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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 20 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-02-20, Collections de BAnQ.

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VOLlLYLfc IV—No.42 MONTREAL, JEUDI 20 FEVRIER, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.G0 tmiON POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .* $1.50 UNION POSTALS .$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration i 7la RUE SAINT -JACQUES MONTREAL.TELEPHONE.V ^ ADMINISTRAI ; REDACTION: FAIS CE QUE DOIS / Mata 7461 '4) -A M.-NANTEL APRES DRUMMOND-ARTHABASKA M.N autel a causé, l’autre soir, avec un rédacteur de la Patrie.Nous! nous attendions bien à voir l'homme ijui déclarait jadis que la Const!-1 tut ion ne nous pennet pas de “créer un service naval pour la défense de : l’Angleterre,” tenter de justifier sa volte-face ; mais nous ne croyions pas qu’il porterait l’absence de mémoire au point d'affirmer que : “Le\ Très TJon.M.Borden prit une position que nous avons toujours approu- \ vée, après l’élection de Drnmniond-Arthabaska.(Pairie du 18 février, 2e j page, 5e colonne).L’élection d’Arthabaska s’est faite dans l’automne de 1910.Elle a j fourni presque toute la matière du débat sur l’adresse, au début de la ! session de 1910.Elle a été suivie d’amendements proposés par MM.Bor-j den et Monk et sur lesquels M.Naatel s’est publiquement prononcé.Ses j votes et sest paroles forment un irrécusable témoignage, consigné dans j les archives du Parlement.Or, quelle était la proposition de M.Monk ?La voici, telle que nous !a trouvons à la fin du discours du député de Jacques-Cartier, (Débats des Communes, version française revisée, session 1910-1911, vol.I., colonne 141) : "Cette Chambre regrette que le discours du Trône n’indique en aucune manière que le gouvernement ait l’intention de consulter te peuple au sujet de sa politique navale et de la question générale de la contribution du Canada aux armements de l’Empire." M.Nantel vota pour cet amendement, et il fit bien ; mais, avant de mettre sa signature au bas de l’amendement Monk, M.Nantel avait voté CONTRE le sous-amendement Borden (Voir les Débats, même volume, colonne 076).Et que disait ce sous-amendement, contre lequel M.Nantel, fidèle à ses engagements et préférant les principes à l’opportunisme, se prononçait aussi énergiquement ?• • Tout simplement ceci (Débats, même volume, col.238) : "Xous prions Votre Excellence de croire à rattachement inaltérable et au parfait dévouement du peuple du Omada pour la Couronne britannique, comme aussi de son désir et de sa volonté de Satisfaire à toutes tes justes responsabilités qui incombent à ce pays comme nation entre celles qui composent l'Empire.Nous désirons cependant exprimer notre regret de ce que le gracieux discours de Votre Excellence ne donne aucune indication qualconque d’une intention de ses conseillers de consulter le peuple sur la politique navale du Canada.’’ Et M.Nantel ne voulut pas de ce sous-amendement ! Il vota contre M.Borden, avec tous les amis de M.Monk, avec tous les libéraux.Comme il devait approuver quelques minutes plus tard l’amendement Monk, ce n’est évidemment pas sur le regret relatif au défaut de consultation popu-jaire que portait son dissentiment, mais bien sur le passage où M.Barden proposait de superposer à ce regret une déclaration de nos devoirs "comme nation entre celles qui composent l’Empire.” Bu reste, M.Nantel ne s’est pas contenté de voter contre le sous-amendement Borden.Il a dit carrément, au coure du débat (même volume, col.192 et 194) : “Dans l'élection de Drummond, on a parfaitement établi ta différence ENTEE LES TROIS POLITIQUES.Il y a la politique du gouvernement, qui est conieniie d\ vis la loi de la marine de guerre ; il g a la proposition du chef de l’opposition, qui comportait que va le cas d'urgence — et le chef de l’opposition assume qu’il g avait urgence -s- tandis que te premier ministre déclarait qu’il n’y avait pas urgence — il était à propos de mettre à la disposition de l’Amirauté \mglaise une somme équivalente au coût de deux dreadnoughts, et que, i/uant à la polilique permanente à adopter, il fallait consulter le peuple.” "Je veux être franc et je dirai que.dans la dernière lutte, la proposition du chef de l’opposition a été condamnée tout aussi bien que la polilique du gouvernement ; bien qu’à mon point de vue, elle fut moins mauvaise que celle du gouverneemnt.” Est-ce assez clair ?et qu’est-il besoin d’ajouter à ces textes ?M.Nantel peut revenir sur ses paroles et ses actes d’hier ; mais 11 n'a ni le droit ni la puissance de refaire le passé.Après comme avant Drummond-Arthabaska, 11 a combattu la politique de M.Borden.C’est le fait qu’aucune "emergency” ne saurait abolir.Orner HEROUX.Patriotisme et Finance L’un des arguments favoris des partisans de la contribution du Canada à la marine impériale, c’est que l’Angleterre nous fait l’aumône de ses capitaux.Les prêteurs de Londres sont moins sensibles à cet argument que les gogos canadiens.Il y a quelques jour à peine, le président de la Société des placements anglo-canadiens nous avertissait que nous devions nous attendre à voir les banquiers de Londres serrer les cordons de leur bourse et nous prêter nions de capitaux tout en nous chargeant un intérêt plus élevé.Les mêmes gogos nous ont maintes fois cité la Nouvelle-Zélande et son dreadnought comme modèle de patriotisme impérial.L’autre jour, le ministre zélan-dais de la défense offrait au gouvernement britannique d’envoyer immédiatement ce fameux dreadnought dans la mer du Nord, où M.Borden, M.Foster, M.Nantel et les “experts” du Star voient le danger affreux qui menace 1s» mère-patrie.Les ministres britanniques ont répondu aux Néo-Zélandais de dormir tranquilles, de faire promener leur gros bateau où bon leur semble et de ne .pas en embarrasser l’amirauté anglaise.Et pour couronner le tout, voilà que les dépêches de Londres nous : apprennent que l’emprunt national de la Nouvelle-Zélande, dé £'3,000,-| 000 à 4 p.c., est tombé à plat; que les courtiers ont pu à peine en placer la cinquième parlie entre les mains des banquiers et des capitalistes anglais.Il ne semble pas visible à l’oeil nu que le gouvernement britannique ait un besoin si pressant du “secours” des colonies, ni que les financiers de Londres soient pénétrés d’un vif sentiment de reconnaissance à la pensée des sacrifices que les “nations-soeurs” s’imposent pour les “sauver du péril qui les menace.” M.Churchill parlait, l’été dernier, du réconfort qu’il éprouvait à sentir l’appui de la “main amie” de M.Borden.Et M.Borden répétait naguères ces paroles en présence de M.Nantel et de M.Coderre, qui en pleuraient d’attendrissement et ouvraient à leur tour leurs “mains amies.” Tout cela, c’est très joli; mais l’Anglais pratique empoche notre argent, tape dans la “main amie” et garde le poing fermé.Il a, du reste, absolument raison.Nous jouons au gogo, il nous traite en gogos.H.B.Un livre intéressant C’est celui dont notre correspondant de Toronto nous adressait une analyse hier.Celle-ci étant trop longue pour l’espace dont nous disposons aujourd’hui, nous voulons du moins donner sans retard une idée de l’ouvrage.M.C.West, l’auteur, touche à tous les côtés du problème des forces navales au point de vue général d’abord et du Canada ensuite.11 montre que l’industrie moderne par ses relations internationales sert de frein aux tentations belliqueuses des hommes politiques; que l’excès des constructions de guerre en Angleterre devient un danger pour l’équilibre industriel du pays; que l’expansion constante de cette industrie influe par ses ramifications financières sur le parlement et le gouvernement de la Grande-Bretagne, et qu’en se lan- çant dans la même industrie le Canada s’exposerait naturellement aux mêmes dangers.C’est le point de vue économique.M.West traite ensuite la question ! au point de vue politique, montrant ! le danger du contrôle privé des; constructions de guerre pour le gouvernement responsable; que le i commerce ne suit pas toujours le drapeau comme on le prétend; les! problèmes soulevés par l’expansion germanique; comment le Canada) pourrait paralyser les excès d'ar- j mements; quelles sont parfois les! méthodes de la diplomatie européenne; pourquoi nous n’avons pas la liberté du commerce en temps de guerre.Le point de vue moral fait le sujet de la dernière partie du livre.Et l’auteur combat la théorie à l’effet que la guerre est nécessaire à la virilité d’une race.Il accumule ensuite les faits qui, suivant lui.tendent à conduire à la paix universelle; rappelle la chute de Borne et les leçons qui s’en dégagent; montre ce que la puissance navale peut et ne peut pas faire.Tout le monde n’approuvera pas toutes les théories soutenues par l’auteur, mais tous ceux qu’intéresse la question navale liront ce livre avec profit.Il n’y a pas de développements inutiles.Par contre il y a des chapitres d’une franchise admirable, qui scandalisera peut-être ceux de nos farceurs qui aiment à se blottir sous le mot couvert‘chaque fois que le mot propre peut compromettre leur intérêt, mais qui plaira aux hommes de bonne foi.L’analyse qu’en a faite notre correspondant de Toronto nous paraît donner une idée quasi parfaite de cet ouvrage.On la trouvera dans notre édition de samedi.J.D.BILLET DU SOIR  propos du Mexique On a écrit des fables.On a fail des opéras comiques; on a même fait de vrais opéras, avec de la musique à l’entour et accompagnement d’orchestre; mais on n’a encore rien fait d’aussi tragique et d’aussi comique à la fois que ce qui se passe au Mexique à l’heure actuelle.On dit qu’il n’y a plus de Sauvages, que la civilisation a pénétré partout.Je voudrais voir le Canadien-français qui a visité le Mexique et qui n’a pas vu un Sauvage dans la personne du président provisoire Huerta.Ce président nouveau-né a expédié son ami de coeur Madero par voie de Vera-Cruz, sans destination déterminée.Si jamais j’ai eu des illusions, j’en suis revenu.Comme Jean-Jacques Rousseau, j’avais compté sur la bonté foncière de l’espèce humaine.J’y compte encore, par optimisme; mais au point de vue pratique j’en suis revenu.Cela n’empêche pas le Mexique d’être un pays très riche et qui mériterait d’être heureux.Il lui manque un gouvernement, et il serait facile à gouverner si on éliminait la bande de prétendus intellectuels qui font le beau et le mauvais temps dans la société de#Mexico.On assure qu’il y a au Mexique quatre-vingt-dix pour cent d’illettrés, la plupart Espagnols métissés d’indiens:,ce sont les créoles.Ils sont aptes à l’instruction sous toutes ses formes et ils s’adonnent généralement à l’étude.Ils sont paisibles aussi.L’élément perturbateur se recrute parmi ceux ^pii ont étudié en Europe, soit en Angleterre, en France ou en Allemagne.De retour au pays, ce sont des rénovateurs dangereux — il faudrait dire des révolutionnaires, pour être exact.— A partir de Bolivar et en passant même par l’ex-président Diaz dont Madero est le disciple, l’Amérique latine n’a pas connu de véritable homme d’Etat, si ce n’est Garcia Moreno.Uldéric TREMBLAY.Le News de Toronto n’avait pas fini d’affirmer que le vote sur la question navale tuait définitivement les nationalistes, qu’il commençait à dénoncer ces mêmes nationalistes avec plus de vigueur que jamais., Sont-ils morts, oui ou non?Le News devrait au moins s’en assurer; autrement il risque qu’on l’accuse de piétiner sur des cadavres.C’est la faute du Devoir, écrit le Canada, si la plupart des élus sur la promesse de réclamer le plébiscite ont si mol voté.N’est-ce pas plutôt la faute des journaux comme le Canada qui enseignent par leur exemple que le pouvoir justifie tout et n’admettent l’indépendance que lorsqu’elle sc pratique au profil de leur parti?JOURNAL ORIGINAL."Que notre circulation soit rédui- j te te plus tôt possible, à zéro.” Tel est en peu de mots l’espoir | peu banal exprimé par une nouvel- ': le feuille dès son premier numéro.! Et malgré que cela puisse parai-1 tre paradoxal, ce journal qui vient ] de voir le jour à Sydney, Nouvellq-! Galles-du-Sud, se conforme au but qu’il poursuit en souhaitant la mort, dès sa naissance.Voici son article programme:— “La plupart des journaux débutent modestement et s’efforcent ensuite d’augmenter leur tirage le plus j possible.Il n’en est pus de même de ce journal.Notre circulation est très petite, et pourtant elle est trop considérable et il faut espérer que le nombre de nos lecteurs diminuera d’année en année.D’autres journaux tirent vanité du chiffre de leurs abonnements; nous n’avons qu’un désir, c’est que chacun des lecteurs ayant cessé d’avoir droit au service du journal, fasse en sorte qu’il ne le retrouve plus jamais sous ses yeux.” C’est inconcevable, dites-vous.Mais non, la nouvelle publication est une feuille de moralisation, distribuée dans les prisons de.la Nouvelle-Galles du Sud, et son désir de ne plus avoir d’abonnés s’explique facilement : plus de lecteur, plus de détenu.Nous reproduisons l’information pour le bénéfice de Sir Lomcr Gouin, qui trouvera sans doute l’idée excellente et dotera son château de Bordeaux d’un organe officiel.Le Canada se chargera de l’impression.Nous n’avons pas demandé de soumission, mais nous croyons qu’avec .$45,000 par année, le gouvernement s’en tirera.Quant au rédacteur nécessaire.le juge Langelier est un peu là.pour le fournir.Max SOREL Les bons chemins L’on a beaucoup parlé des bons chemins la semaine*»’, rnière.Des délégations nombreuses et considérables sont venues voir le premier ministre.Le mouvement s’annonce bien évidemment.^ Raison de plus pour se garder de le compromettre par des perspectives trop alléchantes.L’amélioration de notre voirie est certainement de première importance, et il faut qu’elle se fasse avec le temps.Mais il est inutile, il serait même dangereux de se cacher que l’entreprise va coûter cher.Nous l’avons dit dès le début et l’on nous en a voulu.De son siège en Chambre M.Caron dont la compétence est souvent troublée par la politique, nous reprocha très vivement d’avoir exagéré le coût du projet.N’empêche que nous avions raison, en ce sens que nous étions beaucoup plus près de la vérité que lui.Nous disions que, d’après les données même du ministère, l’amé-liorgtion permanente de la voirie coûterait de six à huit mille piastres par mille.M.Caron nous répondait qu’elle ne coûterait pas plus de cinquante pour cent de ce chiffre.Or, l’expérience du Boulevard Edouard VII a démontré combien nous avions mieux prévu que le ministre tout en restant fort en-dessous de la vérité encore.Pour expliquer, sinon justifier, le coût énorme du Boulevard Edouard VII l’on a dit que le travail s’était fait dans des conditions exceptionnelles, et cela est vrai dans une certaine mesure.Le prix demandé par les soumissionnaires pour la route Montréal-Québec nous donne cependant des chiffres aussi élevés: douze, quinze, vingt mille piastres du mille suivant le genre d’empierrement et de surface.Ces prix paraissent avoir abasourdi les ministres eux-mêmes.L’on a d’abord parlé d’abandon du projet, puis de remettre la question à l’étude, de refaire des calculs: autant d’alternatives qui dénotent l’hésitation et même l’embarras du gouvernement.Loin de nous la pensée de vouloir lui créer des difficultés nouvelles, de suggérer le moindre découragement aux contribuables.L’amélioration des chemins, on ne saurait trop le répéter, est de première importance pour le progrès agricole de la province, pour le bien-être des cultivateurs, par conséquent pour le plaisir de la vie rurale.Mais nous ne gagnerons rien non plus à dissimuler les choses.L’entreprise coûtera si cher qu’elle doit être conduite avec une prudence extrême, sous peine de tourner en désastre.Jean DUMONT.Il a trahi de lui-même LETTRE D’OTTAWA TOUJOURS LA MARINE ! Le Dr Paquet, député ex-nationa- j liste de LTslet, tient à prendre toute la responsabilité de sa culbute.Il écrit, hier, à la Patrie, organe “l’indépendant” du ministère: Au directeur de la Patrie, Montréal.Monsieur, Ayant lu dans le Devoir du dix-sept février dernier, sous la signature de M.H.Bourassa, que: “Le ministère a réussi à corrompre ou à intimider la majorité des députés,” etc., je tiens à affirmer que jamais, depuis le commencement de la discussion sur le bill naval, un ministre du gouvernement actuel ne m’a demandé de voter en faveur de la contribution; plus même, qu’en aucune circonstance, ni directement ni indirectement, un chef de parti ou un ministre n’a exercé, à ma connaissance, la moindre pression sur la députation pour la faire voter en faveur de la contribution, ou contre le plébiscite; “Que la seule pression qui a été faite sur les députés.Ta été de la part de certains nationalistes en Chambre, et, par la voix du journal le Devoir, qui n’a cessé, par ses insultes et ses menaces, d'essayer d’intimider toute la députation ministérielle Ottawa, 19 — Journée mille.Cinq ou six orateurs, tant de droite que de gauche, parlent de la marine toute la séance durant.Et ils n’en disent rien de bien nouveau.1-a salle des séancis est presque vide.En revanche, beaucoup de députés au café, où ils devisent de l’issue probable de la lutte engagée entre le ministère et l’opposition.Les uns prédisent des élections, d’autres promettent que le ministère tiendra boa certains n’osent se prononcer, et ce sont les plus sages.La Chambre attendait M.Miller, aujourd’hui.Son apparition à It barre eût égayé un peu la séance.M.Miller ne s’est pas montré.Et h Chambre en fut désappointée.Elle aura ‘sans doute lieu de se reprendre avant longtemps.M.Carvell, député libéral de Carleton, Nouveau-Brunswick, est le premier orateur de la journée.Hier soir, vers les minuit, M.Carvell demandait l'ajournement de la Chambre, afin de terminer son discoure aujourd’hui même.M.Rogers s’y opposa.MM.Laurier et Borden s’en mêlèrent et, finalement, M.Carvell obiint l’ajournement.Mais, d’un tempérament violent, il avait failli se mettre en colère.’ Et il se contint tellement qu’il finit par en saigner du nez.Ceci du reste lui servit da raison pour avoir ce que M.Rogers ne voulait pas lui céder.Mais M.Carvell avait promis de disposer aujourd’hui de ses arguments en unt heure.Il en a pris deux, se disant sans doute qu’on ne pourrait l’arrêter, une fois qu’il aurait la parole.M.Rogers le surveillait du coin de l’oeil, et, à de certains moments, on eût dit qu’il allait rappeler l’orateur i l’ordre.Mais il ne l'osa pas, ou n’y pensa pas.Et M.Carvell parla.M.Carvell, du reste, ne dit pratiquement rien de neuf.A cette période du débat, l’on admettra qu’il est difficile de dénicher quelque bonne raison, pour ou contre la marine, qui n’ait pas déjà servi trente-six fois.M.Carvell s’est donc contenté de sortir du placard anti-bor-arguments usagés et de les draper de sou mieux sur discoure.Pour lui, la marine Bordcn ne vaut rien, le conscience et U’indépendance que1 projet Laurier est insurpassable.Et si les conservateurs n’avaient refusé certains^hystériques qui nous com-1 d’accorder le contrat pour des croiseurs type Bristol à la maison Gam-battent.; mell Laird & Company, en 1911, noirs aurions déjà un embryon de mn- Je suis votre tout dévoué, rine, aujourd’hui, nos industries en bénéficieraient, et nous aurions vu s’implanter ici des chantiers maritimes considérables.Par lapsus linguae, M.Carvell, à un endroit de ses remarques, parle mot au’èmnlovait Bodolnhe Le- chemins de 1er construits et équipés au Canada.Fous rires à droi-mieux ï y a deux ans te' M Cai'w11 ^ offusque pas, rectifie, et la Chambre reprend son Les’renégats bleus ou rouges ont, ral"le' 11 n’y a Pas’ d,u reste- fand ,nonde’ une cinquantaine de députés, pour les gens qui ne trahissent pas,'^î0"* et ^.