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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-10-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.242 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, JEUDI 16 OCTOBRE, 1913 ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.»S.OO UNION POSTALE.«6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS .«1.50 UNION POSTALE.* *.«a.uo LE DEVOIR Rédadion et Administration : 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DE LA LUMIERE j Encore U duel McGibbon-Graham.— Pourquoi la liste des actionnaires des journaux ne serait-elle pas publiqve ?Le duel McGibbon-Graham se poursuit gaiement.Le Herald d’hier commentant l’entrée en scène de M.Fielding, répétait pour la dixième fois que les vrais propriétaires du Telegraph sont MM.Graham et Robert, de la compagnie des Tramways, et que M.Graham est à la fols je bailleur de fonds du Star, conservateur, et du Telegraph, libéral.Il se demandait toutefois si M.Graham n’aurait pas récemment abandonné le Telegraph à M.Robert.Les deux affirmations sont-elles fondées?Seul l’avenir pourra le dire.D'autre part, le Star, qui, jusqu’ici, avait gardé sur toute la querelle un silence presque complet, publiait hier l’un des plus extraordinaires articles qui aient depuis longtemps paru dans la presse canadienne.Cela débute par le titre: “Betrayers of Confidence”, sous lequel s’étalent d’abord, en paragraphes distincts et en capitales flanquées de points d’exclamation, les cris: Treachery I Betrayal! Treason! Breach of Confidence! Violation of Trust! Perfidy! Broken Faith!, c’est-à-dire, avec toutes les variantes de la prose anglaise, les différentes formes des cris: trahison, abus de confiance, perfidie, violation de la parole donnée, etc.Et cela est suivi d’un article où les gens qui trahissent la confiance sont comparés à Benedict Arnold et à Judas, et qui se termine par ces mots: “Nous devrions penser soigneusement à ces choses, même dans cet âge sans souci et sans pensée quand nous voyons des hommes — peut-être sous l’aiguillon de la jalousie commerciale — trahir d’un coeur léger et d’un oeil cynique la confiance qu’on a eue en eux." Et tout le monde de se demander à quoi se rapporte cette terrible dénonciation, si elle est une simple déclamation contre le scandale des moeurs ou si elle vise quelqu’un en particulier.La réponse nous sera probablement donnée d’ici quelques jours.* *• * Mais toute cette querelle pose une question beaucoup plus grave que le conflit McGibbon-Graham et qui intéresse profondément le public.Aux Etats-Unis, il a été décidé — et c’est un peu autour de cette loi que tourne le procès Sulzer — que les candidats aux fonctions publiques seraient obligés de faire une déclaration solennelle des sommes par eux reçues pour leur campagne, de leur emploi et du nom des donateurs.Pourquoi?Parce qu’on veut que le public sache qui paie les frais d’une élection et dans quelle situation les candidats se trouvent vis-à-vis tel individu ou telle compagnie qui peut avoir besoin des faveurs du pouvoir.On estime que l’action des grandes compagnies sera ainsi gênée ou que du moins on saura à quoi s’en tenir sur leurs agissements.«Et l’on peut se demander — on s’est déjà demandé, croyons-nous, aux Etats-Unis, — pourquoi un régime analogue ne serait point appliqué aux journaux, pourquoi les noms de leurs actionnaires et porteurs d’obligations ne seraient point à la disposition du public.* * *¦ S’il est utile qu’on sache qui paie les frais d’une propagande acci-dentelle par circulaires et qui solde les discours des orateurs de bonne volonté, pourquoi serait-il moins utile de savoir qui est responsable de la propagande faite à la longue année?Nous connaissons tous un fait jndisculé et qui montre le danger du régime actuel.Tout le monde sait que la Presse fut pendant un certain temps la propriété de McKenzie et Mann et de quelques autres financiers.Or, pendant,.ce temps, la Presse fit une campagne furieuse en faveur de l’octroi aux compagnies de chemins de fer de subventions en terre.Le lecteur de la Presse put croire qu’il ne s’agissajt que d’articles destinés à faciliter la colonisation de la province.S’il avait su que le Journal était, dans une large mesure, la propriété d’une compagnie de chemins de fer apte à bénéficier directement de celte campagne, il l’eût sans doute jugée autrement.Ce qui s’est produit dans le cas de la Presse — et qui n’a été connu que longtemps après et par accident — peut se répéter demain, n’importe où, à moins qu’on n’ait pris comme au Devoir et en d’autres rares journaux des dispositions extraordinaires pour réserver à un homme connu la direction du journal.Un certain nombre de financiers peuvent s’emparer d’une feuille sans que le public le sache et, par ce moyen, mener sous couleur d’intérêt public les tampagnes les plus dangerei^ses.Supposons, par exemple, que trois ou quatre hommes intéressés dans une grande compagnie d’utilité publique achètent deux ou trois •journaux ht publient une série d’articles destinés à faire tomber dans leur caisse quelque privilège valant deux, trois ou quatre millions.Ils ont chance, grâce à l’anonymat, de tromper l’opinion.S’ils étaient à l’affiche, le public se méfierait.On peut toujours prévoir les fraudes et les substitutions de personnes, mais on pourrait difficilement empêcher que l’attention ne fût éveillée par certains noms, alors qu’aujour-d’hui le public est sans défense aucune, * * • De prime abord, donc, cette extension du principe de la publicité paraît comporter de très sérieux avantages.Nous croyons qu’il vaut au moins la peine de poser la question devant l’opinion.Orner HEROUX.Les gisements de Québec Nous recevons le rapport du ministère des mines pour l’année 1912.Ce n’est pas trop tôt.Nous arrivons à la fin de 1913.Il contient la statistique ordinaire et quelques aperçus pour l’avenir.La production minière de la province de Québec se borne presque à l’amiante et aux piatériaux de construction.La statistique évalue à 11 millions de piastres en chiffres ronds la production de l’an dernier.L’amiante, la pierre, la brique et le ciment à eux seuls représentent une valeur de neuf millions.Le cuivre a donné un peu plus d'un demi-million.L’argent, l’or et le fer existent peut-être, mais on n’en a pas encore Irouvé en quantité assez considérable pour rendre l’exploitation payante.Il y a longtemps qu’on cherche l’or dans la Beauce.On en a découvert un peu autrefois mais pas suffisamment pour enrichir les charcheurs.La production de 1912 n’a donné qu’une valeur de $19,924 et comme cclle-ci a coûté près de $15,000 de salaires, le profit a été mince.On a cherché le diamant dans la région de l’Harricanaw' mais sans succès et le Dr Bancroft, de l’Université McGill, qui a examiné la géologie de ce pays n’eneourage aucunement les recherches dans ce sens.“Les éléments du problème de la recherche des diamants sont actuellement si complexes, dit-il, qu’on ne peut que décourager toute recherche intéressée de la source des gemmes.Il suffit qu’on sache que leur découverte soit possible pour que les lanceurs d’affaires peu délicats abusent.Les renseignements, forcément plus ou moins précis, que nous avons donnés ne sont pas destinés à entraîner le prospecteur à découvrir le secret de la source du diamant, mais plutôt à instruire les colons ou les explorateurs.Il est possible qu’en examinant avec soin les blocaux glaciaires, on fasse alors une découverte qui résolve ou qui a’ide à résoudre le problème de la source des diamants et qui révèle la présence de gites diamantifères exploitables au Canada.” Quant aux gisements de fer, M.Dulieux en a examiné plusieurs à Sainte-Agathe, au Lac Saint-Jean, à Gaspé, dans la Beauce et les Cantons de l’Est.Ce sont pour la plupart des gisements de fer titané.M.Dulieux semble crofVe qu’ils peuvent être exploités avec avantage.“En jetant un coup d’oeil sur le tableau de la production minière de la province de Québec, “on est frappé,” dit M.Denis, directeur dtt bureau des minais, “du rôle minime que jouent les minéraux métallifères dans le total de la production des mines de la province de Québec.En 1910, ées minérais n’y entraient que pour 2.16 p.c.; en 1911, ce rapport s’élevait à 3.17 p,c.et en 1912 il atteint 6.09 p.c.Mais même ce chiffre est insignifiant lorsque nous tenons compte que dans l’Ontario, les minérais métallifères figurent pour 74 p.c.dans le chiffre global de la production minérale de cette province.Nous avons déjà attiré l'attention sur le fait que dans la province de Québec, virtuellement la totalité de la production de nos mines provient des régions anciennes et établies de longue date, ce qui est à l’encontre de notre province soeur.Pourtant les mêmes conditions géologiques régnent dans la partie nord de la province do Québec que dans l’Ontario septentional, où les gisements de nickel, d'argent et d’or donnent lieu à une exploitation intensive.Nous sommes donc en droit de croi.ro nu développement de l’industrie minière dans les régions du nord de Québec, et ceci dans un avenir peu éloigné, à cause du mouvement ac-J tif de construction de chemin de fer qui s’avance vers le nord.” Si la construction des chemins de fer influe aussi considérablement sur le découverte des gisements, il n’y a pas de doute que celle-ci ne devrait pas tarder longtemps, car l’on sait qu’en plus des subventions ordinaires, la Cie North Railway a obtenu du gouvernement provincial la propriété de tous les gisements qui peuvent se trouver à proximité de sa voie.Jean DUMONT.BILLET DU SOIR.TOURNOI DE CHANT A l’angle d’un corridor, deux ombres attendent depuis des heures, les yeux rivés vers une porte où se dessine une plaque portant ces mots : Premier Ministre.Enfin un homme de forte taille en sort, l’air visiblement heureux ; il fait deux pas et se trouve nez à nez avec les deux êtres mystérieux.¦—Tiens, Rainville et Sévigny, comment ça va ?—Très bien, Monsieur Mantel, fonl-ils d'une même voix angoissée.—Vous avez l’air tout drôles.J'ai une nouvelle à vous annoncer : je viens d’être nommé directeur de la ferme expérimentale.—Ah 1 vous avez démissionné ! s’écrie le duo sans chercher à dissimuler sa joie soudaine.L'ex-ministre reste, stupéfié au spectacle de cette joie et, sans insister davantage, hâte le pas, en lançant un rapide bonjour.Les deux compères se regardent un instant, sans dire mot, puis le premier, Sévigny, rompt la glace : —Enfin la place est vide ! Qu’allons-nous faire ?—Tirer au sort, répond Joseph.—Pourquoi, rétorque Albert, le portefeuille me revient de droit ; j’ai toujours été conservateur, moi.lu auras ton tour quand Coderre sera fait juge.Et une discussion animée s’engage ; les coups vont bientôt pleuvoir, quand Rainville trouve une idée : —EcoutCf Albert, pourquoi se manger entre nous ?Laissons M.Borden libre de choisir.Nous avons tous deux une belle voix, n’est-ce pas ?Eh bien, nous allons tour à tour aller chanter à sa porte et celui qui le charmera le plus décrochera la timbale.—J’accepte, fait sans hésitation Sévigny, convaincu de sa supériorité sur Rainville.Et un instant après le tournoi commence.Placé à la porte du premier ministre, Joseph débute.D’une voix à faire se suicider Caruso de jalousie, il entonne le Rule Britannia.Sévigny qui pourtant se sait un maître chantre, blêmit de désespoir et se sent battu.Il se redresse pourtant et après une minute d’hésitation, attaque d’une voix à rendre sourd Stentor lui-même, le “Domine Salvum fac Regem”.Il n'a pas fini et déjà des pas se font entendre.—C’est M.Borden qui vient, tais-toi, dit Rainville, il va choisir.C’est bien M.Borden ; il reconduit un visiteur.Les deux aspirants ministres se blottissent chaque côté de la porte, l’oreille aux écoutes.—Je suis heureux, dit le premier Ministre, que vous ayez accepté la succession de M.Nantel, mon cher Tom-Chase.Quand au milieu de la nuit le concierge du Parlement fit sa tournée, il trouva deux députés inanimés ; pour ne pas faire de commérages inutiles, leur nom n’a jamais été livré à la publicité.Nap.TELLIER.-m i »- Salaires de misère Une dépêche d’Ottawa évidemment inspirée, loue M.Reid, ministre des douanes, de l’augmentation du revenu de son ministère et de l’économie avec laquelle tl administre Celui-ci tout en assurant au public un service aussi parfait que possible.L’augmentation du revenu n’est pas plus le fait du ministre que de son prédécesseur ; elle résulte de [’augmentation des importations.Quant à l’économie de la perception il ne faudrait pas la pousser trop loin.Le ministère des douanes compte un grand nombre d’employés qui ne sont pas suffisamment payés.Même dans le service intérieur il y a une cinquantaine de fonctionnaires qui n’ont pas mille piastres par année.A Montréal il y en a cent soixante-clnq dans le même cas.Et c’est la même chose un peu partout.Ces salaires ne sont proportionnés ni au coût de la vie ni à l’importance des fonctions que remplissent ces fonctionnaires ni au degré d’instruction qu’on exige d’eux.Dans certains cas ce sont des salaires de misère moins élevés que les gages qu’on paye aux journa-11 ers.J.D.DANS LE MONDE POLITIQUE Double démenti à la “Patrie”.— L'assemblée de Joliette.- Les libéraux changeront-ils d'organisation?—La lutte dans Bruce-Sud.— Une grande convention libérale.— La contestation de Châteauguay.La Patrie publiait hier soir un récit fort intéressant: M.Bruno Nantel aurait démissionné, la nouvelle aurait été officiellement communiquée à “une convention secrète de délégués conservateurs du comté de Terrebonne, venus de presque toutes les paroisse® du comté” et réunis à Saint-Jérôme.Ce.s délégués, présidés “par le maire Laviolette, de Saint-Jérôme,” auraient, “sur proposition régulière dûment secondée”, ‘“résolu unanimement d’offrir la candidature à l’honorable T.-C.Casgrain, C.R., etc.” La Patrie indiquait avec soin les paroisses représentées à “cette convention secrète” et ajoutait qu’“un comité de délégués s’est rendu à Montréal aujourd’hui pour conférer de la chose avec les organisateurs du parti conservateur et avec l’honorable M.Casgrain.” Or, il n’y a pas eu de convention à Saint-Jérôme, secrète ou non, et la dite convention n’aurait pu être présidée “par le maire Laviolette” puisque M.Laviolette n’est plus maire de Saint-Jérôme.Pas de convention, donc pas de délégués à Montréal, pas de proposition régulière dûment secondée, etc.Le canard de la Patrie a été fabriqué de toutes pièces.Nous sommes autorisés à lui donner le plus catégorique démenti de la part de M.Laviolette lui-même.Du reste, dans une déclaration publiée par le fiaily Mail de ce matin, M.Nantel oppose à ce récit le même démenti et déclare que c’est simplement une histoire inventée par la Patrie.Ajoutons que M.Casgrain était absent de Montréal hier.' On a parlé à ce sujet d’une assemblée qui aurait eu lieu dimanche à Sainte-Anne des Plaines, et où un certain nombre de délégués auraient demandé là* démission dp ministre.Ceci semble pareillement controuvé.Que M.Nantel doive sortir prochainement du cabinet, cela paraît admis, mais ce n’est pas encore fait.Il est clair qu’un certain nombre de ministériels désirent son départ, mais le ministre n’est pas obligé de se rendre à leur désir.