Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 février 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1914-02-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME V—No.3* MONTREAL, SAMEDI 7 FEVRIER, 1914 UN SOULE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS.«3.00 UNION POSTALE.«6.00 Édition Hebdomadaire r CANADA.s 1.00 ETATS-UNIS .UNION POSTALE.•1.M «2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration : 71* RUE SAINT-JACQUES MON â'be al.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION i - Main 746® Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS QUELLE CONCLUSION?M.Edward Beck a raconté sous serment qu’après*avoir recueilli les documents relatifs à l’affaire de Québec, il avait cru de son devoir de les offrir aux “nouveaux propriétaires" du Herald.Ceux-ci les ayant refusés, il les a portés au Mail.Il n'apparaît point qu’une autre démarche quelconque ait été faite.Sir Hugh Graham admet qu’on lui a offert les documents et qu’il n’a pas voulu les publier, mais refuse de dire s’il a un intérêt quelconque dans le Herald.Quelle conclusion tireront du rapprochement de ces faits les gs-prits (simplistes?LE FOND DE L’AFFAIRE Les deux commissions d’enquête ont refusé de laisser poser à sir Hugh Graham une question quel- ges Pelletier, est extrêmement instructif.Il montre â quel poïtat cer-| tains esprits, qu’on pouvait supposer de meilleure qualité, peuvent être infectés par de stupides préjugés et quelle revanche inattendue offrent parfois les événements.En voulant mettre sur le même pied, au point de vue langue, les Canadiens-français, les Italiens, les Doukhobors, etc., M.Rcid ne faisait que reprendre l’argument fameux par lequel M.Rodolphe Lemieux tentait, en 1905, de justifier son refus de garantir les droits du français dans la Saskatchewan et l’Alberta.rtr, c’est le même M.Rodolphe Lemieux qui vient de rappeler au respect des convenances et de l’esprit de la 'Constitution le ministre qui s’en éloignait.N’est-ce point délicieux?Quelles que-soient les fautes passées de M.Lemieux,' nous nous ré- s oc- conque à propos du bill du Tram- jouissons du reste de le voir __ wray.Strictement parlant, elles ont ; cuper aujourd’hui de pareils dépeut-être raison, mais dans ce casjtajis.u paplait jadis avec mépris leur mandat est incomplet; car il | du Postage stamp patriotism; il est de plus en plus clair que c’est dans le conflit des partisans et/des adversaires du Tramway que se trouvent le secrél et la source de tout ce qui se passe aujourd’hui.Les législateurs ont simplement été broyés dans je choc des grands intérêts financiers.On l’a tellement compris que, dès le début de l’enquête à la Chambre, on a commencé à interroger les témoins sur cette question du Tramway.Mais il est probable qu’on y reviendra d’une façon ou d’une autre.M.McGIBBON L’Interrogatoire de M.McGibbon jettera peut-être une certaine lumière sur cette question.Nous disons Y interrogatoire de JL McGibbon, car ii serait inconcevable qu’après avoir déclaré qu’on voulait sonder le fond et le tréfonds de cette affaire, après avoir fait établir qu’elle a coûté à M.McGibbon une cinquantaine de mille piastres, on ne lui demandât pas le pourquoi de cette dépense.On affirme du reste que c’est lui qui accompagna M.Beck chez sir Hugh Graham, dans la fameuse visite dont on parlait hier, et là-dessus aussi il pourrait peut-être donner d’intéressants détails.LE GLOBE ET SON ESPRIT s aperçoit aujourd’hui qu’il n’est rien de négligeable dans la défense d’une langue.Quant au ministre Reid, la leçon devra lui servir.Si la présente dose ne suffit pas, nous espérons qu’on saura la répéter.LA MORALE DE L'IN- | BILLET DU SOIR.LE MICROPHONE Le microphone est un appareil destiné à aider les murs qui entendent dur.Il n’a été jusqu’ici qu’un empêcheur de faire danser les écus municipaux et provinciaux au Canada et aux Etats-Unis ; mais il est probable que son perfectionnement, qui le rend beaucoup plus fiable que tous les affidavits notariés, sa facilité d'installation et la simplicité du mécanisme vont en faire un instrument à la portée de tout le monde.Sa vulgarisation n’ira pas sans certains ennuis : entre les mains des maris jaloux, il sera un instrument de torture, la femme curieo-e qui aura suivi de la pièce r/ les conversations de son ma.cueillera des projectiles qu'elle ne manquera pas d’utiliser dans la prochaine discussion.On finira par s’habituer à ce témoin invisible mais présent, et on peut être sûr des résultats ; les condamnations pour parjure et pour diffamation diminueront dans des proportions renversantes.La crainte du microphone aura été le commencement de la sagesse.Les sages, eux, ne s’en soucieront même pas, car ils savent depuis longtemps que tous les murs ont des oreilles.Louis BRETON.CIDENT Ceci prouve une fois de plus cependant qu’il faut partout et toujours insister sur le respect de nos droits.Autrement, la notioh même de ces droits s’abolit dans le cerveau des hommes publics; et nous savons qu’il est infiniment plus difficile de rémédier à un état de choses regrettable que de maintenir une situation normale.Prenez le cas, par exemple, des fameuses cartes postales bilingues autour desquelles on a fait tant de tapage.S dès le début du régime fédéral, on avait appliqué dans ce domaine le principe de l’égalité des langues, personne n’aurait songé à s’en indigner.Pendant quarante ans, au contraire, nous avons toléré l’injustice et le jour où M.Pelletier a décidé de la réparer, il a paru, dans certains milieux, poser un acte quasi-révolutionnaire.LE DEVOIR DE CH A CUN LETTRE D’OTTAWA la La carabine Ross et Vautonomie canadienne.-La comédie du War Office.- M.Hughes ne se soumettra pas.-Le supplice de M.Crothers, ministre du travail.Ottawa, 6.Les deux côtés de la Chambre ont protesté aujourd’hui, en termes assez violents, contre une certaine décision du ministère de la guerre, à Londres, à propos du concours de tir Bisley, décision qui élimine pratiquement le Canada du ¦i ombre des concurrents, si le gou ses discours où les mots sortent de sa bouche avec une vélocité semblable à celle de balles de mitrailleuse, qu’il est to.ut à fait de l’opinion de M.MaAîonald, et que, si le Canada a pendant longtemps accédé à des règlements dérisoires, aux concours de tir anglais, il n’abandonnera pas son arme nationale ernement britannique la main- pour se servir du fusil Lee-Enfield, tient.Hors cela, qui nous a valu des discours plutôt autonomistes de MM.Macdonald et Hughes, ministre de la milice, la Chambre a étudié certains chapitres du budget pour le ministère du Travail.Et M.Crothers, le titulaire de ce ministère, a eu à subir les attaques de l’opposition, qui ne l’aime guère.Il s’est tiré d’affaire presque tout seul; car la droite non plus n’a pas, pour lui, plus de sympathie qu’il en faut.t La ténacité de M.Emmerson LETTRE DE QUEBEC AUTOUR DE L’AFFAIRE.— COMMISSION DES PARCS.LA DE JUSTICE C’est le Globe, on ne l’a pas oublié, qui affirmait avec éclat, il y a quelques mois, que 150,000 enfants de la province de Québec ne fréquentaient pas l’école et qui tirait dfc là les plus désagréables conclusions à notre endroit.C’est le même Globe qui vient de refuser à M.Garrett O’Connor, rie Bridgcburg, Ont., la publication d’une lettre d’un tiers de colonne reproduisant la statistique comparée de la criminalité dans l’Ontario et le Québec.Le fait est d’autant plus significatif que M.O’Connor nous affirme {Catholic Register du 20 janvier 1014) que, depuis vingt-cinq ans, le Globe lui a largement ouvert ses colonnes pour la défense de l'Irlande, du Québec et de l’Eglise.11 rsl d’autant plus significatif qu’il y a quelques semaines à peine le Globe trouvait tout l’espace nécessaire pour publier une lettre, absolument imbécile du reste, contre l’usage officiel du français.Celte attitude du Globe est le digne pendant de celle du Star, de Montréal, refusant à M.O’IIagan une demi-colonne pour la défense rie l’école bilingue Ontarienne.S’il n’y avait que ces journaux-la pour nous faire croire au fair-plan britannique.CE QU’ON NE DIT PAS On ferait ml journal très intéressant avec les seuls faits que ne nous apportent point les agences télégraphiques.Les agences ne nous ont rien dit, par exemple, de cette scandaleuse manifestation de l'automne dernier, alors que les élèves du High School de Winnipeg envahirent un couvent ratholique ; ils ne nous ont rien dit non plus d’un incident pourtant fort curieux de l'affaire Krafchen-kn.On sait que cet individu, qui avait tué un gérant de banque, réussit â s’échapper de prison dans des conditions étonnantes.Or, le Cn* tholic Record du 7 février publie une dépêche de Winnipeg, en date du 28 janvier, d'où il ressort qu’un nommé John Westlake, qu’on accusait d'avoir aidé à l'évasion de KrafcJicnko, a déclaré qu'un certain J.