Le devoir, 8 mars 1913, samedi 8 mars 1913
VOLUME IV—9» mtnm&fiU SAMEDI t> MARS, m3 iff?"-ti - UN SCU LE NUMER ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .93.00 UNION POSTALE $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS UNIS .$1.50 UNION POSTALE ••••*.$2.00 DEVOIR Rédadion et Administration \ 71» R ^ MNT-JACQUE3 • V ^ E A L.TÉLÉPHONÉ, ADMINISTRA^, ^ Mata 7461 REDACTION: ^«in 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l LE PERE DE L’OBSTRUCTIONNISME L'obstructionnisme, si l’on veut bien prendre ce mot dans un sens large, est de tous les temps.Il y a toujours eu un certain nombre de gens qui ne pouvaient tenir leur langue et qui éprouvaient le besoin de dire en mille mots ce qui pouvait s’exprimer en dix.Le régime parlementaire n’a fait que leur assurer un plus vaste auditoire.C’est lui aussi qui a permis de donner à l’obstructionnisme sa formule scientifique, et c’est à Parnell, je crois bien, qu’il convient de faire honneur de ce dernier progrès Parnell a été le maître et le virtuose de l’obstructionnisme.11 en a codifie les régies maîtresses et l’on n’a fait, depuis trente ans, qu’appliquer les préceptes qu’il avait posés.En repassant l’histoire de ses luttes, on retrouverait à peu près tous tes trucs qu’emploient actuellement les infatigables “champions de la démocratie”, comme parle M.Rodolphe Lemieux.« ¦ • On dit que c’est le jour même de son entrée à la Chambre que Parnell saisit toute l’importance que pouvait prendre l’obstruction systématique et qu’il en imagina la théorie.Un nommé Biggar, député de Belfast, pourvu d’une ténacité sans limite et du débit le plus ennuyeux, combattait un projet quelconque.Pendant quatre heures, au grand dam du président et de ses collègues, il souda les statistiques aux statistiques, sans le moindre espoir de gagner son point, mais avec la satisfaction d’ennuyer profondément ceux qui refusaient de le lui concéder.Parnell, lacilurne, mais attentif, suivit toute la séance.Au sortir, son plan était fait: Si, pensait-il, au lieu de faire de l’obstruction par caprice et selon l’humeur du moment, un certain nombre de députés s’engageaient méthodiquement dans une pareille campagne, en utilisant habilement toutes les ressources de la procédure et en poussant à ses extrêmes limites le principe de la liberté de discussion dont les Anglais sont si fiers, ils auraient tôt fait de paralyser la machine gouvernementale.Us tiendraient le pouvoir à leur merci.Avec Biggar d’abord, avec ses collègues nationalistes ensuite, Parnell appliqua, implacablement et pendant des années, sa méthode.John Redmond, ancien fonctionnaire de la Chambre des Communes, “nourri dans le sérail”, sut même la perfectionner.On sait‘le résultat: la Chambre des Communes anglaise a dû refondre toutes ses règles et limiter en tout sens la liberté de discussion.Parnell et Redmond lui ont imposé l’une des plus grandes révolutions internes de son histoire.Et, détail amusant, c’est au profit de la thèse nationaliste du Home Rule qu’ont le plus brutalement fonctionné toutes les lois de clôture destinées à combattre les tactiques nationalistes.L’histoire a de ces retours.Orner HEROUX.PAGES A RELIRE Le militarisme est un crime Pour ne pas être accusés de lese-patrkrtisme nous nous empressons de faire savoir que les paroles qui suivent ont été prononcées à Toronto, à l’Empire Club, par le capitaine A.C.Hunter, des York Rangers.NOUS SOUSCRIVONS DE TOUT COEUR A CES INTELLIGENTES ET SALUTAIRES PAROLES.“Si le militarisme est un fardeau pour les nations européennes, c’est un crime pour le Canada.Et cela, parce qu’au Canada, il est fortement concentré, ce qui décuple la force du virus.“Pour mettre en état de défense une nation, il faut deux choses principales: de Tardent et du temps; de l’argent pour nourrir, équiper et payer des soldats, du temps pour les exercer.“Au Canada, l’argent dont dispose le gouvernement et celui dont disposent les particuliers pour cet objet est limité.Par conséquent, l’argent dépensé en choses inutiles est de l’argent volé à la défense du Canada.\ “Au Canada, le temps disponible pour exercer la niasse de la milice canadienne e‘d nominalement de douze jours par année, ou son équivalent pour les régiments de ville en exercices du soir.Tout le temps gaspillé à enseigner des mouvements inutiles est un vol aux dépens de la défense du Canada.“Dans les deux cas, le voleur eut le militariste et ce qu’il vole ne lui rapporte aucun bénéfice et ne peut profiter ni à personne, ni au gouvernement.” (Le Canada, organe libéral, 10 décembre 1904.) Tardives frayeurs Voici le Canada qui commence à redouter les conclusions de ses prémisses.Il craint que l’accroissement de l’armée allemande ne substitue la panique provenant de l’armée de terre à la panique provenant de la marine et que “Devant cette nouvelle menace allemande, n’est-il pas à prévoir que la panique va se porter maintenant du côté de l’armée; et que l’on va demander aux dominions britanniques de faire aussi leur part d’efforts de ce côté?“Or, en vertu du principe “Un seul roi, un seul drapeau, une seule flotte, une seule armée”, on demandera aux colonies de lever chez elles, des troupes, de les armer, de les entretenir et de les mettre sous le contrôle direct du ministère de la guerre de Londres.“Qu’aurons-nous à répondre, sinon par un acquiescement, un nouveau tribut, un nouvel abandon de notre autonomie et peut-être par la conscription ou le service obligatoire (pic prêche déjà le colonel Sam.Hughes?” Eh, oui, qu’auront à répondre ceux qui prétendent que “c’est un devoir national pour le Canada de coopérer à la défense de l’Empire?” Or le Canada est de ceux-là.il est vrai qu’il n’a pas toujours été de cette opinion.Non: quand il dénonçait le militarisme, la chair à canon, il pensait autrement.Mais depuis que M.Laurier tournant sur lui-même pour la vingtième fois, s’est jeté dans “le crime”, le Canada l’a suivi aveuglément, et depuis 11 sc glorifie de reconnaître que c’est un devoir national pour le Canada de coopérer à la défense de l’Empire.Or si c’est un devoir national, il faudra bien coopérer sur mer si le danger est là ou sur terre si l’attaque porte de ce côté.Que la conclusion effraye ou non le Canada, elle s’impose.Elle est d’ailleurs signalée par M.Laurier lui-même.Ce dont l'Angleterre a surtout besoin, a-t-il dit, dans son discours que toute la pres- se libérale a proclamé un chef-d’oeuvre, -— bien que ce soit l’un des plus pauvres qu’il ait prononcés, — ce dont l’Angleterre a besoin, ce n’est pas des vaisseaux, mais des muscles et du sang de ses sujets.Jean DUMONT.A propos du français ) Les travaux d’agrandissement à l’Hôtel des postes achèvent et les médaillons placés sur la façade paraissent devoir rester intacts de toute indication.Les plans approuvés par M.Rodolphe Lemieux comportaient l’incrustation des lettres M.P.O., abréviations de Montreal Post Office.Nous avons fait remarquer (pie l’absence de toute indication française sur l’Hôtel des posies d’une ville aussi française que Montréal serait à la fois ridicule et odieuse.Sc propose-t-on de tourner la question en omettant toute inscription?• • • La Cic du Grand Tronc montre de meilleures dispositions.L’un de ses officiers nous a fait voir des billets bilingues, des formules de permis de passer rédigées dans les deux langues et des livrets de course imprimés aussi en anglais et en français.L on nous a expliqué que ces formules et ces billets sont commandes par quantités immenses pour raison d’économie et qu’il avait fallu épuiser les vieilles éditions avant de pouvoir se conformer exactement à In loi.Oublions les retards et félicitons sans restriction les autorités du Grand Tronc pourvu qu’elles continuent d’obéir à la loi.Il en tient d’ailleurs un peu à nous tous qu’elles ne soient pas tentées de revenir à l’ancien système.Pensons à exiger des billets bilingues et même les connaissements, toutes les formules pour l’expédition des marchandises.Car la loi Lavergne créant une sanction pratique au respect de nos droits, oblige les compagnies à fournir toutes ces pièces imprimées dans les deux langues.J D.IHLLET DV SOIR Lui seul n’a pas parlé.LETTRE D’OTTAWA CAUSERIE LITTERAIRE M.BORDEN HESITE Ils parlaient! Miller, loin des bruits du monde et du Parlement, était déjà depuis trois semaines, seul en tête-à-tête avec ses réflexions, renfermé dans sa cellule et dans son mutisme.A la Chambre, ils parlaient! Un mois entier s’écoula!, puis un autre, suivi d’un troisième.Miller, retiré du monde, vivait dans la paix.Son geôlier, au début, était venu le voir deux fois par jour, puis avait espacé ses visites; depuis une semaine, il ne s’était pas montré.Aux Communes, ils parlaient! Quand l’été à l’hiver eut laissé la place et que le printemps, quoique, tardif, eut fait verdire les prés, Miller, toujours silencieux, vieillissait derrière les barreaux de fer de sa cage de pierre.Depuis belle lurette il n’avait vu âme qui vive.Sous le dôme vitré de !\in parlote fédérale, ils parlaient toujours! Lorsqu’en 1950, un nouveau geôlier découvrit dans un cachot perdu ce prisonnier muet, il fut tout étonné.U voulut connaître son nom, sa naissance; ce fut en vain: Miller avait perdu l’usage de la parole.Et sans arrêt, là-bas, ils parlaient! Plusieurs génévalions passèrent.Bleus, rouges, puis bleus, puis rouges se succédèrent au gouvernement du pays.Miller, paralytique, aveuglé, sourd et de plus en plus muet, moisissait dans son réduit.A l’hôtel du gouvernement, ils parlaient! Enfin, lorsque vers l’an 5664, le 64ème arrière-petit-fils du roi George V, qui régnait au début du XXème siècle, monta sur le trône, son premier acte officiel fut de gracier tous les prisonniers détenus dans les.prisons de son vaste empire, Miller, hélas! n’était plus qu’un LEUR CINQUIEME NUIT Ottawa, 8.— Huit heures du matin.Nos députés viennt d’achever leur cinquième nuit blanche, cette semaine.Ils en sont à la cent quinzième heure de séance continue.C’est dire qu’ils en ont plein les oreilles, de discours, de citations, d’interpellations et de programmes de constructions maritimes.Des séances de ce genre sont de nature à dégoûter profondément de la marine même, si non du régime parlementaire.La séance d’hier matin à ae m^-tin, a été calme, sauf, vers le milieu de la nuit dernière; un épisode qui a causé quelque alarme aux ministériels.Ils en ont été quittes pour abandonner leur lit, plusieurs d’entre eux, du moins, et venir en toute hâte aux Communes, inutilement.Hors cela, nuit monotone, surtout de deux heures à sept heures du matin.Ottawa, 8.— La situation est encore incertaine, à Ottawa.La gauche aura gagné la première manche, celte semaine, en faisant durer jusqu’à samedi soir, sans trop s’être surmenés, la séance commencée lundi, et qui aura duré 189 heures.Mais que fera-t-on la semaine prochaine?La rumeur circulait, hier soir et cette nuit, que M.Borden allait, dès lundi après-midi saisir la Chambre d’une règle de clôture et faire poser la question préalable à la Chambre, par un de ses partisans, avant qu’aucun amendement de la gauche ne soit mis entre les mains du president des Communes.De la sorte rire ceux qui le comprenaient et ceux qui ne le comprenaient pas, et prononce une harangue parfaite, dans le genre qui lui est familier ; il nous est impossible de recueillir les perles dont il fut prodigue I ar contraste, sans duute, le Dr Clark succède au procureur du roi, et, deux heures durant, il tient l’assistance sous le charme de son éloquence.A toute autre période dm, débat, les députés, tant de draille) que de gauche, seraient venus de toutes les parties de la ville, pour l’entendre.Mais aujourd’hui ceux qui ne sont pas de garde préférait à n’importe quoi le sommeil, ce don appréciable, surtout lorsqu’on est contraint à l'insomnie, de par les règles de la Chambre et les fantaisies des partis politiques.Deux heures durant, M.Lemieux exhale avec force mois ses sentiments loyalistes et s* défend d'a-veir prêché, v**rs ses -> ingt ans, l’indépendance du Canada.” “L’homme absurde est celui qui ne chan ie jamais” répète M.Lemieux, après un vieil auteur.M.Graham, l’ex-ministre des Chemins de fer, y va, lui aussi, d’un discours long et à maints endroits, d’allures nationalistes.Il parle trois heures et demie.M.Lancaster l’interrompt quelques fois.M.Graham pose à M.Nantel, qui ne lui répond pas, une couple de questions, mais tout son discours est marqué au coin d’une excellente humeur, et le lieutenant de M.Laurier égaye la Chambre de ses boutades spirituelles.M.Pacaud fait une assez longue tas de cendres.L’opposition, — était-elle bleue, était-elle rouge?on ne sait plus — commençait son quatorze biîlion-nicme discours.C’est dire qu’ils partaient.Seul, Miller, qui eût pu dire quelque chose d’intéressant, s’était tu.NAP.TELLIER.l/Êglise et le» associations ouvrières Notre collaborateur, M.Henri Beauvais, vient de publier sous ce titre, à l’Ecole Sociale Populaire, une intéressante brochure.C’est un exposé de la récente Encyclique de Pie X sur les syndicats allemands, des circonstances qui l’ont fait naître, de son application au Canada.Dans un dernier chapitre, l’auteur réfute les objections des partisans des associations neutres.Un appendice contient le texte complet de l’Encyclique de Pie X.Nous recommandons cette brochure à tous nos lecteurs.On peut se la procurer pour» 10 sous à l’Ecole Sociale Populaire, rue Haehet, et chez les principaux libraires.Sur le Pont d’Avignon.M.Borden aurait contraint la gauche à ne discuter que sur la question préalable.Chaque député de gauche, vu la présence au fauteuil du président même des Communes, n’aurait pu parler qu’une seule fois sur cette question, et il n’aurait pu y avoir d’amendement, ce qui eût raccourci le débat.Mais ,ce.matin, — ,à huit heures - .»il est certai’n que M.Borden a changé d’avis sur le règlement de clôture, au moins pour le moment, et qu’il retardera encore une semaine avant de saisir la Chambre d’une telle législation.Il a fait mander Sir Jamag Whitney en toute hâte de Toronto, et Sir James vient d’arriver ce matin même en ville.Il aura une longue consultation avec M.Borden qui, dit-on, veut savoir ce qu’il pense de la possibilité de faire des élections générales et aussi, de la 'oi de clôture.A compter de lundi, toutefois, le président du comité aura ordre-d’appliquer rigoureusement les règles existantes et de restreindre les députés de l’opposition aux limites précises des règlements tels qu’interprétés par Bourinot et les autres auteurs de droit constilulionnel.Le gouvernement “serrera la vis”.A huit heures du matin, M.D.