Le devoir, 20 octobre 1931, mardi 20 octobre 1931
Vol.XXII—No 242 ' Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.• 2.00 E.’UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS Montre.!, mardi 20 octobre 1931 TROIS SOUS UE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME UONTKBAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 La surcapitalisation, vol organisé Complices, gogos et victimes—Abdication de l’Etat Pour suivre dans toutes leurs ramifications économiques et sociales les désastreuses conséquences du régime de la surcapitalisation, ou, pour être exact, dé la capitalisation frauduleuse, il faudrait écrire un volume.Au congrès des chambres de commerce, tenu à Regina en septembre dernier, un homme d’affaires courageux et intelligent, M.George C.Macdonald, l’a conspué avec vigueur.On ne peut, dit-il, faire quelque chose de rien.C’est la vérité même.Il y a, dans cettè pratique, la poussée d’une inspiration infernale, une tentative d’empiétement sur le droit exclusif du Créateur.Naturellement, elle ne peut qu’aboutir au désastre, comme tout ce que l’homme entreprend contre l’ordre divin et le droit naturel.Déjà, dans l’ordre purement économique, nous en subissons les durés conséquences.Cette opération frauduleuse, générale depuis la guerre, favorisée par les pouvoirs publics et par les banques, par les hommes d’Etat et les hommes d’affaires, est l’une des causes principales de la misère actuelle.Nombre de compagnies sont aujourd’hui au bord de la banqueroute, suspendent leurs travaux, congédient leurs employés, enveniment la plaie du chômage, alourdissent le marasme des affaires, bref, jettent le désarroi partout, parce que les chefs de ces entreprises ont capitalisé et empoché d’avance des profits non réalisés.Le prix d’une quantité de marchandises ne baisse pas en proportion des autres, à cause précisément de ces gonflements de capital et de “charges fixes”.Quant aux compagnies nanties de privilèges et chargées par l’Etat des services publics, elles font gaillardement payer par le public tout ce qu’il faut pour rémunérer et bonifier le capital fictif ou gonflé, pour donner une valeur monétaire à ce qui ne vaut rien, en réalité.Voilà qui explique comment, à Montréal, nous payons l’électricité trois sous le kilowatt (pourvu que le compte soit payé pendant la quinzaine, sinon c’est quatre sous), tandis qu’à Westmount, à nos portes, la même compagnie vend le même service à deux sous; c’est aussi le prix payé à Winnipeg et ailleurs.Si nos gouvernants avaient un sens élémentaire de leurs devoirs sociaux, si notre peuple avait quelque notion d’ordre public, il y a beau temps qu’on aurait mis la hache dans cette futaie d’iniquité, qu’on aurait apuré les comptes de toutes les corporations, qui détiennent de l’Etat, notez-le bien, leurs privilèges, leurs pouvoirs, leur existence même; qu’on aurait soutiré l’eau de leur capital et fait rendre gorge aux forbans qui s’en sont fourré jusqu’au menton aux dépens de la communauté.Car, par une infernale parodie du miracle des noces de Cana, cette eau, qui en soi ne vaut rien, qui ne représente aucun effort, aucun travail ni du corps ni de l’esprit, se change en vin dans le gosier, le ventre et les outres de ceux qui en profitent, grâce à la complaisance des pouvoirs publics et à la naïveté des gogos qui souscrivent ces titres fictifs.* * * Ah! la naïveté des gogos, voilà peut-être le pire facteur du désordre économique et social! Autour des donjons où s’enferment les rois et les barons de la haute piraterie, la troupe des gogos montent la garde.Les chefs le comprennent bien.L’an dernier, le monopole montréalais distribuait à tous ses abonnés (forcés) un prospectus alléchant, les conviant à participer comme actionnaires aux bénéfices de la compagnie.Combien ont mordu à cet appât?11 serait intéressant de le savoir.Chose certaine, que l’Etat se décide un jour à exercer ses fonctions de gardien de la justice et de l’ordre, qu’il entreprenne de faire rendre gorge à ce monopole, d’abaisser les taux d’éclairage et de transport par tramway à la mesure des dépenses nécessaires de la compagnie et d’une suffisante rémunération de son capital réel, vous verrez se lever l’armée des petits actionnaires criant à la spoliation, au socialisme, au bolchevisme! Chaque année, cette compagnie et ses satellites ont l’audace de se présenter à Ottawa et de réclamer une exemption d’impôts.Cette demande est invariablement appuyée par des centaines de signatures, dont un bon nombre doivent être celles de petits actionnaires.Il serait facile de retrouver dans tous les domaines de l'industrie surcapitalisée cette complicité de fait du petit actionnaire qui, la plupart du temps, ne se doute pas du rôle odieux qu’il joue, de la force de résistance qu’il prête à un régime si justement condamné par le Pape, au noiti des principes de l’ordre social, et par tous les hommes d’affaires sérieux et réfléchis, au nom du bon sens et de la saine économie.Qu’on se le dise bien: dans l’état actuel des choses, il n'est guère possible d’être actionnaire d’une grande compagnie sans participer à une exploitation, à une fraude, à un vol plus ou moins déguisé.Les pères de famille, les administrateurs de successions ou de biens de mineurs, les ecclésiastiques, les économes de communautés religieuses qui placent dans ces entreprises au capital gonflé — et c’est le cas pour la plupart le patrimoine de leurs enfants, les épargnes qui leur sont confiées, les biens d’Eglise surtout, abusent de leur mandat et de la con-ïiance de leurs mandataires.De plus, ils se rendent coupables d’un double scandale: ils servent d’attrape-nigauds pour les petites gens qui prennent modèle sur eux; de paravents et de complices aux malfaiteurs qui ont créé ce régime, qui l’entretiennent et en profitent, pour le plus grand mal de la société.S’ils n’ont pas l’intelligence d'oüvrir les yeux et le courage de se dégager à temps, ils seront englobe» dans les réactions violentes qui ne peuvent tarder à venir; et, comme toujours, les innocents paieront pour les coupables.L’Etat pourrait-il intervenir et faire rendre gorge aux créateurs de capital fictif, aux possesseurs de litres gonflés?Oui, assurément.Dès 1891, Léon XIII enseignait que “si une société, “en vertu même de ses statuts organiques", — à plus forte raison, j’imagine, en violation de» lois—“poursuit une fin en oppo-“sition flagrante avec la probité, avec la justice, avec la sécurité “de l’Etat, les pouvoirs publics auraient le droit d’en empêcher "la formation et, si elle était formée, de la dissoudre”.II ne serait pas même nécessaire d’aller jusque là.Tl suffirait de réduire le capital aux borne» de la réalité.A là dernière session du parlement fédéral, j’ai un peu pressé M.Bennett à ce sujet.Il a virtuellement avoué que j’avais raison; mais il a éludé la solution en disant que l’Etat ne peut entreprendre de surveiller les opérations des compagnies de crainte que le public ne lui demande compensation pour les fraudes qui échapperaient à son contrôle.Piètre excuse.A ce compte, l’Etat devrait abdiqur toutes ses responsabilités, n’édicter aucune loi, ou n’en appliquer aucune, sous le prétexte commode qu’il ne peut •«« tp» v.v,’ supprimer tous les abus., Chose certaine, la situation financière ne sera pas assainie, ni l’équilibre économique rétabli, tant oue subsisteront cette monstrueuse “concentration de richesses”, cette “dictature économique” et, qui pis est, cet écrasant fardeau dp capital fictif qui pèse sur les épaules de la nation, de tous les pères et mères, de tous les gagne-petit, aux seules fins d’accroître indûment la richesse et la puissance des forbans qui détiennent dcjàl la masse de la fortune publique et privée.Cette puissance délétère s’accroît, en tous pays mais particulièrement chez nous, de la pratique de l’agiotage qui a pris de si désastreuses proportions depuis la guerre.C’est la deuxième plaie que nous examinerons.Henri BOURASSA L’actualité Les “C.J.N.” Le concours de botanique organisé sous tes auspices du Devoir s’est terminé il y a moins d'un an.Les cercles de Jeunes naturalistes en sont sortis.Ils se sont développés avec un élan prodigieux.Le président de la Société canadienne d’histoire naturelle a pu écrire à leur sujet: Il ne s’agit plus d’un projet, mais d’une chose réalisée.Le succès obtenu en six mois a dépassé les espérances les plus optimistes, et démontré en même temps que cette fondation répond à un besoin profond et comble une lacune véritable.Déjà soixante cercles fonctionnent dans tous les milieux éducationnels: collèges classiques, maisons d’enseignement primaire supérieur et moyen, couvents de toutes catégories, écoles du rang.Les cercles débordent déjà la province de Québec et s’étendent aux groupes français des Provinces Maritimes et de la Louisiane.Des chroniques régulières paraissent dans les journaux quotidiens, les revues et les bulletins.La Société a créé des bureaux de renseignements qui répondant aux questions posées dans tous les domaines de l’histoire naturelle: entomologie, zoologie, minéralogie, géologie, botanique.Elle a suscité des concours et organisé des expositions.Elle outille des escouades de conférenciers qui seront prêts à aller partout où on les demandera.Elle publiera des tracts d’information populaire qui seront distribués aux enfants, et affichés dans les classes.Bref, un enthousiasme raisonné règne partout, et si la Société (i'histoire naturelle peut suffire à la tâche, nous allons assister grâce à ce moyen simple autant que pacifique, à une véritable rénovation de tout un côté de l’enseignement.On a bien lu: les C.J.N.se recrutent désormais à partir des Provinces Maritmes jusqu’à la Louisiane.Est-il présomptueux de, prétendre que ce mouvement peut avoir des répercussions très intéressantes?Pourquoi de ces centaines, et, bientôt, de ces milliers d’enfants qui jusqu’ici fermé pour eux, ne sortirait-il pas plusieurs esprits scientifiques remarquables, voire un émule de Linné?La semence est en terre: c’est la condition sine qua non des germinations futures.Mais il faut persévérer.Et le défaut d’esprit de.suite est une tendance en quelque sorte nationale.Voilà pourquoi on demande des parrains pour les Cercles et que celui qui a été le grand animateur du mouvement, le Frèrï Marie-Vidorin, s’inscrit à titre d’exemple — d’exemple héroïque, devrait-on dire, quand on connaît les ressources des religieux — comme parrain de quatre cercles.Dans la citation ci-dessus on note que les collèges classiques ont embrassé le mouvement.Nous avons eu ta joie d’avoir par les journaux et aussi par des visiteurs des échos du concours de botanique organisé au Séminaire des Trois-Rivières.(La chronique des C.J.N.qui paraît le samedi dans le Devoir en parlera sans doute un jour où l’autre).Il était naturel que le séminaire, qui avait remporté des succès si marqués au concours de l’an dernier, gardât sa place.Nous ne cachons pas le bonheur fortuit que nous a causé, dimanche soir, une visite au collège de l’Assomption.L’enseignement des sciences naturelles était à rent lieues de notre esprit quand nous pénétrions, avec d’autres invités du Comité du centenaire, dans la vaste salle de récréation des professeurs.C’est là qu’une surprise nous guettuii.Disposées avec ordre sur des tables, nous avons pu admirer des centaines de pages d’herbiers et quelque vingt coUections d'entomologie.Les quelques anciens qui se trouvaient avec nous n’ont pas ménagé leurs éloges aux deux professeurs de sciences qui ont songé à donner d leurs élèves ce devoir de vacances nouveau genre par quoi ceux-ci désertent les manuels stéréotypés pour le livre au caractère si mobile et si coloré.Notre ignorance rougissait un peu devant res insectes inconnus.Plus d'un a fait pour la première fois la connaissance de la cigale dont les stridulations lui avaient si souvent annoncé la chaleur.Mais l'admiration se concentrait surtout sur les papillons nocturnes.La nature capricieuse et opulente étale cette richesse la nuti quand l’homme dort.Par la fantaisie de la forme ou de.'a couleur, on peut comparer certains de ces lépidoptères a des joyaux ou à des fleurs douées de mouvement.Le supérieur et le préfet des études secondent l'Initiative de tout coeur.'Leur modestie leur interdit d’en parler.Mais M.le supérieur a été trahi.Sur sa table de travail, un ouvrage de vulgarisation scientifique sanfail aux yeux de tous ceux qttl ont pénétré dans son bureau.Nous ne parlons que des deux expositions, des Trois-Rivières et de l’Assomption, parce que ces faits nous sont personnellement connus.Il y en a eu des dizaines et peut-être des vingtaines d’autres, auxquelles la chronique des cercles fera écho.Rref, c’est un mouvement bien lancé avec bien plus désormais qu’une promesse de succès: des réalisations positives.L.D.les avaient dit: “Holà!” Avec M.Gault, un seul mot s’impose: Hélas! Cette entreprise Bloc'notes Après cela?Quelle sera la conséquence de la visite que M.Laval, premier ministre de la république française, va rendre ces jours-ci à M.Hoover, a Washington?Et sur quoi porteront leurs conversations?D’après Bab-son, les banquiers conservateurs des Etats-Unis estiment qu’il ne faut rien faire pour mettre obstacle à la liquidation économique présente et que le mieux, ce serait de laisser la crise suivre son cours jusqu’à ce que l’équilibre se rétablisse tout seul.Un autre groupe, d’après Bab-son, croit que seule une nouvelle répartition des impôts peut alléger le mal.Quant à Babson lui-même, il est d’avis que “les Etats-Unis vont suivre l’exemple de la France et de l’Angleterre, vont pratiquer ync politique d’inflation systématique, soit en abaissant la valeur du dollar américain, soit en inaugurant une politique de bi-métalUsine.” S’il doit y avoir remaniement à la baisse des dettes étrangères envers les Etats-Unis, il devrait y avoir aussi, selon cet économiste américain, remaniement des dettes à l’intérieur du pays; or, cela ne peut se faire qu’au moyen de la réduction de la valeur du dollar, — tout comme il ¦y ».eu rédu*Éfà*r «de la valeur du franc, stabilisé à 4 sous, quand il en valait à peu près 20 avant la guerre.