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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 juin 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-06-15, Collections de BAnQ.

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LOCATION.les pr.lesslonnels tfe la location d'automoblles 15,949 ru« ShoriSrooka, Mtl.642-2220 Vol.LXXVI — No 138 Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 21.(détail page 17) Montréal, samedi 15 juin 1985 Côte-Nord, Abitibi à Gaspésie 85 cents.Nouveau-BfunswicK 90 cents, Toronto 1,00$ 75 CENTS AU SOMMAIRE Y '{%¦ % 'V ' %# ' LA VISION PICASSO « Créateur, libre, génial », écrit Pierre Théberge dans le cahier spécial que publie aujourd'hui LE DEVOIR à l'occasion de l'événement Picassa : rencontre à Montréal, auquel le Musée des beaux-arts ouvrira ses portes la semaine prochaine.Une dizaine de collaborateurs tâchent ici de taire mieux connaître le créateur qu'était Picasso et la place qu'occupe cette exposition dans son oeuvre.Il s'agit d'abord, selon Lise Bissonnette, d'* un hommage à la vision ».Sx r^A AU MARCHÉ Montréal compte au moins trois grands marchés en plein air — Atwater, Jean-Talon et Central — et une multitude de petits étals de quartier où les citadins aiment se sentir comme chez r« habitant ».On ne les fréquente pas seulement pour les économies ou les primeurs québécoises, mais aussi pour le plaisir de faire ses emplettes en plein air, ailleurs qu'au supermarché.super-climatisé.La critique gastronomique du DEVOIR.À LOISIR, Nicole Savoie, est allée dans les grands marchés publics : elle en a rapporté un air de campagne et de bonnes suggestions de magasinage.Page 31 Photo CP Brian Mulroney: les positions d'AI-liance Québec et de John Turner A son tour, Mme Marois trouve à se plaindre d’Ottawa CAROLE BEAULIEU Après son collègue de l’Agriculture, c’était au tour hier de la ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, Mme Pauline Marois, de déchanter du « beau risque » que le gouvernement a accepté de prendre à l’égard du nouveau gouvernement fédéral issu du scrutin du 4 septembre dernier.De passage au DEVOIR, Mme Marois a tracé un bilan plutôt sombre de l’état des négociations entre son ministère et celui de son homologue fédérale, Mme Flora MacDonald, dans le dossier de la formation professionnelle et des programmes de création d’emploi.Depuis des années déjà ces deux secteurs font l’objet de dédoublements de programmes et d’une querelle de juridiction entre les deux paliers de gouvernement.Selon Mme Marois, les conservateurs « ne disent pas non », « demeurent très polis » mais « ne respectent pas les principes de décentralisation et de souplesse sur lesquels les ministres s’étaient entendus à Régina ».« On sent des blocages », précise-t-elle, blocages qu’elle attribue à une résistance d’Ottawa face à la « volonté du Québec de gérer et de dé-Volr page 10: Mme Marois La négociation sur la primauté de la Charte québécoise Mulroney rejette toute idée d’une «protection réduite» aux minorités BERNARD DESCÔTEAUX OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a rejeté à toutes fins utiles hier l’une des principales revendications constitutionnelles du Québec, soit la reconnaissance de la primauté de la Charte québécoise des droits et libertés sur la Charte fédérale des droits et libertés.Tout en disant ne pas vouloir com- mencer une négociation par conférence de presse interposée, le premier ministre Mulroney a en effet déclaré devant la presse parlementaire hier matin que son gouvernement «ne posera aucun geste qui puisse diminuer les droits d’une minorité où que ce soit» au Canada.Ce faisant, le premier ministre a semblé faire droit aux positions exprimées par Alliance Québec à la suite de la présentation des deman- des constitutionnelles du Québec à la mi-mai.Ce groupe représentant les intérêts des anglophones du Québec disait voir une menace à la réduction des droits de leur communauté.L’ex-président de cet organisme, M.Eric Maldoff, avait alors noté que malgré toutes les garanties que pouvait offrir le Québec, la Charte québécoise n’offre pas les garanties de la Charte fédérale.N’étant pas enchâssée dans la constitution, la Charte québécoise peut être modifiée n'importe quand par l’Assemblée nationale, à la majorité simple des voix.Cet argument fut repris depuis par divers groupes dont l’opposition libérale aux Communes.Ainsi il y a deux semaines, le leader libéral, M.John Turner, avait clairement dit qu’à son avis il ne pouvait y avoir deux chartes dans le même pays.Voir page 10: Mulroney 5 «r 'A Bourassa et Lévesque croisent le fer pour la première fois au Salon de la race MARIE-AGNÈS THELLIER •“S)# Photo CP Fleur à la boutonnière et sourire aux lèvres, le chef de l’opposition, M.Robert Bourassa, a pris son siège à i'Assemblée nationale hier.À ses côtés, son fidèle lieutenant, M.Gérard-D.Lévesque, qui agira comme leader parlementaire.QUÉBEC — Se faisant face à l’Assemblée nationale pour la première fois, le premier ministre, M.René Lévesque, et l’ex-premier ministre, M.Robert Bourassa, s’en sont chacun tiré avec les honneurs de la guerre dans leur première joute oratoire.Pendant la période des questions des députés hier matin, M.Lévesque a réussi à reprendre l’avantage sur son adversaire libéral, même si le chef de l’opposition officielle avait cru d’abord l’emporter, grâce à sa question initiale et grâce au ton adopté quelques minutes auparavant, lors de son allocution.M.Bourassa a interrogé M.Lévesque sur un de ses sujets préférés de dissertation en économie politique : le lien entre la créaUon d’une zone de libre-échange Canada-États-Unis et les politiques monétaires.Il voulait ainsi obhger son adversaire politique à s’avancer sur son propre terrain, sur lequel M.Lévesque est moins naturellement à l’aise.Mais, devant la forme compliquée et presque pédante des questions supplémentaires posées par le chef libéral, M.Lévesque a pu tirer son épingle du jeu en stigmatisant les deux idées fixes de M.Bourassa: la vente d’électricité — et même d’eau — à des Américains qui n'en veulent peut-être pas; et « l’obsession monétaire » du nouveau député de Bertrand.« On a déjà en mains la troisième version de cette première obsession de développement du chef de l’opposition, c’est-à-dire l’énergie du Nord.Maintenant que c’est rendu à la troisième version, peut-être que, sur son autre idée fixe qui est la théorie monétaire, le chef de l’opposition pourrait publier un livre très bientôt — ici, à Washington, à New-York, peu importe — de Voir page 10: Bourassa LIDEVOIR A II iC£iia.Mai Zetterling Suédoise et cinéaste.Mai Zetterling a été l’une des premières à faire trembler sur ses bases le cinéma traditionnel, dans les années 60.Son plus récent film Scrubbers, présenté à l’occasion du Festival Silence, elles tournent!, a d'ailleurs remporté le Prix du public, décerné hier.Elle a confié à Francine Laurendeau la difficulté d'étre femme, cinéaste et « en avance de sept ans sur son époque », comme l'affirmait l’essayiste Susan Sontag.Page 21 Claude Laroche Fondateur du Grand Cirque Ordinaire, Claude Laroche a été l’un de premiers comédiens professionnels à faire de la création collective sa pratique théâtrale.Membre de la cellule du Nouveau Théâtre expérimental, il joue depuis jeudi, dans Amore Amore, une création collective sur le sentiment amoureux.Il a raconté à Paul Lefebvre les grandes lignes de cette oeuvre, « une fantasmagorie amoureuse commune aux sept membres du groupe ».Page 21 LE DÉBAT SUR LES PENSIONS DE VIEILLESSE A près une lune de miel de 8 mois, la première scène de ménage une analyse de BERNARD DESCÔTEAUX OTTAWA — Pendant huit mois, le gouvernement Mulroney et les Canadiens auront filé le parfait amour, mais le débat sur les pensions de vieillesse aura marqué la première scène dans le nouveau ménage.Avec ce débat provoqué par le ministre des Finances, M.Michael Wilson, et sa proposition de désindexer partiellement les pensions de vieillesse, les Canadiens ont eu l’occasion pour la première fois de prendre la mesure de leur gouvernement central, alors que de son côté la nouvelle équipe prenait conscience de la difficulté d’imposer l’austérité sans perdre la faveur populaire.Le pari du premier ministre Mulroney à l’occasion de son premier budget était ni plus ni moins que de prolonger encore de quelques mois sa lune de miel avec les Canadiens malgré l’austérité qu’il allait devoir leur imposer.Il avait réussi à refréner les ardeurs de son ministre des Finances et trouvé un slogan attrayant: « Un budget dur mais équitable».Moins de quatre semaines après la présentation de ce budget, force est de constater qu’il n’a pas encore gagné son pari.En deux temps trois mouvements, l’opposition conjuguée des libéraux et des néo-démocrates aura permis de convaincre une large fraction de l’opinion publique que le budget était plus dur qu’équitable, particulièrement à l’endroit des personnes âgées.Celles-ci sont devenues le symbole de l’opposition au gouvernement.Le premier ministre Mulroney a dû le reconnaître cette semaine devant le tollé de protestations qui monte vers la capitale fédérale.Il conteste, ne serait-ce que pour la forme, le mot «tollé», mais il reconnaît la réalité.«Je vous avoue qu’il y a un problème.Ça prendrait tout de même un insignifiant pour dire le contraire», a-t-il admis hier matin en conférence de presse.Ce commentaire du premier ministre n’était qu’une façon de dire à tous les protestataires «message reçu!» et de donner le signal de la retraite.Une retraite qui se fera en douceur mais qui ne fait plus de doute pour personne.Sur tous les tons et de toutes les manières, M.Mulroney et ses ministres ne cessent en effet depuis quelques jours de dire que si besoin est on apportera les ajustements nécessaires.Il ne reste plus qu’à dire quand et comment.Il aurait été présomptueux pour le gouvernement conservateur de continuer à ignorer les protestations.Certes, presque tous les groupes de personnes âgées sont mobilisés, tout comme les groupes intéressés aux politiques sociales.Mais en plus, les alliés naturels du gouvernement avaient depuis une semaine commencé à lui faire défaut.Ainsi deux premiers ministres conservateurs, rOntarien Frank Miller, et le Néo-Écossais John Buchanan, ont condamné le geste de la désindexation partieEe des personnes âgées.Il y a eu aussi les premiers ministres Lévesque et Pawley, l’Assemblée nationale du Québec, l’Assemblée législative du Manitoba.Puis il y eut trois groupes importants d’hommes d’affaires qui ont émis de sérieuses réserves, oubüant qu’ils réclamaient encore il y a quelques mois, a fait remarquer M.Mulroney sur un ton amer, que l’on réduise les dépenses sociales.Les membres du gouvernement se doutaient bien qu’une mesure comme la désindexation allait susciter des réactions.Ce n’est pas en vain, rappelait hier M.Mulroney, qu’on a pris la Voir page 10: La première scène Pauline Marois: « des blocages » William Boyd jComme neige Slff è au soleil C ¦>*- r Comme neige au soleil WILLIAM BOYD “APOSTROPHES” Ecoutez: Je vais vous dire tout de suite, j’ai été enthousiasmé par votre roman.Quand] 'ai commencé, je ne pouvais pas supporter qu ’on me dérange, téléphone, enfants etc.Je vais même aller plus loin, je pense que les gens qui achèteront et liront votre roman seront emballés.Si l’un des téléspectateurs est déçu.)e suis prêt à rembourser votre livre, j’en prends / ’engagement public, alors vous allez me dire que je prends des risques, et bien non, je ne prends aucun risque parce que je suis persuadé qu ’un lecteur normalement constitué ne peut ne pas lire avec passion le roman que vous avez écrit.Bernard PIVOT tirage: 100 000 exemplaires FRANCE-AMÉRIQUE Les enfants du soleil PAULINE GEDGE Après le succès mondiaide la DAME DU NIL, Pauline Gedge revient à son sujet favori, l’Egypte.L’histoire qu’elle nous conte ici est celle du pharaon peut-être le plus surprenant de l’Égypte ancienne, Aménophis IV, et de son épouse, la très belle Néfertiti.C’est aussi celle d’une femme d'une rare clairvoyance, sa mère, l’impératrice Tii.S’appuyant sur une vérité historique indéniable, Pauline Gedge, avec son immense talent de conteur, ressuscite un monde passionné, où les jeux de l’amour côtoient sans cesse la folie du pouvoir.tirage: 100 000 exemplaires FRANCE - AMÉRIQUE I Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE SUFFRAGE UNIVERSEL DES MEMBRES La course au leadership du PQ risque de coûter cher aux aspirants-candidats PIERRE O’NEILL La succession de M.René Lévesque ne semble accessible qu’aux pé-quistes les mieux nantis: les aspirants-candidats pourraient être amenés à engloutir une petite fortune dans la prochaine course au leadership du Parti québécois.Depuis toujours, dans les partis politiques canadiens, le choix d’un nouveau leader était réservé à un collège électoral formé à peu prèâ exclusivement de délégations de comtés.A son congrès de juin 1984, le Parti québécois a décidé de se donner, lui aussi, des règles devant régir l’élection d’un nouveau chef, et il a innové en adoptant le principe du suffrage universel direct des membres.Kssentiellement, l’innovation vise à élargir le vase de la consultation, éliminer les risques de manipulations et démocratiser le processus électoral.Pour se faire élire à la direction de leur parti, les Mulroney, Turner et Bourassa ont concentré leur efforts et ressources sur quelque 3,000 délégués.Les candidats éventuels au leadership du Parti québécois devront, eux, faire campagne auprès de l’ensemble des membres du parti, dont le nombre pourrait alors atteindre les 200.000.Le principe de l’élection au suffrage universel étant acquis, il ne restait plus qu’à en définir les modalités d’application.En vertu d’un mandat reçu du congrès plénier de 1984, un comité présidé par le conseiller au programme, Jules-Pascal Venne, s’est lancé dans des travaux de recherches et a exploré les divers modes de scrutin en vigueur à travers le monde.Il a également fait l’analyse du déroulement de la campagne au leadership qui a porté Robert Bourassa à la tete du PLQ en octobre 1983.C’est finalement le conseil national de septembre dernier qui a fixé Deux des principaux aspirants à la succession de René Lévesque à la direction du Parti québécois, MM Pierre-Marc Johnson et Bernard Landry les règles de procédures devant présider a l’élection du deuxième président du Parti québécois.Depuis le décret électoral jusqu’au jour du scrutin, la campagne sera d’une durée minimale de 90 jours.A l’intérieur de ces limites, les candidats auront 45 jours pour solliciter l’adhésion de nouveaux membres et ce faisant, accroître le nombre de leurs présumés supporteurs.En toute fin de campagne, un dimanche, les 200,000 membres seront invités à se rendre au bureau de scrutin de leur comté pour participer à un premier tour de scrutin.Sera désigne élu à la présidence, le candidat qui aura obtenu plus de la moitié des suffrages exprimés.Dans le cas où, il y a au moins trois candidats et qu’aucun n’obtient, au premier tour de scrutin, plus de la moitié des voix exprimées, le parti procédera à un deuxième tour, mais qui n’aura lieu que le di- manche suivant.Dans le cours de ses recherches sur les divers modes de scrutm en vigueur, la direction du parti s’est également penché sur les frais que risque entraîner une campagne sur la base du suffrage universel.Une dimension qui a complètement échappé aux membres du conseil national, qui ont adopté le principe du suffrage universel sans se soucier des implications financières, pour le parti et les candidats.Au secrétariat du parti, l’on fait valoir que ces études sur le coût de la campagne ne furent que sommaires et que les conclusions ne méritent pas d’être publiées.Il est néanmoins relativement facile d’établir ce que pourrait être le coût approximatif d’une campagne au leadership à la mode du PQ.Il suffit de référer au coût de la campagne au leadership d’octobre 1983 du PLQ, dont les principales données apparaissent dans un rapport que la direction du parti a rendu public en janvier 1984.A l’époque, le PLQ ne comptait que 111,000 membres, qui se sont fait représenter au congres de leadership par 2,920 délégués.La direction du PLQ a dépensé pourtant f500,000 dans cette course au leadership, essentiellement pour les frais d’orgamsation, de communications, de publicité, de transport, de logement et de régie électorale.De plus, il en a coûté $577,998 à Robert Bourassa, $556,177 à Pierre Paradis et $379,1^ à Darnel Johnson.Ces bilans révèlent peut-être seulement une partie dépenses des candidats au leadership du PLQ, qui avait édicté un règlement établissant la limite de chaque candidat à $585,000.Lorsque les Johnson, Landry, Du-haime, Garon et autres aspirants à la succession de René Lévesque auront terminé le recrutement de leurs supporteurs, il est permis de croire que le PQ comptera au moins 200,000 membres.Autant de voteurs, que les candidats devront courtiser, solliciter et convaincre.Là où il suffisait aux candidats libéraux d’organiser des petites réunions de cuisine pour rencontrer les 24 délégués de chaque comté, les aspirants au leadership du PQ devront multiplier les grands ralliements publics et avoir surtout recours à la publicité dans les journaux, à la radio et à la télévision.Ce qui implique des dépenses considérables, comparables aux coûts généralement générés par tournées électorales des chefs de partis à l’occasion d’une élection générale.En somme, ce qlii a coûté le demi-million à Robert Bourassa et à Daniel Johnson en 1983 risque de friser le million de dollars pour les campagne des Pierre-Marc Johnson, Bernard Landry, Jean Garon et autres présumés aspirants, à moins que le conseil national du PQ juge approprié de modifier la formule.La majoration du revenu moyen constitue leur grande priorité Les médecins omnipatriciens sont impatients de renouveler leur entente avec Québec RENÉE ROWAN Si les médecins ne sont pas mécontents de la tournure des négociations qui se poursuivent depuis la fin de mars entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et le ministère des Affaires sociales (MAS) visant au renouvellement de l’entente générale échue depuis le 31 mai dernier.Ils commencent toutefois à manifester une certaine impatience.C’est demain la dernière réunion du Conseil des ministres avant la fin des travaux de la présente session.« Le 18 juin est donc pour nous une date importante et stratégique », commente le Dr Georges-Henn Gagnon, directeur général adjoint et directeur des affaires professionnelles à la h'MüQ « Des décisions doivent se prendre On a besoin de savoir où l’on va », ajoute-t-il dans une entrevue accordée au DEVOIR Jusqu’à maintenant, constate le Dr Gagnon, les médecins ont cru en la bonne volonté du gouvernement de conclure rapidement une entente avec les médecins avant la fin de la session: « nous ne voudrions pas être déçus».La Fédération demeure déterminée à signer un accord le plus rapidement possible et dans le contexte politique actuel elle s’inquiète de plus en plus des jours qui passent.« Les médecins ne veulent plus « être patients ».Ils ont déjà eu à payer trop cher dans le passé leur silence et leur attente », rappelle le Dr Gagnon.Au plan monétaire, le Dr Clément Richer, le président de la FMOQ, a maintes fois répété son objectif de voir s’effacer l’écart entre le revenu de l’omnipraticien québécois et celui de la moyenne des médecins omnipraticiens canadiens.Le revenu moyen brut des médecins du Québec se situe aux environs de $100,000 par année Il est 25 % inférieur au revenu moyen brut des médecins canadiens.La majoration du revenu moyen brut constitue donc une grande priorité de la présente négociation.Ce que les médecins demandent c’est une augmentation correspondant à l’indice des prix à la consommation (soit 3.8 %) plus un certain rattrapage de l’ordre de 1 à 2 %.« Ce rattrapage est nécessaire SI on veut éviter que nos médecins sortent du Québec et aillent travailler ailleurs», commente le Dr Gagnon.Face au vieillisement de la population québécoise, la FMOQ veut insérer dans la nouvelle entente un préambule particuUer à la génatne.Ce préambule comporte la définition de nouveaux actes tels l’évaluation d’un malade en perte d’autonomie, les examens gériatriques complets et enfin un acte visant la rémunération du travail en comité multidisciplinau-e.Le dossier de négociation concernant les malades admis, c’est-à-dire hospitalisés, vise l’établissement d’un nouveau mode de paiement sous forme de forfait quotidien tenant compte des multiples gestes posés par le médecin, gestes qui ne sont pas rému- nérés actuellement tels discussion avec les consultants, révision du dossier radiologique, etc.« Cette bonification des tarifs pour les malades admis en centre hospitalier est nécessaire SI on ne veut pas que les médecins désertent les hôpitaux pour rester dans leurs cabinets », indique le porte-parole de la FMOQ.Il y a aussi toute la question du normatif en milieu institutionnel, ce qui touche surtout les 500 à 600 médecins dans les CLSC.Leurs conditions de travaü n’ont pas été revues depuis 1976, constate le Dr Gagnon; il y a de multiples changements à apporter à la pratique en CLSC es-time-t-il.Les primes d’assu-rance-responsabihté professionnelle obligatoire pour tous les médecins ont enregistré en avril dernier une augmentation vertigineuse de 500%, passant d’un seul coup de $350 à $1,958, ce qui n’a pas manqué de semer la panique chez tous les omnipraticiens.Depuis, la FMOQ a rencontré des représentants du MAS afin que le gouvernement apporte sa contribution soit en augmentant les tarifs des médecins, soit en participant directement au paiement des pnmes.La Fédération attend beaucoup de la réunion du conseil des ministres qui doit avoir lieu demain.« Nous n’avons pas l’intention d’attendre encore plus longtemps pour obtenir des réponses à nos demandes », déclare le Dr Gagnon.Déjà, la Fédération à convoqué pour le 20 juin une réunion extraordinaire des 19 présidents d’associations de médecins du Québec membres de la FMOQ.« Nous espérons être alors en mesure de présenter à nos membres un bilan positif des négociations visant à la signature rapide de l’entente générale.» Et SI ce n’était pas le cas?« Nous continuons pour l’instant de croire en la bonne volonté gouvernementale, répète le Dr Gagnon.Nous attendons beaucoup de la réu- nion des ministres demain.Si cependant on nous avait leurrés, il appartiendra alors aux médecins de décider de leurs gestes pour les prochaines semaines.Tous les scénarios sont possibles et devront être étudiés.» La FMOQ évite pour l’instant de parler ou même d’évoquer la possibilité d’une grève.« Rien n’est encore dramatique, insiste le porte-parole de la Fédération.Nous espérons fort en arriver a la signature d’une entente dans les plus brefs délais.» Le Manitoba s’estime prêt à fonctionner dès maintenant en français et en anglais JEAN-PIERRE PROULX L’Assemblée législative du Manitoba était en pratique à peu prête hier à faire face à ses obligations constitutionnelles concernant l’adoption en français et en anglais, à compter de mamtenant, de ses lois et ses règlements.C’est ce qu’a indiqué hier au DEVOIR son procureur-général adjoint, M.Tanner Elton.La législature dispose dès à présent d’une équipe de traducteurs de cinq personnes et elle compte l’augmenter de trois ou quatre piersonnes d’ici peu, a précisé M.Elton.Si la Cour suprême a donné jeudi un délai au Manitoba pour traduire ses 4,000 lois anciennes invalides, il a été péremptoire pour l’avenir.Le Manitoba devait dès hier se conformer aux exigences de l’article 23 de la loi de 1870 qui lui prescrit formellement d’adopter ses lois et ses règlements dans les deux langues.A la suite du jugement de la Cour suprême invalidant dans l’affaire Forest la loi de 1890 qui faisait de la langue anglaise, la seule langue officielle de l’assemblée législative, le gouvernement conservateur de Sterling Lyon a fait adopter une loi qui permettait de légiférer, soit en français soit en anglais, quitte à déposer ultérieurement une traduction officielle des lois.À peu près la moitié des lois adoptées depuis 1980 ont ainsi leur version française, a indiqué M.Elton de sorte qu’ac-tuellement, 12% des lois en vigeur apparaissant dans les cahiers des « lois refondus », sont dans les deux langues.Cette pratique qui a cours depuis cinq ans a donc permis à la législature manitobame de n’être pas entièrement désemparée face à ses obligations qui viennent de lui être rappelées.Cette pratique n’ent était pas moins illégale, a tranché pour sa part la Cour suprême de sorte qu’à compter d’hier, on présente simultanément à la Chambre les deux versions des lois et des règlements y compris les amendements à une loi adoptée précédemment en anglais seulement.M.Elton n’était cependant pas en mesure de préciser hier de quelles façons l’assemblée législative allait s’acquitter de ses autres obligations constitutionnelles découlant de l’article 23.Ce même article fait obhgation, et la Cour suprême l’a répété aussi jeudi, d’utiliser l’anglais et le français dans « les archives, les procès-verbaux et journaux des chambres du Parlement du Canada et des législatures du Québec et du Manitoba».À ce jour, a expliqué M.Elton, les ordres du jour et les procès-verbaux ont été pubhés en anglais seulement mais on débattait hier encore à Wirmipeg de la marche à suivre en ce qui concerne ces deux outils parlementaires.Il nous a paru intéressant par ailleurs d’examiner la situation à l’Assemblée nationale qui est soumise aux mêmes règles constitutionnelles que celle du Manitoba.Une enquête auprès des responsables compétents de l’Assemblée nationale du Québec nous a révélé hier que celle-ci dispose en permanence, à la direction de la législation, d’une équipe de six traducteurs dont le mandat est de traduire toutes les lois avant leur dépôt à l’Assemblée nationale.Ils font aussi la traduction des amendements à ces mêmes lois au cours du processus législatif.Durant la courte période allant de l’adoption de la loi 101 en 1977 à l’arrêt Blaikie en 1979 déclarant invalide le chapitre de cette loi faisant du français la seule langue officielle de l’Assemblée nationale, les traducteurs de l’Assemblée nationale n’eh avait pas moins continué de traduire à mesure toutes les lois en anglais de sorte qu’au lendemain de l’arrêt Blaikie, il a fallu une journée pour vahder toutes les lois.Par ailleurs, une traductrice est attachée au secrétaire général de l’Assemblée nationale.Elle s’occupe journellement de traduire le « feuilleton », ou l’ordre du jour de l’assemblée, ainsi que le procès-verbal quotidien de ses travaux qm est impnmé et remis aux parelementaires dès le lendemam.Pour ce qui est des règlements, les traductions sont faites au Bureau des règlements au mmistère de la Justice, bureau qui dispose d’une équipe de huit traducteurs.Ils sont acheminés ensuite au cabinet des ministres qui les adopte dans les deux langues.Les procès-verbaux et ordre du jour du conseil exécutif sont cependant seulement en français.Un coup de téléphone à la Communauté urbaine de Montréal, administration qui regroupe finalement deux fois la population du Manitoba, nous a aussi permis d’apprendre que les ordres du jour, les procès-verbaux et les règlements de la cette institution sont aussi publiés en français et en anglais.Le contrat de traduction a été accordée à une maison spéciahsée.Prenez la vie à deux poumons, Cessez de fumer! I- O N D s im Gouvernement du Québec Ministère des transports Frn/js poiK m FoR\f^Tlo\ nt CinRiHUHs t.T l.'AlOh 4 IA RhtHmiHh SUBVENTIONS DE RECHERCHE SUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES ffuénn I éditeur Les journalistes utilisent peu la Commission d’accès à l’information Un programme de subventions de recherche portant sur le transport des marchandises est offert conjointement par le ministère des Transports du Québec et le Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche (F.C.A.R.).Il s'agit de l’ACTION CONCERTEE SUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES.Admissibilité; Les chercheurs, seuls ou en groupe, provenant des établissements universitaires ou collégiaux, des instituts de recherche à caractère public, ou qui n'ont pas d'affi-liation institutionnelle reconnue, sont invités à présenter des demandes MAINTENANT DISPONIBLE EN MARCHE VERS UNE TERRE NOUVELLE ^ Cahier d'activités 1 re secondaire Coll • Mon nouveau programme d études en enseignement religieux catholique au secondaire • Auteure Irène Paquette NORMAN DELISLE QUÉBEC (PC) - r En vente dans toutes les librairies KIVMU proitrsmMK d ellldi«•^ er» ri«vt‘ti;i>«>i>M itf nittffisuT taUlOliquH au aevond oi i En niarcfie vers uqe (erre nouvelle i Seulement six des 375 demandes formulées à la Commission d’accès à l’information proviennent de journalistes, vient de révéler le président de la Commission, M Marcel Pépin.Intervenant au colloque annuel de l’Association des diplômés de l’Ecole nationale d’ad-ministration publique ( ENAP), M.Pépin a es- Les presents cahiers d apprentissage sont en tous points conlormes au nouveau programme d eludes du ministère de I Éducation du Québec.Enseignement religieux catholique Ire secondaire et 2e secondaire • Ire secondaire Cahier (manuel) ISBN-2-7601-1350-7 (192 pages) Guide du maître à paraître sous peu 2e secondaire Cahier (manuel) 6 95$ iSBN-2-7601 -1327-2 ( 208 pages) Guide du maître 15 00$ ISBN-2-7601-1335-3(137 pages) En vent» dans le» librairie»: timé que plusieurs raisons peuvent inciter tes journalistes à ne pas recourir aux services de la Commission d’accès.D’une part, la loi ne permet pas d’obtenir rapidement les documents désirés.1-es délais peuvent aller jusqu’à plusieurs mois.Or, les journalistes aiment l’information immédiate, la nouvelle fraîche, croit Objectifs: M.Pépm.De plus, il peut devenir coûteux de recourir aux services de la commission s’il y a contestation juridique.M.Pépin, lui-même un ancien journaliste, a néanmoins soutenu que l’information pouvait demeurer valable même après une certaine pé- ____________ node de temps.sensibiliser les chercheurs à I importance d un secteur de recherche encore peu exploité au Québec; inciter les chercheurs issus de diverses disciplines à travailler à l'amélioration du transport des marchandises; créer un potentiel de recherche en contribuant à la formation des chercheurs et des experts dont le Québec a besoin dans le domaine du transport routier; assister financièrement les chercheurs effectuant des travaux qui contribuent au développement de la connaissance du système de transport des marchandises; stimuler la diffusion des connaissances dans le domaine du transport des marchandises^ encourager leur exploitation.6,95$ INRS (à Sainle-Ko) ) Nouvel échange téléphonique (à cdinptcr du P juin I9K5) Critères: Les critères d’évaluation des demandes sont les suivants: • pertinence du projet par rapport aux priorités établies, • qualité de la démarche poursuivie (créativité, problématique, méthodologie, innovation et progrès scientifique); • qualité de l’équipe (capacité, production scientifique); __________________• concertation avec les autres chercheurs oeuvrant dans le même domaine.Crédits disponibles pour 1985-1986: 200 OOP $ Inscription: Date limite de dépôt des demandes ________________16 septembre 1985 Annonce des subventions novembre 1985 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél (514)849-1112 En vente dans les librairies.Station 168 est, rue Métro-Longueuil Sdinte-Catherine Longueuil, Québec Montréal, Québec Tél (514)677-6525 Tél (514)861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514)843-6241 Administration INR.S-Kau INR.S-Kducalion INRS-(;éoressoiirccs (418) (418) 654-2524 (418) 654-2600 (418) 654-2604 Un.versitè rln Ouébnt Institut national de la recherche tcientifique Les documents nécessaires pour la préparation des demandes (broçhure explicative et formulaires) sont disponibles dans les universités, les collèges, ou au Fonds F.C.A R à l’adresse suivante.Fonds F.C.A.R.979, rue de Bourgogne, 4e étage Sainte-Foy (Québec) G1W2L4 TÉLÉPHONE: (418) 643-8560 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 Mulroney ne prendra pas les devants Pawley dit clairement qu’il ne veut pas relancer le débat sur le français PAULE DES RIVIÈRES OTTAWA — Le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, serait plus que disposé à aider le Manitoba a étendre les services en français dans cette province mais il estime que «ce genre d’action doit provenir des assises provinciales d’abord et avant tout».Bref, il ne prendra pas les devants.Or, à Winnipeg, le premier ministre manitobain, M.Howard Pawley, a clairement indiqué qu’il n’avait aucunement l’intention de profiter du jugement que la Cour suprême a rendu jeudi en faveur des Franco-Manitobains pour relancer le débat sur les services en français.Et le premier ministre canadien demeure pour sa part convaincu que c’est à la province de faire les premiers pas: «Si vous voulez du progrès, a-t-il déclaré hier en conférence de presse, c’est comme cela que çâ soit se faire».M.Mulroney a rappelé qu’il s’était déjà «vigoureusement» prononcé en faveur de l’expansion des services en français au Manitoba lorsque le débat faisait rage.«Je ne renie strictement rien», a-t-il assuré.C’était comme chef de l’opposition, lorsque lès libéraux étaient encore au pouvoir, que M.Mulroney s’était une première fois porté à la défense des Franco-Manitobains.Le député libéral manitobain Lloyd Axworthy note quant à lui que le premier ministre canadien ne ferme pas la porte et à l’instar des présidents de la Société-franco-ma-nitobaine et de la Fédération des Francophones hors-Québec (FFHQ), MM Real Sabourin et Léo Létour-neau, il espère «qu’Ottawa prendra ses responsabilités».Rappelons que le jugement rendu cette semaine ne touche pas les services en français mais bien la traduction des lois en obligeant la province à traduire ses lois en français toutes ses lois adoptées depuis 1890.Seulement, la SFM, qui est plus intéressée par des services que par des lois, espère que le premier ministre canadien saura amener son homo- Une des lois ouvertes, dit Photo Cl> Le premier ministre du Manitoba, M.Hov\/ard Pawley, a laissé entendre hier que son gouvernement était prêt à se plier à la décision de la Cour suprême selon laquelle toutes les lois adoptées en anglais seulement au Manitoba étaient invalides.logue provincial sur le terrain moins juridique et plus pratique des services en français.• «Après tout, ce sont nous les victimes,ce sont nous qui avons été lésés», a dit M.Sabourin hier, de passage à Ottawa, en rappelant qu’en décrétant que les lois adoptées au Manitoba depuis 1890 étaient invali- les plus Ouellette QUÉBEC (PC) - La loi de l’environnement du Québec est une des lois les plus ouvertes au monde et permet à quiconque s’y intéresse de recevoir les informations pertinentes concernant la pollution.C’est ce qu’a assuré hier le ministre de l’Environnement Adrien Ouellette, alors qu’il était interrogée par la députée de Chomedey et porte-parole des libéraux en matière d’environnement, Mme Lise Bacon.Mme Bacon s’inquiétait du fait que la population n’est pas bien informée sur l’existence de sites dangereux dans son environnement immédiat.«Non seulement on a fait notre possible, mais on est allé vers l’impossible.A ma connaissance, il n’y a qu’un goa-.vernement au Canada, il n’y a qu’un ministère de l’Environnement qui s’est doté d’une équipe de gens spécialisés dont la mission a été de faire le tour du Québec afin d’inventorier les endroits où des déchets dangereux avaient pu être déposés dans le passé et qui risquaient d’être dangereux.des, la Cour suprême avait reconnue l’injustice.Pour M.Pawley cependant, la décision de la Cour supreme n’a «aucun impact direct» sur les services en français.Ne s’intéressant qu’au jugement, M.Pawley a par ailleurs l’intention de s’y soumettre le plus rapidement possible en faisant traduire toutes les lois adoptées depuis 1890.La Cour doit fixer un délai.MM Pawley et Mulroney se sont, déjà parlé et le premier ministre canadien a fait savoir que, face à la décision de la Cour suprême,pour assurer la traduction des lois, «nous alons collaborer avec la province», en fournissant une aide technique.«Si le gouvernement du Manitoba, dans tout projet d’extension des droits et services à ses citoyens francophones, aimerait en discuter avec nous, cela me ferait plaisir de le faire», a ajouté M.Mulroney en conférence de presse.Rappelons qu’en 1983 la SFM avait conclu une entente avec Ottawa et Winnipeg, en vertu de laquelle la province acceptait d’enchâsser des services en français; en échange,les 50,000 Franco-Manitobains se contentaient de la traduction de 400 lois, au heu de 4,000.L’opposition des députés conservateurs a ce projet empêcha la législature de procéder et le tout se retrouva en Cour suprême, mais sans la dimension «services» que la SFM tente de ramener aujourd’hui.Aujourd’hui,la SFM espère que le fédéral saura négocier son aide technique au Manitoba en le liant à une forme de services en français.En 1983, lorsqu'il avait été question de traduire 400 lois, Ottawa avait proposé de défrayer la moitié des coûts, soit $2,5 millions,et de fournir du personnel pour aider à la traduction.Avec non pas 400 mais plus de 4,000 lois à traduire,la SFM évalue les coûts de l’opération à plus de $25 millions.La SFM trouve la tâche fastidieuse et coûteuse et s’interroge sur son utilité mais puisque c’est la voie retenue, elle estime que la Cour devrait exiger que tout soit traduit «d’ici un peu moins d’une année».Le gouvernement manitobain a déjà entrepris de traduire certains textes.Sur 400 lois sur lesquelles il travaille depuis un peu plus d’un an, 37% sont prêtes.Enfin,même si la SFM insiste sur les services en français, elle n’en juge pas moins très importante la décision de la Cour suprême : «les FrancoManitobains ont les mêmes droits et privilège que les Anglo-Québécois», a résumé M.Sabourin hier.Avant lui, le premier ministre canadien avait constaté que le jugement consacrait «la primauté de là constitution» et «l’importance crû-ciale des droits des minorités au Canada».«J’invite tous les Manitobains, a dit M.Mulroney, à accepter généreusement la décision de la Cour suprême et à poursuivre avec une vigueur nouvelle l’édification d’une société forte et unie dans leur provin-ce,tout en respectant et en préservant les droits de ses diverses coUec-tivilés ethniques et linguistiques».Pour sa part, le chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broad-bent, a rappelé que si l’extension des services en français n’avait pu voir le jour au Manitoba, c’était en raison de l’opposition des conservateurs et non pas du gouvernement néo-démocrate de M.Pawley.«Il peut s’avérer plus logique de donner des services en français que de traduire 4,000 lois mais ce n’est peut-être pas une réalité pratique à ce moment-ci».MESDAMES ET MESSIEURS Ne vous laissez pas impressionner par des annonces très subjectives.Nous sommes en tant que boutique d'importation de France et d'Italie en mesure de vous offrir le service, la qualité et aussi les prix.PRIX STÉPHANIE BIS Costume 100% laine vierge 195$ Blazer en gabardine 100% laine 185$ Pantalon en gabardine 100% laine 60$ Chemises françaises 35$ Cravate 100% pure soie 10$ BEAUX CADEAUX POUR LA FÊTE DES PÈRES et autres spéciaux pour mesdames aiPPusion ¦ SCCDHCiniC DIS 1110 ave Laurier ouest — Tél.: 270-7797 2030 Crescent — Tél.: 844-0063 l’analvste .,U KcUi.» Été 1985 Quelques titres • Julien Freund • Maurice Lemelln • Louis Vaicke • Nicole Jetté-Soucy • Michel Krauss •'Michel Boucher • Pierre Sauvé • Simone Goyard-Fabre (en supplément) • Index des deux premières années: Numéro un à huit La politique Internationale Le syndicalisme Question de culture La pornographie L’action positive La dérégulation des transports L'échec de l’Afrique Au nom de la liberté et des droits à.• L'équivalent d'un livre de 200 pages • Dans un format agréable • À tous les trois mois • Sur la politique, l'économie, la science, l'éthique, la religion, les arts • Dans un langage sérieux et accessible • Par des gens de tous les milieux et de tous les âges • Pour la liberté, la qualité, la responsabilité • Une revue qui vaut son prix Chroniques sur l’actualité — critiques et suggestions de livres et de films, musique — 14 nouvelles signatures — une quarantaine de thèmes — une revue qui s’améliore et s’impose.BULLETIN D'ABONNEMENT 409 ana O m'iboon*' ou Clabonntr tap«r»onn« ci-dOM-^uo déofgnéo à L'AAOlytM tu tarif coché cl daaaoua qua |« paü A PEAfOOtCA inc par chéqua mandat da t______ MASTER CHAAOE .VISA (periodica) Cm# Potlalê 444 Outréfiiont.OC.Canada H2V4R6 1155, ava Ducharma Outramont, QC, Canada H2V1E2 Toua laa laufa aont awéala A changamani aarva préavia Il paui l'écoutar un défai da tOA I2 aamairvaa avant qua l’abonné na raçoiva daa édtlawrt la pramtar rvumére NfNOUVEL AtONNEMENT n/REABONNEMENT à L'ANALYSTE (duréc ! 1 an — 4 numéros) A partir du no.cochar ta caaa approprtéa ** ^ ADRESSE ** AORESSE A0NES8E CODE POSTAL JE DÉSIRE AlONNER cooCpostal •I ana ravm eaaaa «a aarülfa.fasanaa #i»awHiwiim RCMOCNCA na paut étra twaiga i I aana êmatsn féaaaw an aaiant qaa la aaniiaaHü at aan patamant ani twa ?S’il t’aoN d'un aftonnamant cadaau.REtWOOtCAadraaaaratcftvai votaouhaRa oraïuiianam una caria da aouhaita davotrapart StQrtaiurt .La CUM se dote d’un Service de l’environnement ALAIN DUHAMEL La fusion des services de l’assainissement de l’eau, de l’assainissement de l’air et de l’inspection des aliments donnera naissance à la Communauré urbaine de Montréal au Service de l'environnement.En effet, à la prochaine assemblée du conseil, mercredi, le comité exécutif de la CUM propose de réunir ces services sous l’autorité d’un même directeur dans l’espoir de réaliser des économies d’échelle et d’accroître la productivité.« Les changements de structure permettront une plus grande productivité des ressources tant humaines que matérielles.C’est ainsi que des économies d’échelle pourront être réalisées dans certains domaines, notamment, aux inspections et travaux de laboratoire » lit-on dans les notes explicatives du projet de règlement.Pour l’année 1985, le Service de l’assainissement de l’air et de l’inspection des aliments dispose d’un budget de $7.8 millions et emploie 60 personnes à la lutte la pollution de l’air et 89 personnes à l’inpsec-tion des alimenLs.Le Service de l’assainissement de l’eau, avec un budget de $11.5 millions, emploie 140 personnes, dont 116 travaillent à l’exploitation de la station d’épuration et du réseau des intercepleurs inaugurés l’an dernier.Le directeur du Service de l’assainissement de l’eau, M.G.Perreault, devient, « sans autre formalité » lit-on dans le règlement, le directeur du nouveau Service de l’environnement.Depuis janvier dernier, M.Perreault cumulait les directions des deux services.À la même assemblée, le conseil de la CUM doit étudier le projet de renouvellement d’un orotocole d’entente avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’A-limentation au sujet de l’inspection des ahments.Le gouvernement québécois rembourse à la CUM les frais de ses services d’inspection dans le secteur tertiaire de l'industrie alimentaire.Le protocole proposé, pour les années 1985 à 1987, prévoit plus de 4,000 inspections chaque année pour lesquelles la CUM recevra $4,068,446.‘25 en 1985.Pour les autres années, cette somme s’accroît selon le taux d’augmentation de l’indice des prix à la consommation.Le nouveau protocole ne pourvoit à aucune augmentation des effectifs mais introduit dans les procédures des assouplissements.Ainsi, les inspections complètes dans chacun des lieux examinés se répartissent sur trois ans au lieu de deux ans.Enfin, le conseil de la CUM doit approuver un nouveau règlement relatif au régime de retraite des employés syndiqués, à l’exception des policiers.Le projet de reglement prend en compte les modifications intervenues à la suite du renouvellement des conventions collectives des employés de bureau, des employés manueLs et des professionnels, particulièrement en ce qui a trait a l’indexation des rentes.Il modifie les bénéfices versés à l’égard des nouveaux employés de la CUM.Ainsi, il réduit de 2i^ %à 2 % par année de service la rente qu’ils toucheront à leur retraite, pour un maximum de 70 % de leur meilleur traitement, au lieu de 80%.w iNsnun.Gouvernement du Québec Ministère de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu Québec GRAND CONCOURS GALLIMARD JEUNESSE SECRET DES PHARAONS tlWPORTANT .t« 9-»"“' POP'””"'*’' SECbIt ÔES PHABAONS jusqu au lieu «-'«'f.n .ü.e.19«5. Le Devoir, samedi 15 juin 1985 EN BREF.¦ Miller procède à des nominations TORONTO (PC) — Le premier ministre conservateur Frank Miller n’a causé aucune surprise, vendredi, en procédant à une quarantaine de nominations de partisans, quatre jours seulement avant la perte probable du pouvoir.La plupart de ces postes sont cependant à temps partiel.Parmi les emplois lucratifs, on relève les noms suivants; M.Frank Drea, ancien ministre conservateur qui ne s’est pas porté candidat à l’élection du 2 mai dernier.Il a été nommé à la Commission municipale de l’Ontario, au salaire annuel de $64,463.M.James Thomas, avocat de Toronto, nommé vice-président du Workers Compensation Appeals Tribunal.M.Chad Bark, dirigeant d’une compagnie d’assurance de Toronto, nommé vice-président de l’Ontario Highway Transport Board ($54,000 par année).M.Keith McMillan, avocat de Toronto, nommé administrateur de l’étude juridique McMillan Binch (de $47,000 à $49,000 par année).¦ Broadbent à Moscou OTTAWA (PC) — Le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, se rendra en Union soviétique cet été pour y discuter d’un certain nombre de sujets, dont la course aux armements.La nouvelle a été annoncée hier par le bureau de M.Broadbent dans un communiqué qui précisait que ce dernier avait été invité à une «visite officielle» par M.Georgiy Arbatov, responsable de l’Institut USA-Canada à Moscou.Outre les «discussions intensives» sur les armements qu’il doit avoir avec les autorités soviétiques, M.Broadbent doit aussi discuter du commerce entre les deux pays et de réunification des familles.M.Broadbent quittera le Canada le 27 juillet et sera de retour le 18 août.¦ Les funérailles de Karen Ann Quinlan MOUNT ARLINGTON, (AP) — Environ 200 personnes étaient rassemblées aux funérailles de Karen Ann Quinlan hier.Mgr Thomas Trapasso y a déclaré que lorsque la science ne peut plus promouvoir la dignité humaine, il faut se contenter d’assister chaleureusement les mourants dans leurs derniers moments.Julia et Joseph Quinlan sont restés calmes au cours de la cérémonie, mais leurs deux autres enfants pleuraient et s’embrassaient tandis qu’ils suivaient le cercueil vers le cimetière.Carol Quinlan, qui avait 31 ans, est décédée mardi dans les bras de sa mère après être restée dix ans dans le coma, étant ainsi devenue un symbole international du droit de mourir dans la dignité.