Le devoir, 12 septembre 1932, lundi 12 septembre 1932
Montréal, lundi 12 sept.1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE POIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII — No 209 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Répondra-t-on ?A propos de notre enquête sur les “idées”, les “principes” et la “doctrine” des partis - Une singulière rumeur - Le danger d’un mauvais calcul - Ce que beaucoup de gens penseront si l’on ne répond point - En cas de carence des partis.Nous achevons la publication (les prochaines lettres paraîtront demain) de la correspondance provoquée par “la crise du parti conservateur provincial”.Et, comme il fauf que toute chose ait une fin, nous avertissons dès aujourd’hui les intéressés que nous ne publierons aucune lettre qui nous arrivera plus tard que le 14 septembre.Lundi prochain, le 19, nous commencerons la publication, s’il en est, des lettres sur la doctrine, les principes et les idée % des deux principaux partis politiques, le libéral et le conservateur, le rouge et le bleu.Nous disons s’il en est; car, si nous avons tout lieu de croire que le projet d’enquête suscite une assez vive curiosité, nous Ignorons encore ce qu’il donnera comme réponses des doctrinaires de l’un ou de l’autre parti.Nous n’avons reçu de lettre ni de droite ni de gauche; mais le retard ne nous ctonne point.Ramasser en quelques paragraphes clairs (nous sopimes contraints de limiter à une colonne l’espace dont chaque correspondant pourra disposer) les idées, les principes, la doctrine d’un parti politique est chose qui demande quelque travail.En tout cas, nous attendons—avec l’espoir de trouver quelque matin dans notre courrier un exposé-clair et net de ce que c’est que le libéralisme ou le conservatisme, tels qu’on les entend chez nous.* * * Cet espoir sera-t-il déçu?Une rumeur curieuse, et qui émane, prétend-on, d’assez haute sphère, nous revient à ce propos.Cette rumeur veut qu’on ait, dans certains milieux libéraux, fortement conseillé de ne pas répondre à notre enquête.La raison de ce conseil?Ce serait de ne laisser publier dans le Devoir que des lettres de source conservatrice, ce qui per-mettrait de prétendre que le journal sert les intérêts du parti conservateur et de diminuer la portée des critiques qu’il pourra lui arriver d’adresser au parti libéral.Si la rumeur dit vrai et si le conseil a vraiment été donné, on avouera que le calcul est assez court et qu”il pourrait bien être plein de danger.Le journal, d’abord, et ses rédacteurs ont un passé qui doit ics protéger un peu contre la tactique qu’impliquerait ce conseil; puis, il est notoire pour tous ceux qui savent lire et qui ont jeté un coup d’oeil sur le Devoir de ces derniers temps que libéraux et conservateurs ont été, sont pareillement invités à exposer leurs principes, que si, donc, l’un des deux groupes se dérobe, ce ne sera point parce qu’on le traite avec moins d’égards que l’autre, mais parce qu'il le veut bien,—et l’on comprend que nous ne manquerons pas de le rappeler; •enfin, l’expérience démontre que le Devoir, louant ou blâmant les partis selon qu’il croit que ceux-ci font bien ou mal, les journaux ministériels s’empresseront, en cas de besoin — comme tant de fois déjà dans le passé — de publier toutes les bonnes choses que nous pourrons avoir dites de leur parti et démoliront de la sorte la légende de partisanerie qu’on essaierait de créer à notre endroit.l)ê ce point de vue, nous sommes tranquilles.Mais les stratèges qui auraient inventé la tactique de l'abstention rouge le seraient-ils autant, s’ils voulaient un moment réfléchir aii danger que recèle leur manoeuvre?* * * Car, il faut bien voir les choses telles qu’elles sont.Orateurs et journalistes bleus et rouges parlent de principes, de doctrines et d'idées ; nous prenons pour acquis qu'il y a derrière ces mois des réalités, que les uns et les autres sont capables d’exposer, de définir ces principes, ces doctrines, ces idées.Mais il y a, à travers notre province particulièrement, une masse de gens qui croient et disent que tout ce vocabulaire idéologique ne correspond à rien du tout, qu’orateurs et journalistes, mis en demeure de s’expliquer clairement, seront incapables de produire une définition ou un exposé qui ait quelque consistance.De cet état d’esprit, nous recueillons chaque jour l’écho.Et nous avons peut-être quelque droit de soupçonner que notre confrère Philippe, du Progrès du Saguenay, n’en est pas très éloigné.Philippe, en tout cas, écrivait le 8 septembre dernier: Le Devoir annonce une enquête vraiment intéressante.Littérature et discours politiques sont remplis d'expressions comme celles-ci: principes libéraux., doctrine libérale., idée libérale.