* * * Les libéraux sont à faire un effort énorme pour donner à l’assemblée de Joliette le plus d’éclat possible.Ils veulent en faire une sorte de réplique à leur défaite de Ghâ-teauguay.Il sera, du reste, intéressant de voir ce que l’ancien premier ministre dira de la lutte qui vient de se terminer.Cet effort n’empêche point cependant les opositionnistes de discuter entre eux avec une certaine amertume leur dernlèr edéfaite.On dit qu’à une réunion qui sera tenue demain, on proposera un changement complet dans le personnel de l’organisation montréalaise.Le® organisateurs malheureux ont toujours tort aux yeux des partisans.Deux tendances s’affirment, dit-on, dans les milieux libéraux, les uns gardant le souvenir des luttes anciennes veulent persister à confondre dans les mêmes attaques tous ceux qui les ont combattus à la dernière élection ; les autres voudraient qu’on fit des avances aux dissidents.En attendant, une partie des vaincus continuent de maudire M.Rodolphe Lemieux et de le charger de tous les péchés de la tribu.* * * Les libéraux attachent une grande importance à l’élection de Bruce-Sud où la majorité conservatrice n’a été que de 111 voix à la dernière élection.M.Laurier s’est engagé à adresser la parole une fois dans le comté et on lui demande de tenir une deuxième assemblée.A partir de vendredi, les chefs de l’opposition parleront tous les jours dans le comté dans l’ordre suivant: Oct.17, Paisley, Hugh Guthrie, M.P., H.H.Miller.Oct.18, Chesley, Hon.W.L.Mackenzie King.Oct.20, Pinkerton, W.M.German, M.P., C.J.Mickle.Oct.21, Formosa, W.M.German, M.P.Oct.21, Gilles’ Hall, Hon.Mackenzie King.Oct.22, Ripley, Hon.G.P.Graham, MJ*.Oct.?3, Lucknow, Hon.G.P.Graham, M.P.Oct.24, Mildmay, Hon.Charles Murphy, M.P., C.J.Mickle.Oct.25, Chepstow, Hon.Charles Murphy, M.P., F.P.Pardee, M.P.Oct.27, Chesley, Hon.G.P.Graham, M.P.Oct.28, Teeswater, Hon.G.P.Graham, M.P.Oct.29, Chesley, Hon.G.P.Graham, M.P.* * * If Evening Journal d’Ottawa, conservateur, croit savoir que le parti libéral tiendra une grande convention à Ottawa pour rédiger un programme nouveau.* * * Et l’élection de Châteauguay sera contestée, annonce M.Fisher.Sur le Pont d’Avignon.M.Nantel ne démissionne pas ; du moins, c’est ce qu’il dit au Daily Mail.La rumeur a eu ceci de bon, qu’elle a décidé M.Nantel à parler enfin.Autre chose est d’avoir une foi aveugle en sa dénégation.* * * Le président de France, M.Poincaré, a déclaré à des journalistes français que, à l’expiration de son terme d’olfices il reprendra sa place parmi eux.L’on peut présumer que M.Poincaré écrira alors dans les gazettes des lettres dans le genre de celles de M.Sévigny au Devoir.Car M.Sévigny est un maître de la langue française.* •* * ¦ La Gazette appelait hier M.D.0.Lespérance “Joe Lespérance”.Cette fois-Là, M.Lespérance a dû passer de l’émotion à la colère.Se faire appeler Joe, comme un Jockey, quand qn est .aspirant-ministre à perpétuité ! * * * Les petits Polonais refusent de chanter l’hymne national allemand, disent les dépêches.Ce n’est pas M.Rainville qui refu.serait, lui, d’entonner cet air-là, si les Allemands étalent en majorité au Canada ! * # * Un ministre presbytérien vient de dénoncer l’immoralité de Toronto.Toronto, une ville immorale ?C’est pourtant le Westmount ontarien.* # * L’on avait accoutumé de dire, dans les milieux qui s'occupent de voies ferrées, que les chemins de fer anglais offrent toute la sécurité possible aux voyageurs.Cependant, les journaux, depuis quelques mois, rapportent chaque semaine des collisions et des pertes de vio survenues sur les principales voies d’Angleterre.Celle - ci s’américaniserait - elle, quant ait peu d’attention portée à la vie des voyageurs par votes ferrées ?« * * *# # Ce n’est pas M.Pelletier, le ministre des postes, qui se croit obligé de démentir dans les journaux la rumeur de sa démission.Le public le connaît trop pour croire qu’il abandonnerait volontiers son portefeuille 1 #.# # Des journaux d’Angleterre persistent à crier que, si le Canada ne vient à l'aide de la Grande-Bretagne, celle-ci va perdre la supréma- tie des mers, et que le contribuable anglais sera écrasé d’impôts.Le contribuable anglais, lui, n’a pas l’air si pressé que cela de mendier la contribution des colonies au budget naval.H est plus digne que ses gazettes et ses politiciens, x- * *• Il y aurait eu bon nombre d’abus considérables, dans l’administration du pénitencier de Kingston, prétend M.Edwards, le député de Frontenac à la Chambre des Communes.Et les dépositions de certains témoins semblent corroborer cette affirmation.Si tout ce que dit M.Edwards est vrai, ce serait tout aussi bien de confier l’administration du pénitencier à certains détenus qu’à certains fonctionnaires.* * * Est-ce samedi que M.Lafortune annonce sa démission comme député de Montcalm ?* # # M.Coderre est rentré dans l’ombre d’où il a failli sortir, pendant la bataille dans Châteauguay.Son parti en est consterné.Le Veilleur.L’OPINION DES AUTRES LE TRAVAIL ORGANISE “Bien quTl soit assez modéré et juste dans ses demandes le travail organisé doit s’améliorer.Le plus, grand danger du parti et l’obstacle à son progrès viendront de l’exagération, de l’illogisme et de la violence de ses chefs qui voudraient obtenir tout de suite ce qui ne peut être accompli qu’avec le temps et qui ne reculeraient devant rien poin' atteindre leur but.” — News, Moose Jaw.LE PLUS TOT LE MIEUX “Si le home rule doit être établi de la manière préviur par le bill actuel le plus tôt cela se fera le mieux ce sera.Cette fonce militaire de l’Utoter n’entretient que le malaise et l’Irritation, et il serait mieux d’en finir.Bien que le gouvernement agisse .sagement en refusant de donner l’auréole du martyr aux chefs les défis quotidiens à la loi encouragent toutes sortes de résistances à celle-ci et accroissent les difficultés de ceux qui doivent la faire respecter.Ce mauvais esprit s’étend jusqu’au Canada et Ton parle de lever des régiments pour aider une cause déloyale s’affirmant sous le masque de la loyauté .L’optnion est émue et indécise et s'il faut terminer l'affaire de la façon dont elle a été commencée il est encore mieux de sa Mtcr.” — Free Press, Ottawa.Les enquêtes du DEVOIR L’IMMIGRA TI ON CANADIENNE III L'inspection médicale des immigrants A l’heure actuelle, il y a, au port de Québec, tout un bureau d’inspection médicale des immigrants.Il est sous la surveillance d'un surintendant, qui occupe ce poste depuis neuf ans; il se compose de douze médecins: l’un ne s’occupe que d’examens, les onze autres font de la clientèle générale d’abord, du service à l’immigration ensuite.Il y a là un vice d’organisation sur lequel nous reviendrons dans un article subséquent.Ce groupe de douze médecins examinateurs se divise en quatre équipes de trois personnes chacune; elles- font l’examen à tour de rôle, une équipe pour chaque navire d’immigrants qui entre au port, Quand un médecin ne peut venir à son tour de rôle, il se fait remplacer par un confrère, à charge de revanche.Le système paraît franchement défectueux, quelque bonne volonté qu’y apportent les examinateurs.Il faudrait qu’ils consacrassent tout leur temps à cette besogne et aux études nécessaires pour devenir des experts.Et il faudrait donc qu’on les paie en conséquence.L’ARRIVÉE D’UN NAVIRE D’IMMIGRANTS A peine un transatlantique touche-t-il au débarcadère que des médecins et des fonctionnaires de l’immigration se rendent à bord.Le bateau mis en régie, au point de vue des règlements du port, un médecin reçoit du chirurgien du bord la patente de santé oij celui-ci consigne toutes les observations qu’il a pu faire sur l’état des passagers pendant la traversée.Le médecin du bord, ainsi que le faisait remarquer le surintendant du service médical à Québec, M.le docteur Pagé, dans un travail lu devant les congressistes de VAssociation de la Santé Publique canadienne, en décembre 1911, à Montréal, change presque à chaque voyage du transatlantique.Et cela se comprend, puisque le traitement habituel d’un chirurgien, sur les lignes canadiennes, est de $35 à $50 par mois, et que des compagnies de navigation ne se soucient guère de payer davantage, afin d’avoir des médecins compétents, disant: “Nous avons toujours plus de demandes, pour ces positions, et à ce traitement, que nous n’en avons à accorder; nous ne voyons dono pas pourquoi nous irions payer davantage.” Aussi, de manière généra-le, la patente de santé est-elle Incomplète et, maintes fols, rédigée de manière erronée.* Celle-ci remise aux médecins de l’immigration canadienne, ils procèdent à l’inspection des passagers.Ceux de première n’en subissent aucun, à moins qu’il n’y ait des cas spéciaux portés à la patente de santé.Le passager de première entre donc au Canada, sans la moindre formalité médicale; aux Etats-Unis, l’inspection médicale existe pom tous, immigrants ou Canadiens de retour d’Europe, passagers de première comme passagers d’entrepont.Nous ne voyons guère pourquoi cet examen ne se pratique pas ici comme aux ports américains.Cai un passager de première, refusé à New-York, ne peut-ij ensuite entrer aii tcinaüa par Québec?* • .» L’EXAMEN DES PASSAGERS DE SECONDE Des trois médecins désignés à l’examen de tel ou tel paquebot, Tun s’occupe de faire, à bord même, celui des passagers de seconde.L’affaire marche rondement.Un inspecteur civil tient la liste où sont inscrits les passagers, il les appelle par numéros, chacun vient, déciine son nom, son âge, sa destination; le médecin jette un bref coup-d’oeil, pose une question quelconque, fait marcher un enfant, afin de s’assurer s’il n’est pas perclus, et, en dix secondes, on tend à l’immigrant sa carte, timbrée pour indiquer qu’il a subi les deux examens.En une minute, cette formalité s’accomplit pour cinq ou six.Au point de vue pratique, l’examen des passagers de seconde existe donc à peine, pour ne pas dire qu’il n’existe pas du tout.On comprend que les fonctionnaires en dispensent les Canadiens qui reviennent au pays.Mais il est difficile de s’expliquer, comment, parce qu’un immigrant a eu assez d’argent pour venir en seconde, on prête si peu d’attention à son état physique et mental.C’est parfois dans la première et la seconde classes qu’il se glisse le plus de dégénérés et d’imbéciles.Et ce sont les classes les moins -surveillées.Les compagnies de navigation, du reste, ne sont pas étrangères à cette mansuétude, surtout à l’endroit des gens originaires de Grande-Bretagne.Influentes auprès des ministères, elles auraient tôt fait d’agir de telle sorte que le fonctionnaire zélé reçoive une douche qui le rende plus indulgent.COMMENT ON EXAMINE LES PASSAGERS D’ENTREPONT Les immigrants d’entrepont subissent leur examen à terre, dans les baraques de l’immigration, pendant que le navire démarre et transporte les passagers de première et de seconde jusqu’à Montréal.Certaines compagnies de navigation imposent, au port d’embarquement même, un examen superficiel à l’immigrant, afin de ne pas courir le risque de le déporter à leurs frais du Canada, s’il y est refusé par l’inspecteur médical.Ainsi, la ligne Hambourg-Amerika, qui transporte des immigrants d’origine non-allemande, les fait examiner d’abord à leur entrée en Allemagne à la frontière, sous la surveillance du gouvernement allemand, puis leur fait subir un nouvel examen près dé -Berlin, et un troisième à leur arrivée à Hambourg, où un médecin de l’Etal s’adjoint, pour cette circonstance, au médecin de la compagnie.Le jour même de l’embarquement à bord du paquebot, ce double examen se répète, et, cette fois-là, porte surtout sur les yeux, à cause de la présence fréquente du trachome chez cette classe de gens.Mais la plupart des compagnies de navigation ne sont pas si prudentes.On s’en aperçoit, à voir défiler les immigrants qu’elles amènent ici, surtout des ports de Trieste et d’Anvers, qui ont assez mauvaise réputation, vu la pauvre classe d'immigrants qui nous arrivent de là par milliers, chaque mois, L’Immigrant d’entrepont débarqué aVec ses colis, — et souventes fois accompagné de sa vermine, — s’en va, sous Toeil de gardes qui le groupe en troupeaux dociles, dans la vaste enceinte fermée de barrières à claire-voie où, tendis que les enfants pleurent de fatigue, dans les bras des mères harassées comme des bêtes de somme, les hommes disposent le-s bagages sur lesquels ils .s’appuient par petites bandes pour causer dans leurs langages aux résonnances étranges.Un garde lève une barrière, cent ou deux cents femmes, — on les fait passer les premières, — se précipitent dans un second enclos et s’asseoient sur des bancs de bois brut.Une allée gardée à chaque bout s’ouvre, dans un coin de cet enclos, les immigrantes s’y engagent à la file.Un premier médecin arrête la femme par le brus, lui tourbe la main afin de voir si sa température est normale, la fait parler, pour constater si elle est sourde-muette ou normale, la regarde dans le but de voir si elle n’est pas difforme, ou d’apparence maladive; et, s’il note quelque chose d’anormal, il en notifie «on collègue, à "autre extrémité de l’allée.Ce second médecin, — le premier est “d la condition générale”, tandis que lui est "aux yeux et d la surveillance”, comme Ton dit parmi les examinateurs, — a pour principale fonction d’examiner les yeux des immigrants, surtout s’ils sont de races chez lesquelles il y a du trachome.En une seconde, 11 a retourné les paupières supérieures de l’immigrant.S’il y a du trachome, elles sont sanguinolentes et granuleuse1!.Le médecin a-t-il des doutes, il envoie dans la pièce des suspects Tindi-vidu que lui et son confrère réexamineront tantôt de manière plus corn-piète.Il arrête au passage, — les reconnaissant à leur carte d’identification donnée à bord du paquebot, et qui porte un certain numéro, — les gens portés à la patente de santé, les juge d’un preste coup d’oeil et les consigne, s’il y a lieu, à la pièce de détention temporaire.Si, par contre, l’Immigrant, déjà examiné à la triple hôte par son collègue, lui parait sain, Il le laisse continuer par le tournant de l’allée, au bout d« laquelle un garde appose sur la carte le timbre de l’examen médical, tandis qu'un groupeur dirige ensuite l’immigrant vers une autre allée, numérotée, à la sortie de laquelle il subira maintenant l’inspection civile.CE QUE LE MÉDECIN DOIT REMARQUER M.Wilson, médecin américain de Ellis Island, New-York, principal point de débarquement des immigrants aux Etats-Unis, où U est pré-tfUlTE A LA 2ime PAGE). LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 16 OCTOBRE 1913 VOL.J' —No.212 C SUITE DE LA tire PAGE) posé à l’examen médical de ceux-ri, publiait, en juillet 1911, dans le New-York Medical Journal, un article relatif aux principales remarques que doit faire l'examinateur.Ainsi, il doit tenir compte, par