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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 août 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-08-05, Collections de BAnQ.

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^ (y 0 b 394.L«ur»er ouest.Montreal 273-2484 Vol.LXXVI — No 179 Ensoleillé avec passages nuageux.Max : 30 (détail page 13).Montréal, lundi 5 août 1985 Côte-Nord.AôititM à Gaspesie 45 cents.Nouveau-Bfunswtck 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS 20,000 DÉLÉGUÉS DU NUM VOTENT UNANIMEMENT EN FAVEUR D’UN ARRÊT DE TRAVAIL Afrique du pourraient Sud : plus de 400,000 déclencher une grève mineurs noirs dès le 25 août JOHANNESBURG (Reuter, AFP) - Le Syndical national des mineurs noirs sud-africains ( N U M ) a appelé hier quelque 230,000 mineurs à se mettre en grève à partir du 25 août prochain, menaçant de paralyse l’un des secteurs-clés de l’économie du pays.Selon le président du syndicat, M.Cyril Ra-maphosa, tous les membres du NUM, y compris ceux qui travaillent dans les mines où le syndicat n’est pas reconnu par la direction peuvent faire grève, parce qu’ils sont concernés.Selon lui, le mouvement pourrait ainsi toucher quelque 400,000 des 550,000 mineurs des mines d’or et de charbon.Dans la nuit de samedi à dimanche, quelque 20,000 membres du NUM réunis dans une petite cité minière de l’État libre d’Orange, ont décidé à l’unanimité d’arrêter le travail dans 20 jours, à l’appui de leurs revendications salariales.Sont concernés les ouvriers des 29 mines où le NUM est reconnu, a dit une porte-parole du syndicat.Celui-ci revendique une hausse générale des salaires de 22 %, alors que les compagnies propriétaires ont accordé unilatéralement des augmentations allant de 14,1 à 19,6%.Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du NUM, M.Cyril Ramaphosa, a indiqué que le syndicat avait donné un ordre de boycottage des magasins blancs près des mines si le gouvernement ne levait pas l’état d’urgence dans les 72 heures.Le NUM est également décidé à lancer un appel à une grève nationale si le président, M.Pieter Botha, décide l’expulsion des travailleurs immigrés noirs, comme U a menacé la semaine dernière, a dit M.Ramaphosa.Le NUM dit compter 40 % d’étrangers parmi ses adhérents.Interrogé sur les réactions des compagnies propriétaires, le secrétaire général a déclaré que cela équivaudrait à un « suicide si elles décidaient de licencier plus de 200,000 mineurs ».« Il est encore temps pour elle d’éviter une grève en faisant une offre réaliste », a-t-il dit, en se refusant à toute précision sur la durée de l’arrêt de travail.Une grève prolongée pourrait être catastrophique pour l’économie sud-africaine ; l’or fournit la moitié des revenus à l’exportation, et le charbon est une source d’énergie essentielle dans un pays frappé par un embargo pétrolier officieux, et démuni de gisements pétrolifères.Ce sera la seconde grève légale de l’histoire du pays ; les syndicats noirs ne sont reconnus que depuis 1979.Voir page 8: Afrique du Sud À WASHINGTON 20,000 personnes protestent contre le nucléaire WASHINGTON (AFP, PC) -Près de 20,000 personnes étaient réunis hier à Washington pour déployer un ruban de plusieurs kilomètres de long autour de certains bâtiments officiels de la ville en signe de protestation contre l’arme atomique et pour marquer le 40e anniversaire d’Hiroshima.Ils ont entouré le Pentagone, le mémorial Lincoln et le Congrès afin d’apposer sur ces trois emplacements un ruban bariolé long de plusieurs kilomètres, tapissé de motifs les plus divers mais témoignant tous de l’horreur qu’inspire la perspective d’une guerre nucléaire.Les manifestants, parmi lesquels une très foi;te proportion de femmes, assurent que ces dessins leur ont servi d’exutoire, permettant de dire ouvertement toutes les peurs que suscite l’arme nucléaire.Ils n’ont pas indiqué ce qu’ils proposaient pour supprimer les arsenaux nucléaires des deux Grands.La police a estimé, en milieu d’après-midi, que le nombre de participants à la manifestation s’élevait à 20,000.Les organisateurs espéraient que plus de 50,000 personnes seraient rassemblées en milieu de journée afin de porter ce « ruban de la paix ».« C’est la tentative la plus créative qui ait jamais été entreprise pour impliquer les gens, pour qu’ils prennent conscience de leurs propres sentiments sur cette question », a expliqué Mme Jean McMahon, une jeune mère de deux enfants, de Denver.« Il y a beaucoup de gens à Washington, a-t-elle j^ursuivi, qui ont l’impression de vivre à Disneyland.Nous voulons qu’ils prennent conscience qu’ils ont un rôle à jouer dans l’avenir».Le président Reagan, qui survolait le site de la manifestation’ dans l’hélicoptère que le ramenait à la Maison-Blanche après un week-end à Camp David, n’a pas aperçu les protestataires à déclaré un porte-parole présidentiel.La veille, les militants pacifistes s’étaient réunis à la cathédrale de Washington pour des prières, en présence de Fuminaro Maruoka, rescapé d’Hiroshima, et de Teru Morimolo, survivant de Nagasaki.L’idée de celte manifestation était venue de Mme Justine Merritt, une habitante de Denver, dans le Colorado.Elle s’était rendue il y a trois ans à Hiroshima et Naga.saki, les deux villes bombardées en août 1945.La ville soviétique de Khor a envoyé 39 mètres de ruban.Par ailleurs, une survivante Voir pago 8: Washington LA BOMBE, 40 ANS APRÈS HIROSHIMA I.L’arme nucléaire a figé la situation géopolitique de l’après-guerre JOCELYN COULON E 6 août 1945, à 8 h 15, un bom-.bardier B-29 du nom de Enola Photo PC La première bombe atomique du nom de Little Boy, lancé sur Hiroshima, a explosé à 2,000 pieds d'altitude provoquant un énorme champignon de fumée et tuant, sur le coup, 140,000 personnes.Quelques minutes après, un membre de l’équipage de l’avion américain qui transportait l’engin s’est écrié « Mon Dieu, qu’avons-nous tait?».I—^Gay, de l’armée de l’air américaine, venant des îles Mariannes, larguait au-dessus d’Hiroshima la première bombe atomique.Quelques instants plus tard, plus de 60 % de la ville était détruite, entraînant la mort d’environ 140,000 personnes.Trois jours après, Nagasaki subissait le même sort (80,000 morts).L’ère nucléaire commençait.Elle allait transformer le monde.Bizarrement, la genèse de la bombe atomique a suivi un parcours accidenté.En 1939, plusieurs scientifiques, dont Niels Bohr, Leo Szilard et Enrico Fermi, découvrent qu’une réaction en chaîne de fission d’atomes d’uranium dégagerait une énergie qui pourrait servir à produire une arme d’une capacité exploitive jusque-là inconnue.La guerre ayant éclaté en Europe, ces scientifiques, pour la plupart des Européens en exil aux États-Unis, s’empressent de faire part de leur découverte à des militaires et officiels américains.On les éconduit poliment.Devant ce refus, ils s’adressèrent à Albert Einstein, qui dans une lettre envoyé au président Franklin RoosevelL explique les découvertes effectuées et les travaux faits en Allemagne nazie dans le même sens.La réaction est rapide.Roosevelt ordonne la création d’un comité pour étudier la possibilité de fabriquer des bombes atomiques.En 1942, le projet Manhattan, (ürigé par le général Groves, succède au comité et coordonne tous les efforts de la communauté scientifique.Trois ans plus tard, les savants sont en mesure de fabriquer un prototype.Le 16 juillet 1945, à Alamogordo au Nouveau-Mexique, l’armée américaine fait exploser la première bombe.Le test est concluant ; mais si les militaires sont satisfaits, les scientifiques préviennent que cette nouvelle arme va changer et bouleverser les relations internationales.Ils demandent, en majorité, qu’on ne l’utilise pas contre les Japonais qui résistent toujours en août 1945.Malgré cela, les manoeuvres diplomatiques ainsi que les calculs militaires et politiques entraînent le nouveau président, Harry Truman, à ordonner le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août.Le 14, le Japon se rend sans condition.Quarante ans plus tard, les opinions les plus contradictoires se font Voir page 8: La bombe LE DEVOIR ECONOMIQUE UN GESTIONNAIRE PREND LA TÊTE DU MUSÉE D’ART Le nouveau président du conseil d'administration du Musée d'art contemporain.M.J V.Raymond Cyr, avoue « ne pas s'y connaître » en art.Il estime avoir été nommé à ce poste pour ses qualités de gestionnaire.PAGE 11 CROISSANCE NÉGATIVE EN AFRIQUE La Banque mondiale a récemment publié son huitième rapport annuel.Elle y affirme que le développement des pays du tiers monde est menacé par le protectionnisme et les taux d'intérêt élevés des pays industrialisés.L'Afrique, par exemple, connaîtra une croissance négative au cours de la prochaine décennie.PAGE 9 LE WEEK-END SPORTIF UN REVERS CONTROVERSÉ À PITTSBURGH À deux jours de la grève, les Expos ont disputé un match ponctué de deux décisions à l'avantage des Pirates, hier après-midi, et se sont inclinés 4-3 à Pittsburgh.Samedi, Bert Roberge a pris la relève de Bryn Smith pour permettre aux Expos de remporter de justesse 6-5.Page 16 BAUMANN CONSERVE LA COUPE ESSO Alex Baumann a remporté la Coupe Esso pour la deuxième année consécutive, samedi, aux championnats canadiens de natation.Il est venu à 83 centièmes de seconde près de fracasser son propre record mondial, au 200 mètres.Page 16 LES PIRATES DE L’INFORMATIQUE Au Canada, on évalue à 3,500 le nombre de tentatives quotidiennes d’intrusion dans les réseaux informatiques CAYOUETTE Ils passent des journées entières, le dos courbé devant leurs micro-ordinateurs.Ils ont entre 10 et 20 ans.Solidaires, clandestins, ils s’échangent mots de passe et codes d’accès, comme on s’échangeait autrefois le « joint ».Ce sont les hackers, les jeunes pirates de l’informatique.Leur dernier exploit connu est tout récent.Il y a trois semaines environ, les policiers du New Jersey arrêtaient sept adolescents, soupçonnés d’avoir trafiqué des numéros de cartes de crédit volées, de même que des numéros de téléphone secrets, dont ceux de certaines autorités du Pentagone.Aux États-Unis, l’affaire o' pris des proportions alarmantes lorsque l’on a réalisé que ces hackers auraient même été en mesure de modifier l’orbite de satellites de communication américains.Au Canada, le dernier acte de piraterie majeur rendu public remonte à juin 1983.Depuis une école huppée de Manhattan, des étudiants new-yorkais, profitant de la banalité désolante des mots de passe, avalent alors trouvé moyen de faire intrusion dans l’ordinateur de la compagnie Canada Ciment Lafarge à Vancouver.Bien que peu de fraudes informa- tiques soient signalées, il ne faut pas en déduire pour autant qu’elles ne sont pas fréquentes.Un des seuls experts en la matière au Canada, le président de l’Association de sécurité informatique du Montréal-Métropolitain, M.Ronald Coderre, explique que les victimes de crimes informatiques font preuve d’autant de discrétion que les fraudeurs.« Les entreprises hésitent à judi-ciariser les cas de fraude informatique, de peur d’affecter leur crédibilité », explique-t-il.M.Coderre donne l’exemple d’une banque.« Imaginez l’impact sur ce genre d’institution si le grand public avait connaissance que ses ordinateurs sont vulnérables et qu’une fraude vient d’y être commise».Les gestionnaires refusent donc d’ébruiter ces affaires.Un porte-parole de la Sûreté du Québec le confirme: « Des spécialistes de la fraude informatique ont été formés par la SQ.Mais seulement trois ou quatre cas ont retenu leur attention jusqu'à maintenant».Pourtant, le phénomène est bien réel.Des estimations de l’Association de sécurité informatique révèlent que les hackers et autres délinquants de la civilisation informatisée opèrent activement au Canada et au Québec.Selon ces approximations, U se commettrait chaque jour au pays environ 3,500 tentatives d’intrusion par effraction dans les réseaux informatiques.Un essai sur six serait fructueux.Ces données, il faut le dire, englobent à la fois les actes des hackers et ceux, fort nombreux, commis par des informaticiens qui oeuvrent au sein même des entreprises visées.Aux États-Unis, la piraterie informatique fait déjà passablement de ravages.Les émules du film War Games ont forcé les sociétés américaines à dépenser en 1985 plus de $ 600 millions en logiciels de sécurité informatique.Dans huit ans, les experts prévoient que le développement de nouvelles barrières électroniques anti-fraude coûtera $ 2 milliards aux Américains.Il n’y a pas de données précises sur ce point au Canada.Les experts rencontrés évaluent toutefois à J 20 millions le coût de la sécurité informatique au pays.Qui sont les hackers ?Un mythe tenace, véhiculé par les médias, en fait de véritables petits génies.Perçus comme les « petits Mozart » du clavier électronique, ils détiennent un pouvoir certain sur les adultes.Complaisants, impressionnés, peut-être a cause de leur ignorance en la Voir page 8: Inlormatiquo Les experts de la criminalité informatique sont d'avis que les jeunes pirates d'ordinateurs, âgés de 10 à 20 ans, ne sont pas nécessairement des prodiges de l’informatique Motivés, ils profitent plutôt de la complicité ou de l'imprudence des utilisateurs à l'emploi des entreprises fraudées 2^ ntNOVATIONS A CAO/E PROPOSE SA VASTE GAMME DE CUISINES , MELAMINE • STRATIFIÉ CHÊNE PIN ÉRABLE MERISIER \ m A ^ «SALLE DE BAINS • SALLE DE JEIX «RAJOITS • TOIT GENRE DE RÉNOVATIONS SUBVENT{€& 100 UBLE IIEIRKS DOIVLRTIRE '\MMII KTIIIM1M in lOhà 17h I l MH \ MI.RI RKIM 9hàl8h JM III MM.NDRI.III 9hi20h /RBNOVATiONS ,,1 ’>725 /f\CAl)IE i.'xcmul ESTIMATION (.H\H HT, 337-0702 Le Devoir, lundi 5 août 1985 La campagne reste encore floue MAURICE GIRARD (PC) — Bernard Landry y songeait peut-être depuis un an déjà mais, sur le plan organisationnel, Pierre Marc Johnson se comporte comme s’il avait tout réglé d’avance depuis des mois.Kt réglée, la campagne au leadership de M.Johnson l’est efficacement.Tout se passe en douceur comme s’il ne restait plus à l’équipe du ministre de la Justice qu’à se laisser porter par la vague que sa candidature ne devrait pas manquer de déclencher chez les troupes péquistes.¦ Pendant que les appuis continuent d’affluer chez M.Johnson au même rythme que ses tournées régionales, les autres candidats essaient de retenir l’attention des médias, tout en accélérant le recrutement et le financement.À deux semaines de la fin des mises en candidature, le 15 août, l’image de la campagne à la présidence du Parti québécois est plutôt floue.Impossible d’obtenir des résultats sur le recrutement ni sur le financement.Les programmes sont livrés dans leurs grandes lignes.Les candidats s’examinent du coin de l’oeil.On jauge les appuis des « concurrents ».Et on se contente de généralités.Pas de déclarations fracassantes.Pierre Marc Johnson, Bernard Landry, Pauline Marois, Jean Caron, Guy Bertrand et Francine Lalonde répètent à qui veut l’entendre qu’il est inutile de s’égosiller quand il reste deux mois avant le premier tour de scrutin du 29 septembre.Jeudi, l’ex-ministre de la Condition féminine Francine Lalonde, s'exphquait longuement devant la presse de l’opportunité de sa candidature — que certains ont interprété comme une entreprise visant à contrecarrer les desseins de l’autre candidate féminine Pauline Marois, favorisée par un sondage et qui avait fait bonne impression lors du lancement de sa candidature.’ Après avoir connu des ratés au départ, la campagne du ministre du Commerce extérieur s’est redressée la semaine dernière.Le défaitisme a fait place à la confiance.La permanence montréalaise de M.Landry est vaste et dégagée, comme les esprits qui la fréquentent.À son ouverture, jeudi dernier, tout était en ordre.Même les affiches ont été remplacées.Bernard Landry a l’air moins livide, il a pris des couleurs.Cette fois-ci, les posters ont été imprimés à l’endroit et la raie qui sépare ses cheveux est revenue du bon côté (à droite plutôt qu’à gauche comme sur les premiers posters).Le ministre sénior ne s’est pas contenté de changements esthétiques.Il a modifié son style, jugeant que la meilleure façon de marquer des points contre un adversaire, c’était encore de frapper.Il a d’ailleurs été le seul candidat à s’en prendre directement à ce qu'on appelle poliment au PQ un concurrent (plutôt qu’un adversaire).À l’exception de M.Caron, qui a évoqué à Rimouski la possibilité de nommer M.Johnson ministre délégué à l’Agriculture, en raison de son soudain intérêt pour la chose agricole.M.Landry a pour sa part mis en doute la « Nouvelle façon de voir » de M.Johnson et ses engagements souverainistes.Quant à lui, Jean Caron entend avoir à la mi-août une organisation aussi bien structurée que celle de M.Johnson.Il promet pour cette semaine la publication d’un document sur un sujet qui lui tient à coeur et « où on a taponné pendant des années », mais sur lequel il n’a pas pu s’exprimer parce que ça ne relevait pas de son ministère.« Vous allez être estomaqués», promet-il.Pendant que le ministre de l’Agriculture prenait cet engagement, le candidat de l’extérieur.Me Guy Bertrand, condamnait avec fracas à Montréal l’utilisation abusive du personnel et de l’équipement gouvernementaux par les quatre candidats-ministres (Johnson, Landry, Caron et Marois), ce qui, selon lui, coûterait presque $1 million aux contribuables.Sauf ces quelques escarmouches, les candidats font preuve de prudence.Ils se parlent beaucoup, au téléphone notamment.Par exemple, chaque nouveau candidat doit prévenir poliment tes aspirants en course de ses intentions de se joindre au peloton.De plus, deux jours après avoir déclaré que le Québec n’était pas prêt à élire une femme comme premier ministre, la députée de Dorion, Mme Huguette Lachapelle, téléphonait en larmes à sa collègue Pauline Marois pour s’excuser de son impair.Et la députée de La Peltrie téléphonait à son « concurrent » Johnson, il y a quelques jours, pour expliquer que sa déclaration sur l’arrogance du gouvernement dans les dernières négociations dans le secteur public et para-public ne le visait pas nécessairement, contrairement à ce que voulait laisser entendre la presse.Deux noms étrangers au Parti québécois reviennent régulièrement dans les conversations: Brian Mulroney et Robert Bou-rassa.Quand on les écoute, on remarque que presque tous les aspirants semblent avoir connu personnellement, à un moment ou l’autre de leur existence, le premier ministre du Canada Brian Mulroney.Quant au chef libéral, c’est une toute autre histoire.Au moindre prétexte, on dénonce sur tous les tons l’homme que le vainqueur devra de toute façon affronter aux élections générales.Bernard Landry lui reproche de vouloir créer des emplois aux États-Unis avec son projet, Pierre Marc Johnson se moque de ses intentions de vouloir permettre la parité dans l’aide sociale pour les moins de 30 ans et Jean Caron revient avec la souveraineté culturelle de M.Bourassa.Ainsi, après quelque 30 jours, la campagne au leadership du Parti québécois ressemble un peu à ces combats de gladiateurs.En attendant le début des hostilités, les participants se font galamment des signes de la tête et préparent secrètement les coups « mortels » qui feront trébucher les adversaires.Au fur et à mesure qu’approche la mi-août, les programmes vont commencer à se préciser, les styles vont se démarquer et les attaques vont s’intensifier.Même Pierre Marc Johnson, l’homme de la retenue, en convient.Le personnel politique des candidats René Lévesque se porte à la défense de ses quatre ministres MAURICE GIRARD JOLIETTE (PC) — Le premier ministre René Lévesque se porte à la défense de ses quatre ministres qui font appel aux services de leur personnel politique pour la durée de la campagne à la présidence du Parti québécois.De passage dans la région de La-naudieres, hier, le président démissionnaire du PQ a indiqué que le comité de transition mis sur pied par le parti et son bureau était chargé d’examiner la question des abus, dénoncés la semaine dernière par Me Guy Bertrand, un des six candidats au leadership.« Les ministres continuent d’avoir leurs responsabilités ministérielles.Jusqu’à présent, je ne pense pas qu’il y ait eu abus.Mais, si c’est le cas, on s’adressera aux personnes responsables », a affirmé M.Lévesque dans une interview.Il rappelle que les ministres ont besoin de leur personnel pour préparer leurs dossiers présentés aux réunions du conseil des ministres.« Je ne sais pas comment Me Guy Bertrand fonctionne.Mais, une chose est certaine, il faut que ça (la mar-chine gouvernementale) continue de fonctionner.» Le comité de transition sera chargé de faire « des rappels à l’ordre à l’occasion parce qu’on voudrait que ça se fasse le plus correctement possible ».Certes, il peut y avoir abus, « parfois, c’est inévitable », concède M.Lévesque, qui venait de présider aux célébrations du quatrième congrès international commun des associations Québec-France et France-Québec.En réponse à une question, le premier ministre a laissé échapper que la course à la présidence de son parti amenait certains candidats à s’absenter plus souvent que de coutume des réunions hebdomadaires du conseil des ministres.« J’aimerais les voir un peu plus souvent au conseil des ministres par les temps qui courent », a-t-il glissé, sans nommer personne.« Enfin, leur ministère continue de fonctionner et ils sont, à quelques exceptions près, présents aux séances du conseil.» D’ici la fin septembre, quand son successeur sera choisi par le vote des militants de son parti, le premier ministre s’occupera d’assumer la direction de la province.« Et de préparer à la fois ce qui pourrait servir de programme législatif pour la rentrée parlementaire d’octobre et également — quelque soit le moment — les éléments de la plate-forme électorale.Elle n’est pas prête.Sauf qu’il y a eu du travail fait cet été et il va falloir le mettre ensemble.» Quand on lui a demandé s’il participerait aux prochaines élections générales, le premier ministre a répondu un non qui ne laissait place à aucune équivoque.D’ailleurs, M.Lévesque a indiqué qu’il expliquerait un jour les circonstances qui l’ont finalement amené à abandonner la direction de son parti.