Le devoir, 3 juin 1913, mardi 3 juin 1913
VOLUME IV—No.127 MONTREAL, MARDI 5 JUIN, IVI UN SOU LE NUMERO ABQNNEMENTS: Edition Quotidienne î CANADA BT ETATS-UNIS.93.00 Ü1O0N POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .» $1.50 (noon POSTAIS «••••«.$2.00 LE DEVOI Rédadtion et Admini^rationi 71a SAINT-JACQUES N T RE AL.¦s/- TELEPH % 1S: ADMIN, VTIONî M.m 74M REDACT I Mm 7460 Diredteur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l LE NATIONALISME ET LES PARTIS XI Les Cantons de l’E^l et l’Ontario Le parti conservateur s’abonne au DEVOIR C’est peut-être dans les Cantons de l'Est qu’il faut rechercher la preuve la plus patente que le parti conservateur avait baissé pavillon.devant la force du sentiment nationaliste.Dans cette région, je l’ai déjà indiqué, ni les nationalistes ni les “autonomistes” n'avaient posé de candidatures et ne s’occupaient de la direction de la campagne, sauf dans Drummond-Arthabaska.Mais les comités locaux et les électeurs se chargèrent eux-mêmes «le faire afiir-mer nos idéesv Le nationalisme avait fait une telle trouée s percentages d'acquittements les plus bas se trouvent dans Manitoba et Québec, et les plus élevés dans Pile du Prince-Edouard et la Nouvelle-Ecosse.La proportion de la criminalité au ( an ad a a augmenté de k.2 par 10,000 habitants en 1801.à 10.5 en 1001, et à 17.5 en 1011, ou plus que.doublé dans les vingt ans.OUTRAGES CONTRE LA PERSONNE Le nombre d’accusations pour outrages contre la personne, dans les .différentes provinces du Canada, a diminué de 137 et le nombre de condamnations de 190, durant l’année, paj-provinces dans l'ordre suivant : Des 53 accusations pour meurtre, en 1911, Ontario et Québec en comptaient 13 chacune, la Colombie-Britannique 8, la Nouvelle-Ecosse 6, la Saskatchewan 5, et le Manitoba et l’Alberta 4 chacune ; pour tentative de meurtre, 9 accusations dans l’Alberta, 6 dans Ontario, 5 dans Québec.4 chacune dans Manitoba.la Saskatchewan et la Colom-oie-Britannique.et une dans la Nouvelle-Ecosse ; pour homicide non prémédité, 10 accusations chacune dans Dniario et la Colombie-Britannique, 8 dans Manitoba, I dans Alberta, 3 dans Québec, 2 chacune dans l’Ile du Prince-Edouard et la Saskatchewan, et une thacunc dans la Nouvelle-Ecosse et le toiv» eau-Brunswick ; pour suppression l’cnfants et avortements, 7 accusations dans Ontario, 3 chacune dans Québec et Manitoba, 2 dans Sasbatehe-yan, et une chacune dans l’Alberta et n Colombie-Britannique; pour attentat à la pudeur, 241 accusations dans Intario, 63 dans la Saskatchewan, 41 lans Québec, 36 dans Manitoba, 31 bins l’Alberta, 22 dans la Nouvelle-r.cossc.20 dans la Colombie;Britanni-(iic, 17 dans le Nouveau Brunswick et î dans nie du Prince-Edouard ; pour loups et blessures, 136 accusations lans Ontario, 27 dans Québec, 26 dans a Cofombia-Britannique, 21 dans la Saskatchewan, 6 dans Alanitoba.4 ihacune’ dans la Nouvelle-Ecosse et : Alberta, et, 2 dans le Nouveau-i .Brunswick ; des 2,236 accusations pour rotes de fait diverses, Ontario en lomptait 1,142, Québec 371, la Non- j rrlle-Eeosse ISO, la Colombie-Britanni- ! que 173, Manitoba 144, la Saskatehe-' wan 00.l'Alberta 60, le Nouveau-Brunswick 46, le Yukon ta et Vile du Prince-Edouard 4.JEUNES DELINQUANTS Des tribunaux pour Jeunes délinquants ont été établis à Montréal, Toronto, Winnipeg, Vancouver, Ottawa, Halifax, Victorai et Charlottetown, pour lesquels des statistiques spéciales seront düipnées dans le prochain rapport annuel.On constate des diminutions dans le nombre de jeunes délinquants durant la présente année dans toutes les provinces, excepté Ontario, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et le Yukon.Des 1,439 jeunes délinquants pour 1911, Ontario en comptait 58.65 Jour cent, Québec, 12.44, Manitoba 11.06, la Colombie-Britannique 9.31, Alberta, 3.40, la Nouvelle-Ecosse, 1.-88, le Nouveau-Brunswick 1.60, la Saskatchewan 1.39 et Pile du Prince-Edouard et le Yukon 0.14 chacune.De ce nombre, un a été condamné pour homicide non prémédité, 13 pour attentat à la pudeur, 3 pour coups et blessures, 14 pour agression avec voies de fait, 2 pour avoir exposé au danger la vie des passagers sur des chemins de fer, 50 pour vol avec effraction, 175 pour bris de maisons, de magasins, d’entrepôts et de wagons de fret, 5 pour vol et demandes avec menaces, 2 pour faux prétextes, 4 pour faux et émission de faux documents, 7 pour incendie, 37 pour dommages malicieux aux chevaux et bétail, 1 (une fille) pour tentative de suicide, 4 pour sodomie et bestialité, 2 pour exposition indécente, et 1,096 pour vol simple ou larcin.DELINQUANTES Le nombre de délinquantes trouvées toupables de délits criminels en 1910 St 1911 a augmenté au Canada de 560 en 1910 à 619 en 1911, soit de 10.- 54 pour cent durant l’année.On trouve des diminutions dans la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, l’Alberta et le Yukon, et des augmentations dans toutes les autres provinces.La position relative des différentes provinces, quant au pourcentage des délinquantes dans chaque province pour 1911, est à peu près la même que pour les jeunes délinquantes dans le paragraphe précédent, si ce n’est que la Saskatchewan vient avant l’Alberta, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick.Des 619 personnes du sexe féminin trouvées coupables de délits criminels en 1911, une a été condamnée pour meurtre, une pour homicide non prémidité, 7 pour suppression d’enfants, 5 pour bigamie, une pour inceste, 6 pour coups et blessures, 29 pour diverses voies de fait, 3 pour embauchage immoral, une pour vol et demande avec menaces, 6 pour faux prétextes, 12 pour fraude et conspiration en vue de frauder, 6 pour recel, 3 pour parjure, un epour incendie, 10 pour faux et émission de faux documents, 9 pour tentative de suicide et 458 pour vol simple ou larcin.DELITS AVEC VIOLENCE CONTRE LA PROPRIETE On relève une augmentation de 91 dans le nombre d’accusations et de 34 dans le nombre de condamnations pour délits avec violence contre la propriété au Canada, durant l’année 1911, distribuées par provinces de la manière qui suit: — Des 329 accusations pour vol avec effraction, Ontario en comptait 154, Alberta 48, Québec 36, la Colombie Britannique 31, Manitoba 19, la Nouvelle-Ecosse 18, Saskatchewan 15, Elle du Prince Edouard 7, et le Nouveau Brunswick 1; des 662 accusations pour bris de maisons et de magasins, Ontario 406, Québec 138, Colombie-Britannique 42, Manitoba 28, Alberta 18, Nouvelle-Ecosse 12, Saskatchewan 11, et le Nouveau-Brunswick 7; pour vol avec menaces et voies de fait, 128"accusations dans Ontario, 40 dans la Colombie-Britannique, 27 dans le Manitoba, 19 dans Québec, 8 dans la Saskatchewan, 6 dans l’Alberta et 2 dans la Nouvelle-Ecosse; pour vol de grand chemin, 13 accusa tiens dans Ontario, 5 dans la Colombie-Britannique, 2 dans la Saskatchewan, et 1 dans le Manitoba.DELITS SANS VIOLENCE CONTRE LA PROPRIETE Il y’a eu une augmentation de l,t308 accusations et de 1,023 condamnations dans la classe des délits sans violence contre la propriété, durant l’année 1911, dans tout le Canada, par provinces comme suit: Pour effets volés apportés au Canada, 5 accusations dans Ontario; pour détournement, 3 accusations dans la Saskatchewan et 2 dans Ontario; des 611 accusations pour faux prétextes, il y en avait 259 dans Ontario, 94 dans le Saskatehe wan, 90 dans la Colombie-Britannique, 84 dans Québec, 59 dans l’Alberta, 9 chacune dans la Nouvelle-Ecosse et le Manitoba, 2 chacune dans Elle du Prince-Edouard, le Nouveau-Bruns wick et les Territoires du Nord-Ouest, et 1 dans le Yukon; pour recel, 112 accusations dans Ontario, 53 dans la Colombie Britanique, 29 dans Québec, 17 dans la Saskatchewan, 15 dans l’Alberta, 14 dans le Manitoba, 5 dans la Nouvelle-Ecosse, 2 dans le Nouveau-Brunswick et 1 dans Elle du Prince-Edouard; des 345 accusations de fraude, Ontario en comptait 210, Manitoba 51, Québec 29, la Saskatchewan 27, la Colombie-Britannique 13, l’Alberta 10 et la Nouvelle-Ecosse 5; pour vol de chevaux et autres bestiaux, 50 accusations dans la Saskatchewan, 39 dans Ontario, 35 dans l’Alberta, 7 chacune dans Quebec et la Colombie-Britannique et 1 dans la Nouvelle-Ecosse; des 8,768 accusations pourvoi simple ou larcin, constituant 86-53 pour cent du total des délits de cette classe et plus de 50 pour cent des délits-justiciables d’un jury de toutes les classes, 4, 041 ont été rapportées d’Ontario, 1,482 de Québec, 767 de la Saskatchewan, 735 de l’Alberta, 713 du Manitoba, 653 de la Colombie Britannique, 261 de la Nouvelle-Ecosse, 82 du Nouveau-Brunswick, 21 du Yu kon, 11 de Elle du Prince-Edouard et 2 des Territoires du Nord-Ouest; pour vol de lettres ou autres matières pos taies, 6 accusations dans la Saskatchewan, 2 dans Ontario et 1 chacune dans la Nouvelle-Ecosse, Québec, la Colombie-Britannique et le Yukon.DOMMAGES MALICIEUX A LA PROPRIETE Il y a eu une diminution de 33 dans le nombre d'accusations et de 3 dans celui des condamnations pour dommages malicieux à la propriété durant l’année 1911, dans tout le Dominion, par provinces : Pour incendie, Ontario comptait 29 accusations, Québec, 9, le Nouveau-Brunswick 5, la Nouvelle-Ecosse 4, la Colombie-Anglaise 3, la Saskatchewan, 3, l’Alberta 2 et le Manitoba 1 ; pour dommages malicieux aux chevaux et bestiaux et autres dommages à la propriété, 88 accusations dans Ontario, 37 dans la (Colombie• Brtitannique, 36 dans l’Alberta, 33 dans Québec, 32 dans la Nouvelle-Ecosse, 28 dans la Saskatchewan, 15 dans le Manitoba, 12 dans le Nou-v.