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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 22 septembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-09-22, Collections de BAnQ.

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VOLUME ÏV^No.221 t MONTREAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO / ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .i « *8.00 UNION POSTALE.- .* .- *6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.« .*1.00 ETATS-UNIS .*150 UNION POSTALE.« .*2.00 Rédaction et Administration : 71* RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Maîn 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A QUOI M.BORDEN S’EST-IL ENGAGE?“Nous avons pris un double engagement sur cette question’’, disait, l’autre jour, M.Borden en parlant de la question navale.Nous nous sommes engagés, "premièrement, à obtenir du gouvernement britannique et de l’Amirauté une connaissance exacte des conditions où se trouve l’Empire et, si ces conditions le justifiaient, à offrir une aide effective et immédiate: deuxièmement, à consulter le peuple sur toute politique permanente relative à cette question vitale.” Et il ajoutait avec une assurance imperturbable: "Those pledges have been fulfilled in the letter and in the spirit:” — "Ces engagements ont été tenus à la lettre et selon leur esprit." Où, quand et comment M.Borden et son parti ont-ils soanscrit ces engagements?Assurément pas au cours de la campagne électorale de 1911.J’ai déjà relaté dans quelles conditions le parti conservateur a engagé la lutte et conquis le pouvoir (1).Dans le Québec, l’aile “autonomiste” combattait la Loi navale et la “politique non moins néfaste” de M.Borden et s’engageait .solennellement à voter contre tout ministère qui ne soumettrait pas à un plébiscite toute mesure tendant à faire participer le Canada aux guerres de l’Angleterre.Ailleurs, la lutte se fit sur la seule question de la réciprocité avec les Etats-Unis.Le manifeste électoral de M.Borden, lancé le 15 août 1911, ne contenait qu’un court paragraphe sur laquestion navale, et c’était pour condamner sans réserve la Loi Laurier.Pas une phrase, pas un mot, pas même l’allusion la plus lointaine à ce que le parti conservateur se proposait de faire à ce sujet.S’il résultait de là quelque engagement, c’était celui de faire abroger la Loi navale; et c’est tellement vrai, qu’après les élections, M.Borden, premier ministre, reconmaissaitque le peuple avait condamné la Loi navale autant que la convention douanière.Or, cet unique engagement, M.Borden ne l’a pas encore tenu; et pour le faire oublier, il invoque d’autres engagements qu'il n’a pas souscrits, sur lesquels il n’a obtenu du peuple aucun mandat, et que, du reste, il as un soû à débourser.S’adresser ean Castelli, 120 Sainte-Catherine Est, bâtisse la “Patrie”.Etabli depuis 23 ans.Tel.Est 4563.MAGASIN A VENDRE Un magasin de tabac et bonbons, salle à dîner.S’adresser: 2483 Boule» vard Saint-Laurent.MAISONS A VENDRE Rue Lalonde, entre Fullum et Dufresne, $4,800 pour les deux.Chance exceptionnelle.S’adresser 416 Létour-neux, Maisonneuve.modernes, gros revenua.i—Rue Bordeaux, près Mont-Royal, 3 logements.Conditions PROPRIETES A VENDRE $25 000—^UC ® logements $7,000 faciles.C9fl nf!R—Ave.Mont-Royal, coin de rue, magasin et logement, dans le meilleur quartier.6e Saint-Valler, magnifl-»UUU nue maison il 3 étages, 5 logements, finis plancher en hois dur.Fixture! électriques à lu maison.Prendra peu dé comptant.Plusieurs bons terrains, avec balance.d« prix de vente, de première classe.Aussi $2,000 à 95,000 comptant à investir sur propriété.Argent à prêter sur 1ère hypothèque Pour renseignements, CHANCE et LEGAULT, Tél.Main 4733.s’adresser à l.A-43 Saint-GabrieL REGISTRE A VENDRE Un registre No 452, enregistre de un centin à cent piastres.S’adresser à 147a Evelyn, Verdun.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.60.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.DOMINION GOAL CO -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS de Charbon Dominion pour Vapeur Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s'adresser sua BUREAUX DE VENTE 112 rue Saint-Jacques.Montréal Téléphone Main 401 MAISONS D’ÉDUCATION C0UR8 DU SOIR Pour Apprentis et Ouvriers.Réouverture le 1er Octobre.Ecole Technique de.70 RUE SHERBROOKE OUEST i DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.SERRURES Spécialité de clefs et serrures.Nous faisons tous les genres de clefs à cylindres Yale, etc.Réparations en tout genres.Parapluies réparés et recouverts, au No 182 rue Sanguinet, près Sainte-Catherine (Nous allons à domicile).ANTIKOR lAURINCE fCtret MÂWtALt oc* Cors S(m*.trncact.s»w» oouuimc CN VINTE PAHUHIT a5 ‘; MRANCO FAI» LA »05Tl A J lAURlNCIî MONTREAL Est uaru:— "A BOHT PORTANT” de Nap.T ellier Le vol.franco.27clK EN VENTïTaU DEVOIR Ce journal est imprimé au No 7la, rue Oainf Jacques, à Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa, directeutr gérant ‘ 11 rOL.IV.— No.221 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 22 SEPTEMBRE 1913 3 LE BANQUET A SIR |UN DRAME A ALEXANDRIA RODOLPHE FOROET Les orateurs sont M M.Alban Germain, D.O.Lespérance, Robert Rogers, L.G.Coderre, Albert Sévigny, Paul-Emile Lamarche et autres.Dans un moment de folie, une femme tue sa fille et sa petite-fille v Le député de Nicolet déclare qu’il continue à différer d’opinion avec ses amis ministériels, sur la question navale.Québec, 22—Le banquet offert par les électeurs,de Montmorency et de "harlevoix à Sir Rodolphe Forget, jour célébrer le deuxième anniver-iaire de sa double victoire dans ces deux comtés a eu lieu, samedi soir, » l’Hôtel Régina, de Sainte-Anne de Eeaupré.Deux ministres fédéraux, s lions.Rogers et Coderre, plu-)ieurs députés fédéraux et provin->iaux et environ trois cents person-ûes dont la grande majorité venait lies comtés que représente M.Forget * y assistaient.Plusieurs centaines de aersonnes en outre étaient massées jux abords de l’hôtel et, au temps Ses santés, les convives furent priés de sortir pour se joindre à elles afin ![ue tous pussent entendre les ora-eurs qui adressèrent la parole de la galerie de l’hôtel.Le banquet était présidé par M.Jo- feph Prémont, de Château Richer.A a table d’honneur, on remarquait ’ *vec l’hôte du banquet les Hons.Rogers, ministre des Travaux Publics; Coderre, Secrétaire d’Etat; Thon.M.Clare, conseiller privé et député de Waterloo; MM.D.O.L’Espérance, député de Montmagny; Paul-Emile Lamarche, député de Nicolet; Albert Sevigny, député de.Dorchester; J.A.Barrette, député de Berthier; le Col.Labelle, M.Robillard, Laurent G.Mo-Hn, L.H.Painchaud, Alban Germain, E.A.D.Morgan, Henri Duverger, L.fâché, Alfred Labelle, le Dr.Lapoin-le de la Malbaic, etc.A l’issue du banquet, le secrétaire donna lecture de plusieurs lettres d’excuse, dont les principales venaient des membres du cabinet absents, et d’autres politiciens invités qui n’ont pu se rendre k l’invitation, puis la foule se groupa sur le parterre de l’hôtel on eut lieu une assemblée.