Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 20 mars 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1913-03-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME IV—No.66 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire ; CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .» .$1.50 UNION POSTALE $3.00 Directeur : HENRI ROURASSA MONIKLAL, JEUDI 20 /UAKS, m3 UN SC U LE NUMERO Rédaction et Administration) 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONE.> ADMINISTRATIVE 746t " REDACTION ; FAIS CE QUE DOIS ! ¦ù L’INJUSTICE CONTINUE Une réparation qui s’impose J’ai résumé hier la situation faite aux catholiques de Winnipeg par la Commission des écoles publiques de cette ville: Après avoir obtenu la déclaration qu'ils accepteraient, si la Commission voulait prendre charge de leurs écoles, les livres, les règlements et l’inspection des école* publiques, la Commission, s’abfilant derrière une consultation de son avocat, leur annonce que, comme mesure préalable à toute négociation Ultérieure, ils devront accepter en principe la désorganisation de leur personnel enseignant actuel, l’exclusion de l’école de tout costume religieux, le mélange dans cette école des enfants de toute croyance.On sait le rêve que caressaient certains catholiques: la Commission, qui a besoin d’écoles, louerait les écoles catholiques; celles-ci passeraient sous le régime général des écoles publiques — ce qui constituerait une réelle déchéance, on l’admettait, mais garderaient, d’autre part, leurs élèves et leur personnel enseignant — ce qui, espérait-on, permettrait de conserver dans l’école une certaine atmosphère catholique.Et, comme résultat matériel, cette transaction emporterait l’abolition de la double, taxe qui pèse depuis si longtemps sur les épaules des catholiques de tous les centres mixtes.L’attitude de la Commission scolaire de Winnipeg ruine définitivement ce rêve et ces espérances.“Il n’y a, dans la loi du Manitoba, aucune allusion directe au costume des instituteurs et le comité consultatif n’a fait aucun règlement à ce sujet, dit l’avocat de la Commission, M.J.H.Munson, mais du fait que ces costumes ont un symbolisme et une signification particulière, comme appartenant à une église et la représentant, et à cause de l’importance qu’y attachent naturellement les pétitionnaires (catholiques), ils sont dans cette mesure confessionnels {sectarian) et leur emploi dans les écoles, même si l’enseignement oral et autre et les livres sont l’enseignement et les livres prescrits par la Loi des Ecoles publiques, serait, dans mon opinion, une violation de l’article 214 qui proscrit tout ce qui n’est pas complètement non-confessionnel .” Donc, exclusion de tous les religieux et religieuses portant costume, même s’ils possèdent les diplômes officiels et s’ils consentent à suivre, jusque dans ses détails, le règlement des écoles publiques.Mais ce n’est pas tout: M.Munson a le soin de déclarer que le fail de ne garder dans une école que des maîtres de ce type et de n’y recevoir que des enfants catholiques serait “une violation patente de l'article 220, qui interdit la sépanation des élèves par confessions religieuses durant les heures d’enseignement profane.’’ Donc, si les catholiques veulent se débarrasser du fardeau de la double taxe, il leur faudra d’avance accepter, dans toute sa rigueur, non seulement le régime commun qui interdit l’enseignement religieux avant trois heures et demie, qui laisse le choix des maîtres à une commission en totalité protestante, et qui a chance de l’être toujours, et interdit la séparation des enfants par croyances religieuses; mais encore une interprétation de la loi qui ferme la porte de l’école à tous les instituteurs congréganistes qui n’enlèveront pas leurs costumes.Liberté, justice,-“fair play”, je vous salue! vé *X* vf Pour bien apprécier la situation actuelle, il faut faire quelques chiffres1: Les catholiques de Winnipeg ont cette année dans leurs écoles indépendantes 2,020 élèves.Si l’on calcule le coût de l’instruction de ecs élèves sur celui des écoles publiques de la ville (£28.77), cela représente une dépense annuelle de *58,374.33.Ajoutez que nos co-religrotmaire^T doivent en même temps payer leur part du coût et de l’entretien des écoles publiques auxquelles ils ne peuvent envoyer leurs enfants et que, sur les écoles mêmes qu’ils fondent, il leur faut payer une taxe qui est versée au fonds des écoles publiques.Et c’est ainsi que la majorité se sert, pour l’instruction de ses enfants, non seulement des taxes qui représentent les services que la majorité ne peut en conscience réclamer de l’école publique, mais encore de l’impôt spécial prélevé sur les écoles de cette minorité.Et ce régime existe à Winnipeg, à Brandon, à le Pas (depuis l’annexion du Keewatin), partout enfin où les catholiques ne sont pas suffisamment groupés pour dominer la commission scolaire.«• *• * On nous a maintes fois affirmé, loi*; de l’affaire du Keewatin, que la situation des catholiques du vieux Manitoba serait profondément modifiée.Trois députés, MM.Joseph Bernier, Aimé Bénard et Albert Préfontaine, s’autorisant de leur titre de “seuls députés canadiens-français de la législature du Manitoba”, ont même affirmé, dans une circulaire qui a été répandue par milliers dans la province de Québec: “Enfin, nous sommes libérés de cette double taxe qui pesait si lourdement et si injustement sur nous.” Voici la réponse des faits.MM.Bernier, Bénard et Préfontainc ne se doivent-ils pas de faire une nouvelle lettre pour détromper ceux qu’ont pu abuser leurs premières déclarations?Ltn distributeurs bénévoles de ces déclarations ne se devront-ils pas de lui donner une aussi grande publicité?La réparation s’impose.Hmer HEROUX P.-S.—Simple détail, mais qui ne manque pas d’intérêt: Au cours de la session dernière, on a tenté de faire élargir un peu le carcan qui enserre le cou de la minorilc.Quatre des ministres du cabinet Roblin ont menacé de remettre leur portefeuille: leur chef n’a pas osé passer outre.LA MEDIATION EUROPEENNE La mort du roi Georges de Grèce.