Le devoir, 13 juin 1913, vendredi 13 juin 1913
VOLUME IV—No.136 MONTREAL, VENDREDI 13 JOIN, 1VI5 UN SCC LE NUMERO] ABONNEMENTS: TBT* Rédatfion et Admim^ratiom EditioiTÔüôtïdienne ! M i f,1 iBlaB®IsSSiS 7,.RUE SAINT-JACQUES «K*»A ET ETATaU.Tfl.,3.00 ffl SB ^Li 1» f H PI H WLJ& Onion postale .,0.00 SOT M| ¦» Mj^W jg EaH RR pgaBHSgf - ' Edition Hebdomadaire : ^ n ^ B n M HV b| Sh MB SH Pf „ TELEPHONES \ : : -.v v ; ; : : : &£ Ml J H M m W m J ® m M pj adminbtratk,\ uimm nnov PMZAUï ««•••«» .$2.00 ffîÈÊ&m&âÆà tMÊÊÈBBuSÈ tWÊÈÊÊr hBv BBHhI hIHb REDACTION: Maia7^ ' Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / % VISIÈRE LEVÉE! Le Star publiait hier, sous le double titre : United Empire Liberals.A Statement, un appel signé “A Committee of Liberals”.L’appel, d’une allure quasi tragique, dénonce l’attitude actuelle des chefs libéraux et voue les nationalistes^au mépris de l’univers.Les auteurs masqués de ce factum impérialiste alfirment que, coin me des milliers d'autres, (libéraux), ils ne peuvent en conscience accepter la politique que comporte le rejet” de la loi Borden; ils se disent “profondément mécontents” de ce que cette question vitale ait été traitée dp point de vue des partis; ils déclarent qu’à raison des débats suscités par cette loi et de son rejet par le Sénat, les Canadiens “ont été humiliés et affaiblis devant l'humanité” et que, d’après leurs renseignements, I effet en Europe a été sinistre;" ils proclament avec énergie que les raisonnements d’une partie des adversaires de la Contribution “leur font monter le rouge à la figure” et marquent d’épithètes plus ou moins vives tous ceux qui ne partagent pas leur avis.Les nationalistes, pour leur part, sont accusés d’avoir travaillé à “soulever les gens mat renseignés coptre la marine, l’Empire Cjt le reste, du Canada”; d’avoir employé tout leur effort à “soulever les préjugés contre les gens de langue anglaise du Canada, de la Grande-Bretagne et des Elats-l!nis et contre toute forme de lien impérial”.Et l’aimable poulet se termine par cet avis et ce cri de ralliement; “Comme libéraux, nous demandons respectueusement que les chefs du parti prennent bon avis de notre position.Vous invitons à se rallier autour de notre drapeau tous ceux qui partagent nos opinions”.Très bien! Mais où le trouveront-ils, ce drapeau?Car, la caractéristique la plus remarquable de cet appel, c’est d’être anonyme.Ces hommes que le cri de leur conscience contraint à dénoncer leur parti, qui jettent l’injure à tous ceux qui ne partagent pas leur avis, qui ne reculent pas, comme c’est le cas à l’endroit des nationalistes, devant le mensonge et la calomnie; ces hommes qui prétendent former le noyau d’une sorte de bataillon sacré, consacré à la défense de l’Empire, et qui appellent autour de leur drapeau une partie de la population; ces hommes qui se posent en champions de la meilleure tradition anglaise, n’o-siMit même pas montrer leur visage et signer leurs noms.' Quand M.Ewart dénonée les mensonges de la presse impérialiste, quand M.Walsh dissèque l'organisation impérialiste, quand les cultivateurs de l’Ontario et de l’Ouest dénoncent la politique nouvelle, quand nous flétrissons la campagne jingo, le public sait à qui il a affaire et où s’adresser.Les nouveaux sauveurs de l’Empire préfèrent combattre visière baissée et dans l’ombre.Allons, messieurs, un peu de courage! Si vous avez conscience de faire une oeuvre si noble, montrez-nous vos visages ! Prenez publiquement la responsabilité de votre appel et de vos calomnies! Orner HEROUX.La langue française « et le commerce UNE INSCRIPTION La rue Saint-André, de la rue Marie-Anne à l’avenue Mont-Royal, est habitée presque exclusivement par des Canadiens-français.J’y passais l’autre jour, en une de ces belles après-midi de mai où les maisons laissent échapper leurs essaims d’enfants.Sur le trottoir des groupes nombreux s’ébattaient.Leurs éclats de rire, leurs cris bien français, leurs jeux animés attestaient l’exubérante vitalité de.la race.Instinctivement, devant cette riche floraison, je me pris à penser: “Que seront-ils demain, ces gais bambins de six à dix ans?Des hommes fiers transmettant intactes à leurs fils les traditions nationales?ou des indifférents prêts à subir tous les jougs?ou même des transfuges insolents?” Comme je me posais cette question, mon regard se porta sur les résidences qui bordaient la rue du côté ouest.Au bas des portes, une inscription se détachait, partout la même, que plusieurs trouveront banale sans doute, mais qui me ~arut à moi, peut-être à cause des idées qui alors me Préoccupaient, tristement significative.Elle ne comprenait qu’un mot: LETTERS.Letters: ces sept lettres de bronze doré, scintillant au soleil, semblaient faites précisément pour attirer les enfants.Je voyais la scène au retour de Técolc, au sortir peut-être des leçons où un maître patriote s’était évertué à exalter l’amour de la race.La grande soeur épelle à son petit frère le mot fascinateur.Et dans ces jeunes cerveaux, déjà une distinction s’ébauche entre la langue du foyer et de l’école et celle de la rue et des affaires.D’autres fails viennent préciser puis fortifier l’impression reçue.Peu à peu, une mentalité se crée qui se traduira vite en actes.C’est fini.Ne comptons pas sur ces hommes de demain.Jamais ils ne seront les irréductibles défenseurs que réclame leur langue, traquée de tous côtés.J’ai voulu en avoir le coeur net.Passant quelques jours plus tard devant un magasin de ferronnerie, j’entrai examiner les boîtes à lettres mises en vente.A ma grande joie, l’un des employés m’offrit des plaques ornées d’une inscription française.Donc, cette fois-ci, ce ne sont pas les marchands qui sont en faute.C’est le constructeur ou le propriétaire.Et c’est un peu aussi le, locataife.N'a-t-il pas son mot à dire sur ce sujet connue sur tant d’autres?Qu’il fasse comme ce journaliste de mes amis qui, dans un cas semblable, exigea qu’on changeât la plaque et obtint justice.Réclamer pour ces détails est ennuyeux.Soit.Mais ne le sera-t-il pas davantage de perdre notre tangue?Et nous ,1a perdrons par eux.Une inscription purement anglaise .sur une boite à lettres, sur un calendrier, sur une facture ce n’est rien en soi, ce n’est qu’une petite maille, mais une maille liée à d’autres mailles et formant avec elles le filet très serré qui do plus on plus voile notre physionomie ethnimie et étouffe nos traditions nationales.Hésiterions-nous à rompre, fil par fil s’il le faut, ce réseau meurtrier?Pierre HOMIER.Les élections australiennes Il est maintenant acquis que les élections générales en Australie ont eu un résultat défavorable- au gouvernement Fisher.Le ministère, en minorité dans le nouveau parlement, donnera sa démission ces jours-ci, et M.Cook, chef de l’opposition libérale, sera appelé à former le nouveau cabinet, qui devra gouverner avec une majorité insignifiante et dans des conditions fort précaires.Chose singulière, pendant que le peuple du Commonwealth chasse le parti ouvrier du pouvoir, il accepte les grandes lignes de sa politique.Les réformes relatives au commerce, aux trusts industriels et aux monopoles ont reçu l’approbation de l’électorat par voie plébiscitaire.On sait que le continent australien est situé a l’antipode de nos pays d’Occident.L’antipode social n’est pas loin de coïncider ici avec l’antipode géographique.Le parti ouvrier d’Australie est fortement imbu de socialisme ou de collectivisme.Il tient pour la nationalisation des terres et de l’industrie.Sa politique vise moins les conditions du travail que l’accaparement des services publics par l'Etat.En Nouvelle-Zélande, coiBine en Australie, le collectivisme d’Etat en ces njatières a été poussé plus loin qu’en aucun autre pays.Et si on en juge par la direction imprimée aux courants politiques, il n’est pas probable qu’une véritable réaction se produira tant que les théories collectivistes logiquement appliquées n’auront pas reçu le brutal démenti des faits.Quoi qu’il en soit, il vaut mieux pour le monde moderne que ces expériences Sociologiques soient tentées dans des conditions géographiques qui les rendent inoffensives pour les nations continentales.Le parti libéral qui arrive au pouvoir en Australie est le résultat de là fusion des vieux partis libéral et conservateur.Les éléments qui le composent étaient autrefois en lutte, mais ils ont dû s’unir pour défendre la tradition menacée par le collectivisme grandissant.Uldéric TREMBLAY.Nos abonnements spéciaux La session fédérale s’est terminée vendredi, le 6 juin.De même pour nos abonnements dits “de session”.Tous ceux qui ont bénéficié de notre offre et reçu, pour la modique somme d’un dollar, le Devoir durant les sessions provinciale et fédérale, sont priés d’en prendre note.Nous comptons que tous les souscripteurs d’un abonnement “de session” voudront continuer à recevoir le journal, nu prix régulier, savoir: .$3.00 par année, payable d’avance.Et à ïnoins d’avis contraire de leur part, l'envoi du Devoir leur sera continué à ccs conditions.BILLET DU SOIF.LE TREIZE U n'y a pas plus d’une demi-heure, je.ne l’étais pas, je ne l'avais jamais été et j’éluis bien convaincu de ne jamais l’être; et pourtant je le suis.Je le suis irrémédiablement, pour la vie, et toutes vos bonnes paroles de consolation — je vous connais le coeur tendre, lectrices — n’y feront rien.Si, devant vos larmes, je puis, comme McMahon, m’écrier: Que d’eau! que d’eau! avec le fameux général je puis bien dire aussi : Je le suis, je le reste! Oui, depuis tout à l’heure, je suis.superstitieux! J’appris par la Patrie qu’aujourd’hui -— j’ose à peine transcrire ces signes cabalistiques.enfin je m’y risque — qu’aujourd’hui, vendredi, 13 de l’an, 1913, nous sommes, en pleine “trilogie néfaste”.Je ris, affichant un scepticisme gouailleur; depuis je suis devenu alnti-sceptique, mais n’anticipons pas! Ma journée débuta heureusement.Mon, réveille-matin sonna 13 minutes plus tard qu'à l'habitude, mais par bonheur le traversier qui m’amène A Montréal, fit le trajet en 13 minutes de moins et je pus attraper le tramway 1313, qui précède le 1314 d’au moins deux fois treize minutes, et arriver juste à temps au bureau pour mettre la main sur La-vlume, qui venait me rembourser treize dollars qu’il me devait depuis plus d’un an,: treize mois exactement.Tout allait bien jusque là, mais bientôt la déveine s’amena sons ’°s traits de mon rédacteur en chef.Il ne me dit pourtant qu’une phrase, mais, ô malheur, elle contenait treize lettres : C’est voire tour! Man tour, cela signifiait: Aujourd’hui vous ferez un billet, et je n’avais pas le moindre sujet.Un branle-bas général dans ma boite crânienne n’amena aucune découverte; je fouillai tous les coins, depuis Vos frontal jusqu’à l'occiput, et je ne trouvai rien, rien, rien.» Alors je compris le fatalisme du fatidique chiffre 13.Et ce qui est épouvantable, le malheur en m'atteignant, rejaillit sur vous: Hier vous avez pu vous détecter à la lecture d'un Breton, c'était un 12; demain, un Lorrain vous charmera, c’est un 14, mais aujourd’hui, un treize, la direction n.c peut rien offrir autre qu’iln Nap.TELLIER.AU CONGRÈS D’EDMONTON M.Bourassa prononce un nouveau plaidoyer en faveur de la langue française.— On lui fait une ovation, — La clôture du Congrès M.Rogers et le Sénat M.Rogers est un politicien pratique.Il sait parfaitement que le gouvernement serait fort em peine d’obtenir, par voie constitutionnelle, la réforme du Sénat; mais il a confiance en la “Providence”, — en d’autres termes, dans les vacances que la mort pourra faire.Et il nous prévient, dans une conversation publiée par le Star d’hier, que le gouvernement verra à ce qu’il n’entre plus au Sénat que des gens bien disposés à contresigner la contribution de $35,000,000.“Le peuple du Canada peut être sûr.dit-il, que tontes les vacances qui pourront être produites par l’action, de la “Providence” ou autrement — on serait curieux de savoir ce que sera t’autrement — seront remplies par des hommes dont la loyauté envers la commune défense de l'Empire sera absolument indiscutable.” C’est clair et précis.Un homme aura beau avoir les mérites les plus grands, avoir servi son pays de la façon la plus brillante et même rendu à son parti des services éminents, s’il ne consent à plier le genou devant le Baal impérialiste, M.Rogers lui interdira l’entrée du Sénat.T.a bande des jiugos nous prépare de beaux jours.0.H.Edmonton, 12 (Service particulier).— la?second congrès de la Société du Parler Français se clôt, ce soir, au milieu d’une enthousiaste manifestation._ Toute la journée avait été employée à discuter des questions d'extrême intérêt pour la population française de la province.On y a spécialement demandé deux ans de cours primaire français exclusif pour les enfants français.On y a pris aussi des résolutions intéressantes en matière de colonisation, etc.C’est M.Wilfrid Gariépy, avocat d’Edmonton, oui a été élu président de la Société du Parler Français pour Tannée courante et qui présidait la réunion de ce .soir.Il a présenté, en termes élogieux, le directeur du Devoir que la foule a longuement acclamé.Après avoir exprimé la sympathie du groupe québécois pour les Canadiens de l’Alberta, et expliqué les raisons historiques qui ont d’abord fait voir d’un oeil assez hostile la colonisation française dans l’Alberta; après avoir dit que Québec préfère aujourd’hui voir ses citoyens partir pour l’Ouest que poulies Etats-Unis, M.Bourassa a abordé de front la question de langue.Pendant une heure et demie, il en a traité les divers aspects, exhortant ses auditeurs à s’efforcer de transmettre à leurs enfants la fierté de leur langue et le désir de la conserver.I! a montré qu’abandonner notre langue, ce serait abandonner notre caractère national et nous classer au nombre des abâtardis.A grands traits, il a fait l’historique de la conquête des droits légaux du français, raconté les luttes héroïques de Lafontaine et la reconnaissance légale de notre langue par l’Acte d’Union d’abord; par T Acte de Confédération ensuite.II a montré que, si nous a\i»8 perdu du terrain dans le Manitoba, le Nord-Ouest et l’Ontario, c’est dû à notre faiblesse.Soyons forts, s’écrie-t-il, et nous serons respectés.M.Bourassa a ensuite traité par le détail des divers moyens pratiques de conserver la langue française.Il demande des écoles réellement françaises, où le français ait la première place; il demande que les Canadiens alimentent leur langue aux sources pures de France, s’efforcent de l’épurer et de la par- À TRAVERS L'OUEST Un congrès français au Manitoba L’ “ Histoire du Canada ” de Carneau Le premier volume de la nouvelle édition de ('Histoire du Canada de Carneau, publiée à Paris sous les auspices du Comité France-Amérique, vient d’arriver au Canada.C’est une pièce considérable, dont l’apparence extérieure ressemble à celle des grandes collections historiques françaises.Le texte de Carneau est précédé d’une préface de M.Cabriel Hano-taux et d’une introduction de M.Hector Carneau, petit-fils de l'historien, qui s’est chargé de la réédition de l’oeuvre de son aïeul.Il est accompagné do notes abondantes, près de deux mille, rédigées par M.Hector Carneau, La nouvelle édition a été tirée à quinze cents exemplaires.Nous croyons qu’un millier de volumes étaient vendus d’avance, rien qu’au Canada.11 est probable que le second volume paraîtra le printemps prochain.Nous n’avons eu que le temps de jeter un coup d’oeil sur cet important ouvrage.Il mérite une étude spéciale, et nous essayerons de la lui donner un peu plus tard.1er toujours mieux; il leur demande aussi de la faire respecter dans tous les domaines.Expliquez, dit-il, aux Anglo-Canadiens notre .situation vraie, montrez-leur le fondement .sur lequel s’appuient nos droits, faites-leur voir qu’il est avantageux pour le pays entier que nous parlions deux langues et qu’ils gagneront eux-mêmes à connaître la langue de 2,01)0,000 de leurs concitoyens.Réclamez-vous de votre titre de .sujets britanniques, appelez-en à leur raison, à leur coeur, à leur esprit de justice.Montrez-leur nue la co-existence des deux langues, au Canada, est une garantie du maintien de Tunité canadienne, un boulevard contre l'américanisation; rappclez-Ieur que le français est la grande langue dinlo-matique du monde, et sa seconde langue commerciale; que les déve-loppements mêmes de l'industrie et du commerce canadiens nous obligeront à mieux connaître le français, puisque c’est la langue qui nous servira nécessairement d’intermédiaire avec un grand nombre de pays de l'univers.Prouvez-leur que le maintien du français contribuera à créer au pays un sentiment national canadien, et cimentera l'union du Canada et de la Grande-Bretagne.A la fin de son discours, l'auditoire, debout, a fait à M.Bourassa une longue ovation.Le Congrès lui a voté des remerciements, ainsi qu’au Devoir pour avoir envoyé, à Edmonton, un représentant spécial.Sur la demande de.s Canadiens-français de Saint-Albert, M.Bouras-sa est allé leur faire visite, en compagnie de MM.Lucien Dubue, avocat, et Blais.Il y a reçu un chaleureux accueil et a fait un bref discours.Demain soir, vendredi, le directeur du Devoir parlera en anglais dans qu?grande réunion publique.Il y fera l’exposé complet de la thèse nationaliste.Il est certain qu’il y aura foule, à l’assemblée.On s’intéresse beaucoup ici, aux idées natio nalistes.Les commentaires sympa-thioues des principaux journaux anglais des deux partis ont augmenté cet intérêt.M.Bourassa partira vendredi soir pour Calgary, où il doit prononcer deux discours: l’un en anglais, l’autre en français.Il parlera ensuite à Saskatoon et Régina.Sur le Pont d’Avignon.C’est aujourd’hui le vendredi 13 juin de l’année 1913.Les superstitieux vont guetter tous les accidents et tous les drames pour justifier leurs préjugés.Mais il faudra qu’ils accumulent enorme-ment d’observations, s’ils veulent que cette journée paraisse se distinguer tant soit peu de celles que nous avons eues depuis quatre ou cinq semaines.Le drame est aujourd hui a 1 elat endémique.» w » Les hommes d’affaires allemands qui devaient faire cet été un grand voyage au Canada viennent d’ajourner leur projet, sinon d’y renoncer.Ils ont peut-être voulu ménager les nerfs de nos députés qui ont trop entendu, depuis six mois, parler du “péril allemand”.* «> * Le Soleil demande quand Armand Lavergne publiera en volume ses mémoires.Nous l’ignorons; mais nous espérons que ce sera bientôt.11 y aura de quoi intéresser plus d’un politicien — rouge ou bleu.* * * On prête à un certain nombre de députés ex-autonomistes l’intention de faire rééditer leurs discours de la càmpagne de 1911 et de l’élection de Drumniond-Arthabaska.Le succès serait assuré.L’Académie Française a_ très justement récompensé les mérites de M.Thomas Chapais.Le Star enregistre avec plaisir cc fait.11 en profite même pour mettre au compte de notre distingué confrère des mérites dont la liste le surprendra un peu .C’est ainsi qu’il a découvert que M.Chapais est l’un des pomologues les plus distingués de la province et qu’il passe la plus grande partie de son temps à donner des conferences sur l’agriculture.Le secret de cette étonnante biographie e.st tout de même facile à percer: le rédacteur du Star a tout simplement combiné les biographies de MM.Charles et Thomas Chapais.Excellente defin'd ion empruntée à YEvénément et qu’il sera bon de se rappeler: “.tout s'adresse U ce qu'il y a de plus vil, de plus idiot, de plus crétin, dans la racr humni-nr.aux esclaves des parlis." * * m Le Star publiait, l’autre jour, un rapport municipal avant même que les commissaires en eussent pris connaissance.Mais cela n’a pas suffi à son ambition.Il a tenu à .sc •mr-pnsser lui-même.Et hier, il publiait le rapport d'une expertise dont tes préparatifs ne sont pas encore terminés.C’est un remarquable tour de force.* » » MM, Pelletier, Nantcl et Coderre ne pourront pas faire, malgré tous leurs désirs, que les élections ne soient pas.Elles auront lieu tôt ou tard et leur donneront une excellen te leçon de choses.Us y apprendront qu’on peut très bien descendre par le même escalier dont on s’est servi pour mon ter.Les choses vont mal pour la ma ri ne! On annonce que les ouvriers sont en train de désarmer notre flotte du Pacifique — alias le “Rainbow”.Les canons sont descendus à terre, les munitions mises en magasin et l’équipage congédié.Pour comble de malheur, la “Naval League” de Vancouver se débande et offre en vente le petit bateau qu’elle avait acheté dans un moment d’enthousiasme.Voilà qui doit désoler M.Louis-Philippe Pelletier! .Les suffragettes usent maintenant de vraies bombes, dit une dépêche.Il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’après avoir risqué la mort pour leur propre compte, elles cherchent à l’infliger aux autres.Du reste, elles semblent absolument détraquées.Un visiteur de Honk Kong prétend que la Chine est actuellement gouvernée par deux journalistes.Nous serions curieux de connaître le chiffre de leurs primes d’assurance.Un journal parisien résume ses impressions sur le procès intenté par le colonel Roosevelt à un journaliste du Michigan par ces simples i/iots: “Quelle tempête dans un verre de brandy!” C’est aussi bref que précis! Le Veilleur.Feu le R.P.Vincent Nash, S.J.Le R.P.Vincent Nash, S.J., prêtre et savant de grande réputation est mort, hier, à Moneton, N.-B., où il s’était rendu il y a dix jours, pour prêcher une retraite.C'e.st des suites d’un rhume dégénéré en pneumonie, qu'il avait pris en prêchant, qje ce religieux est mort.Le Père Nash était né à Dublin, et était le frère de l'ancien Lord-Chan-celier de l’Irlande.Après avoir fait des études sérieuses en Irlande et en Angleterre, il v entra dans la Compagnie de Jésus, il y a 43 ans.1! restt pendant plusieurs années aux Indes, cù il avait la direction du collège de ,-a communauté dans cette ville.Jüns ci n’était pas surtout dans le rïle d'éducateur que le P.Nash excellait, il était orateur-né.Depuis six ans qu’il était au Canada, on l'avait entendu dans toutes les villes du Dominion.En route pour Edmonton, 8 juin.