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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 mars 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-03-20, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No.66 MONTREAL, VENDREDI 20 MARS.1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS.UNION POSTALE., «3.00 «6.00 *1.00 *1.50 *3.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration ; 71* RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION i - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE “MAIL” ET LE MONOPOLE DE LA PRESSE UNE LOI QUI S’IMPOSE Nos lecteurs connaissent les faits.Grâce à 1 imprise directe exercée par sir Hugh Graham sur le Star et à son influence indirecte sur le Ilerald-Telegraph, la population anglaise de Montréal n’a pour se renseigner, dans l’après-midi, que les sources (pie veulent bien lui ouvrir le propriétaire du Star et ses alliés.Comme bon nombre de gens ne lisent que les journaux du soir, ils sont complètement à la merci du groupe Graham.Celui-ci du reste colore sa pâture en rouge ou en bleu, suivant les goûts et les habitudes de sa clientèle.Pour rompre ce monopole de fait, les propriétaires du Dail Mail ont voulu créer un journal de l’après-midi.Le bureau de la Canadian Press, 1 association qui recueille les nouvelles générales pour les journaux de i Est, a refusé d’admettre dans son sein le nouveau journal.MM.Nicholls et MacNab se proposent d’en appeler de cette décision à l’assemblée générale de la Canadian Press et, s’il en est besoin, aux tribunaux.Ln attendant, sir Hugh Graham et ses alliés conservent leur monopole, et le Mail dénonce le danger de cet état de choses.Il a parfaitement raison, et la situation est beaucoup plus grave que ne l’imaginent la plupart des gens.Le malheur, c’est que, par certains côtés, elle parait presque irrémédiable.Un territoire donné ne peut supporter qu’un certain nombre de journaux, et le coût des journaux est devenu tel que seuls des hommes très riches ou des groupes nombreux — c’est le cas de nos cinq cents actionnaires — peuvent songer à fonder ou à maintenir des journaux quotidiens.Et le problème, à l’heure* actuelle, c’est précisément de savoir si un nouveau journal anglais du soir peut vivre à côté de l’équipe Star-Herald-Teiegraph.Pour sc protéger contre l’influence des millionnaires à qui il prend fantaisie de faire du journalisme, ou qui font du journalisme une industrie, iî reste aux citoyens ordinaires deux ressources: se grouper autour d’organes de leur choix, les aider de toutes leurs forces et tenter de contrebalancer par la coalition des petits la puissance des gros; forcer ces derniers à jouer cartes sur table et à lever leurs masques.Et nous en revenons là à la réforme que nous réclamons depuis longtemps, en compagnie du Mail et de plusieurs de nos confrères, à la réforme que les Américains ont fait passer dans la pratique: la publicité obligatoire des listes d’actionnaires et d’obligataires des journaux.Gela n'empêchera pas les grands financiers de s’intéresser à la presse, mais le jour où ils seront contraints de le faire visage découvert, la situation sera profondément modifiée.Comparez.l’influence morale actuelle du Herald-Telegraph, par ?xemple.à ce qu’elle serait si le public ne savait point que M.McGibbon n vendu ce journal à un monsieur qui exigeait le silence, mais qui est iellomenl bien avec sir Hugh Graham que c’est sir Hugh lui-même qui décide si telle ou telle chose, les révélations de M.Beck par exemple, paraîtront dans le Herald.Réclamons donc du pouvoir fédéral cette loi de publicité — complément nécessaire de cette autre loi sur la publicité des souscriptions électorales, depuis longtemps promise par M.Borden.„ | jours.Des manoeuvres que je con-! nais me le prouvent.Et la surpri-j se manifestée par des ministres, I quand tel journal de langue anglaise, a révélé les grandes lignes de cette | quasi-entente, n’est qu’un indice de I 0 à 78; 25 à 78 1-8; 126 à 78; du Colora- 50 à 77 7-8; 136 à 78; 26 à 77 7-8; 222 ' à 78; 50 à 78 1-8.Can.Paciffc.— 25 à 206 1-2; 60 à 207; 60 à 206 3-4.Bell Telephone.— 7 à 150 1-2.Ottawa Power Rights — 24-11 3-4, 1-12, 36-11 3-4, 4-12.Power —• 340-224.Quebec Ry.— 445-15.Rich.& Ont.— 26-102 3-4, 25-102 1-2, 100-102 1 4, 50-102, 7-102 1-2, 100-102.Shawinigan — 100-137.Shawinigan Rights — 200-1 11-16, 15-1 3-4.Toronto Ry.— 6-138 1-2, 8-137 1-2.Canada Car — 1 A 63, Canada Cement — 50 A 80 3-3 , 50 A 30 3-8.5 A 80 1-2.Cnn.Gon.Bloc.— 20 A 110 1-4.1 A 110 1-2.Laurent idc — 160 à 186.1 MacDonald — 10 A 16, Mont.Cots.Ltd.— 45 à 65.Penman’s — 25 A 62.Shot-.Williams — 85 A 60.Steel Corp.