délinquants.Enquête close 16 Devront payer .2 Total .18 Remise de la taxe d’eau .8 Cas de charité.258 Rapatriement 27 'Secours spéciaux .22 Total .943 Soit 376 cas de plus que pour les trois mois correspondants de Tannée 1913.REFUGE MUNICIPAL MEURLING.LING.LA POLICE N’A TROUVE AUCUNE PREUVE QU’IL SOIT LE MEURTRIER DE ROLSTON.— IL SERA PROBABLEMENT DEPORTE.Malgré toutes les recherches, la police n’a pu trouver Ja moindre preuve cjue Mike Rapisky, ie Polonais arreté avant-hier, fût le meurtrier île Robert Rolston à la Pointe-Saint-Charles, l’automne dernier.li est tout probable, cependant, que le Polonais sera déporté parce qu’il ne peut rendre suffisamment compte de son passé au Canada.Mis en présence de Michael Mullins, le seul homme qui puisse donner quelques renseignements pour identifier le meurtrier de Rolston, Rapisky n’a pas été reconnu comme l’assassin.D’après TI talion qui a amené son arrestation, Rapisky aurait avoué lui-même, alors qu’il était sous Tin-fluence de la boisson, qu’il avait assassiné un agent, à la Pointe Saint-Charles, il y a deux ans.Cette information rappela à la police le meurtre de Rolston et Ton crut que Rapisky étourdi par Talcool, ne faisait qu’embrouiller les dates et les faits.Cependant, le Polonais, une fois arrêté, n’a plus dit un seul mot touchant le crime dont il se serait avoué coupable auparavant.Rapisky fut longuement questionné par les détectives sur ses antécédents, mais ce fut en vain; il dit ne se souvenir de rien.Tout ce qu’on put apprendre, c’est qu’il arriva au Canada vers le temps de Noël en 1911; qu’il a travaillé un peu partout, dans le pays et dernièrement à Lachute.Depuis qu’il est à Montréal il a habité un peu toutes les pensions polonaises de la ville.Le chef Charpentier fera un rapport au bureau de l’immigration.LES DEVALISEURS DE TRAINS Lemmon, S.I)., 14.— Un homme que Ton croit être Harry Mathews a été tué hier soir par des officiers qui tentaient de l’arrêter.Avant d’être frappé d’une balle, le bandit a tiré sur l’assistant shérif A.Ax-tell, de Lemmon, et Ta très gravement blessé.Mathews et George Bail étaient montés sur le train express faisant le service de Seattle à Vancouver, ligne du Grand Nord.Lorsque le conducteur leur demanda leurs billets, ils tirèrent sur le conducteur.MM.Thos.S.Wadsworth, de Vancouver, Robert L.Lee, de Bremerton, Washington, et H.R.Adkin-son, de Vancouver, voulurent intervenir.Ils tombèrent tous les trois sous les balles des bandits.Ceux-ci prirent la fuite et se cachèrent dans un wagon à marchandises.C’est en arrivant à Lemmon que les officiers de la police pincèrent Mathews et le tuèrent au moment où il allait leur échapper.Bail a été arrêté à Calgary, Alberta.Inauguration par les autorités municipales le 19 mars.Ouverture officielle le 23 mars.Du 23 au 31 mars inclusivement, 2,019 indigents omt reçu asile pour la nuit.Ces indigents étaient répartis comme suit: Canadiens.LJ27 Anglais.346 Irlandais.Ecossais.120 Américains .109 Français.39 Finlandais.35 Suédois.23 Suisses .22 Danois .'.16 Norvégiens.14 Autrichiens.11 Belges .Polonais.Allemands.5 Italiens.4 L’état civil de ces réfugiés était comme suit: Célibataires .1,523 Mariés .200 Veufs.296 Le nombre total de repas donnés a été de 4,148.BUREAU DE PLACEMENT MUNICIPAL.LES ROLES CHANGENT Maledi PaveJlo, accusé de tentative de meurtre sur la personne de Drako Nonsiatto, a été acquitté ce matin par le magistrat Leet.C’est la femme de la victime, Vincenta Storta qui, maintenant, doit répondre à cette accusation.Lors de l’attentat nous avons rapporté les fatis: Nonsiatto dormait dans sa chambre, 32 rue Latour, lorsque quelqu’un lui plongea un poignard dans la gorge.Sa femme qui dormait à son côté, accusa un voisin, Pavello, mais bientôt elle avoua que c’était elle-même qui avait fait le coup.Il n’y avait d’ailleurs aucune preuve sérieuse contre Pavello, qui avait été arrêté simplement parce que la femme et le fils de la victime le désignaient comme l’assaillant.Ce matin, apr.ès avoir entendu quelques témoignages, le magistrat Leet acquitta Pavello, et l’accusation fut portée contre Vincenta Storta, Tépouse de Nonsiatto.L’examen volontaire est fixé au 18 avril.L’accusée a demandé à sortir sous caution; le magistrat a refusé.- AUTRE ASSEMBLEE Demandes d’emploi.2,054 Demandes d’employés .16 Personnes pourvues d’ouvrage.••.•.•••• 216 Vendredi sofr une assemblée des' charpentiers constructeurs de navires iooau 178, aura lieu au Temple du ; Travail.Las membres devraient s’y ! rendre nombreux.L’HOTEL SAÎNT-REGIS LA REQUETE DES PROPRIETAI RES DEMANDANT L’EMISSION D’UN BREF DE “CERTIORARI” A ETE PRISE EN DELIBERE PAR LE JUGE CHARBONNEAU.COURRIERS (Des correspondants du “ Devoir ”) TUMEUR A L’ESTOMAC Les procédures de la requête de Thôtel Saint-Régis pour l’obtention d’un brei de certiorari ont été entendues hier après-midi en Cour de Pratique devant le juge Charbon-neau.Le demandeur, connue on se le rappelle, fut condamné il y a quelque temps à payer l’amende pour avoir vendu des liqueurs pendant les heures prohibées.Les avocats du demandeur attaquèrent alors la décision du recorder sous prétexte qu’elic était entachée d’irrégularité.La plainte, en première instance, allèguent les propriétaires de Thôtel Saint-Régis, disait que l'offense avait été commise le 5 juillet, lorsque en réalité elle avait eu lieu le 5 juin.L’erreur fut aussitôt corrigée.Mais les demandeurs ne s’en tinrent pas là et demandèrent un bref de certiorari contre le recorder.Le juge Chanbonneau a pris la requête en délibéré.* * * Devant le juge Panneton s’est instruit, hier après-midi, le procès de Bernard Brault vs The St.Lawrence Sand and Gravel Dredging Company.Le demandeur, engagé par contrat comme agent de la compagnie pour la saison de navigation de 1912, réclame une somme de 84,-500 de dommages, avec intérêts et dépens, alléguant que la compagnie a négligé de remplir au complet sa partie du contrat.Ceci, prétend la demande, a occasionné des dommages pécuniaires à Tagent Brault et a nui à sa réputation d’homme d’affaires.La compagnie défenderesse délivrait des barges de sable au demandeur, au port de Montréal.Ce dernier les vendait à son profit.Les 11, 14, 20, 21, 25, 28 septembre et le 20 octobre 1912, il commanda de nouvelles barges de sable qu’il avait vendues.Mais le demandeur prétend que la St.Lawrence Sand a négligé de remplir ces différentes commandes.De plus, deux barges furePt saisies dans le port par “The Touzin Land Go.’’ qui s’en disait la propriétaire.Le demandeur prétend qu’il aurait pu vendre en plus 20 barges de sable, qui lui auraient rapporté un profit de $2,-500.Il réclame donc en tout des dommages qu’il évalue à $4,500.Bisaillon et Brossard occupent pour le demandeur, M.Aimé Geof-frion représente la compagnie défenderesse.VILLE DE QUEBEC GREVE EN PERSPECTIVE Les ouvriers tailleurs, employés dan® les manufactures de confection, organisent à Montréal et à Toronto une grève générale de leur corps de métier, laquelle commencerait au mois de juin prochain.Chaque union locale choisira deux délégués, pour aller au Congrès de Cleveland, avec instructions de demander aux chefs de l’union la sanction d’une grève dans les deux grandes villes canadiennes.L’augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail seraient les causes du mouvement.PROJET D’ANNEXION.Québec, 15.— Une demande a été faite au surintendant de l’Instruction Publique d’annexer la municipalité scolaire catholique de Ville-Montcalm, aujourd’hui le quartier Bevedere, à la municipal.té scolaire de la cité de Québec, avec les mêmes limites qui formaient, à son annexion comme municipalité de ville la corporation de la ville de Montca’m.LEGER INCENDIE * Québec, 15.— U."^ mmencement d’incendie a éclaté, hier matin, à la résidence de S.H.le Maire Drouin, rue Saint-François.Le feu s est déclaré dans une garde-robe, causé par la fournaise.Les pompiers répondirent promptement à l’alarme donnée aussitôt, et réussirent à sortir de la maison le linge en feu avant que les flammes se fussent répandues dans la maison.Les dommages se chiffrent à une centaine de piastres environ.PROV.DE QUEBEC AU CLUB WALLON Le Club Wallon donnera dimanche, le 19 avril courant, en la salle Saint-Edouard, rue Lagauchetière, No 258, coin de la rue Saint-Denis, à 2 heures 30 précises, une matinée littéraire et musicale dont voici le programme: 1ère Partie.M.D.Dethier: Li tchant des Wallons.M.Jos.Bernard, Diseur.M.Jean Michel, Baryton.Mme M.Fellc, Mezzo-Soprano.M.Michel Frérart, chanteur de genre.M.Maurice Chesselet, Comique.CONFERENCE par M.Camille Feller, journaliste, “Le dualisme des races en Belgique” “Flandre et Wallonie” Ile Partie Par les mêmes chanteurs que ci-dessus.PARTIE DE DANSES Le piano sera tenu par Mme Dax-helet.SIR RODOLPHE FORGET.Baie Saint Paul, 15.—Sir Rodolphe et Lady Forget assistaient, dimanche dernier, à la Baie Saint-Paul, à un Euchre donné au profit de /’église paroissiale, pour la décoration électrique des autels.Le député de Montmorency et Charlevoix a fait cadeau au curé de la paroisse d’une somme de $500 pour aider à l’embellissement de l’église.NOUVEAU VILLAGE.Sainte-Agathe, 15.— Par proclamation de S.H.le Lieutenant-Gouverneur, le village de Sainte-Agathe de Lotbinière a été détaché de la municipalité de la paroisse de Sainte-Agathe et érigé en municipalité sous le nom de la municipalité du village de Sainte-Agathe.VOLEUR PINCE.Saint-Vaüer, 15.— Un jeune homme de 22 ans, Alfred Lachance, de Saint-Valier de Bellechasse, a été arrêté, hier, par le détective Defoy, pour vol d’un cheval et d’une voiture à M.Napoléon Roy.Le voleur a été pincé au moment où il disposait du produit de son vol au Cap Saint-Ignace et à Saint-Cyrille de LTslet, pour la somme de $100.PAQUES A LACHINE (Gorriispondance particulière) Lachine, 14.— La foule recueillie des fidèles, accourue l’église pour la soleoinibé pascale, présentait un spectacle fort imposant.Le vaste temple délicatement paré de ses plus beaux atours invitait l’âme a la prière.La masse fut célébrée avec diacre et sous-diacre.Dans son sermon de circonstance le R.P.Lewis O.M.I.nouis montra le Sauveur glorieux retrouvant dans sa résurrection ses trois vies: la vie du corps, celle de l’honneur et celle de Tamitïé.Le chant de Soi as me et la musique religieuse ont contribué pour une large part à rehausser a majesté de l’office divin.Tout le propre dis la messe fut en Solesme.Le Kyrie, A.Desmet; Gloria.Solesme; Credo: Perosi; Sanc-tus, Benedictus et Agnus de Stable.Le choeur de chant soigneusement exercé fut conduit avec artt MM.A.Roy, ancien maître de chapelle et A.Poliras dont las voix sont très appréciées et goûtées du public, ont bien voulu prêter leur concours pour cette belle cérémonie.C’est au talent d’artiste de notre distingué maître de chapelle, M.B.Verdict, professeur de solfège et de piano, que le chant doit tout son, mérite.M.B.Verdict est de l’école de musique religieuse ïnterdioeésaine de Maline®, dirigée par M.E.Tinel.Conservait ire de Musique de Hamilton, le jeudi 26 mars dernier, sous la direction de Mile (Juliette Hamel, Institutrice française, arec le concours de l'orchestre Erskine, sous le le patronage de l’Alliance Française.Voici le programme exécute dans la cirvcoostance : 1ère PARTIE 1.Marche—Wolverine .Lincoln Orchestre Sous la direction de M.G.Hutton 2.Récitation — Ma soeur se marie — .Jacques Mireille La petite Gabrielle 3.Air — Manon .Massenet M.G.Courteaux 4.Duo — De j’epéra la Mascotte .Audran Les petites Gabrielle et Clarette Hamel 5.Récitation — L’Epave .F.Coppée M.D.A.Hamel 6.Saynète — Mlle Sans Gêne .Emile Gouget Distribution—Eva Simone Hamel; Dense - Clairette Hamel; Piter-rette - La petite Gabrielle.7.Ouverture — La Belle France .Laurendeau Orchestra Ilèene PARTIE 8.Opérette — La main de Lucienne.Michelet Distribution—Lucienne _ Stella Ha- imel; Dupotin - D.A.Hamel.' 9.Ouverture — Mikado .Sullivan Orchestrle 10.Chanson — Tout d’Trawers .Yvette Guilbert La petite Gabrielle 11.Solo de Violon — .u Mlle M.Slater 12.Saynète — L'Heure de la Soupe— Distribution—Maine Duflost - Juliette Hamel; M.Duflost - Alphonse Hamel.La Marseillaise et Dieu Sauve le Roi.Roi.FEU M.M.LANDRY.Clarence Creek, 14.— M.Magloi-re Landry, un des citoyens les plus en vue et les plus estimés de notre village, est mort ici samedi soir après une longue maladie.Il était âge de 65 ans.M.Landry avait toujours été un ardent de toutes les causes nationales et un des membres les plus actifs de l’Union Saint-Joseph du Canada, et de la ligue du Sacré-Coeur, 11 avait été durant plusieurs années conseiller et maire de Clarence Creek.syn-dic, de l’église, commissaire d’école, membre et président de l'Association des Producteurs de Fromage de la vallée de l’Ottawa.Il laisse une épouse et cinq enfants ainsi cjne 5 frères et 3 soeurs.Ses funérailles ont eu lieu ce matin à Clarence Creek.COMPLETEMENT ENLEVEE LORSQU’ELLE PRIT “FRUIT-A-TIVES” DANS L’OUEST LES SEMAILLES.Winnipeg, 15.— On a commencé en plusieurs endroits à ensemencer la terre.Tout fait prévoir que les semailles seront bientôt générales.CONVENTION DES MECANICIENS Calgary, Alta., 15.— Six mille délégués prendront part à la convention de la Fraternité des Mécaniciens et des Chauffeurs de Locomotives, qui aura lieu ici au mois d’août prochain.LES SEMAILLES.Régina, Sask., 15.—Cinquante pour cent des terres défrichées sont prêtes à recevoir la semence en Saskatchewan.En général, la terre est en bon état.Au centre et au sud de la province, la neige est disparue.Il y a encore un peu de neige au sud-est.ONTARIO SOIREE DRAMATIQUE Hamilton, 15.