— A huit heures, ce soir, le rapide Winnipeg - Edmonton, du Grand-Tronc-Pacifique, traverse une région immense, plate, interrompue deci-delà par des bosquets derrière l’écran desquels s’abritent de*i fermes aux toits rouges dans le soir qui vient.Des fumées bleuâtres montent dés guérets où la récolte prochaine perce déjà; et, là-bas, on dirait qu’une mer commence, vaste et sans fin: c’est la région des blés et des céréales qui déploie, sous un ciel où pas une nuée ne voltige, son plateau parsemé, à intervalles irréguliers, de massifs entrepôts à grains, gigantesques poings fermés sur un peu de la richesse de cette terre inépuisable.Un soleil oblong, couleur de blé mûr, descend vers le couchant indéfini.Tout là-bas, au sommet d’une dune, un cavalier se profile sur l’horizon, si clair et si net qu’on voit l’auréole de .son grand feutre ariondi, le reflet de ses éperons, sa taille cambrée sur la monture galopante.Mais voici que le soleil s’enfonce dans une gloire rougeoyante; l’ouest se colore de teintes peu à peu dégradées, la ligne de partage de la terre et du ciel se fait de plus en plus indistincte, un croissant de lune s’allume, au levant, et éparpille .ses rayons comme une» poignée de cendres fines et bleues sur le paysage où le convoi, d’une allure égale, glisse A'ers le Nouveau-Canada, et les contreforts des Rocheuses.A l’arrière, les fumées et les toits de Winnipeg ont disparu depuis longtemps: la prairie nous a pris.* » o Il y a plus de deux siècles, des Français ont pénétré dans cette région alors inculte.Ils ont poussé leur course hardie au coeur de ce continent encore inexploré .Ils ont semé des postes sur cette terre dont ils ne soupçonnèrent cependant pas toute te prestigieuse richesse.Aujourd’hui, de leurs descendants y vivent, venus de la vieille province, de l’Ontario, des Elats-Unis du Nord-Ouest; ils y coudoient les immigrants anglo-saxons, russes, galiciens, ruthènes, allemands, hongrois, toute une population cosmopolite venue des quatre coins de l’univers chercher fortune sur ce sol auprès duquel le jardin des TTes-pérides de la légende antique serait insignifiant.Et ces gens de langue française, — isolés de la province-mère par une ceinture de rochers, de lacs, de savanes où les chemins de fer hardis rampent dans le désert et la solitude lourde, autour du Lac Supérieur, — gardent le culte de leur langue, de leur foi et de leurs traditions.Leur voix a pris quelque chose aux sonorités des voix étrangères qui retentissent journellement à leurs oreilles; leur langage a emprunté des termes étrangers, des expressions curieuses à tous ceux parmi lesquels ils vivent.Mais le coeur est français, il veut le demeurer, il veut aussi que celui des enfants le soit dans l’avenir comme le fut autrefois celui des ancêtres disparus.Et voilà pourquoi, cet été, le groupement de langue française de T Alberta, du Manitoba, de la Saskatchewan tiendront des congrès où ils examineront leur situation présente et rechercheront les moyens de l’améliorer, au profit de la tradition française en Amérique.* * « Le groupe de langue française du Manitoba est Tainé de tous, dans ce nouveau Canada.Dans une quinzaine, Winnipeg assistera, respectueuse, à sa manifestation préparée avec soin.Le lundi soir, 23 juin, un grand banquet ouvrira le congrès, à l’hôtel Royal Alexandra.Six cents convives, — Canadiens - français.Français et Belges de langue française, — y participeront.On y portera quatre principales santés.D’abord, celle du clergé de langue française, le plus ferme appui et le plus grand soutien des traditions françaises, dans l’Ouest canadien, comme U le fut dans Québec et dans Ontario; Monseigneur Lnngevin y répondra; et c’est dire quels accents sincères vibreront dans cette voix autorisée du successeur des Proven-cher et des Taché.Viendra ensuite la santé du Manitoba, à laquelle doit répondre, paraît-il, M.Bernier, ministre dans le cabinet Roblin.L’un des Canadiens-français qui font le plus honneur à leur race, dans les nouvelles provinces, M.Turgeon, procureur-général dans le cabinet de la Saskatchewan, répondra au toast aux Provinces-Soeurs.Et M.Henri Bourassa, lui, répondra à celui de la province de Québec.Le Icudrtùain, 24 juin, dans la iiMtince, grand’messe solennelle à la ealhédrate de Saint-Boni face, précédée d'fine grande parade qui défilera par les principales rues de Ÿv’iniNipeg.Y prendront part ; le trente-sixième bataillon d’artillerie, négiment canïylien-frança’>;, com-Tnandf paij H major Lachance, médecin de Winnipeg, les eadets de Saint - Boniface, ceux du Sacré-Coeur, tous les groupes canadiens-français du Manitoba, représentés par des délégations nombreuses.l’Union Nalionale française, les sociétés belges, l’Union des Métis, et tous les citoyens canadiens-français, français et belges de Winnipeg ut du Manitoba.Dans l’après-midi, fête champêtre, sur les terrains du collège de Saint-Boniface; et, le soir, au patinoir Auditorium, manifestation populaire, au cours de laquelle parleront le révérend Père Porte-lance, fondateur de la première paroisse canadienne-française de Winnipeg, celle du Sacré-Coeur, et M.Bourassa, directeur du Devoir.Le vingt-cinq, congrès au collège de Saint-Boniface.Il y aura trois séances, une le matin, une autre, l’après-midi, une dernière le soir.Les Manitobains de langue française se proposent surtout, au cours de ce congrès, d’étudier les moyens de promouvoir te colonisation plus intense du Manitoba par des groupe» de langue française.Aussi discuteront-ils à ce sujet 1a question de 1a fondation d’une grande compagnie de colonisation française au Manitoba, qui recruterait des colons dans les principaux centres français des Etats-Unis, et parmi ceux des gens de Québec qui se disposent à émigrer.Déjà ce projet a pris corps.Et M.l’abbé Bouillon, curé d’Elic, Manitoba, se prépare à entreprendre cette propagande dans Québec.Le but immédiat de celle-ci, c’est de raffermir et de renforcer les centres de colonisation française établis au Manitoba, où ils sont assez nombreux, surtout dans ce qu’on appelle La Montagne du Tigre.On attend beaucoup de ce mouvement; car, s’il a du succès, il permettrait aux Manitobains de langue française de conserver leur influence politique dans cette province, influence menacée par l’accroissement prodigieux de*; immigrants de toutes races qui affluent dans les régions à blé de cette province.La question de la langue française et celle 'diw écoles bilingues mani-tobaines feront aussi le sujet d’un rapport par M.Loger Goulet, chef des Métis de langue française, inspecteur des écoles bilingues de 1a province.Le père Adam, S.J., du collège de Saint-Boniface, lira aussi un travail sur la presse française au Manitoba.Comme on le voit, les membres de ce congrès sc sont taillé, une ample besogne.Il n’est pas probable que, dans un si court espace de temps, 1rs congressistes puissent Iraiter à fond de toutes ces matières, surtout de celle de la colonisation.Aussi semble-t-il probable qu’ils constitueront un comité permanent chargé de suivre de près l’oeuvre du recrutement des colons et de leur établissement dans les paroisses canadiennes-françaises du Manitoba, * * 4> Dante Alighieri, le farouche poète florentin, écrivait dans son Enfer que, être traître à sa patrie, c’est un crime impardonnable, même dans l’autre monde.Ce matin, à la grand’messe, au Sacré-Coeur, un vieux prêtre polonais, jadis missionnaire au Zanzibar, aujourd’hui préposé à la direction spirituelle des immigrants catholiques, à Halifax, et qui porte dans sa poitrine un coeur de Polonais patriote et cultivé, rappelait à ses auditeurs, dans un touchant sermon eu français, ce passage du poète italien.Il les exhortait, d’une voix chargée des tristesses de la Pologne vaincue, mais toujours polonaise, à ne pas commettre ce crime.Ils l’ont écouté, ils suivront les conseils de ce vieillard.Le congrès du vingt-trois au vingt-cinq en fera foi.Et ils resteront Français, parce que, de toutes les races qui fourmillent dans le Nouveau-Canada, pas une ne peut se dire supérieure à celle-là.Georges PELLETIER.DEMAIN Nous publierons, demain, un article de notre collaborateur Jean Gagné, sur les systèmes scolaires; comparés de Québec et de l’Ontario ; une note de M.Caston Leury sur la lutte antituberculeuse, le texte du rapport de M.Arthur Saint-Pierre sur YEcole Sociale Populaire et quelques articles inédits.Dans 1a page littéraire, on trouvera une intéressante étude de M.Francis Vincent sur te Comtesse de Nouilles.Feu Paul de Cazes fPe notre corresponflant) Québec, 13.— Les restes mortels flu regretté M.Paul De Cazes, ancien secrétaire du Comité Catholique uu Conseil de l’Instruction Publique, arriveront à Québec, ce soir, et transportés à te demeure du gendre du défunt, M.Robert Rocher, rue Laporte.Chef du contentieux à Québec (De notre correspondent) Québec, 13.— M.L.A.Taschereau a été nommé hier soir, à une réunion de la commission des finances, avocat-conseil de la pité d* QwAbeor LE DEVOm, MONTREAL, VENDREDI, 13 JUIN 1913 VOL.IV.— No.l.lf L’ARGENT MAITRE D U MONDE Au banquet des banquiers de 1 Etat de New-York, à Ottawa hier, James J.Hill déclare que toute guerre entre les peuples de langue anglaise est désormais impossible.-“Le capital”, dit-il, “qui est la plus grande puissance mondiale, devra servir à amener la paix universelle plutôt qu’à accentuer les conflits.Ottawa, 13._____ Le banquet offert j soixante ans.L’attirail nécessaire à hier soir, par le gouvernement cana- ' son développement est substantielle-di -n aux délégués à la convention de r ment complet et il va de l’avant à \t\ New-York ” State, Bankers Associa- ! grands pas.tion a été remarquable par ses fré , “Une frontière commune, traver-quentes allusions à la paix universelle, ¦ gant le continent en son entier, sera à la eélébeation prochaine du centenai- un facteur d'inimitié jalouse ou d’arc de la paix entre peuples de langue initié durable.Les chemins de fer du anglaise et aux relations commerciales ; Dominion qui ont ajouté plus de du Canada et des Etats-Unis.1^CR i vingt-cinq pour cent à leur réseau, banquiers et des politiciens éminents (]orant les derniers six ans, relient des deux pays étaient présents et, se .plusieurs points Importants à ceux jurant une amitié mutuelle, burent des ( ^es Etats-Unis.Un seul modèle sert toasts à Sa Majesté le roi, au président ^ d'exemple allx deux pays pour leur des Etats-Unis et k Son Altesse Royale, i développement commercial.Les ca- le duc de Connaught, gouverneur-general du Canada.MESSAGE BOCAL Après le toast au roi, le Très Honorable M.Borden, premier ministre du Canada, lut une réponse du roi au message de salutation envoyé par l’as- j sociation, à l’ouverture de sa convention, ce matin.“ Plus nous nous connaîtrons, mieux ; e.> sera pour les deux nations”, a dit 11.Borden, en souhaitant la bienvenue aux délégués.naux canadiens, une de ses plus belles œuvres, ont les Etats-Unis comme leur meilleur client.LE COMMERCE CANADIEN M.BORDEN “La plupart des pays ont coutume d’évaluer leurs relations les uns avec les autres par le volume total de leue commerce extérieur; à tort ou à raison, ils ont attaché une importance spéciale à la différence entre les : importations et les exportations j qu’on appelle la balance du comtner-! ce.“Sans affirmer une théorie quelcon-, que quant à sa valeur comme facceur L nis ont toujours été fidèles à la tâche qu’on leur avait confiée et nous en remercions Dieu.Nous avons montré au monde une frontière longtte île quatre mille milles et sans protection Riieunc, et cela vaut sûrement la peine d’être montré.Espérons que tne question, si délicate qu’elle puisse être, ne provoquera une querelle entre les fieux pays.” “ .le crois, a dit l’hon.Cornélius Pugsley, que la guerre et la passion entre nos deux pays ont cessé de'Vivre.La pensée de nos deux grandes nations a été de développer leurs magnifiques domaines, de parfaire leur civilisation et de créer les institutions qui j iont les grands empires.Le Canada et j les Etats-Unis ont tenu le pas aux forces géantes du progrès.Possédées it Inspirées par In même pensée, les deux nations se sont, plu à, exalter la vie individuelle.LE DISCOURS DE .1 AMES es vict/oires de paix ” J.HILL.i’l fut le “ Nous sommes returns ici pour celé-1 de prospérité ou du contraire, les jrer cent ans de paix, et, bien que j deux points de vue ayant d’ardents nous ayons eu nos différends, les boni- partisans, les deux partis convien-mes publics du Canada et des Etats-j dront que c’est une mesure importante des relations commerciales.Malgré toutes les obstructions, les relations commerciales entre le Canada et les Etats-Unis ont pris des proportions qui étonnent même ceux qui sont familiers avec les chiffres offi-jamais , (.Mg.D’après le rapport du consul des Etats-Unis dans cette ville, le commerce extérieur du Canada a atteint un total de plus d’un billion de dollars pendant l’année civile 1912.L’augmentation sur 1911 est de 23.5 pour c-ent.Sur ce total, 56 pour cent des affaires ont été faites avec les Etats-Unis.Pendant cette même année, la balance du commerce pour les Etats-Unis a été de $581,000,000; sur cette somme $255,000,000 étaient dûs à notre commerce avec le Canada, qui fournissait 34 pour cent de la balance de notre commerce avec le monde entier.‘‘On a coutume de parler de l’Europe comme du meilleur client des Etats-Unis ; cela est vrai du Royau-me-Üni.Mais le Canada est de beaucoup notre second meilleur client.Des statistiques couvrent les dix premiers mois de l’exercice fiscal courant, commencé le 1er juillet dernier.Nos exportations au Royaume-Uni s’élèvent à $524,000,000; en Allemagne, fl $291,000,000; en France, à $131,000,000 ; au Canada, à $338,000,-jOOO, et pour toute l’Europe, à $1,294,-! 000,000.Aucun autre pays, sauf la I Grande-Bretagne et l’Allemagne, n’ap-I proche du Canada comme acheteur ! aux Etats-Unis.Ses achats ont été ; de 26 pour cent de ceux faits par toute l’Europe.Sur les exportations du Canada en 1912, les Etats-Unis ont acheté pour plus da 38 pour cent.Presque toutes les exportations de minéraux du Canada vont aux Etats-Unis, ainsi que la plus grande partie de ses produits forestiers, de ses produits manufacturés et un tiers des produits de ses pêcheries.“Ce commerce dans toutes les directions est destiné à grandir encore plus rapidement, à cause de la révision tarifaire qui se fait aux Etats-Unis.Ce commerce a été fait, non par raison de sentiment, mais parce qu’il est plus profitable aux deux pays de traiter l’un avec l’autre.Et rien ne peut renverser ou annuler ces conditions qui ont été établies par la nature elle-rrême.thème principal du discours do M.•!.J.Hill, le magnat bien connu dos chemins de fer d’Amérique, en réponse à Un toast à la santé des invités.“ Il y a cent ans, dit-il, la guerre, Drobablement la dernière qui devait rvoir lieu entre peuples de langue anglaise.tirait a sa fin.Cette guerre fit très acharnée le long de la frontière nord des Etats-Unis.En 1810, la population était presque exactement ignle à celle du Canada aujourd’hui.Le revenu des Etats-Unis, pendant cette guerre ne dépassa jamais dix mil-.lions de dollars par an.A cette'époque le Canada n'existait pas ; il n’y avait que quelques provinces qui avaient été la scène do plusieurs guerres aux dix-septième et dix-huitième siècles.Pour me.servir des paroles immortelles d’un grand homme d’état anglais, un non veau monde n’nvait pas encore paru Dour rétablir l’équilibre du vieux inon-ie.PLUS DE FRICTION POSSIBLE pour prévenir le pillage du sol, l’épuisement clet la fertilité encore vigoureuse dans nos districts plus récemment colonisés.Ce n’est pas une tâche trop grande, tandis que notre population n’a pas encore at teint dix millions, d’enseigner et de faire appliquer les vraie* méthodes d’agriculture ; d’arrêter l’exode des populations de la campagne vers la ville, qui a été une marque de déclin dans presque tous les pays du monde.Le gouvernement canadien a réalisé, je crois l’importance et la valeur de ce travail par une appropriation de $10,000,000.li a agi sagement.Mais je vous aviserais de faire attention pour que cette somme ne soit pas dépensée pour des édifices d’ensYgne ment ou autre chose, mais pern- l’enseignement pratique et bien dirigé de l’art de cultiver le sol.“Les deux grands dangers qui menacent le pays de notre ère sont l’extravagance dans la conduite du gouvernement et la surexpansion du crédit public et particulier par l’emprunt.Il appartient à ceux qui di- ¦ L’EXEMPLE ENTRAINE Les philosophes du collège Sainte-Marie et les élèves de TAcadémie de l’Archevêché adressent de généreuses souscriptions au Comité du Sou de la Pensée Française.rigent les intérêts financiers d’une nation de tenir ces tendances en échec.Je sais que c?la est nécessai- j re aux Etats-Unis.Vous savez mieux que moi si besoin il y a en Canada.De même- que.les banques, par leur contrôle du crédit, peuvent aider le fermier, de même peuvent-elles mettre un frein à ces forces moderne» qui vont toujours à haute pression et ne peuvent aller bieri loin sans de sérieuses conséquences.LE PROGRES SOCIAL “ ]1 m’est particulièrement agréable de remarquer que des paroles d’avertissement ne pourraient être mieux adressées qu’à l’auditoire que j’ai ici devant moi.Les aptitudes du peuple canadien pour encourager le vrai progrès social sont ingénuités aux races ilont il est issu.Par ses propres efforts, il a construit le splendide empire d’Amérique, dans la capitale duquel nous sommes assemblés aujourd hui.il est élogieux pour lui de dire qu’il a remporté des succès notables sur des gouvernements plus vieux et plus puissants dans au moins trois directions.Le grand problème de l’accord des races différentes, le plus difficile pour toute civilisation, a été résolu d’une manilre satisfaisante ici.Vous avez un véritable esprit do nationalité et une union nationale véritable.L’harmonie de l’instruction religieuse et.séculière, sous la garde, de l’Etat, est peut-être plus difficile encore.C’est aussi ce que vous avez fait.Dans l’application de la loi, le premier, et, souvent, le plus négligé des devoirs d’un Etat, le Canada se tient ou premier rang.Non seulement les cours de justice font-elles leur devoir, non seulement la police montée du Nord-Ouest, est-elle un symbole d’honneur, mais cela est aussi à votre crédit, d’avoir réalisé une méthode pour régler les différends entre patrons et employé, une méthode qui sauve les intérêts du public et les empêche d'être étranglés dans le conflit aveugle de ers deux forces lorsqu’elles en viennent aux mains.Ue sont là des œuvres dont tout Canadien devrait être fier.