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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 7 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-10-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.234 MONTREAL, MARDI 7 OCTOBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE.« »».oo .$6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS • • 4B.4» « 14».• « -*$1.50 UNION POSTALE.*.#2.00 LE DEVOIR Rédaction et Ad’ .iftration : 7la RUE S^’ % UES MO TÉLÉPHONES : ADMINISTRATIv RÉDACTION *.v- «i,  A f61 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE SALUT DE L'EMPIRE EST AJOURNÉ M.Borden ira-t-il à Châteauguay ?Les dépêches d’Angleterre annonçaient, hier, une nouvelle d’une importance capitale pour le Canada et l’Empire.Elle devrait apporter k la campagne électorale de Châteauguay un élément nouveau d’un inté~ rêt infiniment supérieur aux disputes triviales qui se poursuivent dans ce malheureux comté.Cette nouvelle, c’est que la conférence impériale, dont toute la presse de l’Empire annonçait, il y a quelques jours, la convocation prochaine (1), est ajournée indéfiniment, de par la volonté suprême du premier ministre.M.Asquith trouve, paraît-il, que le Home Rule et la réforme parlementaire en Angleterre lui donnent assez de soucis pour l’instant ef qu’il est beaucoup plus urgent de résoudre ces problèmes épineux de la politique anglaise que de permettre à M.Borden et aux autres jobards des colonies de “sauver l’Empire” malgré les gouvernants de l’Empire.Nous ne songeons nullement, qu’on en soit certain, à nous formaliser de la leste façon dont les hommes d’Etat anglais disposent de nos sauveurs d’Empire et les font à leur gré se lever, s’asseoir ou se mettre à genoux, courir à Londres ou rester à Ottawa.A force de se faire traiter en enfants d’école, nos politiciens finiront peut-être par se fatiguer du jeu et par rester chez eux.Chez les politiciens, la fierté ne descend pas du cerveau au coeur, de l'intelligence à la volonté: elle remonte de “l’autre bout”, pourvu qu’elle soit aidée, dans son mouvement ascensionnel, par quelques coups de pied Jnen appliqués.Les taloches de l’Amirauté ont fait merveille avec les libéraux; espérons que les camouflets de M.Asquith et de M.Harcourt produiront un effet non moins salutaire sur les torys.Le dédain avec lequel le gouvernement anglais renvoie aux calendes grecque—ou à la conférence de 1915—la considération du “péril urgent” de l’Empire, n’est pas fuit non plus pour nous déplaire.Cette décision apporte une force nouvelle aux arguments que nous n’avons cessé d’opposer aux prétextes invoqués par M.Borden pour soustraire sa politique navale au jugement du peuple et pour étayer sa fallacieuse distinction entre une “mesure d’urgence” et Une “politique permanente”.Elle complète le dossier infamant des transfuges qui dénonçaient la politique de M.Borden, alors que le plaidoyer d’urgenoe avait quelque couleur de plausibilité, et qui l’approuvent aujourd’hui, quand les autorités impériales se chargent de démontrer, de la façon la plus péremptoire, que le “péril allemand” est beaucoup moins grave à leurs yeux que le “péril irlandais” ou ia “menace sociale” en Angleterre.* » * La décision du gouvernement britannique nous agrée enfin pour un autre motif.Nous n’avons cessé d’affirmer que la manière la plus sûre et la plus efficace d’assurer l’unité de l’Empire, dont les trois-quarts de nos politiciens semblent se soucier beaucoup plus que du bien-être du Canada, c'est de laisser les Anglais gouverner l’Angleterre, les Australiens administrer l’Australie, et de nous occuper, nous, du Canada.Que chaque peuple de l’Empire se mêle de ce qui le regarde, avons-nous répété sous cent formules différentes, et l’Empire ne s’en portera que mieux.Comment ne saurions-nous pas gré à M.Asquith et à ses collègues d’appliquer aujourd’hui, dans toute son intégrilé et non sans une pointe de salutaire égoïsme, la doctrine que nous n’avons cessé de prêcher?Ils considèrent avec raison que leur premier devoir est d’écarter toute préoccupation extérieure et d’envoyer promener les gouvernants des colonies afin d'accorder toute leur attention æix questions,qui n’intéçessent que la peuple du Royaume-Uni.M, Borden et ses collègues, — et aussi M.Laurier et ses.acolytes, — comprendront-ils enfin la leçon?Cesseront-ils de faire parade d’un “loyalisme” ridicule et de rivaliser dans la course au prix de vertu impériale?Ecarteront-ils la discussion oiseuse et irritante de problèmes impériaux dont les données et la solution échappent entièrement à l’action du peuple canadien, privé par le parlement britannique de toute initiative dans la conduite des affaires de l’Empire, pour se meltre résolument et exclusivement à la tâche qui leur incombe: s’occuper des choses du Canada, dans l’intérêl du peuple canadien cl pour la grandeur morale et matérielle de la patrie canadienne?* ¦# » Voilà (des considérations qui devraient offrir aux électeurs de Châteauguay autant d’inlérêt que le poteau planté par M.Fisher à la barrière de son parc pour en défendre l’accès aux chemineaux et aux curieux encombrants.Si M.Borden a le moindre souci de sa dignité et du respect qu’il doit au peuple qu’il gouverne, il ne tardera pas à venir justifier le témoignage de confiance qu’il réclame des électeurs en leur faisant part de ses intentions et de ses projets.Que Jim Morris soit un bon garçon et paie fidèlement ses dettes, tant mieux; qu’habitant à Howick ou à Saint-Jean-Chrysostome, il connaisse mieux que M.Fisher les fossés mitoyens et les clôtures de ligne du comté de Châteauguay, c’est fort probable.Mais le parlement du Canada n’est pas un conseil municipal et Jim Morris, s’il y va siéger, aura autre chose à faire qu’à discuter des procès-verbaux de cours d’eau et de routes de montée.Il y sera non seulement le représentant des électeurs de Châteauguay mais l’un des deux cent et quelques députés du peüple canadien.Il sera appelé à voter sur toutes les questions d’intérêt national dont le parlement sera saisi.Candidat d’un parti, élu avec l’argent de ce parti et l’appui de ses chefs, il sera un député de parti.Ses fugitives déclarations d’indépendance, — qui sont, du reste, un hommage significatif aux instincts d’indépendance et de dignité que les poliliciens n’onl pas encore réussi à tuer dans l’âme du peuple, — ne l’empêcheront vraisemblablement pas de voter avec son parti et selon le mot d’ordre des chefs.En l’élisant, les électeurs voteront en réalité pour le gouvernement.Le premier ministre n'a donc aucun droit de solliciter les suffrages des électeurs de Châteauguay sans leur exposer les mesures principales sur lesquelles leur mandataire votera en leur nom.* * * Cette obligation, ainsi que le droit et le devoir des électeurs d’en exiger l’accomplissement, nous l’avons déjà indiquée (2).En ce qui concerne la question navale, M.Borden n’a plus l’ombre d’un prétexte de s’y soustraire.Maintenant que le gouvernement impérial a décidé de remettre indéfiniment la discussion du problème impérial, M.Borden ne peut invoquer aucun motif de discrétion.Que fera-t-il à la prochaine session?Présentcra-t-il de nouveau sa mesure d’urgence?Fera-t-il abroger la Loi navale?Formulera-t-il sa “politique permanente” et que sera-t-elle,?M.Borden ne saurait pousser le mépris de l’opinion publique jusqu’au point de convoquer les électeurs de quatre circonscriptions sans se montrer une fois et sans répondre quelque part à Ces questions essentielles?