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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 27 août 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-08-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No V MONTREAL, MERCREm 27 AOUT, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-VMS .f *3.00 UNION POSTALE.ï «6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS * % ^ m #î +.*-•¦ • $1.50 UNION POSTALE.• ^ .$2.00 Rédaction et Administration 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL, , TÉLÉPHONES : ^ ADMINISTRATION : Ma RÉDACTION : - Mait '|T Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Ci o.M.BORDEN, MISSIONNAIRE DE L’EMPIRE BILLET DU SOIE.L’organe du Irust anglo-allemandlfaisait pressentir, il y a quelques jours, une “campagne d’éducation”, préliminaire du nouvel assaut que le parlement canadien va subir pour le “salut de l’Empire”.M.Borden a profité de l’ouverture de l’exposition de Toronto pour Inaugurer la campagne et débiter sontboniment sur les'obligations du Canada envers l’Empire.Voici le langage que le télégraphetlui prête: “Nous devrions ne jamais perdre dei vue que nous sommes les citoyens, non seulement de ce grand pays, mais d’un Empire plus vaste encore, et que ceux dont nous descendons ont fait des sacrifices sans bornes, enduré des peines infinies et accomplit des actions héroïques, afin que le Canada demeure dans l’Empire britannique et que le drapeau que nous honorons avec bonheur continue à flotter sur notre beau pays.Les sou venirs qu’évoque ce passé, les traditions qui en sont l’héritage, les responsabilités qu’il nous impose, nous ne .dtevons jamais les oublier, lorsque le devoir nous incombe de considérer ' et de mesurer les obligations de notre citoyenneté.” En faisant la part des exagérationstet de l’enflure particulière aux politiciens coloniaux, on ne saurait médonnaître la noblesse de c»s sentiments, si les réalités de l’histoire et de1 la situation actuelle du Canada dans l’Empire les justifiaient.* * * Lorsque M.Borden rappelle les “sacrifices” accomplis, les “peines endurées”, pour garder le Canada à l’Empire, veut-il parler des Canadiens ou de tous les “citoyens de l’Empire”, ainsi qu’il désigue, fort inexactement, les habitants des multiples possessions britanniques?Si le premier ministre a “pensé impérialement”, suivant la formule de l’école, il aurait quelque peine à énumérer les “sacrifices” et les “actions héroïques’ accomplis par les Australiens et les Néo-Zélandais, “afin que le Canada demeure dans l’Empire britannique.” Il ne lui serait guère facile de faire lp décompte des “peines endurées” par les fidèles Malais et les ‘loyaux” Maoris — ces “citoyens” modèles de l’Empire — pour que “le drapeau que nous honorons continue à flotter sur notre beau pays.” Les‘‘seuls “citoyens de l’Empire”, en dehors du Canada, qui se soient jamais occupés de “notre beau pays”, ce sont les gouvernants du Royaume-Uni et une portion très restreinte de ses habitants.Et ils ne s’en sont occupés et ne s’en occupent encore que dans la stricte mesure où les y obligent la gloire de l’Angleterre, son prestige, son autorité et son intérêt.Ils ont conquis et gardé le Canada, comme le reste de T’Empire, pour leur seul avantage.Chaque fois que leurs intérêts ont été en conflit avec ceux du Canada, ils n’ont jamais hésité à faire le sacrifice.des intérêts canadiens, comme en témoignent nos frontières échancrées, nos lois d’immigration désavouées, nos voies de navigation et nos pêcheries livrées à l’étranger.Notez bien que, pour ma pari, tout en ne me croyant nullement un “citoyen” impérial,’je n’en garde pas rancune à mes “concitoyens” de Londres.Comme disait ce ministre de Louis XV: “Quand le feu est à (a maison, on ne court pas aux écuries”.Les Anglais pensent à eux-mêmes avant de songer à leurs coloniaux.Quand ils sont serrés de près, ils lâchent quelque chose; et ils.aiment mieux lâcher quelque chose qui n’est à eux qu’à moitié que quelque chose-qui est tout à eux.Ils prati-uent à la lettre ces deux axiomes familiers“On tient plus à sa peau qu’à sa chemise” et “Charité bien ordonnée commence par soi-même”.Nul ne saurait les en blâmer.Mais il serait temps que nos “hommes d’Etat” profitassent de l’exemple et cessassent de prendre, aux pieds de la “dear old mother England”, comme disait Tun d’eux, des attitudes d’amoureux transis ou de maris bernés, et contents de Têtre.* * * Peut-être M.Borden n’a-t-il voulu parler que des “actions” et des “sacrifiées” que les Canadiens ont accomplis et des “peines” qu’ils o it endurées pour “garder le Canada à l’Empire”.Il ne faut pas exagérer les faits d’armes des Canadiens.Grâce à Dieu, le Canada est en paix avec le monde entier depuis un siècle.Mais si Ton évoque le souvenir des combats que les Canadiens ont livrés, avant cette ère de paix, pour le drapeau de l’Angleterre, il ne faut pas oublier qu’ils étaient absolument étrangers aux causes de ces conflits.C’est la politique anglaise et l’attitude des autorités britanniques qui ont suscité ces guerres et forcé les Canadiens à verser leur sang pour défendre leur territoire envahi par les ennemis de TAhgleterre.Jamais les pouvoirs publics et le peuple du Canada n’ont suscité à l’Angleterre le" moindre embarras dans ses relations avec les peuples étrangers.En d’autres termes, il en a coûté cher aux Canadiens d’être “citoyens” de l’Empire; il n’en a rien coûté à l’Angleterre et à l’Empire pour que le Canada demeure britannique.Voilà ce que ne devraient jamais oublier les politiciens et les professeurs d’histoire.Si le premier ministre a voulu parler de l’action politique du peuple, canadien, des "sacrifices” qu’il a faits dans Tordre civil, des “peines qu’il a endurées” pour faire de la Confédération un pays britannique, digne des traditions dfe la mère-patrie, c’est fort bien.Mais il ne faut pas perdre de vue que ces efforts ardus, cette lutte d’un siècle, ont été dirigés constamment, non pas contre les ennemis de l’Empire, mais contre se.s gouvernants.C’est à la mauvaise volonté du gouvernement impérial et à l’apathie du peuple anglais qu’il a fallu arj-acher, morceau par morceau, les éléments esseniiels de la constitution politique du Canada.Ces libertés, si péniblement conquises,'se bornent aux pouvoirs de régie interne.Et même dans ce domaine restreint, “'’autonomie” du Canada et des ’autres “nations-soeurs” est fortement écourtée, dès que leurs intérêts viennent en conflit avec ceux de l’Angleterre, comme, par exemple, dans tout ce qui concerne la navigation en haute mer et le , commerce maritime, ou encore la naturalisation, dont je parlais avant-hier., * * * Il est donc absurde de parler de “citoyenneté” impériale et des devoirs que nous imposent notre titre et nos privilèges de “citoyens” de l’Empire.» Il n’y a, en réalité, qu’une catégorie de citoyen^, impériaux; ce sont les habitants du Royaume-Uni, seuls possesseurs et maîtres de l’Empire britannique, de ses armées, de ses flottes et de son service diplomatique.Eux et eux seuls, par leurs mandataires, responsables aux seuls électeurs d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, font et défont les alliances de "Empire, dirigent sa politique étrangère et décident de la guerre et de la paix.Les autres “citoyens” de l’Empire — Canadiens, Australien^ Maoris, Bengalis, Caffres ou Zoulous — n’ont qu’à se soumettre, comme disait sir Wilfrid Laurier, à Londres, et à subir les conséquences de la politique impériale.Ils ne sont pas “citoyens” de l’Empire, mais les sujets et les subalternes du peuple souverain de la Grande-Bretagne.Leurs chefs — quç ce soit M.Borden ou M.Laurier, le maharajah de Baroda ou le sultan de Pérak, le dernier des patriarches Maoris ou le roi nègre qui se promène sur les bords du Zambèze, avec un chapeau de colonel sur la lète et un anneau dans le nez, — sont tous sur le même pied: celui de l’irresponsabilité absolue et de l’impotence totale.Aussi, lorsque M.Borden adjure solennellement ses compatriotes de “considérer et de mesurer les obligations de leur citoyenneté” impériale, pour tout Canadien qui a quelque connaissance de Thistoire et de la constitution de l’Empire, et quelque souci da- sa dignité, c’est tout fail.Il “mesure ses obligations” à Taune de ses droits: maître, ou à peu près, de l'administration intérieure du territoire canadien, il doit pourvoir, dans la mesure du possible, à sa sécurité.Dépourvu de toute responsabilité, de toute autorité quelconqùp dans le gouvernement de l'Empire et sa politique extérieure, il laisse au peuple du Royaume-Uni, seul maître de cet empire, le soin et le fardeau de sa défense.La responsabilité est déjà assez lourde, puisqu’il est exposé « la nécessité de défendre le territoire canadien contre 1rs ennemis de TAngle-lerre, tandis que le Canada ne peut être la cause d’aucune attaque contre l’Angleterre et le reste de l'Empire.Un vrai Canadien, reprenant le langage de M.Borden et l’appliquant â sa politique, lui rétorquerait facilement sa belle péroraison.