^mbre seize, le fumoir, la salle de lecture, le les mêmes sentiments et le même sflo'ns ,,u President des Communes, ou il y a grande réception, l ineage divisent la plupart des deputes, tandis que sept ou huit se promènent t t' en ville, afin de prendre un peu d’air et de s’égayer par une belle jour- C'esl naturel.née d’hiver.Vers les cinq heures, M.Carvell fait mine de vouloir clore Du reste, ce pauvre Dr Paquet ses remarques.“Go on, dont bleed your nose.” — “Continuez, ne vous s’est chargé de commenter lui-même i Pas saigner du nez !” lui crie ironiquement un ministériel.M.sentiments: Carvell prend l’interrupteur au mot et parle jusqu’à cinq heures et de- nistérielle canadienne-française, j ,, , ____ qui, Dieu merci, sait accomplir ses i „ 1 >u six aigi devoirs avec autant d’honnêteté, de j ^ armature de son diset conscience et d’indépendance que ' projet Laurier est insui Dr EUGENE PAQUET.“Hystériques”: c’est justement le sa conduite et i “Dans le crime”, disait-il à un ami, l’autre jour, “il n’y a que le premier pas qui coûte.” Sur le Pont d’Avignon.MM.Fielding et Lemieux ont raison de réclamer pour le parti libéral le monopole du dévouement à mie.M.Crockett, un autre député du Nouveau-Brunswick, mais conservateur, celui-là, et ennemi de coeur de M.Pugsley, dont il prenait grand plaisir à attaquer l’administration, du temps du ministère Laurier, répond à M.Carvell.M.Crockett faillit être ministre, aux premières heures de l’administration Borden, mais des menées sournoises l’empêchèrent d’arriver.La rumeur voulut ensuite qu’il devint solliciteur-général, mais il ne l’est point encore.Ceci n’affecta pas cependant sa loyauté à son parti.Et s’il, est plus silencieux aujourd’hui qu’il l’était au temps où il siégeait à gauche, il n’en est pas moins conservateur de nuance foncée, el aussi impérialiste qu’on le peut être, dans le Nouveau-Brunswick.M.Crockett vante la politique Borden, raille M.Laurier de sa politique séparatiste, parle un instant réciprocité, rappelle la lettre de M.Taft à M.PEmpjre: c’est un des leurs.M.! Roosevelt, et, à tout prendre, ne dit rien de neuf, pas plus que M.Carvell, du reste.M.Armstrong, conservateur, de York Nord, Ontario ; M.Hughes, libéra], de l’Ile-du-Prince-Edouard, et deux ou trois autres députés prolongent le débat jusqu’à une heure assez avancée de la soirée.C’est le premier mercredi, depuis le commencement de la session, que la Chambre ne chôme pas, le soir.Aussi, comme des écoliers privés d’un congé habitue], Ire députés tâchent de s’esquiver de la séance, et vont s’égayer au restaurant, où la fumée des cigares et des pipes se fait âcre, mais n’empêche pas les habitués de s’y amuser, autour des tables où défilent des consommations vite absorbées et vite remplacées par d’autres qui ont le même sort.On philosophe gaiement, ou l’on se conte des anecdotes gaillardes, histoire de tuer le temps sans s’ennuyer.Et le temps passeI Carvell, qui a versé le premier sang pour l’Empire.* * * Le Dr Paquet écrit à la Patrie “qu’à sa connaissance”, aucun chef départi ou ministre n’a exercé directement ou indirectement de pression sur la députation”, etc.A sa connaissance, peut-être.Pauvre Dr Paquet! * * * La Patrie écrivait hier que le parti conservateur a été le premier à reconnaître les droits des Cana-dians-français d’Ontario à une représentation au sénat.Cela est vrai, mais la Patrie ne s’en est pas toujours rappelée.L’indépendance a du bon.* * * Madero sera bientôt exilé du Mexique.Il pourra aller rejoindre son prédécesseur Diaz et attendre avec lui leur successeur qui ne tardera pas à les rejoindre.Si le système actuel continue le moindrement au Mexique, le gouvernement ferait peut-être bien d’établir quelque part une colonie pour ses présidents déchus.• * * Dimanche dernier, Sam Hughes paraissait dans un rôle tout à fait nouveau et surprenant pour un personnage si anticlérical.11 prêchait dans un temple quelconque d’Ottawa, dénonçant l’alcoolisme parmi les femmes de la capitale et leur enseignant à élever leurs enfants.Quand ça s’y met, ces gaillards-là.• * * Une dépêche du Mexique Nord annonce que les habitants de l’endroit sont décidés d’attendre le résultat des élections générales avant de déterminer leur attitude à l’endroit du pouvoir nouveau.Une élection générale au Mexique, ça doit être quelque chose de propre.* Le Star a raison : qu’on prenne les moyens de faire parler Miller ou qu’on le relâche.* si * M.Crockett prédit l'annihilation complète du parti libéral à cause de son attitude sur la question navale.Cette prédiction vaut la vantardise de M.Rogers.Si les conservateurs étaient convaincus d’écraser leurs adversaires, ils seraient trop heureux de profiter de l’occasion.• • • Les ouvriers de la Cie des Signaux maritimes et internationaux demandent moins d’ouvrage et plus de salaire.Rassurons-nous: le pays ne manquera pas de législateurs ile sitôt.# * >!« —Blondin, Sévigny: qui fut le plus anti-impérialiste des deux?—Qui est le plus impérialiste des deux maintenant?—On peut dire qu’ils étaient et sont encore fort à fort.Le Veilleur.Et M.Miller, le prisonnier des Communes, que devient-il ?M.Miller est toujours au cachot (?) artistement capitonné, bien chauffé, continue de fumer d’excellents cigares, mange bien, digère bien, et n’a pas du tout la mine d’un Daniel jeté dans la fosse aux lions.Son gardien prétend même qu’il va prendre de l’embonpoint, si l’on n’y fait attention.M.Miller devient exigeant.Habitué à faire du gymnase quelques minutes, chaque jour, dit-on, il n’a pas de pièce où exécuter ici des rétablissements savants.Et les cent pas qu’il fait dans les couloirs et autour des édifices de la colline parlementaire ne suffisent pas à son hygiène.Plusieurs députés s’étaient proposés d’aller, ce soir, le visiter dams son noir cachot — n’est-il pas du devôir des magistrats de s’assurer du traitement que reçoivent les prisonniers ?— mais M.Miller faisait une sieste préparatoire à son dîner, de sorte que l’entrevue est remise.Hier, le prisonnier, suivi de son gardien, avait assisté à quelques discours sur le bill naval, des tribunes publiques.Mais quelques heures de ce traitement l’ont dégoûté de l’éloquence parlementaire et il n’a pas paru à la Chambre, aujourd’hui.Il méprise souverainement «es juges, dit-on, et leur mode d’éloquence aussi.El, comme Silvio Pellico, il a décidé ,de charmer ses loisirs en écrivant Mes Prisons.On avait assuré que M.Miller comparaîtrait à la Chambre cet après-midi, et réitérerait «on refus de répondre au président, qu’il taxe d’indiscrétion.Mais il n’en a rien été.M.Miller n’a pas daigné revenir à la barre.Il eût fallu que ce fût à trois heures, pendant sa digestion, et ceci l’eût trop dérangé.Il est resté dans son horrible cachot, songeant sans doute à l’issue probable de «a captivité.Car elle devra prendre fin un jour, d’une manière ou de l’autre.Le singulier c’est que, paraît-il, hier après-midi, M.Miller avait décidé, avant sa comparution à la barre, de consentir à tout révéler.Mais, à la toute dernière minute, il a changé d’avis, tel un ministre qui revient sur ses promesses quant à la quretion navale.Et M.Middlebro, le président de lu commission des dépenses publiques, fut suprêmement embarrassé d’entendre le témoin refuser de répondre, au lieu de faire les aveux attendus et même convenus.A tel point que, sa motion pour incarcération du prisonnier n’étant pas prête, M.Middlebro a dû bafouiller une formule quelconque, accueillie avec indulgence par le président.La droite, qui riait hier de l’aventure, rit moins fort, aujourd’hui, mais la gauche où, hier, certains membres prenaient l’affaire au tragique, s en amuse toujours.SI M.Miller ne parle pas et s’obstine à refuser de répondre, qu’en fera-t-on ?Le gardera-t-on prisonnier aux Communes où il mène une vie de coq en pâte ?Ou, comme M.Middlebro prétend en avoir le droit, le fera-t-on incarcérer dans la prison commune d’Ottawa ou au pénitencier de Kingston ?Ils sont trois ou quatre, dans la bibliothèque, à compulser et à feuilleter des ouvrages poudreux de droit constitutionnel, afin de trouver des précédents qui leur aident à sortir de l’impasse où ie mulisme de M.Miller a acculé la Chambre.Ce pauvre homme leur donne bien du mal 1 11 ne manque pas de gens, aux Communes, qui voudraient bien voir l’affaire à tous les diables.Mais le prisonnier, lui, est toujours là, toujours obstiné à ne rien dire, et qui, dans les délices de la Capoue parlementaire, refuse même de s’amollir ! au point de parler.11 ne s’évaderail pas pour n’importe quelle considé-1 ration.Et il est en passe de devenir sérieusement embarrassant.Peut-! cire Je minUlère demandera-t-il des soumissions à ses amis pour qu’ils lui indiquent un moyen efficace cl discret de supprimer M.Miller, en le décidant à profiter d'une bonne occasion pour s’évader.Pourquoi n’en pas venir à la conclusion de lui rembourser ses $41,000 en lui disant : "Allez et ne péchez plus !" Quant à être ridicule.Georges PELLETIER.Samedi,ie Devoir commencera, sous ce titrera publication d’un nouveau feuilleton,très intéressant. 2 LE DEVOIR.MONTREAL, JEEDI, 2(1 FEVRIER 1913 VOL.IV.— No.4z FRANCISCO PLUS HADERO QU’UN N'EST La situation | européenne EXILE Accompagné des membres de sa famille et de sa maison militaire, l’ancien président du Mexique s’embarquera bientôt pour l’Europe DU CONSENTEMENT DE LA ROUMANIE ET DE LA BULGARIE, LES PUISSANCES REGLERONT LA DIFFICULTE ENTRE LES DEUX PAYS.DANS LE Ouvrier (Service particulier) Londres, 30.— Passant en revue lu situation européenne, le Times dit: “ün croit maintenant à Saint-Pétersbourg que la Roumanie et la Bulgarie son consentantes à soumettre leur différend aux puissances.D’après notre correspondant de Saint-Pétersbourg, les gouvernements russe et italien s’occuperaient de l’affaire sous les auspices de la Grande-Bretagne.A Sofia, il existe un malaise causé par certains rapports que les puissances se rendraient aux vues de la Roumanie.En Belgique, l'impression est que ce danger particulier sera de courte durée.ON SIGNALE DEJA DES COMPLOTS CON-j aujourd’hui et notre correspondant TRE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT | publique est en faveur d’un tribu- | nul d’arbitrage.: “Les perspectives du différend Mexique.20 — Francisco Madeto,[un président provisoire, si ce congrès us^10 russ< relativement à la déli- L’EXECUTION SOMMAIRE D J FRERE DU PRESIDENT EST SUIVIE DE LA MIS- A MORT D J QUELQUES HAUTS PERSONNAGES,PARTISANS DE MADERO Pascual Orozco et Andres Galen, deux chefs rebelles,font savoir au généra! Diaz qu’ils ne reconnaîtront pas le générai Huerta comme leur président Francisco vaincu par la révolution mexicaine et j prend des mesures pour taire des êlec abandonné de ses amis, sera exilé.mitation d’Albanie ne sont pas aus-tions générales dans tout le Mexique, I si ™nsolantes.La question a été dans un délai raisonnable, on peut I COIT,pl,(1,uee et envemmee en ce être assuré que le gouvernement de Se"-S '«u,on a falt Vn ba lo?, ___., „ ., sai diplomatique au lieu de la dis- cV .n +aPfTra ]eV f, de cuter à son véritable mérite.Mais il établi A a ,eX1H° P°Ur u’v a aucune raison pour désespérer r ’*“ .-rr ^ I Edward Grey et les ambassadeurs GUSTAVO MADERO i termineront les dernières proposi- ] lion russes, qui ont été déjà coin-New-York, 20 — Gustavo Madero I muniquées à Vienne, était venu résider dans cette ville au | j début de la révolution à la tête de 1 -—?- j laquelle était, son frère Francisco.! ! C’était une figure bien connue dans ! On a fait les préparatifs nécessaires pour qu'il parte pour Vera Cruz.Là, on le mettra A bord d’un paquebot à destination d’un port européen.Le capitaine Federico Montes, aide-de-camp de Madero, accompagnera son maître, mais en qualité de garde.Le parti se rendra, à Vera Cruz, sous escorte.L’exécution de Gustavo Madero, frère de l’ex-président, a été l’événement le plus tragique de la journée.Il était sujet à la “loi des fugitifs” il a été fusillé par ses gardes.! Broadway et dans le district finan- ces membres du cabinet et la plu- cj„r ^ y a deux ans.Avec son père plupart des autres prisonniers ont été remis en liberté, ce matin.Francisco Madero, José Pino Suarez, le vice-président, et Federico Gonzales Garza, gouverneur du district fédéral, ont été les seuls prisonniers que le nouveau gouvernement, ait voulu garder.Ernesto Madero, l’ancien ministre des finances, a fait une longue visite à Francesco, hier après-midi.Les généraux Huerta et Diaz ont eu une longue conférence, la fin de laquelle Ils étaient parfaitement d’accord.Plusieurs sénateurs ont discuté la question de la présidence avec le général Huerta, et il est entendu que le congrès ratifiera la nomination de ce dernier comme président provisoire.NOUVELLES 1 NT RIG UES Mexico, 20 — De nouvelles intrigues se trament parmi les membres de la nouvelle administration et ont amené l'arrestation du général Francisco Romoro.Romoro est accusé de complicité avec.Francisco Cosio Robelo pour organiser une nouvelle révol i Il n'est pas certain que l'exil de Madero soit décidé, pour le moment, du moins.A l’instigation du gouvernement, Madero est tenu responsable de la mort du colonel Riveïoll, arrivée au Palais National pendant qu’on arrêtait l’ancien président.Les récits 3ue l’on falt de l’incident sont contradictoires.Il est certain que Rive-•oll est mort, et on ajoute que Ma-lero a lui-même tiré le coup fatal.ATTENTATS CONTRE LA VIE DE HUERTA Au cours d’une déclaration publique, le général Huerta a déclaré que lieux tentatives d’assassinat ont été faites contre lui, déjà, et même avant l’arrestation du président.Il attribue ces attentats aux Madeto.Le premier attentat a été commis au Palais par un tireur habile qui l’a manqué, cependant, Le général l’a rué à la porte même de l’ex-président, Le second attentat a été commis au banquet qui a eu pour résultat, attribue ces attentata aux Madero.Huerta dit qu'on l'avait à plusieurs reprises invité à boire du vin empoisonné.Il était sur ses gardes et il refusa do boire.L'analyse du vin démontra qu’il était chargé de cyanure de sodium.Chihuahua, Mex., 20 — On a appris ici avec indifférence le coup d’état qui a renversé Madero.Les troupes fédérales de cette ville, qui étaient demeurées loyales au gouvernement, reconnaissent maintenant le général Huerta et le général Diaz.On s’attend à ce que les rebelles de la province, commandés par Marcelo Caravero et les généraux Quez Sala-sar et Antonio Rojas, mettent bas les armes et acceptent le nouveau gouvernement.L’ATTITUDE DES ETATS-UNIS Washington, 20 — La situation difficile.à laquelle le gouvernement a ûü faire face pendant les dix derniers lours, à cause de la révolte au Mexique, a été suivie d'une réaction marquée par l’inadion qui régnait aujourd’hui dans les cercles diplomatiques et ceux de la guerre et de la marine.Une consultation entre les chefs des divers départements avait pour résultat une décision générale de main-! nouV(!Pes rassurantes des Canadiens tenir l'attitude actuelle envers le Mex- .établis au Mexique.I! n’y a pas eu que, non seulement au point de vuejune peu,lf: perte diplomatique, mais encore en ce | compatriotes pendant la bataille, concerne la préparation des armées de terre et de mer La réforme de la loi des banques VINGT-DEUX CLAUSES DU NOUVEAU PROJET DE LOI ONT ETE ADOPTEES EN COMITE, HIER.O (Service particulier) tawa, 20.— Au comité des af cier et ses frères Ernesto, Bvaristo et Gabriel, il aidait financièrement la révolution.Entre les conférences qu’il tenait à son hôtel, il ne restait pas inactif , il fréquentait le district “White Light” oh il dépensait généreusement de l’argent.La nouvelle de sa mort a été accueillie avec beaucoup de regrets dans ce district En mars 1911, Gustavo Madero et sa famille allèrent à San Antonio, Texas, pour prendre la direction de la junte révolutionnaire et plus tard il rejoignit Francisco, puis se rendit dans la capitale au moment où la cause révolutionnaire triomphait.IL RESTE NEUTRE El Paso, Texas, 20 — Dans le nord du Mexique, aujourd’hui, on attendait la solution du dilemne national.Le général Antonio Rabago, commandant de la zône militaire du nord, notifié de la présidence provisoire de Huerta, demeure neutre, ordonnant simplement à ses officiers de maintenir l’ordre On rapporte que le gouverneur de l'état de Chihuahua, Abraham Gonzalles a démissionné.Il fut un des organisateurs de la révolution Madero.A Chihuahua, capitale de l’état du même nom, et à Juarez, sur la frontière, la situation a été menaçante.Les troupes de volontaires parurent mécontentes de l’avènement de Huerta à la présidence provisoire et menacèrent ouvertement de se joindre aux rebelles.A Juarez, une tentative pour désarmer les volontaires, échoua complètement.Durant toute la nuit, les troupes irrégulières, commandées par plusieurs anciens chefs d’insurrection, qui prirent part à la révolution Madero, égalèrent presqu’en nombre les réguliers.Si ces troupes joignaient les rebelles, les réguliers seraient on minorité.On s’attend à ce que les troupes régulières, qui sympathise < avec Diaz, acceptent la dictature provisoire de Huerta.A L’UNIVERSITE CORNELL Ithaca, 20 — Evaristo Madero, fcrè-re de l’ancien président du Mexique et de Gustavo Madero, s’est trouvé mal en apprenant l’exécution de son frère U s'est retiré dans sa chambre au club Spanish-American, à l’université I tes de la dernière assemblée, rapport Cornell et, pendant quelque temps, | est fait par le Comité du Euchre que n a pas voulu recevoir ses amis.Il y j donnera l’association, le jeudi 27 a quelques jours seulement, sa belle-, courant, à l’Auditorium, et auquel soeur lui envoyait un cfthlogramme assisteront Son Honneur le maire rassurant.Il va quitter immediate- ’ Lavallée et madame la mairesse, ment l’université Cornell pour rejoin- i Un fort montant d’argent a été vo-dre sa belle-sœur à Monterey.j té par les membres de l’association DANS TF wriRn nn mfvtoit-tc ] I)our acheter plusieurs cornes d’abon- DANS LE NORD DU MEXIQUE I (lanCe qul seront ai8tribuêe8 à toutes San Antonio, 20 — D’après une iet.i lesT,lameR présentes au euchre, tre reçue ici, Emilio Masquez Gomez1 Vu le ^rand nombre de billets déjà a été proclamé président provisoire vendua- Ie nombre toujours do Mexique.La proclamation porte i erl Pll,s grandissant des deman- füiiTs de banque et de commerce on a discuté, hier, le projet de loi pour la réforme de la loi des banques dont on a adopté 22 clauses en très peu de temps.M.McClean a demandé pourquoi la Banque North British America est exclue de certaines clauses de l’acte des banques; le ministre des finances lui a répondu que cette banque n’est pas comme les autres mais qu’elle a un caractère impérial.M.McLean a demandé ensuite s’il y avait quelque chose pour empêcher les banques anglaises ou étrangères de faire des affaires au Canada.M.McClean croit que ces banques aideraient à la prospérité du pays en y apportant du capital étranger.M.White lui répond que le parlement canadien a parfaitement le droit d’autoriser les banques anglaises à venir s’établir en dehors de leur propre pays, mais qu’il leur faudrait se soumettre à la loi des banques du Canada tout comme les banques canadiennes.M.George Graham a attiré l’attention sur les inconvénients qu’il y a à ne iras remplir une vacance aussitôt qu’il s'en produit une dans le bureau de direction.11 dit que l’on devrait imposer une limite de temps à cet effet.Chez les épiciers L’Association des Epiciers de Montréal a tenu hier soir une assemblée sous la présidence de M.G.A.Archambault, et MM.R.Desautels et O.Fournier, agissant comme secrétaires conjoints.Après lecture et adoption des minu- 12 du paraii-il, les signatures du général Inez Salazar, général en chef des troupes révolutionnaires dans le Noréj de David De La Fuente, chef d’état-major et do ri - astres chefs rebelles.La proclamation est datée eP ,, huahua.La proclamation porte que Gomez est le chef légitime de la révolution et porte aussi les noms du généra* Antonio Rojas, colonel José P.Castro, col or ri Lazara Alanis et du capitaine B.Ganu.des, i! a été décidé que 25 autres guéridons seraient ajoutés aux 100 premiers déjà loués.LES CANADIENS AU MEXIQUE Ottawa, 20 — On a reçu ici des Excursions de colons dans FOuest pour faire face à l'Imprévu.Bien que l’on soit heureux de ce que! la lutte qui a.duré si longtemps au j cœur même de Mexico, soit terminée, | on a jugé que cet événement ne de- j vait pas empêcher l’application des mesures prises pour protéger la viej des étrangers dans cette ville, au cas | où le gouvernement temporaire ne [ serait plus maître de la situation.! Les premiers ordres donnés aux officiers de l’armée de tenir leurs troupes prêtes à marcher au premier avis et aux transports de se rendre à leur Les revenus du Canada pour Tannée 1911-12 ILS ACCUSENT UNE AUGMENTATION DANS TOUS LES DEPARTEMENTS.Ottawa, 20.