“ Les peuples de Ces deux pays rapprochés par le sang et les traditions, et chargés d’une mission semblable dans ie monde, ne devraient pas si mal comprendre.11 n’y a pas do place pour la jalousie ou l’hostilité entre eux.La conscience du travail qu’ils ont à accomplir dans le monde pourra les induire à se conseiller mutuellemant sans qu’il en coûte au patriotisme ou à la fierté de chacun.Dans cet avenir qu’on ne peut pas prévoir, mais qui s’annonce sous de si heureux auspices, ils devraient marcher épaule contre épaule en s’estimant et se respectant réciproquement.Les deux pays qui dominent maintenant l’industrie et le progrès de ce continent devraient aller de l’avant pour tout ce qui concerne la prospérité et la paix de l’humanité.” “Les cent années de .paix succédant aux luttes bravement soutenues des deux côtés ont contribué à établir une meilleure entente.Quoi qu’il advienne du mouvement général qui a lieu parmi les nations en faveur de la paix, ceux dont la langue maternelle sst la langue anglaise ne reprendront jamais les armes les uns contre les autres.Une divergence d’opinions entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis que l’arbitrage ne pourrait pas régler, ne se conçoit pas.Une friction sérieuse entre le Canada et les Etats-Unis n’est plus possible.Le.s questions de frontière et les questions de droits de pêche ont été définitivement solutionnées ou peuvent être portées devant des tribunaux.Nous avons devant nous de longues armées d’émulation dans les liens de fraternité.L’ARGENT, MAITRE DU MONDE “Il convient qu’un tel événement soit célébré, en votre magnifique cité et sous les auspices des représentants du capital des deux pays.Le capital est la force la plus cosmopolite du monde.Depuis le commencement du monde, il a jeté bas plus de barrières, cimenté plus de liens que toutes les armées et navires du globe.De nos UNE COMPARAISON SANTE INTERES- “Pendant plusieurs années, les Etats-Unis ont été sous l’impression que leur commerce sud-américain était un de leurs plus précieux actifs.Les centaines de millions que.nous avotus dépensés pour un canal à tra vers l’isthme de Panama l’ont été afin de promouvoir notre commerce avec les républiques du sud.Eh bien, durant les dix mois de la dernière année fiscale, les ventes des Etats-Unis au Canada ont été de $338,000,-000.Les ventes à toutes les républiques de l’Amérique du Sud se sont montées à $122,000,000.Ajoutez Cuba et le Mexique et le total de $227, 600,000 n’est que les deux tiers du total pour le Canada.Elargissez encore la marge ; prenez les deux continents américains, du cercle arctique au Çap Horn, ajoutez Cuba et toutes les Inde» Occidentales, afin — j que rien de ce qui se trouve entre jours, le capital fournit le nerf de la ;es deux océans ne puisse échapper, guerre; car aucune ne peut durer bien j Nous avons eu durant ces dix mois longtemps dans aucun pays, et, règle | des exportations totales de $G30,- Places d’Eau WAGONS A COMPARTIMENT DU C.P.R.MAINTENANT EN SERVICE.Le service d’été à Old Orchard, Kennebunkport et les autres endroits de la côte du Maine, ainsi qu’à St.Andrew offre de telles perspectives que le C.P.R.a décidé d’ajouter l’un de ses nouveaux wagons à compati-ments aux wagons-lits ordinaires, aux trains de la côte du Maine et de St.Andrew.Le train pour Portland, Old Orchard et Kennebunkport partira les 23, 27 et 30 de juin et le 4 de juillet et le train pour St.Andrew, les 24 et 27 de juin et le 4 de juillet.U a aussi été décidé d’attacher l’un des wagons à compartiments au train qui part tous les mercredis à 9.45 p.m.pour Winnipeg.r.générale, aucune ne serait jamais commencée, si les grands banquiers du monde s’entendaient pour lui re-Niser les finances nécessaires.Arbitres de paix et agents du développement matériel, il convient qu’ils soient en tendus ici et aujourd’hui.IL Y A UN DEMI-SIECLE ’‘Il y a cinquante-sept ans, lorsque je décidai de quitter le toit paternel, 11 n’y avait pas de nord-ouest.De lait, il n’y avait pas de Canada, du moins comme nous > entendons le mot aujourd’hui.Les provinces d’alors commençaient à s’entendre pour l’intérêt de toutes; elles se préparaient â la Confédération, qui devait payer le chemin âl la force et à la grandeur les temps présents.Ce siècle a été tout pour les Etats-Unis; il a été celui de la magnifique expansion qui nous étonne encore.Cette expansion a valu beaucoup à nos voisins du Nord.Si le Canada est maintenant, propor-Monnellement à la population, ce qu’étaient les Etats-Unis en 1813, il sst à tous les autres égards en même position que les Etats-Unis, il y a Les vieillards qui en sentent le besoin trouveront les LAXATIFS NA-PRU-CO, Iles plus efficaces, ne causant aucun! /malaise.L’augmentation des doses! J n’est pas nécessaire.25 cents lai boite chez votre pharmacien.164F Niilflni! Bias in< Ctanlul Cl.sf CmSt.UmUri.000,000 avec cet hémisphère de l’ouest le Canada lui seul a fourni 54 pour cent de ce total.Il me semble qu’une liaison si grande et si précieuse ne peut que porter des fruits encore plus beaux, lorsque nous voyons les hommes d’affaires des deux pays es réunir en une occasion comme celle-ci pour faire l’inventaire du passé et assurer l’avenir.BANQUIERS AMERICAINS ET CANADIENS “Les banquiers des deux pays ont quelque chose à apprendre les uns nés autres.La prochaine tâche des Etats-Unis est de pourvoir à~un cours sûr et adéquat pour le pays.Au Canada, ce problème a été résolu d’une manière pratique.En Vertu de notre système, de plus grandes facilités de banque sont fournies par l’établissement de succursales.Il faut maintenant que les banquiers des Etats-Unis se rendent compte de l’importance de l’agriculture et il leur appartient de la promouvoir pour le plus grand intérêt de toute la communauté."Les associations de banquiers de plusieurs de nos Etats ont commencé à comprendre l’importance qu'a pour eux l’agriculture.L’association des banquiers américains est maintenant ralliée à sa cause.L’agriculture devrait faire penser tous ceux qui fi«nt de la banque.Car la richesse n’est pas seulement l’instrument rie l’activité, mais la fondation du crédit et la mesure nécessaire à son extension et à sa valeur.La richesse repose ultimement sur le travail du fermier et ses résultats.Il s’ensuit logiquement que les liens entre la banque et la ferme devraient être plus grands.“Les banquiers du Canada sont en mesure d’anticiper et de prévenir toutes les fautes qui ont marqué le développement de l’agriculture aux Etats.Un U, U a’fist pas trop tard Les souscriptions à l’oeuvre patriotique du Sou de la Pensée Française continuent à affluer au Comité Central.Onze jours nous séparent du 24 juin, date à laquelle les Canadiens français se décoreront de la “Pensée” qui rappellera leur magnifique geste, et déjà la liste des donateurs se couvre de nom et la tirelire se remplit de généreuses oboles.Certains noms étaient accompagnés de lettres très sympathiques; nous donnons ci-contre le texte de quelques-unes de ces missives “Les Philosophes du Collège Sainte-Marie, Montréal, le 9 juin 1913.La classe de la philosophie, première classe du Collège Sainte-Marie, est heureuse d’offrir à l’Oeuvre de la Pensée Française .sa modeste obole.Depuis longtemps elle sympathise avec ses jeunes frères d’Ontario et se réjouit aujourd’hui de pouvoir leur apporter un tribut de profonde admiration; ils ont la preuve la plus éclatante que la langue française ne veut pas encore s’éteindre au Canada.Réjouissons-nous, car tant qu’un peuple est capable d’un tel courage devant la plus acharnée et la plus injuste des résistances, il est assuré de ne jamais mourir.Classe de philosophie, 1ère année, Collège Sainte-Marie.” “L'Académie de l’Archevêché, 489 rue Saint-Antoine, Montréal, le 12 juin, 1912.Monsieur, Les élèves canadicns-f rançais de l’Académie de l’Archevêvhé, dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes, s’empressent de vous offrir une obole (§12.60), en faveur du Sou de la Pensée Française.L’offrande fut aussi spontanée que généreuse.Tous se sont fait un hon-neui de contribuer à cette oeuvre nationale.A la suite des jeunes patriotes de Ste-Clotilde, ils s’inscrivent sur la liste des donateurs et leur désir est que toutes les écoles non-seulement de Montréal, mais de toute la province, aillent dire à nos compatriotes d’Ontario que notre devise sacrée “Je me souviens”, n’est pas un vain mot.Nous sommes anxieux de connaître les braves écoliers qui viendront s’aligner à notre suite pour faire un rempart protecteur à la religion et à la langue.Seront-ils de Montréal ou de Québec, ou des Trois-Rivières?De quelqu’endroit qu’ils viennent et avec la somme, minime soit-elle, qu'ils apportent, n’est-ce pas que vous les recevrez avec reconnaissance, petits frères d’Ontario?LES ELEVES QUI ONT SOUSCRIT Henri Tremblay.$1.00 W.Byrne.4 .95 Albert Alarie.50 O.Décary.40 Anatole David.35’ F.Fortier.30 Louis Alarie.28 L.Gravel.25 Ant.Loignon.25 J.Dubois.25 Arm.Beauvais.25 Geor.Barselo.25 W.Phelon.35 Rom.Lalonde.25 Alph.Leduc.25 H.Charron.26 P.E.Lalonde.25.Charles Choquet.25 Edouard Leduc.25 W.Brunet.25 A.Brazeau.25 H.Labelle.25 L.Geoffrion.25 P.Lafleur.25 LA FRANC-MAÇONNERIE ET L’ARMEE Les autorités militaires italiennes dénoncent l’influence maçonnique.— Les nationalistes offrent au Grand Orient un débat contradictoire PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.P -int-Laurent, Montréal.COUPLE DEMANDE L'homme pour î’entretien d’une fournaise, et la femme pour l’entretien de la maison.En retour on donne le logement, chauffage et éclairage.S’adresser à 283 Saint-Denis, entre 7 et 8 heures.INSTITUTRICE On demande deux institutrices diplômées avec références, pour prendre charge des écoles de la municipalité de Témiscamingue-Nord, Co.Pontiac, pour l’année scolaire 1913-1914, moyennant un salaire de $225., chauffées et logées.S’adresser à J.A.Renaud, secrétaire-trésorier.À LOUER Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R-.avo cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tel.Bell Main 2679.LEOPOLD BARRY.L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue Sb Jacques, Chambre 44.Tel.Bell, Mail 1978.Boîte Postale 35b.— Adresse télégraphique “Nahac, Montréal”.Tél.Main 1250 1251.Codes i Liebers.West.Un C.H.CAMAN, C.R AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transporiation.— Rue Saint-Jacijuef ARTHUR GIBEAULT.B.A-, L.L.L.Avocat 54 Note-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tél.Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camillo Tessier, L.L.B.APPARTEMENTS A LOUER VALMONT No.2111 Avenue du Parc : 9 pièces chauffées, eau chaude toute l’année, poêle à gaz, glacière, électroliers, accommodations modernes et de premier ordre.S’adresser au concierge.Téléphone Saint-Louis 4408.RESIDENCE D’ETE A LOUER Saint-Eustache, cottages d’été à louer, au bord de la rivière, meublées, cinq et six pièces.Chaloupe à chaque.Prix modéré.Isaïe Bélair, Jonction Be'.-Air, Saint-Eustache.A VENDRE A VENDRE A vendre, par Jean Castelli, Edifice “La Patrie”: Magasin de chaussures; Vues animées, rue Sainte-Catherine, 900 sièges à 10c.Petit hôtel, $3,000 comptant, balance facile.Plusieurs maisons meublées.Salles à manger, Epiceries, Magasins de cigares, Terres, etc.S'adresser: Jean Castelli, 120 Ste-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”, établi depuis 23 ans.Tél.Est 4563.La Caisse Hypothécaire Sous la présidence de M.J.N.Cabana, directeur-gérant, les membres de la Caisse Hypothécaire se réunissaient hier en assemblée à la chambre No 6 du Monument National.Le but de la réunion était d’élire un comité de .surveillance».M.Cabana expliqua le motif de la fondation de re comité.Ses membres devront prendre connaissance de la marche du fonds de prêts, des garanties hypothécaires acceptées par la Compagnie pour assurer le remboursement des argents avancés, et concourir au recrutement, ce qui ost de la plus haute importance.La Caisse Hypothécaire a pour président M.Victor Morin, échevin 'du conseil municipal de Montréal, Ses autres directeurs sont des personnes très connues.La Compagnie compte actuellement Mils membres bien qu’elle ne soit en opération que depuis cinq mois.Jusqu'au 1er juin dernier, elle avait prêté 815,000.M.Cabana fait remarquer que les résultats sont très satisfaisants.Parlant du comité de surveillance, le président de l’assemblée suggère qu’il soit composé de cinq membres.Voici les noms des élus choisis à l’unanimité : MM.Olivar Asselin, président de l’Association Saint-Tenn-Baptiste ; Dr J.E.Longpré.'de Papi-ncauville ; A.Mercure, de llrummond-ville ; J.N, X.Désaulniers, notaire, de Shawinigan Falls ; E.N.Hébert, de Montréal.Une école de balayeurs IL N’Y A QU’UNE FAÇON DE BIEN TENIR UN BALAI.Chicago, 13.— Il y a vingt-neuf façons de mal tenir un balai, mais il n’y a qu’une façon de le bien tenir; c’est pourquoi, dorénavant, les balayeurs qui sont chargés d’entretenir les rues de Chicago dans un état de propreté convenable devront faire un stage dans une école.Les personnes compétentes prétendent que ce n’est qu’ainsi qu’elles apprendront à se servir convenablement d’un balai.Il est juste dé dire qu’on leur apprendra aussi à se servir comme il convient des autres instruments de nettoyage, et il n’en manque pas à Chicago.Il n’y a pas longtemps, le gouvernement belge prenait carrément position contre l’influence maçonnique dans l’armée.La chose parut assez naturelle à cause des convictions connues des chefs du gouvernement.Mais voici que se pro4l*4t un fait nouveau, et d’autant plus significatif qu’il émane des autorités italiennes, fort peu sympathiques au catholicisme.Le ministre de la guerre, d’Italie, en pleine séance du Sénat, d’abord, puis dans une circulaire aux officiers, vient à son tour de dénoncer i’influence maçonnique.On annonce en même temps que le mouvement antimaçonnique s’accentue dans tous les milieux sociaux.Nous empruntons à ]’“Echo de Paris,” les deux dépêches suivantes de son correspondant italien, qui résument cet intéressant mouvement; Rome, 24 mai.Le ministre de la guerre vient d’adresser à toutes les autorités militaires une circulaire réservée, qui reproduit des déclarations faites récemment au Sénat par le ministre lui-même, le général Spingardi, au sujet de la franc-maçonnerie dans l’armée.Dans ses déclarations, le général Spingardi affirmait qu’il considérait comme un devoir, pour les officiers, de ne pas s’affilier à la franc-maçonnerie : “L’armée et la marine, se disait-il, doivent se mouvoir dans une atmosphère de lumière, de franchise et de loyauté, où l’on puisse respirer à pleins poumons l’air pur, n’ayant à concevoir que leur seul devoir et sans autre objectif public ou occulte.” Le général Spingardi, déclarait, en outre, qu’il exclurait inexorablement de l’armée tout officier qui, dans l’exercice de ses fonctions, obéirait à un mot d’ordre qui lui serait imposé par les dignitaires de la franc-maçonnerie.“Un officier, ajoutait le général Spingardi, qui commettrait un acte pareil serait indigne d’appartenir à î’armée ou à la marine.” Cette déclaratioa du général Spingardi avait produit alors une très vive impression, et le fait que le ministre de la guerre a cru devoir en donner officiellement communication aux autorités militaires en augmente en core la signification.Elle avait été provoquée par une interpellation présentée par deux sénateurs: le général Santini et le général Morra, au sujet des attaques dirigées par certains journaux contre le général Fara, corn mandant la place de Livourne, lequel, pour des raisons personnelles, avait fait savoir qu’il se retirait publiquement de la franc-maçonnerie.Deux autres interpellations sont déposées à la Chambre sur le même sujet, et il n’est pas sans intérêt de constater qu’il se produit en ce moment en Italie un mouvement de réaction très vif contre la franc-maçonnerie, et l’influence occulte qu’elle tend à exercer dans l’armée et l’administration.— C.Rome, 27 mai.Je vous ai déjà signalé le vif mouvement de réaction qui se produit actuellement en Italie contre les affiliations maçonniques dans l’armée, ainsi que les récentes déclarations faites à ce sujet par le général Spingardi, ministre de la guerre.Un autre officier supérieur, le général Bompiani vient de publier un article très remarqué, où il se prononce, lui aussi, contre l'affiliation des officiers à la franc-maçonnerie.Il n’est pas admissible, dit-il, qu’un officier puisse être amené à recevoir une injonction ou un mot d’ordre de la part de ses subordonnés hiérarchiques, qui aurait un grade supérieur au sien dans la franc-maçonnerie.Sans doute, dit le général Bompiani, aucun article du règlement militaire n’interdit à un officier de faire partie d’associations politiques pt il est muet au sujet de la franc-maçonnerie, mais l’esprit même de la discipline devrait interdire à un officier de s’affilier à une société secrète qui poursuit des buts plus ou moins avouables.Ainsi s’exprime en substance le général Bompiani.Le mouvement de protestation confire la franc-magonnerie ne- part pas seulement de l’armée; un courant semblable est en train de se dessiner dans la magistrature.Ainsi, un groupe de magistrats milanais vient de prendre l’initiative d’une réunion de tous les magistrats de la région pour discuter la question de l’incompatibilité entre les fonctions de magistrat et la qualité de franc-maçon.L’Association nationaliste, par l’organe de son président, publie à son tour un manifeste reproduit par tous les journaux de ce soir, manifeste très hostile à la franc-maçonnerie, où il lui reproche de poursuivre un but anti-national, de préparer en Italie ce que dix ans de gouvernement maçonnique ont cherché à réaliser en France, c’est-à-dire la ruine de la discipline sociale et militaire.L’Association demande au Grand-Orient une réunion contradictoire où les nationalistes pourront exposer leurs idées au sujet de la franc-maçonnerie et où celle-ci pour essayer de les réfuter: il est douteux que les francs-maçons acceptent.Mais, comme vous le voyez, le mouvement de réaction antimaçonnique s’accentue: il est d’autant plus intéressant à signaler que la franc-maçonnerie constitue encore, en Italie, une véritable puissance politique, qui dispose d’une haute influence dans Tad ministration.Mais c’est précisément parce qu’elle tend à abuser de cette influence qu’une réaction s’est manifestée et que les honnêtes gens de tous les partis demandent qu’on en finisse avec les agissements occultes de cette secte malfaisante.C.LOTS A VENDRE Rue Rockland près Lajoie, 2 lots, peu de comptant; Wilder près Lajoie, 1 lot, 50 x 104, $1.00 du pied; Saint-Denis, près Bellechasse, 1 lot, $1.25; avenue du Parc, près Bernard, 1 lot, $2.90; 5èfme avenue, près Boulevard Rosemont, 2 lots, $700 chaque, moitié comptant; coin Dandurand et 2Ième 3 lots, $2,800, moitié comptant; Fortier, 843 Delorimier, Saint-Louis 726.OEUFS ET VOLAILLES Recette pour conserver des oeufs avec toutes leurs qualités pendant 12 mois, pour les manger ou vendre.C’est du 100 pour 100 en une demi-année.Circulaire gratis.Octavien Rolland, Boîte Postale 2363, Montréal.PROPRIETE A VENDRE Propriété rue Ste-Catherine Ouest, entre Clarke et Saint Urbain, côté nord.10.686 pieds terrain.S’adresser: Dr Nap.Boucher, 541 Grand-Tronc.DIVERS ATTENTION M.Jean Castelli, agent, n’a plus rien à faire dans son ancien bureau, 117 rue Sainte-Catherine Est; depuis le 1er mai il est installé dans son nouveau bureau, 120 Sainte-Catherine Est, Bâtisse “La Patrie”.Tél.Est 4563.136-1 PA TTERSON & LA VER Y AVOCATS-PEOCUREUBS SUITE 111.180 ST-JACQUES Tél.Bell Main 3960 Cable Wjlpcn W.Patterson, C.R., Salluste La very, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir, 1 Saint-Thomas, Longueuil.Réflldence : Fst 5973.ANATOLE VANIER, B.A., L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques, Chambre 76, Tél.Main 2632 NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E Grandbois, L L.B.— RTotaira — 62 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Bell Main 7675 RESIDENCE.1504 rue Saint-Denîf Tél.Sainfc-Iiouia dTSû ARGENT A PRETER.ACHAT DE CREANCES R.Lalanne, notaire, 72 Notre-Dame Est.Tél.Main 1860, Montréal.G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir.363 Laurier-Est.Tél Saint-Louis 5194.ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation, Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi les balances de prix de vente.Dr M.LEMOYNE 257 SHERBROOKE EST (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, oreilles, nez, gor ge, larynx.Tél.Est 4550.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi.rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549, 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.GAZELIERS—POELES Electroliers pour 8 appartements, à partir de $10.00 en montant.Grand choix de dômes, de gazeliers, de poêles à gaz, à charbon à des prix qui défient toute compétition.Charette & Frère, 41 i Ontario Est.Tél.Est 721.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d'Ar< mes, Montréal.Tél.Main 8240.Malaise ouvrier Québec SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs, allez au No.182 rue Sanguinet.HURTUBISE & HURTUBISE, In-génieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618.ARCHITECTES ‘ LAFRENIERE, J.L.D.—A.A.P.Q, Architecte, Professeur de Dessin d’Ar< chitecture, Conseil des Arts et Manu< factures.271 Saint-Denis.Tél.Est 887, 53 Lafontaine, Maisonneuve.Tél.La-Salle 1856.(De noire correspondant) Québec, 12.— La décision d’un conseil de conciliation et d’arbitrage nommé récemment pour régler un différend entre deux cordonniers-machinistes et les propriétaires de deux grandes manufactures de chaussures de cette ville a créé entre les ouvriers et les patrons un conflit sérieux, qui conduira peut-être à la suspension des travaux dans ces deux établissements.Il y a quelques années, un cordonnier-machiniste de la manufacture Marsh, prétendant que sa machine ne faisait pas son travail au complet réclama pour le compléter à la main, un extra de 10 sous par caisse de 60 paires de chaussures.Plus tard, M.Marsh fit.examiner l» machine par un expert qui la mit en état de faire l’ouvragé complètement et il refusa de payer l’extra demandé.L’ouvrier refusa de continuer à travailler et l’extra lui fut payé sous protêt, pendant que le cas, de même qu’un autre analogue survenu à la manufacture Ritchie, était soumis à un conseil d’arbitrage j».AY1cj4-Î + i-i A r]r» A.4 TVT U’Xlî».__ constitué de MM.Félix Marois pour les patrons, Gaudrias Hébert, pour les ouvriers, et l’hon.juge Cyrias Pelletier, nommé président du conseil par le ministre du Travail.Le conseil d’arbitrage fit connaître sa décision samedi dernier, décidant en faveur des patrons et obligeant les deux ouvriers à rembourser à leurs patrons l’extra qu’ils avaient retiré injustement, et àleur défaut, l’Union qui les a appuyés et supportés.Les ouvriers refusent de se soumettre à cette décision et le différend est à l’état aigu.Les patrons et les ouvriers sont en pourparlers pour régler le différend à l’amiable; il y a eu hier soir réunion d’un comité conjoint des intéressés.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mantr-'al Dans la cour de Circuit du District de Montréal, No 6975, George Avila Marsan, avocat des CL té et District de Montréal, demandeur vs Wilfrid Germain, ci-devant du même lieu et maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est «rdonné au défendeur de comparaître dans le mois, montrêal, 12 juin 1913.Par ordre, S.E.MEUNIER, député greffier de la dite Cour.MARSAN & DAVID, avocats du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 4050.Dame Laura Baudriaux, épouse commune eq biens de Ernest Grégoire, agent d’immeubles, tous deux des cité et district de Montréal, cette dernière étant dûment autorisée à ester en justice, demanderesse vs le dit Ernest Grégoire, du même lieu, défendeur.Une action en séparation de biens a été intentée en cette cause contre le défendeur, le treizième jour de juin mil neuf cent treize.Montréal, le 13 juin 1913.(Signé) PELISSIER, WILSON et ST-PIERRE, Procureurs de la demanderesse.CARTES D AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 266 Ste-Catherine Est.Tél.Bell, Est 1710.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD ~ Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 65 St-Fran-çois-Xavier.Montréal.