Le devoir, 16 avril 1913, mercredi 16 avril 1913
VOLUME IV—No.87 MONTREAL, MERCREDI 16 AVRIL, 19IÎ UN SOU LE MJMERG, ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CAM AO A ET ETATS-UNIS.$3.00 ÜNION POSTALE .$(J.OO Edition Hebdomadaire *.CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .» $1.50 CMTOM POSTALE ,»»»»*.$2.00 Réciadion ^ \dminidratia^i 71a RUE Jt* T-JACQUES Mor'i \l.TELEPHONE^ ADMINISTRA HON: Man 74M REDACTION: Mab 7460 Directeur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l LES PROCÉDÉS DU WITNESS f - ’ .On nous permettra de revenir sur l’article du Witness que M.Du-Inont analysait hier.11 contient, à côté des précieux aveux qu’enrégis- Îrait notre ami, un nouveau spécimen des extraordinaires procédés dont e Witness se croit tenu d’user à l’endroit des nationalistes.' “Il y a certainement eu, chez les Français, disait donc le Witness du ÎM avril, une réaction contre l’hystérie bourassiste, ainsi nie le prouve 'le remplacement, en maints endroits, du drapeau français par le drapeau ^britannique.” — “There certainly was amongst the French a reaction hgainst the Bourassa hysterics as manifested by the replacement, in many places, of the French flag by the British.’’ Vous voyez de .suite l’impression créée chez les lecteurs du Witness ^qui, presque tous, ignorent le français: Bourassa apparaît comme le Ichampion du drapeau français en opposition au drapeau britannique, Üdonc comme un sujet déloyal.Or, le Witness ne peut ignorer ce double fait que, non seulement M.SBourassa et ses amis n’ont jamais prêché le déloyalisme ni la substitution Wu drapeau français au drapeau britannique dans une circonstance quei-jconque, mais encore que M.Bourassa, personnellement, a été traîné dan-> Lia boue par les alliés politiques du Witness qui l’accusaient de n'avoir (pas, pour le tricolore, une assez vive et démonstrative sympathie.Au moment du Congrès Eucharistique, le Canada, organe du parti Elibéral et allié du Witness, prit à partie le Devoir et son directeur [parce qu’il avait osé dire que le maire Guerin avait eu raison de doubler la préséance au drapeau britannique et au drapeau papal sur le (drapeau de la France.C’est la seule fois qu’il ait été question de drapeaux dans les colonnes du Devoir.Le Witness ne peut ignorer que la Patrie, usant d’armes aussi basses, traitait un peu plus tard de francophobe le directeur du Devoir parce Sfqu’il osait flétrir sa campagne franco-impérialiste.Le Witness devrait savoir que l’usage du drapeau tricolore a été in-itroduit et propagé, au Canada, par les officiers anglais, lors de la guerre '¦tic Crimée; et il ne peut ignorer que jamais, dans la pensée d’aucun Canadien-français, ce drapeau-ne s’est opposé, d’une façon quelconque, au «drapeau britannique.Le Witness ne peut ignorer cela, mais, à moins que sa nature inlinie [m’ait subi, depuis six mois, quelque profonde transformation, cela ne l’empêchera pas de maintenir par son silence, tout au moins, l’odieuse calomnie.Contre les nationalistes, tout est bon! * * Il y a quelques mois à peine, le même Witness accusait le directeur idu Devoir de soulever, “derrière l’écran de sa langue’’, “ses co-religion-nistes contre les Anglais”; il l’accusait particulièrement de calomnier de façon criminelle l’immigration faite sous les auspices de l’Armée du Salut Et de la “Church Army”.M.Bourassa prouva, en donnant les textes, les dates et les indications les plus précises, que, loin de se cacher “derrière l’écran de sa langue”, il avait déjà dit en anglais, et en pleine Chambre des Communes, tout ce que contenait son article — que le Witness avait, du reste, tronqué de la façon la plus effrontée; il prouva que, sur l’immigration de l’Armée du Salut, il n’avait fait que répéter l’opinion du capitaine Andrew Hamilton.officier en retraite de l’armée anglaise; il démontra que les termes (appliqués à l’immigration de la “Church Army”, et que le Witness dénonçait comme “une calomnie criminelle dirigée contre l’immigration la pins seine yu’i':’ pays paisse recevoir”, étaient textuellement extraits •d’une circulaire' même de la “Church Army” où celle-ci se vantail de nous avoir expédié, au cours d’une seule année, 3,000 “repris de justice, oisifs, malheureux, chemineaux, ivrognes, hooligans.” Et le directeur du Devoir, ayant ainsi fait sa preuve, somma le Wit-picss de rétracter sa calomnie.Jamais l’honnête journal n’a publié un mot qui pût désabuser ses lecteurs et ceux-ci, à raison de leur profonde et presque générale ignorance idu français, ont dû rester convaincus que le directeur du Devoir n’est (qu’un lâche et un calomniateur, trop couard même pour répéter en anglais ce qu’il écrit “derrière l'écran de sa langue”.Aussi, ce n’est guère avec l’espoir d’amener le Witness à résipiscence que nous signalons sa dernière canaillerie.Il est bon cependant de projeter, de temps à autre, un jet de lumière sur les procédés de cétlc feuille, souvent honnête, mais qui pprd toute notion du juste et de l’injuste, du vrai et du faux, dès qu’il s’agit des nationalistes.Orner HEROUX.A PROPOS DE COLONISATION ttlLLET DU SOlIt Ü QUÊTEUSE Nerveuse, comme si ses talons pointus et hauts lui avaient fait mal, la jolie quêteuse s’animait, faisant sonner, à chacun de ses gestes, les gros sous de sa sébile en fer blanc.Sous l’ovale de paille mauve du chapeau, sa pâleur de blonde s’accentuait.La fatigue faisait affleurer à ses paupières, en larmes discrètes, une envie de pleurer qui embuait l’azur de ses yeux.Cependant, elle souriait, montrant fréquemment l’éclair d’émail de ses dents — longues, disait-elle, de n’avoir pas encore déjeuné à 2 heures de l’après-midi.A chaque nouveau passant, elle me tournait brusquement le dos, après avoir demandé: Qui, ça?Puis elle piquait, avec la gracie qu’elle y aurait mise vour une fleur, au revers d’un habit, le petit drapeau bleu et blanc de la charité.Le monsieur, “fleuri", malgré lui, jouait l’indignation, sans doute pour faire durer le plaisir du dialogue, puis tandis qu’il levait son chapeau d’une main, de l’autre tombait dans la sébile, qui en résonnait, une grosse pièce blanche.Des vingt minutes que je restai là, il ne passa pas d’avare qui ne fût instantanément converti.Et, ma foi, je tendis la main à la quêteuse et la félicitai de se donner tant de mal pour les pauvres.Mais elle devint pourpre: —Moi, fatiguée, jamais! Vous vous figurez que je fais ça par dévouement, que j’ai du mérite.Pas du tout! C’est très amusant, au contraire.On voit un tas de gens, on leur parle, et c’est surtout gai de leur parler quand on les croisait avant, tous les jours, dans la rue, sans les connaître.On s'écrie ensemble: “Mon Dieu qu’il y a longtemps que je vous connais de vue”, et on rit beaucoup, sans savoir pourquoi — c’est le meilleur rire celui-la.Ainsi, en une seule journée, nous avons multiplié, plus que dans une année ordinaire, le nombre de sourires à donner qui font lever les chapeaux sur noire passage.” Je rengainai donc piteusement mes compliments, en me disant : “Il faut que les femmes disent toujours du mal de quelqu’un.” Le lendemain, j’assistais à la naissance d’une école de puériculture où une douzaine de jeunes filles venaient faire leur “apprentissage de maman”, pour donner