} Les discours ont été remarquables k par leur sobriété.A l’exception de M." Sévigny qui ne put résister à l’envie ' de parler de la contribution, tous les orateurs se sont contentés des compliments d’usage au héros de la fête et à ceux qui fhonoraient.En fait de politique, il n’a été traité que d’une question, celle du développement des facilités de transport et de ToutiUaige des ports canadiens par l'hon.M.Rogers, et M.Paul-Emile Lamarche.L’assemblée début par une présentation d’adresse à Sir Rodolphe Forget, faite par M.Prémont, le président du banquet.M.ALBAN GERMAIN M.Alban Germain, qui avait été chargé de proposé la santé de M.Forget, fut le premier orateur.C’est à titre d‘ami, dit-il, et pour payer un jri but d’hommage à M.Forget qu’il est venu prendre part à cette ma-nifestation.M.Germain fait l’élo- i'e de Sir Rodolphe et touche super Iciellement aux choses politiques en ouangeant le travail accompli par e gouvernement depuis deux ans.Une fillette offre des fleurs à Sir Sodolphe et Lady Forget, puis Sir odolphe répond., M II y a eu deux ans le 2 du courant, “ Hit-il, vous me choisissiez comme candidat dans votre comté.J’accep-jai en comptant sur votre sincérité, Votre zèle, votre dévouement et voire travail et vous ne m’avez pas déçu.Je ne vous mentais pas non plus quand je vous disais que je serais élu député de Montmorency et de Charlevoix, et que pas un avocat ne pourrait m’enlever ces deux mandats.Les avocats ont eu beau fouiller tous les textes de loi ils n’ont rien trouvé pour m’arracher l’un de ces mandats dont je ne me départirai que lorsque mes électeurs me le demanderont.SIR RODOLPHE Sir Rodolphe traite des travaux publics accomplis par le gouverne-ment à Québec.Il énumère ce qui a / été fait et promet beaucoup pour l’avenir, et il termine par quelques mots de compliments à Thon.M.Rogers qu’il désigne comme l’ami de la province de Québec.Avant de reprendre son siège, M.Forget annonce à ses électeurs qu’il part pour Toronto et aura à son retour, une bonne nouvelle à leur annoncer.* M.L’ESPERANCE M.L’Espérance vint ensuite féliciter les électeurs de Montmorency et de Charlevoix pour la manifestation qu’ils faisaient à leur député et dénonça les attaques “injurieuses et calomnieuses” dirigées contre M.Forget qui, dit-il, malgré tout cela, est plus aimé et plus admiré de ses électeurs qui n’ont que plus de confiance en lui.M.L’Espérance corn plimenta à son tour, en terminant, le ministre des travaux publics qui lui ïuccéda à la tribune.M.RGB.ROGERS L’hon.M.Rogers parla d’abord çn français, exprimant aux organisa-eurs ses remerciements pour l’invitation,qu’on lui avait faite d’assister n cette manifestation, puis retournant à sa langue maternelle, il décla-.fa quHl était ému de la réception I chaleureuse et de l’hommage que [es électeurs rendaient à Sir Rodolphe et Lady E'orget.Le Ministre des Travaux Publics t exprime la sollicitude du gouverne-" ment pour le développement des facilités de transport çt l’outillage des ports canadiens, On voit par ce qui B été fait à Québec, dit-il, qué lé gouvernement entend pousser activement l’exécution, de cet ariicJe ira- fiortant de son programme.Jl veut aire du port de Québec, l’un des tnieux outillés du pays et un port qui sera ouvert à la navigation durant les douze mois de d'année.Ce que le gouvernement fait à Québec, il le fait ailleurs.Dans l'Ouest si merveilleux d’où on tirera cette année cinq cents billions de boisseaux de grain, de grands travaux sont également en cours afin que le transport du grain puisse se faire par les ports canadiens et non pas [jar les routes américaines.Québec en bénéficiera et c’est pour cela que le gouvernement veut en faire l’un des grands ports canadiens.M.Rogers dit que le gouvernement ne fait pas de question de race ni d’appel aux préjugés; il comprend 1 que nous formons ici une grande ra-/ ce loyale à la couronne britannique.L’union des races dans Québec est plus forte que jamais et cela nous rappelle que nous sommes tous canadiens.ayant pour devoir de voir au développement de notre pays et de nos ressources, qui doivent nous inspirer confiance en l’avenir.M.CODERRE L’hon.M.Coderre fut invité ensuite à prendre la parole.Il se déclara heureux de participer à cette manifestation comme ami de coeur de Sir Rodolphe Forget auquel beaucoup de jeunes gens ici, dit-il, doivent leur avenir.Je lui dois, moi-même, la position que j’occupe et je viens donc à payer une dette de reconnaissance aujourd’hui.Le secrétaire d’Etat parle du rôle difficile du politicien qu’il compare à celui du soldat et prêche l’union.Il reproche à Québec d’avoir trop cultivé le sentiment qui a été cause de son peu d’avancement.On voit que depuis deux ans la surface a changé ; s’il en est ainsi cela est dû aux représentants que le district a élus.Donnez votre appui à vos représentants, dit-il, c est avec votre concours seul qu’ils seront puissants.M.ALBERT SEVIGNY M.A.Sévigny succéda au secrétaire d’Etat.Après quelques considérations sur la manifestation faite à M.Forget ef un mot d’éloge pour ce dernier, le drs 43.Dernière heirre: Au moment où *ous mettons sous/presse, nous ap-( piers du Montréal étaient déjà par tis et M.Hamilton annonça que la >Montréal joute ne serait paf?achevée.132001010—5 SOMMAIRE Coup de deux buts He.fferman ; 1er but sur erreur», Villerai, 3, AH 3 ; bues sur balles, de Clément, 7, de Moffat 1 ; retirés au On demanda alors à l’arbitre Mur-j bâton, Clément, 11, Moffat 13 ; P by de rendre une décision mais ce- double jeu, Begudoin A Miron A Jetté lui-ci s'y refusa laissant au président C.sacrifié, Holstein ; buts volés, Murphy le soin de régler l’imbroglio.Beaudoin 2.Clément, chois, Arnold, Moffat Composition des équipe» Cornwall Silmser Buts K.Began Points F Begun Couverts F.Cummins Défenses Sommerville •• L.Degray Centres M.Bourgouin Attaques M.Cummins “ R.Began Extrs Bon.Smith Intra Arbitre — T.Slattery.Peter Murphy de 7 4rt 4.10 2.10 Chronométreurs et Desfic Brown.Pénitencier — W.Fitzglbbons, Cornwall.SOMMAIRE 1.Montréal — Welsh.2.Cornwall — Sommerville .3.Montréal — McNamara .5.Cornwall — Degray.3.20 5.Montréal — Welsh .2.15 j 6.Montréal — McDonald .1.10 j 7.Cornwall — R.Degan .3.50 8.Cornwall — Bourgeon .4.20 9, Cornwall — M.Cummins .4.30 10.Cornwall — D.Smith .1.40 11.Montréal — McDonald.8,00 12.Montréal — McDonald Brown, Ni-balles mal lancées, Moffat 2 ; balles manquées, Holstein ; laissés sur les buts, Ville-Fyon rai 7, AU Montréal, 10.Durée de MacKerrow la partie, 1.55.Arbitres, McEwen et Parks.Assistance 1,200.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Athlétique .8 1 889 McNamara j Richmond .8 2 800 McDonald : Mascottes.7 4 636 Welsh | AU Montréal.5 4 556 Walsh 'Voltigeur.4 5 444 asBlstant; Villerai .5 $ 417 Balmoral.2 9 182 Donald Cameron Hochelaga.Montréal Flnlayson Rafferty Brady Cooiigan Les Championnats de la Province Ligue Commerciale LES OFFICIERS POUR L’ANNEE 1913-14 ONT ETE CHOISIS A LA REUNION ANNUELLE.A la réunion annuelle de la Ligue Commerciale de Quilles, tenue samedi dernier, les préparatifs pour la ! prochaine saison ont été faits.Le» | représentants du club Lamontagne I ont assuré que les champions feraient de nouveau partie de la ligue et qu’il | fiait faux que le club Lamontagne avait l’intention de faire partie de la classe ’’B", de la Montreal Bowling Association.Six nouveaux clubs ont été admis dans la ligue, ce qui mettra le nombre à douze.11 est probable que les joutes seront jouées deux soirs par semaine.Voici les noms des officiers élus à la réunion de samedi : Président — F.Hay.Vice-président — G.Kelly.Secrétaire — E.Mardi.Trésorier — C.J.Kipp.Ties clung qui feront partie de la Ligue Commerciale sont les suivants : Lamontagne Himonds Canada Saw Robert Mitchell Coy — Biens Robert Mitchell Coy — Gris General Itr?Extinguisher Reauehemin Ltée.Northern Electric Mfg Coy — 1 Northern Electric Mfg Coy — 2 Montreal Water & Power Coy .Tas.Robertson McArthur Irwin Montreal Lithographing.LES RESULTATS FURENT UN PEU DESAPPOINTANTS.— LES AMERICAINS ONT FAIT BONNE FIGURE.Plusieurs amateurs américains ont pris part samedi après-midi, aux championnats de la province de Québec, A la M.A.A.A.Les résuli«.ls furent un peu dfsap-** L20 pointant» au point de vue du auccfa Mort subite d'un ministre (BorrW dw la Prana* AnsoHIn) Milan, 22.— Le ministre italien des Postes et, Téiégraipihes, M.T.Calis-sano, est mort, hier soir, pendant un discours qu’il prononçait à un banquet.Il a suocanibé à une maladie du coeur.