— Le mouvement de la pensée française s’accemtus dé jour en jour dans la province d’Ontario.Nous n'en voulons donner d’autre preuve que la grande soirée dramatique et musicale qui a été donnée au PROV.MARITIMES M.FLEMMING EN CONGE.Saint-Jean, N.-B., 15.— La législature a accordé un congé au premier-ministre J.K.Flemming, pour tout le temps que durera l’enquête nécessitée par les accusations portées contre lui.Le premier-ministre intérimaire sera, M.George Clark, procureur général et M.Murray, prendra le portefeuille de ministre des terres et des mines.NEWBURY, Ont., 4 avril, 1013.“Il y a iiiK'Wjut's aniK'cs, j’iHals malade au lit et je croyais que j'allais mourir.,l'avais une excroissance k l’estomac, et les médecins (lisaient que c’était une tumeur, et que lu seule chose que J'avais à faire était d’aller k l’hépltal me la faire enlever.Je redoutais l’opération, quoique les médecins uf-flnnassent que ce fût le seul remède.Je dis que Je mourrais avant de me faire opérer.A ce monient-là, ma mère, qui était à Atvlnsto», m’envoya du "Frult-a-tives” en me conseillant d’en faire l'essai, parce qu'elle avait entendu parler d’une femme qui avait été guérie d’une excroissance sem-hluhle à l'estomac rn prenant “Fruit-a-ti-vex’’.Pour faire plaisir à ma mère, je commençai à prendre “Urult-n-tives" et l’heureux résultat fut ma guérison.Je ne suis pas allé voir de médecin depuis et mu santé est excellente.Je recommande “Fruit-a-tives”, chaque fois que j’en ai l'occasion et je serai contente que vous publiiez cette lettre, parce que quelque autre femme pourrait bien souffrir du même mal, et “Fruit-n-tives” lu guérira.Mme a.McDonald.50e la boite, fi pour $2.50, boite d’essai, 25e.(liiez tous les marchands ou envoyé sur réception du prix par Frult-a-tives Limited, Ottawa.GRAND TRUNK svstem DANS LE Monde Ouvrier 12 ASSEMBLEE IMPORTANTE Les charpentiers menuifisrs de Maisonneuve, local 1158, auront uns très importante assemblée, samedi, à 8 hrs le 18 courant, dans la salle Houle, 189 rue Letourneux.Tous ie® charpentiens soucieux d’améliorer leurs condition® de travail devraient se faire un de-vtir d’y assister.On.y fera une étude des bienfait® accomplie par la Fraternité Unie de® Charpentiers Menuisiers.Cette puissante association ouvrière fut fondée à Chicago le 12 août 1881; aujourd’hui elle compte 2,000 succursale® et 265,000 membres.Les ouvriers non-unionistes sont tout particulièrement invités à assister à cette réunion.CHEZ LES EBENISTES Les employés de manufactures de portes et châssis, et les ébénistes, local 1127, préparent une campagne de recrutement pour Ta dernière moitié du mois d avril.Us espèrent amener dans leurs rangs un grand nombre d’ouvri-e rs non - union i,s L es.A cet effet i:s tiendront une grande assemblée publique, au Temple du Travail, luncï soir, pour organiser la campagne en question.Petit Carnet EUCHttE-CONCERT Demain soir, mercredi le 15, à huit heures, il y aura, dans la salle paroissiale de ITmmaculée-Conception, angle des rues Rachel et Bordeaux, un grand Euchre-Concert.Plus de cinquante prix seront distribués.Les billets — 50 sous — seront en vente à la porte de la salle.COURS DE SOLFEGE Des circonstances incontrôlables, empêchent le Professeur Goulet d’avoir la répétition du prochain concert du Cours de Solfège ce soir (mercredi).Cette répétition est remise au jeudi soir, 16, au Monument National.Le professeur Goulet compte sur la présence complète de tous les élèves.MARIAGE On annonce pour lundi le 20 avril, le mariage du docteur G.H.Martineau avec Mademoiselle Clara Benoit.GRANDE AUDITION D’ELEVES On est prié de ne pas oublier que rifinnin snir i/'nHi rm’niira liai] MONTREAL - ALBANY .NEW-YORK (1).& H.) New-York : 8.16 u.ijï., S.tii p.m., tous les Jours.Albany : 8.45 a.m., 7.25 p.m.8.1(1 p.m., tous 1rs jours : 2.2U p.m., tous les Jours, excepté le diiuancbe.BUHEADX DES BILLETS DE LA VILLE 122 rue Ht-Jacquee, coin St-Krançoia-Xavier.Tel.Main 0905 Hétel Windsor.Tel.Uptown 1187, ou Uore Uonavmiliir*.Main 8228 CANADIAN PACIFIC SPECIAL POUR PAQUEBOT Part de lu gare Windsor il 12.00 (midi), vendredi le 17 avril.Fait raccordement aver le S.M.B.Empress of Britain, qui part de Halifax le 18 avril.Wagons-lits modèles tt de touristes, wagons-buffets et wagons de première classe, directement aux abords du paquebot.BUREAUX DES BtLLETSi 141.143, St Jocquee -Tel.Bell, Wain SUS Hotel Wlndeor, Gare* Place Vlger et de la Rua Windeer 'Vous me tousserez plus lorsque vous aurez pris quelques doses de àthleu au Goîidnm, | à l’Huile de Foie de Morue et autres Extraits Mcdickanx.P a r c e ou’il cal-me 1 irritation des bronches •» e t d e s poumons, prévient les quintes de toux, soutient les forces du malade et assure une prompte guérison.En Vente Partout : 35c.k bouteük.En meme temps que le Sirop Mathieu, o» pourra prendre suivant les directions, une eu Poudres Nervines Mafhiii?très efficaces contre l’Eta t Fiévreux e t Nerveux les Maux de Tête, Migraine», Névralgie-> Excès de Fatigua.t- Ee \*nle Partout : 25c.la boîte 4® 18 pouJres.ClE 4.L.MATHIEU.F-nOFRlETAIRF x .L.CHAPUT.FILS & CIE., LIMITEE Dépositaires en gros, Montréal.If e*»0* I |Ci0UDR0N* r|j B D'mnwt PB i ’ratREMM! # S Oc MATHIEU fir §3:< M.iTË:r7wa'üI* PjJ Symp of 7arl$l toi fa' M «M.UH'f éim:f dans la salle du Ritz-Carlton la grande audition des é î vas de Mme R.Macmillan.Cette musicale promet d’attirer l’élite .société de notre ville.Le programme est on ne peut plus attirant et :es élèves sauront faire valoir la bonne école de leur professeur.On agira sagement en ne manquant pas.d’asstster à une audition qui comporte à son programme des oeuvres appartenant au plus pur répertoire français: Chansons bretonnes, scènes lyriques, airs d opéras, etc.REMERCIEMENTS La famille Slanton-Trempe offre i ses remerciements les plus empressées i pour les sympathie® nombreuses- et ! sincère® dont elle a été l’objet à l’oc-| casion de la mort du regretté'Henry 1 G.Stantons- Pendant la vieillesse les fonctions du corps deviennent lentes, Les Laxatifs Na-Dm-CcF leur donnent tine aide douce, opportune et effective sans malaise ou douleur.25c.la boite chez votre pharmacien.itsf iVr.aenal Drug and Chemical €u.oi Canada.Limite 1.FEUILLETON - DU - •DEVOIR* w\\n dÆk FEUILLETON - DU 'DEVOIR* * çY ^etïvui ue ^ £ ft PAR o.O V • 1 [eanne de Coulomb 51 (SntM “—Je ne te comprends pas.“—Tu vas me comprendre ! J’ai besoin de cent cinquante louis.Je a-’ignore pas que l’oncle dont tu dois hériter t’ouvre facilement sa bourse.Oblige-moi en me prêtant la somme qui m’est nécessaire.Je te la rendrai plus tard lorsque je serai patron à mon tour.En attendant, je m’engage à desservir ton rival auprès de mon père.Ce ne sera pas difficile.Quelques adroites insinuations qui effaroucheront son austérité.Et le tour sera joué !.Devant toi, tu auras le champ libre et tu pourras.” “H ne me laissa pas achever.“___Ce que tu me proposes est odieux, s’écria-t-il.la voix angoissée.Va-t’en ! Va-t’en si tu ne veux pas que je te chasse moi-mème de cette maison.Tu n’es qu’un misérable ! “A ce mot, je vis rouge ! Je me jetai sur lui pour le frapper, le punir de son insolence ! Surpris par la brusque attaque, il chancela.J’entendis des craquements de branches, un choc lourd, et tout à coup je compris que je venais de précipiter dans le vide mon ami d’enfance.“Alors, sans réfléchir, ne songeant qu’à la fuite, je me laissai glisser au bas du rempart.“D’Arbellec avait entendu le bruit de notre dispute, il me saisit par le bras : “—Où allez-vous ?“Je me retournai à moitié fou, et, comme une bête enragée, je le mordis au poignet.Il poussa un cri de souffrance, mais il ne me lâcha point : “—Répondez.Qu’avez - vous fait de Lodoïs ?“J’eus un ricanement, un ricanement affreux de démon.“—Ce que j’en ai fait ! criai-je.Vous voulez le savoir ?Eh bien ! je l’ai tué ! mais je suis bien sûr que vous ne me vendrez point.Vous aimez trop ma soeur.“L’étreinte nerveuse se desserra.J’étais libre !.J’en profitai pour fuir.“Tu ne peux t’imaiginer ce que je souffris pendant les jours qui suivirent.A chaque minute, je croyais que les gendarmes venaient m’arrêter.Enfin, l’enquête con-I dut à un simple accident.Je res-jpirai.Comme je l’avais prévu, ; Christian a gardé le silence_______ i Pourtant, lui aurait pu être accusé ! | La parfaite rectitude de sa vie a ; témoigné de son innocence.Il n’en i eût pas été de meme pour moi, un 'viveur, un besogneux.Tout de [ suite, la justice eût suspecté mon | triste personnage, j “Donc, je suis libre! En appa-j rence, mon existence ne diffère j pas de celles qui m’entourent; en ! réalité, le remords me ronge.Je ne 1 puis songer qu’au jugement suprême auquel on ne se dérobe point.Que de fois, me suis-je mis en route pour monter à l’église et tout avouer au représentant de Dieu! Mais, au tournant de la Croix, le coeur me manque, ot lâchement, je redescends.Toujours, la tache est au fond de mon âme!.“Tu l’as bien compris, Gabrielle.Ton frère est un misérable! Prie pour lui, car, lui, ne sait plus prier.Si c’est possible, que mon père ignore plus tard la vérité.Il m’aime tendrement.trop peut-être, car bien qu’il les blâmât, il a été faible pour mes écarts.Du jour où il apprendrait ma faute, son vieux coeur serait brisé.Garde le silence et ne le romps que si un innocent est accusé à ma place.Christian d’Arbellec, par exemple! Il est mort.Il ne peut plus se défendre.Si l’on atta ' quait sa mémoire, ton devoir serait de te lever.“Pardon encore, ma soeur, par i don à genoux.Si tu n’a pas con-j nu le bonheur que tu méritais, la faute en est à moi, rien qu’à moi! ! Tu comprends maintenant.Christian est parti parce qu’il ne pouvait pas épouser la soeur d’un I assassin.“J’ai écrit le mot effroyable.j Je ne l’efface point.Il restera au bas de cette page comme une puni-j tion tangible.“Quand aurai-e le courage de le balbutier à l’oreille d’un prêtre?.” “Aubin SAVIGNAC.” Anne-Marie replia le papier : ! Aliette pleurait.Mme de Cantelou-be, tête basse, les mains jointes nerveusement.restait dans l’attitude du pécheur qui implore la miséricorde divine.—Ce récit est déchirant pour mon coeur de mère, balbutia-t-elle, mais la scène que je gardais devant les yeux depuis neuf ans était plus affreuse encore.Christian j contre Lodoïs.des camarades, des amis, presque des frères.Je ne pouvais supporter cettev idée : elle était en moi comme un mal dévorant, un horrible ulcère qui, peu à peu, envahissait toutes les parties saines.Madame, pardonnez-moi cet aveu.Je haïssais la mémoire du ! lieutenant d’Arbellec.—Maman, murmura Aliette sup pliante, il ne faudra pas reporter votre haine sur le malheureux Au bin.Au contraire, désormais.; nous prierons pour lui.—Plus tard.A présent, cela me serait impossible!.—Voudriez-vous voir sa soeur?demanda Mme de Barsac.—Oh! non! Qu’eile ne vienne pas!.Je la remercie.Je lui rends cette lettre qui lui appartient.Qu’elle la garde!.Dites-! lui qu’à cause d’elle, je ne révélerai la vérité.Seule, j’ai soup-! çonné le lieutenant d’Arbellec.j Si d’autres, par hasard, avaient par-; tagé mon erreur, il y a un moyen bien simple de proclamer hautement son innocence, c’est de consentir au mariage de ma fille avec le frère de Christian.Aliette, tu peux suivre Mme de Barsac; je te permets d’aller auprès de ton fiancé.Même s’il ne devait pas triompher du mal qui le terrasse, je dési- re que vos fiançailles soient connues de tout le pays.La jeune fille se releva chancelante.—Partons, murmura-t-elle, partons tout de suite.Voulez-vous, madame.le temps presse.En traversant le vestibule, elle décrocha un chapeau de paille et, sans plus d’apprêt, elle descendit au village avec sa compagne.On les regarda passer curieusement.On sut qu’elles entraient chez la Chambarette, et les langues trottèrent.—On disait bien que M.d’Arbellec épouserait la demoiselle du château.Voilà bien la preuve qu’ils sont promis l’un à l’autre.Et ce n’est pas étonnant puisque le frère de M: d’Arbellec était ie camarade du pauvre M.Lodoïs.Paulette Clarinvaux apprit la nouvelle chez les Bigaudie, pendant qu’elle achetait des gâteaux secs en compagnie de Bob.—Stéphanie en crèvera de jalousie! s’écria le jeune garçon.Çà va lui en boucher un coin, elle qui inventait des histoires à dormir debout ! —Il a bien raison de choisir Mlle de Canteloube! déclara Paulette lorsqu'elle eut repris le chemin des Girouettes.Nous ne le bottions pas du tout.C’était facile à voir.Puis, s’arrêtant au milieu de la route, elle ajouta, soudain grave: —Bob, je regrette que nous ayons été si mal élevés- Pcndant ce temps, Aliette avait été introduite dans la chambre du malade.Il était toujours calme, et il avait les yeux ouverts.En reconnaissant la jeune fille, il se redressa: —Venez-vous m’avertir que je dois quitter le pays?inien ogea-t il, mais jê ne le peux pas.Vous voyez bien, je suis prisonnier: on m’a lie sur ce lit!.Elle s’agenouilla auprès de lui; sa petite main se posa sur la mniu brûlante qui gesticulait vers elle.