Le devoir, 1 octobre 1958, mercredi 1 octobre 1958
MKTrOROLOGIK Gin^ralemtnt nuageux avae pluia an aprèt-midi at aeiréa Min.: 45 — Max.:55 Gracieuseté de : Shearer Lumber Co.Ltd.MONTREAL DEVOIR Dtrnetaur: Girard RILION FAIS CE QUE DOIS Ridaetaur an chat: André LAURENDEAU Fête du jour : S.REMI evéque et confesseur Lex Librairies FERNAND PILON INC.Papeteries • Articles de bureau VOL.XLIX — NO.228 MONTREAL, MERCREDI, 1er OCTOBRE 1958 10 cents l'exemplaire CEDANT A LA PRESSION DE SES ALLIES Washington: volte-face envers Pékin Duplessis vs Le Devoir "Fournissez des détails” dit MeMéthot."Vous les avez déjà” répond Me Jean-Marie Nadeau Cause prise en délibéré par Pierre LAPORTE TROIS-RIVIERES 1 -— Le juge Jean-Louis Marchand, de la Cour supérieure, a pris en délibéré hier une motion pour détails présentée par les avocats de M.Maurice Duplessis dans sa cause en libelle diffamatoire contre le DEVOIR et son directeur.M.Gérard Filion.Me Jean-Marie Nadeau représentait le DEVOIR et M.Filion.C’est Léon Méthot, de Trois-Rivières, qui occupait pour M.Duplessis.M, Méthot Il s'agit, dit le procureur, dune motion pour détails, a l'encontre d'un paragraphe de la défense, le paragraphe 33, T.a cause a été entendue en mandées Quant aux détails ad division de pratique de la Cour j ditionnels, dit-il, c'est M.Du-supéneure des Trois-Rivières, j plessis qui les possède.Il a 1.audience a commencé vers ; refusé de les fournir au Devoir, 10 h.15 et a duré près d'une j qui lui a posé plusieurs ques heure M Méthot a prétendu j lions légitimes pour pouvoir qu'il avait besoin de détails sup- | exercer son droit de critique.' (1111 s® l'*- comme suit : plémentaires sur le« accusations Que M Duplessis, dit-il, nous portées par le Devoir afin de donne ces détails et nous les ne pas être pris par surprise .transmettrons à son procureur, lors du procès.j ^jp François Nobert assistait Me Nadeau a répondu que ces Me Nadeau.Me Méthot était détails sont déjà inclus dans le accompagné rie son fils, Jean, dossier de la cause.Il a cité | qui est l'avocat au dossier, plusieurs numéros du Devoir qui j Voici l’essentiel de ce qui fournissent les informations de I s'est dit hier.LES POURSUITES CONTRE LE DEVOIR: La désignation de Me Danie Johnson dans son bref serait "illégale' quant au domicile par Yves M'CHEAU L'eWetre de get naturel e eu un rebondissement hier metin •u paleis de justice de St Hyacinthe alors que l'Imprimerie Populaire Limitée qui Imprime le journal "La Davolr" a demandé par la voix da set procureurs, le rejet de l'action en libella diffamatoire intentée contre ce journal par Ma Danial Johnson dtputé dt Bagot at ministra das ressources hydrauliques de la provinca dt Québec."nés ministres, des cnn seillers légtsfattfs.ries fonctionnaires supérieurs sont impliqués dans l’affaire du qaz naturel, depuis au moins 1rs débuts de l'année 1955, époque à laquelle la Quebec Natural Gaz Corporation obtint, illégalement et secrète ment, de l’Hydro-Québec et de ses commissaires, une option d'achat du réseau gazier de l’Hydro - Québec, compagnie de la Couronne.e1 comme telle sou-mise directement ou indirectement, dans Vintérét public à la surveillance du de mandenr, des membres de son cabinet, de l’Assemblée législative et du Consetî législatif’’.On reporte la cause à 1955, dit Me Méthot, en affirmant que des ministres sont impliqué* de Dulles évoque l'hypothèse d'une rencontre avec Chou En-Lai - Blâme à Taipeh En moins da ?4 heures, Washington a sensiblement modifié ta politique à l'égard de Pékin ainti qu'en témoignent let décle rationt inattendue! de M.John Foster Dulles.Le tacréiaire d'Etat évoque en effet l'hypothèie d'une éventuelle rencontre avec M.Chou En-lai, affirme que toute renonciation à la foret dent la détroit da Formota devra être réciproque, qualifie "d'intenté" la stationnement de troupes aussi nombreuses dans le bastion dt Quamoy, souhaite enfin l'évacuation partitll# das affectifs nationalistes dans l'éventualité d'une trêve.A Varsovie les entretiens sino-américains sur la crise da Formosa paraissent moins inutiles qu'on l'avait d'abord pensé, les deux ambassadeurs ayant décidé, à l'issue d'une séance de trois heures, de reprendre leur conversation dès samedi.A la Maison-Blanche, le président Eisenhower exalte le "désir profond de paix" du peuple américain et se dit convaincu que la crise actuelle "peut être conjurée".Voilé pour l’actif d'une journée au court de laquelle le revirement opportun des Américains, astiment les observateurs, aura peut-être épargné au monde un conflit généralisé .Les mêmes observateurs attribuent cette volte-face du secrétaire d'Etat à deux causes principales: 1) l'impopularité croissante de la politique américaine en Extrême-Orient auprès du peupla américain; è cet égard, l'incident des lettres de protestation n'a pas été aussi futile que certains hauts fonctionnaires ont voulu le faire croire; 2) la pression que Londres, Paris et Ottawa ont probablement exercée sur Washington en faveur d'une attitude plus conciliante.Par ailleurs, la crise de Formose a été marqué* hier par las événements suivants.Pékin a prétendu que les nationalistes chinois emploient des missiles américains contra ses avions, M.Chou En-lai a accusé Washinoton d* violer constamment les -«aux territoriales et l'espace aérien de la Chine pooulair*.Pour leur part .les Américains s'apprêtant è fournir des "fourgons • un J Ami volant*'' C-119 aux nationalistes pour faciliter I* ravitaillement V/IIUWU a un UClUI d* Quamoy, sans cessa eompromia par l'incessant barrage de ‘'artillerie communiste.Taipeh refuse de renoncer aux îles Quemoy et Mafsou NATIONS UNIES — Le délégué de la China nationaliste i l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré hier que son gouvernement refuse d'une paix acquise au prix d* l'abandon des îles côtières de Quemoy et Matsou."Nous avons constaté qu* la politiqua de l'abandon n'ast pas rentable", a notamment affirmé l'ambassadeur T.F.Tsiang è la tribune de l'assemblée.Le diplomate a rappelé que le communisme ambitionne de s'étendre à tous les pays du monde dont il fera des victimes s'il doit triompher.Et si la Chine nationaliste est affaiblie, a-t-il ajouté, c'est tout le sud-est asiatique et le monde qui en subiront les conséquences."Acquérir la paix aux dépens de quelques pays libre, a-t-il conclu attesta une politique à courte vue.Acquérir le paix aux dépens d'un principe témoigne aussi d'un manqua d* clairvoyance." MiMwwiimmM -.,,,, IL Y A 25 ANS, LA CONVENTION DE SHERBROOK» Le congrès qui a choisi Duplessis a siégé sous le signe du chahut par Pierre LAPORTE aux Fils de la liberté ?OTTAWA.