-au-Brunswick et 8 dans ITle-du-Piince-Edouard.FAUX ET DELITS PAR RAPPORT A LA MONNAIE Le nombre d’accusations dans cette classe de délits a augmenté de 125, et le nombre de condamnations de 91 durant l’année 1911, par provinces: Des 17 accusations pour faux et délits contre la monnaie, seize appartenaient à Ontario et l’autre A la Colombie-Britannique ; pour faux et émission de faux documents, 171 ac cusations dans Ontario, 64 dans le Manitoba, 48 dans l’Alberta, 41 dans la Saskatchewan, 30 dans la Colombie-Britannique, 23 dans Québec et 10 dans la Nouvelle-Ecosse.AUTRES DELITS Cette dernière classe de délits non compris dans les classes précédentes accuse une diminution de 34 dans le nombre d'accusations et de 28 dans le nombre de condamnations durant l’année 1911.Les 53 accusations pour tentative de suicide sont distribuées par provinces dans l’ardre suivant : Ontario 27, Québec 7, la Colombie Britannique et la Saskatchewan 5 chacune, l’Alberta 4, le Manitoba 3, la Nouvelle-Ecosse et le Yukon une chacune ; pour sodomie et bestialité, Ontario 20 accusations, la Colombie Britannique 9, Québec 6, la Saskatchewan 5 et la Nouvelle-Ecosse 1 ; pour exposition indécente et délits contre la morale publique, Manitoba 16, Ontario 16, Québec 10, la Colombie-Britannique 5, la Sas katchewan 4, l’Alberta 2 et la Nouvelle-Ecosse 1 ; pour parjure et subornation de parjure, Ontario 48, Saskatchewan.17, Albirta 13, Québec 11, la Colombie-Britannique 10,1a Nouvelle-Ecosse 9, Manitoba 4, Elle du Prince-Edouard 1, et le Yukon 1.; pour port d’armes illégal, Ontario 86, la Colombie-Britannique 67, la Nouvelle-Ecosse 17, Québec, 11, Manitoba 7, la Saskatchewan et l'Alberta 2 chacune et le Yukon 2 ; pour infraction à la k*i électorale, Alberta 8, Ontario 6 et la Nouvelle-Ecosse 1 ; pour conspiration, Ontario 23, Québec, 8, Alberta 4, Mani-taba 2 ; pour entrée forcée, Ontario 6 et Manitoba 1 ; pour infraction aux l»is contre le jeu et les loteries, Ontario 111, Québec 57, la Colombie-Britannique 45, la Nouvelle-E-cossa 19, l'Alberta 7, le Yukon 3 et la Saskatchewan 2 ; pour infraction aux lois des prisons et tentative d’évasion, Ontario 34, Alberta 19, la Colombie-Britannique 15, Manitoba 14, la Saskatchewan 10, la Nou-vaUa-EnoBBe, le Nouvcau-Bninswick et I Québec 4 chacune ; pour délits con-j tre le revenu de l’Etat, Ontario 10 et l’Alberta 5 ; pour émeute et rixe la Colombie-Britannique 151, Onta rio 18, Manitoba 8 et la Saskatche-1 wan 2 ; pour divers autres délits, la 1 Saskatchewan 24, Ontario 23, l'Alberta 12, Manitoba 7, Québec 6 et Elle de Prince-Edouard et la Nou-: velle-Ecosee 1 chacune.Le gros de la criminalité se trouve 1 dans la Classe III, comprenant les vols ou larcins de toutes natures Qui constituent 61.79 pour cent du total des condamnations pour délits justiciables d’un juré en 1911, soit une augmentation de 3.84 pour cent sur l’année précédente; la proportion la plus élevée venant ensuite est celle de la Classe I, outrages contre la personne, avec 19.30 pour cent du total des condamnations, ou une diminution de 3.16 pour cent sur l’année précédente.SENTENCES Des 12,627 pensonnes trouvées coupables de délits justiciables d’un jury durant l’année, 3,071 ont été condamnées à l'option entre la prison ou l’amende, 3,994 à la prison pour moins d’un an, 568 à la prison pour un an et moins de deux, 821 ont été envoyées au pénitencier pour deux an» et moins de cinq ans, 259 au pénitencier pour cinq ans et plus, 5 au pénitencier pour la vie, 21 ont été condamnées A mort, 315 ont été envoyées aux maisons de réforme, et 3,577 ont reçu diverses sentences, tel-: les que “tenu de garder la paix’’, i "sentence remise”, etc.Sur chaque 1100 personnes trouvées coupables de | délits criminels durant l’année, 89 ont reçu une première sentence, 6 une deuxième et 5 étaient récidivistes ou criminels habituels.OCCUPATIONS OU PROFESSIONS Les occupations ou professions des criminels ont été rapportées de la manière suivante, pour chaque cent condamnés: la classe agricole 6.36, la classe commerciale 18.69, la classe domestique 7.60, la classe industrielle 10.36;.les professions libérales 1.31 et les journaliers 56.68.On remarquera que la proportion des “journaliers’’ est excessivement élevée comparativement aux autres classes, mais on peut justement supposer qu’un bon nombre donnés dans les rapports comme simples journaliers auraient dû être mis au compte des autres classes, soit agricole, commerciale, industrielle ou domestique, auxquelles ils appartiennent nécessairement.L'état civil des criminels point' toutes les provinces, en 1911, indique que 67 pour cent étaient célibataires, 31 pour cent mariés et 2 pour cent en veuvage.Le degré d’instruction indique que sur chaque 100 délinquants, 2 possédaient une instruction .supérieure, 91 une instruction élémentaire et 7 ne savaient ni lire ni écrire.Quant aux âges des condamnés, 13-79 pour cent étaient au-dessous de 16 ans ; 15-71 pour cent avaient de 16 à 20 uns ; 55-53 pour cent, de 21 à 39 ans et 14.97 pour cent étaient âgés de 40 ans et plus.Sur chaque 100 criminels, 63 faisaient un usage modéré de boissons enivrantes, 20 un usage immodéré, et 17 étaient ou "tempérants" ou non donnés ; tandis que 87 pour cent des délinquants vivaient dans les villes ou districts urbains et 13 dans les districts ruraux.RELIGIONS.Des 12,627 personnes condamnées pour délits criminels durant l’année,' 4,194 ou 33.21 pour cent, ont été rapportés comme étant Catholiques; 1,705 ou 13.50 pour cent, comme Anglicans, I, 178.ou 9.33 pour cent, comme Presbytériens ; 1,907, ou 8.69 pour cent, comme Méthodistes ; 285, ou 2.26 pour cent, comme Baptists ; 1,132, ou 8.97 pour cent, comme “ Protestants ” ; 590, ou 4.67 pour cent, comme appartenant à diverses autres religions, et 2.446.ou 19.37 pour cent, dont les.religions n’ont pas été spécifiées.D'après le recensement de 1911, la proportion pour cent des principales* dénominations religieuses plus haut | mentionnées, par rapport au total de : la population du Canada, est repré-j sentée de la manière suivante : Catholiques 39.31, Anglicans 14.47, Presby-1 tériens 15-48.Méthodistes 14.98 et Bap-tists 5.31.LIEUX DE NAISSANCE Le nombre, de délinquants de naissan-I ce canadienne représentait 50.5 pour i cent de la totalité des condamnations | en 1911, celui de naissance britannique, en dehors du Canada, 15.3 pour cent; idc naissance américaine (Etats-Unis) j 5-8 pour cent , et de naissance étrangè-1 re 12-2 pour cent.D'après le recense-J ment de 1911 les Canadiens de naissan?cc représentaient 77.9 pour cent de la j population du Canada, ceux de nais-j sance britannique, en dehors du Canada, 11.6 pour cent, de naissance amé-rieaine (E.-U.) 4-2 pour cent, et de naissance étrangère 6-2 pour cent.Des 16,625 accusés de délits criminels | durant l’année, 1,170 ont été jugés pa" ! un jury, dans les différentes provinces, j comme suit : 481 dans Ontario, 134 i dans la Saskatchewan, 130 dans EAl-I berta, 116 dans Québec, 114 dans la Colombie-Britannique, 75 dans le Mn-! nitoba, 62 dans la Nouvelle Ecosse, 35 ! dans le Nouveau Brunswick, 17 dans j Elle du Prince Edouard, et 6 dans le \ ukon.Le nombre de cas expédiés en | vertu de l’Acte concernant les procès !expéditifs, était de 2.766 en 1911, contre 3,554 l’année précédente, et le nombre de cas expédiés par les Magistrats j de Police ou autfes Juges de Paix, en vertu de l’Acte concernant les procès ! sommaires, de 12,689 en 1911 contre II, 584 en 1910.veau-Brunswick 1,944, Elle du Prince Edouard 238, le Yukon 63, et les Territoires du Nord-Ouest i*; le délit le plus important ensuite, au point de vue du nombre, est celui des infractions aux lois municipales, avec 7,875 condamnations dans Ontario, 3,543 dans Manitoba, 2,854 dans Québec, 1,265 dans Alberta, 1,129 dans la Colombie-Britannique, 995 dans la Saskatchewan, 347 dans la Nouvelle-Ecosse, 71 dans le Nouveau-Bruns-I wick, 25 dans Pile du Prince-Edouard et 2 dans le Yukon; pour j délits contre les lois des licences de boissons, Ontario 1,759 condamnations, Québec 1,032, la Nouvelle-Ecosse 592, l'Alberta 423, la Colombie-Britannique 318, le Nouveau-Brunswick 278, la Saskatchewan 240, le Manitoba 46, Elle du Prince-| Edouard 38, le Yukon 33, et les Territoires du Nord-Ouest 16; des 8,957 condamnations en 1911 pour voies de fait, perturbation de la paix, port d’armes illégal, menaces et langage injurieux, Québec en comptait 2,804, Ontario 2,375, Alberta 1,169, Saskatchewan 1,037, la Nouvelle-Ecosse 523, la Colombie Britannique 466, Manitoba 405, le Nouveau-Brunswick 141, Pile du Prince Edouard 18, le Yukon 18 et les Territoires du Nord-Ouest 1; des 15,672 condamnations pour vagabondage, délits concernant les maisons de désordre et conduite déréglée, en 1911, Ontario en comptait (i,265f Québec 2,862, la Colombie-Britannique 1,858, le Manitoba 1,708, l’Alberta 1,212, la Saskatchewan 1,160, la Nouvelle-Ecosse 403, le Nouveau-Brunswick 162, Pile du Prince-Edouard 39, et le Yukon 3; pour infraction aux lois contre le jeu et les loteries en 1911, il y avait 616 condamnations dans la Colombie-Britannique, 242 dans Ontario, 124 dans le Manitoka, 108 dans l’Alberta, 41 dans la Saskatchewan, 30 dans Québec, 10 dans le Yukon, 4 dans le Nouveau-Brunswick et 2 dans la Nouvelle-Ecosse.Ce rapport indique aussi que 448 personnes ont été déclarées atteintes d’aliénation mentale par les tribunaux du Canada, en 1911, comparativement A 534 en 1910, soit une diminution de 19.20 pour cent durant l'année, par provinces dans l’ordre suivant: Ontario, 239, la Saskatchewan 119, l’Alberta 54, Québec 19, le Yukon 7, le Manitoba 5, la Colombie-Britannique 4, et I51 Nouvelle-Ecosse 1.Le tableau suivant indique le nombre de condamnations pi ur célite criminels, le nombre de condamnations sommaires, avec le trtal oes deux pour les années 1910 et 1911.TOTAL DES CONDAMNATIONS Le total des condamnations, pour délits criminels et petits délits, a augmenté au Canada de 102,903 qu’il était en 1910 à 113,260 en 1911, soit une augmentation absolue ce 10,357, ou de 10.06 pour cent durant l’année.Une province seidemi'nt, lu Nouvelle-Ecosse, indique des diminutions dans les délits criminels et les petits délits; Pile du Prince-Edouard, le bouveau-Brunswick et Québec indiqrcnt des diminutions dans les délits criminels et des augmentations ’ans les petits délits; Ontario et le Yukon,des augmentations dans les délits criminels et des diminutions dans .es petits délits; tandis que ’es augmentations se trouvent pour les deux series de délits dans le laritoTia, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique et les Territ lires du Nord-Ouest.PARDONS £T .QjlMMUTAXIONS Le nombre des condamnés en faveur | desquels le droit de grâce a été exercé durant l'année 1911, est de 896, y, com-j pris 782 libérations conditionnelles ( tickct-of-leave ), comparativement à| 716 pardons avec 595 libérations Conditionnelles l’année précédente.De ces 896 détenus, un avait été condamné pour meurtre, 14 pour homicide non-prémédité, 5 pour tentative de meurtre, S pour inceste, 57 pour viol et autres attentats à la pudeur, 13 pour bigamie, 28 pour coups et blessures, 138 pour vol avec effraction, 6 pour incendie, 26 pour voies de fait graves, 97 pour fraude, faux et faux prétextes, 34 pour vol de chevaux et autres bestiaux, 9 pour parjure, 53 pour vagabondage, 253 pour vol simple ou larcin, et 154' pour divers autres délits de moindre importance.Du nombre do prisonniers graciés, lit étaient détenus dans les pénitenciers.431 dans les prisons et 51 dans les maisons de réforme, distribués par provinces dans l’ordre suivant : 330 dans Ontario, 139 dans Québec, 135 dans la Colombie-Britannique, 69 dans l’Alberta, 67 dans la .Saskatchewan, 63 dans le Manitoba, 61 dans la Nouvelle-Ecosse, 26 dans le Nouveau Brunswick, 3 dans Elle du Prince-Edouard et 3 dans le Yukon.Huit sentences de mort ont été commuées en emprisonnement à vie durant, l’année 1911, dont six dans Ontario et une chacune dans le Manitoba et l’Alberta, tandis que 31 prisonniers élargis conditionnellement dans les différentes provinces ont reçu leur entière liberté.CONDAMNATIONS SOMMAIRES Le nombre des condamnations sommaires a augmenté de 9,430, ou de 10.34 pour cent, durant l’année.Les augmentations se trouvent principalement dans le nombre de cas d'ivresse, d’infractions aux lois de licences de boissons, de voies de fait, de vagabondage, de délits concernant les maisons de désordre, et dans les cas d'empiètement ; tandis que les diminutions se trouvent principalement dans les infractions aux lois municipales, aux lois de chasse et aux lois d'inspection et de vente, et dans le nombre de cas de larcin.I.es ‘'délinquantes’’ comptaient 6,-083, ou 6.04 pour cent du total dos condamnations sommaires en 1911, comparativement A 6,261, ou 6.86 pour cent, l’année précédente.Les sentences reçues sont représentées par les chiffres qui suivent: 79.75 pour cent condamnés A l’amende, 5.90 pour cent à la prison sans option, et 14.35 pour eent renvoyés avec des sentences telles que “tenu de garder la paix”, "sentence suspendue.”, etc.Les condamnations sommaires ont diminué durant l’année dans Ontario, la Nouvelle-Ecosse et le Yukon, tandis qu’elles ont augmenté dans toutes les autres provinces.Le délit pour lequel le plus grand nombre de condamnations a été rapporté en 1911, est l’ivresse, soit 41,-379 cas, ou 41.11 pour cent du total des condamnations sommaires pour tout, le Canada, par provinces dans l’ordre suivant: Ontario 11,347 condamnations, Québec 6,805, Manitoba 5,832, la Colombie-Britnnnique 5,594, l'Albert,a 4,041, la Nouvelle-Ecosse 3,149, la Saskatchewan 2,359, le Nou- Une femme très exigeante ELLE RECLAME DE SON MARI UNE PENSION DE $78,000 PAR ANNEE.