-H.Ruxton lui avait dit que Krafchenko est franc-maçon, que hit-même, Buxton, est un des gros bonnets de la loge et que pour cette raison on aidait Krafchenko à reconquérir sa liberté.Suppoaea qu'un uicldent pareil »c loi! produit h propos d’une société ratholique, que! tapage n’Buratt-ob nas faft ?Hans le cas des Maçons, silence presque eomptet.L INCIDENT REID LEMIEUX L'incident Uetd-Lemfcux, que signalait l'autre Jour notre atni Geor- Mais il faut que chacun se mette de ia partie.Il ne'se passe presque pas de jour qu’on ne nous écrive pour nous signaler certains incidents regrettables à propos de cette question de langue.Très souvent il suffirait à nos correspondants d’un acte d’initiative personnelle pour remédier à ia situation.C’est surtout le cas dans le domaine des affaires.La crainte du client est le commencement de la sagesse et rien ne vaut auprès du marchand l’intervention de celui avec qui il compte faire une bonne affaire.Du reste, nous ne demandons rien d’extraordinaire; nous ne prétendons proscrire l’anglais d’aucun des domaines qui Ipi appartiennent; nous désirons simplement qu’on nous traite avec les égards dûs aux clients ordinaires et que les marchands européens de toute nationalité accordent aux Chinois et aux Indous d'Orient.TOUT DE MEME.La Chambre a refusé de s'occuper de l'affaire Lanctôt-MacNab.Nous ne recommanderions tout de même pas à aucun de nos confrères de s’aviser de frapper dans les couloirs du Palais législatif un député ou un simple fonctionnaire.Il ne serait pas sûr de s’en tirer à si bon compte.Orner HEROUX.Québec, G — La majorité de l'Assemblée législative a refusé cet après-midi d’appeler M.Chs.Lanctôt à sa barre, à propos de l’incident d’avant-hier soir.La motion demandant sg comparution a été faite par M.Lavergne, secondée par M.Smart, et rejetée par la force du vote, 34 à 16.Pas un mot n'a été dit du côté du gouvernement.Ensuite, M.Prévost a rappelé l’incident de l’ajournement d’hier à la commission d’enquête de l’Assemblée.Il a insisté aussi sur l’importance de rappeler M.Biddinger qui a, dit-il, de graves révélations à faire.Assez faucher l’herbe de ia plaine, examinons maintenant les arbres de haute futaie, s’est-il écrié.Le débat qui s’en est suivi a été M.MONK On a donné de l’état de santé de M.Monk des nouvelles absolument contradictoires.Il n’rsl malheureusement pas vrai que l'ancien ministre des Travaux Publies puisse dès mardi prqchain reprendre son siège aux Communes ; par contre il ne lut est pas interdit d'espérer retourner à Oltaw’B, dans un délai plus ou moins rapproché.M.Monk tenait beaucoup à suivre les débats de la présente session ; il s'était abstenu de toute manifestation publique et ménageait ses efforts afin d’être prêt à la besogne ; il préparait en même temps son travail et l’on a pu voir par les quelques communications qu'il nous a faites avec quel soin il se documentait, La veille ou l'avant-veille de l’ouverture des Chambres, alors même qne paraissait dans le Detmir son étude sur les travaux publies nécessaires.l'ancien ministre dût s’aliter.11 espérait que ce serait l’affaire de quelques jours, mais il n’a encore pu quitter sa chambre et tout effort lut reste pour un certain temps interdit.Cette inaction forcée lui pèse lourdement et tous nos lecteurs souhaiteront avec nous que M.Monk puisse, le plus tôt possible, reprendre son siège, assez violent, vers la fin.M.Cannon député de Dorchester, qui bouillait de longtemps d’engueuler le député de Montmagny, s’est donné ample satisfaction, sans se “laisser entraîner trop loin”, a-t-il déclaré au milieu des rires de la Chambre.Enfin, l’on a voté à peu près le bill de la Commission des parcs de nie de Montréal.Sans l’oeil vigilant du chef de l’opposition, les mu nicipalités autres que celle de la ville de Montréal auraient été ex posées à payer pour des travaux et: dehors de leur territoire.Après beaucoup d’hésitation, le premier ministre, qui paraissait avoir l'esprit ailleurs, a reconnu que l’interprétation de M.Tellier était la bonne et il a amendé son projet dans le sens suggéré par M.Tellier.Tel est, en raccourci, le bilan de la séance de l’Assemblée législative aujourd’hui.Aux commissions d'enquête, l’intérêt n'a pas manqué.On ne voit pas tous les jours des sauveurs d’Empire et lu présence de sir Hugh Graham avait attiré une foule consi-rable qui se demandait ce qu’on voulait savoir du personnage tentacule qui commande à lant de journaux de couleurs différentes.Sir Hugh Graham n’a rien dit.Dés la première question que lui a posée M.Bclley, l'un des avocats de MM.Nichols el MacNab, sir Hugh, constamment avisé par son avocat, a déclaré qu’il ne pouvait répondre, et les deux commissions out maintenu son refus, bien qu'on sc soit dit fort de prouver par sa bouche que le Herald, passé aux mains du chevalier, avait refusé- de publier les accusations de corruption contre la Législature, parce que cela nuirait aux projets d’un certain groupe comprenant des membres de In Législature, à propos du tramway.A la commission de l'Assemblée, M.Perron a demandé à l'avocat qui interrogeait, ou plutôt qui voulait interroger sir Hugh, s'il croyait vraiment au projet du bill du tramway.La réponse affirmative de M.Bclley a fait rire le député de Ver-chères, mais d’un rire qui en a convaincu plusieurs, que l'avocat avait touché juste.A la commission du Conseil, îa partie émouvante de la séance a été le plaidoyer de M.MacNab visant^ directement sir Hugh et prononcé les yeux dans les yeux du chevalier, qui est resté froid comme glace et n’a pas bronché d’un muscle sous le coup que lui portait son ancien lieutenant.• • • A l’Assemblée, e'est le bill de la commission des pares qui passe le premier.Tel qu’amendé û la suggestion de M.Tellier il donne à la commission le pouvoir de faire préparer le plan général du déve-{Stttte 6 la 2e page) M.Emmerson, ancien ministre des chemins de fer, au temps de M.Laurier, est un des députés qui interpellent le plus souvent le ministère.Il s’est fait le gardien des droits et privilèges des Provinces Maritimes, en matière de chemins de fer.11 ne passe pas ufte semaine sans interpeller le ministère deux ou trois fois à ce sujet.Aujourd’hui même, il l’a questionné â deux reprises, dans l’intérêt des citoyens de Moncton, Nouveau-Brunswick, et des environs, auxquels le ministère des postes donne, dit-il, un service défectueux, surtout depuis quelque temps.M.Fblletier promet d’étudier la situation et de l’améliorer.Disons que la Chambre, sans distinction de partis, sait M.Pelletier bon administrateur, et que les députés s’adressent à lui, bleus ou rouges, pour obtenir le redressement d’un tort ou la correction d'une irrégularité, dans le service' des courriers; ils ont d’habitude vite justice.C’esi sans doule à cause de cela que M.Emmerson se plaint à lui.}R, comme M.Emmerson est des plus tenaces, M.Pelletier, qui est habile, lui donnera sans doute les améliorations qu’il demande, afin d’avoir la paix de ce côté.11 a la guerre de lant d’autres! La carabine Ross et Conférence par M.Henri Bourassa à Saint-Henri, mercredi prochain M.Henri Bourassa fera mercredi prochain à Saint-Henri, salle du collège, rue Saint-Jacques, une conférence sur la “Cherté de la Vie”.La réunion est convoquée par un comité de citoyens de la partie ouest de la ville.Elle commencera à huit heures; l’entrée est gratuite, les dames sont spécialement invitées.11 y aura, outre la conférence, une partie musicale, dont s’est chargée la Chorale de Saint-Henri.V autonomie Cet après-midi, M.Macdonald, le député libéral de Pictou, demandait l’ajournement de la séance, afin d’exposer à la Chambre son opinion, à propos de l’exclusion, à la suite d’un ordre du IV’or Office, de Londres, des soldats munis «le la carabine Ross, aux concours (h-tir de Bisiey.M.Macdonald, en parlant, à ce sujet, de “la manière autocratique avec laquelle procèdent les autorités du ministère anglais de la guerre envers les colonies”, lance cette tirade: “11 y a au parlement impérial un nombre, — il diminue heureusement, — de personnes qui considèrent les citoyens des dominions d’outremer connue appartenant à une classe inférieure d’êtres animés.H se trouve encore un trop grand nombre de ces personnes aux ministères anglais de la guerre et de la marine, cl dans les bureaux de l’Amirauté.Winston Churchill est de rette espèce, ii considère les Canadiens et leurs représentants comme des incompetents.11 y a évidemment, dans les bureaux du ministère anglais de ia guerre, des gens qui ont de nous la même opinion qu’entretient Wipston Churchill à notre endroit, et qui veulent affirmer de leur mieux, contre nous, leur courte au* torité.11 est temps de protester contre ces bureaucrates et leur suf* fisançe.” Cette tirade soulève des applaudissements nombreux, aux banquettes de la gauche qui, l’an dernier, pendant les deux fameuses semaines où elle a fait de l’obstruction parlementaire, a dénoncé vertement M.Winston Churchill, à cause de son second message nu gouvernement canadien, quand, d'autre part, elle citait de nombreux passages de ses discours précédents, nu soutien de sa politique navale à elle.M.Macdonald continqe son discours en disant que la détermination prise par le ministère anglais de la guerre, h l'égard de l’emploi de la carabine Boss, aux concours de tir de la Xationnt Rifle Association.