— Il semble per mis de croire que le* Fil* de la Liberté obtiendront un délai additionnel de trois semaines pour décider s'il* désirent re tourner en Russie, leur pays d'origine.Le ministre de la justice, M.Fulton, a donné hier une indication en ce sens à Tissue d'un entretien avec les chefs douk hobors.qui lui ont demandé de prolonger le temps qui leur a M.Dullai reproche et annonce l'assouplis sement de sa diplomatie en Extrême-Orient.Eisenhower et la paix WASHINGTON — Au cours de sa première conférence de presse depuis trois semaines M.Dulles a littéralement stu péfié les correspondants lors WASHINGTON — I,e prési qu'il a déclaré qu'une rencon ('ent Eisenhower a affirmé hier tre avec le président du cor.T,e l'agression des communis seil de la Chine populaire n'é ,es chinois dans le détroit de tait pas exclue.I] s'est empres- ! Formose constitue une grave sé d'ajouter toutefois qu il pr?menace à la paix mondiale.Il ferait de loin ie* entretiens au I 8 fail cette déclaration au cours niveau des ambassadeurs qui ne d'une entrevue avec le nouvel supposent pas de décision rapide.Le chef de la diplomatie américaine a ajouté que toute renonciation à l’usage de la force dans le détroit de Formo- ambassadeur de la Chine communiste.le Dr George Kung Chao Yeh.Le président a dit que la Chine nationaliste "partage le transport.De plu* ,!e gouver nement de la Colombie-Britan nique, s'offre conjointement, à en cause, ministres qui sont en quelque sorte solidaires du demandeur (M Duplessis).Nous • demandons donc que la défen-L'Imprimeri# populaire piétand que M* Johnson s'ast mal ^ deresse (l'Imprimerie populaire j1^' nrévu' [mit^abm-d"exni* désigné dans le bref d'assignation qui a été signifié au Devoir, Ltee) et le défendeur (M.Gérard hier d abord expi "an se déclarant comme étant domicilié à St-Pia, comté d* Bagot, Filion) soient obligés de nous j district de St-Hy*cinthe, alors qu'en réalité M* Johnson est donner les détails que nous | Par la même occasion, M domicilié dans la district da Montréal où il a son principal éta- j réclamons Nous prétendons William Moojelsky, de Nelson, blissement.! qu'une simple référence à Tan j Colombie-Britannique, qui est née 1955 est trop imprécise et ! secretaire de la secte, a déclaré as suffisante.Nous demandons ’ qu'il attend toujours la réponse n«Jri 1' h^-tTl'!'i.'IP «té alloué pour faire connaître devra être réciproque et que j désir profond du peuple améri-Fnn'wtentif^ 2® demander que )et|r r^p0tl;?e j, ] 0ffre fédérale M® stationnement de troupes | cain" qui ne veut pas d'une i- d'assumer les frai, de leur aussi consi ' •' L'Imprimarit Populaire Limité* qui es* la défandaeossa dans Is causa ajouta: "Catte fausseté, illégalité *t irrégularité, causa è la défenderesse un préjudice évident et grave.En effet le demandeor poursuit le défenderesse en dommages alléguant das prétendus libtlltt parus dans te journal "Le Devoir" et il allègue spécialement que le dit journal circule dans la district judiciaire d* St-Hyacinth* où le demandeur réside."Pour ces multiples raisons, plais* au tribunal d* déclarer la désignation dt Me Johnson dans la bref, faussa, illégal* #* irrégulière quant au domicil*.En conséquence déclarer le bref et se signification nuis *t non avenus.Partent rejeter l'action sauf recours, s'il y a lieu, et condamner le demandeur è tous le, dépens".INTERROGE L'hon.Daniel Johnson a été le seul témoin entendu dans la cause.S* déposition a duré plus da deux heures.Il fut tour a tour interrogé et contre-interrogé par ses propres procureurs et les procureur, de l'Imprimerie Populaire Limitée.L'hon.juge Paul-Emile Côté, qui siégeait an Cour supérieure, a pris la causa en délibéré.La motion présentée par l'Imprimerie Populaire Limité* s appui# sur un article du Code d* procedure civil* intitulé: "Exception, è la forme".pa.- ^ i .les noms des gens que Ton pre-! au télégramme qu'il a fail par sente comme les acteurs des faits que Ton veut plaider.Me Nadeau ;onsidérabies sur les îles ; guerre qui pourrait éclater s'il y côtières lui paraissait ''insensé" j avait négligence de notre côté de la part du gouvernement na à soumettre des suggestions en ______, ___ __________, tionaliste.C'est la première ; vue d'une solution pacifique.aioer à leur rétablissement.Le q,le M.Dulles se permet j ' Je suis sûr que la crise ac- eje critiquer ouvertement la po- , tueiie peut être conjurée par htique du general Tçhang Kai une action ferme de nos deux rhek.Le secretaire d Etat a de : pays travaillant, comme tou-plus exprime 1 espoir que Tai jours dans le passé avec une peh évacuera une partie des | unite rie but et comme des par quelque 30,000 hommes canton tenaires à la poursuite rie nos nés dans les îles dès qu une ! idéaux communs", a déclaré M treve aura ete conclue.Eisenhower.M.Dulles estime en outre que L'ambassadeur a rappelé le* perspectives d'un dénoue "qu'une fois de plus la Chi-ment pacifique de la crise de ne et les Etats-Unis sont enga-Formose se sont beaucoup amé ! gés dans un combat commun, venir au président soviétique Voroshilov.Requèt* accordé* 11 a précisé qu'il avait envoyé ce télégramme il y a environ un mois et qu'il contenait la demande "officielle, formelle et finale" des Fils de la Liberté d'émigrer en Union soviétique.liorées depuis deux semaines.; cette fois contre un agresseur amélioration qu'il attribue prin dont l'objectif n'est rien d’autre cipalement à la stabilisation des que l'esclavage global.'’ I,e demandeur, dit le procureur du Devoir, a certainement droit aux détails qu'il demande Notre prétention c’est qu'ils sont déjà dans le dossier de la cause.Dans la pièce “P-l”, produite par le demandeur, on lit j M Moojelsky s'est entretenu que le Devoir, à la demande ! avec les journalistes à la suite meme du premier ministre Du- ! de l'entretien de près d'une plessis.publiera dès le lende- demi-heure que lui et M.Peter, ., , - - main les noms des ministre* ini I Elasoff, égalemeni de Nelson : m(’n' militaires, mais comtner pas enrayées à temps, pliqués dans l'affaire du ga/1 ont eu'avec M Fulton, accom- ~ ‘ * naturel.Le journal du jour sui-j pagne pour l'occasion de M.\ant, lo 14 juin, donne en VV.R .îaekett, souA-ministre de effet tes noms de six ministres j 1* justice.forces rivales II s est dit con- M.Yeh a ajouté que la situa-vaincu que e danger d’une tion actuelle dans le détroit de guerre généralisée a considéra , Formose peut être lourde de hlement diminue.| conséquences pour le monde en- Dans l'éventualité d'une trêve, lier si les tentatives commu-a souligné le secrétaire d'Etat, nistes pour sonder les faiblesses i! faudrait envisager Tapplica dans la structure de défense coition de sanctions, non seule lective du monde libre ne sont (Suite A la page 11) (Suite à la page 11 ) 'lu'WwiwMwr!.¦ i'|iuiiiiivRiiini(rtHaiii«KMimwaw.rwiiHiiN:iM • ciales.Toute violation serait Pariant plus tard aux journa-donc aussitôt punie.I liste, il , émis Topinion que En résumé, Washington affir le blocus de Quemnv par les me son désir de négocier avec ! communistes est un mythe la Chine, admet enfin que Tai i "Je ne crois certainement pas peh n'est pas à l'abri de tout ! que Quemov tombe au cours des _________________________________ prochains jours.Quemov tien- jdra longtemps, longtemps." Après sa réélection comme moire dé Montréal en 1930.Camillien Monde, chef de l’opposition conservatrice prnvin cwle.apparaissait comme un dangereur adversaire du régime Taschereau.Les liberaux affectaient de croire que sa popularité et son influence ne dépassaient pas les limites de Montreal.Les conservateurs préten-dmeni évidemment que toute la province se disposait à l’acclamer comme un libérateur, Les liberaux considéraient, la ville de Quebec, la eapi taie, comme l'un de leurs chateaux forts.Ils ne se faisaient pas faute de répéter que Camtllten Monde aurait bien du mal à obtenir l'audience des Québécois Le chef de l’opposition décida donc de frapper un grand coup en tenant un ralliement du parti conservateur dans la ville de Québec.C'est à l'ancienne Aréna détruite par l’incendie quel ques années plus tard que les Québécois lurent invités à se rendre pour entendre le maire de Montréal.Tout le monde se demandait quel accueil les Québécois rcsériaient a Camillien Monde.Mes milliers de personnes accoururent donc à l’Arrna par un dimanche après-midi.Mes l'ouverture de l'assemblée.il était évident qu'il u ntxjif de