— principes conservateurs.doctrine conservatrice., idée conservatrice.C’est assez solennel, c’est assez profond à première vue: à y songer un peu on se demande tout simplement qu’est-ce que ces mots veulent dire.Pour mon humble part, je vois très bien qu’il y a deux partis, je sais qu’il y a des rouges, qu’il y a des bleus; je sais qu’on se chamaille et qu’on se divise; je fais la différence entre deux hommes, deux candidats, deux ministres: mais une chose que je.voudrais bien savoir, c'est la différence qu’il y a entre les principes libéraux et les principes conservateurs, entre l’Idee conseriHitrice et l'Idée libérale.On dira nue c’est de l’ignorance crasse, que voulez-vous! Vous savez ta différence, vous, alors exposez-la, car il y a probablement quelques centaines de mille électeurs, quelques centaines de députés et quelques douzaines de ministres qui sont dans mon cas.J'ai bien hâte de voir.Il est clair que si, devant un questionnaire courtoisement posé, devant une offre de loyale publicité, les doctrinaires des deux partis restent muets, un très grand nombre de gens on concluront tout simplement que, s’ils ne parlent point, c’est qu’ils n’ont rien à dire, qu’ils ont joué avec des mots éclatants sans prendre la peine d’en vérifier le contenu.Le danger menace les deux groupes; mais combien plus grave ne sera-t-il point pour l’un des deux, si son antagoniste répond, lui; s’il dit et répète, comme cela est probable, que l’adversaire ne parle pas parce qu’il n’a rien à dire, et que ses prétendus principes, c’est du simple verbalisme'! C’est un aspect de la question auquel feraient bien de songer, s’il est vrai qu’ils existent, les théoriciens de l’abstention rouge, * * * En tout cas, lundi prochain, paraîtra, rouge ou bleu, le premier exposé doctrinal.S’il est arrivé, naturellement! S’il n’est pas arrivé, la carence des partis nous inspirera probablement quelques réflexions nouvelles.Et nous substituerons peut-être h notre projet d’enquête actuel un projet nouveau et qui, lui non plus, ne manquerait ni d’intérêt ni de piquant,.Omar HEROUX L’açftjalitc Recherches A son dernier conprès, tenu à Ithaca, N.Y., /’American Psychological Association s'est occupée d’un problème aigu.A quel âge cesse l'utilité de l'homme?Le docteur Walter R.Miles, des universités de Stanford et Yale, répond, comme on s'q attendait un peu : “Cela dépend de l’individu”.Nos voisins, qui sont matérialistes, out tendance à confondre les aptitudes phgsiques et mentales.La courte utilité des joueurs de base-bail les a impressionnés.C'est peut-être par suite de cette constatation que s’est implantée dans l’industrie l'inclination il se dispenser des ouvriers qui doublent le cap de la quarantaine.Le docteur Miles a sans doute beaucoup de mérite à proclamer que le joueur de base-bail reste efficace aussi longtemps que se maintient la souplesse de ses membres inférieurs.Quand les jambes manquent, tout manque.Il g a tout de même — et on s’en doutait un peu hors des frontières de la grande république — des métiers et des professions où le travail du cerveau compte autant et plus que celui des pieds.Les facultés physiques elles-mêmes ne déclinent pus aussi vite qu’on est porté à le croire.Sur un groupe de 863 personnes, de 6 ù 95 ans, la vue s’est avérée aussi bonne, dans la proportion de 93‘/oi chez les gens allant de 30 à 49 ans.Des âges de 50 à 69 ans.73% des examinés avaient une aussi bonne vue que ceux des catégories plus jeunes.D’ailleurs, est-ce que les constatations actuelles ne permettent pas de conclure que ta préservation de la vitalité est surtout question de latitude?Je viens de lire le récit de voyage d’un grand romancier en Afrique Occidentale française.Il constate que le soleil brûle la vie, que ta sénescence sonne d’autant On recommence à parler d*un cabinet d union Bennett plus vite qu’on est plus près de l’équateur, qu’il y a des vieillards nègres à trente ansf tandis qu il a vu fréquemment en Angleterre, des hommes de 80 uns monter tous les jours à cheval.Le docteur Miles, sans la moindre intention ironique, affirme que la règle applicable aux joueurs de base-bail, dont nous venons de parler, ne l’est pas, par exemple, aux avocats.Il ajoute que si le corps humain perd certaines de ses qualités de souplesse avec les ans, il ti en est pas moins vrai que dans la plupart des métiers, il peut être suppléé à cette carence par l'expérience ac- Europe, ils donnent toute leur vie à la cause agricole.A Oka, les professeurs sont des gens qui ont reçu la même formation et dont l’enseignement produit des résultats évidents.Si l’agriculture n’est pas chez nous ce qu’elle doit être, la faute n’en est ni à la façon dont on l’enseigne ni à ceux qui l’enseignent: Et si, par ailleurs, on a déjà voulu à Québec faire des agronomes des agents politiques, il est juste de dire que la plupart ont refusé de se plier à cela et que les gens qui ont eu cette idée ne font plus la pluie ni le beau temps, au ministère, de puis que M.Godbout est là.Ce n’est j pas à tenir «les propos aussi inconsidérés que ceux dont parle la Gazette que l’on améliorera de sitôt chez nous la situation de l’agricuRure.Les conservateurs bien inspirés doivent