Le devoir, 11 juin 1913, mercredi 11 juin 1913
VOLUME IV—No.134 MONTREAL, MERCREDI II JUIN, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: m « Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.93.00 UNION POSTALE « .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS • « m m ««»«•« $1.50 tnraoir postais $^.00 DEVOIR Rédadtion et Administration i 71a RUE SAINT-JACQUES MO' TREAL.O.TELEPHOx ADMINISTi ' REDACTION N: Mrâ 74M 7460 Diredteur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE CRÉDIT POPULAIRE L’EXEMPLE DES JUIFS Oai se rappelle avec quelle surprise fut accueillie la nouvelle de la fondation de la Hebrew Free Loan Association.Il semblait extraordinaire qu’une association se constituât pour faire du prêt sans intérêt.La chose parut moins étonnante lorsque le président de la société, M.iuneberg, en expliqua le fonctionnement.Il s’agit, en deux mots, de faciliter aux clients de la société des prêts qu’ils pourraient difficilement obtenir des banques, et de leur permettre ainsi de réaliser certains desseins devant lesquels ils seraient, autrement, impuissants.Le capital nécessaire est fourni par les souscripteurs, qui soldent aussi les frais d’administration.Par ce côté, l’entreprise tient aux oeuvres de charité, puisqu’elle immobilise un capital duquel ses membres ne retirent aucun bénéfice et qu’elle n’exige aucun intérêt sur ses prêts; mais, au lieu d’octroyer un don pur et simple, elle s'applique à faire rendre à son argent le maximum de services.Les prêts, étant remboursés par versements hebdomadaires, le même argent peut être prêté sept, huit ou dix fois dans l’année, et l’on devine toute la fécondité que peut ainsi acquérir le capital primitif.L’association dispose, actuellement, d’un avoir de $10,000 environ.Elle a fait, pendant les derniers douze mois, 622 prêts formant un total de $30,024.Ces prêts se répartissent ainsi: 76 de $100, 2 de $80, 15 de $75, 2 de $70, 2 de $65, 8 de $60, 304 de $50, 1 de $40, 2 de $35, 17 de $30, 169 de $25, 0 de $20, 7 de $15, 1 de $10, 1 de $6, 2 de $5 el 1 de $3.M.Fineberg nous dit que, grâce à ces prêts nombreux, les clients de la société ont pu fonder de petits commerces, faire face à des échéances difficiles ou suivre des cours dans des écoles spéciales.L’oeuvre pa-aît donc avoir rendu de réels services et, détail cpii me manque pas d’intérêt, elle n’a encore fait aucune perte.Le même mode d’action pourrait-il être employé dans les miliifcx canadiens-français?C’est une question qui vaudrait la peine d’être étudiée.Mais, en attendant, l’occasion nous paraît bonne de rappeler que nous avons déjà un mécanisme économique, éprouvé par l’expérience et garanti par une loi spéciale, qui nous permet de rendre, en matière de crédit, des services analogues à ceux de la Hebrew Free Loan Association et de joindre à cette oeuvre de crédit une oeuvre d’épargne.Ce sont les Caisses Populaires, dites “Caisses Desjardins”.C’est dans la province de Québec qu’elles ont été fondées; mais les mérites en sont connus un peu partout, et à l’heure actuelle, les Grain Growers de l’Ouest cherchent à les introduire chez eux .Xe devrions-nous pas les propager à travers toute la province?Le gouverneur du Massachusetts appelait l’an dernier M.Desjardins à faire dans cet Etat une campagne d'éducation.Notre gouvermemçnt provincial, qui a déjà le grand mérite d’avoir, d’accord avec le chef de l’Opposition, M.Tcllicr, donné aux Caisses un statut légal, ne pourrait-il pas faire quelque chose de ce genre?Nous n’avons point de plan particulier, mais une subvention accordée, par exemple, à l’Action populaire économique, dont M.Desjardins est le directeur général, et qui renferme dans son conseil d’administration des hommes distingués de tous les groupes et de tous les milieux sociaux, ne lui permettrait-elle pas de mener à travers la province une utile et féconde campagne de propagande?L’expérience prouve — et nous l’avons démontré par maints faits — que partout où on les a introduites, les Caisses* Desjardins ont été un facteur de.progrès et de prospérité.• Orner HER0UX.BILLET DV SOIR.APPEL Le Canal de la Baie Géorgienne Bien que le budget fédéral contienne chaque année quelques crédits pour l’amélioration de la rivière des Français et la rivière des Prairies, qui sont considérées comme les deux points extrêmes du canal de la Baie Géorgienne, il ne fait plus de doute que le creusement de l’Ottawa reste, pour quelque temps encore, à l’état de projet.M.Bogers, ministre des Travaux publics, l’a dit formellement il y a quelques jours à la Chambre des Communes.Répondant à M.Graham, qui lui demandait si un crédit de $500,000 pour la rivière des Français engageait le gouvernement à construire le canal M.Bogers s’est exprimé comme suit : “Vous ne vous attendez pas que nous allons nous lier à ce projet avant d’avoir obtenu le rapport d’une commission commerciale, lelle que suggérée par la commission qui a recommandé ce travail.C’est une bonne idée que j’approuve entièrement et je me propose de nommer cette commission immédiatement et d’avoir un rapport sur la valeur commerciale de cette entreprise.” Encore une commission.Ce sera la troisième.Nous avons eu il y a déà sept ans la commission des voies de transport et, deux ou trois ans après, une commission d’ingé-nieurs.L’une et l’autre ont fait des rapports favorables.Le rapport de la commission technique surtout est magnifique et ferait honneur à n’importe quel pays.Tout cela a coûté de l’argent, près de trois quarts de million.Et maintenant, on se demande ce que vaudrait ce canal au point de vue commercial! N’était-ce pas la première question à se poser?Il n'était pas nécessaire d’être ingénieur négociant ou ama-leur pour savoir que l’exécution du projet coûterait très cher.Mais que la construction fûl coûteuse ou non, possible ou impossible, si le canal ne solutionnait pas raisonnablement le problème du transport le projet tombait de lui-même.L’essentiel était donc de démontrer ses avantages au point de vue commeij-cial.Cela a été fait par des corps publics comme le Board of Trade de Montréal, le bureau de publicité des municipalités de l’Est d’Ontario qui ont traité la question d’une façon irès pratique.Et il semblait généralement admis que le projet était avantageux.En fait, nous ne nous rappelons pas que l’ancien gouvernement ail publiquement attribué à Pineertltu-de des résultats ses hésitations 7i commencer les travaux.I! invoquait seulement la question d’argent.Dans l’opposilion les esprits sont moins gênés.Le débat de l’aulre jour a clairement démontré que tous les libéraux ne sont pas favorables au canal de la Baie Géorgienne.M.Pardce, le whip en chef du parti, l’a dit carrément, M.Nesbitt a été presque aussi formel.M.Oliver penche pour le chemin de fer, de Midland à Montréal, et M.Car-vell avoue qu’il ne croil pas autant qu’autrefois à l’efficacité du projet.Du côté conservateur, les opinions diffèrent et c’est oourquoi M.Bennett, de Simcoe Est, a suggéré cette nouvelle commission pour décider des avantages commerciaux de l’entreprise.On voit par les paroles citées plus haut que le ministre s’est empressé d’accepter la suggestion.Deux projets se discutaient, a dit M.Bennett, celui du canal Welland et celui de la Baie Géorgienne.Les deux sont d’exécution dispendieuse et je ne crois pas que le gouvernement aurait dû faire son choix avant d’avoir obtenu l’opinion d’experts sur la valeur respective des deux.Cela est très juste.Mais le gou-vernetneni s’est lié au creusement du canal Welland tandis qu’il n’ose entrepmidre le canal de la Baie Géorgienne.Pendant ce temps-là New-York creuse davantage son canal Erié, qui, d’après M.Currie, dépuié de Simcoe, prendra tout le trafic du canal Welland qui vient actuellement à Montréal.La décision du parlement désappointera sans doute tous ceux qui depuis tant d’années attendent une décision d’une session à l’autre.Il esl inutile de récriminer cependant, puisque les deux partis l'approuvent.Il reste aux hommes d’af faires à voir que le choix de cette commission ne retarde pas et qu’elle soit composée d’hommes comné-tents.Jean DUMONT.Le suffrage féminin LNE INTERESSANTE ENQUETE .La question du suffrage féminin est d’une actualité brûlante, on pourrait même ajouter sanglante, puisque c’est à cause du suffrage* que cette malheureuse Mlle Davison est allée se faire broyer le crâne, au Derby.Fadette offrira demain à ses lectrices un document qui, pour dater de vingt ans tout près, n’en est pas moins d’un extrême intérêt.Ce -sont les réponses faites à l’cn-quêle instituée à l’automne de 1893, par la revue le “Coin du Feu”.On y trouvera des lettres de Mmes Laure Conan, Françoise, Yvonne, Clia-ploau, Alphonse Desjardins, Félix-Gabriel Marchand, Dandurand et de MM.Louis Fréchette, Arthur Buies, J.-Israel Tarte, Beaugrand, Hd-bronner, Tallinn, Voyer.et Paul Bourget.Car M.Paul Bourget étant à ce moment de passage au Canada, on ne manqua pas de lui demander son avis sur le sujet.Les réponses suscitèrent dans le temps une vive curiosité et une certaine surprise.On sera peut-être aussi .surpris aujourd'hui de voir de quelle façon .se partagèrent les avis.On lit dans une vieille chronique: “La langue française était européenne bien avant Louis XIV.Le frère Martin de Canal, moine italien du XIIIc siècle, écrivit en français {’histoire de son pays, “parce que, dit-il, la langue française eoroit parmi le monde, et était la plus di-lettable à lire et à oïr que nulle autre." * * « hn 1874, l’Académie de Berlin couronnait le discours de Rivarol sur l’universalité de la langue française, en soulignant particulièrement le passage où il est dit que cette langue est la seule qui ait une probité native.* * * A propos d’un discours récent de M.Poincaré, le journal autrichien Neues Wiener Tageblatt s’est exprime en ces termes: “Nous éprouvons un plaisir particulier à lire Un discours en français, dans cette langue courtoise, propre plus qu’aucune autre à donner une tournure agréable aux choses les plus pénibles.’* * * » A Tissue de la guerre qui s’est terminée il g a quelque temps, le traité de paix entre l’Italie et la Turquie a été rédigé en français, et les négociations entre les délégués italiens et turcs ont été menées dans notre langue.*! * On vient d’inaugurer à Londres un Institut français relevant de l’U-niversité de Lille.Et ce n’est qu’un exemple de plus de la force de rayonnement de la langue et de la culture françaises à travers le monde.Car déjà, depuis quelques mois, les universités réunies de Toulouse et de Bordeaux ont fondé un Institut à Madrid: l’Université de Grenoble en a fondé un à Florence, et l’Université de Nancy, à Saint-Pe- versité lersbourg.Eh bien, cette merveilleuse langue française, nous avons le bonheur de la posséder: c’est un héritage précieux et sacré.Mais si nous ne veillons sans relâche à la conserver et à l’affiner, nous en perdrons le génie, et il ne nous restera pins qu’une châsse sans les joyaux.C'est dès l'école qu’il faut convaincre le Canadien-français de l’a-vaniage, de la nécessité de garder intacte sa langue, et de l’enrichir.Que chacun offre donc, en cette fin d’année scolaire, un prix à l’élève qui aura parlé le plus correctement.Ce dernier appel ne s’adresse pas qu aux riches.H est très peu de gens qui ne peuvent donner quelque chose, et si modeste que soit la récompense, elle provoquera des efforts vers la perfection et fera ressortir lout le prix qu’on doit attacher au français.La plus petite école comme le plus grand collège devraient .avoir chaque année au moins un prix de bon langage.Et qu’on se.hâte! Léon LORRAIN.LE CONGRES D’EDMONTON L’ouverture solennelle.—Le discours de Mgr Legal.—Une opinion de V^Edmonton Capital” sur M.Bourassa Edmonton, 10 juin (Service particulier).— Le second Congrès de la Société du Parler Français d'* l’Alberta .s’est ouvert cette après-midi, à Edmonton, dans la salle des fêtes de l’Ecole Séparée.La foule était nombreuse et enthousiaste.M.Lessard, ancien ministre sans portefeuille dans le cabinet Rutherford et président du Congrès, a souhaité la bienvenue aux auditeurs.Des applaudissements marques ont salué les noms de MM.Bourassa et Laurier.Le président d’honneur, Mgr Legal, archevêque d’Edmonton, a rappelé dans une éloquente allocution ce que les communautés religieuses de langue française ont fait, depuis 1859, dans le pays de l’Alberta, pour l’enseignement du français.M/'L.-A.Giroux, avocat, d’Edmonton, a souhaité la bienvenue aux délégués de la province de Quebec : MM.Amédée Denault et Henri Bourassa.M.Amédée Denault a fait sur la langue française un beau discours vivement applaudi.M.le baron Albert d’Aubigny, ancien député aux Chambres françaises, prendra la parole mercredi.Ce jour-là, il y aura messe pontificale à l’égiise Saint-Joachim, avec sermon de circonstance, et, dans les séances de comités, rapports sur la langue française à l’école, à l’église, dans la famille, dans le commerce et .dans la presse.On y discutera aussi l’organisation des cercles paroissiaux de la Société du Parler français.Le soir il y aura grande séance publique avec discours de MM.Emile Tessier, Lucien Dubuc, avocat, l’abbé J.-A.Normandeau, le Révérend Père Théophile Hudon, directeur du nouveau collège d’Edmonton, et le Révérend Père Simard.Le Congrès siégera encore toute la journée de jeudi.C’est ce soir-là, fluence des auditeurs paraît devoir être considérable; jeudi soir, au Congrès Français, et vendredi, dans une grande réunion publique où il exposera, en anglais, toute la thèse nationaliste.UNE OPINION DE L'EDMONTON CAPITAL l.'Edmonton Capital, journal libéral, qui passe pour être l’organe de M.Cross, procureur général de l’Alberta, consacre, ce soir, un article au directeur du Devoir.Il y dit: “Edmonton recevra aujourd’hui et demain, dans la personne d’Henri Bourassa, l’un des Canadiens les plus virils et les plus actifs qui soient.La carrière politique de Bourassa a été tout au moins dramatique, et il est indiscutable qu’il représente les sentiments d’une très large partie (a very large part) du peuple du Canada, et que ses partisans sont loin de se recruter exclusivement parmi l’élément français.Doué d’une extraordinaire facilité d’expression dans les deux langues, d’une vigueur de caractère, d’une ténacité dans les desseins qui font de lui une personnalité remarquable et un homme exceptionnel (a man among millions), Bourassa est aujourd’hui l’un des facteurs considérables dans les affaires du Canada.Comme tous les hommes qui ont eu l’audace de penser, il a souffert l’opprobre des partis politiques orthodoxes; mais Thistoire de sa vie prouve avec abondance qu’il est à peu près indifférent à ce que peuvent dire de lui les représentants des vieux partis, pourvu qu il puisse se faire écouter du peuple.C’est, virtuellement, la première campagne que Bourassa fait dans l’Ouest, et la ville d’Edmonton sera la première à pouvoir l’entendre.Aucun de ceux qui s’intéressent aux grands mouvements d’opinions qui gouvernent la politique canadienne a-t-on finalement décidé, que M.ne manquera d’aller l'écouter cc Bourassa prendra la parole en i qu’il a à dire.” séance publiqtfe!'