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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 12 décembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-12-12, Collections de BAnQ.

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VOLÜMFIV—No.289 UN SOU LE NUMER MONTREAL, VENDREZ! 12 DECEMBRF, 19U ABONNEMENTS : Édition Quotidienne s CANADA ET ETATS-UNIS *3.00 UNION POSTALE.*6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.*1.00 ETATS-UNIS *1.50 UNION POSTALE.* , *2.00 LE DEVOIR et Administration : ^ T* SAINT-JACQUES ^ N TB E AL.^ - , % TÉLÉ .ONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 746® Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.FIELDING.MORALISTE Le fond du discours de M.Fielding se compose des rengaines les plus démodées sur les mérites respectifs des deux “grands” partis et sur l’importance des oeuvres qu’ils ont accomplies depuis cinquante ans.Au nombre des oeuvres les plus méritoires du parti libéral, l'ancien ministre des Finances compte naturellement le tarif douanier qui porte son nom.C’est, en très petit, la répétition de l’histoire de l’Amérique, découverte par Christophe Colomb, et baptisée par Amerigo Vespucci.Pour être tout à fait véridique, M.Fielding aurait dû dire que le véritable auteur du tarif “Fielding”, fut M.Israël Tarte; ou plutôt, que M.Tarte fut le chef du groupe des ministres qui décidèrent de maintenir un tarif nettement protecteur, tandis que lui, M.Fielding, lutta énergiquement pour un abaissement général des droits d’importation.Ce fut le premier des conflits intimes du cabinet Laurier que M.Tarte, en un jour de verve expansive, peignit en ces termes pittoresques: “Al times, we fight like blazes.” M.Tarte l’emporta.Et M.Fielding, tel le geai paré des plumes du paon, présenta le tarif à la Chambre, comme l’expression de sa pensée et le résultat de ses études économiques.Il prit sa revanche six ans plus tard, lorsqu’il exigea la démission de M.Tarte.Du reste, il maintint, avec ses collègues “libre-échanglstes”, le tarif protecteur de 1897.Il se glorifie aujourd’hui du fait que le cabinet Borden a conservé “son” tarif—tout comme, en 1897, sir Charles Tupper l’accablait de ses sarcasmes parce qu’il avait à peine effleuré le tarif conservateur, dénoncé par tout le parti libéral, dix-huit années durant, comme le “vol organisé”.Tout cela est très vieux jeu.Si le nouveau directeur du Telegraph le prend sur ce ton dans son journal, il fera bien de pousser la circulation dans le monde des archéologues et le royaume des Sept Dormants.c * * La seule concession que M.Fielding ait faite à Vesprit nouveau du parti libéral, c’est le sacrifice définitif du dernier fruit de ses amours ministérielles: le défunt traité de réciprocité.Celui-là, c’est bien son enfant.Et pourtant, il s’en vante beaucoup moins que de l’autre, dont il n’est que le père putatif.Il s’est borné, mardi, à verser un pleur discret sur son dernier mort-né.Il n’a pu toutefois se résoudre à reconnaître que le peuple l’avait étranglé sciemment.Il a préféré roulotter dans Fomière des deux dernières années et .ressasser “l’alliance scandaleuse” des conservateurs et des nationalistes.Sur la nature des relations qui ont existé entre les nationalistes—les vrais—et le parti conservateur, je n’ai pas à revenir.J’ai raconté cette tranche d’histoire, l’été dernier—tout comme celle de nos relations avec le parti libéral.Et jusqu’ici, pas un seul libéral, pas un seul conservateur, n’a contredit une seule de mes affirmations.Ce récit reste intact el démontre que nous, du moins, nous n’avons pas à rougir de nos attitudes.Quant aux conservateurs qui ont trahi leurs engagements, je les laisse régler leurs comptes avec les libéraux, avec le pays et avec leur conscience.Mais si l’argument du tu quoque, si universellement en usage dans le monde des politiciens, valait quelque chose, bleus et torys ne seraient guère en peine de rétorquer à M.Fielding ses attitudes de fausse pruderie.* * * Rien n’est plus cocasse que Failure de moraliste ironique et dédaigneux que prend, pour stigmatiser la turpitude de ses adversaires, ce politicien autrefois très souple et très peu farouche sur les principes.Voici, d’après le compte rendu du Telegraph, comment il épanche là-dessus l’amerture de son âme: .Te veux donner crédit à nos adversaires pour l’adresse avec laquelle ils ont joué leurs cartes dans cette occurrence.11 fallut de l’adresse, mais il fallut plus que de l’adresse, il fallut aussi de l’argent, un peu d’argent.Mais oui; tout comme il fallut un jour cent mille dollars à M.Fielding, pour redorer son blason.Ses amis passèrent le chapeau.Il fut tôt rempli.Ses adversaires prétendirent que certains gérants de banques en déconfiture étaient au nombre des plus généreux donateurs.Pour moi, je n’en crois rien; mais je n’en sais rien non plus, l’austère ministre ayant laissé ses amis imposer le silence là-dessus.Cette seule aventure devrait suffire à rendre le directeur du Telegraph discret en matière d’argent et de souscriptions politiques.Reprenons le fil de son plaidoyer pro virtutc publica.Vient alors la phrase obligatoire sur Laurier, trop anglais pour le Québec, trop français pour l’Ontario; et il continue: Je ne dirai pas ‘honneur à eux’ {all honour lo them) mais ‘ail credit to them’, selon’leur point de vue.Il y a toutefois quelques personnes, au Canada, qui croient que telle n’est pas la règle de conduite (standard) qui contribue à former un peuple intelligent, patriote, à la pensée élevée.Sentez-vous l’indignation d’une âme profondément honnête qui bout sous la modération voulue et l’ironie douce de la forme?* * * En principe, celte leçon de haute moralité est excellente; et pour ma part, j’y souscris sans réserve.Si M.Borden et son état-major préméditaient, dès 1911, de faire voter une contribution de trente-cinq millions à la flotte impériale, sans consulter le peuple, tandis qu’ils soutenaient de leur influence et de leur argent une cinquantaine de candidats engagés sur l’honneur à s’opposer à toute mesure de cette nature, à moins qu’elle ne fût préalablement soumise au vote populaire, ils ont manifestement trahi ks principes les plus élémentaires de la probité publique.Les ministres et les députés conservateurs qui ont souscrit ecs engagements et qui les ont trahis sont plus répugnants encore.Mais vraiment, M.Fielding est-il bien venu à leur jeter la pierre avec un tel mépris?De sa carrière provinciale, j'ignore à peu près tout, sauf un détail que je rappellerai dans un instant; mais son rôle dans la politique fédérale, je le connais.Nous le passerons en revue, demain.Et les lecteurs du Devoir comprendront peut-être pourquoi j’éprouve la tentation de dire à ce vieux routier le mot d’Alexandre Dumas fils à une ancienne, qui, sur ses vieux jours, la faisait à la pudeur: “Voyons, as-tu fini?” Henri BOURASSA.IRLANDAIS ET CANA^ DIENS FRANÇAIS La manifestation de lundi.— La lutte pour Técole bilingue.— Solidarité nécessaire Nous espérons que la manifestation projetée par la Société Saint-Jean-Baptiste obtiendra ,un succès considérable et que la grande salle du Monument National verra lundi soir l’un des iplus beaux auditoires qui s’y soient jamais réunis.En invitant l’Irlandais Ecran à traiter du problème des langues au Canada, la Saint-Jcan-Baptistes offre aux fcanadiens-français l’occasion de témoigner à la fois de leur sympathie pour les Irlandais qui ont le courage de prendre publiquement la défense de la minorité franco-ontarienne et pour cette minorité elle-même.> Il est assez probable que nous verrons, aux côtés de M.J.-K.Ecran, les deux commissaires irlandais d’Ottawa, MM.Freeland et Armstrong, qui, à travers vents et tempêtes, sont restés fidèles à la cause de la minorité et de la justice.Nous leur devons, comme nous devons à MM.D’Hagan, Phalen, du “Casket” et à tous les Irlandais qui ont pris parti pour la minorité française, de dire hautement l’estime et la aympathio qu’ils nous ins- pirent.La tactique évidente de nos ennemis est de diviser pour régner.Si nous ne pouvons empêcher certaines divisions, sachons au moins saisir les mains qui se tendent vers nous.A l’heure où nos compatriotes ontariens luttent avec une si belle énergie, il est crthvenable aussi que nous répétions publiquement que nous sommes avec eux de coeur et de volonté.La réunion de lundi nous permettra de donner à cette affirmation le plus retentissant éclat.Ajoutons — nous ne craignons point de faire de’ la réclame pour une pareille cause — que, pour répondre aux désirs d’un certain nombre de citoyens, la Saint-Jean-Bap-listc n décidé de vendre les billets de loge (f'j.OO) et d’orchestre (50 sous).La recette ira n,u fonds de défense des écoles bilingues.Les sièges de parterre et de galerie seront absolument gratuits.On peut se procurer les billeis de loge et d’orchestre au Monument National.0.H.BILLET DU SOIR.ARBRES DE NOEL Noël semble placé, à dessein, près du 1er janvier pour noyer, dans l’écho persistant de ses carillons, le douzième glas de l’année qui meurt.C’est la fête des enfants, à laquelle nous nous associons tous, car rien ne nous est plus facile que de nous faire enfant.Du reste, à quelles contorsions ne nous prêterions-nous pas, si nous étions sûrs d’atteindre ainsi ta félicité ?Cependant, il est des tout petits qui ne sont pas heureux ; (ils seront, cette année, plus nombreux que de coutume) qui n’ont, du festin de Noël, que le fumet, qui n’ont de ses jouets que la vue et qui ap-platissent en vain leurs nez et leurs désirs aux mirifiques devantures.C’est à eux qu’il faut penser surtout, et l’oeuvre des Bas de Noël de la Crèche, et d’ailleurs nous te rappelle à propos.Donner des joujoux à ceux qui nous entourent c’est une forme assez égoïste de générosité ; car c’est faire fleurir autour de nous, pour notre propre satisfaction, la rose éclatante et éphémère du sourire sur les lèvres contentes d’un enfant.Il est plus méritoire de donner, comme ces charmeurs d’oiseaux qui s’effacent pour que les moineaux picorent, en paix, le mil qu’ils leur ont jeté.Donnons donc, généreusement, aux oeuvres pour les arbres de Noël, semant du bonheur inconnu.A d’autres époques, ils faut surtout des bas et des vêtements chauds aux enfants ; mais à l’époque de la joie chrétienne de Noël, il faut que le petit pauvre partage avec le riche le bonheur sans mélange des jouets.D’ailleurs, enfant, on sc réchauffe bien plus joyeusement la main au lancement d’une balle aux vives couleurs qu’au contact d’une chaude mitaine, et on trouve plus de santé et de bonheur à glisser sur des patins aiguisés qu’à s’entortiller dans le manteau le plus chaud.Louis BRETON.MAUVAISE PLAISANTERIE En quinze minutes, sur la proposition de M.Jean Prévost, la commission des bills privés a décrété que la ville de Montréal serait tenue, dans un délai de deux mois, d’acheter un pâté de maisons sis au coin nord-est des rues Ontario et Saint-Denis et dont l’évaluation municipale est d’environ trois-miarts de million — ce qui donne quelque idée du prix de vente probable.Il faut ajouter cependant que la commission a daigné, ne pas fixer elle-même la somme que la ville de Montréal devrait débourser; elle nous a même laissé le choix entre l’achat par consentement mutuel et l’expropriation.Elle était évidemment en veine de génê.rosité! En fait, cette intervention dans les affaires intimes de la ville de Montréal a presque l’air d’une plaisanterie—d’une très mauvaise plaisanterie.Sans clamer, avec un tas de bonnes gens qui ne connaissent les livres que de vue, que Montréal n’a pas de bibliothèques; sans ignorer les ressources dont peuvent actuellement disposer les chercheurs, nous croyons à ln nécessité d’une bibliothèque nouvelle qui répondrait à certains besoins que ne peuvent satisfaire les institutions existantes.Nous nous sommes très clairement expliqué là-dessus et nous y reviendrons.Mais ce n’est pas de cela ou’il s’agit aujourd’hui, pas plus que de la valeur intrinsèque du terrain indiqué.Il s’agit de savoir si la ville de Montréal est capable d’administrer ses propres affaires, de disposer elle-même de l’argent souscrit par ses contribuables ou si elle va laisser des députés qui ne connaissent souvent rien de ses besoins, qui n’ont aucune responsabilité envers les électeurs de Montréal, disposer de son budget.Si la Chambre détermine aujourd’hui les terrains que la ville doit acheter pour une bibliothèque, il n’y a pas de raison pour qu’elle ne fixe pas demain ceux qu’il lui faudra acheter pour une station de pompe ou un chalet de nécessité.Une fois nantie.Nous n’ignorons pas que la Législature a commis bien d’autres empiètements, mais ce n’est pas une raison pour continuer! * * * Admirons en passant l’attitude des échevins-députés, MM.Séguin, Turcot, Mayrand, qui ont voté nour leur propre déchéance; admirons surtout l’attitude de M.l’échevin L.-A.Lapointe, leader du conseil, grand champion verbal de l’autonomie municipale et qui, directement interpellé, n’a pas voulu se prononcer sur le sujet.Ceux-là seront bien placés pour protester contre les prochains empiètements de la Législature! Il y a lieu d’espérer cependant que celte mauvaise plaisanterie n’aura pas de suites immédiates.Les 28 députés qui ont donné le vote d’hier ne consÜ,tuept pas la LETTRE DE QUEBEC L'élection de domicile.— L’immigration Québec, 11.