¦ Médailles pour actes de bravoure QUÉBEC (PC) — Le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, M.Pierre-Marc Johnson, a procédé hier à la remise de médailles et de mentions d’honneur à quatorze citoyens québécois qui ont accompli en 1984 des actes de bravoure.Ces marques d’appréciation visent à souligner des gestes de secours qui, au-delà de la collaboration que les citoyens se doivent habituellement entre eux, témoignent d’un courage exceptionnel et comportent un élément de danger.La première médaille de civisme décernée par le ministre de la Justice fut pour rappeler «le geste le plus héroïque que l’on connaisse», celui du sergent d’armes René Jalbert qui le 8 mai 1984 devait obtenir la reddition du caporal Denis Lortie à l’Assemblée nationale.Les six autres récipiendaires de cette distinction accordée à une personne qui a accompU un acte de civisme dans des circonstances périlleuses, mettant consciemment ou spontanément sa vie en danger, ont été M.Mark Jocks de Kahnawake, qui s’était porté au secours de trois personnes dont le véhicule avait plongé dans le fleuve depuis le Pont Mercier le 27 octobre 1984, Mme Johanne Patry de Laval qui le 18 février 1984 devait éloigner un blessé étendu près de son véhicule en feu après une collision, M.Mario Schiller d’Outremont qui le 11 mai 1984 était descendu sur une poutrelle sous le pont Jacques-Cartier pour y retenir un blessé propulsé à cet endroit après que sa mobylette eut été heurtée par une automobile.¦ Un milliard de déficit à la CSST QUÉBEC — Le ministre du Travail du Québec, M.Raynald Fréchette, a offert à l’opposition officielle - qui a accepté - de tenir une commission parlementaire en août ou en septembre pour vider la question du déficit actuariel de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST).Le député libéral de Portneuf, M.Michel Pagé, a soulevé la question du $ 1.4 milliard de dette non provisionnée de la CSST que signale le vérificateur général du Québec, M.Rhéal Châtelain, dans le rapport annuel 1984 de la CSST, déposé hier devant l’Assemblée nationale.La CSST évalue à $ 1 mil-bard cette « dette non provisionnée » au 31 décembre 1984.¦ Des envoyés trop lents, dit Caccia OTTAWA (PC) — Le député libéral Charles Caccia a reproché aux envoyés canadien et américain sur les pluies acides hier aux Communes d’avoir perdu leur temps depuis leur nomination, il y a trois mois.Ancien ministre de l’Environnement, M.Caccia a dit «ne pas avoir l’impression que les envoyés consacrent beaucoup de temps à leur tâche».Le critique libéral en matières d’environnement a rappelé que MM.William Davis et Andrew Lewis ne se sont rencontrés qu’à deux seules occasions depuis le sommet de Québec, en mars, entre le président Ronald Reagan et le premier ministre Brian Mulroney.¦ Nouvelles propositions à Air Canada (PC) — Le conciliateur Frances Bairstow a soumis hier de nouvelles propositions à Air Canada et à ses 3,000 agents de bord et il a convoqué les deux parties pour le 2 juillet prochain.Les agents de bord se sont déjà prononces à 86% en faveur de la grève si nécessaire, mais ce droit ne leur sera acquis qu’à la fin du mois de juillet.Du côté du personnel non navigant, le syndicat a fait connaître son intention de recourir, comme les agents de bord, aux services d’un conciliateur.Les retraités marcheront sur Ottawa pour protester contre la désindexation CAROLE BEAULIEU La Coalition québécoise des retraités contre la désindexation des pensions « marchera sur Ottawa » le 19 juin prochain si le gouvernement conservateur ne retire pas son projet de désindexer partiellement les pensions de vieillesse.« Wilson a marché sur la queue du chat qui dormait, a déclare hier le président de la Concertation d’associations de retraités du Québec (CA-REQ), M.Laval Grondine.Rien ne sera plus jamais pareil.Les aînées réalisent qu’ils ont un pouvoir politique.Un pouvoir qui peut s’exercer dès la prochaine élection.» La decision du gouvernement conservateur de s’attaquer aux pensions de vieillesse a suscité un mouvement de regroupement sans précédent parmi les personnes âgées, alarmées par la perspective de voir le nombre des leurs vivant sous le seuil de la pauvreté augmenter de 20 à 25% d’ici 1990.La CAREQ prenait part hier à une conférence de presse au cours de laquelle la coalition a lancé « la semaine de l’index-action » et annoncé qu’elle intensifirait ses actions à compter de lundi prochain.Les associations membres de la coalition sont invités à visiter leur député fédéral et à se préparer à visiter Ottawa le 19 juin.La journée de lundi à été consacrée aux femmes, « les plus pauvres et les plus touchées par la réduction des j^nsions », soutient le comité de condition féminine de l’As- 'A 'V -x Wj Photo CP Aux Communes, le chef du NPD, M.Ed Broadbent, et le député libéral de Westmount, M.Don Johnston, ont tous deux accusé le gouvernement de léser les retraités avec la désindexation des pensions.sociation pour la défense des droits des retraités et pré-retraités du Québec (AQDR).De mémoire de retraités on n’avait jamais rien vu de pareil au Québec.Dans la petite salle surchauffée du Centre Saint-Pierre Apôtre de Montréal s’entassaient des représentants de dizaines d’associations de retraités.Les tignasses blanches et grises étaient en majorité et dans tous les coins de la salle on discutait fébrilement de la meilleure stratégie à adopter « pour faire reculer le gouvernement ».« Wilson nous a permis de passer par dessus nos chicanes de clochers », expliquait hier un membre de la coalition.Formé il y a quelques jours d’à peine trois associations de retraités, la coalition en regroupe aujourd’hui une dizaine, aussi bien francophones, qu’anglophones et même aUophones.Les télégrammes d’appuis, venus d’associations de retraites de toutes les provinces canadiennes, ne cessent d’affluer depuis les derniers jours au secrétariat temporaire de la coalition.Cinq provinces ont déjà confirmé qu’elles enverraient des délégations a la rencontre du 19 juin.« Nous allons décider au cours des prochains jours si ce sera une délégation ou une manifestation qui se rendra à Ottawa », explique Gilles Plamondon de l’Association pour la défense des droits des retraités et pré-retraités du Québec (AQDR).Le président de l’AQDR, M.Marcel Lapalme, a déclaré hier que de cette lutte allait sans doute naître la première véritable organisation nationale de retraités.La coalition estime qu’elle représente actuellement quelque 240,000 personnes.Hier encore l’Association canadienne des soins à long terme est venu joindre sa voix à celles qui s’élèvent depuis les dernières semaines pour protester contre le projet du gouvernement conservateur de ne pas indexer les pensions de vieillesse à moins que le taux d’inflation du coût de la vie ne dépasse 3%.La coalition évalue qu’une telle mesure réduira de $1,500 en cinq ans le revenu réel des personnes âgées.Selon l’Association canadienne des soins à long terme l’application de la désindexation portera à près de 850,000 le nombre de canadiens âgées qui vivront sous le seuil de la pauvreté en 1990.« Nous avons été habitués à respecter les pouvoirs publics.Mais nous commençons à gueuler un peu, » a commenté hier M.Claude DeMestral.Militant bien connu pour la défense des droits des personnes âgées, M.DeMestral a dit avoir bon espoir de voir le gouvernement revenir sur sa décision.Une vingtaine de jeunes ont occupé pendant 15 minutes le bureau de Lévesque LONGUEUIL (PC) - Quelque 25 manifestants du Regroupement autonome des jeunes (RAJ) ont occupé hier matin le bureau de comté du premier ministre du Québec, M.René Lévesque.Leur occupation a duré une quinzaine de minutes, après quoi ils ont obtempéré à l’ordre de la police municipale de quitter les lieux.Il n’y a eu aucune arrestation.Des employés du député de Taillon ont dit que les manifestants avaient été «très gentils» et ajouté: «Nous comprenons leur situation.» Le RAJ, a expliqué le responsable Philippe Marquis, 22 ans, accuse le chef pequiste d’avoir «nargué la jeunesse et l’ensemble des sans-emploi» au lancement, lundi, du livre Libérer l’avenir.Encourageant les jeunes à participer à la dépollution des cours d’eau, notamment, M.Lévesque les disait bien moins à plaindre que les affamés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.Bien mauvaise comparaison, plaide Michèle Bousquet, 22 ans, qui continuait de manifester sur le trottoir avec ses compagnons, après l’expulsion du bureau de M.Lévesque.Avec $158 par mois (montant de l’aide aux moins de 30 ans), a-t-elle demandé, «comment peut manger, se loger et ser maintenir en état d’aller travailler?» Beaucoup de jeunes, constate-t-elle, n’ont d’autre choix que de rester encore chez leurs parents.Le RAJ ajoute que «cette somme M.Lévesque, ne suffirait même pas à combler vos dépenses mensuelles de tabac» et reproche à «vos députés et ministres de passer leurs vancan-ces dans des pays ensoleillés où l’exploitation des masses est institutionnalisée».Pacifiste, le RAJ accuse aussi M.Lévesque de ne pas avoir manifesté depuis longtemps pour la paix.«A-t-il déjà parlé à Brian Mulroney de l’absurdité des dépenses militaires?» demande le jeune Marquis.En après-midi à Anjou, les manifestants sont allés se rassembler devant le bureau du ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson.Le personnel avait été prévenu et était barricadé à l’intérieur.Ils devaient ensuite retourner à Longueuil faire la jonction avec un groupe venu de la région de Thetford Mines.En route, ces derniers manifestants ont un peu occupé le bureau de la ministre fédérale Andrée Champagne (alors absente), à Saint-Hyacinthe, où le personnel n’a pas appelé la poUce.L’organisme contestataire tiendra samedi après-midi une «Marche pour l’emploi» où 3,000 participants sont attendus.D’abord rassemblés rue de la Commune, devant le Vieux-Port, ils défileront dans les rues jusque dans un parc, près du métro Frontenac.A cet endroit, un spectacle met entre autres à l’affiche un chanteur rock engagé, un groupe punk et fé- ministe de Toronto et l’octogénaire Cyris Dufour, vétéran des marches de chômeurs des années 30 et qui doit jouer de l’harmonica.Des participants doivent venir en autobus.Le RAJ ne reçoit aucune subvention gouvernementale et dit payer ses autobus grâce à l’aide de syndicats et de groupes reUgieux.D’autres manifestants disent être venus à pied de régions éloignées comme l’Abitibi, d’où ils sont partis le 28 mai.Une bonne vitesse de croisière, c’était quatre milles à l’heure, a expliqué Chantal Gagnon qui s’est jointe au groupe à Saint-Jérôme.Hier à Longueuil, le doyen des manifestants était le ramoneur bénévole Luc-André Godbout, 52 ans, venu à pied de Québec et qui en était à sa 24e marche du genre.«Je suis solidaire des jeunes car je suis anti-pauvreté.La pauvreté peut mener à la violence».Clair: l’opposition est seule responsable de la clôture QUÉBEC (PC) — L’opposition officielle et le Groupe des parlementaires indépendants représentés à la commission parlementaire sur le projet de loi 37 sont les seuls responsables de la clôture imposée jeudi par le gouvernement.C’est ce qu’a soutenu hier le président du Conseil du Trésor et parrain du projet de loi 37, M.Michel Clair, lors du débat sur la motion de clôture de la commission du budget et de l’administration chargée d’étudier le projet de réforme des négociations dans les secteurs public et parapublic.Affirmant qu’il est «urgent» de définir de nouveaux paramètres de né-giciation entre l’Etat et ses employés, M.Clair a accusé les députés libéreaux et indépendants d’avoir procédé, en six jours et quarante heures de débats en commission parlementaire, «à une opération de critique exhaustive à la limite du filibuster».Avec la prochaine ronde des négociations qui doit débuter dès l’automne, M.Clair a dit ne pas vouloir courir le risque de se prévaloir des anciennes règles de la loi 55 qui ont conduit à vingt-cinq ans «d’affrontements stériles».Seulement deux des cinq grands principes fondamentaux et six des 93 articles de la loi ont jusqu’à présent fait l’objet de discussions en commission parlementaire.«C’est un droit parlementaire que d’étudier longuement article par article un projet de loi en commission.LA FIN DE 42 ANS DE RÈGNE CONSERVATEUR EN ONTARIO Les libéraux hésiteront aussi devant le bilinguisme officiel CLAUDE PÉLOQUIN collaboration spéciale Un gouvernement libéral minoritaire ne rendra pas l’Ontario officiellement bilingue.Au moment où le chef libéral, M.David Peter-son, s’apprête à prendre le pouvoir, il semble se ranger derrière la majorité ontarienne qui n’approuve pas le concept du bilinguisme officiel pour sa province.Un sondage effectué par le réseau CBC pendant les élections fédérales de septembre dernier indique en effet que 65 % des Ontariens sont contre la reconnais.sance constitutionnelle du français.C’est un signe des temps en Ontario qu’on ne s’interroge plus ou qu’on n’interroge plus le gouvernement conservateur sur ses intentions.Parti de la droite avant les élections pour aboutir à la publication d’un manifeste qua.si sociahste à l’ouverture de la législature, il offre peu d'interlocuteurs qui puissent encore parler en son nom de façon officiellement cohérente.De toute façon, le Parti conservateur ontarien a entrepris une partie d’échec et prépare sa stratégie pour cet inevitable moment fatidique où il devra traverser la Chambre.Ce qu’il proposait dans le discours du trône le 4 juin dernier se voulait une manoeuvre pour discréditer les partis d’opposition qui voteraient pour le défaire.Un moment historique raté Aujourd’hui, il doit trouver les nuances qui le différencieront du nouveau pouvoir et lui permettront de s’y opposer.L’exercice ne sera pas facile.Chez les néo-démocrates, la vie continue.On fait valoir que le principe est reconnu par tous les partis et qu’il est immoral de retarder le processus pour des raisons électoralistes.Pour M.Bill Davis, l’ancien premier ministre ontarien, il fallait procéder par étapes, à savoir l’établissement des services en français qui rendraient le bilinguisme officiel un fait accompli qu’il ne s’agirait plus que de reconnaître constitutionnellement.Cela éviterait un ressac, un ressentiment dont la conséquence ultime serait de reculer la cause des francophones de l’Ontario.Ce fameux backlash qui revient constamment dans les conversations sur la question et s’avère particulièrement difficile à définir, pèse très lourd dans les décisions du Parti conservateur et maintenant du Parti libéral.M.Davis aurait, avant de démissionner, posé ce geste dramatique d’enchâsser le bilinguisme ontarien dans la constitution.Il aurait eu l’unanimité de la Chambre et il aurait emporté avec lui la responsabilité et les ressentiments initiaux que ce geste aurait entraîné.Un interlocuteur qui préfère garder l’anonymat rapporte que M.Davis songeait sérieusement à terminer sa carrière en assurant le financement complet de l’éducation du système séparé (e.g.catholique), et la reconnaissance officielle du français.Il n’a toutefois osé qu’à moitié et opté pur le financement du secteur secondaire catholique qui touche beaucoup plus de citoyens que l’autre.Par ce choix, M.Davis assurait également la survie à long terme de son parti.Le Parti conservateur n’a jamais joui de ce vote catholique dont on prévoit qu’il sera éventuellement majoritaire en Ontario.Il aurait été surpris du peu d’opposition à Queen’s Park et aurait regretté de n’avoir pas profité du moment historique.Ceci dit, ses héritiers ont adopté à leur compte la philosophie « étapiste » et maintenu un silence prudent, tant pendant la campagne électorale qui a suivi que dans ce X.Photo CP Le leader du Parti libéral de l’Ontario.M.David Peterson discours du Trône qui aura été leur chant du cygne.Un recul libéral?Le Parti libéral n’est pas encore tout à fait revenu de sa surprise.Voici qu’après 42 ans il retournera à la droite du président de l’Assemblée législative grâce à l’appui des néo-démocrates.Ses députés et son chef, tous néophytes dans l’art de gouverner, se tiennent à distance de la presse si ce n’est pour justifier, expliquer les attaques constantes contre le gouvernement et les raisons qui les forcent à défaire le gouvernement.Ils savent qu’ils seront des cibles faciles pour ces routiers de l’administration gouvernementale qu’ils remplaceront bientôt sur les banquettes ministérielles.On peut comprendre que dans l’atmosphère trépidante de la transition, ils s’appliquent à apprendre leur futur métier plutôt qu’à débattre des dossiers éventuels.Mais on peut quand même percevoir l’évolution de la pensée libérale d’opposition vers la pensée übérale en attente du pouvoir.Traditionnellement, les Ubéraux de l’Ontario ont appuyé la reconnaissance officielle du français à condition qu’elle intervienne au moyen d’une résolution commune des trois partis qui forment l’Assemblée legislative.Cette condition s’inspire, évidemment, de ce backlash qui aurait pu ou pourrait coûter cher aux libéraux, notamment et surtout dans le sud-ouest de la province, de Toronto à Windsor.Depuis que les résultats des élections leur permettent d’aspirer au pouvoir, mais tenant compte surtout qu’ils devront faire face à l’électorat d’ici deux ans, les Ubéraux ne tiennent pas à soulever ou à ouvrir le débat sur des questions controversées.Ils préféreront satis faire leur clientèle électorale (38%) et la clientèle néo-démocrate (24 %) qu’ils comptent s’accaparer au prochain scrutin pour former un gouvernement majoritaire.Ainsi verrons-nous des législations popuUstes qui permettront à rOntarien d’acheter sa bière et son vin à l’épicerie du coin et l’adoption de mesures populaires au centre et au centre gauche, tel le salaire égal pour un travail d’égale valeur, l’abolition de la surfacturation par les médecins, le renforcement du contrôle des loyers, et l’augmentation des places de garderie, pour n’en PhotoCP M.William Davis nommer que quelques-unes.La préoccupation quant au français est toutefois présente, ne serait-ce que parce que le prochain gouvernement devra légiférer sur la gestion scolaire suite à un jugement de la Cour suprême de l’Ontario.Le chef libéral David Peterson a donc choisi de prendre certaines distances vis-à-vis l’enchâssement du français dans la constitution et quelques jours après l’élection parlait de créer une commission dont il n’a pas défini le mandat ou les objectifs.Principes versus pragmatisme Le Nouveau Parti démocratique semble pour sa part partagé entre l’impératif du principe et la réalité politique du moment.La balance du pouvoir le place en situation privilègiée pour faire valoir ses politiques.Pourtant, lorsqu’il a négocié une alliance avec le Parti libéral, le bilinguisme officiel dont il est traditionnellement l’avocat, n’kait pas au nombre des 183 propositions débattues.Il s’agissait en fait d’un oubli volontaire, selon le NPD.La patate était trop chaude au moment où le débat politique est dominé par la question du financement des écoles catholiques.« Ce débat soulève déjà assez de passions sans que le gouvernement attise la hargne de tous les bigots de la province en relançant le débat sur le bilinguisme officiel, » affirme un membre du Comité de négociation néo-démocrate.Mais pour Richard Johnston, député de Scarborough-Ouest, c’est une question de principe et s’il y a résistance dans la population il faut l’éduquer.« Il faut faire confiance à l’électorat et croire en son sens d’équité », ajoute-t-il.Et quant à la suggestion de créer une commission, il estime que c’est un recul de la part du Parti libéral: « Si c’est une commission pour effectivement entamer le processus d’enchâssement du français dans la constitution, je suis d’accord.Mais je doute que ce soit là l’intention du Parti libéral».Mais là où le bât blesse pour M.Johnston, c’est le recul effectué au lendemain de l’élection par l’Association canadienne française de l’Ontario (ACF'O).Le député reproche à l’ACFO d’avoir dit, trois jour après les élections, qu’elle ne ferait plus pression sur le gouvernement vues les circonstances.« Si le groupe le plus intéressé, le plus passionnément impliqué dans le dossier et le groupe qui a le plus à gagner ou à perdre agit ainsi, il donne l’occasion à tous les politiciens qui voudront la prendre, de se laver les mains d’une question aussi controversée.Et on passe pour un peu fou si en tant que politicien, on poursuit le débat ».À sa décharge, il faut tout de suite signaler que l’ACFO a corrigé sa position quelques jours plus tard.à suivre Le Devoir, samedi 15 juin 1985 Les négociations reprennent à Marine Industries LOUIS-GILLES FRANCOEUR Les négociations vont reprendre ce matin dans le conflit qui oppose depuis le 7 août dernier Marine industries à ses 1,200 employés.Le ministère du Travail a en effet convoqué les deux parties hier en fin de journée, a appris Le DEVOIR de sources gouvernementales bien mformées.Cette convocation, qui a pour but d’amorcer un règlement sur l’ensemble des questions en btige, coïncide avec la possibilité d’un assouplissement prochain de la position de Marine, possibilité évoquée pubbquement hier par le président-directeur général de la Société générale de financement (SGF) et président du conseil d’administration de Marine, M.Jean-Claude Lebel.Interrogé hier sur les ondes de Radio-Canada en rapport avec l’appui inconditionnel accordé jusqu’ici par la SGF à la position de Marine, M Lebel a reconnu que tel avait été le cas « jusqu’à maintenant ».Invité à dire si cette nuance impliquait la possibilité de changements prochains dans l’attitude du propriétaire de Marine, M.Lebel a répondu: « Ca pourrait se produire».Le porte-parole de Marine, M.Guy Sarrazin, confirmait hier de son côté les propos de M.Lebel.Mais, disait-il.Marine n’a pas été avisé de modifier son attitude ou sa stratégie.Par ailleurs, le président de la SGF devait évoquer une nouvelle fois hier la possibilité d’une fermeture de Manne si aucun règlement n’intervenait d’ici la fin du mois.Manne, a-t-d déclaré, a reçu un avis de la Commission canadienne du blé l’avisant qu’elle perdrait le 20 juin le contrat relatif à la construction de 620 wagons de chemin de fer si le conflit de travail en cours n’avait pas pris fin d’ici là.Manne a reçu cet avis le 6 juin Le contrat en question, d’une valeur de $38 6 millions, est sensé fournir du travail à 400 personnes pendant sept mois.La livraison des premiers wagons devait débuter en août 1984, date vers laquelle le conflit de travail a éclaté.Manne, selon son porte-parole, serait néanmoins en mesure de bvrer les premiers wa-gonssix semaines après un éventuel retour au travail et pourrait maintenir un rythme de production de SIX voitures par jour.L’entreprise craint aussi de perdre les contrats de réparation desdestroyers Margaree et Assi-niboine.Le ministère fédéral des Approvisionnements et Services aurait, selon M.Sarrazin, avisé Marine qu’il casserait le contrat du Margaree si l’entreprise n’é-tait pas en mesure de commencer la rénovation du navire le 2 juiUet.Quant à l’Assiniboine, actuellement en cale sèche avec coque ouverte, le ministère fédéral de la Défense a avisé Marine qu’il réclamait son destroyer, réparé ou non, pour novembre Au besoin, a expliqué hier M.Sarrazin, le ministère fédéral de la Défense « pourrait remettre lui-même le navire à flots pour le remorquer vers un nouveau chantier ».Quant au président de la SG F, s’il est d’avis que la perte de ces contrats raccourcirait la distance qui sépare Marine d’une fermeture, il précisait dans une autre entrevue qu’il ne s’agissait pas nécessairement d’une fermeture totale.« On ne fermerait peut-être pas complètement mais, expliquait de son,côté M.Sarrazin, avec 150 ou 200 employés.Marine ne serait plus la même».Le round de négociation qui s’amorce est perçu comme une étape cruciale par les deux parties qui savent clairement que ce rendez-vous est vraisemblablement leur dernier avant les vacances estivales.Le syndicat, dont les récentes propositions ont été rejetées presque sur-le-champ par l’employeur, a fortement insisté hier pour que le ministère du Travail fasse une nouvelle mise-au-jeu.Dans la région, la perspective d’une prolongation du conflit pendant tout l’été a attiré de nouveaux appuis aux syndiqués.Cette semaine, des maires ont fait pression pour une reprise des pourparlers en dépit du refus de l’employeur de négocier sur la base des propositions syndicales.Et hier, les comités de citoyens et différents mtervenants « socioéconomiques » de la région Sorel-Tracy adressaient un télégramme au ministre du Travail, M.Raynald Fréchette, dans lequel ceux-ci constataient que le « cadre de discussion établi par Me Jean-Roch Boivm et le conci-hateur Normand Gauthier est celui qui avait fait le plus progresser le dossier ».Il s’agit d’un désaveu clair du rapport Blain-Dé-silets comme base de reprise des pourparlers.Sur proposition du maire de So-rel, M.Marcel Gauthier, et de M.Robert Fournier, un comptable local, les organismes ont donc demandé au ministre de confier au « duo » Boivin-Gauthier la gouverne du prochain round de négociation.Le syndicat devait en-térmer une telle proposition, taillée sur mesure sur ses ses propres préoccupations.Tous les groupes victimes de discrimination seront touchés les programmes d’accès à l’égalité CLÉMENT TRUDEL À la Commission des droits de la personne, on se réjouissait hier de l’enclenchement de programmes d’accès à l’égalité, à compter du 26 juin au Québec.Les groupes de femmes sont « les mieux identifiés» parmi ceux qui réclament depuis fort longtemps de tels programmes, déclarait au DEVOIR Mme Paule Sainte-Marie, directrice des com-mumcations, et il est normal que l’on ait davantage souligné ce qui intéresse les femmes mais, en fait, le Québec s’engagera bientôt dans une action en faveur de tous les groupes victimes de discnmination.Jeudi, à Québec, ce sont les six engagements pris le 17 mai par le ministre Pierre-Marc Johnson lors du Sommet sur la sécurité économique des Québécoises qui ont pris la vedette: « action positive » dans la Fonction pubbque, fonds d’aide pour toute cause visant à contrer la discnmination dans l’emploi, comité aviseur, pairage prévu a des entreprises françaises et, notamment, obbgation aux entreprises bénéficiant de contrats de $200,000 ou plus avec le gouvernement de mettre sur pied des programmes d’accès à l’égabté.Le ton est à l’optimisme à la Commission, qui attend de voir la « mécanique » choisie par le ministère, soit la règlementation qui devrait être connue après le 27 juin et scrutée lors d’une commission parlementaire.Tous éléments qui vont dans le sens des demandes des commissai- res.La commission, que préside M Jacques Lachapelle, doit très bientôt faire part des moyens à mettre en oeuvre pour s’acquitter d’un mandat qui prend de l’ampleur Au bureau du M Pierre-Marc Johnson hier à Québec, M Jean Éthier a confmmé hier que de propos délibéré l’on avait mis en valeur, jeudi, les engagements pris envers les femmes québécoises.Mais, enchaîne l’attaché du mims-tre, il a été prévu que tous les « groupes victimes de discrimination » pourront tirer profit des articles qui seront bientôt proclamés, et du projet de réglementation qui sera bientôt déposé.L’un des deux communiqués émis jeudi par M.Johnson précise en effet que « le gouvernement permet que soient mis en place des programmes favorisant certains groupes historiquement pénalisés », ce qui peut inclure, selon Mme Sainte-Marie, les autochtones, les minorités dites visibles ainsi que les personnes handicapées et d’autres groupes.L’article 86.1 de la Charte québécoise des droits et hbertés, l’un de ceux qui seront officiellement proclamés le 26 juin, stipule que les programmes d’accès à l’égalité visent à « corriger la situation de personnes faisant partie de groupes victimes de discrimination dans l’emploi, ainsi que dans les secteurs de l’éducation ou de la santé et dans tout autre service or-dmairement offert au public.» Sitôt connues les mesures que le mimstre Johnson entendait prendre pour mettre en route des programmes d'accès à l égalité, le critique de l’Opposition, M Herbert Marx (libéral - Notre-Dame de Grâce) avait regretté que l’on n’ait pensé qu’aux femmes et que soient encore ou-bhées les communautés ethniques et linguistiques L’équipe au pouvoir jure que telle n’est pas l’intention du gouvernement qui a choisi de donner suite immédiatement aux programmes touchant les femmes qui ont déjà l’aval du Conseil du Trésor et du Secrétariat à la Condition féminine Ce qui n’exclut en rien la lutte contre la discrimination dont souffriraient d’autres groupes L’on peut croire que la Commission des droits de la personne pavoise puisque l’ensemble des revendications transmises au ministre — et précisées dans une entrevue au DEVOIR le 23 mai 1985 — par son président, M Lachapelle, sont agréées.Ne reste qu’à peaufiner la mécanique de mise en oeuvre des programmes qui pourront être approuvés par la Commission ou mis au point à l’aide de cette Commission (ou encore imposés par des tribunaux) M Lachapelle regrettait, dans l’entrevue au Devoir, que le gouvernement ait décidé de supprimer l’article 86 2 de la Charte des droits même si « l’on peut vivre sans cet article », M Lachapelle se disait déçu que, « sans doute », le gouvernement ait cédé sur ce point aux pressions du patronat Entreprises et organismes pourront donc incessamment, sur une base volontaire, mettre de l’avant des programmes d’accès à l’égahté.Un « processus de supervision globale » verra le jour à la Commission des droits de la personne, qui a déjà embauché Mme Louise Caron-Ilardy pour dinger ce service La Charte des droits et libertés a été adoptée il y a dix ans, en juin 1975, par l’Assernblée Nationale, sous le gouvernement Bourassa, elle a été amendée à quelques reprises sous le gouvernement Lévesque En juin 1976 s’ouvraient les bureaux de la Commission des droits de la personne qui s’est souvent plaint de moyens trop restremts pour la tâche à abattre (l'autorisation d’embaucher une vingtaine de personnes est venue, récemment, corriger la pénurie de personnel) Ailleurs au Canada, le gouvernement central, les neuf autres provinces ainsi que les deux temtou'es possèdent, dans leurs lois, des dispositions pouvant mener à des programmes d’accès à l’égahté Dans les faiLs précise-l-on à la Commission québécoise des droits, Ottawa a mis sur pied son programme, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario se sont déjà dotés de programmes d’aide aux employeurs désireux de faire démarrer des programmes d’accès à l’égalité La Nouvelle-Ecosse a elle aussi un programme destiné à aider des employeurs à mettre sur pied un système de « positive action » équivalant à ces programmes qu’apprendront à roder, bientôt, les Québécois petite herbe à poux (Ambrosia artamisiilolia) gronde herbe o poux (Ambrosia tnfida) Le syndicat des employés du transport aérien veut doubler ses effectifs LAURENT SOUMIS La Communauté urbaine de Montréal lance de nouveau cet été sa campagne d’éradication de l’herbe à poux, popagatrice du rhume des foins qui afflige au moins 10 % de la population Les deux espèces de l'herbe a poux, la petite (Ambrosia artemisifolia) et la grande (Ambrosia trifida), se répandent particulièrement dans les terrains vagues, les chantiers de construction et les endroits peu envahis par la végétation Pendant les mois de juin et juillet, une équipe d’inspecteur de la CUM parcourera le territoire afin de repérer les endroits où il en pousse WEEK-END SAMEDI Le .spectacle annuel des Amis de la scène lyrique du Québec se tiendra à l’audi tonum du Jardin botamque (4101, rue Sherbrooke est) à 20 h .389 1844 ¦ Le .service des sports de l’Université de Montréal offre aux jeunes un grand éventail d’activités tout au long de l’été 343-6150 ¦ La Fondation Pierre-Rémi Narbonne, de concert avec le centre d’accueil Pierre-Rémi-Narbonne, de Saint Rémi, organise son premier souper gastronomique annuel Ce .souper se déroulera à la ferme du Trou normand de Saint-Bernard-de-Lacolle Rendez-vous à la ferme (270, route 217) 4,54-4694 L ÉDUCATION DES ADUUES AU CÉGEP ^ Renseign«z-vou8 au cégep de votre région ou è CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vendredi jusqu'à 21 h nous acceptons les frais d'InterurtMin /! Le Centre international d’art contemporain de Montréal présente, à la place du Parc, jusqu’au 30 septembre, « Les cent jours d’art contemporain, Montréal 85» 288-0811 ¦ Pèlerinage au cimetière jésuite où repose Pierre Teilhard de Chardin à Poughkeepsie (État de New York) pour le 30e anniversaire de sa mort 523-6966 ¦ Le Centre Immaculée-Conception invite les parents de jeunes enfants à les inscrire à son club de soccer pour l’été 527-1256 ¦ Le Centre d’évaluation en sport et en activité physique de rUmversite de Montréal offre en perma-nence un service d’évaluation de la condition physique et de consultation par des spécialistes en activité physique et en entrainement Deux types d’évaluation sont offerts une évaluation physique générale qui s’adresse à tous ceux et celles qui veulent savoir où en est leur condition physique, et une évaluation spécifique aux coureurs Kn complément des tests précédents, une analyse sur vidéo de votre technique de course vous sera rendue Sur rendez-vous 343-6256 ¦ L’Opéra-Comique du Québec tient ses prochaines auditions au Centre des loisirs de Saint-Laurent (1870, rue Decelles) 728-3038 ¦ À 20 h, à l’église Saint-Vi-tal (10946, boulevard Saint-Vital à Montréal-Nord), Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, conférera Tordination sacerdotale à M Jean-Marc Audet 321-5701 ¦ Les Petits Frères des pauvres organisent une vente de garage de 10 h à 17 h, rue Garnier Cette activité vise à recueillir des fonds pour continuer l’action auprès des personnes âgées La maison des Petits Frères est située au 4624, rue Garmer 527-8653 ¦ À 20 h, au sous-sol de l’église SaintBenoît (500, rue Fleury ouest), fête de saint Benoît Les profits seront versés â Développement et Paix pour l’aide aux pays du Sahel, victimes de la famine 387-4082 DIMANCHE Huit mille entrepreneurs québécois sont invités à participer au « Carrefour de ]’entrepreneurship » qui a lieu à compter de ce dimanche et jusqu’au 19 juin à l’École des Hautes Études commerciales.Les H ÉC seront les hôtes de la 30e conférence mondiale du Conseil international de la petite entreprise Parallèlement à cet événement international qui rassemblera les congressistes venus de 30 pays, les HÉC présenteront le « Carrefour de V entrepreneurship » 388-2022 ¦ À 14 h, l’Association sportive du Centre-Sud, en col- laboration avec La Courte Échelle, maison d’édition pour la jeunesse, organise une rencontre pour les jeunes de tout âge 523-1182, poste 238 ¦ Le IVe congrès international d’auxologie a lieu à ru de M jusqu’au 20 juin Le thème en est « La croissance et le développement de la conception a l’âge adulte» 343-7079 ¦ L’Institut des techniques des associations tient lette année ses stages d’été, pour la 42e année consécutive, jusqu’au 21 juin, au collège Mane-Victorin, 325-0150, poste 381 ¦ L’Atelier d’éducation populaire de Mercier (350, rue Boucher) vous convie à un atelier intitulé « Obsession de la minceur », animé par Danielle Lamoureux Ren dez-vous à 19 h 30 Ces ac tivités s’adressent aux femmes monoparentales du Plateau Mont-Royal et il y a halte-garderie pour les enfants de deux ans et plus 271-4084 Soirée-bénéfice au café Commun-Commune (201, rue Milton, angle Sainte-Famille), organisé par Arti fact, regroupement de mu-rahstes-vidéotistes-artistes pour financer un projet de murales au Nicaragua Au programme Ray Condo, Windi Earthworm, Bouba Car Gueye, Alain-Arthur Painchaud, Paul et Éliote, etc Rendez-vous à compter de 18 h 270-8991 Le Comité pour l’Afrique du Sud libre vous invite à commémorer le courage des 1,000 étudiants de Soweto, massacrés lors des manifestations, en juin 1976, contre le régime inhumain de l’apartheid Cette manifestation aura lieu à 13 h au square Dominion, angle Dorchester et Peel 288-3412 ¦ La méditation Siddha s’est révélée étonnamment efficace fiour libérer le flot d’énergie créatrice Le centre de méditation Siddha (1985, rue Papineau) offre un programme sjiécial d’introduction pour tous les artistes créateurs et les écri-vains, ce dimanche à 14 h 30 522-5595 ¦ L’Association des femmes célibataires tiendra son assemblée mensuelle au Centre Sainte-Pierre (1205, rue de la Visitation) à 14 h 522-2073 Randonnées en plein air vous invite à participer à sa randonnée pédestre au mont Bald, dans l’État de New York 521-6619 Fin du dollar?OTTAWA (PC)-Un comité spécial des Communes recommande l’é-limination progressive du dollar en papier-mon-naie au profit d’une nouvelle pièce légèrement plus grosse et plus lourde que la pièce de 25 cents Cette proposition est contenue dans un rapport remis au Parlement vendredi.La recommandation doit être approuvée par le conseil des mimstres.A l’issue d’une étude qui a duré quatre mois, le comité propose de faire disparaître le billet d’un dollar sur une période de trois ans Forts de l’intégration de leur syndicat aux Travailleurs unis de l’automobile (TUA), les 5,000 membres de l’Association canadienne des employés du transport aérien (ACETA) entendent profiter de l’expertise et des services des TU A afin de doubler, voire tripler, leurs effectifs, au cours des trois prochaines années, au sein des transporteurs aériens du pays C’est ce qu’a révélé hier au DEVOIR M Antoine Dubé, directeur québécois de l’ACETA, le syndicat regroupant, entre autres, les 2,800 agents passagers de la société Air Canada qui ont mené une grève de trois semaines, en mai denuer Au terme d’un scrutin postal de deux semaines, complété le 7 juin dernier, 83 % des membres du syndicat qui se sont prévalus du droit de vote ont entériné l’intégration de l’Association canadienne des employés du transport aérien au Travailleurs ums de l’automobile L’ACETA conservera toutefois son existence propre et cherchera à accroître son membership dans l’industrie du transport aérien Les formalités menant à la fusion débuteront dès le 31 juillet prochain, mais l’opération s’étendera jusqu’au 31 décembre 1985 Entre temps, en septembre prochain, les membres de r AC ETA devront procéder au choix de leurs nouveaux vice-présidents régionaux et directeurs locaux Selon M Antome Dubé, « l’ACETA profitera particulièrement de l’expertise de négociation des TUA, de leurs services d’éducation syndicale, et de la renommée de M.Bob White, président national, comme négociateur chevronné» L’ensemble des fonds et des placements de l’ACETA, évalués par son directeur québécois à plus de $ 1 million, seront versés dans les cof- fres des Travailleurs unis de l’automobile Sans vouloir préciser les détails d’une stratégie déjà arrêtée, M Antoine Dubé nous a indiqué que « l’A-CETA entend doubler, et même tripler, ses effectifs, d’ici trois ans, par une percée importante au sein des transporteurs aériens du pays et des concurrents d’Air Canada» Pour M Claude Ducharme, directeur québécois des TUA, « les employés du transport aérien pourront s’appuyer sur l’expertise de négociation des TU A qui sont désormais présents dans tous les secteurs canadiens de l’aéronautique et de l’aérospatiale » En plus d’avoir accès à des res» sources fuiancières imjiortantes, notamment le fonds de grève, M.Ducharme a soutenu que les syndiqués de l’ACETA pourraient éventuellement bénéficier d’une baisse de leurs cotisations syndicales de 1 5 % à I.3% de leur salaire « De plus, a-t-il ajouté, les TUA sont les plus impliqués dans les dossiers des changements technologiques et de la bureautique deux secteurs particulièrement sensibles dans le transport aérien» Par cette fusion, les TUA verront 5,000 membres supplémentaires s’ajouter à leurs 125,00 membres canadiens Au Québec, 800 syndiqués de l’ACETA joindront les rangs des II, 000 travailleurs ums de l’auto Une rencontre des dirigeants des deux syndicats aura lieu, a Toronto, la semaine prochaine, en vue de parfaire le protocole d’entente de fusion des deux associations ouvnères.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRIR UNt ANNONCÉ bOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 844-3361 Un bon conseil i Evitez l’embonpoint ILA FONOATK3N OU QUEBEC DES MALADIES OU COEUR Intéressés à échanger: Vos malaises pour du bien-être Votre stress pour de la détente?SI OUI Services personnalisés disponibles ou Sessions Intensives Du 30 juin au 13 Juillet ou du 14 Juillet au 27 Juillet Approches psycho-physiques INFO Centre de Santé d’Eastman Eastman (514)297-3009 Montréal (514)270-6822 Cours d'anglais: programme intensif spéciai du 25 juin au 27 août (225 heures) Droits: 870 $ Matériel: 30 $ Pour renseignements, veuillez téléphoner au: Département des langues: 392-8301 Pavillon de la Bibliothèque Redpath, salle 214.McGill JLtX II permanente Uendroit parfait pour vous perfectionner.BOUTIQUE Un nouveau concept dzun^ le prêt à porter masculin/ féminin.Solde 20 à 50% De rabais sur toute la marchandise printemps/été ’85.380 LAURIER O.276-7315 UNIVERSITE CONCORDIA Diplôme de 2^ cycle en enseignement assisté par ordinateur Le Département des sciences de l’éducation de l’Université Concordia sollicite des demandes pour l’admission en septembre au programme de diplôme en enseignement assisté par ordinateur Ce programme traite en particulier de l’application des ordinateurs à l’enseignement en milieu scolaire et industriel.Il s’agit d’un diplôme de 30 crédits visant à développer les connaissances des étudiants en programmation et en didactique.Les diplômés de ce programme, qui possèdent un brevet d’enseignement, recevront du ministre de l’Éducation du Québec l’autorisation d’enseigner l’informatique au secondaire et au collégial.Les candidats doivent posséder un baccalauréat délivré par un établissement reconnu.Les demandes doivent être reçues au plus tard le 15 juillet 1985.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec.M.Jesus Vazquez-Abad Directeur du programme de diplôme Diplôme en enseignement assisté par ordinateur Département des sciences de l’éducation Université Concordia 1455, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3G IMS Téléphone (514)879-4542 & B Le Devoir, samedi 15 juin 1985 INFORMATIONS INTERNATIONALES Washington annonce le rappel de son ambassadeur et condamne sévèrement l'attaque L’Afrique du Sud effectue un raid meutrier au Bostwana JOHANNESBURG (AFP) - Le général Constand Vilioen, commandant en chef de l’armée sud-africaine a annoncé que les troupes de Pré-tona ont attaqué dix bases du Congrès national afncam (ANC) situées au Botswana.Dans une conférence de presse tenue dans la base aérienne de Water-kloof, près de Prétoria, le général Viljoen a indiqué que le raid s’est soldé par la mort de 13 « terroristes », parmi lesquels trois femmes, et de deux personnes non-identifiées Une femme et deux enfants ont en outre été blessés lors d’échanges de tirs, a-t-il ajouté en précisant que selon la radio du Bostwana un des deux enfants a succombé ses blessures Les soldats sud-africains, a-t-il précisé, ont opéré en petits groupes et possédaient des photos des personnes recherchées.« Soucieux de pré- server la population botswanaise », ils ont utilisé des hauts-parleurs pour demander aux habitants de Gabe-rone de rester chez eux, a-t-il encore déclaré Un soldat sud-africam a été blessé lors de ces engagements, conduits à Gaborone, capitale du Botswana, a-t-il précisé.L’armée sud-africame a attaqué des maisons çt des bureaux dissé-nlmés dans Gaborone.