— 50 A 80 1-2, 100 à 30 1-4.10 A 30 3-8, 25 A 30 1-4, 14 A 30 1-2.1 A 30 , 75 A 30 1-4, 50 A 80 1-2, 60 à 30 8-4.RUMEUR INCOMPLETE Toronto, 20.— Une dépêche de Mexico City à la presse annonce que la franchise de la Mexican Tramway Co„ une organisation canadienne qui fait du service suburbain, est expi-rée.Cette nouvelle a été la cause d’une spéculation considérable dans les cercles financiers, hier.Londres, 20.— I,n Toronto Power Company vient d'émettre £528,055 d’actions de débenturea oonaolidées garanties à 4 1-2 pour cent, que la British Trust Company offre à 98.L’émission n’a pas rencontré plu* de succès que les autres et les souscripteurs l'ont gardé en main* A 81.Beck’s Weekly Le rouage électoral de Montréal entre les mains d’un homme pris au piège des détectives de Burns.Sont-ce les gens, du Tramway qui paient la note des bombances échevinales à Québec ?Opinion personnelle du détective William J.Burns sur le Scandale de Québec.Pourquoi le surveillant a besoin de surveiller.Comment les “gamblers” de Montréal éludent la loi Miller contre les pans.Stephens vs.Martin.PARAIT A CETTE LA FIN DE SEMAINE Vendu par les Marchands de Journaux et les Camelots CINQ SOUS ARRESTATION MAINTENUE UN FINANCIER BELGE.AYANT MANIFESTE SON INTENTION DE RETOURNER DANS SON PAYS, RESTE SOUS LE COUP D’UN MANDAT D’AMENER.OUVERTURE DES MODES Vous y verrez toute* les plu* exquise* création* de Paria, Berlin et New-York.Choix incomparable de tou* le* nouveaux I IOJUI- »¦» ÏIM.UW I'm «o V ,iu I ____i__.__ -, .rmu, vtont d'être rinnatallê dan* *e* modèle* de Manteaux.Costume* fonction*.et Chapeaux.# # * QaniPfti Of I t.nrli nho.riTrir D*'1* sction* en dommages-intérêts Namedl et Lundi, chez EUGE- d-Mre intentée*, l’un* contra NE VÎAlï, 851, rue Sainte-Ca- ,R Comnagnie des Tramway*, l’autre thaeina iTat ** Pacifique Canadien, nerme Dan* la première, Luigi de P»olo Georges Haardt, un riche financier belge, autrefois domicUlê au Ritz, ayant été arrêté, il y a quelques semaines, sur un mandat d’arrener, n’a pu hier faire annuler ce mandat, le juge Charbonneau déclarant qu’il était justifié par l’intention de Haardt de retourner en Belgique.C’est à la demande de M.8.P.Howard qu'Haardt fut arrêté.Le défendeur prétend que ce mandat d’amener ne fut pris contre lui que dan» le but de l’intimider, c'est-à-dire d» l’obliger à payer une dette contestable.Le 30 décembre dernier, Haardt reçut la visite d’un détective agissant A l'instigation du deman deur, qui iuL annonça son arrestation future, s’il ne payait pas avant deux heures.Haardt obtint un délai ct les choses en restèrent IA jusqu’au 5 janvier.Cette joumfe-là, même visite.C’est alors que le défendeur annonça son intention de quitter le paya et de s'en retourner en Belgique.Deux de ses amis, à qiii il avait fait part de ce projet, déclarèrent que Haardt avait plusieurs fols manifesté ce désir A la suite d’opérations financières malheureuses.8a demande d'annulation fut donc rejetée nvsc dépens.* * * l.c Conseil Privé went de décider qu’une veuve poursuivant pour la mort de son mail, a le droit d’avoir un procès par jury.Infirmant ainsi le jugement de la Cour du Banc du Roi de Montréal Mme Rose Annab Robinson poursuivait la compagnie dee tramwaye, ré- J clamant $15,000 de dommages pour la mort de son mari.Le 18 septembre un jury fut convoqué, mais i l'avocat de la défense allégua que la demanderesse n'avait nullement le droit de choisir un procès par jury.L'objection Tut maintenue par le juge Charbonneau, décision qui vient d’être renversée.* * * Par suite du Juge Charbonneau refusant une injonction Interlocutoire contre "Count Zarkn” et "Acquitted” ce* deux film* einêmatographi que* seront représentés ici.La demanderesse étaTt la Great Northern Film qui prétendait que cea deux films n'avaient pas été obtCQua régulièrement par la Consolidated Film Company.• • • M.Mérteric Laurier, propriétaire de l’Auto Garage qui fut Incendié en janvier dernier lors de la d luette d’eau, réclama maintenant de la ville la somme de $60,000 A titre de dommages-intérêts.# * s L'avocat J.N.Décarie, suspendu pour six mois par 1s Conseil du Bar- ENCORE UNE LETTRE D’UNE SÉRIE INTÉRESSANTE THE COMMISSIONERS OF THE TRANSCON T EVEN T AI « R A IE WAY GKN'KHAI.stores »f.R.I.ANnnv A*ST.ATORUknnPHIt OTTAWA, le 7 mars, 1914, M.Adrien DesRosiers, Assistant-Gerant, GREAT-WEST LIFE ASSURANCE CO.Montréal, Qué.Cher monsieur DesRosiers : Avec mes remerciements bien sincères vous trouverez, ci-contre, mon reçu pour $95.60 que je viens de recevoir de votre compagnie, comme deuxième dividende quinquennal déclaré sur ma police No 20698.THIS IS MOST REJOICING.