ensuite aux enfants des pauvres les soins qui leur manquent trop souvent.La salle était nue et toute petite.Sauf le médecin, scs douze auditrices et moi, personne n’avait droit d’entrer.J’aperçus la quêteuse de la veille, au dernier rang, et je lui dis: —C’est encore pour vous montrer sans doute, que vous venez ici?Et, sous son chapeau mauve, elle devint pourpre, une seconde fois.Louis BRETON.Une erreur de lecture M.Devlin, ministre des chemins de colonisation, reprend son poste assez bien rétabli de sa récente maladie, nous disent les dépêches de Québec.La nouvelle fera plaisir aux •adversaires comme aux amis du ministre.M.Devlin nrêvoit une lionne saison de colonisation.Tant mieux! Toute la statistique du bureau de Recensement démontre quel intérêt ïious avons à développer le plus .rapidement possible la province de Québec.L’Ouest, auquel nos compatriotes sont restés plus ou moins Indifférents pendant longtemps, commence à exercer sur eux l’in-ïluence qui lui amène tant d’immigrants.Une certaine proportion de jCanadiens-français prend la direction de ces prairies que l’on prétend si fertiles et, quoique l’on fasse (maintenant, le mouvement s’accentuera.Cela ne sera pas un mal si, rendus là, les Canadiens-français gardent parfaitement leur identité et se souviennent que leur premier devoir doit être de s’unir pour la jprçtecUon et la défense de leurs droits.Mais il ne faudrait pas que la province de Québec s’affaiblit trop non plus, étant donné le rôle que la ^constitution lui assigne dans la répartition de la représentation fédérale.Ce danger est moins à craindre si nous savons garder lout notre monde au pays.Puisque nous sommes encore plus d’un million et demi dans la province de Québec, jen dépit de l’émigration qui a conduit un million de Canadiens-français aux Etats-Unis, nous pouvons donc à l’avenir nous fortifier davantage et dans la province de Québec et dans les autres provinces à la condition d’enraciner les nôtres au Canada.Or, le moyen d’atteindre ce résultat cl d’assurer en même temps l’équilibre entre la population rurale et la population urbaine nécessaire au bien-être général, c’est de faciliter l’oeuvre essentielle flu défrichement.Malheureusement tout ne va pas aussi bien qu’on le prétend.La dualité des intérêts est souvent une cause de tracasseries interminables entre le ministère public et le colon qui, éloigné de l’administration, Jieu entraîné aux roueries de la pro-Sédure officielle, toujours inquiet du lendemain, sc décourage et prend le chemin des villes ou de l’étranger.Que M.Devîin, personnellement, veuille sincèrement le progrès de la colonisation, on le croit généralement, mais il est si peu maître de ses actes officiels.Les autres ministres font ce qu’ils veulent.Le secrétaire provincial octroie les chartes demandées conformément à la loi, sans avoir à solliciter le concours du ministre de l’Agriculture; celui-ci dirige seul la politique de son ministère sans être obligé de consulter le Secrétaire Provincial; et le ministre des Travaux Publics est absolument maître de tout ce qui relève de son ministère.Mais te ministre de la Colonisation ne peut rien, par lui-même, en dehors de la construction des chemins et ponts de colonisation.Le vrai ministre des colons, c’est le chef du domaine forestier.Pas un lot ne peut être octroyé sans le consentement de ce dernier, pas une difficulté ne peut être solutionnée par un autre que lui, pas un titre ne peut être confirmé sans son auto-risation.C’est lui qui décide si le colon a rempli ou négligé se,s obligations.En un mot, le ministre de la Colonisation n’est que le parrain du colon; le maître, c’est le ministre des Terres, celui qui ne voit dans le domaine forestier que la source de revenus immédiats, celui dont l’horizon se limite aux douze mois de l’année courante.Aussi suffilil de voir quelques dossiers pour comprendre quel désarroi doit jeter dans l’esprit du colon ce méli-mélo de pièces adressées au ministre de la Colonisation, référées au ministre des Terres, renvoyées au ministre de la Colonisation.Les hommes les plus habitues à la correspondance .ne s’y comprennent pas toujours, comment voulez-vous que le colon s’y démêle.Quoi que vous disiez, a-t-on l’habitude de répondre, la colonisation progresse.Dans une certaine mesure, oui.Et cela prouve simplement combien elle progresserait davantage si l’on se décidait enfin à la débarrasser ries entraves de la routine et du conflit des intérêts pour l’organiser d’une façon intelligente et pratique.Jean DUMONT.L’Evénement consacre à l’entrevue de M.Monk un article spécial.11 reconnaît, sur le point essentiel, ‘la logique de l’attitude prise par Tancien ministre des Travaux Publics.Il admet que M.Monk, “plébiscitaire déterminé”, est fidèle à sa pensée en combattant le projet •de clôture dont l’objet spécifique est d’écarter le plébiscite sur la question navale.C’est exactement pourquoi les députés qui se sont déclarés favorables au plébiscite devraient combattre cette proposition de clôture.Mais, en commentant la conversation deM.Monk.l’iïïüé/iemcnt com-•met une singulière erreur de lecture.Il prétend que d’après M.Monk, ta clôture “est proposée dans des circonstances qui vont "empêcher •l’étude sérieuse” de la question navale” et, là-dessus, il s’écrie: “Empêcher l’étude sérieuse du bill Borden H! Mais, en vérité, M.Monk veut-il plaisanter?” 1 Si YEvénement avait examiné ‘avec quelque soin le texte de M.Monk, il aurait constaté que l’ancien ministre dit:.-.“Je ne puis que regretter que la modification des règles de la Chambre soit proposée dans des circonstances qui ‘en empêchent l’étude sérieuse.” Et ceci, de toute évidence, prouve que les mots ‘étude sérieuse” se rapportent au projet de clôture, cl non pas à la question navale.0.H.-,i > »pi - Un joli geste M.1.-Auguste Richard, président de l’Institut Bruchési, vient de fonder à Laval une chaire de phtisio-térapie, complément naturel de l’oeuvre que poursuit l’Institut.C’est un joli geste et qui honore l’homme d’affaires distingué qu’est M.Hi chard.» C’est nu lour des libéraux de faire arrêter des cabaleurs bleus.La ’chose se passe dans l’Alberta.On verra après les élections si l’on est plus sérieux qu’au Manitoba.LETTRE D’OTTAWA BULGARIE ET ROUMANIE Ils sont tous calmes Le point de vue roumain Ottawa, 13.— Nos députés étaient des plus calmes, depuis quelques jours.Ils ne l’ont jamais été davantage qu’aujourd’hui.Une trentaine au plus ont suivi la séance.Les autres.l’appel insinuant du printemps qui invitait à des heures délicieuses pour la flânerie, cet après-midi, les a tous attirés dehors et, sous un soleil tiède, ils ont pesté contre la politique et les longues sessions.Un chapeau de paille a fait son apparition, parmi les hommes affairés autour du parlement, vers les deux heures, et tous l’ont un peu regardé comme on le fait du premier papillon qui plane vivement au-dessus des pelouses, en avril.trentaine de députés cloués, ou plutôt, cadenassés, au poste, — pour employer un terme d’actiralité, dans les cercles parlementaires d’Ottawa, — ont écouté d’une oreille lasse quelques remarques sur une grève de photograveurs, à Toronto et à Montréal, puis des discours sur la loi de clôture.On devait parler.de l’absence de M.Monk, disait la rumeur; mais ce sujet est remis à plus tard.Les oppositionnistes affirment qu’ils y reviendront ces jours-ci.