Le devoir, 18 juillet 1913, vendredi 18 juillet 1913
VOLUME IV—No.166 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, VENDREDI 18 JUILLET, 1913 ABONNEMENTS Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE.Édition Hebdomadaire : CANADA.El ATS-UNTS • • • ^0 UNION POSTALE.„ .$3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $2.00 Diredteur : HENRI BOURASSA Rédadion et Administration 71a RUE SAINT-JACQUES MON’’ ' E A L.TÉLÉPHONES % ¦ ADMINISTR/% RÉDACTION FAIS CE QUE DOIS ! \ Main 7461 Main 7460 ’S L’OUEST ET L’EST La source des tendances séparatistes Les Westerners fondent beaucoup d’espoir sur la construction du chemin de fer de la Baie d’Hudson et l’ouverture du Canal de Panama.Us espèrent que lorsqu’ils auront accès, par des routes divergentes, à t rois voies océaniques, la concurrence des compagnies de transport sera plus active et l’engorgement du blé notablement diminué.Ils pensent aussi que la route de la Baie d’Hudson avec un parcours moins long et une température plus basse, sur terre et sur mer, sera particulièrement favorable à l’expédition des bestiaux et fera revivre ce commerce qui, je l’ai déjà noté, est en baisse depuis quelques années.Sur ce point, l’expérience est à faire.Mais, pour l’exportation du blé, il semble bien acquis que la saison de navigation dans la baie et surtout dans le détroit d’Hudson est trop courte pour remédier aux inconvénients de la route du Saint-Laurent, aux deux époques critiques de l’année: priniemps et automne.Quant à la route du Pacifique et du canal de Panama, il est peu probable qu’elle attire le blé de très loin à l’intérieur.Le coût élbvé du transport par chemin de fer, à travers les montagnes et sans la compensation d’un commer?e«de retour équivalent, restera, à l’Ouest comme à l’Est, un obstacle difficile à surmonter.En tout cas, si Tune nu l’autre de ces voies peut apporter un remède aux maux dont se plaignent les agriculteurs de l’Ouest, nul ne saurait leur reprocher d’en tenter ’’essai.Mais ce détournement du trafic ne contribuera nullement à resserrer les liens et à multiplier les communications entre l’Est et l’Ouest.Au contraire, il creusera davantage la ligne de démarcation, il accentuera les divergences d’intérêts économiques, il ajoutera un nouvel élément aux forces de désintégration nationale.Sur ce point, il ne faut pas oublier du reste que même la voie du Saint-Laurent, internationalisée par les Conventions anglo-américaines et par les abandons de territoire si facilement consentis par l’Angleterre an détriment du Canada, est loin de conserver au commerce interprovincial tout le bénéfice de l’expédition du blé de l’Ouest.Par le jeu des forces économiques dont j’ai indiqué les sources principales et aussi par l’opération du privilège de transit, les voies de transport et les ports des Etats-Unis nous enlèvent une forte proportion de ce commerce.Nous reviendrons là-dessus au chapitre des remèdes à tenter.' # -> Examinons maintenant la situaticn qui résulte aux producteurs de blé des conditions que j’ai décrites; et efforçons-nous d’analyser et de comprendre les sentiments et les tendances que cette situation fait naître dans cette population énergique, ambitieuse et si complexe par sa composition ethnique.Ainsi que je l’ai expliqué, une forte partie de la récolte ne peut s'écouler avant l’arrêt de la navigation.Or, la plupart des agriculteurs sont obligés de livrer leur blé dès l’automne, afin d’en toucher le prix qui constitue leur unique ou principal revenu, et aussi parce qu’ils n’ont pas de greniers propices, dont la construction coûterait fort cher.Avant l’organisation du syndicat des Grain Growers, les agriculteurs étaient donc victuellemcnt à la merci des propriétaires d'élévateurs et d’entrepôts, qui seuls pouvaient emmagasiner la récolte et attendre les expéditions du printemps.Comme bien l’on pense, l’acheteur déduisait du prix d’achat, outre son profit légitime ou exagéré, les frais d’entreposage et de manutention, les primes d’assurance, les risques de détérioration et de retard dans l'expédition, ainsi que l'intérêt très élevé qu’ils payai|- aux banques pour porter ces énormes valeurs pendant quatre, six ou huit mois.En fin de compte, c’est le producteur qui portait tout le fardeau.Et telle est encore la situation des agriculteurs, partout où le syndicat des Grain Growers n’est pa.s encore venu faire concurrence aux sociétés anonymes.Peut-on s’étonner si, dans ces conditions, les agriculteurs de l’Ouest se plaignent sans cesse et exigent impérieusement la suppression des intermédiaires entre eux et le consommateur, la création de sources de crédit plus faciles et plus abondantes, la construction d’entrepôts et d'élévateurs publics, rétablissement de voies de transport plus nombreuses, plus expéditives et pourvues d’un matériel d’exploitation plus cousidé-rable?Est-il surprenant qu’ils réclament partout et toujours l’intervention de l’Etat contre les banques et les compagnies de transport?Saurait-on s’indigner si, dans la recher cho des remèdes propres à améliorer leur situation, ils poussent à la lutte contre le capital coalisé, s’ils inclinent vers le socialisme d’Etat et s’inquiètent fort peu de bouleverser l’assiette économique du pays et même de mettre l’unité nationale en danger?Car c’est bien à tout cela que tend la population rurale de l’Ouest, et particulièrement l’association des Grain Growers, dont M.Georges Pelletier a analysé, ici même, l’histoire, le programme et les oeuvres.(1) * * * Cette association constitue actuellement le groupement syndical 4e plus homogène et le plus puissant du pays.Pourra-t-elle faire marcher de front ses oeuvres économiques et son action sociale et politique?Je le crois.Les têtes dirigeantes de l’association ont manifesté jusqu’ici une remarquable intelligence des conditions du pays.Tout en combattant le capitalisme, l’influence des partis et l’individualisme outrancier qui domine le Canada en général et '’Ouest en particulier, ils en ont tenu compte, dans leur propre organisation.Us confient leurs opérations mercantiles à une société par actions, dont les actionnaires sont membres de l’association.C’est une soupape de sûreté pour la soif de gain individuel qui doit coexister, chez plusieurs associés, avec le désir des réformes sociales et économiques.Ces opérations étant fort profitables, l’association bénéficie du prestige que donne le succès matériel dans un pays où l’acquisition de la fortune est l'ambition suprême de la plupart de?citoyens, où la richesse constitue la principale, sinon l’unique, source d’influence.Quel succès attend les Grains Growers dans la poursuite de leur programme social, économique et politique?La réponse exige, tout un article._______ Henri BOURASSA.