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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 24 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.274 MONTREAL, LUNDI 24 NOVEMBRE, IVU UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS .fS.OO UNION POSTALE., $0.00 Edition Hebdomadaire .* CANADA.Sl.OO ETATS-UNIS ^ % ^ $1.50 UNION POSTALE., » , .ÿa.oo LGDEVO Diredleur : HENRI BOURASSA ' • .Réda^ % Adminiétiation : v.> < .*y : HNT IACQUES TÉLÉ P %% Ve ¦%% - 4 5 AL» \ ADK % DATION : Main 7461 rédaction j .Main 7460 FAIS CE QUE DOIS I L’AGITATION EN IRLANDE BILLET DU SOIR.LE GATEAU DE Les leçons du Canada Les partisans el les adversaires du Home Rule invoquent, chacun à leur tour, l’exemple du Canada et l’opinion des Canadiens à l’appui de leurs théories respectives.M.Redmond affirme que le peuple canadien approuve presque unanimement l’idée de l’Irlande autonome et que le Home Rule produirait en Irlande les mêmes effets bienfaisants que l’établissement du self-government au Canada, M.Bonar Law, leader du parti unioniste, invoque son titre de Canadien pour donner le démenti au chef nationaliste.Il affirme sans sourciller que l’inclusion de l’Ulster dans l’Irlande autonome est analogue à l’idée de soumettre le Québec à l’Ontario, ou vice versa.M.Bonar Law est né au Canada, il y a fait ses mois de nourrice, mais il est évidemment fort peu au courant de l’histoire et des conditions réelles du pays.Ce qui est vrai, c’est (pie la réunion forcée de l’Irlande à l’Angleterre, en 1800, a un parallèle dans l’histoire du Canada: c’est l’union arbitraire du Haut et du Bas-Canada, en 1841.Le refus de réparer la spoliation de 1800 et d’accorder le Home Rule à l’Irlande, à moins d’en exclure l’UIster, équivaut à dire que les auteurs de la Confédération canadienne eussent dû refuser une constitution provinciale au Québec, à moins de soustraire les Cantons de l’Est à son autorité.* * * Si les protecteurs apparents de la population protestante de l’ULster redoutent tant le sort que lui réserve la majorité catholique, que sc proposent-ils de faire pour assurer la protection de la minorité cathpliquc de PUlster?S’ils ont raison de prétendre que la province d’Ulster doit être séparée du reste de l’Irlande, ils devraient en conclure logiquement que les comtes catholiques de l’Ulster doivent être séparés des comtés protestants.Car rieii ne prouve que les protestants de l’Ulster soient plus larges et plus tolérants que les catholiques de toute l’Irlande.La meilleure preuve du contraire, c’est que des milliers d’Irlandais protestants, dans l’Ulster, comme dans les autres provinces, sont favorables au Home Rule.L’observation la plus juste qui ait été faite jusqu’ici sur la question irlandaise, c’est celle de M.Samuel, ministre des postes, dans l’un de ses discours au Canada: tout le tapage organisé en Angleterre contre le Home Rule ne se serait jamais produit si la majorité de la population irlandaise était protestante et la minorité catholique.A cet égard, l’histoire du Canada peut éclairer les hommes d’Etat anglais.Elle leur offre un témoignage éclatant qui devrait les rassurer sur le sort de la minorité protestante de l’Irlande: c’est que la minorité protestante du Québec a toujours été et continue d’être infiniment mieux traitée par la majorité catholique, que la minorité catholique de toute autre province ne l’a été par la majorité protestante, et ne l’est encore dans la plupart des provinces anglaises.» Non, rien, dans l’histoire du Canada et le fonctionnement de ses institutions politiques, ne peut offrir dépeint de repère aux politiques anglais qui s’obstinent à refuser à l’Irlande ce qu’ils ont été forcés de concéder à toutes les autres grandes possessions britanniques, peuplées de blancs: le self-government appliqué au territoire de chacun de ces pays, tel que la nature, le développement historique et l’économie générale le circonscrivent.Par contre, l’histoire de la Confédération canadienne peut servir d’exemple et d’argument à l’appui de la thèse de ceux qui cherchent une solution à1 la question irlandaise dans l’application du régime fédéraMf aux quatre pays historiques du Royaume-Uni: Angleterre, Ecosse.Galles et Irlande.Cette solution, écarlée d’abord comme utopique, revient de plus en plus fréquemment dans le débat.Lord Grey, si je ne me trompe, l’a préconisée un jour; M.Winston Churchill également.Tout récemment, M.Fielding l’a remise à jour dans les journaux de Londres.L’ancien ministre canadien n’a pas dû se risquer dans la mêlée sans y être invité par quelque tète dirigeante de la politique anglaise.Ce sera peut-être, en fin de compte, la seule solution définitive et satisfaisante.Puisque les chefs de parti, en Angleterre, font au Canada, si longtemps dédaigné, l’honneur de jeter les yeux sur lui pour y chercher des lumières et des enseignements, il est une autre leçon que M.Bonar Law devrait tirer du pays où il est né, par accident.C’est que le Home Rule a fait d’un Canada mécontent, désaffectionné, mûr pour la révolte _________ Anglais comme Français — une possession soumise et très attachée à la Couronne britannique: à tel point, qu’on serait parfois tenté de trouver les Canadiens d’aujourd’hui un peu naïfs dans leur facilité à se laisser berner par ceux qui ont intérêt à exploiter leur loyalisme.Il y a de fortes présomptions que l’Irlande autonome subirait la même évolution — pourvu, bien entendu, que les autorités impériales se décidassent à laisser fonctionner librement le nouveau régime.Le 19, le télégraphe nous apportait de Dublin une nouvelle intéressante et significative: “Un mouvement sc dessine afin de pourvoir à l’organisation d’une milice nationale pour défendre l’autorité de la Couronne el du gouvernement.” Cette organisation est une réplique directe à sir Edward Carson et à ses préparatifs de sédition dans l’UlsIer.Comme au nord, des officiers de l’armée anglaise offrent leurs services pour organiser et discipliner ces forces volontaires entre autres, le capitaine White, fils de sir George White, l’un des rares officiers supérieurs de l’armée anglaise dont le prestige et la réputation n’ont pas sombré en Afrique.Je n’insiste pas, pour l’instant,sur les symptômes inquiétants d’indiscipline, dans l’armée impériale, que marque cet enrôlement d’officiers britanniques dans les deux milices, irrégulières, de l’Irlande.Je me borne à signaler le contraste piquant des situations: d’un côté, les gens qui font profession d’un loyalisme outrancier organisent ouvertement la révolte contre la Couronne et fomentent la guerre civile nu coeur de l’Empire; de l’autre, la population la plus constamment dé-saffectionnée de l’Empire, celle quiacclamait bruyamment les défaites lie l’armée anglaise en Afrique, sc prépare à soutenir “l'autorité de la Houronne et du gouvernement britanniques” conlrc les attaques des ultra-loyalistes.Ici encore, un rapprochement avec l’histoire du Canada s’impose.L’incendie du parlement, à Montréal,en 1849, les insultes et les pierres lancées à lord Elgin, le mouvement annexionniste, tout cela fut 1c fait îles ultra-loyalistes du Canada, de la meme faction qui, dix ans auparavant, faisait pondre les patriotes du Haut et du Bas-Canada, coupables rie vouloir jouir des droits et des avantages que la constitution britannique leur promettait et que le gouvernement anglais leur refusait.Aujourd’hui encore, lés offres de participation à la révolte de l’Uls-ler sont venues des foyers orangistes du Canada, où Ton dénonce périodiquement le déloyalismc des Canadiens-français et les dangers que la "hiérarchie” catholique fait courir aux institutions britanniques.L’observateur superficiel ne voit dans ces contradictions et ccs violences que les manifestations spasmodiques des passions et des préjugés d’une faction ou d’un groupe ethnique.Il y a plus que cela.L’attitude des extrémistes de TUistcr et du Canada est la conséquence logique du protestantisme poussé à l’outrance et appliqué ù la société civile et ù l’organisme national.C’est l’opposition du principe du libre examen et de la ségrégation facultative, aux principes d’autorité et d’unité.Les hommes d’Etat, les publicistes et les agitateurs anglais, qui ont porté la question irlandaise sur le terrain dos passions religieuses, feraient bien de réfléchir sur ccl aspect de la question.MISS JESSIE Il est un coin de la Maison Blanche où chôme la question mexicaine.Lp, ni les ambassadeurs diserts, ni les secrétaires muets ne -pénètrent, et quand g va M.Wilson, la question du tarif elle-même, comme un dogue docile, l'abandonne à la porte ; là, des ouvrières manipulent les étoffes rares, el brodent, dans l’angle de la toile fine, des chiffres entrelacés, leurs doigts artistes appliquent longuement sur des mannequins des draps souples, pour éviter à Miss Jessie l’ennui des essayages, car Miss Jessie a bien des choses en tête, bien des choses, en plus de son trousseau : elle se marie ! Miss Jessie, hélas V n’est plus la fille d’un calme universitaire, et elle ne peut avoir les gaies fiançailles qu'elle a enviées jadis aux ‘‘col-lege-girls” de ses amies.Les journaux sont tout près, à l’affût de ses moindres gestes, aux écoutes de ses moindres mots.La qualité du linon, le prix du chapeau, la composition du bouquet, ils ont tout dit, ou ils diront tout jusqu’aux dimensions du gâteau de noces, en les exagérant, bien entendu.Et Miss Jessie a la sensation d’être dans une maison sans stores, où mille yeux avides la voient tournoyer, humiliée, en toilette intime, dans les mains des couturières.Oh 1 le gâteau, le fameux gâteau de noces.Il sera phénoménalement grand, avait publié la presse, el les lettres sont arrivées, une,'puis deux, puis cent, puis une avalanche chaque jour grossissante, pour en réclamer quelques miettes, car l’une des superstitions puériles de ce grand peuple américain qui fait penser à un enfant poussé trop vite, est qu’on rêve sur les gâteaux de noces.Les déceptions seront nombreuses, car le gâteau de Mlle Jessie esl ni plus grand ni plus petit que celui de la première épousée venue.Mais, qu’auraient rêvé, je vous le demande, les déçus si les songes sont véridiques ?Peut-être, que du haut de la fortune le bonheur a le vertige et que Miss Jessie a peur, quelquefois, pour son, papa assis sur une estrade dont tes marches, si basses soient-elles n‘en sont pas moins teintées de la pourpre horrible.Et qu’auraient-ils trouvé encore, s'ils avaient mangé de ce pain compliqué?Qu’il est pareil à celui de la misère, car tous les pains au fond sont pétris de farine, comme tous les bonheurs, de poussière, et les uns et les autres s’effritent d’autant plus uilc que leur fragile architecture en est plus brillante et plus élevée.Louis BRETON.“ QUI VEUT TROP prouver:.” SI NOUS NOUS OCCUPIONS NOS AFFAIRES.Henri BOURASSA."Qui veut trop prouver.” On sait la suite, et le correspondant de la Gazette, à Ottawa, dont les lettres ont souvent l’allure de ballons d’essai, ferait bien de méditer ce vieux proverbe français.Il force vraiment la note quand il entreprend de prouver que si, du point de vue des oeuvres navales impériales, le Canada a encore les mains vides, la faute en est au parti libéral seul.Si la majorité libérale du Sénat n’avait paralysé notre effort, dit-il en résumé, nous serions aujourd’hui en train de faire construire nos dreadnoughts; si le cabinet Laurier, au lieu de se borner à acheter le Rainbow et le Niobe, avait mis à exécution son programme de cons-truction, nous aurions quelque chose de sérieux à montrer.Donc, c’est au parti libéral, à raison de son inaction ancienne et de son altitude au Sénat que nous devons de n’avoir rien du tout entre les mains quand nos cousins de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ont fait de si bonne besogne.D’abord, la majorité sénatoriale n’a pas empêché le gouvernement de construire ses dreadnoughts; elle Ta simplement invité à demander l’approbation du peuple, comme l'avait fait, lors de la présentation du projet Laurier, la minorité conservatrice.Secondement, si le cabinet Borden regveüc tant que cela Tin exécution du programme Laurier, il n’avait qu’il le prendre ù sa charge et à demander au parlement les crédits nécessaires.Cela, sans doute, eût mis un certain nombre de députés face a face avec des engagements solennels , mais ils en ont violé d’aussi clairs et d'aussi catégoriques quand ils ont approuvé le projet "non moins néfaste” de M.Borden.On peut supposer qu’ils n’auraient pas 'lavantage hésité à violer ceux-là-On reçoit de telles lumières quand on a le bonheur de fréquenter "le très honorable R.-L.Bordent" * * * La dépêche de la Gazette semble indiquer que le gouvernement se dispose ù présenter de nouveau, sous une forme peut-être différente, son projet de contribution.Et cela est fort vraisemblable.Tl y a tant de chose* pourtant dont lu gouvernement canadien pourrait s’occuper au lieu de régler , affaires de l'Empire l La brochure de M.Pelletier Elle paraîtra jeudi.