—Non, dit-elle, de sa jolie voix chantante que l'émotion étreignait, je suis venue, au contraire, vous dire de rester et de vous hâter de guérir pour que nous puissions être heureux tous les deux.Il ne lui demanda point comment s’était opéré le miracle.Elle était là; elle lui souriait; elle lui parlait d’espérance.Pour l’instant, cela suf fisait à sa faiblesse.Il ferma les yeux et sombra dans un repos qui n’étart pas le sommeil encore, mais qui était une langueur douce, sam agitation ni visions troublantes.Sur la route, Bijou passa en chantant: (A suivre} 12 545411 No.S7 VOL.V.LE DEVOIR, MONTREAI MERCREDI, 15 AVRIL 1914 LA VIE SPORTIVE CE QU’ON DIT A PROPOS DE POIDS.Sous le titre, "A propos de poids", notre distingue confrère et ami Léon Séc public un magistrat article dans le dernier numéro de La Boxe et les Boxeurs.Tous nos lecteurs seront heureux de voir que Léon Sêe comprend comme nous qu’il y a danger à se faire maigrir a outrance, en vue d’un vague qualificatif de catégories : poids moyens ou poids lourds.Il nous cite, le cas d’un nommé Otto Flint, un grand gaillard mesurant 1 rn.85 de hauteur, un boxeur qui prétendait ramener son poids éi 72 kil.500.Or, chacun sait que pour bien se porter et posséder un poids normal, il faut peser autant de kilos que l’on a de centimètres de hauteur en plus du mètre: 85 kilos pour 1 m.85, par exemple.Otto Flint, malgré sa volonté tenace, a pu se rendre compte qu’il avait fait fausse route.Matché contre Hogan, vendredi dernier, il s’était engagé èt ne peser plus que.72 kil.500, sous peine d’un forfait.Léon Sée nous dit à ce sujet : "Après huit jours d’un entrainc-"ment acharné, de privations fort "pénibles, Otto Flint s’est présenté “o la pesée complètement affaibli et "pesant encore 250 grammes de “trop.Résultats: Ce boxeur n’a pas "fait le poids, il a perdu son forfait "et il s’est fait battre.C’est plutôt "réussi, on le voit.Ah! ces jeunes gens! comme ils ont tort de vouloir se moquer de la nature! Ma parole d’honneur, on les prendrait pour fous.Cela nous fait mal, d’autant plus que nous voyons des hommes gaspiller bêtement leur santé — bien si précieux — pendant que nous leur prêchons la pratique du sport pour l’amélioration de la race.Tout le monde connaît ta haute compétence de Léon Séc, en matière de boxe.Aussi nous sommes heureux de lire ce qu'il dit en termes excellents : "D’ailleurs, plus j’y ré-"fléchis, plus je considère qu’il est "extrêmement dangereux de cher-“cher à faire un poids auquel on ne "peut arriver que fort difficilc-"ment.Le corps humain contient "une très grande proportion d’eau "et il est bien évident que pour ar-"river à diminuer de poids, il suf-“fit de se dessécher plus ou moins: "c’est certainement très facile, car "il suffit de transpirer beaucoup et "de ne pas boire, mais la question “est de savoir si cela est sain, si ce “n’est pas préjudiciable à la santé, “si même ce n’est pas très dange-“reux.“ Vous ave: tous vu certains "boxeurs arriver éi la pesée, les “yeux enfoncés dans l’orbite, les “joues creuses, le teint terreux.Ils “ont absolument, l’allure d’un ma-“lade qui sort de l’hôpital."Lorsqu’on leur demande, non "sans anxiété, s’ils se sentent bien, "ils vous répondent: "Je suis un “pen faible en ce moment, j’ai la "bouche sèche, j’ai un peu de fièvre, mais quand j’aurai mange et ’bu tout à l’heure après la pesée, cela ira mieux.’’ „ ' ira mieux peut-être, mais un fait certain est qu'en ce moment, cela va très mal.u Vous ave: tous vu également une plante privée d’eau pendant quatre ou cinq jours?Elle se recroqueville, elle jaunit; ses fleurs et '’ses feuilles s’affaissent lamenta-blement vers le sol: elle va mou-nr.Eh bien, Je boxeur desséché rassemble à la plante qui dépérit.,, 1 river d’eau un jeune organis-, me, en pleine force, parfois en | pleine croissance, c’est plus que .Jouer avec sa santé, à mon avis.Lest tout simplement criminel.J ai va des boxeurs rester lonq-Jcmps affaiblis à la suite d’un amài- C’EST CE SOIR QU’A LIEU LA GRANDE RENCONTRE Cazeaux promet de donner du fil à retordre au Polonais Stanislaus Zbysko.— Le match est au genre libre, deux dans trois, à finir.-Une belle soirée.JULES LAENAERS CONTRE LE “ ZULU KID ” SAMEDI I SOIR AU READ0SC0PE L’adversaire du Belge est un grand favori dans les meilleurs dubs de Brooklyn.— C’est un dur cogneur.— Les deux hommes sont de la même taille et du même poids.S’il est une chose qui plait au public sportif de notre ville, c’est bien de vç - Raymond Cazeaux aux prises avec'£js difficultés.Le Béarnais lui-même préfère de beaucoup être obligé de déployer toute son énergie, de mettre en oeuvre toute sa vigueur contre un adversaire digne de lui que de lutter contre une “galette” qui se borne à bloquer les coups, qui se tient sur une prudente défensive presque constamment.Avec un homme de grande valeur, l’on court des risques mais au moins on fait du “beau tra vail”.Le publie et Cazeaux auront Heu d’être satisfaits ce soir car Zbyszko est un des hommes qui sont capables de donner le plus de fil à retordre au Béarnais, malgré toute sa fougue, sa science et sa vigueur, Zbyszko, quoique n’étant pas précisé- ment en excellents termes avec Raymond Cazeaux, du fait que celui-ci a une préférence marquée pour Constant le Marin, tient en très haute estime le Béarnais; il a déclare à maintes reprises que Cazeaux est doué d’un courage réellement extraordinaire et qu’il fait grand honneur à la race française.Malgré l’avantage qu’il a au point de vue du poids, malgré sa vigueur exceptionnelle, Zbyszko sait que ce soir il aura une tâche ardue.Il va se mettre à la besopne avec fermeté et intrépidité ce soir, pour gagner le plus rapidement possible.Cazeaux ne sera pas long à s’échauffer et répondra du tac au tac; dans ces conditions, le match ne peut manquer d’exciter au plus haut point tous les spectateurs.Ce sera réellement une grande soirée.Poids légers.1.Murphy, Saint-Thomas, vs J.R.Beck, S.A.A.A.H.Beveridge, M.A.A.A., vs M.Baillie, Inter.Gen.1.Green, indépendant, vs W.Pitt, M.A.A.A.F.Audap, M.A.A.A., vs H.Hill, S.A.A.A.Poids mi-moyens.E.Robinson, S.A.A.A., vs T.McDonald, S.A.A.A.Poids moyens.IL Logsdale, M.A.A.A., vs W.Peters, indépendant.Poids plumes.T.Miller, (nier.Gen., vs A.Batty, S.A.A.A.II.Birkin, indépendant, vs D.Coughlan, S.A.A.A.L.Binmore, M.A.A.A., vs Wardell, Saint-Thomas.LUTTE.135 livres.W.Bernier, La Casquette, vs B.Stevenson, M.A.A.A.J.Leonard, M.A.A.A., vs Vaillan-couri.La Casquette.F.Tate, Railroad, vs J.Demetlin, M.A.A.A.A.-V.Hamilton, M.A.A.A., vs J.Boismenu.145 livres.A.Guyot, La Casquette, vs A.Teu-lon, M.A.A.A.W.Bernier, La Casquette, vs R.McKay, Y.M.C.A.158 livres.J.McGeehin, S.A.A.A., vs H.Roy, McD.College.A.Guyot, La Casquette, vs G.Marshall, Railfoad.R.Best, S.A.A.A., vs R.McKay, Y.M.C.A.-4- LIGUE DE PETITES QUILLES FEDERALE Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries de la Ligue de Petites Quilles Fédérale : Royal Family Dubuc.Mahoney.N.Dubuc.OTJara.He f fern an Totaux.Trudeau Wilder.Rose .Vian.Kelly.Devant ces vérités si évidentes noirs ne pouvons que louer le courageux prédicateur qu’est Léon Sée.Hravo! Mous sommes tout à fait d accord avec lui, parce, que nous ne voulons pas de surentrainement, mais une santé parfaite pour tous.H y a surentraînement dès qu’on voit chez le sujet des yeux caves, des joues creuses, un teint terreux quasi verdâtre.Oh! alors, quand cette couleur verdâtre arrive, c’est nrS/ia mùr!, Cs! {?’ derrière, la faux prête guettant l’arrivée de ses allies, la fievre typhoïde, la tuhercu-lose, la maladie de coeur, pour jeter [ imprudent dans la tombe, on-verte.r,ni!}?JiS'v ! runes gens, soyez raisonnables.haïtes de la bonne culture physique pour être sains, beaux et forts.Laissez les imprudents, les inconscients et les têtus se ruiner i°l.n de vous.A vous, la .a eux, Ici déchéance! haïtes de tous les sports, mais vas au detriment de votre santé.Dr DUBOIS.BOXE ET LUTTE A LA M.A.A.A.LE TOURNOI POUR LE CHAMPIONNAT AMATEUR DE LA VILLE DE MONTREAL COMMENCERA DEMAIN SOIR.—, LE PROGRAMME.Ymgt-deux rencontres auront lieu le soir d’ouverture du tournoi de boxe et de lutte à la M.A.A.A.pour le championnat amateur de là ville de Montréal.Ce concours commencera demain soir.Il y aura douze combats de boxe et dix .atchs de lutte.Voici le programme de la soirée d’inauguration: BOXE.Préliminaires—Poids coqs.W.Murphy, Saint-Thomas, vs E.Dower, S.A.A.A.Poids plumes.E.Saint-Pierre, M.A.A.A., vs T.Miller, Inter.Gen.W.Wiveil, vs J.Porter, S.A.A.A.TOURNOI DE QUILLES A ATLANTIC CITY FRANZ, DE CLEVELAND, EST EN TETE DES SERIES INDIVIDUELLES AVEC 655 POINTS.— LE CLASSEMENT DES EQUIPES.Atlantic City, 15 — Lewis Franz, de Cleveland, est monté en tête des séries individuelles au tournoi de quilles de la National Bowling Association, en jouant 655.La première partie fut de 257 points.Le duo Franz-Theis, de Cleveland, est en tète des équipes de deux hommes, avec Higgins et Hop-lÿns, de Philadelphie, deuxièmes.Chris Theis a à son crédit la plus haute moyenne pour, les neuf parties ; son grand total est de 1884.L’équipe Genesee demeure toujours en première position dans les séries pour équipes de cinq joueurs avec son nouveau record mondial de 3035 points.Voici la position des équipes : Equipes de 5 hommes Genesee, Rochester.3035 Weimer-Brew, Cleveland .2816 Maneto, Philadelphie.2790 Electra, Montréal.2761 Majestic No 1, Philadelphie.2639 Individuelles Franz, Cleveland.Kalluseh.Rochester.Romer, New-York.Stern, Yonkers.McKee, Cleveland.Equipes de 2 hommes Theis-Franz, Cleveland .Higgins - Kopkins, Philadelphie.Buonome-Sutton, Rochester .Amlerson-Echaeffer, Brooklyn.Bates-Kerrdorf, Rochester.655 645 635 633 629 1190 1172 1167 1160 1135 TROIS FOIS EN UNE HEURE (De notre correspondant) Québec, 15 — Stanislas Zbvsko luttera samedi à Québec, contre Cazeaux.La lutte sera handicap ; Zbysko s'engage à renverser Ca-zeaux trois fois en une heure.Les deux lutteurs se rencontreront à PAuditorium.Totaux.Brown.Tuck.Smiley.Boyce.Rice.Totaux.Kaufman Solly.Fi nk.Hartley.% Anderson Totaux.93 91 101 —285 .94 120 98 —312 .87 83 83 —253 .96 108 97 —301 .118 87 97 —302 .438 509 476 1453 Ontario .101 103 95 —297 .100 103 94 —297 .106 99 120 —325 .99 100 108 —307 91 124 —325 .516 496 541 1553 Balmoral .8i) 99 98- - 283 .80 71 83- - 234 .102 99 104- — 306 .100 102 90- 202 .113 91 95- — 299 .480 461 470- —1414 Strach an .93 100 109- - 302 .101 103 121- — 325 .99 104 111- - 314 .112 94 112- — 31.9 .109 114 86- - 309 .514 515 539- -1568 LIGUE CENTRALE Y.M.C.A.Quails Gravmann .93 95 82— 270 T.Orr.79 86 95— 260 Cockiburn.81 96 94— 271 Snow.76 103 113— 292 Boigert.92 94 74— 260 Totaux.421 474 458- 1353 Owls Reynolds.85 77 91— 257 Foster.84 88 81— 253 Manning .111 92 79— 282 Reid.78 67 90— 235 Anger.70 99 99— 268 Totaux.428 423 440— 1291 Eagle Jenckes.102 92 90— 284 Reid.84 87 93— 261 MacDonald .85 70 155 Ch a rest.88 8.2 103— 271 Ed gel!.90 91 71— 258 Smith.98— 98 Totaiix.449 426 458— 1333 Ravens Math e son.77 «2 90— 219 Watson .61 To 71— 207 Foster.80 90 92— 262 Walker.104 VO 87— 266 Lester., .8S 108 36— 282 Totaux.410 430 420— 1266 POUR LE TITRE DE CHAMPION JOHNNY BILLITER DEMANDE UN MATCH A L’ELEVE D’EMILE MAUPAS, JEAN-BAPTISTE PARADIS.Une nouvelle qui ne manquera pas de faire sensation dans le monde de la lutte c’est que John Billiter.le sî valeureux lutteur de Toledo (Ohio), l’homme qui a fait de si beaux matchs avec Tremblay au cours de ces dernières années, va probablement conclure à bref délai un match avec Jean Baptiste Paradis ; depuis quelques jours, il a fait savoir à ses amis de Montréal qu’ayant tombé Paradis a-vant que celui-ci ne terrassât Tremblay, il y a un an, il espérait bien que le champion actuel ferait comme j l’ancien et lui accorderait un match : 1 le championnat du monde serait na- ! turellement en jeu et Billiter insiste \ pour que tous les règlements de la “Police Gazette” soient strictement observés.Billiter ne conteste pas à ParacYs le droit de se dire champion du monde, car le lutteur de Manchester a.tombé quatre fois Tremblay, qui la toujours défait, lui ; mais il estime qu’il peut renouveler sa victoire de l’an passé et de cette façon conquérir le titre tic champion.UN COMBAT DE 10 RONDES LES LIGUES MAJEURES L’inauguration des parties des ligues Américaine et Nationale a eu lieu hier après-midi aux Etats-Unis.