« Je veux clairement mdiquer que cette opération n’était pas dirigée contre le gouvernement du Botswana ou contre son peuple, mais contre des militants terroristes de l’ANC clairement identifiés», poursuit-il.Ces militants de l’ANC ont activement participé à la plamfication et à l’exécution d’actes de violence et de meurtres en Afrique du Sud, af-firme*le communiqué, qui indique que de récentes actions de l’ANC et un attentat perpétré cette semaine contre deux nommes politiques dans la presqulle du Cap ont été préparés et exécutés à partir de GaWone.Dans un autre communiqué, le ministre sud-afncain des Affaires étrangères, M.Pik Botha, à indiqué que le Botswana a été informé que l’ANC avait choisi son territoire comme importante voi&d’mfiltration en Afrique du Sud.M.Bbtha a ajouté que depuis le mois d’août, l’ANC a préparé et exécuté à partu- du Botswana 36 actions, ayant fait six morts et d’importants dégâts dans une centrale électnque.L’Orgamsation de hbération de la Palestine (OLP) a pendant quelque temps joué un rôle important dans l’entrainement de l’ANC, a affirmé encore M.Botha.Un attentat à la Fa grenade commis cette semaine au Cap contrç le vice-mimstre de la po-ulation, M.Luwellyn Landers, porte ,a marque de l’OLP, a-t-il ajouté.L’Afrique du Sud a signé en 1984 avec le Mozambique l’accord de Nkomati, un pacte de non-agression par lequel chacun des deux pays s’engage à ne pas soutenir les mouvements en rébellion contre l’autre.Prétoria avait ainsi l’intention de suppnmer les bases de l’ANC au Mozambique.Le gouvernement américain a sévèrement condamné hier le raid effectué au Bostwana par les forces sud-afncames, et annoncé le rappel pour consultations à Washington de l’ambassadeur améncam à Prétona, M.Herman Nickel.Cette mesure, notent les observateurs, reflète un durcissement mar- Pologne : des peines sévères sont prononcées au procès de Gdansk GDANSK (AFP) — Le tribunal régional de Gdansk a prononcé hier des pemes sévères contre trois hauts responsables de Solidarité, à l’issue d’un procès houleux qui s’est déroulé dans un huis-clos déguisé et qui a été assimilé par l’opposition polonaise anx heures les plus noires de la période stalinienne Wladyslaw Frasyniuk a été condamné à trois ans et demi de prison ferme, Adam Michnik à trdis ans et Bogdan Lis à deux ans et demi.Le tribunal a jugé les trois accusés coupables de toutes les charges contenues dans l’acte d’accusation, à sa- Sakharov «pourrait être mort» OTTAW A ( PC ) — Le dissident soviétique Andrei Sakharov a disparu de son appartement de Gorky, en Union soviétique, et « pourrait être mort », ont affirmé son beau-fils et sa belle-fille M Alexei Semyonov et Mme Tatiana Yankelevich ont déclaré hier au cours d’une conférence de presse, qu’ils n’avaient eu aucun contact avec le scientifique et leur mère, Mme Yelena Bonner, en deux mois De plus, ont-ils dit, certaines informations en provenance de Moscou les poussent à croire que leur mère et M Sakharov ont été séparés M Semyonov et Mme Yankelevich sont venus de Boston à Ottawa pour rencontrer les délégués des 35 pays participants à une conférence internationale sur les droits de la personne en Europe Ils souhaitent que les délégués les aident à obtenir de l’information sur leurs parents auprès des autorités soviétiques.Ils ont eu un bref entretien informel jeudi avec le chef de la délégation soviétique à la Conférence sur la sécunté et la coopération en Europe, M Vsevolod Sofinsky Celui-ci leur a affirmé que le physicien de renommée mondiale était vivant, et qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter Malgré cela, ils ne se sentent pas rassurés Le scientifique est confiné à Gorky, à environ 400 kilomètres de Moscou, depuis janvier 1980 Les autorités Ty ont envoyé sans procès après qu’il eut condamné Tinterven-tion soviétique en Afghamstan voir la direction des structures clandestines de Solidarité (la TKK) Le procureur avait requis cinq ans de prison contre Frasyniuk, et quatre ans contre Michnik et Lis.Les huit avocats de la défense, qui ont l’intention de faire appel, avaient demandé l’acquittement en affirmant que les principales preuves contre leurs clients avaient été fabriquées de toute pièce par la police.Les trois hommes avaient été arrêtés le 13 février dans un appartement de Gdansk au cours d’une réunion animée par Lech Walesa à la veille d’importantes hausses de prix, contre lesquelles la TKK avait appelé à un quart d’heure de grève Cité comme témoin, Lech Walesa a pris l’entière responsabilité de cette réumon, soulignant que le seul crime qui y avait été commis avait été de boire du thé et du café.Le président du tnbunaL M Krysz-tof Ziemuk, a exphqué que Frasymuk a été condamné à la peine la plus l\ tiotolat«r Le dissident Adam Michnik s’est vu infliger 3 ans de prison lourde car il était récidiviste, a-t-on indiqué de sources proches de la défense Membre fondateur de la TKK, Frasyniuk, 30 ans, avait été condamné à SIX ans de prison en novembre 1982.Il avait été libéré, comme ses denx co-inculpés, l’année der-mère dans le cadre d’une amnistie.Michnik, a précisé le juge Ziemuk, s’est vu infliger six mois de plus que Lis en raison de son comportement arrogant devant le tnbunal.Au cours du procès, qm s’était ouvert le 23 mai en l’absence de tout observateur étranger, Michnik, 38 ans, historien et idéolo^e du KOR (Comité d’autodéfense sociale), avait été expulsé quatre fois du prétoire, à chaque fois en fait qu’il tentait de s’expliquer.Les accuses ont accueilli les sentences avec calme et dignité, puis se sont serré la main, ont indiqué leurs proches.Bogdan Lis, 30 ans, signataire aux côtés de Lech Walesa des accords historiques de Gdansk d’août 1980, a même échangé un « 'V » de la victoire avec sa mère, présente dans la salle, avant d’être emmené par les pohciers 23 morts dans l’explosion d’une voiture piégée Liban: les 21 Casques bleus seront libérés aujourd’hui NATIONS UNIES (NY) (AFP) -Après de multiples pressions sur Israel, les Nations unies ont enfin obtenu que les 21 Casques bleus finlandais encore détenus par l’Armée du Sud-Liban (ALS, pro-Israel) soient libérés aujourd’hui après huit jours de détention , La nouvelle qui a été annoncée hier par le porte-parole militaire israélien a également été annoncée de source officielle aux Nations unies." Le patron de toutes les forces de paix de TONU, M Bnan Urquhart, l’a lui-même communiquée par téléphone de Jérusalem au secrétaire général des Nations Urnes, M Javier Perez de Cuellar, en début d’aprés-midi hier à New York Au cours des dernières 24 heures, M Perez de Cuellar, a-t-on appris de sources informées, était intervenu auprès de plusieurs pays, dont la France, pour qu’ils fassent des pressions au plus niveau sur Israel afin de fnettre fin à cette affaire Le président, M Francois Mitterrand, a adressé un télégramme au premier ministre israélien, M Shimon Pérès.L’annonce de la libération immi- nente des Casques bleus, a causé soulagement et surprise à l’ONU.De nouvelles difficultés étaient apparues en effet vendredi dans les négociations menées depuis huit jours par les Nations unies.Israël, a-t-on appris de source informée, insistait pour que la Force des Nations unies au Liban (FINUL) s’engage à reconnaître formellement cette milice, l’Armée du Sud-Liban (ALS) dirigée par le général Antoine Lahad, avant la libération des Casques bleus.C’était une position totalement maceptable pour les Nationç unies, que son secrétaire général adjoint, M.Urquhart, a rejeté catégoriquement au cours d’un entretien hier matin avec le premier ministre israélien.Il n’avait pas hésité à manifester sa mauvaise humeur devant les journalistes après l’entretien en allant jusqu’à dire que les Nations urnes ne souhaitaient pas en arriver à envisager une option militaire pour libérer leurs Casques bleus.En fait il semble qu’Israel ait finalement reculé devant la certitude que la Finlande et le secrétaire gé- néral de l’ONU étaient fermement décidés à saisir le Conseil de sécurité de cette affaire dès lundi matin, si les Casques bleus finlandais étaient encore détenus à cette date, indique-t-on dans les milieux informés de l’ONU.Par ailleurs, deux « kamikaze » ont lancé hier soir à Beyrouth-Ouest une voiture piégée contre une position de l’armée libanaise, tuant 23 personnes et en blessant 36 autres, selon la radio officielle.Beyrouth-Ouest est contrôlé par la sixième brigade de l’armée libanaise qui est composée essentiellement de Chutes.De nombreux blessés ont été évacués dans des véhicules civils vers différents hôpitaux et on ignore encore la gravité de leurs blessures.Les stations de radio ont lancé des appels aux donneurs de sang.Des soldats survivants ont rapporté que les deux hommes qui se trouvaient dans la voiture piégée étaient jeunes et barbus.Des dizaines de soldats ont immédiatement bouclé le quartier de Jenah, situé à une centaine de mètres du bord de la mer Le gouvernement ne ripostera pas avec une radio « George-Washington » Cuba : Radio Marti serait boudée par la population LA HAVANE (IPS) - « Radio marti », la dernière salve tirée par l’administration Reagan contre le gouvernement cubain, soulève l’ire des dirigeants pobtiques et des habitants de nie La station radiophonique qui, depuis le 20"mai, diffuse dans la langue de Cervantes semble cependant avoir peu d’auditeurs si l’on en croit les Cubains interviewés ces derniers jours M, Orlando Vélazquez, professeur de culture physique dans une école primaire de La Havane, estime que la création de Radio Marti est, tout compte fait, une «grande erreur» Convaincu de la justesse des « pnncipes révolutionnaires », M Vélazquez ne croit d’ailleurs pas qu’il finisse un jour par être persuadé par les « distorsions » lancées sur les ondes cubaines, à partir du sud de la Flonde Mais, à l’instar de nombreux autres cubains, il partage l’opinion gouvernementale selon laquelle la création de la station — approuvée par le Congrès américain en octobre dernier — est une immixtion dans les affaires intérieures cubaines et porte ombrage aux récentes tentatives du président Fidel Castro visant à réchauffer les relations avec Washington Radio Marti, note-t-il, cherche tout simplement à transmettre une fausse image de Cuba à ses habitants qui sont déjà inondés de programmes radiophoniqùes étrangers en provenance notamment de la British Broadcasting Corporation (BBC) et de la Voix d’Aménque.Les Cubains interviewés dans la rue se déclarent également choqués par la décision du gouvernement Reagan de donner à la station le nom de José Marti, nationahste du siècle dernier qui occupe toujours une place de choix dans les manuels d’histou-e cubains Le gouvernement a qualifié cette décision d’« insulte » à la mémou'e de Marti, et de véritable affront au peuple cubain La station de 50,000 watts — dont la création avait été proposée il y a plus de quatre ans — a pour but de donner des « nouvelles objectives, justes et équilibrées sur Cuba », rappelait récemment le porte-parole du département d’Êtat américain, M Bernard Kalb Radio Marti n’a cependant pas de reporters à Cuba, ce qui fait dire à certains de ses critiques américains tels que .M Wayne Smith — ancien diplomate en poste à La Havane — que les dirigeants castristes n’ont pas tout à fait tort de qualifier ses bulletins de nouvelles de « pure propagande » Rien n’mdique pour l’instant que Cuba veuille se lancer dans une « guerre des ondes » avec les États-Unis en créant une statio'n faisant contre-poids à Radio Marti, Souligne _ M Guillermo Santisteban .Mendoza, 'responsable du service anglais de « Radio Havana », station gouvernementale transmettant sur ondes courtes.M Castro avait néanmoins, rap-pelle-t-il, averti que Radio Marti ne resterait pas « sans réponse ».Pour d’autres Cubains, comme Carlos Puente Odio, le « lider ma-ximo » ne devrait pas perdre de temps et contre-attaquer avec une « radio George Washington » Pour l’heure, la « réponse » de M.Castro a été d’annuler un accord sur l’immigration avec les États-Unis, en négociation depuis plus d’un an.Cet accord prévoyait notamment le rapatriement à Cuba des « indésirables » venus en Floride en 1980 avec quelque 200,000 autres Cubains lors de T« Opération Manel » S’il faut en croire !’« homme de la rue », Radio Marti a, en définitive, une faible cote d’écoute Seule une poignée de Cubains interviewés ont admis avoir suivi quelques émissions de la station Certains, plus nombreux, ont reconnu avoir des parents ou des amis ayant été à l’écoute de Radio Marti, à l’occasion Ceux qui suivent les émissions de Radio Marti affirment, entre autres, que ses bulletms de nouvelles ne sont pas aussi bons que ceux de la Voix d’Aménque Les Cubains peuvent facilement capter Radio Marti en moyenne fréquence, la même sur laquelle la Voix de l’Aménque émettait avant de passer sur ondes courtes, ce qui est loin de plaire à certains cubains et diplomates étrangers Les émissions de Radio Marti sont, au dire de responsables gouvernementaux et de cubains « ordinaires », carrément anti-socialistes et donnent une fausse image de la réalité cubame d’aujourd’hui.Un journaliste de La Havane rap- étaient socialement et économiquement en retard par rapport aux Co- réens du Sud.Une telle comparaison est pour le moins boiteuse, selon lui, car les revenus sont plus équitablement répartis à Cuba et que les indicatifs de développement que sont les soins médicaux et l’éducation y sont plus avancés qu’en Corée du Sud Quand aux programmes musicaux de Radio Marti il ne seraient pas particulièrement prisés des jeunes Cu-bams.Ceux qui les boudent assurent qu’ils peuvent écouter les derniers « tubes » américains sur les stations cubaines Un responsable gouvernemental ne cache d’ailleurs pas que ses enfants connaissent autant les vedettes de la musique « pop » améncame telles que Michael Jackson et Lionel Ritchie que celles de la musique cubaine Plusieurs stations de l’île auraient même été « assaillies » de plainte pour ne pas diffuser davantage de raggae et du calypso, véritables ponts musicaux entre les différentes lies des Antilles Ce sont les émissions « à l’eau de rose » réalisées par des Cubains de Miami il y a une dizaine d’années et récemment diffusées par Radio Marti qui font le plus sourire les Cubains Un membre de la vieille garde du Parti communiste devait déclarer à IPS que de tels programmes étaient pour le moins démodés car, selon lui, la direction de Radio Marti ne « comprend pas ce qui s’est passé à Cuba » depuis la Révolution de 1959 et qu’en-viron 40 % des Cubains ont moins de 25 ans qué du gouvernement Reagan, qui mène depuis quatre ans une politique « d’engagement constructif » visant à convaincre Prétoria d’abandonner l’apartheid et d’accepter un règlement négocié en Afrique australe, notamment en Namibie.Le porte-parole du département d’État, M Bernard Kalb, a qualifié de « particulièrement déplorable » le raid sud-africain qui a fait au moins 13 morts dans la nuit de jeudi à vendredi à Gaberone, la capitale du Botswana.Cette action « complique les efforts de paix en Afrique australe et pose de très séneuses mterrogations sur la récente conduite et la smcénté du gouvernement sud-afncam, qui prétend vouloir régler les problèmes dans la région de façon constructi- ve », a-t-il ajouté.Aucun État ne peut s’arroger le droit de violer les prmcipes de « sou-verameté nationale et d jnviolabiüté des frontières pour quelque raison que ce soit», a ajouté M.Kalb.Le gouvernement américain « rejette catégoriquement » la pohtique d’intervention hors de ses frontières menée par Prétona, qui va à l’encontre de la recherche de règlements négociés susceptibles de mettre fin au « cycle de la violence » en Afrique australe, a ajouté M Kalb.M.Kalb n’a pas indiqué combien de temps M.Nickel resterait aux États-Unis, où il a été rappelé en consultation pour « examiner la situation à la lumière de ce (raid) et d’autres récents événements », notamment l’affaire de Cabmda.Portugal: Eanes pourrait demander à Soares de rester LISBONNE (AFP) - Le président de la république portugaise, le général Antonio Ra-malho Eanes, pourrait demander au premier ministre socialiste, M.Mario Soares, qui a manifesté jeudi soir son intention de démissionner, de rester en fonctions jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à la crise ouverte par la rupture de la coalition gouvernementale de centre-gauche, estiment les observateurs.Dans une déclaration radio-té-lévisée, M.Soares a affirmé qu’il n’avait pas « d’autre alternative raisonnable ( la démission)», après le retrait jeudi des sept ministres ( sur un total de 18 portefeuilles) et des 12 secrétaires d’État du Parti social-démocrate (PSD), partenaire au pouvoir avec le Parti socialiste depuis deux ans.Le leader sociahste a d’ailleurs indiqué qu’il n’avait pas encore présenté formellement sa démission au général Eanes « pour ne pas créer une situation de vide pohtique » Les observateurs estiment néanmoins peu probable que M.Soares accepte de rester à la tête d’un gouvernement minoritaire qui serait à la merci d’une motion de censure au Parlement Les so-ciahstes détiennent à l’Assemblée 101 sièges sur un total de 250 Le général Eanes devrait être contraint de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections législatives qui risquent cependant, selon les derniers sondages publiés par la presse portugaise, de ne rien changer aux rapports des forces pobtiques Une telle hypothèse, si elle était confirmée, ferait plonger le Portugal dans une impasse politique au moment où le pays doit faire face à une grave crise sociale et économique, estiment les observateurs.La mai^e de manoeuvre du chef de l’E^tat est d’autant plus étroite que, aux termes de la Constitution portugaise, il n’aura plus, à partir du 14 juillet prochain, c’est-a-dire pendant les six derniers mois de son mandat, les pouvoirs de démettre le gouvernement ou de dissoudre le Parlement ¦ Expulsion d’un diplomate américain MOSCOU (AFP) — Paul Stombaugh, deuxième secrétaire de l’ambassade des États-Unis en URSS, a été « arrêté à Moscou le 13 juin alors qu’il se hvrait à un acte d’espionnage » et sera expulsé d’Umon soviétique, a annoncé hier l’agence TASS qui se réfère à un commumqué du KGB (Comité pour la sécurité d’État).« Une action majeure d’espionnage dirigée contre l’Union soviétique a été empêchée » à cette occasion, ajoute l’agence, et l’enquête a fait ressortir que le diplomate américain s’était hvré à une « activité mcompatible avec son statut officiel ».Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Moscou, mter-rogé par l’AFP, s’est refusé à toute déclaration.¦ Centaine d’arrestations en Algérie PARIS (Reuter) — Près de cent personnes ont été arrêtées et déférées devant la justice à la suite des troubles survenus la semaine dernière près de Gardhaia, située à 600 km au sud d’Alger, rapportait hier l’agence APS.Soixante-neuf d’entre elles ont été condamnées à des peines allant de deux à quatre ans de prison ferme, précise l’agence algérienne reçue à Pans.Selon l’hebdomadaire Algéne-Actualités, les échauffourées provoquées par un conflit sur Tattnbution de terres agricoles ont fait deux morts et 56 blessés, dont six grièvement attemts.Le bilan officiel donné par TAPS dimanche dermer faisait état de cmq blessés, dont deux gnèvement attemts.L’APS précise que les prévenus ont comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Gardhaia.Le tribunal a décidé que 22, d’entre eux, mculpés de voL seraient traduits devant la Cour cnmmelle Pour les autres 37, accusés d’attroupement non armé, ils ont été condamnés à des pemes allant de deux à quatre ans de prison ferme, tandis que 22 autres, dont 20 arrêtés en flagrant débt d’attroupement, se sont vus infliger deux ans de prison ferme.Dix autres ont été condamnés à quatre ans de prison ferme pour attroupement armé ¦ Disparition d’un diplomate soviétique ATHÈNES (AFP) — Un diplomate soviétique en poste à Athènes, M Serguei Bokhane, disparu depuis le 25 mai, se trouverait actuellement à Wiesbaden en RFA, affirmait hier le quotidien athénien Messimvnni (droite) Selon le journal, M Bokhane, 44 ans, en fonction à Athènes depuis novembre 1982 comme premier secrétaire de l’ambassade d’URSS en Grèce, a été accueilb à la base américaine de cette ville ouest-allemande et y séjournerait toujours Selon ce même joumaL M Bokhane, après sa disparition a été « retenu » un premier temps en Grèce où les Américains l’ont interrogé sur les contacts de l’URSS avec le gouvernement socialiste hellénique Un porte-parole officiel grec avait confirmé Il y a 10 jours la dispantion du diplomate soviétique et mdiqué que le ministère de l’Ordre pubbc avait été saisi de l’affaire.Un autre quotidien de droite Apogevmatim, avait affirmé le 9 juin que le diplomate soviétique était le « numéro deux » du KGB dans la capitale grecque et une fois en disgrâce, il avait décidé de se réfugier à l’Ouest.¦ État d’urgence lundi en Papouasie PORT MORESBY, (AFP) — L’état d’urgence qui devait entrer en vigueur hier à Port Moresby en Papouasie Nouvelle-Guinée pour lutter contre l’msécunté ne sera instauré que lundi prochain, afm de permettre à 1,500 soldats et policiers de prendre position dans la capitale de Papouasie et ses environs, a annoncé le premier ministre, M Michael Somare Pour mettre un terme aux méfaits de plusieurs bandes de jeunes chômeurs qui multipbent les attaques à main armée et les viols collectifs dans la région de Port Moresby, M Somare avait décidé mercredi de recourir à l’état d’urgence et d’instaurer un couvre-feu.Pendant une période de deux mois, des barrages routiers seront établis à Port Moresby, et les forces de l’ordre procéderont à divers contrôles.Des peines de prison pouvant atteindre deux ans et de lourdes amendes puniront les contrevenants.Le gouvernement de Papouasie avait récemment envisagé de punir le viol de castration ou de pendaison ¦ Proposition de la Corée du Nord TOKYO (AFP) — La Corée du Nord a proposé hier que la session préliminaire pour des discussions inter parlementaires entre Séoul et Pyongyang ait lieu le 9 juillet prochain dans la zone démilitarisée de Panmunjom Selon Radio-Pyongyang, captée à Tokyo, le président de l’Assemblée du peuple nord-coréen, M.Yang Hyong-Sup a adressé hier un message à son homologue sud-coréen, M.Lee Chai-Hyung, lui proposant la date du 9 juillet pour le début des discussions mter-parlemen-taires afin d’élaborer « la constitution d’une Corée unifiée » La délégation nord-coréenne, selon Radio-Pyongyang, comprendra cinq parlementaires, accompagnés de quatre officiels Le Devoir, samedi 15 juin 1985 ¦ 7 » 4 -_i- Les auteurs d’un troisième détournement ont tué un passager BEYROUTH (AP) — Les pirates de l’air du ‘ Boeing-727 détourné hier ont tué un passager américain quelques minutes après l’atterrissage à l’aéroport de Beyrouth samedi matin, a déclaré le pilote de l’avion à la tour de contrôle de l’aéroport.«Ils viennent de tuer un passager», a crié le pilote.«Ils viennent de tuer un passager» Quelques instants plus tard, un pirate de l’air déclarait: «Vous voyez.Vous nous croyez main-¦ tenant.Il y en aura un autre dans cinq minutes».Il s’agissait du troisième détournement lié à la ' situation au Liban en quatre jours.Cette fois, c’est le Djihad islamique qui a revendiqué l’opération destinée à obtenir la libération de plusieurs centaines de chiites libanais détenus en Israël.L’appareil, un Boeing-727 de la compagnie américaine TW A desservant la ligne Le Caire-New Y ork, via Rome, a été détourné par deux ; hommes montés à bord lors de l’escale d’Athè-, nés.Il s’est d’abord rendu à Beyrouth pour faire ; le plein de carburant, puis à Alger où il est resté ! un peu moins de quatre heures avant de redécol-11er pour retourner à Beyrouth.Des dizaines de I miliciens ont cour sur la piste aussitôt après l’at-I terrissage.' À chaque escale, les deux pirates de l’air ont ) menacé de tuer les passagers, essentiellement ,des Américains mais aussi quelques Grecs parmi lesquels le chanteur Démis Roussos, si leurs exigences n’étaient pas satisfaites.Toutefois à chaque fois, ils ont libéré une partie des 145 passagers (19 à Beyrouth et 20 à Alger).Parallèlement, au fil de la journée, les recherches déclenchées par la police grecque dès l’annonce du détournement a permis d’en savoir un peu plus sur les auteurs de cette opération.Les policiers grecs ont en effet arrêté dans la salle de transit de l’aéroport d’Athènes un jeune Li-' banais de 21 ans.Ali Atwa, qui a reconnu être le complice des deux pirates de l’air.Il a déclaré appartenir au Djihad et a révélé que les deux autres hommes.Ahmed Karbaya et Ali Younès, également Libanais, étaient armés de grenades et d’un pistolet de 9mm.L’avion était parti du Caire avec 145 passagers et huit membres d’équipage, et c’est vers lOh hier matin, peu après avoir décollé d’Athènes qu’il a été détourné par les deux hommes.Selon les déclarations faites par le pUote, ceux-ci ont tout de suite menacé d’abattre des passagers , s’ils n’obtenaient pas l’autorisation de se poser sur l’aéroport de Beyrouth afin de faire le plein !de carburant pour ^uvoir aller à Alger.Après avoir hésité, les autorités Ubanaises finissaient par accepter et à midi, l’avion se po-isait.Il semble que les pirates aient alors de-; mandé à parler à un représentant de la milice i chiite Amal, présent sur l’aéroport, mais celui-ci ; aurait refusé toute discussion.À 13h30, l’avion redécollait après avoir Ubéré 19 passagers (des femmes et des enfants) et s’ê-itre ravitaillé en carburant.La nouvelle étape était bien Alger, comme l’exigeaient les deux hommes.I À 16 h 30 locales, l’appareil se posait sur l’aé-,roport Houari Boumedienne et allait se placer en bout de piste.Au cours du vol entre Beyrouth |et l’Algérie, les pirates de l’air avaient encore fait monter la tension d’un cran en annonçant que les sièges avaient été bourrés d’explosifs et que, s’il le fallait, ils tueraient les passagers un ipar un avant de faire sauter Tavion.Mulroney n’a pas l’intention d’accélérer le débat sur la peine de mort OTTAWA (PC) — Aussi sordides soient-ils, les récents meurtres crapuleux d’enfants au Québec ne poussent pas te gouvernement fédéral à accélérer le débat sur la peine de mort.C’est ce qu’a indiqué hier, en conférence de presse, le premier ministre Mulroney, quaUfiant de “répréhensibles et macabres” les assasinats d’enfants survenus au Québec au cours des récents mois.« Ce sont les gestes les plus répréhensibles; il y a des jours où tu te lèves et tu lis cela dans les journaux, tu as une réaction humaine, émotive », a dit le premier ministre, adoptant un ton intimiste sur un sujet qui, visiblement, l’avait touché.« Mais personnellement, je n’ai pas fait le lien (de ces crimes) et du désir d’accélérer le débat sur la peine de mort», a dit M.Mulroney.Le gouvernement Mulroney s’était engagé à tenir un débat sur la peine capitale au cours de son mandat.Les pressions pour qu’on restaure la peine de mort étaient apparues l’automne dernier à la suite d’une série d’assasinats de policiers en devoir.Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal; 332-3891 À Québec: 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (673;.* 1-800-361-5699 La mâchoire exhumée le 6 juin correspond à celle de Mengele SAO PAULO (AFP, Reuter) — La mâchoire exhumée le 6 juin du cimetière d’Embu près de Sao Paulo correspond a celle d’un homme de 65 à 70 ans et pourrait donc être celle de Joseph Mengele, décédé selon ses amis en 1979 par noyade à l’âge de 67 ans sur la plage de Bertioga au Brésil, a-t-on appris officiellement hier à Sao Paulo.Les dernières expertises en cours des restes de Wolfgang Gerhard — Mengele, selon son ami autrichien Wolfran Bossert — confirment les premières conclusions sur la similitude des ossements découverts avec les renseignements médicaux sur le « bourreau d’Auschwitz » en possession de la pohce de Sao Paulo.Selon les légistes, les calculs réaUsés à partir du squelette permettent d’estimer, avec une marge d’erreur de 3 cm en plus ou en moins, que le mort d’Embu mesurait 1,75 m, ce qui correspond à la hauteur — 1,74 m — mentionnée sur la fiche anthropométrique de Mengele en date de 1937.Jeudi, les légistes avaient déjà révélé que parmi les six dents retrouvées dans la tombe de « Ge-rhard-Mengele » à Embu figurent deux molaires supérieures obturées d’un amalgame en argent qui coïncident avec la fiche dentaire de Joseph Mengele en date de 1938.Quant à M.Rolf Mengele, fils de l’ancien criminel de guerre nazi il va fournir « prochainement » à la justice ouest-allemande une photographie de son père datant des années 70, ainsi qu’un exemplaire de son écriture, a-t-on appris hier JPr Photo AP Un anthropologiste brésilien, M.Daniel Munoz, utilise des crânes de laboratoire pour illustrer comment les spécialistes analysent les restes de ce que la police considère être ceux du criminel de guerre nazi Josef Mengele.Munoz explique aux journalistes la différence entre un crâne mâle et femelle.matin à Munich.Cette remise de documents a été annoncée dans une déclaration remise hier matin à la presse par le demi-frère de M.Rolf Mengele, M, Jens Hackenjos.Le Canada ferme son ambassade à Beyrouth OTTAWA (PC) - Pour protéger un personnel qui l’avait représenté «avec courage», le gouvernement canadien à décidé de fermer provisoirement son embassade à Beyrouth, a confirmé hier le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney.Ce dernier a expliqué que «la situation chancelante dans la région exigeait semblable décision, c’était sage dans les circonstances», a-t-il dit.«De plus en plus la sécurité des Canadiens a Beyrouth était en danger».L’ambassadeur du Canada, M.Jacques Noiseux, ainsi que son personnel ont quitté hier matin Beyrouth et se sont rendus à Amman, en Jordanie, ("est l’ambassade d’Ammann qui, temporairement, sera responsable des intérêts canadiens au Liban.Dans un communiqué, le ministre des Affaires extérieures, M.Joe Clark, a expliqué que ce retrait «ne diminue en rien l’appui très ferme que le Canada a toujours accordé à la souveraineté et à l'intégnté teiTitoriale du Liban».Le Canada appuiera toute initiative internationale susceptible de désamorcer la violence dans ce pays, a-t-il ajouté.Devant la presse, M.Clark a déclaré que l’ambassade canadienne n’avait pas été la cible de menaces d’une des factions qui s’affrontent à Beyrouth.Selon lui, il ne reste pratiquement aucun citoyen canadien au Liban, les rares res- sortissants canadiens étant des citoyens d’origine hbanaise qui possèdent la double nationalité.M.Mulroney a bondi quand un journaliste a a fait valoir que le Canada était l’un des premiers pays à fermer sa délégation dans la poudrière libanaise.«Le Canada n’est pas parti te premier, plusieurs autres em-bassades ont retiré leur personnel, c’est un jugement de valeur qu’on a dû faire», a-t-il dit.«Nous avons trouvé que c’était prudent et approprié qu’à ce moment notre personnel qui a déjà travaillé dans des situations extrêmement difficile ne soit pas exposé à d’autres dangers qui augmentent quotidiennement dans cette région».Le premier ministre a dit Ignorer si les Canadiens au Liban avaient vu leur situation se dégrader à cause de la participation du Canada au sauvetage d’otages américains à Téhéran il y a quelques années.«11 y a eu des prises d’otages barbares, et de toute évidence, les Canadiens ne sont pas immunisés contre ces comportements, nous pensions qu’il était temps de protéger ces gens qui nous ont courageusement représenté», a déclaré le premier ministre.«Certains postes diplomatiques sont vus au Canada comme des cadeaux, en fait ils comportent toujours des risques dans un monde où monte le terrorisme».Oubliez tout: le bureau, la maison, la routine, le train-train quotidien.Faites une fugue! Quelque part, tout près de vous, une nature accueillante vous attend.à peu de frais.Quelques |ours de sensations fortes Estrie Pays-de-l’Érable Gaspésie 2 nuits, incluant 2 petits déjeuners, 2 dîners et 2 journées de glissade d’eau.par personne T (occupation double) ¦ B U * Charlevoix 5 nuits, incluant 5 petits déjeuners, 5 dîners et 4 jours de golf dans 2 clubs différents.À compter de ^ par personne (occupation double) 360 2 nuits, incluant 2 petits déjeuners, 2 dîners et cours de planche à voile avec location de tout le matériel pour 3 heures.À compter par personne (occupation double) 2 nuits, incluant 2 petits déjeuners, 1 déjeuner, 2 dîners et une croisière de 6 heures avec cours d’initiation à la voile sur un voilier de 8 mètres.A compter de ^ par personne '1 ¦ ¦ (occupation double) $ Richelieu-Rive-Sud 3 nuits, incluant 1 billet pour 1 partie des Expos de Montréal.A compter de par personne (occupation double) 2 nuits, incluant petit déjeuner, dîner et 2 jours de golf.A compter de ^ par personne Saguenay-Lac-Saint-Jean $ (occupation double) $ Outaouais Laurentides 5 nuits, incluant petit déjeuner, dîner et 10 heures de cours de tennis.À compter de __ par personne (occupation double) qj m 2 nuits, incluant 2 petits déjeuners, 2 dîners et du golf à volonté.A compter de ^ _ par personne /B /E (occupation double) 2 nuits, incluant 2 petits déjeuners, 2 dîners, 2 départs de golf et du tennis.À compter de ^ ^ 106 Pour plus de renseignements, composez sans frais le 873-2015 (région de Montréal) ou le 1-800-361-5405 (ailleurs au Québec) et demandez le ou la téléphoniste 812 ou écrivez à: TOURISME QUÉBEC (812) Ministère du Tourisme C.P.20 000, Québec (Québec) GIK 7X2 Nous nous ferons un plaisir de vous faire parvenir le Guide des forfaits.gratuitement.par personne (occupation double) Manicouagan $ $ 1 nuit, incluant petit déjeuner et pêche à la morue avec équipement.À compter de - par personne (occupation double) Au Québec, on respire CEST RECONNU n a 8 B Le Devoir, samedi 15 juin 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef: Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de t'information: Jean-Guy Ouguay Directeurs adjoints: Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs Michel Paradis DU CÔTÉ DE VARSOVIE La lutte du peuple polonais n’occupe plus l’avant-scène des affaires du monde.Ce va-et-vient de l’attention commune, qui fait un jour de Varsovie la capitale symbolique des libertés et nous la fait oublier le lendemain, traduit mal l’importance et la permanence de cette lutte, la nature aussi de « la haine et de la répression », selon l’expression de Lech Walesa qu’eUe cherche à déjouer et à contenir.¦ Ces dermers mois, cette répression s’est intensifiée : torture et assassinat du père Popieluszko selon un plan dressé au sein du ministère de l’Intérieur, agression et torture contre le père Tadeusz Zaleski, inculpation des dissidents du Comité d’auto-défense sociale (KOR), interpellation à Gdansk de sept anciens dirigeants de Solidarité, procès contre certains d’entre eux, virulente campagne des médias, notamment de l’organe du Parti communiste polonais, Trybuna Ludu, et des Izvestia pour discréditer l’Église polonaise, menace de sanctions contre le prêtre « combattant », licenciement d’universitaires « peu fiables », enquête judiciaire ouverte par le parquet de Gdansk pour faire la lumière sur un complot visant à liquider le prix Nobel de la paix et symbole de la lutte pout la hberté, Lech Walesa.La liste est longue de ces mesures vexatoires, de ces activités quelquefois criminelles exercées contre le peuple polonais.• Hier, ce sont les associations d’écrivains et les syndicats libres et démocratiques qui ont été dis-souts et remplacés par la plomberie et les créatures du régime.Par décret, un peuple entier a vu sa volonté glisser dans le néant, ses organisations dissoutes, ses leaders limogés.Illégal, poursuivi à la trace, encerclé par les forces de l’ordre, le grand mouvement Solidarité vit toujours dans l’âme de la Pologne et dans le coeur des Polonais.Aujourd’hui, ce sont les universités polonaises qui subissent la terrible sollicitude du régime.Ce dermer vient de déposer un projet de contrôle des institutions de haut savoir, projet qui modifie substantiellement la loi de 1982 et impose de sévères restnctions à la liberté des universitaires.Ces mesures étaient prévisibles.Ces derniers mois, un certain nombre d’universitaires ont été ücenciés.Le cas le plus connu est celui du professeur Geremek, historien de réputation internationale et membre depuis 30 ans de l’Académie polonaise des sciences.M.Geremek a été renvoyé sans explication suite aux entretiens qu’il avait eus avec les ministres des Affaires étrangères d’Italie et de Grande-Bretagne, lors de leur passage à Varsovie.Les universitaires polonais devront désormais prêter serment d’allégeance au régime et à son idéologie.L’accès à la permanence, cette voie du renouvellement, sera sévèrement contrôlé pour les plus jeunes.Le gouvernement justifie cette sé- rie de mesures en invoquant l’activité « anti-socialiste et anti-polonaise » de factions au sein de la communauté universitaire; la nécessité aussi de protéger l’État, la nation et l’avenir du socialisme.La loi de 1982 avait considérablement élargi l’autonomie et la liberté des universités.Ces dernières disposaient d’une vraie marge de manoeuvre pour la gestion institutionnelle et académique.Les étudiants avaient été libérés de l’obligation de suivre des cours consacrés au marxisme-léninisme et à l’apprentissage de la langue russe.L’éventail des options en philosophie et en économie avait été alors considérablement élargi.En présentant la loi de 1982, le général Woj-ciech Jaruzelski avait cherché à démontrer que la libéralisation se poursuivrait même si le mouvement Solidarité avait été aboli.Le régime retraite aujourd’hui et ne cache pas sa détermination à reprendre des droits concédés alors.Comment expliquer cette volte-face qui survient au lendemain de la visite en Pologne du nouveau secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev ?Certains soutiennent qu’elle n’a pas de signification particulière dans la mesure où elle s’inscrit dans un mouvement de reprise et de contrôle du gouvernement sur tous les secteurs d’activité.D’autres y voient une conséquence de la visite du nouveau patron du Kremlin.La communauté universitaire polonaise a réagi vivement à ce projet d’amendement à la loi des universités.Elle n’a pas hésité à désapprouver publiquement le plan gouvernemental.Des pétitions circulent sur tous les campus.Par un vote largement majoritaire, le sénat de l’Université de Varsovie l’a sévèrement condamné, constatant que son application conduirait à une tutelle sans précédent dans l’histoire polonaise.¦ C’est une véritable guerre civile larvée qui sépare le peuple polonais et ceux qui exercent sur lui un pouvoir dont la légitimité est sans fondement.Le mépris du peuple pour ses dirigeants n’a d’égal que le mépris de tous les Polonais, à l’exception d’une mince faction d’idéologues, pour l’Union soviétique.Ce sentiment est fort ancien du côté de Varsovie.Déjà au XIXe siècle, les Polonais considéraient leur dépendance de l’empire russe comme une expérience humiliante.Cette domination ne durait, à leur jugement, que par l’effet d’un rapport de forces qui n’a pas changé depuis et qui les laisse toujours démunis dans cet empire économiquement, socialement et culturellement rétrograde.Ils affirmaient alors et croient toujours aujourd’hui que leur retard et leur lutte interne trouvaient l’un et l’autre leur source dans cette implacable domination.— JEAN-LOUIS ROY Enfin vint Robert Bourassa.QUEBEC GILLES LESAGE UN PEU mal à l’aise, M.Robert Bourassa savourait son triomphe, hier, en s’asseyant à la banquette du chef de l’opposition, à l’Assemblée nationale, sous les applaudissements de ses 52 collègues libéraux et des partisans massés dans les galeries.Chassé du Salon de la race, avec son gouvernement, il y a près de neuf ans, il y revient en force, ayant réussi facilement la deuxième phase de sa réhabihtation.Il y a mis le temps, son meilleur allié depuis toujours, la patience, qu’il cultive à l’extrême, la douce détermination qui le caractérise.Condamné sans appel mais sans barreaux, il a su se faire vite oublier, allant purger sa peine au loin, pour mieux se ressourcer et se recycler, solitaire, honteux et fier à la fois.Bien peu, à part lui, savaient qu’il parlait pour mieux revenir.Ce qu’il a entrepris de faire en douce, dans les sous-sols d’éghse et les déjeuners de chambres de commerce, au moment où laiune.de miel avecieT’arti québécois commence à perdre de son sucre Même si son successeur, M.Claude Ryan, ne veut pas que la « belle-mère » honnie partage la même maison que lui, l’ancien premier ministre continue d’accepter toutes les invitations, s’arrangeant au besoin pour en solliciter d’autres qui l’intéressent La campagne du référendum, les escarmouches constitutionnelles, les élections générales de 1981 le servent admirablement Présent, loyal, disponible, M Bourassa se répand sur toutes les tribunes libérales, des plus humbles aux plus prestigieuses.Il tire habilement son épingle du jeu.Ce n’est pas lui qui alimente le feu roulant de la contestation contre M Ryan, mais ce n’est pas lui non plus qui fait quoi que ce soit pour l’éteindre À un moment où les meilleurs esprits ne veulent rien savoir de la vie publique, de plus en plus éreintante et contraignante, lui ne pense qu’à réintégrer le gris bunker de la Grande-Allée, haut lieu de son exaltation et de ses tourments.M Ryan devant se rendre à l’évidence que sa greffe austère ne réussira jamais, M Bourassa est tout fin prêt à prendre la succession de son successeur Mûri, expérimenté, l’ancien plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec ne fait qu’une bouchée des deux autres aspirants, à l’âge du sien il y a quinze ans.Ayant franchi la première étape de sa réhabihtation, il poursuit allègrement sa période de probation, de réunion en colloque, de convention en conférence, du matin au soir, inlassable, infatigable.Sans troupe autour de lui, sans son coiffeur de naguère.Habile, rusé, il sait fort bien que son style incolore et sans panache est mal adapté au théâtre de l’Assemblée nationale, où l’art de l’escrime est plus prisé que celui de l’esquive, qu’il maîtrise a la perfection.Il n’est donc pas pressé de monter dans une arène ou son vieux rival, M.René Lévesque, est passé maître.Durant près de deux ans, il ratisse plutôt les rues des villages et les rangs des campagnes, s’étendant comme une toile d’araignée, augmentant le membership à plus de 250,000, amassant quelque $ 5 millions, cependant que les candidats, par le pouvoir alléchés, se bousculent au portillon.Ami de tout le monde, M.Bourassa se fait tout à tous comme son émule d’Ottawa, M.Brian Mulroney.M.Lévesque récusant la tradition selon laquelle, à moins de crise, un gouvernement doit solhciter un nouveau mandat après quatre ans, M Bourassa doit finalement, à contrecoeur, sortir de l’ombre propice pour venir occuper le siège qui lui est réservé à l’Assemblée.Pour ce faire, il choisit le comté de Bertrand, qui porte le nom du premier ministre qu’il a défait en avril 1970.À défaut de générales trop faciles pour lui, il se phe à des partielles, où il tnomphe sans gloire.Mais il complète ainsi la deuxième étape de sa longue et médite remontée vers le pouvoir.Hier, sans éclat ni emphase, il a entrepris la troisième.On peut dire tout le mal que l’on veut de l’Assemblée, elle le mérite souvent.Mais il n’en reste pas moins que, comme le soulignait le président Richard Guay, elle est le fruit du bien le plus précieux que nous ayons en démocratie .la liberté de choisir nos représentants.Il était important que MM.Lévesque et Bourassa soient enfin, si peu longtemps que ce soit, face à face dans ce forum exceptionnel.Mieux vaut tard que jamais.D’un côté, un chef qui veut rater sa sortie et qui s’apprêterait même, dit la rumeur de l’Aquarium, à jouer un vilain tour à ses détracteurs — abandonnant la présidence du PQ mais restant premier ministre — entraînant à sa suite l’exsangue troupe péquisle dans un gigantesque carambolage.De l’autre, un chef qui n’en fi- nit plus de revenir et que ne semble pas inquiéter la perspective hallucinante de diriger une Assemblée toute rouge.Deux hommes qui se disputent la faveur d’un troisième mandat.Deux coqs de village qui tentent d’imposer leur loi, le premier avec l’énergie du désespoir, le second avec la ténacité du prisonnier réhabilité qui n’aura de cesse tant qu’il n’aura pas réintégré le haut de l’affiche.Dans son intervention liminaire, M.Bourassa a marqué quelques bons points, mine de rien, selon son habitude : Jean-Jacques Bertrand, lui, avait le respect de la tradition électorale; l’impatience est le pire péché en politique, conseille-t-il aux aspirants leaders péquistes, à l’ambition nerveuse; il veut revenir aux commandes parce qu’il croit au rôle par-ticuUer et à l’avenir du Québec, où il veut ramener la prospérité économique, gage de justice et d’équité.Rien pour se jeter en l’air, certes, mais rien non plus du carton-pâte décrié rageusement dans le minable pamphlet signé par M.Lévesque.M.Bourassa a été jugé en novembre 1976, le procès en cours est celui de son successeur, aux commandes depuis neuf ans.En période de questions, par contre, M.Lévesque a marqué des points, M.Bourassa s’empêtrant dans la monnaie et le hbre-echange.En quête de bonnes nouvelles, si rares par les temps durs qui passent, les péquistes s’exclament et se réjouissent bruyamment.Si leur chef retrouvait son éclat de jadis, si l’autre trébuchait lamentablement, si.Le rêve passe.Mais ce qui se déroule ces jours-ci à Québec ressemble à un intermède qui se prolonge à n’en plus finir, dans une espèce d’irréalité, dans l’attente du prochain acte.Maîtriser ou li-bérér l’avenir ?Peu importe, sem-ble-t-il, dans ce décor de politique-fiction et de temps emprunté.Meme épuisés, les acteurs péquistes s’incrustent dans les ndeaux, tandis que les autres, au scénario vague et imprécis, piaffent d’impatience en mêlant rèclairage.Tel qu’en lui-même, enfui, vint Robert Bourassa.A-t-il changé un peu ?Pour le mieux ?On s’en rendra compte bien assez tôt.Mais il importait qu’il soit là où il doit être.Jusqu’à ce que, ayant été gracié de façon inconditionnelle, il change de siège avec M.Lévesque.Ou avec un autre.S’il en reste quelques-uns de la troupe péquiste, apres le raz de marée rouge qui menace.LE DEVOIR UE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire.société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par rimprimsrie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés é 9130 rue Bol- vin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située é 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N 1 SS Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,SO$ÿar semaine Le samedi seulement 75* Pour Information à Montréal 332-3691, à Québec (416) 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année.6 mois 115$, 3 mois 60$.édition du samedi 65$ par annto Postez votre chèque ou mandat-poste A LE DEVOIR.211 rue St-Sacrement, Montréal.Québec H2Y 1X1.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec h.LAMARRE, 'a propos PE UAMARC ET DES RÔTISSERIES ST-HUBERT 7/ ¦MyÏMc'iDEMT E5T cLos ! irXQ I Am- p/POULET.h Hors de l’ordinateur BILLET ROLANDE ALLARD-LACERTE ILS SE TIENNENT par la main, comme les amoureux des bancs publics de Brassens, mais Ils ne parlent pas de lendemain qui chante-pleure.Ils font des projets d’avenir mais ne se voient surtout pas elle cousant, lui fumant dans un bien-être sûr, entourés d’enfants.Leurs préoccupations sont autres.Ils parlent informatique, analyse, programmation et logiciels, banque de données, cartes perforées, systèmes et raccordements intégrés.Ils ne choisissent pas la couleur du papier-tenture de leur chambre à coucher mais ils se voient déjà doucement pianotant à quatre mains sur le clavier bien tempéré de leur ordinateur domestique.Quand les amoureux des écrans cathodiques — où ils se mirent sans se lasser — comparent leurs caractères respectifs, leur coeur fait « bip bip ».Tout ce qui n’est pas informatisé leur est étranger.Soudain, le jeune homme a un geste de tendresse hors de l’ordinateur.S’avisant que sa compagne frissonne dans son imper léger, il dit : « Tu vas prendre froid.» « Oh ! non, proteste-t-elle, je ne suis pas frileuse.» Vite ils referment la pa- renthèse et reviennent aux choses sérieuses ; les puces de sihcium.Basic un et deux.Apple.Pas la pomme qu’on croque en songeant à la tentation d’Adam et Eve, celle qui est déjà entamée.C’est autrement que leurs devanciers, à l’époque lointaine où tout se faisait à la mitaine, que ces jeunes-là se chantent la pomme.Dans des moments de faiblesse ou de panne, quand ça tombe pile, échangent-ils parfois des mots doux ?Je ne sais pas moi : « ma petite puce de silicium, ma petite disquette adorée, mon imprimante aller-retour.» À propos, doit-on désormais parler de Nouvel Âge ou de nivelage ?LETTRES AU DEVOIR ¦ Aide-mémoire LES JOURNAUX israéUens (LE DEVOIR du 28 mai) essaient d’établir des comparaisons entre les massacres commis par des alliés d’Israël, et sous la surveillance de l’armée israélienne en septembre 1982, et les combats qui se déroulent présentement entre des miliciens du mouvement Amal et des combattants palestiniens Il est nécessaire, près de trois ans plus tard, de se rappeler les circonstances qui ont entouré ces fameux massacres, car Israël et ses médias comptent sur la mémoire courte du pubhc.En septembre 1982, après que l’armée israélienne eut échoué à entrer dans Beyrouth-Ouest par force, M.Philip Habib, envoyé spécial du président Ronald Reagan, concluait un accord afin que les combattants palestmiens évacuent Beyrouth.En retour, Israël promettait de ne pas y entrer, et les États-Unis, la France et l’Italie, membres de la force multinationale, garantissaient la sécunté des civils libanais et palestiniens.Aussitôt que l’évacuation des combattants palestiniens fut complétée, ainsi que le retrait de la force multinationale, Israël a trahi ses promesses en dépêchant à Beyrouth-Ouest ses troupes qui ont entouré les camps palestiniens non armés, et laissé les milices phalangistes entrer dans les camps.Considérant qu’à l’époque ces milices avaient soif de revanche à la suite de l’assassinat de leur leader, M Bachir Gemayel, le scénario de revanche était prêt à être exécuté, ce qui a mené aux massacres des civils non armés, dont tout le monde connaît les résultats.Tandis que présentement, les combats se déroulent entre deux belligérants armés : on trouve, d’une part, des labanais soucieux de ne pas vivre le cauchemar d’une présence militaire palestinienne dans les camps, que M.Arafat pourra utiliser comme carte de marchandage avec Israël et les États-Unis aux dépens des Libanais, et d’autre part, des combattants de l’OLP armés jus- qu’aux dents, d’armes de tout calibre qu’ils ont rapportées clandestinement aux camps des réfugiés.Quand des combats se déroulent d’une maison à l’autre dans un milieu peuplé, des civils en paient les frais.C’est malheureux, bien sûr, mais certainement très différent des massacres de septembre, qui ont été commis contre des civils non armés.— ANWAR ABILMOUNA Montréal, 28 mai.¦ Le fonds de recherche en santé l.eiire adressée au premier ministre, M René Lévesque C’EST en tant que premier ministre du Québec, directement responsable de la sauvegarde et de la promotion des meilleurs intérêts du Québec, que cette lettre vous est adressée.Nous venons de prendre connaissance du budget alloué cette année par le gouvernement au Fonds de recherche en santé du Québec ( FRSQ) et des conséquences désastreuses du sous-fmancement actuel de cet orgamsme sur son rôle de support à la formation et à l’intégration de nos jeunes chercheurs dans le domaine de la santé.Le bilan 1985-86 est désastreux : aucune demande de bourse de formation (6,17 demandes dont 212 jugées excellentes) ne sera subventionnée et seulement six nouveaux chercheurs pourront être récupérés (127 demandes dont au moins 35 sont excellentes).De plus, les programmes de consolidation des centres de recherche doivent également être suspendus.Il s’agit d’une situation catastrophique pour notre essor scientifique et technique, lequel repose tant sur nos jeunes qui seront les forces vives de demain que sur la présence de milieux d’accueil actifs pour les recevoir.Un modeste effort supplémentaire de $ 6.5 millions permettrait de faire face à la situation et de maintenir une logique dans les politiques de développement de la recherche en santé dans notre milieu.Nous nous permettons de dénoncer vivement cette situation et de vous demander de faire toutes les pressions possibles pour qu’un financement adéquat soit accordé au FRSQ, afin de lui permettre de continuer l’effort de ra-tionahsation et de promotion de la recherche en santé au Québec.Nous nous associons donc à la communauté scientifique québécoise, tant universitaire qu’hospi-tahère, pour cette demande.Nous somme convamcus que vous comprendrez l’urgence de la situation et que les meilleurs intérêts des Québécois exigent un redressement de cette situation.