exemple, dès qu’il regarde un immigrant, de la pigmentation de sa peau.Chaque race a son teint particulier, comme chaque occupation a aussi son influence sur la coloration de l’épiderme.Des mineurs ont toute l’apparence de tuberculeux, au point de tromper l’oeil peu exercé.Si le médecin s’informe du métier de l’immigrant, tout de suite, par exemple, il distinguera le mineur du tuberculeux.Des mulâtres des Antilles ont aussi ce teint pâle, et sont pourtant sains des poumons.Un Grec en parfaite santé a un teint d’individu qui souffre de la malaria.Un Italien au visage émacié semble pulmonaire: à l’examen, il révèle un torse musclé, une poitrine solide comme des soufflets de forge.Le médecin doit donc tenir compte des particularités des races et des métiers.Le médecin, s’il a l’oeil d’un expert, et bon jugement, peut en quelques minutes, et en usant de toutes ses facultés, — odorat, vision, palpe^ — diagnostiquer assez bien la condition physique de l’immigrant.Il en va autrement, quant à certaines maladies de peau, de nerfs, de l’oeil, et surtout du cerveau, qui demandent une observation spéciale Et c’est pourquoi, avec le système actuel, malgré tous les efforts de.s examinateurs, doit-il leur échapper des gens, d’apparence normale, mai.s tarés, mentalement ou physiquement, ou qui portent en eux des germes de maladies graves ou incurables.L’EXAMEN D’IMMIGRANTS ÉTRANGERS Dans les cercles de l’immigration, on examine avec un pcif plus d’attention les foreigners (les étrangers).Ce terme désigne, à vrai dire, tous ceux qui ne parlent ni français, ni anglais, ni allemand.Le Wills had, de la ligne Canada, en débarquait sept ou huit cents, le samedi, onze octobre, sous nos yeux.Juifs de Pologne ou de Russie, coiffés, malgré la chaleur, de lourds bonnets de fourrure graisseux, grosses commères à profil sémitique entourées d’une marmaille remuante et grêle, Lithuaniens taciturnes et fortement râblés, accompagnés de fillettes proprettes et qui tournent vers le médecin questionneur un petit visage frais gaiement étonné.Syriennes aux paupières lourdes, et qui pressent sur leur sein de.s bébés effrayés qui crient et hurlent, si le médecin veut entr’ouvrir leurs yeux gonflés de sommeil, Italiens turbulents empressés à répondre tous ensemble à l’examinateur, femmes magyares, à la torsade de cheveux souples, et modelées comme des statues, Norvégiens aux gestes rares, Allemands pesants et d’allure lente, mou-jieks russes aux pommettes saillantes, sous la casquette haute à large visière, tous, pêle-mêle, défilent, dans une atmosphère chargée de relents d’ail fermenté, sous l’oeil des médecins; ceux-ci tâtent un membre, massent une articulation, soulèvent un manteau, tournent une tête, palpent une artère, ouvrent une bouche, posent un doigt sur la carotide, font sauter une coiffure d’un coup de main, pour examiner le cuir chevelu et y rechercher la teigne, consignent dans la pièce de détention une Juive exténuée, porteuse d’un enfant qui gémit et s’agite, littéralement mangé par les poux, de la tête aux pieds, arrêtent au passage n i pied-bot, mettent à l’écart des Russes atteints de trachome, se montrent an Maltais aux mains et aux lèvres brunies et imbibées de nicotine, et qui tremble d'énervement, et, six cents individus expédiés en deux heures à peine, prennent enfin le temps de griller une cigarette avant d’aller réexaminer les cas suspects.COMMENT ON EXAMINE LES IMMIGRANTS BRITANNIQUES Le navire a-t-il, comme passagers d’entrepont, des immigrants d’origine britannique, l’examen se fait emeore plus vite.“Ilrilish citizen?’’ demande le premier médecin.Et sur réponse affirmative, si l’immigrant ne présente pas de traits trop apparents (l'indésirabilité, l’examen est presque fini.L’autre médecin ne retournera pas les paupières, — car le trachome est rare en Grande-Bretagne, — mais il examinera le cuir chevelu pour voir s’il n’y a pas de teigne, et c’est fait.Le Canada compte un citoyen de plus.Et, souvent, quel citoyen! L’inspection des sujets britanniques, nous l’écrivons sans hésiter, n’est pas assez sévère, tant du côté médical que du côté civil; elle est rudimentaire.il y a une réforme considérable â faire, sur ce point.Mais nos gouvernants l’entreprendront-ils?Ou, comme la presse anglo-canadienne, la première fois qu’un Anglais fut arrêté et détenu à Québec, il y a quelques années, pour un cas manifeste de trachome, sc scandaliseront-ils.à l'idée de celte réforme, et l’ajourneront-ils aux calendes grecques?Georges PELLETIER.DEMAIN: quatrième article: '‘L’examen des détenus suspects, an point de pue médical?'."SAUBA” Un thé possédant une fraîcheur exquise et une saveur remarquable qu’on ne trouve pas dans d’autres thés.Pur et propre dans chacune de ses feuilles.En Paquets Cachetés de Plomb Seulement NOIR, VERT ET MELANGE LE CANADA ET L’EMPIRE M.Cahan et l’attitude de certains hommes d’Etat anglais.NOUVELLES DE PORT ARTHUR Port 1 rthur, 16.— Les expositions d'auüomno ici, ont été une véritable démonstration de ce que pouvaient faire Port Arthur et sa banlieue pour faire progresser le marché, il est tout probable que dans un avenir tèès probable que dans un avenir très mobi'es sera établi pour mettre un trait d’union entre lu producteur et le consommateur.Nous n’avons pas à Port Arthur un marché stable bien que ce soit le vœu de tons les fermiers, de le voir bientôt s’établir.L’édifice Port-A rthur, le nouveau gratte-ciel de M.iVhalptts, est maintenant rendu à son huitième étage, et toute l’attention des constructeurs est conccntréè sur les décorations de l’intérieur.L’édifice est tout en pierre et complètement à l’épreuve du feu.La partie réservée pour la location sera bientôt occupée, car presque toutes les ebambres sont louées.En Cour Suprême L'élection de Richelieu devant ce haut tribunal.— Autres jugements.Ottawa, 16.— Lew jugements suivants ont été rendus par la Cour Suprême du Canada»: Dans la cause de Denman vs.la Clover Bar Coal iCompany, l’appel a été renvoyé avec dépens, et te requête pour casser le judgement a été renvoyée avec dépens fixés à $150.Dans la cause de la Queibec.and Lac Saint-John Company contre Kennedy, l’appel est permis avec frais, M.Brodeur étant dissident.Dans l’afTaiffe Turgeon contre St-Oharles, l'appel est renvoyé avec dépens, les juges Indington et Anglin étant dissidents.La première .cause sur la liste pour cette session a ensuite été commencée.Il s’agit de l’appel dans l’élection de Richelieu de Paradis centre Cardin.L’élection a eu lieu au mois d’octobre J912, le répondant.ayaRit été élu.Une' requête demandant l’invalidation de son élection a été prise, mais il en a demandé le renvoi sous le prétexte que le requérant n’est pas qualifié pour voter, et ne peut par conséquent être pétitionnaire, qu’il a été déqualifié pour des pratiques de corruption pendant les élections; que l’affidavit du pétitionnaire est irrégulier, et que l’avis de la pétition n’a pas été régulièrement publié.La pétition a été renvoyée, pour cette dernière raison.M.E.A.D.Morgan occupait pour le requérant, et M.Belcourt, C.R., pour l’intimé.L’arsenal du gouvernomont s’achève rapidement.Pour compléter le temple Presbytérien il n’y a plus qu’à jeter le toit sur l’édifice riui coôto.$85,000., et pourra contenir 1200 personnes assises.L’hôtel qui doit être élevé le printemps prochain par l’Alberta Land, aura 5 étages au Hou de li qu’on voulait lui donner d’abord.Les demandes de locations sont venues si nombreuses que la compagnie a décidé de construire un édifice, beaucoup plus grand et pourvu de toutes les améliorations modernes.De nouvelles maisons pour les ouvriers s’échelonnent rapidement entre Port-Arthur et Fort William.11 y a maintenant 50 de ces maisons construites sur les terrains de la “Canadian Resources Dovelopemont Oo.’’ et urne vingtaine sont encore en état do construction.C'es maisons sont loué' s aussitôt que terminées.Le e,rcusage pour établir les fondations du nouveau théâtre de la rue Arthur s’achève rapidement.Ce théâtre sera le plus grand de notre ville, lorsque termine.Le rapport du dernier recensement de notre ville témoigne d’une aug en-de ootre ville témoigne d’une nUgmcm-nier la population était de.15651 et cette année elle s’est élevée à 18025.Ce chiffre est le double de celui de Fott William.(TRADUCTION) Au Rédacteur de la Gazette : Monsieur, Sans contester la suggestion du principal Peterson que, de l’autre côté de l’Océan, on ne manque pas de bonne volonté à l’égard de l’aspiration des Canadiens à atteindre, dans l’Empire, l’égalité reconnue du statut politique, nous pouvons aller jusqu’à l’examen de la base de sa suggestion et des.tendances politiques qui se trahissent dans les opinions et les intentions bienveillantes des hommes d’Etat anglais dont il parle.M.Harcourt, dans sa dépêche du 10 décembre dernier, déclare clairement qu’il n’a pas l’intention d’ouvrir “ces difficiles problèmes de fédération impériale, qui semblent impliquer des questions de taxation et de représentation, lesquels ont fait de cette politique depuis plusieurs années, une question périmée.” La fédération impériale est donc, dans l’esprit de M.Harcourt, uns question périmée, et les questions de taxation impériale peur les fins impériales, et de représentation coloniale à un parlement impérial, que fait naître l’idée de fédération impériale, sont maintenant reléguées dans les limites des questions politiques mortes.Pour qu’il n’y ait pas de malentendu de notre part, M.Harcourt ajoute : “Ce qui précède représente exactement les vues et les intentions du gouvernement de Sa Majesté.” Le secrétaire colonial est très.tique étrangère.la conclusion des clair et très catégorique en indiquant traités, la déclaration et Le maintien dans 1 opinion comme dans 1 in- I ÛK la paix ou de u guerre ,rt en i néral toutes les relations avec l’E- son—tout ce qu’il y a de plus vaguement significatif si l’on considère son incomparable talent de s’exprimer avec clarté et précision—il parle de “faire la même réponse que celle qu’oh pourrait adresser à leur (le gouvernement Borden) appel évidemment raisonnable demandant de leur donner le droit d’être entendus dans les discussions politiques et dans la direction des affaires impériales”.L’appel de M.Borden est écrit au long, mais quelle réponse lui a donnée le gouvernement Asquith ?D’après M.Harcourt (voir la dépêche du 10 décembre 1912), il aurait avec M.Asquith fait remarquer à M.Borden, “au cours de plusieurs conversations privées” que la politique— c’est-à-dire la politique concernant les affaires impériales et internationales — ne pouvait “en aucune circonstance” être l’objet d’une décision prise par le Comité de la Défense Impériale, auquel le gouvernement canadien serait invité d’envoyer un représentant; mais que çette politique “est et doit rester la sëule prérogative du cabinet (britannique) sujet à l’approbation de la chambre (britannique) des communes”.Nous pouvons apprécier les paroles “bienveillantes” de M.Asquith, mais, dans l’intervalle, son gouvernement déclare de propos délibéré: (1) Que toute forme de fédération impériale, impliquant la représentation du Canada dans le Parlement britannique, autrement dit, impérial, est une question morte (2) et que la direction de la poli- que, tention du gouvernement de M.As quith, il n’est pas possible que les , , , Canadiens arrivent à l’égalité du ; rPfster ^ «ule pré- statut politique avec les Anglais, les roSata,« nt que huit i fois et la saison commençant le -t novembre, se terminera le K dér»m bre.Les concurrents seront choisis par ni les meilleurs joueurs de M ntréal.C’est dire que 1rs vrais amateurs du beau ;eu de billard assisteront à une série de parties absolument intéressantes.I Les représentants de la M.A.A.A.i seront : MM.Lyall, Shaw, Vian et Plater ; ceux du club DeLorimier s’ r at MM.Ménarl, Nofl de Tilly, Re-i naud et Robülard.1 L’échelle des parties adoptée par I assemblée est la suivante : Novembre 4.— Dslorimier A M.A.A.A.Novembre 6.A.A.Novembre, limier.Novembre, limier.Novembre, A.A.Décembre,2.Décembre, Hmier.Décembre, 16, titnier.Avant de clore la séance, on procéda aux élections des officiers.M.J.Noël de Tilly fût élu président ; M.A.P.Earl, vice-président; M.Fred.Cornell, secrétaire.Au Séminaire des Trois-Rivières Trois-Rivières, 16.— Dimanche dernier le Castor avait donné une raclée en règle aux Montagnais, les battant par un résultat de 11 à 4.Mais ceux-ci ne se découragèrent pas, et hier, la lutte s’engagea entre les deux clubs, pour U suprématie de la balle-au camp au Séminaire.Mais le vieux “Castor” une fois de plus écrasa ses adversaires en enregistrant 9 points contre ceux-ci 4.La joute fut vraiment de toute beauté.Jusqu’à la sixième manche, ce fut un duel de lanceurs entre Rom-pré et Mercier.Le lanceur du Castor eut cependant l’avantage.A la sixième, Mercier céda sa place à Té-treault, l’ex-fameux frappeur des Montagnais.Oui je dis bien, l’exfrappeur ; car hier, toute sa scien ce du bâton ne lui servit de rien contre les balles énigmatiques de Rompré, qui le retira quatre fois au bâton.Béland le petit second but du Castor, fut vraiment l’étoile de la partie.Sur 5 apparitions au bâton, il frappa 4 coups sûrs, dont un bon pour le circuit.11 attrapa au vol, avec un brio qui enthousiasma les spectateurs, des coups que les Montagnais comptaient comme sûrs.En fin, ii vola son deuxième deux fois, d’une façon prestidigieuse.Dubê, le fameux receveur était là, avec sa mitaine et son bâton.11 lit avec Fontaine, le premier but, étoile du Castor, un magnifique double jeu, et sur quatre fois au bâton, il frappa 2 coups bons pour 2 buts.Lamy, le Baker du Séminaire, fit son coup de circuit habituel, le faisant précéder cette fois, d’un cc«:p bon pour trois buts.Mais il ne faut pas oublier la jeune recrue des Castor, le lanceur Rompré, Il fit vraiment merveilD dans la botte, retirant 15 hommes au bâton, et n’accordant que quatre coups sûrs aux frappeurs Montagne i- .C’est dire assez sa valeur.Les Montagnais, bien qu’inférieurs aux Castor, jouèrent une bonne partie.Parent frappa un coup de circuit, faisant entrer deux hommes avec lui.Cette partie restera à jamais mémorable dans les fastes de la balle-au-camp au Séminaire.Voici le résultat détaillé.MONTAGNAIS Ab.R.H.Po.A.E.Parent, l.f.4 110 0 0 Gagnon, 21) et s.s.2 0 0 0 0 1 Langlois, e.4 0 2 15 3 2 Lacroix, 1b.3 0 0 3 0 0 Tétreauit, s.s.,2 b.et p 4 0 0 1 1 2 Bellemare, 3b.4 0 0 5 1 0 Mercier, p.et 2b.2 2 10 10 Pothier, c.f.3 2 0 0 1 0 Quesnel, r.f.3 0 0 0 0 0 Delorimier à M.A.11.— M.A.A.A.à DeLo-18.— M.A.A.A.