“Les souvenirs qu’évoque notre passé, les traditions qui en sont Thé-ritage, les responsabilités qu’ils nous impose, ne les oublions pas”, lorsque les politiciens oublieux de ce passé et méconnaissant ces traditions, tentent de nous metre sur les épaules un fardeau que rien ne nous oblige ft porter.Entre deux ehefs de parti dont l’un veut nous faire assumer les charges d’une “nation”, tout en refusant d’en réclamer les prérogatives, tandis que l’autre s'efforce de nous imposer les obligations d’une solidarité impériale dont les privilèges nous son! refusés, quand donc s’élève^ rn-t-H un véritable hom/Je d'Etat canadien, libre des influences de Tar' gent et du jingnïsme, qu reprendra la vraie tradition nntlonnli^crltc de Macdonald cl de Cartier?Henri BOU^aSSA.VIREMENT DE FONDS Voilà qu’on recommence à nous laisser espérer, à l’Hôtel de Ville, que la taxe de l’eau va baisser, comme l'eau elle-même.Le service d’approvisionnement de Veau rapporte à la Ville, bon an mal an, un bénéfice net I s en tanta' des organisations f*uvrlè^e9 vain, de sauver le vieillard.Hollande, ’ mais en Dimanche soir, peu après le passa de France, d’Allemagne, de de Suisse, d'Espagne, d’Autriche et du Mexique, ont pris part aux délibérations.Hon Eminence le cardinal Mercier avait, délégué Mgr Van Rooy, qui a apporté aux ouvriers chrétiens le salut du primat de Belgique, et a dit tout l’espoir que celui-ci fondait sur le syndicalisme chrétien, pour le salut moral et social du peuple des travailleurs.I>e nombreux rapports, sur l’activité syndicale, toujours de plus en plus j vivante et ardente ont été présentés ! par les secrétaires permanents.| Le R.P.Rutten, des Frères Frê-_ | cheurs, secrétaire général des Syndl- * * * Arrêté hier à Verdun, par le constable Bourdon, Marsey üraney, âgé | de 34 ans, a été trouvé mort dans la cellule où il cuvait son vin.Marsey était célibataire et depuis quelque temps ne travaillait pas.* * * Hier après-midi le corps d’un enfant du sexe masculin, âgé d’environ trois semaines, a été trouvé dans le canal, près du Pont Noir, par Séraphin Mainville, du vapeur “Frontenac”.Le corps portait des marques de violence.* * * Les deux autres cas sont ceux de morts subites : Charles Julien, âgé re du “[.aurentic”, la cale-sèche de j cats chrétiens a montré en termes guÏrdT WueboVLes'ama^s1^ brt j croiseanté de l’action ' morale exercée ! de ^ ans et” demeurant 563_ rue Laurent Ce n’est pas la première fois Par les syndicats et il fait un saisis cordaire, qui fut trouvé mort dans nue la chose se produit et les commis : sant tableau de 1 abîme qui existe au son lit.John Daines, âgé de 48 ans yue jo.P» .I__~ «T»,A» A a In A rxATTlTl A #*t A I A- nz A f\ AA.__ _L ' -isires du nort vont essayer de trou- point de vue de la doctrine et des ; et demeurant 2540 Mance, a succombé -e! une solution afin dVmpêcher rel méthodes d’action, entre le Byndlca-|à une gyncope du ,(J^, -y'onvénient de se renouveler.RADOUB D’UN PAQUEBOT , a se rappelle que le “Lake Mani-j »ba’’, de la ligne C.PlR.toucha le !ond vis-à-vis de l’ile d'Orléans, le 20 uillet dernier.T! fallut envoyer le pa-luebot à New York pour le faire réparer.Le coût de ces- réparations s é~ ève à $59,000.On a «dû remplacer 77 ïlaques d’acier qui > recouvraient la :oque.NOTES MARITIMES —Le Carrigan Head a.quitté Swansea pour Montréal lundi dernier.__Le Saba, ligne Direct, est arrivé des Antilles à Montréal ce matin.—L'Hurona, ligne Thomson, est arrivé de Newcastle à Montréal hier.—Le Manxman, ligne Dominion, a quitté Montréal pour Bristol hier.__L’Englishman, ligne Dominion, a quitté Bristol pour Montréal hier.—Le Polonia, ligne ^Austro-Américaine, a quitté «samedi* Trieste pour Montréal.—Le Tokomaru, ligne Nouvelle-Ze-lande, est arrivé de Londres à Montréal ce matin.—Le Canada, ligne Austro-Amen caine, a qritté Montréal pour Trieste aujourd'hui., .—Le Victorian, ligne Allan, a quitte Montréal pour Liverpool ce matin.LES ARRIVAGES Vapeurs A De C.F.Tietgem New-York .Copenhague Kronprinz Wilhelm.New-York .Brême I ver nia.New-York .Fiume San Giorgio.New-York , .Naples Rhein.New-York .Brême Alice.New-York .Trieste Mauretania.,.Liverpool .New-York ' Finland.Douvres .New-York Minnehaha.Londres .New-A ork Rochambeau.Havre .New-York js AVIGATION INTERIEURE Canal Whine.En haut: Renvoyle i Thorold, bois de pulpe; Nicaragua j Oswego, vide; A.D.MacTier à Charlotte, vide; Windsor à Oswego, tide; Mas aba à Erie, vide; Majestic à Hamilton, passagers et cargaison générale; locoma à Cleveland, vide.Pin bas: A.D.MacTier de Charlotte, charbon; Masaba d’Ashtabula, lharbon; Nicaragua d’Oswego, char-ion; H.M.Pellatt de Fort William, 64,000 minots d’avoine et 13,000 mi-nots de blé; Easton d’Erie, charbon; Windsor d’Oswego, charbon; H.T.Dalton, de Chicago, 2,250 tonnes de céréales; Strathcona de Fort William, 2,160 tonnes de céréales; loeoma de Cleveland, 1,945 barriques d’huiles.PORT DALHOUSIE En haut: Fairfax et barge.Belle-ville à Erie, vide; Howee, Oswego à Chicago, charbon; Arlington, Ogdens-burg à Chicago, cargaison générale ; Keele, Oswego à Chicago, charbon ; Haddington, Fort William à Montéal.En bas: Dunelm, Fort William à Montréal, céréales; Crerar, Chicago à Montréal, céréales; Dundee, Fort Wil liam à Montréal, céréales; Rockferry, Erie à Québec, huile.PORT COLBORNE En haut: Winnipeg, Kingston à Port Col borne, vide; Sarnor, Montréal à Ashtabula, vide; Fairfax, Pictou à Erie, vide; Rhodes, Thorold à Port Colborne, vide.En bas: Dundee, P’ort William à Montréal, blé; Davidson, Fort William à Montréal, blé; Rockferry, PPrie ù Montréal, blé; Carleton, Port Col-borne à Charlotte, vide; Derbyshire, Fort, William à Montréal, blé; Kcy-west, Ashtabula à Montréal.lisme chrétien et le syndicalisme ré-j vol t nnaire^ Qü llU dOHOe I LA GREVE DES MOULEURS.1 six mois d’avis remercié de ses services.Contrairement à ce qui a été pu- I blié par certains journaux, la grève partielle des mouleurs en fer, qui a j éclaté, à Montréal, il y a trois se L’ingénieur en chef de Vancouver est maines, n’a jamais affecté ni les nsi nés du Grand Tronc, ni celles du l’a cifique Catvuiien.Ces compagnies de chemin de fer sont classées d'utilité Vancouver, 27 — F.L.Fellows, in-publiqw.', et l’on sait que la loi sur génieur en chef de la ville de Vancou-ie.différends industriels défend aux ver, qui reçoit $8,000 par années, le ouvriers qui travaillent au service des plus fort salaire accordé au Canada compagnies d'utilité publique, 'de dé- pour un poste de ce genre, a été re-clarer la grève, et aux directeurs W* Ê w excédent de $26,000 sur Tancée dernière.Cela est dû à ce que précédemment, ces établissements n’étaient pas évalués à leur véritable valeur.Les taxes ont rapporté pour 1913 $676,000 pour 1,018 de ces établissements, dont 120 sont des hôtels, 362 des restaurants et 646 des buvettes.LA CONVENTION DU BARREAU AMERICAIN Le comité exécutif de l’Association d Pépinière Provinciale et îa King's Plate PLUSIEURS CHEVAUX INSCRITS DANS CES DEUX EPREUVES CLASSIQUES, SONT A L’ENTRAINEMENT DEPUIS LA SEMAINE DERNIERE A BLUE BONNETS.fait leur dernière apparition au parc Atwater.Une dépêche de la Presse Associée annonce que le lanceur Ray Caldwell est le joueur qui a été donné en échange de Gilhooly, mais un message du président Lichtenhein assure que McConnell est le joueur mentionné dans la transaction.Le prê- Les quartiers Sainte - Cunêgonde, Saint-Joseph, Saint-Georges, Saint-André, Saint-Laurent, Côte des, Neiges et Ahuntsic, jeudi,le llème jour Ligue Canadienne PARTIES D’HIER Brantford.000000000— 0 6 4 London.00400330x—10 14 1 Gero, Ivers ettRowe, Boldt et Mat-teson.Berlin.000000002—2 7 1 Hamilton.010020000—3 8 2 Auld et McAvoy; Garlow et Fisher.Ottawa.020000500—7 6 2 Guelph.100000002—3 11 6 Kane et Lage; Dorbeck et Dunn.1ère partie : Peterboro.110013000—6 7 1 St-Thomas .000101010—3 11 3 Sterling et Trout; Wilkinson et Inker.2ème partie : Peterboro.0000001—1 2 0 St-Thomas.2000000—2 6 0 Sterling et McNeil; Baker et Inker.