“Je pense que la visite du premier ministre Laval devra avoir pour conséquence une forme quelconque d’inflation.A coup sûr, Laval et Hoover, tandis que le premier sera aux Etats-Unis, parleront de la “valeur du dollar-or”, dit Babson dans un de ses tout derniers bulletins, où il affirme que le compromis entre ees deux chefs d’Etat aboutira “à un plan selon lequel le dollar-or pourra être acheté par les nations débitrices des Etats-Unis à un prix plus bas que sa valeur, ou que la dette étrangère sera réduite en proportion de la valeur présente du dollar, comparativement à la baisse des prix des produits basiques (blé, maïs, coton, houille, cuivre, fer en gueuse, caoutchouc) depuis 1926.” Babson a tantôt justement prévu, — il a par exemple annoncé la débâcle de 192!» —- et tantôt il s’est aventuré dans 1 erreur.On verra bientôt si ce qu’il écrit au sujet de la visite du premier ministre Laval à Washington a quelque fondement."Le vrai." Il peut quelquefois n’être pas vraisemblable, a dit quelqu’un.Et c est avec incrédulité par exemple, que vendredi dernier, vers midi, Ion accueillit à la rédaction du Devoir la note du nouvelliste qui, trois ou quatre heures avant que l’événement se produisît, annonçait l’élection certaine de M.Gault à la place de M.Houde, comme chef parlementaire à Québec.M.Gault?Le personnage qu’on dirait sorti des albums de Callot.d’Hogarth, ou de Daumier?Les camarades du nouvelliste crurent qu’il blaguait à froid.M.Gault chef de l’ancien parti des de Boucherville, des Fiynn.des Tellier?Allons donc! Le nouvelliste affirma que son information était pourtant exacte et fondée.L’on verrait.Elle passa dans le journal de vendredi, vers deux heures, bien que le chef de service appréhendât qu'il y eût là mystification.A In fin de l’après-midi, coup de téléphone confirmatif: M.Gault était élu.L'on sacra plaisamment, à la rédaction et chez des camarades du dehors, prince des reporters politiques, pour 1931, le nouvelliste oui avait apporté à son journal cette primeur invraisemblable.— car il fut le seul à la donner vendredi midi.“L’homme qui a pu prévoir que M.Gault serait chef officiel du parti conservateur à l’assemblée législative a un extraordinaire flair de* nouvelles”, dit-on en félicitant l’auteur de cette information d’apparences funambulesques.Le vrai, c’est que voilà M.Gault chef d’une opposition qui.si elle n’a eu oue 50,000 voix de moins que l’autre parti, le 24 août dernier, compte néanmoins à peine une poignée de députés à Québec.Jamais elle n’eut si grand besoin à su tête d’un homme ferme, clairvoyant, bon orateur et de prestige indiscutable.On lui donne M.Gnult.Que représente-t-il?Quel programme?Quelles idées?S'il en a.jamais on ne les a comprises, car il ne les a jamais exprimées, 1— °U s'il l’a fait, qui put comprendre ce qu’il disait?Devant M.Houde des gens diffici- L’n journaliste expérimenté télégraphie de Washington à son journal que si M.Hoover ne fait pas bientôt ratifier par le sénat américain présent un traité avec le Canada relativement au creusage du fleuve Saint-Laurent jusqu’aux grands lacs-, l’affaire ne sc fera peut-être pas du tout ces années-ci.Si.Hoover, en effet, n’est pas certain de sa réélection, ni d’avoir, s’il est réélu, un sénat qui lui soit favorable et consente à approuver le projet dont lui-même parait féru de ce temps-ci, pour des fins électorales, mais qu’il classera, croit-on, sa réélection assurée.Un fonctionnaire supérieur de Washington I aurait même dit que si M.Hoover n’emporte pas le morceau d’ici février prochain, le projet restera en panne.De notre côté de la frontière, on ne voit pas bien comment, à moins d'agir en dictateur, et au risque de s’exposer même à sa dé; faite, M.Bennett pourrait, d’ici trois mois, faire ratifier par les Chambres canadiennes pareil accord avec les Etats-Unis.D'autant que tout un groupe conservateur, aux intérêts financiers puissants, est hostile à ce projet international de canalisation et que les libéraux québécois y sont fout à fait opposés, comme l’a fait voir M.Taschereau, ces semaines-ci.On a parlé d’une dépense de quelques cents millions dont les Etats-Unis feraient la majeure partie, vu que nous avons nous-mêmes creusé le canal de Welland, celui de Beauhar-nois, etc.La Gazette note que des travaux de cette sorte coûtent toujours deux ou trois fois plus cher que les prévisions et cite en exemple les chiffres relatifs aux canaux de Manchester, de Suez, de Panama, de Welland, etc.Au surplus, il y a la délicate question du contrôle conjoint ; et par-dessus tout, celle de l'utilité primordiale.Un des hommes qui ont approfondi avec soin ce projet de creusage, et qui n’y est pas défavorable, M.George Washington Stephens.conclut néanmoins son étude la-dessus en disant que "le creusage du Saint-Laurent au-dessus de Montréal ne doit être entrepris que lorsque le projet sera financièrement bien assis et ne chargera pas outre mesure les disponibilités des contribuables canadiens” et que “nous ne sommes pas du tout obligés de nous laisser précipiter en toute hâte Le Conseil privé rejette l'appel de la Saskatchewan et de l'Alberta Ces deux provinces voulaient forcer le gouvernement fédéral à leur rendre des comptes sur les terres qu’il a aliénées avant 1905 Londres, 20.(S.P.C.) — Le comité judiciaire du Conseil privé a rejeté, avec dépens, l’appel que les provinces de la Saskatchewan et de l’Alberta avaient interjeté pour forcer l’Etat fédéral canadien à leur rendre des comptes sur les terres qu’il a aliénées avant leur formation en provinces, le 1er septembre 1905.Ln Saskatchewan et l’Alberta en appelaient d’un jugement que la Cour.suprême du Canada avait rendu le 3 février.Ce jugement avait été rendu contre la Saskatchewan.mais l'Alberta s’était associée à cette province pour l’appel au Conseil privé.L’affaire a commencé lorsque le gouvernement canadien a cédé des ressources naturelles à la Saskatchewan.Le gouvernement fédéral consentait à rendre compte des terres aliénées après la formation de la Saskatchewan, mais cette province voulait faire remonter la reddition de comptes jusqu’à 1870, année où la terre du Prince-Rupert et les territoires du Nord-Ouest furent incorporés au Dominion.La Saskatchewan soutenait que bien que le Dominion eût reçu entière juridiction sur la terre du Prince-Rupert et sur ces territoires du Nord-Ouest, en 1870, les reveuns de cette ferre et de ces territoires ne levaient pas lui appartenir en entier, car le Dominion se trouvait virtuellement dans la situation d’un dépositaire à l’égard de provinces à venir.L’Etat fédéral canadien répondait à cela qu’il n'était pas obligé d’administrer ces territoires et cette terre en d’en garder les revenus pour les provinces à venir, 11 n’y avait pas mésentente entre la Saskatchewan et l’Alberta d’une fiart, le Dominion de l’autre, au suet des revenus tirés des ressources naturelles après la formation des deux provinces.Dans son jugement, le comité judiciaire déclare qu’il est fort douteux qu’il ait jamais existé une règle invariable permettant à une co- lonie la jouissance des revenus de son propre territoire.Etablir si la Couronne a ou n’a pas mis l'usufruit à la disposition de telle colonie en particulier paraît une question de fait dans chaque cas, déclare le comité.Dans le présent cas, continue le comité, il est établi que la Couronne avait abandonné à Yffiidson’s Bay Company tous les bénéfices qu’elle pouvait tirer de la terre du Prince-Bupert.Quant aux territoires du Nord-Ouest, il y a pour le moins doute que la Couronne ait confié à quelque autre autorité l’usufruit de ees territoires, ou que sous ce rapport, il y ait même eu dans cette partie de l’étendue une colonie au sens de l’argumentation du procureur général.Mais même en présumant que les propositions en question sont établies.Leurs Seigneuries ne douten! pas du tout que la cession des droits de la charte n’ait eu pouf effet, à l'incorporation des territoires au Dominion (1870) de donner au Dominion le droit complet d’administrer ces territoires pour les fins du Dominion tout entier et non simplement au