* * * II y a une semaine, M.Borden faisait allusion à l'attitude de M.Laurier, à la conférence impériale de Londres, en lül 1; hier, M.Laurier donnait sa version sur une question de détail, à ce sujet.M.Borden, cet après-midi, a maintenu et expliqué ce qu’il avait dit.Puis les deux chefs de partis ont eu, au pupitre de M.Laurier, une brève conférence à ce propos, afin de bien se comprendre l’un l’autre.Ceci fait, M.Graham a parlé d’un bill relatif à la loi des chemins de fer.M.Emmerson, suivi d’une couple d’autres députés, a naturellement pris part à cette discussion.Un moment, on a cru que tous les députés qui ont des employés da chemins de fer parmi leurs électeurs allaient parler aussi, afin de s’attirer leur approbation.Mais ce beau zèle n’a pas duré; et, tout comme M.Cochrane, le ministre des voies ferrées, la plupart ont gardé un silence parfait.Nul ne s’en plaint encore.M.Carroll, du Cap-Breton, demande ensuite l’ajournement de la séance pour discuter une grève récente de photograveurs de Toronto et de Montréal, et l’entrée au Canada, en violation des règlements d’immigration, de plusieurs ouvriers de ce métier, venus des Etats-Unis; il prononce à ce propos un discours d’une heure et demie, qui n’intéresse pas beaucoup scs confrères: pîtisicurs lisent plutôt les journaux de l’après-midi, tandis que M.Barker, de Hamilton, dort béatement, le visage variolé de violet, de bleu et de rouge vif, par un rayon de soleil qui se colore en se tamisant à travers une grande verrière de la salle.Après M.Carroll, le ministre du Travail, M.Crothers, bien peu an courant de la question, si l’on en juge par la manière déplorable dont il l’a traitée, bafouille quelques explications.Et sept ou huit députés conservateurs, sans doute énervés par la piteuse attitude du ministre, prennent leur chapeau et vont se promener sur la terrasse, à l’arrière du parlement, d’où ils regardent les eaux éeumantes de l’Ottawa bouillonner dans la Chaudière, et les ombres violettes gravir la colline où les édifices du parlement flamboient, de toutes leurs fenêtres, dans le soir qui s’approche.Encore un peu, et nos députés, comme le sous-préfet de Daudet, feraient des vers.M.Guthrie attaque â fond de train le ministre du Travail, l’accuse d’incurie, — il le compare presque aux rois fainéants de l’histoire, — demande s’il ne serait pas opportun de lui donner un adjoint, qui ferait l’ouvrage, et le raille de toutes façons.Cette affaire de photograveurs en reste enfin là; et la Chambre en vient au sujet, déjà rebàttu, de la clôture.Dans la soirée, M.Marcil, ancien président de la Chambre, sous l’administration Laurier;critique la proposition Borden, au point de vue du droit constitutionnel et des usages parlementaires; 'll entreprend de démontrer que ce projet de clôture est absurde et fonctionnera d’une manière injuste pour la minorité et même pour toute la Chambre.M.Mardi a de l’expérience, dans l’interprétation des règles de la Chambre.Aussi ceux qui s’intéressent à cette mesure de clôture l’écoutent-ils avec soin.Son discours, aux Débats des Communes, vaudra la peine d’être consulté par les gens férus de droit parlementaire.M.Michaud, un député acadien, lui succède; et le débat se poursuit jusqu’à une heure avancée de la soirée, sans^ qu’il ne s’y dise rien de nouveau.* # * Le calme le plus parfait règne donc à la Chambre, depuis jeudi après-midi.Et les discours sur la loi de clôture sont, pour la plupart, assez ternes, à gauche.Il est évident que l’oppositibn, si elle veut faire du bruit à ce sujet, n’a pas l’intention de le faire dans ses discours.Elle attend le vote.La rumeur dit même qu’il sera assez calme.La grande scène aurait donc lieu à la fin de celte semaine, ou au commencement de la prochaine, quand le ministère proposera d’appliquer, pour la première fois, la clôture au débat naval.Alors, ce sera, disent les libéraux, “une manifeslalion monstre contre le bâillon”, une protestation telle que “les journaux devront en répandre les échos das tous les coins du pays, afin que nul électeur n’ignore la tyrannie du ministère.” On ne dirait certes pas, si l’on observe superficiellement la Chambre, ces jours-ci, que les deux partis sont engagés dans une lutte d’une extrême gravité; la façon, à vrai dire distraite, dont ils discutent la loi •de clôture, est déroutante.Tl faut cependant tenir compte que, à la bibliothèque, plusieurs députés libéraux, dont M.Pugsley n’est pas le moindre, compulsent tous les ouvrages de droit eonstitulionnel amassés dans une section spéciale; de ce travail, il devra naître quelque chose, un de •ces quatre soirs.Tout le monde a les yeux tournés vers M.Pugsley.La gauche voit en lui le plus rusé et le plus retors' de ses tacticiens; de lui, de lui seul, elle semble, attendre le salut.Désappointera-t-il cet espoir en apparence plutôt exagéré?C’est probable.Georges PELLETIER.Sar le Pont d’Avignon.Il reste quarante mille boîtes à •lettres achetées par M.Rodolphe Lemieux.Qu’on mette les cadenas •dedans et l’ex-ministre pourra se Vanter d’avoir préparé les voies au •ministre actuel.v * * ' Le conseil de ville a adopté un règlement prohibant la sollicitation •de la clientèle sur la rue.C’est bien fait.Mais ensuite?Il iy en a tant de règlements qui ne •sont pas observés! * # * • Un daine Marcotte, qui tenait le bureau de poste à Nouvelle, comté •de Bonaventure, est destituée, soi- disant pour partisannerie active.• Voilà des femmes qui sans jouir du suffrage en subissent les ennuis.* ç w > D’après le Herald, le rapport de •M.Macdonald sur la question du 'tramway fournit beaucoup de ren-•scigncments précieux aux échevins.Le Star ne réclame pas moins de mérite pour le rapport de son expert, M.Eox.Que pensera-t-on du conseil mu-'nieipal si, après tout cela, il ne 'trouve pas le moyen d’améliorer la 'situation?• • * Le Witness dit qu’une élection partielle serait intéressante de ce ‘temps-ci.Assurément, et si i’un ou 'l'autre des partis y tenait, il lui serait facile d’en avoir une.M- Laurier n’aurait pas de peine à faire abandonner la contestation d’élection dans Soulanges et M.Forget pourrait remettre encore plsu faci-¦iement l’un des deux mandats qu’il ¦détient.• * * Suivant toutes lesapparences, le 'gouvernement donne la préséance au canal Welland sur le canal de la 'Baie Géorgienne.La discussion qui se fait depuis plusieurs années adns la presse et entre les différentes organisations 'de transport démontre pourtant que, dans l’intérêt canadien, le der-'nier projet est le plus efficace.* * * A propos de l’incident de Nancy les dépêches remarquent que le journal qui commente le plus violemment la conduite des Français qui auraient insulté les Allemands, 'est le Berliner Neueste Nachvitchen, l’organe de la ligue navale et des intérêts des constructeurs de vais-seaux de guerre.1 II faut que cela soit bien évident, pour que les dépêches l’avouent.