Le devoir, 12 janvier 1914, lundi 12 janvier 1914
(JN SOU LE NUMERO VOLUME V—No.8 MONTREAL, LUNDI 12 JANVIER, 1914.ABONNEMENTS : Édition Quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.r *6.00 Édition Hebdomadaire r CANADA. continue à encourager ces élucubrations malsaines; je fais pis: j’apporte chez moi cette feuille fangeuse, je la livre à la curiosité des miens, je contamine leur esprit et forme ou déforme plutôt des lecteurs de demain pour la feuille que pourtant je trouve infecte.Bref, mon apathie, mon manque de courage, aident à faire grossir le tirage du journal malfaisant et ses propriétaires, devant ce succès, persévèrent.Je patauge dans la boue et si Ton me tend une perche pour m’en sortir, en m’offrant une feuille qui s’efforce de combattre ce que moi-même je trouve nuisible, je refuse s :is prétexte que je ne partage pas son opinion politique.4 mon esprit de parti, je sacrifie l’esprit de mes enfants, à qui je ne donne même pas l’occasion de comparer.Vous voyez bien que si le lecteur voulait.” C’est, pour celui “qui ne veut pas’’ que je rapporte ces lignes; peut-être, après avoir réfléchi, voudra-t-il?MAX SOREL.“LS V PASSE.J) M: BOURASSA A SAINT-LAURENT Carnet tPun flaneur Samedi, 3 janvier.— Rue Sainte-Catherine, huit heures du soir.Tout au long des vitrines brillamment illuminées, mes cousins les flâneurs y vont de leur petite ballade habituelle.Mais, ce soir, il manque le laisser-aller, la quiétude nonchalante des autres samedis.On tourne indéfiniment dans le même va-et-vient, sans le moindre regard d’intérêt pour les magasins et les jolis minois qui passent.On semble attendre quelque chose qui ne vient pas: est-ce que par basai»! les robinets d’eau se seraient à nouveau taris?Non par bonheur, on veut simplement applaudir au passage de nos braves raquetteurs.Les voilà qui défilent en parade aux sons vibrants de leurs martiales trompettes.Saluez, jeunes snobs du trottoir; saluez, piliers d’estaminets, vieillis avant l’âge par les excès de toute sorte; saluez, c’est la vraie jeunesse de Montréal qui passe : mens sana in cor pore sano.« * Dimanche, 4 janvier.— Au parc Lafontaine, sports d’hiver.Sur les parois de la vaste cuvette que forme le bassin couvert de neige, les sleighs glissent en vitesse, chargés d’un petit monde en délire.Il y en a là de tous les âges; de tout petits, à peine échappes de leur berceau que pilotent les papas redevenus jeunes pour amuser leurs benjamins; de jeunes garçons insoucieux et bravaches; des fillettes rieuses plus enragées encore; jusqu’à des jeunes hommes chaussés de gros bas de laine, vêtus de longues blouses grises et ceinturés de flanelle voyante.Ceux-ci ne s’amusent pas, ils font du Sport.Les autres s’en donnent à coeur joie: ils client, ils jasent, ils rient, bondissent, cabotent et roulent pêle-mêle dans des chutes aussi pittoresques qu’inoffensives.La vie déborde de toutes parts et dans un mouvement sans trêve, met des couleurs rosées sur tous les visages et de chauds rayons dans tous les yeux.Certains pourtant trouvent que ce n’est pas assez et ouatre charmantes jeunes filles, en quête de sensations' nouvelles et plus fortes, s’accrochent à un traîneau qui passe.Les voilà, sous les regards amusés du bon public, em-porl*c.s elles et leur traîne par un cheval vigoureux, glissant, bondissant.cahotées et ravies, sans souci des heurts qui secouent leur délicat organisme, tout entières à leur griserie de vitesse et d’imprévu.Ou’il est beau d’être ieune, et combien le voudraient être encore! Mais gare demain la courbature.