- ~ , .Une dépêche de Paris a annoncé que M.Louis Blériot vient de réaliser un nouveau dispositif permettant à un aéroplane de partir d’un câble aérien et de revenir #’y accrocher.Oette invention est intéressante en ce sens qu’elle permet de prévoir pour le# hydro-aéroplanes un accro-chement au flanc du navire sur un câble tendu.Voici, dit le “Journal de Paris’’, en quoi consiste le nouveau dispositif qui a été expérimenté à Bue ; Sur cet aérodrome, 0n a tendu entre deux câbles soutenus par des mâts un cât'Je long de 80 mètre».Un monoplan Blériot, du type ordinaire, muni d’un charriot à roues — chariot qui ne sera d’ailleurs d’aucun usage — est amené sous le câbla.Il est monté par l’aviateur Pégoud.A cet effet, le monoplan possède à sa partie supérieure au-dessu# de ce qu’on appelle la cabane, un dispositif spécial analogue à de gigantesques êlytres, ou A un V légèrement Incurvé.Ce V, qui est en bois, possède à sa partie inférieure un encliquetage à verrou, formé d’une partie mobile horizontale pouvant s’abaisser et se relever en haut et en bas, et ramenée à sa position horizontale par un très léger ressort.Cette partie mobile butte en se relevant contre une partie fixe qui lui fait face horizontalement et qui la cale de haut,en bas.La manœuvre d’accrochage est simple.L’aviateur arrive en vitesse, dans le s’ens de la longueur du câble, placé à quatre mètres au-dessus du sol, et en passant au-dessous de lui.Léger coup d’équilibreur, le monoplan remonte, le câble s'engage dans le V qui le guide.Il heurte le verrou, la partie mobile cède, livre passage au câble, puis se relève et butte contre la partie fixe : le câble est emprisonné avec un léger jeu, l’appareil s’arrête très progressivement en une dizaine de mètres à peine.En cas de non-rêussiée, il n’y a qu’à continuer sa route et à recommencer.Le départ se fait de la façon suivante, avec une incroyable facilité.Le monoplan est suspendu au-dessous du câble.L’aviateur tire une commande, la partie fixe du verrou #9 déclanche et libère l’appareil du câble.Léger coup d’équilibreur, l’aéroplane deeeenrl un peu, il est en plein vol ft vn mètre au-dessous du câble, il est parti.Il y aura lieu maintenant de tenter quelques essais sur un cuirassé.Si l’on peut supposer en effet qu’en cas de mer mauvaise il y aurait intérêt à ne pas se poser sur les flots, il faut bien songer que dans ce cas le câble ne serait plus immobile, mais agité lui aussi, et que l’aviateur devrait être, pour en profiter, un hardi et très habile accrocheur.France-Amérique On lit dans “France-Amérique” sous la signature de M.Henri Roujon, de i’Académie française: “Nous n’ignorons pas, Monsieur le Président Lowell, les immenses services que vous rendez à ce grand échange de vues, d’amitié, d’idées et de sympathies qui rapprochent nos deux grandes démocraties.Nous savons à que! point vous êtes fierr et vous êtes soucieux de votre belle Université ; nous savons à quel point votre démocratie, si laborieuse, si pratique, tient à entretenir de puissants foyers d’idéalisme; nous savons que c’est depuis que vous êtes Je Président de la grande Université Harvard que le rapprochement s’est fait encore plus étroit, que les échanges d’idées se sont faits plus constants entre la pensée française et la pensée américaine.Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.Je rappelais tout à l’heure — et comment ne l’aurais-je pas fait dans un banquet franco-américain — que c’est par la fraternité des armes que notre amitié a commencé, et que c’est à la rude école de la guerre que nous avons appris à nous connaître et à nous aimer.Mais si — excusez l’orgueil de ce souvenir — mais si nous avons contribué à vous faire libres, vous êtes plus vieux que nous dans l'usage et dans la pratique de la liberté.Nous avons eu beaucoup d’enseignements à tirer de votre exemple lorsque nous nous sommes engagés dans la voie difficile qui mène à la liberté politique.Quel usage faut il faire de la liberté?Quelles en sont les règles directrices?Voilà les problèmes sur lesquels Monsieur le Président Lowell, vous avez particulièrement médité.Dans les livres de la plus haute portée intellectuelle vous avez interrogé divers peuples, notamment la France et l’Angleterre, sut l’usage qu’ils faisaient de l’usage de la liberté.Nous avons quelquefois à faire un examen de conscience en suivant les conseils que vous donnez aux démocraties, mais nous le disons avec quelque orgueil, nous avons progressé, je ne dirai pas dans cette science, mais dans cet art si parfaitement difficile, d’user de la liberté sans en mésuser.FRANCE-AMERIQUE, revue mensuelle du Comité France Amérique, siège social, 21, rue Cassette, Paris Vie.— Gabriel Hanotaux, de l'Académie française, président; Général Brugère, Vte de Caix, Heurteau, délégué général du Conseil d'Administra-tion de la Compagnie d’Orléans, Fran çois Carnot, député, vice-présidents; Cte Robert de Vogiié, trésorier; Gabriel-Louis Jaray, auditeur au Conseil d’Etat, secrétaire général.Le numéro de septembre 1913 contient les discours de MM.Henri Roujon, de l’Académie française, de M.Thierry, ministre des Travaux publics, Gabriel Hanotaux, de l’Académie française, du President Lowell, à la récep tion donnée en son honneur, un article de M.Hyde sur les Relations Historiques des Etats-Unis et de la France, une étude de M.Ernest de Mongoifier sur les Relations des grands centres mdiuRtrielstot commerciaux delà France avec le Nouveau-Monde: le Hâvre; un article de M.Henri Froidevaux sur les Chemins de Fer en Amérique: Uruguay, Paraguay, une étude de M.Jac ques Barth sur les Oeuvres américaines de Paris: Universitaires Nord-Américains et Artistes Nord-Américains à Paris, un article de M.Jean Teyssaire sur le Panaméricanisme juridique et l’assemblée de Rio de Janeiro, un article de M.Angel Marvaud sur l’Amérique latine et l’Espagne; une étude de M.François Lefort sur les Finances publiques américaines ; deux articles de M.Décamos sur les questions douanières (Etats-Unis,, Mexique, Brésil) et Produits, changes et frets d'Amérique (nitrate de soude) un article de M.E.de Noirmont sur la Production sucrière de Cuba, ainsi qu’une lettre du Chili; la Situation financière, de M.Marius Person, etc., etc.Cette livraison contient encore des cartes et gravures, des chroniques sur le mouvement économique et politique dans les divers pays d'Amérique, rédigées par les spécialistes les plus compétents et une revue des périodiques.Le numéro: prix, 2 fr.50.— Numéro spécimen gratuit.Abonnement annuel: France, Alsace-Lorraine et colonies: 24 francs.Amérique: 25 francs.Autres pays étrangers: 26 francs.LE PLUS GRAND REMEDE JM ; MONDE CONTRELEMAL9ETETË LES TORTURES DE LA, DYSPEPSIE CHRONIQUE GUERIES PAR “FRUIT-A-TIVES".Shanley, Ont., 23 septembre 1910.“Vous avez certalnem\nt le plus grand remède au monde contre le mal de tête.Avant que “Fruit-a-tives” fût connu du public, Je souffris les tortures de maux de tète causés par des troubles du l’estomac.Lun de vos voyageurs, vint me voir durant l’un de mes violents accès de mal tête alors que j’avais la tête presque mise au vif par des applications extérieures.Il insiste pour que je fisse l’essai de “Fruit-a-tives”.le le fis et j’obtins des résultats que je puis appeler surprenants.Ce remède me guérit complètement et depuis lors (il y a presque six ans) je n’ai qu’à prendre une pastille de temps en temps pour me maintenir dans mon bon état de ^santé actuel”.WM.PITT.Les marchands de partout ont “Fruit-a-tives” à 50c la boite, 6 pour 82.50, boites d’essai 25c ou envoyé sur réception du prix par “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.Exemption de droits de douane Washington.20.