•A-t-il l’intention de ne faire connaître ses intentions qu’aux seuls électeurs de Middlesex, de Bruce et de Lanark?Estime-t-il que les électeurs de Châteauguay sont trop bornes pour être en mesure de juger sa politique?Fait-il si peu de cas de leur opinion qu’il ne se préoccupe nullement de leur fournir l’occasion de rendre un jugement motivé et éclairé?Ou peut-être, — et c’est le plus probable, — croit-il que les qualités personnelles de Jim Morris ont plus de chances de succès que la politique du ministère?La Gazette annonçait, ce matin, que les trois ministres canadiens-fran-çais se sont enfin résignés à s’exhiber à Ormstown, jeudi soir, tout juste vingt-quatre heures avaftt la fin de la campagne.Dévoileront-ils la pensée du premier-ministre?C’est peu probable.Ces “ex-autonomistes” jouent dans le camp conservateur le rôle de déserteurs et de transfuges.Un chef d’Etat ou d’armée peut utiliser de tels instruments pour les basses besognes.Sa dignité et son intérêt lui interdisent également d’en faire scs interprèic autorisés.Quelle autorité peuvent commander la parole et les déclarations d’hommes qui ont tout renié : honneur, dignité, engagements solennels ?^ Du reste les déclarations que ces hommes déconsidérés pourront faire à la dernière heure n'atteindront qu’une fraction minime des électeurs.Si le premier-ministre ne se décide pas à parler sans délai, et à parler clairement, la victoire assez probable de son candidat n'aurait aucune portée d’intérêt général: elle marquerait simplement que les électeurs de Châ-teauguay préfèrent confier leur mandat à un habitant d’Howick plutôt qu’à un citoyen de Knowlton.Ce serait un piètre résultat pour le ministère et pour le pays.Henri BOURASSA.(1) Voir le “DEVOIR” du 13 septembre: “Nouvelle Conférence impériale.” (2) “DEVOIR” du 26 septembre : “L’élection de Châteauguay ; quelles questions h poser".BILLET DU SOm.CHEZ LE ROI.M.Samuel, le ministre des postes anglais, venait d’arriver à Londres, d’un long voyage à travers le Canada.Il avait rendu compte de sa mission à M.Asquith et à ses collègues.Le roi George V, un jour, exprima à son secrétaire le désir de rencontrer M.Samuel, afin de causer avec lui des événements canadiens.Introduit en la présence du roi, M.Samuel, après les préliminaires d’usage, commença de raconter ce qui l'avait le plus frappé, au cours de sa tournée.Le récit prit bientôt l'allure, d'une conversation, tant Sa Majesté s’intéressait aux choses du Canada et posait des questions à son conseiller.—“Ainsi donc, mon cher conseiller, dit le roi, mes sujets canadiens sont bien loyalistes?-—“Certes oui, Votre Majesté, tous, ou presque tous.Le ministre des postes canadien, M.Pelletier, un habile homme, m’a bien dit qu’il existait, jadis, dans Québec, un petit groupe de langue française, les nationalistes, je crois, qui critiquaient fort l’Amirauté, le ministère anglais, et le ministère de M.Borden surtout, parce qu’il voulait donner trois dreadnoughts à notre marine.Mais M.Pelletier m’assure que ces gens se sont convertis peu à peu à nos idées et qu’il ne restera plus bientôt un seul nationaliste.—“Mais M.Pelletier n’est-il pas l’nn de ces convertis?” interrogea le roi.“Je me le suis laissé dire par lord Haldane.” —“M.Pelletier ne m’avait pas parlé de cela, Votre Majesté.Mais, sa grande foi impérialiste, ses mouvements d’enthousiasme en faveur du roi et de l'Empire, qui le prenaient à de certaines heures, pendant notre traversée de l’Amérique, dans son wagon particulier, peuvent s’expliquer alors très bien.Il me surprenait, il avait parfois l'air d’exagérer.Ce que Votre Majesté me dit maintenant m’éclaire: il a la foi d’un néophyte.—“Lord Grey, l’ancien gouverneur du Canada, et le due de Connaught, le gouverneur actuel, me disent que ces conversions se multiplient, depuis que plusieurs des nationaliste?oui connu M.Borden.On m’a parlé de quelques députés, ainsi, je crois, MM.Pâquet, Blandin, Nantel, Sévigny, on quelque chose d’approchant.C’étaient tous des nationalistes; ils ne le sont plus, m’a-t-on dit.—“Je crois, en toute sincérité, Votre Majesté, qu’il y a une légère erreur, sur ce point.J’ai rencontré ces personnes pendant mon voyage au Canada et elles ne m’ont pas du tout fait l’impression de gens entachés de nationalisme ou qui l’auraient jamais été.Ainsi, la dernière fois que j’ai vu M.Blandin, il portait sous le bras un petit paquet soigneusement enveloppé.dans la soie.Je lui ai demandé ce qu’il avait là, un peu indiscrètement, peut-être.— “Ce sont des Union Jacks troués de balles dans Drummond-Arthabaska, que je vais réparer de mes mains, avec grand soin”, m'a-t-il répondu.Un autre jour.M.Pelletier m’amena M.Paquet.Il est médecin et pauvre, je crois, parce que tout le monde, dans Québec, l'appelle “pauvre docteur Paquet!” M.Pelletier lui-même, en me le présentant, me dit: “M.Samuel, permet-tez-moi de vous faire connaître, ce p-"Il s’interrompit, devint pâle, tandis que l’autre devint violet, — M.Pelletier passe pour être très riche, et c’est ce qui a dû froisser l’autre, de l'entendre faire-allusion à sa gêne, — et me dit enfin: “M.le docteur Paquet!” Et je vous assure que j’en avais les larmes d’attendrissement aux yeux, d’entendre M.Paquet me supplier, et du même coup, M.Pelletier, de féconder l’Empire.J’ai rapporté, de M.Nantel, une moins bonne opinion: il est impérialiste, très impérialiste, mais il a la toquade du péril allemand.Dès qu’il a su que j’étais ministre dans le cabinet Asquith, il s’est vite informé: “Dites-moi, M.Samuel, est-il vrai que l'Angleterre est menacée d’une invasion de mouches à patates allemandes?Ça serait pas drôle si elles se rendaient au Canada! La récolte, voyez-vous, la récolte!” M.Pelletier ni’a expliqué ensuite que M.Nantel, agriculteur distingué, a été si frappé du péril allemand qu’il en est parfois “dans les patates”, comme on dit si bien là-bas.—“Et M.Sévigny n’est nas nationaliste, lui?” questionna te roi, qui s'amusait encore de l'aventure de M.Nantel.—“O, Votre Majesté! qui l’aurait ainsi calomnié?Un jour, j'entre dans une église catholique romaine de Montréal, afin d’assister en curieux à une cérémonie religieuse.J’entends un tintamarre, dans l’endroit oit les chantres se mettent, près de l’orgue.Une voix commence à chanter: “Domine, Salvum.s'interrompt, j’entends des cris, — comme si Von avait voulu faire taire de force le chantre, — puis un brouhaha.On descend enfin de là-haut un homme, jeune, me semble-t-il.qui cric à tue-tête : "Ils ont poussé la mesquinerie jusqu'à vouloir m’empêcher de ehauler le Domine salvum fac regem.” El sortant un sou de sa poche, il sr met A baiser, atrec des marques d'affection ta plus vive, le côté de la pièce de monnaie qui porte votre effigie.J’appris le lendemain que, le chantre interrompu, c’était M.Sévigny.” Ee roi rit.El puis, oublieux de sa dignité jusqu’à cligner un pen de l'oeil, il dit à son conseiller: “Entre nous, M.Samuel, est-ce que vous ne croyez pas qu’ils exagèrent tous un peu, s’ils sont sincères, ces gens?André VERBOIS.L’OCCASION Les inscriptions aux cours des Arts et Métiers sont plus nombreuses que l’an dernier, et nous nous en félicitons, mais il faut souhaiter qu’elles se multiplient encore davantage.Avec la saison d’automne, toute une série de cours, gratuits ou à peu près, si’ouvre ; cours des Arts et Métiers, cours de l’Association Saint-JeamBaptiste, de la Fédération Nationale, de l’Ecole Technique de Polytechnique (pour certaines spécialités), des Ecoles Ménagères, etc.En fait, ces cours sont si nombreux et si variés qu'il n’est pas un jeune homme ou une jeune fille qui ne puisse y trouver à apprendre ou à se perfectionner.Nous voudrions voir le plus grand nombre possible de nos compatriotes profiter de ces cours pour augmenter leur valeur professionnelle et faciliter