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Ottawa 35 647 London 39 602 St-Thomas 53 45 541 Guelph 46 531 Peterboro 50 46 521 Hamilton 49 49 500 Berlin 62 374 Brantford 28 70 286 à 2 ; 3.Mohawk Girl, 103, Radtke, 8 jà 1, 3 à 1, 8 it 5.Temps, 1.14 1-5.Queen Sain, Ann Tilly, Eutorpe, La-cliff, .Spotlight, Margerun ont aussi couru.I 2ème course, 3 ans et plus, 1 mille : 1.Col.Cook, 101, McTaggart, 18 à 5, 6 à 5 ; 2.Impression, ÔS, McDonald, 18 A 5, 6 à 5 ; 3.Working Lad, 106, Byrne, 6 à 1, 8 à 5.Temps, 1.39 3-5.Royal Meteor et Joe Diebold ont aussi coiini.Sème course, 2 ans, à réclamer, 6 furlongs : 1.Bac, 113, Loftus, 2 à 1, 3 à 5 ; 2.OH Ben, 109, Borel, 13 à 20, 1 à 4 : 3.Bay Head, 112, Burns, 20 à 1, 4 à 1.Temps, 1.13 2-5.Surpassing a aussi couru.’ 4èmo course, le handicap Huron, 1 116 mille : 1.Cock O’The Walk, 123, Glass, 11 à 10, 2 à 5 ; 2.Knight Stick, 107, Ambroise, 6 A 1, 8 à 5, 1 à 2 ; 3, Barnegat.100, McCabe, .5 à 1, 7 à 5, 1 à >3.Temps, 1.59 1-5.Prince Eugène, Buskin ont aussi couru.5ème course, maidens de 2 ans, 5 1-2 furlongs ; 1.Humiliation, 108, Davies, 5 à 1,2 à 1, au pair ; 2.Miss Cava-nagh, 108, Campbell, 8 à 1, 3 à 1, 8 à 5; 3.Dccory, 108, Martin, 8 à 1, 3 à 1, S à 5.Temps, 1.08, l.ady Feme, Applaudrr, Dombrae, High Priest, kyrie, Athletic Girl, First Cherry ont: Elbiod, AA'ell Known, Hillstream, VaL atisjii couru.Gème course, 3 ans et plus, 1 mille: 1.Brookfield.98.AfrDonnld, 11 à 5, 3 à 5 ; 2.1 Ittle .Jupiter, 105, Butwell, 7 A 5, 2 à 5 ; 3.After Glow, 103, Ambrose, 2 à 1, 3 à 5.Temps, 1,41, Oro-woc a aussi couru.Jack Johnson veut devenir sujet français (Service particulier} Paria, 27 — Le “Journal'1'annonce que Jack Johnson, le champion pugiliste américain, a acheté une villa Exercice des Zouaves, mercredi aeff à Joinville-Le-Pont, situé A six mille 27.Cette exercice est très impor les de Paris, où il entend résider le tant puisqu’il précède une sortie pour temps nécessaire pour pouvoir se fai-dimanche 1* 31 août.re naturaliser sujet français.Zouaves Pontificaux sident du club Montréal était parti de septembre prochain (1913) pour New-York dans ITntention d’engager McConnell.Le club Montréal perdra probablement un autre joueur par le système de repêchage car George Stalling», du Boston de la ligue Nationale, désire appeler Frank Smith saus ses drapeaux.Il se pourrait aussi que Demmitt et Almeïda passent aux ligues majeures.LE MEETING D’AUTOMNE La pluie d’hier a empêché l’entraînement à Blue Bonnets.Plusieurs écuries ont néanmoins profité des belles journées de la .semaine dernière, pour mettre leurs porte couleurs nu travail.Ceux de la King’s Plate et de la Pépinière Provinciale reçoivent surtout un entraînement très suivi, car la rivalité est grande entre les éleveurs dont les porte-couleurs démarreront dans ces épruiVes classiques.La piste est.en excellente condition.I.a pluie d'hier a ramolli le.coussinet que la' température un peu sèche des jours j derniers avait un peu trop durci.Il j est certain que les épreuves du 6 au i 13 septembre prochain seront contes- j tées par des chevaux au plein de leur j forme.Bacchante, à l’écurie Charlc- j voix s’est entraînée sur le parcours i d’un mille qu'elle a franchi très rapi- j dement.Rtoneyeroft, à M.Scott Ives.! est un antre cheval dont les promettent beaucoup pour la Le Cercle Paroissial MAGNIFIQUE SUCCES DE LA PROMENADE, AU CLAIR DE LUNE, DE JEUDI DERNIER.Près de cinq cents personnes prirent place à bord de l’impérial jeudi soir dernier vers huit heures; quelques minutes après tous ces gais promeneurs partaient pour une promenade de quatre heures sur l’eau.Plusieurs membres du Cercle firent du chant, de la déclamation et contribuèrent beaucoup à égayer nos excursionnistes.Oe fut un très beau succès et l'hcn-neur en revient surtout, à M.Hygin Pagé, principal organisateur de cette fête; nous lui offrons tous nos fêlici-essais j tâtions.Nous n’avons garde d’oublier réunion M.E.Ferland de la Dramatique qui qui commencera le 6 septembre pro lui a prêté main forte.Nos félicita-chain.Ron temps de 1.47 2-5 sur la j tions aussi à l’orchestre du Cercle distance du mille est une performance I Paroissial qui s'est surpassé en nous digne 'd’être notée si l'on tient compte | faisant entendre ses plus jolis mor-qu'il portait beaucoup de surcharge, j ceaux.Plusieurs autres concurrents apparie- j _________4- nant à Rir Montagu Allan, etc., don-1 Pen- ! des Les quartiers Sainte-Marie, Papineau, Saint-Gabriel, Hochelaga, Bordeaux et Rosemont, vendredi, le 12e jour de septembre prochain (1913) .Les quartiers Est, Centre, Ouest, Saint-Henri, Delorimier et Longue-Pointe, lundi le 15ème jour de septembre prochain, (1913) .Les quartiers Saint-Jacques, Lafontaine, Saint-Louis, Saint-Paul et Emard, mardi, le 17ème jour de septembre prochain, (1913) .Les quartiers Saint-Jean-Baptiste, Duvernay, Sainte-Anne, Saint-Denis, Mont-Royal, Notre-Dame de Grâces et Laurier, mercredi, le 17ème jour de septembre prochain, (1913) .J.HAMILTON FERNS, Président.WM.G.OWENS, R.FITZ-GIBBON, J.HORACE PRENOVEAU I D.P.PERRIN, THOMAS A.VEARY, J.O.E.PAYETTE, J J.A, LANDRY, T.C.FLEMING, O.N.ROBILLARD, A.SENEGAL, W.H.CHAPMAN, Estimateurs.Bureau des Estimateurs, Hôtel de Ville, Montréal, 27 août 1913.AMUSEMENTS PARC DOMINION \ Après-midi et soir_ Gratis.—Toute cette semaine.—Gratis Réengagement du Champion-plongeur de l'univers .Plongeon de 110 pieds dans un réservoir de 12 x 9 contenant 4 pieds d'eau.100 - AUTRES ATTRACTIONS — 100 cm a lu o.-vri.ti.wa Speedy THREATE NATIONAL FRANÇAIS CETTE SEMAINE LA MIOCHE CANADA, Province de Québec, District de Montréal.Cour Supérieure No 70.En vertu de l’Acte de Liquidation.In Re The Dominion French Fur Dyeing Co.Ltd.75 et 77 RUE PANET En liquidation.AVIS est par les présentes donné, qu’en vertu d’une ordonnance de la Cour, en date du 18 août 1913, le Curateur soussigné vendra à l'encan public, au No 69 de la rue Saint-Jacques à nos salles, vendredi le 29 août 1913, à 11 hrs a.m, : 1.Tout l’outillage et les marchandises de la dite compagnie en liquidation, consistant principalement en un assortiment complet de machines de toutes sortes destinées à la fabrication, confection, teiuturage, séchage, nettoyage, épilage des fourrures de toutes sortes, etc.Le tout évalué d’après l'inventaire, à la somme de $12,000.2.Les droits dans le bail de la fabrique occupée par la dite compagnie en liquidation, à compter de la date de la vente jusqu’au 1er mai 1914.¦ Le tout sera vendu en bloc argent comptant, à tant dans la piastre.La local, situé 75 et 77 rue Panet, sera ouvert, pour inspection de ce jour au jour de la vente, tous les après-midi de 2 hrs à 4 hrs ou sur arrangement spécial avec le liquidateur.L’inventaire est déposé au bureau du Uqui< dateur où il peut être vu tous les jours jusqu’à la vente.Pour de phu amples renseignements, s’adresser à Paul J.Valentine, Liquidateur, Chambre 1, 2, 3 Coristine Bldg.Marcotte Frères, Encanteurs.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour Supérieure No.1291.—Dame »a-brielle Dinguerard, épouse ne Louis Léon Marminn, décorateur, autrefois des cité et district de Montréal, et maintenant de lien inconnus, la dite dame Gabrielle Dinguerar4 de la cité et du district de Montréal, demanderesse, Louis Léon Marmion.autrefois de U cité et district de Montréal, maintenant da lieux inconnus défendeur.Lue action en séparation de biens a été instituée en cette cause.GOYFTTK & TIÎUDEAU, procureurs da la demanderesse.Montréal, 15 août, 1913.19, 27.4.12, 19.lient les plus belles promesses à traînement et sauront établir temps rapides dans les Courses quelles ils participeront.Un défi pour la coupe Minto M.GEORGE KENNEDY 1 IÎOPORE AUX NEW-WESTMINSTER DF.JOUER I NE SERIE DE PARTIES POUR LE CHAMPIONNAT MONDIAL.Au Gymnase Saint-Louis New-Westminster, 27.—Pour l.