bénéfice de leurs habitants.Il suffit do lire les adresses du parlement du Dominion au sujet de l’incorporation des nouvelles étendues pour constater que le contrôle de tous ces territoires par le Dominion était traité comme un important facteur de la politique canadienne pour promouvoir la prospérité du peuple canadien et pour contribuer au bien de l’Empire tout entier.Il n'est pas simplement improbable, mais il est incroyable qu’à cette phase de développement du Canada l’administration des ressources d’immenses territoires ajoutés nu Dominion ait été destinée uniquement au bénéfice d’une population clairsemée.Sir John Simon, juriste bien connu, était le principal avocat de la Saskatchewan et de l’Alberta.dans une entente à ce sujet, parce ,.j,, qu’il nous est possible de constnii- la cf,,?e .Jkflyant pas diminué d in-re une route fluviale tout à fait ca- ,ensI,é deI,u,s 1 an denner- nadienne, par la baie Géorgienne, fee qui nous assurerait notre part rdu commerce des grands lacs”.Ainsi donc, avant d’aller faire l’affaire électorale de M.Hoover, pensons à nos propres intérêts, à ceux des contribuables, à l’équilibre financier de notre pays déjà si lourdement chargé.C.P.La Maison Ignace Bourget s’augmenter d’ici l’hiver prochain En janvier et février derniers.la population du refuge de la rue de Montigny a été, certains jours, de 600 et 700 hommes et même davantage.Avec les ressources actuelles, il ne serait pas possible de répondre à pareille demande.C’est tout juste si la Maison Ignace Bourget peut secourir les deux cent cinquante et quelques invalides qu’elle héberge actuellement.D’après un axiome populaire, s’il y en a pour un, il v en a pour deux.C’est vrai, mais l’axiome, dans le domaine pratique, ne peut être poussé à l’infini.S’il y en a pour deux, il n’y en a pas pour sept; s’il y en a pour sept, il n’y en a pax pour quarante-neuf.Les besoins se présentent malheureusement en progression géométrique et les moyens ne s’offrent qu’en progression mathématique.Il y a toute la différence du monde entre l’une et l’autre progression.Autrement dit, les moyens de secours ne sont pas en proportion des besoins.Il s’agit donc de quêter, et iê quête, je mendie pour les gueux de la Maison Ignace Bourget.Je quête pour les 250 gueux que le refuge héberge actuellement et pour tous les autres gueux, pour tous les autres pauvres qui se présenteront au cours de l’hiver.Quand il le faut absolument, la formule de la grande pauvreté: vivre au jour le jour, a bien sa valeur.Cette formule n’est tout de même pas de précepte.Il est telle- pour un Au jour le jour C’est ainsi que vit actuellement le refuge de la rue de Montigny — Une formule qui n’est pæs un précepte — Souscription des Etats-Unis — Vingt-cinq cents par jour Entre autres proverbes, les Italiens en ont deux dont l’un complète l’autre : Chi va piano, va sa-no: qui va doucement, va sûrement: et chi va sano, va lontano : qui va sûrement, va loin.Si l’un et l’autre de ces proverbes disent vrai, le fonds de secours de la Maison Ignace Bourget est en bonne voie et il n’y a pas à redouter que le refuge de la rue de Montigny soit obligé de fermer ses portes à la veille de l’hiver.Le fonds progresse, s’augmente mais petit à petit.Ces jours derniers, le courrier nous a apporté quelques souscriptions nouvelles que nous avons ins- .crites dans la liste qui a été publiée ment plus facile, même dans Je journal d’hier.refuge, d’organiser sa vie, en sa- Le fonds atteint maintenant un chant un peu d’avance ce que l’on total de 8217.50.Si à cette somme, peut faire.Pour que la Maison on ajoute la souscription d’un lec- Ignace Bourget sache ce qu’elle leur qui a ouvert à la Maison Igna- peut faire, ce qu’elle pourra faire, ce Bourget un crédit de 8200 8100 il lui faut de l’arpent, des souscrip-pour les réfugiés de la rue de Mon-J lions.Malgré l’importance et le tigny et 8100 pour les familles d’é- 1 maintien de l’étalon-or de par le trangers - dans l'un des grands monde, le comité de la Maison magasins de Montréal, cela fait un Ignace Bourget ne demande que de total de plus de quatre cents dol- j l'argent.I^es souscripteurs admet-lars.Itront qu'elle n’est pas exigeante.Cependant, pour subsister, pour î Ln Maison Ignace Bourget est rencontrer les dépenses ordinaires d’autant plus à même pour dire qu’occasionne le maintien de son refuge de jour, le comité de la Maison Ignace Bourget doit compter sur les souscriptions qui lui sont offertes en argent.A l’heure qu’il est, les souscriptions au fonds de cette année, en argent, sont d’un peu plus de deux cents dollars.C’est à peu près ce que représentent les frais hebdomadaires du refuge.Ces frais ne resteront à ce niveau que si le nombre des réfugiés n’augmente pas.Autant dire que le refuge vit ,-wi jour le jour.Il n'y a pas à désespérer toutefois, Le Frère Laurent, directeur de la Merci, qui s’y entend en pareille chose, m’a déjà dit qu’une oeuvre de charité ne doit pas penser à thésauriser mais à vivre.La Maison Ignace Bourget, puisque la formule est bonne, vit au jour le jour.Elle accueille les pauvres qui se présentent, elle leur distribue ce qu'elle a.Mais normalement — s’il peut être question de normalité à l’heure actuelle — le nombre des réfugiés de la Maison Ignace Bourget, qu’elle ne tient (ins tant que cela à !'étalon-or, qu'il lui arrive d’avoir des souscripteurs qui sont des Etats-Unis niais qui lui adressent des chèques tirés sur des banques canadiennes, sans qu’il y ait la formalité actuellement coûteuse de l'échange.C’est ainsi que l’offrande anonyme de quelqu’un du Maine nous parvient sans que nous ayons à en abandonner 15 ou 20 pour cent.Puisque nous en sommes à des considérations de hautes mathématiques et de haute finance, pourquoi ne pas continuer?Dans un article qu’il écrivait, l’an dernier, sur la Maison Ignace Bourget, M.l ouis Dupuire faisait observer — c'était alors le régime | d’hiver comportant trois repas par jour que l’hospitalisation d’un sans-asile au refti"" de la rue de Montigny coûte en moyenne vingt-cinq cents par |ouf.Ça sera bientôt, à condition que les souscriptions !r permettent.!* régime hivernal des trois repas par iour mi refuge de la rue de d’entre nous fit un léger sacrifice pour payer l’entretien d’un pauvre.Qu’cst-ce que vingt-cinq cents représentent pour la plupart d’entre nous?Presque rien.C’est le prix d’un paquet de cigarettes que l’on achète négligemment ou encore de quatre billets de tramway.Vingt-cinq cents, c’est si facilement que l’on dépense cela.Vingt-cinq cents, en n’est même pas une somme.Il suffit pourtant de vingt-cinq cents — ce sont les Frères de ln Charité qui opèrent cette chose extraordinaire — pour payer les frais quotidiens, le logement et trois repas par jour, d’un pauvre de la Maison Ignace Bourget.Qui veut payer les frais de dix, de vingt, de cent jours d’hospitalisation pour un pauvre?Emile BENOIST Notre ^Index” I sera prêt d’ici quelques jours — Les commandes se multiplient Les commandes pour /’Index du Devoir se multiplient.Elles viennent d’un peu partout.Il semble donc bien que notre initiative réponde à un désir assez général.SI les faits démontrent qu’il en est ainsi, l’entreprise sera régulièrement poursuivie.Le premier numéro qui, comme Ton sait, couvrira le semestre janvier-juin 1931 sera prêt d'ici quelques jours.L’expédition en sera aussitôt commencée dans t'onire de réception des conûmndes.On est prié de payer d’avance, pour éviter d’inutiles frais de correspondance.Le prix de la brochure est de 25 sous l’exemptai re, franco, et de 82.50 la douzaine ( plus 15 sous pour les frais de port).Adresser toutes les commandes an Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.