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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1985-11-19, Collections de BAnQ.

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)0(iiûily Pour votre régime d’épargne-actions làssè & Associés.Limitée 879-2100 Vol.LXXVI — No 268 Nuageux et doux.Max.: 14 (détail page 22) Montréal, mardi 19 novembre 1985 extérieur de Montréal métropolitain 50 cents Cote-Nord.Gaspesie.Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents 45 CENTS LA CAMPAGNE ELECTORALE ¦ PLQ : 1 % du budget global pour la culture ¦ PQ : concertation pour Test de Montréal ¦ Mulroney se défend d’appuyer le PQ ¦ Santé: on est tout près du cul-de-sac — pages 4 et 5 DEMAIN DANS LE DEVOIR ENTREVUE DES CHEFS PIERRE O’NEILL Conformément à la coutume qu’il a établie, il y a plus d’une décennie, LE DEVOIR a offert aux leaders des principaux partis impliqués dans cette campagne d’exposer leur pensée politique.Ils ont tous accepté l’invitation et déjà, à quelques heures d’écart, nous avons accueilli les chefs du Parti libéral et du Parti québécois.M.Bourassa fut Iç premier à nous rendre visite, en fin d’après-midi dimanche, alors que hier matin nous avions le plaisir de recevoir le premier ministre Johnson.Nous publierons simultanément demain l’essentiel des entrevues qu’ils nous ont accordées.Une première impression se dégage des entretiens que le chef de l’opposition et le premier ministre ont eus avec les membres de l’équipe éditoriale du journal.Et M.Bourassa et M.Johnson montrent des signes de fatigue.Tous deux sont apparus épuisés.Autre constatation, l’état d’esprit n’était plus le même.Le Pierre Marc Johnson que nous avions rencontré tout juste avant son élection à la tête du parti, à la fin septembre, était plein d’entrain et débordant d’optimisme.Hier matin, il semblait avoir quelque peu perdu de cette vigueur, de cet enthousiasme.Il est apparu lymphatique, peut-être découragé par les prédictions des derniers sondages.La petite dose d’arrogance que lui avaient inspirée sa vertigineuse montée au Voir page 12: Chafe Economie SALOMON BROTHERS JUGE LE SYSTÈME BANCAIRE CANADIEN L’une des plus prestigieuses firmes de recherche économique de New York, Salomon Brothers, vient de publier une étude majeure sur les banques canadiennes.Malgré les faillites récentes de la Banque Commerciale du Canada et de la Norbanque, les analystes se sont montrés particulièrement enchantés des mesures comptables conservatrices imposées en début d’année par l'Inspecteur général des banques, M.William Kennett.Page 13 SOQUEM REÇOIT SIX OFFRES POUR SELEINE La société d’État Soquem a reçu des offres de participation de six groupes privés à la société Seleine (mines de sel aux fles-de-la-Madeleine).Cette dernière est justement la cause des difficultés de financement de l’entreprise.Page 13 Désarmement : un dialogue à distance s’instaure entre Reagan et Gorbatchev ¦ Des Soviétiques protestent contre l’intervention d’une dissidente GENEVE (AP, AFP, Reuter) - Entamant un dialogue à distance, MM.Ronald Reagan et M.Mikhaïl Gorbatchev, qui est arrivé hier à Genève, ont prononcé ce qui devrait être les deux mots-clés de leurs entretiens d’aujourd’hui et demain : « désarmement » et « guerre des étoiles ».Chacun en des termes différents.À peine avait-il posé le pied sur la piste d’atterissage de l’aéroport de Genève-Cointrin que M.Gorbatchev, reçu par le président de la Confédération helvétique, M.Kurt Furgler, évoquait déjà le projet américain d’initiative de défense stratégique (IDS, ou « guerre des éoiles »).Il faut empêcher que la course aux armements atteigne « d’autres sphères », a-t-il déclaré.Quelques heures plus tard, répondant aux questions de journalistes, le président américain a commenté ces propos en déclarant : « Une fois qu’on lui aura expliqué (l’IDS), il réalisera que cela peut aider à mettre fin à la course aux armements.» Par ces quelques mots échangés à distance, les deux hommes ont en tout cas dressé le cadre de leurs prochains entretiens.S’ils ont tous les deux largement insisté sur une nécessaire fin de la « course aux armements », ils ont également montré qu'il y avait au moins deux façons de comprendre cette expression.M.Reagan a ainsi demandé aux journalistes de cesser de qualifier le projet IDS de « guerre des étoiles ».C’est « un bouclier défensif et non une arme offensive », a-t-il ajouté.Mais M.Gorbatchev, hier matin, de- vançant M.Reagan, s’était interrogé sur ce qui, durant le sommet, « peut être fait pour arrêter une course aux armements sans précédent qui a lieu actuellement dans le monde et pourrait être étendue à l’espace ».Cependant, malgré cette différence de langage, les deux hommes n’ont pas manqué d’affirmer leur confiance à quelques heures de leurs premiers entretiens.