« Mais, s’il y a une chose que je ne ferai jamais, c’est bien d’écrire mes mémoires politiques.Mais je vais expliquer, je vais en avoir l’occasion.Je suis rouillé.Je n’écris pas très bien — ça, les critiques me l’ont dit à propos d’un petit ouvrage qu’on a publie (Au-delà de l'image) — mais je vais me dérouiller.» En fin de journée hier, M.Lévesque a quitté Montréal en compagnie du ministre du Commerce extérieur et des relations internationales, M.Bernard'Landry, pour se rendre à Boise, en Idaho, où les premiers mi- Chrétien réclame des Le PC sanctions économiques demeure en (PC) — « Il faut im-po.ser des sanctions économiques à l’Afrique du Sud ».C’est ce qu'a soutenu en fin de semaine à guénn rédlteur Maintenant^ disponible BIOLOGIE 3e SEC.Le corps humain en santé auteurs: DARVEAU/MARCOUX/HALLÉ Approuvé par le M.E.Q.Montréal le critique libéral fédéral en matière d’affaires .extérieures, M.Jean Chrétiens, en réponse aux nombreuses interrogations soulevées par les participants d’un colloque or-gani.sé enfin de semaine par les Jeunes libéraux du Canada.« Ça ne va pas briser le gouvernement sud-africain, nos échanges avec ce pays n’étant pas très considérables, mais ça nous permettrait de En vente dans toutes les librai participer ou d’amorcer un mouvement international», a-t-il indiqué.M.Chrétien participait à un atelier sur les affaires extérieures en compagnie du directeur-général de Coopération Nord-Sud en éducation, M.l.uc Doray, et d’un professeur de l’Université de Montréal spécialisé en défense nationale, M.Michel Fort-mann.I.es questions des jeunes participants, environ 70, ont porté principalement sur la défense du pays.Un bon conseil i Evitez l'embonpoint k LA füNUATtON DU OULBLO r MSMAlADKSDUCOfUft 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 849-1112 Manuel de l’élève ISBN-2-7601 -1056-7 (530 pages) 16,95$ Guide du maître ISBN-2-7601-1165-2 (398 pages) 32,95$ Cahier d’activité ISBN-2-7601-1305-1 (203 pages) 6,95$ vente dans les librairies: Station 168 est, rue 4440 rue Métro-Longueull Sainte-Catherine Saint-Denis Longueull, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 661-5647 Tél: (514) 843-6241 nistres provinciaux ont été invités pour la première fois à la conférence annuelle des gouverneurs des États américains.Les pluies acides et les relations commerciales seront à l’ordre du jour.« Les gouverneurs des États, un peu comme les premiers ministres des provinces, sont beaucoup plus proches, à cause de la proximité des frontières, des questions comme les échanges et les tarifs douaniers que les deux gouvernements fédéraux », a dit M.Lévesque.À sa première activité officielle depuis son retour de vacances, le premier ministre a connu beaucoup de succès auprès de la centaine de congressistes de l’association franco-québécoise.Pendant quelques minutes, il a dirigé un orchestre d’une trentaine de musiciens, installés sur un ilôt, au milieu d’un petit lac au canard.Avec une dextérité qui a surpris les membres de l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette, M.Lévesque a dirigé l’ouverture de l’opéra Carmen de Bizet.Son geste était précis et assuré.Il a réussi à étonner sa femme, Corinne Côté-Lévesque, qui ne lui connaissait pas ce talent.Le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, et le Secrétaire d’Etat français au Commerce intérieur, M.Jean-Marie Bockel, ont paru tout aussi surpris de la « performance » du premier ministre, qui a d’ailleurs offert ses services comme adjoint au chef d’orchestre puisqu’il aura beacoup de temps libre à partir d’octobre.tête de l’opinion TORONTO (PC) - Le Parti conservateur a maintenu son avance sur le Parti libéral auprès de l’opinion publique canadienne et ceci presque partout au pays, sauf dans les provinces maritimes, indique un sondage Crop publié samedi dans le Toronto Globe and Mail.S'il y avait eu une élection entre le 10 et le 30 juin, les con.servateurs auraient obtenu 47 % de la faveur populaire, .soit une diminution de quatre points de pourcentage comparativement aux résultats d’un autre sondage Crop mené lors de l’annonce du budget gouvernemental du mois de mai.Les libéraux eux se retrouvent en deuxième position avec 30%, soit cinq points de plus qu'au mois de mai, loin devant les néo-démocrates qui ne récoltent que 22 %.Quatorze pour cent des 2,088 personnes interrogées sont indécises.La question posée lors de cette consultation était : Pour qui voteriez-vous SI une élection fédérale se tenait aujourd’hui ?La marge d’erreurs d’un tel .sondage e.st de plus ou moins deux points de pourcentage, 19 fois sur 20 On .souligne également que Brian Mulroney a subi une batsse de popularité auprès des personnes qui ont été le moins favori.sées jiar le budget du 23 mai dernier, soit les gens à faibles revenus, les personnes âgées et les habitants des maritimes.Le sondage a été mené durant le débat sur la proposition budgétaire du mintstre des Finances Michael Wilson prônant la désindexation partielle les pensions de vieillesse, et ju.ste avant que le gouvernement ne recule sur cette question et lai.sse tomber le projet le 27 juin.Une ferme irlandaise à Saint-Colomban LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL IL y a un siècle et demi, les colons irlandais constituaient dans les basses Laurentides une communauté suffisamment nombreuse pour fonder une nouvelle paroisse dans la seigneurie des Deux-Montagnes, concédée aux Messieurs de Saint-Sulpice.La paroisse prendra le nom de Saint-Colomban, moine et prédicateur irlandais ( 540-615), fondateur de plusieurs monastères en France, en Allemagne et en Italie.De nos jours, il ne subsiste guère de familles irlandaises dans cette paroisse de l’arrière-pays de Mirabel mais rétablissement d’une colonie irlandaise a laissé des traces.La Société d’histoire de la rivière du Nord s’emploie à retrouver le patrimoine irlandais de cette ancienne région agricole.Elle a acquis, grâce à M.Charles Lennox Bloomfield qui lui en faisait don l’an dernier, une ferme à l’abandon exploitée par trois générations d’une famille d’immigrants irlandais, les McCarthy, à partir au milieu du XIXe siècle.La Société d’histoire vient d’en céder la moitié indivise à la municipalité de Saint-Colomban afin de s’associer l’administration municipale dans la conservation et la mise en valeur de ce lieu témoin.La terre, traversée par un petit cours d’eau poisso-neux nommée Bonnie Brook, a la forme d’un triangle.Tout le découpage cadastral de cette partie de la seigneurie des Deux-Montagnes a pris la forme d’un vaste triangle, une forme inusitée dans le découpage des terres au Québec.La ferme consiste en une maison, construite en pièce sur pièce sur des fondations de pierres sèches, et en des vestiges d’une étable, elle aussi construite en pièces équarries, déposées les unes sur les autres.À première vue, la maison McCarthy a des traits architecturaux semblables à d’autres maisons de colonisation, comme celles que l’on peut encore trouver dans rOutaouais et dans l’Abitibi.Un élément, pourtant, identifie les origines irlandaises de ses premiers occupants: le foyer, construit de la même manière que ceux que l’on trouve dans l’ouest de l’Irlande.Il n’en subsisterait plus que trois dans toute la région.« L’élément le plus remarquable de cette habitation demeure, sans conteste, l’énorme cheminée de pierre, dont la souche extérieure recouverte de crépi chaulé frappe immédiatement l’oeil du visiteur » affirme M.Claude Bourguignon, ethnologue, qui, avec le concours de l’administration municipale et des fonds des programmes Canada au travail et Travaux communautai- res du gouvernement québécois, dirige un projet de recherche sur rétablissement irlandais de Saint-Colomban.Un archéologue, M.Pierre Cardinal, a entrepris des fouilles afin de repérer les principaux témoins matériels et environnementaux d’une exploitation agricole de colonisation, conquise, temporairement, sur la forêt laurentienne.Nous disons temporairement puisque la forêt reprend son territoire depuis le début du siècle, la pauvreté des terres incitant un grand nombre de fermiers à abandonner la culture et à déménager aiUeurs, particulièrement à Montréal.Il subsisterait, selon le relevé de M.Bourguignon, une demi-douzaine de fermes actives sur quelque 320 terres identifiées au cadastre.Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la population atteignait près de 900 habitants, vivant d’une agriculture de subsistance et du commerce du bois.Elle devait chuter à moins de 500 personnes à la fin des années 60.Elle s’accroît à nouveau depuis la construction de l’aéroport de Mirabel.SAINT-ANICET — Depuis la fin du mois de juin, la municipalité de Saint-Anicet a ouvert au public son parc historique sur une partie de l’ancienne propriété des familles Masson et Léger.Ces noms évoquent trois personnes importantes dans l’histoire de ce village du sud-ouest du Québec.Il s’agit de Luc-Hyacinthe Masson, médecin, patriote de 1837, qui avait établi à cet endroit, après son retour d’exil, un magasin général, exploité plus tard par Ernest Léger, le père du cardinal Paul-Émile Léger et du gouverneur général Jules Léger.L’initiative de ce parc en bordure du lac Saint-François à la Société historique de Saint-Anicet, fondée en 1983, qui, avec le concours de l’administration municipale, a pu obtenir de Tourisme Canada une contribution de $100,000 pour l’aménager.Le domaine public ne comprend pas encore, à proprement parler, la maison et le magasin général puisqu’ils ont encore leurs fonctions résidentielle et commerciale.La municipalité régionale de comté du Haut-Saint-Laurent, a adopté des mesures de protection de toute la zone historique de Saint-Anicet.La Société historique se propose de favoriser le plus possible la restauration de la maison et du magasin général en fournissant expertise et aide à la recherche de fonds.« Toutefois, lit-on dans un communiqué de la Société, le parc historique de Saint-Anicet pourrait éventuellement inclure la maison natale de Jules Léger et le magasin général, advenant une aide financière plus considérable de la part des gouvernements du Canada et du Québec.» /' (Photo Société d'hittoirt do la rivièro du Nord) La maison McCarthy, telle qu'elle aparaissait vers 1920.Guide assaillie QUEBEC (PC) — La semaine dernière, à l’Assemblée nationale, un individu armé d’une matraque a assailli en pleine tribune du Salon Bleu une guide escortant 100 visiteurs.L’individu aux allures bizarres lui avait tout bonnement demandé l’heure.La guide ne l’avait pas.Il lui a tapé dessus.La préposée aux visites sans radio émmetteur-récep-teur a dû se défendre seule devant des visiteurs sidérés, en l’abscence de tout policier sur le plancher.Il a fallu 30 minutes à la Sûreté du Québec pour maîtriser l’homme fou furieux, intercepté entre les portes de l’entrée centrale.Samedi, lors de la journée « Portes ouvertes », les guides de l’édifice parlementaire postés aux endroits stratégiques étaient munis de radios émetteur-récepteur, tout en répondant aux questions des visiteurs.Même avec sa quincaillerie de détection, .ses couloirs fermés, ses portes verroulllée.s, .ses policiers armés omniprésents, le siège de l’Assemblée nationale n’est pas à l’abri de tels incidents.Certes, la menace d’une autre fusillade est peu probable.Néanmoins, la « Maison du Peu pie • accueille au.ssl les marginaux.On en voit des bizarrres toutes les semaines », confirment les prépo.sés à l’accueil.Cours du soir de langues vivantes Débutant la semaine du 9 septembre Certificat de compétence anglais et français - (5 niveaux) incluant cours du samedi, programmes intensifs spéciaux (225 heures); cours de français à l’heure du déjeuner; cours de français pour professionnels - santé et médecine.Test de classement obligatoire.allemand • italien • russe • espagnol Autres cours arabe • arménien • chinois • grec moderne • hongrois • japonais • polonais • portugais • yiddish Test de classement 5 $ (pas de chèque s.v.p) - anglais: les 8, 13 ou 19 août à 19h - français: les 7, 15 ou 20 août à 19h.L’inscription doit se faire en personne et à l'avance, du lundi au jeudi, de 8h30 à 18h, au Département des langues vivantes, pavillon de la bibliothèque Redpath (adresse postale: 3461, rue McTavish).Pour de plus amples renseignements: 392-8301, ou pour recevoir un prospectus: 392-4630.IV /TC/^ « 11 Centre de l'éducation iVl XjUl permanente L'endroit parfait pour vous perfectionner. Le Devoir, lundi 5 août 1985 Sous-commission parlementaire sur la santé mentale Les travaux débuteront par un mémoire des patients au sujet des conditions de vie à l’hôpital Robert-Giffard CAROLE BEAULIEU La sous-commission parlementaire sur la santé mentale qui amorcera ses travaux aujourd’hui à Québec pourrait bien intensifier le débat fort controversé entourant la réintégration sociale de ce québécois sur cinq qui, à un moment ou un autre, a souf-fert de problèmes de santé mentale.Ces audiences d’une semaine, qui s’ouvrent quelques jours à peine après le meurtre d’un patient de l’hôpital psychiatrique Robert-Gif-fard de Québec et au beau milieu de l’enquête sur le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique de Rivière-des-Prairies, suscitent actuellement un surcroît d’intérêt dans le milieu psychiatrique.Près d’une quarantaine de mémoires ont déjà été déposés auprès de la sous-commission qui doit se pencher sur les services de réinsertion sociale offerts aux personnes ayant souffert de troubles mentaux.Plusieurs députés non-membres de la sous-commission ont déjà indiqué leur intention d’assister à certains de ses travaux, a indiqué cette semaine un porte-parole Marcelle et sa dernière acquisition: une motocyclette italienne légère et maniable sur laquelle elle a couvert des milliers de kilomètres cet été le long de la côte ouest américaine.Des femmes et des motos.De plus en plus nombreuses, les « motardes » québécoises n’ont rien des Hell’s Angels CAROLE BEAULIEU Le jour de ses 40 ans, Marcelle Montgrain est entrée dans un magasin et a acheté une motocyclette.Une vraie.Une grosse.Ses deux filles adolescentes s’en sont émerveillé et sa mère « en est venue blême ».« J’avais jamais conduit de moto, raconte aujourd’hui en riant cette montréalaise de cinq pieds et quelques pouces.J’avais une trouille monumentale.J’avais tellement peur quand j’ai suivi mon cours de conduite que le professeur m’a prise en pitié».Cette première moto, Marcelle ne l’a d’ailleurs jamais conduite.« Elle était bien trop grosse pour moi.Le vendeur m’avait mal conseillée.» C’était il y a six ans.Depuis, cette attachée d’administration au secteur de l’ameublement de Radio-Canada a chevauché quatre motos bien à elle.Moteur vrombissant, elle a fait le tour de la Gaspésie, sillonné la côte ouest américaine, traversé des déserts et gravi des routes de montagne enneigées.Chaque année, en moyenne, elle avale entre 25,000 et 30,000 kilomètres de route.« Faire du tourisme en moto c’est devenir participante au paysage non plus seulement observatrice, explique-t-elle passionnément.Quand il y a un courant froid, je le sens.Il y a les odeurs, la pluie, la courbe que j’essaie de prendre le mieux possible.» Marcelle Montgrain n’a rien d’une émule des Hell’s Angels.Les sacoches de sa moto rouge et blanche cachent un hamac qu’elle installe le soir, à côté de sa tente, « pour se reposer le dos ».De nombreux bouquins alourdissent sa motocyclette et elle s’attarde sur les grandes routes pour nourrir les chiens de prairie.« La moto, ça m’a donné confiance.Oui, confiance.Et puis ça m’a renforçi les bras », lance-t-elle en riant, quelques jours après son retour de l’ouest américain où elle avait dû affronter des vents violents.Même si sa moto italienne peut filer beaucoup plus vite, Marcelle roule à une vitesse de croisière de 120 km/h.Aux autoroutes « mornes et droites », elle dit préférer les petits chemins de campagne sinueux et rêve de voir l’Rlurope sur deux roues.Elle n’est pas la seule.Depuis les dernières années, une centaine de québécoises ont, tout comme elle, découvert les plaisirs du moto-tou-risme.Bon nombre, étrangement, ont plus de 30 ans, souvent 40, parfois plus.Impossible toutefois de connaître leur nombre exact.« t)n dirait que les gars viennent à la moto plus jeunes, pour des raisons bien différentes », expU-que un porte-parole de la Fédération de moto-tourisme du Québec.Hier encore symboles de force et de puissance, les motos sont devenus pour ces « motardes » des années 80, un moyen de « décrocher du quotidien », de « s’évader », même si « ça vibre et que ce n’est pas te grand confort ».« Il faut ai- mer conduire, précise Marcelle qui s’avoue nulle en mécanique.Prendre plaisir à contrôler sa machine.» Dans ce monde d’hommes, où les femmes n’ont traditionnellement été que passagères, quand elles ne sont pas tout bonnement les « faire valoir » des motards, l’arrivée des conductrices bouscule des mentalités.« Mon ami, quand il est dépassé, a encore le réflexe de s’élancer aux trousses de l’autre, raconte Marcelle.Moi pas.On dirait que les femmes ne cherchent pas a épater les autres.Elles ne sont en compétition que contre elles-mêmes.» Le phénomène des femmes « conductrices » n’a toutefois pas encore eu suffisamment d’ampleur pour influencer le marché de la moto et de ses équipements, estime-t-on auprès de la Fédération.« Les vêtements de cuir pour femmes sont faits tellement serrés, tellement glamour que t’es pas à l’aise pour conduire, ironise Marcelle.Les gants sont trop gros, les motos trop hautes.J’ai dû faire baisser la selle de la mienne ».Mais le marché évolue.Les femmes sont acheteuses de plus petites cylindrées, de motocyclettes plus légères, plus maniables, au centre de gravité plus bas.« D’ici un an ou deux, les femmes devraient constituer 10% des consommateurs au niveau de la moto», estime-t-elle.Il y a trois ans Marcelle Montgrain était la seule femme présidente de l’une des 70 associations de moto-tourisme du Québec.Aujourd’hui elles sont trois.De plus en plus les associations ont tendance à mettre l’accent sur la conduite défensive, la prévention, le bon entretien des véhicules.D’autres femmes, comme Jocelyne Dion, une montréalaise de 32 ans, ont choisi au contraire de demeurer passagères.Par goût, la plupart du temps.Par manque d’argent, parfois, ou parce que « ça gâcherait le trip du gars ».« Des fois ça me tente, raconte Jocelyne dont la mari conduit une motocyclette de plus de 1100 cc.Mais je trouve ça gros.Et comme passagère je peux plus profiter du paysage.Je réfléchis à n’importe quoi, à tout, à rien.Je décompresse.» Secrétaire à l’Hydro-Québec, Jocelyne s’amuse encore de la surprise de ses collègues quand ils apprennent que la jeune femme aux deux pièces classiques et aux souliers à talons hauts est une « motarde de fin de semaine ».« Plusieurs me disent qu’ils voudraient bien me voir avec mes vêtements de cuir », lance-t-elle en souriant.Emballée par les amis qu’elle a trouvés dans le monde du moto-tourisme, Jocelyne regrette que l’image du motocycliste soit encore celle des toughs, peu enclins à protéger l’environnement ou a établir des liens chaleureux avec les gens qu’ils rencontrent.Marcelle, qui s’attendait à rencontrer plusieurs conductrices sur la côte ouest américaine, n’en a finalement croisé que très peu.Le Québec après tout est peut-être aujourd’hui, avec ses 6,000 motocyclistes, la véritable patrie des « motardes! » Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: 332-3891 (418) 687-2022 À Montréal: À Québec: Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 V'to î JOJ IDCAI POUR EFFECTUER VOS EMPLETTES DES FETES < «Il I gn dot «cooloii motoniH l«l plut tvO' Igfi tu' l« m«tch« luoi • SERVICE DE DEMONSTRATION A DOMICILE GRATUITEMENT TELEPHONE?649-240?ou un% ftdn t (eOO-36l>S14e) l’ÉTi le^'re/ MAKTINIK.3E MlUtl» O ârtAiiii LUN »U VIN »HOO » irHM t»M «MOO â ISHOO.TWtTflilll du bureau de la présidente de la commission, la députée libérale de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux.Les débats sur la réintégration des personnes souffrant de troubles mentaux ne se limiteront pas à la salle d’audiences.Pour l’occasion, près d’une cinquantaine de groupes communautaires, a peu près tout ce que le Québec compte de ressources alternatives et de comités de bénéficiaires, ont formé la Coalition ad-hoc des organismes communautaires en santé mentale.La Coalition rendra public mercredi un document de travail dénonçant l’échec total de la psychiatrie, et revendiquant entre autres, une véritable politique de sensibilisation de la population et la mise en place de structures de développement des ressources alternatives.Le comité des bénéficiaires de l’Hôpital Ro-bert-Giffard s’apprête de même à dévoiler lundi matin un rapport de plus d’une centaine de pages portant sur le conditions de vie dans le plus grand hôpital psychiatrique de la région de Québec.Un tel rapport, émanant de patients, constituera une première au Québec.Les organismes communautaires sont déterminés à profiter de ces audiences pour faire entendre leur voix avant que le gouvernement ne rende public son nouvel énonce de politique, a indiqué hier un porte-parole d’un groupe de défense des droits des psychiatrisés, M.Paul Morin.Cet énoncé de politique est attendu pour l’automne.Les principaux représentants du « lobby médico-psychiatrique », comment l’appellent les organismes communautaires, sont presque tous absents de ces audiences.L’Association des psychiatres du Québec, tout comme l’Association des hôpitaux du Québec et les principaux hôpitaux psychiatriques de la province n’ont en effet pas demandé à être entendus par la sous-commis-sion.La loi et les jeunes La Conférence internationale réunit 400 délégués (PC) — Une conférence portant sur la loi et tes jeunes a débuté dimanche à Montréal.Considérée comme la plus importante conférence qui soit tenue dans le cadre de l’année internationale de la jeunesse, elle regroupe des délégués du monde entier.« 11 faut mieux définir la façon dont la loi et les institutions juridiques traitent des jeunes », a indiqué M.MohammedSharif, responsable de l’Année internationale de la jeunesse au secrétanat des Nations-Unies.