Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 20 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1913-11-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME IV—No.271 MONTREAL, JEUDI 20 NOVEMBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : .CANADA.Sl.OO ETATS-UNIS ., ., .#r .- , .*1.50 UNION PO&I'AIÆ.^ ,.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et .^ 7U RUE SAL^^ MONTR^ ¦ i c.c- CK^ TÉLÉPHONES: t ^ ation; s ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FA/5 C£ Qt/£ DOIS ! 1E PERIL DE L’IMMIGRATION » I - De nombreux témoignages prouvent que le Devoir a été bien ins-ij)iré en inaugurant ses enquêtes par l’étude consciencieuse que M.Georges Pelletier a faite du fonctionnement des lois qui régissent l’immi-•gration.De toutes les questions sociales qui se posent au Canada, il n’en est •pas de plus urgente et de plus complexe que celui de l’assimilation des ?masses étrangères qui envahissent le pays.Le facteur essentiel de tous les problèmes sociaux, c’est l’homme.|Tant vaut l’homme, tant valent les lois, les moeurs, la constitution.L’assiette économique, l’organisme social, la nationalité même du Canada «eront ce que le peuple canadien de demain voudra qu’ils soient.Tandis qu’une fraction considérable de la majorité anglo-canadien-tie s’applique, avec un acharnement aussi bête qu’inique, à empêcher les Canadiens-français d’apporter leur concours à l’oeuvre de construction Nationale, les hordes étrangères ne tarderont pas à le dénationaliser.Du Irain où vont les choses, le jour n’est pas éloigné où le Canada ne sera ni anglais, ni français, ni même britannique.Que cette ihasse hétérogène, composée des éléments ethniques les moins propres à se fusionner, adoptent l’anglais comme langue usuelle, c’est possible.Mais ils n’auront pas plus la mentalité anglaise que l’esprit français, Ils détruiront dans sa racine le plant encore délicat de la nationalité canadienne, issue de l’alliance des deux races, dont ils étoufferont en même temps les traditions les plus nobles.# * * Il y a une quinzaine d’années, un homme d’Etat américain me di-îait ceci : “C’est un bonheur pour le Canada qu’il ait grandi moins rapidement que les Etats-Unis.Vous avez l’énorme avantage de pouvoir profiter de notre expérience.Suivez nos bons exemples ; évitez nos erreurs.De toutes les fautes que nous avons commises, la plus grave, ne l’oubliez pas, celle dont les conséquences sont les plus irréparables, c’est d’avoir laissé envahir notre pays par un nombre trop considérable d'immigrants.Veillez soigneusement à ce danger.” Or cette faute, cette erreur, ce crime de lèse nationalité, nos gouvernants ne se sont pas contentés de s’y laisser entraîner à l’aveugle, comme nos voisins : ils l’ont commis et pratiqué systématiquement ; ils l’ont organisé légalement ; ils ont corrompu la conscience nationale au point qu’ils se font un titre à la reconnaissance populaire de la croissance de ce péril formidable.Ainsi que M.Pelletier l’a démontré, le péril est plus grave au Canada qu’il ne l’a jamais été aux Etats-Unis.Nous recevons une plus forte proportion d’éléments étrangers que la république américaine n’en a jamais accueillie.Grâce à la négligence criminelle et souvent à la complaisance des autorités canadiennes, notis laissons entrer en foule des cires tarés au moral et au physique, à qui les portes du pays voisin restent fermées.Cette facilité, coïncidant avec l’adoption de mesures de plus en plus restrictives aux Etats-Unis, tend à nous attirer plus que jamais les pires éléments migratoires.Enfin, la concentration de la majeure partie de ces immigrants dans les provinces de l’ouest, aggrave rapidement les causes de dissension, déjà trop marquées, entre les deux grandes divisions territoriales du Canada.* * * Ce péril, ce n’est pas d’aujourd’hui ni d’hier que nous le dénonçons au peuple canadien.Dès 1906, nous l’avons signalé, à la Chambre des Communes, Lavergne et moi.Nous avons réclamé l’abolition totale du système abominable des primes à l’immigrant et l’adoption de mesures préventives contre la mauvaise immigration.Au cours des articles que le Devoir a publiés, à la suite du voyage que j’ai fait dans l’Ouest, en juin dernier, je me suis appliqué principalement à démontrer en quoi l’invasion étrangère menace l’unité nationale de la Confédération.Dans son enquête, M.Pelletier s’est préoccupé avant tout de la valeur morale et physique des immigrants.Il a observé sur place, consciencieusement e.t sans parti pris, de quelle manière s’appliquent les lois fort Imparfaites qui sont censées protéger le pays contre l'introduction d’éléments indésirables.Tout homme de bonne foi admettra que ses conclusions d'ensemble s’imposent à l’attention immédiate du gouvernement et du parlement.11 faut une enquête sérieuse et complète, et l’adoption de réformes radicales dans la loi et dans son fonctionnement.Le travail si fouillé de mon excellent collaboraieur me confirme dans l’opinion que j’exprimais, ici même, le 29 juillet, et que j’offre de nouveau aux lecteurs du Devoir, comme conclusion générale de l’étude de M.Pelletier : “La seule méthode efficace [d'enrayer le mal] serait de faire exactement le contraire de ce qui s’est fait jusqu’ici ; qu’on cesse d’encourager l’immigration, sauf le rapatrie ment des Canadiens ; qu’on donne aux agents du ministère de l’Intérieur, en Europe, une direction absolument contraire à celle qu’ils ont reçue jusqu’ici : enrai/er l’immigration au lieu de la stimuler ; qu’on élimine les immigrants “non désirables” au point de départ et non à l’arrivage ; qu’on surveille étroitement l’embauchage de3 ouvriers et des terrassiers par les compagnies de chemins de fer ; qu’on ne laisse pénétrer, autant que possible, que les immigrants vraiment “désirables” des Iles britanniques et des pays de langue française ; et par-dessus tout, qu’on encourage la colonisation par les nationaux de préférence à celle des étrangers, anglais ou autres.” Et j’ajoute : aucune réforme ne sera efficace tant qu’on n’aura pas extirpé de cette branche si importante de l’administration le venin du favoritisme, le patronage, qui empoisonne tout l’organisme de l’Etat.Henri BOURASSA.LAURIER-FORGET ' Le Daily Mail profite du soixante-douzième anniversaire de M.Laurier — dont la vigueur persistante réjouit tous les Canadiens — pour donner au chef du parti libéral le conseil d'en finir avec le double mandat qu’il détient actuellement et de fournir aux électeurs de Soulan-ges le moyen d’avoir un député à eux.Cela lui permettra, ajoute-t-il, d’inviter ensuite M.Rodolphe Forget à abandonner l’un des deux sièges qu’il détient inconstitutionnelle-ment.En fait, et le Devoir l’a déjà noté, la situation de MM.Laurier et Forget ept absolument anormale.Dans le cas de Soulanges, il existe, il est vrai, une pétition en invalidation d’élection, mais personne ne l’a jamais prise au sérieux et il serritole bien que, si le chef libéral voulait presser les choses, cet obstacle serait vite écarté.Dans le cas de Montmorency et de Charlevoix, il n’existe même pas l’ombre d’un prétexte.M.Forget garde les deux sièges parce qu’on n’a point, paraît-il, le moyen physique de lui en arrn-rher un.Pendant ce temps les électeurs des juat.rc comtés de Montmorency, Charlevoix, Québec-Est et Soulanges Ji’ont que deux représentants à la Chambre.Deux de ces quatre comtés sont virtuellement défranchisés.Lca gens auxquels il ne suffit point de dire, pour justifier un pareil état de choses : Laurier (ou Forget) en fait autant, concluront avec nous qu’il est grand temps de réformer la loi de façon à empêcher de tels tbus.0.H, UN EXEMPLE La question des logements salubres a été soulevée hier au conseil municipal de Maisonneuve par M.Oscar Dufresne.On a paru s*y intéresser d autant plus vivement que Maisonneuve est une importante ville ouvrière.Si la prochaine loi provinciale est basée sur la loi ontarienne, elle permettra aux municipalités de garantir, moyennant certaines conditions déterminées, les obligations des compagnies qui s’occuperont de constructions de ce genre.Quel que soit le mode de réalisation futur, il est heureux en tout cas que la question ait élé posée d’ans un conseil municipal, par un homme qui a plus l’habitude d’agir que de parler.Et l'exemple de Maisonneuve devrait faire réfléchir les citoyens de Montréal.11 y a bientôt deux ans, on parut vouloir s’occuper de cette question des logements ouvriers.On constitua une commission très considérable, composée d’hommes en vue, mais les choses en restèrent là.Le problème cependant subsiste et devient chaque jour de solution plus difficile.L’homme qui prendra 1 initiative d’une vigoureuse campagne en ce sens rendra à la ville un service de premier ordre.0.H.Le directeur du Statist, une grande publication économique de langue anglaise, dit que “le coût de la vie est à ta veille de.diminuer," Les meurtres et les accidents récents de tramways à Montréal serviront sans doute à cet économiste anglais {tour étayer fia thèse.BILLET DV SOIR.IN VINO.Mon ami Jean Lheureux est un type.Il a jadis sorti dans ce qu’on appelle le monde___ “comme si le monde, ça n’était que quelques messieurs en habit et quelques dames plus» ou moins déshabillées", dit-il.A la suite de je Ine sais trop quelle mésaventure, il est devenu misanthrope et misogyne, il déteste même l’habit noir.Et, grâce à l'habit noir, il a trouvé le tour de régler, dit-il, la question navale et l’affaire des trente-cinq millions.Il m’a exposé sa découverte, l’autre, jour, sans être ému le tiers du quart de ce que l’est d’habitude M.Lespérance.