leur accès aux positions supérieures.Les soirées d’automne et d’hiver sont longues : on ne saurait mieux faire que d'en consacrer une partie au travail.11 faut bien se rappeler que si l’on néglige de profiter des loisirs de la jeunesse, on ne les retrouvera plus.On est vite dépassé aussi par ceux qui ont su saisir l’occasion.Comme facilité de perception et habileté manuelle, les Canadiens-français sont les égaux de fous les autres.A eux d’utiliser, dans toute la mesure possible, les avantages qui leur sont ainsi offerts.Le Devoir a publié, il continuera de publier tous les renseignements nécessaires sur ces divers cours.Ne laissons point passer l’occasion .0.H.Les Balkans agricoles Un bulletin du ministère’ de l’Agriculture d’Ottawa nous donne quelques renseignements intéressants sur l’agriculture dans les Balkans.La Roumanie produit beaucoup de grains.Sa récolte de 1911 est évaluée à 270 millions de dollars.Pour un pays d’une superficie totale de 32 millions d’acres, le rendement est appréciable.Dix-huit millions d’acres ont produit celte récolte ; elle représente donc un rendement de 15 piastres environ à l’acre.La Roumanie est le pays des grands domaines.Cinq mille propriétaires possèdent 9,400,000 acres de terre.Il y a des propriétaires qui possèdent jusqu’à douze mille acres chacun.Mais ce système tend à disparaître.On compte déjà 38,-000 propriétés d’étendue variant de 25 à 250 acres et 920,939 propriétaires possédant 7,789,872 acres, soit un peu plus de 8 acres chacun en moyenne.En Bulgarie nu contraire c’est le système de la petite propriété qui prévaut et largement.Il n’y a que 91 propriétaires possédant individuellement plus de 1,250 acres; 845 possédant de 250 à 1,250 acres chacun; 9,175 propriétaires de 70 à 250 acres.Le reste de la terre sous culture est morcelée en propriété variant de 2 1-2 acres à 70 acres.On trouve en Bulgarie 100,000 pro-priétah’es de moins de 2 1-2 acres; 241,000 propriétaires de 2 1-2 à 12 1-2 acres et 102,000 propriétés de 25 acres au moins.L’on prétend que le morcellement extrême de la propriété est un obstacle au progrès agricole.Il n’y a pas de doute (pie les 341,000 propriétaires de ferme de moins de douze acres doivent être un peu gênés par l’exiguité de leur propriété, d’autant ‘ plus que la culture en Bulgarie n’est pas encore très perfectionnée.Mais la prospérité relative de la culture bulgare où le sol et le climat ne sont pas beaucoup plus fertiles qu’ici montre quel avantage il y aurait pour nous dans la culture intensive.Le fait est qu’avec les méthodes modernes, le travail et l’économie il n’y a guère de ferme de cinquante acres qui ne puisse faire vivre largement une famille, G.DALLAIRE.M.GERLIER M.Pierre Gerlicr vient de remettre officiellement à son successeur, M.Alexandre Souriac, son titre de président de l’Association Catholique de la Jeunesse Française.La cérémonie a eu lieu à Rome, au cours d’un pèlerinage organisé par l’Association.Le Souverain Pontife a fait remettre à M.Gerlier la médaille bene merenli de première classe, décoration très rare et dont les derniers titulaires furent la reine d’Espagne et une archiduchesse d’Autriche, Le cardinal Merry de) Val a voulu profiter de l'occasion pour témoigner, dans une lettre fort élogieuse, de son estime pour M.Gerlier.Les nombreux amis que possède au Canada l’ancien président de l’Association Catholique de la Jeunesse Française se réjouiront de ces honneurs et l’en féliciteront cordialement.• Un peu de courage On parle de temps à autre à Châteauguay de la question des bons chemins.Les rouges disent que c’est la faute du gouvernement si’les provinces n’ont pas plus d’urgent à consacrer à la construction des routes,*et les bleus répondent que c’est’ la faute des rouges.Rappelons la vérité.Le gouvernement a soumis un mode de contribution à l’oeuvre des bons chemins, que la majorité du sénat n’aimait pas.Elle l’a amendé et retourné à la chambre des communes tout cflimme elle a amendé le bill des banques et quelques autres projets.Le gouvernement a accepté les amendements du sénat au projet concernant les banques qui est devenu loi.S’il avait adopté de même les amendements au bill des bonnes routes, celui-ci serait loi également et les provinces auraient à leur disposition les centaines de milliers de piastres qu’on leur destinait.C’est donc le refus du gouvernement d’adopter les amendements du sénat qui a tué le bill des bonnes routes.Pourquoi le gouvernement ne l’admet-il pas et ne donne-t-il pas les raisons de son refus au lieu de biaiser et de se défendre sur les autres.Cela serait beaucoup plus courageux.Il est vrai que le courage n’est pas le fort des politiciens de crèche.J.D.A propos du Palais de Justice UNE LETTRE DE M.PHILEMON COUSINEAU M.Philemon Cousineau, député de Jacques-Cartier, a bien voulu nous adreser la lettre suivante: Cher monsieur Héroux, En réponse à votre aimable lettre du 30 septembre au sujet du Palais de Justlice de Montréal, permettez-moi de vous infortune qu’ayant constaté par une réponse du Gouvernement dans les procès-verbaux du 8 mars 1907 que le Palais de Justice actuel a diéjjà coûté à la Province $1,746,284.32, je considère qu’il est bon d'y songer sérieusement avant de détruire cet édifice pour en rebâtir un neuf.J’admets bien que notre Palais de Justice actuel n’a peut-être pas toute la grâce artistique et tout le confort de la Prison de Bordeaux, mais je présume que les avocats sont moins exigeants que les pensionnaires de cet établissement.De plus, M.E.Lefebvre de Bellefeuille, avocat et Conseil du Roi, a donné, dans une lettre publiée par le Devoir ces jours derniers, des raisons tellement fortes contre le projet nouveau, qu’on ne saurait passer outre sans étudier davantage la question.Je ne sache pas, de plus, que ce mouvement pour un nouveau Palais de Justice ait pris son origine chez les contribuables du district de Montréal ; je n’ai vu nulle part de demande pressante à ce sujet ; il est possible qu’il faille donner plus d’espace à certains services actuellement logés dans cet édifice, mais la chose peut’.v' faire en faisant une nouvelle redistribution de l’espace.Ainsi, divers bureaux d’enregistrement sont installés dans le Palais de Justice actuel.Ces bureaux d’enregistrement pourraient être installes ailleurs.Votre journal, dans le rapport qu’il a publié de rassemblée des avocats qui a eu lieu le 26 septembre dernier, a dit (pie j’avais été alors le seul dissident.Ceci n’est pas exact.J’ni rencontré là et depuis un grand nombre d’avocats qui sont de mon opinion.Espérant, cher monsieur Héroux, que ces explications vous seront satisfaisantes, je vous prie de me croire.Votre bien dévoué, PHIL.COUSINEAU.Ajoutons simplement que le Devoir n’a pas entendu affirmer que M.Cousineau avait été le seul de son avis, mais bien qu’au moment du vote, il avait été le .seul à faire enregistrer officiellement sa dissidence.Nous savons, du reste, que nombre d’avocats partagent son opinion.Ecole Sociale Populaire COURS DE SOCIOLOGIE DU R.P.PLANTIER, S.T.Ce soir, à 8 heures précises, aura lieu à l’Université Laval, la deuxième conférence pour les classes di-rigeantes.Le P.Plahticr y parlera du problème économique: Comment s’y préparer: La formation première; Les procédés de perfectionnement; Le sens des responsabilités.mTdubôïs La Patrie annonce que M.Dubois a déclaré à MM.Patenaude, Armand Grenier, Rogers, Rodolphe Forget et autres, qu’il va parcourir le comté de Châteauguay et donner tout son concours à M.Morris.D’autre part, M.Rogers aurait déclaré que “M.Dubois s’est conduit en gentilhomme et en bon soldat".Nos amis comprendront après cela nue la candidature “indépendante” de M.Dubois nous ail laissés plutôt froids et que nous n’ayons pas fait à ce sujet la moindre dépense (J’enthousiasme.Questions économiques LES VRAIS COOPERATEURS Je ne crois pas être loin de Li vérité en affirmant que les*cultivateurs qui abandonnent la culture et désertent la campagne ne sont pas ceux qui réussissent le mieux dans l’art de cultiver la terre.C’est du moins un fait général, et les exceptions sont si rares qu’on peut n’en pas tenir compte.Un autre fait non moins certain que le premier, c’est que, dans les paroisses où il y a de l’union et de l’entente, dans les paroisses où il y a de l’organisation professionnelle, dans les paroisses où il y a des associations coopératives florissantes, la proportion de ceux qui ne réussissent pas est beaucoup moins forte que dans les paroisses arriérées où le cultivateur se cantonne dans son isolement et refuse de joindre ses forces à celles de ses semblables.L’association coopérative aboutirait donc, en somme, à ce résultat très original, à savoir qu’elle permet aux faibles de bénéficier de l’énergie et des connaissances des plus forts?