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel et St-Denis.Tél.St-Louis 2149.Bon service et courtoisie» ENTREPRENEUR L.J.COURTEAU, entrepreneur général menuisier-charpentier.Spécialités: Restauration générale de vieille maisons.Peinture, gaz, élec-« tricitê.1081 rue Dorion.ASSAILLI ET VOLE M.Cecil Lizotte, voyageur de com merce d’Ottawa, a été attaqué hier soir, sur la rue Côté, par une bande d’apaehes qui lui volèrent $18.Lorsque Lizotte fut trouvé, il était dans un état tel qu’on le fit transporter à l'hôpital Général.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Avis public est donné, qu’en vertu d’une ordonnance émanée de la Cour Supérieure pour le district de Montréal en date du douzième jour de juin mil neuf cent treize, il sera procédé par le notaire soussigné, à son bureau Chambre 405, 103 St-François-Xavier, lundi le trentième jour de juin courant, à dix heures de l’avant-midi, à la vente â l’enchère et adjudication de l'immeuble appartenant pour 55-60 indivis aux enfants mineurs issus du mariage de feu ALBERT OLIVIER PATENAUDE, marchand de la Cité de Montréal, avec DAME HEI/MINA LEPAGE, du même lieu, et désigné comme suit: Un emplacement situé la Ville d’Outremont et ayant front sur la rue de t’Epée, de la contenance do trente pieds de largeur par .cent pieds de profondeur, plus ou moins, et composé comme s*iit : 1.Un lot de terre connu et désigné Rou^ te numéro deux de la subdivision officielle du lot numéro six do la subdivision officielle du, lof numéro trente, quatre, lettre A (No 31 A-6-2) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, contenant1 vingt pieds île largeur par rent pieds de profondeur, sans bâtisse.-V a.—Un lot du terre connu et déni- VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Pian américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs di commerce, $2.00 par jour.GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS CHARBON DOMINION po«rVAPEUR Criblé, brut (rnn misa), mélangé (•lack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE i 12 rue St-Jacques .Montréal.TéléDhon* Mai» 401 gnê sous le numéro un de la rêsubdi-I vision officielle du lot numéro sept de la subdivision officielle du lot numéro trente quatre lettre A (No 34 j A-7-1) aux dits plan et livre de ren-j voi officiels, contenant dix pieds fls j largeur par cent pieds de profondeur, i Pour les conditions s’adresser au i Notaire soussigné.A Montrêal, co treizième jour de Juin mil neuf cent treize.G.A.TERRATTLT, Notait*.790 VOL.IV.— No.136 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 13 JUIN 1913 CONSEIL MUNICIPAL DE LACHINE Lachine, centre industriel.—La question bilingue.— Autour des listes électorales.— Une demande de T “Industrial Trust Co., Ltd.”.— Les numéros des sues.Un octroi à l’Hôpital Saint-Joseph.—- Lecture d’une lettre de Thon.F.D.Monk.Au début de la séance d’hier soir, au conseil do ville de Lachine, lecture est faite d'une lettre, où la “Canadian Advertising Co.Ltd" demande aux échevins de lui manifester sa confiance en lui demandant de bien vouloir faire connaître à l’étranger les ressources sans nombre dont dispose la municipalité de Lachine pour faire progresser les industriee de toutes sortes.“Grâce à sa situation géographique et à ses communications faciles par voies fluviales et voies ferrées, Lachine, écrit M.Le François, est appelé à devenir l’un des centres industriels les plus propres à l’expansion de Montréal.” L’échevin Carignan, après avoir rappelé les services qu’ont déjà rendus les journaux, surtout le “Herald” à la municipalité de Lachine, au moyen de leur système de publicité, tuggère alors au conseil de demander à M.Le François de bien vouloir venir donner quelques renseignements lu Comité Général, qui siégera lundi prochain, sur la manière dont il entend procéder pour faire connaître la municipalité de Lachine à l’étranger, st déclare qu’une campagne entreprise dans ce sens serait du plus grand ivantage pour la ville.La lecture d’une autre lettre, où M.D.D.W.Reed revendique les droits de la langue anglaise, au sujet des wiseignes des parcs publics portant exclusivement des inscriptions françaises, donne l’occasion à l’échevin Carignan de prendre une fière attitude vis-à-vis de nos compatriotes anglais.\ Nous qui avons demandé et qui de* mandons à cor et.à cri que notre belle langue française soit mise sur un pied d’égalité avec la langue anglaise dans ce pays, ayons au moins le cou- gues, que certaines personnes avaient déclaré que les échevins de langue anglaise se faisaient silencieux au conseil, l’échevin Carignan fait remarquer que les Canadiens se montrent beaucoup mieux disposés que les Anglais lorsqu’ils adressent la parole ; ils empilent très souvent la langue anglaise, tandis qu’eux semblent s’obstiner à ne jamais vouloir parler français.Demande est ensuite faite par la municipalité de Summerlea au conseil de ville de Lachine de préparer au plus tôt ses listes électorales puis lecture est faite d’une lettre de 1’ “Industrial Trust Co” où cette dernière demande au conseil de bien vouloir faire préparer les chemins qui pourront lui permettre de faire ses constructions projetées dans le voisinage du Parc Central, sur la rue Ste-Catherlne et sur la lie avenue.L’échevin Carignan dit qu’il croit opportuns les travaux suggérés au conseil par la compagnie; la facilité qu’ils apporteront à la construction des propriétés qu’elle a l’intention de bâtir sur ces rues fera en outre progresser rapidement la ville elle-tnéfene.M.E.Barcelo, assistant maître de poste, demande ensuite au conseil, pour faciliter le travail des facteurs, de numéroter les maisons qui se trouvent sur certaines avenues de l’ouest, notamment la 36e.Une discussion s’engage alors entre les échevins Léger et Saint-Onge et ce dernier déclare que la partie ouest de Lachine a toujours été plus favorisée, sous le rapport des améliorations qu’on y a fait subir, que la partie Est.L’échevin Carignan déclare alors qu’il n’est pas question ici de clocher mais qu’il s’agit tout simplement de rage de reconnaître la légitimité des rendre justice à ceux qui sont en réclamations du même genre que font | droit de l’attendre du conseil, nos compatriotes anglais en faveur II est ensuite proposé par l’éçhevin de leur langue.! Smith, secondé par l’échevin Massey, “C’est un beau geste que vient de | d’accorder gratuitement l’éclairage à faire M.Reed et il mérite toute ne- l’Hôpital Saint-Joseph, dirigée par tre admiration.” | les RR.SS.de la Providence.La Il est alors proposé de voter une proposition est acceptée.somme d’argent destinée à la construction de nouvelles enseignes, pour les parcs publics, portant l’inscription anglaise.L’échevin Smith ayant rappelé, au cours de la discussion sur cette brûlante question de l’égalité des lan- Vers la fin de la séance, lecture est faite d’une lettre de l’hon.F.D.Monk, où ce dernier promet au conseil de faire tout en son pouvoir pour que le gouvernement donne un octroi au écoles rurales et technique de la municipalité de Lachine.|La Navigation PROFONDEUR DU CHENAL Une certaine anxiété règne dans les cercles maritimes relativement à la profondeur du chenal dans le Saint-Laurent.Il appert qu’il est moins profond cette année qu’à la même époque l’an dernier.La profondeur moyenne pendant la première semaine de juin, 1912, était de trois pieds et demi de plus qu’à la même époque cette année.NOTES MARITIMES L’Empress of Britain a quitté Québec hier en route pour Liverpool.Le Monmouth, ligne C.P.R., est arrivé de Liverpool à Montréal, hier.Le Ruthenia, ligne C.P.R., a quitté Montréal hier pour Trieste via Naples.L’Empress of Ireland, ligne C.P.R.doit quitter Liverpool pour Québec aujourd’hui.Le Bengore Head est arrivé de ’Madère à Montréal hier.L’Ascania, ligne Cunard, a quitté Southampton en route pour Montréal.Le Canada, ligne White Star, est arrivé de Liverpool à Montréal hier soir.Le Crown of Aragon, ligne Direct, est arrivé des Antilles à Montréal hier.Le Bernicia a quitté Montréal pour Bristol hier.NAVIGATION INTERIEURE .Canal Lachine: En haut: — Algonquin à Port Colborne, vide; Fred Mer-cur à Charlotte, vide; Robert Wallace à Oswego, vide; John Crerar à Chicago, vide; Nicaragua à Oswego, vide; Alexandria à Charlotte, passagers et cargaison générale; Rapids Prince à Prescott, passagers; City of Ottawa à Cleveland, passagers et cargaison générale; Samuel Marschll à Port Colborne, vide; Dunelm, à Houghton, 1,871 tonnes d nitrate de souda.>•.• i^lM En bas; Fred Mercur, de Fair Haven, charbon; C.A.Jaques, de Port Colborne, 96,000 minots d’avoine et 14,700 minots de blé; Nicaragua d’Os-wego, charbon; City of Ottawa de Wa-terville, passagfiers et cargaison générale; W.B.Morley, de Charlotte, charbon; Bickerdike, de Fort Williams, 47,000 minots de blé; Belleville, de Toronto, passagers et cargaison générale; Saskatoon, d’Erié, charbon.BAULT SAINTE-MARIE 12 juin.— En haut: — Colgate, Marcia, 10 hier soir; Wilkinson, Aztec, Bacon, minuit; — petit — Samuel Mather, Norton, Murphy, 1,30; Tomlinson, 2.30; J.T.Hutchison, 4; Saxon, Albert Marshall, Durson, Lacka-tvanna, 6.30; Wisconsin, 6; Andrews, 6.30; Schoonmaker, Follette, Peter-»on, Commodore, Léopold, 7; Crescent City, — acier — Wolf, 8; Shenango, 8.30; Clarke, Maruba, Orinoco, Paisley, Granada, Agnew, 9.30; Saxon, Manda, 10; Taurus, 10.30; Presque Isle, Corey, 11; Coulby, 11.30; Dalton, midi; Fairbairns, Manila, 3; Andrew Upson, 4.30; Doric, Huronic, 6.30; Btrathcona, Milinokett, America, Robt.Holland, Nelson Holland, Goshawk, Rennels, Laselle; Victory, 7 ; Manitoba, 7.30; Russel Hubbard.En ba,s: — Regina Phipps, 8 hier soir; Superior City, Magna Poe, 9 ; Craig, 9.30; Dickson, 11.30; House, minuit; Davock, 12.30; Northsea, 1 ; Midland Prince, Kaministiquia, 1.80 ; Gongdon, 2; Ishpeming, Venus, 3; Laughlin, Malietoa, 4.30; Wexford, Corvus, 6.30; Choctaw, Superior, 6 ; Delaware, Rochester, 8; Fulton, Ha-monic, 9; Schiller, 10.30; enks, 11 ; Philip, Minch, 11.30; Cornell, William Mather, midi; Stearn, Wade, 1; William Brown, 1.30; Gould, 2; Ellwood, 3; D.0, Mills, 4; Buffington, 4.30 ; Empire City, 6; Leafield, Riddle, Mary Elphickle, 7; North Lake, Black, Lynch, 8.30; Sierra, 9.30.PORT COLBORNE 12 juin, en bas: — John Duncan, Erié à Montréal, charbon; Meaford.Erié à Québec, charbon; City of Hamilton, Détroit à Montréal, cargaison générale; Lake Michigan, Ashtabula à Pictou, charbon; Rosedale, Fort William à Montréal, blé; Ungava, Port Colborne à Montréal, blé; Selkirk, Port Colborne, à Montréal, blé.En haut: Ungava et Selkirk, Kingston à Port Colborne, vide; Keybeü, Montréal à Ashtabula, vide; Simla et Burma, Kingston à Erié, vide; Brock-ville, Pictou à Windsor, vide.PORT DALHOUSIE En haut: Howe, Oswego, à Chicago, charbon; Brock ville, Pictou à O-wen Sound, vide; Simla et barge, Kingston à Sheldrake, vide; Hudson, Oswego à Buffalo, vide.En bas: Beatty, Marquette à Toronto, minerais; Pellatt, Fort William à Montréal; Keywest, Port Colborne à Montréal, blé; Masaba, Sandusky à Montréal, charbon; Sarnor, Ashtabula à Montréal, charbon; Nati-ronico, Port Colborne à Montréal, blé.LES ARRRIVAGES Vapeur A De Mendoza.New-York.Gênes Cymric.Boston.Liverpool Merion.Liverpool.Philadelphie Prinz Oskar.Hambourg .Philadelphie America.Naples .New-York Calabra.Leghorn .New-York Shenandoah.Londres .Saint-Jean -f- Club des Voyageurs de Commerce POLITIQUE ETRANGERE ETATS-UNIS Le débat sur le projet Underwood Washington, 13.—John Sharpe Williams, président du soue-comité, qui a charge des traits administratifs du projet de loi Underwood, a alarmé le comité des finances hier, lorsqu'il a proposé qu'un comité fût nommé pour étudier toute la question de l'administration tarifaire, et que, en attendant, les dispositions administratives de la loi Payne-Aldrich fussent comprises da*» le projet de loi du tarif.Cette suggestion n’a pas reçu l’approbation du comité, et le sénateur William et ses collègues du sous-comité sont retournés à leur ouvrage de révision.La principale difficulté que confronte actuellement le sous-comité est celle qui a trait à cette disposition du projet de loi, en vertu de laquelle les manufacturiers étrangers sont obligés de soumettre leurs livres à un agent américain, en cas de dispute, sur l’évaluation de marchandises.Le sous-comité a aussi éprouvé de grandes difficultés lorsqu’il s’est essayé à modifier l’amendement projeté à l’effet de donner au secrétaire du trésor l’autorité de fixer l’évaluation.Après avoir passé plusieurs semaines à étudier ces questions, le sé nateur Williams a pensé préférable de référer toute la section administrative à une commission spéciale, consistant en trois ssnateurs, un officier de douanes et un fonctionnaire du département de la Justice.Le comité des Finances, néanmoins, a décidé qu’il trouverait lui-même une solution au problème.Le comité fera un autre rapport aujourd’hui.tre pays, ce qui retarderait l’affaire.La Bulgarie voyait que ses prétentions seraient combattues et qu’elle n’avait rien à gagner par la réunion des quatre premiers ministres.Elle demanja (donc constamment l’arbitrage de la Russie.La Grèce désirait que le Tzar aide à régler ces difficultés.La Serbie a été forcée de consentir.Un “ Black Friday >» LA SITUATION MONETAIRE DE PLUS EN PLUS TENDUE SUSCITE UNE VIVE APPREHENSION, EN CE JOUR DE VENDRE DI, 13, 1913.Expositions flottantes Londres, 13.— On est très inquiet à la Bourse au sujet de La recette d’aujourd’hui, car en certains quartiers on craint que ce ne soit le vendredi noir.L’amélioration de la situation dans les Balkans par suite de l’acceptation de l’arbitrage du tsar par la Serbie et la Bulgarie, et la déclaration McAdoo disant qu’il y a cinq cent millions de disponibles dans le trésor des Etats-Unis en cas d’urgence, ont un peu amélioré la situation; mais la nouvelle de Téchec du nouvel emprunt impérial en Prusse est un incident significatif dans la crise monétaire que subit le inonde.Plus ____f __ importante que l’échec récent de l’em- qu’ii serait; Prunt brésilien et autres est l’impos-1 sibilité où se trouve le gouvernement belge d’obtenir de l’argent sur le marché de Londres pour l’emprunt du gouvernement allemand.La rareté de l’argent a eu raison de l’organisation financière de l’Allemagne, comme lors des emprunts allemands lancés au commencement de l’année, alors qu’une émission de £30,000,000 en bons du trésor n’a été souscrite qu’à moitié.L’emprunt actuel, dont on annonce l’échec à Berlin aujourd’hui, est nécessité par le peu de succès des premiers.UN EMPLOI IMPREVU VIRES DE GUERRE.DES NA- L’OUVERTURE OFFICIELLE DU NOUVEAU LOCAL MERCREDI SOIR — LE MAIRE DE MONTREAL ET LE SECRETAIRE D’E-ETAT Y ASSISTAIENT.Washington, 13.— Un représentant de l’Etat d’Arkansas au congrès fédéral, M.Goodwin, frappé de “la multiplication insensée de navires de guerre inutiles”, a déposé un projet de loi tendant à convertir les unités de la flotte américaine en expositions flottantes au profit des industriels américains.En vertu du projet de loi, le secrétaire de la marine devra faire un rapport indiquant la surface et les emplacements qui pourront être utilisés sur ces bâtiments pour y installer des étalages .et des vitrines.Le ministre du commerce distribuera les espaces disponibles aux industriels et commerçants exportateurs pour exposer leurs produits.Les navires de guerre stationnant dans les ports étrangers rendront ainsi, dit M.Goodwin, d’excellents service au commerce et à l’industrie.Le député de l’Arkansas dit qu’on pourrait tout au moins affecter à cette propagande des produits américains les navires de guerre déclassés.BELGIQUE Les armements militaires Bruxelles, 13.— Le premier ministre de Belgique a annoncé au Sénat hier que le gouvernement avait l’intention de faire un emprunt de $62,-800,000 dans le but de couvrir le budget militaire.“Dans le cas d'une guerre européenne, à-t-il dit, Anvers deviendra une forteresse imprenable.” Avant ITALIE de voter, il faut apprendre L’ouverture officielle du Club des voyageurs de commerce de Montréal, dans le nouvel édifice Read, rue Alexander, s’est faite mercredi soir.Plus de deux cents personnes assistaient au “smoker” donné à cette occasion, parmi lesquelles Son Honneur le Maire Lavallée, MM.Louis Coderre, secrétaire d’Etat; H.B.Ames, député de Saint-Antoine, Fortier, président des Voyageurs de Commerce du Canada.Quand tous eurent fait une visite des spacieux et somptueux appartements, M.Murray, président de l’Association des Voyageurs de Commerce de Montréal, souhaita la bienvenue aux invités.Il espère que ce nouveau pas que viennent de faire les directeurs dans le but de donner une aussi grande importance à l’Association, rencontrera pleinement l’approbation de tous les membres, que ceux-ci s'efforceront d’encourager autant que possible le nouveau clflb et qu’ils sauront en faire un succès.Invité à prendre la parole, l’honorable M.Louis Coderre, déclare qu’il est très heureux de pouvoir prouver par sa présence l’intérêt qu’il porte à tout ce qui regarde les voyageurs de commerce.Il les félicite sur leur nouveau local qui fait honneur non seulement à l’Association mais aussi à toute la ville de Montréal.M.Ames, député de la division Saint-Antoine, et M.Fortier, président des Voyageurs de Commerce du Canada, parlèrent aussi dans les mêmes termes, puis son Honneur le Maire Lavallée adresse quelques paroles, et déclare le club officiellement ouvert à tous les membres de l’Association des Voyageurs de Commerce de Montréal.MM.Olivar Asselin et Mtre Bisail-lon, prononcèrent aussi quelques paroles.Sont les officiers de l’Association des Voyageurs de Commerce de Montréal: Président, M.W.Murray; vice-président, N.D.T.Urquhart; secrétaire, M.Henri Dupuis; trésorier, Paul Roy; directeurs: MM.T.Bron-ton, W.Wyse, McCafrey, E.Lome, W.Winson, N.Graham et M.McGuire.Rome, 13.— Répondant à une motion faite par vingt-cinq députés, à la Chambre, à l’effet d’accorder le suffrage féminin aux élections municipales, le premier ministre a répondu qu’en raison de l’ignorance chez les femmes en Italie, la question de leur accorder le droit de vote était plutôt prématurée.* AUTRICHE Meurtre politique Vienne, 13.— Un étudiant ruthène du nom de Zachailo, a assassiné le Dr Widkiewiez, professeur polonais à rUniversité de Lemberg, hier.Quoi que l’on suppose que le crime est motivé par l’indignation de l’étudiant à la suite d’un rapport du professeur, il est tout probable qu’un différend politique a armé le meurtrier^ Ofn connaît l’animosité traditionnelle entre Polonais et Ruthènes, et actuellement une élection bat son plein en Russie et la question de race en est le facteur principal.Nouveau gain unioniste Londres, 13.— Les unionistes ont réussi aujourd’hui à prendre une majorité augmentée de plus de 2,000 voix dans Wandsworth, comté rendu vacant par la démission de sir Henry Kimber.Voici les chiffres: Samuel.13,425 Havelock-Wilson (lib.ind.) .7.088 Les deux majorités précédentes de sir Henry Kimber sur son concurrent libéral, au mois de janvier et de décembre 1910, furent respectivement de 6,439 et 4,614.La campagne s’est faite sur trois questions seulement, le Home Rule, le Welch Disestablisment et la réforme de la loi des assurances.Grafonolas Graphophones Records COLUMBIA Le Plus Grand Choix à Montréal CONDITIONS FACILES Canadian Graphophone Co 24a Rue Victoria Près des Magasins Goodwins U L’hnperator” dans le Soient Faits - Montréal MORT D’UN PROFESSEUR DU McGILL Le Dr N.H.Alcock, B.A., professeur de physiologie à la Faculté de Médecine, à McGill, est décédé hier après-midi, à l’âge de 42 ans.Il était natif de Londres.FINANCIER TUE PAR UN TRAMWAY Le tramway vient de faire une nouvelle victime.Vers midi hier le colonel William W.Raite, courtier en assurance bien connu, de cette ville, a été tué par un tramway de Lachine au village Turcot au moment où il descendait d’un autre tramway.Le défunt qui était âgé de 55 ans, et habitait au No 1621, rue Hutchinson, était venu de Chicago il y a plus d’une année pour accepter un emploi dans la Great West Life Assurance Company.I Il était marié depuis six mois seule-1 ment.AU 85ième A leur réunion, hier soir, les officiers du 86ième régiment se sont occupés des préparatifs pour leur prochain séjour au camp.Ils ont décidé de donner tout le confort nécessaire aux jeunes gens qui voudraient s’enrôler pour cette période.Une inauguration sera faite dans le vêtement qui sera en toile khaki; le chapeau sera pour la première fois en paille.Le recrutement est déjà commencé et se terminera le lundi, 23 juin, la veille du départ pour le camp.Au cours de la réunion, lecture a été faite d’une lettre adressée par le major Roy, actuellement en mission en Afrique, donnant d’excellentes nouvelles de son voyage.LES ANGLAIS CRITIQUENT L’EXTERIEUR, MAIS ILS ADMIRENT L’INTERIEUR DU PAQUEBOT ALLEMAND.ANGLETERRE Les “Fils du Tonnerre" Londres, 13.— Sir Edward Carson et son avant-garde “les Fils du Tonnerre”, sont partis en pèlerinage, hier, dans le but de fomenter la révolte dans tout le pays contre le Home Rule, en Irlande.Les libéraux, aujourd’hui, prétendent avoir découvert une autre preuve du peu de sincérité des Unionistes dans les prétentions de ces derniers d’aider les classes ouvrières.Lorsque le parti ouvrier présenta à la Chambre une motion pour l’abolition de l’impôt sur le thé et le sucre, les Unionistes s’abstinrent de voter.“Ce qui prouve, disent les libéraux, que la politique protectionniste des Unionistes n’a pas pour but de venir en aide aux pauvres mais plutôt de leur imposer un nouveau fardeau.” Londres, 13.