— Les résultats détaillés.Les nombreux amis que compte Jules Laenaers en notre ville ont été heureux d’apprendre qu’il sera au programme du National Sporting Club samedi prochain au Readosco-pe.Si le vaillant champion belge s’est fait une quantité d’amis à Montréal et partout où il â passé ce n’est pas spécialement pour le charme de sa figure, mais bien pour ses grandes qualités sportives.Laenaers est avant tout un courageux et un vaillant qui arrivera sûrement à faire sa marque dans le domaine de la boxe.Tous les matins, aux petites heures, Laenaers part faire une ou deux heures de course à pied, puis commence le travail du gymnase.Il est inutile d’insister sur ce dernier, presque tous les membres du N.S.G.ont déjà assisté aux séances d’entraînement aux quartiers du club, ils ont pu se rendre compte de visu combien ce dernier est ardu.Il y a quelque temps Laenaers voulant venger la défaite de son ami Grundhoven lançait un défi à Mac-Kay, certains journaux tournèrent ce défi en ridicule en raison de la différence de poids et de taille; il est tout probable que si ceux qui se récriaient si fort avaient vu Laenaers à l’entraînement avec Cari Morris au New Polo à New-York, ils auraient peut-être émis un avis différent.Laenaers était le seul qui consentit à mettre les gants ave le géant de l’Oklahoma dont la brutalité est bien connu, tous les jours il faisait trois ou quatre rondes avec lui et quoique faisant tout son possible pour cela Cari Morris n’a jamais pu le mettre en danger; Cari Morris pesait 240 livres soit 35 livres de plus que MacKay et 80 de plus que Laenaers.Le Zulu Kid est un boxeur du genre de Laenaers, cogneur et encaisseur, toujours en action.C’est un grand favori dans les clubs de Brooklyn, il a à son actif jprès de 150 combats et n’a jamais été mis k.o.ou obligé d’abandonner.Il est du même poids et de la même taille que Laenears et doit faire avec lui un combat dont se rappelleront long temps les amateurs de boxe à Mont-rral.La direction du National Sporting Club se propose de mettre aussi au programme de ce soir-là le fameux boxeur poids bantam Pinkey Burns.Ce dernier est un des meilleurs hommes dans la catégorie des poids mouches et fera un combat excessivement scientifique si la direction peut lui trouver un digne adversaire.De nouvelles figures apparaîtront dans les préliminaires, la réputation du National Sporting Club est fermement établie au-delà de la ligne 45e et presque journellement il arrive dans le bureau du Club de bons boxeurs en quête du match sous les auspices du N.S.C.DANS LE MONDE DE LA CROSSE A QUEBEC.Les amateurs québecquois de crosse seront bien aise d’apprendre qu’ils auront très probablement une équipe senior de crosse dans la D.L.A.George Kennedy vient de décider de transporter sa franchise à Québec et tout indique que cette excellente intention sera secondée par tous les clubs faisant actuellement partie du Big Four.Québec est la capitale de notre province et c’est donner un mouvement de très grande importance à notre sport national que de lui trouver une place dans une cité où.les vrais sportsmen se comptent par milliers.Québec donnera, à n’en pas douter un appui des plus chaleureux et des plus soutenu à son représentant dans la ligue de crosse la plus importante du Canada.DANS L’OUEST.New-Westminster, 15.— Il est maintenant certain que le club local conduira encore le,s choses de la crosse, à sa guise, sur la côte du Pacifique, pendant la saison prochaine.Les Vancouver de Con Jones ont été mis au rancart et remplacés par les jeunes enthousiastes du Vancouver A.C., qui ont cédé 60 p.c.de leurs recettes aux Salmonbellies pour avoir l’honneur de figurer dans une ligue de seniors.Les partisans des Salmonbellies ne sont pas des plus satisfaits de cet arrangement car ils espéraient voir une bonne ligue de quatre clubs en 1914.C’est un fait reconnu que l’autocratie des dirigeants du club New-Westminster finira par tuer la crosse dans l’Ouest.A CORNWALL.Johnny Kervin, autrefois de Cornwall est maintenant établi à Montréal où il fera le commerce de cigares et continuera à manufacturer des bâtons de crosse.D’après cet ancien directeur du club Cornwall, les amateurs de la petite ville manufacturière souhaitent que leur club s allie au Big Four.L’intérêt pour le jeu de crosse a beaucoup diminué à Cornwall depuis la disparition du National de la scène et il faut de toute nécessité qu’un changement s’opère sans quoi le jeu de crosse pourra bien s’éteindre dans la ville pépinière.A TORONTO.Toronto, 15.— Le “News” de cette ville que l’on se plaît à considérer comme l’organe des Tecumsehs publie hier ce qui suit concernant les probabilités de la crosse professionnelle: “Il est fort probable que la franchise de George Kennedy sera transférée à Québec et que les Shamrocks et les Cornwall seront admis à faire partie de D.L.A.Ottawa n’a guère la chance de réunir une équipe de pros et restera hors de la crosse senior pour une autre année.” GEO.CARPENTIER A MIS MITCHELL HORS DE COMBAT L’ANGLAIS N’A PU RESISTER QU’UNE MINUTE ET TRENTE-CINQ SECONDES DEVANT LE CHAMPION FRANÇAIS.— UN MATCH AVEC SMITH.LIGUE FEDERALE BROOKLYN BAT PITTSBURG DANS LA JOUTE D’OUVERTURE PAR 1 à 0 APRES DIX RE PRISES DE JEU.Paris, 15.— George S.Mitchell, champion amateur poids-lourd d’Angleterre, a été mis hors de combat hier soir par le champion français Georges Carpentier, dans la première ronde, après une minute et trente-cinq secondes de lutte.„ Mitchell a résisté vingt-deux sc coudes de plus que Bombardier Wells, lorsque ce dernier rencontra Carpentier au National Sporting Cluh de Londres, il y a quelques mois.L’Anglais fut étendu cinq fois sur le carreau au cours de la ba taille.Quatre fois il réussit à se relever à la neuvième seconde, mais à la cinquième fois l’arbitre compta jusqu’à six, puis s’avançant dans l’arène il dit: “Messieurs, ce combat est fini.Cet homme en a assez.” SMITH-CARPENTIER.New-York, 15.— James Buckely, le gérant de Gunboat Smith, a annoncé hier que son poulain se rencontrera à l’Olympia de Londres avec le boxeur français Carpentier pour une bourse de $25,000.La date de la bataille n’a pas encore été arrêtée, mais elle aura lieu, pa-rait-il, quelques jours avant le départ de Carpentier pour le régiment.ASSOCIATION DE LA CASQUETTE LA CAMPAGNE DE LA CASQUETTE REMPORTE UN GRAND SUCCES.Pittsburg, 15.— Une température superbe, une parade et une assistance nombreuse ont marqué l’ouverture de la saison de la Ligue Fédérale en cette ville hier.Brooklyn a défait le | Pittsburg par 1 à 0, dans une parti?de 10 reprises après un vrai duel de lanceurs entre Seaton et Knetzer.R.H.E.Brooklyn .0000000001—1 5 1 Pittsburg .0000000000—0 4 1 Seaton et Owens; Knetzer et Berry.JOUTES D'EXHIBITION.A New London: New London (Eastern) 5; Providence (Internationale) 2.A Richmond: Richmond (Virginie) 2; Toronto Onterrationale) 1.Nos amis de la Casquette n’ont qu’à se féliciter du succès qu’ils ont remporté avec l’appel qu’ils ont lancé à la jeunesse de Montréal.En effet, environ cent cinquante jeunes gens se sont présentés à La Casquette hier soir pour y signer leur demande d’ad-mision d’ans la section sportive de la populaire association de la rue Mont-Royal.L’examen définitif de ces “sports” aura lieu jeudi soir et sera faite par les professeurs de gymnastique de la Casquette.Tout frit auguré pour cette section un succès sans précédent et nous ne pouvons que féliciter La Casquette des efforts qu’elle fait pour répandre le goût du sport chez les jeunes.AU CERCLÉ PAROISSIAL Le cercle Paroissial organise pour mercredi prochain le 22 avril une soirée récréative, genre vaudeville.Nous pourrons y applaudir nos valeureux musiciens du Cercle dans des numéros spéciaux; nous verrons aussi des acrobates dans des numéros sensationnels, quelques membres de la section dramatique préparent une tragédie que personne ne voudra manquer: “Une nuit d’orage”; des décors spéciaux ont été brossés à cet effet.Les numéros de chants, déclamation, opérettes, etc., compléteront ce magnifique programme.Plusieurs artistes bien connus à Montréal se feront entendre.Qu’on se le dise., et donnons-nous tous rendez-vous au Cercle Paroissial, 62 Boulevard Saint Joseph Est, pour mercredi prochain le 22 avril.Lès billets sont maintenant échangeables au Cercle entre huit et dix heures le soir.Admission 25 cts; billets réservés 50 cts.LIGUE AMERICAINE New-York.8 Philadelphie .2 Washington.3 Boston.0 Chicago.5 Cleveland .2 Détroit.3 St-Louis .2 Boston, 15.— Les Wmshington ont bien débuté hier.Walter Johnson a blanchi les Red Sox par un score de 3 à 0 devant une assistance considérable.Ray Colins eut une petite faiblesse à la troirième reprise pendant laquelle las Washington comptèrent trois points.Les frappeurs des Boston ne comptèrent pas gn coup réussi sur les balles de Johnson.Washington.003000000—3 7 3 Boston .000000000—0 6 3 Johnston, et Ainsmith; Collins, Kelley et Carrigan.New-York, 15.— Les New-York ont ouvert la saison hier après-midi par une belle victoire sur les Philadelphie.Bush dût être retiré de la boîte après deux reprises dans lesquelles il donna quatre buts sur balles, fît en-ther quatre points et permît à ses rivaux de compter cinq couçs réussis.Une foule record“assistait a la joute.iMcHale fut énigmatique pour les champions du monde.Philadelphie .001000010—2 6 2 New-York .40003001x—8 13 2 Bush, Beardman et Schang, Lapp; McHale et Sweeney.Chicago, 15.— Un ralliement opportun à la septième reprise donna la victoire aux White Sox hier après-midi sur les Cleveland.Les lanceurs Scott et Mitchell se firent une lutte ardue jusqu’à la septième reprise.Cleveland .000002000—2 5 0 Chicago .00000032X—5 7 1 Mitchell, Blanding et O’Neil; Scott et Schalk.LIGUE NATIONALE Philadelphie.10 New-York .1 Brooklyn.8 Boston .», >¦, > 2 St-Lqcis.2 Pittsburg .1 ” Cincinnati.10 Chicago .1 Brooklyn, 15 — Les Brooklyn ont inauguré la saison locale de baseball en triomphant des Boston par un score de 8 à 2.Le gouverneur Toner président do la ligue Nationale a lancé ’a première balle.Wilbur Robinson le nouveau gérant des Superbas reçut un magnifique fer à cheval en fleurs de la part de sas admirateurs.Les visiteurs furent déclassé» dans tous les départements de la joute.Ruelbach lança à la perfection et fut retiré de la boîte lorsque la partie fut assuré au club local.Boston.000000200—2 9 4 Brooklyn.02114000x—8 11 1 è Tyler,, Crutcher et Whaling, Gowdy ; Reulbach, Ffeffer et Millar.Philadelphie, 15: — Le home run du capitaine MaGee a donné la victoire au club local sur les Giants hier après-midi.Le score final fut de 10 à 1.Sur quatre fois au bâton MaGee compta deux coups de circuit, un coup simple et deux buts sur balles.Ses coups figent entrer six points.New-York .001000000— 1 6 0 Philadelphie .00020440x—10 13 2 Marquard, Fromme et Myers; Alexander et Kiliifer.Détroit, 15.— Les Tigers ont tri-cmiphô hier après-midi des St-Louis, dans une " partie sensationelle qui dura treize reprises.Ty Gobb frappa a-lors un triple qui fit entrer un deux points et il entra ensuite lui-même sur un coup simple- Dubuc lança une partie superbe mais à la troisième reprise son genou malade le fit terriblement souffrir et Dauss le remplaça.St-Louis.0000000000000—2 8 0 Détroit .0000000000003—3 8 6 Weilman, James et Agnew Crossin; Dubuc, Dauss et Stanage.Cincinnati, 15.— Les Chicago ont été défaits hier après avoir joué pendant deux heures par une pluie bat- ^ tante.Les Cincinnati ont triomphé par un score de 10 à 1.Cheney se ' comporta très mal pour les vaincus.Il accord^ huit buts sur balles, passa trois hommes et fit deux mauvais lancés.Le gouverneur Cox, de l’Ohio, assistait à la joute.Chicago.000000001— 1 2 1 v Cincinnati .00020332x—10 6 0 Cheney, Koestnes et Archer; Ben- « ton et Clarke.Saint-Louis, 16.— Le jeu superbe du club local au champ lui donna la victoire hier contre les Pirates dans la joute d’ouverture.Pittsburg .OlOGOOOOO— 16 1 Saint-Louis .100000001— 2 6 2 Adams et Gibson; Grimer et Winge.UNE COURSE DE CHIENS UNE EPREUVE DE 412 MILLES EST ARRETEE PAR UNE FURIEUSE TEMPETE DE NEIGE ET UN FROID EXCESSIF.—DE NOME A CANDLE.Nome, Alaska, 15.— La course originale de chiens entre Nome et Candie, et retour, soit une distance de 412 miles, est retardée par une furieuse tempête de neige et un froid excessif de 40 degrés au dessous de zéro.Un des premiers depuis le départ, Johnson, est arrivé à Telephone avec ses chiens et a dû faire halte à cet endroit.Il a alors été dépassé par Ayr et Allan.Le gagnant recevra un piix de $3,000.LIGUE DELA CITE Les magnats de la ligue de baseball de la Cité ont décidé, à l’assemblée tenue hier soir à l’hotel Saint-James, de retarder l’ouverture de la ligue au 26 avril afin, de permettre aux joueurs de se mettre en meilleur condition.CASTAGNETTES DE GUERRE Un écrivain militaire russe, M.Lou-bitzki, relève un fait assez bizarre observé par lui dans la guerre balkanique et qui semble avoir échappé aux correspondants.Les castagnettes auraient joué un rôle important dans les combats entre Turcs et Monténégrins! Avec ces instruments qri, d’habitude, sont destinés à accompagner des danses espagnoles, les Monténégrins ont admirablement limité le bruit sec des mitrailleuses pour tromper l’ennemi.I.es Serbes, ajoute l’écrivain russe ont peu «à peu adopté ce procédé et l’ont même complété.En simulant de faux emplacements de bateries, ils ont réussi souvent à induire en ereur l’ennemi sur la uraie position de leur artillerie.Il convient de rappeler que les Japonais, avant les Monténégrins et les Serbes, avaient employé les castagnettes dans la guerm Mais ils ne s’en servaient que pour impressionner et énerver l’ennemi.C'est dans ce but qu’ils firent un extraordinaire vacarme de castagnettes lors du siège de Port-Arthur.' MORT DE SIR WILLIAM WHYTE UN HOMME DE CHEMIN DE FER QUI, PARTI DU BAS DE L’ECHELLE, S’EST ELEVE AUX PLUS HAUTES FONCTIONS.ASSEMBLEE DU MONTAGNARD Une assemblée spéciale et urgente des membres dti club de raquetteurs “Le Montagnard” aura lieu ce soir à la salle 149 rue Berrü Tous les membres devraient être présents.LA MUSIQUE ET LA VITALITE Le docteur James Roggers a étudié l’influence sur les musiciens de l’instrument dont fis usent.Et il est arrivé à cette conclusion : Les instrumentistes “à vent” meurent à 63 ans, tandis que les instrumentistes “à cordes” meurent à 62 ans; 34 pour cent des premiers, du reste, atteignent jusqu’à 70 ans.Le docteur Roggers a même établi à ce propos une curieuse “échelle de longévité”.La voici: Les joueurs de flûte peuvent vivre jusqu’à 61 ans; Jes joueurs de hautbois, jusqu'à 63 ans; les joueurs de cor jusqu à 64 ans; les joueurs de c'arinette, jusqu'à 65 ans; les joueurs de trompette et de piston, jusqu’à 69 ans; enfin les joueurs de contrtehasse et d’ophicléide, jusqu’à 75, 80 ans et même plus ! On a appris, hier après-midi, aux v bureaux du Pacifique-Canadien, la mort de sir William Whyte, vice-président et directeur do la corn- v pagnie du Pacifique depuis de longues années, décédé à