Le devoir, 19 novembre 1958, mercredi 19 novembre 1958
mm » nitoi ni.in Nii«a«ux »v*f quvlquvi pérlor', T’" *nc* •" *oute securité au milieu fées vers les frivolités plutôt .'"•*'"*¦ *» **?.•ÿ*.________ » k » » nommes.| s0|ns vitaux pour l'homme." ONU: la Russie renonce à exiger l’abandon des bases américaines hKVfiSSs SK*®s'« lions Unies d'une commission internationale chargée d’étudier la question des usages pacifi ques de l'exosphère.Agissant à rimproviste, niani festement m v.,v, j.moin pirauis politiques, que ce fut à l'imoTsse 0^!.^.r°Æ ailleurs" en ce qu, Il a donné à comprendre que l'URSS persisterait dans scs re yendicat ions là où les questions à l'étude obéiraient à des im peratif* politiques, que ce fût à Nangal.érigé sur la rivière Soan Avant son départ du Pakistan.M.Diefenbaker et sa suite oui visité le col du Khyber, a quelques pas seulement de la frontière de l'Afghanistan.Ce en! a été rendu fameux au cours des siècles comme route des enva hisseurs.C'est par là que passèrent les armées d'Alexandre le Grand, les légions de Tamerlan et d’autres conquérants venus d'Asie centrale.C'est là que 1rs armées britanniques subirent tellement d'escarmouches pour défendre celte frontière du nord ouest, il y a seulement quelques décennies.La situation n'esl certe» pins la mrmr l.ors (le la M- h dl M.Diefenbaker les chefs de iri-hus l'onl accueilli a\ee des guirlandes fleuries et des cris de joie geait I abandon des bases étran gères ries Etats-Unis avant de consentir à collaborer dans le domaine de l'usage pacifique de l'espace.Ce changemcnl d'attitude a fait renaître l'espoir d'un ac cord sur la question envisagée, un espoir d'autant plus ferme que M.Zorin a donné son approbation à la proposition américaine recommandant la création d'une commission internationale chargée de l'étude des divers aspects du problème.Dans une conférence de près-se, quelques instants plus tard, le délégué soviétique a toute-I fois fait une mise en garde, de clarant que le compromis offert ne devait être lié d'aucune façon aux pourparlers qui rnnti nuent à Genève sur l'abandon concerne notamment l’emploi de l'exosphère à la mise au ! S A.Ritchie, le chef de la déle-point de projectiles.nation canadienne, a laissé on- IvCs délégations occidentales tendre que le geste de concilia-ont fait bon accueil à la décla- tion de l’Union soviétique était ration.M.Cabot Lodge, le délé- j "encourageant".Sir Pierson gue des Etats-Unis, y a vu "le Di’xon.de Grande Bretagne, a signe que l'Union soviétique est ; commenté laconiquement le disposée à collaborer" dans une I changement d'attitude: "C'est certaine mesure à la surveil | un retour souhaitable rie l'es lance de l'espace.M.Charles I pace à la terre ferme", a-t-il ' déclaré.CAMPAGNE D'ABONNEMENT "Tou! va Irès bien.” Je suis persuade que d ici au 25 novembre nous dépasserons notre objectif’, a déclare hier soir un chef d'équipe de Montreal.Il venait de remettre au directeur du DEVOIR, trente sis abonnements, le résultat d'une première journée de travail Un auxiliaire, M.Gustave Bellefleur.3973 rue Mcntana a débuté par quatre abonnements dont trois qu'il a lui-même payés en disant à M.Gerard Filton: -Je fais ainsi des radeaux de Noël à mes amis”.Durant toute la journée d'hier de nombreux auxiliaires sont venus an journal, d’autres, plus nombreux eneore ont téléphoné pour dire que "tout allait bien" parce que la uussie avait refuse ï,Rulin’1* nMr d équipe, aux auxiliaires et aux amis : d'aborder d'abord la question du DEVOIR que la campagne d’abonnement commencée hier du contrôle La querelle sur durera jusqu’au 25 novembre.Le directeur du DEVOIR.M.Gé l’ordre du jour de la eonféren-rnrd F-itinn, recevra personnellement, tous les soirs de 7h.à I0h., re dure depuis le 31 octobre.les auxiliaires qui viendront faira^rapport de leur travail.; date d'ouverture le jury: le gaz a causé l'explosion d'Ûflawa OTTAWA — Un jury du coroner en est arrivé a la conclusion hier soir qu'un "mélange de gaz et d'air hautement explosif" a été la cause de l'ex plosion qui a secoue le centre d'Ottawa le 25 octobre dernier, | causant des brûlures mortelles ! a un homme et des millions de [ dollars de dégâts.Le jury, qui enquêtait sur la mort, de William Anderson, et la cause de l'explosion, a dit dans son verdict que “le gaz est entré dans l'édifice par le truchement d'un conduit de service sans capuchon”, qui entrait au sous-sol à travers le mur de l'édifice de l’Adresso-gra-Multigraph, où l’homme de 65 ans était concierge.Un certain nombre de recommandations de sécurité ont été’ ajoutées au verdict du jury qui a délibéré pendant environ sept heures apres quatre jours d'audience.Les propositions sont a l'effet que ; .1 — "Le gouvernement provincial nbmme une Commission avec autorité d'inspecter tous les réseaux de distribution de gaz dans la province, dans le but d'assurer que l'installation et l’entretien soient appropriés et de toute sécurité.2 — "Que les dossiers et les devis de toutes les installations de distribution de gaz soient conservés aux bureaux locaux du gouvernement.3 — “Qu'on ne permette aucune installation de service "de distribution de gaz sans permis de l’autorité compétente.“Nous recommandons de plus, a dit le jury, qu’un code soit établi pour assurer la sécurité de fonctionnement de tous les services de gaz.A propos du tuyau d'ainenee.sans capuchon, le jury en est venu à la conclusion que l’arrêt du flot du gaz à travers ce tuyau s'était produit à cause “de la vase, de résidus et de moisissure" qui se sont infiltre • dans une section brisée."Cet j ! arrêt dans le conduit d’amenée Du meilleur et du pire au congrès des libéraux Par Clément BROWN correspondant parlementaire du Devoir OTTAWA — Un» évidente .incérité, une remarquable franchi.e et une velenté ferme de reconquérir le pouvoir marquent le congrès du conseil consultatif de la Fédération libéral» nationale du Canada.Les quelque 259 délégués à le réunion d'Ottawa ont abordé privément et publ'quement portants problèmes et ont tenté d’y trouver des solution», d'important, problème, et ont tenté d'y trouver de.»olu-tion».Evidemment, Han» ce.sorte* d» congres, c» qui .» P*s*e dan» le* comité» et dan.les caucus n» filtre qua maigrement au dehors.L».résolutions dont nous connaîtrons la teneur aujourd hui nous instruiront davantage qu» le» discour» public, le.plu.enflammés.Nous savons d'autre part, aux termes même, de M.Pearsen, que le caucus de lundi soir a été "franc et rude" et