Le devoir, 5 mars 1932, samedi 5 mars 1932
Montréal, samedi 5 mars 1932 kedaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MOMTMUL TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT Administration : HArbour 1241* HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur: HENRI bOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII —No 53 T*On> SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.5 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.« 2-00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 des contribuables, mais des citoyens, pas seulement des gens I qui versent l’impôt, mais des gens qui exigent que cet impôt et j la masse des impôts soient bien distribués, bien employés, dans j l’intérêt collectif.Le geste le plus important, le plus gros de con- r- ' " * 1 ~~ .j séquenecs.ce n’est pas celui du pavant qui verse sa contribution tn marge a une récente causerie de M.Montpetltj au trésor municipal, mais celui du votant qui verse son bulletin dans l’urne.L'Est et le civisme Si l’Est conserve la gare centrale des autobus, l'hôtel Place Viger et la gare du même nom, on songera sans doute à faire le tableau d’honneur de ceux qui ont contribué au succès de ces revendications.Notre journal n’y figurera pas.Il y a trop longtemps qu’il est à la peine pour qu’il ne soit pas oublié, quand sonnera l’heure de la reconnaissance.De nos jours, pas plus qu’autrefois.Moïse n’entrerait dans la terre promise.Cela est dit «ans amertume, uniquement pour éclairer des lecteurs portés à oublier le zèle de la première heure en faveur ¦de celui de la onzième.Chacun son rôle.Un jour que nous visitions une immense centrale électrique, on nous fit remarquer près dès immehses générateurs de quarante mille chevaux-vapeur, deux autres infiniment plus modestes de taille.-—A quoi servent ceux-ci et que viennent-ils faire près de ces géant»?demandâmes-nous: ils paraissent inutiles.Erreur, erreur profonde, dit notre cicerone, ces génera-teurs-là sont des excitateurs; sans eux, les quarante mille chevaux resteraient morts.Peut-être Ces lecteurs, dont nous venons de parler, saisiront-ils en cela une analogie.« w * Quoi qu’il en soit, l’essentiel, c’est que l’Est se démène enfin.On parle déjà d’uiïe entente au sujet de la gare centrale des autobus, mais il faut se garder de chanter trop tôt victoire.Les grosses compagnies qui traitertt avec la ville sont toujours rusées et adroites.Elles abhorrent par dessus tout l’agitation, de bruit et la lumière.Dès que le calme est rétaibli, elles se dirigent, par des galeries souterraines, vers de but quelles manquent rarement.Un important homme d’affaires évoquait à ce sujet un incident.La Provincial Transport reçut l’autorisation de faire stationner sur la voie publique au square Philipps deyx voitures pour le transport des touristes seulement (sightseeing).Cepen dant, de cette autorisation sortit la gare importante des autobus qui existe aujourd’hui.Par on ne sait quel hasard, raconte cet homme d’affaires, l’autorisation verbale, quand elle fut transmise par écrit à la compagnie, avait été singulièrement étendue.Il faut donc bien regarder aux termes avant de signer l’armistice et donner l’ordre de cesser le feu.* * * L’Est a descendu rapidement une côte très roide et ne la remontera pas en quelques années.Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous avons jeté le cri d’alarme.M retentit pour la première fois peu après la fondation de noire journal et nous le répétâmes bien des fois quand la Compagnie des tramways commença d’orienter tous ses services vers l’ouest ou vers la Place d’Armes, au lieu de continuer ces lignes nord-sud et est-ouest, qui étaient seules équitables.L’intention de favoriser le centre de la ville était manifeste dans la nouvelle pratique.Le voyageur ou la voyageuse suivent la ligne du moindre effort.Si une voiture électrique des cueille pour ainsi dire à leur porte pour les déposer à la porte d’un grand magasin, jl çst évident qu’ils ne se donneront pas la peine de correspondre pour s’en aller au rebours du courant établi.Si les yeux s’étalent dessillés dans ce temps-là, l'Est ne sr serait pas petit à petit vidé des institutions commerciales qui faisaient sa prospérité et on ne verrait pas la rue Sainte-Catherine, entre Amherst et de Lorimier, bordée de magasins vides ou de magasins Israelites ou syriens.(Ces derniers, grâce, .sans doute, aux qualités particulières de leurs propriétaires, semblent pouvoir vivre où tout meurt, prospérer, ou au moins tenir, sans clients.) A maintes reprises, — c’était avant l’époque où l’Université décida de quitter l’Est à son tour — nous avons fait appel aux autorités universitaires.Nous leur avons demandé de garder l’Université dans l’Est, au parc LâFontaine ou même au parc de Maisonneuve, pour créer un pôle d’attraction vers cette extrémité et économiser, aussi, quelques millions.Dans le temps, qu’on nous pennette cette parenthèse, un professeur, très bien intentionné et de nos amis, au surplus, nous expliqua que le salut des classes professionnelles résidait dans la culture systématique d’un snobisme oxfordien.Pratiquer ['Oxford gate, appuyer le menton sur le pommeau d’argent du stick, porter un monocle inutile obligerait nos étudiants à je ne sais quelle roi-deur d’attitude et quelle tension des traits du visage qui les inclineraient à se juger, comme naturellement, d’essence supérieure et à acquérir cet esprit de domination sans lequel il n’y a pas de castes supérieures ni d’élites.Evidemment, il reste trop de cailloux dans l’Est et le cadre y est trop prolétarien pour qu’on y réalise, sans danger, cet idéale copie du don't ge know.Devant des arguments aussi préremptoires, nous cessâmes de réclamer l’établissement de l’Université dans l’Est, mais nous revînmes quand même sur la nécessité de sa collaboration à maintes reprises quand nous demandions, par exemple, des réformes au point de vue de l’hygiène ou encore de l’esthétique, quand nous dénoncions ces maisons en télescope, éclairées seu-Üeinent aux deux extrémités, étroites .et mortelles comme -des tombeaux ou quand nous dénoncions les escaliers en tire-bou chons, qui fleurissent partout dans l’Est et déprécient la loca-ilité.Nous pensions qu’il fallait sauver l’Eist a tous points de vue, le sanitaire comme l’économique, et que pour donner le goût de sauver une chose quelconque, il est Important qu’elle mérite d’être sauvée.Nos appels à l’Université ne furent guère entendus.Mais c’est tout de même de Tube des écolés qu’est parti le mouvement qui un jour transformera le plus important en superficie des parcs de la ville — celui-là même où TUniversité n’a pas voulu s’établir — en un jardin botanique qui attirera l’attention de toute la ville et de tout le pays et qui, en même temps, contribuera à développer chez les enfants ce sens d’observation, ce goût des réalités, ce désir de regarder à ses pieds, qui est bien encore la plus sûre manière de marcher, même si elle s’oppose nettement à VOxford gate des suceurs de pommeau de canne.Dans la conférence qu’il prononçait, ces jours-ci, devant In Ligue du progrès civique, M.Montpetit a fait un juste éloge des résultats acquis par la vulgarisation des sciences naturelles.Le secrétaire de l’Université, qui incline de plus en plus vers l’action sociale et civique avec la pente des années, apporte aussi une contribution opportune, et dont nous voulons le remercier, au développement du civisme.Qu’est-ce autre chose que le développement du civisme que notre campagne a visé ici?Des sceptiques et des désabusés se sont parfois amusés à nous citer la parole d’un ancien échevin: "Ma patrie, le faubourg Québec !” pour montrer ce que ce mouvement narticulariste peut avoir dfétroit et comme il serait mesquin de norner ses affections aux limites d’un faubourg et de ne pas regarder au delà de son docher.Mais, M.Montpetit a heureusement montré que le civisme se développe selon le processus le plus rationnel de l’enseignement.Il doit procéder du connu à l'inconnu ou au moins connu.On doit avoir d’abord Ja fierté de ion foyer, puis de sa nie, de son quartier, de la localité 6ù s'insère ce quartier, de sa ville, de sa province et de «on pays.Si l’on peut pousser par ondes purretsive* de nlns en nlus foin cet amour imadué, le civisme repose sur des bases solides et logiques et la cité ne compte plus x i ni iiv.A quelque chose malheur est bon, dit Je proverbe.Les menaces qui promettaient de s'abattre sur une partie importante de la ville ont suscite une réaction profonde et qui a donné un regain de vie intense à la campagne que nous menons ici, seuls, depuis de si longues années.Un important marchand s’en ouvrait à nous tantôt: "Chaque.jour des clients se présentent chez moi et discutent la question.Bon nombre de ceux-ci n y venaient pas avant.” Réjouissons-nous des résultats acquis; niais sans nous endormir sur de bien pauvres et de bien maigres lauriers.C’est dans les moments d’enthousiasme qu’il faut faire avaler les vérités les plus amères.L’Est a_été tellement négligé et par les autorités qui ont administré la ville, et par la complicité de ceux qui l’habitent qu’il n’offre plus d’attraits aux étrangers, sauf a ceux curieux d’une architecture nègre, dont nos escaliers extérieurs sont un spécimen marquant.Exigeons des compagnies de transport qu’elles respectent nos droits, qu’elles nous traitent avec justice.Mais quand les citoyens de l’Est eux-mêmes auront contribué à développer le bon goût, le goût de la propreté et de l’ordre dans l’Est, quand ils auront le sens commun, au lieu de fuir leur quartier, fortune faite, de le doter de constructions convenables, le flot des acheteurs et visiteurs viendront d’eux-mêmes.Or, poür développer et eduquer ce civisme, rien ne nous serait plus précieux que le concours des classes dirigeantes, que la collaboration active et constante de.l’Université, qui restera elle-même pendant quelques mois encore de l’Est.Souhaitons que M.Montpetit trouve des imitateurs.Louis DUPIRE La conférence de M.Bourassa a l'auditorium du Plateau plgïs) a plus qup 88,000, et que la Nouvelle-Ecosse a «lissé de 528.800 en 1921 à 512,800 l'an dernier.I.es trois provinces réunies ont crû de 9,000 seulement pendant les dix dernières années et doivent leur léger excédent de population au Nouveau-Brunswick et en particulier à l'élément acadien plus prolifique que les autres éléments de toute cette partie tin pays.C'est où il est le nombre, — au Nouveau-Brunswick, — qu'il y a eu la seule hausse de toutes les Provinces Maritimes.Ainsi, peu à peu, l'arrière-neveu d’Evangéline regagne les terres dont on le chassa jadis et dont on pensait qu’il allait disparaître à tout jamais.I^a race s’est reformée près du berceau des ancêtres et sans elle l’extrême-est canadien serait en train de se vider lentement, mais de façon certaine.C.P.L’actualité Raquctteurs Les clubs de raquetteurs, s'ils ont perdu quelque peu de leur popularité à Montréal, sont encore très en vogue.Chaque année, on organise des courses en raquettes, des excursions en raquettes, des défilés de raquetteurs.etc.C’est l'occasion de manifestations enthousiastes ou l’on fait un peu de tout sauf de la raquette.Qu’est-ce que c'est que "marcher à la raquette’’?C’est chausser des cadres de bois, de forme allonger, sur lesquels sont fendues des lanières de cuir de chevreuil où reposent les pieds attachés par des courroies de cuir ou de coton.C est se promener ainsi chaussé sur une neige épaisse afin de n’y pas enfoncer.C'est aller faire de longues promenades dans les champs, dans les bois, sur ta neige à des endroits où sans les raquettes on enfoncerait.C’est du moins ce que nous avons jusqu’à maintenant compris par “marcher à la raquette".Les clubs de raquetteurs sont nombreux à Montréal mais ils ne font plus de marches à la raquette.Leurs membres organisent des excursions en automobile afin d’avoir l’avantage d’exhiber des costumes aux couleurs voyantes.Ils échangent les mocassins pour des chaussures de ‘skis parce qu ils ont la plante des pieds trop tendre, et que les mocassins ne sont pas faits pour marcher sur la neige durcie ou sur la glace.— Ont-ils des raquettes au moins?demanderez-vous.— Certainement; deux petites raquettes brodées sur la manche de leur costume.C’est tout ce qu'on leur connaît en fait de raquettes.C’est déjà quelque chose.— Mais les grands coureurs qui gagnent des marathons de raquettes.en ont-ils des raquettes au moins, ceux-là?— Oui, ils en ont.Ils se gardent bien cependant de marcher avec sur la neige.Ils se contentent dè suivre les chemins battus.C’est plus facile et c’est moins Jatigant pour les organisateurs.D’ailleurs, ces marathons de raquetteurs ne sont pas organisés pour populariser la raquette, mais bien certaines marques de spiritueux qui sont incompatibles avec les succès sportifs.puisqu'il est admis qu’un athlète doit fuir avant tout le petit verre, s’il veut conserver sa forme.— Le.manque de neige cet hiver.faisait remarquer l’autre jour un bon vieux qui n'esl pas au courant, a dà affecter les clubs de ra-quefteurs?— Pas du tout, lut a-Lon répondu.Les club» sont plus prospères que jamais, ear ils ont fait de beaux bénéfices, n’ayant pas eu de neige à faire enlever autour de leurs chalets.D'ailleurs, la neige est l’ennemie des raquetteurs.qui sortent rarement lorsqu’il neige, de peur de s’enliser.Les étrangers qui sc représentent les amateurs de raquettes comme de hardis athlètes lancés péniblement à l'assaut d’énormes bancs de neige ont beaucoup d’imagination.St ces étrangers voyaient nos raquetteurs s'entrainer dans l’herbe drue du parc Maisonneuve à l’automne, bien avant que la neige, n'apparaisse, ils riraient de bon coeur.S’ils les voyaient ensuite défiler dans le.» rues les mieux entretenues, fanfare en tète, affublés de costumes qui conviendraient parfaitement à des Esquimaux endimanchés, ils seraient sans doute saisis par l’Importance de la manifestation, mais its chercheraient en vain tes raquettes.Pour les trouver, il leur faudrait pénétrer dans les chalets des clubs de raquetteurs oà l'on doit en con-server quelque, paire, sous un globe de verre, pour expliquer aux jeunes membrès ce.que c’était que ces appareils antiques.— Mais pourquoi s’obstine-t-on à s’affubler du titre de “raquetteur” lorsqu’on n’a pas de raquettes et qu’on ne fait en somme que de la — "Parce que appartenir à un club de “marcheurs ", çe ne.serait pas chic, ca n’anrait pas l’air sportif, ca ne rimerait à rien.Parce qu’un club de marcheurs ne pourrait obliger ses membres à sc vêtir de tuniques à capuchons, de calottes bouffantes avec nervures de couleur voyante.Parce que ça ne ferait pins aussi bien dans un défilé.— Mais les marathons en raquettes, au moins, ne pourrait-on les faire dans des endroits où il y a de la neige?