« Cela aidera tous les gouvernements et institutions du monde à revoir leurs lois et leur politique sur les jeunes et à reconsidérer son rôle dans les prises de déci-•sions», a-t il ajouté.Environ 400 délégués, des jeunes et des avocats débutants, provenant de 60 pays de l’Est et de l’Ouest, assisteront aux ateUers et aux conférences, qui se poursuivront jusqu’à vendredi.M.Peter Dash, secrétaire gé- néral de la conférence, qui a 28 ans, a indiqué que les organisateurs désiraient que les participants traitent de problèmes précis et qu’ils tentent de trouver des solutions pratiques.Selon M.Jeffery de Fourestier, chef du protocole de la conférence, le principal objectif est de présenter les problèmes des jeunes dans un contexte que les législateurs pourront comprendre.l.«s discussions porteront sur les droits et les responsabilités des jeunes, le crime, la justice, l’économie, le désarmement, l’environnement et ses ressources, ainsi que le traitement des jeunes réfugiés.On tentera également de trouver une définition de la jeunesse qui soit acceptable à l’échelle mondiale.La détermination de l’âge limite du jeune pose notamment un problème, puisque l’espérance de vie est de 30 ans dans certains pays et de 70 ans dans d’autres.Des nuages de pollution font le tour du monde Incidence élevée d’otites parmi les Inuits QUEBEC (PC) - L’otite chronique et la surdité ont une incidence anormalement élevée parmi les Inuits, constate le département de santé communautaire du centre hospitalier de l’université Laval (CHUL), responsable depuis le début des années 80 de la santé des autochtones qui habitent le Nouveau-Québec.Le problème est à ce point sérieux, affirme le Dr Gilles Julien, responsable du Projet-Nord du CHUL, que lors d’examens menés en octobre 83 et qui portaient sur 166 enfants inuits et 74 enfants cris, près de 90 % des Inuits souffraient d’une otite ou en avait conservé des séquelles, contre seulement 30 % parmi les Cris, L’étude révélait en outre que 23 % des Inuits examinés étaient atteints de surdité, alors que seulement 4 % des Cris souffraient de problèmes de l’ouie.Le Dr J ulien note que les Inuit ont radicalement modifié leur alimentation et leurs habitudes de vie depuis le milieu des années 70, au moment où fut signée ta Convention de la Baie James.'l'ORONTO (PC) — Un homme de science qui a développé une méthode sophistiquée d’analyse des photos prises par satellites a découvert que la pollution atmosphérique traverse de vastes distances à travers les océans et les continents.Les résultats des recherches du Dr.Y.S.Chung, qui travaille pour le service atmosphérique d’Environ-nement Canada, semblent confirmer la théorie de l’hiver nucléaire, en plus d’indiquer la nécessité d’un contrôle international des pluies acides et d’autres problèmes de pollution.M.Chung a découvert que la fumée des feux de forêt de l’ouest canadien a traversé l’océan Atlantique et s’est répandue jusqu’en Grande-Bretagne — couvrant une distance de 9,000 kilomètres et ceci en l’espace de deux semaines.Des photos prises par satellite et analysées par M.Chung démontrent également que: — Un immense nuage de pollution industrielle a traversé l’océan Atlantique et s’est dirigé vers l’Europe; — De la fumée des feux de forêt qui ont fait rage en URSS l’an dernier s’est déplacée jusque dans l’Arctique; — La poussière du Sahara a été poussée par les grands vents chauds jusque de l’autre côté de l’Atlantique dans les Caraïbes; — De la poussière provenant du désert du Gobi dans le centre-nord de l’Asie s’est propagée jusqu’en Chine du Nord, en Coréie, au Japon et dans le Pacifique-Nord; — Des débris du volcan El Chicon, au Mexique, qui avait fait éruption en 1983, ont fait le tour du monde en un mois.M.Chung présentera ses recherches lors d’une conférence internationale sur les pluies acides qui doit se tenir en Ontario au mois de septembre.Le travail de M.Chung pourrait infirmer les propos de certains — dont les porte-parole américains — selon qui il n’est pas prouvé que la pollution des États-Unis traverse au Canada.VIOLATION DEDOMiaLE Personne d'entre nous ne peut accepter de voir son domicile violé par autrui.Pourtant, chaque fois que nous détériorons l'espace naturel où vivent les animaux, nous violons leur habitat.Les habitats fauniques sont indispensables aux mammifères, aux oiseaux et aux poissons: c'est là qu'ils trouvent la nourriture et les abris dont ils ont besoin pour vivre et se reproduire.Québec La toundra, la mer, la forêt, les lacs, les rivières et les marais, même un simple coin de verdure, sont l'habitat d'une faune particulière.Il suffit de découvrir la beauté fragile et la diversité de nos milieux naturels pour comprendre qu'il faut protéger les habitats fauniques.La conservation de la qualité des habitats fauniques, c'est l'occasion de retrouver une nature qui sait vivre.Pour de plus amples renseignements sur les habitats fauniques, adressez-vous à Direction des communications Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche 150, boul, Saint-Cyrille Est Québec, QC G1R4Y1 Tél.: (418) 643-3127 Le Devoir, lundi 5 août 1985 INFORMATIONS INTERNATIONALES Selon le ministre ouest-allemand des Affaires étrangères L’URSS cherche à clarifier ses .relations avec la Chine, Israël et la CEE HAMBOURG (AFP) - La nouvelle équipe dirigeante à Moscou « montre nettement sa volonté de clarifier ses relations » vis-à-vis de partenaires avec lesquels l’URSS à des relations conflictuelles, la Chine, Israël et la Communauté Européenne en premier lieu, estime le ministre ouest-allemand des Affaires étrangères, M.Hans-Dietrich Gens-cher.Dans une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître aujourd’hui, M.Genscher décrit son homologue soviétique, M.Edouard Che-vardnadze (qu’il a rencontré à Helsinki), comme « un interlocuteur compétent, qui est pris au sérieux à bon droit et sera chargé dans l’avenir de dessiner la politique étrangère soviétique ».Le chef de la diplomatie de Bonn s’est félicité que se soit dégagée de la conférence marquant le 10e anniversaire de l’accord d’Helsinki « une conscience renforcée d’une identité européenne» à l’Est comme à l’Ouest.Il a souligné la reconnaissance par l’équipe Gorbatchev-Che-vardnadze de la « réalité politique de la communauté européenne », démentant l’impression (^ue Moscou rejette la RFA dans un role de seconde zone, au profit de la France et de l’Italie.Le ministre a estimé que la rencontre à Genève entre le président Ronald Reagan et le leader soviétique Mikhail Gorbatchev définirait un nouveau « code de relations », à la manière de la déclaration commune de 1972 entre le président Richard Nixon et Léonid Brejnev, en pleine guerre du Vietnam.À propos de la communauté tech-nolo^que européeenne Eurêka, qu’il a vigoureusement défendu, il a indiqué que le ministre de la Recherche, M.Riesenhuber, « pouvait se servir de ce qui est nécessaire comme dotation initiale », une somme d'environ $115 milUons, similaire à la contribution que le président François Mitterrand a annoncé pour la première année d’Eurêka.Sur l’Afrique du Sud, M.Genscher a reconnu l’existence d’une discussion au sein du gouvernement et de la coalition conservatrice à Bonn.Il a rejeté les thèses du ministre-pré- sident de Bavière, M.Franz Josef Strauss, d’une menace marxiste si la majorité noire prenait le pouvoir en Afrique du Sud, estimant au contraire que « défendre l’apartheid sert en fait les intérêts du communisme».Par ailleurs, des responsables économiques et politiques ont été condamnés par dizaines dans la région de Rostov sur le Don, a rapporté hier Sovietskaya Rossia (Russie soviétique), témoignant ainsi de l’ampleur des abus dénoncés récemment par M.Mikhail Gorbatchev.Le directeur d’un magasin alimentaire, à Ouskine, a été condamné à mort pour « vol de la propriété socialiste a très grande échelle », et plusieurs douzaines de responsables du commerce et des services de cette région ont écopé de peines allant jusqu’à 10 ans de prison.Les pots-de-vin, indique Russie soviétique, se pratiquaient à « plusieurs étages » : le simple vendeur graisse la patte au directeur de son magasin qui verse son obole au responsable de la chaîne, lequel s’assure par le même moyen le silence des « instan- ces suivantes », pudiouement désignées par cette périphrase.Ainsi à la direction régionale du commerce, un certain Boudnitsky qui « attend son procès » avait « organisé un système où tout était payant : la garantie que les contrôles ne seraient pas effectués et, s’ils étaient imposés d’en haut, se termineraient à la satisfaction de tout le monde ».Pour mettre un terme à ces pratiques, note dans le journal le procureur de la région de Rostov, Ya-nouchkine, il faut « davantage de participation de la population », c’est-à-dire encourager la délation.Ce compte-rendu régional intervient un mois jour pour jour après que le procureur général de l’URSS, M.Alexandre Rekounkov, eut exigé plus de fermeté dans un discours devant le Soviet suprême.Le crime, avait-il expliqué, est « un phénomène social complexe dont les racines sont à la fois les survivances du passé et les problèmes de notre développement, les échecs de nos efforts educatifs et les lacunes de nos organes de police».Estenssoro pourrait être élu président de Bolivie LA PAZ (AFP) - « Tous contre Hugo Banzer » ; les leaders politiques et les syndicats boliviens semblent s’être donnés le mot pour barrer définitvement la route de la présidence à l’ancien général et défendre, parfois à contrecoeur, le démocrate Victor Paz Estenssoro qui pour la quatrième fois à l’âge de 78 ans, sera vraisemblablement élu aujourd’hui, président de la Bolivie.Cette situation « antibanzerista », soulignée par tous les observateurs politiques de la capitale, ne manque pas de provoquer de vives réactions dans les rangs des conservateurs et de leur candidat qui a demandé a ses plus fervents sympathisants de descendre dans la rue pour « défendre la volonté populaire ».Par ailleurs, un échange de télé- grammes au sein des forces armées a fait craindre samedi, un nouveau soulèvement militaire mais les généraux en place ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils respecteraient la Constitution et le verdict du Congrès.Vainqueur de justesse des élections du 14 juillet dont on vient à peine de connaître les résultats officiels, Hugo Banzer, avec 37,031 voix d’avance sur son adversaire, se retrouve minoritaire au Congrès : 51 sièges (10 sénateurs et 41 députés) contre 59 sièges à son adversaire (16 sénateurs et 43 députés).Cette répartition, due à un découpage départemental qui ne tient pas compte du volume de la population et à la nette victoire de Paz Estenssoro dans les campagnes, donne un LE MONDE EN BREF ¦ Le Pérou accepte de payer des intérêts réclamés par Washington LIMA (AFP) — Le Pérou paiera un arriéré de $123,000, qualifié de « faible montant », de sa dette extérieure envers les États-Unis et espère que Washington renoncera à suspendre toute nouvelle aide, a annoncé samedi le ministre péruvien des Affaires étrangères, M.Alan Wagner Tizon.Le gouvernement américain avait notifié vendredi au Pérou qu’il avait plus d’un an de retard dans ses paiements de matériel militaire et que Washington pourrait appliquer l’amendement Brooke-Alexander, qui prévoit, dans un tel cas, la suspension de toute nouvelle aide militaire ou économique au pays débiteur.L’aide américaine au Pérou s’élève actuellement à $11 millions.Le retard dans le paiement des $123,000, qui correspondent à des intérêts, est dû à « une erreur administrative », selon le ministre péruvien.La menace de la suspension de l’aide américaine avait suscité à Lima des réactions de rejet de la part de membres du gouvernement et de dirigeants politiques qui y voyaient des représailles aux récentes déclarations du président, M.Alan Garcia, sur la dette extérieure péruvienne.Lors de son investiture le 28 juillet dernier, le nouveau président avait indiqué que le Pérou ne consacrerait au cours des 12 prochains mois que 10 % de la valeur de ses exportations au remboursement de sa dette.¦ Sankara libère l’ancien président Ouédraogo OUAGADOUGOU (Reuter) — Le président du Burkina Fasso, M.Thomas Sankara, a gracie hier une centaine de personnes, dont l’ancien président, M.Jean-Baptiste Ouédraogo, à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir.Sankara a déclaré que parmi les bénéficiaires figurent les anciens ministres des Finances du président Sangoule Lamizana, Marc Tiemoko Garango (1967-1974) et Leonard Calmogo (1974-1978).Le médecin-commandant Ouédraogo était arrivé au pouvoir à la faveur du coup d’État du 7 novembre 1982 contre le colonel Saye Zerbo et avait été renversé par Sankara, son ancien premier ministre.Saye Zerbo, qui avait pris le pouvoir le 25 novembre 1980 à la tête d’un Comité militaire de redressement pour le progrès (CMRPN) voit sa peine de sept ans de prison réduite de 12 mois.Quant à Gérard kango, ancien premier ministre, condamné a une peine de 10 ans, sa détention sera écourtée de 24 mois, a indiqué Sankara.¦ Sept morts dans l’attaque d’un temple au Sri Lanka COLOMBO, (AFP) — Six cadavres criblés de balles ont été retrouvés dans la jungle environnant le temple bouddhiste de Tirukonamadu, près de Minneriya (centre-nord du Sri Lanka) attaqué jeudi par des hommes armés, vraisemblablement des militants séparatistes tamouls dont trois ont été ensuite abattus par l’armée, a annoncé la police du Sri Lanka.La découverte des corps de deux élèves moines, âgés d’environ 12 ans, et de ceux de deux femmes et de deux hommes porte à sept le nombre des victimes après l’annonce, vendredi, du meurtre du responsable du temple, Sonuthara Lankara, âgé de 60 ans.De source officielle.nement et les séparatistes tamouls, qui sont pour la plupart de religion hindouiste.¦ 9,000 rebelles tués depuis 4 ans en Birmanie RANGOUN, (AFP) — Plus de 9,000 rebelles ont été tués par l’armée birmane ces quatre dernières années et 3,000 autres faits prisonniers, a rapporté hier le journal pro-gouvernemental Vanguard, citant des informations données lors du 5e congrès du Parti du programme socialiste birman (BSPP-parti unique).Plus de 6,000 armes et 60 véhicules ont été saisis lors de la même période.Le gouvernement fait face à plusieurs rébellions dans le pays, notamment celle des Karen et de l’armée d’indépendance Kachin.¦ Sierra Leone: Stevens se trouve un successeur FREETOWN, (AFP) — La 9e convention du Parti du Congrès du Peuple tout entier (APC, parti unique en Sierra Leone) a achevé ses travaux samedi à Freetown par un appel du président .sortant, M.Siaka Stevens, à un soutien général au seul candidat aux élections présidentielles d’octobre prochain, le général Joseph Momoh.Ce dernier, chef d’état-major des forces armées sierra-léonaises, âgé de 48 ans, qui a gris la tête de l’APC vendredi dernier en remplacement de M.Stevens, i) ans, a obtenu le soutien unanime des 700 délégués du parti unique venus de toutes les régions du pays.I^s travaux de la convention ont duré trois jours.sérieux avantage à ce dernier pour le second tour parlementaire.Cet avantage sera accentué par la décision des partis politiques de voter contre le général Banzer qui, selon les observateurs « fait peur » après une première présidence marquée par la mort de plus de 200 personnes au cours d’une manifestation paysanne en 1974, l’exil de nombreux adversaires politiques dont une soixantaine de journalistes.« N’importe qui mais pas lui » ont répondu à l’AFP, M.Anonio Arani-bar, leader du FPU (Front du peuple uni), M.Carlos Serrate, fondateur du MNRV (Mouvement nationaliste révolutionnaire d’avant-garde), et M.Jordan Pando, candidat du MNRI (Mouvement nationaliste révolutionnaire de gauche).Vingt-quatre heures avant la transmission de pouvoirs qui aura lieu demain en présence de trois présidents, Raul Alfonsin (Argentine), Alan Garcia (Pérou), Julio Maria Sanguinetti (Uruguay) et d’une centaine d’invités étrangers, le Congrès élira le nouveau président de la république comme le stipule la Constitution lorsqu’aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue au cours du premier tour au suffrage universel.Hugo Banzer avec 493,735 voix n’obtient que 28,57 % des suffrages exprimés.Il devance dans l’ordre Victor Paz Estenssoro (456,704 voix — 26,42 %), Jaime Paz Zamora du MIR ( 153,143 voix - 8,86 %), Jordan Pando du MNRI (82,418 voix — 4,77 %) et Carlos Serrate du MNRV (72,197 voix - 4,18%).L’Ouganda attend la formation d’un gouvernement NAIROBI (AFP) - Alors que l’on attend toujours à Kampala l’annonce de la composition du nouveau gouvernement ougandais, le premier ministre, M.Paulo Muwanga, a annoncé, selon Radio-Kampala, que le comité chargé de la répartition des portefeuilles entre les différents partis politiques était parvenu à un consensus sur les noms des futurs ministres.Selon Radio-Kampala, le résultat des travaux du comité a été annoncé par le premier ministre à 13 diplomates en poste dans la capitale ougandaise.Cependant, joints hier matin à Kampala par téléphone depuis Nairobi, les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France, tout en confirmant avoir bien été reçus séparément, ainsi que plusieurs autres diplomates, vendredi soir par M.Muwanga, ont indiqué, que selon les propos qui leur avaient été tenus, les négociations se poursuivaient et qu’il n’avait été question d’aucun accord.Les ambassadeurs, qui ont été reçus à la résidence du premier ministre, ont ajouté que la réouverture de toutes les frontières ougandaises, y compris aériennes, leur avait également été annoncée.Toutefois, relève-t-on, si les frontières terrestres ont bien été rouvertes vendredi, l’aéroport d’Entebbe, qui dessert Kampala, était toujours fermé hier midi.Selon Radio-Kampala, M.Muwanga a annoncé aux diplomates que le comité ad hoc était parvenu à un accord pour la désignation des noms des candidats au futur gouvernement dont la composition, annoncée pour le début de la semaine écoulée, est toujours attendue.M.Muwanga, selon la radio ougandaise, a ajouté que l’accord avait été conclu avec des repré- Paulo Muwanga sentants de tous les partis politiques ougandais, y compris avec ceux du Mouvement de résistance nationale (NRM), branche politique de l’Armée nationale de résistance (NRA) de l’ancien ministre de la Défense, M.Yoweri Museveni.L’annonce de l’accord par Radio-Kampala, releve-t-on à Nairobi, n’a pour le moment fait l’objet d’aucune réaction dans les milieux proches de la NRA dans la capitale kenyane.À Kampala, où circulent les rumeurs les plus contradictoires, certaines sources non confirmées ont fait état de concentrations importantes de forces de la N RA a proximité de la capitale.Le cessez-le-feu unilatéral décidé par ce mouvement dès après le coup d’État du 27 juUlet semble toutefois ne pas avoir été remis en cause, même si des communiqués du mouvement ont fait apparaître sa déception après la désignation au poste de premier ministre de M.Muwanga, ancien vice-président et ministre de la Défense du régime renversé.Marcos envisage d’assumer un nouveau mandat présidentiel MANILLE (AFP) - Le président philippin, M.Ferdinand Marcos, envisage d’assumer un nouveau mandat présidentiel, a déclaré samedi le premier ministre philippin, M.Cesar Virata, confirmant ainsi l’hypothèse d’élections anticipées annoncée par des responsables du Parti de la nouvelle société (KBL-au pouvoir).M.Virata, premier ministre depuis 1981, a affirmé qu’il était partisan d’élections présidentielles anticipées pour que le gouvernement puisse renforcer son pouvoir.Le KBL avait annoncé vendredi qu’il envisageait sérieusement l’hypothèse cette année d’une dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation d'élections présidentielles et législatives qui pourraient avoir heu en novembre.Cette annonce intervenait après que l’opposition parlementaire ait annoncé son intention de déposer une mesure de destitution du président Marcos, à la suite de la publication aux États-Unis en juillet dernier d’informations selon lesquelles, d’importantes personnalités du régime auraient investi illégalement plusieurs millions de dollars aux États-Unis.Pour se présenter à une élection anticipe, le président Mar-cos devrait démissionner, a précisé M.Virata, qui a rappelé que des élections parlementaires et présidentielles simultanées seraient inconstitutionnelles et laisseraient le pays sans président par intérim.Selon les observateurs, la résolution déposée par l’opposition parlementaire constitue une mesure essentiellement symbolique, l’opposition contrôlant seulement un tiers du Parlement alors que cette procédure nécessite les deux tiers des voix des parlementaires pour être adoptée.M.Virata a minimisé la perspective du dépôt de résolution, expliquant que « ce qui intéresse le président Marcos est de gouverner efficacement».Le prochain scrutin présidentiel est normalement prévu pour 1987.Les dernières élections législatives se sont tenues en mai l’année dernière et l’Assemblée nationale, (176 membres) a été élue pour six ans.Par ailleurs, les États-Unis ont proposé leur aide pour vérifier des informations selon lesquelles des soldats philippins auraient remplacé des militaires américains pour opérer deux stations radar le jour de l’assassinat du sénateur Benigno Aquino, a déclaré hier un avocat philippin.L’avocat, M.Lupin Lazaro, a déclaré que le conseiller pour les affaires politiques de l’ambassade des Etats-Unis à Manille, M.Scott Hallford, lui avait adressé une lettre indiquant que l’ambas- sade était prête à donner les informations nécessaires au gouvernement philippin sur cette affaire.M.Lazaro avait demandé à l’ambassade la confirmation que les deux militaires américains avaient été écartés de leurs postes dans les stations radars, sous contrôle américano-philippin, et chargés de contrôler le vol de l’avion des China Airlines ramenant d’exil le sénateur Aquino, le 21 août 1983.M.Lazaro a déclaré avoir décidé d’interroger l’ambassade après la publication par le journal The San Francisco Examiner d’un article affirmant que les autorités philippines voulaient ainsi intercepter l’avion avec deux chasseurs F-5 pour le contraindre à atterrir sur une base militaire, située à 60 km au nord de Manille.Enfin, les troupes gouvernementales ont capturé la semaine dernière trois commandants d’unités de la Nouvelle armée du peuple (NAP), branche armée du parti communiste clandestin, dans les provinces de Benguet et d’Abra, dans les montagnes du nord des Philippines, a annoncé hier l’agence philippine PNA.Le gouvernement du président Marcos combat depuis 16 ans la NAP, forte d’environ 12,000 hommes et opérant dans plus de 62 des 73 provinces que comptent les Philippines.La Nouvelle-Calédonie est au centre des discussions du forum du Pacifique sud RARATONGA (Iles Cook) (AFP) — Le premier ministre de Nouvelle-Zélande, M.David Lange, a indiqué samedi à Rarotonga que son pays n’était pas a priori en faveur de la réinscription de la Nouvelle-('alédonie sur la liste de décolonisation de l’ONU.M.Lange s’exprimait à son arrivée aux Iles Cook où il va participer avec 12 autres chefs de gouvernement au forum du Pacifique sud du 4 au 6 août.Deux des principaux points de l’ordre du jour de ce 16e forum seront le soutien ou non du forum pour la réinscription de la Nouvelle-Calédonie sur la liste des territoires non-autonomes de l’ONU et l’octroi ou non au mouvement indépendantiste néo-calédonien FLNKS ( Front de libération nationale kanak socialiste) du statut d’observateur auprès du forum.Vendredi, le ministre australien des Affaires étrangères, M.Bill Hayden, avait également émis des réserves quant à l’octroi du statut d’observateur au FLNKS.Les trois pays mélanésiens (Papouasie Nouvelle-Guinée, Iles Salomon, Vanuatu) se sont engagés à soutenir le FLNKS dans sa démarche au forum et dans différentes organisations internationales.