— Durant les dix derniers mois de l’année fiscale qui s’est destination pour embarquer des trou- ; terminée en janvier dernier, le revenu pos et des marins, sont maintenus, des douanes s’est élevé à $94,328,836, C’est un mouvement de mobilisation : soit une augmentation de $24,061,584 qui ne peut qu’être profitable à Par-; sur la période correspondante de mée, même s’il s'arrête là.1911-12.Il est probable que le président Le revenu total du commerce du-Taft répondra au message personne' rant le mois de janvierl913, a été de que Uîi a envoyé le général Victoria-1 $75,871,000.Celui de l’année s’élève no Huerta, lui annonçant qu’il ; dans les $884,33 2,000, soit une aug-3vait renversé le gouvernement Ma m ntation de $173,133,000.Jero ; mais cette réponse sera faite j Les importations de janvier der-de manière à ne pas reconnaître poli- ! nier sont de $52,752,000.Celles de tiquement le nouveau gouvernement, l’année se chiffrent dans les $549,- Depuis que le C.P.R.a inauguré ses excursions, il y a plusieurs années, il y a ajouté tous les ans de nouveaux avantages.Au lieu de tous les quinze jours comme les années prêcê-dentes elles se feront dorénavant tou- dc vie parmi” nos tes les sctnainea.partant de toutes i les stations des provinces de Québec j et d’Ontario tous les mardis à par-I tir du 4 mars, le dernier départ ! ayant lieu le 28 octobre.Les taux sont réduits pour toutes les stations jusqu’à Calgary et Edmonton et les billets sont bons pour deux mois et permettent de faire des arrêts dans l’Ouest.Les excursionnistes qui partiront avant août pourront faire étendre la limite du temps de leurs billets moyennant, une légère somme additionnelle.Des wagons de touristes sont attachés à tous les trains pour l’Ouest, et tous les passagers qui détiennent ces billets peuvent y acheter des lits, ce qui leur permettra de faire le tra jet avec confort, vu qu'il ne leur sera pas nécessaire de changer de chars.r.L’ambassadeur Wilson et les représentants des autres puissances ronti-nueront sans doute à entretenir leurs relations courantes avec le gouverneur militaire Hucrta.Dans une semaine, au plus tard, le nouveau congrès mexicain sera en session.L’attitude des Etats-Unis envers le gouvernement mexicain dépendra des pouvoirs que le général Huerta reconnaîtra au congrès.Si les formes constitutionnelles sont observées, si l’on permet au congrès de choisir ¦145,000, accusant une augmentation de $128,000,000.Les exportations sont de $19,370,-000 pour le mois de janvier; celles de l’année, de $298,022,000 contre $246,-442,000 durant la même période de 1911-12.Ce Journal est imprimé, au No 71a, rue Saint-Jacques, n Montréal, pat “La Publicité’’ f à responsabilité Limitée 1.TTorrï Tîoiirasss.directeur-gérant.M.Bryce à Philadelphie Philadelphie, 20.— La Trans- Atlantic Society a donné hier soir un dîner en l’honneur de M.James Bryce.ambassadeur anglais démissionnaire, et de Mme Bryce.Il a félicité les Américains de leur désir de la paix et de la justice.S’il nait des disputes, dit-il, vous chercherez loyalement à les soumettre à l’arbitrage.L’important n’est pas tant la victoire que le fait de discuter la question en toute justice et en tout honneur.M.Bryce a félicité les journaux américains pour leur façon de traiter impartialement les questions internationales.LES MINEURS ET LA GUERRE Peoria, Ills., 20.— La convention des mieurs de l’Ulinois, qui se réunit ici, a adopté une résolution demandant aux 82,000 mineurs de l’Etat de se mettre en grève si les Etats-Unis venaient à déclarer la guerre.AU CONSEIL NATIONAL Le Conseil National des Métiers et du Travail a tenu une laborieuse assemblée, hier soir, à la salle des Artisans, 3 Craig Est.M.D.Verdon présidait.Un grand nombre de délégués y représentaient les unions nationales des cordonniers, des tonneliers, des colporteurs de fruits, des charpentiers-menuisiers, des tailleurs de pierre et des capitaines de navires à vapeur.Le secrétaire, M.A.Lesage, présenta au Conseil un rapport concernant les griefs des ouvriers de l’incinération contre l’administration de ce département.D’après ce rapport, on forcerait ces ouvriers à fournir des heures supplémentaires de travail assez longues, sans les rémunérer.Après une discussion animée, à laquelle ont pris part MM.E.Gibault, R.Renaud, 1) .Verdon, A.Lesage et autres, la résolution suivante a été adoptée, à l’unanimité: “Que ce Conseil ayant appris que l’on forçait les ouvriers à travailler, sans rémunération, dans le département de l’incinération, proteste énergiquement contre une injustice aussi criante; regrette que de pareils pro-j cédés soient employés dans une administration publique ,et demande aux commissaires de faire cesser un abus aussi criant.” Copie de cette résolution sera envoyée au bureau des commissaires et au conseil de ville.Un autre rapport fut présenté par M.E.Gibault, sur les conditions de | travail et sur les salaires payés actuellement aux jeunes filles dans les magasins.Ce rapport établit que la plupart des jeunes filles, même les plus instruites, n'ont pas un salaire supérieur à $5 par semaine.Nombreuses sont celles qui ne sont payées qu’à raison de $3 et $4 par semaine.M.Gibeault représente cet état de choses comme étant des plus déplorables, à tout point de vue.M.D.Verdon, le président, exposa ensuite que les commis de magasin, qui sont en général des hommes instruits et d’expérience ont aussi un salaire de famine.Pour remédier à ce mal qui grandit tous les jours, à mesure que le coût de la vie augmente davantage, M.Verdon ne voit qu’un moyen: c’est l’organisation.Le Conseil accepte la suggestion d’offrir son aide aux plaignants, pour les organiser en vue d’une action commune de défense et de protection.MM.A.Labelle et R.Renaud, capitaines de navires à vapeur, font rapport d’un beau travail de propagande qu’ils ont accompli, à Sorel, et dans divers autres ports .Le Conseil leur vote des félicitations ainsi qu’une indemnité pour continuer leur travail.Le president/ annonce la formation d’une nouvelle organisation de cordonniers, qui sera affiliée au Conseil National, et dont les délégués siégeront à la prochaine assemblée.CONDOLEANCES ET REGRETS L’Union des Charpentiers de navires de Montréal vient de faire une perte douloureuse, par la mort de M.J.Aubin, qui était membre de cette union, depuis plus de quinze ans.A la dernière assemblée, au Temple du Travail, il a été voté à l’unanimité une résolution de vifs regrets et de condoléances à la famille éprouvée, et décidé que copie de cette résolution serait communiquée à la famille st aux journaux pour publication.L’union a aussi décidé à l’unanimité de faire célébrer une messe chantée pour le repos de Tâme du regretté confrère disparu.A cette cérémonie dont la date n’est pas encore fixée, assisteront tous les membres de l’union qui seront disponibles.NOUVELLE ORGANISATION Une nouvelle association s’organise parmi les nombreux ouvriers des manufactures de chaussures.Déjà, pas moins de cent-cinquante adhérents se sont fait inscrire.Cette organisation sera connue, sous le nom de l’Alliance Nationale des travailleurs du cuir du Canada”.Elle comprendra tous les ouvriers qui appartiennent à une branche quelconque de l’industrie du cuir, depuis les corroyeurs et tanneurs jusqu’aux selliers et aux cordonniers.Elle enrôle aussi les jeunes filles.Son bureau exécutif sera à Montréal; ses directeurs seront tous des Canadiens, et sa juridiction ne s’étendra pas au-delà des limites du Canada.Cette association tiendra une as-[ semblée, demain soir, à la salle Cha-[ gnon, coin Panet et Ontario.Toutes informations au sujet de ce syndicat I national peuvent être demandées à M.: Georges Laurier, secrétaire général, | : 119 rue Delorimier, Montréal.I VERS LA RECONCILIATION Le malentendu qui existe depuis deux ans, entre les deux conseils na-! tionaux de Québec serait-il à la veü-1 le d’être enfin dissipé?Sur la propo-! sition de l’assemblée Papineau, une I délégation ouvrière composée de re-prés.ntants des principales unions ! nationales de Québec, s’est présentée mardi soir, devant le Conseil Central, et a demandé, au nom des ouvriers organisés, que la paix se fit entre ce conseil et le Conseil Central national de district.Sans prendre immédiatement de décision à ce sujet, les membres du Conseil national se sont dits animés des intentions les plus pacifiques, et prêts à rencontrer les membres de l’autre conseil pour discuter de la situation.Une nouvelle entrevue aura lieu la semaine prochaine et tout fait espérer que l’on arrivera à s’entendre.C’est le voeu de tout le monde.REUNIONS POUR CE SOIR: Sème jeudi du mois.AU TEMPLE DU TRAVAIL: Les cinemas TRENTE-QUATRE ETA BLISSE-MENTS SONT POURSUIVIS POUR INFRACTION AUX REGLEMENTS.Conseil des Métiers et du Travail A LA SALLE DIONNE: Union des cordonniers finisseurs.-1- Le chef Campeau a intenté des pour-«uitos contre les propriétaires de.34 salles de vues animées.Il appert que dans ces salles on admet couramment des enfants au-dessous de quinze ans.Ceux-ci assistent seuls aux représentations.Or, un règlement défend aux propriétaires de salles de vues animées d’admettre des enfants au-dessous de 15 ans à moins que ceux-ci ne soient accompagnés de leurs parents ou d’un gardien.Dans certains cas, le chef Campeau a du intenter deux ou trois actions contre une même salle, les infractions aux réglements ayant été commises en différents temps.Le commerce des ÀRtiîle: “LES CHRONIQUES” de Leon Lorrain Se vend 2.1 sous.Joli volume, couver;urc illustrée en deux couleurs.Expédié franco contre envoi j de 27 cents au Devoir.Faits ¦ Montréal MEURTRE EVITE.La prompte intervention de l’agent Parent, du poste No 5, a évité un drame hier soir.Quatre Italiens se prirent de querelle au coin des rues Craig et Saint-Georges.L’un d’eux sortit un couteau et allait en frapper un de tes compatriotes, quand l’arrivée opportune du constable Parent empêcha probablement un crime.Les quatre hommes furent conduits au poste; ils donnèrent leurs noms: Joseph Barga-tino, Simon Gazziana, Rusa Anatonia et Cabina Frank.NOMINATION DANS LA POLICE Les commissaires ont ratifié les nominations suivantes dans le Département de la police.Le lieutenant David Turner du poste No 13 depuis quelques mois, est promu capitaine en remplacement du capitaine Brophy décédé.Le lieutenant G.N.E.Henrichon, est promu capitaine du poste No 24, dont il est en charge depuis quelque temps déjà.Le sergent Peter Cochrane est promu lieutenant à la place du lieutenant Turner promu.M.Ranger, opérateur du système de patrouille depuis 8 ans, est nommé secrétaire du Bureau de la Sûreté en remplacement de M.Burns.UNE VIEILLE NOUVELLE La “Gazette” d’hier ayant parlé de la destruction de la “Dominion Corset Company" à la suite d’un incendie qui aurait éclaté dans un cinématographe voisin, construit tout en bois, M.A.Chaussé ,directeur de la construction, a téléphoné à l’agent de la compagnie qui lui a répondu que l’incendie avait bien eu lieu, mais à Québec, il y a deux ans.UNE MISE EN DEMEURE.Dix ingénieurs-arpenteurs du service des travaux municipaux ont écrit aux commissaires qu’ils quitteront le service de la ville, si leur traitement de $900 n’est pas porté à $1,200.Us ont reçu hier leur traitement de la première quinzaine de février sur ce taux de $900 par année, mais c’est le dernier qu’ils accepteront.LA VARIOLE.Il y a plusieurs nouveaux cas de variole, mais on ne dit pas combien, les ordres donnés par les commissaires à ce sujet restant toujours en vigueur.’ M.LAVERGNE ET LA “PATRIE” Le fait que M.Lavergne peut avoir ou non attaqué violemment ses adversaires dans la campagne d’Hochelaga, ne peut être un argument contré la poursuite de $10,000 qu’il a intentée à la “Patrie”, pour libelle.Tel est le jugement préliminaire du juge Beau-din sur une inscription en droit dans l’affaire Lavergne-“La Patrie”.QUI EST-IL?L’inconnu qui a été tué par un convoi en voulant traverser la voie ferrée rue Wellington, n’a pas encore été identifié.Il est de taille moyenne et parait avoir 25 ans.UN DERAILLEMENT Hier après-midi, à deux heures, à quelques milles de Mégantic, quatre convois d’un train de marchandises ont déraillés emportant un poteau de télégraphe.Les rails ont été déblayés en peu de temps.CE QUTSAAC VENDAIT.Le recorder Weir a condamné Isaac Tayl à $50 d’amende pour avoir vendu du vin au verre.CHEZ LES ELECTRICIENS La Montreal Electrical Society se réunira ce soir au Café Edimbourgh.M.Macdonald fera une conférence sur “La théorie et la pratique des rayons X.LA “TOURAINE” La “Touraine” de la Compagnie Générale Transatlantique sera le premier navire à faire la traversée entre le Havre et Montréal.Durant juillet et août, c’est le “Niagara” qui fera le voyage.M.James Thom, de la compagnie White Star qui a été nommé agent de marchandise par la ligne française est en ce moment en pourparlers avec les commissaires du Hâvre afin de savoir où seront amarrés les navires.MM.Génin et Trudeau de la rue Notre-Dame sont les agents de la compagnie.EN COUR D’APPEL Les jugements suivants seront rendus en Cour d’Appel, samedi le 22: Le Roi vs.Lagaeé.Migneron vs.Walker.Gabias vs Baigné.Cousins vs.Brotherhood of L.Le Roi vs.Eaves., Craig vs.Lamoureux.Désaulniers vs.la Cité de Montréal.Smith vs.Dorval.Harbec vs.Ménard.The House of Brown vs.Shearer et al.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modem Barber College, 62 Boul.Saint-Laurent, Montréal.ELEVES DEMANDES M.Edouard DesRoehes, violoniste, de retour de Liège, Belgique, prendra des élèves chez lui, au No.68 rue Saint-Jacques .Tel.Bell Main 1259.À LOUES A LOUER Trois dos plus beaux flats de l’Avenue du Parc, près de Villeneuve! 1711-1713-1715.Lumière sur trois cotés, ventilation parfaite.Logements de neuf et dix pièces.S’adresser à R.Gohier &.Fils, 50 Boulevard St - Laurent, Montréal.Tél.Main 2176, Rés.Est 964.A LOUER 240 Ave.Fairmount, Sème étage, 8 chambres.Fournaise à l’eau chaude, b.et w.c., gaz et électricité, 330 par mois.S’adresiter 232 Ave.Fairmount.A LOUER A la Pointe de la Rivière-du-Loup, villa à louer pour la saison d’été, meublée, éclairée à l’électricité, six chambres à coucher, salle à manger, boudoir, living-room, w.c.et lavabo à l’étage supérieur, grandes verandahs, près de la grève, très confortable, occupée plusieurs années par M.le sénateur Shehyn.Pour renseignements supplémentaires, s’adresser à G.P., le “Devoir", Montréal.CHAMBRE A LOUER Berri 1186, près l’église Saint-Sacrement, chambre garnie.Bains, gaz.électricité, piano, pas d’enfant.Téléphone Saint-Louis 319.A VENDRE A VENDRE A vendre, maisons meublées pour louer des chambres, rue Berri, 17 appartement.Prix: $850; conditions: $400 comptant.Autre, rue Saint-Hubert^ 8 appartements.Prix, $400.Aussi épiceries, magasins de cigares, etc.S’adresser: Jean Castelli, 117 Sainte-Catherine, en face “La Patrie”.FORGE Belle forge à vendre ou à louer immédiatement, excellents clients.S’adresser à Dame Veuve R.A.Quesnel, Chéneville, P.Q.MAGASINS A LOUER Un magasin neuf, améliorations modernes, coin Defleurimont et Saint-André, avec cave cimentée.Très bien situé pour pharmacie.Un autre petit magasin au même endroit, convenable pour barbier ou petit commerce.Deux magnifiques logements finis de première classe 5 et 6 pièces, cave cimentée.S’adresser à 2187 Saint-André.PROPRIETES A VENDRE Quatre propriétés et 12 terrains, à Notre-Dame des Victoires, près rue Sherbrooke.Bon marché.S’adresser: J.P.Thériault, 1810 Sainte-CatherF ne-Est.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Harrison A.Demers .Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.AVIS.— Avez-vous Deeoln d’argent sur hypothèque, gros et petits montants.Adressez-vous à Ths.Touzin, notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 705L Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514.GAZELIERS 1 branche, 2 branches, $1.00; 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EBEC, district, de Montreal, (tour de Circuit.No 17373.G.M- Met.ouu, vs C.(t.Lacroix.Le premier jour de mars 1913, à dix heu res de 1 avant-midi, à la place d’affaires du Franco Belgium Investment t (î., room, 61)2, 'transportation Building, rue St-daequcs, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en 50 Shares of the Capital Stock of the said company.Conditions; Argent comptant, REAL ROBILLARD, H.O.S.Montréal, 20 février 1913 Carrosses d’automobiles pour convenir à tout style de châssis.Capotes-baldaquins.— Vieilles capotes recouvertes.Cou-vre-capote, râteliers à bagages, porte-pneu.Automobiles peintes à neuf et toutes réparations en général.Le plus grand garage du Canada.THE LEDOUX CARRIAGE CO., LIMITED MONTREAL OXYGENE Chimiquement Par pour Usage Médicinal, Pneumonie, Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyxiques.Compagnie d’Oxygène du Canada, 2, Square Dufferin.Dépôt: Pharmacie Laurence, coin des 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L.L.D., C.R., Camilla Tessier, L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêta sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Grandbois, L.L.B, -— Notai» — 62 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 767S RESIDENCE.1604 rue Salnt-Deni» Tél.Saint-Louis 4786 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Tél.Saint-Louis 5194.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentista.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARCHITECTES RENE CHARBONNEAU, (diplôn de l’A.A.P.Q.).Architecte et Evalu; teur, 15 rue Saint-Jacques, Montrée Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.C Architecte, 271 rue Saint-Denis.T: Est 887.Professeur de dessin et d’a chitecture, Conseil des Arts et Man fa et u r pc.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS Dp gasps deaubïen Ingénieur-Conseil,.28 Royal Ins rance.Place d’Armes, Montréal.T' Main 8240.IIURTUBISE & HURTUBISE, In-gemeurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint» Jacques, Mor*-é,ri.Tél.M.7618.SURVF.YER & FRÎG0N INGENIEURS CONSEILS Expertises, levés rie Finns, Estimations Projets Rapports Tcchnirincs et Financiers ADRESSE : 66 BEAVER HALL HIL1 Telephone Uptown :;B08, MONTRE CARTES D AFFAIRES Acim.i.K nAvin Entrepreneur électricien , 260 rua ’aint-Pai\t.Tel.Bell, Main 929.Rési-lence, Tel.Est 2782.RODOLPHE REDARD Expert-comptable et auditeur.Sy tématiste consultant.Administrate! do successions.Téléphone Bell, Ma 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fra rois-Xavier, Montréal, PROVINCE DK QUEBEC, district do ; Montréal.Cour de Circuit, Nu 19158, I be l‘cderal Lumber (V)., demauderes-|se; vs.A.l’nquin, défendeur.Le 1er jour de murs 1913, à dix heures do l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 3278 rue I,étang, eu la eito de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens-et rffels du dit defendeur, saisis eu cetto couse, consistant en piano, meubles de ménage.Conditions: \rgent comptant.F.W.TH KM ENS, ll.C.S.Montréal, 19 février 1913.14 VOL.IV._ Xo.ta #LE DEVOIR, MONTREAL, JEl'DI, 20 FEVRIER 1913 3 Mme Pankhurst en assume la responsabilité LA FAMEUSE SUFFRAGETTE NE BLAME AUCUNEMENT SES SOEURS D’EMPLOYER LA NI-TRO-GLYCEKINE DANS LE BUT DE CONVAINCRE LE PARLEMENT DE LA NECESSITE DU SUFFRAGE FEMININ.