à Bisley ci ailleurs, est une de "ers attaques perpétuelles dirigées contre le Canada et ses repré inférieur à la carabine Ross.D’après M.Hughes, le ministère anglais de la guerre a contraint la National Rifle Association à l’adoption de règlements que le Canada ne peut accepter; et le ministre de la milice canadienne s’attaque avec vigueur aux méthodes du War Office, à Londres, dont critique la direction et tout l’ensemble.U raconte que, il y a quatre ans, il obtint, à Washington et à Berlin, des renseignements des plus nets quant au fusil nouveau dont le War Office de Londres voulait alors armer ses soldats, et que, à Londres même, des commis de ce ministère lui dirent dédaigneusement de “se promener un peu dans les environs et de tâcher d’avoir l'oreille de quel que subalterne”.“J’en ai fini, avec ces méthodes indignes de nous,” dé.clarç-t-il, “et ce n’est pas moi qu’on fera passer par la porte de la cuisine et l’escalier de service.Les tireurs â la cible, en Grande-Bretagne, sympathisent avec nous.Nous sommes bien prêts à prêter des carabines Ross aux équipes anglaises, dans l’espoir que, l’an prochain, le iVnr Office les aura armées convenablement.Mais je ne vois pas pourquoi nous nous ’’soumettrions aux dictées autocratiques des commis du War Office.Et nous réclamerons l’usage du fusil Ross pour nos équipes ou bien nous nous abstiendrons de participer aux concours de Bisley.Je le répète en toute fran chise, en autant qne le ministère de la milice canadienne est intéressé, nul tireur canadien ne se soumettra aux ordres autocratiques du War Office de Londres.S’il nous faut abandonner notre arme nationale et nous servir d’un fusil de modèle antique, pour satisfaire le War Office, nous nous retirerons du concours, et pas un volontaire canadien ne quittera le pays avec un tel handicap." “Quant à moi,” dit brièvement M Carvcll, “je désapprouve du tout au tout les dépenses extravagantes faites par le ministre de la milice canadienne, mais, aujourd’hui, j’approuve son altitude, parce qu’elle est canadienne et qu’il a raison.” De sim côté, M.Clark, de Red Deer, ajoute ce commentaire ; “Je ne suis pas un expert en affaires militaires, mais cela me parait bon, d’entendre le ministre dire que nous aurons notre autonomie, en matière d’armes, à terre, ii va sans dire, puisque, sur la mer, l’on ne veut pas nous donner notre autonomie.” Enfin, M.Macdonald clôt toute l'affaire, en disant que la situation du War Office anglais lui semble étrange, puisque M, Hughes a pu obtenir, à Washington et à Berlin, au sujet d’une arme anglaise, des renseignements qu'on lui refusait à Londres.CAUSERIE LITTERAIRE The death of Dollard and other poems, par John Boyd Le minisère du travail La gauche n’aime pas M.Crothers, l’avocat ontarien improvisé ministre du Travail sans avoir au préalable étudié quoi que ce soit de la question ouvrière.Comme il demandait à la Chambre, ce soir, de lui voter quelques dizaines de milliers de piastres pour traitements dans son ministère, l'opposition l'a entrepris et harcelé de questions.11 y a répondu de son mieux, mais sans donner satisfaction à la gauche, du moins si l’on en juge par la persistance que MM.Carvcll et Macdonald ont mise à le tourner et à le retourner sur le gril.De la tribune réservée aux sénateurs, M.Mackenzie King, l'ancien ministre du Travail, suivait avec un plaisir visible le supplice infligé à son successeur.Celui-ci s’est défendu comme il a pu, mais scs moyens sont plutôt restreints.La discussion a roulé autour de in grève des mineurs dans Flic Vancouver, il y a quelques mois, grève sérieuse, qui a arrêté pendant plusieurs semaines les opérations de tous les charbonnages de cette région.L'opposition n voulu savoir ce que le ministère du Travail avait fait pour terming- le différend.M.Crothers le lui a exposé.La gauche J n'a pas trouvé satisfaisante l’allitu- M.John Boyd, poète anglais de Montréal, a été séduit par notre héroïque histoire, par la bravoure de Dollard et de ses compagnons, par le courage des volontaires de Châ-teauguay, par la crânerie de Vau-quelin, capitaine de YAtalante.Il a pratiqué nos poètes et il n’a pu résister à la tentation de traduire quelques-unes de leurs poésies.Ces vers si pleins de sympathie et de cordiale bienveillance méritent bien d’arrêter notre attention.Voici soixante-cinq pages d’un poète anglais qui chante avec un enthousiasme sincère ce que nous chérissons du fond de nos coeurs.La mort de Dollard est un poème d’une noble allure, d’un rythme rapide et d’une chaleur communicative.Le talent de M.Boyd n’a rien de la langueur et de la mélancolie romantiques.Son âme est faite pour les récits épiques.En son Dollard, il a su joindre la rapidité du récit, à la couleur pittoresque et au pathétique émouvant.Le poète a vu les héros s’inclinant sous la bénédiction de l'Eglise, partant sans démonstration tapageuse, faisant leurs adieux simplement, sans éclat de trompettes ou de fanfare guerrière : # ,Vo pomp of war, no martial tunes.Il a vu leurs canots glisser sur l'Ottawa, il a vu la mine du chef Anahontaha, et les embarcations iroquoises, sous les balles françaises, balayées comme de fragiles roseaux : Lossed are the boats like fragile reeds.Le poète avec son imagination ardente a revécu la scène héroïque avant de la dépeindre fidèlement ef de nous en donner la sensation.Pas de verbiage inutile, pas de détails traînants, chaque mot est important.Comme les maîtres de la musique dramatique.M.Boyd s’est moins préoccupé d'harmonie italienne que de rythme virile et résonnant comme clairons.Je n’oserais pas dire que le poète ail atteint à l’originalité des maîtres anglais, â l’aisance d’un Longfellow par exemple.Des ritournelles banales se rencontrent parfois dans ses strophes et l’on sent peut-être trop encore la dureté de l'enclume sur laquelle certains vers ont été frappés.Mais le mouvement ci la vie, qualités maîtresses en poésie, ne laissent guère le temps de remarquer les imperfections.La balalllc de-Châleaugnay n’est pas une déclamation pompeuse, c'est une reconstruction historique et dramatique où nous pouvons sui- M.Boyd ne peut jamais rester insensible devant la valeur.Aussi quelle joie pour lui de suivre l'épopée de nos découvreurs sous la forêt primitive, dans les fouillis inextricables où se cachait l’Iroquois ;! de chanter les martyrs indompta-' blés plantant la croix devant la barbarie barbelée de flèches et mourant pour la cause du Maître avec la tranquillité des saints qui ont fait depuis longtemps le sacrifice de leur vie éphémère.Le poète célèbre avec un égal bonheur d’expression, nos luttes pour la conquête des libertés politiques, notre loyauté à défendre la cause du vainqueur, Ici vertus simples de l’habitant défricheur du sol inaccessible aux sou-J rires de Mammon et aux tentationsi des agences de corruption.On le voit, M.Boyd n’est pas de la race dos dénigreurs.Il sait que la Providence n’a pas donné les mê-' mes aptitudes â tous, et que notiV partage est assez beau.Il sait que nous avons connu de* hommes publics intègres, que nous comptons des écrivains, des poètes et des orateurs, que nos mères et nos soeurs ont la grâce et la dignité et qu’enfin le peuple canadien est digne d’avoir sa place d’honneuçi sous les plis du drapeau britannl-t que.Une telle largeur de vue mérita d’être signalée à l’admiration do toutes les races qui habitent c» pays.