— Le nouveau paque bot de la ligne Hambourgeoise-Amé-ricaine, l’“Imperator”, est arrivé à Southampton hier après-midi, en route pour New-York.Plusieurs centaines de curieux sont allés voir ce produit allemand qui enlève à l’“0-lympic” le titre du plus grand navire du monde.Le lord-maire de ' Southampton et son personnel conduisaient la délégation.Le frère du maire a piloté le paquebot pendant sa traversée à Cher bourg.Pendant que le Léviathan entrait dans le Soient, on fit généralement la remarque qu’il ne paraissait pas aussi gros que l’“01ympic”, parce qu’il n’a que trois' cheminées et une mine écrasée.Il n’a pas les lignes gracieuses du navire anglais.Vu de près, il fut jugé le vaisseau neuf le plus sale qu’on ait encore vu.Il avait les flancs rouilles et égratignés à la suite de l’accident arrivé au cours de son voyage d’essai.Mais à l’intérieur tout est d’une grande propreté.L’impression générale est bonne.L’“Imperator” est plus somptueusement décoré que l’“01ympic”, bien qu’un peu moins majestueux.La salle de bal, la cours des palmiers, ’e café Ritz-Carlton et les bains de Pompéï ont été admirés sans restriction.Les deux magnifiques appartements du Kaiser ont été déclarées les plus belles chambres qui soient sur aucun navire.Ces apportements se composent d’un salon, d’une salle à manger, d’une chambre à coucher et d’un bain, avec un magnifique pont privé, dont le plancher et les murs sont en marbres vert et auquel on accède par la fenêtre à la française de la salle à manger.Convention des chefs de police L’UN DES CONGRESSISTES DIT QUE LE SUFFRAGE FEMININ DIMINUERAIT LA CRIMINALITE.Washington, 13.— Dans un discours à la convention des chefs de police, aujourd’hui, C.E.Sibastian, chef de police de Los Angeles, s’est déclaré en faveur du suffrage féminin, comme moyen de diminuer la criminalité.Il a dit que, depuis l’établissement de femmes-constables à Los Angeles, la criminalité avait été matériellement réduite.Le suffrage, a-t-il ajouté, a servi à briser cette fausse modestie qui empêchait la discussion des problèmes du sexe.Les chefs de police ont choisi Grand Rapids, Michigan, comme l’endroit de leur prochaine convention.Ils ont élu les officiers suivants: Président, le major Richard Sylvester, surintendant de la police de Washington; premier vice-président, le chef Michael Regan, Buffalo, N.Y.; second vice-président, le chef A.P.Sherwood, Ottawa, Ont.; secrétaire-trésorier, Harvey A.Carr, Grand Rapids; sergent d’armes, le chef Cassidy, Elmira, N.Y.Tous ont été réélus à l’exception du sergent d’armes.Les chefs de police ont adopté une résolution approuvant l’usage d’instruments comme moyen de découvrir les criminels.DANEMARK Le cabinet démissionne Copenhague, Danemark, 13.— Le roi Christian a accepté aujourd’hui la démission du premier ministre danois et des membres de son cabinet.Cette décision fut prise par 1e gouvernement à la suite d’un vote de non confiance.AUSTRALIE Le gouvernement Fisher ne démissionnera pas Dans les Balkans UNE BATAILLE A EU LIEU ENTRE SERBES ET BULGARES.— L’ARBITRAGE DE LA RUSSIE.Londres, 13.— Une dépêche de Sa-lonique, datée de mercredi dernier, rapporte qu’une bataille indécise a eu lieu entre les Bulgares et les Serbes.Les Bulgares avaient attaqué tes Serbes près des lignes grecques.Ils ont été repoussés, mais la bataille a continuée.Le rapport de l'acceptation de l’if-fre d’arbitrage de la Russie par les alliés des Balkans, n’est pas encore officiellement confirmé, mans dans les cercles diplomatiques on croit que la nouvelle est fondée.La Bulgarie désire l’arbitrage immédiatement et s’oppose à une réu-.ûiqn des premiers ministres des qua- Londres, 13.— Le gouvernement Fisher, à une réunion du cabinet tenue hier, a décidé de ne pas donner sa démission jusqu’à ce qu’il ait connu le résultat du district de Hume dans les Nouvelles Galles du sud.Le “Morning Post” dit que la position du gouvernement est complètement changée, depuis les derniers rapports reçus de Hume.H y a presque trois milles votes qui n’ont pas été campU-s dans ce district électoral où Sir Samuel Lynn est actuellement dans une minorité de 500 voix.Bien que sir William ne soit pas officiellement laborite, il n'en appuie pas moins le gouvernement.Si le décompte lui donne gain de cause, le gouvernement aura donc une majorité de un.L’incendie aux moulins Bird & Son (De outre correspondent! Québec, 13.— Les moulins de la compagnie W.Bird & Son, manufacturiers de papier de Pont Rouge, qu’un violent incendie menaçait de destruction, ont été sauvés, grâce aux efforts inouïs "d’une équipe de deux cenis hommes dévoués du village auxquels se sont joints, vers le milieu de la journée, des pompiers de Québec dont on avait demandé l'aide.Le feu s’était déclaré non dans un entrepôt, mais dans une vaste cour à proximité des moulins et renfermant plus de deux milles tonnes de coton en balles, et d’autres substances excessivement inflammables, servant à la confection du papier-feutre.Ce n’est que vers dix heures, hier matin, que le feu, commencé à minuit, fut maîtrisé et on n’a réussi à Têteindré complètement que très tard dans l’après-midi.Près que tout le contenu de la vaste cour où le feu a fait ses ravages a été incendié.Les pertes sont évalues à $7.000, couvertes par tes assurances.L’Union Saint-Pierre EXCURSION DU CERCLE DES COMMIS-EPICIERS.L’excursion annuelle du Cercle des Commis-Epiciers de Montréal (No 60) de l’Union Saint-Hyacinthe, dimanche le 22 juin.Le départ aura lieu de la gare du Grand-Tronc à 9 h.16 te matin et quittera Saint-Hyacinthe le même soir à 7 heur»* 30.Les gérants de circulation Oincitmati, O., 13 — La convention ' annuelle de l’Association Internatio-1 nale des Gérants de Circulation s’est ajournée, hier, après l'élection des officiers, qui sont les suivants : Président, Sidney B.Long, Wichito,1 Kansas; 1er vice-prêsidemt, A.W, Mc-: Kinnon, New-York; 2e vice-président, ! J.N.Chevrier, Montréal; secrétaire et trésorier, Jos.R.Taylor, Grand ! Rapids, Mich.j La convention a décidé de tenir sa 1 prochaine convention à bord d’un, navire qui conduira les délégués de Port | Huron, Mich., à Duluth, Min.Mort d’un noble anglais - - Londres, 13.•— Le baron Fitzher-bert Esward Stafford-Jimingham, successeur d’une grande famille historique anglaise, est dé-édé hier à l’âge de 80 ans.L’un de ses ancêtres prit part à l’nsurrection contre 1e roi Jean qui se termina par la signature de la Magna Charta.La baronie Stafford date de 1640.'j Faites la pose et ap- portez-nous vos pellicules; nous développons et imprimons pour amateurs.Appareils photographiques Eastman, Pellicules, Plaques, etc.Demandez le catalogue français.LECOURS & LANCTOT COIN ST - DENIS & STE - CATHERINE UNE HUILE QUI STCLAIRCIT Comme plusieurs le font, occasionne des troubles et provoque l’usure des supports.Pour les moteurs à gazoline spécialement, vous devriez faire usage d’une huile qui non seulement lubrifie, mais qui de plus a été filtrée, de façon à vous épargner les ennuis de la lubrification et des brûlements.L’huile HAVOLINE remplit toutes ces conditions et, par sa qualité supérieure, s’est acquis une réputation internationale.En vente à THE CANADIAN MOTOR & SUPPLIES CO.Limited Tel.Main 3035.107 RUE DES INSPECTEURS.» Le Nationaliste LE NATIONALISTE, jouraal hebdomadaire paraissant depuis dix ans le samedi soir, est absolument indépendant.Et cela lui permet de juger sans parti pris hommes et choses et de présenter sous leur vrai jour les faits et les idées.LE NATIONALISTE publie des articles et des chroniques sur les événements de la semaine.Il dégage de l’actualité les épisodes qui offrent l’intérêt le plus vivant et il en traite à un point de vue essentiellement canadien.LE NATIONALISTE touche à toutes les questions susceptibles d’intéresser le public canadien et il les expose sous la forme la plus concise possible en même temps que dans l’esprit le plus impartial.Rédaction et Administration : 71a RUE SAINT-JACQUES MONTRÉAL Téléphones : Main 7460 et 7461 ABONNEMENT : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .$1.50 LE NUMERO : 2 SOUS FAITES FAIRE VOS IMPRESSIONS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com-mandes à notre bureau.:: :: :: Nous somme» outillés pour tous les gen* res de travaux.a :: Demandez nos prix avant de donner vos commandes ailleurs.:: :: :: AU m DEVOIR TELEPHONE MAIN 746', 71a RUE ST-JACQUES « 4 LK DEVOm, MONTREAL, VENDREDI, 13 JUIN 1913 vOL.IV.— No.LIU LA VIE SPORTIVE Les parties dans les grandes ligues VENTE SPECIALE DE PANAMAS LA GRANDE JOUTE DE CROSSE DE DEMAIN Six ELLE SERA DISPUTEE ENTRE LES CLUBS NATIONAL ET TORONTO.A MAISONNEUVE.— RODDY FINLAYSON ET TOM HUMPHREYS EN SERONT LE S ARBITRES.Le National attend fièrement ses rivaux de demain.Le club Toronto a joué de malchance dans les 'deux premières jouîtes de la saison contre ITrish-Cgnadien, mais il s’est révélé comme une équipe de première classe, samedi dernier, alors qu’il triomphait des redoutables Peaux-Rouges de Charlie Querrie.1 x-s Beachers ne sont pas considérés comme quantité négligeable par leur façon sage d’étudier des adversaires qui aident un club à déjouer bien des talculs.L’équipe, du National doit à ses partisans, à ses directeurs, à scs admirateurs, à sa réputation d’organisation de première classe, et se doit à elle-même de reconquérir sa place dans le tœur et dans l’esprit de tous ceux qui I s’intéressent at» sport de la crosse et i plus particulièrement dans le coeur et idans l’esprit de nos compatriotes avides de les voir monter toujours plus ' haut.Iæs “ Habitants ” devraient rosser d’importance la rehoutable équipe du “ boes ” Fleming.U préfiidf'nt ;Quinn a nommé MM.Roddy Finlayson et Tom Humphreys, pour arbitrer eette joute.Les amateurs peuvent so procurer des billets aux endroits suivants : ¦Jos.Payette, 52'J Sainte-Caltherine-Est ; A.Désourdy, 137 Saint-Laurent; L.Bison.lôO Notre-Dame-Rst.I .es billets réservés se vendent 75 cents et les loges un dollar.II v a encore des billets de saison à 95 et $8.Voici les résultats des parties jouées hier après-midi, dans les séries de la ligue Nationale et Américaine ; LIGUE NATIONALE Boston.000110014— 7 .Cincinnati.300000000— 3 | Rudolph et Whaling, Rariden; : et Clarke.i New-York.030000030- 6 I Pit tsburg.010001300— 5 Tesreau, Crandall et Meyers ; I nit/, Robinson et Gibson, Kelly.Philadelphie., .000403000— 7 11 2 St-Louis.110101001—5 11 1 j Alexander et KilHfer ; Steele, Burk ! et Wingo, Roberts.- 1 Brooklyn.001000000— 1 LES ROY’A LS ONT REUSSI CE Chicago.11020200x— 6 COUP D’ETAT EN TRIOMPHANT I |Kuc’k«' M Miller ; Fischer, DU CLUB TORONTO PAR 8 A 7 Phr,efi ct Aroh*r-HIER APRES-MIDI.— DEUX PARTIES AU PARC ATWATER CET APRES-MIDI ET DEMAIN.victoires consécutives pour Montréal Notre vente à des prix jamais offerts jusqu’ici nous a valu des commandas jusque des paroisses les plus éloignées.A vous de faire votre choix tandis que rassortiment est au complet.McCGMBER &, CUMMINGS 373 RUE SAINT-PAUL, Coin Saint-Sulpice.0 2 13 ( Hum P.C.20 21 24 25 24 29 28 29 .478 .453 .404 .396 CHESTER KRUM REMPORTE LE HANDICAP “ LE CANADA ” CE CHEVAL, JOUE A UNE COTE DE FAVORI, A GAGNE L’EPREUVE CLASSIQUE DE LA JOUR NEE D’HIER SANS DIFFICULTE APPARENTE.— QUATRE M ILLE PERSONNES SE SONT REN-DUES A LT LE GROSBOIS.Six épreuves très intéressantes furent disputées hier après-midi à l'üe Grosbois sur la piste du King Dd-ward Park Jockey Club.Près de quatre mille personnes ont assisté à la deuxième journée du meeting et parurent enchantées de la manière dont les choses étaient conduites.Un grand outsider ouvrit le bal en gagnant la première course.La victoire de Royal Prince n’était guère escomptée eont*— des coureurs de réputation bien ’*ablie comme Eaton et Song of Rock.ce qui arriva.En deuxième position, au départ, Royal Prince régla son champ et ne iut jamais rn danger d’être rejoint par Eaton et Song of Rocks qui ne classèrent dans l'ordre de mention.Le second choix, Parcel Post, remporta la deuxième course avec honneur.Sur les fers du meneur Bulgar pendant la majeure partie de l'épreuve.Van Dusen lui demanda de la vitesse dans la ligne droite et son grand rapprochement lui donna la victoire par deux longueurs.Bulgar, digne d’un meilleur sort, après ses beaux débuts, se contenta de la deuxième place devant Rummage.Cecil attesta encore les droits d’un outsider à la victoire dans les six lurlongs qui suivirent.A la surprise rénérale, elL commanda la course dès le début et se tint ensuite en •été de son champ.Le favori Fastes ne resta pas même dans l'argent.A Chester Crum revint l’honneur de remporter la première victoire de l’après-midi A une cote de favori.Le land Lap “Le Canada" lui revint après une belle course dans laquelle U ne fut jamais en danger d’être rejoint.Frog avait assez de preneurs confiants, mais ses beaux efforts ne lui valurent rien de mieux que la deuxième position.Henry Hutchison se classa en trot sième place.Ugo s’appropria l'avant-demiêre épreuve à une cote de favori devant Lad et Jim L.Ce fut une victoire facile pour le pensionnaire de l’écurie Fitzgerald.La dernière course vit le second choix Veno Von mener de bout en bout, contre un bon champ qui était sensé lui faire une lutte plus chaude.Le favori Buck Thomas ne gagna pas son avoine.Voici les résultats des épreuves disputées hier après-midi : PREMIERE COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, b ourse $300, six furlongs : 1er, The Royal Prince, lie, Dryer, 20 à 1, 2 à 1 et au pair ; 2e, Eaton, 118, Pickens, 2 A 1, 4 à 5 et 2 A 5 ; 3e, Son of Rocks, 114, McAdams.au pair et 9 à 10.Temps : 1,17 2-5.R.H.Gray, Janus, Tiny Jim, Gagnant, Tender, Monkey, Miss Primity, Phi lapeno et Rossini ont aussi couru, DEUXIEME COURSE Chevaux de deux ans, hourse $300, 1 1-2 furlongs : 1er, Parcel Post,108 Vandusen, 2 -A 1, au pair et 1 A 2 ; 2e, Bulgar, 10e, Bnyder, au pair : 3e Rummage, 107, Knight, 6 A1, 2 A 1 et au pair.Temps : .56 2-5.Old Jordan, Colonel C., The Parson,Free land G et Ratlgon ont aussi couru.TROISIEME COURSE Chevaux de trois ans, A réclamer, bourse $300, six furlongs; 1.Cecil, 107, Warrington, 10 A 1, 2 A 1 et au pair.2.Willis, 102, Skirvin, 6 A 1, 4 A 1 et 2 à 1.3.Juwel of Asia, 103, Pickens, 3 à 1, 6 A 5 et 2 A 5.Temps — 1.17 3-5.Fasces, Vates, Turkey Trot, Swift Sure, Johnny Harris, Etta, Roy, Prince Fonso et Artful Art ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Stake “Le Canada”, chevaux de quatre ans et plus, 1 mille 1-16 : 1.Chester Krum, 125, Small, 7 A 10.2.Frog, 113, Warrington, 4 A 1, 2 à 1 et 4 A 5.3.Henry Hutchinson, 117, Snyder, 3 A 1, 6 A 5 et 3 A 5.Temps — 1.50.Princess Thorpe, The Gardner, Nad-zu, Otilo, Harcourt et Our Nugget ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Chevaux de quatre ans et plus, A réclamer, bourse $300, 5 furlongs: 1.Ugo, 110, Hannover, 5 A 2 et 3 à '5.2.Orimar Lad, 111, Dryer, au pair, 4 A 5 et 2 A 5.3.Jim L., McAdams, 10 à 1, 4 A 1 et 2 A 1.Temps—59 1-5.Strikeout, Golden Ruby, Arroco-shaft, Premier, Delightful, Barette et Dahomey Boy ont aussi couru.SIXIEME COURSE Chevaux de quatre ans et plus, à réclamer, bourse $300, 5 furlongs : 1.Veno Von, 110,.Dennison, 4 à 1, 2 à 1 et au pair.2.Rat.Masterson, 112, Jackson, 2 à 1, au pair et 2 à 5.3.Starboard, 112, Knight, 6 A 1, 3 à 1 et 3 A 2.Temps—59.Buck Thomas, Isabelle Casse,Cloak, Susan, Johnny Wise, Mapleton, Smirk et Tee May ont aussi couru.Ligue de Crosse Jacques-Cartier VICTOIRE DU CLUB DK CROSSE S A1 NT - PI ERRE ¦ A U X -1.1E NS Dimanche, le 8 courant, le club de crosse Saint-Pierre-aux-Liens, de la ligue Jacques-Cartier, a, dans une partie de ligue, défait le Club Youville par 2 à 1.La partie, quoique très contestée, fut exempte de brutalité.Le Saint-Pierre a.par sa victoire, prouvé qu’il entend bien marcher dans les mêmes traces que les deux dernières années et nombreux sont ses admirateurs, au nombre desquels est le Dr J.TT.Paquin qui versa à la caisse du vainqueur la somme de ?10.Alignement des équipes : Saint-Pierre.Youville.Girard.Buts.Tobin Leduc.Points.1.Dumont Doutre.Couverts.A.Dumont Lilfiton.Défenses.Robillard G.Kirkland.Défenses.Trayner Lçmay.Défenses ., .Papineau Richer.Centres .- ., Lavallée R.Kirkland.Attaques.Leroux Norton.Attaques.Anderson Legault.Attaques.Donaldson Racine.Extérieurs.Cook Mauville.Intérieurs.Cormier A.Prégent.Chronométreurs.Finlay •Tos.Prégent.Juges des buts.Ouimet.Arbitre.Charretier 1er quart, : Youville, Cormier.3 m.2ème quart : Pas de point.3ème quart : St-Pierre, Lemay, .12 m.4ème quart; St-Pierre, R.Kirkland 2m.JOUTES D’HIER Montréal, 8; Toronto, 7.Buffalo, 3; Rochester, 2.Jersey City, 7; Baltimore, 2, Newark, 11; Providence, 4.POSITION DES CLUBS G.P.Newark.33 Buffalo.30 Rochester.29 Providence.24 Montreal.22 Baltimore.24 Jersey City.19 Toronto.19 PARTIES D’AUJOURD’HUI Toronto à Montréal, (2).Rochester à Buffalo.Providence à Newark.Baltimore à Jersey City.HABILES AU BATON Décidément les joueurs torontoniens n’ont pas de chance contre les Royals, me victoire consécutive du club Montréal sur les Leafs.Ce n’est pas trop mal.Les locaux se distinguèrent au bâton et à la conclusion de la deuxième reprise, ils avaient un avantage de cinq points sur leurs adversaires.Les Leafs se réveillèrent et graduellement ils diminuèrent cet avantage jusqu’à ce qu’ils furent sur un pied d’égalité dans la première moitié de la neuvième reprise.Après quoi, Roy Dem-mitt et Burns frappèrent les coups qui devaient donner la victoire aux joueurs de Ketty Bransfield.Demmitt toucha la balle pour trois buts et Burns fit entrer Ray sur un coup simple.Le coup saillant de Taprès-midi fut sans contredit le coup de circuit de Joe Yeager.Voici les résultats détaillés de la partie d’hier: MONTREAL Ab.R.H.Po.A.E.POSITION DES CLUBS G.P.Philadelphie 13 New-York 26 19 Brooklyn 21 ( hicago 24 Pittsburg 24 25 St-Louis o-_> 28 Boston 19 26 Cincinnati 18 32 Ligue de crosse du dimanche DEUX PARTIES SERONT JOUEES AU NATIONAL DANS LES SERIES DE l.A LIGUE DE LA CITE,—ENCOURAGEONS NOS JEUNES.LIGUE AMERICAINE Détroit.OtOOOOQOO— 1 .623 | New-York.OOOOiOOOl— 2 .588 ! I.fiko iR Rondeau ; Schultz et .547 Keti.490 ! Washington.010003001—5 Chicago.112000000— 4 7 2 Groom et Henry ; Cicotte, Scott et Schalk.St-Louis.100100000— 2 4 2 Boston.lOOOOlOlx— 3 9 1 Baumgardner et Agnew ; Bedient et Carrigan.Cleveland.000000001— 1 5 3 Philadelphie.,00100104x— 6 9 0 Falkenberg, Blending et O’Neill ; Plank et Lapp.POSITION DES CLUBS P.C.698; .578; .523 ) - .520; Les jeunes vont se mettre à l'oeuvre,; .490 dimanche prochain, au terrain du Na .410 tional.En effet, l’ouverture de la ligue .422 de crosse de la cité aura lieu après- ; .360 demain, alors que les clubs National jet Caughnawaga seront aux prises 5 2 ! dans la première joute qui commencera 1 0 à 2 heures 30.Gos-| Angus et Jacobs, qui ont brillé d’un ¦ si vif éclat chez les sen j or s, l'an der- j 11 2 ’ n*er» sont revenus au Caughnawaga.; Il sera intéressant de voir Salomon Bollerose et Mo is an mettre ces joueurs j en échec.A 4 heures ils feront place au Champêtre et à,la Casquette.Deux fois par semaine, les deux ] équipés de cette jeune association venaient faire l’exercice sous la direction de Geo.Dussaulti du National.U- s de Carisch connaisseurs disent que les élèves ’; Georges sont parfaitement préparés G.P.Philadelphie.38 11 ( Jeveland 35 16 Washinirton.23 Chicago 28 25 Boston 23 25 Détroit 21 32 St-Louis 20 36 New-York 12 36 Ligue Canadienn j leur début.| Le Champêtre a déjà vu le feu.ID ^; attend la lutte de pied ferme.11 a | rq - dans «es rangs du sang étran- ' -in Ser’ suivant ’p conseil de Ces connais-) .040 spurs qui préconisent le croisement des 1 races.Le championnat de 1898 semble1 leur donner raison.528 .479 .396 .357 .250 Gilhooly, c.f.4 2 2 7 0 0 Allen, r.f.5 0 2 2 0 0 Yeager, 3b.5 2 3 0 1 1 Griggs, 1b.2 2 8 0 0 Dennox, 2b.5 1 1 01 1 Demmitt, l.f.5 1 2 3 0 0 Esmond, s.s.0 1 5 4 0 Burns, c., 0 1 2 1 0 Dale, p 0 2 0 1 0 Smith, p.0 0 0 0 0 Totaux .40 8 Te 27 8 2 TORONTO Ab.R.H.Po.A.E.McConnell, 2b.4 1 1 1 2 0 Fitzpatrick, c.f.5 1 4 3 0 0 O’Hara, 1.f.5 0 0 0 0 0 Bradley, 3b.4 1 1 5 2 1 Northen, r.f.4 2 3 3 0 0 Holly, s.s.3 2 1 2 3 1 Shuktz, 1b.O • .O o 2 10 0 0 Graham, c.3 0 0 1 1 0 Hearne, p., .4 0 0 0 o 0 LES Berlin.London.Bradshaw Matteson.Peterboro .Ottawa.Creswell Lage.Hamilton .St-Thomas JOUTES D'HIER .010000002— 3 8 2 .01215001X—10 17 0 et Stroh ; Chaput et et .000000002—2 8 1 .000000000—0 5 2 McNeal ; Kubat et .000000000— 0 11 6 .00004430X—11 12 0 Teed et Fisher ; Reilly et Inker.St-Thomas .Hamilton .Guelph .London.Ottawa.17 Peterboro .Brantford .12 Berlin.CLUBS G.P.