— Le président Wilson vient de signer un bill adop-ié récemment par le congrès à l'effet que tous les objets envoyés des [navs étrangers pour servir d’exhi-bits à l’exposition universelle Pa-nama-Pacifimie seront exemptés de la douane.Tout manquement aux droits des exposants étrangers sera punissable d'amende ou d’emprisonnement à la discrétion de la Cour.Le représentant Kahn, de Californie, est l’auteur de cette loi.Poursuites en Cour Supérieure Trois poursuites en réclamation de dommages-intérêts pour des blessures reçues dans des accidents, ont été instituées, samedi matin, en Cour Supérieure.Deux de celles-ci sont contre le Pacifique Canadien; la première par M.Joseph Veer pour $5,000 et la seconde par M.Wilfrid Cadieux, également pour $5,000.Mtres Leblanc, Brossard, Forest et Nantel sont les avocats des demandeurs.La troisième est prise par Mtre Vi-pond et Vipond, au nom de Madame Eleonor Bell, pour $1,761.65, contre la Montreal Tramways Company.Sarah Bernhardt loue des chambres Paris, 22.— Sarah Bernhardt, hôtelière, tel est le nouveau rôle par lequel la versatile tragédienne étonne Paris.11 y a quelque temps un riche industriel se construisait une grande maison de camipagne à côté du chft-teau de Sarah à Belle-Isle.Peu après, iil se fatiguait de sa maison et la mettait «n vente.Madame Sarah l’a achetée et y emménage.Comme elle n’a plus besoin de son château, elle en loue les chambres à raison de $1.20 par Jou* - AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Bedford, Cour de Circuit No.4028.—Médard Cyi do la ville, de Bedford, dans le comté de Missisquoi, marchand de bois, vs.Pierre (iuillotte ci-devant de la paroisse de Saint-Ignace de Stnnbridge et maintenant de Montréal.Le premier jour d’octobre 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.1810 Avenue de Chateaubriand en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.X.PAUZK, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.3502.—La Compagnie Letang Limitée, corps incorporé de Montréal, vs.Stanislas Bernier, du même lieu, et Avila Clément, aussi du même lieu y faisant ci-devant affaires en société sous le nom de “Bernier et Clément” et Alphonse Vincent, du même lieu.Le premier jour d’octobre 1913, a onze heures de l’avant-midi.au domicile de Üvila (’dément, l’un des dits défendeurs, au No.2238 rue Saint-Hubert, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du (fit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.X.PAL'ZE, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.12159.—Abraham Foucher et al., demandeurs, vs.Jacob I)i-dovitch, défendeur.Le 1er jour d’octobre 1913, à dix heures de l’avant-midi, à l’ex-place d'affaires du dit défendeur, au No.831 rue Henri-Julien, en la eité de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en épiceries.Conditions: argent comptant.JOSEPH ROY, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.12159.- Abraham Fouchow et al., demandeurs, vs.Jacob Di-dovitch, défendeur.Le 1er jour d’octobre 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.825 rue Henri-Julien, (il la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 piano.Condition : argent comptant.JOSEPH ROY, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.8913.—E.Sweeting et al., demandeurs, vs.F.Biggs, défendeur.Le 1er jour d’octobre 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.308 rue de Saint-Valler, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, etc.Conditions : argent comptant.H.LA.ÏEUNESSE, H.C.S.Montréal, 20 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.1405.—J.A.Séguin, demandeur, vs.L.Rafferty, défendeur.Le 1er jour d’octobre 1913, à dix heures de l’avant-midi, aux écuries rue Notre-Dame Est, entre Préfontaine et Desery, et rue Hudon, en arrière du No.11 du dit défendeur, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en wagons, cheval, rtc.Conditions : argent comptant.F.W.THEMENS, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.8420.—T.Chevrette.épicier, de Montréal, demandeur, vs, Robert Carson, du meme lieu.Le 3mf jour d’octobre 1913, à 10 heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 84 rue McGuire, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis ce cette cause, consistant en meubles de ménage, harmonium, etc.Conditions : ar gent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.4248.—A.Borde-leau, épicier de Montréal, demandeur, vs.F.A.Boylc, du même lieu, défendeur.Le 3me jour d’octobre 1913.à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.2610, rue Esplanade, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, piano, etc.Conditions : argent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.S.Montréal, 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.7839.—Frs.Dumouchel, épicier de Verdun, district de Montréal, demandeur, vs.Léopold Mailloux du même lieu, défendeurs.Le deuxième jour d’octobre 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.124 rue Verdun, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.S.Montréal 22 septembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No.888.Damien Rolland, de Montréal, demandeur, vs.J.Arthur Coulombe, de Montréal, défendeur.Le 2me jour d’octobre 1913, a dix heures de l’a-vnnt-midi, nu domicile du dit défendeur, au No.134 rue Stadacona, en la cité de.Montréal, seront vendus par autorité de justice 1rs biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DEC ELLES, H.C.S.Montréal, 22 sptembre 1913.FAITES FAIRE VOS IMPR1 ïSSIONS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com-mandes à notre bureau.:: :: :: Nous sommes outillés pour tous les genres de travaux.n t: Demandez nos prix avant de donner vos commandes ailleurs.:: :: :: AU DEVOIR TELEPHONE MAIN 7461 71a RjJE ST-JACQUES Vol.IV.—No.221 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 22 SEPTEMBRE 1913 LA COLONISATION AU MANITOBA Un appel aux Canadiens-français.— Lettres de Mgr Langevin et de M.l’abbé Bouillon, missionnaire colonisateur.On nous communique les intéressan-les pièces suivantes: LETTRE DE MGR LANGEVIN Archevêque de Saint-Boniface.Saint-Boniface, Manitoba, 80 août 1913.Monsieur l’abbé J.Georges Bouillon, curé d'Elie, missionnaire coloni-etteur.Cher Monsieur le Curé, Vous n’ignorea pas l’importance de la double mission qui vous est con-tfiée par notre gouvernement canadien et par votre archevêque et qui "rst d’amener des Etats-Unis et de Québec des colons catholiques au Manitoba.S’il est dans l’ordre que nos hommes d’Etat veillent au choix judicieux des immigrants venus d’Europe ou d’ailleurs afin qu’il ne deviennent pas line menace pour le bon ordre ou mê- fae pour le drapeau britannique dans 'ouest, il est aussi de notre devoir de fortifier l’élément catholique qui sera toujours une force pour l’autorité et four les institutions britanniques Sont tous les Canadiens sont si justement fiers.Il ne s’agit pas évidemment pour Rons de détacher de la province de Québec et des groupes canadiens-Svançais des Etats-Unis des familles florissantes qui vivent heureuse et contentes; cette oeuvre ne serait ni sage ni patriotique.Mais il y a des jeunes gens appartenant à des familles nombreuses qui ont la passion de la terre et qui ne peuvent pas trouver dans leur paroisse le terrain qu’ils convoitent.Il y a même des familles entières qui ne peuvent plus facilement vivre sur leur terre.Que la majeure patie de ces; colons si désirables aillent peupler des terres nouvelles dans Québec et dans Ontario, cela vaudra bien mieux que d’aller se perdre, dans des groupes isolés de la grande république voisine.Cependant, il est certain que beaucoup de nos compatriotes redoutent la forêt vierge et que les prairies fertiles de l’Ouest si faciles à cultiver seraient un vrai Rlondyke pour eux.Il y a encore des lots gratuits ou homesteads de 160 acres à acquérir pour la somme insignifiante de dix piastres