‘TlehU lui Fera nn i M.Cross, le proenretir général de discours par jour d’ici son départ la Saskatchewan, a rencontré M.d’Edmonton: demain midi, mercredi, au “Canadian Club", où l’af- Bourassa, Dr Blais.cette après-midi, chez le Le scandale Marconi Un publiciste anglais très en vue, Cecil Chesterton, vient d’être condamné pour “libelle criminel” par les tribunaux de son pays, sur ia plainte d’un gros financier, Godfrey Isaacs.En imposant une amende à Chesterton, le juge avoua qu’il était tenté d y ajouter la prison, parce que Chesterton aurait pu ruiner Isaacs par ses accusations sans fondement.Sa Seigneurie ajouta que M.Isaacs sortait de ce procès avec une réputation sans tache.Au cours de l’einquète instituée sur ce qu’on appelle en Angleterre le scandale Marconi, d’autres personnages ont été exonérés de la même façon; aucun n’a été trouvé coupable de manoeuvres frauduleuses, bien que les opérations de M.Isaacs et de ses associés aient fait perdre beaucoup d’argent.En dépit des décisions des tribunaux, cependant, le public ne montre aucune indulgence dans ses jugements.Certaines réputations sont sorties de cette affaire fort avariées et l’impression défavorable créée par les manigances des financiers est encore assez accentuée pour causer des ennuis, — et même des inquiétudes, — !1>i gouvernement Asquith, compromis dans la personne de plusieurs ministres plus ou moins directement intéressés aux opérations de M.Isaacs.Ces opérations, qui ont fourni matière aux accusations de Chesterton, sont 1res compliquées, II faut être bien au fait des arcanes de la haute finance pour y voir un peu clair.Mais le gros public, lui, s’attache aux faits les plus saillants; il décide que certaines transactions lui paraissent louches et il retire sa confiance à ceux qui v ont été mêlés, • • • Isaacs est le directeur gérant de a Compagnie anglaise Marconi.Son plan général et celui de ses associés dans l’entreprise était de battre monnaie sur le dos des Américains qui achèlcraient les actions de la Compagnie américaine Marconi, q/and elles seraient lancées sur le marché.La réclame que le désastre du Titanic avait faite au sys- tème Marconi dans le inonde entier était un appoint avidement escompté; Isaacs et ses associés ne.furent pas déçus dans leurs espérances, el les actions montèrent rapidement de $45 à $345.Leur valeur au pair était de $25.Cet engouement tenait du délire, de la folie.Les actions Marconi n’a valent encore rapporté aucun dividende et ne devaient en rapporter aucun pendant quelque temps; leur vogue ne dura pas plus longtemps qu’une rage passagère el la liquidation fit perdre des sommes importantes.• * « Chesterton avait basé son attaque contre Isaacs sur une transaction particulière, la Wnte de l’actif de la United Wireless Company à TA-mcrican Marconi Company par l’English Marconi Company.La compagnie anglaise avait acheté la United Wireless Company pour $750,000 et autres considérations.Quelles étaient ces autres considérations?M.Isaacs a refusé de le dire dans sa déposition comme témoin au procès; mais on sait que c’étaient les brevets de sir Oliver Lodge en Amérique, propriété de la compagnie anglaise.L’American Marconi Company paya $1,400,000 pour l’actif qui lui était transféré, laissant un joli bénéfice aux promo-teurs de la compagnie anglaise.De plus, cette dernière compagnie avait payé l’actif de la United Wireless en actions de l’American Marconi Company et formé à celle-ci un capital-actions de $8,500,000 avec les $750,000 d’actif de la United Wireless et les brevets Oliver Lodge.Pour compliquer davantage cette transaction, la compagnie anglaise s’engageait par le contrat de vente à porter le capital nominal de la compagnie américaine à $10,000,-000, et ce même contrat établissait entre les deux compagnies contractantes une intimité telle que les deux n’eu formaient qu’une seule en réalité.Il n’est pas étonnant que le public anglais n'ait pu voir très clair dans les machinations îles princes de la haute finance.Uldéric TREMBLAY.valeur d’où qu’il vienne.Nous ignorons si M.Gutelius possède toutes les qualités requises pour faire honneur à sa position.L’avenir le dira.Pour le reste, M.Boulay a raison.La province de Québec devrait avoir sa juste part des emplois supérieurs dont dispose ITntercoIo-nial: chef de division, chefs de cantonniers, comptables, elc.M.Boulay a fermement réclamé celte justice.Nous verrons si le mi-tiistre des chemins de fer a compris et s’ii est mieux dispose que ses prédécesseurs.J.ü.LES “KINGDOM PAPERS” DE M.EWART Une analyse du quinzième fascicule M.Ewart, d’Ottawa, poursuit, dans le silence de sa bibliothèque, sa campagne contre les préjugés impérialistes au Canada, et continue de les réfuter un à un, avec une logique remarquable.Il vient de publier le quinzième fascicule de ses Kingdom Papers, intitulé, celui-là, La politique, navale permanente, (Permanent Naval Policy).Il recherche ce que peut être la véritable politique permanente du pays, et y fait table rase des sophismes de ceux qui veulent la contribution de 35 millions.Et, tout d’abord, il parle du voyage de M.Borden en Grande-Bretagne, en juin et juillet 1912.“Agissant avec une promptitude et un courage recommandables, dit-il, M, Borden, l’été dernier, se rendit en Grande-Bretagne et fit,, alors connaître au gouvernement anglais la condition essentielle de la coopération canadienne, ¦— condition dont il est redevable, et nous aussi, aux nationalistes de Québec, — et qui est que le Canada refuse de reconnaître son obligation de participer aux guerres anglaises, s'il n’a son mot à dire dans Torienfation de la politique étrangère britannique.” M.Ewart note alors ce que la situation était, à l’époque du voyage de M.Borden en Grande-Bretagne, à cause même de cetle condition qu’il devait exprimer à T Amirauté: “Cette déclaration était des plus significatives et des plus importantes.Elle affirmait que, en matière de guerre, non seulement nous avons le droit de parler pour nous-mêmes, mais que nous avons aussi le droil de refuser notre coopération à la Grande-Bretagne à moins qu’elle n’accède à notre propre condition.C’est, à vrai dire, davantage que cela, parce que celle condition esl telle que, autant que nous pouvions le réaliser, c'en est une à laquelle la Grande-Bretagne ne peut se plier.” A ceci, dit M.Ewart, "le gouvernement britannique donna la seule réponse possible, à savoir, qu'il ne pouvait partager avec personne la responsabilité du gouvernement anglais quant à la politique étrangère de T Angleterre.” On sait que ceci ne plut guère à M.Borden.Et il le pie de contribuer?dit M.Ewart.M, Borden répond qu’il veut la contribution parce qu’il y a urgence.Mai* celte réponse ne tient pas debout, dit M.Ewart.Et il apporte trois arguments au soutien de cotte affirmation.“D'abord, écrit-il, si rien ne nous oblige à faire une série de contributions, rien ne nous oblige à en faire une.Car la même, raison,—¦ l absence de représentation, — s'applique tout aussi bien à la première qu’à la seconde contribution.En second lieu, si nous sommes obligés de contribuer, parce qu’il y a urgence, il faut ramener notre, principe à ceci: “Sans représentation, le Canada n’est pas obligé de participer aux guerres britanniques, sauf dans les cas d’urgence, et surtout, plus spécialement, quand il y a guerre!” — Et cetle formule, pour ridicule qu’elle soit, est néanmoins celle que M.Borden suit, avec MM.Pelletier, Nantel et Coderre, comme s’ils ne s’apercevaient pas qu’elle n'a pas le sens commun, — “En troisième lieu, ajoute M.Ew’art, si Ton dit que la situation internationale actuelle est telle qu’elle crée.Turgeince, la réponse à cela, c’est qu'elle est tout à fait normale.Et si, dans ces circonstances, il y a pour nous obligation de participer aux guerres britanniques, je dirai que notre principe directeur est le, principe d'un lot d'idiots.” M.Ewart examine ensuite quelques-uns des arguments de M.Borden, pour justifier la contribution, en dispose tout net, avec des répon-j ses déj^ développées de manière plus ample dans des Kingdom Papers précédents.Puis il donne les véritables raisons, à son sens, pour lesquelles M.Borden veut une contribution; ce sont : la difficulté pour lui de déclarer l'indépendance réelle du pays, vu la réponse du gouvernement anglais à ses propositions de partage des responsabilités, celle d’avoir, une marine britannique impériale, sous une seule direction, et une politique étrangère identique, le désir de faire traîner la solution véritable de la question, et de pas trop déplaire à qui que ce soit.Enfin, M.Ewart conclut son étude par l’énumération de huit raisons contre un don révocable,____de laissa entendre assez nettement, j ia nature même de celui que M Bor-Mars la dépêche de M.Harcourt, du (ien veut faire à la Grande-Breta- Sur le Pont d’Avignon.Le S i ar avait hier soir une caricature d une très heureuse inspira-tmn.Trois cuirassés, figurant la contribution Borden et aussi la vo-Içmte populaire, écrasent l’opposition a la politique conservatrice et voguent victorieusement sur une mer d huile.de castor.N est-ce pas que c’est tout à fait ça ! La province de Québec et rintercolonial Nous donnons ailleurs les remarques de M.Boulay, député de Ri-mouski, sur l'administration de ITn-tcrcolonial.Inutile d’ajouter que, d'une façon générale, nous los approuvons de tout coeur.Ancien employé de Tln-tcrcolonial, M.Boulay possède une compétence particulière sur cc sujet.Lé seul poinf sur lequel on neul différer d’opinion avec M.Boulay.c'est à propos de l’administrateur en chef.L'intérêt de rintercolonial demande un homme de première Dix policemen irlandais de Phi- j , , .^ • ** *«.*»*\*«jv» i jij- Jadelphie ont quille le service parce qu’on voulait leur faire endosser un uniforme avec parements jaunes.J Le prestige de l’Orange serait-il en baisse?* * * Le chef de la Sûreté, M.Charpentier, estime qu’on accorde trop facilement la liberté provisoire sous caution aux pickpockets.Et il a raison, ces habiles personnages jouissent d’une liberté provisoire suffisamment longue tant Çiu ils ne sont pas pinces.Quand on les Lent, qu on ne les lâche pas ¥ » * I-a Winnipeg Tribune, parlant du succès du concours hippique, s’étend surtout sur les toilettes des dames et les fins soupers au champagne.H y avait aussi, paraît-il, des chevaux.v * * M.Hazen, ministre de la Marine, de passage à Montréal, disait hier à un journaliste: “Je ne veux pas j»ar-ler politique, .le crois que nous avons tous mérité un bon repos.” •Etc crois! surtout MM.Nantel et Coderre qùe leur silence sur la contribution a mis hors d’haleine.' w * * De la Pairie d’hier ce paragraphe savoureux : “Il se pourrait que M.Borden, dans 1 espoir de donner plus de force et plus de prestige à son cabinet, engageât aussi cruelques-uins de ses collègues de Quebec et d’Ontario a prendre leur retraite.” La Patrie serait bien aimable de nous dire quels sont ces ministres de Québec et d’Ontario dont le départ accroîtrait la "force” et le “prestige” du cabinet.Elle nous a mis l’eau à la bouche.Le Veilleur.10 décembre 1912, réaffirma sans ambages le principe de l’indivisibilité de direction et de responsabilité, pour la politique étrangère de Grande-Bretagne, et ceci, cinq jours à peine après le discours du premier ministre où celui-ci sc raccrochait à la représentation du Canada au comité de la défense impériale.M.Harcourt, dans cette dépêche, affirmait que ce partage de responsabilité serait, “à notre point de vue, tout à fait fatal à notre système actuel de gouvernement responsable”, et aussi fatal “aux conditions fondamentales qui sont à la base de notre empire et grâce auxquelles il s’est construit.” Comme gne.Ces raisons à l’encontre de la contribution, ce sont: premièrement, l’énormité, pour le Canada, d’un don de 35 millions, “somme trop considérable à verser, serait-ce même pour échapper aux embarras politiques actuels”; deuxiè-mement, ce don de 35 millions est en réalité le total de contributions spasmodiques, versé d’avance, cl qui pourrait bien s’accroître de quatie ou cinq millions de plus, comme l’a laissé prévoir M.Hazen; troisièmement, ainsi que l’a dit M, Foster, jadis, — en mars 1909, — verser une telle contribution, c’est payer quelqu'un pour faire ce que nous devrions faire nous-même Nos lettres de 1’Ouest Nous publierons demain la première des lettres de l’Ouest de M.Georges Pelletier.Elle traitera du Manitoba et du congrès oui s’y prépare.cette question: “Avais-je donc tort d'écrire un jour que déclarer que.nous adoptions ce.principe de “nulle obligation sans représentation”, c’est, à cause même de {’impossibilité, de la représentation, fort peu loin d'une déclaration d’indépendance”?“Et maintenant”, ajoute M.Ewart, “l’embarras de M.Borden provient de ce que, si Ton s’en tient au principe qu’il a posé, nous ne sommes pas obligés de participer aux guerres britanniques, — puisque, nous n’avons aucune part à la direction; cl de ce que, néanmoins, nous devons y prendre part, parce, que nous sommes partie de.TEmpire.Ceci ne semble pas être la politique permanente la plus satisfaisante: et cependant, si Ton s'en tient à l'argumentation de M.Borden, il semble impossible d'échapper à celle conclu sion.N'est-il pas clair que, affirmer que nous ne.sommes pas obligés ü participer aux guerres de l’Empire britannique, est en fait affirmer que nous ne sommes pas partie de cet Empire?Vous dites que lorsque TEmpire est en guerre, chaque partie de TEmpire est nécessairement en guerre.C’est bien.Mais si le Canada n'est pas obligé de participer aux guerres de TEmpire, c’est parce qn’il n’est pas pas partie de l’Empire.Et la réponse donnée à M.Borden par le gouvernement anglais ne nous laisse d'autre issue que celle-ci: Nous ne sommes pas obligés de participer aux guerres britanniques.Le Royaume-Uni n’est pas obligé de participer aux nôtres.Nous devons, il doit lui aussi, faire face à ia situation, cesser de nous abuser avec un imbécile claquement du drapeau, (“foolish flag flappe-ry”).Le “résultat désastreux”, ainsi que le dit M.Borden, le jour de l'avènement de l'émancipation politique canadienne, — ainsi que je l'appelle, — est presque arrivé." Mais il y a la contribution.Pourquoi, après s’être dit opposé à la contrtbulion sans représentation, M.Borden, n’ayant pas obtenu la rc-orésentation, demande-t-il au peu- commentaire à ceci, M.Ewart pose„quatrjèmemenf, celle politique’ comme l’a encore dit M.Foster, ne laisse rien au Canada, au point de vue des résultats futurs, ne crée nas d’esprit national; cinquièmement, cette politique, comme ]’a encore noté M.Foster, sépare ce qui a toujours été uni, le commerce et la protection du commerce; sixièmement, cette méthode, ainsi que l’a dit le même M.Foster, ne tient aucun compte UUU ERABLES, près Rachel,co de nielle, façade pierre de taille, 6 logemen rapporte 9 1-2 pour cent.Comptant $5,0C hypothèque $4,000.Balance à discuter.nnn—propriete rue mon «DCIjUUU ROYAL, près Marqueti côte Xord.Très peu de comptant.ft fin—PROPRIETE SUD - OUE*: l fUUU coin Rivard et Duluth.Te rain : 75 x 125, très bel endroit pour m nufacture.TERRAINS Denis, près B le pied, peu de comptant.^ LOT.rue 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Tarquair.professeur d’architecture à l’Ecole des Arts h’Edimbourg, et fils du regretté docteur Tarquair, conservateur du Scottish Museum,.a accepté, une chaire à l’école d’acchitecture de McGill.GAZELIERS—POELES Electroliers pour 8 appartements, à partir de $10.00 en montant.Grand choix de dômes, de gazeliers, de poêles à gaz, à charbon à des prix qui défient toute compétition.Charette & F-ère, 41.Ontario Est.Tél.Est 721.AIÜT I0UIS S ï Et» MINERALE ST-LOUIS Marque Trèfle Rouge EFFERVESCENTE NATURELLE L’eau par excellence pour l’estomac.Bouteilles I litre et demi - bouteilles.L.Chapiit, Fils & CIE, LIMITEE Montréal , Distributeurs pour le Canada SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs, allez au No.182 rue Sanguinet.Toute une famille tuée par des brigands Milan, 11.— On raconte une mystérieuse affaire qui s’est passée n lava ra, près de Palermo.Signor Floienza, sa femme et ses deux enfants retournaient vhez eux, à travers les champs, quand soudain», une bande de brigands déguisés en mineurs des soufrières de Soieilo les attaquèrent et les tuèrent.l'C père ne tomba pas du premier coup.H réuy-it à se sauver, mais'il fut rattrapé et tué au moment où il tentait de trav»>rB»’r un ruisseau à la nage.Vingt moissonneurs des environs ont vu rot attentat, mais se sent, sauvés pour se mettre à l’abri.Le ehof de la bande portait un masque noir.On n’a fait aucune arrestation.