{Til.Harbour 1241 ).# Aoer l’Index on pourra très facilement retracer n'importe quel article publié dans le Devoir de janvier-juin 1931.C'est un très précieux instrument de travail.La réforme du calendrier Montigny.U suffirait que chacun avril 1933.Genève, 20.(S.P.A.) — La conférence internationale pour la réforme du calendrier s’est ajournée aujourd'hui en renvoyant à plus lard le travail de réforme.La conférence n’a pris qu’une seule décision, celle d’adopter une date fixe pour le jour de Pâques.Les délégués étaient presque unanimes à fixer nu deuxième dimanche d’avril la fête de Pâques.Us ont demandé au conseil de la Société des nations de transmettre leur recom-ORtinri'am Eglises chrétiennes et d’avoir une réponse de prête sur l’attitude de ces Eglises pour la 10 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 20 OCTOBRE 193M VOLUME XXII — No 242 M.MacDonald dans Seaham Le premier ministre de Grande-Bretagne prononce quatre discours et publie un appel aux électeurs — La stabilisation de la livre sterling — Une entente sur le paiement des dettes de guerre — Une balance commerciale favorable — Coopération avec les Dominions — Révélation intéressante de Lloyd George Londres, 20.(Par Thomas Champion, de la Canadien Press*.— Après deux jours de repos.M.H a inlay SlacDonald s’est remis à sa campagne électorale dans Seanain* il y a quelques heures.Pour marquer la reprise de sa campagne, il a prononcé quatre discours et publié un appel aux électeurs, leur demandant d'accorder un vote de confiance au gouvernement afin d'obtenir trois choses essentielles, affirme-t-il, au bien du pays., .La première de ces trois choses essentielles, c’est que le gouvernement stabilise la livre sterling afin que chaque ménagère sache la valeur dont elle dispose avant d acheter les choses nécessaires à la vie et afin que chaque fabricant sache ce qu’il obtiendra pour scs produits., La deuxième, continue-t-il.est l’obtention d’une entente internationale sur le paiement des dettes de guerre, qui ont affecté le commerce mondial d’une manière désastreuse.En troisième lieu, la Grande-Bretagne doit s’assurer une balance commerciale convenable, pour que l’Etat évite 1» banqueroute.Ce sujet.dit-il, il faut l’aborder avec un esprit pratique et à la lumière des besoins immédiats.Trie entente avec les Dominions devrait être i’un des facteurs importants dans un plan relatif à cette question.\f.'MacDonald s’est employé a convaincre les électeurs de Seaham que bien qu’ils gagnent peu chaque semaine, ces questions, de portée nationale, les concernent profondément.Tl a affirmé que le programme de l'opposition n'a pas de rapports aver les problèmes un-médiats de la crise.C’est un remède qui tuera le patient.a-t-il dit.et les socialistes devraient savoir mieux que tous les autres combien cela est vrai.M.MacDonald a réaffirmé qu’il n’a abandonné aucun des principes et aucun des idéaux qui l’ont guidé à travers les épreuves et aux temps meilleurs.M.MacDonald a prononcé l’un de ses quatre discours de reprise à Shotton, où les huées l’avaient empêché de parler la semaine dernière.Cette fois son auditoire a été beaucoup moins turbulent.L’orateur a résolumeni refusé de laisser des questions accessoires le distraire des problèmes d’importance nationale.Dans une lettre à un correspondant gallois qui a préconisé la collaboration du vieux chef libéral Nécrologie BARBETTE.— A Salnt-BarthClemy.le 19.à 78 ans, Delphi® Barrette.B IB A Ut) — Aux Cascades, le 17, à ans.J -Alphonse Btbaud.notaire.BORDUAS — A Montréal, te 18, A 80 ans.Joseph Borduas, époux d'Yvonne Ue- ^"bOUCHER — A Montréal, le 17.A 50 ans.Rosanna — Blanche — Bouchard, épouae d'Arthur Boucher.BOUFFARD — A Montréal, le 18, A 79 ans.Edesse Charette, épouse de Joseph BOpOUVlER — A Salnte-Théodoslc de Ver-chêres, le 18.A 87 ans, Marguerite Ouer-tin, épouse de feu Napoléon Bouvier.BOUVIER.— A Vllle-Emard.le 18.A 20 ans.Mlle Lucienne Bouvier, IlUe d'Adèle Chartrand et de Joseph Bouvier.CHAPUT — A Montreal, le 18.A 67 ans, Stanislas Chaput, époux d'Isabella Crérar CHARLAND.— A Rlchmond-Hlll.N.-Y le 17.Mme M.-E.Murphy, veuve de feu Alphonse Charland., C'OLLETTF.- A Montréal, le 17, A 53 ans.Désiré Collette, époux de Marle-Lout-se Gosselin dit Robert.DUROCHER — A Montréal, le 17, A 70 ms.Désiré Duroeher, époux d'Azélie Lau- ~°FORTIER — A Montréal, le 17.A 60 ans, Edouard Fortier, époux de.Lévlna Re-tnlliard .HAMELIN — A Montréal, le 17.A 50 ans Eda Demers, épouse de Stméon Ha-me’.in.LAFORTUNE.— A Salnt-Roch l'Achlgan, le 17.A 68 ans.Séraphin Lafortune, époux de Mathilde Lecault LALONDE.— A ITlc Perrot, le 19.A 58 ans, Mme Godfrey Lalonde.née Marie-Louise Daoust.LAMARCHE.— A Saint-Henri de Mae-couche, le 18.A 51 ans.Albtna Saucisse, épouse de leu Georges Lamarche LKARMONTH - A Montréal, le 16.Clara LeMay.épouse de feu Alexander Lear-month et mère de Mme John-L.Kerr LEOARE — A Montréal, le 17.A 56 ans.Mme Joseph Légaré, née Eléonore Morin LEROUX — A Montréal, le 18.A 84 ans, Mme Magzlme Paradis, épouse de feu Alfred Leroux I rière dfi LORTIE — A Montréal, le 18, A 69 ans François-Xavier Lortle.époux de Delvlna A1MARQUIS, — A Montréal, le 17, à 65 ans.dame Marte-Loulse Paquette, épouse de feu Michel Marquis.„ NOEL — A Montréal, le 19.A 59 ans.Mme Louis-Adolphe Noèl.née Anna Chré- tlepAQUETTE — A Montréal, le 18, A 28 ans.Cécile Paquette.IlUe de M, et Mme Alcide Paquette.„ PAOUETTE.- A Montréal, le 18.A 47 ans.Maria Brlon, épouae de Louis Pa- qipERRAS.— A Saint-Isidore, le 18.A 21 ans, Bernadette Ferras, fille de M et Mme Joseph Ferras.ROB1LLARD.— A Montréal le 19.A M ans.Joseph-A.RobUlard, époux de L.-F.BeROY-tMlREAULT.— A Montréal, le 16.A 35 ans.Rose Mlrcault, épouse de Léopold Roy.avec M.MacDonald et les conservateurs, M.Lloyd George a révèle, il y a quelques heures, qu’il a offert de se rendre ù Londres pour conférer avec le premier ministre et avec M.Stanley Baldwin, chef des conservaicurs, lord-président du conseil dans le cabinet de coopération nationale.L’unique fois que i’oi vu M.Ramsay MacDonald depuis la formation de la présente administration, écrit M.Lloyd George, je lui donnai l’assurance que j’étais prêt à entamer une conference avec lui et avec M.Baldwin pour déterminer s’il v avait moyen d’en arriver à une entente sur un programme de mesures d’urgence pour le règlement de la crise.Bar la suite, constatant qu’il no leur serait pas possible de se tenir en contact étroit avec moi si j’étais à Churt (où M.Lloyd George a sa maison d’été), j’ai offert de me rendre à Londres en ambulance.Je n’ai reçu aucune communication de l’un ou de l’autre depuis cette offre.Le soir même de ce jour-là, il était décidé de tenir une élection générale.Les conservateurs, aioute M-Lloyd George, se souciaient plus d’une victoire de parti que de l’union nationale, et ce triomphe leur assurera des tarifs protecteurs et le pouvoir.Cette attitude mettait fin à tout espoir d’une véritable union nationale.Je ne parviens pas à comprendre comment le gouvernement qui sera au pouvoir après l’élection peut prétendre, a bon droit, être vraiment national.il paraît que M.Lloyd George part incessamment pour la Méditerranée, afin