être les premiers à le reconnaître.Il en faut une On parle derechef d’établir des quotidiens conservateurs québécois.M.L’Heureux, de l’Action catholique, signale judicieusement que maintes fois les conservateurs ont cru avoir un journal à eux, pour s’apercevoir un peu plus tard qu’une fois de plus ils s’étalent trompés.L’on doit souhaiter que les conservateurs, cette fois-ci, finissent par réussir d’abord parce que, “lorsqu’il n’y a pas de presse op-positionniste, le gouvernement même le mieux disposé est incapable de se défendre contre les sollicitations de parasites sociaux dont sont remplis les partis trop forts”; et puis lorsqu’il n’y a pas de presse oppositionniste, “les ministériels les moins pourvus sous le rapport de l’envergure et de la loyauté s’appliquent à représenter, pour les discréditer, les journaux indépendants comme journaux d’opposition.Quand il y aura une vraie presse conservatrice, U sera facile de constater, en procédant par comparaison, que les journaux indépendants sont vraiment indépendants”.écrit entre autres choses M.L’Heureux.L’idée est tout à fait juste.Lorsque les ministériels québécois sentiront la critique de quotidiens vraiment conservateurs, ils s’apercevront que la presse libre, sans être rouge, n’est pas non plus bleue.Elle dit ce qu’elle pense, et elle n’est pas payée pour dire du mal ou du bi*n 4e tel ou tel parti.Cela aussi Le correspondant parisien de la Presse, Jî*an-Bernard, dit dans une qulse.• de ses récentes chroniques à ce Vérifiez une fois de plus cet en- .journal qu’il a jadis bâti une pièce jambement des frontières entre le de théâtre “à tendances socialis-spirituel et le matériel.Il n'y aurait pas d'élections de sitôt, peut-être mente pas en qui se prépare en Colombie —— Et en Saskatchewan Le cas du Manitoba LE SENTIMENT DU PREMIER MINISTRE 1935 — Ce Ottawa, le 12.— (Spécial au DEVOIR' ___“Ni cette année, ni l’année prochaine, ni I année après, ni même à l’eupiration du terme du parlement! ' Voilà ce que M.Bennett a répondu, avec ta fougue particulière.à un ami qui lui demandait si le parlement devait être dissous après la session d’automne.— Ne trouvei-vous pas, aurait-il ajouté, que les affaires du pays vont déjà asse* mal sans le plonger dans le tourbillon des élections?|e crois qu’il est de notre devoir de prendre les moyens d’épargner cette calamité, dussions-nous aller au-delà du terme normal du parlement".M.Bennett n’en a pas dit davantage; mais c’est suffisant pour deviner le trajectoire de sa pensée.Pour aller au delà du terme normal du parlement qui.il ne faut pas I oublier, est de cinq ans, — ce qui veut dire que les élections ne sont pas impératives avant 1935 — il faudrait nécessairement une loi spéciale.Et nul gouvernement n'oserait présenter cette loi spéciale sans avoir auparavant constitué un gouvernement national.M.Bennett n’est pas opposé à la constitution d’un gouvernement national; et l’on peut être sûr que lorsque M.Tolmie a décidé de lancer le sien en Colombie, il avait au préalable sondé le premier ministre du Dominion.Il ne parait pas douteux que M.Anderson, premier ministre é* la Saskatchewan, ait également fait de même.Si l'ouest ne compte d’ici quelques années que des miniatères nationaux ou d’union, il lerait facile à M.Benneft de prétendre que le vent souffle à l'union dans tout le pays et d'imiter l'exemple des provinces.Il y an a déjà un au Manitoba.Quant à la justification de fond, M.Bennett alléguerait que le Dominion doit unir tous les efforts pour sortir d'une crise terrible, pour unifier ses chemins de fer, pour* achever son réseau de transport par eau, pour se préparer d'une part à un vaste et bel avenir et pour achever de ré-i parer d’autre part les ravages d'un passé douloureux.Au moment de clore cette dépêche nous sommes informé d'autre source qu'un ministre du cabinet Bennett vlentj de faire une déclaration identique à celle que nous rapportons ci-dessus.Il va de soi que nous devons donner ces déclarations sous toute réserve, car elles nous viennent de seconde main; mais elles s’accordent pleinement avec la ligne de conduite suivie jusqu’ici par le premier miniatre qui prétend ignorer la politique, dans le sens étroit du mot, pour ne chercher qu’à sortir le pays de l'ornière.Selon sa prétention et sans doute eussi dans sa pensée, il a fait et n'a cherché à faire que de la politique nationale, de sorte que le lit d'un ministère national est déjà fait.Au reste, notre psychologue revient ù ht charge quand il constate que chez les vieillards, la faculté de comparaison et de jugement est plus aiguisée que chez les jeunes gens.Il nous a toujours semblé, en effet, que l'expérience est surtout le fait de l’âge mûr et qu'elle est la lanterne qui éclaire la faculté de comparaison et de jugement.En somme, s’il faut en juger par le compte rendu que donne la Presse associée, le savant universitaire aurait surtout traité de vérités évidentes ou de lapalissades.Tout en tenant