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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 18 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-11-18, Collections de BAnQ.

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VOLÜMFIV—No.2(9 MONTREAL, M4R I 18 NOVEMBRE, 1913, UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.ETATS-UNIS.UNION POSTALE., .Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration; 71a RUE SAIN'~ \CQUES TÉLÉPHONE^ ADMINIS1 \ lain 7461 RÉDACTION \ i => «n 7460 CK C?FAIS CE QUE DOIS ! L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE Une enquête à poursuivre Il y a quelques semaines, en faisant l’analyse d’un discours de lord Kaldane, je signalais l’ignorance inconcevable de la plupart des hommes publics et des avocats canadiens en tout ce qui touche à l’origine et à l’histoire de la constitution britannique.Je me risquai à ajouter ceci: “II faut bien l’avouer, l’enseignement de cette histoire, fait de manière à inculquer à la jeunesse canadienne la connaissance des droits et des obligations du peuple canadien, est déplorablement défectueux, ou plutôt inexistant, dans nos maisons d’enseignement secondaire et supérieur, anglaises comme françaises.” (1) Cette observation a valu à nos lecteurs des lettres intéressantes de deux professeurs d’histoire: M.l’abbé Groulx, du collège de Valley-field, et M.l’abbé Gélinas, du petit séminaire des Trois-Rivières.(2) Elle a inspiré à M.l’abbé Chartier, professeur au collège de Saint-Hyacinthe, le travail remarquable que le Devoir a publié en deux articles, le 8 et le 10 novembre.Ces lettres et ces articles .sont instructifs à plusieurs égards.Ils prouvent d’abord que nos éducateurs religieux, contrairement à la sotte calomnie lancée par leurs détracteurs et acceptée par un grand nombre de badauds, sont prêts à écouter les observations et les critiques qui leur sont faites dans un bon esprit.Et, ce qui importe davantage, ils démontrent l’évolution et les progrès accomplis dans notre enseignement secondaire.On ne saurait trop encourager les directeurs et les professeurs de nos petits séminaires à suivre hardiment l’exemple de saint Paul: Se glorifier sans fausse honte de leurs oeuvres, afin d’encourager ceux qui les aiment et de confondre leurs ennemis déclarés ou cachés.Tout récemment, à propos d’une trouvaille d’une petite feuille sectaire de Montréal — l’introduction dans un collège d’un manuel défectueux de géographie — un journal d’Ontario affirmait gravement qu’il se dessine un mouvement formidable, dans le Québec, pour exiger de nos collèges classiques autre chose que l’enseignement du catéchisme.Quelques études du genre de celles de M.l’abbé Groulx et de M.Tab-bé Chartier, communiquées au public en temps opportun et mises en vedette, suffiraient à éclairer les gens de bonne foi.Elles auraient tôt fait de réduire à sa juste mesure, dans l’opinion intelligente, la petite clique de la défunte EMANCIPATION : une poignée de sectaires ignorants, trop peureux pour se montrer sous leurs vraies couleurs et cochant leurs passions anti-catholiques et anti-nationales sous les apparences d’un faux rèle pour l’instruction du peuple, dont ils se soucient coinin' de vieilles lunes.Les lettres et les articles de MM.Chartier, Groulx et Gélinas démon-lient que l’enseignement de l’histoire s’est entièrement transformé dans les petits séminaires où professent ces messieurs.Pourquoi les antres collèges ne renseigneraient-ils pas le publie, avec, la même franchise?Pourquoi les renseignements donnés ne couvriraient-ils pas d’autres matières?Le Devoir a pris l’initiative d’enquêtes sérieuses et approfondies sur les problèmes vitaux de la nation.Nous serions heureux de voir les éducateurs de notre peuple poursuivre celle-ci.Naturellement, pour être probante et fructueuse, cette enquête apologétique devrait s’inspirer de l’esprit qui anime nos comespondamls : ne pas hésiter à confesser franchement les défauts du passé et les lacunes actuelles; ne pas craindre mais plutôt rgchercher la critique loyale, Rien n’est plus propre à convaincre de la réalité des réformes accomplies et de la sincérité des déterminations prises pour multiplier et poursuivre ces réformes.Aussi crois-je répondre au désir de mes correspondants en reve-jant sur le sujet, auquel je n’avais touché qu’en passant, dans cet article sur lord Haldane.Ce sera pour demain.Henri BOURASSA.