d’entrée, et vous connaissez maintes paroisses bien organisées avec leur curé, leurs écoles dirigées souvent par des Frères ou des religieuses, où des terres fertiles peuvent être achetées à de très bonnes conditions.Il est incontestable que si la bonne province de Québec avait eu cette noble ambition d’expansion qui est le propre des races fortes et qui songent a l’avenir, elle aurait dirigé vers nos vastes prairies un bon nombre de ses enfants; mais s’il est tard, ü n’est cependant pas trop tard.Le clergé canadien sait très bien que nous avons partout dans l’Ouest l’organisation paroissiale pour toutes les nationalités et que nos compatriotes sont tout particulièrement aptes à la comprendre et à l’aider puisqu’ils y ont été accoutumés dès l’enfance et qu’ils gardent un si doux souvenir du clocher natal et du prêtre vénéré et aimé qui a été le guide de son enfance.Nous pouvons leur donner l’assurance que les nôtres au Manitoba conservent fidèlement le double héritage sacré de leur foi et de leur lan-gue.j Nous avons beaucoup reçu de la f chère province de Québec, elle nous a J envoyé des apôtres illustres du clergé séculier et régulier, des religieuses ¦r‘ en très grand nombre pour nos oeuvres de charité et d’éducation si prospères, grâce à leur abnégation; elle a toujours donné généreusement aux missionnaires de l’Ouest, évêques et prêtres, qui lui tendaient la main , imitant la douce France notre bien-aimée patrie d’origine; elle a envoyé partout des ornements sacrés, des ci-aoires et des calices qui chantent de ‘Te Deum” sans fin de la bénédiction et de la reconnaissance.Il n’y a qu’un élément dont la province de Québec a été plutôt avare, c’est le colon et pourtant la plupart de ceux que nous possédons dans cinquante-deux paroisses du Manitoba viennent de cette Mère-Patrie, de la Nouvelle- France! Quelle ne serait pas notre influence si, selon la recommendation des vénérables évêques de Québec dans une lettre collective dont j’oublie la date, chaque paroisse de campagne nous avait envoyé chaque année deux ou trois familles décidées à quitter le Canada.Mais encore une fois, il est toujours temps de faire le bien, et les prêtres qui renouvellent chaque matin leur jeunesse au pied de l’autel ne vieillissent point, plaidez donc auprès d’eux, auprès des chers nôtres la grande cause du règne de Jésus-Christ dans l’Ouest Canadien.Ce sera le moyens le plus efficace de conserver ou de reconquérir des droits sacrés.Dans l’espoir que vous réussirez dans votre mission si importante à ce moment décisif dans notre histoire, je vous bénis cordialement et je vous souhaite plein succès dans la charité et la paix.(Signé), ADELARD, O.M.I, Archevêque de Saint-Boniface.L’APPEL DE M.L’ABBE BOUILLON Poor les «ères qui al tait rot LES LAXATIFS NA-BRD-CO offrent l’important avantage qu’ils ne dérangent pas le reste de l’organimne et n’sffecteat pas l’enfant.Î8t li kilte du wtn ptanMdii National D»s aad Chamteal Ca.»f Canada, Uaaitod.1 ?51» Les découvreurs de l’Ouest canadien venaient de la Province de Québec.Les premiers missionnaires qui portèrent la religion dans l’Ouest venaient aussi de cette province.La province de Québec a fourni à l’Ouest ses premiers évêques.Plus tard elle mit à sa'disposition, sans compter, toute une armée de prêtres réguliers et séculiers.Encore aujourd’hui, c'est elle qui est la principale source de recrutement du clergé catholique de l’Ouest ; elle aussi qui pourvoit d'ornements nos églises pauvres et qui nous aide à Soutenir, dans les colonies nscivelies, les oeuvres paroissiales indispensables.Tant de géné-! rosité nous autorise à nous tourner ! encore une fois vers elle, mais pour i lui demander cette fois une aide d’u-' ne autre sorte.Si nous n’étions pas nous-mêmes des enfants de la province de Québec nous serions tentés de lui reprocher d’avoir si peu favorisé, d’avoir même, dans certaine mesure, entravé l’émigration canadienne vers l’Ouest Puisque tout le monde, aujourd’hui, semble reconnaître que cette attitude j fut une erreur, on no sera pas sur-, pris qu’au nom des Intérêts religieux, ; comme au nom des intérêts politiques et matériels les plus respectables, nous adjurions nos compatriotes de seconder le mouvement d’émigration qu’avec la haute approbation du patriote Mgr Langevin nous tentons en ce moment dans la province de Québec, et de diriger vers nos jeunes colonies le trop plein de population qui se dirige encore vers1 les villes du Canada ou des Etats-Unis.Et l’on trouvera de même assez naturel que ce soit au Manitoba — c’est-à-dire à celle des provinces de l’Ouest où l’influence française fut la plus profonde,— que nous cherchions d’abard à intéresser nos compatriotes du “vieux pays.” Au Manitoba comme ailleurs, la situation de l’Eglise catholique dépend de l’organisation paroissiale.L’organisation paroissiale, bonne partout, s'améliore constamment, grâce au zèle lïJiassable et éclairé de Mgr l’Archevêque 'de Saint-Boniface.Privés d’une partie de nos droits PAR LA LOI, nous avons EN FAIT reconquis par l'union les moyens de faire instruire nos enfants suivant notre conscience; dans la plupart des paroisses, nous avons des écoles catholiques dirigées par des religieux ou des religieuses; mais nous serions encore plus forts si l’émigration catholique était plus considérable.Notre organisation n’est pas moins bonne au point de vue de la langue.Jamais le français ni disparaîtra de l’Ouest canadien.Partout où des Canadiens se sont, groupés autour d’un clocher, ils ont un curé de langue française et des écoles françaises.IL N’Y A PAS D'EXCEPTION : toutes les paroisses canadiennes ont des curés canadiens, La seule question qui se pose pour nous, est d’augmenter le nombre des groupes paroissiaux, de manière à accroître l'influence de notre race dans les conseils de la province.Et qui ne voit que cet accroissement d’influence tournera à l'avantage de la race tout entière ?Le temps est fini où le Canada français se bornait b la Province de Québec.Il y a , dans les ancres provinces, trente on quarante comtés partiellement français, dont l’appui est déjà précieux pour la Province de Québec, dans les affaires fédérales; s’il y en avait davantage, les hommes de tous partis qui ne demandent qu’à rendre justice à notre race hésiteraient moins à combattre ouvertement les francophobes.Que chaque paroisse de la vieille Province nous envoie deux ou trois familles, et nous serons bientôt sinon maîtres de la situation, du moins en état de faire respecter nos droits.Et que dire maintenant des raisons économiques?Ici je suis comme tous ceux qui ont vécu quelque temps dans l'Ouest, ou qui seulement l’ont vu ; je ne comprends pas qu’on prtsse dif-ïérer d’avis.Comment a-t-on pu laisser partir tant de nos compatriotes pour les travaux déprimants des villes, quand il aurait été ai facile de les orienter vers l’Ouest, où ils auraient trouvé en si peu de temps richesse et bien-être ?Chaque millier de dollars qu’un vaillant colon canadien-français gagnera dans l’Ouest sera autant d’a-jouté à la richesse globale de la race.A ce point de vue, les cent mille Cana-diens»françai.s de l’Ouest ont plus fait pour la richesse de leur race que le million et demi de Canadiens émigrés aux Etats-Unis; ils n’étaient pas meilleurs, ils n'ont probablement pas travaillé davantage, mais leur énergie ?trouvé dans l’Ouest un champ plus propice.Il reste encore dans le Manitoba de ! très bejiles terres à acquérir à des prix raisonnables, les unes détenues par des spéculateurs, les autres déjà mises en valeur par des colons étrangers dans des régions canadiennes-françaises.Mais le prix en augmente rapidement, et dans quelques années il ne sera plus possible à nos compatriotes de songer à aller s’établir dans l’Ouest.Il est juste de faire