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMB US TIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel et St-Denis.Tél.St-Louis 2149.Bon service et courtoisie* ^ENTREPRENEUR ' L.J.COURTEAU, entrepreneur général menuisier-charpentier.Spécialités: Restauration générale d» vieille mal eons.Peinture, gaz, électricité.1081 rue Dorion.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs d« commerce.$2.00 par jour.GOAL CO.-LIMITED- MINEURS KT EXPEDITEUR» nn CHARBON DOMINION poar VAPEUR 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nationalistes et des libéraux.Le débat fut marqué par de violentes déclarations des orateurs de l’opposition qui prédirent que l’imposition du Home Rule amènerait la guerre civile en Irlande.Sir Edward Carson, le chef des unionistes irlandais, déclara: “Pour ma part, je continuerai à supporter les Ulsteristes et partagerai la responsabilité de leur résistance.Vous pouvez saisir nos armes et disperser nos troupes, mais vous ne réglerez pas la question irlandaise.Vous criez pour la paix, lorsqu’il n’y a pas de paix, et vous échouerez complètement.” LORD BERESFORD Lord Charles Beresford dit: “Si le gouvernement envoie des troupes en Irlande, j’offrirai mes services, si pauvres qu’ils puissent être et j’aiderai mes compatriotes”.Les chefs de Toppositioif disent que lors même que le peuple se prononcerait contre eux dans une élection, cela ne les empêcherait pas de résister de toutes leurs forces.JOHN REDMOND John E.Redmond, le chef nationaliste irlandais, déclara que le discours de Sir Edward Carson était le plus violent qu’il eut jamais prononcé.“Sir Edward a assumé une grave responsabilité et il ne représente pas l’opinion de l’Ulster.Les nationalistes veulent faire des concessions.“Mais, ajouta M.Redmond, vingt-quatre comtés ne se laisseront pas intimider par quatre.” PAS D’AMENDEMENT POSSIBLE Le projet de loi du Home Rule, qui sera probablement rejeté par la Chambre des Lords, ne peut pas être amendé.Néanmoins, les membres de la chambre basse peuvent suggérer des amendements aux lords, qui les inséreront à leur discrétion.Après la passation du projet de loi Sir Edward Carson déclara que les unionistes irlandais ne prendraient plus part à la discussion, parce que ce n’était qu’une farce magistrale et que leurs suggestions seraient certainement rejetées.Les unionistes irlandais feront le tour de l’Ecosse et de l’Angleterre et tiendront des assemblées de protestation.CRAINTE DES NATIONALISTES Les nationalistes craignent que le gouvernement ne puisse durer assez longtemps pour assurer la troisième passation du pxojet de loi, laquelle est nécessaire pour qu’il puisse devenir loi.Andrew Bonar Law, chef de l’opposition, a déclaré qu’il était temps que les communes sachent si le gouvernement avait conclu un arrangement avec les nationalistes.M.ASQUITH M.Asquith nia l’existence d’un arrangement quelconque.Si le gouvernement, ajoute-t-il, fait adopter le bill, dans les conditions actuelles, il aura formé un comité révolutionnaire et TUlster ne pourra répondre à la révolution que par la révolution.L’amendement de M.Balfour, demandant le rejet du bill a été défait par un vote de 368 à 278.Le bill fut alors adopté en seconde lecture, sans division.AUTRE SAISIE DE MUNITIONS Londres, 11.— La police a fait une descente dans un entrepôt de cette ville, hier soir, et a découvert 4,000 carabines et un nombre semblable de baïonnettes, emballées dans des caisses prêtes a être expédiées.La descente a fait suite à la saisie d’un envoi considérable de carabines et de baïonnettes à bord d’un navire de Liverpool arrivant à Dublin, le 6 juin.Cet envoi était adressé au baron Farnham, un pair irlandais, à sa résidence d’été de County Cavan, et c’est par les papiers trouvés en même temps que l’on put retracer les carabines jusqu’à l’entrepôt.DANS LES BALKANS La Russie,la France et T Allemagne prêchent la modération et l’esprit de conciliation aux petits états balkaniques.NOUVEAU CABINET BULGARE Londres, 11.— Les grandes puis-ïances font tout en leur pouvoir pour empêcher les petits Etats balkaniques de se prendre à la gorge, et les rapports de Vienne indiquent que leurs efforts ne sont pas sans résultats.LA RUSSIE ET L’ALLEMAGNE La Russie et l’Allemagne particulièrement, conseillent la paix et la modération, tandis que le gouvernement français, comme créancier principal, prévient clairement la Serbie et la Bulgarie que, en cas de guerre, elles ne pourront s’attendre à aucune asistance financière, que ce soit après ou avant les hostilités.Depuis que la Serbie a définitixe-ment déclaré qu’elle s’abstiendra de provoquer la Bulgarie, même si elle refuse la décision du traité d’alliance, et, depuis que la Bulgarie a manifesté sa bonne volonté de faire tout en son possible pour maintenir la paix, on espère encore que la guerre pourra être évitée.NOUVEAU CABINET BULGARE Le “Neue Freie Presse” apprend que le Dr Daneff formera bientôt un nouveau cabinet, vu que les raisons mili- ANGLETERRE Le Canada ne pourrait exprimer aucune opinion C’EST DU MOINS CE QUE PRETENDENT CERTAINS UNIONISTES EN FAISANT ALLUSION A NOTRE ATTITUDE SYMPATHIQUE POUR LE HOME RULE.Londres, 10.— Après l'un des débats les plus remarquables de ces dernières années, la Chambre des Communes a repoussé hier par une majorité de 98 voix la motion rejetant le bill du Home Rule, après quoi elle a adopté la mesure sans division.Au cours du débat, M.Redmond a déclaré que la grande majorité des populations des colonies était en fa-*¦ veur du Home Rule pour l’Irlande.Le major Morrison Bell a répliqué que la question n'a jamais été portée clairement devant le peuple canadien.Il a défié les nationalistes d’obtenir de la Chambre des Communes d’Ottawa une résolution favorable à cette mesure.Harnar Greenwood dit qu’il n’y a pas un homme public au Canada qui ne soit pas en faveur du Home Rule pour l’Irlande, parce que le principe a bien fonctionné au Canada.Dans ce pays on considère ce régime comme un acheminement vers la fédération de l’Empire.M.Bonar Law a dit: “Quiconque connaît un peu le Canada sait que l’affirmation de l’Orateur précédent est absolument erronée.S’il avait dit qu’une majorité de Canadiens est en faveur du Hotmp Rule, je ne l’aurais pas contredit; mais dire que tout le peuple du Canada est en faveur de la mesure est absolument contraire aux faits.L’honorable député a ajouté qu’aucun membre du cabinet Borden n’a pris part à une manifestation contre le Home Rule.J'espère que c'est vrai et je le crois.Il n'est pas un taires qui retarderaient sa formation n’existent plus, l’armée bulgare étant prête à entrer en campagne sur les frontières de la Serbie et de la Macédoine.LA ROUMANIE MOBILISE Un communiqué de Bucharest au “Daily Telegraph” dit que la Roumanie mobilisera son armée, si la guerre éclate, mais qu’elle n’a pas encore conclu d’entente avec aucun des alliés.Le journal semi-officiel “Mir”, de Sofia, dit que les Serbes veulent la guerre et que, cela étant, il ne reste à la Bulgarie qu’à demander l’évacuation immédiate des territoires contestés, en attendant la décision des an bitres, et à envoyer dans la zone disputée des troupes égales en nombre à celles des Serbes.UNE DEPECHE DU TSAR Une dépêche de Belgrade dit que l’empereur de Russie a envoyé des dépêches au roi Pierre et au roi Ferdinand, les suppliant d’éviter une guerre fratricide et manifestant l’espoir qu’ils accepteront l’intervention des arbitres.d'entre eux qui ne soit assez sage pour reconnaître que, comme nous n’avons aucun droit d’intervenir dans leurs affaires intérieures, ils n’ont pas le droit d’intervenir dans les nôtres.L’hon.député nous dit que le parlement canadien a adopté des résolutions en faveur du Home Rule.Quand la dernière résolution a-t-elle été passée ?Je le défie d’obtenir du parlement canadien aujourd’hui une expression d’opinion sur ce sujet.Personne ne sait mieux que l’hon.monsieur qu’il dit un non-sens quand il affirme que les Canadiens approuvent le bill du Home Rule parce qu’ils aiment le leur.Qu’il propose au Canada de donner à l’une de ses législatures provinciales une douane distincte et une administration des postes distincte et vous verrez ce que le peuple canadien dira.” MENACE DE M.MARTIN Londres, 11.— Si M.Joe Martin y trouve sa voie, le comte Grey sera poursuivi criminellement pour ce que l’ancien député de l’Ouest canadien appelle “sa lettre séditieuse” au “Times” hier.M .Martin a donné avis qu’il proposerait à M.Asquith, à la Chambre des Communes, aujourd’hui, d’ordonner la suppression du “Times”.La lettre qui mécontente à ce point M.Martin exprime la grande sympathie du comte Grey pour les hommes de l’Ulster dans leur lutte contre le bill du Home Rule.Parlant également au .point de vue de son expérience, en Canada, le comte a prédit l’effusion du sang et la guerre civile.Au Palais de Buckingham Londres, 11 — La cinquième et dernière réception de cette saison, a été donnée hier soir par Leurs Majestés le roi Georges V et la reine Marie, au Palais de Buckingham.Première sortie de la duchesse Londres, 11.—La Duchesse de Con naught a pu faire une courta prome- Londres, 11.— Le capitaine Arthur Cecil Murray, frère de lord Murray, a déclaré devant la commission d’enquête qu’avant de partir, en janvier, lord Murray lui remit 3,000 actions de Marconi Américain en lui disant qü’il les avait achetées pour le parti.Il se proposait de les garder jusqu’à ce que l’affaire soit réglée pour ne compromettre personne que lui même.“Il m’a aussi déclaré, dit le capitaine Murray, qu’il n’en avait pas parlé à ses collègues, mais à l’époque où il passait les affaires du parti à son successeur, M.Percy Illingworth, en août, il consulta sir Frank Crisp, son avocat.Il garda les actions parce qu’il voulait prendre la responsabilité de son achat.Je n’ai parlé de ce que je savais qu’à mon beau-frère, Oswald Partington, avant de mettre Illingworth au courant.L’achat fait par mon frère peut impliquer une erreur de jugement, mais n’a rien de déshonorant.Je savais cependant qu’on s’empresserait de s’en faire du capital politique aux dépens du parti libéral et c’est pour cela que j’ai écrit à lord Murray qu’il n’y a pas lieu pour lui de négliger des affaires importantes pour revenir en Angleterre”.ITALIE Victor-Emmanuel en voyage Rome, 11.— Le roi Victor-Emmanuel accompagné de son ministre des Affaires Etrangères, le Marquis di San Guiliano, est allé à Stockholm pour rendre la visite que vient de lui faire le roi de Suède.Le souverain italien se rendra ensuite à Kiel où il sera l’hôte du Kaiser durant les courses de yatch.Le cinéma en plein air Les commissaires ont accordé 8300 au comité de la Société pour le Bien-Etre de l’Enfance, qui est chargé des séances de cinématographie en plein air pour qu’il continue gon ceuvre pendant l’été.L’égout de la rue Sherbrooke Les commissaires municipaux ont adjugé à MM.Julien Toussaint et Compagnie le contrat pour la construction de la septième section de l’égout de la rue Sherbrooke.Iæs entrepreneurs ont décidé de ne pas construire ce canal en faisant une tranchée dans la rue ; ils préfèrent creuser un tunnel, ce qui ne dérangera pas la surface du sol, comme on l'a fait pour les autres sections de cet égoût.HABITS DE GARÇONS EN TOILE AU » 2e ETAGE LIMITEE 605 Sainte-Catherine Est, coin Montcalm HABITS EN TWEED ET SERGE AU 2e ETAGE Robes d’Enfants DE 2 à 14 ANS En bonne indienne garnies de coton uni en différentes couleurs et différents styles.Rien de plus chic que ces petites robes pour les chaleurs.COULEURS GARANTIES.VOYEZ NOS VITRINES 3 PRIX SPECIAUX 59c, 99c et $1.49 Un émule de Lacombe Palermo, Italie, 11.— Une foule immense a été témoin hier du résultat tragique d’une tentative d’évasion de l’un des prisonniers camorristes, Antonio Sapienza.Le forçat réussit à monter sur le toit de la prison d’où il subit le feu des gardes qui s’élancèrent à sa poursuite.Une foule entoura la prison; d’autres coups de feu furent tirés et Sapienza prenant son élan, sauta d’une hauteur de 38 pieds et se fractura le crâne sur le pavé de !a cour.Cette fin du bandit rappelle celle de Laeombe, prisonnier de la Santé de Paris, qui mourut dans des circonstances identiques.ETATS-UNIS M.Roosevelt et la législation primaire Buffalo, New-York, 10.— Théodore Roosevelt a parlé ici, ce soir, dans l’intérêt de la législation primaire directe favorisée par le gouvernement Sulzer.Son discours a été le premier d’une série de discours qu’il prononcera en divers endroits de l’Etat.MEXIQUE Les rebelles subissent un nouveau revers.-Porfirio Diaz ne veut plus s’occuper de politique (Servlco ùartlcuiîen El Paso, Texas, 11.— Les congrégations des églises de El Paso feront des prières dimanches pour le rétablissement de la paix.Les pasteurs des différentes paroisses parleront aux fidèles de la nécessité de déposer les armes.Les hommes d’affaires de El Paso, inquiétés par les continuels bruits de guerre ont imaginé ce moyen de calmer le peuple.NOUVEAU REVERS POUR LES REBELLES.Mxico, 11.— L’armée centrale de Carranza a été défaite par le général Pena à Bocatoche, au sud de Mon-clava, hier, d’après les nouvelles communiquées par le ministère de la guerre.La bataille a duré sept jours et le gouvernement annonce que 200 rebelles ont été tués.PORFIRIO DIAZ RENONCE A LA VIE PUBLIQUE.(Service particulier) Paris, 11.— Le général Porfirio Diaz, ancien président du Mexique, a reçu récemment une délégation d’amis mexicains, qui sont venus lui demander de retourner au Mexique, afin d’aider par ses conseils au rétablissement de la paix.La réponse du vieux dictateur a été la suivante: “Je serais content de retourner demeurer dans mon pays, mais je suis bien déterminé à ne plus jamais m’occuper de sa politique”.FRANCE L’Elysée transformé Parifc, 9.— Au mépris des traditions quii existent depuis que L’Elysée abrite les présidents de la république, le président Poincaré a changé la disposition des appartements occupés par le chef de l’Etat.Depuis le temps de M.Thiers, le bureau du président était, une vaste pièce nue et très peu meublée, située derrière une série de bureaux à travers lesquels il fallait passer pour se rendre auprès du président.M.Poincarré est beaucoup trop pratique pour se plier à de pareils ennuis.Il a pris pour ses bureaux trois pièces dans lesquelles la public peut avoir accès directement.Ces trois pièces sont près de son appartement particulier ; les plus délicieux meubles Louis XIV les ornent.M.Poincaré a fait de l’une son bureau.de l’autre una bibliothèque et de fa troisième un salon pour les visiteurs.Cet appartement était occupé autrefois par Eugénie de Montijo avant son mariage avec Napoléon HT.-*- Le Canadian Women’s Press Club Edmonton, Alberta, 10.