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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 3 juillet 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-07-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME IV—No.153 MONTREAL, JEUDI 3 JUILLET, 1913 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS : T Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83.00 UNION POSTALE.86.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.^ ^ .$2.00 Rédaction et Administration: 7la RUE ^ T*JACQUES MON '/¦ VL.TÉLÉPHONES: X ADMINISTRATIOi\ \in 7461 RÉDACTION : - ° Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DES NOMS, DES FAITS ! La Pairie n’a pas aimé l’article de l’Action Sociale que résumait hier notre ami Dumont.Elle lui consacre quelques paragraphes qui ne ttian-fquent pas d’un certain intérêt, mais qui exigent un complément.“Nous avons tout bonnement dit, écrit-elle, que l’Avenir National, de Manchester, a constaté que nos ennemis redoublent d’efforts depuis le congrès du parler français à Québec.L’organe religieux de la Vieille Capitale oserait-il prétendre que faire allusion à cette const,dation serait un grand péché?La Patrie croit que les esprits irréfléchis et turbulents qui ont entrepris de “sauver” la race française dans les diverses provinces font plus de mal que de bien.Les faits crèvent les yeux.Jamais notre pays n’a été si profondément agité, si vivement en proie aux passions nationales et religieuses.Notre langue, nos écoles, notre influence politique, sont attaquées partout.Ce résultat éminemment regrettable, à qui faut-il l’attribuer?8ur quelles épaules pèse le lourd fardeau des misères qu® porte en ce moment la race canadienne-française?Qui est responsable des jours sombres dont nous sommes menacés?” Oui, qui?Puisque la Patrie est en veine de conseils et qu’elle entend prémunir les Canadiens-français de toutes les provinces contre ceux qui risquent de leur faire tant de mal, contre ceux qui sont responsables de tous les méfaits de l’heure présente, pourquoi n’a-t-elle pas le courage de désigner par leurs noms et prénoms les hommes qu’elle veut atteindre?Dans sa plainte d’aujourd’hui, il n’y a que deux articulations précises et qui permettent de limiter un peu le champ des recherches.Elle déclare qu’un autre journal constate “que nos ennemis redoublent d’efforts DEPUIS LE CONGEES DU PARLER FRANÇAIS A QUEBEC’ et elle ajoute qu’il existe “DANS LES DIVERSES PROVINCES’’ de ces “esprits irréfléchis et turbulents’’ qu’elle dénonce.Cela est assez vague! * * * La Patrie estime-t-elle que le Congrès de Québec a été une oeuvre mauvaise, susceptible de faire plus de mal que de bien, et de nature à blesser les susceptibilités anglaises?La Patrie estime-t-elle que le récent congrès d’Edmonton offrait le même danger?La Patrie estime t-elle que les congressistes de Saint-Boniface marchaient l’autre jour sur un terrain aussi dangereux?La Patrie estime-t-elle que les organisateurs du congrès de Régina poursuivent une oeuvre inquiétante?, La Patrie estime-t-elle que la magnifique résistance opposée par les Canadiens-français de l’Ontario au règlement numéro XVII est chose dangereuse ou blâmable?La Patrie estime-t-elle que des manifestations comme celle qui se déroulait, il y a dix jours, dans les rues d’Ottawa et qui commandait le respect de tous, devraient être supprimées au nom de l’intérêt national et de la paix publique?La Patrie croit-eile enfin que la vigoureuse campagne qui a abouii à la reconnaissance, dans notre province, de l’égalité pratique du fran-jais et de l’anglais fut mal inspirée et grosse de conséquences dangereuses?Croit-elle que l’oeuvre du Sou de la Pensée Française, avec ce qu'elle comporte de revendications, menace la paix publique et l’avenir de l’élément français?« w Si elle le croit, pourquoi n’a-t-elle pats le courage de le dire en propres termes, et de dénoncer aux patriotes les auteurs de ces divers mouvements?Si elle ne le croit pas, et si ses critiques ne visent point ces mouve-tnents de réveil, de qui veut-elle parler?En veut-elle à ceux qui osent répéter après sir John A.Macdonald qu’il n’existe dans ce pays ni vainqueurs ni vaincus, mais des associés jouis.sant%e droits égaux en matière de langue et de personne?En veut-elle â ceux qui, après sir Georges W.Ross et sir Oliver Mowat, jugent absurde et tyrannique-la proscription du français des écoles de l’Ontario?En veut-elle à ceux qui ont l’audace d’affirmer que le plus sûr moyen de se faire respecter de F Anglais, race fière, c’est de marcher debout et non de se traîner û plat ventre?La Patrie fait une crise de nerfs chaque fois que nous osons lui demander de chercher avec nous qui payait la reproduction à quatorze sous le pouce carré de se.s articles franco-impérialistes.Nous espérons qu’elle n’éprouvera pas la même répugnance à dire - en blanc et en noir quels sont les hommes, quels sont les faits et les institutions qu’elle vise.Orner HEROUX.M.Gerîier Le courrier d’Europe nous apporte une douloureuse nouvelle: M.Gerlier, l’ancien président de l’Association de la Jeunesse Catholique Française qui a laissé au Canada un si vif souvenir, vient de perdre son vieux père.Tous les amis de Gerlier lui adresseront l’hommage de leurs profondes sympathies et de leurs respectueuses condoléances.Une mise au point On a lu, dans notre édition d’hier, une mise au point de l’èchevin L.-Lapointe concernant notre arti-;le de samedi dernier intitulé : “Qu’en pensent nos échevins?” concernant la prohibition des camions ii roues de fer dentelées.Nous avouons nous être fié à notre mémoire et elle nous a joué un mauvais tour.Puisque la commission de législation a transmis son projet de règlement au conseil municipal et que celuî-ci a demandé, à deux reprises, que l’ingénieur en chef se hâte d’en approuver les disnosi-tions, ils ont fait leur devoir.Mais pourquoi l’ingénieur en chef ne se presse-t-il pas plus?Le projet de règlement n’est ni tellement volumineux, ni tellement compliqué, qu’il ait besoin de deux mois pour le ratifier ou pour le désapprouver.Pourquoi les commissaires dent dépend ce fonctionnaire ne le pressent-ils pas?Il doit être lout au moins aussi pressant d’empêcher qu’on ne détériore nos pavages que de profiter de l’état du marché pour faire une expropriation dont jouiront seuls nos petits-fils.Les propriétaires qui ont payé les pavages sur lesquels se promènent les camions à crampons méritent qu’on ne gaspille pas leur argent tout autant que nos descendants ont droit à ce qu'on leur fais se une belle ville.Nous répétons donc ce que noqs disions samedi dernier, mais sous cette forme “Qu’en pensent nos commissaires?” .Fred.PELLETIER.NOTRE DIRECTEUR M.Henri Bourassa et M, Georges Pelletier sont arrivés ce* matin de leur tournée de l’Ouest et de l’Ontario.Ils sont très satisfaits de leur voyage, qui ne paraît pas les avoir trop fatigués.M.Bourassa commencera ces jours-ci la publication d’une série d’articles sur l’Ouest.Nous publierons demain une nouvelle lettre de M.Georges Pelletier sur les Canadiens-français du nouvel Ontario.—- —¦ > ^ — - Fausse route “Le Devoir est-il absolument satisfait de sa façon de démontrer les avantages de Québec en matière d’éducation, c’est-à-dire en montrant où le système d’Ontario et du Missouri ne fonctionne point de façon parfaite?Seul, le Devoir peut voir comment la faible assistance aux écoles d’Ontario nous dégage d’une responsabilité quelconque dans Québec.” Ainsi parlait hier le Herald, visant évidemment le -dernier article de M.Beaupré; et nous nous demandons s’il faut voir là de la mauvaise foi ou de l’ignorance.Jamais le Devoir n’a prétendu nue Tes lacunes constatées dans tel’e ou telle province, dans tel ou tel Etat, nous dispensent de donner, chez nous, le maximum d’efforts dont nous sommes capables.Le Herald, il n’y a pas très longtemps encore — c’était cependant avant son changement de maîtres-— portait contre la province de Québec une accusation radicalement fausse, et dont il est resté incapable de fournir la moindre preuve.Il ferait bien, s’il veut jouir du respect des honnêtes gens, de ne pas s’obstiner dans de pareils procédés.O.H.Un livre de M.Chapais M.Thomas Ghnpais publiera prochainement un nouveau volume de discours et conférences.C’est un livre attendu avec beaucoup d’intérêt et dont nous aurons l’occasion de reparler.BILLET DU SOIR.OISEAU DE FRANCE Nous sommes pour la France, des parents pauvres, mais, drôles de parents pauvres, nous ne lui en voilions guère et nous ne renions pas notre parenté, même quand elle fait des sottises.Et quand elle a des succès?.N’est-ce pas qu’à lire les merveilleux exploits de Brindejonc des Moulinais, qui, ainsi que me le fait remarquer Nap.Tellicr, donne un joli démenti à Cyrano en montrant “qu’on peut monter bien haut et tout seul”, l’épiderme de notre fierté tressaille d’un frisson aqréablt à songer que ce petit Français de 20 ans a dans les veines le même sang que le nôtre.Le drapeau français est pas mal migrateur, bien que le peuple qui vit à son ombre passe pour ne l’être pas.Il s’est promené déjà par toute la terre-—blanc ou tricolore—et a précédé très souvent le Union Jack sur lequel le soleil ne.se couche pas.Dupteix Va montré aux Indous, Napoléon l’a fait flotter sur la masse grise des pyramides, Marchand arriva avec lui bon premier à Fa-choda, sa jolie flamme accrochée aux sphériques s’était déjà passablement promenée dans les airs,et s’il se couche, le soleil!, sur leur drapeau, les Français peuvent prétendre que jamais aucun autre n’a assisté si souvdnt et en si bonne place au lever de l’Astre Roi.Il est bien à présumer en effet que Brindejonc doit avoir en poche ou accroché à son appareil un petit tricolore, pour que, le jour oà il accomplira sa dernière et vertigineuse descente, on sache, où qu’il tombe, que c’était un oiseau qui venait de France.L’empereur Guillaume vient de dire de lui qu’il est un héros.Il est vrai que lout le monde s’en doutait bien un peu, mais dès tors que Guillaume le dit.il s’y connaît, lui qui a déjà failli monter en Zeppelin.Mais il n’y a pas que notre fierté à se réjouir.Nous aimons sincèrement la France, sans le manifester tous à 14 sous le pouce carré; nous n’aimons pas qu’elle tremble devant l’Ogre allemand.Et elle esi bien plus rassurante pour la sécurité française que Ven-tente cordiale, la parole de Brindejonc quand les Teutons entourant sa machine lui représentaient qu’il était fou de s’en aller par une tempête pareille.