Le devoir, 2 février 1914, lundi 2 février 1914
VOLUME V—No.26 MONTREAL, LUNDI 2 FEVRIER, 1914 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidiennm t CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE Édition Hebdomadaire t CANADA.81 ETATS-UNIS .ts.oo „ .«6.00 .OG UNION POSI AJLE.* * .»•* * « a ».• » » $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédadlion et Administration,; 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL, TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION i « Main 746» Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS LES VICES DU RÉGIME L’enquête qui se poursuit actuellement à Québec projette une lumière intéressante non seulement sur les faits et gestes rte tel ou tel, mais sur l’ensemble des moeurs parlementaires.Elle fournit (les indications précieuses et qui devront être relevées avec soin.D après M.Beck, M.Mousseau, par exemple, aurait fait remarquer à ses interlocuteurs que la commission de législation privée comprend plus de soixante membres, et qu’une trentaine seulement assistent d’ordinaire aux séances.M.Mousseau touchait du doigt l’une des causes de la législation hâtive, incomplète et parfois dangereuse qui se fait trop souvent à Québec.La Commission de législation privée est tellement nombreuse qu’une fraction tout au plus de ses membres peuvent en suivre assidûment les travaux.Une partie d’entre eux sont parfois, à l’heure même où siège cette importante commission, convoqués à la commission de législation publique ou à celle des chemins de fer.D’autre part, à cause de ces absences prévues, on a dû fixer à un chiffre fort peu élevé le quorum de la commission.Le résultat, c’est d'abord que la plupart des membres de la commission ne possèdent souvent qu’une médiocre connaissance de la législation et, secondement, que les décisions de cette commission, d’habitude ratifiées par la Chambre, sont à la merci d’un coup de main.Sept ou huit hommes qui connaissent la question peuvent être disposés à la régler dans un sens.Au moment du scrutin, ils seront écrasés sous les suffrages de douze ou quinze députés qui n’auront pas suivi les débats, mais qui ont voix délibérative et qu’un meneur habile aura racolés dans les corridors ou dans d’autres commissions.Le remède à cet état de choses est très simple: il suffirait de ramener à un chiffre normal le nombre des membres de la commission et de fixer un quorum proportionné.Ce remède a déjà été indiqué dans les journaux — nous en avons parlé nous-mêmes plus d’une fois — et sur le parquet de la Chambre.On devrait profiter de la crise actuelle et des leçons qu’elle porte pour opérer une réforme qui ne léserait aucun intérêt et qui protégerait le public et les députés contre certaines surprises.L’IDÉE EST EN MARCHE Le Catholic Record, de London, se prononce à son tour en faveur de la publicité des listes d’actionnaires des journaux.L’idée est en marche et elle finira bien par s’imposer aux parlementaires.Elle est le complément nécessaire de cette publicité des souscriptions électorales dont M.Borden avait promis de prendre l’initiative et qu’il n’a jamais reniée.Le jour où cette idée sera inscrite dans nos lois, le public saura à quoi s’en tenir sur le désintéressement de ceux qui le renseignent ou lui donnent des conseils, et les anciens ministres comme M.Fielding, dont on affiche le nom à la porte des journaux pour attirer la clientèle, auront une chance de savoir qui est maître dans la maison qu’ils habitent.Ils ne seront pas exposés à apprendre un jour, par simple accident, qu’ils sont réellement au service de leurs pires adversaires.GRAHAM - FIELDING Notons en passant, puisque l’affaire Graham-Fielding revient sous notre plume, que le propriétaire du Star, dans sa réponse à M.Fielding, ne conteste point qu’on ait voulu forcer l’ancien ministre à-signer sans les lire les documents dont il eût pris la responsabilité et qu’il admet explicitement avoir négocié le double achat du Witness et du Herald dans le dessein de les fusionner.Il prétend seulement n’avoir dans les deux entreprises qu’un intérêt financier relativement peu considérable.Il faudrait peut-être s’entendre là-dessus.Au cours du procès Herald-Star, il a été prouvé que sir Hugh n’avait aucun intérêt direct dans le Standard, mais qu’il pouvait du jour au lendemain disposer de la quasi-totalité du capital-actions.Il y a peut-être sous roche quelque combinaison de ce genre.Le certain, c’est que, dès le lendemain de la vente du Herald, sir Hugh y agissait en maître, donnant des conseils aux rédacteurs, faisant descendre du mur les caricatures qui ne lui plaisaient pas, etc- Et l’on pourra noter que.dès samedi dernier, le Herald publiait un article de politique municipale qui, fond et forme et même typographie, ressemblait comme un frère à un article publié il y a déjà une couple de mois dans le Star.UN GRAND IRONISTE On n’a pas jusqu’ici rendu pleine justice à sir Hugh Graham : c’est un grand ironiste.Il suffirait pour s’en convaincre de lire le placard que publiait hier le Sunday Herald.Le Sunday Herald, chacun le sait, fui fondé par M.McGibbon dans l’intention précise de combattre le Standard.Il va disparaître pour ne point gêner son rival, mais, avant de le laisser descendre dans la tombe, on l’a forcé d’entonner un hymne à la gloire du Standard.On lui fait dire qu"‘aucune concurrence n'a jamais eu le plus minime effet snr le progrès” de son adversaire; que plusieurs de ses meilleures semaines, au double point de vue de la vente et de l’annonce, ont été celles où “il était attaqué et triomphait devant les tribunaux".de l’ancien propriétaire du Sunday-Herald.N'cst-ec point délicieux?AUTRE POINT DE VUE Le Canadian Municipal Journal publiait l’autre jour, sous la signa-lurc d’un M.Hillwcll, un article qui a fait quelque tapage.Au fond, c’était un simple ramassis de déclamations qui traînent un peu partout, i\ propos de notre ignorance.M.Hillwcll reliait cela aux questions municipales ci voyait dans cette ignorance la cause de tous nos malheurs.Nous avons maintes fois discuté les chiffres ramassés par M.Hillwcll et nous n'y reviendrons pas aujourd’hui.Mais il n'est peut-être lias mauvais d'appeler l'attention de M.Hillwcll et de ses pareils sur d'autres chiffres qu’ils trouveront, ceux-là, ou volume de la “StatttUqne criminelle pour l’année expirée le 30 septembre 1911.” Cela les aidera à se former une plus juste opinion des choses.Si, à cause de circonstances que connaissent tous les gens un peu renseignés, la province de Québec accuse un chiffre d'illettrés plus considérable que celui d’autres provinces, cette pièce officielle affirme que le Québec, en dépit de sa population urbaine considérable et de l’immi-gration qui gonfle sa statistique, n’accuse, en fait de "délits justiciables duu jury", que de 10.2 par groupe de 10,000 habitants tandis que la moyenne générale du pays est rie 17.5 et celle de l’Ontario de 23.4.Avec 27.80 la population totale du pays, le Québec n'accuse que 10.19 de la criminalité; avec 35.02 de la même population, l'Ontario accuse 10.81 de la criminalité.Ces chiffres ont un certain inièrèt.SIMPLE EXEMPLE Il y a a quelques Jours, l'une des plus grandes maisons anglaises de Montréal adressait à l'un de nos amis cnnadions-français une réclame pour un article quelconque.Notre ami fil remarquer au gérant qu'un peu de français ne déparerait pas cetle annonce et pourrait être utile à la compagnie.On lui répondit tout de suite — et en français: “Nous vous remercions d’avoir attiré notre attention sur ce sujet, et nous admettons que nous avons réellement manqué en n’incluant pas la version française de eette annonce; cependant nous vous ferons remarquer que nous publions bon nombre d’annonces en français, et c'est par inadvertance, ou plutôt par un oubli de no-Ire Département d’Annonces, que nous avons omis de publier ta version française."Voire suggestion de faire publier la version française à l'endos de la version anglaise est certainement très bonne, et nous la mettons immédiatement A l'étude en même temps qu’en comparaison avec celle déjà sur le poinl d'être adoptée, et qui est de faire imprimer un certain nombre d'exemplaires en français.” Preuve nouvelle qu’il suffit très souvent de le vouloir pour obtenir Justice rl que les dédains dont notre langue est l’objet sont tout autant le résultat de notre négligence que de relie des autres.PETITE CANAILLERIE l.e Soleil, que les inridents de Québec paraissent avoir un peu éner ré, classe tranquillement le Devoir parmi "1rs journaux lories", avec l'Evénement et la Pilrlr.E’est une petite canaillerie qui n’a.du reste, aucune espèce d'importance.Orner MEROUX.(( LA VIE QUI PASSE.” CARNET D'UN FLANEUR MÈRE STE-OLIVINE PAR M.RENE DU ROURE » j LETTRE DE QUÉBEC L'AFFAIRE JUSQU’A DATE.- QUELQUES REFLEXIONS Lundi.20 janvier.—LE BAI, D’ETAT.Hier, ce n’étaient partout que pavillons en berne: le pays tout entier portait le deuil du grand homme d’Etat.Hélas! Les morts vont vite: aujourd’hui l'on danse.Le temps fuit et nous emporte dans sa course inexorable, pauvres papillons que rien ne peut fixer, même un distant.Donc aujourd’hui Ton danse 1 Que ne suis-je de Ja fête?Malheureusement, flâneur sans conséquence, je ne fais pas partie du monde officiel, pas même du monde tout court.Alors il ne me sera pas donné d’avoir ma part de l’éblouissement des ampoules électriques dans la merveilleuse Salle Rouge.Il ne me sera pas donné d’approcher d’un peu plus près les grands dignitaires de la Couronne, (le coudoyer les gros potentats de la province.Mes yeux ne se délecteront pas du chatoiement des claires toilettes.Mes narines ne se dilateront pas d’aise aux effluves aguichants des parfums subtils et vaporeux.Mon palais ne goûtera pas les savantes combinaisons des buffets somptueux .Mais au fond, est-ce que je le regrette beaucoup?Est-ce que le bon lit qui m’attend après une journée bien remplie ne me paraît pas bien meilleur que tous ces plaisirs conventionnels! Ma foi, je crois bien que oui, et je cours m’y glisser.Bonsoir.* • * * Mercredi, 28 janvier.