\ première foi* depuis l'organisation du Big Four, un club de cette c.r.nnisa-tiow vient de proposer aux Salmon-1 bellies de jouer une série de parties, ! pour la coupe Minto.Le ('•ésuient Agar a reçu, hier, une dépôcîxi de George Kennedy, le gérant de* Irish-Cnhadians, lui demandant quelles seraient *r* offre* pour une série de parties avec les champions du monde pendant In semaine de l’Exposition, l es premières joules miraient lieu le 30 septembre et le 4 octobre, Il est probable que le club local offrira 87,009 aux Iridh-Cnnndinns pour faire le voyage dans la Colombie-Anglais*.850.00 à gagner ! Qui viendra les [ chercher un jeudi.L’administration du gymnase Saint-Louis a décidé d’accorder d’ici un mots cinquante dollars à tout lutteur à 135 Ibs, «pii vaincra le répétiteur de l’Institut de Physiothérapie, Thomas Bailes, dans une lutte 2 dans 3, genre libre, jeudi soir.On fera du ,greco romain au gy'm-nase.C’est un soldat français, M.François Goulet, qui se mesurera avec Bailes.M.François Goudet est un lutteur de renom en France, qui a fait de* tournées avec les meilleurs lutteurs français.Le Dr Lnsnier, chargé du programme gymnastique de la fête de Anunt-»ic, dimanche prochain, prie h-s abonnés de l’Institut qui désirent prendre part à cette fête de se rendre ce soir, au gymnase et d’assister tous les soirs de la semaine aux répétitions.Jockey tué à Hillcrest CE FATAL ACCIDENT EST SURVENU A LA SUITE D’UNE COLLISION DANS LA PREMIERE COURSE D’HIER.Toronto, 27 — Le jockey William j Hall a été tué dans la première course du programme de Hillcrest.Cet accident fatal est arrivé au tournant de l’Est, alors que la monture j de Hall etft venue en collision avec un autre concurrent.Les deux jockeys furent désarçonnés et on releva Hall sans connaissance.Il fut rapidement transporté à l’hôpital Western où 11 mourut quelques instants après son arrivée.Le défunt était Agé de 26 ans et père de famille.Il montait habituellement flous les couleurs de M.Casey.“A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN qVENTE AU DEVOIR Il a gagne $30 le premier jour Z 41% B.Basha, de Bell Island, Terre Neuve, l’a fait avec notre Appareil Phototraphlqu# CHAMPION Puisque Ton peut réaliser des bénéfices semblables le premier jour^ il est évident que nulle experience a'eet requise, pour prospérer de cettcfaçon.Kobt.Bock, Willow Hill, Pa., a eagué $86 en un jour.Vernard Baker, Hol-brook, Web., $29.90.las.F.Wende, Ashton, Idaho, $26.C.V.Lovett, Ft Meade, Fla., a gagne $60 en un jour.Ces noms sont pris parmi les centaines de recommandations que nous avons reçues.Des photos sur cartes postales et médaillons font fureur dans les foires, carnavals, piques-niquee, lieux d’amusement, écoles, gares, usines, rues.— n’importe où—portout.Notre appareil Champion prend des photos 2^*8^, et des mcdail- Ions.La photo est finie en 80 secondes.200 à l’heure Pas de chambre noire.Le moyen le plus facile et le plus rapide de gagner beaucoup d’argent.Placement minime $0 85 de bénéfices sur chaque dollar encaissé.Soyer votre patron.Demandes de suite la circulaire gratuite, nos recommandations et notre offre très liberale.AMERICAN MINUTE PHOTO COMPANY 2214 Ofden Ave.Pept.R.T JM Chicago, III.Meurtre et suicide Cortland, Me., 27 — Carl W.Perry, 20 ans et Ange Spear, 19 ans, ont été trouvés morts, le corps traversé par une balle, dans un yacht à gazoline hier.On suppose que Perry a tué sa fiancée et qu'il s’est suicidé ensuite.Constantin aux manoeuvres allemandes Berlin, 27.— Le roi de Grèce Constantin, qui a mené ses troupes de victoires en victoires pendant la crise balkanique, assistera probablement aux grandes manoeuvres allemande* aui auront-lieu en septembre. VOL.IV.— No.200 LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI, 27 AOUT 1913 L’ESCLAVAOE AUX PHILIPPINES Un rapport sensationnel du commissaire Worcester des Etats-Unis.— La mise à J loué î«s tutres pour les faire travailler à quatre pesos par mois.Pour chaque garçon enfermé il recevait environ dix pesos et cette affaire était devenue-si profitable qu’il était retourné à Hotnblon pour y chercher d’autres enfants.Sanz a retrouvé subséquemment un certain nombre de ces enfants, mais pour y arriver, il a dû avoir recours à l'aide du service secret de Manille et do la gendarmerie philippine à Capiz.|I.a plupart des enfants n’ont jamais I été retrouvés.Les individus impli-., .j qués dans ces transactions ont été 1 enchère des enfants se pratique libre- arrêtés et ont suivi leur procès ; ie principal d’entre eux qui opérait sous , un faux nom a été condamné pour enlèvement de mineur.ment dans certaines provinces de cette colonie.DES FAITS REVOLTANTS de choses que je viens de décrire et i u’U ne sache pas qu'un grand nombre de Moros de cet endroit gardent des esclaves jusqu’à ce qu'ils soient forcés de leur rendre la liberté par le gouvernement provincial sous ma di" ___ rection, comme secrétaire de l’inté- Dean C.Worcester au gouvernement! rieur mais s’il en est ainsi il n'a pas (Service particulier) Washington, 27 — L'esclavage, dans toute la force du terme, existe dans toutes les Philippines, même dans la ville de Manille, et le pêona-ge est général dans les lies, dit, dans un rapport spécial, le commissaire | LES POtURSUITES SONT SI BLES IMPOS de l’ile.Le département de la guerre ne l'a pas encore reçu, mais d'autres fonctionnaires en ont des copies.Ce rapport a été fait en réponse à “ Dans mon propre rapport annuel pour 1912, je demandais l’adoption d’une loi pour punir le commerce des esclaves.Le 24 octobre de cette année-là, la commission des Philippines en adopta une qu’elle envoya à l’Assemblée, le 8 janvier 1913.L’Assemblée la déposa promptement sur la table ; elle y est encore.“ Un procès a été intenté à Thomas Cabanag, marchand d’esclaves très connu, qui vendait et achetait surtout des enfants ifugaos.Il fut accusé rie séquestration illégale en rapport avec la vente avouée d’urne jeune fille nommée Jisuaya.Il fut déclaré coupable en première instance, en appela à la Cour Suprême le 16 mars 1907 et fut une province égale- ! acquitté.C’est la fameuse cause dans La Compagnie Mutuelle d’immeubles, Ltée Au secours de l’expédition du Dr Mawson LE BANQUET REUNIT D1REC | DEUX DES EXPLORATEURS ONT TEURS.ACTIONNAIRES ET i AGENTS DE CETTE SOCIETE COOPERATIVE A L’OCCASION DU lOème ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION.le droit de prétendre qu’il est "un Filipinos au fait de ce qui se passe.” DANS LA PROVINCE D’ISABELLE ._ , 'Isabelle est _________________ „____ une demande de renseignements faite ment soumise à l’autorité du gouver- j laquelle le juge Tracey rédigea la dé-au département par le sénat le 1er arment philippin, mais elle diffère | cirion.T.a jeune fille avait treize ans mai; le sénateur Borch avait lu une de Palawan en ce qu’une grande «t la preuve démontra qu’elle avait lettre du commissaire Worcester qui j majarité de ses habitants sont j été achetée de sa mère pour quelques affirment l’existence de l’esclavage 1 chrétiens.De plus elle fonctionne d’a- cochons et poulets, du riz, et un man-sur une telle échelle qu'elle présentait i près un acte du gouvernement pro- team.Cabanag la vendit à un homme des problèmes graves au gouverne- , vincial et n’est, par conséquent, en de Nueva Viscaya qui la revendit à aucune manière, sous ma juridiction Uin indigène d’Jsabclla.Le tribunal de- Le rapport de Worcester est d’au- tant plus Intéressant que le département de la Guerre a fait savoir au sénat qu’il ne connaissait rien de ’existence de l’esclavage dans les Iles.M.Worcester dit qu’il a fait des rapports sur cette question au bureau des Affaires Insulaires en 1910 et en 1912.M.Worcester définit le péonage l’é-.at d’un débiteur tenue par son créancier dans une espèce de servitude comme secrétaire de l'Intérieur.Bien | que depuis longtemps l’esclavage ait été commun dans cette province, 11 l’est encore aujourd’hui.On admet son occurrence.et son état est décrit dans un rapport rédigé par un ci-i rover, de tlenor Quezon, Francisco : Dic’aoso, gouverneur de la province en 1903, date du rapport.SOUS WILLIAM TAFT 'William H.Taft était gouverneur ou d’esclavage involontaire, l'état | civil des Philippines ^en ce temps-là une enquête pleine et entière des faits.Entre autre choses, on accusait le gouver- -, - , .neur Dichoso lui-rrême de posséder diverses formes du trafic des êtres , , ,, , r ,_____^ «ninritner Qe8 e8Cla/.eB’ ma’S 11 nla’ n0n lans lequel est un être humain tenu ct ll ordonna qu on fit .omme un effet, nourri et babillé mais pas payé.Il décrit en détail les humaines, l'impossibilité de suprlmer ce commerce avec les lois actuelles et les efforts futiles faits pour passer de nouvelles lois, de temps à autre, depuis le commencement de l’occupation américaine.Les citations couvrent toute la période écoulée depuis ce temps jusqu’à aujourd’hui.M.Worcester dit : LES ENFANTS A L’ENCHERE Il est encore