observer qüe si les prix ont augmenté, les facilités d’établissement sont aussi meilleures.Il ne faut pas chercher à atténuer les fautes commises dans le passé par certains agents d’émigration: en maintes circonstances on a entraîné nos compatriotes en fardant les choses, et, une fois là, on ne s’est plus occupé d’eux et on ne leur a pas donné ce qu’on leur avait promis.Ces erreurs ne se répéteront pas; les groupes ca-nadiens-français de l’Ouest ont eux-mêmes et dans leur propre intérêt autant que pour le bien de leurs propres compatriotes de la Province de Québec et des Etats-Unis, pris des mesures pour qu’eliles ne se répètent pas.Le mouvement que nous entreprenons aujourd’hui repose sur des bases solides.Après avoir étudié dans des congrès les meilleurs moyens à prendre pour favoriser la venue de nos corn patriotes dans le Manitoba, nous avons établi à Winnipeg un comité central, et dans chaque paroisse un comité local présidé par île curé.Le comité central, en rapports constants avec les comités locaux, communique à un bureau installé à Montréal, et dont je suis l’humble représentant, les rensei-! gnements qu’il tient de cette source.On peut donc, en s’adressant à moi, savoir immédiatement dans quelle partie du Manitoba un colon canadien-français a intérêt à aller s’établir.Dès qu’un compatriote me manifestera le désir d’émigrer au Manitoba, je m'empresserai de répondre clairement et nettement à toutes ses questions; et si je vois que, pour une raison ou pour une autre, 11 vaut mieux pour lui de ne pas aller dans l’Ouest, je D’hésiterai pas à le lui dire.Mais dès maintenant l’on peut prendre oeci pour acquis, que l’on trouvera au Manitoba des écoles catholiques et, au besoin, françaises; des villages où le colon peut se procurer tout le nécessaire; des chemins de fer qui relient entre eux tous les centres et Sillonnent la province en tous sens.Le Manitoba, chers compatriotes, vous paraîtra une autrp province de Québec, sauf que les terres y sont d’une richesse incomparable.Je puis dire avec vérité et sans crainte d’être démenti qu’il n’y a pas un pays au monde, pas même une autre province au Canada, où le sol soit si riche.Pas besoin de défricher.Pas besoin non plus d’enlever les roches; il n’y en a pas.Dans certaines régions du Nord et de l'Est il y a du bois et de la “prairie”, mais mtSme là le défrichement est très facile.Il y a encore un trèÿ grand nombre de biens de famille (“homesteads’’) de 160 acres, pour $10.ees terrains ne peuvent évidemment se trouver près des vieux centres, mais il y en a encore, et beaucoup, à proximité de cantons où les Canadiens-français sont en assez grand nombre, et qui, dans certains ^ cas, ont déjà chapelle et curé.De rriSme ce n'est pas dans le voisinage immédiat ou même prochain des chemins de fer que se trouvent' ces terrains, mais l’expérience constante du passé est là pour prouver que partout où il y a des colons le chemin de fer ne tarde pas à arriver.Ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une ferme devront prendre un Men de famille, ou “homestead”, surtout s’ils ont des fils capables de leur aider à gagner sur place les quelques centaines de piastres nécessaires' à la construction d'une maisonnette et d’une écurie et à l’achat du premier matériel.Le prix des fermes est de $20 à $35 de l’acre, soit, pour un quart de section, c’est-à-dire 160 acres, $3,000 à $4,000.Ceci s'entend des meilleures terres du pays.Il y a à certains endroits des terrains sablonneux qui se vendent moins cher, et qui n’eh sont pas moins excellents pour l’élevage du bétail, l’industrie laitière, etc., on peut les acheter pour $10 de l’acre, plus ou moins, avec des conditions de paiement faciles.On trouvera sur ces terres des compatriotes qu'l y ont fait fortune, comme je serai heureux de le faire constater à ceux qui le voudront.Tome demande dè renseignement devra être adressée à moi d’abord.Je vous dirai alors ce que vous avez à faire, soit pour obtenir un bien de famille, soit pour acheter une ferme.Je vous mettrai en communication avec le comité de Winnipeg et les comités locaux, et ceux-ci seront heureux de vous guider dans votre choix.A part ces comités, — dont la fonction est de vous aider — il y a des sociétés établies dans le but d’acqué- I rir des terrains pour les colons cana-diens-français, ainsi que des compagnies d’immeubles en tout ou en partie françaises qui ont, dans tout le pays, des terrains à vendre, généralement à des prix avantageux, et toujours à des conditions de paiement faciles.Je vous renseignerai sur tout, et dès que je pourrai compter sur un certain nombre de colons, je les grouperai et les conduirai moi même, et je resterai avec eux jusqu’à ce qu’ils aient trouvé le terrain qui leur convienne.Les colons venant des Etats-Unis 1 n’oublieront pas de demander à l'a ' gent du chemin de fer, au point de ' départ, un certificat de provenance : ce certificat leur donnera droit à des conditions spéciales de transport sur 1 les lignes canadiennes, pour eux-mêmes et pour leurs bagages, et leur épargnera par conséquent beaucoup d’argent.Dans un prochain article je parlerai des cultures mixtes, de l’élevage j des animaux et de l’industrie laitière.J Je parlerai aussi de l'excellence du marché pour tous les produits de la ferme.Il n'y a pas, dans le monde entier, de marché où le prix des produits soit plus élevé qu’au Manitoba.N'oublions pas que la capitale, Winnipeg, qui est aussi la grande capitale de l’Ouest, a unô population de 200,000 habitants et que cette population augmente tous les jours avec une rapidité étonnante.Outre des agriculteurs, il nous faut aussi des1 ouvriers de toute catégorie, de tout métier.A Transe on a, à six milles de Winnipeg, la compagnie G.T.P.a établi ses usines, qui seront les plus grandes du monde, et où des milliers d’habitants et a une parois-naliers, trouveront du travail.Trans cona est déjà une ville de plusieurs milliers dîhabitants et a une paroisse catholique en formation.Ceux qui ont quelque expérience dans les usines de ce genre et qui voudraient améliorer leur sort pourront s’adresser à moi: j’essaierai de leur obtenir du travail à Transcona.Dans les campagnes1 nous avons besoin de boulangers, de forgerons, de pharmaciens.MM.les curés de la province de Québec qui connaissent de leurs paroissiens qui, pour une raison ou pour une autre, veulent émigrer aux Etats-Unis, pourront, en me communiquant leurs noms, rendre un ser èce réel à la race canadienne-française et au pays tout entier.Obligé de voyager continuellement au Canada et aux Etats-Unis, il se peut que je ne puisse pas toujours répondre Immédiatement; m;és on peut être assuré de toujours recevoir une réponse.On est prié de retenir mon adresse, c’est : J.Georges BOUILLON, ptre, Curé d’Elie Missionnaire colonisateur, Montréal, rue Saint-Antoine, 306.P.S.— Les personnes qui ont l’intention de s’établir au Manitoba, ou qui, sans avoir cette intention, voudraient néanmoins aller voir le pays, pourront prendre part A une excursion qui aura lieu le 7 octobre et que je conduirai moi-même A Winnipeg.Généralement, à cette date, le temps est encore superbe, et il est facile, en parcourant les vastes plaines du Manitoba, de se rendre compte de la qualité du Sol.Vous’ tous qui avez des parents, des amis au Manitoba, et qui ne savez pas encore que cette province privilégiée du Canada est une véritable Terre Promise, ne manquez pas ce voyage : Il comptera dans votre existence.Prix de passage, $35.00.J.G.B.CAUSERIE D’HISTOIRE Marie Langlois (IT93- 1791 ) Concert Mercier La vente des billets pour le concert Mercier est commencée aux magasins de musique J.Hurteau & Cie, rue Salnte-Catherine-Est et Wlllis & Cie, rue Sainte-Oatherine-Ouest.On nous communique une partie du programme que nous pub.lerons en entier dans quelques jours.Les pièces1 de résistance de M.Mercier sont: Stances de “Polyeucie’’, (Gounod) ; Cavatine des “Huguenots", (Meyerbeer) t; Arioso de T '‘Elle’’ de Mendelssohn, trois œuvres de grande envergure qui permettront au ténor de faire voir toute l'étendue et la puie-sance de sa voix Mme Jeynevald chantera entre autres l’air de “Mireille’’ et le grand air de “Louise Le violoniste Samuel Ornstein, jeune virtuose de New-York, et notre sympathique pianiste montréalais, M.Hector Danse-reau, font aussi partie du superbe programme qui se terminera par le grand duo de “Mireille”; “Ah ! la voilà, c’est elle", par M.