—Mais oui, certainement, c’est bien cela.Tous ceux qui ont l’expérience de l’association sous une forme ou sous une autre, — et ceci est encore plus vrai pour les sociétés coopératives agricoles, — tous ceux qui se sont occupés activement de groupements quelconques, savent qu’une association ne peut prospérer qu’en autant qu’il s’y trouve une ou quelques individualités énergiques pour faire réussir l’entreprise.Quelle paroisse n’a pas de ces hommes au caractère vigoureux, doués de volonté énergique et désireux de faire du bien autour d’eux?Capables de se tirer d’affaire par eux-mêmes, pouvant parfois se faire une petite fortune et recueillir pour eux une bonne partie des fruits de leur succès, ils ne demandent pas mieux que de se dévouer, en traînant à la remorque, pour ainsi dire, une masse plus ou moins inerte d’individus Incapables de s’éteVer par leurs'’ propres forces.Qu’on en fasse donc des promoteurs et des directeurs d’une société coopérative agricole.Ils savent, eux, que la coopération bien entendue consiste à aider les autres en s’aidant soi-même: je ne dis pas aider les autres sans s’aider soi-même, ce serait trop! L’Evangile même ne demande pas cela.11 ne dit pas: tu aimeras ton prochain plus que toi-même — il dit, et nous disons avec lui: tu aimeras ton prochain comme toi-même.* * * Avez-vous jamais été comme moi, témoins des efforts que font les di-recteurs de certaines sociétés coopératives agricoles?Cultivateurs de nom et de profession, hommes du peuple et ne craignant pas de se montrer comme tels, ils ont cependant conscience de la dignité du mandat qui leur est confié et font des merveilles pour améliorer leurs méthodes de culture.C’est nar l’exemple d’abord mi’ils ont l’ambition d’élever leurs compagnons à un niveau supérieur.Je les ai vus, le soir, venir des extrémités de la paroisse, par des chemins abominables, par des températures maussades.Réunis dans leur salle publique, assis sur des bancs, ou huchés sur les allèges des fenêtres, ils discutaient jusque bien avant dans la nuit des intérêts professionnels qui pourraient vous paraître médiocres, mais qui étaient relevés par tout ce que l’homme apporte de dignité, de sérieux, d’émotion dans le devoir accompli.J’ai aussi vu avec eux des “hommes de profession”, des rentiers venus apporter, eux aussi, des trésors de dévouement à la cause commune.J’y ai vu des hommes d’affaires qui auraient pu gagner dans n’importe quelle maison de commerce dos salaires considérables et qui gratuitement, comme leur curé et le maître d’école, donnaient leur temps et leurs soins à leur société coopérative.Avec eux, j’ai vu des jeunes gens dépenser pour leur Coopérative autant de vigueur et faire autant de démarches que d’autres en font pour se faufiler sur des ronds-de-cuir, ou ce qui est encore plus déplorable, pour se tenir au courant de tous les événements sportifs de la saison.Que dans le nombre de ces zélateurs il y en ait quelques-uns qui le soient pour faire parler d’eux, pour passer pour philanthropes, peut-être même pour arriver à certains postes d’honneur, celui de conseiller municipal par exemple, cela peut arriver.Mais du moins on peut être sûr que celui qui fait de la coopération ne la fait pas précisément pour se faire servir par les autres.Pour ma part, j’aime mieux croire que la charité chrétienne est le vrai motif qui les fait agir, et volontiers je vous les offre comme modèles à imiter.Honneur donc à ces hommes d’oeuvres au coeur grand et aux vues larges, à ces meneurs actifs et dévoués, à ces bons directeurs qui ont en eux celte petite âme de bonté qui les fait apprécier et aimer de tous les gens de bien.Rien que de ce fait que quelques-uns, les meilleurs, travaillent au profit de tous, Sur le Pont d’Avignon.Uu journal de Montréal promet de faire la livraison de ses premiers exemplaires à Ottawa, par voie d’aéroplane.Ce ne sera pourtant pas une feuille légère.* * * M.Dubois, qui ne s’est pas porté candidat à l’élection de samedi, sc rappellera-t-il son offre de verser deux cents piastres à un hôpital de Montréal, s’il ne restait dans la lutte jusqu’au soir du vote ?•* * * MM.Pelletier, Nantel et Coderre vont là-même où Salaberry, il y a cent ans, luttait pour ta minorité et battait la majorité.C’est un beau contraste I * * * II n’y a pas assez, dans Château-guay, des députés pseudo-nationalistes, pour se battre dans l’intérêt du ministère, il y faut aussi des candidats conservateurs défaits dans Québec.Ils attendaient, eux 'qui n’étaient pas députés et n’avaient encore pu voter pour le gouvernement, au mépris de leur parole, l’occasion de travailler pour le triomphe de l’idée eontributionniste, *u mépris de leurs dénonciations passées de la politique Borden.Tous sincères, ces gens î * * * S’il est beau d'être pour le projet Borden “après avoir connu le Très-Honorable M.Borden”, comme dit M.Sévigny, à plus forte imison est-il encore plus beau de l’être, — et de vouloir que les électeurs le soient, — avant de l’avoir connu.M.Sévigny n’avait jamais eu cette foi-là.*• # * M.Burrell, le ministre de l’Agriculture, accompagnera M.Nantel à Ormstown.On se demande pourquoi le mi-j nistre de l’Agriculture accompagne M.Nantel.Ce n’est que vendredi soir, croit-on, (pie M.Doherty parlera dans Châteauguay.Les ministériels veulent être sûrs (pie les cabaleurs libéraux ne puissent éveiller aucun conservateur, dans la nuit qui précédera le vote.Le Veilleur.L’OPIMON DES AUTRES LA PLAIE DU DIVORCE “Le divorce ne serait pas un mal aussi insidieux au Canada ou ailleurs si le mariage n’était pas si souvent célébré à la hâte.Le divorce est le danger de tous les mariages célébrés avec trop d’empressement.” — Journal, Ottawa.LES DEPOTS AUGMENTENT “Les dépôts aux caisses d’épargne ont augmenté id’un million et trois quarts durant le mois d’août.Cela ne prouve pas beaucoup l’acuité de la crise financière.” — Free Press, London.DE PREMIERE IMPORTANCE “Loin d’être de peu d’importance l’amélioration des chemins est réellement de première importance.Pour une fois par mois que le cultivateur voyage par chemin de fer il voyage cinquante fois en voiture, et si le chemin est mauvais il en souffre chaque fois.Si la perte annuelle que les cultivateurs de la Saskatchewan subissent de ce fait pouvait être calculée, elle les étonnerait.Us l’endurent patiemment parce qu’ils ne s’en rendent pas compte et qu’ils la croient inévitable." — News, Moose Jaw.LE TARIF AMERICAIN ET LE CANADA “L’effet sur le Canada ne peut manquer d’être considérable.Il ne nous donnera pas que des avantages et nous ne devons pas nous imaginer qu’il mettra fin à toutes les difficultés^ comme une baguette magique.En fait, autant qu’on peut le prévoir, il en résultera quelque problème nouveau et nous devons nous préparer à y faire face, non en partisans mais en raisonnant du point de vue économique.Si nous agissons ainsi, et cela ne devrait pas être difficile après la leçon d’il y a deux ans et ses conséquences, nous gagnerons beaucoup plus qu’à rester à l’écart en cherchant à nous persuader que ce que nos voisins font ne nous concerne pas.” — Free Press, Ottawa.L’ECOLE SANS DIEU “Nous serions curieux de connaître les raisons que l’on invoque contre l’enseignement religieux dant les écoles publiques.