-A.Lafortune entreprend de battre tous les records faits depuis le commencement de la séance prolongée.Il y réussit et s’assied à midi et demie, après avoir fait se tordre de harangue.M.Boivin de même.Tous deux parlent anglais, avec beaucoup de facilité.Mais peu de genp les écoutent, il est déjà tard dans la nuit.Les incidents ne manquent pas, dans le débat de vingt-quatre heures.C’est ainsi que, pendant le discours du docteur Clark, M.Burnham, de Peterboro, l’air batailleur, sé lève, et, à brûle-pourpoint, nu député de Red-Deer, qui parle des escadres canadiennes, demande : “Quand vous battrez-vous?” Tout le monde rit.Le Dr Clark un instant arrête ses remarques, regarde d’un air apitoyé le bouillant M.Burnham, et reprend le fil de son discours sans répondre autrement.Son attitude en dit assez long pour que M.Brunham n’insiste pas.Un peu plus tard, comme M.Graham parle, M.Lancaster, l’air bourru, se lève et lui pose une question quant au péril allemand.Avec beaucoup de présence d’esprit, M.Graham souriant, lui répond, par ces deux mots: “Ne temere”.“Ne criagnez pas”.Comme M.Lancas-ler a fait jadis beaucoup de bruit à propos du décret Ne Temere les quarante députés qui sont au poste pouffent de rire.Seul M.Lancaster a l’air rechigné.Vers les neuf heures du soir, les gens lisent les journaux; M.Gra-hame développe tranquillement ses arguments, tout est calme; soudain, à l’extrême droite, une détonation (Suite à la dernière page) L'Evénement avertit les liberaux qu’ils ne comptent pas assez sur l’énergie des conservateurs.Est-ce que les Pelletier, L’Espé-rence, Sévigny, Lavallée, Gauthier, etc., se décideraient enfin à tenir parole?» » * Pin réponse à une interpellation venant du côté ministériel, M.Cardin, député de Richelieu, a déclaré que la marine Laurier "prendrait part aux guerres de l’Empire si le besoin s’en faisait sentir.” Tout comme les dreadnoughts, Borden.Alors pourquoi s’épuiser en veilles ridicules pour une simple question de forme, puisque, dans les deux cas, c’est pour l’Empire qu’on veut nous faire payer?* * * “Les libéraux n’ont-ils pas mille fois raison d’agir comme ils le font?” demande le Soleil." Certainement, certainement.Et ils agiraient autrement que le Soleil poserait toujours la même question.Quand on est partisan outré, n’est-ce pas pour parler toujours comme le parti?# * üe “La politique navale de M.Laurier n’était que ta continuation logique de celle de Cartier”, écrit sérieusement le Soleil.” Et dire que ce même Soleil n’a jamais découvert cela tant que M.Laurier a dénoncé la participation à la défense navale comme un crime et un suicide.• * » Jamais contre le projet Borden, Sévigny?Voyons, un peu plus de courage.Tout Drummond-Arthabas-ka (Dorchester et une partie de la Beauce vous ont entendu dénoncer les projets Borden et Laurier.A-vouez donc que vous vouliez tout simplement arriver.Le cynisme réussit encore mieux que le menson- pas que Ton puisse être conservateur autrement que lui.Il a pour excuse qu’il n’est pas Rainé de la famille.Il n’est, comme dirait la Patrie, qu’un enfant adoptif, dont l’opinion ne saurait prévaloir sur celle de la majorité.* * * a La part faite à nos compatriotes •d’Ontario dans la répartition des octrois publics est foncièrement injuste.Mais c’est la majorité qui Ta faite.Donc, d’après la théorie de la Pairie, à quoi bon réclamer?3 * » Encore un frère de Madero qui se plaint du nouveau régime mexicain.Il a peut-être raison.Mais ii en avait bien des frères, Tex-prési-dent.Cela nous rappelle un certain personnage politique canadien dont la fraternité constituait une caste sous le régime Laurier.* # ü= L’ascenseur • que l’on vient d’installer en face de l’entrée principale de THôtcl des Postes, n’est pas des plus commodes.D’abord, les portes sont plutôt étroites, M.Rodolphe Lemieux y passerait difficilement, et puis Tissue pour les étages supérieurs est du côté opposé à celle du rez-de-chaussée: ce qui fait que le mécanicien est obligé d’aller d’un côté à Tautre suivant l’étage désiré par les passagers.Quand il y a foule, cela retarde beaucoup trop l'entrée et la sortie.On peut cependant remédier à cet inconvénient sans le secours d’un expert.* * * Une ligne antisuffragette vient de s’organiser à Wimbledon avec Tin-tention de répondre à la violence par la violence.C’est la police qui, finalement, souffrira le plus i cette guerre.# * # Si les séances d’une semaine co tinuent à Ottawa, les compagnies i transport devraient organiser d excursions à Ottawa.Le rididule ( spectacle attirera beaucoup de mo de et les électeurs voyant leurs d putés de plus près comprendro pourquoi, en général, ils inspire |Si peu de considération.* * • Les Juifs de Montréal ont mis | à faire substituer leur semaine ( Piiques à celle des chrétiens pour Ipériode des vacances dans les éc j les protestantes de Montréal.En voilà que les conseils de co ; eihation de la Patrie n’ont pas e I core convaincus.* * * La Patrie alterne ses critiques i la représentation canadienne-fra Jçaise d’Ottawa de chaleureux ph | doyers en faveur du gouvernemei usur la question navale.Ce double jeu intrigue tellemei | les politiciens amateurs, que sc | “patriote” d’occasion les intéress Irait beaucoup, s’il voulait doniii II explication de ce mystère.# * * M.Lafortune avait promis ( battre tous les records et il a par | quatre heures et demie, éclipsant c longueur et en épaisseur tous si : prédécesseurs.Il a tenu parole.Honneur à lu * * * j Les libéraux tiennent une assen blée cet après-midi à Sainte-Schi lastique pour tâcher de faire accei ;ter la marine Laurier.Où et quand les conservateui vont-ils en tenir une pour tâcher ii faire avaler la contribution Bo den?Le Veilleur.ge.* • * Un homme qui doit souffrir d’etre en dehors de la Chambre des Communes, de ce temps-ci, c’esl M.J.0.Mousseau.En perd-il une chance d’étaler son dictionnaire de synonymes?* * ¦;< ' M.Jos.Rainville ne comprend LUNDI : Le “Devoir” publiera un article de M.G.-N.Ducharme sur la circulation et le fonds des banques.LA LANGUE BRETONNE Il n’est guère possible, on Ta souvent dit, de pénétrer l’esprit d’un peuple si on ignore sa langue.Aussi combien a-t-on calomnié la race bretonne, que d’inepties racontées même par des auteurs sérieux ou des freluquets en mal d’écrire qui n’ont jamais foulé le sol breton.Les Bretons n’ont pas seulement couservé leurs costumes si variés et si originaux .ils ont jalousement gardé leur langue, langue âpre et rude, poétique et mélodieuse à la fois.Car nous avons l’avantage précieux de posséder une langue à nous, une langue nous dit Luzel, soeur aînée de toutes celles qui ont fleuri sur le sol des Gaules et qui possède tout un cycle de chants populaires, de poèmes héroïques et de contes chevaleresques et merveilleux, d’une originalité très caractéristique, avec un théâtre très curieux et très intéressant.Nous avons, en un mot, toute une littérature nationale qui s’accroît de jour en jour.Dans une conférence, donnée il y a quatre ans, à Montréal, sous les auspices de l’Alliance Française, M.Anatole le Rraz démontra l’influence du génie celtique sur ta littérature française.Ce sont, en effet, les chansons ri-mées par nos poètes qui ont servi de thème aux chansons de geste.Ce sont les contes merveilleux du roi Arthur et de Merlin l’Enchanteur qui furent le germe des Romans de la Table Ronde.Ce qui n’empêchait pas qu’à cette époque, on se moquait déjà des bretons, en les représentant comme des ignorants, des rustres et des fous.La langue celtique est actuellement parlée par 15 millions d’individus en Irhmde, en Ecosse, an pays de Galles et en Bretagne.Mais à travers quelles vicissitudes ne, s’est-elle pas conservée?Déjà au douzième siècle, des lettrés comme Abélard parlaient avec dédain du breton comme d’un idiome rude, sauvage et barbare."Lingua mihi ignota et turpis." De nos jours même, que n’a-t-on pas dit de la langue bretonne, que de griefs n’a-t-on pas suscités contre elle?II s’est trouvé quelqu’un pour s’indigner de l’audace des félibres et autres gens de même acabit qui veulent ressusciter les vieilles langues des Gaules, le breton, le basque, le provençal, et ce quelqu’un se croyait avant tout un patriote! "fl faut prendre garde, disait-il, à ces tentatives qui, sous couvert de littérature, de simple passe-temps.d’inoffensifs jeux de lettrés et de douces munies sans conséquence, n’aboutiraient à rien moins qu’à la destruction de la France." Un autre a prétendu que la campagne en faveur de la langue bretonne portait en elle-même une hostilité contre la langue française et qu’elle n’avait d’autre but que de maintenir en Bretagne l’ignorance et la superstition.Plus près de nous, une circulaire ministérielle a voulu interdire aux prêtres de prêcher en breton dans nos églises et d’apprendre aux enfants le catéchisme dans leur langue maternelle.Cette circulaire irrationnelle eut le sort qu’elle méritait.C’était perdre son temps, autant valait essayer de déplacer nos menhirs et nos dolmens.Aussi cet ukase ridicule fût-il accueilli avec le plus profond dédain.On est allé jusqu’à parler de séparatisme! Les gens sensés ont haussé les épaules, car Thistoire est là pour prouver notre inaltérable attachement à la patrie française.Nous Tavons scellé de notre sang sur tous les champs de bataille et sur toutes les mers du monde pour Tamouir, ta gloire et l’honneur du drapeau français.Toutes les pages de Thistoire de France depuis l’annexion pourraient être encadrées d’un filet vermeil tracé avec du sang breton.La Bretagne n’a-t-elle pas donné trois connétables à la France: Duguesclin, Clis-son et Richemont, et des héros, comme les Bisson, les Henri, les Kergorlay, dont la mort glorieuse est encore toute récente, se comptent chez nous par milliers.Dans les catastrophes qui, depuis quelques années, surviennent si fréquemment dans la flotte française, comptez les bretons morts victimes du devoir.Toutes ccs diatribes, toutes ces vexations, ont eu, comme il arrive le plus souvent, un résultat tout opposé à celui qu’en attendaient leurs auteurs.Nous avons assisté, en effet, depuis quelques années, à une véritable résurrection de la langue bretonne que certains oiseaux de mauvais augure voulaient enterrer.Car, voilà que pour faire mentir ccs esprits jaloux cl chagrins, des bardes surgissent de tous les points de la Bretagne bretonnante.Des jeunes gens, à peine sortis des Universités de Bennes et de Paris, quittent les habits étriqués que leur impose une mod/; tyrannique et revêtent le costume national.Us composent des complaintes en langue bretonne, des chansons d’une allure vive et légère, toutes imprégnées du parfum des landes et des champs de leur terroir.Us s’en vont en chupen et bragou braz (veste courte et larges culottes), pen-baz en main, par les chemins creux, à travers les landes et les bruyères, s’arrêtant dans les fermes, chantant à la veillée leurs gwerzes et leurs sônes, les distribuant à tous, jeunes et vieux, qui les écoutent ravis.Le dimanche, à 1 issue des offices, ils escaladent les murs des cimetières et entonnent à pleine voix leurs poétiques chansons qu’écoute la foule attentive et charmée, les soulignant ci applaudissements enthousiastes.Après une tournée triomphale, ils rentrent dans leurs foyers et composent des comédies, des drames en langue bretonne.Du jour au lendemain, ils trouvent des acteurs pour remplir tous les rôles.Le théâtre populaire breton est ressuscité.II y a actuellement plus de 40 troupes bretonnantes en Bretagne.Us fondent des journaux, des revues, des sociétés.Ce fut un réveil spontané de la race, un succès qui étonna, par sa soudaineté, les rénovateurs eux-mêmes.Et voilà le résultat de la campagne maladroite qui avait pour but de nous faire renier la langue de nos aïeux.Dignes successeurs des Brizeux, des Luzel et des Prosper Proulx, nos poètes s’appellent: Tierceliu, Ropartz, Le Braz, Le Goffic, Botrel, Jaffrennou, Le Berre, Berthou, Le Garrec, Le Guyader auxquels sont venus s’ajouter, avec honneur, Georges Le Rumeur et Philomène Cadorel, une jeune couturière de 19 ans, dont le volume de poésies, préfacé par Le Braz, est un bijou de grace, tout plein d’amour pour ia Bretagne.Et j’en pourrais citer tant d’autres, et rien que des hre-tonnants.Non seulement ils chantent dans notre lanaue.mais plusieurs de leurs oeuvres, écrites dans le plus pur français, ont été couronnées par l’Académie française.On s’est occupé en haut lieu de cette résurrection littéraire et en 1905, le premier magistrat du Finistère disait que, non seulement il ne considérait en aucune façon la langue bretonne comme déchue, mais qu’au contraire il fallait s’employer à la conserver au même titre que les autres idiomes parlés dans les diverses provinces de France; car en ces