— Sûrement.Mais aux endroits où il y a de la neige, il y a peu de population.Or, c’est la réclame que cherchent avant tout les organisateurs, de la réclame pour des produits qui réchauffent mais qui ne sont pas bons pour les coureurs en raquettes.Il semble bien fini le temps où l'on marchait sur de vraies raquettes, dans de la neige épaisse, où l’on se servait de la raquette pour ne pas enfoncer dans la neige, où la neige était rendition essentielle à la raquette.De nos jours, on fait de la raquette sans neige et sans raquettes avec autant de conviction que si l'on faisait du patinage sans patins et sans glace.Ce que c’est singulier, tout de même! ROCH Bloc-notes Cette entrevue On le verra par la lettre au Devoir signée: “L’interviewé de la Presse’’ qui paraît aujourd’hui en deuxième page, la grande feuille de la rue Saint-Jacques ne se gêne pas de faire dire à ceux qu’elle interviewe des choses qu’ils n’ont pas dites et de leur prêter des propos qu’ils n’ont pas tenus.Faudrait-il s’en étonner?La Presse en prend à son aise avec ceux dont elle sollicite des témoignages toul comme elle traite les faits à sa manière.Dans ce cas-ci, elle a nettement, à ce que dit la personne mise en cause, défiguré le sens des paroles qu'on lui a dites; et d une conversation de quelques mots, elle a fait tout un plaidoyer en sa faveur, au risque de mettre l’interviewé en posture embarrassante et de le faire passer pour ce qu’il n'est pas.Tl nous écrit et nous donnons son explication telle quelle; nous doutons néanmoins un tant soit peu que la Presse prenne la peine d’insérer la mise au point dont elle aura reçu copie en même temps que le Devoir.Cela détruirait l’effet de son entrevue et montrerait de quels lestes procédés elle use pour protéger les profiteurs de l’air qui la mènent.Prohibition M.Hoover va demander au congrès de Washington de nouvelles lois destinées n rendre la capitale moins perméable à l’alcool de contrebande.selon ce que rapportent les quotidiens amérieains, Ce qui veut dire que malgré les centaines de mille dollars qu'elle dépense pour faire la guerre aux bootleggers, les nombreux agents de la police fédérale et les multiples tex-ies de lois qu'il y a dans Jes statuts, Washington continue, comme tant d'autres villes des Etats-Unis, de rester ville humide.On ne semble pas encore s’être rendu compte là-bas que ce n’est pas à coups de lois qu’on réussit à inspirer à toute une population le goût de la tempérance.Plus il y a de lois, dans le pays voisin, — et c’est un peu le cas rhex nous, t moins les gens se préoccupent dp les observer.Population Des trois provinces atlantiques, la Nouveau-Brunswick est la sêuie à avoir enregistré une hausse de population, de 1921 à 1931.Il comptait au çlern*ftr cens décennal 408,00 âmes, contre moins de 388,000 en 1921.soit une progression de 20,000.alors que l'IIe-du-PHnce-FHnuard.oui avait un peu plus de 88,600 âmes en 1921 n'en Les livres // Convictions’* (1) Notes d’un témoin L'Ecole des chartes: sa fonction et ses méthodes .«m — a- l'aamii m ¦"**• —fc (par M.Raymond PARENT) Ce livre continue la mission franciscaine.Jadis Antoine de Padoue, Bernardin de Sienne, Jean de Cn-pistran, Léonard de Port-Maurice réservaient au peuple leur zèle et leur éloquence.Ces apêtres ont créé, chez les Mineurs, une tradition d’apostolat populaire.Us allaient vers les humbles, les éclairant, les consolant, leur prodiguant la doctrine saine et pure de l’Evangile.La parole condescendante et familière leur ouvrait le chemin des âmes.Si cet idéal de prédication n’a pas varié depuis François, les moyens employés ont suivi, pourtant, les fluctuations d’idées, les changements de mentalités, les phases d’aspirations successives.Aux siècles de parole parlée ont succédé ceux de parole écrite.La grande puissance d'action est aujourd’hui le livre.Le R.P.Adrien-M.Malo nous offre, dans Convictions, un modèle de cette obstination à propager le bien, de cet entêtement évangélique qui ne démissionne jamais, de cet opportunisme souverain qui se rajeunit cl jette, parmi les âmes, la phrase de son temps, la note juste de son époque.Convictions apportent aux lecteurs une leçon simple et imagée d’apologétique et de morale.L’auteur lui-même nous indique son programme.Ces pages “développent, dit-il, la nécessité de la religion.l’autorité de l’Eglise, la valeur doctrinale de la Tradition, les fondements de la foi.la sagesse, de la Providence, l’efficacité de la prière les obligations de la justice, la soumission due h l’autorité des parents.le rôle de l’effort, la fécondité de l’action.•” (P- 17-181.Ce plan, élaboré, par le moine, dans la solitude méditative de son cloître, englobe, on le voit, toutes , les vérités qui sont les fondement» d’une vie solide et chrétienne.Oh! ! dira-t-on, les livres d’apologétique ! ne manquent pas.ni de morale.I y I en a de toutes les teintes, de toutes j les gammes.Je le sais, mais ce que je n’ignore pas non plus, c est | que Convictions possèdent a elles seules une façon particulière d a-imorrer et d’éclaircir les questions.L'auteur ici quitte la méthode sèche et didactique des manuels, il abandonne la schématisation h outrance des traités officiels.Les idées se déploient claires ci somptueuses; le lecteur est séduit par cette désinvolture dans l’exposition, et quand son attention menace de s’éparpiller, voici que surgissent un trait captivant d’observation, un apologue emprunté aux savoureux sermonnaires de jadis, une comparaison dont les termes sont nos deux grandes source» de joie: l’âme et la nature.Les Idées ne sont pas dépouillées de la vie où elle* s’exercent et s’agrandissent, Elles demeurent, sans se perdre ni se diluer, dans une atmosphère de réalité qui révèle.chez l'auteur, en plus d’un théologien consommé, un psychologue perspicace.Un mot, arrêté au vol; une attitude rapidement évaluée; une disposition d’esprit comprise et jugée appellent le fait sympathique qui introduit le sujet et le rend viable.C’est tantôt une conversation que des voix indiscrètement enflammées livraient au penseur; plus loin, c’est Boutros, dont le fatalisme musulman s'apparente à j’“à quoi bon?” de nos concitoyens.Pour amener “les affaires sont Jes affaires’’, l’auteur rappelle qu'à ce problème angoissant de la morale dans le commerce, la Semaine sociale de Mulhouse consacre, en 1981, toutes ses études et ses réunions.Par cette vision exacte des Idées, des idées enchâssées dans un milieu organique et puissant, ce* page* pénètrent au fond de l’âme où elles laissent leurs principes et leur édification.A ces qualités premières d'observation.rauteur joint une largeur d’esprit qui complète le moraliste intègre.Sans doute, ainsi que le remarque M.Damien Jasmin, "le R.P.Adrien-M.Malo combat sans merci l’inf’uence perverse de nos prin- (I) Convictions par le B.P.Adrien-M.Malo, franeisrain.Préface de Damien Jasmin.Edition du Devoir.Librairie Saint-François, Montréal, 1932.166 pages.— Au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.60 sous (plus 5 «nps pour le port).(Suite a la page 6) .Vous avons donné samedi dernier la première partie de l’étude de l’un de nos jeune compatriotes, M.Raymond Parent, élève à l’Ecole des chartes.En voici la suite et les conclusions: L'un des services que rend l’Ecole dos chartes et qu'elle a rendus déjà.c’est de former des savants travaillant dans le silence à réunir les matériaux de l’histoire, c’est d’entretenir la connaissance et le respect de l’histoire, c’est de faire, aimer à des temps nouveaux un passé qui fut glorieux, c’est d’attacher les esprits aux institutions présentes par la recherche de tout ce qu'il a fallu d’efforts, de combats pour les conquérir; mais c’est aussi d’imprimer une direction sérieuse à l’esprit parmi tant d’entraînements contraires, de propager le goût des études austères, la connaissance des vieux monuments, l’application à conserver religieusement leurs anciens vestiges.L’enseignement donné à l’Ecole des chartes est celui des sciences auxiliaires de l’histoire.Il comprend les cours suivants: Paléographie, Philologie romane, Bibliographie et service des bibliothèques.Diplomatique, Histoire des institutions politiques, administratives et judiciaires de la France, Sources de l’histoire de France, Service des archives, Histoire du droit civil et du droit canonique, Archéologie du moyen fige.Avant tout il faut savoir lire les témoignages écrits que nous ont livrés les siècles passés.Pour cette raison, les cours de paléographie ont été placés en première année.Elle est la base de l’enseignement do l’Ecole des chartes; bien plus, c’est le fondement même de l’histoire.Cette science exige des Instruments particuliers; les fac-similés.Qu’il s’agisse d’apprendre à déchiffrer les écritures anciennes on à les classer et à en retracer l’évolution, on imagine mal un enseignement commun sans le secours de fac-similés.La lecture et les explications du professeur ne sauraient être suivies par plusieurs élèves sur un seul manuscrit.La collection de fac-similés de l’Ecole est très riche.“Si la France, disait SickeJ, tient Je premier rang dans les études paléogrnphiques, elle le doit à l’organisation du travail relatif à ces études.L'Ecole des chartes peut se considérer comme la continuatrice des Bénédictins.Dans tout le pays, elle est la seule écolo spéciale pour oct objet: elle a reçu ses élèves de toute la France et elle a répandu dans toute la France ses travaux et ses méthodes.Cette unité clans l’étude de la paléographie a été pour la science un avantage précieux".I) faut non seulement pouvoir lire mais comprendre les documents du passé.C’est l’affaire de la philologie.Un grand nombre de chartes étant rédigées en latin, en français ou en provençal, la connaissance des anciens dialectes était nécessaire k des savants destinés au classement et à la publication de ces documents.La philologie a donc pour fondement la connaissance du latin.Comme il est impossible à des jeunes gens d’avoir appris par la lecture le vocabulaire de tous les dialectes romans de la France, ce n’est que grâce à des rapprochements avec le latin qu'ils peuvent comprendre les documents du moyen âge écrits en langue vulgaire.L’Ecole des chartes ne pourrait donc se passer de la culture latine.Cependant, les archivistes paléographes ne sc sont pas uniquement contentés d’étudier la langue et de publier des textes critiques.Us se sont efforcés de marquer la place des oeuvres qu’ils éditaient dans le développement de la littérature; ils ont écrit d’importants chapitres de l’histoire littéraire de la France.C'est, pour n’en mentionner que quelques-uns, Marius Sepet, avec son Elude sur les origines du théâtre an moyen âge; Ferdinand Lot a soutenu, dans son Etude sur tMncelot en prose, une thèse originale; M.Chs Victor Langlois a à son crédit plusieurs travaux littéraires: La société française au moyen Age d'après dix romans d'aventure, La vie en France an moyen âge d’après quelques moralistes du temps, La connaissance de la nature et du monde au moyen âge d'après quelques écrits français à l’usage des laïcs; c’est encore pour rester dans le moyen Age, La Chevalerie, de Léon Cautier;avec la Vie de Charles d’Orléans et le François Villon de F'ierre Champion, nous touchons à l’aurore des temps moderne».Les ouvrsges de Ludovic Lalanne nous y font pénétrer avec se» Mémoires d’Agrippa d’Aubtgné, et les Oeuvres de Malherbe.C'est encore Charles Marty-Lavaux, Gustave Servois, Abel Le-frane, Morel-Patio, Léon Dorez, Henri d’Arbois de Jubainville, Camille Julüan et combien d'autres.Au Canada, nous n’avons ni poèmes, ui romans, m chroniques, chartes en langue vulgaire à publier.Cela n’a pas empêché le juge Rivard, M.Geoffrion, la Société du parler français, de s’intéresser à des questions philologiques de langue.L’on entrevoit de ce côté seulement un immense travail à faire.L’enquête est à peine ouverte.C’est aussi dès le début des études qu’on doit faire connaître à des futurs érudits tous les grands recueils qu’ils auront chaque jour à consulter comme aussi les répertoires de bibliographie.Ces leçons évitent nu jeune homme de s’égarer pendant des mois dans des lectures insuffisantes ou dignes de peu de confiance.Dirigé vers les meilleur» ouvrages, il arrive plus promptement et plus facilement à une meilleure instruction.Il connaît ce qui reste des historiens anciens, il sait ce que l’on a perdu, il distingue le» fragments originaux de» suppléments écrits par de bons ou de mauvais commentateurs.Cela seul est presque une science.Le chartiste doit aussi apprendre â dresser les recueils de bibliographie.De nom: hreux répertoires généraux ont été faits par de* archivistes paléographes: Manuel de.bibliographie générale par Henri Steln, Bibliographie générale des sociétés savantes de la France, par R.de Lasteyrie; Répertoire méthodique du moyen âge français, par Vidler; Répertoire.méthodique de Phistotre moderne et contemporaine, par G.Brière; Répertoire d’art et d’archéologie, etc.l>es bfbllothèquea pont un réservoir historique très abondant.Le» oeuvres littéraires sont, autant que les actes publics et privés, nécessaire» à la reconstitution du passé.Un très petit nombre de catalogues des bibliothèques de France ont été rédigés par des personnes étrangères à l’Ecole.Direction et rédaction lui appartiennent.C’est là une oeuvre qui n’existe nulle part ailleurs qu’en France et dont l’Ecole a droit d’être fière.Léopold De-lisle, l’un des plus hauts représentants de l’Ecole des chartes a, plu» que personne, contribué aux pro grès de la bibliothéconomie et de la bibliographie.Par ses travaux personnels, modèles de méthode, de clarté et de sûre information bibliographique, uar les savants rapport» où, en qualité d’administrateur général do la Bibliothèque nationale, il exposait au ministre de l’Instruction publique les moyens pratiques de faire connaître et mettre en valeur les trésors historiques ou littéraires renfermés dans les bibliothèques de la France, par les instructions techniques qu'il publiait pour guider les bibliothécaires, il exerça pendant de longues année» une véritable maîtrise dans ce domaine.Le classement des bibliothèque» et des archives est la part de la technique dans l’enseignement.Le cours où l'on traite de l’histoire des archives et de leur classement n’est pas utile aux seuls archivistes.Il doit figurer dans tout enseignement de la méthode historique.La recherche des documents qui est au début de tout ouvrage d’histoire exige la connaissance de la formation des archives, de leur constitution et de leur mode de classement.Faute de connaître la répartition des documents suivant leur nature et leur origine entre les divers dépôts, le* auteurs perdent beaucoup de temp* à rechercher « eux qui se rapportent au sujet qu’ils sr proposent de traiter et risquent d’en oublier une partie.Les archives, source la plus abondante de renseignements sur le passé.furent en France, organisées, classées, pourvues d’inventaires et de répertoires par les élèves de l’Ecole des chartes.Ceux-ci se répandirent ensuite dans les provinces, prirent une place prépondérante dans les sociétés historique» et archéologiques des départements, éveillèrent le goût des recherches d’histoire et des vocations d’érudits.Leur action fut le prolongement de l’enseignement de l’Ecole.Sickcl devait reconnaître que la (Suite n la page deux) Les dernières centaines LA CONFERENCE DE M.L’ABBE GROULX SUR LA DE CREANCE DE NOS CLASSES MOYENNES H ne reste plus que quelques centaines d’exemplaires de la broehiirettr qui contient la conférence de M.l’abbé Groulx sur la Déchéance de nos classes moyennes.Ceux donc qui veulent se procurer cette brochure qui a suscité un st vif intérêt feront bien d’adresser le.pins tôt possible leurs commandes au Service de Librairie du Devoir.?3d, rue Notre-Dame est.Montréal.