« S’il a les mêmes sentiments que moi, alors nous mettrons fin à la course aux armements », a déclaré M.Reapan à l’intention de son homologue soviétique.Celui-ci a assuré : « Nous ferons tout pour obtenir un tel résultat lors de cette importante rencontre.» Le sommet de Genève a été marqué, hier soir, par un incident verbal majeur Voir page 12: Dialogue LE GAGNANT DU GONCOURT AU DEVOIR «Un retour aux vertus de IHmaginaire» I— Yann Queffélec Photo Jocquot Oronlor Yann Queffélec: « Pour mol, le roman, c'est une histoire à raconter, c'est un drame qui doit passionner le lecteur».( NDLR ; Le romancier français^ Yann Queffélec a reçu, hier à Paris, le prix Goncourt 1985 pour son deuxième roman Les noces barbsres publié chez Gallimard, en même temps que la romancière Raphaële Billet-doux obtenait le Renaudol pour Mes nuits sont plus belles que vos jours chez Grasset (voir informations en page 22 ).Magnifique effet du hasard, LE DEVOIR recevait la semaine dernière le « goncourable » Yann Queffélec.Jean Royer livre ici une partie de l'entretien que lui a accordé Queffélec.Qn lira dans le DEVOIR CULTUREL de samedi la suite des propos du Goncourt 1985.) JEAN ROYER ¦c Pour moi, le roman, c’est une histoire à raconter, c’est un drame qui doit passionner le lecteur », me lance Yann Queffélec.C’est un peu par hasard que je rencontre le romancier français de passage à Montréal pour accompagner sa femme, la pianiste Brigitte Engerer, en tournée américaine.Cela se passait il y a quelques jours.L’écrivain était visiblement heureux de se retrouver à Montréal, en route pour Los Angeles.Queffélec aime vraiment le Québec.Critique littéraire au Nouvel Observateur, il a toujours parlé du roman québécois avec conviction.Je le rencontre en ce début de novembre alors que je suis encore envoûté par la lecture de son deuxième roman.Les Noces barbares, qui vient de paraître chez Gallimard : un vra; roman où l’histoire est racontée dans une écriture capable de contenir la tendresse autant que la violence.Une histoire d’amour tragique entre un enfant né d’un viol et sa mère qui veut tout oublier de la violence et de l’amour.Avec sa tête celtique et sa voix un peu mélancolique, Yann Queffélec me Voir pag* 12: Goncourt Johnson : « l’avenir du Québec, c’est une lutte à finir contre le chômage » FRANÇOIS BARBEAU SAINT-LÉONARD - « L’avenir du Québec, c’est une lutte à finir contre le chômage », a proclamé hier soir le premier ministre du Québec, M.Pierre Marc Johnson, devant les quelque 600 membres de la Chambre de commerce de Saint-Léonard qui avaient été invités à l’entendre.M.Johnson a fait l’éloge de la franchise en période électorale, et fait remarquer qu’il serait malhonnête de susciter des espoirs contre des « billets de loterie électorale ».Je sais qu’au lendemain du 2 décembre, a-t-il ajouté, nous connaîtrons des difficultés, mais on peut régler le problème si on décide de s’y mettre ».A propos de malhonnêteté électorale.Il a rappelé que M.Bourassa promet depuis le début de la campagne la parité de l’aide sociale aux jeunes de moins de 30 ans.« Ces jeunes sont vulnérables et on leur laisse croire quele PLQ corrigera ce système discriminatoire envers les moins de 30 ans.Pourtant, ce quele PLQ leur promet, c’est la parité assortie de conditions comme le retour à l'école, le retour à l’industrie, aux travaux communautaires.Le PLQ s’est comporté de la même façon au sujet de ce rabais de 10 % qui n'est que de un pour cent; de la même façon en promettant aux femmes une participation au Régime des rentes du Québec alors qu’il n’a promis que d’étudier cette participation.« Si j’ai choisi de ne pas distribuer des milions à gauche et à droite, c’est que je respecte votre Intelligence mais aussi les efforts extraordinaires que vous avez faits pour traverser la récente crise économique », a déclaré le premier ministre.Il serait en effet assez scandaleux de proposer aux gens de l’argent de Monopoly après avoir fait appel à leur réalisme et a leur sens des res^nsabilités ».« L’avenir du Québec, c’est une lutte à Andrée Désilets LOUIS-RODRIGUE MASSON finir contre le chômage », a lancé M.Johnson.L’épanouissement dont il parle se fera par l’emploi.« Je me suis juré que je consacrerais toutes mes énergies a protéger et à créer des emplois.Je me suis juré que je m’efforcerais d’amener le plus ^and nombre à vouloir guérir la plaie du chômage », a déclaré le premier ministre.