(1) “Devoir” du 8 septembre.(2) “Devoir” du 27 et du 31 octobre.LES PROPOSITIONS DE LA CIE D’AUTOBUS La lettre adressée hier aux autorités municipales par M.Duncan McDonald, président de la Compagnie Canadienne d’Autobus, complique d’une façon intéressante la question du Tramway.Cette intervention devait nécessairement se produire.La Compagnie Canadienne d’Autobus et la Compagnie des Tramways représentent deux systèmes de transport qui sont ou viendront en conflit dans presque toutes les villes du monde.L’un bénéficie, comme chez nous, d’une grande situation acquise ; l’autre prétend disposer des forces de l’avenir.Que les deux compagnies veuillent également s’emparer des souterrains, c’esl fort naturel.Les financiers qui les dirigent tiennent d’abord à posséder le plus de choses possible, et les deux problèmes du transport de surface et du transport souterrain sont intimement liés.Le premier résultat de l’intervention de la Compagnie Canadienne d’Autobus sera de forcer les autorités municipales à étudier de plus près encore ce problème du transport : elles auront maintenant à choisir entre deux projets parfaitement délimités.Le second résultat sera d’amener la Compagnie des Tramways à abattre plus tôt qu’elle ne le comptait peut-être certains atouts qu’elle tient en réserve.La lutte ne saurait manquer d’être très vive entre les deux compagnies.On remarquera que l’un des paragraphes de la Ifettre de M.McDonald constitue une critique indirecte, mais très précise, des propositions et de la conduite de la Compagnie des Tramways.Ce n’est pas sans penser au huis-clos récemment imposé au bureau des Commissaires par M.Robert et ses amis, que M.McDonald se déclare prêt à “discu-ler ouvertement tous les éléments” de son projet, avec les commissaires ou les échevins.Ce n’est pas davantage sans songer à son rival qu’il affirme que son projet "procurera en même temps A la Ville la juste proportion des avantages et des profits qu’elle devrait retirer en retour de cette précieuse franchise, et qu’elle, laissera le contrôle des rues de.Montréal et du service absolument entre 1rs mains des autorités municipales”., La première carte que devra abattre la Compagnie des Tramways est celle des tarifs.D’après la lettre de son president, elle se proposerait de conserver tous les tarifs actuels, d’imposer un tarif de cinq sous, sans billets bleus, rouges ou jaunes, dans les tramways souterrains et les omnibus, et d’exploiter à part les trois services : ce qui voudrait dire que, pour passer du tramway de surface dans le sou terrain ou dans l’omnJhus, il faudrait prendre à la foîs l’un des billets ordinaires et un billet de cinq sous.La lettre ne prévoit non plus aucune révision des tarifs ; elle les fixe pour quarante années à venir et décrète qu’à défaut d’expropriation de la Compagnie par la Ville, le corn trat se renouvellera automatiquement de dix années en dix années, au même tarif, semble-t-il bien.M.Robert est sans doute disposé à prendre tout ce qu’on lui offrira, mais il n’a jamais dû supposer qu’une proposition pareille sérail acceptée par le peuple de Montréal.L’une des premières choses à réclamer, dans le cas où la Ville traiterait avec la Compagnie des Tramways, c’est évidemment l’uniformisation des tarifs du tramway de surface, des souterrains et de l’autobus, avec un système de correspondance qui permettra