— Une lettre de M.Monk L’enquête sur l’immigration, faite pour le Devoir par M.Georges Pelletier, paraîtra jeudi, en une brochure de 80 pages, grand format.Elle contiendra, outre les articles de notre distingué collaborateur, complétés et précisés sur certains points, l’article-préface de M.Henri Bou-rassa sur le “Péril de l’Immigration”, et une importante lettre de M.Monk, ancien ministre des Travaux publics.M.Pelletier a déjà reçu de nombreuses lettres, le félicitant d’avoir mis en brochure son important travail.La brochure se vendra 15 sous l’exemplaire, i?1.50 la douzaine, plus les frais d’expédition (2 sous l’exemplaire, 25 sous la douzaine).Conditions spéciales pour des quan-tités plus considérables.S’adresser à l’auteur, aux bureaux du Devoir, 71a rue Saint-Jacques.Et la véritable urgence, c’est bien celle qui tient à la gorge tous les citoyens, l’augmentation croissante de la cherté de la vie, dont il pourrait au moins essayer de rechercher les causes.Une autre urgence qui nous presse, c’est la réforme du système d’immigration qui risque de troubler à jamais la vie de notre payrs.Et le canal de la Baie Géorgienne?Et les grands travaux publics qui réclament de partout l’attention du gouvernement?Et les caisses de crédit?Combien de questions encore qui s’imposent à l’attention de tous et dont nous ne nous occupons point, absorbés que nous sommes par notre ardeur à sauver l’Empire?Quand le gouvernement canadien se rappellerq-t-il qu’il est d’abord chargé des affaires du Canada?Orner HER0UX.LA SITUATION AU MEXIQUE Aux menaces d’intervention étrangère, le général Huerta, avec une fermeté qui n’est pas sans grandeur, oppose un front serein en apparence et qui pourrait faire illusion sur les moyens dont le président provisoire dispose pour,se maintenir aux affaires, En réalité sa position n’est pas brillante, et pour en mesurer la faiblesse il suffit de jeter un coup d’oéiJ sur la carfî^du Mexique.Les constitutionnalistes occupent et gouvernent presque sans conteste des territoires immenses, dont Té-tendue s’accroît chaque jour à la faveur de nouveaux succès.Leur dernière victoire leur a valu la prise de Victoria, qui leur livre l’Etat de Tamaulipas, limitrophe des Etats-Unis sur le golfe du Mexique.Quelques jours auparavant, ils avaient pris Juarez, ville adjacente à la ville américaine d’El-Paso, Texas.Leur quartier général, établi à Nogales, dans l’Etat de Sonora, qui s’étend jusqu’au golfe de Californie, le long de la frontière américaine, ne tardera probablement pas à être transféré à Juarez, lète de ligne du ré-DE seau du chemin de fer central mexicain.Il n’y a pas longtemps, ils ont pris Tepic, dans l’Etat du même nom, sur la côte du Pacifique.Une ligne tirée de Tampico, sur le golfe du Mexique, un peu au nord du vingt-deuxième parallèle, à Tepic, sur l’océan Pacifique, légèrement au sud du même parallèle, représenterait à peu de chose près la frontière méridionale des territoires des rebelles.Une récente dépêche dit que les slratégistes du ministère de lu guerre à Washington sont confondus du peu de résistance opposée par les troupes de Huerta à la marche triomphante des insurgés vers le sud.La véritable explication de ce fait se trouve probablement dans l'impossibilité où se trouve Huerta de se procurer les ressources indispensables.Quelles qu’aient pu être par ailleurs les conséquences de l’attitude du gouvernement des Etats-Unis à l’égard du Mexique, elle a ou au moins ce résultat, d’empêcher le gouvernement mexicain de placer un emprunt en France, le seul pays où il pouvait se procurer de l’argent.C’est cette sorte de contrôle négatif qu’il exerce sur la situation qui permet au président Wi'son d’attendre avec calme et assurance les événements.Il aurait pu, il pour/ait encore d’un moment à l’autre, avec l’assentiment du Congrès, lever Tin-lerdiefion qui empêche l’exportation des armes et des munitions au Mexique, et accélérer ainsi la chute de He rta ; mais ii estime probablement qu'il vaut mieux pour lui s’abstenir même ùe cette sorte d’in terventiou, dans l’espoir que.les Mexicains eux-mêmes décideront bientôt du sort de leur pays.Il n’y a maintenant aucun danger d’intervention de lu part d’une autre nation tant que s Etats-Unis n’ ,liront pas reconnu le gouvernement étabd.L est à espérer, dans l'intérêt du Mexique lui-même et de Thumanilé, que les étrangers seront respectés par les deux factions belligérantes.Ultléric TRF.MB1 AV RECTIFICATION Dans l’article de notre collabo' j-tcur Edmond Léo, paru samedi dernier, il s’est glisse une légère déviation du texte authentique.Au lieu de : Elle (ccttc étude) n’ose pas faire de chic, lisez ; Elle n’est pas .fallu do chic.DESERTION DES CAMPAGNES ET COOPERATION III La désertion des campagnes I Ta-bandon de la terre ! \oilà bien, nous l’avons vu dans notre dernier article, le péril qui menace la province de Québec, péril national au plus haut point, pmsque tout affaiblissement de la classe rurale québecquoise aura nécessairement sa répercussion sur la race canadienne-Trançaise tout entière.Aussi importe-t-il de bien déterminer les causes de cette crise agricole afin de pouvoir y remédier.En 1/UO, contre le péril national et' religieux qui les menaçait, nos pei es se sont unis sur le terrain religieux par le groupement paroissial et ils ont résisté victorieusement à tous les assauts.Nous disons qu’aujourd’hui confie le péril national et économique qui nous menace la seule manière de résister sera le groupement sur le terrain économique, la coopérative agricole.Supposons en effet que nous demandions aux cultivateurs qui s’en vont, pourquoi ils abandonnent leurs terres, tous nous répondraient de la même manière : “Que voulez-vous ?il n’y a plus “moyen de vivre sur la terre.Nous travaillons 'beaucoup et ‘c’est à peine si nous pouvons join-“dre les deux bouts.‘Impossible d’établir nos enfants “avec ce système-là.“La vie d’aujourd’hui coûte plus “cher et nous ne faisons pas plus “d’argent qu’autrefois.” Très bien ! Mais pourquoi n’améliorez-vous pas votre condition ?Pourquoi n’achetez-vous pas des engrais pour faire produire davantage à votre terre ?Pourquoi n’achetez-vous pas des machines pour faire plus vite et mieux vos labours, vos récoltes, et un si grand nombre de choses qu’on peut faire à la machine aujourd’hui sur une ferme ?Cela épargne le temps et la main d’oeuvre.Pourquoi payez-vous si cher beaucoup de choses que vous pourriez vous procurer à bien meilleur prix : Fil de fer pour clôtures, grains de semence, bois de construction, et le reste, et le reste ?Pas surprenant que vous ayez tant de peine à vivre, vous ne voulez pas profiter de vos chances.—Mais comment voulez-vous qu’il en soit autrement ?me direz-vous.Ce n’est pas moi qui fais les prix.—Non, ce n’est pas vous qui les faites, mais vous pouvez les faire.Pensez-vous qu’en vous unissant aux autres, en achetant par exemple dix faucheuses au lieu d’une, dix chars, vingt chars d’engrais au lieu de quelques tonnes, etc., vous n’auriez pas tout cela à meilleur marché ?—C’est évident, mais.—Mais vous n’êtes pas organisés, mais vous avez peur, mais il y a ceci, mais il y a cela.Eh bien, moi, je vous dis qu’il n’y a qu’à vouloir pour dépenser moins et faire plus de profits.Nous verrons les prochaines fois, si vous le voulez bien, comment on a réussi ailleurs, comment on peut réussir ici.Et rappelons-nous toujours qu’il faut empêcher à tout prix la désertion des camnagnes et qu’on ne peut montrer trop de bonne volonté pour enrayer un toi fléau.COOPERATEUR.VEUÏLLÛT AU SEMINAIRE DES TROIS-RIVIERES CONFERENCE PAR MGR GLR1N UA.C.J.C.À MONTRÉAL » 3ème Conseil de V Union Régionale de Montréal LE TRAVAIL DE L’ANNÉE.- FÉLivÂTATIONS AUX CANADIENS DE L’ONTARIO L’Union Régionale de Montréal de TA.C.J.C.tenait hier dans la salle du Gesù, son Sème conseil.Foi.patriotisme, actkm sociale, travail résument les délibérations des deux séances de ces assises.On y remarquait entre autres: le représentant de Mgr l’archevêque, M.le chanoine Dauth; l’aumônier général de TA.C.J.C.et de l’Union Régionale, le R.P.Colelough, S.J.; le président général, le Dr Baril; V.-E.Beaupré, ancien président, etc.; les membres du comité régional et au delà de 120 délégués représentant la plupart des cercles de T union.Us étaient venus en effet de toutes les parties de la région: des groupes Pie X, Lemoyne, Saint-Louis, Sainte-Marie, LaMennais.Laval, Charle-bois.Langevin, Saint-François-Xavier.LaSalle, Plessis, Jeanne d’Arc, Vitoont, Saint-Isidore, Mont fort, Saint-Rémi, Des Ormeaux et autres, La jeunesse catholique, en-somme, a prouvé une fois de plus, par sa réunion d’hier, qu’elle est bien vivante.Mettant de côté les affaires de routine qui s’expédièrent rapidement, notons le discours du président de TUfiion, M.Anatole Vanier, les raports du secrétaire et du trésorier, les allocutions du président général de TA.C.J.C.et de Taumo-nier général; la discussion des mesures soumises ou qui onl reçu Té-preuve de fessai; l’appel et l’organisation pour le français; les élections du comité régional; l’envoi de sympathies et de félicitations aux Canadiens-français d’Ontario.Qu’a fait l’Union Régionale de Montréal, que se propose-t-elle de faire?A son dernier conseil, avaient été décidées: lo la visite des cercles de la région par le comité régional ; 20 les séances inter-cercles; 3o l’organisation de séances publiques; 4o l’organisation d’un comité de conférenciers; 5o une enquête sur le français.D’après le rapport du secrétaire: 11 cercles ont été visités depuis février dernier; 6 séances inter-cercles ont eu lieu; 12 séances publiques ont été organisées; une vingtaine de conférenciers sont à la disposition des groupes; une enquête vient d’être entreprise axent pour bid Te respect du féân'ç’ai«Teflms"1es' indications des rues de Montréal.Le président du comité régional constate de son côté l’existence de 21 cercles régulièrement affiliés à TA.C.J.C., une dizaine qui le seront sous peu, et plusieurs en formation; tous dans la région de Montréal.En outre les grouoes onl augmenté leurs bataillons de retraites fermées; plusieurs ont établi la communion perpétuelle.Dans un autre ordre d’idées enfin plusieurs des problèmes importants touchant les questions religieuses ,nationales, sociales, ouvrières, commerciales, et même d’agriculture ont été matière à étude dans les différents groupes.Il va sans dire que les groupes de la région entendent continuer dan-, 'a même voie.L’Union Ré* gionule veut cependant s’occuper plus activement de la propagande, qui s'impose et qui s’entreprend dans tout le Canada français; elle veut surtout porter son attention sur l’organisation du prochain congrès général de l'association, qui aura lieu à Montréal au mois de a juin prochain, alors que la jeunesse ca tholique et canadienne-fra-nçaise célébrera le lOème anniversaire da fondation de TA.C.J.C.Le discours du président général, le Dr G.-H.Baril, est un magistral exposé du programme de l’association.Piété, étude, ae'ion constiluent les trois moyens de formation de TA.C.J.C.4h point de vue piété: nécessité du catholicisme dans la vie privée et publique; importance de l’oeuvre des retraites fermées; conférences de Saint-Vincent de Paul; oeuvres paroissiales; oeuvres sociales; contact avec le peuple; apostolat social.Au point de vue élude: questions propres à son état de vie; questions religieuses, nationales, sociales.Au point de vye action : action guidée par les principes catholiques.Cette action, ajoute l’aumônier général, il faut bien comprendre ce qu’elle esl.Pour la bien comprendre il faut Tétudier; et pour la bien faire, s’y préparer.Que faire pour le français?Organiser d’abord dans les cercles des comités du français.Le comité du français existe déjà dans quelques-uns; il doit se généraliser.Il faut en plus aider dans la mesure du possible toute association dans un but da défense du français, particulièrement, le Ralliement et la Ligue des Droits du Français, et la Société du Parler Français.Les élections qui ont lieu tous les deux ans, composèrent ainsi le nouveau comité régional de Montréal: Président, Anatole Vanier, avocat.1er vice-président, Hervé Roeh.2e vice-président, Albert Bienjo-nelti.Les autres membres sont MM.T angevin, Dubue, Saint-Maurice et .Villeneij ve._ Enfin, par decision unanime du conseil régional, le message suivant sera envoyé aux Canadiens-français d’Ontario : A l’Association d’Education d’Ontario : Les membres de TA.C.J.C.de l’Union Régionale de Montréal, réunis en leur dème conseil régional, ce 23 novembre 1913.offrent à leurs compatriotes d’Ontario leurs félicitations pour la lutte énergique ou’ils poursuivent dans la défense de l’école bilingue et de la langue française, les approuvent, les encouragent de tout coeur, et les prient de croire en leur vive et sincère svmpathie.Quelle bonne journée! se disait-on.Ajoutons: quelle espérance! UN TEMOIN.C’est hier soir que Mgr Gérin a donné su conférence sur Vouiiiot, an séminaire des Trois-Rivières.Au mi lier d’un auditoire nombreux ri distingué on remarquait M.le supérieur du séminaire, Mgr Baril, grand vicaire, M.la chevalier Désuets, zouave pontilom.Mgr Gérin rappelle d’abord que Vr: illot n aimé les curés, c’est pourquoi.il sc sent heureux, lui, le vieux curé de Saint-Justin, d’avoir une occasion d’apporter sa part d’hommages au grand chrétien el au grand lutteur que fut Veulllot.Mgr Gérin dit aussi qu’il doit, en partie du moins, sa vocation de zouave pontifical et de prêlro, au grand écrivain dont il lut quelques-unes des oeuvres dès son temps de collige.Je voua -ourlerni, dit.le vénérable conférencier, de Veuillot chrétien, de Veuillot ù genoux, de Veuillol lulteiir, de Veuillot debout.VEUILLOT A GENOUX Après avoir esquissé très rapide-ipeiit Thislo'iie de la conversion de Veuillot, le conférencier nous conduit à Paris où nous trouvons Je grand converti.Veuillot esl déjà ce qu’il sera de toute sa vie.Pour connaître Veuillot.dit Mgr Gérin, il faut lire ses lettres.Ici nous voyons Veuillot dans un beau et touchant tableau ; au soir d’une journée de labeurs, de combats peut-être terribles, le grand lutleur revient au foyer où l’attendent son épouse et scs enfants, ou bien' sa soeur et ses chers orphelins ; il dépose sa plume, Tépée de l’ange exterminateur, et cette plume, celle épée .se transforme dans le calme de la famille en une harpe dont les harmonies s’en vont en des lettres pleines de pensées fortes, consolantes.C’est Tépoux, le père, Tarai, le chrétien dans ce qu’ils ont de meilleur, de plus suave qui est là.Chrétien, on dirait que Veuillot Ta toujours été, qu’il y tou jeu ~s vécu avec N( tre'-Seigneur.Il est heureux d’être chrétien.La foi le met sur un trône.Thiers iui fait pitié : “Il ne sail pr.s son crdér.hisme,” dit-il.