ï.c.20 13 606 19 13 576 16 13 552 16 14 533 17 15 531 14 17 453 12 18 400 10 21 323 7 9x25 10 mort quand A NOS AMIS Le "Cevolr” est outillé oour ram tfes imnresslnns dans tous les oenrat Ouvrare garanti.445 RUE SX-JACQUES C’est là qu’est notre NOUVEAU MAGASIN et l’endroit pour acheter tout ce qui est sur roues.Concords d’excel-len-te qualité, voitures de commerce et de famille, Charrettes Lorries et voitures de livraison, recouvertes ou non.Voitures de bouchers, de boulangers et de laitiers.100 AU CHOIX R.J.LATIMER Totaux .35 x—Un homme de point victorieux a été enregistré.Toronto.010201012 Montreal.420100001- SOMMAIRE Coup de circuit, Yeager.Coups de trois buts, Lennox, Demmitt.Coups de deux buts, Shultz 2; Griggs, Fitzpatrick, Bradley.Laissés sur les buts, Montreal 11; Toronto 8.Buts sur erreur, Montréal I ; Toronto 2.Sacrifice Graham, Holly, Bradley.Coups réussis, sur Dale 7 dans 7 reprises; sur Smith, 2 dans 2 reprises.Buts sur Dale, 2; sur Smith 2; sur Hearne 3.Retirés au bâton, par Dale 1; par Smith 1; par Hearne 1.Balles mal lancées, Dale 2; Smith 1; Hearne 1.Frappé par le lanceur, par Dale 1.Durée de la partie, 1.55.Arbitres : Owens et Carpenter.AUTRES PARTIES Newark .,01126010x—11 11 1 Providence .300100000— 4 12 5 Enzmann, Lee et Higgins; Donovan, Laffitte, Resigil et C.Onslow.Buffalo.000001002—3 8 0 Rochester .100001000—2 6 0 Holmes et Lalonge; D.Martin et Williams.Baltimore .000110000—2 9 3 Jersey-City .42100000x—7 8 0 Morrissette, McTigue et Bergen ; Brandon et Blair.Jack Laviolette et Olivier Secours avec le Cartier CF.S DEUX ETOILES DU JEU DF.CROSSE JOUERONT DIMANCHE PROCHAIN AU PARC MASCOTTE DANS LES SERIES DE LA LIGUE DU DIMANCHE, Le polo en automobiles Les promoteurs des joutes de polo en automobiles qui- auront lieu au terrain 'du National, à Maisonneuve, ont annoncé, hier, que la première exhibition des joueurs anglais à Ylontréal sera donnée vendredi prochain, 20 du courant.L’équipe d’outremer jouera une série de parties et il y a toute apparence qu’une bourse sera offerte pour celle des deux équipes qui fera meilleure figure dans ce tournoi.Ces joutes seront le début du sport du polo en automobile au Canada.Elles provoquent un intérêt plus grand que celui soulevé par aucun autre événement sportif organisé depuis longtemps en cette ville.Iæs joueurs que nous verrons ici sont les meilleurs qui soient.Ce sont eux qui ont inventé et lancé ee sport en Angleterre e.t aux Etats-Unis.Ils arriveront ici le 18 juin avec lours autos, par un steamer de la ligne White Star.Les préparatifs pour cette série de matchs sont maintenant à peu près terminés.Outre les joutes de polo, il y aura plusieurs attractions supplémentaires.Les séances du soir au terrain du National seront des plus intéressantes et l’illumination sera tout ee qu’on peut souhaiter.L’une de nos meilleures fanfares locales donnera, chaque soir, un programme choisi.Les autos qui serviront aux joutes de polo attireront fort l’attention.Ce sont de curieuses machines qui parais- TROIS PETITS LIVRES QU’IL FAUT LIRE Billets du soir (deuxième série) d’Albert LOZEAU À bout portant de Nap.TELLIER V.Chroniques de Léon LORRAIN En vente au Devoir et dans toutes les librairies CHAQUE VOLUME 25c ; FRANCO 27c Les régates du Club Champêtre La section nautique du Club Champêtre Canadien est à préparer son programme pour ses prochaines régates qui auront lieu les 26 et 27 juillet prochain.Les officiers ne veulent rien négliger et ils nous promettent un succès sans précédent.Ce soir, au chalet du club, il y aura une grande assemblée générale à laquelle tous les membres sont priés d’être présents pour 8 heures précises.Ligue de la Cité PAQUETTE LANCERA DEMAIN POUR LE CLUB HOCHELAGA CONTRE MASCOTTE.— LE VIL-LERAI DISPUTERA LA VICTOIRE AU ALL-MONTREAL.L’arrivée de Paquette a mis les actions du club de baseball Hochelaga à la hausse sur le marché de la ligue de la Cité.Les gens de la partie Est en sont aujourd’hui rendus au point de parler rien autre chose que de championnat.Les plus ardents parmi les supporteurs du club du quartier sont même prêts à parier au pair que leur club sortira victorieux des Mascottes, demain.C’est beaucoup ambitionner, mais ils sont convaincus qu’avec Paquette dans la boite rien ne sera impossible pour leur club.Le président Cardinal a promis à ses nombreux amis de leur donner un club de gagnants et tout à l’air qu’il est en train de remplir ses promesses.Los Mascottes n’ont pas vu ce réveil des Hochelaga en gens qui se confient dans des gloires passées.Le gérant Garon s’est immédiatement mis à l’ceuvre et a apporté un changement à son infield qui profitera beaucoup à la tenue générale de cette partie de son équipe.Jüd Borden jouera au premier, Ed.Crutchley au deuxième, Kid Major à l’avant-garde et Hank Millier au troisième.Jack Briggs, Pete Archambault et Harry Keamey forment un outfield qui peut soutenir la comparaison avec les sent construites pour les cirques phi-! meilleurs de la ligue de la Cité.La tôt que pour toute autre chose.Elles ont un moteur très puissant et.peuvent obtenir un très grande vitesse.Elles ont été fuites spécialement pour le jeu de polo.Les machines sont peintes en rouge et jaune.Le châssis est bleu et les roues blanches.Il y aura une voiture d’ambulance sur le terrain afin de transporter les blessés à l’hôpital s’il se produisait des accidents, ee qui est fort possible.Carillon vs Saint-Zotique C’est dimanche, le 15 juin prochain, qu aura lieu l’ouverture de la saison de crosse du dimanche au parc Mascotte, coin des rues Delorimier et Ontario.Deux grandes joutes sont au programme pour ee jour.La première mettra aux prises le Saint-Pierre-aux-Liens contre le Mascotte jnr, et la 'deuxième mettra le Caughnawaga senior contre le Cartier.Ces deux parties fourniront nu public un spectacle très intéressant.Aux amateurs do notre beau sport national de se rendre en foule pour applaudir nos athlètes.Jack Laviolette, l’étoile du Club de Hockey Canadien, iera ses débuts, dl I manche, comme senior amateur, ainsi I que Olivier Secours, du National.Nul I Honte que Ces parties seront bien goû- ! tées et qu’il y aura foule au parc Mascotte, dimanche prochain, an terrain : de l’Irish Canadien.Prix populaire,25c.Une belle joute de crosse aura lieu dimanche après midi, entre’ les clubs Carillon ét, Saint-Zotique, au coin 'des rues Saint-Ferdinand et Saint-Henri.Le club Saint-Zotique est prêt à se rencontrer avec les clubs suivants le 22 juin : Saint-Pierre aux l iens, Saint-Paul, Vaudreuil, Dorval.Laehine, La Casquette, Cartierville et Sainte-Anne de Bellevue, pour une série de deux parties.Pour information, s'adresser à R.Racicot, 1862 rue Notre-Dame-Ouest.première partie entre les Ail Montreal et les Villerai pourrait causer des surprises.Chez le Northmount Le club Richmond jouera à Sorel Dimanche, le 1er juin, le yNorth-mount déclassa la fameuse équipe du St-Germain de Saint-Laurent par 14 à 4.Le petit lanceur Gagnon brilla en retirant 7 hommes au bâton et ne leur accordant que 4 coups sftrs.Dimanche dernier, le 8 juin, le Northmount blanchissait le Club Harvard soi disant de la ligue Imperial.Ce fut simplement une pratique pour ces premiers, ils gagnèrent par 23 à 0.Laflèche du Northmount frappa un coup pour le circuit, Daoust, Lamou-reux et Courtois accomplirent un double jeu.Le Northmount.attend pour dimanche, le 15 juin, la visite du St-Paul A.A.A.et cherche un adversaire pour le 22 et attends toujours la réponse du Marieville.Pour informations s'adresser à Orner Des Les Ursulines dans le Maine LES CITOYENS DE WATERVILLE SE PREPARENT A CELEBRER LE 25ième ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION D’UN COUVENT D’URSULINES CHEZ EUX.(Service particulier) Waterville, Me., 13.— De grandes réjouissances religieuses se préparent pour le 26 juin à Waterville.Ce jour-là les Dames Ursulines célébreront le 25e anniversaire de la fondation de leur couvent en eette ville.Le gouverneur William T.Haines et sa-G.Mgr l’évêque de Portland, seront au nombre des invités.LE PROGRAMME Une partie des cérémonies aura lieu à l’église Saint-François de Sales et l’autre au couvent du Mont Merici.La célébration s’ouvrira à 10 heures 30 à l'église Saint-François de Sales par une grand’messe solennelle chantée par M.le curé Narcisse Charland et à laquelle assistera l’évêque.Dans l’après-midi un concert sera donné sur le terrain de l'Académie par les enfants suivi d’un banquet de 1,000 couverts.Le soir, grands feux d’artifice et visile du couvent.Presque tous les prêtres du Maine ont été invités et on s’attend à une foule do visiteurs de toutes les parties du Maine.Ce sera l’événement le plus remarquable que les Canadiens de YVaterville aient eu depuis de longues années.OEUVRE D’EDUCATRICES Depuis un quart de siècle que les Soeurs Ursulines sont à Waterville, elles ont accompli un bien incalculable pour l’éducation.Elles ont présentement la charge de 1300 élèves au couvent de la rue Elm et à l’académie Mont Merici.Dix mille élèves ont reçu leurs diplômes aux écoles des Dames Ursulines depuis 25 ans et on croit qu’un très grand nombre de ces élèves avec leurs parents viendront prendre part aux fêtes de toutes les partie du Maine et même de quelques autres Etats.C’est en mars 1888 que six Soeurs Ursulines vinrent des Trois-Rivières établir une petite école catholique dans une maison de la rue Charles à Waterville.Cette maison pouvait contenir 600 enfants.Le nombre des religieuses dut s’accroître.L’assistance à l’école augmentant toujours, on érigea e*n 1911 la superbe Académie Mont Me-riri, à deux milles environ du centre de la ville.Présentement le nombre des élèves est 744 sous les soins de 28 institutrices et 16 novices.La Révérende Soeur Sainte-Ursule est supérieure de cette institution qui est classée parmi les meilleures (les deux Amériques.EGOUTS Avis aux Contribuables AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les rôles de cotisations spéciales pour le coût des égoûts construits par la Cité de Montréal, dans les rues ou sections de rues ci-dessous mentionnés, sont complétés, et qu’ils sont maintenant déposés au bureau du soussigné à l’Hôtel de Ville, savoir: Azilda, depuis le Boulevard Saint-Antoine (maintenant Desormeau) à l’Avenue des Erables.Chambly, depuis la rue Duquette à la rue Nolan.Chemin de la Côte Sainte-Catherine, depuis l’égoût existant à une distance de 75 pieds vers le Nord.Persillier et Lafayette, (maintenant Louisbourg), depuis l’égoût existant à une distance de 1,200 pieds vers le sud.Pins (Avenue des) (maintenant Ter-rebonne) depuis le Grand Boulevard à l’Avenue Melrose et le long de l’Avenue Melrose à une distance de 1870 pieds vers le Sud.Melrose (Ave) depuis la voie du Pacifique Canadien à la rue Sherbrooke.Mercier Boulevard, depuis le fleuve Saint-Laurent à sa limite .Valmont, depuis la rue Viel à la rue Salaberry.Toutes les personnes mentionnées dans les dits rôles comme sujettes au paiement de quelque taxe ou contribution foncière sont par les présentes sommées d’en payer le montant au soussigné, a son bureau, dans les dix jours de cette date, sans autre avis.(Signé) C’hs.ARNOLDI, Trésorier de la Cité.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 11 juin 1913.Institutrices juives pour les écoles protestantes Lr club de baseball Richmond ira jouer, dimanche, à Sorel, avec le club do l’endroit.Il organise à cette occasion une excursion par le vapeur Impérial qui partira à 9 heures du matin Tout est prêt pour la grande par du quai de la rue Descry, à Hoehcla-, tie de baseball au collège Saint-Lau-ga.j rent dimanche apêrès-mtdi entre les —-4- | Stars et les Collégiens.A l'Académie de Médecins n“^Po,ndnntB, 8*lTt j très forts.A sa partlque finale, hier soir, plus de quinze joueurs furent présents.Les Stars partiront dimanche à 1 heure précise à l’angle des rues j Mont-Royal et Parc.Paris, 13.l.e professeur Debove a été élu secrétaire perpétuel de l’académie de médecine, rn remplacement M.Jaccoud.de La Commission des Ecoles Protes.tantes, sous la présidence du Rév Dr Symonds, a discuté hier soir l’opportunité, pour conserver intacts ___________________ „ jjur, les principes concernant l’éduca- marchais, 837 Lacombe ave, Côte des |ion.,ic,s enfants juifs, fréquentant Neiges, Main 1242, chez Cassidy’s , e‘‘oles Protestantes, de nommer Ltd.des femmes de la nationalité juive pour enseigner ces enfants.Le Principal Scrimger a déclaré qu’elles étaient bien et dûment qualifiées pour remplir cette fonction délicate à cause de la grande liberté d’action dont elles jouissent.Le Rév.Dr.Young et l’échevin A.D.Fraser se sont montrés dissidents a ce propos; ils ne reconnaissent pas le droit aux commissaires de s’immiscer dans les affaires religieuses et éducatives des protestants.I n grand nombre de professeurs ont présenté une requête à la commission demandant que leur salaire actuel qui n’est que de $1400 par année soit augmenté de $400.Celte requête a été référé au comité des finances.Le club Star à Saint-Laurent Parc DOMINION Représentation de l’Ouest sauvage de Dickey.Faites un Tour sur ta ROUE ENCHANTEE Fanfare Vander Meerschens ADMISSION .10 cents Dépêches de France M.POINCARE A CHERBOURG Paris, 12.— M.Poincaré a reçu aujourd’hui le maire de Cherbourg venu l’inviter à passer dans sa ville lors de son départ pour l’Angleterre.Le président de la république a accepté.U sera reçu par la municipality.L’ECOLE LAÏQUE Paris, 12.— A la chambre, sous la présidence de M.Lebrun, on a discuté les projets de loi concernant la défense de l’école laïque.MARIEE A UN PRINCE Paris, 12.— Mme Huger Pratt, née Abigail Pànkhurst, originaire de Cleveland (Ohio), et le prince Georges Karageorgevitch, cousin du roi Pierre de Serbie, ont été mariés ici cet après-midi.RETOUR DE PEARY Paris, 12.— L’explorateur Peary et sa famille sont partis aujourd’hui de Cherbourg pour New York.L’amiral Lecannellier l’a salué à l’embarcadère.M.LOUIS DECORE Paris, 12.— M.Louis, ancien ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg est nommé grand’eroix de la Légion d’honneùr.AERODROME MILITAIRE Langres, 12.— On va établir ici un aérodrome militaire.AUJOURD’HUI, COURSES AU GALOP AU PARC KING EDWARD DU 11 AU 1H .JUIN INCLUSIVKMI INT Cette saison, tous les bateaux pour le parc partent du bas de la rue Désiré, à 1 heures P.M.et ensuite tous les vingt minutes jusqu a 3 heures P.M.Prenez les chars de la rue Notre-Dame ou de la rue Ste-Catherine,allant vers l’Est et descendez à la rue Désiré.Les meilleurs des repas aux prix de la ville seront servis au restaurant des frères Miller,a»» u grande estrade VOL.IV.— No.136 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 13 JUIN 1913 9 CINQ MORTS ET PLUSIEURS BLESSES DANS LE Monde Ouvrier Un tamponnement terrible s« produit à la L.f gare de Stamford, Com.— L’accident.— l Dévouement d’un prêtre.Stamford, Conn., 13.— Cinq personnes sont décédées et plusieurs autres blessées à la suite d’un tamponnement sur la voie principale du chemin de fer New-York, New-Haven and Hartford, en face de la gare de cette ville.L’accident se produisit à 4 heures 45, hier après-midi, lorsque la seconde section du rapide de Springfield tamponna 'la première section, qui quittait la gare.LES MORTS Les morts sont: Mme Edward J.Kelly, 34 Dryden Ave., Winthrop, Mass., épouse de l’agent des terres du Pacifique Canadien, instantanément tuée.Frank Garfield, Springfield, Mass., Instantanément tué.Dr H.H.Home, de Hartford, Conn.Mme Bayes, Springfield, Mass., morte cinq minutes après l’accident.E.H.Woodruff, Flushing, L.I., N.-J., instantanément tué.LES BLESSES Les blessés sont: F.Jennings, Springfield, Mass., blessures fatales à la tête.S.W.Patterson, Red Bank, N.J., blessures à la tête et à la gorge; état critique.George Walton, New-York, sérieusement blessé.Allen A.Warfield, Washington, D.C.; E.S.Benson, New-York; P.J.Garritt, Hackensack, New-Jersey, mortellement blessé; J.J.Martin, New-York; Rebecca Mayerson, New-York; le bébé de Mme Meyerson.L’ACCIDENT La locomotive de la seconde section pénétra fort avant dans le wagon-pullman “Skylark”, qui était le dernier wagon de la première section.Une trentaine de personnes se trou-I T/“Y.Y'Y " • valent dans ce wagon.Toutes furent ^ 1 ‘Industrial Bureau” du New-oYrk New-Haven et Hartford Bureau à Boston.Ses deux frères qui sont arrivés ici ce matin ont identifié Mme “Ma femme, dit-il, alla boire et m’apporta un verre d’eau.Au même instant nous vîmes un jeune homme qui flirtait avec une jeune fille et je dis à ma femme: “Le roman de la jeunesse ne meurt jamais”.En disant cela je me tournai vers ma femme et au même instant j’entendis un bruit terrible.Le toit du wagon sembla descendre sur moi et je me sentis cloué par un poids énorme.J’entendis des cris terribles.Je pensai immédiatement à ma femme et je parvins à me tourner.J’étendis la main et je touchai la chaudière de la locomotive qui était entrée dans le wagon.J’étais brûlé par la vapeur.J’entendis ensuite des cris et quelqu’un me tira à l’air libre.Je demandai aux gens d’aller chercher ma femme.On me répondit qu’elle n’était pas dans le wagon, mais je répondis qu’elle y était, puis je la vis, la moitié du corps pendant par une fenêtre.On nous apporta une échelle et nous la descendîmes.Son pouls battait encore.Nous la portâmes dans une petite maison et on appela un médecin.Pendant que nous l’attendions, je tâtai encore une fois le pouls de ma femme; il ne battait plus.Elle avait les yeux ouverts et je lui demandai de me répondre, mais elle était morte.” LA LISTE OFFICIELLE (Service particaiier) Stamford, Conn., 13.— Une nouvelle mort vient de s’ajouter à la liste de celles causées par la collision entre la première et la seconde section de l’express de Sprinfield, hier; le total est maintenant de six.Gregory Hume, journaliste, a succombé ce matin à ses blessures.Le corps de la femme qui n’avait pas été identifié est celui de Mme Seeley, femme de W.H.Seeley, gérant 12 plus ou moins sérieusement blessées.Le rapide de Springfield est celui qui vint en collision avec un convoi de marchandises à Westport, Conn., en octobre dernier, alors que huit personnes furent tuées et plusieurs blessées.TKÎMMBLE CHOC -^a premiere section du rapide fut formée à Boston et arriva ici en temps.Tandis qu’elle attendait l’ordre de partir, la seconde section arriva à toute vitesse et tamponna violemment la première.La locomotive pénétra sur une distance de 40 pieds dans le dernier wagon-pullman.Ce wagon était rempli de monde et il est miraculeux que le nombre des morts n’ait pas été plus considérable.Iæ feu qui se déclara dans les débris, immédiatement après l’accident, fut promptement éteint par la brigade du feu de cette ville.Le travail de sauvetage fut immédiatement commencé et tous les blessés furent transportés dans les hôpitaux locaux.DEVOUEMENT D’UN PRETRE L’abbé Antoine Berkeley, prêtre catholique de New-York, qui était à bord du wagon-pullman, dirigea le .travail de sauvetage.Bien que blessé, il refusa de se laisser conduire à l'hôpital et prodigua ses soins aux blessés.L’HEROÏSME D’UN JOURNALISTE {Service particulier) Stanford, Connecticut, 13.— Gregory Hume, journaliste, employé au “New-York World”, blessé dans l’accident de chemin de fer, a succombé ce matin; c’est la sixième victime.Malgré ses terribles blessures, Hume ne perdit pas le sens de son métier.Il revenait de chez sa mère qui habite Pine Orchard, et était dans le Pullman, au moment de la collision.I Quand on le retira des débris, avec ’ les hanches brisées, des fractures composées des deux chevilles et des lésions internes, il dit à ceux qui le portaient: “Appelez mon journal tout de suite et dites qu’il y a eu une collision ici.Dites que je ne puis leur envoyer des détails, parce que je suis tout brisé.Appelez aussi ma mère.” Il perdit ensuite connaissance.Le cadavre de la femme qu’on n’avait pu reconnaître hier soir est celui de Mme W.H.Seely, femme du gérant du bureau industriel du New-York, New-Haven et Hartford, à Boston.Les sept blessés qui sont à l’hôpital de Stanford sont assez bien.LE RECIT D’UN RECHAPPE Edward J.Kelly, commissaire des terres du Pacifique Canadien à Winthrop, Massachusetts, dont la femme, assise à côté de lui, a été instantanément tuée dit que Mme Kelly et lui occupaient les sièges 17 et 19 à l’arrière du Pullman Skylark, presque au bout du train.Il se rappelle qu’on arrêta à Stanford pour changer de locomotive.Seeley.Les sept patients qui ont été transportés à l’hôpital Stamford vont bien.Voici la liste des morts: — Mme Edward J.Kelly, Winthrop, Mass.; Everett Halsey Woodruff, Flushing, L.L; Dr Harmon G.Howe, Hartford, Conn.; Frank K.Confield, Springfield, Mass.; Mme W.H.Seeley, Boston, Mass.; Gregory Hume, New-York, (ville).“ Vendez-vous ou nous vous étouffons ” UN TEMOIN A L’ENQUETE DE BOSTON SUR LA DISSOLUTION DE LA UNITED SHOE DECLARE QUE C’EST LA LA MENACE DE LA COMPAGNIE AUX SOCIETES RIVALES.Boston, 12.