qu'en y a passé au crible la politique officielle du parti telle que préconisée par ses députés.Aux séance» publique», si heureuse que soit l'innovation, les congressistes sont tenus è une certain» pudeur d'expression.Et comme, au surplus, on a procédé par questions et réponses, plutôt que par des discussions en règle, fore» nous est d'attendre les rapports des comités pour savoir au juste vers quoi s'orienta le parti libéral.S'il ne faut pas oublier que nous sommes en présence de ce que M.Pearson a appelé "Le Parlement du Parti Libéral", autorité suprême en dehors du congrès national, il reste è savoir ce que penseront les électeurs libéraux d» ce qu'aura décidé le congrès.On s'est attaché, ch“z plusieurs, à aborder le plus objectivement possible, les différentes questions soulevées par les congressistes.Le chef du parti, M.Lester-B.Pear-son, donne l'exemple en évitant l’électoralisme et en recherchant une pensée et une politique originel»».Ses interventions, par exemple, A propos d» Quemoy et de M»tsu, des prix de soutien, de la libéralisation du commerce et de la création d'une zona atlantique de marché libre sont A retenir, car elles sont caractéristiques d’un esprit critique dont la pondération est le note dominante.Naturellement, dans un» réunion politique où le presse est présente, on doit s'attendre è ce que les maladies inter-nés du parti soient voilées.Les sétnees publiques, à plusieurs moments, se sont transformées soit en "Pep Talks" en vue de réchauffer l'ardeur des partisans, soit en diatribes virulentes contre le gouvernement.L'emphase a même été trop abondamment placée sur ces deux plans.Sans douta, les caucus et les comités peuvent-ils traiter plus froide, ment de le politioue canadienne que des assemblées semi-électorales dont on espère qu» le public ser» impressionné.Mais il nous semble que l'on devrait se détacher eu maximum d» c» genre de préoccupations pour scruter les problèmes è leur mérite.Une autre tendance de.réunion» publique., c'est qu# le» participant» ont l'air d* demander de» éclaircissement» et de» directive» eux élu» du peuple et du parti plutôt que d’essayer d'imposer leur volonté et de traduire, dan.leur* intervention», le.préoccupation, fondementele* de l'éle» foret canadien.Malgré tout, le» deux première» journée, du rongrAe libéral ont été profitable».Eli*, le seront davantage .1, une foi» de retour d»n* leur» foyer», le.participent» t'effor cent de repenser leur libéralisme dan.un» optique absolu» et non par simple opposition au conservatisme et è la sociel-démocrati».H e.t bien beau de vanter le» Indubitable.réalisation, du pa.sé et d'étriller ses adversaires; Il est encora mieux de »e demander sans pbarisaï.me pourquoi on a été battu #* ca que le peuple canadien attend du parti libéral.L'ombra d'un# troisième force politique e visiblement préoccupé les congressistes.M.Pearson a eu le met |ust» en déclarant que l'émergenc# d'un troisième parti, capable de remplacer le libéralisme en fee# du conservatisme, n# se produira que si le parti libéral faillit A la tâche d'offrir eu peuple cette "option" qu'il espère.Or, le parti libéral en est-il conscient?L» discussion d'hier, par exemple, e démontré qu'à trop vouloir être contre, on risque de s'enfermer dan» tes contradictions pénibles ou de s'enferrer dans des dissertations trop générales pour "mordre" auprès de l'électorat.La critiqua des déficits financiers du gouvernement actuel nous montre qu# les libéraux ont été impuissants, jusqu'à présent du moins, a faire original et è faire neuf.Il en est de même du problème des relations fédérales-provinciales où l'on parait devoir suivre les sentiers déjà tracés au risque de s'acheminer vers le même désastre.Sur le problème du chômage également, les Canadiens attendent des recommandations précises qui ne sont pas encore venues.Quant à l'inflation, lorsque M.Pearson en a traité, il est venu bien près de prêcher, même è notre époque de récession, l'emprunt populaire "forcé" ou la hausse des taxes, c'est-à-dire la rareté de l'argent.Seule ?a dextérité politique lui a évité un faux pas, mais il faudrait qu'il ait le courage de vider la question.La pensée du parti sur l'aide fédérale aux universités n'a pas varié d'un iota depuis les jours de M.Saint-Laurent.Bien plus, on a permis à ce propos un débat dont le ton était inadmissible sur une aussi grave question.Evidemment, chaque parti traine avec lui sa sequetie de gueulards ignorants, mais pourquoi les mettre en vedette et surtout les applaudir è tout rompre?J.AU LENDEMAIN DU COUP D ETAT Soudan: Tannée veut renforcer le caractère démocratique de la jeune république africaine KHARTOUM — Au lendemain du coup d'Etat qui a ren versé le regime pro-occidental du premier ministre Abdullah Khalil, le général Ibrahim Ab-boud a promulgué une série de décrets aux termes desquels il assume, de concert avec un conseil de 12 ministres et un conseil militaire supreme de 13 membres, les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires du Soudan, ancien condominium anglo-égyptien oui a ennemis sa complet indépendance il GENEVE — Le délégué so- s'rs> Produit il y a plusieurs viétique, M.Semyon Tsirapkine, années.a oppose hier tin "non” calégo "L'arrêt, causé par ries corps rique au projet de compromis étrangers dans le tir au d'amr-présenté par l'Occident pour : née, s'est affaibli a ia suite de mettre fin à l'impasse dans la-! l'introduction du gaz naturel j quelle se trouve la conférence “plus sec" en janvier 195S, per- "j u “Mi iiiiu.i in iMiiiticiiis ovi tu jciiisiir 1 »/sJo» pC1 r* des trois grands sur l’abandon ! mettant que le gaz recommence , des essais nucléaires.; de circuler au cours de la nuit | du 24 octobre et dans la mall a déclare aux journalistes tinée du 21 octobre 1958".que son gouvernement s'oppose i M.Anderson, a dit le jury a à la discussion simultanée d'un , succombe a des brûlures ' au accord d'abandon et d'un regime ; second et au troisième degré, de contrôle international.Loti compliquées par une pneumo-dres et Washington avaient sug ! nie et un choc résultant d une géré 1* discussion simultanée explosion qui s'est produite parce que la Russie avait refusé j dans le sous sol de l'édifice ou il était en service.à 8 h.191 a.m.heure normale de i’çst, ! selon l'enregistrement du sois mographe à l'observatoire du Dominion, le 21 octobre ^958".