Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 21 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1913-10-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME IV-No.246 ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire : , CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.60 UNION POSTALE., » .$lS.OO MONTREAL, MARDI 21 OCTOBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO Rédadio*- .Administration z % INT-JACQUES %*- -eal.TÉLÊPh% ^ % ADMI % -/N : Main 7461 RÉDAtA - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! EST-CE L’ABANDON FINAL?M.LAURIER A JOLIETTE Pour bien mesurer l’imporlance de l’évolutiorf opérée samedi à Jo-liette par M.Laurier, il suffit de rapprocher des principaux passages de son discours le texte de son amendement à la proposition Borden.Il y a moins d’un an donc, le 12 décembre 1912, M.Laurier, répondant au premier ministre, prenait à son compte le paragraphe A de la proposition Borden, lequel affirmait qu’“i7 est expédient" de décréter: (a) Que, à mêtpe le fonds du revenu consolidé du Canada, il soit loisible de verser une somme n’excédant pas trente-cinq millions de dollars DANS LE BUT D’AUGMENTER IMMEDIATEMENT LES FORCES NAVALES EFFECTIVES DE L’EMPIRE.Puis il ajoutait: Le mémoire préparé par le bureau de l’Amirauté sur la situation navale générale de l’Empire et communiqué à cette Chambre par le Très Honorable Premier Ministre, le cinq décembre, fait voir que plusieurs des plus importants pouvoirs étrangers ont adopté un programme défini pour augmenter rapidement leurs forces navales; Que cette décision a forcé le Rogaume-Uni à concentrer ses forces navales dans son voisinage immédiat, entraînant par là le retrait de ses navires, des possessions éloignées de l’Empire; Que ce retrait impliaue pour le Canada LA NECESSITE DT NAUGURER IMMEDIATEMENT ET ACTIVEMENT un programme permanent de défense navale; Que toute mesure d’une aide canadienne à la défense navale de l’Empire qui NE COMPRENDRAIT PAS UNE POLITIQUE PERMANENTE DE PARTICIPATION AU MOYEN DE NAVIRES POSSEDES, EQUIPES ET ENTRETENUS PAR LE CANADA, et ne pourvoirait pas à leur construction aussitôt que possible en Canada ne serait pas une expression adéquate ou satisfaisante des aspirations du peuple canadien au sujet de la défense navale, ET NE REPRESENTERAIT PAS LA PART RAISONNABLE QUE DEVRAIT ASSUMER LE CANADA DANS LE MAINTIEN DES FORCES NAVALES DE L’EMPIRE; Que cette Chambre regrette d’apprendre que le gouvernement a F intention d’AJOURNE R INDEFINIMENT L’ADOPTION PAR LE CANADA D’UNE POLITIQUE NAVALE PERMANENTE; Que cette Chambre est d’opinion que des mesures devraient être prises AU COURS DE LA PRESENTE SESSION, pour mettre en vigueur d’une manière ACTIVE ET PROMPTE la politique navale, permanente comprise dans la loi du service de la marine de 1910, passée en conformité de la résolution approuvée unanimement par cette Chambre en mars 1909; Que cette Chambre croil de plus qu’augmenter la puissance et la mobilité de la marine impériale PAR L’ADJONCTION DE DEUX ESCADRES FOURNIES PAR LE CANADA SOUS LE REGIME DE LA SUSDITE LOI, et qui seraient stationnées sur la côte canadienne des océans, Atlantique et Pacifique respectivement, plutôt que de recourir à une contribution, soit d’argent, soit de navires, est une mesure de beaucoup la plus propre à venir an secours de la défense navale impériale et, pour employer l’expression contenue dans le mémoire de l’Amirauté, à “redonner une plus grande élasticité de mouvement aux escadres britanniques sur toutes les mers et contribuer directement et davantage à la sécurité des dominions’’, ET QUE LE GOUVERNEMENT CANADIEN DEVRAIT PRENDRE DES MESURES PROPRES A LA REALISATION LA PLUS PROCHAINE POSSIBLE DE CET OBJET.A ce moment-là, M.Laurier ne parlait que de marcher tout de suite et blâmait tous ceux qui ne voulaient pas immédiatement se lancer ddns une politique navale permanente.Il demandait au gouvernement canadien de “prendre des mesures propres à la realisation In plus prochaine possible’’ de son projet de double escadre.* * * Que disait-il, par contre, à Joliett\ après la leçon de Châteauguay?Nous empruntons nos textes au Canada pour qu’on ne puisse pas nous inspecter de forcer sa pensée.“QUANT A LA QUESTION DE LA MARINE, N’EN PARLONS PLUS, d’autres problèmes plus importants sollicitent notre attention.’’ (Le Canada du lundi, 20 octobre, page 1, colonne 7).LAISSONS CES QUESTIONS DE COTE; le Sénat en a disposé.Unissons-nous plutôt pour régler les nouveaux problèmes que la politique nous impose.La question qui s'impose, à noire attention n'est pas la contribution navale, mais le problème économique.Ch N’EST PAS LE PERIL ALLEMAND, MAIS LE PERIL DOMESTIQUE; CE N’EST PAS LE COUT DES DREADNOUGHTS, MAIS LE COUT DU PAIN.CE QUI IMPORTE A L’HEURE QU’IL EST.CE DONT ON DEVRAIT S’OCCUPER, CE N’EST PAS DE TOUTES CES QUESTIONS NAVALES, MAIS DE REDUIRE LE COUT DE LA | VIE.” (Le Canada du 20 octobre, page 5, colonne 2).Et plus loin, parlant de la cherté de la vie, il déclarait: “C’est donc la première question qu’il faut régler, et c’est le premier article du programme libéral." (Le Canada du lundi, 20 octobre, page 5, colonne 2).Plus loin encore: “Si on me demandait quelle est la chose dont le pays a le plus besoin après la réduction tarifaire, je répondrais: Des chemins de fer.Si on me demandait quelle est la seconde, la troisième, la quatrième Arose dont le Canada a le plus grand besviêi, je répondrais invariablement: Des chemins de fer.’’ (Le Canada du 20 octobre, page 5, colonne 3).« Esl-ce l’abandon définitif de la politique des deux escadres et la concentration sur le terrain économique?Cela semble bien clair, surtout si l’on tient compte des discours et des articles qui accompagnent h* paroles du chef.Le prochain discours de M.Laurier, dans l’Ontario, devra cependant préciser encore davantage la situation.Il y a quelques mois, l’ancien Premier Ministre nous accusait — et nous acceptions gaiement la responsabilité — d’être les auteurs de l’échec de la politique unanimement adoptée par le parlement canadien le 29 mars 1909.S’il renonce définitivement à ses deux escadres, ne devra-t-il pas en tenir responsables aussi les hommes qui ont énergiquement soutenu envers et contre tous, à travers vents et marées, que le Canada doit d’abord s’occuper di ses affaires et se tenir hors “ce tourbillon du militarisme européen” qui effrayait si fort M.Laurier au temps jadis.Si le chef du parti libéral se décide enfin à concentrer .ses regards sur la terre canadienne, il aura vite constaté que d’aulres problèmes encore que la cherté de la vie et la construction dos chemins de fer — le canal de la Baie Géorgienne et l’immigration, par exemple, — appellent l’attention des législateurs canadiens et .suffiront pour de longues années à absorber leurs efforts.Orner HEROUX.certains milieux officiels, le français pénètre lentement mais sûrement partout, grâce à la campagne de diffusion entreprise depuis quelques années, grâce aussi à l’énergie de la majorité de nos compatriotes à revendiquer leurs droits.Et cela doit nous engager à persévérer.La persévérance est la qualité dominante des Anglais ; c’est par elle qu’ils réussissent là où ils prennent pied.Imitons-les.Parlons notre langue, en toute occasion, parlons-la le mieux possible, afin de la faire aimer davantage, parlons-la surtout là où elle peut affermir la position des nôtres.Il est très vrai, comme dit le Mail, que beaucoup de Canadiens-français se placent facilement à cause de leur connaissance des deux langues, mais il s’en placerait beaucoup plus encore si nous ne perdions jamais l’occasion de parler français et d’insister courtoisement.„ Ne laissons non plus s’enraciner aucun préjugé contre nous.Celui qui retarde le plus l’expansion du français au Canada représente les nôtres comme hostiles à l’enseignement de l’anglais.C’est l’argument favori du News, du Telegram, du Standard de Kingston, pour combattre l’école bilingue.Il est si ridicule qu’on peut être tenté de la négliger et il revient si souvent qu’on peut se lasser d’y répondre.Com-battons-le au contraire chaque fois qu’on le rencontre dans les journaux ou dans la conversation.Il est si facile de lui opposer des faits indiscutables qui finiront bien par convaincre les esprits de bonne foi.Le Daily Mail en cite un qui résume Ions les autres.“Il y a beaucoup plus de Canadiens-français au Canada qui parlent l’anglais que d’Anglais qui peuvent parler français, de sorte iqu’en autant que le rapprochement des deux éléments est concerné les Canadiens-français ont fait beaucoup plus que les Anglais.” Et nous avons tous les jours, dans la vie publique surtout, des preuves additionnelles de la compétence des nôtres en anglais.L’autre jour, à Sainte-Martine, les neuf-dixièmes des auditeurs qui étaient Canadiens-français applaudissaient un orateur anglais, M.Smith, bâtonnier du barreau de Montréal, ^n chambre tous les députés canadiens-françnis comprennent et, ïm besoin, parlent l’anglais.C’est la même chose dans le plupart de nos conseils de cités et villes.On .ne trouverait pas dix magasins dans la partie la plus française de Montréal où les clients anglais ne seraient pas compris.Rappelons ces faits à qui les ignore ou persiste à les méconnaître.C’est une façon de lutter qui en vaut bien d’autres, et qui.peu à peu, oblige les journaux anglais à reconnaître qu’il faut compter avec les Canadiens-français.Jean DUMONT.ladie et aux dangers de la contamination.Qui pourra dire de combien d’années, le résultat final de cette lutte contre la tuberculose a été retardé, par la faute de ceux qui, ayant mission de sauvegarder la santé publique, s’en désintéressent au profit de problèmes étrangers.Par bonheur la subvention du gouvernement provincial va permettre à l’Institut Bruchési de développer scs moyens d’action et de reprendre sa campagne d’éducation populaire.Certes notre peuple n’est pas réfractaire à l’enseignement de l’hygiène ; id demande qu’on l'instruise ; il a l’esprit de prudence suffisamment développé pour se présenter à l’examen médical aux débuts de la maladie ; il est sur le qui-vive et s’entoure de précautions pour éviter la contagion ; et c’est la raûson pour laquelle, grâce aussi à la réputation de son oeuvre, le nombre des patients n’a cessé d’augmenter au dispensaire.Ce n’est cependant pas suffisant, et l’Institut Bruchési le comprend parfaitement.M'ira donc plus avant dans le peuple, pour enseigner l’hygiène à tous.Il aura maintenant dans cette campagne pleine de.promesses des collaborateurs qu’il a formés : je veux dire les médecins qui ont suivi les cours sur la tuberculose des post-gradués.Ceux-là sont au courant des plus récentes méthodes de diagnostic et de traitement.Us seront une aide considérable.Cette éducation du médecin ne nécessitait aucune dépense financière : ne pouvant faire celle du peuple, l’Institut Bruchési a fait celle-là.La lutte antituberculeuse est faite d’une action quotidienne, persévérante.: une défaillance rejette loin en arrière.C’est pourquoi le courage de ceux qui travaillent à l’oeuvre antituberculeuse ne doit ja.mais connaître la défaillance.Gaston LEURY.BILLET DU SOIR.RÉHABILITATION Les enquêtes du DEVOIR M.Lavergae à Saint-Stanislas Le Franc Parler annonce que M.Armand Lavergné parlera dimanche prochain, le 26 courant, à Saint Stanislas, comté de Champlain.Il rappelle qu’aux • élections de 1911 M.Lavergne, parlant au même endroit, promettait d’y revenir dénoncer M.Blondin si celui-ci me tenait point .ses engagements.MM.L.-P.Pelletier et D.-O.L’Es-péramee sont spécialement invités La question du français ATTITUDE SIGNIFICATIVE Le Daily Mail a publié samedi un irticle très bien pensé à propos de l’utilité et de l’avantage du français nu Canada.Commentant les réflexions de M.R.H.Cowley, inspecteur en chef des écoles d'Ontario, à propos de “importance de l’enseignement de la langue française, le Daily Mail dit qull finit prendre les choses telles qu’elles sont ; que l’élément français au Canada est un facteur Important clans la vie nationale ; lju’un grand nombre de Canadiens-français occupent déjà dans le ronunerce et l’industrie des positon* oue la* Anidais pourraient oc- cuper s’ils savaient les deux langues ; que l’instruction d’un Anglais de la classe moyenne ne peut être complète sans la connaissance du français nécessaire pour aspirer aux fonctions supérieures du service civil ; enfin que l'intelligence du français dans un pays comme le nôtre est un excellent moyen de briser les préjugés que soulèvent les démagogues.Le Herald publiait quelque chose de semblable il n’y a pas longtemps.Le Star parle aussi dans le même sens, de fois à autre.A Toronto même, on entend, plus rarement il est vrai, des observations qui se rapprochent de celles du Mail.Quel que soit le motif qui l'inspire.— et il faut espérer qu’il est sincère.— cette attitude consftue un fait significatif.C’est que, malgré l’ostracisme dont il est l’oliict dans Les gouvernements et la tuberculose Comme l’an dernier, sir Lomer Gouîn vient d’accorder à l’Institut Bruchési une subvention de 3000 dollars.Le fait mérite d’être souligné, car il indique quel immense progrès s’est accompli dans l’opinion publique en faveur d’une lutte soutenue contre la tuberculose.M.Gouin peut être assuré qu’il ne dépensera jamais à meilleur profit l’argent de la province.Il remplit fidèlement son devoir de gouvernant ; il peut faire davantage et nul ne le lui reprochera, car tous les esprits bien pensants inclinent vers une action puissamment combinée de l’Etat et des institutions privées.La lutte antituberculeuse, dans un pays eommo le nôtre, doit réunir les concours de tous les gouvernements.Jusqu’ici les gouvernements municipal et provincial ont accepté la part de travail qu’ils ont dans cette guerre pour le salut public ; mais il est étrange que le gouvernement fédéral reste si désintéressé devant un fléau qui menace le Dominion tout entier et qu’il n’ait pas encore songé à apporter son concours aux oeuvres antituberculeuses.Il y a cependant un grand danger dont il ne faut pas rendre entièrement responsable les gouvernements provinciaux ; niais bien les conditions générales du pays : l'industrialisme, l’immigration, les relations commerciales, etc.Alors que dans tous les autres pays, l’Etat tout entier fait son devoir dans notre Canada le fardeau pèse sur les seules épaules des piovin ces, dos municipalités et dos institutions privées.Il s'est dépensé pour combattre la tuberculose des initiatives et de activités que l’Etat n’a pas cru bon d’aider et de soutenir.Et la lutte s’en esl ressentie.L’Institut Bruchési, forcé de sc cantonner dans sa sphère d’action, a dû suspendre sa campagne d’éducation populaire antituberculeuse Il se trouvait dans l’alternative ou de ne point procurer aux Innomibra.blés malades les soins convenables et alors travailler inutilement, où de cesser toute la campagne d'éducation et alors laisser une multitude de pauvres aux tortures de lu ma La semaine dernière mourait à Montréal M.ü.Campbell MacLean, fonctionnaire de la Cour de Police.Et notre confrère le Daily Mail, annonçant la nouvelle du décès, disait ^entre autres choses : “Souvent on'a pu voir M.MacLean assis devant son pupitre, à la Cour de Police, indifférent à ce qui se passait autour de lui, jeter sur le papier des notes de musique, alors qu’une douzaine de gens attendaient son bienveillant concours afin de faire émettre un bref.D’autres fois, il ’occupai} à faire des vers pendant que de sordides causes de police attendaient son attention." Or, le lendemain, le Daily Mail, pris de scrupules, sans doute, à l'idée d’avoir compromis un mort, insérait cette lettre de réhabilitation : Au directeur-rédacteur du Daily Mail.“Tout en confirmant de tout coeur Tes commentaires que vous faisiez ‘dans votre numéro d’hier sur feu D.Campbell MacLean en liant que 'fonctionnaire de la Cour de Police et à propos de sou haut degré de ’culture, je désire affirmer, ayant ‘été pendant treize ans son collègue, qu’à ma connaissance, la cul-‘ture de.mon ami disparu n’a jamais empiété sur ses fonctions pu-‘bliques et qu’il a toujours été un “fonctionnaire très attentif et très fidèle à son devoir.“Sincèrement à vous, “A.-E.CORRIVEAU." Celle lettre établit donc, de façon péremptoire, qu’on peut posséder un haut degré de culture et être, néanmoins, bon fonctionnaire — pourvu, bien entendu, que la culture n’empiète pus sur les fonctions.Mais ce n'esl là qu’une déduction incidente.L’objet de cette lettre, c’est d’établir que M.MacLean n’écrivait au bureau ni musique ni vers.El, grâce à Dieu, voici cette prétention établie par preuve direc te, comme on dit au Palais.Et, maintenant qu’il est entendu que M.MacLean fut bon fonctionnaire, espérons qu’on lui pardonne-a.d’avoir — en dehors de la Cour de Police — fait de la musique et des vers, et d’avoir possédé—en dehors de la Cour de Police toujours un haut degré de culture.Si l’on veut que la mémoire du déf unt soit honorée par les gens sérieux, souhaitons que le fonctionnaire fasse oublier le musicien et même le poète.Léon LORRAIN.Sur le Pont d’Avignon.Un visiteur du palais royal abandonné par l’ancien roi du Portugal.Manuel, écrit à un journal que, dans la salle du trône, 11 a vu un ouvrier issis à la place du roi, et qui grillait une cigarette.Il en a été tout scandalisé.Il y a de quoi.C’est comme si M Sévigny, au lieu de chanter le Domine.Salvum Fac Regem, s’assoyait démocratiquement dans le fauteuil de George V, et chantait une chanson grivoise.* * * C’est aujourd’hui le ccnt-huitième anniversaire de la bataille de Trafalgar, où l’amiral Nelson mourut dans son triompb ?, comme Wolfe à Québec.L’on peut compter que cet anniversaire inspirera au Star et aux feuilles impérialistes des articles fa.vocables à la contributioh de 35 millions.* * * Le comte Reveutlow, un expert naval allemand, conseille à M Churchill de donner un an de congé à sa langue, plutôt qu’aux chantiers de construction navale britanniques Ce n’est pas à M.Nantel qu’un pareil camouflet s’appliquerait.L’affaire du Pacifique-Canadien en Autriche-Hongrie, quant aux me nées de certains agents id’immigra-tion, aurait amené la découverte de tout un petit Panama, disent les dernières dépêches, et plusieurs fone t'ionnaires de l’Etat ainsi que maints députés austro-hongrois y seraient impliqués.Ce n’esl pas au Canada que les chemins de fer ont des désagréments de ce genre avec les députés et les minisires.Un député anglais qui était de passage à Montréal hier disait que la Grande-Bretagne ne peut entre prendre une guerre avec l’Allema gne, parce qu’elle y perdrait son meilleur client.