— Mme Arthur Murphy, d’Edmonton, a été élue présidente du Canadian Women’s ^Press Club, cet après-midi.Une mise en demeure Les commissaires ont décidé d’avertir la Montreal Water and Power Company que si elle n’envoie avant le 20 juin les renseignements demandés sur la valeur de son matériel et de ses privilèges, la Ville expropriera tout le matériel de la compagnie dans le quartier Saint-Henri.La compagnie a promis ces renseignements le 18 avril dernier, mais depuis cette date on n’a pas entendu parler d’elle.La justice est patiente APRES AVOIR PENDANT TROIS ANS LUTTE CONTRE LES LOIS AMERICAINES ET ITALIENNES.LE BANQUIER CHARLTON SERA JUGE POUR LE MEURTRE DE SA FEMME EN ITALIE.Encore des accusations LE CHEF ECRIT AUX COMMISSAIRES AU SUJET D’UNE LETTRE SIGNEE PAR UN NOMME C.J.LOTT, QUI NE DONNE PAS SON ADRESSE.Le chef Campeau a fait rapport aux commissaires, hier, au sujet des accusations lancées par un certain M.Lett, relatant des soi-disant abus qui se seraient commis au poste de police No 4, là où sont gardées les femmes de vie, qui attendent leur comparution en cour.Le chef Campeau déclare que les faits rapportés par le signataire de la lettre sont faux; qu’il n’est permis à personne de voir ou de parler aux prisonniers qui sont dans les cellules, lesquelles sont ouvertes par le tourne-clef ou l’homme de réserve.L’âge avancé de ces deux hommes comme des autres membres du poste, d’ailleurs, ne permet pas de soupçonner ce dont parle l’accusateur.Quant aux boissons alcooliques qui sont données aux femmes gardées dans ce poste, elles ne le sont que dans les cas exceptionnels et sur l’ordonnance du médecin de la police; on permet aux femmes de recevoir des comestibles, des boissons douces et du tabac.Les hommes de la brigade mobile n’ont pas l’occasion d’aller dans le poste proprement dit.C.J.Lott qui écrit cette lettre ne donne pas son adresse.Il dit qu’on peut faire confirmer ses déclarations par les Soeurs de la prison.Il insinue que des fonctionnaires de la police profitent du commerce de ces femmes, mais il ne mentionne pas de noms, désignant les gens par le terme d’argot “the bunch”.Les terrains de jeux Maintenant qu’une somme de $10,-000 a été votée pour l’établissement de terrains de jeux sur la ferme Fletcher et au parc Lafontaine, les commissaires s’occupent de trouver des organisateurs pour faire un emploi raisonnable et efficace de cet argent.Ils viennent de demander à l’Association des Terrains de Jeux, si elle veut bien se charger de l’organisation et de la direction de ces terrains de jeux; dans l’affirmative, la ville mettrait la somme de $10,000 à la disposition de l’Association.Les avertisseurs de la police ON PROJETTE DE CHANGER LE SERVICE ACTUEL QUI NE REPOND PLUS AUX BESOINS DE LA VILLE.Le chef-adjoint Hébert prépare un projet d’amélioration du service de patrouille de la police.Il faudra augmenter de cent à cinq cents, le nombre des avertisseurs.Depuis son inauguration par le chef Hughes, le service n’a jamais été amélioré, malgré les nombreuses annexions faites depuis ce temps.Le projet sera mis à exécution, quand les quartiers généraux de la police seront déménagés.On changera aussi le service téléphonique des postes, de façon à avoir un service unique de transmission à l’Hôtel de Ville, de sorte qu’pn n’aura plus besoin de connaître le numéro de son district pour téléphoner à un poste.Les kiosques des avertisseurs seront remplacés par des avertisseurs semblables à ceux du service d’incendie.A l’heure actuelle, les quartiers suivants ne sont pas reliés avec les quartiers généraux: Saint-Henri, Sainte Cunégonde, Mont-Royal, la Côte-des-Neiges, DeLorimier, Laurier, Notre-Dame de Grâces, Saint-Paul, Emard, Ahuntsic, la Longue-Pointe, Bordeaux et Rosemont.Washington, 11.— Trois ans et un jour après la découverte de sa femme dans le lac de Côme, en Italie, Peter Charlton a perdu sa dernière bataille contre l’extradition et devra comparaître devant un tribunal italien pour répondre à une accusation de meurtre.Aujourd’hui, la Cour Suprême a maintenu la décision du département d’Etat à l’effet de livrer Charlton aux autorités italiennes.Charlton était employé dans une banqae de New-York.Son père est Paul Charlton, qui fut confrère de classe de l’ex-président Taft, et, récemment juge d’Etat à Porto Rico.Le jeune homme était détenu dans une prison du New-Jersey depuis son arrestation, i! y a trois ans.On plaida d'abord aliénation mentale afin que Charlton ne fût pas transféré en Italie, et on prétendit de plus que les Etats-Unis ne pouvaient pas extrader un de leurs concitoyens au profit de ritalie, parce que celle-ci avait refusé de le faire pour les siens.Aujourd’hui, la Cour suprême a déclaré que l’allégué quant au pouvoir d’extradition était erroné.Le juge Lurton, néanmoins, en annonçant la décision de la cour, déclara que les témoignages semblaient prouver que Charlton ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.Les amis de Charlton tâcheront de le sauver par ce moyen, lorsque viendra son procès en Italie.Les Forestiers Catholiques en Convention Cornwall, Ont., 11.— Le Congrès provincial d'Ontario des Forestiers Catholiques s’est ouvert hier au Music Hall en présence de 140 officiers et délégués.Les congressistes ont assisté hier matin à une grande messe solennelle, célébrée par M.l’abbé O’Brien en l’église Saint-Columban.L’allocution de circonstance a été faite par l’abbé J.J.MacDonnell, de Cornwall.S.H.le maire Pollock souhaita la bienvenue et leur conféra le citadinage.M.L.V.McBrady, C.-R., de Toronto, chef ranger provincial préside la convention dont les travaux se continuent jusqu’à demain soir.La première aviatrice brésilienne Rio Janeiro, Brésil, 11.—Mlle Margaret Fairchild, fille d’un citoyen de Guaraja, Santos, a fait une ascension très bien réussie dans un monoplan Blériot en compagnie de l’aviateur brésilien Senhor du Chavez.Mlle Fairchild est la première aviatrice qui fait une envolée au Brésil.Les usines du G.T.R.à Québec Québec, 10 — Le capitaine W.J.Press, ingénieur chargé de l’outillage mécanique du Transcontinental et son assistant M.D.A.Evans, sont arrivés à Québec, hier, pour prendre des relevés sur le site de Saint-Malo où seront construites les usines du chemin de fer.Le résultat de leur visite ne sera pas connu avant qu'ils aient fait rapport à Ottawa.Au Conseil de Médecine de Laval Le Conseil de l’Université Laval, vient de nommer le Dr O.-F.Mercier, chirurgien, de cette ville, membre du Conseil de l'Ecole de Médecine Laval.Mariage Mardi prochain, le 17, à 7 heures SO.^sera célébré en l’église de Saint-Louis de France le mariage de Mlle Rita Duckett, fille de M.R.J.Duckett de la rue Saint-Hubert avec M.Félix Desrochers, avocat de cette ville.Maisonneuve s’améliore En même temps qu’elle diminue le nombre de ses buvettes, Maisonneuve augmente celui de ses récréations de plein air.On supprime les permis des hôteliers qui violent la loi sans permettre de transferts; en même temps, on n’en crée pas de nouvelles.On fait en ce moment le recensement municipal qui donnera, croit-on, une population de 40,000 âmes, quand il y a neuf ans, on n’en comptait que 8,000.Il y avait alors 24 buvettes, tandis qu’on n’en trouve aujourd’hui que 19.L’an prochain, on inaugurera un nouveau parc de deux cents arpents de superficie, de la rue Sherbrooke à la ligne de continuation du boulevard Saint-Joseph.Fall River, 11.— Joseph G.Bérard, âgée de 16 ans, qui montait une bicyclette.est venu se heurter à une automobile, hier après.midi, coin des rues Moody et Suffolk et les blessures qu’il s’infligea ont causé sa mort.Btos-vous an de oeuc à aja \ VjCbrk a 'Quelles sont les meilleures conditions que vous me ferez?” demanda le teneur de livre d'un magasin de Coffee-ville, Mississipi.L'agent de la Burroughs les lui dit, et il acheta une Burroughs et la paya sur son salaire.Son patron aurait voulu “attendre un peu .Le teneur de livres savait que non seulement il ferait plus pour le magasin, mais qu’il s’épargnerait un travail pénible, qu’il aurait le temps de réfléchir, d’améliorer sa condition, d’acquérir plus d’importance, de faire plus de travail et d’obtenir un meilleur salaire s’il avait une Burroughs pour l’aider.Aucune machine ne fera autant d’ouvrage pour le teneur de livres et pour le commerce que la Duplex-Burroughs, qui peut être comparée aux machines à additionner ordinaires comme deux hommes à un seul.Nous aimerions vous montrer ainsi qu’à tous les teneurs de livres comment cette Duplex fait deux ouvrages à la fois.Faites venir une brochure sur la Duplex ou demandez une démonstration —gratuite, naturellement.Burroughs Adding Machine Co.R.N.AHERN, Gérant des Ventes 392 rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q.CIRAGE Donne un poli rapide, brillant qui dure., Terebeiithine Plus facile employer.Meilleur pour les chaussures R Modèles perfectionnés 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président- R.W.Grigg, J as.Corls.tine, limited, vice-président; G.A.Vandry, La Oie Paquet, Limitée, 2ième vice-président; Paul VT.Valentine, eecrétaire-trésorler.J.A.Gunn, Gunn Langlois A Co„ Limited.H.Vlneberg, H.Vineberg & Co.J.L, A.Racine, A.Racine & Co.Geo, Milligan, Dcbrnhams (Canada) mited.W.S.Moore, A.McDougall ft Oo, H.J Allen, Acme Glove Works.D, S.Benvie, James Robinson.Li- WINNIPEG, TORONTO, H, Delorme, Laporte, Martin ft Cie„ Limitée.S, D.Joubert, Lamontagne, Limitée.Allan Parsons, Brophy, Parsons ft Red-den, Limited.SUCCURSALES : REGINA, OALGARY, SAINT-JEAN, VANCOUVER LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI.11 Jl IN 19T3 VOL.IV.— No.134 U VIE SPORTIVE Le polo en automobiles — LES DEUX EQUIPES QUI NOUS! RENDRONT VISITE ONT EMER- ; VEILLE LES ILES BRITANN1-1 QUES ET LES ETATS-UNIS PAR LEURS EXHIBITIONS.LES BEACHERS VEULENT VAINCRE LE NATIONAL A MAISONNEUVE, SAMEDI r' ?- ' LES "HABITANTS” SONT D’OPINION CONTRAIRE ET L'ON PEUT ETRE ASSURE QUE LA PARTIE SERA CHAUDEMENT CONTESTEE.— LES DEUX EQUIPES SE PREPARENT AVEC SOIN EN VUE DE CETTE RENCONTRE.L«s Beachers veulent à tout prix regagner le terrain perdu et pour cela ils ont promis à leur capitaine que les " Habitants ” seront vaincus samedi prochain à Maisonneuve.La grande joute entre ces deux clubs s’annonce comme devant être de première classe.Le public connaisseur ne manquera sûrement pas d’assister à cette partie, car la rencontre sera 'disputée par deux équipes également anxieupes de no pas se classer en dernière place, et tous savent que les deux clubs aux prises possèdent d’excellents joueurs, j i/e National ne veut pas entendre iparler d’une défaite à.Maisonneuve, 1 mais e'est inutile d’ajouter que les Toronto nourrissent l’idée de battre les “Violet et Blanc” sur leur propre ter-'rnin., I,es deux clubs se préparent avec ' soin et les fervents du jeu national canadien qui se rendront au terrain du National, samedi prochain, seront té-I moins d’une très bille joute.L’OUVERTURE DU MEETING AU PARC KING EDWARD LES AMATEURS DU SPORT DES ROIS SE RENDRONT A LT LE GROSBOIS CET APRES-MIDI POUR ETRE TEMOINS DE LT N AUGURAT!ON DE LA REU NION DU PRINTEMPS.— LA PRE MIERE EPREUVE SERA DISPUTEE A 2 HEURES 45 MINUTES.—LES BATEAUX TRAVERSI ERS.Le King Edward réunira cet après-midi tout ce que Montréal compte de fervents des courses.Le gérant général Holman a réussi A attirer à l’Ue Grosbois l’élite des chevaux que nous avons vus récemment au parc Delori-mier et à Blue Bonnets.Plus de 00 coursiers sont actuellement en étable-ment à l’Ile Grosbois.Le secrétaire Fred Clarke, qui s’y connaît en matière de courses, nous avouait hier sa qurprise de voir tant d'empressement de la part des turfmen à inscrire leurs chevaux dans des épreuves à disputer sur une piste d’un demi-mille.Les stakes dotés de $1000 chacun ont beaucoup contribué à attirer tous les turfmen au Saratoga cana- dienne.Le premier de ces stakes le i Heodicap d’inauguration, figure au ; programme d’aujourd’hui comme quatrième course.Quatorze chevaux démarreront dans cette course.Les commissaires Joseph A.Murphy et ; Thomas Clay sont arrivés à, Montréal ! hier et seront au poste cet après-mi-; di.Le starter Jim Milton, l’ancien ! journaliste sportif, agira comme starter.C’est dire que messieurs les ¦ jockeys devront bien se comporter à la barrière.Les bateaux traversiers ! laisseront le quai de la rue Desery, à Hochelaga, à partir de 1 p.m.Des ! voyages seront faits ensuite à toutes les vingt minutes.La première couse i commencera à 2.4n p.m.Le jeu de Mason a valu la victoire au club Montréal LE CLUB TORONTO A ETE DEFAIT PAR LES ROYALS APRES , UNE BATAILLE DE QUATORZE REPRISES HIER APRES-MIDI.— NEWARK, PROVIDENCE ET BUF- i FALO VICTORIEUX.LES JOUTES D'HIER Montreal 2 Toronto .1 Newark.; 6 Baltimore .2 Providence 7 Jersey City .0 Buffalo 2 Rochester .0 POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Newark .32 19 627 Buffalo .29 20 592 Rochester .28 23 549 Providence .23 24 489 Baltimore .23 28 451 Montréal .19 24 442 Toronto .19 26 422 Jersey City .18 27 400 ; AU SÉMINAIRE DE NICOLET UNE ÉCLATANTE VICTOIRE Nieofet.10 juin 1013.— Le club de j A ville de Nicolet, voulant laver un Ichec du passé, irréparable Waterloo ! une couche au blanc de céruse, 13 à ft.l’est enfin aventuré de nouveau sur le ïerrain du Séminaire.Pour la circons-lanee, la direction dm club avait cru non de de ramasser un club des alen-\ours, Saint-Célcstin, Sainte-Mouiqiue, ¦iainte-Perpétue, Pierrevillc, Nicolet, figuraient donc dans la personne de joueurs plus ou moins célèbres, c’est-à-dire à gros brin.On aurait dit par la diversité, des couleurs de costumes, d'une troupe de comédiens qui venaient nous donner une première le-çon de balle au camp.Hélas ! la comédie est incompatible avec le jeu national américain.Un résultat de 8 à 1 l’indique bien.C’eût été un blanchissage en règle, si un certain M.Bourgeois, de Sainte-Monique, par un hasard tout à fait inexplicable, n’eut frappé un “ fly Les joueurs étaient tous animés de l’esprit de vengeance et à plusieurs reprises, nous eûmes le plaisir de les voir sortir de “ leurs gonds ” pour des propos de rien.Question de tours de circuit parfois.Un élève avait frappé dans le collège : c’était d'aller chercher la balle, c’est écrit dans le “Spalding”.A l'exemple de Thiers, sans en avoir envie alors, ils nous menacèrent de s’effacer.Non, non, amis ne faites jamais cela, ne craignez rien, l’histoire du Canada «’en parlera pas.Mais, que dis-je, les joueurs avaient communiqué leur esprit de vengeance à la foule, car il y en a qui prirent “ l'autre ”, par instant : tout homme a deux hommes rn lui, le sien et l’autre.Néanmoins sette foule fut débordante de politesse, de gentillesse, d'esprit.Ah 1 Nicolet, le paradis de la politesse ! Les collégiens, tout dépaysés pendant les cinq premières manches, se contentèrent de tenir leurs adversaires en échec, le résultat étant 0 à ft.Mais à la 6ème, ils commencèrent à rentrer dedans et à la Oème, S points contre un étaient enregistrés et sur les 8.3 tours de circuit qu’il a fallu sacrifier pour des coups de deux buts.Halte là, terribles Nicolétains, les écoliers sont là ! T.a batterie adversaire fut à la Hauteur de sa position.M.Bélisle retira 10 hommes en cinq manches et 11 on tout.11 s’est trop forcé au commencement.M.Bonin, à la figure d’antique Romain, est un bon joueur, mais il aime trop à partir.Quand à M.Blouin, c’est un gentil cavalier.“Far-le-t-elle la poupée ?” Est-ce que le petit Ringuottc joue par parure ou par esprit de pénitence ?Messieurs Dufault et Bergeron, deux extraits île la manufacture de lunettes, pourraient pratiquer encore sur la bâtisse, un, surtout, qui semble avoir des attraits pour lesr arbres.Je me plaia à taire les autres.Du cfttê du Séminaire, où s’est formé le nouveau receveur du Balmoral, Vigneau, on a admiré plus que jamais l'impayable lanceur Leblanc, l’incomparable 2ème but Lebeuf.MM.Leclerc, Peloquin, Lauzière, Parent, Lebeuf sont de fort rudes frappeurs.Qu’en dites-vous M.Bélisle?Les arbitres Wilcott et René furent à peu près égaux dans leur impartialité.Il n’y a pas de ciel sans nuages.Nous n’avons que des félicitations à adresser à toutes ces jeunes étoiles du Séminaire.à tous les joueurs enfin, mais nous avons aussi un regret, c’est de constater que MM.Leclerc, Lauzière, Parent, 3 finissants, vont nous quitter.Qu'ils soient assurés que l'A.A.S.N.ne les oubliera jamais et que leurs noms seront gravés dans le cœur de ses membres.Nous souhaitons enfin à tous les joueurs de récolter dans leurs vacances tout le plaisir, qu’ils nous ont procuré ici pendant l’année.Aurevoir, amateurs Nicolétains “but not good bye” comme dit la chanson, car nous espérons, ne vous étant pas éclipsés, vous nous procurerez l’an iprochain, le petit plaisir d’une nouvelle visite.Résultat en détail : PARTIES D’AUJOURD’HUI Montréal à Toronto Buffalo à Rochester Baltimore à Newark Providence à Jersey City.Toronto, 11 juin.