—Les Français se fichent du temps et du vent, dit-il simplement et il disparut dans la bourrasque.Quand éclatera la guerre entre la France et l’Allemagne, pendant que les Teutons armeront lourdement leurs lourdes machines de guerre, les Brindejonc, qui se fichent du temps et du vent, comme des alouettes qui harcèlent les pesants hiboux, ils crèveront avec leurs grenades lancées de haut les gros Zeppelin.¦Ce n’est peul-âtre pas là de la haute stratégie aérienne, mais cependant est-ce que les records de plus en plus merveilleux de l’aviation, quand les Zeppelin n’évoluent guère, ne peuvent pas faire conlure à la supériorité des premiers sur les derniers?L’héroïsme vaut tdule la stratégie.Pourvu qu’il ne s’invente pas d’ici la prochaine guerre un sport plus dangereux encore que l’aviation que déserteraient sûrement alors les Brindejonc, les Vedrines et les antres que la mort attire.Louis BRETON.Rassurez-vous “Si nous devons accepter comme exacts, dit le Herald, — et nous félicitons notre confrère de ce “si”— les comptes rendus faits par les journaux des discours prononcés aux Trois-Rivières, à l’ouverture du congrès de VAssociation Catholique de la Jeunesse canadienne-française, on y a fait un plaidoyer en faveur de l’abandon des vieilles divisions de parti entre libéraux et conservateurs, et de la formation d’un narti catholique uni.A ce parti, peut-on supposer, les membres de l’Eglise catholique seront censés se rallier”.Là-dessus, le Herald s’essaie à démontrer que la formation d’un pareil parti offrirait de graves inconvénients.Nous pouvons tout de suite rassurer notre confrère.Personne, au congrès des Trois-Rivières, n’a proposé la formation d’un parti catholique, et les affirmations faites à ce propos dans la presse ne prouvent que l’ignorance ou la mauvaise foi de leurs auteurs.?.H.LE ‘NEWS’ ET LA QUESTION BILINGUE LES RESPONSABILITES Le News, de Toronto, commence-t-il à coprendre tout le mal que fait à sa province le fameux règlement du ministère de ITnstrqction publique touchant l’enseignement bilingue?On le dirait à voir les efforts qu’il tente pour rejeter sur d’autres la responsabilité du malaise provoqué par cette hypocrite persécution.Revenant sur le sujet, le News écrit: “Ceux qui encouragent les Cana-I dions-français à protester contre! les règlements touchant les écoles) bilingues d’Ontario, ont répandu ; l’impression qu’on tentait de proscrire la langue française.Ils ont insinué qu’Ontario essaye de détourner les enfants canadien.s-fran-çais de leur religion.Ils ont déclaré que les droits des Canadiens français sont attaqués.Cos accusations n’ont pa.s l’ombre d’une justification.Les hommes qui ont recours au mensonge et aux demi-vérités pour tromper le public, à leur profit ,son des démagogues, et un pars ne peut être infesté de personnes plus dangereuses.” La Patrie sera peut-être trop heureuse de citer cet article pour étayer sa thèse favorite du succès par la veulerie.Quant à nous, nous continuons de penser autrement.Il n’y a pas d’êtres plus dangereux que ceux qui trompent le public par le mensonge et la demi-vérité, dit le News.Parfaitement.Et ce jugement du News le condamne formellement.Ceux qui disent que le bureau d’éducation d’Ontario veut faire disnaraître l’enseignement du français des écoles d’Ontario, que cette tentative attaque les droits des Canadiens-français et qu’elle a en outre pour but de détourner les enfants de leur religion, affirment autant de vérités.Et ceux qui trompent le public ce sont les hommes et les journaux qui soutiennent que ce règlement ne vise aucunement les droits des nôtres, ce qui est un mensonge, et que le seul motif de ses auteurs est de perfectionner l’instruction des petits Canadiens-français, ce qui est la demi-vérité.Que le News ergote ou s’emporte tant qu’il voudra, suivant le degré de résistance qu’il rencontre, il ne détruira toujours pas le règlement No 17, cause de toute la difficulté.Ce règlement existe, le bureau d’éducation le défend et, pendant longtemps, il a même déclaré qu’il ne le rappellerait pas.Or, ce règlement vent (paragraphe 2 de l’article IV) que le français ne soit enseigné qu’une heure par jour, aux seuls enfants dont les parents en ont manifesté le désir, et suivant les prescriptions du “supervising inspector” superposé à l’inspecteur de langue française.Une heure sur cinq, pour l’enseignement du fran- çais aux enfants canadiens-fran-çais! Si cela n’est pas la proscription graduelle du français, qu’est-ce que c’est donc?Le News dit oue les enfants ont assez de cette heure de français à l’école et de l’usage du français dans la famille, pour conserver leur langue.Admettrait-il que la même dose d’anglais suffirait aux petits Anglais?Oh! non.Le français l’exaspère trop pour lui proposer quatre heures de français et une heure d’anglais.Mais que dirait-il d'un règlement réduisant l’enseignement de l’anglais à une heure par jour et consacrant trois ou quatre heures à l’allemand, sous prétexte que l’usage de l’anglais dans la famille suffit pour conserver la langue maternelle?Quelle protestation il ferait entendre, quels rugissements il pousserait.“This province must remain british”, s’écrierait-il.Très bien.Et les Canadiens-français ne veulent aucunement le contraire.Tout ce qu’ils demandent, c’est l’égalité des deux langues dans ce pays bilingue, la connaissance aussi parfaite que possible de l’anglais et du français.El pour les gens intelligents, l’une n'exclut pas l’autre: on en a la preuve tous les jours à la Chambre des Cpmmunes et au Sénat où les anciens élèves des écoles bilingues de la province de Québec parlent également bien l’anglais et le français, l’anglais aussi bien que M.Willi-son et le français beaucoup mieux que lui.Perfectionner l’enseignement! Si le gouvernement d’Ontario s’inspirait uniquement de ce louable motif, combien différemment il agirait! Au lieu d’économiser sur le français sous prétexte d’inculquer plus d’anglais, rendant ainsi l’école odieuse aux parents qui en supportent le coût et à l’immense majorité des élèves qui la fréquentent, il s’efforcerait de la populariser par des subventions plus généreuses et un système pédagogique qui formerait de meilleurs instituteurs.Du reste, la prétendue infériorité des élèves canudien.s-français est démentie par les faits.Maints correspondants ont établi sous leur signature que les élèves font aussi bonne figure aux examens.Que le News persiste à dire le contraire en dépit de cette preuve, cela ne nous étonne pas.C’est le seul prétexte qui lui reste pour tromper ses lecteurs anglais et entretenir leurs préjugés.Mais qu’il ne compte pas nous effrayer en rejetant sur les nôtres la responsabilité de ce qui arrive.On les attaque, ils se défendent, et nous les défendons.Et ce réveil général des énergies provoqué par la persécution nous réjouit trop pour nous décourager, Jean DUMONT.Le projet Beaupré Les amis du Devoir ont pu lire, dans notre numéro de mardi, le texte du vaste projet de réforme scolaire présenté au Congrès de la Jeunesse par M.V.-Elzéar Beaupré, professeur à l’école Polytechnique.Ceux qui désireraient — et ils sont nombreux — posséder cc travail en brochure n’auront qu’à s’adresser à YEcolc Sociale Populaire, 1075 rue Rachel, Montréal.L’Ecole a fait publier cet important mémoire dans la collection de scs brochures vertes.11 se vend dix sous.Le péril allemand en danger Un malin a dû glisser cet entrefilet dans le Star de lundi: “Le bill actuellement devant le Reichstag allemand, qui propose de prélever les 250 millions de piastres nécessaires pour l’armée, a été amendé de façon à toucher un plus grand nombre de citoyens.Maintenant, les salariés de $1,250 et plus devront “payer — payer — payer” aussi bien que les propriétaires et ceux qui vivent de leur revenu.On peut rapprocher ce fait de cet autre — l’échec de l’emprunt du gouvernement précédent et la décision subséquente de fermer le marché allemand aux emprunts étrangers, — nour se rendre compte plus clairement de la gêne que ces nouveaux fardeaux militaires imposent aux Allemands.Ils prennent de l’avance en fait d’armements, mais iàs sont pour cela obligés d’emprunter jusqu'à l’épuisement du marché et de taxer lourdement toutes les classes sociales capables de payer.