de passer de l’um à l’autre sans frais supplémentaires.Il faudrait aussi prévoir une revision périodique des tarifs, car les progrès de la science peuvent transformer radicalement, en quelques années, les conditions du transport.Orner HEROUX.BILLET DV SOIR.UNE EPIDEMIE L’ASSOCIATION DES CITOYENS ET LA MAIRIE Le bruit courait hier à l’hôtel de Ville que sir Hugh Graham serait le candidat à la mairie de l’Association des Citoyens.Le président de l’Association des Citoyens, M.Charles Chaput, nous déclare que l’Association n’a pas de candidat, qu’elle laisse aux électeurs le soin de choisir leurs candidats, se réservant d’appuyer ou de combattre ces candidats suivant leur mérite.Le Daily Mail reproduit, par mé-g.irdc sans doute, dans la rubrique "The French Papers”, des bouts d’articles du Calgary Albertan et du Sunday World, de Toronto.N’est-ce pas le Calgary Albertan qui, rédigé en anglais, cela va de soi, redoutait le péril français, il y a quelques semaines, parce que le ministre des postes avait autorisé la publication de cartes-postule^ bilingues ?C’est un drôle de journal français, -,, Ce n'est pas de tuberculose que je veux parler, ni de variole, ni de méningite et pas davantage de paralysie infantile.L’épidémie qui sévit actuellement à Montréal est d’autant plus redoutable qu’elle était inattendue et que le Bureau municipal d’hygiène, et le Conseil provincial aussi du reste, est impuissant à la combattre.L’amnésie, en effet — puisqu’il faut l’appeler par son nom — n’a pas encore de spécifique connu.Et c’est un mal terrible que cette -‘‘diminution notable ou perte totale de la mémoire” ! Cependant, la situation n’est peut-être pas sans espoir, puisque les cas que nous avons pu constater étaient d’airuiésie partielle et non générale.Nous en parlons avec d’autant plus d’aisance que, soucieux de bien informer le lecteur, nous avons quelque peu étudié la question.Et nous pouvons affirmer que les spécimens en observation ne sont attribuables ni à l'idiotie ni au crétinisme, et pas plus à la paralysie générale ou à la démence qu’au surmenage intellectuel.Ils ne tiennent pas non plus à la vieillesse des patients, bien que, tout comme dans ces derniers, cas, ceux que nous avons examinés portent sur les faits récents et seulement sur certaines catégories de faits.Mais ce qui rend particulièment alarmante l’amnésie qui sévit ù Montréal, c’est qu’elle s’exerce sur une question de très grande importance : la question d’argent.On comprend tout de suite quelles perturbations économiques cela peut provoquer, en ces jours de vie chère, dans la société et dans les familles.El le mal est réel et tout à fait caractérisé : n’a-t-on pas vu, à l’enquête sur les ventes de.terrains à la Ville, un témoin, entre autres, ne plus se rappeler à qui il avait donné.un chèque de $900 ?Ainsi, cette enquête, faite dans le but de découvrir l’existence de gri-veleurs, a révélé celle d’une épidémie.Elle a dépassé son objtet et toutes les espérances.Léon LORRAIN.surÜpônt D’AVIGNON.Les libéraux demandent l'invalidation de l’élection de M.Morris, député de Châteauguay.De son côté, le parti conservateur, dit :a Gazette, va faire une contre-requête en invalidation d’élection et mettre M.Fisher en cause.M.Borden, cette fois-ci, interviendra-t-il pour tenir ses belles promesses de Halifax, en 1907, et verra-t-il à ce que son parti ne fasse pas traîner indéfiniment l’affaire devant les tribunaux?Nos lois actuelles, sur l’invalidation des élections, sont une farce cynique, et il est temps que le premier ministre les réforme, comme il le promettait, en 1907.Dans les dernières vingt-quatre heures, les policiers montréalais ont arrêté un Roumain, un Italien et un Anglais qui jouaient du revolver dans la rue, et un Canadien-français, ancien détective, qui, voulant assassiner sa femme d’un coup de pistolet, a tué un enfant qu’elle avait dans ses