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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1985-11-28, Collections de BAnQ.

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10 ¦ Le Devoir, jeudi 28 novembre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Mulroney Etats-Unis.« Sur un total de 333,000 emplois créés, a-t-il dit, depuis un an, 155,000 sont allés à l’Ontano.« Quant au rapport qui laisse entendre qu’un tiers des emplois seraient perdus en Ontario, a-t-il poursuivi, le l’ai lu et il ne dit pas cela.» Apres avoir répété que la principale bénéficiaire de la relance économique a été l’Ontario, M.Mulroney a indiqué que son gouvernement voulait d’abord la prospérité pour toutes les régions, toutes les provinces, y compris l’Ontano.« Croire pour un instant, a-t-il dit, que nous voulons autre chose que la recherche des moyens sérieux pour renforcer l’économie de l’Ontario, équivaudrait à nous prendre pour des innocents.» Le chef du gouvernement canadien a profité de l’occasion pour désamorcer l’apparence de conflit entre lui et le premier mimstre de l’Ontario.« M.David Peterson, a-t-il précisé, est de bonne foi, on a déjà travaillé ensemble et on va continuer de le faire.» Aux chapitres des possibles affrontements avec les provinces sur la question des paiements de tranferts, M.Mulroney a repris le refrain connu qui réaffirme que le ministre des Finances ne prévoit pas de coupures dans les contributions fédérales aux programmes de santé et d’éducation.« Il y a là un problème, a précisé le premier ministre, mais nous allons quand même procurer plus d’argent aux universités et aux hôpitaux a un rythme de croissance supérieur au coût de la vie.» M.Mulroney a parlé des choix économiques de la société canadienne et il s’attend à ce que ses collègues pro-vmciaux profitent des deux prochains jours pour les endosser.« Nous avons des choix à faire, a-t-il dit, ce n’est pas l’austérité à tout prix, c’est l’austénté acceptée d’abord et avant tout par le gouvernement fédéral pour son propre appétit à dépenser.» Aujourd’hui, première journée de cette première conférence annuelle des premiers ministres depuis la rencontre de Regina en février, les premiers mmistre prononceront leurs allocutions d’ouverture, participeront à une revue des relations fédérales-pro-vinciales, procéderont à un examen de la situation économique et financière avant d’aborder la question cruciale du hbre-échange.4 Gorbatchev Auparavant, le dirigeant soviétique avait indiqué qu’un « certain changement » décelé par Moscou dans le cbmat des relations soviéto-américaines comme dans « le comportement international » des États-Unis l’avait incité à accepter de rencontrer le chef de l’exécutif américain M Gorbatchev a réaffirmé que l’URSS « ne permettra pas » que les États-Ums acquièrent une « supéno-rité militaire » et a fait dépendre toute amélioration des relations so-viéto-américaines de l’abandon de l’IDS par les États-Unis.La réalisation des plans américains de « guerre des étoiles » dont il a vainement tenté à Genève d’obtenir l’abandon conduirait à un « chaos stratégique », a-t-il dit dans son discours devant les deux chambres du Soviet Suprême, retransmis en direct par la télévision soviétique et dont l’agence Tass a diffusé les points saillants en une série de « flashes ».Les propositions soviétiques de désarmement, a-t-il affirmé, ne contiennent « rien qui réduirait la sécurité des Éats-Unis », alors que pour Moscou les contre-propositions américaines