“On est porté à se dire que le peuple anglais pourrait être très content que cette “guerre de taxes” continue; car il est loin d’être au bout de ses ressources.Il bâtit encore des cuirassés à même ses revenus, — exactement comme M.Borden proposait de construire les nôtres, -L- et ses percepteurs de taxes n’en sont pas encore rendus à harceler très sérieusement les travailleurs du Royaume-Uni.John Bull devrait être capable de faire bonne figure dans un concours de bourses bien garnies, et cette concurrence en est rendue là.La France aussi est riche mais la France, malheureusement, doit remplir les rangs de son armée en demandant un an de service de plus à sa jeunesse.La réorganisation de la Russie se continue avec persévérance, de sorte qu'un optimiste peut espérer qu’avant longtemps les Allemands logiques en Allemagne comme en Autriche comprendront probablement qu’ils n’ont rien à gagner à troubler l’équilibre du monde.” L’Allemagne presque à bout d'argent tandis que l’Angleterre en surabonde; Ja Russie reprenant «es for- ces et faisant diversion aux ambitions de l’Allemagne réduisent au minimum le péril allemand à l’extérieur.En fait le péril allemand devient beaucoup plus dangereux pour l’Allemagne elle-même que pour l’Angleterre.C’est la conclusion logique de cet article du Star.Tout le monde va finir par l’admettre.Jean DUMONT.Sur le Pont d’Avignon.De M.Borden aux organisateurs du banquet L’Espérance: “Bien que membre du Parlement •i !λSÆ,-C'lq.ues temPs seulement, R (M.L Espérance) s’est déjà ac-3lm une haute position à la Cham-jore des Communes.Scs discours sont écoutés aveç une attention par-iticul 1ère, venant d’un homme qui ne rraile que de sujets qu’il a soiqnen-sement étudiés et qu'il cannait parfaitement.” Qui donc prétendait que le pre-niicr ministre ne savait pas manier 1 ironie?La société médicale de Berlin refuse de mettre le serum Friedmann à ! épreuve.Le Dr Friedmann ne sera pas prophète dans son pays.M.John Byrnws, du ministère du commerce, accuse certains cultivateurs de la région de Québec de mêler de la pierre au foin qu’ils vendent pressé pour le rendre plus pesant, Et Fon continuera de dire que certains des nôtres manquent de dispositions pour les affaires! Le marquis de Northampton consent à payer un quart de million d’indemnité à l’actrice Daisy Markham, de son vrai nom Violet Moss, pour rupture de promesse Je mariage.L’un et l’autre s’en souviendront.Le gouvernement fédéral a donné hier le rang de sou,s-ministre à M.White, fonctionnaire du service de protection des ressources naturelle,.Quand mottrn-t-on sur le même pied quelques fonctionnaires cana-diens-français?Le Veilleur.M.BOURASSA A SUDBURY Il parle à une assemblée anglaise, tenue pour célébrer la Confédération.Sudbury, 2.— Il y avait hier une grande foule, dans les rues de la petite ville de Sudbury.Tous célébraient la Confédération.Canadiens-français, Ecossais, Irlandais, Anglais, Italiens, Hongrois, la plupart chômaient ch l’honneur de cet anniversaire.Les grandes usines de Coppercliff, où des milliers d’hommes travaillent à l’exploitation et à la fabrication du nickel, avaient fermé leurs portes pour une journée, — elles ne les ferment que deux fois Fan, au premier juillet et à Noël; et, de toutes les campagnes avoisinantes de Sudbury, même de.s villes de Sturgeons Falls et de North Bay, des contingents de visi-teure nombreux étaient arrivés, et mettaient dans les rues une animation remarquable.* « # Dans l’après-midi, sur le terrain des jeux de Sudbury, en face du nouveau collège des Jésuites, — grande construction dont les catholiques du Nouvel-Ontario sont fiers, parce que c’est le premier établissement d’enseignement supérieur dans cette région-ci, — il y avait une assemblée publique anglaise.Le maire de Sudbury, M.Henry, la présidait.Un grand vent faisait claquer drapeaux ci banderoles et rafraîchissait la température.Deux à trois mille personnes étaient rendues au lieu de convocation.Vers deux heures et demie, M.Bourassa, invité comme orateur de la journée, arrivait sur l’estrade, applaudi par tous ceux qui le connaissaient déjà, — et ils sont nombreux, dans le Nouvel-Ontario.Après quelques phrases du maire Henry, qui, aux approbations de la foule, parle de M.Bourassa comme de “l’un des plus grands et des plus sincères orateurs du Canada”, le directeur du Devoir traite du sujet actuel, en ce jour, la Confédération.lît, pendant trois quarts d’heure, il rappelle à ses auditeurs, dont la masse, groupée à l’ombre, sur les ban-quettes d’un amphithéâtre, l’écoute avec grande attention, les principes fondamentaux de la Confédération, surtout le respect des droits des minorités.“Si nous voulons tous être Canadiens et célébrer dignement le jour de la Confédération, fête qu’il faut commémorer chaque année, dit-il il est nécessaire d’étudier le passé du Canada, les origines de la Confédération, les principes, les traditions et l’histoire qui ont donné lieu à ce groupement des provinces et lui ont permis de grandir, comme ils lui permettront de durer, si nous sommes fidèles aux enseigne-menls du passé.Maintenir ces principes, c’est maintenir la Confédération.Les méconnaître et les violer, c’est saper la constitution à la base.Nous nous entendons tons pour désirer que le Canada grandisse; mais il ne faut pas oublier les luttes du passé et reconnaître que si le Canada est aujourd’hui grand et prospère, il le doit, — encore plus qu’aux gouvernants de l’Empire, qui Font dirigé sagement et avec diplomatie, depuis un demi-siècle, — aux Canadiens d’autrefois qui luttèrent sans sc décourager pour obtenir le gouvernement responsable et consommer l’union des deux races fondamentales de la nation.” Quand les applaudissements se sont tus, M.Bourassa ajoute que le meilleur moyen de reconnaître ce que nous devons à ces lutteurs, c’est d’avoir l’orgueil de noire pays, de notre histoire, et d’agir toujours de telle sorte que le Canada, fidèle aux principes du passé, continue de grandir davantage.La foule applaudit.M.Bourassa narre alors les origines particulières de la colonie canadienne, fait ressortir les caractères particuliers de l’établissement de la Nouvelle-France, qui la distinguent de celle des autres colonies fondées sur le sol américain, aux premiers temps de l’expansion des races blanches en Amérique, note la sagesse des pères de la colonie française, qui n’y envoyèrent que des colons de choix, et en firent une colonie agricole.Il fait remarquer à ses auditeurs* que, dès avant 1760, le Canadien avait déjà le sentiment national, et que, aujourd’hui, le Canadien-français, au rebours de tant de Canadiens qui ont ailleurs une mère-patrie, n'en a d’autre (pie le Canada, qu’il n’a pas pour la France les mêmes sentiments de l’Anglais pour l’Angleterre.Puis, à larges trait's, et avec une éloquence qui tient l’auditoire sous le charme de sa parole, il esquisse les principaux traits de la conquête de 1760, la fière attitude des Canadiens français à l’égard de la Grande-Bretagne, pendant la guerre de 1774, — ce qui soulève des applaudissements sur tous les gradins, — et affirme qu’il est bon de rappeler la loyauté des Canadiens-français, dès les premiers temps de la domination anglaise au Canada, afin do prouver aux nouveaux venus au Canada que le Canadien-français est fermement attaché à la Grande-Bretagne et qu’il a le droit qu’on respecte sa langne.____________ L’histoire de la colonie, — la guerre de 1812 finie, et la conquête du gouvernement responsable entreprise, — l’amène à parler de la rébellion de 1837.“Quel que soit le jugement que l’on porte sur cette page de notre histoire, dit-il, l’on na saurait nier qu’elle fut, dans la Haut et dans le Bas-Canada, une bataille pour le droit à la liberté d’opinion et de gouvernement, comme il s’en livra jadis tant en Angleterre et en Ecosse, et que ce soulèvement rendit, à tout considérer, un service effectif aux institutions de la Grande-Bretagne, en faisant reconnaître ici le droit aux institutions parlementaires et en nous en donnant enfin l’exercice.” Et la foule applaudit.Après avoir enfin raconté les luttes qui précédèrent la conférence de* Québec en 1864, il en vient à la Confédération de 1867, et rappelle les principes fondamentaux de ce pacte.Il assure d’abord au Canada, dans ses relations avec la Grande-Bretagne, la liberté absolue, quant à sa gouverne intérieure; mais il établit aussi que, jamais, à litre de colonie, le Canada ne sera appelé à contribuer à la défense de l’Empire, hors des frontières canadiennes.La Grande-Bretagne reste seule responsable de la défense générale de l’Empire.Lorsque les autorités impériales voulurent établir des bureaux de recrutement au Canada, afin d’y engager des volontaires désireux de faire la campagne au Soudan, le premier ministre canadien, sir John A.Macdonald, s’y opposa, et ses objections furent acceptées en Angleterre.La foule appMu,dit à cette énonciation d’un principe juste et indiscutable.Le second principe fondamental de la Confédération, c’est l’autonomie des provinces, aussi complète que cela peut être compatible avec l’unité de la Confédération.Quant au droit des provinces en matière d’enseignement, M.Bourassa affirme qu’elles ne peuvent les exercer de manière à priver la minorité, qu’elle quelle soit, catholique ou protestante, de la liberté d’avoir ses écoles où elle puisse enseigner à son grc sa langue et sa religion à ses enfants.Car, le troisième principe posé par les pères de la Confédé-ration, lors de la conférence de Québec, et dans l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, — principe proclamé encore par Macdonald, en réponse à Dalton McCarthy, en 1892, — c’est l’égalité absolue des races anglaise et française au Canada, dans toutes les parties de la Confédération, en matières de langue, d’enseignement, de religion, de droits civils et politiques.