d’usage courant pour les Fillpines habitant un territoire adjacent à celui des Nêgritos, des Tagbanaus, Eongots ou Ifuagaos, dit le rapport de se procurer des enfants en s'en emparant ou en les achetant, puis de les détenir comme esclaves pour les vendre quand ils y trouvent un avantage pécunier.Ces infortunés sont des esclaves purs et ffimples et ils sont à maintes reprises vendus et revendus.LES ESCLAVES ACTUELS Un cas typique est celui de Lasso, un.Tagbangu de Palawan.Lasso a étfl acheté de Patraco TobaStabas par le pasteur Medino, au prix de quarante pesos.Medino l’a vendu à VinCente Bacculli pour le même prix et en 1912 Touastabas l’a racheté au prix de 45 pesos, cette année 11 l’a vendu à Benito Marcelo pour 55 pesos.L’affaire est venue devant le secrétaire trésorier Palawan qui est en même temps juge de paix, à propos d’une difficulté 'relative an paiement des esclaves et c’est de cette manière que le gouvernement en a eu connaissance, le fonctionnaire a renvoyé le malheureux dans sa tribu et il m’a lourni un récit des faits.PAS D’ESCLAVAGE AILLEURS De-s personnes moins sujettes à caution que les marchehrls d’esclaves j dont je viens de parler ont prétendu que l’esclavage n’existe pas et n’a jamais existé dans les territoires soumis à l’autorité de la législature des Philippines distincte de ceux qu'habitent les Moros et les autres tribus non chrétiennes et qui sont- soumises è l’autorité de la commission des Iles Philippines seulement, mais Palawan est l’une des provinces soumises à l’autorité de l’assemblée philippine.Il est possible que senor Quezon, le délégué des Philippines au congrès, oui nie l’existence de l'esclavage soit assez ignorant de ce qui se passe là-ias pour n’étre pas au fait de l’état ckla qu’il n’y ax7ait violation d’aucune loi, la jeune fille n’étant pas retenue par la force physique réelle.Cette décision a empêché toutes les poursuites que nous avons essayées depuis.A l’occasion du dixième anniversaire de fondation de la Compagnie Mutuelle d’immeubles Ltée, directeurs, actionnaires, contrôleurs et agents se réunissaient hier soir à l’Hotel Bureau, au Bout de ITlc, pour prendre part à un fort joli banquet.Plusieurs des convives étaient accompagnés de leurs femmes, ce qui ajouta encore au charme de la réunion.Dès 7 hrs 30, deux tramways spéciaux stoppaient devant les magnifiques bureaux de la compagnie, 706 rue Sainte-Catherine.Invites et amphytrions y montèrent et.en route pour le Bout de ITle.Pendant tout le trajet on chanta des airs canadiens.A l'Hôtel Bureau, des tables étaient plantureusement servies et chacun fit honneur au menu.Pendant le dîner, l’orchestre Mont-Royal fit entendre un joli choix de morceaux.Au dessert, M.J.B.M.Dufresne, Erésident de la compagnie et du anquet, se leva.Il souhaita la plus cordiale bienvenue à tous et fit un court exposé des débuts modestes et de la marche progressive de lu “Mutuelle”.Celle-ci fut fondée au PERDU LA VIE.— LES DERNIERES NOUVELLES DE L’EX PEDITION.Un bureau modèle avec tousses départements TEL SERA LE POINT SAILLANT DE L’EXPOSITION QUI AURA LIEU A L’ARENA AU MOIS D’OCTOBRE.parce qu’il n'y avait aucun esclave à acheter, mais parce que c’était contre sa nature de considérer des créatures humaines comme une propriété.Ambos Oanarines est une.province régulièrement sous la puissance du gouvernement philippin t, même depuis que les Américains occupent cette province, on a vendu des enfants pour les déporter en Chine.Les faits essentiels furent rapportés par le gouverneur philippin et le ministre du Trésor dans cette province.On m’a dit que c'était la coutume chez les Chinois de cette province, qui achetèrent des enfanta pour les envoyer en Chine, de tailler les eheveux de ces enfants “à la chinoise" et de les vêtir de même.C’est particulièrement intéressant de noter que ces Chinois déclarèrent qu’ils achetaient ces enfants pour les adopter.Les Philippins usaient du même motif lorsqu’ils achetaient des enfants nègres pour en faire des esclaves.” Ici M.Worcester produit les dossiers du gouvernement comme preuve à l’appui de ce qu’il vient d’avancer.VENTE ET ACHAT D’ENFANTS "Romolon ajoute le rapport est une subdivision de la province de Capiz et est habitée presque exclusivement par des Filipinos chrétiens.Il a pour gouverneur un Filipinos.Le 9 octobre 1902.ce fonctionnaire té-1 légraphiait ce qui suit au secrétaire de l’exécutif à Manille : “A Retel hier, Vincente Montiol, se présentant lui-même comme agent de la Société de Manille, a cherché à se procurer cent étudiants de Romblon en prétendant représenter le gouvernement, il indu'it les élèves des écoles à croire qu’ils obtiennent des bourses.Garantit dépenses et instruction.Elèves doivent travailler comme commis et recevoir le produit de leur travail.Environ 70 élèves ftgês de 10 à 18 ans ont signé des Iæ point saillant de la prochaine exposition d’aménagement de bureaux c9ç compte (Service particulier) Christ-Church, Nouvelle-Zélande, 27 —I/es secours sont arrivés juste à temps pour sauver la vie au Dr Douglas Mawson, l'explorateur australien des régions antarctiques, et à ses cinq compagnons laissés en mars dernier sur l’ile Macquerie, dans l’océan Antarctique, quand les 24 autres membres de l’expédition du Dr Mawson sont revenus en Tasmanie à bord de [’“Aurora”, au retour de leur voyage au pôle sud.On croyait que les six hommes avaient d’amples provisions pour attendre le printemps antarctique, mais le commandant du steamer du gouvernement envoyé récemment à leur secours rapporte que les explorateurs avaient épuisé toutes leurs provisions et vivaient depuis quelque temps de la langue et du coeur des éléphants de mer.Tous étaient visiblement dans un état de grande faiblesse quand le navire de secours est arrivé.L’expédition du Dr Mawson a eu le malheur de perdre deux de ses membres dont la mort est dûe à des accidents arrivés sur la glace: le lieutenant Ninnis, officier dans l’armée anglaise, et le Dr Xavier Mertz, un savant suisse.La première expédition est partie J’attribue ma Guérison Uniquement ET ENTIEREMENT A L’USAGE DE “FRUIT-A-TIVES" Hull, Qué., 24 déc.1909.“Pendant les douze dernières années, j'ai eu de douloureuses attaques de dyspepsie.Je ne pouvais digérer ma nourriture et topt ce que je prenais me causait les douleurs les plus atroces à l’estomac.J’avais eu aussi une terrible attaque de constipation, et quelquefois, mes intestins ne fonctionnaient pas durant deux semaines.Trois médecins me soignèrent durant deux ans et me donnèrent toutes sortes de remèdes, mais ne me firent aucun bien.Mon poids fut réduit à 80 livres seulement et tous pensèrent que j’allais mourir.J’eus enfin' la bonne fortune de faire l’essai de “Fruit-a-tives”, et aussitôt que je eoiqmenai à en prendre, je me sentis mieux.Je continuai le traitement et, à ma grande joie, mon état s’améliora constamment.J’attixbue ma guérison uniquement et entièrement à “Fruit-a-tives” et je ne puis assez louer ce remède qui m’a sauvé la vie.A tous ceux qui souffrent de dyspepsie et de constipation, je recommande “Fruit-a-tives” comme un remède miraculeux.” Mme ANDREW STAFFORD.50c.la boîte, 6 pour $2.50, boîte d’essai 25c.Chez les marchands ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.le PACIFIQUE Canadien EXCURSIONS de MOISSONNEURS A WINNIPEG $10.00 SEPTEMBRE 3 Détails sur demande.mois d’août 1903.Depuis sa fon-da-,______r_________ __________ lion elle a émis au-delà de dix mil-1 de Hobart, Tasmanie, le 2 décembre le certificats.Elle a fait des prêts 1911.Son objet principal était l’explo importants dont bénéficient les actionnaires de la compagnie.Ses succès ne se comptent plus et le plus bel avenir lui est réservé.Afin de nouvoir mener à bien toutes ses entreprises, elle «’est installée chez elle dans le .superbe immeuble de la rue Sainte-Catherine Est.“Je laisse à d’autres”, dit M.Dufresne, “de vous parler de notre compagnie, et j’invite M.A.F.Jeannotte, M.D., à vous dire quelques mots.” M.Jeannotte, entre autres choses, déclara que la compagnie avait déjà un capital souscrit de $70,000; Contre la Fatigue TORONTO *9,08 a.m.et *10.UO p.m.à la gare Union WAGON-OBSERVATOIRE BIBLIOTHEQU! SALON AU TRAIN DE JOUR *3100 p.m., I la gare de la rue Yonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA< GONS-LITS ECLAIRES A L’ELEO-TRIOITE EXPOSITIONS TORONTO Départ 29, 31 août, 2, 3, 4 aapt.Pfeart 30 août et 1er Sept.Limite de retour 9 Sepx.Départ par ehemin de fer, retour par ba« $10.01 $7.04 lean du 29 août au 4 septembre .Limite de retour 9 septembre.QUEBEC Départ jusqu'au 1er Sept.Départ.26, 27, 28 août .Limite de retour.3 Sept.SHERBROOKE Départ.30.31 août.1, 2, 6 Sept.Départ 8, 4, 5 Sept Lf ‘ ‘ Limite de retour, 8 Sept.