“Est-ce economic, de temps ?“Les écoles séparées de l’Ontario mettent l’enseignement religieux au premier rang et cependant, l’été dernier, leurs elèves ont montré plus de force et de sûreté dans leurs examens que ceux des écoles publiques.“Même au point de vue du bien-être matériel, n’est-il pas bon de mettre dans l’âme de tout enfant un certain fond de philosophie qui ne se trouve que dans l’enseignement religieux ?“Et si l’on ne donne aux enfants une éducation toute imprégnée de religion, de l’idée d’un Dieu infiniment juste et bon, qui pourra les arrêter sur la pente du mal ?Qui pourra servir de freins aux puissants injustes et consoler les pauvres malheureux ?“On nie à Dieu sa place dans notre existence de tous les jours : la révolte est toujours facile ; mais a-t-on trouvé le moyen de le remplacer ?” — Le Droit, Ottawa.-m t mm - et que tous se trouvent à profiter de leur activité et de leur dévouement, voici déjà un avantage très appréciable qu’une paroisse retirera de rétablissement d’une société coopérative agricole.COOPERATEUR. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 7 OCTOBRE 1913 VOL.IV.— No.234 CHOSES MUNICIPALES REMANIEMENT DE LA CHARTE DE LA VILLE L'échevin Boyd proposé au conseil municipal, hier après-midi, la motion suivante: “Proposé par l’échevin Boyd, ap-i puyé par l’échevin Boulé, que le co-| mité de législation soit prié d’étudier la question de la rédistribution desl quartiers et de faire rapport au conseil’’.Sur la proposition de l’échevin Prud’homme, le conseil a décidé, par ; un vote de vingt-quatre à (> de suspendre les règles afin de permettre la discussion de la*question au mérite sur cette motion de référence.L’échevin Boyd expliqua alors en ! peu de mots que, contrairement à ce’ que pensaient certains de ses confrères, sa motion ne tendait pas a obtenir une réduction du nombre des quartiers.Elle demandait simple- ' ment au comité de législation d’étu-| dier la question et de se prononcer, de quelque manière.Au caucus de l’avant-midi, l'éehe-vin Boyd, avait expliqué qu’on pour-j rail fondre certains quartiers de’ peu d’étendue en un seul ayant qne| population à peu près égale à celle des grands quartiers.Il montra un plan de remaniements qu'il n’avait pas l'intention, cependant, de soumettre au conseil ni à la commission de législation.Ce plan comporte une division île la ville en quinze quartiers, selon la répartition suivante : Saint-André, et Sainte-Cunégonde, (i.KItl) électeurs; Sainte-Anne et Ouest, 11,000; Saint-Laurent et Saint-Louis, 0,000; Saint-Joseph et Saint-(ieorges, 7,800; Saint-Babriel et Saint-Paul, Ji,374; Est, Centre et Saint-.larques, 5,400; Saint-j Henri, 6,900; Notre-Dame de (irâee, | Mont-Royal, Côte des Neiges et Emard, 5,750; Laurier, 10,400; partie de Saint-Denis au nord de la rue Bel-lechasse, Ahuntsie et Bordeaux, 8,000 Saint-Denis et Delorimier, 10,000 ; Sainl - Jean - Baptiste et Duvernay, '4,000; Lafontaine et partie de Papineau, 8,000; Sainte-Marie et Papineau, 11,000; Longue-Pointe, Hoche-'.aga et Rosemont, 10,000.L’échevin L.-A.Lapointe fut le premier à s’opposer à la motion de l'é-chevin Boyd, disant que ce dernier avait lui-même fait adopter par le conseil une •motion déchirant qu’aucun changement ne serait apporté au régime actuel avant d'avoir été décrété par la législature.L’échevin Boyd, dit-il, a voulu tout laisser à la législature, qui s’esl toujours occupée de ces choses avec ou sans notre consentement.N’allons donc pas changer bout pour bout d'opinion vis-à-vis de la législature.N'allons donc pas nous mêler de changer les quartiers, comme le propose l'échevin Boyd.Les Irlandais en prendront trois, les Anglais en prendront trois, les Juifs en prendront un, et qu’est-ce qui nous restera à nous, de la partie Est’?“Le comité de législation doit s’en tenir à la motion que l'échevin Boyd a fait adopter par une grosse majorité, la semaine dernière.Je ne veux pas me prononcer sur le mérite de la question.D’ailleurs, nous ne pourrions pas la résoudre, car il y a trop d'intérêts en litige.C'est pourquoi, je demande au conseil municipal d’exempter le comité de législation de discuter ces choses”.L’échevin Bastien déclare qu’il votera contre la motion Boyd aussi longtemps que la ville n’aura pas rempli ses obligations envers les quartiers récemment annexés.L’échevin Larivière s'étonne que l'échevin L.A.Lapointe soil disposé à laisser à la législature le soin de procéder à une redistribution des quartiers, si elle le juge à propos, Pour lui, il a toujours été en faveur de la plus grande somme d’autonomie possible pour la ville de Muniréal.il lui semble que la métropole devrait avoir le droit de se gouverner.Quant à la motion de l’échevin Boyd, il regret le que celui-ci ait exprimé au caucus des éche-vins des opinions auxquelles il est totalemenl oposé.On devrai! confier l’étude de la rédislribulion des quartiers à des ingénieurs compétents.Les échevins Judge, Ward.Prud’homme, Macdonald et Turcot parlent tour à tour sur les mérites de la question.L’échevin Boyd termine le débat en demandant que sa motion parvienne au moins jusqu'au comité de législation.11 ajoute que sa motion n’est pas contradictoire comme on le prétend.Le vole se prend ensuite sur la motion qui est rejetée par 17 à 13.Votèrent pour la motion : les échevins O’Connell, Ward, Robinson.Prud'homme, Boyd, Monahan.Letourneau, Emard, Deguire, Larivière, Morin, Slroud et Roulé 13.Votèrent contre : — les échevins L.A.Lapointe, N.Lapointe, Barreau, Clément, Mayraml, Baslien, ’Turcot, Martin, Eraser, Séguin, (ïi-ronx, Poissant, Blumenthal, Vande-lac, Macdonald, Ménard et Judge 17.LA BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE L’échevin Victor Morin a prêsen té au conseil hier après-midi la requête suivante demandant que la bibliothèque publique soit construite sur le terrain municipal, à l’angle des avenues du Parc el des Pins ; Au Maire, aux Echevins et aux Commissaires de la Cité de Montréal ; Les soussignés, citoyens de Montréal, désirent attirer votre attention sur l’importance de donner, sans plus de délai, un effet pratique au vote de la somme de $500,000, mise de côté pour la eonslruction d’une Bibliothèque Publique à Montréal, et expriment en môme temps leur approbation entière du projet de construire cette Bibliothèque sur le terrain municipal, à l'intersection des avenues du Pare et des Pins.Montréal, septembre 1913.La pétition est signée par 1000 citoyens.