—LE DYNAMITAGE DE LA MAISON DE LLOYD GEORGE.Londres, 20 — Les suffragettes deviennent de plus en plus dangereuses.Hier matin, elles ont fait sauter partiellement la residence de campagne de M.Lloyd George, chancelier de l’Echiquier.Mme Emmeline Pankhurst, dans un discours qu’elle a prononcé à Cardiff, a déclaré qu’elle prenait toute la respon-saiblité de l’affaire.Mme Flora Drummond, qui commande à cette horde d’hystériques, a dit que le “coup” avait été mené de main de maître et qu’il faisait honneur aux femmes.S’il est vrai que ce sont les sui-fragettes qui ont commis le forfait — d’aucuns prétendent que ce ne sont pas elles — ces dames se sont rendues coupables d’une autre sottise ,c»r il appert que la propriété en question n’appartient pas encore à Lloyd George, mais qu’il devait l’occuper au printemps seulement.La maison appartiendrait, par conséquent, à sir George Riddell, propriétaire d’un journal.Il la fit construire au coût de $10,000.L’explosion se produisit à 6 heures du matin.Heureusement, il n’y avait personne dans la maison.On ne peut pas dire au juste qui est coupable.Les suffragettes réclament en leur faveur.Mme Pankhurst a déclaré que si on l’envoyait en prison, elle se laisserait mourir de faim.-*.- Renouvellement des permis LE CONSEIL MUNICIPAL DE MAISONNEUVE .ACCORDE CEUX DE L’AN DERNIER ET REFUSE D’EN RENOUVELER DEUX SUPPRIMES IL Y A UN AN.Le conseil municipal de Maisonneuve s’est occupé du renouvellement des permis d’hôtel, hier soir.Il a accordé les permis existant l’an uernier et a refusé d’en renouveler deux supprimées il y a un an.Les requérants étaient M.I).Benoit et M.F.Pelletier.On a aussi refusé à M.Villami un permis pour l’établissement d’une fabrique de vins et liqueurs.Les épiciers dont les noms suivent ont obtenu leurs permis: J.Normandeau, J.Nicolockoco, J.D.Martineau, J.Dubois, J.A.Richard, L.Montplaisir, J.II.Langevin, A.Clermont, C.Allard, P.Lizotte, F.A.Saint-Amour, S.Picard, J.Morin, P.G.Guay, ,t.O.Maranda, D.Rochon, A.Payette, J.Larochélle, W.Bourassa, L.A.Désautels, A.Blain, A.Pigeon, J.Ethier, Jos.Blain, J.NT.Ouellette, M.Villeneuve, H .Ricard.Les charpentiers travaillant pour le compte de la ville ont fait la demande d’une augmentation de salaire; le surintendant des travaux a été chargé de faire rapport au Conseil sur cette réclamation.Les éche-vins_ sont décidés à augmenter les salaires des ouvriers qui le mri-tent.Le vote sur la question du referendum sur la qualification foncière ne fonctionne pas.Le nombre des voleurs est pour le moment très restreint, à peine atteint-il deux cents sur environ 5000 électeurs.Le conseil s’est ajourné à mercredi prochain.-F- Le duc di Campobelio accusé d'escroquerie LE NEVEU DU CARDINAL RAM-POLLA AURAIT VOLE $5,000 A DEUX DE SES COMPATRIOTES Rome, 20.— L’enquètc que l’on fait actuellement dans le cas du duc di Campobelio, neveu du cardinal Rampolla, qui a forgé dernièrement la signature de son oncle, pour se procurer de l’argent, démontre que ce faux a été fait au détriment de deux frères.Ces derniers venaient d’Amérique où ils avaient réussi à faire fortune quand le duc parvint par cet acte de faussaire, à leur enlever $5,000.Le procès du duc di Campobelio aura lieu en avril.11 promet de grandes sensations au public; car nombre de personnes se trouvent inculpées dans cette affaire.On prétend que l’avocat du duc vu maintenir l’irresponsabilité de son client, duc à une certaine faiblesse mentale.-F- Spécial pour Empress A l’occasion du départ du S, M.R, Empress of Britain, dn Saint-Jean, N.B., vendredi, le 21 février, un train spécial pour le paquebot, comprenant char à bagages, wagons de première classe, wagons-salons et wagons-lits modèles, partira de Montréal, gare de la rue Windsor, à.11.00 p.tn., jeudi, le 20 Février, et se rendra directement mix abords du paquebot à Saint-Jean Ouest, N.B.r.-F- Le 400ième anniversaire du premier diocèse catholique du nouveau-monde San Juan, Porto-Rico, 19.— Le cardinal Farley, de New-York, et l’archevêque J.H.Blenk, de la Nouvelle-Orléans, accompagnés de plusieurs autres prélats, sont arrivés en cette ville, aujourd’hui.Ils participeront à la célébration du quatre-centième anniversaire de l’établissement de l’Eglise catholique dans l’île de Porto-Rico, qui fut le premier diocèse catholique du Nouveau-Monde.Les visiteurs ont été reçus par Mgr Jones de Porto-Rico et une foule en-tjiousiaat*- Les fermes expérimentales LE RAPPORT POUR L’ANNEE TERMINEE LE 31 MARS 1912 VIENT D’ETRE PUBLIE.Le rapport des Fermes Expérimentales pour l’année terminée le 31 mars 1912 vient d’être publié.Les premières 230 pages sont consacrées aux rapports de lu ferme centrale d’Ottawa, les autres 216 pages le sont aux dix succursales des provinces.M.Grisdale donne des détails intéressants sur les fermes de Fort Williams, dans l’Alberta, de Salmon Arm et de Kamloops, Colombie Britannique, de Brendon, d’Indian Head, Ros-thern, Scott, Lacombe et Lethbridge.Il parle aussi des expériences d’élevage faites à la ferme centrale.Les troupeaux de vaches laitières ont produit du beurre au coût de 11.4 sous à 24.4 sous la livre et les vaches ont donné des profits de $13.50 à $98.60.L’horticulteur fédéral, M.W.T.Macoun, donne des détails sur la culture des fruits, des légumes et des plantes d’ornement, ainsi que sur la culture des tomates.M.Chas.E.Saunders annonce un nouveau blé qui donnera de beaux résultats dans les champs de l’Extrême-Nord.Le botaniste fédéral, M.H.T.Gussow dit qu’on a dû défendre .la vente des pommes de terre importées d’Europe pour l’ensemencement, à cause du danger qu’il y a d’introduire au Canada deux maladies de la pomme.-?- Le tarif américain sur les importations Washinton, 20.— Reniant les promesses faites par ceux de leur propre parti concernant la réduction du tarif, des centaines de manufacturiers démocrates ont commencé à approcher leurs représentants au Congrès hier et à faire auprès d’eux des instances pour qu’il ne change rien au tarif de douane actuel sur les importations.Il est évident que toute une cam-gne de propagande a été organisée puisque des dépêches de protestation sont envoyées non seulement par les manufacturiers mais encore par les fermiers de l’ouest et par tous ceux qui habitent sur les frontières du Canada.Le président du comité du tarif, M.Underwood a déclaré que ces attaques n’étaient pas du tout inattendues, et que les démocrates feront tout ce qu’il faut, sous la direction du président élu, pour tenir leurs promesses.-*- La marque Keystone LES COMMISSAIRES, SUR LA RECOMMANDATION DU CHEF TREMBLAY ET DE M.STANTON, ACHETENT LE BOYAU A INCENDIE LE PLUS CHER.Dans un rapport soumis aux eom-missaires, le chef Tremblay recommande d’acheter 20,000 pieds de boyau à incendie, marque Keystone, à $1.10 le pied.La compagnie Dunlop offrait sa marchandise à $1.05 le pied, mais le bureau préfère la marque Keystone, sur la recommandation du chef et de l’acheteur général, M.Stanton La nouvelle caserne de pompiers de la rue Saint-Luc ne sera construite que l’an prochain; on relouera pour cette année la caserne No 10, rue Sainte-Catherine-Ouest.-?- Les Français au Maroc REBELLES DISPERSES Fez, Maroc, 20.— Grâce à une marche rapide, exécutée dans les montagnes au nord-est de Fez, la colonne Mazillier a dispersé une petite, bande de rebelles qui s’était reformée à l’appel du prétendant Mohamed Chergui, qu’on a dit être protégé des Espagnols.Deux tirailleurs ont été blessés.LES PILLARDS Casablanca, Maroc, 20.— On annonce de Mazagan que des dissidents de la tribu des Entifa ont pillé le marché de Souk Djemaa.Des mesures ont été prises immédiatement par l’autorité militaire, pour arrêter les progrès de l’agitation.-*- Jugement intéressant pour les courtiers d’immeubles M.le juge Charbonneau a rendu un jugement qui intéressera au plus haut point les agents d’im-meubles.Un çie ces messieurs, rencontrant un jour un ami dans la rue, lui demanda si sa propriété était à vendre.L’autre lui répondit qu’il la vendrait pour $15,000.L’agent se mit à la recherche d’un acheteur, et la vente s’effectua directement entre le vendeur et l’acheteur.I,’agent réclama sa commission et essuya un refus catégorique; de la l’action.M.le jtie Charbonneau déclara qu’un agent d’immeubles est comme un courtier, qui quand il a rendu service, a droit à une rémunération.Il lui accorda donc les $375 auxquelles il avait droit.Ce qui est particulièrement intéressant dans cette cause, c’est que toute la preuve est verbale.On n’avait i>as le moindre petit écrit à produire.-è- Les contrats verbaux entre patrons et employés M ,1e recorder Geoffrion a rendu jugement hier dans l’affaire Smith-Keile, accordant au plaignant le plein montant de sa réclamation contre le défendeur.Stnilh était à l’emploi de M.Kel-le, en qualité de tailleur.Il s’était engagé verbalement, ù $20 par semaine.Le contrat verbal ne disait pas quand l’engagement de Smith se> terminerait.A l’époque des achats, Kollo avertit Smith que la semaine suivant cet avertissement il n’y aurait plus d’ouvrage ni de salaire.Smith poursuivit son patron en réclamation de celle semaine de salaire.La défense prétendit que cette manière d’agir était coutumière chez tous les manufacturiers en confection.Dans son jugement,, M.Geoffrinn déclara que la coutume ne peut prévaloir contre un texte de loi qui dit clairement qu’un rouirai verbal ne se peut terminer avant huit jours d’avis quand l’employé est payé à la semaine.En-conséqueiice, il condamna Kellc û payer les $20 dues à Smith pour la semaine d’avis qu’il aurait fallu lui donner pour rester d’accord avec la loi.Kilo devra en outre payer les frais.A la mémoire de Scott AUSTEN CHAMBERLAIN PROPOSE DE CONFIER L’EXECUTION DU MONUMENT A MME SCOTT QUI EST UN SCULPTEUR DISTINGUE.^Service particulier) Londres 19.— M.Austen Chamberlain a envoyé au fonds du Lord-Maire dix guinées pour le monument au capitaine Scott et ses compagnons.II exprime l’espoir qu’on érigera un monument à Saint-Paul, et propose d’en confier le dessin et l’exécution à Mme Scott qui est un sculpteur de distinction, plus connue comme tel sous le nom de Kathleen Bruce.Mme Scott a étudié avec Auguste Bodin et a exposé à l’Académie Royale et au Salon de Paris.Elle a fait le monument du C.S.Rolls, l’aviateur, qui se trouve sur la plage, à Douvres.On lui doit aussi la médaille présentée à l’amiral Peary par la Société Royale de Géographie, après sa découverte du Pôle Nord.L’“Imperial Tobacco Company of Great Britain and Ireland” a envoyé mille guinées pour venir en aide aux familles de Scott et de ses compagnons.M.G.M.Barrie, parrain du fils de Scott, Peter, écrit aux journaux en faveur du fonds Scott.Il croit que, tant que le gouvernement n’aura pas payé les frais de l’expédition qui sont de 112,000, les souscriptions particulières languiront.-4- Un tailleur gagne son point LA COUR ACCORDE DES DOMMAGES A DAVE GOLD QUI AVAIT ETE CONGEDIE, POUR AVOIR COMMIS UNE ERREUR DE COUPE.Dave Gold, tailleur, à l’emploi de J.Elkin Co., s’était trompé en coupant use pièce d’étoffe de la nuance dite numéro un, au lieu de couper celle du numéro quatre.Ses patrons l’avaient immédiatement congédié.Gold les poursuivit en leur réclamant $22.90, douze pour salaire et le reste pour dommages.La preuve démontra que ces pièces d’étoffe n’étaient pourvues d’aucune aorte d’étiquette indiquant à quelle nuance elles appartenaient; que dans le doute, Gold s’était adressé à un contre-maître de quinze ans d’expérience et qu’il avait suivi ses avis.La faute ne pouvait donc lui être imputée.En conséquence son renvoi n’était motivé par aucune bonne raison.Les défendeurs paieront le plein montant de la réclamation, plus les frais.-*- Les Zouaves de Montréal ILS DONNERONT LEUR TROISIF ME EUCHRE LE 27 FEVRIEI PROCHAIN.Les Zouaves Pontificaux de Montréal donneront leur Sème grand euchre jeudi, le 27 février prochain, à l’asile Saint-Vincent de Paul, 11(1 rue Visitation.La fête sera sous le patronage du R.P.G.Villeneuve, O.M.I., et obtiendra sans doute un grand succès.Plus de 125 prix seront donnés.Un orchestre dirigé par le' sergent Côté fera entendre de la belle musique.Il y aura de plus concours do popularité entre Mlle.E.Léger, 1047 Van Horne, Outremont, et Mlle H.Huneault, 814 Des Erables.Les billets, dont le nombre est limité, sont en vente à 50 sous, chez Mmes J.D.Codrville, 334 Wolfe, et TfBleau, 322a Aylwin, et chez Mlles L.Harel, 263 Fûllum, et E.Giroux, 23 Marquette.La partie de euchre commencera à 9 heures.-4- * L'aviateur Hamilton fait une chute grave h^jer près de Fort Green, Fia.Jacksonville, Fia., 20.— En faisant une envolée au sud de la plage de Pablo, après avoir parcouru une quinzaine de milles sur sa machine, l’aviateur Charles K.Hamilton a fait hier une chute près de Fort Green où il se dirigeait.Après avoir plané qutlques secondes durant, l’aéroplane capota puis soudain commença une descente vertigineuse et vint s’abattre avec fracas sur le sable de la rive.Une automobile, montée par M.Claude Nolan et son fils, qui suivaient l’avion, vint en toute hâte au secours du malheureux aviateur et le transporta à Jackson-ville-Sud.Ce n’est qu’au bout d’une heure que M.C.K.Hamilton reprit connaissance.Ses premiers mots, en se voyant entouré de ses amis fut de dire à M.Nolan avec un staïcisme souvent fréquent chez les sportsmen : “Pour l’amour du ciel, Doe, passe moi une cigarette.” L’état de M.Hamilton, quoique assez sérieux, laisse cependant espérer à ses médecins un prompt ret au r à la santé.-F- Le docteur Friedmaf en route pour l’Amérique Plymouth, Angleterre, 20.— Le Dr Freedrich Freedmann qui prêteud avoir découvert un serum contre la tuberculose a démontré dans une interview â bord du Kronprinzeesin Cecils en route paur l’Amérique,toute l’importance et la valeur de son remède.“La première chose, dit-il, que je ferai, en arrivant aux Etats-Unis, sera de traiter des cas de tuberculose visibles, en présence de médecins américains.J'accomplirai ainsi le double objet de les instruire H de leur prouver l’efficacité de l’emploi de germes vivants.Par tuberculose visible, je signifie, par exemple, les excroissances de chair dans le genou, qui sont visibles à l’oeil nu.Je serai très satisfait si les médecins des institutions importantes des Etats-Unis veulent bien me fournir l’occasion do traiter de tels cas.” -F- Un nouveau geste de vandalisme des suffragettes \ (Service particulier) Londres, 20.— Un groupe de suffragettes, durant une visite au nouveau jardin botanique de la capitale, ont mis le feu.ce mutin, au pavillon des rafraîchissements.Les manücst.'intcs ont été arrêtées.I_|| !!¦ ~ ~l Tr rn êf.W I : C’est le 9.iBBl'yr'r'; Contentez le ftoûtdee enfants quand Us demandent des bonbon e en leur donnant la nouvelle friandise.Les meilleure magasine le vendent.} Préparé si facilement—savouré si complètement,— vous devriez sûrement en servir plus souvent.Quand le Cacao Fry est convenablement préparé, c’est le breuvage le plus délicieux que vous puissiez offrir.Rappelez-vous Rien N’est Egal Au FRY Le commerce est approvisionné par J.S.FRY & SONS, Limited 27 St Sacraneot St., Montreal, Que.3SF •ü) COURTES DÉPÊCHES LE NOUVEAU GOUVERNEUR DE TERRENEUVE.Saint-Jean, 19.— Le nouveau gouverneur de Terreneuve^ Walter Edward Davidson èt Madame Davidson sont arrivés à bord du “Bruce”, avec Henry Davenport, secrétaire particulier.L’AMBRE GRIS Christ-Church, N.-Z., 19.— Le baleinier “Norvogia” qui est arrivé ici hier, a retiré des baleines qu’il a capturées près d’une demi- tonne d’ambre gris ce qui brise, croit-on, tous les records.Cette quantité d’ambre gris vaut, croit-on $300,000.TUE PAR ACCIDENT Cornwall.Ont., 19.— Herbert Wright, âgé de 20 ans, fils de .W.Wright de-Mille Roches, a été accidentellement tué lundi, par la décharge d’un fusil.Herbert était allé travailler avec son jeune frère dans une ferme appartenant à John Banson.Au dîner, Arthur ne trouvant pas son frère crut qu'il était allé chasser.Vers trois heures, leur chien accourut tout excité, et Arthur après l’avoir suivi découvrit son frère couché dans la neige.Il avait essayé de traverser une clôture lorsque la détente de son fusil s’accrocha et fit partir le coup qui tua le jeune homme.LES JESUITES EN ALLEMAGNE Berlin, 20.— Le Reichstag a, aujourd’hui, adopté la mesure abrogeant la loi contre les Jésuites.Les cléricaux, les socialistes et trois radicaux ont composé la majorité.On croit que le Bundesrat n’approuvera pas l’action du Reichstag.LA SOUSCRIPTION DU ROI Londres, 19.— Aujourd’hui, le roi Georges a souscrit $1,000 au fonds de secours prélevé pour accomplir la requête ultime de l’infortuné capitaine Robert F.Scott, qui jîérit au pôle Sud avec quatre de ses compagnons.Les montants souscrits forment maintenant un total de $100,000.L’AUSTRALIE HONORERA SCOTT Londres, 20.— Une dépêcfie de Melbourne au “Standard” annonce que le premier ministre Fisher, auquel se sont joints nombre de ministres, a décidé de donner sa contribution au fonds de secours institué pour venir en aide aux parents des victimes du pôle Sud.FUSION DE SECTES Londres, 20.— Une dépêche de Wellington annonce que l’union des caps Wesleyens et Méthodistes a été acceptée à l’unanimité en Nouvelle-Zélande.Les signatures données à cet acquiescement ont été reéueillies par lord Liverpool, le gouverneur et le premier ministre, en la présence de 3,000 personnes.DEUX GARÇONNETS SE NOIENT Moosup, Conn., 20.— Tandis qu’ils patinaient sur la mince couche de glace de la rivière Moosup, cet après-midi, Louis et Samuel Robitaille, deux frères âgés respectivement de quatre et cinq ans, se sont noyés.On a retrouvé le corps du jeune Samuel.LES ESPAGNOLS AU MAROC.Madrid, 20.— Une dépêche officielle reçue aujourd’hui, annonce qhe le général Alfan, commissaire rési- dant de la zone espagnole au Maroc,: a occupé Petuan sans essuyer trop d’opposition.LA LUTTE CONTRE LES CHEVA- LIERSi DE COLOMB.Philadelphie, 20.— Un chevalier de Colomb a fait arrêter deux hommes qu’il accuse d’avoir fait imprimer et circuler, pendant la dernière campagne présidentielle, une nouvelle allant à dire que les membres des Chevaliers de Colomb étaient obligés de faire serment de se montrer hostiles aux institutions américaines.Les accusés sont Charles Megonegal et Clarence H.Stage.INCENDIE A TOKIO Tokio, 20.— Un incendie considérable s’est déclaré hier dans le centre de notre ville et a détruit un millier de maisons.Plusieurs temples ont aussi été rasés de même qu’un bon-nombre d’écoles.Le feu a fait rage pendant cinq heures, et les soldats réguliers durent prêter main-forte aux pompiers.REMERCIEMENTS DE LA LIGUE NAVALE.Londres, 20.— La Ligue Navale s’est réunie hier.Elle a adopté une résolution félicitaqt le gouvernement canadien et les Etats malais de vouloir bien contribuer à la défense de l’Empire.La Ligue regrette que l’Amirauté ne remplisse pas son engagement de maintenir une marge de supériorité navale dépassant de 60 pour cent la marine allemande .La ligue est d’avis que l’Angleterre devrait construire six vaisseaux cette année, sans compter ceux qui lui sont donnés par les dominions.UN MEURTRE A HAMILTQN Hamilton, Ont., 20.