— Pans un duel de lanceurs comme jamais on n’en avait vu en cette ville, Del Mason, des Royals, a eu l’avantage sur “Buster’’ Brown, des Leafs, hier après-midi, alors que le club Montréal triompha par 2 à 1 dans une joute de quatorze reprises.Les joueurs locaux se distinguèrent au champ et sous ce rapport ils furent supérieurs aux visiteurs.La victoire d’hier doit être portée au crédit de Mason car il se montra invincible dans les moments critiques.Brown tint ses adversaires en échec de la cinquième à la douzième repri- | se.Durant ces sept manches aucun | point ne fut compté.Le lanceur local eut un moment de faiblesse dans la j quatorzième épreuve alors que les visiteurs enregistrèrent le point décisif.! Voici le résultat détaillé de la partie : MONTREAL AB.R.H.PO.A.E.Allen If.6 1 2 2 0 1 Gilhooly cf .5 0 0 4 0 0 Yeager 3b .5 0 2 2 4 0 Griggs 1b .6 1 1 15 1 0 Lennox 2b .5 0 3 6 3 0 Demmitt rf .6 0 1 2 1 0 Esmond ss.G 0 2 4 8 1 Burns c.5 0 0 7 3 0 Mason p., .Le polo est le sport du jour.Pendant qu'aux Etats-Unis, une épuipe anglaise cherche à conquérir et à enlever aux Américains la coupe Westchester, emblème du championnat du mon-do, une autre équipe anglaise traverse l’océan et s’en vient au Canada pour y donner des exhibitions de polo en automobiles.I/on se fera une idée de l’intérêt provoqué par ce sport dernier cri, lorsqu’on saura que les joueurs qui» nous verrons à l’œuvre la semaine prochaine ont donné dernièrement une exhibition de leur savoir faire devant le roi et une partie de la cour d’Angleterre.Les deux équipes qui nous rendront visite ont émerveillé les lies Britanniques et les Etats-Unis.La population île New-York, qui est pourtant joliment blasée et fort difficile en fait de spectacles, les a applaudis à outrance le printemps dernier, à Madison Square Garden.C’est que les joueurs et les chauffeurs qui conduisent leurs autos possèdent à un degré extraordinaire 1l sang-froid, l’adresse et le mépris du danger.Ceux qui ont assisté aux joutes de polo en automobiles disputées aux Etats-Unis, en ont rapporté une impression inoubliable.Us croyaient voir à tout moment les autos lancés à toute vitesse venir en collision, et se figuraient voir leurs occupants lancés dans les airs, et retombant avec violence sur le sol, parmi les débris dos deux machines.Alors cependant.qu’un accident paraissait inévitable, les autos s’arrêtaient brusquement, ou l’un d’eux faisait un écart subit et se trouvait hors de la voie.Il faut ehez le chauffeur, et on le comprendra sans peine, un f’-oup d’œil absolument sûr et une phénoménale rapidité d’action pour que quatre autos évoluent ainsi pendant 80 minutes sans accident, sur un champ très limité.La population de Montréal verra s’accomplir des exploits remarquables la semaine prochaine au terrain du National, à Maisonneuve.5 0 0 0 2 0 49 2 11 42 22 2 TORONTO AB.R.H.PO.A.E.Fitzpatrick cf.6 0 2 4 1 0 O’Hara If.6 1 1 6 0 1 Bradley 3b .5 0 2 6 4 0 Northern rf.4 0 1 1 0 0 Holly ss.6 0 1 4 1 0 McConnell 2b.6 0 1 4 4 0 Schultz 1b .5 0 0 12 1 0 Graham c.5 0 0 4 2 0 Brown p.5 0 0 1 G 0 Les parties dans les grandes ligues Voici lee résultats des parties jouées hier après-midi dans Ses séries des ligues Américaine et Nationale: LIGUE AMERICAINE Cleveland.000001020—3 14 2 Boston.50000101X—7 11 0 Gregg, Steen, Blanding, Carisch, Land et O’Neil; Collins et Garrigan.Détroit.000000000—0 2 3 Washington .¦.00300000x—3 1 1 Ciauss, House et McKee; Johnson et Ainsmith.Chicago.000120200—5 9 3 New-York .000010000—1 7 1 Scott et Schalk; McConnell, Cald- well, Schulz et Sweeney.St-Louis.010003000— 4 5 2 Ph ladelphie .,40200220x—10 13 1 Mitchell, Weilrnan et McAllister ; Brown, Piank, Lapp, et Schang.48 1 8 42 19 1 Résultat par reprise : Montreal .00100000000001 — 2 Toronto.00010000000000 — 1 SOMMAIRE Sacrifice, Bradley.But volé, Allen.Jeux doubles, Brown à Holly à Schultz; McConnell à Schultz; Demmitt à Burns.Buts sur balles, sur Mason 2, sur Brown 3.Retirés au baton, par Mason, 8, 5, par Brown 3.Laissés sur les buts, Montréal 8, Toronto 8.Arbitres — Hayes et Nallin.Temps—2.05.SEMINAIRE AB.R.H.E.Peloquin, avant-garde .Lemaire, voltigeur de gauche .Leboeuf, 2e but ., Leclerc, voltigeur de dr.| Desrosiers, 3e but .Lauzière, 1er but .] Jutras, voltig.de cen.I Parent, receveur .Leblanc, lanceur .39 8 18 2 VILLE DE NICOLET A.B.R.H.E.Reynolds, rec.5 0 2 0 Bonin, volt, de droite.5 0 0 2 Rousseau, volt, de gch.5 0 3 0 i Bélisle, lanceur .4 0 0 0 ! Ringuette, 3e but .4 111 Dufault, volt, de cent.4 0 0 0 Blouin, 2e but .4 0 2 0 Bergeron, avant-gardn.4 0 12 Bourgeois, 1er but .4 0 2 1 AUTRES PARTIES Rochester.000000000—0 4 2 Buffalo.000002000—2 2 2 Hughes et Jacklitsch; Fullemweider et Lalonge.Arnitres — Carpenter et Owens.2ème partie Rochester.000010010—2 6 2 Buffalo.020100001—4 10 1 Keefe, Hoff et Williams et Jacklitsch; Jamieson et Lalonge.Arbitres — Carpenter et Owens.Providence .110100310—7 13 1 Jersey City .000000000—0 2 3 Bailey et J.Onslow; Thormpson, Manser et Blair.Arbitres — Finneran et Juigley.Newark.11000112x—6 12 4 Baltimore.100100000—2 G 2 Barger et Higgins; Shawkey et Egan.Arbitres — Mullin et Kelly.POSITION DES CLUBS G.P.P.c.Philadelphie .37 10 787 Cleveland .34 15 G94 Washington .26 22 542 Chicago .27 24 529 Boston .22 24 478 Détroit.20 31 392 St-Louis.19 35 352 New-York .11 35 239 LIGUE NATIONALE New-York.0100000100—2 11 0 Chicago.0000001011—3 13 1 Marquard et Meyers; Cheney, Humphries et Bresnahan.Philadelphie .000010002—3 8 4 Cincinnati.100100000—2 7 1 Seaton, Alexander et Killifer ¦; Brown et Kling.Brooklyn.001100200—4 9 1 Pittsburg.031000001—5 10 0 Hucker, Wagner et Miller; Hendrix, Cooper et Simon.Boston.00140010001—7 11 3 St-Louis.00000131102—8 16 2 Hess, James, Dickson, Whaling et Rariden; Burk, Perritt, Willis, Meyer Harmon, McLean et Wingo.Partout TABAC à FUMER QUALITE ET VALEUR n i f.Flabbergast s’est adjugé le stake Jacques - Cartier LE VAINQUEUR DE CETTE GRANDE EPREUVE CLASSIQUE A ETE RECLAME APRES LA COURSE AU PRIX DE $3,500.— LA REUNION DE BLUE BONNETS S’EST TERMINEE HIER.POSITION DES CLUBS N.P.P.c.Philadelphie .29 12 707 New-York .24 19 558 Brooklyn .23 19 548 Chicago .25 23 521 Pittsburg .23 24 489 St-Louis .22 26 458 Boston .17 26 395 Cincinnati .17 31 354 DE RETOUR DEMAIN Les séries dans la Ville-Reine se termineront aujourd’hui par deux parties.Domain, les Royals et les Leafs seront aux prises au parc Atwater dans la première joute d’une série de cinq parties.-^- Séminaire Ville.39 1 11 6 .00001502X—8 .000001000—1 445 RUE ST-JACQUES C’est là qu’est notre NOUVEAU MAGASIN et l’endroit pour acheter tout ce qui est sur roues.Concords d’cxcel-'en-te qualité, voitures de commerce et de famille, Charrettes Lorries et voitures de livraison, recouverfes ou non.Voitures de bouchers, de boulangers et de laitiers.100 AU CHOIX R.LATIMER Ligue Canadienne LES JOUTES D’HIER j London.001000200- J ( iurlph.12101103 x—12 Peterboro.002100000-I Hcnfcr et.Loge ; Tracey et.M ! Arbitre, Mulligan.! Brantford.102000011- 5 j Berlin.00035202x-12 i Collins et Lamond ; Schaffi : Strob.Arbitre, Jacobsen.; Hamilton.(iOOOlOOOx 7 j St Thomas.200002000— 4 I Garlow et Fisher, Howick et Ligue de la Cité LES PARTIES DE DIMANCHE PROCHAIN AU TERRAIN DES SHAMROCKS ; ALL-MONTREAL VS VILLKRAI ET HOCHELAGA CONTRE MASCOTTE.Le programme de dimanche prochain, au terrain du Mile-End, mettra les équipes All-Montreal - Villerai et Hochelaga - Mascottes aux prises dans les séries de la ligue de la Cité.Les hommes de Pat Kennedy ont fermement résolu de ne plus perdre une partie d’ici à la fin de la saison, mais comme Bunty Desautels et ses Gens du Nord sont toujours redouta-;i | blés, Pat ne devra rien épargner pour 4 i éviter une défaite.Les Villerai ont HrcU i-t Matteson ; Schuyler et Dunn.j cherché depuis quelque temps A réu-j Arbure, Only.nir le meilleur matériel possible sous URtawa.200101010.*> S 31 leurs couleurs.Caughnawaga et les 8 2 environs de Montréal ont été pour cXcal.1 ainsi dire envahis par "Bunt” pour I trouver des joueurs qui feront de la j “casse” d'ici la fin de la saison.La deuxième partie entre les Mascottes et les Hochelaga mettra en | présence deux gérants également épris du succès de la ligue de la Cité.Eugène Payette n'a eu guère de succès jusqu’ici avec son club, mais comme Arbitre, Black.POSITION DES C j Paris ne s’est pas bflti en un jour, il BS.j espère faire donner A son équipe ac- Si Thomas 19 11 .633 tuelle une exhibition de sa valeur Hamilton In 13 .581 réelle contre les Mascottes.Ceux-ci Guelph 16 12 .571 ambitionnent le championnat rie la Ottawa 16 11 .533 ligue de la Cité vu que la saison est London 1 1 11 .500 encore jeune, et que leur équipa n'a.(Vterhnro 13 16 .448 pas montré tout ce dont elle peut Brantford 1H 18 .379 disposer de moyens pour 'assurer la.Berlin 10 19 .315 victoire.Après avoir remporté un franc succès, le meeting du printemps à la piste de Blue Bonnets s’est terminé hier après-midi.Jamais on n’avait vu de courses aussi chaudement contestées que celles disputées durant la réunion qui vient de prendre fin.Pour la première fois depuis la fou dation du club, le meeting a été favorisé par une température idéale.Aussi la -piste était en excellente, condition et l’assistance fut toujours très considérable.En préparant le programme de la réunion, la direction du Montréal Jockey Club n’avait pas oublié la journée de clôture et aussi hier se disputait le Stake Jacques-Cartier, la grande épreuve classique disputée depuis l’ouverture de l’hippodrome de Blue Bwmets! Cette épreuve est revenue à Flabbergast.Celui-ci dut donner tout ce, qu’il possédait de vitesse pour vaincre Blackford par une tête à l’arrivée.Ce cheval fut réclamé après la course.LVntralneur ! Martin, de l’écurie Amos Turney, of- j frit $3,500 pour le vainque»' qui j avait été enrégistrê à réclamer pour | $2,000.Les commissaires lui adjugèrent le cheval au prix de son offre.Tawton Field fut aussi mis à {’enchère, mais son propriétaire le conserva en payant $1605.Astrologer devint lui aussi la propriété de M.J.Burtscheel, au prix de $1435.Les courses furent très bien contestées dans leur ensemble.La journée de clôture de la réunion du printemps de Blue Bonnets a été le digne couronnement d’une semaine qui n’a fait que des patrons satisfaits, pour notre grand hippodrome.Voici les résultats d’hier : PREMIERE COURSE 5 furlongs, chevaux de 2 ans : 1er Privet Petal, 106, Clément, 8 à 5, au pair et 1 à 3 ; 2e, John Marshall 106, Hopkins, 20 à 1, 5 à 1 et 2 à 1 ; 3e, Suprême, 108, Wilson, 4 à 1, 2 à 1 et au pair.Temps : 1.02 1-5.Laura, Wanita, Grazelle, Single et J»hn P.Nixon ont aussi couru.DEUXIEME COURSE 6 furlongs, chevaux de 3 ans et plue : 1er, York Lad, 110, Nathan, 4 Al, 3 à 2 et 7 à 10 ; 2c, Star Gift, 107, Vandusen, 8 A 5, 7 à,10 et 7 à 20 ; 3e, Agnier, 107, Warrington, 8 A 1, 5 à 1 et 2 à 1.Temps : 1.15 3-5.During Datlight, Sylvestries, Uncle Obie, Nimbus et Lucky George ont aussi couru.TROISIEME COURSE 6 furlongs, chevaux rie 3 ans et plus: 1.Emily Lee, 108, Wilson, 2 1-2 à 1 au pair et 1 à 2 ; 2.Incision, 100, Warrington, 6 à 1.2 à I et au pair ; 3.Vcncta Stromc, 101, McIntyre, 15 à 1, 4 à 1 et 2 à 1.Temps, 1.15.Planter, Little -lane, Mario T.Muff, Maniac, Toni Sayers, Silieie et Mileage ont aussi couru.QUATRIEME ('OURSE Un mille, stake J acques Cartier : 1.Flabbergast, 110, Wilson, Sa 1.2 à 1 et au pair ; 2.Blackford, 101, Turner, au pair et 1 n 3 ; 3, ( lift Edge, 111, Dennler, au pair et 1 à 0.Temps, 1,40 2-5.Honey Bee, Merry Lad, The Rump, Grif, Superstition et Baton ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Steeplechase, 2 1-2 mijjeg : 1.Mys- tic, Light, 141, Heathorington, 3 1-2 à 1, 4 a 5 et.2 à 5 ; 2.Enniskillen, 153, Keating, 2 1-2 à L.3 à 2 et 3 n .> : 3.King Cash, 136, Kormath, 6 à l, 3 à I «( au pair.Temps, 5.13 4-5.Wiqkson, Julia Armour et Jack Dcnncrleen ont aussi couru.SIXIEME COURSE 7 furlongs, chevaux de 3 ans, handicap : L Tawton Field, lift, Wilson, 9 A 5, 4 à 5, et 2 à 5 ; 2.Speelbound, ] 106.Connolly, 10 à I, 6 à 1 et 2 1-2 à 1 : 3.Fred Levy, 101, Scharff, 20 à 1, 8 à I ét 3 à 1.Temps, 1.27 2-5.Apias-| ter, Astrologer, Royal Message et J ac-quelina.SEPTIEME COURSE 1 1-8 mille, chevaux de 3.ans et plus: i 1.Naughty Lad, 107, Dennler, 8 à 1,| 4 à 1 et 2 à 1 ; 2.Colston, 104, Sny- j der, S à 5, au .pair et 1 à 2 : 3.L.M.Eqkert, 100, Small, S à 1, 2 à 1 et au ¦ pair.Temps, 1.56 2-5.Frog, Ta Nun Da, Stairs, Miss Jonah, Lad of Laug-» don.Senator Sparks et Mycenae ont,' aussi couru.L’IKUÜLE Pèiermage à Sainte-Ânne de Beaupré PAROISSE SAINTE-HELENE Samedi, le 28 du courant, les.membres de la Conférence Saint-Vincent de Paul, section Sainte-Hélène, feront leur pèlerinage annuel à Sainte-Anne | de Beaupré.Et cette année, c’est la compagnie du Canadien-Nord qui a été | chargée de conduire les pèlerins au sanctuaire de Sainte-Anne.Départ: gare Moreau, -Hochelaga, samedi soir, à 10 heures?%.Retour à Montréal, dimanche soir; à 9 heures.Des chars “dortoirs” de premier ordre et un char “rafraîchissements”, tout neuf seront mis à la disposition des pèlerins; et tout porteur de billet pourra, s’il le désire, séjourner à Québec jusqu’au 2 juillet inclusivement.On peut se procurer des billets, .soit au presbytère de Sainte-Hélène, 190 Saint-Maurice, tel.Main 4100, soit au presbytère d’Hochelaga: 305 rue Desery, tel.LaSalle 912.r.Sore! victorieux Sorcl, 10.— Le club de baseball Sorel a défait le Villerai, de la ligue de la Cité, par 16 à 0, dimanche dernier.Le manque d’espace nous force de remettre à demain les résultats détaillés de cette joute.Le club Richmond jouera à Sorei Le club de baseball Richmond ira jouer dimanche A Sorel avec le club 'de l’endroit.Il organise à cette oc-! casion une excursion par le vapeur ! Impérial qui partira A 9 heures du matin du quai de la rue Desery, à Hochelaga.Trains spéciaux pour Empress A l'occasion du départ de “l’Em-press of Britain” de Québec, jeudi le 12 de juin, un train spécial “pour Empress ” comprenant wagons de colons, wagons de preraiè-! re classe et wagons - lits modè-! les partira de Montréal, gare de la i rue Windscrr, A 8.30 p.m.mercredi le Jl juin.I Un autre train spécial "pour j Empress ” comprenant wagons de ! jour, wagons - buffets et wa-I gons - salons partira de la gare de I la rue Windsor à 9.50 a.m.jeudi le |l2 de juin, se rendant directement i aux abords du paquebot A Québec.I Déjeftner-dîner prêt A 9.15 a.m.Pour $60,000 M.F.B.Mathys a a cheté de la West End Land Companj les propriétés situées aux angles sud est et nord-est de l’avenue McGil' College et de la Place Burnside.M.le maire Michaud, de Maisonneu-vef déclarait hier qu’il n’y avait pa» une seule maison de libre dans la municipalité qu’il préside.Les années dernières à cette époque-ci, on pouvait compter d.e quatre à six cents maisons vacantes.Les statistiquer prouvent que les résultats de cette aimée sont dûs à l’augmentation d« la population.M.Michaud dit que si cela continue il faudra construire, pour le printemps prochain de 1,0011 à 1,600 résidences nouvelles.Pour la somme de $54,000 un syndicat présidé par M.G.N.Duoharme a acheté un certain nombre de lotr vacants situés sur le chemin Saints-Catherine, à la Côte des Neiges.L« vendeur est M.J.A.Vaillancourt.Pour $43,700, M.M.Bailey a vendu à M.A.Goldsmith sa propriété située du côté ouest du Boulevard St-Laurent un peu plus bas que l'avenue des Pins.On a inscrit hier 58 transferts de propriétés dont les principaux soiP les suivants : Pour $21,112, M.I.S.Lafleur a vendu à M.P.Blais les lots 52—243, 244, 245 et 246, paroisse de Montréal, ayant front sur l’avenue Sainte-Catherine, Notre-Dame de Grâce.Pour $25,250, M.C.Leiter et autres ont vendu à M.D.Barrack et autres les lots 15—37, 38 et 39 de la Côte Saint-Louis.Pour $32,000, M.A.Marchessault a vendu à M.W.Reid la propriété portant les Nos 529 à 533 de la rue Lafontaine, Maisonneuve.Pour $12,800, M.G.W.Parent a vendu à M.S.Brazer la propriété portant le No 70 de la rue Ste-Fa-mille.Pour $12,000, M.J.W.Harris a vendu à M.H.Lafleur la propriété portant les Nos 113 à 121 de la ru« Doricm.Pour $7,250, Mme J.Tipping a vendu A Mme E.Bishop la propriété portant les Nos 2345 et 2347 de la rur Mance.UN VOYAGE DE 10,000 MILLES M.John P.Callaghan, directeur-gérant de la Marcil Trust Co.Ltd, est de retour d’un long voyage dans l’Ouest canadien et américain.Il a visité les villes suivantes : Chicago, Omaha, Denver, Salt Lake City, Los Angeles, Passadena, San Diego, San Francisco, Victoria, Vancouver, Cal-gary, Edmonton, Winnipeg, Minneapolis et Saint-Paul.M.Callaghan dit que même en tenant compte du territoire nouveau qu’est l’Ouest canadien, la comparaison avec l’Est demeure favorable à ce dernier.Il prétend que les spéculateurs qui seraient tentés d’investir leurs capitaux dans les immeubles ds l'Ouest feraient bien d’être prudents-de ne pas agir les yeux fermés.Le gérant du Maroil Trust est revenu enchanté de sa visite A Los Angeles.Il déclare que cette ville progresse sans cesse et que ses environs sont des merveilles de beautés naturelles.Parc DOMINIO VOYEZ LES SAUVAGES PYGMEES DEMAIN Jour de l'institul Herve] COURSES au GALOP au PRAC KING EDWARD m 11 AU ,B miN IN C LU HIV KM ENT Cette saison, tous les bateaux pour le parc partent du bas de la rue Désiré, à 1 heures P.M.et ensuite tous les vingt minutes jusqu'à 3 heures P.M.Prenez les chars de la rue Notre-Dame ou de la rue Ste-Catherine,allant vers l’Est et descendez à la rue Désiré.Les meilleurs des repas aux prix de la ville seront servis au restaurant des frères Miller,u grande estrade tournet VAU A U* V VOL.IV.