| Après cela on ne s’étonnera pas, que M.Boyd ait rendu pleine justi-i ce à Lafontaine et qu’il ait traduit O Canada* mon pays, mes amours, de Cartier, en des vers beaucoup mieux frappés que ceux de la chanson originale.Le poète, en traduisant O Canada, terre de nos aïeux, a su conserver toute la noblesse du modèle.Et pour nous prouver qu’il était capable de déposer le clairon épique et de manier la lyre gracieuse, il a élégamment rendu en anglais les Oiseaux de neige, de Louis Fréchette,, le Canadien errant, de Gérin-Lajoie, les strophes les plus poétiques des1 Mille-Iles, de Créinazie, etc.M.Boyd a fait oeuvre de sympathie et oeuvre de poète.Avant lui William Henry Drummond avait découvert une mine immense en nos moeurs canadiennes.Drummond est un poète et il a su tirer un parti considérable de la simplicité de nos habitants, du goût d'aventures de nos voyageurs et d’une foule île scènes pittoresques* : mais Drummond a prêté à nos gens un langage baroque qui peut paraître original aux étrangers, mais qui est de de M.Crothers et de son minis-sentants par des bureaucrates queM^,p‘ ^ Larvcll, violent â plai-potissent des gens Intéressés.” Et il s^' * ^ ^ *n manière, s est ex- demande au ministère canadicp de olamé ! “Comment ?G’cst tout ce faire Connaître immédiatement au nur vous avez fait ?Je ne crains pays l'altitude qu'il entend prendre quant à l’exclusion des soldats et des concurrents canadiens munis de la carabine Rosa, des concours de lir de celte année, en Grande-Bretagne.A cette mise en demeure d'exposer son avis, le ministre de la milice, M, Hèghes, déclare, dans un de pas de le dire, jamais un ministre du Travail n'a fait si peu pour régler un différend ouvrier, jamais, depuis le commencement du monde.” — "C’est un pou lofig, n'est-ce pas.cette période de temps ?” s'est emplis en plaisantant M.Foster, Hires.M.Cnrs'cll lui-même se déride.Mais c’est pour recommencer en- vrc les mouvements des braves vo- j loin,très loin de la vérité.Ce langage lontaires.qu’il nous prèle est insultant, car Dans la lutte de l'Alalantc.j/l(.enfin il peut faire croire à ceux*qui fight of the Atalanfe, le poète nous |,p nous connaissent pas que notre donne une idée excellente de sa for-i infériorité ne peut s’élever à la ei-ccdc description héroïque.Le rytb- vilisation britannique.Nulle part on me est rapide, l’intérêt soutenu, et [ ,’c trouve un baragouin semblable Vauquelin, le brave, revit avec son 111 relui que Drummond a mis gra-entétement et son mépris de la ! In'toiiient dans la bourbe «le nos mort.Cette pièce me parait excel- Canadiens.lente.Quel tableau que celui de la petite frégate sans voile, sans mât, encerclée par un feu d’enfer, n'ayant plus ni poudre ni boulet, tpus scs canons démontés, mais au milieu de la rage, île la tempête et de la mitraille.laissant flotter les fleurs de lys noires de gloire ! Et le poète ajoute en terminant : Gloire aux héros I Ils étaient Français et se battaient pour la France, et nous, nous sommes Anglais, fiers de notre nom, mais la bravoure ne parle qu'une langue, et les exploits appartiennent û la renommée qui plane mi-dessns des nations.La pièce intitulée : Vivent les Canadiens ! est une ode d’une belle venue sur noire passé de gloire et sur nos meilleures vertus.suite à harceler M, Crothers.Et les opposltionnistes se complaisent à le piquer de toutes sortes de questions, à affirmer son incapacité, son imprévoyance, son ignorance, sa nullité complète.Il ne s’en émeut pas trop.S'il le faisait, ce petit jeu s'aggraverait.Tel quel, il dure presque toul le reste de la séance.Le ministre du Travail, ce soir, a travaillé dur, George» PELLETIER.Nos gens ne sc mêlent pas de parler anglais, ou bien ils savent s'exprimer autrement.Drummond a décrit nos cocasseries, nos travers, souvent aussi nos qualités aimables, mais il n eu la naïveté de croire que nos braves campagnards illumines d’Fvangitc ajoutaient fol à des contes arrangés pour passer joyeusement la veillée, et les parties les plus hautes de notre Ame religieuse et sérieuse lut ont échappé.M.Boyd ne butera pas sur sc» éceuiis.Edmond LEO.NOS ABONNEMENTS DE SESSION Les abonnements spéciaux consentis pour la session provinciale sont à ta veille d’expirer.Sons rappelons à ceux qui en bénéficient qu’il leur suffira d'envoyer $1.00 d notre admlnisiralion pour recevoir le Devoir, édition quotidienne, d'ici la fin de la session fédérale, LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDL 7 FEVRIER 191* VOL.V.— No.LETTRE DE QUEBEC (Suite de lu 1ère page) tapperaent urbain et suburbain qu’elle propose dans l’Ile de Montréal et les îles Dorval.Saint-Paul, Dixie, Héron et Perrot.Ce plan de- i vra être préparé en prévision de1 l’agrandissement et du développé- ! nient des diverses municipalités, et ! il sera du devoir desdites munici- ! palités qui occupent ledit territoire de se conformer au plan préparé j par la commission pour leurs tra- '< vaux d’agrandissement ou de dé-j veloppement., Le plan préparé par la commission, avant d’avoir force et vigueur,] en tout ou en partie, devra être ! approuvé par le lieutenant-gouver- j neur en conseil, après avis de ] quinze jours donné aux municipal! tés intéressées; dès que cette appro-] bation aura été obtenue, ledit plan ou toute partie d’icelui sera obligatoire pour toutes les municipalités, corporations ou personnes.La commission ne sera tenue de procéder à l’exécution du plan, en tout ou en partie, que lorsqu’elle 'le jugera convenable.La commission possède en outre tous les droits et pouvoirs qui appartiennent en général aux corporations, en autant que la présente loi n’y déroge pas.” La cité de Montréal est autorisée à avancer à lu commission, par montants et aux époques oui seront jugés nécessaires, les deniers .requis pour la préparation d’un plan général de l’île de Montréal.Les frais occasionnés par la mise à exécution de ce plan ou de toute partie d’icelui sont à la charge des mité et représentant d’une circons-munieipalités intéressées dans les, cription qui comprend le Royal travaux projetés.j Trust, avait le droit de parler lui La contribution des municipalités: et d’être traité autrement qu’avec dédain.On ne lui a même pas fait l’honneur de mettre sa proposition aux voix.On a simplement dit qu’on entendrait M.Biddinger ce matin.Et coïncidence étrange, à peu près à la même heure, M.Biddinger recevait un mystérieux avis de s'en aller.Or il n’était pas encore dix heures.Pourquoi cet empressement à lever la séance ?Je déclare de mon siège, dit M.Prévost, que M.Biddinger a des révélations importantes à faire et c’est à moi qu’il l’a dit.11 est temps qu’on cesse de faucher l’herbe en plaine et qu’on regarde aux gros arbres.Tant pis s’il y en a qui doivent tomber.Pour l’honneur de la province, je le dis au gouvernement, il vaut mieux que M.Biddinger revienne.blics doit se souvenir, dit-il.—L'incident dont je me souviens, c’est celui dans lequel le député de ; Monlmagny figurait comme assail-jlant de M.Ehoquette, avocat pra-] tiquant, devant un comité de cette Chambre.M.Lavergne.M.Taschereau j n’a pas bonne mémoire.Je n’ai pas i assailli M.Choquette, nient cassé la canne j qui voulait me frapper.On avouera que ce n’est pas tout à fait la même | chose.L’incident que j’ai a l'esprit est celui de l’assaut commis par un : avocat sur un confrère au sortir d’une séance du tribunal.L’assaillant fut condamné pour mépris de cour.On répond par le vote qui rejette | la motion par 31 à 10.* * * Immédiatement M.Prévost se lève et rappelle la façon dont il a été traité à la commission d’enquête de l’Assemblée hier soir.Lorsqu’il demanda s’il pouvait parler, le président, M.Taschereau, lui répondit que cela dépendrait de ce qu’il avait à dire.Réponse un peu draconienne.Ce qu'il avait à dire, c’est que M.Biddinger avait des révélations intéressantes à faire et qu'il devait être entendu de nouveau.M.Gault fit aussitôt motion à cet effet.Sur quoi la commission se leva, ne laissant là ri g rueiA0ccsr s r*r ouv I Vau 60JLtVA*D IMC4HA0A oxvtwAV CHAUlM* •ourr CAvAin^ tau s veor PaCHtHApt; XCrCttS • Hivec« T Ti» oaiviwAr CHAOS»«F mot »ai.* ia TAortoot pf~ PERSPECTIVE i rggT WIDE 150 PIEDS Dt LABCfU* MARCIL BOULEVARD DIXIE—QUARTIER SUMMERLEA CITÉ DE LACHINE is nvj CAAidûeruavi I MAtTAtir MM/l i MAO Au UHA0A Un boulevard véritable “Le Boulevard Marcü” est une nouvelle baiilieue-jnnlin «le la rive du lue Saint-Louis, disposée suivunl un plan qui surpassera tout e«' «pii existe aetu«“llenient sur File de Montréal.Tout près du fameux terrain de golf de Dixie, dans !«' «listriel aristocratique de Lu-eliine, à un quart d’heure, par le C.P.R., et le G.T.R„ du centre de Montréal.22 caractéristiques différentes Le Boulevard Central «xsl une route directe magnifique de 150 pieds de largeur et «le près de deux milles «le longueur.hludiYz bien les perspectives de celle eu-Ireprise et voyez les avantages uniques «pm nous o lirons.Les améliorations seront commencées aussi lot que possible : chemins, trottoirs «“U ciment, arbres et arbrisseaux, mnisous etc.DANS UNE LES OBLIGATIONS FROM AGES CANAHIEN8 Eatcvan, Alt*,, 7.