choses réside, dit-il, une partie de Taine même du pays.Et Tun des vaillants députés du Finistère, se levant pour remercier le préfet, dit que “l’existence et la conservation de la langue bretonne est une part précieuse et intangible de notre patrimoine.Il n’y a là rien qui puisse inquiéter Tunité nationale française, car la force intellectuelle d’un pays ne réside pas dans l’uniformité de langue et de pensée, mais au contraire dans la variété et l’originalité des conceptions.” C’est pourquoi, continue-t-il, j’applaudis grandement à cette résurrection littéraire de la langue bretonne, enrichie de tout ce que Tart moderne a apporté de précieux aux langues vivantes comme aux langues mortes.Et cette résurrection se continue de nos jours plus vivace et plus fervente que jaamis.Car, dans la génération nouvelle plusieurs ont fait voeu de rendre tout son lustre à la langue bretonne.Parmi ces jeunes, François Jaf-frennou (Taldir, de son nom de barde) est le champion incontesté de la langue et de la littérature bretonnes.C’est un gas de Cornouaille; type sobre, fin et discret des montagnards de ce pays.A 24 ans, il publiait un premier volume de poésies intitulé; Les Soupirs, bientôt suivi de La Harpe d’Acier, Vint ensuite le premier volume de Barzaz Taldir ou Les Poèmes de l'aldir, 500 pages.Le deuxième volume a été publié eu 1911, et ce n’est pas le dernier.Le Théâtre populaire breton, publié également en 1911, comprend 6 pièces, dont deux drames historiques: “Pontcallec” en 5 actes et Le Premier Grenadier de France en 4 actes.Le premier de ces drames a été représenté en 1905 au milieu du plus grand enthousiasme par des troupes locales à Carhaix, Pleyber-Christ, Saint-Thégonnec, La Feuil-lée et Morlaix.Les pièces comiques et satiriques sont an nombre de quatre: Le Bourgeois orgueilleux, Le Barde et le Procureur de la République, satire dirigée contre les préjugés antibretons; Jeannette à Paris, pièce pour jeunes filles contre l’émigration.Enfin une comédie bouffe ; (Suite à la 2c page) i.iv i/r.vuiiv Montreal, SA>rEDi, 8 mars 1013.VOL.IV.- Xo.Causerie littéraire (Suite de lu 1ère -page) L'n Scrutin ù la nouvelle mode, où la surenchère électorale, pratiquée par tous les partis, est peinte et ridiculisée habilement.Ajoutons que ces pièces sont en vers bretons parfaits de forme et d'une morale irréprochable.Voilà l’oeuvre d’un jeune homme de 32 ans! Il a su, dit Anatole Le Hraz, dans sa préface du premier volume des Poésies, tirer de sa langue des ac- J La Mus V 1 ique / 1 a J r O D i-S sal r J 7 *- donnez un peu de Temps Quelques jours seront suffisants, pour prouver que vous êtes curable HECTOR DAMSEREAU , .1 , faul participer.La douleur accepter, sanctifiée, aimée, devient une richesse méritoire nour noire rédemption personnelle, pour la rédemption des autres.La douleur esl plus encore pour nous, c'est une grâce de lumière qui éclaire, un remède contre l'orgueil el l'égoïsme, un rappel à Tordre contre la volupté cl une rénovation.Nous ne devqjis pas la maudire, mais Ut pus djjre»Â« souf- fre trop, qu’ai-je fait à Dieu; à ces plaintes blasphématoires, le Christ en croix répond: Arrêtez-vous et voyez s’il est une douleur semblable à la mienne.Jésus a consolé ses amis de Béthanie, pour nous aussi Il sera le consolateur du temps et de Fétcrnité.La vente des terres canadiennes dans le Nebraska (Service particulier) Winnipeg, Man., 7.— De nombreux détails sont fournis par les dépêches de Lincoln Neb., sur le projet de loi présenté devant la Législature afin de diminuer la vente des terres cana-lienner en cet é+at Le pr- a.subi la deuxième lecture et la troisième aura Heu sous peu.Si le projet devient loi, chaque agent vendant des terrés canadiennes devra avoir un permis de Fêtât et payer une licence de $4.25 et donner en outre une ga rantie de $1,000.Toutes les annon ces devront être censurées et tous les renseignements exacts.Les agents devront dire le prix qu’ils ont payé le terrain et devront lo revendre au même prix.Les habitants do l’endroit disent qu’il y a plus d’un million d’acres détenus par des personnes résidant encore dans le Né-braska.1 Mouton de Perse Quand vous achetez votre manteau de mouton de Perse à notre magasin.Vous êtes certaine d’avoir le meilleur.Notre réputation pour l'élégance, la qualité, le fini et l’ajustement est répandue par tout le Canada.Venez et permettez-nous de vous montrer nos nouveaux modèles.McComber & Cummings Les plus importants fabricants de vison et de mouton de Perse au Canada.COIN DES RUES St-Paul et St-Sulpice D.Gagnon & Cie MAGASIN A RAYONS COIN ST-LAURENT ET DORCHESTER \\ Vente de marchandises nouvelles pour le printemps Tous les départements sont remplis de jolies choses pour les toilettes de Pâques, savoir :Costumes de dames.Blouses, Etoffes à robes et à costumes.Soies, Satins, Garnitures, Dentelles,.Gants de Kid, Bas, Merceries pour hommes, etc., etc.Nons avoue l’agence des PATRONS BUTTERICK Venez examiner le nouveau cahier du printemps.Prix 25c avec un patron gratis.I 200 NOUVEAUX COSTUMES pour dames, couleurs pâles, gris, drab, ravé noir et blanc, et aussi des foncés, en brun, bleu-marin, gris fer, noir, la crème de la nouveauté.Valeur de $20.00.En vente à.S14.ft5 1000 BLOUSES NOUVELLES, en lawn, en broderie, en net, dessous en soie, en mousseline, etc., il y en a à des prix moyens, et autres.Grande va riété à partir de 75^ en montant jusqu'à $5.00.La plus grande quantité est à.$1.00.$1.25.$1.50 300 PIECES D’ETOFFES A ROBES, de toutes couleurs, y compris le* noirs, à 50*.65*.85?, $1.00, $1.25 la verge double largeur.5000 VERGES de jolie soies de couleur et noir, comprenant blanc, crème, ciel, azur, feu, cardinal, grenat, alice, mordoré, tan, brun, marine, vert foncé, nuance et autres pour blouses, jupons, garnitures, le choix à.SOe Aussi d’autres ligne* de soies double largeur, 40 pouces, dans les mêmes couleurs, la verge .OO* et $1.25 BRODERIES LARGES DE 45 POUCES.—La plus riche broderie large, pour robes ou jupons, que vous pouvez désirer, se trouve en vente ici à la verge, 69«*, 79c.$1.00, $1.25 et.81.75 SATINE DE FANTAISIE POUR ROBES.—35 pièces des plus beaux satinés de fantaisie, avec bordure imitation de satin, une grande variété de couleurs.En vente à.la verge.25* Collets en dentelle, rubans, gants de kid, sacoches, reçus des fabricants les plus en renommés.) Tapis.Prélarts, Rideaux, Couvertes, Draps de Lits, Couvrepieds.etc.J POUR ARRIVER À L'AISANCE Les dénominations religieuses au Canada AU COURS DES DIX DERNIERES ANNEES LA POPULATION CATHOLIQUE S’EST ACCRUE DE 603,441.Chaque OBÜGÂTIONS-OR u Quel que soit votre salaire ou votre revenu, c’est l'argent que vous épargnez qui vous as- ' K surera l’aisance, si vous le placez profita- «i blement.En achetant avec vos économies ,7 des contrats dans le PRET IMMOBILIER _ Ottawa, 7.— Les statistiques que vient de publier le bureau du recensement indiquent que l’Eglise Catholique Romaine, durant les dix dernièree années, a eu le plus gros pourcentage d’accroissement, si on la compare avec les autres dénominations religieuses du pays.Les catholiques forment maintenant 41.43 pour cent de la population totale; les Anglicans, 13.35 pour cent; les Méthodistes, 17.11 pour cent; les Presbytériens, 15.64 pour cent, et les Baptistes, 3.52 pour cent.Le chiffre total de chaque dénomination religieuse est le suivant : Catholiques, 2,833,041; Anglicans, 1,043,-017; Baptistes, 382,666; Congrégatio-nalistes, 34,054; Juifs, 229,864; Méthodistes, 1,079,892; Presbytériens, 1,-115,324; Unitariens, 3,224; Armée du Salut, 18,834; Doukhobors, 10,493; Evangélistes, 10,595.Au cours des dix dernières années, la population catholique s’est accrue de 603,441.Gardes-malades pour FOuest Ottawa, 8.— Le principal W.J.Black, du collège d’agriculture du Manitoba était à Ottawa, cette semaine afin d'assister aux assemblées de la Canadian Seed Association dont il a été élu directeur du comité exécutif.Le principal Black eut aussi un entretien avec les directeurs du Victorian Order of Nurses afin de se procurer l’assistance de gardes-malades pour FOuest.Les femmes dans ces régions isolées n’onl aucun moyen de se procurer des garde-malades compétentes.Les directeurs se sont montrés favorables à l’idée émise par M, Black.Traité entre la France et FEspagne Paris, 7.— La Chambre des députés a ratifié, aujourd’hui,! le traité franco-espagnol sur le Maroc, Le traité définit les zones qui devront être contrôlées par les Français el les Espagnols, au Maroc.Le chambre espagnole a ratifié celle entente en décembre dernier.du Mar cil Trust Constitue une première hypothèque sur le Montreal Real Estate valant QUATRE fois le montant des bons, tandis que l’actif net de la compagnie est de plue de DIX fois le montant de l’émission.p L’intérêt est payable trimestriellement à la Banque Molson, Montréal, et le capital est payable en or en dix ans.Conditions : comptant ou 10 p.c., comptant et 10 p.c., par mois.MARCH TRUST C0.LIMITEE, 180 nie Saint-Jacques, Montréal.Veuillez m’envoyer une circulaire expliquant les bons eu or à 6 pour cent du T.M.vous vous trouvez au bout de quelques mois en possession, —sans intérêt à payer—d’un capital suffisant pour faire fructifier vos épargnes en vous achetant soit une maison privée soit une propriété qui, d’année en année, augmente de valeur.Or, vous avez quatorze ans pour rembourser votre emprunt, par versements mensuels si minimes qu’ils représentent à peu près l’intérêt que l’on paie sur un emprunt ordinaire., L’opération est simple, sûre, pratique.i.Demandez la brochure explicative gratuite $ au Gérant du j PRET IMMOBILIER w U 244 RUE SAINTE-CATHERINE EST, MONTREAL-Téléphone Bell : Est 5779 REPRESENTANTS DEMANDES : Il y a encore quelques situation* à prendre pour des agents bien qualifiés dans les districts non représentés.NOM ADRESSE (r>) Friedmann vient à Montréal New-York, 8.— Charles Vidal Hundt, secrétaire du docteur Friedmann annonce que le médecin allemand partira lundi ou mardi pour Montréal, où il sera l’hôte du Royal Edward Insltiute.Le 12 mars, il' sera à Ottawa, et le 13, à Toronto.VENTE IMPORTANTE DE PRELARTSCETTE SEMAINE 500 pièces de nouveaux prélarts liège, linoleum et vernis, 2 verges de largeur.Anglais et Canadien.Jolis dessins, qualité durable.Depuis 19c à $1.25 la verge.Département au sous-sol.EUGENE VIAU, magasins a rayons 851 Ste-Catherine Est, coin Maisonneuve.Téléphone Up 3540 $65.00 u Grafonola Columbia “FAVORITE ” es/ une merveille à ce prix.—C’est un instrument sans cornet—acajou—chêne et chêne antique.— Il n’a pas son égal.— Le plus grand stock, de Qraphophones et records COLUMBIA.— Notre nouvelle adresse : Canadian Graphophone Ca> 24 RUE VICTORIA Un avis de la Commission des chemins de fer Ottawa, '8 — La Commission des chemins de fer a publié hier un avis demandant aux compavnies de chemins de fer de remettre en vigueur le règlement qui permettait d’emmagasiner en de certains endroits les récoltes de pommes dont on voulait faire l’inspection avant de les envoyer à l’étranger, à réduction d’un tiers sur tes taux de tarif locaux.Près du canal de Panama m iWiliililPll'Iffl'iMliE!!! AUVENTS 0 | sur Rouleaux Modèles Perfectionnés Vendus sur Garantie MAIN 3329 Compagnie d'Auvents DES MARCHANDS Limité* 25-27 Notre - Dame Est Panama, 8.— Des études topographiques officielles, ont démontré que les îles de Tortola et de Tortalita sont en dedans de la limite de trois milles et par conséquent dans la zone du canal, Durant le mois de février, 6,237 visiteurs sont venus en cet endroit.L’on a tellement fait usage des pièces de monnaie en argent comme souvenir qu’il y a maintenant une disette de numéraira.Le docteur Roche à l’hôpital Ottawa, 7.Le docteur Roche, ministre de l'Intérieur, a été conduit à l'hôpital Sàiiili' Marie de Rochester, où il aura à subir une sérieuse opération.C’est l'éminent chirurgien américain Mayo qui fera l’opération.Le docteur Roche est en état de subir l’opération.et on ne formule aucune crainte à son égard.Il y a quatre ans.l’honorable Roche eut à subir une opération analogue, Mort d’une vieille originale Ottawa, 8 — Mlle Mars Mary Nepean, Agée de 5L ans, qui vivait depuis quelque temps dans une masure située dans le quartier ouest de la ville, a été victime des flammes hier matin.Le feu a été causé par un poêle chauffé A blanc, La chambre où demeurait cette vieille originale me-attrait 7 pieds 0» largeur sur il) de profondeur.L’incendie de Yokohama Yokohama, Japon, 7.— Le feu qui s’est déclaré ici, hier, a enust des dommages pour le montant de $7,500,000, dans te quartier des affaires.La bourse et plusieurs manufactures de soie sont parmi les édifices qui ont été complètement détruits.____ * LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 MARS 1913.VOL.IV.— No.56.