(Têt.HArbour IHt).Prix, 3 sous l'exemplaire.50 sou» la douzaine, franco.cent, pvfl en pan, * 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 MARS 1932 VOLUME XXIII —J4o 53 La Commission des assurances sociales ne recommande pas l’institution des allocations familiales C'est ia principale conclusion du troisième rapport de ia Commission - Exposé de la question -Les résultats d’une enquête en Europe - Les arguments à l’encontre du régime proposé Après avoir longuement étudié la question, la Commission des assurances sociales de Québec est unanimement d’avis qu’il n’y a pas lieu pour le moment de prendre une action légale instituant officiellement les allocations familiales dans cette province.C’est la conclusion maltresse du troisième rapport de cette commission portant sur les allocations familiales rendu public hier soir.Ce rapport comme le précédent qui portait sur l’assistance publique générale est volumineux.11 compte cent pages grand format et est riche de doctrine et de faits.Rédigé par M.Edouard Montpetit, président de la commission, il est signé par tous les autres membres qui sont: S.E.Mgr Courchesne, ven Archdeacon Scott.MM.J.T.Foster.Gérard Tremblay, le Dr Alphonse Lessard et Georges Savoy.Le rapport explique, dans les conclusions textuelles qui suivent, les raisons de la détermination de la commission à renoncer à l’institution des allocations familiales en cette province: Conclusions La commission a tenu à présenter au gouvernement de la _ province et au public un exposé des allocations familiales, les résultats de l’enquête qu’elle a poursuivie en Europe sur cette question et les arguments qu’on a fait valoir devant elle à l’encontre du régime proposé.; to.Tout en reconnaissant que les allocations familiales en France et en Belgique, sinon en Allemagne et en Australie, ont apporté une solution au problème si important tes familles nombreuses, la commission après avoir longtemps délibéré, est unanimement d’avis qu’il n’y a pas lien pour le moment de prendre une action légale insti-luant officiellement les allocations familiales dans cette province.Nous sommes là en présence d’un régime exclusivement européen, adapté à des salaires peu élevés et il est bien difficile de prévoir quelles seraient chex nous les conséquences de son application.Il est vrai que les partisans des allocations familiales tiennent compte de la différence dans le taux des salaires qui existent au Canada, en proposant de n’accorder l'allocation familiale qu’à partir du troisième enfant; mais il faut considérer que dans nombre d’industries, les salaires, même au Canada, sont peu élevés et qu’il y a Heu de préconiser leur augmentation plutôt que de risquer, en créant un régime d’allocations familiales, de les laisser pour longtemps à leur niveau actuel.2o.L’Institution des allocations familiales s’ajoutant brusquement à l'assurance collective en matière d’accidents du travail, organisée NAISSANCE tON ARQUE — A Montréal, le 27 février 2.à M et Mme Oeoriee Monarque 4113 rue Piplneau, à Montréal, un fil» 1 sera baptisé demain en l'église de nmtwulée-Conception.Nécrologie BEAUCHEMIN — A St-Jérflme.U 3, A 14 mois.Yvon Beauchemln, enfant de Marguerite Charlebols et d'Emile Beau-cliemtn.BEAUDOIN — A Montréal, le 3, h 85 ans.Eucllde-D.Beaudoin, veuf de Vlcto-rlne Brault.BERIAU — A Montréal.A l'hôpital St-Justine, le 3, A 8 ane, Yolande, fille de M.et Mme Oaston Bérlau.née Roslta Laroae.BERNIER — A Verdun, le 2.A 51 ans, Marie-Louise Rtvard, épouse d'Alfred Bernier BOURASSA — A Lapralrle, le 3.A «3 ans.Mme Bourassa, née Maria Roy.BOUTIN-BENARD — A Montréal, le 2, à ?7 ane.Mme Louis Boutin, en premières noces, Alphonse Bénard (née Corlne Waeh-brood).CHARTIER — A 8t-Léonard de la Potn-te-aux-Trembles, le 4.A 74 an».K.-X.Chartier, époux dé feu Alphonslne Vlnet CHARETTE - A 1 Hô+el-Dleu de Montréal.le 3.A 23 ans, Aline Cnarette.fille d’Ubald Charette, de MolochevlUe.CLAIROUX - A Montréal, le 2.A 80 ans.Désiré Clalroux, époux de Marie Géré.COTNOIR — A Salnt-Oermaiu de Grantham.comté Drummond, le 2.A 77 ans, Léon-Narcisse Cotnolr.négociant, époux d'OUvlne Duff.DAVID — A Montréal, le 2.A 74 ans.Ferdinand David, époux de feu Hermlnle Auger.DEL ISLE — A Beloell, te 3.A 65 ans.Maria Beauchemln.époux de Julien Dé-Utle.FABAS — A la résidence de son (Us.643 Champagneur.appt No 1, le 4.Dîna Fabaa.mere d'Alfred Paba*.GAUTHIER — A Verdun, le 3.A 71 ans.Napoléon Gauthier, époux d'AItlre La belle.GRAVEL — A Montréal, A 74 an*, Elise Gravel.* LAVOIE — A Montréal, le J.A 78 ans.M.Napoléon Lavoie.l’an passé dans le Québec, placerait peut-être nos industries dans une situation désavantageuse par rapport aux autres provinces.3o.La crise économique que nous traversons rend bien difficile une initiative de cette sorte.4o 11 est fortement à craindre que le dépeuplement de nos campagnes ne soit accentué par le régime des allocations familiales confiné aux industries.5o II serait impossible et dangereux d'étendre les allocations familiales à toute la population en en faisant une institution d’Etat.6o Le grand problème agricole qui se pose dans la province de Québec, savoir: le placement des fils de cultivateurs ou en général, de l’excédent de notre population rurale, resterait quand même sans solution; alors que les ressources du gouvernement devraient être plutôt employées à favoriser ce placement sur les terres de la Province par une politique intensive de colonisation.Pour toutes ces raisons, la Commission a renoncé à proposer l’institution des allocations familiales ' dans la Province de Québec.Cependant, il n’est pas besoin de dire qu’elle rend hommage à ceux qui ont consenti à porter le lourd fardeau d’une famille nombreuse.Elle n’a pas encore abordé le problème des assurances sociales; mais tous les systèmes contiennent des dispositions spéciales en vue de protéger la famille et la question familiale sera ainsi étudiée ultérieurement.Elle ne fait aucune objection à ce que les industriels que la chose intéresserait, tentent librement d’organiser ries caisses de compensation.C’est le procédé que l’on a suivi en France, que M.Bonvoisin a conseillé formellement à la Commission; c’est celui de l’initiative sociale, fruit d'une éducation particulière, que l’on voudra sans doute poursuivre dans cette province.Tant à cause de l’intérêt qu a suscité cher nous la question des allocations familiales, qu’^n raison des possibilités d’amélioration qu’elles offrent, ou du moins font espérer à nos familles nombreuses, la Commission a jugé, dit le rapport au début, qu’elle se devait d’étudier de façon aussi objective que possible: a) la théorie des allocations familiales: b) leur mise en application sur le continent européen et ailleurs; c) les propositions d’adaptation au Canada, soumises tout particulièrement par le R.P.Léon Lebel, S.J., oui a etc chez nous un propagandiste actif des allocations familiales; d) les objections présentées.Voici maintenant en résumé l'exposé de ces quatre différents points.Théorie générale Les allocations familiales consistent en principe à ajouter à la rémunération, c’est-à-dire au salaire, une prestation proportionnée aux charges de famille du travailleur.Cette prestation a pour élément fondamental une allocation en espèces, payée pour chacun des enfants, jusqu’à ce que ceux-ci aient atteint l’Age auquel ils sont présumés pouvoir subvenir ou contribuer personnellement à leur entretien.On s'accorde à limiter hypothétiquement la famille à cinq personnes: père, mère et trois enfants.Le type familial le jilus fréquent pour ce qui est du Canada supporte trois enfants, mais nombreuses aussi sont les familles dans cette province où le nombre des enfants est de 4 à 10.Ces familles et ne sont-ce pas les pins admirables?doivent souvent vivre dans des logements étroits pour équilibrer leur budget alors que ce sont elles qui auraient besoin de logements vastes, aérés, hygiéniques.Cil seul moyen, d'après les théoriciens de l’allocation familiale, permet de rétablir l’équilibre du budget de la famille nombreuse, c’est de lui accorder pour chaque enfant, au-dessus du nombre admis chez le type familial le plus fréquent, une allocation progressive qui permettra à la famille nombreuse de vivre à un niveau déjà atteint par la famille-type.Donc si d’un côté l’on veut accorder à la famille nombreuse lu possibilité de se développer selon les vues providentielles et si, de l’autre, il est admis que notre économie nationale ne peut ajuster les salaires aux besoins de cette famille ‘ nombreuse, il reste que l’on doive MILLET ROUX & LAPON LIMITEE Produits Sclrntlllque* Sélectionné* et Instrumenta pour la médecine et la chirurgie ont l’honneur d aviser le Corps médical qu'ils ont ouvert leur magasin d’exposition 1215, rue Saint-Denis Tél.M Arquette 8495 Instrumenta chirurgicaux de GENTILE & CIE de Paris Electricité 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pratique même, on a tenu à faire sentir cette distinction réelle entre le salaire et l’allocation.Le salaire est généralement i>ayé à l’usine directement à l’ouvrier.L’allocation versée par la caisse de compensation et adressée au domicile du travailleur, de préférence à son épouse, qui a la charge des enfants, après leur avoir donné la vie.Salaire et allocation sont souvent payés à des dates différentes et même généralement si l’ouvrier est malade ou s’il chôme.Caisses de compensations La caisse de compensation a pour objet principal de maintenir, par application du principe de la mutualité, l’équilibre des charges qui résultent pour les employeurs du versement des allocations.La caisse de compensation, dans le régime libre comme dans le régime obligatoire, est absolument nécessaire.Elle établit la péréquation nécessaire des charges; elle répartit le risque des charges rie famille sur l’ensemble de la production nationale.Ressources des allocation On peut ramener à trois les procédés financiers permettant de constituer et d'alimenter les caisses de compensation chargée du paiement des allocations familiales: a) le précédé étatiste qui consiste à mettre au compte de l’Etat le service des allocations familiales; bl le procédé qui laisse à l'employeur seul la charge de fournir a la caisse de compensation les fonds nécessaires au service des allocations; c) le procédé, par le R.P.Lebel, S.J., qu’on pourrait appeler mixte et qui fait appel à plusieurs sources de contribution, telles que les gouvernements fédéral.provinciaux et municipaux, les employeurs, les célibataires et les personnes mariées sans enfants.Prestations On distingue les allocations proprement dites et les primes.Les premières ont le caractère d’une véritable pension versée pendant un temps prolongé.Les secondes font l’objet d’un nombre limité de prestations: une ou deux pour les j primes de mariage, de naissance ou de berceau, cinq à dix pour les primes d'allaitement.Sur le continent européen Le rapport rappelle ensuite que quatre membres de la Commission sont allés en Europe durant l’été j dernier cl qu’ils ont étudié sur place, principalement en France et en j Belgique, la mise en application des j allocations familiales.La t-rance a été la terre classique des allocations familiales.On y noie deux stades dans le développement de l’institution: ht période des débuts jusqu'à 1917; de 1917 à nos jours.Au 1er janvier 1930, la France comptait 232 caisses versant 342 millions de francs à 1,-320,000 ouvriers et employés assurés.L’allocation maximum versée pour six enfants a représenté 0,-430 francs par année, soit un supplément de $259 en notre monnaie, La somme de 342 millions de francs représente 313,680,000.On remarque en France une tendance prononcée vers l'obligation.L’Etat veut que tous les salariés bénéficient du régime.En ce pays aussi, les allocations n’ont aucune réaction contre la hausse dos salaires, j La moyenne des allocations est de 3 pour cent du salaire total.En Belgique, les allocations fa-; miliales se sont développées de 1921 à 1930 sous un régime de li-! berté, le système étant modelé sur I le système français.I.e barème des allocutions était toutefois un peu moins élevé qu’en France.A la fin de 1930, le total des allocations familiales versées atteignait 220,000,000 de francs pour .yv'.rft> Ilpotèv dtYvèv é; àro- rès de Hopewell pour se rendre à artford.Peur questionner Henry |ohnton Hartford.Conn., 5 (S.P.A.) —Des policiers du New-Jersey se sont rendus à Hartford à 4 heures ce matin pour questionner un ami de Mlle Goy, Henry Johnson, qui a été irêté hier soir à la maison de son •‘rère.John Johnson, son frère, a dé' ilaré à la police que l'on se trompait en croyait que son frère avait quelque chose à faire avec l'enlVe-ment de l’enfant du colonel Lii7«l-nergh.Quant à la bouteille à lait trouvée dans la voiture, il s'agit évidemment d’une bouteille que son frère a bue en se rendant de New-York à Hartford.Jnnhson est détenu par la police, mats aucune nrru.satlon n’n encore été portée contre lui.La nuit da l'anlêvamant Jonhton aurait vu Mlle Gow pour la dernière fods à la fin de la semaine passée.Il lui aurait téléphoné mardi soir — la nuit de l’enlèvement — vers les neuf heures et lui aurait demandé des nouvelles du bébé qui était malade.Le mercredi matin, une fille de table d'un restaurant d’Englewood où Johnson avait l’habitude de prendre scs repas lui aurait annoncé l’enlèvement.Il aurait paru surpris et aurait répondu qu’il ne le croyait pas parce qu’il avait justement parlé à la bonne de l’enfant la veille à neuf heures du soir.Mlle Glow Mlle Gow, qui est d’origine écossaise, a été longuement interrogée par la police du New-Jersey de même que tous les autres employés du domaine des Lindbergh.Les policiers ont déclaré hier qu’ils sont convaincus qu’elle n’a rien eu à faire avec l’enlèvement.Les policiers n’ont rien voulu révéler de leur interrogatoire de Johnson qui reprendra à 11 heures ce matin, à l’heure même où les autorités policières de dix Etats doivent se réunir à Princeton chez le gouverneur du New-Jersey, Harry Moore, pour aviser des mesures à prendre pour retrouver l’enfant.Deux hommes écrasés à mort fi Deux hommes ont perdu la vie hier après-midi par suite de la chute d’une masse de charbon et de glace d’un poids d’environ 25,000 livres tombée sur eux du sommet d’un tas de charbon, alors qu’ils travaillaient dans la cour de a Hritish Coal Corporation, 7160, rue Notre-Dame est.Jean-René Lavallée, âgé de 18 ans, est mort instantanément sous le coup, (“est ce que le médecin a constaté lorsque son corps fut tiré du «charbon qui le recouvrait.Les hauts fonctionnaires de la compagnie étaient à ce moment sur les lieux.Ovila Beaudin, l’autre victime, n’est mort que vers 6 heures à l’Hôpital Notre-Dame, hier soir.Lorsqu’on le retira de la masse de charbon et de glace qui l'avait enseveli.il était dans une situation critique.Marcel Lavallée, frère de Jean-René Lavallée, s’est trouvé témoin de l'accident et voici cc qu'il a ra-I conté: j “Environ une minute avant que mon frère fût tué, .dit-il, je le quittai ainsi Que Beaudin et je m’en allais en bordure du tas de charbon pour voir fonctionner les grues mécaniques.Comme je levais les yeux, je vis une masse de charbon et de glace se détacher du sommet, el avant que J’aie eu le temps d’ouvrir la bouche pour crier gare à mon frère et à Beaudin, je les voyais ensevelis sous cette niasse qui se brisa en frappant le sol.” Ottawa, 5.