—“Voilà, dit-il, voilà! Votre question navale avec laquelle vous nous assommez, dans vos feuilles, si bien qu’on ne peut en déplier une sans recevoir un superdreadoought dans les yeux, il n'y a besoin d’aller si loin pour la régler, ni de tant se torturer les méninges.Moi.si j’étais premier ministre, je t’assure que ce serait vite fait.L’Angleterre aurait ses 35 millions, et sdns qu’il en coûte un sou aux Canadiens.Je m’étonne que vous n’y ayez , pas pensé, vous autres, les journalistes, qui posez aux penseurs, faites métier de fout dénouer, dans l’emmêlement des question internationales, et qui mêlez tout à plaisir, sans le savoir.Vous êtes de piètres gens.et les politiciens aussi.Vous êtes des hommes, c’est tout dire!" Je laissais Lheureux monologuer.H fit craquer une allumette, alluma son cigare, repoussa les assiettes mi-pleines et les verres vides alignés devant lui, sur la nappe de toile armoriée, prêta un moment l’oreille à la musique triste d’un orchestre qui pleurait, dans la tribune de la salle d’hôtel chic où celui couples, en habit noir ou en robe de soie décolletée achevaient de diner, fit le tour de ta pièce d’un coup d’oeil dédaigneux pour la beauté des femmes comme pour l’élégance des hommes, et reprit, après cinq ou six bouffées de fumée exhalées par des lèvres au pli sceptique •.—“C’est ça, le monde! Des pantins et des plerrettes! Tu ne m’y reprendras plus.Mais c’est à le voir que j’ai trouvé la solution de la question navale.Ca m’est venu tantôt, comme ça, en regardant, comme la musique au tambourinaire Val-majour, dans Numa Roumestan.Sais-tu ce que je ferais, moi si j’étais premier ministre?Je convoquerais chez moi tous les propriétaires de journaux, et je les rendrais utiles, pour une fois, eux et leurs feuilles! Je publierais à /’Officiel et chez eux tous une ordonnance décidant que, pour an an, le port de l’habit de soirée et des robes de bal est interdit, et, crac, la question navale est réglée!" —"Mais, pauvre vieux, comment ça?—“lié oui.je t’attendais là! Il n’v a que les journalistes pour ne pas comprendre les choses claires et nettes.J’ajouterais à mon ordonnance que le gouvernement prélèvera, sur chaque habitant du Canada ayant un revenu de plus de $1,000, et que l’on aurait vu une fois en habit de soirée, ou avec nno femme, portant une toilette de bal, le coût d’un habit de soirée, on d’une toilette de bal, on même des deux, selon le cas.Il y a bien près d’un million d’hommes, au Canada, qui portent, ont porté.ou dont les femmes, on les jeunes filles, ou les fiancées porten! on ont porté de ces vêtements inutiles et coûteux.Mets une moyenne de, trente-cinq piastres par toilet le, multiplie par un million, et voilà tes trente-cinq millions tout trouvés, prêts à verser au trésor impérial.Ca n’esl pas plus difficile que ça, pauvre toi, pas plus difficile.Tu diras cm ni te que Lheureux est une vieille bêlel —"Mais tu disais tantôt que ça m coûterait pas un sou à un Canadien et voilà que ça coûtera $35 à un million de gens.Ton plan est idiot! —"Pas surpris, mon ami, que tu le trouves comme ça, pas surpris”, dit Lheureux, attendri par le vin ambré, le fumet des bdns mets, l’odeur confondue et délicate des rxir-fums féminins, des fleurs et des havanes."Ils paient chacun $35, c’est vrai: mais ils de iraient les payer, an cours de l’année suivante, pour une toilette de bal à leur femme, ou pour un nouvel habit de soirée.Ils placent ailleurs, et de manière plus utile, cette somme: ils économisent pour l’Empire.Et puis, pense donc à la tête que feront, de l’autre bord de.l’océan, les drapiers anglais et tes marchands de soieries de Londres, tous ces colporteurs de colifichets et de queues d’hirondelle! C’est eux qui vont écopper en définitive, puisqu’on ne leur versera pas ces trente-cinq millions, et qu’on leur escamote leurs profits!” Et Lheureux, pour la première fois depuis dix ans, rit aux éclats.Il était bien gris.Paul POIRIER.LE DISCOURS DE M.LANGLOIS M.Langlois a prononcé hier un discours qui appelle des commentaires.L’un de nos collaborateurs nous annonce un article où il examinera spécialement la question chiffres.* Co «cm^our domaLn, LA SITUATION EN ORIENT Les échos de la crise orientale ne nous arrivent plus que par intermit-tance depuis que les combattants d'hier ont commencé à panser leurs blessures en laissant à la diplomatie le soin de régler les derniers détails du nouvel état de choses.— Les dépêches sont à peu près silencieuses sur les incidents Inévitables surgis au cours de la délimitation des frontières de l’Albanie.Il en est un cependant qui a causé tout un émoi en Europe.On se souvient de l’ultimatum adressé par l’Autriche à la Serbie d’avoir à retirer ses troupes de la frontière albanaise.Depuis, l’Autriche, de concert avec l’Italie, cette fois, a renouvelé vis-à-vis de la Grèce les mêmes procédés d’intervention.Le gouvernement grec, en effet, a reçu au commencement du mois courant une note comminatoire le sommant d’avoir à retirer de l’Albanie les troupes hellènes qui s’ÿ trouvent encore, et dont la présence, parait-il, entrave la besogne de la commission de délimlnation.L’Italie et l’Autriche déclaraient qu’elles persisteront dans les décisions de la conférence de Londres, concernant le temps et la durée des travaux de la commission, et qu’à la date fixée pour l’évacuation, c’est-à-dire le 31 décembre, non seulement les territoires attribués à l'Albanie, mais même les territoires contestés devront être évacués.Ce qu’il y avait de particulier dans ie geste des deux puissances tripliciennes, c’est que, sans en avoir reçu le mandat de l’Europe, elles faisaient là un acte de police dans les Balkans.Aussi la Grèce, dans sa réponse, n’a-t-elle pas manqué d’en marquer son étonnement, ajoutant que si la tâche_ des commissaires est entravée, la faute en est moins à la Grèce qu’aux intrigues menées par les commissaires autrichiens et italiens, intrigues qu’ils ne prennent même pas la peine de dissimuler.Cette attitude est encouragée à Vienne et à Rome par les renseignements qui parviennent de Constantinople et qui montrent la Turquie reprenant de jour en jour des forces.Obtenir, s’assurer le concours de la Turquie dans une nouvelle crise, c’est une aubaine qu’on escompte en Autriche et en Italie.La Nouvelle Presse Libre disait récemment : “Nous n’en sommes plus aux sous-entendus et aux restrictions mentales dont la Conférence de Londres a été le centre ; l’Autriche-Hongrie et l’Italie ne sont plus disposées à laisser l’Europe les berner et leur mettre la camisole de force.” Cet état d’esprit a sa répercussion à Constantinople, où les choses ne vont pas tout à fait comme le désireraient les optimistes.Depuis des semaines on annonce que le traité greco-turc doit être signé du jour au lendemain, que les négocia-teifrs sont d’accord surtout, sauf sur un point ou deux, sans la moindre importance.Aujourd’hui cependant, il n’y a encore rien de conclu ; les probabilités d’accord sont moins apparentes que jamais, et la possibilité d’une rupture n’est pas invraisemblable.Il n’est pas difficile de voir que des calculs inavoués sont la cause de ces tiraillements.L’Autriche et ITîalie, soutenues par l’Allemagne, veulent peser sur la Grèce pour agrandir l’Albanie aux dépens de cette dernière.Elles voudraient retirer à l’Europe le droit, reconnu à la Conférence de Londres et formellement conféré par la Porte, de statuer sur le