— La police a découvert hier, dans le hangar attenant à la maison située 296 avenue Ferguson, le corps d’un nommé Lin-kiewitz à demi décapité.Dans la maison, où pensionnait Linkiewitz, Mme Boyho gisait sur le lit, une blessure à la tête, à côté d’elle reposait son mari qui a été conduit au poste.Le plancher était couvert de taches de sang, et le crime semble avoir été commis au moyen d’une hache.Le magistrat Jelfs a reçu le témoignage de la femme Boyho.D’après elle, Linkiewitz est venu dans sa chambre et la frappa avec une hache.Son mari accourut à son secours et enlevant la hache des mains de Linkiewitz, il le tua.Le'mari a confirmé ce témoignage.TRAITE FRANCO-AMERICAIN Washington, 20.— Le sénat a, aujourd’hui ratifié un traité supplémentaire avec la France qui retarde jusqu’en 1918 l’expiration du présent traité de cette nation avec les Etats-Unis.Un’ traité général avec les nations étrangères mettant en force certains règlements sanitaires concernant la préservation contre les maladies épidémiques, a aussi été ratifié.-4- A Outremont La ville d’Outrcmont veut faire cet été l’arrosage de toutes ses rues et comme la partie haute du territoire ne peut pas voir souvent le tombe-reau-arrosiirr ordinaire, le conseil a décidé d’acheter un arrosoir automobile.Le secrétaire-trésorier a fait rapport que certains contribuables n’ont pus payé leurs taxes depuis 1909.Le conseil poursuivra pour recouvrer ces sommes.LES LOYERS sont TROP CHERS ! Venez nous voir et nous vous fournirons les moyens de vous bâtir.Il ne vous en coûtera pas plus que ce que vous payez actuellement à votre propriétaire.La Caisse Hypothécaire Limitée Phone Main 2175 CHAMBRE 307,103 ST-FR.-XAVIER CADRES & MIROIRS Ni s avons un grand assortiment de miroirs de différentes grandeurs que nous écoulerons à grand sacrifice, aussi grande variété de cadres à bas prix.Une visite à : Are établissement vous en convoin-cra.LA CIE WISINTAINER Manufacturiers ! 58 BOULVD.ST-LAURENT r -PLUS DE CONSTIPATION-, Soulagement immédiat guérison certaine j PAR LES LAXATIONS / rABUtr£i\ 'ouvamam).Dépuratives BOITE D’ESSAI : 25c.GRANDE BOITE $1.00.N’OCCASIONNENT JAMAIS DE COLIQUES.En vente aux pharmacies il.E.Archamhault; Victor Archambault; Chrétien Zaugg, Godbout, MÏgneron, Dr.Leduc, Pharmacie St-Denis, Montréal; Alfred Jo-licoeur, rue St-Jean, Québec.GROS : Lyman Limited, rue St-Paul, Montréal.Découpez cette annonce.Exigez le véritable article.! i ! * : -4 PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Dans la Cour de Circuit du District de Montréal.No 169.François de Sales Alphonse Bastien, des Cité et District de Montréal ; Joseph Gédéon Horace Bergeron, de la ville de Beauharnois, District de Beauharnois ; Philémon Cousineau, de la.Ville St-Laurent, District de Montréal ; et Aquila Jasmin de la ville de Lacbine, District de Montréal, tous quatre avocats et pratiquant ensemble leur profession comme tels sous la raison sociale de “Bastien, Bergeron, Coudineau et Jasmin”, demandeurs vs.David Charles Joyal, autrefois de la ville de Lacbine, dit District et maintenant de lieux in connus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le.mois.Montréal, 17 lévrier 1913.(Par ordre) S.E.MEUNIER, Député Greffier de la dite Cour.Bastien, Bergeron, Cousineau, Laçasse et Jasmin, Procureurs du demandeur.Les femmes mariées (Service particulier) Toronto, 20.— Pendant la discussion de la nouvelle loi municipale de l’Ontario, à la législature, M.Hanna a déclaré qu’on présenterait probablement une loi donnant le droit de vote aux femmes mariées propriétaires.Banque cTHochelaga AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (214%) égal au taux de neuf pour cent (9%) par année sur le capital payé de cette institution, a été déclaré pour le trimestre finissant le v: .gt-huit février prochain et qu’il sera payable, axi Bureau-Chef de cette Banque et à ses succursales, le et après le 1er mars prochain, aux actionnaires inscrits au registre le treize février au soir.Par ordre du Conseil de Direction.F.G.LEDUC, Gérant.BANQUE DE MONTREAL AVIS est par les présentes donné qu’un DIVIDENDE DE DEUX ET DEMI POUR CENT a été (jéclaré sut le capital-actions payé de cette inst ai-tion pour le trimestre finissant le 31 janvier 1913, et qu'il sera payable au bureau de la banque, en cette ville, et à ses succursales, le et après le samedi, PREMIER JOUR DE MARS prochain, aux actionnaires inscrits au registre le 31 juillet 1913.Par ordre du bureau, H.V.MEREDITH, Gérant-général, Montréal, 21 janvier 1913. 4 f'K, LE DEVOIR, MONTREAL, JEl DI, 20 FEVRIER 1913 VOL.IV.— No.42 LA VIE SPORTIVE Les Sénateurs sont écrasés LE CANADIEN A JOUÉ UNE GRANDE PARTIE, MAIS N’A PU VAINCRE LE QUEBEC Les joueurs de la métropole se sont bien comportés, mais la chance était contre eux.— Le jeu de combinaison fut remarquable dans cette joute.— La brutalité était bannie du jeu et les arbitres eurent la tâche facile.Dans la classe “B” Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries tffe la clause “B” : M.A.A.A.Cubs RESULTAT FINAL: 4 A 2 (De notre Québec, 20.correspondant) Le Québec a vain- inagnifique par Smith.Smith de combinaison __ Hall, Malone et ie Canadien, hier soir, par un ré- ( a-, at de 4 à 2 dans une joute ardue .L‘ sf se rallièrent dans list in- î1111 e‘ ,ori surhumain qui fut couron-de succès.Laviolette mis en au- sort ne eu le bllll où les visiteurs se sont aussi c gués que leurs vainqueurs et raient mérité la victoire, si le -—;., .les avait plus favorisés.i qu tter a glace pour quelques mi- La joute fut remarquable, dans la I nu,ÊS- Be,-'ll,,8uet le .rf»!plaça, jou seconde phase particulièrement, par le jeu de combinaisons execute par les deux équipes.A ce point de vue la joule a été la plus brillante encore vue ici depuis l’entrée en vigueur du système de six hommes par club.Quatre des cinq points comptés, l’ont été à la suite, , , , de courses a deux et trois hommes1 s,,s ,l:lns k's dernK’rcs 'nmiites.Ils ant sur l'aile gauche et Lalondc | joua sur la défense.Le Canadien compta son premier point grâce aussi à un jeu de combinaison brillant de Pitre et de I).Smith.Pitre recevant la rondelle de ce dernier toucha le filet de Moran.Les visiteurs avaient eu le des- qui bouleversèrent complètement les défenses.Du commencement à la fin de la joute, le jeu fut très contesté, et seconde phase se termina avec un résultat égal: 2 à 2.Le premier point fut compté par le Québec vers la fin de la première période ajors qu’il ne restait plus que quet-qties secondes à jouer.Bien que les champions fussent plus souvent à l’offensive, les clubs combattirent à armes égales.Les visiteurs se rallièrent dans la deuxième phase et au commencement de la troisième et s’affirmèrent alors en vainqueurs.Ils ne luirent toutefois premier l’avantage des points.Les joueurs Québécois firent un nouvel effort dans les dernières minutes et comptèrent sur de belles combinaisons deux points qui leur donnèrent la victoire.Tous les joueurs ont très bien joué de part et d’autre.La mise en échec fut rude vers la fin.Laviolette fut blessé et dut se faire remplacer momentanément par Bcrlinguct.Le jeu débuta à une belle allure avec les Canadiens à l’attaque.Pitre pi ta le disque vers Moran où i! fut mis en échec.Les champions conduisirent ensuite les hostilités dans la défense des visiteurs où la mise en échec ne leur permit pas de parvenir jusqu’aux buts.La défense de l’équipe locate annula aussi plusieurs courses individuelles de Pitre, Laviolette et I).Smith.Vézina détourna plusieurs lancés avec adresse; il sauva à plusieurs reprises son club de situations périlleuses.Le jeu y gagnait de rapidité à mesure que les joueurs s’échauffaient.Les deux équipes furent en évidence alternativement et tous les joueurs trouvaient l'occasion de se signaler.Cependant les gardiens des buts faisaient si bonne besogne que rien ne parvenait à pénétrer leur filet.La période allait prendre fin aussi quand après un hors-jeu près des redoublèrent d’ardeur pendant que buts, de Vézina, il y eut un démêlé 2 i ics joueurs du Québec combattaient ! i avec ténacité pour augmenter leur ! ! avantage.Vézina sauva les visiteurs | des coups qui parvenaient jusqu’à lui.Après plusieurs tentatives.Pitre tira un de ses coups terribles alors qu’il était encore assez loin du filet et Moran fut déjoué.Le résultat était égal: 2 à 2.Le jeu continua avec furie pour ralentir quelque peu dans les dernières minutes.Les deux équipes, tour à tour à l’offensive, mirent tout eii oeuvre pour prendre l’avantage, mais la période se termina sans autre point.TROISIEME PERIODE Le Canadien débuta si résolument qu'il semblait devoir sortir vainqueur.Moran fut assiégé de coups de toutes parts et fit appel à toutes ses ressources pour échapper au péril.Les lancés pleuvaient drus quand Crawford réussit à dégager la défense et à s’échapper avec la rondelle.Les champions revinrent alons à leurs tactiques d’ensemble.Hall porta la rondelle dons la défense du Canadien où il passa à Malone et celui-ci à Smith.Près de Vézina Malone reçut de nouveau et lança adroitement, assurant l’avantage au Québec.Laviolette, Dubeau, D.Smith, continuèrent la résistence te plus éneigiquement pour les visiteurs.Plusieurs fois le filet de Moran fut en péril, malheureusement, Hall s'échappa et après une course, passa à Smith, près du filet de Vézina.Tommy logea le disque en lieu sùr une seconde fois durant cette phase, assurant dès lors la victoire au Qué-bcr.Berlinguet remplaça Pitre sur le Canadien.Les visiteurs essayèrent avec énergie de reprendre le terrain perdu.Attaque pour attaque : telle semblait être leur devise.Mais le temps s’écoula sans (pie leurs effects aient été couronnés de succès et la victoire resta aux joueurs québécois avec un résulta final de 4 à McKerry 169 163 Davidson 147 170 McIntyre 123 165 Jarvis .184 200 Ferry .173 169 126 730 792 824 Moyenne d’équipe — 469 Caledonia Ferguson 156 108 158 Gobie .175 142 Niven .• • • • • .145 176 128 Howard ., .172 137 123 Currie .146 124 Moyenne d’équipe — 434 Colonial Bleu Bean .161 159 Rice .148 153 Kelley .171 126 Aubin .172 140 O’Hara .190 167 657 842 745 Moyenne d’équipe — 449.Standard Orr .191 192 135 Dubuc .152 171 Finnic .144 150 Curran ., 155 138 Copeman .154 139 717 797 733 Moyenne d’équipe — 449.Railroad Rouge Newsan .141 182 sai- pre- en fare de ceux-ci et Malone sissant la rondelle, compta le mier point de la soirée.Québec, 1;'— Canadien, 0.SECONDE PERIODE La deuxième phase fut beaucoup plus ardue que la première et les deux équipes paraissaient fatiguer lorsque le repos sonna.Durant les premières minutes, le; jeu de Vézina sauva des coups dan-! gereux.Le jeu d’ensemble fut plus en évidence et il y eut des courses à deux et trois hommes qui furent très applaudies.Après avoir laissé aux joueurs locaux le soin d'attaquer, durant quelques minutes, le Canadien revint à la charge furieusement.Malheureusement leurs efforts échouèrent dans la défense du Québec qui jouait très effectivement.Les champions augmentèrent leur avoir après Les équipes comme suit: Québec Moran.buts .Mummery .point .! Hall.c.point.! Malone .centre .S Marks .aile droite I .Smith .aile gauche Arbitre: Russell Bowie; assistant.Dave Power; umpires, Dr Leclerc et N.Bellcau.étaient composées Canadien .Vézina .Dubeau .Laviolette Lalonde .Pitre 1).Smith SOMMAIRE Première Période 1 Québec—Malone.Deuxième Période 2—Québec—T.Smith.{ .'{ Canadien- -I).Smith.2 4—Canadien—Pitre.Deuxième Période 13.1)3 min.min.10 min.5—Québec—-Malone , .ft.ôO 1 minutes de jeu, résultat d'un jeu • 6—Québec- Smith.4 min.Mann.132 McBrearty .133 Buchanan .177 Brown.157 150 167 179 146 188 125 174 117 De- un et les 758 783 786 Moyenne d’équipe — 466 National Lapotnte.129 169 154 Brann .121 134 Girard.164 143 149 Gaudet.154 160 169 Deschamps.142 138 167 Lahaise .156 Moyenne d'équipe 710 450 744 795 POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Railroad Bleu .4 911 National 16 644 Standard .16 644 Ktrachan .16 644 Railroad Rouge .29 16 644 M.A.A.A.Cubs .25 20 556 Colonial Rouge .24 21 533 M.A.A.A.Stars .22 23 480 Beaver ., , .18 33 267 Caledonia .11 34 244 Waverley .35 222 Colonial Bleu .36 200 New-Westminster 6 ; Victoria 1 New-Westminster, C.A., 20.— Le New-Westminster a failli infliger un blanchissage au Victoria qui est venu jouer ici mardi soir.C’était la première, fois que le Victoria Venait dans cette ville.Le résultat a été de 6 à 1.Les compteurs de la N.H.A.Voici le clnSRoinent < la VILA, jusqu’à date .Les meneurs 1 oe Malone, Québec.T.Smith, Québec.I).Pitre, Canadien.H.Hyland, Wanderer.les compteurs de Hyland.O.( leghorn.Roberts.Ross.S.('leghorn.Miller.o-j là 11 to s Québec Malone.Smith.Marks.Hall.Mummery.Crawford.Xighbor.Davidson.Wilson.Cameron.Foystan.Mrfiiffin.Marshall.Mc Loan.Gunn.Pitre.Lalonde.Donald Smith.Laviolet te.Puyfin.Berlinguetle.Hrondbent.Ilarragh.Shore.Dennison.Rouan.Lake.Merrill.I .owery.West wiok.If.Smith.H.McNamara.Throop.Vnir.G.McNamara.Gaul.Corbeau.IV2 un ! :to i:’.Ligue de la Cité LFS PARTIES DE Lt \DI PRO-* BAIN SERONT LES DERNIERES DE LA SAISON.LA RENCONTRE ENTRE l.'HOCH EI.AOA ET EE CHAMPETRE SERA DES PU S CONTESTEES E'I MERITE D'ETRE Le Saint-Louis est victorieux Dimanche le 16 février avait lieu sur le patinoir de l’Institution des Sourds-Muets une très intéressante joute de hockey.Le c'ub “St-Louis”, composé d'élèves actuels se rencontrait avec le club “St François”, compose d’anciens élèves.De nombreux spectateurs furent témoins de cette joute.Quoique plus âgés et beaucoup plus pesants les joueurs du St-François furent défaits.Le St-Louis remporta une brillante victoire grâce à leurs une brillante victoire grâce à leur jeu plus rapide et plus adroit que celui de leurs adversaires.Le résultat final fut 3 à 2.La première période se termina avec un point à l'avantage du Saint-François.Durant la seconde période A.Moreau du Saint-Louis se distingua en comptant deux fois et donnant ainsi la victoire à.son club.St-Louis St-Francois Rodrigue.Buts Chamberland Hamel Points Racicot Veil’.eux Couverts Ethier Lafortune Avants Hubbard Moreau “ Durocher Beaumier < « Châles Gervais l 1 Thouin Arbitres — Jos.Gohier et V.Pro- LES JOUEURS DE DICKY BOON EURENT CONSTAMMENT L'A VANTAGE ET TRIOMPHERENT PAR 8 A 2.— LES WANDERERS SONT EGAUX AVEC LE CANADIEN POUR LA DEUXIEME PO-; SITION.Le Wanderer a défait les Ottawa I dans une.joute très peu contestée.Il a gardé l’avantage dans tout le cours de la joute.Le.jeu des lo-raux fut de tone beauté et la bru- • talité en fut bannie.Benedict ne I donnant pas satisfaction aux directeurs de la capitale il dut céder sa ! place à P.Lesutur.Ce dernier se tira assez bien de sa tâche mais maintes fois ne put éviter les coups terribles de Ross ou Hyland.PREMIERE PERIODE Ottawa s'empare descend vers les buts de Boyer.Ross écarte le danger et à son tour se dirige sur Benedict, Russel et O.Oleghorn mentent Darragh se met en évidence et brise de nombreuses passes.Ross fait une belie montée mais toujours West-mick et Shore s'objectent.Ross va donner contre la glace.Bendict évite de nombreux coups.Hyland près des buts adversaires perd une belle chance de compter.Ross reçoit un “body check’' en passant à Hyland et va donner contra la glace.Hyland ne perd pas d’occasion et compte le premier point de la soirée.Wanderer, 1 ; Ottawa, 0.Ottawa manque de précision et se fait hué par la fbule.Boyce est applaudi par la foule.Roberts avec une habileté remarquable traverse la défense des visiteurs et enregistre le deuxième point.Wanderer, 2 ; Ottawa, 0.La rondelle reste autour des buts de Benedict.Ross passe à Roberts qui compte.Wanderer, 3 ; Ottawa, 0.Lesueur remplace Benedict.Ross reçoit de Hyland et essaye de compter, Percy évite.DEUXIEME PERIODE Les hors jeu sont fréquents, sueur est applaudi.Ronan après faux lancé r«^ k le caoutchouc enregistre le premier point p(«.ir sénateurs.Wanderer, 3 ; Otlawa, 1.Les joueurs de Montréal se surpassent.Le jeu d’ensemble est admiré.Ross â maintes reprises écarte le danger.Ottawa compte sur un hors-jeu.La même chose se répète aussitôt chez les Wanderers.Shore manque.O.Cleghora s’empare et déjoue P.Lesueur.Wanderer, 4 ; Ottawa, 1.Darragh et Broadbent descendent à toute vitesse.Hyland est déjoué et Ross plus heureux que son co-êqui-pier s’empare du palet et monte.Le.sueur pousse hors de ses buts la rondelle.Le jeu n’offre aucun intérêt.TROISIEME PERIODE Lesueur se surpasse dans ses buts, évite coup sur coup.Ross enlevé à Shore, fait une descente se rit de Westwick et de Lake et lance la ron-drlle dans les filets des sénateurs.Wanderer, 5 ; Ottawa, 1.A la reprise du jeu, le caoutchQUc est envoyé derrière les huts des Ottawa, O.Clegborn placé en avant le reçoit et prend Lesueur en défaut et lance avec succès.Wanderer, G; Ottawa, 1.Shore traverse le rond évite Ross et Oleghorn et coinpte pour les sénateurs.Wanderer, 6 ; Ottawa, 2, De nombreux lancés sont manqués.O.Clegborn se rit de Shore et de Broadbent ; Lesueur sort de ses buts, Ross déjoue Shore et le gardien des buts.Wanderer, 7 ; Ottawa, 2.Hyland après une belle course passe à Roberts qui lance dans les filets.Wanderer, 8 ; Ottawa, 2.Voici quelle était la composition des équipes : • Wanderer Boyce Ross S.Cleghom O.Clegborn Hyland Roberts Arbitre : J.Brennan.Chronométreur : E.C.Pénitencier : A.E.Pilon ; C.Short ; Juge des buts rand et O’Loughliu.SOMMAIRE Première Période 1— Wanderer.Hyland.2— Wanderer.Roberts., 3— Wanderer.Roberts.Faute mineur^ : Ronan, 1 ; Joueurs remplacés : Westwick par Boradbent i Benedict par Lesueur.Deuxième Période 4— Qttawa.Ronan.5— -Wanderer.O.Clegborn.Fautes mineures : Merrü, 1 ; Faute majeure, Shore.Troisième Période 6— Wanderer.Ross.7— Wanderer.O, Gleghorn.8— Ottawa Shore.9— Wanderer.Ross .10—Wanderer.Roberta .Joueurs remplacés : Broadbent par Lowry ; Ronan pour Westwick.Faute mineure, Ross, 1.Les Tecumseh descendent en dernière place LE CLUB TORONTO A DEFAIT LES INDIENS DE NICHOLSON PAR 7 A 3 DANS UNE JOUTE PEU INTERESSANTE.— NEIGHBOR FUT L’ETOILE DE L’EQUIPE VICTORIEUSE.— AUCUNE PUNITION N’A ETE IMPOSEE.LE THE VERT (( II Toronto, 20.— Les clulîs locaux de la N.H.A., Toronto et Tecumseh en «ont venus aux prises hier soir à 1’Arena de cette ville.L’assistance était peut-être la plus maigre de la saison et la joute très j peu intéressante, le jeu d’ensemble i fit totalement défaut.Le travail des j frères McNamara fut presque nul, ce j qui désapointa énormément les partisans des Indiens.Les protégés de Bruce Ridpath furent supérieurs A leurs adversaires sur toute la ligne et n’eurent aucune difficulté à triompher.Throop fut le seul Indien qui montra un peu de forme.Du côté des vainqueurs, Neighbor fut le meilleur jc.ueur de l’équipe et compta quatre points pour son club qui triompha par 7 à 3.La partie fut exempte de brutalité et chose assez raie, aucune punition n’a été imposée.C Buts Points Couverts Ailiers Centres Ailiers Power ; Ottawa Benedict Shore Merrill Ronan Darragh Westwick assistant : L St-Père ; ; Pointeur, Dandu- 7.33 3.31 .31 1, 2.35 13.45 Ross 6.10 2.20 1.00 2.50 1.35 Toronto.1 MK.3 1 ,es t ro s parties do bock -v (le midi soir p rod min dans la ligue de la c 3 té S a 1 Ai’cim seront sans dont ' les plus belles de la saison, ot T assistance sur a |*> la plus m nnbreuse dans l’hi s to ire lo la s ligue.I.u joui * principale le la soirée sorti 3 outre los vieux ri vau > -, les Champêtre •> (A les Mo cT.elaga; la d prnièi o au pro • > gramme.vost.SOMMAIRE 1.St-Louis — T.Lafortune .2.00 2.St-François — P.Durocher .5.00 3.St-François — A.Châles .6.00 2e Période 4.St-Louis — A.Moreau .7.00 5.St-Louis — A.Moreau .10.00 Les Trois-Rivières sont déclassés (‘aimdien Ottawa Trou inseh t ne victoire pour les hommes d’Arthur t.Ruzon donnera le championnat aux fameux Hœhelaga, mais les Champêtre» sont très confiants de remporter un triomphe décisif, et les joueurs de MM.Tétreault et Blondin prati-7 (|ue;it tous les jours en vue de l’impor-à tance de cette partie.I Ji Si les Champêtres gagnent la joute,]'— i les parties nulles seront jouées le lundi suivant.La première partie de lundi sera entre tes Garnets et te St Jacques.Dans leur première partie tes Garnets ont défait les St-Jacquis par un score de 3 à ‘2.Lundi les St-Jncques espèrent prendre Fur revanche.La deuxième partie au programme sera chaudement contestée.Les Stars et 1rs Shamrocks seront l’attraction.Les Stars sont sans contredit l’un des plus forts elubs de la ligue, et leur jeu est toujours très -«.pidr.Les trois parlies seront jouées, aux heures suivantes : R è 9—-Garnets vs St-Jncques, i 9 è lit Stars s Shamrocks.10 ft It—Chany tee vs Hochelaga.