sont « inéquitables ».La proposition américaine d’échanges scientifiques sur l’IDS, dite des « laboratoires ouverts », a été cn-tiquée par le numéro un soviétique qui l’a tenue pour possible dans le but de « contrôler » la non-mihtarisation de l’espace, non de la « légahser ».Les entretiens avec le président des États-Unis ont dans l’ensemble AUJOURD’HUI Dans le cadre de l'événement « Bau-haus-Monlréal », le professeur Kleihues dingei a un séminaire ayant poui thème « h'rom Bauhaus to IRA » Rendez vous à U h à la salle 325 du pavillon Arls4 l)e '>ign (200, rue Sherbrooke ouest) ¦ l.a troupe de théâtre //onzontes présente.en espagnol, à l'Universitè de Montréal, la piè^ce La Orgia d'Knrique Buenaventura Rendez vous à 20h au t'enlie d'essai du Centre communautaire 271-26«,'i ¦ l.e Mu.sée d'art de Saint Laurent offre un atelier de reliure aux enfants de huit à N ans le dimanche 1er décembre 11 faut cependant s'inscrire avant le vendredi 29 novembre à 17 h en téléphonant au 747 7367 ¦ Le Centre d'information et d'éducation-logement de la rive sud s'adresse tout particulièrement aux personnes démunies et âgées Si vous avez du temps libre afin d'aider cet organisme à assister ces personnes, vous pouvez téléphoner au 670-4552 On vous accueillera chaleureusement ¦ Le centre d'activités physiques du collège Marie-Victorin organise un voyage à Cuba à l'intention des adeptes de là plongée sous marine à ce sujet, il y aura ren contre d'information à 16 h 30 au centre (7000, rue Marie-Victorin) 322-6383 ¦ La Communauté baha'ie vous convie à une conférence intitulée « Santé et guéri son ».par le Dr S Hatcher, à 19 h 30 au 1872,1 ue Sainte-Catherine est 598-7333 ¦ La .section de Montréal de Devis-Cons-truction-Canada tient, ce jeudi, une « expo-rencontre » destinée à promouvoir la construction et ses techniques Cette expo-rencontre s'adresse aux architectes, ingénieurs, entrepreneurs et à toute autre personne ou organisation qui utihsent des services ou produits connexes à l'industrie de la construction 679-7223 ¦ Le Centre Teilhard-de-Chardin présente une conférence du Dr Marcel Boisvert, à 19 h 30 au foyer du Gesù (1200, rue de Bleury) Il sera question des réactions d'un psychiatre aux propos de Teilhard de Chardin sur la psvchanalvse 523-6966 .¦ La clinique de sang annuelle de la Ville de Saint-Laurent et de l'Association des pompiers de Saint Laurent aura lieu de 13 h 30 à 20 h 30 au 820 rue Samt-Germam ¦ Dans le cadre des conférences publiques du Collège des sciences, le professeur Robert Mark, de l'université Princeton, parlera des bâtisseurs de cathédrale Rendez-vous à 20 h 30 a la salle Il 110,1455, boulevard de Maisonneuve ouest 848-2595 ¦ Le département de communication de rUniversité de Montréal vous invite à une conférence intitulée « Le nouvel échiquier du pouvoir dans les communications cannadiennes », présentée par M Richard Stursberg, sous-ministre adjoint (coordination des politiques) au ministère des Communications du Canada Rendez-vous à 16 h à la salle A-415 du pavillon Marie-Victonn (90, avenue Vincent-d'Indv) É La famille tantrique Arica présentera une .soirée d'information et de méditation gratuite ainsi qu'un exposé sur les activités du centre, au 3727, rue de Mentana, à‘20 h 524-4645 fait « ressortir un certain degré de réahsme », même s’ils ont été « acerbes, et à un moment très acerbes », a-t-il dit.