évidemment j ai fait une affaire d’or quand j’ai mis mes intérêts sous les soins de la Great West Life Assurance Co., et je ne regrette nullement avoir contribué à sa popularité, ce que je ne manque jamais de faire d’ailleurs quand T occasion s’en présente.Je me propose bien d’aller à Montréal, en avril prochain, entendre la Chorale Saint-Louis-de-France dans la “ Damnation de Faust ” de Berlioz.et l’applaudir ; j’en profiterai pour aller vous voir.Bien â vous, HENRI R.LANDRY Les polices aveedividendes différés accusent des résultats tout aussi satisfaisants.C.-A.BUTLER, gérant ; ADRIEN DESROSIERS, assi&ant-gérant ; LOUIS BOUVIER, inspecteur.160, rue Saint-Jacques.Demandes d’agences favorablement accueillies.réclame un* pension annuelle de $226 et 50 p.e.de son salaire pendant dit semaines, pour la perte ne sa Jamba droite.Dan* la seconde, M.Arthur Beau-chemin réclame $600 pour la perte de sa jambe droit».A NOS AMIS Ls "Devoir" sit outillé sour Isa» tes Imoressions dans tous les aonrot Ouvra as garanti.MARCHE AUX GRAINS DU CANADA Il n'y a rien eu de remarquable hier sur la place canadienne si es n'eot peut-être la pénurie des demandes d’exportation et la lenteur morne de* maroKée.lie marché qui nV nit pas changé depuis la fermeture, e'eet ouvert A 1-8 de point plus haut, mais les fluctuations ont été insignifiantes quoique la tendance ait été un peu A la hausse 11 y a eu encore une réduction dans le surplus des importa tione de l'Argentine qui sont maintenant A 1,200,000 boisseaux contre 4,968,000 il y a un an.11 eet évident que ls trarché eet actuellement nul «t qu'il faudra un changement radical pour t* relever.Quand cela arrlvera-trU, il est asms difficile de le dire.La seule chose en vue est la situation des récoltes du Sud-Ouest américain et le* rapporte qui nous viennent de «* côté son favorable#. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 20 MARS 1914 VOL.V.—No.66 LA VIE SPORTIVE LE CLUB ATHENATIUM TOFIRRIFR S’EST ASSURE U wUïVïYIILAO TROISIEME PUCE PROVINCIAUX CE QU’ON DIT LA BOXE.SPORT DE L’ELITE.Le sport est roi ! C'est le triomphe de.tous les sports : il n’est pas de salon où l'on ne s’entretienne des récentes prouesses de nos champions.La bore, qu'il était convenu que nous laissions aux Anglais et aux Américains, la boxe que nos mondains méprisaient un peu comme un exercice violent et inesthétique, s’est imposée en maîtresse, et nous voyons aujourd’hui avec orgueil et avec joie les grands matches se livrer devant une assistance qui se compose en majeure partie de toutes les élites de la nation.Cette vogue légitime de la boxe a provoqué une bienfaisante recrudescence autour de tous les autres sports.Avec la boxe, renaît Vesprit sportif qui nous oblige ci prendre cons- LE VICTORIA N’A PAS GAGNE UNE SEULE PARTIE LE CLUB TORONTO PAR SES TROIS VICTOIRES CONSECUTIVES SUR LES JOUEURS DE L'OUEST, S’EST ASSURE LE CHAMPIONNAT MONDIAL ET LA POSSESSION DE LA COUPE STANLEY.LA JOUTE D’HIER SOIR Toromto, 20.— Iæ, joute finale pour le championnat mondial du hoc IMPORTANTES RENCONTRES AU PROGRAMME JULES LENEARS ET JACK KELLY DE NEW-YORK INSCRITS DANS UN COMBAT DE DIX RONDES AU READOSCOPE DE MAISONNEUVE, DEMAIN SOIR.— NAP.DUFRESNE CONTRE LlB-BY.BRIERE SERA L’ARBITRE La quatrième rencontre du Nasional Sporting Club aura lieu comme d’ha- * 1 J * « * C « « • » » / c' c * f ¦ ¦ * * ' ¦ » ~ V.T CA A V.11 Cl U J VI11 11«1 Is 111' / Il VJ IC* J.SX vl ^ cienee de.notre puissance, de noire key a été jouée hier soir et s’est ter- j 'ltud'' au Rcadoscope de Maisonneuv valeur cl de noire énergie.Voilà une des raisons de son succès an près de l’élite intellectuelle et artis ligue de notre pays.L’esprit sportif trl'nêe en faveur du club local par un scare de 2 à 1.Elle a été disputée d’après les règlements de la N.H.A.et d’après le système des punitions fait cesser celle lassitude qui ae- gutvi dans l’Ouest.Le jeu rude fut le cabla In France au lendemain de la défaite.I n snobisme singulier paraissait inciter les Français A dénigrer leurs propres tentatives, leurs art es, leurs gloires.Le souci de préciser noire fierté nous est revenu avec le sentiment point saillant de cette rencontre.Dès le commencement du jeu, Poulin ac cxocha tous ses adversaires.Les Toronto ripostèrent et tous les joueurs moins les deux gardiens de buts eurent recours à des tactiques riéfen dues pour mettre leurs rivaux hors de notre force.L’esprit sportif qui de combat.Les Victoria jouèrent inspire la confiance en sol.'