$14.04 $4.9fl S3.53 $324 $2.4< FETE DU TRAVAIL Passage simple Départ, 80.31 août, 1er Sept.Limite de retour.2 septembre.Un passage plus un tiers Départ, 29.30, 31 août.1er Sept.Limite de retour, B septembre d’affaires ou Business Show qui aura lieu à T Arena du 8 au 14 octobre sera un bureau modèle destiné à montrer au public en général les dernières inventions et les plus nouvelles méthodes applicables aux bureaux d’affaires.Les hommes d’affaires de Montréal paraissent porter un très vif intérêt à cette exposition car ils sont certains de trouver là - no»nbre de nouvelles idées des plus avantageuses qu’ils pouront mettre en pratique chez eux.Le bureau modèle sera monté et arrangé par un expert en l’art d’aménager les bureaux.Ce sera un bureau d’affaires aves ses différents départements: salle de comptables, bureau du gérant général, salles de ventes et de commandes^ département de correspondance, etc.L’on verra dans le bureau-modèle comment l’on tient les livres maintenant et comment les anciennes méthodes de calculer sont surannées et sont une cause de perte de temps depuis que nous avons les machines à calculer.un demi-million de prêts; ses livres sont ouverts à qui veut les voir.Parses mesures coopératives, elle procure à l’ouvrier les moyens de se construire un “home”.Ont aussi porté la parole: MM.Jos.Lamoureux, Mèdérir Martineau, F.C.Crépeau.J.A.Mignault, J.A.Brhsebois, J.A.Fauteux.La santé do la presse fut proposée par M.N.Brise'bois.MM.Henri Comte et P.G.Ouimet répondirent.Le Dr Bastien proposa très spirituelle- La commission des services électriques écrit au bureau des commissaires qu’elle prépare les plans des conduits de la rue Craig, de la rue Saint Jacques, de la rug McGill et de la rue Notre-Dame.M.Gcfét, l'entrepreneur des travaux actuels, a obtenu le con-., - , , , - - .trat pour la construction des conduits ment la sanie1 ^cs dames, et.dans , (j€ la rue Bleury, jusqu’à l'avenue dos sa repon.se, M.N.Brisebois dit des ration de la ligne des côtes antarctiques.Quand r“Aurora” retourna chercher les explorateurs, au commencement de cette année, le navire fut forcé de partir sans prendre le Dr Mawson et cinq de ses compagnons, formant l’un des détachements, parce qu’il était en danger d’être écrasé par les glaces.Comme on disait que le détachement était bien équipé, on n’eut aucune crainte à son sujet et les nouvelles apportées par le commandant du navire de secoure aujourd'hui ont causé une surprise générale.-?- Les conduits électriques Outre ce bureau-modèle, l’exposition contiendra une foule d’articles et d'objets qui seront d’un grand intérêt M.Alb.Goulot.pour les hommes d’affaires.L’on ver- M.J.B.Duhamel ra là des specimens d’imprimerie qui sont le dernier mot dans cet art et des modèles d’annonces.L’organisation de l’exposition avance rapidement et l’on nous assure que tout l’espace disponible sera occupé et que Montréal verra l’une des plus intéressantes exhibitions vues depuis longtemps.choses aimables et vraies à l’égard du beau sexe.Avant la fin du diner, M.J.A.Brise'bois, secrétaire archiviste, donna les noms des agents ayant mérité des primes ct bonus durant le ’¦feoncours de 1912.Liste des primes et bonus (taçrnès par les agents durant le concours de 1912: M.1.H.A.Fauteux.$932.50 M.1.Martel.932.50 M.B.A.Beaupré.482.60 M.Art.Lapalme.228.40 M.Art.Courtois.194.80 M.D.Panineàu.25.00 20.00 10.00 Primes et bonus gagnés durant le même concours par les agents de la campagne: M.J.A.Dton.$100.00 M.P.M.Vaillancourt.37.50 M.Tel.Srhiller.37.50 M.Louis Brazeau.12.50 M.Alf.Pelletier.12.50 Chemin de fer Canadien-Nord Samedi le 30 août le chemin de fer Canadien Nord aura un train spécial qui partira de la Jonction de Mont- engagements pour s’embarquer avec i 5'°'r’ .p'™' devant arriver à Ini fliir 1a nrnrhnfn Via + oan T^otillQôrdCâU fl, 7.50 p.m.IjCS Voya- geurs qui partent de Montréal lui sur le prochain bateau.Parents et T.iiteuru non consultés.Cet enrôlement des enfants est-il illégal ?SANZ.” Dans une lettre datée du cinq juillet 1913, le gouverneur Sanz m’a fait un rapport complet de cette affaire.Il l’avait suivis de sa propre initiative et trouvé que eet homme avait antérieurement enrôlé un grand nombre d’enfants pour les entraîner de cette loin, II de leur foyer ci des ! prendront le train spécial du chemin de fer Pacifique Canadien qui part de la gare de '?Place Viger à 3.40 p.m.Quant ; reste, le service restera le même ce our-là.Lundi, 1er septembre, fête du Travail, le train No 47 qui doit partir d’Huberdeau à 1.45 p.m.et arriver à la Jonction de Mont'ort à 4.45 p.m.sera supprimé et à sa place un train spécial partira d’Huberdeau à 5.45 p.m.arrivant à maniéré (Voles.Il en avait vendu quelques- : ia Jonction de Montfort à 8.25 p.m.uns purement et simplement.11 avait faisant raccordement avec le train ,, ., ,,, j spécial du chemin de fer Pacifique Canadien qui doit partir de cet endroit à 8.35 p.m.et arriver à la gare de la place Viger à Montréal à 10.00 p.m.Les billets seront vendis au taux d’tm passage simple pour l’excursion aller et retour de Montréal à toutes les stations sur le chemin de fer Canadien Nord,, bons pour départ du 30 août au 1er septembre inclusivement, retour jusqu’au 2 sep tembre et au taux d’un passage eim-ple plus un tiers pour l’excursion aller et retour, bons pour départ du 29 août au 1er sep terni ire Inclusivement, et pour retour jusqu’au 3 septembre.r.Avant le départ, il y eut une petite sauterie.On a particulièrement applaudi la “gigue” dansée par M.Louis Brazeau, un allègre jeune homme de 72 ans.Voici quelques noms d’invités: M.et Mme J.B.M.Dufresne, M.et Mme A.F.Jeannotte, M.D., M.et Mme J.G.Crépeau, N.P., M.et Mme Médéric Martineau, M.Aimé Mignault, M.et Mme J.A.Brisebois, M.et Mme Jos.Lamoureux, M.N.Brisebois et Mme Jules Brisebois.M.et Mme H.Ad.Archambault, M.et Mme Louis Labelle.M.et Mme Fauteux, M.et Mme O.Caron.M.et Mme .1.Martel, Mlle A.Dufresne, Geo.Dancause, Mlle Ida Mongeau, M.Edouard Roy.M.et Mme P.A.Goulet, M.et Mme D.Papineau.M.el Mme Roch Payan.M.Arthur Pampalon.Mlle A.Joannette, M.Thomas Normandin, M.et Mme J.A.Emile Boileau, notaire, M.et Pins, et de la rue Sainte-Catherine, de la rue Guy à la rue Atwater.Le coût est, pour la première rue, de $58,000, et pour la seconde, de $35,-000.La température en août Le mois d’août etembie avoir pris les records de la chaleur et du froid, de la sécheresse et de la pluie.Le 17, le thermomètre marquait 89 degrés, le 25, il descendait à 43.3 degrés.Les premiers vingt jours du mois ont passé à peu près eîans pluie.Depuis jeudi dernier, il est tombé autant d’eau que pendant tout le reste du mois; les chiffres 6ont en effet 0.8 de pouce de pluie du 1er au 20 août, et 1.50 pouce, du 20 jusqu’à aujourd’hui.si vous êtes abattu, courbaturé, déprimé, quelques doses prises suivant les directions de POUDRES NERVINES de MATHIEU exemptes d’Opium, do Morpblne.de Chloral, ou autres drogues dangereuses, feront dis-psralt re ces fâcheux symptômes en quelques instants.25 («nt! la botte do Il Poiéni Kn vente partout Vous vous débarrasserez de cette mauvaise TOUX REBELLE arec le SIROP MATHIEU su Goudron.A l’Huile de Foie de Morue et au x au très Ex Ira its.Médicinaux, qui soutient ct guérit.Km Vbntk Partout Cie J.Ti.Mathieu, p*or«mrAi.» Shbhhbookk, P.Q.l-CHMIT.riLSiCIE, LIMITEE, DeposlUIrMenOlM,MONTKtU BANQUE DE MONTREAL AVIS est par les présentes donné qu’un DIVIDENDE DE DEUX ET DEMI POUR CENT sur le capital payé de cette institution a été décria ré pour le trimestre se terminant le 31 juillet 1913, lequel sera PAYABLE à sa maison de banque en cette ville ,et à ses succursales, le et après MARDI, le DEUXIEME JOUR DE SEPTEMBRE prochain, aux actionnaires enregistrés au 31 juillet, 1913.Par ordre du bureau de direction, H.V.MEREDITH, Gérant général Montréal, 22 juillet, 1913.SERVICE SUPPLEMENTAIRE SAMEDI, LE 30 AOUT De place Viger.A Ste-Agathe.1.10 p.m.et 3.40 p.m.A Staynerville, 5.30 p.m.Du Mile End.A Ste-Scholastique, 2.10 p m.DIMANCHE.LE 31 AOUT Le 4.45 p.m.do Ste-Agathe eat discontinus.Le 5.10 p.m.de Ste Agathe fera aussi lea ar* rêts du train 446.je G.25 p.m.de Nante.1 est discontinué.LUNDI, LE l«r SEPTEMBRE Départ de Ste-Agathe, 5.Ut) p.m.Départ de Labedle, 5.00 p.m., avec wagon» palais de Nantel.Départ de St-Jérôme.8.30 p.m.Le 4.00 a.m.de Nominingue est discontinué.Départ de La chute à 8.30 p.m.De la gare Windsor.Le 5.35 a.m.de Sherbrooke est discontinué.Déport de Rigaud à 8.23 p.m.sur le temps dtl 520.MARDI, LE 2 SEPTEMBRE Départ de Nominingue k 4.00 a.m.pour Placf Viger.Départ de Sherbrooke à 5.35 a.m.pour la gare Windsor.WAGONS SALONS Pour Sherbrooke.Départ de la gare Windsor II 5.30 p.m.ven» dredi, le 29.Départ de la gare Windsor h 1.15 p.m.same* à 8.00 a.m.samedi la le 30.Pour Montréal.Départ de Sherbrooke, 30.Départ, de Sherbrooke à 5.35 a.m.mardi, le 2, Pour place Viger.Départ de Nantel k 0.25 p.m.dimanche, 31 discontinué.Départ, de Nantel à 0.25 p.m.lundi, 1er, spécial.