(1) Voir le Devoir du 8 juillet 1913.Ni urgence, ni danger D’après M.Allan H.Burgoyne, éditeur de l’annuaire de la ligue navale, The Navy League Annual, l’urgence qui a tant effrayé M.Borden et M.Pelletier serait loin d’exister.Le tableau comparatif des dreadnoughts construits, en construction ou commandés donne à l’Angleterre une supériorité telle que, même sans le secours d’aucune autre puissance, elle a déjà et elle aura encore dans trois ans plus de dreadnoughts que l’Allemagne, l’Ualic et l’Autriche réunies.Actuellement, la Grande-Bretagne b 24 dreadnoughts en activité, tandis que l’Allemagne n’en a que 14, l’Autriche 1, et l’Italie 1.I.’Angleterre a en outre à flot et în voie de parachèvement 8 d.rcad-i ought s, l’Allemagne 5, ITtalie 4 et ^Autriche 2.En construction, l’Angleterre en 1 lï, l’Allemagne ô.ITtalie 3, l’Au-riche 1.Enfin, l’Angleterre en a comman-lé 5 autres, l’Allemagne 2 et ITta-le 1; l’Autriche n’en a pas com-nandé de nouveaux.Donc l’Angleterre avait l’an der-lier et elle a actuellement dix dreadnoughts de plus que l’Allemagne et huit de plus que l’Allemagne, l'Autriche et ITtalie.D’ici à quelques mois elle en aura treize de plus que l’Allemagne et six de plus que l’Allemagne, ITtalie et l’Autriche.Et en 1915, l’Angleterre aura .seize dreadnoughts de plus que l’Allemagne et deux de plus que que la Triple Alliance.Cette comparaison, on a dû le remarquer, met l’Angleterre seule en face de la Triple Alliance.Mais «i l’entente cordiale signifie quelque ehose, il faut ajouter à la marine anglaise l’effectif de la France.Or, la France et l’Angleterre possèdent actuellement 32 dreadnoughts, elles en auront 34 dans quelques mois et 59 en 1916.Qu’est-ce que cela veut dire?Cela veut dire que l’Angleterre et la France ensemble peuvent faire fare à une combinaison de presque toutes les puissances navales.Et l’on nous parie d’urgence t Et l’on invoque le danger de l’Empire pour lancer le Canada dans le militarisme! U n'y a ni urgence, ni danger, et l’on peut se moquer à l’aise de tous ceux qui prétendent qu’il faut bien se résigner à l’impérialisme, puisque l’Angleterre est menacée et que les deux partis le veulent.Jean DUMONT.BILLET DU SOIR.VIEILLE RECETTE.Les journaux de ce malin racontent cette amusante anecdote: “Elizabeth, N.J., 17 juillet.—La manière dont le géoMer Charles W.Dodd, de la prison de district, a mis fin aujourd’hui à une “grève de la faim’’ pourrait, pense-t-dl, servir d’exemple fort utile aux gardiens des prisons anglaises qui ont sous leurs surveillance des suffragettes désireuses de regagner leur liberté, en s’abstenant de manger.William Turner, un nègre incarcéré depuis dimanche dernier, tenta de retrouver sa liberté en essayant de “la grève de la faim’’.Ce matin, il y avait quarante-huit heures que le nègre refusait de prendre quelque aliment que ce fut.Le geôlier Dodd apparut soudain à la porte de sa cellule, portant un vaste plat fumant de poulet frit et une énorme tranche de pastèque j uteux.Turner écarquil-la les yeux, renifla, et “la grève de la faim" se termina d’abrupte façon”.Le brave Dodd, en bon Américain qu’il est s'imagine sans doute avoir découvert une manière inédite et nouvelle de mettre fin à l’épidémie de disette volontaire qui sévit chez les suffragettes de Londres.Il n’a rien trouvé, en vérité.Mais il adapté,—les inventeurs américains ont surtout l’esprit d’assimilation, — un vieux truc connu depuis longtemps au Canada.Ainsi, dans te domaine de la politique, parfois des députés,—M.J.-H.Rainville n'est jamais dans ce cas,— (ont mine de résister aux influences | employées pour les amener à résipiscence, s’ils s’obstinent à ne pas penser comme les chefs de leur parti, ou font mine de différer d’avis d’avec eux.Ces députés font alors '.a moue sur toutes les faveurs ordinaires du ministère; ils dédaignent les bureaux de poste, les nominations de matelots à bord des remorqueurs du gouvernement, les distributions de cadenas brevetés Faucher; c’est “ta grève de la faim parlementaire”.Il y a beau temps, néanmoins, que les ministres ont trouvé le tour de séparer les boucs des brebis ministérielles boudeuses.Et, quelque bon matin, le cabinet apporte au récalcitrant, alors qu’on s'imagine qu’il a bien faim, un ample plateau où quelque gras contrat mijote dans son jus, ou bien une sinécure ruisselante d’abondance, la meute d’un fromage ministériel luisant, au grain onctueux, un ragoût sénatorial au fumet qui chatouille les narines, creuse l’estomac et fait tomber le coeur dans le vejifre.Et si le récalcitrant n’est pas sincère, s’il a grand’faim, non.pas des viandes creuses ordinaires, mais des morceaux de choix, Ü renifle, renifle encore,.et la grève de la faim cesse sur-le-champ.Non, le geôlier Dodd, assurément, n’a rien inventé.Il a tout au plus mis à une nouvelle sauce la recette dont le ministère s’est déjà servi par deux fois, dans l’affaire du Ke-watin et dans celle de la contribution, pour ramener à l’assiette ministérielle la valetaille qui faisait le bec fin.Jean POIRIER.- M I — - La défense de fumer La Compagnie des Tramways ayant affiché dans ses voitures qu’en vertu d’une résolution du conseil municipal de la Ville de Montréal, il est défendu de fumer sur les plate-tformes d’arrière, excepté dans Tes voitures ouvertes, plusieurs personnes en ont conclu qu’en dehors de Montréal, cette défense n'a aucune valeur.L’on fume dans Maisonneuve et l’on répond au conducteur que les résolutions du conseil de Montréal ne lient en rien les habitants ni le conseil de la ville voisine.U ne faudrait cependant pas penser oue c’est le conseil municipal de Montréal qui défend aux gens de fumer dans les tramways; c’est la compagnie elle-même; le conseil ayant consenti à ce qu’elle fit cette défense, sans que, croyons-nous, elle eût besoin de ce consentement.La compagnie n’a jamais demandé l’autorisation de la Ville pour défendre de fumer dans les tramways fermés du vieux type tout entiers, et de fumer ailleurs que derrière la barre de cuivre des grandes voitures du type Payez-en-entrant et ailleurs que sur les quatre derniers bancs des voitures ouvertes.Elle n’avait donc pas plus besoin de l’autorisation de la Ville pour défendre de fumer ailleurs que dans les tramways ouverts.Mais du moment qu’elle tient absolument à mettre la responsabilité de la défense de fumer sur les épaules de nos conseillers municipaux, elle ne peut pas s'étonner de ce que les gens de Maisonneuve refusent de reconnaître un ordre veru du conseil municipal de Montréal.Fréd.PELLETIER.La première réponse Le Daily Telegraph v/iient d’inscrire en marge des attaques du Herald sa première réponse.Elle se resume à ceci : “Le Daily Telegraph est franchement libéral et sa politique est sous la direction d’hommes qui ont été libéraux toute leur vie durant.U ne cache point ce fait et il est le seul journal libéral anglais à Montréal.La maîtrise du capital de la Telegraph Publishmg Company est entre les mains deUibéraux bien connus—bien connus»du chef du parti libéral qui est au > fait des circonstances et, les connaissant, envoie au Daily Telegraph ses meilleurs souhaits.Ni sir Hugh Graham, ni aucun autre conservateur ne détient pour $1.00 d’actions ou d’obligations du Daily Telegraph.” Sur la question Graham,de démenti est complet.De Tautre-allégation du Herald, à savoir qu’un certain nombre de capitalistes engagés dans le Daily Telegraph seraient également engagés dans la compagnie des Tramways, il n’est pas question.Mais—et