« Je vais laisser à d’autres de vous distribuer des cadeaux bien enveloppés sans dire ce qu’il y a dedans et sans dire évidemment que c'est après Noël que les factures arrivent », a-t-il dit.Le premier ministre avait longuement été présenté et ses premiers mots au micro ont été pour annoncer qu’il proncera quelques phrases en italien au début et à la fin de son discours, devant un auditoire formé en majorité de Québécois d’origine italienne.De réservés qu’ils avaient été jusque là, les aplaudissements ont immédiatement pris plus de chaleur.McGill retire ses placements de Pretoria PAULE DES RIVIÈRES L’Université McGill est devenue hier la première institution d’enseignement au pays a voler le retrait de ses investissements en Afrique du Sud.Une somme d’environ $ 45 millions sera dé-sinvestie au cours des prochains mois.I,es pressions des étudiants de McGill ont été déterminantes.La résolution enjoint le comité des investissements de l’institution « de commencer immédiatement à se départir de ses holdings dans des ban- bon MacS^^ adopté des politiques de ne plus prêter au gouvernement d’Afrique du Sud ».La même philosophie vaudra pour « les holdings de l’Université dans des corporations qui sont détenues par l’Afrique du Sud » ainsiq eu les «holdings de l'Université dans des corporations qui ont des liens directs en Afrique du Sud».Le Conseil des gouverneurs de l’institution a été unanime hier à entériner la mesure proposée, même si plusieurs représentants de l’institution ne doutent pas des « conséquences financières élevées » que leur geste ne manquera pas d’avoir.Car les plus généreux donateurs de McGill incluent certaines des compagnies investissant en Afrique du Sud.À ce sujet, le président du Comité chargé de conseiller l’Université en matière de responsabilité sociale, M.Don MacSween, a été très clair : « Si nous donnons une connotation morale à nos investissements, nos donateurs en trouveront une eux aussi », a-t-il dit, pour conclure néanmoins que « les intérêts de cette institution dépassent les préoccupations purement économiques».Ce comité sur les responsabilités sociales — fondé en 1979 à la suite, justement, de protestations étudiantes contre les investissements de McGill en Afrique du Sud — s’était déjà prononcé récemment pour le désinvestissement, tout comme l’assemblée universitaire, composée majoritairement de professeurs.Mais c’est avant tout la persistance de la communauté étudiante qui a amené l’Université à bouger.La résolution d’hier a été pilotée par une étudiante de 19 ans inscrite en troisième année en littérature anglaise, Amy Kaler, qui estime qu’« il est temps d’ajouter notre voix à celles qui protestent concrètement contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud».D’ailleurs, pendant que les 21 gouverneurs — sur une possibilité de 44 — présents à la réunion discutaient, quelque 400 étudiants, qui n’avaient pas accès à la salle de débats, scandaient des slogans anti-apartheid.certains gouverneurs ont dit se trouver hier dans une position « déchirante ».Le doyen de la facultés des Sciences, M.Svenn Orvig, s’est demandé si son rôle était de « résoudre les problèmes du monde ou ceux de McGill ».D’un autre côté, l’administration sait que cette résolution « essentiellement politique »e Voirpag«12: McGill Boréal Express ANDRÉE DÉSILETS LOUIS-RODRIGUE MASSON UN SEIGNEUR SANS TITRES V 12 ¦ Le Devoir, mardi 19 novembre 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Chefs firmament politique a fait place à une certaine affabilité.C’est le lendemain de la victoire de Pierre Marc Johnson à la tête du PQ, début octobre, que Robert Bou-rassa avait accordé sa dernière entrevue au DEVOIR.À l’époque, c’était lui qui était apparu nerveux, inquiet, insécure.Dimanche, il arrivait tout droit du Centre Paul-Sauvé, où il venait tout juste de savourer le plus gros succès de participation de la campagne électorale: le ralliement des jeunes.Epuisé oui, mais de cette fatigue qui régénère.Ces deux personnages si différents l’un de l’autre ont néanmoins leur dénominateur commun: la prudence.L’art de répondre à toutes les questions et de parler pendant des heures des problèmes les plus aigus de l’heure, sans se compromettre, ou presque.