— A part la routine, la Chambre s’est occupée aujourd’hui de deux questions importantes, l’immigration et l’élection de domicile.Voici deux ou trois ans qu’un certain nombre de députés cherchent à trouver un remède aux abus résultant des contrats au moyen desquels des agents habiles font renoncer les cultivateurs à la juridiction que la loi leur donne, et chaque fois le conseil législatif a rejeté leurs projets.L’an dernier, M.Tellier fit voter un projet décrétant que le défendeur “peut toujours, 'nonobstant toute stipulation contraire, être assigné”, de la façon prévue par le code, nonobstant toute convention •contraire.Le ehetf de l’opposition a fait voter le même projet par l’Assemblée hier encore.Ce n’est pas.comme il le dit lui-même, le remède complet mais c’est le meilleur qu’il ait pu trouver sans priver le citoyen de son droit d’élire domicile s’il le juge à propos.Aujourd’hui, M.Kelly a fait voter son projet qui retranche complètement de la loi la juridiction résultant de l’élection de domicile.Le vote g été.de 39 à 25, bleus et rou ges se mêlant suivant leur opinion personnelle, ce qui prouve une fois de plus que la communauté de pensée sur certain sujets est plutôt l’oeuvre des influences de parti que l’expression d’une opinion sincère.Sir Lomer Gouin et M.Tellier ont voté tous deux contre ce bill, le premier ministre exprimant l’espoir qu’il ne deviendrait pas loi et M.Tellier le trouvant trop radical parce qu’il prive le citoyen d’un droit qui n’est pas mauvais en soi, qui peut même être très avantageux, par exemple, dans le cas où l’une des parties est étrangère au pays.Le premier ministre a ajouté que même s’il y a abus, le système des contrats dont on se plaint est un moyen de crédits pour le cultivateur qui, sans ce crédit, se trouve parfois gêné.A quoi M.Prévost a répondu que si les compagnies qui vendent à domicile sont assez riches pour entretenir des centaines d’agences dans le pays, quelques frais additionnels de poursuite ne les empêcheront certainement pas de vendre comme d’habitude et même de se donner beaucoup de mal pour placer leurs produits.* * Quant à l’immigration, le débat s’est élevé à propos d’une motion de M.Sauvé exprimant le voeu que le gouvernement de la province prenne le moyen de faire cesser la campagne de dénigrement qui se poursuit en Europe et notamment en Allemagne, en Autriche et en Suède contre notre pays.Le député de Deux-Montagnes réfère aux arti clés de journaux allemands dont la presse a déjà parlé.En général, la presse européenne, même la presse française, est fort mal renseignée sur le Canada et la province de Québec, ce qui nous cause un grand tort.A preuve, la colonisation de l’Abitibi qui se fait sans appoint de l’étranger.Il désire savoir si le gouvernement a fait quelque chose pour remédier à cela.Le gouvernement pourrait nommer une commission ou charger ses agents d’immigration de corriger ces erreurs.Sir Lomer Gouin demande quel que chose de plus précis.Il veut bien s’avouer coupable, s’il l’est, mais à la condition de savoir de quoi il est coupable.Autrement il demandera l’ajournement du débat afin de s’enquérir.M.Sauvé croit voir dans cette réponse un moyen de l’embêter, tandis que M.Gouin déclare nue M.Sauvé n’est pas “embêtahle”.Le premier ministre insiste pour qu’on nrécise.On le réfère à son organe, la Presse.M.Lavergne se lève alors «1 diffère d’abord d’opinion avec M.Sauvé sur l’à-pronos de l’immigrat'on, Quant aux renseignements demandés le gouvernement aurait pu s’en occuper puisque la motion est à l’ordre du leur depuis un certain temps.A défaut de journaux allemands.M.Sauvé a cité au gouvernement la Presse qui se rapproche le plus de l’allemand en ce pays.T)c cette campagne, je ne songe guère à me plaindre, continue M.T.aver-gne.Je la considère plutôt de na- ture à nous protéger contre nous-mêmes, contre l’immigration qui a atteint des proportions dangereuses.Nous recevons actuellement 400,000 immigrants par année, soit autant que les Etats-Unis en recevaient quand ils avaient déjà 50 millions de population.L’assimilation de cet afflux annuel est impossible.Dans vingt ans l’influence de la province sera nulie et l’équilibre canadien sera rompu au profit de l’Ouest.Tout ce qui nous arrive ou la plus grande partie ne connaît de l’Est que ce qu’il en voit par les fenêtres des convois de chemin de fer, ignore notre passé et reste étranger à nos aspirations.Nous peuplons le pays d’après un système dont ne voudrait pas un bon cultivateur pour renouveler son troupeau.Nous payons $5 par tête, donnant une prime à la quantité plutôt qu’à la qualité.On nous envoie ici des ivrognes, des ex-for-çats, des voleurs, des malades.Regardez les prisons et les asiles et vous trouverez là une plus grande proportion d’immigrés que de tous autres éléments.On cite la prospérité matérielle des Etats-Unis en exemple.Il y a aussi la prospérité morale et intellectuelle à considérer.L’Acte de la Confédération donne aux provinces le pouvoir de s’occuper d’immigration et il est re grettable que notre ministre de la colonisation ne s’y intéresse pas plus.D’après une réponse qu’il donnait l’autre jour il ne connaît même pas la religion des immigrés qui paraissent s’établir ici.Nous "ous faisons les propres artisans de notre malheur.On a dit récemment qu’il y a 40,000 Juifs à Montréal.Heureusement que le recensement n’en trouve que 24,000.C’est déjà trop.Le Juif ne s’assimile pas.Il appartient à une religion d’une antiquité vénérable bien que son attente du Messie soit un peu longue, mais il est un danger pour tout pays où il entre.L’Italien aussi, bien qu’utile pour la construction de nos chemins de fer, n’est pas toujours désirable; il a plus nue doublé le nombre de crimes à Montréal.Et nous fermons les yeux sur tout cela.Nous aidons même à jeter les premières pelletées de terre sur notre fosse.Le jour où la langue française et l’influence française disparaîtront de ce pays nous n’aurons qu’à nous frapper la poitrine et à répéter comme les gladiateurs antiques qu’on envoyait aux cirques impériaux: César, ceux qui vont mourir te saluent.M.Mousseau propose d’éluder la question en passant à l’ordre du jour sous prétexte que le gouvernement n’est pas à blâmer.M.Tcl-lier intervient et remarque qu’il ne s’agit pas de blâme mais de se renseigner.Passer simplement à l’ordre du jour signifierait que nous nous désintéressons de ce que l’on peut dire de notre pays.M.Godfroi Langlois dit qu’en effet l’on exagère la portée de la motion de M.Sauvé et qu’il vaut mieux la prendre telle qu’elle est.Le gouvernement n’est pas à blâmer et il ne voit pas comment le gouvernement pourrait intervenir, La presse autrichienne est libre de dire ce qu’elle voudra de notre pays.Quant aux Juifs, il n’appartient pas aux Canadiens français de leur reprocher de conserver leur entité, eux qui félicitent les nôtres de la Nouvelle-Angleterre de rester réfractaires à l’assimilation jen dépit des efforts du clergé irlandais.Leur religion est aussi res-iportable que celle d’autrui.C’est ipour eux comme pour nous un acci-ident de naissance.Tls sont respectueux des lois du pays.Us ont lar-jgement contribué à la prospérité j matérielle de Montréal.Tls appren-inent le français beaucoup plus vite que les Anglais qrn sont ici depuis longtemps et le parlent à peine.Ils jsont paisibles et âpres au travail.Si les Canadiens-français qui se battent depuis vingt ans pour avoir un ministre des Travaux publics à Ottawa s’étalent battus, pour avoir un ministre de l’Intérieur, ils seraient oins avancés dans l’Ouest.Le débat est finalement ajourné.Jean DUMONT.(Voir en page 2 la Routine de la Chambre.) majorité de l’Assemblée et M.Gouin n’était pas parmi eux.11 se doit d’insister à la Chambre pour qu’on fasse sauter ce texte d’aventure.Il aura sûrement l’appui de M.Tellier, qui est un “autonomiste” de principe.La Législature de Québec a assez de trous à boucher dans son domaine pour nous laisser régler en famille nos propres affaires.Orner HEROUX.NOTRE FEUILLETON Le feuilleton dont nous commencerons lundi la publication continuera dignement la série des feuilletons du Devoir.II est de la plume de l’un des écrivains les plus populaires d’aujourd’hui, palpitant d’émotion et d’intérêt.A demain les détails supplémentaires.- — i — - LES RUTHENES UNE INTERESSANTE ETUDE Désireux de renseigner scs lecteurs sur les éléments qui constitueront le Canada de demain, le Devoir a prié l’un de ses rédacteurs de faire une élude spéciale des différentes colonies étrangères fixées à Montréal.Nous avons donné, il y a quelque temps déjà, un intéressant article sur les Polonais ; nous aqrons demain •une étude de la colonie rutlié- uc.ASSOCIATION DES OPTICIENS Sur demande de M.Maurice DeMes-lé, secrétaire de l’Association des Opticiens de la province do Québec, une plainte avait été logée contre un nommé E.A.Bergeron, pour avoir pratiqué l’optometrie sans en avoir le droit.La plainte du secrétaire, M.DeMes-lé, était faite pour l’Association des Opticiens de la province de Québec, accusant M.E.A.Bergeron d’avoir vendu des lunettes et de r être servi, à cette fin, d’une monture à essai pour faire lo choix des lentilles, co qui d’après la plainte constituait une pratique illégale de l’optique.Cotte cause a été plnidée le 5 courant devant Thon, juge Lanctôt, qui a rendu jugement le 10 courant main-tenant la plainte et condamnant lo défcnlieur à 810.00 d’amende et les frais.D’après la charte de l’Association et ses amendements pour pratiquer l’optique il faut être médecin ou faire partie do l’Association des Opticiens de la province de Québec.U a été décidé dans cette cause que lo fait do s servir d'une monture à essai pour faire le choix des lentilles constituait la pratique do l’optometrio Le détendeur Bergeron n’était ni médecin ni membre do l'Association des Opticiens de la province de Québec et partant, ne pouvait, au désir do la loi, pratiquer l’optometrie.M.Wilfrid Bessette, avocat de l’Association était assist/- de M.Ernest Pélissier comme conseil.TOMBOLA DE CHARITE Ce Boir et demain soir aura lieu une tombola au bénéfice des oeuvres de la paroisse de Salnte-Clotilde, à la Côte Saint-Paul, dans la salle de la nouvelle école.De nombreux et magnifiques prix pourront y être gagnés.Les enquêtes du DEVOIR POURQUOI LA VIE EST CHÈRE m Les trusts et le coût de la vie Daii.s sou dernier message aux Chambres américaines, le 2 décembre 1913, le président Wilson disait qu’il faut plus que jamais pousser la lutte contre les trusts et les monopoles privés des Etats-Unis.Mais si les trusts exercent une emprise considérable sur le marché américain, s’ils sont une des causes principales de l’augmentation du coût de la vie, dans la république voisine, ils doivent avoir aussi leur part dans la hausse contre laquelle tout le monde des consommateurs proteste, au Canada, de même qu’une grande partie des producteurs.LES TRUSTS DU CANADA Le développement industriel du Canada ne s’est pas fait aussi vite qu’aux Etats-Unis.Aussi les trusts n’y ont-ils pas existé aussi tôt, et n’y ont-ils pas encore pris tout le développement atteint par eux aux Etats-Unis.Mais, dès 1887, il était question des monopoles, au Canada.Le 16 mai 1888, une commission parlementaire de la Chambre des Communes d’Ottawa publiait déjà un rapport sur celte question économique.Il en fut aussi question dans notre parlement même, en 1892.Tout le monde connut, un peu plus tard, les exigences de la Imperial OU Company, filiale du trust américain du pétrole, la Standard OU.Et c’est à cause d’une entente entre les différents raffineurs et fabricants de sucre que le gouvernement fédéral diminua un jour les droits d’importation sur cet article d’alimentation.Depuis 1887, les trusts, qui avaient déjà commencé à s’implanter au Canada, y ont pris un développement intense, de même que les mergers et les cartells.A l’heure présente, il y a au pays un nombre considérable de sociétés commerciales fondées dans le but de monopoliser autant que possible la production de certaines industries ou la distribution de produits de première qualité.On a monopolisé, dans certaines villes, — ainsi, à Toronto, — la fabrication du pain, l’achat et la distribution du porc, du boeuf, des légumes, des conserves, et Montréal connaît, entre autres, le cartell de la glace.Plusieurs trusts ont ici leur centre d’affaires, de même que de puissantes associations analogues de Toronto et dei Etats-Unis, incorporées au Canada sous charte spéciale et distincte, y onl des succursales d’achat et de vente.A l’heure présente, les agents d< ces compagnies parcourent les campagnes, s’assurent, moyennant con trat écrit, toute la production du boeuf, du mouton, et d’autres aliments et font diriger sur leurs entrepôts de Montréal ou de Toronto ces mar chandises achetées à un prix fixé pour une certaine période de temps D’autres industries achètent, dans des conditions analogues, le tabac, le< légumes pour conserves, et les expédient vers leurs usines.La Dominion Canners, de Hamilton, a groupé 45 compagnies fabri-cantes de conserves, avec un capital nominal de 812,500,000, d’après h Monetary Times; la Canadian Flour Mills se compose d’an moins sis meuneries différentes; la Canada Bread, au capital de cinq millions, a englobe, à Toronto, cinq grandes boulangeries, d’un capital total de 8575,000; la Mutthews-Lainy Company, qui a .plusieurs établissements à Montréàl, et à Ottawa, â fusionrfè Àrofs cdmpffgnies d’abattoirs, d’un eu pital de deux millions, et a porté le chiffre nominal de sa capitalisation à sept millions.Les compagnies Armour, Swift, et dix autres puissantes maisons américaines, qui monopolisent en une (large mesure le commerce des viandes américaines ("packing industry”), «e sont implantées à Winnipeg, à Toronto, à Montréal, et continuent ici des opérations analogues à ««lies que leurs fondateurs ont menées à Chicago, à Saint-Louis et dans plusieurs autres cités américaines.Ceci, dans le domaine de l’alimentation.Le domaine de l’industrie fourmille de mergers, dans l’aciérie, la peinture, le bois, les meubles, et le reste, Pour le moment, nous n’avons en vue que les cartells et les mergers des objets de première nécessité.LES TRUSTS ONT DU POUR ET DU CONTRE Les économistes s’accordent à dire que, en soi, le trust est le mode de production le plus économique et qu’il peut produire à meilleur marché que l’industrie libre ou simplement syndiquée.