Coronado-Beach, Californie.La mort de cet homme, l’un des pionniers du Pacifique, et l’un des hommes d’affaires les mieux connus du Canada, a causé une vive .surprise à ses nombreux amis, car d’après » les dernières nouvelles reçues de Coronado-Beach, la santé du malade s’améliorait et les médecins pensaient qu’il pourrait bientôt retourner chez lui, à Winnipeg.Un wagon spécial vient d’être envoyé en Californie pour ramener le corps à Winnipeg où demeurait sir William; l’épouse du défunt accompagnera la dépouille mortelle.Cette mort ne sera pas sans eau-ser un deuil profond dans le moaido des affaires où le financier était > universellement, connu.Sir William était né dans le Fife-shire, en Ecosse, le 15 septembre 1843.Il était fils de William Whyte de Christina (Metlwen) Whyte.Tl reçut son éducation en Ecosse; il devint d’abord commis dans les i bureaux de Lord Elgin, où il resta deux ans.En mai 1862 il commen- * ça à travailler pour des compagnies de chemins de fer; d’abord agent pour la “West of Fife Railway Co.”, il entra en juin 1863, à l’emploi du Grand-Tronc; pendant plus de vingt ans il fut au service de cette compagnie, et, passant par tous les grades, de serre-frein il devint surintendant de division.En 1883, il fut engagé par la “Credit Valley Railway” comme ( surintendant général.L’année suivante il occupa le même poste pour la “Ontario and Quebec Railway”, qui s’était annexé les compagnies “Credit Valley” et “Toronto, Bruce and Grey”.En 1884, il devint sur-intendant de la division d’Ontario pour le Pacifique-Canadien; une année plus tard il était surintendant de l’Ontario et des provinces de l’Est: de 1886 à 1897, ïï eut à dirî- .ger la division de l’Ouest, et de 1897 à 1901 il fut gérant de cette ‘ même division.Jusqu’en 1907 il fut assistant du président de la compagnie et de 1907 à 1911, époque où il se retirait de la vie active, il fut nommé vice-président.Bien qu’il eût pris sa retraite, sfr-i William faisait encore partie du bu- | reau de direction du Paeifique-Ca- t nadicn.N En 1911, lors du couronnement du rot Georges, il fut créé chevalier, avec le titre de sir.Gliampioiinats de bote et de lutte da la cité AU GYMNASE DE LA M.A.A.A.Jeudi, vendredi et samedi de cette semaine à 8 p.m.précises.SIEGES RESERVES .S1.00 7 VOL.V.— No.87 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 15 AVRIL 1914 COMMERCE ET FINANCE > LE MARCHÉ EST FERME Le C.P.R.gagne un point.— Les autres cours varient peu.— Les transferts sont peu nombreux.— Rapport de la A.MacDonald Company, Limited.— Un nouvel emprunt de la Cité de Montréal.— L’immeuble.— Ça et là La boursie de Montréal est dans un état stagnant de tranquilitc.^ Les cours sont ordinairement fermes et inactifs.Cependant, il y a par ci par là des gains ou des pertes, mais les fluctuations se renferment dans des limites étroites.Le C.P.R.fait du progrès, et l’on peut même dire qu’il gagne une bonne fraction; il marquait, à l’ouverture, 199 3-4 et plus tard 200.D’une part on offrait pourdel’Iron 29 3-8, et de l’autre, on demandait 29 5-8.Le Richelieu continue sa marche descendante; cette valeur commençait la séance 98 6-8 et faiblissait encore jusqu’à 98 1-4.Le Power fléchit encore un peu; il marquait, ce matin, 219 3-4.Le Brazilian était à 80 3-4.Le Tramway Power était ferme à 39; le Laurentide s’enregistrait à 182 1-4 — ce qui constitue une perte de 3-4 de points — et le Toronto cotait 136.Le Québec a fait un léger gain montant à 14 1 2, et Ton demandait 13 pour du McDonald quand on offrait 10.A Wall Street, les cours étaient au début de la matinée un peu au-dessus de ceux de la clôture d’hier.Les ventes étaient nombreuses mais le marché s’est assez bien tenu.Le mouvement le plus accentué a été celui de TUtah Copper qui a fait une chute d’un point.Le Northern Pacific et les actions sur sa fonte en ont perdu presque autant.LA MACDONALD, LIMITED LA DOMINION BOND COMPANY LUI DOIT $510,800.LE RAPPORT DU DERNIER EXERCICE FINANCIER ACCUSE UN BENEFICE NET DE $321,273.(La A.Macdonald Limited.) Le premier bilan annuel de la A.Macdonald, Limited, produit hier .t intéressant surtout pour la lunr- o qu’il jette sur les complications fir.2 -cières qui entourent la Dominion Bond Co.“La Dominion Bond Company”, a dit M.W.P.Riley, président de la Macdonald Company, pendant son discours aux actionnaires, “est encore en dette avec notre compagnie pour une somme de $177,600.74, et on peut ajouter à cela qu’elle est responsable de son contrat pour la somme de $333,200 d’actions à priorité qu’elle n’a pas placées.“Vos directeurs d’aujourd’hui, qui n’ont assumé /leurs responsabilités qu’en février 1914, n’étant pas encore assez au fait de la transaction, ne peuvent qu’y faire allusion en passant, mais vous pouvez être assurés qu’un vigoureux effort pour recouvrir de la Dominion Bond Co., Limited, le montant dû à votre compagnie, provenant de la vente du stock (somme qui n’a pas encore été versée dans ia caisse de votre compagnie) et de l’achèvement du contrat pourvoyant à la vente du reste des actions à priorité.” M.Riley donne un rapport très encourageant de la situation de la compagnie qui contraste avec l’état financier de 1 automne dernier qui a été surpassé.Le premier bureau de direction a été sévèrement critiqué pdfar avoir dilapidé les re.sources de la compagnie en payant $75,000 en dividende aux porteurs d’actions ordinaires” plus spécialement pendant une période de dépression générale et à un temps où votre compagnie était encore en dette avec l’ancienne A.Macdonald Co., pour à peu près $800,000 pour lesquelles de nouveaux arrangements ont dû être faits.Le bilan financier qui était très impatiemment attendu et qui est très satisfaisant couvre une période de 13 mois pendant lesquels les profits nets ont été de $321,273.Cela représente des bénéfices à raison de $300,000 par année.Les intérêts sur $600,000 en billets promis-soires seraient de $36,000 et un dividende de 7 pour cent sur $1,766 800 d'actions à priorité prendrait $123,-876, laissant une différence de $140,-324.Cela représenterait à peu près 4.7 pour cent sur les actions ordinaires, comme le démontre le bilan des treize mois.La disposition actuelle des profits, $321,273 qu’accuse le bilan d’aujourd’hui est compliqué par les an-ange-ments financiers de Tannée dernière.La somme de $76,878 a été payée comme intérêt aux vendeurs, $64 003 ont été payées comme 3 dividendes trimestriels sur les actions à priorité et $v5,000 comme 2 dividendes trimestriels sur les actions ordinaires.De la différence, $40,166 ont été transférées à une réserve spéciale et $65,156 a été reporté au compte des profits et pertes.De ce dern.er chif-, fre $29,561 ont servi à payer le dividende privilégié pour les quatre mois finissant le 31 décembre et le reste, $35,603, a été porté au compte profits et pertes et aux'dépenses d’organisation.L’IMMEUBLE Il y a eu soixante-six transferts immobiliers enregistrés hier, mais ia majorité n’était pas dans les grands prix.La plus considérable a été la vente de M.Charles N.Blakeley à Mlle Marget Ruth McNamee de la moitié sud-ouest du lot 282-148 Paroisse de Montréal, avec bâtisse No 551 avenue Argyle, mesurant 50 x 93 pieds, pour $23,350.William H.Creed a vendu à Ernest S.Stutcliffe la partie sud-est des lots 217-83 et partie de 94 Paroisse de Montréal, avec bâtisse au No 631 avenue Victoria, Westmount, mesurant 38 par 115 pieds, pour $16,500.Thomas A.Ghadburn et autres à William Ferguson la moitié nord du lot 11-936 Côte Saint-Louis, avec bâtisse en voie de construction rue Vendôme, mesurant 33 par 114 pieds, pour $16,500.Anselme Séraphin Deguire à Alphonse Deguire quinze lots au Parc Princedale, Notre-Dame de Grâce, faisant face avenues King George et Curzon, et composés des Nos 152A-517 à 520, 701 à 711 et 154-23 à 33 Paroisse de Montréal, pour $10,500.A.S.Deguire à Hiram Lebeau, fermier, quinze lots dans Notre-Dame de Grâces, étant les Nos 154-34 à 39, 47 à 55 et 695 à 700 Paroisse de Montréal, pour $10,500.George W.Smith à Mme George Smith, la moitié nord du lot 11-936 Côte Saint-Louis, avec bâtisses aux Nos 2624 à 2626C avenue Esplanade, mesurant 25 par 94 pieds, pour $13,000.Tancrède Pagnuelo et autres en fidéi-commis à Olylbrius Constanti-neau, le lot 900-44 Saint-Louis, avec bâtisses 492 et 494 rue Saint-Denis, 25 par 135 pieds, pour $19,504.fuies E.Morency à Thomas Dé-chesne, le lot 1157 Sainte-Marie, avec habitations, mesurant 50 x 82 pieds, pour $11,800.Zotique O.Duchesneau à Mme O.P.Dorais, le lot 895-5 Saint-Louis, avec habitation au No 14 avenue Laval.mesurant 24 par 85 pieds pour $10.500.William Lapointe à Wilfrid Allard, le lot 161-160 Côte do la Visitation, avec une superficie de 430 pieds, faisant face rue Saint-Jérôme.et autres lots Nos 157A-9 et 10 à 16 rue Saint-Jérôme, avec une superficie de 1,806 pieds, prix $11,-400.Ernest Jodoin à Georges Antro-bus la moitié sud-est du lot 8-173 Côte Saint-Louis, avec bâtisses rue Drolet, mesurant 25 par 110 pieds, pour $11.000.Philippe Sauvageau à Francois Duchesne, les lots Nos 15-375 Sainî-Jean-Baptiste.avec bâtisses Nos 368 à 378 rue Rivard, mesurant 44 x 70 mods, pour $12.000.John H.Hand à Mme Geo.Granville French, le lot 175-484-î Paroisse de Montréal, dans Notre-Dame de Grâce, avec deux habitations dant les Nos 500 et -502 avenue Wilson et mesurant 27 par 98 pieds, nour $9,000.BOURSE DËL’IMMEUBLE Stock.—Coupons.—Obligations.—Cote do jour UN NOUVEL EMPRUNT DE LA CITE DE MONTREAL.Londres, 15.— Une émission de £1,500,000, 4 1-2 pour cent sterling, est annoncée et enregistrée comme stock de la cité de Montréal, et sera remboursable au pair en 1958.Un intérêt de six mois sera payé le 1er novembre 1914.Les listes de souscription sont ouvertes dès maintenant à la banque de Montréal.Cette émission servira en partie au rachat des billets du trésor et en partie pour l’alimentation des travaux public.L’an dernier, la cité de Montréal a emprunté £1,438,300 en mars et £1,-430,600 en mai, ces deux émissions ont été faite au pair et £1,500.000 en novembre à 98 1-2.L’emprunt actuel donne à la ville de Montréal une dette totale de £15,849 961.Caledonia Realties Ltd.Canadian Cosn.Lands Ltd.Cote St.Luke Land & R.Coy.Central Park Lachine .Charing Cross Industrial Common 8%.• C.C.Cottrell Ltd.7% Pi'td.Crystal Spring Land Coy.• Dorval Land Coy.Drummond Realties Ltd.Dominion Real Estate .Eastmount Land Coy.Fairview Land Coy.Ltd.Improved Realties Ltd.K.& R.Realty Coy.Kenmore Realty .La Cie Montreal F.st, Liée .Lachine Land Coy.La Salle Realty .Longueuil Realty Co.Montreal Debenture Corp.Privilégiés.Montreal Debenture Corp.Ordinaires.• Montreal Factory Lands .North Montreal Céntre Ltd.North Montreal Land Ltd.National Real Estate & Inv.Co Orchard Land Coy.I Pointe Claire Land.I Rockfield Land Coy.i Rivera Estates .i Rivermere Land Coy.Summit Realties Ltd.South Shore Realty Coy.Transportation Bldg.prfd.Union Land Coy.V-ntworth Realty .Westhourne Realty.Windsor Arcade Ltd.7% prfd.with 100% bonus.COUPONS City R.Inv.Coy.Bonds ., .Marcil Trust Gold Bond .Montreal Debenture Corp.Ltd.fi% déb.Compagnies de Fidéi-Commis Crown Trust Coy.Eastern Trust Coy.Financial Trust Coy.Montreal Trust Coy.National Trust Coy.Prudential Trust Coy.175 «5 90 ICO 8954 85 80 10954 ISO 138 15354 221 «3* 94 209 100 10354 9054 86 85 11254 Toronto, 15.— Comme Ta annoncé le substitut du Procureur Général, M.E.-A.Duvernet, C.R., à Tou-verture des assises du printemps à Thôlel de ville, hier après-rfiidi, Pollman Evans a quitté la France pour venir répondre à l’accusation de fraude dans l’affaire de la défunte Union Life Insurance Company.MORT D’UN FINANCIER La mort de sir William Whyte, arrivés hier, a créé une seconde vacance, durant un temps relativement court, dans le bureau de direction du CP.R.L’autre vacance avait été créé par la mort de Lord Strathcona, il y I a quelques mois.Outre d’être directeur du C.P.R.Sir William Whyte était directeur et vice-président de la Winnipeg Electric Railway Co., directeur de Tlmpe-ti al Bank of Canada, de ia Confederation Life Association, de la Manitoba and Saskatchewan Goal Co., et de plusieurs autres entreprises canadiennes.4 DECLARATIONS DE DIVIDENDES Crown Reserve.— 2 pour cent payable le 15 mai, aux actionnaires inscrits le 30 avril.Can.Converters.— 1 pour cent payable le 15 mai1, aux actionnaires inscrits le 30 avril.Kerr Lake.— 25 cents par part payable le 15 juin, au stock enregistré le 1er juin.ÇA ET LA Le dernier bulletin de Bradstreet’s nous dit que quoiqu’il y ait encore bien des raisons de se plaindre du commerce, les tendances semblent s’orienter vers les sommets.Les routes rurales sont dans des conditions déplorables et le commerce en souffre dans les centres.La température encore si froide dans l’Est empêche l’écoulement des marchandises et contrarie nos marchands détailleurs.Mais, néanmoins, il semble y avoir un peu plus d’activité.Dans les provinces de l’Ouest, le froid retarde les semences.Les recouvrements sont lents.Les compensations des banques, dans seize villes, pour la semaine finissant jeudi dernier, se chiffrent par $160.656,000, soit une augmentation de 12.5 pour cent sur la semaine précédente, mais une chute de 4.8 pour cent sur la semaine correspondante de 1913.Les faillites, pour la semaine finissant jeudi dernier, sont de 28 contre 52 la semaine précédente et 22 pendant la semaine correspondante de 1913, et 22 durant la même semaine en 1912.* * * New-York, 15.