(S.P.C.) — Le comité chargé par la Chambre des Communes d’une enquête sur des asser-toins que M.G.-N.Gordon, avocat à Peterboro, a faites en public relativement au premier ministre Bennett, en janvier dernier, a terminé l’audition des témoins et se réunira probablement à la fin de la semaine prochaine pour la publication de son rapport.Unique témoin à l'audition d’hier, M.Gordon a dit, à la fin de la séance, en réponse à M.Speakman (des Fermiers Unis d’Alberta), que le sénateur George-P.Graham lui avait laissé entendre que le nouveau wagon particulier de M.Bennett coûterait 1125,000 au trésor public.II a ajouté qu'il présume exacte l’explication que le premier ministre a donnée à ce sujet hier.M.Speakman ayant dit que cette accusation en était une d’importance mineure.M.Gordon s’est récrié qu’il croit que si sir Henry Thornton distribue des wagons de $125,-000 la chose est digne d’enquête.Après avoir affirmé que le Globe de Toronto a publié un compte rendu rempli d’insinuations et de conclusions non fondées du discours qu’il a prononcé à Hamilton le 6 janvier dernier, M.Gordon a déclaré au comité qu’il est prêt à exprimer publiquement son regret d’avoir prononcé des paroles susceptibles d’une mauvaise interprétation à l’égard du premier ministre Bennett.M.Gordon a fait remarquer qu’il n’avait pas l’intention d’accuser M.Bennett d’improbité.M.Gordon a déclaré avoir dit à Hamilton que le major Herridge, beau-frère de M.Bennett, avait agi comme avocat-conseil du premier ministre, qu’il avait représenté le gouvernement canadien dans Tap-pel au Conseil privé relatif à la radio, et que ces devoirs avalent été “synchronisés avec le voyage de noces du major Herridge”.Dans un article commentant le discours en question, le Globe, a trouvé aux paroles de M.Gordon un sens que celui-ci ne leur avait pas donné.M.Gordon a alors averti le Globe de son intention de donner des explications à Lindsay et il a donné ces explications.Dans un discours à Lindsay, M.Gordon a dit que le major Herridge.pendant son voyage de noces, a plaidé devant le Conseil privé pour le gouvernement canadien, et qu’il n’aurait pas dû faire cela.M.Gordon avait pris ses informations dans des journaux.Par ia suite, il a appris que deux causes relatives à la radio avaient été soumises au Conseil privé et que la cause dont le major Herridge s’était occupé était une cause particulière, confiée à M.Herridçe par la compagnie dont celui-ci fait partie.C’est au cours d’une réunion à Cobourg le 16 janvier que M.Gordon a eu la première occasion de faire une rectification publique, A cette réunion, M.Gordon a déclaré en présence d’un grand nombre de personnes qu’il avait commis une injustice envers le major Herridge et il a formulé des excuses.Quant à l’allusion que M.Bennett a faite, en présence du comité, au compte rendu que le Gleaner de Fredericton a donné de l’incident de Hamilton, M.Gordon a affirmé qu’il n’a été pour rien dans ce compte rendu et qu'il n'a donné à ce journal nulle confirmation, par téléphone ou autrement.Or, d’après le témoignage que M.Bennett a rendu jeudi, le Gleaner a affirmé que son correspondant avait obtenu de M.Gordon en lui téléphonant à Peterboro, une confirmation du compte rendu de l’affaire de Hamilton.Je n’ai jamais laissé entendre que le premier ministre Bennett avait fait des bénéfices ou avait manqué d’honnêteté, et je crois que rien n’indique que j’aie parlé en ce sens.—C’est au comité qu’il appartient de décider ce point, a fait remarquer M.Bowman.Interrogé par M.William Duff, M.Gordon a dit qu’il n’éprouve aucun désir de nuire nu premier ministre.Il a formulé, à Cobourg, des explications et des excuses qu’il jugeait complètes, parce qu’il estimait les devoir “à ccs doux membres éminents du barreau canadien”.Il fera des excuses Pressé de questions par M.Duff, le témoin a dit qu’il ira plus loin et qu'il formulera de nouveau des excuses et le regret qu’il éprouve que certaines de ses paroles soient susceptibles d'une interprétation mettant en doute l’intégrité du premier ministre.M.Bowman n demandé au témoin si.après avoir lu le compte rendu du Globe, il a tenté d'obtenir une rectification immédiate.M.Gordon n répondu qu'il a pris des mesures pous dissiper le malentendu à sa prochaine apparition en public, mais ne s’était pas occupé du Journal responsable du compte rendu.Parler en public était Tunique moyen de rectifier une fausse impression de ce genre, a dit M» Gordon.Le témoin a ajouté que sur ce point il s’inspirait de son expérience comme nouvelliste et comme rédacteur.M.Bowman: Avez-vous dit au premier ministre ou au major Herridge que le Globe avait tort?M.Gordon: Non.M.Bowman: Vous vous contentiez de laisser cette histoire faire le tour du pays et de ne rien faire à êe sujet avant d’avoir l’occasion de parler en public.M.Gordon : Gela ne me satisfait pas.mais c’était la seule chose à faire.A Lindsay, M.Gordon a modifié la partie de son assertion d’après laquelle le major Herridge aurait ‘ )i du été à l’emploi du gouvernement canadien comme avocat conseil.Vous qui êtes avocat, a demandé M.Bowman, ne pensez-vous pas que cette modification constituait en réalité une justification de votre affirmation de Hamilton?— Non, a répondu M.Gordon.M.Bowman : Dans votre discours à Gobourg, vous n’avez pas formulé d’excuses à l’adresse du premier ministre.M.Gordon: Au contraire, c'est ce que j’ai fait et cinq cents personnes m’ont entendu.M.Bowman : Le Globe n’en parle pas.M.Gordon: En effet.II n’a utilisé que ce qu’il désirait, dans cette affaire.M.Bowman : Alors, vous ne vous êtes pas soucié d’écrire une explication au premier ministre?M.Gordon: Non.Je n’étais pas pour perdre encore du temps pour cette affaire.J’ai dit à plusieurs de mes amis les faits tels qu’ils étaient, puis j'ai anpris la formation de ce comité et j’ai pensé que j'aurais l’occasion de fournir des explications complètes.Interrogé par M.Duff, M.Gordon a dit n’avoir reçu de M.Bennett ou du major Herridge aucune communication relative au discours de Hamilton.Il a expliqué qu’il avait^iarlé contre la nomination de M.Herridge comme ministre à Washington parce qu’il estimait qu’il en î\yait le droit, au point de vue politique.Après avoir réaffirmé que le Gleaner ne lui a pas téléphoné, M.Gorron a expliqué, en réponse à des questions du colonel Geary, que plusieurs journalistes de Toronto lui ont demandé par téléphone de confirmer son discours de Hamilton et qu’il .leur a dit qu’il fournirait des explications à Lindsay.Le ’colonel Geary a alors demandé à M.Gordon s’il n’admettait pas que le discours que celui-ci a prononcé à Hamilton contient de graves accusations et M.Gordon a dit qu’il Tadmet.Le témoin a ensuite fait remarquer qu’on n’a pas juré que le compte rendu discours de Hamilton était exact mais que le nouvelliste mii en est l’auteur a avoué que le nom de Mme Herridge y avait été substitué à celui de M.Herridge.Quant à l’accusation relative aux frais du voyage de noces, M.Gordon admet que cette inexactitude ne l'affecte pas beaucoup.Le colonel Geary: Lorsque vous avez parlé à Lindsay, vous ignoriez encore les faits.Vous supposiez des des faits?Oui.a répondu M.Gordon.Le témoin a dit ne plus avoir en sa possession les découpures de journaux sur lesquelles il fondait ses assertions de Lindsay, mais qu’il est possible de recourir aux filières des' journaux.H a rappelé que le premier ministre d’Ontario, M.Henry, a lu en public une lettre de rétractation à l’adresse du sénateur Hardy.Interrogé nu sujet d’articles publiés dans des journaux d’Ottawa peu après sa venue dans la capitale pour comparaître «levant le comité, M.Gordon a dit qu’il a parlé de M.Herridge aux journalistes parce qu’il croyait avoir commis une injustice à l'égard de M.Herridge.Plusieurs membres du comité ont alors demandé à M.Gordon s’il ne croyait pas.à ces moments-là, avoir commis une grave injustice envers le premier ministre.Le témoin a répondu à cela que sa rétractation an sujet du major Herridge en constituait une envers le premier ministre.Il a affirmé ensuite que ses déclarations n'étaient pas destinées à perilrc le premier ministre et ]e major Herridge.R s’est alors produit un échange de mots vifs entre le colonel Geary et le témoin, nu sujet de l’interrogatoire et du rôle «lu président.M.Gordon a déclaré que le discours où le premier ministre a parte de la “grande trahison", à Régina, au cours de la campagne électorale, lui avait fait éprouver du ressentiment.Depuis qu’il est premier ministre, a-t-il ajouté M Hennett fait preuve de dignité, d’attention et de discrétion.M Gordon a nié, toutefois, avoir voulu tirer vengeance^ de ce discours.Mort d’un grand financier japonais Tqkio, 5 (S.P.A.)—Le baron Ta-kuma Dan, le directeur général des vastes entreprises Mitsui et probablement le financier le plus en vue du Japon, est mort hier midi des blessures infligées par un assaillant.Goro Mtshinuma, 21 ans.a fait feu alors qu’il descendait de sa voiture en face de la Ranquc Matsui; il a été immédiatement arrêté.La Mitsui est de beaucoup la plus riche organisation commerciale de TExtrènie-Orient : elle contrôle des mines, des banques, des chemins de fer.des compagnies de navigation, des manufaclnres et des magasins de toutes sortes.Une enquête sur la Bourse américaine Washington, 5 (S.P.A.) — Le Sénat a ordonné à son comité bancaire de faire une enquête approfon-die sur les opérations de bourse.L’enquête commencera la semaine prochaine.Pour créer une atmosphère Le rôle de trois avocats d’Ottawa, MM.Creene, Thompson et Pugsley, consistait à créer à Ottawa une atmosphère favorable au projet de la “Beau-harnois” Ottawa, 5.(S.P.C.) — L’interrogatoire de l’ancien secrétaire de la Beauharnois, M.H.-B.Griffiths, a surtout porté sur l’emploi, pour la promotion «le l’entreprise, do trois avocats d’Ottawa, MM.Ainslie-W.Greene, Andrew-T.Thompson et W.-G.Pugsley.M.Griffiths a expliqué que les fonctions de ces trois hommes consistaient surtout à “décrire le projet de Beauharnois et à créer à Ottawa une atmosphère favorable au projet”.Toutefois, leur devoir a d’abord été d’empêcher les adversaires de la Beauharnois de créer une atmosphère «léfavora-ble au projet.Les adversaires en question s’etaient livrés à une propagande constante et persistante contre le projet.Des honoraires anticipés avaient été offerts à M.Harold Daly, autre avocat d’Ottawa, mais celui-ci les avait rejetés.M.Griffiths a déclaré que le succès des efforts de la compagnie pour obtenir l’approbation gouvernementale devait déterminer les honoraires de MM.Greene, Thompson et Pugsley.Pressé de questions par M.Arthur-L.Smith, avocat du comité, le témoin a reçu du président du comité, le sénateur Tanner, l’invitation à être franc.Nous sommes au courant de ces sortes de choses, a dit M.Tanner.Gcs gens sont autour de nous tous les jours.Le témoin devrait penser que le comité est au courant de ce qui se passe autour du Parlement.Les trois avocats au service de ia Beauharnois avaient été recommandés à la compagnie par feu Winfield Sifton, qui avait, en cette circonstance, agi en «iiialité d’avocat-conseil de la Beauharnois pour les affaires parlementaires, financières et commerciales et pour le projet de production de Télectrici-té.Ni M.Griffiths, ni M.R.-O.Swee-zey, an«;ien-prési«lent de la compagnie, n’étaient au courant «te la manière de procéder à Ottawa lorsque le projet a été amorcé.Il leur fallait compter sur les conseils «le M.Sillon.Interrogé par M.Lucien Cannon, avocat du sénateur McDougald, M.Griffiths a dit que selon I«>s livres de la compagnie, M.McDougald n’a commencé à avoir des intérêts dans la compagnie que vers la fin «te 1929.Toutefois, quant à lui, il sait que M.McDougald a été intéressé au projet peu après la mort de M.Sifton, en juin 1928.Une question pour faire dire au témoin si quelqu’un de la Beauhar-nois avait chargé les trdis avocats d’exercer une influence indue a soulevé une objection que le comité a maintenue.A la compagnie, les trois avocats étaient désignés sous la qualification “d’agents parlementaires”.Répondant à M.Robertson, le témoin a expliqué que c'était lui-même qui avait inséré dans le contrat d’achat de la Sterliiig la clause qui faisait dépendre l’achat de l’acceptation par le gouvernement des plans de la Beauharnois.De cette condition il n’avait pas été question, qu’il sache, dans les négociations antérieures.Le comité s’est ensuite ajourné à mardi.MM.Greene, Thompson et R.-A.-C.Henry, ancien vice-président de la Beauharnois, seront assignés pour la reprise de l’audition.Une rectification M.J.N.Cartier attire notre attention sur une correction faite hier par M.R.O.Sweezey à son témoignage de la veille devant le comité sénatorial d’enquête sur la Beauharnois.“Ce n’est pas”, a dit M.Sweezey, en déposant hier matin, “M.Cartier qui m’a vu au sujet des contributions au fonds conser* valeur, mais M.Howard Smith, de Montréal.M.Cartier m’a vu au sujet «Tune autre affaire”.Lord Irwin viendra au Canada Toronto, 5.