la poudre dans l'air.Le président de circonstance n'avdit pas prononcé plus de quelques phrases qu'il se voyait interrompre par des aiuliteurs peu sympathiques à Monde et aur conservateurs.C-ci ni il licit IF nu de en ca ni pu gne Lassemblée Aréna — vu — tumultueuse de Québec de par Pierre VICEANT Le polie* municipal* La clameur s'enfla bien-Tôt au point de couvrir la voix de l'orateur dont je n'ai pas retenu le.nom.Il était évident qu'il y avait une clique organisée et.que les interrupteurs étaient groupés dans l une des sections des estrades.Le chahut fut de courte duree- La police municipale de Québec qui avait des effectifs considérables sur les lieux exécuta une charge irresistible- Ce fut la plus belle bagarre à laquelle il me fut donne d'assister pendant ma carrière de journaliste.Rien de grave, pas de blesses o charger dans les ambulances, mais autant de mouvement qu'on pouvait en souhaiter Attaqués par en haut, les fiers-à-oras a'al-légeavre liberale roulaient, jusqu'au bas des gradins ou détalaient à toutes jambes.Il ne fallut que quelques minute* pour nettoyer cette section des estrades.Pour bien comprendre le télé déployé par les policiers québécois pour maintenir l'ordre et assurer la liberté de parole, il faut se rappeler certains événements oubliés aujourd'hui.Le chef de la police municipale de Québec à cette époque — je crois qu'il .s'appelait Lambert - - avait été en butte aux attaques déloyales de la police politique du régime.Traduit devant les tribunaux, la foule québécoise lui avait fait un triomphe au moment de son acquittement.Les policiers municipaux ne pardonnaient pas aux libéraux les affronts qu'ils avaient faits à leur chef.Et le ralliement Monde leur fournissait l’occasion tant désirée d'r.rrreer des représailles et d'affirmer vigoureusement leur solidarité.L'assemblée se poursuivit dove dans le rnlme pendant plusieurs minutes et quelques discours secondaires.Deuxième bagarre C’est l'actuel ministre des transports dans le cabinet Duplessis.M.Antoine Ht-vard, qui avait été choisi pour présenter Camillien Monde à la foule québécoise.Il se lança donc dans un éloge bien senti de son chef, mais au beau milieu d'une envolée sa voix se trouva couverte jxir une nouvelle clameur qui parfait rrtte fois dune section à l'autre extrémité des estrades.I.e.s briseurs d'assembler liberaux étaient divisés en sections et ils n’avaient pas fait donner toutes leurs forces à la fois.La police québécoise exécuta une seconde charge tout aussi enlevante que la première Pour la seconde fois, on échangea des coups et des hommes roulèrent au bas des gradins.La resistance ne fut pas plus pro.longée que la première fois et les policiers nettoyèrent une seconde section des estrades.M.Rivard reprit le fil de son discours- Il y eut bien encore quelques interruptions et.quelques escarmouches, mais la police expulsa impitoyablement tous les manifestants adverses.M.Rtvard s'etait sacrifié pour son chef.Quand Camillien Monde se leva pour prendre la parole, l'entente était rétablie à f'Aréna.Ses partisans étaient maîtres de la situation et l'acclamaient avec enthousiasme.Il put à son aise fustiger ses adversaires du rég’^ne Taschereau et se fai HÊKÊÊÊÊÊtà ¦.¦¦¦¦¦¦ | re applaudir à chacune des attaques qu'il leur portait.Révélations sensationnelles L’organisateur du parti conservateur a Québec à l’époque était M.Thomas Maher, qui fut nomme plus tard premier commissaire français de la radio à Otta-ma.Il s'était reserve le dernier discours de cette grande journée.Apres avoir fait comme il convient l'éloge de son chef, il se mit d raconter à la foule comment, il s'y était pris pour déjouer ' les complots des libéraux.Ses révélations tenaient un peu du roman de caa et d'épée.Il affirma que Tor.gantsation libérale avait pris des mesures extraordinaires pour empêcher Camillien Monde de parler à Québec.Il affirma qu’il avait réussi à introduire un espion -dans la place.Il affirma encore qu'il avait obtenu à l'avance des details complets sur les manoeuvres q u i devaient s'accomplir pour briser rassemblée.Et à l'appui de ses affirmations il exhiba un plan de l'Aréna où l'on indiquait les positions que rie-raient occuper les diverses bandes libérales, fl avait averti de ces meures la police municipale de Quebec dont il avait obtenu la collaboration — que collaboration enthousiaste comme on avait pu le constater.C'était un beau jour pour les conservateurs qui l'emportaient sur toute la ligne et pour Camillien Monde qui venait de remporter un tri-oinpbe dans la capitale provinciale.Pierre VICE A XT DEMAIN: Le sommet — Te-lection municipal* d* 1930.iiiliflfiwéiiitiiiiiiiiiiwiitiitiiiiiffliiiiiii'itiWfiiifiwitiiiiiiiHiwiiiiiiipiNliPiwi.'-' A Varsovie V ARSOVIE — I,e.s ambassadeurs de Washington et de Pékin ont conféré durant près de trois heures hier et.à Tissue de cette cinquième séance, ont décide de reprendre leur conversation samedi.Ni M.Jacob Ream pour les Etats-Unis, ni M Wang Ping Nan pour la Chine populaire n ont voulu commenter la nature de leurs entretiens Mais les observateurs s'accordent a dire, à la lumière des déclarations de M Dulles, que Washington est désireux de poursuivre les conversations tant qu il ne sera pas prouve qu elles sont inutiles.Les missiles TOKYO — I.a t hme communiste pretend que les nationalistes chinois utilisent des missiles téléguidés américains "Sidewinder” contre ses avions.Pékin ajoute que c'est là “un geste prémédité dans le plan américain d'une guerre d'agression" et menace "de porter des coups punitifs à l'aviation de Tchang Kai-Chek pour ce geste criminel".Un article publie dans le "Populaire” de Pekin, la voix du régime communiste, precise que l'usage des missiles téléguidés est une provocation militaire d une extrême gravité".“C'est la première fois dans les annales de la guerre à travers le monde que des missiles téléguidés sont utilises" dit l’article."L'impérialisme américain menace maintenant l'humanité d une guerre de projectiles téléguidés et nucléaires " Une émission de Pekin, publiant un communique du ministère de la defense, dit que l'un des avions a été descendu par un "Sidewinder" lancetfl un (Suite à la page 11) éé La ‘‘convention de Sherbrooke” éveille des souvenirs divers selon les personnes gui se la remémorent.Pour les conservateurs de stricte ] obédience ce fut le commencement de la fin de leur ixirti dans la province de ' Québec.Ils le pardonnent difficilement à M.Duplessis.Pour les politiciens qui ont pris le pouvoir quelques an.nées plus tard ce fut l'avènement du chef qu'ils attendaient depuis deux générations.chef qui leur donnerait enfin le cher pouvoir, perdu au tournant au siècle.Pour i I e s observateurs indépendants ce congrès fut le modèle du genre "convention paquetée”, un coup de force dont il est facile, après un quart de siècle, de mesurer i l’ampleur.Cette "convention" a eu lieu les 3 et 4 octobre 1933 dans la ville de Sherbrooke.II y aura vingt-cinq ans vendredi et samedi.Elle avait pour but de choisir un nouveau chef pour le parti conservateur, aécapùé depuis In demission de M.Camillien Houde II n'avait pu survivre politiquement à la défaite de son parti en 1932.alors que la victoire semblait à portée de la main Le congrès avait également pour but d'adopter un programme.Houde contre Duplessis Deux candidats étaient en lice comme chef du parti: M.Maurice Duplessis, dépufi de Trois-Rivières et chef intérimaire de l'opposition à l’Assemblée législative M.Onésime Gagnon, député fédéral de Dorchester.Au moment de te rendre à Sherbrooke.I e s conservateurs étaient profondément divisés.Xon reniement les deter candidat* se faisaient une dure lutte, mais le chef démissionnaire, M Monde menait rondement la bataille contre M Duplessis.Les journaux de la fin de septembre publièrent une lettre sensationnelle de l'ancien maire de Montréal dans laquelle il déclarait ne pouvoir "suivre la directive politique de cet homme (M Ditples.sis), temporaire ou perma nente, pour plusieurs raisons".M Monde les résumait toutes dans la phrase sunusnte: ".son état des prit hostile au programme social préconisé par l’oppo-1 sition et adopté à la convention générale de Québec et.sa déloyauté sourde et constante envers set rhafs et -plusieurs de ses collègues depuis qu'il est député".M.Monde ne s'est pas rendu à Sherbrooke pour le congrès de son parti, mats il a fait des pieds et des mains dans la région de Montréal pour que les divers comtés choisissent des délégués hostiles à la candidature de M Duplessis.Delegués payés Dans la capitale de l'Estrie les délégués, — on n en a jamais su le nombre exact.