* « * ¦ M.Marshall, vice-président des •Etats-Unis, croit que le peuple de la république voisine est à peu près •mûr pour le socialisme.' Chose certaine, le scrutin géné-¦ral constate un progrès sensible el •constant de cette idée parmi les •électeurs.Le Veilleur.DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa sur un nouveau et impérieux motif de suspendre toute adtion navale.On se rappelle qu’une commission diplomatique, siégeant à Saint-Pétersbourg, a entrepris de rechercher une solution au différend entre la Roumanie et la Bulgarie.Les délibérations des médiateurs se poursuivent sans doute dans le calme et le silence, car les dépêches n’en disent rien, et il est impossible de savoir où en sont aujourd’hui les choses.En Roumanie, cependant, les questions en litige continuent de passionner les esprits et M.Pomplliu Eliade, professeur à Puniversité de Bucarest, vient de publier sur le sujet, dans le Correspondant, un article remarquable, tant pour rassurer ses compatriotes que pour renseigner l’opinion européenne.D’après Fauteur de cette étude, le différend bulgaro-roumain est né de préoccupations qui ont trois causes fondamentales: le maintien de l’équilibre européen, le sort des populations roumaines de Macédoine, la sécurité de la Roumanie elle-même.Le maintien de l’équilibre européen serait le résultat naturel de la solution équitable des deux autres problèmes, qui sont un problème national et un problème territorial On sait que la Macédoine est précisément le pays qui formait hier encore la Turquie d’Europe et qui a été le théâtre de la guerre des Balkans.1! est peuplé d'une macédoine de peuples.Le Bulgare l’habite, mais le Grec aussi, et le Serbe et le Koumain communément appelé Valaque — sans compter le Turc et même l’Israélite.Ces éléments de la Macédoine n'habitent, nulle part des régions distinctes, de manière qu’on puisse se dire: “Ici c’est le territoire bulgare; là est le territoire grec; un peu plus loin, commencent les Serbes ou les Vainques.” “Turcs, Albanais, Bulgares, Roumains, Serbes et ‘Israélites se è'tW»-doient, se heurtent, se croisent dans un enchevêtrement inextricable” Et en premier lieu, la différence numérique entre ces divers éléments n’est pas excessive; elle ne saurait même être appréciable, vu qu’aucune des nationalités habitant la Macédoine ne représente, en une région, le chiffre atteint par toutes les autres nationalités réunies, ni même le double du chiffre atteint par chacune de ces nationalités prises séparément La population valaque est évaluée à un peu plus d’un million d’individus.s D’autre part, on ne peut parler, en Macédoine, (Vétat d’âme ou de vouloir national.Car tous ces éléments ethniques, qui ont résisté à Faction destructive du temps pendant des siècles, se distinguent les uns des autres par une physionomie nationale à part, par un tour particulier de l’esprit, par des aspirations distinctes qui ont empêche ces races de se co-pénétrer, de se fondre en un tout homogène.“Pourquoi donc céder la Macédoine aux Bulgares seuls, se demande Fauteur, lorsque de culte manière on ne saurait contenter que les Bulgares seuls en Macédoine.Ou pourquoi vouloir partager cette province entre les trois pays balkaniques, •lorsqu’on mécontente ainsi du même coup ceux des Bulgares qui appartiendront aux Serbes et aux Grecs, ceux des Serbes qui écherront en partage aux Grecs et aux Bulgares, ceux des Grecs qui tomberont sous le joug des Bulgares et des Serbes?Et vous oubliez pardessus le marché le Turc, dont la Macédoine dépend encore à l’heure actuelle, et le Valaque, dont les congénèrent habitent au-delà de la Bulgarie et du Danube, sans espoir de jamais se joindre à eux, et Flsra-ëlite, qui, malheureusement n’a nulle part au monde une patrie.“Si l’on voulait faire oeuvre vraiment durable dans la péninsule et ne pas y créer un état de choses analogue à celuif d’aujourd’hui, si-•non pire encoi*, il faudrait peut-être constituer une.Macédoine n’appartenant qu’aux seuls Macédoniens, titre contre lequel ils échangeraient volontiers leurs dénominations de Serbes, de Bulgares, de Turcs, d'Israëlites, — une confédération macédonienne où toutes ces populations si différentes entre elles par la race, par la foi religieuse, par les usages, par les souvenirs, par les tendances, pussent enfin porvenir à s’entendre., où tous leurs rêves si disparates se trouveraient d’un coup réalisés ; une Macédoine servant d’exemple aux autre spays d’Europe par la liberté absolue des consciences, du •culte, de la langue.” Et la paix de l’Europe serait garantie par cela même, du moins en Orient.Et l’esprit d’équité, lui aussi, se trouverait satisfait, pour une fois, sur le sol de In vieille Europe.Mais M.Eliade ne se berce pas du vain espoir que sa suggestion peut JMre agréée maintenant.Les alliés, vainqueurs, ont changé une guerre de délivrance en une guerre de cou quête, et il s’agit maintenant pout la Roumanie d’assurer l’avenir na' tionai des Valaques de Macédoine.L’existence de cette nationalité distincte et ses aspirations constituent un obstacle à la réalisation des visées politiques et des rêves d’ambition de l’hellénisme.’ Le: Grecs ont lutté de tout temps corn tre les tentatives de réveil national des Valaques.Il est vrai que, durant tout le dix-neuvième siècle, le: agents de la propagande hellénique s’opposèrent, avec une vigueur égale, au réveil des Albanais et des Bulgares- Mais il n’en reste pas moins que le Valaque, par suit< ‘ des vexations qu’il avait dû subir de la part des Grecs, — et qui s’exerçaient tantôt sous la forme dt refus d’assistance religieuse, d’excommunications, d'anathèmes, de délations auprès des- autorités .turques, tantôt sous la forme bien autrement terrible d’assassinats, d’incendies, de tortures — en était arrivé à préférer le joug turc à la domination grecque.* Dans quel but alors, le Roumair 'de Macédoine sp serail-i] soulevé •contre l’oppresseur turc?Ses intérêts étaient juste à l'opposé de ceux 'des Bulgares et des Grecs.“La Roumanie, libre, dit Fauteur, avait j^onc autre chose à faire, au moment de la guerre balkanique, qu’à prendre les armes contre les frères de Macédoine.Elle n’avait nul intérêt à soutenir le Turc, dont elle ne déplore pas le sort, car le Turc représente l’esclavage et la barbarie, et elle le connaît pour a-voir eu elle-même à le supporter pendanl plusieurs siècles; c’est à lui qu’elle doit d’être en retard de tout ce temps, par rapport aux autres pays civilisés du continent.Qu donc a inventé la fable que la Roumanie avait conclu sous main une alliance offensive et défensive avec l’Islam?Il ne s'est jamais agi d’un rapprochement aussi monstrueux, affirme M.Eliade; il lui aurait semblé, à elle aussi, contre nature.” M.Eliade rend aux Bulgares cette justice qu’ils n’ont pas pris part aux abus reprochés aux Grecs à l’égard des Valaques, même pendant la guerre.Comme principaux •compétiteurs de la province de Macédoine, dit-il, après la guerre, ils Veulent se tenir sur la réserve et montrer aux populations quels maîtres pleins d’aménité le sort leur donnera.Ils promettent de respecter pour l’instant toutes les libertés dont l’histoire ait jamais prononcé Les noms: liberté du culte, de la langue, de l’enseignement, et le reste.Et ils consentent à ce que la riche Roumanie contribue pour plus d’un million par an (ce sera tout bénéfice pour le maigre budget de Sofia, observe malicieusement M.Eliade) à l’entretien des écoles valaques, d’où