— LA COMEDIE HUMAINE.Et dire qu’il y a encore des gens qui, chaque soir, éprouvent le besoin d’aller garnir les banquettes de nos théâtres dramatiques! N’ont-ils donc pas assez du merveilleux scenario qui depuis quelques jours se développe sous leurs yeux?Nous n’en sommes encore qu’au prologue, il est vrai; mais quelle mise en scène, que d’émouvantes péripéties prévues et possibles! N’en déplaise aux mânes d’Ennery, ses intrigues les plus pathétiques et les plus embrouillées ne valent pas celle-là.Un cercle qui ne compte que la fine fleur des notabilités les plus influentes et les plus honorables, le dessus du panier quoi! Une accusation infamante lancée et soutenue par une personnalité étrangère réputée non moins honorable.Une tache (et quelle tache!) qui peut s’étendre et atteindre tous les familiers du cercle.Infâme caloitinie d’une part, ou turpitude éhontée de l’autre?Tel est le point d’interrogation posé dans le prologue.Par là-dessus, de subtils imbroglios, des péripéties inédites de maison hantée, de cabinets truqués, de savantes menées policières qui aiguisent la curiosité et tiennent les spectateurs en suspens.Et ces braves spectateurs, ne sont-ils pas eux-mêmes une comédie assez intéressante?Il y a ceux qui ne savent pas grnnd’chose et qui l’avouent; il y a ceux qui ne savent rien du tout et qui.pendant Pcntr’acte, pérorent et veulent expliquer la suite.Il y a surtout la bonne grosse bourgeoise qui a déjà ses sympathies personnelles et qui ne peut les taire.Elle sait qui est le trailre, comme si elle avait assisté à la répétition générale.Après tout, c’est peut-être la concierge de quelqu’un des auteurs: elle aura obtenu un billet de faveur.Ah! ce méchant traître, cet infâme calomniateur, il n’a qu’à bien se tenir.La bonne femme n’en est encore qu’aux invectives, mais gare aux projectiles tout à l’heure quand il sera démasqué.Mais voilà les trois coups.Au rideau pour le premier acte, s’il vous plait.* # * Jeudi.28 janvier.— BOUFFEE DE PIUNTKMPS.Qu’il fait doux aujourd'hui; comme le soleil luit plus clair dans le ciel très purl Portée par la brise du sud, une chaude bouffée de renouveau a mis l'âpre hiver en fuite.Le coeur bat plus â l’aise dans nos poitrines dilatées, le sang circule pins ardent dans nos artères gonflées de vie.Serait-ce le printemps! On se sent plus joyeux, plus alerte, plus satisfait de soi-méitic et des autres, plus dispos à la tâche quotidienne.Hélas! L’inexorable calendrier est là qui nous défend de nous bercer d'illusions, La neige et la bise n'ont pas plié bagage; demain elles reviendront méchantes et rancunières.Elles se vengeront de notre bonne fortune d’un jour, et par elles, le souvenir même de celte emirte béatitude nous restera comme le remords de Joies illicites.« a e Vendredi, 30 janvier.—• PAUL DEHOULKPK VIENT DK MOl’HÎH.Pour nous, Canadiens, cette nouvelle ne nous émeut guère, mais quel est le bon Français qui n’a •enti son coeur battre un peu plus Deux semaines se sont écoulées depuis la mort de Mère Sainte-Oli-vine, de la Congrégation de Notre-Dame.Ceux qui ont eu le bonheur d’être de ses amis, ceux même qui simplement eurent l’occasion de l’approcher et de la connaître, par elle-même et surtout par ses oeuvres, ceux-là ne voient pas sans tristesse Toubli qui commence déjà à recouvrir sa mémoire.Ils ne peuvent se résigner à cet effacement que son humilité attendait et désirait.Ils voudraient que d’autres, que tous pussent mesurer la perte que ce pays a faite en perdant Mère Sainte-Olivine.Pendant vingt-huit ans, elle fut l’éducatrice des jeunes Canadiennes: elle commençait à former les filles de ses premières élèves, lorsque la maladie l’arracha à sa tâche; et si la mort fut pour elle une délivrance, c’est qu’elle ne pouvait se consoler d’être devenue inutile à cette oeuvre, à laquelle elle avait donné sans réserve son dévouement, son affection, tontes les forces de sa vie.Ceux qui Tout connue à Yilla-Maria ne pourront s’habituer à ne plus trouver, sur le seuil de la grande et vieille maison, le sourire accueillant de Mère Sainte-Olivine.Elle était bien, en dépit de sa simplicité, comme la châtelaine de ce manoir.Son âme y semblait inspirer les choses et les gens.Et longtemps encore, on en sentira la bienfaisante et douce présence, et Ton croira que Mère Sainte-Olivine est encore là, qu’elle va venir, comme autrefois.Elle approchait, vive et alerte, avec le cliquetis de son chapelet: et sous le voile et la cornette blanche, on ne voyait que Téclat de ses yeux et la bontc.de son sourire.Ses yeux noirs, lumineux, ardents di salent l’énergie de sa volonté, la passion qu’elle apportait à sa tâ che, le dévouement dont son coeur débordait: ils disaient aussi son intelligence si fine, si vive, si péné' trante qu’elle semblait lire aisé' ment les pensées et les sentiments.Et son sourire disait la bonté de son âme indulgente, bien vite prête à pardonner les fautes que Ton ne pouvait cacher à l’acuité de son regard.Les plus difficiles de ses élèves, les plus rétives au joug néces saire étaient peut-être celles qu’au fond de son coeur elle préférait elle-même en était adorée: car, même qunrîd sa voix grdndait ci que son regard se chargeait d’éclairs, ses lèvres avaient peine à retenir le sourire qui comprend et qui absout.Ses fonctions d’assistante lui donnaient la haute main sur l’organisation des études; jamais programme ne fut mieux compris.Elle savait que la plupart de ses élèves devaient entrer dans le monde, et c’est avec eette idée qu’elle dirigeait leur éducation religieuse, morale et technique, perfectionnée depuis quelques années par l'Ecole ! (renseignement supérieur.Point de j pédantisme dans l’instruction : mais, sur tous sujets, des notions I claires, précises, pratiques, les connaissances indispensables à une femme qui n’a point dessein de se spécialiser en quelque élude.Com-Ibien de Canadiennes ont été for-I mées par ce système d’éducation dont Mère Sainte-Olivine fut, pour une grande part, l’inspiratrice! Et fort, et sa gorge se contracter dans un serrement de douloureux regret?C’est le grand clairon de France: Dans la joie et la souffrance Elle est toutes ses amours! (Test sa mère et son amante; Près d'Elle, dans la tourmente, il sonne, il sonne toujours! Jusqu’au bout, d'un souffle large, Il nous sonnera la charge.Et les Français l’entendront! Et seule, la Mort farouche Fera tomber de sa bouche Son clairon.son grand Clairon! Toute la vie du “Dernier grenadier de France” est là.dans ees stances de Bolrel.Que l'héroïque lieutenant de 70 ait pu commettre des fautes en politique où la pire de toutes est encore l’insuccès, nul ne Voudra s’en souvenir à pari quelques journalistes francophobes.Pour quiconque aime vraiment la France, il ne reste plus que Tardent patriote victime de l’excès même de son patriotisme.Il ne reste que le vaillant apôtre de la revanche et du souvenir; vae viclortbut! Il ne reste pins que le sublime el fougueux poète des Chants du Soldat, sonnant la charge jusqu'au bout, et mont ant dans une dernière claironnée à la mémoire il0 morts de Champigny.En avant! Tant pis pour qui tombe: La mort n'est rien; Vive la tombe Quand le pays en sort vivant.En avant! (P.Dcrnulède: Chants du Soldat).LULLETTE.FEU L’ABBE ANTOINE OUELLETTE t.NrfVlri» dr In PfPMM! Haiut Jean.N.B.î.— M Tabb* Antoine OuCllette «rt mort hief A Edtmindeton, Il était.Agé de 80 ans et fut pendant pl.isieur» années curt d» la cathédrale, si l’on se plait à reconnaître en elles cette vivacité et cette ouverture d’esprit, ce goût des idées et cette aptitude à la conversation, — il faut bien sans doute attribuer à leur race les germes de ces qualités; — mais n'est-ce pas l’éducation qui les a développées?• • Mère Saint-Olivine voulait aussi voir se continuer parmi elles cet art des bienséances dont les siècles polis nous ont légué la précieuse et difficile tradition.Elle leur donnait elle-même la preuve que ces grâces pouvaient fleurir encore dans un peuple jeune et sur le sol de l’Amérique: car sa distinction personnelle était un enseignement et un exemple.Mais il y avait en elle quelque chose de plus, et qui prenait le coeur.La perfection morale, l’élévation des sentiments et des pensées ne nous semblent-elles pas appeler d’autant plus notre sympathie et notre admiration, que nous les sentons plus mêlées d’humanité ?Et le détachement religieux ne paraît-il pas plus accessible à nos âmes médiocres lorsque nous le trouvons dans un coeur prêt à vibrer à des émotions humaines ?C’était là ce qui faisait le charme si attirant de Mère Sainte-Olivine.Ses élèves allaient à elle avec confiance, certaines d’ètre comprises et de trouver un réconfort dans son affection intelligente et maternelle.Aussi com me elles l’aimaient ! Et elles Tai maient d’autant plus que, malgré sa haute valeur morale et la supériorité de son esprit, ces enfants, ces toutes jeunes filles sentaient cette âme de religieuse très proche de la leur.Voici un souvenir très simple, que nous contait une de ses anciennes élèves, devenue son amie.Au moment du Tricentenaire, à Québec, Mère Sainte-Olivine se promettait une grande joie de ces fêtes, auxquelles elle devait assister.C’était un sentiment bien naturel chez une Canadienne aussi française.Puis, elle espérait faire profiter ses élèves de l’enseignement qu’elle en rapporterait.Et ce n’est pas la diminuer que de penser aussi que la beauté, la magnificence extérieure du spectacle promis excitait son attente, plus encore peut-être que celle des âmes moins éloignées du monde et de ses réjouissances.Or, presque au dernier moment, un or dre de la communauté anéantit cet espoir : aucune des religieuses de In Congrégation do Notre-Dame n’assisterait aux fêtes de Québec."Nous vîmes alors, disait le témoin que je cite, nous vîmes passer dans les beaux yeux si transparents de notre amie un regard de détresse, d’une détresse intense, profonde, toute la déception de cette âme si jeune.Puis sa bouche sourit, de son bon sourire, et ses paroles n’exprimèrent qu’une résignation très douée et déjà presque allègre.” La beauté d’une vie religieuse n’est-elle pas faite de ces petits