— L’indemnité de guerre Il est peu probable que la mort tragique du roi Georges de Grèce modifiera sensiblement la situation dans les Balkans.Le monarque défunt avait temporairement établi sa cour à Salo-nique dans le but évident de garder à la Grèce ce port de mer qui est peut-être la conquête la plus précieuse de la guerre balkanique.Sans se laisser arrêter par les risques qu’il savait courir en agissant ainsi, il a voulu compléter la victoire de ses années par l’occupation réelle et la consécration du fait accompli.Il a même accueilli comme un hôte le roi de Bulgarie, son voisin d’aujourd’hui et son seul concurrent sérieux dans la course pour la possession de Salonique.Georges 1er de Grèce a reçu In récompense de son courage, et de son dévouement à son pays d’adoption.On peut dire qu’il a été frappé en plein triomphe, sur cet autre champ de bataille qu’est la diplomatie.Commandant en chef des armées du royaume, le nouveau roi de Grèce, Constantin, est un homme d’âge mûr, rompu aux affaires pour avoir été mêlé activement à la politique intérieure et extérieure de son pays.Il est tout préparé à recueillir la succession naternelle.La gloire militaire qu’il s’est acquise dans la guerre actuelle en attachant son nom à tous les triomphes de l’armée grecque, lui donne un prestige singulier au moment de son accession au trône.* * * Les grandes puissances ont résolu d’imposer leur médiation pour le règlement du conflit balkanique, sans tenir un compte rigoureux des prétentions des alliés.Elles interprètent la réponse de ces derniers comme une acceptation du principe d’intervention européenne, se réservant de trancher elles-mêmes les questions qui affectent dans une mesure quelconque la politique internationale.Les principales difficultés à résoudre sont l’attributiou de Scutari au Monténégro ou à l’Albanie autonome; la question des îles de la mer Egée, et l’indemnité de guerre réclamée surtout par la Bulgarie.Le roi Nicolas a exprimé à maintes reprises — dans les termes les plus vigoureux — sa volonté inébranlable de prendre et de garder Scutari, en dépit de tout.Malheureusement pour le Monténégro, les succès de ses troupes ne sont point en rapport avec scs prétentions.Scutari se défend toujours, et lors d’une récente attaque, ses agres- seurs ont éprouvé des pertes très considérables insuffisamment compensées par une médiocre avance sur le terrain.On se demande même non sans niquictude ce qu’il adviendrait des troupes monténégrines si, par suite du refus du roi Nicolas de traiter en même temps que ses alliés, elles étaient laissées à elles-mêmes, privées du concours que les Serbes ont entrepris de leur prêter.A vrai dire, l’obstination du roi Nicolas ne présente pas un danger sérieux.On peut conclure la paix avec ou sans son consentement, et il faudra bien qu’il finisse par l’accepter.La question de l’indemnité est plus grave.Le cabinet de Sofia considère que la reprise des hostilités lui donne le droit d’insister sur cette prétention.Voici, en substance, ses arguments: c’est la Turquie qui, en réalité, a rendu la guerre actuelle nécessaire; vaincue, elle doit supporter les conséquences territoriales et financières de sa défaite.Les revenus des régions annexées ne pourront de longtemps compenser la partie de la dette publique ottomane mise à la charge de l’Etat annexant; ces régions sont dépeuplées par suite de l’émigration de l’élément turc.La Bulgarie devra servir §2,000,000 de pensions à ses soldats invalides et aux familles des morts; elle devra consacrer des sommes énormes au réarmement de ses troupes et à la mise en valeur des pays annexés; il lui faudra aussi secourir les agriculteurs dont les champs restent incultes depuis le mois d’octobre.La Turquie, au contraire, allégée de ses dépenses macédoniennes, sera parfaitement en état de payer l’indemnité réclamée.« 7 J Dans une récente entrevue, le grand vizir a rétorqué en détail à la thèse bulgare.D’après l’agence Havas, Mahmoud Chefket Pacha s’est exprimé ainsi: La Turquie refuse de payer l’indemnité.Les arguments développés a -ce sujet dans le mémorandum bulgare servent plutôt la thèse turque que celle des Bulgares.En effet, que disent les Bulgares?Que les regions occupées ont été dépeuplées par suite -de l’émigr-ation turque, qu’elles ne donneront pas de revenus, mais occasionneront des dépensés.On «’a pas essayé de rechercher ce que devient celle population qui émigre.Les familles musulmanes qui viennent en Tur-'ini y apportent la misère et constitueront une -charge formidable pour nous.L’émigration, d’ailleurs, n aura pas plus fortement dépeuplé la région que les massacres commis par les Bulgares.Elle alleindra deux ou trois hommes sur les 30 ou 40 habitants que les nouvelles provinces balkaniques comptent par kilometre carre,alors que no*.; pro-ymees asiatiques ne possèdent que 10 et meme, dans certaines régions, que 2 habitants seulement -pour la meme surface.Les Bulgares parlent des pensions 'Tuns doivent accorder aux familles des victimes de la guerre, mais n en est-il pas -de même chez nous?bi.comme le prétendent les Bulgares, les résultats économiques de la guerre sont désastreux pour eux, ils ne le sont pas moins pour la Turquie, et -celle-ci a d’autres raisons de se plaindre, car elle n’a pas voulu celle guerre, tandis que la Rul-garie a -cherché et préparé les hostilités.L’argument que la Turquie n’aura plus à supporter de dépenses .à faire pour la Roumélie est insoutenable; que deviendraient les 20,000 fonctionnaires de la Roumélie; ne seraient-ils pas toujours à notre charge, et ne touchent-ils pas déjà des traitements de disponibilité?Les Bulgares vont jusqu’à dire que, grace aux moyens financiers dont nous disposons et sans que nous recourions à un emprunt, notre situation s’améliore.Ignorent-ils que la Turquie est obligée d’emprunter chaque année et qu’elle devra encore avoir recours à de pareilles opérations financières ?L’examen de la dette publique ottomane montre que celle-ci atteint environ trois milliards de francs.D’autre part, les capitaux étrangers engages en Turquie représentent une somme presque égale.A côté de cela, la Dette publique bulgare apparaît comme insignifiante, puis-qu elle, s’élève seulement à 600 ou /00 millions.En outre, les chemins de fer appartiennent à l’Etat bulgare, alors que, chez nous, il en est tout autrement.Je crois que les créanciers de la Turquie auront de leurs intérêts une toute autre conception que les Bulgares et qu’ils estimeront qu’on ne doit pas exiger de la Turquie, déjà si atteinte, le payement d’une indemnité que rien ne justifie.Il convient d’ajouter que les alliés n’ont pas amélioré leur situation militaire; depuis plus d’un mois que les hostilités ont recommencé, ils n’ont saisi aucun gage nouveau.Ils ne sont donc pas en mesure, à l’heure actuelle, de faire valoir des prétentions -rejetées lors de la conclusion de l’armistice.Les puissances européennes paraissent au moins en juger ainsi et elles ne se montrent pas disposées à prendre au sérieux la réclamation relative à l’indemnité de guerre.Pour assurer lia reconnaissance intégrale de leurs revendications, les alliés n’auraient donc -d’autre ressource -que la continuation de la guerre, et la lenteur des opérations militaires indique déjà suffisamment leur lassitude.Ultiéric TREMBLAY.