de rétablir sa santé.Le chef travailliste Arthur Henderson, ex-secrétaire des affaires étrangères, qui a prononcé moins de discours que ses principaux adversaires depuis le commencement de la campagne électorale, a pris la parole pour appuyer plusieurs de scs candidats, il v a quelques heures.L’argument principal du chef travailliste a été d’affirmer qu’il ne peut pas découvrir dans les discours du premier ministre ce que le gouvernement projette de faire s’il reprend le pouvoir.M.Mac-Donald, a-t-il dit.demande carte blanche niais l'unique point sur lequel les membres du gouvernement s’entendent vraiment c’est l’asser-tion qu’ils sont en mesure de découdre chaque candidat travailliste-socialiste., M.Henderson a fait allusion a la part qu'il a prise dans la construction de la machine travailliste.min j chine, a-t-il dit, .dont M.MacDonald se moque maintenant.Je ne m’attendais pas, n-t-il ajouté, ù voir un mouvement ainsi traité par son ancien chef.Parlant du discours que M.t Jn-lip Snowden, ex-chancelier de 1 E-chiquier, a radiodiffuse samedi.M.Henderson a dit: Us s’abaissent au plus bas point pour noircir leurs anciens collègues et provoquer la disparition de leur ancien parti.Faisant allusion à 1 accueil uu il a reçu à Liverpool dimanche.M.J.H.Thomas, secrétaire pour les dominions et les colonies, a dit qu’il est orèt à retourner dans cette ville en tout temps.11 a fait remurnuer qu’il ne croit pas que Liverpool veuille se laisser dominer par la 1 cohue., .M.Thomas s’est rendu de Liver-, pool à Derby dans un avion que : pilotait Mlle Winifred Spooner.1 a-j viatrice bien connue, qui offre be-1 névolement ses services au gouver- j nement national., Le gouvernement a maintenant a ^ sa disposition bon nombre d’a- ; vions, pour la campagne électorale.Accueil belliqueux Glasgow, 20 (par George Ham-bleton, de la Canadian Press) Glasgow, il y a quelques heures, a fait un accueil belliqueux a sir Oswald Mosley, chef du nouveau parti.^ La salle St.Andrew’s, ou sir Oswald a parlé, avait un air de forteresse.A l’extérieur, des policiers maintenaient l’ordre dans une foule qui s’étendait loin dans les rues conduisant à la salle.A l'intérieur, de robustes huissiers intervenaient de ses orateurs, a réussi h expliquer, nu cours d’accalmies, qu’il avait trois fois demandé à la police de laisser entrer la foule massée aux portes, mais que la police avait refusé.Je n’ai pas autorité sur la police, non plus que sur l’administration de la salle, a crié sir Oswald.J'en suis arrivé il la conclusion que la police craint que le mobilier soit détruit comme l’a été la por-te.A ces mots, la foule s'est apaisée, Sir Orwald s’est alors employé à expliquer la politique de son parti.11 a dit que le nouveau parti a pour devise: Que la Grande-Bretagne achète de ceux qui achètent d’elle.Il a affirmé que Westminster est une fabrique de moulins à paroles, que, quant à lui, il ne propose pas un vague et lointain Eden, mais il entend qu’on fasse quelque chose maintenant.On l’a fréquemment acclamé.Sir Oswald a de nouveau déclanché le tumulte en invitant ses auditeurs à lui poser des questions.Sir Oswald ayant répondu à l’un des auditeurs qu’il avait l’intention de parler à la foule massée aux abords de la salle, l’auditoire a poussé des acclamations.A l’extérieur, de nombreux policiers lui ont formé une garde.Sir Orwald a grimpé sur une automobile, mais il n'a pas réussi ù se faire entendre, dans les acclamations Hôpital Ste* Justine Soyons généreux et secourables pour les enfants; donnons-leur en même temps que de l'aide la splendide leçon de la charité.Secourons les petits, lundi, le 26 octobre.faits, mais de leur seule perception.M.Théo.Laflamme, du bureau de M.Sévigny, parle des réquisitions nécessaires à l’exécution de certains travaux.Ces réquisitions ne sont pas toujours demandées et sont faites surtout pour fin 'Ie comptabilité et de l’ordre duns la tenue des livres.Il n’y a pas eu de réquisition faite pour la commande de M.Bray, mais M.Laflam-me en a fait une lui-même qui a ètè entrée dans les livres.M.Laflnm-me dit que le coût chargé à M.Bray était celui de remplacement des appareils et que le prix de remplacement était plus élevé que le coût des appareils livrés, M.Elie Blanchard, directeur des travaux municipaux, dit que souvent des objets sont vendus par la ville sans l’autorisation spéciale du comité.Quant aux instruments de jeu, aucun prix fixe n’avait été établi.M.Honoré Parent, directeur des et les huées._ _ j services municipaux, déclare qu’il ] j n’y a pas eu de résolution passée au Quelqu'un a crié: Emparons nous de Mosley! Et pour un rno ment, l'orateur a paru menacé d’un mauvais parti.Mais il était évident que dans l’ensemble la foule ne lui voulait pas de mal.De sa tribune improvisée, sir Oswald n’avais pas cessé de sourire.Sir Oswald est retourné à son hôtel sous une forle escouade de policiers.Avant de se retirer dans son appartement, il a de nouveau afit face «t la foule.Reproches à M.Snowden Birmingham, Angleterre, *20.—-M.Neville Chamberlain, conservateur.ministre de la santé du cabinet de coopération nationale, a reproché à l’ex-chancelier de l'échu quier Snowden d’avoir affirmé dans son discours radiodiffusé samedi soir qu’il n’était pas possible d’adopter un système général de tarifs protecteurs sans une décision formelle et non équivoque des électeurs.Pour ma part, a dit M.Chaniber-| lain, je ne peux pas accepter une telle interprétation des principes au sujet desquels nous en appelons au peuple.Il a fait remarquer que s’il les a comité exécutif pour l’achat des appareils rie jeu.U y a divers objets qui sont vendus sans resolution spéciale.M.Parent ne peut dire si les appareils de jeu rentrent dans cette catégorie.M.Alexander Nichol, assistant surintendant du département des achats et ventes, déclare que la ville n’a pas de système de vente au crédit.La cause a été ajournée à mercredi après-midi, à 2 heures.La journée de huit heures Docteurs, Consultes ! ?! ETABLISSEMENTS GAIFFE.GALLOT & PILON 34, Bird de Vauilrard — Paris XVème Rayons X Diathermies Electrothérapie GALLOIS Ar CIE 54, Chemin Villon, Lyon (RhAne) Ultra-violets, infra-rouges Lampes asciatiquet pour salie* d’opération* et dentist** Electrode* de quart* Prix et conditions les plus avantageux Devis et catalogues sur demande Service d'un Ingénieur électnclen-radlologlsto.Agence générale pour le Canada: Paul CARDINAUX, D.S.PRECISION FRANÇAISE" 3158, St-Denis - HA.2357 MONTREAL Par excellence, l’eau de régime des rhumatisants.Indiquée dans les affection* de l'estomac, du foie, des rein* et de la vessie.Comultti votre médecin «OCNCt VICMT-CIUSTIN» joa AM- I»eûm C.M.,, .Le rapport de échevinale la commission Le rapport de la commission échevinale Mathieu - Lalancette-Schubert, qui favorise la journée de 8 heures, à 50 cents de l’heure, pour les ouvriers employés pe ' la ville, provoque de nombreux commentaires.L'augmentation coùiera à la cité bien comprises.les paroles de M- environ §495,000, soi» 1 1-4 pour Snowden signifient que si le fF?11-iront de la somme des taxes perçues, vernement tie coopération naUt)' Mathieu et Savignac, au comité nale décidait d imposer des tarifs ; ex^cujjj sonj favora|jjes a la mesu- protecteurs, il ne le pourrait pas ! sans une nouvelle élection générale.Cela me paraît en contradiction complète avec l’entente en vertu de laquelle nous faisons l'élection et avec la déclaration du premier ministre lui-même, a ajouté M.Chamberlain.Le procès de M.Bray L’installation des appareils de jeux déjà fabriqués—Le coût de remplacement—Prix fixé à $500 — L’envoi du compte à M.Bray — L'exécutif n’a pas adopté de résolution spéciale L’instruction du procès de M.Allan Bray, accusé de vol d’appareils de jeux, s'est continuée hier après-midi, jusqu’à près rie 6 heu- aMT" qi",i q"' “ de ,ravan de Au cours de son témoignage, M.' Xoël-C.Francoeur a raconté que le 23 mai 1931.M.Sévigny l’a ren re, tandis que M.Weldon est carré ment opposé et que M.Fortin ne s’est pas encore prononcé.Voici le texte du rapport de la commission : “Votre commission a fait une étude sérieuse de la question qui lui avait été soumise et afin de porter un jugement équitable sur chaque cas en particulier, elle a cru bon de s’assurer le concours des représentants des différents corps de mé_ tier pour les constriter et discuter avec eux les salaires et les heures de travail qus devraient être accordés aux ouvriers.