*— Un accident «Tune trirtwiM poignante s’est dé-MHNIf IPAI FÇ foulé hier à 80 mules d’ici.1* fa mül# dc Louis Schwab, se dirigeait homestead Bonne Ix» rient livre.iîr tnanffe.fftMnngr- petit* et aux épiciers 15 1 BEURRE chois gros le 2e et 16 ven- Crème, je.lot CèniP qualité .bourn, «J» laiimis w _ 30c A 30 1 -2c 29,- à 29 1-2e 0 en \en e arrêtée» hier par le secrétaire Cor- j Sainte-Catherine Ouesî- ehez Clarkson et Cowan, 510 rue Entrée — 25 sous.Dans chaque course du lundi.U devra y avoir au moins quatre entrées et trois partants.Les entrées seront closes lundi, le 9 février, à 8 hrs a.m.et seront reçues jusqu’à cette date par M.P.A.Juneau, secrétaire du comité des courses, 55 King, Sherbrooke.Lors de la parade aux flambeaux, les raquetteurs défileront par les rues |suivantes: Belvedère, Wilson, Saint-* Pierre, Galt, Laurier, Aberdeen, , Brooks, Kinaq Rivière Si-Français, 1 Jubilé, Bowen, Conseil, Murray, Bridge, Bowen, Windsor, Bridge, King, Wellington, Frontenac, Belvédère, Marquette, Grove, King, Belvédère.La parade d’église parcourra les rues Belvédère, Marquette, Peel, King Alexandre et St-Jacqueg.Canadien Toronto Vézina Buts Holmes La violet Le Points Marshall Dubeau Couverts Cameron B.Smith Centres Foyston Berlinguette Avants Davidson Gardner Avants Walker A OTTAWA Le club Wanderer alignera la même équipe qui a vaincu le club Ontario mercredi soir.Les loueurs sont maintenant en excellente forme et le gérant Boon espère bien voir ses protégés revenir victorieux de la capitale fédérale.Les équipes e» composeront comme suit : Wanderer Ottawa Nicholson Buts Lestieur S.Cleghorn Points Shore I.Cleghorn Couverts Méerrill K endall Centres Ronan Roberts Avants Darragh Hyland Avants! Gerard Arbitres, Lou Marsh et Harvey Pul-ford.A TORONTO Le club Québec aura à faire face aux équipiers de Jimmy Murphy ce soir et cela dans la Ville-Reine.Les champions de la N.H.A.escomptent une victoire facile, mais les Ontario ne l’entendent pas de cette oreille-là et la lutte promet d’être chaudement contestée.Les équipes seront les suivantes : Québec Ontario Moran Buts Hébert Hall Points H.McNamara Mummery Couverts Lake Malone Centres McDonald T.Smith Avants Doherty Marks Avants Lowery Arbitres, Westwick et Dr Wood.VANCOUVER DEFAIT PAR WESTMINSTER Vancouver, 7 — Le club Westminster a joué un bien mauvais tour au Vancouver hier soir.En effet il l’a défait par 3 à X dans une joute des plus intéressantes.Les visiteurs s'assurèrent l'avantage au début et le conservèrent jusqu’à la fin.Les équipes étaient composées comme suit : Vancouver Westminster Dnrr Buts Lehman n Patrick Points Rochon Griffis Couverts J ohnson pitrft Rovers Oatinan Harris Centres Tobin Taylor Avants 'McDonald Neighbor ” Malien Arbitres — Skinner Poulin et Dubb Kerr.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Victoria .6 5 62 48 Vancouver .,¦ 6 g g2 gg Westminster .6 7 58 03 VICTOIRE DE LEVINSKY New-York, 7.— Battling Levins-ky, de New-York, a déclassé Torn McMahon au points hier soir dans un combat de dix rondes.Johnny Dundee a défait Johnny Lorre quoique ce dernier pesât dix livres de plus que son adversaire.NEW-EDIMBURGH FAIT DEFAUT Ottawa, 7.— Il y a du grabuge dans la section d’Ottawa, de l’Inter-provinciale.Les New-Edimburgn et les Aberdeen devaient se rencontrer hier soir, mais au dernier moment les New-Edimburgh firent défaut.Les Aberdeen réclament la partie par défaut plus les $100 que les New-Edimburgh ont déposés comme garantie j qu’ils termineraient la saison.Si la j joute est- accordée comme victoire j aux Aberdeen, ceux-ci .se trouveront j égaux avec les Britannia pour le j championnat.Les Edimburgh pré- | tendent au contraire qu’ils *ne devaient jouer qu’un calendrier simple de parties et que les autres clubs sont trop faibles pour les contraindre à terminer la saison.Les “Burgs” ont reçu une invitation d’aller jouer à Winnipeg et il est probable qu’ils l’accepteront.Le Violoniste Virtuose du Monde YSAYE Et le plus grand Violoncelliste GERARDI RECITAL CONJOINT LUNDI SOIR 16 Février 1914 Avec un PIANO KNABE FOURNI PAR Wil!is& Go, Limited 580 Ste-Catherine Ouest Coin de la Vue Drummond i PACIFIQUE ^ CANADIEN SERVICE UE WAGON-BUFFET ENTRE MONTREAL ET SHERBROOKE MAINTENANT EN VIGUEUR 1 5.34 p.m., tous les jours excepté le tlimancbs 7.23 p.m., le dimanche seulement BUREAUX DES BILLETS 141-143 rue Saint-Jacques Main 8125: ou Hôtel Windsor, ou aux garea Vicer et Windaor GRAND TRUNK-system' MONTREAL-OTTAWA Quitte Montréal, 8 h.matin, 8 h.05 du soir, I tous les jours, 9 h.10 matin, i h.du soir, ’ exc.le dimanche.f BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-François.idi Xavier.Tel.Uptov, n, 1187 8229.Main 0905, Hôtel Windsor, gare Bonaventure, Main PRINCESS—LUNDI 16 FEV.YSAYE et GERARDY LA CONVENTION DES RAQUETTEURS A SHERBROOKE EN MARS PROCHAIN Le président, de la N.H.A.a i»çu hier, une lettre de Frank Patrick au sujet des parties de fin de saison.Le président do la P.C.H.A.suggère que ces joutes aient lieu les 9, 12, .’4, 16 »t 19 mars prochain.La ct.rrrspon-dance de Frank Patrick soumet nuesf' la question de jouer quelluca-hivs des parties à Toronto vu que la glace ne sera probablement pas en état convenable dans les autres patinoirs du circuit de la N.H.A.Le r ésldent Quinn soumettra ces proposition ail romitê tie la N.H.A.LA VARIOLE A McGILL On a découvert à l'université McGill qu’un démonstrateur en sciences et un étudiant ont la variole et les autorités ont décidé d’interrompre tous les cours jusqu'à ce que tout danger soit passé et que les étudiants aient été tous vaccinés.Sherbrooke, 7.-— La convention des raquetteurs s'ouvre aujourd’hui.’ A onze heures nos gais lurons seront reçue par le maire et les députés au palais de justice.A deux heures seront disputées les courses du championnat du mande et à 7 heures 30, il y aura parade aux {lambeaux.Sur la rue, dans les clubs, les cerclés sportlfss, les bureaux, les hotels et même dans les quartiers oà les affaires ont accoutumé de dominer en maîtresses, les sujets ordinaires de conversations cèdent en ce moment le pas au "Carnaval”.Chez les raquetteurs, l’idée du Carnaval dont ils (Mit entrepris de faire les frets pour l’amusement gênêraPde toute la population de Sherbrooke se présente sous la forme d'un enthousiasme qui se trahit par ( ta bonne humeur générale et l’activité déployée dans le travail d’amélioration et d’organisation.Qu’il nous suffise de dire que le nombre des raquetteurs qui seront à Sherbrooke aujourd'hui, uçmain et lundi .dépassera probablement les deux milles.Il en viendra, nous as-sure-t-an jusque de Toronto et de Springfield.Voici le programme qui a été adopté par les officiers de la convention: SAMEDI, 7 FEVRIER.— ARRIVEE DES (’LUES j 11 heures.— Réception par le maire et les députés au palais de justice.2 hrs.p.m.—Courses du championnat du monde sur le terrain de l'exposition.Entrée gratuite.| 7 hrg.30.— l’arade aux flambeaux, j Départ du manège militaire, j La position des clubs dans la pa-1 rade sera tirée au sort.! Après la parade : amusemente au manège et ailleurs, lutte, hockey,etc.' DIMANCHE—8 FEVRIER 10 hrs 30 — Messe à Notre-Dame.Départ du manège à 10 hrs préci- A LUI LA FAUTE Ottawa, 7 — Les joueurs du club Ottawa ne cherchent pas à excuser h ur dernière défaite à Toronto.Le capitaine Percy Lesueur note cependant le fait que Holmes a gagné la Partie pour les Toronto par ses arrêts sensationnels.Plusieurs fois, Darragh, Ronan et Gerard furent smile point de scorer, mais le beau travail de Holmes les priva de points sur lesquels ils comptaient sûrement.Montreal & Southern Counties Railway COMPANY HORAIRE DU SERVICE DES TRAMWAYS ELECTRIQUES ENTRE MONTREAL ET MARIE- k VILLE.T Billets en vente lundi matin chez Archambault et Willis.PIANO KNABE.SINGULIER ACCIDENT UN EBOULIS ENTRAINE UNE AUTOMOBILE AU FOND D’UNE EXCAVATION AVEC TOUS SES OCCUPANTS, QUI NE SONT HEUREUSEMENT PAS BLESSES.Patinoir Jubilee PATINAGE CE SOIR ET DIMANCHE AVEC FANFARE PROCHAINE MASCARADE 12 FEVRIER Départ de Montréal: x5.40 a.m., 9.20 a.m., 2.00 p.m., 5.20 p.m., 6.40 p.m., 11.20 p.m.Départ de Marieville: x5.45 a.m., 7.35 a.m., 10.40 a.m., 3.30 p.m., 6.45 p.m., 9.45 pxn.Les trains marqués d’un x ne circulent pas le dimanche.Tous les trains arrêtent au chemin Saint-Hubert, Brookline, Chambly Bassin, Chambly Canton et Richelieu.Ives trains partent de la gare terminus, rues McGill et Youville.Téléphones Main 6650 et 3976.ARBITRE CRITIQUE Toronto, 7.— Les amateurs de hockey locaux sont difficiles à satisfaire.Le “News” rédigé par Charlie Quer-rie et Charlie Goal se fait leur interprète et semble s’acharner surtout aux arbitres étrangers à la ville Reine.Voici en quels termes la dernière défaite des Ottawa a été comme n té e : “Les Ottawa ont eu recours à tous les trucs pc»ur gagner, mais ils furent heureux de scorer un point qui les sauva du blanchissage.Pulford s’efforça d’étre impartial,, mais il était évident qu’il fermait les yeux, sur les fautes des Ottawa et no manqua pas une occasion de punir les Toronto,” Voilà comment on écrit l’histoire dans la ville Reine.IL DEMANDE SON CONGE Harvey Pulford vient d’écrire au président Quinn lui demandant de lui donner congé comme arbitre de la N.H.A.LIGUE DU BELL TELEPHONE Vu patinoir Mont Royal lundi soir, quatre parties de ligue entre 9 à 10.Deux parties entre jeunes filles, entre les différentes éenanges de la ville.Prix d’admission, 25 cts, Six personnes de la famille de M.j J.N.Dupuis, du magasin à rayons Dupuis Frères, ont échappé comme par miracle, à la mort., dans un accident d’automobile, survenu hier ; après-midi, à la Côte des Neiges.Les occupants de la voiture étaient1 M.J.N.Dupuis, son fils Henri, ses filles Mlles Armande, Marie et Adèle, ainsi que le chauffeur Sherman Williams.L’auto venait de laisser le chemin Sainte-Catherine pour t prendre le chemin de la Côte des'Neiges lorsque le chauffeur vit deux camions qui venaient en sens inverse.Pour éviter