compte du fait q/juc les comptes rendus des journaux, surtout quand il s'agit de travaux scientifiques, défigurent souvent la pensée de l’auteur, il n’en reste pas moins vrai que les universités américaines, avec leurs organisations de recherches, causent parfois de l’amusement aux profanes.L’organisation de recherches étant créée et richement dotée, il faut bien qu’elle fonctionne, qu elle fasse des recherches coûte que coûte.Il faut lui trouver de la matière.Et elle pari en campagne sans trop se préoccuper de la valeur de cette matière, un peu comme les chasseurs de Tarascon qui, voulant à fout pris chasser, faute d’une meilleur gibier, chassaient des casquet- Piu! ANGER tes”.S’il avait dit toute la vérité, il aurait ajouté qu’il est auteur de romans anticléricaux, dont le Curé Mouette, échevin du quartier Saint-Louis, a fait exhumer de poussiéreuses archives en fait foi.La principale pièce de ce dossier, c'est un document notarié, un bail consenti par la ville de Montréal au ministère de la milice et de la défense, pour l’occupation et l’usage de la salle d’exercice militaire de la rue Craig, moyennant un loyer annuel d’un dollar.Le contrat a été signé, le 6 septembre 1882, par-devant Me François-Joseph IVurand, notaire, au nom de la reine Victoria, par l’honorable Adolphe-Philippe Caron, ministre de la milice el de la défense, et au nom de la ville de Montréal, par l’échcvin Augustin Laberge.maire suppléant, en l’absence du maire, l’honorable Jean-Louis Beaudry.La signature de Pacte avait été précédemment autorisée par un arrêté ministériel fédéral et par une résolution du conseil municipal.Dès le préambule de l’acte, la ville affirme son droit de propriété: “.entente pour î’usage de la propriété qui appartient à la ville de Montréal et qui est connue comme la salle d’exercice militaire (the Drill Shed).” Me François-Joseph Durand a dressé l’acte en anglais.Pour l’information de nos lecteurs, nous en traduisons les principaux passages: "Premièrement, la susdite ville de Montréal cède par les présentes à Sa Majesté la reine Victoria l’usage de Croix-Daurade et le Révérend et l’occupation de l'immeuble de la Père Paillasse, où il fait jouer des rôles particulièrement odieux à un prêtre et à un curé de campagne français.Mais Jean-Bernard ne pouvait admettre, dans un journal aussi catholique que la Presse, qu'il a jadis calomnié le clergé de son pays.G.P» Bloc-notes Sur un discours A en croire le compte rendu d’un quotidien du matin, l’un des orateurs à l’assemblée conservai rire de Valleyficld il y a quelques heures, a tenu par rapport aux professeurs d’agriculture, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière et à Oka, ainsi qu’aux agronomes diplômés de la province, un langage qui ne correspond pas aux faits.“Nous avons deux écoles d’agriculture dans notre province, pour les Canadiens de langue française et elles ne valent rien pour la raison que les professeurs qui y enseignent n'ont pas été formés pour cela.A Sainte-Anne, les professeurs d'agriculture sont des anciens élèves du collège classique, prêtres, notaires ou avocats.Pour cc qui est d’Oka, on n’y pense d’abord qu'à l'argent, les professeurs sont des gens qui n’ont pas réussi dans la vie et qui.à l’Age de 35 ou 40 ans, sans avoir le sou, s’en vont chez les Trappistes; ceux-ci les gardent six mois, leur passent une toge et en font des professeurs d’agriculture”, selon ce qu'aurait dit l’orateur en question.Bien de cela ne correspond à la vérité.A Sainte-Anne, les professeurs sont tous des hommes qui ont fait de* études d’agriculture sérieuses Hans les premiers instituts techniques du genre, au Canada, aux Etats-Unis et en Auguste-Achille Foucher (1856-.1932), Deux ho mmages salle d’exercice, consistant en ce terrain situé dans le quartier Saint-1 Lewis (sic) de la cité de Montréal, de forme rectangulaire, s'étendait! i entre la rue Craig, du côté sud-est, | la rue des Allemands, du côté nord-1 est, la rue Vitré, du côté nord-ouest Nous avons reçu, presque en même temps, de deux des distingués collègues du regretté professeur Foucher de touchants hommages à la mémoire de ce vieux médecin.On nous saura gré de les publier l’un et l'autre.Ils se complètent d’ailleurs.Depuis quelques mois, quelques semaines surtout, on savait le pio-fesseur Achille Foucher gravement atteint par la maladie.Ses collègues de la Faculté de Médecine et de l'Hôpital Notre-Dame, ses confrères, ses élèves, scs amis, ses clients ont appris sa mort avec émotion.C’est, à coup sûr, une personnalité de notre monde médical montréalais qui disparaît.Dernier survivant d’un groupe de professeurs, la plupart remarquables.qui fondèrent, en 1879, la L’acuité de Médecine de l’Université Laval, à Montréal, puis l’année suivante,’ rHôpituI Notre-Dame, le professeur Foucher ¦ était pour plusieurs d’entre nous le lien oui nous rattachait à nos maîtres tïe jadis.Au cours de ses études à l’Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, c’est auprès d’Edouard Desjardins, l’oculiste renommé, le gentilhomme sympathique que nous avons connu, qu’il puisa ses premières notions d’opthalmologie.Ixrrsque plus tard il publia, à l’usage des élèves et des médecins praticiens, un Traité pratique des ma Choses et autres L'Etat fédéral cst-il en règle?Depuis 1882, a-t-il régulièrement payé à la ville de Montréal le loyer prévu pour la salle d’exercice de la rue Craig?