“Et, du moment que l’on attaque ce principe, comme le font parfois certains politiciens qui travaillent, en som-i me, à la désunion du Canada, dit M.Bourassa, de ce moment même, l’on met l’avenir de la Confédération en péril, Fon en prépare la ruine.” Des applaudissements scandent rneore cette énergique déclaration.M.Boura*ssa exprime ensuite la crainte que nous ne puissions jouer, clans l’Empire, le rôle de grande nation, de puissance associée, tant que nous resterons provinciaux, et quand même nous serions impérialistes, à moins que nous ne subordonnions les intérêts locaux et les préoccupations impériales à l’intérêt général du Canada.“Il ne faut pas seulement penser au Manitoba et à l’Empire, à l’Ontario et à l’Empire, au Québec et à l’Empire; :1 faut se rappeler qu’il existe un Canada, d’autres provinces que la nôtre, et être fiers et orgueilleux du Canada avant d’être fiers de sa seule province, de sa seule municipalité.” Et l’assistance, approuve cette vérité patriotique.L’orateur parle ensuile du besoin, pour les Canadiens de différentes races, de se connaître mieux, ajouta que, si nous nous y efforçons, nous deviendrons plus respectueux de nos droits respectifs, plus orgueilleux de la grande patrie commune, jplus Canadiens au sens vrai du mot, ce que nous devons être avant toul et par-dessus tout.Il invite ses auditeurs à penser sérieusement à l’avenir de la Confédération, à construire la maison canadienne pierre à pierre, avec sagesse et prévoyan-| ce, à la mettre en ordre, avant d’aborder la solution des problèmes I impériaux.Et, comme il va terml-i ner son discours, au milieu des applaudissements, il déclare que le développement matériel du Canada n’est pas tout, qu’il faut prévoir les • dangers occasionnés au Canada par : l’animosité qui menace de diviser l’Ouest et l’Est; il relate qu’il a ren-| contré à Winnipeg, à Calgary mè-j me, cette capitale Impérialiste de l’Ouest, des Anglais et de.s Ecossais 1 arrivés depuis deux ou trois ans au i Canada, et qui se déclarent tout net en faveur de la séparation du Canada en deux confédérations distinctes, celle de l’Est et celle de l’Ouest, dût l’intérêt même de l’Empire en (.Suite à la 2e page) LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 3 JUILLET 1913 VOL.TV.— No.153 M.DUFRESNE EST ACQUITTE Le juge Mulvena déclare que la preuve faite à l’enquête est trop vague et trop frivole pour justifier l’envoi du prévenu devant le jury.LES DERNIERS TEMOINS !ShcrbiorV«,, 3.— Faute He preuve contre L.A.'S'in'sne, accusé d’avoir envoyé par la Iv la bombe ijui a causé la mort de Madame 0.Bilodeau, le 17 juin dernier, M.le magistrat Mulvena a ordonné, après-midi, la mise en liberté du prisonnier.il appert, a-t-il dit, d’après les témoignages entendus au cours de l’enquête, que l’accusé éuratv, en deux ou trois circonstances, proféré des menaces contre certaines personnes.I.e témoignage de M.Montminy est tout d’abord d’une valeur douteuse ; les faits rapportés ont eu lieu il y a trois ans.Ils peuvent tout au plus servir de jalons aux détectives dans la campagne qu’ils ont entreprise pour trouver le coupable, 11 y a aussi les témoignages de MM.Collette et Benoit.Tout comme ceux de M.Montminy, ils ne peuvent avoir moins.Il dit avoir examiné ie dacti- | lographe No 442, propriété de M.Dufresne, dan» la bibliothèque du palais I de justice.Il a aussi examiné un [ document copié avec le meme dacti-lographe et l’a comparé avec les morceaux de papier sur lequel il y a le mot ‘'sample”.Dans son examen des deux écnantillons de clavigra-phie de la machine en question, Creeth a relevé deux particularités.La première est dans la voyelle “E”.Cette lettre est irrégulière en ce qui concerne l’alignement.Elle penche aussi vers la droite au haut et à gauche au bas.La seconde particularité est au sujet de la lettre "M”.Au haut du chté droit, il parait y avoir un effacement du caraetère.Sur l’un des échantillons, il y a le mot “Marc.” A la suite de ses C’est une chose des plus attirantes en tout temps qu’une tasse du délicieux THE "SALADA” Cela est dû à son excellente qualité En Paquets Cachetés ü Plomb Seulement NOIR, MELANGE ET VERT.- Montréal !La Navigation -— # '•* PETITES ANNONCES Les reliques de saint Martin LE CLERGE DE HONGRIE EN RECLAME UNE PARCELLE.(Serrice particulier) Paris.3.—Huit membres du haut clergé de la Hongrie viennent de passer quelques jours en France.Ils y sont venus pour recueillir, à Tours, une parcelle des reliques de saint observations, ! Martin qui, comme on sait, était ori H,; portée dans présente cause que s'ils j btebto qufles 'hàtres irapriméï^sur ! MikeÏ' fe^nouvïl Ÿvêque' viennent confirmer j débri.de ,a boîte avaient été j de «zom^hefy^qû^le SiLe ^: dactilograpibe de"Dufr^ 'ensu^o T°UrS " C°nSenti à 86 deSSaisir decet ges antérieurs ; en oux-mf sont que de peu d’importance.Pour ce qui a trait aux dépositions! été déposé devant le Tribunal par le des experts en dactylographie, je ne grand connétable H.Moc, avec un :roi.s pas qu'ils puissent nous fournir une arme sûre contre l’accusé.En conséquence, je libère M.I,.A.Dufresne.Si la Couronne n’est pas satisfaite (le ce jugement, elle pourra procéder à ane nouvelle arrestation, après s’être au préalable procuré de nouveaux chefs d'accusation contre le prisonnier.! n fait intéressant de la séance d’hier après-midi, c’est l’absence d’un témoin de la couronne du nom de Salomon Ouellette, de celle ville.Adélard Bilodeau, neveu de la victime fut le premier témoin interrogé.Il déclare être allé à la résidence de son oncle vers 11.30 a.m., le jour de la tragédie.Le matin suivant, il fit des recherches et trouva des morceaux de papier et aussi de chair.L’un des avocats ayant montré au témoin une enveloppe contenant certains morceaux de papiers, celui-ci déclara reconnaître un morceau sur lequel était "sample”, échantillon, comme l’un de ceux qu’il avait trouvés dans la boîte à bois.11 reconnaît.aussi un autre morceau avec le morls- Cir>q mille per-2g'00 sonnes l’attendaient à Villaeoublay et 71 17 reçurent avec un enthousiasme dé-53 5o'*'ira.nt’ t'e‘ (lue son père eut toutes les ' difficultés du monde à s’approcher de iui.Brindejonc des Moulinais n’a pas encore 21 ans.Il commencera son service militaire j en octobre.Il est plutôt modeste, pres- i que timide, mais son voyage montre i qu’il a des nerfs d’acier.Il dit qu’i: ! a eu le plus d’inquiétude en traver j sant la Baltique, A plusieurs reprises, ! il a vu ce qui lui semblait être des l nuages qui apparaissaient puis dispa- ! raissaient d’une façon inexplicable ! Cette vision l’énerva tellement qu'il j crut un moment devenir fou.Son sou H U-/-Mil U* U iB O ue UtJUIJC JL2U 1 ^ , J> X x * , ,, 7- r* agement fut extreme, quand il s’aper- .Ut.ni 1,0 n n rx-vaixvw, i Paroisse St-Pierre de Shawi- nigan .Saint-Pascal .Kempe .Saint-Denis sur Richelieu Knowlton .25.00 25.fO 20.75 15.(0 5.C0 Saint-Paulin .10.00 St-André de Kamouraska .Saint-Laurent .Saint-Marcel .Repentigny .Notre-Dame des Neiges .Collège de Beauharnois .Collège Ste-Marie de Montréal .Collège Saint-Laurent .Employés des ^usines de la commission du havre Montréal .14.28 42.00 13.00 11.00 20.00 19.03 55.00 20.00 8.60 .ut que c’était un groupe d’îles près de Stockholm.La réception faite à l’aviateur le long des boulevards jusqu'aux bureaux! du “Matin” ressemblait à celle d’un i .‘énéral revenant victorieux de la ' guerre.La police eut toutes les peine' ; du monde à retenir la foule, “Le petit Français est un héros", dit i l’empereur allemand, quand il apprit! que Brindejonc avait fait 875 millet: ‘ en huit heures, d’une seule étape, soit 110 milles à l’heure.Entre Warne, dans la Westphalie, et Berlin, l’aviateur a fait du 140 milles à l’heure.Concerts dans les parcs Le premier conoert de lu saison a lieu ce soir au pan’ Lu Fontaine, Il est dnlino par r Harmonie fte Montréal.Celle-ci, ainsi que la Concordia et l’.U-lianen Musiealo | Musique du USo régi-inent ) , donnera qutalre eonierG ; le» Musiques des Vietoria Rifles H des Ecossais en donneront trois chacune ; rw qui fait dix-huit concerts cg (mit, Les Grenadiers de ia Garde Le vendredi soir, 4 juillet, à 8 hrs 30 10 Juil.La Savoie 31 Jut| La Lorraine 17 Juil.7 Lui Iram-e ¦u .Toi!.La Provence' 14 Aoü DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.Paquebots ne transportant mi'un, classe do passagers de cabine.-Niagara, 19 juillet Chien*» DU MONTREAL AU HAVRE La Touraine.19 jltinet lu.'au 1 5aS,eS’ î‘,.?'i‘,cssei’ » UK.V1N, TRU-I LAL El < le.I, le.h,, Agents éiénérnux r,r.n1,C„an*‘U ““ Betre Daim- Ouest.Mont-0 UÎvd £“?*»'»»»«: Donc * Rivet, 0.1 n ' ^'“Lj ’-iiurent; W.H.Henry Impe-nsi 3ank lildj:,, ; Phus.Cook A S' -n., .t.io ' itlierine Our-t ; Agent pour le fret: I18 Yntrc Dame Ounrt.