-—-v- Notre Page Littéraire LES VIEILLES HORLOGES A les ouïr sonner, on dirait des aïaulcs Qui, la quenouille au doigt.Le soir, au coin du feu.se partenftoutes seules Des choses d'autrefois.Oh! le timbre attristé de leur voix frêle et rare, Oh! les gémissements .De leur vieux, très vieux coeur-que l'on devine adme De ses lents battements! Tout cela souffre, tout cela gêmib et pleure Comme Veau qu’on entend, Goutte à goutte, du toit fêlé d’une-demeure, Filtrer en sanglotant.C’est qu’à force d’avoir sonné deseagonies, Des adieux et des ghtis.Voici qu’il leur a pris des pitiés infinies.Pour les maux d’ici-bas.Elles ont brisé tant d’âmes et de-rêves, Que l’on croirait sentir, Dans leurs pulsations anxieuses et brèves.Un vague repentir.Oh! surtout elles ont vu mourir tant de vies Que lasses, à leur tour.Les horloges des temps passés ont des envies De mourir à leur tour.Louis MERCIER.! TUDIANTS Un discours de René Bazin nu profit de la Revolution, de ses principes, de ses journées et de ses hommes.On créait de toutes pièces, — je crois qu’ici l’expression est juste, — la légende de la Révolution.Les historiens poètes célébraient les vertus ou la sensibilité ries monstres, ils excusaient le crime en tâchant d’y associer la France, ils ne cachaient point le sang versé, mais ils le déclaraient impur, et jamais, dans aucun livre d’aucune autre époque, le mot “peuple” n’eut un sens plus restreint ni plus arbitraire, qu’il s’agît de la populace qui assassinait et qui pillait, ou de l’effroyable minorité qui profitait, en fin de compte, de tels bouleversements.C’était la méthode du mensonge lyrique.Elle est démodée.Nous avons aujourd’hui la méthode sèche, où la glorification du crime est remplacée par la prétention de ce qui gêne.A lire certains auteurs contemporains, il semblerait que la Révolution, de 1789 â 1800 et au-delà, fut une paisible lutte de doctrines religieuses, sociales, politiques et économiques.Et, lorsqu’on nous parle de la fraternité décrétée par les assemblées on omet de raconter comment elle tut entendue, et l'est encore.Mais, outre que les historiens de cette nouvelle école révolutionnaire sont très ennuyeux, ce qui limite heureusement le mal qu’ils peuvent faire, vous avez de belles et véridi-j ques histoires de la plupart des périodes importantes.C’est ce qui m’a permis de dire qu’au temps de ma jeunesse, nous étions moins favori-j ses que vous ne l’êtes.* ?* Je suis persuadé, d’ailleurs, que vous avez l’habitude de contrôler les affirmations historiques qui vous étonnent.Toutes les fois que le catholicisme est en cause, il faut se défier de l’ignorance ou de la malignité de l’adversaire, et encore de l’incurable paresse qui fait que les compilateurs se copient les uns les autres.Je me rappelle qu’il y a une vingtaine d’années, feuilletant un recueil de jurisprudence, je trouvai, au mot duel, cette affirmation qu’au moyen-âge, les prêtres usaient du duel judiciaire, soit en nommant des champions qui combattaient pour eux, soit en combattant eux-mêmes.Jusque-là, rien ne me choquait.Des abus ne sont pas des lois, des clercs qui se battent ne sont pas l’Eglise.Mais l’auteur, voulant appuyer son affirmation, a-joutait textuellement: “Les papes Nicolas 1er et Eugène III, consultés sur ce cas de conscience, répondirent que l'on devait continuer d’en user selon l’ancienne coutume.” Le juriste voulait-il dire que les papes avaient, doctrinalement, approuvé le duel judiciaire?Peut-être non, peut-être oui.Vous connaissez l’espèce de petite émotion qui nous saisit, à la lecture de certaines phrases contre l’honneur de la foi, et qui nous avertit, et qui nous fait dire aussitôt: “Cela est faux, certainement, et je vais en chercher la preuve.” C’est ce que je fis.Je remontai, de proche en proche, parmi les décisions condamnant le duel, et je m’arrêtai à un certain concile de Valence, tenu en 855.“Voilà, me dis-je, un texte d’une antiquité suffisante.” Il statuait précisément sur le duel judiciaire.Les évêques, dans le onzième canon, déclaraient "condamner la pratique des tribunaux civils, qui font jurer aux deux parties qu’elles ont le bon droit pour elles, avant l’instance, ce qui provoque de faux serments”, puis, dans le douzième canon, venant à la question même, ils décidaient: “Et parce que ces serments contraires, ou plutôt ces parjures, donnent le plus souvent lieu à des combats meurtriers, et au cruel spectacle de l’effusion du sang en pleine paix, nous statuons, conformément aux anciennes observances, que, quiconque aura tué ou blessé son adversaire dans un combat si inique et si opposé à la charité chrétienne, soit regardé comme un détestable homicide., exclu comme tel du corps des fidèles, etc.” Je ne connaissais pas ce texte, j’aurais dû le connaître.Et, puisque l’occasion s’en offre à moi, pourquoi ne vous dirais-jc pas une pensée qui m’est souvent venue.Notre temps a si grand besoin de chevaliers armés! Pourquoi n'essayerait-on pas de fonder une école secondaire dont le programme serait celui-ci: former des jeunes hommes complètement instruits dans toutes les sciences chrétiennes, philosophie, théologie élémentaire, histoi-rc de l’Eglise, études sociales, li-Ctrcji que cette histoire^ entretenaj^jurgie; préparer au baccalauréat si se peut et quand cela se pourra, mais le considérer comme un détail et une pauvreté, et tout subordonner, au contraire, à une puissante préparation religieuse ?Je suis sûr qu’aujourd’hui il se rencontrerait des parents, plus qu’on ne croit, — une élite qui est prête, — pour envoyer leurs fils à cette école.Je suis sûr aussi que lés jeunes hommesinstruits de cette manière feraient fière figure dans le monde si dénué de points fixes, si étonné des résistances raisonnées et des stabilités.11 ne faudrait pas M.René Bazin a prononcé le 18 février, à la réunion des anciens étudiants de l’Institut catholique de Paris, cet intéressant et émouvant discours: Ce sont les aînés qui m’ont invite, mais je ne parlerai pas pour eux.Ils ont fait les mêmes expériences que moi, un peu moins long-lemps, mais les mêmes.Nous pourrions nous asseoir en rond et nous dire les uns aux autres: “Il n’a pas été drôle, le temps où nous avons vécu!” C’est aux jeunes qu’il est utile de dire pourquoi notre période, à nous, fut pleine de déceptions.Vous saurez donc, mes amis les éudiants, que les hommes qui sont plus âgés que vous ont souffert de certains maux dont vous ne souffrirez pas, du moins avec la même rigueur.Ne craignez point que je vous en accable.Je vous en idique-i ai deux seulement.Je vous assure que je vous en épargne beaucoup.Nous avons été victimes, d’abord, d’une histoire falsifiée, ou singulièrement partiale.Henri Martin, Michelet, Louis Blanc, Vaulabelle étaient les historiens classiques, les fournisseurs de l’enseignement français, pour la partie historique.Un peu au-dessus d’eux, — je parle au seul point de vue de l’équité, — il y avait l’Histoire des Girondins, de Lamartine; {’Histoire de la Hé-volution et de l’Empire, d’Adolphe Thiers; très au-dessous, mais fournissant une abondante copie appropriée à la presse libérale, il y avait le lamentable Capefigue.Eux et quelques autres, ils se partageaient le monopole de l’histoire, et, parmi les époques passionnantes, chacun avait pris la sienne, moyen-âge, révolution de 1789, empire, restauration, république de 1818.On ne pouvait entrer chez un magistrat, chez un avocat, chez un commerçant déjà renté et fourré, sans apercevoir, dans la bilbliothèque, et mises en.belles places, et reliées en veau, ces collections de livres, tous admirateurs de la même idole.Sans doute, il n’était pas impossible de trouver des jugements plus équitables.mais il fallait être avisé que les oracles officiels ne disaient pas la vérité.Combien de Français ont vécu et sont morts sans même s’en douter, ayant eu au coeur les haines ou les préventions les plsu injustes! Sans doute, encore, si nous voulons étudier le moyen-âge, la préface monumentale de Sainte Elisabeth de Hongrie, où Montalem-bert s’est montré un si bel explorateur, l’ouvrage de Hurler et quelque sautres donnaient l’idée de la libre et prodigieuse activité du treizième siècle.Mais tout l’enseignement ignorait cette justicê, et, par mépris de l’Eglise, on continuait de qualifier de barbares les siècles où elle était puissante.L’opinion n’était pas nouvelle, du moins dans sa formule, et je le sais bien.Mais ce qui pouvait être ignorance, au temps de Louis XIV, ne l’était plus nu milieu du dix-neuvième siècle el chez les historiens de profession.Il était permis d'admirer le style gothique, remis à la mode par la Xotrc-Dame de Paris, de Victor Hugo: la civilisation d’où procédaient de telles oeuvres restait méconnue, comme si une cathédrale, témoin irréprochable, n’enseignait pas qu’elle est la fleur d’un esprit rvd mné, d’une sensibilité affinée, d’une culture en tous sens, et la preuve, je ne dis pas qu’une parfaite mais d’une belle humanité.L’erreur était plus crainte encore, plus audacieuse et pins nuisible peut- ayaient pour eux l’influence de I instruction, des services rendus, de la fortune, ont eu et ont répandu la persuasion qu’il y a, pour les libertés nécessaires d’un pays, une garantie efficace et certaine dans le droit de pétition, dans le suffrage universel, dans la discussion publique de la loi, dans la coexistence de deux chambres, enfin dans la machinerie politique.Ils ont cru et fait croire que l’on peut grouper et maintenir une opposition puissante et durable avec des arguments^ d’intérêt : de sorte que la nécessité primordiale de faire des chrétiens pour faire des hommes de caractère, cette nécessité a été voilée.On s’est imaginé que par des alliances, des compromissions, des finesses, des abandons opportuns, on viendrait à bout de la persécution religieuse organisée.Beaucoup de temps et de remarquables talents ont été usés dans ce jeu inégal entre la fourberie révolutionnaire et l’ingénuité libérale.Nos ennemis nous ont enseigné el nous enseignent durement la vérité.II a fallu voir, et maintenant, vous, les jeunes, vous n’en doutez pas, que les assemblées peuvent être un instrument perfectionné de tyrannie, parce qu’elles sotnt sans responsabilité; que les plus justes réclamations peuvent ctemeurer sans réponse; que la loi m'offre pas plus de garantie que le déesret: rtiais que tout dépend de la conscience.Vous avez vu que les intérêts cèdent toujours tôt ou tard, et cju’il n’y a de fort oint humain.Vous vous rendez comsptc que, si vous gagnez des âmes à la foi, par votre exemple, par votre bonté, par les heures dépensées (à jouer dans un patronage, vous avez fait un bien plus durable et pins vrai, à toute la France, que si vous aviez persuadé quelques centaines d’électeurs de voter pour un de vos amis.Sans doute, il ne faut abandonner aucune forme (Faction, et l’action parlementaire a son heure, mais l’essentiel c’est ce que vos aînés n’ont pas toujours anerçu clairement: le labeur obscur, le dévouement quotidien à la cause religieuse, l’habitude de bien faire sa journée de chrétien, le reste devant venir par surcroît, s’il plaît à Dieu.Un ordre nouveau, quelque chose de l’ordre véritable, commence à régir un nombre grandissant d’es-prits.La puissance si habile de nos ennemis ne comprimera pas ces énergies spirituelles, car la destinée de la France est de se relever toujours, au moment où c!3e va mourir, de l’imprudence de ses fils et des fautes de ceux qui la gouvernent.Pour mien tenir à ces deux progrès que j’ai dits, il semble évident que la revision de l’histoire continuera de mettre une justice pius exacte duras un domaine livré à la plus perfidie fantaisie, et que, d’autre part, dans toute la jeunesse, l’illusion des principes révolutionnaires coutimuera de décroître.Le désenchantement gagne les plus intelligents des ouvriers, il pénètre dans beaucoup de revues et de journaux qui fumaient, jusqu’ici, encensoirs toujoisrs allumés, devant l’autel révolutionnaire.Vous, jeunes gens, vous travaillerez, de tout votre coeur, modestement.à reifaire ta santé des âmes qui avoisinent la vôtre, puisque, par l’expérience de vos aînés et par votre propre réflexion, vous êtes prémunis contre l’esprit révolutionnaire, et que vous connaissez ses divers visages, le violent, l’astucieux, le faux humainitaire, le faux bonhomme, le doctrinaire, qui a bien cessé de plaire.Vous penserez, et vous pensez déjà, (pie c’est, essentiellement, un esprit d’orgueil, de cruauté et de rapine, et que les sociétés oui s’y abandonnent retournent à la barbarie.Vous penserez (pie lie nombr ne fonde pas le droit et qu’une idée pareille est indigne de la raison, et vous mettrez plusieurs choses, beaucoup de choses au-dessus del l’élection et au-dessus de *on at-j teinte, comme on le met bien de famille à l’abri de la saisie.Vous penserez cpie s’il est légitime de retenir, pour soi et pour les* siens, une part importante de la propriété, le pouvoir, au contraire, ue doit pas être employé au profit de quelques-uns, mais au bien de tous.Vous penserez oue la p:wx est assurément une belle personne, et une ménagère qui rend douce la | maison, mais qu'elle n’est pas | couarde, et qu’on l’a toujours reconnue à ce signe qu’elle regarde la J guerre bien en face.Vous penserez que le plus grand crime du monde, c’est d’appauvrir les âmes do leur éternité, et vous le direz publiquement, et vous n’aurez de cesse que vous n’ayez rétabli le peuple dans l’idéal et dans la joie, et il vous aimera à cause de votre effort.Vous penserez que l’amour fraternel quand il est parfaitement désintéressé, est une puissance de premier ordre, et vous le ferez bien , voir.Vous penserez à cette autre puis-I sauce qu’est l’illimité, qu’est la su-Ipèriorité de nos espérances, et vous plaindrez les démagogues qui, selon l’image magnifique du pape Rie X: “limitent aux horizons de la vie présente la félicité humaine.” Demain sera votre jour.Vous ré-! parerez d’innombrables ruines.’Vous serez meilleurs et plus heu-! roux que nous.Et je le souhaite pour la France.René BAZIN, de l’Académie française.