“Si je n’étais catholique, par conviction.je voudrais Tèire par sensualité,” disait-il.Pas une lettre de Veuillot qui n’invite si la prière, à Tainour de Dieu.Ii apache de i importance à toutes les peliles dévotions.Il est chrétien toujour et partout : dans la douleur, dans l’épreuve, dans la calomnie.Que de belles pages écrites auprès des berceaux, sur les tombes ! Comme il parle bien de sa femme partie Irop lot, de ses enfants, de sa somir, (b sa Luce entrée au couvent.C’est un apôtre.Veulllot veut avant tout conquérir, sauver des âmes.Une idée l’obsède.11 pense sans cesse n sou riaitre, le Christ, i! travaille et lutte pour Lui.Le malade parle ie sa mal.id’e.La maladie de Veuillot, c’esl in folie de la croix.Noire-Seigneur dit à saint Thomas : “Benescripvisti de me Tho-ma,” P.e X, vicaire de Notre-Sei-gneur sur la terre, rend le même témoignage au grand chrétien que fut 'éuillot.VEUILLOT DEBOUT La grand’mèrc a passé son héroïsme chrétien à son petit-fils.C’est pourquoi nous trouvons le chevalier armé au pied de la croix.“Nous travaillerons ensemble, écrit Louis à Eugène, pour lu gloire de retf: sainte religion qui nous a été le pain de l’Ame cl du corps.Pour tno! je suis bien décidé à lui donner ma vie, les meilleurs fruits de mon intvlügcnee, d’en faire le nul constant de mes travaux et de mes efforts : vont pbur elle." Une autre fobs if écrit au même : ‘Ayant réglé les affaires de mon âme, j’ai regardé au dehors el j’ai vu une société dams un état te! qu’un chrétien qui est jeune et qui a une ânip au flanc ne peut s’empêcher de lui déclarer la guerre.” Quelles pages remplies d’une sainte indignation nous a laissées Veuillot contre la société française de son temps.C’est la conspiration du mal contre, le bien, de Terreur contre la vérité, de l’impiété contre la foi et la religion.Les croyants qui restent manquent de courage.Tout semble perdu.Clovis regrettait de n’avoir pas été là avec scs Francs pour défendre le Christ.On vent crucifie!' le Christ do nouveau, mais eott.fois Clovis défendra son Maître.Veuillot luttera vaillamment avec ses Francs.L’Univers c’est une armée, c’est une forteresse.Gare aux ennemis du Christ ! Veuillot est devenu la terreur du camp ennemi.On lui ''proche d’être trop violent.Ces1: pourtant la sentinelle qui ! défend la place, c ost le fils qui dé-! fond sa mère.Les libres-penseurs i l’exaspèrent.I! ne sc croit pas obli-! gé à une exquise politesse avec Judas.Suivant le mot de Pie IX ; le champ de bataille n’esl pas l’endroit où Ton s’embrasse.Et Veuillot luttera contre le galii-eanisme, contre le lübérrlisme.Il est (l’avis que les lois de l’Eglise sont faites pour tous, et (pie la société malade ne peut guérir que par l’Eglise, Rien ne lui fait peur.Pour dire la vérité il faudra risquer sa vie.Qu’iniporie.Veulllot dit la vérité el la je Ile au* quatre'coins de la France.L’Univers est supprimé.Jamais morl, dit le conférencier, n’eut phir glorieux linceul.' euilloi fut impopulaire, mais ro fut i> l'impopularité du l’Evangile.Dès ie jour de sa mort les jugement portés sur le grand catholique étaient déjà modifiés.Aujourd’hui Veuillot est plus vivant que jamais, parce que le chain-' pion a gardé le privilège de la vérité qui ne meurt pas, A Montmartre un évêque fit éri«i ger un monument à Veuillot.Mont-j martre fut l’église chère à Charelle» Espérons que Charettc aura là lui aussi là son monument, s’il ne Ta déjà.Le voyageur chrétien se sou-] viendra devant ers monuments do l’épée la plus vaillante et de la plume In plus franchement catholique du dix-neuvième siècle.Je remercie Dieu, dit le conférencier, de m’avoir permis de marcher sous les drapeaux du grand soldat du Pape et de serrer la main de Tun des plus fiers champions de l'Eglise.Mgr Gérin termine sa conférence en exhortant les jeunes qui l'entendent à lire les oeuvres ne Veuillot, où ils trouveront avec Tumour du Christ et de l’Eglise des modèles incomparables de littérature.Voici un résumé très incomplet! (Suite à la deuxième page) B LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 24 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.274 MENS SANA ?N CORPORE SANO REHPENSEHUX VAINQUEURS Les gymnastes canadiens, au récent concours de Rome, reçoivent hier leurs trophées et diplômes l.KH AIJLOCUTIONS Au collège iis la Côte-dss-Neiges, hier après-midi, avait lieu la distriou-tion des trophées et diplômes ds la F.A.S.I.s,ux membres de l’équipe des gymnastes de Montre.il, commandée par M.le professeur Henri Scott.Le professeur Scout intéressa vivement les cinq cents et quelques invités en faisant exécuter, d’abord par ses petits élèves, puis ensuite par les membres de (’équipe de Rome, ses exercices de culture physique pratique.Le Rév.Père Laurin, < périeur du collège, présidait.Il avait à ses côtés M.le chanoine Cousineau, (représentant Mgr l’archevêque, le Rev.Père Rault, C.S.C., le Père Pau-izé, supérieur de Sainte-Geneviève, les Pères Geoffrion, Lafond, C.S.C., et •plusieurs autres, .M.Ludger Grave!, .Emile Rolland, J.A.Karch, Dr Cha-irette, médecin du collège, J.A.Mi-iJette, président de la Commission scolaire d’Outremont, U.H.Dandurand, Dr Bonnier, J.J.Scott, Dr Lauzon, r.astes évoluent- Ils sont- vivement applaudis lorsqu'ils cèdent la place à leurs aînés, les membres de l’équipe de Rome.Ce travail était des plus classiques et des plus complets et il a servi de leçon de choses aux jeunes élèves de l’institution.C’est en faisant ces mêmes exeiv'.cas que l’équipage de Rome a remporté au concours de septembre dernier, dans la Ville Eternelle, deux plaquettes de bronze, prix de la F.A.S.C.I.Oos jeunes gens qui ont tant S.C., su- contribué à faire connaître le Canada au point de vue sportif, sont vivement applaudis.Le révérend Père Rault, chapelain de l’équipe, félicite ensuite le capitaine Scott qui a réussi par son énergie et son travail à implanter la culture physique à Montréal et dans la province.C’est là une oeuvre nationale qu'a aeompiie M.Scott et nous ne sau-rioni trop l’en remercier.Le Pèra Rault rappelle aussi les insultas reçues à Rome par les gym LA QUESTION IRLANDAISE LesUlsteristes se préparent à porter la guerre dans le château-fort des nationalistes.— Le Times fait ressortir la gravité de la situation.Cadieux de Courville, P.A.Côté, M.j nastes catholiques, le 9 septembre der-'Daoust, lieut.-colonei C.E.A.Pat- nier.Ces insultes ont eu une répwriters on, lieut.-colonel M .G.LaRocbel- cession jusqu’à Montréal, le conseil ile, lieut.-colonel des Troismaisons, j municipal ayant adopté une résolution major Théo.Grothé, major Pierre Bi- j de protestations.Bâillon du 85e régiment, capitaine Eu-1 Les remarques du Père Rault fu-gène Bourassa, major Jos.Barré, ca- [ rent suivies de la distribution des di gitaine V.2 Tardif, du 65e, Charles ¦Emard, avocat, et plusieurs autres, le Rév.Frère Emery.Le Père Laurin souhaita la bienvenue aux invités, puis rappela ce que doit être la culture physique et la • place qu’elle doit occuper sur 1® pro-,gramme d’études des maisons d’édu-! cati on véritablement dignes de ce 'rom.Un coup de sifflet se fait entendre, un léger bruit, puis ce sont las 283 petits élèves du courts de gymnastique que l’on voit à la position militaire “attention.” I Avant de les faire évoluer, M.Scott dit qu’il tient à faire remarquer aux parents et aux invités que c’est bien urne leçon pratique d’éducation physique moderne qu’il donne.Plusieurs |de ces élèves n’ont assisté qu’à cinq leçons de gymnastique rie vingt-cinq minutes chacune.Ils n® peuvent donc faire les mouvements de tout le cours.Mais ce que veut la Société Natio- I raie rie Gymnastique, c'est de faire • comprendre aux parents, le bien que j leur enfants peuvent retirer dé ces ; exercices physique.Nous n’avons pas de gymnases modernes avec des salles de bains, des touches, tout cola viendra plus tard; à l’heure actuelle, ce que nous demondons aux corps publics, c’est de mous donner des salles avec ds bons planchers, salubres, hygiéniques, bien éclairées et bien aérées.Puis la démonstration continue et II est étonnant de voir avec quel entrain, quelle sûreté, les petits gym- plômes et dos médailles, et voici les noms des titulaires : Rév.Père Laurin, diplôme d’honneur; Kév.Père H.Rault, diplôme d’honneur; capitaine Henri Scott, diplôme et médaille; lieut.R.Bédard, diplôme d’honneur et médaille; lieut.Maurice Scott, diplôme; Léopold Gau-vreau, diplôme et médaille; Eugène Bxsaifslon, diplôme et médaille; Georges Famelart, diplôme et médaille ; Ernest Desrosiers, diplôme et médaille; Réginal Morin, diplôme et médaille; Léo Pepin, diplôme et médaille ; Telesphore Jodo.n, diplôme et mé daille; René Lefebvre, diplôme et mé-daitle; Paul Galipeau, diplôme et médaille.Les membres de la Société Nationale de Gymnastique n’ont pas oublié nen plus leurs directeurs et leurs bienfaiteurs, et ,is ont présenté à M.Ludger Gravel, M.Rodolphe Bédard, U.H.Dandurand, au Rév.Père Pau-zé, chapelain de l’équipe de Nancy, de jolis médailles-souvenirs, à M.Gaston Legrand, président de la S.N.G., tetueilement à Winnipeg, une palme d'or.Après la lecture du palmarès, M.le capitaine remercia brièvement le représentant de Mgr Bruchési et à tous ceux qui de loin comme de près, ont aidé au progrès et à la réussite de l'oeuvre si éminemment patriotique de l'éducation physique.La direction a reçu plusieurs lettres d’excuses, entre autres celles de Sir Lomer Goulu et de l’hon.Louis Coderre.Londres, 24 — M.Asquith parle à Leeds jeudi, Bonar Law et sir Edward Carson parlent à Dublin vendredi et Lloyd George tiendra une assemblée à I ondres samedi.Le “Times” donne l’alarme sur la situation politique ce matin, et on déclare que chaque semaine qui s’écoule rapproche le pays d’une catastrophe complète, ce qui ne laisse qu’une seule alternative, la solution de la question irlandaise.“Déjà, dit le “Times”, la situation s’aggrave.Les discours des politiciens des deux côtés, depuis quelques jours, onl révélé la colère croissante des unionistes qui, avec crainte, ont accepté l’invitation du premier ministre à une conférence, bien qu’ils soient sceptiques sur ses résultats pratiques.“Les préparatifs faits dans l’Uls-ter pour résister au Home Rule avancent, et les plans pour les assister, si le pire arrive, mûrissent en Angleterre.Pendant ce temps, M.Asquith n’a rien fait pour donner suite à l’offre d’un échange de vues sans préjugés.” Le “Standard”, parlant du choix du palais de crislal pour l'exposition coloniale de 1915, dit qu’il y a tout lieu d’espérer qu’avec l’ouverture de l’exposition une ère nouvelle et plus prospère sera inaugurée dans les annales du palais.Le journal fait observer que les organisateurs ne sont pus des politiciens et par conséquent ne spéculent pas sur la chance que la conférence impériale de 1915 sera mémorable et féconde en résultats durables, attendu que les assemblées de ce genre tenues sous les auspices du cabinet actuel, ont été assez aptes à manquer les occasions impériales.Un changement peut cependant se produire avant 1915, qui donnerait une signifat'on et un lustre spécial à l’Empire cette année-là.MEURTRE RUEJORCHESTER Un agent spécial polonais est tué au cours d’une bagarre entre compatriotes.