sortiront des citoyens bulgares.Mais quel traité, quel engagement assez forts peuvent lier les générations à venir, lorsque les membres du cabinet actuel de Sofia seront disparus?C’est ce qui inquiète le gouvernement de Bucarest et Fa engagé à.réclamer des garanties qu’il espère obtenir par l’arrangement que les diplomates sont en train d’élaborer à Saint-Pétersbourg.Cependant cette question des Valaques, qui a son importance en elle-même, n’a rien de commun avec celle des limites de la Do-broudja ou de fout autre territoire qu’on pourrait affecter à la Roumanie.Dans un prochain article, nous exposerons celle question territoriale, toujours au point de vue roumain et en continuant de résumer l’attachante étude de M.Eliade.Uldéric TREMBLAY.M.Sifton, premier ministre de •l’Alberta, déclare dans un derniei appel aux électeurs que son gouvernement est sûr de 40 sièges pourvu que les {partisans du gouvernement se donnent la peine de •déposer leur bulletin.Il admet cependant que les majorités ne seront pas très fortes.Le scrutin de •demain dira jusqu’à quel point il s prévu juste./ • «• • ' “Nous avons eu parfois l’occasion •de faire remarquer combien différentes étaient la mentalité libérale ¦et la mentalité tory”, écrit le Canada, 1 11 y a pourtant un point sur le-'quel les deux se ressemblent: bleus •et rouges font n’importe quoi poui prendre et garder le pouvoir.• * * • “Il existe parmi la population anglo-canadienne, un sentiment très général que l'argent dépensé pour •la marine serait beaucoup mieux •utilisé autrement”, dit le Witnesi •après le Globe, après M.Pardee, après M- Nesbitt.• C'est sans doute pour cela que •M.Laurier ne veut pas plus de plébiscite que M.Borden. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 16 AVRIL lyio VOL.IV.- • No.87 5 Coupon de Vote C BON POU» 5 VOTES BON POU» 5 VOTES Ce coupon sera nul après le 27 avril 1913 CONCOURS DU “DEVOIR 3 J NOM EUE VILLE .District No.Ce coupon vaudra cinq votes s’il est rempli suivant les indications et envoyé au gérant du concours à la da^f» ci-dessus mentionnée ou avant.Les coupons doivent être en bon ordre et réunis en p.\'ets.L’on doit écrire le nombre de votes sur le coupon de dessus.POLITIQUE CANADIENNE La remoi te de la milice Ottawa, 16.— Le dépai-tement de la Milice est de la Défense vient de faire des arrangerner^s avec le “National Horse Breeding Bureau” dont Thon.Clifford Sifton est président, aux fins d’utiliser les champs de manoeuvres de Medicine Hat et de la Colombie Anglaise pour le dressage des chevaux.Le gouvernement canadien aura le premier choix dans l’achat des chevaux dont il aura besoin pour sa cavalerie; l’Angleterre viendra en second lieu avec les autres pays.Il a été proposé que les autres districts militaires s’occupent eux-mêmes du dressage de leurs chevaux.D’après une nouvelle loi qui sera en force cette année, la cavalerie sera isolée du camp et des champs de tir.LE PAPE EST Nouveau changement grave dans l’état de l’auguste malade.— Il fait beaucoup de température et ses poumons sont obstrués (Bulletin du soir) Rome, 16 — Les docteurs Marchia-fava et Amici ont publié le bulletin suivant hier soir : “La température du pape dépasse 100 degrés, ce soir.L’affection bronchique a quelque peu empiré.L’état général du patient continue à être bon.” Le docteur Amici a noté d’heure en heure les symptômes de la maladie, qui ont été communiqués par téléphone au docteur Marchiafava.Les deux médecins conviennent que l'état du pape reste stationnaire.Vers minuit, le pape s'est assoupi, et peu après le docteur Amici s’est retiré dans l’antichambre.Les sœurs du pape ont quitté le Vatican, mais ' son neveu y est resté, veillant près-1 que continuellement le pape.A cause de l’augmentation de température et d’un pouls fréquemment irrégulier, le pape a été très agité, et rvait parfois de la difficulté à respirer.( e changement est tel qu’il cause une inquiétude extrême, d’autant plus que chaque retour de la maladie affaiblit considérablement les forces vitales du Saint-Père.Malgré les paroles rassurantes du professeur Marchiafava, il est certain que l’état du pape est très grave, plus grave qu’il n’a jamais été auparavant.Sa température, qui s'était maintenue à 97 degrés dans la journée, s’est subitement élevée à 100 degrés ce soir, puis à 102.Les symptômes bronchiques qui, examinés dans la matinée, avaient été trouvés en assez bon état, présentent un aspect alarmant ce soir.Les médecins ont ordonné un examen bactériologique spécial du sputum, afin de déterminer la nature de la matière qui s’est amassée et qui menace de bloquer les poumons.Les rumeurs les plus alarmantes circulent à Rome, ce soir.On dit que le pape est à la dernière extrémité et que le Père Agostine Pifferi, un moi- ne augustin, a reçu ordre de se tenir prêt à porter le Viatique au malade.Cependant, ces rapports sont quelque peu exagérés, bien que l’état du Saint-Père soit beaucoup plus grave.Comme le pape n’a.pas pris de repos suffisant aujourd’hui, une prostration générale en est résultée.La température s’est élevée et le malade est devenu incapable de retenir la moindre nourriture, même la plus légère.ARVIVEÏ! DE M.ANGELO SARTO L’arrivée à Rome d’Angelo Sarto, le frère du pape, a été interprétée, dans certains milieux, comme un signe certain que tout espoir était perdu.On oubliait qu’Angelo Sarto est parti de son village pour Rome bien avant que le pape fût plus mal, et même quand son état s’était amélioré.Angelo a été reçu à bras ouverts par ses soeurs, qui semblent penser que plus le pape sera entouré de membres de sa famille, plus il sera facile de le sauver.La visite du professeur Marchiafa-Va, ce soir, a duré quarante minutes.Quand il quitta le Vatican, il fut assailli de questions, car on connaissait déjà l’état aggravé du pape ; mais il refusa d’assurer que la situation n’était pas sérieuse.Le médecin fit remarquer que s’il y avait danger réel, il resterait au Vatican, où qu’il y retournerait dans la nuit, ce qu’il n’avait pas l'intention de faire.L’ambassadeur d’Espagne a rendu visite, aujourd’hui au cardinal Merry del Val, secrétaire d’Etat du pape et l’a questionné, au nom du roi Alphonse, sur la santé du pape.Il lui dit qu'il était délégué pour exprimer l’émotion de la famille royale d'Espagne, pour la bonté du Saint-Père qui, bien que malade et alors que le monde entier tremblait pour sa santé, avait envoyé au roi ses félicitations d’avoir échappé à l’attentat récent dirigé contre sa vie.Pour la reconstruction du pont de Nicolet (De notre correspondant) Québec, 16.— Tel qu’annoncé hier, le cabinet iiprovincial, ;a reçu, hier après-midi, une délégation de Nicolet, composée de MM.O’Shaughnessy, Courteau, Hébert, Sévigny, Biron, Rousseau et Lacroix, qui est venue demander l’aide du gouvernement pour la reconstruction du pont d’en face de la ville de Nicolet sur la rivière de ce nom et de celui de l’endroit connu sous le nom de “la Fourche”, à quatre milles du premier.La délégation a demandé que le pont en bois situé en face de la ville et que la crue des eaux a emporté soit reconstruit en fer.La municipalité est disposé à payer un peu plus que la moitié du coût qui sera de $40,-000 et on demande que le gouvernement se charge du reste.Les syndics de la commission des chemins à barrières qui a des droits sur ce pont, ont consenti à s’en désister de sorte que le nouveau pont sera libre.Quant au pont de “la fourche”, il est en cours de construction et la délégation a demandé que le gouvernement voie à ce qu’il soit complété.L’hon.M.Allard a promis aux délégués que leurs demandes seront prises en sérieuse considération.