* * * EN FAVEUR D’UNE EXPOSITION Le conseil s'est déclaré hier en faveur d'une exposition universelle a Montreal, et il a adopté la résolution suivante sur la proposition de l’échevin L.A.Lapointe : "Vu que Ton agile depuis quelque temps dans le publie la question de tenir une exposition universelle à Montréal, en 1917 ; “Vu qu’un grand nombre de citoyens qui ont été consultés à ce sujet se son! déclarés entièrement favorables à re projet ; “Qu’il soit résolu : Que Son Honneur le Maire soit respectueusement prié de convoquer une assemblée des principaux citoyens de Montréal, des représentants des journaux, des différentes chambrés de omrneree, associations, rompu- r’* *»''***-*'*«¦ ne 'nn«i «rtiif» Hp* directeurs et membres de l’Association d'Exposition Industrielle de Montréal, pour aviser aux moyens à prendre pour mener à bonne fin la projet de la tenue d’une exposition universelle à Montréal en 1917.’’ REGLEMENTS ADOPTES L’assemblée spéciale du consei convoquée pour jeudi, a été contre mandée par le maire Lavallée, le | conseil ayant disposé hier de près-1 que toutes les question inscrites à j l’ordre du jour pour cette assem- j blée.Çinq réglements ont été adoptés, dont Tuu concernant les camions automobiles, qui se lit com- I me suit : Sect.i.Le mot “camion”, employé dans le présent règlement, signifie toute voilure non visée par la section 2, mue par un pouvoir autre que la force musculaire, et qui sert à transporter des marchandises, matériaux ou autres fardeaux, ou machines se déplaçant par leur propre mécanisme telles que mnehi-(('•s pour excavations.s .Sert.2.— Il est défendu de se servir dans les rues, ruelles et voies publiques de la cité de voitures ou locomotives de traction ou routières mues par un pouvoir autre que la force musculaire.Sect.3.Le présent règlement ne s’applique pas aux locomotives et voitures de chemin de fer, aux tramways ni aux autres voitures circulant sur des rails ou voies ferrées, et ne s’applique pas non plus aux rouleaux à vapeur employés par la cité ou par ses entrepreneurs pour l’exécution de travaux municipaux.Sect.4, — Il est défendu de se servir de ramions dans les rues, ruelles et voies publiques de la cité, contrairement aux dispositions du présent règlement.Sert.5.-Les jantes des roues d’un camion (pii ne sont pas recouvertes de caoutchouc ou d’une autre matière qui, par un usage ordinaire, n’aura pas pour effet de détériorer les rues, devront réunir les conditions suivantes : (a) La surface extérieure de la jante devra être lisse, piale, sans rebords ni saillies el sans protubérance métallique quelconque.(b) La largeur des jantes des roues de (levant devra être d’au moins six pouces et celle de.s roues de derrière sera déterminée par la charge utile du camion el calculée à raison de deux pouce.s par tonne, c’est-à-dire (pie si un camion a une charge utile de six tonnes, la largeur des jantes devra être de douze pouces.(s suivante» : Chancy et Archer i A 1, au pair.Temps—1.58.(pour les Nationaux et Russell et Mydlir, Tackle, Bardance, Pierre ,Schak pour les Américains.Dumas et Little Marshmont ont ans- ! si couru.Sème course, 6 furlongs 1-2.— 1.j Nila, 108, Caldwell, 3 à 1, au pair, ( 1 A 2; 2.Donation, 108, Jaokson, 1?^ '\,l> 2 à,n1'' :V D,or?th1y Pittsburg .000000000—0 2 3 Vebh, 108, Moore, 10 Al, 4 A 1.Cleveland.00000120X—3 11 2 1 A 1.Temps!—1.26.j Adams, Hendrix, et Gibson, Simon, Gagnant, Sweet Owen, McCreary, Falkenberg et Carisch.Mit aussi couru Autour de la mste Eugène Lntz a l'intention d’élire è ljan à Toronto et de mettre Messenger Boy «n haras de cette ville.Le nouveau ‘'grand stand” du Parc n'a rien de définitif, tout dépendra des lanceurs eux-mêmes.Je ne crains rien pour le reste de mon équipe.Tous les billets d'admL*ion aux parties qui seront jouées à Philadelphie ont été vendus avant trois heures hier après-midi.A Cleveland : I On fait peu de paris sur le résultat Partie d’exhibition : ”(’y" Falken !«¦ Ceux qui se font, sont au pair, berg a tenu les Pittsburg en grand respect, ne leur permettant que deux CCUHe» Canadiennes LES CHEVAUX DE M.DAVIES DE TORONTO OCCUPENT ENCORE CETTE ANNEE LA PREMIERE POSITION.— DES ST ATI STI QUES.Euchre au club Molière Le club de raquetteurs Le Molière organise pçmr le 22 courant un grand euchre A la salle Mont Royal.Cette fête toute A la fois sportive et sociale promet d’éclipser tout ce qui Voodbine s’étendra du pavillon du 8 et,t fait jusqu aujourd hui.Les prix pari mutuel jusqu’au club-house, uti- 80nt riches et nombreux et le pro lisant ainsi, toute remplacement de C ranime l’ancien stand et l’espace vacant qui existait entre les deux.sera des plus intéressants.leurs billets A l’avance peuvent s’adresser A M.E.Dupré 1311.rue Ber-La saison de courses de Victoria ‘L ou aux du club, 121a ( ar- C.A., durera 19 jours.L’Association ’’Vre.^ d’Agriculture de la Colombie Anglai se a conduit le meeting, les sept pre niers jours, et le Victoria Club, termine en ce moment ses douze jours.Il y a quelques jours, Donerail a (ait un mille en 1 minute 59 secnn des.Assurément il fera bonne figu s au meeting de Kentucky.Succès des apprentis du Grand-Tronc Assemblée spéciale au club Champêtre Toronto, 7 — M.R.Daviesf, oui en Dimanche matin, un certain nombre de membres du Champêtre se réunissaient au chalet à Montréal-Est pour poursuivre l’organisation commencée au &’ujet du "Grand bal d’ha-tant” et mener cette entreprise à bonne fin.Si on en juge par l’enthousiasme qui n’a cessé de régner durant l’ass’emblée, cette fête va être un immense succès.Un comité s’est formé pour faire connaître le but de cette soirée et pour travailler A attirer le plus grand nombre possible d’amis à Montréal-Est, le H octobre au soir, sa medi prochain.Une carie va être immédiatemen envoyée A tond les membres, les pri ant de bien vouloir amener avec eu parents et admirateurs.Chacun de vrait s’efforcer de montrer que loes que le Club Champêtre s’y met, lf«! prétendu LES ECOLES DU SOIR: Les écoles du soir sont commencées, à Montréal.En général, les cours sont suivis avec assiduité, surtout au ecm- ; mencement.Mais on a remarqué que vers la fin des cours, il se produit un grand relâchement parmi les élèves.Les pères de familles, sur qui pèse l’obligation de veiller à l’instruction de leurs enfants, et qui encourent de ce chef une lourde responsabilité, ne doivent point s’arrêter aux objurgations plus ou moins intéressées de leurs en fants, pour les laisser abandonner les cours avant la fin de la saison.Le succès, le bonheur d une vie toutè entière dépend souvent du degré d’instruction de chacun.De plus, une législation ouvrière spéciale existe, dans la province de Québec, à laquelle non seulement les jeunes ouvriers, mais aussi les directeurs des établissements industriels de la province sont astreints sous peine d’amende.C’est la législaion qui concerne les enfants au-dessous de 16 ans, qui sont employés dans ces établissements et qui ne savent pas lire.Aux termes de la loi, ces enfants, pour avoir le droit de continuer à travailler, doi vent “obligatoirement”, fréquenter les écoles du soir.Le patron est aussi tenu à réclamer de ces enfants, un certificat de l’un des directeurs des cours du soir, attestant que l’enfant fréquente assidûment ces cours.Faute par l’enfant de produire ce certificat, le patron doit le renvoyer immédiatement de son établissement.Les inspecteurs des fabriques font, chaque année, à cette époque de l’année une inspection des plus minutieuses pour s’assurer que la loi est observée partout et par tous.CONFER EN C E P RO VI NCI AI, E Les briqueteurs, maçons et plâtriers organisés de la_provin.ee de Québec ont décidé de tenir, chaque année, une convention à laquelle assisteront les délégués de toutes les unions locales de la province.Cette année, cette convention aura lieu à Québec.Elle aura d’après les rapports qui seront discutés à cette assemblée une importance des plus considérables.En effet, il y serait question de l’unification du taux des salaires, pdur tous les ouvriers de chaque branche de ce métier, dans toute la province.Ainsi, à Montréal, les