| deux ans à peine.Mais le nouveau chef du gou vernemrnt soudanais a t nu à souligner, au cours de sa première cor-férence de presse, que les forces armée* n'entendent pas “eonse’vcr indéfiniment le pouvoir" et qu'elles s'emploieront au eon'raire à renforcer le caractère démocratique de la république.Htrrrosé au sujet d'un en voi d'armes britanniques et dune offre soviétique d'assistance matérielle, le général Ab-boud a répondu que le nouveau régime acceptera tout ce oui lui paraîtra conforme aux intérêts du pays, et reiettera au contraire toute assistance us-ceptibH de gêner ou d" compromettre l'indépendance de la souveraineté du Soudan.Le chef du gouvernement a de plus annoncé que les jour nau\ de Khartoum, interdits à la suite du coup d'Etat, poi ront reprendre la publicatr dès aujourd'hui: ils ne t vient cependant attaquer ni gouvernement, ni les pays étr« .ers.ni les partis politiqu ' -oudanais, ni les sectes reli cuses.Le général Abboud precise que le conseil militai constitue le tribunal législa le plus élevé.Le nui: ,,i cabinet conif ep; niilka res et cinq civil parmi ces derniers on ne trou ça-: de chef:, politiques éminen Abboud a émis un décret coordsnt "les plein* pouvo législatifs, exécutifs et judici t-sion anterieure} rapporté l'aven Dans une la radio av| Lsscnient dor.ie aux marchands qu i'- seraient : evèrement punis s'ils haussaient leurs prix et exploitaient la population.On rapporte cependant que le?gardes ont été retirés de toute* les paities de la capitale à l'etf ception des banques, des ambassades étrangères, des bureaux de poste et de télégraphe.Tout est calme à travers le pays.Le général Ibrahim Abbroud a accusé le gouvernement de son prédécesseur de corruption et d'instabilité politique.Il a toutefois remis en liberté, hier, le* ministres du cabinet qm étaient en résidence surveille* depuis 24 heures.4 DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI, 19 NOVEMBRE 1958 " Le gouvernement conservateur est une faillite complète " — M.Pearson c- • ,0™yA — .LieiPouvcrn«!rner'f conjervjfeur eit une fjillife eompléfe à tout polnH de vue.a déclaré h.er .o.r l.chef du paru liberal, M.Lcifer B.Pcarjon.Le reSimc Diefenbaker, dit-il, » c*t enferme dans un univen de contradiction dont il est imnulsfsnt à lortir.Le peuple canadien attend encore de lui une politique realists et constructive capable de rendre à notre pays sa prospérité et son prestige d'antan.l.e ehef du parti libéral canadien a été particulièrement dur pour ses adversaires con-«ervateurs.11 a été longuement acclamé par les délécués participant au congrès du conseil consultatif de fa Fédération libérale nationale qui a débuté lundi matin et se terminera demain après-midi.Après avoir défini le libéralisme et exposé ses objectifs: liberté, sécurité, unité, le lea-1 der libéral a abordé tour * ?^ke7 n'a ^nCà‘offHr tour les problèmes qui se pas-«ent aujourd'hui à !a Confédération canadienne.A aucun de EN BREF Autre enquête royale SIDNEY, C.-B.— L» premier ministre Bennett a annonce hier eoir qu'il nommera une Commission royale pour enquêter sur les coûts élevés des entreprises d'é-leetricite en Colombie-Britannique.Cette nouvelle suit de cinq jqurs l'attaque contre la politique fiscale et d'énergie électrique du gouvernement, attaque lancée par M.H.Lee Briggs, qui était alors gérant général de la Commission d'énergie électri-que de le Colombie-Britannique.M.Briggs, qui a été congédie depuis, e accuse l'administra-Non du Crédit social de jongler avec les C-vres publics afin de pouvoir remplir une promesse politique, celle de libérer, d'ici 1êM.la dette publique de la province.ccs problèmes, dit-il, le gouvernement Diefenbaker n'a encore apporté de solution après un an et demi de pouvoir.A propos du chômage, par exemple, 1?» conservateurs ont enlevé le pouvoir aux libéraux en les rendant responsables de la récession et en affirmant que les tories avaient la recette magique capable d’y mettre fin.Or, le chômage ne cesse de s'aggraver et le gouvernement Die-pour parer.En 1958, il a parlé d'un programme de $1.800,000 constitué de projets déjà mis en plan par les libéraux.Son i programme actuel de partager à cinquante pour cent le coût de la main d'oeuvre des travaux d’hiver municipaux n’est qu’une goutte dans l'océan.Il est urgent que M.Diefenbaker se décide à convoquer, sur le ; chômage, une eonférenee de tous les gouvernements du pays.A propos de commerce, les conservateurs, dit M.Pearron, parlent d'expansion, mais im- ; posent des restrictions.U a re-1 fusé d’étudier la proposition de j libre-échange que lui faisait le Royaume-l’ni.il a imposé de nouveaux tarifs sur Ves lainages j Dans le britanniques.Ils ont soulevé [ conservateurs prestige Par leur emprunt de conver I tissement, les conservateur* ont j haussé le loyer de l’argent, au point que les municipalités ne I peuvent plus emprunte à un j taux raisonneble, ils ont ajouté i aux frais de notre dette nue!- j qu" $58 millions pa~ année, iU | mt accordé des primes é qui ! n'en a ait nas besoin pour ven-.dre les obligations de convertis- ¦ sement Vibrant hommage à M.Sf-laurenl Ce convertissement a été coûteux et mal administré et son résultat sera l'instabilité finan cière du pays.En politique étrangère, même faillite lamentable.C'est la confusion la plus complète tout comme en ce qui regarde la défense nationale.Les ministres se contredisent su sujet de la reconnaissance de la Chine rouge, quand M, Fleming dit “non" et M.Smith dit “oui" et M.Diefenbaker lui-mème fait voir son opposition à une telle mesure.Notre défense nationale et i l’élaboration d’une politique à ; cet égard est laissée aux généraux à leur retraite.OTTAWA.