(S.P.G.) — Lord Irwin, ex-vire-roi «le TInde, viendra au Canada à la fin d’avril pour inaugurer l’institution, sous les auspices de la fondation Massey, de séries annuelles de conférences par des Britanniques qui se sont distingués dans les belles-lettres.l’instruction publique, la philosophie ou les affaires publiques.Le président de la fondation, M.Vincent Massey, a annoncé l’institution de ces conférences.Lord Irwin arrivera au pays par (Juébec, où il débarquera de r’Empress of Australia" le 23 avril.Il donnera sa première conférence à Toronto, le 27 avril.Délégué des Hommes d’affaires du nord A la demande de M.Raoul Dan-durand, sénateur, président du comité d’honneur de la Fédération des oeuvre» sociales de santé, l’Association des hommes d’affaires du Nord vient de désigner, pour faire partie de ce comité, l’un de ses directeurs, M, Aristide Cousineau, président de la Maison Reni-T.Leclerc, banquiers en placement.La réduction du traitement des fonctionnaires fédéraux La Chambre des Communes, par une majorité de 55 voix, adopte la résolution Rhodes - Deux libéraux, onze progressistes et un indépendant votent avec le gouvernement - M.King s’oppose à ce que la réduction de dix pour cent affecte indifféremment les gros et les petits revenus — Le débat reprendra (Par Emile BENOIST) Ottawa, 5.— Une inmosante majorité de la Chambre des Communes a voté de bonne heure hier après-midi la résolution du ministre des finances relative à la réduction de dix pour cent dans le traitement des fonctionnaires fédéraux.Cette résolution se lit comme suit: “Qu'Il est expédient de présenter un bill pour autoriser les déductions de dix pour cent des montants de certains traitements ou autres compensations ou indemnités que le gouvernement du Canada doit payer durant Tannée fiscale 1932-33.“Et pour décréter le paiement à même le fonds «iu revenu consolidé du Canada de toutes les contributions courantes payables en vertu des dispositions de la loi de retraite du service civil quant aux traitements payables durant Tannée fiscale se terminant le 31 mars 1933, à tous les employés qui ne reçoivent pas plus de mille deux cents dollars par année”.Par 55 voix La mesure a été maintenue par 55 voix, le vote ayant été d«‘ 83 voix contre 28.Deux députés libéraux, M.T.M.Cayley (Oxford-smi) et M.Mitchell Hepburn (El-gin-ouest), ce dernier chef du parti libéral ontarien, ont volé avec le gouvernement.Onze députés progressistes et un député indépendant, M.Neil, ont également voté avec le gouvernement.Malgré cela, la Chambre n’en a pas moins discuté pendant toute la journée la même question.Un peu avant onze heures le bill était adopté en première lecture.Mais après une semaine de débats, soutenus de part et d’autre avec ténacité, les arguments perdaient de leur intérêt et surtout de leur originalité.Le vendredi, journée du gouvernement, la routine était légère.Dès que le gouvernement eut répondu aux questions des députés de l’opposition, on se remit de plain-pied à étudier In réduction des salaires.Après un discours de M.Coote, député pro-gresiste de McLeod, on a procédé au scrutin avec le résultat que i un sait.Les employés du canal Lachine La Chambre s’est formée en comité plénier pour adopter la résolution en seconde lecture.M.Ernest Lapointe, ancien ministre de la justice, n mis le feu aux poudres, en attirant l’attention du gouvernement sur le fait qu’on avait déjà, le 16 février dernier, réduit les salaires des employés du canal Lachine; ces employés subiront-ils comme les autres une réduction de 10 pour rent?Le ministre des finances, M.Fthides.le croit.Et M.Manion aussi.Celui-ci explique que dans diverses n'gions on a procédé à des nivellements de salaires.On s’est aperçu, un bon jour, que 1rs salaires payés par le gouvernemen! étaient plus élevés que la moyenne des salaires régionaux.M.Manion te fiche Le 16 février dernier, on (es a établis selon la moyenne lo~ cole.Plus tard, on verra si ces ouvriers seront sujets à la réduction comme les autres.Mais la déclaration de M.Manion n’est pas très claire à ce sujet.Ce qui incite M.Peter Heenan, ancien ministre du travail, à mettre en contradiction M.Rhodes et le ministre des chemins de fer.Celui-ci se fâche.Il attaque M, Peter Heenan d* front.M.Heenan a fait plus de déclarations erronées cjuc tous les députés ensemble, dit-il.S’il avait la peau moins à l’épreuve des piqûres il n’oserait plus parler depuis «pie M.Gordon, le ministre actuel du travail, lui a dit son fait, l'autre soir.M.King Dès lors, c’esl une mêlée générale.M.Mackenzie King donne le ton.Il trace la voie au débat.Le gouvernement n’a pas suivi la bonne politique.S’il s'était mis en communication avec les représentant?officiels des employés civils, s’il leur avait demandé leur avis, il aurait évité bien des désagréments e! épargné du temps.Le fonctionnaire est aussi loyal qu’un autre.Si le gouvernement lui avait exposé franchement la situation, l’employé civil aurait compris, il aurait fait sans doute certaines recommandations.Ce qui aurait permis au premier ministre de présenter une résolution qui aurait déjà obtenu Tap-probation des principaux intéressés.Au lieu de cela, le Bouvcrneineni a adopté une attitude trop autoritaire.Tl n’est pas étonnant que la résolution soulève maintenant au tant de protestations.M.Mackenzie King tient ù répéter qu’il n’es! pas opposé au principe de la reduction des salaires, mais il s’oli jeetc à cc que la réduction affecte petits et gros revenus.Il n’es, pas juste d’imposer uniformémen ceux «pii reçoivent beaucoup c ceux qui touchent moins.M.William Duff, libéral «le k Nouvelle-Ecosse, et M.Jean-François Pouliot, libéral, de Tétniscoua ta, ne voient pas pourquoi les juges, les généraux, les militaires, sont exempts de la réduction.En cela, ils sont appuyés par M.E.-ll.-E-Chevrier, député d’Ottawa.Ce dernier revient sur le fait que les fonctionnaires n’ont pas été consulté?et que la décision ministérielle est arbitraire.La discussion se prolonge ainsi jusqu’aux derniers instants de la séance alors que la résolution est adoptée en comité, puis le bill approuvé en seconde lecture.Le débat, pour long qu’il fut, n’est nas encore fini.Il reprendra à la première occasion.La retraite de M.H.-H.Melanson Le vice-président adjoint du Service des voyageurs au “Canadien National” se retire après 43 ans de service Le Canadien National annonce ia retraite de deux hauts fonctionnaires: MAI.H.-H.Melanson, vice-président adjoint du service des voyn-g«*urs, et Thonias-Lorne Macdonald, gérant du service «ies marchandises, région centrale.La retraite de M.Melanson met fin à une carrière de 43 ans, et de M.Macdonald à une de 45 ans au service de chemins de for qui sont devenus partie intégrante du Canadien National.M.Melanson est une personnalité acadienne qui a fait grand honneur à ses compatriotes.Il fit ses études complètes à l’Université de Saint-Joseph de Memramcook, N.-B.Dès sa sortie du collège il entra au service de ('Intercolonial.A 29 uns.on lui confiait le poste général du service des malles.En 1909 il devenait assistant-agent généra! du service des voyageurs.Quatre ans plus tard, il était promu agent général du même service.Après la fusion du Canadien Nord et des Chemins de fer de l’Etat, il fut nommé directeur du service des voyageurs avec bureaux à Toronto (janvier 1919).Au mois de mars 1923, lors de la réorganisation du Chemin de fer de TEtnt il fut nommé directeur général du service des voyageurs pour tout le réseau, avec bureaux à Montréal.Enfin, en janvier 1930, il obtenait sa huitième promotion et était nommé vice-président adjoint du service des voyageurs.Durant la guerre, il eut la direclion personnelle du transport des troupes canadiennes sur les chemins de fer «le l’Etat.M.Melanson es! Tun des deux Canadiens qui furent présidents de VAmrrlcan Association of Passenger Traffic Officers.M.Melanson est aussi Chevalier de TOrdre de Saint-Grégoire le Grand, en recoab naissance de ses services lors du Congrès eucharistique de Chicago en 1926.Un voeu de la S.D.N.L’assemblée de la Société dei Nations invite le Japon et la Chine à négocier une suspension des hostilités autour de Changhaï et le rappel des troupes japonaises Genève, 5.(S.P.A.) A Tuna-nimité, l’assemblée de la Société des nations a décidé, il y a quelques heures, d’inviter la Chine et le Japon à négocier une suspension «les hostilités autour de Changhaï et le rappel des troupes japonaises.L'assemblée s’est exprimée au moyen d’un voeu comportant troi» points.Ce voeu pourvoit notamment à la participation de représentants des grandes puissances aux négociations.Le représentant du Japon.M Xaotake Sato, a été de ceux qui ont appuyé le voeu et.souriant, il a abandonné une tentative d’inclure les mouvements «tes troupes chinoises dans les conditions du projet de négociations.L’assemblée a pris sa décision après avoir entendu une chaleureuse requête du délégué de la Chine, M.Yen, pour des mesures qui mettent fin à la progression des troupes jopanaisos dans la région de Changhaï.M.Yen a accusé les troupes japonaises d’avoir continué à combattre après que Tordre eut été donné de cesser le feu.Des membres de la délégation japonaise se sont aus> sitôt levés pour démentir cette sis-sertion et Us ont dit que les troupes japonaises seront rappelées dès que les conditions permettront leur rappel.Halifax, 5.(S.P.C.) — M.W.A.Mills, directeur du "Herald’’ de Ha- lifax, pendant 21 ans, est dêcédiL* l’âge de 79 «ns. rsr.LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 MARS 1932 VOLUME XXIII ~ No S3 TJrA BAIT/ ILIU M IE HE LES AFFAIRES sont les AFFAIRES Qu'il s’agisse dft QUINCAILLERIE PLOMBERIE CHAUFFAGE Vous avex intérêt h bien choisir votre fournisseur.; i 1 Acheter dans une maison de confiance où se trouve un i choix excellent, c’est s'assurer satisfaction, économie, service.VISITEZ NOS MAGASINS: 1406 St-Denis 343 Ste-Catherine 6793 St-Hubert 1210 Sanguinet.0merj)eterm MOINS D’UN SOU I.E VERRE Samedi, 5 mors 1932 Curiosité enfantine —Papa, ces canards-là4 c’est-y des oies?—Mon fils, ce sont des cygnes, —Des signes de quoi, papa?—Des cygnes d’eau, mon fils.—C’est donc qu’il va pleuvoir, papa?* * * Logique enfantine —Papa, comment est-ce qu’on appelle une maman chat?—Une chatte.—Et un papa chat?—Un matou, —Et un bébé chat?—Un minou.— Alors, il n’y a donc pas de chat qui s’appelle un chat! * * * Un bon exemple?Le petit Pierre vient de rapporter de l’école ses notes fie la semaine: après lecture, les parenls échangent leurs réflexions: Le père.— Il sera donc tou-jour le dernier, ce gamin!., Encore aujourd’hui! Jamais il ne change de place! La mère.— Quel bon exemple pour nos domestiques!.* * * Entre potaches -Mais qu’cst-ce que tu réponds à tes parents quand on sait que Léon est toujours lo premier en classe et toi le dernier?—Je leur réponds que les parents de Léon sont très intelligent.* * * Un peu d’ébénisterie —Ah! si c’était à refaire.Si j’avais su de quel bois sont faits les noeuds de l’hymenI.—Hélas, mon vieil ami.beaucoup de chêne et peu de charmel «V Perspective sentimentale —Elles ont un million chacune.—Hé.hé.vue de dot, elles ne sont pas mal!.* * * Il y a salut et salut Madame d’Alzon avait un jour, à Nîmes, une nombreuse réunion d’aimables daines.L’une d’elles, la marquise de Ual-vières, appartenait à la haute société protestante.Le petit Emmanuel d’Alzon, — le futur fondateur des Augustins de l’Assomption, — absent du salon, fut réclamé par toute la compagnie.Sa mère l’envoya quérir; mais le lutin, mécontent d’interrompre ses jeux, arriva de fprt mauvaise humeur, et se présenta sans donner le moindre signe de politessse.Sa mère le reprit vivement et lui ordonna de saluer aimablement, afin de réparer son peu de courtoisie, les dames qui lui fai- saient l’homceur de L* demander.Alors, conservant son attitude fière, et avec le fin» et malin sourire bien connu depuis, l’enfant répondit sans hésiter: —Maman, vous m’avez toujours dit: Hors de l'Eglise, point de salut! * * * Circonstance aggravante —Comme tu es maigrie! -—Comprenez ça: mon homme ne travaille plus depuis deux mois.—11 est malade?—Non, c’est la pa:4rse, uniquement.Le plus triste de l’affaire, c’est qu’il est voiturier.—Oh! voiturlrer ou manoeuvre, du momerâ qu’il ne veut rien faire.—T’es bonne, toi! il a gardé son louet ! * # * Gasconnade Certain Gascon, pressé d’argent, vint dire au bon Fleury: —Je suis votre pjyént, Monseigneur.—Mon parent?—Oui, répond le drille, je le suis.—Par où donc?—Eh! du côté d’Adam.Lors, le prélat, d’un sou le régalant, lui dit : - Cousin, passez dans toute la famille, et que chacun vous en donne autant! * * * Pochardiana Elle.— Isrorrigible buveur, tu viens encore du cabaret?Lui.— Pardon.je sors d’une conférence antialcoolique.L’orateur a parléqsur l’alcool et moi, .1 ai bu ses paroles.* ¥ * Chez l’oculiste Bien malades vos vos yeux!.quelle est votre profession?—J suis écluster!.- Lest bien ça,.C’est la cataracte.* * * Epitaphe Ci-gît Cléon, ce président avare, vui vendit la justice à chacme ci- /- .[toyen, Croyant qu une chose si rare Ne diit pas se donner pour rien * * * Fable-express Que nul n’entre chez moi.dit l’au-[teur du Trouvère; Et, pour faire observer sa consigne [sévère, Il compte sur sa bonne, un mons-[tre aux traits hideux.Moralité : l.a bonne à Verdi en vaut deux.* * ¥ Innovation américaine Un médecin a récemment ouvert A New-York une clinique contre les peines de coeur.Le nombre de ses patients augmente tous les jours.Ah ! que l’on se perte bien quand on prend Dr.GUSTIN ChM voir* pharma- clan Une eau minérale déUcinua.Alcaline — Lithinée -— Pétillante — Digestive très efficace contre Acide Urique, Rhumatisme, Goutta, Maladies du Foia, de la Vessie, de la Peau, de l’Estomac et de l’Intestin.12 paquets par boite suffisent pour 12 bouteilles d’un litre "Produit de France” — 45c franco par poste sur réception du prix.Iji Cic Canadienne des Agences Modernes.455 Ontario Est, Montréal rsr ks- Où l’on s’habille bier Ernest Meunier Le Tailleur fashionable 994, rue Rachel (Est) Téléphonas: FR 9343-9850 V;' l'IVICUAE Notre Ceintura XMIC.V est rerotnmandfa par nos meilleurs médecins.Eerlvez-nou* en expliquant votre cas.Assortiment complet de ceintures ebdomlnales, bas élastiques, béquilles.etc CHAISES IVINVALIOES, à VENDRE ou à LOUER SPECIALITE.Appareils orthopédiques, membres artificiels Corseta pour gibbosité Réparations de tous genres.Tel.€.MARTIN H Arbour 3727 48 EST.RUE CR AIG, Dépt DE MONTREAL - a.RADIATEUR STAR 50% plus efficace que tout autre Calorifère NEW STAR (Fournaise) à aau chaude — te plus puissant et le plus économique au monde 35,000 en usage Garantie pour 5 ans — résiste é toute pression.Fabriqué pour ehauffer avec toute sorte de combustible.CAFACITE pour chauffer eau domesti-, Que, 75 à 5.000 gallons; 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cette clinique a essaimé, depuis, dans le monde entier.La consultation s’v donne le plus souvent dans un édicule à ir°is compartiments, situés sur le même plan et dont l’un, au milieu, est séparé des deux autres par une cloison percée d’un guichet grillé, pour permettre au médecin de Tante de donner ses conseils aux patients.Ce cabinet de consultation, bien connu des chrétiens, se trouve dans chaque église et s’appelle le confessionnal.La “clinique” possédé, comme celle de New-York, une bibliothèque appropriée, où se trouvent, entre autres livres.1 Imitation de Jésus-Christ, le Catéchisme et de nombreux ouvrages de pieté dont la réputation n’est plus a faire.