briqueteurs ont 55 cents par here : ce salaire serait exigé des patrons, dans les autres villes de la province.Cette proposition, si elle est adoptée par la convention pourra devenir le point de départ d’un grand nombre de conflits, étant donné que partout ailleurs dans la province, les salaires sont inférieurs à ceux qui sont payés à Montréal.En attendant, les unions intéressées, soit à Montréal, soit à Québec ou dans les autres villes s’occupent activement de nommer leurs délégués.Ce soir, l’Union des maçons de Montréal se réunira, précisément pour nommer ses délégués à cette convention.CURIEUX CONFLITS.Il existe actuellement, à Montréal, deux conflits ouvriers qui offrent, l’un et l’autre, un caractère partifulière-ment rare.C’est que.dans ces deux différends ni les ouvriers, ni les patrons intéressés ne sont en désaccord.Ce sont des tiers, c’est-à-dire des personnes non employées, qui ne s’accordent pas avec les patrons.De là conflit.Voici les faits: Sur les chantiers de l’élévateur à grain, qui est en construction sur le port de Montréal, les ouvriers sont au travail: ils n’ont adressé aucune réclamation aux commissaires du port, ils semblent satisfaits de leur sort.Cependant, on parle de la grève des charpentiers du port.La vérité est que les unions des charpentiers-me-nuVers, trouvant trop bas le salaire payés à leurs membres sur les chantiers du port, les ont retirés de ces chantiers.Comme ils ont été remplacés, dans leur emploi et qu'ils restent sans ouvrage, leurs officiers déclarent qu'ils sont en grève, et qu’il y a conflit.Dans ces conditions, a déclaré hier un des commissaires du port, comme nous, nous ne pourrons jamais employer tous les ouvriers qui se présenteront, ceux-ci m’auront qu’à dire qu’ils sont en grève.Nous aurons donc un perpétuel conflit sur les bras.Aux ateliers de la confection Vine-berg & (lie, du Boulevard Saint-Laurent, la situation est la même que pour les charpentiers: les ouvriers qui continuent à travailler, m'ont élevé aucune récrimination contre leurs patrons, lesquels en retour sont satisfaits de leurs services.Où est donc le conflit?C’est parce que l’union a déclaré l’état de grève, dans ces ateliers, qu’il doit y avoir grève.Les ouvriers commencent à se fatiguer de ces distinctions subtiles.L’un des dirigeants les plus en vue déclarait hier soir, au sortir d’une assemblée, au Temple du Travail.‘Pourquoi tant faire de façon avec ce conflit des charpentiers ?CIRAGE A CHAUSSURES " y/ Cirage FACILE à employer.^ Fait durer les chaussures le ^ plus longtemps.>e^3fcv (2 F.F.DALLEY Co.LTD, IK1 Buffalo.N.Y.f p Hamilton, Ont.GITE DE MONTREAL Bain du Quartier Saint-Louis DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées aux Commissaires et déposées à leur bureau à l'Hôtel de Ville, seront reçues jes-qu’fc MIDI, vendredi, le 17 ni e jour d’octobre 1913, pour la construction du bain du quartier Saint-Louis, qui doit être érigé au No.civique, 179 de la rue Ontario Est.Les entrepreneurs pourront obtenir une copie “Blue Print” des plans, des copies des devis et les formules de soumissions, en déposant, entre les mains de l’architecte, M.Dalbé Viau, No.76 de la rue Saint-Gabriel, Montréal, lu somme de Quinze Dollars (?15.00) qui leur sera remboursée, s’ils font une soumission BON A FIDE aux Commissaires pour lus travaux ci-dessus et s’ils retournent à l'architecte les dits plans et devis au complet et en bon état.Toutes soumissions qui n’auront pas été faites sur les formules sus-mentionnées et qui ne seront pas accompagnées d’un chèque certifié sur une banque à charte du Canada, payable à la Cité de Montréal, pour un montant équivalant dix pour cent (10 p.c.,) du montant total de la soumission et qui n’auront pas été mises dans les enveloppes qui seront fournies à cette fin seront ccartees.Le Bureau des Commissaires ne s’engage à accepter la plus basse, ni aucune autre soumission.Les soumissions seront décachetées par le Bureau des Commissaires, en présence des intéressées, à son assemblée régulière dans sa salle tie délibérations, à MIDI, vendredi, le 17 octobre 1913.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 6 octobre 1913.Ouverture DEMAIN SOIR par le maire McKergow ADMISSION - - 25c AQUEDUC DE MONTREAL Soumissions pour Système U’Eclairago Electrique POUR TOUS -VOS TRAVAUX / tt •I tous vonlei •voir un onvr*-ge «oigné at bien (•it, donnez toi commande, au DEVOIR 9t 71a ST-JACQUES m Mais 7481 Des soumissions cachetées, portant au dos la mention “Soumission pour système d’éclairage”, seront reçues au Bureau des Commissaires, à l’Hôtel de Ville, tie Montréal, jusqu’à midi, jeudi, le 23me jour d’octobre 1913, pour la fourniture et l’installation, à la Station de Pompes du Bas Niveau, Pointe Saint-Charles, d’un générateur électrique, à courant direct de 35 K.\Y.de capacité, relié à une machine à vapeur, pour servir aux fins d’éclairage.Les cahiers des charges ainsi que toutes les informations désirées, pourront être obtenus au Bureau du Surintendant de l’Aqueduc, Hôtel de Ville.Les soumissions devront être renfermécy dans des enveloppes, portant la suscription “Soumission pour système d’éclairage élec.trique” qui devront être adressées au Bu-» reau des Commissaires de la Ville de Mon# réal, et que l’on pourra obtenir au Bureau dudit Surintendant.Les soumissions cache* tées devront aussi contenir dans la mêm* enveloppe un chèque accepté de $250.90, su# une banque canadienne, établie par Charter payable au Trésorier de la Ville.Les dites soumissions seront décachetée par les Commissaires, en présence des inté< ressés, à une assemblée régulière, qui serf tenue dans leur salie de délibérations, *¦ midi, jeudi, le 23me jour d’octobre, 1913.Le Bureau des Commissaires se réserve le droit de rejeter la plus basse, ou toute autr4 soumission.Par ordre du Bureau (les Commissaires.L.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 6 octobre 1913.Les tableaux des grands maîtres Le jeudi, 9 octobre courant, s’ouvrira à l’Ecole Polytechnique une exposition qui ne manquera pas d’obtenir un grand succès.Il s’agit de re* production, au moyen de la photo graphie, des tableaux des grands maîtres.Le but des exposants est d’engager les directeurs de toutes nos maisons d’éducation à se procurer ces magnifiques reproductions afin d’en orner les classes et d’inculquer aux élèves le goût du beau en ____ _____ mémo temps que leur faire connaît » vis au complet et en lion état les chefs-d’œuvre anciens et moder nés.CITE DE MONTREAL Caserne de Pompiers DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées aux Commissaires et déposées à leur bureau à l’Hotel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, vendredi le 17me jour d’octobre 1913, pour la construction d’une caserne tie pompiers devant être érigée à l’angle des rues Ottawa et Young, dans le quartier Stc-Annc.Ers entrepreneurs pourront obtenir une copie “Blue Print” des plans, des copies des devis et les formules de soumissions, en déposant, entre les mains de l’architecte, M.D.J.Spence, No.16 Côte du Beaver Hall, Montréal, la somme de Quinze Dollars ($15.00) qui leur sera remboursée, s’ils font une soumission BONA EIDE aux Commissaires pour les travaux ci-dessus et s’ils retournent à l’architecte les dits pians et de- que le succSr effort.1912 avait été le propriétaire de che- choses ne sont pas faites A moitié et j Après la guerre, quand le vaincu est ouronne toujours «on j réduit à l’impuissance, il fait la paix, et le conflit cesse.Dans la dernière grève, les charpentiers unionistes ont été vaincus.Us doivent tout simplement accepter leur défaite.vaux le plus fortuné, n'a rien perdu