“Nous ne pouvons tuer la poule aux oeufs d’or,” con clunit-il.M.Pelletier, qui est pourtant un excellent homme d’affaires, n’a jamais envisagé la question sous ce jour-là.* * •'* Le Sim, de Vancouver, annonce que, l’élection de Châteauguay gagnée par les conservateurs, M.Rogers va se hâter de construire le pont qu’il a promis aux électeurs de ce collège de lancer “au-dessus de la rivière Richelieu”.Le Sun esl un peu mêlé dans sa géographie.A moins que M.Morgan, dans sa tournée à travers Châteauguay, ait transporté le Richelieu avec lui, assiste de M.Forget.Mais les électeurs de Châteauguay, eux, s’imaginent toujours nue c’csl ssir le lac Saint-Louis que M.Rogers va construire le pont de la fable électorale,.Le Veilleur.U IMMIGRATION CANADIENNE VI Le bureau permanent des enquêtes Tout immigrant mis de côté par le service médical de l’immigration, et susceptible de déportation, ou incapable de répondre de manière satisfaisante aux inspecteurs civils, comparaît, pour décision finale quant à son acceptation ou à son renvoi par le Canada, devant la commission permanente, des enquêtes.Elle se compose de trois ou plusieurs fonctionnaires de Fitnmigra-tion, au port de débarquement.Le principal agent de ce service en fait partie, ainsi que d’autres personnes .spécialement choisies par le ministre.La commission recueille la déposition de l’immigrant, celle d’autres témoins dont elle estime qu’elle a besoin, leur fait prêter serment, et garde un résumé par écrit de ces témoignages.L’immigrant peut se faire représenter à cette enquête par un avocat.Les commissaires ont droit, les procédures closes, de conclure, à la majorité des voix, et par écrit, à la déportation ou à l’admission de l’immigrant.S’il est condamné à la déportation pour cause de maladie hideuse, ou -dangereuse pour la santé publique, ou parce qu’il est idiot, imbécile, faible d’esprit, épileptique ou dénient, il n’y a pas, en théorie, d’appel de cette décision.En pratique, si l’immigrant a des amis influents auprès de ministres on de députés, il esl souvent admis, malgré la décision de la commission, sur permis du ministre, “as a matter of grace”.Et les admissions d’imbéciles, grâce à ce détour, sont plus nombreuses qu’on ne se l’imagine.Dans tous les autres cas, l’immigrant peut appeler de la sentence au bureau d’enquête lui-même, ou au ministre de l'Intérieur, après avoir signifié par écrit, à l’agent principal de l’immigralion, au port où il est détenu, son intention d’en appeler.La loi exige, un cautionnement de , vingt, piastres, pour les frais.L’arrêt originaire du bureau rsl-il maintenu, les frais sont à la charge de l’immigrant.L’arrêt est-il infirmé, l’immigrant est admis, et l’Etat lui rembourse son cautionnement.La loi dit que nul tribunal ni aucun magistrat ne peut infirmer d’aucune manière l’arrêt rendu par la commission ou le ministre, sur appel par, l'immigrant de la première décision rendue par le bureau d’examens, Mais l’affaire Thaw a prouvé qu’il n’est pas si facile de faire observer cette clause de l’acte d’immigration.COMMENT FONCTIONNE LA COMMISSION L’OPINION DES AUTRES LOIN DU MODELE "La garantie des droits des minorités est encore l’exemple que présentent à nos politiques canadiens les parlementaires anglais.Dans la loi qui devra donner à l'Irlande un gouvernement autonome, toutes les précautions ont été prises pour empêcher que la minorité protestante souffre d’une façon quelconque de l’action de la majorité catholique.Et cette garantie nous était révélée dans un récent discours que l’honorable Samuel, l’un des ministres du cabinet Asquith, prononçait au Club Canadien à Ottawa.“Nos hommes d’Etat canadiens, du moins ceux qui ont jeté les bases de notre Confédération, ont manifesté ce même souci des droits de la minorité et notre constitution paraît les avoir suffisamment établis.Cependant, la violation récente des droits parfaitement garantis laisse croire que les minorités sont mieux protégées sous l’égide du parlement de Londres que sous l’égide trop flottante du parlement 'canadien.“Nous ne manquons pas de nous réjouir que notre constitution ait été calquée sur la constitution anglaise ; et ce serait fort bien, si la copie ne paraissait pas devoir s'éloigner de plus en plus du modèle.” — Bien Public, Trois-Rivières.A QUI LA FAUTE ?“A la cour de Rêgina, la semaine dernière, le magistrat de police Fitz Korrigan s’est élevé fortement contre la négligence qu’apportent certains parents à travailler à la formation morale de leurs enfants.“S’il y a tant de crimes parmi la jeunesse, s’il y a aujourd’hui tant d’enfants sans foi ni loi, la faute en est, a-t-il dit, aux parents qui dans l’intérieur de la famille ne s’occupent pas de leurs enfants, et les laissent grandir sans leur donner ni conseils ni direction ; le résultat naturel est que les habitudes vicieuses de l’enfant se développent et un jour ou l’autre 1» mènent à des actes coupables, le plus souvent à des acles .d’injustice ou d’immoralité.” ‘'L’occasion, en même temps que la justification de ces affirmations, est fournie au i/agistrat de police par la présence d’un enfant de treize ans devant le tribunal.“A treize ans cet enfant s’est déjà rendu coupable de plusieurs vols sensationnels.Celle fois il a volé une bicyclette, l’a revendue pour cinquante sous qu'il a dépensés au théâtre de vues animées.Comment un enfant si jeune est-il déjà si cou pnble ?C’esl qu’on l’a laissé erre! en toute liberté dans les rues, dans les salles d’amusement, dans les théâtres, etc., et qu’il a pu déserter l’école quand bon lui semblait I “Pour prendre part à tous ces amusements il faut de l’argent.L’enfant n’en ayant pas il se fait voleur ; le père est averti, mais il ne s’en occupe pas.Résultat : le vol est devenu une habitude chez l’enfant et le voilà devant les tribunaux à la honte de toute la famille.“A qui la faute ?Le magistrat Fitz Korrigan a raison de le dire : “Ce sont les parents «pii sont eoupahles.Si ce père de famille avait surveillé son enfant, l’avait repris et corrigé à temps, cet enfant ne serait nas aujourd'hui un voleur.” — Le Patriote, Prince Albert.Règle générale, le plus tôt possible après l’examen des immigrants, au point de vue civil, la commission «e réunit, dans la salle où sont internés les immigrants mis de côté, pour une raison ou pour une autre, par les inspecteurs.L’agent principal du service n’a pas toujours loisir de former partie de ce bureau d’enquêtes.Il délègue souvent, en pratique, ses pouvoirs à son assistant, le sous-agent.Celui-ci choisit deux inspecteurs et un secrétaire accompagne la commission; elle délibère dans la pièce réservée à celte fin, sans que le public ait droit d'y ètro admis.Voyons comment fonctionnent ces enquêtes.Le président de la commission commence par disposer des cas d’immigrants arrêtés parce qu’ils n’ont pas d'argent peur se rendre à destination.- Ceci Uns ont leur billet, et se rendent chez Iles parents, — péri' ou mère.*, frère ou soeur, — qui les attendent et chez lesquels ils auront domicile.Le cômmisaire principal, dans ce cas, télégraphiera au parent désigné, afin de l’avertir de l’arrivée de l'immigrant, et, une réponse reçue, expédiera celui-ci par le train suivant, s’il y a lieu.Parfois, l’immigrant n’a pas même assez d’argent pour s’acheter les aliments dont il aura besoin en chemin de fer.Alors, le commissaire lui remet un bon pour des marchandises à prendre à l’échoppe du restaurateur, sur les lieux, et limbe la somme à débourser.La compagnie de paquebots qui a amené l’immigrant au Canada paiera ces vivres, car elle devait, à rembarquement, s’assurer s’il avait l’argent voulu pour se rendre à destination finale, repas compris.D’autres immigrants n’ont pas même l’argent pour acheter leur billet de chemin de fer.Quelques sous dans leur poche constituent tout leur avoir.S’ils vont chez des parents que la loi autorise à les recevoir, le commissaire télégraphiera tout de suilc à l’adresse donnée par le nou-vel-arrivé d’envoyer l’argent requis.S’il n’a pas de réponse dans un délai raisonnable, l’homme sera déporté.Il arrive maintes fois, à Québec, des gens qui, au débarquement, n’ont pas dix sous dans leur poche et ne connaissent personne au pays.Ils repartent d’habitude par le paquebot suivant, aux frais de la compagnie qui leur a vendu leur bille! d'aller.Tous ces cas expédiés, la commission attaque sa véritable besogne, Voici une vieille femme, polonaise, dit l'interprète, pauvrement vêtue d’une méchante robe jadis noire et maintenant verdâtre; elle s’abrita la tête dans les plis d’un châle troué à maints endroits.Elle semble avoir soixante-quinze ans, mais affirme n’en avoir que quarante-huit.EtThistoirc qu’elle conte, navrante même dans la bouche du Roumain qui l’interprète, confirme ce qu’elle disait d’abord sans être crue des commissaires.Elle va rejoindre, à Sydney, Cap-Breton, son fils, qu’elle dit être marchand et capable de la faire vivre.C’est son enfant unique.En Pologne, elle était seule.Si elle semble vieille, c’est qu’elle a eu do la misère, beaucoup de misère, et qu’lie ne mangeait pas toujours à sa faim, même du pain moisi et des pommes de terre gâtées.Et, comme elle conte son histoire, la vieille femme joint les mains, invoque la Vierge, la prend à témoin de la vérité de ses paroles.L’interprète, qui connaît la Pologne, et déchiffre une lettre du fils à sa mère, donne des details supplémentaires.Le président de la commission ordonne de télégraphie!!’ à Sydney, au prêtre de là, et au chef de police, pour se renseigner sur le fils de la vieille immigrante.Deux heures plus tard, la réponse arrive, satisfaisante.Et la vieille femme pleure de joie.QUATRE SOUS DANS SA POCHE La commission passe au cas d’un Anglais de trente-cinq ans, mis de côté parce qu’il n’a pu donner de réponses satisfaisantes à l’inspecteur qui l’interrogeait.L’homme se dit brasseur.Il pense obtenir du travail comme fondeur, à Port-Arthur, où il a une de scs soeurs, mariée à un journalier.Mais il est majeur, il n’a pas son billet jusqu’à Port-Arthur et il n’a pas assez d’argent pour l’acheter.“Combien d’argent dans votre poche?” questionne le commissaire.L’homme hésite.“Dix louis'’, dit-il.— “Faites voir.” L’homme hésite davantage, grimace, plonge dans son gousset une main lente, sort deux ou trois piécettes d’argent sans valeur el quatre gros pennies qu’il met sur la table.“C’est tout?” interroge le président.L’homme ne répond pas.C’est bien tout.Il sera déporté, parce qu’il n’est pas valet de ferme, qu’il n’a pas de travail assuré, qu’il n’a pas son billet à destination, non plus que la somme de $25 que la loi exige au surplus de lui.A moins que, sa soeur notifiée par le commissaire, elle lui fasse parvenir les $25 et use d’influence auprès du député de la région pour qu’il le fasse admettre par le ministre de l’Intérieur “as a matter of grace".C’est le procédé classique pour éviter la déportation, et il réussit souvent.Pour l’instant, l’Anglais, effondré dans son coin, se lamente, dit que la compagnie ne l’a pas averti qu’il lui fallait, pour êlre admis au Canada, son billet à destination finale en sus d’une somme de $25, proteste qu’il se croyait en terre britannique, d’accès libre aux Anglais d’Angleterre, gémit sur sa déportation, — il n’est guère sûr de l’intervention heureuse de «a soeur, peut-être aussi pauvre que lui, — et affirme qu’il disait la vérité, quand il prétendait avoir dix louis, mais qu’on a dû les lui voler à bord.Enfin, il parle de l’argent qu’il a dans une banque de Londres, économies qu’il n’aurait pas osé apporter au Canada avant d’y êlre définitivement établi.Et, pleurnichant, il remet dans sa poche ses quatre sous vert-de-grl« sés.DEUX GENRES D'IMMIGRATION Sur un banc de bois brut, une jenne fille de vingt-qnalre ,ans, en cheveux, attend avec patience que tout ceci finisse.Près d’elle, sa mère, une vieille paysanne bretonne, à la coiffe blanche, au grand tablier ceint autour de la tuHle, est debout, le visage résigné, les mains, — d’humbles mains noircies el gercées par des années de travaux domes-tlques, — croisées sur la poitrine, immobile comme si elle clait une .statue.Les yeux seuls vivent, qui ont l’air de regarder loin, bien loin.Nous la questionnons.Elle vient d’un petit bourg du Finistère; elle s'en va, avec sa fille, rejoindre sa fille aînée mariée ù un Breton établi à {SUITE A LA 2ème PAGE) LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 21 OCTOBRE 1913 \OL.IV.-No.246 (SUITE DE LA 1ère PAGE) Fernie, Colombii; Anglal lours de chemin de fer.’ “C’est loin?” dematide-l-elle.— “Quatre “Ah! c’est loin!” La jeune fille, elle, qui n’a lias le costume breton, mais don.les yeux, le teint, la coupe du visage dénotent I’oriignc, parle celte avec sa mère, puis français avec le garde; elles’h’ont pas d’argent, mais un télégramme les attendait ici, du parent qui reste à Fernie.On leur donne un bon pour des vivres, et, toujours calme, la vieille Bretonne part avec sa fille vers lu convoi qui les mènera à destination finale.Le commissaire a plus d’embarras avec un couple français.Le jeune homme a de l’aplomb et da l’argent, la jeune lille, qui se dit un peu sa parente, voyage avec lui, mais elle n’a pas le sou.Ceci semble louche au commissaire.Il questionne l’homme.“Je vais prendre un petit négoce à Montréal”, dit*'l.Et, loquace, il raconte que la jeune fille est venue avec lui pour lui aider, et avoir soin de la boutique.— “Etes-vous marié?” quetsionne le président de la commission.— “Non pas.” __“Mais alors, vous ne pouvez entrer au Canada ensemble.Nous allons être obligés de vous séparer et de renvoyer votre compagne en France.” L’homme proteste, la jeune fille ne dit mot.“Mais, si nous nous ma- “Oui.” — “Mais cela coûte-t-il cher, Si vous êtes catholiques,.’’ — “Ah, ., j’ai été baptisé aussi, mais comme je ne suis laissé dire que, au Canada, les gens sont en majorité protestants it que ça pourrait faire tort à mon négoce, si je n’étais pas de la reli-[ion de la majorité, je crois bien que je vais être protestant." La jeune ille est toujours muette.— “Si vous vous mariez devant un prêtre ea-holique, cela ne vous coûtera rien.Devant un ministre d’une Eglise molestante, il vous faudra d’abord une licence, qui vous coûtera quel-[ues piastres, et puis.” — “Ah, bien, comme ça, je crois bien que mus allons nous marier catholiques!” conclut le jeune homme.Mais la eun • fille, elle, déclare tout net son intention de ne pas .se marier.“Je mis retourner en France”, dit-elle.L’homme, lui, est admis, car il a de ’argent et un métier.Peut-on dire que ce soit là un immigrant désirable?Georges PELLETIER.MEHCP.KD1 : Les services accessoires de T immigration.rions, nous pourrions entrer?” se marier, ici?” — “Ça dépend, mademoiselle est catholique, moi Ils auront un procès expéditif Le procès Je trois individus qui avaient intéressé des fermiers dans une “affaire payante” est commencé à la Rivière-du-Loup.Québec, 22.—Ls juge Lange lier est à la Rivière-du-Loup, où il tiendra une session spéciale de la cour, afin de présider au procès de trois individus, accusés d’avoir obtenu de l’argent sous de fausses représentations.Les accusés ont demandé un procès sommaire.C'est l’épilogue de l'arrestation de quatre hommes qui ont parcouru le comté de Témiscouata, demandant aux fermiers de l’argent pour l’investir dans une entreprise commerciale devant leur rapporter de gros bénéfices.Ils faisaient croàre aux fermiers qu'ils avaient une patente pour manufacturer des chaussures.Us produisirent les lettres d’incorporation de la compagnie, signées par le lieutenant-gouverneur.Les fermiers finalement s’adressèrent au Procureur Général pour avoir des renseignements.Les détectives provinciaux partirent pour la Rivière-du-Loup et après enquête, arrêtèrent tes quatre individus.Le chef de la bande plaida coupable, mais ses trois compagnons plaidèrent non coupables et demandèrent un procès sommaire.Des hommes d’équipage de la “ Touraine ” décorés Le Havre, 21.— Plusieurs officiers et hommes d’équipage de la “Touraine” qui s# sont distingués pendant te sauvetage des survivant?du “Voltur-Uo” ont reçu des médailles de sauvetage du gouvorn .ment, quelques instants avant le départ de es paquebot pour New-York.M.A.de Monzie, sous-secrétaire l'Ktat de la marine marchande, a remis, au nom du gouvernement, une médaille d’or de première classe au capitaine en second Rousselet, aux ieutenant.:, Izenic, Le Baron, Royer t Contre.D’autres médailles d'or de deuxième classe ou d’argent ont également lté remises à vin .t-sent chefs méca-liciens, marins ou soutiers.Bourses aux élèves des Arts Industriels A L’ECOLE POLYTECHNIQUE.— UNE ANNEE D’ETUDES GRATUITES.Poursuivant son oeuvre pour l’encouragement aux arts, l'Ecole Polytechnique vient de créer une bourse en faveur des étudiants de l’art industriel.Cette bourse consistera en urne année d’études gratuites accordée à l’élève qui aura donné la meilleure épreuve aux examens de la deuxième année.L’Ecole Polytechnique décerne aussi les diplômes de “Bachelier ès-arts industriels" à tous les élèves de 2e et de 3e année qui ont passé leurs examens avec distinction.Tous les jeunes gens qui ont les dispositions artistiques — et ils sont nombreux — comprendront l’intérêt que leur présente un apprentissage agréable et rapide, à des conditions de facilités exceptionnelles et avec la possibilité d’études gratuites pour les jeune» gens incapables de subvenir eux-mêmes aux frais de cet apprentissage.Tentes les personnes qui ont visité l’atelier des arts industriels de l’Ecole Polytechnique, qui connaissent l’oeuvre et ses efforts, ses résultats et son utilité ne pourront qu’applaudir à cette généreuse initiative et nous avons la certitude que cet exemple sera suivi d’initiatives privées.Dans l’état actuel des métiers d’art au Canada, on ne peut servir de plus belle et de plus juste cause.COURRIER DE QUEBEC LE CRANE FRACTURE (De notro correspondant) Québec, 21.