* # * Labiche et Augier Un jour, Augier avait voulu occire Labiche; son cartel, envoyé a l’auteur du Voyage de M.Pern-Vçhon, était féroce.L’offense, le doux offensé, prit une plume, une feuille de papier et dessina deux champions, qui, fendus Tun et 1 autre, venaient de se percer de part en part.Cette légende soulignait le dessin: ., Il se sont battus et Us se sont fait mal- .„ j Labiche plia le dessin et l adressa à son susceptible ami.Celui-ci, * au lieu de rire, rédigea une seconde lettre encore plus terrible, plus sanglante encore que la première.Le doux et double offensé reprit sa plume et, au bas de la seconde provocation, traça deux saules pleureurs ombrageant dcux*tombes.Sur la première, on lisait: Ci-gît Labiche; sur la seconde: Ci-gît Augier.Au bas du dessin funèbre étaient ces mots: La mort les a réunis.Et, le lendemain, Augier et Labiche s'embrassaient, * * Ÿ La fleur bleu-blanc-rouge Cette fleur singulière, qui s’épanouit au Mexique, n'est tricolore que successivement.A aucun moment de la journée elle n’évoque le souvenir du drapeau français, dont elle possède les couleurs sans les assembler.Blanche le matin, à 6 heures, elle rosit peu à peu à mesure que monte le soleil, et quand l’astre est arrivé au zénith; à midi, la fleur est d’un beau rouge vif.Puis, progressivement, elle prgnd une teinte violette pour devenir tout à fait bleu foncé à 6 heures du soir.C’est pendant la nuit qu’elle redevient blanche, pour rosir de nouveau dès que le soleil se lève à l’horizon.La fleur aux trois couleurs, que les Mexicains appellent la bleu-blanc-rouge, pousse dans la province d’Oaxard, et particulièrement aux environs de Tehuantepec.Emblème des opinions successives, elle pourrait être adoptée par certains politiciens.* * * Du fil pour des soies Une maison hongroise de textiles u.par l’intermédiaire de son fondé de pouvoir à Londres, fait demander à une manufacture de fil anglaise si elle serait disposée à lui j livrer le fil nécessaire h son exploitation à condition que le paiement s’en effectue, non pas en urgent, mois en porcs, la maison ho-groise ne pouvant se procurer les devises nécessaires.Les porcs, habillés de soies, ne sont pas tellement étrangers au textile qu’on n'ait pu penser è eux comme monnaie d’échange.* * * Elite désabusée Ils s’étalent rencontrés, diplomates, chefs de petits Etats, écrivains, autour d'un appht vulgaire tendu à leur vanité; ils sont tous tombés dans le piège que tendait certain Suisse, Arthur Lenba, créateur de VOrdre universel pour le mérite humain.Cet ordre comporte, bien entendu.des décorations.Il prévoit plusieurs classes de dignitaires, à chacune desquelles correspond une cotisation: de cinquante francs suisses i\ quatre cents francs.A ce prix, le dignitaire du Mérite humain a droit à la considération universelle, car l’Ordre constitue, dit le prospectus, “une magnifique légion d'honneur internationale, une Société internationale de Télite humaine, une grande force spirituelle, une compagnie d'honneur unique dans sa beauté et sa noblesse intellectuelle.” Son but est le “développement des principes de solidarité entre tous les membres de la famille humaine", et sa devise: Elite oblige! Les insignes portaient des inscriptions latines.En voici quelques-unes prises au hasard: Veritas, Justifia, Félicitas, Labor, Sani-tas, assemblage bizarre qui suffirait à dessiller les yeux les moins clairvoyants, Qn ne sera pas trop surpris qu'une affaire ainsi montée* ait amené son metteur en scène devant les tribunaux.La Cour correctionnelle de Genève va s'occuper proebainèment du cas d'Arthur Lenba.On verra figurer parmi les innombrables dupes, dont on lira les lettres, le président d'une république sud-américaine, un roi nègre, une féministe française, des hommes de lettres, des avocats, le directeur d’une bibliothèque officielle de Paris: toute l'élite désabusée, quoi! SI VEIL VERRES et MONTURES à la portée de toutes les bourses 265 rue Sainte-Catherine est LAnc.6703 IFaltei-voui examiner LES YEUX Tait - Favreau, Liée Spécialistes optométristes et opticiens licenciés l Sneeursalet 6890 St-Hubert (côté ouest) DOI.8355 Mo***» Comme Manufacturiers, nous sommes en mesure d'offrir un TRAVAIL supérieur et un service rapid»- Allons chercher et livrons h domicile.APPELEZ LAnc.3286 C’est un dessert, , • et une cure de santé Ed.MICHAUD LE MAITRE CHAPELIER 911 Bteury (près Craig) 1257 Université (près Ste-Cathertne) Cet aliment délicieux et bienfaisant • figure sur toutes les tables en Europe Qu’est-ce que le Yogourt?C’est un produit naturel du lait dont il a toute la richesse nutritive et quelques avantages en plus.Il est extrêmement léger, se digère tout seul et, en outre, contient des ferments bienfaisants (ferments bulgares) qui empêchent l’intoxication lente et continue dont nous souffrons tous par la faute des poisons intestinaux.11 est médicalement reconnu que le Yogourt favorise la digestion et une bonne assimilation de nos aliments.Le Yogourt fait la police de l’intestin, rafraîchit l’organisme et empêche le lent et sournois empoisonnement qui diminue notre vitalité et précipite la vieillesse.C’est à l’usage quotidien du Yogourt qu’on attribue la longévité exceptionnelle de certains peuples d’Orient qui de tous temps en ont fait une consommation abondante.Les plue hautes sommités médicales en recommandent l’emploi.Le Yogourt se mange — selon le* goûts — nature, salé, sucré ou additionné de confiture.Il est aussi fin au palais que bienfaisant au corps.Essayez dès aujourd’hui le Yogourt “Croix-Verte CROIX-VERTE’ r' Achetez —de préférence chez les annonceurs du “Devoir”.BEURRE Achefez-le des plus grands détaillants de beurre de Montréal Et payez moins cher en allant le chercher vous-même.Première qualité la livre ,21C cette semaine.Tousignant Frères, Limitée 9 — MAGASINS — 9 6312 St-Hub«rt 5167 rua Clarke 2929 rua Masson 1584 5t«-Catharins Est 2034 Mont-Roysl Est 1148 Mont-Royal Est 1587 rus Ontario Est 2309 rus Ontario Ert 3539 rus Ontario Est - Régale les gourmands - Entretient la santé Prepare par ).Delisle, 916 Duluth.Tél.AM.0434 v.:.VIGNETTES Pour Revues — Journaux Annonces —- Pancartes Circulaires — Etiquette* Cataloguée La Photogravure Nationale Limités PAUL-F.LALONDE, Président Montréal 59, rue Ste-Catherine (ouest) Téléphone: M Arquette 4549 r éNeÜoYeur Montréal REPARATIONS & PRESSAGE 823 rue Dorchester Est - - SERVICE DE 24 HEURES NOUVEAU BAS PRIX: NETTOYAGE FRANÇAIS Robe .Manteau .Costume .Complet .Pardessus .Robe de chambre $1.50 PRESSAGE Costume .Complet .Pardessus - Pantalon L'Annonce Le Quotidien Toujours au premier rang “Malgré le développement- formidable de la publicité par radio au cours de ces dernières années, le journal quotidien demeure et restera le moyen le plus puissant et le plus sûr auprès de la grande majorité du public.Un journal va partout, il vous accompagne dans le tram, au bureau, à la maison.On le prend quand cela plait, pour le parcourir en hâte ou le lire à loisir, selon les nécessités du moment”.M.B.A.TRESTRAIL, Président de la Trestrail Corporation, de Toronto.ANNONCEZ DANS LE DEVOIR '"‘‘¦’’TTÏ .C.EAU de JAVELLE INDIENNE LA MEILLEURE, LA SEULE QUI SOIT DISTILLEE L’ESSAYER, C’EST L’ADOPTER Cette eau de javelle fabriquée sous l'expertise d'un chimiste diplèmé.blanchit votre linge sans le détériorer et le détache «ans le faire bouillir.SI VOTRE EPICIER NE PEUT PAS VOUS LA FOURNIR — APPELEZ CHerrier 9323 ET VOS COMMANDES SERONT LIVREES SANS RETARD FABRIQUEE PAR LAUNDRY PRODUCTS MONTREAL***^*^ P.S.—-ATTENTION SPECIALE AUX COMMUNAUTES RELIGIEUSES. VOLUME XXIII — No 53 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 5 MARS 1932 fe paoe Observation Il u arait réunion de boianiaue ce soir-là.Le savant que tout le inonde cannait, du moins par ses écrits, le révérend Frère Marie-Vie-tarin, donnait une conférence sur I ' Ecole de la route", avec projections ¦lumineuses à l’appui, montrant des détails importants et Inconnus du profane sur la flore de notre province.Venu je ne sais d'où, un grillon fit entendre son chant obstiné dans un coin de la salle, comme dépité de ce que l’entomologie ne fût pas au programme de la soirée; mais à part ce concert inattendu, c’était un silence absolu dans l’immense auditorium, tant était grande, l'avidité avec laquelle on voulait recueillir les paroles du maitre.Le seurètairç de la province était venu présider, donnant par le fait même de sa présence, une preuve concrète de l’importance des sciences naturelles chez nous; puis il g avait le fondateur et directeur général des Cercles de Jeunes Naturalistes, le révérend Frère Adrien, qui parta longuement de.l’oeuvre qu’il a Jant à coeur de développer dans notre beau pays.Ce qui ressortait surtout de ses ardentes paroles, c’est que nous ne développons pas suffisamment l’esprit d’observation chez nos enfants, et que nous refusons souvent, bien qu’in-consciemment, de les aider en ce se.ns quand ils nous en donnent l'occasion.“Pourquoi les élèves, disait cet éducateur d’expérience, se font-ils tant prier pour nous poser des questions quand ils ne comprennent.pas les explications en classe?Pourquoi, quand on leur demande s'ils ont bien compris, répondent-ils affirmativement et que le lendemain, s’il s’agit de leur faire mettre la leçon en pratique, on s’aperçoit qu'il n'en est rien et que fout est à recommencer?C’est que, dans leur tout jeune âge, leurs parents ne les ont pas toujours bien reçus quand ils cherchaient à savoir le pourquoi des choses ou qu’ils rentraient à la maison avec de nouvelles trouvailles, voulant savoir ce que c’était.Quand les petits sont repoussés deux ou trois fois, ils n’osent plus revenir éi la charge et cessent leurs recherches.” Devant un auditoire composé, en grande partie, d’élèves, le secrétaire de la province, après avoir fait l'éloge de l’élude des sciences naturelles et avoir avoué que la jeune génération sera bien mieux douée à ce point île vue que celle qui partira.fit aux élèves une question amusante.“Vous avez tous une montre, leur dit-il.et Dieu sait si vous avez été heureux le iour où vous lavez reçue, si vous l’avez tournée sous tous ses côtés pour /"en l'examiner.Plusieurs de ces montres ont un petit cercle au has dn cadran, marquant 1rs secondes.Eh! bien, qui de vous pourrait dire, sans regarder, si le chiffre “six", à cet endroit, est arabe ou romain?” .Silence complet.“C’est pourtant simple, dit M.David: il n’y a fias les aurais embrassés.-Oh! tu as des idées belliqueuses! Que t’a donc fait la mère Goubaud?—D’abord elle est affreusemenl laide et ressemble à un orang-outang — Ce n'est pas une raison.— Et l’autre jour, comme je passais tranquillement dans la rue, elle m'a appelé "graine de jésuite”.—.Moi, je me suis opposé au renvoi de Goubaud et al prié mon personnage de parler franchement une fols pour toutes.11 s'est avancé près de l’estrade et a crié d’nne voix de stentor cette idiotie: “A bas les bourgeois! Vive la sociale! L’homme «lescend du singe!" Comme cette sottise avait suscité «pielques applaudissements, j'ai la tumulte; mon Goy- baud me regardait, faisant le ma lin: "Hein! Répondez donc t cela?Par un seul mot.moi ami.Tout le monde n’a pa’ l'honneur d’avoir une guenon pout maman.vous êtes sans «loute ut de ces privilégiés.’' Gomme 1« type simien «le la mère Goubauc n échappe à personne, — pas tnè me a Pierre — ce fut une longm hilarité, presque «lu délire.Ceux la memes qui venaient d'approu ver mon interrupteur renouvHèren leurs bravos avec une énergie, ur enthousiasme sans nom.Les Corviel riaient aussi.Voilà souvent à quoi tient le succès d’une conférence.On gagne son auditoire avec une boutade.— Allons, tant mieux, dit le père; je me réjouis de tes succès; mets au service de Dieu les dons (ju'll t’a départis.Après s étre tous agenouillés pour la prière en commun, Paule vint, selon son habitude, présenter son front aux lèvres paternelles.Monsieur de Corviel retint un instant sa fille dans ses bras.(à suivra) C« ioufiuT «ar mspmM N* *10, ru.Notr.-D»m.Est, i Montréal, *«• r-fwrclw^l.VajMtUlr.” (à rMpaiwakltl-té limitât) ééitrie.-vrégrtèt.ir.; Cnterm ftlUtiaz, «éaiinMratmr «t racrttiitiT I 6 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMIDI 5 MARS 1932 VOLUME XXIII — No 53 Vincent d’Indy, Saint-Saëns et Wagner - Le concert de rentrée de la “Manécanterie” à la Salle Pleyel L’affaire est réglée — Mort de Lucien Chevaillier — Un nouveau choeur — L’orgue de St-Eustache de Paris — La chorale Déziel de Lévis - Le parc au Malpèques Soirée des anciens au collège de St-Laurcnt C’est ce soir à 8 h.15 jiu'aura lieu dans l’auditorium du collège de Sl-Laurent, la soirée récréative, au cours de laquelle la nouvelle Association dramatique des anciens élèves affrontera les feux de la rampe.Au programme: le 2e acte de l'Aiglon, de Rostand, avec comme interprètes Mlle Madeleine Ravis, MM.J.P.Filion, Elzéar Hamel, Mlles I„ Mitchell el Beauchamp, MM.L.Bariteau, R.Cartier, Desjardins, Fortin et Plamondon; lever | de rideau de M.Robert ('hoquette, I “Le joueur de dames”, avec MM.1 Hector Charland, Alfred Vallerand y*** RADIO** ft a son Ignace Bourget Vincent d’Indy fut en art, comme dans sa vie privée et sa foi religieuse, intégral et intransigeant.Ses croyances reposaient sur la probité et jamais il n’en sacrifia une seule.Il en donna la preuve irréfutable le jour où presque seul de tous les musiciens français, alors que l’Allemagne envahissait ta France, après la Belgique, il osa mener le combat contre Saint-Saëns.redoutable adversaire, qui voulait bannir Wagner de son pays.Il ne pouvait se fendre ainsi populaire; il n’y pensa même pas et il se trouva qu’on lui donna quand même raison.Qu’eût fait Wagner, s’il eùf vécu jusqu’à la Grande Guerre?La question n’est pas oiseuse, car Wagner aurait eu cent-un ans.Même si, alors, ses facultés mentales eussent été affaiblies, croit-on que les cm* v^> ^ ^ CeS ^ \ecVC j, tvos ) t>eS!re^ Cette annonce est publiée sous les auspices de VAssociation Canadienne des Journaux Quotidiens n 10 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 5 MARS 1932 VOLUME XXIII — No 53 COMMERCE ET FINANCE 1.50 h Fcits et Potins Les produits étrangers Le snobisme et l'ignorance jouent un grand rôle dans le domaine économique comme dans les autres.Ce sont probablement nos deux plus grands ennemis lorsqu’il s’agit de promouvoir L’achat des produits canadiens, à quelque catégorie qu’ils appartiennent, parce qu'ils sont en grande partie responsables de nos achats considérables de produits étrangers lorsque nous avons aussi bon et souvent meilleur chez nous.Dans une communication que nous reeevuns de la Produced-in-Canada Association, Je président de cette organisation, M.Norman Holland, rappelle que pendant l’exercice fiscal terminé le 31 mars 1931, nous avons importé pqur une valeur de 8730,000.de pêches, poires et abricots en conserve