À cet égard, ils ont tous deux atteint un haut degré de raffinement.De cette comparaison, il faut également se rendre à l’évidence que ces deux chefs politiques ne se ménagent pas une très haute estime.Ils s’accusent mutuellement d’avoir plagié les idées de l’autre.Verre de lait à la main, M.Bourassa reproche à son adversaire péquiste de n’avoir rien d’autre à offrir qu’une image.Quelques heures plus tard, assis exactement à la même place, Pierre Marc Johnson réplique sur le ton de l’agressivité que les engagements électoraux de M.Bourassa s’inspirent en grande partie de projets que le gouvernement étaient en voie de réaliser.En somme, de la piraterie.Qui croire?Fondamentalement, Robert Bourassa et Pierre Marc Johnson ne logent pas à la même enseigne.Ils ne partage pas la même vision du Québec de demain.Et ils ont chacun leur obsession: M.Bourassa se passionne pour les dossiers économiques tandis que M.Johnson est davantage porté vers les réformes sociales.Ni l’un ni l’autre n’insistent pour parler de constitution.Cela dit, au cours de ces entretiens au DEVOIR, MM.Bourassa et Johnson ont causé et longuement.À plusieurs égards, ils ont précisé leur pensée et levé le voile sur des orientations politiques encore inédites.De ces propos, nous en révélerons demain la teneur.Ce qui ne peut que contribuer à un vote plus éclairé, le 2 décembre prochain.Entre-temps, les chefs des autres formations poü-tiques auront également droit de cité dans les pages du DEVOIR.MM.Denis Monière du Parti indépendantiste, Jean-Paul Hamey du NPD, André Asselin du Parti conservateur et André Léveillé de l’Union nationale nous rendront visite cette semaine.^ Goncourt parlera de son écriture de la façon la plus naturelle.« Un roman, dit-il, doit d’abord être une histoire passionnante mais cela ne suffit pas : il lui faut aussi une écriture, un ton et la poésie de la langue, pour être réussi.» Romancier ou critique, Queffélec ne triche pas.Quand je lui prédis le Prix Concourt 1985, il ne bronche pas.Quand je lui demande s’il n’est pas très difficile d’écrire des romans a travers le rythme infernal du métier de journaliste, il me répond que sa préférence va à la fiction : « Pour ne rien vous cacher, je me sens de moins en moins journaliste et déplus en plus écrivain.Je trouve meme que c’est torturant d’être à la fois des deux côtés.Pour cette raison, je suis incapable maintenant de rendre compte d’un livre avec un esprit critique et polémique.Je ne peux plus parler que des livres que j’aime.Je ne vois pas de quel droit — même si c’est mon sentiment personnel — j’irais éreinter quelqu’un qwui s’est donné exactement le même mal que moi.» Romancier, Yann Queffélec ne cache pas cependant son goût pour le roman qui raconte un histoire et se tient du côté de la fiction.Le Nouveau Roman et l’autobiographie ?Très peu pour lui ! « Le Nouveau Roman, dit-il, est un genre qui a été responsable de dégâts considérables dans l’imagination de jeunes romanciers qui n’avaiernt pas le génie de l’écriture.Je reste cependant tout à fait d’accord avec le choix de Claude Simon pour le Prix Nobel, même s’il est un des papes du Nouveau Roman.Simon est un écrivain qui peut raconter des histoires complètement fi- 19 novembre par la PC at l'AP 1*89: une violente tempête couvre Terre-Neuve de plus de 30 centimètres de neige.Dans les provinces maritimes, des centaines de poteaux tombent entraînant des pannes d’électricité prolongées Les écoles, bureaux et magasins sont fermés et on compte cinq morts accidentelles.197*.le prix Concourt de littérature và à l'Acadienne Antonine Maillet pour son roman 'Pélagie-la-Charette'.1*89: Charles Conrad et Alan Bean, à bord de la fusée spatiale Intrepid, se posent sur l'océan des Tempêtes puis effectuent deux marches sur la surface lunaire.1847: inauguration officielle du premier chemin de fer de Montréal: le train reliait la métropole d'alors à Lachine.1828: décès du compositeur Franz .Schubert.1894: le premier théâtre de Montréal présente .ses premières pièces, The Rusy Body et Sultan.gées ou statiques et même des absences d’histoire mais en y ajoutant un tel vertige de l’écriture que c’est quand même passionnant.» Mais alors comment renouveler le roman français, après la froideur de l’école du Nouveau Roman et les vérités de l’autobiographie ?« Il me semble, dira Queffélec, qu’il y a un retour aux vertus de l’ima^aire.On s’est aperçu que l’autrobiographie n’avait rien du roman et qu’eUe était même une prostitution du genre.» « De plus, ajoute Yann Queffélec, les éditeurs français reviennent au vrai roman de fiction, poussés en cela par par les étrangers : Québécois, Américains ou Hispano-Américains qui, eux, continuent à investir dans le vrai roman à base d’imagination, tel qu’on l’aimait autrefois en France et tel qu’on l’a répandu un peu partout à travers le monde.Les éditeurs cherchent les écrivains qui leur racontent une histoire.