(Et.Martin Saint-Léon, Cartells et Trusts, page 131 et s .s.) Il économise sur les frais généraux, les transports, la publicité, répartit les risques commerciaux, facilite l’exportation, et peut s’assurer les hommes les plus capables de sa spécialité.Il peut renouveler souvent son outillage, diminuer les frais de production, et faire vingt autres bénéfices.Mais le public américain, qui en a fait une longue expérience, sait mieux que tout autre quelle lourde charge c’est, pour le consommateur, qu'un grand nombre de trusts, qui centralisent les profits, produisent à meilleur marché que la petite industrie, font disparaître lu concurrence, et, leur emprise sur le marché une fois parfaite, vendent à des prix élevés ce qui leur a coûté peu cher à produire, oii à monopoliser.En résumé, jusqu’ici, le trust américain a bénéficié largement à ses actionnaires ; mais il a pressuré le public.Pour un service qu’il lui a rendu, il s’est fait payer de toutes manières, et son action, ainsi que le constatait il y a déjà plusieurs années M.J.W.Jenks, professeur de sciences politiques à Funiversité américaine de Cornell, dans son livre The Trust Problem, s’exerce “dans le sens du renchérissement des prix”.LES TRUSTS CANADIENS ET LE COUT DE LA VIE M.R.H.Coats, du ministère fédéral du Travail, à Ottawa, dans son rapport spécial sur les prix de gros au Canada, de 1890 à 1909 inclusivement (“Wholesale Prices in Canada”), dit (page 486 de l’édition anglaise) à propos des trusts : (Nous traduisons littéralement) "Un monopole ou une coalition peut faire de grandes économies sur le coût de production.et, de la sorte, exercer sur les prix une influence qui tend à la baisse.Mais cet avantage, cependant, est souvent annulé, et, à cause de la plus grande maîtrise que des associations de ce genre peuvent exercer sur les sources d’approvisionnement, à cause aussi des restrictions qu’elles peuvent apporter à la loi naturelle de l’offre et de la demande, le consommateur subit certains désavantages.Le nombre de ces associations et de ces groupements de capital s’est multiplié de beaucoup, depuis peu de temps, et il est important de se rappeler ce fait, au cours de toute enquête sur les causes qui amènent les prix actuels du marché.L’on peut aussi classer dam une catégorie voisine des trusts les différentes ententes entre intermédiaires, (“various agreements among middlemen”) qui établissant des usages commerciaux, avec d’importants résultats sur les prix.Un des points les plus difficiles à tirer au net, en ce qui a trait à la hausse récente des prix de la viande, c’est la fixation des profits faits chacun leur tour par le producteur, l’agent de transport, le marchand à commission, le marchand de gros et le détaillant.” Que de Idles ententes (gentlemen’s agreements) existent au Canada, entre les acheteurs de différents produits alimentaires, cela ne peut faire de doute.M, Godfrey, du bureau de contrôle de la ville de Montréal, parlait, au cours d’une entrevue sur les causes de la vie chère, publiée dans le Mail du 29 novembre 1913, de la manoeuvre du trust du boeuf qui aurait divisé le Canada en districts dans lesquels il n’y a pratiquement aucun achat de bétail, chez les agriculteurs, qui se fasse en concurrence.Tous les hommes d’affaires de la campagne sont au courant de cette pratique ; elle n’existe pas seulement chez les acheteurs de boeuf, mais aussi dans le commerce du mouton, du porc, et de maints autres produits alimentaires.Les acheteurs délégués par les grosses maisons intermédiaires entre le producteur et le consommateur conviennent ensemble d’un prix au-delà duquel ils s’engagent tous, sur leur parole d’honneur, (“gentlemen’s agreement”) à ne pas enchérir.Et comme cette entente existe pour toute une région, le prix d’achat est limité, sur oe territoire.Ceci frappe le producteur.Le consommateur ne bénéficie pas du tout de cette entente ; car, d’autre part, la fédération des maisons qui s’assure ainsi des marchandises -au prix le plus bas fixe aussi le prix de vente au marchand-détaillant.Il est, naturellement, des plus difficiles de faire la preuve légale de telles ententes ; car, presque toujours, elles sont verbales, et conclues, toutes portes fermées, entre des hommes d’affaires retors et habiles à couvrir leurs pistes.Mais elles existent, affirment des -gens dignes de foi, surtout chez les industriels qui s’approvisionnent dans l’ouest de l’Ontario et dirigent leurs achats sur Toronto et Ottawa.De telles opérations onl aussi lieu dans le Québec, si l’on en doit croire dos gens très au courant de _ {SUITE A LA 2ème PAGE) i t LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 12 DECEMBRE 1913 VOL.rv.— IS’o.289 ( SUITE DE LA 1ère PAGE) ce qui se passe à la campagne, et dans les cercles de grands acheteurs pour les compagnies d’approvisionnement (“ijackiny houses").On com-j rend vite que de telles ententes sont toutes au bénéfice de l’acheteur ; de la sorte, il monopolise presque toute la production rurale, et peut ensuite, certain de son emprise sur le marché, la revendre au prix qu’il lui convient.Comme ‘il y a toujours de la demande, il se prévaut de ce qu’elle est grande, et de ce que, avec deux ou trois autres maisons, il détient la plus grande quantité de l’article demandé, pour en exiger un prix majoré.C'est ce que M.Coats entend, quand il parle du “disadvantage to the consumer produced by the increased control of supplies which such a combination is able to obtain, and the power of interference it is able to exert on the natural law of supply and demand.” (Wholesale Prices in Canada, 1899-1909, page -ISC).LE MOUILLAGE DES ACTIONS ET LE COUT DE LA VIE Les en lent ns entre acheteurs, Saut pour l’achat du produit à la campagne que pour sa revente au marchand-détaillant, ont certes une influence notable sur le barème des prix que paie le consommateur.Mais ces ententes ne sont pas Je seul méfait des mergers et des trusts.Le mouillage de leurs actions a une portée autrement plus considérable sur la hausse des prix.Et l’on sait que la surcapitalisation est aujourd’hui d’usage courant, tant parmi les trusts canadiens que chez leurs confrères américains.Telle entreprise ontarienne, d’un capital nominal de sept millions, se compose de quatre ou cinq maisons dont le vrai capital, avant la fusion, se totalisait à deux millions, et qui n’ont pas versé un sou de plus dans le merger résultant de leur union.Telle autre, capitalisée à douze millions, n’avait en réalité, lors de son établissement primitif, qu’une valeur totale d’un million et demi.Et telle grande boulangerie de Toronto, qui a englobé cinq établissements d’un capital total de $575,000, affiche un capital nominal de cinq millions.Or, ce mouillage des actions (“stock-watering” disent les auteurs américains) s’il peut parfois être admissible, dans une ceiiaine propor-iion, ne doit pas atteindre un aussi vaste développement.“Les apports faits par les parties sonl-its estimés à 10 millions, il semblerait admissible, à la rigueur, que la société fût créée avec un capital égal ou majoré dans une proportion modérée (un quart ou un tiers), afin d’accorder une prime aux apporteurs on d’assurer an trust un fond de roulement.La [ presque unanimité des promoteurs procèdent tout autrement.Les apports valent-ils 10 millions, on formera une société au capital de 20, de 10, de 40, voire de 50 millions, parfois davantage.Il faut en effet, pour faire aboutir la combinaison, assurer des avantages énormes aux industriels qui consentent à abdiquer leur indépendance, rémunérer largement le producteur et le financier.Toute celle mise en train du trust coûte fort cher.Elle oblige à gonfler dés le début son capital pour lui faire supporter le poids de res primes et de ces commissions.” (Et.Martin Saint-Léon, Cartells et Trusts, page 124).La surcapitalisation existe dans la plus grande partie des trusts canadiens.Plusieurs promoteurs se sont enrichis, grâce à ce mouillage des actions td à la fusion, pratiquée par eux, de différentes compagnies industrielles groupées aujourd’hui sous la même direction.Les actions largement mouillées ont constitué, à un certain temps, la plus grosse part de la fortune de millionnaires canadiens, à Toronto et même à Montréal.Les capitaux agglomérés de 38 mergers canadiens sont, d’aprè.s le Monetary Times du (i janvier 1912, comme suit : “Capitaux des mergers, $336,938 206.Capitaux réunis des compagnies fusionnées, obligations comprises.$123,166,588.“11 y a donc eu là mouillage de $213,-771,686, pouvons-nous dire, .soit mouillage exagéré de $150,000,000, en limitant à 63 millions la surcapitalisation tolérable.Or, comment les trusts à capital mouillé peuvent-ils verser des dividendes à tous leurs actionnaires, s’ils ne font des profits exagéré,s -sur le montant du capital réel placé dans l’entreprise, profits dissimulés au public grâce à la répartition, apparemment raisonnable, de dividendes sur des actions d des obligations qui n’ont aucune valeur réelle?M.Sainl-Martin, déjà cité plus haut, explique ainsi l’opération des trusts, dans de telles circonslances: 'Voici plusieurs entreprises d’une valeur actuelle de 10 millions de dollars.Par suite de la fusion, de la disparition, de la concurrence, et de l’exploitation du marché, on espère et on prévoit que les bénéfices du trust qui réunit ces entreprises pourront s'élever à 2 millions de dollars par ctn.Si te trust était néanmoins forme m capital de 10 millions, il serait avéré que ses bénéfices annuels s'élè’-ven' à 20'7 du capital social.Les consommateurs protesteraient.La concurrence serait éveillée par la révélation de ces gains énormes.On créera donc le trust au capital de 50 millions de dollars.Un bénéfice annuel de 2 millions de dollars ne représentera plus, par rapport à ce chiffre, qn’nn modeste dividende de 4r4 par an.Quant aux lanceurs de ''affaire, peu leur importe.An lieu de recevoir tant d'actions productives d’un intérêt de 20%, ils eu recevront cinq fois plus avec un intérêt Je IL.Le résultat finalisera tonjauds le même.” (0p.cit, pageH28).A l’heure présente, le consommateur canadien doit payer un intérêt oscillant de 4 à 10% sur un mouillage de 8213,000,000, disons même de $250,000,000 : car bien d’autres mergers se sont organisés, depuis l'énumération du Monetary Times, i] y a bientôt deux ans ; c’est donc une quinzaine de millions, en plaçant à 0% 1 e taux d’intérêt moyen sur ce quart de milliard, — que paie chaque année, aux détenteurs de ces actions et de ces obligations surcapitalisées, le consommateur canadien.Ce montant, oh le lui fait payer sous une forme dissimulée, en majorant graduellement le prix des marchandises qu’il achète du trust, par Pcnlremise des marchands détaillants, II n’est donc inis douleux que nos trusts et nos mergers «ont pour une large part dans l’accroissement du coût de la vie.Le gouvernement fédéral a, paraît-il, déclaré, par Pcnlremise de M.White, le ministre des finances du Canada, (pic, à la prochaine session, il limitera la capitalisation des compagnies à fond social.Mais cela n’affecterait pas les compagnies déjà existantes.Il lui faudrait aussi simplifier la loi Erigée contre les trusts, cl l’appliquer avec rigueur; car, répétons-le, es trusts ont été et sont d’importants facteurs dans la hausse du coût lie la vie, ici comme aux Etats-Unis.Georges PELLETIER.P.S.— Noms écrivions, dans le premier article de cette série: “Le chiffre-indice pour le mois de novembre 1913 n’a pus encore été rendu public; il ne le sera que dans linéiques jours.Mais il n'y a pas à en douter, il sera vraisemblablement de 137, c’est-à-dire de près de dix points plus élevé que la moyenne de 1911.” Le ministère du Travail, à Ottawa, viont de rendre public le chiffre-indice pour novembre dernier.Il dépasse nos prévitsions.11 est de 138.4, soit de 1.6 plus élevé que celui (l’octobre 1913, qui était de 136.8, chiffre révisé dans l’édition de décembre de la Gazette du Travail.C’est la plus haute moyenne jamais atteinte au pays.L'augmentation est due à la hausse des grains, du bétail, du boeuf, des oeufs, des produits de la ferme, et des légumes frais.Il y a diminj-tion dans le prix de la farine, du miel, et d'autre,s articles de moindre importance.ÉTRENNES-Articles Religieux CJ Vous êtes assuré de faire plaisir quand vous offrez en étrennes un chapelet, une médaille ou une plaquette.fj Nos médailles et chapelets en or et en argent sont de véritables bijoux ; nos plaquettes religieuses sont d’un fini artistique remarquable.tj Notre assortiment de Livres de Prières eSt des plus variés sous le rapport des titres et des reliures.Ç| Voyez notre colledtion variée de calendriers et d’imagerie religieuse.Notre Exposition d’articles religieux eSt au premier étage ; vous êtes cordialement invité à le visiter.Ç0 Demandez pour 1914.notre catalogue spécial d’étrennes 79 RUE SAINT-JACQUES MONTREAL ROUTINE DELA CHAMBRE INTERPELLATION LUNDI : L’entrepôt frigorifique et le marché.LES PAVAGES DE CETTE ANNEE O EN A FAIT JUSQU’A CETTE DATE UNE LONGUEUR DE VINGT MILLES.— L’OPINION DU COMMISSAIRE DUPUIS SUR LE RAPPEL D E LA LOI DES PAVAGES.A LA RECHERCHE DE SON PERE M.Gault.— 1.Depuis les débuts de l’école des hautes études commerciales de Montréal, a-t-on reçu quelques rapports des commissaires ?2 Dans l’affirmative, quelles sont les dates et la nature de ces rapports ?Réponses par l’honorable Jérémie L.Décarie.— 1.et 2.Le bureau de direction de l’école des hautes études commerciales de Montréal a, chaque année, à plusieurs reprises, à la demande du secrétaire de la province, fourni tous les renseignements qui lui ont été demandés par interpellation ou autrement, sur le cours d’études qu’on y donne, les professeurs qui y enseignent et son état financier.Le principal est actuellement à faire imprimer un rapport très détaillé donnant des renseignements complets sur le fonctionnement de cette école durant le cours des trois dernières années.M.Sauvé.1.Le ministre de l’Agriculture a-t-il fait définir les conditions exigées par l’article 2031 des Statuts refondus relativement aux personnes, compagnies, sociétés ou corporations qui veulent exploiter des beurreries ou fromageries en cette province, et dont l’inaccom-plissement peut aux ternies du dit article 2031 d justifier le refus de la permission d’exploiter ?2.SI cette définition a été faite par quel arrêté ou décision du ministère ou du ministre l’a-t-clle été : a.Au point de vue de l’installation ?b.De l’outillage ?1.2, 3, 4.~ - L’article 2031 des Statuts refondus n’autorise pas le Lieutenant -G ou v e r n e u r en conseil à définir les conditions exigées des personnes, compagnies, sociétés^ ou corporations qui veulent exploiter des beurreries ou des fromageries en cette province.M.Tel lier.