* # * Mardi, 6 janvier.—- L’Epiphanie.Ah! la joyeuse fin de diner dans le logis tiède! Vivement, on a expédié le gros du repas, “ce'qui n’est pas bon”, dit la petite Lili qui veut garder une grande, grande place pour la Galette des Rbis.La voilà enfin, dorée, croustillante, appétissante à souhait.Voyons qui sera roi.dans quel coin se cache la bienheureuse fève! Et chacun de chercher très intéressé, jusqu’à ee que le prédestiné du sorl soit désigné Appelés à nous asseoir en passant “au banquet de la vie”, comme nous ressemblons à ces enfants Comme eux souvent, nous dédaignons le solide et le substantiel joies de la famille, satisfaction du devoir accompli, pour nous lancer Le directeur du Devoir” traite dans une causerie au cercle Saint-Laurent des devoirs sociaux de la jeunesse Le cercle Saint-Laurent de l’Association catholique de la Jeunesse, a donné hier soir, dans ia salle académique du collège 'Saint-Laurent, sa séance inaugurale.11 avait jirié M.Henri Bourassa d’y traiter des “devoirs sociaux de ia jeunesse”.Le directeur du Devoir a d’abord exprimé toute la sympathie que kü inspire l’Association de la Jeunesse qui s’efforce île répondre aux besoins et aux devoirs nouveaux créés par l’évolution de notre société.Elle a compris, dit-il, que dans une situation comme celle que nous ont faite les événements, une minorité qui n’avance pas recule d’abord, risque l’écrasement ensuite.Héritiers de la plus magnifique des civilisations, fils d’une race donl rien ne saurait nous exclure — ni notre volonté propre, ni la pression de certains utopistes, - coassociés de races différentes qui partagent avec nous la propriété du sol canadien, nous avons de ee double chef des devoirs multiples et divers, dont il faut nous acquitter avec une haute pensêe d’idéal et un ferme sens pratique.— Et en passant l’orateur dit aux jeunes gens : N’oubliez pas, quoi que puissent vous dire plus tard les sceptiques, les cyniques ou les désabusés, que vous ne ferez rien de grand en ce monde si vous n’unissez au sens pratique un haut idéal de foi, de générosité et de dévouement ! Si nous faisons notre examen de conscience, continue-t-il, nous constaterons que maintes fois les conditions du contrat qui lie les deux nrincinaux groupes canadiens ont été rompues, et toujours à notre détriment.Mais si nous pc -sons plus loin l’examen, nous serons forcés d’admettre que, la plupart du temps, nos défaites furent plus le résultat de nos défaillances, de notre propre lâcheté, que du fanatisme ou de la passion de nos adve.saires.AFFIRMEZ VOTRE DROIT Nous n’avons pas su nous défendre ! Jeunes gens qui entrez dans la vie, ne provoquez personne, u’insul-tez personne ; mais ayez la i'ierlé de ce qui vous appartient, affirmez votre droit, faites-le respecter partout et toujours.Vous le devez à vos pères dont le labeur obscur vous a assuré la propriété de ce pays ; vous le devez à vous-mêmes et à l’avenir ; vous le devez à vos co-associés de la nation canadienne, car le respect du droit et de la justice est la base de toute prospérité réelle.L’ESPRIT DE FAMILLE • La patrie se compose de familles, non point d’individus agglomérés.Le premier de nos devoirs, c’est donc de fortifier chez nous l’esprit de famille, d’y conserver et développer les vieilles traditions chrétiennes, les vieilles traditions françaises de droiture et d’honneur.Minorité par le nombre et par la fortune, maîtres de la vérité religieuse, nous avons le devoir d’être plus honnêtes, plus désintéressés que les autres.Nous devons