« D’ailleurs, conclut le Prix Goncourt 1985, s’il y a un appauvrissement actuel du génie cinématographique français, c’est excactement pour la même raison : il n’y a plus d’histoire romanesque à adapter de la littérature à l’écran.Godai^ c’est très bien mais ce n’est plus débordant d’imagination.On revient donc à un roman à histoires.On s’est aperçu que raconter des histoires dans un roman, cela n’était pas forcément un signe de médiocrité comme les tenants du Nouveau Roman avaient essayé de nous le faire croire.» ^ Dialogue avant même son ouverture officielle lorsque la délégation soviétique a quitté une conférence de presse, à la suite d’une intervention de la dissidente Irina Grivnina.Quelques instants seulement après avoir déclaré ouverte sa conférence de presse, M.Vladimir Lomeyko, chef du département de presse du ministère des Affaires étrangères, s’est retiré avec ses deux accompagnateurs, visiblement agacés par l’incident.Mme Grivnina, une dissidente im-mi^ée au Pays-Bas il y a moins d’un mois, venait d’interpeller les représentants de la délégation soviétique à propos de violations des droits de la personne en URSS.Lorsque de nombreux journalistes ont commencé à l’entourer, Mme Grivnina a distribué un texte sur le sort du dissident Anatoli Koriaguine, condamné en 1981 à 12 ans de privation de liberté.A la suite de cet incident, les organisateurs ont expulsé Mme Grivnina de la salle et lui ont retiré son accréditation au nom d’un journal néerlandais.Dans une ambiance houleuse, le porte-parole soviétique a parlé d’une « situation grotesque où quelqu’un désireux de se faire de la réclame personnelle gêne notre travail pro- ductif, à un moment aussi important consacré aux questions vitales des rapports entre les deux super-puissances ».« Il ne peut y avoir deux orateurs en même temps », a sèchement constaté M.Lomeyko, avant de disparaître.Déjà la veille, Mme Grivnina avait interrompu un briefing soviétique tenu par M.Leonid Zamiatine, le porte-parole du Kremlin, pour l’interpeller lui aussi sur le sort des dissidents en URSS.Dimanche, les représentants de la délégation soviétique avaient, malgré leur agacement perceptible, évité l’incident majeur et s’étaient contentés de faire une réponse éva-.sive à Mme Grivnina.M.Lomeyko a pu reprendre sa conférence de presse une demi-heure plus tard, dans une autre saUe du Centre international de Genève.Après l’incident, Mme Grivnina, qui est accréditée au sommet so-viéto-américain pour le compte du magazine EHseviers, a déclaré qu’elle n’avait eu nullement l’intention d’interrompre la conférence de presse, mais qu’elle avait protesté contre l’invitation de la police de quitter la salle, car elle estimait avoir pleinement le droit d’y rester.La dissidente a ajouté qu’elle avait l’intention de quitter Genève dans la soirée.D’autre part, M.Robert McFar-lane, président du Conseil national de sécurité, a estimé qu’au cours des 40 dernières années, les États-Unis n’« avaient pas servi leurs propres intérêts en oscillant entre les deux politiques extrêmes qu’ont été la guerre froide et celle de la notion naïve selon laquelle l’Union soviétique peut changer ».Dans une interview publiée hier par le Quotidien de Paris, M.McFarlane ajoute que le président Reagan « est convaincu que les résultats de la conférence de Genève n’interviendront que dans les mois qui suivront le sommet ».Plusieurs organisations ont profité du sommet Reagan-Gorbatchev à Genève pour mener une active campagne en faveur d’une large émigration des juifs soviétiques.Selon ces organisation, en particulier la Conférence mondiale sur la communauté juive en URSS, 400,000 juifs d’URSS souhaitent émigrer, 10,000 se sont vus refuser leur visa d’émigration et n’ont plus le droit d’en demander un second et moins de 100 juifs quittent effectivement l’URSS chaque mois (contre une moyenne de 4,000 par mois dans les années 60).Par ailleurs, hier à Jérusalem, le premier ministre israélien, M.Shimon Pérès, a lancé un appel solennel au numéro un soviétique pour le droit des juifs soviétiques à la libre immigration.Au cours d’une séance extraordinaire du Parlement israélien consacrée au sort des juifs d’URSS, M.Pérès a déclaré : « En mon nom, en celui du gouvernement israélien, de la Knesseth et de l’en- semble du peuple juif, je vous dis : ‘Laissez partir mon peuple’.» De son côté, le secrétaire général de l’ONU, M.Javier Perez de Cuellar, a adressé au président Reagan et au numéro un soviétique un message souUgnant les espoirs soulevés dans le monde monde entier par leur rencontre.« Si ensemble vous arrivez à accroître la confiance et la coopération entre vos deux pays, on peut espérer que la solution des problèmes régionaux et globaux sera encouragée», écrit M.Perez de Cuellar.