¦j.) 15 11 IS là 11 ID 5 4 à 2 l 15 10 Trois Rivières, 20.Dans une joute très animée, le club Grand’Mère a triomphé des Trois Rivières par H à I.hier soir.La joute fut exempte de brutalité et nous devons félicitai- tes joueurs des deux équipes pour leur bonne tenue et pour leur manière gen tille ft se disputer la victoire.Le hockey dans le Nord L’Annonciation, 19.—Les amateurs de hockey de notre localité sont au comble die leur joie.Leur club est maintenant champion de la Northern Hockey League, et possesseur de ia coupe White, emblème du championnat.Il s’est assuré ce titre dimanche dernier en triomphant du Saint-Jovi-te par un score de 6 à 0, dans une belle partie dénuée de brutalité.Les deux clubs alignèrent leur meilleure équipe, et purent montrer la juste valeur de leur force vu le bon état de la glace et l’ihpartialité de l’arbitre Gwynne.Les équipes s’alignaient comme suit: Annonciation McGibbon Couvrette Fee Lebeau Péclet Rochon Arbitre, G.Buts Points Couverts Centres Ailiers Ailiers Gwynne.S.-Jovite Brisebois S.Lachapelle Gauthier Grace R.Lachapelle Williamson POSITION DES CLUBS Québec.Canadien .Wanderer Ottawa., Toronto .Tecumseh G 12 8 8 7 7 6 Parlies de samedi: to.F».Pour Ctro A.J.Pour 4 83 55 4 750 S (18 62 4 500 8 73 66 4 500 » fifi 61 4 438 » 87 83 4 438 10 48 77 4 375 vs.Canadien; Wi anderer vs.SALADA Croit sur le même terrain, et est préparé avec les mêmes méthodes mécaniques, modernes et propres, et avec la même surveillance du Gouvernement de Ceylan que le Thé Noir “SALADA”.C’est une couleur claire en infusion.Il ressemble comme goût et comme arôme, au Japon, Young Hyson, ou Gunpowder, mais il est bien plus délicieux et économique.Il est absolument pur, et par conséquent sain à employer.Nos raquetteurs ont paradé PLUS DE VINGT CLUBS ONT PRIS PART A LA SORTIE GENERALE D’HIER SOIR.- LA BONNE TENUE DU MONTAGNARD.- LE FRANC-RIEUR REMPORTE LE PRIX DU CHANOINE LEPA ILLEUR.Voici quel équipes : Toronto était l’alignement des Tecumseh Holmes Buts Nicholson Marshall Points H.McNamara Cameron Couverts G.McNamara McGiffin Centres Vair Neighbor Ailiers Throop Davidson Ailiers Gaul Arbitre, Lou Marsh ç assistant, E SOMMAIRE Première période 1.—Toronto.Neighbor.30 2.—Tecumeh.Gaul.2.00 3.—Toronto.Neighbor .8.00 4.—Toronto.Neighbor.6.30 Deuxième période 5.—Torontoi.Davidson.10 6.—Tecumseh.Vair.7.30 7.—Toronto.Neighbor.1.00 8.—Toronto.McGiffin.45 9.—Tecumseh.Vair.8.00 Troisième Période 10.—Toronto.Davidson.8.00 Changements : McLean pour Cameron ; Foyston pour McGiffin ; McGiffin pour Foystan ; Cameron pour McLean Wilson pour Neighbor ; Foyston pour McGiffin ; Longfellow pour Gaul ; Corbeau pour Vair.La grande parade! des raquetteurs de l’Union locale a remporté un beau succès, hier soir.La coupe pour la bonne tenue est revenue au Montagnard et le Franc-Rieur a remporté la coupe offerte par les officiers du 65ème régiment.Les clubs de TA.A.d’A.Saint-Louis et de la Peck A.A.A.A ont obtenu des mentions honorables.Les raquetteurs du Franc-Rieur ont gagné la montre offerte par le chanoine Le-pailleur pour la présence la plus nombreuse dans la parade.Ix-s clubs sui-] vants ont pris part à la sortie d’hier soir: Oercle Paroissial, Molière, Zou-Zou et Infatigable de Saint-Hyacinthe; Saint-Jacques, Boucanier, Champêtre, Indépendant, Inséparable, Tricolore, Saint-Paul, La Gaieté, Le Dollard, le Meilleur, te Canadien de Saint-Henri, le Frontenac, le Richmond, le Y.M.H.A., le Montagnard, le Franc Rieur, le Saint-Louis A.A.A., et le Peek A.A.A.Les capitaines Tardif et Boivin, du 65ième régiment ont agi en qualité de juges du parcours.La savate New-York, 20.— MM.Louis Ducasse et Georges Jeanniot, qui récemment attirèrent un nombreux public au Hammerstein’s Theatre, où ils déployèrent les ressources de T art de la “ savate ”, se rencontreront, ce soir, au Gayety Theatre, coin de Market et Halsey streets à Newark.Ces deux boxeurs, on s’en souvient, participèrent à.plusieurs concours de boxe au Cirque de Paris où ils se rencontrèrent avec quelques-uns des plus fameux pugilistes du monde.Nouvelles Sportives La Havane, 20.— lieux des quatre parties des quatrièmes séries du tournoi d’échecs ont été terminées hier.Capablanea a défait Jaffe en 49 mouvements.Blanco et Corzo ont annulé après 48 mouvements, Marshall e.t Kupchick ont annulé.Capablanea est en tête avec 3 points 1-2 à son crédit.Ottawa, 20.—Les membres de l’exécutif du club de hockey Ottawa nient qu’ils aient l’intention de vendre leurs actions à un syndicat.Ils prétendent que c’est là une histoire de chiqué destinée à préparer certaines voies pour ceux qui rêvent de former une ligue rivale de la N.H.A.l’hiver prochain.La rumeur circule en cette ville que Percy Lesueur sera gérant de l’z-quipe Tecumseh Tan prochain.Il y a longtemps quo Percy cherche à devenir gérant .d’une équipe de seniors.Jean Dubuc et le président Navin, du club Détroit, ont fini par s’entendre.Jean signera un contrat pour deux ans, et tout ira comme dans le meilleur di s mondes.Dubuc se rendra à Détroit la semaine prochaine pour apposer son “John Haneoek” au contrat que lui présentera Yt.Navin.Tournoi de Pool LES MEILLEURS JOUEURS DU PAY’S SE SONT INSCRITS DANS CE CONCOURS POUR LE CHAMPIONNAT DU CANADA.Le grand tournoi professionnel de pool commencera ce soir, à la salle Gaiety, 25 rue Ste-Catherine ouest.La partie d’ouverture aura lieu ce soir entre Hervé Duquette et “ Lewiston Joe” Gagnon.Huit des meilleurs pros du pays se sont inscrits dans ce tournoi pour le championngt canadien et le “Bouclier” de la Brunswick Balke Calendar.Le tournoi durera un mois.Voici la liste des parties qui seront jouées dans ce tournoi : Février.20— Gagnon vs Duquette.21— Lévesque vs Ingraham.22— Seaback \'s Wallace.23— Bellchumeur vs Lajoie.24— Lévesque vs Gagnon.25— Wallace vs Ingraham.20—Lajoie vs Seabavk.27— Duquette vs Bellehumeur.28— Ingraham vs Lajoie.Mars.J—Gagnon vs Wallace.2— Seaback vs Duquette.3— Bellehumeur vs I.évesque.4— Lajoie vs Gagnon.5— Duquette vs Ingraham.6— YVallace vs Bellehumeur.7— Seaback vs I.évesque.S—Duquette vs Wallace.9—Bolfehumeur vs Gagnon.|10—Seaback vs Ingraham.11—Lévesque vs Lajoie.T2—Bellehumeur vs Seaback.13—Gagnon vs Ingraham.114—I.ajoie vs Wallace.15— Duquette vs Lévesque.16— Seaback vs Gagnon.17— Ingraham vs Bellehumeur.18— -Wallace vs Lévesque.9—Duquette vs Lajoie., Le lanceur Frank Smith et le receveur Burns ont signé leurs contrats pour jouer avec h-s Royals la saison prochaine.Le président Lichtènhein croit que les “ fans ” locaux ont raison d’espérer beaucoup pour Tan prochain.Londres.20.- M.F.B.O.Hawkcs, le secrétaire de l’Association de Crosse d’Angleterre, a l’intention d’organiser une équipe d’amateurs, qui fera une tournée canadienne Tété prochain.Courses à Lachine Voici les résultats des courses qui ont - eu lieu hier après-midi à Lachine: Match : Prince Hnrroway Jarry.Almont, Lespérancè.Classe 2.28 : Ail Mine, Lepailleur.Prince Nieo, Led air.Bonnette, Gendron.Pay Billy, Lowry.Lx Denio, Leroux.Deux milles : Man, Loway.Moody, Gaumont!.Little Fled, Deschamps.Fitzsimmons, Labelle.Ww-York, 20.Johnny Kilbane a défait George Kirkwood, do St-Louis, hier soir, à la sixième reprise d’une bataille qui devait en durer dix.L’arbitre a arrêté la rencontre.Franc Rieur Les mines Hawthorne LE Dr MORTON, L’UN DES ACCUSES, EST ENTENDU.New-York, 20.— Le Dr Win .1.Morton, un médecin âgé de cette ville qui est impliqué dans la gigantesque escroquerie Hawthorne et compagnie, a été entendu aujourd’hui.Il ç,st le second des accusés appelés à témoigner, par la défense.Morton déclara qu’il avait pratiqué la médecine en Europe, en A-frique et en cette ville pendant quarante-deux ans.Son père, dit-il, était le découvreur de Téther, et i! avait déjà demandé à Hawthorne de faire sa biographie.Alors qu’il étudiait la géologie, en 1910, il visita le district Temagami, lieu d’emplacement des mines de Hawthorne.II se rendit compte que les assertions de ce dernier, au sujet de la richesse minière de cette contrée, étaient vraies et il acheta six emplacements miniers.Puis il retourna à New-York, vit Hawthorne et lui fil part du succès de son voyage.Quelques mois après, il reçut de ses mines des spécimens aurifères d’une rare qualité.Sale engeance Ida Rochon, alias Leda Leblanc, arrêtêi' il y a quelques semaines par l’Inspecteur O’Keefe pour avoir tenu une maison de désordre rue Mance, n’a pas été peu surprise hier matin lorsque la Cour du Recorder Ta accusée de nouveau d’avoir entraîné au mal une jeune fille du nom d’Aline I/efobvre et de s’être ménager des In telligcnces avec une certaine Hermai-ne Martin qui avait ordre de tenir le logis durant son absence.Le Recorder Weir a déclaré à Isa Rochon qu’il ne pouvait, rendre une sentence dans son cas et qu’il ajournait cette dernière A vendredi.| Un groupe de membres du chib de ,raquetteurs “Franc Rieur”.de Montréal sont allés faire une excursion, dimanche dernier, à Hudson et Como.I)u-'rant le trajet, nous n’entendt-ms que Ides chansons canadiennes, qui font les ; délices des bons raquetteurs.Arrivés à la gare d’Hudson, les attendait Y1.Jean Paquette, qui les conduisit à sa villa, où Madame Paquette les reçu avec amabilité.Des rafraîchissements leurs fut servi, pendant lequel Y1M.Clément et Ix'gault se faisaient entendre dans leurs jolies chansonnettes.: Après quelques coupes de vins vidées en l’honneur du club, et de YL Pa-auette, il fallut se mettre en route pour Como, où les attendait un déI i * .eioux repas préparé sons les soins de Madame Brasseur, l’endroit si bien connu des amateurs de sport, Après quelques santés porté en l’honneur de M.J.M.Gabias, président du Franc i Rieur, et de Yf.et M me André Brasseur, il y eu discours par Yl.J.M.Gabias et M.André Brasseur, remerciant les Franc Rieurs, de lui avoir fait l’honneur de les recevoir, et espérant que cette coutume fut suivi tous les ans.1 Après te.repas, il fallut "e mettre en {marche pour Oku, où les attendait YIM.Chenier.1.'après-midi se passa si agréablement, que tes boys ne pensaient plus â s’en revenir, il fallut sc décider, et tons furent renhu à Ylont-réul de bonne heure dans la soirée, se promettant bien d'y retourner Tannée prochaine.Nous devons fout'spécialement des remerciements ft.Yl.et Mme Jean Pn-jquet, de Hudson, M.et M?nc André | Brasseur, YL et Mme Chas.Léger, et jYI.et Mme Olivier Léger et Ylmlnmoi-selle Léger, de Como, pour T amabilité avec lequel les membres du Franc i Rieur ont été reçu.Le Boucanier Il y aura une assemblée ft, 8 heures 30 précises, ce soir, au No 1293 rue Saint-Denis.Tous les membres .ont priés d’y assister.Par ordre, LE COMITE, ««MS MONTREAL et TORONTO 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons lits Pullman éclairés à l’électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE EOUTE A VOIE DOUBLE L ‘INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAR EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9.00 a.ni., tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l'Ouest «lu Canada, vin Chicago, à vendre le 4 mars et chaque mardi subséquent, jusqu’au 28 octobre, à très bas prix.Billets bons pour deux mois.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLE: 122 rue Saint-Jacques.Tél.Main 6905 ou gare Bonaventure il pacifique CANADIEN SPECIAL POUR EMPRESS JEUDI, 20 FEVRIER Part de la rue Windsor A 11.00 p.m.Prêt à recevoir les passagers à 9.80 p.m.Wagons de première classe, wagons-buffets et wagons-lits.Se rend directement aux abords du paquebot.EXCURSION DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Win nipeg, Edmonton et gares intermédiaires.Tous les mardi de mars à octobre.Limite de retour 2 mois.OTTAWA f8.05 a.m., §8.40 a.m., f9.15 a.m.f4.00 p.m., §7.45 p.m., *9.50 p.m.*10.30 p.m.WAGONS-SALONS-OBSERVATOIRES Wagon-lit sur le train de 9.50 p.m.QUEBEC f9.00 a.m., *1.30 p.m., *5.00 p.m., *'ll,30 p.m.TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buffets et wagons-salons *Toue les jours.¦fTous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou gares Place Vigor et Windsor Cie.GénéraleTransatlântique LIGNE POSTALE FRANÇAISE NEW-YORK, HAVRE, PARIS Départs tous les jeudis h 10 heures A.M.France 27 Fév.La Provence 20 Mars La Lorraine (» Mars France .27 Mars La Touraine 13 Mars La Touraine 3 Avril DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.Roehambenu 8 Mars 'Chicago 1.5 Mars Paquebots ne transportant qu’une seule classe de passagers de cabine.D’HALIFAX A NEW-YORK Floride.26 Mars Pour passages, s’adresser à GEXIN, TRUDEAU ET CIE LTE E., Agents Généraux pour le Canada.22 Notre-Dame Ouest, Montréal; ou aux agents suivants: Hone «fc Rivet, 9 Blvd.Saint-Laurent: W.H.Henry Imperial Bank Bldg., ; Th os.Cook & Son., 530 Sainte-Catherine Ouest; Agent pour le fret: James Thom.118 Notre-Dame Ouest.L DEMANDEZ NOS PRIX POUR TOUS * .VOS TRAVAUX «C >/ R?«I vous voûtez •voir un ouvrage soigne et bien fait, donnez vos commandes au “ DEVOIR >> 71a ST-JACQUES Tfl.Main 74S1 SATISFACTION OARANTIE La Roumanie est belliqueuse ELLR MOBILISE SON ARTILLERIE ET SA CAVALERIE EN FACE DU TERRITOIRE BULGARE.Londres, 20.— Une dépêche do Sofia au “Daily News" dit que la dispute entre la Bulgarie cl la Roumanie a pris un aspect très grave.La Roumanie menace ouvertement la Bulgarie.L’artillerie et la cavalerie roumaines sont assemblées suites îles du Danube qui font face au territoire bulgare, près de Silistrie.Une dépêche de Bucharest au “Daily Mail” dit que le gouvernement roumain vient d’envoyer à Sofia une note rejetant comme non satisfaisantes les dernières propositions de la Bulgarie.En attendant l’intervention des puissances, ajoute la note, la Roumanie s’abstient provisoirement de recourir à des moyens extrêmes.A NOS AMIS Le "Devoir” est outillé cour ta des imoresslnns dans tous les uenr üuvraae aarantl. VOL.IV.— No.42 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 20 FEVRIER 1913 =f *= J-1 Notre Page Féminine TS Lettre de Fadette Je serais désespérée de prendre ma plume pour vous écrire aujourd'hui si nous n’étions en plein carême ! Je me sens stupide, ni plus ni moins, et je vous paraîtrai ennuyeuse, c'est sûr, mais ne sen a-je pas tout b fait dans l'esprit du carême et en même temps je nous y mets : alors.u!lons-y ! Ah ! le béni temps tout de même où l'on peut se reposer de s’amuser, r>u du moins il est possible (is trouver un prétexte pour se dispenser de s'amuser ! Je vous feveé un aveu, mes petites (unies, et si vous êtes sincères, plusieurs d’entre vous seraient prêtes à dire comme moi : c’est que ie trouve parfois plus ennuyeux de s’amuser que de s’ennuyer ! Au moins on choisit le lieu où l'on, s'embêtera en paix, mais on subit les salons et les compagnies où il faut s’amuser malgré soi.Et il vient facilement ce dégoût des fades plaisirs mondains, toujours les mêmes ! Que les très jeunes filles ne se lassent pas de érxn.per, de se pomponner, de faire les^belles et de se l’entendre dire,je le comprends,mais que des jeunes femmes ayant mari et enfants et une maison à conduire se laissent entraîner dans la ronde folle, qu’elles y sacrifient leur santé et la paix de leur foyer, vrai, •ela me dépasse ! C’est vous dire que je suis souvent “dépassée,” car le ces folles petites femmes, il y en a ! Comme le Monde choisit toutes les occasions possibles de créer une mode, il profite du carême pour mettre il la mode un des prédicateurs.Le pauvre homme n'y peut rien : il peut être un saint qui ne songe au Monde que pour le combattre, le monde l’a élu et c’est par lui qu’il fait marcher les petites dames snob ! Et les voilà toutes prises d’une belle ardeur peu sainte pour aller entendre les sermons de carême : “Oh ! ma chère ! il est superbe ! — C’est le mot d’ordre.C’est très amusant de constater que souvent les bons pelils tours du diable tournent contre lu!, et cette manie d’aller entendre le prédicateur à la mode est une de celles qui réussissent moins a la politique de messirr Salmi.C’est que parmi 'ont de petites âmes frivoles et légères qui sautillent sur le chemin de la.nie, se contentant d’être jolies, adulées et parées, il y en a de très pures, joui le coeur n’est pas gâté.Elles vivent dans la griserie d’Hne fête perpétuelle sans penser à rien, ci si tout d’un coup, et plusieurs jours de suite.il leur arrive d’entrevoir la vérité ; si elles s'aperçoivent que leur vie de poupée est une fantasmagorie et que derrière les plaisirs et la joie frelatés du monde, il y a pour tous des devoirs sérieux, des sentiments profonds, un autre sens « la vie, elles s’arrêtent pour y penser.c’est leur âme qui s’éveille, et l’on peut tout espérer ! Car, si durant six semaines, les idées sérieuses entrent dans l’esprit, si le coeur est remué par des sentiments nobles et sincères, si l'enfant consent à laisser ses Jeux et à vivre en personne raisonnable, si cette personne raisonnable comprend qu’il y a une vie chrétienne à laquelle elle ês le droit et le pou-oir de participer .Ah ! vous voyez d’ici la grimace du diable qui s’a- \ musait tant de voir les offices du carême transformés en réunions à la * mode ! FADETTE.Conseils aux jeunes filles (Suite) Nous serons donc énergiques par l’exubérance de notre santé et nous acquerrons l’équilibre physique qui la constituent en réglant notre sommeil, notre alimentation et notre exercice.Mais nous ne saurions rien réaliser de ce programme sans une volonté très ferme que nous allons nous préoccuper ici de faire naître et de développer en nous.11 ne semble pas à première vue qu’il en faille dépenser beaucoup pour manger de manièi'e à satisfaire son appétit sans plus, pour dormir tout le temps qu’on passe au it et pour faire à pied quelques kilomètres.Ce règlement paraît si sim-r>le qu’on chargerait pour un peu la rature toute seule de l’exécuter.Evidemment elle nous aidera au bout de très peu de temps paru* que ces habi-udes sont en rapport avec elle, mais :ela n’empêchera pas que l’intervention de la volonté lui soit nécessaire et cela bien plus tôt que nous ne le prévoyons.F,*- parce que nous aurons su vouloir ces choses si ordinaires qui sont un appétit, satisfait, un sommeil réparateur et un exercice bienfaisant, notre vie gagnera une qualité morale équivalente à son développement physique.Nous lui donnerons une valeur surhumaine du fait que nous aurons voulu non pas un jour mais sans cesse observer ces lois cependant bien naturelles.Un grand malentendu consiste à se croire de la volonté parce qu’on est volontaire.Le sens du mot a été corrompu et rien ne ressemée moins à une personne maîtresse d’elle-même que celle qui poursuit avec acharnement la réalisation de son désir quel qu’il soit avec une ténacité qui est sans proportion avec la fantaisie de son objet.La volonté suppose un effort raisonné et il n’y en a aucune à déployer de la force pour suivre son penchant.Etre volontaire c’est aller au but qui nous plaît de tout l’élan de notre nature, avoir de la volonté, c’est asservir cet élan.Mais comment acquérir cette force qui doit nous dominer d’abord et nous conduire ensuite?Comment la eon-s: 'ver quand nous l’aurons acquise étant donné la fragilité de notre nature ?D’ailleurs est-elle vraiment si nécessaire ?La réponse vient de notre époque elle-même.Le temps d’individualisme où nous vivons demande plus qu'aucune autre période de l’histoire la culture de la volonté si utile à l’action.C’est de cette volonté que découlent toutes les autres forces; nous obtenons tout par elle si elle est soutenue et bien dirigée.Quand nous savons vouloir il semble que tendus au devant de notre rêve nous l’attirions, comme un aimant, jusqu’à pouvoir ie saisir pour le réaliser.Il faut vouloir plus fermement que jamais de nos jours où les opinions si diverses ,où les mouvements si contraires égarent trop facilement la conduite de ceux qui ne savent ce qu’ils veulent.Nous ne sommes plus au temps de la féodalité.Plus n’est besoin, au moins pour l’instant, des herses et des machicoulis qui défendaient les maisons du moyen âge, mais nous sommes tous dans la nécessité de construire, au dedans de nous-mêmes, des forteresses inattaquables.Les nouveaux régimes, la vulgarisation du savoir ont isolé l’individu pour le mettre face à face avec toutes les manifestations de la vie publique et de la vie de la pensée.Les tentations les plus diverses nous assaillent tant dans le domaine des faits, où chacun peut jouer son rôle, que dans celui des idées qui sont toutes autorisées, étalées et développées dans leurs formes les plus séduisantes.Que deviennent les caractères passifs dans l'existence moderne ?Heurtés, ballottés, pénétrés de toutes parts, qu’attendre d’eux?Ils se dispersent et s’effritent sans avoir donné, dans l’intégrité de leur valeur, ce qu’ils pouvaient avoir de grand et d’entier.Travaillons donc à nous ramasser, de manière à opposer dans notre personnalité un tout harmonieux et raisonnable qui ne perde rien de sa force à errer à se donner pour se reprendre.En cela, nous ne pouvons rien faire sans une volonté bien établie que nous allons chercher à constituer puis 4.,cultiver et de ce qu’elle nous paraîtra essentiellement bienfaisante nous craindrons moins de la perdre pour jamais.La première condition du travail est dans le désir de la volonté, désir que nous devons avoir d’autant plus fort que nous serons mieux Persuadées de son utilité.Si nous avons été séduite par le charme de cette bonne santé dont nous donnions précédemment le secret, si nous nous sommes convaincues que nous tenions à l’obtenir, c’est que nous voulions la chose en elle-même.