« J’apprécie ce contact personnel », a ajouté M.Gorbatchev qui l’a tenu pour un « facteur stabilisateur » sur le plan bilatéral et international : SI 1 absence d’accord sur le désarmement « ne peut pas ne pas décevoir », le « bilan global (du sommet) de Genève est positif».Sur les conflits régionaux enfin, il a constaté que les approches de la Maison-Blanche et du Kremlin étaient « différentes, vou-e contradictoires».En Afghanistan, l’URSS est favorable à un « règlement politique », a-t-il répété mais pour un retrait de ses forces, il faut que les États-Unis qui « fmancent et arment les bandes contre-révolutionnaires », cessent de le faire.M.Gorbatchev a déclaré que le bilan du sommet était positif, mais qu’un changement véntable dans les relations avec les États-unis ne pourra avoir lieu que lorsque Washington témoignera de souplesse dans les négociations sur les armements nucléaires, et acceptera une interdiction des armes spatiales.4 Jeunes I.,a flânerie ne se fait pas pour tous de la même manière.40% préfèrent se promener dans les centres d’achat contre 39 % qui aiment mieux se promener dans les rues et 21 % fréquenter les arcades.L’enquête intitulée.Avoir 15ou 16 ans en 1985-Inventaire des activités socio culturelles des jeunes, a été réalisée par téléphone auprès des 408 jeunes entre le 16 mars et le 28 avril 1984.Ils fréquentaient deux polyvalentes de la Mauncie, deux de la CÉCM et quatre de la commission scolaire régionale de Chambly.Les auteurs, MM Pierre Bouchard et Henri Tremblay, préviennent que « l’étude ne saurait cependant, d’aucune façon, être représentative de l’ensemble des élèves de secondaire IV du Québec» Le questionnaire a aussi été appliqué, mutatis mutandisaux parents de ces élèves de même qu’à leurs professeurs.Les parents ont une vision assez juste des activités socioculturelles de leurs adolescents.Les professeurs visent beaucoup moins bien e Par exemple, s’ils évaluent bien la proportion des non-lecteurs parmi leurs élèves, ils estiment à 3 % les lecteurs assidus alors qu’ils sont plus de 19%.Les données sur la télévision sont particuhèrement révélatrices auisi, 80 % des jeunes regardent à la fois la télévision française et celle de langue anglaise; 15% s’intéressent uniquement à la télé française et 4% uniquement à la télé anglaise.Les jeunes donnent comme première raison (81%) de leur affection pour la télé anglaise, le désir d’améliorer leur anglais et, comme seconde raison (78%), l’intérêt des spectacles qu’on y présente.Seulement 30% des professeurs croient que leurs étudiants regardent la télé anglaise pour améliorer leur anglais mais, comme eux, ils pensent que les spectacles y attirent avant tout leurs étudiants Les parents, eux, voient les choses comme leurs enfants.Autre distorsion, seulement 56% des professeurs pensent que leurs étudiants regardent uniquement la télé française alors que c’est seulement 15%.La consommation de télévision est énorme —on écoute surtout TVA (66%) puis Radio Canada (31%).en semaine, la majorité (56%) y consacre deux heures (33%) smon trois heures (23%) chaque jour Plus de 20% investissent même quatre ou cinq heures (17%), voire six heures ou plus (4%).En fin de semaine, les télevores se multiplient: 24% y passent plus de six heures par jour ' Les professeurs, eux, soiis-estiment la consommation de télévision de leurs étudiants.En passant, 60% des filles regardent les téléromans tandis que les films occupent le premier rang chez les garçons avec 41%.Comme on Ta dit, 83% de ces jeunes lisent les quotidiens, dont 48% chaque jour, 41% occasionnellement et 13% en fin de semaine seulement.En mibeu urbain, on ht avant