c’est assurément Ihm des passages les plus importantsfde l’article—le Telegraph se met -à l’abri du nom et de la réputation de M.Laurier, et l’offre au public i comme garant de son libéralisme.C’est un fait à retenir.La parole est maintenant au Herald.Le public, attendra avec»curiosité sa réponse au démenti du Telegraph.Mais pourquoi les deux ne s ^entend raient-ils pas pour mettre devant le public les.noms de leur s?propriétaires?0.H.L’industrie laitière Le Canada n’exporte plus de beurre.Telle est la nouvelle que noiis apportent les dépêches d’Ottawa., Il c*i.iinporl***rd contraire et beaucoup, — sept millions de livres l’an dernier.Il ne faut pas s’en étonner, ajoute le ministère de l’Agriculture: la consommation domestique du beurre et du lait a tant augmenté.C’est la cause, sans doute, mais elle ne démontre pas moins la disproportion de plus en plus grande entre la production et la consommation.Il y a à peine cinq ans, nous exportions encore 18 millions de livres de beurre.En 1908, l’exportation tomba à 4 millions de livres et en 1911 elle ne dépassait guère trois millions de livres.On a là l’explication de la hausse considérable et continuelle du prix du beurre.On ne fait pas assez attention à tous ces détails.La crise de la vie chère approche.Le coût de l’alimentation montant sans cesse amènera nécesairement de nouvelles demandes d’augmentation de salaires, que l’industrie prendra encore sur les consommateurs.Cercle vicieux qui n’offre pas de solution satisfaisante.On commence à s’intéresser sérieusement à l’agriculture.Les pouvoirs publics lui consacrent plus d’argent qu’auparavant.C’est très bien.Mais cet argent est-il appliqué à propos?Ne devrait-on pas s’occuper d’abord d’équilibrer la production avec la consommation des produits essentiels à la vie?G.DALLAIRE.Pour l’Agriculture Presque toutes les provinces se sont ont on dues avec Je gouvernement fédéral sur la manière de dépenser la subvention que celui-ci leur vote chaque année pour aider l’agriculture.La somme mise à la disposition des provinces est plus considérable cette année ; Québec reçoit pour sa part $159,000, .en chiffres ronds.C’est unie ressource qui, bien appliquée, devra produire de bons résultats.Les écoles d’agriculture auront la plus grosse tranche, $60,000, l’aviculture, $17,000, la culture fruitière $13,000.M.Chapais, un spécialiste de longue expérience, surveillera, pour le gouvernement fédéral, la dépense die ce,s deniers, tâche délicate et difficile.La dépense de la subvention de l’an dernier a été vivement critiquée.On s’est plaint que le gouvernement provincial mêlait trop l’intérêt politique à l’intérêt .agricole.Et c’est sains doute pour faire disparaître ce grief, que le gouvernement fédéral a exigé la surveillance que l’on confie à M.Chapais.Espérons qu’il réussira complètement.Car l'argent affecté à l'agriculture et dépensé ensuite au profit de la politique est gaspillé.J.D.Questions LES AMENDEMENTS GOLDWELL économiques - - LES DÉCLARATIONS DE LA “ LIBERTÉ ” LA SUISSE GOOPERATISTE (Pour le Devoir) Fribourg, juin 1913.Il me semble que j’ai à te dire des choses que tu ne sais pas; car lorsque nous nous quittâmes, au mois de mai, je les ignorais moi-même, et je les aurais apprises de toi, si tu les avals sues.Je suis donc en Salisse.Les délicieux chemins que ceux de la Suisse! J’entends pour les piétons, car souvent les charretiers, les conducteurs de diligence et les fermiers sont d’un autre avis! Il est rare que Le sentier ne s’enf once pas .sous quelque bois de sapin sombreet parfumé, ne franchisse pas quelque torrent, ne couronne pas quelque col-line d’où l’oeil embrasse un beau panorama de montagnes et de forêts.Le paysage a les aspects les plus divers et les plus gracieux.Parfois, c’est uu épais bouquet d’arbres qui s’élève bien haut .au-dessus de notre tête, puis l’instant d’après la flèche d’une église est au niveau de nos pieds.Et quelles promenades! tantôt au milieu des montagnes, tantôt au fond des ravins; grimpant, tantôt sur la pierre glissante et polie, tantôt sur des cailloux roulants; à droite, à gauche, des rampes escarpées chargées d’arbres dont les racines mises à nu forment de hardis escaliers à travers les mousses et les feuillageis.Les sentiers sont à peine battus, et l’on marche des heures entières sans rencontrer forme humaine ni trace .d’habitation.—Celle-là, la Suisse des malades en quête d’air pur et des touristes avides de sites pittoresques, tu ne l’as pas vue, mais tu la connais.Nous l’avons étudiée plus d’une fois ensemble, lorsque nous étions au collège, en lisant et relisant les inoubliables descriptions des pèlerinages de Suisse par Louis Veuillot.La Suisse que je viens de découvrir, et que tu ne connais pas, j’en suis sûr, c’est la Suisse agricole, la Suisse des éconounstes; is 'Suisse de la coopération.Ce petit pays de montagn.es est un pays où les questions économiques ont pris une importance étonnante depuis quelques années.La coopération y fait des merveilles.Nous n’avons fait que signaler, l’autre jour, les déclarations faites le 12 juillet par M.Coldwr.il, ministre de 1’Instruct ion publique dans le cabinet manitobain, et auteur des “amendemmts” que Ton sait.Nous attendions les journaux du Manitoba pour comparer au texte fourni par l’agence télégraphique celui que donnerait les feuilles du pays.On verra par Tarticle suivant,qui a paru en tête de la Liberté, du mardi, 15 juillet, que M.Coldwell a été plus précis encore que ne l’indiquait le résumé télégraphique.On attend maintenant avec un certain intérêt les commentaires du Manitoba et les déclarations que fera peut-être le nouveau ministre cana-dien-français, M.Bernier.Voici, intégralement, Tarticle de la Liberté:— La manifestation des orangistes à Brandon .samedi dernier a été Toc-casicm d’importantes déclarations de la part dm ministre de l’éducation dans le cabinet Roblin, l’honorable M.Geo.R.Coldwell.Ces declarations précisent le sens jusqu’ici fort discuté et très diversement entendu des fameux amendements Coldwell.Elles couperont court à des espoirs caressés dans certains milieux.Et quoiqu’elles ne soient guère .encourageantes pour les catholiques, elles ont au moins le mérite de dissiper le vague qui envciloppai t la véritable portée des fameux amendements Coldwell et de mettre en lumière la pensée de l’auteur de eeis amendements.M.James Willoughby, grand-maître des orangist es au Manitoba et au dire du Telegram un des meilleurs “grits” de Winnipeg, en critiquant violemment la conduite de l’honorable Coldwell et surtout la nature des .amendements a acculé le ministre à faire des declarations très catégoriques.Rappelant les amendements à la Loi d.es Ecoles passés en avril 1912, M.Willoughby affirmait que Tordre ties orangistes s’y était opposé et sommait le ministre de répondre, de fournir à ses frères les motifs de 1 sa conduite.M.Coldwell a relevé le gant.De-i vaut ses frères orangistes il s’est of-l forcé de se justifier.Nous empruntons au Telegram i son compte-rendu des paroles dul ministre.