— LE JUGE SE FACHE ET DONNE SON OPINION SUR CERTAINES GRANDES DAMES NEW-YORKAISES.(Service particulier) New-York, 2 — Le juge Aspinall de la Supreme Court de Brooklyn a donné samedi à certaines femmes une leçon bien méritée, Mme X., femme d’un banquier de Broadway, demandait au juge de lui accorder une pension alimentaire de 78.000 dollars; Usez bien : soixante-dix-huit mille dollars par an.“Il me faut, dit Mme X $2,000 d’argent de poche, un appartement de 10.000 dollars A l’hôtel Langdon, un hôtel de 15,000 dollars- dans Madison avenue, une maison de campagne avec 21 serviteurs à Roslyn et un garage dont l'entretien coûte 20,000 dollars annuellement." Moyennant cela Mme X’.déclarait n’avoir pas besoin d'autre chose.Mme X.se maria il y a dix ans environ.Elle prétend que son mari dispose de revenus s'élevant A $200,-000 au moii.s et que $78,000 ne sont qu’une juste pan pour elle et ses deux enfants.L’avocat du mari a expliqué que ce dernier avait hérité de son père,membre de la Standard OU Company,une grosse fortune qui est aujourd'hui réduite à $360,000 par suite des extravagances de sa femme.Le reste de sa fortune a été dépensé pour permettre à Mme X.de tenir ce qu’elle appelait son rang, M, X.veut bien servir une pension raisonnable à sa femme afin de n’avoir plus à subvenir A ses folles dépenses.Le juge Aspinall paraissait estomaqué qu’une femme pût demander une somme aussi forte.“Vous pouvez être certain, dit-il, A l’avocat de Mme X., que je n'accorderai jamais $78,000 de pension A aucune femme.Ces femmes du monde m’ennuient.Elles mènent trop grand train.Elles vont dans les hôtels chics, boivent des high-baüs ©t fument des cigarettes au lieu de rester chez elles et de chercher à rendre leurs maris heureux, “Elles se promènent en automobile dans la 5-e avenue en caressant des caniches et quand elles ont épousé un© infortuné millionnaire elles viennent au tribunal demander une pension énorme sous prétexte qu’elles en ont besoin pour tenir leur rang.“Je n’en aurai pas pour longtemps A trancher cette question.” Où conduit la passion du jeu Madrid, 2.— On croit que le capitaine en retraite Sanchez, arrêté récemment sous l’accusation d’avoir assassiné Don Garcia Jalon, gentilhomme très connu, a admis sa culpabilité après une confrontation dramatique avec sa fille.Les autorités militaires, devant qui aurait été faite cette confession, nient, cependant, la rumeur.Jalon disparut au commencement de mai, après avoir gagné plus de mille dollars aux cartes.On trouva des portions de son cadavre dans l’é-goût situé sous le collège militaire près du quartier occupé par Sanchez et sa fille.L’Opéra de Montréal M.Max Rabinoff, le directeur de l’Opéra de Montréal, nous communique les détails suivants relatifs à la prochaine saison : En raison des nombreuses demandes, il y aura matinée d’opéra tous les samedis après-midi.lies concerts symphoniques auront lieu le mercredi après-midi à 3 hrs 30.Les solistes jusqu'ici engagés pour ces concerts sont Jacques Thinaud, violoniste; Gerardy, violoncelliste, H.Bauer, Kathleen Parlow, Y.Mero.M.Rabinoff a conclu également un j engagement définitif avec les artistes suivants qu’on entendra pendant la saiaon: Mlle Gerville Reache, Rose Olitzka, Louisa Milan!, Marie Rap-pold.Le directeur de l'Opéra de Montréal s’embarquera le iû juin prochain pour l’Europe où il rencontrera les directeurs du Métropolitain de New-York et ceux de Philadelphie et de Chicago.Hippopotame attaqué par un chat New-York, 3.— Généralement, les hippopotames n’ont pas la réputation d’être nerveux.Cependant, hier, “Bill Snyder”, le gardien-chef du Central Park, appelé en toute hâte, a eu toutes les peines du monde à calmer les nerfs de “Caliph II”, fils unique de “Miss Murphy”.Trois petits garçons s’amusaient avec “Louise”, la chatte du parc Central.Mais “Louise” est sauvage et quand un des enfants voulut lui tirer la queue, elle le griffa fortement.Pour punir la bête, un des enfants s’en empara et la jeta dans le bassin où somnolait le jeune “Caliph”.“Louise” tomba sur le dos de l’hippopotame et enfonça ses griffes dans la peau de l’amphibie.“Caliph” a la peau épaisse, mais les griffes de “Louise” doivent être pénétrantes, car il se mit à grogner déses pérément, et à se secouer pour se débarrasser de la chatte.Ce ne fut que lorsque tous les gar diens furent arrivés qu’il songea à plonger; naturellement, “Louise” lâcha prise immédiatement; elle fut sortie du bassin par le gardien Sickert.Quand “Caliph”’ revint à la surface, il était dans un tel état de nervosité qu’on dut le soigner immédiatement.Accusés d’un crime atroce Escroc sous arrêt UN INDIVIDU QUI SE PRETEND AMERICAIN ESSAYAIT DE TOUCHER DES COUPONS DE VA-LEURS VOLEES.Paria, 3.— Un individu prétendant se nommer John Burke, Agé de 39 ans, né à New-York, a été arrêté au moment où il essayait de toucher des coupons de valeurs que l’on dit avoir été volés A Londres et dont les payements étalent suspendus.Cet individu a présenté les dits coupons dans une banque de la nie Laffitte.Il était accompagné d’un autre individu qui prit la fuite et ne put être rattrapé.La France au Maroc Paris, 3.— Des nouvelles reçues de Marrakech annoncent que le général Brulard'a inauguré, sur une auto-mitrailleuse, la route Marrakech-Moga dor.Une ovation lui a été faite.Saint-Pêlersbourg,'!.— Mendel Beik-liss, accusé du meurtre d'Ahdrê Yush-chinski, enfant chrétien, subira Bon procès au cours du mois de juin ou au commencement de juillet.Tel en a décidé le ministère de la Justice.lie meurtrier aurait commis son forfait le 25 mars,1911, près de Kitif.On croit que le procès se déroulera à huis clos.Le corps de l’enfant fut trouvé dans la cave d une résidence aux environs de Kieff.Les bras étaient liés derrière le dos et l’examen postmortem ne révéla pas moins de 47 blessures qui toutes furent infligées alors que l’enfant vivait encore.On a interrogé plusieurs témoins Finalement les enquêteurs ont décrété ce qui suit : “Nous basant sur les faits, Beikliss ç#t accusé d'avoir conspiré avec d'autres personnes inconnues jusqu’ici pour enlever la vie au garçon Yushchinski en le torturant, et d'avoir été de connivence dans les actes barbares commis sur l'enfant.'1 On dit que la poursuite soutiendra la thèse hu “meurtre rituel.” Le supplice de la chaise électrique Ossining, N.-Y., 3.— Gregaio Pat-tini a été électrocuté ce matin à Sing Sing, pour avoir tué un de ses compagnons Giuseppe Varta, au mois de décembre 1910.Pattini n’était âgé que de 23 ans.Une mine en feu Nelson, C.-R., 2.— Le puits de la War Eagle Mine, à Rossland, a pris feu hier, sans qu’on en sache la cause, et les flammes continuent encore violemment leurs ravages.PETITES ANNONCES Cartes Professionnelles SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils j gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.£-int-Laurent, Montréal.COMMIS On demande un commis expérimenté pour le rayon des chapeaux et des f >umires.Un sachant faire les étalages dans les vitrines préféré.S'adresser mentionnant expérience, etc., à The R.J.Devlin Co.Limited, Ottawa, Ont.À LOUER APPARTEMENTS A LOUER VALMONT No.2111 Avenue du Parc : 9 pièces chauffées, eau chaude toute l’année, poêle à gaz, glacière, électroliers, accommodations modernes et de premier ordre.S’adresser au concierge.Téléphone Saint-Louis 4408.MAISON A LOUER Saint-Hubert, 2721, près Saint-Zo-tique, 6 grands appartements, ménage fait, bain, $14.00.Vendrait poêle à gaz, fournaise, tapis, prélarts.A VENDRE AUTOMOBILE Automobile à vendre à 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pièces ne sont pas toutes tapissées et peinturées.Il y a 4 granges en tout.Les 2 granges à foin nécessitent quelques réparations.1 grange mesure 65 x 40 et a trois étages; la grange aux bestiauk est de moyenne hauteur et est arrangée pour abriter 45 bêtes.Elle a un silo.Grange à double cloison.La grange aux chevaux mesure 30 x 40, a 5 stalles et une remise.La grange à foin mesure 30 x 40 et le hangar à foin 70 x 36.2 peti tes stalles dans le hangar.Un bon nombre d’outils de ferme, y compris un appareil à étendre les engrais.La moitié des intérêts dans la plantation de blé-d’inde.Beaucoup de voitures et de harnais, 1600 érables à sucre, avec 1000 seaux galvanisés.Bonne sucrerie, complètement outillée.Prix pour cette bonne ferme, seulement $12,500.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, ous transigez seulement avec noys, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Racicot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.G AZELIERS—POELES 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directeur gérant de l'opéra de Boston, dément la rumeur à l’effet que Mme Nielson consacrerait le reste de sa .carrière à l’opéra bouffe.Russell est actuellement en Europe, Il a câblé dernièrement que Mme Nielsen était réengagé© à l’opéra de Boston, su Métropolitain ainsi qu'au Covent Garden.AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R.,avo.cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bel], Main 2679.___________________________ LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat -Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Téi.Bell, Main 1973.Boîte Postale 33e.— Adresse télégraphiqm “Xahnr, Montréal".Tél.Main 1250 1251.Codes,: Lieber».West.Un C.H.CAHAN, C.R AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacquei ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 64 Notie-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tét Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camilla Tessier, L.L.B.PATTERSON & LA VERY AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111.180 ST-JACQUES Tél.Bell Main 3960 Cable WUpon W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.liavery a son bureau du soir, i Saint-Thomas, Longueuü.Résidence : Rat 5973.ANATOLE VANIER, B.A-, L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Manca.Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques, Chambre 76, Tél.Main 2632 NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.^ Rs.240 Visitation.Prêt» sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LU Cl EN,notaire.Edifie» Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.£.Grandbois, LL.B.— Notaire — 62 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Bell Main 7675 RESIDENCE.1504 rue Saint-Denii Tél.Saint-Louis 4755 ARGENT A PRETER.ACHAT DE CREANCES R.Lalanne, notaire, 72 Notre-Dame Est.Tel.Main 1860, Montréal.G.ALBERT NORMANDTN, 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nombreuses, où la haine du nom chrétien déclare à l’Eglise une •guerre si acharnée, nous ne sommes pas sans consolation ni sans raison d'espérer un âge meilleur.Ne voyons-nous pas l’esprit d’union et de prière se répandre sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem; l’éclat des bonnes oeuvres chez les défenseurs du nom chrétien surpasser l’iniquité de ses détracteurs; enfin, tandis que des fils rebelles et impies abreuvent leur Mère de douleurs et d’amertume, il se trouve des fils aimants et fidèles qui la consolent et la dédommagent.“Parmi ces fils aimants et fidèles, qui nous réjouissent par leurs vertus et leurs bonnes oeuvres, nous nous plaisons à mentionner les CHANOINES REGULIERS de l’IMMACULEE CONCEPTION, qui, formant depuis environ cinquante ans une société soumise à la vie commune, poursuivent avec une égale ardeur leur propre sanctification et celle du prochain.“C’est en France, à l’ombre de l’Eglise cathédrale de S.Claude, que furent jetées les bases de cette société, et c’est là que fut fondée sa première maison.Bientôt, grâce à la bienveillance des évêques, plusieurs maisons de cet Institut des CHANOINES REGULIERS de l’IMMACULEE CONCEPTION fprent établies en France.Ici, mêtpe dans cette ville de Rome, centre du monde catholique, sur les hauteurs du Janicule, s’est élevée la maison-mère de cette Congrégation.Déjà, un certain nombre de ses enfants ont franchi les bornes de 1 Europe; ils sont allés dans les régions lointaines du Canada et du Pérou, se consacrer aux laborieuses entreprises de l’apostolat.Les Souverains Pontifes nos prédécesseurs ont voulu approuver de leur autorité apostolique une société qui leur semblait d’autant plue méritante qu’elle répondait mieux aux nécessités des temps présents.I,ê Pape (Me IX, de pieuse mémoire, par un âéeret de la S.Congrégation des Evêques et Réguliers, en date du 8 avril 1876, a fait l’éloge spécial de cet institut.Notre prédécesseur, Léon XIII, d’illustre mémoire, par un décret émané de la même g.Congrégation, le 12 mars 1887, a daigné ;émoigne'r sa bienveillance à cet Institut, hautement recommandé par tout l’épiscopat français, en l’approuvant et Te confirmant en la forme des Saints Canons et des Consti-tutions apostoliques.Nous-mêmes, pour donner à cette Congrégation si féconde en, bonnes oeuvres un gage tout spécial de notre faveur, Nous av'ons, par un décret de la même S.Congrégation des Evêques et Réguliers, en date du 10 octobre 1908 approuvé pour sept uns les Constitutions des Chanoines.Réguliers de l’Immaculée Conception._ Des religieux de cet institut que l’on a vu grandir si rapidement comme une moisson abondante et prêteuse, mènent la vie commune sous la règle de S.Augustin, et liés par lès trois vœux simples de pauvreté., fl’obéissance et de chasteté, ils méritent à tous égards les témoignages précis et manifestes de fa bienveillance du S.Siège.En effet, ces religieux mettent en pratique les conseils apostoliques, s’appliquent à unir la vie religieuse et claustrale au ministère, pastoral, et à joindre là contemplation dee choses divines à l’apostolat actif de la prédication et des œuvres.Pour gagner des âmes au Christ, ils n’hésitent pas à passer tour à tour du silence du cloître au tumulte des villes.Fuyant les embû- ches du siècle, ils poursuivent leur propre sanctification par l’observance de leurs vœux, tout en remplissant avec un soin religieux les devoirs du saint ministère.Assumant le soin des âmes sous l’autorité immédiate des Evêques,- dans les paroisses qui leur sont confiées, ils dépensent cette sainteté qu’ils ont acquise pour eux-mêmes au profit spirituel des fidèles.En un mot, ces religieux qui unissent d’une manière si louable la vie pastorale à la vie religieuse démontrent clairement par leur exemple que ces deux genres de vie ne se nuisent pas l’un à l'autre ; mais que, bien au contraire, lorsqu’il» sont unis suivant des règles convenables et dans des instituts appropriés, ils ae perfectionnent et se fortifient mutuellement.De plus, si l’on veut apprécier à quel point ces actifs ouvriers de la vigne du Seigneur se recommandent par le mérite de leurs travaux dans l'Eglise, il suffit de voir l’empressement que mettent l-s évêques à le appeler dans leurs diocèses.lia aa^ vent avec quel zèle et quelle industrie les Chanoines réguliers s’efforcent de ramener l*-s égarés dans la boune voie, d’instruire les ignorants des mystères de la foi, de donner aux eniants les éléments de la doctrine chrétienne.Ils apportent encore un puissant secours aux évêques, et rendent un grand service aux diocèses, lorsque dans les séminaires, ils forment à la vertu pussi bien qu’aux sciences humaines les jeunes gens appelés au service du Seigneur.Enfin, par les oeuvres de piété, de foi et de charité qu’ils accomplissent non moins que l’exactitude avec laquelle ils observent et pratiquent leur règle, ils sont pour tous un sujet d’édification et un salutaii'e exemple.Maintenant donc que nous avons considéré et apprécié les fruits que cette Congrégation des Chanoines Réguliers recueille de la pratique de la vie commune pour le bien de l’Eglise et le salut du peuple chrétien, il nous plaît de renouveler à son ég-ard le même témoignage tout particulier de la faveur pontificale, et de donner à ses Constitutions si sages, que nous avions déjà, comme nous l’avons dit, approuvées pour sept ans-, la confirmation perpétuelle, et de les revêtir de la suprême sanction apostolique, avant même que-le délai d’abord fixé soit accompli.En conséquence, après avoir pris l’avis et les suffrages de nos Vénérables Frères ies Cardinaux préposée à la Congrégation des Religieux, Motu proprio, de science certaine et après mûre délibération de notre part, dans la plénitude de notre Pouvoir apostolique, en vertu des,présentes Lettres, Nous approuvons et sanction nons à perpétuité les Constitutions des Chanoines Réguliers de l’immaculée Conception, rédigées en latin, telles qu’elles sont contenues dans l’exemplaire imprimé qui est conservé par notre ordre dans les archives de la troisième section de notre Secrétait erie d’Etat pour les Brefs apostoliques.Et nous prions instamment Dieu, l’auteur et le dispensateur de tous biens, de faire prospérer cette Congrégation, de telle sorte qu’elle s’accroisse de jour en jour et répande dans le monde entier ses salutaires exemples.Nous déclarons donc ea décrétons que Nos présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent sans obstacle, leur effet plein et entier, et qu’elles soient à perpétuité un témoignage pai-fait en faveur des Chanoines Réguliers de l’immaculée' Conception; qu’on^ en juge donc ainsi à bon droit et qu’on le tienne pour défini; et que soit inefficace et vain le fait de qui conque, quelle qu’en soit l’autorité, chercherait à mettre obstacle à ces dispositions, sciemment ou par inad vertance.Non obstantibus contrariis quibus-cu-mque.Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le 11 février de l’année 1913, de Notre Pontificat, la dixième.L.S.R.Card.MERRY DEL VAL, Secrétaire d’Etat.Coopération Monsieur Jourdain faisait depuis longtemps de la prose sans le sa-vœr.—Entre-nous, êtes-vous bien sûr de n’avoir jamais fait de coopération.san» le savoir, vous aussi ?— Le monde est rempli d- milliers de sociétés coopératives : les unes agri coles, les autres industrielles : les unes commerciales, les autres scientifiques intellectuelles et morales '; les unes .franchement catholiques, les autres franchement maçonniques ; les unes pour réaliser les bénéfiçes des nchats faits en commun, les autres pour réaliser les économies de la con-xommation et de la production ; les unes pour prendre soin des vivants, les autres pour bien enterrer les morts ; les unes pour sauvegarde, les propriétés et les individus, ies autres pour gouverner les villes et les provinces ; celles-ci pour le travail, celles-là pair le plaisir.Mais, oui, parfaitement ! Pour le plaisir ; car il n’y a aucun jeu qui ne suppose une coopération de deux ou de plusieurs.sauf, peut-être le jeu du '‘Solitaire’’.Avouez que pour un jeu, celui-là, il est plutôt mélancolique.Souvent le même individu fait partie, non .—Dama Anna Guillet, demanderesse; vs.Joseph Moreau, défendeur.Avis public est donné qu'en vertu d’un jugement de la cour supérieure, siégeant à Montréal, le 14 mai 1913, dans une cause dans laquelle Dame Anna (ruillet est Demanderesse, et Joseph Moreau.Défendeur, ordonnant la licitation d’un certain nombre d’immeubles désignés comme suit, savoir:— A.Un lot de terrain situé dans le quartier Saint-Antoine, à Montréal, connu sous le numéro 295.et le tiers nord»ouest du lot N'o.294.aux plan et livre de renvoi officiels du dit quartier, lequel tiers nord-ouest du lot-numéro 294.contenant une largeur de 50 pieds et 11.pouces, plus ou moins, sur une profondeur de 135 pieds, mesure anglaise, et borné en front par la rue des Seigneurs, et borné en profondeur par le No.278, d’un côté par le No.295, et de U autre cûté par le résidu du lot No.294—avec maisons et dépendances y érigées, le tout rormant une seu* le exploitatioru B.Un lot de terrain formant Uencoignura des rues Notre-Dame, Workman et Napoléon, connu et désigné comme étant les Nos.599, 600 et 601, aux plan et livre de renvoi officiels pour la paroisse de Montréal—arec les maisons et dépendances y érigées, le tout formant une seule exploitation.Les immeubles ci-dessus désignés seront mif à l’enchère et adjugés au plus offrant et dernier enchérisseur, le PIX-HUTTTEMF» jour de JUIN prochain 1913, à DIX heures et DEMIE.