sort des îles de la mer Egée.Les puissances de la Triplice ont besoin de la Turquie pour exécuter leur programme.En conséquence, au lieu de l’encourager à conclure la, paix définitive avec la Grèce, elles l’incitent à temporiser, à tenir toujours le glaive suspendu.Il s’agit de mater la Serbie et la Grèce et de liquider les affaires balkaniques conformément aux ambitions des puissances déçues par les deux premières guerres.En présence de ces agissements, la Triple-Entente paraît inerte et passive.Il serait intéressant de savoir ce qu’elle pense et ce qu’elle fait.Uldéric TREMBLAY.UNE CONFERENCE DE M.DUMAIS M.Joseph Dumais donnera demain soir, 21 novembre, dans la salle Nazareth-, 23 rue Jeanne-Mance, une représentation de vues Instructives et récréatives, portant titres et légendes en langue française.Il y aura musique, chansons françaises et projections coloriées.L’entrée est gratuite.M.Dumais dispose encore d’une cinquantaine de cartes.Il se fera un plaisir d’en faire parvenir aux personnes qui les hil demanderont par téléphone (Est 3210), vendredi avant-midi, do 8 à SUR LE PONT D’AVIGNON.D’avril à octobre, cette année l’immigration canadienne se totalise à-327,913, soit 27,000 de plus que pendant l’exercice précédent, en 1912.Combien, parmi ces gens, feront des citoyens désirables pour le Canada?* * * Un juge américain vient de décider qu’une femme dont le mari est condamné au pénitencier à vie, a ie droit de se remarier sans demander le divorce ou sans attendre que son mari soit mort.C’est une décision qui méconnaît l’indissolubilité du mariage.II faut croire, toutefois, que ce magistrat entretient une bien oiètre idée du mariage, puisque, d’après certains journaux, il aurait dit que, “même si le mari est gracié, plus tard, il ne oeut reprendre ses droits martiaux (“martial rights”).Voir le Mail de ce matin, première page.* * * Sir William Van Horne, ancien président du Pacifique Canadien, et expert en matière de transport, dit que ni le canal de Panama ni le chemin de fer de la Baie d’Hudson ne seront praticables pour l’exportation des céréales canadiennes.Et le canal de la Baie Géorgie i-ne?Il aiderait certes au transport du blé des provinces de l’Ouest.Quand le construira-t-on?Attend-on que le Pacifique, le Grand Tronc Pacifique, le Nord Canadien et les banques affiliées à ces chemins da fer le permettent à l’Etat?Ça courrait prendre du temps.Le gouvernement canadien a l’intention d’interdire, prochainement, aux savants de l’étranger d’exporter les fossiles et les monstres préhis-toriques enfouis dans le sol canadien.Ça peut être excellent, à un certain point de vue.Mais pourquoi ne commence-t-on pas par réglementer d’abord l’exportation et l’importation des produits nécessaires à la vie.de telle sorte mie le coût de celle-ci soit abordable, et que ça ne devienne pas un luxe de vivre dans nos grandes villes?Le Veilleur.Les enquêtes du “Devoir” LA BROCHURE DE M.G.PELLETIER La brochure de M.Georges Pelletier sur l’Immigration, dont M.Pou-rassa signale aujourd’hui même l’importance, paraîtra vers le milieu de la semaine prochaine.Elle aura quatre-vingts pages environ, grand format, et se vendra 15 sorts l'exem-paire, $1.50 la douzaine, plus les frais de transport (2 sous pour la brochure, 25 sous pour la douzaine).Conditions spéciales pour des quantités plus considérables.S’adresser à l’auteur, aux bureaux du Devoir, 7la rue Saint-Jacques, on aux principaux libraires de Montréal et de Québec.UNE LETTRE DE M.WALTON On se rappelle la consultation que voulut bien nous donner, en réponse à une proposition de M.Wallon, doyen de la Faculté de Droit de McGill, M.P .-B.Mignault, l’éminent jurisconsulte.Le numéro du Devoir qui contenait les observations de M.Mignault a atteint M.Walton au Caire, et c’est de là qu’il nous a envoyé, en français, la réponse que nous publierons demain.Il s’agit, l’on s’en souvient, de la situation légale de la femme mariée au regard de la loi québecquoise.LEURS ALTESSES A MONTREAL Ottawa, 20.— Il est probable que Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught passeront une partie de l’hiver à Montréal et à Québec.L’année dernière da maladie de la duchesse a empêché leur visite à Québec et il se pourrait que cette année ils demeurassent plus longtemps à Québec et à Montréal qu’à Ottawa.¦-?- LES CONFERENCES DE M.GAUTHERON M.René Gautheron a fait, hier, sa seconde conférence devant un auditoire très distingué.Il avait choisi pour sujet les Mémoires de M.de Pontis, lieutenant aux Gardes du roi Louis XIII.Après avoir retracé la carrière agitée de cet officier de fortune, analysé son caractère et étudié la valeur littéraire de son oeuvre, le professeur a terminé par cette esquisse des moeurs militaires au début du 17ème siècle.-;—4- LES DIPLOMES CANADIENS D'OXFORD ET CAMBRIDGE (Service de la Presse Associée) Boston, 20.—Les diplômé» du Ca-mad* et des Etats-Unis aux universités d’Oxford et de Cambridge, se préparent à donner un dîner au mois de mars prochain.Ce sera la première réunion de ce genre dans le pays.Sir Arthur Cecil Spring-Rice, ambassadeur d’Angleterre, préside le comité , ji’orgw^tion.Æ» .LETTRE DE QUEBEC L’école primaire.-Le gouvernement emprunte.- M.Perron et le Tramway Québec, 19.— Une demande de documents concernant la fréquentation des différents cours de l’école primaire a fait durer quelque peu la séance de ce jour qui .s’annonçait très brève.M.G.Langlois, s’appuyant sur une partie du rapport de l’abbé Dubois, les discours de M.Magnan et certaines etatûstiques du département de l’Instruction Publique, soutient que la fréquentation scolaire dans la province ne dure pas suffisamment, qu’entre les premiers et derniers cours primaires, modèles et académiques, il y a un écart tel qu’il faut de toute nécessi té apporter remède à cet état de choses.Le remède serait, d’après lui, la fréquentation obligatoire, l’uniformité des livres, la gratuité, etc., à moins que le gouvernement ne trouve mieux.Mais il faut faire quelque chose.M.Décarie n’étail évidemment pas préparé pour la circonstance.11 s’esl contenté de répondre que la statistique parlerai! autrement si l’on tenait compte de la fréquentation des couvents et des collèges.Quelques interruptions de M.Lavergne qui ont fait lever M.Bouchard ont finalement interrompu le discours de M.Décarie qui eu a paru fort aise et M.Gouin aussi.M.Lavergne venait de dire qu’il n’avait pas d’objection à l’obliga-lion scolaire et qu’il ne craignait pas de le dire, qu’il avait même voté pour l’an dernier.Le député de Montmagny faisait erreur et M.Bouchard en profita pour le lui rappeler à la deuxième personne.L’orateur lui fit remarquer qu’il devait s’adresser à lui.Faites le triangle, commenta M.Lavergne, et la Chambre de s’amuser.M.Cousineau a tenu à dire qu’on pouvait parler d’instruction publique dans l’assemblée législative sans crainte de glisser sur un terrain dangereux et que chacun devrait exposer franchement sa pensée dans l’intérêt général.M.Langlois attire ia sérieuse attention de la Chambre sur les statistiques qu’il va donner.Ces statistiques ne sont pas de lui, mais de MM.Dubois et Magnan et du surintendant de l’Instruction Publique.Les écoles de la commission de Montréal sont fréquentées par 19,-929 élèves répartis comme suit: 7,-529 dans le cours de 1ère année; 4,465 la deuxième année; 3,361 la troisième; 2,060 la quatrième; 1,-257 la cincuième; 748 la sixième; 331 la septième et 178 la huitième année.Des 7,529 qui entrent à l’école il y en a donc 5,000 qui la quittent avant la quatrième année et à peu près pas qui se rendent jusqu’à la dernière année.La même chose existe à la campagne.M.Magnan constate que dans le district d’inspection de Trois-Rivières des 17,-052 enfants qui entrent au cours élémentaire, il y en a à peine 824 qui passent au cours intermèdiair.e et 175 qui se rendent au cours académique.T,a quatrième année du cours élémentaire n’est fréquentée que par 1,698 élèves.Quatre-vingt-seize pour cent des enfants quittent donc l’école avant 13 ans.Au congrès de Longucuil, M.Magnan constate encore que sur 8,215 enfants fréquentant les écoles primaires, 3,840 suivent les cours de première année, 2,005, les cours de deuxième année, 1,350 ceux de la troisième et 623 les cours de la quatrième année.Les neuf-dixièmes des enfants quittent donc l’école avant 14 ans et même avant 12 ans.Les caul's modèles et académiques ne sont pas mieux suivis.Des 28,-855 élèves qui y sont entrés en 1905-06 il n’en restait plus que 3,000 en 