— Les faillites pour la semaine dernière, aux Etats-Unis, comme nous le rapportent R.G.Dun & Co., sont de 331 contre 343 la semaine précédente, 343 Tautre semaine et 279 pour la semaine correspondante, Tannée dernière.Parmi les faillites de la semaine dernière, 11 ont eu lieu dans les états de TEst, 90 dans le Sud, 76 dans TOuest et 51 dans les états du Pacifique; et 122 nous donnent un passif de $5,000 ou plus, contre 122 la semaine précédente.VENTES D’HIER APRES-MIDI ACTIONS Bell Telephone: 4 à 147 1-4.Brazilian : 20 à 81, 50 à 80 3-4.Can.Pacific : 23 à 199 1-8, 50 à 199, 25 à 199 1-8, 35 à 199 3-4.Detroit : 55 5 09.Power : 225 à 220, 87 k 219 3-4, 15 à 220.Quebec Hy.: 5 à 14.Richelieu & Ont.: 1130 à 99, 25 à 98 3-4, 75 à 99, 25 à 98 7-8, 25 à 99, 25 à 99 1-8.l^Shawinigan : 125 à 131, 5 à 131 1-2, 35 à Shawinigau Rights : 1401 à 1 1-4, 9 à 1 3-8.Twin City : 4 à 106.Canada Cement : 25 à 30 1-2.C.Converters : 25 à 38.Dom.Textile : 2 à 78, 25 à 76, 50 à 75 3-4, 75 à 75 1-2, 50 à 75 3-4, 5 à 75 1-2.Laurentide : 25 à 183.Ogilvie : 5 à 117.Penmans : 5 à 51.Spanish River : 25 à 11.Steel Corp.: 10 à 30, 75 à 29 1-2, 15 à 29 5-8, 10 à 29 1-2.QUOTATIONS Shawinigan Rights : 1 3-8 à 1 1-4.ACTIONS A PRIORITE Ames Holden : 100 à 60.Canada Cernent : 25 à 91 3-8.Dom.Iron : 5 à 90.Dom.Textile : 25 ù 101 1-2.Mackay : 5 à 69.Mont^ Tram.Deb.: 81000 à 78 1-2, 84000 Ogilvie : 2 à 114.Tooke Bros : 10 à 80.OBLIGATIONS rjjft Canada Car : 8500 à 104.; banques Commerce : 24 à 209 5-8, 2 à 209 5-8.6 k 209 5-8.Hochelaga : 16 à 154.Merchants : 1 à 191.Montréal : 2 à 240.Royal : 1 à 223 1-4.HORS LISTE „ „ Vendeurs Acheteurs Porc.C.M.Ltd.4 Can.Pacific Notes .Carraige Fac.Ltd.Mont.Tram.P.Co.National Brick Com.Way.P.& P.Oan.« Way.P.& P.Oblig., TRANSACTIONS Tram.Power : 25 à 39 1-8, 100 à 39, 50 à 39 1-8, 10 à 39 1-4, 25 à 39, 5 à 39 1-4, 25 à 39.Carriage Factories : 6 à 27, 25 à 28.Way Com.: 75 à 32, 25 à 31 3-4, 75 à 31 1-2, 25 à 31 1-2.Can.Pacific Notes : 100 à 105, 600 k 105, 2200 à 105.Way.Oblig.: $500 à 79, $2006 à 79, $1000 & 79, «2000 à 79.88000 à 79.Can.Power Oblig.: $10000 & 66 3-4, $10000 à 66 3-4.ESCAPADE D'ETUDIANTS APRES LEUR MANIFESTATION D’HIER LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE D’OTTAWA RENTRENT DANS LE DEVOIR EN FAISANT DES EXCUSES AUX AUTORITES.LA ROUTE GEORGIENNE (Suite de In dernière page) DISCOURS DE M.FORTIER.100 .105 1-4 105 28 .39 3-8 39 .50 1-2 .31 1-2 31 1-4 78 3-4 Ottawa, 15 — Après avoir réussi à allonger d’une journée leurs vacances de Pâques, les quatre cents étudiants de l’Université d’Ottawa, qui s’étaient mis en grève pour protester contre le renvoi du Père James Fallon, préfet des études, sont retournés a leurs cours hier soir.Les étudiants avaient d’abord décidé de former un comité qui devait discuter le départ du Père Fallon avec les autorités.Au lieu de cela, une délégation composée de deux étudiants, se rendit auprès du Père A.B.Boy, recteur, pour lui faire des excuses.Ce qui porte à croire que la manifestation n’avait d’autre but que d’allonger les vacances.Le recteur a déclaré que les coupables seront, punis si jamais ils sont trouvés.Il y aura une enquête â cet effet.Il paraîtrait que durant leur parade, les.étudiants auraient fait une i manifestation hostile devant le palais de Sa Grandeur Monseigneur Gauthier.Les manifestants allé-1 guent qu’au contraire cette manifestation était des plus sympathiques, parce que, dit-on, Monseigneur Gauthier était opposé au départ du Père Fallon.Après s’être dispersés vers midi, ! à la suite de leur assemblée en plein ! air, au parc Major, les universitaires en grève se sont rendus dans les différents cafés de la ville pour dîner.Le mot d’ordre avait été donné i à tous de se conduire de façon irréprochable dans le cours de la journée parce que les journaux ne manqueraient pas d’en prendre occasion pour leur jeter le blâme.Par groupes de dix ou quinze ils enva-irent les cafés chinois.Vers une heure et demie les groupes se réunirent tous à la salle Saint-Patrice et se renfermèrent dans l’édifice pour délibérer sur ce qu’il convenait de faire.Les reporters, il va sans dire, étaient exclus, mais l’un d’eux parvint à s’introduire après avoir déjoué les sentinelles postées aux portes.Le bel enthousiasme de l’avant-midi était un peu tombé et quelques voix s’élevèrent pour demander que l’on retournât à l’Université.Cependant la grande majorité fut de l’avis contraire et demanda la nomination d’un comité qui serait chargé d’aller rencontrer les autorités de l’Université et négocier avec elles un compromis ou une entente.Plusieurs orateurs prétendirent qu’il valait mieux aller souper à l’Université et se ménager ainsi une occasion de rencontrer les autorités.Le tumulte le plus complet se produisit et aucune discussion ne fut possible.Ce que voyant les chefs de ligne descendirent de l’estrade et après avoir de nouveau recommandé aux grévistes tout le calme à àl’extérieur.ils déclarèrent qu’il valait mieux se séparer, pour le moment.Puis par groupes d’une dizaine, les grévistes se dispersèrent dans la ville, les uns se rendant dans les familles amies, les autres se rendant au théâtre.Bon nombre de personnes dans la ville ne se cachent pas de désapprouver la conduite des universitaires dans cette circonstance.11 est heureux que la parade que les manifestants ont faite dans la basse ville, la partie la plus française de la ville ait eu lieu dans l’avant-midi alors que tout le monde était à l’ouvrage, car les insultes que les manifestants prodiguèrent aux Canadiens sur leur chemin ne seraient peut-être pas restées sans réponse, et une bonne cchauffourée se serait probablement produite, au cours de laquelle les universitaires n’auraient pas eu le plus beau côté.Les autorités de l’Université se refusent à tout commentaire sur cette incartade de leurs élèves.A midi dans les réfectoires à moitié vides les pensionnaires français dinè-rent et retournèrent en classe dans 1 après-midi tout comme à l’ordinaire.Chaque professeur donna son cours â ceux des élèves présents.Et comme pour fair e pendant à l’absence des élèves irlandais et anglais tous les élèves français étaient à 1 Université sans une exception.Monsieur le ministre, Parlant au nom de la Chambre de Commerce du district de Montréal qui a pris l’initiative de cette importante délégation composée de citoyens de tout le Canaua, il est de mon devoir d’assurer le gouvernement que notre institution n’a été mue par d’autre désir ipie celui de travailler au succès d’une entreprise d’intérêt national, et n'a été inspirée par d’autre sentiment que celui de garantir à ceux qui dirigent les destinées du Canada, qu’en entreprenant de réaliser ce grand projet du canal de la Baie Géorgienne, il peut compter sur le concours de la majorité de la population pour justifier sa politique.Il y a près de vingt ans que la Chambre de Commerce de Montréal demande la construction de cette grande route maritime, et c’est avec le ferme espoir que l’importante démarche faite aujourd’hui par les citoyens du Canada ne sera pas vaine que nous avons organisé cette délégation.Renseigné comme vous l’êtes, il serait superflu de tenter de vous démontrer l'importance du projet que nous préconisons tons ; mais pouvons-nous au moins dire qu’il est temps plusque jamais de le mettre à exécution, â ce moment où de redoutables voisins veulent engager avec nous une grande lutte pour la prépondérance maritime.La population du Canada est aujourd’hui la même que celle des Etats-Unis en 1814, seulement le Canada est mieux préparé que ce pays ne l’était alors pour la grande lutte économique.Toutefois, ees voisins ont grandi en richesses et en puissance, et les citoyens du Canada viennent aujourd’hui demander au gouvernement d’assurer à leur pays tous les moyens de pouvoir tenir tête à ces puissants rivaux.Le 23 février dernier, dans l’en-ceinfe du parlement, vous déclariez, Monsieur le ministre : “En tant que Canadiens désireux de voir le Canada occuper un jour parmi les nations le rang qu’il mérite, nous ne saurions souffrir que les ports et les chemins de fer des Etats-Unis nous ravissent une partie de notre commerce, et cette raison est à mon avis la plus impérieuse que le Parlement ait de prendre une détermination à l’égard du Canal de la Baie Géorgienne.” Parmi les nombreux délégués ici présents, il n’en est pas un qui n’approuve entièrement celte déclaration de votre part; vous avez bien saisi la nécessité qu’il y a pour le Canada de construire cette route maritime qui servira à consolider l’unité nationale en tenant en relation plus étroite les diverses parties du pays, et nous espérions que la détermination du gouvernement qui devait faire suite à vos déclarations serait la construction immédiate de cette route.Pénétré du sentiment de votre responsabilité, vous avez voulu vous renseigner encore mieux sur les résultats économiques de ce vaste projet par l’intermédiaire d’une nouvelle commission.Tl n’y a plus à revenir sur cette décision.Nous avons confiance que les commissaires nommés partageront le même enthousiasme que nous avons tous pour le Canal de la Baie Géorgienne, et que leur rapport étant favorable Père des pèlerinages à Ottawa sur cette question aura pris fin.En 1885 un homme d’Etat et un grand journaliste canadien (M.Joseph Tassé) avait dit, et les archives du parlement nous ont transmis ses paroles; UNE PRIME AU MERITE LA COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES AUGMENTERA LE TRAITEMENT DES INSTITUTEURS EN TENANT COMPTE DE L’EFFICACITE DE LEUR ENSEIGNEMENT.La Commission Scolaire Catholique de Montréal, après avoir entendu la lecture d’un rapport qui lui a été soumis par le comité des écoles, a décidé à sa séance d'hier soir de faire droit à la requête présentée par les instituteurs laïques en leur accordant une augmentation de salaire d’après le mérite et l’efficacité de leur enseignement.D’après un règlement de la commission, tout professeur a droit, chaque année, à cinquante dollars d’augmentation.L’autre moitié est donnée sous forme de prime et de récompense.L’augmentation accordée affecte plus de cent instituteurs.Comme elle est d’environ $10,060, elle va permettre de modifier considérablement l’échelle des salaires.L’intention de la commission, en agissant de la sorte, est de faire arriver les professeurs au maximum de leurs émoluments le plus tôt possible, tout en donnant à l’augmentation le caractère de gratification et d’exciter par là l’émulation du personnel enseignant.Vu l’insuccès qui a caractérisé l’enseignement de certains professeurs, au nombre d’une quinzaine, leurs services ne seront pas requis pour la prochaine année scolaire.Les institutrices possédant un brevet d'enseignement modèle, ne recevront pas d’augmentation ; la commission entend augmenter toutes les institutrices à la fois et non pas selon certaines catégories.La question concernant l’annexion de la Commission Scolaire de Ville Emard est ensuite discutée de nouveau.Mgr Roy, qui a examiné tous les comptes présentés, fait rapport aux commissaires qui décident de faire vérifier les livres de Ville Emard par M.Doré, comptable de la commission.Plusieurs courtiers s’informent par lettres quel prix désire la commission pour ses obligations.—«Nous voulons le pair, dit l’éche-vin L.A.Lapointe.Le comité des écoles, à la suite dVme assez longue discussion de la motion de cet écihevin à l’effet de fournir gratuitement dans les écoles le catéchisme au élèves, à partir du 1er septembre prochain, reçoit l’ordre d’étudier la question.Les autres items de Tordre du jour, comprenant plusieurs avis de motion, seront examinés à la prochaine séance.UNE FEMME BRULEE VIVE SON MARI, ARRETE POUR IVRES SE, POURRAIT AVOIR A RE PONDRE A UNE GRAVE ACCU SATION — SONT-CE LES SUI TE D’UNE ORGIE?“Le gouvernement qui accomplira le travail du Canal de la Baie Géorgienne sera patriotique, un i gouvernement perspicace, un gou-Ivernement qui aura mérité qu’on garde sa mémoire dans ’hlistoire du Canada.” | Nous ne saurions dire mieux, et ; nous espérons que cette satisfaction 1 d’avoir bien mérité de notre com-;mune patrie triomphera des hésitations qui paralysent encore l’action !de ceux auxquels nous avons confié îles destinées de notre grand et ibeau pays.L’INSPECTION DE LA POLICE EE TORONTO (Service de la Presse Associée) Toronto, 15.— On enverra prochainement une invitation au duc de Connaught le priant de passer la police de Toronto en revue lorsqu’il viendra dans notre ville au commencement de mai.Si Son Aitesse Royale accepte, ce sera la première fois depuis v ng six ans que la police, comme corps, est passée en revue.SCIERIE INCENDIEE La scierie de MM.Morin et Frères, 6 rue Henri IV, a été menacée de destruction hier après-midi.Une étincelle projetée par un moteur électrique alluma l’incendie dans un tas de copeaux.Le rapide travail des pompiers sauva l’édifice.Les dégâts sont insignifiants.NOUVEAU MEFAIT DES SUFFRAGETTES (Service de la Presse Associée) Londres, 15.— Hier les suffragettes ont mis le feu à la gare de Ban-gorm, Basse Irlande.On a réussi à éteindre les flammes avant qu’elles eussent causé des dommages sérieux Les suffragettes ont commis ce nouveau méfait parce que les chefs de TUlster ont refusé de donner une réponse définitive relativement à la motion du suffrage des femmes dans la constitution du nouveau gouvernement provisoire projeté.MORT SUBITE.Ottawa, 15.