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en rente pour Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardis jusqu'au 20 octobre.Limit! de retour 2 moi*.BUREAUX DES BILLETS : 141-148 rue Saint-Jacquet Tél.Main 8125 ou h l’Hôtel Windsor, et aux gares Plnc* Viger et Windsor.GRANOTRUNK sy'stea^ Les autobus M.Gûorgca Poliquin, de la Compagnie Canadienne d'Autobus, arrivera de Londres datvs quelques jours avec des nouvelles définitives sur les ar.rangements faits à Londres par M Duncan McDonald, président et gérant général de la compagnie.On commencera avec cent voitures à l’automne.Les autobus sont construits par la compagnie qui en ooère déjà un si grand nombre à Londres.INTERET DOUBLE Chaque piaetre que rmis épargnez peut rapporter un intérêt compoaê de fl p.r.grflre fi nos comptes d'épargne de bons en or.Une piastre ouvre un compte.Parez comme vous voudrez.Garantis pnr un actif ie $3.000,000.00.Faites venir la.brochure.Hommage à un industriel chrétien Les Engrais Chimiques “International” donnent les Meilleurs résultats et des plus Payants.LA LETTRE SUIVANTE EN EST UNE PREUVE CONVAINCANTE Baint-Georges, Beauce, le 7 juillet 1913.M.GEO.TANGUAY.Québec, » Monsieur, Je vous écris ces quelques lignes pour vous donner de me«s nouvelles qui sont excellentes.Je commence à recevoir des félicitations de vos engrais chimique* “INTERNATIONAL’', tous les jours et je vous assure ou© les résultats soat bien beaux.J'ai visité plusieurs champs et je suis rest?surpris de voir les résultats.Si c’était possible.rpuWez donc m’envoyer dee enseigne© pour mettre dans champs, ©t sur les routes, je crois que coJ-a noua aidera encore à en vendre.Votre tout dévoué.(Signé) PHILEAS QUIRION.Pour renseignement*, veuillez vous adresser 48 me Saint-Paul, Québec.Paris, 27.— Le lundi, 1er septembre, sera célébré solennellement, à Briare, (Loiret), le centième anniversaire de la naissance de M.Jean-Félix Bapterosses, le fondateur de la grande fabrique de boutons et de perles.De magnifiques fêtes seront don- !«s Mme Josauhat Lafrance, MM.Tel.i - , _• j , Schiller, Trois-Rivières; J.Alphège ne*8 so“8 ^ auspices de la ville.Villeneuve, P.Sauvage, F.Bon r Ron, I , MSr d Orleans, et U O Viau Trefflé Charpentier M ^deR personnalités parisiennes pren-Irazeau M.Lanlhier.Dr ,T.E.Bas- dront part à cet hommage rendu au ien.Mme Bastien.M.et Mme J.H.j grand industriel chrétien.'¦clair.M.et Mme A.H.Dnfrance, M.L.Dalcourt, M.et Mme H.Raymond.M.et Mme O.Bélanger.M.el Mme Henri Roy.M.et Mme J.E.Tremblay.A NOS AMIS Le ‘'Devoir” est outille oour ran .tes Imoresslons dans tous les aenrao.Ouvrane oaranfl.Mariage On annonce pour le 8 septembre le mariage de M.D.S.Tremblay, notaire de Saint-Timothée, avec Mlle Valérie Perron, fille de M.et Mme J.C.Perron, de la rue Saint-Urbain.La bénédiction nuptiale leur sera donnée en l’église du Saint-Enfant-Jésus, à 7 heures a.m.L’Association des Banques Toronto, 27.— Une assemblée du Comité de l’Association Canadienne des Banques a eu lieu hier après-midi, dans la salle d’assemblée du nouvel édifice de la Banque de Toronto.Le colonel D.R.Wilkie présidait l'assemblée, qui fit le choix des membres de la Commission des Vérificateurs, ainsi que le demande la nouvelle loi des banques.Les noms seront soumis à l’approbation du ministre des Finances, à Ottawa.Immédiatement après le choix des membres de cette nouvelle commission, l’assemblée nomma les fidéicommissaires des fonds de réserve de l’or, la Banque Canadienne du Commerce, la Banque de Montréal et le Royal Trust.DEUX INDESIRABLES.David B.Franklin et Jay Lee, les chevaliers d’industrip arrêtés la semaine dernière par les détectives Gorman et Lepage, ont comparu hier après-midi en cour d’enquête.Le juge Lanctôt ayant été informé que la police n’était pas prête à procéder, accorda un délai.MONTRÉAL ET TORONTO La seule voie double.$ hn el 9 hr» 40 nutin.7hri 30 et 10 hr* 30 ieir Wagons aalon, restaurant et bibliothèque Bur lea trains do jour; wagon»-lits Pullman, éclairés à l'électricité, aur les trains de nuit, Wagon à compartiments “0!ub,, au trnim d« 10.30 du «oif.L'international Limité” Le Train le plus Beau et le Plus Rapide al Canada Montréal Toronto-Chicago à 9 heures ma« tin, tous leg jours.Aménagement Supérieur* MOISSONNEURS $10.00 à WINNIPEG, Man Taux proportionnellement réduit» pour Edmonton et gares intermédiaire».Départ 3 septembre.EXPOSITIONS TORONTO 30 août, 1er Sept.$7 00 29.31 août, 2, 3.4 .Sept.10.00 Aller par voir ferrée, retour par vapeur.29 aoftt au 4 Sept, inc!.$14.00 Limite de retour, 9 Sept.QUEBEC 25 août; 29 août au 1er Sept.$4.90 27 et 28 août.$3.55 Limite de retour, 3 sept.SHERBROOKE 30.31 août.1, 2, 6 Sept.$3.20 8, 4.5 Sept.$2.40 Limite de retour.8 Sept.Fête du Travail Passage Simple de Première Classe Départ 30, 81 août, 1er Sept, retour jus-qutau 2 Sept.Passage Simple de Première Classe Plus an Tierf Départ, 29, 30.31 août, 1er Sept.,; retoul jusqu’au 3 Sept.PARC OTTERBURN, 1er SEPT.Retour de MONTREAL.35c Départ Montréal.8 heures 01 matin; retour Montréal, 7 heures 05 soir.VOIE DE CHEMIN DE FER ET DES GRANDS LAOS Entre l’Est et l’Ouest du Canada.Grand-Trône et Northern Navigation Co.Vift Sarnia, Lac Huron.Lac Supérieur et Fort William.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l'Ouest du Canada, vift Chicago, chaque mardi, jusqu’au 28 octobre.Bons pour deux mois.BILLETS A LA COTE DU PACIFIQUE Retour.* 31 octobre.Privilège d'arrêts.BUREAUX EN VILLE : 122 rue Saint-Jacques, angle St-François-Xavier Tél.Main 6905, H Ote! Windsor og gare Bonaventure.“U Choc de la Vie” par Jeanne de Coulomb 27 (Suite.) Il ne savait pas encore, mais d’a-riince il prévoyait que les lignes future*; lui apparaîtraient ternes, déflorées, .sans intérêt, comme ces :hoses bannies que l’on trace d’une nain distraite avec une encre irop jàle.1 Soudain un rire perlé traversa le lilence, le joli rire qui éveillait lans tous le.s coeur.s les cordes joyeuses de la jeunesse.celui de Marine !.La jeune fille rentrait do la plaie et, comme toujours, elle taquinait le grand Efflam : —Monsieur de Kerlnnnilis, quand «rrivera votre charmante cousine ?Bi né comprit la réponse à la saillie qui suivit : —Nous irons ensemble à Sainte- Anne et, tous deux,'nous demandons à la M^re de la Sainte Vierge de nous envoyer un bon mari.Un bruit de verrous tirés coupa court au gentil verbiage et, de nouveau, le silence régna dans la cour.René, ta tête toujours entre les mains, pensait au rêve caressé par sa mère.Marine était st jeune, si enfant même, qu’elle épouserait sans doute celui que sa iante Line.tte lui désignerait, et, aver sa droiture naturelle, elle s’efforcerait d’aimer le mari qu’on lui aurait choisi, mais René pourrait-il lui rendre son affection ?Elle répondait si peu à ses aspirations t Jamais il n’y aurait eatre eux cette parfaite communion d’idées qui fond deux Ames en une seule.Il ne serait pour elle qu’un tuteur indulgent qui sourirait à «es saillies et qui, peuj-ètre parfois, soufflerait sur sa galtê en lui laissant deviner .sa mélancolie.—Est-il honnête d’agir ainsi ?se demanda Réné.Sa conscience répondit non ; il ne voulut pas l’écouter.N’était-ce pas plutôt son coeur meurtri qui parlait ?—C’est si nouveau encore, pen-sa-t-il, la blessure est béante.Plus tard, elle se cicatrisera.On finit par oublier.Il essaya de se persuader que tel était son devoir, et de même qu’on menace les enfants de Croquemitai-nc pour le.s engager à être sages, afin de vaincre ses dernières répugnances, il évoqua la dure physionomie du baron de la Sambre.Cet étranger, qu’était-il au juste ?Ne fallait-il pas sauver Mme de Châ-teauduc d’un pareil mariage ?Et, pour cela, il ne voyait pas d’autres moyens pratiques que d’épouser Marine, mais comme il se méprisait de consentir à cette capitulation.