— Si Mlle MacPhail faisait partie de notre conseil municipal La construction d'un tunnel sous les rues Gosford et Claude, de la rue Craig à la rue Saint-Paul, a remis en question, ces semaines dernières, la propriété du Champ-de-Mars.Ce plateau asphaltique appartient-il à la ville de Montréal plutôt qu’au gouvernement fédéral?En tout cas, le gouvernement fédéral.par le ministère de la défense nationale, a jugé à propos de protester parce que les ingénieurs de la ville, dans l'exécution des travaux du tunnel, avaient cmpiéîé de quelques pieds sur le terrain du Champ-de Mars.Comme question de fail, l’empiétement en question ne diminue pas d’un pouce la superficie du Champs-de-Mara qui peut être utilisée pour les exercices militaires.Il n’y a que le talus.depuis longtemps veuf d’un gazon miteux, qui disparaît.11 est remplacé, el avantageusement encore, par un mur de soutènement.Le gouvernement fédéral ne semble pas avoir l’intention de pousser plus avant ses revendications.S'il le faisait d’ailleurs, ja ville de Montréal, en manière de représailles, ne pourrait-elle pas de son côté revendiquer, à bon droit et pièces à l’appui, la propriété de certains immeubles qui sont occupés par le ministère fédéra! «b* la défense nationale?C'est le cas par exemple pour la salle d'exercice militaire de la rue Craig.Non seulement les citoyens de Montréal en général mais aussi bien der, gens de l’hôtel de ville sont sous l'impression que celte triste construction grise appartient à l’Etat fédéral.Les régiments qui y ont établi leurs quartiers se croient bien cbex eux.En réalité ces brovea militaires ne sont que les locataires de la ville de Montréal, l'a dossier que JL Joseph et la rue Saint-Constant, ^ ou cote | yeux, des oreilles, du nez .^ p/mrpnx, c’est à son premier maître qu'il le dédia, en “témoignage de reconnaissance et de profond attachement”.Mais c’est à Paris, auprès des maîtres français, qu'il compléta ses connaissances en optbalmologie et y ajouta l’étude des maladies de l’oreille, du nez et du larynx.Durant son séjour à l'étranger, ses collègues de la Faculté de Médecine et de l’Hôpital Notre-Dame le désignèrent pour l’organisation de renseignement et du service hospitalier des spécialités de la tête.En effet, à son retour, il installa à l’hôpital récemment fondé le service auquel il a présidé avec tant de compétence et d’honneur durant cinquante années.On peut affirmer, je crois, qu’il fut’A ses débuts le premier médecin canadien-fran-çais à se spécialiser dans les maladies des oreilles, du nez et de la gorge, en plus des maladies des yeux.sud-ouest; ladite étendue de terrain porte le no 33 du cadaslre officiel sur le plan officiel et dans le livre de référence dudit quartier Saint-Louis de ladite ville de Montréal, avec aussi les édifices .ou parties d’édifices qui se trouvent sur ledit lot de terre, dans l’état où le tout se trouve présentement.“Secondement, la présente cession d’usage et d’occupation a été ainsi consentie par ladite corporation de la ville de Montréal pour le temps pendant lequel Sa Majesté par l’intermédiaire du dit ministre de la Défense, aura besoin de l'immeuble de la salle d'exercice mili-laire et remploiera à des fins de milice.Et si, n’importe quand à l’avenir, le ministre de la Milice ou le gouvernement du Dominion du Canada n’avait pas besoin ou ne se servait pas dudit édifice de Ja salle d’exercice pour «les fins de milice, les terrains et les édifices qui s'y trouvent devront être retournés et cédés à la ville rie Montréal, sans aucune,rémunération ni compensation d’aucune sorte pour aucune dépense encourue par le gouvernement à propos de ce dit immeuble.“Troisièmement, la présente cession d’usage et d’occupation est ainsi faite, sujette à la charge et obligation de la pari dudit gouvernement «lu Dominion du Canada de réparer dans le plus bref délai possible l’édifice ou les ruines «le l’édifice connu comme la salle d’exercice militaire, et de l'entretenir et de l'employer à pour des fins de milice.“Quatrièmement, la présente cession d’usage et d’occupation a de plus été faite pour en considération du prix d'un dollar par année, payable par le gouvernement de Sa Majesté à la ville de Montréal susdite, le premier septembre de chaque année.