drames intimes, infiniment touchants, de la continuité incessante du sacrifice ?L’affection même qu’elle portail à ses élèves, même après leur sortie du couvent, était pour Mère Sainte-Olivine la source d’inquiétudes plus graves.Comme ils se trompent, ceux qui croient qu’une âme de religieuse peut s’être assez détachée du monde pour n’en plus ressentir les contrecoups et les atteintes ! Voici des enfants qui furent pendant des années l’objet de sa tendresse et de ses soins : elle leur a donné le meilleur d’ellc-mcmc.elle a formé leur coeur, elle a paré leur esprit ; son amour clairvoyant s’est efforcé de les armer pour le jour où le monde doit les enlever au couvent.Et puis, ce jour est venu : les jolis oiseaux ont franchi la porte de In volière, et la pauvre Mère reste sur le seuil, ne peut que les suivre du re gard.Son oeuvre, qu’elle aimait, ne lui appartient plus.Elle est l’armateur qui demeure au rivage, pendant que s'éloigne In goélette qu’il n gréée : cite s'en va, la goélette, elle s'en va vers lé large, toute fi ère de tendre au vent ses voiles blanches.L'homme, pensant à la peine qu'elle lui n coûtée, tremble ù l'idée de per-dre un pareil trésor ; son angoisse exagère, le danger ; sa mémoire lui représente les défauts, les faiblesses qu'il s’est efforcé d’atténuer.Cependant, l'oeil et Toreille aux aguets, il cherche à percevoir un écho joyeux à travers le fracas des vagues, une voile blanche à travers la brume.Ainsi, du seuil de Villa-Marin.Mère Sainte-Olivine suivait à travers la vie, de son regard alerte et anxieux, les élèves qu’elle avait formées, et dont son coeur ne s’était point détaché, Mais re regard les atteignait : elles se plaisaient à tourner la tète, en souriant vers leur amie, vers leur Mère, H n'en est pas une, parmi celles qu’elle a particulièrement chéries, qui ne lui soit restée profondément atta-rhée, d'une affeetton très Intime et très tendre.Pour relles-tà, H n’est point de mort, il n'est point d'oubli.Mère Sainte-Olivine a rnis son empreinte sur leur âme ; elle continuera à vivre dans leur pensée.René ol ROURE.té la Québec, 1.— Beut-être iTest-il pas inutile de résumer les faits concernant les accusations du Montreal Daily Mail.Voici : 20 janvier.— Le Montreal Daily Mail annonce qu’il a en mains et donnera des preuves de la corruption qui existe à la Législature de Québec.Le même jour, M.Prévost, dépu-de Terrebonne, attire l’attention du gouvernement sur la gravité de cette déclaration.Sir Lomer Gouin déclare qu’il attend d’avoir lu les accusations avant de décider ce qu’il y a à faire.21 janvier.— Le Montreal Daily Mail accuse MM.J.-O.Mousseau, député, et MM.A.Bergevin et L.-P.Bérard, conseillers législatifs.Le même jour, ,à l’ouverture de séance de l’Assemblée, M.Laver-gne demande au premier ministre il a pris une décision au sujet des accusations du Montreal Daily Mail.Le premier ministre répond qu’il ra le journal, réfléchira et donnera son opinion le lendemain.M.Mousseau invite la Chambre à suspendre son jugement.22 janvier.— Le Montreal Daily Mail commence le récit détaillé de ’’affaire.Le même jour, dès l’ouverture de la séance de l’Assemblée, M.avergne fait motion que MM.Ni-, chois et MacNab, directeurs du Montreal Daily Mail, soient cités à la barre de la Chambre pour avoir enfreint les privilèges de l’Assemblée.La motion est adoptée.Au cours de la même séance, M.Mousseau demande une enquête sur les accusations portées contre lui par le Montreal Daily Mail.Vers la fin de la même séance, le premier ministre propose qu’une commission spéciale fasse enquête sur les accusations portées contre M.Mousseau.M.Cousineau propose en amendement que l’enquête porte sur tous les députés de la Chambre et que les accusateurs aient le droit de se faire représenter par des avocats.Le gouvernement refuse d’étendre l’enquête à tous les députés, mais consent à ce que les accusateurs soient représentés par des avocats.Le même jour au Conseil législatif, MM.Bérard et Bergevin demandent une enquête sur les accusations portées contre eux.Î7 janvier.— MM.Nichols et MacNab comparaissent à la barre de l’Assemblée et se déclarent en état de prouver leurs accusations.Au cours de l’interrogatoire, M.Prévost demande les noms des membres de la Législature laissés en blanc dans le récit du Mail.M.G.Langlois s’oppose ù cette question dont la réponse peut amener des noms de membres du Conseil qui ne peuvent se défendre à l’Assemblée.Le premier ministre partage la même opinion et promet (pie si le Conseil ne pose pas cette question, il sera le premier à demander que MM.Nichols et MacNab soient rappelés et qu'on leur pose celte question.28 janvier.— La commission d'enquête de l’Assemblée se réunit et les avocats de MM.Nichols el MacNab demandent l’immunité de la Législature pour leurs témoins.Au Conseil, M.Dcvarennes déclare qu’il n’a reçu ni argent ni promesse pour “son vote, son influence ou son travail” au sujet du bill de la Montreal Fair Association et qu’il est prêt à répéter rette déclaration sous serment.M.Gilman fait une déclaration semblable, moins l'engagement de la répéter sous serment.M.Pércidenu fait motion que MM.Nichols el MacNab comparaissent ù tu barre du Conseil.29 janvier.—- M.Mousseau donne sa démission comme député et M.Lavcrgne propose qu'elle soit refusée jusqu’à ce que la commission d’enquête ait fait son rapport.MM.Bergevin et Bérard donnent leur démission comme conseillers législatifs.MM.Nichols et MacNab comparaissent devant le Conseil législatif et donnent à peu près les mêmes réponses qu'à l’Assemblée, Ils refusent de répondre par un oui ou un non à ta question de M.Devaren nés leur demandant de prendre la responsabilité .des paroles le concernant et attribuées à M.Mousseau.Le Conseil suspènd sa séance durant une heure et finalement M.Dcvarennes modifie radicalement sa question, tl demande simplement à MM.Nichols et MacNab s'ils ont d’autres raisons ou preuves que les paroles de M.Mousseau pour l'accuser.lui, M.Devafennes, d'avoir reçu de l’argent pour son vote et son influence concernant le bill de la Montreal Fair Association.Ils répondent négativement.Puts M.Chnpnis demande à MM.Nirhols el MacNab s'ils ont des ae-cusations à porter contre d'autres membres $u Conseil légistatif.Us répondent négativement, Le Conseil référé les accusations à son comité spécial.30 janvier.— A l’Assemblée, M.Lavcrgne déclare que la question posée par M.Chapais au Conseil ne le satisfait pas parce qu’au lieu de demander à MM.Nichols et MacNab s’ils avaient des informations à donner concernant d’autres conseillers on leur a demandé s’ils avaient des accusations à porter.Le premier ministre se déclare satisfait de ce qui a été fait au Conseil et le chef de l’opposition croit que l’Assemblée ne doit pas exiger d’autres noms que ceux de ses membres.L orateur décide que la démission de M.Mousseau est complète et que l’Assemblée ne peut la refuser.L’Assemblée et le Conseil accordent l’immunité demandée pour les témoins.La commission d’enquête de l’Assemblée siège et entend M.Beck, journaliste.k * * Les principaux témoins doivent arriver demain et la curiosité publique s’aiguisera en conséquence.Si les avocats de la défense, en supposant qu’il y en ait une, car jusqu’à présent on n’a guère enten- ! du l'avocat de M.Mousseau, si les avocats de la défense se proposent de les confondre ou de les dépré-! eier, il devrait se produire quel- ! ques passes d’armes intéressantes car ces messieurs doivent être gens ! à l’esprit assez subtil.En attendant, rappelons quelques incidents ou- -bliés au milieu du brouhaha de la procédure.Nous tirerons ensuite quelques leçons de certains faits.A l’Assemblée d’abord.Pendant qu’on interroge MM.Nichols et MacNab, un billet passe de main en main des rangs ministériels jusqu’à M.MacNab.Gelui-ci le prend, le lit.puis le déchire vivement çt le jette sur le parquet où un page inspiré ou déjà entraîné à la politique, va le ramasser et le rapuorte au président.Que disait ce billet?Quelques-uns prétendent le savoir, mais personne n’est absolument sûr.Au Conseil, on remarque avant 1 ouverture de Ja séance de comparution des sièges pour MM.Nichols et MacNab et leurs avocats et au cours de l’interrogatoire, plusieurs députés qui ne cachent pas leur rage contre les accusateurs, à certains moments surtout, quand MM.Nichols et MacNab refusent de répondre au goût du président qui s’excite, on entend même te mot prison.Retenons bien la leçon qui se dégage du refus de M.MacNab (te répondre à une question partiellement rédigée en français.M.MacNab parle et comprend le français, mais il avait droit à un texte anglais, il Ta exigé et il a bien fait.Combien de Canadiens-français feraient de même?Très peu malheureusement.Le désir de montrer une certaine connaissance de l’anglais l’emporterait sur le devoir.Aussi les traite-t-on autrement que les Anglais, généralement.Ceux qui ont parlé prison outrepassaient si non la pensée intime du moins la tactique des chefs.Les chefs, eux, ont pris un ton bien différent aussitôt qu’ils se sont aperçus que te préjugé politique ne pouvait pas être invoqué avec succès.Ils n’ont pas eu le moindre mot dur à l’égard des accusateurs, excepté un moment au Conseil où le président a perdu un instant la maîtrise de ses nerfs; et immédiatement après, quel empressement pour effacer de l'esprit de MM.Nichols et MacNab I toute impression fâcheuse de cet incident.M.Geoffrinn, qui est beaucoup plus l’avocat du gouvernement que de M.Mousseau, se hâtait au-jprès d’eux pour savoir à quelle j question ils consentiraient de ré-] pondre.Et une heure après, le Con-jseil et le cabinet qui se tenaient à l’arriére modifiaient du tout au j tout leur attitude.On ne pouvait se défendre de penser qu’un Canadien j ordinaire n’eût pas trouvé les mêmes égards de la part d'un certain j nombre du moins.Jean DUMONT.L’ELIGIBILITE^ MUNICIPALE Notre article de samedi a été rendu à peu près incompréhensible, les l corrections nécessaires n’nynnt pas été faites sur l'épreuve.C’est ainsi qu’au lieu de nombreux amende-inrnls, dans le deuxième alinéa, il faut lire les nouveaux amendements.ear parmi fous les changements il n’y n que deux amendements concernant l'éligibilité des candidats i aux charges de maire et d'érhevins.Dans le cinquième alinéa on a substitué la ligne “agents d'immeu-j hies et des avocats", prise on ns ' peut savoir où, à celle-ci : “Dans la texte anglais on trouve", el la phra< j se doit se lire : Dans le texte anglais.on trouve during qui vent dire tout aussi bien pendant que durant.On est prié de tenir compte de res eorrertioiis, si Ton veut comprendre quelque chose au galimatias imprimé dans te Devoir de samedi.F.P. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 2 FEVRIER 1914 VOL.V.— No.26 COMME DANS SHERLOCK HOLMES QUE VIENT FAIRE LE NOMME CARPENTER DANS CETTE GALERE ?L’intrusion du Gaspésien dans les combinaisons de M.Hyland donne la frousse aux agents de Burns, dit le “Daily Mail”.— Où il est question du tramway et d’autres choses.Le "Mail", qui a parlé la semaine rtf-rniére d’un nommé Carpenter, de (Jaspé, donne aujourd’hui l’histoire de ses entrevues avec les détectives de llagencc Burns- C’est, raconte le journal, le vendredi, 5 décembre, que C.F.K.Carpenter vint pour la première fois voir Hyland, à la Chambre 369, Châteou Frontenac.11 lui proposa d’aider au passage du bill de la Montreal Fair Association- Hyland lui dit : -Si vous connaissez des membres de la Législature, je désire que vous les promeniez, que vous leur payiez du vin, que vous les receviez et que vous trouviez s’il y aura de l’opposition.—Je ne crois pas qu’il y aura beaucoup d’opposition.Je ne crois pas beaucoup à l’opposition des membres.Nous avons besoin des chefs.S’il m’est permis de vous le dire, vous faites mal en courant après les députés.Si vous avez poussé la boule, elle pourra nous faire mal.Les députés forment des cliques, voyez-vous, t 'n homme en contrôlera cinq.Celui-là sera à son tour soumis à un autre.Quand je fais passer un bill, je sais où je vais.—-Je veux vous donner un peu d’argent pour vos dépenses, dit Hyland, en tirant un rouleau de billets de sa poche.Et il ajouta : “Si je trouvais de cet argent canadien dans la rue, je ne le ramasserais pas; il ressemble à de la fausse monnaie.—Quand je travaillerai à faire passer ce bill, j’irai trouver un homme, le vrai, je ne m’adresse pas aux subalternes —*¦ (une partie de la phrase a été manquée par le microphone, tant Carpenter parlait bas en ce moment).PARLEZ FORT —J’ai l’oreille un peu dure, un tout petit peu, dit Hyland.Mon avocat, M.Labelle, m’a averti que tout allait bien.Mais je vais m’en assurer, en dépensant un peu d’argent sans qu’il le sache.Je crains que mes avocats ne soient trop timides.C’est pourquoi je veux que vous nous aidiez, sans qu’on le sache.—Je n’ai jamais entendu parler de vos avocats.Fontaine et Labelle- Au point de vile politique, je ne connais pas Labelle ici.—Il m’a mis en rapport avec des gros bonnets, — que cela me soit profitable ou non.—Si vous êtes en rapport avec ceux qu’il faut, cela vous aidera, mais il faudra les avoir.-Je le saurai dans quelques jours.—L’ennui, c’est le retard.Si vos gens n’ont pas fait assez de progrès en se procurant les services des personnes qu’il faut.—Je vois oii vous voulez en venir.—Dans dix jours, s'il y a de l’opposition, mes gens me répondront, quand je les pousserai à faire passer le bill, qu’il est trop tard.—Je vois que vous savez ce que vous dites.Je veux vous donner un peu d’argent pour vos dépenses afin ans.un oiseau de bagne connu.Son complice, Adélard Rarretie a,1!V u» uulre gibier de péniten- .***’ parti, mais il devait rove-mr.L’agent Mayer fut laissé de (action et, vers les 10 heures, snme-di malin, le malfaiteur fit son apparition Raretle se voyant pris cn-gagea une lutte mais l'agent Mayer eut toi fait de le terrasser et de le conduire au poste, Les deux repris de justice ont été amenés devant le magistrat Lanctôt peu de temps après, et ont proteste de leur innocence.Us subiront un procès.CINEMA CANADIEN On a donné su Tivoli, vendredi der-nier, en Méanee privée, un film intitulé “Sports d'hiver et récolte de la glace à Montréal".Ce film a été fait par ia "Premier Film Manufacturing Company of Canada", la eeule qui ait ses quartiers généraux à Montréal, avec un studio à Lachine, U vue a été prise il y a quelques jours et montre des scènes de l'hiver canadien, prise au Mont-Hoyal, *u parc Jeanne-Mance, à Verdun et à la glissoire du Parc.Elle sera donnée cette semaine dans les principales maisons de la ville.La séance de vendredi a été donnée aux directeurs de la compagnie qui sont des hommes d'affaires de Mont real et qui ont été enchantés; c’est le premier film que fabrique la compagnie.cinématographiste a pris plusieurs personnes connues de Montreal.ce qui intéressera loua les spec tateurs.Celle compagnie se consacrera aux scènes canadiennes, prises aur le sol canadien, avec des artistes canadiens L'expert de la compagnie est M.W.Metzger, qui a fait partie pendant plusieurs années de la Oeneml Film Company, de New-York.LA PREMIERE PARTIE DU SALON EST TERMINEE Le Salon de l’automobile, pour Ws voitures de plaisance, s'est fermé sa- ' medi eoir, par une semaine du plus ! merveilleux succès qu’on puisse ima-1 giner.Tous les jours, l’après-midi j et Je soir, le soir surtout, l’immense 1 salle du manège militaire, de la rue Craig, était remplie d’une foule de curieux qu’intéressaient au plus haut point les machjnes exposées.On dit que les ventes faites pendant la semaine ont été au delà des espérances des agents.Ç’a donc été une véritable pluie d’or pour les compagnies qui exposaient.On a vu au Salon des voitures de toutes descriptions, la berline de luxe, la limousine de famille, le char tou liste, etc.L’assistance, samedi soir, était moins nombreuse que les autres jours, due, sans doute, à la tempête qui se déchaînait sur notre ville.Tous les exposants se disent satisfaits de la manière dont l’exposition a été conduite et du succès obtenu.Cette semaine est réservée aux camions et le succès promet d’être non moins éclatant.* Aujourd hui on va procéder au déménagement et à l’installation des grosses voitures, des voitures de travail: camions, omnibus, trucks, l’installation sera complétée absolument dans la soirée.Mardi, mercredi, jeudi, nous assisterons donc à la deuxième partie de cette intéressante exposition.LA SIGNATURE DE M.MARTIN Le tribunal, tout en reconnaissant que M.Martin avait le droit de signer un règlement de la ville, en sa qualité de pro-maire, annule la franchise accordée à la Montreal & Southern, Le règlement municipal 461 qui donnait droit à la Montreal & Southern Counties Railway Company de poser des rails rue des Commissaires, n’est plus ! Le Conseil l’avait ratifié, M.Mé-déric Martin, faisant fonction de maire, l’avait, au grand scandale de M.Lavallée, signé, mais la Cour supérieure vient de le déclarer nul et ultra vires.11 faut dire en toute justice que ce n’est pas la faute de M.Martin (pu avait, comme on le sait, apposé sa plus belle apostille en l’absence du maire, alors qu’il était lui-même pro-maire, à ce document que M.Lavallée avait négligé de signer.Non, ce n’est pas sa faute, car le règlement n’avait aucune valeur et sa signature ne pouvait pas lui en donner.Le tribunal, présidé par le juge Lynch, déclare en effet, en un ju-genient élaboré prononcé samedi matin, que la qualité essentielle pour rendre valide ce règlement, manquait, à savoir qu’il n’avait pas été adopté par le Conseil après que le Bureau des commissaires eût fait rapport pour le recommander.La Cour reconnut cependant au pro-maire le droit de signer, au nom du maire, mais comme le règlement était sans valeur dès son adoption, aucune signature, déclare-t-elle, ne pouvait le rendre légal Celte affaire était portée devant le tribunal par M.Donald Robertson, de Wcstmount, en sa qualité d’actionnaire de la Montreal Tramways.Outre les allégations d’irrégularités, il prétendait que la Ville ne pouvait accorder de privilèges à la Montreal & Southern sans offrir une option à la Montreal Tramways.Le juge Lynch mit ces prétentions de côté.LA TRAGEDIE DE VILLE EMARD Le Coroner commence t'enquête sur la mort du malheureux bambin tué par un explosif que l’on croit être une machine infernale.L’enquête sur la mort du bambin Emile Gilbert, 10 ans, tué à Ville-Etnnrd, vendredi, par l’explosion d'une boîte que l’on croit être une machine infernale, a été ouverte samedi, par le coroner MacMahon.Des quelques témoignages entendus à cette première instruction, un fait important est i\ retenir : la dynamite contenue dans In boîte meurtrière n’était pas gelée et ceci porte à croire que l’engin était bien une bombe préparée par une main criminelle, car lu dynamite employée pour des travaux, est, à cette époque-ci de l'année, conservée gelée.Les témoins entendus furent le petit compagnon de la victime, C.Giguère, 12 ans, blessé par l’explosion, un oncle du petit malheureux qui èdentifia le cadavre, et l’agent qui le recuillit.Le garçonnet Giguère raconta que vers ô heures, vendredi soir, il cheminait dans une ruelle en compagnie du petit Gilbert, quand U aperçut, a demi cachée dans In neige, une boite en ferblanc de la grosseur d'une boîte de caustique.Son ami la ramassa et se mit à 1» secouer ; le bruit du contenu piqua lu curiosité de l'cnfiint et U prit un morremi de for qui traînait là et en fnippii la boite pour l'ouvrir.A peine avait-il donné un coup, qu'une forte détonation retentit et Gilbert tomba, sans vie.la poitrine ouverte, le corps tout meurtri.Comme le garçonnet Giguère ne pouvait donner plus de détails, l’enquête fut ajournée à jeudi, pour per.mettre à la police de faire des rc-cherches.Le petit témoin a bien dit avoir vu dans 1rs parages do l'accident une autre hotte semblable A celle qui fit explosion, mais les agents ne "ont pas recueillie et elle est maintenant disparue, Cette pièce aurait pu sans doute aider I instruction ?- LES PORCELAINES DE LIMOGES A PROPOS DU PROCES INTENTE A LA MAISON HAVtLAND.Limoges, 2.