lorsque la province d’Ontario produit les mêmes fruits, mais de qualité souvent supérieure à ceux des autres pays.Pendant la même année, nous avons importé pour 8400,000.de pois en conserve alors que nous en produisons qui sont de beaucoup plus exquis.Nous avons importé pour 1150,000.de confitures et autres conserves du même genre nu détriment de produits similaires canadiens qui sont pour le moins aussi bons.Pendant la même période nous avons importé pour un million de dollars de jambon et de tard des Etats-Unis lorsque nos troupeaux suffiraient amplement h nos besoins; nous avons importé pour $850,000.de mouchoirs que nous aurions fort probablement pu fabriquer ici à presque aussi bon compte.Seulement pour ce qui est des articles en êoton, nous en avons importé pour quelque 35 millions de dollars.11 y a ici une question de mode rf nul doute que les manufacturiers canadiens sont en nar-tie responsables de cette situation parce qu’ils ne suivent pas d'assez près le mouvement de la mode en ne tabriquant pas assez tôt les non veautés, mais il est probable que le Canada produit déjà une bonne partie des articles importés et que nous pourrions baisser considérablement ce chiffre de 35 millions si chacun se donnait la peine de rechercher le produit canadien.Nous avons aussi importé pour près de $2,300,000 de chaussures étrangères et pour $2,500,000 de gants faits à l’étranger.Dans nombre de cas.nous achetons le produit étranger parce qu’il est annoncé et que nous ne connaissons pas le produit canadien similaire.C’est le cas de certaines marques de gants, par exemple.C’est aussi le cas pour la marque rie fruits d une forte organisation américaine qui parvient à nous rendre ses produits malgré la cou-' rurrenee des produits similaires.; beaucoup meilleurs, qui viennent i des Antilles et de l’Australie.En I fait, cette organisation nous vend | des oranges qui, la plupart du tomos, ont été attaquées par le froid, donc des fruits qui n’ont plus aucune saveur mais que chacun continue d'acheter parce que le nom est bien annoncé.A qualité éanle, la même organisation ne pourrait pas faire concurrence aux produits britanniques qui jouissent d'ime préférence tarifaire.Nous l’avons déjà souligné, la ’auto n’en est pas toujours à l’ache-,our qui est en grande partie victime des circonstances.Nos propres producteurs sont les premiers responsables parce qu’ils ne savent pas s’unir pour lutter contre l’invasion des produits étrangers, et cun marchands qui tentent d’augmenter leurs bénéfices en assura"1 que le produit étranger est meilleur.C’est le cas parfois, surtout quand il s’agît de produits artisti-rues: mais c’est plus souvent encore un simple appât pour attirer les gogos.C.H.* ; banques domestiques et.malgré un taux du change équivalent à un droit de $140 à $1.50 le baril, 1,135, 876 barils, comparativement à 301, 573 en 1930, avaient élé expédiés durant la période allant jusqu’au 31 décembre., 5o La récolte relativement légère en Angleterre fut un élément qui améliora grandement la situation des concurrents, permettant aux pommes de cuisson canadiennes de s’écouler tout à fait au début de la saison.Co L’embargo sur les pommes américaines de basse qualité à cause du ver des pommes continua de s’appliquer jusqu’au 15 novembre, et permit à la Nouvelle-Ecosse de vendre une proportion sans précédent de sa récolte au cours des premiers mois de la saison, afin (l’éviter le gros dumping des fruits de qualité inférieure prévu dès que la ! période de l’embargo expirerait.| 7o Pour les pommes en boîtes, la , situation fut beaucoup plus salis- ; faisante, vu que la récolte dans le | Washington et l’Oregon n'était pas ; aussi abondante qu’en 1930, et par- ' ce que les qualités totales de pom- j mes en boites expédiées à ce pays ; furent de près d’un million moin-1 dres que l’année dernière.Malheu- i reusement, la Coloinble-Britanni- J que eut une production extrême- j ment légère, et ceci coïncida avec une tendance à envoyer de fortes dimensions, lesquelles sont pratiquement invendables en ce pays.Comme résultat, les expéditions furent à peine le tiers de celle de 1930, et la demande se maintint constamment au-dessus de l’offre.D’une façon générale, par conséquent, les prix furent satisfaisants, quoique le taux du change réduisit «msidérablement les recettes des expéditeurs.8o Les pommes de toutes les parties du Canada furent généralement d’une qualité excellente quoique, naturellement, il y eût une certaine proportion de classement inférieur par les emballeurs indifférents ou sans précaution.9o Une impulsion prononcée fut donnée aux ventes de pommes canadiennes par l’influence toute puissante de la crise financière, en faisant plus généralement admettre par le public lu confiance que c’était un devoir national (L’acheter des produits britanniques”.I0o Le niveau général des prix des pommes en barils fut franchement inférieur à celui de 1930, comme on pouvait s’y attendre à une saison où il y eut une concurrence beaucoup moins forte des Etats-Unis.Les prix des pommes en boites de la Colombie britannique furent presque toujours plus élevées en 1931 qu’en 1930, mais il ne faut pas oublier que durant cette dernière année ils avaient été déplorablement bas.Cochon de lait .Pigeonneaux (pr) .Cailles S.A.(pr.) .Perdrix Grep Field (pr) Pluviers Ang, (pr> Pintades jeunes (pr) .Scotch Grouse (pr) • - • I .a.) i t.OÜI 1.25 | 1.75 ! i.i q ; 2.59 i 3.00 j POISSON Doré gelé.Aiglefin gelé.\fn-'-», fraîche.Filet d’iglegin fumé Plie.Crevettes.Brochet frais.Saumon (Cohoe) gelé Flétan gelé.Aiglefin frais.Maquereau gelé .18 ! .08 .15 I .15 .15 .40 .15 .25 .25 .11 .10 Poissons saies, Parus de 200 livres; Sardines de Québec, le baril Hareng Labrador, Va bar.Hareng Labrador, baril .Hareng Ecosse, 1-2 baril .Huîtres Bouctouches .Huîtres Malpecques .1.75 4.00 2.00 5.00 a 5.50 $3.00 4 |3.25 .25 1» 1b .15 à .20 .1.0S .iOi sac, .40 t .50 0.00 .70 .100 à 1 75 .0.25 3.25 4.00 à 4.25 $4.50 a $5.00 $4 00 à $-125 ] 5.50 à 5.75 | 5.00 5 50 4 25 0.00 4.50 .0.00 .2.00 3.50 à 3.'(a 6.00 2.75 2.50 & 2.75 6.50 et 7.00 7.00 et 7.50 la boite 5.50 aux varia- 5.25 4 00 5.50 $7.50 4,75 y.no 1 13.00 ! 10.00 j 12.00 i VIANDES Rosbit : .25 .12 .35 Le commerce des pommes Le marché de Montréal SAMEDI, 5 MARS Cours fournis pour les farines par la maison Elzêbert Turgeon.Liée, 206, édifice du Board of Trade; pour les produits de In ferme, par la maison Z.Limoges et Cie limitée, 26 rue William; pour le beurre et le fromage, par (ïunn, Langlois et Cie, rue Suint-Vincent: pour le poisson, par Hatton et Cie; pour les viandes, par Noé Bourassa, limitée, 45, marché Bonsecours.N.B.— Les prix que nous publions sont les prix de gros excepté pour le poisson, les volailles et les viandes, dont nous -donnons les orix de détail.FARINE El ENGRAIS Au baril de deux socs: 1ère patente, Manitoba .$5.10 2ème patente, Manitoba ., $4.50 Forte à boulanger, le baril .$4.30 Gru blanc.$25,50 Cru rouge, la tonne.$20.50 Son.$19.50 Maïs africain.61 Maïs canadien.62 ULURHE ET FROMAGE Prix fournis par ta maison Gunn, Langlois: Beurre.De ferme .25 .24 .25 Tenderloin .itpaule.Sirloiu .Steak: Bonde .22 Sirloin .30 à .38 Flauc.15 Côtelettes.25 Pointe de sirloin.25 Hamburger.¦ .20 Porter House.38 à .42 Langue, la livre.25 Fict frais.50 ù .75 Viande de ooeui: Poitrine .10 Saucisse au boeuf.12Mi Rognon.25 Veau de lait; Longe.iluuches .Epaule .Fesse entière.Demi-fesse, bout rond.Devant .Foie tranché .Ris de veau.Langue de veau .Pied dç veau .Saucisse: Saucisse au porc frais.Saucisse Belle Fermière .22 .40 .110 .30 .35 .10 .40 .00 .25 .18 .20 .25 Porc: Filet .Epaule .Tranches dans la fesse Fesse, bout rond - Lard salé .Lard gras .Longe .Jambon, fesse .Jambon, épaule .Demi-jambon, bout rond Tête .Bacon tranché; Marque Régal .Marque ”La Relie Fermière Bacon, le côté.Agneau du printemps.Fesse .Devant .Longfe.Côtelette d’agneau.Bacon, marque Regai .17 à .45 .12 22 >20 .15 .22 .19 .19 .15 .19 .10 .25 .30 .25 .26 .11 .22 !so .25 LE SUCRE en Angleterre Londres.3.— Les principales ca- j -arlérisques du commerce des pom- j nés canadiennes au cours de la sai- Fromage: Québec, doux, meule de 20 Ibs .14 Québec, doux, au morceau .14 1-2 ton de 1931 peuvent se résumer aux ; Lanad.fort, meule de 80 Ibs .16 1-2 tuivantes' ; Canadien, tort, au morceau .1/ lo R y eut une désorganisation j (^e ® •• •• à i atiM de | noqucjor^ meule de 5 ibs 23 générale des affaires l'incertitude entraînée par l'abandon de l’étalon-or en Grande-Bretagne, avec l’instabilité des cours du change qui en rsulta, et l’inconvénient d’un taux qui réduisit considérablement les prix rapportes par 1rs pommes consignées pour | etCië la vente en ce pays.OeiïN frais: 2n La situation financière fut très instable en Allemagne, ce qui réduisit grandement les quantités «te fruits qui sont normalement importées de ce pays en les orientant du côté du marché anglais.3o Les récoltes de pommes sur le continent furent considérablement plus abondantes qu’en 1930, et ceci ralentit tout particulièrement U» demande beige, sur laquelle a Nouvelle-Ecosse et l'Ontario ont dépendu en ces récentes années, 4o La Virginie eut une récolta exceptionnellement abondante, et h la même époque la situation anormalement déprimée aux Etats-Unis réduisit la demande domestique.Privés également des débouchés continentaux ordinaires par les récol-l( s relativement élevée» dans ce» pavs et par les conditions financières difficiles, le» producteur» vir-ginlcns se virent placés dan» une situation dévaforable étant obligé» de se concentrer sur le marché anglais malgré la basse valeur de la livre en dollars américains, D«s milliers de barils de pomme» de surplus furent jetées sur le marché britannique sans aucun espoir de profit, mais simplement pour ron-4, h U c< M ft réduire le» dette» aux .56 Camembert, douz.6.70 Gruyère, suisse, la 1b.49 Gruyère en meule .47 OEUFS Prix fournis par In maison moge* et Cf Oeufs frais Spéciaux .38 Frais extra.34 Frais premiers .,32 Frais seconds.26 SAINDOUX En bloc d'une livre.09i>i En seau.8 1-2 Snindou composé: En tinette.10 1-2 En seau.8 1-2 (Prix fournis par P, Poulin et Cie).MIEL Blanc, chaud, de 6 Ibs, In 1b Prix fournis par la maison Hu-don-Hébert, Chaput, limitée: Granulé, 100 Ibs, jute .4.80 Granulé, 100 Ibs, coton .- 4.80 Cassonade, no 1, loi) Ibs .4.50 Cassonade, no 2.100 Ibs .4.40 Cassonade, no 3.100 Ibs .4.30 FRUITS ET LEGUMES Prix fournis par la maison S.E.Mallette, 263 Des Commissaires est.FRCirs Citron» Californie .3.00 à 5.35 1» Ut# Oronge» Bunklat .3.00 à 7.00 Salade Iceberg, Californie - 4.00 h.5.00 Salade Iceberg.Arizona .4.00 û 5.00 Pamplemousse .4.50 A 5.00 Poires, CallI.boite .S.25 X 4.50 bananes.1-3, 7 main» .150 X 1.73 Bananes Jumbo, le ré*.3.50 X 3.75 Salade frisée Montréal, la ote, 1.50 X 2.00 Aubergines, la douz.Il 50 X $ï.)0 Kalslns Emperor 4.50 Citrons Messine .4.50 X 5.00 LEGUMES CANADIENS ET AMERICAINS Betteraves, le sac .100 Poireau» .'umbo .J3 X .40 Radis, la douzaine .40 X .50 Navet», le sac .100 Betteraves, le aac .1 00 Caroltee.le sac .1.75 X 2.00 Bsisifla.la douz.1.2] Panais, le aac 1,00 Patates Ureen Mountains .50 Epinards .i omatea Bahama», crête Tomates Bahamas W I.bte Céleri, Floride choux-fleur» américain» AU.calif.AU canadienne, la 1b.Persil, la douzaine Cocos, sac .Patates nouvelles, Montréal, le Choux nouveaux, le baril Echalottes, la douzaine .••¦ Patate» sucrée», minot .Oignons espagnol», crête Onions Espagnoles, 1-2 crête Atuca Cap Cod, no 1, boite Greening no l .Greening, llom.Golden Russett no 1 Golden fiuasett Dom.Betdwln no 1 .Baldwin loom, '.spy No 1 .Stark D., le baril Céleri Californie .Tangerines, la boite.Carottes nouvelles, la boite .Céleri, Cal.1-2 crête Fameuse» en boite .McIntosh, en boite Fameuses no 1, 2 1-8 .Fameuses no 1.2 3-8 .Oranges Floride .Les prix sont sujets lions.Choux canadiens 2-75 X 3 00 Rhubarbe, boite 1 douz.150 La Mandchourie et son commerce M.Paul Sykes, commissaire du commerce du Canada, écrit de Dairen, Mandchourie: La Mandchourie est maintenant au nombre des pays bien connus.Les événements qui lui ont donné l’importanee qu’on lui accorde aujourd’hui ont été en grande partie d’une nature politique mais, comme dans le cas de nombreuses crises politiques et militaires dans l’histoire, ils ont eu leur origine dans le domaine économique.On peut dire que le développement économique de la Mandchourie a été météorique.Le pays possède de grandes ressources naturelles et ses industries v ont pris une expansion anormale.Son territoire est peuplé par la race probablement la plus économe et la plus énergique au inonde, et il n’y a pas de doute qu’avec un gouvernement stable et sage il sc classera avec le Canada, les Etats-Unis, l’Argentine et la Russie parmi les principaux fournisseurs de denrées alimentaires et de matières premières pour usage industriel.Le commerce d’exportation canadien en Orient a généralement été orienté dans le passé vers le Japon plutôt que vers la Chine._La Mandchourie constitue une section distincte du marché oriental Pour les exportations canadiennes, et devrait être regardée sous cet aspect par les fabricants et les autres exportateurs.La Mandchourie est un territoire d’une étendue de quelque 382,-000 milles carrés, situé nu nord-est de la République chinoise.Au point de vise du climat, le pays ressemble beaucoup à l’est et au centre du Canada.L’augmentation de sa population au cours des vingt dernières années a été presque aussi remarquable que celle du Canada et de l’Australie.Quoique Tabsen-ce d’un gouvernement central et stable ait rendu impossible un dénombrement exact, on estime que sa population est passée de 15,000,- 000 en 1907, à 33,700,000 en juillet 1930.La peuplade indigène est composée de Mandchous et de Mongols, mais 90 pour cent de la population actuelle sont des Chinois, qui ont immigré en grand nombre au cours des rérentes années.On compte près de 750,000 Coréens, 250,000 Japonais et 150,000 Russes, j Les principales villes de la Mandchourie sont Dairen, le port et le | centre d’affaires du territoire loué de Kwangtung et, au point de vue du tonnage, le second port en Orient; Moukden, la capitale de la province de Liaoning et le plus important centre ferroviaire et distri-îmteur du territoire; ainsi que Harbin, la troisième plus grande ville.Dairen est le seul port d’une importance considérable, quoiqu’il se fasse de gros mouvements de marchandises dans les deux centres d’expédition accessoires.Pour un pays qui n’en est encore qu’aux tout premiers stages de sa croissance industrielle et qui.il n’y 1 a pas trente ans, manquait absolu-' ment de tout développement, la j Mandchourie est aujourd’hui très | bien desservie par les chemins de fer.Lç chemin de fer de la Mandchourie du Sud, que le Japon prit | à la Russie à la suite de la guerre entre ces deux pays, exploite entre Dairen et Changchun ainsi qu’en-i tre Moukden et Antung, une