— se sont insrnts à deur h6tels ceux de M.Duplessis à l'hôtel Maoog.ceux de M Gagnon au .Veto Sherbrooke Hou.se.Des survivants de l'époque nous ont affirme que d'un côté comme de l'autre les frais de séjour des délégués étaient poyes par les candi dats à la, direction du parti."Il nous fallait trouver pas mal d'argent, — nous a dit l'un d'eux.— car non seule, ment nous devions défrayer les frais d'organisation et de publicité, mais il.était entendu que c'est nous qui payions la note d'hôtel de nos partisans".Le principal organisateur du congrès .élan en même temps secrétaire officiel de I opposition a Québec.Il était d’avance acquis à la candidature de M.Duplessis comme chef conservateur.Le président du congrès fut M.Hortensias Réique.député conservateur de Chambly.Le 30 septembre 1933.n peine un mois avant le congrès de Sherbrooke, il votait en faveur d une motion des députés de l'opposition à l'effet de "confirmer M.Duplésiss dans les fonctions qu’il remplit et recevoir de la con.vention le mandat formel de chef du parti conservateur québécois".On n'est donc pas étonné d'apprendre de la bouche de la personne à qui la chose fui dite que M Beique a déclaré au cours du-Congrès: "Nous avons le contrôle complet de la convention et c'est pas l’organisation d'Onésime Gagnon qui va nous l'arracher".Séance, houleuse, Les extraits suivants des journaux de l'époque vous montrent que M Béique a mené le congrès tambour battant et qu i! a écarté sans | pitié tous les gestes des op-] positionvistes: M Yean SAROUR1N (partisan de M.Gagnon): Devons-nous comprendre que les régies de procédure qui | nou,s ont été exposées bvant ; l'ajournement doivent être ; considérées comme adoptée* .«ans permettre aux délégués , de les voter?N BEIQUE: Mors d’ordre ! M SABOURIN: Je ruts en faveur de Tordre, mat* le i principe primordial du parts conservateur est le liberté de i parole es la prédominance de ta volonté des délégués à une convention.Autrefois nous commencions par chas-tir parmi les délégués ceux qui présidaient la convention et nous adoptions ensuite I®* règles de procédure M BEIQUE: Vou, êtes hors d'ordre y SABOURIN: Je tuts convaincu.M BEIQUE I! a éti décidé que vous étiez hors d'ordre.Je lions as donné ma réponse.La fin de /.'intervention se perdt dont :e rhohi,' J.es règles de procédure ne furent jamais t'Otéesl Plus tard autre incident.Le Dr Gaston Demers (partisan de M Gagnon) demande s il peut poser une question.M BEIQUE Vous êtes hors d'ordre.y DEMERS Je 'uis parti- son de l'ordre.mais je vou- drais poser line question.BEIQUE: A I ordre à Tord: re.y DEMERS .Mors vous ve permettre: p' s ma ques- Vf.REIQUE Vous êtes h or * d'ordre.Vf DEMERS Alors ce'st le bà'Hov! y BEIQUE: La parole est a y Louis Fra ncoenr.M DEMERS: J en appelle de i*.oive décisii m.il.BEIQUE: A l'ordre.Je VOUS préviens qu’il rant mien x garder ! ‘ordre! M DEVERS Vous m'iriu pose: le tiaidon.Les lettres de creance Troisième incident: un délègue du ’groupe Gagnon, a demande au president si le.Coin Te Tes •’très de errance avait fait son rapport.(Suite à la page I / ) 3MiiV "k rEATO Ns5 "V f e y . ficiellement blâme, tôt mercredi matin, la Ligue d'action universitaire "pour bien marquer qu il condamne I action que celle-ci a entreprise en matière d'éducation dans *,* “«marche auprès du premier ministre", M.Duplessis.Seite membres du conseil de I A.G.E.U.M.se sont prononces en faveur de cette résolution de bUme tandis que trois autres se sont abstenus de voter.Eparone - prospérité La bonne voie/ L’épargna mène à la prospérité, développa la tans de l’économie, stimule l’énergie et brise le complexe d’infériorité.L'ENÏRAIDE IMMOBILIERE LAURENÏIENNE 1344 est, Sherbrooke LA.1-3698 facilite la pratique de l'épargne méthodique Après avoir discuté pendant I plus de trois heures — de lOh.j 15 mardi soir à Ih.30 mercredi ! matin — sur les cinq points de ' là résolution et sur la conclu-, sion, les membres du conseil se sont prononcés sur chacun des points pris séparément et ensuite sur l’ensemble de la résolution.Le résultat de eh» { cnn des six votes n'a montré i aucune opposition de la part ! des membre.»: seules, deux ou trois abstentions, suivant les points, ont été signalées.La résolution Voici le texte de la résolution adoptée: 1) “Etant donné que la | L A.U.a passé outre à la demande du comité des six pré-] sidents (des étudiants de» universités du Québec) de ne pas rencontrer le premier ministre, lel qu'il appert de son télégramme du 28 août en réponse à la lettre du 25 (du même mois); 21 "Que la L.A.U.a fait | parvenir son mémoire au premier ministre avant même de consulter soit le comité des pro sidents, soit au moins le président de l’A.G.E.U.M., séparant ainsi son action de celle que le conseil avait déjà entreprise ; 3i “Que, malgié ses déclarations.la L.A.U a de toute évidence agi de façon à faire croire à l'opinion publique quelle représentait lout le corps étudiant en déclarant no-tsmment que sa délégation auprès du premier ministre comprendrait des membres de "chaque faculté de chaque université” et en se présentant aux journaux comme un organisme “qui tente d'obtenir l'adhésion de tous les étudiants de la province ; 4) 'Que depuis longtemps la L.A.U.a manifesté une opposition de mauvaise foi envers le conseil de l’A.G.E.U.M.en l’accusant “d'avoir illégalement mandaté les Trois, d'avoir en trepris la grève du 6 mars "sous le signe de la mauvaise foi et de l’intention politique’, et en annonçant publiquement la préparation “d'un mémoire illustrant des détails d'impor tance qui ont été cachés au pu bile; 5) “Qu’ainsi la rencontre en tre la L.A.U.et le prenrver ministre ainsi que l'attitude gé nérale de.la L.A.U, en matière d’éducation furent manifeste ment à l'encontre de la solidarité étudiante; “IL EST PROPOSE que le conseil de l’A.G.E.U.M.donne à la L.A.U.un vole do blâme pour bien marquer qu’il con damne l'action que celle-ci a entreprise en matière d'éduea tion dans sa démarche auprès du premier ministre.” Représentation L A.G.E.U.M avait invité des membres de la Ligue à venir justifier ou expliquer leur al litude devant le ronseil avant qu'une action soit entreprise.MM.