-+- Comment travaillait Pailleron et en pleine bohème avec le bon chansonnier Pierre Dupont; aussi son luxe de plus tard le gênait un peu quelquefois.Alors qu’il habitait rue Barbet-de-Jouy un luxueux appartement, ses amis s’étonnaient de le voir se réfugier tous les jours de neuf heures à cinq heures dans une petite mansarde lambrissée de la rue Saint-Dominique avec son déjeuner dans sa poche.Un jour ils lui en firent la remarque, et Pailleron répondit: —Que voulez-vous, mes amis, mon appartement est trop beau, je ne puis pas y travailler, MANIÉS D’AUTEURS : H est amusant de rappeler (on l'a fait souvent d’ailleurs, mais faut-il renoncer aux sujets d’amusements qui ont déjà servi?) de quelle façon les grands artistes s’inspiraient pour composer leurs oeuvres.Goethe se promenait au grand air.Paisiello, Thomàs et Rossini n’écrivaient qu’au lit.Cimarosa avait besoin de gaîté.Meyerbeer ne pouvait travailler pendant le jour qu’avec ses fenêtres closes et à la lumière artificielle.Schiller mettait ses pieds dans l’eau glacée (ce fut du reste la cause de sa mort).An-fossi faisait placer devant lui sept ou huit plats garnis de canards, de cochons de lait et de saucisses fumantes.Quant au politicien, le marquis d’Antonelle, il s’appliquait une assiette sur le cou et la remplaçait quand elle devenait tiède, au contact de son corps, convaincu de modérer ainsi les vapeurs de son cerveau.Crébillon s’entourait de crapauds, qui représentaient à ses yeux, l’image de ses ennemis; tandis que Ibsen avait toujours soin de placer sur un cabaret, à son bureau, des jouets: ours, chats, lapins; sans eux, il n’aurait pu travailler.Sur les manies des auteurs actuels, il y aurait beaucoup à dire, mais cela serait peut-être indiscret; nous ne disons pas inconvenant.de longues années pour qu’on s'aperçut que ce programme-là est celui qui convient, non seulement pour faire des chrétiens invincibles, mais des hommes tout à fait éminents dans la vie civile.* 9 * Je vous ai dit que nous avions souffert d’un second mal: l’illusion du parlementarisme et de la paierie.Je ne prétends pas que tout le monde ait eu cette illusion; il y a ries minorités qui échappent au choléra, mais assurément un grand nombre d’hommes bien doués, qui La Duchesse de Rohan faisait l’autre jour, au bénéfice de l’Orphelinat des Arts, une conférence sur Pailleron, dont elle a spirituellement caractérisé le talent.Et voici deux agréables anecdotes.A un interviewer qui lui demandait comment il faisait ses pièces, l’auteur du Monde où Von s’ennuie répondit : —Mon fils âgé de sept, ans, à force d'apprendre des fables, en composa une, VAne et le Serin: les vers sont un peu longs, mais il n’y en a que deux, c’est une compensation; je vais vous les dire: Un jour.le.serin chantait; l’âne lui dit: “Gomment fais-tu?” Et l’oiseau répondit: “J’ouvre le bec et je fais: tutu.” “Eh bien, l’âne c'est vous, ne vous fâchez pas, et le serin c’est mol ; quand je chante, j’ouvre le ber et je fais: tutu.C’est tout ce que je puis vous répondre.’’ Il avait fait ce tutu en jMein air Thureau - Dangin La mort de M.Thureau-Dangin, le secrétaire perpétuel de l’Académie française, a provoqué de nombreux articles et portraits.M.André Beaunier écrit dans le Figaro-, Un charmant visage, une physionomie où se voyait une âme; elle ne se montrait pas, on la voyait.Il avait les cheveux noirs, et qui encadraient le front d’une tempe à l’autre; et, courte, la barbe blanche ; et des yeux qui regardaient avec franchise, mais qui plutôt regardaient un rêve admirable et familier de l’autre côté de la vie; en attendant, il souriait à cette vie, où il était simple, doux et bon.Il avait un peu la figure et l’air de ces personnages qui, dans les anciens tableaux religieux, se tiennent à quelque distance du saint miraculeux ou patient et Raccompagnent d’une humble ferveur.Il ne ressemblait pas beaucoup aux autres hommes de ce temps-ci.Pourtant, et comme le lui commandait sa conscience active, il évitait de se cantonner hors de son époque.Il a pris sa large part des tribulations que ses idées enduraient; et il en conservait une visible tristesse, mais sans abattement, car il se fiait à la pérennité de sa croyance.Et il avait ainsi une gravité indulgente, aimable; une dignité gracieuse; une rigueur accoutumée qui n’empêchait pas son enjouement.S’il s’égayait, et volontiers, il le faisait avec une sorte de jolie candeur de l’esprit.Bref, il était parfaitement naturel; et il révélait une intelligence droite et exquise.Son oeuvre est considérable; elle est forte, solidement bâtie, avec de bons matériaux et agencés de main d’ouvrier: l’oeuvre d’un historien qui possède les plus délicates et sûres méthodes d’enquête et de critique.Oeuvre d’exactitude fidèle ; mais oeuvre aussi dont les tendances ne sont aucunement dissimulées, sont affirmées au contraire ; oeuvre d’un monarchiste et d’un catholique.M.Henri Welschinger rappelle dans les Débats avec quel soin il veillait sur la pureté de la langue et les conseils qu’il donnait persévé-ramment aux jeunes écrivains: U profitait de ce discours obligatoire du secrétaire perpétuel, prononcé à la fin de chaque année, pour donner aux écrivains les plus sages et les plus profitables conseils.Sa dernière harangue se fit remarquer, entre autres passages, par l’étude des discours qui s’étaient partagé le prix d’éloquence.Il s’agissait de la langue française et il avait jugé de son devoir d’insister sur ce beau et patriotique sujet.Tout en félicitant les deux lauréats d’avoir recherché et établi la prééminence de notre langue, il regrettait que leur talent ne se fût pas exercé avec plus d’insistance sur la formation de cette langue merveilleuse, et n’eût pas indiqué.Par exemple, pourquoi Rabelais, Montaigne, Amyot n’avaient eu à cet égard qu’une action limitée et comment Bossuet avait su garder l’infinie variété, la couleur, la souplesse, la liberté du XVIe siècle.Se souvenant des judicieux conseils d'Horace, et souhaitant, comme lui, le retour d’anciens et charmants vocables: Malta renascenltir quae jam ceci-derc.il se plaignait que l’on n'eût pas donné une larme à tant de vieux mots qu’on avait laissé mourir.Il s'étonnait, il s’émouvait des apports nouveaux de l’étranger ou de cette sorte d’argot farnR’cr des salons et des théâtres r * u celte langue jadis si pu., ,i réservée.” Ce n’est pas de notre côté, disait-il, qu’est le danger dont notre langue est aujourd’hui menacée.Il est dans l’insensible déliquescence à laquelle collabore hélas! aujourd’hui presque toul le monde.Tout au plus arrivons-nous, et non quelquefois sans de pelilcs habiletés un peu lâches, à nous mettre en régie avec la grammaire.Qu’esl-cc (pic cela?I n solécisme; plus il est éclatant, moins il est dangereux.L'impropriété des termes, cctle maladie que les grammaires ne préviennent ni ne guérissent, fait de bien autres ravages.Nous sommes tous, plus ou moins, les complices de l'écrivain, parfois brillant et disert, qui laisse UNE FEMME FAIBLE 08*1 une femme exposée aux plus dangereuses maladies.PILULES ROUGES Triomphent de la faiblesse et assurent une santé robuste.Les maladies courantes, chez les femmes surtout, ne sont souvent, au début, qu’un simple malaise, une lassitude qui se localise ci et là, ou encore un affaissement général de tout le système.Mais, gare aux suites de ces indispositions subites! Le mieux est bien vraiment d’enrayer, le plus tôt possible, ees premiers symptômes Dans tous les cas, il est toujours prudent de recourir aux Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franeo-Amérieaine.Un tel remède ne trompe jamais et il n’a certes pas usuipé la haute réputation qui lui est faite dans le monde entier.Partout où il y a des femmes faibles, malades et souffrantes, les Pilules Rouges sont justement en honneur, car toujours elles soulagent sur le champ et assurent une prompte guérison.Ce que les Pilules Rouges ont fait dans des milliers de cas, chez les femmes de tous les âges et de toutes les conditions, elles le répètent encore aujourd'hui et feront certainement toujours dçmême pour toutes leif femmes malades.La formule de ce précieux remède n’a pas changé| les ingrédients qui le.composent sont toujours les mê< mes, leurs effets ne peuvent donc qu’être aussi siinilai» res.Si donc vous vous sentez faiblir, si vous vous apercevez que la maladie commence à vous troubler, aile* droit au but et ne tardez pas à prendre des Pilules Rouges- Que de maux, de souffrances n’ont-elles pas épargnés à une multitude de femmes déjà ! Dans plusieurs cas, même après que d’aulres remèdes avaient été inutiles et que les traitements des médecins étaient demeurés sans effet, les Pilules Rouges ont encore prouvé leur supériorité en donnant des résultats vraiment extraordinaires.En voici des preuves :— Mme SAMUEL MARTEL, Lewiston, Me.GUERIE DE MAUX D’ESTOMAC Pendant trois ans mon estomac m'a beaucoup fait souffrir.L’appétit faisant défaut, je mangeais sans goût, simplement pour me soutenir, et je me trouvais bien heureuse si quelque temps après le repas je n’étais pas prise d'étouffements, de douleurs dans le dos, de maux de tête, d'une sensation d’abattement, de lourdeur de tout mon être, etc- Je sentais qu’il fallait d’abord me fortifier pour améliorer mon état; mais, que faire pour cela ! J’avais essayé tant de choses et inutilement que si je me suis décidée à essayer encore les Pilules Rouges, c'est parce que beaucoup de personnes m’en avaient dit l'efficacité.Et elles m’avaient dit la vérité; je me félicite d’avoir suivi leurs conseils.Bientôt je sentis mes forces revenir et l’estomac se fortifier: je mangeais mieux et surtout digérais moins lentement.Mon état général s'améliora rapidement et cela se voyait à ma mine plus réjouie, à mon teint plus vif et aussi à la chair nouvelle que je faisais chaque semaine.J’ai employé trente boîtes et plus de Pilules Rouges et ma santé s’est rétablie entièrement.— Mme SAMUEL MARTEL, 5 Bates, Lewiston, Me.Mme FRANK TALBOT, de Berlin, N.H.GUERIE DE MAUVAISE DIGESTION.On ne peut s’imaginer combien je suis contente d'avoir été guérie complètement et quelle confiance j’ai maintenant dans les Pilules Rouges qui ont fait cette merveille.Tous mes malaises sont disparus et mon teint est maintenant plus vif qu’autrefois.J'ai bon appétit, je mange bien et la digestion ne m’incommode plus.Je n’ai plus de ces gonflements, de ces gaz, de ces brûlements d’estomac.Je n’ai plus de maux de tête: je me sens tout à fait à l'aise et je suis beaucoup plus forte.Je me fais un plaisir de dire tout ce que j'ai obtenu des Pilules Rouges et je voudrais qu’elles fussent connues de toutes les femmes.— Mme FRANK TALBOT, 17 Mason, Berlin, N.H.Mme P- BOISSONNET, A ETE GUERIE D’HEMORRAGIES J'avais été traitée par quatre médecins et tous avaient dit qu’une opération m’était nécessaire pour me remettre.Tout mon système avait été si fortement ébranlé par une maladie prématurée que des hémorragies s’étaient maintes fois répétées pendant un an.Inutile de dire dans quel état de faiblesse je me trouvais.J’étais obligée de me tenir presque continuellement couchée et quand je me levais, si je marchais un peu.je devais m'appuyer tant mes jambes tremblaient.Après avoir écrit aux Médecins de la Comnagnie Chimique Franco-Américaine, je pris les Pilules Rouges comme ils me le demandaient et en quelques mois j’acquis tant de forces et me sentais si à l'aise qu’il ne pouvait pas être question d'opération.Les hémorragies avaient cessé et ma santé allait se rétablir.Depuis douze ans je n'ai pas employé d’autres remèdes que les Pilules Rouges, tant j’avais été satisfaite de ce premier essai.—Mme P.BOISSONNET, 283 rue Sociale, Woonsocket, R.I.Mme HENRI AUGER, GUERIE D’ANEMIE J’avais dix-huit ans et à cause de ma grande faiblesse, je souffrais de maux de tête, de reins, de raideur dans les membres, de manque de gaieté, de courage, enfin d’autres symptômes qui altèrent toujours sensiblement la santé d’une jeune fille surtout.Après beaucoup de remèdes employés inutilement, j’essayai les Pilules Rouges et j’eus la joie de voir bientôt disparaître toutes mes souffrances, de me sentir revenir à la santé.Depuis, j’ai souvent recommandé les Pilules Rouges aux personnes malades.—Mme HENRY AUGER, 70 Sulfolk, Worcester, Mass.MADAME EMILE PELLETIER GUERIE DE FAIBLESSE Il y avait une couple d’années que je me sentais malade, aucun remède ne m’avait fait de bien; le traitement de mon médecin n’avait pas eu non plus de succès- J’étais naturellement très faible: tout était triste autour de moi et j’aurais bien voulu mettre un terme à cet état.J’ai pensé écrire aux médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et je suis très satisfaite de la façon dont ils m’ont répondu.J’ai suivi tous leurs conseils qui m ont beaucoup aidée et les Pilules Rouges qu’ils m’ont prescrites ont si bien augmenté et enrichi mon sang que les forces me sont revenues.Je me suis traités avec ce remède pendant près d’une année et je suis très contente de me voir telle que je suis aujourd’hui.—Mme EMILE PELLETIER.1179 Elm, Manchester, N.H.Mme ALPHEE OSTIGNY, Lowell, Mass.FORTIFIEE PAR LES PILULES ROUGES Lorsque je me suis mariée, je n'étais déjà pas trop forte, aussi ai-je eu beaucoup à souffrir quelque temps après.Une nouvelle mission corn-* mengait pour moi, de douces espérances me mettaient la joie au coeur, mais aussi de combien d’annuis, de malaises, de souffrances a été marquée cette époque.J’avais la tête, le coeur, tous les membres malades.Et le système nerveux donc! Un rien m’inquiétait, me troublait et bien des fois la nuit je ne pouvais dormir.Je fis usage des Pilules Rouges pour augmenter mes forces, me faire du sang et m’aider et je suis convaincue qu’aucun autre remède n’eut mieux réussi à me fortifier.Elles m’ont fait tant de bien et j’en suis si satisfaite que je les ai prises de nouveau dans une autre circonstance sembiab'e, avec aussi les mêmes bons résultats.Je dois dire que grâce aux Pilules Rouges ma santé s’est complètement refaite- J’ai beaucoup plus de force qu’autrefois et ai aussi la mine d'une femme robuste.—Mme ALPHEE OSTIGNY, 71 Ford, Lowell, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES.— Les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine se font une spécialité des maladies des femmes; ils ne traitent que les femmes et sont à la (Imposition de toutes celles qui désirent des conseils.Nous invitons toutes les femmes malades à venir consulter nos médecins, dont les avis, bien mis en pratique, aideront l’effet des Pilules Rouges et assureront une guérison prompte et radicale.Les bureaux de nos Médecins, au No.274 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts tous les jours, excepté le dimanche, 'de 9 heures du matin à 8 heures du soir.Les Pilules Rouges, jamais vendues autrement qu’en boîtes de 50 pilules et portant l’étiquette de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, se trouvent chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste,'au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c pour une boîte, $2.50 pour six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.courir sa plume sans savoir exactement ce qu’il veut ou ce que disent les mots qu’il emploie.Nous lui permettons d’écrire au petit bonheur, sauf à revendiquer pour nous la même licence.Ainsi, peu à-peu, notre langue perd de son relief.Elle devient banale, imprécise et vulgaire.L’usage des médiocres finira par fausser l’instrument exquis et fragile que l’usage des honnêtes gens avait façonné avec tant de réflexion et de bon goût!” Il terminait en conseillant l’amour et le respect de cette langue admirable, que M.Etienne Lamy a si noblement et si justement définie; “La langue de la conscience.” En suivant les conseils de Thureau-Dangin, en respectant cette langue qui est le symbole vivant et sonore de la race et du caractère gaulois, en lui gardant sa fraîcheur, sa vivacité, ses allures si franches et si droites, nous rendrons un hommage mérité à la mémoire d’un excellent écrivain el d’un excellent Français.- Avis aux ingénieurs stationnaires Nous Demandons à Nos Clients dedS„aâ“à et leur offrons des avantages spéciaux pour trans-ter notre assortiment dans leurs demeures : escomptes à tous les rayons.LIVRES A 10,% 25 ET JUSQU’A 50% PAPETERIE, DE 10% A 63% LIBRAIRIE CHAPMAN 513 RUE STE-CATHERINE O EST Après le 1er mai, 190 rue Peel, au coin I,’Union Canadienne Indépendante dès Ingénieurs Stationnaires de Montréal informe ses membres que le Manuel de l’Ingénieur et do l’Automobiliste (1913) qui devait paraître le 15 janvier, est enfin paru.» L'Union croit utile d’informer le public qu’elle n'a voulu retirer aucun profit de cette publication faite dans un but d’intérêt général.Tout l’argent retiré des annonces ayant été abandonné pour que l’ouvrage soit convenablement fait à M.A.L, De Martigny, oui a été chargé d’éditer ta brochure et r.’' rw-agé ft la taire distribuer gratuitement.L’Union espère qu’il tiendra cotte promesse et Les conférences agricoles es irgêtie •ont reçue sous peu.-.'.tes rêrlam: fions doivent être adressées directement il M.Julien Champeaux, secrétaire de l’Union, 233 rue Blcury, il Montréal.(Serrico pnnieullerl Champlain, 8.— Des conférences agricoles viennent de nous être données par MM.Lavallée, Nolin et Sylvestre du ministère d’Agriculture d’Ottawa.L’assemblée a eu lieu dans l’église sous la présidence de M.l’abbé P.Cloutier, curé.M.Jos.LabtsSionniére, député du comté et Elzéar de Grandmont, maire de la paroisse, étaient présents.M.Lavallée a traité de questions générales, nous montrant les résultats de sa longue expérience comme cultivateur II s’attacha principale ment à l’élevage des animaux de la ferme, démontra l’Importance de l’amélioration des troupeaux au moyen de reproducteurs de races pures et fit ressortir la nécessité du choix rigoureux des sujets.Le conférencier termina par un appel aux jeunes en faveur de l’agriculture.M.Valin dans son travail sur les engrais donna des conseils pratiques.M.Sylvestre nous parla d’un intéressant sujet pour notre localité ; La culture du blé.d’Inde fourrager et sa mise en silos.Une vive discussion s’est engagée à du la suite des conférences.Y ont pris part : MM.le Dr Marchand, .].La-bissonnière, Henri Cloutier B.S.A.département de l’Agriculture de Quô bec, et les conférenciers.M.Valin dans sa péroraison a rendu un juste hommage au clergé en vantant son dévouement incessant à la classe agricole.M.le Curé remercie les conférenciers et se.déclara très satisfait.Bref l’assemblée a été très intéressante, conférences très écoutées et l’assis tance assez nombreuse malgré les chemins si mauvais.Acs Une demande des ouvriers de i’Intercolonial Ottawa, 8 — Une délégation com-j posée d’employés de -l’Intercolonial, j de passage hier à Ottawa, sont al-I lés rencontrer l’hon.Frank Cochrane, ; ministre des chemins de fer, pour lui ; demander de faire reconnaître la ! journée de huit heures, sans réduction dans le salaire, pour les machinistes, les forgerons, les construc-.teurs de bouilloires, les plombiers, |les menuisiers et les fumistes de ta compagnie, L’hon.F.Cocjrsne a promts de prendre la chose en sérieuse considération.r VOL.IV.— Xo.ôo.LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 MARS 1913.a L’EBLSi DAI S L’OUEST CANADIENIL'XtLe Le role qu’ont tenu les catholiques dans la fondation et l’ouverture du Manitoba et de la Colombie.— L’origine des principales villes de l’Ouest LE NOUVEL OUVRAGE DU P.MORICE Le R.P.Morice, O.M.I., vient de publier, en trois volumes, une “His-| toire de l’Eglise catholique dans l’Ouest Canadien”, qui touche, en ' fait, & toute l’histoire de l’Ouest, j L’importante préface, dont nous don- j nons ci-dessous la majeure partie, permettra à nos lecteurs d’apprécier la portée de cet ouvrage qui est en vente chez l’auteur, à la West Canada Publishing Co., Winnipeg, Man., au prix de $5.60 et $6.60 franco, suivant la qualité de la reliure.L'histoire de l’Eglise catholique dans l’Ouest canadien est une succession d’actes d'héroïsme, de fidélité au devoir dans les plus pénibles circonstances, de souffrances patiemment endurée» et d’émouvantes aventures qui ont été à peu près sans parallèle dans les temps modernes.Dans le but d’améliorer la condition morale et matérielle des humbles de ce monde et de les faire entrer au bercail, les missionnaires ont dit un éternel adieu à, leurs foyers, et se sont ensevelis dans les neiges du Nord, les sombres forêts dr l’Extrême-Ouest et les vallées qui découpent les grandes prairies du Centre, y menant une vie de sacrifice inconnue des hommes, mais précieuse aux yeux de Dieu.L’histoire de l’Eglise dans ces régions sans bornes est en pratique celle du pays lui-même.Les premiers sur le champ des explorations et des découvertes, les catholiques y restèrent longtemps les seuls représentants de la civilisation et lorsque des gens d’autres croyances affluèrent à cette terre promise, les descendants des pionniers que furent nos explorateurs et nos coureurs des bom surent affirmer leur droit non seule ment à la vie dans leur pays natal, mais encore à une juste part d’influence dans la direction des affaires publiques.LES ORIGINES DU MANITOBA Pour ne mentionner que en qui a trait au territoire connu aujourd’hui sous le nom de Manitoba, le premier gouverneur de la colonie qui en fut l’embryon était un catholique convaincu ; les premiers missionnaires de l’Evangi'e dans son périmètre étaient catholiques.Oe furent nos coreligion-ntlres qui arrachèrent la liberté du commerce au monopole sous le joug duquel gémissait le pays.Ces mêmes j catholiques jouèrent plus tard un rC-le prépondérant dans la direction de la jeune nation qui croissait lentement sur les bords de la Rouge, et ce sont aussi des individus de la même foi que les Manitohains d’aujourd’hui doivent remercier des garanties constitutionnelles dont ils jouissent ou auxquelles ils ont un droit légal.( I A LA COLOMBIE Même dans la lointaine Colombie Britannique, nous voyons des catholiques agir partout en pionniers L’exploration du nord de cette contrée et l’effroyable descente et exploration de sa grande artère fluviale, ; le torrentiel Fraser, furent l’œuvre d’un catholique secondé par un catholique accompagné de rameurs catholiques.Les premiers blancs qui résidèrent sur Pile Vancouver et la partie du continent qui lui fait face, ainsi qu« les missionnaires qui portèrent pour la première fois la lumière île l’Evangile à l’une et à l’autre de res contrées étaient des catholiques.Même de nos jours, nous voyons que le premier enfant né dans la métropole commerciale du Pacifique canadien, Vancouver, fut le rejeton de parents catholiques et reçut le baptême des mains d’un prêtre catholique.Nous pouvons conclure de ce qui précède qu’il n’est point trop tôt de consigner sous une forme durable ce que l’église a fait pour ces immenses régions.Pour la même raison, il doit être permis d’espérer que, à moins d’avoir complètement échoué dans la tâche que nous nous sommes Imposée—ou plutôt que nous ont confiée des personnes dont nous n’avons pas le droit de négliger les désirs— notre ouvrage contient des aliments d’intérêt pour la plupart des lecteurs.L’historien devrait pouvoir y trouver des données qui dénotent une remarquable évolution de la sauvagerie la plus complète à une civilisation relative, l’ordre venant après Te chaos, et cette organisation (iui est caractéristique d’une société bien ordonnée succédant au stage ! le plu» primitif par lequel a passé 1 grande famille humaine, tandis que scs dernières parties devraient révéler les progrès les Tplus satisfaisants j et une extension presque sans prêcê- l dent dans le champ d’action de l’E- ! glise catholique.Abstraction faite de la sivlisfac-tion qu’il retirera de la contemplation de cet heureux résultat et des différentes étapes qui y ont conduit, le lecteur devrait trouver dans nos pages assez de.matières A son goût pour le compenser de ce qui pourrait ne pas l’intéresser.Dans cet ouvra-1 ge, comme dans notre “History of | the Northern Interior of british Oo- i lumbia”, que le grand public reçut | avec une faveur si marquée, notre ambition constante a été de combiner , l’intérêt avec l’exa.ctitnde des faits que nous relations.Dans ce but, nous n’avons point con- 1 sidéré comme contraire au sérieux et ! au discernement qui doivent être ie | propre de tout historien de donner un | peu de vie à notre récit en y introdui- ' sant des détails concernant certains j incidents d’une importance médiocre, î mais d’un frappant qui ne pquvait manquer de faire impression.Nous avons toujours cru que la ressemblance d’un portrait les traits caractéristiques d’une physionomie résultent souvent de coups de pinceau qui, pris séparément, ne signifient rien, mais qui n’en sont pas moins de la plus haute importance si l’on considère les éléments qui Sont appelés à modifier et à déterminer.DETAILS D’HISTOIRE Cette considération expliquera la Îrégence dans nos volumes de récits étaillés comme, par exemple, le mas-lacre du P.Aulneau et de ses compa- \ pions; l’épisode de Saint-Pierre avec j les braves Asslniboines; la déplorable iffaire de la Grenouillère; l’émeute Ses métis pour venger l’insulte faite h l’un des leurs en 18.14 et plus tard pour mettre fin aux exactions de la compagnie de la Raie d’Hudson; le meurtre de M.Darveeu; la bataille d’une poignée de métis avec deux mille Sioux; la rencontre de Mgr Gran-diu avec le faux ills de Dieu, ainsi que le danger qu’il courût sur la glace du Grand Lac des Esclaves; la terrible nuit passée par le P.Lacombe entre deux partis de guerre, son intervention opportune contre la rage des Pieds-Noirs qui assiégeaient le fort Edmonton non moins qu’en faveur des autorités du Canadien-Pacifique; la triste aventure de M.Goif-fon et la destruction de la cathédrale de Saint-Boniface qui s’ensuivit; la fin prématurée des PP.Eynard, La-mufe, Hert et Chapellière, de M.Grat-ton, du F.Hand et de Louis Dazé; le terrible sort du F.Alexis; la mésaventure du P.Lefebvre abandonné des Esquimaux sur les bords d’une rivière arctique; l’attentat contre la vie de M.Brabant; l’épisode de la Martre, ses conséquences; le massacre du lac la Grenouille; l’assassinat de Mgr Seghers, et tant d’autres circonstances du même genre.EXPLORATIONS ET DECOUVERTES Celui qui a des préférences pour l’histoire non religieuse trouvera aussi dans nos pages une relation absolument authentique des explorations et des découvertes des Français dans l’Ouest canadien ; des détails inédits sur l’établissement de la colonie de la Rivière-Rouge et sur l’état de ce pays à l’époque où elle fut inaugurée.Il sera témoin de la naissance et du développement au centre du continent de l’Amérique du Noxd de Ci -s institutions coloniales qui eurent pour résultat final l’incorporation d’un Etat minuscule dans la grande Confédération canadienne.L’INSURRECTION DE LA RIVIERE ROUGE Par-dessus tout, le lecteur y trouvera ce que nous nous hommes efforcés de rendre, une relation impartiale, basée sur des sources d’information absolument inattaquables de l’Insurrection de la Rivière-Rouge.Cette relation a été écrite avec d’autant plus de soin qu’elle était originairement destinée à un public anglais.Nous nous permettons d'attirer l’attention sur cette partie de notre ouvrage, dans l’espoir que la lumière toute nouvelle que nous avons essayé de projeter sur cette période troublée ne contribuera pas peu à dissiper les ténèbres des contes et des insinuations sans fondement que presque tous les auteurs anglais ont donnés conîme autant de points d’histoire ’incontestés.L’alerte féuienne et les conséquences du mouvement de protestation contre les empiètements sur les droits des premiers Manitohains y trouveront aussi la place qu’elles méritent.Le soin tout particulier avec lequel l’Eglise a toujours veillé sur l’éducation de la