/m | mieux qUB d’habitude et eurent au-e.raltr I instinct de lutte et de cou- ; tanb l’avantage que leurs rivaux.raye, a raffermi I orgueil national.jjeur ligne d’avants eut le caout-André de FOUQUIERES.chouc même plus souvent que le club local et le résultat aurait pu être I Dans les * * * combats de pu tout mitre si Pouliu sc fut plus oc- , , , bo.rr.^s|CUpg de jouer au hockey que de frap profanes ne voient il joua 231.Le club National eut de mauvais débuts mais se racheta dans in dernière joute, ce qui lui permit Je remporter les deuxièmes honneurs de la soirée.Voici les résultats de la journée d’hier : Athenatium, Toronto W.MeMillian .A.Sutherland A.Johnston .W.Kattys .E.Sutherland 201 164 162 184 m 187 174 175 199 221 212 148 234 118 234 Totaux 924 920 1019—2863 National A.A.Montréal Victoria Toronto Lindsay Buts Holmes Genge ' Points Marshall Patrick Couverts Oameron Dunderdale Centres Foyston Kerr Ailes gauches Walker Poulin Ailes droite Wilson Arbitre : Russell Bowie ; assis- tant, J.Brennan.SOMMAIRE Première période Pas de point.Deuxième période 1— -Toronto.Foyston .Troisième période 2— Toronto.Cameron.3— Victoria.Kerr.L’HERITIER DES GUELFES POUR DES RAISONS RESTEES MYSTERIEUSES, GUILLAUME II RENONCE A SA VISITE D’INSPECTION A SON PETIT-FILS NOUVEAU-NE.6.00 $;00 6.00 DANS LE MONDE DU HOCKEY PITRE DANS L’EST Jimmy Gardner et les joueurs du Canadien sont do retour de Chicoutimi où ils oift joué une série de par- tif-fils.A la place de ce voyage, c’est Berlin, 20.— Voici le texte du règlement transmis hier à la garnison de Berlin par le Kaiser, à la nouvelle de la naissance du prince héréditaire de Brunswick: “Ma file vient de donner naissance aujourd’hui à son premier fils.Plaise à Dieu que tout soit dans l’ordre.Faites flotter le drapeau sur toutes les casernes.Les sentinelles revêtiront leur uniforme de parade à midi.A partir de cette heure, les troupes devront être exemptées du service.La garnison sortira couver te du casque.” On regarde comme un mystère l’abandon soudain de la visite “d’inspection” projetée hier par le Kaiser à Brunswick, à l’occasion de la naissance de son nouveau pe- AU PARC S0HMER SAMEDI PROCHAIN RAOUL DE ROUEN SERA OPPOSE A L’ANCIEN CHAMPION DU MONDE AU GENRE LIBRE.Tandis que Rar.il demeure à Montréal, les promoteurs de la lutte en nr«tre ville ont décidé de lui fournir des occasions de se perfectionner dans l’art du catch-as-cateh-ean en lui opposant des adversaires de plus en plus redoutables.11 est indéniable que dans Pohl Abs il a trouvé un rival bien autrement dangereux qu’en Ivan Mamutoff.A bien des moments tics d’exhibition avec le club de l'endroit.Deux parties ont été jouées entre ces deux clubs et l’équipe montréalaise a triomphé dans les deux rencontres.Dans la joute initiale, Georges Vérina figura sur l’alignement du Canadien tandis qu'il joua contre son équine dans la rencontre finale.Didier Pitre qui fit le voyage avèc le Bleu Blanc Rouge se montra à la hauteur de sa position et le gérant Gardner s’est déclaré très satisfait de see services.Pitre ne retournera pas l’Ouest la Kaiserine qui est revenue à Berlin dans l’après-midi, afin d’annon eer personnellement la naissance de l’enfant ducal.Ele retournera à Brunswick ce soir.Dans certains quartiers, le chan gement d’attitude de l’empereur est attribué aux termes par lesquels l’organe officiel des Guelfes du Hanovre, le “Deutsche Volks Zeitung”, a salué la naissance de “l’héritier de Cumberland”: “Tout Hanovrien digne de ce nom, dit le journal, remercie Dieu dans l’Ouest l’hiver prochain, il joue-] fl.,,voir fait sollne.r cette heurc sa.ra pour le Canadien ce qui veut dire ; mve , najsss,nce de cet enfant est que Newsy Lalonuc passera au club ]’ob.jet d'aspirations nombreuses, le Vancouver.désir qui continuera le développe- ment et la prospérité de la glorieu-CHANGEMENTS DE PRIX st.dynastie des Guelfes et l’espoir Ottawa, 20 — Les amateurs de pour l’avenir de la nation hano hockey d'Ottawa oitt été avertis par vrienne dans ce pays.” la direction de l’Arena qu’iD auront j à payer plus cher l’an prochain pour 1 assister aux parties de la N.H.A.Ottawa est la seule ville du circuit où un prix d admission générale de 25 contins est chargé et celui-ci sera tout IL N’Y A PAS s’est demandé si le Rouennals i probablement mis de cdté pour faire place à un prix d’admission d’un dollar.Les autres sièges de l’Arena seront augmentés au pro-rata.n’allait pas être terrassé par l’Aile-mand, la lutte a été d’un bout A l’autre, excessivement rude et très contestée.Mercredi prochain il va avoir corn me adversaire une des plus brillantes études des Etats-Unis, l’ex-champion du monde au genre libre, Torn Jenkins, dont le nom est célèbre dans lout l’univers.Bien qu’ayant dft e?