- ^ i —i .— L’élection partielle de South Lanark Perth, Ont., 20.— L’Élection partielle de South Lanark pour la législature donne une majorité de 607 à Ebbs, conservateur.BILLET Dü SOIR La Maison des Crêpes.Au bord de la route d’EIgin, non loin de Saint-Jean-Port-Joli, une très vieille masure dont deux peupliers semblent veiller ta carcasse délabrée, dort son sommeil de pierre.On l’appelle la Maison des Crêpes.En ecclésiastique des environs m’a raconté comment elle fut baptisée par la légende.Au temps où les soldats de Wolfe, remohtaient le fleuve, en mettant le feu aux fermes qu’ils rencontraient sur leur passage, ils arrivèrent, un soir, à cette vieille maison, où les quinze ans d’une fillette brune veillait sur les grands parents infirmes.Son père et ses frères s’étalent enrôlés à Québec dans l’armée de Montcalm.Ils sont vingt Habits-Rouges, commandés par un officier.Les crosses de leurs fusils frappent le bas de la porte et la filleüe, très brave, leur ouvre sans hâte.Elle est jolie ainsi son tablier relevé sur son épaule, de la pâte grise à ses doigts et de la farine de blé noir sur son nez mutin, comme des taches de rousseur.La lumière de Vâtre blondit ses cheveux châtains, et, suave comme un parfum, s’exhale, l’odeur des crêpes de blé qui frient dans la poêle.—Il vous faut quitter cette maison, mademoiselle, dit l’officier, qui se découvre interdit devant cette jolie fille.—Mais, répond-elle avec une moue qui aurait changé celle de la jeune fille à la cruche cassée si Greuze avait pu le voir, mes crêpes vont être perdues — moi qui les préparais pour vous.L’odeur des crêpes brunes charme l’odorat du jeune lieutenant, et, pour un estomac malmené, depuis des mois par la cuisine des camps, la tentatioxi est trop forte.Les yeux des hommes qui l’entourent le supplient aussi, et il cède.—Soit, dit-il, mangeons vos crêpes d’abord, mais plus tard.Seule de toutes les maisons de la bourgade, la Maison des Crêpes resta debout.Et le soir, quand les rayons du soleil couchant font briller comme des yeux vieilles, ses carreaux étroits, on dirait que l’antique masure a quelque chose à dire pareille aux aiëules à qui la veillée ramène des souvenirs.Louis BRETON.tenir compte des vides que les cas de force majeure, tels que la maladie et les déménagements, creusent dans les listes d’imicription d’une école, durant les dix mois de l’année scolaire.Il est vrai que vous me reprochez précisément d’attribuer à des raisons de force majeure le retrait des enfants de l’école, et vous demandez ce que j’en sais.C’est pourtant bieu simple: les cas de force majeure, dûment constatés, suffisent à expliquer l’immense majorité des absences, relativement peu nombreuses, d’enfants inscrits.L’enquête du groupe Pie X a révélé que dans la paroisse de 1 ’ I mm a cul e e^Co ncept io n -moins de deux pour cent des absences n’étaient pas ainsi motivées.Cette question de la présence moyenne par rapport à la fréquentation d’une part, et à l’inscription de l’autre, paraît dépasser votre compréhension, et parce que vous ne la comprenez pas, ou parce que vous ne voulez pas la comprendre, vous essayez de vous en tirer en faisant de l’esprit.Franchement, c’est un genre qui ne vous réussit pas.Ainsi quand, confondant fréquentation et présence moyenne, vous dites: “Sur ceux qui vont à Técole la présence moyenne est évidemment de cent pour cent”, il est bien certain que vous faites rire, mais il est non moins certain que c’est de vous.Avant d’aborder un autre point, je dois dire que le groupe Pie X ayant fait son enquête au commencement de l’année scolaire, à une époque par conséquent oil le nombre des retraits devait, de toute évidence, être insignifiant, il me s’esl occupé que -de la présence -moyenne et de l’inscription.De sorte que, quand vous dites: “pour obtenir un chiffre de présence moyenne, il faut commencer par écarter tous ceux qui ne vont pas à l’école, même s’ils sont inscrits.A ce co-mpte-là je comprends que les statistiques de rimmaculée-Conception soient aussi élevées”, quand vous dites cela, vous affirmez, encore une fois,Dîne fausseté manifeste.Reste la question des enfants non-inscrits dans les écoles.Vous prétendez que c’est sur ceux-là qu’une enquête devrait porter.Vous savez pourtant, ou dans tous les cas vous devriez savoir, qu’une enquête locale ne -peut pas faire la lumière sur -ce point, pour cette raison bien simple qu’un grand nombre d’enfants vont à l’école en dehors de la paroisse où habitent leurs parents.Il faudrait aller de -maison en maison, faire une enquête dans chaque famille, ce qui, dans les grandes paroisses de Montréal surtout, est absolument impossible.C’est pourquoi le groupe Pie X n’a pas touché à -cette question.Si cependant elle vous intéresse, et si vous tenez à vous renseigner, ouvrez le rapport du Surintendant de l’Instruction Publique pour Tannée 1910, à la page.286; et vous verrez que celle année-la, plus de 96% des enfants catholiques de 7 à 14 ans, étaient Inscrits aux registres des écoles.Arthur SAINT-PIERRE.Sur le Pont d’Avignon.- ¦ITT) B 9m -— La fréquentation scoiaire LETTRE OUVERTE A JUNIUS Montréal, 18 mars 1913.A M.Junius, Rédacteur au Pays, Montréal.Monsieur, Comme cela, ma lettre du 11 courant, publiée dans le Devoir du 13, vous a déplu.A vrai dire, je n’en suis ni surpris, ni fâolîe, car, en 1 écrivant, je n’avais pas précisé-nVent pour but de vous faire plaisir, non plus qu’à M.Paradis, et votre dernier article me prouve qu’elle était au point.Ce dernier article appelle, lui aussi, quelques commentaires.Avec ou sans votre permission, je vais maintenant les aborder.