-r- CENT CINQUANTE MAISONS INCENDIÉES UNE CONFLAGRATION CAUSE POUR 3 OU $400,000 DF PERTES A SAINTE-MARIE (BEAUCE).,—¦ CINQUANTE A SOIXANTE FAMILLES SONT SUR LE PAVE.A la suite d’une rixe survenue entre Polonais vers sept heures et demie samedi soir, rue Clarke, coin Dorchester, un agent de police spécial, Ezida Dzerbonovitch, dut être transporté à l’hôpital Général où il expira quatre heures après son admission.L’agent Fosch, attaché au poste de la rue Chenneville passant rue Dorchester pour retourner à sa demeure, aperçut au coin de la rue Clarke un attroupement.Il s’enquit et apprit qu’il y avait eu une bagarre entre Polonais.A ce moment, Dzerbonovitch passa près de Fisch »n lui disant quelque chose que ce dernier ne comprit pas.Il continua son chemin lorsqu’il entendit soudain le bruit d'un corps qui tombe.Il se retourna et vit Dzerbonovitch gisant dan.s une mare de gang sur la chaussée.Au même instant, il aperçut un homme qui fuyait à toutes jambes rue Clarke.Fosch se mit à sa poursuite mais arrivé rue Lagau-chetière il le perdit de vue.Croyant qu'il était entré dans un café chinois il les visita, tous l’un après l’autre, mais inutilement.Pendant ce temps, le.s agents Té-treau et Langlois faisaient transporter la victime à l’hôpital.Dzerbonovitch souffrait d’une fracture du crâne mais les médecins ne purent dire si la fracture avait été causée par un instrument ou bien par la chute sur la chaussée.Dzerbonovitch était très connu des officiers du revenu pour qui il avait souvent travaillé.L’on croit que lors de l'agression, la victime venait de surprendre un épicier polonais vendant de la boisson sans licence.Stanislas Winidrnetz, beau-frère de la victime, a raconté aux détectives (pie Dzerbonovitch lui avait dit samedi matin qu’il porterait plainte contre deux ou trois épiciers polonais qui vendaient de la boisson sans licence, et à des heures prohibées.L’inspecteur Cowan est d’avis que l’aggresseur de Dzerbonovitch ne voulait pas le tuer, mais seulement le blesser et que c’est en tombant que la victime se fractura le crâne.L’assaillant est toujours au large.VICTIME DU DEVOIR Le pompier Horaee Trudcl, de la pital Général dans l’automobile du aserne No 5, y,ne Berilv.; ’f, est mort .chef Mann.TrudeWxpirait quelques ¦ 1 .¦ —' ’1——- tard, des suites d’une :i,1ie qui s'esi ; heures plus i 8 heures 35 | hémorragie interne, causée par (Dépêché de notre correspondant) Québec, 22.— l u destruction complete de quarante-cinq résidences, de quatorze maisons de commerce de iilus ou moins d’importance, d’un rcs grand nombre de dépendances, en tout 100 à 150 constructions, (’influante familles sans abri et une perte matérielle approximative de $300,-000 à $400,000, tel est le bilan de la conflagration qui a ravage la nuit dernière, sur une étendue de sept arpents, les deux côtés du grand che-jmin du village de S;ynte-Marie delà Beauce.Le feu a pris naissance dans des ballot de thé contenues | dans un entrepôt situé près de la ri-Lvière Chaudière, non loin du ruaga-[sin de M.Tunnel, marchand général.F Les flammes prirent dès le début ; des proportions menaçantes.Comme [une traînée de poudre, elles envahi-I rent le magasin de M.Tunnel et [plusieurs maisons des deux côtés du ! chemin public qui leur donnèrent [ U ne telle ardeur que tous les elTorts [ pour circonscrire l’élément destrue-?teur furent vains.Le feu se transmettait de bâtisse en bâtisse avec 'une ardeur terrifiante qui lit appré-,bender un instant la destruction du [•village tout entier.Les occupants «les premières maisons incendiées eurent juste le temps de s’enfuir en ^costume de niqt, sans pouvoir sauver le moindre effet de ménage- A Jfa découverte du feu, qui, comme [nous l’avons dit, prit dès son origine •;une ardeur terrifiante, le toccin ap-qaTt sur les lieux la population du 'village.Les villageois, que la lueur sinistre dont le firmament était illu-xnlné avait mis sur pied, accouru-irent de tous les coins de la paroisse pour organiser une brigade volontaire cjui entreprit avec, une dévoue-jnent digne de tous éloges, de maîtriser la conflagration.Ces hommes luttèrent vaillamment pendant longtemps, mais le peu de moyens à leur [disposition ne donnèrent pas grande efficacité à leur travail.On allait chercher pur sceaux à la file indienne, l’eau de la rivière Chaudière.Ce ^système primitif ne donnant aucun I résultat, la municipalité décida de ‘demander l’aide du dehors, et le .maire Garant, demanda du secours I à Lévis, dont la brigade fut immédiatement dépêché sur les lieux avec une pompe à vapeur par convoi spécial, avec les instructions du maire jBernier.A l’arrivée, vers 2 heures, lia pompe à vapeur fut installée sur •le bord de la rivière et, avec plu-'sieurs longueurs de boyaux, la brigade se livra ardemment à un travail qui donna en peu de temps des (résultats.Peu à peu, elle réussit à I noyer lardent brasier et à arrter (1-! rudement la marche dévastatrice des I flammes qui avaient déjà causé la ruine de plusieurs familles.Le feu fut maîtrisé en 5 heures, Le concours de la brigade de feu de l.é-; vis causa de la destruction le village ! de Sainte-Marie qui semblait, à son arrivée, irrémédiablement voué à la conflagration qui a fail rage foule la nuit.11 n’y a eut aucun accident de personne.Gent à cent vingt-cinq constructions, maisons et dépendances sises sur 1rs deux côtés du grand chemin, depuis le magasin Tunnel iusquau moulin de la Lie Québec el I Saint-Maurice, ont été la proie des - flammes qui les ont détruites de fond i en comble, En présence de la marche progres-«ivc du feu, plusieurs des sinistrés 1 eurent le temps d’abandonner leurs asphyxié, dans l ine déclaré samedi soir à l’édifice de la compagnie F.Nicolas and Co.Ltd, marchands d’appareils électriques, Nos 117 et 119 rue Bleury.L’alarme fui donnée par A.Duchamp, à la boite 58.La fumée intense suffoqua M.Trudel qui fut trouvé sur le plan- .cher par son camarade, M.Cardi-.^édifice, nul.du poste No 21), frère du nom-1 ]>c p0nlpier Trude pier lue dans un accident sur uiio-j ;tnjj jajsse une la fumée Le défunt a perdu .sa rouie dans la fumée au premier étage et ne put revenir au grand air.Avant de pouvoir lui porter secours il fallut noyer le.s flammes qui faisaient rage dans la cave de était âgé de veuve et sir- logis après avoir transporté dans les champs, hors de l’atteinte du feu, tout une partie de leur mobilier.On estime à au moins 60 le nombre fies familles sans gîte.Parmi les sinistrés sont : M.Tur-mel, marchand ; Mme MacKav; le Dr Jacques, M.Emile Collet, Mme Dési-let, Miles Maillet, Mme Laliberté, M.(îallagher, M.1.B.St-Hilaire, M- Poulin, sellier; M.Poulin, marchand; M.Bilodeau, agent d’assurance: M.E.Lemieux, M.Rousseau, M.P.Bloin, l’Hôtel Paradis, M.Arthur Blouin, M.Jean Savoie, M.Marchand, M.A.Savoie, M.Pepin, M.Tunnel, M.Drouin, M.Ghs- Tunnel, M.N.Turcotte, M.Landry, M.Dulac, M.P.Du-lae, M.Parent, Mme Drouin, M.Turcotte.M.Bourre, M, Bisson, M, H.Turcotte, M.Bilodeau, M.Giroux, M.Bisson, M.1.Bolduc, magasin de gros; Allard et Oie., Mme Delaney, M.F.Turcotte, M.Audet.I.os maisons de commerce détruites sont celles de M.Tunnel, marchand général; M- Honoré Pepin.H.Dulac, Mme Laliberté, l’Hôtel Paradis, M.Gallagher, orfèvre; Mme Dési-lets, modiste; M.Roberge, maître-forgeron; M.Ernest Poulin, sellier ; M.Boivin, sellier; MM.Allard et (lie.grands entrepôts de confiseries à 3 étages; M.Bisson, foregron.On s’occupe de venir en aide aux sinistrés dont la plupart se sont réfugiés chez des parents et des amis.rue Saint-Laurent i! \ a quelques se-j •eunes enfan[s Pt demeurait au numéro 1249 rue Marie-Anne.I Les dégâts causés par J’incendie lemi suffoqués ' sont considérables.Hier le drapeau flottait à mi-mât .sur toutes les ca- maines.Le chef de district Mann suivait Cardinal avec neuf compagnons pour secourir le confrère.Plusieurs furent à dans le sauvetage.Transporté à toute vitesse à l’hô- semes en signe de deuil.VEU1LL0T AU SEMINAIRE DES TROIS-RIVIERES (Suite de la Ire pagoj l’intéressante conférence que regrettons de ne pouvoir don- de nous ner en délai La fanfare du séminaire DANS LE '¦ ' Ouvrier 12 et le choeur de chant apportèrent leur bril- lant concours dans cette soirée.M.Jacques Quesnel chanta avec un grand succès les belles paroles de Veuülot : “Placez à mon côté ma plume.Sur mon front le Christ, mon orgueil.” remercia dans les les plus M.le chanoine Areand le vénérable conférencier termes les plus délicats e heureux, La séance était sous le patronage de l’Académie Saint-Thomns-d’Â-ullp man',£rf, p,M-mainen Olivier Lefebvre, âgé là le tirage de quatre pièces d or de tc, \ o'Ite occasion le Montreal IV'- t ort à 3 form Club donnera en son honneur ;tal Wester un banquet qui donnera lieu à une .a.une semaine dans un grande manifestation politique.Itramw&v, Joseph Labadie, de Slllery Cove, W.,1.\Y \! !.propriétaire; WELDON M(1-TOB CO., lonitnircs.No 1 l(i rue Bleury.Montréal, I!) novi'mln'e 1913.AVIS.Demande n été faite A In Corporation il ¦ la cité de Montréal, pour permission de recevoir, etnimiRnsiner et vendre du pois de elumITncc, pour extension de In émir à lads No.131 Snint-Zotlquc, sur le lot numéro cadastra !) subdivisions Nos.f)S2h 568b du quartier Saint-Denis, rue Saint-André.JOS.liKAl’l’BE, No.175 rue Snlnt-Zotiquo.Montréal, ZI novembre 1918.AU CONSULAT AUTRICHIEN Le prince Alfred d’Hohenlahe-Schil-lingsfurat, de Vienne, est arrivé à étage d’un édi-1 Montréal, où il sera attaché au con-sur la Grande | gu]at impjrial d’Autriche.Il n’a vou-II est mort ]u répondre à aucune question conceir-HiUel Dieu.j riant tes difficultés du Pacifique Ca-non , .ir ! nsdien avec te gouvernement autri- VICTIME DU TRAMWAY chien: il s’est contenté d’exprimer _______ 1 espoir que tout s’arrangera bientôt.de 85 ans est L.e prince no croit pas que la mort ’ ‘ 'q $5.00.Qu’on se te dise, et qu’un retienne ses billets dès aujourd’hui.heures hier matin A t’hôpt- j de François-Joseph change, rien à 'a en des blessures reçues il y j situation en Autriche-Hongrie.Dan* • - J - - accident de j leurs, Thériüer, 1e prince Ferdinand est très pouiaire et trèis capable. OL.IV.— ino.274 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 24 NOVEMBRE 1913 5 COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE A LA BOURSE PE MONTREAL La sutiaticn financière re semble pas vou.oir s’améliorer aujourd’hui.Le calme plat qui a duré pendant tout le cours de la semaine dernière et qui est une continuation de ce qui dure déjà depuis quelqueis mois, est la même aujourd’hui.Le marché est cependant ferme, mais les transactions se récuisent à peu de chose.Comme l’incertitude continue à ré-» grsr au sujet des affaires du Mexique et qu’elle a pour effet de faire garder leur argent, à ceux qui en ont, dans l’espoir d’une réaction qui leur donnera l’occasion da réaliser de beaux bénéfices, les affaires s’en ressentent.Les fluctuations des valeurs, à la Bourse, ne sont pas nombreuses, par suite de la rareté des transactions.Les prix sont fermes et le marché est paisible.NOTRE PAGEF1NANCIERE M.L.J.Desrosiers, de la société Pilier & Desrosiers, courtiers, membres de la Bourse de Montréal, nous dit.“L’idée que les directeurs du “Devoir” ont eue, de donner un espace 1 dans leur journal aux choses du commerce et de la finance, est excellente.C’est une lacune qui vient d'ètre comblée.” “11 est plus1 considérable que vous le pensez, le nombre de ceux qui s’intéressent aux choses du commerce et de la finance, et ceux-là se recrutent surtout dans la classe de lecteurs que ( vous atteignez plus particuliëre-^ ment.” “Les gens, qui s'occupent du commerce et de la finance ne s’attendent pas à trouver dans leur journal une expression d’opinion au sujet de telle ou telle valeur de bourse, mais ils sent satisfaits d’y trouver les opinions qu’on en a dans les cercles financiers.Us sont satisfaits de voir dans leur journal, les divers rensei-gnamente que l’on y donne sur les cours du marché, sur les mouvements des valeurs, ÿur les différentes opérations financières, et commerciales, qui se font journellement.Vous tenez également les gens au courant des prix du marché, quant à ce qui regarde les produits alimentaires.Ce sont là des faits qui sont de nature à intéresser une foule de gens et pour ma part, je dois féliciter, les directeur du "Devoir” de leur décision et je suis heureux de pouvoir vous être utile, en vous fournissant tous les jours, les cours de la Bourse des Mines, dont nous faisons une spécialité.” L’EXPORTATION I U GRA1NA MOmREAL Grâce à l'attention considérable que l’on a apportée durant cas dernières années à l’amélioration et à l’outillage aussi parfait que possible du port de Montréal, de même qu'aux sommes considérables que l’on a dépensées pour son agraodissement, les exportateurs locaux se plaisent à remarquer maintenant, que le port va atteindre un excellent chiffre cette année sous le rapport des exportations.Le düin'er transatlantique quittera le uort ds Montréal, cette eemaine et d’après les chiffres des exportations enregistrées jusqu’à une date récente, on semble à peu prftf certain, que le total des exportations du grain, durant la saison qui vient de s’écouler, a été approximativement de 55,000,-000 de boisseaux, dont 35,000,000 pour le blé g uh-ment.Ces chiffres indiquent rne augmentation considérable sur cptix de l’an dernier, qui ne s’élevaient qu’à 38,918,000 boisseaux.LA FUSION FERA FAIRE DES ECONOMIES Toronto, 24.— M.Couzens, gérant général du “Local Hydro Electric System" s’est déclaré en faveur de la fusion de r“Hydro System” et de la “Toronto Electric Services Company.” Il fait remarquer que la fusion aura pour objet de faire faire une êconomr approxitrative de $1,600,000 à la Hydro Electric, grâce à la création d’nn système de réserve et évalue les éco-: nomies faites seulement sur les dépenses d’administration, à pas moins ' de $150,000 par année, montant suffisant pour défrayer les intérêts et le fonds d’amortissement pendant 30 ans, à 4 1-2 p c.d’un capital de dépenses d’environ $2,450,000.I Quant à ce qui concerne les autres ; économies qui peuvent être évaluées en chiffres et sans compter celles qu’on ne peut calculer à l’avance, M.