(famille Moreau, président actuel, Bruno Houle, ancien président, e! Edmond Synolte ont officiellement représenté la Ligue, répondant aux questions des membres du conseil, et tentant de réfuter leur.» ar guments.Pour les fins de la dis Mission, le ronseil a décidé de siéger en comité plénier, permettant ainsi au président de l’A.G EU.M., M.Jean Cournover, de prendre pari au débat.M.Roberl f ilia-trault, vice-président du Con (Suite à la page 11) Accident à Dorvalî 2 morts Ponctuée d'une tragédie qui a causé deux morts violentes, la liste des pertes de vie continue à s'allonger, atteignant un total rie 29, depuis vendredi soir.Deux hommes ont perdu la vie lorsque leur voiture, de fabrication italienne, a violemment donné contre un poteau, a Dorval, dans la nuit de lundi à mardi Les victimes sont: Léon Nadler, 34 ans, 6030, chemin de la Côte St-Luc et Melvin Margolick, 36 ans, 4340, boulevard Decarie L accident est survenu dans une courbe du Bord du-Lae, près de l'intersection de la rue Neptune Selon la police la petite voiture ne put accepter la raideur de la courbe, étant donné sa trop grande vitesse, et se coucha sur le côté pendant que le toit allait donner contre le poteau.Un autre occupant, David Cohen, 24 ans, 4775, avenue Ridgevate, a été aussi sérieusement blesse Par ailleurs, Lorenzo Michaud, 34 ans, de Lac-des Aigles, a succombé à Rimouski, aux blessures subies précédemment dans un accident de la route.Femme poignardée La Sûreté provinciale détient actuellement un individu en marge d un drame qui s'est produit dans la nuit de lundi à mardi et au terme duquel une femme a été blessée de quatre coups de poignard au thorax, à Pointe aux Trembles, Mme Marc ('rancoeur.551.5ième avenue, a fait brusquement irruption chez une voisine, vers 1 heure, hier matin, complètement couverte de sang et serieusement affaiblie.Son époux est détenu pour fin d interrogatoire.1^ police fait enquête.Séisme dans la région Un tremblement de terre survenu dans la nuit de lundi à mardi a secoué les maisons et semé l’émoi chez, les résidants d une vaste région allant de St-Jérôme à L’Abord à-Plouffe, une distance de 25 milles.Il n’y a cependant eu aucun dégât ni aucune perte de vie.La police municipale et celle de banlieue a confirmé que la secousse sismique a été ressentie dans une vaste région et qu elle était accompagnée d'un bruit sourd.Le R.P.Maurice Buist.séismologue au collège Jean de Brébeuf a déclaré que ses instruments indiquaient que le tremblement de «erre s'était produit à R h, 14 p m.et s'est prolongé pendant 30 secondes.Il a ajouté que la secousse primaire s'est produite à 8 h 14 et la secousse secondaire à 8 h.15 p m.Une vérification mathématique de la différence de temps indique que le tremble ment s'est ¦ - - — .collège, sur La Ligue d'action civique: "Un désir de précipitation risque de tout compromettre" (Me Jean Drapeau) ‘;ll eif absolument indispensable d étendre l'activité de la Ligue d'action civique a I ensemble de la province parce que.de partout, nous sont venus des témol-gnages non equivoques d un appui spontané des intéressés à la diffusion des principes de saine administration à tous les paliers où la chose peut être nécessaire." 'V rïri'laré 1 ancien breuses années une politique ex-1 eux-mêmes comme un mouve maire tie Montreal, Me Jean terieure oui insnire finalement • n-ent a-éa.w-itinn îîtSleî&nt1'™ re’ i ?is’?s«r l’importance de main ‘ comité exécutif de Montréal'suc- de la pro- tenir 1 unité au sein du mouve i cède ainsi au Dr Ruben Lé\es ince nt pris part a i assem- ment.Il a noté qu’un exemple j que.Ce dernier a expliqué qu’il ^ „ ., .s,lir.°f POiW pouvait être la soli- ne sollicitait pas le renouvelle- Me Drapeau, qui demeure pre dante qui existait entre lui-mê-! ment de son mandat parce que sident honoraire de la Ligue, a me et M DesMarais: il a déclaré : les règlements de la Ligue l’in .ouligne qu il ne fallait pas : que toutes les rumeurs qui cou terdisaient.M.DesMarais, qui , d géants définissent aujourd’hui i comtés de la province , _____qu.ment s'est produit à environ 30 milles de l'observatoire du le Mont Royal.Vols a main armee Un audacieux vol à main armee qui a rapporte près de $10.000 à ses auteurs a été perpètre dans un bureau d une compagnie d assurance, au 7ième elage du 1510 de la rue Drummond.Trois bandits, mouchoir sur la figure et revolver au poinc.ont fait irruption à la Continental ( asualty Contran) et.sans plus rie préambule, ont sommé les 30 employés de s'aligner le long du mur.Une jeune fille Mlle Hélène Boisvert choisit ce moment précis pour perdre connaissance Des camarade» de •travail se sont portés à son secours mais l’ordre vint, formel “Laissez la là, ne bougez nas!" Les malfaiteurs n’ont pas perdu de temps: ils ont empoché l’argent pour fuir ensuite par le sous-sol dans une ruelle, à l'arrière de 1 immeuble, où le» attendait une automobile de couleur bleue.Dans un autre secteur de ! la ville, un bandit a réussi à se faire remettre, par une caissière | de la succursale de la Banque provinciale sise au 4494 de la ! rue St-Denis, un montant de $500.sans qu’aucun autre employe ne s'en rende compte.Il a tout simplement remis une unie ,i Mlle Jeannine Pelletier, lui demandant de lui remettre I argent : et la prévenant de ne pas proférer un cri avant qu’il n’ait quitte I 1 l'établissement.• Sedan Sport Luxueux • 6 passagers • '.'lira luxueuse 2) l a PEUGEOT 403 MODEIE '59 la meilleure voiture de France • 35 milles su gallon • 80 milles à l’heura • 4 cylindres Seulement $2,295 GARANTIE ABSOLUE Service de pièces de rechange SUBURBAN MOTORS LTD J P.NANTEL- prfs M.GOYETTE, n#c.tré».400.boul.Décatit • $t*Laur#nt RI.8*8807 y FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS •X» D»TOlr" ut Imprimé »u Mo 434 ut.ra» Notr»-D»nie.à Montréal, par l’Tm prim prie Populalr» compagnie à reaponeablllté limitée, qui en eet TMltrlce.Dlrecteur-férant : Gérard Fillon."Le Devoir" ut membre de la Canadian Pru».de l'Audit Bureau of Circulation et de la Canadian Dali; Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l'emploi pour réimpression de toutes lee dépêches attribuées k ta Canadian Press, à ['Associated Press et au» Bfenrfe Reuters, ainsi que de toutes les Informations locales que "Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "DeTolr" sont également réservée.Abonnement pi; la poste : EDITION QVOTTME.NVR (nn an) : MONTREAL et banlieue», gîe M j CANADA hors Montréal et banlieues, *16 0« ; Etats-l'nls et Empire Britannique, *10 00 ; l'nloa Postale, *20.00.— EDITION DL SAMEDI (un an) : *5.00.— Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair k Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone: Victor 4-3 3 6 1 * il DEVOIR, MONTREAL MERCREDI, Ur OCTOBRE 1958 Le représentant de la Reine peut-il rester en fonction?H y a eu une semaine hier, les députés libéraux À l’Assemblée législative, le chef du parti en tête, remettaient au lieutenant-gouverneur de la province une requête demandant l’institution d’une commission royale d’enquête sur l’affaire du gaz naturel.M.Gagnon prit l’engagement de remettre le document au Conseil des ministres.Huit jours se sont passés ; le public désire vivement savoir ce qu’il adviendra de cette démarche inusitée.Le geste de la députation libérale, tout spectaculaire qu'il est, est conforme à la loi.Le chapitre neuf des Statuts refondus 1941 autorise le lieutenant-gouverneur en conseil à "faire faire une enquête sur quelque objet qui a trait au bon gouvernement de la province.” On a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il existe au moins deux précédents dans l’histoire politique du Canada.En 1891 dans Québec et en 1915 au Manitoba, le lieutenant-gouverneur prit l’initiative d’instituer de sa propre autorité une commission royale chargée