« Nous écouterons ce qu’on nous dira, mais nous ne prendrons pas l’initiative sur la question.Ce qui peut vouloir dire que nous sommes contre », a déclaré M.Lange qui a reconnu que la France s’était désormais engagée pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.« Jusqu’à présent, aucun parti politique n’a disposé d’un tel statut et seuls des États indépendants pouvaient être membres ou observateurs », a déclaré M.Lange, interrogé sur le statut d’observateur que le FLNKS voudrait se "I David Lange voir accorder.« Cependant, a-t-il ajouté, il y a là matière à discussion ».Concernant la signature d’un traité de dénucléarisation du Pacifique qui sera discuté lors du forum, M.Lange a déclaré que les 13 gouvernements devraient arriver à un accord cette année sur cette question.Le problème de la pêche est important pour les membres du forum du Pacifique sud.C’est probablement le « pillage » de ses eaux par des bateaux américains qui pousse l’archipel de Kiribati à envisager aujourd’hui un accord de pêche avec l’URSS, projet qui ne va pas sans inquiéter l’Australie et bon nombre de pays du camp occidental.Cet accord donnerait en effet à l’URSS l’accès à 5 millions de km carré dans le Pacifique sud.Le forum du Pacifique sud regroupe les chefs de gouvernement de 13 États membres dont l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie Nouvelle-Guinée et les différentes Iles du Pacifique sud.Depuis sa création en 1971, il a condamné la France pour ses essais nucléaires à Mururoa, et a encouragé Paris à « accélérer le processus de l’indépendance en ep Nouvelle-Calédonie ».Résultats Tirage du 03-08-85 Prochain gros lot 1 8000 000,00 $ approx.2 8 9 18 31 42 no comple OO mentaire Ofc 6/6 GAGNANTS 1 LOTS 1 951 827,30$ 5/6-H 4 184 339,20$ 5/6 271 2 080,60$ 4/6 14 967 72,40$ 3/6 288 272 10,00$ Ventes totales: 16 044 698,00$ Provincial Tirage du 02-08-85 NUMÉROS LOTS .3894439500 000$ 89443950 000$ 944391 000$ 4439100$ 43925$ 3910$ Tirage du 02-08-85 NUMEROS LOTS 477925 50 000$ 77925 5 000$ 7925 250$ 925 50$ 25 5$ Tirage du 02-08-85 Numéros non-décomposables: Numéros mobiles: NUMÉROS 964420 64420 4420 420 20 625847 629225 137614 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 50$ 10$ 25 000$ 25 000$ 25 000$ ((((CCCm Tirage du 02-08-85 6 7 8 18 23 31 88838 2 500$ 0742 250$ 011 50$ Prochain gros lot 200 000,00$ approx no complu mcmlaire 21 GAGNANTS LOTS 6/6 1 388 801,00$ 5/6-É 6 11 520,00$ 5/6 136 635,30$ 4/6_____6 410 49,80$ Ventes totales: 1 904 170,00$ Mise-tôt 1 6 9 32 (iAGNANTS LOT 291 171,80$ 3 4 Semaine du: 29-07-85 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 7749 3055 6384 5848 2302 1087 ijTÊ mmiahté» d'fncatntrmrnt dut hilUtit ffagnantit parainitml au efr*o den hdtelÊ.Kn ciu de dinpardt tntrr cfitf hitle df numérnn gagnantn ft la hftf offtctfllt, rfttf derntfrf a priori/^ Le Devoir, lundi 5 août 1985 ARTS ET SPECTACLES Lorange, Grandmaison, Laplante La semaine en musique MUSIGLUE MARIE LAURIER L’Orchestre métropolitain du Grand Montréal (OMGM) présente cette semaine les deux derniers concerts de sa saison estivale: le mercredi à 20 h à l’église des Saints-Anges de Lachine sous la direction de Otto-Werner-Mueller et en compagnie de la violoniste Denise Lupien dans des oeuvres de Bach, Bruch et Beethoven.Le second concert a lieu ce vendredi à 20 h à l’aréna de Ville Saint-Laurent.Au pupitre: Marc Bélanger; les artistes invités: les chanteurs Joseph Rouleau, Marie-Danielle Parent, et Philip Golding, ainsi que les violonistes Anne-Marie Perreault et André Proulx.Au programme: des oeuvres de Rossini, Mozart, Puccini, Wieniaswsky ainsi que de Neil Chotem.Rappelons que l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal regroupe des musiciens diplômés du Conservatoire de musique du Québec et des facultés de musique des universités québécoises.Certains se retrouvent au sein d’ensembles de musique de chambre tels que le Quatuor Morency, l’Ensemble Vivaldi, le Quintette à Vent du Québec et le Trio Renoir, d’autres détiennent des postes d’enseignants dans les conservatoires, les cégeps et les universités.Le directeur artistique est M.Marc Bélanger et Gilles Vigneault est membre du comité exécutif présidé par Pierre Dupuis.?Des voix demandées — L’Ensemble vocal Arts-Québec tiendra des auditions de recrutement du 19 au 30 août.L’invitation s’adresse à toutes les personnes désireuses de chanter (sopranos, altos, ténors et basses), aussi bien tes adultes et les adolescents que les enfants, garçons et filles de huit à dix ans.Pour s’inscrire, communiquer avec Yves Courville au 272-4513.?.et aussi des musiciens — M.Sherman Friedland, directeur de l’Orchestre de Concordia auditionnera pour la saison prochaine le 31 août et le 7 septembre.Pour plus de renseignements, communiquer avec Irving Mandel au 486-5894.Selons que les répétitions réres auront lieu chaque lundi soir à la chapelle de Loyola, 7141 ouest Sherbrooke, la première étant déjà fixée au 9 septembre.?Marie-Josée Simard, percussionniste classique, sera la soliste de l’Orchestre des concerts populaires d’été le mercredi 7 août à 20h 15 à l’aréna Maurice Richard.Le groupe sera dirigé par Pierre Hétu.Au programme: des oeuvres de Weinberger, Eric Coates, Kurka et Delibes.?Pierre Grandmaison, organiste ti- tulaire des grandes orgues de la Basilique Notre-Dame interprétera des oeuvres de Brahms et César Franck le jeudi 8 août à 19h 45.Offrande volontaire.?Le groupe Eklektik se produira au parc Saint-Joseph situé à l’angle du boulevard Gouin et de la 69e avenue demain après-midi à 16 h et à 19 h, à la Maison du Bon temps, 8000 est boulevard Gouin.?Les deux prochains concerts à l’ancienne église de West Brome auront lieu le samedi 10 août à 20 h et le lendemain, dimanche, à 15 h.Lucy Parham, jeune pianiste anglaise de 19 ans et gagnante de plusieurs prix, jouera en récital des oeuvres de Mozart, Beethoven, Debussy et Chopin.?Un été faste pour l’OSM — Après une saison estivale active mais surtout fort réussie, les musiciens de « Le pianiste André Laplante à Or-ford vendredi.roSM prennent en août des vacances bien méritées.L’OSM a attiré un nombre record d’assistance dans les églises, les parcs, les salles.En effet, 250,000 personnes l’ont entendu cet été, ce qui est quasi deux fois plus qu’en 1984 alors qu’il avait attiré 170,000 personnes.Les concerts de Laval et d’Ahuntsic ont été envahis à eux se’uls par 175,000 personnes, alors que quatre des six soirées Mozart Plus à la Basilique Notre-Dame se sont tenues à guichets fermés.Des foules enthousiastes ont pu entendre l’OSM un peu partout au Québec, notamment a Joliette, Val d’Or, Thetford Mines.Dans la métropole, en plus des concerts déjà mentionnés, l’OSM s’est produit au Concours international de musique et au concert-bénéfice des Jeunesses musicales du Canada.La 52e saison régulière de l’OSM débutera le 25 septembre.?Gala d’art lyrique — Il y aura un gala musical lundi prochain, 12 août et le mercredi 14 août à l’aréna Maurice-Richard réunissant pour la première fois les quatre chanteurs suivants: le baryton Denis Quilico, le ténor Ermanno Mauro, la basse Pierre Charbonnequ et le soprano Nicole Lorange.Ils interpréteront de larges extraits de l’opéra de Verdi, Emani.Réservation des billets et $3,50): 255-4222 ou à l’aréna même.•k La musique de Picasso — Le clarinettiste Ross Edwards et le pianiste Michael Woytiuk sont les artistes invités au récital-midi (gratuit, offrande libre) à l’église Ers-kine and American (à côté du Musée des beaux-arts) dans le cadre de la série Musique de Picasso.Au programme : des oeuvres de Honegger, Milhaud, Stravinsky, Poulenc.?Au Centre d’arts d’Orford — Le concert du jeudi au Centre d’arts d’Orford cette semaine mettra en vedette le trio formé de Alice Schoenfeld au violon, Eleonore Schoenfeld au violoncelle et Marc Durand au piano.Le pianiste André Laplante donnera le concert du vendredi 9 août au même endroit dans le cadre de la série Piano cinq étoiles.Le lendemain, samedi, un concert regroupant sur scène trente musiciens sera présenté par TOr-chestre à cordes du Centre d’Arts d’Orford sous la direction de Rodney Friend, violon solo de l’orchestre de la BBC de Londres.?Le Conseil canadien de la musique attribue chaque année des médailles de mérite pour rendre hommage à ceux et celles qui contribuent de façon marquante à la vie musicale canadienne.Les trois récipiendaires de la Médaille 1985 sont Louise André, professeur d’art vocal, Louis Quilico, batyron, Peggie Sampson, gambiste.L’organisme a décerné une mention spéciale à titre posthume pour honorer la mémoire de Micheline Coulombe St-Marcoux.Le compositeur torontois John Beckwith a été nommé Compositeur de l’année et le pianiste Jon Kimura Parker, l’Interprète de l’année.L’Orchestre national des jeunes du Canada remporte le titre d’Ensemble de l’année et la société J.E.Seagram un prix spécial pour sa contribution financière aux orchestres canadiens et autres groupes musicaux.Le Conseil canadien de la musique regroupe 25 organismes na tionaux, 50 autres sociétés ou organismes musicaux, 20 écoles de musique ainsi que 250 membres individuels.Margie Gillis au théâtre de Terre des hommes Une danseuse prisonnière de sa propre image Margie Gillis.Au programme: Third world dream, La lune.Estuaire, Nocturne, How the roseships quiver, et un Work in progress.Cho-régraphies: Margie Gillis, à l’exception de Nocturne, signée Martha Clarke.Au théâtre des Iles de Terre des hommes jusqu’au 15 août.MATHIEU ALBERT Depuis vendredi dernier Margie Gillis officie son rituel solitaire sur la scène du théâtre des Iles de Terre des hommes.Un chemin de croix en six étapes, long et ^is, mais qui sait boulverser ses admirateurs en quête d’un état de grâce.Avec sa spontanéité enfantine, ses gestes un peu gauche, et sa franche simplicité, Margie Gillis envoûte ou suscite l’ennui.Incapable de ne rien dissimuler, la danseuse se livre d’un seul jet.La danse lui coule du coeur comme d’une plaie.Margie Gillis n’a qu’un style.C’est là sa qualité, mais aussi sa faiblesse.Car avec l’âge, le périmètre de son univers se resserre, l’imagination se tari, un renouveau apparaît de plus en plus improbable.La danseuse s’est fait prisonnière de sa propre image.Chacune de ses chorégraphies apparaissant désormais comme le décalque à peine modifié de la précédente.Seule, ici et là, une intonation du coeur, un vêtement, ou un voile manipulé dans l’espace parviennent à introduire une différence.Mais, pour qui apprécie le style du personnage, la séduction opère.Car Margie Gillis est de celles qui possèdent ce rare talent de savoir établir un contact direct avec le public.Elle s'adresse à lui sur le ton de l’intimité, faisant la confidence de ses larmes, de ses joies, de ses tourments.On l’apprécie alors pour ce qu’elle est: naturelle, candide, un brin pleurnicharde.Jeanne Renaud à la direction des Grands ballets canadiens Pour ce tour de piste estival, la danseuse a puisé à son répertoire personnel une douzaine de pièces, dont Nocturne, Waltzing Mathilda, Third world dream.How the rosehips quiver, qu’elle présente à travers deux programmes différents.À ce nombre, s’ajoute une pièce inédite, prudemment intitulée pour l’occasion un Work in progress.Hélas, dans son état actuel l’oeuvre ne présage d’aucun changement de cap pour Margie Gillis.Au contraire, la danseuse y flirte dangereusement avec la pire facilité.On s’explique mal notamment quelles sont les raisons qui l’on incité à régler son tracé sur les Canons de Pachelbel.Car avec un tel compagnon de voyage, il ne faut pas s’étonner si la chorégraphie tourne à la guimauve.Tout esprit d’aventure, d’audace, tout ce qui fait de la danse moderne l’expression prévilégiée de l’époque coule à pic, emporte par le grand ressac de cette musique insipide.On ne peut qu’espérer qu’il ne s’agit là que d’une erreur de parcours, et non d’une orientation nouvelle que veut se donner la madonne des coeurs sensibles.Car cette pièce, qui n’en est pas encore tout à fait une, marque un net recul en comparaison avec le répertoire auquel elle nous a habitué.Selon les renseignements recueillis par LE DEVOIR, madame Jeanne Renaud vient d’être nommée co-di-rectrice artistique des Grands ballets canadiens.Mme Renaud occupera ce poste aux côtés de Linda Stearns, membre du comité artistique depuis 1978, et maîtresse de ballet de la compagnie depuis 1%9.Suite au départ successif de Colin Mcintyre, survenu l’hiver dernier, et celui de Daniel Jackson, qui devrait publiquement être annoncé aujourd’hui, les GBC ont finalement porté leur choix sur Mme Renaud pour remplacer les deux directeurs dé- misionnaires.Figure bien connue du miUeu de la danse, la nouvelle titulaire du poste fut au cours des années 60 co-directrice artistique du Groupe de la Place royale, une compagnie de danse moderne qu’elle avait fondé en 66 avec Peter Boneham.Mme Renaud occupe ensuite plusieurs fonctions relatives à la danse, notamment au sein du ministère des Affaires culturelles du Québec, et ensuite à titre de professeur au module de théâtre et danse de l’Université du Québec à Montréal.Le 38e festival de Locarno débute jeudi LOCARNO, Suisse (AFP) — Près de 90 films seront présentés cette année au 38ème Festival du film de Locarno, qui aura lieu du 8 au 18 août prochain.Six premières mondiales et trois premières européennes figurent en compétition pour le Léopard d’or, réservé aux jeunes réalisateurs.L’an dernier, ce prix envié avait été décerné à l’Américain Jim Jarmush pour son film Stranger Than Paradise.Des réalisateurs de onze pays participent à cette 38ème édition du Festival, la plus grande manifestation cinématographique suisse.Parmi eux figurent le Français Didier Haude-pin, les Suisses Fredi Murer et Steff Gruber, les Allemands de l’Ouest Nanna Relia et Marcel Gisler, les Italiens Gabriella Rosaleva et Luigi Faccini, les Américains Rob Nilsson et Eric Mitchell, le Nigérian Mous-tapha Diop, le Chinois Chen Kaige, les Japonais Yanagimachi et Sogo Ishii, l’Indien Adoor Gopalakrishnan, l’Australien Ken Cameron et le Soviétique Amanbek Alpiev.Par ailleurs, pour la troisième année consécutive, le Festival de Locarno comprendra une section TV-Movies avec 90 films venant de 20 pays en compétition.Enfin, un hommage sera rendu au cours de ce Festival au cinéma yougoslave avec une rétrospective Boris Barnet.Hommage à Claude Mathieu GILLES ARCHAMBAULT Vendredi dernier mourait subitement à Montréal l’écrivain Claude Mathieu.11 avait 55 ans.Ayant peu publié — quatre livres dont un écrit en collaboration — il avait gardé le silence depuis 1965.Dans notre pays aboulique, c’est se condamner à l’oubli.Cette indifférence du milieu littéraire ne semblait pas l’inquiéter.L’oeuvre pourtant est d’une remarquable qualité.La prose de Claude Mathieu est d’une pureté, d’une sûreté qu’on ne retrouve que chez les plus grands.Il y avait du Borges et du Mandiargues dans sa manière.Homme d’une grande culture, esprit libre, tamisant son ironie innée par une extrême tendresse, il a beaucoup donné à l’enseignement, qu’il adorait par-dessus tout.Il faudra rééditer au plus tôt La Mort exquise et les Vingt petits ou le Mirliton rococo.On verra, un peu tard, quel écrivain de haut vol vivait parmi nous.Claude Mathieu était un ami de 30 ans.J’ai eu cette chance.CINEMA ASTRE I: (327-5001)- "Police académie 11 au boulot" 7 h 20, 9 h ASTRE II: — “Rambo (First blood part 11)" 7 h 15.9 h 15 ASTRE III: — "Back to the lu-ture" 7 h , 9 h 15.ASTRE IV: — "Weird science” 7 h 10, 9 h BERRI I: (288-2115)-"Dan-geureusement vAtre" 12 h.2 h 20, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 40 BERRI II: — “La nuit porte larretelles" 12 h 10.2h.3h 50.5 h 40, 7 h 30.9 h 20 BERRI III: “Police académie 11" 12 h 05, 1 h 50, 3 h 40.5 h 35.7 h 20, 9 h 10 BERRI IV: — “La route des Indes" 2 h.5 h, 8 h BERRI V: — S.O.S.ianté-mes" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9h 15 BONAVENTURE I: (861-2725) — St-Elmo’s lire” 1 h 05, 3 h05, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 BONAVENTURE II: - “E.T.the entra terrestrial" 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20.7 h 25, 9 h 30 BROSSARD I: (465-5906) — "Fright night” 2 h, 7 h 15,9 h 15 BROSSARD II: (465-5906)— "Rambo” 2 h, 7 h 30, 9 h 40 BROSSARD III: “Back to the future" 2 h, 7 h, 9 h 20.CINÉMA CAPITOL: (849-0041)— “Mad Max beyond thunderdome” 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 15.9 h 20.CARTIER-LAVAL: (663-5124) — "Dangeureusement vôtre” 7 h, 9 h 30 CHAMPLAIN I: (524-1685) -“E.T.l'extra terrestre" 2 h.4 h 30.7 h 30, 9 h 40 CHAMPLAIN II: — “Back to thefutur”2h20, 4h40, 7 h,9 h 20 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— “A hard day’s night" 7 h — “The brother (rom another planet" 9 h 15— “The women' 7h 15, 9h30 CINÉMA ONF: 200 O Dorchester (283-8229)- CINÉMA DE PARIS:(875-1882) — “Fright night" 12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 CINÉMA DU VILLAGE: 1220.Ste-Calherine est (523-3239)— “The dirty picture show” 1 h.2h30, 4h.5h30, 7h,8 h 30.10 h CINÉMATHÈQUE OUÉBÉ COISE: (842-9763)- CINÉPLEX I: (849-4518) -“E.T.the extra terrestrial” 1 h , 3h 10, 5 h 15, 7 h 20.9 h 30 CINÉPLEX II: - ’’Purple rose ol Cairo’ 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX III: - “Blood simple ” 1 h 15, 3h 15.5h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX IV: - “Desperately seeking Susan ” 1 h 10.3 h 10, 5 h 10.7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX V: - ’Emerald forest" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: - “Amadeus 1 h 30, 5 h, 7 h, 8 h 30.CINÉPLEX VII: - "Heavenly kld” 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 CINÉPLEX VIII: - “Rambo 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - “The Legend of Billie Jean ” 1 h 20.3 h 20.5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) — "Runaway, L’Evade Du Futur” 6 h 10, 9 h 45 "Ou sont les Mecs” 8 h.CINÉMA MONTRÉAL II: - "Le flic de Beverly Hills ” 6 h 10, 9 h 30— “Deux flics chez les folles” 7 h 45.COMPLEXE DESJARDINS I;(288-3141)— "Le gang des BMX” 14 h 20, 17 h 50, 21 h 20— “La filière des chariots" 12 h 30, 16 h, 19 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: — “Destructor" 12 h 05, 15 h 45.19 h 25— “Razor-back” 14 h, 17 h 40, 21 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: — “À votre service” 12 h 05, 14 h 50, 17 h 35, 20 h 20—“Le second voyage de noces" 13 h 25,16 h 10.18 h 55, 21 h 40 COMPLEXE DESJARDINS IV:- “Paris Texas" 12 h 15.14 h 55.17 h 35, 20 h 15 CONSERVATOIRE D'ART Cl NÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349)— "The exterminating angel” 19 h —“Le fascisme ordinaire” 21 h CRÉMAZIE: (388-4210) - "Carmen” 2 h, 8 h.DAUPHIN I: (721-6060) — "Amadeus" 8 h DAUPHIN II: "Les ripoux" 7 h,9h15 DORVALI: (631-8587) - “Cocoon” 7 h 15, 9 h 30.DORVAL II: “National lampoon’s european vacation” 6 h.7 h 50, 9 h 35.DORVAL III: Mad max beyond thunderdome " 7 h 15, 9 h 20.DECARIE I: (341-3190) - “Back to the future" 12 h.2 h 20.4 h 40, 7 h, 9 h 20 DÉCARIE II: - “Weird science” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 ÉLYSÉE I: (842-6053) - “Plano tone" 7 h 20, 9 h 20.ÉLYSÉE II: - “BIrdy” 7 h, 9 h 10 ESPACE 9:(272-1080)-FAIRVIEW I: (697-8095) - "Explorers' 7 h 05, 9 h 15.FAIRVIEW II: - "Follow that SUR SCENE L AIR DU TEMPS: 191 Ouest Sl-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs— Le groupe Tasman avec François Marcaurelle, composition et clavier.Michel Fizzano.basse.Michel Bonin, batterie, Francine Martel, congas, percussion, et Richard Beaudet, saxophone.6 au 10 août, spectacles.1 Oh., 11h.30 et OOh 45 AQUARIUM DE MONTREAL: La Ronde, Ile Sie-Hélène (872-4656)— Ouvert tous les jours de 12h à 22h.jusqu'au 2 sept.CAFE CAMPUS: 3315 Queen Mary (735-1259)— Reggae avec Jah Cutta and the Determination Band, le 5 août CAFE-CONCERT LA BELLE ÉPOQUE: St-Timothée (373-3262)— Feydeau, music-hall, dés le 13 juin, du mer.au ven.21h.sam 19h30et22h30.dim.20h CAFE-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario (843-8620)— Tous les mardis soirs soirée Flamenco avec Sonia Del Rio.et Antonio Rodrigues a la guitare, a 21 h CAFE-THEATRE QUARTIER LATIN: 4303 S1-Denis.MII(843-4364)— • Le sexe c’est pas tou-lours rose > de et avec Angeiine Parent, et Ghislaine Tremblay, m en s Réjean Wagner, du 19 juin au 8 sept à 20h .mer au dim.CENTRE D’ÉCRITURE:4266 St-André, Mtl (527-5248)- Ateliers libres d'écriture avec intégration de la composante bio-énergi-tique, tous les lundis a 18h CENTRE D’INTERPRÉTATION DU PARC HISTORIQUE DE LACHINE: 1255 Boul St-Joseph.Lachine (637-7433)— Le Theatre de l'Entrepôt présente i J'aurai ta peau ¦ de Mario Arcand, Jean Gagnon.Caria Napier et Marie-Josée Picard.du 2t juin au 16 août, tran-çais.ven sam 20h .anglais-dim 20h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Tous tes soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30 HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mil (285-1450)— Bar du Foyer Deux planistes sont en vedette.Claude Folsy, du lun.au ven de t7h.a 20h.