— No.1.54 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 11 JüIN 191ï POUR LES OEUVRES SOCIALES ET LA LANGUE FRANÇAISE Initiatire intéressante dans la région de Sherbrooke (Servie* particulier) Sherbrooke, 11.— Demain aura lieu une réunion du Comité spécial d’Oeuvres Sociales Canjdiennes françaises qui étudiera la mise à exécution de l’important programme qu'il s’est tracé.C’est une initiative fort intéressante et qui vise tout un ensemble d’oeuvres sociales et nationales puisque le Comité se propose à la fois de favori" ser effectivement nos institutions catholiques, nationales et diocésaines ; de réaliser les voeux du Congrès de la Langue Française en travaillant de concert avec le Comité permanent, de favoriser l’étude des questions historiques, scientifiques et littéraires par la conférence organisée; de répandre la bonne et saine littérature par l’établissement de bibliothèques parois siales et scolaires; de répandre la bonne presse; de rendre au français son importance dans les relations commerciales .et de favoriser ainsi l’accès des diplômes de nos institutions bilingues aux emplois supérieurs; de travailler à la colonisation par les nôtres des terres vacantes, par l’établissement d’une agence permanente; de favoriser l’économie par l’établissement de caisses populaires; de poursuivre avec activité la lutte antialcoolique par l’établissement de ligues de tempérance; d’étudier la cause des conflits survenus chez nous, dans le passé, entre le capital et le travail; de travailler à les prévenir dans le futur ou à les régler en temps opportun.Le président d’honneur de ce Comité est Mgr Larocque, le président d’office, M.l’abbé Gagnon, supérieur du Séminaire, 1er vice-président, M.F.H.Hébert, maire de Sherbrooke, et le secrétaire-trésorier, M.l’abbé J.N.Coderre, du Séminaire.UN APPEL DE MGR LAROCQUE Mgr l’Evêque de Sherbrooke a bien voulu donner, par la lettre suivante, adressée à M.l’abbé Gagnon, son encouragement le plus explicite à l’oeuvre entreprise; M.le Supérieur, “Nous avons encore présent à l’esprit le geste superbe par lequel notre race, dans les assises solennelles du Premier Congrès de la Langue Française, affirmait sa volonté bien arrêtée de garder, en l’épurant toujours davantage, notre doux parler de France; de prendre au besoin, les moyens les plus efficaces de le défendre contre tout injuste agresseur.Cette brillante fête de la langue de nos Pè res aura-t-elle un lendemain ?Ces voeux que les orateurs du Congrès formulaient, en un verbe si chaud et si vibrant et que la foule immense des auditeurs accueillait avec enthousiasme, auront-ils quelque résultat pratique pour conserver ou rendre à notre si belle langue française la place qui lui revient de droit à nos foyers, dans nos églises, dans nos écoles, dans le monde de la magistrature, du commerce, de l'industrie et de la politique?DANS LE Monde.Ouvrier 12 A ces questions que beaucoup, parmi nous, se sont posées, une solution, au moins partielle, a déjà été donnée.“En effet, comme premier fruit du “Congrès", susceptible de produire d’heureux résultats dans le sens des voeux formulés, il s’est formé un “Comité Permanent du Congrès” dont le siège est la vieille cité de Québec.“A mon sens, cela ne suffit pas pour la diffusion et la sauvegarde de notre langue dans tout le Canada.Il nous faut une action d’ensemble, bien concertée entre les différentes sections du pays, laquelle tirera son unité, et partant, sa force, — d’une direction upérieure unique: Celle du Comité Permanent.” Cette action d’ensemble que je viens de mentionner, elle naîtra, me semble-t-il, d’une manière aussi facile que naturelle, du fait de la formation de comités diocésains ou régio ux, — le nom importe peu, — du Congrès de la langue française.“A Sherbrooke l’organisation d’un comité de ce genre s’impose.Elle peut être entreprise avec d’autant plus d’assurance de succès que, déjà, nous en avons les plus désirables, les meilleurs éléments constitutifs, dans la longue liste de membres, prêtres et laïques, qui formaient le Comité d’organisation du Congrès de la langue française dans les Cantons de l’Est.C’est de notre séminaire, j’ose croire que tous le pensent et le disent, — que doit partir comme de son principal centre générateur, d’où elle rayonnera partout dans nos Cantons, la forte et pénétrante influence qui nous assurera une large part des résultats pratiques que nous avons droit d’attendre de notre premier et si retentissant Congrès de la Langue Française.Aussi bien, M.le Supérieur, ai-je raison de croire, que je vais au-de vant des désirs du clergé et des fidèles de ce diocèse en vous chargeant de prendre l’initiative dans ce travail d’organisation, pour les Cantons de l’Est, d’un Comité, régional ou diocésain, du Congrès de la Langue Française au Canada.Que Dieu bénisse votre travail, et vive à jamais la doulce langue française”.Signé, PAUL, Evêque de Sherbrooke.L’UNION DES CORDONNIERS D’AMERIQUE La convention de l’Union des Cordonniers d’Amérique s’ouvrira à Montréal lundi matin et durera de 8 à dix jours.Les délégués de Boston et des autres villes du Massachusetts arriveront par train spécial samedi et ceux des villes canadiennes arriveront dans le cours de la même jour née.Terreneuve et Plie du Prince-Edouard seront représentés.L’administration ^ de rintercolonial (Extrait du “ Hansard”, compte rendu de la séance du 5 juin 1913) .M.H.Bailay : Monsieur le président, j’approuve entièrement les vues de l’honorable député de Westmoreland, (M.Emmerson) , concernant l’importation des étrangers pour administrer 1 ’ Intercolonial.Mais je fiais donner à chacun sa pan de mérite ; je dois dire, en justice, que lorsque nos adversaires étaient au pouvoir, ils ont commencé ce systè' me, en important MM.McGovern, Handfield, Joggins, Lozo, Burpee, et linaiement, le fameux Brady.C’était une mauvaise coutume à Lettre Financière DE L.G.BEAUBIEN & CIE, BANQUIERS ET AGENTS DE CHANGE, 104 RUE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER, MONTREAL.Montréal, 7 juin 1913.La baisse du Pacifique, en Europe et en Amérique à la fois, demeure le grand fait qui domine la semalnef inan cière écoulée.Notre place demeure en quelque sorte sous la menace de ce mouvement qui a pris à certaines heures, un caractère d’incontestable gravité.Le recul du Pacifique a en Service des Vapeurs pour Québec TOUS LES SOIRS A 7.00 Orchestre à bord des vapeurs Concert tous les soirs Un voyage d’affaires eft un plaisir si vous le faites par eau.Vapeur pour MILLE-ILES, ROCHESTER et TORONTO.Tous les jours excepté le dimanche à 1 p.m.Etoursion Specials à PRESCOTT Samedi prochain 14 juin.Pria $5.00, ropat et lit comprit Excursion du Board of Trade à Anticosti, le 19 juin.Prix du passage: $30.00 Bureau des Bdlets de la ville de» lignes R.& O., 91-11 Place Vidtorla Le prince Albert indisposé POUR CETTE RAISON IL N’A PU ASSISTER AU GARDEN PARTY DONNE A SPENCER WOOD HIER.Les écoles à Sherbrooke LE TAUX D’IMPOT MOINDRE CHEZ LES CATHOLIQUES — L’EXPLICATION.1 Québec, 11.— Un “Garden Party”, offert par le lieutenant gouverneur Sir François Langelier et Lady Lan-gelier à Spencer Wood, a eu lieu hier après-midi, les autorités militaires et civiles de Québec, de même que le capitaine Smith du H.M.S.Cumberland et les cadets, ayant tenu à l’honneur d’y assister.Son Altesse Royale, le prince Albert, était indisposé et dût rester sur le navire.Sir François et Lady Langelier reçurent leurs invités de là plus affable manière.Les cadets quittèrent Sepncer Wood à six heures, afin d’être rendus sur leur navire pour sept heures.Le Cumberland quittera Québec jeudi.Forbans automobilistes Berlin, 11.— La plaisanterie criminelle qui a causé la mort de l’Allemand Herr Plunz et de son épouse à Hennisdorf, il y a deux mois, vient de se répéter sur la route de Berlin-Pots dam.Un chauffeur de taxi revenait de conduire deux dames à Potsdam lorsque sa machine arrêta brusquement et fut jetée en travers de la route.Une fois revenu de son étonnement, le chauffeur remarqua un homme et une femme qui s’enfuyaient a travers champs.Juste à l’endroit où la machine stoppa, avait été tendue une corde dont les extrémités entouraient deux arbres qui se trouvaient de chaque côté de la route.Les chauffeurs promettent une^for-te récompense à ceux qui feront la capture des criminels.L’indignation à Berlin est d'autant plus grande que le crime de Hennisdorf n’a pas encore été puni.(De notre correspondant) Sherbrooke, 10.— Les commissions scolaires protestante et catholique de Sherbrooke, ont, hier soir, fait rap port au conseil municipal du taux de la taxe scolaire pour le prochain exercice.Le taux pour les catholiques est de $5.00 par $10.00 et pour les protestants de $7.00 par $10.00.En réponse aux critiques de l’éche-vin Thompson, l’échevin Jenckes a dit que les fonds de la commission scolaire protestante étaient bien administrés, amais que les hauts salaires payés aux professeurs obligent à cette commission l’imposition de plus lourdes taxes.Il ajouta que les catholiques doivent le taux moins élevé de leurs taxes aux congrégations enseignantes dont les membres se dévouent pour un salaire nominal.->- Le nouvel orgue de Jacques-Cartier (De notre correspondant) Quéoec, 11 — La maison Casavant de Saint-Hyacinthe vient de compléter l'installation du nouvel orgue de l’église paroissiale de Jacques-Cartier.L’orgue est le plus beau et le plus complet au Canada.Il a coûté $13,000 et comprend 52 jeux, 4000 tuyaux, cinq claviers, 4 solos à forte pression, 5 pédaliers, forte-basse.Le nouvel orgue sera béni, dimanche, par S.G.Mgr Bégin, et, dans la soirée il y aura concert sacré.DEPART DE M.BRIERLEY A l’occasion de son départ pour l’Europe, hier, M.James S.Brierley, directeur-gérant du “Herald” quWient de prendre sa retraite, a été l’objet d’une manifestation sympathique de la part du personnel de notre confrère.LES GREVES SANGLANTES Les conflits entre le Capital et le Travail aux Etats-Unis, ont une, violence, provoquent des scènes d’horreur et de désordre sans parallèles, nous allions dire dans le monde entier.Hier encore, la petite ville d’Ips-wich, dans l’Etat du Massachusetts, a été le théâtre d’une émeute sanglante, dont le résultat est qu’une pauvre femme, étrangère à la grève, a été tuée, plusieurs grévistes et agents de la paix blessés.La grève est venue à la suite du refus des directeurs des “Ipswich Hosiery Mills,” d’accorder une augmentation de 25 p.c.de salaire à leurs employés.Les ouvriers sont dirigés par les chefs des “Industrial Workers of the World.” Nous n’avons pas l’intention de juger ici du bien-fondé des demandes des ouvriers.Nous croyons sans peine que là comme ailleurs, les patrons n’accordent pas toujours justice pleine et entière aux travailleurs.Mais qu’il nous soit permis de dire que ces actes de violence perpétrés partout ou presque partout où les grèves sont dirigées par les chefs des “Industrial Workers of the World”, ne sont pas de nature à attirer à la cause des employés les sympathies du public, des consommateurs.Nous ne croyons pas qu’une cause bonne en soi, puisqu’il s’agit d’améliorer l’existence si précaire parfois du travailleur, ait plus de chances de triompher en employant la force brutale, en se mettant hors la loi.Nous devons nous féliciter au Canada, de ce que nos ouvriers ont toujours compris que la violence et le crime n’ont jamais aidé la cause du travailleur à triompher.Nous avons eu nos grèves, mais bien dirigées par les chefs de nos unions, les ouvriers se sont toujours tenus dans les bornes de la légalité et de la modération.Il y a plus que cela, combien de conflits ont été évités, particulièrement dans la province de Québec, par suite de l’esprit d’entente et de cordialité qui existe entre le patron et l’ouvrier.Nous ne croyons pas que l’esprit qui domine chez les membres des “Industrial Workers of the World”, ait jamais de chances de pénétrer dans nos syndicats ouvriers.Nous le souhaitons de tout coeur.introduire, car nous avions certaine- effet provoque un remous dans lequel ment comme vient de la dire l’ho>- j se sont enfoncées nos valeurs, les norab'le député de Westmoreland,dans | plus solides comme les plus sûres, les provinces de l'Est, des hommes Sentant sa confiance ébranlée jusque compétents, sans aller en chercher à dans la première de nos affaires cana-l’étranger.Aujourd’hui, le même diennes, la clientèle, pendant tout un système, malheureusement se conti- j jour, est demeurée immobile, figée nue, et les officiers supérieurs de'jg surprise.Et de fait, cette baisse, ITntercolonial sont complètement , qUj ]’eüt annoncée quelques jours à des étrangers.MM.Gutelius, Brady , peine à l’avance, eût provoqué des et Tiffin nous viennent du Pacmque ; s0m.ires dédaigneux, des haussements Canadien.Nous devons avoir dans la province de Québec et les Provinces maritimes des hommes capables de remplir ces positions d’épaule de commisération.La tension monétaire; le rappel des fonds prêtas sur le Pacifique, venant en forcer la liquidation; la faillite d’une importante maison de Londres spécialisée dans cette valeur; une pression formidable exercée par un groupe puissant de baissiers en vue d’accaparer l’action; telles semblent je trouve son salairs j être les principales des causes, complexes et nombreuses, de ce mouvement dont la répercussion a été sensible sur les grands marchés du monde.Une dépêche de presse annonce qu’un syndicat de grand banquiers de Londres va prendre à cours moyen les actions de C.P.R.dont sont surchargés nombre d’agents de change anglais.Leur situation précaire sera ainsi consolidée de manière qu’ils Je ne discuterai pas le mérite de M.Gutelius, on dit que c’est un homme distingué, mais l'avenir le prouvera.Je dois différer cependant avec l’honorable député de Westmoreland sur un point un peu élevé.Jusqu’ici nous avions administré ITntercolonial avec des hommes que nous payions de quatre A six milles piastres par année, et nous sautons, d’un bond, à vingt mille dollars par aimée ; c’est un peu extraordinaire, et je crois qu’il aurait dû y avoir une étape entre deux chiffres.Mais il y a une autre chose qui existe et que je tiens à faire remarquer à la Chambre, laquelle constitue une Le Détroit n’a pas été affecté par le recql: ses actionnaires, habitués aux tribulations, ne s’émauvent plus de rien.De ce qui précède, il ne faut pas tirer aliment de pessimisme, mais constater qu’à leurs cours actuels les valeurs constituent des placements superbes et sans risques.Celui qui fait en Bourse des placements peut se dire en toute confiance que pour lui sonne l’heure du berger.Jjü dépréciation de nos valeurs ne correspond nullement à un ralentissement de notre activité industrielle, à une situation économique moins bonne.Nos usines par tout le pays sont en pleine marche et de l’Ouest nous parviennent les informations les plus encourageantes.Il ne faut donc pas accorder à un mouvement spéculatif une importance qu’il ne saurait avoir en réalité.Dans ces conditions nous ne pou vons que conseiller la mise en portefeuille de nos bonnes valeurs, sérieuses et sûres, certains que nous sommes qu'elles réserveront dans un prochain avenir de substantiels bénéfices.SERVICE D’OTTAWA Départ de la gare de la rue Windsor |8.05 a.ni.58.40 a.rn.f9.15 a.m.