— Les chefs de file du parti libéral ont rendu, hier, un vibrant hommage à leur ancien chef, M.Louis-S.Saint-Laurent, à l’occasion du banquet qui marquait la deuxième journée du congrès du conseil consultatif de la Fédération libérale nationale.Son successeur à la direction du parti.M.Lester-B.Pearson, •.'est fait le porte-parole de tous les libéraux du pays pour féliciter M.Saint-Laurent de la décoration qui lui fut récemment accordée pour sa contribution au rapprochement entre chrétiens et juifs du Canada.Voici un des passages du discours de M.Pearson à l’adresse de M.Saint-Laurent : "Au nom du parti libéral, je vous félicite encore une fois d’avoir reçu récemment à Montréal une décoration si bien méritée.Vous serez toujours pour nous le symbole vivant de Puni-té nationale, car c’est à cette l'animosité des Etats-Unis.Il est vrai qu’jls ont réduit notre balance défavorab'e dans ce povs mais c'est par la réduction des importations et non par une augmentation substantielle d»s exportations canadiennes.Et pour réduire nos importations il a fallu une récession extrê , moment dure dont ils sont incapables de relever le Canada ., , cause si importante que vous domaine agricole, les ^ avez consacre votre vie.Le parti avaient oreche libéral ne pourra jamais oublier "la parité, non la charité" mais leur politique nous vaut des productions excédentaires, T.a teurs suit: politique de* conserva peut se résumer comme "Cascades de phrases ronflantes: incertitude, confusion et contradiction".Le Canada, à l'heure actuelle.a besoin d'une politique nationale consistante, fermement et soigneusement appliquée, Montréal re*t« en tète Quant à leur politique fiscale, elle eet également Cmtradic-j toire et nulle Avant les élections, ils critiquaient les bud- _ .gets déficitaires et leur admi-j avec un maximum de bon sens nistration va nous valoir un et un minimum d'excitation.Or.TORONTO — La population Vnli al Kmplra Bfllannlqo*.Oîo oo : l'nlnn Poatala, k’i'00 — EDITION DU SAMEDI (un an): 90.00.— Lai abnnnrmrnta torn parablaa d aranra par mandat-poata ou par chéqua anralaaabla au pair k MnntrOaL Autortaé comma matlérs poatala da dauxléuta olaaas par la mlnlatira daa Postas, (Mtarra.Teléphon*: Victor 4-3361* LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI, 19 NOVEMBRE 1958 Abattre les mamamouchis, et après?ettres au " DEVOIR Cinq ans e chef du parti social-démocrati-que réclame une enquête législative.Lê premier ministre Bennett prend les devants et .institue une commission royale d’enquête.Dans Québec.le chef de l’opposition, M.Lapalme, a déjà accusé le gouverne- que nous sommes ce que nous sommes.S’il ne respecte pas les règles du jeu démocratique c’est que noua ne croyons pas à la démocratie.Noua croyons aux élections.Nous savons d’ailleurs commept les faire.Une campagne électorale dans Québec agite plus de salive et de boue, brûle plus d’argent et de matière grise que dans tout le reste du pays.Nous croyons aux élections comme nous croyons aux courses de chevaux, aux parties de hockey, à la lutte au Forum.I! faut qu’il y ait un bon et un méchant, un gagnant et un perdant.Nous misons sur la bête qui nous parait avoir le meilleur jarret; tant pis si elle crève à mi-chemin.Nous nous reprendrons la prochaine fois.Mais la démocratie est quelque chose d’assez différent et de plus sérieux.C’est ment de la province de Québec d’avoir le gouvernement du peuple, par le peuple détourné à ses fins des millions apparte- et pour le peuple.La compétition électo-nant à l’Hydro-Québec et à la Commis- raie n’est qu’un moyen d'y arriver.I/ê sion des accidents du travail.L’affaire travail sérieux commence quand on a élu était grave; le public avait le droit de un gouvernement.Mais c’est précisément connaître la vérité.M.Duplessis s’est à ce moment-là que nous sommes ab-contenté de nier et a continué à brandir sents.Une fois que nous avons porté au son épouvantail communiste.pouvoir une majorité de députés, ils ces- Le gouvernement de Toronto vient sent d’être no* serviteurs pour devenir d’instituer une enquête sur l’Hvdro onta- nos tyrans.Nous allons nous prosterner Tienne.Que veut-il savoir?Tout simple- devant eux pour demander des faveurs, ment si cette régie d'Etat, dont l’actif dé- Nous les plaçons sur un piédestal, nous passe les deux milliards et quart, est ad ministrée dans l’intérêt du peuple.Pas de griefs précis, pas d’accusations scandaleuses.Le gouvernement demande à des experts de scruter les affaires de leur baisons les pieds, nous leur épilons le nez avec de menus bâtonnets.Nous en faisons des mamamouchis.Puis un bon jour nous commençons mettre en doute la vertu des mamamou- i’Hydro ontarienne afin de l’informer des chis.Nous entendons d’étranges propos redressements à opérer.Le premier té- sur leur compte.Placeraient-ils leur in moin interrogé est nul autre que le pré- térêt personnel avant le bien commun?sident de l’Hydro, M.James S.Duncan Dans Québec, le président de l’Hydro, le notaire Savoie, confie à son associé professionnel l’enregistrement des contrats intervenus entre i’Hydro et la Cor-oration de gaz naturel.Geste scanda- le Feraient-ils servir les deniers publics à l’entretien de leur harem, eunuques compris?Voilà que le scandale éclate.I^es mamamouchis sont détrônés.Par qui les remplaçons-nous?Par d’autres mamamouchis devant lesquels nous nous pros- eux.qui pousserait n’importe quel fonc- ’ binerons, mais que nous détrônerons un tionnaire de cette importance à démissionner derechef dans n'importe quelle autre province canadienne.Dans Québec, le notaire Savoie continue paisiblement à affliger l’Hydro de son insondable insignifiance.jour dans un sursaut d'indignation.Le démocratie est quelque chose d’ordonné et de raisonnable.Elle exige chez le peuple une calme intelligence de l’intérêt généra! et une volonté sereine dans la poursuite du bien commun.Nous avons des ministres prévaricateurs, parce que nous le sommes nous-mêmes.Nous trichons le bien commun chaque fois que nous en avons l’occasion.Nous volons l’Etat sous prétexte que ce n’est personne.alors qu’en fait l’Etat c’est tout le monde.Nous tolérons les prévarications, parce que nous sommes indulgents envers nous-mêmes.Battre Duplessis est un geste de salubrité publique.Mais après Duplessis, Si la comparaison est flagellante pour tout restera à falrÇ' car indulgence la presse anglaise, elle est humiliante permettra à d’autres Duplessis de bâtir pour nous.Notre roi nègre, c’est nous un régime de chantage et de corruption, qui l’avons choisi.Il est ce qu’il est, parce Gérard FILION André Laurendeau continuait à développer hier la théorie du roi nègre pour expliquer la lâcheté de la presse et de l’opinion publique anglo-québécoises.La comparaison est lumineuse.Nous sommes des indigènes, les quotidiens de langue anglaise représentent les colonisateurs.De quel droit viendraient-ils nous donner des leçons de vertu?Pour eux la règle d’or c’est de traiter avec le roi nègre, Duplessis.La compétence des instituteurs Monsieur le directeur.Votre journal présentait te 7 novembre dernier, un *rti« cle »ur r’Ediicttion'’ rédige par un certain tîorard Matteau.Cet insidieux article e«t coloré d'un subjectivisme aigri et dangereusement pessimiste.Je sais que l'interrogation rend un style plus vivant, mais j etais loin de penser qu'elle pouvait masquer l’ignorance et répandre l'erreur I.1* signataire