compenser par la valeur morale l’infériori-ié numérique.Nous le devons à la foi que nous sommes fiers de posséder, nous le devons aux ancêtres dont l’éloge emplit encore nos discours.li faut faire comme les autres ! disent certains.Non ! A vouloir inconsidérément à la poursuite de la fève de nos rêves, le bonheur ici-bas.Et comme les enfants aussi, nous cherchons inlassablement dans In part que nous nous sommes choisie; affaires, plaisirs, honneurs, richesses, égoïsme.Combien arrivent à leur but?Combien même songent à sauvegarder “la part à Dieu”?Lui seul pourtant pourra nous le donner, ce bonheur auquel nous aspirons tous.* « * Mercredi, 7 janvier.— La rentrée des classes.Les fêtes sont passées: la température brusquement attiédie ajoute encore à la mélancolie déprimante dès lendemains de liesse.Du gris partout, au ciel et dans les coeurs.Pour tout le monde, les nécessités de la vie ont repris avec plus d’â-oreté l’emprise de leurs droits un instant oubliés.Sur le chemin du collège, les écoliers ensommeillés renouent connaisance comme après une longue absence.Us s’en vont, indolents et comme apathiques, oubliant même de se chamailler et de se bousculer.Mais tout à l’heure, ils vont se réveiller, se rejeter à corps perdu dans la syntaxe et les fractions.Des vacances passées, il ne leur restera qu’un souvenir lointain qui disparaîtra lui-même peu à peu, comme leurs derniers bonbons au fond des boites vides.Samedi, 10 janvier.— A la campagne.Le ciel est gris, la terre est blanche, et la neige tombe, silencieuse, inlassable.Sous le manteau chenu qui va s’épaississant ,les contours s’atténuent, les arêtes et les angles s’adoucissent.Plus de demi-teintes, mais le contraste brutal des arbres dénudés et des habitations closes nui tachent de noir la blancheur crue de la plaine immense.Des ombres glissent à pas feutrés, troublant parfois de sonorités étranges le grand silence de la nature endormie.Tombe, tombe, manne bienfaisante; apporte le plaisir et la joie à la folle jeunesse, la richesse à la cité et un peu de pain blanc au logis des malheureux sans travail.Conserve à la terre sa bonne chaleur pour les récoltes futures.Couvre toutes les boucs, toutes les laideurs qui souillent notre sol.Que ne peux-tu de même cacher à tous les yeux les vilenies et les turpitudes de nos âmes! LULLETTE.“faire comme les autres”, nous perdrions nos principes de supériorité propres sans gagner ceux des attires.Corrigeons nos défauts, sans doute, sachons profiter de toutes les leçons ; mais c’est dans, le développement et la mise en valeur de ses propres qualités qu’une race trouve le principe de sa force.Si les Anglais ont ont dépassés sur je terrain économique, c’est le fait de deux causes principalement.Nous avons été privés de lout appoint étranger d’abord, nous avons dû tirer du sol toutes nos ressources, tandis qu’ils ont eu le constant appoint des capitaux de leur pays d’origine.Secondement, les Anglais ont manifesté dans les affaires un patriotisme, une solidarité de race si profondément ancrés chez eux qu’ils n’ont même pas besoin d’y faire la plus légère allusion.Lorsque quelqu’un parle chez nous de suivre sur ce point l’exemple des Anglais, ce sont des Canadiens-français qui sont les premiers à se scandaliser ! A PROPOS D’EDUCATION Quelques parents songent à faire donner à leurs enfants une éducation à l’anglaise.C’est une erreur.Apprenons l’anglais, soit, mais que notre éducation soit profondément catholique et française, profondément canadienne aussi, donnant aux enfants la