^ McGill s’inscrit dans un courant plus large puisque plus de 60 universités américaines ont déjà désinvesti (les sommes totales dépassent |5 milliards US) et que l’Université de Toronto est aux prises avec un débat semüa-ble qu’elle tranchera d’ici à deux mois.Contrairement à la plupart des universités francophones, McGill dispose d’un important fonds de dotation — d’environ $165 millions — qui s’est enrichi au fil des ans, grâce aux dons et legs d’individus et de sociétés.Aujourd’hui, les investissements de ce fonds sont répartis en actions et obligations dans plus d’une centaine de compagnies.(Le problème ne se pose pas à l’Université de Montréal ni à Concordai qui n’ont pas de tels fonds mais Concordia doit décider prochainement si elle continue de faire affaire avec la Banque de Montréal.Les étudiants exigent en effet que Concordia déposent ses $100 millions dans une institution financière qui a été moins active en Afrique du Sud).Les banques avec lesquelles McGill transigent pourraient être les premières touchées mais, hier soir, le président du Conseil des gouverneurs, M.Hugh Hallward, a refusé de dire quoi que ce soit à ce sujet.Pour ce qui est des compagnies qui ont des investissements directs ou indirects en Afrique du Sud, l’Université devra d’abord tenter de savoir lesquelles sont présentes en Afrique du Sud, ce qui peut s’avérer difficile, les compagnies n’étant pas particulièrment loquaces.Hier soir, les gouverneurs — des représentants des étudiants, des professeurs, des administrateurs ainsi que des membres de l’extérieur — ont envisagé un moment de distinguer entre les « bonnes » et les « mauvaises » compagnies, en indiquant que certaines refusaient de mettre en pratique les lois de l’apartheid.Les gouverneurs Gretta Chambers et M.MacSween ont tous deux objecté que cette distinction nécessiterait un examen minutieux qui diluerait la mesure.M.MacSween a écarté cette « demi-mesure ».En revanche, les gouverneurs ont accepté de revoir à chaque automne leur décision de désinvestir, à la lu- mière de la situation en Afrique du Sud.Ils réexamineront leur décision une première fois en octobre prochain.Mme Kaler a d’abord demandé aux gouverneurs de rejeter cette idée, en faisant valoir que de toutes manières il s’écoulerait environ deux ans — selon une étude de l’Université de Toronto — avant que soient effectivement complétés tous les retraits.D’ailleurs, la résolution prévoit que les retraits seront effectués d’une manière « méthodique et ordonnée ».Au sortir de la réunion cependant, MMe Kaler a vu les choses autrement, en estimant qu’un débat annuel « garderait le dossier présent à l’esprit de tous ».Dans le passé, même si un comité a été mis sur pied pour étudier les questions chaudes comme l’apartheid, l’Université n’a pas beaucoup agi.En 1982, elle s’est défaite de titres qu’elle détenait dans deux sociétés ayant des investissements en Afrique du Sud et eUe en est restée là jusqu’à ce que les étudiants relancent le dossier cette année.Il faut dire aussi que l’Université était prête à alléger encore davantage son bagage sud-africain mais que très peu de compagnies avaient répondu a la lettre dans laquelle elle leur demandait si elles avaient des activités en Afrique du Sud.Aujourd’hui encore, c’est le secret le mieux gardé en ville.Il serait plus aisé de vérifier les nouveaux investissements."I .LE DEVOIR ESSENTIEL! 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incidence autres que l’honneur et le prestige qui s’y rattachent ».Laperrière ne se souvient pas des bonnes recrues de l’époque contre lesquelles il bataillait pour le Calder.« Je sais cependant que les journalistes parlaient beaucoup de mes chances, mais ce fut quand même l’effet d’une grande surprise quand ça c’est produit », dit-il.Dahlin avait encore la couche aux fesses en 1964 quand « Lappy » a gravé son nom sur le Calder.Momesso a vu le jour un an plus tard et Richer, deux ans après.Bourrés de talent Pour Mario Tremblay, un vétéran-au-coeur-de-recrue, il n’y a pas l’om- bre d’un doute que Richer, Dahlin et Momesso « sont bourrés de talent.Ils ont bien entrepris leur carrière dans la Ligue nationale.Ce sont des manieurs de bâton de fort calibre, bien au-delà de la moyenne.Richer et Dahlin exécutent des feintes extraordinaires.Ils sont doués d’un bon coup de patin ».« Momesso, dit Mario, est un peu différent.C’est un gros bonhomme qui travaille très bien dans les coins de patinoire, n a lui aussi un tir lourd et il est très consistant, tant au Forum qu’à l’étranger.J’aime son attitude ^sitive.C’est un gars qui ne se décourage pas».