semble rejeter aur les épaules dq personnel enseignant tout ce fardeau de la formation et de l'éducation.Il oublie selon les mots de Pie XII dans son encyclique : "Divini illius magistri" que “le premier milieu naturel et nécessaire de l'éducation est la famille, précisément destine# à cette fin par le Créateur".Le Saint-Pore ajoute plus loin: ‘M’école est de sa nature une institution auxiliaire et complementaire de la famille et de l’Eglise.” De plus, le célèbre docteur Penfield de Montréal ne déclarait-il pas en février dernier à Québec : “A mon avis, la plus grande déficience de notre système d’enseignement, et elles sont nombreuses, ré-aide dans la formation au sein du foyer.Il s’agit là d'un fait aoüvent oublié." Certes, l’école est perfectible.I^s machines les plus ef-ficaces ne donnent qu’un rendement de quatre-vingt pour cent.On ne peut s’attendre qu’une institution humaine qui subit tant d influences extérieures, puisse donner un rendement parfait.Ces facteurs externes : la famille, le milieu, la santé, et tous les autres, jouent un rôle si marqué dans l’éducation qu il faut en tenir compte avant de juger les instituteurs.L'au-leur oublie que l’école n’est pas la seule institution éducative et qu elle ne peut être tenue responsable de déficiences et de conditions extérieures sur lesquelles elle n'cxerce pas de contrôle.Les premiers "façonneurs d'hommes", les premiers fover* , ‘01rnJ,a,ion *°nt donc les parents.Ce moule familial dans lequel 1 enfant a grandi, laisse sur cet être une empreinte quasi ineffaçable que l'école, bonne ou mauvaise ne peut détruire que difficilement.C'est donc dire que ce “levain prometteur", ai réellement 11 promet, grandira en dépit des circonstances et du milieu scolaire.Manque de compétence!.Manque de souci de culturel.Voyons un peu quelques chiffres.En l&rsii, 4453 brevets ont été décernés dont 1014 à des titulaires déjà qualifiés et soucieux de leur perfectionnement.En 1957, 5092 brevets étaient décernés dont 1318 à des titulaires déjà qualifiés mais toujours soucieux de leur perfectionnement.Il y a donc eu progrès.L’an dernier, 9206 instituteurs et institutrices ont suivi des cours de perfectionnement.Ces statistiques peuvent être contrôlées dans l’Instruction Publique (mars 1958; novem-bre 1957).Monseur le directeur vous pourriez également informer le signataire qu'en ce qui concerne le diocèse de St-Jean spécialement, le personnel enseignant laïque est syndiqué dans une proportion de 75%.Ces associations d'instituteurs n’ont pas comme seule ambition des revendications de salaires.Ainsi en 1957-58 dans le diocèse de St-Jean.24 cercles d’e-tudes ont tenu un total de 148 réunions auxquelles ont pris part plus de 70% des titulaires concernés.Depuis sa fondation, la Fédération diocésaine des Instituteurs a tenu 6 congrès dont les thèmes étaient les suivants : Compétence, dévouement, nécessité de la culture, la paroisse et l'instituteur, responsabilités de l'éducateur.La Fédération a aussi organisé plusieurs conférences ou réunions pédagogiques pour ses membres.Cette année, un très grand nombre d'instituteurs et d’institutrices suivent régulièrement les cours de perfectionnement organisés par le departement de l'Instruction Publique.Je prouve : dans une école du diocèse, tous les titulaires sont inscrits à ces cours; dans une autre école, 9 titulaires sur 13 suivent ces cours; Monsieur le directeur, si ce n’était d’abuser de l'hospitalité de vos colonnes je pourrais continuer l’énumération.Nous sommes des "répétiteurs à gages”!.Sa Sainteté Pie XIT dans son allocution du 4 novembre 1945 sur l’éducation disait en s'adressant aux instituteurs : “Vous devez exiger votre place au soleil et les moyens de vous y maintenir'.C’est avouer implicitement que l’Instituteur a droit à un traitement plus que convenable.Soyons justes!.Pour ma part je ne connais pas beaucoup d'instituteurs ou d’institutrices qui soient morts sur un lit brodé d’or!.Je n’en connais pas beaucoup qui se soient lancés dans l’enseignement dans le but de s’enrichir !.Je connais encore moins de ces éclopés que l’enseignement a réchappés.D’une façon générale, les incompétents ne restent pas dans l’enseignement ils ne font qu’y passer.Le signataire oublie également que toute critique doit être constructive Que peut-on attendre de ces démolisseur* à gages, de ces chercheurs de poutres dans les yeux de leurs compatriotes, de ces “immatures” qui songent à former leurs semblables au lieu de dépasser eux-mêmes le stade de l'adolescence.A leur sujet, nous pourrions citer Me Wilbrod Bhérer, président de la.commission des Ecoles catholiques de Quebec qui disait, dans sa conférence du 10 septembre der-mer : La grande majorité de ceux qui parlent d’éducation sont de bonne foi, mais pour un petit nombre, discuter de ces matières fournit l'opportunité de promouvoir leurs fins personnelles en pratiquant le métier de démolisseur et de fossoyeur d’un passé qui tout en étant imparfait dans ses accomplissements ., représente cependant le résultat des combats.des sacrifices et des efforts d'un petit peuple .” Monsieur le directeur, l’ai cherché dans ces quelques lignes ce quon appelle en philosophie le “fulgor veritatis ra-piens assensus mentis": "l’éclat de la vérité ravissant l’assentiment de l’esprit”.Et je souhaite que vos lecteurs reverront cette lumière éclatante qu’est la vérité.Jules LESCAULT, prof.St-Jean.Le rive Z § m Lei réveils sont tristes | La Nigeria deviendra le 1er octobre 1960 le plus grand Etat indépendant du continent africain Par André BLANCHET ££ïi.