1910-11.Même chose encore dans les académies, où la différence entre la fréquentation des cours primaires et supérieurs est de 00 pour cent.Et cet état de choses n’est pas nouveau.Dès 1894, on constatait un écart de 66,000 entre la fréquentation des premières et dernières années du cours élémentaire.Même en 1872, 1’hon.M.Ouimet, ministre de l’Instruction Publique, exprimait le regret que l’école ne fût pas plus fréorientée.Ce qui ne prouve pas beaucoup en faveur du ministre de l’Instruction Publique, remarque M.Lavergne.Et pas davantage en faveur de la suppression du ministre, répond M.Langlois.M.Langlois admet que la mort, l’émigration, les déplacements peuvent atténuer cette statistique.Et la fréquentation des écoles supérieures, couvents, collèges aussi, suggère M.Tellicr.Probablement, admet M.Langlois, mais même en faisant une marge de 20,000, il reste encore, dit-il, 40,000.enfants qui sortent de l’école avant 12 et 14 ans.On imagine facilement le bagage intellectuel qu’ils en emportent.Ce sont autant de candidats aux petites fonctions et à la misère.Et que fait-on pour remédier à cette plaie de l’instruction publique?Nous avons suggéré différents moyens dont on n’a pas voulu.Dès 1897, le parti libéral votait la création d’un ministère de l’Instruction Publique que le Conseil législatif rejetait.Le lendemain, M.Gouin, et je lui garde un souvenir durable de cet .actciloçpiw.agè» roxspàit dacs-Sajm.Jacques, non pour désarmer mais pour reclamer la plénitude des ré-foraies scolaires.Depuis l’on n’a pas trouvé sage ou prudent de con- Qu?nt à moi> ie crois encore a efficacité de l’obligation et de la gratuité, mais l’obligation n’est pas un dogme et si l’on m’offre mieux, je serai heureux d’accepter.Seulement, je demande crue l’on fasse quelque chose pour rendre à la province de Québec la place qu’elle devrait occuper et qu’elle n’occuoe pas, quoi qu’on dise, dans la Confederation.M.Décarie répond que la statistique citée par M.Langlois paraîtrait moins sombre si l’on pouvait ajouter en regard le npmbre des jeunes Ulles qui quittent les écoles de bonne heure pour le couvent et des jeunes gens qui font de même pour entrer au collège.Tl y a dans la pro-'ince 17 collèges et beaucoup de couvents où l’on trouve des enfants de dix à quinze ans et dont le gouvernement ne peut fournir la statistique parce que ce sont des institutions indépendantes.Le gouvernement ne prétend pas que tout est parfait, et c’est pourquoi il a inauguré çes congrès régionaux de commissaires d’écoles pour leur taire toucher du doigt les points faibles de leurs écoles et les convaincre qu’ils doivent faire de nouveaux sacrifices pour l'instruction de leurs enfants.En fait de gratuité, le gouvernement distribue chaque année des centaines de mille livres aux commissions qui en font la demande.Ces livres couvrent tout ce que l’on peut enseigner à des entants de 7 à 9 ans.Pour celte période, Je coût des livres ne peut donc être un obstacle.Quant à l’obligation, la province n’est pas encore prête à l’accepter.Etait-elle prête en 1897?demande M.Lavergne.La question embarrasse M.Dé-c;> cgfri répond par une autre question.Etes-vous en faveur de l’obligation?demande-t-il à M.Lavergne.Je n’y ai certainement nas d’objection, répond le député de Monl-magny, et je n’ai pas peur de le dire.J’ai voté pour l’an dernier.Mais la question est de savoir si les slabs-tiques citées par M.Langlois sont vraies.Elles sont vraies avec les moyens à noire disposition”, répond M.Decarie, M.Langlois fait remarquer qu’on ne répond pas aux faits qu’il a mis devant la Chambre.M, Bouchard rappelle que M.Lavergne a volé contre l’obligation scolaire l’an dernier.La confusion vient de ce que M.Lavergne a voté en faveur d’un amendement proposant de référer la question au conseil de l'Instruction Publique.Et le discours de M.Décarie se trouve fini d’en par Jà.M.Cousineau ne s’intéresse pas à cette querelle de famille à propos des anciens principes du parti libéral.Ceux du parti conservateur sont assez connus.11 soumet seulement que le progrès scolaire n’est pas aussi brillant que le gouvernement le prétend.Il ne suffit pas de donner de l’argent.L’argent qu’on donne sert parfois à favoriser ’a mesquinerie des municipalités qui font leur rôle de façon à ce que les contribuables payent moins.L’essentiel est de dire sa pensée franchement dans l’intérêt général sans crainle de glisser sur un terrain dangereux.Cela met fin au débat, * » * On savait déjà par l’état financier publié en août dernier que le gou-veniemenl avait emprunté en vertu de la loi des bons chemins, une somme de $1,949,586.67 à 41-2 pour cent sur valeurs inscrites.Ces valeurs ont rapporté 102 pour cent, nines $34,000 de commission, $9,000 de timbres, et autres déboursés onl réduit le produit de l’emprurtt à $1,-930,569.46, soit $19,000 de moins que le chiffre des valeurs.Mais un autre emprunt a été fait te 1er du courant en vertu de l’article 807 des statuts de 1907 qui permet les emprunts temporaires lorsque le gouvernement est à court d’argent.Pour cet emprunt d’un joli chiffre, $1,459,178.75, le' gouvernement a payé 5 7-8 d’intérêt, un joli chiffre aussi.# * # M.Perron a fait sa première apparition à rassemblée aujourd’hui.On s’est empressé de l’interroger au sujet du tramway.Vous ne sauriez croire comme on l’a surpris.Il n’y a rien devant la législature, nous a-t-il dit.Actuellement, non, mais on peut se présenter en tout temps.Personne ne peut répondre de l’avenir, a-t-il ajouté en souriant.Jean DUMONT.M.le magistrat Trant, de Régina, propose au conseil municipal de cette cité de frapper d’un Impôt additionnel de $20 chaque contribuable de cet endroit et de lui donner on retour libre passage sur les tramways municipalise.Quand M.Robert a lu cela, il a bondi.quoiqu’il ne soit pas intéressé dans les tramways île Régina.assez do ceux de MoutnUA, ! 2 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI, 20 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.271 L'ASSOCIATION DES MARCHANDS DETAILLEDRS 00 CANADA ET LES AMENDEMENTS A LA CHARTE La succursale de Montréal endosse à Tunanimité le projet d’amendement de la Chambre de Commerce du district, “ qui, dit-elle, protège les droits acquis des anciennes municipalités annexées.” TEXTE DE LA RESOLUTION L’Association des Marchands Dé-1 toraux, chaque district devant être représenté par un seul échcvin; Attendu que ia redistribution des districts électoraux en cinq dis-•ricts lèse les droits acquis de certains quartiers qui se sont annexés à la Ville-de Montréal, avec l'entente spécifique que lel quartier serait représenté dans le Conseil de Ville de Montréal par au moins un représentant, et que ce projet de redistribution ne tient aucun compte de cette obligation, et cela sans avoir obtenu le consentement de la population de tel quartier; Attendu que la Ville de Montréal a maintenant une population d’au delà de 600,000 habitants, chacun des cinq districts électoraux posséderai! une population d’environ 120,000 habitants, que les plaintes, les griefs et les demandes d’un si grand nombre d’habitants dans une ville comme Montréal, là où il y a encore tant d’améliorations à accomplir, rendraient la position des représentants de ces districts électoraux pratiquement intenable et in-tolréable, et que dans ces conditions la population de chaque district ne serait pas en mesure de pouvoir obtenir aussi facilement le redressement de ses griefs; Attendu que le prolet de la Chambre de Commerce du district de Montréal protège les droits acquis des anciennes municipalités annexées, et qu’elle rédui! d’une manière raisonnable le nombre des échevins, sans cependant rendre onéreuse la charge d’aucun d’eux, et qu’il offre en même temps à la population de chaque quartier plus de protection et de sauvegarde en ce sens mie chaqxie représentant recevant un plus petit nombre de plaintes et de demandes neuf accorder à chacune plus de temps et d’attention; Qu’il soit résolu mie la succursale de Montréal, de l’Association des Marchands Détailleurs du Canada, Tne., endosse le proiet de la Chambre de Commerce du district de Montréal, tel qu'adopté à sa séane du 14 novembre 1913.et prie les membres de la Législature de Quë bec de lui faire bon accueil lorsqu’il leur sera soumis.Avant de terminer la séance.M.TToivin a suggéré à rassemblée de bien vouloir préparer un dîner-causerie avec conférence pendant cours de l’hiver.Ce projet secondé nar M.T.Cardin, qui voudrait avoir un conférencier de renom pour eue 1a fête soit un succès est mis à l’é tnde pour une prochaine discussion.A -11 heures n.ni., le président ajournait cett" intéressante soirée, tailleurs du Canada Incorporée, «uc cursale de Montréal, tenait, hier soir, dans la salie du rez-de-chaussée de l’édifice du "Prix Courant”, rue Saint-Denis, une assemblée importante.Il s’agissait de considérer certains projets d’amendements à la charte de la ville de Montréal et particulièrement ceux qui «e rapportent à la division de la ville en cinq quartiers.On devait aussi discuter la propo-sition faite par l’Association des Terrains de Jeux à la société, mais cet ordre du jour fut laissé sur la table et les directeurs attendront le rapport du comité nommé pour étudier celte proposition avant de décider quoi oue ce soit.Un grand nombre de marchands dètailleurs étaient présents à la réunion commencée à 9 heures p.m.M.J.