( Couzens dit que ces économies seraient suffisantes pour payer les intérêts et le fonds d’amortissement d’un capital de $3,250,000.; Ce-! derniers chiffres indiquent que les économies ainsi calculées seraient P suffisantes pour payer, en 30 ans, un capital de $3,250,000, si ce capital était exigé pour obtenir le contrôle ; de la franchise de la Toronto Electric Light Company, vui après cette période rapporterait des profits.Le seul montant que l’on demande à la ville de payer, pour la franchise de la compagnie, est de $1,055,000.LA FAILLITE D’UNE BANQUE ALLEMANDE Dortmund ( Allemagne) ,24 — M.Ohm, directeur général de la Hieder Deutsche Bank, qui, le 27 juillet j 1910, avait lait faillite, laissant un ! passif de 70,000,000 de francs vient | d’etre condamné à sept ans de prison , pour avoir causé la ruine de la mai-| son en s’appropriant les fonds de scs I clients.Les débats de l’affaire ont duré cent quatorze jours.L’expert en écritures M.Hartwig, s’est vu également ' condamner à trois ans de prison et j un grand nombre d’employés de la dite banque à quatre ou six mois de prison chacun.La banque avait débuté il y a | quelques années avec uu petit capi-jtal.C’est alors que M.Ohm invita le» ouvriers et employés à déposer leur argent entre ses mains, les poussant ; à agir ainsi dans un point de vue religieux.Quelques mois plus tard, le capital déposé atteignait la somme de 15 millions de francs.On a prouvé que Ohm, pour défier tous les soupçons, inscrivait sur les livres de la maison des sommes qui n’existaient mGme pas et montrait des balanças de compte erronées.ENTRE LE CANADA ET LA GRANDE-BRETAGNE Londres.24 — Le tableau suivant denne les chiffres officiels des échanges commerciaux entre le Canada et la Grande Bretagne, au cours du mois d’octobre dernier : DU CANADA DANS LE MONDE DE J/IMMEUBLE T,a statistique du mouvement immobilier durant le mois d’octobr?vient de paraître.Comme on le verra, il s’est fait deux fois plus de ventes dans le quartier Saint-Denis que dans tout autre quartier.Nombre Valeur de marehês totale LES FRUITS AMERICAINS VENDUS AU CANADA Centre 1 $ 20,000 Saint-Georsi’s 12 685,463 Saint-André 15 594,945 Saint-Joseph 9 73,174 Sainte-Anne 1 76,050 Saint-Laurent 18 685,051 Saint-Louis 19 195,516 *S.aint-Jacquea 5 207,600 Papineau 23 293,185 Lafontaine 6 101,350 Sainte-Marie 9 43,900 Saint-Denis 145 808,972 St Jean-Baptiste .21 196,485 ! Hochelaga 47 383,574 Saint-Gabriel 14 127,775 | Duvornay 14 137,860 ! Saint-Henri .* .26 247,786 ; Sainte-Cunêgonde .3 44,500 Delorimier 61 383,508 Laurier 86 1,016,942 Mont-Royal 12 103,755 i Ahuntsic 7 15,260 j Emard 32 192,786 j Bordeaux 29 42,610 1 Lomrue-Pointe 76 103,715 | Rosemont 45 85,442 [ Notre-Dame de Grà- Cofl 124 590,046 j Saint-Paul 3 11,389 Maisonneuve 40 244,448 ; Verdun 45 265,691 Westmount 43 907,733 Outremont 54 559,829 CAte-des-Neiges 2 1,650 j 1,053 $9,447,990 Les Laxatifs NA-Mlî-CG d 1 ff é te n t en c c qu’ils ne donnent pîn de colique, ne purent pas ni ne causent de nausée, ni ne perdent leur efficacité par un emploi continu.Vous pouvez toujours vous y fier.25c.la boita chez votre pharmacien.National Drug and Chemical Ca.Les marchands de fruits en groa rapportent que la température exceptionnellement douce de ces derniers temps, n’a pas été favorable au commerce qui a absolument manqué d’activité.Ils se préparent cependant pour la période active qui s’ouvre maintenant pour durer jusque durant les premiere jours de janvier prochain en effet le commerce de Noël comporte toujours une augmentation considérable, chaque année.Un fait qui attire tout spécialement l’attention du marché dans le moment c’est l’augmentation des arrivages de pommes qui porte quelques-uns des marchands à croire que la récolte dans la province d’Ontario a été meilleure qu’on l’avait d’abord annoncé.Les pommes se vendent un bon prix, variant de $2.00 à $9 le baril.Les commerçants américains font une concurrence considérable aux marchands locaux.Ils expédient des quantités importantes da pommes sur le marché local et font grandement dommage au marché canadien.Us l’emportent surtout, grâce à des méthodes plus parfaites pour empaqueter les pommes.-4- BOURSE DE LONDRES (Service de la Presse Associée) Londres.24.—La demande d’argent a été bonne et les taux d’escompte plus faciles aujourd’hui.Les chemins de fer nationaux ont été la valeur en vergue, sur le marché, ce matin, grâce aux meilleures apparences, quant à ce qui concerne la situation ouvrière.On a remarqué une certaine amélioration sur les chemins de fer mexicains et sur les diamants, niais les chemins de fer brésiliens mt montré une certaine faiblesse.Les valeurs américaincts ont ouvert ferme.Le commerce a été paisible dans le cours de l’avant-midi, mais les prix ont sub’ une légère hausse Les achats de New-York ont aidé à faire clôturer le marché avec fermeté.Oct.1913 Oct.1912.Blé £822,432 R897.434 Farine et produits du blé 224,549 196,424 Avoines 43,530 111,480 Bestiaux 2,193 Bacon 61,120 88,675 Jambons 14,148 10,473 Fromages 587,041 674,864 Saumon en conger- ves 74,578 6,437 AU CANADA Spiritueux £ 87,748 £ 96,034 Sucre 1,561 5,102 Laine 11,710 8,942 Fer en gueuse .28,01/7 66,008 Plaques d’acier.pour navires,etc 15,60-5 3,163 Feuilles galvanl- sêes 36,010 58,913 Barres d’acier,etc 19,667 31,319 Plomb en saumon 20,774 12,993 Etain non travail lé 17,686 17,539 Coutellerie 10,768 13,885 Quincaillerie 11,461 14,121 LA VENTE D’UN CHEMIN DE FER (Service do la Presse Associée) Londres, 24.— On a terminé aujourd’hui les négociations pour la vente du Cuban Central Railway à la United Railways of the Havana & Regia Warehouses Ltd.Les actionnaires du Cuban Central recevront, en échange de leurs actions de $50 du Cuban Central, des actions du United au taux nominal de $37.50.BOURSE DE PARIS (Service ae lu presse Associée) Paris, 24.— Paris, 24.—Les prix ont été fermes à la bourse aujour-d’hui.La rente de trois pour cent a été à 86 francs et 87 centimes.Le change sur Londres de 25 franc et 31 centimes.Les taux hors banque ont été de 3% pour cent.BOURSE DE NEW-YORK (Service de la Presse Associée) New-York, 24—Wal Street, Midi.— Les prix sesont assez bien maintenus durant tout, le cours de l’avant-midi, avec quelques gains sur certaines valeurs de spéculation.Les mouvements du marché n’ont pas été in-fluencls par les baissiers.L’indécision qui a caractérisé le marché, à l’ouverture a été due, jusqu’à un certain point, à l'irrégularité qui a caractérisé les marchés étrangers.Mais cet état n’a pas été de longue durée et La cours sont vite revenus à leur fermeté ordinaire.Les obligations étaient plus faciles.B0URSE_DE BERLIN (Service de la Presse Associée) B or lin, 24 — Le commerce a été paisible aujourd’hui et les prix ont subi une légère amélioration.L’argent était à 2 pour cent.Les taux hors banque ont été do 41-8 pour cent.BOURSE DE MONTREAL STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre.BellTél.C 142 139 Nor.Ohio.lïra.T.L.&P M1/! X.S S.*CI„ 78 76 Can.Car.•Y» 55 " pfd.Ogilv.Mill.123 pfd.106 118 m '' pfd.Ott.L.A P.” pfd.91 , 160 158 Can.Cot.L, 33 30 Penmans.54 50 Pfd 73 72 Québec Ry K.* O.N.C !0Vi 10 Ca.Convex 41 3* 107 106 Uj C»a.P«cif.“ New -’24 Shawinig.131 130 Sherwin W '3‘-.53 Can.I.oco 48 40 ¦¦ pfd 100 99% “ pfd 88 85 Spa.Riv.Co 11% 11 Crown Rcvl .bft 1.66 “ pfd.40 47% Dét.EJ Rv.72 70 St.Co.of C.20 Doua C.C o.“ pfd.82% 141% 82 Dom.I.pfd 95 Tor.Ry .141%' Doin.S.Cor.40 39 Tookc Bro “ pfd.Tuck.Tob.25 Dom.T C .MV, 82 38 36 pfd “ pfd.95 V, Dal.s.s.& A fwin City.105 102 “ pfd.pfd.Dul.Sut#.Winu.üy.195 h.Can.Po.Gould M ’fg *• pfd 100 .Banques — 100 Br.N o.Am.Goodw.Co 30 29 Commerce 202 ib\% “ pfd.Domi nion.HilLCollic 41H Hamilton.111.Trac .pii 92 69 Hoche lag a 152 150 I.anr.Com.164 160 Impérial .L.«tWd.C.128 Merchants 184 pid.il8V.Molsons .195 MacDo.Co.20 i* Montréal.Nationale.230 Mack Cm.80 77 H 132 pfd.69 64 Va Nova-Scoti 255 254 pfd Québec 123 M.& S.-P.ms 125 Royal 219% " .pfd Standard.M.L.H.&P 209“/» 209V, Toi on to.Mt Cet.Ltd 56 52 i37 102 196 190 ENCORE DE L’OR POUR LE CANADA (Service de la Presse Associée) New-Ar.-k, 24.—On a encore retiré aujourd’hui de ’la Sous-Trésorerie $1,500,000 d’or pour être expédié au Canada.Ce dernier montant avec les envois de ces jours derniers, forme un total de $4,100,000.VENTES DE L’AVANT-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Bell Telephone.— 61 à 140.Bell Telephone, New Stock — 5 à 137.Brazilian.— 94 à 84.Detroit.— 5 à 70; 10-à 70 1-8.Twin City.— 5 à 105.Dom.Textile.— 5 à 82.Ottawa L.H.& P.— là 160.Power.— 75 à 209 1 2; 10 à 209 3-4.Quebec Ry.— 50 à 10.Shawinigan.— 25 à 130.Ames Holden.— 50 à 10 1-2.Canada Cernent.— 225 à 31 1-2.Dom.Bridge.— 5 è 116 1-2.Hillcrest.— 50 à 41 1-2.Mont.Loan M’t’g.— 60 à 17E, Sher.Williams.— 25 à 53.Spanish River.— 20 à 11 1-2; 1 à 11; 1-10 à 11; 6-10 à 11.Steel Corp.— 2 à 41; 25 à 40.Tucketts.— 15 à 36.U J’AI GAGNE QUINZE LIVRES DEPUIS QUE JE PRENDS “FRUIT-A-TIVES” ET JE ME SENS UN HOMME NOUVEAU.” Drysdale, Ont., 15 juin 1013.“Je suis propriétaire d’un magasin à rayons à l’adresse cl-haut, et d’après le bien que j’ai obtenu de “Fruit-a-tlves”, je le recommande fortement à mes clients.Il me fut d’un grand secours, je vous assure, car il y a environ deux ans.je fus oblige de garder le lit par suite de vomissements et d’une douleur intolérable à la base du crâne.Les médecins craignirent que cela ne dégénérasse en inflaïuatiou du cerveau, mais je pris “Fruit-a-tives” avec confiance et fus guéri.J’ai gagné quinzy livres depuis que je prend “Fruit-a-tives**, et je crois sincèrement qu’il m’a sauvé d’une terrible maladie”.J.A.CORRIVEAU.50c la boite, 6 pour Ç2.50, boite d’essai 25c.Chez tous les marchands ou de Fruit-a-tives Limited, Ottawa.BOURSE DES MINES Les eonrs nous sont fournis par MM.Fisher et.Desrosiers, Banquiers, axents de change, 103 Saint-François-Xavier.Bailey Offre 5% Dem.6 Beaver 33 34 Can.Gold Fields - 5 Chambers Id 17 Cob.Lake 50 60 Crown Reserve 1.64 1.69 Dome Ex 4 6 Foley 15 18 Gould 3 3VX Great Northern 10 n Hargrave 2 Hollinger 17.00 17.37)-’ Jupiter 6 7 Kerr Lake 4.50 4.75 La Rose 1.84 1.90 Motherlode 20 30 McKinley 1.16 1.22 Pearl Lake .9 10 Petrrsnn I.ake 26 27 Preston E.Dome 1 2 Rea 10 20 Bight of Way 3 4% Rochester 2 3 “ Silver l.eaf 0 Swastika 2 Tcniiskaming 14 14V?7% 11'aJ Nipissinp Vfpond .iov| ! Pore.Crown 1.22 1 ,2ti 2 | Crown Reserve.—50 à 1.66, 95 à STOCK PREF—OBLIGATIONS Can.Car Pfd.—10 à 106.Cernent Pfd.—2 à 91 1-2, 20 à 91 1-4.Dom.Iron Pfd.—18 à 94 1-2.Fairbanks Pfd.—2 à 94.Mackay Pfd.—10 à 65 1-4, 14 à 65.Mont.Cots.Pfd.—10 à 101.Sher.W.Pfd.—40 à 100.Bed Telephone.—$1000 à 98.Dom.Ccal.—$2000 à 98, $1000 à 98, $2000 à 98, $500 à 98.Mont.Tram.Deb.—$100 à 77 1-2, $700 à 77 3-4, $500 à 78.Quebec Ry.—$1000 à 41, $500 à 40.Steel Go.of Can.—$100 à 90, $1000 à 89 1-2.Winnpeg Elec.—$1000 à 98.BANQUES Commerce.—2 à 202, 10 à 202.Montreal.—5 à 228 1-2.Nova Scotia.—9 à 255.VALEURS NON INSCRITES Nat .Brick.— 25 à 50; 50 à 49 7-8.Tram.Power.— 50 à 39 3-4.Porcupine.— 100 à 1.24.1.68.Jupiter.— 500 à 6 1-2; 500 à 6 12; 200 à 6 1-2; 1000 à 6 1-2; 200 à 6 1-2; 300 à 6 1-2; 300 à 6 1-2.Porc.Crown.— 25 à 1.26.ASSEMBLEE A MOOSE-CREEK EN FAVEUR DES ECOLES BILINGUES.VENTES DE SAMEDI MATIN Bell Téléphone — 7' à 140.Dom.Bridge — 25 à 116.Ames Holden — 52 à 11.Brazilian — 9 à 85.Dom.Cannera — 25 à 66 1-8.Can.Car — 30 à 56.Ottawa L.H.& P.— 10 à 159.Dom.Textile — 7 à 82.Can.Gen.Elec.— 10 à 106 1-4;.50 à 106 1-2.Porto Rico — 10 à 54 1-2.Hillcrest — 25 à 42 1-2.Scotia — 54 à 78.Power — 305 à 209 1-2.Shawinigan — 49 à 130.Quebec Ry — 50 à 10 1-2.Sp&nbh River — 5 à 11 1-2.Steel Corp.— 2i5 à 40 1-8, 75 à 40 150 à 39 3-4, 75 à 40, 50 à 40 1-4.Steel Co.of Can.— 10 à 106.Ames Holden — 55 à 70.Can.Cots pfd — 10 à 72.Cernent pfd — 70 à 91.Illinois pfd — 15 à 90.Textile pfd — 21 à 100.Tucketts pfd — 5 à 94 1-2, 2 à 94.OBLIGATIONS Bell Tel.— $1000 à 98.Dom Iron — $4000 à 82 7-8, $3000 à 84, $100 à $4.Sher.Williams — $1000 à 96 1-2, $1009 à 96 1-2.(De notre correspondant) Ottawa, 24.— M.M.A.Grenon, secrétaire de l’Association d’Educa-tion, et M.A.Carie, de la rédaction du “Droit’’, sont allés hier faire une assemblée à Moose Creek, dans Glengarry.Ce village est avec Chrysler Farm le seul qui possède dans Glengarry des écoles bilingues.Il va sans dire que ces écoles sont en butte aux attaques des francophobes.Cependant les Canadiens de Moose Greek sont fermes et bien résolus à ne pas céder.MM.Grenon et Carie ont expliqué la situation et démontré la légalité de l’école bilingue.L’assistance était très nombreuse et très enthousiaste.Moose Creek est debout.LES PAVAGES Le caucus échevinal a décidé ce matin d’approuver un amendement à la charte par lequel la première dépense imputable au fonds d’emprunt sera de $1.500,000 par année, dans le cas où la loi des pavages serait abolie.BANQUES 21.12.3 à 149, 4 à Commerce — $ à British Nor.Am.142.Molsons — 5 à 198.MINES Crown Reserve — 500 à 1.66.VALEURS NON INSCRITS Way.Com.