tout accident, le chauffeur stoppa sa machine à deux pieds du bord d’une excavation qu’on est à creuser là pour installer un égout.A peine la voiture était-elle arrêtée que la terre céda sous son poids et elle fut précipitée avec ses occupants dans l’abîme.Les terrassiers qui travaillaient à cette excavation et les conducteurs ; des deux camions se portèrent aussi- ; tôt au secours des malheureux promeneurs qui se trouvaient emprison- ’ nés, l’automobile étant tournée sans dessus dessous.Pour les sortir de leur mauvaise position, il fallut défoncer un côté de la voiture et les retirer un par un.Lorsque le sauvetage fut terminé on constata heureusement que personne n’était blessé, excepté le chauffeur qui souffrait de quelques contusions sans gravité.Quant à la machine elle se trouve | complètement hors de service, et il ¦ est impossible de lui faire subir des réparations.M.Hemri Dupuis, qui se trouvait avec le chauffeur à l’avant a déclaré que Williams n’était aucunement responsable de cet accident.La machine fut arrêtée à deux pieds au moins du bord de l’excavation, et c’est le sol qui a cédé sous le poids de la voiture, sans que rien ait pu faire prévoir pareille éventualité.EXCURSION — A LA — Rivière la Paix ALBERTA, le 3 mars prochain, 160 acres de terre pour $10.00.Venez voir ou visiter.Informations gratuites par lettre.S’adresser: Père V.B.H.GIROUX.306 Saint-Antoine, Montréal.ALLEZ PAR LE A L’Epiptranlc, Jollette, Chutes Shawinl-gau, Grand’Mère et Québec.um, «fi Wagon-observatoire-bufFet-salon dp.Montréal à Québec.Wagons d’un confort insur-passablc sur tous les trains.226-230 rue Saint-Jacques - Main 6570 Gare de Ja rue Sainte-Catherine Est : La-salle 141.ATENTE5 _ PIGEON.PIGEON «.DAVIS.7I4JRUÏ S7J*C0UC8.MoNTHC*L.Tel:JSjJ LA CENSURE AU CINEMA Le bureau des censeurs du cinéma a interdit le rouleau de cinématographe, intitulé ‘‘le trafic des âmes”.Ce rouleau avait l’approbation d’un comité américain appelé The Sociological Fund Comittee.Cependant les censeurs de la province n’ont pas jugé à propos de l’admettre.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914 20 janvier 1914.Ser- ,.cB.< Midi Banquet aux présldenie des LIGUE ARTHUR POSITION I Ail Montreal.National II.Wwtma'int Star.I St-LouU.St-Patrick.! Best End.i.i i.¦ ROSS—Section DES CLUBS G.4 .3 .3 .1 .1 .0 ¦A’ N.0 0 0 2 1 3 UN NOUVEAU TRAMWAY L’apparition hier, rue Sainte-Catherine, du nouveau double tramway, circuit Dominion Park - Snintu-Catho-rine, a causé beaucoup de sensation.C’est le premier d’une série de vingt-cinq qui seront bientôt mis .n opération, Le marchepied de ces tramways so lève et s’almisae par un levier que manie le Conducteur.QUARTIER SAINT-JACQUES Un groupe important d’électeurs du quartier Saint-Jacques se sont rendus l’autre jour auprès du docteur J.E.Boivin, dentiste de la rue Saint-Denis, et lui ont demandé de se porter candidat contre l’échevin Giroux.M.le docteur Boivin a demandé quelques jours pour réfléchir et donner sa réponse.EMPRUNT MUNICIPAL Les commissaires ont autorisé la banque de Montréal à négocier à Londres un emprunt temporaire de 500,-OOO livres à un coût fixe de 3.77 1-2 pour cent, pour la commission, etc.Cette somme, prise en anticipation de l’emprunt permanent, est requise pour les frais d’administration jusqu'au 1er mai.AURIONS-NOUS UN CARDINAL ?Chicago, 7 — Un eablogrnmme de Rome au “Daily News” dit que le Pape _ décidé de tenir un consistoire,' à une date indéterminée et que les ar- LACHINE, — Du Bureau de Faste, vice de :— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.m.‘ 20 min.de 8.00 a.m., à A00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., ft 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de JK 20 min.de 5.30 a.ni., ft 5.50 a.m.“ 10 min.dir 5.50 a.m.ft 9 00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., ft 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., ft 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.10 a.m.Dernier tramway extra h 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis ft Saint-Vincent.—Service de i— 20 »in.de 5.20 a.m., ft 0.00 a.m.15 min.de 6.00 a.m., il 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., ft 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m., ft 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m., ft 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.ft 11.00 p.m.Trammay pour St-Vinccnt 11.80 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.09 minuit.Tramway pour St-Vincent .12.40 a.m.DE ST-VINCENT A ST-DENIS.—Service de i 10 min.de 5.50 a.m., ft 6.30 a.m.15 min.de 0.30 a.m., ft 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.15 inin.de 4.30 p.m., ft 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m., ft 8.80 p.m.30 min.de 8.30 p.m., ft 11.30 p.m.Tramway de St-Vincent .12.00 minuit Tramway de Henderson.12.20 a.m.Tramway de St-VIncent.1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de !— 20 min.de 5.20 a.m., ft 8.20 p.m.40 min de 8.20 p.m., ft 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.—Service de 20 min.de 5.40 n.m., ft 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m., ft 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de - 20 min.de 5.40 a.m., ft 12.20 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.do 5.50 a.m., ft 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria ft Snowdon.—10 min.5.50 a.m., à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de i— 30 min.de 5.00 a.m., ft 9.00 p.m.60 min.de 9.60 p.m., ft 12.00 minuit.TETRAULTVILLE.- Service île 15 "'l11' «Je 5.00 a.m., ft 0.30 a.m 30 miu.de 6.30 a.m., ft 8.30 p.m.chuvêque» de Vienne, de Tolède, de Cologne et dè Gran, celui-ci.primat de Hongrie, seront faits cardinaux.Le correspondant dit aussi que le nonce à Munich et un archevêque ca nadi.-n recevraient le chapeau rouge.RICHELIEU TABAC A FUMER Manufacturé par LA Œ B.HOUDE, LIMITEE, QUEBEC PAVILLON EN SATIN DANS LES PAQUETS # VOL.V.— No.31 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 7 FEVRIER 1914 V Y QUESTIONS ACTUELLES LA GRANDE VIGUEUR DE L’EGUSE DE FRANCE “J’ai dit ce matin et je redirai te soir en faisant ma prière: Cre-tfo in soudain Ecclesiam Catholi-tam.Ce seul mot Credo sera, s'il Vous plaît, ma réponse à l’enquête ilu Mercure de France.” Cette carte Vengeresse, datée 1907 et signée François Coppée, s’adressait aux Rages qui, sous la tempête moder-histe, à la vue des ruines causées par la Séparation et des coups effroyables qu’endurait l’Eglise de France, concluaient gravement à 0 l’évolution, à la dissolution, à la biort du catholicisme chez la Fille Binée de l’Eglise.L’hiver dernier encore, dans l’excellente publication américaine Tortnightly Review, un Français » imigré, M.D’Arnoux, s’attirait des Répliques formidables pour avoir trié à l’agonie religieuse de sa pairie, à sa mort certaine.Un livre vient de paraître qui, sans le vouloir, car son but est tout autre, servira de réponse aux con-lempteurs de l’apostolat français et k ceux qui nous reprochent de vouloir garder une langue devenue l’en-hemie, la persécutrice de l’Eglise.Le Manuel pratique d’Aciion Religieuse, édité à VAdion Populaire üe Reims, présente aux lecteurs •'ouvriers qui demandent des ou-?lils” tout ce qu’il faut de renseignements, de' conseils et de façons d’agir pour conserver et propager la foi en France — ailleurs aussi — "pn notre vingtième siècle.Son “in-lention n’est pas de tracer à chacun la route qu’il devra suivre, (nais de lever le plan de tous les themins qu’on peut suivre.” Dans cet itinéraire, véritable providence pour ceux qui ont à conduire un corps d’armée, la jeune Amérique peut aussi s’exercer à ta Stratégie.Il n’est pas question dans cet ouvrage des grandes oeuvres •ociales françaises, qui ne sont îiu’indirectement religieuses, et auxquelles on peu! s’initier dans fles livres spéciaux comme le Manuel social pratique, le Guide So-tial annuel, l’Année Sociale Inter-f nationale, etc.Le Manuel d'Action Religieuse résume “en lignes exactes et précises le travail de l’Eglise en Fran-ré, à l’heure actuelle.Il étudie sa constitution, son clergé séculier ou régulier, ses oeuvres d'enseignement, de formation par le catéchisme, l’école, le patronage, les sports, )es cercles d’études, ses groupements d’hommes, de soldats, de jeunes filles.ses oeuvres de conquê-le, de pénétration par’ la presse, la ronférence, le théâtre; ses oeuvres d'association par les ligues qui organisent la défense des catholiques Contre l’alcool, la pornographie, la diffamation, l’école neutre ou impie.” Voilà, résumé en quelques lignes, lout un volume de 800 pages, résumé lui-même de travaux immenses* ^ d'enquêtes et de procédés.Ce livre écrit à froid par des manieurs de codes et de statisti-^riues, ce guide de Voyage qui ne semble préoccupé que de clouer des flèches à la croisée des routes, renferme des pages qui enlèvent, des traits qui font pleurer, des résultats d’efforts