-A.Labonté, président, occupait le siège d’honneur.L’adoption des minutes de la dernière assemblée fut proposée par M.S.Stuart et secondée par M.Landreville.M.A.1Toy donna ensuite lecture des deux projets de réforme municipale de l’Association des Citoyens et de la Chambre de Commerce de Montréal.Il lut aussi à l'assemblée le rapport des comités conjoints tes affaires municipales de la Ihambre de Commerce du district et leur projet d’amendement à la charte de la ville lequel sera soumis à la Législature de Québec.Plusieurs orateurs, MM.W.Iloi-vin, J.-A.Beaudry, I.Cardin et Rouleau donnèrent tour à tour les explications demandées et se déclarèrent en faveur de l'amendement à la charte tel que préparé par les comités de la Chambre de Commerce.T,a résolulinn suivante fui alors adoptée unanimement.M.D.La-chaine la proposant et M.1.Cardin l’appuyant ; Montréal, 19 nov.1913.DIVISION DE LA VILLE DE MONTREAL EN CINQ DISTRICTS ELECTORAUX Attendu que d’une pari.l’Association des Citoyens de Montréal se propose de faire amender la charte de la Cité de Montréal de manière à diviser la ville de Montréal en cinq distriels électoraux, chaque district devant être représenté par trois échevins, et que d’autre part la Chambre de Commerce du district de Montréal se propose également de faire amender la charte .le la Cité de Montréal, de maniéré .i tliivser la ville en 26 districts élee- LES ZOUAVES DE SAINT-HYACINTHE LF BUREAU DE DIRECTION NOMME PAR L’ASSEMBLEE GENERALE DU 2 NOVEMBRE DERNIER EST ANNULE PAR LE BUREAU SENIOR.A L’OPERA THAÏS On donnait Thaïs, hier soir, a l’Opéra.Et si le public n était pas très nombreux, l’enthousiasme suppléait au grand nombre: ou a acclamé la belle oeuvre de Massenet, ei plusieurs parties, particulièrement connues et goûtées de 1 auditeur, tel l’intermezzo, la célébré Méditation, ont été très applaudies.A la fin du 3, (dans l’Oasis), on a même rappelé Mlle Helen Stanley avec une insistance flatteuse sans doute, mais néanmoins indiscrete, jusqu’au moment où M.Edmond Rosellv (Athanaël) a fait comprendre, d’un geste expressif des deux bras, que Thaïs était empêchee de revenir saluer.Ce fut donc un succès.Mais il est difficile de faire le partage entre ia part qui en allait à l’oeuvre et celle qui en revenait aux interprètes.Thaïs a été représentée l’an dernier et, comme notre troupe d’opé-•a se renouvelle presque _ entièrement de saison en saison, il est facile de faire des comparaisons, il est même malaisé de n’en point faire.Mais, outre que les comparaisons sont rarement utiles, elles ne sont pas toujours aimables pour ceux qui en sont l’un des objets.Laissons donc le public se livrer in petto à ce jeu futile et disons que l'interprétation d’hier soir a été bonne.M.Roselly et Mlle Stanley ont moissonné les lauriers et AI.Mis* chaska Léon (Nicias) en a eu la glane.Et ce fut non seulement le fait de la distribution, mais encore de la valeur des artistes.M.Roselly tantôt apôtre inspiré et tantôt sim pie homme péchant nar orgueil et chez qui la vanité de l’esprit entraîne la faiblesse de la chair, il a bien composé son personnage tour à tour pieux, autoritaire, impitoyable, puis, en passant par une pitié peut-être trop humaine, accessible à l’amour purement terrestre et désespéré.M.Roselly a une belle voix et qu’il manie bien et son jeu est expressif.Mlle Helen Stanley a la voix simple et émouvante, malgré l’extiême mollesse de son articulation et un accent très anglais.Elle a su extérioriser à souhait les violentes luttes intérieures par lesquelles passe Thaïs avant que de mourir repentante, régénérée, transfigurée.Nous entendions qu’on lui reprochait une.ondulation un peu accentuée.On pourrait répondre crue cet-tf souplesse féline du joli petit animal des deux premiers actes fait un heureux contraste avec la modestie de la douloureuse pèlerine et la ri gidité de la petite forme blanche et menue qui expire, au dernier, dans la robe grossière d’une religieuse.Et puis qui sait si.au début de notre ère, à Alexandrie, les femmes, qui n’avaient pas encore connu le joug de l’habillement moderne, n’étaient pas souples à ce noint?M.Léon, dans le costume un peu ridicule à notre époque de Nicias, s'est bien acquitté de son rôle.Mais cet accent que Tartarin lui eût envié nuit à sa voix qui n’est point médiocre.Et nous avons eu un corps de ballet qui a sans doute révélé aux amateurs de vaudeville américain que la danse peut encore être la beauté en mouvement.Mmes Ethel Gilmore et Laura Orri, premières danseuses, sont pleines de grâce agile.L'orcheslre, excellemment dingo par M.Savine.a été excellent.Mais pouremoi avait-on coupe le tableau du Ule acle, où Athanacl revient, sa mission accomplie, par- mi ses frères, les anachorètes de la joie soit nommé secrétaire.Thébaïde1?Il y a déjà pas mal de M.Alp.Lajoie propose secondé par temps oue le> couvre-feu n existe M.L.Bertblaume que M.W.Saint- olus a Montréal, et ceux qui sont a Jean soit nommé, assistant-secrétaire.d'Opera pour entendre un secondé par ne sont pas tenus, i imagine de rentrer chez eux à une heure tixe.LARKIN FAIT DEBUTS A SFS LONDRES PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Le fougueux tribun ouvrier fait une nouvelle attaque contre le gouvernement, et provoque une échauffourée.LES ETUDIANTS INTERVIENNENT Londres, 19.—La première apparition à Londres, comme orateur de James Larkin, chef de l'union des Transport Workers, de Dublin, surnommé “le roi Larkin”, par ses partisans enthousiastes, a été cause de scènes de désordres graves, à l’Albert HaM, hier soir.Plusieurs milliers de personnes étaient accourues pour entendre le fougueux tribun.Lorsqu'il y a une semaine, Larkin quitta la prison de Mount Joy, où il devait demeurer pendant sept mois, il annonça qu’il irait soulever les masses ouvrières en Angleterre et qu’une grève générale serait déclarée.Son discours d’hier soir était donc attendu avec impatience.Un nombre considérable d’élèves des collèges s’étaient réunis aux étudiants de l’Université de Londres pour troubler l'assemblée.la police fut appe- lée sur les lieux, et il y eut force échange de coups de cannes et de bâtons.Plusieurs personnes furent blessées avant le commencement de l’assemblée, car les étudiants réussirent à se frayer une entrée et à parvenir jusqu’au bas de l’estrade.Plusieurs batailles eurent lieu, on lança des pièces pyrotechniques, et pendant un temps, une panique était à craindre.L’organiste se mit à jouer des airs, et les partisans de Larkin entonnèrent des Chants socialistes, auxquels les étudiants répandirent par le “Dieu sauve le Roi’ et le “Rule Britannia.” Lorsque l’ordre fut assez généralement rétabli, Larkin commença son discours.Il a dénoncé le gouvernement pour son attitude dans la grève des débardeurs de Dublin.Le chef socialiste a une éloquence propre à soulever les masses ouvrières.M.S.Chalin propose M.A.Viens nue M.E.Desrosiers soit nommé trésorier.Ces élections sont approuvées, M.E.H.Richer, président.général donne quelque conseils et demande de suivre notre Drapeau en imitant l'exemple des Anciens Zouaves.M.S.Casavant étant ap pelé à donner son opinion sur l’assemblée, félicite les membres de s’é-tre choisi un aussi bon bureau de Direction et rémercte l'Aumônier de quelques bonnes paroles venant de Sa Grandeur Mgr A.X.Bernard, grind aumônier de l'Association.M.J.E.P.Jlharticr, président, re-; l’assemblée de l’avoir nommé ! à cette charge et dit qu’il fera tout i son possible pour mener à bonne L.L.LES CONCERTS SYMPHONIQUES Résultat de l’assemblée générale et ipéciale convoquée par ordre, de M.E3.H.Richer,, chevalier de Pie IX et président général de l’Association, à .aquelie étaient présents les membres suivants ; Rév, L.O.Roberge, aumônier, M.E.H.Richer, ex zouave Pontifical et Chevalier de Pie IX, M.L.F.Chartier, ex-zouave Pontifical, Chevalier de Pie IX et vice-président général, M.P.Aug.Séguin, ex-zouave Pontifical et vice-pré j sident général, M.S.Casavant, ex-èchevin et directeur du bureau' sê nior, colonel V.L.Chartier, Commandant, M.J.E.F.Chartier, Capi- taine, Zouaves, L.Berthiaume, A.Viens, A.Champigny, S.Chalin, D, Auger, J.B.Renaud, S.Barbeau, TV.Barbeau, D.Desrosiers, E.Desrosiers, W.Dulude sergent, L.Dumas, H.Juaire, Alp.Lajoie, D.Belhumeur, H.Berthiaume, L, I.Chabot, F.Phaneuf, E.Boucher, L.Dulude, T.Sénéeal, E Beauregard, N.Caouette, N.Plante, E.Claude sergent, L.Pouliot, TV.Saint-Jean sergent, T.Marquette,V.Mongeau, J.B.Lemieux, A.Monté, J.Michaud, A.Rioux, prirent part à cette assemblée spéciale aux lieux et places ordinaires des séances dans le nouveau Casino Edifice Gosselin, M.T c.,, E.H.Richer, ouvre l'assemblée en I ., Shea, 1 habile chef dar-i prenant le fauteuil de prêsident.L’au Jdca,«tonCelt?du dimanche, a mônier M.L.O.Roberge explique le but fc1id46 ^ !