— FRANÇOIS LAMOUREUX, m.d., m.Sc.président de l’Association des médecins de langue française du Canada pour l’ensemble des membres de l’AMLFC.— ÉTIENNE LeBEL, m.d., vice-doyen à la recherche, faculté de médecme de rUmversité de Sherbrooke, président du comité des activités scientifiques — AMLFC.Montréal, 27 mai.¦ Des égiises fermées lA-llie adressée à Mjjr Paul Grégoire, archevêque de Montréal SI L’ON EXCEPTE votre cathédrale, l’église Notre-Dame-de Lourdes, l’oratoire Saint-Joseph, Nolre-Dame-du-Très-Saint-Sacre-ment et le sanctuaire Nolre-Dame-du-Rosaire-el-Saint-Jude desservi par les dominicains, rue Saint-Denis, il semble que les égli ses à Montréal soient fermées et vides sauf au cours des messes.Ceci en .semaine, bien entendu Mais sans doute y en a-t-il d’au 1res qui sont ouvertes et que je ne connais pas.Chose sûre, hors du centre-ville et durant la journée Il semble quasi impos.sible d’entrer prier et adorer le Bon Dieu dans nos églises montréalai.ses Le Bon Dieu y est bien.Lui.Ne devrions-nous pas nous organiser partout, pour que du matin au .soir Il y ait quelqu’un pour Lui servir de portier et de veilleur ?Ne se rait-ce pas un signe simple et .sûr de l’ouverture de l’Égli.se aux hommes et aux femmes de ce temps que l’ouverture de nos égli-.ses à toute heure, à tout venant ¦' — JEAN OOYON Laval, 11 juin I Le Devoir, samedi 15 juin 1985 ¦ 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Ces gens venus d’ailleurs LES ANNEES €LUI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER PLONGÉS dans nos débats politiques, préoccupés d’organiser une société qui se développe autant que possible autour de notre langue et de notre culture et soucieux d’affirmer que nous sommes ici une majorité, la référence que nous faisons à l’occasion aux « autres » Québécois est trop souvent symbolique.À moins qu’ils ne se fassent remarquer par leur concentration ethnique dans un quartier, dans une région ou dans un métier donné, les Québécois venus d’ailleurs nous laissent indifférents et nous savons finalement peu de choses à leur sujet.S’ils ont droit, ici et là, aux appendices que l’on réserve habituellement à toutes les minorités identifiables, on ne peut pas dire que le Québec soit déjà cette société ouverte et pluraliste dont rêvent à l’occasion nos architectes socioculturels.L’image paisible que projettent le Canada et le Québec à l’étranger en symbiose évidente avec les États-Unis demeure le motif premier du choix du plus grand nombre.L’impression tenace qui veut que tout réussisse à qui sait travailler fait de notre pays un lieu fort recherché par ceux qui, obligés ou vo-lontairemenÇ émigrent.C’est ainsi que, successivement, comme les Français, les Irlandais, les Écossais et les Anglais avant eux, les Italiens, les Grecs, les Arabes, les juifs, les Asiatiques de plusieurs pays et d’autant de cultures, les Haïtiens, les Belges et quelques autres arrivent chez nous, depuis des générations, pour chercher la paix et la prospérité.S’ils sont aussi différents entre eux et les uns par rapport aux autres qu’ils peuvent l’être par rapport à nous, ils n’en ont pas moins en commun les attitudes de toutes les minorités par rapport à la population relativement homogène et majoritaire sur le territoire qui les accueille et qui prétend ultimement imposer ses traits dominants corne axe de développment, du seul fait de son nombre et de son ancienneté.Minoritaires eux-mêmes à l’intérieur du Canada, les Québécois sont cependant ceux de tous les Canadiens qui pourraient être les plus ouverts et les plus novateurs dans la définition d’une relation stable et égalitaire entre toutes les composantes du Québec qui se fait.En effet, si l’on s’accorde sur le fait que cet immense territoire de quelque six millions d’habitants est en lui-même un lieu de développement à peine entamé, si l’on considère par ailleurs la stagnation actuelle du volume de notre population « traditionnelle », il faudra bien imaginer un jour que ce pays ne pourra se bâtir sans l’apport systématique et de plus en plus substantiel des nouveaux Québécois.Nous avons besoins d’eux, nombreux.Condamnés à la solidarité du fait de leur statut minoritaire, ils recréent pour eux-mêmes, en puisant aux sources de leur génie culturel et en utilisant la force que donne l’obligation de commencer au bas de l’échelle, de nouveaux foyers de vie et d’excellence.Dans bien des cas, « notre » État ne les rejoint pas et ils en dépendent dès lors moins que nous.S’ils n’ont pas tous choisi le Québec et si ce n’est pas toujours spontanément et par motivation qu’ils ont quitté leur pays d’origine, ils ont tous en commun une volonté extraordinaire non seulement de survie mais de développement et de succès.Pour plusieurs d’entre eux, la liberté et la tolérance ont un sens réel profond qui demeure, pour nous, théorique la plupart du temps.À une époque où, notamment comme société francophone, il faudra réapprendre à faire davantage de choses nous-mêmes et à compter moins sur la sollicitude de l’État, les nouvelles minorités québécoises, plus compactes à l’intérieur d’elles-mêmes, complètent rapidement le rattrapage qu’impose forcément la transplantation dans un nouveau pays.Elles sont bien enracinées, jeunes et vigoureuses.Nous vieillissons plus vite qu’elles.Pourrons-nous tirer les leçons de ce qui se fait ailleurs et accepter dans toutes ses conséquences la diversité culturelle à la fois saine et inévitable qu’impose la croissance d’un pays comme le nôtre ?Peut-on imamer qu’on définisse un jour au Québec des politiques d’immigration basées sur autre chose que l’épaisseur du compte de banque du candidat immigrant et sur les préjugés, insurmontables politiquement, que chaque étranger nous prive éventuellement d’un espace vital ou d’un emploi qui nous revient de droit du seul fait de nos racines un peu plus lointaines dans l’histoire de notre territoire ?Comment expliquer avec crédibilité et sans effrayer la population d’ici qu’une entreprise qui viendrait bâtir et innover chez nous et qui importerait avec elle 80 % de sa main-d’oeuvre nous laisserait quand même 20 % du travail supplémentaire ainsi généré, contribuant cependant à augmenter notre capacité de production et de consommation de 100 % ?Au-delà des questions économi- ques, la cohabitation culturelle entre francophones, anglophones, ita-lophones ou hellénophones de deux ou trois générations pourrait permettre d’imaginer des projets de société condamnés à l’anémie s’ils ne sont conçus qu’à l’intérieur des « deux peuples fondateurs» toujours parallèles l’un à l’autre.Ce ne sont pas, bien sûr, des choses qui se font de façon artificielle et qui peuvent se déterminer dans le cadre des politiques de l’un ou l’autre ministère d’un gouvernement dont c’est ou ce serait la responsabilité.C’est, pour nous, une question de mutation dans nos habitudes culturelles.11 faut vivre à Montréal pour en être conscient.Il est essentiel, cependant, que ces questions prennent place sur la table des préoccupations de nos intellectuels et des leaders d’opinion, en dehors des cercles trop restreints qui s’en préoccupent déjà par conviction ou par nécessité.On peut se cacher encore un temps à la réalité mais elle nous rejoindra plus vite qu’on ne le pense : le vrai, le sain développement du Québec ne peut se concevoir, à moyen et à long termes, sans l’apport culturel de l’ensemble de ses composantes de mieux en mieux identifiées.Un projet de société viable, s’il doit s’articuler autour d’une langue commune, devra forcément en reconnaître la nécessité mais permettre aussi une communication dans les deux sens avec ces communautés aussi québécoises que la nôtre.Ainsi, renseignement d’une troisième langue dans nos écoles, au choix des parents et suivant les lieux d’origine et les circonstances, deviendra un jour obligatoire.C’est un fait acquis dans bon nombre de pays européens et ceux oue les circonstances ont obligés a le pratiquer ne s’en sont pas pour autant trouvés assimilés.Ils en sont enrichis.11 est une question à laquelle, personnellement, je n’ai jamais pu trouver de réponse : du fait de ce qu’il est aujourd’hui et de ce qu’il a été jadis, le Québec peut-il vraiment développer un modèle de relations différentes entre les divers groupes qui le composent que ne le fait maintenant l’ensemble canadien par rapport à ses propres éléments ?Intuitivement, je suis porté à répondre par l’affirmative à cette question et à ajouter que c’est dans cette voie plus large qu’il faut chercher à définir nos forces nouvelles, notre originalité et une société adulte autant que solidaire dans ses recherches de solution et de définition de l’avenir prévisible.Il ne s’agit nullement de tourner le dos, de rejeter ce qu’on a fait, dit et pensé jusqu’ici.11 faut aller plus loin.S’il advenait que dans deux ou trois générations, on ait réussi à amorcer chez nous cette intégration, impensable à l’échelle du Canada du fait même de la géographie autant que du jeu naturel des forces nord-sud, rien de ce qui s’est fait jusqu’ici n’aurait été du temps perdu.Le Québec, dans sa réalité, serait plus fort et plus beau.Il n’en tient qu’à nous que le français en soit la langue d’armature.La violence comme sport ANDRÉ ROCQUE L'auteur est professeur de philosophie au collège Montmorency (Laval) et chroniqueur de science-fiction à la radio communautaire CIBL-FM de Montréal.La science-fiction nous U-vre parfois des scénarios étonnamment prophétiques.La violence survenue le 29 mai dernier au stade de soccer de Bruxelles et les réactions des diverses autorités rappellent la nouvelle The National Pastime (le passe-temps national), d’un auteur de science-fiction assez connu.Norman Spinrad.Dans l’avenir rapproché que nous dépeint Spinrad, la guerre a tout perdu de son crédit et de son attrait, les gens ayant reconnu, semble-t-il, sa stupidité profonde.En même temps, les campagnes contre la violence à la télévision ont fini par aboutir, de sorte qu’on ne peut meme plus montrer le « bon » tapant sur le « méchant » dans un western de troisième ordre.Il en est résulté que le football, la seule forme de violence demeurée légitime, a éclipsé le baseball comme sport ou passe-temps national.Perdant du terrain parce que n’ayant rien à opposer au football du dimanche après-midi, une chaîne de télévision américaine cherche par tous les moyens à remonter la pente de la cote d’écoute.Le génie en résidence de la chaîne reçoit la mission, présumée impossible, d’inventer un sport meilleur, plus intéressant et plus satisfaisant que le football.Il aboutit à quelque chose qu’il appelle combat footballqm se joue comme le football traditionnel, à ceci près que les joueurs ne portent plus que des souliers de course et des maillots de boxe et qu’ils ont, juste- ment, le droit de cogner comme des boxeurs.En moins de quatre ans, victime de l’effondrement de sa cote d’écoute, le football traditionnel doit rallier le football de combat.On abandonne de plus la pratique traditionnelle d’identifier chaque équipe à une ville.On aura plutôt des équipes s’identifiant à des segments de la population : les Panthères noires, les Surhommes d’or, les Psychédéliens, les Caballeros, ou^encore les Ha-cheurs et les Gais.En légitimant la violence (mise en échec, placage, etc.), le sport de contact se présente comme le substitut idéal à la violence sociale et à la guerre.Cependant, ce substitut ne suffit pas longtemps.Le sport de contact de notre époque exerce son attrait précisément par la violence sur le terrain, laquelle gagne vite les gradins.L’émeute de Bruxelles ne constitue pas un événement unique.Au mois de mars dernier, l’Inter de Milan écopait d’une amende de $ 75,000 suite au comportement violent de ses supporters lors d’un match contre Cologne en début de mois.Vers la même date, on annonçait le déplacement de Londres à Glasgow du match annuel entre l’équipe d’Angleterre et celle d’Écosse, par crainte de violence.Plus près de nous, rappelons les films Roller Derby et Slapshot.Rappelons aussi que lors d’un match entre le Canada et l’URSS à Toronto, on vit apparaître à l’écran lumineux un rappel de l’avion sud-coréen abattu par la chasse soviétique.Passons vite sur le hockey, en particulier sur les rencontres Montréal-Québec, signalant tout au plus qu’il existe des cassettes vidéo semi-clandestines, montrant cinq heures de bagarres au hockey ($ 50 US) et que les Embassy Studios ont commencé le tournage d’un film « science-fictionnel » (hum ! ) portant le titre de « Combat Hockey».Spinrad, notre auteur de science-fiction, écrivait au début des années soixante-dix, donc au tout début de la vague de violence.Il a clairement bien lu les premiers cas de violence et anticipé ce que nous traversons maintenant.Mais il y a plus.Dans la nouvelle de Spinrad, les spectateurs ne se contentent nullement de regarder le massacre sur le terrain : ils s’en font les imitateurs, ce qui exige l’intervention régulière d’une petite légion de policiers munis de Mace et de matraques électriques.La première réaction des autorités britanniques et européennes — le retrait/bannissement des équipes anglaises de la compétition européenne — ne résout pas le problème, mais le contourne.De la même manière, la seconde réaction britannique, celle d’augmenter le contrôle policier et d’introduire des cartes d’identité obligatoires, contourne également le problème et risque, en fait, de le déplacer vers les abords du stade et vers la rue.Les premiers éditoriaux et articles de fond, au lendemain de l’émeute de Bruxelles, ont tous fait état, sans doute avec raison, du délabrement des villes, du chômage et de l’aliénation de la classe ouvrière et des jeunes surtout comme causes profondes de cette violence.Ils ont également relevé et pieusement déploré ce qu’ils appelaient la dénaturation du sport compétitif, mais sans se rendre compte, au contraire, que le sport ne fait que revenir à sa véritable nature, à son origine institutionnelle.Car il faut voir le sport comme une institution, tout comme la guerre.Une institution existe non pas tant pour encadrer une activité ou une transaction sociale, mais pour assurer le respect et l’application d’une ou de plusieurs valeurs jugées "N.t I \f Une mémorable bataille Canadien-Nordiques au Forum : « La guerre, c'est la paix » (Orwell).PtioloPC Le nationalisme de la troisième vague REPLiaUE MARCEL LAFLAMME L auteur est professeur titulaire à la faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.LORS d’une conférence dans le cadre du congrès des Sociétés savantes, le directeur du DEVOIR, M.Jean-Louis Roy, démontrait la nécessité de la part du nationalisme québécois de refaire la preuve de sa pertinence.Il évoquait notre incapacité collective à assumer un ensemble de mutations internes et externes.De plus, M.Roy interpellait les intellectuels et les encourageait à établir une nouvelle synthèse entre les éléments constitutifs du nationalisme afin d’en consolider la pertinence, la cohérence et la permanence.Après avoir connu, avant les années 1960, un nationalisme plutôt replié et, depuis la Révolution tranquille, un nationalisme dit étatique, qu’en sera-t-il du nationalisme en émergence dans les années 80 ?Certes, il sera bien ce que nous voulons qu’il soit; ceci suppose que nous ayons une vision lucide de notre devenir et que cette orientation suscite un minimum de consensus social.A cet effet, il nous faut sélectionner les faits porteurs d’un avenir désiré et commencer à pré-narer dès aujourd'hui, à la maison, a l'école et au travail, ce pourquoi et ce Sur quoi construire notre ave- nir.Cela présuppose l’antifatalisme et l’antidéterminisme face aux forces éparses qui nous envahissent.Refaire notre personnalité nationale nécessite de sérieux coups de barre et une série de choix cruciaux, car : — on ne peut indéfiniment miser sur nos racines tout en valorisant V« American way of life »\ — on ne peut s’inspirer d’un pluralisme béat tout en affirmant des traits culturels distinctifs; — et l’on ne peut passivement se contenter d’être bien nourri tout en aspirant à apporter une contribution significative dans le concert des nations.ActueUement, notre santé nationale est pauvre à maints égards : les indicateurs sociaux marquent à peu près les pires performances mondiales en termes de divorce (58 % des mariages en 1983), de suicide (1,000 chez les jeunes par année), de dénatalité (taux inférieur à 1.5 par famille), de conflits de travail (perte de 936 jours par 1,000 employés par an, durant la période 1980-82, un sommet pour les pays occidentaux).L’anémie collective va de pair avec une forme d’assimilation subtile relative à l’infantilisation des consommateurs, les travailleurs automates, la bureaucratisation scolaire, la dépersonnalisation urbaine, etc.Il apparaît de plus en plus évident que le nationalisme en émergence se polarisi ra vers le réveil social et l'^authentique souveraineté du peuple en faveur d’un dévelop- pement intégral de notre être collectif.Pour éviter d’alourdir le texte, nous pouvons énoncer comme suit les principaux défis posés à notre collectivité visant non seulement à survivre mais à devenir un peuple à imiter : 1 — réaliser la synthèse entre notre histoire et notre devenir, entre la dimension matérielle et la finalité spirituelle; 2 — nous donner une vision cohérente de notre orientation aux plans économique, social, culturel et spirituel; 3 — réajuster le rôle des quatre grands acteurs socio-économiques en vue d’en favoriser la concertation (État, patronat, syndicats et mouvement coopératif); 4 — effectuer le virage technologique sans que ce soit au détriment de notre culture qualitative, personnaliste; 5 — rapatrier les pouvoirs économiques et politiques; 6 — implanter les formules d’intéressement des 2.5 millions de travailleurs québécois; 7 — favoriser la mise en valeur du million de Québécois entretenus par l’État; 8 — répondre aux défis de la qualité de la vie familiale, professionnelle, civique, etc.La réalisation de ces défis est conforme à notre humanisme fondamental.Aussi fonde-t-elle les bases d’une société d’équilibre, une lété I raicrnelle, une société de troisième type visant à un bien vivre-ensemble.essentielles par le groupe social.Si la guerre, comme activité vitale, sert à maintenir sinon à agrandir l’espace vital revendiqué, le sport, lui, dans sa forme compétitive, prépare à la guerre.Rien n’a changé quant au fond.La compétition, devenue sport (dans son sens étymologique d’amusement), a toutefois pris une autre forme : moins de gens s’y adonnent, beaucoup plus y assistent en spectateurs.La violence sportive, même encadrée, demeure reeUe et excite le spectateur, voire l’incite à son tour à la violence : la violence, pour tout dire, l’amuse.Il faut comprendre le sport non pas comme un substitut à la guerre ou comme la sublimation de l’instinct guerrier, mais bien comme l’analogue de la guerre.L’institution du sport procède de l’institution de la guerre et la complète.Fait intéressant à relever, le Times de Londres avait entrevu le sens plus profond du sport, puisqu’un mois avant l’émeute de Bruxelles, un éditorial de ce journal suggérait aux pouvoirs publics de se laisser aller à reconnaître « quelque fonction aux rituels et aux activités de foule des grands clubs de soccer urbains ».La nouvelle de Norman Spinrad se poursuit précisément dans cette veine.Le chef de police de New York recommande au maire, le supplie même, de bannir le football de combat en raison de l’émeute qui accompagne chaque match et qui fait beaucoup de blessés parmi les spectateurs mais aussi et surtout parmi ses policiers.Le premier magistrat répond que l’émeute a bien lieu dans le stade et non dans les rues de la ville et que le taux de criminalité avec violence accuse une forte baisse pendant les trois jours précédant un match et pendant les cinq jours qui le suivent.Il a même une meilleure idée : puisqu’ils y tiennent, laissons-les faire.Ainsi, chacun pourra se défouler sur le groupe social de son choix.Les gais, les machos, les Noirs, les Latins, les Blancs : tous pourront se défouler de la tension et de la haine nées de la coexistence urbaine, et ce doublement : sur le terrain et dans les gradins.Les résultats de match comporteront alors le pointage comme d’habitude, mais aussi le nombre de blessés et de tués, comme dans cette manchette : « Les Ha-cheurs l’emportent partout : 21-17, 1578 ( 23)-989-(14) ! ».«La place d’une femme est à la maison.blanche» LU PIERRE MONETTE ?Brigitte Ouvry-Vial.Femmes made In USA, Paris, Autrement, coll.«Ciel ouvert», 1984.La CONDITION féminine aux États-Unis est rarement l’objet d’analyse.Sans doute parce que bon nombre des études et essais sur le féminisme nous viennent des États-Unis.Parce que la plupart des manifestations du féminisme contemporain se fondent ainsi sur l’expérience américaine, la condition féminine états-unienne a, en quelque sorte, annexé le féminisme mondial.Femmes made in USA se penche sur les conditions objectives de vie des femmes américaines, sans à peu près jamais citer la bibliothèque des publications des féministes américaines.Et Brigitte Ouvry-Vial nous fait alors constater que le radicalisme et l’ouverture de leurs positions n’a pas grand-chose à voir avec les conditions réelles dans ce pays qui compte, actuellement, l’une des plus faibles représentations féminines du monde dans son appareil politique et économique.Aux Etats-Unis, il apparaît que l’être femme soit en contradiction avec l’être américaine.Société où l’unanimisme devient une sorte de dictature du démocratique, les États-Unis n’admettent de manifestations de mouvements « minoritaires » que dans la finalité de l’assimilation et de l’intégration.Il n’y a pas de lieux pour la différence et ’a dissidence.Jamais une idéologie de « gauche » de souche américaine ne revendique de changements dans l’ordre social.L’exemple des revendications des Noirs, qui se résument essentiellement au désir d’être pleinement des Américains comme tous les autres, est tout à fait dans ce sens.Femme made in USA fait remarquer que le mouvement des femmes aux Etats-Unis est à peu près contemporain de celui des Noirs.Et c’est au moment des mêmes élections qu’on aura vu un prétendant noir à l’investiture démocrate et une femme co-listière briguant la vice-présidence.L’ouvrage se concentre surtout sur un phénomène très répandu : celui du « double standard » où, par exemple, une femme accède à la direction d’une entreprise grâce à sa vo- AUons-nous — ou revenons-nous — vers ce sport guerrier ?Personne, en 1970, n’aurait osé prédire que sur une période de trois semaines (certes en période éliminatoire), des émeutes ou incendies en Angleterre, à Bruxelles et à Pékin feraient 91 morts et 747 blessés (dont 126 policiers).1970, cela fait quinze ans; et dans quinze ans, nous serons en l’an 2000, la fin d’un siècle et d’un millénaire.Tout peut arriver.11 suffira sans doute d’un cumul de violence dans les stades, de difficultés budgétaires affectant la police et de quartiers populaires abandonnés à la détérioration, doublés d’une indifférence chez les citoyens, pour que cette idée, faisant tout doucement son chemin, finisse par s’imposer presque par défaut comme la solution naturelle, et qu’un premier gouvernement s’y laisse séduire ou s’y jette cyniquement.La dégradation sociale, sans parler de la décadence de notre civilisation, semble ramener l’institution sportive à ses origines.Si nous en venons jusque là, si la violence disparaît des rues pour devenir le sens du sport, alors nous aurons donné un sens tout à fait nouveau, mais bien singulier au mot d’Orwell ; « La guerre, c’est la paix.» lonté toute « féministe », poste qu’elle ne saura conserver qu’en acceptant de jouer serré des coudes du conservatisme.La femme américaine nous apparaît sous l’image d’une « progressiste-conservatrice » qui s’attend à ce que les hommes abandonnent au vestiaire leurs manies machistes tout en payant évidemment la note à la fin du souper.À Montréal, de plus en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tard.RENAUD BRAar 7 soirs par semaine! 5219, Cole-des-Neiges — 342-1515 10 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Mme Marois finir ses programmes» Quatre mois après l’annonce par le gouvernement fédéral d’investissements de $695 millions dans la formation professionnelle et la création d’emplois, aucune entente n’est encore intervenue entre Québec et Ottawa quant à la façon de dépenser les $200 milbons accordés au Québec Depuis la conférence fédérale-pro-vinciale de Régina, au cours de laquelle ces investissements avalent été annoncés, à peine quatre rencontres ont eu lieu entre les fonctionnaires fédéraux et ceux du Québec « Kt ce sont nos fonctionnaires qui ont fait les contacts », précise Mme Ma- fOlS Pire encore, explique-t elle, les fonctionnaires québécois sont revenus des rencontres subséquentes pour dire qu’elles ont été plutôt des occasions « d’échanges philosophiques » que de « véritables discussions sur des programmes concrets» Les fonctionnaires fédéraux ont jusqu’ici, soutient Mme Marois, refusé de discuter des propositions soumises par le Québec Ils conservent une attitude, dit-elle, de business as usual bien éloignée de cette « reconnaissance de la réalité des provinces» annoncée à Regma Mme Marois dit craindre que le gouvernement fédéral ne s’apprête, une fois de plus, pour une question de « visibilité », à annoncer un « programme général » que les provinces devront bon gré mal gré adapter à leurs besoins Une telle décision se fera une fois de plus, soutient-elle, aux dépens des bénéficiaires de cette formation Ces derniers devront de nouveau faire face à plusieurs interlocuteurs alors qu’il serait SI simple de ne leur en donner qu’un Dans une lettre écrite le 14 mai dernier à la ministre de l’Emploi et de l’Immigration, Mme Flora Mac-Donald, Mme Marois s’inquiétait de ces « refus de discuter » alors que les rencontres « se multiplient dans les autres provinces» Un porte-parole du cabinet de Mme MacDonald, M Justin De Beaucamp, a nié hier que l’attitude de son ministère soit différente vis-à-vis le Québec II a toutefois refusé de dire si des ententes étaient ou non intervenues avec d’autres provinces « Les consultations se poursuivent et elles aboutiront à quelque chose de bien », s’est-il contenté de répondre, I efusant de préciser quand ces consultations doivent se terminer.Plus tôt dans la journée, M De Beaucamp avait déclaré que le schéma fédéral serait annoncé « d’ici la fin juin » Depuis plusieurs années déjà, entreprises et travailleurs québécois déplorent la confusion engendrée par la double existence, dans le domaine de la formation professionnelle, de programmes fédéraux et provinciaux.Ce dédoublement se traduit, soutiennent-ils, par des coûts administratifs et humains SAQ: 129 magasins à vendre aujourd’hui QUÉBEC (PC) - La liste des 129 succursales de la Société des alcools à vendre dans la région de Montréal doit être publiée aujourd’hui même dans les quotidiens de la métropole Les véritables appels d’offres seront émis dans les jours qui viennent C’est ce qu’a indiqué hier en Chambre le ministre de l’Industrie et du Commerce, M Rodrigue Biron, en répon.se aux questions du député libéral de Laporte, M André Bourbeau Le ministre a indiqué que la publication de la liste visait à informer les acheteurs intéressés de la localisation des magasins à vendre II ne s’agit donc pas d’appels d’offres mais d’informations générales sur les succur.sales mises en vente En interrogeant le ministre, M Bourbeau a laissé entendre que la SAQ lui aurait suggéré de ne pas procéder à la vente globale des 129 succursales mais de plutôt commencer par une expérience de vente initiale de ‘25 succur.sales M Biron a nié que la SAQ lui ait formulé une telle demande, estimant qu’il était « plus juste pour ceux et celles qui vont etre appelés à soumissionner de soumissionner en même temps sur les 129 (succursales) » I,e député Bourbeau a de plus soutenu que des pressions auraient été faites sur certains travailleurs de la SAQ pour les inciter fortement à former des coopératives pour acheter les succursales, « sous peine de perte d’emploi » Le ministre Biron a catégoriquement nié ces allégations, soulignant qu’entre 60 et 90 groupes de travaileurs avaient déjà manifesté leur intérêt pour les 129 succur.sales « Il n’y a jamais eu de pres-¦sion faite sur aucun des travailleurs.Tous les travailleurs con cernés qui pourraient être déplacés et qui ont déjà la séc u rité d’emploi .seront a.ssurés de conserver leur sécurité d’emploi », a mentionné M.Biron Dans ses propositions au ministère fédéral, le Québec demande donc que les sommes prévues pour la formation professionnelle s’insèrent dans le cadre des programmes déjà existant au Québec Au chapitre de la création d’emploi, le MMSR se dit toutefois prêt à travailler à l’intérieur de programmes conjoints, s’engageant même à débloquer de nouveaux budgets SI nécessaires Mme Marois indique que le gouvernement fédéral n’a jusqu’ici pas même daigné commenter les propositions du Québec réunies dans un document d’une soixantaine de pages défiosé le 11 avril dermer « Nous n’avons réglé aucun des dédoublements», déclare-t-elle La controverse opposant les provinces au gouvernement fédéral en matière de formation professionnelle ne date pas d'hier Depuis l’adoption en 1967 de la loi fédérale sur la formation professionnelle des adultes, des gouvernements québécois successifs se sont opposés à cette « intrusion du fédéral » dans la domaine de l’éducation (Le fédéral soutenait alors qu’en vertu de son rôle de coordonnateur de l’activité économique canadienne, il devait prendre la responsabihté des besoins de formation à court terme des personnes déjà sur le marché du travail ) Selon Mme Marois, la conférence de Regma avait laissé présager une « ouverture en ce sens ».« Ouverture de principe », dit-eUe aujourd’hui, qui ne se concrétise pas lorsqu’il s’agit «de la traduire sur le terram».Le Québec est l’une des rares provinces, smon la seule, à s’être doté de toute une infrastructure de formation professionnelle ^ Mulroney M .Mulroney a fait une allusion évidente à cet argument en disant refuser de soumettre les droits de toute minorité «aux caprices» d’une protection réduite.Dans ses propositions constitutionnelles, le Québec offre de fait plusieurs garanties à la minorité anglophone, sauf la garantie de l’enchâssement consitutionnel.Ainsi il accepte de modifier la loi 101 pour reconnaître le droit des anglophones du Québec à fréquenter l’école anglaise, peu importe leur province d’origme (clause Canada).On offre aussi d’inscrire dans les lois québécoises le droit des anglophones à recevoir dans leur langue les soins de santé et les services de sociaux ainsi que le droit à leurs institutions culturelles et éducatives.Ces garanties données sur la reconnaissance des droits de la minorité anglophone, le Québec demande en contrepartie aux autres provinces d’accepter la primauté de la Charte québécoise L’objectif du gouvernement Lévesque par cette demande est de s’assurer que l’Assemblée nationale détienne le pouvoir exclusif de déterminer sa politique linguistique Cette exlusivité lui a été enlevée par l’adoption de la Charte fédérale des droits qui, contre le gré du Québec, a imposé la clause Canada.Alors qu’on lui demandait s’il allait accepter la demande du Québec à cet égard, le premier ministre Mulroney a répondu hier ce qui suit' «Vous pouvez prendre pour acquis, en toute bonne foi, que dans un domaine aussi délicat que celui-là, nous ne poserons aucun geste qui puisse dimmuer les droits d’une minorité où que ce soit.Nous chercherons tou-lours à garantir davantage leurs droits, à renforcer leurs positions.Nous ne ferons rien qui puisse les assujettir aux caprices d’une quelconque protection réduite » À la lumière de cette réponse, il apparaît évident que M.Mulroney opposera une fin de non-recevoir à cette demande du Québec Notons toutefois que le premier ministre dit ne pas vouloir, tant qu’il n’aura pas de « réponse globale » à présenter au Québec, commencer à dire OUI ou non à telle ou telle demande, parce que, dit-il, « ce n’est pas le genre de dossier où vous pouvez isoler des variables, et dire, je ferai cela mais pas ceci».Cette réponse globale, M Mulroney ne précise pas quand elle viendra Il a indiqué hier qu’une rencontre pourrait avoir lieu entre lui et le premier ministre René Lévesque d’ici une quinzaine de jours, un pronostic qui rejoint celui fait la veiUe à Québec par le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, .M Pierre-Marc Johnson Cette rencontre se limitera à des discussions assez générales puisque le premier ministre souligne que ce sera l’occasion d’un tour d’horizon de la question et d’une prise de contact L’attitude du gouvernement québécois face aux négociations lui semble ouverte, tout comme il se dit lui-même ouvert Pour sa part, il ne pose qu’une condition, soit que ces négociations s’amorcent dans un climat de bonne foi Il n’acceptera jamais par contre que l’on pose des « conditions préalables » à la négociation elle-mêeme, ajoutant que personne n’en po.se d’ailleurs L’une des demandes du gouvernement québécois a pu créer une fausse impression à cet égard l.e premier ministre René Lévesque a en effet indiqué que la reconnais sance de la spécificité du Québec était un « préalable » à la signature par le Québec de l'accord constitutionnel En toute logique on ne .saura SI cette condition est remplie qu’à la fin des négociations M I.éve.squen’a pas demandé de répon.se préalable à l’ouverture des négociations même SI M Mulroney s’est déjà montré fa vorable à la reconnaissance du caractère dustinct du Québec ¦ (l’C) — Entre temps, à Québec, le député indépendant de Deux Montagnes, M Pierre de Bellefeuille, a accu.sé hier le gouvernement du Québec de .se comporter comme s’il était dans l’opposition dans le débat .sur la con.stitution Le député venait de réclamer la tenue d’un débat sur le document constitutionnel du gouvernement Lévesque Le premier ministre l.éves- que lui avait répondu qu’il n’avait pas proposé un débat sur la question parce que l’opposition ne lui avait p^as paru intéressée.« Mais si le Parti libéral découvre tout à coup que le sujet en vaut la peine, on pourrait s’entendre pour un débat limité qui ne dépasserait pas un certain nombre d’heures », étant donné le peu de temps qu’il reste avant l’a-joumement d’été.« Je me demande pourquoi le gouvernement se comporte comme s’il était dans l’opposition.C’est son document, c’est à lui de prendre l’mitia-tive de le mettre en débat ici à l’Assemblée », a déclaré M.de Belle-feuiUe.^ La première scène précaution d’inscrire au budget une petite phrase où l’on promettait de réévaluer la situation a la lumière de l’évolution de la situation économique Ce qu’on n’avait pas prévu, c’est que cette question soulève les passions à ce point La responsabilité de cette situation repose en partie sur la presse, a semblé croire M Mulroney qui, pour la première fois depuis le 4 septem bre, s’est permis de cntiquer le comportement des journalistes.« (Quelqu’un qui regarde les nouvelles télévisées le soir est en droit de penser que les pensions de viellesse ont déjà été réduites et que les personnes âgées sont injustement traitées », a-t-il dit en rappelant que la mesure n’entre en vigueur que le 1er janvier Bref, tout n’est que perception et c’est la perception qui est devenue la réalité, lance-t-il.Le sentiment de M.Mulroney n’est peut-être pas entièrement faux.Cependant, cela est moins la faute de la presse que de l’opposition, dont les conseillers du premier ministre avaient peut-être sous-estimé la capacité de réagir.Le chef libéral, M.John Turner, a ainsi noté cette semaine que le budget Wilson aura donné à ses troupes la cause qui leur manquait pour retomber sur leurs pattes.Un jour ou l’autre, cela devait venir, mais le gouvernement leur a rendu la partie plus facile en leur donnant une cause où il est facile de faire entrer l’émotion.À Québec, devant un groupe de personnes âgées, le jeune député Jean Lapierre lançait cette semaine sur un ton entendu : «Aujourd’hui, c’est les pensions de vieillesse, demain.» C’est la médecine que servaient les libéraux aux partisans du Oui pendant la campagne référendaire de 1980 et qu’aujourd’hui M.Mulroney peut apprécier d’un autre point de vue.C’est un discours auquel René Lévesque n’avait pas trouvé de réphque.Les conséquences de cette première scène de ménage entre les Canadiens et leur nouveau gouvernement ne sera pas nécessairement dramatique pour le premier ministre D’une part, sa cote de popularité est à ce pomt élevée qu’il peut se permettre de perdre quelques plumes.D’autre part, il n’est pas sûr qu’une baisse de la cote des conservateurs profite à leurs adversaires.Le député hbéral de Laval-des-Ra-pides et président du caucus libéral québécois, M Raymond Gameau, estime en effet que toute baisse de la popularité du gouvernement se tra-duira par une hausse de la cote des.indécis.Alors que ses députés s’enthousiasment déjà devant la perspectives d’une remontée de la cote hbérale, il les a mis en garde il y a quelques jours.Après les avoir rejetés aussi radicalement le 4 septembre, les Canadiens ne seront pas prêts après seulement neuf mois à retourner dans leurs bras.Le processus pour rétablir la confiance sera plus long, croit-il.Les libéraux comme les néo-démocrates peuvent espérer désormais qu’après ce premier froid, d’autres incidents surviendront.Certes les conservateurs seront capables de corriger le tir, mais la situation économique et politique porte en germes une série de débats qui seront d’autant plus difficiles si la croissance promise par M Michael Wilson dans son budget ne se réalise pas Le prochain débat surviendra à l’automne lorsque le gouvernement prendra .sa décision sur les négociations commerciales avec les Etats-Ums Le mouvement syndical attend le gouvernement de pied ferme si on propose d’instaurer une forme de h-bre-échange Les syndicats, particuhèrement au Canada anglais, sont vivement opposés à ce projet contre lequel ils ont déjà commencé à faire campagne.Ce débat sera d’autant plus virulent que le Congrès du travail du Canada, qui avait accepté de donner la chtince au coureur à M Mulroney, s’est senti trahi par le budget Wilson.Ayant participé de bonne foi au .sommet economique d’Ottawa à la fin mars, les dirigeants du CTC ont le net sentiment qu’on a ignoré leur plaidoyer pour les emplois, n’ayant écouté que les entreprises qui prônaient la réduction du déficit.Au Québec, les syndicats sont aussi déçus Selon M G érald Larose, le président de la CSN, le mouvement syndical aura la responsabilité de résister désormais aux autres mesures que réserve ce gouvernement L’opposition aux Communes pourra compter également sur la lutte qui ne manquera pas de survenir entre les provinces et le gouvernement central Dans les prochains mois, Ottawa commencera les discu.ssions pour réduire les paiements de transferts aux provinces, un sujet qui e.st en soi explosif Contrairement à l’automne dernier, M Mulroney pourra prendre de moins en moins les provinces pour acqui-.ses Alors que le premier ministre néodémocrate du Manitoba, M Pawley, était le seul à s’opposer à M Mulroney, celui-ci devra compter sans doute avec un gouvernement libéral en Ontario à compter de la semaine prochaine Le premier ministre René Léve.sque .se sent pour sa part de moins en moins de dette, comme on l’a vu cette semaine alors qu’il quahfiait d’inhumaine la décision fédérale sur les pensions de vieillesse On a aussi vu le ministre Jean Garon retrouver ses réflexes d’antan et accuser Ottawa d’être responsable des problèmes des producteurs de porc Et, hier, c’était au tour de Mme Pauline Marois de déplorer des « blocages » chez ses vis-àa-vis fédéraux Bref, la lune de miel fimssant, le naturel revient.^ Bourassa manière limpide, qu’on puisse avoir la substantifique moelle de la pensée du chef de l’opposition », a lancé, moqueur, le premier mimstre M Bourassa avait pris l’offensive en demandant l’opinion du premier ministre sur l’éventualité d’une zone de libre-échange avec les États-Ums, quelques jours avant la rencontre annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, qui se tient du 16 au 18 juin à St-Andrews, au Nouveau-Brunswick.M Lévesque y participera, accompagné par trois de ses mimstres À la suite de cette question qualifiée de « vraiment stimulante » par M Lévesque, le chef de l’opposition officielle devait trouver la réponse de M Lévesque « légèrement moins stimulante ».Le premier ministre s’est contenté de dire que la question n’est pas à l’ordre du jour de la rencontre, qu’une province n’a pas un rôle détermmant là-dessus et surtout que le hbre-échange est un « pensez-y bien » Peut-on aller plus loin que ce qui est déjà prévu par les accords du GATT sans risquer d’être avalés par les Etats-Ums, s’est demandé M.Lévesque.M Bourassa a poursuivi en demandant SI le mémoire soumis par le Parti québécois à la commission Macdonald représente le point de vue actuel du gouvernement du Québec.Comme celui du PLQ, défendu par M Bourassa lui-même, le mémoire du PQ, défendu par le muustre des Relations internationales, M.Bernard Landry, a été déposé il y a près de dix-huit mois, laps de temps qui a amené M.Lévesque à « patiner» dans sa réponse M Bourassa a pourtant perdu le contrôle de l’échange, avec une troisième question digne des amphithéâtres universitaires d’autrefois.« Comment le premier ministre peut-il concilier sa conception du libre-échange et les avantages d’un libre-échange qui ont été exprimés par plusieurs de ses collègues, et sa conception de la théorie monétaire?», a demandé M.Bourassa.Il devait reprendre une autre fois sa question en faisant allusion aux conceptions monétaires de M.Lévesque contenues dans son texte Libérer l’avemr, postface de l’ouvrage récemment pubhé par le Parti québécois.L’ambiance déjà survoltée tournait à la rigolade.M.Lévesque précisait qu’il avait trouvé « plutôt faiblard » le mémoire du PLQ à la commission Macdonald alors que le mémoire « du gouvernement du Québec » lui était apparu « plutôt cohérent ».Sans prétendre avoir « une conception de la théorie monétaire », M.Lévesque a rappelé deux faits: d’une part, « il y a une espèce de fouillis monétaire international»; d’autre part, la faiblesse du dollar canadien permet au Québec « de vendre beaucoup et facilement en Amérique du nord ».Puis, citant le premier ministre de l’Alberta, M.Lévesque a déploré que le dollar canadien soit demeuré trop élevé par rapport à « un pâmer monétaire equihbre », notamment par rapport aux devises européennes.Au lieu de juger le sujet clos jusqu’à nouvel ordre, M Bourassa posait alors une question encore plus théorique, qui devait amener les députés mimsténels à s’esclaffer.Commettant un curieux lapsus, M.Bourassa s’est en effet porté à la défense de la monnaie « québécoise » avant de se rétracter et de parler de monnaie canadienne.Aussi un député péqmste a déjà pu lancer l’accusation « Votre cassette », à l’adresse du nouveau chef de l’opposition.Il faut dire que précédemment un député libéral avait crié « Il est tout mêlé » en direction de M René Lévesque.Ce dermer, en rendant hommage à l’ex-chef de l’opposition, M.Gérard D.Lévesque, n’a pas tenu compte des trois années pendant lesquelles M Ryan a assumé ces mêmes fonctions de chef de l’opposition Les quatre nouveaux députés libéraux, dont l’ex-premier ministre Bourassa, avaient effectué leur entrée dans l’euphone à l’Assemblée Ovationnés à tout rompre, les députés Robert Bourassa (Bertrand), Claude Trudel (Bourget), Paul Philibert (Trois-Rivières) et Jean-Guy Gervais ( L’Assomption) ont tour à tour été présentés au président de l’Assemblée nationale, M Richard Guay, de même qu’au premier mims-tre, au leader du gouvernement et à leurs collègues hbéraux Pour la première fois de l’hi.stoire politique du Québec, MM René Lévesque et Robert Bourassa siègent donc face à face De 1966 à 1970, les deux hommes avaient siégé ensemble comme députés du Parti libéral de Launer et Mercier A la veille du 20ème anniversaire de son entrée en politique, M Bourassa a été reçu par une salve d’applaudissements des deux côtés de rA,ssemblée Discrètement, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, M Pierre-Marc Johnson, s’est levé comme ses collègues mais a refusé d’applaudir En souhaitant la bienvenue à l’ex-premier ministre, M Léve.sque lui a souligné que beaucoup de choses ont changé à rA.ssemblée nationale et au Québec durant son absence de huit ans et demi (et même de presque neuf ans dans le cas de la Chambre) « Pendant cette éclipse qu’a vécue le chef de l’opposition, le Québec a changé de visage, à l’occasion surtout de crises multiples, dont nous aurons l’occasion de reparler », a déclaré le premier ministre II a ajouté que toutes les données politiques, sociales et économiques ont changé de- Taxes sur les assurances, Baie James II Le PLQ s’apprête à entériner les promesses de Bourassa QUÉBEC (PC) - Plus de 200 délégués du Parti libéral du Québec sont réums en conseil général depuis vendredi soir dans la VieiUe capitale.En plus de régler les affaires internes du parti, les délégués doivent se pencher sur les résolutions non traitées lors du dernier congrès plénier du PLQ, les 1er, 2 et 3 mars derniers Plusieurs résolutions, dont une quinzaine politiques, seront abordées par les congressistes aujourd’hui.La réunion du conseil général prend fin ce soir Les propositions traitent des sujets les plus divers, allant de la condition féminine au développement des régions, en passant par l’hydroélectricité, les listes électorales, les transports, la jeunesse, etc.Le conseil général du PLQ se réu-mt trois fois l’an.Il réunit les députés du parti, les présidents d’associations locales, un délégué de chaque circonscription, les membres de l’exécutif du parti, les secrétaires des commissions permanentes du parti, de même que 40 jeunes et 30 représentants des communautés culturelles.Parmi les résolutions politiques, les délégués devront entériner l’engagement de leur chef, M Robert Bourassa, d’abolir totalement ou partiellement la taxe sur les assurances, advenant la prise de pouvoir du Parti hbéral Une autre proposition porte notamment sur un appui au projet Bourassa de réaliser la phase II de la Baie James Un texte traite de la nécessité de sécuriser la population sur la pollution par les BPC, tandis qu’un autre revendique des élections générales L’association libérale de Prévost demande même que le futur gouvernement libéral « adopte des moyens pour prévenir l’éclatement des couples et des familles » par des mesures aux mveaux socio-économique et psychologique Dans son discours d’ouverture, vendredi soir, la présidente du parti, Mme Louise Robic, a salué l’arrivée le jour même en Chambre des quatre nouveaux élus du Parti libéral, dont le chef Robert Bourassa « Les élections partielles ont été un bon adage pour l’avenir du Parti libéral et pour l’avenir du Québec », a-t-elle commenté, louant la « machine électorale » des libéraux et le travail des bénévoles, fin prêts pour l’élection générale.