à DeLo-DeLorimier à M.A.Béland, 2b.Houle, s.s.Lamy, 3b.Dubê, c.Brunelle, l.f.Lord, r.f.Carufel, c.f.Fontaine, 1b.Rompré, p.29 5 4 24 7 5 CASTOR Ab.R.H.Po.A.E.5 3 4 4 0 0 0 0 0 0 0 2 2 3 11 0 2 16 3 0 0 0 0 U 0 Dimanche prochain au Parc Delorimier, 3 champions seront aux prises, Henri -Sx-Yves, champion du monde sur 100 et 75 milles Johnny Cox, champion du monde sur piste en terre et Haqbld Cole, champion du Canada.Nos coureurs locaux David, Cleghorn & Martineau sauront, nous l’espérons, faire honneur à la situatian et qui sait s’ils ne réussiront pas à ravir leur titré aux étoiles étrangères.Cette lutte sera suxenient homérique et les courses de dimanche éclipseront tout ce qui s’est déjà vu à Montréal en fait de courses en motocyclettes.La piste de Delorimier est chaque jour le théâtre do match passionnés aux heures d’entrainement ; nos sympathiques coureurs sont dans la jubilation de l’opportunité qui leur est offerte et ne veulent livrer aucune chance au hasard.Us n’auront aucune excuse à fournir s’ils sont battus car leur moteurs et leurs machines sont bien au point.St-Yves, Cox, Cole et tous les grands athlètes qui ont déjà assisté aux courses du Parc Delorimier comme Cazeaux et Auvray sont unanimes à reconnaître que les épreuves disputées là sont dignes des grands velodromes du monde entier.Tl est indiscutable que sué une piste en terre d’un demi-mille dans le genre de celle de Delorimier, vu les virages qui ne sont pas relevés les coureurs doivent faire preuve de beaucoup plus de sang froid et d’habilité que sur les pistes en bois, en cuvettes où c’est exclusivement la machine qui gagne la (Ourse sans presque aucun égard à la valeur du pilote.Combien de fois les habitués de Delorimier n’ont-ils pas senti leur cheveux se dresser sur leur tête et un frisson leur parcourir l’épiderme lors que nos David, nos Martineau, Cleghorn et dernièrement St-Yves et Cox prennent leurs virages si s nsa-tionnels, les gaz de leurs machines grands ouverts.T,a qualité des courses de Delorimier n a d’égales que la loyauté des couleurs et la perfection de l’organisation.Rien de fait ne pèche à ees réunions dominicales auxquelles nous assistons régulièrement depuis trois mois consécutifs ; certes le promoteur M.Hubert a raison d’étre fier du travail et du succès accomplis, car personnie à Montreal, dans les cercles sportifs, ne pouvait y croire, au début de la saison et tout le monde était unanime à traiter rette entreprise de chimérique.Un nouveau venu dans le domaine de l’automobile sera en niste dimanche prêt à rencontrer tout venant; c’est encore un des nôtres, un jeune Eugène Larivière qui veut se placer de l’avant et avoir sa plaeo sous le soleil sportif.Larivière sera au volant d’une Buick de course de 40 chevaux, la même marque pilotée naguère par les Rur-mnn, les De Talma et les Chevrolet.Nul doute que le défi de Larivière sera relevé, à tout événement.Lari-vière veut qu’il soit bien entendu nu’il est.prêt à.rencontrer tout pilote montréalais quelle que soit la marque de la force de sa machine.Les bicyclettes auront elles aussi leur part du programme dimanche.St-Pierre, indisposé dimanche, dernier.se trouve tnainfe-nant en pleine forme et veut prendre une revanche éclatante sur ses heureux rivaux de la semaine dernière.Les courses de dimanche seront sous la sanction de la Canada Motorists Association ainsi que toutes les courses qui seront disputées à l’avenir au Parc Delorimier.Ceci donne un démenti formel n ceux qui prétendaient qu’Hu-bert n’était appuyé par aucune organisation reconnue.Comme nous le disait lui-même le sympathique promoteur montréalais “Certes nul plus que moi n’est prêt à se soumettre au corps dirigeant dans le domaine sportif pourvu que les têtes de ces associations fassent leur devoir.Si la "C.W.A.” m’avait approché de la même façon rourtoise que la “Canada Motorists Association” toutes les courses de Delorimier.depuis la première jusqu’à l/i dernière, auraient, été courues sous sa sanction.Il faut de l’ordre et de l’harmonie dans le sport, il faut des travailleurs mais non point d’autocrates ; le temps des fétiches et dos idoles est passé pt je considère que le plus humble coureur est l’égal de tout president de société, fût-elle la “C.W A.” Les courses du Grand Circuit LA COUPE CASTLETON A ETE FACILEMENT GAGNEE PAR AN-VIL, HIER APRES-MIDI A LEXINGTON.Lexington, Ky., 16 — Anvil a gagné facilement la coupe Castleton, le grand événement dee courses du Grand Circuit, battant Cheeney, le fameux cheval du Texas.Redlac Jr., a gagné la course de 2.11.SOMMAIRE Classe 2.11, pour trotteurs, 3 dans 5 ; bourse $1,000 : Redlac, par Redlac, Cox 5 14 11 Ramey Constantine, — tantinü, Thomas.13 12 4 Ernest Axtell.Kimlin.2 2 3 3 3 Andrew Myrtle Granett, Andrews.8 7 2 4 2 Belle Ashland, Davis.3 4 6 dis Sidanna, Carss.4 6 5 dis Lee A., Ryan.7 5 dis Nata Prime, Wright.6 dis Temps—2.10 3-4, 2.09 1-4, 2.10 1-4, 2.10 12, 2.10 1-2.Stake Kentucky, pour ambleursi, 3 dans 5 ; chevaux de trois ans ; bourses, $2,000 : Homer Baughman, par Gam- beta Wilkes, Geers.Ill Tlllie Tipton, Murphy.2 2 2 Temps—2.08 3-4, 2.08, 2.08 1-2.La coupe Castleton, pour trotteurs éligibles à la classe de 2.07, juin le 26, 2 dans 3; bourse $3,000 : Anvil, par St-Valient Vincent.1 1 Cheeny.Murphy.2 3 Robert Milroi, Snow.5 2 Shaw Bay, Murray.3 5 Oakdale, McDonald.4 4 Rythmel, Stimson.dis.Temps—2.08, 2.06 1-4.Classe de 2.16 pour ambleurs, 3 dans 5, bourse, $1,000 ; Great Scott, par San Mateo, Snow.Ill Donald McKay, Davis.2 2 4 John H., Cox.3 6 2 Wyetta, Buster.4 3 3 Dos Reos, Edelmyer.7 5 5 Wilkie Elder, Jedrick.6 4 6 California Dillon, Kimlin.5 8 dr Alice McMahon .8 7 dr Temps—2.09 1-4, 2.07 1-2, 2.08 3-4.-*- 25.- -DeLorimier à M.A.A.A 9.— M.A.A.A.à Delo- M.A.A.A.à DeLo- Lewis dans un état précaire BES MEDECINS N’ESPERENT PRESQUE PLUS LE SAUVER.— SON ADVERSAIRE EST ARRETE.Philadelphie, 16.— Harry Lewis, pugiliste poids moyen, est encore dans un état précaire, à l’hCpital, où il a été transporté après son match de lundi soir avec “Joe Borrell, dw cette ville.Il a passé une mauvaise nuit, et les médecins à son chevet n’espèrent presque plus le sauver.Lewis fut tellement malmené, lors de ce match, que l’arbitre dut l’arrêter ft la cinquième ronde.Le combat devait en durer six.Borrell et cinq mitres personnes on]t été arrêtés et retenus en prison, en atten dant des corn pltcatir.ns qui peuvent surgir d’un moment ft l'autre.Un turfman qui disparait New-York, 16.— Joseph Burke, généralement connu comme un enthousiasme du turf et s’occupant depuis trente ans, comme juge des courses de chevaux, est décédé, chez lui hier soir, en Cette ville.La mort de Burke est due à des complications résultant d’un mauvais rhume, qu’il contracta à Dorval, près de Montréal, il y a deux semaines, alors qu’il agissait comme juge au meeting hippique de cette piste.Il fut juge de nombreux tournois en même temps que gérant à Saint-Louis, dont il fut l’un des résidents pendant de nombreuses années.John J, Burke était âgé de 50 ans.Sa disparition causera un vida, qu’il ne sera pas facile de combler.31 9 11 27 7 3 Résultat par reprise : Montagnais .020000300—5 4 5 Castor.20002401x—9 11 3 SOMMAIRE Coups de sacrifice, Lacroix, Pothier et Houle ; C.de circuit, Lamy, Bê-land, Parent ; C.de 3 buts, Lamy; C.de 2 buts, Dubé.2 ; double jeu,Dubê ft Fontaine ; buts sur balles, de Rompré 5, de Mercier 2 en 5 manches 1-3, de Tétreauit, 2 ; retirés au bâton, par Mercier 10, par Tétreauit 2, par Rompré, 15 ; frappés par le lanceur Oarufel et Lord, par Mercier ; 1er but sur erreurs, Mont.ignais 3, Castor 1 ; laissés sur les buts, Montagnais 5, Castor 5.Temps de la partie 2.20.Arbitres, Maynard et Lebrun.Dans le monde du baseball De Bons résultats PRESSER ET PRENT ONT DEFAIT GAUFMAN ET SUTTER AUX AILLEES DU PALACE, HIER SOIR.Plusieurs clubs de la M.B.A.ont pratiqué hier soir aux allées du Palace.Le club Caledonia a fait bonnes figure.Dans les équipes de deux hommes, Prent «t Presser ont défait Gaufman et Sutter par 1X65 à 1125.Le Derby de Dorval LE GERANT HOLMAN EST DE RETOUR DE SON VOYAGE A NEW-YORK.— LES INSCRIPTIONS DANS CETTE EPREUVE CLASSIQUE.Le gérant 8.N.Holmftn, du Dorval Park Jockey Club, est de retour de son voyage à New-York dans le but de voir aux inscription» du Derby de $20,000 qui sera disputé à la piste de Dorval l’été prochain.n c»t revenu avec la promesse que les plus grandes et les plus petites écuries seront représentées dans cette épreuve classique.“A BOUT PORTANT” de Nap.Tcllier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR Le président Li dit en hein est de retour des Etats-Unis où il a assisté aux parties des séries mondiales et il dit que les clubs des ligues majeures désirent acheter le lameur des Royals, Frank Smith.Le président du Montréal, p cependant annoncé que ce joueur ne sera pas vendu.Les rumeurs circulent que Joe Kelly sera congédié comme gérant du club de baseball Toronto.Le club Washington passera probablement Billy Allen au club Atlanta la saison prochaine.Allen était autrefois du club Montréal.» Toronto s’est assuré des services de Barton, le joueur de premier but du club Jersey Oily.Cat équipier refusa de se rapporter aux Speeters l’an dernier.“Hop” Meyers, le joueur de premier but, qui était parmi les meilleurs voleurs de buts de 1r ligue Na tionale, a déclaré qu’il n'avait pas été bien traité par Geo.Stallings et qu’il ne se rennortera pas au Rochester l’an prochain.Le président Ban Johnson, de la ligue Américaine, n’est pas en faveur de Vat olition des séries mondiales, 11 n suggéré, cependant qu’une clause soit insérée dans les contrats des joueurs de 1914, les obligeant ft ne Pas signer d’articles pour les journaux lors des joutes pour le championnat de Funiver», Scallywag gagne le stake Canvastack CE SHEVAL, PILOTE PAR BYRNE A REMPORTE LES HONNEURS DE LA TROISIEME COURSE A UNE COTE DE 20 POUR 1.Laurel, 16 — Scallywag, joué à 20 pour 1, a remporté le stake Canvas-back et Cactus Bud s’est approprié les honneurs du Steeplechase.Voici les résultats des courses d’hier : Première course — Pour chevaux qe 2 ans, 5 furlongs 1-2, bourne $500 : 1.Mary Warren, 100, J.McTaggart, 4 à 1, 7 ft 5, 7 à 10; 2.No Manager, 100, NataAian, 100 à 1, 40 â 1, 20 à 1; 3.Stonehenge, 105, S.Davis, 8 ft 1, 3 à 1, 8 à 5.Temps— 1.08 2-5.Transformation, Battling Nelson, Wnnlta, Margaret Melse, Doruha, Aunt Elsie, Spitfire, Millky Way, Cal-gnn et Maid Mohawk ont aussi couru.Deuxième course — Steeplechase, pour chevaux de trois pns et plus, à peu près deux milles, bourse $500 ; 1.Cactus Bud, 162, Bowser, 3 ft 2, 4 ft B, 2 A 5; 2.Lomoter, 138, Dayton, 11 â 5, 4 à 5, 2 â 5; 3.Velsim, 152, Higgins, 20 ft 1, 8ft 1, 3 ft 1.Temps—4.45.Seulement trois ont fini.Troisième course.— Le stake Oan- vasback, pour chevaux de trois ans et plus, bourse $500 ; 1.Scallywag, 107, Byrne, 20 ft 1, 8 ft 1, 3 ft i; 2, Belamour, 125, F.McTaggart, 5 ft 2, 6 ft 5, 8 ft 5; 3.Prince Ahmed, 115, Burllngalne, 12 ft 1, 4ft 1, 2ft 1.Temps—1.13.Campeon, Sherwood, Water Welles, Genesta, Briar, Path ont aussi couru.Quatrième course — Handicap, pour chevaux de tous âges, un mille, bourse $600 : 1.Dr Duenner, 104, Byrne 9 à 5, 1 A 2; 2.Loohlel, 103, Callahan, 6 A 1, 8 A 5, 1 ft 2; 3.Ringling, 92, J.McTaggart, 20 ft 1, 6 A 1, 2 A 1.Temps—1.39.All Gold.Hedge, Tactics, Altamn-ga et Knight of Unea* ont au»*i couru.U Golf RAY ET VARDON GAGNENT UN MATCH A ST-LOUIS.St-Louls, Mo., 16.— Edward Ray et Harry Vardon, les champions anglais du golf profeseiamel ont défait EnnU Miller et Jease Carieton sur '«e 'inks Normandie, hier.DANS LE Monde Ouvrier 12 Fourrures En Gros et en Détail L» plu* ancienne et la plu* importante maieon de Fourrures du Canada offre au public de Montréal et de* campagnes, ainsi qu'aux voyageur* un choix incomparable de fourrures de toutes sorte* et de tous prix.La valeur de ces fourrure* est incontestablement de 40% supérieure à celles que vous pouvez vous procurer ailleurs pour le même argent.SPECIALITE DE MOUTON DE PERSE.—Des milliers de maznificiues manteaux.Toutes les grandeurs et tous les dernier* modèles.Voyez notre vitrine et demandez nos prix; vous serez vit* persuadés que nulle port ailleurs vous ne pouvez acheter un article d’aussi bonne qualité pour le meme prix.Chas.Desjardins & Cie LIMITEE 130 RUE SAINT-DENIS EAU DE CONTREXEVILLE (PAVILLON SPRING) Eau Minérale Naturelle (France) Pour la Goutte—la Gravelle—le Diabète Elle débarrasse l’organisme de l’zcide urique— et c’est un remède positif contre le Rhumatisme.Ecrivez pour le pamphlet.DÉPÔT AU CANADA ! The Leeming Miles Co., Limited, 4 Boulevard St-Leurent, - Montréal.LA CRISE DU TRAVAIL Les ouvriers qui travaillent sur les chantiers de la construction sont fort inquiets de la tournure que prennent les affaires à Montréal.Pendant tout l’été le travail a été rare.Un instant, au commencement de l'automne, un regain d’activité sur les chantiers avait donné l’espoir à beaucoup, que peut-être les causes qui ont produit la crise du travail, avalent disparu.Malheureusement.il n’en est rien.Chaque matin, au Temple du Travail, comme dans les bureaux de placement, l’aifluence des travailleurs, demandant de l’ouvrage, est énorme et va toujours en augmentant.La situation a été expliquée, hier soir, par l’un des chefs ouvriers les plus en vue, dans le mouvement ouvrier du Canada.“Les entrepreneurs, au commencement de l’automne, se sont empressés de terminer l’ouvrage qu’ils avaient commencé.Mais ils n’ont pas contratê d’aêitres entreprises.J’ai peur que l’hiver prochain soit, pour les ouvriers des métiers de la construction, l’un des plus rudes que l’on n’ait vu depuis longtemps.” Cette opinion est malheureusement confirmée par plusieurs hommes d’affaires de Montréal.CHEZ LES JOURNALIERS Une assemblée assez nombreuse a Travail, par les journaliers et manoeuvres, de Montréal.M.H.Petit présidait.Après l’expédition des affaires courantes, l’as-été tenue, hier soir, au Temple du semblée prit connaissance de plusieurs rappors, relatifs à l’activité du travail, sur les divers chantiers.En général, d’après ces rapports les journaliers sont satisfaits.Ceux qui sont employés au compte de la ville, pour les travaux d’égouts, de pavage ou de terrassement, ont toujours beaucoup de travail.Malheureusement, l’hiver qui approche va probablement paralyser cette activité, qui a été grande et continue sur ces chantiers.Toutefois, on espère que l’administration municipale verra à faire poursuivre certains travaux d’hiver, que le froid ne peut empêcher, comme le travail des carrières, le percement des tranchées pour les canaux d’égouts, etc.Les chantiers du Grand Nord, pour le percement du tunnel, sous la montagne occupent également une grande quantité de journaliers.Mais les ouvriers du pays y sont en très petit nombre: ce sont des ouvriers habitués à ces sortes de travaux, qui y sont en très grande majorité employés.Quant aux manoeuvres de la construction, porteurs d’oiseaux, servants des briquetiers et des maçons et autres, iis subissent le même sort que les ouvriers des métiers, ils travaillent peu sur ces chantiers, qu’ils délaissent d’ailleurs, pour d’autres.Enfin, les ouvriers italiens ont commencé leur exode vers les climats plus chauds.On sait que chaque année, un grand nombre d’entre eux, certains de ne pas trouver suffisamment de travail, en Canada, vont se reposer pendant l’hiver, dans leur patrie.INTERESSANT RAPPORT.M.Bastien, agant d’affaires local de l’Union des électriciens de Montréal, a donné, hier soir, à 'la salle Coloniale, son rapport de la convention de Boston.D’après l’orateur, cette convention fut des plus importantes, tant au point de vue numérique qu’au point de vue des affaires qui y ont été tran-sigées.Cent-cinquante-sept délégués, représentant toutes les unions locales des électriciens de l’Amérique du Nord y ont assisté.j La question de* salaire minimum ] fut soulevée.On a constaté que, pour les électriciens, 1] n’existait point d’é-l chclles des salaires.De là, une grande1 diversité dans le taux des gages payés à ces ouvriers, dans les différents pays.Ainsi, tandis que dans l'Ouest américain, et même canadien, les salaires sont de 50 cents et même de fiO cents de l’heure, dans plusieurs Etats de l’Est, il n’est même paa de 30 cents.Il a été reconnu que 'es salaires élevés ont été obtenus, grâce au travail des unions locales.En présence de cette situation, on a décidé d'imprimer un mouvement d’ensemblo, dans tous les Etats où 11 existe des unions locale, afin d’établir un salaire, sinon uniforme partout, du moins avec des différences moine tranchées.M.Bastion a annoncé officiellement MEILLEURE QUALITE Balcons & Escaliers EN FER Clôtures, Marquises, Etc.Nous sollicitons la clientèle des Fabriques, Commissions scolaires, Corporations, etc.J.A.Courtemanche, Tél St-Louis 4840 1889 SAINT-DENIS U Hôtel Vanderbilt 34ème RUE EST et PARK AVENUE.NEW-YORK Entrée du subway.