fierté de leur race et de leur foi.la notion de leurs devoirs cl de leurs droits dans la Confédération canadienne.Et que les générations qui auront demain la responsabilité de l’héritage national sachent bien que leur foi doit être pratimie et vécue, qu’elle doit dominer et régir tous les actes de leur vie professionnelle et publique, autant que privée.Qu’elles sachent aussi que chacun a le devoir de travailler au sa lut commun, à l’éducation de ses frères, à la bonne gouverne de la société et mi’à un surcroît de richesse ou d’éducation correspondent simplement des devoirs plus grands.Les classes dirigeantes d’aujourd’hui ont-elles compris cette aggravation de devoir?Ont-elles, sur le terrain des affaires, dans le domaine de la politique, de la charité, donné les exemples que le peuple avait le droit d’en attendre?CARACTERE ET VOLONTE L’important en matière d’éducation, ce n’est point de donner aux enfants qui grandissent une somme énorme de connaissances précises sur tous les points des sciences nouvelles — on ne réussira jamais à couvrir lout ce domaine; c’est de leur inculquer du caractère, de la volonté, de l’esprit de sacrifice, le sentiment de leur devoir envers Dieu d’abord, envers la communauté humaine dont ils font partie ensuite.L’orateur s’adressant particulièrement aux dames, fort nombreuses dans l’auditoire, leur demande de toujours joindre aux trésors de tendresse et de dévouement qu’elles prodiguent à leurs enfants cette notion du devoir et du sacrifice; il les prie d’être la conscience de leurs maris, de les orienter toujours vers le dévouement au pays, vers Tac-I complissement du devoir social, j quelles qu’en puissent être les con-j séquences.Dans sa finale, il parle de l’union 'nécessaire des races, qui ne peut j avoir pour base durable que le res-Ipect mutuel.j On a longuement applaudi ce dis-j cours, dont nous n’indiquons, natu-|rcllement, que les lignes maîtresses, j Le supérieur du Collège Saint-Laurent a, en quelques mots, re-Imercié l’orateur, oui avait été présenté par le président du cercle.Ajoutons que la conférence a été préeédée d’nn joli programme musical, exécuté par l’orchestre du collège, par Mlle Devault, pianiste.el M.R.Gagné, violoniste.Mlle Devault et M.Gagné ont été rapne-lés.de même que M.Joseph Damais qui a dit les “Coquelicots” de Botrel et la ‘Leçon des Erables” de l’abbé Groulx.LES PECHERIES DE LA PROVINCE Le ministère de la colonisation à Québec vient de publier une inlro-duction à l’Iiistoire des pêcheries de la province, dont l’auteur est M.E- T, D.Chambers, officier spécial du service de chasse et de pèche.M.Chambers s’intéresse depuis très longtemps à ce sujet et il paraît n’avoir négligé aucune source de renseignement pour faire de son travail une oeuvre aussi parfaite que possible.Quelques cartes et de nombreuses gravures ornent le texte de cet ouvrage imprimé sur papier de luxe.LETTRE DE QUEBEC LES RIVIERES DE U PROVINCE DE QUEBEC Québec, IL — On sait qu’il existe,] ”5.D’établir un classement qui depuis trois ans, sur le papier et de-jSoit à la fois “collectif” et “indïvi-puis deux ans en fait, une commis- duel” ou “nominal”, sans être limi-sion du régime des eaux courantes de j latif, toutefois, en tant que le droit i province de Québec.A l’état de projet pendant plus d’un an, cette commission prit corps presque aussitôt après , Unit» ; 7, j Chambers ; S.MoMurtry ; D.Smith; 10, Bignell ; 11.Montserrat.A LA PISTE DE CHARLESTON Voici les résultals des épreuves discutées samedi après-midi.; P REMI FRF COURSE I