bras.Les journaux font une enquête sur le coût de la vie.Elle ne vaut pas cher, de ce temps-ci! * * * L’Evénement, à propos des demandes exorbitantes de la compagnie des tramways de Montréal à la ville, écrit hier, de sa meilleure nlume: “Si le conseil de ville de Montréal se prononce catégoriquement et unanimement en faveur de l'octroi de ces incroyables privilèges, nous estimons qu’il est encore du devoir de la Législature de les refuser à la compagnie, on.du moins, de ne ies lui accorder gu'a-près un referendum aux électeurs de la métropole.C’est le peuple, ep somme, qui devra payer les profils du trust.Qu’on lui demande la permission de le saigner à blanc!” C’est excellent.Mais tout ça pourrait bien s’appliquer à la question navale.S’il faut un plébiscite à Montréal, quant aux privilèges à donner à la compagnie des tramways, pourquoi pas l’appel nu peuple, avant le versement de 35 millions au trust des armements ?Un M.John McDougall, qui vient d’écrire un livre sur la vie rurale au Canada, ‘’Rural Life in Canada”, dit qu’il y a 12,000 enfants de langue anglaise obligés d’aller aux écoles françaises de Québec.11 ne parle pas des enfants canadiens-français auxquels le gouvernement Whitney veut enlever le droit d’apprendre leur langue dans les écoles ontariennes.M.Parmelee, de l’Instruction Publique, à Québec, répond à M.McDougall que 1,394 enfants de langue anglaise, seulement, fréquentent des écoles françaises, dans Québec, et de leur libre gré, pour apprendre le français, afin de savoir les deux principales langues du pays.D’autre part, 2,071 enfants de langue française vont aux écoles anglaises de Québec, à part les collèges et les universités des autres provinces, pour y apprendre l’anglais.M.McDougall a certes été induit en erreur.# * # On vient de téléphoner avec succès, d’un côté à l’autre de TAtlnnti-que, disent les dernières dépêches.Bientôt viendra donc le jour où le roi, de son cabinet, à Windsor, entendra M.Sévigny chanter le Domine Salviim Fac Rcgcm, dons l’église de Sainte-Justine de Dorchester.LA SESSION Le “ DEVOIR ” à vingt-cinq sous Les intérêts de tous les citoyens de Québec peuvent être affectés par ce qui se passera d’ici quelques semaines, au parlement provincial.Tous ont donc un intérêt essentiel à être parfaitement renseignés sur les faits cl gestes de nos députés.Et ils ne peuvent l’être que par des comptes rendus impartiaux, faits par un homme compétent.Pour vingt-cinq sous,—en dehors de Montréal et de sa banlieue—on recevra le “Devoir” tous les jours d’ici la fin de la session provinciale.Les comptes rendus du “Devoir” sont faits par uo homme qui connaît parfaitement son métier et le parlement, M.Jean Dumont.Le “Devoir” est indépendant de toutes les cliques et de toutes les coteries.L’IMMIGRA TI ON CANADIENNE CONCLUSION Une enquête de TEtat sur Timmigration Nous avons indiqué, dans la série d’articles dont se compose cetlo enquête, quelques-uns des aspects du problème de l’immigration et no!é quelques-uns des amendements qui s’imposent, à notre sens, et après une étude attentive du sujet.Elles seront effectives à la condition essentielle qu’on bannisse au préalable la politique et les politiciens des services de Timmigration.Il resterait encore beaucoup à dire et à écrire à propos de ceux-ci,-mais il est temps de terminer.Et la conclusion qui s’impose, c’est qu’il faut un remaniement complet de notre régime d’immigration, fait après une enquête approfondie de la situation, par TEtat.UNE ENQUÊTE SUR L’IMMIGRATION AUX LETTRE DE QUEBEC L’incident Lavergne.— Les compagnies provinciales d’assurance Le Veilleur^ Québec, 17.