— lies fabricant» de poreelMr* «'ttitèrMwmt tout apeetalo-ment an prop*» intenté a New-Yo*% par le gouvemcnMint dea Ktata Uni* A la malwon Théodore ItavUand et g laquelle on reclame fi, 194,145 trance de droit* de douane, aoua prétexte de fauaaMe déclaration* de valeur.¦ Comme ta plupart de# manulartu-i*lcre exportent leurs porealainm aux Btat* Unie, dana lee memes conditions que la malwnn IfavRand A Cte on craint d'autlea procita Ia maison Haviland, Men qn’amfh rtealne.a établi une manufacture k Ltmogea des m*.LA MAISON GADBOIS Limited, 258-260 AVENUE DES PINS EST près de la rue Saint-Denis r* Exposera au Salon de l’Auto de Montréal, la semaine prochaine, les Camions Thornycroft Universellement Renommés Voici la photographie d'un THORNYCROFT, fourni dernièrement à la Dominion Express.:: :: m La Maison Gadbois Ltd exposera également une machine Thornycroft pour balayer et arroser la rue semblable à celle fournie Tété dernier à la ville de Maisonneuve.Les camions Thornycroft sont renommés pour la conduite silencieuse par vis sans fin,qui est devenue si rapidement populaire en Amérique.Toutes les capacités à partir de 1 tonne à 4lA tonnes.ET- ÉCRIVEZ pour avoir CATALOGUE DESCRIPTIF.UNE STATION DE SERVICE de première classe sera installée en permanence à MONTRÉAL et les propriétaires de THORNYCROFT seront assurés d’une MARCHE SATISFAISANTE.VENEZ NOUS VOIR LA SEMAINE PROCHAI- TAl 17 * *71 /t€k NE, AU SALON DE L’AUTO A MONTRÉAL •* 21.C.St / COLONISATION DANS L’OUEST ^CANADIEN Il y a quelque temps, les journaux français de l’Ouest annonçaient la nomination par Mgr Legal, archevêque d'Edmonton, de M.l'abbé J.A.Normandeau, comme organisateur de la Colonisation dans l'Alberta.Le premier janvier courant, le gauver-nemefnt fédéral nommait le susdit organisateur, agent de Colonisation pour cette partie la Plus en vue de l’Alberta, qu’on appelle '‘l'Alberta Centrale.” Le nouveau titulaire qui habite l’Ouest depuis bientôt treize ans a bien voulu nous communiquer les quelques notes suivantes qu’il nous fait plaisir de publier : M.l’abbé Normandeau organisera cinq grandes excursions qu’il dirigera lui-méme aux dates ci apres : 1er—7 avril, temps de lisiter et choisir son lot, se préparer pour la récolta du foin, légumes, etc.2ême—26 mai, occasion favorable de rencontrer les compatriotes de tant l’Alberta au Congrès du Parler Français qui aura lieu A Edmonton, le» 9 et 10 juin prochain.3ême—21 juillet, vacances,, commencement des foins.4éme—1er septembre : récolte sur le champ en partie, main d'oeuvre nécessaire ; meilleur moyen de connaître l’Ouest.üême—6 octobre, moisson, ou battage de la récolte.Pour préparer ces excursions et pour répondre A toutes informations relatives A l'Ouest Canadien vit e.i particulier A la partie Centrale de l'Alberta, M.l'abbé Normandeau sera au bureau d’Ia migration, 806 rue Saint-Antoine, Montréal, A partir de lundi le 2 février prochain.Les heures de Bureau seront de 10 hrs.a.m.A 4 hrs.p.tn.Avia est par tes présentés donné A tous les compatriotes de Québec.d’Ontario et des Etats-Unis désireux d'aller s'établir dans l'Ouest, qu’lia recevront gratuitement tous les retv aeignemente nécessaires au dit bureau Bienvenue A tous ! N.B.— Ne pas oublier, comme nous le fait observer M.le Colonisateur, que la parti* A coloniser dans les mois A venir, est au nord-rat d'Edmonton, le long des deux nouvelles voie* fendes en cour» de construction.Pour ta modique nomme de dix dol lara, tout Individu Agé de 18 an# peut devenir propriétaire de 160 acre# de belle si.bonne terre.A prnxl mité d’un chemin de fer, parmi des compatriotes déJA groupée et nue l'on organise eu paroisse, el oA l'on trouve du bols de construction, bols de chauffage, de la prairie vierge,des lav's poissonneux, et «vee tout cela., un avenir pro' ^ssiré.v< ommuntquA).LES ELITES FERMIER PROGRESSIF ET COOPERATION.Iæ dernier rapport de l’Agriculture de Québec, nous présente en M.Théo-! phile Trudel, Je Saint-Prosper, lau-! réat de la Médaille d’Or, dans le dernier concours du Mérite Agricole, une ; leçon vivante d’énergie, de constance 1 et d’amour de la terre.M.Trudel a commencé sa carrière de cultivateur propriétaire, il y a 45 ans, avec une valeur totale d’envinsu ' $2800 et une terre de 50 arpents ; auloiird’hni il volt non domaine (la Ferme Porfondeval) agrandi jusqu’A 345 arpents, qu'il évalue A $30.000.Et non content de laisser A ses enfants ce beau fruit de son travail, il a encore la vigueur et le courage d’aile^ I conquérir et coloniser un autre vaste domaine dans l'Abitibi.VoilA un vrnt fils de la race 1 Le défricheur soldat a-t-il dégénéré ?N’est-on pas en face d’un vrai chef d'armée, d'un conquérant d'avenir pour ses fils.Comme de .tels hommes sont de puissants alliés poui leur» voisins, lorsqu'ils étendent jusqu'à eux leur influence, au moyen de la Société Coopérative Agricole de la paroisse.* I Dieu merci, on trouva dans presque twites nos paroisses.A différents déprés naturellement, de ces champions de la terre qui ont fièrement dit adieu A la routine, et qui sont toute une leçon notir les autres.Les moins fortunés et les plus lent», sont forcément entraînés dés qu'ils entrent en contact avec eux dans les délibérations et les affaires de la coopération.Qui craindrait de répondre à des appels comme celui cl : "Allons, 1rs ami», cette année, J'a-ebète tant de pommiers,, des engrais chimiques, dra animaux le race ; qui veut se mettre avec mol ?.J’at es le • i-l et tel système qui m'a réussi ; les livres d'agriculture re-! c omnwicut telle amélioration : êtes vous prêta A entrer dans le mouvement ?Allons 11 faut que notre paroisse devienne la plu» belle du eunté.” Le# petits fermier» se serreront autour du "progressif' qui veut leur Haa-tUt i ils profiteront de #a silence et de son expérience.C'est slnsl que les Hoclêtés "oopératlvus Agricoles font une reuvre vraiment .nationale.Joseph BRUYERE.FAITES FAIRE VOS L’ELECTION DE CHATEAUGUAY Vulleyfield, 2 — M.le Ju*r Charbonneau a remhi jugement, hier, sur le rontre-rrciuétr de M.Morris, député de Châlesugusy, dont les libéraux contestent l élec-llon.M.Cbarbnnnrnu a trouvé nue les objection» préliminaires de M.Morris son! sans fondement el cpie 1rs requérant» sont des Voleurs non qualifiés et (tue la question du dépôt de mille dollars pour les frais est aussi non-fondée.OBSEQUES DE FEU L’ABBE MAGNAN tf>ir, ce sont les faits, plus éloquents que les mots, qui nous l’imposent.Le nombre des accidents mor- ! tels u atteint en 1912 le chiffre énorme de MO, soit une moyenne: de deux morts tous les cinq jours.Mais ce n’est pas le total brut qu’on doit considérer: il faut le comparer au nombre des aviateurs et au nombre des kilomètres parcourus.Or, méditons le tableau suivant: Armées Aviateurs Milles 1908 5 1.200 1909 50 33,000 1910 500 720,000 1911 1,500 1,867,500 1912 5,000 1,500,000 1908.un accident mortel par 1,200 milles de vol.1909, un accident mortel par 8.250 milles de vol.1910, un accident mortel par 21,7ô0 milles de vol.1911, un accident mortel par 35.250 milles de vol.1912, un accident mortel par 105,000 milles de vol.Laissons de côté l’année 1908, année d'essais.De 1909 à 1912, malgré l'audace croissante des aviateurs, malgré les rafales, les montages et la mer bravées, la mortalité par millier de milles a diminué dans la proportion de dix à un.En une seule année, de 1911 à 1912, ele est devenue trois fois plus faible.En 1909, la distance moyenne pour laquelle on comptait un accident mortel était environ du quart du méridien terrestre : en 1911, c'est le lour complet de la terre; en 1912, c'est trois fois le tour de la terre.Les résultats des statistiques mi-lilaires ne sont i>as moins encourageants.En 1912, malgré l’énorme développement qu’elle v nuit de recevoir et les dangereux services commandés auxquels elle a fait face, notre aviation militaire n'a compté, par rapport à 1911, qu’un tiers en plus d’acctdents mortels (l(i victimes au lieu de 11).Si la comparaison avec les autres pays est ici plus difficile, à cause du caractère secret de certains renseignements, il ’l'est pas douteux que la France l'emporte considérablement en 1912 sur les antres pans ]>ar le nombre des appareils militaires, des jiiloles el des milles parcourus.Or, en 1912, l'aviation militaire allemande compte aidant de victimes (Hi) que la nôtre et les mûres pays réunis en comptent 29.Votre supériorité semble assez évilenie.Certes, la fréquence des accidents est encore excessive.Nous rrivons pourtant « des chiffres qui sont de l’ordre de ceux de la locomotion automobile.L’étude attentive des statistiques, ainsi que l’écrit M.Painlevé, fait ressortir avec précision les progrès accomplis, année par année depuis 1908, et l’avance const ante de notre pays.Encore deux années d’efforts aussi féconds que pendant les deux précédentes, et nous loucherons au but.En 1915, les autres pays en seront, quant à la sécurité, au point on nous en sommes aujourd’hui, tandis que la France, on peu! l’espérer, aura fait en avant un pas décisif.Et il nous revient à la mémoire une déclaration que nous faisait à la fin de l'an dernier te célèbre pilote aviateur G.T.Wcymann, oui nous affirmait que le nombre des accidents diminuerait de nias en plus, car en somme, disait-il, ce sera bienlôl chose nias facile et moins dangereuse de conduire un aeroplane qu’au automobile.Si Von veut y réfléchir quelque peu, cette affirmation n'a rien de paradoxal.LES JOUTES m CETTE SEMAINE N.H.A.MERCREDI Ottawa va Toronto.Canadien vs Québec.Ontario vs Wanderer.SAMEDI , Wanderer vs Ottawa.Québec vs Ontario.Toronto va Canadien.P.C.H.A.MARDI Vancouver à Westminster.VENDREDI Westminster à Vancouver.LIGUE DE LA CITE LUNDI, A L’ARENA Champêtre vs Victoria.M.A.A.A.vs Hochelaga.Garnet vs Shamrock.FABRE GAGNE LA COURSE DU CLUB HOLLY LE STEEPLECHASE A TRAVERS LA MONTAGNE A ETE REMPOR TE PAR LE COUREUR DU NATIONAL, SAMEDI APRES-MIDI — CLOUETTE ARRIVE DEUXIEME.Le coin des rues McTaviah et Sherbrooke a été de nouveau le point de départ de la course eu raquettes du club Holley, samedi apr.'s-mid;, à travers la montagner.Les coureurs se sont habillés dans les salles de la M.A.A.A., rue Peei et les officiers étaient les suivants : Arbitre.