Chevaux de 3 ans cl plus, *300.six furlongs : 1.Belle Terre, 95, McTaggari.4 à 1, 8 à 5, I à 5.2.Pluvious, 1111, Wml 8 à 1, I à ! L 2 à I.! 3.Sem' Quaver, 115.Piekelt, I à 1.J 8 à 5, 4 à .5.Tennis, 1.16.Queed, ViUy, Banjo J'm.Premier.Sylvestris ci Jennie Wells ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Chevaux de 3 uns cl plus, a réclamer.83fiO, six fur ones : | 1.Sheets, 109, Buxton, 8 à 1, 3 à 1, j 3 à 5.2.Auto Maid, 110, Bvrne.25 à I.llO à 1.t à i.3.Oui- Nuggett, 1111.Dunkinson, Hit) à 1.40 à j, 20 à 1.Temps, 1,17 1-5.Tom Boy.Cieno Bcachey.No Manager.Tony W„ Elsewhere.Scarlet Pimpernel, Lady Eatna, Toison (l’Or, Eady Innocence, Bobby Gook let Yankee Pooh ont aussi couru.TROISIEME COURSE Handicap Navy Yard, chevaux de 3 ans et plus, 8500, 1 1-16 mille ; L Lochiel, 100, Callahan, 15 à 1, 6 ;i 1.5 à 2.2.Joe Diebald, 108, Goose, 7 à 1.5 à 2, 7 à 5.3.John Furlong, 102, Martin, 7 à 1, 5 à 2, au pair.Temps, 1.48 3-5.; Donald McDonald, Brynlimah, Kalinka et Republican ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Stake Isle of Pines, chevaux de 3 ans el plus, $1,200, 1 mille : 1.YVinning Witch, 108, Sumter, 7 à 5.1 à 2.2.Pardner, 116, Ward, 12 à 1, 1 h* à 5, 3 à 5.*’ 3.Dangerous March, 111, Pickett, 12 à 1, 3 à 1, au pair.Temps, 1.42 3-5.Dartworth, Bob R., Czar Michael et Duquesne ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Chevaux de 3 ans ec plus, à réclamer, $400, 1 mille : 1.Golden Treasure, 113, Davenport, 8 à 1, 5 à 1, au pal.2.Ralph Lloyd, 103, McTaggarl, 18 à 5, 6 à 5, 1 à 2.3.Polly IL, 95, Ward, 9 à 5, 7 à 10, 1 à 3.Temps, 1.43.Linbrook, Jczail, Flask, Dr Dougherty et Floral Crown ont aussi couru.SIXIEME COURSE Handicap pour chevaux de 3 ans et plus, $400, 1 mille et 20 verges : 1.Earl of Savoy, 106, McCahey, 3 à 1.1 à 1, 1 à 2.2.Jabot.100, Ward, 11 à 5, 9 à 10, 2 à 5.3.Outîan, 105, Turner, 5 à 1, 8 à j 5, 7 à H).Temps, 1.44 l-5.j Myeenal, Big Dinner, Master Jim jet Brando ont aussi couru.(Suite A la 5e page) L’ACCIDENT DE | L’AQUEDUC LES COMMISSAIRES DEMANDENT $200,000 AU CONSEIL POUR PAYER LES DEPENSES DEJA ENCOURUES ET CELLE D’UNE PRISE D’EAU DE RESERVE.LA RAQUETTE AU NATIONAL LES HANDICAPS SE SONT TERMINES HIER AVANT-MIDI A MAISONNEUVE.BLANCHET SE CLASSA PREMIER AVEC 18 POINTS.Eps handicaps des raquetteurs du National ont pris fin, hier avant-nidi.Ces courses dominicales ont (Hé suivies avec intérêt par tous nos eou-reurs.Ils auraient pu trouver en effet de meilleure préparation aux grandes courses de l'Union Canadienne à Sherbrooke.Voici les résultats d’hier ainsi que la classement final des concurrents ; 3 milles — 1, Fabre (scratch) ; 2.Gihenti (350 verges) ; 3, Martineau, 1 200 verges).Temps, 21.02.100 Verges 1.Marauda ( scratch ); 2.D.Pelletier ( 12 verges ) ; 3, R.Hébert (10 verges).Temps, 12 2-5.440 verges 1.D.Pelletier ( 105 verges) ; 2.Martineau (35 verges); 3.A.Lefebvre (30 verges).Temps, 1.14 2 5.Arbitre: J.Cardinal.• ' -rter : \ .Pm ie-t.4 Chronométreurs: J.T.edoux et P.Lachance.Juges : A.Hébert.R.Hébert et R.Collet.CLASSEMENT DES CONCl RRENTS L.Blnnrhct, 18 points.I).Pelletier, 13 points.A.Marauda, 13 points, Les commissaires demandent $2< 000 pour payer les dépenses oecasi nées par l’accident à l’aqueduc.Ce somme couvrira, le coût des répa tiens et celui de l'installation d’i prise d’eau de réserve au canal Lachine.Le tuyau d’acier qui s vira à cette prise d’eau a été cc mandé d’urgence pour parer à nouvel accident, toujours possible; coûtera $50,000 et mesurera 8 pi de diamètre par L400 pieds de 1 gueur.MADAME NORDICA ELLE SOUFFRE DE DEPRESSION NERVEUSE A LA SUITE D'UN ACCIDENT MARITIME AUQUEL ELLE S’EST TROUVE MELEE.