“Qui veut la fin, veut les moyens”.Nous voulons l’énergie, nous voulons la santé qui la donne, nous voulons la santé qui assurera notre régime.Et de même que nous n’avons pas dit tout de suite, soyons énergiques, mais devenons énergiques, nous ne dirons pas, soyons vo- i lontaires, mais devenons-le parce que | la volonté pas plus que l’énergie ne j s’acquiert en un jour.Il ne suffira pas de nous exprimer à nous-mêmes es bon désir, qui, spéculatif, resterait stérile.L’action demeure inséparable de la volonté, c’est pourquoi nous la lions si intimement à notre force vitale qui en paraît l’essence.Sans l’exubérance de la santé elle reste latente et sans emploi comme un être placé en dehors de son élément, ce qui explique comment nous avons voulu créer le milieu de la volonté avant de parler d’elle.Supposons-nous donc vigoureux à la recherche de la volonté.Le moyen le meilleur pour y atteindre sera, nous n’en doutons pas, dans le petit sacrifice toujours à notre portée.Non pas celui qu’on fait au hasard mais celui qu’on s’impose en le raisonnant avec la perspective de le renouveler tous les jours comme l’exercice du piano par lequel nous formons nos doigts à la virtuosité.Qui ne se souvient avoir fait joyeusement, autrefois, au moment de sa Première Communion, les petites mortifications par lesquelles on nous conseillait de rendre hommage à Dieu.Une foi vive et charmante rendait faciles ces petits sacrifices, il nous semblait toucher du doigt les récompenses divines qui en étaient le prix et nous étions dans la vérité.Mais bientôt, toujours croyantes, nous avons cru l’être d’une manière plus idéale en nous élevant au-dessus de ces pratiques très humbles qui, à tort, nous semblaient enfantines.Les petits sacrifices répétés eussent fait de nous de grandes saintes parce qu’ils nous auraient donné une volonté capable de nous dominer entièrement, mais nous les avons méconnus pour la plupart, et si pour quelques unes d’entre nous les bons préceptes de l’enfance ont gardé leur intégrité, pour beaucoup d’autres, ils se sont amoindris, perdus, et, tout en pensant faire mieux que les petites filles d’autrefois nous avons égaré notre perfection dans des chemins trop sinueux.Nous pourrions faire aujourd’hui comme jadis, le petit sacrifice quotidien uniquement en vue du Ciel, mais ce serait d’un seul coup vouloir atteindre au terme du chemin sur lequel nous nous engageons.Pour le plus grand nombre d’entre nous la voix austère du renoncement se ferait entendre trop tôt, tandis que pour chacune le moment est venu d’essayer la conquête de la volonté par cette petite victoire sur nous-mêmes qui chaque jour nous élèvera au-dessus de notre nature en nous rapprochant de Dieu.Mais notre orgueil de grandes personnes ne sera-t-il pas froissé si nous nous proposons en cette matière comme dans les habitudes dont nous parlions plus haut, les procédés de l’éducation enfantine ?— Que dirons-nous si la formation et la culture de notre volonté dépend de la privation d’un bonbon ou de l’abnégation d’une préférence du même ordre ?Nous procéderons, pour les conquérir comme le sportman qui, s’entraînant à un exercice si noble qu’il soit, sc plie à une variété d’études préparatoires infiniment moins relevées que l'exercice lui-même, tels que la décomposition de certains mouvements qui deviennent ridicules par leur répétition et leur peu d’envergure.Ils n’en sont pas moins la source de la souplesse et de la force capables de réaliser la j fin même du travail.Il en ira pa-J reniement pour notre volonté et si modestes, si vulgaires, si dégradants mêmes que nous paraissent les petits ; sacrifices que nous entreprendrons, ; ayons le courage de les accomplir j d’une manière persévérante et rêgu-! lière.“Mais, dira-t-on bien vite, auxquels faut-ll donc s’astreindre ?Nous ne pouvons nous priver d’un bonbon j qui ne nous fait pas envie ou d’un i dessert qui nous est indifférent.”! Alors, cherchons ailleurs, bien qu’il j semble que nous nuissions commencer par là.Tant mieux si les débuts sont | faciles, nous serons moins vite dé- ! couragêes.Tant mieux si les dix ou I douze premiers jours, nous refusons indifféremment notre dessert, mais qui sait si à la longue il ne nous fe- ! ra pas envie et si pour nous en pri-i ver tous les jours, nous ne serons! pas obligées de déployer une volonté i hérgiïque.Je maintiens le mot si fort , qu’il paraisse, car il n’y a pas dTn-! fime sacrifice qui ne demande de l’héroïsme pour durer toute la vie.Certains jours il passera inaperçu, à I d'autres, il se fera sentir imperceptiblement et, sans qu'on sache au juste i pourquoi, i! nous deviendra un beau matin insupportable et impossible.D’ailleurs, en pariant du dessert et des bonbons, c’était afin de donner; une base à un exemple, mais chacune i de nous a des préférences et des tendances marquées même dans les cho-j ses Insignifiantes et on pourra aisé- j ment choisir au travers une mortification qui soit sensible.Il est seulement préférable qu’aux yeux du public elle passe inaperçue.Nos sacrifices ne valent que par l’idée que nous y attachons.I.eur spectacle pourrait étonner les autres et produire en eux un effet contraire à celui que nous voudrions.Les railleries sont faciles ! et outre qu’il faut un certain courage pour les braver, il no sert à rien de les provoquer.Dans ce cas, elles pourraient changer notre manière de penser, ce qui serait regrettable pour nous, et sans profit pour les moqueurs.— Attachons nous surtout à la répétition de l’effort, et, pour le j rendre moins aride, appliquons-le à une forme quelconque de travail.G’est par ce moyen, en nous obli-: géant à la lecture quotidienne d’une ou deux pages du livre que nous ar- ’ riverons à connaître des ouvrages dont le sérieux épouvanterait notre fantaisie, nous pourrons aussi, si! nous sommes musiciennes, réaliser d’étonnants progrès en nous astreignant à une demi heure ou à une heure d’étude quotidienne.Un des arguments contre les sacrifices, tout au moins pour les gens qui n’en ont jamais fait, est dans l’habitude qui nous en revient."On s'habitue à tout” a-t-on coutume de dire.Hélas, la perfection serait trop facile si nous avions l’espoir de nous habituer à la vertu.Il est évident que les forces mauvaises, qui sont en nous, nous paraissent parfois endormies d’un mortel et définitif sommeil,mais ! il n’en est rien, et le moment de leur réveil sera celui où nous l'appréhende-j rons le moins.L’expérience nous apprend que nos maladies morales qui ! se laissent soigner sont incurables et qu’elles demandent un traitement continu dont la moindre suspension les réveille.La volonté qui prend son essence dans la surabondance de notre vie doit souffrir de ces assauts ; pour rester volontaires, soyons donc vigilants sans relâche.Les ordres religieux nous prouvent d’ailleurs la véracité de cette affirmation.On pourrait croire que les sévères habitudes de leur règle deviennent superflues au bout d’un eer-tain temps, tant elles ont mortifié les corps et plié les esprits.Mais la perpétuelle évolution de la vie se poursuit en eux, toujours prête à réveiller les instincts et les tendances au moindre relâchement.C’est pourquoi la règle demeure, immuable, au-dessus des hommes fragiles.Nous ne connaîtrons donc pas la satiété dans le sacrifice et c’est pourquoi sa variété est inutilef Adop-tons-en un qui, régulièrement mette le joug sur notre nature et si insignifiant qu’il nous paraisse, que notre principal souci soit de lui être fidèle.Il vaudra par sa durée et aussi parce que, presque à coup sîlr, viendra l’instant où il nous sera insdpporta-ble.Ce sera l’écueil contre lequel se briserait notre travail si nous ne savions naviguer contre lui.Nous serons vaincus.Ne soyons jamais découragés.Il arrivera fatalement qu’à élever chaque jour d’un degré l’édifice de notre volonté nous trouvions à la longue le travail fastidieux et pénible.Ce sera une défaillance, nous abandonnerons la partie, nous nous reposerons d’un effort si continu.Mais bientôt nous serons douloureusement surpris de voir notre vie morale toute entière se désagréger autour de ce petit, fait d’apparence insignifiante.Etions-nous donc si haut sur la côte, que nous roulions si vite en lias, et comment ce petit effort de volonté Pouvait-il, à lui seul, par sa répétition journalière nous maintenir à une pareille altitude ?Qu’au lieu de nous décourager, notre chute serve à nous confirmer dans l’importance et Futilité de notre travail, dans sa beauté aussi, puisque toute valeur pour notre vie semblait venir de lui.Il s’agit donc de se relever et de se relever très vite.Nous n’aurions pas constitué notre volonté si elle ne servait alors à nous reprendre vaillamment.Mais comme les enfants qui essaient leurs premiers pas et que les premières chutes épouvantent, nous serons pleins de défiance contre nous-mêmes et nous n’oserons plus nous aventurer, Rassurons-nous cependant et sans regarder en arrière, allons toujours devant, toujours plus haut.Rien ne se perd dans l’ordre moral, et quand bien même nos chutes seraient fréquentes, qu’importe si nous relevant de suite, nous ne nous lais sons pas emporter par le courant contraire ?Soyons persuadés que pour compenser nos défections nous aurons des épreuves d’un autre genre et qu’a-près avoir senti notre faiblesse, nous aurons conscience de notre force.Ce sera devant une difficulté imprévue que nous vaincrons sans effort, du seul fait de notre puissance de volonté, et luira alors le jour du ré,-conforf et de l’espérance.Ce sera grâce à lui, que nous nous attacherons davantage à notre règle de conduite ; mais il ne suffisait pas à faire qu’à chaque moment nous soyons prêts au bon combat.Tout' effort de notre volonté porte avec lut une joie intime pour laquelle on peut vivre.Le secret de la gaieté des religieux doit être, en ce (.u’à t,.ute heure ils remportent contre eux-mê- ¦ mes des victoires qui sont des sources d’allégresse et 4e viatique de ï leur vie d’pustérités.Ces choses nous paraissent d’un ordre surélevé et bien en dehors de cette prosaïque “bonne culture” que nous avons entreprise, cependant c.à table beurre, t c.à table sucre fin, 3 œufs, 1-4 tasse eau froide.Tamiser la farine, J’érarter mi (entre, y déposer le beurre, l’eau, les œufs, le i sucre.Pétrir le beurre avec les œufs l’eau et le sucre, rassembler la pâte en i l’écrasant deux ou trois fois de suite avec la paume de la main, en former une boule lisse : la laisser reposer 1-1 d’heure avant de s’en servir.Crème d’amandes pour tartelettes.— 1-2 fasse d’amandes émondées, 2 12 e.à table sucre fin, 1 c.à table beurre fondu, 2 blancs d’œuf.2 jaunes d’œuf, 2 c.à table farine.Passer les amandes à.la machine à hacher, mettre le sucre et.les amandes dans une terrine, ajouter les jaunes et la farine travailler cela pendant 10 ni., y mêler les blancs | fouettés- et le beurre fondu.Poncer I les moules à tartelettes avec de la pâte brisée sucrée ou do la pâte feuilletée, déposer dans le fond, mie cuillerée à café de marmelade de pêche ou d’abricots, y verser quelques cuillerées de -la préparation aux amandes, cuire à four chaud 30 m.Tante POT-AU-FEU.Une basilique qui s’effondre (ELLE DE SANTA MARIA, A ROME, CONSTRUITE A L’ENDROIT EXACT OU JAILLIT UNE SOURCE D’HUILE MIRA-CULEUSE A L’EPOQUE DE LA NAISSANCE DU CHRIST.(Service particulier) Rome, 19.—La célèbre basilique de Santa Maria dans le Transté-, vere, menace de s’écrouler.Le sous-sol ammolli sous l’action de l’eau a compromis la soldité du vieux temple dont les murs se lézardent en maints endroits.La basilique de Santa Maria a été construite par le pape Calixte 1er à l’endroit exact où jaillit miraculeusement une source d’huile à l’époque de la naissance du Christ.Le fameux temple fut restauré par Innocent II vers 1140 el consacré par Innocent I1J en 1198.Un vestibule fut construit en 1702 so*s Clément XI et d’autres travafix de irstauraiion furent executes en 1800 el 1874.La basilique contient des peintures mosaïques d’une grande valeur.Deux tableaux de l’Annonciation dans le vestibule sont attribués à Pietro Cavallini.Les cha-pitaux de style ionique furent apportés des Thermes de Caracallu.La nef est richement décorée de motifs, sculptés par Domenic.hino.On y remarque aussi une Madone de ce maître.Le monument indien Pierpont Morgan LE MAGNAT DE LA FINANCE AMERICAINE CHERCHE EN VAIN UN CLIMAT PLUS CLEMENT POUR SA SANTE.Caire, 20.— On espérait que la maladie dont souffrait M.J.Pierpont Morgan lors de son départ de l’Amérique disparaîtrait durant son séjour en Egypte; mais la froide température qui enveloppe la région du Ni] n’a fait que l’aggraver.Mlle Hamilton, qui accompagnait M.Morgan, vient de quitter le Caire pour retourner aux Etats-Unis.LES PREMIERS TRAVAUX SERONT INAUGURES PAR LE PRESIDENT TAIT’.(Service particulier) New-York, 19.— Le port de New-York, qui possède en la statue de la Liberté un monument symbolisant une chose si chère aux ci-toyens des Etats-Unis, aura bientôt un autre monument, ie monument indien, qui symbolisera le passé.Comme l’on sait, le congrès des Etats-Unis a autorisé M.Rodman Wanainaker el les autres membres du National American Indian Memorial à ériger à Fort Wads wort (Staten-lsland) un monument des-tiné à perpétuer la mémoire des Indiens de l’Amérique du Nord.Or, c’est samedi prochain, à midi, qua les travaux préliminaires à l’érection du monument-seront solennellement inaugurés par les président Taft, entouré des membres du cabine! et de quelques invités de marque.L’endroil choisi pour ie monument esl situé sur le terrain militaire du fori Tompkins, dans la partie Nord de Fort Wadsworth, point le plus élevé de l’entrée du port de New-York.Plus de trente chefs indiens des tribus de l’Ouest seront présents à la cérémonie, où l’un d’eux remuera un peu de terre en se servant d’un fémur de bison, instrument dont les Indiens se servaient pour creuser la terre.Esc canons du fort tireront une salve avant que les Indiens hissent eu sommet d’un mât, le drapeau américain.L’Etat de New-York sera représenté par le gouverneur Sulzer et la ville de New-York par le’maire Gaynor.Généreuse contribution (Do notre correnDonflnnti Québec, 20.— La collecte faite domicile par 300 jeunes filles pa venir en aide au dispensaire des 1 bercuieux a rapporté la somme $4,600.Feuilleton du " Devoir n LES JUSTES par CHAMPOL Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.68 (Suite) Une ombre venait de passer sur le visage de la princesse, une ombre violetle qui semblait se fixer autour des yeux, arrêter au coin des lèvres, qui descendait sur les mains transparentes, el le souffle redevenait court cl saccadé, comme avant la précédente crise.—Permettez seulement qu eje renvoie ma voiture, aeheva-t-Il, Il se glissait hors de la chambre, el, hâtivement: —-Annal descendez vile.Envoyez mon cocher chercher le médecin.Et, dites-moi.la princesse a-l-elle eu un prêtre?La vieille larmoya avec un signe affirmatif.11 rentra dans la chambre.La princesse était inerte, épuisée probablement par son exaltation de tout à l’heure; et r’était celte inertie qui, à présent, effrayait Hubert.Il aurait voulu que le médecin arrivât, que quelqu’un revint, ne pus être seul avec elle dans ce si-! lence, dans cette obscurité.11 remit du bois au feu, alluma les f lambeaux de la cheminée, puis eut j envie de les éteindre, tant le visa-| ge de la princesse lui parut décom-j posé.Et il eût voulu aussi pouvoir {faire taire les cloches qui, tout à j coup, venaient de se mettre à son-! ner.Ces cloches, qui lui faisaient l’éf-! fet d’un glas, éveillèrent chez la I princesse une idée douce, j Elle le rappela: 1 ¦—Hubert, entendez-vous le caril- lon de Noël?—Oui, madame.—J’aime tant Noël 1 Comme c’est joli que votre enfant soit né pour Noël! Vous ne savez pas?,.Mon fils à moi, Valérie», est né aussi presque à la même date.Après-demain, ce sera sa fêle, ou plutôt la mienne, l’anniversaire d’un des jours les plus heureux de ma vie.Oh! mon Dieu! je le revois encore lel que je l’ai tenu dans mes bras ponr la première fois.C’est ce qui fait que je l’aime tant et de cette tendresse un peu déraisonnable.comme j’aimerais un enfant.Toujours je voudrais l’avoir auprès de moi ,et je comprends pourtant bien que c’csl impossible.depuis si longtemps il est un homme! Et je l’aime aussi pour tout ce que, comme homme, il a fait de bien, il a enduré, il a souffert.A présent, il n’est plus seulement mon fils, il est mon protecteur.Hubert, pourquoi ne me parlez-vous pas de lui?Huert n’avait pas osé parler de lui.Elle devina la raison de ce sHen-ce: —Vous croyez qu’il m’a abandon-i'ce, lui aussi?Toujours vos méchantes idées! Mais non.C’est pour moi qu’il est parti, et* il va revenir, (lui.Peut-être aujourd’hui.Jamais il ne m’a laissée passer seule ces fêtes de Noël.11 vient par Trieste.Son train arrive presque en même temps que celui de Charlotte.Dans un moment, vous les verrez ici tous les deux.Ce sera ma revanche.A la surexcitation dont la princesse était reprise se mêlait un peu de délire.De plus en plus troublé par sa responsabilité, Hubert se leva, se demandant quel secours donner, cherchant au hasard parmi les boites et les fioles de pharmacie éparses sur les tables.