“Votre commission a l’honneur de recommander l’application de la journée de 8 heures et de la semaine de 44 heures, i.e., 5 jours 1-2, pour tous les corps de métiers de même que pour les journaliers, excepté dans le cas des vidangeurs et des nettoyeurs de rues à qui on pourra allouer 4 heures de plus dans le cas où ils travailleraient le samedi après-midi.‘La commission, en recommen- rnm - - 44 s est sous l'impression que j i ceux qui seront affectés par cette réforme ne devraient pas être les .jl u .i i,.; .ui* i seuls perdants et elle recommande contré au chantiei, e m a JJ j que les gages des journaliers soient M.Bras voula a< i augmentés de 40 sous à âft sous de reils de jeux.M.Lrancoeur " ' a en- i rheiire.qui leur donnera atalogue à M.Sévigny qui vove un ci 824 qu ils par semaine, compare lui a dit qu’il consulterait M.Bray foule de gens.calcule Francoeur Sir Oswald a lutte victorieuse-j appareils, qui fut fixé à $500.ment, l'as un des orateurs qui 1 ne- M sévigny a alors déclaré qu’ü en eomgagnaient n’a été capable de j .uirU>rai, à m.Bray pour savoir si ¦ - , , , .i parierait à M.Bray pour prononcer plus de quelques phra- ,e jx luj convenajt.ses.mais sir Oswald, après avoir j Q0nime ]„ commande serait de éprouvé de a difficulté au début, u j fftbrj r e{ A D I C«i RADIO-CAZETTI Mardi, le 20 ectebra Demi-heure unlversUaire -Le Collige de Montréal sera en vedette au programme du cours de vulgarisation de l'Université de Montréal, à 5 heures, poste LKAL: 1.Un Nocturne, de Chopin, op, 55, piano, par M.Maurice Donato, élève de méthode nu Collège de Montréal; 2.Mgr Plessis, premier apôtre de la bonne entente, causerie.par M.J.-B Vinet.P.S.S., professeur au Collège de Montreal, 3.Debout, patriotes! paroles et musique de M.Hector Nadeau, P.S.S., professeur au Collège de Montréal, choeur d’élèves du Collège, ne Montréal; 4, Un entretien célèbre: Mgr Plessis (Ovila Gadouas, elève de méthode), sir James Craig (Pierre Décary, élève de rhétorique); 5.Arlequin, de David Popper, violoncelle: Jacques Catudai, élève de rhétorique; piano, Mlle Madeleine Langlois.—A 6 heures 25, poste \\ ABC, causerie sous les auspices du comité de chômage des Etats-Unis.—Antoinette Halstead, contralto, sera de nouveau l’artiste d’honneur du poste WGY, à 7 heures.Orchestre sous la direction d’Edgar Car-ver.—Nouvelle causerie de 15 minutes par H.V.Kaltenborn sur les événements courants, poste VV ABC.Kaltenborn est un critique averti.—Chant par Morton Downey, a 7 heures 45, poste WABC, avec accompagnement de l’orchestre Jacques Renard.L’HEURE PROVINCIALE —L’Heure Provinciale, qui est sous la direction de M.Edouard Montpctit et dont M.Henri Leton-dal est l’annonceur, présentera, au poste CKAC, à 8 heures, un programme musical avec le concours rie Mlle Victoria Cartier, pianiste, et de M.Roy Royal, baryton.Détails: 1.— Causerie: “La propriété de- vant l’histoire et la civilisation", par M.Damien Jasmin, critique des doctrines économiques à la Faculté de philosophie de l’Université de Montréal.2.— Ouverture: "La vie pour le Tzar”, Glinka.Le Septuor de l’Heure Provinciale.,, .3.— Chant: a) Lamente d’“Anan-na”.Monteverde; b) Récits et Largo "Xercès”, A.Hacndel.M.Roy Royal 4.— Piano et orchestre: “Andan.te Spianato” et “Grande Polonaise Brillante”, Chopin.Mlle Victoria Cartier et le Septuor de l’Heure Provinciale.5.— “Berceuse", Schumann.6.— Chant: Air de Figaro “Se vuol Ballare”, "Les Noces de Figaro’”, Mozart.M.Roy Royal.7._ “Minuetto” de la Symphonie en mi bémol, Mozart.Le Septuor de l’Heure Provinciale.M.John V.Turner parlera au poste WLWL, à 6 h.45, du pro! ! -me de la connaissance et M.l’ab., traitera du sujet suivant à_7 h.30 au même poste : “A catholic looks at the world”.-Arthur Pryor présentera le programme de musique niüitairc suivant au poste WABC, à 8 heures: Marche du Washington Post, de Sousa; La revue du régiment, de Kuffer; The Whip, de Halesman; The bride elect, rie Sousa; et le Père de la Victoire, de Germe.—Julia Sanderson et Frank Cru-mit chanteront au poste WEAK à 8 heures.Musique de scène sous la direction de Jack Shilkret.—A jl heures encore, poste WJZ, musique d’orchestre sous la direction de Don Voorhees, et chaut par Louis Bennett, soprano; Mary Hopple, contralto; et autres.—Divers orchestres de danse et autres se succéderont aux postes à chaîne entre 8 et 11 heures, poste WJZ.Il convient de mentionner le programme que dirige Ludwig Lau.rier.On y exécutera la seule Symphonie inachevée, de Schubert.Mercredi, le 21 octobre — Double récital d'orgue, à 12 h.45, poste CKAC, par M.Sanders et Ann Leaf.—A 3 h.43, poste CKAC, transmission du récital de Barbara Maurel, contralto, donné au microphone du poste WABC.Aussi chant par T.Karle, ténor, et piano par Vora Eakin.—Discours probable du prince de Galles vers 4 heures, poste WABC, devant la Ligue Maritime.—De 4 à 5 heures, poste CKAC, autre récital d'orgue par Harvey Robb, suivi du programme du Théâtre des Petits irradié sous la direction de Mlle Camille Bernard, diseuse.—“Plus de postes récepteurs et de meilleurs journaux”, tel sera le sujet de la causerie prononcée au poste WABC, à 0 heures, par Clark Kinnaird.—M.l’abbé Joseph Koonz parlera à 6 heures 45, poste WLWL, sur le sujet suivant; “Pourquoi une éducation chrétienne", et à 7 h.30 au mémo poste, autre causerie par le R.P.Peter E.Hoey sur le sujet : “Why did you fail?" —Causerie sur La Fontaine, â 7 heures, poste CKAC, par M.l’abbé Henri Jasmin.—John Fogarty, ténor, se fera entendre au poste WEAF, à 7 heures.Il se fera également entendre tous les mercredis et samedis soirs à la même heure pendant de longues semaines.—Causerie srolaire, à 7 heures, poste WGY, par M.J.C.Brown, surintendant des écoles de Pelham, N.-Y.—Nouveau récital de piano, à 7 heures 45, poste CFCF, par M.f Paul de Marky, professeur.—Musique militaire à 8 heures, poste WABC, sous la direction de Arthur Pryor: The rifle regiment, de Sousa; Marche des moujiks, de Renclle; Over there, de Cohan; Sur le Wisconsin, de Purdy; Colonel Stuart, de Weldon.