-il Première colonie de tout l'Ouest africain à avoir, aussitôt après la seconde guerre mondiale, pris le départ dans la course à l’émancipation politique, la Nigeria britannique se sera laissé distancer au poteau d’ar-rivee par le Ghana en 1957, la Guinea en 1958 et vraisemblablement le Cameroun français et le Togo dans les premiers mois de 1960.Comment s'expliquent donc les delais successif», dont le dernier en date, convenu à Londres, vient de repousser au 1er octobre 1960 une indépendance réclamée pourtant par un vote unanime du Parlement fédéral au lendemain de l’indépendance du Canada.Blocs-Notes Peu de nouvelle» sur lea élections françaises Nous n avons pas, jusqu'ici, beaucoup entendu parler des prochaines élections françaises.Les agences continuent d être, là-destus, laconiques et fragmentaires.Il est même assez curieux de constater que parfois le correspondant d un seul journal, lorsqu'il est actif, parvient a en transmettre davantage sur de pareils sujets que les coûteuses agences nord-américaines.Il est vrai que le sujet est moins passionnant que n était ie référendum.Les partit sont nombreux, les candidats encore plus, les nuances, mal tranchées et les problèmes de personnalités ont acquis une redoutable importance.On nous rapporte que les Français eux-mémes ne se passionnent pas pour des débats mal circonscrits et des ambitions trop individuelles.Comme il a déjà été signalé, sauf les communistes, chacun se réclame du général de Gaulle, qui ne se laisse accaparer par personne.D y a donc des gaullistes de droite, du centre et de gauche.Les différences n'apparaissent pas toujours, au moins l’intégration — thèse officielle des ultras et des colonels —.On a cru d'abord que cela tenait aux mots d’ordre du FLN: les “rebelles” ont en effet de mandé aux Algériens de boycotter l'élection.Ils en avaient fait autant au référendum: on à cette distance e« à l’oeil nu.sait avec quel insuccès spéciales partis ont perdu leur près culaire.Cette fois au contraire, tige et leur emprise.Bien des : les personnalité* musulmanes Français estiment que ces élec- semblaient avoir curieusement lions n’ont pas une importance : obéi.capitale et qu’en fin de compte on apprend qu elles ont obéi de Gaulle gouvernera., ef{et; ma„ à rannéc plutôt En Algérie ! qu au FLN.C'est l’administra- Ceci vaut pour la France.Car ; ’ion militaire, semble-t-il, qui en Algérie le paysage est tout autre.De Gaulle avait réclamé des élections libres: on se souvient de son message autoritaire au général Salan.Il voulait que chez les musulmans toutes les tendances soient représentées: l’élection n'aursit de sens qu'à cette condition.Or les candidatures musulma-,nes ont déçu tous les observateurs.A peu près seuls ont osé se présenter les partisans de na pas permis aux nationalistes algériens de s’exprimer: en multipliant les obstacles, en suscitant trop d'inquiétudes, en montrant surtout qu’elle va contrôler l’élection.Les Français libéraux ont subi le même trai- t ment.^ accepter l'indépendance algé- Ou si l’on veut, deux peurs \ rienne ont été soufflées, de deux cen- que cela risquerait de consoli der.Les activistes, dans l'armée, ne comprennent pas qu’on laisse élire des hommes dont par ailleurs ils doivent combattre les alliés terroristes.La guerre continuera Le résultat, c’est que de Gaulle n'est pas obéi.On semble là-dessus revenu aux mauvais jours de la IVe République: le chef de l’Etat parle en vain.Nous ne nous hâterons pas cette fois de conclure.De Gaulle a montré depuis sa nouvelle ac cession au pouvoir qu’il a plus d'un tour dans son sac.Qu’il ferme les yeux ne signifie pas qu’il n’ait rien vu: 11 sait que même un chef d’Etat doit souvent attendre son heure.Mais c’est au moins le signe qu’il ne croit pas son heure venue.La situation reste donc tragique.La guerre va continuer, le terrorisme aussi.On affirme que la torture continue.Le malaise entre la France et ses anciens territoires du Maroc et de la Tunisie durera aussi; c’est une chance de plus pour Nasser.Tout ce que l’élection peut établir, e'est l’impuissance des thèses officielles à résoudre le problème Certains Interprètes de de Gaulle croient qu'aux yeux du chef d'Etat, la preuve de cette impuissance doit malheureusement être plus fortement établie devant l'opinion française avant que celle-ci ne soit prête Histoire-démagogie Depuis plusieurs années.M Michel Brunet s'en va’ répétant sans cesse la même conférence, en prenant soin toutefois de Changer occasionnellement l'ordre de ses para graphes.Pour faire apprécier la grandeur de sa “mission" et la valeur de sa méthode "scientifique”, notre historien-propagandiste n'a pourtant pas besoin de se livrer à un bavardage sans fin Il n’a qu'à référer le citoyen moyen au petit recueil d opinions contradictoires intitulé CANADIANS ET CANADIENS.On aura tôt fait de se rendre compte que la lecture complète de ce monstrueux assemblage n’est pas indispen-sable à la compréhension de la haute “mission" de M.Brunet.Car, n’oublions pas que, si toute mission des Canadiens français en terre d’Amérique est un mythe, le Canadien français Brunet a une grande mission à remplir: celle de chasser les mythes (qu'il a lui-méme inventés) ! Pour connaître la méthode "scientifique” de l’historien-publiciste, le lecteur n’aura qu’à lire le chapitre intitulé CENTRALISME ET FEDERALISME, lequel se compose essentiellement d'une foule d'accusations injustes contre l’économiste Lamontagne.Grâce à la méthode hautement perfectionnée de l’auteur, M.Lamontagne y est pratiquement présenté comme un traître pour avoir préconisé le respect de l’interprétation que d'apres M.Brunet les Pères de la Confédération ont donnée a la constitution canadienne Pareille rigueur scientifique convient plus au démagogue qu’a Ihistorien.Denis BOUSQUET Département d’Histoire Université d'Ottawa Loin d’être imputables à la mauvaise volonté de la puissance coloniale, ces retards tiennent si essentiellement à la complexité du pays en cause, le plus peuplé de tout le continent avec ses trente-cinq millions d’habitants, que les futurs gérants de cette indépendance ont bien failli, celte fois encore, la faire différer par leurs propres divergences et ont, en tout cas, accueilli avec un secret soulagement Ce nouveau sursis.Pour donner à cette colonie de la Couronne ses structures d'Etat indépendant il n’aura pas fallu moins de six de ces "conférences constitutionnel les” dont les Anglais, qui n’eu rent jamais de Constitution é-crite ont fait une méthode i l’u.sage des peuples encore mi neurs : la première avait eu lieu sur place, à Ibadan, en janvier 1950, l’avant-dernière à Londres en mai-juin 1957.Ce! le qui vient de conclure ses tra vaux à Lancaster House réunissait à peu près les mêmes protagonistes : représentants des partis politiques, chefs tradi.tionnets, fonctionnaires locaux, qu’il s’agissait pour le secrétaire d'Etat aux colonies.M.Lennox Bovd, beaucoup plus de mettre d’accord entre eux qu’avec lui-même.Admis par Londres le principe, il revenait aux seuls Nigériens de décider à quelle sorte d’entité serait conferee l’indépendance.Si un demi-siècle d’administration commune par le Colonial Office n’avait toujours pas réussi à faire des deux cent cinquante tribus nigériennes une nation, du moins les conférences de 1953 et 1954 leur avaient-elles fait accepter une formule fédérale qui divisait la Nigeria en trois Etats