— Fred Neylor.du mar au sam de 20h.a 24h HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Charles Bensoussan.lun.au ven.17h a 21h.—Carol Parisien, mer.au sam 21h.aOlh LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar tour de ville Le Quatuor Transit Band, en spectacle du 2 juillet au 1 sept., mar.au dim 21h.a 2h.—Bar La Verrière piano-bar avec Roland De-véze mar au sam 19h.00 à 00 00— Djner-dansant avec pianiste Gerry Pucci— Diner-théâire Les Masques: ¦ Razz M' Jazz > à compter du 18 avril HOTEL REINE ELIZABETH: Calé Baroque, Salle Arthur (861 -3511)— • Gigi • comédie musicale.production Café-Concert la Belle Époque, m en s Philippe Grenier, a compter du 2 mai LA CROISETTE: 1201 O Dorchester (878-2000)— Marie-Andrée Ostiguy.pianiste, du dim au ven 18h a 23h L’ENTRE-TEMPS: 1201 O Dorchester (878-2000)— Le groupe Shura Zod en vedette du mar au sam a 21h L’IMPROMPTU: 1201 O Dorchester (878-2000)— Lise Lévesque.pianiste-animateur, du lun au sam MORRICE HALL: Université McGill.3485 McTavish, Mtl (392-4695)— • L'Opéra de Ouat’Sous • de Bertolt Brecht et Kurt Weill, m en s Jack Langedijk, dir musicale Paul Keenan, du 30 juillet au 17 août, du mar au sam 20h 30 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL; 1379 ouest Sherbrooke, Mtl (285-1600)— Rétrospective de films sur Picasso, mer, au dim.14h t6h.et20h.NOUVEAU THÉÂTRE D’OUTREMONT: 5210 Durocher, Mil (279-6384)— Les Scenik présentent • Fragments de nuits parisiennes > production de Eric Bernai.m.en s.Denis Sénéchal, du 5 juillet au 15 août.jeu.et ven.20h.sam.19h.et 21h.30 PLANÉTARIUM DE MONTRÉAL: 1000 ouest St-Jacques (872-4530)— • En route vers les étoiles > jusqu'au 1 sept français: mar au ven.13h.30.20h.30, sam.14h 15,16h,30, 20h.30, dim, 13h., 15h 30,16h.30.20h.30— anglais: mar au ven.12h.30.19h.30.sam.13h , I5h,30.19h.30, dim.14h.15, 19h,30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (BéB) mer au sam de 22h a Olh — Sylvain L’Heureux, chansonnier, du dim.au mar de22h aOlh.RISING SUN: 286 ouest Ste-Ca-therine, Mtl (861-0657)— Blue Monday Jam Session, avec Paul Arthur and the Raisin' Cain, le 5 août LA RONDE: Ile Ste-Héléne— Jardin des Étoiles: Album 45-85.troupe de 11 chanteurs, musiciens et danseurs sous la dir de Peler George, du mar au dim.I6h 30.19h30ol21h30 THÉÂTRE DE LA GALERIE: 6968 St-Denis.Mtl (277-0806)-I Appariement a louer • de Daniet Audet, présenté par le Théâtre Sans Rideau, m.en s.Claude Côté, du 20 juin au 1 sept, du jeu au dim.20h.théâtre SAINT-SAUVEUR: 22 rue Claude, St-Sauveur (363-3669)— Le groupe Flash Cube en spectacle, rock actuel avec Martina Michaud, voix.Alain Déry, claviers.Richard Poulin, basse.Yvan Payeur, batterie.Marius Choui-nard, son.et André Langevin, éclairage, le S août, a 2lh AUBERGE NATIONALE ST-JEAN-SUR-RICHELIEU: Sortie 22 Autoroute des Cantons de l’ÉsI (346-6819)— • C'est pas un syphon c'est mon frère • de Pierre Légaré, m.en s, Pierre-André Fournier, du 15 juin au 31 août, jeu.au sam.21 h.BATEAU-THEATRE L’ESCALE: St-Marc-sur-Richeiieu (584-2271)— • Les mensonges de papa 1 de Jean-Raymond Mar-coux, m en s.Gilbert Lepage, a compter du 18 juin, du mar.au ven 21h., sam.19h.et22h.THEATRE MOLSON: 10 chemin des Patriotes, St-Charles sur Richelieu (584-2223)— ¦ Les larrons font l'occasion > pièce de Jane Milmore et William Van Zandt.adapatation Josée La Bossière, m.en s.Sébastien Dhavernas, du 21 juin au 31 août.mar.au ven.20h.30, sam 19h, et22h THÉÂTRE D’ÉTÉ CALIXA-LAVALLÉE: Autoroute 30.sortie t49.Calixa-Lavallée (583-6273)— > Jamais dans cent ans > comédie musicale.12 personnes sur scène, dir musicale François Harel, m en s Maurice Côté, du 21 juin au 2 sept mer au ven.20h.30, sam.19h 30 et 22h.30 AUBERGE BROMONT: sortie 78.autoroute des Cantons de l’Est (514-534-2200)- «Ça s’peux tut! > du 1 août au 1 sept du jeu.au dim AUDITORIUM CEGEP DE VICTORIAVILLE: Victoriaville (758-5535)- La Troupe è Wilfrid présente • Le Lac Langlois • de André Jean.m.en s.Serge De-noncourt.du 20 juin au 1 sept, jeu au dim 20n.30 THEATRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Che-nal-du-Moine.Sorel (743-8446)— • le grand traitement > de Marie-Thérèse Quinton, m.an s.Claude Maher, du 11 juin au 24 août, mar au sam 20h.30 THEATRE PERCE-REVE: 9 rang Anctil.Victoriaville (752-5070)— La Troupe du Doux-Délire présente • La maison hantée > du 20 juin au 18 août.jeu.au dim.20h.30 MANOIR DU LAC LUCERNE: sortie 69 autoroute des Laurenti-des, Ste-Marguerite (228-2511)— • Gai froufrou > de Yvon Brochu, du 18 juin au 24 août, mar.au ven 20h.30, sam.19h et22h.30 THEATRE BEAUMONT: St-MI-chel de Bellechasse— • Drôles de Valentins • adaptation Josée La Bossière.m en s Sébastien Dhavernas, du 14 juin au 31 aoûl BAR APRES-SKI MONT-AVILA: sortie 58, autoroute des Laurentldes (227-2603) ou Mtl (861-6578)— « Walter > de Pierre Légaré, du 5 juillet au 10 aoûl.mer au ven 20h.30.sam t9h.30 et 22h.30 théâtre de SAINTE-ADÈLE: 1069 Boul Ste-Adèle (229-2454)— • La danse des baboons • pièce de John Murray, adaptation Louise Latraverse et John Stowe, m.en s.Lorraine Pin-lal, du 18 juin au 31 août.mar.au ven 20h.30.sam.19h et 22h LE PATRIOTE DE SAINTE-AGATHE: Ste-Agathe (861-2244)— € Un amour de décorateur • de Harvey Parker, adaptation Pierre Labelle.du 15 juin au 1 sept, mar au ven 20h 30.sam I9h.30el22h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa— Salle Théâtre: t Why not stay for breakiasi > de Gens Slone et Ray Cooney.1 au 10août,20h.théâtre de i.'ILE: Hull (819- 771-6669)— ¦ La Vénus d'Emilio ¦ de Jean Barbeau, m en s.Gilles Provost, du 9 juillet au 31 août, du mar.au sam.CASINO DU MANOIR RICHELIEU: Pointe-au-Pic, Charlevoix (418-665-3704)- Le Théâtre de Ma Blonde Est Au Boutie présente < Hé qh'mon chum est platte > de André Boulanger et Sylvie Prégent.m.en s Rachel Moisan, du 23 juin au 29 aoûl.du dim.au jeu.21 h.HÔTEL CAP-AUX-PIERRES: La Baleine, Iles-Aux-Coudres— Le Théâtre à TonI Mage présente • Je t’haime mona moure ¦ de André Boulanger et Rachel Moisan.m.en s.Rachel Moisan, du 17 |uin au 29 aoûl.les lun, 20h.30 HOTEL TADOUSSAC: Bord de l’eau, Tadoussac— Le Théâtre â Ton! Mage présente • Je t'haime mona moure > de André Boulanger et Rachel Moisan.m.en s.Rachel Moisan, du 17 juin au 20 août, tous les jeu 21h.THÉÂTRE D’ÉTÉ VILLE-MARIE: Ville-Marie.Tèmiscamin-gue— Salle Augustin-Chénier: € Tapage nocturne > de Charles Dyer, traduction et adaptation Jean-Louis Roux, m en s Roch Aubert, du 3 juillet au 25 août, mer au dim.20h.30 bird” 6 h, 7 h 45, 9 h 30 GREENFIELD 1; (671-6129)-"Follow that bird” 6 h.7 h 45, 9 h 30 GREENFIELD 2: — “Witness” 7 h 20, 9 h 30 GREENFIELD 3: - “Les zéros de conduite” 6 h 15, 8 h.9 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - "The black cauldron” 12 h 00,1 h 50 3h40, 5h30, 7h20, 9 h 10, JEAN-TALON:(725-7000) - “Dangeureusement vôtre” 7 h, 9 h 30 KENT l:(489-9707) — “Follow that bird” 6h, 7 h 45, 9 h 30 KENT II:— "National lampoon’s european vacation" 6 h, 7 h 50, 9 h 35 CINEMA DU PARC l:(844-9470) — “Follow that bird” 6 h, 7 h 45, 9 h 30 CINÉMA DU PARC II:-“Blrdy” 7 h 05.9 h 15, CINÉMA DU PARC III: -“Piizzl's honor” 6 h 50, 9 h 10, L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) — "A la poursuite du diamant vert” 7 h.— “Montenegro” 7 h 15— “Le mystère Picasso” 9 h — “Sweet movie' 9 h 15 (2 au 5 août) LAVAL l:(688-7776) - "NallO-nal lampoon’s european vacation” 6 h, 7 h 50.9 h 35 LAVAL II:- “Follow thaï bird” 6 h.7 h 45.9 h 30 LAVAL III: - Witness” fr 7 h 20, 9 h 30 LAVAL IV:- "Mad Max beyond thunderdome” 7 h 15.9 h 20 LAVAL V:- “Les zéros de conduite" 6h 15, 8h.9h 45 LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )—“Back to the futur” 2 h.7 h.9 h 10 LAVAL-ODÉON II:-“Rsmbo" 2 h, 7 h 30, 9 h 30 LOEWS l:(861 -7437) - "Goo-nles”12h30.2h45.5h, 7 h 15, 9 h 30 LOEWS II:- "Piizzl's honor” 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.LOEWS III:- “Explorers” 12 h 30, 2 h 40.4 h 50, 7 h, 9 h 15 LOEWS IV:- ’ BIrdy ” 12 h 20, 2 h 35.4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 LOEWS V:- “Wllness” 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 MERCIER:(255-6224)- “Runaway, L’Evade du futur’” 9 h 25, “Le moment de vérité” 7 h 05 OUIMETOSCOPE:(525-860 0) — “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander” 7 h 30, 9 h 30.—“Les valseuses” 7 h , 9 h 15 OUTREMONT:(277-4145)— “Queen Kelly” 7 h 30.— “L’IllusIonIste " 9 h 30.PALACE l:(866-699t)-“Mad Max beyond thunderdome” 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PALACE II:— “A view to a kill” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 35, 6 h 50.9 h 10 PALACE III:- "Pale rider” 1 h,3h05, 5h10, 7h15, 9h 20 PALACE IV:— "National lampoon’s european vacation" 1 h 00, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15.8 h, 9 h 45 PALACE V:- "National lampoon's european vacation" 12h, 1 h45,3h30.5h15.7 h, 8 h 45.PALACE VI:— “The coca-cola kld'’12h30.2h20.4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40.PARADIS l:(866-6991)- “Police academie 11 su boulot” 8 h 15— "Bonjour les vacances” 6 h 30, 9 h 55 PARADIS II:- "E.T.l'extraterrestre” 8 h 45— “Attention les dégâts” 7 h.PARADIS III:- Gremlins” 9 h.— "Académie de police” 7 h 30 CINÉMA PARALLELE: (843-6001)— "Tokyo Ga” 21 h 30 PARISIEN l:(866-3856) - "National lampoon's european vacatlon”12h40.2h30.4 h20.6 h 10.8 h.9 h 50.PARISIEN II:- "Les zéros de conduite" 12 h 35.2h 20, 4 h 05, 5 h 50, 7 h 35, 9 h 20 PARISIEN III:- "Les nuits de New York” 12 h 50.2 h 30.4 h 10, 5 h 50, 7 h 30, 9 h 10.PARISIEN IV:- "Witness” 12 h 50, 3 h 00, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PARISIEN V:- “Les prisonniers du château" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h 00, 7 h 50, 9 h 40 PLACE LONGUEUIL l:(67S-7451) — “Dangeurause-mant vôtre” 7 h, 9 h 15 PLACE LONGUEUIL II:-“Mask” 7 h 30, 9 h 40 PLACE VILLE-MARIE l:(866-0689) - "Follow that bird” 12h30,2h15.4h,5h45, 7 h 30, 9 h 15 PLACE VILLE-MARIE II:-"The man with one red show " 12 h 45, 2 h 30.4 h 15, 6 h, 7 h 45, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — “Back to the future ” 12h,2h 15, 4 h30.7 h, 9 h 20 PLACE ALEXIS NIHON II:-"Back to the future" 1 h.3 h15, 5h30, 7h45, 10 h PLACE ALEXIS NIHON III:-"Welrd science' 12 h.2 h, 4 h, 6h.8h, lOh.1 PLACE DU CANADA:(86f-4595) - “Sylverado” 7 h, 9 h 30 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -“Starflghler” 13 h 50, 17 h 30, 21 h 10.— “Conan le destrucleur” 12 h 05.15 h 40, 19 h 20 SAINT-DENIS III:— “Cages aux lilies” 13 h 55.17h25.21 h 00— “Barbares” 12 h 15,15h45,19h 15 VERDUN:(768-2092)— VERSAILLES l:(353-7880) -“Les zéros do conduite” 6 h 15, 8 h, 9 h 45 VERSAILLES II:- "Witness” fr.7 h 20, 9 h 30, VERSAILLES III:- “Les prisonniers du château” 6 h, 7 h 50, 9 h 40 L'ERMITAQE:(388-5577) -“Mask” 7 h , 9 h 30.WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) — “The black cauldron” 12 h, 1 h50.3h40, 5 h30, 7h20, 9h10.YORK:(937-8978) - "Cocoon” 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15, 9 h 30 VOTRE GUIDE DES MEILLEURS SPECTACLES EN VILLE OUTREMONT SPECTACLES EN VILLE CINEMAS UNIS art MMÉM FériM éi Ce Uâm PRIX PâLSE rN Cinfibé du CQMPlEjli desjardins TEXAS! um V O AIHgllHSp s T (riéticptk 7111 1141 Pdé\4 12.15- 14.55- 17.35- 20.15 GRAND PRIX SPÉCIAL DU JURY CANNES 1985 ELYSEE 2 3S MIltON &43 «osa Mam Une cmoMe Imprtt-ilonnantt comme «eut n’en evetjemele niel iiîiaB ¦ version FRA] VERSION FRANÇAISE ¦ SEM;7.00, 9.10 y A40iti»ure COM Un hlm OTtginêi mout>habl9 —Fs»iiv»i£-U ^ % (Utih) ,1^ TOUS LES SOIRS du 2 au 15 aoûl â 9h30 eidu 16 su 19 août â 7h30 1248 Bernard 2774145,277-2001 LE FILM SURPRISE DELA RENTRÉE L’>1UTRE CINEM^ 1 L’>1UTRE CINEMIk 2.I Papineau 722-1451 i LA POURSUITE DU I DIAMANT VERT I LE MYSTERE PICASSO 6430 Papineau 722-1451 7h15 MONTENEGRO 9h1S SWEET MOVIE Le Devoir, lundi 5 août 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef ad/oints Jean Francoeur, Christian Bellavance ET VOGUE LE POLAR SEA SIMPLE turbulence dans le passage du Nord-Ouest, ou provocation contre la souveraineté canadienne, l’affaire du voyage du brise-gla-çes américain Polar Sea à travers l’archipel arc-twue jette encore une fois des doutes sur la strategie lénifiante du gouvernement fédéral dans ses relations avec les États-Unis.L’opinion canadienne a accueilli plutôt favorablement le pan du premier ministre, M.Mulroney, pour une nouvelle ère de coopération entre les deux pays.Mais elle Changera rapidement s’il s’avère que le Canada a trop baissé la garde, ou que les États-Unis sont en tram d’abuser de notre amémté.L’arrogance américaine a été assez extraordinaire depuis l’annonce du voyage arctique du Polar Sea, qui se déplace sans avoir requis de permis canadien sous prétexte qu’il se trouve en eaux internationales.Un porte-parole de la Garde côtière £(hiéncame a rabroué le secrétaire d’État aux Affaires exténeures, M.Clark, en mant que deux Canadiens invités à bord soient là pour «guider» le l^fateau, comme le ministre le prétendait pour sauver la face.Et l’ambassadeur américain au Canada, M.Paul Robinson, s’est moqué ouvertement du pays qu’il quittera heureusement bientôt en affirmant que ces eaux étaient mternationales pour les États-Ums mais par pour l’URSS, la différence venant du caractère «ami» du Canada.On ne saurait mieux prendre son voism pour un gobe-tout.Il est bien possible que le voyage du Polar Sea soit tout à fait innocent, et ne cherche qu’à faire l’économie d’un long et coûteux détour par le ca- nal de Panama, pour aller du Groenland à l’Alaska.Mais il est bien possible aussi qu’il cherche à créer un précédent, dans un grave et long contentieux canado-américain que l’on réveille.Les États-Unis se sont tenus qmets, en effet, depuis la riposte canadienne de 1969, quand le pétrolier américain Manhattan avait défié le Canada en s’engageant dans les eaux arctiques.Ottawa avait alors dépêché une escorte, protesté officiellement, et adopté par la suite des lois qui établissaient unilatéralement des droits canadiens de contrôle de la navigation et de la pollution dans la région, et affirmaient la juridiction canadienne sur le passage du Nord-Ouest.Washington n’a jamais voulu reconnaître ces lois canadiennes, et c’est ce «droit de l’Arctique» qui a créé le plus de conflits entre les deux pays durant les longues négociations pour le traité international sur le droit de la mer, que l’administration Reagan a refusé de signer en 1982.Mais en pratique, tout en la mant, on évitait jusqu’à maintenant de défier sur le terram la souverameté canadienne.Il en coûterait une fortune pour policer l’archipel arctique de façon à faire respecter cette souveraineté par la force.Le ministre canadien des Pêches et Océans rêve aujourd’hui, paraît-il, de cette solution musclée et mihtaire.Avant de mettre la main au fusil, encore faudrait-il explorer des solutions plus subtiles, comme celle qu’Ot-tawa avait suivies avec succès jusqu’à maintenant, dont son acceptation du traité international — qui garantit sa bonne foi — et l’émission de permis d’exploration pétrolière et gazière dans l’Arctique, dont les États-Unis n’ont jamais contesté la vahdité.Ainsi crée-t-on des précédents, rappelle le politicologue Stephen Clarkson, dans son ouvrage Canada and the Reagan Challenge, qui met en garde contre toute forme d’assoupissement.Dans l’affaire du Polar Sea, il semble au contraire, et c’est ce que déplorent de nombreux experts, que le Canada a créé lui-même le précédent gm pourrait le desservir si l’affaire devait un jour etre réglée par la Cour mternationale de Justice.Il aurait fallu carrément refuser le passage, quitte à se voir défier, de façon à ne jamais sembler concourir à une opération qu’on récuse.Dans un article que publiait il y a un an la revue Foreign Policy, le dernier négociateur américain aux pourparlers sur le droit de la mer, James Malone, porte-parole choisi de Ronald Reagan, plaidait avec vigueur pour un droit marin international qui continue à se faire selon des «règles coutumières évoluant avec la pratique des États».A-t-on décidé, à Washington, que le temps était venu de tester la pratique canadienne, en profitant des bons sentiments de M.Mulroney?L’opposition libérale le pense.Mais qu’il s’agisse ou non d’une provocation, la fermeté préventive s’imposait.Le Polar Sea, qui a pris le cfepart jeudi, nargue allègrement les partisans de la bonne entente.LISE BISSONNETTE Ambitions marocaines L’ACTUALITE ANDRÉ PATRY FOYER d’une antique et brillante civilisation, couvert de monuments fastueux que nul Turc n’a dégradés, le Maroc se souvient toujours qu’il a été un empire et que la prière se disait même jadis au nom de son monarque dans la lointaine Tombouctou.Depuis le recouvrement de sa souveraineté, survenu il y aura bientôt trente ans, le royaume chérifien regarde constamment, par delà les chaînes de l’Atlas, vers le désert du sud où nomadisaient hier encore des pasteurs prêtant allégeance à son chef.Il faut dire que le Maroc, contrairement à la Tunisie, a subi de la part de ses anciens occupants un démembrement territorial.Il continue de vouloir en effacer les derniers effets Au lendemain de son indépendance, il avait espéré récupérer certains espaces lui paraissant voués à l’évacuation prochaine par la France et l’Espagne, et il en avait informé les Nations unies.S’il avait, dès 1958, obtenu un modeste succès par la rétrocession de la bande septentrionale du Sahara espagnol qui deviendra la province marocaine de Tarfaya, il s’é-tait heurté, la même année, à propos de la Mauritanie à la politique française bien décidée à faire de cette colome, créée en 1920, un État autonome sinon souverain.À l’ONU, en 1960, par un vote de 39 contre 31, avec 25 abstentions, on rejettera les revendications marocaines sur la Mauritanie, pourtant endossées par la Ligue arabe, et Rabat mettra près de dix ans à reconnaître officiellement la souverameté du nouvel État Aujourd’hui, c’est du côté de l’ex-Sahara espagnol dont il a successivement annexé les deux parties que le Maroc fait porter sa politique d’irrédentisme ; et c’est là ¦ qu’il semble résolu à ne faire au-, cune concession susceptible de remettre en question son autorité sur ce territoire peu habité mais riche en phosphates et peut-être en pétrole, et dont les eaux côtières sont très poissonneuses Les droits du Maroc sur l’ensemble du Sahara occidental n’ont jamais été vraiment démontrés Dans un avis, visiblement emba-rassé, énoncé le 16 octobre 1975, la Cour mternationale de justice a reconnu que le sultan du Maroc avait exercé, dans le passé, une autorité sur les populations nomadisant au nord du Sahara occidental, mais sur quelques-unes d’entre elles seulement, essentiellement les Tekna Elle a refusé de tenir ces liens juridiques pour une preuve de souveraineté territoriale, tout en ne pouvant constater l’existence d’un pouvoir saharien indépendant du pouvoir marocain En fait, la Cour semble avoir concédé à la Mauritanie dans la partie méridionale du Sahara occidental des droits plus étendus que ceux qu’elle a reconnus au Maroc dans la partie septentrionale du même territoire Quoi qu’il en soit, le tribunal de La Haye a jugé bon de conclure que « les éléments et renseignements portés à sa connaissance n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d’une , part, le Royaume du Maroc ou l’en-semble mauritanien d’autre part ».De ce jugement on a tout naturellement déduit la pleine justification de la résolution de l’Assemblée générale des Nations urnes quant à la décolomsation du Sahara occidental et à l’application du principe de l’autodétermination en faveur des populations de ce temtome.Après bien des atermoiements, cédant à la pression internationale, le Maroc a finalement accepté l’idée d’un référendum au Sahara occidental, tout en posant pour sa tenue des conditions jugées inacceptables par la Répubhque arabe sahraouie démocratique, proclamée en février 1976 et présentement reconnue par plus de soixante États.Rabat exige notamment que le droit de vote, lors du référendum, ne soit accordé qu’à ceux que le recensement espagnol de 1975 a identifiés, L’Espagne avait alors dénombré 74,902 personnes dans le Sahara occidental, dont 73,487 Sahraouis.Les nationahstes sahraouis récusent la position marocame, non pas parce que le recensement de 1975 aurait été fait à la légère, mais parce que le dénombrement ne tient pas compte, naturellement, des milliers de Sahraouis qui, « fuyant la répression espagnole », s’étalent réfugiés au Maroc, en Mauritanie et en Algérie.Ces mêmes nationalistes affirment que dans la seule région de Tindouf (ville située en Algérie) vivent maintenant plus de 125,000 Sahraouis.Aux yeux des Marocains, la République arabe sahraouie démocratique parle au nom d’un État-fantôme et son aile militaire, le Poli-sario, ne regroupe qu’une bande d’aventuriers et de mercenaires soutenus par l’Algérie C’est du reste avec ce pays que le Maroc tente de s’entendre afin de mettre un terme à ce conflit vieux de près de 10 ans Pour l’Algérie, le droit des Sahraouis à l’autodétermination est une question de principe, donc une affaire non négociable Pour le Maroc, le droit du royaume chérifien au recouvrement de ses anciens territoires est imprescriptible, et les puissance doivent en prendre acte Le Maroc considère, d’ailleurs, que sans l’appui de l’Algérie le Polisario serait depuis longtemps inoffensif et qu’Alger entretient ce mouvement dans le but de faire échec aux présumées visées hégémoniques de Rabat en Afrique du nord et peut-être aussi à une remise en question des frontières héritées de l’ère coloniale dont le tracé entre les deux voisins est contesté à certams endroits.Le problème du Sahara occidental empoisonne les relations entre les deux pays.Récemment encore, le Maroc accusait l’Algérie de tolérer l’entraînement sur son sol de ressortissants marocains se préparant à commettre des actes terroristes dans leur patrie.I.a question sahraouie compromet également les rapport de Rabat avec plusieurs États de l’Afrique noire et même l’Organisation de l’unité africaine qui a fini par admettre dans ses rangs la République sahraouie.C’est sans doute