“J’ai dit, quand je pris la parole! à la Législature, parlant en mon! nom, que si je croyais que ces amen-! dements rétabliraient les écoles séparées, je démissionnerais avant do les proposer”.“Je le dis encore, avant de proposer des écoles séparées, je démissionnerais comme ministre de Té-ducation”.Plus loin, M.Coldwell a ajouté;— “U m’y a pas Tombre d’une chance que les écoles séparées seront ré- ! labiles ici.M.Bernier n’escomptait1 pas le rétablissement des écoles séparées.Notez ce que je dis.Us n’escomptaient pas d’écoles séparées et n’en escomptent pas.Ils ne peuvent pas les obtenir et ne les ob.tiendront pas”.Et avant de terminer son discours “La question en jeu est ceci; Som.mes-nous pour rétablir les écoles séparées dans cette province.Je vous dis, pour moi en particulier, et pour George Lawrence, que nous sommes aussi bons orangistes que jamais, et il y a James Argue, Dr, McFadden, d’Emenson, et une demia douzaine d’autres qui ne sont paî pour siéger à la chambre et voir la loi modifiée de quelque manière.” Des applaudissements enthousiastes ont accueilli ces déclarations du ministre.Nous nous contentons cette semaine d’offrir à nos lecteurs eeî déclarations.Nous y reviendrons la semaine prochaine.Sur le Pont d’Avignon.ciers se laissent corrompre, le militarisme est en bien mauvaise posture.* ¦*¦ * Qn’est-ce que devient M.Coderre?* * Et M.Pelletier?Sais-tu qu’au 1er janvier 1910 la Suisse ne comptait pas moins de 6408 associations, ou sociétés coopératives?Six mille quatre cent huit; ce chiffre est officiel.Fais Taiddition toi-même.Six-mille-deux-cent-trem te et une—6231i—cooperatives locales; cent soixante et seize— 176—Fédérations et, pour couronner le tout, T“Unlon Suisse des paysans”.Cette dernière; la grande organisation qui représen te Taxe du mouvement d’association de la Suisse agricole, ne compte pas encore ses vingt années d’existence.Fondée an 1897, dans le but de représenter et de .défendre les intérêts de l’agriculture, T“Union Suisse des paysans” n’a encore vu que seize printemps.Elle se compose de sections et de membres collaborateurs.Toutes les .associations agrienlos composées de membres .suisses peuvent en faire partie; les fédérations aussi bien que les associations locales de toute espèce.L’Union compte plus de 3000 hommes de confiance, qui sont répartis dans toutes les communes et qui travaillent à ses côtés.Son bureau de recherches scientifiques, le Secrétariat suisse des paysans, étudie les conditions de Tagri-culture national e et formule des propositions pour Tuméli oral i on de la profession agricole.Son organe, publié en français et en allemand, “le paysan suisse”, a un tirage ‘de 100.000 exemplaires.En outre l’Union possède un important “Office de renseigncmontis sur les prix” qui suit attentivement le mouvement des marchés avec l’aide de 4500 correspondants ,résidant dans le pays ou à l’étraingcr.As-tu bien lu?4500 correspondants! L’Union suisse des paysans peut se vanter d’avoir un total de 870,731 —huit cent soixante dix mille sept cent trente et un membres—sociétaires et affiliés, J’espère avoir le temps de revenir sur -ces chiffres.En attendant, conserve-îles; nous les comparerons avec Je contingent dies organisations agricoles de notre belle et grande province de Québec.Pour moi, hélas! je repartirai d’ici, emportant, comme une piqûre de guêpe, la triste pensée que, dans un concours en coopération, le pays de mes amours n’obtiendrait ni prix ni mention honorable.Ecris-moi à Knssnacht, Hôtellerie Guillaume Tell: j’y serai quand ta lettre y arrivera.COOPERATEUR.L’Australie vainqueur Uaimi de Bisley, 18.— I,a coupe Mar.kinnon a été gagnée aujourd'hui par l’Australie, le Canada se plaçant quatrième.Les scores ont été ; Australie, 1,533 ; Ecosse, 1504 ; Angleterre, 1,497 ; Canada, 1,459 et Irlande, 1,375.U n'y aura pas de session à l’automne, disent les journaux.Ceci désappointera sans doute M.Nantql; car il avait préparé vingt discours pour établir le danger imminent qui menace l’Empire.* * * Dans un mois, paraît-il, la superstructure du pont de Québec, côté nord, sera toute mise en place, et il ne restera plus qu’un huitième des travaux à faire pour terminer cette gigantesque entreprise.L’on était fort avancé, aussi, quand^ le premier pont dégringola, en août 1907, noyant quatre-vingts hommes et sept millions de piastres dans le fleuve Saint-Laurent.U faut espérer que, cette fois-ci, le pont tiendra debout.* * * Les compagnies de chemins de fer commencent à reconnaître les dictées de la mode féminine.Le Pacifique Canadien vient de donner ordre à ses conducteurs, dans une circulaire, de prendre un soin tout particulier des dames passagères des convois, surtout à la montée et à la descente, aux gares.Il y a cent contre un à parier cpie les jupes étroites ont eu quoique chose à faire, dans cette decision.* * Le Veilleur.Les iépreux de Tracadie Ottawa, 18.— Le docteur Langis, surintendant du lazar»t de Tracadie, Nouveau-Brunswick, fait rapport au bureau fédéral d’hygiène, que deux lépreux ont été guéris l'an dernier par le traitement du docteur Deyeke qu’ils ont suivi depuis le mois de mai 1911; ils étaient tous les deux au début de la maladie.Un autre malade montre unie telle amélioration qu’on -espère le guérir bientôt.Le traitement consiste en injections d_e nastine.Les cas anesthésiques anciens sont très peu améliorés; on continue avec eux le traitement ordinaire: huile de chaulmoo-gra, strychnine, etc.Chez cinq maladies affectés de lèpre nodulaire, il y a eu pendant quelque temps r-trogr-CBsion des symptômes.Trois sont très améliorés, mais les deux autres sont arrivés à la dernière période.Il y a, au lazaret, 21 malades, dont 11 hommes et 10 femmes; 17 Canadiens-français, 2 Anglais, 1 Islandais, et 1 Russe.H n’ ya pas eu de nouveaux cas, ni de décès l’an dernieer.Un navire vient d’arriver du Klondike, à Seattle, Etats-Unis, avec une cargaison d’or évaluée à sept cent mille piastres.II faudrait cinquante navires comme celui-là pour transporter notre contribution de 35 millions en Grande-Bretagne, rien que cinquante.L’étonnant, c’est qu’ils ne .soient pas déjà partis; car, trente-cinq millions, qu’est-re que c’est donc pour un pays riche comme le Canada, où -personne ne peut plus avoir d’argent des banques?* * * Un sénateur américain, Stephen J.Stillwell, vient d’entrer dans un pénitencier des Etats-Unis; il est condamné à y rester quatre ans.Les tribunaux l’ont trouvé coupable d’avoir sollicité un pot-de-vin de $3,-500, pour faire adopter un bill quelconque.Si Ton .se met maintenant en train d’emprisonner les politiciens qui demandent des pots-de-vin, la politique, plus one jamais, va mener à tout, même au pénitencier.Deux lépreux vienne.nl d'être guéris, à la léproserie de Tracadie, Nouvelle-Ecosse, grâce à un traitement nouveau; et le surintendant de rétablissement rapporte l’amélioration sensible de plusieurs autres patients, traités de la même manière.La lèpre est encore un fléau redoutable, dans certaines parties du monde.Aussi la nouvelle que lu science contemporaine y a trouvé un remède sera-t-elle bien accueillie dans tous les cercles.La lèpre disparue, il y aura encore assez d’autres maladies pour exiger des dévouements comme celui du Père Damien, à Hawaï.