— “Nous tentons toujours d’acheter nos concurrents et s’ils ne veulent pas vendre, nous les étouffons”.Cette déclaration a été attribuée à Wm.Barbour, vice-président de la United Shoe Machinery Company, par u .témoin du gouvernement, aujourd’hui, au cours des procédures en dissolution de cette compagnie.James A.Dray, un courtier d’immeubles, était le témoin.Il déclara que la déclaration de Barbour était une menace à son adresse, parce qu’il ne voulait pas donner son consentement à la vente de la Standard Shoe Machinery Company, de Boston, dont il était alors l’um des directeurs.Le témoin déclara que Barbour avait dit ceci, en discutant la vente de la compagnie: “J’ai des intérêts considérables dans la United Shoe Machinery Company et je ne prétend pas qu’elle soit compromise par une compagnie concurrente.” Le témoin refusa de consentir à la vente et c’est alors que Barbour fit la déclaration précitée.Dray lui demanda s’il était pour employer ces tactiques à son égard et Barbour répondit “oui”.Barbour lui demanda ensuite: “Où allez-vous prendre votre argent?Nos intérêts à Boston et New-York sont si considérables que vous ne pouvez rien faire.” Le témoin ajouta qu’il refusa de vendre et que la compagnie fit faillite.Il ne sera pas candidat Le commissaire Lachapelle a déclaré qu’il n’y a rien de vrai dans la rumeur- qu’il doit être candidat à la mairie.Il ne se représentera pas au bureau des commissaires.UNE NOUVELLE ORGANISA-TI ON Une nouvelle union, démembrement de l’Union Indépendante des Ingé-nieurs-stationnaires, vient de se former en notre ville; elle portera le nom de: Union Nationale des Ingé-nieurs-Stationnaires et aura ses réunions à la salle Leggatt, 280, rue Richmond.Pleine d’énergie et de courage, elle semble vouloir renverser d’emblée tous les obstacles qui se dressent toujours devant une organisation naissante et marcher fièrement à la conquête du bonheur économique.Elle eSt née à la suite d’une nombreuse et enthousiaste assemblée d’ingénieurs tenue avant-hier soir.Après avoir discuté et adopté le projet d’organisation, l’assistance a immédiatement procédé à l’élection des officiers.Tous sont bien connus dans le monde ouvrier et nul doute que sous leur égide l’Union Nationale ne marche vers un avenir de prospérité.Ce sont: M.Gilbert Poitevin, président; M.Abel Guibeau, vice-président et agent d’affaires; M.Joseph La-chance, secrétaire-archiviste; M.Joseph Denis, secrétaire-financier; M.Alfred Leclaire, trésorier; M.Edouard Bergeron, auditeur; M.J, H.Gagné, enquêteur; M.Ulric Lachance, sentinelle.LES METIERS EN CONSTRUCTION Le conseil des métiers en construction a tenu hier une importante assemblée sous la présidence de M.J.E.Nadaud.Nombre de questions d’intérêt général pour les différents métiers faisant partie du conseil ont été discutées et résolues.Le comité chargé d’aller rencontrer Mgr l’archevêque de Montréal au sujet de la construction des écoles et des églises par des travailleurs du dehors, a fait rapport.Quoi qu’il nous soit impossible de dévoiler ce qui s’est dit entre Mgr Bruchési et les délégués, nous pouvons assurer les amis de la cause ouvrière que l’entrevue aura des résultats satisfaisants à tous points de vue.Le comité est revenu enchanté de la réception courtoise et des paroles paternelles à lui adressées, par le premier pasteur de l’archidiocèse.Le rapport présenté hier soir a été adopté avec remerciements aux membres de la délégation.UN CONCERT-BOUCANE Demain soir, à la salle Saint-Onge, 555, avenue Mont-Royal-Est, aura lieu le grand concert-boucane du club ouvrier municipal.Ce sera, nous assurent les organisateurs et nous le croyons sans peine, une soirée à la fois instructive et amusante.Des orateurs bien connus adresseront la parole sur des sujets intéressant fortement la classe ouvrière de Montréal.Un excellent programme de chant, de musique et de déclamation a été préparé et il est certain que l’on ne s’y ennuiera pas.FUNERAILLES IMPOSANTES Les camarades et amis du regretté confrère A.Bélanger, de l’union 349, les peintres-décorateurs et tapissiers, ont rendu un bel hommage d’estime au défunt en assistant nombreux et recueillis à ses funérailles.La famille était représentée par ses frères MM.Arthur, Albert, Antoine et Joseph Bélanger; ses beaux-frères : MM.Napoléon et B.T.Rousseau, ses neveux, MM.E.Martin et Léo Bélanger, ses cousins, MM.L.Mayrand et C.Valiquette.Les employés de MM.Valentine et Guilbault, patrons du défunt avaient tenu à assister en corps, précédés de ceux-ci.Le local 349, était représenté par ses officiers: MM.J.E.Laurent, président; E.Desjardins, trésorier; N.T.Fontaine, secrétaire-archiviste; T.Lachapelle, secrétaire-correspondant; MM.Jos.Brochu, Z.Dufour, A.Lavoie, J.B.de Courval, P.Chayer, F.Paquette, Jos.Renaud, A.Marcoux, M.Marien, M.Gagnon, J.Ingram, agent d’affaires.Remarqués en outre: MM.Jos.Dou-velle, F.E.Lefebvre, D.Lacroix, Jos.Fournier, N.Deslières, A.Lemay, 0 Bélanger, H.Foucher, etc.REUNIONS DE CE SOIR: _ Union 178, des charpentiers de navires; Union 249, des tailleurs de cuir; Union 33, des plâtriers, Temple du Travail; Union des voituriers, Union des briqueteurs; Union des Travailleurs en cuir, local 320; Union des Travailleurs en ciment.Une aciérie considérable va bientôt être installée sur la rive Sud du fleuve Saint-Laurent, à l’Est de la ville de Longueuil.Ceci explique la raison d’être de la visite que sir Percey Gi-rouard faisait ici il y a une couple de semaines.Il est directeur de la compagnie dont la raison sociale est “Sir W.G.Armstrong, Whitworth & Co., Limited”, qui fera ériger les vastes usines.Au nom de la compagnie, Sir Percy a acquis, au prix de $400,000, deux cent cinquante acres de terre.La propriété longe le fleuve sur une étendu de deux mille pieds.Les fidéi-commissaires de la compagnie sont MM.M.J.Butler, ancien vice-président et gérant général de la Dominion Steel Corporation, et George G.Foster, C.R., M.Butler agira comme ingénieur consultant et dirigera tous les travaux de construction et d’installation.—Pour $55,314, M.J.O.Patterson a acheté de M.B.Beaulieu douze lots vacants situés à Outremont.Ces lots longent l’avenue Sunset.Chaque lot mesure 5,423 pieds carrés.•—Pour $37,500, M.J.A.Therrien a acheté de M.V.Plamondon une propriété située à l’angle de la rue Hutchison et du Boulevard Saint-Joseph.—Pour $40,000, la Sterling Realty Co., a acheté de M.J.H.Mahar les propriétés portant les Nos 64 à 70 de l’avenue du Parc.—On arinscrit hier 61 transferts de propriétés dont les principaux sont les suivants: —Pour $16,000, M.R.B.Dillon a vendu à Mme F.E.McKenna les lots 325-9, 325-16 et une partie du lot 325-10 et 15 de la paroisse Sainte-Anne du Bout de ITle.—Pour $23,940, Mme A.Lecompte et autres ont vendu à l’Alliance Immobilière la propriété portant les Nos 846 à 352 de l’avenue de l’Hôtel de Ville.—Pour $12,000, Mme L.de G.Thouin a vendu à M.L.Leibovitz, la 'propriété portant les Nos 694 à 704, de la rue Berri.Pour $11,748, Mme J.V.Bastien a vendu à M.J.F.Sénécal, le lot 325-544 à 547 de la Côte Saint-Louis, faisant front sur l’avenue Laurier.—Pour $14,000, Mme E.Lortie a vendu à M.C.Chapleau la propriété portant les Nos 1613 à 1623 de la rue Saint-Denis.—Pour $11,500, M.A.Morris a vendu à M.L.Greene le lot 13-55 de la côte Saint-Louis, ayant front sur l’avenue du Parc.L'examen du tiltre Malgré les détails circonstanciés que donnait hier, le “Star” sur les expériences faites sur la nature du sol où l’on construit le filtre municipal, ces expériences ne sont même pas commencées, dit M.O.Jamieson, président de la commission d’ingénieurs en charge de ce travail.Il a fallu acheter des machines pour calculer la force de résistance du sol et ces machines ne sont même pas en-encore en place.C’est M.Jamieson qui est chargé de cette partie du travail; M.P.W.Saint-George s’occupera de la vérification des niveaux et M.Barbour fera le calcul des pesanteurs.-4- Les Mesureurs de Bois licenciés de la Province de Québec La Convention des Mesureurs de Bois licenciés de la Province de Québec aura lieu à 1'hotel de ville de Grand’Mère, les 1er et 2 juillet prochain.Le but de la Convention est de former une association et adopter une constitution et des règlements pour la protection mutelle des mesureurs de bois de cette Province.La chaleur s’en vient Winnipeg, 13.— Une chaleur intense sévit depuis hier dans la plupart des villes de l’ouest.A Moose-Jaw le thermomètre a marqué 100 degrés a 1 omore ; ailleurs il indiquait 90 degrés.Appels au Conseil Privé Londres, 13 — Les appels canadiens au conseil privé, au nombre de 15, seront entendus la semaine prochaine, et sir Charles Fitzpatrick', le juge en chef, se rendra à Londres pour siéger avec le comité.Lord de Villiers, juge en chef de l’Africme Sud et sir Samuel Griffith, juge en chef d’Australie, ont siégé cette semaine avec Lord Haldane, Lord Moulton et Lord Shaw pour entendre les appels de la Nouvelle Zélande.Une conférence du docteur Carrel à Fhôpital Beujon Paris, 13 — D’après le Dr Alexis Carrel, de l’Institut Rockfeller, de New-York, les expériences chirurgicales ont démontré que les opérations dans la cavité thoracique pouvaient être pratiquées aussi facilement que dans l’abdomen.Au cours d'une conférence à l’hôpital Beujon de Paris, hier, le vainqueur du prix Nobel a déclaré que les expériences sur les animaux avaient démontré que le coeur est un organe d’une résistance très grande et qu’il ne souffre aucun tort si la circulation est arrêtée pendant cinq ou même dix minutes.Le cerveau, néanmoins, a dit le Dr Carrel, est plus délicat et ne peut Ôtre interrompu pendant plus de trois ou quatre minutes, lesquelles donnent quand même assez de temps pour faire beaucoup de travail chirurgical.Le sort d’une canonnière UN VAISSEAU ESPAGNOL S’ECHOUE SUR LES COTES DU MAROC ET L’EQUIPAGE EST MASSACRE TOUT ENTIER PAR LES TRIBUS MAURES.Londres, 13.— La canonnière espagnole “General Concha” s’est échouée dans la baie d’Alhucemas, sur les côtes du Maroc et l’équipage presque tout entier a été massacré par les Maures.Plusieurs canonnières avaient été envoyées pour soumettre quelques tribus révoltées dans la zone espagnole.Une dépêche de Madrid dit que 1 équipage était composé de 98 hommes.Deux chauffeurs réussirent à s’échapper du “General Concha” en chaloupe et^ rencontrèrent la canonnière “Lauria” dont le commandant se rendit a la haie d’Alhucemas avec dos renforts.Les vaisseaux ouvrirent le f:u sur les Maures qu’ils délogèrent et la ‘Lauria” sauva les survivants de la canonnière échouée, qu’on fera sauter.Plus tard est venue de Gibraltar la nouvelle que les capitaines des bateaux chargés de vider l’épave n’ont pu en approcher, les Maures tenant les collines environnantes et tirant tout le temps sur eux.Ces officiers prétendent que tout ! equipage a été tué et que les Mau res ont envahi le “Concha”.Les seuls survivants seraient douze hommes qui ont pu atteindre Alhucemas en chaloupe.Un bureau de publicité Un des principaux articles du programme de la Ligue des Droits du Français est l’établissement d’un bureau de publicité où nos industriels et nos marchands pourront faire rédiger ou traduire en excellent français leurs annonces, leurs prospectus, leurs catalogues, etc.En attendant que ce bureau soit parfaitement organisé, un écrivain bien connu, possédant à fond les langues française et anglaise, M.Léon Lorrain a consenti à faire le travail que désire la Ligue.Moyennant une rétribution raisonnable, il révisera, traduira, Rédigera en un français clair et pur tous les écrits qu’on voudra bien lui communiquer.La réputation de M.Lorrain est une garantie de l’excellence de son travail.On peut donc s’adresser à lui en toute confiance, aux bureaux du Devoir , îla, rue Saint-Jacques, Montréal.Le Hervey Institute Le bénéfice du Hervey Institute qui a eu lieu hier soir au Parc Dominion a obtenu un beau succès, la part de l’institution se montant à environ $1,-200.Il y a eu 15,000 visiteurs au parc, ce qui est le plus grand nombre qu’on ait atteint cette saison-ci.Incendie dans une maison de pension de la rue Craig Un léger incendie s’est déclaré à sept heures et quart ce matin au No 365 rue Craig dans une maison de | pension tenue par Mme Tremblay.Le feu, dont on ignore l'origine, a pris naissance dans le grenier et a gagné entre les toits.A l’arrivée des pompiers, tous les occupants avaient évacué la maison.Les dommages, qui s’élèvent à quelques milliers de piastres, ont été surtout causés par l’eau.M.G.Lebel propriétaire d’un café au No 367 Craig, a souffert aussi de Quelques dommages dans ses caves causés également par l’eau.La brigade était sous les ordres du sous-chef Saint-Pierre et des chefs de district Marin et Giroux.M.O.Ouimet, électricien de la rue Saint-Denis, est le propriétaire de la maison où s’est déclaré l’incendie.Excursion Spéciale à PRESCOTT Samedi prochain 14 juin.Prix $5.00, repai el lit comprit Service 'les Vapeurs pour Québe s TOUS LES SOIRS A 7.00 Orchestre à bord des vapeurs Concert tous les soirs Un voyage d’affaires eét un plaisir si vous le faites par eau.Vapeur pour MILLE-ILES, ROCHESTER et TORONTO.Tous les jours excepté le dimanche à 1 p.m.Excursion du Board of Trade à Anticosti, le 19 juin.Prix du passage : $30.00 Bureau des Billets de la ville des lignes R.& O., 91-11 Place Visoria GRAND PELERINAGE DE LA PAROISSE SAINT-STANISLAS AU CAP DE LA MADELEINE DIMANCHE 15 JUIN par le Pacifique Canadien Départ de la gare Yiger à'6 heures A.M.Départ de la gare du Mile-End, à 6.15 heures A.M.Retour le soir, vers 7 heures.Billets bons pour revenir le lundi.Les billets sont en vente au presbytère.Adultes $1.25.Enfante, 65c.La statue de Camoens ELLE A DISPARU DE L’ENDROIT OU ELLE AVAIT ETE ERIGEE.Paris, 13.— Coïncidant avec l’ex-plosion d’une bombe qui s'est produite à Lisbonne au cours des fêtes en l’honneur de Camoëns, une statue du célèbre poète portugais, récemment érigée à Paris, a disparu.Les membres de la colonie portugaise, qui étaient venus pour déposer une couronne et des fleurs au pied du monument, n’ont plus trouver, à leur grand étonnement, que le socle.Quelques personnes affirment que la municipalité a fait enlever la statu- parce qu’elle ne veut pas d’un monument aussi peu artistique sur une place de Paris.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Nouveau don de Lord Sirathcona Londres, 12.— Lord Strathcona a versé une contribution de $50,000 pour le maintien du Palais de Cristal.L’acquisition du monument par la nation est maintenant assurée.Noyé à Beauharnois Beauhamois, 13.— En tentant de ressaisir une chaloupe qui s’en allait au gré du courant, mercredi après-midi, Joseph Vincent, restaurateur, s’est noyé à Maple Grove.Le cadavre a été repêché un peu plus tard par M.Emery • Poirier, manufacturier do yachts, de Beauharnois.Le défunt, qui était célibataire, était âgé de 36 ans.ELEGANT EN TOILE Pour utiliser la toile, les ratines de coton et.les tissus lavables en général, ce modèle sera idéal II a une blouse unie avec épaules tombantes et un collet ornemental.Les manches unies peuvent être longues ou finir aux coudes.La jupe à trois lés ferme en avant, où il y a comme nu prolongement, de bavette sur le lé central.La ligne de taille peut être élevée ou normale, comme on le préfère.Les tissus contrastants seront très attrayants, comme le fait voir la vignette.Le patron de robe No.6,206 est taillé en grandeurs de 34 à 42 pouces, mesure de buste j La taille moyenne exige 4 verges 3-8 de tissu de 44 pouces.On peut obtenir ce patron en envoyant 10 sous au bureau de ce journal.Les lectrices du 4‘Devoir” peuvent obtenir ees patrons aux conditions suivantes:—^ Envoyez ce coupon après que vous Taure* rempli, au RAYON DER PATRONS.W “DEVOIR”, avec 10 cents, soit en timbres on en argent et le patron ci dessus vous sera envoyé quelques jours après.COUPON Département des Patrons au ‘ 'Devoir" Ecrivez lisiblement.PATRON No.6,206 Nom.No.Ville.Mesure dn buste Rue De taille Quand vous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnes jamais la mesure; mentionnez l’Age seulement.¦RAND TRUNK "îstiM LA SEULE ROUTE A DOUBLE VOIE EQUIPEMENT DE PREMIERE OLASSE MONTREAL ET TORONTO 9a.m.,9.40a.m.,7.30p.m.,10.30 p.m Wagons salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés A l'électricité, sur les trains de nuit VOIE DE CHEMIN DE FER ET DES GRANDS LACS Ce service a été inauguré entre TEst et l’Ouest du Canada, viâ le Grand-Tronc et la Northern Navigation Co.LE SERVICE D’ETE entrera en vigueur dimanche 22 juia MONTREAL ET OTTAWA Ls.Montréal .8.00 a.m.9.10 a m Ar.Ottawa .11.30 a.m.11.55 a m Ls.Montréal .4.00 p.m.8,05 p m Ar.Ottawa .7.13 p.m.MO.50 p.m.*Arr.Ottawa 11.2n p.m., dimanche.8.00 a.tn., et 8.05 p.m., tous les jours, 9.10 a.m.et 4.00 p.m., tous les jours exceipté le dimanche.BILLETS DE TOURISTES POUR L’ETE DE MONTREAL A LA COTE DU PACIFIQUE ET RETOUR EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada viâ Chicago, en vente chaque mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St Jacques.Tél.Main 6905.Hôtel Windsor ou gare Rnnaventure U PACIFIOUI-.CAN ADI EN PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNK En vigueur le 23 de juin Dép, rue Windsor.9.15 p.m Ar.Portland.6.30 p.m.Ar.Old Orchard.7.11 a m Ar.Kennebunk.7.39 am.Wagons-lite modèles et wagons à compar timents.Dép.rue Windsor.9,00 a.m.Wagon-salon maintenant en service.HOTEL CALEDONIA SPRINGS MAINTENANT OUVERT BILLETS DE FIN DE SEMAINE MAINTENANT EN VENTE WAGON-LIT POUR ST - ANDREW A dater du 15 Juin Départ de la gare Windsor à 7.25 p.m., toug les jours.SERVICE DES GRANDS LACS La route rapide par lacs Jusqu'au navires pour l’Ouest.ATHABASCA.KEEWATIN, MANITOBA, ALBERTA, ASSINIBOIA Les steamers quittent Port MrNicoll toua les jours, excepté le venaredi et le dimanche Pour raccordement, départ de Montréal ls.soir précédent.TAUX REDUITS Maintenant en vigueur Aux endroits sur la Côte Nord du Pacifi* que SAN FRANCISCO ET LOS ANGELES TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 /.m.à la gare Union WAGON - SALON SUR TRAIN DU JOUR *11,00 p.m., à la gaee de la rue Yonge.Compartiments et w’agons-lits éclairés à !f lumière électrique.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Win-nipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS: 141143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou à l'Hôtel Windsor, et aux gares Flac« Viger et Windsor.PROVINCE DE QUEBEC, Distri de Montréal, C 665a, Sa Majesté le Roi, demande vs Alphonse Mérineau, défendeur.1 23ème jour de juin 1913, à dix heur de l’avant-midi, au domicile du d défendeur, au No 591 nie Frontene en la Cité de.Montréal, seront ve dus par autorité de justice les biei et effets du dit défendeur saisis < cette cause, consistant en meubl de ménage, etc.Conditions : A gent comptant.J.E.COUTU, H.< S.Montréal, 12 juin 1913.FEUILLETON DU DEVOIR VIEILLES GENS VIEUX PAYS par JEAN DE LA PRETE 30 (Suite) Elle écrivait à mon neveu: “Vous rappelez-vous, Bertrand, ce ïue nous disions un soir, en lisant ensemble l’hi.stoire de mon cousin Jacques des Touches?Je vous demandais si vous me croyiez capable d’aimer nialarc tout, et vous m’avez répondu: “Je ne suis pas comme lui, un héros.” “Oh! mon Bertrand, que vous êtes -fuel en croyant si facilement à l’oubli de celle qui vous aime plus que jamais! J’ai bien pleuré en li-Sjnnt votre lettre.'Htes-moi, qu’a fait Jacques des Touches?Il a risqué sa vie pdur une cause qui lui était chère, mais vous, Bertrand, vous la sacrifiez sans hésiter à une grande conviction, et non seulement ce sacrifice est sans gloire, mais il vous attire la réprobation du monde.“Me croyez-vous donc si jeune et si légère que je ne puisse comprendre la beauté de votre action?Vous brisez votre existence parce que c’est, à vos yeux, la ligne droite.Mon fiancé et mon héros, oui, mon héros! qu’importe la réprobation du monde?Je ne doute pas de votre amour, ne doutez pas du mien.Rien n’égale ma fierté quand je pense que je suis aimée d’un homme tel que vous.Je ne suis plus une enfant depuis longtemps; l’amour et les peines que je traverse m’ont mûrie.Vous en aurez la preuve.Toujours, dans mon coeur, vous serez mon fiancé.EMMEE.” Pauvre rhère Hébél elle trouvait dans sa tendresse les mots qui ré- confortent, et je .supposai que cette preuve dent elle parlait était la résolution de rester fidèle à ses sentiments.XI Ge même jour, je reçus une lettre de Bertrand.‘‘Ma chère tante, mon colonel a été parfait, mais sans me dissimuler que ma position dans l’armée est désormais impossible.“Je l’avais prévu: l’incident, en-| venimé par l'éloignement et la ma-lignilé des conteurs, a révolté mes camarades.J'ai remis les faits dans leurs justes proportions, mais le coup est porté, et, d’ailleurs, un refus de se battre, quelles que soient les circonstances, — et les circonstances étaient mauvaises pour moi, n a aucun palliatif.Ma démission est donc exigée.et donnée.“Dans un autre temps, quinze ans plus tôt, j’aurais eu la consolation de m'engager comme soldat et de me faire casser la lète sur un champ de bataille.Je vivrai seul avec la certitude d’avoir bien agi.“Mon regret, ma chère tante, est de ne pouvoir vous faire enlrer dans la vérité, et de n’avoir que votre blâme, alors que je voudrais votre estime."Vous gardez le silence, vous me défendez, mais je sens que votre pensée n’a pas varié.“Je reviendrai auprès de vous, puis m’en irai sans doute en Breta- gne.J’y louerai une chaumière, et ma vie s’écoulera entre des livres et des souvenirs.“Adieu, ma chère tante, croyez-moi le plus respectueux et le plus affectueux des neveux.BERTRAND.” Quand une femme observe les hommes, elle a toujours des surprises; cette façon d’accepter le fait accompli sans gémissements, de regarder l’avenir avec calme et sans plaintes, m’ouvrait des horizons inconnus.Je connaissais assez son coeur et ses goûts pour comprendre qu’il souffrait horriblement, et pas un mot! “Mon cher neveu, répondis-je, vous vous trompez en croyant que vous n’avez pas mon estime.“Mais il y a deux manières d’estimer: l’une a mon gré, l’autre qui me déplaît; dans le cas présent, mon sentiment est façonné parcelle seconde manière.“C’est une bien belle imagination que de vous en aller vivre dans une chaumière! et dans vos landes mystérieuses qui plus est!.pour y voir trente-six coquecigmes et y devenir coquocigrue vous-même.Car un cire sans cervelle deyient là-bas facilement fantastique, et vous perdriez votre cervelle dans une vie semblable, mon beau neveu ! “Apprenez pour votre gouverne qu’une La Coquerie ne cède pas si vite aux événements.A quoi servi- rait d’avoir des aïeux qui ont montré tant de vaillance et d’habileté, pour lâcher si promptement la queue de la poêle?Mon neveu, je ne vous laisserai pas moisir dans les landes; sous une forme ou sous une autre, je vous remettrai la queue entre les mains, et vous ne la lâcherez plus, je vous prie.“Bonsoir! aimez plutôt Granville que le Irinistère, et croyez-moi votre tante bien dévouée.Rosine de La COQUERIE.” Je glissai la lettre d’Emmée dans la mienne, et je la vis partir avec joie, Bertrand m’inspirant, au fond, grande pitié.Doson boudait depuis cinq semaines, et, bien entendu, je ne lui avais donné aucun signe de vie; tant pis pour lui si une amitié de soixante ms s’altérait! Mais, bien qu’il fût en partie la cause de mon chagrin, il me manquait, et je ne fus point étonnée qu’éprouvant la même impression il m’envoyât, à boni de forces, le billet suivant: “Avouez, ma chère Rosine, que les Bretons des terres, en restant chez eux, font meilleure besogne que de venir jeter le trouble dans les vieilles amitiés?Vraiment, je ne puis vivre en pensant que nous sommes brouillés, el vous prie tic m’écrire ce qu’il en est.Aymar Des PRELIES.” “Mais, répondis-je, il en est ce que vous voudrez, mon cher Aymar; je ne suis pas plus brouillée qu’il y a cinquante ans.Je vous trouve bête, voilà tout! “Votre amie, Rosine de La C.Il ne fut pas long à répondre, et nous échangeâmes bon nombre de billets.