—Seul, la pauvreté ne me ferait pas peur, mais avec ma mère !.De grosse larmes roulaient sur ses joues : il pleurait comme un enfant son bonheur, «a fierté, son indépendance perdue, et c’était là l'épreuve la plus cruelle que lui réservait la ruine.Combien de temps resta-t-il dans cet état de dépression, il n’anrnit pu le dire ?Tout à coup, il tressaillit : quelqu’un mettait une .clef dons la serrure de l'entrée.La servante était couchée ; le capitaine devait ronfler en basse-taille.René tourna la tête pour examiner le tardif visiteur, et.malgré la nuit très sombre, au pas ferme ct régulier, il reconnut Loïc.—Ah ! ça, s’écria-t-il, d*où sors-tu ?Il n’y a plus de bateau à cette heure.—Je suis à Port-Louis depuis six heures du soir.Nous avons assisté à des tirs à Gàvrcs et, au retour, j’ai dîné chez un camarade marié dont ta femme est installée ici pour l’été.—A la bonne heure 1 J’étais tout près de crier au sortilège.Le jeune officier s’était assis auprès de René : sa contenance affaissée était celle d’un homme que la fatigue ou la souffrance accable.René oublia sa propre détresse pour ne plus songer qu’à celle de son compagnon.Tout d’abord, il mit les choses au pire : entraîné par de mauvais camarades, Loir avait peu-être joué, fait des sottises.Et pour le savoir, il remarqua : —On ne te voit plus ! Deviendrais-tu misanthrope ?Il faillit même ajouter : —St tu as quelque ennui, ma bourse est A ta disposition.Mais, tout à coup, il se souvint qu’il n’avait plus le droit d’être généreux, et H s’arrêta, le coeur serré.Laie avait relevé la tète, comma un homme surpris des paroles qu’il entend.—Vous semblez croire que je suis dans une mauvaise passe ?balbu-tia-t-it.—Dame 1 Je l’avoue !.Tu as fair si abattu.Je voudrais te relever, quitte à te gronder plus tard !.—€e n’est pas ce que vous croyez.—Qu’est-ce alors ?Loïc baissa la tête et se tut.—Voyons ! confesse-toi.dit René, en lui posant la main sur le bras.N’as-tu donc plus confiance en moi ?Je me souviens pourtant qu’autrefois, à Paris, les jours de sortie, tu me parlais à coeur ouvert.Loïc ne répondit pas et, bien qu’il ne pût distinguer nettement son visage, René comprit que le licune lieutenanl pleurait.Justement inquiet, il reprit : —Ton père s’est déjà aperçu que tu avais quelque chose.Ce soir, j’ai compris qu’il était triste.Il est allé se coucher de bonne heure.—T)h 1 surtout à lui, je ne voudrais rien avouer.—Mais à moi, ne peux-tu te confier ?—Je vous en prie, Monsieur.N’insistez pas.—Si, j’insisterai.C'est mon devoir.A ton Age, il n'est pas naturel d’avoir une figure d’enterrement.; , —Je ne suis pas le seul à souffrir !.Jacques de Trévor, par exemple.—Te serais-tu brûlé les ailes à la même flamme que lui ?—Oh ! non ! j’aime Armelle comme une soeur ! —Alors, c’est d’une autre qu’il s’agit ?—Oui.-Est-ce que je la connais ?—ÿon seulement vous la connaissez, mais encore, autour de vous, on désire vous la voir épouser.—Parlerais-tu de Mlle Toulin-guet ?Loïc ne répondit pas direete-rnent, il continua : —Cela m’est venu dès le premier jour, en écoutant son joli rire.Une folie de ma part t.Je la paye cher aujourd’hui.René garda, un instant, le silence : il pensait aux projets de sa mère.Au bout d’un moment, il reprit : —-Pourquoi dis-tu que c’est une folie ?—Parce que je suis pauvre et que je porte un nom obscur.Un sabre et deux galons !.Quels piètres hochets pour une héritière ! —Comptes-tu pour rien ton amour d'honnête homme ?Mlle Toulinguet n’y serait peut-être pas insensible.—Je ne le lui laisserai pas deviner !.Bientôt, je vais partir pour jles manoeuvre^,.côté, elle quittera Port-Louis.En admettant même l’impossible, qu'elle ait, un moment, pensé à moi, elle m’oubliera et elle en épousera un autre, vous peut-être, et c’est pourquoi, tout à l’heure, j’aurais mieux fait de me taire.Oubliez à présent ce que je vous ai dit.—Non, je ne l’oublierai pas et je ne veux pas l'oublier!.Mlle Marine est charmante, niais je ne demanderai pas sa main.Loïc poussa un soupir de soulagement.—Je ne demanderai pas sa main, poursuivit René d'une voix ferme, parce que je ne l’aime pas.Si l'amour vrai, l'amour désintéressé peut compenser une inégalité de fortunes, il n’en est pas de même pour les avantages que le monde apprécie.L’homme qui jette son nom et la gloire de ses aïeux dans un plateau de bnlanec pour faire équilibre,A de lourds sae.s d’or, m'a toujours semblé méprisable.—Personne n’eût songé à vous faire pareil reproche.Vous êtes riche!.Mais je vous remercie de me parler ainsi.Vous m’enlevez un poids très lourd que j'avais sur la poitrine.A BUtrrsV' fl LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 27 AOUT 1913 vol.iv.— No.2orr TEMPÉRATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue .Notre-Dame Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum.72 Même date Tan dernier.^ , 67 Aujourd’hui minimum.52 Même date l’an dernier.60 BAROMETRE — 8 h.matin, 29.83 ; 11 h.matin, 29.85 ; midi, 29.85.DEMAIN Beau et chaud.(Service particulier* Toronto, 27 — Il a plu dans plusieurs endroits de l’Ontario, aux Provinces Maritimes ainsi que dans l’Alberta et la Easkat-chewan.Lacs et Baie Géorgienne, Ottawa et Haut Saint-Laurent : beau et frais aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent, Golfe et Provinces Maritimes : Quelques averses aujourd’hui.Demain assez beau.Supérieur : Ifeau aujourd’hui, averses demain.HARRY THAW EN COUR LE MESSAGE DE WILSON Où Acheter Demain Le juge Globensky cause toute une sensation en refusant au représentant canadien de l’état de New-York de prendre part à la discussion.Le fugitif de l’asile de Matteawan est le point de mire de la foule.—Les procédures sont remises à cet après-midi.— Le retrait de l’habeas corpus.A une heure cet après-midi, le président des États-Unis a commencé la lecture de son message dans lequel il résume la situation mexicaine.LES JOURNALISTES BANQUETES Dom Gasquet au Canada Londres, 27.— Dom Gasquet, président de l’Ordre des Bénédictins anglais et historien catholique bien connu, est parti de Londres ces jours derniers pour l’Amérique.11 doit y faire un séjour de quatre mois au cours duquel il donnera une série de conférences sur les réviseurs de la Vulgate.L’objet de la commission des réviseurs n’est pas de donner une nour velle version latine de la Bible, comme livre officiel, mais de poursuivre des études philologiques et de continuer l’examen des manuscrits.Les conférences de Dom Gasquet seront illustrées par des projections et indiqueront le champ du travail de la commission qui doit siéger encore pendant deux ans, à une dépense de $150,000.-*- Un Congrès de tempérance Il sera tenu à Saint-Hyacinthe les 9 et 10 septembre prochain.Le premier congrès diocésain de tempérance, du diocèse de Saint-Hyacinthe, d’après une lettre circulaire de Sa Grandeur Mgr Bernard, se tiendra à Saint-Hyacinthe les 9 et 10 septembre.Le programme, qui est des mieux choisis, se lit comme suit : I.— Le 9 septembre soir, à 7 heures et demie, à la salle du bazar, séance publique, conférence illustrée : “Le grand voleur d’eau”, par M.Tabbé S.Tranchemontagne, P.S.S., de Montréal.II.— Le 10 septembre : a) Messe à 9 heures, à la cathédrale.Allocution par le Rév.Père Ladislas, franciscain, des Trois-Rivières.b) A 10 heures, au soubassement, première séance pour les membres du congrès.c) Dîner à la salle du bazar, à midi.d) A 2 heures et demie, 2èmeséance du congrès.e) Souper à la salle du bazar à 6 heures.III.— A 7 heures et demie p.m., séance publique de clôture du congrès !i la cathédrale.Avant la cérémonie de l’enrôlement des petits enfants, parleront : M.Tabbé J.P.Desrosiers, curé de Saint-Pierre-aux-Liens, Montx-éal ; Thon, juge P.X.Lemieux, de Québec ; M.e Dr Eugène Saint-Jacques, de 1 Hotel-Dieu de Montréal ; M.le chanoine Lepailleur, de Montréal.Les abbés Lamoureux, curé de Bedford, Decelles, curé de Saint-Marcelle, le chanoine P.Z.Decelles, curé de Saint-Présence, liront divers ram-ports.\ oici quelques-uns des travaux qui seront mis à l’étude : la lutte contre l alcoolisme et les buvettes dans les paroisses depuis 1900 jusqu’à 1912 • les causes du succès ou de l’insuc-ces ; les voeux et les résolutions que requiert la situation présente.Est-ce de Fintimidation?(De notre correapcm
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