¦euî« 2 Août Saint James Thom.Parc DOMINION Ouvert comme d’Habitude » 5984 VOL.IV.— yo.ms LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI, 3 JUILLET 1913 PIRE PAGE FEMME!, ^ w g IDUPUIS FEERES, Limltée.l IDUPÜIS FREEES, Limitée.! PEUR DE LA VIE Lp soir descend sur nous, le soir silencieux; Xuus rêvons, enlacés depuis de longues heures.Suns rien dire, oubliant le monde et scs vains leurres.Comme si nous étions seuls vivants sous les deux.Mais voici que nos fronts deviennent soucieux; 7 u te sens bien heureuse et cependant tu pleures; i.t moi, qui n ai jamais eu d’extases meilleures, Ainsi que toi, pourtant, j’ai des pleurs dans les peux.C’est que.la vision subite de la vie, Comme une ombre, a passé sur notre âme ravie.Alors nous frissonnons, nous nous serrons plus fort.Et nous songeons tous deux que la nuit est trop brève, Qu’il faudrait s’endormir ensemble dans la mort Pour fixer ù jamais la douceur de son rêve.Auguste DORCHAIN.IDUPUIS FRERES, Limitée;^ «V III P I b _ IDUPUIS FEERES, Limitée.! Chaque Blouse est une Valeur Merveilleuse Nous préparons cette VENTE GIGANTESQUE depuis des semaines dans le but de démontrer aux femmes de Montréal qu’aucun autre magaein de cette ville offre ou peut offrir un choix aussi varié de styles et dessins, un travail aussi parfait et des prix aussi modiques.ous serez toutes surprises oe voir que nous puissions vendre d aussi jolies blouses dans des dessins aussi exquis pour un prix aussi bas.Considérez ce qu il vous en coûterait pour vous confectionner une de ces blouses.Cette vente est une occasion très favorable de vous procurer plusieurs blouses pour le prix que vous vous attendiez de payer pour une seule.La plus grande partie du second plancher de l’annexe sera employée pour cette grande vente.Il y aura des commis supplémentaires à votre disposition.Voyez l’Etalage de ces Blouses dans nos Vitrines Lettre de Fadette r une les au- Blouses de 89c $1.50 pour 850 magnifiques blouses pour l’été en bon linon, éehan.tilions et lignes désassorties, variété infinie de styles, garnies de dentelle, broderie et remplis, encolure haute ou basse, manches 3-4 ou longues.Attachant en avant ou en arrière.Grandeurs 34 à 42 V_______________________ r-"n Blouses de $1.25 à $1.95 pour Il ment fous les dimanches à X.depuis qu’il fait beau temps et' avec persévérance, il tend ses filets autour de la petite Z.qui ne demanderait pas mieux que d’y être prise.Les parents, insouciants et débonnaires, sont enchantés que leur fille ait enfin un ’’cavalier" de la ville, mais les gens perspicaces, — dont je suis — se défient de ce joli yarçon, trop bien mis, parfumé et verni, un peu poseur et qu’on peut soupçonner de ne pas mériter la croix de Saint-Louis! .f'e nmtin j’eus la visite de.trois jeunes amies de la ville et elles pas-' serent la journée avec moi.Elles étaient en blanc, roses et ébouriffées oar le grand vent et leurs jupes s’agitaient autour d’elles comme des ailes: On sortait aux portes sur notre passage et je jouissais de leur veau te et de leur jeunesse comme si elles m’eussent appartenu.Après la ' visite dn jardin et de la maison, je voulus leur faire grimper le sentier qui mène au sommet de ma montagne.Mous nous y reposions doucement, quand Lucile, en se penchant, vit passer bras dessus bras dessous, a petite X.et le beau bonhomme qui me déplaît tant.Elle eut exclamation, se retira vivement et vint s’asseoir près de moi 1res s éloignaient pour cueillir des fleurs.J’avais remarqué son changement d'expression.Vous les connais-^ sez, ces deux promeneurs?— Je le connais, lui, et c’est un vilain personnage, allez! Avec moi également, il s’esl promené et il a roulé des peux tendres, et en petite buse que j’étais, je l’ai cru sincère, je l'ai trouvé \ beau et spirituel quoiqu’il ne le soit guère! J’étais sur le point de l’aimer beaucoup, quand ma bonne étoile permit qn'itne de mes amies habitant ! les environs de Montréal me racontât sa petite histoire de coeur.C’était \ la mienne et c’était le même monsieur .II venait chez moi le dimanche, \ chez elle le mercredi, et à toutes les deux simultanément il faisait croire I qu U était très amoureux.Mais ce n'est pas tout.nous apprîmes, peu de \ jours après, e/u il faisait une cour très sérieuse à une autre Montréalaise I qui préparait son trousseau de confiance.U y a un an de cela, et je.le j retrouve parmi les fougères qui roucoule comme autrefois.et la petite X.qui est naïve et légère l’écoute bien tendrement et.ça sent le brûlé, vous ne trouvez pas?x ~Ma's c csl tont “ fait un fr!ste sire’ce 9arç°n’ et /c vais avertir les ! —Vous feriez hï une belle charité, car te jeu de ce monsieur qui joue | avec les coeurs tourne quelquefois à la tragédie.Si vous croyez que de: vous servir de mon nom impressionnerait les X.je n’ai pas d'objer-1 ÜJH03®SraHBB*SE dupuis fheres, ii ii il Hüi BIIIIIIIH ill .freres, Limité*, n tion.Avertie à temps, je n'ai pas été dupe et mon orgueil seul a souffert.' z-—- Qui sait ce qui arriverait A la petite X.jolie mais Un peu niaise et\ , .,, étourdie, et A qui ses parents laissent tant de liberté.lTon j C,1M’ " s pT1Ur»R u, •fi r, ¦ , .,*¦ _ 1 dans des occupations legeres et mepn- Et voila!.L avis peut elre utile a bien d autres! Je vous /’adresse sables, qu’elle so réfugie donc au ( à la ronde, mes petites amies.i .- la Venle Commencera Vendredi à 8.30 Hres Précises ¦'i i i! s?y Seulement 650 très élégantes blouses d’été faites de beau linon blanc et mousseline car-reautée, garnies de très fine broderie, dentelle et remplis ; d’autres styles Peter Pan avec collet et poignets en mousseline de couleur, encolure hollandaise et manches 3-4.Grandeurs 34 à 42.r —-a Blouses de $2.00 à $3.50 pour .y 2,000 magnifiques blouses, la collection complète d’échantillons et d’excédent de stock des deux plus grands manufacturiers de blouses.Elles sont faites de linon blanc, lingerie blanche et voile blanc, garnis de dentelle et broderie, encolure hollandaise et collet Robespierre, manches longues ou 3-4.Gran-^deurs 34 à 44.J r—-^ Blouses de $2.50 à $3.25 pour $1.49 750 belles blouses lingerie blanche de qualité supérieure, voile ou batiste blanche.Ce lot comprend des blouses fantaisie, garnies de dentelle et broderie, genre “middy” avec ¦collet de couleur, genre bulgare, collet et poignets bulgares, garnies de boutons.Encolure hollandaise el manches 3-4.Régulier $2.50 à J VJ3.25, pour .V Blouses de $3.50 à $5.00 pour $1.95 700 blouses réellement jolies, faites de belle lingerie et voile de coton blanc, nouveaux styles pour l’été, garnies de dentelle et quelques-unes brodées à la main.Encolure haute ou basse et manches 3-4.Grandeurs 34 à 42.ROBES LAVABLES DE $2.00 A $2.50, POUR $1.29 Seulement 200 très jolies robes lavables, désirables pour la maison ou la rue, faites de percale de couleur unie en cadet, rose, bleu-pâle, tan.Nil, rose et mauve.En six jolis styles.Quelques - unes sont faites avec collet bulgare, d’autres avec collet de broderie.Encolure basso Gt manches 3-4.Grandeurs 34 à 42.Régulier $2.00 à - ___ __ $2.50, pour.«I ^ C5> l I DUPUIS, Preside ai LE MAGASIN DU PEUPLE X w.BUUCLERI, VicahMidHt A.1 DV6AL Directuv-Gtrul ROBES LAVABLES DE $2.50 A $4.00, POUR $1.49 Seulement 250 magnifiques robes lavables dont la plupart sont des échantillons d’un grand manufacturier de New-York.Grand choix de tissus de couleur et styles, avec collet hollandais et manches 3-4.Grandeurs 13 à 18 ans.Ré-gulier $2.50 à $4 pour ^ A «*5%/ s DUPUIS FRERES.Limitée.J BDUPUIS FRERES, Limitée.! FADEÏTE.Lettre à ma filleule Ma chère enfant.Ton amie a grand tort de croire que la véritable piété consiste à user les bancs d’une église, à porter dans le monde une physionomie aiv.tère et surtout à garder aq logis un silence aussi rébarbatif que distant.Sois donc sur tes gardes lorsqu’elle te demande de l'accompagner à la chapelle des V.pour y entendre un sermon de charité, juste à l’instant où la vieille Mme, C.vient faire une visite à ta famille.Je sais bien que la pauvre dame se laisse aller la plupart du temps à ce que ton amie appelle crûment des “radotages de vieille femme ” ; je sais qu’elle ressasse indéfiniment les douleurs qui ont traversé sa vie.Mais c’est précisément parce qu’elle a souffert, cette veuve inconsolable, cette L ., i i , , , > ,• , » i • i ¦ j.,.i ot û, tiroT leut chapelet do.louv noebr* mere sans entants, qu on lui doit cette i zt , * n i- 4 1 T.‘ , Focne- ,-T ¦ • ., .v-o quelles disent au Maître de In vi- pitio delicate qui consiste, a eoouter u 1 ‘ ur iri i • , i - ,, I £n(T elles le disent nettement et bien ses plaintes avec la meme attention , i i i ^ • .U ,U ¦ , , • t i i • * ¦ et leur criapclet usé est touiours à dot*- vivante et aimable du jour ou, pour:,,, , , 1 .JUI oun>!* [sans faillir, s’allier à une famill entachée d’une lare pareille.Raoul demeura prostré devar l’effondrement de tous ses espoir' Puis des domes l’assaillirent.