* der son titre A Frank G'ot.vk, Jenkins n’a jamais cessé de s’entraîner, de lutter et de professer la lutte libre.11 est instructeur A l’Ecole Militaire de West Point, (Miss.) depuis des années.C’est dire qu'on aura un foeet.acle des plus attrayants mercredi prochain au Parc Sohmer.OUVERTURE DES MODES Vous y verre» toutes les plus exquises créations de Paris, Berlin el New-York.Choix incom-parable de tous les nouveaux modèles de Manteaux, Costumes et Chapeaux.Samedi et Lundi, the/, EUGENE VI AU, 851, rue Sainte-Ca-ïherine Est.VICTIME DE L’AVIATION ILS SERONT FETES Hull, 20 — Le club de hockey local sera Banqueté le 3 avril A l’hôtel Inv portai par de nombreux admirateurs, h uroux de lui avoir vu remporter un championnat.Il sera également proposé A cette réunion de former une association athlétique capable de ri-\ alfser avec les plus fortes du pays., Salisbury.Ang licier du eoi'iv l’nrmé" anirluis< La victime, I Trè-by, «st t l’une hauteur 20 — Un autre of-royal d'aviation d< est tué hier, lieutenant H.K mbêr avec son biplan e 250 pieds.LA VIEILLE METHODE Toronto, 20 — Tous les journaux locaux semblent eif faveur du retour nu hockey de sept joueurs par la N.H.A.Ils sont cependant d'avis que les règlements de l’Ouest ne devraient jamais titre adoptés vu qu'il* permettent une foule d’irrégularités au centre de la glace.Nos scribe* favorisent l’adoption de* règlements de l’O.H.A., permettant A un pntiifeur hors jeu de recevoir la rondelle après qu’il s'est mis en ligne.Ce changement mettrait fin.d'après no* connaisseur* à 'tue foule d'abus et protégeraient en même terni a les arbitres contre les Insultes driin certain publie toujours mieux LE SOUS-MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS DECLARE QUE LA PROPRIETE ACHETEE PAR LE GOUVERNEMENT POUR UN NOUVEAU BUREAU DE PO NE SERA PAS PAYEE TROP CHER.Ottawa, 20 — “La déelartion di "Montreai-Herald”, hier soir, con cernant le seandaie en rapport avec l’achat d’une propriété par le gouvernement près de la gare Bonaventura est tout A fait absurde”.Telle est la déclaration faite par M.Hunter, sous - ministre des Travaux - Pu-jblics ; le prix offert par le gou ' vernement est de beaucoup inférieur 'à celui qui a été suggéré par l’agent .du département.Ce orlx devrai j approuvé d’ailleurs par le juge de la Cour de l’Echiquier.! Cette propriété est achetée pou être transformer en HAtel des Pos tes.A.Brdard 171 204 203 A.Plante 163 196 191 1 J.Catlarinich .163 161 155 1 R.Egan 195 153 182 M.Labette 173 181 183 Totaux 865 895 1 914—2674 , B.and P.Colt», Toronto { E.Heucan 172 236 m r E.Allen 180 161 164 f G.Bromfit ld 120 173 Ihl t A.Houcirick .159 190 191 1 H.Ponoyer 149 188 169 t | Totaux 850 948 156—2654 e St raf-han.Montréal C 2 H.W.Smythe .155 174 196 L.Brown 189 173 199 1 E.Vachon 159 188 169 R.J.Walker .192 196 138 J.Puhl 155 169 131 s Totaux 850 900 833—2583 S Montréal A.A.No 1 .Montréal R.C.Bach 174 152 164 E.H.Bourdon .166 176 163 •J.A.Blondeau .149 197 170 F.H.Gardner .150 102 188 A.G.R.Darling.1S3 104 181 Totaux 822 891 866—2579 Crescent, Motftreal W.A.Bry»on 142 194 183 E.Pelletier 178 174 187 B.Desautels 169 159 182 R.Kennedy .173 155 169 F.W.Hartcorn .177 162 179 Totaux 839 844 899—2576 Goulet Sproule , Ltd, Toronto C.Balding .175 175 195 H.Roberts 130 156 .167 W.Black 168 200 177 E.Collett 145 155 1.50 H.Gillis 201 171 189 Totaux .819 857 858—2554 Alt Star, Hamilton L.Gulp 149 203 145 J.Conway 15-1 159 192 W.Unifie 172 168 174 H.Visheau 160 190 183 F.Smith 170 171 139 Totaux .805 891 833—2529 Stewarts Colt», Toronto T.Bird 164 182 166 J.Gnllow 155 158 156 Dr.Carruth 165 189 155 W.Borlden 146 161 177 G.Stewart 18S 188 165 Totaux 818 878 819—2515 Straeban B.Montréal M.J.Kaufman .167 125 156 L.Bourdon 159 179 184 V.Sparey 147 180 154 W.Turner 169 179 187 J.Pelletier 172 187 152 Totaux 814 850 833—2497 Wollanfls E.Bettinger 147 158 149 J.Cooper 167 181 152 E.Myerw 193 152 166 E.Spaehman 145 179 210 F.Wenz 177 169 150 Totaux 829 839 827—2495 McKay's Kilties, Hamilton F.McGregor 137 175 197 B.McPherson 169 136 181 H.Cameron 151 148 144 L.Campbell 147 129 179 J.Stewart 154 138 188 Totaux 757 726 879—2362 Montreal A.A.A., No 2, Montréal J.H.Web b 139 144 162 J, McIntyre 142 140 131 H.Dudley 197 161 160 C.A.Meighen .123 149 181 J.M, Anderson .150 147 192 Totaux 750 741 826-2317 St.Catharine», St-Catharines R.Battle 132 141 147 T.A.Burry 129 137 140 H.Rule 140 165 172 E.Burge*» 160 128 147 C.Shnw 180 148 184 Totaux 741 722 790-2253 (De notr» ?¦orTesnemffâ.nt) Joliette, 20.