«t Mme Mercier.A étudier de près la Terreur, remarque M.Paul Gaulot dans' la préface d'un livre récemment paru, ce régime aPParaît, nen seulement horrible, mais dépourvu de toute grandeur dans l’horrible.De glorieuses victimes, telle Marie-Antoinette, prêtèrent à l’époque, un sinistre prestige aux bourreaux.Mais leur audace haineuse contre les grands et les puissants n'est qu’apparence.Le vrai, c'est leur féroce lâcheté contre les faibles et les petits.A l'encontre de maintes fausses assertions, il faut le répéter: Ce fut le peuple qui fournit à l’insatiable guillotine sa quotidienne ration de sang.Ici môme, en termes éloquents, avec une magistrale autorité, M, Frédéric Masson a dit le mérite des “Petites victimes de la Terreur”.On ne saurait rien ajouter à ce bel éloge.Je ne veux aujourd’hui, en peu de lignes, qu’évoquer la figure naïve et pourtant héroïque d’une “simple fille des champs”, la plus humible de ces humbles victimes.Mort de l'abbé Breton fT)e notre correspondant) Québec, 20.— M.l’abbé Jos.Désiré Breton, ancien vicaire de Salnt-Tho-maa de Montmagny, retiré depuis un an est mort hier, à Montmagny à Vftge de 32 ans.Marie Langlois naquit à Faverolle, en Normandie.Enfant, elle suit la Petite Ecole où le maître, outre d’excellents principes et quelque instruction , lui inculque l’amour de la religion et de la vérité.“Le reste me viendra de la part de Dieu 1 ’’ affirme g al ment Marie.A treize ans, la gamine doit quitter l’école et le village pour entrer en service.La petite s’en va toute résignée, car, élevée à la dure, elle a compris que le bonheur n’est pas de ce monde.Dans sa piété joyeuse et confiante, elle aime à répéter en manière de consolation : “Faut bien que le chrétien Souffre pour être heureux !’’ En place, comme en classe, elle se montre honnête, docile, laborieuse et pleine de foi.En 1793, Agée de vingt-deux ans, Marie Langlois est domestique à Levi (8eine-et-Oise) , chez le fermier Laron deau.Sa piété la rend Mentflt.suspecte.Quoique peu bavarde, Marie, ne pouvant dissimuler l'émotion que lui caiiEfe la persécution religieuse, déclare que les prêtres assermentés sont des intrus et des rnégats qui lui font horreur.“VerS la Pentecôte, — ajoute-t-elle, — il y aura des événements dont je me réjouirai.” Ces propos sont rapportés au “ju-reur” de ‘l’endroit ; il s’empresse de dénoncer la pauvre fille.Appelée à s’expliquer devant le conseil général de la commune, Marie Langlois arrive tranquillement.On lui répète ses paroles, Elle n’en éprouve ni gêne, ni timidité.—Oui, c’est la vérité ; j’ai dit cela et je le pense,— fait-elle, non d'un ton dft défi, mais simplement et naturellement.— Vos curés nommés pgr le peuple ne sont pas légitimes et n'ont aucun pouvoir pour diriger les âmes.Cité comme témoin, son maître,La-rondeau, se présente., Tremblant de déplaire aux autorités et d’être compromis dans l’affaire, le fermier, en sa déposition, charge lâchement la jeune servante.Finalement, il l’injurie avec violence : —Si elle m’appartenait,— s'écrie-t-il,— je lui couperais la tête ! Marie n’est pas plus troublée des invectives de son maître que des objurgations du conseil.—La Convention n'est qu’une farce, —op'ine-t-elle, en haussant les épaules,—et je ne connais pas la loi des hommes.Et quand on la menace d’un châtiment, elle riposte, sans rien perdre de Son calme : —Voilà donc le moment de la persécution arrivé ! J’en suis bien aise, parce que je vais pouvoir mourir martyre plutôt que renier ma religion ! * Marie Langlois est êcrr.uêe à Versailles, au couvent des Récollets, | transformé en prison.; On confie l’instruction à un nommé ' Sauvat, qui par haine du “calendrier 'cagot”, s'est de lui-même prénommé .“Melon." i Ce farouche ennemi du fanatisme 'et de la supeistition, jugeant cette humble fille de ferme, trop maigre { gibier de guillotine, se fait fort, par j des questions insidieuses et retorses, d’arracher à la malheureuse des dénonciations intéressantes, — de quoi j forger un sensationnel complot et ] faire râfle d’une copieuse fournée d’échafaud.! Nous ne pouvons donner ici que des extraits de l'interrogatoire reproduit par M.Paul Gaulot.—Etes-vous bonne citoyenne ?—Non, monsieur.Mais je le suis pour la religion et pour rendre service à tout le monde.—Quels sont ces fameux événements que vous annonciez pour le jour de la Pentecôte ?—Ces événements, voue les avez devant, vos yeux.Ne sommes-nous pas en rude guerre ?—Pourquoi diteB'-vaus que le moment de.la persécution est arrivé ?—Vous le voyez bien, puisque, moi qui jamais n’ai fait de mal à personne et ne veux que soutenir ma foi, on me persécute en m’amenant ici.Espérant obtenir quelque délation, Melon prend un détour: —Comment nommez-vous ceux dont Dieu s’est servi pour vous faire connaître sa volonté?Elle réplique, narquoise: —Ils s’appellent Marie Langlois, qui est me: même! Pas facile d’inventer une conspiration sans un seul nom de complice! Melon essaie tout au moins d’englober le curé du village dans le prétendu, complot.Non par ruse et finesse, mais par droiture et.sincérité natives, Marie évite le piège.Melon, faute de mieux, se rappelle alors que Laron-deau, Je fermier a injurié la jeune servante.Peut-être lui en garde-t-elle rancune et consentira-t-élle à l’accuser: —Votre maître vous parlait-il politique ?—Non, jamais, car il n’y connaissait rien.—Vous y connaissez donc?—Non.Je n’y connais rien.Je ne m’y connais que pour la religion.En désespoir de cause, Melon cherche à lui faire trahir ses compagnes de cachot: —Etes-vous seule en votre géôle?—Non.Nous sommes six femmes.—Pensent-elles comme vous en matière de religion?—Je ne leur ai pas demandé.Je ne suis pas leur juge.Je ne connais pas leur coeur.L’interrogatoire se prolonge.Marie, inlassable, répond sans hésitation, avec sang-froid, franchement et bravement.C’est Melon qui se déconcerte, s’embrouille et se fatigue.Il a maintenant hâte d’achever.-—En somme, vous désapprouvez la la loi qui a prescrit aux prêtres le serment constitutionnel ?—Oui.—Qui vous a si mal instruite?—C’est le Seigneur qui m’a instruite et je n’ai besoin de personne autre pour m’instruire.—Quelqu’un a dû vous conseiller de vous méfier des prêtres assermentés ?—Personne.Cela m’est venu de la part de Dieu.—Ainsi, vous croyez en Dieu?