—Quelle confiance, .se dit-il, mé rite l’homme qui vient de sorti d’ici.Ce criminel, ennemi de la famill d’Hêtreval, ne poursuit-il pas l’ac complissement de ténébreux dr« seins en me contant cette histoir de trahison?Le jeune homme s’exalta.H me redoute!.H craint que j découvre dans un jour prochain 1 Preuve de ses forfaits et il cherch à m’éloigner.Je resterai.j lèverai son masque de fourberie.Ce disant, Raoul brandit ave: énergie le rouleau de papiers don il .s’etait machinalement emparé.Quelques feuilles s’en échappé rent.Cet incident ramena le jeun< Peintre h un peu plus de sang-froid Il alluma sa lampe, et avec une eu rio.silé mêlée d'anxiété, il prit con naissance du contenu des docu ments.A suivre)' 13 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 3 JUILLET 19Ü VOL.IV.— No.151 TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Mearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est, R.de Meslé, Gérant.Aujourd'hui Maximum .Même date l’an dernier Aujourd'hui Minimum .Même date l’an dernier .83 .83 .70 .58 BAROMETRE 8 heures du matin, 30.19.11 heures du matin 30.18 -Midi 30.16 LES FORETS lERFRFS EMBRASEES11XLlIV“ LE VILLAGE DE BELLE-RIVIERE EST COMPLETEMENT DETRUIT PAR LES FEUX DE FORETS.— LA LUTTE CONTRE LES FLAM-MES.LES DETAILS FNNFMIS!A PR0P0S cnncmio DE DEFENSE La guerre est sur le point d’être déclarée officiellemen CE N.EgT PAS EN vertu d un par la Serbie à la Bulgarie.— En attendant le sang- reglement municipal quti coule en Macédoine et les Serbes triomphent.LA ROUMANIE MOBILISE DEMAIN BEAU ET CHAUD (Service particulier) Toronto, 3.— Des averses et des orages ont passé sur la Saskatchewan, le Manitoba et le Nouvel Ontario de même que dans les provinces Maritimes.Ailleurs ie temps a été beau.Lacs, Beaie Géorgienne, Ottawa et Haut Saint-Laurent— Beau et chaud.Demain, assez beau et plus chaud.Quelques orages locaux.Bas Saint-Laurent et Golfe.—Modérément chaud Demain, frais avec averses locales.Provinces Maritimes.— Assez beau et modérément chaud aujourd’hui et demain.Nos ministres MM.PERLEY, RE1D, ROCHE ET NANTEL SONT LES SEULS A OTTAWA ACTUELEMENT.(Service particulier) Ottawa, 3.— Les quatre ministres qui s’occupent actuellement de i’ad-ministration du pays sont MM.Per-ley, Reid, Roche et Nantel.Le premier ministre a laissé Ottawa hier soir pour aller prendre des vacances sur les côtes de l’Atlantique.il ne sera de retour dans la capitale qu'au mois d’août.L’hon.W.T.Crothers est parti pour la Colombie-Anglaise, où il doit conduire une enquête sur les troubles qui existent depuis quelque temps dans les cantons miniers.Les honorables W.T.White et Martin Burrell iront passer quelque temps en Europe.L’honorable Frank Cochrane s’en ira en villégiature à sa villa de Sudbury, où il passera quelques semaines.L’hon.J.D.Hazen doit aussi partir pour Vancouver la semaine prochaine pour assister à l'arrivée du nouveau vaisseau de guerre “New Zealand.” Les honoraires du greffier LE JUGE BEAUD1N DECIDE QU’IL NE PEUT EN EXIGER.M.le juge Beaudin a rendu hier un jugement qui intéresse tous les avo-fats qui de temps à autre sont obligés de plaider devant un jury, au civil.Les avocats du Tramway, après l’audition de la cause Kahler vs la Die des Tramways de Montréal, ivaient constaté sur le mémoire de frais que le greffier de la cour chargeait $5 par jour d’honoraires.M.le juge Beaudin après avoir admis l'insertion au niTunoire de la ré-slamation du crieur, soit ?1.50 par lour, décida que rien dans le code de irocêdure ne justifiait le greffier de demander des honoraires.(Service paru'cul!er> North Bay, Ontario, 3.— On dit que le village de Belle-Rivière, 180 milles à l’Est de Cochrane, sur le Transcontinental, a été rasé par le feu de forêts.Belle-Rivière est un nouveau centre de colonisation consistant eu cinq magasins, un moulin et quelques résidences.On ne croit pas qu’il y ait eu des pertes de vie.car les habitants pouvaient facilement se sauver par la rivière.Au sud de Cobalt, M.J.B.Lee, le chef de brigade, et son escouade de trente hommes ont combattu avec succès 253 feux de forêts pendant le mois dernier.Cette région est saine et sauve.A Temagami, soixante hommes sont occupés à lutter contre les flammes.A NEW LISKEARD New Liskeard, Ontario, 3.— Petit à petit on reçoit des détails sur les dégâts causés par le feu dans les forêts du district.M.Torn MeCamus, de Liskeard, a perdu mille poteaux qu’il gardait à l’Ouest du village.Une etincelle tomba sur le lot qui fut entièrement consumé.Le Dr McNaugh-ton, propriétaire d’une ferme, a subi une perte d’avoine considérable.Le feu a ravagé son champ sur une étendue de dix acres.L’incendie a de plus détruit la résidence, les étables, les granges et les remises d’un fermier et marchand de bois.A Earlton, l’hôtel Kerr, le temple méthodiste, la gare du T.et N.O., le moulin Potter et celui de La Faries, la résidence de l’ingénieur du T.et N.O., deux wagons et une quantité de bois de pulpe ont été détruits par le feu.A Cochrane et à Porcupine les pertes sont beaucoup moindres.On ne rapporte aucune perte de vie.Toronto, Ont., 3.— Les autorités de la N.N.& O.croient que les incendies sont sous contrôle et qu'il n’y aura pas à enrégistrer de nouveaux dégâts.Cobalt, Ont., 3.—‘La pluie de ce matin a diminué les feux de broussailles et la fraîcheur a succédé à la chaleur excessive.Des rumeurs annoncent de grands désastres, mais elles n’ont pu être confirmées.Le feu s’est avancé prsè de Cobalt hier soir et un magasin de poudre contenant environ dix tonnes de dynamite était en danger.Les pompiers ont travaillé durant toute le nuit et pendant la matinée pour transporter ces explosifs sur le terrain de base-bail, à Cobalt.Ce travail a été accompli sans accident._ A Haileybury, les citoyens étaient si alarpiés qu’ils se promenaient dans les rues avec des boyaux pour éteindre les étincelles.Trois maisons du faubourg de la ville ont été détruites.Le danger immédiat est maintenant disparu jusqu’à ce que la chaleur et le vent reprennent; seule une pluie de plusieurs jours pourrait le faire disparaître tout à fait.(Sfrvlcv particulier) il'allusion de l’empereur à “sa respon- Londres, 3.— La guerre est sur le : Habilité envers la cause slave la point d’être déclarée entre la Serbie | “ Neue Froi IVesse ” explique que les et la Bulgarie.Pierre 1er et son mi- | Slaves ne son! pas seulement confinés nistre Pachitch sont partis ce matin dans les Balkans nu dans la Russie, de Belgrade pour Uskup où s’annonce que des millions d’entre eux no vou-déjà !a reprise des hostilités.I.a Ser-I drnient accepter, pour aucune considé-bie, dit-on, va déclarer dans sa pro-1 ration, des relations avec un dictateur clamation qu’elle a été provoquée par | étranger, la Bulgarie.LES SERBES VICTORIEUX Belgrade, 3.•— Le combat de mar- EST DEFENDU DE FUMER DANS LES VOITURES DE LA COMPAGNIE.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchomp*, au MinistAre d« J’Agricultural SES DROITS di dernier entfe les troupes serbes et bulgares a été très désavantageux pour ces derniers; elles ont été forcées d’abandonner sur le champ de bataille plusieurs de leurs batteries et une grande quantité de munitions.Les Serbes ont de plus fait plus de 100 prisonniers.Le nombre des soldats bulgares morts ou blessés durant le combat est d’environ 2600 hommes.LA ROUMANIE MOBILISE Bucharest, 3.— Le roi Charles 1er de Roumanie vient d’ordonner la mobilisation générale de son armée.LES S EG BE S MONTRENT LES DENTS D’après des renseignements pris à l’Hôtel de Ville, ce matin, ce n’est pas en vertu d’un règlement municipai qu’il est défendu de fumer dans les tramways autres que les voitures ouvertes, mais seulement en vertu d’une règle de la compagnie.Pour que ce fût un règlement ou ordonnance municipale il eût fallu VICTOIRE DES GRECS A DAUDLII ^ un amendement au règlement I zlU, soit un nouveau reglement Salonique, 3.— La bataille qui a J.-N.1 Archambault /j TOUJOURS EN TETE | Grand Magasin de Meubles — I 949 ST- DENIS j?coiq Rachel.VENTE DE JUILLET Nous avons résolu durant le mois de juillet d’accorder sur tous nos meubles 33 1-3c7 .Cette réduction considérable une réduction très spéciale de 25% à est réelle, et non fictive.Nous sollicitons votre visite.Nous fermons à 6 heures, excepté les lundi et samedi, d’ici au 15 septembre.été livrée entre les troupes bulgares et grecques mercredi dernier a été gagnée par ces dernières.L’artillerie grecque a capturé plusieurs canons à l’ennemi, fait prisonnière son infanterie, et enlevé complètement ses positions à Daudli.Les troupes bulgares évacuent actuellement la plaine de Kil-Kist.LES BULGARES MARCHENT SUR SALONIQUE Londres, 3.— Les nouvelles de la reprise des hostilités entre les alliés sont très contradictoires.Les dépêches envoyées par les armées grecques et serbes, concernant la position dSs armées bulgares sont démenties par celles-ci; contrairement à ce qui a été annoncé par les premières, les troupes bulgares s’avancent actuellement sur Salonique.UNE DECLARATION DU ROI DE GRECE AU PEUPLE ANGLAIS New-York, 3.— Un câblogramme d’Athènes contient les renseignements qui suivent : Le gouvernement bulgare feint d’ignorer l’engagement entre les troupes grecques et bulgares fl.Salonique.Le ministre plénipotentiaire bulgare r - T , „ , à Athènes a demandé à M.Vemzelos, L L°ndre8’ 3 “ Le,11roiJ Constantin, premier ministre, d’ordonner à l’armée | e.8.“ aU PeU~ grecque de ne pas avancer ; il a sug- Les libéraux de Stormont Cornwall, Ont., 3.