« Ces trois jeunes ont tous des mentalités de gars plus vieux que leur âge », a dit le petit gars d’Alma heureux d’être de retour avec le goût retrouvé.'Tremblay, qui avait obtenu des votes au scrutin pour le trophée Calder en 1975, après avoir compilé 21 buts et 39 points en 63 matches, a dit bien avoir aimé son stage d’une dizaine de jours avec le Canadien junior, le temps de se remettre en forme.« Ça m’a rappelé de bons souvenirs », dit- Très confiants Pour Mats Naslund, les « p’tlts nouveaux » sont très bons et surtout très consistants.« Ils ont vraiment foi en leur talent.La nervosité, ils ne semblent pas connaître ça », a dit le petit Viking qui a eu 26 ans le jour de l’Halloween.« Et il n’y a pas que ces trois joueurs, ajoute Naslund.Nous avons quatre ou cinq recrues de grand cru qui font du Canadien l’^uipe qui présente la meilleure moisson cette année».Naslund souhaite que les recrues l’imitent en ce sens que leur succès dépend de leur approche face au hockey.« Ils réussiront tant et aussi longtemps qu’ils aimeront ce qu’ils font ».Dans l’histoire des Glorieux, six joueurs ont remporté le trophée Calder: Johnny Quilty (1941), Bernard Geoffrion (1952), Ralph Backstrom (1959), Robert Rousseau (1962), Jacques Laperrière (1964) et Ken Dry-den (1972).Quand un joueur du Canadien a remporté le trophée Calder, l’équipe a remporté trois championnats et une Coupe Stanley.Mais les succès de l’équipe ont encore été plus flagrants.De 1955 à 1969 — le temps de trois trophées Calder (Backstrom, Rousseau et Laperrière), le Canadien a gagné neuf fois le trophée Prince de Galles et autant de fois la Coupe Stanley.Et avec le règne de Ken Dryden, de 1972 à 1979, le Tricolore a eu droit à cinq autres Prince de Galles et à autant de fois la Coupe Stanley.Ça fait maintenant 13 ans qu’un joueur du Canadien n’a pas gagné le titre de recrue de l’année.« Nos chances sont excellentes cette année à tous les points de vue, souligne avec enthousiasme Mario Tremblay.Et je veux dire pour le Calder, le championnat et la Coupe Stanley ».Coupe Grey Les Tiger-Cats sont plus prêts que Fan dernier, estime Bruno HAMILTON (PC) - Quelques heures après que ses Tiger-Cats eurent infligé une cuisante défaite de 50-26 aux Concordes de Montréal, en finale de la section Est de la ligue Canadienne, l’entraîneur Al Bruno a connu des heures cauchemardesques.Bruno s’est réveillé au milieu de la nuit, se demanda,nt le résultat de la finale et ce qui était arrivé à sa voiture.« Tous ont déjà eu de mauvais rêves qui sont vraiment près de la réalité, a indiqué l’entraîneur hier matin.Je ne me souvenais plus du résultat de la rencontre.Pire encore, je me demandais si ma voiture n’avait pas été endommagée».« Puis je me suis réveillé.Vraiment, ça été un très mauvais rêve.J’ai eu de la misère à retrouver le sommeil par la suite ».Bruno a été si choqué par cette nuit, qu’il est sorti pour voir si sa voiture était en bonne condition.« N’est-ce pas un peu fou?» De retour dans la réalité, les Ti-ger-Cats vivent pour leur part l’opposé depuis quelques mois.Une longue séquence victorieuse en saison régulière couronnée par la championnat de la section et une victoire décisive en finale de TEst.Bruno estime d’autre part que les Tiger-Cats donneront un meilleur spectacle contre les Lions de la Colombie-Britannique, dimanche prochain au Stade olvmpique, que celui de Tannée dernière face aux Blue Bombers de Winnipeg.HOCKEY Ligue nationale Dimanche Toronto 5, Buffalo 3 Philadelphie 5, Islanders 4 Edmonton 3, Rangers 2 Calgary 5, Winnipeg 4 Minnesota 5, Chicago 5 Hier Boston à Montréal Ce soir Edmonton à Montréal Toronto à Rangers Washington à Pittsburgh LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams Pl 8 P n bp bc pts BOSTON 18 10 5 3 78 58 23 BUFFALO 18 10 7 1 70 55 21 QUÉBEC 17 10 6 1 70 57 21 MONTRÉAL 17 7 7 3 67 70 17 HARTFORD 16 8 8 0 60 71 16 Section Leeter Patrick PHILADELPHIE 17 15 2 0 84 48 30 WASHINGTON.18 9 6 3 72 61 21 ISLANDERS NY 16 8 5 3 61 60 17 RANGERS NY.18 8 9 1 65 59 17 NEW JERSEY.16 6 9 1 55 65 13 PITTSBURGH.17 5 9 3 59 67 13 Division Clarence Campbell Section James Norris ST-LOUIS 16 7 6 3 58 63 17 CHICAGO 18 6 10 2 73 85 14 MINNESOTA.17 4 9 4 64 70 12 DETROIT 17 4 9 4 53 82 12 TORONTO 18 3 12 3 62 79 9 Section ConnI» Smyth* EDMONTON .18 12 4 2 90 63 26 CALGARY 18 10 6 2 82 66 22 VANCOUVER.19 8 9 2 77 79 18 WINNIPEG 18 7 9 2 74 85 16 LOS ANGELES 17 4 12 1 57 88 9 Vancouver à Chicago St.Louis à Winnipeg Mercredi Edmonton à Montréal Toronto à Rangers Washington à Pittsburgh Vancouver à Chicago St.Louis à Winnipeg Jeudi Islanders à Boston Hartford à Philadelphie Los Angeles à Detroit St.Louis