— Parti dimanche soir, ver» minuit, pour conduire un ami à lireakeyvilie, en voiture, M.Elisée Laroche.le, âgé de 30 ans, boulanger de Notre-Dame de Charny, a été trouvé mort, hier matin, à la porte de sa résidence où son cheval stationnait paisiblement.Son cadavre gisait dans une marre de sang et ii portait une large fracture au crâne.Il paraît évident (pie le malheureux a été victime d'un accident, mais personne n’en eu connaissance.On sup-oose qu’en descendant de voiture il est tombé en se frappant la tête sur un poteau qui se trouve près de l’endroit où on l’a trouvé et s’est infligé la blessure qui a amené la mort.Il y aura enquête, aujourd’hui.LES TOASTS AU BANQUET BORDEN (De notre correspondant) Québec, 21.—Les toasts au banquets Borden seront les suivants: le Roi, Notre Hôte et le Parlement du Canada.Il n’y aura que quelques discours, par te Premier Ministre, une couple de ses collègues, le président du banquet et le président de la Chambre de Commerce.FEU M.COUTURE (De notre correspondant) Québec, 21.— M.Marc Couture, marchand de chaussures de Lévis, est mort, samedi, à sa résidence d’été, à Saint-Miche] de Bellechasse, après un an de maladie.Le défunt était âgé de 73 ans.EST-IL MORT DANS LES BOIS?LA DISPARITION D’UN PASTEUR PROTESTANT PARTI POUR LA CHASSE CAUSE UE VIVES INQUIETUDES.Buckingham, 21.— Le Rév.Scott Currie, pasteur anglican de Glen Almond, comté de Labelle, parti pour une expédition de chasse samedi, n’a pas été revu depuis et on craint qu’il se soit tué accidentellement.M.Currie partit samedi matin à cinq heures avec Herbert Hall, un jeune homme de Halls Corners, dans une expédition de chasse.Ni l’un ni l’autre ne connaissait le pays et en peu de temps, ils avaient perdu leur chemin.Après avoir erré pendant plusieurs heures, ils se quittèrent.Hall entendit un coup de fusil alors qu’il recherchait le pasteur et il croit que ce dernier est tombé et qu’il s’est tiré accidentellement, Hall est arrivé à Perkins Mills à cinq heures, dimanche matin, et, depuis ce temps, on fait des recherches.Le Révérend M.Currie avait pris possession du rectorat de Glen Almond et Hall’s Corners en mai dernier.Sa femme et son enfant étaient sur le point de venir demeurer en Canada.Son peu d’expérience dans la forêt porte à croire qu’il a péri.Fête religieuse à Sainte-Justine Mgr Bégin bénit la nouvelle église paroissiale, son orgue et ses trois cloches.L,e “Templemore” remorqué au port Boston, 20, Le vapeur “Tcmple-moro”, qui fut abandonné en mer, le 30 septembre, près des caps de la Virginie a été remorqué dans ce port, aujourd’hui par le cutter du Revenu “Androscoggin” qui accosta le navire en flamme près des banes George, il y a - ! \ jours.Le vapeur sera remis aux agents de la compagnie dans laquelle il était assuré.Asile de la Providence CONCERT DU 21 OCTOBRE 1913 I—Lady Bug’s Review.Orchestre Sherer, 1—Sélection : Havitands Happy Hits I—Solo de Violoncelle.M.R.Lealanc I—Chant : Extrait de la Cloche d'argent.Boissiére Au piano : Mlle R.Lafleur et M.H.Emery Lalonde [S.E.M.5—Orchestre : The Druid’s Prayer.B—Solo de Violon : M.Raym.Latour Au piano : Mlle Juliette Lenoir, 7— Chant : An choix.Mile, Marguerite Dupré.8— Solo de Cornet.M.P.La francs 9— Finale.Orchestre ; The Moonlight Marche : Rag Time.Les dirigeables belges Bruxelles, 20.— Comme conséquence du désastre du Zeppelin L-II, toutes les manoeuvres des dirigeables “Zodiac” et “Belgique” sont contreman-dées war 1e ministre de la guerre.1 On interdira complètement ce genre d’aviation en Belgique.L’écîairage électrique à Rouville (Service particulier) Rcviville, 21.— Le conseil de Villa demandera à la prochaine session de la Législature, l’autorisation d’entreprendre l'éclairage par l’électricité, de Rouville et des paroisses voisines de Saint-Hilaire et Saint-Jean-Baptiste.L énergie électrique serait fournie par la Montreal Light, Heat & Power.(De notre correspondant) Québec, 21.— Avec te concours de plusieurs personnages religieux et laïcs, et présidée par S.G.Mgr Bégin a eu Heu, dimanche dernier, à Sainte-Justice de Dorchester, la bénédiction de la nouvelle église paroissiale, d’un, orgue et de trois cloches pour ce nouveau temple.La cérémonie a donné lieu à une belle fête paroissiale et le village, décoré et pavoisé, avait pour la circonstance le plus bel air de fête.La bénédiction de l’église a été faite aussitôt après l’arrivée du convoi de Lévis et fut suivie de !a bénédiction de l’orgue.Pendant la messe, avant le sermon, M.le curé Kirouac souhaita la bienvenue à Mgr l'archevêque qui répondit par une brève allocution.Après la messe, il y eut banquet auquel des discours furent prononcés par MM.Sévigny et Cannon, les deux députés du comté.A trois heures de l’après-midi, Mgr Bégin a béni tes trois cloches.Il était assisté des abbés Dionne, curé de St-Georges de Beauce, et Lecours, du collège de Lévis.M.l’abbé Fréchette, curé de Sainte-Claire, a fait le sermon de circonstance.Le soir, après un magnifique concert, il y eut feu d’artifice et illumination dans le village.Roosevelt au Brézil L’ex-présidcnt, en expédition de chasse, arrive à Rio-de-Janeiro.Rio de Janeiro, 21.— Le vapeur “Van Dick”, ayant à son bord le colonel Théodore Roosevelt, a signa lé son arrivée en rade de Rio de Janeiro, hier soir.Le navire a envoyé un message télégraphique annonçant que, vu la tempête, il ne pourrait pas entrer au port avant minuit.Le colonel Roosevelt quittera le navire avec, ses compagnons de voyage demain matin à 8 heures.Des préparatifs ont été faits pour recevoir l’ex-président, mais la programme officiel de la réception ne sera complété que lorsque las représentants de la ville et du gouvernement se seront mis en communication avec le colonel Roosevelt lui-même.Le gouvernement espère que le distingué visiteur sera son hôte pendant une semaine.On lui a réservé des appartements au palais Guanabara.Le docteur Lauro Muller, ministre des affaires étrangères, et le colonel Rooscvdt ont échangé aujourd’hui des messages de félicitations par la télégraphie sans fil.Faits - Montréal PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Nouveaux médecins Résultats des examens tenus récemment à Montréal.Mort tragique Québec.21.— Elisée Larochelle, un boulanger de Chaudière Curve, a été trouvé mort en face de sa maison •.o matin.Son cheval et sa voiture étaient û côté de lui.Il avait une large coupure à la tête.On croit que le défunt a essayé de descendre de la voiture alors cme le ; cheval marchait encore et qu’il eut I le pied pris dans la roue et la tête i projetée contre le poteau.Le coroner tiendra une enquête.La voirie aux Trois-Rivières ( Spéciale) Trois-Rivières, 21.— Los travaux de voirie sont poussés activement aux Trois-Rivières.Un contrat pour le papiers eaerés de rues.Au profit du monument Cartier La compagnie d’Opéra National donnera une représentation au profit du Monument.Cartier ; M.E.W.Villeneuve, président du comité du Centenaire Cartier a pris A cette fin, des arrangements avec la compagnie.M.Villeneuve, avec le concours du Comité Exécutif a acheté une représentation de “Samson et Dalila ’ qui sera donnée à Montréal, mercredi soir le 1^ décembre.Dans cet opéra de Saint-Saëns Madame Gerville-Reache, la cïlèbre contralto française, chantera le rôle, de Dalila, Mishaska Léon, celui de Sam-son, et Edmond Roselly, qui fut fendant trois ans premier baryton à l’Opéra de Paris, celui du Grand-Piê-tre.Le bue de cette représentation est de recueillir des fonds pour l’érection d’un monument à la mémoire de ce grand héros national dont r.n eélènr:-.-ra le centenaire le 6 septembre 1914.La loi des pavages La commission échevinale de législation commencera cette semaine la discussion des amendements 8.la charte.La principale question à discuter sera celle de la loi des pavages.Cn a déjà tenté de faire abroger la loi, mais la législature a refusé de sanctionner la décision prise par le conseil.Dette année, on tâchera de faire amender la loi en la rendant plus équitable et en imposant une taxe uniforme.Si pareil manede-ment est amendé, en lui donnera un effet rétroactif.vage viunt io 2S,000 dY'tvo donr Ottawa, 21.— Le docteur R.AV.Powell, registraire, annonce les résultats des récents examens, qui ont eu lieu à Montréal, en vertu de la loi médicale du Canada.Sur soixante et onze aspirants, quarante sont admis à la pratique de la médecine, dix-neuf ont échoué et le bureau fédéral des médecins étudiera le cas de certains autres aspirants qui ont échoué sur seulement un ou deux sujets.Voici la liste des aspirants qui ont subi leurs examens avec succès : L.A.Aubin, Rawdon, Qué.; I.F.Bélanger, Québec; L.À.Bergeron, Saint-Antoine de Tilly, Qué.; G.R.Bourne, Montréal; G.E.Brown, London, Ont.; I.Gumming, Ottawa, Ont.; A.P.Davies, Hull, Qué.; A.S.Duncan, London, Ont.; J.B.Gallagher, Bath, N.B.; I.F.Grant, Montréal; E.H.Gray, Montréal; W.G.Hepburn, Montréal; L.G.Howle, Bras D’Apie, Qué.; AV.C.Hutton, Montréal; J.J.Irvine, Montréal; J.A.H.Joyal, Montréal; R.F.Kelson, Montréal; J.H.G.Laçasse, Sainte-Geneviève de Pierrcfond, Qué.; .A.Léger.Montréal: A.F.Macaulay London.Ont.; F.IL Mackay, Montréal; T.AV.F.Macknight, Tarn-worth.Ont.: L.AA’.Macnutt, Ottawa, Ont.: A.A.Martin, Pierce, Neb.; A.J.Mcdalla, Sainte-Catherines, Ont.; AA’.G.Morris, Vancouver, C.A.: H.L.Morrison.Barrie, Ont.; P.Ka.se, A’ "(lun, Qué.: L G.Phillips (lornwall, Ont.; \\T.S.Pickup.Fort AVilliam, Ont.; 1.L.Poirier, Graig-mont, Ont.; L.K.Pontyne, Tavistock, Ont.; A.L.Raymond, AAT liam.stown.Ont.; K.M.B.Simon, Toronto: A.Stewart, Ottawa, Ont.; T.AV.Sutherland.Montréal: F.S.Swaine, Montréal: A.T.Turner, Bowden.Alberta; E.J.0.Walcott, Montréal; L.W.AA’alkey, Hanover.Ont.; T.1 Wall.Kansas City, Mo.; W.G.AA’allace, Metcalfe, Ont.; H.C.Workman, Kingston, Ont.Le Dictionnaire Blanc Un deuxième envoi du dictionnaire français de Mgr Elie Blanc nous arrive, en même temps qu'une demande de la part du puhl>c de prolonger les conditions auxquelles on peut se le procurer.L’administration du “Devoir” comprenant l'importance d’un bon dictionnaire et désireuse de fournir au plus grand nombre possible l'occasion de se le procurer à bon marché y consent.Inutile de revenir sur les avantages du dictionnaire Blanc: c’est le dictionnaire en vogue.Un incendie au pénitencier de Kingston Kingston, 20 — Le feu s’est déclaré à ta buanderie du pénitencier samedi soir.Les flammes atteignirent le toit en quelques minutes.Les gardes sonnèrent l’alarme et la brigade de la ville se rendit sur les lieux.Après deux heures de travail achar-] né, les pompiers se rendirent rnai-J très des flammes.La buanderie étant à bonne distance des cellules, tes | prisonniers n’eurent pas de crainte.T,es pertes sont évaluées A $8,000.ENCORE LE COUTEAU.Deux Polonais, Kit.su Gibria, 25 ans, et George Budmand, 23 ans, ont joué du couteau hier soir vers 9 heures sur l’avenue Mont-Royal, près de la rue Iberville.Comme con-séquence tous deux ont dû passer par l’hôpital où Gaibria est demeuré, ses blessures étant jugées graves.Budmand a été écroué au poste central et ce matin il comparaissait devant le magistrat.Les deux homines, au dire de plusieurs de leurs compatriotes, se querellèrent d’abord à propos d’une femme puis Ils en vinrent aux coups.GAMINS QUI PROMETTENT.Deux gosses de 14 et 15 ans ont été arrêtes hier soir par les détectives Walsh et Thibeault, pour avoir vole, chez S.A.Lichteinbein, des bijoux pour une valeur de S1000.Le vol fut commis il y a deux semaines dans le coffre-fort de la Montreal (lotion and Wool Waste Co., coin des Communes et Nazareth.Les détectives ont retrouvé une grosse partie des objets volés chez les parents des enfants.Nos deux bandits en herbe comparaissaient ce matin devant le juge Choquet de la cour Juvénile.VIEILLARD BLESSE.Un nommé Napoléon Piché, 53 ans, a été trouvé par des passants, hier soir, vers 7 heures 3ü, sur la voie du Grand-Tronc à quelques pas de l’avenue Alwater.Piché reconta qu’il avait été frappé une deini-hcu-re auparavant par une lopomotive et qu’il souffrait beaucoup'.A l’hô-pilal Western, où il a été transporté, les médecins ont grand espoir de lui sauver la vie.ACCIDENT A LA MINOTERIE OGILVIE.John Donaldson, 408 Saint-Patrice, travaillant à la minoterie Ogilvie, a été blessé à cet endroit par un cric, en mouvement, hier soir, vers !) heures.Le blessé n’a pas voulu être transporté à l’hôpital et après avoir été pansé il est retourné chez lui.AU PALAIS DE JUSTICE.A cause de l’ouvrage qui augmente toujours au palais de justice on a dû ajouter deux nouveaux commis au bureau des dossiers, ainsi qu’au bureau du protonotaire.LA LIGUE DU PROGRES CIVIQUE.Une assemblée générale des membres de la Ligue du Progrès Civique est convoquée pour cet après-midi, à •1 heures 30, dans les chambres de l’Associafion des Architectes, 5 carré du Beaiver Hall, pour discuter le rapport du sous-comité du comité adjoint des Associations Civiques, recommandant certains amendements à la charte de la ville, en vue d’un meilleur gouvernement civique.Les délégués seront présents pour exposer les changements pro posés.Les membres sont priés d’être présents.RECONNAISSANCE.M.Jos.Charpentier, assistant-surintendant du bureau de la sûreté, Vient de recevoir deux lettres accompagnées de chèques, remerciant le chef et les détectives de leurs travaux.La premirèe est de M.F.Stark, gérant général de la compagnie d’assurance Gresham contre les voleurs.Accompagnant la lettre était un chèque de $50.00.La deuxième est de la maison Paterson et Cie, rue de l'Hôpital.Ci-joint était un chèque de $25.00.M.Charpentier a remis les deux chèques au chef Campeau afin que ce dernier les verse au fonds de secours de l’Association de bienfaisan.ce de la police.Le “ World ” vs le “ Star ” Les avocats dans la cause du “World” de Toronto vs le “Star” di Montréal sont revenus hier de New-York.Us ont examiné un bon nombre de témoins relativement aux rapports qui existent entre l'International News Service et le “World” d'une part et le “Star" d’autre part.Les procédures se fii'ent.publiquement, les avocats ayant plein pouvoir de questionner les témoins comme ils l’entendaient.On pensait que le résultat des divers examens serait produit en Cour aujourd'hui, mais la chose est impossible car il faudra une couple de jours au commissaire E.S.Wright pour lui permettre de transcrire ses notes.APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adres ser: Modem Barber College, 62 Bout Saint-Laurent, Montréal._ COMMIS On demande un bon commis parlant les deux langues pour magasin général.Bons gages.Homme marié préféré.S’adresser Boite 39, “Le Devoir”.ON DEMANDE A ACHETER Terre pour nivellement: On a besoin de 150 à 200 voyages de terre, au coin du Chemin Sainte-Catherine et avenue Bellingham.S'adresser à R.Gariépy, architecte, No 25 rue Saint-Jacques, Tel.Main 6513.REPRESENTANTS DEMANDES Nous payons de $50.00 à $100.00 et plus pour des intrigues et histoires pour cinématographes.Nous achetons toutes les productions de nos élèves et représentants.Quelques-uns se font jusqu’à $500.00 par mois.Nous avons besoins de bons représentants.Ecrivez-nous immédiatement en français.The Moving Picture Association, 40 Abbott Avenue, Toronto, Ont.SERRURES Spécialité de clefs et serrures.Noue faisons tous tes genres de clefs à cylindres Yale, etc.Réparations en tout genres.Parapluies réparés et recouverts, au No 182 rue Sanguinet, près Sainte-Catherine (Nous allons à domicile ).VENTE.ACHAT Gt ECHANGE Toutes les personnes qui désirent acheter, vendre ou échanger un commerce, une propriété ou une terre, peuvent s’adresser à moi, en toute confiance, étant certain, vu mon expérience de leur donner toute satisia»,-tion.Rien à payer d’avance.Meunie:-217 rue Saint-Denis, coin Dorcheste;-Phone Est 6202.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONN1ERE, F.J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2670.Tél.Br-Il Main 1973.-Ailrc-sse télégraphique Codes : Western Un.Univ.Ed.“Yrrab” Montréal LEOPOLD BARRY LL.B.Avocat et Procureur Edifice banque Ottawa, 224 rue St-Jacques Chambre 44.—Montréal Botte Postale 356.— Adresse télégraphique “NiiJinc.MontrcaP*.Téî.Main 1250 1251.Cones : Liebers.West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacque#.EMPLOI DEMANDE EMPLOI DEMANDE Un professeur désirerait employer sa journée de congé (le je-udi) et tous les soirs de 4 heures p.m., soit comme comptable ou autre chose.Ecrire boite No 55, "Le Devoir”.A VENDRE M.Geo.Perley en Angleterre L’honorable ministre sans portefeuille n’est pas chargé de mission.A VENDRE Plusieurs magasins cigares, tabacs, épiceries, maisons meublées pour louer des chambres, merceries, magasins chaussures, pharmacies, clos de bois, etc.Les personnes désirant vendre leurs commerces, adressez-vous, Jean Castelli, 120 Sainte-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”.Etabli depuis 23 ans.Tél.Est 4563.AUTOMOBILES de seconde main à vendre, de tous prix.Ecrivez à L.Baril, Warwick, Qué.Pigeon Realty Co 1457 BOULEVARD SAINT-LAURENT Çlft —Avenue Laurier Est, un sC?I coin, 3 étages.Magasins et logements.Bon revenu.Tout le comptunt possible, -Rue Cartier près Boule vard Saint - Joseph, 3 éta es, 9 logements, 3 et 4 pièces.Moderne.Bon revenu.Pas d’hypothèque.Echangerait contre bons terrains et du comptant.Esplanade, près Mt.-Royal, 3 étages, 3 logements, 8 pièces.Fournaises.Moderne.Bon revenu.Comptant, .$3,500.(£11 Cnil—Hutchison, 3 étages, 3 logc-w I I IWUU ments, 6 et 7 pièces.Fournaise, 2 garages.Bonrevcnu.Tout le comptant possible.Cil Cfin-Rue Wavcrly, 3 étages, 3 w I I WwU logements de 7 et 8 pièces.Construction solide.Cave cimentée.Bon revenu.Comptant $3,500.Rue Saint - Hubert, 3 étages, 2 logements, magasin.Bon revenu.Echangerait contre terrains et du comptant.WC ft A—Rue Cuvillier, 4 étages, 5 lo-9WUU gements.Bon revenu.Echangerait contre balance de prix de vente, et du comptant.£CI ft ft fl—Rue Alma, 6 logements.Mo-derne.Revenu $840.Echangerait contre terrain et du comptant.Esplanade, maison 3 étages, 3 logements, 5 et 6 pièces.Bon revenu.Tout le comptant possible.—A.Chambly Canton, grand W I J OU U terrain de 1 1-2 arpent carré avec 4 maisons et magasins.Echangerait contre bon terrain de ville ou propriétés et peut disposer du comptant.E ft A—Rue de la Roche (Duflferln), OUfUUU près de l’église Saint-Arsène, 2 étages, 2 logements, terrain 75 x 110 pieds.Echangerait contre balance de prix de vente et du comptant.