“Or, écrivez-vous, -c’est cela qui est malhonnête, oser demander des statistiques officielles.” Mais non ce n’est pas cela, et quoi que vous disiez, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, vous ne réussirez pas à donner le change.Ce qui est malhonnête, c’c*d ___ pour essayer de ruiner d’avance les conclusions d’une enquête que l’on redoute — lo.d’affirmer que les personnes consultées n’auront pas le courage ou la loyauté de -dire la vérité; -c’est, 2o.d’insinuer que les enquêteurs ont pris leurs précautions pour que leur enquête révèle, non pas la vérité, mais ce qu’ils désirent lui voir révéler; c’est 3o.de faire dire à ses adversaires des choses absurdes, era'll*.; n’ont jamais dites pour pouvoir les réfuter plus facilement.Or tout cela, vous et votre collègue, M.Paradis, l’avez fait, comme je Tai prouvé si clairement dans ma lettre au Devoir, que vous n’avez pas même tenté, sur ces différents points, une défense que vous sentiez impossible.Ce qui est malhonnête encore, c’est de prétendre, comme Ta fait M.Paradis, sans la moindre auna-rence de raison, que PA.C.J.C.a entrepris son enquêle parce qu’elle n’avait pas confiance dans les rapports officiels du Surintendant de l’Instruction Publique.Et je pourrais encore allonger considérablement cette liste des grosses et petites déloyautés commises par la rédaction du Pays.Cependant, je reconnais que j’ai un peu exagéré en disant que vous ne pouviez écrire une ligne sans qu’il s’y glisse quelque malhonnêteté: si habile que vous soyez dans ce genre de journalisme, votre habileté ne va pas jusque-là.Disons donc,‘pour être exact, que vous n’en mettez guère plus que trois ou quatre par article, vos moyens ne vous permettant pas de faire mieux.J’espère, sans trop y compter, que cette rectification, en vous rendant ample justice, vous donnera plaine et entière satisfaction.Vous parlez de mes "subtilités” à propos des statistiques -de la Commission des écoles catholiques de Montréal; mais vous savez bien que les chiffres que j’ni donnés sont copiés textuellement du Rapport officiel de celle Commission.De subtilités, il n’en existe (pie dans votre imagination.Il faut être rédacteur au Pays pour refuser de De la Pairie: “Si la représentation française “dans le cabinet est •changée, après “la session, elle ne sera sûrement “pas diminuée.Au contraire, elle “sera renforcée.” Voici -qui est intéressant et significatif.Le ministère se prépare à lâcher M.Coderre, peut-être M.Pelletier.La Patrie, journal “indé-pen-dant”, semble fort bien renseignée sur les intentions du -ministère.De olus, elle ne parait pas très convaincue de la force des représentants actuels de la province dans le cabinet.« • • A peine Madero mort, voici que des conspirateurs veulent assassi- ner Huerta, responsable du crime politique d’il y a quelques semaines.La parole est toujours vraie : “Qui se sert de Tépée périra par l'épée.” * * * Nos députés, paraît-il, ont aligné quatre mille colonnes, aux débats de la Chambre, pendant la séance de quinze jours.Et si les sténographes eussent enregistré tout ce qui s’est dit, il y en aurait cinq mille colonnes.Et dire que, dans tout cela, il n’y a pas vingt colonnes de lisibles, — sauf les deux discours de D.A.La-fortune 1 * « • MM.Sam Hughes et Rodolphe Lemieux ont échangé des mots d'esprit, hier, aux Communes dit la Gazette.Il se passe évidemment quelque chose d’anormal, à Ottawa, depuis quelques semaines.* # *.' Un bijoutier de Londres vient de lancer la montre pour dames, qui se porte au pied.Les suffragettes, qui se défendent à coups de griffes et de pieds contre les agents de la paix, à Londres, ne porteront pas ce bijou.Pour une fois, elles auront du bon sens.* * * Une famille d’agriculteurs de Lloydminster, Saskatchewan, vient, pour la seconde fois depuis deux ans, de gagner le premier prix pour la culture de Tavoine, à l’exposition nord-américaine des céréales, au Colorado.H y a dix ans, cette famille, originaire de Londres, arrivait ici, sans nulle expérience des travaux de la terre.Ce sont des immigrants aussi in-ielligonts et laborieux qu’il faut au Canada.« * * Le président Wilson, des Etats-Unis, en a assez des fanfreluches et des colifichets de son office.Il interdit le pavoisement de sa loge au théâtre, et diminué l’effectif de sa garde militaire, à la Maison Blanche.Candidat démocrate, président démocrate, il met sa conduite d’accord avec scs principes et veut vivre démocratiquement.Ici, nos politiciens dénoncent les wagons particuliers.et, quand ils sont ministres, s’empressent de s’y prélasser.Le Veilleur.LETTRE D’OTTAWA Avertissements réciproques.— Est-ce aussi sérieux que c’en a l’air ?Ottawa, 19.— Les quelques cinquante députés qui restaient à Ottawa viennent de partir pour leurs foyers, ceux qui peuvent les atteindre, pour une promenade ailleurs, ceux qui demeurent trop loin pour aile* passer le jou*- de Pâques chez eux.La séance de cet après-midi a été très monotone, égayée sur la fin par quelques joyeuses réparties du ministre de la milice.On a débarrassé Tordre du jour de plusieurs interpellations et motions pour production de documents et Ton a voté des crédits supplémentaires pour la milice et quelques services divers.• • • C’est en dehors de la Chambre que le travail le plus important s’esl fait.Ce matin, les libéraux ont siégé près de deux heures, en caucus, pour discuter la situation et préparer un plan définitif de combat pour la reste de la session.La réunion a été extrêmement enthousiaste; par moments ce «’était qu’applaudissements et hourras répétés.Les dépêches de Londres résumant les commentaires de la presse anglaise, accentuent certainement le sentiment de confiance de la gauche dans le triompha ultime de sa politique.Les conservateurs prétendent que ce changement d’attitude est l’oeuvre de M.Fielding et il y a des indices qui semblent leur donner raison.On remarque par exemple que depuis quelque temps 1 opposition fait un échange considérable de dépêches chiffrées avec Londres.Quelle que soit la raison, en tout cas, M.Laurier et sA» partisans ne perdent pas ufte occasion d’entretenir l’inquiétude chez leurs adversaires.Ainsi lorsque M.Ames a voulu savoir cet après-midi s’il ne serait pas possible de faire siéger la commission parlementaire des banques après Pâques, sir Wilfrid s’est empressé de dire au député de Saint-Antoine que le gouvernement pourrait beaucoup plus facilement répondre à cette question attendu que -cela dépendrait de l’heure -d’ajournement des 'séances de la Chambre des Communes.Est-ce le caucus et cette remarque énigmatique de Mj Laurier qui ont décidé le gouvernement à annoncer officieusement sa dérision do soumettre des amendements aux règles de la Chambre à l’effet de limiter la discussion?Toujours est-il que ce soir, le ministère a communiqué à la presse un résumé du débat sur la question navale, établissant que le bill naval a été soumis le 5 décembre; que