— 1.A' a-t-il une société coopérative agricole à Hébertvil-le ?2.Dans l’affirmative, à quelle da-1 Bordeaux te et pour quelle fin a-t-elle été formée ?3.Le gouvernement a-t-il reçu des ! plaintes ou demandes au sujet de I l'administration de cette société ?4.Quelle est la nature des plain-jtes ou demandes reçues à ce sujet ?5.Le gouvernement va-t-il inter-| venir et dans quel sens ?i 1 Oui.2.Le 29 avril 1911.pour les objets suivants : L’amélioration et le I développement de l’agriculture ou de rime ou de quelques-unes de ses branches, la fabrication du beurre ou du fromage ou des deux, l’achat et la vente d’animaux, d’instruments d’agriculture, d'migrais (¦ uu-mercinux et d'autres objets utiles à la classe agricole, l’achat, la conservation, la transformation et la vente des produits agricoles.3.Oui.4.On se plaint que la société s’occupe de commerce général.On a demandé au département de l’agriculture de faire une enquête sur l’administration de la société et de faire vérifier ses livres.5.Le gouvernement n’a pas l’intention d’intervenir, parce qu'il s’agit d’une question purement commerciale.bi leur première lecture.L’Assemblée Législative a envoyé deux bills, l’un autorisant le Barreau à admettre J.C.G.Fontaine à l’étude du droit, l’autre amendant la c harte de la corporation agricole et industrielle dos missionnaires du Saint-Esprit et changeant son nom en celui de Collège apostolique Saint-Alexandre de la Gatineau.Le Conseil s’est ajourné à aujourd’hui, à 11 h.15.DEVOUEMENT Londres, 12.Une religieuse anglicane appartenant à une excellente famille canadienne vient d’accomplir un fait qui mérite d’être signalé.Cette religieuse qui s’occupe spécialement du sort des indiens dans ta Colombie- | Anglaise désirait , intéresser le roi George à son oeuvre.Elle sollicita une au- : dience, mais fut éconduite.Sans perdre courage, elle installa un»’ espèce de wigwam dans Je parc du château de ' Sandringham et, fit ainsi la vie de : camp pendant quelques jours.l^roii remarqua la tente, aux couleurs bizarres et demanda sa raison d’être sur sa propriété.Lorsqu’il apprit l’histoire, il pria;.sir Henry Ponson-by d’aider pécunièrement la religieuse et soumit le cas à lord Strathcona qui, de son côté, vérsà une jolie somme.La religieuse est actuellement en Irlande où elle quête pour ses protégés.Détectives-Service Secret DETECTIVES—Nous entreprenons toutes affaires légitimes pour compagnies, maisons de commerce ou de particuliers.Surveillances, Recherches, Enquêtes, renseignements privés, Missions confidentielles, Service secret “Empire”, 571 Sainte-Catherine Ouest, Téléphone Uptown, 3203.HOTEIL-S J.A.Tanguay, prop.HOTEL RIENDEAU Le Rendez-vous des Canadiens.Français, 58-60 Place Jacques-Cartier, Montrés imutm NOTAIRE ECR0UE POUR DETOURNEMENT ¦ l’Hotel des Voyageurs LE ROYAL GEORGE 9 et 11 rue Desjardins, (en face de l'Hc- i tel de Ville), Québec.Chambres *1.00 n.52.00.Plans européens et américains.j J.O.OCTEAU.Prop.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.„ flan américain.Prix: $2.50 à $3.50 - x spécial pour les voyageurs de commerce.S2.Q0 voyageurs nar jour.A LA POINTE SAINT-CHARLES Alexandre A.Legault, notaire, secrétaire de la municipalité de Laval, ayant ses bureaux Place d’Armes, a été arrêté, hier après-midi et traduit devant le magistrat Leet sous l’accusation d’avoir volé la somme do 88,- 200, à quoi l’accusé à plaidé non-cou-1 -~ pable.L’enquête a été fixée à jeudi et | Lundi, le 8 décembre, il y eut à le prévenu n’ayant pas demandé à Ma l’ointe Saint-Charles, sous la pré-être admis à caution, a été envoyé à.Mtk'lice du Rév.Àug.Laçasse curé L’argent que l'on accuse ! une assemblée ayant pour but dé ; egault d'avoir vol-’ était des'in' décider quels moyens prendre pour comme subvention à UA-ile .les \lié- venir en aide aux pauvres de la pair’s et aux réparations des routes du l'oisse.( omté de Laval.ions les membres de la eonféren- II y a trois mois, le Gouvernement ce de Saint-Vincenl de Paul, ainsi Provincial poursuivait la municipalité que ceux du Cercle Viniont, de P À de Laval pour la somme de 87.800 j C.J.C„ étalent présents à celte as-quo cette dernière devait pour le soin I semblée.Il fut décidé de faire de ses, aliénés gardés dans un asile, dans la paroisse une collecte dont L’argent avait été payé au conseil par les profits seront distribués pen-los différentes paroisses.T.ors du pro-j liant les mois d’hiver aux pauvres eès en Cour Supérieure,, le jupe Beau- gens.clin rendit jugement en faveur du gou-j Nous ne saurions trop encourager les habitants de la Pointe Saint- jvernement.par défaut.C’est, alors quo i les conseillers du Comté de T.aval de-j mandèrent une explication à Legault.Celui-ci admit alors qu’il avait dispo-! sé des fonds mais qu’il se préparait à Iles rembourser aussitôt.Legault, il y a trois mois, avait été remplacé comme secrétaire par M.J.B.Latour, notaire.UN ROI SERVIABLE A cette date, la Ville a pavé cette année plus de vingt milles de rues, c’est-à-dire qu’elle a dépensé un peu plus d’un million et cpiart.C’est presque le double de ce qu’on avait fait, auparavant en une saule saison.D’après un rapport que les c.vnmits-saires ont emporté à Québes, il y a (UK) milles de rues dont 111 sont pavés.Sur les 389 milles qui restent, il y en a près de la moitié qui sont dans les champs et où par conséquent on ne peut faire d’ici à vingt ans que du macadam, ou qui sont propriétés particulières et où la ville ne peut pas par conséquent, faire de travaux.Il ne reste donc qu’environ 195 milles de rues immédiatement payables et au taux de 20 milles par année, il tâudra neuf ans pour tout paver.Concernant e rappel de la loi des pavages, le commissaire Dupuis, qui est le seul membre du bureau à l’hôtel de ville, dit que l’on sera forcé d’en venir à une augmentation des taxes, si l’on veut continuer l’ouvrage.Au sujet de la demande faite par i’échevin Létoumeau de creuser les canaux d’éguit pendant l’hiver, pour donner du travail à ceux qui n'en ont pas, M.Dupuis dit que la Ville paiera 15 pour cent plus cher en se rendant à ce désir.LA CHERTE DE LA VIE ne dépend certes pas du coût des chaussures, car ceux ou celles qui les achètent chez Thomas Dussault, le bottier fashionable, 281 rue Sainte-Catherine Est, obtiennent toujours ce qu’il y a de meilleur et aux prix les plus modiques, r.Charles a que, jeudi senteront chez autorisés.Dimanche prochain, aux messes, M.le curé fera rapport de cette collecte, et nous avons fout lieu d’espérer, qu’encorc une fois, 11 aura à féliciter ses paroissiens de leur nérosité reconnue.J.A.B.donner largement lors-et vendredi soir, se pré-eux des percepteurs ge- UNE FEMME N’EST PAS UNE PERSONNE Ottawa, 12 — Une lettre des plus pathétiques, sans orthographe, écrite au crayon, a été adressé hier au Gouvernement par Isabella Prescott, re vérifier scs livres.Paris, 12 — Le roi Alphonse d’Es- unc jeune fille de Harrisburg, Pe.5 j,e gouvernement n’a pas l’in- pagne a rendu un grand service, hier t,ri\a-T6 eS^ tt*ns* con*ue: tention d’intervenir, parce qu’il s’a- matèn , à la grande-duchesse Victo- “CIkt Sir, Honorable du Canada, git d’une question purement coin- ria, femme du grandsduc?Cyrille, au Voudriez-vous être assez bon de fai- merciale.Bois de Boulogne.Aeeompapn! d’un re des recherches pour retrouver mon! rnVQPTl r un ne, en dehors des organes radicaux, l'est unanime pour critiquer la com-Ifjûsition du ministère Doumcrgue.LE “TEMPS” \ Le “Temps” dit que le nouveau ^cabinet est composé d’hommes de «second plan, sauf M.Caillaux.Il re-igrette que M.Doumergue ait pris le 'portefeuille des affaires étrangères, car il sera sans prestige à l’étranger.f LE “JOURNAL DES DEBATS” Le “Journal des Débats” dit que 'c’est une coterie et non pas un parti qui va gouverner la France.Il cri-tiq.ue vivement l’entrée de M.Dou-anergue au ministère des affaires étrangères.LE “FIGARO” Le “Figaro” demande si la composition du nouveau cabinet est T'oeuvre d’un cubiste ou d’un fou ou bien de l’un et de l’autre.“L’INTRANSIGEANT” "L’Intransigeant” estime que M.Doumergue est incapable de diriger les relations extérieures de la France, sa seule expérience à l’étranger eyant été un séjour de quelques années aux colonies en qualité de magistrat.“L’Intransigeant” ajoute que M.Doumergue aurait voulu confier le portefeuille des affaires étrangères à M.Piclion, mais que M.Clemenceau s’y est opposé.Le sénateur du Var ne pardonne pas à son ancien ami et collaborateur d’avoir appuyé la candidature de M.Poincaré à la / présidence et d’avoir ensuite fait | Paris, 11.— La chambre des dêpu-partie du cabinet Rarthou.! tés a donné un vote de confiance au “L’Intransigeant” croit que le cabinet Doumergue, ce soir.Le vote résident Poincaré est débordé par a été de 293 contre 137.“L’ACTION FRANÇAISE” “L’Action française” dit que le cabinet Doumergue est composé d’hommes hostiles au président Poincaré.M.Caillaux est partisan d’une entente avec l’Allemagne et c’est lui qui dirigera en réalité les relations extérieures.“L’ACTfON” “L’Action” prévoit que la question des trois ans et celle de ia représentation proportionnelle um-barrasseront le nouveau ministère et causeront sa chute.Les organes radicaux-socialistes sont naturellement enchantés des résultats de la crise ministérielle.LA “LANTERNE” La “Lanterne” dit que M.Do.u-mergue a réussi à grouper autour de lui des collaborateurs énergiques, avec l’aide desquels il devra régler la question financière, enterrer la représentation proporlionnel-le, préparer le retour au service de deux ans.rendre l’espoir et la confiance aux officiers républicains et réaliser les espérances des instituteurs.LE BILL DE MONTREAL SUITE DE LA DISCUSSION A LA LEGISLATURE HIER.“L’HUMANITE” Dans “l’Humanité” M.Jaurès dit que le nouveau'cabinet vivra à la condition de gouverner sans faiblesse et sans équivoque, de préparer le retour à la loi de deux ans et d’appliquer le programme anticlérical du congrès de Pau.UN VOTE DE CONFIANCE i îe retour offensif des combistes ; il assiste, sans pouvoir y remédier à une crise qui risque d’emporter sa popularité.“L’AUTORITE” Dans “l’Autorité” M.Paul de Cas-sagnac écrit que le cabinet Doumer-gue est incapable de réaliser l’apaisement que désirent tous les Français.Il reproche à M.Doumergue son hostilité à l’égard de l’alliance franco-russe."L’ECLAIR” D’après ‘TEclair” les fautes et les «ualadresses de M.Poincaré auraient livré le pouvoir à M.Caillaux, mais Je journal de M.Ernest Judet néglige de dire quelles sont ces fautes èt ces maladresses.GUERRE AU MEXIQUE LES CONSTITUTIONNELS VIOLENT LE DROIT D’ASILE DU CONSULAT ANGLAIS POUR S’EMPARER D’UN RICHE MEXICAIN.— LE SIEGE DE TEMPI-CO.t i Juarez, 12.— Les Américains qui fcont arrivés hier soir de Chihuahua, f-apportent Une les rebelles depuis leur occupation de la ville, ont pénétre au vice’-consulat angàis et qu’ils se sont emparé de Luis Terrazas, fils du riche propriétaire, et le détiennent en prison.Les rebelles auraient aussi donne avis à des centaines d’Espagnols qu’ils auraient à quitter lu ville dans les dix heures.Les rebelles seraient entrés au consulat en l’absence du vice-consul Sco-bell et là, se sont emparé de Terraza qui s'y était réfugié.On rapporte que Sc obeli a été empêché de rapporter ce coup d’audace à Mexico et qu’il en a appelé au con-! sui des Etats-Unis.On rapporte que tous les représentants étrangers ont protesté contre cette violation du droit d'asile appartenant au drapeau étranger.Les Américains rapportent que Terrazas avait été laissé à Chihuahua pour y prendre soin des troupeaux de boeufs possédés par son.père, et veiller sur le sort des femmes et des enfants de sa famille.Pris de peur, il ee réfugia au consulat, où il fut pris par les rebelles.On dit aussi que Terrazas a été arrêté à cause de son refus de fournir aux rebelles les $250,000 qu’ils lui de-,mandaient.Le père Terrazas est à Ojinaga depuis quelque temps.La guerre l’a presque ruiné; ses animaux ont servi de nourriture et aux rebelles et aux fédéraux.Le consul américain à Juarez, Ed-'-wards, rapporte qu’il n’a reçu aucune iconfiTtnation officielle de l’arrestation de Terrazas.Washington, 12.— La bataille qui ,se livre à Tampico est un des épisodes .importants de la révolution mexicai-ne.Si les constitutionnels s’emparent ’ de la ville, ils en retireront de grands avantage pour leur cause.Dans ce port, en effet, les provisions de guerre peuvent être facilement débar soit, le “Times” croit que les deux quées, et le ; revenus des douanes, si.chefs sont actuellement en pourparler.Cent cinquante députés se sont abstenus de voter.La plue grande partie de la critique s’est concentrée sur la politique financière du nouveau cabinet.Le député André Lefèvre, a déclaré que l’emprunt pour les fins militaires devrait être négocié le plus tét possible.L'orateur demande donc au gouvernement de se hâter.M.Caillaux répond à M.Lefèvre que le gouvernement n’est pas en état de décider du montant «t de la date de l'emprunt; mais le cabinet entend réserver les ressources financières nationales pour les besoin^ du pays.La motion de M.Lefèvre a été rejetée par un vote de 283 à 214.La motion du cabinet a été adoptée en entier par un vote de 302 à 141.considérables, seront une source très appréciable de fonds.Les rapports du tojpB»’-, reçus au ministère de la mariift.yfcK'ent que les constitutionnalistes -s’avdTicent à l’attaque.Le secrétaire Bryan espère que les étrangers et les Américains de Tem-pico n’auront pas à souffrir du siège.Le fait que les Allemands, Anglais et Américains «e sont réfugiés sur des navires de leur pays a rassuré les autorités.Quoique ceux qui se sont réfugiés dans la zone neutre soient hors de danger, l’amiral Fletcher se tient prêt à les recevoir sur son navire, au cas de péril.Les troupes américaines, en garnison dans la vrille de Texas, sur la frontière ne seront pas déplacées.Ce déplacement, en effet, pourrait doner lieu à des méprises sur les projets du gouvernement américain.Mexico, 12.— Le général Vilasco a annoncé au ministère de la guerre que îles fédéraux ont repris la ville de Torréon.Le général déclare avoir capturé la ville le 8 décembre, après huit assauts.Les pertes des rebelles sont de 400 morts.Vera Cruz, 12.— Le consul américain à Tampico, M.C.A.Miller, rapporte qu’aucun Américain ni autre étranger n’a été blessé durant ces premiers jours de siège.Le consul regrette qu’il n’y ait pas à Tampico d’autres vaisseaux que les navires de ; guerre capables de recevoir les réfugiés américains.Les Anglais et les Allemands sont plus heureux et ont ! pu se réfugier sur des bateaux marchands battant pavillon de leur pays.