— L'Association libérale do Stormont s’est réunie en convention, hier après-midi, où on a passé des résolutions approuvant la conduite de Sir Wilfrid Laurier et de N, W.Bowell, P, K., chef libéral, à Toronto.Les officiers suivants ont été élus.Président honoraire : 1).ti.Mael.annan, O.R.; président.A.A.Smith ; vice-président, James MacMahon Eish ; secrétaire, F.1).Brunet, ; trésorier, J ohm Connelly.Comité exécutif.— Pour Osnabrueh, Erod Warren et Osten Uomburg ; gour Roxhorough, Donald McLeod et Emerson Warner; pour Finch, A.W.McIntyre et Léo.Racine ; pour Cornwall, C.H.Cline et G.W.Runyan.Mariage en la Maison Blanche Washington, 3.— l.o président.Wilson a annoncé le mariage do sa fille Jessie, avec Francis Bowes Sayre da Lancaster, Pen.Le mariage aura lieu au mois do novembre à la " Maison Blftnrhe ”, Chute mortelle Epernay, France, 3.— Le capitaine Rey, de l’armée française, a été, tué ainsi que son compagnon, par suite do la chute de son biplan au-dessus du village de Bethon, Unioniste condamné (Service imrtloulleri Peterson, 3 — Patrick Quinlan l’un des chefs des Industrial Workers of the World, a été condamné à pas moins de deux ans de prison et pas plus de sept et à payer une amende de $500 pour avoir Incité à la rêvol te les ouvriers de filatures de sole.Le danger des armes à feu (De notre correspondant) Québec, 3 — Un garçon de 14 ans, Bnfant de M.Tom Quinn, de La Pc-.ite-Rivlère, a reçu hier à l’abdomen ia décharge d'un revolver avec lequel 11 jouait.L’examen radiographique a révélé des blessures graves qui mettent ses jours en grand danger.Le blessé est à l'hôpital.FILLES On demande des filles )our travailler dans le département de l’expédition.S’adresser à H.Meunier.MORT DE MQR JANSSEN (Service rarticoITer) Saint-Louis, Missouri, 3.— Mgr Jean Janssen, évêque du diocèse de Belleville, 111., est mort au palais épiscopal de Belleville, hier.Mgr Janssen était né à Kep' pieu, diocèse de Munster, le 3 mars 1835.Il fut élu le 26 février 1888 et sacré le 1er avril suivant.Il était le premier évê‘ que de Belleville.Licenciés en philosophie LES FINISSANTS AU SEMINAIRE DE JOLIETTE.(Service particulier) Joliçtte, Québec, 3.— Quatre élè-ves finissants du Séminaire de Joliet to viennent de subir, avec un heureux résultat, l’examen de Licence en Philosophie, Cet examen consiste en une épreuve écrite, de cinq heures, sur un certain nombre de thèses désignées par le programme de l’Université Laval.Si l’examen écrit est couronné de succès, les candidats doivent préparer la soutenance orale de ces mêmes thè-strs, et répondre, pendant une heure, aux questions et aux objections de quatre examinateurs.MM.Ernest Aubin, Orner Bonin, Alphonse Fafard et Antonio Gagné ont subi victorieusement ces deux ex- Une femme se suicide A une heure et demie ce matin le sergent Morgue était appelé au Noi 12a ruelle Leduc où, disait-on, une femme venait de se suicider.A son arrivée, il trouva Mme Magazine gisant sur le plancher ayant à côté d’elle un verre d’acide phénique.Le sergent la fit transporter A l’hôpital Général où elle mourut une .heure après son arrivée.Nos pompiers ne chôment pas Plus de 292 alarmes ont été sonnées durant le mois dernier, ce qui, au dire de tous, est un véritable record.L’on s’est servi de 170 extincteurs chimiques et de 142,100 pieds de boyaux.Nommé à Montréal C.E.DEWEY AU POSTE DE GERANT DU TRAFIC DES PASSAGERS DU GRAND-TRONC.Winnipeg, 3.— C.E.Dewey, agent général du fret sur le Grand-Tronc-Pacifique à Winnipeg, a été nommé gérant général du fret du Grand-Tonc, avec quartiers généraux à Montréal.M.Dewey a eu une carrière distinguée au service du G.T.P., en faisant partie depuis 1888.Il n’était À Winnipeg que depuis 19U.- géré au’on ouvre une enquête dans les deux camps afin de déterminer qui est responsable des combats récents.M.Vonizelos a répondu qu1,après les attaques des Bulgares, les Grecs ne sauraient demeéirer plus longtemps inactifs.Ils recevront l’ordre de chasser l’ennemi.LA MACEDOINE ENSANGLANTEE Genève, Suisse, 3.— Le nombre des morts pendant la bataille, en Macédoine, entre les Serbes et les Bulgares, puis les Grecs et les Bulgares, est de beaucoup plus considerable qu’on ne l’a cru jusqu’ici.C’est la société dos Ambulanciers Serbes qui télégraphie ce détail à notre société locale.Ella demande qu’on envoie des médecins et des garde-malades sur le théâtre des hostilités.La dépïche déclare que 3,000 hommes ont été blessés et que la bataille continue.ON COMMENTE I,’INTERVENTION DU CZAR.Vienne, 3.— La lettre du czar à la Serbie et à la Bulgarie a provoqué beaucoup de discussion.A Vienne, on croit qu’on a commis une erreur en nommant l’empereur de Russie arbitre entre les deux états balkaniques.I.a “ Neue Frai Presse ” déclare qu’au moment de l’intervention du czar, la cause des Slaves était certes en péril grave.Le journal de Vienne ajoute que les révélations de l’histoire de la Ligue des Balkpns démontrent que non seulement la Russie appuya le projet mais le créa.La guerre entre la Bulgarie et la Herbie aura‘t annihilé ce travail Hcs hommes d’état russes.Une pire moquerie de la causa slave que le carnage du peuple slave ne pouvait être conçue.Chaque bataille est une preuve qu’au point de vwe politique et race le royaume uni des Slaves est une fable.La “ Neue Frei Presse ” est d’avis que le czar était absolument contraint, dans les circonstances, à faire un effort suprême pour empêcher la déclaration de guerre ; mais en commentant pie anglais déclare ce qui suit “Le 20 mai dernier, les troupes bulgares se sont emparées de plusieurs villages, occupés par les troupes grecques, occasionnant plusieurs attaques où le sang a été répandu à flots.“Pour arrêter cette tuerie, une convention avait lieu le 25 juin dernier entre les officiers des armées en présences et établissait une zone neutre que les belligérants s’étaient engagés à évacuer.“En dépit de leur promesses, les Bulgares ont continuer à combattre, montrant par là leur intention hostile de paralyser les efforts des armées grecques et serbes.“Cette attitude de la part des troupes bulgares force nécessairement les troupes grecques de prendre des mesures pour assurer leur propre sécurité.C’est dans ce but que le 30 juin dernier le commandant en chef du district de Salonique demandait aux troupes bulgares d’évacuer la place.N’ayant pas obéi nos troupes ont fait prisonnier le détachement qui s’était établi dans la ville.“Outre ces considérations, nous songeons à la grande question qui in téresse l’humanité entière: celle du sans versé inutilement depuis si longtemps.“Les traitements que les troupes bulgares font subir aux armées grecques et serbes ont rendu intolérable l’état de choses actuel.Elles semblent vouloir ne respecter ni la propriété, ni l’honneur, ni les vies des Grecs établis dans la Macédoine et la Thrace.Ces populations durant une période de six mois ont été et sont encore obligées de fuir la tyrannie des envahisseurs.“Les faits récents qui se sont gas-sês à Guevgheli, Stoyacovo, Guvezna, Sopo et Berovo, où les troupes bulgares ont massacré, les populations, doivent forcer la prise de mesures définitives et salutaires pour sauvegarder les intérêts de la nation et de l’humanité toute entière.pour lesquels il eut fallu un avis de 30 jours et trois lectures.Or la compagnie a pris sa décision en vertu d’une simple résolution du conseil recommandant à la compagnie d’employer ce moyen pour essayer de diminuer l’encombrement à l’entréé des tramways.Les lois municipales ne renferment donc rien qui défende de fumer sur la plate-forme d’arrière des tramways et elles ne donnent non p|su.laul-cune sanction contre ceux qui contreviendraient à la règle.Mais en revanche, la compagnie a le droit de faire elle-même cette défense en vertu de l’Acte des Chemins de Fer, et conséquemment ï?faire arrêter ceux qui refusent dubéir à l’ordre affiché ainsi qu’aux avis donnés par les conducteurs des tramways.La défense de fumer subsiste donc avec la sanction prise en vertu de l’Acte des Chemins de Fer, et quiconque l’enfreint est passible de poursuite.-f- La petite rue Saint-Jacques LE SHERIF PROTESTE CONTRE LA CONSTRUCTION D’UNE VOIE DE TRAMWAYS.— L’ARRANGEMENT SURVENU ENTRE LA VILLE ET LE GOUVERNEMENT EN 1903.Outre ces raisons d’ordre administratif, M.le shérif Lemieux dit qu’il proteste contre la pose des rails en cet endroit, à cause du danger qu’il y aura pour la vie des piétons.40,000 grévistes à Londres M.le shérif Lemieux et M.Bros-sard, architecte, se sont, rendus, hier à l’Hôtel rie Ville pour protester contre la permission donnée à la Compagnie des Tramways de poser une voie dans la petite rue Saint-Jacques, de la rue Notre-Dame à„la rue Saint-Laurent.M.Lemieux dit qu’en vertu d’un arrangement survenu en 1903, la ville a cédé cette rue, de la rue Notre Dame à la rue Saint-Gabriel, au gouvernement de la province.Les autorités municipales ont répondu que M.Lemieux était sous une fausse impression.La rue a bien été cédée au gouvernement, mais à une condition qui n’a pas encore été remplie.En retour de la cession de la rue Saint-Jacques jusqu’à la rue Saint-Ga briel, le gouvernement s’engageait à exproprier une partie du pâté qui lui appartient entre les rues Saint-Jac- „ „ , „ __, ques, Notre-Dame et Salrib-Gabriel.B«lnard1 Pertzovoaky, qui faisait Ilo cette (.ton I» « S.lnt-G.bml, JS?£££, SSÜ^XSt.de-comp- (Service particulier) Londres, 3.