$15,000 $13,400 510,000 ARTHUR GIBEAULT.B.A.L L.L.Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Désery, Hochelaga.Tél.Beil.LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, LLD., C.R., Camille Tessier, LL.B.PATTERSON & L AVERY AV OC A T S-PRO CURE UP.S SUITE 111 180 ST-JACQUES Tél.Bell awn 3960 Cable Wilpon W.Patterson.C.R., Salluste Lavery, B.O.L.M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-Thomas.Longueuil Résidence : F-t 5973 ANATOLE VANIER, B.A.,LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques, Chambre 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER ^ BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.$3,500 Ottawa, 21.M.George H.Perley, accompagné de Mme Perley, est j coniptant'.' parti samedi pour Québec où il a été l’hôte de sa soeur jusqu’à son départ pour l’Angleterre, aujourd’hui.M.Perley n’est pas chargé de mission, comme on l’a prétendu ici.Après avoir passé quelques jours à Londres, M.et Mme Perley passeront douze semaines en France et en Italie et reviendront au Canada au commencement de janvier.• M.Perley a agi comme ministre de plusieurs département pendant tout d’été et il a rempli les fonctions de premier ministre pendant l’absence de M.Borden en juillet.Son voyage en Europe est une vacance pure et simple et M.Perley n’est nullement chargé de conférer avec te gouvernement britannique ou l’Amirauté, au sujet de da défense navale, comme la rumeur en a couru avec persistance à Ottawa.$1,200 chaque, 4 terrains rue Saintc- Clalre, prêts à bâtir.Echangerait contre propriété et pouvant disposer du Coupon No 2 21 Octobre 1913 LE DEVOIE CONDITIONS Une série de 6 de ces coupons et CINQUANTE-CINQ (55) sous donnent croit au Dictionnaire alphabétique et logique par Mgr Eiic Blanc.L’envoi par la malle exigera un supplément de VINGT (20) sous pour les frais d'emballage et d'expédition.Les bienfaits de 1 Institut Pasteur Paris, 21.— Pour la première fois depuis 1886 lorsque Pasteur commença son traitement de l’hydrophohis, aucune des personnes traitées à l’Institut n’iat morte.Depuis cette date, 395 patient sont pastries par l’Institut.De ce nombre.71 souffre lent de l'hydrophoble par injonction et 14F par l’autopsie d’animaux qui les avaient attaquées.Les autres ont été mordues par des animaux que l'on soupçonnait atteints de la rage.——.v • ¦ - Le tramway aux Trois-Rivières fService na'.“.lcMÎi.>r> Trois-Rivières, 21.— Trois-Rivières se propose de construire bientôt un ¦é.seau de tramways électriques.Une charte ù cet effet sera demandée à 'a Législature avec pouvoir d’étendre le réseau dans toute la région comprise entre Berthicr et Portneuf.Les promoteurs sont MM.J.B.McDougall,H Murray, J.C.Smith, W.S.Hnrt, de Montréal, D.Murphy, autrefois président du Terminal, A Montréal, t’Ot tawa et l’hon.Jacques Bureau.Noyé dans le Bassin Louise Québec, 21.— Ernest Simard da la Petite Rivière Saint-François, s’est noyé hier soir, dans le Bassin Louise.L’Infortuné partit pour aller au Bassin voir quelques amis qui étaient à bord d’ure goélette.En s’y ren dant, on croit qu’il fit un faux pas et qu’il tomba à l’eau.On ne put ie secourir à temps.T .e défunt était Agé de 28 ans et il ne demeurait en ville que depuis quelques jours.> Nouvelle fabrique de meubles (Svrvicc particulier) Thurso, Que., 21.— l ue nouvelle fabrique de meubles vient d’être fondée ici sous h- nom de Thurso Manufacturing Company, avec un capital de 819,000.t es promoteurs sont M.A.A.K.Deeelles, Mme Recettes, Georges Wilson, Irène Demers et J.-A.1 lame-lin, tous de Montréal.La pluie plus terrible que la mitraille Toronto, 20.—Le combat simulé qui a lieu tous les ans en cette ville, à l’occasion du Jour d’Action de Grâces, n’a pas eu lieu aujourd’hui.Les autorités militaires de Toronto n’ont ptts voulu que tes braves défenseurs de la ville contractent le rhume.Alors lorsque la pluie se mit à tomber, ce matin, ils donnèrent des ordres pour que les soldats soient licenciés.Malheureusement, les Queen’s Own Rifles qui avaient été chaisis pour attaquer Toronto, et qui campaient en dehors des portes de la ville, n’ont pas été avertis de la décision des autorités militaires.Les Queen’s Own s’anvancèrent donc sur la ville et s’en emparèrent sans difficulté, les régiments de Toronto n’ayant pas voulu défendre leur ville à cause de la pluie.Le blé de l’Alberta (Service pirtieuîlir) Winnipeg, 21.— La province d’Alberta a eu le premier prix pour eon blé A l'exposition “Canadian and Apple Rhovv.” M.Nick Taltinger, de Ctareaholm, a été l'heureux vainqueur du trophée.L’élévateur de Transcona Winnipeg, 21.— L’élévateur du O.P.R.a Transcona, qui s'est enfoncé dans le sol hier, eut encore dans la position où il se trouvait hier nndi.Les ouvriers ont pratiqué des ou-vertuisrs dans le fond afin me le grain glisse dans des wagons, qui le transporteront aux grands lacs.La perte de grain sera peu considérable, si la belle température se maintient et s’il ne survient pas d'autre accident A l’élévateur.100—vrnm‘ Old Orchard, 25 x 90 « 4 4 AA—Avenue Adison (Highland), 9 I » i UU 25 x 90 pieds.(T JJ A A AA chaque, Montréal - Est, entre w O U II iWU Notre-Dame et le fleuve, 10 terrains de 50 x 75 pieds.Echangerait contre propriété et peut disposer du comptant.$700e00trSins rue AU“ (Parc fl?ft ft ft ft ft—Avenue Saint - Charles 30tlU.Uy (Ahuntsic), 5 terrains, 25 x 100 pieds.5 terrains rue Des Erables et Messier, près Mont-Royal,’ clairs d’hypothèc^ue.Echangerait pour propriété et pourrait disposer du comptant.8 terrains de 34 x 90 pieds.Avenue Décarie, près Sherbflpoke, $1.10 le pied.AVENUE DE L’IDEE, un coin, 100 x 90 pieds, $2.25 le pied.2 terrains à Dorval, 50 x 135 pieds, 12c le pied.TERRAIN Avenue Péloquin (Ahuntsic), 50 x 100 pieds, 45c le pied.TERRAIN, 32 x 120 rue Wiseman, $1.25 lo pied.PIGEON REALTY, CO , 1457 B!vd.Saint-Laurent, près Are.Mont-Royal.Tél.Saint-Louis 1429.A VENDRE BELLE PROPRIETE neuve, nu centre de la ville, rapportant mi-delh «le 81,800 pour ?17,000.Comptant 87,000.Balance facile.BELLE TERRE de 92 arpents à la Pointeaux-Trembles, pour 885,000.Conditions faciles.BEAU COIN DE RUE, coin Saint-Laurent et Buller à vendre 5 conditions faciles.DEUX PROPRIETES rue Saint-Laurent, un peu plus haut que la rue Duluth à $8.00 du pied.Un vrai bargain.BEAU TERRAIN dans le village du Snult-aux-Récollets, valant $400.00.Clair d’hypothèque, pour $300.00 comptant.UNE PREMIERE HYPOTHEQUE de $5,000 à 6 p.c., remboursable dans 3 ans, f» échanger pour une bonne propriété de rapport.On pourra disposer de $1,000 il $1,500 contp- GIROUX, LUCIEN, notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence, 405 Duluth Est.Tél.Saint-Louis 2585.Argent 5 prêter.Règlement de succession.G.A.NORMANDIN NOTAIRE, 205 Saint-Jacques.Tel.Main 8161.ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation.Tél.Est 986, Montreal.Achète ausa; l«s Balances de prix do vente., T.TOUPIN Expert-comptable, agent d'assuran ces.$196 rue Saint-Denis, Montréal Tél.Saint-Louis 7585.DrM.LE MOYNE 267 SHERBROOKE EST (Près Saint.Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gorge, larynx.Tél.Est 4550.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3649, 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur - Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUB1SE & HURTUBISE, Ingénieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacaues, Montréal.Tél.M.7618.SURVEYER & FRIGON INGENIEURS CONSEILS Expertises, levés de Plans, Estimations et Projets Rapports Techniques et Financiers ADRESSE : 66 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 3808.MONTREAL ARCHITECTE^ LAFREN1ERE, J.L.D.—A.A.P.Q.Architecte, Professeur de dessin d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.271 Saint-Denis.Tél.Est 887.523 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.LaSalle 1856.ccttr hypothèque.coin tant en plus ON DEMANDE « acheter, cofn de rue de deux logements, dans Hoche In gu, préféré, devra vMrn un bargain S'adresser f» B.J.A.MARTIN 137 RLE ADAM, Phone Lftsslle 1133.Maisonneuve Tél.St-I.oui« 2112 DEMERS & GAUTHIER Poliiieuri et Ketnbouireun SPECIALITE : Réparation de meubles antiques.OT4 SAINT-UKNT# TERRAINS A VENDRE Ce que je perds, vous le gagnez.Une personne ayant $50.00 peut ac quérir mes intérêts sur un bloc de terrains de choix sur la ligne des tramways, pour lesquels $200.00 ont été payées.Raison de vente: je ne puis continuer tes petits paiements mensuels et ai besoin immédiatement d’argent.S’adresser Boite Postale 345, Ville.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vo» dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.CARTES J) AFFAIRES ACHII.LK DAVII, e-nuepieneur électricien, 266 Ste-Catherine Est.Tél.Bell, Est 1710, Résidence, Tél.Est 2782.rodolpheTbedard Expen-cuinpuioie et autateur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 8869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran-çois-Xavier, Montréal.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angie Carniei et t>i Denis.Tél.St-Louis 2149.Bon service et courtoisie.Nos dents sont très belles, naturelles, garan-ties.L’INSTITUT DENTAL RE FRANCO-AMERICAIN, (incorporée), 162 rue Saint-Denis, Montréal.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.60 à $3.60.P ix spécial pour les voyageurs d» commerce.S2.00 car ioitr.DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS d* ^ Oharhon Dominion pour Vapeur Criblé brut (run mino), mèlongS (•Lck) Pour routolKur-mcnts s'adresser aux BUREAUX DE VENTE ne rua Salin.Jacquas.Montréal TU«Vbou§ Mala 4M VOL.IV.—No.215 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 21 OCTOBRE 1913 3 POLITIQUE ETRANGERE WILLIAM SULZER EST CANDIDAT PROGRESSISTE 4 la suite d’une requête qui lui est présentée par plus de 3000 voteurs, le gouverneur déchu accepte la candidature à la Législature d’État New-York, 20.— William Sulzer, ¦e gouverneur (lécha de l’Iitut de Kew-York.a été choisi ce soir par les Progressistes du sixième dish'd, comme candidat pour le poste de •nemhre du « ongrès pour ce district.\1.Sulzer commença en IdS'l sa carrière publique comme membre de la législature de New-York.New-York, 20.— La'noniination de l’ex-gouverneur Sulzer comme candidat progressiste dans le sixième district de cette ville, fut faite contre le désir des chefs progressistes du comté et de l’Etat.I.e sentiment pu mi les progressistes est que la niajo-jté des < itoytns de l'Etat de Nev -YorK sont opposés au retour de Sulzer à l’assemblée législative, (/est le président du comité progressiste, M.Theodore Douglass Robinson, qui a exprimé h dissentiment du parti.M.Francis Bird avait aussi écrit à .M.Steindlcr, avant la réunion des délégués, le mettant en garde contre la nomination peu sage de M Sulzer.Mais M.Bird fit remarquer que 3200 voteurs de tous les partis sur un total de fiOOO, avaient signé une pétition, favorisant la nomination de Sulzer.Ce n’est donc pas tout-à-fait une nomination du parti progressiste, mais une nomination des voteurs de tous les partis du district.Apres la nomination de M.Sulzer, il y eut une grande manifestation populaire dans la parti» Est.Les fanfares jouaient les airs nationaux.La nomination fut unanime de la part des delegués et M.Sulzer accepta la candidature.FRANCE Ce que Ton pense des Zeppelins “Ce sont encore les engins de destruction les plus redout afoles en cas de guerre”, dît le major Driant.POURQUOI IL A CONSENTI Albany, N.Y., 20.- Quelques mi- mics après avoir reçu la nouvelle de sa nomination, M.Sulzer a déclaré les raisons (pii motivaient son acceptation de la candidature.Il n’a jamais douté qu’il ne put être de nouveau mis en nomination, a-t-il dit.!1 ne doute pas non plus qu'au mois de janvier, il fera partie de l’assemblée législative, où il lit ses débuts dans la vie pualiquc il y a vingt ans.11 croit avec ses amis qu'il deviendra le speaker de la eliîunbrc et quai sera de nouveau envoyé, à la ‘‘People’s House”.M.SnP/iT partira pour New-York, oil il parler» jour et nui! p-1 liant la durée de sa campagne nolitique.Après soi éiecti'T, il fera plusieurs (ouférerccs jusqu’à l’ouverture de la session.D’après M.Charles C.Platt, secré taire de M.Sulzer.le candidat républicain.Harry Kopp, aurait déclaré son intention or faire la lutte pour Sulzer.Les rabbins de toutes les synagogues du sixième district, où Sulzer se porte candidat, sont allés voir l’ex-gouverneur et l’ont engagé à mener xa eu :iu«gnc rondement.lis ont prés.hh: la roquél» signée par 3300 voteurs On dit qu’il n’v a que &7(iC yot»ui\x dan* le d »t iet.M.Sulzer ne voul "’ pas donner de réponse affirma!i vt d abord, déclarant que sa fernn e désirait qu'il se retire de la vie iiib'iqu*.mais quelques minutes après il accepta la candidature, son épouse M ayant dit .“Accepte, le peuple t’ap’.J.e.Lutte pour la cause' PORTUGAL LE TRONE DE JWANUEL CE SIGNE DE ROYAUTE AINSI QUE LES AUTRES VESTIGES DU REGNE DE MANUEL DISPARAISSENT SOUS LES ORDRES DU GOUVERNEMENT.AUTRICHE LA GUERRE DES BALKANS ELLE A EU POUR EFFET DE NUIRE CONSIDERABLEMENT AUX INDUSTRIES AUSTRO-HONGROISES.f III Paris, 22.—Les autorités militaires de l’aviation en France, malgré la catastrophe du Zeppelin se montrent toujours convaincus que les immenses dirigeables dreadnoughts allemands sont encore les engins de destruction les plus redoutables en cas de guerre.Le major Driant, député de Nancy, gendre du général Boulanger, jadis si populaire, qui connaît à fond tout ce qui a rapport aux machines de guerre, s’est exprimé ainsi, dans une interview: —La catastrophe du Zeppelin ne diminue en rien la confiance que j’ai dans les dirigeables.“Les Allemands ont eu, il est vrai, Ses quantités d’accidents, et, en cas £e guerre, ils en auraient encore davantage, mais nous devons malgré tout ne pas oublier les immenses services que de tels dirigeables seraient appelé à rendre dans une guerre.“Ainsi, un dirigeable peut transporter huit tonnes de dyanmite et les lancer au besoin sur l’ennemi, toutes ou en partie, au gré du pilote.“Supposons que la guerre éclate entre l’Allemagne et l’Angleterre et qu’un ballon coûtant 1,500,000 francs dirigé par vingt hommes, vienne prendre position au-dessus d’un cuirassé (anglais, évalué à soixante-quinze millions, et ayant à bord mille hommes l’équipage.Ces derniers seraient tués Immédiatement, car aucun point, même protégé par une armature métallique, comme celui du nouveau cuiras-ré la “Queen-Elizabeth”, ne pourrait résister à une explosion aussi terrible.“La preuve de cette théorie est la persévérance pleine de confiance des Allemands, qui augmentent leur flotte aérienne de Zeppelins, ce qui est pour nous le meilleur de tous les exemples.“Je ne veux pas déprécier nos aéroplanes comme éclaireurs pour les reconnaissances, mais j’ai examiné, à Lunéville, un Zeppelin dans toutes ses parties et je n’hésite pas à dire que la perte du treizième drearnought aérien ne doit pas décourager les Allemands et qu’on ne sacrifiera jamais des sommes d’argent aussi utilement qu’en les employant à la construction d’engins de destruction dont la valeur est inestimable.On ne pourra apprécier cela qu’à la prochaine guerre”.que le ministre du commerce a décidé d’organiser un autre service entre Paris et la Riviera.Cette innovation sera surtout appréciée de ceux qui se rendent dans le J'61, au procureur-général, midi, en hiver, car iis auront lettres; Question, et journaux de Paris le soir même, au | “En loi contre les trusts “Deaken-lieu de les recevoir le lendemain ina- Hughes” ne semble pas utile dans le Londres, 21.— Le correspondant de l’“Express” à Lisbonne vient de faire le récit d’une visite au Palais des Necessidades, presqu’entièrement écroulé sous les obus des révolutionnaires.Toute une armée d’ouvriers s’occupe actuellement à faire disparaître la moindre trace des somptuosités contenues dans i’antique maison royale de Bragance.Grâce à l'insouciance de la République chacun se plaît à détériorer les richesses royales et les nombreux souvenirs qui doivent être envoyés à Furwell Park, où demeurent actuellement la reine Amélie et le roi Manuel.Depuis leur départ de Lisbonne, il y a trois ans, rien n’avait bougé dans le palais.A traÆrs les chambres dépouillées et les corridors poussiéreux, on voyait encore le parquet tout couvert de grandes glaces brisées et de maints objets ayant appartenu à la famille royale.Lorsque le correspondant a pénétré dans la salie du trône, il a constaté que la république venait de mettre la main sur les insignes royales, maintenant sa propriété, et, sur le trône lui-même, il a vu un ouvrier, qui s’apprêtait à griller une cigarette.ANGLETERRE  propos , du trust du boeuf en Australie Londres, 21.— Le “Daily Chronicle” vient de recevoir- la dépêche suivante de Melbourne.“Les trusts américains, pour le boeuf viennent d’acheter deux manufactures de viande à North Queensland, situées près de Townsville et Cairns.“Cette vente cause beaucoup d’alarme aux marchands de bestiaux et les députés ouvriers veulent ©n appe- sur cette tin.Les aéroplanes postaux s’arrêteront à Lyon et à Marseilles avant d’arriver à Nice.Un aéroplane partant de Paris de grand matin, pourrait facilement couvrir la distance en douze ou quatorze heures, et même moins si le temps était fayorable.Cela ferait arriver plus vite également la malle partie de Londres le soir, car les lettres envoyées le soir, arri-rnnt à Paris le matin, pourraient être délivrées à Nice le même soir.Les premiers essais seront faits probablement par M.Gilbert, qui partira de l’aérodrome des Moulineaux au lieu de partir de Villacoublay, ce qui lui fera gagner à peu près une heure.La surtaxe à payer par lettre sera de quatre sous environ.Poincaré à Reiras présent cas.L'effet qu'aurait le projet de loi Seama Londres, 21.— M.Neal Farrar, secrétaire de la Fédération des Armateurs du Royaume Uni, déclare dans une interview qu’en Angleterre on considère très peu probable que le bill concernant tes marins, aux Etats-Unis, soit adopté par le Congrès à sa prochaine session.Il estime qu’il est malheureux que les Etats-Unis aient même discuté une telle mesure, en vue de la conférence internationale qui ®e réunira à Londres en novembre pour étudier la question de la sécurité en mer.M.Farrar déclare que le bill est nuisible en ce qu’il tend à rompre les contrats entre armateurs et employés et à inciter les marins à déserter.Il croit, si le bill passe, que — .