« Aujourd’hui, on est un parti fort.On est le seul parti politique qui soit prêt pour des élections générales, non seulement sur le plan de l’orga-msaton mais aussi monétaire.» Sur le plan interne, la présidente du parti a souhgné qu’il y avait maintenant 15,000 jeunes de moins de 25 ans parmi les membres du PLQ.Le Boeing de la TWA redécolle de Beyrouth BEYROUTH (AFP) — Le Boeing 727 de la TWA (voir aussi en page 7) a décollé samedi 05 H 41 (h locale) de l’aéroport de Beyrouth.L’un des pirates de l’air a indiqué que l’avion se dirigeait vers l’Algérie Avant le départ, un des pirates a lu une déclaration à la tour de contrôle, déclaration qu’il a intitulée «communiqué numéro deux» «Nous attirons l’attention du monde que nous n’avons aucune relation avec une quelconque des organisations qui ont, jusqu’à présent, revendiqué la responsabilité de ce détournement d’avion» «Nous réaffirmons que nous sommes prêts faire exploser l’avion s’il y a la moindre tentative de s’approcher de l’appareil Nous ne sommes pas prêts à libérer les otages et nous n’hésiterons pas à les exécuter si nos demandes ne sont pas satisfaites», a-t-il poursuivi puis 1976, ce qui oblige le gouvernement à montrer un certain courage et l’opposition officielle à jouer un rôle complémentaire et constructif Quelques minutes plus tard, dans son premier discours, M Bourassa a lancé quelques pointes acérées en direction du gouvernement Lévesque.Il a notamment suggéré au chef du PQ de rappeler « à quelques-uns de ses lieutenants à l’ambition nerveuse » ce conseil qui lui avait été donné en 1977 par un certain Brian Mulroney « L’impatience est le pire des péchés en pohtique».Cependant, l’essentiel de l’allocution prononcée par l’ex-premier ministre portait sur sa foi dans l’avenir du Québec et, en corollaire, sur la conviction qu’il lui fallait revenir à l’Assemblée nationale pour oeuvrer au développement du Québec.Donnant priorité à la force économique, le chef de l’opposition va y mettre toutes ses forces, mais il espère y travailler bientôt à titre de premier ministre « si le gouvernement et le premier ministre se décident à faire face à l’électorat» M Bourassa a déclaré que « nos concitoyens sentent que le Québec est en train de manquer le nécessaire virage collectif auquel la décennie des années 80 nous convie » « Entamée sous le signe de l’espoir, cette dernière (décennie) s’est avérée jusqu’à présent la décennie de l’enlisement du Québec dans des difficultés constitutionnelles, sociales et politiques d’une gravité sans précédent», juge le chef du PLQ Par ailleur.s, M Lévesque a lanssé à M Bourassa peu d’e.spoir d’un déclenchement rapide des élections générales Il a en effet fait allusion au fait que M Bourassa dirigera l’opposition officielle en Chambre « pendant les quelques jours très brefs de session qui restent, et puis dans les mois qui viennent aussi » On a aussi parlé hier des deux livres parus dernièrement L’Énergie du Nord, signé par Robert Bourassa et Au-delà de l’image, lancé par le Parti québécois À ce sujet, M Bourassa parle d’un livre « déjà tristement célèbre» M Lévesque lui rétorque alors que « ce sont les lecteurs qui décident ».Selon ses chiffres, le livre du PQ « s’e.st plus vendu déjà en trois jours qu’un autre livre (celui de M Bourassa) en trois mois » MM Lévesque et Boura.ssa .se sont renvoyé la balle quant au délai entre la désignation comme chef du Parti libéral et l’entrée en Chambre.Le premier ministre a évoqué l’impatience avec laquelle M Bourassa a été attendu par les députés mini.sté-riels, «SI longtemps attendu» Quant au nouveau député de Bertrand, il a répondu qu’il était prêt à .se pré.sen-ter dans le comté de Bertrand depuis le début de 1985, mais que M Léve.sque avait alors d’autres choses à faire que de déclencher des élections partielles Le pirate de l’air a demandé la libération de tous les arabes détenus dans les prisons israéliennes, le retrait total des troupes israéliennes du territoire hbanais et le retrait de l’Armée du Liban Sud (ALS-mihce créée et financée par Israël) du Liban sud.«Nous sommes prêts exécuter l’im après l’autre les huit otages grecs, si Ah Atwa arrêté vendredi à l’aéroport d’Athènes, n’est pas immédiatement libéré», a poursuivi le pirate, avant d’ajouter: «Si sa hbération est acceptée, il doit se rendre à Alger».Le pirate a également demandé la hbération de Tony Ghanem, arrêté à un barrage israélien à Bâter (Liban sud) et celle de Nehmé Hachem, arrêté également par les israéliens à Zraryeh (région de Tyr) et d’Aref Rayya, détenu par les autorités chypriotes.On Ignore qui sont ces personnes.Solidarité Canada-Sahel est lancée ANGÈLE DAGENAIS L’Association québécoise des organismes de coopération internationale ( AQOCI) a annoncé hier le lancement du projet «Solidarité Canada-Sahel» qui sera axé sur l’information publique et la concertation entre les organismes non-gouvernementaux — ONG — du Canada et ceux du Sahel en vue d’actions de coopération plus efficaces et plus pertinentes.L’AQOCI consacrera $1.2 milhon à cette opération de trois ans conçue pour aider les Africams à développer les moyens pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a accepté de financer à 75%.Deux permanents de l’AQOCI seront dégagés à plein temps sur ce projet dont l’action sera concentrée dans un premier temps sur trois pays du Sahel, le Niger, le Burkina Faso et le Mah Le projet prendra la forme de colloques d’échanges et d’information au Canada et au Sahel, de tournées-éducation, de recherches et production de matériel de vulgarisation, de missions de reconnaissance, etc.Il impliquera une vingtaine d’ONG canadiennes et leurs partenaires sahéliens, des coopératives paysannes, des associations de femmes, des organismes de crédit agricole, impliqués dans le développement rural de cette région esentiellement paysanne La ministre des Relations extérieures du Canada, Mme Monique Vézina, profitait hier de l’occasion pour lancer une brochure pubhée par l’ACDI, intitulée Une solution à long terme pour le Sahel, l’assistance bilatérale canadienne, qui résume la position canadienne en matière d’aide à l’Afrique sahélienne Destinée au grand public comme outil d’information et de réflexion, cette brochure tirée à 5000 exemplaires .sera disponible à l’ACDI et dans les ONCi canadiennes Mme Vézina a rappelé que l’aide à long terme du gouvernement fédéral pour le Sahel se chiffrait cette année a $58 millions, .soit une hausse de $16 millions par rapport à l’année dernière Mme Vézina a également profilé de l’occasion pour préci.ser que le Canada n’avait pas pratiqué de coupures dans ses programmes d’assistance internationale mais «ralenti le rythme de crois.sance des bud gets» de façon à réévaluer l’efficacité, la pertinence et l’ordre de priorité de certains d’entre eux II LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER 2 Montréal, samedi 15 juin 1985 LES AFFAIRES -EN aUELGLUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ Rogers Cablesystems envisage de faire un appei à i’épargne aux USA Rogers Cablesystems Inc., de Toronto, envisage de faire un appel public à l’épargne, aux Etats-Unis, avec la participation minoritaire d’une de ses filiales américaines, Rogers Cablesystems of America Inc.Si cet appel se concrétise, le produit sera utilisé principalement pour réduire la dette de la compagnie.¦ Autre perte pour Comterm Comterm a perdu $ 504,000, ou 3 cents par action, au cours de son premier trimestre terminé le 30 avril dernier, laquelle s’ajoute à une autre de l’ordre de $ 2.5 miUions, ou 16 cents par action, survenue à la même époque l’an dernier.Les revenus de la compagnie sont passés de $ 6.9 à $ 7.8 millions au cours de la période comptabilisée.La compagnie souligne dans un communiqué qu’elle a obtenu de meilleurs résultats cette année en raison de l’octroi par le gouvernement du Québec d’un contrat portant sur la livraison de micro-ordinateurs au ministère de l’Éducation.¦ Bénéfice record pour Agra industries Les ventes de Agra Industries pour les 9 premiers mois de son exercice terminés le 30 avril dernier, ont chuté de $ 96 à $93 millions.Le bénéfice net de l’entreprise a cependant atteint un sommet historique avec $7.7 millions, ou $1.65 par action, comparativement à $ 5.1 millions, ou $1.12 l’action, en 1984.À noter toutefois que ce bénéfice record comprend un gain extraordinaire de $ 6.4 millions provenant de la vente de ses opérations de liqueurs douces à Calgary.¦ Domtar acquiert les installations de fabrication de Genstar Gypsum Domtar a acquis hier les installations de fabrication de panneaux de gypse et des éléments d’actif connexes de la société Genstar Gypsum, située à Edmonton et à Saskatoon.Le montant de la transaction n’a pas été révélé.Les usines de panneaux de gypse situées à Edmonton et Saskatoon désservent les marchés de la construction domiciliaire, commerciale et industrielle surtout en Alberta et en Saskatchewan.¦ BP forera dans le plateau continental de Terre-Neuve L’Administration du pétrole et du gaz des Terres du Canada a autorisé hier Ressources BP Canada Limitée à forer un nouveau puits de reconnaissance dans le plateau continental de Terre-Neuve à environ 350 km au Nord-Est de St-Jean.Le puits Baie-Verte J-57, dont Ressources BP sera l’exploitant, sera foré par la plate-forme semi-submersible Bow DriU I.¦ Le président de Coleco s’attend à d’excellents résultats Le président de la société Coleco, M.Arnold Greenberg, est d’avis que le prochain trimestre de la compagnie, qui se terminera le 29 juin prochain, sera le plus profitable de tous les deuxièmes trimestres de son histoire en raison du maintien du volume élevé des ventes de poupées « petits bouts de choux ».M.Greenberg prévoit qu’en 1985 les ventes de poupées « petits bouts de choux » dépasseront les $ 540 millions US atteint en 1984.Les ventes de « petits bouts de choux » par tous les manufacturiers sous hcence devraient atteindre $ 2 milliards US cette année, soit $ 500 millions de plus qu’en 1984.¦ Belmoral a perdu $10 millions Pour les 17 mois terminés le 31 décembre dernier, la compagnie Belmoral a perdu $ 9.8 millions sur des revenus totalisant $ 321.6 millions.La compagnie affirme que cette perte est essentiellemt attribuable aux frais d’intérêt sur sa dette et à des pertes survenues sur différents marchés extérieurs.¦ First City Financial cède ses intérêts dans First Executive First City Financial, de Vancouver, et sa filiale First City Trust, ont vendu hier leur intérêt de 9.9 % dans First Executive Corporation, une compagnie d’assurance vie dont le siège social est situé à Beverly Hills en Californie.La transaction a résulté en un profit de $ 6.5 miUions.¦ Retrait des actions de Wabasso En raison de l’interruption progressive de ses activités, la société Wabasso a annoncé hier que ses actions ordinaires seront désinscrites de la cote de la Bourse de Montréal à compter du 28 juin prochain.¦ C-l-L prolonge son offre de rachat C-I-L a décidé de prolonger la durée de son offre visant le rachat de toutes ses actions privilégiées de premier rang, émises et en circulation, au prix de $ 45 l’action.La date de clôture a ainsi été reportée au 11 juiUet prochain.¦ Trizec : participation dans Bramelea l'rizec a conclu hier une entente de principe avec M.Richard Shiff, le président de la société Bramelea, pour l’achat de 3,456,155 actions ordinaires de la société, à un prix de $ 20 l’action, en échange d’actions privilégiées de Trizec.¦ Apple supprime 1200 emplois La société Apple, deuxième fabricant américain d’ordinateurs personnels, supprimera 1,200 emplois.En annonçant ces suppressions d’emplois, le pdg de la société, M.•lohn ScuUey, a également annoncé que Apple enregistrerait des pertes au cours du deuxième trimestre de cette année.¦ Nominations chez Dome Canada Le conseil d’administration de la société Dome Canada Limitée a annoncé officiellement hier la nomination de M.Garth Armstromg au poste de premier vice-président.Administration des terres et des contrats, et celle de M.Daryl E.Birnie au poste de premier vice-président.Exploration.M.Armstrong, qui est conseiller en ressources, possède plus de 30 années d’expérience dans le domaine pétrolier.Pour sa part, M.Birnie est un ancien vice-président administratif de Voyager Energy Company de Calgary au service de laquelle il est entré en 1979.Il était auparavant géophysicien en chef chez Amoco Canada Petroleum Company Limited.LE MINISTRE MICHEL CÔTÉ AU DEVOIR ¦ La réforme de la loi des faillites ne mourra pas ¦ La loi anti-trust risque d’avoir des dents ¦ La loi des brevets sera modifiée en échange de technologie PAUL DURIVAGE « Ma réforme de la loi des failUtes de mourra pas, car on l’introduira par étapes.L’erreur dans le passé a été de vouloir refaire toute la loi d’un coup et on s’y est repris à six occasions sans succès».C’est ce qu’a déclaré M.Michel Côté, ministre de Consommation et Corporations Canada, lors d’une entrevue exclusive accordée au DEVOIR, en présence du directeur du journal, M.Jean-Louis Roy, de l’éditorialiste Albert Juneau, du chroniqueur politique Pierre O’Neill, du directeur de la section économie Jean Chartier et du journaliste économique Paul Durivage.Le ministre responsable des lois s’appliquant aux compagnies se propose de hâter la révision de la loi sur la faillite.Un rapport sera déposé dès la fin du mois et le projet d’amendements sera déposé à la session de l’automne.La réforme de la loi des faillites a achoppé à six occasions au cours des trente dernières années, a-t-il di-t:« La tactique que j’ai adopté, ce fut plutôt de m’attaquer à la loi morceau par morceau».Le ministre souhaite notamment améliorer la protection des salariés lorsqu’une faillite survient.Ceux-ci viennent présentement loin derrière les autres créanciers, en cas de dif.-ficultés financières de la part de leur employeur.Selon le ministre, les arrérages de l’employeur aux fonds de pension des employés devraient, en outre, être mieux garantis.Un comité a été formé afin de préciser le rang des salariés parmi tous les créanciers.La réforme majeure consiste en la possibiUté pour les entreprises de demander une période de grâce de 120 jours de la part de leurs créanciers afin de convenir d’un plan de relance.M.Côté s’inspire ici carrément du chapitre 11 de la loi des faillites américaines.Il estime que, dans bien des cas, des entreprises bien gérés sont obü-gées de fermer leurs portes à cause de circonstances extérieures, hors de tout contrôle.C’est le cas, notamment, lors de grèves postales.Le ministre a ajouté qu’il s’agit d’éviter que les entrepreneurs au bord de la faillite se gorgent de stocks de leurs fournisseurs à la veille de la cession de leurs biens pour que la banque se rembourse et Michel Côté, ministre de Consommation et Corporations Canada.libère leurs endossements personnels sur leurs maisons et leurs biens.Des dents à la Loi anti-trust?Le ministre s’est aussi donné jusqu’à l’automne pour réformer la loi anti-trust de manière à lui donner des dents et à en étendre le champ d’application aux banques et aux sociétés de la couronne.Le calendrier initial de mise en application se proposait juin comme date ultime.M.Côté a, toutefois, entendu le désaccord des banques au document de consultation qu’il leur avait soumis en mars dernier.Il estime cependant que le milieu des affaires est anxieux de voir l’actuelle législation modifiée.« Les banques n’échapperont plus à notre réglementation sur la concurrence », a déclaré le ministre du même gouvernement qui leur appliquait récemment une surtaxe spéciale.À son avis, le dossier est d’autant plus urgent que s’effectue parallèlement le décloisonnement des secteurs financiers.Il a cité la fixation des taux d’intérêt et des frais de services par les banques, comme autant de sujets devant êtie surveillés de .près.La loi fera aussi en sorte de soumettre les société de la couronne au contrôle du bureau de la politique de la concurrence.M.Côté a donné comme exemple le cartel de l’aluminium qui lui échappe autrement.Ces institutions auraient à répondre devant un tribunal économique, une structure de droit civil semblable au modèle britannique mis sur pied en 1970 et qui se veut plus effi-• cace et plus rapide.« Le système actuel de loi sur la concurrence, qui relève du code criminel, demande que l’on prouve l’intention criminelle d’une compagnie hors de tout doute raisonnable.La difficulté est telle qu’aucune condamnation n’a été servie au cours des soixante-quinze dernières années », a expliqué son directeur de cabinet, M.Julien Béliveau.M.Côté suggère que les causes soient entendues par trois juges tout au moins, dont un juriste, un écono- miste et un représentant du milieu des affaires.Un appel au gouverneur en conseil est pré\ u, ainsi que c’est le cas pour les decisions rendues par le Conseil de la radiodiffusion et des té-lécommunicat ions canadiennes.Des brevets en échange de la technologie La Loi des brevets est le troisième dossier prioritaire du ministre Côté.Il a indiqué qu’il est prêt à faire des compromis avec les entreprises étrangères, à la condition que celles-ci apportent en retour au Canada leur tribut en recherche et développement.Le ministre reconnaît que nos « antiquités législatives » en matière de protection des inventions sont responsables du faible développement de l’industrie pharmaceutique au Canada, ainsi que l’a établi récemment le rapport Eastman, tandis qu’elle fleurit aux États-Unis.« Il y a moyen d’avoir une industrie pharmaceutique importante au Canada, sans poui' autant augmenter la facture des consommateurs dans une limite qui leur serait inacceptable», a-t-il déclaré.Sans se prononcer sur la durée de vie souhaitable d’un brevet pharmaceutique, le ministre a expliqué qu’il y a sûrement un compromis possible quelque part entre zéro et dix-sept ans.11 a promis une décision à ce sujet, au plus tard l’automne prochain.Le ministre Côté estime que chaque année de prolongation de la durée de vie des brevets coûte quelque $ 150 millions aux consommateurs.Il a fait valoir d’autre part que, parmi les 22,000 demandes de brevets soumises annuellement à son ministère, 2,000 seulement proviennent du Canada.Il compte augmenter les frais d’enregistrement des brevets qui sont de $ 500 au Canada, à comparer à $ 4,500 aux États-Unis, $ 8,000 au Japon et $ 10,000 en Allemagne.Mais, ceux-ci ne seront néanmoins portés qu’à $ 1,000 au Canada et ne seront pas augmentés dans le cas des petits inventeurs canadiens.Les sommes additionnelles prélevées iront à la pubUcisation des 400,000 brevets présentement enregistrés au Canada.Les États-Unis dépensent $ 75 millions par année à cette fin.Bien qu’il n’ait aucune garantie de son collègue des Finances à cette fin, le ministre de la Consommation et des Corporations s’est dit confiant de voir cette pratique adopter.i-lJjO.'WL-.i’A- » V T'- Elle va reprendre en main d’autres sociétés de ia SG F Regroupant des placements dans Domtar et Donohue, Dofbr est inscrite à la bourse PAUL DURIVAGE Les projets d’expansion de Dofor Inc.ne se limitent pas au seul secteur des pâtes et papiers, a affirmé au DEVOIR, le vice-président exécutif de la Société générale de financement ainsi que de la filiale Dofor nouvellement formée, M.Michel Plessis-Bélair.Son président, M.Jean-Claude Le-bel, avait précédemment expliqué que Dofor allait reprendre sous sa coupe d’autres sociétés « marketa-bles » de la SG F.M.Lebel devait toutefois s’enfuir sans apporter plus de détails après avoir été pressé par un barrage de journaUstes interressés à connaître la position de la SG F dans le conflit de travail qui oppose la filiale Marine Industries à ses travailleurs.La SG F avait rassemblé les divers responsables du projet pour une courte cérémonie à l’occasion de l’inscription des actions de Dofor à la cote de la Bourse de Montréal.Dofor a été mise sur pied dans le but de regrouper et de céder gra- • duellement au public, ses placements dans deux entreprises forestières.Il s’agit de Donohue inc., dans laquelle elle détient une participation de 56 %, et de Domtar inc.avec 30%.Moins de 10 % du capital-actions de cette société a été vendu au public à l’occasion d’un premier financement de $ 25 millions.L’avoir des ' actionnaires de la compagnie s’élève à $ 286 millions tandis que l’actif total est de $908 millions.« Ce n’est qu’un début.Il y aura sans doute d’autres émissions à l’avenir de manière à ce que Dofor devienne une société davantage privée que publique », a commenté M.Lebel.Ces actions furent émises à un prix de $ 9% l’unité et ont bénéficié d’une déduction fiscale équivalente à la moitié de leur coût, dans le cadre du Régime d’épargne-actions du Québec (RÉA).Au cours de son allocution de présentation, le nouveau président de la Bourse de Montréal, M.André Sau-mier, a souligné le caractère « inusité » de ces actions.Car, un dividende privilégié et cumulatif de 85.3125 cents leur est rattaché.M.Saumier devait, par ailleurs, rappeler que la SG F fut déjà elle-meme inscrite en Bourse.Les titres furent convertis quelque temps après, en obligations portant un intérêt annuel de 4 % et dont le principal est remboursable dans quatre ans.« Ce n’est pas nécessairement une bonne aventure à rappeler, a avoué M.Lebel.Je crois cependant que Do-, for a un avenir plus prometteur ».M.Plessis-Bélair a aussi confirmé que le prix d’émission fixé avec les courtiers n’a retenu qu’une escompte de 25 cents par rapport à la valeur marchande des titres sous-jacents.On sait que les sociétés de gestion se transigent en Bourse .avec des escomptes généralement substantielles.« Par contre, le dividende est anormalement élevé.Il est aussi inhabituel qu’un dividende ordinaire soit cumulatif », a expliqué l’administrateur.M.Plessis-Bélair a aussi reconnu que l’émission, même si elle fut écoulée entièrement et à l’intérieur des délais convenus, ne s’est pas faite avec la même célérité que d’autres émissions admissibles aux fins du RÉA.« Il faut aussi dire qu’il est rare que ces financements représentent des montants aussi élevés que $ 25 millions », a-t-il dit en guise d’expli- cation sur le fait que le caractère public de la compagnie a pu soulever une certaine méfiance.Le conseil d’administration de Dofor compte six membres.Il y a en outre sept dirigeants et le personnel de soutien.Les treize membres de la direction occupent tous des fonctions analogues à la SG F.M.Plessis-Bélair a expliqué que les termes du contrat de service entre la SG F et Dofor n’avaient pas été inscrits au prospectus, pour la raison qu’ils n’ont pas encore été convenus.Il a déclaré par contre « qu’ils seraient raisonnables».Louvem suspend son dividende cumulatif sur les actions privilégiées MIVILLE TREMBLAY MONTRÉAL (PC) — La société minière Louvem suspend le versement du dividende cumulatif sur ses actions privilé^ées pour le premier trimestre, mais compte toujours reprendre en août la production à sa mine d’or Chimo, près de Val d’Or.Le président de ta compagnie, M.Laurent P'erland, a justifié cette me- sure exceptionnelle par la néce.ssité de «préserver les liquiditésSi le cours de l’or se maintient, on devrait pouvoir payer le dividende suivant, af-firme-t-il, mais je ne peux préciser quand sera versé celui que les actionnaires attendaient pour le premier juillet».Selon lui, «le fonds de roulement d’environ $400,000 est adéquat, compte tenu de l’emprunt de 14,000 Voir page 12: Louvem Près d« aoo dépaaneurt, la plupart ouvarts a4i» protfi-sDir Détaillant Loto-Québec 12 M Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE Pour la durée du moratoire, AMC-Renault garde l’entrepôt de St-Bruno ouvert LAURENT SOUMIS AMC-Renault Canada a accepté l’offre du gouvernement du Québec pour la réalisation d’une étude de rentabilité sur l’établissement du dépôt national des pièces du manufacturier automobile, à St-Bruno, au Québec, et imposé un moratoire sur la fermeture de l’entrepôt existant C’est ce qu’a affirmé au DEVOIR M.Claude Duhamel, directeur québécois des Travailleurs ums de l’automobile (TUA), auxquels appartiennent les employés de St-Bruno.M Duhamel nous a déclaré avoir conversé hier matin au téléphone avec M Maurice Fertey, président d’AMC-Renault Canada, qui lui aurait personnellement annoncé la nouvelle Le scénario sur lequel porte l’étude implique le mamtien de l’actuel dépôt de pièces de St-Bruno, dont AMC-Renault Canada a annoncé la fermeture, et son agrandissement pour accueillir les inventaires actuellement entreposés au bureau chef de la compagnie, à Brampton, en Ontario Selon nos informations, le gouvernement se serait engagé à financer l’étude de rentabilité.Il était impossible, hier, d’obtenir confirmation du président d’AMC-Renault Canada, M.Maunce Fertey.Celui-ci était retenu à l’extérieur et devait se diriger, en fin de journée, vers la métropole pour assister aux compétitions du Grand Prix de Montréal.Son attaché de presse, M.Allan Mc Thee, a néanmoins confirmé que la compagme avait examiné cette proposition.Toutefois, il ne voulait pas s’avancer sur la nature de la décision officielle de son président.Au bureau du ministre québécois des Relations internationales et du Commerce extérieur, M.Bernard Landry, la prudence était de ngueur.En l’absence d’une communication officielle d’AMC-Renault, on préférait attendre avant de confirmer la nouvelle.Mais là-aussi, on avait eu écho d’mformations voulant que la compagme ait accepté un moratoire, jusqu’en septembre, avec un délai supplémentaire envisagé de trente jours, pour procéder à l’étude de la proposition québécoise.Hausse de 3.9% en mai dernier L’inflation oscille à 4 % depuis un an OTTAWA (PC) — Le taux d’inflation était de 3 9 % au cours du mois de mai 1985, soit le même taux qu’en avril, a annoncé vendredi Statistique Canada.Il était donc au dessous de 4 % pour le sixième mois consécutif, ce qui ne s’était pas vu depuis 1971 Le taux se maintient autour de 4 % depuis un an, variant entre 4 2 % et 3 4 % En dépit de cette stabilité, l’inflation a fait l’objet de préoccupations dans le budget fédéral du 23 mai À partir du 1er janvier 1986, les contribuables, les personnes âgées et les familles ne bénéficieront d’aucune protection pour un taux d’inflation de moins de 3 % Les travailleurs verront leur augmentation de revenu imposée de telle façon qu’ils ne jouiront pas d’une augmentation réelle, mais ne garderont qu’un supplément suffisant pour compenser la haus.se du coût de la vie.Les dernières statistiques publiées par la société fédérale montrent que la forte augmentation du coût du tabac, des alcools, du logement et des loisirs a été partiellement compensée par une baisse de 0 7 % du coût de la nourriture En effet, le prix de la plupart des viandes a diminué, et celui des légumes s’est abaissé de 10 2 % Les repas au restaurant accusent une légère hausse de 02% Les hausses du coût du logement, pour les propriétaires, les locataires et les voyageurs, ainsi que l’augmentation du coût de l’é-lectricité au Québec et à Charlottetown, ont contribué à faire monter le coût de l’habitation Les voyageurs devront en outre subir une augmentation de 4 % sur les tarifs aériens En bref, l’augmentation du coût de la vie s’établit à 0 5 % pour le mois de mai, si l’on ne tient pas compte du secteur de l’ahmenta-tion 125 Prix des aliments 1981=100 L’indice des prix à la consommation, basé sur les prix de centaines de biens et de services et mis à jour mensuellement par Statistique Canada, s’élève à 126 5 pour le mois de mai, contre 126 2 en avril et 121.7 en mai 1984 Établi sur une base de 100 en 1981, cet indice signifie que le même panier de provisions a coûté $ 126.50 au cours du mois dernier, alors qu’il aurait coûté 1100 en 1981 En d’autres mots, la valeur du dollar a chuté à 79 1 cents depuis 1981.L’indice trimestriel d’inflation corrigé en fonction des vanations saisonnières, portant sur la période de février à mai, s’établit à 3 6%.Voici le taux d’inflation enregistré dans les principales villes en mai, avec entre parenthsès, celui du mois d’avril.— St-Jean, T -N , 3.8 (4 3) — Charlottetown-Sum-merside, 3.4 (3.7).— Halifax, 4.9 (4 8).— Saint-Jean, N.-B, 3 8 (3 9) — Québec, 3 7 (3.8).— Montréal, 3 9 (35)- Ottawa, 4.1 (4 2).- Toronto, 4 0 (4 2) — Thunder Bay, Ont 4 2 (4 4) — Winnipeg, 4 9 (4 4) — Regina, 3 9 (4.3) — Saskatoon, 3 1 (3 4).— Edmonton, 3.6 (3 3) — Calgary, 3.2 (2 8).— Vancouver, 33 (3.2) 4 Louvem onces d’or (environ $5 milbons) contracté le 1er mars dermer et qui sert à payer les travaux de développement de la 7one cinq de Chimo» I.es difficultés de la compagnie, dont Soquem détient toujours 37-%des actions, sont accentuées par le manque d’enthousiasme des marchés financiers En deux mois et demi, ils n’ont absorbé que 25 % des titres de son troisième appel public à l’épargne, constitué d'actions ordinaires et de reçus de dépôt L’émission demeurera ouverte ju.squ’au 31 octobre et on ne sait pas SI l’on pourra tout écouler, d’autant plus que Soquem n’y participe pas et qu’il y a forte concurrence dans la vente de nouveaux titres miniers «Un a de la misère avec l’image de Louvem», reconnaît son président Rien de surprenant, l’action ordinaire qui fut émise à $4 50 en novembre 1983, se transige maintenant à 90 cents L’action privilégiée cumulative et convertible de la classe A, qui porte un intérêt de 8 5 %, a été émise à $8 et s’échange à $2 70 Ces pertes boursières sont en partie absorbées par les déductions fiscales de 150 % octroyées dans le cadre du Réa pour les actions ordinaires et privilégiées ou par les déductions de 166 % au provincial et de 133 % au fédéral, qui sont accordées pour les reçus de dépôt Au moment de son premier financement public, Louvem se targuait de pouvoir mettre en production trois mines d’or en trois ans, ce qui était déjà ambitieux, mais l’effondrement subséquent du cours de l’or l’a obligé à suspendre, quatre mois après son inauguration, l’exploitation de Chimo Cette conjoncture défavorable rend les nouvelles mines particuliè- Si ce projet venait à se concrétiser, la municipalité ontarienne conserverait l’usine de montage du ma-nufactuner, dont la construction, au coût de $ 664 millions, devrait être complétée en juillet 1987.De son côté, la localité de la Rive Sud de Montréal deviendrait le pôle des services aux concessionnaires pour tout le marché canadien.Chose sûre, c’est le mmistre québécois des Relations internationales et du Commerce extérieur, M.Bernard Landry, qui a présenté cette proposition gouvernementale, au cours d’une rencontre spéciale, tenue à Québec, lundi son dermer.Hier, personne n’était en mesure de préciser les incidences financières de l’offre québécoise.MM.Claude Ducharme et Maunce Fertey, respectivement directeur québécois des TUA et président d’AMC-Renault, ont participé à cette réumon.Selon M.Ducharme, le président canadien de l’entreprise l’a assuré qu’une lettre d’accord a été envoyée, hier, au cabinet du mimstre Landry, par un vice-président de la maison mère améncame, de Détroit.Le déménagement du dépôt central des pièces, au bureau régional de St-Bruno, pourrait permettre de sauvegarder les emplois des 31 travailleurs de l’entreprise, dont quatorze appartiennent au local 698 des TUA Le directeur québécois des TUA estime que l’étabhssement du dépôt central des pièces au Québec pourrait permettre de tripler le nombre d’emplois existants à St-Bruno.L’entrepôt québécois a déjà mis à pied quatre travailleurs, au printemps, et s’apprêtait à faire de même avec six autres, à la fin de l’été La fermeture définitive était envisagée pour le mois de décembre procham.L’entreprise espérait ainsi ration-nahser ses opérations qui, au cours du premier tnmestre, se sont soldas par des pertes de $ 29 millions.La compagnie, dont la régie française Renault détient 46 % du capital, compte, au Québec, 35 % de ses 200 cortcessionnaires canadiens, et réalise ici près des deux tiers de ses ventes nationales.Face aux importations japonaises Le Canada est disposé à assouplir sa position OTTAWA (AFP) — Le Canada est prêt à autoriser les constructeurs japonais à exporter cette année au Canada 18,600 voitures de plus que l’an passé, a indiqué jeudi à Ottawa M Smclair Stevens, ministre fédéral de l’Industrie Au terme du précédent accord échu le 31 mars dernier, le Japon avait accepté de limiter ses exportations de voitures vers le Canada à 18 pour cent du marché à condition que le mveau global des exportations japonaises ne dépasse pas 170,400 voitures au cours de l’année fiscale 1984-1985 Ce seuü était fondé sur des projections de vente portant sur environ 917,000 voitures canadiennes ou étrangères durant cette période.La demande des consommateurs canadiens en voitures neuves a toutefois augmenté cette année et les projections se situent dorénavant autour de 105 mülion d’automobiles.Si les Japonais acceptent d’en rester à 18 % du marché canadien, ils pourront vendre cette année 189,000 voitures au Canada, soit 18,600 de plus que l’an passé, a déclaré M Stevens L’opposition hbérale s’est récemment alarmée du fait que les ventes de voitures japonaises au Canada en mai dernier ont augmenté de 27 pour cent par rapport au même mois de 1984 M Stevens s’est néanmoins déclaré convaincu que le Japon ne chercherait pas à augmenter sa part sur le marché canadien au- delà de ce seuil de 18 %.Les négociations entre le Japon et le Canada sur ce sujet se poursmvent.Par ailleurs, de Détroit, l’agence de presse laissait savoir que les ventes de voitures des constructeurs américains ont progressé de 15.5 % aux États-U ms au cours des 10 premiers jours de juin par rapport à la décade correspondante de 1984 pour atteindre 216,565 unités, selon des statistiques pubhées jeudi Cette nette progression semble m-diquer, selon les analystes, que le marché de l’automobile demeure très soutenu aux États-Ums.Les résultats enregistrés début juin sont les meilleurs pour une telle période depuis 1978.Les constructeurs américains ont vendu 3,854,734 automobiles depuis le début de l’année (jusqu’au 10 juin) soit 4 % de plus qu’au cours de la période correspondante de l’année der-mère (3,706,455).Au cours des 10 premiers jours de juin, les ventes de General Motors ont progressé de 16 7 % par rapport à l’année dernière, celles de Ford de 14 4 % et celles de Chrysler de 20 7 %.Les ventes de Volkswagen of America ont par ailleurs augmenté de 18.7 %.Par contre, American Motors, contrôlée à raison de 46.5 % par le constructeur français Renault, a vu ses ventes de voitures, en forte baisse depuis plusieurs mois, chuter de 341 % début jum aux États-Ums.Un logiciel permettra de traduire 90 % des textes ROLLANDE PARENT rement vulnérables et secoue même des producteurs bien établis Mais Louvem n’abandonnait pas la partie en arrêtant la production en décembre, car depuis quelques mois, l’on avait identifié une zone, la cinq, que des sondages permettaient de croire beaucoup plus riche que le reste du gisement.Depuis lors et jusqu’en août, Louvem s’active à développer cette zone en adoptant la méthode des chantiers à long trou, plus économique que celle des chambres en magasin, utilisée précédemment Dans un mois et demi, une information géologique précise sera dis-pomble pour un bloc de 100,000 tonnes de minerai Mais avec une teneur moyenne qu’il estime supérieure à 0 2 once d’or à la tonne, M Ferland a bon espoir de pouvoir générer un «cash flow» positif, en autant que le métal jaune ne sombre pas sous les $ CA 400 l’once (il se transige présentement à environ $CA 430) Louvem a eu des discussions avec des grandes compagnies pour leur offrir des participations dans son portefeuille de propriété, considéré comme bien garni, mais il n’est pas question pour l’instant de vendre un intérêt dans Chimo, m de bloc de son capital-actions.Quoique la compagnie ait aban-doné son projet de troisième mine sur la propriété Nordeau, elle continue d’investir les Fonds d’exploration du Canada receuillis par les reçus de dépôt dans sa propriété Pas-calis-Nord Là bas, les anciennes mines Perron et Beaufort ont été asséchées et un programme de forage souterrain devrait éclamer une décision prise en fin d’année, sur l’opportunité de passer à l’étape du développement M Ferland se déclare également «emballé» par les possibilités de la propriété Monique, qui recèle une «structure très prometteuse» MONTRÉAL(PC)-Un logiciel de traduction anglais-français, et l’inverse, est en voie d’élaboration Il sera le fruit de la collaboration entre le Centre de recherche en informatique de M ontréal ( C RIM ) et les Éditions Turgeon Inc Un protocole d’entente a été signé à cet effet hier entre le directeur du CRIM, J -Charles Giguère, et le président de la maison d’édition électromque, Pierre Turgeon « J’espère que suite à nos travaux la maison Les Éditions Turgeon, présentement une PME, pourra un jour être plus qu’une PME », a sou- haité M Giguère alors que M Turgeon a parlé d’« association stratégique » Le logiciel en question sera en mesure d’effectuer de 70 à 90% de la traduction, dans des domaines bien définis, en l’occurence en bureautique Le traducteur n’aura plus qu’à polir le travail de l’ordmateur Des connaissances développées par des chercheurs des quatre universités montréalaises et de l’École polytechnique, quf regroupe le CRIM, pourront ainsi connaître une application industrielle dans des délais susceptibles d’augmenter leur percée sur le marché international fort concurrentiel du logiciel Pour produire ce lo- - Vüle Code postal .Tel Betournez avec votre cheque ou mandat-poste d .L. — Switt Eastern — est heureux d'annoncer la nomination de Monsieur France Faucher au poste de Président et Chef de la Direction Monsieur Faucher a acquis une vaste expérience dans le domaine de la translormation des viandes au cours des 18 dernières années II occupait le poste de Président, Directeur général de Sodor Inc depuis 3 ans Les Aliments Maybank Inc (Swift Eastern) opère deux usines de transformation de viandes (Toronto & Sodor Inc ) et cinq centres de distributions (Montréal et Rouyn au Québec, Dartmouth et Sydney en Nouvelle-Ecosse, et St-Jean à Terre-Neuve) Maybank est une entreprise dont la très grande majonté des employés sont actionnaires TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45 rue Jarry est — 387-2486 Samson Bëlair Comptables agréés Montréal Bureau 3100 Tour de la Bourse H4; tH8 (BTI 15151 laval Bureau 510 ?Place laval h;n 5N6 (668 6910) longueuii Bureau ?00 1?5 Boui Slefoy J4J mt ButMuii ditB iM pcmopelw yéM du Québec «t du Canada Allilialion inlernalionale Moore Stephens & Co Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR ECONOMIGLUE Après deux années désastreuses, les exportations de meubles canadiens dépassent maintenant les importations Pierre Cayouette L’industrie du meuble au Québec a poursuivi en 1985 son redressement entrepris en 1984.Après les années désastreuses que furent 1982 et 1983, les fabricants de meuble envisagent l’avenir avec optimisme.«Les usines fonctionnent à 75 % de leur capacité, l’industrie emploie 13 000 salariés et la valeur des exportations canadiennes dépasse celle des importations», se réjouit M.Claude Jutras, directeur-général de l’Association des fabricants de meuble du Québec.Au plus fort de la crise en 1982, les usines tournaient à peine à 60 % de leur capacité et l’emploi avait chuté à 9,000 personnes.Selon M.Jutras, deux facteurs expliquent cette relance de l’industrie du meuble.Il y a bien sOr l’avalanche de programmes gouvernementaux.En effet, peu de secteurs de l’économie québécoise ont été à ce point scrutés et soutenus par le gouvernement du Québec.Depuis 1979, année de la première conférence socio-économique sur cette industrie, les programmes d’aide se sont multipliés.La plus récente initiative gouvernementale remonte au mois d’octobre.Le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron,a-vait alors annoncé l’implantation à Victoriaville du Centre québécois de productivité du meuble et du bois ouvré.Cet organisme a notamment pour mission de favoriser l’exportation de meubles québécois.Dans l’esprit de M.Jutras, cependant, il n’y a pas que l’apport des gouvernements.«Les manufacturiers, acculés à la faillite, ont réalisé qu’ils devaient innover et exporter pour Plus de 182 participants venus de 16 pays seront présents à compter d’aujourd’hui au Vélodrome Olympique où se tiendra la seconde édition du Carrefour international de l’ameublement, un événement qui présente aux importateurs les nouvelles collections internationales.survivre», croit-il.Une douzaine de firmes exportent déjà plus de 50 % de leur production vers les États-Unis.Avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 110 millions, Roger Rou-gier inc.fait figure de proue parmi les exportateurs de meubles québécois.L’entreprise montréalaise possède depuis mx ans une salle de montre permanente au Right Point en Caroline du Nord, la Mecque du meuble.Rougier Inc exporte vers les États-Unis et l’Europe plus de 90 % de sa production.«L’exportation, ça ne s’improvise pas», estime M.Rougier.«Avec les Américains, il faut dissiper l’idée d’éloignement et sans cesse adapter notre stratégie».Le «success story» de Rougier tire selon lui sa source dans un souci constant d’innover.«Nous renouvelons régulièrement nos lignes et nous avons recours à notre Sropre équipe de désigners», raconte I.Rougier, qui oeuvre dans le secteur étroit du meuble de luxe.Rougier Inc fait cependant bande à part au sein de l’industrie.Les autres fabricants de meuble font toujours face à de graves problèmes de management.La grande majorité des entreprises ont des origines artisanales ou familiales et sont gérées par des gestionnaires traditionnels.Ces derniers ont tendance à se concentrer sur la fabrication du meuble et à négliger des aspects fondamentaux du management, comme la mise en marché et le désign des meubles.L’industrie du meuble est cependant en mutation profonde à ce chapitre.La crise de 1982 aura permis aux fabricants de réaliser l’importance d’un management plus dynamique.Le bon vieux style colonial et le style rétro-québécois ont pratiquement disparu des usines.Les fabricants ont dû s’adapter aux goûts nouveaux des consommateurs et renouveler leurs gammes.Le succès de la chaîne suédoise IKÉA (qui n’accapare toutefois que 6 % du marché) a sonné l’alarme.Le marché s’oriente de plus en plus à partir de phénomènes comme la mobilité des consommateurs et le vieillisement de la population.Pour répondre aux besoins des consommateurs jeunes et mobiles, les fabricants ont mis de côté les meubles traditionnels massifs et ont développé, avec succès, des ensem- bles d’unités murales, légères et peu dispendieuses.Les fabricants de «Kit» ont également connu beaucoup de succès.Le succès des Industries de la Rive-Sud inc.auprès de la chen-tèle jeune est particulièrement éloquent.Cette PME de Ste-Croix de Lotbinière qui fabrique des mobiliers à moins de $ 200 dollars a un chiffre d’affaires annuel supérieur à $25 millions et emploie quelque 500 salariés.Selon M.Jutras, l’industrie du meuble a réagi rapidement à l’avènement des micro-ordinateurs domestiques.Cette année, une quarantaine de fabricants de meubles pour ordinateurs exposeront leurs produits à l’occasion de la 39e édition du Salon du meuble de Montréal.Le directeur-général de l’Association des fabricants de meubles du Québec souligne, par ailleurs, que la tendance générale sera cette année aux meubles laqués de style contemporain et moderne.Selon lui, le Québec se modernise à un point tel qu’il deviendra sous peu une plaque tournante du design de meuble.Les organisateurs du Salon du meuble de Montréal s’attendent à ce qu’une centaine d’acheteurs américains viennent à Montréal pour l’occasion.Les premiers événements du genre n’attiraient que trois ou quatre acheteurs américains.L’engouement croissant des Américains pour le meuble québécois confirme la percée de cette industrie vers les marchés internationaux.Le Salon du meuble accueillera pour sa 39e édition environ 225 exposants qui seront répartis entre la Place Bonaventure et le Palais des Congrès la semaine prochaine.Pour la première fois, le Salon, qui s’adresse aux marchands-détaillants, sera ouvert au grand public.Les ports québécois améliorent leurs installations JEAN-PIERRE LEGAULT collaboration spéciale Après avoir traversé des années difficiles, les autorités de plusieurs ports situés en territoire québécois procèdent actuellement à des investissements afin d’améliorer les installations existantes et en ajouter de nouvelles qui leur permettront de mieux répondre à la demande de leur clientèle.Le Québec est doté d’un impressionnant réseau d’installations portuaires, de Valley field à l’est, à Hâvre St-Pierre à l’ouest.Du simple quai en eau profonde aux installations ultra-sophis-tiquées de Montréal, la majorité des villes situées en bordure du St-Laurent et de ses principaux affluents se doivent d’être dotées de ce type de service nécessaire à l’industrie locale et jugé prioritaire pour attirer de nouveaux investissements industriels.De la Corporation privée en passant par la Corporation municipale ou encore Transports Canada, ces ports diffèrent beaucoup selon leur situation géographique, l’économie régionale et le genre d’industrie qu’ils desservent.Cinq d’entre eux sont sous la responsabilité de Transports Canada : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sept-Iles et Chicoutimi.Montréal possède sans contredit le plus importants des ports au Québec.En compétition directe avec les ports américains, il n’en demeure pas moins le principal port intérieur au monde grâce aux 23.8 millions de tonnes métriques de marchandises qui y ont été manutentionnées en 1984.Ce chiffre représente une augmentation de 4.7% sur l’année précédente et permet à Montréal d’occuper le troisième rang des ports de l’est du continent, après ceux de New York et de Baltimore.En 1984, la manutention de marchandises générales a fracassé un record pour atteindre 5.2 millions de tonnes métriques.Il s’agit là d’une augmentation de 11.1 % sur 1983.Les marchandises en vrac ont progressé de 13.1 % pour atteindre 1.1 millions de tonnes métriques.Plus de 4.1 millions de tonnes métriques de marchandises conteneurisées y ont été manutentionnées, dépassant la marque des 425,000 TEU (conteneurs de 20 pieds).Montréal manutentionne donc 59 % de tout le trafic conteneurisé des ports de l’est et 50 % du trafic conteneurise total des ports canadiens.Malgré une baisse de 10.8 % de la manutention des céréales, celles-ci représentaient, en 1984, une part importante du tonnage total du port de Montréal, soit environ 24 %.Le blé occupe la place de choix avec 20.78 % pour un total de 4.9 millions de tonnes métriques.Le pétrole brut compte pour 12.22 % du tonnage total avec 22.9 millions de tonnes tandis que le mazout s’en accapare 15.5 %, soit près de 3.7 millions de tonnes.Dans le cadre de son programme quinquennal d’investissements de plus de $ 200 millions, le port de Montréal a procédé en 1984 à des travaux pour un montant de $ 23.7 millions.Les projets les plus importants ont trait aux terminaux pour conteneurs, aux installations destinées aux marchan- dises en vrac ainsi qu’aux élévateurs à grain et au réseau ferroviaire.Les autorités portuaires anticipent une année record en 1985 en regard du trafic de-conteneurs, alors que les marchandises en vrac devraient, selon les prévisions, demeurer au même niveau que l’année dernière.Elles craignent par contre une baisse quant à la manutention des grains à cause de la mauvaise récolte de l’an dernier.Le directeur général du port de Montréal, M.Dominic Taddeo, soutient toutefois que « nous croyons maintenir, sinon augmenter, cette année notre part des marchés de l’Atlantique nord».Le port de Québec, avant tout dévolu à la manutention des marchandises en vrac, procède actuellement à des investissements importants visant, outre l’entretien et l’amélioration des installations existantes, à améliorer les espaces d’entreposage dans le secteur de l’estuaire.Les autorités portuaires, selon leurs prévisions d’immobilisation, comptent investir $ 6.9 millions au cours de l’année.Elles espèrent investir quelque $ 10 millions en dix ans pour améliorer et mettre en valeur les installations.