(Service sarttculler) New-York, 10.— Lillian Nor est dans une situation critique: souffre de pneumonie, dans Ile Th day, Queensland, d'après un câ gramme reçu aujourd’hui.Cette pèche a été reçue par son.mari, George W.Young, banquier do N Y ork.Elle ne donne pas beaucou] détails, mais dit seulement que î Nordica est dans un état assez c que.Les amis de la fameuse art attribuent sa maladie à la nerve qui a suivi l’accident arrivé au s mer "Tasman’’ au bord duquel el! trouvait.Après l’accident, Mme Nordic envoyé une dépêche à ses amis ] les rassurer, mais on leur dit a qu’elle souffre de dépression nerve VOL.V — No.8 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 12 JANVIER 1914 3 COMMERCE ET FINANCER VIE SPORTIVE Les officiers de la Armstrong Whitworth Co of Canada Ltd.— Une émission favorablement accueillie.—Une grosse faillite.— Diminution dans les recettes des chemins de fer.—La réorganisation du New-Haven.— Les stocks de ia Cité de Montréal LA MATINEE A LA BOURSE DE MONTREAL i Lu sentiment do confitince .semble se faire jour, chins h* inonde d< la Bourne.Le sentiment qui s'est développé pour ainsi dire, insensiblement, depuis Je commencement de 1914, va s’accentuant de jour en jour.Le progrès de ce sentiment n’est pas perceptible poulies profanes, mais dans les cercles financiers, on en constate l’existence.Let état de chose ne s’est pas manifesté, par des mouvements de hausse considérables sur la plupart des valeurs, mais « l’exception de quelques stocks, ces valeurs ont une fermeté de bon augure.Le Québec, .qui était depuis quelques jours la valeur en vue, au point de vue de la spéculation, sur le marché de Montréal, continue à être en faveur encore aujourd'hui.Elle n'a Cependant pas subi de hausse, au contraire les cours en auraient plutôt quelque peu fléchi.Cette baisse légère du Quebec pourrait être attribuée à la faveur dont jouit le Ciment, qui depuis quelques jours a gagné plus de trois points et qui, par cette hausse, a détourné quelque peu l’attention qui semblait s’être eoneentrée sur le Québec.I .es cours ont été assez actifs ce matin, et de nombreuses valeurs sc sont ressenties de la fermeté du marché.pour faire des gains de quelques fractions.Tl se fait beaucoup d’opérations pour le portefeuille.Des rumeurs encourageantes circulent dans les cercles financiers au sujet du Montreal Tramway, et à la suite de ces rumeurs, i! s’est, fait plusieurs transactions de cette valeur.UNE EMISSION BIEN ACCUEILLIE Bien qu’il ne soit pas encore possible de savoir dans quelle proportion les ' 8600,000 d’obligations de la Og'ilvie Flour Mills Co., ont été souscrites, MM.Hanson Bros., ies courtiers pour cette émission, ont déclaré samedi qu’elles avaient été reçues d’une façon extrêmement fayorable, dans tout le pays et que les résultats sont des plus satisfaisants.C’est là une preuve de 1 amélioration de la situation, dans le placement des valeurs sur le marché.LES RECETTES DES CHEMINS DE FER LA VENTE DES OEUFS EN ENTREPOT Boston, 12.