jeunesse sera pareillement mis en lumière et le lecteur désireux de s’instruire au lieu de se laisser guider par se» préférences politiques aura aussi dans nos pages un exposé aussi impartial que nous avons pu le faire des différentes phases qu'a suivies la fameuse question des écoles du Manitoba.v LA QUESTION DES ECOLES Rien n’a été épargné pour rendre cet exposé aussi exact que possible.Nous nous sommes dans ee but servis non pas simplement des comptes rendus qui en ont déjà paru, mais des différentes publications contemporaines qui s’y rapportent spécialement, telles que, par exemple, les brochures si documentées de Mgr Taché et du P.Leduc, celles de l’avocat Ewart et de son adversaire, M.Wade, ainsi que plusieurs autres qui ne portent point de nom d’auteur.Nous avons étudié le très rare et confidentiel volume sur la^ même question publié à Rome par le"s soins, apparemment, de Sir Wilfrid Laurier lui-même ; nous avons parcouru avec soin les rapports des différents procès qui résultèrent de la lésion des droits des catholiques manitohains, et pris connaissance des volumineux débats — 1164 colonnes petit texte — pour et contre ces mîmes droit» qui agitèrent le parlement fédéral au printemps de 1896.Nous espérons également que dans le récit des hauts faits au crédit de tous les rangs de la grande armée de l’Egfse sur les plaines de l’Ouest, l’économiste pourra se rendre compte de l’accroissement et de l’évolution de la population et observer la part que les catholiques ont prise dans la direction des affaires publiques au Manitoba et ailleurs, ainsi que le rôle qu’ils ont joué dans la fondation des nouveaux centres d’activité humaine.PORTRAITS ET AUTOGRAPHES Enfin, nous nous flattons que celui qui s’intéresse aux choses du passé en général, et en particulier à ces figures q * sont sûres de passer à la postérité, ne sera pas fftchê de voir, êmaillant les pages de notre volume, les autographes de nos principaux héros, laïques aussi bien qu’ecclésiastiques, ainsi-que certaines illustrations pratiques des moyens dont se «ont servis les ni ssionnaires pour donner l'instruction religieuse et profane à leurs ouailles.A propos d'illustrations, nous pourrions peut-être en signaler deux q: * méritent une mention spéciale : nous voulons parler de celle qui représente la fameuse cathédrale aux tours jumelles chantée par le poète Whittier que nous présentons au lecteur sous sa forme authentique, et le portrait du chef métis de 1869 et do 1885 qui est la reproduction exacte d’une photographie très ressemblante •— non pas un croquis plus ou moins fidèle le représentant tel qu’il était à cette époque où les intérêts de sa sécurité personnelle le forçaient A se déguiser.LES ORIGINES DES VILLES DE L'OUEST Un autre point sur lequel nous pourrions attirer l’attention sera apprécié surtout des gens qui se sont établis à l’ouest du Manitoba.Combien y a-tll d’habitants, par exemple, de Calgary qui sont familiers avec l’origine de leur charmante cité?Us la trouveront exposée tout au long dans nos pages.On peut en dire autant des villes ou villages, non seulement de Winnipeg et de Saint-Boniface, ainsi que de la plupart des paroisses du Manitoba, mais encore de Régina, Lebret, Battleford, Brln-ce-Albort, Saint-Louis, Bellevue, Domrémy, Bonne Madone, Lac Canard, Marcellin, Végreville, Edmonton, Saint-Albert, Morinville, Legal Saint-Paul des Métis, Sainte-Anne, Lacombe, Leduc, Lethbridge, Pincher Creek, Gleigchen, etc., sur les grandes prairies, et celles de Victoria, New Westminster, Vancouver, Kamloops, Fernie, Vernon et d’autres places en Colombie Britannique.Au cours du présent ouvrage nous nous sommes appliqué à être aussi impartial que possible.Nous ne sommes point par nature partisan des panégyriques, pas plus que nous ne croyons à l’opportunité des critiques à outrance.Nous pensons que, dans les choses de ce monde, le succès est loin d’être le partage de toutes les entreprises.Lorsqu’il est question d’actes humains, alors même que ceux-ci n’ont ^l’autre but que la plus grande gloire de Dieu, les échecs sont assez souvent la récompense de la bonne volonté.D’un autre côté, parce que nous avons constamment voulu donner à chacun ce qui lui était dû, nous aurions voulu ne point rencontrer sur notre chemin une certaine classe d’individus, dont il nous était impossible de laisser les actes et les paroles sans un mot de blâme.Pour cette raison, quelques lecteurs non catholiques seront probablement tentés de voir dans notre critique de leur conduite des traces d’animosité contre les sectes auxquelles ils apartiennent malgré les censures mal déguisées que leurs propres coréligionnaires ne leur ont pas ménagées.Nous préférons pourtant dire la vérité, même lorsqu’elle est accompagnée de l’appréhension de pareils soupçons plutôt que d’excuser des actes et des paroles qui violaient toute loi professionnelle.De plus, au lieu de chercher des occasions de censurer les antagonistes de nos missionnaires, nous les avons, au contraire, évitées avec le plus grand soin, autant du moins que le permettait l’exposition des labeurs de ces derniers.Lorsqu’il nous a été impossible d’omettre toute mention des premiers, nous nous sommes efforcé d’être aussi discret que possible.Du reste, même nos meilleurs amis ne tarderont pas à s’apercevoir que nous avons usé vis-à-vis d’eux de la même liberté d’appréciation.L’historien a, croyons-nous, des droits tout spéciaux à la plus grande indépendance, et se serait pour lui prévariquer que de point s’en servir.Mais nous aimerions qd’il fût bien entendu que le principal mérite de cet ouvrage s'il en a consiste dans l’originalité de son contenu.C’est un livre de première main, écrit d’après des sources d’information jusqu’ici inconnues, ou du moins peu exploitées, non pas une vulgaire réédition de matériaux déjà publiés par différents auteurs, comme c’est le cas pour un trop grand nombre d'ouvrages qui paraissent de nos jours sur des sujets apparentés au nôtre.Même en ce qui touche des questions historiques qui ont déjà été traitées par des spécialistes, telles que, par exemple, les origines françaises du centre du Canada, nous nous sommes toujours fait un devoir de recourir pour nos autorités aux toutes premières sources, telles que lettres manuscrites de Lavérendrye, ses mémoires et ses journaux de voyage ainsi que ceux du gouverneur de Beauhar.nais, de Legardeur de Saint-Pierre, etc.Pour notre exposé de la fondation de la colonie de Lord Selkirk, nous avons parcouru avec soin la volumineuse correspondance de cet homme réellement supérieur, ainsi que celle de son lieutenant Miles Macdoneîl et de certains autres.En ce qui est de rétablissement permanent de l'Eglise dans l'Ouest c: adien et de son histoire pendant i s premières années de ce pays, nous nous sommes basé sur les originaux des lettres échangées entre les évêques de Québec et leur représentant sur les grandes plaines occidentales, ain.t que son clergé.La publication officielle des Oblats de Marie Immaculée — qui ne circule point en dehors de leurs maisons et peut pour cette raison être comparée à un manuscrit qui ddrt sous la poussière d’une bibliothèque peu achalandée —- nous a fourni la plu.part de nos données sur les travaux dt leurs missionnaires dans le teri»-toire dont nous nous étions imposé 1 étude.Enfin, lorsque nous en sommes venu à esquisser la fondation et les développements des différents groupes de l’Ouest, nous nous sommes adressés à la source la plus sûre en pareils cas : les registres de ces parusses et ceux qui en ont aujourd’hui la garde, c’est-à-dire ses curés actuels qui ont pu se renseigner près des pionniers locaux.Oe sont-là autant d’autorités de première main.Nous avans en outre recouru à l’occasion à des ouvrages d’une certaine importance, comme les histoires plus ou moins complètes du Manitoba, de l’Ouest et de la Colombie Britannique, par Ross, Gunn et Tuttle, Hargrave, Hill, Begg, Bryce, Dugas et nous-mêmes, sans négliger les volumes et les brochures de cadre plus restreint, ou qui n’ont qu’un caractère partiellement historique,comme la vie monumentale de Mgr Taché par Dom Benoit, les “Vingt Années de Missions” de ce prélat et les ouvrages ou compilations! de Masson, Ross Oox, Southesk, Milton et Ohea-dle Mayne, Macfie, W.Pike, Petitot, Prud’homme et peut-être une cinquantaine d’autres, dont les titres figurent dans notre Bibliographie.Pour les troubles politiques de 1869 et 1885, nos autorités ont été des plus, abondantes.On les trouvera souvent indiquées au cour» des copieuses notes qui accompagnent les chapitres affectés à cette double époque.La pittoresque figure historique de Louis Riel occasionna toute une série de livres et de brochures dont la plupart ne sont guère que des pamphlets dus aux passions politiques.Nous les avons tous vus, mais ils ne nous ont pas tous servi.Nous avons préféré nous en rapporter aux dmcuments officiels surtout aux comptes rendus des dépositions faites sous serment par des personnes qui avaient été mêlées aux événements dont elles pariaient.Le livre intitulé ** The Creation of Manitoba”, par cet Anglais à l’esprit droit qui avait nom Alexandre Beggs.nous a été aussi de la plus grande utilité relativement aux détails de l’insurrection de la Rivière-Rouge.Nous sommes fier de posséder tous les documents imprimés qui nous ont aidé dans l’accomplissement de notre tftehe.Mais il va pans dire que les nombreux manuscrits que nous avons examinés en préparant cette histoire ne se trouvent point chez nous, mais soigneusement serrés en divers ou- de Québec LES COMMISSAIRES SE SONT ! REUNIS RECEMMENT POUR EN DISCUTER L’ORGANISATION.— L’ELECTION DES OFFICIERS.Québec, 7.— Le dernier jour de | février s’est complétée l’organisation de jp Commission de l’Exposition Pro- | viiffiale de Québec pour la grande se- i maine du 23 août au 2 septembre 1913.Les principaux officiers de l’Exposition de 1912 ayant donné leur démission, les commissaires ont dû faire le choix de successeurs, non sans avoir exprimé à M.Dubord, à M.El-zéar Turcotte et à M.J.H.Fortier, respectivement anciens président, trésorier et secrétaire, leur reconnaissance pour les excellents services qu’ils ont rendus à la ville.Depuis le 1er mars, de nouveaux officiers sont à l’oeuvre.Ceux qui, actuellement, forment la Commission de l’Exposition Provinciale de Québec, sont: Président: M.C.F.Delâge, M.P.P.; vice-président: M.D.C.Les-pérance, M.P.; commissaire-administrateur: M.G.A.Vandry; trésorier: VI.Charles Noreau, secrétaire : M.Georges Morissei.Les autres membres de la Commission sont: S.H.le maire de Québec, ex-officio, M.Arthur Cannon, avocat, C.R., échevin, président du comité civique des finances, M.C.J.Lockwell, échevin, M.J.A.Collier, échevin, M.Elzéar Turcotte, M.J.H.Fortier, M.Onésime Pouliot, M.Jos.Picard, M.Jules Gauvin, M.J.P.Tweddell, M.H.C.Faguy, M.Arsène Denis, délégué de la Société Générale des Eleveurs de la Province de Québec, M.W.D.Baillargé, ingénieur de la cité.La Grande Exposition Prôvinciale de Québec est fixe?à la dei-nière semaine d’août, comme l’an dernier.Ce que cache la tête du Sphinx UN SINGULIER INVENTAIRE 1VL Reisner, professeur d’égyptologie à 1 université d’Harvard, a commuai-quô aux autorités du musée sémitique d’Harvard et du musée des Beaux-Arts ; de Boston les résultats de recherches : qu'il est en train d’opérer sur le \ Sphinx d’Egypte.A l’intérieur du Sphinx, le professeur Reisner a trouvé un temple con-:-sacré au soleil.Be temple est plus an-I rien que la plus ancienne des pyramides, car il date à peu près de l’an 6000 avant Jésus-Christ, c’est-à-dire de l'époque la plu* éloignée de l'histoire ! de l’Egypte.> La tombe de Mona, ou Menés, le premier roi d’Egypte connu, qui se déifia lui-même et fit construire ce Sphinx, se trouve egalement à l’intérieur du monument.Des tunnels, percés dans le Sphinx, conduisent à des caverne» dans lesquelles ’on n’a pas encore pénétré, car les travaux n’ont été com-mencés qu’il y a six mois.Le Sphinz lest sculpté en plein roc, mais à l’intérieur on aperçoit encore les bâtiments d’une ville qui s’éleva peut-être à ciel ouvert jadis.Actuellement les excavations n’ont pas été poussées plus loin que la tête du Sphinx, dans laquelle est une salle de 18 mètres de long sur 4 m.20 de large.Cette salle est reliée par des couloirs au temple du soleil situé entre les pattes 'du Sphinx.On y trouve par centaines des objets sacrés comme la croix encerclée, symbole du soleil.Plusieurs de ces croix sont en « r cl portent des fils qui servaient aux prêtres à.faire tinter de petites clochettes pour évoquer les esprits.! On trouve aussi de petites pyramides à l’intérieur du Sphinx.Selon le professeur Reisner, les pyramides n’étaient a cette époque, que les aiguilles do cadrans solaires, et le Sphinx était un dieu solaire lui-même.La pyramide de Chéops donne l’heure de façon absolument précise.Le professeur espère, par l’étude des objets sacrés trouvés dans le Sphinx, arriver à découvrir les secrets des prêtres égyptiens, dont les connaissances, en ce qui concerne la magie, étaient merveilleuses, croit-on.Ses travaux ne vont pas sans difficulté, parce que les Arabes qu’il emploie se refusent à coucher dans la Dite du Sphinx, cls ont la conviction que cette tête est l’asile de nombreux démons, et que tout homme qui y dort est condamné à mourir.Une bonne bit taire d’avocat bonne X.L’ “ Eclair ” raconte cette histoire d’avocat : Récemment, un étranger, M craignant d’être cambriolé.pria le caissier d’un grant! hôtel de New-Yorçk de lui garder un billet de cent dollars, mais le lendemain matin, quand il vint réclamer, le caissier nia l’avoir reçu.Notre homme, très embarrassé, s’en |îut consulter un avocat qui lui con-jseilla de remettre, devant témoin, au caissier, un autre bihet de même valeur.Ainsi fit M.X.Maintenant, lui dit l’avocat, quol-! ques heures plus tard, allez réclamer | “tout seul” votre billet.l e caissier le rendit sans difficulté.M.X.courut de nouveau chez j l’homme de loi, lui demandant s’il devait considérer la première somme ] comme perdue.j —Patience ! répondit l’avocat.Demain matin, vous irez, aven \otre té-J moin, réclamer votre billet.! Cette fois-là encore, le caissier marron dut s’exécuter, à la grande joie j de AL X.Mais, le soir même, celui-ci reçut une 1 note de l’avocat, qui lui réclamait cent | dollars pour honoraires, i Heureux X.! Il a eu la joie de voir j son argent passer de la poche d’un co-1 quin dans la poche d’un honnête hom-1 me ! AUX COMMUNAUTES Nous invitons spécialement le clergé et les communautés à visiter nos nouveaux magasins.Prix spéciaux à tous les rayons.EUGENE VIAU, magasins à rayons, 851 Ste-Catheri-ne Est, coin Maisonneuve.droit» à l’abri des indiscrétions tout œil profane.Nous n’av pourtant rencontré aucun ceri inexorable préposé à leur garde,tr au contraire des intellectuels pli d’obligeance et toujours prêt» à mettre un exameu approfondi leurs trésors.,,, .VINGT-SIXIEME RAPPORT ANNUEL DE The Manufacturers Life Insurance Go.Etat de Comptes pour l’innée Finissant le 31 décembre 1912 REVENU 1912.Total des primes (moins réasauraiices) .