« Nous devrons investir en fonction des marchés potentiels » explique M.Louis-Philippe Cormier, directeur de la planification et du développement.« Nous investissons lorsque la demande est là », ajoute-t-il, en précisant que le port se doit de respecter les objectifs nationaux à ce chapitre.Québec jouit d’un avantage indéniable sur certains de ses compétiteurs puisque la profondeur d’eau lui permet d’accueillir des navires ayant un tirant d’eau de 48 pieds et jaugeant 150,000 tonnes.D’ailleurs, les installations existantes sont uniquement dirigées vers les navires à grande dimension.Il s’est manutentionné quelque 17.7 millions de tonnes métriques de marchandises au port de Québec en 1984, mais les résultats des quatre premiers mois de l’année en cours laissent voir une baisse par rapport à la période corres]^ndante l’an dernier.2,483,258 tonnes métriques y ont été manutentionnées cette année, comparativement à 3,299,356 pour les quatre premiers mois de 1984.Cette baisse, de l’avis de M.Dave Johanson serait avant tout attribuable au secteur de la pétrochimie.Les produits laitiers sont pour leur part en hausse.Les quatre premiers mois de 1985 laissent voir des chiffres de l’ordre de 64,455 tonnes métriques contre 47,218 pour la période similaire de l’an dernier.Les produits miniers semblent eux aussi vouloir connaître une bonne saison puisque les résultats sont plus élevés que ceux de l’an dernier pour les quatre premiers mois de l’année : 152,191 tonnes métriques comparativement à 68,849.Sept-Iles À Sept-Iles, port en opération 12 mois par année, 818 navires se sont servis des installations au cours de 1984 qui a été une bonne année.Les chiffres montrent en effet une augmentation appréciable du total de marchandises qui y ont transitées ; 23.1 millions de tonnes métriques en 1984 comparativement à 20.2 millions en 1983 alors que 741 navires avaient accostés aux quais.Ce sont surtout les vracs solides qui s’accaparent la grosse part des activités de ce port, soit 22.6 millions de tonnes métriques.Le minerai de fer représente 21.8 millions de tonnes de ce chiffre.Charbon, ilménite, produits pétroliers, bentonite et autres se partagent le reste.À la suite de l’octroi par le gouvernement fédéral de crédits totalisant $ 36.15 millions, on procède actuellement à d’importants travaux de construction et de remplacement de quais désuets à Pointe Noire.Les nouvelles installations seront prêtes au cours de 1986.Il s’agit en fait d’un quai de 260 mètres de longueur où l’eau atteint une profondeur de 14 mètres à marée basse.L’aire d’entreposage aura 12 hectares.Selon le capitaine Serge Tremblay, directeur général du port, 55 % des travaux sont présentement terminés et ce pourcentage atteindra 75 % d’ici la fin de l’été.Il s’agit d’investissements importants pour la région puisque, outre les $ 36 millions que coûteront Jes installations elles-mêmes, $ 20 millions seront dépensés pour la construction de la route d’accès et de l’aqueduc.« Nous ne pouvions plus répondre à la demande dans la partie nord de nos installations » précise le capitaine Tremblay.« Les nouvelles installations sont construites en prévision de la demande future puisque nous abandonnons le quai Monseigneur Blanche dont la construction date du début des années 60.De plus, l’aire d’entreposage, située en plein centre-ville, n’était que de 2.5 hectares ».Trois-Rivières À Trois-Rivières, on ne prévoit pas procéder à de gros investissements, mais le réseau ferroviaire dans le secteur des vracs fait actuellement l’objet d’un réaménagement.Ce port fait face à une féroce compétition.« On retrouve sept sites dotés d’installations portuaires dans un rayon de 100 milles de Trois-Rivières » explique M.Robert Masson, responsable du marketing.« On ne peut viser à compétitionner directement Montréal.Le port a avant tout une vocation régionale.Depuis peu, nous assistons à une diversification des produits que nous manutentionnons ».Ce port, semble-t-il, s’avère une alternative valable à d’autres endroits comme en font foi les résultats de l’année 1984 alors qu’un total de 3.1 millions de tonnes métriques de marchandises ont été manutentionnées comparativement à 2.9 pour l’année précédente.Quelque 500 navires y accostent annuellement.nomination M.Jean-Louis Garant M.René Massicotte, vice-président directeur général de l'Assurance-vie Desjardins, annonce la nomination de Monsieur Jean-Louis Garant, r.i.a., f.l.m.i., au poste de vice-président Assurances et Rentes collectives.M.Garant est diplômé en administration de l'Université Laval, membre de la Société des comptables en administration industrielle du Québec et fellow du Life Management Institute.Au service de l'As-surance-vie Desjardins depuis 1960, il a entra autres occupé les postes de chef comptable, contrôleur et, jusqu'à cette nomination, vice-président Actuariat et Contrôle.Dans ses nouvelles fonctions, il a la responsabilité de la tarification et de la commercialisation des assurances et des rentes collectives, ainsi que de l'administration des contrats en vigueur et des prestations.Il occupe ses fonctions au siège social de la compagnie, à Lévis.Assurance-vie Desjardins DQ RONALD TELLIER NOMINATIONS À L’ASSOCIATION DES DIRECTEURS GÉNÉRAUX Il nous fait plaisir d’annoncer la nomination de monsieur Ronald TELLIER à titre de président de l'Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.Monsieur Tellier, qui est directeur général du Centre d'accueil Cartier, à Laval, a été élu à ce poste lors du congrès annuel de l'Association qui s'est tenu à Montréal, du 4 au 7 juin 1985.Les autres membres du nouveau comité exécutif de l'Association sont, outre monsieur TELLIER: monsieur Jean LAPORTE, 1er vice-président, directeur général du Centre hospitalier de Gatineau; monsieur Richard TOBIN, 2e vice-président, directeur général des Centres Jeunesse de la Montérégie, Valleyfield; monsieur Georges MAILLET jr, secrétaire, directeur général du Centre d'accueil Edmond-Laurendeau, Montréal; monsieur Rodrigue BLANCHETTE, trésorier, directeur général du C.L.S.C.Malauze, Matapédia; monsieur Jean-Paul GOHIER, conseiller, directeur général du Centre d'accueil École Ste-Domitille, Laval; monsieur Guy BÉLANGER, président sortant, directeur général du Centre de services sociaux Richelieu.Longueuil.Les membres suivants complètent la composition du conseil d'administration de l'Association pour 1985-86; monsieur Maurice BOISVERT, directeur général du Centre de services sociaux Centre du Québec, Trois-Rivières; monsieur Jean-Guy DOUCET, directeur général du Centre d’accueil Ville-Joie St-Domini-que, Trois-Rivières; madame Aline EMOND, directrice générale du C.L.S.C.Jean-Olivier Chénier, St-Eusta-che; monsieur Réginald GRENIER, directeur général du Centre hospitalier St-Sauveur, Val d’Or; madame Géraldine HUTTON, directrice générale du C.S.S.S.de l’Outaouais; monsieur Jean-Marc MALONEY, directeur général du Centre de santé de Port-Cartier; madame Céline L.Martineau, directrice générale du Centre d’accueil de Thetford-Mines; monsieur Jacques MAYNARD, directeur général du Centre hospitalier Régional de Rimouski; monsieur Jean MICHAUD, directeur général du Centre hospitalier Jonquière; monsieur Jean-Yves POISSON, directeur général du Foyer d’Asbestos.Les Tours pJttPl Inc.«l’agence de voyages des gens d’affaires» recherchent des agents extérieurs Prière d’écrire: 1110, rue Sherbrooke ouest Suite 1611 Montréal H3A 1G8 Madame Claude Le Gris Président r Ordre des architectes du Québec Comité administratif 1985 - 86 1 Président Jacques Reeves, architecte, Montréal Vice-présidente Ginette Fontaine, architecte, Montréal Vice-président André Laviolette, architecte, Montréal Vice-président Bertrand Pelletier, architecte, Québec l L'Ordre des architectes du Québec est l'organisme qui régit ta profession des architectes au Québec et son siège social est sis au 1825, boulevard Dorchester ouest, à Montréal.Représentante du public Nicole Dorin Sherbrooke eurs prestigieux prix Nobel - et des chercheurs appartenant à des foires de renommée mondiale ont accepté de diffuser onnaissances dans Me'decine-Sciences.ets à la fine oointe de l'actualité scientifiaue PRIX SPECIAL DE LANCEMENT (jusqu'au 1er julllell.Veuillez m'abonner |l an.10 numéros|.?Particulier: 28$ ?Etudiant: 20$ ?Institution: 44$ Ci-joint: Mandat postal ?Faclurez-moi ?Carte de crédit: MasterCard ?Visa ?No:_________________________________ J • L'inlerferon guérit-il certains cancers'^’ • A quoi s'applique la résonance magnétique nucléaire'^ • Une cellule maligne peut-elle devenir normale?• Nouvelle maladie l'hepatite D • L hormone du coépr • L'hypertensibn arterielle est-elle héréditaire'^ Pour la première fois, une revue qui lait la liaison entre la science et ses applications médicales.Adresser à: Médecine-Sciences 3414 avenue du parc, suite 307 Montréal IQuébec) H2X 2H5 14 B Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR ECONOMianE TORONTO Rebond des cours TORONTO (PC) — Les cours ont rebondi hier à la Bourse de Toronto.L’indice composé a monté de 13.03 points, à 2712.53.Quelque 11.65 millions d’actions ont changé de main au heu de 11.28 millions la veille.Dans les industrielles, Canadian Tire A gagne 1-8 à $10 1-2; Canadian Pacific Ltd 1-4 à $21 1-4; Bank of Nova Scotia 18 à $13 3-4 ; Husky Oil 1-4 à $9 7-8 et Canadian Imperial Bank of Commerce 1-4 à $35.Canada Trustee Mortgage perd 1-8 à $37 5-8; .Steinberg A 1 à $40; lU International 7-8à $19; Sydney Development trois cents à 27 cents et Datatech System cinq cents à 45 cents.Dans les mines.Lake Shore Mines gagne 2 à $72; Campbell Red Lake 1 à $281-8 et Kcho Bay 1-2 à $15 7-8.Sherritt Gordon cède 1-8 à $7 et Pine Point 3-8 à $261-8.Dans les pétroles, Asamera Inc.gagne 1-8 à $10 1-8; Numac Oil and Gas 3-8 à $12 3-4 et Canada Northwest Knergy 5-8 à $22 5-8.Oakwood A abandonne 1-8 à $5 1-8 et Ranchmens B 3-8 à $5 3-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE PAtrol* •tg«M 2712,53 Vfirkrtions «fostHroi J-, PrcHiwits Produits do industriols «owsommotlow I 1879,52 ^ INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) ŸMMJVIMMJVIMMIVIMMIV 17 J1 a J3 Î4 Z7 a » » 31 3 4 5 6 7 10 11 12 13 14 A B Ventes Hovl t« (erm.Ventes Hout Sas Fem.Oi.1 Camp RL 17115 S28'^ 27V4 28’-% + 1 I Camp Res 2510 430 425 430 + 15 1500 4416 200 202 4200 5850 500 612 1475 A,G.F.M 850 AHL Y 500 AMCAInt 11800 AMCA P 2900 AMCA2P 3550 Aboteroo 17500 Aberford 2750 Aberford w Abti Pree Abitbi 10 Acklonds Agnico E AgratndA 8100 Agra B f 3600 Albony O 1000 Ait Energy 14210 AltEnrA 1780 AIEnrll25 350 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CIBC2.05P 18750 $28% 28% 28% CIBC 35625 3425 $29% 29% 29% CIBC3P 200 $101 101 101 + V4 CiBCw 6900 465 445 465 + 10 29100 $5% 5% 5% + % 5570 345 335 345 +5 1120 $13’/8 13 13'% + '% 4450 $19% 19'/: 19% + '/4 8420 31'% 29 30 +2 C Ocdental 2700 $28 27% 27% - '% C Otdntl P 100 $26'% 26% 26% + CP Ltd 192399 $21% 21 21'/4 + '/+ 500 $7% 7% 7'% 615 $13 12% 13 ?’'4 350636 $10'/J 10’/4 10'% + '% 6914 $18'/: 18'% 18'/8 - '/+ 2400 $18'4 16'/4 18'/4 - % C Util 9.24 500 $26 25% 25''a — % CUtll 2nd D 1100 $26% 26% 26% —'/a CUtll 2nd E 100 $26'/4 26’4 26'/+ — ''4 CUtil2ndF 1600 $28 28 28 CUtll 2nd G 200 $29'% 29'/: 29'% — '4 eu H 253100 $23% 23'/4 2374 CUtll 2nd! 2400 $27% 27% 27'%—% CUtll A w 1615 400 390 395 CUtll B w 2587 395 390 395 CWNG4pr z50 $9’''4 9-4 9'4 CWN5’/:p z50 $12 12 12 C Wrid 6100 455 455 455 j C Wridwd P 200 $20’% 20'’4 20V: ICnmx 128578 $6% 475 6%+185 Confr Cp 1p41200 $25 24% 25 + '% CiBCwA Cdn Jorex C Manoir C Mofconi CNot R Contom Cdn Tire CTr A t CUtll A f C UtIl B 5 Confor Conter pr Conron A Conut 0 Coro Core A f Cori OK CorI A p Cormo A Corolln 0 Cortier 0 wteionese Ceion 175 P CFundAf Centrl Tr Cntri Trp 3800 $10% 10% 10% 5000 $21% 21'4 21'4 3200 $12% 12% 12% + '4 7000 25 25 25 +3 20890 $14% 14% 14% 1100 $14% 14% 14'% + % 27100 $15% 15% 15% + % 420 $25 24% 24% - % 22600 74 71 72 +2 55921 240 215 225 - 5 CAE CB Pok CB Pok w CCL A CCLBf COC Life CFCPf CIL 39990 2400 2950 3066 12790 5300 14740 z30 CME Peso 15520 CSA Af Cobleshor Cobre Cod Frv Cod Frv A Cod Frv w Colvert 0 Cmbridg w 2450 Comto int 1300 Cornel O G 1432 Comndx 0 9000 2000 100 500 3700 6650 100 2500 $16% 16% $18% 18% $6 5% $I5'/4 15 $15 14% $24 23% $14% 14% $30'/4 30'/4 32 30 $5% 5% 375 375 300 300 SISV4 15 $9% 9 »% 27753 $35 34% 35 > Va 200 $26% 26% 26% 2900 $28% 28% 28% > ’% ' 1100 $29% 29% 29y2 - Va 3737 465 455 465 >10 11500 $5 Va 4264 $18% 18% 18% - Va 496 $18% 18% 18% - % 800 $28'/b 28 28% > '% 525 $23'/4 23'/4 23'/4 - % 3250 $27% 27'/4 27'/4 500 390 390 390 -5 200 $12% 12% 12% - % 800 $13% 13 13% > Va 750 $15% 15% 15% > Va 902 $13% 13% 13% 1460 $7% 7% 7% 900 $13% 13% 13'/2 > % 3434 $14% 14% 14% >87 5250 $6 7% 8 - % 3500 %SVt 490 5'% > % 1 zSO $48% 48% 48% ~ % 800 $7% 7% 7V2 729 $9% 9% 9%- % ' 1900 $13% 13% 13% > % 200 2M 230 2M .>20 700 $13% 13% 13'/2 700 $26% 26% 26'% 700 $28% 28% 28% 1260 $7 7 7 2100 245 245 245 >8 6450 130 126 126 —4 900 $16% 15% 16 200 $24 24 24 500 $11'/4 n10 300 275 275 275 -5 1200 $11% 11% 11% 1200 $23% 23% 23% > % 612 $26'/'4 26% 26'% - Va 3100 $34% 34% 34% z80 $32% 32% 32% - % 1800 $10 9% 10 >00 • 500 $14'/4 14'/4 14'/4 > Va 3t î 4 6 ?10 11 12 13 14 Vtirtw Hoiil Soi ftrm.Ch.Dome Cdo 1200 $7 7 Dome Mns 2100 $10% 10'/8 10'/B > '/e Dome Pet 6646 284 280 280 -2 Dome PrB 1400 $17»/4 17'/4 17'/4 >5'/4 Domtex 568 $10% 10% 10% > % Domtor 3564 $18% 17% 17% - % Donohue 0 200 $17% 17% 17% Dupt pr b Z5 $36% 36% 36% - '% fDylex Ltd E F 1785 $43 42'/: 42'/2 - % Echo Boy 24750 $15% 15% 15% > % Entrep CP 5381 $29% 29'/4 29% > Vî Epitek int lOUO 41 41 41 >1 FCA Infer 1530 $19'/4 19% 19'% - % FoILtee 1250 $19% 19 19% > % FiLteeWts 200 $37y2 37'/2 37y2 > % Forex G H 500 85 85 85 >10 Gaz Metr 23875 $11'/2 11'/4 11% - '% Gaz 15 1500 $29'/4 29 29 - Va Genstar 68320 $31% 31'/4 31% > % Genstor c 700 $32% 32% 32% - % Geocrude 4000 280 2/5 280 >7 GIdcrp.Wt 1000 97 97 97 >2 Grmo Lee zlÜO 60 60 60 -8 GTC 50550 $11% 11 11% > Vt Guard prA 600 $6% 6% 6% Guord prB 100 $8% 8% 8% Gulf Can 17980 $17% i7y2 17% > Va Hortco 1600 400 390 390 Hawker 400 $20% 20'/2 20'/2 > Va Hees.Int 500 $2iy2 21'/2 am - Va Helix.CIrc 1150 $7'/î 7'/4 V/a - '% Helix.CrWI 750 210 205 210 -10 Hir Wolkr 5256 $30% 30% M% > % H Wlkr D 3885 $30% 27% 27'/2 > % H Wlkr E 500 $28% 28'/4 28% > 5 H Bov Co 481 $20% 20% 20% - y2 Husky Oil 5500 $10 9% 9% > % Husky 13 I J 2800 $39'/4 38'^4 39 > y2 tu inter 100 $19% 19% 19% -2% Imosco Hd 9224 $27 26% 26% - % lmp Oil A 15758 $49% 48% 49% > Vî Inco Ltd 5001 $18% 18'/B 18% > % Inco Wts 4500 230 m 2M -5 Innopoc 1600 $15'/2 15% 15% - % IBM 362 $165 164'/4 165 >2 inter Pipe 500 $40% 40% 40% - % IrwIn Toy 100 $6'/4 6'/4 6'/4 - % fivoco A 100 $19% 19% 19% Ivoco E P 1200 $28 27% 27% Ivoco F P 650 $27% 27% 27% Ivoco.sr4p 750 $331/2 33y4 33'/2 Jonock 8)24 $I4'/4 14% 14'% - Va Jonck Wts K L 3100 $71/4 7'/4 V/a Lobott 4000 $27% 27% 27% - '% LoforgeCo 1201 $9% 9% 9% — Va Lonpor T.200 340 340 340 -10 Lour.Mutl 4330 $25% 25'/4 25% > % Loblow 200 $20 20 20 - '/4 Logistec 1000 $6% 6% 6% > Va Louvem 3300 100 90 100 >15 Louvem.pr 400 270 270 270 LouvmWtl M N z400 5 5 Mcleon X 100 $15 15 15 > Va McM Bldt Z4 $22y2 22V2 22'% - % MnP.p 3000 $26% 26% 26% C Morconi 13200 $19% 19% 19% > % Morit El 129 $3m ZWi 31% fMorit Tel 10961 $16'/4 15% 16'% > Vt Mrt pr B 100 $10 10 10 > 5 Midep.int 200 220 220 220 Min Loc 1800 $27% 27 27% > Va tMitchlI A 200 $I8'/4 )8'/4 18'/4 > % MTrustco 1100 $15% ISVî 15% > Va Moore 75051 $26 25% 25% > % Murphy 01 200 $21% 21% 21% >1% Muscocho 5400 MS 300 M5 >5 Musco pr 400 $12 12 12 Nobisco L 500 $27% 27% 27% - Va NB Tel 2450 $19% 19% 19% - % NfIdLiht A 300 $37y2 37y2 37y2 NlldL514 250 $5y2 5V2 SVî - Va Nfld 1414 2800 $12% 12'/4 12'% NHd Tel 1672 $17'/4 17'/4 17'/4 > % Norondo 6807 $15% 15% 15% Noron pA 350 $98''2 98'/4 98'/4 - Va (NoreNv Z34 $13% 13% 13% - % Normick 500 $9% 8% 8% Nor Tel 14649 $48% 48% 48% > % fNovo Alt 16700 $6y2 6% OVî > % Nova 638 208 $26'/4 26'/4 26'A - Va Novo 612 500 $22% 21% 22% > '% Novo 12 0 P 800 $29% 29% 29% - % fOcelot 6 500 fOsha A 2000 Poncdn PI 4250 Perkins P 500 $7% 7V4 7'/4 — V4 $29V4 29% 29% - % $34 33% 33% 4 V4 450 445 450 Contrats à terme sur le bois de sciage de TEst —Seotoiv— High Low LUMBERIMEM)—130,000 24B.40 209.50 JY 239.30 219.10 SP NV JA Estimate Sales;.1S .Total open interest; 20 SeHie High Low Price LOOObd.ft.217.00 215.00 217.00 217.90 218.50 223.00 Chg.4 5.00 4 4.60 4 4.30 4280 Open Int.Pet Sun 500 Plocer Dv 4700 PlocerDwt 2200 Popular z50 fPowr Cr 52800 Power Fin 100 Provigo 5214 a R Hm* la hro.209 209 209 4 $23% 23% 23%-305 299 305 -145 145 145 - $18% 18% 18Vî 4 $27V4 27’/4 27% $22% 22 22% - TAUX D’INTERET Québécor Redpoth Reitmon fReltmn A Rio Algom RogersC A Ry Trco A Royx PrA S T 956 $39% 39% 39% > % 200 $11 11 11 - '4 4950 $46'% 40 40y4 1666 $12'/4 12 12% 600 $19'% 19'% 19V2- V2 1000 $19'% 19V2 i9y2- % 200 $20% 20% 20%- % 400 $10% 10% 10% 1660 $12% 12'4 12'/4 - % 5200 »0% 20 20% > % lUOO «0'% aoy: aovî > 100 $10% 10% 10% 100 $10% 10% 10% - % JUO $21 21 21 - % 1900 440 425 425 SHL Svst 560 $9% 9% 9% > % fSi CemA 200 $19 19 19 Scept 7p 100 $17 17 17 - % Seogrom 12076 $55% 55% 55% > % Sears Con 700 $9% 9% 9% - % fSelkirk A 8300 $24y2 24% 24% - Va Selkirk Wt 1100 $9% 9% 9% Shell Con 4060 $26% 25% 26% > % Sigma Mn 500 $8 Southom 7000 $54 53% 54 fSpor Aer 389 $28% 28% 28% - Va fSpor 96620 226 206 225 >25 fSteinb A 200 $40 40 40 - Va Stelco A 393) $20% 20% 20'/4 Stelco Wts 900 105 105 105 -5 SIel 1.94 100 $23% 23% 23% - % Stèle 3.625 250 $M'4 M'/4 M'/4 > % SuHvn.MIn 900 3A) 370 370 fTeck B 82450 $13% 13% 13% Teck.SerE 200 $26% 26% 26% - % tTele—Cap 4500 $8'% 8'/4 8% > % fTel Mt B 2000 $26'/4 26'4 26'/4 - Va Texoco 600 $3iy2 31'/4 31% Texoco.Rc 4600 $15% 15'4 15% > % Thomsn A 7000 $21 20% 20% - % TIE teleco 400 SM II 1) Tor Dm Bk 9038 $22% 22% 22% > % Total Pete 500 $16% 15% 15% - Vé Totol.P.wt 2800 129 123 129 >4 Tôt Pet pr 200 $33 Vî 33% 33'/2 > % TAIRs.prC 200 $25'% 25% 25% - Va TrAlto A 1450 $26'4 26'/s 26'/b - % TrAlto wt 200 455 455 455 -15 TrAlto Pq 400 $28% 28% 28% > % TrAlto 8.4 2400 $26'/4 26'/4 26'/4 TrCon PI 39670 $27% 27% 27'/4 > % TCdo rs A 1000 260 260 260 Trs mount 405 $12 12 12 > % Trillium T 300 $11% 11% 11% Trilon Fin Z25 $22% 22% 22% - % Trimoc 160 435 435 435 Trizec B Z20 $26% 26% 26% Trust Gen 700 $29 28% 28% fTurbo Rs 8500 57 54 54 -4 ü V fUAP InA 750 $22 22 22 UAP Wt 100 $18'% 18% 18% Ultrmor 1000 375 375 375 >10 Ultra Sen 100 $26'/4 26'/4 26'/4 - % Uniges A 389 325 325 325 >15 fUnigs B 2300 300 300 300 >10 UnigesprA 4900 $7 6% 6% > % Union.Ent 2/50 $11% 11% 11% - % fVerso.CIA 900 460 480 480 -10 W X Wolwvn 4200 285 285 285 Worgton 3000 72 71 71 -3 Webb Knp 2050 150 150 150 Westburne 200 $14y2 14'/4 14'/4 - % West T rn 4650 $18 17% 18 > Va Westmin 1000 $13% 13% 13% - % WorldEq.A 800 $9% 9'% 9'/2 Wright Hr 850 $12% 12% \2Vî > % Xerox Cn 20300 $23% 23% 23% - % Xerox wt 1350 450 450 450 -10 JuniorMinesOils Abcourt 2000 120 120 120 Abitibi As 11500 24»% 24 24 >2 AbiRes 10000 31 31 31 Borexor 10500 45 42 43 Botsmon 2800 22 21 21 -1 Brosnon 2702 23% 23 23 - % Bruneou 12000 25 24% 25 >3 C.lmp.10 1000 200 200 200 D'Or Vol 2378 118 MO 110 -5 Dumogmi 200 405 405 405 -10 Dumont 2800 15 15 15 -2 GIn.Gr 15500 80 72 73 >2 Gold Tigr 5100 40 40 40 -5 Goldex ltd 500 165 165 165 Gordex 10300 255 235 2.15 -20 Loduboro 34750 40 38 38 -2 Lynx Exp 2000 .15% 35% 35% > % Moufort 6500 32 27 32 >6% MId Conod 1500 25 25 25 MonDor 1500 67 67 67 >2 N.PoscQlis 1000 60 60 60 PerronGld 1718 72 72 72 >2 Queenstn 5000 189 189 189 >9 Rouyn.Rs 1000 86 86 86 VIor 53000 168 155 16,3 >18 Vlor.v^ 15000 57 48 57 >15 StondordG 2284 23 2,3 23 —4 Talisman 3000 36 35 35 Wrightbr 661 45 45 45 -5 Yorbeou 15400 74 71 73 >3 Tableau comparatif daa TAUX HYPOTHÉCAIRES et de Pf^TS PERSONNELS Unitam Duplex niai /Trtpim Multlioa®in®nt Seml-commarcM •t commercial Prêta ^ paraocHiila inaittuttons llnancièrat Banquaa 1 «1 2ans Bans Bans 1 an Bans Bans Sans 1 an 2ans Bans Sans Commerce 10 ion 11% 12% n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d n/d 12% Épargne 10 10Î4 11% 12’/.10% 11 11% 12% 10% 11 11% 12% 11% Montréal 10 10% 11% 11% .11% 11% — 11% 12 10% Nationale 10 10% 11% 12 10% 11% 11% 12% 10% 11% 11% 12% 12% Nouvelle-Écosse 10 10% 11% 12% .1.12 Rovale 10 10% 11% 12% — ._ 10% T oronto-Dominion 10 10% 11% 11% .11% 12 10% 11% 11% 12V4 12% Calaaea oooulalrM* 10 10% 11% .10% 11 11% n/d n/d n/d n/d 11% FMucIm Canada Trust 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 12 10% 11 11% 12 11% Crédit-Foncier 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 12 Fiduciaires 10 10% 11% 12% 10 10% 11% 12% 10 10% 11% 12% — Fiducie Guardian 10 11 11% 12% 10% 11% 11% 12% 10% 11% 11% 12% Fiducie Québec 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 12 10 11 11% 12 First Citv 10 10% 11% 12 10 10% 11% 12 — Guaranty Trust 10'/4 .10% .n/d n/d n/d n/d Montréal Trust 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 12 10 10% 11% 12 Permanent 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 11% 10% 11 11% 11% 12% Prêt et Revenu 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% n.d n.d n.d n.d Soc.Nat.Fiducie 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 11% .¦II-,,, Trust Général 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 11% 10% 11 11% 11% Trust National 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% 10% 11 11% 12 10% Trust Roval 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% 10 10% 11% 11% .m - CompIlBUon Fhhicla du Québsc —¦ 11 Juin 1985 * Taux recommandés par la Fédération des < > populaires DesJardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec Tableau comparatif dea taux d’intérêts sur Iss DEPOTS GARANTIS Court form® Long twrme Precious Metal Certificates Certificotes Oz High Low Close Grdn slvr 400 6.27 6.27 6.27 BENEFICES~ AGF Management Ltd, .semestre clos 31 mai: 1985, 1,367,859 soit $2.12 par action; 1984 $1,105,189 soit 54 cents.Institutions nnandéres Dépét min.($) A demands 1 A2»]ts 30-5SJfs B0-88kS 90-179 |fS 180-3«4Irs Dépôt min.($) 1 an anmial 2 ans annuel Bans annuel 4«M annuel Bans annusl Banques Commerce 5.000 7% 7% 7% 8 1.000 8% 9% 10 10% 10% Commerciale 5.000 8% 9 9% 9% S.OOO 9% 10% 10% 11 11 Continentale 5.00) 8 8% 8% 8% 1.000 9% 10% 10% 11 11% Épargne 3.000 .44.7% 7% 7% 8 1.000 8% 9% 10% 10% 10% Mercantile 5.000 8% 8% 8% 8% 5.000 8% 8% 9 9% 9% Montréal 5.0(X) 7% 7% 7% 8 1.000 8% 9% 9% 9% 10 Nationale 5.000 7% 7% 7% 8 1.000 9 9% 10% 10% 10% Nouvelle-Écosse S.OOO 7% 7% 7% 8 1.000 8% 9% 10 10% 10% Rovale 5.000 7% 7% 7% 8 1.000 9 9% 10% 10% 10% Toronto-Dom.5.000 7% 7% 7% 8 1.000 8% 9% 10 10% 10% Caisses ooRulaires* 5.000 7% 7% 7% 8 2.000 8% 9% 9% Fiducies Canada Trust 6.000 « 7% 8 8% 8% 1.000 9 9% 10% 10% 10% Crédit-Foncier 5.000 — 7^ 8% 8% 8% 500 9 9% 10% 10% 10% Fiduciaires 5.000 8% 8% 8% 8% soo 9 9% 10% 10% 10% Fiducie Guardian 5.0» 8% 8% 8% 8% 1.000 8% 9% 10% 10% 10% Fiducie Québec 5.000 7% 8 8% 8% 1.000 9 9% 10% 10% 10% First Citv Trust 5.000 — 8% 8% 8% 8% 500 9 9% 10% 10% 10% Guaranty Trust 5.(X)0 .7% 8 8% 8% 1.000 9 10 10% 10% 10% Montréal Trust 6.000 7% 8 8% 8% 1.000 9 9% 10% 10% 10% Morguard Trust 10.000 .8% 8% 8% 9 1.000 9% 10 10% 10% 11 Permanent 6.000 7% 8 .m 8% I.ÛPO 9 9% 10% 10% 10% Prêt et Revenu 5.000 — 8% 8% 8% 8% 500 9 9% 10% 10% 10% Soc.Nat.Fid.2.000 «.8% 8% 8% 8% 500 9% 9% 10 10 10% Trust Général 5.000 .7% 8 8% 8% 1.000 9% 9% 10% 10% 10% Trust National 5.000 7% 7% 8% 8% 500 9 10% 10% 10% 10% Trust Roval 5.000 — 7% 8 8% 8% 1000 9 9% 10% -JM 11 Compilation FIducledu Québec — 11 Juin 1985 * Taux recommandés par ta Fédérahon dee c ) jjopulaires DesJardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec OPTIONS Dem.en Option Mois Prix Offre Dent.Trans, cir.A B Agnic E Fb 15 280 305 Agnic E Fb 15 P 135 160 Agnic E Fb 17'% 170 195 175 10 Agnic E Fb 17%P 260 285 Agnic E Ag 10 $6 $6% $6% Agnic E Ag 10 P 5 25 35 32 Agnic E Ag 12% 370 395 460 82 Agnic E Ag 12V2P 5 30 20 70 Agnic E Ag 15 170 195 210 184 Agnic E Ag 15 P 55 75 65 45 Agnic E Ag 17% 55 80 75 40 Agnic E Ag 17%P 185 210 185 27 Agnic E Nv 12'% 405 430 $5% 2 Agnic E Nv 12'/2P 30 55 Agnic E Nv 15 240 265 360 22 Agnic E Nv 15 P 105 130 100 10 Agnic E Nv 17'% 125 150 130 117 Agnic E Nv 17»%?230 255 160 10 Alcon Fb 32'/2 355 $3% $5% 2 Alcan Fb 32'/2P 150 175 130 7 Alcon Fb 35 240 260 235 41 Alcan Fb 35 P 280 $3 $2% 155 Alcon Fb 37'/2 150 170 145 56 Alcan Fb 37»/2p 435 465 6 Alcon Ag 30 $3% 370 355 24 Alcon Ag 30 P 25 35 30 64 Alcon Ag 37% 20 30 35 1556 Alcon Ag37%P 415 440 415 298 Alcon Ag 40 P $6% $7% $6 30 Alcan Ag 42'% 5 20 15 327 Alcan Ag 42''2P $9'% $9% $8% 12 Alcan Nv 30 $4% 445 455 10 Alcan Nv 30 P 50 70 Alcon Nv 32% 265 $2% 270 81 Alcon Nv 35 P 245 270 240 147 Alcon Nv 37'/2 70 80 70 551 Alcon Nv 37%P $4% $4’/2 $4% 57 Alcon Nv 40 50 60 60 381 Alcon Nv 40 P $6% $7V8 $6% 9 Alcon Nv 42'/2 5 30 50 47 Alcan Nv 42%P $9% $9% Alt Enr Jn 17% 190 215 435 Alt Enr Jn 17'/2P 5 20 Alt Enr Jn 20 5 30 20 Alt Enr Jn 22'% 1 5 5 Alt Enr Jn 22V2P 310 Alt Enr Jn 25 5 Alt Enr Jn 25 P $5% $5% Alt Enr Sp 17% 240 265 465 Alt Enr Sp 20 70 95 100 Alt Enr Sp 20 P 120 145 100 Alt Enr Sp 22'% 15 40 40 Alt Enr Sp 22'%P 330 355 Alt Enr De Î7'% 305 315 $4 AH Enr Oc 17%P 40 65 AH Enr Oc 20 125 150 180 AH Enr De 20 P 145 170 145 AH Enr De 22'% 45 70 80 Alt Enr De 22V2P $3% $3% 165 JO 9 215 Ja 9 P 25 Jo 10 140 Ja 10 P 75 Ja 12% 50 Asoma Asoma Asama Asomo Asamo Asomo Asomo Asomo Asomo Asomo Asoma Asomo Asomo Asomo Asamo Asomo BC Tel JO 20 BC Te) Ja 20 P BC Tel JO 22V2 Tel Jo 22%P Tel Ja 25 I Tel Jy 17% Tel Jy 17V2P Tel Jy 20 Tel Jy 20 P Tel Jy 22V2P Tel Jy 25 Tel Jy 25 Tel Oc 20 BC Tel Oc 20 P BC Tel Oc 221% BC Tel Oc 22%P BC Tel Oc 25 BC Tel Oc 25 P Fb 40 Fb 40 P Fb 45 P Fb 47V2P Ag 32% Ag 32%P Ag 35 Ag 35 P Ag 37V2P Ag 45 P Ag 47% Ag 47%P Nv 35 Nv 35 P Nv 37% Nv 37V2P Nv 40 P 140 80 75 Jo 12%P $2% 280 $2 Jy 7% $2% $2% 415 JV 7%P Jv 9 Jy 9 P Jy 10 Jv 10 P Jv 12% Oc 9 Oc 9 P ' 1 15 115 140 215 » 1 15 40 35 50 55 ' 15 M 25 • $2'/4 $2V2 170 165 185 175 ' 15 M M ' 235 260 S2'/4 410 435 210 ’ 10 35 195 210 210 • 15 40 ¦ 175 $2 140 $6'/4 $6y2 ' 5 5 300 405 335 ¦ 5 10 M ' 1 10 10 15 40 ' 115 140 395 420 ' 5 M 175 195 165 ' 5 M 35 55 40 ' ISO 175 $5^ $6 $6 65 90 75 ' $2y2 2ao $2V2 435 470 $im$MMi $9y2 1 6 10 $9 $9y2 $9 1 5 10 t 10 9 165 190 100 45 55 55 $3^410 t9V2 $10 $7'% 10 20 45 $7 $7H $7'A S 25 45 45 65 40 100 125 115 Option BCE BCE Bk B-C Bk 8-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C Bk B-C , Bk B-C Bk B-C I Bk B-C Bk B-C I 6k B-C Bk B-C Bk Mtl Bk MH Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk MH Bk Mtl Bk Mtl Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bk NS Bow Val Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Bow Vol Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A Brsen A C D Mois Pnx Offre Nv 45 P 205 Nv 47'%P 415 r.^ Dern.en Dem.Trans, cir, 230 235 60 $4'% 360 7 210 5 5 460 110 105 278 20 38 40 3289 Fb 27'% 305 Fb 27'%P 60 Fb 30 P 145 Fb 32% 65 Fb 32'%P 305 Ag 22% $7'/k Ag 22%P 1 Ag 25 P 5 Nv 25 490 Nv 25 P 10 Nv 27V2P 35 Nv 30 P 125 Jn 10 355 Jn 10 P 5 Jn 12'%P 5 Jn 15 1 Jn 15 P 120 Sp 10 370 Sp 10 P 5 Sp 12'%P 10 Sp 15 30 Oc 10 385 Oc 10 P 2 De 12% 170 Oc 12'%P 20 Oc 15 P 160 Jo 15 240 Jo 15 P 40 Jo UVîP 190 Jo 20 45 Jo 20 P 410 Jy 15 110 Jy 15 P 5 Jv 17% 10 Jy 20 1 Jy 20 P 385 Jy 22% 2 Jy 22'%P $6'/4 Oc 15 190 Oc 15 P 20 Oc 17’%P 170 Oc 20 25 Oc 20 P 390 JO 27% 355 JO 27'%P 80 Jo 30 205 JO 30 P 175 JO 32% 105 Jo 32%P 320 Jo 35 40 Jo 35 P $5’/4 Jv 27% 215 Jy 27V2P 5 Jy 30 P 85 Jy 32% 1 Jy 32'%P 290 Jv 35 3 Jy 35 P $5'/4 Jv 37V2 1 Jy 37’%P $7%k Oc 27% 295 Oc 27%P 50 Oc 30 P 145 Oc 32% 55 Oc 32'%P 305 Oc 35 20 Oc 35 P $5'/4 Oc 37% 1 Oc 37'%P $7\i 175 145 40 $5’/4 $5% 2 45 330 315 176 80 75 36 170 160 10 75 70 30 330 $3 15 $7'% $7'/4 73 5 20 20 5 5 749 S5'/4 $5 707 25 55 409 50 50 47 ISO 140 38 $3^ $3 3 145 145 395 390 185 170 265 260 65 55 215 185 60 435 135 130 125 20 33 15 2044 $6H $6'% 210 190 45 25 24 22 195 175 74 35 25 1202 415 255 ISO 380 $3'/4 12 105 140 S 230 $3 76 $2 $2'/4 39 120 100 943 345 $3% 10 45 40 $5^ 240 245 111 30 25 110 130 19 40 126 50 465 $2^ 160 25 164 Option Mois Prix Offre C Im B Sp 30 P 10 C Im B Sp 32V2P 35 C Im B Sp 35 P 130 C Im B Sp 37% 20 C Im B Sp 37'%P 280 C Im B Oc 27% $7V2 C Im B De 27'%P 10 C tm B Oc 30 $5'% C im B De 30 P 25 C Im B De 32%P 50 C Im B De 35 P 150 C Im B De 37'% 60 C Im B De 37'%P 305 C More Fb 17% 365 C More Fb 17%P 65 C More Fb 20 P 160 C More Ag 17'% 265 C More Ag 17%P 1 C More Ag 20 95 C More Ag 20 P 65 C More Ag 22V2 15 C More Ag 22% P 280 C More Ag 25 1 C More Ag 25 P $5 C More Nv 17'% 315 C More Nv 17%P 35 More Nv 22'% 60 Marc Nv 22V2P 305 OcidI Fb 27% $3'/4 Ocidl Fb 27'%P 125 OcidI Fb 30 $2 Ocidl Fb 30 P $2'% OcidI Fb 32V2 125 Ocidl Fb 32%P 465 Ocidl Ag 22'% $5% Ocidl Ag 22'%P 5 Ocidl Ag 25 P 10 Ocidl Ag 27% 150 Ocidl Ag 27%P 75 Ocidl Ag 30 65 Ocidl Ag 30 P $2'/4 Ocidl Ag 32V2 25 Ocidl Ag 32'%P S4'% Ocidl Nv 25 S4'/4 Ocidl Nv 25 P 25 Ocidl Nv 27'% $2'% Ocidl Nv 27»%P 115 Ocidl Nv 30 130 Ocidl Nv 30 P 235 Ocidl Nv 32'% 65 Ocidl Nv 32V2P S4'% E Fb 27% 390 Fb 27%P 85 Ag 22V2 $6^% Ag 22%P 1 Ag 25 $4 Ag 25 P 5 Ag 27V2P 25 Ag 30 80 Ag 30 P 100 Nv 25 $5V8 Nv 25 P 10 Nv 27% S3'/4 Nv 27%P 60 ConP E Nv 30 P 145 CorI OK Fb 15 260 Corl OK Fb 15 P 80 CorI OK Fb 17% 120 CorI OK Fb 17%P 205 CorI OK Ag 12% $3'/4 CorI OK Ag 12%P 1 CorI OK Ag 15 P 20 CorI OK Ag 17% 15 CorI OK Ag 17%P 170 CorI OK Nv 12V2 335 CorI OK Nv 12%P 5 CorI OK Nv 15 P 50 CorI OK Nv 17% 75 CorI OK Nv 17'%P 195 n Dem en Dem.Trans, cir.107 ISO 140 61 40 305 $73A $8 21 35 $5^ $5'/s 1066 50 50 143 75 80 175 165 85 330 390 90 80 160 255 290 $2 25 40 100 80 90 115 25 20 305 $3% 10 20 $5% 340 295 60 60 70 60 330 345 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Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc 35 $2 190 $2'A 290 440 $5 195 105 90 285 50 $S'/4 105 165 50 $3% 160 M N Den B JQ 12% 50 Den B Jo 12%P 100 Den B Jo 15 20 Den 6 Jo 15 P 335 Den B Jy 10 185 Den B Jy 10 P 10 Den B Jy 12% 15 Den B Jy 12%P 60 Den B Jv 15 1 Den B Jy 15 P 310 Den B Jv 17% 1 Den B Jv 17%P $5'/4 Den B Oc 10 205 Den B Oc 10 P 15 Den B Oc 12%P 75 Den B Oc 15 S Den B Oc 15 P 320 Ofs Jn 22% 360 Dfs Jn 22%P 1 Ofs Jn 25 110 Dfs Jn 25 P $ Ofs Jn 27% 10 Ofs Jn 27%P 120 Ofs Jn 30 1 Dfs Jn 30 P 365 Dfs Sp 22% 380 Ofs Sp 22%P 10 Ofs Sp 25 205 Dfs Sp 25 P 45 Dfs Sp 27% 60 Dfs Sp 27%P 150 Dfs Sp 30 15 Dfs Sp 30 P 370 Ofs De 25 260 Dfs De 25 P 70 Dfs De 27% 115 Dfs De 27%P 175 Dfs De 30 45 Dfs De 30 P $3% Dom M Jo 9 $2 Dom M Jo 9 P 50 Dom M Jo 15 P 485 Dom M Jv 7% 255 Dom M Jv 7%P 1 Dom M Jv 9 115 Dom M Jv 9 P 10 Dom M Jy 10 45 Dom M Jy 10 P 35 Dom M Jv 15 P 485 Dom M Oc 9 165 Dom M Oc 9 P 35 Dom M Oc 10 P 75 Dom M Oc 12%P 355 Dom M Oc 15 P 485 335 470 10 10 $3% $3% $4 » 100 125 135 > 195 220 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2M 255 205 Jv 10 15% $5% $5% Jy 10 P 5 25 60 Jv 12% 315 340 255 Jy 12%P 5 M 25 Jy 15 P 35 55 75 Jv 17% 20 as 35 Jv 17%P 175 $2 175 Oc 10 $5% $6 UVa 10 60 25 25 ’ $2 240 $7% $8'/Si ’ 1 15 85% $5^ * 1 20 295 335 3 Fb 25 P no Fb 27% 140 Fb 27%P 2M Ag 18% $7% Ag 18%P Ag 20 $5% Ag 20 P 1 Ag 21% 435 Ag 21 %P 1 Ag 22% 365 Ag 22%P 1 Ag 23%P S Ag 25 150 Ag 25 P 35 Ag 27% 35 Ag 27%P 180 Nv 21% 460 Nv 21%P I Nv 22% 390 Nv 22%P 10 Nv 23% 3M Nv 23%P 25 Nv 25 $2 Nv 25 P 65 Nv 27y2P $2 Fb 17%P 40 Fb 20 P 110 Ag 12% $7% Ag 12%P 5 Ag 15 P 60 Ag 17%P 20 Ag 20 P 60 Nv 15 P 10 Nv 17% $3 Nv 17%P 25 Nv 20 P 85 I Jo 47% $5% I Jo 47%P 220 I Jo 50 P 320 I JO S2%P 465 I Jo 55 $2% I Jo 55 P $6 I Jy 40 $6% I Jy 40 P 1 I Jv 42% $6% I Jy 42%P 5 I Jv 45 440 I Jy 47%P 70 I Jy S2%P 380 I Jy 55 P $6 ¦ Jy 57%P $8% I Jy 60 S ' Jy 60 P $11 I Oc 42% $7% Oc 42%P 45 I Oc 45 SS% Oc 45 P 95 Oc 52%P 435 Oc SS P $6 Oc 57%P $8% 150 125 ISO 165 280 240 $8 10 $6% $6 10 20 485 470 15 170 180 65 110 O P Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 01 $15% $16% > 1 3 $13% $13% > 1 3 > 1 4 > 5 4 > 2 4 $13'A $13% > 1 20 $10% $10% > 10 M SI'/4 $8% > 20 45 > 45 éO $13% $13% > 10 35 $10% $11% > 35 45 >235 260 70 95 $7% 1 5 401 $12% 1 721.1 1071 5 794 2 U49 $12% 15 205 $10 1 10 964 $0% SI 25 299 50 6M $12% 13 15 309- $13% S 35 SW 40 904 lis 1164 210 113 90 340 $3'/4 2339 75 9 $2 105 $2% 65 335 135 125 $7% $7% 743 315 315 1554 245 245 340 355 490 270 290 $6% $9% $13'A 10 $7 19 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 M 20 40 16% 45 M 200 465 $5% ¦ 90 95 865 405 440 167 $6% $6% $9 10 15 956 $11% $11% S $8% $10% 14 55 65 52 $6% $6 115 115 142 465 415 10 $6% $6% 8 $9 > 105 130 335 340 > IIS 210 IIS 210 > 290 31S > 445 470 13% 360 16% Suit» à la pRg# 17 Cliché irépété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleurs j6 B Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE VANCOUVER i : Cours à la baisse I VANCOUVKR (PC) — Les cours étaient à la baisse .^et une bonne activité régnait, hier à la Bourse de Van-» couver.» Les échanges ont porté sur 11,157,970 actions.- Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE IihNc» Vrrtum* (mi milMofis) dM < INDICE GÉNÉRAL IM tOVî 19 12 VOLUME {en millions) Il ilililhiiiliiiii VMMJVlMMJVlMMJVtMMiV 17 n 72 23 U Î7 28 29 30 31 3 4 } 6 7 10 11 12 13 14 AB Ab s res i 20500 AtMtoni 100700 Abyinvoi z250 Aberresi 500 Abitibi res 11000 Abooil 21900 • ACodemy j 4500 Accgrphi 10000 Achots j 25000 Acheron 6000 Acorn resi 3500 Acquolin i 1000 Acquest i 17500 Ad(jome i 150150 Adams i 57500 Adaptvetc 11500 Admirai i 500 Adolal 1000 Adriatic rs i 3500 Advnc mrg i 7000 Adv oero i 500 Aegis res j 1000 Aeroliftinc 1500 Alamodeyi‘6500 Alkawd 53500 Alt Energy 500 Alcinadev 12000 Alice lake i 2500 Alt star i 9500 Allürersi 8000 Alminei 18000 AloHa res 5900 Alpha omg j 500 Am mn ws j 4000 Amaznpete 11000 Ambrqust j 1461 Ambrqswo 4000 Amble res i 13667 Ambiwi 17000 Amcores 1000 Afin oquatc i 9000 Amrbdgti 8000 Amer micr i 5000 Amerteicl 1100 Ameritex 10500 Amhawk 13000 Amir mine i 3500 Amstari 61500 Amstar w i 60000 Anchor I 15000 Andaurex 2025 Androne rs i 1000 Anglo cdn 3000 Anglo Bom 2000 Angus res 800 Ann orbor j 4000 Ansco be i 1000 Appliedeni 1000 Aquarius 23000 Arabesqu I 2000 Arbor res 1000 Arch dev i 59000 AicticRed 5500 Argenta j 5500 Argylevntj 1500 Arlcono i 27000 ArizonoSvr 4700 A^egy I 2000 m la tex I 14000 Aimeno I 5200 Vthurian i 1500 A^croft rsi 2000 Asitkoresl 10000 rngrvi z40 esi 19000 Avolanchei 7000 Avalon resi 2000 Avancintll 2000 Avlrx) mns 3000 Awesome i 2500 Averok Aiureres BCres BCTel Bodenexi 13000 Bahoresi 21000 Bahmoi 31300 Boleo ind 800 Bonburv 2000 Bonco res i 4900 BonkBC 11620 Bpnkitresi 6000 Bianqwest I 6000 Biordinel 200 Bproquel 51000 aioroQuewi 6000 Borocudol 22000 Bort res 1000 Bbsinpetei zl27 Bothurst N 5200 20000 700 10370 1200 132 130 130 35 22 24 -16 18 18 18 100 100 100 31 31 31 -2 73 71 72 40 40 40 104 100 104 + 3 37 35 35 33 31 31 -1 20 19 20 60 60 60 85 80 84 + 9 245 170 180 -30 125 118 120 + 2 95 92 93 + 3 10 10 10 31 31 31 + 1 30 27 27 -3 15 15 15 130 130 130 45 45 45 43 43 43 20 20 20 2 2 2 $19H 19H 19H 42 35 35 35 35 35 18 15 18 + 1 31 30 31 II 11 11 49 45 49 -1 45 45 45 + 5 11 1) 11 47 43 45 19 19 19 2 2 2 42 40 40 -2 4 4 4 84 84 84 29 28 28 + 1 4 4 4 13 13 13 -1 445 440 440 -10 16 16 18 19 18 19 94 90 94 + 2 75 68 75 28 24 24 -5 /5 70 70 -3 40 38 40 35 30 35 52 52 52 -3 80 75 75 22 22 22 31 30 30 30 30 30 130 130 130 -10 10 8 10 + 2 25 25 25 36 36 36 7 6 7 30 28 30 21 20 21 ?1 24 21 21 40 39 40 265 260 260 -5 15 15 15 -1 65 63 65 160 150 160 + 10 13 13 13 15 15 15 ?2 54 53 54 -1 36 36 36 42 40 41 + 4 50 45 50 ?3 25 24 24 32 32 32 235 230 230 28 ' 28 28 6 6 6 25 25 25 -5 244 240 240 —4 $23 H 23H 23 H ?H 18 18 18 60 56 60 115 102 110 -5 $6^ 6H 6H ' 4 45 45 45 350 330 345 + 20 $5H 5Vi 5H » 26 26 —4 48 48 48 -2 $8H 8H : en 40 37 39 -1 5 5 5 80 75 79 -3 95 90 90 20 20 20 78 78 78 + 6 6500 4450 1500 Venivi Bottle corp 8000 BDCindi 10000 Beau pre i 2800 Beaver res 2000 Bel air i lOOO Bellabon j 5000 Bellcoengi 4500 Belmont Belmorol Berglyn j Berle res i 7045 Bermifboi 22000 Bermdo i 2500 BermdQwj 3500 Bigbenj 100 Bishop j 12550 Bison pete z134 Bitec dev i 4000 BIk diamnd 17500 BIk sheep i 1000 BIk swan j 3000 Blue lake! 33000 Blue ridge i 9000 Bluegrassj 2000 Bonus pete i 2000 Borkn ind i 13000 Bouldrmti 7000 Bowes lyi 70on Brace res Brahma rs i Brozosi Breokwtr Brent res 6200 Bresea j 44000 Brewmstr i 29100 Brigade i 3500 Britcal I 4000 Britpoci 25700 BROresi 3500 Brnco pete i 500 Brtsibko 500 Buena ex I 7000 Bullet grj 59823 Bunvorol Butlri C D Hoyt (« 34 34 120 117 210 200 100 100 215 200 125 125 38 36 1500 .5000 2500 10( $6'^j 6'/2 125 118 1 105 100 20 20 CT expinda 1 6500 34 29 Cooro w a j 3500 55 55 Coaro j 55200 112 105 Cal denver | 200 207 207 CoiQverasi 1000 9 9 Cdlif silver 1500 $5H 5H Cdllex j 16600 325 300 Calypso dv z234 23 23 Corn net i 14800 200 193 Can Amgid 14000 24 22 Cdn Ex res 1000 16 16 Canomeroi 3800 135 130 CanosI rsi 2500 61 60 Conbec res 23000 40 38 Condol dv i 17204 135 127 Coneco 110000 90 77 Canguardt 500 60 60 Conovo res i 5400 158 150 Canreosi 13270 70 63 Conuck rs i 24800 234 223 Capelld rs i 70500 41 40 CopellQ w i 1000 10 10 Capilanoi 23000 94 92 Copriresi 4000 50 45 Capricorn i 1000 25 25 Caprk eng3000 27 26 Cap cons i 10000 10 10 Cari creek i 3000 15 15 Carlson i 31400 50 48 Cormoc i 5000 20 20 Correro i 1200 22 22 Cosedio i 1000 40 40 Cossio i 74000 69 65 Cotregvi 5000 43 43 Catlow rest 6500 60 60 Caulfield 4000 35 33 Cdn ferrite 1000 53 53 Cdn pawne i 6500 60 55 Cdn prem i 15000 125 124 Cdn united 4000 180 165 Ceosori 59500 31 24 Celebrity i 2000 12 12 Celico Res 8900 103 60 Chompgn j 2500 16 16 Channel Zl25 33 33 Chopel resi 6500 65 55 Chorlmgn j 43000 65 60 Chorlestn 16000 10 10 Charlimex i 2000 23 23 Chotwood 1 7000 35 32 Checkmat i 6000 15 15 Cherylresi 2100 31 30 Chevenne 5500 38 3) Chimeroi 2800 130 125 Chromex 10000 20 18 FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS MEMBERS Aetno-Midland MMF (9 39) 10 00 Fix Inc 10.13 Dividend 10.03 Rsces Con 10 04 AGF Group Amer Gwth 19.28 Cdn Gos Egv 6.99 Cdn Sec Gth 7.17 Cdn Trusteed 4 56 Corp Inv 11 4j Corp Inv Stk 6 66 Gwth Eqty 7.38 HiTech 8 33 Jopon 8 96 nMMF 9.42 10.00 Option Eqtv 4.61 Speciol 10.95 PJd Income 10.14 nAtsoc Inv.6.27 Belton Trembiov Cdo Cumul.13.48 Income FurKi 11.04 Intern'll 16.74 Mny Pd 9 60 1 00 PId.Rsces 11.34 Tourus 5.03 Colvin Bullock Gr.CIF 7.45 Americon 5.70 Dividend tO.42 Growth 199 Income 8.29 ynC.Perm Eq 30 72 Centrol Group yCompound 13.22 yDIvidend 13.60 yFund 4000 6.52 Vlnt'l Gwth 8.19 vNol Res Gth 5.65 vNorlhern 4.94 vRev Gwth 3.92 yUnIvest 6.70 Confed Group Dolphin Eqty 8.23 yDoiPh Mtge 5.23 Cundlll Group Security 12.52 VOlut 11.02 vnDvAm Cdn 9.90 vnDyAm US 7.29 vnDyCdn Fd 17.75 vnDy Grd GId 3.99 VhDv income 5.91 v'nProsptctor .89 ynSove 8.25 10.00 Eoton Bov Group Cmmowllh 9.70 Dividend 6.94 Growth 12.11 Income 4.05 Inttrn'Ii 13.36 MMF (9.07) 10.00 yMortgage 10.27 Viking 13.02 E-P Mny 9.9S 100 FutureFundShores nCoshPund 5 09 nFoodFund 5.24 nGoldenFund 5.28 nLifeFund 5 22 nSilverFund 4 70 nTechnoFund 5.16 nvolueFund 5.15 Guorontv Trust Gr.yninv Eqty 20 40 yninv Income 4.28 ynMortgoge 10,73 Guordion Group vConodn 6 21 yComp Trend 10,07 yEnterprise 152 yGrowth Fd 22.77 vSTNny 9.11 10.19 yWorld Eqty 6.14 Hume Group ynHume Fd 10.19 ynHu- RRSP 10.33 Imperial Group yMortgoge 10.12 yRealty Gth 10.00 Investors Group yBond 4 22 yDividend 8 77 yGrowth 8,77 ylndexed Stk 5.30 yintern'tl 13.65 yJopon 2017 yMMF (8 68) 1.00 vMorigage 5.04 yMutuql 7,65 vProv Stock 10.45 yReol Prop 4.99 yRetiremnt 17.60 Jones Heword Gr.ynJH Fund 6 50 ynJH Amer 6.24 McLeod Yng Weir nCon Bk 9 06 1.00 nGovt 9.30 1.00 MER Group Equity 12.82 Growth 11.91 MMF (9.17) 10.00 ynMKW Lotus 11.67 Montreol Trust Gr.ynEquIfy 26.46 ynincome 7.72 yninlern’tl 21.68 ynMortgoge 10.20 Morgon Trust yGrowth 11.83 y Income 11.37 yWoridwide 14.07 Mutuol Group nMMF (8.43) 1.00 Olverslfd25 10.93 Divtrsifd40 11.05 DIversifd 55 11.08 Noram Conv 10.58 Ont, Teochers Gr.> ynAggresSv 38 28 | ynDiversitd 39 05' ynFixed 9.70 10 00 ' ynMortgoge 2712 , ^ Principol Group i yBond 2 94 I yCdn Mutual 5 01 ! yCoilective 16,31 i ! vEquity 6 00 ! ' yGrowth 7 16 ' I yVenture 8 36 yWorld inc.6 67 1 ' Prudential Group , Growth 9 19 I > Income 5.25.>ut HIth Set 10.751 vnReal Gwth 10.95 I.Royfund Group nRoylund 15 98i nRovfd Bond 5 04 Sterling Group ' j Equity 6 36 yMortgoge 4 86 ' Templeton Group ' Temp Gwth 13 66 ' Temp Cdn 4 81 Trimork Group Trimork 9.79 I Trimork Cdn 9 03 I ynWaitoine 43 91 I NON-MEMBERS I vnAltamiro Fd 6.SI ' Beoubran Group yHypo 10 50 Inc 7 50 I yObhg 9 74 ynCon-Anoes 9 89 ! yCoPital Gwth 8 88 nCoptlone 5.70 Co-Op Trust Group I vnCT Mutuol 18 82 vnGrovrth 11.23 ! ynincome 9.27 I eSA Mgmt Group Gotdtund 4.37 Goldtrust S.16 Oeslardins Group yActlons 18 40 yHypo 4.44 yintern'tl 16 24 yOblig 4.62 Dixon, Krog Or.O K Trust 12 59 D K Inti 17 08 Hentoge 3.54 yDomequity 1160 nFst Cdn Mtg 11 33 yFiKOn Fund 7.76 Horvord 15.42 Induitriol Group CS Mol 9.14 10 00 Indus! Amer 6.24 Indust Div 9 0S Indust Income 9 21 Indus! Pens 4.75 Mock Eqty 2.121 Mack Ml9 Inc 1.12 I vMoritime Eq 4 62 I Marlborough 10.381 vnMD Growth 10 52 ^ nNotrusco 30 56 ' NW Group Conodion 7.77' Equity .13 571 VNW Trust Eq 16 75! Pocific Group Growth 7 78 Ret Bol.5 66 US Growth 4 62 PHN Group yBond 8 78 yConodion 15 61' yDiv Income 112 93 • yFund 28 05 yPooled 43 05 vRRSP 38 16 PMF Mngmnt Ltd.nPension 1104 nXonodu Fd 9 44 Pre) et Revenu yAmencon 21 62 ' yConodion 9 93 ' yFonds M 5 20 ; yPetraite 16.02 Sogil Group { yCam Gwth 7 61 I yint'l Engy 3 00 yint'l Income 4.99 yTrons A 6 52 yTrons B 83.14 yTrons C 13 99, ySvnerovest 6 72 yTrodex 6 81 Trust General Gr.vnActions 21 09 ynOblig Hypo 9 09 vnHvpo 10 60 ynVol Amer 10 62 United Group Accumitv 8 95 Accumitv R 10-27 j Americon 5.22 Cont Mtge 5 25 Security 4 32 i Venture 8 98 venture Ret 11.00 Universel Orqup American 8.00 Equity 8 24 Income 4 75 Jopon 5 87 Resource 6 12 yWeslern Gwth 4.02 U S.FUNDS Dreyfus Group Orefus Fd 12.67 Neuberger Berm: Monhot 7.61 VwifM Nwt FtriH.Ch.Churchill i 3000 16 16 16 Chutinersi 500 33 33 33 + 1 Ciesfa i 20000 40 38 39 -1 Cloymore 14000 27 25 77 Cliftonresi 500 30 30 30 Coost rong I 1000 100 90 90 -5 Colby Mns 3600 175 170 170 + 5 Coldtokei 1500 32 30 30 -5 Colfoxengy 9000 71 67 67 + 5 Colony pac 1800 160 160 160 Colossal en i 2700 100 100 100 Comanche i 10000 10 10 10 Cornet Ind 500 85 85 85 Compusfti 6200 225 214 225 Concert rsi 12000 320 315 320 + 5 Concert ri 7500 49 44 49 -1 Conquest i 100 280 280 280 -5 Cons Borier 6000 145 145 145 Cons bndry 16500 38 33 33 -7 Cns canard 1500 270 270 270 Conscimo 1500 55 55 55 Conscinoto 3000 265 255 765 + 15 Cons intl pt 808 390 375 375 -15 Consknoby 21700 95 85 95 + 5 C poymstr i 7000 30 25 30 Cons Rio 2900 26 26 26 + 3 Cons svr std zl60 69 69 69 Consfikinei 2000 20 20 20 Conscoti 3500 10 10 10 Consort en j 6300 30 25 27 -1 Contactven z200 55 55 55 Contl silver 7500 110 110 110 Control 500 25 25 25 Copcon yrk 3000 12 12 12 Corolto res i 3500 75 70 75 + 3 Coronodoi 1000 44 44 44 Coronetrsf 1500 95 91 91 Corporote 6000 8 8 8 -1 Corrieresi 2000 24 24 24 Cosmos res 18000 23 22 22 Cous creek i 8000 54 51 51 -3 Crack resi 3000 20 20 20 Craven res i 2500 85 80 85 Creom svr 4000 35 35 35 Crosslond 7866 130 115 130 + 5 Cruisrmnri 1000 55 55 55 Crvstlmtni 2500 49 43 43 -3 CSAmnrit 3000 58 56 56 Cube Res 7000 50 43 50 + 10 Cumbrind i 5000 30 30 30 Currie i 4000 50 50 50 Cutlass resi 3000 315 315 315 Cyrano res j 6300 130 130 130 D k plat i 6500 26 25 25 -2 DorVal 7534 115 115 115 + 5 Dofreyresi 3000 70 70 70 Doils env h 100 160 160 160 Dankoemn 1060 65 65 65 Dawson i 1000 80 80 80 De baca rs i 5000 28 28 28 Depsthi 55500 40 36 39 + 4 Oeexresi 20500 48 43 45 —4 Del nortel 10500 24 20 24 Delaware i 17500 40 36 38 + 1 Oionaresi 10000 •25 25 25 -1 Diotecres 34500 32 29 32 Dibiresi 25100 1)2 107 112 -1 Diplomat i 25000 60 50 54 + 6 Disevgidi 15000 70 66 70 + 5 Diversifdi 2800 115 110 110 -5 Doliyvrdn z25 35 35 35 Dolphin i 13500 40 38 40 + 3 Dolphin wj 24500 5 4 5 Drowresi 37801 225 180 225 ORCres 1000 50 50 50 Du well j 18500 89 85 85 -5 Dual Res 20300 270 260 260 -10 Duck bk i 68825 140 131 135 -5 Duke mnr i 34000 83 70 70 -11 Dunengidi 3700 30 28 28 -2 Dungonon 2000 30 21 21 Duration i 9000 13 11 11 Dusty Mac 700 141 141 141 —4 Dynomic i 1000 42 42 42 Ovntrncsls 1000 55 50 50 -10 E F ELEegvt 500 18 18 18 Eagle ridgj 1000 31 31 31 Eostwesti 1000 118 115 116 Economy 500 40 40 40 Edgewotrj 2000 76 76 76 -1 EIcaminoj 15700 151 141 145 -1 Elporaisoi 13000 23 20 23 Bidon resi 2000 17 17 17 -5 Electro nw j 4000 40 40 40 Electro i 123300 53 45 52 -1 Elektropw 1000 25 25 25 Elite resi 2500 75 75 75 -5 Emratdislj 6000 44 44 44 Emridiki 8100 220 210 220 + 10 Emrllkwi 6500 40 35 35 Energex 35900 104 96 99 -3 Energexw 2000 31 31 31 Enexcointl 1063 I/O 160 160 -10 Enfield j 23000 71 70 70 Epie resi 7000 89 83 89 + 3 Epoch COP z50 88 88 88 + 16 Equinox! 1000 51 51 51 + 1 Erickson 600 400 400 400 -10 Espcronzo 1100 72 72 72 -2 Essex j 1000 65 65 65 -6 Europete 600 145 140 140 -10 Everest rsi 2500 175 175 175 -5 Expo oil 3000 8 8 -1 ESResi 2500 40 40 40 FM resi 1500 75 75 75 Falcon rest 3000 15 15 15 Ferber i 2000 40 40 40 -8 Fifth gn ai 1000 15 15 15 Firstedni 11950 155 146 146 —4 First dy o i 13000 66 65 65 -1 First geni 10500 I/o 161 165 + 5 Five M rsi 605 35 35 35 Fleck res 4500 66 65 65 Fleetwood i 1500 59 59 59 -1 Flow rest 5500 55 54 54 + 4 Foikesfoni 2000 55 55 55 Foremost i 16000 45 40 45 + 4 Fort knox i 13000 58 54 55 + 3 Fortvninri 1000 7 7 7 Forum Res 2000 19 19 19 Freeport i 33200 115 95 114 + 19 Freewoy 7300 60 55 56 -1 Frontnd 1 2000 22 22 22 Furvexpi 6000 55 55 55 Futurity 3000 27 26 27 Futurtek I 5000 52 51 52 + 1 G H Golactic 9100 S8H 8H 8H Galitresi 2000 30 30 30 -1 Goltogheri 9500 30 27 30 + 2 Gollontj z307 28 28 28 Gomini 28500 78 75 75 -3 Gator resi 23000 15 15 15 Gazelle j 1000 44 44 44 Gen system 500 85 as 85 -5 Genesis! 