“Un hôtel distingué, dont les taux sont modiques”.A moins de cinq minutes des principaux terminus de chemins de fer • TARIF Chambres simples.par jour—$3, $4, $5, $6 ¦ •' “ —$5.J6, $7, 58 Wallon H.Marshall Gérant Chambles doubles Chambres doubles à coucher, boudoir, cabinet de toilette et bain “ “ Suites—Salon, chambre h coucher et bain.*« CHAQUE CHAMBRE AVEC BAIN $8, $10, $12 $10, $12, $15 AMUSEMENTS * La Tournée Gilmore SERIE DE CONCERTS Salle Windsor m polish MARDI 21 OCT.Billets de série $4, $3, $2.Billets simples $2, $1.50, $1.En vente chez Hurteau Williams et Cie.Ltée, 510 rue Sainte-Catherine Ouest et chez Layton, Bros., 550 rue Sainte-Catherine Ouest.On se servira du piano New Scale Williams.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour île Circuit No.12158.- David McGill, demandeur, vs.Alfred P.Henderson, défendeur.Le 27me joui d’octobre 1913, à 10 heures de l’avant-mldi, au domicile du dit défendeur, au No.214 rue Saint-Antoine en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets «lu dit défendeur, saisis en cette couse, consistant en piano, etc.Condition : argent comptant.S.C.M ARSON, H.C.S.Montréal, IG octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-* réal.Cour Supérieure No.2740.-Joliette Steel and Iron Founc^ry Ltd., demanderesse, vs.Henry Leedham, défendeur.Le 27me jour d'octobre 1913, à une heure do l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.579 rue des Seigneurs en la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis « n cette cause, consistant, en meubles de ménage etc.Conditions : argent comptant.J.K.COUTU, H.C.S.Montréal, 10 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour Supérieure No.1028.—J.A.E.Gauvln, demandeur, vs.John Mullin, défendeur.Le 25nie jour d’octobre 1913.h dix heures de.l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No.859 rue St-Antoine Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en ccttc cause, consistant en chaises de théâtre, etc.Conditions : argent comptant.T.W.TIIE-MENS, H.C.S.Montréal, 16 octobre 1913.La voie double MONTREAL et TORONTO Quatre trains tous les jours.Aménagemént supérieur.Wagon à compartiments “Club” au train de 1!) h.30 «lu soir.L“I N TER N A TI ON A L LIMITE” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide at Canada Montréal-Toronto-Chicago, à 9 h.du matin, tous les jours.MONTREAL-OTTAWA o h.matin, 8.05 soir, tous les jours.J h.10 matin, 1 h.soir, excepté le dimanche.JOUR D’ACTIONS DE GRACE Passage Simple de Première Classe Départ 20 octobre, retour même jour.Passage simple plus Un Tiers Depart 17 au 20 oct„ retour 22 oct.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour, pour l’Ouest du Ca-nada, vià Chicago, chaque mardi, jusqu’au 28 octobre.Bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-.Iacques, angle St-François-Xnvier.Tél.Main 6905, Hôtel Windsor et gare Bonaventure.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.15159.—Paragon Waist and Dress Co., demanderesse, vs.M.Eoscnzberg et ni., défendeurs.Le 25me jour d'octobre 1913, h dix heures de l'avunt-niidi à la place d’affaires des dits défendeurs au No.721 rue Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de* justice les biens et effets .des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en pupitre, «¦offre-fort, rtc.Conditions: argent comptant.JOSEPH BOY, H.C.S.Montréal, IG octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.12171.J.Larivière, vs.John Marcotte.Le JOme Jour d’octobre 1913.h une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, Boulevard Dé-sormeaux en la cité de Montreal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en yttr cause, consistant en volailles et meubles de mena gcs.Condltlof s : argent comptant.ED.DESROC h ES, H.C.S.Montréal, 16 octobre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mout-lénl, Cour de Circuit No.7331.—Roméo D >1-bec et ni., demandeurs, vs.O.Meunier, défendeur.Continental Life Insurance Co., Tiers-saisi».Le 27me Jour d’octobre 1913, h 2 heures «le l‘après-midi, nu bureau «lu dit Tiers-saisi, au No.180 rue Saint Jacques en In cité de Montréal, seront vendus nnr nutorlh «le Justice les biens et effets «lu dit Tiers-saisi, snfrns ni cette cause, consistant en pupitres, r.alttfrnnhr, etc.Conditions : argent comptant.S.C.M ARSON, H.C.S.Montréal, 15 octobre 1913.sa nomination au poste d’orpfonisateur général pour tout le Canada, et il fut vivement applaudi.La suite du rapport sera donné à la prochaine assemblée.REUNIONS POUR CE SOIR: 3ème jeudi du mois.AU TEMPLE DU TRAVAIL: —•Conseil des Métiers et du Travail.—Union dos peintre®.JOUR D’ACTIONS DE GRACE 1 nx d un billet -impie de première classe Depart 20 octobre; retour 20 octobre.Passage «impie plps un liera Depart, 17, 18, 19, 20 octobre; limite de retour, 22 octobre.Service spécial, le 2(1 octobre Depart de St-Jêrôme ft 5.30 p.m., pour Place \igcr, arrêtant aux stations hitcrmédiai-res.De Xante] ft 6.25 p.m.; Ivry 6.45 p.m., Ste-Agathc, 7 p.m.Arrive ft Montréal, Place Vicer, 9.25 p.m.wagon-salon.De Place Yiffcr 1.15 p.m., 18 octobre: Do Xante! 6.2,, p.m., 2(1 octobre ASSEMBLEE POLITIQUE, JOLIETTE De Montréal, et retour $1.1(1.Dèp.18 oct., retour 19 oct.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Wln-mncft, tut mouton et Bare* intermediaires.Départs, les 21 et 28 octobre.BUREAUX DES BILLETS : 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main S125 ou ft l’HOtç] Windsor, et aux gares Place Viger et Windsor.U BOUTE PITTORESQUE POUR JOUR D’ACTIONS DE GRACES Un billet simple de première classe Départ le 20 octobre.Limite de retour, 24 octobre.Un billet de première classe et un tiers Départ, 17, 18, 19 et 20 octobre».Limite de retour, 22 octobre.Service spécial Embranchement de Montfort Dép.—Huberdcau.4.20 p.m.20 Oct.Ar.—Moutfort, Jet.7.2(1 p.m.20 Oct.Ar.—Place Viger, 8.10 p.m.20 Oct, DEMONSTRATION POLITIQUE A JOLIETTE, QUE.SAMEDI, 18 OCTOBRE 1913 Dép.-Montréal, 12.30 p.m.IR Oct Ar.-Joliette, 1.55 p.m.jg Qct# Dép.- Joliette, 6.30 p.m.ir Oct Ar.Montréal, 7.55 p.m.ir Oet Lu outre, train régulier de 9.00 a.m., le 18 octobre.$1.10 aller et retour.Départ le 18 Oct.retour le 19.EMBRANCHEMENT DE MONTFORT IMPORTANTS CHANGEMENTS DANS LE SERVICE DES TRAINS Le train No 11 commencera à circuler le •8 et non le 21 octobre tel ((u’indhpié dans les horaires Le train supplémentaire quittant Huberdenu t\ 0,30 a.m., tous les jours CNcepté le dimanche et le lundi ne sera discontinué «iu‘après le 27 octobre.Bureau des billets en ville, 226-230 rue St* Jacques.Téléphone Main 6570, Hôtel Windsor.téléphone Uptown 1187, ou gare rue Sainte-Catherine Est, î.nsa lie 141.\ \ Est vitru:— "A BOUT PORTANT” de Map.i’elller , L' vol.franco.27cit EN VENTeTaU DEVOIR j VOL.IV.— No.24?LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 16 OCTOBRE 1913 T UNE IMPORTANTE SEANCE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT La chambre adopte un rapport relativement au service du téléphone dans les nouveaux quartiers.— Elle demande également qu’un amendement soit fait au code civil relativement aux ventes en bloc de fonds de co/n» merce ou de marchandises.DUPUIS FRERES, Limité,.| ¦DUPUIS FRERES.LimUce.| ¦DUPUIS FRERES, Limité,! ¦ DUPUIS FRERES, Limité,.L’ELECTION DE DOMICILE EN MATIERE CIVILE Sous la présidence de M.J.Joubert et, un peu plus tard, de M.Jos.A.Fortier, la Chambre de Commerce de Montréal, a tenu hier après-midi son assemblée régulière.Après l’expédition des affaires de routine, le secrétaire donna lecture de trois rapports qui tous furent adoptés.Le premier a trait au téléphone dans les nouveaux quartiers de la ville.Nous le citons en entier un peu plus bas.M.Jos.Filiatrault a fait remarquer que la compagnie Bell pouvait, pour le moins, être taxée d’insouciance sinon de négligence à l’égard de quelques-uns de ses clients.Il cita plusieurs exemples à l’appui de ses dires.La Chambre de Commerce demande une rectification de l’article 719 du Code Municipal.En anglais, cet article se lit comme suit:— “The actual value of the taxable “real estate includes the value of all “ buildings factories OR MACHINES “SHOPS erected thereon, and of any “improvements which have been ma-“de thereto, same in so far as it set “for in the two following articles”.La Chambre prétend que le traducteur du dit article ne paraît pas avoir saisi exactement la pensée du législateur en traduisant comme suit cet article:— “La valeur réelle des biens-fonds “imposables comprend la valeur des “constructions, USINES OU MACHI-“NERIES qui y sont érigées, etc.” Ainsi, on a traduit “Machines shops” par le mot “MACHINERIES”, la différence est importante et mérite que nous la signalions aux autorités provinciales.Les linguistes les mieux renseignés vous diront que “Machines shops” doit se traduire par “ateliers de machines” et non pas par “machineries”.Laissée telle qu’elle est, cette traduction veut dire que toutes les machineries d’une usine peuvent être frappées d’impôts, et vous vous rendez bien compte que le législateur L’ELECTION DE DOMICILE EN MATIERE CIVILE Nous apprenons de source autorisée que le projet de loi soumis chaque année à la Législature demandant un amendement à la loi de l'élection de domicile en matière civile va revenir à la prochaine session et avec des chances de succès.Les promoteurs de ce projet de loi voudraient obtenir du parlement provincial que la loi de l’élection de domicile soit changée de façon à obliger ceux qui poursuivront, :ï intenter leur action au lieu où un individu aura élu domicile aux lins d’un contrat; si cet amendement passait, les homines d’affaires de Montréal (jui auraient vendu à un individu de Oaspé, par exemple, seraient obligés d’intenter leur poursuite dans le district judiciaire de Gaspé et se trans-n’a pas dû avoir l’intention de taxer!porter là avec tous leurs témoins ainsi Louies les machines d’une nsi-1 quand la cause serait entendue.de ceux dont les marchandises ont été vendues avant la vente.C’est une grave anomalie qu’il est de notre devoir et de notre intérêt de faire disparaître au plus tôt.Nous devrions demander immédiatement au gouvernement provincial d’amender cet article en obligeant le vendeur, comme cela se pratique au Manitoba, à donner une déclaration contenant les noms et adresses, non seulement des fournisseurs non encore payés qui lui ont vendu les dits effets de commerce ou marchandises, MAIS DE PLUS LES NOMS, ADRESSES DE TOUS LES CREANCIERS AINSI QUE LES MONTANTS QUI LEUR SONT DUS.Des avocats très renseignés ont exprimé l’opinion que le parlement provincial n’avait pas dû avoir l’intention de donner à la loi la portée actuelle qu’elle a, causant ainsi un tort considérable aux hommes d’affaires.Comme la Législature doit se réunir prochainement, nous devrions demander sans délai l'amendement qui fera disparaître cette injustice.ne, mais bien plutôt l’atelier, la bâtisse où elles se trouvent.I) ne serait pas raisonnable qu’une municipalité ait le droit d’imposer une taxe sur chaque machine tel que le dit la version française de l’article 719; c’est pourquoi nous devrions signaler ce point au gouvernement pour qu’il fasse faire la rectification dans le nouveau Code Municipal qui sera voté à la prochaine session.VENTES EN BLOC La Chambre de Commerce demande également l’amendement de Particle 1569b du Code Civil de la province de Québec.Cet article se lit ^ comme suit:— “Toute personne qui, directement '‘ou indirectement, achète en bloc “un ou des fonds de commerce ou de “marchandises, y compris le trans-‘port de certificats de licence pour la 'vente des liqueurs spiritueuses, doit, ‘avant d’en payer le prix, en partie ‘ou en totalité au comptant ou à ter-' ‘me, obtenir du vendeur ou de son ‘agent, ou, si le vendeur est une “compagnie ou une société., du prési-“dent, du Secrétaire ou du gérant de “cette compagnie ou société, une déclaration CONTENANT LES NOMS “ET ADRESSE DES FOURNISSEURS NON ENCORE PAYES QUI “LUI ONT VENDU TES DITS EF-“FETS DE COMMERCE OU LES “DITES MARCHANDISES et tes “montant respectifs qui leur sont dûs "ou qui sont à échoir comme prix ou “partie d’iceux”.L’injustice consiste précisément dans le fait de cette déclaration.Actuellement le vendeur n’est tenu de ne donner que les noms de ses créanciers qui lui ont vendu les effets et marchandises qu’il vend en bloc, et il n’est pas du tout fait mention des mitres créanciers restés non payés et dont les marchandises ont été écoulées avant la vente en bloc.Aujmir-d’hui il n’y a que les fournisseurs dont les marchandises sont .’endues en bloc qui sont payés au détriment Ce projet de loi a été soumis à l’Assemblée Législative l’année dernière et a été adopte, mais le Conseil législatif l’a rejeté.Il est donc question de le ramener celte année.Le conseil de la Chambre s’est prononcé contre ce projet l’année dernière et une délégation, composée de Thon.N.Péro-deau, de MM.le Lt.