tout le Journal de Montréal (73%) suivi de la Presse (24%).C’est avant tout le sport qui intéresse les jeunes (39%), SUIVI des actualités régionales (16%).Les professeurs sousestiment ici leurs élèves à la baisse : 34% disent que leurs étudiants ne lisent jamais les journaux.Une donnée enfm pour les féministes' 63% des filles lisent d’abord Ise romans d’amour tandis que 38% des garçons préfèrent d’abord les romans d’aventure et de fiction.Cette étude est accompagnée de trois autres brochures sur le pomt de vue des parents dans le rôle educatif de la famille et de l’école, sur le pomt de vue des parents et des professeurs sur les mfluences extra-scolaires et d’une dernière sur l’adolescence et la télévision.Elles sont disponibles au MEQ en téléphonant à M Yvon Boutet:418-643-7214 4 Monière tout au plus, probablement bien avant La perspective politique de Dems Monière passe donc par le retour au pouvoir de Robert Bourassa, le 2 décembre, pour s’arrêter à la défaite de Brian Mulroney aux prochaines élections fédérales.Il prévoit, entretemps, que le retour forcé du PQ dans l’opposition engendrera de vives tensions internes, « des déchirements» Mais il écarte l’idée que M Johnson soit amené à quitter la direction du parti, parce qu’il constate un changement radical dans le profil du membership du PQ et souligne qu’à 39 ans, Pierre Marc Johnson est encore assez jeune pour pa- tienter jusqu’à la déchéance de Robert Bourassa.Qu’une nouvelle crise d’unité entraîne des défections, un nouvel exode des mdépendantistes, il en convient.Mais il ne croit pas que le Parti québécois, même dirigé par un indépendantiste comme Jacques Parizeau, puisse jamais retrouver la voie de l’orthodoxie.« Un parti qui ferait deux tête-à-queue en deux ans, cela m’apparaît inconcevable.Je ne VOIS pas comment le PQ pourrait répéter ce girouettisme politique.Un parti ne peut pas constamment changer son option fondamentale» Cette reconversion, Denis Momère la trouve d’autant plus impensable qu’il voit le PQ d’aujourd’hui comme « un parti de patenteux d’élections, avec un système de favontisme et de protection qui fonctionne comme une mafia ».Il soutient même que la direction du PQ est intervenue dans plusieurs comtés pour dissuader des militants péquistes orthodoxes, qui avaient accepté de se porter candidats sous le bannière du Parti indépendantiste.Soucieux de réfléter le pluralisme qui caractérise la société québécoise, LE DEVOIR a invité les chefs de tous les partis politiques à venir exposer leur vision du (Québec.Il a donné droit de cité en ses pages aux chefs des tiers partis.Ils sont tous quatre inspirés par la même volonté désintéressée de servir, le même désir de se dévouer pour leurs concitoyens.Mais malheureusement, ils ne montrent pas tous les mêmes aptitudes Quoique généreux, M Lé-veillé de TUmon nationale est apparu quelque peu dépassé, inapte à la fonction de chef ^htique.M.Assehn du Parti conservateur est servi par une forte personnalité mais son discours manque de cohérence.M.Harney du NPD est un homme politique intéressant mais sa pensée poütique semble débranchée de la réalité so-cio-politique québécoise.M.Denis Monière du Parti mdépendantiste affiche les traits et tics du professeur, davantage que le comportement du chef politique, mais il est de beaucoup le plus articulé du groupe.Cette entrevue, traduit mal cette profondeur d’esprit, en ce qu’elle est plus brève que les autres, M.Monière ayant quitté LE DEVOIR en catastrophe, vendredi, pour participer au