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Le Canal WeHand LE GOUVERNEMENT VEUT EN FAIRE L’UN DES PLUS MODERNES DU CONTINENT.Ottawa, 16.— L’ingénieur en chef Bowden, du Département des Chemins de fer et canaux, et l’ingénieur Weller, en charge des travaux qui vont se poursuivre au canal Welland, arrivent de Panama où ils sont allés étudier la construction du fameux canal qui va relier l'Atlantique au Pacifique dans l’intention de faire bénéficier le canal Welland des améliorations modernes qu’ils y ont constatées.Le gouvernement a l’intention de faire du canal Welland l’un des plus beaux du continent.La question du divorce Ottawa, 16.— Les bills de divorce recommandés par la commission sénatoriale ont prêté à beaucoup de critiques à la commission des bills privés des Communes.Plusieurs membres se sont opposés à l’adoption des bills qui ne sont pas appuyés sur des preuves assez abondantes.Une demande en divorce venant de Toronto n’a été envoyée à la Chambre qu’a-près une discussion assez longue et par une petite majorité.Ce bill n’aurait jamais passé à la Cour des divorces des Provinces Maritimes, a déclaré un député du Nouveau-Brunswick.A propos d’un bill qui va bientôt parvenir à la commission, les membres menacent de le rejeter si le sénat ne fait pas une meilleure preuve.Choses i municipales ! ______ _____ » Augmentation des salaires LES COMMISSAIRES FIXENT LE TARIF QUI DEVRA FAIRE PARTIE DES CONTRATS DE TRAVAUX ACCORDES PAR LA VILLE.L’accident sur le chemin de fer Montréal-Chambly M.G.C.Jones, vice-présideni du Vermont Central et gérant général de la compagnie, communique aux journaux la noie suivante au sujet de l’accident survenu dimanche soir près de Saint-Lambert.“La voie, dit-il, était en aussi bon élat qu’elle jaeul l’être à celle époque de l’année et je considère qu’i! n’exisle aucun danger à y faire circuler des trains.Quant aux causes directes de l'accident, je ne saurais me prononcer avant d’avoir reçu les rapports de M.W.F.Elrod, contremaître en chef des piqueurs de la voie el ce fonctionnaire est encore sur les lieux de l’accidenl.” La circulation csl maintenant rétablie sur la ligne Saint-Lambert-Chambly et il est probable (pie le Iqain allant au sud y passera ce soir.Une enquête se poursuit sur les lieux.Quand elle .sera terminée.compagnie quence.fera rapport en consé- Guillaume les censure Berlin, 16.— Selon une déclaration faite à un comité du parlement impérial par le général Von Hoe-ringen, ministre de la guerre, l’empereur Guillaume fait tout son possible pour réduire le nombre de duels entre officiers de l’armée allemande.Lors de sa réception du Nouvel An, a dit le général.Sa Majesté a engagé les commandants généraux à donner toute leur atten-lion à l’entrainement des officiers.En même temps, il a envoyé une lettre à l’armée, attirant son attention sur le nombre de duels causés par l’inconduite de certains officiers.Celte lettre est sous forme d’avertissement aux officiers et les engageait à cesser ces pratiques.Le coût de ia vie au Canada Ottawa, 15.— Les prix du gros en mars étaient, les mêmes qu’en février, mais quelque peu plus élevés que ceux do mars 1912.L'Index du département du travail accusait un pourcentage de 135,5 pour le mois de mars, ceux de février 1913 et mars 1912 étaient respectivement de 135,1 et 134,8.Ces chiffres sont les pourcentages du prix moyen durant la décade de 1890 à 1900.Il y a eu une diminution considérable dans les prix du coke ; elle a été compensée cependant par de fortes augmentations sur les prix do certaines marchandises ainsi que sur les produits de la terre.1! y a nu aussi des augmentations considérables sur les animaux et les viandes, les chaussures, les barres de fer et d’acier, etc., ainsi que sur la gazoline, les huiles do charbon et le bois de construction.Certaines diminutions ont été signalées dans les grains, les produits de la laiterie, les légumes, l’argent, le zinc, l’étain, le caoutchouc, etc.Le fait principal du mois dans les prix de vente en détail a été une baisse générale dans les œufs et, do nombreuses haussas dans les viandes.Spécial pour Empress A l'occasion du départ du S.AI.R.Empress of Britain, de Saint-Jean, N, 11., vendredi, le 18 d’avril, un train | spécial pour paquffcot comprenant char • à bagage, wagons de première classe, i wagon - buffet et wagon - lit modèle partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à 8.15 p.m., jeudi, le 17 d'avril, et se rendra directement aux abords du paquebot, à St-Jean-Ouest, N.B.La nomination doit être faite sur ce blanc.Vous n'avez qu’à le remplir tel qu'indiqué et l’envoyer au Gérant du Concours.“Le Devoir”, Montréal.BLANC DE NOMINATION BON POUR 1000 VOTES DATE.1913.Je nomme.Rue et Numéro.Ville.District No.Comme candidat dans le concours du journal “Le Devoir”.Signé.Adresse.Cette nomination vaut 1000 votes.Chaque candidat n'a droit qu’à une seule nomination.Le nom do In personne qui fait la nomination ne sera pas divulgué si on le désire.INI.—Il Le bureau des commissaires a fixé hier le tarif des salaires qui fera partie de tous les contrats donnés cette année par la ville.L’augmentation est d’environ 10 pour cent des taux payés l’an dernier.Cette augmentation concorde avec le tarif recommandé par le Builders’ Exchange et le Conseil du bâtiment.Voici quels sont les taux établis par M.Boité, pour cette année, comparés à ceux de Tannée dernière: Maçons, 50c au lieu de 45c; poseurs de briques, 55c au lieu de 50c.; ouvriers en structures en fer, 35c; poseurs d’ornements en fer, 30c; plâtriers, de 47c à 55c au lieu de 45c; poseurs de lattes, 50c au lieu de 45c; mécaniciens, 45c; plombiers, 37c 1-2; aides plombiers, 17c 1-2 au lieu de 15c; charpentiers, 42c 1-2 au lieu de 35c; tailleurs de pierre, 45c; tailleurs de marbre, 40c.; peintres, 40c au lieu de 30c; ouvriers tôliers, 35c; couvreurs, 35c; ouvriers électriciens, 30c au lieu 27c 1-2; finisseurs de ciment, 45c; journaliers en bâtiments, 27c 1-2 au lieu de 22c 1-2; journaliers ordinaires, 22c 1-2 au lieu de 20c; charretiers simples, $3.50 par jour au lieu de $3.15; charretiers doubles, $5.75 par jour au lieu de $5.50; poseurs de tuiles, 45c; menuisiers pour confection des formes en béton, 42c 1-2; tailleurs de granit, $3.00 par jour ; charpentiers en fer, 35c.Comme on le voit, l’augmentation la plus sensible se trouve chez les peintres qui recevront 40c de Theure au lieu de 30c en 1912.Les plus gros salaires sont payés aux poseurs de briques, qui ont 55c de Theure.L’agrandissement de l’aqueduc Les soumissions ont été demandées pour les travaux d’agrandissement de Taqueduc sur une longueur d'environ 31,000 pieds.Les plans comprennent la construction d’une digue à l’entrée de Taqueduc pour pouvoir l’assécher complètement afin de faire les travaux, le creusage et l’élargissement du bassin d’alimentation ainsi