— A l’occasion d’une I soirée littéraire qu’ils donnaient la I 25 décembre dernier, pour prendre part à la célébration du Centenaire j Je Louis Veuillot, les membres de j l’Académie Saint-Etienne du Sémi-I naire de Joliette avaient envoyé au ; neveu de l’illustre journaliste, en 1 même temps que leurs hommages, un programme de leur fête.Voici la réponse de M.François Veuillot adressée au secrétaire M.Lambert Dusseau.Paris, 9, rue du Pré-aux-Clercs, 22-1-14.Monsieur, Très touché de l’empressement cordial et admiratif avec lequel le Canada français et catholique a célébré le Centenaire de Louis Veuillot, je remercie tout particulièrement le Séminaire de Joliette d’avoir pris une part si heureuse et si bien comprise a cette belle commémoration.Et je suis fort obligé de m’avoir envoyé le programme de votre fête, avec une lettre qui m'a été très agréable.Veuillez transmettre à vos confrères de l'Académie Saint-Etienne l’expression de toute ma gratitude et croire à mes sentiments les plus dévoués.François VEUILLOT.FEU Mme PASCAL ALLARD.Sorel, 20.— A Saint-Roch de Ri-elieu, le 13 mars, est décédée Mme suve Pascal Allard, à l’âge de 83 ;B.Le service funèbre fut chanté r le Rév.M.Cormier, curé.Les uvres surtout perdent en cette mme de bien une grande protec-ice, car sa charité était prover-ile.Restent pour pleurer sa perte ils filles, dont deux religieuses et me Alfred Renaud, chez qui elle t décédée; trois fils, Moïse, maraud de Sherbrooke; Adolphe et ECHOS DE GRAND’MERE.Grand'Mère, 20.— Sont de pas-ige dans notre ville Mme Alphonse évesque et Mlle Yvonne Lévesque, » fille, pour quelques semaines.Une amusante et musicale soirée a lé donnée à cette occasion et pour Her l’anniversaire de naissance de l'ne magnifique aaisan de boxe Tient d*êtr sons les auspices du National Sporting Club e< se esntinuera tous let tsmedit jusqu’au 1er juin, au READOSCOPE cain des ruet Notre-Dame et Létournenx, MaitonneuTc.La cotisation comme membre est de $1.00 par an.Seuls les membres sont dmls.Pour devenir membre détachez le coupon et envoyez-ie au bureau du club, chambre 9, édifice de “La Presse”.Téléphone Main -1918.-—- A DETACHER- Montréal,.191 Messieurs les Directeurs du National Sporting Club Limited.Je, soussigné, faits par les présentes application pour être admis membre du National Sporting Club Limited, et ci-inclus vous envoie ma souscription de $1.00.Au cas où nia demande ne serait pas agréee le montant ci-dessus devra m'étre remboursé.Nom Références Adresse Occupation Voici un avantage réel Pour un ouvrier qui désirerait bénéficier de l'augmentation de la propriété sur l’île de Montréal.Nous fournirons, à toute personne, qui désirerait acheter une propriété jusqu'à concurrence d’une somme de .$2,000.00, à 6 p.c., d’intérêt, et remboursable le 1er novembre 1923 seulement.S’adresser à CHARING CROSS INDUSTRIAL COMPANY, LIMITED.90 rue Notre-Dame Est VILLE DE QUEBEC VOYAGE D’ETUDE EN EUROPE Départ de Montréal, dimanche, 12 juillet 1911, par le paquebot à deux hélices, “IONIAN” de la ligne Allan.On visitera spécialement LOURDES durant le Congrès Eucharistique LA FRANCE, L’ITALIE, LA SUISSE, L’ANGLETERRE Le prix du voyage durant 51 jours (tous frais compris) flfl est de.* v.vss Pour obtenir les places sur les paquebots et d’autres renseignements concernant le tour, s’adresser à THOS.COOK & SON 530 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal.Les chèques de voyageurs de Cook sont acceptés dans le monde entier.nvi*ê et phi* connaisseur que nant* du sifflet.les t ti :t Demandez nos Prix TELEPHONE MAIN 7461.71a Rue Saint-Jacques MM \T0L.V.— No.66 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI, 20 MARS 1914 ONTARIO ET QUEBEC {Suite de la \cre page) te.Enfin, Fusage du drapeau tricolore dans la province de Québec n est pas la conséquence de quelque désir de retour à la France, secrètement nourri par les Canadiens-français, mais l’un des incidents de l'alliance anglo-française contre la Russie.En 1855, la première corvette française remontant le Saint-Laurcnt depuis la conquête, vint à Québec.Dans l’enthousiasme du moment, officiers anglais en garnison à Québec et officiers français commandant la Capricieuse, marièrent les couleurs de leurs pays respectifs aux applaudissements de la population mixte de la vieille cité de Champlain.Si nous sommes si ^ coupables de faire ce qu’on nous a enseigné, que ne condamne-t-on tout d’abord les officiers de Sa Majesté Britannique qui nous ont donné une si mauvaise leçon ?