— Quarante mille grévistes se sont mis en marche sur Londres hier.La démonstration est partie du centre historique do Bull Ring, où se dresse la statue de Nelson.Les manifestants étaient divisés en trois contingenta e)t doux mille grévistes se sont réunis pour leur souhaiter bon voyage.L’im des corps passe par Coventry, T autre par Warwick et tous les quatre sc réuniront à Barnet et marcheront vers la métropole, le terme de leur voyage étant le square Trafalgar, où se dresse la colonne Nelson.Ils passeront quatre jours à Londres et seront harangués par les principaux chefs ouvriers du parlement et d’ailleurs.LE CULTE DU SOUVENIR (Service particulier) Saint-Jean-Port-Joli, 3.— Mardi, les parents et alliés de feu Philippe-Aubert de Gaspé se sont réunis, à Sainl-Jean-Port-Joli, pour assister à la pose d’une plaque commémorative dans la vieille église où reposent les restes de leur aïeul.La cérémonie a été très impressionnante dans son intimité.N.de la R.— Nous publierons demain un rapport détaillé de cette belle cérémonie.Les souscriptions LISTE OFFICIELLE DES SOMMES REÇUES JUSQU’A CE JOUR PAR LA COMMISSION SPECIALE MUNICIPALE.Faillite importante aurait été é&Tà î; ligne de 1’= [ f0'/’ xe du Palais do Justice de la rue No-! mande de M.F.X- oagnoni a de~ tre-Dame à la rue Saint-Jacques; la table, créancier pour S296.64 W _ 1X r, w» „ J- 1— ___ * .Le passif s’élève à M.Gagnon a été provisoire.4- $25,000.nommé gardien rue Notre-Dame l’aurait été, de la rue Saint-Jacques à la rue Saint-Gabriel, en ligne avec le terrain du Palais.De cette façon la voie double de la rue Notre-Dame aurait pu se prolonger de la rue Saint-Vincent à la rue Saint-Gabriel et se diviser ensuite en deux branches, dont l’une aurait descendu par la rue Saint-Gabriel jusqu’à la rue Saint-Jacques pour venir ensuite toucher à la voie qui existe déjà à partir de la rue Saint-Laurent.CE QUE DIT LE GOUVERNEMENT Le gouvernement provincial n’entend cependant pan laisser les choses merie Moderne, $1.75 la page, M.A.là.MM.Charles Lanctôt, s.ous-pro- P- Pigeon, $2.48 la page, la Gazette cureur général et M.Robert Rocher, j Printing Company, $3.H ia paKe_ du ministère, sont aux bureaux de la j province aujourd’hui.[ — ^ - Us répondent à la Ville que nonobs-j » L ' •*.tant le contrat de 1903, elle n’avait LyilCn SCVlt pas le droit d’accorder A la compa- _____ gnie le droit de poser des rails rue New-York Saint-Jacques, sans avoir d’abord mis le gouvernement en demeure L’impression de la charte Les commissaires ont ouvert quatre soumissions pour l’impression de la Charte avec ses amendements.Les soumissionnaires sont M.A.Ménard, $1.50 la page, la Compagnie d’Impri- La ville a reçu à la date d’aujourd’hui la somme de 3457.50 en souscription pour les familles des pompiers morts à l’incendie de la fabrique Sarrazjn à Sainte-Cunégonde.Nous donnons la liste officielle que nous a fournie ce matin la commission composée du maire, du commissaire Lachapelle, des échevins O’Connell, Robinson et Macdonald, et de M.R.Beauset, secrétaire-trésorier.Ville d’Outrenjont, J.Beau- bien, maire .$100.00 La colonie syrienne de Montréal, Rev.Aftimios Ofiesh .100.00 Lake of the Woods Milling Co.Frank S.Meighen, président.100.00 M.Emery L’Espérance.10.00 Maison L’Espérance, employés Charles Gauthier, $1.00, Nap.Labelle, $1.00, R.Roy, $1.00, A.Lalumière, $1.00, H.L’Espérance, $1.00, A-Crevier, $1.00, W.Vien, $0.50 A.Vien, $1.00, H.Michaud, $0.50, H.Bergeron, $0.50, M.Larivière, $0.50, R.St-Georges, $0.50, L.Therriault, $1.00, F.Thivierge, $0.25, A.Niquet, $0.50, F.Dubuc, $1, J.Rochon, $0.50, A.Houle, $0.50, A.Lavallée, $0.25, Un employé, $1.00, Un employé, $1.00, Un employé, $1.00; en tout.17.50 Geo.D.Ross.10.00 S.Levinson and Son Co.25.00 Robert Archer.50.00 J.C.Walsh.25.00 The Guardian Apprisal Co.Ltd.10.00 G.R.Coghlin.5.00 J.L.Philippe Roy.5.00 Total.$457.50 -+- Il ne volait que des chaises UN AMATEUR DE ECHOUE SUR LE ACCUSES.CHAISES BANC DES Alphonse Deslauriers est un bonhomme qui trouvait un singulier plaisir à voir partir pour la campa gne les residents du Boulevard Saint-Joseph et de la rue Villeneuve.En les voyant quitter leurs demeures, il rêvait de tous les vols qu’il pourrait commettre à son aise derrière les volets clôs de ces maisons et cela le remplissait d’aise.Aussi en a-t-il fait des randonnées dans toutes les cours du boulevard pour pouvoir s’introduire ià où il voulait cambrioler.Deslauriers était un amateur; les bijoux ne le tentaient pas, les objets do fantaisie non plus.Il avait par contre la passion des chaises de toute description; Louis XIV, Louie XV.Ro (ïssance, etc., il faisait ntnin basso riu- toute.Un jour on l’appréhenda et il dut aller s’: ss.;oir sur un pauvre banc de bois blanc, au poste.On avait déposé sept plai'ilofe contre lui.Il a plaide coupable à toutes.Procès plus tard.Cinq enfants brûlés vifs (Sc-rvieo pwrticuHnr) Valencia, Pennsylvanie, 3.— Les cinq enfants de W.A.Hays, laitier de cotte vlllo, ont été brûlés vifs, ce 3.— John J.McGraw, Un ~'nRnt des “Giants”, et le lanceur , , ai .ii i., , Brennan îles Plnln ont été susnen- lul céder Ica lisières de terrain aux ,jus nar mrW n» ., 1 c‘! qneilcs elle prétend rue Saint-Gabriel la ligue ViionL, à suite de’ î® lies délégués du gouvernement re- partie (,u 30 mai, joué,, à Phila partent ce soir pour Québec et feront En outre, Ibentmn devra pnvw une | mnUn.'1 Lo pèïê'rt la mère étaient leur rapport au cabinet qu décidera amende de 8100.Le président Lynch a S traire 1rs vaches, d- bonne heù demain contre la Mlle.Dans je cas, agi de 1* sorte après avoir fait une ce, quand le pWùe surchauffé n mis celle-ci sera notifiée dans les 24 hou cnqufce minutieuse qui a révélé que les :1e feu à la mai ton.Avant qu’il fut res d avoir a retirer 1 autorisation joueurs des deux clubs avaient quitté : possible de aeeouclr Ici1.,> tits, ceux- donnée à la compagnie et de refaire le terrain à cause des tactiques de* j ci qui avaient de neuf mole à 11 ans le pavagA* - - , ^joueurs suspendus, Durent brûlés.jtEœggareîHgnBBa H La Compagnie Brodeur LIMITEE 533 Stc-Cathcrine Est 1827 Sie-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre 30% D’ESCOMPTE Sur un plateau en cristal à Punch, de $5.00, réduit cet article de $1,00 ou le •service complet à.$4.00 A NOS MAGASINS Nous fournissons les catalogues mensuels gratuitement.Donnez-nous votre adresse.Les Records Nouveaux des Graphepho-nes Columbia pour Juillet TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST Occasion Exceptionnelle DANS LES Costumes Lavables pour GARÇONNETS de3 à 8 ans D.GAGNON & C9E Magasin à Rayons Angle Saint-Laurent et Dorchester N.-G.Valiquette LIMITEE Grand Magasin de Meubles 471-477 Ste-Catherine Est GLACIERES pour LIMITEE RUE SAINTE-CATHERINE EST COIN 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va vaniaée, tnbiettds l'tiobil'es, forte boîte glace Embouchure en métal sur lo tuyau d’é coulement.Spécial, pour lundi .$5.95 Au Conseil de Maisonneuve CONSTRUCTION D’UNE FONDERIE.— L’ECOLE TECHNIQUE.— L’ENVOI DES ENFANTS AUX ECOLES DE REFORME.— LE SERVICE DES TRAVERSIERS.Eu l’absence du maire Michaud, e’e ‘ le pro-maire M.R.Fraser qui a présidé l’assemblée d’hier soir au Conseil de Maisonneuve.Au sujet ae l’établissement d’una fOi,derie, fait par M.Bouliane, l’av> cat de la Ville dit que le conseil n= peut pas s’opposer à l’établissement de telle industrie, mais qu’il a le droit de désigner l’emplacemênt que telle fonderie devra occuper.Sir Lomer Gouin écrit qu’il fera prochainement une visite en cette vil-'ie, en vue de la construction d’une succursale de l’Ecole Technique de Montréal.Le recorder Sénécal demande au conseil de faire les démarches nécessaires auprès du gouvernement provincial afin d’obtenir une subvention en faveur de l’entratien des enfants qui sont envoyés aux écoles de réforme.Quelques réclamations sont parvenues au conseil au sujet du service des bateaux traversiers.Le conseil verra à ce que la compagnie qui fait le service donne satisfaction.Fin de grève (Service lïMitlculler) Québec, 3 — Les manufacturiers de bouilloires à l’emploi du département de la marine et des pêcheries sont ro-tournês ù l’ouvrage sans avoir reçu d’augmentation de salaire.M.Pelletier, maître dos postes, a déclaré que leurs réclamations seraient prises en considération.Les ouvriers ont 28 cents da riuai'CA et demandent 30.Une victime du “Cécilia »* (Service psrticuller) Lachine, 3.— L’on a retrouvé ce matin, à Lachine, le cadavre de Mme Valois, noyée lors du naufrage du “Cécilia”, sur le lac Saint-Louis, l’automne dernier.Le cadavre a été transporté à la morgue aux fins d’enquête.En dépit du long séjour dans l’eau l’on a pu l’identifier grâce aux vêtements.C’est la quatrième victime du naufrage retrouvée cette année.L’onde n’a pas encore rendu les restes de Mme Saint-Marseille, dont on a retrouvé le fils il y a quelques jours.Retour de Rome (De notre Correspondant) Québec, 3.— M.l’abbé Alt Huot, du Grand Séminaire do Q qui poursuivait, depuis trois an-études théologiques au Collège Propagande, à.Rome, est'revenu au pays par le “Sicilian”.La Bourse 'Service partir,liter) New-York, 3.— Dès l'ouverture dr la Bourse ce matin, il y eut une tendance vers ia baisse.Il y eut peu de trasactions, Londres, 3.—-lies valeurs américaines étaient calmes ce matin et on remarqua peu do transaction».
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