__ I la plus grande partie du trafic bri- Poincaré, accom- j tannique actuel qui se fait aux Etats-Unis sera détourné au profit des ports canadiens.Vienne, 21.— Grâce aux rapports J que les différents ministères viennent i de publier, il est maintenant possible | d’estimer ce que la récente guerre balkanique à coûté à l’Autriche-Hon-! grie.Cette guerre a éclaté à une ! époque où la surproduction et 'le cré-I dit se manifestaient d’une manière ! excessive.Les banques pressèrent la rentrée des emprunts trop facilement accordés, mettant plusieurs industries dans la gêne ou les acculant à la ruine, pendant que, fait assez curieux, les faillites dans le monde de la finance, étaient relativement très rares.D’après un rapport du trésor, les pertes subies en 1912 s’élèvent à 562,-000,000 de couronnes, soit environ ?132,400,000, dont $12,000,000 représentent la diminution des exportations dans les Balkans ; $2,000,000, les commandes de machineries annulées, et $10,400,000, les dépôts retirés.Les importations pour 1912 acusent naturellement une plus grande augmentation que les exportations.L’augmentation des importations est de $3,500,000, et celle des exportations, de $2,000,000.La question de l’effet de la division de l’ancienne Turquie d’Europe entre les alliés sur le commerce d’exportation de l’Autriche-Hongrie, fait le sujet de beaucoup de discussion, dit le rapport.D’un côté, on s’attend à ce que le substitution H es droits généralement plus élevés de la Serbie, de la Bulgarie et de la Grèce aux droits fixes de 11 pour cent prélevés par les Turcs, ait pour effet d’entraver l’importation des produits manufacturés, et à’ce que les Etats balkaniques s’efforcent, à là faveur de la protection élevée dont ils jouissent de se faire leurs propres fournisseurs dans plusieurs branches de l’industrie.On estime que près de la moitié des anciennes exportations de l'Autri-che-Hongrie en Turquie d’Europe, soit pour une valeur d’environ $10,000,-000, sera affectée par l’élévation des droits.Les droits sur le sucre seroint en moyenne de 75 pour cent, (Serbie, 68 pour cent; Bulgarie, 77 pour cent; Grèce, ad valorem).Il en sera de même pour les spiritueux, les allumettes, l’émail, le coton et la laine, tandis que le papier à cigarettes, qu’on exportait en Turquie, est sujet à un monopole d’Etat en Bulgarie.“D’autre parc, on reconnaît généra-lement que les Etats balkaniques, quand la paix sera définitivement établie, auront besoin de grandes quantités de marchandises étrangères pour réparer les dégâts de la guerre, et on espère que le pouvoir d’achat des territoires annexés finira par augmenter plus rapidement que sous la domination turque.Trois Puissants Leviers % III Paris, 20.— M.pagne de M.Pichon, ministre des Affaires étrangères, est parti pour Reliras.MM.Etienne, ministre de la guerre, Thierry, ministre des travaux publics, Hennion, préfet de police, étaient allés Je saluer à la gare.Arrivé à Reims, le président a j Ce pays deviendrait le grand fournis-été reçu par les autorités, la muni- i seur de boeuf du monde entier, cipalité, les parlementaires et le géné- L'avenir de la Rhodésie Duel entre deux généraux septuagénaires Paris, 21.—Le général Bosc a adressé aujourd’hui son cartel au général Georges Florentin.Ce sera un duel de septuagénaires.Le premier est âgé de 72 ans et le général Florentin, Grand Chancelier de la Légion d’Hon-neur, est âgé de 77 ans.Le général Florentin a pris des procédures légales pour empêcher les membres d’une association militaire, la société du Mérite National, fondée par le généa-al Bosc, de porter à la boutonnière un insigne et enfreignant ainsi le privilège des membres de la Légion d’Honneur.Les seconds des deux vieux officiers ont eu une entrevue cet après-midi, pour décider si la rencontre devait avoir lieu.ral d’Amade.Il s’est rendu, au milieu des acclamations, à l’hôtel de ville, où il a reçu les corps constitués.U a ensuite visité la maison de la mptpalité, 'la chambre de commerce.Après un déjeuner que lui avait offert la municipalité, il a prononcé un discoure dans lequel il a fait l’éloge de la Champagne et de ses vins connus dans le monde entier.Il a enfin visité le musée, l’hôpita] et le collège des athlètes.L’Albanie et la Serbie Paris, 21—Le ministre de Serbie a Londres, 21.— D’après l’‘1Evening News”, la Chartered Company of South Africa a décidé une vaste entreprise par laquelle la Rhodésie deviendrait le pays producteur de boeuf du monde.Les détails complets du projet ne seront pas connus avant que sir R.Starr Jameson 'les aient annoncés à son arrivée en Afrique du Sud, mais, dit ^“Evening News”, le projet est d’une grande importance pour l’industrie de l’élevage du bétail dans le monde.La Chartered Company convertira des millions d’acres d’excellents pâturages en vastes ranches.On estime que par la voie du Caire et de la Mé-., .- - , diterranée, les approvisionnements de visite Aujourd’hui M.Paieologue, di- ! viande peuvent arriver en Europe sept recteur des affaires politiques, au mi- j jours plus tôt que ceux de l’Argenti-mstere^ des affaires étrangères^ et ajne.Les ranches seront exploités d’a présenté une demande de la Serbie, afin de laisser»à une commission internationale le droit de décider si les places occupées par les Serbes en Albanie appartiennent aux Albanais ou aux occupants.Le correspondant du “Temps”, à près les méthodes américaines.La Chartered Company a nommé Richard Walsh, du Texas, gérant du ranche.Il est maintenant en route pour l’Amérique, où il engagera ses aides.L’“Evening News” ajoute : Naturellement, les grandes maisons améri- Saint-Pétersbours, annonce que M.| caines qui se livrent au commerce de Sazonoff, ministre des affaires étran-1 la viande ne sont pas restées inacti- gères russes est à Berlin, en conférence avec le chancelier impérial pour avoir une solution immédiate de la question de l’Albanie.La poste aérienne Un nouveau service est établi entre Paris et la Riviera.Paris, 20.— Le succès des première expérience d’une poste aérienne, entre Paris et Pauülac, a été si complet, ALLEMAGNE Cette trêve dans les armements Berlin, 20.— La proposition de Winston Spencer Churchill, premier lord de l’’Amirauté, que l'Angleterre et l'Allemagne prennent un congé en 1914 .dans la construction de leurs navires de guerre a été reçue froidement par le gouvernement allemand, qui la considère comme trop futile pour mériter une réponse.Il est plutôt douteux que le gouvernement se décide à donner une réponse officielle à la preposition Churchill.Cependant ii est rumeur que le chancelier impérial, Von Beth-mann-Holwey attaque la question à la prochaine session du parlement, Les autorités navales considèrent que ia proposition que l’Allemagne ne devrait pas construire de navires pendant que l'Angleterre en construira trois, ne doit seulement pas être discutée.ves.On dit que la maison Armour se prépare d’acquérir des terres pour y établir des ranches, et certains chefs des plus grandes compagnies d’élevage du Colorado sont partis pour l'Afrique du Sud, où ils rencontreront sir Starr Jameson.La Chartered Company donnera aux Américains toutes les facilités possibles.“Jusqu’à quel point le trust du boeuf de Chicago est intéressé dans l’entreprise, cela reste à savoir; mais les directeurs de ranches du Kansas, du Colorado, du Wyoming, du Dakota et du Nebraska croient que la Rhodésie a un riche avenir agricole.Une seule compagnie, déjà enregistrée, a un capital de £1,000,000, ($5,000,000).Tout bon juge des qualités du THE, admettra que dans les Thés du Japon seuls, vous obtenez la pureté et la richesse d’arome.ITALIE Marconi aurait été nommé sénateur, mais.Il n’a pas les quarante ans révolus tel que l’exige la constilution.Londres, 21.—Les actionnaires de la Cie Marconi, à une assemblée spéciale, tenue hier, ont félicité M.Guillaume Marconi, l’inventeur du système de télégraphie sans fil de ce nom, pour l’aide puissant que son invention a apporté aux naufragés du “Vol-turno”., Un correspondant de Rome écrit au “Daily Telegraph”: “11 a été annoncé, tout dernièrement que M.Marconi serait nommé sénateur.Le roi lui-même est très en faveur de la nomination et adressa même ses compliments à M.Marconi lors d’une visite faite par ce dernier, à Victor Emmanuel, à San Rossore.“M.Marconi déclara au cours de la conversation qu’il n’avait pas encore quarante ans et ne pourait être par conséquent nommé sénateur.“Il avait raison, car d’après la constitution d'Italie, personne ne peut occuper un siège sénatorial avant d’avoir 40 ans révolus.Le célèbre inventeur devra attendre jusqu’à l’an prochain pour ce poste honorifique, étant né le 25 avril 1874”.Etroitement Enthousiasme Fonctionnaires compromis Vienne, 20 — Le'“Zeit” annonce que quatre officiers du gouvernement, dent deux sont à l’emploi du ministère du Commerce de l’Autriche et plusieurs officiers de police en Galicie sont compromis par les documents saisis récemment par les autorités dans les bureaux du Pacifique Canadien en divers endroits de l’Autriche.Cette saisis a été opérée à la suite d’une accusation portée contre l’agent de la compagnie à Vienne disant qu’il aidait des Autrichiens à ne pas faire leur service militaire en les faisant émigrer en Canada.Plus de cent arrestations ont été opérées en Galicie.ETATS-UNIS Le projet de loi monétaire Washington, 20.—Le président Wilson est consentant d’accepter des amendements substantiels au bill mo nétaire, s’ils peuvent hâter le passage de la mesure devant le comité du Sénat; les partisans de l’administration sont optimistes et croient que la mesure sera loi avant la clôture de la session actuelle du Congrès.Une réduction dans le nombre des banques de réserve, fixées à 12, la non-participation du secrétaire de l’Agriculture et du eontrôLur des finances au bureau fédéral de réserves, qui aurait le contrôle du nouveau système monétaire, sont les amendements auxquels le président a insinué qu’il ne s’opposerait pas.Les amendements proposés feraient du bureau de réserve une institution du gouvernement; mais il y aurait une provision pour que des sept membres dont il sera composé, six fussent nommé par le Président, qui donneraient tout leur temps au travail de ce bureau et le septième fût le secrétaire du trésor lui-même.Le comité n’a pas encore traité la question de réduire les banques de réserve ; mais certaines suggestions sont faites de les réduire à*5 en montant jusqu’à 10.Les avocats malhonnêtes Certanras membres du barreau de Montréal, soupçonnés d’avoir agi d’une façon incompatible avec leur profession vis-à-vis de leurs clients, devront comparaître dans quelques jours devant un fonctionnaire du Département de la Justice qui est récemment arrivé à Montréal pour faire une enquête dans ce sens.Cette enquête n’aura aucun rapport avec celle que le Conseil du Barreau a l’intention d’instituer.On a maintes fois discuté les procédures dont se servaient certains avocats; mais on n’attendait seulement qu’une personne, victime de cet état de choses, logât une plainte pour pour songer à faire une enquête.Présentement, M.G, Daaaulniers, C.R., syndic du Barreau, a entre les mains le ca» d’un membre qui devra comparaître devant le Conseil au complet, pour expliquer sa conduite, dans quelques jours.Suicide d'un franco-américain Central Falls, R.I., 20.— Hormis-das Dubois, 50 ans, domicilié au No 96 rue King, s’est suicidé hier après-midi à l’aidé du gaz d’éclairage.Dubois habitait Central Falls de puis plus de dix ans.Il était charpentier-menuisier de son état.Après avoir travaillé jusqu’à mercredi soir, il avait été congédié par son patron.11 laisse sa femmes, quatre fils et deux filles.HI Avez-vous jamais vu un auditoire bailler à la face d'un orateur ennuyeux ?D’autre part, avez-vous remarqué l’attitude d’un>auditoire suspendu aux lèvres d’un orateur qui manifeste l’enthousiasme ?L’enthousiasme est l’expression vibrante de la ve défunt était né en Ecosse à “Sandyflat” Maryhill, près de Glasgow, le 23 janvier 1839, ce qui lui donnait donc 75 ans.A la fin de ses études, à Glasgow, M.Watson fut à remploi d’une grosse compagnie d’échanges entre marchands.Il vint au Canada à l’âge de 21 ans et s’é-taiblit à Montréal.Il fonda une société commerciale avec son frère, M.J.C.Watson, pour l’importation de porcelaine et tapisserie, En 1880, la compagnie commença à manufacturer ses produits.En 1897 elle prit le nom de Watson Foster Co.Le défunt était, à sa mort, président de la maison et la conduisit vers les grands succès grâce à son talent financier.Epinal.France, 20.— Le lieutenant Garnier et le sapeur Jaurot de la station miliiaire d'aéroplane d'Epinal s'en revenaient Je Bue aujourd’hui, lorsque le moteur de leur monoplan s’arrêta soudainement.La machine capota et les aviateurs, tombani d’une hauteur de 800 pieds furent lues.A la même heure, le caporal Dantro-che, de la même station militaire, eut un accident semblable.Son biplan venait de s'élever dans les airs lorsque son moteur se détacha de l’appareil et tomba dans la Moselle avec son pilote.Dantroche se noya dans la rivière.ii MENACE DE TUER SA MERE Un jeune Français est arrêté pour avoir essayé, pour la troisième fois, de tuer sa mère.DANS LE Monde Ouvrier Mesures à la Chambre Autrichienne (Service de la Pifcsse Associée) Vienne, 21.— Le gouvernement autrichien à Introduit à la Chambre des Reginald McKenna, le secrétaire du Communes, une loi nouvelle d'êirigra-consulat britannique.Elle - déclaré ; tion défendant toute immigration que ce n’était nas son intention de ayant pour effet de nuire au recrute-nrtf.uhpr Ipg doc rrnli't.RTT+.pR ment de 1 armée ou de favoriser 1 in- 12 Jaloux de son beau-père, un jeune homme, Pierre Peuch alias Tisserand, âgé Je 17 ans, a essayé hier matin, à sa demeure, 2171 rue Fullum, de tuer sa mère avec un couteau à dépecer.Heureusement, sa soeur, âgée de neuf ans, voyant Ce danger que courait sa mère, réussit à lui enlever le couteau qui tomba planté sur le parquet.Ce voyant, Pierre Peuch quitta ! mo'sor po courant et vo dirigea vers les buissons de la Côte Saint-• Michel.i^ -gene Coulombe, un voisin, apprenant la nouvelle, téléphona au poste de police de Roscmcunt, d’où l'on dépêcha le détective Gagnon et l’agent Lalonde.Après de longues marches dans les champs et à travers les bois, le détective Gagnon réussit à s’emparer du jeune homme qui n’effrit aucune résistance.Après avoir changé d’habits, car il était trempé jusqu'aux j os, Pierre Peuch fut écroué au poste j central.j C’est la troisième fois, paraît-il, que le jeune homme essaie de tuer sa mère depuis son arrivée de France, il y a cinq mois.Une fois arrêté, Peuch demanda au détective Gagnon: “Pensez-vous que l’on va me déporter pour ça?” La police croit qu’il a agi ainsi pour être déporté aux frais du gouvernement canadien.Depuis son arrivée à Montréal, Peuch était maçon.Sur lui, il avait un livre banque montrant $70.00 d’économies.Une violente tempête de vent Suite de la dernière page.Cleveland, Ohio, 21.— La plus grosse tempête de vent de la saison vient de passer sur les grands lacs, depuis Duluth jusqu’à Buffalo, hier.Plusieurs ports ont été fermés et les navires doivent attendre le retour du beau temps pour continuer.Sur le lac Supérieur, la neige et un grand froid formaient escorte à l'ouragan.Les navires qui purent arriver â Fort Williams avaient une enveloppe ! nif)Vîmrtsmi"st2Ï et 2r'ortob're rlUeiiil*ir'S de glace.Vu la violence du vent, pas l>a s’ un navire n’a pu quitter Ashland.Une flottille est à l’abri à Thunder Bay.Le navire américain “Booth" est 15 heures en retard et a dû chercher abri.Le canal Sainte-Marie a baissé de niveau à cause du grand vent et les navires y passent avec difficulté.LE PACIFIQUE ” Canadien TORONTO ï)p;>.*9.05 a.m., *10 p.m., *11 p.m.HALIFAX Dép.*7.25 p.m.SHERBROOKE Dép.*8.25 a.m., fo.30 p.m., *7.25 p.m.OTTAWA Dru.f8.05 a.m., 18.40 a.m., *9.18 a.ni* *9.45 a.m., *4.00 p.m., 57.45 p.m., *9.45 p.m., *10.30 p.m.QUEBEC Dép.*9.00 a.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.m.•Tous les Jours.* Tous les jourfc excepté U dimanche.§Le dimanche seulement EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Win- BUREAUX DES BILLETS 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou à l’Hôtel Windsor, et aux gares Place Vlger et Windsor.RAILWAY SYSTEM La voie double Sur lac Ené le vent avait une MONTREAL et TORONTO blesse de o2 milles a t heure et au- ouatro trains tous les jours.Les tuberculeux Le Dr E.S.He/rding, Becrêtatre du Royal Edward Institute, dit qu’il prêcher les méthodes des militantes en ce pavs.Elle : 3 contenter- d’expo- tra ic des blanches, ser les vues de ses sceurs d’Angleter-' a aussi fait plusieurs mterpella-i .•_ tiens sur les affaires des agents du re sur 1* suffrage féminin.l.p.R., en Autriche et une motion est : tout, les petits, les humbles compren- A son départ de 1 Ile ElUs, elle re- ¦ sur la ta-Dle de la chambre à cet ef- | nent mieux que jamais aujourd’hui, çut une ovation de la part des fem- Les noms des officiera autri- | que toute ces améliorations qu’on fait, L’AUGMENTATION DES LOYERS.Jamais, peut-être, depuis que Montréal est érigé en municipalité, les ouvriers ne se sont intéressés davanta-ge aux choses du gouvernement mu-nuicipal qu’à l’heure présente.Il n’est pas, en effet, une réunion de travailleurs où il ne soit question des projets de réforme, qui sont, mainte- ^ _ _ nant, pour ainsi dire, à l’ordre du faudrait un hôpital pour les tubercu-jour, dans notre ville._ J ]eux dans les faubourgs, à un endroit La raison de cet intérêt inaccoutu- ; facilement accessible par les tram-mé que porte la classe ouvrière à la wayg politique municipale, a été donnée j L’institut traite environ trois cents hier soir, au cours d’une assemblée : majadeg par semaine, mais ce n’est ouvrière, tenue à la salle Mozart, rue qU>un dispensaire Dans un an, il en Amherst, dans le but spécial de dis- traite probablement quinze cents chez cuUr sur la situation: [eux.Mais ces chiffres ne reprêsen- “C est que, a declare le president, p,ag quart des cas de tubercu- M.Arthur Lapointe,^les ouvriers, sur- jOBe qUj existent à Montréal, parce qu’il ne se rapportent qu’à une par- cun navire n’a poi effectuer son service régulier.LA BARQUE “SLIGO” L’équipage de la barque “Sligo”, a été sauvé aujourd’hui près de Scar-boro Beach, par le capitaine Ward, au mement où les vagues allaient vaincre es efforts des hommes harassés par une lutte de deux jours contre les éléments.L’équipage a été amené aussitôt sur Tile où on leur prodigua les soins nécessaires.Si ce n’eût été le courage des sauveteurs tous ces marins auraient inévitablement péri, fatigués qu’ils étaient ils n’auraient pu nager par un temps pareil.Le capitaine Ward et ses compagnons ont dû lutter plus d’une demi-heuie avant d’accomplir le sauvetage.Le “Sligo” a subi, depuis jeudi dernier, une série d’accidents.En traver- ; sant le canal Welland son avant fut défoncé.On le répara tant bien que mal et tout se serait arrangé s’il n’était survenu un des plus forts coups de vent que le capitaine Dan McVi-car ait rencontrés dans sa vie.Ce coup de vent démolit tout ce qui avait été fait et le bateau coirmença à faire eau à raison de deux pieds par heure.Trésorier de la Cité de Maisonneuve, VAIN EFFORT POUR ATTEINDRE jusqu’à mercredi prochain, le 22 cou- Quatre trains tous les jours.Aménagement supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 10 h.30 du soir.