“Vous me trouvez bête, mademoiselle de La Coquerie! C’est facilement exprimé, pareille pensée.et la pensée est plaisante! Bête vraiment! parce que je refuse un gendre qui comprend à rebours l’honneur?Mais comment faire entendre raison à une femme?“Je vous baise les mains.D.P.” J’envoyai promptement une verte réponse .“Eh bien, moi, je ne vous baise rien du tout.Voyez-vous ce grand homme, féru de lui-même, qui m’appelle femme parce que je ne suis pas de »ion avis! La question n’est pas jugée par tous coVime vous la jugez par tous comme vous la jugez, sachcz-le, mon brave homme, et refuser de couper la gorge a un malotru n'est pas un ras aussi pendable que vous voulez STen le croi-rc.“J’ai ouï dire que la fraîche Hébé perdait ses couleurs; quand le chagrin l’aura fanée, serez-vous bien avancé?“Votre servante, R.de La C.” “Le cas n’essl pas pendable, me dites-vous, ma chère Rosine?.i mais inutile de discuter.“Ma fille est fraîche, et n’esl point en chemin de se faner; raisonnable, elle saura surmonter une épreuve que l’avenir fera oublier.Je saurai lui présenter un mari selon ses goûts et selon mes idées.“Je bai*; de plus en plus les hors-venus; ils son! fatals, troublent les familles, désorganisent les habitudes.“Pensez-vous que ce soit agréable d être si tôt à la campagne?Est-ce en avril qu’on y vient s’établir alors que le port .est en mouvement i Et mes promenades sur le roc, croyez-vous que je n’en sois pas privé?“Enfin, pis que tout le reste, je ne vous vois plus.AYMAR.” ‘ Ce billet est tout à fait galant, mon cher Aymar; vous tournez au madrigal.Si nous avions quarante années de moins sur la tète.Je h prendrais pour une déclaration.“Qui donc vous a prié de vous en.fouir à la campagne?Hébé est-elle mieux dans les champs que sur la Roque?Quant à moi, qui sui*.; seule, je vous reverrais avec plaisir.Les bateaux étaient nombreux, beaucoup .sont partis, les autres se préparent à partir."Je vous rends vos civilités.R.” A eulvrel 0 oc: DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 13 JUIN 1913 VOL.IV.— No.133 TEMPÉRATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame-Est, R.de MESLE, Gérant.Aujourd'hui maximum.Même date l'an dernier.Aujourd'hui minimum.Même date l’an dernier .74 59 49 39 BAROMETRE: 8 h.matin: 29.78; 11 h.ma- | tin: 29.73; midi: 29.75.t DEMAIN NUAGEUX AVEC PLUIE PROBABLE (Service particulier) Toronto, 11.— Il a plu dans les provinces de l’Ouest, mais ailleurs au Canada if a fait beau.Lacs, Baie Georg-ienne, Ottawa et Haut Saint-Laurent.— Vents de l’ouest, beau et chaud aujourd’hui et demain.Bas Saint Laurent et Golfe.—Forts vents de l’Ouest, averses ce soir.Demain, assez beau.Provinces Maritimes.—Vents modérés du sud.Beau.Demain, averses locales.LE REGNE DUJKAISER LES SUJETS DE GUILLAUME CELEBRENT AUJOURD’HUI LE 25e ANNIVERSAIRE DE L’ACCESSION AU TRONE DE LEUR SOUVERAIN.— UNE ADRESSE A GUILLAUME.REVUE D'AUTOMOBILISTES ÉPHÉMÉRIDES 13 JUIN 1911 —Les employés de la Canada Car and Foundry Co., au village Turcot se sont mis en grève ce midi pour obtenir une augmentation de salaire.—Le “Home Office” de Londres a émané un ordre défendant aux aviateurs d’évoluer au-dessus de la ville durant les fêtes du couronnement.—Les sociétés irlandaises de Montréal demandent que le gouvernement gracie les deux dynamitards du canal Welland.Les plans d’Ottawa et de Hull (Service particulier) Ottawa, 13.— Les lettres contenant la proposition du gouvernement fédéral au sujet de l'élaboration du plan systématique de Hull et d’Ottawa, en ce qui concerne les parts, les boulevards, le dessin et l’emplacement des édifices publies, les facilités pour le trafic, ont été transmises aux maires des deux villes aujourd’hui.Par un arrêté ministériel du f> juin, le gouvernement propose la formation d’une commission honoraire de six membres, dont les deux maires et des experts reconnus comme tels feraient faire les pians par des ingénieurs salariés.La commission devrait se mettre d’accord avec la commission des améliorations et les compagnies de transport.La moitié du coût des améliorations serait payée par le^> municipalités et l’autre moitié par le gouvernement.Le service des tramways La Ville a notifié M.E.A.Robert, président de la Compagnie des Tramways, que la commission spéciale lui envoie ses ingénieurs pour discuter avec lui les améliorations à faire au service et elle lui demande de transmettre son opinion sur les projets pour la séance de mardi prochain, s’il le peut.L’échevin L.-A.Lapointe disait ce matin que l’ingénieur McLeod est responsable pour la Ville des améliorations qu il obtiendra et qu’il espère qu’il ne cédera pas un pouce de ce qu’il juge raisonnable.-1- Le prix de l’Académie C’est Mlle G.Ouellette, du couvent d’Outremont, qui a obtenu la médaille d’or de l’Académie de Musique de Québec; elle a eu le nombre de points le plus élevé.Conseils du Roi (De notre correspondant) Québec, 13 — MM.C.A.Guertin «t Hugh MacKay, avocats de Montréal, ont été faits conseil en loi du Roi.(Service particulier) Berlin, 13.— On a exécuté cet après-midi les premiers articles du programme des fêtes organisées pour célébrer le 26e anniversaire du règne de Guillaume II comme empereur d’Allemagne.Dans les faubourgs situés à l’ouest de Berlin, l’empereur a passé en revue le club impérial d’automobiles, le corps d’automobilistes volontaires et autres organisations du même genre.A la tête du cortège on remarquait le Prince Henri de Prusse, commandant du Corps, et le duc de Ratibor, président de l’Automobile Club.Ils étaient suivis par des centaines de voitures à moteurs toutes mieux décorées les unes ques les autres.Le duc de Ratibor a lu à Guillaume la première des nombreuses adresses qui lui seront présentées à l’occasion de son jubilé d’argent.Ensuite l’empereur et l’impératrice se dirigèrent vers le stadium, érigé pour les prochains jeux olympiques, afin d’assister à une parade de cavalerie.Jept mille enfants se sont réunis ce matin dans la cour du château pour répéter les choeurs qu’ils chanteront devant Leurs Majestés lundi matin.Le conseil municipal de Berlin a voté 825,000 pour la décoration des rues et $15,000 seront affectées à l’ornementation d’Unter Den Linden.Dimanche, la journée sera assez calme.C’est, en effet, le jour anniversaire de la mort de Frederick III, père de l’empereur actuel.Guillaume II assistera à l’office religieux pais ira déposer une couronne sur la tombe de son père.Il passera le reste de la journée en famille.Lundi sera le jour par excellence de la célébration.Aucun programme n’est encore rendu public; mais on croit que l’empereur passera les troupes en revue.Tous les gouvernants des Etats allemands viendront offrir leurs voeux à leur souverain.A six heures du soir, il y aura grand dîner au palais impérial et à huit heures, on représentera à l’Opéra de Berlin, à la demande de l’empereur, le troisième acte de “La Valkirie”, de Wagner.MINISTRES INNOCENTES SIR RUFUS ISAACS, HERBERT L.SAMUEL ET DAVID LLOYD GEORGE N’ONT PARTICIPE D’AUCUNE FAÇON AUX SPECULATIONS DE LA COMPAGNIE MARCONI.DIT LE COMITE D'ENQUETE Dangereux repris de justice sous verroux Sam Jones, l’un des malandrins les plus roués qui soient passés par les prisons canadiennes, a été arrêté de nouveau nier à Montréal par M.Kenneth Peter McCaskill, chef de la «Sûreté provinciale.Jones est accusé d’avoir pé-nêtrê dans le domicile de M.C.S.Saunders, à Shawinigan Falls an cours de cette semaine et d’y avoir escn moté environ $600 de bijoux.Aussitôt que la police provinciale reçut la nouvelle du vol, elle n’eut aucun doute que Jones suivant l'usage antique auquel se conforment tous les descendants de Cartouche, viendrait à Montréal, pour réaliser quelque bénéfice de son escroquerie.Elle ne se trompait pas ; le détective McCaskill faisant la navette sur la rue Craig, en compagnie de M.Saunders, venu expressément dé Shawinigan Falls pour retrouver Bon homme, rencontrait notre escroc et le conduisait, illico aux quartiers^ gé-de la police.Jones devra reprendre la route de Shawinigan aussitôt que l’on sera parvenu A mettre la main sur les bijoux recelés.(Service particulier) Londres, 13.— La commission parlementaire, a absous, aujourd’hui, les ministres du cabinet accusés d’avoir participé aux spéculations de la compagnie Marconi et aux prétendus scandales qui auraient entouré les contrats conclus entre le gouvernement anglais et la compagnie plus haut citée.Le rapport du comité rendu public aujourd’hui porte qu’il n’y a aucune fondation aux accusations portées contre le procureur général sir Rufus Isaacs, contre le chancelier de l'échiquier David Lloyd-George ou le directeur général des Postes, Herbert L.Samuel.Les auteurs de ce rapport blâment sévèrement ceux qui ont mis ces rumeurs en circulation.La majorité du sénat se composait de libéraux et de radicaux.On croit qu’il y aura un second rapport, de la minorité du comité, cette fois, dont les conclusions pourront n’ëtre pas les mêmes.Les procédures du comité parlemen-t-vire sont publiées en détail dans les livres blancs du parlement.Elles incluent un rapport proposé par Lord Robert Cecil, député unioniste et chef des membres anti-gouvernementaux du comité.Le rapport soumet que, bien qu’aucun fonctionnaire du gouvernement n’ait été influencé dans l’accomplissement de ses devoirs publics par un intérêt quelconque dans le contrat Marconi, les ministres en question ont commis une grande inconvenance en faisant un achat avantageux d’actions de la compagnie américaine Marconi sur le conseil reçu par eux d’un directeur de la compagnie anglaise Marconi qui négociait alors un contrat avec le gouvernement britannique.Le rapport a été rejeté par un vote de huit contre six.La presse unioniste et le public manifestent une vive indignation contre Sir Edward Carson et Frederick E.Smith, deux des leaders unionistes, parce qu’ils ont aidé à exonérer de tout blâme les membres du cabinet, en agissant comme conseils pour Godfrey Isaacs, directeur gérant de la compagnie Marconi, et frère de sir Rufus Isaacs, dans la récente cause en libelle contre Cecil Chesterton qui fut trouvé coupable et condamné à $500 d’amende en Cour Criminelle.ENNUYEUSE SITUATION LES COMMISSAIRES ONT A RESOUDRE UN PROBLEME DIFFICILE CONCERNANT LA RUE SAINTE-CATHERINE ET LES TRAVAUX DE TOUTE ESPECE QU’ON Y FAIT.LES BORNES-FONTAINES Les commissaires s’occupent en ce moment d’une situation fort grave.Tout le monde avoue que la rue Sainte-Catherine est, par son importance commerciale, le Broadway de Montréal.Or les travaux qui s’y font la rendent absolument impraticable.La Compagnie des Tramways y remplace ses rails et elle va, en certains endroits, en changerQe niveau, ce qui obligera la ville à refaire une partie de ses pavages.M.Gest, Ten trepreneur des conduits électriques, pratique des tranchées des deux côtés, sur tout le parcours de la rue Sainte-Catherine, de la rue Atwater à la rue Papineau.Comme les commissaires n’ont pas voulu faire la dépense de trottoirs neufs, malgré l’offre de M.Gest de contribuer à une partie du coût, l’entrepreneur se contente de les remettre dans l’état où il les a trouvés.Or, quand les conduits seront terminés, et qu’on y mettra les fils, il faudra enlever les poteaux, ce qui créera des trous dans les trottoirs, et en faire de nouveaux pour y mettre les lampadaires.Venant par-dessus tout, le chef T remblay rappelle aux commissaires qu’il leur a, à mainte reprise, demandé de remplacer toutes les bornes-fontaines d’un bout à Tautre de la rue.Il leur dit, avec beaucoup de raison qu’il faut profiter des travaux actuels, sans quoi, cet ouvrage se fera au détriment des pavages et des trottoirs remis en bon état.Les bornes-fontaines actuelles, dit le chef, n’ont pas plus de deux bouches à incendie, quand elles devraient en avoir quatre, à cause des dégâts énormes que peut causer le feu aux magasins.Elles sont, pour la plupart, vieilles et gèlent souvent l’hiver.Enfin le matériel à incendie ne peut guère servir à ces bornes-fontaines antiques.Les commissaires reconnaissent la valeur de ces raisons, mais ils se demandent comment ils tourneront les difficultés, sans barrer complètement la rue Sainte-Catherine, ce qui serait désastreux pour le commerce.TROUBLES POLITIQUES L’ARRESTATION AU VENEZUELA DU GENERAL CHALBAUD ET D’UN GROUPE DE SES AMIS, SUIT LA DECOUVERTE D’UN COMPLOT DANS LE BUT DE DEPOSER LE PRESIDENT.GOMEZ, UN AMBITIEUX (Service particulier) Willemstad, Curaçao, 13.— On vient de recevoir ici les détails des événements qui se sont déroulés au Vénézuéla, où un grand nombre de personnages en vue ont été emprisonnés et ont pris la fuite à la suite d’accusations portées contre eux.On les accuse d’avoir conspiré contre le gouvernement.On assure qu’un complot ayant pour but le renversement du président Juan Vincente Gomez a été déjoué par l’emprisonnement du général Delgado Chalbaud et d*un certain nombre de ses amis.Le complot devait éclater à l’inauguration du club des automobilistes, vénézuéliens il y a quelques semaines, alors que les conspirateurs devaient assassiner le président.Le gouvernement annonce que le complot a échoué grâce au général Manuel Corao, quia refusé carrément de conspirer comme on Ty invitait et s’est rendu au palais de Mi-raflores pour avertir le président du danger qui le menaçait.Pendant le trajet on tira sur lui mais il ne fut pas biessé et les renseignements qu’il donna au président amenèrent l’arrestation des conspirateurs.Dans les milieux où le général Chalbaud est bien connu, on assure qu’il n’existait aucun complot contre le président qui, dit-on, aurait emprisonné le général parce qu’il était jaloux de lui et craignait qu’il ne fût candidat à la présidence l’an prochain.Quant à la présidence, on fait beaucoup de conjectures à Caracas sur ce qui arrivera.Plusieurs pensent que le président Gomez essaiera de se faire réélire, ce qui est contraire à la constitution, ou de faire élire Pun de ces amis éprouvés.Dans Tun et l’autre cas on considère que des troubles éclateront inévitablement.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslougchampi, au Ministère de l'Agriculture) _ La Compagnie BRODEUR LIMITEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierre Protégez Votre Santé contre les microbes con tenus dans Tenu par l’usage du Filtre Del-phin.Ce filtre fonctionne très facilement et nous garantissons qu’i vi?5s donnera l’eau la mieux filtré© que vous puissiez boire.Le prix est de :— X chopino .2 chopines 3 chopinea .4 chopinea .A NOS MAGASINS graphoptioiies et records Columbia Conditions faciles Graphophones (de $20.à $650) RECORDS (de 85c en montant) EN VENTE AUX ADKESSES SUIVANTES CANADIAN GRAPHOPHONE Co., Z4 rue Victoria FOISY FRERES, 210 Sainte-Catherine Est J.-A.HURTEAU, 316 Sainte-Catherin( Est HURTEAU, WILLIAMS & Co., 589 Sainte-Catherine Ouest LAYTON BROS., Coin Sainte-Catherine et Stanley TEL.EST 4510 tlfec&iMtî&â^i'èiae& W, y',3 —w 111 i Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST ROSES LINGERIE DE $5.00 à $7.50 POUR $2.89 120 robes blanches pour l’été faites de linon blanc de belle qualité; quelques - unes faites avec corsages en allover de broderie, et volant; d’autres garnies de broderie, entre-deux de dentelle et remplis, encolure hollandaeures de l’après-midi, aura lieu Tas-lemblée d’inauguration du Conseil Municipal de Chateauguay.A cette occasion les citoyens de l’endroit tonneront une réception.\u Pensionnat d’Hochelag» Demain, au Pensionnat des Soeurs aes SS.Noms de Jésus et Marie, à flochelaga, s’ouvrira une exposition de peintures et de travaux d'aiguille jiccomplis pendant l’année scolaire par les élèves de l’institution.Le public est invité à visiter cette exposition oui se terminera lundi soir.Diplômes de musique Le 6 juin, au concours de l’Acadé-nie de Musique, quatre élèves de Mlle Ida Meilleur ont obtenu leur diplôme: Classe élémentaire, Mlles A.Beau-Xeu, A.Léger et C.Ladouceur; clas-»e moyenne: Mlle Irène Léger.-?- Adoration Nocturne Les membres de l'Adoration Nocturne sont invités pour les Quarante Heures, à Saint-Lambert, dimanche prochain, le 15.U&iéiaT spécial sera mis à leur disposition au pied de la rue McGill, J juin, it f> heures Les futurs époux dimanche soir à 7 heures.' iront demeurer à Windsor, Ont.» t De vieux fonctionnaires de la province Messieurs Joseph Johnston et Auguste Lalonde, timbreurs pour le district judiciaire de Montréal, célébreront demain le vingt-cinquième anniversaire de leur entrée en service.'Messieurs Lalonde et Johnston, les 'deux personnages peut-être les mieux connus du Palais .de Justice, furent nommés au poste de timbreurs le 14 juin 1888.Les recettes quotidiennes provenant de la vente de ces timbres s’élèvent de $750 à $800, de sorte que durant le dernier quart de siècle, plus d’un million a passé entre les mains des timbreurs.Maintenant, Messieurs Johnston et Lalonde ne vendent que les timbres de la Cour Supérieure.Jadis, ils vendaient aussi les timbres de la cour de Circuit.Et sous le gouvernement Flynn, de 1892 à 1896, ils recevaient les taxes des transferts de terrains.Le département des timbres est entièrement séparé des autres départements de la Cour.Tandis que les autres départements sont sous la juridiction du protonotaire et du shérif, seul, le département des timbres est sous la dépendance directe du trésorier provincial.Messieurs Lalonde et Johnston ont reçu de chaleureuses félicitations de nombreux avocats.La grève de la construction à Kansas City (Service particulier) Kansas City, Mo., 13.— Six membres des “Industrial Workers of the World” ont élé arrêtés hier soir au moment où ils tenaient une assemblée en plein air.La Ligue de la Libre Parole vient d’organiser une campagne dans le but de venir en aide aux 4,500 membres .du syndicat des ouvriers en construction récemment congédiés par les entreprenems.Comme conséquence de la controverse entre ces derniers et leans employés, M.Thomas R.Preece, premier vice-président de l’“Union Internationale des Briquetcurs, des Maçons et des Plâtriers” ,a donné ordre à tous les membres de l’union de cesser tout travail d’ici au 2 septembre prochain.Un grand nombre de*; unionistes se sont vus forcés d'aller chercher de l’emploi dans d’autres villes.Gaboury-Lavergne Monsieur le docteur T.-C.Gaboury et Madame, de Bryson, annoncent le mariage de leur fille Berthe, avec Monsieur Charles-Edouard Lavergne.La bénédiction nuptiale aura lieu dans la chapelle de Bryson, mercredi, le 25 LE NOMBRE DES BLESSES EST DE SEIZE (VOIR AUSSI PAGE 5) (Service particulier) Stamford, Conn., 13.— Le nombre des blessés à la suite du tamponnement qui a coûté la vie à six personnes hier soir est de seize.En voici la liste officielle:— Margaret Broderick Farmington, Connecticut, état critique; P.J.Gerety, Hackensack, New-J ersep; J.J.Martin, 114 East 75th Street, New-York; Rebecca Meyerson, New-York; F.B.Jennings, 86 Park Ave., New-York; F.W.Patterson, Red Bank, New-Jersey; George Walton, New-York; J.P.Hamlin, New-York; Everett S.Benson, New-oYrk; J.W.Hustus, Roxbury, Mass.; F.M.Brown, Dougan Hills, S.I.; Eleanor Blum, Brooklyn New-York; Mary Thompson, Flushing, L.I.; Alfred Godick, Brooklyn, New-York; Mlle Helen Johnson, Springfield, Massachusetts.Le bébé de Mme Rebecca Mayerson.-4- Examen de licence en droit, à Québec CD© notre correspondant) Québec, 13.— Les examens pour la licence en droit se terminent aujourd’hui à l’Universté Laval.Les candidats qui ont subi avec succès l’épreuve écrite subissent aujourd'hui l’examen oral.Jusqu’à présent les dix candidats suivants ont passé l’examen avec-succès :—Edgar Champoux, Québec; Dominique Lévesque, l’Islet; Joseph Jean, William Beaudry, Joliette; Roméo Carrier.Saint - Jean .Chrysostôme; Ernest Langlois, Saint-Georges de Beauce; Joseph Lévesque, ITslet; Emilien Larochelle, Saint-Ferdinand d’Halifax.L’examen devant le barreau aura lieu dans les premiers jours de juillet.é Les Jeunes Délinquants Les commissaires ont ordonné le paiement, au gouvernement provincial, d’un compte de $15,000 poulies enfants internés dans les écoles de réforme qui sont le Bon-Pasteur, l’Ecole de Réforme de la rue de Montigny et la mai.son de Shaw-bridge.Ces enfants .sont ceux qui sont condamnés à l’internement par la Cour dos Jeunes Délinquants qui n'en envoie pas à Montfort.Nouveaux juges de paix (De notre correspondant) Quebec, 13.— Le gouvernement pro-vincial a nommé les peysonnes dont les noms suivent, juges de paix pour les districts de Montréal et d’Ottawa.District de Montréal: MM.J, B.Drapeau, Chs James Smith, Albert Gordon Mitchell.District d’Ottawa : MM.Eugène MacTxày, D.Y.Bonhomme, C.F.Raymond, l.actance Trappier et Médéric Benoit.Le Pittsburg Country Club incendié (Service particulier) Pittsburg, Pa., 13.— Pendant les amusements de la fête des enfants au Pittsburg Country Club, hier soir, un incendie a complètement détruit l’édifice principal.Les dommages sont évalués à $275,000.On a eu beaucoup de difficulté à faire sortir sans accident les deux cents petits enfants qui se trouvaient dans la maison quand Tineendie a éclaté.Le maire Magee, le juge du tomG Drew et le trésorier 'de la ville ont formé la chaîne pour combattre les flammes avec des seaux, en attendant l’arrivée des pompiers.Nouveaux docteurs en médecine L’assassinat du Grand Vizir DES ARRESTATIONS ONT ETE FAITES.— UN DOCUMENT COxMPROMETTANT.Constantinople, 12.— Depuis l’assassinat du grand vizir, on a arrêté plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé au meurtre.Parmi les personnes sous arrêt, se trouve le général Salis Pacha, ancien aide-de-camp du Sultan.On a trouvé sur l’un des prisonniers un papier contenant un© promesse de récompense à quiconque assassinerait le grand vizir.Ce papier était signé par un résident d’F.gypte.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.