è la chambre 31.au palais de justice à Montréal ; sujet aux charges, clauses et conditions indiquées dans le cahier des charges, déposé au greffe du protonotaire do la dite cour; et que toute opposition afin'd’annuler, afin de charge ou afin de distraire à la dite licitation, devra être déposée, au greffe du protonotaire de la dite cour, au moins douze jours avant le jour fixé comme susdit pour la vente et adjudication, et que toute opposition afin de conserver devra être déposée dans les six jours après ^adjudication ; et a défaut par les parties de déposer les dite* oppositions dans le délai prescrit par le présent.elles seront forcloses du droit de le faire.LAMOTHE, ST JACQUES.te LAMOTHE.Avocats de la Demanderesse.Montréal, 14 mai 1913.2039 MARITIME LAND COMPANY LIMITED OF MONTREAL AVfS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du douzième jour de mai 1913, constituant en corporation MM.Holland Préfontaine, ingénieur civil, Rodolphe Bédard, exp.comptable, A.D.Gall, industriel, J.S.McKay, in dustriel, tous de Montréal- et J.H.Bierraan», industriel, Shawinigan Falls, dans les buts suivants :— Faire des transactions immobilières en général.soit comme principaux ou comme agents et acquérir par achat, échange ou.autrement des terres et lots de terre, le diviser, subdiviser, et acquérir par achat, échange ou autrement, et louer, construire, bâtir, améliorer et réparer des biaisons, ‘magasins, moulins et autres bâtisses, et généralement toute* portes de propriétés mobilières et immobilières, droits et privilèges, et les payer en argent, parts, débentures nu autrement, et les vendre, louer, ou en disposer de quelque façon que ce soit; Vendre et échanger les dites propriétés en tout ou en partie,, ainsi que les améliorations et bâtisses qui auront pu être faites et accepter en paiement de l’argent comptant, des actions et d’autres compagnies, des débentures, billets et autre valeurs, et payer toute commission nécessaire' pour la vente de la dite propriété en tout ou en partie; Faire tous les actes et exercer tous les pouvoirs accordées par la loi des compagnies en autant qu’il sera jugé nécessaires ou utile aux dites fins, et spécialement; Acquérir et posséder, vendre, transporter, disposer ou souscrire des actions du capital social, des débentures ou autres valeurs émises par d’autres corporations, sociétés ou personnes, et exercer tous droits et privilèges de propriété s’y rattachant, y compris le droit de voter en vertu de telles actions et les payer en argent, actions ou bons de la présente compagnie ou autrement; Acheter la clientèle, les droits, propriétés et actifs de toutes sortes, assumer les responsabilités et continuer les affaires de toutes personnes, société ou corporation faisant un commerce semblable à celui de cette compagnie, et.payer pour tel achat en argent, actions ou débentures de cette compagnie ou autrement ; Vendre, ou autrement disposer des droits, affaires, entreprises et propriétés de cettfi compagnie en tout ou en partie de quelque, façon que ce soit, et recevoir en paiement de l’argent ou des parts, des débentures et d’autres valeurs émises par d’autres corporations avec tous les droits et privilèges s’y rattachant, y,compris le droit de vote: Rémunérer en parts acquittées de cette compagnie, débentures ou autrement toute personne ou compagnie pour services rendus ou à être rendus dans le pincement des actions du capital-social de cette compagnie ou par tous autres services rendus relativement, à la formation de cette compagnie mi la conduite de ses opérations, sous le nom de “Maritime Land Company Limited of Montreal”, avec un capital de quarante-neuf mille, piastres ('$49.000.00).divisé en quatre cent quatre vingt dix (490) actions de cent ($100.00) chacune.> La principale place d’affaires de la corpo ration, sera dans la'cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce douzième jour de mai 1913.O.J.SIMARD.2035 Sous-secrétaire de la province.Un encan de sculptures célèbres (Service particulier) Boston, 3.— M.Henri Baudoin a vendu hier dans les paieries Manzi des sculptures provenant de l’atelier de Carpeaux.A eux seuls MM.Du-rand-Ruel et Manzi en ont acheté pour la valeur de $148,370.Pour le proupe “La Danse”, les cn-canteurs offrirent $80,000; mais les acheteurs ne voulaient pas payer plus de $50,600.On croit que ce sont les héritiers de l’artiste qui n’ont pas voulu se départir de ce chef-d’oeuvre.“Ugolin et ses Enfants” a été cédé à M.Manzi pour $19,800.On en demandait $20,000.“Le Génie de la Danse”, pour lequel on demandait $8,000, a été vendu au prix de $10,340.“Les Trois Grâces" ont été cédées au prix de $10,122.Toutes ces oeuvres sont admirables tant par les lipnes qui les caractérisent que par le génie qui les inspire. VOL.IV._ No.127 LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI, 3 JUIN 191! LES SEIGNEURS HEBERT ET G1FFARD Un dernier mot de M.l’abbé A.Couillard Després à M.Montarville de la Bruère Le dernier article le V.Monta;cille de la Bruère concède ¦ Louis Hébert le titre de premier seigneur canadien, d’après l'odjre chronologique.C’est le point capital du débat que nous avions soulevé en lui posant cette ques tion : Robert Giffard est-il premier • seigneur du Canada ?M.de la Bruère, "it refusant à Hébert le titre de noblesse, lui refusait de plus le titre de Seigneur.La lettre de M.Suite, invoquée comme autorité suprême, par M.de la Bruère, confirme notre assertion.Lou i - Hébert est bien le premier sei gneur du Canada, dans l’ordr*- chronologique.-Mais comme M.de la Bruère pourrait avoir quelques scrupules, malgré nos études pourtant bien claires.il nous pardonnera si nous revenons une dernière fois sur ce sujet.Par une faiblesse toute naturelle, ici encore,nous allons nous servir de ses propres armes.Citons Claude-Joseph de Ferrière, autorité plus ancienne que Larousse, dit M.de la Bruère.Que dit-il au mot seigneur ?Vol.Il, P.785-Sfi.“ Seigneur signifie le propriétaire d’un fief oui d’uije terre à qui certains droits et devoirs sont dus par ceux qui relèvent de.lui.te terme, dans sa signification propre, se prend pour le propriétaire d’un fief, ou pour le propriétaire d’une terre, et, dans ce sens, il est opposé à celui de vassal, ou à celui do censitaire.à Hébert deux fiefs nobles ou parce qu’il avait été anobli auparavant ou parce que l’intention du roi était de l'anoblir en lui concédant ces fiefs.Au reste, l’acte de concession accordé à Hébert diffère essentiellement de celui de Giffard.” Plus loin, nous avons écrit: “M.de la Bruère conteste aux Hébert le droit de prendre la particule; il faut remarquer qu’Hébert ne compte pas de descendants qui portent son nom; cette contestation ne peut les intriguer.” Nous terminions ainsi: “M.de la Bruère dit avec raison: “que tous les seigneurs n’étaient pas nobles et que tous les nobles n’étaient pas seigneurs.Il aurait pu ajouter que l’acquisition d’un fiel no.ble par un noble n’anoblissait pas.Mais peut-on dire la même chose de celui qui reçoit du roi même une concession en fief noble?Voilà le point à éclaircir.M.de la Bruère rendrait service à ceux qui étudient l’histoire s’il veut établir avec d’autres preuves que la lettre de noblesse de Giffard que Louis Hébert n'appartenait pas à la noblesse ou que le titre de concession de ses terres en fief noble ne lui don nait pas la dite qualité de noble.’ Voilà toutes nos affirmations.Mis en demeure de nous répondre, M.de La Bruère le fit avec Larousse.Com- Et pour éviter toute confusion qui pourrait naître du rapprochement fait entre Hébert et Giffard, ajoutons seulement que Giffard n’arriva qu’en 1634, et qu’au temps où vécut Hébert, il n’avait pas encore commencé à exécuter un contrat qu’il ne conclut que sept ans plus tard.Le mérite de Giffard est, du reste, indiscutable.Mais c'est une toute autre question.Avec ces remarques le débat est, clos.Nous continuerons à étudier l’oeuvre des héritiers d’Hébert.Nous publierons en leur temps tous les documents que nous possédons sur leurs fiefs.Les seigneurs Couillard, à Québec même, ont fait une oeuvre admirable.Non contents de placer des colons sur leurs fiefs, ils en établirent sur la côte de Beaupré.Ils contribuèrent à l’établissement de la ville de Québec en ouvrant la rue Couillard; ils aidèrent de toutes leurs ressources les oeuvres naissantes de la vieille çapitale.En 1740, les emplacements concédés par eux, à la haute-ville, leur rapportaient un revenu annuel de dix mille huit cent livres: indice très sûr que les seigneurs Couillard ne doivent pas être comptés, même à Québec, parmi ceux qui n’ont rien fait ou à peu près rien fait.Nos travaux ont commencé la réhabilita tion de cette famille seigneuriale; et cette réhabilitation sera, nous l’espérons, aussi complète qu’elle a été lente à venir.Azarie COUILLARD DESPRES, Ptre.P.S.— Que le “Devoir” reçoive nos sincères remerciements pour sa large hospitalité.Iberville, le 28 mai 1913.NOUVELLE REPONSE AU “ PAYS ” La question des illettrés.— La fréquentation scolaire.— La valeur des instituteurs.— Les responsabilités de M.Langlois ., .i me nous nous basions sur l’autorité Seigneur «ms.er est le proprietaire j de Dunkilli ]a réponSe de M.de la Bruère infirma notre dernière asser- d'un fief ou frane-aleu noble, duquel un ^ héritage tenu en censive relève ; en sorte que le propriétaire de l’héritage eensuel est obligé de payer au seigneur le cens, qui est une Certaine rimé an- nuelle seigneuriale et perpétuelle, en avait résolu en partlC’ argent, grain, vin ou volaille.” Est-ce Ir •> tion.C’est pourquoi, dans notre second article, nous n’avons guère touché un point que M.de la Bruère _______ __ _ .Qu’on nous I permette de dire un mot, en passant, j du système féodal; il se divise, au fiefs nobles fut donc seigneur ' Scs Canada, en trois grandes époques.La héritiers, qui concédèrent «es doinai- première, sous le gouvernement vice-nrp, reçurent, comme on l’a (lit déjà,,roya^> depuis 1612 jusqu à 162 , la des rentes seigneuriales en argent, seconde depuis 1627, jusqu à 1663, grain, et force volaille.Le titre d’Hé- c’est, comme l’appel Bibaud, (Insti-bert lui accordait ses terres en fiefs tutions de l'Histoire, p.68) , le régi-nobles, '* pour en jouir par lui ses me féodal ou seigneurial pur; elle s é-boîrs et ayans-cause à l’avenir, cl en tendit jusqu'à la démission de la disposer pleinement et paisiblement.Compagnie des Cent-Associés; la troi-'onimc il verra bon être ”, donc en sifime commença en 1663 et fut con-franc alleu noble.Hébert avait pris nue sous le nom de gouvernement effectivement possession «le ses terres royal.Bibaud, p.73, au titre origine même avant «pie de les recevoir en de la féodalité au Canada, mentionne fiefs, il est donc seigneur et le pre- la commission du marquis de la Homier de la Nouvelle.France.j che; puis le premier fief accordé à On ne doit pas s'attendre que.«1rs la Hébert en 1626.Nous n’en voulons première année, il eut déjà mis des ro- pas à M.de la Bruère d’avoir donné Ions sur ses ti'm-s.Au reste, rette pour date de l'établissement du régi-^obligatîon ne parait aueunemenl au me seigneurial, l’année 1627.Car cet-xtitre de concession ; dans tous les cas te date marque le commencement d’u-l’aete ne fixe pas en quel laps de ne phase des plus importantes par temps cette condition devra être rem- lesquelles eut à passer le système fé-plie, pour que la patente reste en for- 0dal au Canada.Elle s'étend de 1627 *¦.Il n’en va pas de même pour la | à.1663.N’empêche que l’auteur de la •oncession de Robert Giffard, ainsi 1 prerai£re famille française, en écn-qu’on peut le voir dans l'acte que vant qUe le système féodal fut inau-lous avons publié.guré au Canada pour Louis Hébert, Quant au mérite respectif d’Hébert et était dang le vrai.D’aucuns prétende Giffard.comme seigneurs colonisa- dr0nt peut-être que nous fendons les eurs nous ne 1_ avons jamais mis en pa-1 chfiVeUÏ en quatre; laissons les dire, ¦allèle.Ce point de vue de la question i été amené par la lettre de AL Siidte.