qui sont toute une prédication: c’est lorsqu’il affiche des exemples pour stimuler les ini-liativcs ou des résultats pour en-tourager, c’est lorsqu’il montre ces bavids chrétiens, sans argent et sans droits devant le géant politique qui les a spoliés de leurs églises et de leurs écoles, qui les écrase de lois injustes et de pénalités.Un noble, le comte de B., se fait inscrire colporteur pour répandre à Souhait les tracts religieux, hors d’atteinte des tracasseries municipales; 50,000 employés de chemins de fer font la nuit de garde à Montmartre et organisent un roulement de communions quotidiennes entre leurs divers groupes; la Ligtie Pa-ti^oiique des Françaises, qui veut “conserver et propager la foi, réagir contre l’indifférence” par tous les moyens d’action qui ne sentent pas trop la suffragette, compte actuellement plus de 500,000 adhérentes; en 1911 seulement, 40,000 dames catéchistes instruisent plus de 200,000 enfants des écoles laïques, et l’oeuvre progresse toujours; l’Association Catholique de la Jeunesse Française, où Dieu vient de cueillir pour en faire ses ministres Gerlier et de Gailhard-Bancel, l’ex-président et le vice-président de l’A.C.J.F.compte 140,000 membres, qui crient leur foi et pourchassent le respect humain; 140,000 confrères de la Saint-Vincent de Paul, réunis en 7,000 conférences, visitent 300,000 familles et distribuent annuellement quatorze millions de francs de secours; les groupes de l’A.C.J.F.vont chaque semaine enseigner le catéchisme aux enfants des écoles ou des patronages, répandre les bonnes idées par des conférences et les bonnes chansons par des concerts sur les places publiques; des maîtrises et des sociétés chorales rayonnent dans les pu-roises pour rehausser le culte et faire goûter le chant grégorien; les Retraites fermées sont instituées dans 56 diocèses et comptent une centaine de maisons; à Rennes, avant de partir à la périlleuse caserne, 220 conscrits s’annoncent pour une retraite fermée, ils arrivent au nombre de 405; il se donne annuellement 2,400 missions paroissiales, et l’on se plaint du manque de missionnaires; les oeuvres de presse, de presse locale surtout, s’organisent à merveille; les Bulletins Paroissiaux surgissenL#artout, imprimés ou simplement polycopiés; on crée des bibliothèques circulantes qu’on se passe entre diocèses, d’un bout de la France à l’autre; c’est par millions qu’on sème les tracts et les affiches; partout se forment des sociétés de conférenciers populaires et de propagandistes; enfin les patronages catholiques où s’harmonisent l’enseignement de la foi et les divertissements moraux, les bons théâtres et les bons cinémas, les innombrables ligues de toutes sortes contre la désertion des campagnes, contre l’immoralité publique, l’alcoolisme, la franc-maçonneric, etc., voilà autant d’oeuvres qui dénotent chez l’Eglise de France une vitalité extraordinaire, la plus grande peut-être et la plus significative à l’heure actuelle.Les libres-penseurs, les anticléricaux les plus acharnés sont forcés de le reconnaître, et l’enquête d’Agathon sur les préoccupations religieuses de la jeune génération concluait à un renouveau chrétien chez la jeunesse dé vingt ans; la communion pascale des polytechniciens en tenue et en corps soulignait aux yeux du grand Paris la décadence du respect hu- UN ROMAN PAR MOIS COUPON No 6 7 février 1914 LE DEVOIE i?î.a ftérl* tir ni* coupon» conuccutif* et (rois sous apporté» aux bureaux du DEVOIR donnent droit à un exemplaire du romjin “La Force de Vaincre”.Les personnes qui désireront recevoir ce roman franco, devront envoyer trois sous en plus pour frais de poste et d'emballage.main.A qui fera-t-on croire que c’est dans une nation mourante et décrépie que des persécutés assistent à une semblable reviviscence de foi?Remarquons bien que ces chiffres et constatations ne se trouvent dans le Manuel d Action Religieuse que par hasard, à titre d’encouragement.On ne veut pas provoquer les soldats au repos comme si tout était gagné; on veut encore moins faire parade de son dévouement et de ses oeuvres grandioses: le catholique français n’est pas sujet a ces explosions de pharisaïsme.On ne regarde en arrière que pour prendre son élan, on cite quelques hauts faits pour aiguillonner l’émulation; on n’écrit pas une histoire enthousiaste du passé, on dessine un plan d’avenir “sans théories, sans discussions, sans même d’exhortations”; on forge des armes et on les présente en bon ordre, afin que chacun y prenne celles qui conviennent le mieux à son travail et à sa main, la lance de Saül ou la fronde de David.Parmi tous ces renseignement-;, ces modèles d’organisations, ces statuts de toutes les oeuvres, ces outils trempés à l’expérience, les lutteurs de tous pays auront le plus vaste choix, car il semble vraiment que les prêtres de France aient tout essayé depuis les mutualités jusqu’aux ligues eucharistiques, aux congrès de toutes sortes, aux conférences d’étudiants et aux Unions d’immigrants.Des unions d’immigrants français en France I c’est un des côtés frappants de la fine psychologie apostolique qu’on ignore ou qu’on feint d’ignorer en certains quartiers d’Amérique.Non seulement les étrangers, Polonais ou Italiens, s’érigent en groupements distincts, mais dans la trombe de Paris, on a institué des unions provinciales très florissantes: les unions pyrénéenne, bourguignonne, mayennai-se, savoisienne, lozérienne, de l’Ouest, des Dames d’Auvergne, la Bretagne, etc.Ces unions recueillent les originaires de même province, ville ou hameau; leurs fêtes font revivre dans le coeur et la mémoire les souvenirs du pays, costumes, chants, usages locaux.Et voilà la petite patrie qui garde la foi, à Paris comme en Amérique.Les Canadiens qui passent ou étudient dans la grande-capitale ne seraient-ils pas heureux et réconfortés d’y trouver une Maison Canadienne avec un prêtre canadien et quelque chapelle Saint-Jean-Bap-tiste qui fissent pendant à notre commissariat?.A côté des suggestions d’oeuvres et des plans tout faits qui constituent le fond du Manuel d’Action Religieuse, à côté des leçons qu’il destine aux restaurateurs du Christ dans les âmes et dans la société, la grande vérité qui se dégage sans qu’on l’ait cherchée, c’est que l’Eglise de France n’est pas piorte, qu’elle ne mourra jamais et qu’elle a de la vie à donner à toutes les nations du monde.M.l’abbé Camille Roy le reconnaissait, l’été dernier, en visitant les oeuvres de là-bas; M.Bourassa l’affirmait déjà, en 1910, lorsqu’il complétait certaines paroles de Mgr Ireland, à l’église Notre-Dame: “Je crois que l’Amérique peut encore apprendre quelques leçons des vieilles sociétés chrétiennes de l’Europe; et qu’il me soit permis, comme Canadien, dans les veines duquel coule le sang de six générations de Canadiens, de demander à l’Europe de nous donner encore un souffle de son apostolat et de son- intellectualité.“Je crois que dans ta recherche de ce culte de l’honneur, du dévouement et du sacrifice, même nous, les Français de la Nouvelle-France pouvons encore apprendre quelque chose à l’autel de la vieille patrie, dont l’évêque d’Orléans et l’évêque d’Angers nous ont parlé en des termes qui n’indiquent pas qu’ils soient les chefs spirituels d’une nation morte.” La France religieuse est plus que jamais vivante, elle garde toujours sa place dans le monde et dans Préféré ! Pur et Concentré POUR LE DÉJEUNER, est toujours au Premier Rang.I* a » * aa a ¦ a a» » « « va • a a 300 Grands Prix, Médailles d'Or et Récompenses attestent iaa a !«k « a aa It ta • aa.» « ama lfc«amaa»“*° h« * a »"*¦*““* fct «a t a aa ¦ • * lii b a • a «•• “ “ * teita % aaa a V ^ • a a* ** * ai • a « a v sa supériorité.Dans toutes les Epiceries, en les Epi- boîtes de 10c, de lb.et de 11b.La commerce eit epproviiionné par : J.S.FRY & SONS, Limited, 27 ru.St.Sacrement.MONTREAL.4 W/ïM Vtf'M*5 Tvya:'£ti?»k I'.is-.’AL—.•.' era (L inîroa, a Fi .üe de Foie ?"ft- .Ci i.;rue, et ion des Voie?¦ ies quin-Ir.termination, 1er forces du Ne dépense?, pas votre arjenl inutilement, si vous désire» un beau Service 0 et nous vous empaqueternns ce beau Service de Vaisselle, soigneusement, le jour mémo de la réception de l’argent II n’y « aucune déception dons ceci, non# ne disons que la vérité.Nous donnons cch magnifiques ^or-vices de Vaisselle poifr faire connaître ranidement les Fameuses Pilules Végétales du Dr.Maturin.Lorsque vous recevrez notre belle vaisselle, nous vous prions de fa mentrer à vos Htnis.Des '•r- 'ainee de personnes ont reçu.de ’a vaisselle de nous et nous écrivent des 'ettres de louanges de remerciements.Ne manque!! pas '.ette grande occasion d’obtenir un oeau Service de Vaisselle sans dépenser un sou.Ecrivez-nous imméd’nto-raent »t suve* »» nremier dans votre localité.AdrcBSM: TIÎF, DR.MATURIN MEDICINE CO.Oept.10/ Toronto.Otv •litres ExîratLs Kf 1 combat ITi'i/.a ‘.espiratoires, su-' sS de toux, gué rit .aut en soutenant taladc, grâce aux- propriétés ^constituantes de t’h K cri de torus.] C’est le plus précieux des re-lèdes.n Vente Partout: 35c.la bouteille.hMilrte 1-r, FTaw: TCi-\ î’Etnt Tisrrwc oa Nerveux, ‘ÀkV.tawênt et l’Evcù» tls laitue, vc; .’