* * * La compagnie Kmpp paie des pots-de-vin à des fonctionnaires du ministère de la guerre, à Berlin, disent les récentes dépêches.Elle entretient même des agents spéciaux chargés de corrompre des officiers de l’armée et de la marine afin d’en obtenir des documents officiels.Le militarisme peut être en soi une chose qu’il faut subir, à cause des conditions présentes.Mais quand des compagnies l’exploitent, et s’en servent pour se fabriquer des dividendes, et quand les offi- Bureau des Commissaires Le bureau des commissaires a voté hier après-midi, des augmentations-de S50 à $100 aux fonctionnaires du service de la construction.Il a décidé d’accepter la soumission de MM.Glébert et Paye pour la fourniture rte conduites principales de 36 pouces pour le service des eaux à $8.50, ce qui est la plus basse soumission.Conformément à la résolution du ConecilMuntclpal, le trésorier a été autorisé à renouveler pour six mois l'emprunt temporaire de £750,000 échu le 12 août prochain.La démission de Charles Mellen New-York, 18.— Les directeurs des chemins de fer Hartford, New-York et New-Haven se sont réunis pour discu-| ter la démission du président, M.Charles S.Mellen.Bien que quelques-uns des directeurs lui aient demandé de reconsidérer sa démission, celle-ci n’en a pas moins été présentés officiellement.M, ,Mellen no so retirera pas plus tard que le 1er octobre.On mentionne comme son successeur Howard Elliott, président du Northern Pacific.Charles Mellen, dont la direction de la compagnie New-Haven a donné lieu à beaucoup do critiques, avait ,été nommé président do cette compitigme en octobre 1903.Le prédécesseur de M.Mellon, .lohii M.Hall, avait bien administré les affaires de la compagnie, particulièrement en Nouvelle-Angleterre, durant la décade précédente.Tone tefois, la décision prise par M.Mellen n été le signal d’un grand mouvement de consolidation, comprenant non seulement les compagnies Boston and Maine, et Maine Central, mais toutes les principales lignes de navigation entre Boston, New-York et les points intermédiaires, ainsi que de nombreuses autres lignes dans le Connecticut, le Massachusetts et le New-Hampshire.M.Mellon est, inculpé, devant les tribunaux fédéraux, d’infraction à la Ll contre tes trusts, et d’homicide du fait de Taccidont qui a eu Heu Ton dernier, à Westport, Conn. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 18 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.16» POLITIQUE CANADIENNE_____ LE SÉNAT CANADIEN Ceux qui leicomposent aujourd’hui.—Les sénateurs libéraux les ’ sénateurs conservateurs Ottawa, 18.-Au Canada, le sé- Dit se compose ptresqu’exclusivement !de vieillards dont la plupart sont en-cor-j très actifs.L’hon.John V.Ellis, sénateur du Nouveau-Brunswick, a laissé derrière lui.en mourant à 78 ¦ ans, il y a quelques jours ,nombre de 1 col ogues plus âgés que lui.Depuis le -rejet du bill de.la ^marine 1 nar le sénat'canadien, il a-été beaucoup question, de d’utilité ou\de l'inutilité du sénat.Nous donnons ci dessous la liste des membres de la Chambre Haute de fi ur et l’autreiparti, avec leur âge en , regard,: pourrmontrer que-Jes plus actifs ne.sontfpasiles plus jeunes, souvent: CONSERVATEURS Hon.George.Thomas Baird, Perth Centre, N.B., Age 65.Hon.Joseph Btdduo, Saint-Victor do Tring, Q.ué., Age>66.Hon.Charles [Eugène Boucher de 1 Boucherville, M.'U., O.51.G., Montréal, âge 91.Hon.Sû Mac.itenzie Bowell, K.C.M.G., P.C.Torontho, âge 89.Hon.John Nesbitt Kirchhoffor, Brandon, Man., ,âge 65.Hon.Alphonse AJ&od Clément Lari-vière, Saint-Boni fact-., Qué., âge 71.Hon.James A.Txwrghoed, C.R,, Calgary, Alta., âge 59.Hon.William Jojyi iMacdonald, Victoria, B.C., âge 81.Hon.David Mackpen,^Halifax, N.-E., âge 74.Mon.Wm.McDonald, i Glace Bay, C.B., âge 76.Hon.Peter McLaren, Perth, Ont., âge 80.Hon.Donald McMillan, M.D., Alexan-* dria, Ont., âge 7&.Hon.Hypolite Montplaisir, Trois-Rivières, Que,, âge 73.Hon.Wm.J.P.Owens, Montréal, fige 73.Hon.Pascal Poirier, B.À., Shediac, N.-B., âge 61.Hon.Rufus Henry Pope, Compton, QuiV âge 56.Hon.George Taylor, Gananoque, Ont., âge 60.Hon.E.D, Smith, Winona, Ont., âge 60.Hon.Nathaniel Currey, Amherst, N.-F.âge 62.Hon.W.B.Ross, Halifax, N.-E., âge 59.Hon.George Gordon, Nipissing, âge 48.Hon.James J.Donnelly, Pinkerton, Ont., âge 47.Hon.Alexander McCall, Simeoe, Ont.âge 69.lion.Col.James Mason.Toronto, âge 70.Hon.Murphy, Ile du Prince Edouard, âge 45.Hon.W.H.Thorne, Saint-Jean, N.- B.qui succédera probablement à l’hon.M.Ellis, âge 69.LIBERAUX Hon.Frederic Ligori Belque, Lh.D.C.R., Montréal, âge, 68.Hon.Robert Beith, Bowmans ville, Ont., âge, 70.Hon.Napoléon Antoine Belcourt, L.L.M., L.L.D., C.R., Ottawa, âge, 52.Hon.Hewitt Bostock, M.A.Monte Creek B., âge, 49.Hon.Arthur Boyer, Montréal, âge, * * Les primes sur le plomb ua loi continue à s’appliquer jusqu’à ce que la somme volée soi tépuisée.Ottawa, 18.— Le conseil des ministres a approuvé des règlements relatifs aux primes sur le plomb extrait du minérai canadien et basés sur la loi adoptée à la dernière session, Ces règlements s’étendent jusqu’à 1918 ou jusqu’à l’épuisement d’une somme disponible de $600,000.Les primes ont été établies en 1913, alors qu’un crédit de $2,500,000 fut voté pour cette fin.Sur ce montant $900,000 avaient été d pensées à la date du 30 juin 1913.Les primes sont [ basées sur le prix du plomb et dimi-| nuent quand le prix s’élève, les paie | ments cessant quand le prix a atteint ; £18 par tonne sur le marché de Londres.Le colonel Gaudet quitte Farsenal Et il serait remplacé dans ses fonctions de surintendant par un Irlan* dais, le major Lafferty.Ottawa, 18.— A la suite d’une enquête instituée récemment sur la fabrication des munitions à l’arsenal du gouvernement, à Québec, il est entendu que le colonel Gaudet, surintendant de l'arsenal, obtiendra un congé jusqu’à ce que le rapport de la commission d’enquête ait été étudié par le gouvernement.M.Gaudet sera alors mis à la retraite, croit-on.En attendant, le major Lafferty, de Québec, sera nommé à la plastf du colonel Gaudet à la direction de l’arsenal.Le major Lafferty est un officier distingué; il a passé deux ans en Angleterre comme officier d’ordonnance ctie travail qu’il a fait en cette qualité l’a rendu apte à remplir sa nouvelle position.11 a aussi servi dans le Régiment royal du Canada en Afrique du Sud en qualité d’officier dans le service des transports.Il est probable aussi que le major Panet, premier assistant du colonel Gaudet, à l’arsenal, retournera aussi à son corps d’ordonnance dans la capitale et que le major Weatherby, d’Halifax, un Canadien formé à Woolwich, lui succédera.Bien que la teneur du rapport de la commission ne soit pas encore connue, on croit que 1,200,000 cartouches valant $400,000 devront être détruites.Le col.E.W.B.Morrison, directeur de l’artillerie, est le président de la commission d’enquête.Pour relier Scott à Saint-Bernard (Du notre corrosnondïnt) Québec, 18.