éous ne l’avons jamais abordé .car nous savons que durant les dix années que tassa Hébert à Québec, il lutta con-inuellement contre la compagnie des Marchands, qui voulait l’arrêter dans ses travaux de colonisation même per-tonnelle.Le mérite d’Hébert ne lui rient pas de son titre de seigneur.Vous le savons bien: il lui vient de Ce ju’il a soutenu avec une vaillance hé-loïque, jusqu’à sa mort, comme coon défricheur, le premier du Canada, me lutte sans trêve.Ce titre n’est |u’un point de son histoire.Mais tomme il lui appartient, pourquoi le ui refuser?Hébert vécut dans un -emps difficile.Giffard arriva en 1634, au moment où enfin le Canada nous croyons plutôt aimer la .précision en histoire.Nous pourrions arrêter ici.Mais soulignons, avant de terminer, quel ques points de la lettre de M.Suite Remarquons d’abord qu’il affirme que du vivant de Champlain il y avait des seigneurs à Québec.Au nombre de ces seigneurs se .trouvait naturellement Louis Hébert, et, a-près 1627, ses héritiers.Cela confirme notre assertion.Passons.“Qu’importe l'antériorité d’une concession à celui-ci ou à celui-là s'il restait les bras croisés?” dit M.Suite.Nous faisons remarquer humblement que cela importe beaucoup quand tout le débat tourne sur ce point.Qu’Hébert ait été premier sei- ouvrait à la colonisation.Ces deux gnellr ou qu il ne 1 ait pas été du leigneurs ayant vécu dans des condi-•ions différentes, il ne pouvait être juestion de comparer leur oeuvre omme seigneur.Hébert ne put être leigneur actif, en ce sens qu’on pro-libait alors la venue des colons, mais il ne fut certes pas inactif: les défri-:hements qu’il a opérés sur ses terres en dépit des marchands l’attestent assez.Traitons maintenant de la question des fameuses lettres de noblesse.M.de la Bruère dit à la fin de son dernier article que nous accusons sur ce point une grande faiblesse et “que nos affirmations de la première heure ne sont plus que des soupçons.” Récapitulons notre premier article et voyons.“La concession des fiefs nobles d'Hébert lui conférait-elle le titre de noblesse?M.de la Bruère répond négativement.Il base sa réponse sur le fait que Giffard fut obligé de demander une lettre de noblesse.La concession de la seigneurie de Beauport, dit-il, pas plus que la concession du fief du Sault-au-Matelot, ne conféra le titre de noblesse à l’un du à l'autre des concessionnaires.Et ¦'est si vrai que Giffard ne fût anobli qu’en 1653”.Nous avons répliqué: ‘Tl serait bon que M.de la Bruère donnât à l'appui de sa thèse d’autres Dreuves que la lettre de noblesse de tîiffard.Et bien que nos historiens lient écrit jusqu’ici que Louis Hébert ippartenait à la classe bourgeoise, iusqu’à preuve du contraire, il est per-nis de croire que le vice-roi accorda tout, cela importe peu pour plusieurs c’est un détail.Mais, en histoire, les détails ne sont pas à négliger; en passant sur ces menus faits, qui ont tous leur importance, l’histoire est trop souvent faussée.Et, pour raisonner à la manière de M.Suite, nous pourrions bien ajouter: “Si Giffard avait reçu sa concession en 1626 s’il l'avait reçue avant qu’Hébert eût reçu la sienne, s’il était venu s’établir au Canada, avant Louis Hébert, sur son domaine, il serait premier colon et premier seigneur.” Nous soumettons humblement à M.de la Bruère que dans le domaine des “Qu’importe” en histoire, on peut aller tout aussi loin que dans le domaine des “Si”.“La patente d’Hébert était périmée, dit M.Suite, faute d’avoir placé des colons sur ses terres.Il en demanda le renouvellement et l'obtint.Giffard n’était pas à cette peine, car il avait exécuté largement la part du contrat.” Si la patente d'Hébert fut périmée, ce dut être, comme le dit M.de la Bruère, par la Charte de la Compagnie de la Nouvelle-France,en 1627?Or Hébert mourut cette année-là.Si elle fut renouvellée ce ne fut pas Hébert qui demanda ce renouvellement.Et comme à cette époque, 1627, les co Ions ne pouvaient s’établir en Canada, si Hébert perdit sa patente, ce qui n’est pas sûr encore, il ne la perdit pas pour la raison invoquée par M.Suite.Dans tous les cas, ou M.de la Bruère ou M.Suite fait erreur ici.La Ligue des Droits du Français ET LES IMPRIMEURS Un maître imprimeur nous écrit : J’ai lu avec beaucoup d’étonna-ment l’article que le “Pays" de dimanche dernier a consacré à la visite des représentants de la Ligue des Droits du Français chez les imprimeurs.A l’en croire ces représentants seraient venus pour donner une leçon à leurs hôtes et ce sont eux qui en auraient reçu une des mieux conditionnées.J’étais présent à rassemblée et je puis affirmer que ce compte rendu la représente sous un jour complètement faux.Et d’abord les représentants de la Ligue des Droits du Français ont parlé en gentilshommes, en amis des imprimeurs, avec beaucoup de tact et de délicatesse, et leurs remarques non seulement n’ont pas déplu, mais elles ont été reçues avec plisir.Je suis certain en affirmant cela de traduire les sentiments de mes confrères.M.Francq aussi, il est vrai, a parlé.Il a réclamé plus d'instruction chez les apprentis, maie de l’école gratuite et obligatoire, de l'uniformité des livres,' il n’a pas soufflé mot.Voilà pourquoi affirmer que lea Imprimeurs ont approuvé ces paroles, réclament ces mesures, c’est dire tout simplement une fausseté.M.Francq a suggéré de faire subir à l’avenir un examen aux apprentis qui veulent apprendre le métier,mais l’assemblée n’a rien décrété à ce sujet.L’affirmer c'est une deuxième fausseté.J’ai cru devoir relever ces inexactitudes en justice pour les représentants de La Ligue des Droits du Français et en justice aussi pour les imprimeurs qu’on veut solidariser avec les défenseurs de_ réformes sur lesquelles ils ne se sont jamais prononcés.-t-;- La réunion annuelle du Conseil des Arts aura lieu jeudi L’assemblée annuelle du Conseil des Arts et Manufactures aura lieu à Montréal,jeudi de cette semaine à dix heures de l’avant-midi.Les membres de ce bureau qui demeurent dans diverses villes de la province où des écoles d’arts et mérites sont établies, feront leur visite officielle à l’exposition des travaux exécutés par les nombreux élèves, en compagnie de journalistes et de représentants de corps publics de la, cité.Le soir les membres assisteront à la distribution des prix aux élèves des cours de Montréal ainsi qu’à l'ouverture de l’exposition.On procédera à l’élection des officiers et aux affaires se rapportant au fonctionnement des écoles ainsi qu’à l’organisation de la séance pu blique du soir.Voici la composition de ce conseil, qui relève du ministère du secrétaire provincial : MM.Thomas Gauthier, president, Montréal ; M.Cyrille Du-quet, vice-président, Québec ; G.E.Tanguay, R.P.Lemay, Québec ¦ W.F.Vilas, député de Brome, Cowansville ; D.McManamy, Sherbrooke ; Cléophas Blouin, Lévis ; Samuel Ca-savant, Saint-Hyacinthe ; Joseph Gosselin, Lévis ; U.St-Onge, Val-leyfield ; J.B.Meilleur Barthe, Trois-Rivières ; T.P.Crowe, J.M.M.Duff, H.W.Raphael, H.P.Wall, de Montréal.Les membres ex-officio ront l’hon.Jérémie L.Décade, secrétaire de la province, i’hon.L.A.Taschereau,ministre des travaux publics et du travail, l’hon.P.B.de la Bruère, surin tendant de l’Instruction publique.Montréal, 28 mai 1913.A M.Orner Héroux, Montréal.Monsieur le Rédacteur (1) Un travail pressant à finir m’a puis dans l’impossibilité de répondre à l'article que le “Pays” de samedi dernier m'a consacré.Je puis enfin disposer de quelques instants, et me voici.Commençons par déblayer, le terrain.L’article auquel je me propose de répondre aujourd’hui est signé JUNIUS, et cela me rappelle la polémique que j’ai soutenue récemment contre un collaborateur du “Pays”, à propos de l’enquête scolaire du groupe Pie X.Dans cette polémique, mon adversaire, qui signait également JUNIUS, eut recours à un procédé absolument caractéristique des moeurs de la tribu à laquelle il appartient: il déclara, le 22 mars — nous avions écrit à cette date chacun deux articles — que, pour lui, la discussion était close, et qu’il était décidé à en rester là.Je n’avais donc plus a m’occuper d’un adversaire qui déposait les armes.Quinze jours plus tard cependant, le 12 avril, il rouvrait une discussion que lui-même avait déclaré finie, reprenait toute son argumentation sophistique et me mettait de nouveau personnellement en cause.Pour lui répondre, il m’aurait fallu recommencer pratiquement toute la discussion, recourir aux mêmes argumènts que j’avais déjà exposés à vos lecteurs; lassé, dégoûté, je le laissai faire.Est-ce le même individu qui m’a attaqué dimanche dernier, ou bien M.Langlois lui a-t-il emprunté son masque?Mystère, mais peu m’importe.La polémique actuelle a été amenée par la reproduction dans le “Pays”, d’un article du “Globe” accompagné de commentaires élogieux et “non signés”.M.Langlois, comme directeur du “Pays”, porte donc l’en tière responsabilité et de la reproduction, et des commentaires dont elle était assaisonnée, et par conséquent c’est à lui, uniquement, que j’ai affaire.M.Langlois, donc, a trouvé que ma lettre publiée dans le “Devoir” du 21 courant, était un tissu, d’injures, et comme il est homme de bonne compagnie, il a voulu — peut-être avec l’arrière-pensée de me donner une leçon de politesse — n’employer dans sa réponse que des expressions choisies et très distinguées.Aussi, voyez l’exquise courtoisie du personnage: “les grossièretés de M.Saint-Pierre”, “certaines gens dont la bave n’est pas plus propre que celle de M.Saint-Pierre”, etc.Quel langage plein d’onction! On dirait que M.Langlois est un habitué du Temple! Ma lettre à laquelle M.Langlois a prétendu répondre samedi dernier se crier bonté à la province d'Ontario qui ne paye à ses institutrices qu’un salaire moyen de $483 ?Evidemment non ; ce serait être aussi injuste pour la province d’Ontario, que le “Globe" l'a été pour la province de Québec.Excurnon Spéciale à PRESCOTT Samedi Prochain Service des Vapeurs pour Québec TOUS LES SOIRS A 7.00 Un voyage d'affaires est un plaisir si vous le faites par eau.Vapeurs pour MILLE-ILES, ROCHESTER et TORONTO.Tous les jours excepté le dimanche à I p.m.Service hebdomadaire à Cleveland et à Détroit sans changement de vapeur.Bureau des Billets de la ville des lignes R.et O., 9-11 Place Victoria.Prenons maintenant les autres déclarations du “Globe”.Voici la première ; il y a d’après le recensement, dans la province de Québec, 150,000 enfants d’âge scolaire qui ne sont jamais allé à l’école.Cette affirmation est évidemment fausse ; aucun recensement, aucun document officiel ne donne la statistique des enfants qui ne sont jamais allés à l’école.De plus, les rapports du Surintendant de l'Instruction publi que de la province de Québec, les seuls documents officiels qui existent sur la question de la fréquentation scolaire, lui donnent un démenti for mel.Le rapport de 1910, établit que cette année-là, plus de 96 pour cent des enfants de 7 à_14 ans— les seuls qu’une loi d’obligation scolaire pourrait concerner — étaient inscrits aux registres des écoles.