“Cinquièmement, il est expressément convenu et entendu qu’en considération de la présente cession la susdite ville de Montréal est pour toujours «lélivrée «le toute réclamation que le gouvernement de Sa Maesté pourrait avoir contre la susdite ville de Montréal à propos de la salle d’exercice militaire".I.e slylc notarial «le 1882, comme l’on voit, n’était guère différent du style notarial d’aujourd’hui.Me François-Joseph Durand avait, en écrivant ses phrases, bien plus le souci de la précision que celui de l'élégance.Cette pièce n'en établit pas moins clairement que la ville de Montréal est encore et reste — h lire du style de notaire on fiait par s'en inspirer — propriétaire de la salle d’exercice militaire de la rue Craig ainsi que du terrain sur lequel elle est construite.La ville ne pourrait-elle pas reprendre possession de sa propriété?La chose serait bien possible après tout.I.e gouvernement fédéral a-t-il toujours bien et régulièrement payé le loyer prévu d'un dollar par année?N’est-il pas arrivé au ministère de la Défense «le permettre l’usage de la salle d’exercice pour d’autres fins que des fins de milice?Ce sont autant de questions qui pourraient être comme le noyau d’un beau procès entre l’Etat fédéral et l'Etat municipal.Si rantimilitarisle Agnès MacPhail était du conseil municipal de Montréal au lieu d’être de la Chambre des Communes, on peut être assuré que la question du procès se poserait.Heureusement pour les militaires qui ont leur mess, rue Craig, Mlle MnePhail n'est pas échevin «le Montréal.Emile BENOIST Avis à ceux qui voyagent Tous billets, Europe et partout.émis au tarif dea compagnies —- Hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc., — service complet —» LE DEVOIR- Auprès de Panas, un de ses maîtres de la Faculté de Médecine da Paris, il apprit à apprécier l'importance de rattacher l’étude dea spécialités à la Médecine générale.En effet, le professeur Foucher, dans son enseignement clinique, s’adressant à de futurs praticiens, ne manquait jamais tine occasion de signaler à ses élèves les relations de la spécialité avec la Médecine générale, se réservant les communications purement techniques pour les sociétés médicales et les congrès dont il fut toujours un assidu.Président du premier congrès, tenu à Montréal, «le l’Association tics Médecins de langue française de l’Amérique du Nord, il prononça une allocution qui reste une des pages les plus intéressantes da J’hi.stoirc de la médecine au Canada.-Scs communications devant les sociétés de médecine, les congrès, scs articles de revue, dont plusieurs furent reproduits à l’étnuigcr, trahissent toujours l’homme .sou ci eu g de la précision .scientifique, La tournure d’esprit du professeur boucher l’attirait vers tout ea qui, chez le professionnel, le médecin surtout, sert à élargir l’horizon du savoir: la science en générai, la littérature, les beaux-arts et iriérn© .les affaires,.Durant un grandi nombre d’années, il administra avec une aptitude remarquable les finances de la Faculté de Médecine.A ses heures de loisir, dans l’in-liniile du foyer, devant quelques intimes, il savait faire valoir ses connaissances et son goût de la musique, soit au violoncelle, soit au violon.Ail début de l'année académique 1892-93, qui coïncidait avec le cinquantenaire de la fondation do IT,-colc de Médecine et de Chirurgie de Montréal, le professeur Foucher, chargé du discours d’ouverture des cours, s'adressant aux élèves, leur disait: “En me glorifiant d’éprouver rie l'admiration pour l’étude do la médecine, je ne suis pas inspiré par un enthousiasme jeune et plein d’illusions, j’obéis aux élans d’une conviction profonde.La science do la médecine plane au-dessus «le toutes les autres, aucune n’est aussi vaste dans son ensemble, n’offny des rapports aussi intimes avec toutes les branches du savoir humain.Qu’y a-t-il de plus attrayant que de se connaître soi-mème, de scruter les mystères de notre merveilleuse organisation, d’en analyser les moindres rouages et le fonctionnement.?” Plus loin il ajoutait: “La profession de médecin est belle et nous pouvons l’aimer en dépit des déceptions qu’elle nous ménage.Aimez-la en proportion des sacrifices qu’elle exigera de vous.A défaut d’honoraires, de reconnaissance, pour compenser la plus noire ingratitude, vous puiserez dans le devoir accompli, dans le bien que vous aurez fait, la plus grande et la plus noble des récompenses.SI la médecine répond à un sacerdoce, si elle vous ménage pour plus tard le titre de bienfaiteur de l'humanité, il faut que vous sachiez tenir haut et ferme le drapeau de la dignité professionnelle; ne faites rien qui puisse ternir vn-, tre réputation, ni souiller votre blason.” Le professeur Foucher a été la réalisation complète de ce qu’il s’est appliqué à inculquer à ses élèves._____ Lors de l’établissement de l'Uni-, versité de Montréal, nous comp-, lions parmi nous les trois derniers représentants des deux ancienne,*, Ecoles de Médecine — Laval.Vie-, toria.Le premier à nous quitter* fut Loiiis-D.Mignault, professeuci d’anatomie et secrétaire de la Faculté pendant au delà de quarante-cinq ans.L’honorable J.J.Guérin, commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire le Grand, professeur honoraire de clinique médicale, mède-, VOYAGE5.430 Notr.