— Au cours des mois d’octobre et de novembre, le Bureau d’hygiène de l'Etat, a intenté des poursuites contre plusieurs commerçants d’œufs dans diverses parties du Massachusetts, pour violation de la nouvelle loi relative au commerce des œufs conservés dans ies entrepôts frigorifiques.Cette violation de la nouvelle loi consiste principalement dans l’offre et la mise en vente des œufs provenant des entrepôts frigorifiques et qui ne sont pas mentionnés comme provenant de ces entrepôts, comme le demandent les règlements du bureau d'hygiène.Jusqu’à prfe-présent le bureau a obtenu soixante et deux condan: nations.OFFICIERS DE LA ARMSTRONG WHITWORTH Sir Percy Girouard a été élu .président de la Armstrong Whitworth of ( anada, Ltd., la nouvelle compagnie d'aciéries, organisée avec des capitaux anglais et qui vient de s’installer ici.A une réunion des actionnaires, tenue à Montréal.vendredi, les directeurs suivants ont été élus : Sir Edouard Percy Cranwill Girouard.K.G.Ai.G.; le T.-Hon.Sir îeorge Herbert Murray.P.C.B.; -•iaxton William Armstrong Noble, uoorge Green Foster.K.C.Matthew • loseph Butler.(’.M.G.M.G.G.Foster a été choisi comme président.1res recettes des trois grandes compagnies de chemin de fer du Canada pour la première semaine de 191A indiquent une diminution, dans l’ensemble, de $320,421 ou environ 9.6 pour cent.La diminution du Pacifique pour’la semaine a été'de $290 000 soit 13.5 pour cent, celle du Grand Tronc de $53,621 ou environ 6.3 pour cent et une légère augmentation pour le Canadien Nord, de $23,200 ou d’environ 6.7 pour cent.Les diminutions ne sont pas de nature à créer une surprise ou un malaise.La situation commerciale est paisible et les recettes des chemins de fer ne sont qu’un reflet des conditions générales.Le tableau suivant donne un état comparé pour les aimées 1913 et 1914: 1914 1913 C.P.R.$1,850.000 $2,140 000 $290,000 G.T.R.797,268 850,889 53,621 C.N.R.364,700 341,500 23,200 000 en monnaie d’or, environ $775,-000,000 en billets de banque et environ $565,000,000 en monnaie d'argent.Le Trésorier évalue la population des Etats-Unis à 88,181,000 et déclare que la circulation per capita est de $35,11.| BOURSE DE NEW-YORK New-York,, 12 — Wall Street, Midi.: — Le sentiment tourné vers la spéculation a été favox'able au marché, co i matin, grâce aux caractères lavora- 1 Bios des derniers développements de la situation générale.Des rapports meilleurs au sujet de la situation.de l’acier ont contribué à favoriser ce mouvement de hausse, de mémo ¦ que les ci mutions plus faciles pour les prêts à termes et a demande.Cependant !és ¦ fluctuations des cours n’ont pas été très grandes.Les nouvelles reçues de Washington au sujet de l’enquête sur les lignes do Vanderbilt, ont provoqué une nouvelle baisse du New-York Central, qui est tombé à 88 3-4, le chiffre le plus bas atteint depuis quelques années.Les obligations étaient fermes.BRILLANTE OUVERTURE DE LA LIGUE PROVINCIALE DE QUILLES DE QUÉBEC L’inauguration de cette ligue a eu lieu hier soir sous la présidence de M.U.P.Boucher, président du Club Athlétique Canadien.— M.Arthur Talbot lance la première boule.LE PACIFIQUE vy*;; Canadien TORONTO *9.05 a.m., *10 p.m.t *11 p.m.Wagons-obscrvatoîrc-palni» et butTct «mr train de jour Wngons à compaftiments et wagons-lits modèles sur train de nuit OTTAWA railway SYSTEM LA VOIE DOUBLE MONTREAL ET TORONTO Quatre trains tous les jours Aménagement supérieur.Wagon à coni-! parti meats “Club” au train de 10 h.30 du ! soir.L*“tNTEKNATIONAL LIMITED” 1 Le train le plus riche et le plus rapide du Canada Moiitréul-Torohto tTiicago, 9 h.matin tous I les jours.BUREAUX EN VILLE : I 122 rue Saint-Jacques, angle Suint-François» Xavier.Té!.Main f)90à, Hôtel Windsor, Uptown.1187, gare Honn venture.Main 5*29.fS.ftS a.ni., fLGO p.m.