(4) On sait par ailleurs (5) que la fréquentation scolaire chez nous est très satisfaisante: de 75 à 80% pour les élèves du cours élémentaire seulement, c’est-à-dire de 15 à 20% supérieure à la fréquentation scolaire de l’Ontario.D’ailleurs la fausseté de cette affirmation du “Globe” était tellement évidente que M.Langlois lui-même a dû la reconnaître: “Au sens strict des mots, écrivait-il samedi dernier, il est évident que ce chiffre est trop élevé, mais “ne sont jamais allés”, “c’est une manière de parler (!) le “Globe” a voulu dire “ne sont pas allés”.Et voilà! Le bon apôtre! Il est vrai que cette façon de parler fait le tour de la presse anglaise, flattJ les préjugés des sectaires ignorants dont la “race supérieure” semble avoir plus que sa part, et fait à notre race un tort incalculable chez nos compatriotes anglo-saxons honnêtes, mais mal renseignés.Eh! que voulez-vous que cela fasse au directeur du “Pays”, “ce n’est qu’une façon DE PARLER”! La seconde affirmation du “Globe” porte sur le nombre de nos illettrés.Elle est également fausse en ce qu’elle présente comme étant actuellement vrais (“il y a”) des chiffres vieux de 10 ans.Je n’insisterai pas sur ce point que M.Jean Gagné a traité de main de maître dans le “Devoir” du 27 mai.v » m La troisième affirmation du “Globe”, que je désire relever, concerne le nombre des institutrices de la province de Québec qui ont passé par les écoles normales.Comme elle est très concise, on me permettra de la repro 4 CITE DE MONTREAL Direction des Travaux Publics Département de la Voirie DES SOUMISSIONS sous enveloppes cachetées, adressées au Bureau des Commissaires, et déposées à leur Bureau, à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, JEUDI, le 12 juin 1913, pour la construction d’un PLANT D’ASPHALTE dans la cour du Département de la Voirie, rue De-Fleurimont, ainsi que pour la fourniture d’un PLANT D’ASPHALTE PORTATIF.Les intéressés pourront se procurer des copies du cahier de charges et des formules de soumissions au Bureau de l’Agent des Achats et des Ventes, à l’Hôtel de Ville.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENEGAL, Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, 30 mai 1913.IRAND TRUNK s'v'st’Im LA SEULE BOUTE A DOUBLE VOIS Equipement de première classe MONTREAL ET TORONTO 9a.m.,9.40a.in.,7.30p.nt.,10.30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque eur les trains de jour ; wagons lit» Pullman éclairés à l'électricité, sur les trains de nuit.L’ “INTERNATIONAL LIMITED” LB TBAIN PAR EXCELLENCE AU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chies go à 9.00 a.m., tous les jours.EXCURSION A NEW-YORK $12.30 via Grand-Tronc et Cen tral Vermont.Train spécial 7.45 p.m., 12 juin ou trains réguliers 8.3 1 a.m., et 8.30 p.m„ limite de retour 23 juin.EXCURSIONS DE COLONS , Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada riâ Chicago, en vente chaque mardi, jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St Jacques.Tél.Main 6905, Hétel Windsor ou gare Bonaventure firmer que ce chiffre de 130,000 était encore trop bas et c’était 148,941 qu’il aurait dû dire; c’est lui enfin qui reprenait dans le “Pays” de samedi dernier cette affirmation extraordinaire que !a différence entre, le nombre total des enfants d’âge scolaire, 447,619, et la présence moyenne en classe, 299,-000, constitue le chiffre des enfants qui ne vont pa# à l’école.Il faut que cet homme-là méprise bien profondément ses lecteurs pour oser leur servir des faussetés aussi manifestes.Oui, c’est M.Langlois qui est l’auteur principal de cette campagne de dénigrement systématique de la race cana-dienne-française et de la province de Québec, campagne qui se poursuit d’un bout à l’autre du Canada, au moyen de statistiques tronquées ou in ventées de toute pièce.Qu’il en porte donc l’entière responsabilité.Vous remerciant, Monsieur le Rédacteur pour la générosité avec ' laquelle vous m’ouvrez vos colonnes du “Devoir”, je demeure.Votre reconnaissant et dévoué, Arthur SAINT PIERRE.pretenau raycnuie samcui uei.iei ee duire encore une fois; «L’Ontario pos-oomposait de deux parties bien dis ! r , 9n tinctes.Dans la première partie, je m'appliquais à calmer les scrupules d’un collaborateur du “Pays” qui trouvait que les catholiques de France et ceux du Canada jouent double jeu sur la question de l’obligation scolaire.En attendant qu’on y ait répandu, il est permis de supposer que cfette partie du moins a été trouvée concluante.Dans la seconde partie.je ne voulais rien démontrer du tout, si ce n’est peut-être la vivacité des sentiments que m’inspirent le “Pays” et son Directeur.M.Langlois a donc eu tort d’y chercher de» arguments que je n’ai jamais prétendu y avoir mis.Seulement, comme il paraît tenir beaucoup à ce que j’argumente sur les statistiques scolaires du “Globe” ou’il a reproduites avec une satisfaction si visible, et comme je n’al rien à lui refuser, je m’exé cute.Voici d’abord la partie Importante de l’article du “Globe”.“Les statistiques du recensement démontrent qu’il y a dans le Québec plus de 150,000 enfants d'âge scolaire.de 5 à 16 ans.qui ne.sont jamais allés à l’école.“11 y a" (c’est moi qui souligne A.St-P.) , plus d’un quart de million de personnes dans cette province qui ne savent ni lire ni écrire.L’enseignement est surtout confié aux ordres religieux.Les salaires payés sont affreusement petits et s'élèvent en moyenne à $133 par année pour les institutrices, con tre une moyenne de $483 dans l’Ontario.“ L’Ontario possède 5,420 institutrices qui ont passé par l’école normale.Québec en a 522.’’ (2) Tout ce passage est faux, sauf en ce qui concerne les salaires des instl.tutrices, qui sont incontestablement trop bas.Encore faut-il tenir compte des conditions économiques différentes, quand on veut faire des comparaisons avec les autres provinces.Parce que, en Colombie-Anglaise, par exemple, les salaires des institutrices varient entre $500 et .'1000 par année, donnant une moyenne ap proximative de $700 (3) , faut-il (1) La publication de cette lettre a été retardée par suite de l’encombrement des matières.—La Rédaction.(2) D’après la traduction du “Pays’’ 17 et 24 mai.(3) Rapport du Surintendant de l’Instruction publique de la Colombie-Anglaise, 1911, depuis la page XC, jusqu’à la page CXX.sède 5,420 institutrices qui ont passé par l’école normale, Québec en a 522.” Cette affirmatioh n’est pas plus fondée que les deux autres.Le nombre des institutrices diplômées des écoles normales dans la province de Québec n’est pas de 522, il est de 1,322 (6).De plus nos institutrices religieuses reçoivent une formation pédagogique au moins égale à celle que donnent les écoles normales.C’est un fait dont il faut tenir compte quand on veut comparer notre personnel enseignant avec celui des provinces anglaises.Il est vrai que le “Globe” donne précisément le fait que “L’enseignement est sur tout confié aux ordres religieux” comme l’une des causes de notre prétendue infériorité, et que M.Langlois a reproduit avec tout le reste, cette stupidité, digne du plus bigot et du plus ignare des protestants.Mais je le défie de le répéter sous sa signature dans le “Pays” ou ailleurs.» * & Et maintenant que nous sommes à la veille de finir, la question se pose tout naturellement: si les statistiques citées par le “Globe” ne se trouvent pas dans les documents officiels (7) où les a-t-il prises?les aurait-il inventées?Il n’a pas eu cette peine, il lui a suffi de les emprunter à M.Langlois.C’est, en effet, le Directeur du “Pays” qui a découvert à notre système scolaire toutes sortes de maladies, pour pousser ses remèdes de charlatan.C’est lui qui disait dans une interview (8) que nous n’avions que 522 institutrices diplômées d’une école normale dans toute la province de Québec: “in our own whole Quebec”; c’est lui qui ajoutait qu’en 1911 il se trouvait dans notre province 130,000 enfants d’âge scolaire qui n’avaient jamais mis les pieds à l’école: »who never darkened the door of any Quebec school house”; c’est lui encore qui revenait à la charge dans une lettre à la “Gazette” (9) pour af- L' PAOFIOUl CANADIEN AUTOUR DU MONDE $639.10 EMPRESS OF ASIA 1 de Liverpool, le 14 juin PORT D’ESCALE Madeira, Cape Town, Durban, Colombo, Singapore, Hong Kong, Shanghai, Nagasaki, Kobe et Yokohama.CHANGEMENT D’HORAIRE Quitte * 9.45 p.m.9.45 a.m.m.Imperial Ltd.pour Vancouver Winnipeg: ., ., .Saint-Paul.*10.80 p North Toronto.*11.00 p Sherbrooke.f5.30 p.m.Pointe Fortune, nouveati train x9.00 p.m.Horaires sur demande.*Tous les jours.fTous lea jours, excepté le dimanche.xLe dimanche.PISTE DE COURSE, BLUE BONNETS Du 3 au 10 de juin.Passage simple 15c, billet de retour 25e.Départ de la rue Windsor à 1.40 p.m., et à 2.00 p.m.Départ de Blue Bonnets après la dernière course.(4) pp.286 et 287.(5) Rapport du Surintendant pour 1911, p.217.(6) Rapport du Surintendant pour 1911, p.XXII.(7) A l’exception de la statistique concernant les illettrés dont nous avons vu ce qu’il fallait penser.(8) 11 juin 1912.(9) 14 juin 1912.Personnel M.B.Lalimc.principal de l’Elcole Lalime de Saint-Hyacinthe, était en ville samedi dernier.Il est venu conclure avec les autorités du G.T.R., les derniers arrangements pour l’installation dans son école d’un service d’expédition de trains par téléphone (Telephone Despatching Service).Grâce à ces arrangements les élèves de ce populaire établissement pourront à l’avenir se familiariser avec celte partie importante du service des chemins de fer.il n’est pas inutile de rappeler que c’est la seule institution du genre qui offre à ses élèves les bienfaits (le cette invention toute moderne.WAGON-LIT POUR ST - ANDREW A dater du 3 5 Juin Départ de la gare Windsor à 7.25 p.m., tous le* jours.-4- Nombreuse* naissances Le nombre des naissances déclarées la semaine dernière à l’Hôtel de Ville est le plus élevé qu’on ait vu depuis longtemps; il y a eu 387 déclarations.On a aussi déclaré 195 décès, dont 65 d’enfants, âgés de moins de cinq ans, et 194 cas de maladies contagieuses, dont 38 de scarlatine, 71 de rougeole.6 de variole.TAUX REDUITS Maintenant en vigueur Aux endroits sur la Côte Nord du Ftotfi* que SAN FRANCISCO ET LOS ANGÇLES TORONTO *9.05 a.m., et *10,0Q p.m.à la gare Union WAGON - SALON SUR TRAIN DU JOUR *11.15 p.m.à la gare de la rue Yonge, Compartiments et wagons-lits éclairés à 1s lumière électrique.Accident d’auto (Service p.rtlcuüeO Calgary, Alta., 2.