— J.J.McGrath, demeurant chez Mme Duchemin, 172 rue Bank, a été trouvé mort dans son lit hier matin par la maîtresse de pension.Le défunt était âgé de quarante ans et était employé à la Canadian Feather and Mattress Co.C0NCERT-B0UCANE Il sera donné jeudi prochain, le 16 courant, aux salles de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri, un concert-boucane qui, d’après les apparences jusqu’à aujourd’hui, sera couronne d’un grand succès.Les billets, qu’on peut se procurer pour la modique somme de 25 sous, s’enlèvent rapidement, et désappointés seront ceux qui attendront à la dernière minute.Un certain nombre de magnifiques prix tirés au sort au cours de la soirée, des discours par des personnes distinguées, du chant par des artistes, sont autant de choses qui entrent dans le programme de ce concert-boucane.Que les membres remplacent Tin-différence que Ton rencontre souvent par un peu d’enthousiasme.Nous espérons qu’ils se feront un devoir d’assister à ce concert-boucane et prouveront par là l’intérêt qu’ils portent à l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri.Donc, en foule, jeudi soir, aux salles de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri, 1882 Notre-Dame ouest.Mme Damase Champagne es! morte, ce matin, à l’hôpital Victoria es suites de brûlures reçues dans de: circonstances tout à fait exlraordi naires.Mme Champagne qui demeurait at No 1190 Cadieux, était au lit hiei après-midi, lorsque le feu prit à ses draps.La malheureuse perdit bien tôt connaissance.Son mari, Damase Champagne, âgé de 64 ans, fernn alors toutes les portes et bien qm l’incendie fit rage àTintérieur, il re' fusa d’ouvrir à un voisin, qui, ayan! senti la fumée, venait pour l’aider i éteindre les flammes.,LaL femme, âgée de 68 ans, esl morte à 1 heure 15 ce matin, à Thô pital Royal Victoria.Champagne es! détenu au poste pour ivresse, èt i! est tout probable qu’une accusation beaucoup plus grave sera portée contre lui.Pat Racette, 1192 rue Cadieux, est Thomme qui, à là fin, força la porte de Champagne et pénétra dans ss maison, lui sauvant ainsi la vie.Il déclare qu’à 3 heures, hier après-midi, se trouvant sur le pas de ss porte, un M.Lapierre qui habite en face l’avertit qu’il sortait de la fumée assez épaisse par la fenêtre de Champagne.Il monta au plus vite chez ce dernier et frappa sans obtenir de réponse.Il vint alors par le derrière de la maison et y trouvant une porte non fermée, il entra.Champagne se tenait au milieu d’une pièce remplie de fumée.“Ta maison est en feu”, lui cria Racette, “Non; tout est bien; j’ai été cependant bien près de mettre le feu!” M.Racette se retira; mais à peine dans la rue M.Lapierre lui fit remarquer que ce n’était plus seulement de la fumée mais des flammes qui sortaient par les fenêtres Racette remonta à la course cl trouvant la porte fermée, il la défonça d’un coup d’épaule.Champagne était toujours dans la meme pièce, en arrière de l’appartement.M.Racette pénétra dans les autres pièces; dans la chambre à coucher des époux le lit n’était plus qu’un brasier ardent.Les flammes furent éteintes avec quelques seaux d’eau et Mme Champagne affreusement brûlée fut trouvée sur le lit M.Racette se dit certain que, lorsqu’il entra dans la chambre, la première fois, Mme Champagne n’était pas sur le lit.Champagne, en voyant l’étonnement de son voisin, lui dit d’abord de se mêler de ses affaires; questionné ensuite, il avoua que lui et sa femme avaient fait de copieuses libations et qu’ils s’étalent couchés sur le lit.Comme tous les deux fumaient, les couvertures durent prendre feu par une étincelle.Il a aussi admis que la première fois que M.Racette est entré, sa femme n’était pas sur le lit.M.Racette courut au téléphone le plus proche et appela en même temps l’ambulance, les pompiers et les agents de police Champagne fut arrête pour ivresse tandis que sa femme était transportée d’urgence à l’hôpital.Cependant, les médecins n’avaient aucun espoi de la rappeler à la vie, et il est étonnant qu’elle ait pu survivre jusqu’à 1 heure 15 ce matin.Les voisins déclarent que Champagne et sa femme avaient l’habitude de boire.Une bouteille de genièvre fut retrouvée dans la chambre.Le coroner tiendra une enquête.VENTE D’EFFETS DE PENSIONNAIRE! I-e vingt-quatrième jour d’avril 1914, dix heures de l’avant-midi, au No.12 Sain Vinteur, Ouest, Montréal, seront vendus 1 effets de Demoiselle Marie-Louise Aude! alias.Madame Jess, consistant en trois v lises, pour la somme de $34.00, pour emm gasinage, dû à Thomas McQuillcn.Conditions : argent comptant.M.J.A! BERT DEGELEES, H.C.S.Montréal, 15 avril 1914.B J.LATIMER & CIE, 445 rue St-Jacques Belles voitures légères de tous genres, lorries à un et à deux chevaux, charrettes, gros camions, voitures de livraison découvertes ou couvertes, voitures de boulangers, de laitiers et d’entrepreneurs, et presque toutes les sortes de véhicules, harnais, etc.I VENDRE Vingt-cinq ( 25 ) pieds de comptoh en chêne, avec pupitre et armoires attachés, pour être vendus à grand sacrifice.S’adresser au Gérant.LE DEVOIR, 43 rue St-Vincent.Aux Abonnés du Téléphone — Un Dernier Mot.Un grand nombre d’abonnés du téléphone qui déménageront le ou vers le f«r.Mal ne nous ont pas encore envoyé leur ordre de déménager leurs téléphones.Pour éviter des désappointements et des délais, remplissez “ l’Ordre pour déménager le Téléphone” qui se trouve à la fin de votre livre d’Adresses du téléphone, et envoyez-le sans délai à La Compagnie Canadienne de Téléphone Bell R.F.JONES, Gérant.¦ t 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 15 avkil, 1H14 VOL.V.— No.87 Le temps qu’il fera DEMAIN Hf»u «t doux.Dullrtln d’après Ir thermomètre de Hearn et Harlson.3S rue Notrc-Damo list.R.de Mes le.gérant.Aujourd’hui maximum .45 Même date l’an dernier.55 Aujourd’hui minimum ., , ., 25 Meme date l'an dernier.23 RAROMETKE Sh.metln, 30.33; Uh.matin, 30.31; midi, 30.30.JEUDI, 16 AVRIL Paint-Benoit-Joaeph Labre, ronfta> ¦eur.Lever du soleil : 5 hsnrcs 15.Coucher du soleil : 6 heurts 46.Lever de 1» luçe : 1 heure 31.Coucher de la lune ; 9 heures 36.L’INCIDENT DE TAMPICO UN REGNE EPHEMERE ?LE PRESIDENT WILSON INFOR- CERTAINS CONTROLEURS SE ME LES MEMBRES DU CONGRES DES PRECEDENTS EN MATIERE DE REPARATION EN VERTU DU DROIT INTERNATIONAL.Dernière =heure ( Voir les avant dernières nouvelles en page 7.) SOUPERS DES AMIS DU “ DEVOIR ” Le dixième souper bi-mensuel des amis du Devoir aura lieu comme d’habitude au “St.Lawrence Hall”, 124 rue Craig Ouest, le jeudi, 16 îvril, à 7 heures du soir.Pour éviter l’encombrement nos amis ne seront admis que sur présentation d’une carte qu’ils peuvent se procurer aux adresses suivantes: Bureaux du Devoir, 43 rue Saint-Vincent; Pharmacie Emery, 1001 Avenue Laurier Ouest; M.le Dr Chouinard, 1675 rue Sainte-Catherine Est; J.-A.Payette, 1882 Notre-Dame Ouest; Emery Boursier, coin Lafontaine et Châteauguay.Comme le nombre des billets est limité, les personnes qui désirent assister au prochain souper, doivent retenir immédiatement leur couvert.Le prix du billet est de 75 sous comme par le passé.Les listes sont closes dès que les inscriptions atteignent la limite déterminée.Les billets sont retirés iles dépôts le mercredi soir; s’il en l'este à vendre, on peut se les procurer, dans la matinée du jeudi, aux bureaux du Devoir seulement.Aucune adhésion ne peut être reçue jeudi après-midi.Nos amis ne recevront pas à l’avenir d’avis particuliers.Ceux-ci eront remplacés par l’avis public donné par la voie du journal.LE COMITE.LA VICTOIRE DE VILLA.VERRONT-ILS FORCES DE QUITTER LE POSTE QU’ILS N’OCCUPENT PAS ENCORE OF-FICIELLEMENT ?— REQUETE EN COUR DE PRATIQUE.•ecours à un blocus pacifique pour ïxercer des représailles, c est-a-di- MARIAGE D’UN ____CAMARADE Il nous fail plaisir d’annoncer le mariage de Mlle Yvonne d’Estimau-iille et de notre camarade Louis Dupire.La cérémonie est fixée au 5 mai.LA REVOLUTION DOMINICAINE (Service de la Presse Associée) Saint-Domingue, Dép.Doin., 15 — Le président provisoire José Bordas Valdez a marché hier avec ses troupes sur les villes de Moca, Cantago et Monte Christi.11 n’a pas rencontré les rebelles dans sa marche victorieuse.OUVERTURE DES CANAUX LE TRAFIC ENTRE MONTREAL ET LES GRANDS LACS.— LA CANADIAN VICKERS CO., A MAISONNEUVE.— LE PONT DE GLACE A TROIS-RIVIERES.Vers 9 heures 30 cet avant-midi, avait lieu l’ouverture du Canal Lh-chine.Bien qu’il ne prenne que sept à huit heures pour se remplir complètement, on croit cependant que les bateaux n’y pourront pénétrer que dans une semaine seulement, à cause des glaces qui couvrent encore une partie du lac Saint-Louis près de Sainte-Anne de Bellevue.Le Lady Grey, qui est actuellement à Trois-Rivières, sera probablement à Montréal dans les premiers jours de la semaine prochaine, croit-on.On s’en servira pour briser les glaces à l'entrée nord du canal.Le Lieut.-Col.Labelle, M.Far-quhar Robertson et l’ingénieur en chef le la Commission du Port de Mont-rceal, M.Hervey, après avoir visité es travaux près du bassin de radoub le Maisonneuve, ont déclaré qu’ils seraient complétés le 1er juin prochain, date à laquelle la Compagnie Vickers posera la quille du nouveau brise-c\ace que fait construire le Gouvernement.D’après certains expéditeurs de Montréal, le trafic entre Montréal et les grands lacs va subir une grande ^pression cette année, à cause du taux de fret de plus en plus bas sur le Saint-Laurent.Trois-Rivières, 15.— Le pont de g ace entre Trois-Rivières et Sainte-Angèle de Laval est maintenant brisé.Les bateaux y font leur seryiee.Port Colborne, 15.— L’ouverture du Canal Welland a eu 'lieu ce matin.Tous les navires au mouillage dans le port commenceront leur service au cours de cette semaine.(Voir aussi en page 5) (Service de la Presse Associée) Washington.15.— Pendant que la flotte de l’Atlantique avec ses forces formidables de marins et de "Blue Jacquets” était dirigée sur Tampico aujourd’hui pour forcer le gouvernement Huerta à saluer le drapeau américain, le président Wilson a fait ses confidences sur la situation aux membres des deux comités du Congrès chargés de s’occuper des Affaires Etrangères.Le président Wilson leur a révélé les incidents qui ont suivi l’arrestation des soldats de marine à Tampico, la demande subséquente d’excuses sous forme d’un salut au pavillon faite par le contre-amiral Mayo, et le refus du gouvernement Huerta de se conformer à cette demande ainsi qu’en font foi les notes transmises au chargé d’affaires O’Shauhnessy.M.Wilson s’attendait à ce cpie ses visiteurs communiquassent à leurs collègues de la Chambre et du Sé-naj^ce qu’il leur disait, afin de pré-parer les voies des mesures qui pourraient nécessiter l’autorisation du Congrès.Le président était prêt à informer ceux qui ont conféré avec lui des différents précédents où dans le passé les Etats-Unis ont demandé réparation ainsi que les autres nations à la suite d’insultes reçues.Les fonctionnaires du département d’Etat avaient indiqué au président que souvent on avait eu i exer re qu’on avait bloqué les ports d’une nation sans ouvrir les hostilités, débarqué des soldats pour faire la police et même bombardé une ville.‘feyÇffMjj Les avocats en matière de droit international conviennent que l’une ou l’autre de ces mesures pourrait déchaîner la guerre et ils ont toujours fait remarquer que les représailles et les mesures violentes ont souvent amené de sérieuses complications.Le président et les aviseurs de son cabinet croient que Huerta cédera et que la situation ne sera pas envenimée.LE DEPART DE LA FLOTTE Norfol, 15.—Les navires de guerre stationnés à Hampton Roads présentaient un aspect très animé ce matin dans les docks de la marine au moment de leur départ pour Tampico, Mexique.Le contre-amiral Fiske, chef des opérations, venu de Washington hier soir pour porter des ordres formels au contre-amiral Badger, a trouvé tout préparé pour un départ hâtif quand il est monté à bord du vaisseau amiral “Arkansas”.Nouvelle-Orléans, 15.—Le transport “Hancock”, portant 950 marins, est parti aujourd’hui pour aller rejoindre la flotte qui doit se concentrer près de Tampico.New-York, 15.— Tous les préparatifs pour le départ du “Louisiana” pour Tampico ont été terminés avant dix heures ce matin et à onze heures le vaisseau était prêt a .lever l’ancre dans l’Hudson.On dit cpi’il est approvisionné pour une croisière de plusieurs mois.LES SUCCES DE VILLA Juarez, 15.— Les officiers rebelles et leurs amis sont dans la joie par suite de la nouvelle de la prise de San Pedro qui se trouve apparemment confirmée.Encore une fois, le général Villa est l’homme du jour et le peuple montre clairement qu’il croit son chef militaire invulnerable.Les esprits sont très montés et on ne doute apparemment plus que le général Villa balaiera tous J es obstacles jusque sous les murs du vieux château de Chapulte-pec.Les fédéraux qui se trouvent à El Paso cependant gardent le silence et espèrent que Villa subira un cchec sérieux à Saltillo ou à quelque place forte entre Torreon et Mexico.L’armée de Villa qui ne compte que 12,()0() hommes a eu à lutter contre une quinzaine de mille hommes dans les forts de San Pedro.DECLARATION DE CARRANZA Chihuahua, 15.— Mis au courant des dépêches portant sur l’incident de Tampico, le général Carranza a ete prie de faire une déclaration.H en a préparé une avec soin mail il a évité de parler des complications possibles et laissé à chacun le soin de tirer ses conclusions tout en déclarant que la révolution serait continuée jusqu’à la fin.DEPECHE OFFICIELLE (Service de la Presse Associée) Washington 15.