.vous trou-v.t’z Lieu de Piwapc des \ POUDRES NERVINES MATHIEU, d’Opium, Chloral, Morphine et autres iroguîs dangereuses.Ea Y »inte Partout: 25c.la «e tiEîcs.C:r.j.MATHIEU, FROPRirr; : SHERBROOKE.P.G.' L.CHAPUT, FILS & CIE.LIMITEE Dépositaires en rxos, Montreal MUNICIPAL IMPROVEMENT CO (REGISTERED) 317 Edifice Transportation 120 RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 4474.MONTREAL, QUI AIDE AUX MUNICIPALITES Prêts temporaires.Vente de debenture* Contrats entrepris.Aqueducs.Trottoirs Egoûts Ponts.Chemins, etc., Debenture; prises en paiement.NAP.TURCOT MAITRE PLOMBIER LEVIN TONIQUE PAR EXCELLENCE LE SEUL VÉRITABLE GARE AUX CONTREFAÇONS b’ CHAPUT, Fils & Cie, Limitée, Montréal Seuls dépositaire» pour le Canada.Couvreur en Gravois -UNE SPECIALITE— 1600 BOUL’V’D ST-LAUP^NT Télénhonc Snlnt-Louiii 2®S ________l\ Pour Un Bepu Brillant Et Une Pâte | BLACK Pas de Peru TMtlU.Uallsy O ltd Hamilton.Ont samsaum Un Beau Lustre .-Empuqyü KNIGHT Ras de Roussièm Pas de Rouille *1,000.De récompense Que vous pourrez gagner en un seul instan.en nous faisant connaître des personne; souffrant des maladies suivantes : débilit nerveuse, alcoolisme, empoisonnement oir est de faire un bon feu et une 1!’ ,m’ en tentures hrillantea «n ne , • aventures brillantes ou en nne soupe, je sens mal la force de 5» coûte cher res convictions.'"taux5 J6" “C*ne dl’8 s't,pt btehés ca- "Pourtant, tâchons do découvrir s’il est un motif raisonnable de s’atta-cher ainsi à l’argent.Disons une :foir de plus qu il ne slaglt pas de se | désintéresser, de sc laisser marcher |.lessus dans la bataille des affaires Nous parlons toujours de ces indivl-ourt attachés A la rteheuM do î’hora- LES TABLETTES «A-DRU-GÜ CONTRE LA DYSPEPSIE Remellrinlfiti en bon ctal let estomacs malade: C’est une révélation pour le dyspep- J me possédé et non possesseur iiqne chronique de ne ressentir aucun [ malaise après un boit repas, lorsque cc j POURQUOI L’HOMME 3’ATTAOHE-repasestsuivi d’uneTahletteNa-Dru-Co T-IL A L’ARGENT ?contre la Dyspepsie.A peine s'attend- il ce soulagement presque magique que "Pourquoi donc, aux dépens de ses lui donne cette tablette à cause «les devoirs civils et religieux, l’homme nombreux malaises auxquels il est s’attaclic-t-il à l'argent ?Pour soi9 accoutumé après chaque repas.Que signifient alors ces recherches H- Les Tablettes Na-Dru-Co contre b mitées jusqu'à la Un de la vie oui Dyspepsie augmentent le sucre dan _ ont que, pour vivre, l’homme ««’ fai, 1 estomac sûr relèvent l’estomn, ’’mourir.Et puis, au surplus tf v a alourdi comme s’il portait une pierre- qh«.; l'homme qui borne ses efforts au arrêtent le brûlement-et «Ppor «t le bonheur personnel une pensée triste m sont a fiai.KAtn c, ,l0llheilr .„ BOtlKC q" J ne sera pas long, et il se demande secours nécessaire à ceux qui blis.Contenant en elles-mêmes le principe actif nécessaire pour la digestion de toutes sortes d'aliments, les Tablettes Na-Dm-Co contre la Dyspepsie aident même les estomacs les plus faibles à retirer ce qui est bon de ce qu’ils ont pris, prévenant toute accumulation de gaz et d'aliments non digérés.Avec un ce qu’il eu apportera lorsqu’il ira pourrir dans le grand tout matéria liste."Oh! ce n'est pas pour mol que J amnsse, dira-t-on, c’est porir mu famille.— Fort.bien.Mai» cct argent, que vous reconnaissez impuissant à peu d'aide pendant quelque temps, les j vous procurer lo bonheur, reçoit-il organe» de la digestion recouvreront leur donc tant d'importance en quittant force, fonctionneront eux-mêmes et vos |vos maina ?Avez vous jamais fait troubles seront passés, f ( la somme totale des bonheurs pro- Necontinuez pas de souffrir! Acheté* curés par les héritages ?Et puis »n lourd'hui chez votre pharmacien une enfin,-car je parle à des catoltques— boite de joc, de Tablettes Na-Dru-Co essayez donc de calculer les héritages Ünd rJLJIrTpS,f'r A0"?* I du CUel qui se sont faits par des hérb Uonirili of d“’L,m,te'1’ tages de la terre.C’est inutile,vou.Monlré*‘* '?7*' In’en trouverez pm.Le bon pain, c'est le pain gagné.“Est-ce que !a richesse, est-ce que l’argent donne l’intelligence ?cette faculté, délicate entre toutes, se développe à bon escient.Elle n’a rien de commun avec cette précocité de certains enfants prodiges dont l’esprit hâtivement cultivé, est fait de l’esprit de ceux qui les entourent; intelligence de luxe, flétrie à l’âge de douze ans, et qui ressemble à la véritable intelligence comme ces cotonnades de luxe des fleurs artificielles resstemblent au fin tissu des belles fleurs poussées dans le terroir.“Où donc se sont recrutés ceux que vous admirez le plus dans notre histoire: grands évêques, grands patriotes?.Quand vous rencontrez dans la campagne un ruisseau, si son eau est encore claire, remontez us peu le courant et cherchez la source : elle est là, tout près, entre deux rideaux de verte mousse.Quand, chez nous, une famille de forte racé est élevée dans son milieu normal, loin du contact des convoitises, on la voit grandir, croître en force et en beauté de génération en génération, pour laisser s’éclore à la fin une belle fleur odorante qui s’épanouit au soleil.Et la fleur s’ap-pelle : Plessis, Bourget; Lafontaine.Cartier ou Morin ?.QUE VAUT L’ARGENT?“L’argent donne-t-il du coeur?— Le coeur, il est dans la sympathie, le don de soi, l’amour souffrant parce que d’autres souffrent, la sensibilité qui a connu la douleur et la comprend chez les autres.Reconnaissez-vous là des dons acquis par les richesses?L’héritier gâté est le favori de cette grande famille qu’est la société.C’est un être tenté de résumer toutes les jouissances dans le moi, et chez qui le moi n’a que de la morgue pour les autres.On lui a offert la vie comme un lit tout fait; comment voulez-vous qu’il sache faire autre chose que de s’y coucher et d’y dormir?.“Je ne demande pas si l’argent dispose à l’étude.Les faits répondent d’eux-mêmes: “Est-ce qu'il dispose à la fierté d’avoir accompli sa tâche?— Mais, l’héritier ignore les premier éléments de la fierté qui consiste à mettre l’honneur avant les honneurs, le travail et le devoir avant les plaisirs.Et vous voudriez la trouver chez ces jouisseurs dont le caractère de gélatine se moule sur tous les plaisirs ?Leur fierté, ils la bornent à la coupe de leur habit, à la forme de leur soulier et au noeud de leur cravate.Etres flétris et dont le sang, si on en faisait l’analyse, laisserait constater une sorte de liquide flasque, coupé d’alcool et de vin.“La richesse donne-t-elle, du moins, olus d’enfants à la patrie, et ces enfants sont-ils d’autant mieux élevés qu’on a plus de richesses pour les éle ver?Les exigences créées par l’argent font que oour ne citer qu'un fait.127 familles de la Fifth Avenue de New-York donnent 55 enfants, assez pour histifier la parole du président des Etats-Unis: “The race suicide.’’ LE BON ARGENT “Mais voici qu’après avoir beaucoup parlé du mauvais argent, je suis déséquilibré dans mes deux parties et que je ne sais plus que faire du bon argent, du vôtre.Je n’ai p’us que le temps d’indiquer très brièvement les placements possibles, qui sont: nos oeuvres nationales, notre littérature, notre presse qui languit dès qu'elle n’est plus jaune, nos maisons de charité, nos cercles de jeunes gens, nos patronages, etc.” Et pour finir, le conférencier ne croit pas pouvoir mieux faire que de citer Bossuet sur les devoirs de l'aumône: “L’obligation de l’aumône est si stricte qu’elle fournit le seul moye’n de justifier la logique de la Providence.Les riches n’ont aucun rang dans l’Eglise, ils ne sont soufferts que par tolérance, le Christ ne les reçoit qu’à la condition de servir les pauvres.” Voilà des oeuvres et des placements tout indiqués pour votre bon argent, conclut le Père Lalande, et pour vous prouver avec quelle sincérité je vous les offre, je vous les offre pour rien.” » ROBERT CHARVAY EST DECORE Paris, 7.— Parmi les nouveaux chevaliers de la Légion d'honneur (Instruction publique) , i»n sait le nom de M.Robert Charvay, auteur dramatique.Robert Charvay fut aussi un journaliste très brillant.Pen dant de Iwigues années.il fut le “Nain Jaune”, de ‘‘l'Echo de Paris”, el il su C apporter dans la rédaction des échos »on esprit naturel et sa verve amusée par le spectacle quotidien des gens et des choses de Paris.Il ne quitta le 'journalisme que pour faire du théâtre où il connut de retentissants succès, notamment avec "l'Enfant du Miracle et Mlle Josette ma femme.” LA DISPARITION DU RENNE Christiania, 2.— L'Inspecteur de Laponie, M.Staaf vient de présenter au gouvernement un rapport sur l'état actuel de l'élevage des rennes.La race de ces animaux utiles, dit-il, est sur le p
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.