— J.Maurice Gabias, président de l'Union Locale de» raquet-teurs.•luge du départ.— Robert Vaux, président du club Holly.Chronométreurs.— E.Larose, National ; J.McDonald, M.A.A.A.' ; D Livinson, Y.M.H.A.Marqueurs.—W.Scott et G.McNeio.¦luge du parcours.— J.McMahon H Hartley, P.E.Baker.Juges.— Tbim&té Martel, du Canadien de Saint Henri ; P.Spanjaardt J.G.A.DecelUs, J.N.O.I.cdoux,National ; W.N.Fetch, Wm.Maclaier.F.Daly, M.A.A.A.; Major G.B.Emo’nd J.A.Savard, Champêtre ; E.Ger naey, Montagnard ; D.C.Seymour, Arthur Lamalice, C.A.Vallerand, Cercle Paroissial ; E.Lambert, Le Forestier.v RESULTAT I—Fabre.National.2.—CTouette, La Casquette 3— Lafebvre, National.4— Martineau, National.5— Gibeau, National.\ COURSE DU HOLLY LES JOUEURS UE MARSHALL TRIOMPHENT UES WANOERERS Le* Torontoniens quoique victorieux ne se sont pas mon-.très supérieurs aux équipiers de Westmount.—Les locaux auraient pu gagner.— Résultat : 5 à 3.'Al D.r -t.J.Bell, W-nni- j peg .7 7 5 ret ! ! Temps — 2.19, 216 1-4, 2.17 1-4, | 2.23 1-4.(Tas»* 2.05, troi et ambh-Hal B., Jr., D.McEwan, j London, Ont.4 111] ! Doris B., C.Delorimicr.Montréal .12 2 2 P.Weidman.Ma- Y.2 5 3 3: Leona, P.Burnham, Malone.N.Y.3 3 4 4 Tom billard, J.B.Brennan, A rn p ri or.5 L'assistance à la partie Toronto- prouesses recueillirent des hués.Wrnierer, samedi soir, à l'Anna de Partisans du Canadien comme Temps—2.19 3-4, 1-4.o ret I 2.16, 2 16 3-4, 2.20 i du ' Westmount était des plus maigres.Wanderer semblaient s’être donné le à peine quelques milliers.mauvais temps qui fut la l’absence des amateurs de hockey?Peut-être.Mais une chose certaine, c'est que si on compare les deux assistances de mercredi, lors de la joute Ottawa-Canadien, avec celle d’hier soir, le contraste est des plus frappant.Les conclusions se tirent facilement.Comme on pouvait s’y attendre.Toronto a triomphé du Wanderer, mais pas sans difficiulté.Pour obtenir cette victoire, il a dû jouer une partie des plus serrées car Wanderer était, samedi soir, en Irien meilleure forme que lois de sa rencontre avec Canadien, le -i&medi précédent.La réapparition de Hyland et de Odie Cleghorn est certainement pour beaucoup dans ce changement, ces deux équipiers ont joué une excellente partie.Cependant malgré leur belle forme, peut-être faut-il aussi accuser la guigne qui semblait s’acharner à Wanderer, ils ne purent empêcher Toronto de conserver l’avantage continuellement.Cet avantage était loin d’être populaire dans la galerie, les gens de Toronto furent siffles du commencement à la fin de la joute.Leurs plus belles Est-ce le mot pour n’applaudir que les gens de cause de ! Montréal.Chacun, il est vrai, y avait son interet.Tous auraient aimé à voir le Wanderer vaincre le Toronto.Quelques-uns pour le simple plaisir de le voir vaincre, les autres pour donner, par la défaite de Toronto, une petite chance aux “Canayens” qui perdaient du terrain là-bas, chez Ontario.Alignement des équipes: Toronto.Wanderer.Holmes.Buts.Boyes Cameron.Points.Art.Ross Davidson .Couverts.O.Cleghorn Marshall.Centres.Roberts Foy st o n.Avants.Hyland Walker.Avants.S.Cleghorn Arbitre: Harvey Pulford; juge du jeu, Harry Westwick.SOMMAIRE Première période 1—Wanderer.Hyiand .5.00 2—Toronto .Cameron .3.00 3—Toronto .Foyston .3.00 4—Toronto .Camercn .8.00 Deuxième période 5—Toronto ,.Walker .5.60 6—Wanderer.S.Cleghorn.3.00 Troisième période 7—Wanderer.Hyiand .8.00 8—Toronto Walker .2.00 Baker DU 2e, Dance 3e, Bur LIGUE MONTREAL LUNDI,, AU JUBILEE Laval vs Cercle Paroissial.La Casquette vs Jubilée.Emerald vs Gaieté Canadienne.LIGUE COMMERCIALE MARDI United Shoe vs Sweet Caporal.R.& O.vs Can.Fairbanks.C.P.R.vs Museens.LIGUE DES MANUFACTURIERS JEUDI Dominion Bridge vs M.L.H.& P.Allis-Chalmers vs Northern Electric.C.P.R.vs G.T.R.LIGUE MONTREAL-NORD JEUDI, A AIIUNTS1C Ahuntsic vs Bordeaux.Nordwood vs Parc Laval.LES ETUDIANTS EN PHARMACIE Les Etudiants en Pharmacie de Laval ont eu leurs élections annuelle» bous la présidence de M.Oscar Landry avec M.Gédéon Faquin comme secrétaire.Au milieu d’une grande animation, et après une lutte contestée, M.Paul /•.< agnon, candidat à la présidence l’emporta sur son adversaire, M.Orner Frigon, par 12 de majorité.11 y eut de nombreux discours,après quoi les nouveaux élus, offrirent ü leurs électeurs un joli banquet, et le tout se termina on ne peut plus joyeusement.de Régie pour l’année 1914 se composera donc LES PARTIES DE CE SOIR A L’ARENA Le Comité universitaire comme suit Président eeur, Léo L de charge ; Beauregard Leduc ; trésorier, eomm.ord., Chas.Paul A.Gagnon ; avi-Gauthier, tiré», sortant vice préside it, J, A.secrétaire, Paul Pmile Roméo La' erge ; Cofs'.ty ; maître ELLES AURONT UNE IMPORTANTE SIGNIFICATION —LA COURSE AU CHAMPIONNAT EST DES PLUS CONTESTEES.—DES SURPRISES.La séance de ce soir à l’Are- na passionne tous ' les amateurs de hockey.Après les succès qui ont couronné les précédentes soirées, il paraît difficile d’assisté à des joutes encore plus captivantes et plus intéressantes que celles auxquelles on assiste depuis le commencement de la 'risen dans la ligue, de la Cité.Cependant, le programme de ce soir est d’une ampleur et d’une impertan-cc encore plus considérables que celui celui des séances antérieures, c-t heureux seront ceux qui pourront se transporter à l’Arena de Westmount ce soir ; ils y verront un spectacle qu’ils n’oublieront pas de sitôt.Voici le programme qui sera donné aux habitués de la Ligue de la Cité: 8 h.à 9 h.: Champêtre vs.Victoria.9 h.à 10 b.: M.A.A A.vs.lloche-laga.10 h.à 11 h.: Garnet vs.Shamrock.Nous n’entendons pas revenir sur l'importance «le ces trois joutes; les ¦ divers clubs qui s’aligneront les uns ; contre les autres, joueront leurs meilleures parties, et l’on peut être con- re baisser pavillon aux leaders.Le match M.A.A.A.vs.Hochelaga est aussi vivement attendu; les équipiers de Lauzon ont promis à leurs partisans de faire leur devoir et de conserver la tête de la ligue qu’ils occupent présentement avec les Victoria.On anticipe une joute sensationnelle entre les deux équipes, et l’on ne sera pas déçu.Enfin les Garnets rencontreront les Tricots Verts à 10 heures.Us ont déjà défait les Irlandais par 3 à 4, il y a 15 jours; répéteront ils leur victoire ?On le saura ce soil'.Les trois joutes sont des plus importantes, et l’on y assistera en foule.de Chapelle, M.Barette ; conseiller j vaincu que l’intérêt ne languira pas de 4éme année, Elias Rivest ; cons.| un seul instant.La rencontre entre 'de Sème année, Geo.E.Maillet ; 1 Champêtre et Victoria soulève beau-cons.de 2ème année, Ant.Larose ; , coup de commentaires.Les joueurs du cons.* de 1ère année, A.Aubin ; i gérant Tétreault devraient faire l'importe drapeau, M.Lavallée.i possible‘pour sortir de l’ornière et fai- AUX COURSES DE CHARLESTON Voici les résultats des épreuves disputées samedi après-midi: PREMIERE COURSE récla- MEETING DE HULL DEUX EPREUVES SEULEMENT FURENT TERMINEES SAMEDI.— COURSES REMISES.Hull, 2.— Les ¦courses de 2.17 et de 2.05 non terminée vendredi dernier ont été ka'2néeg samedi par Prince Rupert et Hal B., Jr.Tout le programme de samedi a remis à au.ourd’hui à cause du mauvais temps.Voisi les résultats : Classe 2.17, trot et amble : Prince Rupert, Del Peters, Blenheim .1111 Billy Ogy P.Weidman, Malone, N.-Y.3 3 2 2 Hal Chief, O.Couleomb, Calgary .2 6 3 4 Eric Direct, W.Erskine, Aurora, N.-Y.8 8 7 3 Rosewood, Nat Ray, Toronto .4 5 4 5 Miss Alcyone, A.Pattl- son, Toronto .5 4 fi 6 Pat Logan, C.P.Roules Cleveland, O.6 1 dist Chevaux de 3 ans et plus à mer, $300, six furlongs: 1.Semiquaver, 115, Pickett, 10 à 1, 4 à 1.2 à 1.2.Incision, 112, Turner, 6 à 1, 11 à 5, 11 à 10.3.Voltharpe, 110, McTaggart, 13 à 10, 7 à 10.7 à 20.Temps, 1.16.Chemulpo.Vates, Premier, Fasces, Baium, Willis et Viley ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Handicap, chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, $300, six furlongs: 1.Chuckles, 108, Burlingame, 8 à 5, 7 à 10, 7 à 20.2.Frank Hudson, 106, McCahey, 3 * 1 à 1, 9 à 10, 3 à 5.3.Robert Bradley, 104, Righmire, 16 à 7, 6 à 1, 3 à 1.Temps 1.16 1-5.Ryestraw, Big Dipper, Font, Royal Tea, Loan Shark et Lost Fortune ont aussi couru.TROISIEME COURSE Handicap Oseola, chevaux de 3 ans et plus, $400, un mille et vingt verges.1.Republican, 110, Burlingame, 3 à 4, 1 à 3.2.Joe Diebold, 106, Goose, 14 à 5, 4 à 5, 1 à 3.3.Pardiner, 100, Turner, 23 à 5, au pair, 1 à 4.Temps, 1.43 3-5.Ringling.Ivan Gardner, Indolence, Scrimmage et Fellow ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Handicap Citadel, chevaux de 3 ans et plus, $1,200, six furlongs: 1.Sherwood, 112, McCahey, 5 à 1, 2 à 1, 6 à 5.2.Czar Michael, 105, Martin, 15 à 1, 6 à 1, 3 à 1.3.Tarts, 112, Burlingame, 5 à 1, 9 à 5 4 à 5.Temps, 1.15.Palanquin, Brave Cunarder, Marjorie A.Ella Bryson, Grosvenor, Wilhite et Cough Hill ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à rclamer, $300, un mille et soixante-dix verges.1.Veneta Strome, 103, McTaggart, 4 à 1, 8 à 5, 4 à 6.2.Mycenae, 106, Neander, 11 à 5, au pair, 1 à .2.3.Pliant, 103, Randolph, 60 à 1, 20 à 1, 12 à 1.Temps, 1.49 1-5.Sir Denrah, Outlan, Barn Dance, Camel, Patty Re.gan, Nello, Lord Wells, Silicie et Jim Coffrey ont aussi couru.SIXIEME COURSE Handicap, chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, $300, un mille.1.Kinmundy, 103, McCahey, 5 à 1, 2 à 1, 4 à 5.La Marque de TAp* probation Publique Le public donne son approbation entière à la bière légère- Cette année, on a doublé le rendement de la brasserie O’Keefe et l’on a peine à suffire à la demande.Lager Pilsener O’Keefe’s La Bière Légère dans une Bouteille Claire est la bière canadienne égale et même supérieure à toute bière importée.Elle est douce.hygiénique et délicieuse —excellent tonique et le plus doux des stimulants.Commandez-en une caisse aujourd’hui, à votre fournisseur."La Bière qui est toujours 01' AGENT A MONTREAL A.MEN AUD 345, RUE NOTRE-DAME EST, Tel.Main 932.2.Over the Sands, 98, McTaggart, 9 S.Merry1^^ 102, Turner, 7 à 1, 3 à 1, 8 à 5.Temps, 1.43 15.Duquesne, Yenghee, Early Light Marshon et Feather Duster ont auss: couru.DANS LE MONDE DES QUILLES LE PROGRAMME DE LA- SEMAINE M.B.A.