-Col.A.E Label-le et Adélard Fortier, est allée le combattre avec succès.; il ne faut pas lui donner plus de chance cette année.Si cet amendement devenait loi, il n’y aurait plus d’avantage poulies hmumis d'affaires à .'aire .u commerce dans cette province, et cela arrêterait d’autant l’essor du commerce.LE TELEPHONE DANS LES NOUVEAUX QUARTIERS DE LA VILLE RAPPORT DU COMITE DES TRANSPORTS Le co’ -ité des Transports s’est réuni le vendredi, 10 oclobre 1913, sous la présidence de M.C.H.Ca-telli.Wsistaient aussi à cette réunion: MM.Adlard Fortier, président de la Chambre, S.1).Joubert, 1er Vb-e-T’résident, Joseph Filiatiault, et R.F.unies, geiant de la ccmpagnie du Téléphone Bell, avaient été invités Votre comité avait à prendre con-nai-’sance de certaines plaintes formules contrt la comp .gme de Téléphone, venant de citoyc.s du quartier Ahuntsic.M.Fiimtrault exposa les vues de ces citoyens qui se plaignent d’être traités différemment des autres citoyens de Montréal, par la compagnie de Téléphone.M.R.F.Jones, exposa, d’autre part, la position île la compagnie qu'il représente; puis après l'échange de vues de ces messieurs, votre comité, voulant sc bien rendre compte des droits et obligations de la cornu i-gnie de téléphone, recommande que est une Journée (TGccasions Spéciales Une journée qui vous offre des attractions extraordinaires, qui vous aide à faire de grandes économies et qui vous invite à patroniser davantage le magasin le plus progressif de Montréal.Deux Valeurs R emarquables en fait de coutumes tailleur pour dames Costumes tailleur de $17.50 à $22.50 pour $9.98 50 élégants costumes tailleur en serge à habits d’hommes, vénitien français et tweeds, couleurs marine et noir.Chacun est doublé de ÇiCb QQ satin.Grandeurs 16 à 36.Prix .Costumes tailleur de $25.00 à $32.50 pour $14.95 75 jolis costumes tailleur pour dames, en che-viote, serge à habits d’hommes et tweeds, en marine, noir, violet, gris et brun.Très bons styles, quelques-uns attachant juste au cou, tous sont doublés de satin.Jupe à taille montante et ouverte sur le côté.Grandeurs 16 à 42.^ J ^ 33 Vente de Sous-Vêtements de FLANELLETTE pour DAMES CALEÇONS POUR DAMES, pour grosses personnes, en flanellette blanche, bonne qualité pesante, plissés au genou avec élastique.Ouverts ou fermés.Régulier 75c, pour CALEÇONS POUR DAMES, en bonne flanellette blanche, plissés au genou, garnis de dentelle ou bord festonné.Régulier 60c, pour JUPONS POUR DAMES, en flanellette anglaise de qualité supérieure, garnis d’un volant de broderie.Régulier 90c, pour .ROBES DE NUIT POUR DAMES, faites de bonne flanellette blanche, style slip-over et attachant en avant, garnies de dentelle.Régulier ROBES DE NUIT POUR GROSSES PERSONNES, en bonne flanellette blanche, style mère Hubbard, avec collet et manches garnis d’un volant el braid pour finir.Régulier 4 $1.50, pour.ROBES DE NUIT POUR DAMES,FAITES DE BONNE FLANELLETTE, encolure haute, attachant en avant, empiècement garni de remplis et entre-deux de broderie, manches longues, finies avec une broderie.Régulier $1.50, pour .$1.19 Deux Grandes Occasions DANS LES DENTELLES DENTELLE ALLOVER BLANCHE, Nottingham, grand choix de dessins, largeur de 18 pouces, désirable pour blouses et empièce- 1 Qf* ments.Valeur régulière de 50c, pour ." ^ ^ ENTRE-DEUX IMITATION MACRAME ET CLUNY, qualité très pesante, grand choix de dessins et largeurs, en blanc ou crème, largeurs de 4 à 7 pouces.Valeur régulière de 15c à 20c, pour.7>2ç Couvertures de Lits à Prix d’Occasions du Vendredi COUVERTURES DE FLANELLETTE DOMINION, blanches ou grises, qualité très pesante, grandeur 12 4, surface très laineuse, avec bordure rose ou bleue.Valeur régulière de GO O G $3.00 la paire, pour.^ 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en avant.Grandeurs 36 à 44.Prix .$1.49 Les Femmes Economes Auront encore une fois l’avantage d’économiser sur l’achat de nouveaux manteaux d’hiver.Manteaux d’hiver de $10.00 à $15.00 pour $6.49 150 nouveaux manteaux d’hiver nouvellement arrivés.Ils sont faits de tweed diagonal fantaisie, en gris, bleu, réséda et brun.Jolis modèles, aussi genre “sport”.La plupart sont dou- Çi£t A Ch blés.Grandeurs 16 à 42.Prix .Nouveaux manteaux d’hiver de $18.50 à $25.00 pour $12.98 150 très élégants manteaux échantillons pour l’automne.Ils représentent la collection complète de deux fabricants bien connus.Les étoffes employées sont les drap couverte, bouclé et tweeds.Les styles variés sont les plus nouveaux de la saison.En gris pâle ou foncé, brun, tan, marine et effets à deux tons.Chacun peut se porter avec collet ouvert ou fermé et la plupart sont doublés.Grandeurs pour dames et demoi- G 1 O CkQ selles.Prix.Occasions du Vendredi Dans les ARTICLES pour HOMMES ou GARÇONNETS CHAPEAUX POUR GARÇONNETS 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DUPUIS FRERES.Limité»! reço (le demander à la Commission des chemins de fer l’interprétation exacte des mots “Montreal Exchange Territory” dont il est fait mention dans son jugement du 3 décembre 1912, afin de savoir exactement quels sont 1rs droits des citoyens des nouveaux quartiers annexes à la ville de Montréal.Les Engrais Chimiques 44 International ” ont obtenu “LA MEDAILLE D'OR” à l'Exposition Provlnolale 1913 Cultivateurs: Pour des résultats certains et satisfaisants, employez les Engrais Chimiques “INTERNA-TIONAL” appropriés pour les différentes cultures et les différents sols, avec eux jamais d’insuccès.Poor plu» de ren»»iRn»m«nts s'adresser FERTILISANTS INTERNATIONAL 48 RUE SAINT-PAUL.QUEBEC L'importation des plumages d’oiseaux (Service de la Presse Associé®) Washington, 15 — Des protesta-lions s'élèvent de toutes parts contre la mise en vigueur de la clause du tarif défendant l’importation de plumages d’oiseaux.Un particulier, dont une douzaine de caisses d’oies ont été arrêtées à la douane de New-York, a télégraphié que s’il enlevait les plumes à son gibier ses clients refuseraient de reconnaître les oiseaux pour des oies.La loi, cependant, est exiplicite et déclare que les oies et les perdrix portant leur plumage ne peuvent être introduites aux Etats-Unis.Le problème des aigrettes portées sur les chapeaux de femmes revenant de l’étranger, n’est pas un problème du lout.I.res fonctionnaires du trésor font remarquer que si on laisse entrer les aigrettes sur les chapeaux de femmes on laisserait le chemin libre à l'importation en gros de cet article en violation de la loi.Pour le retour du Duc de Connaüght Ottawa, 15.— Le premier ministre, M.Borden et plusieurs de ses ministres se porteront officiellement au devant de son Altesse Royale le due do Con-nautrht à son arrivée au Canada, le 23 octobre.Le premier ministre quittera la capitale le.22 pour assister à un banquet qui lui sera offert à Québec le 23 par les citoyens de Taneiennë capitule.I.e jour suivant arrivera le gouverneur-général et il sera reçu par le premier ministre et ses Collègues.Tandis que le déaart du duc ,-e fera sans grand apparat de l’autre côté, il sera reçu ici, colonie autonome, avec tous les honneurs que l'an doit à .in roi.Le due s’embarque le 17 à ï.’vor-oool et arrivera ici le 24, l e duc passera un an ici avant de rentrer définitivement en Angleterre.Les courriers postaux aériens VillacouMay, France, 15 — Le premier courrier postal expédié par voie aérienne est parti de Villacoublay à 7 hrs ca matin.L’aviateur militaire André Ronin, lieutenant, s’est chargé, en effet, d'3 transporter de Saint-Julien, Beychevelle, département de La livraison postale dans la ville de Hull Ottawa, 15.— La Chambre de Com merce de Hull doit sous peu s'adresser au gouvernement fédéral pour obtenir un meilleur service des malles dans Hull.A l’heure actuelle U n’est fait qu’une seule distribution quotidienne par les facteurs daf.s les rues.Seule la rue Principale a deux distributions la Gironde, un sac de 22 livres con-1 Par jour.La Chambre de Commer-trnant le courrier des Antilles et de ce demandera qu’il soit tait deux dis-l’Amérique Centrale.itributions dans toute la ville.Le ministre des postes, M.Louie ! 0n demandera aussi au gouveme-Massé, a assisté au départ de Ta- ment 'lu’il y ait deui expéditions des vion-Poste.malles pour l’extérieur.A l’heure Une dépêche de Fauillac dit que le i le-B maUr" de Hull ne sont lieutenant Rrnin a atterri près d’ici e*pédléeB q,le ie mfttin' 0n veut Les gratifications aux Institutrices Napierville, 16 — Mlle L.-Anale Morin, institutrice de T arrondissement No 6 de la paroisse de Saùnt-Cyprten de Napierville, rient de recevoir, par Tentremise de son inspecteur d’écoles, M.J.-B.Demers’, une gratification de $20.00 en récompense de son dévouement à l’éducation de ses élèves.à deux heures et quinze minutes, a-près un voyage de sept heures et quinze minutes, battant d’une heure les trains-poste.La richesse de nos pêcheries canadiennes (Servie© particulier) Vancouver, 16.—Le steamer “Vad-so”, arrivé de Prince Rupert, avec une cargaison de poisson canadien, venant du nord de la côte du Pacifique, donne une faible idée de la richesse de nos pêcheries.Le navire avait une cargaison de 10,000 boîtes de saumon canné *t 50,-000 livres de poisson frais.que le gouvernement donne à Hull le même service qu’à.OtLawa avec deux expéditions par jour pour l’extérieur.Le rapatriement dans les Cantons de l’Est Québec, 15.— Une délégation des Cantons de l’Est comprenant les députés provinciaux des comtés, et les représentants des Chambres de Commerce de la région, au nombre d’une vingtaine, a été reçue ce matin par le cabinet provincial.Les délégués sont venus demander le concours du gouvernement en faveur du repatrie-nient des Cantons de l’Est.I.e gouvernement les assure qu’i] fera tout son possible pour encourager le mouvement CHAPEAUX POUR HOMMES Une quantité limitée de chapeaux pour hommes formes et couleurs assorties.Valeurs de OA « $1.50 à $3.00, pour.575* C PYJAMAS Pyjamas en flanellette importée pour hommes, effets rayés.Régulier $1.25, pour .00 £ CHAUSSETTES POUR HOMMES SPECIAL.— Chaussettes tout laine, très belle qualité, teinte solide, sans couture, talons et bouts doubles.Régulier f.50c et 60c, pour .**"** |DUPUIS FRERES.Limité»! Noces d’argent (De notre curresDondant) Nicolet, 16.— Jeudi, le 9, parents et amis étaient réunis chez M.et Mme J.B.Duguay, pour fêter leurs noces d’argent.Près de 90 convives firent honneur à l’excellent et abondant menu du banquet.Mlle Duguay lut une adresse au nom de la famille; les amis présentèrent aussi la leur.M.Duguay répondit en termes heureux à ces témoignages d’affectio net d’estime.Il y eut ensuite chant, musique, déclamations, etc.Parmi les invités, on comptait: M.M.Lemire, père de la jubilaire; ses frères: Ernest, Hector et Elie; ses oncles, Georges, Damase et Mme Louis Lemire; Mme Alf.Proulx, tante du jubilaire; M.E.Noël, son beau-frère; M.Jos.Noël, son neveu; le Dr et Mme H.Lemire, de Montréal; M.et Mme Auguste Provencher, de Windsor, avec leur jeune fille, Mlle Florence, et leurs fils: Conrad, Raymond et Simon; M.Jos.Lemire de Drummond-ville; M.et Mme L.Raîche, Mlle Bellerose, MM.Bruno, Lorenzo, Con.rad Lemire; MM.et Mmes O.Béau-lac, Chs Dubuc, N.Proulx, P.Roy, D, Proulx, A.Roy, A.Proulx, I.Proulx, de Nicolet, Théo.Dubuc, de Montréal; MM.Chs.-Ed.Dubuc, Eug.Roy, L.Houle, ;J.Paradis et Rod.Duguay, fiij du jubilaire.Feuilleton du DEVOIR LE Nouveau Dodteur par JULES PRAVIEUX 29 (Suite) Et ce mariage qu’elle regardait comme le seul désirable puisqu’elle était résolue à n’en pol it accepter d iurire, ce mariage étjit impc.ii-blc, de par la volonté de son père! Elle connaissait les limites de son influence sur le docteur Chanteau et savait qu’il ne cons mürait pas a i.ne lellc union, quand bien même file l’en prierait à genoux.Le les-sentiment de .son père contre le docteur Brtvièrcs était tel, il semblait si bien croître en violence rhaque jour, qu’on pouvait le considérer comme une haine, une de ces haines qui ne meurent pas, qui SfVit plus fortes que te temps.Françoise Chanteau était triste parce qu’elle était sons espoir.C’eût été pour elle comme un soulagement, un motif de ne pas désespérer, de .savoir, ce cpii élari la vérité, que Pierre Bravières pas-sait par les mêmes perplexités, parce que lui aussi était “tout autn” depuis l’entretien de la villa d ;s Bruyères.Le Jeune médecin se rendait chaque jour chez Mme Pon-cct, l’interrogeait, l’obligeait h parler de Françoise.Un jour, il lui avoua qu'il aimait la jeune fille.Mme Poncct, qui attendait cette confession, s’écria ravie: —Mais alors, c’est le coup de foudre I Si c’était ie coup de foudre, des signois avant-coureurs eussent permis de l’annoncer.Qu’on le trouve le Jeune homme de vingt-sept ans qui n’ait point, devant les yeux, aux heures de rêve, Tl mage d’une jeune fille qu’il ne connaît pas, et qu’il aime, et (elle qu’il se la souhaite pour épouse.Quelle est la jeune fille de vingt ans qui n’ait point en tête un idéal de mari, un magnifi-que idéal serti d’illusions?Pierre Bravières et Françoise subissaient la loi commune: ils n’étaient pas des êtres d’exception.Lorsqu’ils se virent, lorsqu’ils purent rapprocher leurs coeurs touchés déjà, dans l’intimité d’un tète-à-tète, au lunch de Mme Poncet, ils crurent reconnaître que leur rêve se précisait, se réalisait, que Icür idéal vivait, prenait une figure, un nom, qu’il s’appelait pour l’un Françoise Chanteau, pour l’autre Pierre Bravières.Bien avant leurs confidences à la table de Mine Poncet, bien avant de se connaître, ils s’étalent aimés dans l’idéal qu’ils portaient en eux depuis longtemps.Ce chemin qui mène à l’amour que d’aulres suivent par étapes, ils l’avaient déjà par-couni lorsqu’ils se rencontrèrent: ils se trouvaient nu point où en sont d’ordinaire ceux qui, moins bien préparés à se comprendre, à s’aimer, purent entrer dans la pensée l’un de l’autre, donner à leurs sentimenls de mutuelle sympathie le temps de devenir de la tendresse par une lente et subtile évolution.Lorsqu’ils se virent pour la première fois, Pierre et Françoise Chanteau étaient unis déjà par les mystérieuses affinités de leur rêve.Et ce fut simultanément, pour’ainsi dire, qu’ils prirent une résolution qui engageait leur vie: presque au même instant où Françoise se donnait l’assurance qu’elle n’aurait jamais d’autre mari que le jeune docteur, lui, avec l’élan d’un homme de vingt-sept ans qui, jusque-là, n’a pas gaspillé son coeur, ,se déclarait à lui-même que jamais il n’épouserait une autre jeune fille que Françoise.C’était ce que.Mme PonceJ appelait le “coup de foudre”.Et tous les deux s’arrêtaient terrifiés devant l’évidence: ce mariage était impossible; leur rêve était irréalisable! Pierre Bravières pouvait librement, et sans redouter le contrôle de personne, suivre son imagination qui le portait auprès de Françoise, examiner la situation, sonder l’avenir, s’abandonner tantôt à l’espoir, tantôt au découragement, pendant ses courses en auto, lorsqu’il rentrait le soir dans sa grande maison où il vivait sous le regard de la mère Moulinot, sa vieille domestique, plus occupée, il est vrai, à tarabuster ses casseroles, à dévider des commérages avec les voisines qu’à scruter les méditations de son maître.Couvée comme elle était par sa mère, Françoise avail en Mme Chanteau un témoin toujour!* alarmé de ses tristesses.La femme du vieux médecin ne cessait d’observer Françoise, d’épier les expressions de sa figure, de la regarder dans les yeux comme pour lire jusqu’au fond de sa pensée, de surveiller son appétit, son sommeil, sa mi ne.Mme Chanteau ne fut pas longue à s’apercevoir que sa fille avait pâli; de subites et passagères rougeurs lui montaient aux joues dont le frais coloris avait disparu.Cet état de langueur physique n’avait point échappé au doeleur Chanteau.Comme sa femme lui exprimait ses inquiétudes au sujet de la •santé de Françoise, il déclara péremptoirement : —Cette gamine veut tout simplement se meltre à la mode! Elle est anéique: fer et quinquina, voilà ce qu’il lui faut.Un bon vin composé aura raison de ça.