le 12 décembre, sir Wilfrid Laurier a proposé de retrancher toutes les clauses du bill excepte celle qui autorise la dépense de 35 millions de piastres; que cet amendement a été rejeté le 13 février; que la deuxième lecture du bill a élé consentie le 27 février; que la Chambre a commencé l’étude du bill en 'Commission générale le lendemain, 28 février, et que depuis le 3 mars Ton discuta la clause contenant le principe déjà adopté par la Chambre, savoir, celui de la dépense de 35 millions, ri, donc, que l'opposition •s’oppose depuis deux semaines à une clause qu’elle a déjà votée deux fois en principe.Le communiqué ministériel ajoute que la discussion du bill a pris tout le temps disponible de la Chambre depuis trois mois et couvert plus do 4,000 colonnes du Hansard.11 insiste en outre sur le fait que le refus d’ajourner la Chambre le 3 mars ne peut être interprété comme une tentative de restreindre la discussion puisque cette clau*.;c, encore une fois, ne contient rien autre chose que le principe môme de la mesure que Ton discute depuis le 12 décembre.Enfin, le communiqué affirme que l’obstruction -de la gauche est trop évidente pour être niée avec succès et que si celle-ci persiste, le devoir du gouvernement 'sera de soumettre des amendements aux règlç?de la Chambre, qui, tout en assurant la liberté de la discussion, empêcheront l’obstruction.• » • Et voilà les positions qui se dessinent un peu mieux.A la gaucho qui laisse prévoir une bataille obstinée, la droite donne à entendre qu’elle opposera une contrainte relative.Est-ce aussi sérieux que c’en a Tair ?C’est difficile à dire.Remarquons seulement que la discrétion qui entoure habituellement les conciliabules de parti a été levée pour la réunion de ce matin.Les libéraux n’ont fait aucun mystère du sujet de leur débat et leurs organes font au contraire grand étalage des décisions prises.D’un autre côté, l’annonce officieuse des amendements aux règles de la Chambre déroge aussi aux procédés ordinaires des partis.Ne se •menace-t-on pas simplement dans le but d’entretenir l’attention?Il est certain, en tout cas, que les libéraux ne veulent pas d’une élection immédiate.La dernière maladie de sir Wilfrid Laurier, qui Ta laissé avec une toux persistante, les inquiète.l’eu leur importe que les élections l’épuisent surtout si eles leur donnaient le pouvoir, mais i'1 leur importe énormément qu’il ne reste pas en panne durant la -campagne, et avril est un si mauvais temps pour faire djjÿ.élections.Quant aux ministériels, ils craignent encore davantage T appel au peuple.Entre leurs vantardises de la Chambre et leurs réflexions de tabagie et de restaurant, il y a toute la différence du monde.Tout plutôt que les élections générales, tel est leur -programme pour le moment.Et les circonstances vont peut-être leur donner une occasion nouvelle de clamer que le peuple est avec eux.La mort de M.Haggart fait un siège vacant, en effet, et un siège dont les conservateurs sont maîtres depuis quarante ans.* * * A la Chambre, aujourd’hui, la routine épuisée, Ton entend de nouveaux échos des scènes de samedi dernier.C’est d’abord le premier ministre qui rectifie les conclusions du Toronto Star à propos de Tincident Clarke.Le Star disait que M.Borden avait pratiquement oMigé l’orateur à faire des excuses au Dr Clarke.Le premier ministre déclare cette interprétation fausse.Après lui, M.Pugsley se plaint du Herald, de Halifax, qui Ta représenté presque frappant le président du comité général.Le Dr Clarke remarque qu’on ferait aussi bien de passer q un vote des crédits que de revenir sur les événements de la semaine dernière, M.R.Lemieux demande ce qu’il y a de vrai dans la dépêche de la Gazette) à Teffct que le Canadian Northern aurait demandé la garantie du gouvernement pour les obligations du Québec & Saguenay.Rien, répond M.Cochrane.* * * ~vsi Les crédits sont votés assez rondement.A propos de l’expédition Steffaoson, M.Lemieux demande ce que l’on a fait du ca.pt.Bcrhier.C’est lui qui devrait commander ces expéditions, 1m, un Canadien, sujet de Sa Majesté, et non un étranger.Celle préférence pour un étranger de la part d’un gouvernement si loyaliste Tétonne.M.Perly répond que Steffanson est né au Manitoba et que tout en ayant séjourné aux Etats-Unis, il n’a jamais changé d’allégeance.Comment cela se fait-il puisqu’il a servi dans la marine?demande M.Laurier.Ce point -reste obscur.M.Laurier ajoute que la patrouille des eaux de l’extrême nord devrait se faire régulièrement.M.Perley prend note de cetle suggestion.M.Devlin veut savoir tout de suite ce que Ton fera du vaisseau nolisé pour cette expédition à son retour: Tincorporera-t-on dans la marine canadienne?M.Perley n’étant pas prêt à répondre, quelqu’un fit remarquer que la réponse ferait peut-être partie de la politique permanente du gouvernement.Les crédits pour le ministère de la milice passent presque comme une lettre à la poste.M.Lemieux taquine bien un peu Sam Hughes mais celui-ci riposte sur le même ton.Ainsi, lorsqu’on lui demande s’il est en faveur du service militaire obligatoire, il répond qu’il est en faveur du service militaire intelligent; et lorsqu’on veut lui faire dire s’il est vrai qu’en France on Ta pris pour lord Kitchener, le ministra de la milice répond qu’il ne nie jamais rien.Sam a son char particulier, tout comme M.Lemieux avait le sien avant le 21 septembre 1911.Celui de Sam a coûté près de §10,000.M.Lemieux trouve que c’est cher, mais Sam répond que c’cst bon marché et que tant qu’il sera ministre il voyagera en “monsieur”.Un crédit général -de 85,000 rend M.Lemieux soupçonneux.Eu qualité d’ancien ministre, M.Lemieux semble savoir d’expérience que les titres généraux cachent parfois bien des dépenses particulières.Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose pour Emile Bourassa là-dedans?On lui démontre qu’il a tort de le penser et Tex-ministre de la marine se déclare satisfait.• • • Au chapitre des interpellations, Ton apprend que le commandant Roper n’est plus au service du gouvernement depuis bientôt un an et qu’il n’a fait aucun rapport depuis.Le premier sujet de débat mardi prochain sera probablement la motion Emmerson concernant les droits de l’orateur lorsque la Chambre siège en commission -générale.Pour le reste, M.Borden a promis de communiquer avec le chef de l’opposition durant la vgcancc.Jean DUMONT. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 20 MARS 1913.VOL.IV.