-Dam.E.t.crSVrH»ieu, survit entour^ «Téléphones HArbour 1241t , J (Suite à I* page 2) LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 12 SEPTEMBRE 1932 Augusle-Achille Foucher (Suite de la 1ère page) de la respectueuse affection de scs confrères, de ses amis et de scs clients.Foucher, par sa compétence pro-feasionnelle, sa conscience, son activité, son urbanité, sa courtoisie, son courage dans les épreuves, son sens chrétien, restera pour nous un rxemple et un guide.Que ses enfants, son fils, notre confrère, sa famille, veuillent être issurés de la large part que nous jrenons au deuil qui les frappe.Docteur L.-P.LARAMEE * * * La mort vient de nous enlever le dernier représentant d’un groupe de médecins qui s’inscrivirent, la fin du XIXe siècle, parmi les chefs de ]a profession médicale ca-nadienne-française à Montréal.Nous devoirs à ce groupe de médecins distingués la fondation chez nous de deux institutions nécessaires à notre développement scientifique et utiles à toutes les classes de notre population: l’Hôpital Notre-Dame et l’Université de Montréal.Lorsque Notre-Dame ouvrit ses portes, en 1880, ce petit hôpital de vingt-cinq lits avait un bureau médical composé de la façon suivante: le fondateur Lachapelle, les médecins Rottot et Laramée.le chirurgien Brosseau, l’oculiste Foucher, celui qui fait l’objet de cet article, l'interne-en-chef Desrosiers et l’assistant-interne Isaïe Cormier.A ce groupe fondamental s’adjoignaient les autres professeurs de la nouvelle faculté de médecine de l’Université Laval à Montréal, membres ipso facto du mé’ ie bureau, car Notre-Dame fut dès son début un hôpital de faculté.L’inauguration du nouvel hôpital terminait une période de protestation et de lutte dont on n’a pas d’idée aujourd’hui, la lutte Victoria-Laval.Cette lutte avait comporté des démissions en bloc, des polémiques vigoureuses, des suppliques et des voyages à Rome, des mandements et des décrets romains.Il fallait, pour soutenir une lutte pareille, des hommes fortement trempés et un chef de file agressif, car on ne pouvait conquérir la victoire qu’en brisant des traditions séculaires, qu’en froissant des autorités susceptibles, qu’en se mettant carrément en travers de l’opinion publique.Que voulaient donc ces hommes d’énergie dirigés par Lachapelle?Tout simplement ceci: l’indépendance de l’enseignement universitaire à Montréal, le droit pour les civils d’administrer des hôpitaux, l’obligation pour la charité de rendre compte des montants qu’on lui confie.L’indépendance universitaire, le groupe dont Foucher faisait partie, n’eut pas la joie de l’obtenir du premier coup.F.n 1879, lors de Tlnau-uration de l’Université Laval it VOLUME XXIII — No 209 » Vïontréal, le doyen Rottot, dans son iiscours inaugural, en exprima son •egret.On préférait tout de même ¦ecevolr les diplômes de Québec pie les tenir de l’université anglaise et protestante de Victoria, à Co-bourg, en Ontario.Mais on avait espéré mieux.Plus tard, dans une réunion du 8 décembre, à l’archevêché de Montréal, Lachapelle, ayant succédé à Rottot, exprimait la continuité de cette espérance, et sa voix fut écoutée, mais après sa mort seulement.Ces hommes de 1880, Rottot et Lachapelle en tète, on» semé ce que nous récoltons aujourd’hui.Quand Foucher entra à l’Hôpital Notre-Dame, en 1880, il était le benjamin du groupe des fondateurs., Chose curieuse à noter, et qui sem- ble un signe précurseur de reorientation future de la facultés, le docteur Foucher revenait d’Fhrope.Car il y eut.chez nous, des retours d’Eu-1 rope avant M.Bruchési, et il est bon de le dire.Les jeunes gens de j celte époque étaient moins nerveux et plus pondérés que ceux d'aujourd’hui.Ils avaient de l’ambition, certes; l’ambition est toujours légitime chez les jeunes — mais elle revêtait chez ceux de 1880 une forme irréprochable.Qui de nous ne se rappelle avoir vu Foucher, le matin, se rendant de son pas tranquille à l’Hôpital, où il opérait avec maîtrise les cas | les plus difficiles, donnait à ses élèves ces leçons claires et précises que ceux-ci comprenaient si bien?j A son bureau, les clients recevaient de lui un accueil sympathique dénué de toute réclame.Aucune pose intéressée chez cet homme d’un si grand mérite et d’une si parfaite probité.L’esprit bien balancé, l’excellente éducation de Foucher ne lui ont jamais permis de commettre ces impardonnables impairs par quoi certains de nos confrères se sont singularisés.Foucher a poursuivi tranquillement, sagement, dignement sa carrière, professant régulièrement, publiant des observations le plus souvent reproduites à l’étranger, donnant l’exemple d’une vie professionnelle telle qu’on l’aime chez nous, c’est-à-dire probe et sans vantardises.F,a carrière professionnelle du docteur Foucher s’est magnifiquement développée pendant cinquante ans, sans bruit, sans vaine réclame, parce que cet homme possédait