10500 32 30 32 Genex res j 26000 20 19 20 -5 Oenovevo j 21000 38 37 37 Geo dotai 1000 26 26 26 + 5 Geodome 3500 100 100 100 Giontbovi 2500 280 280 280 + 5 Giant Piper 250 100 100 100 -10 Giont Reef 300 355 355 355 Glodiotri 3000 21 21 21 Glenveti 8500 73 71 73 -2 Glenvet wi 7000 20 20 20 -5 Glow resi 64500 64 52 62 + 5 Goldmark 5000 25 25 25 Gidseekrj 29000 •19 18 19 Gold std 1000 35 35 35 Gldmedolj 2000 30 30 30 Goldbelt 1500 79 79 79 Goldbroei 21500 125 116 118 -5 GIdnbri 24500 150 140 140 + 10 GIdnedi 26650 125 70 70 Goidneoini 5000 50 48 50 + 3 GIdncrwni 2500 45 45 45 G down t 1500 25 25 25 Gdownwj 1500 4 4 4 GIdn hindi 3000 35 30 30 Gldnhopei 1000 43 41 43 GIdnkyj 20000 70 66 70 GIdn knight 7500 $5 5 5 - VS Goldn lion j 25200 450 440 450 + 10 GIdn north 3834 135 135 135 GIdn pyrmi 1000 35 35 35 GIdnrimi 13000 65 61 63 -3 Gidnscept 3000 $7Ve 7 7 Gidnseolj 4500 20 20 20 + I Gtdnshldi 28500 69 59 59 —4 GIdnbelres 79700 165 160 165 + 5 GIdnbelw 18000 30 29 29 -1 Goldero i 500 85 85 85 Goldfevert 2500 43 40 43 + 3 Goldfinch 1 2000 19 19 19 Goidpcinvi 500 22 22 22 -1 Goldrich 157900 35 33 33 -2 Goldsil i 4000 70 60 60 -5 Goldstock i 200 135 135 135 -5 GIdstmi 20600 260 235 260 + 10 Goldwesti 14500 65 65 65 -3 Goldwinn 8300 51 50 50 -5 Good hope 1000 185 185 185 -5 Gordon i 4500 9 9 9 Grdcanyni 1000 20 16 16 Grndtrki 500 100 100 100 -13 GrondnMi 5500 47 45 45 -8 Grnd nfl w 1 2000 5 5 5 Grondvwi 10100 265 260 360 Gronvilt 19700 184 171 171 -9 Green valyi 9000 15 15 15 -1 Greenstn i 8000 56 50 50 -5 Greenwelli 2000 21 21 21 Gregryind 300 350 350 350 Grevhowli; 111000 26 25 26 -1 Groton i 1500 40 40 40 VtRiw Hmi Gulftitoni 200 275 Gyroegyi 13300 43 Htr ind i 2300 360 Hallmork 27000 49 Hombr j 16500 29 Happy res i 12000 42 Hordv inti i 6000 32 Horlinres 1900 65 Horwin ex 4000 35 Houltaint 5000 20 Howksbilli 800 270 Heoston i 4500 49 Hector i 13000 125 Helix systm 1000 235 Hemioexpi 1000 26 Herdisj 11000 79 Heritage 7000 57 Hi Cor 10300 60 High rsrv i 6000 77 High river j 2000 75 Hllond Crw zl05 52 Hillside i 15500 22 Hilton res I 300 120 Hoivcrfi 517050 70 Homestd i 1500 25 Horton j 3000 52 Hudsnrsi 11000 15 Humboldt 8500 15 Huntngtn i 5000 21 Hveroftrsi 58000 85 275 275 32 32 360 360 45 45 270 270 46 46 125 125 235 235 120 120 56 58 1 J Icon resi 1000 Ice Station 4000 Ida may j 1000 Impala resi 500 lmp Metis 500 Indnrvi 14000 Indigotech 3500 Inind recov 39000 Inletresi 1000 Inter globe 10700 intr oceonc 19600 intrpaci 1000 Intr poc w i 4000 introction 4483 intren dto i 3000 InterlQke 13100 Interquesti 2000 Interstroti 13200 intibelvui 2834 Itl Brnmac 14500 Intcherokj 5000 Intl dmoscs 27000 Intl domst i 16000 Intl hrs 37)0 Intl moggie 21)00 Intl march 1099 Intimegoln 3800 intl POC cyp 500 Intipharm 2400 Intiphsi 11700 Int phnx en 24000 Intl prism 2000 Intirylni 10400 Int shasta 7500 Intitillexi 1000 Intltrojni 1400 Intiturbnei 5700 Intlvrfci 10450 Iwstwrd 15000 Intlwildctl 2000 Intl wldrse i 1375 lona ind 3700 Iris rest 4500 Iron horse i 21000 Islndcnynj 12501 Island mni 3000 Ivory oils i 500 Jolnoresi 28000 Jomesindi 1000 Jarvis resi 1000 Jovellnint 11495 Jetta res i 3500 K L 88 36 55 30 121 70 101 145 40 110 95 50 7 35 150 135 45 50 43 26 40 68 55 410 38 52 32 35 120 45 20 40 39 20 400 30 62 495 27 25 30 75 31 125 35 60 37 17 130 64 220 72 88 35 55 30 121 60 101 139 40 100 90 50 7 31 ISO 132 45 50 40 25 35 60 SS 400 32 52 32 35 110 40 19 40 37 18 400 30 60 480 25 25 30 72 30 116 32 60 37 13 130 64 210 70 88 35 55 30 121 60 101 145 40 101 95 .50 7 35 150 135 45 50 40 25 35 65 SS 410 32 52 32 35 120 45 20 40 37 18 400 30 60 485 25 25 30 72 31 120 35 60 37 14 130 64 220 70 -2 -10 —1 + 5 -3 + 1 -2 + 4 + 5 + 10 + 4 + 1 -3 -10 -3 + 2 + 5 -1 -1 KW res i 4000 54 54 54 -1 Komiode i TAnnn 64 60 60 Kenar resi 2000 14 14 14 Kengote i 11000 42 36 42 Kerf petro z350 11 11 11 Kerrlsdol i 22931 125 115 115 —10 Kerry mng i 5200 93 92 92 -3 Kettle river 1000 109 105 109 + 7 Kidd rest 2000 26 26 26 + 2 Kilembei 22500 72 68 68 -2 Kiiltckgldi 500 30 30 30 -2 Kinairesi 16200 33 29 29 -4 King soli MK) 95 95 95 Kingdom i 4000 9 7 7 Kleenakini 1000 60 55 60 Knie resi 3500 39 38 39 -1 Koboldresi 400 117 117 117 -3 La Teko 14100 145 140 140 -5 Lanestr i 5000 190 190 190 Lndmr i 42300 60 60 60 + 4 Lonsco res 500 40 40 40 Lansdown i 4200 57 57 57 Laredo pet 1000 20 20 20 Laurel ex i 2000 87 85 87 -3 Lazurusi 500 47 47 47 + 2 Léo rest /500 46 46 46 Lev sentfei 1800 255 250 250 -5 Levengd j 4800 100 95 100 + 1 Levon res 6265 495 490 495 + 5 Levon w 600 200 200 200 Lifetrndi 2800 $5% 1 5H 1 5H + Va Lightng i 2000 45 40 40 -5 Lincoln 1000 116 116 116 Lintex min i 4000 45 44 45 + 1 Little bear i 500 36 36 36 + 1 Loodmstr i 40300 170 166 168 -2 Lockwood 2400 50 50 50 Lode resi 12000 95 95 95 Lodestar i 1500 11 11 11 Lodi mtls i 3500 22 22 22 Logoni 3/00 40 40 40 -5 Lone stor 5000 10 9 10 Longboat i 26000 22 18 20 -1 LorediresI 16000 20 18 19 -2 Lost lake i 2000 330 .3.10 330 -15 Loyalist rsi 8200 106 100 100 Lundinexpi 5000 125 125 125 M N Mac om res 1600 65 65 65 + 2 Moclon exp 21500 53 47 50 + 1 Mocmiiln e 5000 35 35 35 Magellan i 500 140 140 140 + 6 Magic 3 i 23500 3U 25 30 Magnus rs i lOUO 125 125 125 Mahogonyj 14500 128 122 126 + 3 Majestic i 31200 10 10 10 + 3 Majesty rsi 2500 10 10 10 + 2 Moiorfec i 1000 28 28 28 + 4 Mairtic hyg 1400 $13H 13H 13H Mandarin 11015 220 215 215 Manduso i 59000 166 160 165 Mansn i IV500 60 55 60 + 5 Maple leaf i 1000 21 21 21 -2 Maple fee i 9000 105 91 91 -19 Maralgoi 6000 75 72 72 -10 Marathon i 4000 18 18 18 MorgeEntr 500 25 25 25 Marioh res i 4500 53 53 53 + 2 Marioh w a 2000 S 5 5 + 1 Morietta 2000 28 28 28 Marilyn res 1000 26 26 26 Mark V 500 26 26 26 Marketfox | 4000 i; 17 17 Martel oil i 10000 31 30 30 -3» Massive en i i 1200 $6'/?6H 6V2 + Vt Master i /50Ü 88 87 87 -1 Master w j 9000 38 37 37 -1 Maxim dv i 2500 40 40 40 Mavmoc 3516 220 210 220 + 8 Mconi Peel 3000 14 14 14 + 1 Mckinney i 3000 13 13 13 Media d i 3000 21 15 15 -7 Melingo i 500 240 240 240 -5 Meniko i 1844 48 45 48 + 3 Meridor 1433 32 32 32 -3 Merit resi 6000 n 70 70 —4 Metoil rs i 5800 47 42 47 Michoeirsi 1000 21 u21 21 Micron i 300 220 220 220 + 20 Mid Mtn 20000 9 8 8 Mid conodo 2000 27 27 27 + 2 Middiegof j 2000 21 21 21 -3 Midland i 38000 75 73 73 -2 Migntsftwr 15100 270 245 250 -10 MinetQ i 20000 28 27 27 -1 Mirmr ey i 2000 34 34 34 Mischief i 27500 95 95 95 Mistral res i 2500 18 17 18 —6 Molcoind 3000 6 6 6 Moly mite i 7500 7 7 7 Monica res i 6500 35 32 35 + 3 Monogld j 32900 96 87 94 + 4 Monogrm 2500 190 190 190 M Chris i 12900 250 215 250 + 25 MorgainI 2000 25 25 25 Mtn West 9000 45 43 43 -2 Mt Colvery 7500 60 59 60 Multinotnl i 6000 46 46 46 —4 Mundee mn 4000 25 25 25 -5 Murgoldi 25000 4) 40 41 Mustang i 13000 83 65 83 + 13 Musto Ex 19800 445 440 440 -10 Nokusp rsi 2000 35 35 35 Nolosmng i 500 26 26 26 + 2 NCAMnrI 3000 295 290 290 Needle pnt j 5000 38 37 38 Neptune j 2000 26 26 26 Neti Tech 6100 $7'H 1 7H 7H Nevodoi 45000 40 30 40 + 20 Nevcoi res lOüOO 15 15 15 New begin 12454 103 100 102 + 2 L’ARGENT LE DOLLAR CANADIEN Lf DOLLAR ^ CANADIBN 1 73.11 ^ CBNTS US VALAIT HliR 7sm Vtfttt* New cinch 5600 Ngoldcori 1461 Newnodina 2000 New Penn 1100 Newpionri 6267 New ridge i 69000 Nstrotegic 3812 Nwbryi lOOOO Newfieids i 6600 Newhowk 500 Newline rsi 2000 Nexus res 1600 Nickling 14600 Nighthwki 7400 Nobie peak i 2000 Nor coni 163685 Nor Quest 3000 Noramex i 3000 Norco res 1050 Norfolk pti 4500 Nrmoni 13000 Norminei 3200 NorsotintI 500 Norsmont 2000 NortekEn 10000 NA Power 16500 Northair 2500 Nth horzon i 500 N dynasty i 7000 Ntheaglei 1500 Nu pacific i 35000 Nu start! 1000 Nucolresi 740 Nusparw 11000 Nusparres 12000 O P V 1 M M i i 24 27» 30 1» ftm.Ch.9 10 -1 29 29 45 45 125 125 -5 15 15 /6 80 106 lis + 5 55 66 + 16 180 )85 + 5 35 35 -1 12 12 -3 5H 5H 25 25 240 260 + 28 33 33 60 67 + 8 65 65 + 5 21) 20 18 18 19 19 30 30 I3Ü 130 + 5 390 390 50 55 + 5 35 35 + 5 16 16 -1 195 200 + 15 8 8 160 )60 II 1) 40 41 + 1 26 26 + 1 22 22 13 13 -2 41 42 —4 OP res 1 10000 35 35 35 Oharo resi 6(KK) 44 42 42 Odyseyi ( ^5000 52 46 48 Odsy w| 165000 12 7 10 Ohio res 1500 23 23 23 Omab i 500 16 16 16 Omni Res 16500 92 87 92 —1 Orbex MnrI 500 70 70 70 + 5 Orsinoi 1000 32 32 32 Oscar resi 55500 49 42 49 + 5 0sec A 4000 45 42 45 Osler res i 2000 53 52 52 Outlond 3000 50 40 40 PTP Res 2500 65 65 65 Pocelli 5000 15 15 15 Pacoquai 12700 300 290 300 + 10 Poc enedi 23900 245 240 245 + 10 Pacif ridge i 1000 20 20 20 -1 Pdcificrmi 500 20 20 20 -1 Packard 1000 26 26 26 -3 Pdk moni 600 110 109 110 + 10 Pan Amr 500 150 150 150 -10 Paromnt i 26100 $8 7Vî 7% + Vt Pormnt w i 3600 380 370 380 + 20 Parlor resi 10700 325 300 325 + 25 Pecosi 2000 202 202 202 Permioni 74000 157 135 148 + 13 Perron gidi 2000 70 70 70 + 3 Petrobotici 1000 51 51 51 Pefrogoldi 2500 85 85 85 Petromet i 8000 143 138 143 + 2 Petrostdt i 500 10 10 10 Petrotex i 1500 6 8 8 Pezerono W31790 $6Va 5H 6V8 + H Phillip rsi 8000 16 16 16 Picdlyi 3500 20 20 20 -2 Pilgrim 18000 55 55 55 Pine bell 1000 17 15 15 Pinto mirl 4000 420 400 420 -5 Pioneer ml j 2100 120 115 120 + 5 Pipestonw 1700 167 167 167 -1 Pirotegoldi 3000 91 91 91 -1 Pleins P 1500 92 92 92 Ploveri 26000 24 24 24 + 2 PM ind i 11000 25 25 25 Pndrsd vnj 500 61 61 61 -4 Poneyi 20500 11 10 10 Potter B Zl 180 180 180 Praxis resi 4000 99 95 99 Prescott i ;oo 240 240 240 + 5 President i 2000 40 40 40 + 3 Pride resi 2000 15 15 15 Priment i 4300 68 66 66 -4 Primrsi 11500 65 60 64 -3 Princetn i 1300 435 425 435 Prominnt i 2000 42 40 42 -1 Cl R Quortz j 1500 35 35 35 -3 Qued rs i 12)00 28 25 28 + 2 Quest egy j 1000 90 88 88 Qulnterra 5000 35 35 35 Quinto Mng 1000 70 70 70 RCJ res i 4000 19 19 19 + 1 Rodo reef i 3025 14 13 14 Rafael res i 1000 40 40 40 -3 Rdinex i 10500 37 35 35 -3 Rainier egy 15500 7 6 7 Roleghi 1000 35 35 35 —1 Romcorrsi 1100 35 35 35 Romm vntr 7500 69 66 66 -3 Rampart i 17000 50 40 45 + 5 Rapid cdn i 10000 43 43 43 Rovenroc 1000 45 45 45 ReoGld 4500 91 90 90 ReokoExp 6000 25 25 25 Rebo res 1 2500 125 120 125 Regresi 8500 81 80 81 Reguts i 33700 285 277 280 + 3 Rewrdrs i 1000 26 26 26 Rexplore z440 40 40 40 Rhyotit rs i 20000 53 50 53 + 4 Rich him 6000 36 34 34 Richresi 4500 48 46 47 Richprt rsi 9595 305 285 305 -5 Rideou i 19500 17 15 15 Ridgeerstj 1500 35 35 35 Rio bloncoi /OOO 70 67 70 + 5 Rio sierra i 14200 42 36 42 + 2 Ripple resi 1000 23 23 23 + 2 Rockmsfr i 2000 160 160 160 + 10 Rocky Mtn 18500 70 70 70 Rococcoi 2.3500 7?19 19 -1 Roddyresi tÜOO 55 55 55 Rodeo resi 28000 35 34 34 -1 Roller res 15700 145 141 145 + 5 Romex i 15000 17 • 13 15 -2 Ronrico 3000 40 38 40 Royexgold 1000 275 275 275 Ruiei 22300 110 90 99 -11 Ruskin Dev 5350 70 70 70 Ryonegv j 4000 39 39 39 + 3 S T Sable res 1000 Samsngidl 750 Sands mis i 4000 Santo Sar z200 Santano pet 20000 Soturn Res 23900 Soxtonind 500 Scher egy I 2000 Score res i 1500 120 120 120 -5 21 21 21 195 192 195 +5 28 28 28 24 20 22 -3 130 no 120 -38 290 290 290 56 56 56 -1 18 18 18 -7 Howl Scotio res 115500 48 Scottiegid z300 70 Seogoldi 12500 11 Seostar i 12500 32 Seawind rs i 1000 7 Seminole i 3000 50 Sequoiarsi 2500 110 Seymour i 2700 125 Shakwi 59900 117 Shonnocai 5500 84 Shebndwni 3100 155 Sheen mnrj 6000 70 Shimaresi 1000 10 Shoiio res i 24000 49 Sienna res 2000 53 Signet rs i 10000 30 SvracornI 2000 8 Svrhartai 10850 8141^2 Silverhilli 9333 59 Svrprincss 6500 24 SIvrrdgi 25000 45 Silver Tusk 7500 17 Silverado 1900 205 Silverslde i 300 100 SimpQtico j 3000 45 Skeena res i 2000 42 Skellyresi 1000 33 Skvtork rsi 14000 72 Skyline exp 5000 79 Skyrocket i 32000 38 Solumnoiri z40 58 Sohioexpi 1500 17 Sthatlantic 1500 30 Swgoldi 55500 80 Sthnstori 1400 115 Sthwst tec i 24500 125 Sthwtwi 13500 25 SovrgnMtl 1500 28 Sparton i 45200 225 109 109 115 115 95 105 80 80 145 155 65 68 13V2 UVi i 51 59 24 24 f 41 41 - 15 15 200 200 100 100 110 110 118 125 101 Spectrum j Spencari 100 Spirit pete i 6500 Spfingbrd i 2000 St george i 2000 Stobellres 15000 Stackpool j 4000 25 Storbursti 1000 12 Storfirersi 17200 87 Storlighti 4500 16 Stoteside 500 35 Standrdgid 13200 29 Stering 162500 75 Stornawy i 5000 30 Stralok i 5500 68 Stratoeni 4000 25 Stray hors i 1000 39 Stryker i 20300 280 Suez pete i 2500 40 Sunatco de 13000 26 Suncoast 500 25 Sundance! 28000 10 Surinom i 15500 58 Sutherind i 5000 23 Sutton res 4500 45 SXTresI 3400 215 Sydney Dev 6500 30 TRVMnrl 14000 291 200 225 8 8 100 100 42 42 6500 28 1666 43 6500 60 1500 1 7 500 90 19300 kk z250 32 Toina gold ToieeresI Tolly hoi Tomarars Tomavaci Tondem I Tonker oil Tanospetri 3900 Tantalusi 13100 Target resi 1000 45 Tarn pure! 13333 245 Tashoto np i 3400 110 Taurus A 51000 95 Toy Rvr 2000 30 Teeshinrsi 11500 70 Tegraenti 5000 40 Teletecdvi 1000 75 Telstar I 18000 72 Templar} 5500 10 Tenaion 2000 26 Tenquilrsi 26000 35 Teroto 10000 24 Teriton res j 3500 25 Terra mine 100 195 Teronvi 131000 124 Terroce i 20500 52 Terramar 13118 132 Teton res! 6000 72 Texos north 1000 60 Texaspti 1000 130 Texpezoili 23000 50 Thrust resi 10000 30 Thrust wj 20000 4 Tiara res i 5000 35 Tickrtopei 500 55 Tillicmgdi 3600 100 TIntogoldi 2000 22 Titan res i 2000 40 Tonopohl 36000 34 Topaz exp i 2000 80 Torcalres 11100 90 Torex i 15000 45 Torhsni 11000 61 Torrent res 1440 80 Totem ind i 2900 41 Tournigon 500 90 Troc rest 3000 45 Traconoil 3500 12 Tracer Res 10000 11 Trader res i 2500 $0 Trnsatlntl 8500 150 Treasur isl i 4500 67 Tri basin 7000 70 Tri pad 3000 65 Tri Star 36400 140 Trioctori 84500 76 Trident Res 1000 Trigonteci 16400 Tripl crown 13000 T roudor j 5000 Tutahlj 32000 Tugold i 20333 Tundrogid 1100 Tungo resi 16500 Tunstall i 500 Turnregvi 6500 Twineogle 4200 207 215 29 29 280 280 27 28 220 224 32 32 235 240 no no 195 195 92 120 48 48 129 130 130 130 49 50 100 100 22 22 125 140 60 60 Tyloxresi U V 3500 140 140 140 Umberto wi 500 3 58 50 58 95 94 94 -1 45 40 45 + 2 300 280 300 + 35 30 30 30 + 9 29 29 29 105 100 100 115 115 115 -5 105 104 105 + 5 200 190 200 26 26 26 + 3 34 28 28 290 280 280 -15 DEVISES VALAIT ^*'^77 Ml» A r"6,237 EN SUS LONDRES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne et varient d'une banque à l'autre M J V IS li 17 Afrique du Sud Afrique franco Allemagne-Ouest Antilles Angl.Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège Nouv.-Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Venezuela Rand Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo Sterling Couronne Franc Bolivar 0.6900 0.002900 0.4418 0.5086 0.9128 0.06286 1.3739 0.02193 0.1232 0.007780 1.3710 0.2131 0.1450 0.01001 0.3921 O 1764 0.1095 0.001221 0.000695 0.2538 0.005485 0 09049 0.004809 0 1539 0 6181 0.007831 1 7298 0,1532 0.5246 O 1050 TABLEAU DE BORD Variation Mots annuaNa pricé.an% eMM.OW, REVEMUS Gains moyens hebdomadaires ($) mar.414.20 412.67 3.28 Revenu du travail (millions $) mar.19,756.0 19,565.3 7.28 Personnes occupées (en millions) mai.11.41 11.01 3.6 Chômeurs mai.1.329,000 1,437,000 -8.97 INVENTAIRES Grands magasins (millions $) Appartenant aux mar.3,275.6 2,970.2 -3.65 fabricants (millions $) déc.33,195.8 32,770.3 8.26 Nouvelles commandes (millions $) déc.17,830.2 19,827.3 8.72 Commandes en carnet (millions $j déc.22,110.3 22,110.4 10.04 PRIX Prix à la consommation (1981 = 100).Indice des prix avr.126.2 125.7 3.87 des maisons neuves (1981 = 100) avr.95.3 95.2 -.21 Indice des prix des matières brutes (1977 = 100) sans charbon, pétrole avr.223.2 223.1 2,15 Brut gaz naturel Prix de vente avr.158.6 158.2 -3.62 dans l'industrie (1971 = 100) avr.317.8 317.6 2.35 Cumulatif BATIMENT ET IIÏMrMÉK IHJBUCS Permis de bâtir (million $) Mises en chantier dans mar.1,184.8 2,788.7 5.23 les centres urbains (unités) avr.11,714 32,715 6.94 ENERQiE Production de charbon (milliers de tonnes métriques) déc.5,008 57,370 28.1 Production d'électricité (Tw/h) Production de gaz déc.40.9 424.5 7.51 (millions de mètres cubes) fév.10,123.0 21,013.9 10.03 Raffinage du pétrole (millions de mètres cubes) mar.7:0 20.4 -10.5 COMMERCE EXTÉMiIffi Exportations, base balance des paiements (Millions $) avr.10,360 31,141 11.86 Importations, base balance des paiements (millions $) avr.-8,907 -32,581 9.61 nRCiWCttON Chargements ferroviaires (millions de tonnes) avr.22.6 84.0 2.63 Acier (lingots — milliers de tonnes métriques) mar.1,295,9 3,589.5 -4.7 VENm ¦ Ventes des grands magasins (millions $) mar.849.1 2,188.2 8.40 Livraisons des fabricants (millions $).déc.17,930.3 225,817.1 13.2 Ventes de véhicules automobiles neufs (millions $) avr.2,029.5 6,126.3 21.46 Ventes au détail (millions $) mar.9,971.9 26,955,2 8.49 Les statistiques sont représentées en dollars courants et ne sont pas dé- saisonnalisées.Source: Statistique Canada.Vonstates i Vonterro Vonwin rs i Voritech i Velvet i Ventex en i Verdstone i Vermilion i Veronex Veronx w Victoria rsj VIPdvnty i Viscount W X Venttt Haut les ferm.Q).4000 15 15 15 1000 65 65 65 6500 51 48 48 —3 7000 25 25 25 10000 40 36 40 5000 10 10 10 3900 215 210 210 -5 500 32 32 32 11900 W/B 6% 6%— ’/a 5300 119 115 115 —10 5500 31 29 31 +1 87500 14 11 11 —2 4500 74 70 74 +4 Wore res i 13000 35 33 35 -1 Worstor i 8000 40 37 37 —1 Warstarwi 3000 8 8 8 Waterloo i 2000 25 ?5 25 Wovecrest i 1 3800 240 235 240 + 5 Weoco Res 5450 65 60 65 + 5 Wenofch I 5000 15 15 15 —1 Wescan i 7500 35 31 31 Westdltdi 500 43 43 43 —1 West mari 39750 139 130 130 —1 West Mr r j 42750 31 27 28 -3 West nors i 4600 155 145 150 Westom oil j 7500 26 26 ?6 Westbank i 1500 450 445 450 + 5 Westbrdg j 3500 45 45 45 Wst Qlinbee 10000 50 50 50 West POC i 9000 55 53 53 + 1 Wsttrntyi 27000 25 25 25 Wtriwi 33500 2 2 2 Westfort 4500 10 10 10 Westlake i 2500 190 185 190 Westunlt j 1)500 36 35 36 Westwtr i 1000 290 290 290 Widescpi 700 162 157 157 -5 Wildfire j 14000 89 63 89 + 14 Windarra 2500 80 75 75 —10 Windsor 10000 40 40 ' 40 + 4 Winstn i 22800 165 145 16S + 15 Wolf rivr i 500 40 40 40 Wren res 1 54400 32 24 24 -12 Y Z York ctr o ZSO 455 455 455 York pet i /500 49 45 49 Yuconai 38500 29 27 27 + 1 Yucona wi 10000 2 2 2 Yukon Gold 10000 13 12 12 Zenco res 77500 38 35 36 Zone pet z400 32 32 32 Zuniegvi 34500 35 30 33 + 3 Zurch egy i 1000 40 40 40 Zytec comp /30Ü 355 335 335 -20 OPTIONS TRANS-CANADA TRANSIGËES Suite de la page 14 Op.Finn.Opikin 1 •n.Dar.du Moto Prta Vol.dtc.asm.TNrt Rang Oc 5 P 3 SB2 50 $4'/} Roy Bk JO VV3 5 12 385 $30’/4 Roy Bk Jo 30 59 507 $2 $30’/4 Roy Bk Jo 32'/î 103 128 90 $3oy4 Roy Bk Jy 27'/j 5 1537 255 $30V4 Roy Bk Jy 30 120 2628 75 $30V4 Roy 8k Oc 27Vî 5 154 340 $30V4 Roy Bk Oc 32’/z 1771 2396 50 $30'/4 S T 5egrm Jo 52y2 lU 38 $7H S55H Segrm Jy 55 3 617 205 SS5H Segrm J y 57'/î 5 434 90 $55V4 Segrm J y 57’/} P 10 140 190 $55H Segrm Jy 60 4 715 55 $55% Segrm Oc 55 S 212 390 $55% Segrm Oc 60 20 478 185 $55% Shell C Fb 25 P 6 6 125 $26% Shell C Fb 27'/2 5 32 260 $26% Shell C Fb 30 2 73 130 $26% Shell C Ag 22'/2 5 233 420 $26% Shell C Ag 27'/îP 16 421 155 $26% Shell C Nv 27V2 3 390 180 $26% Shell C Nv 30 2 324 95 $26% Stico A Ag 20 3 1520 90 $20V4 TIX Jn130 65 207 $5V4$13SH TIX Jn130 P 10 524 1 $135% TIX Jn135 146 1136 110 $135% TIX Jnl35 P 127 578 40 $135% TIX Jn140 65 604 15 $135% TIX Jn140 P 15 69 $4'/}S135H TIX Jy130 6 166 $5H$135H TIX Jy)30 P 36 542 30 $135% TIX Jy)35 92 1151 $2Vj$135H TIX Jy135 P 91 649 165 $135% TiX Jyl40 214 1026 85 $135% TIX Jvl40 P 14 65 $5V4$135H TIX Ag)30 10 27 S6H$13SH TIX A9130 P 3 3 105 $135% TIX Ag)3S 75 176 $3H$13SH TIX Ag135 P 1 29 $2H$13SH TIX Ag)40 120 239 165 $135% TIX Ag140 P 10 10 $6 $135% Totol P Oc 15 10 231 165 $15% TrAlt A Fb i7V7 20 70 75 $26’/4 TrC PL Fb 271^ 3 100 210 $27'/4 TrC PL Nv 25 10 252 $3 $27'/4 TrC PL Nv 27^2 20 180 160 $27% TrC PL Nv 30 4 122 85 $27% Trion A Fb 21H 3 8 260 $22 T-0 6k Jn 20 10 1262 $2H $?2H T-D Bk Sp 22W 40 288 130 $22% T-D Bk Sp 22y2p 6 11 80 $22% T-0 Bk Sp 25 2 62 30 $22% T-D Bk De 20 20 300 $3V4 $22H T-0 Bk Oc 22'/2 13 238 185 $22% T-D Bk De 25 22 262 70 $22% W X Wcoost Jn 17Vj Wcoast Oc 20 Wlkr R Jn M Wlkr R Sp 27V7 Wlkr R Sp 25 Wlkr R Sp 27'/ï Wlkr R Sp 32'/! Wlkr R Oc 27Vî Wlkr R De 30 Wlkr R Oc 30 P Wlkr R De 3?V7 Total votun>e 15 73 30 5 100 50 12 1306 70 10 25 UH 20 218 10 471 355 e 591 65 40 1551 385 10 906 t7Vj 5 122 115 e 406 120 13316 S17H $17H S30H UOH 130H S30H t30H S30H i30H $30H i30H Totot open interest 417279 MERCURIALE MONTREAL (PC) -Voici les prix des fruits et légumes: Fruits Pommes McIntosh, atmosphère contrôlée: 12x3 Ib ou 9x4 Ib, au détaillant, $12.50, au grossiste, $8.94; 8x5 Ib, au détaillant, $13.00, au grossiste, $11.38; Cell pack, grosseur 120, au détaillant, $16.00, au grossiste, $14.00; Cell pack, grosseur 140, au détaillant, $14.00, au grossiste $12,2.5; 4x4 pintes, au détaillant, $9,00, au grossiste, $7.88; minot en vrac, au détaillant, $9.50, au grossiste, $8.31.Pommes Cortland, atmosphère entrôlée: 12x3 Ib ou 9x4 Ib, au détaillant $11.50, au grossiste $10.06; 8x5 Ib, au détaillant $12.00.au grossiste, $10.50; Cell pack, grosseur 120, au détaillant $15.00, au grossiste $13.13; Cell pack, grosseur 140, au détaillant $13.00, au grossLste $11.38; 4x4 pintes, au détaillant $8.00, au gros-si.ste$7.00; minot (envrac) au détaillant, $8.50, au grossiste, $7.44.Régions à plus de 290 km de Montréal: ajoutez$0.50.Une allocation de transport de $0.35 est allouée aux détaillants qui vont chercher les pommes chez le producteur ou l'emballeur.Ces prix sont fournis par le l’ian conjoint des producteurs de pommes du Québec.Légumes Prix de gros aux détaillants dans la région de Montréal, tels que fournis par le ministère de l’Agri-culture du Québec.Asperges: $15.90 à $17.75 la caisse de 11 Ib.Betteraves: moyennes, $5 ,50à $6.00 le .sac dé 12.sa-«hets de 2 Ib; $5.00 le sac de 25 Ib.Choux rouges: $6.10 à $6.25 la caisse de 12 unités.Ciboulette: $4.65 à $,5.75 la dz de paquets.Endives: $8.25 à $9.05 la caisse de 5 Ib.Kpinards: $6.50 à $7.50 les 12 pqts de 10 on.Laitue Boston: $6.00 la caisse de 12 unités.Laitue frisée: $4.75 à $5.00 la caisse de 24 unités.Laitue romaine: $5.75 à $7.50 la caisse de 16 unités.Oignons à bouillir, $0.90 à $1.00 les 10 Ib.Oignons jaunes: moyens, $4.35 à $5.25 le sac de 501b; $5.50 à $6.25 24 sacs de 21b.Oignons verts: $10.25 à $10.65 la caisse de 4 doz.Panais: $6.,50 à $6.90pour 12 sacs de 1 Ib.Poireaux: $4.00la botte de 12 un.Radis: $5.25 à $5.75 les 3 doz de pqts.Radis: $4.40 à $5.00 la caisse de 30 pqt de six onces.Rhubarbe.$2.50 à $3.00 la botte de 12 pqts.Rutabaga : moyen, $7.25 à $7.50 le sac de 50 Ib.Pommes de terre: brossées, $5.90 le sac de 50 Ib; $2.30à$2.75 le sac de 20 Ib; $6.35 à $7.25 cinq sacs de 10 Ib.Pommes de terre rouges: 10 sacs de 51b, $7.50 à $8 .50; 5 sacs de 10 Ib, $6.50 à $8.00.Sirop d'érable pur: $23.35 à $26.00 les 8 canettes de 540 ml.LE DOLLAR CANADIEN M()NTRKAL(PC)-Le dollar américain a clôturé hier en baisse de 39-100 et cotait $1.3678 contre la devise canadienne, La livre slerling a cédé 63 100 à $1.7310.Par rapport à la devise US, le dollar canadien a gagné 21 100 à $0.7311 mais la livre a perdu 1-10 à $1.2655.L’OR VALAIT HIER A LONDRES EN SUS ^30677 99999 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 M 17 OPTIONS ILES ANNONCES CLASSEES 286-1200 I Propriétés é vendre I Propriétés é vendre Suite de la page 15 Op Dem en Option Mois Pni Offre Dem Trsnt or Plocer Jn 20 P 1 1 2 148 Plocer Jn 22V2 75 90 85 393 Plocer Jn 22’/jP 1 5 5 407 Plocer Jn 25 5 15 10 926 Plocer Jn 25 P 150 175 135 584 Plocer Jn 27'.: 1 5 30 304 Plocer Jn 27V:P 410 S4VÏ320 2 Plocer Jn 30 1 10 Plocer Jn 30 P $6H $7Ve S4'/4 Plocer Sp 20 S3% S4 S6 S Plocer Sp 20 P 10 35 Plocer Sp 22'/: IM 205 IM 648 Plocer Sp 22V2P 35 60 50 195 Plocer Sp 25 65 90 N 271 Plocer Sp 25 P 210 235 SlVi 51 Plocer Sp 27V2 35 55 40 766 Plocer Sp 27'/2P 410 $4'/2 335 20 Plocer Sp 30 10 25 SS 101 Plocer SP 30 P S6^ $7'/8 Plocer De 27I/^P410 $4'/2 S2% Plocer Oc 30 30 55 M 9 Plocer De 30 P S6^ $7'/ï Powr Fb 17'/2P 75 100 210 20 Powr Ag 11i.strict de MonlréalCOUR MUNICIPAI.K No.84 3107 LA VILLK D'ANJOU, demanderes.se-VS- AUTOMOBIl.K LK RRKTON.défenderesse Le25 juin 1985.à 10 00 heures à la place d'affaires de la âéfenderes.se au No 20 rue Maher en la cité de Repenti-gny.district de Joiielle, seront ven dui par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cau.se.consistant en: 1 Dal-Hun 210,1970 couleur rouge Conditions; AROKNT COMPTANT Ml CKKL (lOYKR.hui.ssier.845 2804 Monlréal.le 13 juin 1985 QC, District de Monlréal.No; 500-02-031192-847.B.C.I.C.-vs- LIONKL KINC.SBURY.Le 26-06-85 à 10.00 heures au 1925, Chemin Sl-François à Lachine, district de Montréal, seront vendus les biens et effets de LiONKI.KINGSBURY, défendeur, savoir; 1 véhicule de marque Ford Pick-Up 1981 série 1FT0X15F6BK Conditions: ARGKNTCOMPTANT ou CIIF.QUK VISÉ.YVAN TALBOT.huLSSier.286-7175.Monlréal, ce 13/06/85.Province de Québec.District de Monlréal.COU R PROVTNCIALK No.: 500-27-008391-841.MONIQUK DION, agissant pour et au nom du PROCURKÜR GÉNÉRAL (sécu rilé routière), demanderesse -vs-AHSKNK M.ARION, défendeur l>e 27 juin 1985, à 10:00 heures au domicile du défendeur au No 3930 rue Masson.«23.dans les ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consLstanl en: l'l’V portative Cl F.1 ventilateur électrique, etc.Conditions: ARGKNT COMPTANT.MICIIKL LKMIKUX/LL, huissier.845-1147.Monlréal.ce 15 juin 1985 Province de Québec, District de Montréal.COUR PROVINCIALK.No.: 500-27-010082-842.JKANNK DKSNOY K RS.agissant pour et au nomdu PROCURKUR GÉNÉRAI., demanderesse -vs- JULKS ROI-SKUX.défendeur Le27juin 1985.à 10 30 heures au domicile du défendeur au No 11980 rue Des .Meules, dans les ville et district de Monlréal, seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en 1 auto Rabbit diesel 1980 rouge 78611096 lie Qué.1985.Conditions: ARGKNT COMPTANT MK IIKL LKMIKUX'LL.huissier.845-1147.Monlréal.ce 15 juin 1985 ProN'ince de Québec.District de Monlréal, COUR PROVINCIALK.No.: 500-29-39-85.CLAUDK MKU-NIKR, agissant pour et au nom du PKOCl'RKU R GÉNÉRAL (C S.S T ), demandeur -vs- I.KS ( (INSTRUCTIONS (iÉNÉRALKS i,.l).R.1) .défenderesse l,e 26 juin 1985.àll 00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 8245 rue t.afrenaieà St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en: 2 classeurs gris à 3 tiroirs.1 bureau en L en bois.etc .Conditions ARGKNT COMP'IANT.MICllKI, l.K-MIKUX l.L.huissier.845-1147 Monlréal.ce 15 juin 1985 Province de Québec, District de Monlréal COUR PROVINCIAI.K.No.500-28-14%-84.CLAUDK MKU-MKK.agissant pour et au nom du PROCURKUR GÉNÉRAL (C.S.S T ), demandeur -vs CONSTRUCTION L D.R.I).défenderesse.I.e 26 juin 1985.à 11 00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 8245 rue Lafrenaie à St-Léonard, ilislnct de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en I photocopieuse Xerox 2350 & acc., 1 dactylo Ultrasonic & acc.etc.Conditions ARG KNT COMPTANT.MI CIIKI.I.KMIKUX^LL.huissier.845-1147.Monlréal.ce 15 juin 1985.Province de Québec, Districl de Montréal.COU R PROVINC lAI.K No.500-29-6-85.CLAUDK MKU-MKR.agissant pour et au nom du PROCURKUR GÉNÉRAL (C S.S.T ), demandeur -vs- CONS-TR UCTIONS G ÉN É R A LKS L/D H 1), défenderesse I.e 26 juin 1985.àll 00 heures à la place d'af filtres de la défenderesse au No 8245 rue l.afrenaie à St i.éonard, district de Monlréal, seront vendus par autorité de .luslice, les biens et ef f(‘ls (le la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en 1 camion rouge Cu.slom Deluxe 30& acc .bu reaux.classeurs, chaises, etc Conditions ARGKNT COMPTANT MI CIIKI.LKMIKUX/LL, huissier, 845-1147 Monlréal.ce 15 juin 1985 Prov ince de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALK No 500-27 020963 841 MOMQIK DION, agissant pour et au nom du PROCURKUR (lÉNÉRAL (Sécu nté routière) demanderesse -vs-ROBKRT STOPPONI.défendeur Le 26 juin 1985.à 10 30 heures à la place d'affaires du défendeur au No 2415 rue Arcand.dans les ville et dis- 11 ici de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, le.s biens et ef fels du défendeur, saisis en celle cause, tonsislant en 1 auto Ford Kscort 1.- K 433 257 Conditions .NRGKNT COMPTANT MICIIKL I.KMIKI'X/LL.huissier, 845 1147 Montréal, ce 15 juin 1985 Province de Québec.District de Montréal COUK SUf’ÉRlKURK No, .500-12 131678 843 l.UCKTTK DKSCilKNAUX.demandere.s.se vs NICOLINO 1)1 BARTOl.o, défen deur Le25juin 1985, à 10 OOheures au domicile du défendeur au No 97 rue l.ucerne en la cité de StCun.s lanl.district de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en 1 mo bilier de salon fleuri 2 mcx.1 TV couleur console Fleetwood.1 orgue électronique Thomas Troubadour 184 et acc.effet mobilier divers Conditions ARGKNT COMn'ANT MICIIKL ROBIl.i.AHD, huissier 879 1007 Montréal.12 juin 1985 I>el leUer.Pellelier & A.ss.hui.ssiers I Province de Québec, Dtitricldt ! Montréal.COUR SUPÉRIKURK.I No: S00-05-010e70-840.JKAN HAY-DUK.demandeur, vi* RUDY'S B.R g.INC., défendeur.Le 26 Juin 1985.à 10:00 heures à la place d’affaires du défendeur au No 4787 boul.des Sources en la cité de Pierrefond.district de Montréal, seront vendus en bloc par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: meubles de restaurant Conditions: ARGKNT COMPTANT.ANDRÉ J LANDRIAU, huissier.845 2804 Monlréal.le 13 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal, COUR PROVINCIALK No 500-02-005446-856, LKS VKNTKS ACTION FORD (1979) LTÉK.demandeur.-vs- DIANK BÈLANGKR & MK IIKLCARY,défendeurs.Le 27 juin 1985, à 10:00 heures au domicile des défendeurs au No 43 Place Jason en la cilédeCandiac.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs, saisis en celle cause, consistant en: meubles de ménage et une auto de marque Olds-mobile.Conditions: ARGKNT COMPTANT DIANK LKFKBVRK, huissier.845-2804 Montréal, le 13 juin 1985 Province de Québec, District de Terrebonne, COUR PROVINCIALK.No: 725-02-000102-846, LA-BKRGK& FILS I.TÉK,demandeur, vs- NAPOLÉON ORNKMKNT KNRG, KT NORMAND GUINDON.défendeurs.Le 26 juin 1985, à 13:30 heures au domicile et place d'affaires des défendeurs au No 589 rue Rivière Sud en la cité St-Kuslache, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs, saisis en celle cause, consistant en un véhicule de niaruqe (’amaro, couleur bleu, un téléviseur de marque Kleclrohome, noir et blanc et un frigidaire de marque Westinghouse.Conditions: ARGKNT COMPTANT.LUC SAUL-NI KR.huissier, 472-9196 Monlréal.le 12 juin 1985.BOUCHARD KT SAULNIKR, huissiers.Province de Québec, District de Monlréal,COUR PROVINCIALK.No: 500-02-005180-837.BANQUK ROYAI.K DU CANADA (VISA CM .\RG KX ).demanderesse, -vs-DA NI KL ZOGBI KT VICTORIA ZOGBl, défendeurs.Le 26 juin 1985, à 14 00 heures au domicile des défendeurs au No 12255 rue Sl-Kva-risle en la cité et dislncl de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs.saisis en celle cause, consistant en.1 Iv RCA Colortrak, articles divers, etc.Conditions: ARGKNT COMPTANT.MICllKl, KOIILHU-BKR.huissier, 288-6317.Montréal le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal.COUR PROVINCIALK.No: 500 02 0053180-837, BANQUK ROYALK DU CANADA (VISA CH .A RG KX ).demanderesse, -vs-DANIKI./.OGBI KT VICTORIA ZOGBI, défendeurs.I.e 26 juin 1985, à 11 00 heures au lieu d'entreposage du gardien au No 6201 rue Park Ave.en la cité et district de Monlréal seront vendus par autorité de J uslice.les biens et effets des défendeurs, saisis en celle cause, consistant en: 1 bar + 2 bancs, ski et bottines, stéréo Disco Mixer.1 (JB Drake TR33C.I Iv couleur 20" Zenith, etc.Conditions: ARGKNT COMPTANT, MICH KL KOHLHUBKR.huissier, 288-6317 Montréal le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Montréal.COUR MUNICIPAI.K.No: 88693, VILLK DK SAINT-LÉO-N.ARI).demanderesse, -vs- M.MICH KL H ACHKM, défendeur Le 26 juin 198.5.à 10 00 heures au domicile du défendeur au No 7630 rue Bois-chalel en la cité de St-I.éonard.district de Monlréal.seront vendus par autorité de J uslice.les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en: 1 automobile i de marque Plymouth Volaré 1980.: 3Y7Y.Anl53097 - 1985.Conditions, j .VRGKNT COMPTANT, MICIIKL : FlSK'r, huissier.288-6317.Monlréal I le 15 juin 1985 I Province de Québec, District de Montréal.COUR SüPÈRIKURK No: .500-05-0034-08-851, MICHAKl.H KITN KR, demandeur, -vs- PKO-PLKS (DIVISION MARKS i SPKNCf*;R INC ).défenderesse.Le 27 juin 1985.à 10.30 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 6.510 rue St Hubert en la cité et district de Monlréal seront v endus par autorité de J uslice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en: l bureau 4 tiroirs blanc, 1 filière 4 tiroirs grise.2 bureaux, 2 calculatrices Sharp, articles de bureau, etc.Conditions AR(;KNT COMPTANT.IKAN CARON, huissier.288-6317 Montréal, le 15 juin 1985 Prov ince de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALK No 500 02 005717 850 ANDRKW GI l.CH RIST 1N( , demanderesse, •vs HARl.KA INTÉRIKURS L'I'ÉK, défenderesse.Le 25 juin 1985.à i;i 00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 1439 rue Chev rier en la cité Sl-Lazare.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef fels de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en 1 drill vertical de marque Shop Smith, 1 .scie à bande Beaver, l compresseur, l drill Makila, 1 loi d'oulils.etc.Condilions ARGKNT COMPTANT .IKAN CARON, huissier.288-6317 , Montréal, le 15juin 1985 Province de Québec.District de ' Montréal.!OUR PROVINCIALK No 500-02 016283 8.50 ( à H roc l.loT.demanderesse, vs- CLAUDK l.KG.M L'Idéfenderesse Î.e26 juin 1985.à 10 00 heures au domicile du défendeur au No 2900 rue Côte De Liesse en la cité de Ml Royal, dis Inet de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef fels du défendeur, saisis en celle cause, con.sislant en.1 système de son ( lairslone, 1 t\ Magnasonic, 1 sel de salon 2 mcx, meubles de mé nage.etc.Condilions ARGKNT COMP'I ANT MICHKl.KOHLIIU ! Bh^R.huissier, 288 6317 Montréal le j 15 juin 19K5 i (i« , Disiriclde Montréal Col.R ¦ Ml NK IPAI.K No 835617786 i Vll.l.K DK MONTRÉAL vs AL I I.AS.l M.U'KAROUS.Le27'06-H5â j 10 OOheures Au 324 Dagenais, l.ac I Bellev ue.Ste Sophie, Qué JOR ISO.ser ont vendus par autorité de Jus-‘ tu e, les biens et effets de ALLAN J M ACK.AROUS, saisis en cette cause, consi.slanl en 1 TV couleur, l chaîne stéréo cassette Juliette corn plet avec meuble et acc .1 laveuse à linge |M)rlative Hoover, 1 sécheuse I {lortalive Hoover, 1 'I V couleur j Bradford Condilions ARGKN1 i COMP'I ANT ouCHKQL’KViSÉ In ' formations JKAN .lOBIN.hui.vsier, .288 0211 Monlréal.ce 13ième jour de juin 1985 Lmleau, Villeneuve Mil 1er, Lorlie, Poitevin.Giguère ' (i< , District de Monlréal COUR M( MC IPAI.K No 437888942 Vll.l.K DK MONTRÉAI.vs- SU ZIK MARCH.I.e 27/06/85 à 12 00 heur es Au ( hemin Lac Renaud, C P 521.Prévost, JOR ITO, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de SUZIK MARCH., saisis en cette cause, consi.slanl en 1 automobile de marque Malibu gns Conditions ARGKNT COMPTANT ou CH KqI.K VISÉ Informations JKAN .lOBlN, hui.ssier.288 0211 Montréal, ce l.lième de juin 1985 Linl(*au.Villeneuve, Miller, Lorlie, Poitevin.Giguère QC.District de Monlréal COUR MINICIPALK No H38076260 VILLK DK MONTRÉAL vs PHI LII’PK MARTKL Le 27/06/85 à 12 OOheures Au 1490 Bernard.#17, ( lutremont, Qué .seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef fetsde PHILIPPK MAR'I KL, sai.sLs en cette cause, consistant en l sac de golf avec 10 fers et 4 bois.2 bu reaux en bois, 5 sculptures esqui maux Conditions ARGKNT CO.Mn'ANTouCHÉQUK VISÉ In formations ( LAUDK PAYANT, huissier, 288-0211 Montréal, ce 13ième jour de juin 1985 Linteau.Villeneuve, Miller, Lorlie, Poitevin, Giguère QC.DiNlrict d« Montréal COUR MUNICIPALK.No: 831282572.VILLK DK MONTRÉAL -Vl-LOUIS TRKMBLAY.Le 26/06/85 à 11.00 heures.Au 240 Ch.Georges, St-Paul Jollette.Qué.JOK SKO.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LOUIS TRKM-BI.AY.saisis en cette cause, consistant en : 1 mobilier de cuisine.1 mobilier de salon.1 TV couleur 20 pouces.1 laveuse sécheuse Moffat.Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ- Informations; JACQUKS BOUTHILLIKR, huissier.288-0211 Montréal, ce ISième jour de juin 1985 Linteau, Ville-neuve, Miller, Lorlie, Poitevin, Giguère QC.District de Monlréal.COUR MUNICIPALK.No: 832175805.VILLK DK MONTRÉAL -vs- MAR-CKL I.ÉONARD.Le 26/06/85 à 10:00 heure.s.Au 9160 de Bretagne.Anjou, Qué HIJ 1V9, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARCKL LÉONARD, saisis en celle cause, consistant en; 1 lave vaisselle blanc Admirai.1 T V.Pa-na.sunic 26" couleur, meuble en bois.1 fauteuil ^ 1 divan en tissu velour gold.2 tables de salon en bois avec portes en bois Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CHÉQUK VLSÉ Informations: DANIKL DI KIORK, huissier, 288-0211.Monlréal ce I3ième jour de juin 1985.Linteau.Villeneuvê.Miller.I.orlie, Poitevin, Giguère.QC.District de Montréal.COUR MUNICIPALK.No: 832150001.Vll.LK DK MONTRÉAL -vs- MARCKL LÉONARD.Le 26/06/85 à 10:00 heures Au 9160 de Bretagne.Anjou, Qué .seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARCKL LÉONARD, saisis en celle cause, consistant en : 1 lave vaisselle blanc Admirai 1 T V.Panasonic 26" couleur meuble en bois.1 fauteuil + 1 divan en tissu velour gold.2 tables de salon en bois avec portes en bois.Conditions: ARGKNTCÜMPTANT ou CH ÉQU K VISÉ.Informations: DANIKI.DI KIORK.huissier, 288-0211.Monlréal.ce 13ième jour de juin 1985 Linteau, Villeneuve.Miller, l.orlie.Poitevin, Giguère.QC.Dislncl de Montréal.COUR MUNICIPAI.K.No: 832134564 Vll.LK DK MONTRÉAL -vs- MARCKL LÉONARD.I.e 26/06/85 à 10:00 heures.Au 9160 de Bretagne.Anjou, Qué.seront vendus par autorité de J uslice.les biens et effets de M AR-CKI.I.ÉONARD, saisis en celle cause, consistant en: 1 lave vaisselle blanc Admirai, l T V.Panasonic 26" couleur meuble en bois.1 fauteuil + 1 divan en tissu velour gold, 2 tables de salon en bois avec portes en bois.Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CH KQU K VISÉ.Informations: DANIKL 1)1 KIORK.huissier, 288-0211 Monlréal.ce ISième jour de juin 1985.Linteau, Villeneuve, Miller, Lorlie, Poitevin, Giguère.Province de Québec.District de Montréal, COUR PROVINCIAI.K.No: 500-02 040569-845.BANQUK DK COMMKRCKCANADIKNNK IM PÉRIALK, demanderesse, -vs-GARTH &SHKRRY SMITH, défendeurs.I.e 27 juin 1985.à 11:00 heures au domicile des défendeurs au No 5149 rue Notre-Dame en la cité de Laval, district de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets des défendeurs, saisis en cette cause, consistant en; 1 vidéocassette VHS, 1 système de son 4 mcx Lloyd's, l table-tournante, meubles de salon, elc.Conditions: ARGKNT COMPTANT.PIKRRK RIVARI).huissier, 288-6317.Monlréal.le 15 juin 1985.QC.District de Montréal.COUR MUNICIPAI.K.No: 24-05550.24-01279 VILLK DK MONTRÉAL vs-RKSTAURANT LA VIKILLK FRANCK INC .Le 28/06/85 à 12:30 heures.Au 52 Si-Jacques Ouest, Monlréal, district de Monlréal.seront vendus par auloriléde Justice, le.s biens et effel.s de RKSTAU-RANT i.,\ VIKH.LK FRANCK INC., saisisen celle cause, consistant en: 1 lave vaisselle commercial Taeskon, 1 stéréo AM FM Sony.1 piano à queue de marque Knabe.etc.Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Informations: ROGKR JOBIN, huissier.‘288-0211.Montréal, ce 12ième jour de juin 1985.Linteau, Villeneuve, Miller, Lorlie.Poitevin, Giguère.QC.District de Monlréal.COUR MUNICIPAI.K.No: 135396251 Vll.LK DK MONTRÉAL -vs- DÉNIS I.ÉVKSQUK.I.e 26/06/85 à 10 00 heures.Au 8761.14e Avenue, «5, Monlréal, seront vendus par auloriléde Justice, les biens et ef-fetsde DÉNIS I.ÉVKSQUK.saisis en cette cause, consistant en : 1 sel de salon, 1 téléviseur.1 ensemble laveuse .sécheuse.(Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CHÉQUK ! VISÉ Informations.DANIKL I FLKllRANT, huissier, 288-0211.Monlréal, ce 13ième jour de juin 1985 Linteau, Villeneuve.Miller.I l.ortie, Poitevin, (jiguère j (^C.District de Monlréal.COUR i MUNICIPAI.K No: 86009 VIl.l.K ' ST L AU R KNT-vs- ÉRIC ST JAC-* Ql KS Le 28'06/85 à 10 00 heures, j Au 307 Molière.Laval, seront vendas i par autorité de J uslice, les biens et i effets de ÉRIC ST-JACQUKS.saisis ¦ en cette cause, consistant en: 1 voiture Ponliac modèle Grand Prix, 2G2AK37H3K2251424, 1 T.V couleur portative.1 set de salon 2 mcx.l aspirateur.2 bibliothè27-03a576-83S.MONIQUK DION, Perctpttur dti amtndei ¦giNsanl pour et au nom dt l'Hono-rable Procureur Général (Protection du consommateur), demanderesse.-vs- 120984 CANADA INC.(PROMOTIONS CINE MODE).défenderesse.Le 27 juin 1965 à 11:00 heures à la place d’affaires de la défenderesse au No 370 est rue Jean Talon.3e étage en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en; 1 machine à écrire IBM, 3 cadres et encadrement lumière.10 lentilles assorties, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.RICHARD GAUTHIER, huissier.842-9192.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal,COUR PROVINCIALE.No: 500-02-002220-858.COGEIM INC.(AGENT FOR MORGUARD TRUST COMPANY), demanderesse.-vs- GERARDO COLA-TR ELLA, défendeur.i«e 27 juin 1985, à 11:00 heures au domicile du défendeur au No 5817 boul.St-Laurenten la cilé et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 machine à glace Scotsman, 1 caisse enregistreuse NCR.1 l.v.écran géant, etc .Conditions; ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.RICHARD GAUTHIER, huissier, 842-9192.Monlréal.le 15 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal,COUR PROVINCIALE.No: 500-02 002427-842.121311 CANADA IN(\, demanderesse, -vs- SO-PHIA VASILAS KT AL (LA PORTÉ DÉS LAURENTIDES ÉNR ),défendeurs.!.«27 juin 1985,à 11:00 heures à la place d’affaires des défendeurs au No 388 rue Sl-Isidore en la ville de Laurentides, district de Jolielte, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets des défendeurs, saisis en cette cause, consistant en; 1 Trancheur à viande, 1 caisse enregistreuse Sanyo & acc., 1 four à pizza Bakers Pride & acc., etc Condilions: ARGENT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ.SYLVAIN TRUDKL.huissier, 842-9192.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal.COUR PROVINCIALK.No: 500-02-020795-857.SYLVIA COHEN WEISS, demanderesse, -vs-VINCENT BOIVIN, défendeur Le 27 juin 1985, à 13:00 heures au domicile du défendeur au No 1486 rue Louis Crescent, Chomedey en la cité de (.aval el district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause,consistanlen: 1 tv couleur Hitachi, 1 tv Sanyo el meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT ou ClIftyUKVISÉ.RINO RINALDI, huissier, 842-9192.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal,COUR PROVINCIALK.No: 500-02-002809-858.PEINTURE DKNALT LTÉK., demanderesse, -vs- LKS PEINTURES AQUINO LTÉK (l.KS PEINTRES AQUINO LTÉK) KT AL.défendeurs.Le 27 juin 1985, à 14:00 heures à la place d'affaires des défendeurs au No 4677 rue Lavoi.sier en la cité de Sté-Léo-nard, district de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets des défendeurs, saisis en celle cause, consistant en : 1 tv couleur Sony.1 machine à écrire Olivetti électrique.1 tv couleur Zenith, elc.Conditions; ARGKNT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.ROMÉO LOISELLE.huissier.842-9192.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal,COUR PROVINCIALE, No: 500-02-038538-836.J.A.MADILL K'r AL, demandeurs, -vs- RAYMOND SOUCY.défendeur.Le 27 juin 1985, à 15:00 heures au domicile du défendeur au No 8795 rue Meilleur.en la ville de St-Augustin dis-iricl de Terrebonne, seront vendus par autorité de J uslice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en; 1 tv couleur Admirai.1 tv couleur JUC el meubles de ménage, etc.Conditions; ARGKNT COMPTANT ou CHÉ-QUKVISÉ RINO RINALDI, huis-sier, 842-9192.Montréal, le 15 juin 198.5, Province de Québec, District de Monlréal.COUR PROVINCIALE.No: 500-02 013006-858.POSTE DE COURTAGE MONTRÉAL-LAVAL RKGIONIO IN(?.demanderesse, -vs- 86054 CANADA LTÉK.défenderesse.Le 28 juin 1985.à 11:00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 5465 rue Queen Mary, suite 570 en la cité el district de Monlréal.seront vendus par autorité de J uslice.les biens el effets de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en; 1 photocopieuse Mila, I ordinateur Zenith avec clavier, écran el tape-cassette et impnmeuse Epson, etc.Conditions; ARGENT COMPTANT.RICHARD GAUTHIER, huissier.842-9192.Montréal, le 15 juin 1985 Province de Québec, District de Monlréal COUR PROVINCIALK.No: 505 27 012354-842.LK PERCEPTEUR DES AMENDES, Demanderesse —vs— TAGGART SERVICE I,TD, Défenderesse.Le27juin 1985, à 10.00 heures à la place d'aHai-res de la défenderesse au No 3825 rue Trans-Canadienne en la cité de Pointe-Claire et district de Montréal seront vendus par auloriléde Justice.les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 2 chaises d'attente oranges.I dactylo Oliveti Editor 4 électrique et autres biens saisis.Condilions; ARGKNT COMPTANT.ROBERT BDULAY, huissier, 288-6263.Grenier & Associés.Montréal, le 12 juin 1985.Province de Quebec, District de Monlréal.COUR SUPÉRIEURE, No 500 05 013844-848 ROSETTA PDI.ONI KT ALS.demandeurs, -vs-DRPII EK SHOES LTD.défende resse.Le2Hjuin 1985, à 11:00 heures à la place d'affaires de la défende-re.sse au No 1243 rue Ste-Calhenne ouest en la cité et district de Monlréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 caisse enregistreuse Sanyo.1 machine pour forme les botte.s, 1 machine pour forme les souliers Toro, etc.Condilions: ARGKNT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ RICHARD GAUTHIER, huissier.842 9192 Monlréal.le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal, COU R PROVINCIALK.No 500-27 009460-843.JKANNK DKSNOYKRS.Percepteur des amende.s agi.ssanl pour et au nom de l'Honorable Procureur Général (Sous-Min du Rev ), demanderes.se.vs- YVETTE GRISKA a/sSALON VALENCIA, défenderesse.Le 28 juin 1985.à 11 00 heures à la place d'affaires de ia défenderesse au No 1121 rue Bélanger en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celte cause, consistant en 1 réfrigérateur Kelvinator, 7 miroirs assorties.3 séchoirs ass.etc.Conditions ARGKNT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ RICHARD GAUTHIER, hui&sier.842-9192.Montréal, le 15 juin 1985 I*rovince de Québec, Districl de Monlréal.COU R PROVINCIALK.No 500 02 013070 854 JACQUKS ROY 6 ASS()( lÉS DESIGNERS INC , demanderesse, vs- CENTRE SPORTIF LA CITIÉRE INC .dé fen(lero.sse Le 28 juin 1985, à 10 00 heure.s à la place d'affaires de la dé-fendere.s.se au No 50 bout Taschereau en la cilé de La Prairie el district de Montréal, seront vendus par auloriléde Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en 2 bureaux .simples en bois 2 tiroirs, 2 fauteuils en matériel bleu et autres biens saisis Conditions ARGKNT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ NORMAND POISSANT, huissier.288-6289 Montréal, le 12 juin 1985 GRKNIKR& ASS(K'!ÉS, huissiers Voir aussi pages 30, 38 et 39 Province de Québec, Districl de Monlréal.COU R PROVINCIALE.No: 500-02-003664-831.MONTRÉAL TRUST, demanderesse, -vs- DAM E JA('QUKLINE MePHEE, défenderesse.Le 28 juin 1985, à 11 00 heures au domicile de la défenderesse au No 492 rue Hermitage en la cité de Pointe Claire et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en; 1 tv couleur Zenith port, et meubles de ménage, etc.Conditions: ARGKNTCÜMPTANT ouCHÉQUK VISÉ ANDRÉ LESSARD, huissier.842-9192 Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec, Disiriclde Monlréal COUR PROVINCIALE, No: 500-02-014503-846 NICK TROM BETTA.Demanderesse -vs— ALAIN Th^SSIER, Défendeur.Le 26 juin 1985.à 11.00 heures au domicile du défendeur au No 4085 rue Chemin Martin en la cité de St-Louis de Ter-rebonne.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en; 1 T.V.couleur RCA.1 système de son Candie 3 mcx, 1 air climatisée G.K., meubles de ménage, 1 tracteur Massey Ferguson 254, 1 tondeuse pour tracteur.1 automobile Grand Marquis.Conditions; ARGKNTCOMP TAN'r.PIERRE RIVARD, huissier.288-6317.Monlréal.le 15 juin 1985.Province de Québec, District de Montréal COUR PROVINCIALE.No: 500-32-000883-845.CAROLE DOYDN, Demanderesse —vs— ANDRÉ MAYER, Défendeur.Le 25 juin 1985, à 11.00 heures au domicile du défendeur au No 1886 rue Favard en la cilé de Montréal, district de Montréal seront vendus par autorité de J uslice, les biens et effets du défendeur saisis en celle cause, consistant en: 1 T.V.couleur RCA, 1 laveuse sécheuse G.E.1 chaise rotin, meubles de ménage, etc.Condilions: ARGENT COMPTANT.PIERRE PELLETIER, huissier.288-6317.