voie : ferrée d’un total, avec les lignes ac-! cessoires, de 691 milles.Les che-j mins de fer chinois, h commencer ! avec la ligne de Pékin-Moukden et le Chemin de fer de l’Est ct/nois.permettent le transport des voyageurs et des marchandises entre Changhaï.Millier* de Montréalais VENTES D’IMMEUBLES A MONTREAL en excursion a Quebec _______ DEPART AUJOURD’HUI Entre cinq et six mille personnes de Montréal et de la région, profitant du prix de passage exceptionnellement lias consenti par le Pacifique Canadien, partiront cet après-midi pour Québec par convois spéciaux de cette compagnie.Ce sera le plus fort contingent de Montréalais que la vieille capitale aura jamais reçu en une seule fois.En prévision de l’affluence, six trains spéciaux ont déjà été réquisitionnés, et l’on en ajoutera d’autres s’il le faut.Le premier train quittera la gare Viger à 1 h.eet après-midi, le deuxième à 1 h.15, le troisième à 1 h.30, le quatrième quitera la gare Windsor à 1 h.30, s'arrêtant à Westmount à 1 h.38 et à Montréal-ouest à 1 h.45, le cinquième train quittera l’avenue du Parc à 2 h.et enfin le sixième partira de la gare Viger vers 1 h.45.Comme tous ces trains entreront à la gare du Palais à Qtuébec, entre 5 h.30 et 7 h.du soir, tous les excursionnistes, même ceux du dernier convoi arriveront assez tôt pour le souper.La direction du Château Frontenac a pris des mesures pour loger un bon nombre de ces gens, et de ses représentants voyageront sur les trains spéciaux pour distribuer les chambres avant l’arrivée à Québec.T,a direction de la luxueuse hôtellerie a consenti des prix très réduits pour chambres et repas à l’occasion de cette excursion monstre et elle s’attend à ce qu’au moins 1.500 Montréalais y logent pour la fin de semaine.Une proportion considérable de voyageurs reviendra à Montréal par les trains réguliers, dans la journée de dimanche.Cependant, des convois spéciaux quitteront la vieille capitale à 7 h.45 pour la care Windsor; â 8 h.pour la gare Viger et à 8 h.15 pour l’avenue du Parc.A minuit et demi au plus tard, dimanche soir, tout le monde sera revenu dans la métropole.M.Paul E.Gingras, agent de district du Service des voyageurs au Pacifique Canadien et plusieurs autres représentants de la compagnie accompagneront les voyageurs à Québec et verront à assurer à tous le meilleur servide possible.Tableau du Montreal Real Extate Board pour la semaine.Lots vacants *-1 Immeubles Nombre Valeur Nombre Valeur A Montréal .30 30,294 84 $ 796,559 Municipalités de la banlieue .2 S 29,792 21 161,418 Total .58 * 60,086 105 957,977 60,086 $ 58 Grand total .103 1,018,063 EDIFICE rue Ste-Catherine A VENDRE ou A LOUER Voici une occasion d'acquérir de l’espace dans un edifice occupant an coin près de la rue Amherst sur la rue Sainte-Catherine est.Ce site convient particulièrement pour magasins, bureau et usines.L’espace comprend Ï5,000 pieds carrés sur trois étages.L’édifice est en vente on l'espace pent être loué en entier ou en partie; des conditions spéciales pour possession immédiate suggèrent considération à bref délai par les personnes intéressées.S’adresser à M.Jackson PLateau 9211 Les principales ventes 250, 266 St-Augustin, Montreal Dairy Cq., Ltd à Franklin Dairies Ltd, $41,000.2467 Maplewood, Henri Charest à Jos.Honoré Damphousse, $35,000.1477 Clossc, Patrick Clancy à Herbert Alex.Matley, $33,500.4601, 4603.4605, 4007 Kensington, Rockfield Development Corp.à Wm Ernest Findlay, $32,000.5800, 5804, 5806, 5810 Des Erables, Jos.April à Louis Jos.Robil-rlard, $30,000.J.-Paul BENOIST, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE SPECIALITES.Vérifications municipales, scolaires, commerciale» et industrielles 467, me St-François-Xavier - CI».204 Tél.MArquette 5339 Immeuble général et Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun Tél.YOrk 4707 Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS INGENIEURS H.Labrecque, I C.G.Papineau, LC.et Arpenteur.M.Cailloux, T.C.t ' Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — HArbour | 0482 MONTREAL 1 ZSM Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité: COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, ru« St-Jacques O.HA.1841 Chambre 518 AVOCATS BERTRAND, GUERIN.COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Exch.216 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérie, 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Punitions: Easton 2, jeu qui existent entre ces deux Li-J Slater, gués, les amateur» qui se rendront 6.20 4.21 4.12 .5.38 .7.22 .9.27 .12.05 Palmer, Les quatre équipes qui se ren- ^ 'a Ppinl^-aux-Trembles, lundi, contrèrent lundi soir furent A et C.: s?nt assur” de v°ir une partie inet E et R.Résultats: 1 Pressante et mouvementée.Cette * # * importante joute commencera à : Equipe C: Les parties de fin de semaine FINALE JUNIOR McGill vs M.A.A.A.CE SOIR LIGUE NATIONALE Boston à Montréal.Canadien à Toronto, LIGUE «LNTE11NATIONALE Pittsburgh à Bu Halo.London à Windsor, Syracuse à Cleveland.LIGUE CAN AMER! GAINE Philadelphie à Springfield.New-Haven à New-York.DEMAIN APRES-MIDI ELIMINATION INTERMEDIAIRE LftFontaine vs lie Maligne.DEMAIN SOIR Détroit À Américains, Rangers A Chicago.LIGUE INTERNATIONALE Plttahurgh A Syracuse.Cleveland 6 Détroit.MOVE CAN AMFP’ÎC\ÎNF., New-Yorw à New-Haven.Equine A vs Simples : i B.Faubert 15, C.Hébert 6; i !.Guay 15, R.Archambault 7; M.Deschamps 0, M.Côté gagne par défaut; M.Laçasse 6.M.Sabourirt 11; Y.Rrossard 0, S.Laçasse 11.Doubles (hommes) : B.Faubrrt-L.Guay 16.C.Hébert-M.Côté 18.Doubles mixtes: j R.Faubert-Mlle Laçasse 15.C.Hébert Mlle S.harasse 9: j I,.Guay-Mlle 5.Rrossard 9.R.Ar-chambault-Mlle S.Laçasse 15.I.’équipe A remporta trois victoires pendant que l’équipe C 5.* # * Equipe E vs Equipe B Simples: G.Lefebvre 12, R.Bouthillier 16; J.Clerk 9, B.Senez 15; G.Millette 16, P.Chapdelalne 18; G.Leblanc 11, J.Ferras 3; P.Ostiguy 0, M.Meighcn gagne par défaut.Doubles (hommes); G.Lefebvre-I.Clerk 15.R Bouthil-lirr-B.Senez 6.! Doubles mixtes: | G.Lefebvre-Mile Ü.Leblanc 7.R.Bouthlllier-Mlle J.Perras 15.J.Clerk-Mlle G.Leblanc 15.B.Bou-thilller-Mlle Meighen 11.L'équipe F 3 partie*, l'équipe R cinq parties.Cette dernière gagne.1 Championnat intermédiaire .J , — - -, Une série de deux matches déci- nult heures et demie précises, à dera du championnat intermédiai-1 Academie Roussin.Le prix d'ad-jre provincial à l’Arena Mont-Royal mission sera comme à l'ordinaire, j en fin de semaine.Tandis que la m.première Joute aura lieu demain Le ping-pong après-midi la seconde sera disputée - - lundi soir.L'Association de ping-pong de la Les adversaires en présence sont province a tenu son assemblée an- le LaFontnine, champion d(> ht li-miellc, et à cette réunion il a été dé- gue Mont-Royal, champion du dis-cidé que le tournoi pour le cham- trie! de Montréal de par sa victoire pionnat de Montréal et ses envi- décisive sur le Canadien de Sher-rons aura lieu les 10.11.12 et 13 brooke.et le club dile Maligne, re-mars à la salle Harry’s.486 Ste-Ca- préstant victorieux du district de therine est.Elle invite donc tout Québec.joueur de ping-pong de Montréal à ' Les québécois ne sont pas consi-participer à ce tournoi et tout par- dérés comme des adversaires dau-ticulièrement les jeunes joueurs de gereux pour les joueurs locaux qui Grand succès du festival de Jean-Talon Malgré la température plutôt désagréable, la patinoire de l'Ecole Jean-Talon s’est vue entourée de plusieurs centaines d’écoliers en tête et (te plusieurs rangées de spectateurs vivement intéressés au festival qui fut un veritable succès.Huit écoles dirigées par les Clercs de St-Viateur ont répondu à l’Invitation en envoyant des concurrents pour les trois principales courses qui furent chaudement contestées, au milieu d’un enthousiasme débordant.Courses de classes, courses d’après l’âge, courses variées: en bicycles, tricycles, raquettes, skis, à reculons, à trois jambes, courses inter-écoles, fournirent un spectacle enlevant et d’un intérêt toujours plus intense.11 y eut aussi une superbe démonstration de sauts en patins, en particulier le saut des six barils par M.Jean Kofsky et celui des huit barils par M.Maurice Daoust; ces deux sauteurs furent vivement applaudis.Les deux MM.Lemire, anciens coureurs de marque, donnèrent une exhibition de quinze Pour terminer, les clubs St-Louis et Jean-Talon nous firent passer par toutes 1rs émotions d’une par-qu’une joute d’exhibition.Après deux périodes de jeu le résultat était de 2 à 1.donnant la victoire au St-Louis qui reçut un magnifique prix.M.l’échevin Charbon-neau mit la rondelle au jeu.De nombreux et magnifiques prix, offerts par de généreux bienfaiteurs que les organisateurs remercient furent décernés aux vainqueurs.Une magnifique coupe offerte par l’échevin Cnarbonneau fut attribuée au club de l’école Jean-Talon, qui a su s’attirer un grand nombre de partisans cet hiver par son jeu d’ensemble, sa vitesse, son esprit sportif et ses nombreuses victoires.Les courses et jeux furent habilement dirigés par M.Carpentier, jugés à la satisfaction de tous par MM.Bouchard et Riopelle, les noms des gagnants inscrits axec exactitude par M.Vary.Le comité d’organisation tient à remercier ces mesiseurs du précieux concours qu’ils ont prêté.L’ordre fut maintenu d’une manière parfaite par deux hommes de police sous la direction du capitaine De Bellefeuille, que le comité tient à remercier et à féliciter.Avant de présenter la coup au Jean-Talon, l’échevin Charbon-neau a bien voulu féliciter les membres du club d’avoir si bien réalisé au cours de la saison, le programme, l’idéal de leur gérant.“Vos nobles ambitions, votre bon esprit, votre habileté vous ont gagné la sympathie de vos camarades et de tous ceux qui ont eu le plaisir de vous observer au jeu et partant de vous mériter la récompense qui vous est légitimement due”.En peu de mots M.Charbonneau a fait l’éloge des Clercs de St-Viateur qui ne négligent point cette partie de l’éducation qui consiste à se servir des moyens qui reposent l’esprit pour former le caractère et développer le corps afin de le rendre plus souple aux impulsions de l'âme.“Mens sana in cor-pore sano”.Voici la liste des heureux gagnants des prix du festival: Première série: course des classes, 2e année, Marcel Haineault; 3e, Jean Séguin; 4e.Jean Char-trand; 5e, J.P.Léger; 6e.J.L.Dumouchel; 7e.Roland Gagnon; 8e, René Grignon.Deuxième série: course de vitesse d’après l’âge: 8 et 9 ans, Jacques Lemire; 10 ans, Claude Si-gouin; 11 ans, Jean Delisle; 12 ans, Jean Beaulieu, 13 ans, J.P.Léger; 14 ans, Donat Milot; 15 ans.Alcide Blondin; 16 et 17 ans, Lucien Fournier.Troisième série: courses diverses: course en bicycle, Florian Allard; course en tricycle, J.P.Mar-chand;course en raquettes, Lucien Forget, Ed.Bélanger; course en skis, Maurice Baby; course à trois jambes, Chartrand et Milot; course à reculons, C.E.Douville.Quatrième série: course inter-éeoîes: course de 12 et 13 ans (4 tours.1er, Rosaire Fife, Ecole St Nicolas; 2e, Conrad Auger, école F -de-Laval ; 3e, Etienne Eegauit, école St-Nicolas.Course de 14 et 15 ans; 1er, A.Blondin, école eJan-Talon; 2e, Fa-vreau, académie Ouerbes; 3e, Lemaire.école F.-de-!.aval.Course de 16 et 17 ans (6 tours) : 1er.Guimand.ac.Querbes; 2e.La-mouretix, ac.St-.lcan-Baptiste; 3e, Jolicoeur, école.I’h.-A.de Gaspé.de l’école Jean-Talon: l’échevin Charbonneau.une coupe; Emile Dorion, Pharmacie Benoît, J E.Bienfaiteurs de la fête sportive L’Heureux, prof.Duchesne, L.O.Valet Service, prof.Bouchard, Gérard et J.P.Pronlx, prof.Carpentier.Roland Gagné, M.Mercure, prof.Bleau.M.Gascon.B.Perreault.J.P.Limoges.Marcel Limoges, Fr.Mardis, Orner de Serres.I).A.Tailelfer.Dr Ritehotte, M.Pinet.Albert Dyotte.les prof, de l'école Jenn-Tnlon, Fr.Daoust, M.Bé-lisle.prof.Riooelle, André Bonin, Fr.Crête, Fr.Ouimet.M.Mavers.Jean Lefebvre, Jean Séguin, Henri Lnliberté, prof.Ostiguy, Jacques Gngnirr.Souvent imité- Jamais Surpassé TABAC FOREST FRÈRES POUR LA pipe: Fort et Faible UR LA cigarette: spécialement choix! et coupé fin.Croisières d’hiver .Bermudes Indes Occidentales Méditerranée Prix d’une modicité inconnue jusqu’ici — Payable en dollars canadiens.LISTE COMPLETE GRATUITE SUR DEMANDE Nouvelle baisse dans les prix Croisières de 13 jours Kingston Oamarque), Cristobal (Panama) La Havane (Cuba) De BOSTON, 6 et 20 février — 5 et 19 mars -— 2 avril.Aller et retour toutes (PQ/i les cabines extérieures, q>OT.Toutes visites comprises $120.Cabine seule.$126.Croisières de 30 jours Porto-Rico, Guadeloupe, Martinique, Barbades, Trinidad et Guinée Anglaise De HALIFAX: 2 fois par mois.A Trinidad et retour $125 A la Guinée et retour.$150 A ia Guinée et 3 jours à Demerara .$165 Le paquebot sert d'hôtel sauf aux terminus: Trinidad et Guinée.Excursions aux ports d'escales à prix spéciaux.Croisières de 24 jours St-Thomas, Ste-Croix, St-Kitts, Antigua.Guadeloupe, Dominique, Martinique, Ste-Lucie, Barbades, Trinidad et Guyane anglaise.De NEW-YORK — Dates sur demande — Aller et retour, depuis $135 Le paquebot sert d’hôtel tout le temps.AUX BERMUDES Nouveaux prix réduits: Sept jours, dont trois aux Bermudes, hébergement compris — Départ de Boston tous les vendredis.Aller et retour, (tCsQ première classe .Avec toutes les visites dans Tile A* De NEW-YORK, 1 fois la semaine à bord des luxueux “Duchess of York" et "Duchess of Bedford".Voyage de 7 jours, dont 3 aux Bermudes, hôtel compris.Aller et retour, ^7*?première classe q)/ -J» De NEW-YORK, toutes les semaines, “Monarch of Bermuda”, cabine avccc bain, hôtel compris, 1 journée.Aller et retour première classe .$60.A la Nouvelle-Orléans Via l'Atlantique et le Golfe du Mexique 16 jours dont 1 I jours en mer, 5 à terre.De NEW-YORK: tous les samedis.1ère classe, repas à bord, cabine extérieure i deux; hébergement chambre à deux avec bain, transfert et visite complète de la Nouvelle-Orléans.Aller et retour par personne $157 —Chambre seule à la Nouvelle-Orléans, supplément $3.25 Pèlerinage national, congrès Eucharistique à DUBLIN, organisé par LE DEVOIR.Choix d'itinéraire — Prix avantageux — Brochure détaillée sur demande.BILLETS EMIS POUR TOUS LES PAYS DU MONDE AU TARIF OFFICIEL DES COMPAGNIES LE DEVOIR Service des Voyages 430, Notre-Dame Est — Montréal Assurances bagage et accident — Chèques de voyage — Passeports collèges et d’écoles.I.’cntrée pour participer à ce tournoi sera de 25 c, Les entrées seront reçues jusqu’à mardi, le 8 mars, à 8 h.Tous ceux oui désirent entrer dans ce tournoi devront se mettre en communication avec les organisateurs suivants: MM.R.R.Ro- aver une équipe au complet devraient remporter le droit de faire face au M.A.A.A.Les arbitres de la série seront George McNsughton qui revient au hockey après une longue absence de Léo Heffernnn.La Joute de demain est la cin- herts, Lancaster 6064, L, Read, Do, „ hf,lf tours nmir ]» t „ ™î;.An." smk' A'- M71 ¦ ' p *
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