débat des chefs.De tous les tiers partis, seul le Parti indépendantiste comptait un député dans le dernier Parlement : M.Pierre De Bellefeuille, du comté de Deux-Montagnes.Il a recruté 39 candidats en vue des élections de lundi prochain, pour la plupart relativement jeunes.Il n’est pas impossible que M.De Bellefeuille soit , réélu, mais pour le reste, le chef du parti ne se fait pas d’illusions.Il bâtit pour l’avenir, convaincu que la faillite du régime fédéral relancera les Québécois à la recherche d’un projet collectif.D’ici là, il entend construire un parti démocratique et lui donner un programme social-démocrate.Un parti dont la base militante viendra des milieux populaires, de préférence à la bourgeoisie intellectuelle.« Je ne vois pourquoi l’on pratiquerait un élitisme à tout cnn».Denis Momère, professeur à Tum-versité de Montréal, docteur en science politique, n’en est pas à ses premières armes en politique.Il a été membre actif et co-fondateur du RIN en 1965 et s’est associé de près à révolution du MSA et du PQ.C’est un peu cette expérience qu’il veut faire revivre quand il parle de bâtir un parti sérieux et studieux.Il est candidat de son parti dans le comté de Saint-Jacques, qu’il habite.D’ici l’écroulement du régime fédéral et les prochaines élections provinciales, il entend ne jamais cesser de parler de l’indépendance.« En politique, con-clut-il, une idéologie qm n’est pas véhiculée est une idéologie qui meurt ».Biron négocie avec Renault MIVILLE TREMBLAY de la Presse Canadienne M Rodrigue Biron, ministre de l’Industrie et du Commerce, confirme que son gouvernement mène des discussions avec Renault relativement à un investissement majeur que la compagnie pourrait faire au Québec « On a des discussions avec tous les manufacturiers d’automobiles, dont Renault.Mais je maintiens ma politique de ne pas faire d’annonces avant que la compagme ne soit prête à le faire », a-t-il déclaré dans une entrevue téléphonique accordée à la Presse Canadienne.Le ministre a expliqué que ses fonctionnaires étaient continuellement à l’affût de toute information concernant les projets d’investissement des fabricants automobiles, laissant ainsi entendre que l’intention d’AMC-Renault de relocaliser son usine de Kenosha au Wisconsin, ne leur avait sûrement pas échappé.Vendredi dermer, le vice-président aux relations publiques d’AMC-Renault avait déclaré de son bureau de Détroit, l’intention de sa compagnie de relocaliser Tusine où sont assemblées les voitures Alliance et Encore.M.Sloan avait alors affirmé que l’État du Wisconsin s’était montré peu réceptif à une demande d’assistance, le bruit s’étant répandu, des États et des provinces avaient approché la compagnie.Une décision devrait être prise au cours du premier tnmestre de 1986, avait affirmé M Sloan Lorsqu’on lui a demandé si le Québec faisait partie des endroits étudiés, il avait répondu que le dossier de l’entrepôt de Saint-Bruno avait été une occasion d’établir des relations suivies avec le gouvernement du Québec.Ces déclarations n’ont guère plu à la Régie Renault à Pans, qui a vivement nié toute intention de construire quoi que ce soit, pas plus au Québec qu’ailleurs.Pour ajouter à la confusion, une dépêche en provenance de Détroit rapportait que la décision n’appartenait pas à Pans, mais à AMC-Re-nault, et que seul le Wisconsm faisait partie de la liste des endroits envisagés pour la nouvelle usme.Une autre dépêche cite pourtant un dirigeant de Détroit qui affirme, au contraire, que seul le Wisconsm est présentement exclu.Pour sa part, M.Biron admet que des discussions avec Renault ont heu au sujet d’une usine de roues en aluminium, mais se refuse à en dire davantage.Pour ce qui est du dossier de Toyota, le ministre affirme que « nos chances tiennent toujours » lorsqu’on lui demande s’il croit toujours que le Québec a des chances égales à celles de l’Ontano.M.Biron affirme que des discussions sérieuses sont également engagées avec une autre compagnie japonaise, qu’il refuse d’identifier.