— No.f)6.MONTREAL AURA SA TROUPE D’OPERETTE Une compagnie se forme en notre ville.— Vingt-six semaines de répertoire.— M.Delcellier, directeur Ceux que la musique et le chant passionnent et qui regrettent la disparition de notre saison d’opéra apprendront avec plaisir que deux Canadiens-français de Montréal ont décidé de fonder la “Compagnie d’Opérette de Montreal.” Ces deux Canadiens sont MM.François Larin et Joseph-Emile Côté, qui ont confié l’organisation artistiqeu à M.Henri Delcellier, qui dirigea les choeurs de l’Opéra de Montréal pendant les trois saisons passées.La durée de la prochaine saison d’opérette sera de 2(1 semaines, commençant en octobre; il y aura huit représentations par semaine.L’orchestre se composera de 25 musiciens, les choeurs, de 20 chanteurs çt on engagera 16 artistes principaux.Les représentations seront données à des prix très abordables.LE DIRECTEUR M.Delcellier est à la tête de plu- sieurs théâtres de France; il dirigea le Grand théâtre des Arts de Rouen, le Grand théâtre d’Angers, le théâtre du Grand Casino de Saint-Malo, celui de Chatel-Guyon, celui du Grand Casino de Paris, etc., etc.LE REPERTOIRE Au nombre des oeuvres qu’on représentera citons: La Fille de Madame Angot, Giroflé-Girofla, Le Petit Duc, de Lecocq; La Péricho-le, Orphée aux Enfers, La Grande Duchesse, La belle Hélène, La Fille du Tambour Major, Madame Fa-vart, d’Offenbach; La Mascotte, Le Grand Mogol, Gilette de Narbonne, d’Audran; Rip et Les Cloches de Corneville, de R.Planquettë; La veuve Joyeuse, de Lehar; Le Petit Faust, d’Hervé; Les Noces de Jeannette, de Victor Massé.On représentera aussi quelques opéras comiques tels que Mireille, Si j’étais roi, La fille du Régiment, Les Dragons de Villars, etc.Faits - Montréal BREVETS CANADIENS Pour la semaine du 4 mars 1913, 162 brevets canadiens ont été accordés, dont 104 à des inventeurs améri-rains, 25 à des inventeurs canadiens, 19 à des inventeurs des pays étrangers, et 14 à des inventeurs anglais.Sur les inventeurs canadiens, 12 sont de la province d’Ontario, 4 de la province de Québec, 3 de la province de la Colombie Anglaise, 2 de la province du Manitoba, 2 de la province de Saskatchewan, 1 de la province du Nouveau-Brunswick et 1 de la province de l’Alberta.Aux Etats-Unis pour la même semaine, 646 brevets ont été accordés dont 12 à des inventeurs canadiens.NAVIGATION HATIVE Les compagnies de navigation, d’après une rumeur semi-officielle, enverront leurs navires jusqu’à Montréal, au lieu de Saint-Jean, vers le milieu d’avril.Un des officiers de la ligne White Star faisait remarquer hier que quand bien même la glace serait partie sur le fleuve, les propriétaires de navires n’aimeraient pas à prendre trop de risques, étant donné la glace qui se forme au Cap Breton.L’EXCES DE VITESSE Elzéar Benoit, un chauffeur, a été condamné à $11.00 d’amende pour excès de vitesse.L’inculpé ayant admis qu’il filait à une allure de 20 milles à l’heure, le juge Lanctôt le condamna à payer $1.00 par mille d’excès.DINER DU BUILDERS’ EXCHANGE.Aujourd’hui, chez Cooper, aura lieu le dîner du Builders’ Exchange.M.J.Penrose Anglin traitera des “Erreurs dans l’évaluation”.LES PASSAGES A NIVEAU Le môire déclare que le bureau des îommis'îaires nommera un de ses membre» pour choisir, avec un expert du Grand-Tronc un ou deux projets entre lesquels le bureau choisira.LA GLACE GRATUITE Les commissaires n’ayant pas eu le temps d’établir cette année les glacières gratuites, ils ont décidé de donner instruction à toutes les Gout-»es de Lait de livrer gratuitement de la glace aux personnes pauvres qui viendront chercher du lait.LA RUE SHERBROOKE-EST M.L.E.Geoffrion, évaluateur spécial de la ville pour l’expropriation de la rue Sherbrooke-Est, écrit aux commissaires que les propriétaires ne se contentent plus de 62 sous % le pied carré, mais qu’ils réclament 75 ^ous, $1 et même $2 le pied.Il faudra donc recourir à l’expropriation forcée.Les commissaires ont décidé de rejeter toutes ces demandes et ont dénié l’ordre à M.Geoffrion de ne rien /aire avant d’avoir reçu d’autres instructions.CHINOIS BLESSE MORTELLEMENT.Hier après-midi, un Chinois dont on gnore encore le nom, *jt tombé d'un tramway en voulant descendre rue Saint-Laurent, entre Saint-Viateur et Bernard.Le blessé a été transporté à l’hôpital Victoria où son état est critique.LE CAPITAINE BEATTY MALADE.Le capitaine George Beatty, de la Côte-des-Neigcs, un vétéran de la police, est dangereusement malade à sa demeure.L’automne dernier, dans une chute, il se blessa à la main, ce qui provoqua un empoisonnement du sang.MORT DU CONSTABLE BRUNET Le sergent Wilf.Brunet, du poste de la rue des Seigneurs, est mort hier à sa demeure après une maladie de quatre jours.Le défunt qui avait été à l’emploi de la police pendant onze ans, est mort de la maladie de coeur.Une épouse et quatre ¦ enfants lui survivent.IL ACCEPTE UN NOUVEAU POSTE.M.Alexander Shaw, au service de l’hôtel Windsor pendant 10 ans, a démissionné et a été nommé assistant-secrétaire-trésorier de la Compagnie des Tramways de Montréal.LE FEU DANS UNE FABRIQUE Un incendie dont on ignore encore l’origine a causé pour $10,000 de dommages à la manufacture Patterson, rue Saint-Hubert.L’eau a causé beaucoup de dommages.Presque toutes les pertes sont couvertes par les assurances.-+- Chemin de fer Canadien-Nord SERVICE DE TRAINS ADDITIONNELS POUR LE DIMANCHE DE PAQUES, 23 MARS.La Compagnie de chemin de fer du Canadien Nord a décidé de faire rendre son train No 9 partant de Montréal à 8.15 a.m., dimanche, le 23 mars, pour Juliette jusqu'aux chutes Shawinigan, en arrêtant à toutes les stations intermédiaires.Il arrivera aux cbc tes Shawinigan à 1.05 p.m.Le train de retour No 10 partira des chutes Shawinigan à 6.00 p.m.le même jour, arrivant à Montréal à 9.50 p.m.Il y aura aussi raccordement pour Saiot-Jacques, Saint Georges et Rawdon.Les voyageurs partant de Montréal à 9.15 a.m.arriveront à Rawdon à 11.15 a.m.es au retour partiront de Rawdon à 7.45 p.m.Des taux spéciaux d'excursion sont en vigueur pour toutes les stations sur le chemin de fer Canahien Nord sur le chemin de fer Québec et Lac Saint-Jean, au taux d’un passage simple pour l'excursion aller et retour départ du 20 au 24 mars, billets bons pour revenir jusqu’au 26 mars 1913.r -f- Le suffrage en Belgique LES PARTISANS DU SUFFRAGE UNIVERSEL, MECONTENTS DE L’INACTION DU GOUVERNEMENT DECIDENT DE NOUVEAU LA GREVE GENERALE.Bruxelles, Belgique, 20.