(Rires.) Abordant le conflit sud africain, M.Bourassa ne cherche aucunement à atténuer l’attitude de la province de Québec.11 n’y a aucun doute, dit-il, que nous avons condamné cette guerre.Nous la trouvions injuste et nous l’avons dit.Pour ma part, je l’ai dénoncée et je ne le regrette pas.Avons-nous été les seuls dans l’Empire ?L’Irlande l’a dénoncée, la moitié de l’Ecosse l’a condamnée et la moitié de l’Angleterre l’a condamnée aux élections générales qui ont suivi la guerre.Bryce, Morley, sir Edward Clarke et beaucoup d’autres Anglais éminents l’ont dénoncée.Bryce a été fait ambassadeur depuis, et M.Morley est devenu l’un des ministres les plus importants du cabinet anglais.Au Canada on voulait m’é-¦* conduire presque à coups de bottes du parlement parce que je disais ce que ces Anglais éminents déclaraient en Angleterre.Pourquoi tant de sévérité ici alors qu’on est si large là-bas ’?Pourquoi se croit-on obligé d’être plus royaliste que le roi ?A Londres où j’allai à cette époque, je répétai à deux journaux, le “News” et le “Mail” ce que j’avais dit au Canada et loin d’être dénoncé, le plus violent des organes du torysme me cita aux pro-Boers d’Angleterre comme un exemple de modération.Non, ces accusations de déloyauté, parce qu’on diffère sur les actes du gouverne-mcnt anglais, n’ont pas leur raison d'être.Ce sont de ces questions qui sont jugées différemment par les gens de même race et qui ne peuvent être envisagées du même point de vue par des hommes de races différentes.Est-il mal qu’il en soit ainsi?Au contraire.La raison ries uns i tempère les sentiments des autres et * oblige fout le monde à discuter, à réfléchir et à raisonner.Du reste, les exemples ne manquent pas de violentes oppositions justifiées plus tard par l’aveu des adversaires eux-mêmes.Dix ans après la défaite de John Bright, dans Manchester, à cause de son attitude à l’égard de la guerre de Crimée, lord Salisbury avait le courage d’avouer que dans cette guerre l’Angleterre avait enfourché le mauvais cheval.Qu’on n’oublie pas, ajoute M.Bourassa, que ce pays ne restera britannique qu’aussi longtemps que la liberté d’opinion y régnera ; car le principe que la décision do la majorité comporte la soumission aveugle et le silence de la minorité n’a rien de britannique.LA DEFENSE DE L’EMPIRE A propos de la question navale et de la défense de l’Empire, il y a très probablement moins de divergence d'opinion entre Ontario et Québec, 1 dit M.Bourassa.L’exploitation intense que le jingoism a fait du sentiment de loyauté, admirable en soi, empêche peut-être encore un certain nombre et même un nombre considérable, de s’avouer leur véritable opinion sur ce sujet, mais, au fond, et dans l’intimité la plupart des citoyens d’Ontario pensent comme nous.Et nous, nous pensons comme sir John MacDonald qui répondait au gouvernement anglais lui demandant d’envoyer des Cana-diens au Soudan; les Canadiens sont libres d’aller au Soudan s’ils le veulent, mais le gouvernement canadien ne changera pas toute la base des relations coloniales.Nous pensons comme John Sanfield Macdonald qui répondait au duc de New Castle ulans la même sens que Sir John et de façon si énergique que le gouvernement anglais faisait peu de temps après des excuses au gouvernement canadien.Nous pensons comme tous \ les chefs politiques canadiens qui dans le passé ont eu à se prononcer sur la question des relations de l'Angleterre avec ses colonies.Et nous disons que nos responsabilités doivent correspondre à nos droits.M.Churchill vient de prononcer un discours sur les devoirs du Canada.Pourquoi n’a-t-il pas parlé de ses droits.Dans quelques mois, ou dans tin an, le dernier citoyen de Londres pourra, par son vote, approuver ou désapprouver les actes de M.Churchill, mais nous, mais vous, mais tous les Canadiens?On nous a dit un jour que ce droit allait nous être donné, mais du moment que la déclaration a été connue en Angleterre, M.Harcourt a écrit au premier ministre qu’il faisait erreur, que tout ce qu'on voulait nous concéder c'était la présence dans le comité purement consultnlif de la défense d’un représentant qui pourrait ex-! primer son opinion dont on se moquerait probablement (sourires); c'est-à-dire qu'on donnerait aux colonies le rètle d’un messager de banque n’ayant d’autre liberté que celle de refuser d'exécuter les ordres de son maitre ou de s'en aller, (rires).De ee rôle indigne de notre position nous ne voulons pas et vous n’en voulez pas non plus, je le crois.Du reste, l’Angleterre est parfaitement capable de se défendre sans le secours de ses colonies, obligées de reçourir constamment à elle pour emprunter,—elle qui réduit sa dette à peu près dans la même proportion que nous augmentons la nôtre.Est-ce assez ridicule de nous parler de sauver l’empire à coups de millions et de dreadnoughts quand nous ne nous croyons pas encore assez riches pour faire un bout de fossé ou construire un pont sans quémander une subvention de l’Etat.Enfin, pourquoi nous saignerions - nous pour construire des dreadnoughts quand en Angleterre même, les chefs de la marine et les chefs de l’amirauté se quereljent si violemment à propos de l’efficacité de ces vaisseaux et qu’on entend un lord Be-resford qualifier publiquement de trahison de l’Empire, “betrayal of the Empire”, la politique de M.Churchill?