— 35 à 23.Tram.Power — 25 à 39 1-4.Hollinger — 50 à 17.20.POUR TOUS VOS TRAVAUX / C* u •I roui ro*i!ei •roir un nirvri-ge loigne et bien fait, donniez voi eommandm au DEVOIR J>p 71a ST-JACQUES T«L Mib 7461 mi&m Dans notre assortiment de 400 Manteaux en MOUTON PERSE Vous êtes sûrs de trouver un manteau de votre goût à un prix raisonnable.Nous vous invitons cordialement à venir visiter nos salles d’exposition où nous serons heureux de vous montrer les plus nouveaux modèles.PARURES en RENARD d’ALASKA Avez-vous vu notre assortiment considérable de parures en renard d’Alaska noir et naturel ?Nous exposons d’élégants modèles à la dernière mode aux prix de $40.00 et plus.Nous sollicitons l'avantage de vous faire voir nos marchandises et comparer nos prix.McComber & Cummings La Maison du Mouton de Perse 373 rue Saint-Paul Angle Saint-Sulpice COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL A partir de mercredi, 26 noTembrc, les routes suivantes approuvées par la cité d Montréal, seront ouvertes au public :— ROUTE 4-B Les tramways circuleront de la rue Parthenais via Marie-Anne, Saint-André, Duluth, Saint-Denis, Sainte-Catherine et Windsor, retour via Saint-Jacques et Craie: jusqu’à Saint-Denis et porteront comme désignation, SAINT-DENIS-WINDSOR.Lorsque les courbes nécessaires seront placées à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis,, les tramways de cette ligne retourneront à la rue Parthcnais, via Beaver Hall et Sainte-Catherine, au lieu de la rue Craig.ROUTE 4-C Les tramways de cette route circuleront du coin Papineau et Rachel à la rue des Commissaires via Rachel, Amherst, Ontario, Saint-Laurent, Craig, McGill, Commissaires et Berri, retour via Craig.Hôtel-de-Ville, Ontario, Amherst et Rachel et porteront la désignation AVENUE HOTEL DE VILLE.ROUTE No.8 Les tramways d’Outremont ne se rendront qu’au Square Vietoria.le PACIFIQUE lisr Canadien TORONTO *9.05 a.m., *10.00 p.m., pour la gare Union WAGON OBSERVATOIRE-BIBLIOTHEQUE SALON attaché au train du jour WAGONS-LITS ET 4 COMPARTIMENTS ECLAIRES A L’ELECTRICITE aux trains de nuit OTTAWA Quitte à *8.05 a.m., §8.10 a.m., *9.15 a.m., D.15 a.m., tLOO p.m., §7.45 p.m., *9.45 p.m., 10.30 p.m.QUEBEC 1.30 p.! 5.00 p.m.Quitte k *9.00 a.m., *11.30 p.m.; Tous les jours.1 Tous les jours excepté le dimumhe.§Le dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS : 141 143 rue Saint-Jacques.Tel.Main *125 Hôtel Windsor, ou gares Place Vigcr et Windsor.LE TUNNEL SOUS ___LA MANCHE Londres, 24 — Le baron d’Erlanger, adressant la parole à une assemblée de la Société de l’Entente Cordiale, a déclaré cpie la construe- IMIibUIKIIMI LA VOIE DOUBLE MONTREAL ET TORONTO, Quatre trains tous le» jours Aménagement supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 10 h.30 du soir.^’"INTERNATIONAL LIMITE” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide nu Canada Montréal-Toronto-Chicago, h 9 h.du matin, tous les jours.MONTREAL-OTTAWA 8 h.matin, 8 h.05 soir, tous les jours.9 h.10 matin, 4 h.soir, excepté dimanche.MONTREAL-QUEBEC SH ERB R O O K E- LENNO X VIL LE 8 h.01 matin, 8 h.15 soir, tous les jours, et 4 h.IG soir, excepté le dimanche.MONTRE A L-PORTLAND 8 h.01 matin, 8 h.15 soir, tous les jours.MONTREAL-BOSTON (C.V.) Montréal if h.31 matin et 8 h.30 soir, tous les jours.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle Saint-François-Xavier.Tél.Alain 0905, Hôtel Windsor, 1 ptown, 1187, gare, Bona veut lire, Main 8229.(ion d'un tunnel sous la Manche serait pour les deux pays qu’elle sépare une source d’avantages plutôt que de dangers.Sir Francis Fox et lord Botter-ham opinent dans le sens du conférencier.Feuilleton du DEVOIR I/Oiseau de France par L.de 0=^- 19 (Suite) Il y cul encore un moment de si-lenec.Mme de R «cher ou rl caressai! les cheveux de Gilbert comme lorsqu’il était enfant: —Que je voudrais te voir heureux: tu le mérites si bien, mon cher fits! dette fois, la tète brune s’inclina ¦et Mme de Rochecourt ne vil plus le regard si franc des yeux noirs.Hile se pciiieha .sur lui davantage; —Tu m’as fail la confession, Gilbert.mais elle n’est pas entière.Tu ns autre chose à me dire?Le visage disparut comolètemcnt, , se réfugiant conlre b s genoux de Mme de Rochecourt.Il n’y eut pas j d’autre réponse que deux larmes roulant silenrieusement sur la bol-! le main qu'il tenait toujours, y Elle atten.'^, mais il demeurait KERGUY sans mouvement; d’un geste très doux elle releva un peu ce front accablé.—Mon Gilbert, qu’y a-t-il donc?Très b a,;; il répondit: Mère je suis malheureux! Elle le regarda longuement, puis comprenant enfin: —Mile Sommerivos?inlerrogea-t-ellc.si bas, que ses lèvres tremblèrent à peine.Il fil signe que oui, Mme de Rochecourt r.’ciait redressée, ses yeux allèrent se poser sur un portrait du colonel, placé en face d’elle, semblant interroger le cher compagnon de sa vie.Elle réfléchit un moment, puis son regard revint à Gilbert cl un éclair d’orgueil illumina son visage, l’imprégnant d’une particulière majesté: —Une femme peut être fière de l’amour de Gilbert de Rochecourt.—Elle m’eût aimé peut-être, dit-il, ne voulant pas laisser accuser Yvonne, mais elle était fiancée.et je ne le sais que depuis quelques jours.—Mon pauvrè enfant! —Il faut que je vous dise tout, mère; vous savez l’accueil rrue j’avais trouvé chez M.Sommcrives.je crois que, dès le premier jour, j’ai été conquis et chaque fois que je montais à Bois-Gilles, j’y laissais un peu plus de mon coeur.Le matin même de ma première épreuve du stabilisateur, j’avais rencontré Yvonne Sommcrives: Si vous saviez comme elle semblait émue! Alors je crus toucher à la réalisation do mon rêve, je n’attendais plus que le succès qui allait assurer mon avenir pour vous prier de parler à son père.Enfin, il y a huit jours, le hasard d’une promenade fil que je me trouvai près d’elle et lui parlai: elle m’apprit ses fiançailles avec le marquis de Fierchamp, ajournées mais non rompues.-M.Sommcrives a été imprudent, il n’eût pas dû t’attirer ainsi.Quant à .sa fille.N’accusez personne, mère, M.Sommcrives, en toute circonstance, a clé parfait pour moi.Quant à elle.songez que je l’ai vue pleurer en me suppliant de décider de son avenir.— .Elle t’aime donc?—Le sais-je?En tout cas.elle se trouve liée par une parole donnée; elle estime hautement le marquis : elle ne l’aime pas.—Mais alors.elle ne peut être sa femme?—Pour beaucoup la question serait très simple.Je vous l’ai dit, c’est une âme exquise, et, en face de ce qu’elle considère comme un engagement d’honneur, elle hésite et ne peut se résoudre à passer outre.—^Cependant, elle t’a demandé de décider pour elle?—Oui, mère; c’est justement ce qui m’a empêché de plaider ma cause davantage: elle était «i désemparée a ce moment; pouvais-je profiter de sa faiblesse pour lui arracher une promesse qu’elle eût peut-être regrettée?Mme de Rochecourt ne répondit pas à cette question de Gilbert.Son orgueil maternel se mêlait d’un peu d’amertume.Oh ouil il était différent des autres, ce fils dont la délicatesse d’âme se refusait à prendre le bonheur qui passait à portée de sa main, parce qu’il eût fallu le surprendre! Elle étouffa un soupir.Gilbert la regardait anxicmx: —Vous ne répondez pas, mère, ai-je donc eu tort?Devais-je lui demander de renoncer à l’existence brûlante que le marquis de Fierchamp peut lui donner, pour partager nia vie de travailleur.si différente de ce qu’a été la .sienne jusqu’à ces derniers mois?—Et si peu sûre, n’est-ce pas, mon pauvre petil?Elle avait les yeux pleins de larmes, songeant que, pour un aviateur, le bonheur est quelquefois bien court!.Elle se raidit cependant contre cette inquiétude qui était le tourment de sa vie: ce n’était pas l’heure de se laisser aller au découragement, alors que Gilbert avait besoin de foule .son énergie.Ce fut donc avec son calme recouvré par un suprême effort de volonté qu’elle reprit: —Tu a,s bien fait et je t’approuve, mon cher enfant.Je crains que l’éducation de Mlle Sommcrives n’ait pas trempé sor\ caractère pour ce sacrifice: elle en aurait peut-être souffert plus tard et toi plus cruellement encore.Gilbert s’était redressé maintenant.L’arrêt que sa mère venait de prononcer en lui fermant peut-être une dernière espérance, lui était cependant un soulagement.11 avait en elle une confiance absolue: elle l’approuvait, donc il avait agi comme il le devait.Une pensée qu’elle n’exprima pas était venue à Mme de Rochecourt, l’aidant à surmonter l’instant d’abattement que lui avait causé la confidence de son fils: si Yvonne était une nature um peu faible, ne sachant pas sacrifier quelques-uns de ses goûts, préférant une vie fri- vole à une vie de devoir, ce n’était pas la femme qui convenait à Gilbert, el mieux valait pour lui souffrir maintenant d’un rêve brisé que plus tard, d’une union mal assortie.Si au contraire elle était bien la jeune fille toute de délicatesse et de sensibilité qu’il lui avait dépeinte, si elle l’aimait vraiment, elle lui reviendrait.Mais cet espoir élait trop incertain pour qu’il fût raisonnable de le lui donner.Suivant le cours de ses pensées, elle lui dit: —Ce qu’il faudrait, Gilbert, ce serait t’éloigner pour quelque temps de la Ghesnière: ne pourrais-tu prendre un peu de congé?Il eut un amer sourire: —Oui, je sais, c’est le grand remède aux peines de coeur; l'éloignement, voyager,.Mais je ne suis pas un héros de roman moi, pour chercher la guérison dans des aventures lointaines.Hier j’ai construit des machines, j’en construirai demain et toujours.Vous savez bien que je suis rivé à la Ghesnière comme le.forçat à son boulet: ce n’est pas seulement l'honneur qui m’y attache, ce qui me permettrait d'en tirer vanité comme d'une chose héroïque, mais un contrat que je ne puis déchirer sous aucun prétexte.Tous les ,jou."s de ma vie, il faut que je travaille à la Ghesnière avec, pour horizon, le coteau de Rois-Gilles.—Comme tu vas souffrir, mon pauvre enfant! Ce cri avait jailli du coeur de l’admirable mère, mais après cei élan de pitié maternelle, elle se retrouva tout entière: —Allons, mon Gilbert, courage! courage quand même, courage toujours! Il en faul plus pour supporter chaque jour le poids renouvelé d’une peine que pour accomplir, une fois, un acte héroïque.Il t'en a fallu à l’instant où, pour la .première fois, tu jouais ta vie sur un coup de volant auquel ton appareil pouvait ne pas répondre, mais lu avais le succès en perspective et l'enthousiasme te soutenait.Aujourd’hui tu restes en face de l'épreuve avec ta seule volonté pour la supporter.Les épines de la route te déchirai!: il te faut porter la croix tous les jours; regarde plus haut, mon enfant, là tu trouveras le.courage de poursuivre ton chemin.Rappel-le-toi que Dieu nous éprouve dans la mesure de nos moyens; l’épreuve est dure, elle n’est pas au-dessus de les forces.Ton travail a reçu déjà sa récompense: le travail t’apportera le remède el peut-être l’oubli, (A suivre) n ï LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 24 NOVEMBRE 1913 6 VOL.IV.— No.27i TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison.35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé, gérant.Aujourd'hui maximum .45 Même date l'an dernier.38 Aujourd’hui minimum .37 Même date l’an dernier .• .32 BAROMETRE 8h.matin.29.82; llh.matin, 29.78; midi.29.76.DEMAIN Nuageux et pluvieux.(Service de la Presse Associée) Toronto, 21.— La pression atmosphérique est basse dans l’extrérae ouest, la vallée de l’Ottawa et de Tcr-eneuve et élevée dans la vallée du Mississipi.11 fait généralement beau dans la région des Grands Lacs.Lacs et Baie Géorgienne ; Fort vent lu nord-ouest à l’ouest, beau et frais.)ema!n, pas de changement.Ottawa et Haut Saint-Laurent : ports vents do l’Ouest au nord-ouest, quelques averses locales, un peu de leige mais généralement beau et frais ujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent, golfe et Provln-es Maritimes; Forts vents avec avérés locales.Demain assez beau et rais.Supérieur ; Assez beau aujourd’hui ain.LES GRAINES DE SEMENCES LE NOUVEAU TARIF DU GOUVERNEMENT CANADIEN SUR CES PRODUITS SERAIT LA RUINE DE NOS GRENETIERS.LA CHERTE DEJA VIE “CERTAINS BARONS DE LTNDUS TRIE EN SONT LA CAUSE,” DE CLARE LE CURE DE SAINT-AGNES.MARDI, 25 NOVEMBRE Ste.Catherine, vierge et martyre.Lever du soleil : 7 h.12.Loucher du aoleil : 4 h.21.Lever de la lune : 4 h.11.Coucher de la lune : 2 h.22.Dd 25 au 27 : tempêtes de neige.PORTATIF Tout en vous donnant les derniè-tes nouvelles du monde entier et en fy>ou$ offrant des articles vivants sur l'actualité, des informations sportives, des chroniques intéressantes, des échos amusants, une.joueuse caricature, etc., etc., le Nationaliste ne vous encombre pas d’une demi-livre de mauvais papier.On peut dire qu’il est.portatif, en regard de ceux dont l'épaisseur et le poids en font un fardeau.Le Nationaliste ne paraît que sur six pages, mais chacune de scs six pages est à lire du commencement à la fin NOS ECHEVINS A QUEBEC Le conseil municipal déléguera à Québec la commission de législation pour appuyer son projet de loi.Le maire sera autorisé à adjoindre à la délégation tout éclievin qui aura de bonnes et valables raisons à faire valoir.L’ENQUETE COUTE CHER On dit, à l’Hôtel de Ville, que î’enquête sur les achats de terrains ne coûtera pas moins de $75,000.D'après des renseignements obtenus ;par certains èchevins, les frais seraient de $700 à $800 par jour.