— Samedi, alors que M.J.Bouchard et sa femme gravissaient en automobile, une.côte accentuée, les freins de la machine manquèrent.La voiture recula et finalement alla rouler dans un ravin.Mme Bouchard fut tuée instantanément.-4- CINEMA ET EPICERIE M.Elzéar Rochon, propriétaire d’un cinéma, No 48 rue Centre, avait cons truit dans la ruelle séparant son éta.blissement de celui de Patrick O’Brien, épicier, une échelle de sauvetage.M.Patrick O’Brien réclame cette ruelle comme étant sa propriété et demande aux tribunaux d’ordonner à M.Rochon d'enlever son échelle de sauvetage.Mtres Walsh et Walsh sont les avocats du plaignant.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi jusqu’au 28 octobre.Limite de retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques Téi.Main 8125 ou à l’Hôtel Windsor, et aux gareg Flae« "Vigor et Windsor.Cie.GenéraleTraiisatiantioue LIGNE POSTALE FRANÇAISE NEW-YORK, HAVRE, PARIS Départs tous les jeudis à 10 heures A.M.France 5 Juin France 26 Juin La Provence 12 Juin La Savoie 3 Juillet La Lorraine 19 Juin La Provence 10 Juil.DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.Paquebots ne transportant qu’un» seule classe de passagers de cabine.Floride 21 Juin Chicago 28 Juin DE MONTREAL AU HAVRE La Touraine 21 Juin La Tovraine 19 Juil.Pour passages, s’adresser à GENIN, TRUDEAU ET CIE.LTEE„ Agents Généraux pour le Canada, 22 Notre-Dame Ouest, Montréal ; ou aux agents suivants: Hone & Rivet, 9 Blvd.Saint-Laurent; W.H.Henry Imperial Bank Bldg., ; Thos.Cook A: Son., 539 Sainte Catherine Ouest; Agent pour le fret: James Thom.118 Notre-Dame Ouest.Mariage On annonce pour le 10 juin prochain, le mariage de M.Hypolite Cor-nellier, marchand de Montréal, avec Mlle Caroline Ménard, fille de M.Alex.Ménard, de Saint-Michel-des-Saints.FEUILLETON DU DEVOIR VIEILLES GENS VIEUX PAYS par JEAN DE LA BRETE 21 (Suite) —Dites-lui que je l’aime, que nous vaincrons, que je voudrais prendre pour moi tous ses ennuis, que je l’enlèverai plutôt que de la laisser enfermer, que.—Oui, oui, c’est entendu!” Et pendant que j’avais le dos tourné, Alain lui dit: “Je ferai la commission moi-même, monsieur! car mademoiselle ne dira rien.Et que monsieur soit tranquille! Je saurai faire sourire Mlle Emmée.” En arrivant près d’elle, je vis qu’elle avait beaucoup pleuré; elle prenait à la lettre la prétendue décision 8e son père de l'enfermer dans uh Souvent jusqu'à vingt-et-un ans, “Dites à Bertrand que je lui serai fidèle; aun.loin de lui.je n’«n e-eai pas moins sa fiancée.—Ton père n’est pas vindicatif, il se calmera.—Oh! il paraît bien fâché.—Mon Dieu, il a un peu raison.et ta conscience n’est pas absolument nette, petite Hébé.—Je ne regrette rien! Pourquoi ne pas permettre que j’épouse votre neveu?Que peut-on lui reprocher?Vous m’en disiez tant de bien avant son arrivée à Granville! Je voyais bien votre idée, allez! et je m’étais habituée à penser que je voudrais un mari comme ce neveu merveilleux.” La petite rouée! Elle voulait me rendre responsable de ses sentiments.“Et avouez, continua-t-elle, que son air est en rapport avec les qualités dont vous me parliez?Et comme il écrit bien, Bertrand! comme j'ai- me ses lettres!” J'aurais perdu ma peine en essayant de lui faire prendre un autre chemin, et je me contentai de la réconforter.Le soir, elle écrivit un mot ()ue Mariette, le matin suivant, m’apporta en revenant du marché “Les maréieuses, avec leur effronterie ordinaire, m’ont demandé si monsieur avait suivi leur conseil, mademoiselle! —Vous les avez laissées dire sans répondre, je suppose?—Ah! oui.j’ai autant d’avisance que ces sans-gêne”.“Chère bonne amie, m’écriFait Hébé, je crois que la situation se détend un peu.Manuel est arrivé; je lui ai tout conté.Il est bien bon, il m’aime; il comprend que je me sois attachée à Bertrand et que je veuille l’épouser.Il ne m’accuse pas d’avoir commis un crime, lui! Il s’est enferm éavec papa, mais je n’ai rien entendu.Sans doute, il aûra bien parlé, car papa a paru adouci ce soir, bien qu'il ne m’ait pas embrassée.Manuel apprécie neaucoup Bertrand et serait enchanté de l'avoir pour beau-frère.Il ira vous voir demain.Je l’aime, mon frère ,encore plus que je ne l’imaginais.Bonne amie, découvrez le moyen de nous sauvei.EMMEE." La visite de Manuel suivit de près la réception de ce billet rassurant.Je l’ai déjà dit, c’était un garçon d’humeur avenante et incapable de prendre au tragique l’incartade d’Hébé.“Ma foi, mon cher, dit-il à Bertrand, je te félicite d’avoir su te faire aimer d’elle.Elle est charmante, ma soeur! —Tu n’es pas contre nous?Je m’en doutais.Espérons que ta bonne influence agira sur M.Des Prélies.—Les idées de mon père sont d’un autre monde, répliqua Manuel en riant.Je me charge de l’amener à céder: il est déjà ébranlé.Que peut-il faire?Emmeé t’aime, c’est suffisant.De plus elle s’est compromise avec toi; donc tu l'épouses! 11 n’y a pas deujc raisonnements.Valérie consentti aisément à se transporter chez Des Prélies; démarche de nature à le flatter, parce que mon amie, qui recevait tout Granville, se dérangeait rarement.“Mon cher Aymar, lui dit-elle en entrant, je viens vous parier d’Emmée ] et plaider sa cause.—Plaider sa cause! Elle est toute! plaidée.—Allons, allons! vous comprendrez que vous ne poqvez plsu vous obstiner.—Et pourquoi pas?Quoi de changé, s’il vous plaît, dans la situation?—Mais tout! puisque l’amour d’Emmée s’est affiché, que sa correspondance est connue de Granville entier.’ —Je m’en soucie! —C’est très bien, dis-je, mais il s’agit de faire accepter par Aymar, ce raisonnement! —Comment voulez-vous qu’il échappe?Et cela1'presse, la situation est absurde, et deviendrait tout à fait ridicule si on attendait.Mon père ne peut pas jouer au père terrible et enfermer sa fille; il doit consentir avant que ses hésitations actuelles soient connues.—Qui pourra l’y décider?Ce n’est pas moi ! nous nous prendrions aux cheveux immédiatement.—Envoyez Mme de Haute-Houle.Je crois qu’elle renversera les murs dans lesquels j’ai fait brèche hier soir.” —Du tout! vous vous en souciez au contraire, et vous avez raison.Emmée aime M.de Gosmeneuc, vous n’y pouvez rien.Le mariage est parfait, sauf sur un point.Mais existe-t-il une union sans un côté défectueux! —I; n’est pas petit, le côté défectueux! •—Soit! répondit Mme de Haute-Houle, ravie de le voir entrer en discussion, ce qui indiquait partie à peu près gagnée.Mais Emmée aime, et il y a eu correspondance;, véritable enfantillage que vous ne devez pas prendre au tragique sous peine de compromettre votre fille, mais qui vous oblige à agir sous peine, vous, d’être ridicule”.__________-___________ Doson parut extrêmement frappé de cette double remarque; il continua cependant à jurer qu’il ne céderait jamais, mais d’un ton moins obstiné.Cette nuance ne pouvait échapper à Mme de Haute-Houle.Elle le malmena si bien durant une heure qu’à la fin de cette molestation Doson, qui, depuis la veille, se sentait pris dans les rets, finit par répondre: “Vous êtes tous contre moi?Vous le voulez ?soit! je cède.Si les événements tournent mal, Emmée n’aura rien à me reprocher.” VIII “Si les événement tournent mal," avait dit Doson.Cette idée saugrenue me fit sourire de dédain, et mon ami lui-même eût étébien surpris s’il avait appris que son mot renfermait une prédiction.Il décida que les fiançailles se feraient avec apparat et, toujours maniaque," ne voulut pas recevoir mon neveu avant le moment officiel où il serait agréé.“Que va-t-il donc se passer?me dit Bertrand en riant.Avez vous à Granville des rites particuliers pour mettre deux fiancés en présence?—Non.mais Des Prélies n’est pas seulement de la vieille école; il a encore ses idées à lui.Il nous fera passer par d’anciennes coutumes arrangées à sa guise, et auxquelles il tient comme à la pruhclle de l’oeil.” Si aucun mot ne peut décrire le bon" heur de mon neveu, il est plus impos* sible encore d’exprimer la joie d’Alain.Il se considérait comme le triomphateur, prenait l’attitude d’un homme comblé des faveurs de sa belle et s'attirait les quolibets des Granvillaises.“Ne dirait-on pas qu’il va danser?—Il est donc victorieux, le beau Roquelay, vieil Alain?—En doutiez vous?répondit Alain.M.le marquis sait conter des douceurs, et puis il ne ressemble pas à un gentilhomme de la lande de Beu-vais.—Ah! non; il n’a pas l’air nourri de bouillie de sarrasin.—C’est tout de même à cause de nous qu’il a si vite réussi; c’est nous qui avons parlé de la plette.—Vous êtes de fameuses bavardes! —Des bavardes qui ne sont pas bêtes! .—Tu te feras beau, vieil Alain, pour servir le repas de noces.-Changeras-tu de perruque?La tienne ressemble à un merlan pêché depuis huit jours.” A sulvreD O LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 3 JT IN 1913 VOL.IV.— No.127 « | ËPHÉMÉRIDES | 13 JUIN 1913 D’après les calculs presque précis qui ont été faits par le bureau des statistiques à Ottawa.on prévoit que la province d’Ontario pe»dra cinq sièges à la Chambre après le recensement.I.Sa Grandeur Monseigneur Gauthier, archevêque d’Ottawa est parti pour un voyage à Mount Clemens, Mich., où il va J subir un traitement.' Le général Madero est arrivé | à Zacatecas, Mexique, ce ma- itin et il a été le héros d'une grande manifestation populai-t re.« La Fête du Roi C’est aujourd’hui la léte du roi Georges V.Elle sera célébrée avec éclat dans tout l’Empire.Les peuples divers qui habitent à l'ombre du drapeau britannique souhaitent à leur auguste Souverain joie et prospérité.-*-.Mgr Stagni dans TOiiest Ottawa, 2.— On annonce qu’aus-sitôt après les fêtes jubilaires de Mgr Begin, le délégué apostolique nu Canada partira ptflir l’Ouest pour visiter tous les diocèses de cette région.On dit qu’il se rendra jusqu’à Le Pas.-f- Nouyelle société légale M.Emile Beauchamp .avocat, ci-devant de la raison légale Geoffrion et Beauchamp, 72 Notre-Dame-Est, vient d’aménager dans l’édifice du Crédit Foncier, où il continuera la pratique de sa profession avec M.G.A.Morrison, C.R.On sait que l’ancien associé de M.Beauchamp a été nommé recorder de Montréal.NICOLE! ET DORCHESTER LES LIBERAUX CONSERVENT CES DEUX COMTES DANS L'ELECTION PARTIELLE D’HIER.—M.LUCIEN CANNON EST ELU DANS DORCHESTER, ET M.ARTHUR TRAHAN EST VICTORIEUX DANS NICOLET.(Da notre correspondant) Québec, 3.— Les libéraux conservent le comté de Dorchester à la Législature.L’élection partielle provinciale pour le choix du successeur du Dr.Morisset, nommé greffier du conseil exécutif, s’est terminée hier par la victoire dsi candidat ministériel, M.Lucien Cannon.Celui-ci a obtenu sur son adversaire, M.Georges Dussault, une majorité d’environ 145 pour le présent, avec un poil à venir.La campagne qui a précédé cette élection a été l’une des plus vives dont le comté de Dorchester, et même le district de Québec aient été le théâtre depuis quelques années.Tout a été mis en oeuvre, de part et d’autre, au cours de la lutte.Les force
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