que du coursier de décharge.Le cahier des charges pour les soumissions de ces travaux d’agrandissement comprend l’agrandissement avec, boulevards et sans boulevards.Dans le premier cas, il faudra transporter et disposer d’un surplus de 1,317,180 verges cubes de matériaux extraits du canal, tandis que dans le second il en faudra transporter 2,015,180 verges cubes.Aucune soumission ne sera acceptée à moins qu’elle ne comporte les deux plans.Les travaux devront être terminés dans les trois ans suivant la signature du contrat.Ces soumissions pour lesquelles un dépôt de $200,000 est exigé, seront ouvertes le 16 mai prochain.D’après ces soumissions on pourra enfin se rendre compte du coût exact de la construction des boulevards et le conseil sera à même de juger.tous Ire membres de la société étant des nôtres.Depuis sa fondation, cette société n’a pas peu contribué à répandre chez noms le goût du beau, en faisant connaître en particulier la grande musique chorale de Técole française.C’est le chœur mixte le plus nombreux, et incontestablement le mieux organisé de toute la province de Québec.Il fallait) que le succès de cette année dépassât tous ceux obtenus jus-qu’iri, voilà pourquoi on a choisi l’œuvre qui a le plus contribué à la célébrité de Dubois, le “ Paradis Perdu ”, donc M.Clerk a jadis dirigé Tin-terprétation avec une habileté dont on se souvient.Cette œuvre nous rappelle le drame qui a marqué le commencement du monde et donne au compositeur l'occasion d’écrire une partition qui atteint souvent au sublime.Les principaux rôles seront tenus par des chanteurs dont la valeur personnelle suffirait à remplir le Monument National.La toute gracieuse Madame Plamon-don-Michot, l’émouvante Manon de notre première saison d’opéra, tiendra le rôle d’Eve ; celui 'de Satan est confié à M.Paul G.Ouimet, un baryton recherché à Montréal : celui d’Adam à l’excellent et très populaire ténor Monday, celui d’archange à Mademoiselle Poirier, quii 4.conquis à son premier concert, la sympathie du public ; les autres rôles seront tenus par des chanteurs de réputation égale : MM.Edouard Labelle, B.Bertrand, A.Pro-vencher et Edouard Clerk.Il reste encore quelques billets, mais on ferait bien de.se hâter, car le Monument National sera le rendez-vous de tous les amateurs de musique.( Communiqué ).APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier _______ moderne.Chance exceptionnelle.Quel- j - ques semaines suffisent.Professeurs ! de 18 à 26 années d’expérience.Outils J gratuits, positions assurées.S’adres- j ser: Modem Barber College, 62 Boul.' 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1 Saint-Thomas, Longueuiî Vi'.Patterson, C-K- LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3565.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.4 Eésidence : Est 5973, ANATOLE VANIER, B.A., L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L.AVOCAT 80, St-Gabriel (entre St-Jacques et Craig) Tél.Main 2223.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-ûtidra et Adrien), 3D Saint-Jacques.Main 1859.Ks.240 Visitation.Prêt# sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Grandbois, L.L B.•— Notaire — 62 Eüü SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 767S RESIDENCE.1504 rue Salnt-Deni» Tél.Saint-Louis 4765 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter, Succession.52 rue Saint-Jacques.Tel.Main 2615.Bureau du soir.363 Laurier-Est.TéL V-te+.T.mu-; 5194, 4 CHEVAL A VENDRE Magnifique étalon noir, enregistré percheron de 7 ans, pesant 2000 livres.S’adresser chez Henri Daigneault, village Richelieu, Co.Rouville.Notre-Dame Bon Secours.“ Le Paradis Perdu ” sera un triomphe Mgr l’archevêque accorde son haut patronage au concert de la Chorale Saint Louis de l'Vanec, qui a lieu demain soir, au Monument National.A moins d'un empêchement imprévu.Sa Grandeur assistera on personne, La Chorale apprécie d’autant plus cet honneur, que la présence de Monseigneur ajoutera à l’éclat de cette fête donnée, comme nous l’avons dit, pour célébrer le 25ème anniversaire de la carrière musicale de son très dévoué et très habile directeur, M.Alex.Clerk.Tous les amateurs de musique de Montréal et surtout les Canadiens-français contribueront par leur présence.nu succès de cette soirée, car la Chorale Saint-Louis Je France est un honneur pour notre ville, et, plus spécialement pour les Canadiens-français, Concert du cours de solfège le 24 avril Il y avait lundi soir répétition générale des deux oeuvres que les cours de solfège donneront le jeudi, 24 avril prochain, au monument national: “Le déluge de Saint-Saëns, et le Duxième acte de Carmen”, de Bizet.Nous y avons assisté et nous n’avons pas regretté notre soirée.On trouverait difficilement une préparation plus soucieuse des moindres effets que celle dont on pouvait entendre les résultats à cette répétition.Les quatuors du "Déluge”, les ensembles des solistes, dans "Carmen”, sont d’un fondu, d’un moellenx qu’on n’obtiendrait peut-être pas de professionnels souvent désireux de se faire un succès au dépens de l’homogénéité du tout.Le son est pur et surtout frais.Quant aux chœurs, si on leur doit la même mesure d’éloges qu’aux solistes, on peut y ajouter une autre bonne note ; la belle sonorité ample et pleine obtenue sans efforts apparents.Cela fut surtout remarquable dans la "Dedxiâmc partie du “*iu-ge” et dans le chœur final d» Ille partie: "Croissez et multipliez!” Et pourtant nous vîmes ces ensembles eu ces solis, dont on se serait contenté avec justice en maints endroits, interrompus par le, professeur Goulet qui exigeait encore plus de perfection.Sous une pareille direction, il n’est donc pas étonnant qu’on escompte un succès qui d’ailleurs ne saurait être- douteux.Qu’on se hâte donc de retenir ses places, en vente v chez Archambault, 312 rue Sainte-Catherine Est — ce sera une bonne précaution, Nous avons déjà annoncé que le concert sera donné sous le haut patronage de Sa Grandeur Mgr Bruchési et de l’hon.Jérémie L.Décarie, secrétaire de la province.Tous les deux ont voulu montrer leur estime pour l’œuvre du Conseil des Arts ot Menufaotures et ils ont en même temps dolin' un exemple qu'on s'empressera de suivre.i (Communiqué) LOTS A VENDRE J’ai des lots à vendre (50 x 150) dans le centre du village de Saint-Paul des Métis, Alberta, à des prix très bai pour argent comptant.Ces lots sont garantis hauts et secs.Alf.Denis, P.O.Box 725, Edmonton, Alta.OEUFS A VENDRE Oeufs pour incubateur.S’adresser à Jutras & Frères, St-Albert, comté Ar-thabaska.OEUFS ET VOLAILLES Manuel pratique sur l’élevage des animaux de basse-cour, orné de nombreuses gravures.15 eentins par la malle.La fameuse couveuse Des Moines.Circulaire gratis.O.Rolland, Boîte 2363, Montréal.