d’enquêter sur des scandales politico-financiers.Si l’honorable Gagnon décidait de suivre la trace de ses devanciers, il trouverait sûrement des arguments juridiques et politiques pour justifier son geste.Il recevrait l’appui de plusieurs journaux importante qui se sont déjà prononcés, de même que celui d’une multitude d’associations qui ont réclamé la tenue d’une enquête publique et Impartiale.Ce qu’il y a de particulier dans le cas de l’honorable Gagnon, c’est qu’il se trouve personnellement impliqué dans l’affaire.C’est la première fois qu’un représentant de la Reine se trouve placé dans l’alternative de choisir entre son devoir et son intérêt.Plusieurs juristes soutiennent que le lieutenant-gouverneur n’a pas juridiction pour ordonner une enquête: l’interprétation de la Constitution a évolué depuis les affaires Mercier et Roblin; poser le même geste que le lieutenant-gouverneur Angers en 1891 et le lieutenant-gouverneur Cameron en 1915, serait outrepasser dangereusement la juridiction du représentant de la Reine.Même si cela était vrai, le public ne pourrait s’empêcher d’interpréter l’abstention de l’honorable Gagnon comme un geste visant à se protéger lui-même.On ’’accuserait de s’opposer à ce que la lumière se fasse sur une spéculation dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas très régulière.Si d’autre part le conseil des ministres, ce qui est peu probable, accédait à la requête des libéraux, comment les commissaires-enquêteurs pourraient-ils en toute objectivité statuer sur le cas du représentant de la Reine?Il en va de même d’ailleurs de la cause qui sera entendue Blocs-Notes Form ose et les dangers de guerre L’aviation national!*:* bombardera le* côte* «M-noi*es »’il le feut, et n’a pa* à obtenir la permistion s responsabilités de la municipalité ou de toutes autres personnes, et entre en vigueur, après publication, dans la Gaiett» oéficiell» d* Québec, d'un mis signé par le maire et le secrétaire-trésorier relatant 1 arrêté en conseil qui décrète le changement de nom de la municipalité.'’ (Il) b) Pour I»» «hautement» d» nom* do municipolit»* scolaires, l'article 73 dit: "Quand une demande d'érection, de division ou de changement de limites de municipalité lui est adressée, le surintendant doit en informer les corporations concernées en leur demandant de lui faire connaître, sans délai, leurs objections, si elles en ont, et quinze jours après avoir donné cette informa tion, il doit, si l'érection, la division ou le changement demandé lui parait opportun, publier un avis concernant cette demande dans deux numéros consécutifs de la officielle de Québec; mais ce changement, cette division ou ce*te erection d'une municipalité scolaire ne s'applique pas à la minorité dissidente ou* existe dans toute municipalité affectée par le changement, la division ou l’érection, à moins que les syndics n’y aient consenti.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut, sur requête de toute corporation scolaire et sur recommandation du surintendant-apréa «via et pour des raisons jugée» avantageuses, changer le nom de toute municipalité aco-laire.Ledit changement prendra effet huit jours après la publication de cet avis dans la Gaxcfts officielle d» Québec".(12) e) "Lersqu'H t'eeR d'un cher-g»ment d* nom (d'un bureau de poste) le ministère considère les représentations faite» sous forme de requête et aignée par les clients du bureau en cause, et si la majorité des client» du bureau sont en faveur du changement, règle générale le ministère procède au changement de nom.Toutefois, s'il y a déjà un bureau portant le même nom que le nom proposé, les clients du bu.reau devront nécessairement faire le choix d'un nouveau nom" (13) Quand on parle de franciser ou de reiranciser les noms de nos municipalités où les Canadiens français forme* la majorité, plusieurs s'inquiète*; “Vous n'y a! lez pas de main morte.Au reste, n'est-ce pas une chose irréalisable du moins extrêmement difficile?Nous ne nous lancerons pas dans une longue et inutile dis cussion, mais nous envisagerons bien en face la manière de procéder des Anglais.Pour eux, le fait, le précédent, voHà ce qui compte.Aux Anglo-Saxons qui s’opposent aux changements de noms, rappelons que ce sont eux Sui nous ont servi de modèles.uvrez l'histoire, vous lirez qu'ils ont anglifié tout, à peu près tout, à la auke de leur conquête des forts français.Quelques exemples empruntés à la carte de 1768 suffiront à voua convaincre: Fort Beaubasstn devint Fort T-awrence; Fort Beauséjour, Fort Cumberland; Fort Bourbon.Fort Island; Fort Charnisay Fort Frederick; Fort Duquesne, Fort Pitt; Fort Gaspareau devint Fort Monkton.Dans son numéro-souvenir à l’occasion des fêtes du bicentenaire acadien.l'Evangéline a publié une longue liste oe "noms de l’ancienne Acadie maintenant disparus", noms que les vainqueurs anglais ont rebaptisés a l'anglo-saxonne.Encore Ici, la liste est trop longue pour être citée en entier.Voici simplement quelques exemples; Barrington s'appelait jadis Baccarenu; Rollo-Bav, Baie-de-Fortuhe; Sydney, Bale-des - Espagnols; Amherst, Beauhassin; Yarmouth.Cap Fourchu: Ile du Prince-Kdmiard, lie • Saint - Jean; Charlottetown, Port-Lajoie- Horton.Les Mines; Falkland, Iles Malouines; Bathurst, Nlplsiguit; Fredericton, Pointe-Boudreau, Polnte-Satnte-Anne; Liverpool, Fort-Rossignol; Annapolis, Port-Royal; Sackville.Tintamarre; Carle’ton s'appelait Jadis Tracadlèehe.(14) Changer le nom d'une ville ne constitue pas une aventure «ans précédent.Au contraire, nn pourrait dresser une liste de centaines de lieux, au Canada qui ont changé de désignation.Je me limiterai de nouveau à un certain nombre de cas: Almonte 'Ont.» s’est appelée- Shipman's-Falls, Rhipman's-Mills.Water, ford, Ramsayvllle.Victoria ville; Belleville fOàt Meyer's-Creek ; Cobourg 'Ont : Amherst.Hamilton; Cornwall 'Ont.*: .Johnstown.New-Johnston; Cowansville Qué.»: Nelsonvllle; Edmundstnn 'N.-B.): Petlt-Rault; Forestvllle ’Qué); Sault-au-Cochnn; Rrork-ville 'Ont > Buell's-Bay.F.ll.sa-hethtown.Williams!own, Charles-1 town; Gelt 'Ont.' Rrade’s-Milla i Galt; Halifax 'N -E.>; Cheda-1 houctou, Chehotictou.Halifax; Kenora fOnt ); Portnge-dii-Rat, Norman; Kingston 'Ont >: Cata-raqul, Fort-Frontenac; Kitchener (Ont.); Sand-Hills, Mount-Pleasant, Berlin; Nelson (C.-C.); Salisbury, Stanley; Niagara-Falls (Ont.): Clifton, Suspension-Bridge; Nouvelle-Ecosse: Acadie; Oshawa (Ont.); Shea’s-Corner; Ottawa (Ont.): Bytown; Peterborough (Ont.); Indian-Plain, Scott’s - Landing Po;rt-Arthur (Ont.); Dawsons Landing Prince Arthurs Landing; Sarnia (Ont.): The Rapids, Port-Sarnia; Sault-Sainte-Marie (Ont.1 : Pawi-ting, Bawating, Sault-Gaston, Sherbrooke (Que.); Le Sault, Le Portage, Grandes-Fourches, Hyatt's Mills; Toronto (Ont.): Fort-RouiHé, York; Vancouver (0.-C.); Granville, Vancouver: Verdun (Qué.’: Cote-de-Gentilly, Rivière-Saint-Pierre; Victoria (C.