—Crois-lu, Charles?fit timidement Mme Chanteau.—Comment, si je croisl rugit le médecin que ie moindre indice de scepticisme exaspérait lorsqu’il .s’agissait d’une de .ses opinions médicales, de son diagnostic.Je te dis, continua-t-il, que Françoise est anémique, et ipie c’esl du fer qu’on doit lui donner! Tu m’apprendras mon métier, n’est-ee pas ?Tu vas peut-être toi aussi me regarder comme une vieille baderne qui ne connaît rien aux maladies d’aujourd’hui! Il vous faudrait, sans doute, une consultation du joli Bravières, le médecin des dames?Si c’est ton idée, avoue-le tout de suiteI “Charles ne rroit pas si bien d'ire", pensa Mme Chanteau qui, com- me toujours, baissa la tête et ne ré-pikpia point.“Françoise souffre, c’est certain, se répétait Mme Chanteau.De l’anémie, peut-être, mais il y a autre chose 1 Chez elle, ce n’est pas le corps qui est le plus malade.Cela a commencé le lendemain du jour où elle s’est rencontrée avec M.Bravières au lunch de Mme Poncet.Depuis ce jour-là, elle n’est plus la même.Distraite, songeuse, préoccupée ; elle, si douce, s’agace pour un rien, et, ce matin, en sc levant, c’est tout juste si elle ne s’est pas fâchée parce que je lui demandais de me montrer sa langue : pourtant, Françoise était encore plus pâle qu’a l’ordinaire, j’avais bien le droit d’être inquiète.Dès qu’on prononce devant elle le nom du docteur Bravières, — et mon mari ne s’en prive pas, il s’acharne à le dénigrer, — la voilà qui rougit, pâlit, s’agite.Est-ce que ma fille aurait.serait.est-ce qu’elle aimerait ce jeune homme ?L'amour ! Mais, on ne connaît pas ça dans ma famille ! Chez nous, on n’a pas besoin de s’aimer pour s’épouser.Chez les gens comme nous, bien sûr qu’on s'aime, on s’estime, on se supporte.Mais, avant le mariage, avant le mariage ! Ce n’esl pas dans nos habitudes.On se marie, et on attend que ça vienne.et ça vient toujours I Mais l'amour avant le mariage ! A quoi pcnsc-t-elle, la pauvre malheureuse enfant ?C’est des histoires d’actrice.C’était bon pour le monde de cette George Sand dont on parlait au temps de ma jeunesse, et qui s’habillait en homme ! Mais ma fille I Ma fille I” Plus Mme Chanteau y pensait, moins il lui semblait pouvoir se faire illusion, bien qu’elle tâchât souvent de sc persuader qu’elle se trompait : “Nous voilà bien, disait-elle à haute voix lorsqu’elle était seule.Comment tout cela finira-t-il ! Je prévois des malheurs.Et tout est arrivé par ma faute ! Pourquoi ai-je écouté Mme Poncet ?Pourquoi ai-je conduit Françoise à ce lunch ?J’ai manqué à mes devoirs, je suis une mère dénaturée.J’ai fait le malheur de ma fille .Pourtant, si je me trompais ?Si je me montais l'imagination ?Si ce n’était pas ce que je crois ?Si on pouvait savoir ! Interroger Françoise ?Jamais ! J’ai-mernis mieux mourir que d’aborder avec ma fille un pareil sujet !.Il n’y a qu'un homme qui puisse le faire, c’est M.le curé", sc dit Mme Chanteau comme conclusion à l’un de ses soliloques.Elle résolut dç se rendre chez l'abbé Tharot pour implorer son secours.IA suivre) i 1) 8 LIS Disvom, MONTREAL, JEUDI, 16 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.242 TEMPÉRATURE ! LE BAGNE DE KINGSTON Bulletin d’aprèn le thermomètre de Hearn & Harriaon, 10-12 rue Notre-Dame Est, R de MESLE, Gérant Aujourd’hui maximum .• .53 Même date l’an dernier .40 Aujourd’hui minimum .• • • 43 Même date l’an dernier .29 BAROMETRE 8h.matin.29.97; Uh.matin, 29.97; midi, 29.98.DEMAIN Beau et doux.(Service de la Prisse Associée) Toronto, 16.Dans l’est du Canada, le temps a été maussade.Dans l’ouest il est actuellement très Beau.Lacs et Baie Géorgienne .Ottawa et Faut Saint-Laurent : Assez beau aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent et golfe: Assez beau et frais aujourd'hui Demain, averses locales.Provir.ces Maritimes : Averses locales aujourd’hui et demain.SELON LE TEMOIGNAGE DE L’UN DES GARDES DU PENITENCIER, LE PECULAT ET LE FAVORITISME SERAIENT DEUX DES CONDITIONS EXISTANTES A CETTE INSTITUTION.LES REVELATIONS VENDREDI, 17 OCTOBRE Bienheureuse Marguerite • vierge.Lever du soleil : 6 h.18.Coucher du soleil : 5 h.14.Lever de la lune : 5 h.55.Coucher de la lune : 8 h.58.Marie, Du 14 au 17 venteux et orageux.LA VERITE Une chose bien française, bien précieuse, cl qu’on perd, c’est la mesure.C'est le sens de la mesure qui fait que ceux qui le possèdent ne donnent, dans un journal, pas plus d'importance à une idée, à une nouvelle, à un fait, qu’ils n'en comportent réellement.Dire la vérité, ce n’est pas seulement, pour un journaliste, éviter l’erreur, mais c’est encore donner à toutes choses leurs Vraies proportions.Et c’est ce souci constant de lu part de ses rédacteurs qui fait du ‘Nationaliste un journal hebdomadaire de premier ordre.Le portrait de Mgr Forbes A lire en troisième page l'annonce des conditions auxquelles l’administration du Devoir offre le portrait de Mgr Forbes.La série de coupons commencée lundi se terminera samedi.Qu’on y pense et qu’on s’en rappelle, Mgr Légal Sa Grandeur Mgr Emile Légal, ar-thev&que d’Edmonton, est de passage à Montréal aujourd’hui.Sa Grandeur a rendu visite ce matin h Monseigneur l’Archevêque.Une sensation au procès de Kief Kief, Russie, l(i — Le procès de Mendel Beiliss, accusé d’avoir commis un "meurtre rituel”, s’est continué hier.Le détective Polistchuk, dans son témoignage, a accusé l’ex-rhef de police de Kief, M.Krassovsky, d’avoir empoisonné Eugène Tcheberiak et sa petite soeur Valentine, les deux enfants qui ont vu Beiliss se sauvant avec le cadavre de Vushinsky.Plusieurs témoins ont été entendus hier à la commission nommée par le Gouvernement pour faire une enquête sur l’administration du pénitencier de Kingston.C’est le Br Edwards M.P.(Frontenac) qui, à la suite de certaines accusations portées contre les fonctionnaires, Ile les premières démarches dans ce sens.Dans les premières séances de l'enquête, il accusa le président de la Commission, M.G.M.MacDonnell C.R., d’avoir supprimé certaines informations afin de blanchir certains employés du pénitencier.Hier matin.Gordon Russel a repris son témoignage, où il attaqué le régime alimentaire du pénitencier.Il a déclaré qu'il n’est pas du tout conforme au programme en vigueur.Pour montrer le mauvais fonctionnement du système de libérati»a conditionnelle, le témoin a raconté le fait que l’un des gardiens choisi à cet effet souleva une querelle, (lui ne fut vidée que par l’entremise d'un homme qui fut oublié.Ce système, ajoute M.Russell, n’est pas basé sur le mérite, mais il est simplement l’effet du favoritisme.Il a terminé son témoignage en déclarant que l’assistant géolier O’Leary n’était nullement impartial dans sa conduite envers les prisonniers de dénomination religieuse différente.Les témoignages des gardes Johnson et Ingleden, hier après-midi, ont Jeté de nouvelles lumières sur l’état de Choses actuel au pénitencier de Portsmouth.L’ancien garde Johnson a déclaré qu’-il avait vu le surveillant des prisonniers condamnés au travaux forcés dans un grand état d’ivresse, lorsqu’il était dans ses fonction.Bien que les règlements demandassent son renvoi immédiat, le surveillant ne, fut mis au rancart que quelques jours.Il était bientôt réinstaller, grâce à un ordre du ministre de la justice.Pour toute punition, il descendit au rang de garde.Le garde Ingerden, avec preuve à l’appui, a aussi raconté le fait d’un prisonnier qui est mort sans qu’on lui ait apporté quelques soins.Le témoin déclare qu’il avait notifié le surveillant M.H.A.Wilson de l’état du malade, mais que celui-ci refusa de se déranger, prétextant qu’il ne pouvait rien faire pour lui.Le prisonnier, ajoute en termLnaîit le témoin, mourut quelques heures après au milieu d’une agonie la plus affreuse.Deux autres témoins, les anciens gardes Montgomery et Clyde, sont aussi venus jurer qu’ils avaient été obligés de payer le chirurgien du pénitencier pour subir un examen médical, quand les règlements défendaient à ce fonctionnaire d’accepter tout honoraire.La commission doit ajourner séances au cours de la journée, ne continuera son enquête que quelques semaines.LES AUTOS A DETROIT ELLES SONT AU NOMBRE DE 68,000, GRACE AUX BONNES ROUTES QUI FAVORISENT CE GENRE DE LOCOMOTION.—UNE INTERVIEW DE M.McNAMEE DE L’AUTO-CLUB.UN CONGRES DES ROUTES MATELOTS EN GREVE DEMENTI DE M.ROGERS L’EQUIPAGE DU “MOUNT TEM- L’ORGANISATEUR EN CHEF DU PLE” REFUSE DE PRENDRE SON POSTE, ET LE DEPART DU NAVIRE EST RETARDE INDEFINIMENT.— CRAINTE DU PE-RIL OU BONUS?DES ARRESTATIONS ses Elle dans Elle paie pour son erreur ha Ville est obligée d’acheter cent cinquante tonnes d'a&phulte, qu'une compagnie avait acheté sur des devis erronés.A cause d’une erreur faite par le lerviee de la voirie dans les devis pour les trottoirs d’asphalte dans iertaines rues du quartier Saint-Denis, la Ville devra acheter 150 tonnes de mastic-asphalte à $16 la tonne, à la Canada Roofing and Pa-ving Company, pour qu’elle abondai ne toute réclamation.On aurait donné à la compagnie des trottoirs à faire quand ils étaient déjà posés depuis un an et la largeur d’autres trottoirs aurait été donnée, une fois le contrat adjugé.M.Auclair, ingénieur de la division Nord, explique que la largeur des trottoirs aurait été diminuée A la demande des propriétaires qui prétendent qu’ils étaient trop larges poulies chaussées.La compagnie se trouverait ainsi à avoir 400 tonnes d'asphalte dont elle ne sait que faire et les commissaires ont décidé de lui en prendre 150 tonnes.La compagnie consent à renoncer à fies réclamatiais.“ LA DEFENSE DE L’EMPIRE ” DIT LE “DAILY MAIL” DE LONDRES.EST EN PERIL, A MOINS QUE LE CANADA, NE PRENNE UNE ATTITUDE QUI HATERA LA CONSTRUCTION DES TROIS DREADNOUGHTS PROMIS PAR M.BORDEN.Il maintient le verdict M.le juge Guerin a maintenu le verdict du jury dans la cause de Desparois vs Frothingham & Workman.Ce verdict accordait $3,000 au demandeur comme compensation d’un accident dont il fut la victime alors qu'il était service des défendeurs.L’avocat des défendeurs avait produit une motion à l’effet de soumet-1 tre la dêcieion du jury à la Cour de | Révisior», mais le juge Guérin, après j avoir étudié le dossier, et examiné le i verdict, décida de rendre jugement en conformité avec l’opinion du jury.Londres, 16 — Le "Daily Mail” commentant les estimés de la marine pour l'année prochaine, dit qu’ A MOINS D’UN CHANGEMENT SOUDAIN ET INATTENDU dans la situation politique aU Canada, les trois dreadnoughts canadiens ne peuvent être prêts pour la date à laquelle M.Churchill les a déclarés absolument nécessaires pour la défense de l’Empire.L’énorme programme de l’Allemagne et de ses alliés méditerranéens, a passé de l’état de projet dans le domaine des faits.Huit navires de combat seront mis en chantier au commencement de l’année prochaine, alors qu’on en sera arrivé au point que la marine française sera incapable de fournir un appui suffisant, qui devra venir de la marine britannique.On n'a pas de navires à disposer pour cela, à moins d’augmenter le programme de construction.” Le “Financial News” dit : “Le temps est venu où toutes et chacune des grandes possessions autonomes devraient penser à la sauvegarde plus efficace des routes de la mer.Il n’est peut-être pas facile d'assurer l’unité de vues entre la mère-patrie et ses enfants d’outre-mer, mais cela est nécessaire si l’Empire doit posséder et maintenir une marine digne de sa grande situation.L'autorité supit-me n’a Pas besoin d’empiéter en rien sur l’autonomie locale.M le premier ministre Borden a déjà éclairci ce point et il est inconcevable que le Canada puisse rester indéfiniment aveugle sur 1 anomalie de sa position actuelle.Les chanteurs de Notre-Dame MM.les membres de la Chorale des Chanteurs de Notre-Dame ont proc’* iê hier soir A l’élection de leurs officiers pour le terme 1913-14.Le résul tat de cette élection fut le suivant Président d’honneur, M.l’abbé René Labelle, curé de Notre-Dame ; vice-président d’honneur, M.le Margui'ier en charge ; Maître de Chapelle, M.l'abbé Bouhier ; Organiste, M.J D Dussault ; Président actif, M.Amé-dée Roy ; vice-président, M.Eb.Mo-rency ; Secrétaire, M.le notaire J,a-brêche ; Trésorier, M.L.Trudeau • Conseiller», MM.Lucien Boulanger,’ A.Prud'homme, Louis Chartier et N.Fauteux ; Bibliothécaires, MM.Fournier et Lafontaine.Annexion de Verdun Le Comité des Citoyens de Verdun a décidé hier soir de demander nu conseil municipal d’ouvrir des négociations en vue de l'annexion de la ville à Montréal.Les propriétaires ne sont pas satisfaits de la’ugmentution de l’évn-lualion foncière, pour laïquelle, disent-ils, ils n’ont aucune amélioration.La catastrophe de Cardiff Cardiff, 16.— Jusqu’ici on a relire 1!) cadavres de la carrière Universal dans laquelle près de 400 mineurs ont été ensevelis.Ces malheureux ont été victimes d’une explosion.On espérait pouvoir retirer encore vivants quelques-uns des hommes; mais cet espoir est maintenant abandonné.Le feu .s'est déclaré dans la mine et l’équipe des sauveteurs est à combattre l'incendie.Les pouvoirs d’un chef de police En cour de Bevisioh.le tribunal a maintenu le pouvoir de discrétion du chef de police lorsqu’il recommande ou refuse de recommander l’octroi d’une licence à un regrat-tier.MM.les juges Tellier et de Lo-rimifcr ont maintenu le .jugement, le juge (ireemshields différant d’opinion avec ses deux collègue*.“Montréal pourrait suivre l’exemple de Détroit, en ce qui concerne la politique des bons chemins et des bonnes routes,” a déclaré M.George A.McNamee, secrétaire de l’Automobile Club of Canada, qui revient du Congrès américain des bonnes routes, à Détroit.