^“INTERNATIONAL LIMITE” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide mv Canada Montréal-Toronto-Chicago, à 9 h.du matin, tous 1rs Jours.MONTREAL-OTTAWA 8 h.matin.8.05 soir, tous les Jours.9 h.10 matin, 4 h.soir, excepté le dimanche.MONTREAL-QUEBEC SHERBROOKE-LENNOXVILLE 8 h.01 matin, 8 h.15 soir, tous les jours, et 1 h.16 soir, excepté le dimanche.MONTRE A L-PORTLAND-BOSTON 8 h.01 matin, 8 h.15 soir, tous les jours.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour, pour l’Ouest du Canada, via Chicago, chaque mardi, jusqu’au 28 octobre.Bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle St-Françola-Xnvicr.Tél.Main 0905, Hôtel Windsor et gare Bonaventurc.Cité de Maisonneuve SOUMISSIONS DEMANDEES De nouvelles soumissions pour une nouvelle installation électrique complète pour la construction du Marché Public de la Cité de Maisonneuve, seront reçues au bureau du Secrétaire- mes et hommes employés au départe- c|:lft,ns compromis dans cette affaire ces travaux, qu’on exécute, ces gros ment d’immigration.1 ¦ ' - - - ’ - 1 • • • - sont entre le , ment.mains du gouverne- Mme Austin au Princess La première soirée de la Société des Concerts.Le premier do la série des concerts du dimanche s’est donné, dimanche soir, au théâtre Princess, sous les meilleurs auspices.La salle' était à demi remplie.'ilme Florence Austin, soliste de la soirée, a beaucoup plu au public do connaisseurs qu’elle avait devant elle.On regrette pour elle qu’artiste ne soit fias du féminin, car on peut être à la fois plus femme et plus artiste.Elle n’a, pas 4a vigueur d’archet d’un homme.elle ne tire pas de son violon une très grande sonorité, mais son jeu est out délicatesse et tout nuance.Elle a joué deux morceaux, à la sourdine , cpd avaient la joliesse de ces toiles / Le jeûne avant la Communion Un Jésuite français soumettra, à ce sujet, une proposition au congrès eucharistique de Lclidres.Paris, 20.—Une proposition qui intéresse tous les catholiques de l’univers vient d’être faite par le R.P.Lintells, de la Compagnie de Jésus, directeur de l’“Action Eucharistique”, de Paris, et sera soumise au Congrès Eucharistique de Londres, à Pâques.Cette proposition, suggère l’abolition de la présente loi demandant que les catholiques observent le jeune depuis minuit au matin du jour où ils ont l’intention de s’approcher de la Sainte Table.Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique, est entré dans le mouvement.Si le congrès approuve les deux pétitions que lui présenteront l’éminent Jésuite et l’évêque français, elles seront sur le champ envoyées au Pape.d’araignées que l’on voit à l’aurore , embuées de diamants, sur les haies des îhamps.L’orchestre, sous l’habile direction de U.Shea, a donné “Filandia”, de Si-belieux ; l’amour du Papillon, délicieux morceau descriptif en pizzicato, et la j “Nuit Arabe”, de Uaradh, où tient toute la mélancolie du désert, et des Ossming, N.Y., 20.M.C.J.Post, danses bizarres, scandé, s du morne artiste, a invité M.James Clancy, tambourin.I/orchestrc a aussi aecom- gouverneur de la prison de Sing-Sin pagné le concerto en ré La grève des transports en Irlande Dublin, 21.— L’Archevgqui catholique de Dublin vient de publier une lettre pastorale mettant les catholiques en garde contre le projet de Punie® des ouvriers de transport d’envoyer leurs enfante en Angleterre jusqu’à la fin de la grève.Sa Grandeur déclare que les catholiques doivent se renseigner si les personnes auxquelles les enfants sont confiés sont des catholiques.L’Archevêque est très alarmé de ce que les socialiste» soient un tête du projet.- Italien arrêté pour tentative de meurtre tie seulement des malades pauvres.4~ 11 épouse sa garde-malade salaires qu’on augmente, c’est en définitive, les locataires, c’est-à-dire le petit ouvrier ou employé qui paie ¦ T .pour tout.Car, on remarque qu’une Lon(lres’ 21 M .Martl“?r augmentation dans la taxe municipale j L>‘!ager .a éP°UBé samedi dernier Mlle précède de peu de temps, une augmen- Pivoine, une garde-malade qui le tation du prix des loyers.” A cete assemblée, il a été fait rapport que les propriétaires, qui ont reçu leurs avis de cotisation, ont constaté une grande augmentation dans l’évaluation municipale, de leurs propriétés.Comme, cette année, il a été construit peu de maisons d’habitation, on peut s’attendre, d’après les orateurs, à une forte augmentation dans le prix des loyers.Un ami de Sing-Sing sion italienne, 105, rue Dagmais, Saint-Henri.Ferreo protesta de son innocence, mais on le conduisit au poste, où l’on ne trouva aucune arme incur de â venir cueillir des pommes dans son sur lui.Lorsque Santino pourra qnit- LES CHARPENTIERS EN FER A l’encontre d’un certain nombre de métiers de la construction, pour lesquels l’ouvrage fait défaut, les charpentiers en fer ne chôment pas.C’est le fait qui a été révélé à une grande assemblée de l’Union des hommes de ce - métier, qui a eu lieu, hier soir, au Les détectives Crowthers et Kava Temple du Travail, sous la présidence nagh ont arrêté de bonne heure hier j de M.A.Binette.Un rapport très in-Tony Ferreo, accusé de tentative de , t ères sant de l’agent d’affaires, M.1.meurtre sur la personne de Giovanni j P- Morgan, fit connaître qu’à l’heure Santine qui fut transporté à l’hôpital j présente, pas un seul membre de 1 U-Western avec un coup de stylet dans nion n’est sans ouvrage.Cette houle cou, reuse et exceptionnelle situation est Après l’avoir vainement chercher due, d abord, du fait que cette année toute la soirée, les détectives arrêté- ' a été très favorable pour la constnv-rent l’accusé dans une maison de pen- fions de grandes bâtisses, dans les verger, pour les prisonniers.| Six d’entre ces derniers tVieniaws'ki.morceau périlleun qui a Fourni à Mme Florence Austin l'occasion de montrer sa souplesse.Les chansons canadiennes de Gilson ont été magnifindement interprétées oar l’orchestre.L’auteur prend le thème gai de la guignolée et le thème gnan-gnan d’un “Canadien errant”, et les enveloppe des plus précieuses harmonies.comme les sculpteurs du Moyen-Age mettaient, en les enjoli-ivani, dans leurs chapiteaux ouvragés, que lu France et 1 Angleterre inter 4 ___ i.__ 1 xrîrlfïTYe loc garde du ' gouverneur, se sont rendus à la demande de M.Post.Tous se sont très bien conduits et le gouverneur en a été enchanté.-+- Le Japon au Mexique | ter l’hôpital, il viendra témoigner con-sous la ire son agresseur.plus humbles légumes de L’orchestre a terminé par noreeau descriptif de Glazounoxv quelles on a employé, en quantité, le fer au beu du bois, pour les charpentes.En second lieu, elle est attribuée à l’usage que l’on fait aujourd’hui presque généralonent du ciment armé dans la construction des édifices.Le fer qu’on y emploie donne un surcroît de travail aux charpentiers en fer.DEMANDE D'INCORPORATION Le club social ouvrier Mont-Royal, au cours de son assemblée régulière, hier soir, à la salle Mont-Royal, a (Service de la Presse Associée! National qu'aura lieu le second cours décidé de se faire incorporer.Les Paris 30 le “Figaro” annonce gratuit 'Je diction française donné par membres, voient, dans cette mesure, S’ f Mlle Idol a Saint-dean.professeur à qui permettra au club de Posséder, potagers." ' viendront peut-être dans les affaires l’Ecole d’Elocution Columbian._ (vendre ou acheter, un immense aVar!' un autre du Mexique, ce qui créerait un précé- j 7 ou- les jeunes gens et les jeunes fil- j tage pour leur organisation.En effet, “T e I dent en droit international.(les désireux de se perfectionner dans ; ce club ouvrier, depuis sa séparation Cours gratuits de diction française C'est demain soir à 7 heures 1-2 dans la salle No.10 du Monument National qu’aura lieu le second cours soigna après qu’il eut été victime d’un accident d’aéroplane at Caire, en 1910.M.Singer est un riche amateur d’aviation.Il est sociétaire de la célèbre fabrique de machines à coudre.En 1910, alors qu’il faisait une envolée sur son aéroplane, la machine refusa tout à coup de fonctionner et Singer fut précipité sur le sol.Il se fractura une jambe.On le ramena à Londres pour y passer sa cor-valeseence.C’est là qu’il connut Mlle Pillavoine.Jarnaval”.Mme Austin a donné aussi une Perceuse do Woitzel , l’Abeille do Rohm ot la célèbre Valse lie concert do Musin.Le correspondant du “Matin”, à To- d’art si important dejjicn diro sont in- ! retentissante d'avec le parti général, kio, annonce que le gouvernement ja- | vîtes à suivre ces cours qui seront a changé complètement son orienta-ponais vient d’envoyer un cuirassé donnés tous los mercredis.1 tion.Il a modifié son programme.dans les eaux du Mexique.Nul doute que 1rs élèves viendront | Tous les articles à tendances socialis- i ; on grand nombre profiter do l'immense j tes ont été radicalement élagués.Ce Les Engrais Chimiques “ International ” ont obtenu TA MEDAILLE D’OR' à l'Exposition Provinciale 1913 Cultivateurs: Pour des résultats certains et satisfaisants, employez les Engrais Chimiques “INTERNATIONAL” appropriés pour les différentes cultures et les différents sois, avec eux jamais d'insuccès.Pour plus de renseignements s'adresser FERTILISANTS INTERNATIONAL 48 RUE SAINT-PAUL, QUEBEC avantage qui lour est si généreusement i offert par l’Association Saint-Joan-; Baptiste et que les résultats seront Un frère de Chamberlain est décédé Londres, 21.— M.Arthur Chamberlain, le plus jeune frère de M.Joseph Chamberlain, est décédé.C’était' un rude opposant de la réforme du tarif.Il était président de la maison Kynoch’s Limited, grande fabrique de munitions de guerre.club veut être et demeurer, avec son caractère ouvrier, un club social.Après avoir obtenu son acte d'incorporation, il est probable que le, club ouvrier Mont Royal se rendra acquéreur d'un immeuble, dans leluel il établira des salles de réunions, salles de jeux, une bibliothèque, etc.La séance était présidé par M.A.J.Râtelle, président.Le secrétaire.M.H.Judien donna lecture d’une lettre de M.Alphonse Desjardins, le fondateur bien connu des caisses populaires, en Canada, et aux Etats-Unis.C'était une réponse à une invitation du club Mont Royal, de faire une conférence devant ce club.M.Desjardins, retenu par des engagements antérieurs, ne peut fixer le jour où il lui sera possible de se rendre à Montréal.En attendant, il profite de l’occasion pour remercier le club de son invitation, et demande des renseignements sur sa constitution, son but et ses moyens d'action.Le secrétaire a été chargé de donner à l’éminent conférencier, tous les renseignements nécessaires.LES FACTEURS DE PARIS Paris, 20.— Trois mille facteurs ont organisé un meeting à la Bourse du travail.Ils réclament une augmentation de salaire.CHEZ LES INGENIEURS STATIONNAIRES.Par décision du 5 octobre 1913, il a été résolu de suspendre jusqu’à nouvel ordre les séances mensuelles de l’Union Canadienne Indépendante des Ingénieurs Stationnaires de Montréal.Cet arrêt n’est que momentané, les séances recommenceront sous peu, tous sont résolus d’y apporter plus d’entrain que jamais, et de tenir haut et ferme le drapeau des ingénieurs.Par ordre, Le secréta're J.CHAMPEAUX, 117 S le-Catherine Est.REUNIONS POUR CE SOIR Sème Mardi du mois.AU TEMPLE DU TRAVAIL Union des ferblantiers couvreurs ; Union des maçons ; Union des ouvriers plombiers ; Union des tailleurs de marbre ; A LA SALLE DIONNE Conseil conjoint des cordonniers organisés de Montréal.A LA SALLE ALLIANCE NATIONALE Union des mouleurs en fer.A LA SALLE WHITE Union des machinistes de la Pointe Saint-Charles.A LA SALLE GARIEPY Union des employés civiques.LE PORT.Pour comble de malheur, le nouveau câble qui la reliait au Lake Michigan, appartenant à la Point Ann Quarry Company, propriétaire aussi du Sligo se rompit, ce qui la laissa à la mercie d«s éléments samedi matin.Le capitaine MacVicar qui était déjà à la roue depuis douze heures, sans avoir pris de repos, ordonna de hisser la voile de devant dans l’espoir de se rendre à Toronto, sans aide.Les vents de l’est qui soufflaient m "ace-rent de pousser le navirevers le rivage, mais les marins et le capitaine réussirent à lutter jusqu’à ce qu’on arrivât à Sacaboro Beach.Pendant toute la nuit la pompe avait fonctionné pour maintenir le niveau d’eau, mais vers le matin, une bourasque renversa le navire sur le côté et brisa la pompe.Le navire n’était plus dès lors qu’une ruine.Le capitaine Ward, de la station de sauvetage fit mettre une chaloupe à l’eau, mais celle-ci rencontra les plus grandes difficultés pour l’accostage.Heureusement, au bout de quelque temps, les sauveteurs réussirent à monter à bord du “Sligo” et faire descendre dans leur barque le capitaine McVicar, Edwin Wood, de Toronto; Fred Cole, de Toronto et Andew Walker, de Colbourg, à Pointe Gibraltar, où on leur donna les soins que réclamait leur état.EN VIRGINIE Norfolk, Virginie, 21.—La navigation le long des côtes de la Virginie et de Hampton, a eu beaucoup à souffrir de la tempête d’hier.Le vent était si impétueux à Hampton, que trois navires sont venus en collision en voulant accoster au quai | de la Virginian Railway et Norfolk et Western.Le navire norvégien, “Tordeskjold” a frappé une barge à la Pointe Lambert.Les navires anglais “Sucregen” et “Storton”, en voulant amarrer à la Pointe Swells, sont venus en collision.Les deux navires ont été tellement endommagés qu’ils devront être réparés à la cale-sèche.Le navire de guerre “Vermont”, “Kansas” et “New-Jersey”, qui tiraient à la cible, près du Cap, sont rentrés au port afin d’échapper à la tempête.LE “NORWALK’’ rant à midi.Les nouveaux plans et devis peuvent être examinés au bureau de l’ingénieur de la Cité.MARIUS DUFRESNE, Edifice de la Banque de Toronto, Maisonneuve.Le Conseil ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.MARIUS DUFRESNE, Ingénieur de la Cité.MAISON D’ÉDUCATION 198 Sainte-Catherine Ouest, Montréal Fondé en 1895 POSITIONS ASSUREES Prospectus sur demande.Tél.Main 308 Angus Caza.Prlnc.Vitrines Attrayantes Des vitrines propres attirent les client! avisés.L’eiTet d’un magnifique étalage esl souvent perdu derrière des vitres mnlpro près.Nous sommes à votre disposition Phone Main 1203 New-York Window Cleaning Co.L.TANNEBAUM, Gérant.IATENTES .PIGEON.PIGEON a DAVIS.| 7IÛRuiSTJa couis,Montre al.Tel i siA Détroit, 21.—La tempête qui a balayé les grands lacs, dimanche et hier, a fait sombrer un bateau, le “Norwalk”, qui faisait route d’E rié à Du-lith, avec une cargaison de 1,500 tonnes de charbon.Le “Norwalk” a Demandez i» Mandions a Lumière AUER CiS&ilfBtBilBBdHflBBBHHnHI Le Genre qui Dure PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.8343.—Joseph A.Chaput, épicier de Montréal, demandeur, vs.Joseph H.(iauthier de la ville d’Outremont, defendeur.Le 30me jour d’eotobre 1913, à dix heures de Pavnnt-mkli, au domicile du dit défendeur, au No.730A rue De Lépée, eu la ville d’Outreinont, district de Montréal, , , , , ,11 j-i seront vendus par autorité de justice le» sombre dans le porc de la presqu île biens et effets du dit défendeur, saisis eu False, à minuit, dimanche.! icttc cause, consistant ,n nieubles .lo m.'iia- Le capitaine Frank Goodnow et son .^ kac.KTT!., h.c.n.équipage de quatorze hemmes ont pas- ; Montreal, 21 octobre 1913.sé une heure à bord du bateau après - ‘ son abordage sur un récif.Ils ont été lacs Huron et Michigan.A une heu-sauvés par des pêcheurs d une île vol-.re avancée, hier soir, la tempête fai-sine.Le bateau "vait été construit! sait encore rage, en 1891 et jongeait 1,007 tonneaux, j Beaucoup de bateaux qui étaient La tempête a commencé sur le lac au large ont eu le temps de se réfu-Supérieur, puis s’est dirigée vers les gier dans les ports.Feuilleton du DEVOIR ^ .— LE — Nouveau Dodteur par JULES PRAVIEUX 33 c Suite) —Claudtcat ! Clnudicat ! s’écria "abbé Thnrot.Votre raisonnement -si aussi boiteux que le père Jacque-réux le bedeau t Les intestions de ces daines, est-ce que je les connais exactement ?Quels sont, au juste, leurs desseins ?Je m’en doute, je n’nil point la certitude requise.Vraiment, l’abbé, vous êtes bien rigoriste.Seriez-vous donc un janséniste alla rdc ?Et quand même ces danues auraient l’intenlion que vous leur prêtez, cette intention n’esl pas immorale.Ergo, je puis accepter leurs cadeaux pour mon église.J’ai le droit de .poser cet acte, ajouta le doyen frappant la table d’un coup fte poing affirmatif.Lorsque l’abbé liiarot, ancien pro* fesseur de morale, avait dit : “J’ai le droit de poser cri acte”, ce n’é-tait pas à l’abbé Monié, simple vicaire, à s’entêter dans la contradic-lion.Il y renonça et voulut aiguiller l’entretien sur une autre voie : —"Monsieur le doyen, dit-il après un silence, et où donc en est notre mariage ?