— CLASSE ”A” LUNDI Beaver vs Strachan., Crescent vs M.A.A.A.Eagle vs Electra.National vs Canadien.CLASSE "B” MARDI Strachan vs R.R.V.M.C.A.Bleu.Beaver Colts vs M.A.A.A.Stars.M.A.A.A.Cubs v» Beaver .lui.R.R.Y.M.C.A.Rouge vs Colonial.National vs Caledonia.C.P.R.No 2 vs Canadien.Eagle vs C.P.R.No 1.CLASSE “C” MERCREDI Beavers vs R.R.Y.M.C.A.Rovers vs M.A.A.A.National vs Jersey.Caledonia vs Balmora .LIGUE COMMERCIALE VENDREDI J.Robertson vs Lamontagne.Gen.Fire Ex.vs Simonds Saw.Mont.Water vs McArthur-Irwin.Beauchemin vs Nor.Élec.M.Mitchell Bleu vs Mont.Litho.Nor.Elec.W.vs Mitchell Gris.LIGUE DES ASSURANCES JEUDI Royal Ex.vs Emp.Liability.VENDREDI Yorkshire vs Caledonian.Royal-Queen vs C.U.-Pal.N.B.& M.vs Lon.Lan.(Suite à la 7e page) "SJ « demande: :z CIGARETTES EGYPTIENNES ?ODALISQUE EXTRA FINE LA BOITE DE ^ » ?t Importées Caire.Egypte Theodoro Yafiadis Se Cie.Le Caire Pourvoyeurs De La Famille Du Khedive.f %-j ' VOL.V.— Xo.26 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 2 FEVRIER 19U 7 LA VIE SPORTIVE ONTARIO, 6 ¦ I LIGUE PROVINCIALE DE QUILLES DE QUEBEC Le club Montréal est actuellement en première position.—Les Québécois protestent la victoire du club moyenne des joueurs.PANfilllFN A OTTAWA CONSERVE üANAUltN, 4 LÂ TETE DE ^ N> H> L Les avants du club torontonien se sont particulièrement distingués.—Les “Habitants” éurent l’avantage au début.Quel sera le champion et quel se-Jra le joueur qui remportera les honneurs de la plus haute moyenne de la Ligue Provinciale de Quilles de Québec ?Voilà une question assez ¦difficile à résoudre.Jusqu'ici le Iclub Montréal, dont la franchise est détenue par M.Rodrigue Lamou-reux, semble avoir de grandes chan.i ces de décrocher le titre, mais nous devons ajouter que le club Trois-Rivières sera un adversaire très dangereux, et que sait-on ?Québec peut se réveiller et causer des surprises à ses adversaires.Lors de l’inauguration de la ligue à Montréal, les Trifluviens perdirent les trois parties contre les locaux, mais ces derniers étaient défaits dans la Vieille Capitale, par :les Québécois, par deux parties contre une.Les Trois-Rivières causaient une surprise lorsqu’ils triom-phaient du club Québec dans les » CLASSEMENT Toronto, 22 — Les équipiers de Georges Kennedy ont descendu d’un échelon samedi soir.En effet, après Trois-Rivières.— La avoir été sur un pied d’égalité avec le club Ottawa, Us sont maintenant en deuxième ________ j position et cela pour avoir été défaits par le club de Jimmy Mur-trois parties jouées le 25 jan- phy par 6 à 4 dans une joute de vier sur les allées du Cercle Lavio- toute beauté.Malgré que le Canadien Jette.Cette victoire vient d’être cou- ait été vaincu il n’y a pas lieu de lui testée par les Québécois et la ligue ; jeter la pierre, bien au contraire, car devra décider de la valeur du pro- j ses joueurs ont fait brillante figure têt dimanche prochain, alors que j et l’on peut attribuer la victoire du les officiers se réuniront aux Trois- j club local au fait qu’il jouait sur son Rivières.Les trois raisons invo- i propre terrain.quées dans le protêt sont que les | Les joueurs du club Ontario ont quilles employées étaient contraires fait leur devoir.La ligne d’avants se à celles exigées par le règlement de montra à la hauteur de leur position, la ligue et que les planteurs mar- Lowery, McDonald et Doherty lurent citaient sur les allées et qu ils ne se ies Torontoniens les plus ©n évidence, tenaient pas a leurs sieges.Toutes Dcherty mépiite une mention ad- ces raisons seront pesées et les officiers décideront du cas.Nous donnons ci-dessous la position des clubs et la moyenne des joueurs jusqu’à date : POSITION DES CLUBS Desautels, Montréal.Picard, Trois-Riv.¦ Bryson, Montréal.Talbot, Québec.Pelletier, Montréal.Labelle, Montréal.Blais, Trois-Riv.Bach, Montréal.Belcourt.Québec.Paquet, Québec .Poliquin, Trois-Riv.Labrecque, Québec, lléroux, Trois-Riv.Blondeau, Montréal.Boivin, Québec.,.Monet, Trois-Riv.Points G.P.P.C.Montréal.5212 4 2 .667 T rois-Rivières.4993 3 3 .500 Québec.4934 2 4 .333 DES JOUEURS Spares Co.de Points Parties Moy.man.chan.54!) 3 183 2 4 10!)4 6 182.2 7 8 1086 6 181 2 9 1053 6 175.3 5 11 1052 6 175.2 6 9 1041 C 173.3 4 13 1034 6 172.2 9 8 1005 6 167.3 6 13 996 6 166 10 6 985 6 164.1 6 9 97!) 6 163.1 8 10 962 6 160.2 6 12 962 6 160.2 10 7 479 3 159.2 4 6 935 6 155.5 6 13 924 6 154 13 9 LES COMPTEURS DE LA N.H.A.^ Voici le nombre de points onregis-Irês oar chacun des joueurs de la N.H.A.jusqu’à nate : WANDERER Roberte, avant .IA Hyland, avant .12 S.Clcghorn, défense ." O.Cleghorn, avant .4 Kendall, avant .3 Abïiiison .1 Price.1 Russell .1 Bell .1 Ross .1 ONTARIO McDonald, avant .8 spéciale, car son jeu tint la défense du Canadien fort occupée durant la dernière période.Lalonde se joua de lui dans les premières minutes du leu, mais Doherty l’éclipsa dans 1ns deux dernière» périodes.McDonald, au centre, joua une superbe partie et fut continuellement à l’attaque.Hébert eut beaucoup de travail à accomplir dans les buts du club local mais il s’en tira fort bien, et à lui revient l’honneur de la victoire de samedi.Lalonde, Smith et Berlinguette Les Sénateurs ont vaincu les Québécois samedi soir par 4 à 3, dans une joute des plus contestées.— La famille royale assistait à la partie.— Résultat final : 4 à 3.rent et furent devancés par leurs Vi-rsaires vers la fin de la joute.Les équipes s’alignèrent comme suit au signal des arbitres : CANADIEN ONTARIO Vézina Buts Hébert Laviolette Points Lake Dubeau Couverts H.McNamara Centres McDonald Avants Doherty Avants Lowery Arbitres, Riley Hern, Wood.SOMMAIRE Première période 1— Ontario, McDonald.2— Canadien, Lalonde.3— Canadien, Lalonde.DEUXIEME PERIODE 4.—Ontario, Lake.1.00 5.—Ontario, Doherty.7.00 TROISIEME PERIODE la joute.6.—Ontario, Lowery.6.00 plaudi la 7." ‘ ' D.Smith Lalonde Berlinguette .1.00 .8.00 .10.15 Ottawa, 2.— Les Ottawa ont eu un retour subit à la forme, samedi dernier.Ils ont défait la forte équipe de Québec par un score de 4 à 3, dans une partie qui fut fort goûtée par les milliers de spectateurs présents.Les visiteurs égalisèrent les chances au commencement de la troisième période.Quatre minutes restaient à jouer quand Eddie Gerard fit son apparition sur la glace.S’emparant de la rondelle il fit une belle descente de la glace et passa à Dar-ragh qui enregistra le point victorieux des Ottawa.Avant la joute les anciens co-équipiers de Gérard sur le i club des New-Edinhurgh lui présentèrent un magnifique souvenir.Son Excellence Royale, le Duc de Connaught et la Princesse Patricia ussistaient à Smith Centres Ronan Hall Avants Gérard Malone • Avants Darragh Arbitres — Marsh et Bowie.SOMMAIRE Première période 1— Ottawa, Shore.1.00 2— Ottawa, Merrill.3.35 3— Ottawa, Gérard.4.00 Deuxième période 4— Québec.Crawford .8.00 5— Québec.Mummery.12.00 Troisième période 6— Québac.Malone.3.00 7— Ottawa.Darragh .15.00 Punitions — Majeures : Darragh, 2; Hall, 1; Crawford, 1.Mineures : Hall, 4; Bmith, 5; Shore PACIFIQUE CANADIEN TRAINS SUPPRIMES 5.66 p.m., pour QUEBEC 12.15 Imidi) pour POINTE FORTUNE Ce train circulera le dimanche seulement SERVICE DE WAGON-BUFFET ENTRE MONTREAL ET SHERBROOKE En vigueur le 1er février 5.30 p.m., tous les jours excepté le dimanchi 7.25 p.m.le dimanche seulement HULL DRIVING CLUB (OTTAWA) De Montréal et retour.S4.5( Départ, 2 février Limite de retour 5 février 1914 BUREAUX DES BILUETS 141-143 rue Saint-Jacques Main S125; ou Hôtel Windsor, ou aux cares Vifer et Windsor GRAND TRUNK system Son Excellence a fort ap- I 3, Darragh 2, Marks 2, Ronan 2, Du- victoire du club local.La Ontario, Doherty.4.00 joute fut rude du commencement à la débutèrent à une allure londe pour Smith, endiablée mais bientôt ils se laissé- Creighton.8.—Canadien, Smith.3.00 9.—Canadien, Gardner.2.00 10.—Ontario, Doherty.4.15 CHANGEMENTS 1ère période — Creighton pour Doherty ; Doherty pour Creighton.2ème période — Gardiner pour Ber-linguetto, Scott pour Lalonde, Creigh- Mummery ton pour Lowery.3ème période — Lowery pour McNamara, Berlinguette pour Scott, La-MeNamara pour fin.Hall malmena Darragh au co>m-memeemont de la première période.Le joueur des Ottawa riposta et frappa Hall à la tête.L’arbitre l'expulsa.ALIGNEMENT Québec Ottawa Moran Buts Lesueur Points Merrill Couverts Shore Crawford ford 1, Mummery 1, Gérard 1, Prod-gers 1.CHANGEMENTS Duford pour Ronan; Ronan pour Gérard; Gérard pour Darragh, Darragh pour Duford; Wilson pour Shore ; Shore pour Wilson; Duford pour Ronan ; Malone pour Marks; Prodgers pour Hall; Hall pour Mummery; Marks pour Crawford; Crawford pour Marks.COURSES DU DRIVING CLUB OTTAWA *t retour.*4.5» Départ février le 2; retour, février le 5.MONTREAL-OTTAWA Quitte Montréal, 8 h.matin, 8 h.05 du »oirf tous les jours, 9 h.10 matin, 4 h.du soir, exc.le dimanche.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-François-Xavier.Tél.Main 0905, Hôtel Windsor, Uptown, 1187, güre Bonu venture, Main 8229.Montreal & Southern Counties Railway COMPANY Vair, atteint .7 Doherty .Scott, avant .4 Lake, défense .4 H.McNamara .2 .1 .1 Poyston .8 j Wilson, avant .5 i Cameron, défense .5 ! Crawford, avant .1 | Corbeau .1 ; Marshall .1 QUEBEC T.Smith, avant .23 Malone, avant .11 | Marks, avant .4 Hall .4 , Crawford .4 Mummery .3 Prodgers, défense .1 CANADIEN Lalonde, avant .16 D.Smith, avant .14 Dubeau, défense .4 Laviolette, défense .4 Gardiner .4 Berlinguette, avant .2 Dallai re .^.;.1 Jette .¦.1 LE VIGILANT Mardi soir dernier, le Vigilant faisait sa deuxième sortie sous la présidence de Mlle Lauria Perron et la direction de M.J.Oscar Séguin, directeur honoraire du groupe.Cette partie de raquettes était donnée par Mlle Adrienne Dionne, sec.