— Une délégation de représentants des comtés de Dorchester et Lotbinière, comprenant les députés provinciaux de ces deux comtés, MM.Cannon et Francoeur, M.le curé Turcotte de Scott, M.le curé Des-Troismaisons, de Saint^Narcisse de Lotbinière, le maire Gagné de Scott., et une quarantaine d’autres a été présentée, hier, au ministre des Travaux 62.Hon.Joseph Philippe Baby, Montréal, âge, 57.Hon.Philippe Auguste Choquette, L.L.D., Québec, âge, 59.Hon.Henry Joseph Cloran, B.C.E.C.R., Montréal, âge, 58.Hon.Joseph Ooffey, London, Ont., âge, 69.Hon.John Costigan, Edmunston, N.B., âge, 78.Hon.George Albertus Cox, Toronto, âge, 73.Hon.Raoul Dandurand, B.C.L., C.R., Montréal, âge, 51.Hon.Laurent Olivier David, Montréal, âge, 73.Hon.Thomas Osborne Davis, Prince Albert, Sask., âge, 56.Hon.Daniel Derbyshire, Brockviïle, Ont., âge 66.Hon.Leverett) George DeVeber.M.D., Lethbridge, Alta, âge, 64.Hon.Lt.-Ool.James Domville, F.R, C.I., F.I.I., âge, 70.Hon.William Cameron Edwards, Rockland, Ont., âge 69.Hon.Edward Mathew Farrell, Liverpool, N.8., âge 59.Hon.Jean-Baptiste Romuald Fleet, M.D., Rimouskl, âge, 70.Hon.Amédée, Emmanuel Forget, Banif, Alta., âge, 65.Hon.Francis Theodore Frosti Smith’s Fails, Ont., âge, 70.Hon.William Gibson, Beamsvüle, Ont., âge, 64.Hon.Daniel Gilmor, St-George,N.B., âge, 64.Hon.Joseph Godbout, M.D., St François, Qué., âge, 62.Hon.Robert Jaffray, Toronto, âge, 81.Hon.Sir Lyman Melvin Jones, To ronto, âge, 70.Hon.Jarres Kirkpatrick Kerr, C, R., P.C., Toronto», âge, 72.Hon.George Gerald King, Chip man, N.B., âge, 77.Hon.Louis Lavergne, Arthabaaka, Qué, âge, 68.Hon.Joseph Hormidas Legris Louiseville, Quê., âge, 63.Hon.Robert Mackay, Montréal âge, 73.Hon.George McHugh, Lundsay.Ont âge, 68.lion.Peter McBweeney, Moncton N.B., âge, 71.Hon.William Mitchell, Diummond-ville, Quê., âge, 62.Hon.Lawrence Geoffrey Power, P, C., L.L.D., Halifax, N.-E., âge, 72.Hon.Joseph Benjamin Prince,Bat tleford, Sask., âge, 58.Hon.Benjamin Charles Browse Charlottetown, I.P.E., âge, 51.Hon.Valentine Ratz, Parkill, Ont., âge, 65.Hon.George Riley, Victoria, B.C., âge, 70.Hon.James Edwin Robertson, M D., Montague, I.P.E., âge, 73.Hon.William Roche, Halifax, N.E âge, 71.Hon.James Hamilton Ross, Moose Jaw, Sask., âge 57.Hon.Sir George William Ross, L L.D., Toronto, âge 72.Hon.Joseph Shehyn, Québec, ftgl 84.Hon.Peter Talbot, Lacombe, Alta âge, 59.Hon.Jules Tessier, Québec, âge 61.Hon.John Yeo, Port Hill, I.P.E âge, 76.Hat.Finley McNaughton Young Killamey, Man., âge, 61, * Publics, l’hon.M.Taschereau, par M.Cannon, pour demander la construction d’un pont en fer sur la rivière Chaudière, pour relier les paroisses de Scott et de Saint-Bernard.L emi-nistre a donné une réponse favorable et il est entendu que le pont sera bientôt construit.L’industrie du bacon CDa notre correipondanl) Québec, 18.— Le sous-ministre de l’agriculture, M.Gigault, a eu hier une entrevue avec M.Hansen, l’expert que le gouvernement a fait venir du Danemark pour développer dans la province l’industrie du bacon, pour discuter avec lui le programme à suivre.De petits abattoirs avec chambre à fumer et chambre froide ont été établis à l’école d’Oka et à celle de Sainte-Anne de la Pocatière, et une partie de la somme de $6,000 de l’octroi fédéral affectée à l’indi^trie du bacon sera employée à améliorer ces deux établissements qui ont obtenu d’excellents résultats.Le beurre canadien Pour la première fois depuis soixante ans, le Canada n’a pas exporté de beurre en Angleterre.Ottawa, 18.— D’après les statistiques, pour la première fois depuis soixante ans, le Canada n’a pas expédié de beurre en Angleterre l’an dernier.D’autre part, le Canada est maintenant classé parmi les pays importateurs de beurre.Pendant la dernière année fiscale, il en a importé 7,000,000 de livres, la plus grande partie de la Nouvelle-Zélande.Il y a eu aussi pendant l’année diminution de l’exportation de la crème aux Etats-Unis à cause du prix élevé du beurre au Canada.lie ministère de l’agriculture ici prétend que la diminution du commerce d’exportation du beurre et l’augmentation de l'importation de ce produit s’indiquent par un déclin de l’industrie laitière.L’accroissement du marché local est donnée comme la cause principale du changement dans la situation.Iæ production du lait au Canada est plus considérable que ja mais.-«- L’industrie des conserves dans l’Ouest Calgary, 19.— Dans le but d’en-courantpr l’industrie des conscives dans l’Ouest et d’en faire le centre à Calgary, la municipalité va probable ment acheter soixante acres de terre touchant les limites de la cité et ex-ploite.r ce genre d’industrie sur une grande échelle.Une option a été prise sur le terrain pour $360,000.L’initiative est du président Margillus, de l’Union des Cultivateurs d’Alberta et a été accueillie avec enthousiasme par le conseil municipal, ainsi que par les directeurs des trois compagnies des chemins de fer qui traversent Calgary.Les calomnies anti-françaises Nous avons publié hier la protestation de notre confrère le “Courrier des Etats-Unis”, relativement à une dépêche du “Winnipeg Free Press”, laquelle faisait le récit de l’exécution à Oran d’un jeune soldat allemand par les autoirtés françaises militaires.Or, voici ce que nous lisons à ce propos dans la “Libre-Parole” de Paris: “J’ai signalé, il y a quelques jours, l’empressement avec lequel la feuille pangermaniste parisienne qui a pour directeur Herr Jaurès avait reproduit une odieuse invention du “Mercure de Souabe” contre notre Légion étrangère.Il s’agissait, on se le rappelle, d’un jeune légionnaire d’origine allemande âgé de dix-sept ans ( ! ) qui, porté déserteur après trois jours d'absence seulement, avait été exécuté sur l’ordre du colonel Pierron, malgré un ordre de grâce envoyé télégraphiquement par le Président de la République.L’invraisemblance de cette funambulesque histoire était manifeste ; mais l’adhésion de l’“Humanité” lui donna une authenticité suffisante pour certaines feuilles reptiliennes comme le “Post” de Strasbourg et la “Deutsche Tageszeitung” de Berlin.Les commentaires dont ce dernier journal assaisonna cette calomnie sont particulièrement venimeux."Il s’agit de savoir, après ces faits honteux, si l’Allemagne ne doit pas exercer une pression très énergique sur la France pour empêcher à jamais tout recrutement de sujets aliemands pour la légion étrangère.Il faudrait éventuellement prendre des mesures afin d’interrompre ce métier scandaleux de la République française.En outre il faudrait montrer qu’une armée qui tolère 1 ecolonel Pierron, le lâche meurtrier d’un enfant mineur, n’a plus le droit d’être traitée de la même façon que des armées ayant des traditions civilisées et honnêtes.” L’“Humanité” de Herr Jaurès se gardera bien de protester contre ce propos injurieux.Aura-t elle seulement l’honnêteté de démentir l’insanité dont elle a gratifié ses lecteurs de France et d’Outre-Rhin ?Car il ne reste rien de cette fable ridicule.Aucun légionnaire allemand n’a été fusillé à Oran, et le colonel Pierron est actuellement à Fez.Un légionnaire a bien été fusillé le 25 mars dernier, mais c’est un sujet espagnol du nom de Damiens, condamné à mort pour tentative de meurtre sur son colonel.La mauvaise foi