(sensation).Et M.Bou-rassa rappelle brièvement les révé-.niions de cet ancien fonctionnaire d’une grande compagnie de construction navale, montrant l’alliance «les financiers anglais et allemands pour stimuler la rivalité navale des grandes puis.sances,qui leur rapporte «le si beaux bénéfices pécuniaires, aux dépens des contribuables dont ils exploitent indignement la loyau-le.S LE C A N ADI EN-F R A N CA IS N’A PAS D'AUTRE PAYS QUE LE CANADA Autre appréhension encore.On regarde le Canadien-français comme un citoyen étranger au Canada.Quelle erreurl.il n’y a ’-'as de Ca-nadieu plus canadien «|iic le Canadien d’origine française.Jamais vous ne lui entendrez dire ce que beaucoup d’entre vous disent lorsque vous allez en Angleterre: “I am going home.” Pour le Canadien-français il n’y a pas d'autre home ique le Canada et s'il aime à aller I en France, c’est pour se rafraîchir i l’esprit au contacf.de cette merveilleuse civilisation et de cette intel-lectualité d’élite, comme autrefois jles Romains allaient à Athènes, pas IPour autre chose.Le Canada est le seul pays «pie le Canadien-français regarde comme le sien et quand il parle de sa patrie il pense non seulement à la province de Québec où il est la majorité mais à l’Ontario, au Manitoba, à l’Ouest, à toute l’é-Itendue enfin de ce vaste territoire où quel «pie soit le point vers lequel il I reporte son esprit il revoit missionnaires et pioniers de sa race ouvrant la voie à la civilisation et au progrès comme le reconnaît l’historien proteslant mais généralement juste.Parkman.Et il est prêt à aller s’établir partout sur ce territoire pourvu qu’on le traite avec justice.On entend parfois l’expression d’une certaine crainte à cause de la présence d'un quart de millions de Canadiens-français dans l’Ontario.Esl-il possible que le tempérament britannique soit à ce point dégénéré que deux millions de Canadiens-Anglais redoutent la présence d’un quarl de million de bûcherons et de cultivateurs canadiens - français ?(Sourires).Un contre un, je ne dis pas (rires), mais quand vous êtes dix contre un.qu’avez-vous à craindre?Non.Toutes res frayeurs sont puériles et ridicules et il n’y aurait qu’à en rire si elles ne contribuaient pas à nous éloigner les uns des autres, à nous calomnier et par conséquent à nous haïr.Que chacun se développe suivant sa mentalité, ses aspirations, que chacun respecte l’idéal de son voisin, ne chacun s’inspire des sentiments de liberté et de justice, les préjugés disparaîtront et il n’y aura nlus qu’une émulation magnifique dont le résultat nous assurera un avenir plus serein et un Canada plus uni, plus aimé et plus fort.(Applaudissements).Ne ressuscitez pas dans le coeur de l’enfance les germes de haine en essayant d’étouffer sa langue.D’abord vous ne réussirez pas plus ici ou'on a réussi en Galles où après six siècles d’efforts on est oblige d’avouer qu’on n’a pas réussi, non seulement qu’on n’a pas réussi, mais qu’au point de vue éducationnel on n’a fait nue créer la confusion dans l’esprit d’une grande partie de la population.C’est la Providence qui a décrété que le Canada serait un pays bilingue.tmitile «le s’entêter contre la Providence: on peut gâter son oeuvre, mais on no la détruira pas.El puisque les deux langues doivent subsister au Canada, ne vaut-il pas mieux qu’elles soient parlées correctement qu'imparfaitcmcnl.Or, tous les éducateurs vous diront que pour atteindre ce résultat il faut choisir son heure, c'est-à-dire rendre l'onfanl maitre de sa langue maternelle avant de l’initier à une langue auxiliaire.L’anglais et le français ne sont pas nécessaires au Canada seulement Avant longtemps, grâce aux modifications, des eom-numiealions entre les différentes parties «lu monde, le commerce se déplacera cl l’Amérique du Sud avec sa population d’origine latine «le- viendra une cliente extrêmement précieuse à rechercher.Eh bien, la connaissance' du français sera né-ressaire pour arriver à cette fin.Nous deviendrons peut-être alors l'intermédiaire naturel entre les peuples anglais et l'Amérique latine.Voilà messieurs ce que nous demandons pour notre pays.Si c’est un crime de réciamer pour la race qui l'a conservée à la couronne britannique tous les droits, toute la justice, toute la liberté
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