— Bien peu de députés ont pris la peine de venir à la Chambre ce soir.Une vingtaine au plus ont assisté à la séance et encore a-t-il fallu les “sonner” longuement.Les délibérations ont duré une demi-heure au plus et elles onl été des plus ordinaires: première lecture de quelques projets de loi, réponses à quelques interpellations, choix du comité qui devra étudier le projet de refonte du code municipal et.c’est à peu près tout, à part l’incident provoiué par M.Lavergne à propos de la distribution aux députés, par l’intermédiaire du bureau de poste de l’assemblée législative, d’une^brochure sans nom d’auteur ni ^d’impriineur intitulée: “Le Canada'français à la lumière de l’histoire”, qui est une diatribe furieuse contre l’Eglise catholique MM.Lavergne et Bernier ont demandé comment cette brochure non timbrée a pu passer par le bureau de poste de l’assemblée.La bonne foi des employés a dû être surprise par le titre absolument inoffensif.Le président de l’Assemblée s’enquerra.* * * Deux districts judiciaires éprouvent certaines difficultés à reviser la liste des jurés à cause des doubles fonctions que remplissent leurs greffiers.Le Procureur-Général soumet un projet de loi à ce sujet.Il en soumet un autre pour préciser et étendre la juridiction des coroners et un troisième pour donner le droit de vole à la police.M.Trahan veut que le maire d’une municipalité compte au quorum.Le projet de M.Lavergne concernant la tenue des élections fixe celles-ci, lorsque générales, à tous les cinq ans, ctt lorsque partielles, au premier lundi suivant l’expiration de deux mois après la vacance du mandai.Il est à peu près certain que le gouvernement ne laissera pas voter cette loi; elle donnera peut être lieu à une discussion intéressante.M.Stein veut étendre à toutes les provinces le privilège d’assigner les témoins résidant dans celles-ci, lorsqu’il n’y a pas cause pendante de même nature, et donner aux secrétaires-trésoriers le pouvoir de recevoir des affidavits.Aux interpellations, on dit à M.G.Langlois ou plutôt on lui fait dire, ear il est absent, qu’aucune démarche n’a été faite à propos de la construction du Palais de Justice de Montréal; que la province de Québec n’a pas été représentée à l’exposition de Gand; que le gouvernement a payé $10,000 à la compagnie d’exposition de Montréal en novembre 1910, mais qu’il n’a jamais reçu de rapport sur la façon dont cette subvention a été dépensée.Le gouvernement n’a même pas encore décidé ce qu’il fera à ce sujet.Pourquoi?Voici plus de trois ans que l’argent a été payé; il serait temps de savoir ce qu’on en a fait.A M.Lavergne, M.Caron dit que toutes les inscriptions de la route Edouard VII autorisées par le gouvernement provincial sont faites dans les deux langues.Quant aux amendements à la loi de la chasse et de pêche on en a demandé au gouvernement mais celui-ci n’a rien décidé.Le projet de refonte des règlements de la Chambre sera soumis à l’étude d’une commission particulière composée de M.l’Orateur, de l’honorable sir Lomer Gouin, des honorables MM.Taschereau et Prévost, de MM.Tellier, Bullock, Gault, Mercier, Patenaude, Tessier (Trois-Rivières), Lavergne et Stein.Elle siégera en tout temps, excepté pendant les séances de la Chambre, ainsi qu’en tout lieu ipi’il lui plaira de choisir; son quorum sera d’au moins quatre membres, y compris le président et il aura le pouvoir de rendre compte, de temps a autre, de Tétât de ses travaux.Le code municipal ne manquera pas de soins durant cette session.Outre la commission parlementaire permanente qui le taille et retaille chaque année, il y aura cette année une commission spéciale pour étudier le projet de refonte.Pourquoi ces deux commissions cette année?Ce sont les anomalies du parlementarisme.La commission spéciale sera la plus importante.Elle se composera de MM.Gouin, Allard.Caron, Mackenzie, Taschereau, Teliier, Stein, Vila.s, Tessier, Trahan, Cousineau, Sylvestre, Car-bonneau, D’Auteui], Robert (Rou-ville), Prévost, Godbout et Bullock.L existence officielle du bureau provincial des.statistiques date d’aujourd’hui.