— Le comité national pour le suffrage universel avait récemment mis fin à la grève nationale proposée sur la promesse des principaux maires de Belgique de faire de leur mieux pour pousser le gouvernement à entreprendre la révision de la constitution.Ce comité est revenu sur sa décision et a de nouveau voté une grève générale qui aura lieu le 14 avril prochain.On déclare aussi que cette résolution est irrévocable puisque le gouvernement a refusé de donner la moindre atention à la réforme électorale avant les élections prochaines.On demandera au congrès socialiste qui se réunira à Pâques, de ratifier la grève générale.-—+- Willie Hoppe victorieux IL A VAINCU MORNINGSTAR HIER SOIR PAR 500 A 211 DANS UNE RENCONTRE DE BILLARD.—SA PLUS HAUTE SERIE FUT 96.Pittsburg, 20 — Willie Hoppe, de New-York, champion au jeu de billard, à 18.2, a défait Ora Morning-star hier soir par 500 à 211.La moyenne de Hoppe a été de 15 20-32, et ses plus hantes séries furent 96, 80 et 56 tandis que celles de Morningstar furent 73, 26 et 24 avec une moyenne de 6 25-31.üî u licipales Le plan de la Ville CELUI QUE PREPARE M.NAPOLEON LACROIX, DESSINATEUR EN CHEF DU SERVICE MUNICIPAL DES TRAVAUX PUBLICS, SERA TERMINE ET PUBLIE A LA FIN DE MAI.— QUELQUES NOTES SUR CE QU’IL COMPRENDRA.M.Napoléon Lacroix, dessinateur en chef du service municipal des travaux publics, publiera à la fin de mai un plan général de la ville de Montréal, dont le besoin se fait sentir pressant, le plan actuel datant de 1904.Il sera dressé â l’échelle de 800 pieds au pouce.Ce plan comprendra :— lo—La ville actuelle proprement dite, avec les noms et les limites exactes des trente-et-un quartiers, toutes les rues inscrites et enregistrées, comme rues publiques, jusqu’au premier avril prochain .ainsi que toutes les expropriations que la ville est tenue de faire, d’après sa charte.2o.—Les paroisses de Lachine, de Saint-Laurent, de Sainte-Geneviève, du Sault-au-Récollet, de la Rivière des Prairies et de la Longue Pointe, avec tous les numéros ca-dastçaux et toutes les rues enregistrées jusqu’au 1er avril prochain.3o.—Les villes de Verdun, Montréal-Ouest, Ville Saint-Pierre, Saint-Laurent, Cartierville, Sault-au-Ré-collet, Westmount, Outremont, Maisonneuve, Saint-Jean-de-Dieu et les autres municipalités incorporées, avec leurs limites respectives.4o.—Les chemins de fer du Pacifique-Canadien, du Canadien-Nord et Québec, du Grand-Tronc, de Lachine, Jacques-Cartier et Maisonneuve; la nouvelle gare du Canadien Nord, le tunnel, Model City, Mount Royal Heights, McKenzie Heights, Shaughnessy Park, etc., etc.5o.—Le port de Montréal tel qu’il sera, lorsque tous les travaux projetés seront terminés.Go.—Les lignes d’élévation afin de permettre la construction normale de nouveaux chemins de grande conununicalion.En dehors des spécialistes, on ne peut pas se rendre compte du travail énorme qu’il a fallu à M.Lacroix et â ses aides, pour établir ce plan avec exactitude.L’auteur se trouvait en présence du vieux plan île 1904 et de plans des nouveaux quartiers dont le moindre défaut •tait souvent loin d’ètre inexacts.Devant l’impossibilité de les faire •oncorder, sans un travail interminable et sans résultats certains, M.Lacroix a pris le parti de faire refaire toute la triangulation du territoire ce qu’il voulait inclure dans sa arte.11 s’est adressé, pour faire ce ravail à MM.Béique et Charton, ingénieurs civils et géomètres qu’il a ¦gaiement chargés d’établir les lati-udes et les longitudes.Chaque terre a été mesurée avec une précision •I une exactitude scrupuleuse.C’est donc un plan qui fera au-iorité, puisque c’jest le seul qui aura été préparé scientifiquement depuis celui de Plankett et Brady, qui date de 1865.M.Lacroix a commencé son travail en 1910.Il aura donc fallu trois ans pour le compléter.L’observance du dimanche La ''Québec Lord's Day Alliance”, vient d’écrire aux commissaires, leur demandant de prendre des mesures pour faire observer les lois du dimanche.Le signataire fait remarquer que depuis le jugement rendu par la Cour Suprême dans la cause Ouimet et Bazin, les lois déclarées ultra vires ne sont plus observées.De Longueuil à Maisonneuve La Compagnie Richelieu et Ontario a écrit au conseil municipal de Maisonneuve qu’il est possible qu’elle établisse un service de traversiers entre cette ville et Longueuil.Le désir du conseil est d’établir le point d’embarquement et de débarquement au pied de la rue Pie IX actuelle, qui dans peu de temps sera transformée en Boulevard.Le conseil a prié le secrétaire, M.Ecrément, d’inviter le représentant de la compagnie Richelieu et Ontario à rencontrer le conseil, afin d’établir, de part et d’autre, un projet sérieux de l’offre que fait la compagnie d’établir un service de bateaux modernes entre Maisonneuve et Longdeuil.Outremont empruntera LA VILLE A BESOIN DE $500,000 POUR SES CANALISATIONS, SES PARCS ET SES SQUARES, LE PERCEMENT DE NOUVELLES RUES, ETC.Le conseil municipal d’Outre-mont a discuté et décidé, hier soir, un emprunt de $500,000 pour les travaux (tue la ville veut faire cette année et l’an prochain.L’échevin Bessette a combattu la proposition.Il ne croit pas que le marché monétaire soit bon pour un emprunt aussi élevé.Pour en payer les intérêts, il faudra augmenter le taux des taxes et M.Bessette s’y oppose.Il a aussi exprimé le doute que le pouvoir d'emprunt permît de faire cet emprunt, mais le secrétaire-trésorier a déclaré que ce pouvoir d’emprunt est de $1,018,915, et que la ville n’en a emprunté que deux-tiers, même en comptant le nouvel emprunt.L’emprunt sera consacré à la pose de tuyaux à eau, de conduits pour les fils électriques, d’égouts, à l’ouverture de pares, de terrains de jeux, de rues, elr.Le règlement sera soumis aux contribuables le 7 avril prochain, -4- Changement d’horaire du C.P.R.A partir du 31 de mara le train No 5 reprendra non service quotidien entre Montréal et Winnipeg, partant do la gare de la rue Windsor à 10.10 a.m.