la* sagesse, qu'il savait limiter ses ambitions et ses désirs.Une très belle clientèle a suffi à son activité; une grande renommée d’oculiste, l’adhésion à quelques sociétés savantes, la présidence d’un ou deux congrès, la publication d’un traité sur sa spécialité et la rosette d’officier de l’Instruction publique ont comblé ses ambitions.Homme d’intérieur, Foucher n’était jamais aussi heureux que parmi les siens, à son foyer.La science de Foucher m'apparait, non pas comme une lumière fulgurante au sommet d’une tour inaccessible, mais comme la lampe bienfaisante et régulière qui répand tous les soirs sa lumière tranquille et sûre dans la maison et dans le cabinet d’étude.Ceux qui ont pu s’asseoir et causer dans le rayonnement de cette lampe — aujourd’hui éteinte, hélas en ont conservé un lumineux souvenir.La collaboration du professeur Foucher à l’oeuvre universitaire est marquée également du sceau de la I MILLfT ROUX & LAFON LIMITEE Produits ScteuUnquM Sélectionnés et Infiniment* pour U médecin» et le chirurgie ont l'honneur d'aviser lé Czvp» medics! qu'ils ont ouvért tour magasin d'exposition 1215, rue Saint-Denis Til.MÀTqTettt 8495 Instruments eMrurzicnux de OKN-TlUt * CIS ds Purls.Electricité médicale des éUbUass-mtuts CBXN/MJJt, de Parts.Rayons CA0KL, de Parla.Matériel et mobUier Ae salle* d'ooé-letlon et d'hOpital.OEVIS 8tm DEMANDS SERVICE MAISONS D’EDUCATION VON HINDENBURC La plus récente photographie du président d’Allemagne.COURS JEANNE O’ARC PROGRAMMES FRANÇAIS Dirigé par.Mademoiselle Henry Diplômée de TUniverelté de Prance.1170 Avenue Sussex - Tél.Wlibank 3519 de machines du Lancashire ont perdu des commandes allemandes de milliers de livres sterling, à cause de la limitation des crédits à 12 mois.LETTRES AU DEVOIR sagesse et de la pondération.Jeune èr ' Nécrologie médecin, il n’a pas posé ses condi lions de service; homme mùr, il est demeuré fidèle à ses amis et à l’institution qu’il servait.Ayant étudié à Paris, on ne l’a pas entendu, à son retour au pays, décrier son ancien maître, le professeur Desjardins.Alors que d’autres institutions sollicitaient scs services, il est demeuré constamment à l’Hôpital qui l’avait si bien accueilli.Il a été, pour le doyen Lachapelle, un collaborateur dévoué et, Lachapelle mort, il a placé son autorité, son prestige, au service du nouveau doyen.C’est que l’égoïsme, chez cet honnête homme, n’n jamais existé.11 a servi, avant et par-dessus les hommes, l’oeuvre qui lui était chère.Personne mieux que lui n’a prouvé que la modestie vaut mieux que l’orgueil et surtout n’est pas comme lui stérile.Sa vie est un splendide modèle de logique, de travail persévérant et de dignité.Des professeurs rom me Foucher, la Faculté de Médecine n’en aura jamais trop; car c’est avec des hommes de ce caractère qu’une faculté acquiert et conserve l’estime publique, qu’une université repose sur une base solide et qu’elle parvient, malgré les obstacles inévitables, à protéger son avenir.Les hommes de 1880 ont tracé avec La réforme d’un Conseil législatif Le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud fait connaître son projet _____ Sydney, Nouvelle-Galles du j Sud, 12.(S.P.C.) — Le gouverne-Le retour À la ™f,nt vient d’annoncer un nouveau bill qui a pour objet de réformer méprif's” DÎTneï'Zaiïïï ot a \ SlSTl!!0^" d" •“ ^ _ Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de c® qui parait sous cette rubriquei nicSufoù^ Ie fait ?Uie laf 1‘ion'prop^Aïonn elle parTefmem' mcipalite ou se trouvent des fanul- les qui veulent s'établir est appelée à paqer le tiers du coût de ces établissements nouveaux.Un ajoute que c’est une injustice à faire aux municipalités, que c’est leur imposer un fardeau trop lourd, etc., etc.Dans d autres milieux on proteste énergiquement, parce que des agents tout en prenant les applications de ceux qui veulent aller s'établir, les avertissent qu’ils ont peu de chances d'être acceptés, attendu qu ils ont encore des ressources pécuniaires assez abondantes, on encore parce que, élevés à la ville, Us n’ont pas ou presque pas de con- bres des deux Chambres de la Législature.Les membres seraient élus par groupes de quinze pour douze ans, et il se tiendrait une de ces élections à tous les trois ans.Si le Conseil législatif refusait de voter un bill de subsides, la Chambre basse pourrait quand même demander qu’il soit sanctionné par le gouverneur après un délai d’un mois._Si le Conseil el la Chambre ne réussissent pas à s’entendre sur une mesure quelconque, la question devrait être soumise au peuple par un referendum.On se souvient de la lutte qui Les élections dans le Maine Les électeurs de cet Etat de la Nouvelle-Angleterre se choisissent aujourd’hui un gouverneur, trois mandataires à la Chambre des représentants, des législateurs pour l’Etat même ainsi qu’un bon nombre de fonctionnaires publics — La taxe sur la gazoline naissances pratiques de la culture f1Premi
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