‘Lu fait, le bureau n’est pas encore CoitiplèteiTient or ganisé.M.Bunle qu’on a fait venir de France est actuellement en tournée de renseignements pour préparer un système aussi parfait que possible.Le bureau recueillera d’abord des statistiques exclusivement provinciales.On a déposé ce soir le rapport du surintendant des assurances pour la province.Il ne contient pas un mot de commentaires.Des compagnies provinciales d’assurances sur la vie à fonds social, il reste l’industrial avec un actif de $58,165.51, un passif de $57,- 834.83, à l’exclusion du capital payé qui est de $77,220.Ses recettes sont de $56,801.10, ses déboursés de $45,-354.33 et son assurance en vigueur $704,306.La Provinciale a un actif de $57,729.97, un passif de $62,-049.43, son capital payé, $48,445, ses recetles, $55,518.57, ses déboursés $52,781.08 et son assurance en vigueur, $1,607,042.Quatre compagnie d’assurance contre le feu, à fonds social, ont un actif total de $257.759.60, un passif de $205,603.81, $233,961.84 de capital payé, $352,254.95 de recettes, $314,006.22 de déboursés et $25,-216,772 d’assurances.11 y a onze compagnies d’assurance feu purement mutuelles dont l’actif, y compris les billets de dépôts, est de $2,058,380.01, Je passif de $87,892.14, les recettes de $216,- 708.83, les déboursés de $200,413.12 et Tassurance en vigueur de $21,-269,081.Jean DUMONT.P.S.—-M.Lavergne soumettra demain ou après-demain un projet de loi sur la liberté de la presse pour exempter les journaux de dommages pécuniaires à propos de la publication de bonne foi des comptes rendus d’intérêt public et donner aux personnes mises en cause le droit de réponse.—Documents concernant Tan-nexion d’une partie de In municipalité scolaire du village de Saint-Pie à la paroisse de Saint-Pie.—Etat des recettes et des paiements de la province, depuis le 1er juillet 1913, inclusivement, jusqu’à ce jour.—Documents concernant certaine vente, faite par la Couronne à un colon nommé Laurent Cormier, du lac au Saumon, des numéros 20— partie du No 21, du rang II, canton Amqui.L’ECOLE SOCIALE POPULAIRE COURS DE SOCIOLOGIE DU R.P.EMILIEN PLANTIER, S.J.Ce soir, à 8 heures précises, à l’Université Laval, le R.P.Plantier donnera sa Ville, conférence aux classes dirigeantes, sur le sujet suivant : LES ORGANISATIONS PROTECTRICES : L’union fait la force ; Le “syndicat” loyal et ses creations fécondes ; La caricature du syndicat ; Les commissions d’arbitrage.Les enquête» du DEVOIR ÉTATS-UNIS Les Etats-Unis, comme le Canada, ont eu leur période d'immigration, Et cent problèmes, tous reliés à cette grave question, ont surgi, auxquels les sociologues, les hommes d’Etat et les citoyens intelligents et soucieux de l’avenir do la nation n’onl pu donner de solution immédiate, tellement la situation était compliquée et emmêlée.Aussi, le 20 février 1907, le congrès américain a-t-il décidé de mener une enquête à fond sur rimmigration, les immigrants et les conséquences qui résultaient pour ies Etats-Unis de cet afflux de nouveaux citoyens dans la république.La clause 39 de la loi de Timmigration américaine adoptée cette année-la créa donc une commission composée de neuf membres, dont trois sénateurs choisis par le président du Sénat, trois députés de la Chambre, et.trois autres personnes, nommées par le président des Etats-Unis.Cette commission reçut pleins pouvoirs de faire une enquête complète sur la situation, de déléguer à un sous-comité ses attributions eu L.matière, d’étudier la question sur tous les points du monde, de fai‘e les voyages nécessaires à cette fin, avec instruction de rédiger le rapport le plus détaillé possible.L’Etat autorisait le remboursement des frais de déplacement de tous les commissaires, à même les fonds de Tim-inigration, et permettait en plus le paiement d'une indemnité raisonnable aux trois personnes choisies par le président de la république.Cette commission extraordinaire déposa son rapport devant le Congrès, en 1910.Les commissaires