^ Le ministre demande au ministère d’Etat l’envoi de quelques navires.ANGLETERRE LA QUESTION DU HOME RULE Londres, 12 — Le "Times” de ce mutin annonce que les propositions du premier ministre M.Asquith d’échanger des vues au sujet de la question du Home Rule Vont avoir un effet pratique; mais le journal ne dit pas quand ni ou M.Asquith était à Lancashire au commencemont de la semaine et Sonar Law était hier dans la Galle du Nord.Il peut se faire que leg deux i hommes se soient rencontrés à Manchester ou à Liverpool.Quoiqu'il en 1 Le Sirop Sûr Contre la Toux Pour vos Petits Enfants Il ne contient absolument rien de nocif, même pour les enfants, voilà un des points qui militent le plus fortement en faveur de l'emploi, dans toutes les demeures du Canada, du Sirop de Graine de Lin, Réglisse ci Oilorodyne NA-DRU-CO Votre Médecin ou votre Pharmacien peuvent s'assurer facilement qu'il est d'un emploi rûr, car nous sommes prêts à leur envoyer, sur demande, une liste complète des Ingrédients qui entrent dans cette préparation Na-Dru-Co ou dans toute autre du même nom.Le Sirop de Graine de Un, Réglisse et Chlorodyne Na-Dru-Co, est le meilleur remède général pour la toux et le rhume, qui soit vendu aujourd'hui en Canada.Votre Pharmacien peut v.ous en fournir des bouteilles de 25c.ou de 50c.NATIONAL DRUG AND CHEMICAL CO.OF CANADA, LIMITED.319F Québec, 11.— Le paragraphe 36, permettant la construction de magasins sur l’avenue du Parc, entre l’avenue Mont-Royal et la rue Bernard, est ajourné.Le paragraphe 37 provoque une assez longue discussion.Il décrète que du moment qu'un terrain est divisé pour le vendre, la Cité pourra sur demande des acquéreurs faire des améliorations sur les rues sans payer d’indemnité pour dommages ou usage de la rue.M.Laurendeau dit que, du moment qu’un propriétaire met ses lots en vente, il a déj» fait payer par ses acquéreurs le prix de ses rues et qu’il n’est pas raisonnable qu’il exige une nouvelle indemnité.Il prétend que cet amendement aura pour effet de donner aux petits acquéreurs des améliorations ou’ils ont droit d’avoir.Le paragraphe est finalement adopté.M.Finnic propose que le salaire des commissaires soit porté à $10,-000 et celui du maire a $12,000.M.Turco! demande pourquoi on ne pense pas aux échevins.M.Gouin demande au maire ce qu’il pense de cette proposition.M.Lavallée répond qu’il est à l’aise pour en parler parce que la proposition ne neut l’affecter; son terme d’office sera terminé lorsque la loi viendra en force.Montréal n’est plus un village.Elle a un budget de 25 millions et le maire et les commissaires sont obligés de donner tout leur temps à la ville.Lui-même il a été obligé souvent de luncher à l’hôtel de ville pour avoir le temps de répondre à toutes les exigences de la situation.De plus, un homme aura toujours à part ses fonctions officielles ses affaires à lui, et vous lui demandez d’abandonner ou de négliger cela.Plusieurs voix: "Ce sont eux qui le demandent.” Le maire: “A Montréal, ce sont les électeurs qui le demandent.” Plusieurs voix; “Les candidats s’aident un peu.” M.Médéric Martin s'oppose énergiquement à la proposition.11 croit au contraire que le salaire des commissaires devrait être, diminué au point de les faire disparaître.M.Cannon.—Si vous êtes maire de Montréal, vous serez commissaire.M.Martin.—Je ne sais pas si je serai maire, mais je serai probablement candidat.Pour être maire il faut être élu.M.Sauvé.—Voulez-vous dire que vous ne le serez pas?L’échevin Blumenthal dénonce bruyamment la proposition qui le scandalise.Il ne reçoit comme échevin que $1,000 par année, et il fait plus d’ouvrage que le maire et les commissaires.La proposition est rejetée par 16 à 11.Le comité ajourne à 8 h.30 ce soir.SEANCE DU SOIR La commission de législation privée a ajouté ce soir trois paragraphes au’bill de Montréal: l’un déclarant qu’aucune subdivision de terrains ne pourra être faite à l’avenir à moins d’être approuvée par la Commission Métropolitaine des Parcs; un autre pour autoriser la nomination d’un notaire pour la cité; le troisième, permettant à un homme qui a son bureau d’être candidat municipal même s’il réside en dehors de Montréal.Une motion de M.Lévesque pour diviser le quartier Saint-Denis a été rejetée.Une motion pour annexer Saint-Pierre-aux-Liens à la cité de Montréal a été combattue par les échevins Turcot, Mayrand et Martin.Le bureau des commissaires a fait un rapport favorable, que le Conseil n’a pas encore accepté.Le> maire Lavallée expose les faits.L’échevin Lapointe, combat vivement le projet et dit que la cité a déjà le droit de faire les annexions qu’elle juge à propos.Au dernier caucus des échevins l’échevin Lapointe a été prie de proposer au conseil une résolution renvoyant cette annexion à plus tard.La proposition est rejetée.M.Prévost propose que la cité soit obligée d’acheter d’ici à deux mois la propriété sise entre les rues Sherbrooke, Ontario, Saint-Denis et Berri pour construire une bibliothèque.M.Prévost dit qu’il est temps de mettre fin à cette question qui traîne depuis quinze ans.M.Laurendeau remarque ironiquement qu’on veut évidemment maintenir l’autonomie de Montréal.M.Victor Morin, président du comité de la bibliothèque, accueille l’amendement avec plaisir, à condition qu'on donne un délai plus long.L’échevin Lapointe dit qu’il a toujours été impossible de s'entendre à ce sujet.Le site dont on parle est magnifique.Quant à nous l’imnoser, c’est l’affaire du comité.M.Lavergne.—Acceptez-vous ce principe— autrement dit, êtes-vous en faveur ou contre la motion?M.Lapointe.- Si je suis contre, vous direz que je suis pour l’ignorance, si je suis pour, vous direz que je suis en faveur de l’instruction publique.La commission paraît disposer à voter l’amendement lorsque M.Gouin intervient et dit qu’on ne devrait pas procéder de cette façon; que cette procédure serait reprochée au comité.Qu’on laisse l’a-mendemenl comme un avertissement qui si la cité n’a rien fai dans un an et vieum* nous demander de régler la question, nous le ferons.M.Prévost.—J’ai déjà vu.et souvent.th s hills imposer à la cité de Montréal des expropriations prl-Ivées: t’ai déni vu dos contributionsI de 850,000 imposées a la cité pour| I des écoles techniques.M.Laurendeau admet ou’unc bi-j hltothèouo serait nécessaire, maisj (h- là à admettre ou-' l’achat dioL être imposé à la cité il y a une] grand" difference.Tri l’échevin Macdonald provoouej jun i ni me il s-' éclat rb> rire en de-j mandant «n vertu de quelle autorité jl’avocal de la cité approuve cette| ] m o i i n 'i.M Rnberl.de Reauhnrnois, ne | vomirait pas prondre la r-snonsa-l ihilitê d'jni'ios-'r une bibliothèque à* ila mté ceth' année.M.Lavergne.- Quelle djffêrmire y a-t-il outre imposer une h'bl’o'hè-oue et imposer une franchise de (0 rn” M.Robert.Nous n’avons jamais flitm’ip ta miesticfi do nrésenter un bP1 do tramway ¦’• cette smpriou.'t j av-'rau" n s- on a déià eu.F’onloivinnt la motion est adoptée par 27 à 14.Avis Très Important A la même époque, l'année dernière, nous avons pris la décision de fermer notre établissement, à 6 heures tous les soirs, et de ne l'ouvrir qu'à neuf heures le matin.On était alors dans la tourmente des ventes de Noel.Les motifs qui avaient amené cette décision existent encore et ils gouvernent toutes nos actions.Les avertissements que l’on nous a adressés, disant que nous perdrions une quantité de ventes, ne changeront pas notre décision.Nous avons foi en nos concitoyens.Si nous leur demandons de faire leurs achats durant le jour, ils savent pourquoi : c'est au nom et dans l'intérêt de milliers de jeunes filles,- quelques-unes très jeunes, qui sont obligées de travailler.Pour elles, pour leur bien, n'achetez pas le soir après 6 heures.C 'est difficile ! Avec un peu de bonne volonté,vous y parviendrez bien ; et d’ailleurs, c’est le temps d’être bon, de penser aux faibles et aux petits, de s’oublier soi-même ! Le DEVOIR a fait noblement sa part dans ce sens, et nous l’en félicitons.Aidez-nous ; car nous faisons plus que notre part.Faites un peu la vôtre.C'est une oeuvre de première nécessité.Qu'à six heures p.m., les employés se reposent; que le lendemain dès 9 heures a.m., ils soient au poste et que tous, la main dans la main, nous soyons fiers de ce mouvement important, vital pour plusieurs.LfùXtÀ.LES CANADIENS - FRANÇAIS DANS LES CANTONS DE L’EST Ce que démontre le dernier recensement général.Les nôtres composent maintenant près des trois quarts de la population.Donnez un (De notre correspondant) Sherbrooke, 12 — Nous reproduisons du Volume II du dernier recensement quelques statistiques qui ne manqueront pas d’intéresser les lecteurs du “Devoir”.Us y verront qu’à l’heure actuelle les Canadiens-français forment bien près des trois-quarts (175,849 habitants sur r.n total de 240,659) de la population des douze comtés qui composent la région connue sous le nom de Cantons de l’Est, et qu’à l’époque de la Confédération on eût pu tout aussi bien dénommé l’“Ulster du Québec”.Le tableau que nous citons ci-dessous ne laisse pas que d’être instructif.Dans tous les comtés, sauf un (Brome), les Canadiens-français ont la majorité, et dans la plupart des comtés cette majorité est écrasante.Qu’on en juge d’après le tableau suivant qui met en regard les populations de langues anglaise et française dans chacun des comtés des Cantons de l’Est : De De langue langue anglaise française Sherbrooke.8,310 13,947 Shefford.4,577 19,214 Stnnstend.9,768 10,655 Richmond et Wolfe 7,199 31,937 Missiisquoi.5,953 16,479 Mégantic - Drummond.4,186 26,761 Arthabaska.2,317 39,165 Cornpton.10,427 18,714 Brome.7,738 4,977 60,475 175,840 Quand on songe qu’à l’époque de la Confédération ces comtés étaient en majorité anglais, on ne peut s’empêcher d’être frappé du renversement qui s’est opéré depuis.C’est pour reconquérir les positions perdues ou du moins conserver celles qu’ils possèdent encore, que les Anglais influents des Cantons de l’Est essaient de détourner vers la région une partie du cou-rant d’immigration qui, de la Grande-Bretagne, se déverse sur le Canada.Dans ce but, ils ont fait au gouvernement provincial diverses demandes dont les plus importantes ont trait à rétablissement d’un bureau d’immigration à Sherbrooke et le paiement d’une partie du passage des immigrants.C’est une immigration qui, si elle était composée de bons sujets, serait vue d’un oeil plutôt favorable par les Canadiens-français dont le principal défaut, aux Cantons de l’Est comme ailleurs, n’est pas l’intolérance.Grafonola Columbia à votre famille pour Noel Les modèles suivants ont toutes les plus nouvelles caractéristiques Columbia.Puissants, moteur silencieux, monté sur la nouvelle planche ù moteur en métal, tige de reproduction du son perfectionnée Columbia, le reproducteur No.(i, l'indicateur de vitesse et le régulateur, liges de contrôle de la tonalité.EQUIPEMENT No.1 48 Sélections 21 Records Doubles 1500 Aiguilles $53.90 :.v ’ vt'.éVv “ïï.'-vi ' '.'è.Y ’ ’Ari-rièpi'W'.1 " !'i .*:'Â21 *!,•.• V'^r.M}.»;**, :,J rie.' •’’i I EQUIPEMENT No.The "Jewel” 48 Sélections 24 Records Doubles 1500 Aiguilles $66.40 POUR LES RUTHENES ET LES POLONAIS LE TRAVAIL DE L’ABBE CAS-GRAIN UN DURJ-HVER Ceux qui craignent la rigueur de l’hiver n’ont qu’à aller acheter leurs chaussures chez Thomas Dussault, 281 rue Sainte-Catherine Est.Elles sont chaudes, confortables, durables «t élégantes.r.M.l’abbé Casgrain, qui s'occupe spécialement des immigrants catholiques, vient de publier une sorte de formulaire qui leur sera très utile, ainsi qu’aux prêtres qui auront à s'occuper d'eux.L’“Action Sociale” dit à ce propos : Pour les Ruthènes, c’est un questionnaire, ou mieux, un formulaire, à l’usage des hôpitaux dans lesquels sont admis bon nombre de ces étrangers, mais qui trouvent rarement des personnes en état de les comprendre.De là naissent des embarras bien explicables, tant pour les patients eux-mêmes que pour le personnel de l’institution.C’est pour remédier à cet inconvénient que Monsieur l’abbé Casgrain a préparé une vingtaine do formules au moyen desquelles il sera désormais facile de se renseigner sur l’état du malade : d’abord sur son nom, son âge et sa religion.Puis, si la nécessité d’une grave opération s’impose, il y n toute une série de formules, très simples pour le faire comprendre, au malade, et l’avertir do s’y préparer par P accomplissement de ses devoirs religieux en pareille circonstance.Enfin d’autres formules permettait de garder le contact avec lui et de s’on-t ndre sur ses besoins les plus pressants.(V formulaire, rédigé en ruthèno, ac-compagné des traductions française et anglaise, est destiné n être mis sous les yeux des personnes qui savent lire, mais la pronoiv-iation figurée permet d’en faire la lecture à celles qui ne la peuvent pas faire elles-mêines.Le tout est imprimé, d’une manière parfaite, sur une esoèce de pancarte qui mesure 14 pes par 11.T es Che valiers de Colomb de notre ville ont bien voulu se charger des frais de rot te publient ion.Evidemment ce formulaire, si In pon-S'e de l’auteur est bien comprise, est destiné à rendre de très grands services ù beaneoiT» de personnes.Suspendue.bien on évidence, dans la salle d’hôpital, il permettra aux prêtres, aux médecins et à tout le personnel de si- rendre compte de l'état et des besoins du malade.Tone 1rs hôpitaux qui ne l’ont pas encore feraient bien de le d'-mander à Monsieur l'abbé Casgrain.Il .-o fera un plaisir de l'envoyer gratuitement.# * * Quant aux Polonais, le même auteur leur; destine un GUIDE.— tel est le titre de l'opuscule — très précieux pour des étrangers si peu au courant de nos mœurs, et par conséquent si exposés à courir des dangers auxquels ils nç s'attendent pas.Monsieur l’abbé Casgrain a bien compris la men- talité du Polonais, si fortement imprégnée He religion.Aussi, dès la première page du petit livre, le lecteur est frappé par ces mots : “Gloire à •Jésus-Christ dans le siècle des siècles.Amen !” — Puis — “Avec le salut qui nous est si cher, nous vous accueillons au Canada.Avec vous nous! remercions Dr u de votre arrivée, sains et saufs.Qu'il vous ail sous sa protection dans votre nouvelle patrie !” L’auteur avertit les arrivants d’avoir à bien conserver leur foi catholi-j que, de bien veiller à l’éducation re-I ligicuse do leurs enfants, de se tenir J en garde contre les démarches et les ! 