pour compenser son relatif isolement dans l’affaire du Sahara occidental que le Maroc, où règne un monarque fort malin, multiplie les initiatives diplomatiques, particulièrement au sein du monde arabe et du monde musulman, et qu’il entretient avec Washington, Paris, Ryad et Kinshassa, des liens très étroits que certains États tantôt lui envient et tantôt lui reprochent.Hôte dans quelques jours d’un nouveau sommet arabe, le roi Hassan se prépare également à accueillir à Rabat en sa qualité de commandeur des Croyants, le pape Jean-Paul II avec qui il parlera notamment de la question de Jérusalem.Engagé au sud dans une lutte où sa suprématie militaire semble bien assise, le Maroc fait face au nord à un litige frontalier sans doute moins apparent mais sûrement aussi réel que le problème sa-hanen.Il s’agit de celui qui l’oppose à l’Espagne au sujet des enclaves de Ceuta et de Melilla, éloignées l’une de l’autre de 125 milles marins, où vivent environ 135,000 personnes, et qui relèvent de Madrid depuis plus de quatre siècles.Rabat réclame l’annexion des deux villes, derniers vestiges de la présence espagnole en Afrique continentale ; mais Madrid refuse d’abandonner ces populations de souche et de langue espagnoles qui accueillent d’ailleurs parmi elles des milliers de travailleurs marocains Pour l’instant, cette affaire ne nuit pas trop aux rapports de bon voisinage entre les deux États.Le Maroc, toutefois, ne perd pas de vue ce problème qui tôt ou tard se posera sérieusement et obligera Madrid à envisager des concessions, surtout SI Londres finit par proposer un compromis au sujet de Gibraltar Dans l’intervalle, des dirigeants de partis pohtiques marocains ont éta-bh des contacts avec des leaders de rOPCU, l’une des deux organisations prônant l’indépendance des îles Cananes, archipel de souveraineté espagnole situé au large des côtes sahanennes.Il n'est donc pas exclu que les autorités de Rabat, impatientes de régler la question des enclaves espagnoles, se sentent subitement « forcées » un jour de céder aux « pressions » de l’opinion publique marocaine et d’apporter leur soutien aux nationalistes ca-nanens.Pour le moment, c’est vers le sud que l’attention des Marocains est tournée de façon prioritaire.Protégés par un réseau de murs récemment érigés, ils semblent maintenant, sur le plan militaire, les maîtres incontestés du Sahara occidental Mais, sur le plan politique, en dépit des efforts de médiation de l’Arabie Saoudite, aucune solution n’est encore en vue L’Algérie, sans laquelle le Polisario n’aurait guère de poids, reste fermement sur ses positions les habitants du Sahara occidental doivent exercer en toute liberté leur droit à l’autodétermination Le Maroc ne conteste plus le point de vue algérien, qui est aussi celui de l’ONU ; mais 11 en soumet l’application à des conditions que les nationalistes sahraouis rejettent C’est donc par l’usure que chacune des parties compte venir à bout de l’autre.La République arabe sahraouie démocratique bénéficie de l’appui de plusieurs États africains, mais aucune des grandes puissances mondiales ne T’a encore reconnue, tandis que le Maroc, dirigé par un souverain astucieux, manifeste sur la scène internationale une aisance et une décontraction sans doute destinée à convaincre les États que la majorité des habitants du Sahara occidental sont attachés au trône chérifien et qu’il n’y a donc plus de problème sahraoui sauf peut-être en Algéne.Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs Michel Paradis D’où vient le mois d’août ?LE MOT DU SILENCIEUX Quand vous avez l’esprit brouillon, faites comme moi, ecnvez tout de suite au propre.ALBERT BRIE.Si J’avais le choix d’un seul hvre à apporter sur une île déserte, je choisirais • « Comment construire son propre canot de sauvetage ».moire ont peu d’imagmation.L’idée qui soudain leur vient savent-ils qu’elle est d’un autre ?Leur mémoire ne devrait-elle pas le leur rappeler ?Le tiers-monde compte trois fois notre monde.UNE MAISON que nous quittons après l’avoir vraiment habitée, quelque chose de nous ne vide pas les beux nos fantômes.Une image de l’éternité toutes les salles d’attente en enfilade que nous avons fréquentées * Ramsès II, les plus poussiéreux des hommes.Lorsqu’une femme dit à un sexiste qu’elle le trouve intelligent, celui-ci pense : « Il n’est pas besoin d’être très intelligent pour s’en apercevom » « je ne me sens pas digne d’entrer en politique, médite le jeune homme ; je crois que je vais plutôt entrer dans un ordre contemplatif ».Il m’arrive de me bouder.lorsque je m’interroge et que je ne me réponds pas.Pour s’empêcher de pleurer, l’homme se mouche.Je me suis miré dans une flaque d’eau qui frémissait au vent, pour voir l’air que j’aurai quand je serai ridé.Il paraît que les gens ont envie de rire.Grosse nouvelle ' Qu’ils rient, que diable ' Qui les empêchent ?— Personne .ou plutôt quelqu’un : eux-mêmes.* Quand notre vue baisse, les gens que l’on regarde montrent moins leur usure L’argent seul ne fait pas le bonheur, mais il est cause d’une infi-mté de malheurs.Comment peut-on affirmer que la vie est belle, ou absurde, ou n’im-porte quoi d’autre quand on n’en connaît qu’une ?La musique a d’innombrables frontières .les oreilles des sourds.De plus en plus, nous apprenons sur la vie moins de choses agréables que de choses utiles.Et c’est ainsi que la terre des hommes en vient à baigner dans le plus plat prosaïsme Mon ami, avant de lâcher un mot grivois à votre partenaire d’occasion, tournez votre langue sept fois dans sa bouche ! Personne ne réussira à me prouver que Dieu n’existe pas, à moins que Dieu lui-même m’en fasse la confidence.Ce général d’armée, ce qu’il commande de mieux, c’est un gros traitement.?Si vous avez du temps devant vous, faites-le patienter Ma descendance ! Parfois, je lui mettrais mon pied dans la postérité L’enfant est heureux aussi longtemps qu’il Ignore ce qu’est une grande personne.* Nous avons remé, avec raison, le mouton comme animal emblématique.Avant de choisir le bouc, ce qui serait prématuré, je suggère la méthode évolutive, dite « étapiste ».Je propose le caniche.Vous me diez : « C’est un chien de laine frisottante ».Oui ! mais c’est un petit agressif ; il jappe en diable.Je ne suis pas éloigné de croire que les gens de beaucoup de mé- A.« Vous êtes ici chez vous ».B.— « Dites donc, qu’est-ce que vous faites chez moi ’’ » LETTRES AU DEVOIR Examen final des C.A.: oui ou non ?1.1‘ltie adressée à M André Desiothers, CA.directeur adinimstralif de l’Ordie des comptables agréés du Québec LE 7 MAI 1985, le Bureau de l’Ordre des confptables agréés du Québec décidait de ne plus autoriser les candidats qui n’ont pas d’emploi dans un cabinet d’experts-comptables à se représenter à l’examen final uniforme (E F U.) des C.A.de septembre 1985 Cette décision tardive du Bureau a pris au dépourvu plusieurs candidats qui avaient déjà mvesti de nombreux mois d’étüde pour leur préparation à cet examen.La présente est accompagnée d’une pétition touchant cette décision du Bureau de l’Ordre des comptables agréés du Québec Elle se ht comme suit « Je soussigné, suis en désaccord avec la décision de l’Ordre des comptables agréés du Québec d’appliquer l’article 23 du « Règlement sur les étudiants en comptabilité immatriculés à l’Ordre des comptables agréés du Québec et sur leur maître de stage », décision prise par le bureau de l’Ordre le 7 mai 1985 Sur demande des étudiants et en vertu de l’article 38 qui dit « Le Bureau a la faculté de déroger au présent règlement s’il le juge à propos eu égard aux circonstances II incombe à l’intéressé de soumettre une demande motivée » I.e comité administratif de l’Ordre des comptable agréés du Québec devrait les autoriser à se présenter à l’Examen final uniforme 1985» Cette pétition qui compte six cent soixante-huit (668) noms a été signée par — des finissants en sciences comptables des universités suivantes — École des Hautes Études Commerciales, — Université du Québec à Montréal, — Université Laval, — Université de Sherbrooke, — Université du Québec à Hull, — Université du Québec à Trois-Rivières, — Université du Québec à Chicoutimi, — des .stagiaires en comptabilité publique, — des candidats à l’E F.U.1985 , — des professeurs d’universités , — des comptables agréés en pratique Cet appui indique clairement que cette décision ne fait pas l’unanimité C’est pourquoi, nous vous demandons de porter une attention particulière et rapide à cette question Ainsi, au nom des signataires, nous invitons le Bureau à révi.ser sa décision, à réétudier les dossiers individuels des étudiants concernés et à communiquer avec eux pour les aviser de sa décision modifiée Cette demande se fonde sur un principe de justice élémentaire.Un candidat ayant déployé, sans succès, des efforts raisonnables pour se trouver un emploi dans un cabinet d’experts-comptables, ne devait pas être pénalisé à cause d’une situation économique générale hors de .son contrôle Le maintien de cette décision FLANTU.« , ûUflMD esTcc 'Qü'OM M/ÎMG6 ?» ¦ du Bureau de l’O.C.A.Q.priverait injustement des candidats du droit d’accès à la profession de comptable agréé Elle mettrait aussi en péril leur carrière professionnelle.Ils ont déjà investi plusieurs années de leur vie en vue d’atteindre ce but Nous ne croyons pas que ce soit là la volonté des membres de l’O-C AQ En conséquence, le Bureau devrait autoriser les candidats qui en ont fait la demande à se représenter à l’E.F.U de 1985.Nous vous remerçions de l’attention que vous porterez à la présente — PIERRE MAILHOT, au nom du groupe des candidats participant à cette démarche collective Montréal-Nord, 11 juillet Un excellent reseau touristique TOUT DERNIÈREMENT, j’a-vais la chance et le privilège d’accompagner un groupe de 44 personnes en Gaspésie et dans ta région de Charlevoix.Permettez-moi de venir exprimer ici, au nom de tous mes compagnons de voyage, notre plus vive satisfaction et pour la chaleur de l’accueil partout où nous nous arrêtions — un jour ou deux — et pour la haute qualité de l’hébergement (chambres très confortables et table aux menus aussi variés qu’excellents) Franchement, sur ce point précis de l’hospitalité et de la table, nous n’avons nen à envier à plusieurs pays d’Europe En Gaspésie, par exemple, nous avions le choix entre une belle variété de poissons bien frais Et que dire de la région de Charlevoix ' Il m’est bien agréable, au nom de notre groupe, d’ap-jKirter ce témoignage.«Connaissance du Québec», telle était l’invitation que nous avions lancée et, croyez-moi, nous l’avons beaucoup mieux connu et apprécié notre cher Québec, du moins dans ces régions que nous avons visitées.Chapeau donc au ministère du Tourisme qui, cette année, a fait une promotion .spéciale pour nous inviter à mieux connaître notre Québec et aussi à tous les propriétaires ou directeurs des hôtels qui nous ont hébergés Félicitations aussi à l’In.stitut d’hôtellerie du Québec à Montréal, qui nous prépare des accompagnateurs(tri-ces) et guides aussi compétent-s(cs) que di.stingués(es).— MARCEL DE LA SABLONNIËRE Montréal, 1er août Un service à améliorer l.ettie adiessée à M Yvon Lamarre, piésident du Comité exécutif.Mont! eal PARMI LES nombreux citoyens du Centre-Sud, estimant que l’horaire de certains circuits pour la collecte des ordures devrait être repensé, l’on retrouve notamment les résidents des rues Wolfe et St-Christophe Alors qu’en de trop nombreux endroits du quartier, la cueillette des déchets ne se fait pas avant 23 h, il se trouve des rues et ruelles où les éboueurs ne passent qu’à 3 ou 4 h du matin Incroyable mais vrai C’est une situation toute aussi inacceptable qu’incompréhensible.Encore plus audible et distinc-til la nuit que le jour, le bruit considérable produit par les camions collecteurs se trouve amphfié par l’étrqitesse des rues du Centre-Sud À l’été, pour le « jour » des vidanges, celui ou celle qui aura fermé à contre coeur la fenêtre de sa chambre, pour ne pas se faire réveiller par le passage des mastodontes nocturnes, aura tôt fait de constater l’inutilité de son geste M Lamarre, pourriez-vous entreprendre dans tes plus brefs délais les démarches visant à corriger la situation et me faire part des correctifs apportés ’Je vous remercie à t’avance au nom des gens du Centre-Sud de Montréal.— MICHEL BÉDARD Montréal, 25 juillet LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bolvin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75* Pour Information è Montréal 332-3891, A Québec (418)687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste A LE DEVOIR, 211 rue St-Sa-crement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enreglst.-e-ment numéro 0858 Oép6t légal Bibliothèque nationale du Québec î I DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 5 août 1985 LES RECETTES DU SUCCÈS LES ANNEES aUI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER AU cours des trois mois de ce qui cette année nous tient lieu d’été, la plupart des bureaux de gouvernements, d’entreprises d’État, de grandes sociétés privées, de banques etc.fonctionnent au ralenti.C’est la période des vacances et, même si elles ne sont pas toutes bloquées comme celle des ouvriers de la construction à un moment prédéterminé, bon nombre de cols blancs allègent leur charge de travail en prenant congé les lundis ou vendredis pour raccourcir leur semaine de travail tout au cours de l’été, quant ils ne s’éloignent pas complètement pendant deux ou trois semaines.C’est aussi, pour plusieurs, le temps qu’ils ont choisi, le seul qu’ils ont souvent, pour lire quelques articles accumulés au fil des mois sur le coin du bureau, le bouquin qu’ils ont acheté à l’automne ou qu’ils ont reçu en cadeau de Noël, le dernier best-seller qui les a accrochés à la lecture des chroniques des journaux du sa- medi et qu’ils ont eu toutes les difficultés du monde à trouver, le même jour, dans les librairies.Parmi toutes les écritures qui sont sur le marché, les textes et les ouvrages qui décrivent les voies du succès, qui présentent des cas spectaculaires et « gagnants » de réussites exceptionnelles en affaires et qui rappellent, à la Dale Carnegie, les recettes de la réussite et du bonheur occupent une première place.Il peut s’agir de recherches très sérieuses et hautement scientifiques conduites par des dizaines de sp^ia-listes et d’universitaires, dans les grandes écoles de gestion et d’ad-ministraition ou dans les laboratoires de la sociologie moderne.D’autres présentent plutôt les champions de la virtuosité dans l’utilisation acrobatique de la multitude mouvante des techniques, technologies et équipements de bureau.Quelques-uns, classiques, cherchent plus simplement a rappeler les règles fondamentales de la relation humaine en milieu de travail et la place des entreprises dans les sociétés.Mais tous ces travaux et tous ces livres ont cependant un certain nombre de points en commun.D’abord, ils sont habituellement résolument optimistes pour ceux qui acceptent de relever le défi de l’ex-ceUence et qui sont prêts à travailler de toutes leur force, en cherchant d’abord le beau et le bon côté des choses, à s’améliorer eux-mêmes avant de prétendre changer quelque système que ce soit.Ils mettent pour la plupart l’accent sur les qualités personnelles des individus, l’importance de leur capacité d’interrelations avec les plus belles intelligences, les meilleurs spécialistes et les fortes personnalités, leur aptitude à éveiller et à engager les autres à des fins précises autant que leur compétence et leur rigueur exemplaire dans les affaires administratives.Ils simplifient à l’extrême les situations pour démontrer qu’une fois mises de côté les menues inquiétudes et les petites préoccupations quotidiennes, le succès est une affaire de leadership et le leadership n’est rien d’autre que la capacité, pour une personne de qualité, de motiver le plus grand nombre possible d’autres personnes à la poursuite éclairée de buts et d’objectifs communs en leur reconnaissant d’une part des responsabilités réelles et d’autre part des bénéfices correspondant à leurs engagements.Savoir lire, savoir comprendre les situations, savoir analyser les personnes autant que les statistiques, savoir écouter avant de parler et savoir intéresser avant d’agir : Voilà ce qu’il faut parfaitement maîtriser et qui pourtant ne s’apprend que difficilement et lentement.C’est le défi de la gestion de l’avenir.On y rappelle d’une façon constante que les structures autant que les organisations sont au serv ice des hommes et de leurs objectifs plutôt que l’inverse même s’il s’agit toujours, en fait, d’un rapport de force entre les exigences d’une organisation et celles de gens d’action qui visent le succès sans compromis.On y confirme que le jour où c’èst l’organisation, le système ou la stuc-ture qui dictent l’essentiel des tâches quotidiennes, les choix obligatoires de choses à faire ou à éviter et les politiques à suivre, c’est à ce moment que commence le déclin relatif de l’entreprise.Quelle que soit alors son avance en tête du peloton, elle glissera plus ou moins rapidement vers l’arrière et donc vers la défaite puisque qu’il n’y a de succès que pour ceux qui sont les premiers ou en voie de le devenir.Ces ouvrages stimulent, le temps d’une vacance et pendant les quelques semaines qui suivent, les gestionnaires et les administrateurs qui l’ont cherché et à qui la chose fera le plus grand bien.Ils ne règlent rien en eux-mêmes car il n’y a jamais de recettes miracles, mais il n’est pas inutile de sortir de temps à autre du quotidien par les routes de l’optimisme plutôt que par celles de l'ennui et du défaitisme.Et, reviennent en surface des mots et des concepts que plusieurs croyaient dépassés du fait de l’arrivée de la technologie moderne, de l’informatique et des cerveaux synthétiques : l’excellence, la capacité d’analyse, de réflexion et de jugement, la rigueur de l’apprentissage, la bataille constante que doivent livrer les cadres pour défendre leurs droits à la responsabilité alors qu’il est plus facile de l’abandonner à des structures qui ne s’en reconnaissent aucune, l’importance et la qualité des relations interpersonnelles en même temps que l’exercice, chacun à son niveau, d’un leadership qui a peu à voir avec l’autorité reconnue par l’organigramme.Finalement, si l’on fait abstraction des contextes aléatoires et des contingences éphémères, les recettes du succès aujourd’hui sont fondamen- talement celles dont on trouve les racines sinon l’énoncé précis chez les philosophes et les humanistes de tous les temps et de toutes les cultures.Les mots sont différents, dictés par l’environnement mais les valeurs fondamentales de la qualité humaine, de la démocratie, du respeâ des personnes et de la soumissiop des choses demeurent.Il est très fréquent que ceux q^ui, ces années-ci, n’ont pas la bosse des chiffres, de l’économie, de l’informatique ou des mathématiques se sentent passablement marginaux au moment d’entreprendre des études dans le domainé des sciences humai; nés, des arts, de la musique, du design etc.Il y a cependant tout à parier que, tout comme il n’y a pas de prix aujourd’hui pour une secrétaire qui connaît parfaitement sa langue de travail et nralgré les systèmes perfectionnés de traitement de textes; ils auront, sur le marché de l’emploi dans les années à venir, une place de plus en plus enviable.Tout indique encore, qu’ils ne seront pas trop nombreux à pouvoir ré; pondre à des besoins qui n’ont pas encore tout à fait trouvé leurs nouvelles formes d’expressions mais qui n’en sont pas moins déjà, d’une façon embryonnaire, perceptibles et présents au sein des organisations.Au-delà de tous les virages technologiques, c’est dans cet équilibre souhal table que loge le progrès.LA POLITIQUE CANADIENNE DE DÉFENSE 2) OTAN : le défi des stratégies FRANÇOIS SÉGUIN L* OTAN continuera encore ^longtemps à être le seul rempart efficace en Europe contre la menace de l’URSS et des pays communistes de sa mouvance.Il n’existe pas en l’état actuel des rapports de forces d’alternatives crédibles à la solidarité atlantique.Même la France qui s’est retirée de l’OTAN en 1966 ne peut concevoir sa défense sans la consolidation du glacis ouest-allemand protégé par les forces alliées de l’OTAN.Les intérêts bien compris de la France ont d’ailleurs poussé le gouvernement socialiste à se faire le défenseur le plus résolu du déploiement des Pershing 2 américains en RFA.La doctrine officielle de l’OTAN est la riposte graduée.La document MC 14/3 de 1967 qui officialise cette doctrine accepte le principe de l’escalade nucléaire délibérée (« first use »), c’est-à-dire le principe selon lequel les pays de l’OTAN peuvent utiliser l’arme nucléaire pour contrer une attaque conventionnelle.Toutefois, afin de retarder l’usage du tir nucléaire et d’élever le seuil de nucléarisation d’un conflit, les forces classiques devaient être substantiellement renforcées.En un mot, le développement du potentiel conventionnel était le corollaire obligé de la doctrine de la riposte graduée.Les forces conventionnelles devaient être d’une puissance telle qu’elles ne pourraient être vaincues que très difficilement par les armes classiques ennemies.Paradoxalement, les forces classiques stationnées en Centre-Europe sont moins puissantes — relativement aux forces classiques du Pacte de Varsovie, s’entend — qu’à l’époque de la doctrine des représailles massives.Pourtant, cette doctrine ne prévoyait qu’un rôle très secondaire pour les forces classiques.Puisque les choix stratégiques de l’OTAN ont une incidence directe sur l’ampleur de la contribution canadienne, le Livre blanc devra expliquer clairement les conséquences pour le Canada de chacune des alternatives stratégiques.'Trois approches de la riposte graduée sont actuellement débattues au sein des milieux atlantiques : — le statu quo : une défense peu coûteuse axée essentiellement sur l’usage rapide du feu nucléaire tactique pour contrer une offensive ennemie; — l’utilisation d’armes conventionnelles dites « intelligentes » capables de frapper profondément les forces de l’adversaire; — le renforcement des forces classiques de première ligne.La riposte graduée axée sur un seuil très bas de nucléarisation devra bientôt être révisée : il est peu probable que les Européens, en particulier les Allemands, s’accommodent encore longtemps d’une défense aussi suicidaire.D’ailleurs, l’OTAN a déjà commencé à chercher des alternatives, entre autres en adoptant la sous-stratégie FOFA (Follow-on Forces Attack) — dite « doctrine Rogers» — en novembre 1984.Cette stratégie est le décalque de la doctrine Air-land battle de TUS Army.La FOFA préconise l’utilisation d’armes classiques ultra-sophisti-quées capables de frapper avec précision le deuxième échelon des troupes ennemies.