—A 8 h.30, poste WEAF, Gladys Bice, soprano, artiste d’honneur.Orchestre sous la direction de Nathaniel Shilkret.Radio-Théière —Programme de radio-théâtre : Séance consacrée à Racine.Com-tnentaoes par M.Jean Nul In, publiciste, avec auditions de scènes extraites de Brifannicus et de Bérénice.Détails: Bérénice, acte IV, scène V: Bérénice, Mme Jeanne Maubourg; Titus, Henri Letondal.Commentaires suivis d’extraits de Britamücus: Burrhus, M.Paul-* Emile Leblanc; Narcisse, Jean No-lin; Néron, Henri Letondal.Programme du C.N.R.Le Canadien National présentera à ses auditeurs, à 10 heures, poste CKAC, un double quatuor de voix d’hommes, formé d’artistes solistes, dans trois groupes de chants en partie spécialement ar-j rangés avec choeurs et dans des' choeurs.La nouveauté de ce programme offert par le service de la radio du Canadien National est l’enchaine-ment des différentes pièces, et leur suite suivie.Ce programme est offert à la suite de nombreuses demandes faites au service de la radio en appréciation d’un programme du même genre irradié il y a deux semaines.Parmi les pièces au programme l’on remarque: The Lost Chord, Night Shadows Falling, Drums, The Two Grenadiers, The Trumpeter.Now Harp We All, Evening and Morning et The Long Day Clo-S(?S.—A 10 h.15.poste WABC, le concert Columbia comprendra un double récital de harpe et de flûte par Carlos Salzedo et Georges Rar-rere respectivement.Orchestre Columbia.L’Heure du Coucher, à 11 h„ poste WJZ, irradiée sous la direction de Ludwig Laurier: Ouverture de “Lucio Silla”, de Mozart; Menuet, de Boccherini; Fantaisie hongroise, de Becsey.Alfred AYOTTE •k le -k Longueur cc Valeurs Ouv.Haut 35 B.Am.OU » >e 0 Ml 440 Imperial OU 10 % “ 25 lmp.Tobacco 8 200 I, Petroleum 10 >/* 55 Wal Oooder.3 ‘u UTII.PUBLIQUES! 50 Beauharnola P 3 U MINES 235 Noranda 15 80 15 80 15.60 200 SlBCOC ,55 .55 .55 10 la U !i 3$; Bas Midi 9 9 10 *t 10 % 8 V 10 ' 3 ta U 3 ».3 G 15.63 .55 Cours des grains WINNIPEG BLE.— Oct, SS3,.; nov.58ij; déc.574.; mal.61 Mi.,„^VOINE- ~ Oc* 32%; déc.31 U; mal, 32 TB.OBOE.— Oct.34; déc.34%; mal.36%.^SEIGLE.— Oct.3714; déc.38%; mal, CHICAGO BLE.— Déc.53; mars, 56%; mal, 57'.,; Juillet.57%.JuUletS43~ DéC 3B'B' mar*' 39:!i; mal 4n*: , .AV£^® — Déc.23%; mal, 25%; Jull- Itt, 2J ' 4 SEIGLE.44%.Déc.40%; mara, 42%; mal, EX HOCRSE LOCALE ).S.Mitchell Co.Les directeurs de J.S.Mitchell Co.onl déclaré hier un dividende de $1 par action ordinaire, ce qui porte à $2 pour l'année le dividende sur ce titre.Cette compagnie est l'une des rares qui ait pu, en cette année de dépression, inaugurer un dividende sur ses actions ordinaires.Rn fait, le surplus accumulé des bénéfices de la compagnie est suffisant pour maintenir un tel dividende pendant une douzaine d’années parce que la compagnie n’a que 15,000 actions ordinaires.Ces prix sont pour les oeufs 11 _____ vrés dans des cartons.Les oeufs j arrête.Suivent les mesures prises contre les Infractions et la date de durée du présent en vrac se vendent 2 s, de moins la douzaine.VOLAILLES Prix La livre aux détaillants i»our volailles plumées de la qua-jté 'J8 14% 31% 38% 12% 20 49% 18 62 13% 39% D après un câblogramme subséquent A ce rapport reçu de M.Hercule Barré, commissaire du commerce du Canada A Pa | ris.sous la date du 2 octobre, un décret i français, applicable Immédiatement.Uml-I te les Importations totales des bestiaux et | des viandes de tous les pays Jusqu'au 31 I '®31.de la façon suivante: bou- j yluon.2.300 tonnes de poids vivant; vaches.1400 tonnes, taureaux, 500 tonne»; génts-, ses.1,400 tonnes; viandes réfrigérées.3,900 tonnes; viandes congelées.7.000 tonnes.— ; H * agit Ici de tonnes métriques qui équivalent A 2,204 livres chacune.— Les abats et le mouton ne aont pas affectés.Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-C».Beaubien 5% i ét Cie, banquiers et agents de 3j>% change 'H % ! 13% | et autres considérations—H notaire—1931.Quartier Rosemont.— Boulevard Rosemont, bât, Nos 4281, 4283.lot No 192-51, I Leroux vend A A Béltsle, $3,500.— J.H Girard, notaire — 1931.Quartier St-Laurent, — Rue Ste-FamUle.bât.Nos 3520 A 3524.partie 76-3, terrain 25 x 89 11 pieds.M.Kunln vend à Mlle R.Oilman.$23,000.— J.Klineberg.notal- r''quartier st-Jean-Baptiste.— Rues Rn- de bestiaux vivants.La valeur to chel et Clark r bât.parties 446, terrain ifjlp ,]e Ces a(-llflts jusqu’à la fin de 4 042 pieds H MHovsky vend A Dame O -.¦ n,n.-» i, ¦ .— ciostlner $3.001.J.H A Bohémler, no- I-* ^Quartier St-Henrt - Rue «.-Philippe.! AvM-VOU* bCSOin de bon* H bât.Nos 134.144.146.lot No 1790.terrain yreS?51 1-2 x 91 pieds H Goyer et al, es-qual, j vend A R Legault, «2,750 — L.D.Clément.notaire — 1931 Quartier St-Jean — ttue Birman.bAt.lots Nos 633-205.206.terrain 50 x 70 pieds.j Le Shérif de Montréal vend A Mlle A.Vlau, $1500-1931 _ .Ville Mont-Royal — Avenue Querbes, vacante, lots Nos 638-646 A 650.terrain %5 : x 80 pieds.Wllder-Bermlngham Realty Co.; vend A H.Durand.*2.500.— G.Beauregard, notaire—1931.„„ Avenue Lazard, vacant*.lotA Nos 62-312.213 Terminal Cities of Canada Ltd vend A S.Thompson.$812 — H Décary.: notaire — 1931 ___ Quartier Vüleray — Rue Casgraln.va- .cants lots Nos 2643-2522.2523, terrain 40 ] x 110 pieds E Deery vend A Dame H ; Outmond.*1.200 — J.-H Girard, notaire Bue Droiet, vacant*, parties 2643-2264, ( ’'263 terrain 25 x 94 pieds, J Brabant! vend A C.Bénard.$950.— P.Paquette, notaire- 1931 notaire—1931.DEMANDE a été faite A la CITE DE MONTREAL.par Foon Lee.No 50 Lagauchetlère.| pour permission d'établir une buanderie publique, sur le lot No p-49.subdivisions 175.quartier Notre-Dame de Grâce.No 4619 Boulevard Décarie.Toute opposition â cette demande doit être communiquée dans les quinze jours A J -Etienne GAUTHIER, Greffier le la cité.Montréal, 20 octobre 1931.INVENTIONS MARION « MARION m B MB rw» Louis Pistono Cr Cie A tell -«EMBGirRREURS d Ameublements et d êbénlsterie d art.Meubles de styles - ^.l= 4240 RUE MT-DENIS ^^"montREAL Tél.RElalr ipeg REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer et matelas sl a ,ns.1 t|'le tépsrat nus, e»*.i- 1 gratuits sur demande 5043-47 ST-DENIS : MONTREA Tél.BE.8328 PHARMACIES Assortiment - Qualité - Service Réels Prix Réduits.PHARMACIES WILBROD PAQUIN 4500 Papineau 1200 Mont-Royal Coin Mont-Royal Coin Delaroche AMherst 2123 CHerrier 2191 TENTURES F.Cerceau Dom.Sq.Bldg - Mezz Floor - Montréal TENTURES - RIDEAUX - Décoration de votre Intérieur en harmonie avec les préférences de votre goût.Originalité, distinction, prix modéré.ESTIME SUR DEMANDE LA.0601 RELIURE 435.Lagauchetlère Est LAne.1424 RELIURE FRANÇAISE RELIURE D’ART SPECIALITE; Reliure de bibliothèque Tranche dorée Cuirs et papiers françai* DEMANDEZ NOTRE TARIF AVIS 19 15% 39 32% 14% 12 18% 117% 16% 23 • % 25 69% 18% 88% 47% 64 % 41% 10% 7 15% 39% 32% 16% Cours moyens le 20 octobre H>3t à Montréal, à midi Angleterre, liv.st.$4.86 2-3 $4.4» France, frnno ______ 3.91 7-8 4.43 Belgique, belga .13.il .tf>!)8 Italie, lire .19.3 .0590 Etats-I iils, dollar 12 1-8% prime Cours des trusts fixes Adressez-vous su Service de librairie du ‘Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241**.DEMANDE a été faite A la CITE DE MONTREAL.par Canadian National Railways Express, No 3555 McGill, pour permission d’installer deux réservoirs A gazollne pour usage personnel, sur le lot No 1714, quartier Ste-Anne.nie Nazareth (près Otta- Toute opposition A cette demande doit être communiquée dans les dix Jours.A J.-ETIENNE GAUTHIER.greffier de la cité Montréal.20 octobre 1931.Bureau: CHerrier 3345 La soir: CAI.2922-W.H.-E.BOURASSA, LIMITEE — Atelier de mécanique générale — SPECIALITE; Rectlllcatlon des cylindres et mise A point de tous moteurs A gazollne.2577, rue Notre-Dame E*t — >1 Montré*» GAUTHij f
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