-C.); Comosum, Oamosack.Fort-Camosum, Fort-Victoria; Welland (Ont.); Merrittsville; Windsor (Ont.i; South-Side, The Ferry.Richmond, South-Detroit; Lennoxville; Petites Fourches.Un Ontarien a pu écrire: "Qu'on ne vienne plus s'étonner si les Canadiens français d'une ville à nom anglais entendent le changer pour un beau nom français, parce qu’ils constituent ut.e torte majorité de la population de l'endroit; rien de plus naturel, rien de plus logique rien également de plus simple.Il s’agit d'arrêter son choix sur un beau nom français, de faire de la propagande autour du nom en question, de répéter que le nom français préconisé convient mieux que le nom anglais actuel pour désigner une ville en majorité française.L’idée fera son chemin pour peu qu'on fasse preuve d'initiative et de persévérance.Rien n'arrête une idée lorsqu'elle est habilement soutenue par la propagande”.Puis, on suit les procédures précitées.Le ministre des affaires municipales, Thon.Paul Dozois, nous communiquait récemr-.ent s» sa tisfaction du travail accompli par le Comité de toponymie et se proposait de nous aider à redonner au Québec son vrai visage.Le gouvernement provinci l, "conscient de son rôle de gardien des valeurs françaises," (15) a voulu octroyer la somme de $25,000 à Me Paul Gouin pour l’organisation de ce congrès de refrancisation.Comment procéder?Le Comité de Toponymie du Québec, qui vient d'être constitué sous le* auspices de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec et du conseil de la Vie française a pour mission d’améliorer la toponymie de» municipalités de la Province.Le Comité mettra toute» ses ressources en oeuvre afin de .Prévenir les erreurs de toponymie lors de l'érection des futures municipalités; cette tâche requiert une vigilance constante; Modifier les noms mal conçus.A cette fin, le Comité s'assurera la collaboration des autorités locales, des sociétés historiques, afin de mieux rallier l'assentiment général; Conseiller les requérants qui désirent ériger une municipalité, ou modifier le nom d'une municipalité existante.Le Comité dispose dés maintenant d'une abondante documentation, en particulier d’une liste assez longue de noms convenables.H est à la disposition de tous ceux qui voudront bien le consulter sur toutes questions de toponymie.Il suffit de s'adresser au Comité de Toponymie du Québec, Conseil de la Vie française, 75, rue d'Auteuil, Québec-4.LAfontaine 2-Mbl.Au Ouéboc français, un visage françaisl Jean MERCIER, prier*, Université de Sherbrooke Bya-Bye j CINEMA ET TELEVISION : Deux marchés différents pour L„ un seul produit Une exposition internationale de films tournés spécialement pour la télévision aura lieu l'an prochain à Rome, à l'occasion de la IVième Foire électronique.Durant cette exposition seront projetés des 'Western', des ‘films policiers' ou des films pour enfants, des ‘Actualités1 et des documentaires, des voy» ges d'enquête comme ‘Voyage dans le Sud', ou, enfin, des say nètes publicitaires dans le gen re du ‘Carosedlo’.Il s'agira en somme d'un véritable festival du film destiné i.être télévisé: un jury attribuera des prix et une ‘table ronde' d’experts, à laquelle on prévoit la participation de Frank Capra, fixera les bases d’un vaste plan d’échanges de matériel filmé entre les principaux réseaux de télévision du monde.Ce n’est pas la première fois, en vérité, que Ton entend parler d'initiatives de ce genre, mais jusqu'ici elles ont toutes avorté ou n’ont eu aucun re tentissement.Le projet d’une exposition internationale de !a chronique télévisée d'actualités, qui devait prendre corps à Venise en 1957.par exemple, a misérablement échoué.Le ‘Grand prix eurovision', annon cé en janvier dernier, à grand renfort de publicité, est passé presque inaperçu au cours du festival cinématographique de Cannes, simple événement d’on dre privé entr» jury et producteur» des films concurrents.Un nouveau venu Les racines de ce ohénomè-ne, il faut les chercher sous l'arbre du cinéma, qui, après avoir connu, quarante années durant, une croissance exubérante »ur un terrain fertilisé exprès pour lui, brusquement voit croître a ses côtés un ‘séquoia’ ou un véritable baobab, qui ne tarde pas à absorber une bonne partie de Thumus et menace de le dessécher ; la télévision.Et pour compliquer encore plus les choses, voici que le eune géant, qui a réussi à en graphe trahira sa nature de spectacle d"image« en mouvement".Les prévisions de Sarnoff répondent du reste aux résultat.* d'une évolution, dont on constate déjà les premiers symptômes en Amérique.En effet, si, jusqu'à ces dernières années, la majorité des grandes firmes de production cinématographiques possédaient de vastes intérêts dans les circuits des salles publiques, on a assisté depuis 1954 à un déplacement significatif, en ce qui concerne l'equilihre des capitaux : ces mêmes firmes sont maintenant propriétaires de paquets d'actions des principaux réseaux de télévision américains.Situation particulière en Europe Cette solution, writable oeuf “La télévision est apoelée à remplacer le cinéma”, alfirmait David Sarnoff au cours d’une récente interview.Sarnoff, président de la Radio Corpora tion of America” et fils du pré aident de la "National Broad-1 casting Corporation , un des1 “Grands réseaux” de la télévision américaine, est considéré comme la plus haute autorité vivante dans le domaine de la technique audiovisuelle; ses employés l’appellent 'Thomme du futur'*.Il y a quelques semaines, Sarnoff se trouvait en Europe pour une période de repos et faisait à la presse des déclara lions sensationnelles touchant les prévisions sur les rapports entre le Cinéma et la Télévision."Un spectacle est digne de ce nom — a dit Sarnoff — lorsqu’il réussit à atteindre l'esprit humain et à faire impression sur lui, soit en le divertissant soit en l’instruisant.Dans ce sens, au cours des cinquante dernières années, différentes formes de spectacle se sont répandues: tout d’abord le phonographe, qui atteignait ce but, grâce au son.Puis le cinéma muet, qui amusait et instruisait, uniquement par les images.Ensuite, de nouveau la radio, oui, au point de vue du spectacle, est un perfectionnement du phonographe.Quant au cinéma parlé, il marqua un pas en avant par rapport au muet"."Et maintenant la télévision — a conclu Sarnoff — est une nouvelle phase de surpassement du cinéma, et de ce fait est destinée à le remplacer totalement, comme ce fut le cas successivement pour le ) phonographe, le film muet et la radio.Tous ces différents moyens de diffision ont eu du succès tant qu'ils ont su impressionner l'esprit; la télévision n'a pas d'autre but".Cela ne veut nullement dire que les cinémas disparaîtront (11) Cnd* municipal a 4P e* a 97% Amendé.(121 Code «rolAirr de la province de Qiifhec.édition 1950, p 45.(13» Lettre de M J.N, Grain, directeur de l'Exploitation au miniature de* Poate» Ottawa.(14) L'FvanfélIna, Moncton, K.-B., 1S août 195A.p 33.(15) Ouverture du Confrée de la refrancUation Paul Oouin, Vie française, Juillet-août 1957, p.330.nrp«r rlVnMainV Kr»n»e H*"* m=° ^ !» surface de la Terre, loin près racines sur celle du mai- j 10 Mais de mêmp 011e aue^YThre1 du* reHulnH nniir 1,avènCTTient du moteur à ex* ÎH?.