'efforts que font les sociétés secrètes j j et le socialisme pour les enrôler dans j j leurs rangs, enfin de se défendre et se j j protéger contre les suites si funestes ! de l'intempérance.Le lecteur y trouve encore la liste et l’adresse des paroisses polonaises organisées en Canada ; en outre un certain nombre de prières que le Polonais connaît déjà mais qu’il pourrait facilement oublier.Ce petit volume de 24 pages se présente sous une forme attrayante, se lit bien et sc porte fort bien en poche.11 a été imprimé à IVinnipeg.51.l’abbé Casgrain habite l’archevêché de Québec.; EQUIPEMENT No.3 Le “Leader” 48 Sélections 21 Records Doubles 1500 Aiguilles $121.40 « Records à votre choix Conditions de paiement au grc de l’aehetcur.QUARTIERS GENERAUX L’EXPEDITION STEFANSSON LE MINISTRE DE LA MARINE NE CROIT PAS QUE L’HISTOIRE DES DESERTIONS SOIT VRAIE.LAYTON BROS., La Principale Maison de Pianos de Montréal.550 rue Sainte-Catherine Ouest (Angle Stanley) Ottawa, 12 — M.Hazen, ministre de la marine déclare que la nouvelle que Stefansson a été.abandonné par j ses compagnons du Karluk est non i seulement sans aucune fondation et aucune preuve, mais qu'elle est une j accusation des plus sérieuses! contre ' le caractère des savants qui accompagnent l'explorateur.“Nous n’avana rien appris, dit-il, j qui justifie une pareille histoire.L'ex-pêdilii n de Stefansson est mieux équipée que toute autre expédition du mémo genri' dons le Nord.Les provi- | «ions sont assez abondantes pour durer trois ans et tout a été arrangé | pour que les explorateurs vivent aussi confortablement qu’il est possible.J’accepte sans le moindre doute le rapport envoyé par Stcfnns'on lui-même.” DES BANDITS EN HERBE L’agent Sproule du poste Saint-Henri a arrêté hier soir, vers huit hou.res et demie, deux bambins âgés de quinze ans, armés de revolver qui essayaient de pénétrer dans le magasin de S.Wagner, 2223 rue Notre Dame Ouest.Ils ont tous deux été écrou es en Cour des jeunes Délinquants.UNE PIECE D’OR DE CINQ PIASTRES DANS TOUS LES JOURS.CHERCHEZ-LA.James STRACHAN, Enrg.UOUL.ANGERS ROYAUX TÉLÉPHONEZ EST 1864 ou 71.2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 12 DECEMBRE 1913 VOL.TV.— No.28$ LA LOI DES PAVAGES ££ BIEN-ÊTRE DE LA JEUNESSE Le Comité de législation de la Bourse de l’Immeubie s’oppose à son rappel TEXTE DE SON INTERESSANT RAPPORT On nous Biiivün : Le irniié dr communique le document | hutivè ($45,000 environ) faillit res-iter dans le trésor municipal, parce [que les propriétaire^, préférant, par la Législation et desj,aj80il d’économie, le» trottoirs en Entreprises publiques a i honneur de j,0jaj ae voulaient pas se laisser co-faiic rapport qu à une séance spéciale ti8gr Aujourd’hui le programme de tenue le 1er décembre 19J3 il a m.s construction de trottoirs perman née à l'étude la question d« l’abrogation de la loi actuelle sur les pavages à Montréal.L’ancienne loi mettait le coût entier des pavages à la charge de la Ville.La loi actuelle le met entièrement à la charge des propriétaires laux jusqu’à une largeur de 50 pieds, la I ont; Une association formée dans ce but donne, hier soir, sa séance d’inauguration, à la salle Mance DISCOURS, CHANT, DÉCLAMATION perm est toujours trop modeste au gré cl.s propriétaires.Il e^t possible qu’une 6 ci tion du nieim; genre se produise dons l'opinion des contribuai.les rela-ti.ement à la taxe dis pavages.inégalité du traitement accordé propriétaires selcn que les rues été pavées avant ou après 1911 Ville assumant ensuite les frais d en d’ailleurs plus apparente que ré tretien Quand la loi actuelle fut adoptée, quelques-uns en combattaient le principe, d’autres déploraient qu’au moins on ne la rendit pas rétroactive pour les propriétaires qui avaient obtenu leurs travaux sur le fonds générai; mais, de l’aveu de toutf, les charges énormes ajoutées par les annexions à celles qui grevaient déjà Montréal rendaient impérieus ¦ la création de nouveaux impôts.Il semblait aussi aux promoteurs de la loi que l’impôt direct, en permettant aux elle, attendu que la plupart des pavages dits permanents faits avant 1911 sont à refaire ou le seront d’ici à quelques années, et que la réfection en pareil cas est mise à la charge des propriétaires.Cette disposition législative se trouve au paragraphe 8 de l’article 455 de la charte de Montréal, qui se Ut ainsi : “Lorsque le Bureau des Commissaires décide et ordonne par résolution de refaire à neuf, en tout ou en partie, des pavages permanents qui ont été faits avant le 14 mars 1911 propriétaires d’avoir leurs travaux à .rfana toutes rues, voies publiques, demande, mettrait fin aux méconte- : squares ou places publiques, ou par-ments qu’avait toujours provoqués la ties d’icelles, le coût de cette réfec-répartition du budget des pavages.juon totale ou partielle est réparti La loi existe depuis trois ans.En-lBur gt perçu des propriétaires des im-tre autres bons résultats, elle a eu meubles riverains.’’ celui de permettre à la Ville de rem- j Mais s1 * * * * & *’!! y a injustice, il devrait plir, en partie du moins, ses obliga- j y avoir moyen de réparer l’injustice lions envers les immenses territoires J BaOS faire retourner la Ville à un renouvellement annexés.Puisque lacune tout aussi inéquitable, et qui taxe générale d’un pour cent ne auf-j par surcroît-serait la ruine de tous lisait même pas aux travaux du vieux jp,s projets d’embellissement en voie Montréal, — et ceci est, dans l’opi- ^ réalisation.nion du Comité, incontestable, on La solution, en tout cas, devra être ne voit pas bien comment Montréal sérieusement mûrie, sans quoi le mé-aurait pu, sans la taxe nouvelle, faire contentement ne fera que changer de quoi que ce fût pour l’embellissement raison.Le Comité, convaincu que la de la nouvelle banlieue.C’est grâce veille d’une élection municipale n’est aussi à cette mesure radicale qu’une si pas un temps propice pour la discus-grande partie de la voirie du vieux ’sion d’une question de ce genre, et Montréal, laissée de temps immémo-; convaincu de plus que le retour à rial dans le provisoire, a été pavée, d'ancien régime serait fatal au pro-D’autre part, à mesure qu’un plus'grès de Montréal, prie le Conseil de grand nombre de propriétaires étaient ! la Bourse Immobilière de s’opposer atteints par l’impôt, les vices ou mê-1 de toutes ses forces à l’abrogation me les plus légers défauts de la loi | de la loi dite des pavages, quitte à étaient plus vivement ressentis.e soutenir de toutes ses forces égale-qu’on reproche à la loi, c’est surtout: |ment toute proposition d’amende-lo.De faire payer les nouveaux ( ment plus sérieusement motivée que la pavages entièrement par des proprié- demande d’abrogation pure et simple.Le Comité de la Législation et des entreprises publiques, par son prêsi- taires déjà taxés pour les pavages exécutés avant 1911; 2o.De mettre également à la char- dent, ge des seuls propriétaires riverains un pavage de $2.50 de la verge carrée, suffisant pour la circulation locale et le petit roulage, et celui de $5.50, nécessité par la circulation intense et le gros roulage; 3o.De ne pas tenir compte de la nature et des accidents du sol, qui augmentent le coût du pavage lors même qu’ils diminuent la valeur de la propriété.Exemple: la rue Saint-Denis, J.G.AVARD.COURRIER DE QUEBEC (De notre correspondant) M.Poumet.directeur des établisse- pavée en asphalte dans ses parties ments Blériot, de Levallois-Perret, planes et en granit dans la montée de France, dans une lettre à la commis-de la rue Ontario à la rue Sherbrooke.8‘0n l’Exposition Provinciale, of-Certaines de ces critiques n’ont fre' services des deux fameux avia-peut-être pas la justesse que l’on croi- teur9 français, Hanouillé et Pegoud, rait de prime abord.Il est bien sûr, dont les récents exploits d’aviation par exemple, qu’en règle générale la on^ provoqué tant d'enthousiasme, circulation intense profite directe- pou.r .dcmner pendant la prochaine ex-ment à la propriété riveraine; que, P06,LU°p provinciale, en 1914, des par conséquent, en dehors des cas exbibitions semblables à cfilles qui (heureusement peu nombreux) où des ont eu lleu S’ a quelques semaines ingénieurs stupides et entêtés ont im- en -francè et au cours- desquelles Ha-posé les pavés en granit ou en sco- et Pegoud ont plus d’une fois ries à des rues de pure habitation, le tK’ac1^ la boucle clans les airs, coût- du pavage est proportionné à la ^ * intention du directe circuit en Amérique.La Commis ^_________ ^ directeur des valeur locative" des” immeubles.""!Tes" êtablifs«mi'ntf Blériot d’organiser un non moins sûr que la Ville ne saurait, ci,rcuib ea Amérique.La Commis-dans la répartition des frais de voirie riî°n 1 Exposition a immédiatement tenir compte de tous les désavantages’ r6pf*n.,lu 5'J ell‘; preatlTa fn sérieuse quel les accidents topoglraplhiques ou La Ron81rn braB8®Tl® ®t qui paie le coût entier de son pavage bent SOU8 le ^up dc lac condamné Dussault à $100 d’amende sans pour cela être dispensé de con tribuer à l’amortissement de la dette de pavage contractée par la Ville avant 1911,a droit à la sympathie du législateur.Est-il plus à plaindre, cependant, que les propriétaires comme ceux de la rue Sainte-Elisabeth, qui en 1911 n'avaient pas encore de pavage après avoir contribué au fonds général pendant cinquante, soixante-quinze et cent ans ?De Co- st aux frais oû à tresis mois de prison.Le percepteur du revenu avait déjà perdu une cause semblable devant la cour de police.$500 DE DOMMAGES Madame Veuve Philippe Fournier, de Lévis, qui réclamait $4,025.00 dé dommages intérêts de la compagnie , * *.j » ., .de la Traverse de Lévis pour la d Uin TerSOmla-e muni„cipal mort de son mari qui s’est noyé dans - .|UÜ y „ une ^quinzaine jla nult du 5 maj dernler alJ8 Important ?ôrîléCv;,uTd inaugmée A l’hô-!ftatt gardien de nuit BUr de8UUJ tel de ill* la politique des trottoirs .teaux de la Compagnie défenderesse permanents (en pierre asphalte ou j a obtenu hier par jugement de la béton) partiellement A la charge des Cour Supérieure la son me de $500.riyerains, c était à quel échevin ne La demanderesse demandait $2,025 en voudrait nrs de ce- trottoirs pour I vertu de la lr.1 des accidents du tra-s.n quartier; la première somme v0- vatl et $2,000 pour négligence de la têe par la Ville pour rii part contri-| part de la défendresse.Les MES DU JAPON sont par excelience les thés VERTS du continent américain tout entier.Absolument purs — îe Gouvernement Japonais défend l'emploi de tout adultérant dans leur préparation.LES POSTIERS DE LONDRES Londres, 11.— Malgré les appréciations, il n’y aura pas pendant le temps die Noël, de grève générale des employés des postes, du télégraphe et du téléphone.Le secrétaire des unions de travailleurs aux postes a donné cet avis aux journaux, cet après-midi, à la suite d’une entrevue d’une délégation des ouvriers avec Herbert Samuel, maître général des postes.Celui-ci a refusé de prendre en considération la demande d’une augmentation de salaire.Les concessions déjà faites par le maître général des postes aux employés coûteront au pays $6,000,000.Le ministre declare que si on voulait déclarer une grève pendant le temps de Noël, le pays prendrait des mesures pour empêcher une telle occurrence.M.Samuel consent à augmenter le salaires des hommes et des femmes qui, à Londres, gagnent $8.75 ou moins par semaine, et dans les provinces à ceux qui gagnent $7.50 ou moins.Cette augmentation n’affectera cependant que vingt-cinq pour cent des employés.Les employés déclarent que le coût de la vie a augmenté de douze pour cent, tandis que leur salaire n’a été augmenté que de trois et demi à quatre pour cent.Les chefs déclarent que la question est loin d’être réglée.STATISTIQUES INTERESSANTES La Fraternité Unie des_ Charpentiers-menuisiers de Montréal prépare des statdstiqes intéressantes sur son développement, et les publiera prochainement.Voici un résumé des recherches et du travail de la Fraternité dans cette nomenclature: En 1900, le salaire du charpentier-menuisier était de 16 cents et demi de l’heure, avec la journée de dix heures, soit $1.65 par jour, ou $9.90 par semaine, ou $405.90 par année de 41 semaines de travail.En 1912, le salaire fut de 40 cents par heure, ou $3.00 par jour, ou $21.60 par semaine, ou $22.96 par semaine, soit $885.60 par année.En 1913, le salaire est de 42 cents et demie 'de l’heure, soit $3.82 par jour, ou $22.95 par semaine, ou $940.par année.; 10 ans, le taux dis salaires a i a lue doublé pour les charpentiers-i.iers, à Montréal.Grâce aux ., c’est la somme de $3,191,850, qui u été donnée en augmentation de salaire aux charpentiers-menuisiers depuis dix ans, dans notre seule ville.lu:; unions ouvrières de Montréal ont envoyé au bureau général de la Fraternité Unie, ù Indianapolis, pendant un période de deux années, la somme • 830,000 Elles ont reçu en retour pendant cette même période la somme de $28,956.17.La Fraternité Unie entretient à ses frais cinq organisateurs à Montréal et dans la province.ON CONTINUERA LA GREVE.Une assemblée enthousiaste réunissait avant-hier soir à la salle Prince-Arthur, plus de 1,500 ouvriers en confections.Tous, ont voté la continuation de la grève.Durant la séance la somme de $1,500 a été souscrite pour aider aux grévistes dans leur lutte.On élèvera ce chiffre à $8,000 afin d’attendre que M.Vineberg, le princi-pa 1.intéressé dans cette dispute, se décide à accorder justice aux demandes de ses hommes.Une résolution a été passée condamnant il’arrestation de grévistes en face des magasins .Vineberg vendredi et on a aussi affirmé que ce dernier employait 18 détectives pour surveiller ses propriétés.AU CONSEIL DES CHARPENTIERS.Le Conseil de district des charpentiers a décidé à son assemblée d’hier soir que chaque nouveau membre des unions devra avant d’être admis subir devant un expert un examen spécial.Le Conseil ne veut avoir que des ouvriers compétents1 dans les rangs des unions, à l’avenir.CHEZ LES TYPOS.L’Union des typographes, local 176, aura son euchre et bal, à la salle Coloniale, rue Clarke, samedi, le 24 janvier 1914.CHEZ LES ELECTRICIENS L’Union des électriciens, local No 22, a présenté hier soir, une demande au Conseil des Métiers en Construction afin d’obtenir une augmentation de salaire pour ses membres, au printemps.La question est mise à l’étude.AU CONSEIL DES METIERS EN CONSTRUCTION.Les directeurs du Conseil des Métiers en construction a protesté hier soir contre le ministre du Travail, M.W.T.Crothers, parce qu’il n’a pas empêché les contracteurs du gouvernement à Montréal de couper les salaires des ouvriers dans leurs nombreux contrats.M.J.E.Campeau, secrétaire du Conseil a été autorisé d’écrire au ministre afin de lui demander justice en cette affaire.900 OUVRIERS RENVOYES Cleveland, 12.