à Minnesota Vendredi Québec à Buffalo Winnipeg à Pittsburgh New Jersey à Vancouver Les meneurs (PaitlM «Thlsr non eomprtm) LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC CLASSEMENT Pi 8 P n bp bc pta VERDUN .26 18 7 1 140 123 37 HULL .26 17 9 0 127 98 34 DRUMMONDVILLE .28 15 10 3 128.120 33 ST-JEAN .28 15 12 1 142 142 31 CHICOUTIMI .26 13 10 3 155 121 29 SHAWINIGAN .27 12 13 2 131 132 26 LAVAL .25 12 13 0 144 153 24 T-RIVIÈRES .27 10 15 2 137 154 22 LONGUEUIL .26 8 17 1 115 126 17 GRANBY .26 6 19 1 119 163 13 b a pie Gretzky.Edm 13 28 41 Propp, Phi 14 16 30 Fraser, Chi 13 16 29 Lemieux, Pii 12 17 29 Anderson,Eclm.14 14 28 Linseman, Bos.5 21 26 Kerr, Phi 18 7 25 Tanti, Ver 15 10 25 Naslund, Can.12 13 25 Messier, Edm.10 14 24 Sundstrom, Van 4 20 24 Broten, Min 11 12 23 Kurri, Edm 10 13 23 Murray, Chi 10 13 23 Simmer, Bos 14 8 22 Haworth, Was .„ 11 11 22 Bo5chman,Win.11 11 22 Gartner, Was 11 11 22 MacLean, Wpg.11 11 22 Haw'chuck, Wg 10 12 22 Francis, Har 7 15 22 Pavelich, Ran.,.11 10 21 Christian, Was.9 12 21 Coffey, Edm 7 14 21 Perreault, Buf.6 15 21 Savard, Chi 10 10 20 Skriko.Vcr 10 10 20 Crowder, Bos.9 11 20 Nicholls, LA 8 12 20 Vaive, Tor 12 7 19 Foligno, Buf 10 9 19 Quinn, Cal 7 12 19 Stastny P,Qu4 6 13 19 Gust'sson,Was.6 13 19 Bourque, Bos.4 15 19 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE SÉRIES ÉLIMINATOIRES Dimanche Final# d# l’Est Hnal# de l’Ousst Hamilton 50, Montréal 26 C.-B.42, Winnipeg 22 Dimanche 24 nov.Finale de la Coupe Grey, à Montréal Colombie-Britannique contre Hamilton I LHJMQ Vendredi Chicoutimi 9, Verdun 1 Drum'viile 2, Hull 1 Shawlnigan 6, T-Riviéres 5 St-Jean 6, Longueuil 4 Dimanche St-Jean S, Drum’viile S Verdun 7, Chicoutimi 1 Granby 11, Shawlnigan 10 Laval 9, T-RMères 7 Hier Chicoutimi A Laval Ce soir Drummondville à Hull Granby à T-Rtvières Un début en force L’an dernier, les Cats avaient pris une rapide priorité contre Winnipeg, à Edmonton, mais les Bombers ont enregistré une poussée remarquable dans les trois derniers quarts pour remporter une victoire décisive de 47-17^ « Je pense que les joueurs seront plus prêts pour ce match qu’ils ne l’étaient Tan dernier.Il faut jouer du football inspiré pour quatre quarts, et non un seul comme la saison dernière».Les Lions ont remporté leurs deux affrontements contre Hamilton cette saison, gagnant 42-8 lors du match d’ouverture, avant de les distancer 21-11 le 24 août au B.C.Place.Le quart des Tiger-Cats, Ken Hobart, qui a égalé un record pour le nombre de passes de touché contre les Concordes avec cinq, a assisté à la première rencontre sur les lignes de côté et a ajouté que lors du deuxième affrontement, l’attaque n’était pas encore rodée.« Bernie Ruoff n’était pas en uniforme, a indiqué Hobart.Don Sweet le remplaçait et il a raté trois ou quatre placements, la différence dans le match ».« Pour ce qui est du reste de Tat-taque, nous sommes en bien meilleure position à ce temps-ci de Tannée.De plus, lors du deuxième match, ils ont tenté le blitz à plusieurs reprises et nous n’étions pas en mesure de le contrer».« Quand vous êtes au quart, vous n’avez pas toujours le temps de réagir aux déplacements de la défensive.L’instinct prévaut.Ce n’était pas toujours le cas en saison régulière.Maintenant, je pense être en mesure de mieux léa^».« Ce sera une excellente rencontre.Je ne dis pas que nous allons leur réserver le même traitement qu’en fin de semaine.Je pense que si nous jouons selon nos aptitudes, nous pouvons rivaliser avec les Lions ».Willie McGee, le plus utile à son équipe NEW YORK (AP) — Le champion frappeur Willie McGee, rapide voltigeur de centre des Cardinals de St.Louis, champions de la Ligue nationale de baseball, a été nommé hier joueur le plus utile à son équipe par l’Association des chroniqueurs de baseball McGee a reçu 14 votes de première place sur 24 et a terminé avec 280 points au scrutin.Dave Parker, qui a dominé la ligue avec 125 points produits, a terminé deuxième avec six votes de première place et 220 points.Pedro Guerrero, des Dodgers de Los Angeles, a terminé troisième avec trois votes de première place et 208 points.Le lanceur Dwight Gooden, des Mets de New York, qui a mérité le trophée Cy Young, a pris la quatrième place avec un vote de première place et 162 points.Tommy Herr, de St.Louis, Gary Carter, des Mets, Dale Murphy d’Atlanta, Keith Hernandez, de New York, John Tudor, de St.Louis et Jack Clark, de SL Louis, complètent la liste des 10 premiers au scrutin.Aucun autre pregiamme pour grands voyageurs ne vous mène aussi loin.10 compagnies aériennes.ça compte! 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