cette année.Ses revenus accusent une augmen-j tation de $10,500.Les chevaux qui lui ont rapporté le plus r.ont: Blau- | g uOCtCUf LcISniCf dit Jilly, Southern Maid.Le vétéran Plate Glass, quoique ayant fait son temps, a remporté plus d’une victoire.Le Usher, Knight Differ et antres ont, beaucoup contribué aux honneurs des écuries de M.Davies.Voici quelques statistiques : Chevaux Southern Maid First Sight .Plate Giass .The Usher .Knights Differ .Les apprentis employés au usines du Grand-Tronc, A Stratford, Ont, jubilent depuis qu’ils ont remporté tous les' premiers prix, pour dessin - mécanique, A l’exposition de Toron A Douglas Dark, dans In.dernièie to.oartie de la course, Ruckhorn, d’a- Il y avait 25 sujets dans le con près plusieurs chronométreurs n êtr« cours, et IA derims les 3 premiers et bli un record en parcourant un mil a 3 deux!'mes prix furent décrochés pa ns hommes de Stratford 1er 2e 3e Gagné 5 5 0 $8,373 422 6,210 534 4.800 4 13 3,615 5 2 0 2,730 2 7 4 2,590 en une minute 37.les petits bons Comptoir Ville-Marie BUREAU D’EXPERTS EN ASSUR ANC ’EW Feu, Accidents, Maladies, Vol, Bris de Glace, Garantie, Cautionnements, Responsabilités de toutes soldes, etc.360 Rue Ste-CaMne Est Tél.Est 3409.Coin Berri ,1e désire prendre une police d’assurance.Veuillez votre représen- m envoyer tant.Nom.Adresse.N.-H,—Si vous ne pouvrr.venir bu bureau, envoyex-nous ce coupon.Fountain Fay .2 Sky Rocket .2 Moving Picture .1 Recoil.1 Dr Neet .1 Perperual.1 Gold Bud.0 Soring Maid .0 Queen Sain .0 John Browmao .0 Amazement .0 Flower Girl .0 Duke of Chester .0 Frolic.0 Ltlcert Hall .0 poursuit deux lutteurs Un jugement qui intéressera les amateurs de lutte à bras-le-corps sein rendu sous peu par le juge Lcbeuf, A la Cour de Circuit.Le Dr Lasnier, directeur de l'Institut de Physiothérapie, poursuit Alfred Lapointe et Albert La berge,auxquels il réclame une somme de $50, montant d'un enjeu ptiur un match qui n'n pus eu lieu.Le Dr Lasnier, en qualité de gérant de James Baile, organisa une ^40 lutte A bras le corps avec un autre REUNIONS POUR CE SOIR 1er mardi du mois: AU TEMPLE DU TRAVAIL: Union des ferblantiers couvreurs; Union des plombiers; Union des maçons; Union des tailleurs de marbre.A LA SALLE DIONNE: Conseil conjoint des cordonniers; A LA SALLE GARIEPY : Union de secours mutuels des employés civiques.NALE: Union des mouleurs en fer.833 lutteur du nom de Lavallée, dont j A LA SALLE, ALLIANC E NAilO-625 Alfred Lapointe était le gérant.605 | L’enjeu était de $50.Ils furent 4y0'remis entre les ma'ins de co dernier.450 i On avait mis pour condition que 300 'si l’un des lutteurs manquait A ses 238 j engagements, ia somme serait ahan-245 donnée A l'autre.2qn i Comme Lavallée n'a pas rempli les j conditions imposées le gérant de Baile réclame les $50 en sa faveur.Chez le Coroner MORT ACCIDENTELLE Une enquête a été tenue, ce matin, à la morgue, sur la mort de Siméon Dessaut, 95 rue ChaTeattguay, tué à Turcot dans les cours du Grand Tronc il y a une semaine.Le jury après avoir entendu le témoignage d’une dizaine de personnes a rendu vin verdict de mort accidentelle.LES VICTIMES DE CAUGNA- WAGA.Une enquête a aussi été tenue ce matin sur la mort de Mme J.Papi nvau et de son fils, John Agé de ans.Mme Papineau et son fils sont les victimes que nous donnions hier comme inconnues, de l’accident de Caughnawaga.Le jury a rendu un verdict de mort accidentelle.100 ! Total , 33 25 23 $33,388 Le grain dans le sud d'Alberta fSrrvice pnrtlcit1l«*r) Un record Incendie rue Saint-Paul L’explosion d'un poèir A essence cause une nlorto, — Peu de dommages.Une alerte a été causée, hier après-midi, vers 5 hrs.30 p.m.dans le New-York, 7.— Les mains dans des quartier commercial de la ville, par menottes et les coups de pied attachés un commencement d Incendie, an No l’un A l'autre avec une corde, Henry ; 75 rue Saint Paul, Un poêle A rssen-Chonsky, de New London, Connecti• ! ce a fait explosion au quatrième éta-cut.Agé de 19 ans, a parcouru qui- ge, occupé par la famille A.Ham-torze milles A la nage, laissant la bin, propriété de Mme Rivet.Lethbridge, Alta., 7.— Sur 2,523 Batterie A une heure et arrivant A En moins de quelques minutes les chars de grain expédiés jusqu'A date de notre province, 60 seulement viennent du nord.Le sud de la province est favorisé plus que jamais par la récolte et une mpér#HMse-d* Poney Island,- cinq heures et demie postes No 1, 2, 3, 4, 7, 12, 20 ré plus tard.Phonsky avait déjà es pondirent A l’nlnrtne sonnée par un sayé mais en vain de se rendre de la j passant, et les pompiers eurent vit» Batterie à Snndy Hooln.C’est un | fait, d'éteindre les flammes.11 y a amateur Agé de 19 ans et pesant 275 j peu de dommages.Le poste No 2 a 1 été le premier rendu sur les lieux.Ces quatre nouveaux paquebots Ottawa, 7.— On rebaptisera les quatre navires qui doivent faire le service entre le Canada et b s Antilles.Actuellement ers paquebots sont A l’emploi de la compagnie ''Royal Mail Steam Racket.” On choisira les noms de quatre des grandes baies de l’Atlantique pour les paquebots : "Chaleur", Oolequld, Ohedlbucto et Phlgnecto.” Le service sera inauguré A Halifax, en novembre.-+.- De l’or à Shushanna , (Rptpvloo panficullpr) Vancouver, 7.—Une étendue Ho 12 milieu carrés dans le d'strict de Shushanna, est très riche, paraît-il, en dépôts aurifères, et beaucoup de mineurs s’y dirigent afin d’y travailler tout l’hiver.C’est la nouvelle que rapporte le Dr Cairnes, géologue du gouvernement fédéral, qui a passé rété dans le nord de la Colombie Anglaise.CV Jouml est imprimé au No.71a l-JBrqufA, à Montréal, pur “La Publi* mois, enfnn Jérémie Boiscluir, journalier, rue de celles, 237.BROUSSEAU, Joseph, 13 ans, enfai Joseph Broussenu, employé civique, rur rière, 221.CARRIER.Théodore.78 ans, chnrpp rue Saint-Jacques, Ififll.CORREIL, Ovide.3 mois, enfant d’t de Corbcit, commis, rue Monsnhrr, 423.DECARIE, Yvon, 12 uns, enfant de J.Drearie, ferblantier, rue Bordeaux, fiüd.DEMÉRS, Albert, 50 ans, eninmcrcaiU Saint-Hubert, 2551.| DESOUMEAUX, Corinne Goyette, 30 femme de Joseph Désormemix.h,uni rue Bourget, 8t.DUMOtlCBEL, Hoetor, 2 mois, enfai Alfred Dumouchel, iMurulisto.rue S Alexandre, 100.DUTRIZAC, Irène, 8 ans, enfant de ges Dutrizac, menuisier, rue Sulnt-Phil GIROUX, Cécile.4 ans, enfant de M Giroux, expéditeur rue Cartier.1121 KNOX, John, Il ans, Journalier, nie liiim.23J.LANIEL.Yves, 9 mois, enfant de I r«è Lafontaine, 91.LKMOIGNON, Robert, 2 mois, enfant douant Lemojgnon, contremaître, rue sonneuve, 80.MARIER, Emilia Tremblnv, 21 ans.me de Louis Marier, charpentier, rue A 731.MARTEL.Hortnlsdas, 31 ans, journ rur Fnllum, 22.MURPHY, tsaheita Mr-Kemvn go nus, ve rie Pntrlck Murphy, bourgeois, rue f l rhum, a»9.OUELLETTE, Roger, 1 an, enfant d seph Ouellette, Journalier, rue Versatile OUELLETTE, Si,néon, 35 ans, jour , rue Drolet, 240.SAUVE, Jeannette, 2 uns, enfant d’A iiM> ’ ouvrier en fer, rue Snlnt-Amb 81NETTE.Edouard, 90 ans, cultive rue Lafontaine, 1470.a-uuvirui, HUS a passé l’été.M.Clerk s studio au No 895 de h studio au Hubert, DECES DOYON.V Montrai, Ir f> octobre 1913, est d^ct'dt'o Mndemoisi’ilc* Alblnn Doyon, Üllt* ainéc de fou M.Y.Doyon.T.rs funérailles, auront lieu jeudi, le ft courant, l.e convoi funèbre partlm de lu demeure, mortuaire» résidence de sa soeur, Mudnmr .1.T.tnvigne, 104 rue Sniiit-Hubcr», h M heures précises, pour se rendre ii IVglI-sc Saint-Jacques et uc là au clmetbTe de la CMe-des-Nelges, Heu de In sépulture.Parent et amis sont pries d’y assister sans autre Invitation.SERVICE FUNEBRE MARTIN.I.e service f unèbre de feu Madame Moïse Martin,
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