-^-— ELLES FONT CE QU’ELLESVEULENT D’après Me Laurendeau, la Ville fie peut pas empêcher les compagnies d’électricité d’ériger des poteaux dans les rues ni leur demander une compensation.Quand les conduits souterrains seront faits, la Ville devra s’adresser à la commission provinciale des Services d’U-tHité Publique pour forcer les compagnies à y placer leurs fils.Ceci ne s’applique pas aux compagnies qui se sont déjà engagées à le faire, ni aux compagnies qui ont une charte fédérale, comme la Compagnie Bell, laquelle construit ses propres souterrains.LES ELECTIONS ^LACHINE La mise en nomination des candidats aux élections municipales de La-chine a lieu où nous allons sous presse.Les candidats de la Réforme, dont 1 îles noms ont déjà été publiés dans le i “Devoir” feront la campagne.Il y aura lutte dans tous les quartiers.SIX MORTS ET J)EUX BLESSES (Service de In Presse Associée) Berlin, 24.— Ce matin, à quelque distance de Berlin, un train lancé à toute vitesse a broyé à mort six po-eeurs de rails -et en a blessé grièvement deux autres.Le convoi n’avait pas été signalé.Un nuage de fumée l’enveloppait lorsqu’il frappa l’escouade des travailleurs.-1- COURS DE PUERICULTURE Demain, le 25 courant, à 4 heures p.m., s’ouvrira au Dispensaire de l’Hôpital Sainte-Justine, par le médecin spécialiste bien connu, M.le docteur Raoul Masson, une série de conférences sur les soins à donner aux enfants.Ces cours se donneront régulièrement le mardi et le jeudi de chaque semaine.Les dames et les jeunes filles qui voudront les suivre sont priées de se rendre au numéro 1107 rue Delori-mier.Programme : Mardi, le 25 novembre: But du cours de puériculture.—Mortalité infantile.— Hygiène de la future «nère.— Hygiène du nouveau-né.->- L’EMPRUNT JUNICIPAL Le trésorier municipal a notifié les commissaires que l’emprunt de Montréal de $7,300,000 a été placé sur le marché de Londres à 95.05 net.-X.POUR LES VICTIMES Toronto, 24.— De nouvelles contributions au fonds de secours pour la marine du Canada ont été reçues, samedi, par M.H.H.Gildersleeve, trésorier général.La somme totale des fonds est maintenant de $27,958.84.NOUVEAUX SENA TEURS ITALIENS Rome, 24.— La liste des trente nouveaux sénateurs que le Premier Ministre Gioletti a préparée pour la présenter au rr.< Victor Cfflmanucl, porte le nom du Docteur Kffore.Mar-chiafava, médecin du Pape Pie X et de la maison royale, ainsi que le nom du socialiste réformée le professeur CHnseppe 3ottl ds l’Un,/er»itê de Roms- CE QU’ILS DISENT.Les changements qui viennent d’être fails au tarif .spécial, auquel était soumis le transport des graines de semence, vont causer, .selon l’opinion de grènetiers que nous avons rencontrés ce matin, un tort considérable à ce commerce.Pour favoriser l’agriculture, il était deve nu nécessaire que le consommateur puisse «e procurer à un prix modique une marchandise qui lui était indispensable.Le vendeur ayan; faji une spécialité de la vente des graines, l’agriculteur comptait partant sur lui pour faire ses nombreux achats.Le nouveau tarif, loin de eontinfrer cet état de choses, vu lui faire subir au contraire de grands changements qui seront aussi désavantageux pour le vendeur '’omirx* nour t’achi-'eur.Olui-ri, au lieu de continuer à se procurer sa marchandise chez son fournisseur habituel, vu l’augur-ntaliosi du tarif nouveau, va chercher à s’approvisionner ailleurs.Ce sera peut-être un premier pas vers lu concurrence des grènetiers américains qui, aux conditions de leur tarif actuel pourront faire pénétrer au Canada leurs marchandises à un prix beaucoup plus avantageux pour l’agriculteur canadien, tout en leur permettant de réaliser des profits notables.Le vendeur canadien, se voyant acculé au pied du mur par le nouveau tarif, ne pourra mieux faire que majorer ses prix, nouvel obstacle, on le voit tout de suite, à son commerce.D’ailleurs, les grènetiers canadiens surgiront alors comme par enchantement et, vu leur inexpérience dans leur commerce, causeront des dommages incalculables à l’agriculture.Le nouveau tarif, s’il est mis en force en janvier 1914, va faire en outre subir des pertes considérables aux vendeurs dont les catalogues actuellement sous presse devront être mis au rancart.Un seul grènetier de Montréal dépense annuellement de $5,000 à $6 000 dans ce sens.La surprise causée par tous les vendeurs indique que le soudain changement au tarif spécial du transport des graines est par trop radical et que, quelles que soient les raisons qui l’ont moitvé, il de vrait être retarder afin de permettre une entente entre les commerçants et le ministère des postes.Une délégation, paraît-il, est allée ce matin rencontrer à cet effet M.L.-D.Pelletier à Ottawa.-*- L’ALLEMAGNE INDIFFERENTE LES ALLEMANDS, EN GRAND NOMBRE ABANDONNENT L’EGLISE LUTHERIENNE.SERMON ENERGIQUE L’ENQUETE MUNICIPALE UN TEMOIN DIT POURQUOI LA VILLE DE MONTREAL A PAYE TROP CHER DANS LE QUAR, TIER EMARD.La FERME D’EPURATION.PROCEDURE EN RETARD AU CAS OU UN QUO WARRANTO SERAIT EMIS ET FAPPERAIT UN ECHEVIN DONT LE TERME D’OFFICE EST EXPIRE.LA REQUETE Berlin., 22.—Une grande agitation règne parmi les socialistes libres-penseurs et athées qui ont quitté l’église luthérienne et la guerre qu’ils cmt déclarée à l’Eglise de l’empire prend des proportions inquiétantes.Ces jours-ci, à Berlin, plus de 5.500 personnes ont quitté l’église nationale, résultat immédiat des conférences données par les socialistes.On penuse que 35,000 membres de l'église luthérienne ont quitté celte dernière depuis l’organisation de ce mouvement antireligieux.ORDINATIONS CHEZ LES P.P.DU S.-SACREMENT Hier avantmidi, à 10 heures, Sa Grandeur Mgr Bruchési donnait l’ordination à cinq religieux à la chapelle des Pères du Saint-Sacrement, rue Mont-Royal.Avant la célébration de ,1a messe, | Monseigneur expliqua brièvement les cérémonies de l’ordination au public nombreux qui était venu assister à la cérémonie.Il était assisté des RR.PP.Godet, supérieur de la Congrégation, Lault et Parent, grands cérémoniaires.Outre les nouveaux ordonnés: MM.i les abbés Joseph Maltais, séminaire de Chicoutimi, God.Labrecque, collège de Lévis, Aug.Pelletier, collège de Sain- j te-Anne la Pocatière, A.Vincent, sé-1 minaire de MarieviMe et O.Hébert, j séminaire de Nicolet, on remarquait ! dans le choeur, MM.les abbés J.A.; Larouche, de la cathédrale de Chicou- j timi, L.A.Dubue, curé de Saint-Jean- i Baptiste de Montréal, A.Maltais, sé- i minaire de Sherbrooke, A.Faucher et | A.Beaudet, de Nicolet, L.Roberge, de Lévis, C.E Frenette, ancien curé de Saint Jean-Port-Joli, J.E.A.Mercier, | professeur au collège de Sainte-Anne | de la Pocatière, et les RR.PP.A Cou-1 ture et S.F.Lebel, S.J.En face du choeur avait pris place ; un grand nombre de parents des nou- J veaux prêtres.M.l’abbé Brophy, curé de Sainte-gnès, a fait un sermon énergique, à la grand’messe d’hier, sur le coût de la vie.En voici quelques extraits.“L’homme, dit-il, a droit à un juste profit pour l’argent qu’il place, pour son temps, ses efforts, ses on naissances spéciales et son profil doit être en proportion de la «rature périssable des produits qu’il vend.Mais il n’a aucun droit a des profits exorbitants.Il n’y a aucune différence entre l’usure du prêteur d’argent et l’usure des barons de l’industrie.Celle-ci est aussi coupable que l’autre aux yeux de Dieu.Si l’homme d’affaires exige des prix exorbitants pour ce dont son voisin a un besoin absolu, il est coupable du même crime d’usure que l’usurier en affaires d’argent.La question n’est pas de savoir si le coût élevé de la vie est dû aux fusions, aux trusts ou aux monopoles, si l’on s’entend pour mettre le prix des choses nécessaires à la vie au-dessus des moyens de l’ouvrier, on est coupable d’usure et de vol sur une grande échelle.Un péché est un péché, qu’il soit commis par un trust ou non, et chaque membre d’un trust en est coupable.On dit qu’une corporation n’a pas de corps qu’on puisse châtier, ni d’âme qui puisse être damnée.Mais il devrait y avoir une loi pour mettre le corps de scs membres en prison, comme il y a un Dieu qui damnera leurs âmes, s’ils traitent injustement leur prochain.l.es aliments, les vêtements, le logement, le chauffage augmentent rapidement et sûrement de prix au delà des moyens de l’ouvrier.Pour tout ce qui est nécessaire à la vie,-l’ouvrier paie un prix qui est hors de toute proportion avec le coût de la production.L’ouvrier paie, pour loger ses enfants, les nourrir et les chauffer, des prix exorbitants, parce qu’il ne peut faire autrement, et c’est de l’usure.Quand les barons d’autrefois opprimaient le peuple avec des impôts écrasants qu’ils dépensaient dans le luxe de leurs cours, les opprimés se soulevaient et les pages ensanglantées de l’histoire disent comment ils jetèrent à bas leurs tyrans.Ils avaient raison et je ferais comme eux.Aujourd’hui, nous avons des barons, des seigneurs, des princes du commerce et de la finance qui écrasent le pauvre et l’ouvrier.L’ouvrier recommence tous les jours sa sombre bataille dans la mine sans soil.dans l’atelier sordide, dans l’usine empestée, pour donner du pain ses enfants, pendant que le baron soderne travaille à le piller.L’ouvrier est dans une position pire que s opprimés aux jours des barons, jarce qu’il n’a pas la joie du combat qu'avait l’opprimé d’autrefois.C’est le besoin qui fait vivre l’a-: archie, ie socialisme.il y a eu des soulèvements avant aujourd’hui et le peuple ne veut pas être écrasé, il ne veut pas être saline à mort par les tyrans modernes.Allons-nous nous croiser les bras pendant que l’ouvrier crève de faim ?Les prix montent.Pourquoi ?Le charbon a augmenté d’un dollar depuis deux mois.Pourquoi ?Le charbon coûte-t-il plus cher à extraire de la mine ?Les mineurs ont-ils reçu une augmentation de salaire ?Non.Pourquoi donc l’ouvrier devrait-il payer plus cher aujourd’hui, parce qu’il n’avait pas d’argent il y a deux mois, pour remplir sa soute.L’augmentation du coût de la vie frappe l'ouvrier et non pas le riche.Nous avons vu dans les journaux d’hier qu’il y a 700,000 caisses d’oeufs dans les entrepôts figorlfi-ques.Pourquoi ?Pour en tirer des prix exorbitants.C’est de l’usure, c’est un crime.M.l’abbé Brophy termine en disant que le remède doit venir du peuple.Le peuple doit demander aux législateurs d’étudier la situation et de remédier au mal.Quand le peuple est soulevé, les législateurs écoutent et les tyrans en tiennent compte.-'4- LES MARINS AMERICAINS DANS LA CAPITALE ILS VISITENT LE TOMBEAU DE NAPOLEON.Paris, 24.—Le contre-amiral Charles Badger, commandant l’escadre américaine, est arrivé samedi, accompagné de son fils.De nouveaux officiers et marins arrivent chaque jour à Paris.Le tombeau de Napoléon, qui est généralement fermé au public le samedi, est msté exceptionnellement ouvert pour permettre aux marins américains de le visiter.LA BIBLIOTHEQUE On prend un moyen énergique d’attirer l’attention du public sur l’inertie des autorités municipales.La Gazette de ce matin annonce (lue MM, P, Daoust, H.Robert et G.Valois demandent à la législature de forcer la Ville à acheter le terrain compris entre les rues Saint-Denis, Ontario, Berri et la ruelle qui tic-bouche dans la première de ces mes, derrière le Salaberry, pour la bibliothèque municipale, ainsi que le terrain occupé par l'Ecole des Frères, à l’angle des rues Saint-Dc-nis et Sainte-Catherine, pour en faire un square.A l’Hotel de Ville, on ne croit pas que ce projet soi^ sérieux, mais on exprime l’opinion que la requête a pour but d’attirer l’attention du public sur la question de la bibliothèque et de démontrer l’absurdité de l'inaction dans laquelle semble se complaire la Ville.Plusieurs échovins trouvent l’emplacement excellent et croient qu’il coûterait beaucoup moins cher que hint d’autres qu'on a proposés, mais iis ne veulent pas se laisser imposer par la législature l’achat d'un terrain pour la bibliothèque.La cour d’enquête devait commencer ce matin à entendre les témoins concernant l’achat du terrain üfshne au bain des quartiers Emard îf .,^alIjUT>DuL L’échevin Emard était present, mais comme il devait etre au caucus des échevins à 11 heures, le juge a décidé qu'on commencera cette affaire demain matin.On a repris ensuite l'interrogatoire de M.Scott, interrompu à la dermere séance d’il y a une semai-ne, "y Scott a déclaré qu’il avait acheté la propriété de la rue Saint-Luc en 1905.M.McKenzie vint lui demander une option au nom d’un syndic^ américam, au montant de Scott ne savait pas que c était pour la Ville, quand un jour on 1m signala dans un journal une nouvelle où l’échevin Ward disait que la propriété était achetée $10,-000 trop cher.Cela lui fit penser qu il s agissait de sa propriété et il alla voir le chef Tremblay qui le confirma dans sa croyance.Il arriva qu avant que M.Scott eût signé son contrat de vente à M.J.