$8.40 a.m., $7.45 a.m., *10.30 p.m.v9.15 a.m., *9.45 p.m.BUREAUX DES BILLETS : 141-14.1 rue Saint-Jacqueu.Tél.Main 3125 Hôtel Windsor, ou aareo 7Maee Viuer cl Wlncltor.VICTOIRE DES MONTREALAIS piiiimiiii i iw—iiimiiiiiiiii i—¦iimwia LE plus GRANQ PiSNISTE au MONDE L’inauguration do la Ligue Provin- reux agissait comme maitre de eéré-ciaic de Quilles de Québec, a eu lieu j monies.hier soir, aux allées du Club Athléti- j Toutes nos féiicilalions aux offi-que Canadien, sous la présidence de M.ciers, aux promoteurs et aux joueurs lr.P.Boucher, président du Club Ca-1 de cette nouvelle ligue qui a si brü-nadien.j lamment inauguré ses séries hier Plus de cinq cents personnes furent : soir, témoins des joutes d’ouverture de cet-1 Voici te ligue et n’eurent que des ‘ félicita-: joutes tious a adresser aux joueurs pour leur i les résultats détaillés des adresse.Le maire Lavallée retenu chez lui par une «disposition se lit excuser de ne pouvoir lancer la première bon BOURSE DE LONDRES (Servie» de la Presse Associée) i Londres, 12.— La demande était meilleure pour l’argent et les taux d’eacompee éateint fermes aujourd’hui, à la Bourse.Le ton du marché a été généralement actif.Les valeurs américti- ont, ouvert tranquilles et sans changement.Au cours de l’après-midi,, on a constaté une hausse d’une légère fraction sur les 1 principales valeurs et plus tard toute la liste s’est légèrement améliorée à la suite des achats de New-York.La clôture a été ferme.Totaux $3,011 968 $3.332,389 $320,421 DOME LAKE MINING C0.Les directeurs de la Dome Lake Mining & Milling Company ont dé-c’dé affirme-t-on, d’augmenter leur capital de $750,000 à $1,000,000 et on demandera aux actionnaires de ratifier cette décision, à une assemblée spéciale, qui sera tenue à Toronto, le 9 février prochain.Les actions seront offertes aux actionnaires enregistrés, bien que les directeurs aient offert de souscrire tout le nouveau stock.BOURSE DE BERLIN fServic * de la Presse Associée) Bérlint, 12.— La Bourse a ouvert faible sous le coup de la liquidation aujourd’hui.Les cours se sont raffermis un peu plus tard et le marché a fermé avec un meilleur ton.Les taux hors banque ont été .de 3 1-8 p.cent.REORGANISATION DU NEW HAVEN Washington, 12.— On annonce qu’une entente a été conclue entre la compagnie de chemin de fer New-York, New Haven & Hartford, au sujet de la réorganisation de cette compagnie.L’effet de cette entente sera d’empêcher la poursuite pour iissohition, conformément â la loi Sherman.Il est entendu que la compagnie abandonnera son contrôle dans la plupart de ses Compagnies subsidiaires.Quant aux poursuites criminelles contre qu.-lques uns des officiers de la compagnie, il semble compris qu’elles ne pourront être continuées, car le gouvernement ne peut atteindre les personnes qui peuvent être tenues responsables des, opérations financières dans lesquelles se trouvait intéressé le New Haven.DIMINUTION DES STOCKS DE LA CITE Un état des transports des obligations de la ville de Montréal entrées dans les registres à l’hôtel de ville, au cours de 1913, a été soumis aux commissaires par M John Campbell, agent de la cité pour le placement de ces obligations.Le montant pour l’année.s’élève à $899,675, comparé à $1,-046,659 en 19i2, Cette diminution est attribuée à la situation financière générale.L’année a été bonne, si on la compare à 1911, alors que le total n’était que de $534,568.Le tableau suivant donn& les chiffres de ce rapport: SUR LE REGISTRE DE MONTREAL Obligations permanentes à 70.$101,900 Obligatipns à terme à 4"r .29.000 Obligations à terme à 314 0 300 Obligations permanentes à à 3%.260,474 BOURSE DE PARIS (Service
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.