*9.45 a.m.t4.00 p.m.57.45 p.tn.*9.45 p.m.*10.30 p.m.Wagon-lit local au train de 10.30 p.m.*Tous les jours.tToug les jours excepté le dimanche.$Le dimanche seulement.SPECIAL POUR EMPRESS Départ de la gare Windsor à 8.30 p.m., mercredi.11 juin et 9.50 a.m.jeudi le 12, raccordant avec K.M.S.Empress of Britain qui part de Québec, jeudi le 12.Les trains vont directement au quai du navire.WAGON-LIT POUR ST - ANDREW A dater du 15 Juin Départ de la gare Windsor à 7.25 p.m., tou» les jours.Faits - Montréal injustice criante envers la province Prissent doubler sans trop de risques de Québec.Depuis quarante ans, je crois que la Chambre l’admettra avec moi, on a fait une situation impossible à la province de Québec, dans la nomination des officiers supérieurs.C’est une injustice qui aurait dû être constatée et remédiée avant aujourd’hui.Ce reproche ne s’adresse pas seulement aux officiers supérieurs, mais à taus les officiers qui détiennent des positions tant soit peu lucratives.Nous n’avons pas, dans la province de Québec, à part le surintendant Macdonald, un seul homme qui retire un gros salaire.Les ‘rie^PleisUsîtrintendants^"desRatisses des ainsi «^ains agents de change d’un locomotives et des chare, sont tous mauva1S pas et mettent un terme a des gens du Nouveau-Brunswick et une Iodation dangereuse.A y rede la Nouvelle-Ecosse.Tant mieux frarder de plus près cependant ils pour cetï gens-là sans doute,mais je ne ! constateraient sans doute Que certai* reconnais pas de qualités supérieures nés relations existent entre ces ban-à ces messieurs qui habitent les, quiers qui, à Londres, font figure de Provinces maritirres.1 bienfaiteurs et les baissiers qui de- Nous avons dans la province de! puis une semaine, à New York, ont Québec des hommes tout aussi capa-1 tout fait pour créer une panique, blés de retirer de gros salaires et de Ramené à ses véritables proportions faire honneur à leur position.Je ne )e rô]e du syndicat des banquiers ae de naufrage, ce cap toujours dange reux par périodes de grandes baisse, qu’est la liquidation de quinzaine.Car à Londres, comme d’ailleurs sur tous les marchés d’Europe, toutes les opérations spéculatives se liquident en fin de quinzaine.Les agents de change n’ont pas, comme en Amérique, la faculté de tirer indéfiniment sur la ficelle et d’ajourner ainsi une échéance à laquelle ils ne pourraient que difficilement faire face.Les observateurs superficiels ne trouveront pas de paroles pour louer à leur gré ces banquiers qui sauvent LA PENTECOTE CHEZ LES JUIFS La fête de la Pentecôte que les Juifs observent dans le monde entier a commencé au coucher du soleil bi®1-pour se continuer jusqu’à la même période du jour, jeudi.Durant ce temps des services religieux ont lieu dans les synagogues de Ta ville qui, pour l’occasion, sont décorées de fleurs et de couleurs symboliques.Tous les jours, les rabbins lisent le Décalogue en souvenir de la remise des Tables de pierre à Moïse sur le Mont Sinaï.DEUX INGENIEURS SE NOIENT Le coroner MacMahon a été mandé hier après-midi aux Rapides-des-Cè-dres, où deux ingénieurs, Milo Angel et C.Jhmison, à l’emploi de la Compagnie Hydraulique de l’endroit, se sont noyés en canotant dans les rapides.Un verdict de mort accidentelle a été rendu.CHUTE HEUREUSE SERVICE DES GRANDS LACS Los steamers quittent Port McNicoll tour les jours, excepté le vendredi et le dimanche.Pour raccordement, départ de Montréal 1# soir précédent.TAUX REDUITS Maintenant en rigueur Aux endroits sur la Côte Nord du Pacifique SAN FRANCISCO ET LOS ANGELES TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.à la gare Union WAGON - SALON SUR TRAIN DU JOUR *11.00 p.m.à lu gare de la rue Yongo.Compartiments et wagons-lits éclairés à la lumière électrique.EXCURSIONS DE COLONS Billets d'aller et retour en vente pour Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour 2 mois.vois pas pourquoi l’administration du chemin a toujours, depuis quarante ans, ignoré la province de Qué-Le surintendant des cantonniers a toujours été un homme du Nouveau-Brunswick, et cependant il y a 105 milles de la division de Sainte-Flavie à Campbelton qui sa trouvent dans la province de Québec, et onze milles seulement dans le Nouveau-Brunswick.Il en a toujours été ainsi depuis quarante ans.Pourquoi nous traite-t-on comme des hommes inférieurs dans la province de Québec ?Il est temps de nous rendre justice.J’en ai fait la remarque tout dernièrement au ministre des Chemins de fer ; le coude la section BUREAUX DES BILLETS: 141 143 rue Saint-Jacques Tél.Main 812S ou à l’Hôtel Windsor, et aux gares Plac« Vixor et Windsor.Mac Jetté, âgé de 30 ans, et domicilié au No 248 rue Brébeuf, travaillant hier après-midi à la Côte Saint-Paul , à la pose des fils lorsque perdant l’équilibre, il tomba du haut du poteau sur le sol.On le transporta immédiatement à l'hôpital Notre-Dame où l’on constata heureusement qu’il ne souffrait d’aucune blessure.' tremaltre des ouvriers LA CONVENTION DES CORDON- I Sainte-Flavie se retirait, et re-NIERS j commandait pour lui succéder un jan-I monsieur Macdonald du comté de Bo-s naventurë.Il recommandait "" La route Québec-Montréal Le 26 juin prochain, s’ouvrira la salle de l’Assistance Publique, rue Lagauclietière-Çst, la convention des ouvriers cordinniers de la B.S.W.U.Cette réunion de travailleurs durera cinq jours et aura à discuter pendant ses séances, des questions intéressant fortement tous les ouvriers de la chaussure.Les délégués de la Nouvelle-Angleterre sont attendus samedi soir, par train spécial du Vermont Central, qui entrera en gare Bonaventure, à sept heures et demie.La convention s’ouvrira lundi matin à dix heures et demie.REUNIONS DE CE SOIR Log Mont-Royal 711 des machinistes.— Maîtres maréchaux-ferrants, Salle Saint-Joseph.— Union 52 des pressiers, Temple du Travail.— Union des tailleurs de pierre, Salle Saint-Onge.— Union 922 des ajusteurs de tuyaux, Salle Saint-Joseph.—Union 91 des relieurs, Temple du Travail.— Union 266 des travailleurs en chaussures, Salle Dionne.— Union des électriciens, 462, Temple du Travail.— Union 21 des mouleurs en fer; Conseil de District des Charpentiers-menuisiers, Temple du Travail! — Union No 1 des monteurs en chaussures, de la fédération canadienne des cordonniers, salle Dumont.—Union des charpentiers-menuisiers No 93.FRACTURE DE JAMBE Hector Rousseau, âgé de 17 ans, et domicilié au No 151 rue Desaulniers, est tombé de la voiture qu’il conduisait hier après-midi, coin a*s rues Notre-Dame et Saint-Rémi et s’est fracturé la jambe gauche.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.(De notre corresponaant) Québec, 11 — Les travaux de construction de la route Québec-Montréal commenceront dans quelques jours.lia construction sera entreprise aux deux extrémités à la fois, c'est-à-dire à Saint-Augustin, pour Québec et à Charlemagne pour Montréal.Au théâtre de Belleville.—Ah! mademoiselle! on vous en a réservé une belle tirade au troisième acte.—Vraiment!.Quel bonheur! —Oui, on vous tire par les cheveux I tout autour de la scène.homme qui, depuis 25 ans, était le chef conducteur des ouvriers sur ITntercolonial ; un homme qui a conduit les trains d’ouvrage depuis 25 ans, et qui, par conséquent, connaît mieux que qui que ce soit, toute la ligne depuis Campbelton à Saint-Flavie.Il est connu de tout le monde et parle bien les deux langues.Il n’y avait doqc aucune raison de ne pas le nommer.Cependant, malgré la recommandation du contremaître, on a nommé un jeune homme de 30 ans qui nous vient encore du Nauveau-Brunswick.Pourquoi cela?Je m’objecte à de tels procédés.Je proteste contre un tel état de choses.Pourquoi ne pas choisir des citoyens de la province de Québec ?Ces officiers supérieurs ne parlent pas même le français, et cependant le moins de justice que l’on pourrait nous accorder serait d’exiger que si l’on prend ces hommes du Nouveau-Brunswick ou des autres Provinces maritimes, c'est qu’ils sachent au moins, la langue française.Ces gens-là ont à régler, tous les jours, des questions où les parties sont de langue française, car il ne faut pas l'oblier, ITntercolonial traverse 500 milles de la province de Québec.Sous ce rapport-là, c’est un grand désavantage, c’est un inconvénient qui est préjudiciable, rn même temps à ITntercolonial.Monsieur le président, je tenais à faire ces quelques remarques, et je n’ai pas de doute que le ministre des Chemins de fer ne les a pas comprises, mais j’espère qu’il prendra le temps de les lire dans le hansard et qu’il verra qu’elles sont justifiées.S’il a l’intention de nous donner justice, il devra voir à faire des nominations conformes aux suggestions que je viens de lui faire.Londres consiste donc à enlever c-n douceur à certains agents de change, des actions du Pacifique, actuellement dépréciées, et qui vont remonter avant peu à leur niveau.C’est ce qui s’appelle proprement tirer les marrons du feu.Mais qu’on ne s’y trompe pas, la confiance de la clientèle dans le Pacifique demeure absolue et les manoeuvres les plus habiles demeureront sans effet sur la situation commerciale de la compagnie, laquelle demeure incomparable.Du reste ceux-là le savent mieux que personne qui ont organisé la baisse récente du Pacifique.Le Richelieu, le Power et le Brazilian ont gravement souffert du recul du Pacifique.Il a été cependant visi-1 gjjg AUX VOYOUS ble que le Richelieu et le Brazilian ont été soutenus par Londres, sans quoi une liquidation formidable se serait produite.Malgré la baisse, la liquidation n’a pas été forte, ce qui prouve que ceux qui détiennent ces valeurs ne se laissent pas facilement émouvoir.Le Shawinigan a aussi subi un recul, mais il ne s'est pas vendu 200 actions par jour, et la baisse n’a pas dépassé dix points.Les actionnaires du Shawinigan comme ceux du Power sont confiants et ils ont raison.De plus ils ont de l’argent, en sorte qu’ils ne consentent pas à liquider à cours de baisse ces valeurs pour étoffer leurs marges spéculatives.Si l’on tient compte de la forte capitalisation du Power et du fait que son rendement n’atteint .pas 5%, on admettra que la liquidation en a été très faible.L’annonce de l’émission de $1,500,000, qui équivaut à une prime de $10 sur l’action ancienne, a eu sur le cours un heureux effet.A noter aussi que le premier versement sur l’action nouvelle ne sera exigible que le premier novembre, ce qui constitue un gros avantage par ce temps de rareté de l’argent.Le Iron n’a pas subi de liquidation, | ou du moins son importance est restée I nulle.D’autre part les recettes nettes j ressortissent au bilan à 4.31% du ca- j pital-actions ordinaire.Nous admettons volontiers que ce résultat est décevant.Avant toutefois de formuler une opinion définitive, nous attendrons les paroles que prononcera M.J, H.Plummer, à l’assemblée générale des actionnaires.Le Tramway & Power a beaucoup souffert, le cours est tombé à 23, mais la liquidation a été faible ce qui est un excellent signe.Hier soir vers onze heures, deux étudiants, Roméo Trudeau et P.E.Mercile ont été attaqués par une ban-de de voyous rue Sainte-Catherine, j près de la rue Poupart.La rue était ' complètement déserte et ce n’est qu’a-près vingt minutes de recherches qu’ils purent trouver un agent de police.LA COMMISSION DES GRAINS Le Board of Trade de Montreal à ' mis son local à la disposition du Bureau des Commissaires des Grains du Canada qui s’y assemblera jeudi, le | 19 courant, à 10 heures a.m.A cette assemblée, la Commission y ! entendra toutes les réclamations que | les marchands dé grain auront à fai- | re et verra à remédier à toutes les lacunes dont on a eu à souffrir jusqu’à | aujourd’hui dans le transport du grain par les différentes compagnies ! de chemins de fer.LA SEULE ROUTE A DOUBLE VOIB Equipement de première class* MONTREAL ET TORONTO 9 a.m.,9.40 a.m., 7.30 p.m.,10.30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothè-Quo sur les trains de jour; wagons-lits I ullman éclairés à l’électricité, sur le» trains de nuit.L’ “INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAR EXCELLENCE AU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chic»-go & 9.00 a.m., tous les jour».L’Ouest Canadien par Voie de Chemin de fer et des Grands Lacs I- Est et l’Ouest du Cana.da sont main* tenant en communication par un service qui a été inauguré par le Grand-Tronc, ses trains quittant Toronto à 10.45 a.m., les lundis, mercredis et samedis pour Sarni se raccordant avec les magnifiques vapeurs de la Northern Navigation?Oo., pour Fort William, de là par Grand Tronc-Pacifique pour endroits dans l’Ouest Canadien.EXCURSIONS D’ETE Taux réduits pour Excursions' d'Eté maintonant on vigueur pour endroits de villégiaturé, plages, comprenant entre nu 1res, Portland et la Côte du Maine.Monta gnes de la Nouvelle Angleterre, lacs Champlain et Georges, Parc N'alional Al gonquin et Réglons élevées d’Ontario' lie tour Spécial d'Eté de $12,00 à New-bon don, Conn., du i.r> juin.LE SERVICE D’ETE entrera en vigueur dimanche 22 jui MONTREAL ET OTTAWA Montréal .8.00 a.m.9.10 a m 11.80 a.m.11,55 a.m 4.00 p.m.8,05 p.m.7.13 p.m.*10.50 p.m.UtfAl\FS NJVDUU-CO sont lw mallUures pour les] mères qui allfttenl pareequ‘elles 1 n'affectent pea les autres perttos 1 du système.Elles sont modérées, male certaines.25 cents le botte choc eotre phermecten.Ls, Ar.Ottawa Ls.Montréal Ar.Ottawa ._ .___ ___ iit Arr.Ottawa 11.20 p.m., dimanche 8.00 a.ra., et 8.05 p.m.—Tous les jours, 9.10 a.m., et 4.00 p.m.—Tous les jours excepté dimanche.Wagons buffet-salon sur tous les trams, agon-Pullman-Observatoire-huffet - salon sur les train» de 9.10 a.m., et 8.05 p.m.EXCURSION A NEW-YORK ALLER ET RETOUR 11E g 4 O «« MONTREAL.9l£.OU vilt Grand-Tronc et Central Vermont Train spécial 7.45 p.m., 12 juin ou trains réguliers 8.81 a.m., et 8.30 p.m.limite de retour 23 juin.BILLETS DE RETOUR D’ETE, DE MONTREAL A T,A COTE DU PACIFIQUE.Départ jusqu’au 30 septembre; retour 31 octobre 1913.Avec privilège d’arrêts.TAUX DP, RETOUR SPECIAUX en vigueur de Montréal du 23 au 28 juin; retour jusqu au 22 août, pour Vancouver Victoria.Seattle, Portland, etc., vià Chicago $96.15; pour San Francisco, viâ Portland, dans une direction, $113.65.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l'Ouest du Canada vié Chicago, on vente chaqus mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour d*ux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St Jacques, Tél.Main 6905, HAtsl Windsor ou gare Bonaventuro nuTtoMM.onoa «no ohcmig or eatsuo*.h«htx».g co.163F Ce journal est imprimé au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa, directeutr-gé-rant.FF.l 111.1,ETON DU DEVOIR VIEILLES GENS VIEUX PAYS par JEAN DE LA BRETE (Suite) Je racontai la scène moi pour mot, et l’affreux curé s'écria: “Elle a l’instinct du vrai, charmante petite F.mée! Je me charge de faire briller à scs yeux la conduite de son fiancé.__H m’y a plus de fiancé, dis-je d’un ton brusque.—Ne jetons pas le manche apres la cognée.Qc ce pas, je vais cci i-rc à M.Des Prélies pour essayer de l’influencer et de donner un autre jours à ses idées.