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, .ous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; 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Faire et entreprendre tous travaux de réparations, creusage, posage de canaux d’é goûts, tuyaux h l’eau, tiîyaux de renvoi et faire tous contrats d’entreprise de travaux dans aucune des branches d’industrie ci-dessus énumérées.Acheter tous matériels* nécessaires ou utiles pour les fins ci-dessus mentionnées; exécuter tous contrats d’ouvrage soit par soumission, soit à forfait, à ia pièce ou à la journée; engager et employer tous commis, teneurs de livres, homn.es de métiers, journaliers, ou aides pour les fins de leur commerce ou de leurs entreprises; Acquérir par achat, échange, bail ou autre titre, et détenir, utiliser, vendre ou autrement aliéner soit en totalité soit en partie pour tels prix et à telles conditions qui pourront être agrées, toutes propriétés mobilières et.immobilières, machineries, outillages, patentes, droits de brevets, marques de commerce, dessins industriels et marchandises de toutes sortes manufacturées ou non, et s’il devient nécessaire, avantageux ou utile, les hpothèqner ou les engager par voie de gage, nantissement, hypothèque ou autrement, soit on totalité, soit en partie, pour l’obtention de tous prêts ou avances, et ce aux termes et conditions posés par les prêteurs, signer, accepter, et endosser tous billets, traites, reconnaissances, effets de commerce, obligations, actes et documents requis pour ces fins faire tous règlements nécessaires pour la régie interne de la compagnie, avoir un sceau commun, ester en justice, poursuivre et être poursuivie devant toute cour de justice, ou d'équité; S’associer on conclure des convention au sujet du partage des profits, la fusion des intérêts, la co-opération, les risques communs, les concessions réciproques ou autrement, avec toute personne ou compagnie engagée ou exerçant ou à la veille d’exercer ou entre, prendre une industrie ou transaction que la compagnie est autorisée à exercer ou entre prendre ou pouvant être conduite do manié rc h profiter directement ou indirectement h la présente compagnie, et faire des avances do deniers, garantir les entreprises ou autrement aider telle personne ou compagnie, et prendre ou autrement Requérir les actions et valeurs de cette compagnie et les vendre, dé tenir, réémettre avec ou sans garantie ou en disposer autrement; Acquérir toute industrie semblable à celle que la présente compagnie est autorisée 5 exercer, et sa clientèle, aux termes et conditions qui seront agréés et notamment arqué rir le fonds de commerce de marchandises, matériel roulant et bon vouloir de la société commerciale J.& C.Brunet & Compagnie ainsi nue son nom corporatif, sous le nom d “lia Compagnie .1.& C.Brunet.Limitée”, avec un capital de vingt mille piastres ('$20,.000.00), divisé en deux cents (200) actions do cent piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires de la corpo ration, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province.ce dix-neuvième jour de mars 1913.C.,T.SIMARD, 1411 Sous secrétaire de la province, NAT THEORET, notaire.Procureur de* requérants PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal.Cour de Circuit.No 12003.Joseph 0.Forest, demandeur ; vs.Z.Forget, défendeur.Lo 25?me jour d’avril 1913, à une heure de l’après-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 406 rue Plessis ( en arrière) , en la cité ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, ‘ j 263 Visitation.Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi.1 les balances de prix de vente.( DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chl-j rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 354SL 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’U*1 niversité.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, In-génieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618.ARCHITECTES RENE CHAKBONNEAU, (diplôme de l’A.A.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.Q, Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.CARTES D’AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien , 250 rua Saint-Paul.Tél.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran* çois-Xavier.Montréal.COMMANDEZ VOTRE BOIS ET CHARBON A LA CIE DES COMBUSTIBLES DOMESTIQUES Angle Carmel et St-Denis.Tél.St-Louis 2149.Bon service et courtoisie.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs do commerce, $2.00 par jour.COAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEUR* nu CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mina), mélangé (alack) Pour renseignements s’adresser au* BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacqua».Montréal.Tüéoâone Main 401 encore 2,000 manteaux à gaz (job) à!a„ Montréal, seront vendus par auto-5c, 6 pour 26c.Spécialité reparations jté de juslioc les biens et effets du dit de poeles, machines a laver, tordeuses.tiéforui( nir, saisis en cette Cause, con-Je suis le sou qui repare les machi- si„an, ,lln,bles de ménage, etc.1.nés Godm.Echange les vieux poeles.r: („1Tl .|,.c.S.Conditions : Ar-D.Rohillard, 44 Avenue Laurier Ouest, L„,„, (,„lipt(int.Mon(rêai, 15 avril Samt-Loms 520/.Saint-Louis 5207.R EPA R ATI ONS Chs.Turcot, nittJcitiimi uc meubles, bourreur.Meubles parés do toutes sortes.Prékrlî, tapi: cousus- et posés Matelas refaits, l’ioim-, be.-dnfuetées.1 Polissage de rneuhîcs.Tables de billard réparées.Ouvrujr ¦ ; .• .nti.709 n>e Lafontaine.Tel.Bell, Est 6896.Montréal.1913.PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal.Cour de Circuit.No 15450.Joseph 0.Forest, demandeur ; vs Pierre Couture, défendeur.Le 25èmc jour d’avril 1913, à dix heures de l’avant-midi, nu domicile du dit défendeur, au ! \’o 1011 avenue Van Morne, ville .-.:-.d’Outremont, district de Montréal, se* RFr’RT’RE8 iront vendus par autorité de justice les Clefs, surnuvs.ibU- :d coupa- biens et effets du dit défendeur, saisis gt* de clefs Yam, C.Uiin, Servent et en eette cause, consistant en meubles Green Ler.f.la r ta,.;*s vis r.-p.-.ra- «h» ménage, «te.Conditions : Argent tiens de clefs, allez ntl No.iS2 rue j comptant, J.F.COUTU, H.C.S.Sanguinet., I Montréal, 15 avril 1913.AVIS DE FAILLITE PROVINCE DK Ql’EBEC, district de Montréal.Cour Supérieure.No 59.In re F.X.Robillard, Parc Terminal, Montreal, fnilli.Avis est par les présentes donné, que, par un jugement de la Cour Supérieure, en data du 14 d avril 1913, j’ai été nommé curateur aux biens du susdit failli.Toutes les réclamations assermentées devront être filées à mon bureau dans les trente jours de e.-t avis.J.(i.1)1 HAMEL, curateur.Montréal, I l avril 1913.Bureau de Duhamel, Jankinson et Beau-lieu, No 3, rue Notre-Dame-Est.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nnp.Tellicr L” vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR 5539 994 VOL.IV.— No.57 Le DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 1C AVRIL 1913 "•¦"«fc*» • •• • i .¦ i m — POLITIQUE ETRANGERE L'ADMISSION DES ETRAN-GERS AUX .Plusieurs conférences ont lieu à la Maison Blanche dans le but de mettre fin au malaise entre le Japon et les Etats-Unis Washington, 16.— Le président Wilson et le secrétaire Bryan ont continué, avec le vicomte Chinda, ambassadeur du Janon, leurs efforts pour empêcher toute ^ciction entre Tes Etats-Unis et le Japon, au sujet du bill proposé sur les terres à concéder à des éjjrangers en Californie.L’ambasadeur s’est d’abord rendu à la Maison Blanche pour conférer avec la président, puis est allé au département d’Etat s’y entretenir avec le secrétaire Bryan.Rien n’a transpiré de la nature de ces conférences mais on est d’opinion
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