avaient visité la Grande-Bretagne, ain -i que la plupart des pays de l’Europe continentale qui sont des réservoirs d’immigration, entendu plusieurs centaines de témoins, dont un grand nombre d’experts, sur certains aspects de la question de migration, étudié sur les lieux même les conditions dans lesquelles vivaient les races migratrices, les circonstances qui donnaient lieu à Timmigration, les conséquences qu’elle avait sur les régions d’où elle origine; puis leur enquête avait aussi porté sur la situation faite aux immigrants par les compagnies de transport, la manière dont se fait le triage de l’immigrant, au point d’arrivée américain, tant au point de vue civil que médical, et sur les conditions de vie et d’assimilation de l’immigré, aux Etats-Unis.Aussi le rapport de la commission est-il un arsenal de faits, de documents, de statîstîqiié.s'et de "renseignements sur la qu: s! t.rAlc Tim * migration.Il se base sur celte recommendation première que “ le bien-être social et économique des Etats-Unis devrait être d’habitude le facteur déterminant de la politique d'immigration du gouvernement américain”, et sur ce principe que, “bien que le peuple américain, comme par le passé, accueille avec bienveillance les opprimés des autres nations, il faut qu’il prenne des mesures pour que rimmigration soit telle, tant au point de vue qualitatif que quantitatif, qu’elle ne rende pas trop difficile le procédé de l'assimilation.” “L’immigration nouvelle”, (celle de l’est et du sud de TEurope), disaient les commissaires, “est pour la plus grande partie une migration d'individus dont une proportion considérable n'a aucune intention de changer permanemment de résidence, et dont le seul but est de venir ici pour un temps, afin d’y bénéficier des hauts salaires payés à l’ouvrier.” Et, de manière générale, la commission recommendait, dans la conclusion de son rapport, certains amendements à la loi américaine, dont plusieurs sont aujourd’hui en vigueur.L’une des parties les plus intéressantes de cette conclusion es! celle qui a Irait à Timmigration de manoeuvres et de journaliers.A ce sujet, les commissaires écrivaient qu’il y avait une surabondance de journaliers, pour les besoins des industries américaines, et qu’il était nécessaire d’adopter une législation de nature a restreindre par la suite l’admission des manoeuvres (“unskilled labor”).Ils conseillaient d’interdire autant que possible l’entrée des Etats-Unis aux immigrants “qui viennent dans ce pays sans aucune intention de devenir sujets américains, ou de réside’' ici de manière permanen' • mais dans le seul but d’y économiser, en vivant, s’il le faut, dans des conditions économiques misérables, assez d’argent pour retourner ensuite vivre pour toujours dans leur pays d’origine.De tels immigrants viennent d'habitude sans leur famille.” Et, pour en arriver à Texclusion de cette classe, ou à sa diminution, les commissaires énuméraient différents moyens, dont “la limitation du nombre d’immigrants de.chaque race arrivant chaque année, à tant pour cent du nombre moyen d’immigrants de cette nationalité venus pendant une période déterminée d’années”, le refus d’admettre les journaliers qui ne sont pas accompagnés de leur femme ou de leur famille, la limitation du nombre d’immigrants reçus chaque annn 6 reCu h:er 739 caisses d’œufs les.la ealrue piaf s’est fait sentir à contre 361, pour le meme jour de la la Bourta ce matin.î.es valeurs dirt- semaine dernière et 214 pour la date géantes du tjiarc'.ié »e cont res^entù'ff correspomlante de l’an dernier.Lns fortem.nt de c:t 6iat d» chose, c’est arrivages de lu semaine ont été de pourquoi, il n en a pour ainsi dire 3,949 iais»es contra 3,719 caisses la J pas été “ pfd.67 63 Nova-Scoti 255 253 Mtx.L.ftK OttavFO .pfd M.& S.-P.129 126 Roval.2191.4 “ .o/d Standard,.M.L.H.&P 2Ô9!
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