*ter- dimanche prochain,, de la convocation de cette assemblée 1 ^ éeile, patronne des muai et déclare nulle, par autorisation des | riens.Non seulement son idée est membres du bureau senior, l’assem-1heureuse mais elle est patriot!-1 blée générale précédente et demande ‘tue.En effet, M.Shea ne mettra à à ce que de nouvelles élections soient!8011 programme que des œuvres écri-faites A Rassemblée.M.Alp.Lajoie Par des compositeurs canadiens, i est nommé secrétaire Pro-Teir pore à i ne sum'sH- trop louer 1 initiative ; de la direction des Concerts du di- i Si l’on tient compte de l’effroyable temps qu’il faisait hier l’après-midi, on estimera qu-e l’auditoire qui s’est réuni au Majesty’s pour l’inauguration de la série des concerts symphoniques, était plutôt considérable.C’est Mlle Kathleen Parlow, la jeune violoniste canadienne, qui a eu les honneurs de l’après-midi.Elle a joué art qui lui a valu maint® rap ROUTINE DELA CHAMBRE Pétitions déposées : —De la Société de construction permanente de Québec demandant des amendements à sa charte.—Des syndics de Saint-Dominique de Pabos demandant l’autorisation d’emprunter pour construire une église.—De D.P.Gilmor demandant d'être admis au barreau.—De J.Aldred et autres demandait d’être constitués sous !e nom de Three Rivers Traction Uoy, —M.Stein soumet an bill pour faire concorder la loi des cités et villes avec la nouvelle loi de tempérance, ci un autre pour permettre l’assignation personnelle des témoins aux Etats-Unis.—M.Perron soumettra de nouveau son bill pour limiter la substitution.M.Lavergne demandera copie des documents concernant la dernière conférence interprovinciale.Il demandera aussi à la chambre d’exprimer le voeu que le gouvernement accorde une subvention de $5,-000 à la Société du Parler Français.A M.G.Langlois l’on a répondu que M.Parmelee devait représenter la province au congrès de la Dominion Education Association à Ottawa, mais qu’une indisposition l’en a empêché.M.Langlois s'est plaint qu’on lui a donné une réponse inexacte à sa question concernant la moyenne du salaire des femmes de ménage au Parlement et des institutrices.La réponse dit que les femmes de ménage n’ont pas de salaire.Or M.Langlois produit un document qui montre qu’un certain nombre de femmes ont un salaire variant de •‘11232 à 8312.M .Décarie paraît surpris de l’existence de ce document.Bills lus une première fois : —Pour constituer la synagogue.—Pour permettre aux syndics du cimetière Saint-Michel de Sherbrooke de transporter leur cimetière à la corporation épiscopale de Sherbroo-ke.—Pour constituer l’hôpital général Saint-Vincent de Paul de Sherbrooke.* * * Le dîner, donné par le président de l’Assemblée Législative et Madame Delâge aux ministres du cabinet provincial, a eu lieu hier soir, au DANS LE Monde Ouvrier 12 APPRENTIS DEMANDES Apprentis barbiers demandés, système moderne, quelques semaines r.o'-fisent, cours du soir si désiré, position assurée; seule institution canadienne-française en Amérique.S’adresser Moler Barber College, 62D Bou.evard Saint-Laurent, Montréal.EMPLOI DEMANDE Français, 30 ans, possédant une bonne instruction, demande une place de commis d'interieur ou commis^ de bureau.Ecrire: M.Claudius, 19 Hôtel de Ville.À LOUER A LOUER Logement moderne, 885 Durocher, Outremont; logement chauffé, 992 Est Sherbrooke; garage pour automobile, 309 Querne.— S’adresser à J.A.Nadeau, 3 j Saint-Jacques.ETAGE A LOUER.Un étage de 45 x 50, situé rue Craig, dans le centre, avec fixtures pour bureau.Louera bon marché.Ecrire à casier 51, “Le Devoir”.Cartes Professionnelles AVOCATS BOUKBüNNlERE, F.J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.Tel.Bell Main 10‘3.—Adresse télégraphimM Codes : Western Un.Univ.Ed.‘ Vrrab” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avncat et Procureur Edi lice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques Chambre 44.—Montreal Boite Fcstale 356.— Adresse télégrsphlqu» "Xaliae, Monc-èsi’'.Té!.Main 1250-1251.Codes : Llebers.West.U-, C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice ïrausportaiion.— Rue Saiat-Jacquea.ARTHUR G1BEÀULT, B.A.L L.L.Avocat 04 Notre-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Désery, Hochelaga.TéL Bell.LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats! Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Té-1.Main 3555.J.C.Lamothe, LLD., C.R., Camille Tessier, LL.B.PATTERSON & LAVE RI AVOCATS-PRC/CITREURS SUITE 111 180 ST-JACQUES Tél.Bell Mftin 3960 Cable Wllpon W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du «eir, 1 Saint-Thomas.Longueuil DIVERS ARGENT a PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Raoicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.CARTES Venez voir notre stock de cartes de Noël et Nouvel An offert à réduction.Oka Sign Co., 409 Cadieux.Est 3484.CHAMBRE ET PENSION Pour enfants de 4 ans.Famille res pectable.Ecrire casier 45 “Le Devoir”.avec un — fin l’association des Zouaves de Saint : ,.( ]g e).,je vifs applaudissements Hyacinthe, M.le président E.H.Ri-; avait pour accompagnateur M.cher, demande à.ce que l'on fasse fai- | chaj-jeton Keith, un pianiste de tare une insigne que portera l’Aumônier i ( en temps opportun, ce que le nou- | L’orchestre, sous l’habile direction veau bureau de Direction se charge ; ^ A i(je jacchia.a donné l’ouver-de prendre en considération.; ture ;ie «Nabucco”, de Verdi, la “Mar- M.b.O- Roberge aumônier pro-jche mi!,itaire»i de Schubert” et Tin-pose appuyé par M.L.Berthiaume | m6 .” ’’ —JS, *6, $7, Jg 18.HO.$12 «10, $12, «1$ Wilion H.Marshall Gérant Chambre» «impies , Chamblea doubles.Chambres doubles à coucher, boudoir, cabinet de toiiette et bain " ” Suites—Salon, chambre is coucher et bain." ” chaque: chambre: avec bain 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 20 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.271 /\ Notre Page Féminine J’ai entendu causer entre elles des jeunes filles du m >nde, des jeu-ms filles modernes qui revendiquent bien haut le droit de tout voir, de tout lire et de tout entendre.Elles sont très fières de ta liberté, qu’elles c ni accaparée peu a peu, malgré l’effarouchement de leurs n.ères et leurs faibles protestations.Elles ont causé de tout, elles rendraient des points à nos carabins, et je vous avoue que je suis dégoûtée! Ah! si nous vou-i ns que.notre Canada croisse en beauté, revenons au temps béni des petites oies blanches! Si ces petites femmes sont un échantillon de nos fixtures mères canadiennes, pleurons sur nos destinées! Et n’allez pas, mes amies, m’accuser de faire du pathos, je le déteste, et les phrases aussi ! Le fond sincère de ma pensée, c'est que la généralisation du type jeune fille entrevue Fautre soir serait lu ruine morale de notre pays.L’idéal des mères d’un autrefois pas très lointain, c’élait de conduire leur fille au mariage avec un coeur et un esprit intacts.Il g fallait du soin, une surveillance inquiète, du tact et de l’énergie.Il y a encore, Dieu merci, des mères qui comprennent quel trésor leur est confié.Mais les autres, celles qui sont trop négligentes ou trop molles pour le garder ce trésor précieux, il y en a aussi, et il y en a trop Celles-là laissent entre les mains de leur fille les romans suspects, lui permettent d’entendre au théâtre tout ce qui se joue, et ne voulant en rien entraver la brillante éducation poursuivie par cette pauvre petit?, elles la laissent libre de sortir avec qui lui plait, aux heures du jour ou de ta nuit qui lui conviennent.Nous connaissons quelques résultats de ces abus, ils sont navrants, cl nous devinons que la réalité dépasse en nombre et en gravité, tout ce jne nous savons.