—Hubert, dit la princesse qui suivait tous ees mouvements, cherchez donc plutôt la letlre.—Quelle letlre, madame?.—Une lettre arrivée hier et qu Anna a perdue.Ce devrait être de Valérien, pour annoncer sou rctou.\ Le délire augmentait.Ne voula.it pas la contrecarrer, Hubert remua les piles de papiers, l’amas d’objeis hétéroclites qui encombraient les meubles, et, avec surprise: —La voilà! s’exelama-t-il, rapportant à la .princesse une enveloppe au timbre étranger, non décachetée.Fille se souleva péniblement.—Lisez.lisez.moi, je n’v vois plus assez.Il sc mit en devoir d’obéir.—Ah! dit-il désappointé, c’est en russe ! —Eh bien!.montrez-moi.Une minute, elle s’appliqua ainsi.Puis, se laissant aller en arrière: | —Je ne peux pas! soupira-t-elle, j Mais, bientôt ,1e sourire revint: j —Mettez la lettre sous mon orcil-i 1er.Ce sera toujours quelque cho-j se de lui.Elle se fiait à cette vague assu-i rance de tendresse, à ces mots inin-! telligiblcs que peut-être il lui valait! mieux ne pas déchiffrer.Pour tranquilliser Hubert, elle consentit à sc ! «taire, à se calmer.Sa pensée, néanmoins, restait évidemment fixée j sur le même objet.Au moindre bruit du dehors, elle rouvrait les1 yeux.Un coup de sonnette à la porte la fit se soulever encore.—Hubert.allez voir.Si c’était lui ou Charlotte, prévenez-les.—Non, madame, ce ne peut être eux, affirma Hubert avec pitié.—N’iinportr! Allez voir.Il sortit et, dans le vestibule, trouva le médecin de la princesse qui demandait précipitamment : - Qu’cst-ee qu’on me dit?.Une reprise de 1» fièvre?.—Oui, docteur.—Ah diable!.C’est ce qui pouvait arriver de pire.Laissant le médecin entrer seul.Hubert restait oisif dans l’antichambre obscure, en tête à tète avec ses pensées.Au premier moment, il n’avait pu se défendre d’une contrariété lâche à se voir ainsi associé inutilement à ces scènes douloureuses.Ce sentiment s’effaçait.Il rompait avec cette habitude de tout rapporter à soi, qui s’acquiert doucement dans la vie du monde, comme, à certaines heures, on rompt avec tout ce qui est factice.Il ne pensait plus qu’à la princesse.Elle allait mourir.mais ce n’était pas tant ce dénouement, commun à tous, qui impressionnait Hubert.Ce qu’il ne pouvait admettre, c’était que la fin de cette vie-là fût plus lamentable encore que la fin de la plupart des autres existances; qu’elle, on la laissât mourir ainsi! A force d’avoir partagé le désir de la princesse, il en était parvenu à partager son hallucination.Lui aussi croyait maintenant entendre des voilures s’arrêter dans la rue, des pas approcher, et il se disait: “Si c’était eux!” Puis, désabusé, ikréfléchissait: “Non, ce ne pouvait être eux.La raison le disait.Après l’avoir abandonnée dans son malheur, pourquoi reviendraient-ils?Il ne s’était pas trompé ,lui, Hubert, dans ses méfiances; il ne les avait pas encore poussées assez loin! Jamais il n’aurait cru Charlotte et Valérien capables de cet abandon, de cette inratitude cynique 14 l’ind.; u lion qü’il en ressen-i.il était 1 lien ni violente, lelle-in uit amère, que, pour la première fois, il ne désira pas faire partager son sentiment à la princesse.Il devait le reconnaître: l’illusion peut être un bien à certaines heures, et tout ce qu’on avait à souhaiter désormais, c'était que cette illusion durât jusqu’à la fin.Tout en raisonnant, il ne cessait pourtant pas de prêter machinalement l'oreille, hanté toujours par les bruits imaginaires; et, soudain, la sensation du positif le surprit.C’était bien quelqu’un qui montait, celle fois, qui s’arrêtait à l’étage: une seule personne; probablement la femme de chambre revenant de la gare sans Charlolte.Pour éviter à la princesse la nouvelle émotion décevante du coup de sonnette, Hubert se hâta d’ouvrir.—Tiens! C’est vous, Faverolles ! s’exclama le prince Saliakoff debout sur le seuil.11 entrait tranquillement comme si son arrivée n’eût dû provoquer aucune surprise.Et, ôtant son chapeau, se débarrassant de su pelisse, il apparaissait à Hubert un peu plus grisonnant qu’au départ, l’air un peu fatigué, niais éclairé d’un de ces rayonnements joyeux qui, en dépit de son apparence grave, refaisaient de lui un jeune homme, et parfois presque un enfant, Il ne s’aperçut même pas de l’attitude de Faverol-les, et loul d'abord: —Quelle campagne! mon pauvre ami, quelle campagne! s’écria-t-il en levant les bras.Mais, enfin, tout esl bien qui fini! bien.Ma lanle esl satisfaite du résultat, n’est-ce pas?Elle vous a raconté?.,.I —Non., balbutia Hubert pris au : dépourvu.i -Comment! elle a perdu cette I occasion de vanter mes exploits?Valérien s’attendrissait comme chaque fois qu’il parlait de sa tante; et, cédant tout à fait à l'émotion de l’arrivée: _—Jamais je ne me serais pardonné ma négligence si je ne l'avais réparée, n’imporle à quel .prix.Ah! mon cher Hubert, ça élé dur! mais que n’aurais-je pas fait pour ma tante! et il n’y avait pas d’autre moyen de réussir!.Ainsi il avail réussi.il avait réparé., Cette absence, c’était un exil; cel abandon, uir sacrifice.Il était bien l’homme loyal, le fils dévoué dans lequel la princesse se confiait.Le juger d’après les apparences, c’avait été se rendre coupable d’une calomnie cl.emporté par le besoin de se disculper à ses propres yeux, Hubert ne put s’empêcher de réclamer une explication : —Mais, enfin, qu’êtes-vous devenu pendant ces six mois?—Parbleu! j’ai attendu Spnnden.—Spendenl.Encore dans la chaleur de l’ac-lion, le prince ne demandait pas mieux que de raconter son épopée.—Evidemment.Nous ne savions pas quel chemin avaient pris les papiers, mais je croyais bien savoir .moi, où ils iraient.Un gredin comme Spanden ne travaille pas que pour l’honneur.Il devait chercher à tirer parti de son butin.Or, ma (ante, exceptée, ees papiers n’avaient de valeur que pour une seule personne au monde: mon père.c (A *ulrr*) ÇUNI ONrtfflVjLA B F i 13 - 6 LE DEVOIR, MONTREAL JELDJ, 20 FEVRIER 1913 > VOL.IV.— No.12 TEMPERATURE ! » Bulletin d'après le thermo- * mètre de Hear & Harrison, 10- i 12 rue Notre-Dame-Est.R.dc | Mesle, gérant.• — Aujourd’hui maximum .26 { Même date l’an dernier .36 Aujourd’hui minimum .11 Même date i’an dernier .30 BAROMETRE 8 h.matin: 29.95; 11 h.matin: 29.92; midi: 29.90.DEMAIN BEAU ET DOUX ! ÉPHÉMÉRIDES 20 FEVRIER —Dix-huit libéraux influents de Toronto se déclarent contre le projet de réciprocité.__M.F.D.Monk, député de Jacques-Cartier, est l’hôte d’un groupe d’étudiants de l’Uniyer-sité de Toronto.LE CAPTIF^ DEJA TOUR M.Mi Her sera t décidé à faire une déclaration cet après-midi (Service particulier) Ottawa, 2U.— Le prisonnier des Communes, M.Miller, commence à trouver que la vie parlementaire n’est pas d’école, quelque soit le confort de son cachot fictif.La première journée, il a eu assez de liberté, mais à compter d’hier soir, le président de la Chambre est Intervenu pour la iui faire restreindre, craignant la critique des journaux, et le résultat en est que le captif l’est maintenant en un certain sens, puisqu’il ne peut sortir dc son appartement.Il emploie son | temps à lire et, ce matin, il causait tranquillement avec son gardien, La situation au Mexique LE NORD DE LA REPUBLIQUE EST EN PLEINE AGITATION PAR SUITE DE LA PROCLAMATION DU DOCTEUR VASQUEZ GOMEZ, DEFINISSANT SES rail une déclaration aux Commu- DROITS A LA PRESIDENCE, nés cet après-midi, après quoi il sciait remis en liberté.Mais, d’autre part, son avocat affirme qu’il n’en j .Fa maritavt*s nir MPYirn fera rien et qu’il continuera à res- Lti5 «ABITANTS DE MEXICO ter prisonnier.Le vrai, c’est qu’il doit comparaître derechef à la barre, à trois heures, aux Communes, pour être réinterrogé.S’il persiste à ne pas répondre, on dit que le président de la commission des dépenses publiques demandera son internement dans une prison ordinaire ou au pénitencier de Kingston.Mais s’il fait cette proposition aux Communes, on peut s’attendre à du grabuge, car la gauche n’accèdera Le docteur Charles Hodgett d’Ottawa, parle au Canadian Club, de la pollution des eaux, cause de la typhoïde.—Brillante discussion entre les Etudiants de Laval et de McGill sur le suffrage féminin.| quand des journalistes sont allés | pas du tout à cette demande d’in-| prendre de ses nouvelles.ternenient avec des criminels ordi La rumeur court que M.Miller fe-| naires. propos de musique Un autographe de Geo Washington (Service particulier) Londres, 20 — A une vente de lettres autographes et de documents historiques qui a eu lieu, hier, A Sothebys, une lettre de George Washington, premier président des Etats-Unis, à Samuel Howell, datée du 15 février 1789, a rapporté $1,250.On i dit que cette Tertre est la plus inté-i ressaute que Washington ait jamais j écrite et qu’on ait jamais publiée.! Deux mois après qu’elle avait été L’enquête est LA COMMISSION A JURIDICTION POUR PRENDRE CONNAISSANCE DES RETARDS APPORTES ACCUEILLENT COMME DES HEROS, LES ETUDIANTS DU COLLEGE MILITAIRE DE TLA-PLAN, QUI ORGANISERENT L’INSURRECTION A MEXICO.MESSABE DE POINCARE La paix ne dépend pas d’une puissance seule,’ dit le président de la république (SerTice particulier) i sion aux responsabilités de l’heure Paris, 20.— Le premier message ; actl|t>jlc et a cité k* célèbre adage: LE SORT DE MADERO AU PAIEMENT DE CE Mexico, 20 — Ce matin, on discutait encore le sort de l’ancien président Madero.Hier soir, tout était préparé pour son départ pour l’exil avec les autres membres de sa ] famille.Ce matin, des ordres du ^ j président provisoire Huerta et de l'exécutif contrecarraient le pre-v>irl£lIXiviIvvC ! micr projet.L’ex-président est donc ______ | demeuré dans la capitale.Senor Madero et scs deux soeurs, Angela et Mercedes, de même que le vieux père de Francisco Madero et toute la famille de l’ex-vice-prési- aient COMPTES DU CEN DIE.uiviLo dent Jose Pino Suarez, atténua 1KTAINS à la gare, lorsqu’à minuit, h SERVICE DTN- L’enquête sur l’affaire des comptes du service d’incendie a commencé ce matin.La commission est j écrite Washington fut élu premier ; présidée par l’échevin Martin.Au • président des Etats-Unis.Dans cette début dc la séance, Me.Taschereau, • lettre Washington parle de la premiè- avocat-conseil du chef Tremblay! M.Arthur Laurendeau répondra! re attaque de folie du roi George III.dimanche prochain dans le A’afïo- se souvient que dans l’automne de ï* < x i».i,, il783, le roi revint au château de mihste à 1 .i 1 ^ P .i Windsor après avoir pris les eaux à dimanche 9, M.Charles Baudouin, j Ohentelham.* tip tempête il x________ fut trempé par la pluie, dans la nuit L’enseignement bilingue dans l’Ontario (Service particulier) Toronto, 20.— M.Bvanturel, député de Prescott, a demandé, ce matin, à la Chambre copie de la correspondance échangée entre Mgr Scollard, évêque du Sault Sainte-Marie, et le gouvernement, relativement aux écoles bilingues de la province d’Ontario, depuis le 1er mars 1907 ; également copie de la correspondance entre le département de l'éducation, le ministre de l’éducation, et le bureau des commissaires des écoles du village de Plantagenet, depuis le 1er mars 1905 au 1er décembre 1908, relativement à l’enseignement du français.Fausse nouvelle M.A.FAUTEUX N’EST PAS NOMME ARCHIVISTE, A OTTAWA.La Gazette annonçait, ce malin, que M.Aegidius Fauteux avail été nommé sous-archiviste de la bibliothèque d’Ottawa.Nous avons communiqué par téléphone avec M.Fauteux qui nous a prié de démentir cette nouvelle.Il est allé visiter les archives en compagnie du secrétaire d’Etat et voilà tout.On ne lui a pas offert le poste de sous-archiviste et il ne l’a pas postulé.11 reste conservateur de la bibliothèque de Saint-Sulpice à Montréal.(De notre corresponSant) Ottawa, 20 — Il est faux que M.Aegidius Fauteux, de Monvréal, soit nommé à un emploi aux archives d’Ottawa, section française, comme l’annonce un journal du matin, â Montréal.M.Fauteux en sa qualité de conservateur de la bibliothèque publique que Saint-Sulpice fait ériger rue Saint-Denis, a été nommé, a*Tec M.l’abbé Dubois, de Montréal, membre de la Commission des manuscrits des archives canadiennes.Le poste ne comporte aucun traitement, seulement le remboursement de frais de voyage.M.l’abbé Gosselin, recteur de Laval, à Québec, M.Thomas Cha-pais et plusieurs autres personnes font déjà partie de cette commission.du 15 octobre, et le lendemain il dut s’aliter.Il donna tout de suite des signes de folie et cette folie portait sur la perte des colonies américaines.Le 5 novembre il tomba dans le délire.Washington dit dans sa lettre : “Quelle que soit la cause de la maladie du roi son état mérite la pitié.Il aurait sans doute mieux valu pour sa nation, bien que pas pour la notre, tel que les choses sont maintenant, que cet événewà'nt se fût produit dans un autre temps.” La lettre n’indique pas quel aurait dut être ce temps.a contesté la juridiction de la commission, mais Me G.Laurendeau, avocat en chef de la Ville, a déclaré qu’elle avait l’autorité requise pour faire une enquête sur les faits qui sont devant elle, c’est-à-dire le retard apporté à payer certains comptes.Il n’y a pas d’accusés, dit .- - ,.heure fixée pour le départ du train qui de-vaU transporter les proscrits à Ve-ra-Cruz, les voyageurs ont été avertis que le congrès était en séance et qu’ils n’avaient pas la permission de partir ; en ce moment même, le parlement écoutait la lettre de démission de Madero.Il y avait déjà deux heures que Mme Madero et sa suite attendaient le départ du train avec impatience ; mais elle a été avertie, de la part du nouveau ministre des affaires étrangères Pedro Lascurain, que M.Francisco Madero était retenu sur l’ordre du président provisoire Huerta.Senor Lescurain a déclaré qu’il la paix ne dépend pas d’une puissance seule.” Il a dit qu’il était impossible qu’une nation restât pacifique à moins qu’elle ne fût fortement armée.Il a dit que ce serait un crime de laisser la France diminuer ses forces alors que les autres les augmentent, et il termine par un ., -i • i * j éloge de l’armée et de la marine dere que doit être le président de ¦ françajse( ej (|u corpS diplomatique la république française il a insiste qUj a traVaillé'silencieusement au de M.Raymond Poincaré, nouveau président de la république française, aux deux chambres a été lu aujourd’hui.Il y est fait allusion à la nécessité d’augmenter les armements.Après avoir défini ce qu’il consi A la barre de la Chambre COMMENT TOUTE LA REDACTION D’UN JOURNAL FUTTRA-DUITE A LA BARRE DU PARLEMENT A QUEBEC EN 1885, ET LES INCIDENTS QUI MARQUERENT CET EVENEMENT.d’avoir un pouvoir exécutif ferme Il a fait allusion aux services rendus à la justice, à la science, aux lettres et à l’éducation par la république française.Le président a ensuite fait allu- milieu du plus grand péril.” Le message a été approuve par le conseil des ministres et contresigné par le premier ministre M.Briand.Sir Rodolphe persiste dans son refus ELU HIER APRES-MIDI DIRECTEUR DE LA COMPAGNIE RICHELIEU IL DEMISSIONNE PRESQUE AUSSITOT.Les actionnaires de la compagnie je C0l)np£ (|es affaires judiciaires de Richelieu et Ontario ont procédé, l’Assemblée législative, cet après-hier anres-muli.a election de leurs .voa; L’abolition de la ‘Corporation Sole’ LES DEBATS COMMENCENT AUJOURD’HUI A AUGUSTA.Augusta, Maine, 20 — Le projet de loi pour l’abolition du système d’administration des biens de l’Eglise catholique dit “Corporation Sole,” en existence dans le Maine, va subir sa première lecture devant POUR AVOIR OSE CONTESTER LA COMPETENCE D’UN DEPUTE QUI ETAIT CANDIDAT A UN POSTE DU GOUVERNEMENT, LE “NOUVELLISTE” DEVINT PRISONNIER DE LA PROVINCE DOUCE RECLUSION lompie*.u n y a pas a accuses, tut- ne pouvait donner aucune explica-il, tn.ns seulement des employes a tion au sujet du retard impose à la En correctionnelle RECIDIVISTE CONDAMNE Thomas Ryan, un récidiviste qui a déjà fait un séjour d’une année et demie dans la prison commune du district, a été condamné ce matin par M.le juge Bazin à trois ans de pénitencier pour avoir été trouvé coupable de tentative de vol sur la personne.A SAINT-VINCENT DE PAUL Edgar Lafortune, contre qui plusieurs plaintes de vol avec affraction avaient été logées, a été trouvé coupable par M.le juge Bazin qui l’a condamné à quatre ans de pénitencier.Albert Dagenais trouvé coupable de vol a été condamné à vingt-trois mois de prison.IL MEN AC F DE LA TUER Joseph Gilford, qui se prétend Américain et médecin, a comparu ce matin devant M.le magistrat Lafontaine sous l’accusation de s’être enivré et d’avoir menacé Mlle Kennedy de mort, dans son ivresse.Gilford a plaidé non coupable.-4- Le bureau de poste de l’Est qui on demande d’aider à la corn mission à élucider certains points obscure M.Joubert, de la maison Lamontagne Limitéç, a été la seul témoin questionné ce matin, au sujet d’un achat de «ouvertes de voiture en boeuf musqué fait en 1909.Il n’a eu connaissance de la vente qu’après qu’elle a été faite.Il a demandé à plusieurs reprises le paiement des couvertes.M.D’Amour, alore acheteur du service d’incendie, lui a dit que les comptes n’étaient pas encore approuvés et, une fois, il lui a dit qu’on pourrait peut-être s’arranger en mettant les couvertes au compte des harnais qu’on venait d’acheter.M.Joubert refusa, disant qu’il attendrait que les comptes fussent approuvés.1! n’y avait pas eu de commande officielle avant l’achat dre couvertes et M.Joubert crut que la commande serait faite plut lard, comme cela arrivait souvent.On a ajourné à cet après-midi.midi.On sait que le projet, déjà présenté en substance, il y a deux ans, ¦a été rejeté et que toute une bataille s’est livrée alentour.La discussion provoque ici un hier après-midi, à l’élection de leurs directeurs pour l’année 1913-14.Nous donnons ci-après le résultat du scrutin: Président honoraire: Sir Trevor Dawson; président actif, M.James Carruthers; vice-présidents: MM.très vif intérêt.Noïqbre de Franco-William Wainwright et James Play- Américains assistent aux debate, fair.Les directeurs: MM.W.Grant Parmi les promoteurs du bill sont Morôen, C.A.Barnard, Wm.Han-1 MM.Godfrey S.Dupré, avocat ; le son, Claude G.Bryan, F.A.McGee, i Hr Georges S.Précourt, le Dr Albert H.B.Smith, Sir Montague Allan, J.Ç.Maynard, Albert J.Roland et Al-R.Binning.W.D.Matthews, H.Ri-jfpd Bonneau, journaliste, cinq des - - - • |Canadiens-français qu’avait frappes faimlle Madero.Les citoyens les plus optimiste*! de Mexico sont seuls à croire que J fajre partie du nouveau bureau,' la substitution de Huerta a Madero | Honnon» mnHf ! suffira a rétablir la paix.Reste à — f- Les affaires balkaniques COMBAT DE TROIS JOURS IL MEURT EN HEROS (Service particulier) Mexico, 20.— Adolfo Basso, 60 ans, surintendant du Palais National depuis des années, a été exécuté hier soir.On dit que le vieillard a affronté le peloton d’exécution bravement.Il a découvert sa poitrine devant les canons des fusils et ses dernières paroles ont été: “Viva Mexico!” chefs insurgés nomination de savoir combien ^de accepteront cette Huerta au premier poste 11 paraît certain que le général Emiliano Zapata continuera à guerroyer comme auparavant, à la tête de ses bandes de brigands.D’autre (Service Dsrtlculier) Londres, 20 — Une bataille terrible part, ceux qui connaissent les sen- qui a duré trois jours a eu lieu en-jtiments des rebelles du nord pré tre les troupes bulgares et les trou- tendent qu’Orozco n’est pas satis- pes turques à Bulair, dans la péninsule de Gallipoli.Chaque côté a fait de lourdes pertes qu’on estine à 3,-000 hommes.Les Bulgares avaient 100,000 hommes sous le feu, tandis que les Turcs chardson, J.P.Steedman.Sir Rodolphe Forget avait eu, à ,a .R* T .e w n.• ~ lui seul, 95 pour cent des votes Monseigneur Louis S.Walsh, eye-mais il refusa péremptoirement de (jl,e
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