* x A I aristocrate— L« frac ou la jaquette ?st indispensable à tout" gentilhomme.Lun ou Tautre, s’il est tiçn fait, donn?de 1 aise et de la dignité.Aucun vêtement ne prêt?plus à la critique.S il ne sont pas impeccables, il vaut mieux nen point porter.Les fracs et jaquettes Fashion-Craft s?recommandent par leur haute perfection.Et ils ne coûtent pas plus chsr qu?les autres.Etablissements rri&$ /nu Max Beauvais, Limitée, 229 rue Saint-Jacques.Albert A.Boy, 469 rue Sainte-Catherine Est.Dubé Limitée, 463 rue Sainte-Catherine Ouest.2-13 DOUBLEZ VOTRE INTERET Ne vous contentez pas simplement de 3% sur vos épargnes quand vous pouvez comptez aussi sûrement sur Capital entièrement payé $1.000,000 Réserve l et profits $1,500,000 PAYABLE TRIMESTRIELLEMENT BONS EN OR De petites sommes procurent le même taux d’intérêt que de gros montants.Fonds d’amortissement à première hypothèque de 10 ans.Une première grosse hypothèque divisée en petites parts garantie par quatre fois sa valeur.L’actif de la compagnie égale six fois le montant de l’émission de bons.Peuvent être achetés pour du comptant ou moyennant des paiements faciles.Piocurez-vous un exemplaire de la brochure spéciale aujourd’hui.Tchphonez Main 3791, ou envoyez le coupon par poste.MARCIL TRUST CO.Limited 180 rue St-Jacques, Montréal Veuillez m’envoyer tous les détails sur les Bons en Or avec première hypothèque à GTr.ARGENT PRÊTÉ SANS INTÉRÊT Notre brocluirette PROSPECTUS vous dira comment Nous l’adressons franco sur demande La Caisse Hypothécaire Limitée Phone Main 2175 CHAMBRE 307, 103 ST-FR.-XAVIER QUAND VOUS ACHETEZ DE l’HUILE Insistez pour avoir la meilleure, HAVOLINE, reconnue maintenant comme toujours pour être le meilleur lubrifiant.EN VENTE A The Canadian Motor & Supplies Co.Limited TEL.MAIN 3035.107 RUE DES INSPECTEURS.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.S'int-Laurent, Montréal.À LOUER A LOUER Trois des plus beaux flats de l’Avenue du Parc, près de Villeneuve! 1711-1713-1715.Lumière sur trois cctés, ventilation parfaite.Logements de neuf et dix pièces.S’adresser à R.Gohier & Fils, 50 Boulevard St - Laurent, Montréal.Tél.Main 2176, Rés.Est 964.A LOUER Nouveaux bureaux d’affaires, et il ; plus modernes, avec l’usage de l’ascenseur, dans la nouvelle bâtisse de la Compagnie Mutuelle d’immeubles Limitée, 706 Sainte-Catherine-Est.S’adresser: 602 Sainte-Catherine-Est.CARTES POSTALES Magnifiques Cartes Postales-w assorties, pour Pâques, couleur» en relief, franco contre 25c.Entièri satisfaction ou argent remis.La maison d’Amour, boite 543, Montréal.POELES ACIER et fonte neufs et d’occasion, dans tous les prix, défie compétition, 25 machines à laver “Canadian” $3.40; encore 2,000 manteaux à gaz (job) à 5c, 6 pour 25c.Spécialité réparations de poêles, machines à laver, tordeuses Je suis le seul qui répare les machines Godin.Echange les vieux poêles D.Robillard, 44 Avenue Laurier Ouest Saint-Louis 6207.REPARATIONS Chs.Turcot, marchand de meubles, bourreur.Meubles réparés de toutes sortes.Prélarts, tapis cousus et posés.Matelas refaits.Plumes désinfectées Polissage de meubles.Tables de billard réparées.Ouvrage garanti.709 rue Lafontaine.Tel.Bell, Est 5896.Montréal.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité : découpa-ge de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos répara-tiens de clefs, allez au No.182 rue Sanguinet.A LOUER Magasins à louer et par flats pour petites manufactures, ayant u nfront de 45 pieds par 85 pieds de profondeur, rue Ontario, coin Orléans, Maisonneuve.S'adresser 160 rue Pie IX ou 682 rue Ontario, Maisonneuve.Téléphones Lasalle 895 et 1289.A VENDRE A VENDRE A vendre, propriétés, hôtels, restaurants, salles à manger, magasins de cigares, bonbons, maisons meublées, pour louer des chambres, magasins de chaussures, etc.S’adresser à JEAN CASTELLI & CIE., 117 Sainte-Catherine, en face de la “Patrie”.AUTOMOBILE A VENDRE, Warren 1912, n’ayant pas roulé 4,000 milles, en parfait état, à bon marché, accepterai partie argent et partie en terrain bien placé ou billets.Ecrire C.P.9, “Le Devoir”.OEUFS A VENDRE Oeufs pour incubateur.S’adresser à Jutras & Frères, St-Albert, comté Ar-thabaska.PROPRIETE A VENDRE Grande maison a deux étages, contenant 8 appartements, cave cimentée, système de chauffage à eau chaude, et toutes les améliorations modernes.Terrain de 15,770 pieds faisant face à la Rivière-des-Prairies, à 5 minutes des tramways.S’adresser: U.Archambault, 988 rue Stanley Park, Ahuntéic.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONN1ERE, F.-J., C.R.,avo.cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY.L.L.B.Avocat - Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boite Postale 356.— Adresse têlégraphlqut “Nahac, Montréal”.Tél.Main 1250 1251.Codea: Liebenk West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifico Transportation, — Rue Saint-Jacquai NOM PROPRIETES A VENDRE PAR Robichaud&Melançon Autrefois de Robichaud, Brossard & Blais.333 Laurier Est.—Tél.St-Louis 5194 —GARNIER près Laurier, reve* VWvlJjÇj nu $336, comptant $1300.Balance 6 pour cent.$3900 —ST-HUBERT, 1 magasin et un tant $1500.logement, revenu $384, comp- ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L, .Avocat 54 Notie-Dame-Est, Chambres 31 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tél Bell.LaSalle 987, Montréal.SALLUSTE LAVERA B.A.B.C.L AVO CAT-PROCUKEUR SUITE 111.180 SAINT-JACQUES Tel.Bell Main 3960.Cable Wilpon Bureau du soir: 1 Saint-Thomas, Longueuil W.Patterson, C.R.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Plaça d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camilla Tessier, L.L.B.Résidence : Est 6973.ANATOLE VANIER, B.A., L.L.B.AVOCAT Tél.Main 213.Chambre 53.97, rue Saint-Jacques.Résidence : 180, Jeanne-Mance.Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A., L.L.L AVOCAT 80, St-Gabriel (entre St-Jacqueg et Orale) Tél.Main 2223.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1869.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.CAnnn—RUE MARQUETTE, revenu 10 «0*9U pour cent.Comptant $1900.Ç7fl—-Maisons rue des Carrières, 42 w fl wUW x 127, sur deux rues, 3 logements et écurie, près Laurier; comptant $3500 Balance G pour cent.ÇgeftjfJ- -2 MAISONS rue Lasalle, Mai-MwUyîtjj sonneuve, 1 magasin.5 logements, 50 x 110.Revenu $768.Comptant $4500.—ST-HUBERT, 6 logements, près t^O 'll de Fleurimont, revenu $792, comptant $4000.Balance 6 p.c.rQnfjfl—AVENUE DU PARC, 3 flats, 25 x 110, revenu $696, comptant $4500.Ç1 ft (fl—ST-HUBERT, près Laurier, 4 1 P?soie messaline, dentelle guipure, chiffon doublé do Foie et tulle fantaisie doublé de soie.Couleurs nouvelles ainsi que noir.Toutes grandeurs.Votre choix.^ Blouses Echantillons de $5.00 à $10.00 $2.95 Le plus beau lot de blouses jamais offertes.Les styles sont les plus nouveaux.Le lot comprend toutes les couleurs à la mode, ainsi que noir.Toutes grandeurs.Votre choix à.Avec toute commande de .$4.00, Avec toute commande de $3.00, Avec toute commande de $2.00.Tomates de Floride, 2 livres .25
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.