À titre d’exemple, TAssault-Breaker, dont le tir quasi imparable est dirigé et corrige par un avion de reconnaissance TR-1, peut pulvériser des chars ennemis à une distance dépassant les 150 km.S’il est vrai qu’une telle stratégie a l’avantage d’obliger l’ennemi à disperser ses forces de renfort, elle n’a cependant aucune chance de succès si elle n’est pas accompagnée d’un renforcement des forces de première ligne susceptibles de se regrouper et dé procéder rapidement à une contre-offensive.Qui plus est, ces armes à double capacité, nucléaire et conventionnelle, ont l’inconvénient d’entretenir la confusion quant aux véritables intentions de l’OTAN.Quoi qu’il en soit, le Livre blanc devra expliquer aux Canadiens que la stratège actuelle de l’OTAN, axée sur l’usage rapide de l’arme nucléaire, est à la fois la plus économique et la plus suicidaire ; et que si les membres de L’OTAN veulent s’affranchir, du moins partiellement, du danger nucléaire, ils devront accepter des hausses importantes de leurs dépenses militaires.Un défi plein d’espoir : r« arms controi » C’est le Canada qui a fourni à la centrale nucléaire d’Oak Ridge (Tennesse) l’uranium qui allait servir à la fabrication des deux bombes larguées sur le Japon en 1945.Dans les années 1950 et 1960, un tiers des armes nucléaires produites par les États-Unis le furent avec de l’uranium vendu par le Canada.Plus tard, sous le gouvernement Trudeau, le Canada devient le premier pays à éliminer les armes nucléaires de sa panoplie militaire.En Europe, les missiles à ogives nucléaires Honest John sont retirés de l’arsenal canadien cependant que les avions de reconnaissance tactique CF-104 sont dénucléarisés; au Canada, les BOMARC sont démantelés.Actuellement, les intercepteurs CF-101 armés d’ogives nucléaires Génie sont retirés au fur et à mesure que sont introduits les nouveaux CF-18 dotés de missiles conventionnels.En 1983, s’opère un autre revirement dans la politique canadienne.En signant l’accord parapluie (février 1983) sur les essais de missiles en territoire canadien, le gouvernement entrouvre la porte à une éventuelle collaboration canado- Présence internationale du Québec LU YOLAND SÉNÉGAL ?« Projection Internationale du Québec », Politique, Revue de la Société québécoise de science politique, no.7,1985,181 pages.Depuis les années 60, époque du développement et de l’affermissement de l’État du Québec, on assiste à une plus forte présence du Québec et des Québécois sur la scène internationale.Certes, au plan juridique, le Québec n’a pas de personnalité internationale propre mais, à l’instar de d’autres provinces canadiennes, il a pu, notamment, instaurer un ré-• seau de « délégation du Québec » à l’étranger.De plus, à cause de sa spécificité, le Québec a développer des liens particuliers avec la France et les organismes francophones, comme l’Agence de coopération culturelle et technique (dont on dit que René Lévesque pourrait devenir le prochain secrétaire général).Sous le titre Projection internationale du Québec, le dernier numéro de la revue Politique fait le point sur ces questions, en centrant l’attention sur les États-Unis, TA-mérique latine (et les Caraïbes), l’Afrique et la France.Un premier article, de Bruno Perron (University Consortium for Research on North America j^^porte sur nos relations avec les États-Unis.Celles-ci sont essentiellement économiques et sous le sceau de la dépendance structurelle.Cela dit l’auteur met en garde ceux qui croient qu’une plus grande intégration avec les États-Unis garantirait mieux le respect de la sp&ificité du Québec.« La force relative du Québec par rapport aux États-Unis est moins grande que par rapport au reste du Canada.Comment peut-on alléguer que le Québec serait plus à même de négocier les modalités d’une intégration nord-américaine alors qu’il arrive difficilement à faire prévaloir ses vues au sein du Canada ?» (p.28).Après avoir fait l’historique de l’intérêt que présentait l’Amérique latine pour les Québécois, Daniel Gay (Université Laval) fait le portrait de la présence actuelle du Québec dans cette région.L’auteur définit quatre types d’intervenants : 1) l’État (surtout à partir de 1978), 2) les gens d’affaires, 3) les missionnaires, 4) les coopérants.« Lente à se manifester, la présence du Québec en Amérique latine aujourd’hui est une réalité.Multiple, elle est contradictoire aussi : elle paraît osciller entre l’humanisme et le souci de rentabilité à tout prix ».(p.50).La politique africaine du Québec (1960-1984) est ensuite analysée par Myriam Gervais (UQUAM).La présence du Québec en Afrique — via son gouvernement — a été marqué par une forte concurrence avec l’État fédéral, qui contrait les efforts du Québec pour établir des liens politiques avec les pays africains.Pendant les années 1971-78, c’est surtout par le domaine de la coopération que le Québec tenta de se faire une place en Afrique francophone.Depuis 1978, nous avons.davantage mis l’accent sur les liens commerciaux ; ainsi, nos exportations ont doublé entre 1972 et 1981.Quant à la coopération, elle a diminué ces dernières années, le Québec résistant mal à la concurrence de TA.C.D.I.Myriam Gervais conclu que les politiques récentes du gouvernement québécois «.font entrevoir un déplacement des préoccupations axées antérieurement sur une reconnaissance politique du Québec vers une rentabilisation en « termes économiques ».(p.65).L’histoire des relations France-/Québec est bien connue.Pendant les années 60, ce furent les « retrouvâmes » et, malgré une attitude souvent mesquine du gouvernement fé- déral à cet égard, les liens Québec-/ France n’ont cessé de se développer.Ainsi c’est plutôt une « prospective » de nos relations bilatérales que Daniel Latouche (Université McGill) entreprend.Quelle doit être la nature de nos liens avec la France ?« Politique » de répondre Daniel Latouche.Un déploiement Québec/France sur le champ de la francophonie et du monde, avec un contenu d’abord culturel.Notre force commune, dit Latouche, ce n’est pas tant le « virage technologique » que les sciences humaines et sociales.Et l’auteur de proposer la création d’un Forum sur les communications, d’un Institut franco-québécois sur les États-Unis, d’un Institut franco-québécois d’études sur le Canada, ce dernier devant faciliter une percée franco-québécoise sur le marché canadien.Depuis des années.Ton se plaint du manque d’investissement français au Québec, on s’étonne de voir Daniel Latouche mettre encore l’accent sur des relations dont le caractère premier demeure culturel.Il ressort de la lecture de ces textes que la « projection internationale » du «Québec (sauf avec la France) est surtout économique ; dans un cas toutefois (les États-Unis) nous sommes en position de faiblesse.On aurait aimé, en complément, un article de fond, situant la question dans le cadre des relations Nord/Sud.Coopération ou exploitation ?« Investissements productifs », mais pour qui ?« Relations bilatérales », mais dans quelle mesure ?D’autre part il aurait fallu répondre à la question, « le Québec a-t-il une politique extérieure cohérente et globale », si oui, laquelle ?si non, quelle devrait en être la nature ?Soulignons en terminant que le lecteur trouvera en outre dans ce numéro de Politique un entretien avec le grand sociologue Alain Touraine (par Philippe Faucher, Université de Montreal) ainsi que plusieurs recensions.\ T y 1/ américaine en matière d’essais de vecteurs destinés à être dotés d’ogives nucléaires.En acceptant par la suite que soient testés dans le cadre de cet accord les missiles de croisière (ALCM) qui armeront les bombardiers stratégiques B-52 et B-1 de TUS Air Force, le Canada achevait de perdre une virginité si hautement proclamée.Sans être des armes de première frappe, ces missiles sont néanmoins déstabilisateurs en ce qu’ils sont des armes anti-forces destinées à livrer une guerre nucléaire une fois celle-ci déclenchée et non à dissuader une agression.Mais le gros défi reste à venir.Si le Canada participe à la recherche sur TIDS, il contribuera au développement d’un projet qui aura un effet déstabilisateur total sur les relations entre les deux superpuissances en plus de violer l’esprit, voire la lettre, de l’article V-1 du traité ABM de 1972 qui stipule que les parties contrac- tantes « renoncent à mettre au point, à essayer et à déployer des systèmes anti-missiles ou leurs composantes, qui seraient basés en mer, situés dans l’atmosphère, dans l’espace ou, mobiles à terre.» Le cas échéant, le Canada deviendra Tun des acteurs d’une course aux armes offensives et défensives d’une ampleur encore jamais vue.Comme Ta démontré avec beaucoup de perspicacité T Union of concerned scientists dans un ouvrage récent (The fallacy of star wars), TIDS, en plus d’avoir un effet délétère sur la balance centrale des forces, sera très certainement un échec du point de vue militaire et technique.Il n’est pas inutile de mentionner que cette étude a été dirigée par des gens aussi qualifiés qu’Hans A.Bethe, participant au projet Manhattan, lauréat du prix Nobel de physique et ancien conseiller présidentiel en matière d’armes stratégiques (1957-1960); Kurt Gottfried, ancien directeur de la section recherche en matière d’énergie dirigée de TAme- rican Physical Society; Peter Aj Classen, ancien analyste de la CIA; en matière d’armes stratégiques;' Noel Gaylor, ci-devant Chef de la,’ force du Pacifique, etc.Tout comme en 1967, alors que le; Canada avait refusé de participer au! système antimissiles Spartan, le gou-; vernement Mulroney doit refuser d’entraîner le peuple canadien dans! l’entreprise mégalomane que lui pro-' pose la Maison-Blanche.I Si le Canada veut faire oeuvre utile dans ce dossier, il doit encou-; rager les deux superpuissances à' conclure un accord interdisant les essais et le déploiement d’armes; antimissiles et antisatellites.Le gouvernement canadien doit investir ses espoirs dans les négocia-! tions de Genève et non dans les so-' phismes de ceux qui décrètent pom-I peusement que T« arms control » est; moribond et que la sécurité de l’humanité réside dorénavent dans le dé-; veloppement de nouveaux systèmes d’armes.; Un Soviétique se met à table LU PIERRE Y.LAURIN ?Arkadi Chevtchenko, Rupture avec Moscou, Éditions du Roseau, Paris, 1985, 462 pages.ROMYKO se préparait // I -Scrupuleusement a cha-'' *cune de ses rencontres, avec le secrétaire d’État Kissinger, ne négligeant aucun effort, et attendait chque occasion avec la fébrilité d’une jeune mariée le soir de sa nuit de noces ».(p.257) On imagine mal, le lecteur en conviendra sûrement, l’actuel président de la République soviétique guetter avec délectation la « jouissance » que lui réservait Henry Kissinger.Son allure de sphinx impassible jure avec le portrait un peu grotesque que dresse, là, le dissident Chevtchenko, de l’ancien chef de la diplomatie soviétique.Hormis cette douteuse image, Gromyko reste le « héros » de ce livre : dans un aréopage de décideurs âgés, erratiques et intriguants, il a toujours su trancher par sa probité, sa ténacité.Chevtchenko Ta longuement cotoyé, ayant été nommé conseiller dans son équipe.Il est indéniable que les révélations faites dans ce livre sont d’une utilité inestimable pour comprendre le monde soviétique.Rappelons que Arkadi Chevtchenko est le diplomate russe le plus haut placé à être passé à l’Ouest.En tant que membre de la nomenklatura et de l’élite politique de son pays, c’est une voix unique qu’il nous est donné d’entendre sur la réalité du fonctionnement de TU.R.S.S.Ce livre, à cause des déclarations percutantes dont il est fait, a soulevé ) une petite tempête dans le monde des commentateurs du conflit est-ouest.Plusieurs journalistes y ont vu un matre-livre, enfin crédible parce que venu d’un Soviétique autrefois convaincu.D’autres sucèrent qu’il a été fortement inspiré par les faucons de la C.I.A.(avec qui l’auteur a dû négocier pour assurer son passage à l’Ouest) et qu’il n’est ainsi qu’un pamphlet anti-soviétique qui ne vaut pas le papier sur lequel il a été imprimé.Dans le New York Times du 1er juillet 1985, le journaliste Edwin McDowell met un terme au débat.On s’est mis à plusieurs pour éplucher le livre de M.Chevtchenko et dénombrer certaines inexactitudes, parfois qualifiées de mensonges délibérés.L’enquête de M.McDowell, menée auprès de « sources sûres » montre que ces accusations sont sans fondement.Mais c’est à lire l’ouvrage qu’on achève d’être convaincu que ce n’est pas à un tissu de fabrications que nous avons affaire, mais plutôt à un témoignage de première main, d’une authenticité on ne peut plus probable.Prenons quelques exemples.Le dissident russe nous relate une conversation qu’il a eue avec Khrouchtchev alors qu’ils approchaient de New-York pour la visue officieUe du leader soviétique, aux U.S.A., en 1959.Khrouchtchev lui confiait que Cuba et son chef étaient loin d’être des fruits mûrs à être cueillis par les Soviétiques ; « Je voudrais que Cuba devienne la tête de pont du socialisme en Amérique latine (.).Les Américains nous facilitent la tâche (.).Les anti-communistes américains crient au loup et voient des rouges partout, alors que Cuba est à peine rose et peut-être même blanche».(p.l33).M.Chevtchenko pense que la politique soviétique a un seul but : con- quérir le monde.Mais l’auteur s’emî presse d’ajouter que « la théorie ré-< pandue en Occident, selon laquelle les autorités soviétiques suivent urt plan d’ensemble détaillé (.) ne tient pas debout ».(p.353).À preuve,’ la « Direction de la planification de la politique étrangère » qu’on dit mit! sur pied à grands frais ne livra « que d’obscures études académiques et» théoriques (.) ces dossiers furent mis au rancart tandis que Ton en revenait au système des priorités au! jour le jour, sans perdre de vue quelques objectifs à court terme»! (p.200).; Si Arkadi Chevtchenko avait priS' en dictée les délires anti-communis-! tes de certains agents de renseignements américains, ce n’est pas dé! telles thèses que nous aurions rencontrées.En guise de comparaisons,! on peut confronter à Rupture aved, Moscou, le livre du dissident Michael' Suvorov, Inside the Soviet Army', (MacMillan, New-York, 1982) qui, lui,' inspire le doute.! Selon l’auteur, le seul langage que; les Soviétiques comprennent « est celui de la force, de la fermeté ».Du! même souffle, il nous décrit le sys-' tème de « rabâchage systématique »! qui sert de méthode de renseigne-' ment en Union Soviétique.Les am-i bassades disent au Ministère exac-! tement ce que celui-ci veut enten-' dre : les plénipotentiaires lisent la! Pravda, émaillent leurs rapports de' sources locales, et le tour est joué.! Ainsi, Tours menaçant, mal informé’ mais puissant, n’est ni à l’abri des ba- ! lourdises, ni des inconséquences po-! litiques.Arkadi Chevtchenko nous in-' dique la prudence, la vigilance face à ! TU.R.S.S.: mais il nous montre aussi ; que la mécanique prétendument bien ! huilée crisse de toute part, et qu’elle! n’est forte que lorsque nous cultivons' nous-même nos propres faiblesses.! 8 B Le Devoir, lundi 5 août 1985 « i 1.» tt i' - r i J I “"f y' BRUNO BOUTOT Collaboration spéciale A l’occasion du quarantième anniversaire d’Hiroshima, Le Point à Radio- Canada, diffuse demain soir (mardi 6) un nouveau film de l’ONF réalisé en 1985 par Martin Duckworth : Plus jamais d’Hiroshima.C’est à voir, et à faire voir, absolumavant de visionner ce court métrage : le sujet est grave, mais bâteau.Et ce n’est pas un autre film de l’ONF, réalisé en 1983 par Terri Nash, qui aurait pu me donner un a priori favorable.Si cette planète vous tient à coeur, If you Love this Planet, était certes pétri de bonnes intentions.Mais la véhémence de son réquisitoire en faveur du désarmement, assorti d’un montage tendancieux d’images d’archives lui enlevait une partie de sa crédibilité.Ce qui était plus grave, c’est que ce n’était même pas du cinéma, mais une conférence du Dr.Hélène Caldicott filmée sans amour apparent pour l’image.Bien sûr, The Academy of Motion Picture lui a décerné l’Oscar du court-métrage documentaire, et ça ne se discute pas, n’est-ce pas ?Libre à Hollywood de s’acheter une bonne conscience à peu de frais et à la fierté canadienne de se gonfler d’un Oscar, mais un mauvais film reste un mauvais film, même sur un sujet important, inquiétant, angoissant et sur lequel tout le monde est d’accord.De toute évidence, je n’étais pas dans les meilleures dispositions pour apprécier le film de Martin Duckworth.Mais dès les premières images, mes rumeurs se sont tues.Surtout, ne manquez -pas ces premières images.Je ne les décrirai pas, mais dire seulement qu’elles donnent le ton du film : la beauté, la sérénité.Oui, je sais, à lire, comme ça, ça semble étrange comme qualificatifs pour un film sur Hiroshima.'C’est pourtant exactement ce qui est évoqué, et qui sonne juste jusqu’au bout.Duckworth, lui, est cinéaste, et donne là une admirable leçon de cinéma.Les images, d’abord, sont irréprochables : belles, sans jamais être léchées, ni jolies, ni provocantes, ni indiscrètes.Le réalisateur sait que son sujet est assez fort pour n’avoir besoin d’aucune emphase, et il se met simplement à son service, de son mieux.Au cours de ces 26 minutes, on suit le témoignage de quelques survivants de la première bombe atomique.Il aurait été facile, comme tant d’autres l’ont fait, d’aligner des images d’horreur.Il n’y en a pourtant aucune, ou presque : une vue aérienne d’Hiroshima rasée et deux photos en noir et blanc de corps mutilés, sur lesquelles la caméra ne s’attarde pas.Les survivants racontent leur histoire à des touristes, à des enfants d’école au Japon puis aux États-Unis, ensuite lors de la grande manifestation du Mouvement pour la Paix à l’occasion de la 2ème Session de TON U pour le désarmement à New-York.Mais même là il n’y a pas de grandiose, de pompes ni d’effets de foule.Le talent de Duckworth pour transmettre une émotion dans toute sa nudité et sa simplicité donne à son propos une couleur d’évidence irréfutable qui va bien au-delà de tout plaidoyer, réquisitoire ou discours prosélyte.That’s it.C’est un film pour toute la famille : non seulement les enfants, y compris les plus jeunes, peuvent le voir, mais il faut qu’ils le voient : à la maison, à l’école, à la première occasion, et plutôt deux fois qu’une.L’homme qui ouvre, et qui ferme le film, avait cinq ans quand la bombe lui est tombée sur la tête.Et tout enfant qui a aujourd’hui cinq ans peut un jour être militaire, scientifique, artiste, politicien, ou simplement électeur : ça ne peut pas faire de mal d’avoir ce type d’émotion quelque part dans les synapses.N X MSSSr maines aeux navires affrétés par « Médecins du monde » et la Marine nationale française.Ils ont rapporté des images et des témoignages saisissants.620 personnes ont pu être sauvées pendant cette campagne, qui n’a pu se poursuivre faute de fonds.PBS 22h : Alive from Off Center : « Summer Dances » ; ce sixième épisode d’une série de huit qui présente les plus belles vidéos contemporaines est consacré ce soir à trois vidéos chorégraphiques ; « Window Dance », de Dan Wagoner, « August 27, Coney Island » de Karole Armi-tage et Charles Atlas (dont on a déjà vu Parafango), et « You Little Wild Heart» de Marta Renzi.CBS 23 h 57 : Rhapsody in Blue : biographie classique du compositeur américain George Gershwm.MARDI LE 6 AOÛT PBS 20 h ; Hiroshima Remembered ; c’est aujourd’hui le quaran- tième anmversaire de l’explosion de la première bombe aïomique lâchée sur des humains ; cette émission spéciale de trois heures comprend un reportage transmis par satellite sur les cérémonies anniversaires qui se sont déroulées le jour même à Hiroshima ; le film « The Day After Trinity : J.Robert Oppenheimer and the Atomic Bomb » et un film de John Else sur Oppenheimer et la fabrication de la première bombe atomique.Radio-Canada 22 h 21 : au Point, « Plus jamais d’Hiroshima » (voir ci-contre : « Post Videum »).MERCREDI 7 AOÛT Radio-Québec 19 h 30 : Pierre Nadeau rencontre : Eugène Lourié ; ce décorateur et réalisateur de films nous raconte sa vie à Hollywood.PBS 21 h : : Non Fiction Television : « The Shakers : Hands t( Work, Hearts to God » ; à l’aide de documents d’archives et de témoignages, cette émission retrace l’his- toire des Shakers, cet étrange groupe religieux qui a produit quelques unes des plus biles oeuvres architecturales de l’histoire des États-Unis.TVFQ 21 h 30 : Téléfilm : « Jouez hautbois résonnez musette » ; recommandation sans garantie : je n’ai pas vu ce film ; mais Jean Christophe Averty est un des plus originaux des réalisateurs français, et s’il réalise une comédie sur le thème des mères-porteuses, il faut au moins y jeter un coup d’oeil.JEUDI 8 AOUT ET VENDREDI 9 AOÛT Radio-Canada 18 h 30 : Rencontres : Georges Dumézil.Historien, maître incontesté en études indo-européennes, Georges Dumézil est l’un des plus grands érudits de ce siècle ; il maîtrise plus de 40 langues vivantes ou disparues ; il a aujourd’hui 85 ans.I,’entrevue est menée par Marcel Brisebois.B.B.Les images qui font voir les nouvelles Depuis quelques années, les présentateurs d’émissions de nouvelles se sont vus de plus en plus accompagnés à l’écran d’une image secondaire.Techniquement, ce deuxième petit écran s’appelle une incrustation, ou une mortaise, mais ceux qui en font les images disent plus simplement « la boîte ».Cette petite boîte d’apparence anodine a en peu de temps bouleversé la présentation des informations.D’abord, elle a déplacé la position des présentateurs : eux qui se trouvaient trôner au milieu de l’écran se voient désormais repoussés à droite ou à gauche pour laisser place à l’image.Ensuite, elle a provoqué des batailles épiques dans les salles de nouvelles, sur la place respective que doivent, ou devraient, occuper la parole et l’image.A Radio-Canada, Georges Dési-lets, réalisateur et responsable de la gestion des illustrations, m’a résumé les arguments des deux camps : certains voulaient des images parce qu’elles illustrent et soulignent les informations apportées par les paroles, d’autres craignaient que les images distraient l’attention du téléspectateur au détriment du poids des mots.Aujourd’hui, l’équilibre entre les deux camps semble s’être stabilisé autour d’un concept unanime : tous les réseaux canadiens et américains emploient systématiquement la boîte (on a pu voir à TVFQ que même les Français s’y sont mis) mais n’y projettent pas, ou peu, d’images de mouvement qui, effectivement, détournent l’attention.