« On a fait des efforts et on est prêt à jouer dans les ligues majeures contre l’Ontario », se contente-il d’ajouter.Par ailleurs, le ministre a profité de l’occasion pour dresser un bilan provisoire du programme de Bourses d’affaires ^ur les jeunes, lequel a créé 1,300 emplois et généré des m-vestissements d’environ $ 38 miùions au cours des 18 dermers mois.Un tel succès l’amène à penser que l’on devra proposer au groupe d’hommes d’affaires prestigieux, qui compose la Corporation d’investissements jeunesse, que chaque projet que cette société privée pourra financer, puisse se qualifier automatiquement pour une bourse d’affaires du gouvernement.Depuis avril 1984, 1,333 jeunes (dont seulement 270 femmes) se sont inscrits au programme des Bourses d’affaires'.Au total, ils ont proposé 921 projets d’entreprises.Jusqu’à maintenant, 863 de ces candidatures ont été jugées recevables et 517 sont déjà en activité.Le programme Bourses d’affaires permet a de jeunes diplômés de créer leur propre emploi, soit en fondant une entreprises, soit en devenant partenaire dans une PME existante.Ainsi, 314 jeunes ayant bénéficié du programme ont créé 216 nouvelles entreprises, alors que 203 autres sont devenus actionnaires de 152 autres entrepnses.En vertu du programme, chaque diplômé peut bénéficier d’une garantie pour les deux tiers d’un prêt qui peut atteindre $ 25,000.Le ministère de l’Industrie et du Commerce assume la totaüté des frais d’mtérêts la première année et la moitié les deux suivantes.M.Biron affirme qu’aucune entreprise nouvellement créée par le programme n’a encore failli et que les indications préhmmaires laissent entrevoir un bon taux de survie.Il se félicite du fait que beaucoup des boursiers aient présenté des projets dans des secteurs de haute technologie.TELEVISION e (D PRiMitRE Edition Q) ACROSS THE FENCE OOOIE monde O O MIDDAY (Ih oppr) CE NFl 'SS Anim Bob Costas CE HNSON O* IB THE FLINTSTONES (E W RYAN'S HOPE CE YOOl n COMPAGNIE (D ICI MOf4TRtAL (B LA VIE SECRETE DES ANIMAUX fB FRONT ROW FEATURE K TkEASURE ISLAND (2h ) (SE) LA NUIT DU CYCLOPS |lh) CE WCAX MOVIE QUARTERBACK PRINCESS (2h ) CD WWNY MOVIE TRUE GRIT (2h ) IB IB ES LE marche aux IMAGES ( I h ) Reprise de 10830 CB DROIT DE REPONSE (28) O FARIROLES O O O IB CINE-CHJIZ VIOIANTA (28 15) O tEuxarts O CE (D ED VIVRE A TROIS Janet apprend que M Roper o l'intention de housser le loyer Avec ses omis, elle enbeprend une compogne de séduction qui est compromise par la visite d un im portun CE CD THE PRICE IS RIGHT (Ih) CD NFL MIO FOOTtAlL 'S5 Les Jets de New York visitent les Lions de Détroit (3h 30 oppr ) O* MIDDAY NCWSLINE CD a DES CHIFFRES CT DES LETTRES ermn a UN TEMPS POUR TOUT TELÉ-CROCHET Anim Monique Coro et Aloin Volentini Inv Michel Fugoin.— Huit leunet ou-teurt-compotiteuriinterprétei ont la chonce de le foire connoître (18 10) ¦ HIT.M B (X a A PUIN nMPSQ (X CBS NEWS OBaCASH-TETE a THE WORLD TODAY (X WHUL OF FORTUFN a THE FACTS OF LIFE ?WE GET LEHERS ovec liio Whel chel, Nancy McKeon et Charlotte Roe (D CBS EVENIFéO FéEWS a* a EnnERTAINMEFJT TONIGHT Teri Oorr noui porle du téléfilm.