dotés chacun dp son propre gouvernement, soit un pour le Nord musulman et deux pour le Sud: celui de l’Est, pays des Ibos; celui de l’Ouest, fover des Yorouhas.Mais cette Fédération instituée officiellement le 1er octobre 1954 ne pouvait évidemment prétendre à l’indé pendance aussi longtemps qu'u.ne seule de ses parties constituantes refusait d’en assumer les risques.mier ministre fédéral, poste dont le simple jeu des facteurs démographiques et électoraux semble bien lui garantir à l’avenir le contrôle.C'est précisément pour réduire le poids relatif du Nord au sein de la Fédération que le premier ministre de la région orientale, M.Azikiwé, préconisa à différentes reprises la fragmentation de cette énorme Nigeria septentrionale (dix-huit millions d’habitants) en un cer.tain nombre d’Etats plus res treints.thème qu’on 'né l;e~n ® '* différence dé la tend nlns mpnh'nnnor Luinée, user dp son indrppn- dancp que pour s'associer do quelque manière à la Nigeria tend plus mentionner depuis que son parti a fait alliance avec celui des chefs au pouvoir dans 1« Nord.En revanche, récemment en core, le même M.Azikiwé insis tait pour la division de la Nigeria occidentale *n deux, procédure dont le premier ministre de cette région.M.Awolowo, réclamait en retour l’applica.tion au territoire de son voisin et rival.A l’appui d'un éventuel rema mement des Etats existants, il y a le fait qup sur trente-cinq millions de Nigériens il s'en trouve une douzaine de millions qui peuvent se plaind-e de constituer des minorités dans les régions auxquelles ils ont été assignés.Un des objets de la récente conférence de Londres était justement de tirer les conclusions du rapport établi, sur la recommandation de celle de 1957, par une commission dite “des minorités" que conduisit Sir Henry Willi nk.Ces fonctionnaires britannl.ques auront bien mérité de l’unité nigérienne en persuadant la conférence que la création de régions supplémentaires ne résoudrait pas le problème.Il était bien suffisant, assurément, qu’avec ses quatre Assemblées et ses quatre gouver- du Nord; alors président du conseil de gouvernement du Niger et instigateur du non, M Bakary mentionnait déià au congrès de Cotonou, en juiïleT.la "grande Nigeria" de demain! etendue de Lagos à Tamanras-set.On sait que son parti, section territoriale du P.R.A., a emprunté son nom de "Sawa’ba ' à un parti de la Nigeria du Nord, le N.E.P.U., comme nous le rappelait à Londres ces jours-ci le président de ce dernier mouvement.Quant au Tchad, sans avoir de frontière commune avec la Nigeria.il reçoit néanmoins une partie de ses approvisionnements à travers le territoire de celle-ci.soit par Bénoué, affluent du Niger, soit par le réseau ferroviaire et routier.Enfin le jeune gouvernement du Cameroun français ne pourra que suivre avec vigilance la procédure par laquelle la portion sous tutelle britannique de l'ancienne colonie allemande doit décider de son incorporation à la Fédération de Nigeria.éventualité ménagée formellement par la conférence de Londres ; si le référendum prévu pour 1960 se prononce flans ce sens, ce dont les dirigeants actuels se disent convaincus, alors 'espoir d’une réunification du nements (sans parler de celui i Carneroun aura vécu fatale.C est possible.Mais il ne j cette libre collaboration honore livre pas sa pensée, estimant ; d'ailleurs et l’équipe d’Express qu un chef politique doit sou- j et François Mauriac —.Les ma-vent entourer ses idées et sa lins peuvent prétendre, avec une personne de mystère .| apparence de raison, qu'il s'agit Peut-on cependant souligner d’une récompense politique très différents.Le FLN ne veut pas d'une élection représentative au sein du cadre français, De Gaulle et Mauriac Dans cette hypothèse, de Gaulle,''lui, la considérerait comme un très faible indice?De Gaulle vient de nommer François Mauriac grand-croix de la Légion d'Honneur.On peut, si i on veut — et c’est ce que Mauriac demande — n'accorder 1 «i-à cet acte aucune portée politi que: la valeur de l’écrivain et du journaliste, assurément, justifie la décoration officielle.Il s'agit pourtant d’un écrivain très engagé depuis qu'il est journaliste.Mauriac collabore régulièrement à Express, for-1 me la plus intelligente et la plus vivante de l’antigaullisme.Mais là-dessus Mauriac contredR Express: on se souvient que, con tre Mendès-France en particulier, Mauriac annonça qu’il allait voter oui au référendum.Il n'a du reste pas cessé de défendre le général, souvent contre ses amis, et rie façon em- Purgatolre imposé par |( Nord Or telle fut, jusqu’à une date récente, l'attitude du Nord, re solument opposé en 1953 a la demande d’indépendance pour 1956 : ses porte-parole, à l’époque, ne l’imaginaient pas réalisable avant trente ans.Le régime d’administration indirec.te, respectueux du pouvoir des émirs ainsi que des coutumes musulmanes, n’avait pas en effet formé en Nigeria septentrionale de cadres aptes à gérer des services publics modernes, lesquels n’étaient dès lors peuplés que d’Ibos et de Yoroukas, étrangers à la région.Désespérément pauvre en personnel politique et administratif.incapable d’envover plus qu’une poignée d’étudiants a l'université fédérale d’Ibadjn, le Nord ne pouvait qifapprp.Il faut invoquer une autre cir- ' hcmlcr.dans une Nigeria indé-constance.Très gaulliste, et de ! •’hégémonie des deux ia bonne manière, François Mau- j Ceux-ci 'durenTdom^ faire d^Tt riac est aussi un farouche ad- ! à son veto et se résigner à i'at-vertaire des ultras algériens et len(ire.contentant de l’auto- de leurs alliés militaires.Il a té-* "T'f '"‘T™ C|U'’J l?,H,:,oe*ro- yait la conference de 1 été 1937.mounc aux nationalistes une 1 purgatoire d'assez coui-te durée compréhension et une néanmoins, puisqu’il était con- Mais ce serait diminuer le politique et l’écrivain.L'indépendance de Mauriac est un fait solidement établi: il n’est pas homme à se laisser attacher ain- generosité exceptionnelles.Il s’est ainsi attiré les haines les plus violentes.Celui que de Gaulle vient de couronner a passé pour l’ami du FLN, des officiels l'ont dénoncé comm* un traître à la communauté fran çaise.Peut-on croire que.passant par-dessus les objections de venu dès ce moment-là que le Nord deviendrait à son tour autonome en mars 1959 et se joindrait alors aux deux autres régions pour demander aux Britanniques l’indépendance en I960 Multiplication dot régions Les appréhensions du Nord furent d’autant plus faciles a surmonter que cet Etat, plus