À Radio-Canada, la gestion des images pour les nouvelles du soir commence dès le matin.Au cours d’une réunion, à 10 h, sont établies toutes les hypothèses de reportages ou de segments de nouvelles.À15 h, entre 15 et 25 images sont comman- dées.Tous les réseaux n’utiUsent pas la boîte de la même façon.Certains ne s’en servent que pour annoncer (ou « ouvrir ») un reportage.À Radio-Canada, on utilise une image par nouvelle différente, à laquelle s’ajoutent des images ou illustrations (qui peuvent être des textes ou des chiffres) inclues à l’intérieur de certains reportages.Intervient alors une machine au beau nom d’ADDA.C’est un ordinateur qui peut « geler » et garder en mémoire n’importe quelle image de télévision.Georges Désilets évoque avec envie les machines de CBS qui peuvent garder en mémoire de 30 à 50,000 images, mais l’ADDA de RC n’a place que pour 1,500.Ça peut sembler beaucoup, mais les images permanentes, comme les cartes de météo et les visages des ministres québécois et canadiens immobilisent déjà 450 « places ».Les 1,050 qui restent se renouvellent environ une à deux fois par mois.Parmi les images commandées à la réunion de 15 h, à peu près la moitié peut se trouver dans la mémoire.Le reste, une douzaine, reste à faire.La commande est passée à l’étage supérieur, au département d’illustration et de graphisme.Là, du personnel est en poste devant un merveilleux appareil qui s’appelle un « Paint-box ».C’est un ordinateur avec lequel toute image peut être dessinée, coloriée, tramée, déformée, encadrée, réduite, augmentée et mille autre possibilités, directement sur l’écran, à l’aide d’un simple crayon magnétique.Le paint-box peut aussi fixer n’importe quelle image que lui envoie l’ADDA, ou en sélectionner une qui passe sur un canal de télé.L’ADDA et le paint-box sont branchés avec la régie du studio du Point et la régie de la salle des nouvelles.B.B.m y Orfêmsisptr T$nms Cmêdê Champion des Internationaux Player's en 1984, joueur no 1 au monde, McEnroe sera en compétition avec les Connors, Lendl, Jarryd, Arias et autres.Venez voir les étoiles du tennis à l'oeuvre aux Internationaux Player's 1985.Billets en vente aux comptoirs Ticketron.Commandes téléphoniques: Télétron (514) 288-3782 du 10 au 18 août Stade de tennis Jarry 16 Le Devoir, lundi 5 août 1985 SPORTS * ¦^1 PhotOlAMT CP Alex Baumann affiche un large sourire après avoir remporté la Coupe Esso pour une deuxième année consécutive.Baumann remporte la Coupe Esso pour une deuxième année d’affilée (PC) — Les championnats canadiens de natation ont pris fin samedi soir par la consécration d’Alex Baumann à titre de récipiendaire de la Cou^ Esso et des nageurs par excellence de la compétition, Jane Kerr, d’Etobicoke, et Vlatismil Cemy, de Winnipeg.Baumann méritait ainsi la Coupe pour une deuxième année d’affilée, suite à sa magistrale performance au 200 mètres quatre nages alors qu’il est venu à 83 centièmes de seconde près de fracasser son propre record mondial.Baumann a réussi un chrono de 2:02.25.Kerr a été couronnée championne individuelle de la compétition en vertu d’une récolte de sept médailles, cinq d’or et deux d’argent.Cemy, pour sa part, a amassé quatre médailles.Au total, 10 nouveaux records canadiens ont été établis au cours de la compétition, dont quatre hier.Blair Hicken et Debbie Wurzburger ont fracassé les marques nationales aux 50 mètres hbre et 800 mètres libre.Hicken a également établi une nouvelle marque aux 100 mètres libre.Les nageurs québécois ont connu leur large part de succès sur le plan individuel avec une récolte de cinq médailles d’argent et six de bronze.La grande révélation a sans doute été Guylaine Cloutier, 13 ans, de Montmagny, deux fois deuxième à la brasse, entre Cindy Ounpuu et Dominique Roussy et bien devant Anne Ottenbrite qui s’efface de la scène nationale après avoir dominé la scène mondiale.Claude Lamy s’est également distingué en arrachant le bronze au 50 mètres libre, mais comme tout athlète il aurait souhaité terminer deuxième puisque cela lui aurait valu un passe-droit pour la compétition internationale que l’équipe canadienne doit disputer au Japon.Pascale Choquet, de Varennes, s’est classée 5e au 50 mètres libre en 27.13, améliorant ainsi sa marque provinciale chez les 15-17 ans par quatre centièmes de secondes.Quant à Sophie Dufour, de St-Césaire, elle a pris le quatrième rang dans le 800 mètres libre en 8:47.42, abaissant sa meilleure performance à vie par plus de 10 secondes.Gullickson déçoit dans une défaite de 4-3 à Pittsburgh Les Expos perdent un match controversé RICHARD MILO PITTSBURGH (PC) - L’arbitre-en-chef John Kibler a été à l’origine de deux controverses, hier après-midi, et ces décisions alimentaient les discussions à l’issue de la victoire des Pirates de Pittsburgh qui ont battu les E^s 4-3 devant 10,fe personnes au Three Rivers Stadium.« Kibler a renversé la décision de DeMuth (Dana), l’arbitre du marbre.MONTRÉAL (Sameoi) nTTSBUROH UWshtn 2b ab P CS PP 4 110 Orsulok cg ab P CS PP 5 2 2 0 Low 1 b 4 0 2 0 Roy 2b 4 111 Franco 1 b 10 10 Madick 3b 2 0 11 Dowson cd 5 0 10 Clemnts 1 0 0 0 0 Brooks oc 5 112 Kemp fs 10 0 0 Wallach 3b 5 2 2 0 Guante 1 0 0 0 0 Wohifrd cg 2 12 1 JThpsn 1b 3 12 1 WInghm cc 2 0 10 Almon 1b 0 0 0 0 Webster cc 110 0 MBrown cd 4 0 0 1 Fitzgerld r 2 0 12 TPena r 4 0 11 BSmith 1 3 0 0 1 Wynne cc 4 0 10 Roberge 1 0 0 0 0 Khalifa oc 3 0 10 SThpsn fs 10 10 MeWIms 1 0 0 0 0 Burke 1 0 0 0 0 Winn 1 1110 Totoux 35 613 6 Frobel fs Morrisn 3b Totaux 10 0 0 2 0 0 0 34 5 10 5 Montréal 122 010 000— 6 Pittsburgh 101 120 OOO— 5 Point victorieux — Fitzgerald (6).DJ—Montréol 3, Pittsburgh 2.LSB— Montréal 8, Pittsburgh 5.2B-“ UWashingtn, Wollach, Wohl* ford, Winn, JThompson, SThompson.38—Orsulak.C—Brooks (8).BV—Winningham (16).S—Khalifa.BS—Fitzgerald.Montréal CS P PP M RB BSmith 4 1-3 8 5 5 O 3 Roberge G,2-1 2 2-3 1 O 0 0 1 Burke 11-3 1 O O 1 O Reordon S,27 2-3 0 0 0 0 0 Pittsbur9h McWillms P,5-8 2 1-3 7 5 5 2 3 Winn 2 2-3 4 1 1 2 0 Clements 2 0 0 0 0 1 Guonte 2 2 0 0 11 APL—Madlock par BSmtth.Fl— BSmith.D — 2:54.A — 10,593.Celui-ci estimait que Law (Vance) pouvait marquer du troisième but», a commenté Buck Rodgers.Le gérant des Expos a déposé une réclamation à la suite de la décision de Kibler.Celui-ci a donné raison au gérant des Pirates, Chuck Tanner.Law occupait le premier but lorsque Hubie Brooks a claqué un simple au champ centre pour pousser Law au troisième but.Le voltigeur de centre Marveli Wynne a effectué un relais impréci.s à Bill Madlock, au troisième but, et la balle a frappé un poteau de démarcation entre les Rodgers a déjà remporté un protêt lorsqu’il gérait une équipe dans les mineures.Les préposés au terrain, qui avaient quitte avant la cinquième manche, n’étaient plus là pour étendre la toile lorsque la pluie s’est abattue sur le terrain.Tim Raines, le voltigeur de gauche des Expos, a par ailleurs avoué qu’il n’a jamais capté le coup qu’il a transformé en un double-jeu à la fin de la troisième manche.«Je n’ai pas capté la balle et je l’ai dit à Kibler par la suite», a-t-il dit.Raines a saisi le coup de Tony Pena après un bond.Il a relayé la balle au champ intérieur pour dou- bler Jason Thompson pendant que Bill Madlock marquait le quatrième point des Pirates.joueurs et les photographes pour revenir sur le terrain.«Tanner (Chuck) prétend qu’il s’agit d’un règlement de terrain.Or il n’y a aucune allusion au poteau dans la liste des règlements du terrain que j’ai consultée.De plus, il n’a pas été question du poteau lorsque Bill Madlock a énuméré les règlements avant lepremier match de la série».Les Expos ont ensuite marqué lorsque Tim Wallach a été atteint d’un lancer avec les buts rerm)lis, après un but sur balles à Terry Fran-cona, mais Rodgers ne croit 6as que le point des Expos pourra influencer la décision des autorités de la ligue.«J’ai confiance de gagner car il s’agit d’un règlement de terrain», a soutenu le gérant des Expos.Selon Rodgers, le retrait de Thompson au premier but a été effectue avant que Madlock ne croise le marbre', ce qui signifie que le «point ne compte pas».Rodgers a cependant esquissé un sourire lorsqu’on lui a souligné que Raines n’a pas capté la balle.Du côté des Pirates, le gérant Chuck Tanner a soutenu que son ae a déjà été victime du poteau Smarcation qui sépare les joueurs des photographes dans l’abri de son équipe.«Ce n’est pas nouveau», a-t-il dit.Tanner a expliqué que les Expos vont perdre leur réclamation parce qu’il s’agit d’un règlement de terrain qui est en vigueur depuis plusieurs années.Le droitier Bill Gullickson a effectué une mauvaise sortie, hier.Il a donné huit coups sflrs et quatre points en cinq manches avant de céder le monticule à Gary Lucas, en sixième.«Il n’avait pas son étoffe habituelle», a dit Rodgers qui a fait appel à Bill Laskey pour lancer la huitième manche.Laskey a retiré les trois frappeurs à lui faire face.«Il est difficile d’évaluer un lanceur en une seule manche.Mais il a lancé de bonnes balles rapides et aucun frappeur n’a frappé la balle solidement contre lui».Au total, les Expos ont réussi 10 coups sûrs contre trois lanceurs ds Pirates.Rick Rhoden (6-12) a lancé pendant les cinq premières manches.Cecilio Guante a protégé sa deuxième victoire de la saison.Grève dans le baseball Les négociations sont rompues MONTRÉAL (Dimanche) PITTSBURGH ob P CS PP ab P CS PP Roines cg 5 0 10 Orsulok cg 4 13 0 Low 2b 4 110 Wynne cc 3 10 0 Dowson cd 5 0 10 Madick 3b 2 110 Brooks oc 5 13 1 Roy 2b 0 0 0 0 Franco 1b 2 0 0 0 JThpsn 1b 2 0 0 1 UWshtn 2b 10 0 0 MBrown cd 4 0 2 1 Wallach 3b 3 0 0 1 TPena r 3 0 0 1 Winghm cc 3 0 0 0 Morrisn 2b 4 111 Webster cc 10 0 0 Khalifa oc 4 0 10 Fitzgerld r 4 13 0 Rhoden 1 2 0 0 0 Gulicksn 1 2 0 11 CImnts 1 10 0 0 Nicosia fs 10 0 0 Guante 1 10 0 0 Lucos 1 0 0 0 0 Burke 1 0 0 0 0 Whifrd fs 0 0 0 0 Laskey 1 0 0 0 0 Totaux 36 3 10 3 Totoux 30 4 8 4 Montréal 001 110 000— 3 Pittsburgh 211 000 OOx— 4 Point victorieux — JThompson (5).E—Brooks.DJ—Montréal 1, Pittsburgh 1.LSB-—Montréal 10, Pittsburgh 8.2B-— Fitzgerald, Or-sulak.C—Morrison (1), Brooks (9).BV—Khalifa (1).S—Modlock.BS—-TPena.Montréal Ml CS P PP BB RB Gulicksn P,10-8 5 8 4 4 2 1 Lucas 11 *3 0 0 0 2 2 Burke 2-3 0 0 0 01 Laskey 1 0 0 0 0 1 Pittt^rgh Rhoden G,6-12 5 7 3 3 2 4 CImnts 2 2-3 3 0 0 1 0 Guante S,2 11-^ 0 0 0 O 1 APL—Wallach by Rhoden.ML—lucos.BP-—Fitzgerald.D —2:52.A—10,981.NEW YORK (AP) - À 24 heures de la date ultime du déclenchement d’une grève dans le baseball, les deux parties ont chacune rejeté les propositions de l’autre, hier, quittant la table des négociations sans qu’aucune nouvelle rencontre ne soit prévue.Les négociateurs ont mentionné qu’ils demeureront en contact au téléphone, et Lee MacPhail, qui représente les propriétaires, a précisé qu’il «y aura une autre séance de négociation» avant le déclenchement de la grève.Il ne sait toutefois pas à quel moment cette rencontre aura lieu.Don Fehr, le directeur exécutif de l’Association des joueurs, a dit qu’il avait informé les joueurs de ne pas voyager après les rencontres de lundi soir ou mardi matin sans en avoir reçu, au préalable, la permission.La séance de négociation d’hier, qui a duré environ trois heures, a suivi une apparition du commissaire Peter Ueberroth à l’émission de David Brinkley au réseau de télévision ABC.Au cours de l’entretien, Ueberroth a confié qu’il ne pensait pas qu’il y aurait grève.«Je crois qu’ils peuvent encore s’entendre, a dit Ueberroth.Ils sont d’ailleurs de retour à la table de négociation en ce moment».Pour la première fois au cours des huit derniers mois de pourparlers, l’Association des joueurs a ouvert la porte à un compromis hier.Les FORMULE INDY Première victoire de Jacques Villeneuve ELKHART LAKE (AP) - Malgré une virevolte survenue sous une pluie intermittente, Jacques Ville-neuve a résisté à une dernière pous- sée de Michael Andretti pour enlever hier sa première victoire en carrière sur le circuit des grands de la formule de type Indy.Il s’est présenté à BASEBALL Ligue Nationale Samedi New York 5, Chicago 4 L.Angeles 2, Cincinnati 0 Montréal 6, Pittsburgh 5 S.Francisco 7, Atlanta 5 Houston 4, San Diego 3 Phil’phie 6, St.Louis 4 Hier Pittsburgh 4, Montréal 3 Atlanta 5, S.Francisco 4 Cincinnati 5, L.Angeles 4 Phil'phie 6, St.Louis 0 New York 4, Chicago 1 San Diego à Houston Aujourd'hui New York, Lynch (8-5), à Chicago, Sorenson (3-2), 16 h 05 Montréal, Schatzeder (2-4) à Pittsburgh, Tun-nell (1-7), 19 h 35 San Diego, Hawkins (14- 3), à Cincinnati, Mc-Gaffigan (1-0), 19 h 35 Los Angeles, Reuss (8-7).à Atlanta, Smith (6-8), 19 h 40 Philadelphie, Rawley (7-6), à St.Louis, Cox (12-6), 20 h 35 San Francisco, Ham-maker (3-9), à Houston, Knepper (8-9), 20 h 35 Ligue Américaine Samedi New York 8, Chicago 4 Detroit 9, Milwaukee 3 Toronto 4, Texas 1 Seattle 6, Oakland 2 Cle'land 10, Bal'more 4 Boston 5, Kansas City 4 Cal'fornie 5, Min'sota 4 Hier Detroit 7-4, Mil'kee 4-14 BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.ST-LOUIS.61 41 .598 NEW YORK.61 42 .592 MONTRÉAL.58 47 .552 CHICAGO.54 49 .524 PHILADELPHIE.48 55 .466 PITTSBURGH.33 69 .324 Section Ouest LOS ANGELES.60 43 .583 CINCINNATI.55 48 .534 SAN DIEGO.55 49 529 HOUSTON.48 56 .462 ATLANTA.46 57 .447 SAN FRANCISCO.41 64 .390 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO.67 39 .632 DETROIT.56 47 .544 NEW YORK.56 47 .544 BOSTON.55 49 529 BALTIMORE.52 50 .510 MILWAUKEE.45 57 .441 CLEVELAND.34 69 .330 Section Ouest CALIFORNIE.60 44 .577 KANSAS CITY.55 47 .539 •OAKLAND.55 49 .529 CHICAGO.52 49 .515 SEATTLE.49 55 .471 MINNESOTA.46 56 .451 TEXAS.40 64 .385 dm.Texas 8, Toronto 4 Baltimore à Cleveland Chicago 4, New York 1 Boston 6, Kansas City 5 Californie 6, Min'sota 5 Oakland 5, Seattle 3 Aujourd’hui Chicago, Bannister (5-8), à New York, Guid^ (13-4), 20 h Detroit, Terrell (10-6), à Kansas City, Jackson (10-6), 20 h 35 Seattle, Swift (3-5), en Californie, Witt (8-7), 20 h 30 Minnesota, Smithson (3-9),à Oakland, Birtsas, (7-2), 22 h 35 Les frappeurs Db et DO cc fnov.Bfooks : 392 102 59 9 ^ Butera .52 10 4 0 192 Dawson 329 86 45 10 261 FiU rakJ 246 50 27 5 203 Francona.131 35 16 1 267 Law.331 85 31 6 257 Newman.17 2 1 0 .118 Nicosia.58 11 10 190 Rames 379 109 19 5 288 Shines .26 4 2 0 .154 Thompson.1 1 0 0 1000 Wallach 362 98 51 9 271 Was ngton 144 43 17 1 299 Webster 90 20 8 4 222 Winn gham 205 56 17 3 273 Wohiford 96 18 10 1 .188 Buta volés: Raines 38.Winningham 16, Dawson 8, Washington.Brooks 6, Wallach.Webster 5.Fitzgerald.Law, Francona 4.Driessen, Newman 2, Nicosia 1.Les lanceurs (-P ml pm rab mpm Burke.58 69 2 11 47 1 42 Gullickson 108 110.1 40 39 326 Hesketh 94 1381 33103 2.15 Lucas.3-2 38.1 12 17 2.82 Palmer.6-9116.2 49 92 3 79 Reardon 2-4 57.2 15 45 2.37 Roberge 2-1 362 8 17 1.96 Schatzeder 2-4 73.0 32 42 3 94 Smith 12-4 152 1 49 87 2 89 St Clair 3-2 39 2 11 14 2.49 VIctoIras R0âr~ don.27.Burke.4, Roberge.Mahler, 1 chacun.l’arrivée 10 secondes devant Andretti au bout des 200 milles de la course présentée au Wisconsin.«Ça fait du bien d’avoir pu briser la glace, a dit Villeneuve.Nous avions toujours connu de bons départs, pour ensuite connaître de mauvaises fins de course.Mais, cette fois, c’est le contraire qui s’est produit», dit-il après voir effectué avec brio les 50 tours de piste de ce circuit de quatre milles sur lequel s’échelonnent 14 virages.Le pilote de 31 ans, qui n’avait pu faire mieux qu’une quatrième place en trois ans sur le circuit, le mois dernier à Cleveland, a pris la commande au 38e tour de piste.Il a eu la voie libre quand Al Unser fils, vainqueur des deux précédentes épreuves, eut virevolté aussi pour ensuite aller s’immobiliser le long de la rampe alors qu’il détenait une priorité de 20 secondes.Unser, 23 ans, fils de Al Unser — trois fois vainqueur des 500 milles d’Indianaçolis — a été transporté à l’hôpital où on a confirmé quTl souffrait d’une fracture à la cheville droite.Unser a aussi été soigné pour une lacération de deux pouces au talon du pied gauche.En plus du prestige, la victoire a rapporté $44,640 à Villeneuve.II a poussé sa March 85C-Cosworth à une vitesse moyenne de 114.066 milles à l’heure.L’Australien Alan Jones sur Lola T-900-Cosworth s’est classé troisième, derrière Andretti, et devant Bobby Rahal.Emerson Fittipaldi du Brésil, Arie Luyendyk de Hollande et Al Unser ont suivi dans l’ordre.La pluie s’est mise à tomber à compter du 32e tour de piste, incitant la plupart des pilotes à se précipiter aux puits y changer leurs pneus.Al Unser fils devait rentrer aux puits, n ne lui restait que trois virages à effectuer quand sa voiture à tournoyé.Grand Prix d’Allemagne Alboreto accroît son avance NURBURGRING, RFA (AP) - Un tête-à-queue de la McLaren-Porsche d’Alain Prost au 60e des 69 tours du Grand Prix d’Allemagne de Formule Un a été mis à profit par l’Italien Michele Alboreto, sur Ferrari, qui a remporté hier, sur le circuit du Nurburgring, sa deuxième victoire de la saison.Alboreto, qui a finalement devancé Prost et Jacques Lafitte (Ligier-Renault) après une très belle course, a ainsi accru son avance en tête Ligue Canadienne Jeudi Edmonton 49, Ottawa 14 Vancouver 43, Toronto 18 Vendredi Samedi Hamilton 39, Montréal 11 Sask'wan 30, Calgary 17 LIGUE CANADIENNE Section Eet Pi g P n PP pc pte MONTRÉAL.5 3 2 0 103 115 6 OTTAWA.4 2 2 0 91 126 4 TORONTO.5 2 3 0 132 131 4 HAMILTON.4 1 3 0 68 104 2 Section Ouest C-BRITANNIQUE.5 5 0 O 177 65 10 EDMONTON.5 3 2 0 128 126 6 WINNIPEG.4 2 2 O 85 97 4 SASKATCHEWAN.4 2 2 0 103 89 2 CALGARY.3 0 3 0 44 75 0 joueurs ont en effet offert de réduire d’un tiers leurs demandes concernant le fonds de pension.En retour de cette concession, qui permettrait aux équipes d’économiser «des dizaines et des dizaines de millions» selon Fehr, l’Association a demandé aux propriétaires de n’apporter aucune modification au présent système d’arbitrage.En faisant la proposition, Fehr a ajouté que l’Association reconnaissait que certaines équipes éprouvaient des difficultés financières et que si l’arbitrage salarial affectait une équipe en particulier, «elles pourront prendre l’argent ainsi éco- nomisé et faire un chèque à l’équipe».«Ce concept, je crois, est le meilleur que nous puissions soumettre dans une tentative visant à trouver une solution à l’impasse, a dit Fehr.Les joueurs n’ont pas l’intention de faire des concessions aux équipes qui vont bien».En fait, l’Association a offert une formule différente du partage des revenus, formule qui avait été discutée avec les équipes précédemment.Toutefois, selon Fehr, les propriétaires ont refusé de discuter de partage des revenus quelqu’en soit la formule.GYMNASTIQUE 3 médailles d’or pour la Bulgare Diana Dudeva (PC) — La Bulgare Diana Dudeva aura conquis le public montréalais tout au long de la Coupe internationale Montréal de gymnastique.Après avoir remporté le classement cumulatif après les compétitions par équipe, samedi, Dudeva a dominé les finales individuelles aux appareils hier.Elle a remporté trois médailles d’or et une d’argent au grand plaisir des spectateurs.Agée de 17 ans et membre de l’équipe nationale, elle s’est imposée à la poutre, au saut de cheval et au sol tandis qu’elle prenait la médaille d’argent aux barres asymétriques.L’Américaine Yolande Mavity de Eugene, en Oregon, a fait belle figure au cours de ces finales raflant une médaille d’or, une d’argent et une de bronze.La Canadienne Andrea Thomas, qui participait à sa première compétition internationale depuis les Jeux olympiques de Los Angeles, s’est illustrée à la poutre en terminant deuxième.La Chine a, par ailleurs, remporté la coupe Montréal remise à la meilleure équipe.Xu Zhioqiang, membre de l’équipe chinoise qui a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Los Angeles, a remporté la compétition masculine.Sa compatriote Xu Yemei a terminé quatrième chez les dames.Ils ont combiné leurs efforts pour donner cinq points à la Chine, qui a devancé les Etats-Unis et le Canada.Un total de 12 pays ont participé à cette rencontre de trois jours qui a servi de préparation aux championnats mondiaux de gymnastique qui seront présentés au vélodrome olympique au mois de novembre.du classement du championnat du monde.Alors qu’il reste neuf Grand Prix à disputer, l’Italien possède cinq points d’avance sur Prost et vingt sur Elio de Angelis (Lotus-Renault), qui a dû abandonner peu après la mi-course.Au moment de sa fausse manoeuvre, peut-être due, en partie, à la piste rendue glissante par la pluie, Prost était sur les talons de l’Italien dont la Ferrari, plus puissante en ligne droite, perdait à chaque fois du terrain au freinage.Et Prost semblait capable de prendre le meilleur sur son plus dangereux rival dans la course au titre mondial.Au Brésil, le 7 avril dernier, lors de la première course de la saison, les deux hommes s’étalent déjà trouvés dans la même situation de duel pour la victoire finale.m Champion des Internationaux Player's en 80,81 et 83, victorieux à Monte-Carlo, Dallas et au Tournoi des Champions de Forest Hills, Lendl sera en compétition avec les McEnroe, Connors, Jarryd, Arias et autres.Venez voir les étoiles du tennis à l'oeuvre aux Internationaux Player's 1985.Billets en vente aux comptoirs Ticketron.Commandes téléphoniques: Télétron (514) 288-3782 du lOau 18août Stade de tennis Jarry Ortmiséspêr Ttima Cênêdi Qt- NABISCO GRAFOPR'M Internationaux Player's CHAMPIONNATS DE TENNIS • Marques de commerce Imperial Tobacco Limitée
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