—Oh ! autant vaut leur apprendre la vie ! répond la mère insouciante.Il y a un autre moyen de leur apprendre la vie que de les pervertir, chère madame.Pourquoi ne pas les préparer à la vie, plutôt, en leur enseignant te devoir et l’honneur, en leur en donnant une conception si pro/onde et si solide que rien dans la suite, quand elles seront aux prises avec la vie, ne les empêchera de remplir leur devoir intégralement et de garder jalousement leur honneur.C’est peut-être parce que votre mère était une vraie chrétienne et une bonne mère que vous êtes une honnête femme, madame, votre fille aura-t-elle ce qu’il faut pour le demeurer ?Il y faudrait penser, vous qui savez la vie ! ht vous, mes belles, vous irez loin en si beau chemin ! Ne remarquez-vous pus qu’on vous traite avec moins de respect depuis que vous avez moins de pudeur ?Ah ! que ne pouvez-vous entendre les jeunes gens parler de certaines d'entre vous, et vous juger si impitoyablement ! Pendant que vous vous renseignez sur la vie, on vous guette et on vous critique, on a vu tel volume entre vos mains, on vous a entendu exprimer votre opinion avec une grande désinvolture sur un sujet que vous n’auriez pas dû aborder, on vous a vue, familière, à tu et à toi avec des jeunes gens qui sont loin de mériter la croix de Saint-Louis, et vous voilà classée J Vos compagnes se marieront, on s’arrêtera près de vous pour flirter et vous dire des galanterie frelatées, mais vous resterez en plan, car les jeunes gens auront peur de votre science si étrangement acquise, et de [’expérience qu’on vous soupçonne, d’avoir.Vous pouvez être très honnêtes, vous l'êtes, qu’importe si vous n’inspirez plus la confiance.Dans le monde que vous aimez, ce sont les apparences qui comptent, tant pis si vous avez adopté celles qui éloignent et inquiètent.Où sont donc les mères ?Que font-elles ?A quoi pensent-elles ?FADETTE.Veuillot peint par lui-même DE U “EPOUSE IMAGINAIRE”, L’UN DE SES PLUS CHARMANTS CONTES : L’ensemble de ma personne n’a rien qui soit remarquable : je me suis ni grand, ni petit, ni gros, ni maigre ; je n’ai point la taille élégante, je ne l’ai point épaisse.Je suis un garçon à peu près comme tous les autres, et je vous avoue que le public est le modèle, sous ce rapport, à quoi je m’efforce de ressembler.Cependant, une démarche aisée en même temps qu’as-sez grave, serait, selon quelques-uns, le point par où je me distingue, et je crois que je peux accepter cette flatterie : je n’ai l’allure ni d’un évaporé ni d’un rustaud ; je pose mon pied sur la terre solide, je me promène par la ville comme un propriétaire dans son héritage, et cette espèce de dignité sert à compenser suffisamment une certaine carrure qui voudrait peut-être que j’eusse quelque petite chose de plus en hauteur.A tout prendre, je ne suis point mal fait.Ce corps vigoureux supporte une tête qui pourrait être un peu moins volumineuse, sans pour cela paraître disproportionnée.Vous voyez bien ce que je veux dire: de grâce, n’exigez point que je sois plus précis là-dessus.J’ai les traits forts plutôt que prononcés; les lèvres grosses, le nez.eh bien! oui, le nez ample ! Les yeux sont noirs et plutôt petits, fort 'vifs quelquefois; les sourcils bien placés, peut-être un peu durs.; le menton ass-îa agréable, malheureusement je commence à en avoir deux; avec cela, le teint brun et pâle.Il est vrai que je ne suis point beau.Cependant l’ensemble ne repousse pas; mais encore faut-il reconnaître, si le moindre agrément s’y trouve, que ce n’est en aucune sorte l’agrément d’un Céladon.Je me sauve par la physionomie : si je m’anime à causer, mon regard brille; avec ceux que j'aime, j’ai le sourire bon et tendre; avec tout le monde, lair franc; enfin sur ce visage à faire fuir les amours, se peignent sans difficulté des sentiments faits pour attirer k sympathie : mes traits disent nettement ce que j’ai dans l’âme, et c’est pourquoi je ne suis pas toujours désagréable à regarder.Je ne mets point de poudre; j'ai les cheveux très noirs et fins, et assez fournis.Comme feu M.le duc de la 'Rochefoucauld, je pourrais “ préten-ire en belle tête”; mais je veux être modeste là-dessus._ Avant de vous écrire, j’ai demandé t» une dame qui passe pour sincère, comment elle me trouvait.Elle a répondu:—-Vous avez la voix aimable, vous ne manquez pas d’esprit : lors-ju’on voua écoute., on peut oublier l)u on vous voit.Laissons là ces badinages.Quoique je désire ne point vous épouvanter, si je savais que votre goût et vos ré-pugtnances dussent s’établir sur quelque chose d’aussi vain que les quali-’ tés et les défauts extérieurs i’aurois perdu bientôt toute envie de vous plaire et tout regret de ne vous plai-¦e pas.Parions de mon caractère : :’est ici que j’aborde une besogne fu-oeusement compliquée.U y a même embarras, lorsque l’on parle de soi, à ne pas dire trop de mal qu'à ne pas dire trop de bien.Je renferme de si grandes contradictions, que j’en trouve la peinture quasi impossible.J'uurois plutôt fait de tracer deux portraits entièrement opposés, que d’en composer un seul où l’on me reconnût bien, Chacun de ces deux portraits pourvoit être ressemblant; mans je caois qu’il faudroit les unir, et je crois aussi que celte union indispensable, loin d'en former un troiaiê me qui fût parfait, ne feroit que détruire l’exactitude des deux premiers.C’est obscur et embrouillé, n est-ce pas?Je souhaite donc qu’il vous arrive le même bonheur ici qu’à moi-même, de comprendre à peu près ce que je veux dire.Je suis triste, je suis gai: un rien me fait rire aux éclats, un rien me feroit pleurer; et souvent, en effet, à 1 age que j’ai, je pleure encore pour des riens.Je suis très prompt à me decider et très irrésolu: arrangez cela; voilà longtemps pour moi que j’y ai perdu mon arithmétique.Timide, j’ai souvent osé beaucoup; paresseux, J ai mis fin à beaucoup de longs travaux; étourdi, je ne me suis point conduit sans sagesse.Je suis un.à la façon de deux armées qui font une seule bataille.U y a des défauts à quoi j emprunte un air de vertu, comme ces poltrons furieux qui perdent, tant Us ont peur, le sentiment du danger.Par exemple, je concilie un goût naturel assez vif pour les aises de la vie avec une constance véritablement stoïque dans les privations.Est-ce courage ?Pas l’ombre, c’est paresse pure.Je trouve meilleur et plus sûr corrip* te à dédaigner mes aises qu’à me don ner la peine, peut-être inutile, d’en conquérir la possession.J’ai dans les formes une certaine hauteur qui se mêle à ma bonhomie, et dans l’esprit, avec assez de complaisance, une sorte de dédain qui vient des circonstances de ma vie, employée à lutter isolément contre les obstacles que je n’ai pu estimer toujours.Ce mauvais sentiment, comme les bons que je puis avoir, Se peint quelquefois su” mon visage, et vous pouvez penser qu’il ne m’embellit point.Il ne fait pas bon m’entendre alors.De mes lèvres serrées s’échappent des propos non point impolis, mais on ne peut plus mortifiants.J’ai bientôt fait de trouver une expression piquante et barbelée comme la flèche des sauvages, ‘qui entre plus avant que je ne veux, et que j’ai grand’peine ensuite à retirer de la plaie, quand la charité du blessé ne m’y aide pas.J’aurois des passions emportées et qui me pourroient perdre: grâce à Dieu et à mon confesseur, je n'en suis qu’importuné.Voilà, ce me semble, l’esquisse d’un personnage assez étrange.L’on pourrait croire ou que je me donne à plai sir des traits extravagants, ou que je suis un homme comme il s’en rencontre peu.I] ne faut croire ni ceci ni cela.Rien n'est outré dans ce portrait bizarre; et, s’il vous plaît, ce portrait bizarre egt celui d’un homme comme il y en a dix-neuf sur vingt.Tous les hommes, en effet, offrent, à peu d’exceptions, ce composé déraisonnable d’élér.ents ennemis: gerbe formée en paille, de bois précieux, de bois vulgaires, de branches vertes, de branches séchées, de tiges de fer, de tiges d’or, de tiges de roseau, le tout en proportion généralement pareille.Ieé ce matin les sentence^ dans les causes suivantes, instruites au cours du terme des assises de novembre.John Xenos, pour assaut grave sur Christopher Strathrakos, 3 mois d’emprisonnement; Henri Frallier, pour vol de $85.00 à Mme A.Millet, un mois aux travaux forcés ; Louis Lavoie, un vieillard, pour crime contre la pudeur, 14 ans de pénitencier.La cause de P.Valade, qui a été trouvé coupable d'homicide involontaire, sera portée en appel; la mo.tion de Me Cooper, à l’effet d’en appeler du verdict de meurtre rendu contre William Campbell, a été renvoyée.LA BANLIEUE DE QUEBEC S’ENRICHIRAIT D’UN VILLAGE-JARDIN, D’OU PARTIRAIENT DIX BOULEVARDS, AUXQUELS ON DONNERAIT LES NOMS DES PROVINCES CANADIENNES.Québes, 20.