— Le département de la marine a reçu la dépêche suivante, datée de Vera Cruz et envoyée hier soir à 10 heures par 1 aide-amiral Fletcher: Aucun nouveau développement a tampico.Les constitutionnalistes se sont éloignés de la ville.L’activité renaît et les réfugiés sont revenus des navires mexicains.Zarago-sa a quitte Tampico.” incendTeÂu~ JPONT VIAU .Hier après-midi, un bout de cigare, jeté par un passant sur le tablier du pont Viau, à Ahuntsic, a allumé un commencement d’incendie dans les madriers.Les pompiers du sous-chef Hooper eurent vite fait d’éteindre les flammes.Le pont Viau est, comme on le sait, propriété de la cité de Montréal.RECOMPTAGE DEMANDE Le règne de certains contrôleurs sera-t-i! éphémère?Leur sort est entre les mains du juge Charbon-ncau.Si ce dernier accorde le recomptage judiciaire demandé ce matin par Me Pélisier, au nom «le Louis A.Limoges, voyageur de commerce, peut-être.Si non, la fluctuation «tans la liste des candidats élus, remarquée au lendemain du scrutin, cessera, et le niveau à l’échelle d’é-tiage demeurera le même.Pour l’obtention d’un recomptage Me Pélissier allègue les raisons suivantes: Que lors du recompte par l’offi-cier-rapporteur, des suffrages donnés aux 'différents candidats à la dite charge de commissaire, il fut constaté «{u’environ 53 boîtes de scrutin n’avaient pas été scellées, ou après avoir té scellées avaient été descellées; Qu’après l’ouverture de res boîtes, il fut aussi constaté qu’au delà de 2,000 bulletins avaient été rejetés, ou mis de côté; Qu’il fut aussi constaté qu’un grand nombre d’enveloppes renfermées dans ces boîtes et contenant les bulletins, n’avaient pas été scellées, ou qu’après avoir été scellées, avaient ét déscellées; Qu’il fut encore constaté qu’un grand nombre de relevés contenus dans les enveloppes renfermées dans les boîtes de scrutin ne correspondaient pas et ne correspondent pas avec les relevés fournis le soir de l’élection à l’officier rapporteur; Le juge Charbonneau, cependant n’a pas cru bon d’accorder la requête immédiatement.“Les candidats qui se plaignent, dit-il en résumé, du résultat des élections auraient dû se faire représenter au recomptage fait par l’officicr-rap-porteur en chef.Us ont mauvaise grâce de venir maintenant devant la Cour et lui demander de faire ce qu’ils auraient dû faire eux-mêmes.11 ne faut pas oublier, a ajouté le juge, qu’ils vont par là, paralyser provisoirement toutes les affaires de la ville.Me Pelissier au contraire prétend que ce n’est pas la contestation de l’élection qu’il demande, mais les faits qu’il avance sont suffisants pour autoriser quelqu’un à examiner de plus près ce qui s’est passé.A midi et demie, la Cour s’est ajournée, et rendra sa décision dans l’après-midi.LA ROUTE GEORGIENNE LA DELEGATION ORGANISEE PAR LA CHAMBRÉ DE COMMERCE, POUR FAIRE VALOIR CETTE ENTREPRISE NATIONALE, EST REÇUE PAR LES MINISTRES A OTTAWA.RESOLUTION VICTIME DE L’ALCOOLISME C’EST L’OPINION DU Dr DEROME DANS LE CAS DE LA MORTE DE L’ILE-AUX-MTLLIONS.—PAS DE CRIME.Une enquête a été tenue ce matin sur les causes de la mort de Mme Kate McGuigan.On se rappelle que eette femme fut trouvée, avant-hier, dans un vieux hangar abandonné «le Plie aux Millions par un nommé George Klemm.Le Dr Derome, médecin légiste, a déclaré ce matin avoir fait l’autopsie.“Il s’agit, a-t-il dit en substance, d’une femme bien constituée mais amaigrie.Aucune marque de violence, pas la moindre égratignu-re qui puisse donner à soupçonner mril y ait eu crime.En pratiquant l’autopsie, il s’est échappé une odeur caractéristique d’alcool.Par contre, les principaux organes étaient atrophié.La malheureuse avait ce que les médecins appellent un “coeur de boeuf” : et de plus il était visible qu’elle souffrait d’affection cardiaque, du foie et des reins.” Le médecin en a conclu que Kate McGuigan est morte d’alcoolisme.L’agent Thibeauît, qui avait été chargé de faire des recherches, déclara à son tour que la victime, dermis trois ans qu’elle demeurait à Montréal, a souvent été arrêtée pour ivresse.Un verdict de “pas de crime” a été rendu par le jury du coroner à Tissue de l’enquête.-4- L’INTERROGATOIRE DES BURNS LA COMMISSION ROGATOIRE DANS L’AFFAIRE O’CONNELL VS.BECK PARTIRA DIMANCHE.(De notre envoyé).Ottawa, 15.— Quatre convois du C.jjjadièn-Pacifiiruc et du Grand-Tronc ont amen)- ici la délégation de Montréal organisée par la Chambre de Commerce de la métropole en faveur du canal de la Baie Géorgienne.La délégation compte sept à huit cents personnes en tête desquelles M.le maire Martin, MM.les commissaires Ainey et MacDonald, les échevins L.-A.Lapointe, N.La-pointe, D.MacDonald, M.Fortier, président de la Chambre de Commerce, M.Quintal et M.Gear, du Board of Trade de Montréal, M.Foster, représentant les intérêts ouvriers, MM.Larivière, J.-O.Gareau, G.-D.Joubert, P.-E.Lamarche et Leonard, député, L.-B.Morin, C.R., Péchevin Dufresne, de Maisonneuve, M.A.Surveyer, M.Frank Pauzé, René Lessard et W.-H.Weary, du Builders Exchange, G.-N.Lamou-reux, S.-D.Vallières, G.-A.Monet, J.-N.Cobourne, M.Langlois de la maison Gunn Langlois, etc., etc.La délégation s’est rendue immédiatement à l’hôtel de ville où Ton a procédé à l’organisation de la.ligue destinée à pousser l’entreprise.La délégation générale comprenant les citoyens de Montréal, de l’Ontario Est et des représentants des provinces Maritimes, s’est rendue ensuite au parlement où elle a été entendue par les ministres.Présentée par Thon.M.Coderre, qui avait reçu les délégués de Montréal à la 'gare, elle a eu pour interprètes auprès du gouvernement M.le maire Martin qui a parlé au nom de la cité de Montréal, M.Fortier pour.la Chambre de Commerce, MM.Quintal et Gear, pour le Board of Trade, et M.Foster au nom des intérêts ouvriers.La délégation représente cinquante corps publics du Canada depuis TAlbcrta jusou’à Halifax.L’attitude du Canadien-Pacifique à l’égard du projet intéresse tout le monde.Elle est favorable, M.Fortier, président de la Chambre de Commerce, possède une lettre de sir Thomas Shaughnessy dans ce sens.A la réunion préliminaire à Thô-lel de ville à laquelle assistaient mille personnes au moins, M.le commissaire Kent, en l’absence du maire d’Ottawa, a souhaité la bienvenue aux délégués après quoi MM.Foi'ller, Frigon.de la Chambre de Commerce de Montréal, M.Milite député de Renfrew, et M.'Martin, maire de Montréal, ont parlé sur la nécessité de persévérer dans les instances actuelles afin de décider le gouvernement à pousser l’action puis sur proposition de M.Forward, secrétaire de la Fédération des municipalités canadiennes, secondé par M.D.Joubert, de Montréal, on a adopté une résolution qui sera soumise au gouvernement.Celle résolution est le résumé des raisons qui militent eu faveur de la construction du canal.(Suite en 7ème page).PELLICULE * CENSUREE LES RAISONS QUI ONT MOTIVE L’INTERDICTION DU FILM CI-NEMATOGRAPIIIQUE REPUE-SENTANT LA “VIE DE NOTRE-SEIGNEUR”.— INTERVIEW DE M.LEMJKUX.OEUVRE SACRILEGE Dans la cause de Téchevin O’Connell vs.Edward Beck'le juge Lavcr-gue, siégeant en Cour d’Appel, a permis il y a mu; semaine, qu’une commission rogatoire soit envoyée à New Yoil pour interroger les «Effectives de l’agence Burns.Cette commission partira dimanche prochain: elle est formée «lu magistrat Lect, de MM Creelman et Alban Germain, avocats de la poursuite et de la défense et du sténographe officiel Lomax.LA QUESTION DU HOME RULE (Service de la Presse Associée) Londres, 15 — L’opinion générale ici est que la question du Home Rule sera réglée à l’amiable bientôt.Le gouvernement a, paraît-il^reinis à une semaine la discussion sur le budget précisément pour permettre aux députés, des deux côtés de s’entendre une fois pour toutes sur le fameux conflit.# On dit que le premier ministre Asquith invitera les chefs unionistes à revenir sur leur décision afin d’accepter im-compromis.ARRESTATION A LAUZON (De notre corr&snondant) Québec, 15.— Les détectives Patry et Cardinal de la Police Provinciale, ont arrêté hier soir, à Lauzon, deux individus de l’endroit, les nommé Philippe Leblond et Philippe Gosselin, que Ton présume être les auteurs du vol à main armée commis récemment chez Mme Vve Bourget.BALAYAGEDES RUES L’hôtel de ville était à peu près vide ce matin, le maire-élu et la plupart des échevins étant allés à Ottawa, avec la délégation des Chambres de Commerce.Tous les service^ se ressentent du changement d’administration.Cependant, on a commencé auourd’hui le balayage des rues.Huit cents hommes vêtus de l’uniforme de leurs fonctions, salopettes blanches et casque de liège, également blanc, se sont répandus dans toutes les rues.LA MAIN AMPUTEE (De notre correspondant) Saint-Roch de Mekinac, 15.— Un accident sérieux est arrivé hier après-midi à notre curé, M.Tabbé Chas.Barromée Veillet.Il était occupé à hacher de la paille avec un coupe-paille actionné par un pouvoir à cheval quand il s’est fait prendre la main gauche dans la machine.La main lui fut complètement amputée.Le (fbeteur Dupont de Grand’Mèrc fut mandé., Le curé Veillet a pu se rendre ce matin aux Trois-Rivières pour aller à Thôpital.Il était très souffrant.Ainsi que nous l’annonçons à l’intérieur de ce journal, le bureau de censure a interdit hier la représentation d’une pellicule cinématographique de la maison Pathé Frères, intitulée “La vie de Notre-Sei-gneur”.Le shérif Lemieux, président du J bureau, vu à ce sujet par un de nos représentants, a fait la déclaration suivante : “Nous sommes d’opinion qu’un tel film ne peut être représenté ici, sans outrager la religion.Après l’examen minutieux que nous en avons fait, nous en sommes venus à la conclusion tjue la pellicule entière, quoique fidèle en certaines parties à l’enseignement biblique, n’est pas propre à élever l'idéal chrétien que nous nous faisons d’un tel événement.Mieux vaut lire ou entendre raconter ces questions historiques que de les voir représenter pas des acteurs qui ne sont pas dignes de personnifier les personnages qu’ils représentent.” Interrogé quant à la valeur artistique de la pellicule, M.Lemieux s’est empressé de dire qu’elle était à tous les points de vue un chef d’oeuvre.L’ARRESTATION SANS MANDAT UN POINT DE DROIT INTERESSANT SOULEVE DEVANT LE RECORDER.— LES FRANÇAIS DE LA RUE CADIEUX.La cause des Français arrêtés il y a quelque temps dans une maison de la rue Cadieux et accusés de vagabondage “en tant qu’ils n’ont pas de moyens visibles de vivre”, a été appelée ce matin, en cour «lu Recorder.Quelques-uns des femmes avouèrent leur culpabilité et furent condamnées à $25 d’amende ou à trois mois de prison.Celles de ces femmes qui ne sont pas au pays depuis trois ans seront déportées.Lorsque la cause d’Emile Lccoq alias “Ptit Bleu”, fut appelée, Me Henri Saint-Pierre souleva un point de droit, disant que l’arrestation de tous les accusés avait été faite illégalement, attendu qu’il n’y avait pas eu de mandat d’émis contre eux.Il n’y a que dans les causes criminelles, dit Me Saint-Pierre, qu’une arrestation puisse être faite sans mandat.La ville n’a jamais le droit de le faire.Me Buckler, qui représente la ville, s’objecta à ce que ce point soit maintenu.Le recorder Semple rendra sa décision vendredi.On procéda ensuite à l’interrogatoire des témoins.Quelques-uns seulement ont comparu et la cour s’est ajournée à cet après-midi.Les accusés sont défendus par Mes Henri Saint-Pierre, Saint-Julien, J.P.W.Dagenais, Aimé Gro-thé et Monty.DOUBLE SEANCE Un nouveau système a été mis en fonction ce matin, à la cour de Recorder.Les recorders Geoffrion et Semple sû’gèrent en même temps ; Tun entendant la cause des Français, dont il est question plus haut, et l’autre entendant toutes les autres causes.LE SECOND PROCES DE CHARLES BECKER New-York, 15.— M.Charles S: Whitman, procureur de district, est déterminé à commencer ®ous peu le second procès de Charles Becker, ancien lieutenant de police.On sait que Becker est accusé d’avoir provoqué le meurtre de Herman Rosenthal et que ceux qui ont tiré sur le fameux joueur ont été électrocutés lundi’ dernier.M.Joseph A.Shay, avocat de Becker, a prévenu hier la famille du prisonnier qu’il se retirait de la cause.Becker devra se trouver un autre défenseur.Hier au bureau du procureur de district, on a fait le rapprochement de certaines déclarations de Frank Cirofici, avec la cause On a questionné Marie Cirofici, soeur du condamné.La jeune fill’e a refusé de répéter les noms mentionnés epar son frère; mais on a appris - d’autres sources que ceux «pii ont tiré sur Ro senthal sont: “Lefty Louie’'.“Gyp the B3od” et Harry Vallon.Mlle Giro fici est convaincue que son frère é-tait innocent du crime dont on Ta accusé et qu’il a payé de sa propre vie.II n’a pas voulu se disculper de crainte d’attirer la vengeance sur sa famille.Les funéraües de Cirofici ont eu lieu aujourd’hui.L’inhumation s’est frite au cimetière du comté de West Chester.LE “ KITE ” A-T-IL PERI ?Saint-Jean, Terreneuve, 15.— On ; craint beaucoup pour le sort du pa-i quebot “Kite”, depuis que le navire “Eagle”, a rencontré une épave à 170 ; milles de Saint Jean.Le “Kite” n’a pas donné de ses nou- j yelles depuis le 15 mars, alors qu’il était à 150 milles de la côte.Son équipage se composait de 65 personnes.ELEVATEUR INCENDIE Lindsay, Ont., 15 — Le vaste élévateur à grain de M.Thos.Skuce, à Reaboro, a été rasé par un iucentlie lundi soir.Les pertes sont compensées par les assurances.Où Acheter Demain
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