-P.Gra-ce, celui-ci remettait à l’associé du notaire Dunton le chèque de la Ville.Se rappelant ce qu’avait dit l’échevin Ward, M.Scott alla voir le trésorier municipal pour lui demander d arrêter la Ville, parce qu’il ne voulait pas que celle-ci pavât $10,-000 de trop.A l’Hôtel de Ville, on lui fit remarquer qu’il était trop tard, le conseil ayant approuvé le rapport des commissaires.M.Scott trouve étrange qu’on ait mis tant d intermédiaires dans l’affaire lorsqu’on aurait pu s’adresser directement à lui.Il m’aurait pas demandé Plu* cher .i, la ville j-g fait à M.McKenzie.Sur les propriétés Scott et Clark.M.Grace a fait un profit de $6,000.L>e-s témoins assignés pour aujour-d hui, i*IM.Janiii et Lesage sont occupés sur les chantiers avec des experts de New-York qui doivent repartir ce soir, les échevins Emard et Judge sont occupés toute la journée 2, ,’h,‘tel d® ville, M.McNicoll, du Pacifique, ne peut venir que cet après-midi.On prend alors l’affaire de la ferme d’épuration du quartier Saint-Denis, à propos d’un achat de terrain pour l’agrandir, et on appelle M.Stuart Howard, ingénieur surintendant du service des canalisations d’égout.La propriété en question a été achetée d’un M.Carlin ; elle borde la rue Sanguinet, à environ un mille de la rivière des Prairies.C’est de la vieille ferme d’épuration faite en 1899 dans le quartier Saint-Denis, qu’il s’agit.Abandannée pendant quelques années, on a décidé de la remettre en bon état et de l’agrandir.M.Howard dit qu’i ! ne connaît pas grandVhose sur la façon dont cet achat fut d’abord décidé.Cela est venu des bureaux de l’ingénieur en chef.La Ville a payé le terrain de la ferme 8 sous le pied.Le terrain Carlin était plus convenable par sa situation.A LA POLICE TUE PAR UN CONVOI Israël Cardin, cultivateur, a été frapfié par un train du Grand-Tronc et tué ainsi que son cheval, à une traverse située à deux milles et demi de cher, lui, à Dandy, P.Q.Son beau-père, M.Alphonse Michaud, qui l’accompagnait, a été grièvement blessé.LA NOUVELLE CATHEDRALE DE REGINA Régina, Sask., 23 — Avec toutes les solennités d' R fêtes roligteusoB catholiques, Monseigneur Mathieu, évêque do Régina, a inauguré aujour'hui sa nouvelle cathédral#.Trois adressas , ni.été lues A Sa Grandeur: l'une en anglais par J.A.O’Oonnor, une autre on français par l'honorable W.F.Turgeon, et une autre en allemand par M.Frank Brumner.Sa Grandeur Monseigneur Mathieu répondit en anglais et en fraaçtvla.UNION INDIENNE Les Indiens de Caughnawuga employés dans la construction des ponts et édifices, au nombre de 200, viennent de former une union affi-liée au bureau international de ' Montréal.UN NOTAIRE ' MUNICIPAL 11 est de nouveau question, à l'hôtel de ville, de l’engagement d’un notaire municipal et le conseil priera les commissaires d’inclure un crédit â cet effet dans le budget de 1014.Le bureau demande nu ronseil de voter une somme de $8,000 pour les frais des actes publics, pour lesquels on engage des notaires au fur et à mesure des besoins, VOL A L’ETALAGE.Joseph Laurent, âgé de 25 ans, domicilié rue Church, a été condamné, ce matin, _ par le magistrat I^fontaine, à huit jours, de prison pour vol de plusieurs objets évalués à $1.50, au bazar Woolworth, coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Timothée.L’agent Chaput a arrêté, samedi soir, chez Woolworth, coin Saint-Laurent, une femme nommée Célina Bertrand, domiciliée rue Notre-Dame de Lourdes.L’accusée venait d’escamoter un morceau de savon.Conduite au poste l’on trouva sur elle pour $1 de lingeries volées chez Dupuis Frères.Traduite devant le magistrat Lafontaine, la prévenue a été condamnée à dix jours de prison.—Deux femmes, Norah et Catherine Bemie, domiciliées toutes deux rue Nelson, ont été arrêtées samedi soir au magasin Scroggie, où elles venaient de voler pour $1.50 de différents objets.Les deux accusées ont plaidé coupables et seront sentencées mercredi matin.JOUEURS CONDAMNES.Vers deux heures du matin, dimanche, le capitaine Eelletleur, averti par des lettres anonymes, de l’existence d’ure maison de jeu, au No 297 rue Centre, fit une descente et opéra F r-restaüon de trois homme.;.Le propriétaire, Arthur Mayer a été condamné à $50,00 d'amende et les deux autres individus, Napoléon Laroche et Stanislas Fabos, à $25.00 d’amende.L’AMOUR DU COGNAC Un employé du Pacifique Canadien, Mathias Valois, âgé de 28 ans, était traduit devant le magistrat Lafontaine ce matin sous l’accusation d’avoir volé une bouteille de cognac.L’accusé a plaidé coupable et recevra sa sentence mercredi prochain.VOL DE DENTELLES L’agent Kidd, du Pacifique Canadien a arreté samedi soir un nommé Horace Noël, domicilié rue Dorchester, Est, accusé d’avoir volé pour $25.00 de dentelles, propriété du Pacifique Canadien.L’enquête a été fixée au 26.TIRE-LAINE Vers deux heures samedi dernier, deux jeunes hommes, Israël Daude-lin, 216 rue Iberville, et J.B.Létour-neau, 6 rue Poupart, soulageaient de sa montre, dans la ruelle de la rue du Havre, un de leurs compagnons, Henri Chauvin.Arrêtés, les deux accusés protestent de leur innocence.Une cause qui traîne depuis si longtemps qu’elle sera plaidée au mérite, si le juge accorde la requête de quo warranto, après que l’échevin contre qui elle est dirigée aura fini son terme, (il finit demain,) est venue ce matin devant le juge Bru-neau.Le demandeur, Joseph Latour, veut qu’un quo warranto soit accordé par la cour contre Joseph Lefebvre, échevîn du quartier Summerlea à Lachine, comme occupant illégalement le poste d’échevin, à la suite d’une élection partielle qui a eu lieu le 20 janvier 1913, vu que la loi dit que, dans les 12 mois qui précèdent une élection, il faut que les candidats aient la qualification de résidence.Le second moyen de la requête est que le défendeur n’était pas propriétaire foncier à Lachine, dans les 12 mois qui ont précédé l’élection.Ces questions sont soulevées généralement par des contestations d’élections qui doivent être intentées dans le délai d’un mois après l’élection, mais il est des cas d’incapacité permanente où le siège peut être déclaré vacant, au moyen d’un bref de quo warranto, en tout temps.Le demandeur prétend que les deux moyens sur lesquels il base son action sont des cas d’incapacité permanente.Me Brodeur, son avocat, a même dit dans le cours de ses argumentations, que si la prétention de son client est bien fondée, le défendeur ne pourra même pas être élu aujourd’hui parce que son incapacité dure pendant douze mois à compter de son départ de Lachine pour venir résider à Montréal.M.M.Brodeur, de la société Brodeur, Bérard et Beaudry, occupe pour le demandeur, et M.A.Déearie pour le défendeur.-4- “ JE NE VOULAIS PASLE TUER” C’est ce que dit un nommé Goede arrêté sous l’inculpation du meurtre de l’agent polonais.— Ses explications.A onze heures et demie ce matin, les détectives Forget et Crowthers ont arrêté à sa demeure, 34 ruelle Leduc, un Allemand, Hermann Goede, auteur de la mort de l’agent spécial polonais Ezida Dzerbono-vitch.Goede n’a offert aucune ré sistance.Conduit au bureau des détectives, il a avoué avoir frappé la victime mais non pas dans l’intention de la tuer.Il était sept heures et demie lorsque l’accusé à demi-ivre rencontra Dzerbonovitch.Il le connaissait déjà déjà de vue, depuis huit mois, mais il ignorait complètement qu’il était agent de police.Pour une raison qu’il ignore tout à fait, Dzerbonovitch voulut l’arrêter.Goede n’y porta pas attention et continua sa route rue Dorchester.L’agent le suivait toujours à quelques pas.Arrivé à la rue Clark, Goede exaspéré se retourna et frappa Dzerbovitch à la figure.Celui-ci tomba sur la chaussée et se brisa le crâne.L’accusé jure qu’il n’avait rien dans les mains lorsqu’il a frappé l’agent.Goede nie absolument s’être sauvé après l’incident.Il marcha au contraire très doucement et se rendit à sa demeure où il est resté jusqu’à son arrestation.Goede est d’origine allemande et habite le Canada depuis quelques années à peine.L’accusé comparaîtra en cour de comparution demain matin, après l’enquête du coroner qui aura lieu demain à dix heures.LA SITUATION MEXICAINE Washington, 24 — A la Maison Blanche, aujourd’hui, on continue à croire en la chute prochaine du gouvernement Hurrta.Ce gouvernement peut faire publier par la presse de Mexico les nouvelles 1er.plus optimistes, comme celle que les Etats-Unis vont reconnaître le gouvernement provisoire, répandue ces jours derniers.Mais tout le monde sait que rien no peut amener le gouvernement de Washington ô.reconnaîtra Huerta.Il n’y a rien de nouveau dans la situation générale, si on eu croit les fonctionnaires de la Maie on Blanche, mais on s’intéresse beaucoup au prochain message que le président v» a-drester au Congrès et qui contiendra entre autres choses un exposé do la situation mexicaine.De président a Indiqué que cet exposé s’étendra jus.vu’aux événements du jour même de la lecture du meesbge.M.Wilson se montre satisfait de l’attitude des gouvernements, étrangers, qui est tout à fait amicale et montre un désir de coopérer avec les Etats-Unis dès que la chose sera possible.Où Acheter Demain 'Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps.au Ministère de rAariculturel La Compagnie BRODEUR SJMXTEB 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-P3erra S Porcelaine, semi-porcelaine, verre taillé, verre tressé, lampes, bronzes, marbres, objets d art, etc., «13 1-3 p.c., et 50 p.c., d'escompte sur toutes nos marchandises, dans tous nos magasins de détail et à notre magasin du gros.Les fêtes approchent, et voici le temps de compléter ou de remplacer vos services à diner, vos verreries, ou de vous procurer ce dont vous avez besoin pour le confort ou l'ornementation de vos appartements.Juste au moment où l'acquisition des articles qiic nous avons énumérés plus haut devient une impérieuse nécessité, nous offrons au public l’occasion de se les “rocurcr à des conditions 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M.N.De Basset, consul général de Russie à Montréal, a renvoyé au greffier d’Ottwa la résolution de protestation passée par le conseil de ville à propos du meurtre de K'ief.M.De Basset déclare que les résolutions qu’il a reçues de Winnipeg et de quelques autres villes, n’ont pas été considérées.Seulement, vu qu’Ottawa est la capitale du Canada, il n cru devoir répondre.Il déchire qu'il ne peut accepter la protestation à moins qu’elle ne vienne du gouvernement fédéral, L’échevin MacDonald, proposeur de la motion, est furieux.QUEBEC S’AGRANDIT Québec, 24.— Par un vote de 355 contre 120, la ville de M*ntcalm a déridé samedi, do «’annexer à la ville de Québec.CADAVRE REPECHE Fort William, 23 — Un plongeur a retrouvé, sons quarante, pieds d’eau, le cadavre de Joseph O’Connor, chauffeur de la locomotive engloutie sous l’eau lors de l'accident de vendredi matin.Le cadavre a été transporté à Fort William hier.M.O.Vézina intente à John Mc-Caffrel et al une action de $5,000 pour conspiration.Il prétend que ceux-ci lui ont fait perdre sa place en fournissant à ses chefs, contre lui, des rapports injustes.Il était employé oemme assistant mécanicien du service des incendies.LE MAIRE DUPUIS _____POURSUIT Ottawa, 23.—Une action de $36,000 a été intentée en Cour Supérieure contre lAssociation de Coursas d’Ottawa, par le maire Dupuis, de Hull, qui, de concert avec M.Brennan construit la piste du Parc Connaught.POURSUITE DE $35,000 Québec, 23.— La Commission du Port de Québec vient d’intenter en Cour Suprême, une action au montant île $35,000 pour dommages, contre la New Zealand Shipping Company.MORT D’UN VIEUX ____MILITAIRE Ottawa, 24.— Le colonel Joseph Patterson, vétéran de la guerre des Féniens de 1865, 66 et 70, est mort à [’hôpital local ce soir, d’une maladie de coeur.Il fut l’un des hommes les plus éminents qui servirent le Canada dans cas trois insurrections; ce fut lui qui partit le mouvement à la suite duquel le gouvernement donna aux vétérans une prime ôe cent piastre».QUARTIER SAINT-GABRIEL A la salle Picard, coin Centre et Charlevoix, aura lieu demain .soir une assemblée des contribuabies dans le but de protester contre le projet de division de la ville en cinq quartiers et la loi des pavages.Tous les échevins opposés à cea deux mesures sont cordialement invités à la réunion.DECES A MONTREAL BAZINET, Lucienne, 1 an, enfant d’Arthur Bazinct, Uiilleur de cuir, rue Orléans, 29B.BELANGER Georsdna Lafond, 51 ans, fem me de William Bélanger, lelleur, rue C.a-dioux, 1211.| BERUBE, Agnès, 4 ans, enfant d'Octnve Bérubé, inspecteur, rue Duquesne, 022.BISSONNÉTTE.Laura L’Heure.ux, 30 ans, femme de Jus.Blssonnettc, charretier, rue Jeanne d’Arc, 324.BOILEAU, j.B.85 ans, journalier, Hospl» ce Gamelin.BOUCHARD, Ferdinand, 30 ans, forgeron, - rue Cuvillier, 34.BOYER, Emile, 6 mois, enfant de Victor ! Boyer, journalier, rue de Neuville, 57., CHARRON, Alexine Migneron, 43 ans, fenw ! me de Donatien Charron, tailleur, rue San- i gu In et, fiOSC.CLORAN, Annie McGrudcr, 53 ans, veuve | de John Cloran, pompier, rue Hermine, 01.DUBOIS, llanul, 14 ans, enfant de Joseplt i Dubois, menuisier, rue Chabot, 21011.; HOTTE, Paul, 4 mois, enfant de Henri Hotte, memilster, rue Plessis, 295.LAPOINTE, Monique Longpré, 93 ans,veuve d’Alexis Lapointe, journalier.Parc d» Lisle, 3003.LA VIOLETTE, Léopold, 1 an.enfant da Paul I.aviolette, laitier, Ave.Coloniale, 400, LEBRUN, Alnhonsine Lebrun, 41 ans, fem-me de Raphael Lebrun, tailleur, rue Fullum.291.McMULLIN, Bella Gallagher, 48 ans, femme de Patrick McMullin, rue Lagnuclietièra, 371 Ouest MIONAULT, Domlttlle Claveau, 05 ana femme de Henri Mignnult, journalier, rut du Hévre, 179.MONETTE, Arthur, 2 mois, enfant d'An finir Mouette, marbrier, me Dngennls, 45.UUENNEVILLE, Julie launarehe, S3 ans, veuve d'Alexandre Quenneville, marchand rue Saint-Urbain, 94.RABHITT, Mary Fitzpatrick, 28 ans, fem.me île Martin Babbitt, rhnrprntirr, rue Nor» mnnvtlle.15, RA8YEVA, Julien, 9 mois, enfant de Phi.lippe Basyeva, débardeur, rue Montcalm, 1 L t RIOUX, Phlllas, 22 ans, peintre, rue I.arm ehe, 1821.8TREUN, Jacques.05 ans, cuisinier, nu Dorchester, 504 Est.A464B
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