—Dans une conférence qu’il a donnée, hier soir, à l’Université Laval, le Dr Emile Nadeau a exposé le projet de l’érection clans la banlieue de Québec, d’un village-jardin, tel qu’il en existe en Angleterre et en France.Ce village-jardin qui s’appellerait le “Jardin de la Confédération”, serait érigé sur une grande surface circulaire, au centre die laquelle se trouverait un parterre carré que Ton nommerait “Canada”, et d’où partiraient dix grands boulevards, auxquels on donnerait îes noms des provinces du Canada, y compris le Yukon; et puis ces boulevards seraient traversés par des avenues circulaires, portant le nom des villes des diverses provinces du Canada.Au centre seraient érigés de® édifices publics, puis dans la seconde partie, les églises et les écoles; dan® la troisième, les habitations, et le quatrième serait réservée pour la construction d’établissements industriels et pour l’agriculture.PROJËTDEREFORME MUNICIPALE (De notre correspondant} Québec, 20.— Un mouvement est sur pied à Lévis afin d’obtemir la création d’un bureau des commissaires pour les affaires municipales, comme il en existe un dans la métropole, et la réduction du nombre des devins à un, au lieu de deux, par quartier.La Chambre de Commerce de Lévis mettra le projet à l’étude à sa prochaine réunion.-1- “STAR” vs.“WORLD".M.le juge Charbonneau a renvoyé hier l’injonction prise contre le “Montreal Star” par le “Toronto World”.Ce jugement aura pour effet de permettre à C.F, Crabdall, directeur-gérant du “Star”, et propriétaire du Dominion News Bureau de distribuer >le service qu’il sV% assuré par son contrat avec la International News Service, mais que le "Toronto World" et le “Montreal Herald” peuvent lui demander des dommages, devant les tribunaux.L’IMBROGLIO ILEGISLATUREISUBVENTIONS MEXICAIN PROVINCIALE MUNICIPALES LA DERNIERE MESURE ADMINISTRATIVE DE HUERTA, COM-ME DICTATEUR.— LES RENCONTRES ENTRE FEDERAUX ET CONSTITUTIONNALISTES.LE DEPUTE DE MONTMAGNY PRESENTE UN PROJET DE LOI RELATIVEMENT AUX PROPRIETAIRES DE JOURNAUX.— r UNE AUTRE DEMANDE.L’HOPITAL SAINTE JUSTINE ET L’ECOLE MENAGERE DEMANDENT AUX COMMISSAIRES D’AUGMENTER LA PART QUE LA VILLE LEUR DONNE DEMANDE DE PROTECTION (Service de la Presse Associée) Mexico, 20.— L’un des derniers actes du président provisoire Huerta, agissant comme dictateur avant que le congrès qu’il a inauguré aujourd’hui ne incite des restrictions à scs pouvoirs, a été d’augmenter les impôts intérieurs du Mexique.L’impôt des timbres, qui exige l’imposition d’un timbre de revenu sur tous les documents de caractère publie, tels que chèques, quittances et contrats, a été doublé, pendant que l’Impôt sur le tabac, l’alcool et le pétrole brut a aussi été considérablement augmenté.L’ATTAQUE DE LAREDO (Service tie la Presse Associée) San-Antonio (Texas), 20.— Quatre détachements de la troisième station de cavalerie de Fort Sam Houston s’entraînent pour Laredo.On croit ici que Nuevo-Laredo s’attend à une attaque des constitutio-nallsles, et des troupes additionnelles sont envoyées pour protéger les Américains et contrôler les réfugiés qui arrivent du côté mexicain.LA MAISON PEARSON (Service de la Presse Associée) Londres, 20.— L’ambassade des Etats-Unis à Londres, sur une requête personnelle de lord Cowdray, a câblé aujourd’hui à Washington demandant au gouvernement américain d’étendre sa protection aux intérêts menacés de la maison Pearson au Mexique, qu’il représente.Lord Cowdray déclare que la présence des navires de guerre américains à Tampico a eu un effet salutaire pour la préservation des pro-pr étés de la compagnie et qu’il ap-piécierait la continuation de cette protection.Lord Cowdray a aussi demandé à l’ambassadeur Page de transmettre ô Washington son démenti de la nouvelle qu’il avait accordé son aide financière au président Huerta.DANS LES EAUX MEXICAINES (Service de la Presse Associée) Yokosuka, 20.— Le croiseur japonais Izumo est parti de bonne heure ce matin pour les côtes du Mexique.-«-— LES ACCIDENTS DE TRAMWAY IL EN EST ARRIVE TROIS AU MEME ENDROIT.Trois hommes ont été transportés aux hôpitaux, hier, par suite d’accidents survenus tous au même endroit, coin Delorimier et Sainte-Catherine.Aucun des blessés n’est en danger.Le premier accident s’est produit vers 6 heures 30.En voulant monter dans un tramway en marche, Antoine La rose manqua son coup et tomba sur la chaussée s’nfli-geant des coupures douloureuses au cuir chevelu.Larose fut conduit à l’hôpital Général, où il fut pansé; puis il est retourné chez lui.Art.Stearns, 24 ans, 817 Bordeaux, traversant la rue Sainte-Catherine à la course, au coin de la rue Delorimier, pour attraper un tramway, se rendant à l’est, fut frappé par un autre tramway qui allait en sens opposé.Heureusement, il fut projeté à côté de la voie.L’ambulance de l’hôpital Notre-Dame fut appelée et transporta le blessé qui souffre d’une fracture de la hanche.Le dernier accident s’est produit encore au même endroit, vers 9 heures 15.Charles Boudrier, 1134 rue Parthenais, tomba d’un tramway De-lorimiier, qui allait à une bonne allure.Le blessé fut transporté à l’hôpital Général, où il souffre de contusions légères.-*- L’OFFRE DU TRAMWAY Le conseil du Board of Trade a discuté hier les offres faites à la ville de Montréal par la Compagnie des Tramways et il a nommé un comité qui étudiera la question et lui fera rapport.Le comité sera composé de MM.H.R.Drummond, R.J.Dale, Jos.Quintal, G.F.Benson, D.O.Campbell, W.W.Hutchison et Ross McMaster.De son côté, l’Association des Citoyens a demandé au Bureau des commissaires de lui envoyer une copie de la lettre de M.Robert.OPINIONS ’ " CONTRADICTOIRES Londres, 20.— En proposant la santé de l’armée et de la marine dans un banquet donné à Birmingham, Austin Chamberlain a déclaré qu’il n’est pas surpris d’apprendre qu’une assemblée a été convoquée a Londres pour conseiller aux ministres et à la nation la plus stricte économie des ressources nationales.Mais il voit avec regret que c’est surtout une attaque contre les deux forces défensives du pays.A la même heure, M.Philip Snowden, parlant à Wheatley déclarait que le parti ouvrier aux Communes votera contre toute dépense'en faveur de la marine et que rien n’est plus insultant que les discours de Lloyd George et de Churchill sur les armements.FEU mXc.BRADY M.A.C.Brady, assistant-surintendant général des cours du Pacifique Canadie, est décédé ce matin, à l’âge de 38 ans, à sa demeure 2526 rue Mance, après une maladie de deux mois.Le défunt avait commencé à travailler pour la compagnie en 1889 et avait été successivement agent à Magog, Farnham, Newport et Outremont.Il était le fils de M.Frank Brady, sur-intendant général de 'l’Intercolonial.Sa femme et trois enfants en bas âge lui survivent.la sainte-cêcIlF A NOTRE-DAME Il y aura répétition générale vendredi soir à huit heures à la tribune de l’orgue de Notre-Dame, pour tous les membres des choeurs des églises de Montréal qui ont bien voulu prêter leur concours pour exécuter la musique au salut solennel, dimanche soir, le 23.CAUCUS DE L’OPPOSITION.(De notre correspondant) Assemblée Législative, Québec, 20 — M.Armand Lavergne présentera cet après-midi à la Chambre, son projet de ici, à l’effet d’obliger les compagnies propriétaires de journaux à publier la liste de leurs actionnaires et de leurs rédacteurs.Le bill se lit comme suit : “Toute compagnie par actions, incorporée, soit par charte du gouvernement fédéral ou du gouvernement provincial, ou par une loi de la Chambre des Communes ou de l’Assemblée Législative, publiant dans cette province un papier-nouvelles, journal, revue ou feuille publique, doit publier une fois par six mois dans ses colonnes, la liste des rédacteurs et directeurs, des dits papier-nouvelles, journal, revue ou feuille publique, et la liste des actionnaires de la dite compagnie elle nombre et le montant de leurs actions.” Les journaux étrangers à la province de Québe
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.