$2,769.116.10 Intérêts, dividendes, etc.773,014.07 Balance provenaut de vente d’édifices et de garanties.253,127.07 (Profits apparaissant dans les valeurs de marché au 31 décembre 1911).ché au 31 décembre 1911) Total • $3,797.257.21 DEPENSES 1912.Réclamations à la mort.$547,773.7$ Dotations k maturité, Polices de placement et Annuités.432,646.58 Dividendes aux porteurs de polices 140,592.57 Payements totaux aux bénéfices et aux porteurs de polices.$1,332,270.63 Commissions, salaires et frais de voyage des agents.525,173.81 Salaire» du Bureau et rémunération du Directeur .111,721.30 Frais de médecin.45,058.48 Dépenses générales.118,569.08 Loyer et ameublement du bureau .34,784.64 Taxes.26,895.69 Dividendes aux actionnaires.24,000.00 Surplus du revenu sur les dépenses.1,578,483.61 Total.$3,79 7.2 57.21 FEUILLE DE BALANCE PASSIF 1912.Réserves de polices (Hui.3 1-2 et Trop, 3 1-2) $13,920,476.00 Réclamations pour mortalité attendant confirmation .206,590.57 Profits déclarés et non payés.16,714.00 Autres obligations aux porteurs de polices , , 30,816.63 Frais de médecin et aütres obligations .27,431.40 Taxes accrues mais non dues.20,938.43 Dividendes payables aux porteurs de polices en 1913 .207,881.00 Dividendes aux actionnaires payables le 1er janvier 1913 .12,000,00 Fonds des actionnaires (y compris le capital Payé).357,917.63 Surplus.1,334,635.41 Total.$16.135,431.07 SIR GEORGE ROSS, Président.ACTIF 1912.Obligations du gouvernement, de municipalités et autres garanties.$4,764.801.94 Premières hypothèques sur Immeubles .7,770,173.48 Prêts sur Polices.2,'088,456.93 Prêts sur obligations et autres garanties .•• 278.576.43 Dû par d’autres compagnies pour réclamations 5,000.00 Immeubles.8,176.85 Renouvellements et autres actifs au grand livre 3,858.90 Intérêt dû et aecrû.481,410.06 Montant net des primes avancées et différées 462,864.80 Argent en mains et en banque.272,111.68 Total.$16,13.5,431.07 G.A.SOMERVILLE.Gérant Général.Nous avons examiné cct état de l’actif et du passif et certifions qu’il est conforme aux livres et titres de la Compagnie que nous avons dûment audités de mois en mois, durant toute l’année, et nous affirmons que ces livres ont été bien et régulièrement tenus.Nous avons examiné au 31 décembre 1912 les garanties de la Compagnie, l’argent et les balances de la Banque, et les avons trouvés tels qu’indiqués dans le rapport ci-dessus.Toronto, 5 février.1913.CLARKSON & CROSS, Auditeurs.BUREAU-CHEF : 260 rue Saint-Jacques.Montréal.R.GEO.McCUISH, Gérant.GEORGE G.ALEXANDER, Agent Général, Richmond.C.O.PALMER, Agent général, Sherbrooke.JAMES, N.BALES, Caissier.Maintenant en Vente : Billets du soir (DEUXIEME SERIE) d’ALBERT LOZEAU - Le volume 25c ; franco 27c a 3F .s.Rappelez-vous que nous exécutons tous les travaux d’impressions.:: :: îSIT’ Encouragez les AMIS!! 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34 rue Déséry, Hochelaga.TéL Bell.LaSalle 987, Montréal.SALLUSTE LAVERY^bTIb.C.L.AVOCAT-PROCUREUR SUITE 111.IM) SAINT-JACQUES Têl.Bell Main 3960.Cable Wilpon Bureau du soir: 1 Saint Thomas, Longuouii W.Patterson, C.R.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.ARCHITECTES RENE CHARBONNEAU, (diplôme Ce l’A.A.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal Tel.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.Q., Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manu-factures.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andr« et: Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPS BEAUBIEN ^ Ingénieurs-Conseil, Chambre 2f Edifice Royal Insurance, Place d’Ar mes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, In.genieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint* Jacques, Mortréal.Tél.M.7618.SURVEYER & FRIGON INGENIEURS CONSEILS Expertises, levés de Plans, Estimations et Projets Rapports Techniques et Financiers ADRESSE : 66 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 3808, MONTREAL CARTES D AFFAIRES GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Ar-g.ent à prêter.Règlement de succès* ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien , 250 rua Saint-Paiçl.Tél.Bell, Main 929.Rési* dence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran* çois-Xavier, Montréal.A.E.Grandbois, LL.B.— Notait» —¦ «2 RUil SAINT JACQUES.MONTREAL.Tél.Bell Main 7678 RESIDENCE .1604 rue Salnt-Denll Tél.Salnt-Loul» 4785 G.ALBERT NORM ANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Tél.v ’ut T,nuis 5194.ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation, Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi les balances de prix de vente.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: 82.50 à $3 Prix spécial pour les voyageurs commerce, $2.00 par jour.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No.272.Arthur Labelte, demandeur, vs.Albert Astell, défendeur.Le dix-septième jour de mars, 1913, à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 452 rue Grosvenor, en la ville de Westmount, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant, J.E.CO UT U, H.C.S.Montréal, _______ 7 mars 1913.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi* Ve Journal est imprimé, nu No 71a, rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3649.rue .Saint-Jm-qm-s, a Montréal, pal 165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’U- | “T" Publicité” I è responsabilité Lit niversité.i ** - — .- |tiej.Henri Pinuresei.nirecteur-gèrant.t VOL.IV.— No.56.LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.H MARS 1913.LA FÉDÉRATION NATIONALE Liste d’honneur SAINT-JEAN-B ARTISTE ; ^weis et des marchands qui publient det catalogues français PELERINAGE A LOURDES ET A ROME Sous le patronage du la Fédéra-tion Nationale Saint-Jean-Baptiste.Départ de Montréal le 25 juin, par le “ Royal Georges ”, de la ligne Canadien Nord, et retour par New-\ ork le 19 août ou par l’Angleterre le 27 août par le “Royal Edward”.Ce voyage comprend la visite de l'Angle terre, la Franco, F Italie, la Suisse, le Rhin, F Allemagne.J.ts pèlerins seront conduits par un guide expérimenté, français et catholique.qui recevra le groupe à son arri-5Vée à Bristol et ne le laissera qu'à son rembarquement pour l’Amérique.>i les pèlerins sont assez nombreux, ut> chapelain les accompagnera.Prix : 8365 pour ceux qui reviendront par New-York.Prix spécial pour ceux qui reviendront par F Angleterre.Demandez le programme en vous adressant à Mlle S.Renaud, 7*28 Ste-C'atherine-Est.Montréal, ou au Secrétariat de la Fédération Nationale, Chambre 14, Monument National, 296 Roui.St-Laurent, Montréal.Tel.Est, 2520.?les ECOLES VINCTALES.MENAGERES PRO- 1 14 rue Church.Tél.Bell E.3706.Tél.Bell E.4447.Heures de bureau : de 9 à 12 heures a.m., do 2 à.5 heures p.m.Tous les ‘ cours ont lieu aux jours cl heures ordinaires.Tous les cours sont à $2.00 la série de 10 leçons ininterrompues.,1 os cours sont ouverts à tout le Kionde.Il n'y a pas de cours privés.Mardi matin, 10 heures, cours de cuisine fine.MENU.Chaud-froid d'oiseaux, à la gelée.Flageolets à la crème.Gougelhopf ( gâteau allemand I .Jeudi soir : 7 h.30.Cours de edi-sinc bourgeoise.Prix : 10c la leçon ou 12 leçons, $1.MENU.Potage à la Française.Cannelons de bœuf.Salsifis sautés.Pudding aux cerises.Les personnes désirant prendre soit des cours de couture, soit des cours de cuisine ou des cours de broderies, feront bien de se hâter, ear les cours se termineront vers la troisième semaine d'avril.Le cours de modes de chapeaux a lien le lundi matin, tie 10 h.30 à 12 h, et le mardi soir he 7 h.30 à, 9 h.30.Pour tous renseignements s’adresser aux Ecoles Ménagères Provinciales, 14 rue Church.L’Ecole Ménagère vient do publier un livre de cuisine, dont les recettes ont toutes été éprouvées et corrigées.11 est intitulé “350 recettes de cuisine” et contient, outre les recettes, quelques menus de cuisine fine et les expressions les plus usitées dans le langage culinaire.Il est en vente à l’Ecole, 14 ruo Church.Volume relié.90c : franco.9ôe.Volume broché, 60c ; franco, G5c.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE.Les membres de l'A.F.E.M.auront leur assemblée mensuelle dimanche le 16 courant, à la salle No 15 du Monument National, à 4 heures de l’a- près-midi.Mlle Blanche Lamontagne assistante secrétaire de notre revue nationale “La bonne parole”, à accepter de leur donner une causerie qui ne manquera pas d’intérêt pour les canadiennes françaises.Jeudi le 13, les conseillères sont priées de se rendre au secrétariat à sept heures quarante-cinq, il sera très important pour elles d’être présentes afin de distribuer de nouveau le travail.L’A.P.E.M.distribuera à chacune des assemblées des livrets de rafles au profit de l’œuvre.Les personnes désireuses de l’amélioration de la classe des travailleuses sont invitées à les encourager.C’est en effet par les recettes obtenues par des soirées et des rafles que les vaillantes travailleuses, de concert avec L-s dames patronesses, sont parvenues à ouvrir des cours d’art culinaire, de coupe et de couture dans différeotea sections.Ces cours ont un très grand succès qui n’est cependant pas à comparer avec le succès désiré, à cause du si grand nombre d’ouvrières ; nous espérons donc que tous aideront suivant la mesure du possible.La rafle aura lieu le troisième dimanche de mai prochain ; les billets sont de dix centins la chance et trois chances pour vingt-cinq centins.On pourra se procurer des livrets au Secrétariat ou chez la Présidente au No 71 rue Lagauchetière-Ouest.SECTION D’HOCHELAGA Dimanche dernier à une heure et demi de l’après-midi, les ouvrières de cette section ont répondu nombreuses à l’invitation de leur présidente.Le Rév Père Alexis, capucin, fit une très intéressante causerie.Le programme musical était des plus charmants : Duo, chant : Les deux colombes de Gastinel par Mlles Yvonne Saint-Hilaire et Blanche Tessier, Mlle Denise Couture les accompagnait au piano.Piano : “La galante” de Hummel, par Mlle Denise Couture.Récitation : “Noël’’, par une charmante fillette Mlle Florence Demuy.M.l’abbé Beaudin remercia le révérend père de son aimable causerie et félicita les ouvrières de leur empressement à se rendre aux assemblées et aux concours.Les dames patronnesses présentes étaient Mmes Ls.Demuy, Art.Séguin, Moineau, C.Lachapelle et Perrault.Mlle Durand fut l'heureuse gagnante hu prix de présence, une croix,don de Mlle Héli, secrétaire.SECTION SAINT-EUSEBE A une assemblée du conseil lundi dernier, tenue après les cours de cuisine, on procéda aux élections des nouvelles conseillères : Mlle H.Thonin, 1ère présidente, fut nommée présidente honoraire ; Mlle Adrienne Laberge est élue présidente, Mlle Lê-da Hamel, secrétaire archiviste : Mlle Marie-Louise Clérottx, trésoriè-re ; Mlle Native Landry, secrétaire correspondante ; Mlle Aurore Lavallée, règlementaire, Mlle Georgiana Lavallée, assistante règlementaire ; Mlle Clothilde Clêroux, conseillère.Dimanche prochain à trois heures et demie, l’assemblée mensuelle aura lieu comme d’habitude dans le sou.] bassement de l’église ; M.le chanoine Lepailleur, curé de la paroisse de l’Enfant Jésus, nous fera l’honneur de donner une causerie.Sa réputation de distingué conférencier et de dévouement pour les œuvres sociales suffit pour prévoir un auditoire considérable.XVIe pèlerinage National du Canada à Rome et Lourdes A L’OCCASION DU XVIème CENTENAIRE DE LA PAIX DE L’EGLISE.* Quel est le catholique canadien qui éprouve à l’heure actuelle le besoin d’aller déposer aux pieds de notre Saint-Père le Pape l’hommage empressé de son absolu dévouement ?.Plus les sectaires mettent d’acharnement à vouloir séparer son troupeau du A i-caire infaillible qui est le Pape, plus nous devons chercher par tous les moyens à consoler son cœur et lui prouver notre inébranlable attachement.De tous les points de l’univers catholique on se prépare à aller à Rome, h l’occasion du seizième centenaire de )a victoire de Constantin sur Maxence nu “ Ponte Milvio ” sur le Tibre.Plusieurs pèlerinages sont déjà, annoncés pour le courant de l'été.Venant de toutes les parties du monde, aussi bien le Canada ne restera pas en arrière et M.L.J.Rivet, de l’agence des Voyages llone
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