—Ahl oui.vous êtes sûr de rèus-* ! • • • —Allons, niions, essayons sans nous décourager.Quant à vous, vos rancunes sont courtes, heureusement! et vous n’en voudrez pas longtemps à ceux qui remplissent un devoir.Donnez-moi la main.” Sans convie lion, je lui touchai les doigts, ci il retourna chez lui pour écrire à Doson la leitre suivante: “Mon vieil ami ,laissez-moi vous féliciter d’avoir pour gendre un homme coin,nie M.de Closmcnctic.Celui qui sait agir selon sa conscience au milieu d’un inonde absurde est un caractère dans la plus belle acception du terme, et je nie réjouis de voir ma petite Emmée donner sa vie à un coeur de cette trempe.“J’irai vous voir et vous serrer la main.LF.PESSE, Curé de Notre-Dame.'' A quoi Doson répondit, le curé ’tendent rien.“Je pense comme le monde absurde, et je «l’admets pas qu’un officier refuse de se battre; à mon sens, c’est déshonorant, et je romps un j mariage devenu impossible.Venez line serrer la main si vons voulez, mais ne me parlez de rien., “Je pars dans trois jours pour la I campagne.“Bien vôtre.DES PRELIES.” Le soir, assez tard, après le souper, Manuel vint causer avec Ber-tracid, “Mon cher, tu agis selon ta cons-icience, et je t’en estime, mais tu as mis l’irrémédiable entre toi et ma soeur.-—Je le crains.—Pour être franc, je ne parle pas de ses sentiments à.elle, car, au lieu de pleurer et de se désoler, comme il lui arrive des choses de moindre importance, elle se domine et paraît réfléchir: indice qu’elle luttera.—Chère Emmée! dit Bertrand, en marchant avec agitation.—Mon père l’emmène à la campagne.Il veut éviter tout rapprochement entre vous.—Et toi, Manuel, que penses-tu?Si tu avais la responsabilité de la décision, t’opposerais-tu à ce mariage?—Franchement, oui!” Bertrand reçut un coup; il avait espéré trouver un appui dans Ta- me remit la lettre: , “Mon cher ami, les curés n’y en-1 initié de Manuel.Néanmoins, il ré- pondit avec calme: “Je te comprends!.J’agis mal aux yeux de tous, et tu ne peux désirer une situation fausse pour ta soeur.” Il y eut un silence pénible; il fut rompu par une question de Manuel.“Et ta carrière?.crois-tu que l'incident ait une grande influence sur elle?—Elle sera brisée.—Oh! c’est peut-être excessif! —Tu sais bien que non,” répondit Bertrand d’une voix altérée.Moi, je ne disais rien.J’étais anéantie par la surprise, par les émotion de cette horrible journée, et, dans ma chambre, j’eus encore à écouter les divagations d’Alain.“Que penserait mademoiselle de mon idée d’aller rosser le hors-venu qui a insulté M .Bertrand?” Je haussai les épaules.“Mais, mademoiselle peut être tranquille! j’ai le poignet solide, cl le jarret aussi pour donner un croc-en-jambe.—Dû avez-vous jamais vu, Alain, que les serviteurs se battaient pour les maîtres?Taisez-vous, et laissez-moi.—Mademoiselle est fâchée contre M.Bertrand, et j’ai d’abord partagé le sentiment de mademoiselle.Mais monsieur a si bien parlé qu’il m’a retourné, c’est certain! Et le curé! Le curé m’a dit en sortant: “Alain, “votre jeune maître a un bien beau caractère.” Qu’en pense mademoi- selle?—.Ne me parlez pas du curé, dis-je en colère, et allez-vous-en! — Mademoiselle changera peut-être d’avis.Quant à moi, co verra comment j’accueillerai les critiques sur mon jeune maître!” Dès le surlendemain, il se mit à batailler avec matelots et maréieu-ses, et s’en alla répétant partout que le marquis de Closmeneuc était héroïque de ne pas céder au désir de rosser un insolent.“C’est tout de même par quoi il aurait dû commencer, lui dit une Granvillaise.—C’est bon pour vous, ces ma-niêre«-là, ma chère! —Pour moi?Ah! bien oui! est-ce que nous ne savons pas que les Ro-quelays sont co«itre lui!.—Pas tous.Allez donc demander à M.de Lépesse ce qu’il en pense! —Et quoi qu’il en pense?—11 pense (pie mon maître est un héros.—Et tu comprends ça, toi, vieil Alain?—Non, je ne comprends pas, mais je crois tout de même.—Ah*! il est pour lui!.- Pardi!.M.de Lépesse trou-vernit joli de voir un officier qui a combattu nuorès du grand empereur et tué à lui seul un nombre incalculable d’ennemis daigner se battre avec un ho^s-venu mal élevé.C’est un peu comme toi, la I belle, si tu voulais te battre avec la femme d’un pétra.Tu dédaignerais, je .sur'',''Ose! —Ma fé, je le crois!.Mais tu diras ce que tu voudras, vieil Alain, nous savons que M.Des Prélies n’en veut plus pour la “rose du roc”.—Vraiment! répondit Alain d’un ton suffisant.Ecoutez-moi bien, les commères! La rose du roc est une jeune fille comme il y en a peu, et qui vivra verra!” Cette conclusion, flattant le sentiment populaire pour Emmée, il n’y avait rien à répendre, aussi Alain revint-il triomphant me raconter ses prouesses.“Et j’ai dit ce que je pensais, mademoiselle! qui vivra verra!" Cet esprit simple, dans son admiration naïve, croyait déjà au fait accompli; mais moi, je savais qu’il ne fallait plus espérer, et que nous devions regarder l’avenir sans illusion.Je sus cependant qu’Emmée s’était pronorrée; mais, soit crainte de Doson, soit autre cause, elle l’avait fait mollement.“Mon père, je suis fiancée, j’ai promis ma main et j’aime! Si 1 acte de Bertrand ne vous convient pas, il ne change ni mes pensées ni mon coeur.—Emmée, un père n’a pas le droit de risquer le bonheur de sa fille.M.de Closmeneuc est désormais dans une position fausse, et.le pre- mîpi' ntnnnr VOUS SPTU'Z mal- heureuse.—Je serais bien plus malheureuse en n’étant pas auprès de lui s’il n’est pas heureux! s’écria-t-elle.—Propos de jeune fille sans ex« périence! Vous n’avez pas encore compris la situation.Je compatis de tout mon coeur à votre peine, mais je ne puis vous l’éviter.Prépa-rez-vous à partir pour la campagne, vous y serez mieux qu’ici.” Lhermitage me raconta cette con-versation, en ajoutant que le ton de Des Prélies ne laissait aucun espoir, ‘Tl ne s’agit plus d’entêtement ou d’idées arriérées, me dit-il, mais d’un fait réel qui lui donne en partie raison.—Que feriez-vous à sa place?demandai-je.—Ma pauvre amie, je serais dans un grand embarras.Tout dépendrait d’Emniéc.Son amour est-il ce que je croyais, ou .s’amoindrira-t-il, influencé par l’opinion publimie, qui n’est pas pour Closmeneuc?Je n’en sais rien! Je crois, enlre nous, que son affection a reçu une grave atteinte.Les femmes crient avec effroi aux hommes de ne pas se bat-tre.mais sont déçues quand ilj obéissent, et ils déchoient daus leu» estime.” A BUtvrey /•ri 13 0 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 11 Jul-N 1913 VOL.IV.— No.tU TEMPÉRATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame-Est, K.de MESLE, Gérant.Aujourd'hui maximum .75 Même date l’an dernier .611 Aujourd'hui minimum .45 Même date l'an dernier .45 BAROMETRE: 8 h.matin: 30.03; 11 h.matin: 30.02; midi: 30.0Ï.DEMAIN BEAU ET CHAUD (Service particulier) Toronto, 11.— Le temps est beau dant tout le Dominion, sauf dans l’Alberta et la Sas Ikatchewan où passent des ora ges locaux.Lacs et Baie Géorgienne.— { Vents modérés du sud-ouest, ! beau et chaud aujourd’hui et demain.Ottawa, vallée du Saint-Laurent et Golfe.— Vents frais de l’ouest et du sud-ouest, beau et modérément chaud aujourd’hui et demain.Provinces Maritimes.—Vents frais de l’ouest, beau et modérément chaud aujourd’hui et demain.Supérieur.— Vents frais du sud-ouest, beau et chaud aujourd’hui et demain.Nos ministres M.W.S.Mackenzie, secrétaire d’E-lat, M.J.E.Caron, ministre de l’Agriculture et M.Lanctôt, assistant procureur général, étaient de passage ce matin aux bureaux du gouvernement.Le prix Thiers décerné à M.Chapais (De notre correspondant) Québec, 11.— Une information particulière de Paris nous apprend que l’Académie Française vient de décerner le prix Thiers un des plus im portants dont elle puisse disposer, à M.Thomas Chapais, pour son ouvrage sur “Montcalm”.-4- La Pensée Française Tous les comités d’organisation de la Kèt/> de la PENSEE FRANÇAISE, dans les villes et villages de la province et d’ailleurs, sont priés de faire parvenir leur commande de PENSEES et autres accessoires nécessaires à la collecte, sans retard, au Comité de Montréal, Monument National.Ceci l'acililera de beaucoup le travail du comité central.Le tout est envoyé gracieusement.Mme Lemaire, chargée du servi-"c de la collecte à Montréal, prie uissi toutes les dames et demoiselles, qui veulent contribuer à l’oeuvre en se faisant distributrices de PENSEES à Montréal, le jour de la Tète nationale, de bien vouloir .s’êns-:rire ,1e plus tôt possible.Mme Lemaire .se tient à leur disposition, tous les jours, excepté le samedi et dimanche, de 4 à 5 heures de l’a-nrés-midi, chambre 1.Monument National.On peut aussi lui téléphoner tous les jours, à Lasalle 220.Le COMITE de la PENSEE FRANÇAISE, Montréal.-4- Les Ruthènes au Canada PREMIERE LETTRE PASTORALE DE LEUR PREMIER EVEQUE, Mgr BUDKA.Winnipeg, 11.— Mgr Rudka, nommé récemment évêque des Ruthènes au Canada, a adressé à ces derniers sa première lettre pastorale.Au cours de cette lettre, Mgr Budka déclare que les Ruthènes doivent avoir leurs propres écoles à n’importe quel prix.Il blâme ses compatriotes de s’être placés sous la tutelle politique et religieuse d’étrangers et affirme que de bas mercenaires et les chefs politiques ont noué des intrigues pour profiter de la situation actuelle.-4- Cours élémentaire de cosmographie (De notre correspondant) Québec, 11.— M.l’abbé Henri Simard, professeur de sciences physiques r la faculté des arts de l'Université Laval, vient do publier un troisième ouvrage pédagogique intitulé: “Cours ‘lémentaire de Cosmographie ”, C’est un volume de 200 pages, soigneusement illustré, qui sera très utile aux étudiants de nos collèges et de nos universités, -f- On parle déjà des candidats Quoique les élections municipales «e doivent avoir lieu que dans dix mois, on commence déjà à en parler dans les cercles municipaux.Il se fait déjà un mouvement en faveur du commissaire Lachapelle, comme candidat à la mairie, le maire Lavallée étant décidé à ne pas briguer un nouveau terme.Comme ils l’ont déjà déclaré à mainte reprise, aucun des commissaires actuels ne sera candidat à la même position le 1er avril prochain.Quel que soit le prochain candidat à la mairie,il ebt certain d’avoir comme rdversaire l’échevin Martin qui se troit prédestiné de tout temps au lollier d’or et au fauteuil rouge.-4- Club des Voyageurs de Commerce O’est ce soir à 8 heures, que Son Honneur le Maire de Montréal fera Couverture officielle des nouveaux appartements du Club des Voyageurs de Commerce.Ces appartements jont dans l’édifice Read.Samedi soir, au même endroit, aura lieu un concert boucane.-4- Le prince va mieux (Service particulier) Québec, 11.— Le capitaine Smith, commandant du “Cumberland”, a répondu ce matin au correspondant de la "Canadian Press” que le prince Albert est complètement remis de la légère indisposition dont il souffrait hier.FINANCIERS L’ASSASSINAT DU AMERICAINS GRAND VIZIR INCENDIE AUX PILES “MEME LES MEILLEURS D’ENTRE EUX NE PEUVENT ETRE CRUS SUR PAROLE”, ECRIT LE “TEMPS A PROPOS D'UNE FAILLITE Mahmoud Chefket Pacha, ministre de la guerre en Turquie, a été tué ce matin dans les rues de Constantinople UNE SCIERIE, UNE BOUTIQUE DE FORGE ET DES DEPENDANCES ONT ETE CONSUMEES PAR LE FEU CE MATIN.LE VILLAGE EN DANGER (Service particulier) Londres, 11.— Une dépêche de Constantinaplc, arrivée ce matin, annonce que Mahmoud Chefket Pacha, grand vi^ir de Turquie et ministre de la guerre, a été assassiné à Constantinople.Mahmoud Chefket Pacha était premier ministre depuis le 23 janvier de cette année, époque de la démission de Kiamil Pacha.Le même jour Nazim Pacha, commandant en chef des armées turques à Tchatalja, fut tué pendant une manifestation à Constantinople.Mahmoud Chefket Pacha était pur arabe, étant natif de Bagdad.II vint à Constantinople, avec sa famille, encore enfant.Après avoir étudié à l’école militaire, il en sortit muni de ses diplômes, à l'âge de 18 ans.C’était un grand favori de l’ancien sultan Abdul Hamid qui en fit un officier de l’état-major général.Il alla ensuite en Allemagne, ou il demeura, dix ans, à étudier l’organisation de l’armée allemande.En dépit de ses relations intimes avec le sultan, Chefket Pac*»a fut l’esprit dirigeanï de la révolution militaire qui amena la chute du ÎMitan.Il avait comme principal complice Enver Bey.Après avoir mis fin à la cabale qui entourait le vieux sultan, celui-ci essaya de reconquérir son autocratie et Mahmoud Chefket Pacha le lit déposer et fit monter sur le trône, à sa place, son frère, Mehmed V.Peu après l’ouverture de la guerre des Balkans, Mahmoud Chefket fut nommé chef du commissariat du ministère de la guerre et fut un de ceux qui proposèrent au grand conseil de l’Empire de se rendre au désir des grandes puissances qui demandaient de terminer la guerre.L’AIDE DE CAMP TOMBE AVEC SON MAITRE Constantinople, 11.— Ibraham Bey, aide-de-camp de Mabmoud Chefket Pacha a été tué aussi par les assassins de son chef.Deux inconnus, armés de revolvers, attaquèrent le grand-vizir et son aide-de-camp au moment où ils prenaient place dans l’auto qui devait les conduire à la Sublime Porte.On met l'assassinat au compte d’ennemis du parti Union-Progrès.(Service particulier) Paris, 11.— Le “Temps”, dans sa revue financière hebdomadaire, faisant allusion à la faillite du chemin de fer de San Francisco, dit que le premier mouvement fut de condamner, sans distinction, toutes les affaires américaines.—Mais, ajoute le journal nous ne devons pas généraliser et ce n’est pas pas une raison parce qu’il y a eu une affaire malheureuse pour n’admettre aucune valeur américaine sur le marché français.Les banques françaises doivent justifier, la confiance des personnes qui placent leurs économies dans ces entreprises financières.Le public économe ne traitera qu’avec ces institutions, abandonnant un marché où l’on pouvait autrefois trouver des placements au prix de l’offr» et de ia demande.La plus petite garantie que nous puissions donner aux souscripteurs est la sécurité dans leurs placements.Un incident récent montre avec quelle légèreté on s'occupe des garanties.Il est surprenant que les établissements financiers, ayant énriis ces valeurs, se soient contentés d’une simple affirmation des directeurs de la compagnie et des banquiers, leur di-saot que l’affaire était bonne.Aucune vérification n’a été faite.Que ceci nous soit une leçon pour l’avenir! Il faut que nos banques aient des représentants directs en Amérique pour examiner les affaires offertes, même par les meilleures banques de New-York.Les Américains ont, au point de vue affaires, une mentalité totalement différente de la nôtre.Même les meilleurs d’entre eux ne peuvent être crus sur parole.” Le secrétaire particulier du prince Ponitowski, le financier bien connu, a déclaré dans un journal que le prince ne s’était jamais occupé de placer les valeurs du chemin de fer de San Francisco, actuellement sur le marché.Un groupe de financiers français en a placé pour 36 millions de francs à 4Vê p.c.en 1904.LE PRINCE PONITOWSKI A NEW-YORK New-York, 11.— Le prince Poni-towskij de Paris, France, est arrivé ici ce matin.Il est ancien président de la Banque Privée à laquelle Speyer & Co., de cette ville, vendirent une grande quantité d’obligations du chemin de fer Saint-Louis & San-Fran-cisco.Le prince vient enquêter sur l’af-faire Frisco.Il a déclaré cependant qu’il ne représentait aucun groupe d’actionnaires français.-4- Les touristes à Londres New-York, 11.William Harris, gé-rant-général des hôtels de la compagnie Ritz-Carleton, est parti de bonne heure, hier matin, par le “ Mauretania après avoir passé sept semaines aux Etats-Unis, H a dit que les dépêches qu’il reçoit de Londres indiquent qu’il y a plus de touristes dans cette ville que jamais depuis le couronnement du roi Edouard VIT, en 1902.I.es affaires des suffragettes n’empêcheront pas.prétend-il.les Américains de visiter Londres cette année, de même
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