— Des ordres viennent d’être reçus aux usines Colling-wood, du chemin de fer “Lake Shore & Michigan Southern” afin de renvoyer 900 ouvriers, vu le peu de travail qui s’annonce pour l’hiver.Cet avis deviendra en force le 22 courant.LES BUREAUX DE PLACEMENT.Douze des bureaux de placement, pour les ouvriers de Montréal, devront disparaître d’après la nouvelle loi votée a la Législature de Québec men credt dernier.Actuellement, i] v a u.ns la cité 40 de ces bureaux.A l’a-veuir une licence de $200 sera exigée d’un tel bureau'8 P°Ur ]'ét8blissement Les ouvriers voulaient l’abolition totale de ces bureaux, mais sont tout ’.e meme satisfaits de la loi nouvelle LACTE DE COMPENSATION ET LES ENTREPRENEURS.^ Les entrepreneurs de Montréal, par l'intermédiaire des “Builders Exchan- Poar Noël et le Jour de U An Le cadeau chic par excellence pour Dames, pour Messieurs et pour Enfants, c’est boite de véritables Gants Perrin une —Glacés ou Suède—ou Doublés en Fourrure—de Coupe Impeccable,de Longue Durée.Dans toutes les nuances à la mode.Toutes les pointures.Une jolie boîte de fantaisie ajoute encore à l’attrait du cadeau.Pour tout achat de $1.50, nous serons heureux de vous offrir un joli flacon des célèbres PARFUMS LUBIN, de Paris.LE MAGASIN EST OUVERT TOUS LES SOIRS.PARIS IvID GLOVE STORE ù 140 RUE PEEL, Phone : Up.1068.MONTREAL.ARECA PLANTE NATURELLE STÉRILISÉE ’ par un procédé tellement efficace qu’elle garde toute sa souplesse et toute sa verdeur et que l’oeil le plus exercé s’y tromperait.6 feuilles 24 pouces $1.00 10 feuilles 30 pouces $1.50 12 feuilles 42 pouces $2.50 14 feuilles 70 pouces $5.00 16 feuilles 72 pouces $7.50 GRAND CHOIX DE FLEURS ET PLANTES DE TOUTES SORTES Librairie L.J.A.DEROME, Limitée S'' \ •a UuttuLX.'La^iUiiWHi Bma i .i 35 rue NOTRE-DAME Ouest, MONTRÉAL ge”, vont protester à 4a législature contre tout changement à la loi de compensation ouvrière.L’Association des Manufacturiers Canadiens doit s’unir aux entrepreneurs.“Les ouvriers, prétendent ces puissantes associations, sont assez protégés et il serait injuste de leur accorder de nouveaux privilèges.” REVUE DU TRAVAIL DE NOVEMBRE Nous sommes heureux de publier une petite revue du travail dans les différends corps de métiers pendant le mois de novembre, 'laquelle intéressera nos lecteurs.BATIMENTS.— La construction a été active dans l’Est canadien; on a fait beaucoup d’ouvrage pour préparer les divers édifices en voie, de construction pour les travaux d’intérieur qui seront exécutés .pendant l’hiver.Une situation un peu améliorée a été rapportée dans quelques-uns des centres de l’Ouest, mais en règle générale il n’y a pas eu beaucoup d’activité dans TOuest et un grand nombre., d’hommes ont été sans emploi.Les classes d’ouvriers principalement affectées ont été les briqueteurs, les maçons, les tailleurs de pierre et les autres ouvriers en plein air.METAUX.— On a signalé du relâchement dans quelques branches des métiers des métaux et de la mécanique, et quelques cas de chômage ont été rapportés.Les ouvriers électriciens et les ouvriers de chantiers maritimes ont été employés.BOIS ET MEUBLES.— Les ouvriers de meubles et les bourreurs ont été assez bien employés.Les ouvriers en pianos ont été tranquilles.Les ouvriers carrossiers et charrons ont eu un bon mois.IMPRIMERIE.— Aucune activité spéciale n’a été signalée dans les métiers de l’imprimerie.L’emploi a été généralement bon.HABILLEMENT.— Les tailleurs et les ouvriers en vêtements n’ont pas été aussi occupés qu’en octobre de l’année dernière.On a aussi signalé du relâchement dans l’industrie de la chaussure dans la province de Québec.TEXTILES.— Les filatures de coton et de laine ont marché régulièrement CUIR.— Les tanneurs et corroy eurs ont été assez bien employés.ALIMENTATION ET TABACS.-Les boulangers et les bouchers ont été occupés.Une grève de eigariers a été déclarée, à la fin du mois, à Montréal et à Toronto, laissant sans travail un grand nombre d’ouvriers.METIERS DIVERS.— I>a tranquillité a régné parmi un grand nombre des ouvriers des métiers divers.Les commis de détails et les sténographes n’ont pas été aussi bien employas que l’année dernière.Les employés de théâtres ont été plus actifs.JOURNALIERS.— Une reprise des travaux municipaux dans quelques endroits a fourni do l’ouvrage à un grand nombre de journaliers.L’emploi a été généralement bon dans la province dc Québec, 'l’Ontario et les Provinces Maritimes, et la situation a été moins satisfaisante dans l’Ouest.CE SOIR Des POELES Il y en a de tous les genres, de tous les prix, pour tous les goûts, au nouveau magasin “L E G A R E”, 180 rue Am- herst., VOUS PAIEREZ MEILLEUR MARCHE Et vous aurez un poêle entièrement garanti si vous venez faire votre choix parmi notre grand assortiment.TOUT ACHETEUR D’UN POELE “LEG A RE” est un CLIENT SATISFAIT et qui épargne de l’argent sur gon achat.CATALOGUE SUR DEMANDE P.T.LEGARÊ Limitée 180 rue AMHERST, MONTRÉAL BUREAU-CHEF A QUEBEC.24 AUTRES MAGASINS.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL AVIS A partir de jeudi, 11 décembrts, les tramways Guy-Beaver Hall parti-ront de la Place d Armes et iront, comme à présent, jusqu’au Boulevard Westmount; mais reviendront par les rues Claremont, Sherbrooke, Atwater et Samt-Antome.’ "lvVrtlcl Dans la direction opposée, les tramways iront vers l’ouest par les rues Saint-Antoine, Atwater, Sherbrooke, Claremont jusqu’au Boulevard Westmount et reviendront a la Place d’Armes par les rues Guy, Dorchester et Beaver Hall.Ces tramways porteront des enseignes avec indication • “SAINT-ANTOINE-WESTMOUNT BOULEVARD.La ligne Saint Denis-Saint-Antoine sera discontinuée à la date ci-dessus.s The Atlas Construction Co., Limited ENTREPRENEURS DE CONSTRUCTIONS EN BETON Nous fournissons les estimés pour tous genres de bâtisses.S'adresser à 37 RUE BELMONT, MONTREAL.Réunions ouvrières: —Union des cordonniers, local 249, au No 784 vue Sainte-Catherine.—Union des ouvriers en confection, local 19, 573a Blvd Saint-Laurent.—Union des polisseurs en cuivre, local 320, au Temple du Travail.—Uhion des briqueteurs, local No Royal Canadian Academy of Arts SBèmc EXPOSITION ANNUELLE DE PEINTURE, SCULPTURE, ARCHITECTURE, etc., à l’Art Associntion Cmllcrlr», 079 rue Sherbrooke Ouest.Ouverte tous les Jours de la semaine, dc 10 a.m., h 0 p.m.Admission 25 sou».Lundi et Jeudi soirs, dc 8 à 10, 10 sous.1, au même endroit.—Union des bourreurs, local 78, au No 3, rue Craig.—Union des plâtriers, local 33 ; U.ion des charpentiers en navires, local 178; Union des couvreurs en tuiles, toutes au Temple du Travail.CHEZ LES PILOTES M.Adjutor Lachance, pilote dé cette ville, a été réélu hier président de la corporation des pilotes de Québec. VOL.IV.— No.289 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 12 DECEMBRE 1913 3 COMMERCE ET FINANCE! LA MATINEE A U BOURSE DE MONTREAL A La Buiti- de l'annonce du dividende de la Dominion Steel Corporation faite, hier, après rassemblée des directeurs de cette compagnie, cette va- < leur a repris vigueur, sur le marché et après de nombreuses fluctuations, ¦qui l’ont conduite jusqu'à 41 elle a , définitivement clôturé à 40 1-8, par ! conséquent avec un gain de 1 point 5-8 sur la clôture d’hier.Le nombre des ventes a été assez considérable pour attirer l'attention des membres : de la bourse durant une partie de la ! séance de ce matin.L’activité du : Iron n’a pas eu une influence remar-1 quable sur les autres Valeurs dont le chiffre des transactions a été passablement restreint et qui sont restées fermes.DANS LE MONDE DE L’IMMEUBLE Quarante-quatre mutations de propriétés ont été i nregistrées dans le cours de la journée, hier.Parmi ces mutations les plus importantes sont les suivantes : Mme S.P.Champoux a vendu à la St.Lawrence Investment Trust Co., pour la somme de §138,000.la bâtisse connue sous le nom de Mount Royal Apartment^, située sur le Boulevard St-Joseph, et contenant 22 suites d’appartements.L’Association Athlétique Amateur National, a complété l’achat de la propriété où sera installé l’édifice nouveau de son club.Les travaux commenceront en mai prochain.La propriété comprend les Nos.84 et 86 de la rue Cherrier et a été vendue par MM.M.Langlois et A.Grenier, pour la somme de 875,000.M.I).Lapierre a acheté de M.L.A.Carrière, au prix de §4.50 le pied carré, une propriété sise sur la rue Durocher, à Outremont.Le prix total de la vente s’élève à $45,000.LES EXPLICATIONS DU PRESIDENT Sir Thomas Shaughnessy, président de la compagnie du Pacifique Canadien explique comme suit, pourquoi la compagnie se voit dans la nécessité de prélever un aussi fort montant : "La compagnie, dit-il, ne manque! Rueunement de fonds.Son compte de' ’ banque a des proportions Lès lespec-Uibles, mais la politique de la compagnie n été depuis quelques années d’avoir à sa disposition, autant que possible d’argent comptant et si l’on ronsidère l’importance des entreprises du Pacifique, c’est là une grande mesure de prudence."Les travaux d’amélioration du service, qui se font actuellement, exigent d«-t somme^f*considérables.Dans le but de faire face à ses dépenses, les direc-leurs étaient autorisés à émettre et à vendre des actions consolidées à 4 p.iv, mais les conditions présentes du marché, ne sont pas favorables pour I*ne telle politique.| "Par suite de ces circonstances, les directeurs ont décidé de demander aux actionnaires,j de faire un prêt à la compagnie, pour faire face aux travaux urgents, d’hui à deux ans.et c est pour cette raison que des billets-certificats ont été émis pour une somme de §52,000,000.J "U est certain que si la compagnie avait décidé de s’adresser sur le marché pour contracter un emprunt, elle aurait pu obt Cvir de l’argent, à de meilleures conditions, mais elle a voulu faire une transaction spéciale avec ses actionnaires, qu’elle voulait faire profiter de certains avantages pa/ti-culiers, auxquels ils avaient droit.“Ces billets-certificats ne constituent pas une charge permanente sur les revenus de la compagnie ; en réalité ils n’affectent en rien les revenus que la compagnie retire de ses opérations.C’est une dette qui se paiera par elle-même, dans l’espafce de quelques années."Les terrains non vendus et les autres actifs de la compagnie ne seront affectés en auuunie façon, quant aux bénéfices à venir pour les actionnaires.” LE DIVIDENDE DU DOMINION STEEL A l’assemblée de la Dominion Steel Corporation, hier, les directeurs ont déclaré le dividende trimestriel de 1 pour cent, qui sera payable le 2 janvier sur les actions enregistrées le 17 décembre courant.Malgré la nervosité créée par l’incertitude ressentie, durant ces derniers ours, nu sujet de la déclaration du dividende, nervosité qui a 'été cause que les actions de la Dominion Steel Corporation ont dépassé d’un huitième le niveau le -plus bas atteint durant ces derniers temps, la décision des directeurs a été unanime quant A la déclaration du dividende.Le président de la Corporation, M.Plummer a déclaré que le dividende avait été gagné et que tout naturellement, il devait être payé, comme d’habitude.“Bien que les affaires”, a-t-il dit, ‘‘ne soient pas dans le moment d’un volume considérable, l'amélioration devra se faire d’après le cour» ordinaire des choses”.Le président a a’outê que la Corporation avait obtenu récemment, un contrat très important de la compagnie du Pacifique Canadien.LE BANQUET DE LA BOURSE IMMOBILIERE Parmi les orateurs qui prendront la parole au ban]uct de l'immeuble mardi, 16 décembre au soir, à THôtol VL-gefj on mentionne M.James Wood Pogue, sous directeur de la %-5chool of Business Science de Sheldon, Angleterre.M.Pogue est depuis quelques temps au Canada, en voyage d’études, et il n y a pas de doute que ses observations intéresseront vivement les con-vives.On dit qu’il parle facilement et toujours au point.Parmi les autres orateurs se trouvent le maire de Montréal et des représentants des conseils municipaux des diverses banlieues.Le banquet sera présidé par le président de la Bourse Immobilière, M.Dandurand.La saut! du Parlement de Québec sera probablement proposée par l’honorable M.Charles Mareil, vice-president de la puissante Compagnie Mareil.La santé de ta Ville de Montréal sera proposée par M.Olivar As-selin, directeur-gérant du Crédit Métropolitain et membre du Conseil de la Bourse.Il y aura des discours dans les deux langui s.Plus de trois cents cartes sont déjà vendues, et le banquet s’annonce com me un grand srrcès.Tous ceux qui s’intéressent directement ou indirectement à l’immeuble sont cordialement invités à être présents.Il est probable que nombre de questions se rapportant à l’administration municipale ’’t à la législation provinciale seront traitées dans les discours.On peut se procurer des cartes au secrétariat de la Bourse, rue Saint François-Xavier, 41.-f- LES PRODUITS PEU FERME Il est arrivé hier 451 caisses d ceufs, contre 96 à la même date eje la semaine dernière et 195 à la date correspondante de l'an dernier.Il n’y a pas de changements dans la situation actuelle du marché qui vaillent la peine d’attirer l’attention, les prix se maintiennent ferme avec une demande ferme et bonne par petits lots, pour faire face aux exigenocs du moment et le commerce est généralement actif.On cote les prix comme suit.Oeufs strictement frais, de 55 cts à 60 cts ceufs de choix de 37 à 38 cts, œufs mirés No 1 de 33 cts à 34 cts, œufs mirés No 2 de 26 cts à 27 cts.¦Grâce à une saison plus favorable, la demande pour la volaille a été meilleure hier, les quantité-s étaient plus considérables et le commerce plus actif.l/e ton du marché es! ferme- et on ne remarque pas de changement importants dans les prix, qui sont les suivants : Dinde à la livre .20 à 23e Canards à la livre .16 à 18c Poulets à la livre .12 1-4 à 18c Poules à la livre .10 à 14e Oies à la livre .13 à 15c Dindes vivants à la livre 19 à 20r Poulets vivants à ia 1b.12 1-2 à 15e Poules vivantes à la 1b , 12 1-2 à 15c Oies vivantes à, la 1b.14 à 15c Le commerce est généralement bor à la campagne pour les animau:-abattus, on constate une bonne de m-nde pour le bœuf et l’agneau et h marché est plus actif, avec une bonne fermeté.Les prix sont comme suit : bœuf, quartiers de derrière de 9c ?10c; bœuf, quartiers de devant de 5' à 7c; agneau de 13c à 14c 1-2; mou ton, de 9c à 11c; veau de 10c à 15c.LA DEPRESSION DANS LES AFFAIRE?Londres, 12.