de l’“Humanité”.qui n’a de comparable dans le monde que la mauvaise foi teutonne est donc démontrée une fois de plus, et une fois de plus elle s’est manifestée à la plus grande gloire et au plus grand bénéfice de la France, comme par hasard! production du lait (Communiqué du Ministère fédéral de l’Agriculture.) Division du Commissaire de l’industrie laitière et de la réfrigération.COMMENT AUGMENTER LA PRODUCTION DU LAIT.Quelle influence l’hérédité exerce-t-elle sur l’aptitude laitière de la vache?Combien de génisses ne valent pas leur mère, c’est là un fait d’expérience courante.Où en chercher la cause?Toutes considérations mises à part, tel que la nourriture, le soin et la santé, nous devrions pour un moment regarder qu’elle est la valeur possible du taureau.On a remarqué maintes fois que les génisses provenant d’un bon taureau sont bonnes laitières; c’est parce que ce taureau provenait lui-même d’ancêtres qui étaient bons laitiers.Il y a là une question d’hérédité; savoir se servir de cette hérédité, c’est le se cret des gros rendements et qui peut nous valoir des milliers de piastres.Le malheur est qu’on ne reconnaît souvent la valeur de ces taureaux par le mérite de leur progéniture qu'après les avoir vendus pour la boucherie.Un cultivateur contrôlant le rendement de ses vaches — et tous ceux qui ont l’esprit progressif apprécient les avantages énormes de ce contrôle — sait que l’emploi d’un bon taureau lui vaudrait au moins 1,200 livres de lait de plus par vache.Tous les membres de sociétés de contrôle devraient donc s'unir pour acheter des reproducteurs de race pure qu’ils changeraient de localité tous les deux ans, et ils ne tarderaient pas à reconnaître sur leurs propres troupeaux les effets merveilleux de l’hérédité.-f- Au bénéfice d'une paroisse C'hambly, 18.— Un grand concert aura lieu samedi le 19 juillet au bénéfice de la jeune paroisse du Très Saint Coeur de Marie.Des artistes distingués tel que le Dr Louis Vers-chclden et le Quatuor de l’Enfant Jésus de Montréal veulent bien prêter leur précieux concours.MM.Paiement et Forget se feront aussi entendre dans une opérette.Tous les airateurs de bonne musique, et ils sont nombreux, ne voudront pas manquer une si belle occasion de faire la charité tout en se procurant une jouissance artistique.PROGRAMME 1—Ouverture—Fanfare: Marche Carillon.Laurendeau Union Musicale C'hambly 2— Le Cor (Solo Basse) .Flêgier M.Ernest Beauchamp 3— Solo, Clarinette par.M.Paiement 4— Les Charbonniers de.Paladühe M.Dr Louis Versehclden 5— La Berceuse de Jocelyn (Sale Cornet).Godard M.H.Béique INTERMISSION 6— Sibil, Polka Mazurka.Laurendeau Union Musicale Chambly 7— Le Sonneur de .Paladilhe M.Dr Louis Verschelden 8— La Sérénade d’hiver.Saint-Saêni Quatuor de I/Enfant Jésus 9— Une minute trop tard (Opéretti et) 1 acte) .Personnage : MM.Paiement et Forget.-4.- Une ouverture inédite de Verdi Milan, 18 — A l’occasion du rente* naire de Verdi que doit célébrer notre ville bientôt, la famille du grand musicien vient de publier une ouverture inédite de l’opêrn Aida qui sera exécutée sous peu à Roncole, la ville natale du maeetro.e- i ¦ .- i ¦ -9 La Navigation 1/ “ Andania ”, le nouveau paquebot de la ligne Cunard, est parti de Southampton, hier soir, à 5 heures, en direction pour Montréal.L’arrivee de cette ville flottante est attendue avec une grande anxiété à Montréal.! ! L* “ Hesperian ”, de la ligne Allan, est arrivé hier rie Qu'8 scouts étaient au nom-Robert Bradley.Jockey Snyder.bre ,de cinq ueuf-s.On comptait emps, 1.21 2-5.j aussi sept cents femmes.Chaque 30ième course.5 furlongs.Chevaux KrouPe était précédé de son porte-•9 ans et plus.$225, gagnée riar fanion- ('‘n remarque la présence des .’ Kagnee par déléguê8 du Comité Olympique Inter- national.Sur la cadence de la “Marche de Hohenfriedverg’’, la masse des athlètes s’avance dans la direction de la loge impériale, M.de Podbielski, président du Comité Olympique Allemand et ministre de Prusse, adresse à l’empereur une allocution terminée par un triple hourra.Tous les athlètes dêülent ensuite devant la loge impériale.L’aménagement du Stade de Ber- - | lin est fort bien compris.La partie Toronto, 18.— Tout ne va pas I Inférieure affecte la forme d’une im-pour le mieux entre les clubs locaux i mense ellipse dont le grand diamètre de crosse.lies Toronto se prépa- B 26* mètres et le petit diamètre 80 Cette ellipse dans sa partie constitue un champ de Arrowshaft.Jockey Dreyer, emps, 58.31ième course.5 furlongs.Chevaux de 3 ans et plus.$300, gagnée par Cloak.Jockey Dreyer.Temps, .57 4-5.Bisbille à Toronto LES BEACHERS REFUSERONT PROBABLEMENT DE JOUER SI YEAMAN EST SUR L’EQUIPE DE QUERRIE.mètres.centrale mais il est Certain qu’il ne pourra jouer à la crosse cette année.Mlle Julia Downey prendra part aux courses New-York, 18.— M.John Fleeson, le promoteur de plusieurs événements ïportifs qui seront disputée pendant l’exposition Ebbets au terrain du tlub de baseball Brooklyn a engagé Ville Julia Downey pour participe! aux courses à pied.Elle est le “champion” du Canada.Son temps îfflciel pour Ica 100 verges est de 11 4-5 sec.loi tendant à interdire la boxe dans tout le royaume, en tant que matches, bien entendu.A cet effet, ces messieurs propo-! sent de modifier l’article 398 du Cd-| - de pénal qui édicte nés peines pour IL REMPLACERA DUMESNIL SUR Le Cubain Tuero Le Vancouver se retire New-Westminster, 18.— Le club de Can Jones, le Vancouver, s’est officiellement retiré de la B.C.L.A., hier soir.On sait que Cones Jones est actuellement en pourparlers pour entrer dans le Big Four.coups et blessures et qu’il» demandent de libeller comme suit : "Le paragraphe 2 de l’article 398 du Code pénal s’applique alors même que les actes de violence n’ont pas dépassé les limites tracées par des règle» auxquelles avaient adhéré les antagonistes.Cette proposition venant après le triomphal match Carpentier-Bombardier Wells jettera sans nul doute un certain froid en Belgique.Signalons à ce sujet que plusieurs journaux belges ont, au lendemain du match de Gand, écrit des articles violente contre la boxe, articles fourmillant d’inexactitudes et de grossières erreurs, tellement ridicules que leur lectmrc seule démontre clairement que leurs auteurs ont traité un sujet dont ils ignoraient les plus élémentaires traditions.Buc‘1 Yeaman s’aligne avec le club de f00^ball de 110 mètres de long et de Charlie Querrie.Les officiers des de large.A droite et à gauche Benchers sont très irrités de la ma- f;s deux arcs de cercle terminant l’ellipse sont couverts de gazon et aménagé» en pelouses pour les concours athlétiques.Tout autour de l’ellipse courent, deux pistes, l’une de courses à pied de 600 mètres de long, l’autres cycliste d’un développement de 666 mètres.Le relèvement de la piste cycliste dans les virage» atteint 4 m.60 de hauteur.Autour de ces pistes sont disposés les grandins où s’étagent les spectateurs.Ils peuvent contenir 17,000 personnes assises et environ 13,000 perscennes debout.Sur le côté sud de l’ellipse s’ouvre une piscine longue de 100 mètres, large de 22 et profonde de 4 rr .50.Ainsi, sous les yeux des spectateurs on pourra disputer toutes les épreuves au programme des Jeux Olympiques, ce qui n’existait pas à Stockholm.Disons encore que c’est au Stade de a été modifié et la ! Berlin que se disputeront le 24 août commencera désor-| prochain, les Championnats du mon-i de d’amateurs de l’Union Cycliste In- L’EQUIPE DE L’ATHLETIQUE, DIMANCHE AU MILE-END.A NOS AMIS Le "Devoir” est outille oour tau» des Impressions dans tous les oenrea Ouvrage garanti.