—Oh 1 ne m’en parlez pas, fit l’abbé Thnrot, vous ne sauriez croire quel tourment c’est pour moi t Figurez-vous, l’abbé, que nos deux jeunes gens s’aiment 1 II ne nous fallait plus que cela I.Je n’en reviens pas : ils se sont vos une fois, deux fois, et les voilà épris l’un de l’autre 1.Mais, enfin, qu'est-ce donc que cet enragé d’amour qui se passe de l’aide de la raison, de la volonté, ces forces qui doivent diriger et contrôler nos actes ; qui, brusquement, sans avertir, s’empare de deux êtres, les lie l’un à l’autre ?Mais c’est une maladie, une sorte de folie 1 Et moi qui croyais que ceux qui en étaient aï-teints étaient toujours un peu ridicules, un peu bêtes ! Quand j’ai rencontré ces affligés dans les romans que vous m’avez fait lire, bien inutilement du reste, je vous avoue qu’ils m’agaçaient avec leurs all’s, leurs contorsions.Eh bien, l'autre jour, à la fameuse collation de Mme Poncet, combien mon impression fut différente ! Je regardais M.Bra-vières et Mlle Chanteau qui semblaient si hqureux d’être ensemble, dans ce petit coin ! Je ne vous le cacherai pas : 'ils étaient agréables à voir.Dire que je ne me doutais de rien I.Epris l’un de l'autre I Mon Dieu, que ce fut donc subit, et ut ita dicam, foudroyant ! —C’est comme dans les romans! fit l’nbbé Monié.—Comme dans les romans! s’écria l’abbé Tharot.Oh! si j’en uige par ce qu’il m’a été donné de connaître de leurs procédés, un romancier, en de telles conjonctures, ne serait pus longtemps perplexe! Pour se débarrasser de ce pauvre docteur Chanteau qui gênerait son dénouement, il l'assassinerait lâchement au coin d’une page.Ça ne traînerait pas! Or, nous, nous ne souhaitons à M.Chanteau que longue vie el prospérité.Je suis très ennuyé, mon cher abbé.très ennuyé, ré-péla-t-il après une pause.De dénouement, je n’en prévois aucun, aucun I Manifestement, l’abbé Tharot voulait revenir à .ses pensées sombres.Déjà, sa figure s’était rembrunie et un pli barrait son front, L'abbé Monié veillait.Il tenait en réserve pour le.s heures moroses de son curé le souvenir de l’anecdote autrefois contée par l’abbé Maillange.de la précieuse histoire de la grande Didi, la fillette au teint de cierge qui désirait si fort entrer au grand séminaire, et dont la'brusque évocation amusait toujours le doyen.—Moi, m’sieul dit avec une into-nation ré.solue l’abbé Monié ïevaîTl la main et faisant claquer ses doigts polir imiter le geste de la grande Didi.L’abbé Thnrot se représenta cette grande gamine « l’air gnôle surgissant de son banc, au catéchisme, pour proclamer qu’elle ne demandait pas mieux, elle, que d’échanger sa robe contre une belle soutane noire n boutons de crin, l'objet de toutes ses convoitises.Il partit d’un éclat de rire.Et le front du curé-doyen retrouva .sa sérénité.VII Un jour de la semaine qui suivit, le docteur Chanteau, qui tout l’après-midi avait couru la campagne [pour voir des malades, déclara, en rentrant chez lui, vers sept heures, qu’il se sentait “moulu, tout chose”.Il refusa de se mettre à table pour Ile dîner et monta se coucher.Inquiètes, Mme Chanteau et sa fille, ! après un semblant de repas qu’elles J expédièrent en dix minutes, s’em-pressèfent vers le docteur.Elles le trouvèrent morne, abattu.Comme [elles lui demandaient s'il souffrait, il se contenta de répondre: “Encoure cet imbécile de rhumatisme.Par j ce temps de chien !.” I Elles élaient déjà quasi rassurées, lorsque, vers neuf heures, le [docteur fut secoué d’un grand fris-i .son.I —Mais, qu'as-tu donc, mon ami?demanda Mme Chanteau.[ —II y a que je suis malade: c'est bien mon tour! fit le docteur dont [les dents claquaient ri donl tout le ! corps tremblait.La nuit fut mauvaise, le sommeil [du médecin traversé de cauchemars.11 rêva qu’il se promenait [dans les rues de Brenay, bras dessus, bras dessous aver le docteur Hravièrcs, “l’infâme Bravière.s”, que, .sur la place du Marché, celui-ci offrait une eigareltc aussitôt acceptée.Le docteur Chanteau s'éveilla trempé de sueurs avec une douleur très vive au côté droit de la poitrine.11 voulut se lever, mais dut se recoucher.Il lui semblait que sa léte trop lourde vacillait sur ses épaules: ses jambes flageolaient.11 était oppressé.Et toujours, ce point! Comme, après une demi-heure de de côté qui revenait à chaque ins-[ silence douloureux, le médecin por-piration.—Je bous dans ma peau, dit-il.Il demanda son thermomètre à Françoise accourue, au jour, vers son père.Lorsqu’il eul pris sa tem-pératu re: —Trente-neuf quatre, déclara-t-il, c'est un début qui promet! —Mais qu’est-ce que tu as?Qu’est-ce que tu as?demandèrent à la fois le.s dames Chanteau d’une voix alarmée.Je le saurai peut-être demain, répondit-il.Mais enfin, ce n’esl pas grave?interrogea Françoise, plus pâle encore que d’ordinaire ri dont le coeur battait à se rompre.tait la main â son côté droit, tandis que sa figure se contractait, Mme Chanleau lui demanda: —Comment vas-tu, mon ami?—Plus mal, fit-il.—Si on envoyait chercher un médecin?dit Françoise d’une voix qui tremblait.A leur grande surprise, le docteur Chanteau ne protesta point: —Prévenez Foret, à Epeau, dit-il, e’e.sl le médecin le plus rapproché.Françoise rédigea aussitôt une dépêche à l’adresse dn docteur Fore! el la fit porter par le domestique.La réponse arriva trois quarts d’heure après: “Pris par la goutte.Impossible remuer.” —Téléphonez à Daubois à Monta-—On ne sait jamais, grommela- bc,rti 01.tIonna ]e docteur.^ .j Un quart d’heure après, la jeune Mme Chanteau et la jeune fllls|fj]ie était dans la cabine téléphoni-s assiren! vers le lit, silencieuses, lci(|Ue de Brenay et apprenait de Mme regard tixé sur la figure du docteur y)nuij0]s qUe son niari venait de pnr-j comme pour y épier un espoir.Hé-||jr avco lin chirurgien de Verney !as! elles y lurent le.s «ignés dun|p0ur line opération d’appendicile ma! ignoré d’elles, mais qu’elles ne|(iaas un0 fenne éloignée, qu’il ne rentrerait vraisemblablement chez (pouvaient supposer bénin.Ces pom-! mettes colorées, ces yeux brillants, [cette respiration saccadée, cette toux les impressionnaient: le mutisme du docleur qui, à chaque question qu’elles lui posaient: “Tu ne veux donc pas nous dire ce que tu ns?” faisait de la tète un signe siégatif, comme s’il eût eraint de les terrifier en leur apprenant la vérité, les Jetait dans les transes.; lui que dans l’après-midi, mais que, dès son retour, il irait à Brenay.(A suivre) 111 LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI, 21 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.24 (i fi TEMPÉRATURE : Bulletin d'après le thermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R de MESLE, Gérant Aujourd’hui maximum.48 Même date l’an dernier.S3 Aujourd’hui minimum.36 Même date l’an dernier.37 BAROMETRE &h.matin, 29.34; Uh.matin, 29.40; midi.29.45.DEMAIN Forts rents; beau et frais.MERCREDI, 22 OCTOBRE Ste.Marie Salome, veuve.Lever du soleil : 6 h.24.Coucher du soleil : 5 h.5.Lever de la lune : 10 h.28.Coucher de la lune ; 1 h.49.Du 18 au 23 : vents froids du nord.LE C.P.R.EN AUTRICHE UNE DECLARATION OFFICIELLE DE LA COMPAGNIE RELATIVEMENT A LA SITUATION EN AUTRICHE.* UNE VIOLENTE TEMPETE DE VENT FAIT RAGE SUR LES LACS LA LIGNE TRIESTE-CANADA.La “ Patrie ” est bien renseignée Grâce à In publication, le samedi dans le Nationaliste, des dernières nouvelles du jour, les confrères, la Patrie pour n’en citer qu’un, peuvent, dès le lundi, donner à leurs •lecteurs, exclusifs ou pas, les infor mations de l'avant-veille publiées le jour même dans le Nationaliste.Exemple: Un pochard est pris d’hémorragie au poste de police, samedi; ta Patrie en publie hier la nouvelle complète prise intégralement dans le Nationaliste.La surprise a été grande, chez les lecteurs non-exclusifs, devant l’êxceUencc de la rédaction.Maintenant, tout t'explique,.Moralité: Lisez le Nationaliste.L’Ecole Sociale Populaire COURS DK SOCIOLOGIE DU R.P PLANTIER, S.T.Ce soir, à 8 heures précises, aura lieu à l’Université Laval la 4e conference du R.P.Plantier pour les classes dirigeantes.Le conférencier traitera le sujet suivant: Autour des biens de ta terre: D’où ils viennent.Ce qu’ils deviennent.Les phases de l’évolution.Conférence par îe Père Hage Une œuvre a ft*1 fondée récemment pour venir en aide aux mères indigentes.C'est l’assistance habituelle.Elle a pour but de soulager la misère dans les pauvres familles où bien souvent manque le nécessaire, et surtout de soigner les nouveau-nés que la fortune n’a pas favorisés, et que guettent la misère et la mort.L’Assistance Maternelle fait appel ù toutes les bonnes volontés et demande à tous scs amis d’fitre prélents à la conférence du Père Hage qui aura lieu jeudi, 23 octobre 1913, a.u Monument National.Il faut que la salle soit remplie, et que les Canadiens-français se montrent aussi généraux pour leurs œuvres charitables, que leurs Compatriotes de langue anglaise pour les leurs.La Sainte-Cécile La fête de la patronne des musiciens sera célébrée cette année et la cérémonie religieuse aura lieu à Notre-Dame.Le succès qui a couronné la tenta-'¦iv-e faite, l’an dernier, par les choeurs d’église de Montréal, de célébrer la Sainte-Cécile par un Salut solennel à Notre-Dame et par un banquet a été tel qu’on a décidé d’organiser une autre fête cette année.Une assemblée préliminaire a eu iieu hier dans les salles gracieusement mises à la disposition des choeurs par M.F.C.Larivière, président de la Chorale de Saint-Louis de France.Sept égliseis étaient représentées : Notre Dame, Saint-Jacques, Saint-Louis de France, Saint-Pierre, 3amt-Jean-Berchmans, l’Enfant-Jésus, ie Saint-Sacrement.Il a été décidé que la fête religieuse aurait dorénavant toujours lieu à Notre-Dame, sous la direction du maître de chapelle de cette église, qui choisira la musique à exécuter.Un comité a été formé pour orga niser le banquet.Le président en est M.F.C.Larivière, et le secrétaire.M.IV.Wcylaml.Aussitôt que la musique sera prête, c» qui sera vers le commencement de ia semaine prochaine, tous les maîtres rie chapelle seront avertis d’aller la chercher à la porterie du Séminaire.Kokovioff malade La compagnie du Pacifique Canadien vient de faire la déclaration officielle suivante, re'ativement à la situation de la compagnie en Autriche.“Considérant qu’un grave malentendu semble exister dans la conduite du Pacifique Canadien en Europe, nous devons dire que pour ce qui regarde le transport des passagers, tous nos agents ont l’ordre de se conformer à la lettre aux lois des différents pays où ils sont employés; il a toujours été du désir de la compagnie d’obéir aux gouvernements qui lui permettent de faire des affaires dans ces pays étrangers.“Comme le Pacifique Canadien connaissait la répugnace naturelle du gouvernement autrichien pour la grande émigration de «es sujets, cette compagnie lui a démontré comment il pourrait contrôler cette émigre*:on, en la concentrau sur le port de Trieste, où un examen minutieux des antécédents et des papiers de chacun pouvait être fait.“On avait aussi recommandé que des inspecteurs du gouvernement de l’Autriche fassent l’inspection de tous les paquebots quittant le port et fassent même la traversée de l’océan afin d’assurer les bons traitements aux sujets autrichiens.Un tel système d’examen et de protection ne pouvait être efficace sous les conditions d’abord existantes, alors que les émigrants sortaient du pays par où ils le voulaient bien.Le Pacifique Canadien obtint le contrôle de l’émigration dans le port de Trieste, seulement comme compagnie de transport ; il lui était défendu de faire de la propagande à l’intérieur du pays.D’ailleurs, dans la majorité des cas, les billets étaient {>ayés par des amis ou de parents qui avaient déjà laissé la pays pour le Canada ou les Etats-Unis.‘Des bureaux de passagers ont été établis en Autriche avec le consentement du gouvernement et les agents du Pacifique Canadien étaient reconnus dans chaque cas par les autorités de Vienne; ils étaient même quelquefois nommés par les gouvernements des provinces, pour éviter des abus.La ligne de navigation entre Trieste et le Canada a été établie à la demande même de l’Autriche qui voulait que les marchandises qu’elle envoyait dans notre pays partent directement d’un port autrichien.” Des barques ont sombré et plusieurs marins ont difficilement échappé à la mort.NAUFRAGES PRES DE QUEBEC (Serrice de la Presse Associée) Baltimore, 21.— Le vapeur “Shore of Maryland” a été assailli par une furieuse tempête de pluie et de vent, la nuit dernière.Presque toutes les villes riveraines ont subi des dégâts considérables à cause de la crue subite des eaux, la marée ayant été la plus forte qu’ont ait eue depuis 20 ans.PLUSIEURS GOELETTES ONT SOMBRE DANS LE BAS DU FLEUVE.« notre correspondant) Québec, 21.— Une tempête d’une violence telle que les navigateurs ne se souviennent pas en avoir vu de- Soulèvement au Portugal Les adversaires du gouvernement font une tentative pour faire libérer les prisonniers politiques.(Service de la Presse Associée) Lisbonne, 21 — De nombreuses arrestations ont été faites la nuit dernière -dans la capitale du Portugal, où plusieurs groupes d’adversaires du gouvernement ont attaqué les postes de police et les détachements de la garde républicaine dans les différentes parties de la ville et ont essayé de libérer les prisonniers politiques incarcérés dans la prison de Limoeiro.Ils ont réussi à rendre la liberté à un seul prisonnier.Les autorités ont réussi à réprimer le soulèvement et le gouvernement se déclare aujourd’hui maître de la situation.A LA MORGUE Le coroner McMahon est parti samedi pour un mois de vacance à Atlantic City.Durant son absence, M.,T.R.S.Biron remplit les fonctions de coroner, et M.Léopold Léonard agit comme secrétaire temporaire.Ce matin le coroner Biron a disposé du cas d’un nommé Alexandre Champagne, de Grnndville, âgé de 51 ans.blessé mortellement par la chute d’un arbre dans un chantier, le 1er octobre dernier.Le blessé fut transporté à Montréal, à rhô,pilai Royal Victoria, où il a succombé, hier.Le Japon et nos chemins de fer Yashuiro Tomita, ingénieur en de l’un des districts du Japon.M.chef est actuellement à l’Hôtel Windsor.Il vient étudier notre système de chemins de fer.après un premier voyage (Service do la Presse Assoeido) _ j d’études aux Etats-Unis.' nome, 21.Le premier minis- M.Tomita a cu'claré dans uno vntre-russe, Alexandre Nicolievitch | vue qu’il est le chef de l'un des dis- apon pour la construction fer.Les chemins de fer appartiennent à l’Etat, au Japon.et sont exploités par lui.Ias système fonctionne très bien.On se rend compte actuellement do l'importance de la construction de chemins de fer, meme si le pays est baigné de tous les côtés par la mer.C’est pourquoi on a institué des écoles d’ingénieurs des chemins de fer qui forment des élèfves, non seulement pour le Japon, mais pour la Chine.U , ' ''icxannre iNicoiievitch vue qu’il est aokovsoff, qui était ici depuis quel- tricts du Je nues jours, e.st tombé soudainement des chemins malade ce matin.Comme il a soixante-six ans, on craint des complications sérieuses.-4- Troubles au Portugal (Service de !» Presse Associée) Madrid, 21.— La capitale espagnole est pleine de rumeurs concernant de nouveaux troubles au Portugal, mais aucune nouvelle ne peut Hre confirmée, vu la haute main du ministère portugais, en ce qui con-,'crnc l’expédition des dépêches.-e- Le congrès de Boston (Service de la Presse Associée) Le discours de M.l’abbé Franck C.Kelley, de Chicago, président de la (eetion américaine de la Church Extension Society, a fourni le principal thème do discussion, è la séan.e de co matin.Il dit qu’on ne peut mettre en Joute le succès de l’œuvre de la société depuis huit ans ni le succès des deux congrès tenus.L abbe William l'h, Ketcham.dirce-(eur du bureau des Indiens catholiques i- Washington, et le Très Révérend M.John B.l’itarai, archevêque de Santu-Fé, N, M., ont pris part à la discussion.Co dernier a adressé nne supplique atix membres fortunés de l’Eglise, Je la part de» diocèsos moins fortunés.H a fait remarqué que pendant qu’on érige de magnifiques cathédrales dans les grandes villes, certaines églises et chapelles de petits diocèses de missions tombent en ruines.11 dit que si oc» é-glises ne sont pas reconstruites l'œuvre des missions sera sérieusement entravée.— ],o secours doit venir des llocèsea populeux.Le meurtre rituel L’ECHEVIN BOYD VEUT QUE LE CONSEIL DECLARE QU’IL NE CROIT PAS AUX ACCUSATIONS PORTEES DANS LE PROCES DE Kl EF.Notre conseil municipal va être appelé à se prononcer sur rexistenree si ] discutée du meurtre rituel, l’échcvin ilnyd présentant cet après-midi une motion dont il n’a pas voulu montrer le texte, mais dont voici à peu près le sens : Ce conseil ne croit pas aux accusations de meurtre rituel portées à Kief et il sympathise avec la cause juive.L’échevin Ménard proposera en amendement ; "Que ce conseil, considérant qu’iil n'a ni la compétence n* l’autorité voulues pour se prononcer sur l’existence ou la non-oxis-tcncc du meurtre rituel, espère cependant que le gouvernement de la Russie fera à l’auteur présumé du meurtre de Kief un procès juste, équitable et sgus préjugés,” Dans beaucoup d’endroits, l’eau a cou-i Puis longtemps a sévi la nuit d»r-vert les rues montant de 12 pouces I nière dans le bas du fleuve, jusqu’à 5 pied».I Et ce matin nous parvient la nou- | velle de toute une série de désastres UN PONT S’ECROULE maritimes.Plusieurs ga lettes qui ! étaient en route pour Québec avec Un pont neuf, en béton, de $20,000, ^ cargaison» ont fait naufrage près de Boston s’est écroulé et au plus ! ^ ,feruJl.ns endroits des goïlettes fort de la tempête l’édifice de la Me ont/^ désemparées par la force du tropolitan Life Insurance Company a T et “g «utie».On ne rapporte ¦ - , , „ , ., q * heureusement aucune perte de vie.p n r+e -X r ^ m T Cen 8S- 1 Les deux principaux naufrages sont On dit qu à Cnsfield les rues, sur arrlvéa à nie aux Gr tes où les le bord de 1 eau, ont etc mondees et goélettes “ Sirène” Capt.Wil-et quon est obligé de se servir de ; {rtd Gaumont et ” Haia ”, Capt.chaloupes pour vaquer dans cette pair- , Charles Gagnon ont été assez ôér’.eu- tle de la ville.Bernent endommagées pour sombrer A Elkton, des maisons ont été enva- avec les cargaisons.DE FRANCE EN EGYPTE DEUX AVIATEURS FRANÇAIS ENTREPRENNENT UNE RANDONNEE DE 3,348 MILLES EN AEROPLANE.Où Acheter Demain (Enregistré conformément A la loi üu Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l’Agriculture) UN VOYAGE HARDI.hies de telle façon qu’il a fallu que les occupants en sortissent.A Salisbury, on n’a réussi à sauver des hommes, des femmes et des enfants, demeurant dans des huttes près de Leatherbury Canning, qu’avec les plus grandes difficultés.DANS LE MASSACHUSETTS Boston, Mass., 21.