“Detroit, ajoute-t-il, dont l’étendue est à peu près égale à celle de Montréal, possèdent 68,000 automobiles, tandis que Montréal n’en compte que 3,000.Si notre ville a si peu d’autos, la faute en est au mauvais état des chemins.” Le congrès était sous les auspices de l’“American Highways Association”, de l’“American Automobile Association” et de la “Michigan Good Roads Association”; et ce sont surtout les automobilistes qui assistèrent aux séances.Toutes les villes importantes du Canada y avaient envoyé des représentants, excepté Montréal.Une seule compagnie montréalaise, avait un kiosque à l’exposition du Congrès: la “Canadian Cement Co." Parmi les délégués canadiens on remarquait: M.J.E.Caron, ministre de TAgriculture de la province de Québec, l’échevin Pigeon, de Lon-gueuil, M.Jos.Lévesque, député du comté de Laval; M.J.E.Léonard, maire de Sainte-Rose; M.A.Currie, ingénieur de la ville d’Ottawa et autrefois de Westmount.Le commissaire, Nelson, d’Ottawa, M.J.Powell, ingénieur de la ville de Toronto.MM.E.Stewart, de Toronto, E.A.James, ingénieurs des chemins du comté de York; l’Automobile Club, de Ontario.Montréal était représentée par M.G.A.McNamee.Au cours de son passage à Détroit, M.McNamee a fait une promenade de 70 milles dans les rues de la ville.Le congrès ne s’est pas borné à des séances et à des discours, mais il y eut de plus une exposition très importante des machines nécessaires pour la construction des routes : concasseurs, rouleaux à vapeur ou autres.Il y avait aussi des routes en miniature de tous les genres, depuis une imitation de la voie Apprenne à Rome jusqu’à nos routes les plus modernes en béton et en asphalte.Une chose encore qui a attiré l’attention de M.McNamee, c’est le système de circulation à Détroit.L’ENQUETE MUNICIPALE ON A COMMENCE CE MATIN A QUESTIONNER LES TEMOINS SUR LES ACHATS DE TERRAINS DESTINES A L’ANNEXE DE L’HOTEL DE VILLE RUE GOSFORD.On a commencé ce matin l’enquête Sur les achats de terrains faits nie Gosford pour la construction de l’Annexe de l’Hôtel de Ville.A l'ouverture de la séance, M.le juge For-tdn a fait appeler M.Thomas Cushing, qui, quoiqu’averti par lettre, n’a pas répondu pour la seconde fois.Le juge a déclaré que M.Cushing se rendait coupable du délit appelé “mépris de cour" rt Me Gaint-Germain a annoncé qu’il demandera en Cour de Pratique un bref de sommation.D’après le dossier, les achats de terrains suivants ont été faits pour la construction de l’Annexe.Prix Evaluation payé municipale A.M.Lrtebvre.$37,500 $7,550 E.Fournier.22,500 9,500 J.H.Burland.34,500 13,000 G.Morency .12,000 4,300 Suce.Boivin.13,247 8,'JOO Le Foyer 30,000 M.l’abbé H.Gauthier, curé de Saint-Jacques et autrefois directeur du Fr.yer, dépose qu’il était propriétaire de l’immeuble pour cette institution depuis 1909.La propriété lui avait coûté $28,000 et comme la vente de l’immeuble était un dérangement considérable pour l’ceuvre, 11 ne voulut pas vendre à ce prix.Il consentit cependant à accepter $30,000.Gela ne compensait pas l’ceuvre, mais il n’a pas cru devoir demander plus, son caractère de prêtre le lui défendant.Ses hésitations se sont trouvées corroborées par le fait que son installation à l'autre place lui a coûté $40,000, dont il est personnellement responsable pour l’œuvre.Quand il se présenta devant les commissaires pour discuter ce prix, M.Wanklyn lui dit que s’il ne voulait pas vendre ù $30,000, il pouvait garder sa propriété.Le témoin a plus tard déclaré à l’échevin L.A.Lapointe que c’était bien peu, ce que l’éehevin pensait aussi.Les commissaires prétendaient qu’ils ne voulaient acheter que le terrain, mais je pensais autrement, parce que je devais tenir compte des frais que m’avait coûté l'Immeuble et l'Installation.Il aurait été ridicule de donner simplement le propriété à la ville.Le lleutenant-cdlonel Burland dit que la propriété qu’il a vendue à $34,500 valait réellement $40,000, mais les exécuteurs testamentaires de la succession Burland ne voulurent pas prendre avantage du besoin de la ville et de plus la succession ne fait pas de spéculation avec ses immeubles.MM.Th.Lefebvre, père et fils et M.Maurice Lefebvre, Mme G.Botvin, M.R.Laurier, et M.Léopold Barry déposent ensuite qu’ils n'ont promis ni payé quoi que ce soit pour la vente de leurs propriétés.Le départ du “Mount Temple”, de la ligne du Canadien Pacifique, qui devait avoir lieu aujourd’hui, sera probablement retardé de quelques jours par suite de ia grève qui vient d’éclater à bord ce matin.Il y a quelques jours, le “Mount Temple” s’échouait dans le chenal, et dût être réparé à la cale-sèche de Maisonneuve.Les travaux terminés, le navire devait quitter le port ce matin, ce à quoi s’opposa d’équipage.Les uns disent qu’ils ont agi ainsi parce que le navire n’offrait pas assez de sécurité pour la traversée de l’océan, d’autres que les matelots avaient demandé un bonus qui leur a été refusé.En tout cas, ce matin, trois matelots: Harry Stocke, Arthur Doldrid-ge et Albert Wetherbury furent délégués auprès du capitaine Moore pour lui dire que s’il n’accordait pas aux matelots le bonus demandé, ceux-ci refuseraient d’obéir à ses ordres, ce qui empêcherait le départ du navire.Le capitaine Moore refusa, et se rendit immédiatement au greffe de poli-ce* où il prit trois mandats contre les matelots ei-haut nommés.Ceux-ci sont accusés d’avoir enfreint l’article 225 du British Merchants Act, en refusant d’obéir à un ordre juste et motivé.Apprenant la nouvelle de la grève, le chef Campeau dépêcha aussitôt à bord du navire une escouade d’agents afin de prévenir toute bagarre.Les accusés ont comparu à 2 heures cet après-midi devant le magistrat Lanctôt.A LA POLICE Nouvel édifice public à Brantfort (Sprvide de !» Prpn*» Associée) Brantford, Ont., 16 — Avec pompe, on a procédé cet avant-midi à la pose de la Pierre angulaire du nouvel édifice érigé ici par le gouvernement fédéral au coût de $260,000.L’hon.W.T.White, ministre des finances a présidé à la cérémonie.Feu Campbell McLean L’assistnnt-grefficr de la Couronne et de la Paix, M.B.Campbell McLean, est décédé hier apres-itnidi à sa résidence, après une courte maladie.M.McLean occupait le poste d’as-sistant-greffier depuis plus de treize ans.LES SENTENCES AUX SESSIONS.Un Russe du nom d’Orloff, trouvé coupable d’avoir recelé des marchandises volées dans les cours du Grand-Tronc, a été condamné, ce matin, à vingt-quatre heures de prison et à $100 d’amende, à défaut de quoi il devra passer quarté mois en prison.—Cléophas Lcpine, accusé d’avoir volé une bouteille de cognac dans les hangars de la British Merchants Line a été condamné à huit jours de prison.—Joseph Lafontaine pour avoir obtenu sous de fausses représentations des marchandises de la compagnie Fisher, devra passer un an à l’ombre.Cependant, le juge Choquet fit espérer à l’accusé la clémence, de la Cour, si d’ici six mois, sa conduite était irréprochable.—Joseph Laurin, le kleptomane de la Ville Emard, arrêté samedi dernier, par le capitaine Sauvé, a été condamné par le juge Choquet à six mois de prison pour les accusations de vol.LA TRAITE DES BLANCHES Hier matin, le chef Charpentier de la Sûreté, recevait un télégramme du chef de police, Chas.Nicholle, de Ha-gersville, Ont, lui disant qu’un Ita- j lien, Toni Perfatto, s’était sauvé de cette ville en compagnie d’une de ses I compatriotes à peine âgée de quatorze ans.M.Charpentier dépêcha le détective O’Donnell à la gare Bona-venture, qui arrêta la jeune fille ce matin.L’Italien avait disparu.La jeune Italienne a été conduite devant le juge Choquet, qui décidera de son sort.UN JEUNE FAUSSAIRE Vers 9 heures et demie, ce matin, les détectives Forget et Tiemey ont arrêté dans un magasin de mercerie, 146 Boulevard Saint-Laurent, un jeune homme de 17 ans, Everett McCullough, au moment où il venait de passer un faux chèque.Mc Cullough, après avoir acheté un pantalon $4.00, remit au marchand un chèque de $15.Celui-ci, soupçonneux, téléphona au bureau des détectives qui l’arrêtèrent aussitôt.On a trouvé en sa possession trois autres chèques.L’accusé est natif de Toronto et n’habitait la ville que depuis quinze jours.LES AMIS D’OCCASION.Un Italien, Aqtonio Malocco, nouvellement arrivé au pays, confiait ce matin, près du palais de justice la somme de $60.00 à un de ses compatriotes, dont il venait de faire la connaissance.Celui-ci, pour une raison quelconque, s’empressa de se sauver, laissant là son ami tout penaud.Les détectives Janvier et Nassa sont à la recherche de l’ami par trop complaisant.IL IRA AUX ASSISES Il y a deux mois, eut lieu dans les cours du Grand-Tronc, au village Turcot, une collision entre un convoi venant de Vaudreuil, et un convoi de marchandises, pendant laquelle, l’ingénieur du train dg Vaudreuil, Williams fut tué.Le conducteur du train, Edwin Richmond, le chef d’équipe John McCarthy et Auguste Lord furent trouvés coupables à l’enquête du coroner, d’homicide.Us comparurent devant le magistrat Lafontaine qui prit la cause en délibéré.Ce matin, Lord et McCarthy furent acquittés, tandis que Richmond devra subir son procès aux Assises.Il a été mis en liberté provisoire après avoir fourni un cautionnement de $2,000.PARTI CONSERVATEUR DIT QUE LES RUMEURS D’ELECTIONS DANS TERREBONNE ET HOCHELAGA SONT SANS FONDEMENT.DANS CHATEAUGUAY.M.Robert Rogers, ministre des travaux publics, était aux quartiers généraux de l’organisation conservatrice, ce matin.Nous n’avons pas manqué cette occasion de lui demander ce qu’il pense du résultat de l’élection de Châteauguay.—“C’est certes, une belle victoire, pour nous”, dit-il.—“Je suppose que, ainsi que les journaux à tendance ministérielle l’annoncent, M.le ministre, vous allez tout de suite ouvrir les comtés de Terre-bonne et de Hocbelaga.—“Il n’y a pas le moindre fondement aux rumeurs lancées par ces feuilles.Il n’a pas été question aux réunions du cabinet d’un changement quelconque et c’est la première nouvelle que j’en ai.” —“Quand auront lieu les prochaines élections?” Quelqu’un fati remarquer à ce moment: le 21 septembre 1916.Un sourire éparpille la moustache en brosse du ministre, et il dit: —“It would indeed be a lucky date”.(Ce serait en effet une date chauseu-se.) Nous n’en pouvons retirer rien de plus.RAPPORTS EGARES.Notre représentant a vu également l’officier rapporteur de l’élection de Châteauguay, M.Rumbray.Celui-ci nous a déclaré que les nouvelles données par la “Gazette” de ce matin, sont inexactes.Ce n’est pas la découverte de bulletins non initialés qui retardent la publication du rapport officiel, mais le fait qu’on a égaré les rapports de deux sous-officiers rapporteurs.Il est de règle de remplir un blanc que l’on insère dans la boîte de scrutin.Ceci n’a pas été fait pour les polis de Howick et de Saint-Jean Chrysostôme, où MM.David Hay et J.A.Laberge étaient sous-officiers rapporteurs.Il est probable qu’ils ont mis cette feuille sous un autre pli ce qui est cause qu’on l’a égaré.Il n’est d’ailleurs pas probable que leur découverte modifie aucunement le résultat actuel de l’élection.Les libéraux du comté de Châteauguay ont tenu une assemblée hier relativement à la contestation de l’élection.Là se résument les renseignements que nous avons pu obtenir à l’organisation libérale.On affirme ne rien savoir de plus.CE QUE DIT M.PELLETIER (De notre correspondant) Ottawa, 16.— L’hon.L.P.Pelletier a déclaré, hier, à un chef tonser-vateur en vue de la capitate que la nouvelle de la démission de MM.Coderre et Nantel est fausse.“Les deux ministres garderont leurs portefeuilles, a-t-il dit.Il ne saurait être question de leur démission, du moins pour cette année.Vous pouvez être certains que MM.Nantel et Coderre seront à leurs sièges à la Chambre, durant la prochaine session.” On assure que M.Nantel, ministre de l’Intérieur sera ici demain et qu’il y demeurera plusieurs jours pour mettre ordre à certaines affaires concernant son ministère.Des an.is,qui nous communiquent cette nouvelle, veulent y voir un, indice de sa prochaine démission.Où Acheter Demain (Enregistré conformément b I» loi du Parlement du Canada, par I.-P.Deslongchawps, au Ministère de l’Agriculture) EUGÈNE VIAU Nouveaux Magasins Ste - Gathering Est coin Maisonneuve.COSTUMES POUR DAMES 50 costumes en tweed pesant, gris et drab.Valeur de $15.00."y K Spécial.i 9 UN BARGAIN.— 50 doz.de jolis peignoirs en flanellette nouvelle.Spécial 59c?90c GRATIS.— 500 abcs culinaires.Valeurs 25c.50c.distribués gratuitement aux acheteurs cette semaine.Conserves vos coupons d'achats, _ cadeaux de $10.00 à $100.00, département des Primea.au sous-sol.NOTRE IMPOR TANTE MAISON s'est spécialisée dans tout ee qui concerne les ameublements pour presbytères, communautés religieuses, bureaux privés et publics.Les commissaires d’écoles, trouveront chez nous aux plus bas prix possibles les meilleurs pupitres de professeurs, écoliers, etc., etc.Cotations fournies avec le plus vif plaisir.JSl*V14044/iC.§ ÇjS'vauÙ, r : Tel.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, LES MARCHANDS DETAILLEURS FIN DU CONGRES.— ADOPTION D’IMPORTANTES RESOLUTIONS —LE NOUVEAU BUREAU.La Chambre de Commerce Un& délégation de la Chambre de Commerce est venue chez les commissaires hier pour leur faire remarquer que le changement de niveau de la rue Saint-Gabriel va forcer la Chambre à faire des changements A son entrée.La Chambre demande que la Ville pale tes dépenses qu’elle sera obligée de faire.Les commissaires feront examiner la requête de la Chambre par Tin-.génieur en che^ Fonctionnaire de la marine décédé M.«Joseph Beaudoin, contre-maître en chef des travaux sous le contrôle de l’agence du département de la marine et des pêcheries à Montréal c»t décédé subitement hier soir.La troisième et dernière séance du congrès des marchands détail-leurs de Québec s’est ternie ce matin à 10 h.30 a.m.Toutes les résolutions soumises hier et que nous publions dans une autre colonne, furent adoptées.On ajouta à la résolution No 4, concernant les marques de commerce : “Et demandons ait Bureau fédéral de faire application au Parlement du Canada en vue d’amender la loi des marques de commerce de manière à ce que tout article portant une marque de commerce soit vendu au prix marqué par les manufacturiers.” Les résolutions suivantes furent ajoutées à celles d’hier et aussi adoptées : Résolution 16o : “Que cette convention désire exprimer l’opinion que le distribution des liqueurs enivrantes par l’entremise des épiciers licenciés offre plus de sécurité au public, au point de vue moral et économique, et nous demandons au gouvernement de Québec de ne pas changer la loi des liceneesé à ce sujet.” Résolution 17: “Que cette convention désire exprimer l’opinion que la loi des colis postaux doit adopter un tarif par rayons, suivant les distances et suffisamment élevé pour rencontrer toutes les dépenses de ce département spécial.” A midi et vingt se terminait l’adoption de ces résolutions et l’élection des officiers pour 1913-14 se fit aussitôt, M.Gareau fut élu président pro tempore.Résultat de l’élection: président, M.A.Laniel, Montréal; 1er vice-prés., Jos.Picard, de Québec; 2ème vice-prés.Oscar Piché, de Drum-mondville; trésorier, ,1.P.Gcrvais; secrétaire, J.A.Beaudry, et auditeur, J.G.Watson.M.J.A.Beaudry annonça à l’as-srclation qu’il acceptait encore la tflche de secrétaire, mais pour une dernière année et que même s’il y avait possibilité il céderait sa place plus tôt vu ses nombreuses occupations, M.Gareau termina en faisant un bel éloge de M.J.A.Beaudry, si dévoué, et du nouveau président, M.A.Laniel.Fausse alarme à l’Ecole de Réforme C« matin vers 10 hrs 50 une alarme appelait les pompiers A l’êcote de Réforme nie Demontlgny.Huit postes répondirent; 2, fi, 6, 7, 8, 11, 20, et 25.Heureusement ce n’Hatt qu’une f au see alarme.Les religieux crurent d’abord à un Incendie parue que le vent repoussait 1* fumée de la cheminée au dedans.La Compagnie BRODEUR LniITEB 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pi*rre VENTE SPECIALE D’ECHANTILLONS à 33 1 i p.c.DE REDUCTION Services à dîner pour 12 personnes $4.95 Services de toilette $1.88 VOUS FAUT - IL UN JOLI AMEUBLEMENT ?SI OUI! 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