— Les connaisseurs ne veulent pas prédire les résultats des parties de dimanche prochain au terrain des Shamrocks.La méthode suivie par la ligue de la Cité de renforcir toute» ses équipes les met aujourd’hui dans cet agréable embarras.L’horaire des joutes première parti» mais à 2 lus.p.m., et la deuxième, à 4 hrs p.m.Ce changement a êtj fait à la demande des amateurs des quartiers éloignés qui ne peuvent se rendre à temps pour la joute ae 1 heure 30.Les Mascottes et les Voltigeurs joueront dans la partie d’ouverture Clément remplacera Dumesnil dans la botte et sera un adversaire dangereux pour Odgers.Le Cubain Tuero fera sa première apparition dimanche prochain sur l’équipe des Athlétiques et les calculs de Billy Innés sont qu’il affirmera son retour par une belle victoire sur les Vüleray de “Bunty’’ Dosautel*.temationale.Northmount victorieux Dimanche dernier, le Northmount a défait le club Saint-Paul par six à trois.La pluie arrêta la partie à la huitième manche.Dimanche prochain, le Northmount recevra la visite du Viauville, do la Ligue Maisonneuve.La partie commencera à trois heures précises.JOCKEU CLUB DU Pure KING EDWARD COURSES AUJOURD’HUI Les bateaux partent de la rue Desery à midi, à I heure et ensuite toutes les vingt minutes PARC DELORIMIER REUNION D’ETE 3 courses au trot et au galop tous les jours, du 17 au 23 JUILLET LES COURSES COMMENCENT A 2 HEURES P.M.FAITES FAIRE VOS DAVISON-VALOIS, LIMITED AVIS est donné au public qu’en vertu d' la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 190b, désigné “Loi des compagnies’’, il a été délivré, sous lo sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, de* lettres patentes en date du 17e jour de mai 1913, constituant en corporation vVilliam Josepn Davison, manufacturier, Joseph Michel Arthur Valois, médecin, Wiitred Michael Leonard, courtier de douane, Samuel Charland, marchand, et John Wesley Smith, comptable, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes : — (a) Exercer l'industrie de manufacturiers de gants et mitaines de toutes sortes, de chaussures, pantoufles, mocassins et larrigang de toutes sortes, de fourrure, ae vêtements de tous genres et tissus, salopettes, camisoles et sous-vêtements; exercer l’industrie ou le commerce de bonneterie et autres articles tricotés; carder et filer la laine et exploiter des 'itureries; acheter ou autrement acquérir du cuir, des fourrures, des peaux, de la laine, et exercer l’industrie de mégissiers dans toutes ses spécialités; (b) Acquérir, et prendre à son nom comme industrie active, et continuer l’industrie actuellement exercée par J.M.A.Valois et William Davison, dans la cité de Montréal, comme société enregistré* sous les nom et raison sociale de “The Davison-Valois Company;’, et les payer soit en deniers comptants ou en parts acquittées et non cotisables du capital-actions de la présente compagnie; (c) Acheter et vendre en gros et en détail, et manufacturer, raffiner, manipuler.exporter et importer et faire le commerce de toutes les substances, appareils et choses fabriqués par la compagnie ou capa blés d’être employés dans l’industrie que la compagnie est autorisée à exercer ou requis par toute personne, compagnie ou corpora tien aj'ant des relations d’affaires avec la compagnie; (d) Acheter, venare, manufacturer et faire le commerce d’outillages, machi nerie, instruments, commodités, denrées et choses capables d’être employés en rapport avec les opérations que la compagnie pour rait entreprendre ou dans lesquelles elle se rait intéressée ou requis par les ouvriers ou autres employés de la compagnie; (e) D mander, acheter, louer ou autrement acouérir toutes marques de commerce, brevets, licences.concessions et choses de même nature conférant un droit exclusif ou non exclusif ou limité d’utiliser toute information secrète ou autre au sujet d’une invention capable d’être employée poür toutes les fins de la compagnie, ou dont l’acquisition sera censée, profiter directement ou indirectement à la compagnie, et utiliser, exercer, développer ou ccorder des permis pour leur usage, ou au trement faire valoir la propriété, les droits ou informations ainsi acquises; (f) Dévelop per et faire valoir tous terrains acquis par la compagnie ou dans lesquefs elle est intéressée, et en particulier les diviser et préparer pour des fins de construction; construire, altérer, démolir, décorer, entretenir, installer et améliorer les bâtiments et dépendances, et planter, paver, drainer, cultiver, donner à bail ou contrat de construction et avancer des de niers et conclure des contrats et conventions de toutes sortes avec les constructeurs, locataires et autres; (g) Exercer toute industrie, manufacturière ou autre, que la compagnie jugera à propos à être exercée en rapport avec l’un quelconque des objets susdits, ou censée accroître directement ou indirectement la valeur des biens et des droits de la compagnie ou les rendre profitables; (h) Acheter, louer ou autrement acquérir la totalité ou une partie de l’inaustrie.les biens, franchises, clientèle, droits et privilèges détenus ou possédés par toute personne ou maison ou par toute corporation exerçant une industrie semblable à celle que cette compagnie est autorisée à exercer, ou en possession de propriétés propres aux fins de la présente compagnie, et les payer on deniers comp tanta ou en actions acquittées ou en partie acquittées du capital de la compagnie, ou en obligations, débentures ou autres valeurs de la compagnie ou autrement, et se charger des engagements de toute telle personne, maison ou corporation; (i) S’associer ou conclure des arrangements au sujet du partage des profits, la fusion des intérêts, la coopération, les risques communs, les concessions réciproques ou autrement avec toute compagnie exerçant ou engagée, ou sur le point d’exercer ou de s’engager dans toute industrie ou transaction que la présente compagnie est autorisée à exercer ou entreprendre, ou toute industrie ou transaction pouvant être conduite de manière à profiter â cette compagnie, directement ou indirectement ; et faire des avances de fonds, garantir les contrats ou autrement aider toute telle compagnie et prendre ou acquérir autrement des actions et valeurs de telle compagnie et les vendre, détenir, réémettre, avec ou sans garantie, ou nu-trement en disposer; (j) Nonobstant les dis positions de l’article 44 de la dite loi.nche ter, prendre cm acquérir nar souscription ori ginale ou en échange pour des actions, obli gâtions, débentures ou autres valeurs de la compagnie au autrement, et détenir, vendre ou autrement disposer
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