‘Intimate Strangers (X the new newlywed GAME a ARNOLD n WILLIE PAS DE SAUMON POUR MA SOEUR avec Conrod Bain, Gary Coleman et Todd Bridges — Willy décide de faire, à sa façon, I éducation sexuelle de son leune frère Arnold Lorsque ce dernier croit tout savoir, il s empresse de partager ses connoissonces avec une petite voisine qui racontero tout O sa mère a GILLET.PURE LAINE 122 THREE'S COMPANY a THE NIGHTLY BUSINESS REPORT fESSM a a a tirage de “la QUOTIDIENNE" ITüItM a X a a période GRATUin AUX PARTIS POLITIQUES X THE PRICE IS RIGHT O a a a U hockey tva L«s Bruins de Boston reçoivent les Nordiques de Québec Anim Pierre Ourivoge et Denis Caron Comm Claude Bédord Oescnp* teur André Côté (3h oppr ) O O THi WAY WI ARIQ UNTIL NEXT TIME avec Tern How* kes — Donny, étudiant timide, se demande qui occeptero de Toc compogner ou bal II rencontre la mystérieuse Cindy Est*ce une ren* contre fortuite?(D M*A*S*H C7D WHtiL FORTUNI fü* ID THRILL OF A LIFHIMI g Anim Doug Poulson et Ten Aus* tin — Un loueur de squash rencontre un odversoire de taille en la personne de Shorif Khan, une équipe de hockey peewee rer>con* tre les Nordiques (k Québec (X) CARSON’S COMIDY CLASSICS CD CD NORD-SUD Anim André Poyette En reprise lur>dt Suivant, 17h30 2) THi iINNY HIU SHOW Q) THI COMRUnR CHRONICUS ¦iiw-e a X a a us grands FILMS ?VISION FATALE (D»rn d* 2) (18 50) ¦rf.üT.M X BARBARA MULNDRiLL THANKSGIVING SPECIAL (18) a THE TOMMY HUFmR SHOW (18) X a* a THE COSBY SHOW P Avac Bill Cotby »t Phylicia Aytr-lAlltn a LUCY FRAUD FROF4TOOFRSRY P SPECIAL Partrait d» Lucy Maud Mantgomery, écrivaine canadienne Baié sur san laurnal (18 30) X CBS SPECIAL MOVIE PRESENTATION HIGH ROAD TO CHINA (28.) X W SHADOW CHASERS (ih.rg CD CD GD la PLANÈn VIVANn UN PORTRAIT DE LA TERRE LES ÉTENDUES VERTES — David Attenborough nous amène dans tes prairies ciu Vénézuéla et du Soudan (Ih ) En reprise dimanche suivant, 22h30 €9 THE AMERICAN CHILDREN’S TELEVISION FESTIVAL Extraits des meilleures émissions pour enfonts (Ih ) CD US NOUVEAUX JEUX DE 30 HEURES Inv Christian Mousset, Agnès et Potrick Topoloff (SC) U FIL DU RASOIR (FC) MISSING IN ACTION H'IM.S X O* a FAMILY TIES DEATH OF A GROCER avec Michael J Fox et Jack Somock — Alex préfère travailler dans un su permarché ultra-moderne RE PRISE a LA CHANCE AUX CHANSONS LES IDOLES DES ANNÉES 60 Anim Pascal Sevron — A t'oide rJe Scopitones, ancéhes des vidéo-clips, les onnées du yé-yé revivent b l'écran eiiT-M e HEI HAW (18) X CHEERS FROM BEER TO ETERNITY — Les habitués du bar remporteront-ils le tournoi de bowling?a* a SIMON AND SIMON ENCHILADA EXPRESS avec Ja meson Packet et Gerald Mc Roney — Les frères Simon se rendent en Amérique du Sud a6n de retrosrver l’ex-mari d une leune femme (18) X 32 DYNASTY III THE COUYS (18.) P a a a action UN GESTE DE TROP a MYsnRYip DEATH OF AN EXPERT WITNESS (dern de 6) — Angelo Foley corv noif le nom du meurtrier (18 ) a DROIT DE REPONSE L ESPRIT DE CONTRADICTION, REVUE DE PRESSE Anim i Michel Poloe — Lo noissonce d'un nouveau confrère, Coluche, qui sévit b lo radio et b lo télé poyonte fran-çoise est jugée et commentée par des iournalistes (28 ) B X a PERIODE GRATUITE AUX PARTIS POLITIQUES IXaaVEDEmS EN DIRECT Inv Nicole Croistlle (S) NIGHT COURT UPON THE ROOF avec Horrv Anderson — Dons un esprit de ri-bellian, une vedette rock décide de faire don de ses biens à autrui O THE JOB CD
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