- if^re dU.Ce U i ^i p0l)r plosions amena les propriétai- ainsi dire, se trouve à donner “ des "rAiai, de noste’1 à fifms norniaux nrovenan^dele substituer au râtelier le distri-films normaux, provenant de la buteur d'essence èinsi les à ®»[fmentert V|ips**r'inbrnl^nar* propriétaires de salle de pro-nhos r» J^'on devront s'habituer à n^nVBai|UnnY0nrAeie.imè,.rn|m nous ménager aucun# surprise.Nous avons vécu dans une telle Intimité avec Séraphin Poudrier, Donalds Laloge, Alexis Labranche, le père Ovide, le docteur Cyprien et I leurs compagnons que leur# réactions sont toujours prévisibles pour nous.Nous savons que Séraphin, ne déliera ïamais les cordons de sa bourse pour soulager un "cas de misère", que la belle Donelde sera en toutes circonstances douce, patiente et chari-1 table, que devant une injustice le docteur Cyprien fera de furieuses colères, qu'Alexis, brave coeur, sera toujours amoureux de la bouteille et des belles "créatures", que le père Ovide, mediocra et hypocrite, se fera en toutes circonstances le valet ! de Séraphin Poudrier.Comment M.Grignon peut-il tenir en main son public, et un très large public, avec des personnages aux réactions rarement imprévues?C'est son secret è lui.C'est que ce diable d homme a dans son sac maintes ressources qui manquent à d autres.Il sait toucher la coeur da son auditoire, le faire vibrer au moment qu'il veut, en faveur de l'orphelin, du miséreux, du pauvre; il sait fustiger les riches, les avaricieux, les sans-coeur avec des mots violents et des expressions bien frappées Un écrivain a ou n'a pas cela.M.Grignon, lui, l'a et c'est une qualité précieuse car elle mène au succès, infailliblement.Et ce succès on ne peut pas dire qu'il ait fait défaut jusqu'ici aux "Belles Histoires des pays d'en haut".Dans des milliers de foyers québécois, on se réunira chaaue lundi soir devant l'appareil da télévision, à 8 heures, de septembre à juin, pour voir ."ce que fera Séraphin".On n'espère pas le corriger, on sait comment il agira, mais on tient à voir quand même.Je ne suis pas sûr que l'on ait tout à fait tort.Pour servir d'intermédiaire entre l'auteur et le public la realisation du programme a été confiée à Fernand Quirion habile preneur d'images, qui sait, de sa salle de contrôle, créer pour chaque scène une atmosphère propice.Jean-Pierre Masson Ro-land Chenail, Louis-Philippe Hébert, Paul Dupuis, pour‘n'en nommer que quelques-uns, servent bien personnages et auteur.Je ne crois pas qu'Andrée Champagne ait fait des progrès depuis I an dernier et il lui reste de toute évidence à devenir comédienne, Quant à Paul Desmarteaux, ses colères uniformes en font un curé Labelle qui n'évoque que de très loin la légendaire figura du grand prêtre-colonisateur.On n'a pas donné la nom du décorateur qui a réalisé le salon du docteur Cyprien.Rarement e-t-on pu voir à la télévision un Intérieur de cette époque reconstitué avec autant de vérité.Rien là-dedans qui sentait son studio, comme il arrive si souvent.Jusqu'au crachoir qui trônait à côté du canapé! Programmes de radio Emissions de choix c b f Distribués aux E.*U.__________ SEPT "Cinerama Holiday" en version française L'équipement nécessaire i 1; production du film "Cinérami Holiday” était comme une Ion gue caravane moderne.En fi!» indienne roulaient les camion: chargés de microphones, d'énor mes caméras et de toutes sortei d'autres objets, assez pour rem plir un inventaire de 17 pages.Deux équipes-carat ânes on ainsi parcouru l'une l'Europe l’autre les Etats-Unis, et ce n’es I qu'après de nombreux mois d» I travail ardu qu’elles se retrou vèrent au studio de Louis de Ro chemont qui monta le mervei! leux spectacle “Cinérama Holi day", actuellement en français i l'impérial.Une partie du film présent» deux jeunes époux suisses: Béa trice et Fred Troller.qui fonl leur premier voyage aux Etats Unis.Ils y découvrent un pay« que même bien des Américain* n’ont jamais vu.Avec ce jeun» J couple nous visitons l'un de* j plus populaires casinos de La* Vegas, nous découvrons de* coins merveilleux de ['Arizona | nous allons à San Francisco ave» ] son fameux quartier chinois, ai | New-Hampshire.I.a Nouvelle Orléans nous montre les clubi de nuit où est né le jazz amèri-I cain et nous admirons quelque* ! autres des plus beaux paysages i des Etats-Unis.Alors que ce jeune couple découvre l’Amérique, deux autre* j jeunes époux, John et Belty I Marsh, de Kansas City, décou j vrent la Suisse et Paris.Le film “Cinérama Holiday” j se termine par la rencontre de» deux couples à New-York où il* échangent leurs impressions.La I conclusion qu’ils en tirent est ! voyagez si vous le pouvez, mai» ! si vous ne le oouvez pas, la mril ! leure chose à faire est de voir le film: “Cinérama Holiday”.POURQUOI ISABELLE peur d#« homme* T LOGEMENTS A LOUER Ahuntslc, nie Sacré-Coeur.4 grandes pièce* fermées.$70.— Tél.: DU.9-W82.JNO X grande* pièces, fournaises, linoleum.i*r novembre, $15.00 par mois.5221 nélançer, appt 4, RA.2-7774.2-10-5* T.ps Matinées Symphoniques , , , pour la Jeunesse, sous la direc- — HoFrîirPÇ né» rinpm?> ,!on d(> Wilfrid Pelletier, entre-MUIdireb ae Cinema i prendront une 24e saison, à la i salle du _ Plateau, le samedi [ après-midi, 8 novembre, à 3h.Il j y aura encore 8 matinées cette : saison.OFFRE D'EMPLOI Position atantixfan offerte dans la vente pour pertonnes activeu âRées de 25 à i Rleurv, Montréal.UN.1-2154 IS-10-5* F.« olr rte ••Wartenrti.iR ’ de Montréal °ffre un cour* spécial pour devenir ¦'bartender” amateur.Ce murs rte 4 soirs Reniement comprend l'étude des cocktail*, des “punches' pour reception, hors-d oeuvre et l utlliaa- üon de* vin*.Tél.ou écrivez pour notre pro*nertns.l.'F.rnlr de “nar-iendln*" de Montré.*! 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ANNONCES OnniNAIREN Tarif minimum d, 80c.pour 4 llgnt» (20 motel.Compter 5 mot» à la ligne On» nari.t# da ligna compte pour une ligne entière Le» •hrévlatlon».Initial*! comptent pnur nn mot: le» mot» eompo»*» pour autant de mot».Chaqti* nombre pour un mot.Pour ie, réponse» devant être expédiée» par la posta, ajouter lOr.OROS CARACTKnP-, On» ligne en caractère «othlqu» 13 pointa (20 lettre» ou *»p»c*»i équivaut a 2 ligne» Nalasenca-, service», «ervlce* annlrernaliSs.grand-me»»»».re.merclcînent* pour condoléance», e'c 1 cents le mol minimum Il 00.REPRISE D'UN GRAND SUCfFS 10 repré-cntatlcn» seulement U ThéW'01’03 1858, SM.uc WE 7 8978 préaentt la QUADRATURE du CERCLE A partir du 7 octobre prochain Le» mere., jeudi* vendredi» : 9 h.Les samedi» : 7 h.et 9 h.30.C'est à peine croyable ISABELLE Vf a peur des hommes I PRIX SPECIAUX POUR CE SPECTACLE LISUf MAURICE CHEVALIER LOUIS J0L NOW S MOWING BALLET: * ESRVNOL NE MANQUEZ PAS »*\. ?CE SOIR à 8 heures 30 et lotis le» mercredi», à R heures 30 p.m , sur le» pn.slr» du rear-«U fnn»,ville la TV.un hommage de çbgcu{etiS IGLESIAS, VA V.\A s> DIRECTEMENT d* MADRID! Lf plus sensationnel groupe de dansons espagnols qui se so t jamais produit sur une scène A Montréal.20 DANSEURS «rfhMtr# rt* 25 mii*1fien* 14.15 14 17, 1* OCTOBRE matlnér : Mm.1* wt THEATRE HER MAJESTY'S Frit (Uxr tnrl ): ft2.iO 52.60 M MINI »• S 9l#rrrrdl et sano dl a 2 h.36 11.75 51 46 nimAurhr a J h.10 .92.60 $1.75 HUIT LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI.1er OCTOBRE 1958 •Sorel Industries Limited obtient un contrat de traitement de l uranium Pour les réacteurs atomiques POTINS FINANCIERS B.A.Oil (o.f se ressent de la vive concurrence Dans l'industrie du pétrole au pays The British American Oil Co a fait parvenir hier à ses ac- - , .tionnaires leur chèque couvrant real at de Toronto connurent erc.ee d opt.ons; ce qui porte dividende pour le Sème tri-une activité accrue.Les grains i» ™.étaient fermes é Chicago et a Winnipeg.-O- Toutes les moyennes cotaient en fermeture hier, sur la Bourse de New-York à leurs plus hauts niveaux encore vus.A.M.Kidder & Co.semble d'opinion Maint» stocks touchèrent encore des sommets hier a Wall Street.Sur la Bourse de Londres, les prix sont demeurés fermes.Les Bourses de Mont L'agent de transfert pour l'International Paper Company a notifié la Bourse de Montrela à l'effet que 423 actions ordinaires furent émises contre l'ex- I mestre de cette année.Dans le message accompasnant cet en donc le total sur le marché à 12,783,206 actions.-O • L'aqent de transfert pour ., , l'International Paper Company R°uVe Pétrole brut de l'ouest, a notifié la Bourse de Montréal Prlx
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