peuplé à lui seul que les deux du Cameroun britannique) la Nigéria comptât quelque mille députés et une cinquantaine de ministres, de même qu’il était dérisoire que ce pays sous-développé eût à Londres trois re.présentations distinctes ! avoir, à vrai dire, jamais nnflam.mé les populations de l'une ou l’autre zone.La conférence des partis afri cains, que convoque a Accra le Dr Nkrumah au début de décembre.ne fournira même pas aux Aucune région en vérité ï’,ommcs politiques de la Nigeria n’eût consenti à se laisser dé- ; 1 0ccasl0n , dr prendre contact membrer.On le vit bien lo-s- ?vec les «‘«ders des territoires que M.Awolowo, à Londres souleva le cas des provinces d’Ilorin et Kabba, que son gouvernement entendait récupérer sur le Nord parce que peuplées de Yorouhas.Le premier ministre de l'Ouest dut finalement baisser pavillon, ne fûtct> que pour ne pas encourir la respon .sahilité d'un nouveau report de l’ir 'épendance : celle-ci n’eût pu are aménagée pour I960 s'il avait fallu d’abord tenir un référendum dans ces provinces, puis remanier en conséquence français.Fin effet, seul des partis nigériens le N.C.N.C.(National Congress of Nigeria and the Cameroons) de M.Azikiwé y enverra des délégués.Telle est en Nigeria la défiance éprouvée pour le premier ministre du Ghana, suspect d’ambitions panafricaines et de sympathies nessérien-nes, qu’aucun des autres premiers ministres ne consentit à recevoir sa visite lorsqu'il l'annonça en avril dernier à la veille de la conférence des Etats indépen-dants d’Afrique ; pas davantage ne sont-ils disposés à prendre rNoÏHntin?,1 CrT et Part à la réuiüon de décembre, h.r?st1e’ a-ux termes eonsidérée par eux comme sans du communique, la faculté de objet en ce qui concerne une remettre une derniere fois la Nigeria assurée d’ores et déjà de question sur le tapis avant 1 in-1 son indépendance, dépendance si les élections fé- ! Conscients du poids futur derales de 1 annee prochaine d’une nation de 35 millions poitcnt son part: au pouvoir, j d’âmes, ils ne peuvent se défen- De toute manière la Constitu dre d’une certaine eondeseen-lion définitive de la Nigeria in-, dance, teintée d’irritation, à l’en dépendante devra, est-il prévu, droit du “petit homme" d’Aeera certains de ses ministres, de barrassante pour eux car ainsi j Gaulle ait choisi par hasard de | autres! avait vu'cnToS?ï’un d< Express *e trouve A véhiculer ; le décorer ces semainea-ei'’ j «es leaders.Alhadli Abubakar à la fois le pour et le contre — 1 ANDRE*'L Tafawa Balewa.accéder au pos- «rxi/KB l.| te nouvellement créé de pre- comporter une procédure per mettant la création éventuelle de nouvelles régions.Du moins cette querelle des structures régionales n’aura-t-elle pas, comme on avait pu le craindre, retardé davantage enrore la Fédération dans sa marche a l’indépendance.C’est donc un grand pas qui.depuis deux ans.a été fait sur la voie d’une certaine unité na tionale, Car pour n’en être plus à l’époque où, en plein Conseil législatif, un renrésentant du Nord s’écriait: "Sans les Anglais le* gens du Nord seraient à la côte en un clin d’oeil!", il n’en régnait nas moins entre les l régions un état de tension oui | permettait au Logos l>ailu Times d’éerire en 1936: "Les gou verneinents des trois régions se traiteni aver autant de méfiance réciproque que ceux de chef d’un petit pays.Il reste à souhaiter qu’intervienne entre eux une réconciliation avant que le Dr Nkrumah et le premier ministre de ia Nigeria se retrouvent en emhle, à partir de 1960, autour de la table des conférences du Commonwealth.S’il est précisément une question qui ne souleva jamais de difficultés au cours des conférences constitutionnelles, c’est celle de l’appartenance au Commonwealth, appartenance que le bouillant M.Azikiwé lui-même se garda de me tire «n cause à l’époque de ses difficultés avec le gouverneur de la région orientale en 1956.Au contraire, igs éloges les plus flatteurs ont généralement été décernés par les re pensables politiques nigé riens à l’égard de leurs anciens (Suite à la pope S) * 11TJ.R.S.S.et des U S A.au plue aigu de la guerre froide.L’esprit de compromis qui ' inspira les délégués n’empécho-ra sans doute pas les trois prin.I cipaux partis de s’affronter violemment lors des élections fédérâtes de l'an prochain ; du moins le renforcement des institutions fédérales, conséquence des décisions de Londres, donnera-t-il à ces partis une chance de se "dérégionaiiser" et de devenir véritablement des orga-nisations nationales.Et l’on verra en particulier les deux leaders du Sud.MM.Azikiwé et Awolowo, abandonner leur région respective pour se lancer à la conquête du gouvernement fédéral, jusqu'à présent délaissé par les "grands'’ de ia politique nigérienne.La Nigeria an Afrique On conçoit que la complexité de leurs problèmes nationaux empêche les dirigeants nigériens de s’intéresser aux territoires voisins, dont ils ignorent parfois — constatation que nous avons faite personnellement — jusqu'à l’existence.Mais, en sens inverse ces terri, toires, qui se trouvent être tou» français, semblent avoir commencé à ressentir l'attraction du géant nigérien, dont l’accession prochaine à l’indépendance ne les laisse évidemment pas indifférents, qu'il s'agisse du Dahomey ou du Niger.Ce dernier territoire eût-il répondu non le 28 septembre qu'il LK DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI.19 NOVEMBRE 1958 France: la campagne électorale est beaucoup moins animée qu'à la veille du grand référendum PARIS.— A huit jours de la consultation la campagne n • i r • i i électorale tarde singulièrement à s animer De nombreux l ans: gouvernement français cherche une Aux quatre coins du monde panneaux d affichage demeurent vides.Les réunions sont peu nombreuses et dans l'ensemble, peu fréquentées A Paris et dans les grandes villes rares sont celles où le nombre des auditeurs dépasse la centaine.solution de rechange au projet de libre-échange PARIS.— L* général d# Gaulla at ton cabinat ont axaminé n.ioin.io.nnv.nnn.liiA.i.ü .t,l,r **•* tolvtiont da rething* au projet britannique d'un* tone ‘îut < •]' d.libr.-éch.ng.qui grouperait 17 nations auropéannat.La, auto- le iMt.o, nnli n p.ron ^nil n n ' ordres sexuela.nerveux Impotence complexe d inferior!** anxiété dépression, beçaiemen: alcoolisme ulcères, spasme*-, rirconclalon.rhumatta-ma obésité 134 onest Sherbrooke .?!.S-0354 Encourageons nos annonceurs ASSURANCES pmpajnic V
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