-trésorière du Vigilant.A cause de la température inclémente el peu favorable aux raquetteurs, les membres et leurs invités se rendirent immédiatement à I® salle Patton où ils s'amusèrent jusqu’à une heure assez avancée de la nuit.Un joli programme de danse avait été improvisé pour la circonstance et c’est avec entrain que les cauples évoluèrent tour à tour dans l’exécution de ce programme.CLUB MEILLEUR Tous les amis du club sont invités à prendre part au euchre-danse qu’il donnera le mercredi, 4 courant, à la salle Mont-Royal, 817 avenue Mont-Royal Est.Si vous aimez le jeu de cartes, si vous aimez la musique et si vous aimez la danse, ne manquez pas cette occasion; sans compter que si la chance vous favorise, vous pourrez devenir propriétaire d’un beau terrain situé au Parc Lac des Monts.Vingt-cinq de ces terrains seront tirés au sort parmi ceux qui seront présents à cette Partie de cartes.Ces terrains ont été généreusement offerts gratuitement par M.Alphonse Cool, pro- GRAND’MERE VICTORIEUX Québec, 2.— Quoique défaits par les Grand'Mère, par un score assez élevé le club Laurentide a fait assez bonne figure contre son vainqueur, samedi soir.Le jeu de la première période fut très contesté, le Grand’Mèrc ne pouvant être à l’avantage que par un score de 2 à 1; la période suivante montra toute la forme de Té-quipe des visiteurs, et ils se montrèrent à la hauteur de la situation dans la dernière partie de la joute.McLaughlin le fameux joueur de Grand'Mère, fut mis en échec pendant toute la joute.Son jeu ne fut pas nussi brillant qu’à l’ordinaire.MONTREAL U C0SM0P0UTE Pour la première fois, la police des moeurs a rencontré au cours de ses recherches dans le bas de la ville, une maison borgne tenue et maintenue par des étrangers.Elle y a fait une descente aux petites heures samedi et a arrêté trente deux personnes y compris le maître, un Slave, et plusieurs filles, la plupart Autrichiennes.Les clients venaient des divers pays d’Europe.Amenés devant le Recorder, les inculpés ont tous, par intermédiaire d'interprètes, protesté de leur innocence.Ils subiront un procès.Miles Irène et Aldora Poirier, Lauria I’rlétairr des dits terrains.Perron, Adéline Lacroix et M.Ar- A Part crS terrains donnés gratuitc- mand Louis Parent firent les frais de quantité de prix seront aussi la musique.Le tout fut agrémenté distribués aux gagnants do.la partie par deux beaux morceaux de chant •t® cartes.qu’exécuta Mlle Adéline Lacraix avec Venez en foule encourager le Club le talent remarquable qu’on lui con- de raquette Meilleur qui, quoique à naît.peine formé depuis un an, compte dé- La soirée a été très bien réussie et un grand nombre de membres qui Mlle Dionnè a fait preuve de talents ne manquent pas l’occasion de si- comme organisatrice.montrer dans toutes les sorties où les1 Pour répondre à la demande de clulfcs sont invités, et par ce fait, vous plusieurs, nous publions la liste des encouragerez la jeunesse à se grouper ; Creighton Lowery .OTTAWA ^Darragh, avant.^Ronan, avant .17 12 Broadbent, avant Si ore, défense .5 Merrill, avant .3 H.Smith .1 Gérard .1 l TORONTO’ Davidson, avant .17 Walker.avant.1 ¦" MeGSffen, avant .9 LE MONTAGNARD Mercredi prachain le quatre, les Montagnards auront leur sortie aveu dames au chalet.Le point de ralliement se fera à 8 hrs.p.m.précises, coin Mont Royal et Parc Ave.Pour la convention des Raquetteurs à Sherbrooke, les membres sont priés de se rappeler que le train spécial laissera la gare Bonaventure à 7.45 a.m.samedi matin le sept.Il y aura aussi deux autres trains,l’un à 4.16 p.m.et l’autre à 8.15 p.m.Pour plus amples informations s’adresser à M.Ed.Gernaey.Venez en grand nombre.POSITION DES CLUBS — .———— — ^ 1 ; “j ~ ~ G.p.Pour (ont re A.J.Ottawa 8 3 46 30 9 Canadien 7 4 48 36 9 Toronto 7 4 60 34 9 Québec 6 50 45 9 Ontario 7 42 71 9 Wanderer 9 46 78 9 prochaines sorties de raquettes.Cette liste nous a été fournie par la présidente Mlle L.Perron.Les membres Sont priées de la conserver.VIGILANT Programme : Février et Mars Février 3.—Sortie chez Lumkin.Février, 10.—Sortie organisée par Mlles A.Lacroix et G.Daignault.Février, 1 .—Sortie et excursion à Boucherville, Le Vigilant.Février, 21.— Sortie organisé» par Mlles L.et B.Perron.Février, 24.—Sortie organisée Mlle Eva Brault.Février, 28.— Sorties organisée Mlles A.Sicotte et A.Mathurin.Mars, 3.— Sortie organisée Mlle I.et A.Poirier.Mars, 7.— Sortie organisée Mlles D.et B.Bélanger.Les sorties spéciales seront annoncées dans les journaux.dans ce club qui, fout fn développant les forces physiques, contribue certainement à réunir dans une aftsendtlée choisie cette jeunesse sur laquelle vous compter pour vous représenter dans l’avenir.LE SANG-FROID DE JIM JOHNSON Paris, 2.— Jim Johnson assis à la devanture d’un café a été attaqué par un inconnu qui apr’-s1 l’avoir vertement eemoncé lui asséna un coup (le carafe sur la tête.Après quoi, il sauta drn-i un taxi.La foule s’assemola.Les agents arrivèrent, mais Johnson demeura impassible disant que s’il rencontrait son agresseur, il lui donnerait quelquap leçons de savoir vivre, et vofilà.par par par par LE CLUB LONDON EST INCORPORE Toronto, 2.— L’Ontario Gazette annonce l’incorporation du London Baseball Club Ltd au capital-actions de $40,000.Les clauses de la char-e comprennent tjous les autres amusements extérieurs tels que des clubs athlétiques, des théâtres, une arène, des salies de quilles, de billard et de pool.Les directeurs provisoires sont : George H.O’Neil, Samuel Bteveley, Thomas Gillean, le docteur Henry Thomas Reason, Albert E.Somerville et Fred C.Bussell.L’OUVERTURE DE LASALLE WINDSOR ELLE a EU LIEU SAMEDI SOIR.— LES CANADIENS - FRANÇAIS SONT DEFAITS PAR 20 POINTS DANS UN MATCH DE $200.TOUJOURS EN AVANT A CLE VE LAND Cleveland, 31.— On a eu, ici, ce matin la pire tempête de grésil de la saison et de nombreux piétons ont été blessé en tombant sur les trottoirs glissants.1^, circulation a été très gênée et même arrêtée comulètcment, en certains endroits où le poids des glaçons avait abattu les fils télégraphiques ou téléphoniques.Les pronostics annonçant que la tempête va continuer.HORAIRE DU SERVICE DES TRAMWAYS ELECTRIQUES ENTRE MONTREAL ET MARIE-VILLE.Départ de Montréal: x5.40 a.m., 9.20 a.m., 2.00 p.m., 5.20 p.m., 6.40 p.m., 11.20 p.m.Départ de Marieville: x5.45 a.m., 7.35 a.m., 10.40 a.m., 3.30 p.m., 6.45 p.m., 9.45 pxn.Les trains marqués d’un x ne circulent pas le dimanche.Tous les trains arrêtent au chemin Saint-Hubert, Brookline, Chambly Bassin, Chambly Canton et Richelieu.Les trains partent de la gare terminus, rues McGill et Youville.Téléphones Main 6650 et 3976.PU OVIN CK DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.123ft.—Emile Du-clos et Gustave Perras, tous deux exportateurs et marchands de foin et grain, etc., des cité et district de Montréal, et y faisant affaires comme tels, ensemble et en société sous la raison sociale de "Ducïos et Perras”, demandeurs, vs.John C.Jolly et Mathias Smith, des cité et district de Montréal, ci-devant y faisant affaires ensemble, comme charretiers et contractcur généraux sous les noms et raison sociale de “Jolly et Smith”, défendeur.Il est ordonné au défendeur, Mathias Smith, de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, député-protnnotaire.MONTY J DI-KANI.K.W, procureurs des demandeurs.Montréal, 27 décembre 1912.Le NATIONALISTE était le seul à antxmiT, hier, les reprises des séances de lutte au Parc Sohmer.L’ouverture de la salle de quilles Windsor a été marquée, samedi soir, par un match entre une équipe composée de joueurs cahadiens-français, et une autre recrutée parmi les meilleurs joueurs de langue anglaise.Oes derniers triomphèrent par une majorité de 20 points.Voici les résultats détaillés de cette joute : Blondeau .J.Pelletier DesaUtels .Lamoureux Lalielle .Smyth ,.Bryson .Hartcorn.Rtihl .Surgeon .151 154 117 176 187 153 165 154 151 172 140- 474 171— 493 188— 489 164— 494 147— 506 815 ISS 176 211 149 167 828 163 158 142 183 162 910 2456 168— 519 116— 480 137— 490 160— 492 166— 195 891 80S 777 2476 LES SEANCES DE LUTTE REPRENDRONT LUNDI PROCHAIN La lutte au Parc Sohmer va reprendre lundi le 9 février.C’est une nouvelle qui réjouira sûrement tous les amateurs de ce beau sport.Les deux athlètes aux prises seront Fristensky et notre champion canadien Charles Simard.E.COUSINEAU VS 0.DESMARCHAIS Orner Desmarais lance de nouveau un défi à E.Cousineau tlu Cercle Bellevue de Sainte-Anne de Bellevue, pour la coupe et le championnat du comté Jacques-Cartier.I>e match serait de 300 billes et joué en deux parties.Pour informations, écrire à Orner Desmarchais, 837 Ave.Lacombe, Côte-des-Neiges.AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district do Montreal, Cour do Circuit No.17983.—Dr.J.A.Champagne, demandeur, vs.Dollard Ayotto, défendeur.Le 12me jour de.février 1914 à onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.87 Chemin Lassalle, de Verdun, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, et menage.Conditions : argent comptant.J.E.DESMARAIS, II.C.S.Montréal, 2 février 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.21308.- -H.Daotist, demandeur, vs.Alphonse Deniers, défendeur Le 12mc jour de février 1914 à dix heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur.au No.13(î rue Saint-Ferdinand en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et eilets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et meubles de ménage.Conditions : argent comptant.L E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 2 février 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour Supérieure No.1982.—Edgard Fo rest, boulanger, des cité et district de Mont rénl, demandeur, vs.The Mackay Millint Company, Limited, corps politique et incorporé, ayant son principal bureau d’alTaircj dans la cité d’Ottawa, province d’Ontario défenderesse.11 est ordonné à la défende resse, de comparaître dans le mois.T.DF.PAT1E, député-protonotairc.MONTY & DU RANLÉAV, procureurs du demandeur.Montréal, 29 janvier 1914.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour Supérieure No.1439—Avis est pai les présentes donné que Dame Clémentine | Couillard, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Alphonse G.Grenier, entrepreneur, du meme Heu, a, co jour, poursuivi son mari en séparation de biens.H.G.de LORIMIER, avocat de la demanderesse.Montréal, 2t novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.9
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