—Certainement, j’y crois.Si vous ne croyez pas en Dieu, en qui croyez-vous donc?Et, fort, embarrassé de répondre, Melon reste coi.Il expédie son procès-verbal au directoire du département et renvoie A la prison Marie Langlois, — toute contente de n’avoir compromis qu’elle seule ! Incarcérée depuis plus d’un an.Marie pourrait se croire oubliée, quand il est décrété que tout suspect, accusé de conspiration, sera déféré d’urgence au tribunal révolutionnaire de Paris.La conspiration de notre “simple fille des champs’” n’a de réalité que dans l’imagination apeurée et malade des Sarre-Culottes.Marie Langlois n'en est pas moins conduite à la Conciergerie.Dès le lendemain, le juge Denizot l’interroge.Celui-ci mène la besogne rondement.T,’inculpée a-t-elle, oui ou non, tenu des propos inciviques?Oui! Alors, ça ne traînera pas.Et, en effet, l’accusée est aussitôt conduite devant le tribunal.Là, pas de défenseur, pas de témoins à décharge, aucune procédure.Jugée d’avance, en bloc, Marie est condamnée.Cependant, par raffinement de cruauté, sans doute aussi par crainte qu’en des paroles suprêmes d’une bravoure si naïve et d’une piété si vraie cette vaillante fille du peuple n’émeuve la populace, les bourreaux ont eu la bassesse de la faire monter sur la charette au milieu d’insulteurs de la Nation convaincus d’ivrognerie.Mais les longs mois de prison, le transfert à Paris aussi soudain qu’imprévu, le saisissement d’entendre sa s'entence de mort avant d’avoir pu prononcer un seul mot, enfin ce dernier outrage de s'en aller au supplice dans cette promiscuité d'i-vrogned, rien ne peut abattre ou même troubler le courage de la jeune fille.Et devant la guillotine, non cette ‘ fois en guise de consolation, mais dans l’essor d'une espérance sublime, Marie Langlois ne trouve pas de plus éloquente prière que sa phrase de Petite-Ecole, sa pbr&tfe d'enfant vibrante de foi, si gaie et si confiante : “Faut bien que le chrétien souffre pour être heureux ! ’’ Charles FOLEY.(L’Echo ûe Paris) LE PACIFIQUE Canadien TOROISTO *9.05 ft.m., et *10.00 p.m„ à la rare Union .WAGON-OBSERVATOIRE BIBLIOTHEQUE.SALON AU TRAIN DU JOUR *11.00 p.m.à la gare de la rue Yonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L’ELEC-TRICTTE TAUX REDUITS POUR LA COTE DU PACIFIQUE Du 25 sept., au 10 oct.Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, Sax Francisco, etc.EXCURSIONS DE COLONS Billets d'aller et retour eu vente p.(r Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tens les mardis jusqu'au 28 octobre.BUREAUX DES BILLETS : 141-143 rue Saint-Jacques.Tel.Main 8125 ou à rHôtol Windsor, et aux gares Place Viger et Windsor."LES CHRONIQUES” de Leon Lorrain Sc vend 25 sous.Joli volume, couverture illus* Irée en deux couleurs.Expédié franco contre envol de 27 cents au Devoir.La seule voie double.MONTREAL et TORONTO Quatre trains tous les jours.Aménagement supérieur.Wagon è compartiments “Club” au train de 10 h.30 du soir.^‘INTERNATIONAL LIMITE” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide au Canada Montrcal-Toronto-Chicugo, à 9 h.du matin, tous les jours.TAUX REDUITS POUR LA COTE PACIFIQUE Du 25 septembre au 10 octobre Vancouver, Portland, San Francisco, Lof Angeles, San Diego, Mexico City, etc.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, via Chicago, chaque mardi, jusqu’au 28 octobre.Bons pour deux mois.CHANGEMENT D’HORAIRE Un changement général dans l’horaire sera fait le 28 septembre.Des horaires contenant tous détails seront fournis sur demande aux agents du Grand-Tronc.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle St-François-Xavier.Tél.Main 6905, Hôtel Windsor et gare Bonaventure.Est paru :— “A BOUT PORTANT” ‘ [ de Nap.Tellier Le vol.franco.27ctâ EN VENTE AU DEVOIR UNE IDEE DE LA MODE DUJOUR 264 264 - Paletot de demi-saison pour dames, 6 grandeurs, cie 30 à 40 pouces de buste, grand col de fantaisie, garni de velours ou soie.Matériaux 3 verges 1-2 en 42 pour 36 de buste.Les lectrices du “Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes:— Envoyés ce coupon après que vous laurel rempli, au RAYON DES PATRONS.M7 “DEVOIR”, arec 10 cents, soit en timbre» ou en argent et le patron ci-dessus vous ser» •nvoyé quelques jours apr^s.COUPON Département des Patrons au "De* »olr’’ Ecrive* lisiblement.___ PATRON No.2*4 Nom .v • • •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •«.No.Rue .Mesure du buste .•• •» .De taille.Quand vous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez Jamais la mesure; mentionnez l’tge seulement.Feuilleton du DEVOIR LE Nouveau Dodeur par JULES PRAVIEUX (Suite) III A Paris où i! venait de passer sept ans de sa vie, Pierre Bravières n’avait pas craint d’étudier la médecine qu’il se proposait un jour de pratiquer: en n’est pas plus original, et celle bizarrerie d’humeur lui avait attiré les sarcasmes de plus d’un de ses condisciples pour qui in numide aux enchères était une seconde nature.Il fréquentait les hôpitaux, la bibliothèque, et même les cours de la faculté, ce qui prenait aux yeux de quelques-uns, les proportions d’un scandale.Et c’était bien là.en vérité, un spectacle étrange: ce futur médecin qui s’initiait à sa profession ailleurs qu'aux cliniques du bal Hui- lier, et sans faire au café d’Harcourt ou à lu Source ces délectables études de bock comparé, où plus d’un a gagné ses grades : “Ce Bravières, quel drôle de type!” disaient de lui les assidus aux conférences de la manille.Le drôle de type laissait dire et apprenait son métier de guérisseur.Aussi, apportait-il à Hrenay-sur-Andnrge une compétence, à l’encontre de ces autres dont il est parlé plus haut, et qui, tôt ou tard—souvent très tard—n’en sont pas moins promus docteurs (du latin “doctor”, savant) et qui connaissent aussi la médecine, mais seulement pour c;i avoir entendu parler.Le malade n'était pas pour lui un rébus qu’il fallait déchiffrer, 11 pouvait, sans té-Oiérité, se poser en concurrent du docteur Chanteau.Pour lutter con- tre son confrère, il disposait de quelques avantages naturels qui ne pouvaient que mettre en valeur sa science toute fraîche.Pierre Bravières avait dans sa personne, ses manières, sa voix, sa tournure d’esprit, cet ensemble de qualités, plus facile à constater qu’à décrire et qui s’appelle "le charme”.Il aimait à plaire, et il plaisait sans y mettre d’apprêt, et sans forcer son tempérament pour y parvenir.An-nette, la vieille domestique du doyen, lorsqu’elle parlait du jeune médecin à ses voisines, donnait de lui ce signalement physique et moral : “C’est un petit z’homme pas grand, mais qu’asl bien dégagé.Ahl que nenni, c'est plus ce vieux ours de père Chanteau qui est toujours à ra-poustiner le monde! C’est doux, c’est poli, c’est gentil, ça vous a un tas d’agrément, et bon teint, qui passeront pas à la première lessive!” Si le docteur Bravières n'en imposait pas par sa taille qui était quelque peu au-dessous de la moyenne, si le prestige des larges épaules ne lui avait point été départi; s’il n’était pas le "bel homme” qui fait rêver sur leur trône les caissières sentimentales, Pierre avait, en vérité, une jolie figure honorée d’une Une moustache noire qui enlevait à ses traits ce qu’ils pouvaient garder de trop adolescent.Le jeune médecin qui était le contraste vivant du docteur Chanteau, trop grand, trop vigoureu- sement charpenté, et dont le visage taillé à coups de serpe avait reçu comme parure une barbe qui poussait drue comme les baliveaux dans un taillis.Cette dissemblance de structure physique répondait à une différence de tempérament plus marquée encore.Aussi, les deux confrères no se comporlaicnt-ils point de la même façon d les occurrences de la vie: où le docteur Chanteau grondait, bougonnait, le docteur Bravières souriait; où le vieux médecin se hérissait, le jeune docteur condescendait; où le premier cassait les vitres, le second se contentait de les essuyer.Le docteur Bravières arrivait à Brenay-sur-Andarge bien résolu à lutter contre ce qu’il appelait “la routine”.La routine, pour ce jeune homme, c’était ce qui, en médecine, datait de plus de dix ans.Il englobait dans la même défiance les méthodes médicales d’autrefois et ceux qui les appliquaient.Non pas qu’il fût fat ni présomptueux, mais la génération qui monte aime à faire le pied de nez à la génération qui descend.Le docteur Bravières.se mit à exalter les méthodes actuelles, et l’hygiène, et l’antisepsie, et l’asepsie, et la prophylaxie.Il ne cacha pas son intention de pourchasser les microbes dans leurs derniers relran-c.hements, et même un peu au delà.Il combattit la superstition du
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