— La queue de la tempête, qui a dévasté l’Ohio, a passé par ici, avant de s’engouffrer dans la vallée du Saint-Laurent.Au contraire de ce qui arrive ordinairement, en pareil cas, les violences du vent se sont surtout fait sentir à l’intérieur des terres.Les dégâts sur la côte sont minimes, tandis que derrière la ville nombre de poteaux de télégraphe et de téléphone et nombre d’arbres ont été jetés sur le sol.DES NAVIRES VOGUENT VERS UN ABRI Duluth, Minn., 21.— On signale aujourd’hui toute une flottille de navires se dirigeant vers ce port: ils avaient été retardés par le coup de vent de la nuit dernière.On est sans nouvelles de huit bateaux en retard.Les dernières barges de la Pittsburg Company remonteront le lac vers le 26 octobre, et ne feront pas de nouveau voyage.Il est probable que tous les bateaux des lacs seront à leurs quartiers d'hiver pour le premier novembre.La température, à Duluth, est tombé jusqu’à 18 degrés au-dessous de zéro d’après les thermomètres des rues.$40,000.00 DE DEGATS.Norfolk, 21.— On évalue à $40,000 les dommtuges causés par une tempsêto qui a balayé la côte hier.On a cru qu’une barge du gouvernement, qui contenait pour $50,000 de cargaison, avait Bombré.Il n’en est rien.Les steamers ‘‘Tordenskjold” et ‘‘Stur-ton” sont en cale sèche.Au cours de la tempête ils sont venus en collision avec une barge.Le ’’Lucigen”, qui a aussi frappé un autre bateau, a subi peu de dommages et a pu retourner en Angleterre.IL NEIGE A CHICAGO Chicago, 21.— La ville de Chicago s’est éveillée ce matin toute couverte d’un couche de neige.La tempête commencée hier soir, s'est continuée toute la nuit.Le thermomètre est baissé au dessous de zéro.La goélette “Sirène” était à la Pointe-au-Pin lorsque l'ouragan éclata.Le capitaine Gaumont et scs trois hommes d’équipage réussirent à gagner le rivage sains et saufs.La “Sirène” n’était pas très éloignée du rivage ce qui permet d’espérer qu’à la marée basse il sera possible de décharger sa cargaison au moyen de voitures.La goélette “Etna" a été saisie par la tempête au quai de ITle-aux-Grues.Le vent terrible soufflait avec tant de force que rien ne semL'lait devoir lui résister.Le capitaine Gagnon et son équipage de quatre hommes purent chercher abri sur le quai et il n’était que temps car fortement pressée contre le quai la goélette se disloqua.Sa quille brisa et l’eau l’envahit si rapidement que dans l’espace de quelques minutes elle sombrait avec son contenu.Une troisième goélette, celle du capitaine Eugène Tremblay de La Malbaie essuya aussi la tempête près de l’He-aux-Grues.Bien qu’elle fît eau elle put cependant continuer Sa route vers la Malbaie.On rapporte aussi que la goélette “Seastar” de M.Achille Gagnon a été renversée sur le quai des Eboule-ments auquel elle était amarrée et engloutie avec sa cargaison.Son équipage serait sain et sauf.I.a goélette “Daisy”, capt.Blais de Lcvig, que l’on croyait perdue en revenant de la Côte-Nord, a porté secours à la goélette “Eva” M.Hali-foux” propriété do M.Joseph Bilodleau et commandée par le capitaine O Chevalier qui a été désemparée par la tempête et perdue corps et biens sur les Banc® de Manicouagan.Son équipage ! de quatre hommes a été recueilli par j la goélette du Capt.Blais.Plusieurs ] autres goélettes étaient aussi en mer et bien qu’on n’ontiripe pas d’autres désastres on croit, que ces bâteaux ont eu à souffrir beaucoup de la tempête.Une dépêche reçue aujourd’hui au département de la marine confirme les renseignements précités et ajoute qu’une goélette est à la dérive entre l’Ue-aux-Grues et la Grosso-Ile.DANS LE BAS DE QUEBEC.Québe, 21.— Pendant une violenté tempête de vent qui a sévi, hier, dans la région de Québec et le bas du fleuve la goélette “Eva”, a fait naufrage près de la Pointe-aux-Esquimaux.L’équipage a été recueilli par la goélette “Daisy”.(Suite à la bièrne page) (Service de la Presse AssoctSe) Issy-les-Moulineaux, France, 21.— L’aviateur français Pierre Daucourt, en compagnie d’un autre aviateur, Henry Roux, vient d’entreprendre la plus grande randonnée aérienne, dont il soit fait mention dans les annales de l’aviation contemporaine.Les deux hardis hommes de l’air ont quitté ce matin l’aérf^’rome d’Issy-les-Moulineaux, en envolée vers le Caire, Egypte, soit une distance de 3,358 milles.Ils feront escale à Schaffhausen, Allemagne ; Vienne, Autriche ; Budapest, Hongrie ;* Belgrade, Serbie ; Bucharest, Roumanie ; Varna, sur la mer Noire ; Constantinople, Turquie, et à plusieurs villes de l’Asie Mineure, y compris Jérusalem, Port-Saïd, et finalement à la capitale de l’Egypte.Les différents consulats français ont reçu ordre du ministère des affaires étrangères de s’aboucher avec les gouvernement des différents pays, où doivent passer les aviateurs, afin de leur faciliter leur randonnée.Des provisions considérables de combustibles liquides et de “lubrifiants” ont été envoyées à Constantinople, afin d’être distribuées à travers tes villes de l’Asie Mineure, où les aviateurs doivent faire escale, pour faire une revision de leur avion.TEL.EST 4510 £&iiimis35reres R 7^57?aBi«i rrxv iiiiiwi M ¦ ¦ Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST BLOUSES DE SOIE DE $1.98 A $3.00 POUR 98c Seulement 75 blouses de soie, couleurs et grandeurs désassorties, collet haut ou bas.Manches 3-4 /> n ou longues.Prix .W0G Ces Blouses à 98c sont des Valeurs Extraordinaires BLOUSES CACHEMIRETTE DE $1.50, POUR 98c 5 douzaines de jolie» blouses de ca-¦cheinirette, en noir et blanc, et marine et blanc, genre tailleur collet liant et manches longues.QQf% Grandeurs 34 à 42.Prix , „ wOC é D.GAGNON & CIE Magasin à Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER N.-G.Tapis, Prélarts, Rideaux, Foies, Stores.DANS CE DEPARTEMENT, RIEN NE MANQUE.RICHES MARCHANDISES A PRIX MODERES.Prélarts pesants, à l’huile, 28 patrons différents, à 30c la A^erge.Linoléums très épais, dessins artistiques, foncés ou pâles, 45c la verge.Tapis, squares, carrés sans coutures, toutes le® grandeurs voulues, pour A’otre salon, boudoir, ou vos chambres.Rideaux en net à la paire, longs et jolis dessins, $1.00, $1.25, $1.50 la paire.Valiquette LIMITEE Grand Magasin de Meubles 471-477 Ste-Cathcrine Est L’ENQUETE JUDICIAIRE M.L’ABBE DUBOIS DECLARE ’ QUTL A CHANGE D’OPINION / SUR LE COMPTE DE M.D.BA- UIMITEE Angle Ste-Catherine et Montcalm Meubles de Chambre à Coucher Emaillés Blancs Il n’y a rien d’aussi joli que l’émail blanc pour la chambre à coucher de réserve.C’est brillant, propre et durable, parce que les taches se lavent sur la surface émaillée.L’émail blanc n’est pas dispendieux : vous pouvez acheter en effet de jolis bureaux de toilette à $12.00, $13.50, $15.00, $10.25 ef $18.00 ; des chiffonniers à $1(5.00, $18.00, $20.00 et $22.50, et des tables de toilette à $9.75, $10.50 et $11.50.Demandez les meubles émaillés, demain.Chapeaux “Poincaré” i RIL.— L’EXPROPRIATION DE L’AVENUE DE NOTRE-DAME DE GRACE.A LA POLICE VOLS A L’ETALAGE Ce matin, six individus ont été traduits en Cour d’Enquête pour vols à l’étalage au magasin Woolworth, coin des rues Saint-Catherine et Saint-Lauirent.Ce sont: Frank Martino, 17 arrêté par l’agent Grégoire pour avoir volé un couteau de poche et autres objets; de tout: 60 cents.Frank Pyserno, 17 ans, demeurant au No 2008 rue Fabre, pour vol d’un porte-monnaie et d’un pot à barbe: 30c.James Parotano, 17 ans, domicilié au No 20 rue Vitré, pour vol d’un peigne, 15c.Alphonse Carignan, 24 ans, rue Saint-Laurent, arrêté par l’agent Desjardins, pour avoir volé 40c d’objets.Arthur Wingglesworth, 33 ans, 46 rue Morin, arrêté par l’agent Gagné, pour vol de $1.45 d’objets.Tous ont plaidé coupables et seront sentences demain matin.DES SUSPECTS Vers onze heures, samedi soir, l’agent spécial Howers, du Grand-Tronc, apercevait deux Anglais, Walter Wagon et William Lauxen, rôdant près des wagons à marchandises.Conduits devant le magistrat Lanctôt, ils ont plaidé coupables et ont été condamné® à $50.00 d’amende chacun ou à deux mois de prison.Le boycottage des produits américains (Service de la Presse Associée) Saint-Pétersbourg, 21.—- Le “Novoe Vreyma” demande au gouvernement d’imposer un taux prohibitif sur tous les produits américains importés en Russie afin d’user de représailles envers le tarif américain imposant un droit de cinq pour cent sur les marchandises venant de pays non alliés.Dans un article le “Novoe Vreyma” dit en substance: “L’Amérique a sacrifié ses vieux amis, la France et la Russie, aux magnats juifs devant qui le peuple américain ne fait que s’aplatir.” 10 doz.de très chics chapeaux dans les nouvelles formes “Poincaré”, avec fond en satin, avec bord en velours ; un des plus chics chapeaux de la saison.Vendus à $4.50.En vente demain à.*** ’ À EUGÈNE VIAU Nouveaux Magasins Ste-CaMne Est coin Maisonneuve.La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St -Pierr* Typos en congres Nouvelle-Orléans, 21.— Les employés typographique,s de la Cie “United Typothetao of America” se sont réunis hier pour leur 27ème congrèsj annuel.L’après-midi fut employé :i la lecture de rapports soumis par C.D.Traphagen, de Lincoln, Neb., et B.F.Scribner, Pueblo, Colo.Deux autres organisations, “ITnternational Cast Congress” et “ITnternational Association of Electrotypes” sont aussi réunies en congrès.• Accident du travail (De notre correspombint) Québec, 21.— Un ouvrier du nom de Taylor travaillant au pont de Québec est tombé d’un convoi ce matin sur la voie du Transcontinental entre le pont et les quais de la compagnie Allan.Il a succombé à ses blessures peu après son arrivée à l’Hôpital.Taylor était âgé de 23 ans et demeurait h Saint-Romuald.Après s’être fait promener en fiacre de onze heures du matin jusqu’à Cinq heures du soir, et de sept heures Jusqu’à onze heures, un nommé Paul-Emile Chapleau, de la rue Garnier, dit au cocher qu’il n’avait pas ie sou mais qu’il le paierait le lendemain.Le coût de la promenade était de $13.75.Aussi le cocher ne tarda-t-il pas à déposer une plainte contre son client peu honnête.Chapleau est aussi accusé d’avoir obtenu sous de faux prétextes, de M.Adélard Amyot, couturier, rue Sainte-Catherine Ouest, la somme de $5.00, ainsi que $10.00 marchandises.L’accusé a plaidé coupable.IL AVOUE TOUT.I/e jeune Ernest Côté, disparu de chez lui le jour même où sa mère était trouvée gisant, le crâne fracturé, dans son lit, a avoué, ce matin, être l’auteur de l’attentat.A cause de la gravité de l’accusation, le juge Cho-quet a envoyé l’enfant en Cour de Comparution, où il a plaidé coupable.Il devra subir son procès aux assises.UNE BRUTE.République de Saint-Dominguej 21., ., „ ., —rebelles de Saint-Domingue à Un Irlandais.lAwson Whellan, âge i Pureto Plata, ont enfin résolu au-de 4B ans, a été condamné à six mois jourd’hui d’accepter les conditions do Les incendies Hier, à 11.55 p.m., les pompiers du poste numéro 7, voyant des fb -mos, au loin, et appelés aussitôt, HY-mt de la vitesse pour .se rendre à un incendie, au numéro 533, rue Chambord.A l’arrivée des pompiers le feu avait gagné en progrès et les hangars de M.Forgues, pour foin, cob avoine et charbon étaient en feu.Le travail des pompiers fut efficace et l’on parvint à maîtriser l’incendie.Le chef de district Hooper commandait la brigade No.7, appelée lu première sur les lieux, et les pertes sont assez considérable.L’incendie a duré 3-4 d’heures.La paix à Saint-Domingue (Scrvico d* la Presse Sssoriê») de travaux forcés par le recorder Weir, pour avoir frappé sa mère à coups de béquille, sur ia tête et sur le cwpg.paix telles que rédigées d’abord par M.James M.Sullivan, miniftre plénipotentiaire américain à Saint-Domin-, tfue.Les hostilités ont donc cessé.M.l’abbc N.Dubois, ancien princi- | : pal de l’Hcole Normale, a été rappelé ; ce matin devant l’enquête judiciaire j | sur les achats de terrains pour l’ou- j ^ verture -du boulevard Saint-Laurent.1 “ Il a déclaré qu’après avoir pria connaissance des témoignages de MM.Dêmêtrius Baril et O.Dudemai-ne il n’a pas d’hésitation à dire que l’impression qu’il avait eue à son entrevue avec ie premier s’est évanouie.Il a d’ailleurs, dans son premier témoignage, laissé entendre qu’il croyait M.Baril dn bonne foi.Il ne retire rien de ses témoignages, mais il se rend compte aujourd’hui que M.Baril était réellement de bonne foi.M.Tk«mas Cushing est ensuite rappelé.Me Saint-Germain dit qu’il a présenté une motion pour une règle de cour contre M.Cushing en Cour de Pfatique et que le témoin a donné des explications au tribunal.L’incident est donc clos.M.Cushing a été questionné concernant certaines parties de la déposition de M.J.C.Leclaire mais n’a jeté aucune lumière sur ces déclarations.Il n’a jamais vu la nécessité d!un in-.b termêdiaire, mais il a tout dé même j J pris M.Leclaire, parce qu’il avait!" trop à faire pour défendre sa propriété contre la législature, le conseil municipal et les échevins.Il n’a jamais vu M.Leclaire à Qué- j bec, où il est allé pour défendre ses ¦ droits.“Qu’est-ce que m.Leclaire a fait j pour que vous croyiez qu’il avait droit à une commission ?demande M.| Johnson.—Il mo tenait au courant de ce qui se faisait à l’Hôtel de Ville.M.Browne me demandait de lui confier la gérance de mes propriétés moyennant une commission de 5 pour cent.Mon fils Hubert mo dit que s’il y j avait de l’argent à donner, autant va- | I lait le donner à M.Leclaire.—M.Leckjjre vous a alors convaincu de son habileté ?—Il a 'dû le faire pour que mon fils Hubert me l’ait fait prendre à la place d’un homme comme Browne.” Le témoin ne sait pas si M.1 .éclairé a donné de l’argent à d’autres ou s’il en a reçu.On commence ensuite l’enquête sur l’expropriation de l’avenue N/>tre-Damo 1 de Grâce, autrefois rue de l’Eglise, | dans le quartier de ce nom.Le quartier de Notre-Dame de Grâce a été annexé le 4 juin 1910.M.| Bielle avait été chargé de faire l’ê- | valuation des terrains et l’avait es-1 timêe à $29,000, et l’expropriation, | par sentence arbitrale, a coûté $170,- I 000.M.le juge Fortin demande pourquoi on a mis cette expropriation sur la liste des matières à enquêter.Y a-t-il des accusations de fraude 7 demande-t-il.Me Desaulniers dit que c’est peut-, être pour répondre à l’argument de I ceux qui prétendent que les expropriations ]Jar arbitrage coûtent moins cher que les achats à l’amiable.Il y j aurait à savoir aussi, ajoute Me ! Johnson, s’il y a eu quelque convention irrégulière entre les arbitres, ou les membres de l’administration, et les indemnitaires ; ce n’est pas probable, mais c’est possible.Le* nrnitres ont été MAL F.E.Do- I Tiers-Ordre et de In congrégation des hom-novan, pour la Ville, F.C.7 aberge, mes de Ville-Marie.pour les propriétaires intéressés, et i —____________________________________ Louis Loranger, tiers-arbitre nommé par le tribunal.M.Ferdinand Prud’homme p, acheté un terrain en 1912.Il a reçu de la OCCASIONS SPECIALES AU DEPARTEMENT DES FOURNITURES DE MAISON Au 3ème étage.Un lot cie confortables *^0#% ouatés, couleurs, en vente à.I îlw 200 couvertes de flanellette grise, valeur de 40c, spécial à.I 250 couvertes de flanellette, valeurs 75c nCByt et $1.00.Spécial, 39c et.vvO 100 couvertes en laine grise.Spé- ci al à.^ I .O J 50 confortables bien ouates, à .§1.19 50 couvrepieds blanc et couleurs, valeur QQm spéciale.www 50 oreillers en coutil «le fantaisie à .49c Des Agrandissements Récents nous ont permis d’ajouter à notre assortiment plusieurs échantillons nouveaux.A cette occasion nous offrirons un ameublement de trois morceaux en acajou solide recouvert 4^“THaiF de.cuir Spanish No.1, au prix spécial de.Têt.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, MONTREAL.VENTE SPECIALE D’ECHANTILLONS * a 4 33 % p.c.DE REDUCTION Services à diner pour 12 personnes $4.95 Services de toilette $1.88 Pourquoi l’ignorer Savez-vous que nous avons un des plus grands assortiments de Tapis, Rugs, Prélarts, etc.?Savez-vous que nos prix sont garantis les plus bas, venez et nous vous le prouverons.J.N.ARCHAMBAULT - MARCHAND DE MEUBLES 949 RUE ST-DENIS, coin Rachel V PHARMACIE AUX ETUDIANTS en MEDECINE Lecours et Lanctôt $10 STE-CATHERINE EST Coin St-Donis, Montréal.Téléphonai : Est 4608-833-3770 Nous rappelons que nous avons toujours en mains un assortiment considérable de trousses à dissection, stéthoscope, accessoires pour Thistologie et la bactériologie, et d’instruments de chirurgie.— — rue Richmond, et de.Ih nu cimetière de la ( ôte des Neiges, lieu de la sépulture.Prière d'accepter cette invitation.ï,e défunt était membre de la confrérie du DECKS A MONTREAL BESNER» Auguste, 54 ans, Journalier, Iloul.Saint-Laurent, 340.— .a, BERTHIAUME, Lorette, 7 mois, enfant Ville $11,498; on lui aj'a’.t alloué ! mem,ls,Pr’ Avfmu' COURNOYKR.Aller, 10 ans, enfant rte AI-liert Cournoycr menuisier, nie Jcniwc-d'Arc, ;115.COUVRETTE, limite, I ans, enfant de Joseph Couvrette, journalier, rue Saint-Dominique, 1492, CU1LLERIER, Emilia Hamelin, 24 ans, l’e.mme d’Osear Cuillerlrr, constable, rue I.acasse, 20.CROTEAU, Hose de Lima Quintal, 73 ans, veuve de Geornes Croteau, épicier, rue Visitation, 287.DESJARDINS, Victoire Braün, 38 ans, veuve de Joseph Desjardins, hotelier, l’arc talion talne,.588.DEMERS, Marguerite, 2 mots, enfant d'A-délnrd Deniers, bijoutier, rue Delorimler, 1301.DEMERS, Louise, 8 ans, enfant d'Armand Deniers, boucher, rue Outre, 718.DUCHARME, Yvon, 4 mois, enfant de J.C.Ducharnie, médecin, rue 18 nubien, 30.5.$15,750.Il a vendu à Va Ville à $2.38 le pied pour ce qu’il avait payé 95 sous le pied.Il ne savait pas alors que la Ville devait exproprier.A ce moment de l’enquête, on s’aperçoit que le dossfîer " est incomplet et l’on est obligé de suspendre l’Interrogatoire.DECES BIENJONBTTI.A Montréal, lo 19 octobre 1913, fi 1 Age di* 52 an», et 3 mois, est décédé .lean-Baptiste Bienjonetti.hes funérailles auront lieu mercredi, le 22 courant.Le convoi funèbre partira do la deincuro du défunt, No.191 rue Rydc à 8 heures a.m., pour se rendre fi Pégllse St-Lharles, où lo service sera célébré, et do là nu cimetière de la Côte-des-Neigcs, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.THERIAULT.Ku cette ville, le 20 courant à Pàge de 82 ans.et H mois est décédé Victor Thérlnult, ancien entrepreneur I
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.