— Le “Times” commente aujourd’hui le rapport de la compagnie des tramways de la Colombie-Anglaise.11 dit que la dépression 'dans les ¦ affaires pourrait bien être Tindice que dans les colonies on veut aller trop vite en besogne.11 constate que la compagnie a fort bien traité ses actionnaires dans le passé et croit que lorsqu’on aura sanctionné l’appel d’un nouveau capital, les affaires reprendront.Mais il conseille aux directeurs de procéder plus lento-ment et plus sûrement.LE PRIX DU BEURRE Tl est arrivé hier 115 brutes de beur re contre 194 à la même date Je la semaine dernière et 259 à la date correspondante de l’an dernier.Le ton du marché reste ferme, avec ui bon volume d’affaires pour le commet ce'local, mais la demande de Têtran ger est très faible, lin wagon ehargt, de beurre a été expédié à Toronto hier.Les nouvelles reçues, hier, d Vancouver annoncent que le demie navire arrivé do la Nouvelle-Zélande a apporté 800 caisses de beurre, qui revient à 30 1-4 cts la livre, une fois les droits payés.On cote les prix comme suit : Crémerie de choix, 28 1-2 à 2!) cts crémeries de 1ère qualité, 28 à 29 1-4 et s ; crémeries de seconde qualité 27 1-2 à 27 3-1 ; beurre de cuismie, 23 à 24 cts.LE MARCHE DU FROMAGE On a reçu hier 264 boîtes de fro-piage, contre 236, le même jour de la semaine précédente et 528 à la même date de Tan dernier.Le ton du marché est fort et les prix sont fermes, avec une tendance À la hausse, par suite de l'augmentation de.la demande, de la Part des acheteurs en Angleterre et des quantités limitées qui peuvent être obtenues ici pour Etre vendues, mais on a pu transiger quelques ventes hier et aujourd’hui les exportateurs demandent des prix plus élevés.Quant aux quantité» de fromage qu’il y a dans l’Ouest, elles sont restreintes, d’après les dernières nouvelles reçues ici et quelques ventes ont été faites’ par cable pour le compte de comnaqniea importantes, durant ces derniers .fours, Les prix varient de 13 3-8 h 13 3-4 cts.LE POISSON CANADIEN Un exemple d’aide mutuelle entra le» Dominions s’est manifesté dans le transfert des eaux canadiennes aux eaux néo-zélandaises de poisson canadien pour l’amélioration de l'industrie de la pêche dans ces pays.Le directeur du service des pêcheries du Canada se rendra également dans la Nouvelle-Zélande pour y faire une enquête, et organisera probablement un service de pêcherie semblable à celui an vigueur au Canada.MARCHE DES PROVISION?Le.ton général du marché local, hier, était ferme et il n’y avait aucun changement à n.otcr dans les prix.T,a demande pour les viandes fumées continue à se maintenir ferme pour les Petits lots, pour faire face aux besoins du moment et la vente de jambons d’une pesanteur moyenne se fait à 19 cts ; le bacon se vend do 17 à 21 cts,, pour les différentes marques.Le commerce de In graisse est bon et les prix gn maintiement bien avec des ventes variant de K1 1-1 à 15 3-4 cts.La demande pour lt norc abattu est généralement bonne et les prix- sont les mêmes.Les animaux fraîchement tués à l’abattoir valent de §13 à $13.25.MARCHE DES CEREALES La demande de la part dos acheteurs étrangers, pour le blé du printemps du Manitoba a été bonne, hier, mais comme les prix offerts n’indi-quaient pas d améliorations, le volume des affaires transitées n été faible.On a reçu quelques demandes de renseignements, par câble, pour les a-voines de l’Ouest, mais les exportateurs n’ont pas voulu aeccpter les offres qui leur étaient faites.Le commerce local pour l’avoine a été plus tranquille Mer, mais le ton du marché est resté ferme pour les lots par char.LE NORD D’ONTARIO Durant la saison écoulée, 938 demandes de concessions ont été faites dans le nord de l’Ontario, ce qui représente la mise en valeur de 140,780 acres de terre.De nouveaux colons avec leur fainiRe ont ajouté 40,000 habitants aux villes de Natheson, Co-chrano, New Liskard, Englebert et Naileybury.01*1 INI O M Nobby Tread LE MEILLEUR PNEU DU MONDE est maintenant “Fabriqué ” au Canada dans la Nouvelle Manufacture de Pneus DOMINION ayant coûté un Million de Dollars.:: :: ;; ;; ;; ;; LA demande au delà des frontières pour le Pneu ”Nobby Tread" occupe quatre grandes manufactures américaines.Sa supériorité a été clairement démontrée tant aux États-Unis qu au Canada.U n est pas de raison pour que les automobilistes canadiens ne puissent se procurer ce même pneu incomparable "Fabriqué au Canada", par des Canadiens.00 m m “Les Posas Dominion W sont de Bons Pneus’’ 00 TO ^ * 'J ife Dans ce but, nous nous sommes assuré les droits Canadiens sur tous les dessins et procédés exclusifs brevetés qui ont fait des “Nobby Treads” des E.-U.les meilleurs pneus du inonde.Ensuite nous avons construit la grande manufacture que l’on peut voir ci-dessous et nous l’avons outillée avec les mêmes machines spéciales employées dans les grandes manufactures de la Compagnie des Pneus des E.-U.Le produit de cette manufacture, le DOMINION “Nobby Tread”, est certainement le meilleur pneu qui ait jamais été fait sur le sol Canadien et aucun pneu ne lui est supérieur dans aucun autre pays.Nous n’en sommes plus aux expériences— chaque caractéristique, chaque procédé de.la manufacture a été parfaitement essayé et a prouvé être satisfaisant.Ce pneu possède absolument le même format “Nobby-Tread” anti-dérapant qui a été fait en co-opération par les manufacturiers de Pneus Morgan & Wright, Hartford, G.& J.et Continental Tire.Il possède la même résistance uniforme et obstinée dans chaque partie de sa carcasse parce qu’il est fabriqué au moyen des mêmes machines et des mêmes procédés exclusifs.La demande est si forte pour les DOMINION “Nobby Treads” que nous avons été obligés de réduire quelques-unes des plus grandes commandes afin de nous permettre de pouvoir en fournir au moins quelques-uns à chaque marchand au Canada.Afin d’éviter tout retard donnez votre commande immédiatement.Dominion Tire Co.Limited.Berlin, Ont.Seuls agents pour la vente : Canadian Consolidated Rubber Co., Limited, MONTREAL 28 Succursales au Canada LES COMPENSATIONS BOURSE DE LONDRES Les eoir-pensations des banques des irincipales villes, pour la semaine qui vient de S'écouler, indiquent une Jé-Tère augmentation sur les chiffres ¦orrespondants pour la semaine cor espondant de Tan dernier et la ten-!ance reste à la hausse.Montréal démontre un gain d’envi-*on $600,000, ce qui fait la quatrième ugmentation successive et à ce pro- décembre 1913.E.ROniF.R, Secrétaire.5 Beavor Hall Square.AVIS est par le présent donné que Dame Delphine Jasmin, veuve de Stanislas Blci-gnier dit Jarry, tant personnellement qu’en su qualité de grevée de substitution en vertu du testament du dit feu Stanislas Blei-gmer dit Jarry, s’adressera à la Législature, à sa prochaine session pour faire ratifler son titre d'acquisition de certaines propriétés et certains contrats par clic donnés en vertu du dit titre, et pour se faire autoriser , , — • - — • ¦ i ' s m juftv Muiurisrr ii vendre, échanger, hypothéquer, ou «litre-igager, aliéner les autres propriétés ment engager.comprises dans lu substitution en vertu du testament plus haut mentionné.BASTIEN, BERGERON, COUSINEAU, LAÇASSE & JASMIN, Procureurs de Dame Delphine Jarry.Montréal, 19 novmebre 1913.V .i f.i lut n m eorpo- ration de la cité de Montréal, pour permis-sion d’installer un moteur électrique, sur le lot numéro cadastra 563B rue Saint-André, _ *¦ * 1i u* i-vuini-rtnci» e subdivisions No.5, du quartier Saint-Denis, No.481 rue Salnt-Zotlqur.EMERY BRASSARD, No.481 rue Salnt-Zotique.Montréal, 19 décembre 1913.AVIS.—Demande a été faite a la corpora- nis pour permission le lot numéro tain de la cité de Montréal, pi d’ériger un garage privé, sur ic mi numéro cadastra 1165-1193 subdivisions du quartier Sainte-Anne N,,.908 rue Notre-Dame Ouest.X.' lULIEN’ No 905 rue Notre-Dame Ouest.Montréal, 11 décembre 1913.Tél.St-Loul» lllî- DEMERS & GAUTHIER PolUieu» et Rembourreur.SPECIALITE: Réparation de meubles antique».DT-l HAINT-IJKNIM LA COMPAGNIE CANADIENNE DE BLOCS A FORMES.LIMITEE The Canadian Last Block Company, Limited AVIS est donné nu publie qu’en vertu di la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1900, désigné “Loi des compagnies”, il n été délivré, sous '! sceau du Secrétaire d’Etat du Canada del lettres patentes en date du 2c jour de décembre 1913, constituant en corporation Oscar Dufresne, manufacturier, de la ville di Maisonneuve, Emmaus Robin, manufacturier, Louis-Philippe Desloiigchauips, courtier, Joseph Ouimet, hôtelier, de la ville dr Montréal, et Adélard Martel, gérant, de il ville dTbcrvIlle, tous dans ta province di Québec, pour les fins suivantes:—(a) Manu facturer, acheter, vendre, nrrenter.Importer, exporter et faire, le commerce de machineries, formes, patrons de toutes sortes, se rattachant il la manufacture des bottines, souliers, galoches, semelle.s, formes et d» toutes sortes de chaussures en caoutchouc, cuir et drap et aussi le bois et les métaux; établir des usines, manufactures, fabriques et exercer l’Industrie d’usiniers, manufacturiers et fabricants et de tous objets dans lesquels entrent les métaux et le bols; (b) Exploiter le bois comme industriels, marchands de bois, commerçants ou de tout» autre manière; (c) Acquérir par achat ou autrement, posséder, détenir et louer, vendre ou autrement aliéner des terres et limites il bois, des droits de coupe ou autres droits similaires; faire le commerce de bols en générai, dans toutes ses branches; (d) Manufacturer, vendre, acheter, exporter, importer toutes espèces d’articles et do marchandises soit comme principaux ou comme agents pour les fins de la compagnie; (e) Acquérir et payer avec des débentures l’actif de la “Saint John Improved Last Block ; Company”, pour continuer son commerce de i manufacturiers et exportateurs de blors ; pour formes à chaussures; (f) Construire : ou autrement acquérir, louer et maintenir des quais, jetées, ponts et routes ou autres travaux de construction qui pourraient convenir ou être utiles aux fins de la compagnie, ou aider il l’achat, construction et au maintien de tels travaux, de la manière qu’elle jugera bon ; ( q) Acquérir ou se pro-j curer par baux, achat ou autrement, ou ! obtenir des droits ou des permis de pouvoirs i d’eau, de passage, et tous autres droits cf | privilèges que la compagnie pourra requé rir; (h) Engendrer, produire et développe: de l'électricité, du gnr.naturel ou artificie ou tous autres agents similaires pour la pro duction de la lumière, la chaleur et l’énrr-gie, en faire la transmission et la distribution par tous moyens que la compagnie croira convenables, et en vendre ou autrement disposer, distribuer et transmettre à toutes telles parties et 6 telles conditions que la compagnie Jugera à propos, pourvu que telle vente, distribution ou transmission, lorsqu’elles seront faites en dehors do la propriété de ta compagnie, soient sujettes aux règlements provinciaux et municlpau» & cet égard; (i) Enire, avec toutes autorité) municipales ou autres, tels arrangement!, que la compagnie jugera h propos, et demander et obtenir de ces autorités tels droits, privilèges ou franchise» que la compagnie croira utiles k ses fins; (j) Acquérir divers brevets d’invention ainsi que tous les droits et privilèges conférés par les dits brevets d’invention; (k) Acheter la clientèle, les droits, pnweriétés et actif de toutes sortes, assumer rVresponsabilttés et continuer les affaires de toutes personnes, sociétés ou corporations faisant un commerce semblable & celui de cette compagnie, et payer pour tel achat en argent, actions ou défientures de cette compagnie ou autrement; (1) Vendre ou autrement disposer des droits, affaires, entreprises et propriétés de cette, compagnie en tout ou en partie de quelque façon que ce soit, et recevoir en paiement de l’urgent ou des parts, des dé-bentures ou autres valeurs émises par d’autres corporations avec tous droits et privilèges s’y rattachant, y compris le droit de Vote; (m) Tirer, faire, accepter, endosser, exécuter et émettre des billets, lettres do change, instruments négociables et transférables pour les fins de la compagnie; (n) placer les fonds de la compagnie qui no sont pas immédiatement requis en aucune manière qui sera déterminée de temps en temps; (o) Vendre l’entreprise de la compagnie ou toute partie d’icelle pour telle considération que la compagnie Jugera i firopos, et en particulier pour actions, dé-lentures ou garanties de foutes autre compagnies ayant des objets en tout ou en partie semblable à ceux de cette compagnie, ov en disposer; suis très confiant pti 11H C°S S 5 argcllt comP^n,t‘ EEIE HO-Montréal, 11 décembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de MJnf-real, (mur Supérieure No.125.—Sa Majesté le roi, demandeur, vs.Sarah Fleishman, défenderesse.Le 22me jour de décembre 1913 a une heure de Ta près-midi, au domicile de la dite défenderesse, au No.139 ue Sainl-Maurice ne la cité tie Montréal, seront vendus par autorité de justice lus biens effets cle la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.H°C !S °ns : nrgent comPtu,R* J- E.couru* Montréal, il décembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district rie \iont-' real, Cour Supérieure No.125A.Sa Majesté le roi, demandeur, vs.Isaac Fleishman] .ié-fendeur.Le 22me jour de décembre 1913 a une heure de l’après-midi, au lomicilc du dit defendeur, au No.139 rue Saint-Maurice en la cite de Montréal, seront tendus pnr autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles «le ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 11 décembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour de Circuit No.8825.—Congrégation de Notre-Dame, demanderesse, vs.Frank Thibeault, défendeur.Le 22mo jour de décembre 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.2226 rue Notre-Dame, Ouest, en la cité de Montreal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de menage, etc., etc.Conditions : argent comptant.PIERRE BIENJONETTI, H.C.S.Montréal, 12 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal.Cour Supérieure No.3307.Arnédér Gn-i Pno"* deinaiKleur, vs.NV.Pépin, défendeur.Le 23mc Jour de décembre 1913, h dix heures I , 1 avnnt-inidi, au domicile du dit défen- I dciir, au No.70 rue Jacques Hertel Ouest en i*! .’ , ^l°nb*éa1.seront vendus pnr iiito-I rite de justice les biens et effets du dit
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