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal.COUR PROVINCIALK.No: 500 02-044414-832, AIR CANADA.Demanderesse —vs— MAGALI RO-GAIiK, Défenderesse.Le 26 juin 1985, à 13.00 heures au domicile de la défenderesse au No 1026 rue est Mont-Royal, en la cité de Montréal, district de Montréal seront vendus par autorité de J ustice, les biens el effets de la défenderesse saisis en celte cause, consistant en: 1 TV couleur 26" Admirai, 1 radio cassette Sanyo.1 machine à coudre Nicchie, 1 vaisselier.Condilions: ARGKNT COMPTANT MICHEL FISKT.huissier, 288-6317.Montréal, le 15 juin 1985.Province de Québec.District de Monlréal.COU R PROVINCIALK, No: 500 02 005229-781.BANQUE ROYALE DU CANADA.Demanderesse-vs- DANIEL ZOGBI.Défendeur.Le 26 juin 1985, à 11.00 heures au lieu d’entreposage du gardien au No 6201 rue Park Ave.en la cité de Montréal, districl de Monlréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en : 2 boîtes de sons.1 stéréo Disco Texco, 1 CB Daker Tr 33C.1 paire de bottines el skis.etc.Conditions; ARGENT COMPTANT MICH KL KOHI.HUBKR,huissier,288-6317.MontréaL le 15 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal.COUR PROVINCIALK.No: 500 02 037210-841.J.A.LARUE INC., Demanderesse —vs— LACON I.TÊE.Défenderesse.Le 27 juin 1985, à 10.00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au No 10555.rue SI- Michel en la cilé de Monlréal et districl de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en; 1 chaise en tissu noir, 1 bureau en bois beige, 1 dactylo IBM électrique et autres biens saisis.Conditions: ARGKNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ, SERGE DUROCHKR.huissier.288-6263 Grenier & Associés.Montréal, le 12 juin 1985.Province de Québec, District Montréal.COUR PROVINCIALK.No: 500-02-037706-848.HYDRO-QUÉ-BEC.Demanderesse —vs— BENOIT T.DAIGNEAULT.Défendeur.Le 26 juin 1985, à 10.00 heures au domicile du défendeur au No 278 rue Brodeur en la cité de Longueuil el district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Pontiac modèle I.eman 1979 vert.1 vidéo Granada VHS acc.Condilions: ARGKNT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.DANIEL DUCHARME, huissier, 288 6263.Grenier éc Associés.Montréal, le 12 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal COUR PROVINCIALE.No: 500-02-040901-840 SEARS CA NADA INC., Demandere.sse —vs— KATHLEEN POIRIER.Défenderesse.Le 27 Juin 1985, à 10.00 heures au domicile de la défenderesse au No 61614ième Avenue # 3 en ia cité de i,aSatIe et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 laveuse + sécheuse de marque ilolpoint.1 téléviseur couleur 18” 'foshiba et autres biens saisis.Conditions: ARGKNTCOMP TANT ou CHÈQUE VISÉ RO BÉRT BOULAY, huissier, 288 6263 Grenier & Associés.Monlréal.le 12 juin 1985 Province de Québec, Districl de Montréal COUR MUNICIPALE No 84-351477453.LA REINE, Demanderesse —vs— ANTHONY PAULSHAULIS.Défendeur Le27 juin 1983, à 13.00 heures au domicile du défendeur au No 1347 rue de l'École.en la cité de Ste-Calherine et district de Montréal seront vendus par autorité de J uslice, les biens et effets du défendeur saisis en celle cause, consistant en : t récepteur AM FM stéréo de marque Kenwood e 2 hauts parleurs.1 téléviseur couleur Toshiba 12".('onditions; ARGENT COMPTANT NORMAND POISSANT, huissier, 288 6289 Gre mer & As,sociés.Montréal, le 12 juin 1985.Province de Québec, District de Monlréal, COU R PROVINCIALE.No: 510 32-000105 859 LAURKNT PAUL VALADE.Demanderesse -vs- MARC BOURRKT.Défen deresse.Le 27 juin 1985, à 10 00 heu res au domicile de ia défenderesse au No 1568 rue Notre-Dame,en la cité de St-Sulpice, distnet de Joiielle seront vendus par autorité de .lus tice, les biens el effets de la défen deresse saisis en cette cause, consis lanl en : 1 véhicule de marque Cadillac couleur blanche modèle De Ville portant n s 6I)69S7Q3002I4 el immatriculé au Québec pour l'année 1986 no BGJ 636 el accs , I piano bois brun Léonard 1922 el acc.antique, I armoire bois 2 portes jaune et acc antique et autres biens el meu blés Conditions: ARGKNTCOMP TANT GERMAIN DELISLK, huis sier 395 8593.Montréal, le 12 juin 1985 Province de Québec, District de Monlréal, COUR PROVINCIALE No 500 02 002364 854 G U S.CA NADA INC .demanderesse -vs JEAN CLAUDK GOUGEON el RRlGi rTK LORD GOUGEON,dé fendeurs l\ i>i Ciihkiih «s ni’,A 11)1 \ i.\ Kl ( III H( III ADJOINT AU DIRECTEUR Le Fonds pour la formation de chercheurs et I aide a la recherche organisme subventionnaire public créé en vertu de la loi favorisant le développement scientifique et technologique du Quebec est présentement a la recherche d un professionnel de haut niveau pour coordonner les activités de son service de la formation de chercheurs (bourses d etudes) Le Fonds accorde annuellement environ 30 millions de dollars en subventions de ri'Rherche et en bourses d etudes Le Fonds est présentement en phase de restructuration arJministrative et le titre du poste peut etre appelé a etre modifie LE POSTE Sous la direction du responsable du secteur le titulaire de ce poste devra assurer la bonne marche des operations reliees a I evaluation des demandes de bourses presentees par les diverses clienteles étudiantes et a I attribution des bourses d excellence oclroyoos par le Fonds Dans le cadre de ses attributions il aura notamment a élaborer dos propositions relatives a la composition des comités d evaluation et a faire des recommandations pour I amelioration des programmes sous sa coordination II assiste egalement le responsable du secteur dans I encadrement du personnel professionnel et de soutien du service LES QUALIFICATIONS La personne recherchée homme ou femme aura acquis apres des etudes universitaires de 1 ou 2 cycle une experience d au moins trois ans dans des fonctions reliees au poste de preference auprès d un organisme dont la mission s apparente a celle du Fonds FCAR ou auprès d un etablissement universitaire LE TRAITEMENT Selon la politique administrative et salariale en vigueur Les personnes interessees doivent faire parvenir leur curriculum vilae complet au plus tard le 5 juillet 1985 a Concours Cl 85 M Gilles Lapierre Fonds FCAR 4 fîtaqe 979 do Bourgogne Sainte Foy Que GIW 2L4 LE DEVOIR CULTUREL ¦2-/ CAHIER T .-î- NI Le centenaire de Jean Paulhan NORMAND BIRON JIÎAN PAULHAN aurait aujourd’hui cent ans ! L’enfant qui naquit à Nîmes, le 2 décembre 1884, fut élevé dans une famille où la philosophie, la littérature, la poésie, la peinture étaient tenues pour des valeurs aussi essentielles qu’indispensables.Très jeune, il était soumis par ses parents à des tests de goût et d’intelligence qui le laissaient consterné, souvent inquiet.Curieusement, la musique fut la grande oubliée et par la suite jamais l’écrivain ne put s’y intéresser.Seul Satie trouva grâce à ses yeux, sans doute en raison des titres de ses compositions.Après des études secondaires (« sans joie » dira Paulhan en 1967, d’abord « légères » puis brillantes d’après le livret scolaire), le jeune homme désireux d’échapper à la douceur familiale, à la monotonie quotidienne d’une carrière apprend le chinois et se retrouve professeur à Madagascar (Jean Paulhan et Madagascar, Gallimard).Apprendre le malgache, langue euphonique, agglutinante, perturbante dans sa syntaxe et son vocabulaire pour qui est formé à la pensée de Descartes, n’est pas chose aisée.Jean Paulhan s’y applique immédiatement et efficacement.C’est alors que chercheur d’or dans la rivière de l’Ikopa, il découvre, or inattendu, les étranges joutes oratoires auxquelles se livrent les Malgaches pour régler leurs différends.Ils se battent à coup de.hain-tenyou proverbes ! Lejeune homme n’a de cesse qu’il n’ait rassemblé plus de 3,000 hain-teny, qu’il classe, traduit, commente.Pour cela, il part au loin chercher des vieillards, des conteurs et fréquente assidûment des lettrés malgaches.On estime généralement que la pensée de Paulhan vient du choc, de l’éblouissement que lui a procurés la littérature populaire ou savante de Madagascar.En réalité les problèmes de langage inquiétaient l’écrivain dès son adolescence et même, dès son enfance, à en croire le récit qu’il donne des « Sornettes » de son grand-père, ( Les incertitudes du langage, coll.Idées/Gallimard).Il en cherchait toujours la clé dans le discours le plus populaire, le plus immédiat, le moins travaillé.Cette préoccupation apparaît dans tous les « Récits » de Paulhan, dont il faut dépasser l’anecdote.Ainsi Aytré qui perd l'habitude (Gallimard) raconte un meurtre dans un village où stationne un groupe de femmes convoyé par quelques militaires dont le narrateur.Dans son journal administratif, Aytré consigne les événements de la journée.Le narrateur y ajoute ses réflexions et sa propre vision des faits.Dans les dernières lignes, on apprend qu’Aytré est l’assassin et que le narrateur est un voleur.Banale intrigue policière s’il en est, dont le détail révélateur se situe au niveau de l’écriture : les rapports d’Aytré, secs, impersonnels, limités aux faits avant le meurtre deviennent ensuite beaucoup plus fournis et intéressants.Aytré analyse, conseille, propose.CLAUDE LAROCHE Une création collective sur le sentiment amoureux PAUL LEFEBVRE développe, s’intéresse aux autres .Même recherche dans les Causes célèbres (Gallimardl, brefs récits énigmatiques, ciselés où le sens second est plus important que l’anecdote, vraiment ponctuelle ; le petit ouvrier trouve des mots somptueux pour décrire le paysage qui l’entoure et dont il ne se lasse pas : il est aveugle depuis (Les causes célèbres, coll.Idées/Gallimard).Avec quel soin Jean Paulhan rapporte les bribes de conversations de soldats dans son Guerrier appliqué (Gallimard), incontestable chef-d’oeuvre de la littérature guerrière.De toute évidence, ces dialogues sont vrais, notés sur le vif, mais ils prennent une intensité, une résonance étonnantes du fait des incidences, des réflexions qui les traversent.La guerre n’est pas subie comme une fatalité, mais comme une « occasion de passer de l’autre côté du réel».Juste avant cette guerre, le jeune Paulhan avait publié un recueil de hain-teny remarqué, point de départ de sa production littéraire et sans doute de sa notoriété.Appelé en 1920 à la NRF (Nouvelle revue française), il en devient le rédacteur en chef en 1925, à la mort de Jacques Rivière.Cette revue fait partie de son oeuvre.Il s’y consacra avec passion, négligeant ses propres travaux.À parcourir la correspondance générale qui doit paraître prochainement et dont j’ai pu lire quelques passages en manuscrit, on constate que Jean-Paulhan lisait vraiment ce qu’on lui envoyait, surveillait tout, donnait des conseils précis, proposait que l’on coupe, que l’on supprime un chapitre, que l’on change un mot.L’auteur souvent effondré, parfois agressif, reconnaissait le bien-fondé de l’avis, devenait confiant, parfois même dépendant.Étiemble s’était promis de détruire tout ce qui ne plairait pas à Paulhan; Supervielle tronquait ses poèmes, ramassant les vers tombés pour en faire un nouveau; un autre attendait même l’avis de Paulhan pour se marier.Jean Paulhan sut ainsi guider, encourager, soutenir tous ceux qui ont actuellement un nom dans la littérature française : Artaud, Jou-handeau, Gide, Céline, Ionesco, Malraux, Michaux, Genet, Audi-berti, Saint-John Perse, Queneau, Sartre.Le directeur de la NRF avait déjà fondé, en 1911, Le Spectateur où il analysait des expressions et comportements populaires : Un sou est un sou.Assassin pour vingt francs.Vous en êtes un autre.En plus de la NRF, il dirigea de luxueuses revues financées par des mécènes (Commerce, Mesures, Les Cathiers de la Pléiade) où ne paraissaient que des textes rares « trop bons pour la NRF » disait-il.Vient une nouvelle guerre et l’occupation.Jean Paulhan, immédiatement résistant, abandonne la direction de la NRF trop à la solde des Allemands (il avait fallu en expulser tous les Juifs), la laissant aux mains de Drieu la Rochelle.Il ne peut d’ailleurs s’empêcher de la surveiller du coin de l’oeil.Il fonde alors, avec Jacques Decour, Les Suite à la page 30 CLAUDE Laroche a beau être un acteur-improvisateur confirmé, populaire, cité en exemple pour son travail a la LNI, c’est lui qui déclare : « Je n’ai jamais pensé faire carrière d’acteur ; pour mol, le théâtre était un moyen d’agir politiquement ».Sans être un cliché, cette phrase de Laroche résume non seulement un trajet personnel mais englobe l’évolution d’un rapport au théâtre qui a été celui de bien des gens de sa génération, celle qui est montée sur les planches à la fin des années soixante.Membre fondateur du Grand (Cirque Ordinaire en 1969, Laroche a été, ainsi, un des premiers professionnels à faire de la création collective sa pratique théâtrale.Encore très utilisée il y a cinq ans, la création collective est aujourd’hui beaucoup moins employée.Laroche fait partie de la cellule du Nouveau Théâtre expérimental qui, depuis jeudi soir à l’Espace libre, présente Amore Amore, une création collective sur le sentiment amoureux.De cette occasion, Claude Laroche profite pour faire le point tant sur la création collective que sur son trajet de comédien.« La naissance de la création collective, com-mence-t-il, est quand même assez connue.Plusieurs causes l’ont provoquée.Il y avait un besoin, une urgence de dire ce qui se passait ici, mais il n’y avait pas de textes qui abordait la réalité québécoise teUe que nous la percevions.Il y avait la conviction qu’il fallait faire éclater les formes théâtrales traditionnelles ; l’Osstid-cho venait d’avoir lieu et sa forme absolument contemporaine nous indiquait des voies à poursuivre.L’américanité, reléguée longtemps à l’entertainment, faisait son entrée dans la « culture ».Il y avait la philosophie du Peace and Love qui prônait le collectif contre l’individualisme du système capitaliste.Mais il y avait surtout une cause très pragmatique : nous étions pauvres et sans ressources et n’avions comme ressource que celle de nous unir».« Pour ce qui est de la situation présente de la création collective, poursuit-il, cela s’est beaucoup modifié depuis.À la fin des années soixante, c’est la nécessité et l’urgence qui ont fait naître cette façon de travailler.Or, cette urgence n’existe plus (l’urgence existe toujours, mais elle s’est déplacée) et la création collective est toujours là.Mais elle a changé de statut : la création collective, née comme mesure d’ur-gence, s’est transformée en méthode de créa- Sulte à la page 30 x '¦W\ Claude Laroche; une création basée au hasard des fantasmes.Photo Jacquet Grenier t s T 1 i \ n ns i>! i» i j M O X* im S)/f rwR'*'-' - .z:____t - Photo Jicqun Qronlor MAI ZETTERLING Secouer le cinéma traditionnel FRANCINE LAURENDEAU IL y a une vingtaine d’années, le torrent libérateur de ce qu’on a appelé la Nouvelle 'Vague jaillissait un peu partout, en France d’abord mais aussi dans des pays aussi divers que la Tchécoslovaquie et la Suède, éclaboussant les conventions, remettant en question les dogmes les plus respectés.En Suède, c’est une femme.Mai Zetterling, qui a fait trembler sur ses bases le cinéma traditionnel.Je n’oserais pas être aussi catégorique si je n’avais revu, grâce au Festival international de films et vidéos de femmes, les premiers longs métrages de la réalisatrice, c’est-à-dire Les Amoureux (1964), Jeux de nuit (19661, Doctor Glas (1967) et Les Filles (lw&).Car il y avait beau-j coup de scories dans le cinéma de ! cette période, beaucoup de tics et de facilités, c’était aussi une mode.Les films de Mai Zetterling eux, ne datent pas, n’ont pas pris une ride.Ils sont tout aussi percutants qu’au premier jour, baroques et délirants, audacieux par leur contenu et leur recherche formelle, manifestant une étonnante maîtrise à la fois de la direction d’acteurs et de la technique.Peut-âtre parce qu’elle a attendu d’être prête avant de passer derrière la caméra.J’ai rencontré Mai Zetterling cette semaine, dans les bureaux du festival, et elle m’a expliqué qu’en 1964, lorsqu’elle aborde Les Amoureux (d’après l’oeuvre d’une romancière suédoise, Açnes von Krusenst-jemas), elle a déjà acquis un solide métier de comédienne de théâtre et de cinéma, joué dans plus de 30 films en Suède, à Londres et à Hollywood.Et avant de se mettre à son premier long métrage, elle s’est imposé un plan quinquennal.« Je me suis donné cinq ans pour assimiler les éléments de la technique et j’ai tourné quatre documentaires.J’ai appris sur le tas, observant ce qui se passait sur le plateau et dans les salles de montage, questionnant sans arrêt les techniciens.Bien sûr, ce n’était qu’un début et il faut sans cesse apprendre parce que la technique évolue.Mais je crois essentiel, si on veut faire ce métier, de connaître l’ABC du langage cinématographique.Le cinéma est un m^um technique.» çais.Oiseau de passage (Des femmes), petit livre poignant, obsessionnel, envoûtant.) Certes, les audaces (entre autres) féministes des Fffles, jugées outrancières par les critiques des années soixante, l’ont pour un temps fait classer comme indésirable par les producteurs.« Vous êtes sept ans en avance sur votre époque », lui dira Susan Son-tag.lographie, entre son fietrage.Scrubbers Dans sa filmoj dernier long mi (1983), présenté à ce Festival en première canadienne, et le dernier de ses premiers.Les Filles, il y a beaucoup de courts et moyens mais un seul long.Tant d’autres, une fiction tournée pour la télévision suédoise.(Il ne faudrait pas oublier que Mai Zetterling a écrit quatre romans, dont un seul a été traduit en fran- Mais il y aurait toute une histoire de cinéma à écrire en négatif sur les projets avortés, les scénarios non filmés.(On publiait récemment un scénario de Sartre sur Freud, mais combien de scénarios demeurent inédits ! ) Recueillant récemment à Paris les éléments d’une série radiophonique sur François Truffaut, j’ai été étonnée de découvrir que même cet auteur qui semblait tourner fa- 8ult« à la page 26 )IRLIVl( NOIALEDE T / Hugh Honour John Fleming UART Cette histoire mondiale de l’art couvre tous les lieux et tous les temps.Commençant avec la Vénus de Willendorf sculptée il y a 30 000 ans, elle conduit le lecteur jusqu’aux avant-gardes contemporaines.Mondiale, elle englobe, certes, toutes les traditions — et les ruptures — occidentales, mais elle consacre aussi un tiers du volume aux arts d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et des îles du Pacifique.Près de 1 000 Illustrations, dont 350 en couleur • Glossaire, Bibliographie, Tableaux chronologiaues • Index: plus de 1 800 noms, sites, titres d’oeuvres.• Relié, 640 pages — 49,95$ en vente chez votre libraire Bordas 22 ¦ Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL LA VITRINE DU LIVRE PIERRE QUESNEL ÉGLISE Jean-Yves Calvez, Fol et justice, Desclée de Brouwer/Bellarmin, 252 pages.Jusqu’où et comment l'Église peut-elle et doit-elle s'engager concrètement au service des pauvres ?Ces dernières années, rengagement social de certains jésuites — notamment en Amérique latine — a été contesté en plusieurs milieux, parfois désavoué par le pape lui-mème ! Le père Calvez, auteur d’un ouvrage important sur Karl Marx, tente de faire un peu de lumière sur ces délicates questions.SECTE Roland Chagnon, La Scientologie : une nouvelle religion de la puissance, HMH, 263 pages.Fondée en 1954 par un certain Lafayette Ron Hubbard (dont on ne sait aujourd’hui s’il est mort ou vivant, sain ou sénile), implantée au Québec depuis 1973, cette religion y compte aujourd’hui quelque 400 membres actifs.Un professeur de sciences religieuses de rUQAM — qui assure avoir beaucoup de respect pour les scientologues qu’il a rencontrés — nous présente un livre qui tombe à point si on considère que cette nouvelle secte a fait un peu parler d’elle — assez fâcheusement du reste ! — il y a quelque temps.L’auteur se charge de nous renseigner d’abord sur la nature de la dianétique, science moderne de la santé mentale (sic), et de la scientologie: ensuite, sur l’histoire du mouvement au Québec, la personnalité de ses adhérents, le sens de leur quête.Un point de vue sympathisant.LUMIÈRE Arthur M.Wilson, Diderot, sa vie et son oeuvre.Laffont/Ramsay, (coll.Bouquins).Sur celui que beaucoup aujourd’hui tiennent pour le plus « moderne » des Lumières, un ouvrage simple, accessible à tous, bien qu’un peu ambitieux puisqu’il se dit la synthèse de toutes les informations disponibles à ce jour sur l’auteur de VEncyclopédie D’un universitaire américain.JOURNAL Louis Calaferte, Lignes intérieures, Denoei, 253 pages.Le troisième tome (1974-1977) du journal d’un écrivain marginal et sévère — il tient Sartre pour un esprit maigre et sec.Anthony Burgess pour un être immonde ! — au goût raffiné — Stendhal l’enchante, mais pas Balzac ! —, vivant à l’écart des modes et du monde (ce dernier trait ne constituant-il pas une raison suffisante pour l’aimer ?) ROMANS Foi et justice Lj dimension sociale de t’evangelisation Lars Gustafson, Musique funèbre, Presses de la Renaissance, 189 pages.Le dernier roman d’un écrivain suédois {Strindberg et l'ordinateur) qui s’impose de plus en plus.Trois personnages « à des degrés divers représentatifs de la « grande fêlure ».de cette cassure qui a déséquilibré la conscience occidentale depuis une vingtaine d’années : où est la réalité, que sommes-nous et que doit-on croire ?« Nihilisme trivial », « indifférence à tout » : c’est la couleur du temps, celle d’une fin de siècle où ne compte plus que le ton de la mélodie.» J.M.Coetzee, Michael K, sa vie, son temps.Seuil, 217 pages.Dans une Afrique du Sud déchirée par la guerre civile, « l’histoire d’un homme fruste, prêt à surmonter l’oppression, à esquiver l’autorité pour vivre sa vie comme il l’entend.L’histoire d’une lutte forcenée pour préserver ce qui s’appelle la dignité humaine ».L’auteur a obtenu pour ce roman le Booker Prize, un prestigieux prix littéraire britannique.D M.Thomas, Poupées russes.Presses de la Renaissance, 280 pages.Le deuxième volet d’un cycle romanesque commencé avec Arafat.Des questions sérieuses — le sexe.Dieu, la politique — sur un mode léger.« Un régal pour l’esprit, une fête du langage », assure l’éditeur.Le livre d’un virtuose — l’auteur de l'Hôtel blanc — que certains critiques, parlant d'Arafat ont rapproché, l’un (Michel Braudeau) de Bunuel, l’autre (Poirot-Delpech) de Nabokov.MUSIQUE Jacques-Gabriel Prod’homme, Gluck, Fayard, 413 pages.La biographie — et l’analyse des oeuvres — d’un grand magicien dramatique (mais un peu négligé) qui fut notamment le maître de Salieri (le rival de Mozart) et de Marie-Antoinette ! L’ouvrage, publié après la guerre — mais dont l’essentiel n’aurait pas été contesté par les travaux musicologiques ultérieurs —.a été « rajeuni » par Joel-Marie Fouquef, qui en fait également la préface.De la littérature d’occasion VICTOR-LÉVY BEAULIEU * Larry Collins, Fortitude, 512 pages.Éditions Robert Laffont.Paris 1984.* Léon Uris, Le Had], 560 pages, Éditions Robert Laffont, Paris 1984.* Édouard Chambost, Le jour du rouble, 280 pages.Éditions Robert Laffont, Paris 1984.* Graham Greene, Les chemins de l’évasion, 306 pages.Éditions Robert Laffont, Paris 1984.IL y a des semaines où les choses difficiles vous font peur et qu’elles se repoussent comme d’elles-mêmes en vous, ne vous laissant que cet état de béance qui vous apeure aussi.Alors, vous cherchez des livres que j’appelerais d’occasion pour que l’image que vous avez de vous ne pâlissse pas tout à fait.A quinze ans, vous lisiez Le comte de Monte Cristo, à vingt-cinq Ben Hur et à trente Le troisième homme.On appelle ça aussi de la littérature d’évasion, qui ne tient que ce qu’elle promet, ce qui est heureux parce que vous n’attendez pas autre chose d’elle, qu’elle ne vous sollicite que par ce qui, en vous, ne tient pas vraiment à se constituer lecteur.L’un après l’autre, j’ai lu Fortitude, Le Hadj, Le jours du rouble et Les chemins de l’évasion.J’avoue tout de suite que je n’y ai pas retenu grand-chose des anecdotes qui m’étaient racontées et que, pour les raisons que je viens de dire, je n’y tenais pas vraiment, comme les auteurs de tous ces livres sans doute, sauf peut-être Graham Greene, et encore n’est-ce pas certain.Cela tient au genre même de cette littérature fort populaire, pour ne pas dire populiste.Si l’anecdote paraît y prendre toute la place, c’est qu’elle vient d’un longue tradition dont Graham Greene, précisément, est l’un des grands maîtres.Il en rend compte à toutes les pages dans Les chemins de l’évasion, deuxième tome de son autobiographie commencée avec Une sorte de vie.Par le cheminement qu’il nous livre de lui-même, dans cet humour tout british, on y apprend ce qui constitue cette littérature d’occasion, aussi bien celle qu’il a écrite lui-même que celle qui fait aujourd’hui le succès des Collins, Uris et Chambost.En premier lieu, c’est une littérature issue du journalisme, ce qui suffit sans doute à l’éloigner de ce monde carrément sentimental dont Princesse Daisy et Les oiseaux se cachent pour mourir représentent bien la quintescence.Aux belles femmes plus troublées que troublantes, cette littérature d’occasion substitue le monde de l’espion (chez Greene notamment), celui du maître-chanteur et du complot international (Chambost entre autres) ou bien celui de l’Histoire (ce qui est le cas de Collins et celui de Uris).Il s’agit donc d’un monde d’hommes dans lequel les femmes, pour n’y être pas tout à fait absentes, ne représentent que le désir du mâle quand il veut satisfaire sa libido.Pour le reste, c’est le degré de l’aventure qui fait foi de tout, par l’exotisme que l’auteur sait bien rendre.Pour savoir de quoi s’inspirer, Graham Greene courait le monde, en grand reporter qu’il était, en Indochine, en Amérique du Sud, à Cuba ou bien aux Indes quand ça y chauffait.Rentré chez lui, le roman finissait toujours par sortir, un pied l’Histoire et un autre dans l’imag^aire.Que souvent Graham Greene ait su faire le joint entre les deux pour pro- Si vous avez aimé lANCO ACCENIINC VOUS aimerez lire la biographie de Carlos Gardel, celui qui a “inventé” le tango moderne et que les Argentins surnommèrent le “maître de la tristesse”.Un véritable roman! VI Larry Collins duire comme dans Notre agent à la Havane un fort bon thriller, cela tient au fait qu’il était un maître-écrivain, capable de retourner a l’envers l’anecdote pour qu’elle se mette à parler vraiment, au niveau même de l’écriture.Ce n’est pas le cas d’Édouard Chambost ni celui de Larrv Collins.Journalistiquement, c’est sans doute défendable en ce qui de l’anecdote s’y joue, mais l’écriture de ça a l’air de sortir tout droit de ces cours de littérature par correspondance dont parlait Salinger dans L’attrape-coeur.Ce qui veut dire qu’on n’en est que dans du feuUleton par-dessus la tête, dans l’épanouissement de recettes si souvent éprouvées qu’on s’y ennuie presque de Love Story.C’est écrit à la machine, rapidement, avec sans doute une armée de nègres pour réviser le texte final.De la vraie littérature d’occasion qui, comme celle que fabrique Léon Uris avec sa secrétaire et ses documentalistes dans Le Hadj, voudrait nous faire remonter aux origines de l’incompréhension entre Arabes et Juifs, mais ne nous amène que dans un mélodrame si ordinaire et si prévisible parce que totalement linéaire, qu’on se demande comment l’auteur a pu y passer cinq ans sans s’y déprimer absolument.A lire tout cela, on comprend ce qui fait encore le charme de Graham Greene, même dans l’occasion où il situe lui-même sa littérature : celle du simple plaisir qu’il y a à la faire, même quand c’est pas thérapie pour, dit-il lui-même, « échapper à la folie, à la mélancolie et à la peur panique qui sont inhérentes à la situation humaine ».^ m ! Uâge 1 < Ml KMI I I il.liii'lu'1.1 nu M s III iM II (.M IIM I • 971 OUI F.ii Indo, pa>s de démesure, de niisère.et de faseinallun Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL LE FEUILLETON D’intelligentes lectures de vacances 'LISETTE MORIN * Clément Lépidis, Les oliviers de Macédoine, Le Seuil, 188 pages.* Italo Calvino, Palomar, Le Seuil, 122 pages.Molière; en a truffé, avec quelle allégresse, son « Bourgeois gentilhomme » ; Mozart prit grand plaisir à la métamorphoser en musique géniale dans « L’enlèvement au sérail ».Depuis, poètes, conteurs, musiciens ont ac-comodé la turquerie à toutes les sauces, puis l'on petit à petit négligée,., D’où la surprise, heureuse ! d’en découvrir une version picaresque dans un roman de l’année que l’on doit à Clément Lépidis, indiscutablement d’origine grecque mais qui a écrit, avec Les oliviers de Macédoine, un roman bien français et même de bonne teinture rabelaisienne.Tout commence, ainsi que chez les conteurs de Provence, de Paul Arène à Jean Giono, par « l’olive ».Si bonne, si ju teuse, SI grosse avec un si petit noyau, que l’épicier de Verria, village de Macédoine, qui les vend de père en fils, se laisse convaincre d’en céder un plein tonneau au marchand de tapis Aristote Praxitèle Yéoglou, venu un jour de Smyrne avec son valet, son argent et ses projets extravagants.Dont, par exemple, celui d’échanger pour un mois sa vie agréable et sa belle maison, avec l’échoppe de Sta-matis, l'épicier.Et bientôt de la convaincre de créer un grand port, uniquement destiné au commerce des belles, des merveilleuses olives de Verria.Au chapitre trois, le romancier se fait fort d’expliquer « comment le riche et le pauvre ne peuvent échanger leur place sans risque ni sans désagrément ».Mais tous les chapitres suivants annonceront, de la même façon, les aventures incroyables des deux héros, l’un retournant, non sans risques et périls divers, en Turquie, l’autre vendant son fonds de commerce, héritage sacré de son père, dont la voix d’outre-tombe ne se fera pas faute de le lui reprocher amèrement.Comme « la larme du rire et celle des pleurs coulent dii même oeil », tout ce qui survient aux personnages de Lépidis provoque un plaisir souvent attendri chez le lecteur.Tout arrive à Yéoglou dans son voyage de retour en Turquie, où il découvre Saloruque, revoit Constantinople mais ne parviendra guère à réaliser ses rêves « portuaires », malgré un nombre incroyable de mésaventures, sur terre et sur mer, un naufrage et même une noyade.dont il renaîtra miraculeusement (nous sommes, ne l’oublions pas, dans une histoire turque) toujours grâce à l’olive de l’épicier Stamatis.Qui reviendra lui aussi à Verria, après de mauvaises rencontres, des rapines attribuables, bien sûr, à une troupe de tziganes dirigée par un certain Yakos.Une vraie lecture de vacances que Les oiiviers de Macédoine, et, ce qui ne gâte rien, un roman savoureusement écrit, tout plein de trouvailles.Quand, par exemple, Yéoglou descend vers le port de Smyrne, « la nuit ressemblait à une figue’: rouge dedans, noire dehors.» Dirigée par le Gazi Mustafa Kémal, l’armée turque « débusque d’Anatolie la dernière mouche qui n’aurait pas le croissant étoilé peint sur ses ailes».Truculents, les héros de Lépidis ne se gênent pas de roter sans vergogne quand ils ont trop mangé : les ânes qui les promènent pètent à tout moment ; les rombières de Verria ont des postérieurs voluptueux .Ce qui n’empeche pas les dévots de fêter la Saint-Marcos, un saint dont l’histoire est l’un des plus jolis récits du roman de Clément L^idis.L’éditeur — c’est à noter parce que c’est devenu rare — a favorisé notre romancier d’une typographie soignée.Des lettrines enjolivent les têtes de chapitres, de sorte que les 188 pages de cet agréable petit livre se lisent en moins de deux.?L’année 1981 fut pour moi, lectrice impénitente et même impunie, l’année Italo Calvino.Grâce à l’extraordinaire fiction intitulée Si par une nuit d’hiver un voyageur, étonnant jeu de miroirs et démonstration éclatante du génie littéraire de son auteur.D’où la joyeuse impatience avec laquelle j’ai ouvert Paiomar, qui est de l’année 1983, pour les lecteurs italiens, mais que vient de traduire Jean-Paul Manga-naro pour les éditions du Seuil et les lecteurs francophones.Quel personnage que monsieur Palomar et à quelle merveilleuse, et exclusive, occupation a-t-il choisi de se livrer ! Pour le plus grand plaisir sinon l’envieuse édification des lecteurs d’I-talo Calvino.Il s’agit de regarder intensément les choses, mais du dehors : les fixer ensuite, j’allais écrire « sur la toile », tant l’activité de l’écrivain ressemble ici à celle du dessinateur.Regardez-le, par exemple, « regarder » une vague : « Ce n’est pas qu’il soit absorbé, car il sait très bien ce qu’il fait : il veut regarder une vague, et il la regarde.Il n’est pas non plus en train de la contempler, car il faut pour la contemplation un tempérament approprié, un concours de circonstances extérieures approprié et, bien que monsieur Palomar n’ait en principe rien contre la contemplation, aucune de ces trois conditions n’est dans son cas vérifiée.Enfin, ce ne sont pas « les vagues » qu’il a l’intention de regarder, mais une seule vague, c’est tout : il veut éviter les sensations indéterminées et se propose pour chacun de ses actes un objet limité et précis ».Jamais projet d’un livre, qui n’est pas un récit, pas un roman, pas une narration, mais le résultat d’un regard appuyé, ne fut si clairement délimité : Palomar, sur la plage, fait « la lecture d’une vague ».Puis du sein d’une jeune femme étendue ; d’une épée de soleil, ce refiet qui se forme sur la mer lorsque le soleil descend.Palomar passe ensuite au jardin, son jardin.Il y regarde deux tortues mais « n’arrive pas à imaginer ce que peuvent être les sensations de deux tortues électroniques, programmées pour s’accoupler.Car, observe encore le voyeur Palomar « qu’est-ce que l’éros si, à la place de la peau, il y a des plaques d’os et des écailles de corne ?».Au jardin, il entend, avant de le regarder, le sifflement du merle, considère un pré « cultivé », mais « est-ce un pré que nous voyons, ou bien voyons-nous une herbe plus une herbe plus une herbe ?.Italo Calvino ».Après le jardin, Palomar regarde le ciel, mais d’abord la lune dans l’après-midi « puisque c’est le moment où elle aurait le plus besoin qu’on s’intéresse à elle son existence étant encore douteuse à cette heure-là.».Et l’oeil considère ensuite les planètes, et Calvino (qui joue souvent les Candide) démontre plus que les qualités ordinaires d’un astronome amateur.Après les étoiles, c’est sur la terrasse que s’installe monsieur Palomar, et le lecteur, devenu voyeur à son tour, a droit à une étourdissante vision d’un gecko, ou plutôt du ventre de ce petit lézard, collé sur la vitre et qui avale tout insecte passant à sa portée.Mais de sa terrasse, Palomar voit la ville de Rome, d’en haut, et sa vision devient tridimensionnelle.Sur toutes les chose « s’élève la mâture des antennes de télévision, droites ou tordues, émaillées ou rouillées, selon les modèles de générations successives, différemment ramifiées, cornues et cachées, mais toutes aussi maigres que des squelettes et aussi inquiétantes que des totems.».L’invasion des étournaux, dans le ciel romain, passionne ensuite le voyeur avant que, d’un séjour de gastronome à Paris, d’une visite au zoo, il ne puisse faire autrement que de « rapporter » des vues originales et toujours insolites.Calvino ne serait pas ce qu’il est, un penseur ironique et souvent désespéré, s’il ne donnait a voir, après l’avoir vu, l’univers comme un miroir.Mais comme monsieur Palomar « s’est aperçu depuis quelques temps que les choses entre lui et le monde ne vont plus comme naguère »(.)« il décide qu’il fera dorénavant comme s’il était mort, pour voir comment le monde va sans lui ».Ce dernier chapitre est fort émouvant, puisque le voyeur, envisageant sa mort, « voit » également « celle des derniers survivants de l’espèce humaine ».(.) « Si le temps doit finir, on peut le décrire instant après instant, pense Palomar, et chaque instant, quand on le décrit, se dilate a tel point qu’on n’en voit plus la fin ».Il décide qu’il se mettra à décrire chaque instant de sa vie, « et tant qu’il ne les aura pas tous décrits, il ne pensera plus qu’il est mort.À ce moment là, il meurt».Exit Palomar.Mais survivent Italo Calvino et son lecteur ébloui.La subtile fissure d’un couple parfait MADELEINE OUELLETTE- MICHALSKA i* Catherine Rihoit.‘Soleil, Pans.; Gallimard.1985.201 > pages.CATHERINE Ri-hoit est une romancière à succès qui étonne ou ravit.Dans l’é-¦ tonnement, il y a parfois ¦ une certaine insolence, des libertés de style et ; de moeurs qui choquent : les tenants du génie de ta langue et de la bonne tenue.Dans le ravissement, il y a des bonheurs d’écriture, sa production littéraire changeante, quasi démesurée, qui cerne la vie avec justesse.Soieii, son dernier livre, est d’une facture classique.Ni insolence ni argot.Nous sommes en miheu bourgeois.Une femme médecin de 40 ans, un époux professeur et leur enfant sont en vacances sur une île grecque.Sous le soleil méditerranéen, l’usure du couple se révèle.Cette femme qui s’appelle Réelle et cet époux nommé l’Autre, on les reconnaît.Ils sont de la lignée des ménages irréprochables.Ceux qui se disent « mon chéri » à tout bout de champ, posent des gestes p’acieux dictés par l’habitude, et demandent « Tu dors ?», en soufflant la lampe, sur un ton qui n’attend pas de réponse.Trop parfait.Quand on connaît Catherine Ri-hoit, on sait qu’il y aura crise.Et la crise s’infiltrera dans la fissure de l’âge.Réelle vient d’avoir 40 ans.Elle n’a plus l’insouciance aveugle de la jeune fille rangée que la précipitation de certains prétendants effrayait.Elle n’a pas encore la pesanteur de qui a renoncé à vivre.Mais elle a toujours vécu en retrait d’elle-même, sans risque et sans aventures, redoutant de traverser cette frontière au-delà de laquelle elle craignait de se perdre.La nudité de l’ile sera son heure de vérité.Comme la jeune enseignante du premier roman Le bai des débutantes, comme Gabriel des Petites annonces qui était aussi professeur, comme la mal-aimée Stella dans La favorite, on finit par toucher le sentiment de sa dépendance et de sa solitude.Alors, un vent de folie passe.La tentation du petit matin ou le démon du midi se manifestent.On est prêt à tout pour échapper à son enlisement.Sur l’île, la tentation se présente sous les traits d’un jeune grec qui parle assez mal anglais — on parle de plus image du couple gentiment enlacé qui quitte l’île grecque sur un bateau qui tangue doucement, je préfère celle de Réelle tourmentée, à vif, qui s’interroge sans complaisance et sans pitié.Je préfère également celle du corps lucide qui Catherine Rihoit en plus anglais dans les romans français.Et Réelle, d’abord réticente, blessée dans son orgueuil de Femme du monde qui refuse d’être confondue aux touristes de moeurs légères dont profitent les Don J uans de l’île, finit par céder.À elle-même d’abord : « C’était une rencontre avec elle-même qui soudain lui était permise, un rendez-vous qu’elle savait avoir manqué pendant longtemps.» Puis au jeune homme qui la rejoint au-delà du regard et du peu des mots prononcés, dans cette conscience de la fragilité du corps et du désir, où l’approche de l’amour révèle à la fois sa naissance et sa mort.Catherine Rihoit, qui excelle dans l’analyse de moeurs et l’étude du sentiment amoureux, atteint dans Soieii une profondeur que le dénouement, très romanesque, dilue un peu.À cette JEAN LOUIS GAGNON lÆS APOSTASIES TOMKI 1 AÏS ( ^K|S de 296 page.s, 12,95$ MAINTENANT EN LIBRAIRIE Ayez « PLANTES SAUVAGES DU BORD DE LA MER » à portée de la main cet été, que vous soyez sur le bord du St-Laurent, aux Maritimes ou dans le Maine, ces plantes sauvages vous attendent! 288 pages décrivant 55 plantes fréquentes au bord de la mer, dont 8 algues.Illustrées par 114 photos couleurs par FLEURBEC, auteur de * PLANTES SAUVAGES PRINTANIÈRES « Un guide complet d'utilisation facile Disponible chez les libraires 15,95$ a éprouvé dans l’amour le germe de la pourriture et l’attrait du mysticisme.Et cette réflexion qui résume bien le roman : « C’était cela l’humanité, des moments où on avait le courage de chercher l’autre, de mener à bout son geste.» t^ess^sdebRenaisaiu UN ÉVÉNEMENT! DES NOUVEAUTÉS À LIRE ABSOLUMENT.CITIZEN HUGUES Les archives secrètes d'Howard HUGUES L'homme qui acheta les États-Unis.Les archives secrètes d’Howard Hugues L'- Hu^ MICHAEL DROSNIN ihssesdthhnateitt Dresse LE THRILLER DE UÉTÉ LAMIKO Eric Van Lustbader vous avez été nombreux d aimer «LE NINJA» et «COEUR NOIR» vaus aimerez encore plus «LA MIKO,» suite et fin du 5198, rue Saint-Hubert MONTRÉAL H2J 2Y3 Demandez nos catalogues gratuits LE MAGAZINE DE LA SOLIDARITÉ! Vous ne savez pas quoi lire pendant vos vacances?MOUVEMENTS vous présente 5 nouvelles inédites de 5 écrivains québécois sur le thème de là jeunesse DISPONIBLE DANS LES KIOSQUES À COMPTER DU 15 JUIN. LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 15 juin 1985 Wonder Brass, une nouvelle harmonie PAUL CAUCHON WONDER Brass, une texture sonore unique, des cuivres qui s’emballent sur des rythmes brisés ou ondulants, de grandes envolées et une pulsation violente qui trouble, dérange, séduit si on veut bien se laisser apprivoiser.Wonder Brass célèbre actuellement ses cinq années d’existence avec la sortie de son premier long-jeu, Ravir.Un disque produit et réalisé par Wonder, sur sa propre étiquette, avec l’aide du secrétariat d’Etat du Canada.Le disque est distribué par Fusion 3, compagnie qui se spécialise en jazz et « musique nouvelle ».Comment qualifier Wonder Brass ?Jazz, rock, musique contemporaine, musique improvisée ?Choisissez l’étiquette qui vous convient.Wonder Brass s’en préoccupe peu.Les six femmes qui composent ce groupe suivent leur propre impulsion avant tout, dans la certitude de leur choix, sans attendre la reconnaissance d’une industrie qui se méfie d’elles parce qu’elles ne cadrent pas dans son cadre habituel.À l’automne 79, lors d’une fête organisée pour la Librairie des femmes à Montréal, une douzaine de musiciennes improvisent un orchestre plus ou moins anarchique.Les mois suivants on cherche à regrouper celles qui étaient le plus intéressées à un «band» de cuivres : Wonder Brass naît alors, avec neuf membres.Le personnel se stabilise aujourd’hui à six femmes, dont quatre dé la toute première formation.Un 45-tours en 83 (Parana), un vidéo-clip produit à peu de frais, de nombreux spectacles, et surtout une participation au 4e Congrès international Femmes et musique à Paris l’automne dernier.« C’est en France qu’on a eu la certitude de ce qu’on faisait, raconte Danielle Roger, percussionniste et batteure.En Europe cela semble plus facile de nous situer.Notre genre de musique est plus implantée chez le public.» « C’est une musique issue de l’improvisation, continue-t-elle.Je n’ose pas parler de jazz : au contraire ça s’est souvent démarqué à partir du rock, d’un certain rock-fusion.En Amérique Zappa et Caria Bley ont ouvert le chemin mais c’est surtout en Europe que ces explorations se sont faites.C’est une musique qui peut être représentée ici par l’EMIM ( Ensemble de musique improvisée de Montréal), l’ancien Conventum, Montréal Transport : j’ai l’air de tous les mettre dans le même sac, mais nous participons tous d’une Les six filles membres du groupe Wonder Brass même pensée musicale, autant du point de vue artistique que par rapport à l’industrie.» Wonder Brass, groupe de six femmes, c’était au départ un choix politique, qui s’inscrivait aussi dans la mouvance des luttes féministes.De voir les femmes avant les musiciennes, de qualifier leur musique de féministe, ce sont des réflexions qui embêtent sérieusement Danielle Roger ; on leur a posé la question mille fois, elles sont plutôt lasses de se voir étiqueter féministes de service dans le domaine musical.« Notre recherche demeure féministe, explique-t-elle, mais c’est un engagement dans le quotidien et dans nos vies personnelles.Une musique féminine, ça ne veut rien dire, j’ignore à quoi ça peut ressembler.Meme nos textes chantés n’ont pas, en soi, de propos féministes.Mais c’est par notre démarche qu’on se singularise : on essaie de maintenir un collectif, un groupe de partage, on veut éviter l’écueil du chef d’orchestre, de la vedette, du lead, en maintenant l’importance de chacune et en refusant les modèles d’identification.» Et c’est une démarche qui n’est pas isolée : Danielle Roger se sent très proche de certains groupes noirs à la sensibilité politique aiguisée, tel le Art Ensemble of Chicago.Et elle déplore qu’il n’y ait pas assez d’échanges musicaux entre les hommes et les femmes, contrairement à la pratique européenne.Leur musique est traversée par une question fondamentale : comment faire cohabiter les désharmonies ?« On travaille beaucoup sur les Le Nouveau^héâtre Expérimental présente YCLOPE Drame satyrique d'EURIPIDE Traduction et mise en scène de J.PIERRE RONFARD Du 9 au 21 juin à 21 h, sans relâche JARDIN DE L’ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE 5030 rue St-Denis — Réservations 521-4188 — Prix: $10.00 lANCO AKCINIINC) Un spectacle de Claudio Segovia et Hector Orezzoli 30 artistes populaires argentins Jouent, chantent, dansent le vrai tango.Orchestre, chanteurs, danseurs multiplient les pistes de danse: bordel, cabaret européen, cabaret porteho, club de quartier, salon de danse.Un fond noir.Le ciel de Buenos Aires.Une sélection de tangos qui racontent la vie^ d'authentiques portehos.«Le bandonéon chavire, les corps chaloupent, les VOIX charment.» Libération «Ils ont la sravité, les sestes nobles et pudiques de la sensualité brute.» Le Monde «Les VOIX fendent l'air, les talons claquent le sol, les musiques fouettent le sang.» Le Figaro Les 12,13,14 juin, à 20 heures le 15 juin, à 19 heures Billets: 12,50$, 16$, 20$, 25$ Une présentation de la Société de la Place des Arts de Montréal cft) Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts (mil l'.'is M-l 842 2112 Mcili'v.uii (' lit* (),’/') S -.lu lout hilliM I'Ih'.-li’ (1 S dissonances, explique Danielle.Cela ressemble à une musique de fin de siècle ; on se sert d’éléments en opposition, il existe des forces en opposition qui avancent, qui forment un tout et qui peuvent cohabiter dans le même espace.Peut-être que notre engagement féministe se joue là, dans le désir de refaire une nouvelle harmonie, dans la façon de rendre viables des éléments opposés.» Pour bien les apprécier, il faut quand même avoir fait d’avance ce type d’analyse ?« C’est là le hic de notre affaire ! s’exclame Danielle Roger.Nous cherchons à être comprises bien simplement, mais il arrive qu’on nous trouve rébarbatives.Pourtant, nous avons la preuve qu’on peut toucher des publics très différents et de tous ages, des enfants comme des gens âgés.Tout dépend de l’ouverture d’esprit de l’auditeur.C’est évident que notre musique demande une participation directe, mais n’importe qui peut l'apprécier : le public n’est pas stupide, il sera sensible à ce qu’on lui présente à l’oreille.En ce sens les radios commerciales ont une lourde responsabilité et un rôle à jouer : il faut qu’elles sachent apporter autre chose.» J’étais curieux de connaître le rapport que Danielle entretient avec la batterie : « C’est un extraordinaire rapport de danse, répond-elle en bougeant les mains.Au départ j’avais une formation de peintre, j’aime bouger et faire de gros trucs.C’est un instrument qui ressemble beaucoup à ça, j’y vais par petites touches, on peut varier les mouvements.On peut choisir de jouer de la batterie avec les seuls muscles, attitude traditionnelle de plusieurs groupes rock de gars, mais moi j’y vois une danse.Et puis, c’est passionnant d’être au centre des choses et de faire un cheminement vers l’équilibre entre la gauche et la droite.» Mercredi prochain, le 19 juin, Wonder Brass sera en spectacle au Club Soda, pour un seul soir.Picasso et.,, flamenco ! SUZANNE ASSELIN », que la passion s'abat //IB sur Montréal I Après le tango et en même temps que Picasso, voilà le flamenco.Oubliez les castagnettes, la rose bn.sée entre les dents, les grands airs à ne pas en savoir que faire .,.C’est le trio flamenco, c’e.st-à dire le chant, la musique et la dan.se qui feront vibrer l’exposition Picasso du 27 au 30 juin au Musée des beaux-arts de Montréal.Jill Staenberg des productions «Spectacles arte flamenco» de Montréal est tombée en amour depuis plusieurs années avec le flamenco, « une façon de vivre ».File a vécu et dansé à Madrid et au pays des gitans.Sa -seule façon de garder contact avec « cette race en voie de disparition, dit-elle songeusement, est de les faire connaître au public ».Non pas dans une présentation hautement théâtrale conçue pour les touristes mais avec une approche la plus près possible de la réunion intime.« Le film qui se rapproche le plus, si l’on parle d’atmosphère, du spectacle qui sera produit par les cinq artistes est .sans nul doute Noces de sang de Carlos Saura », ajoute cette rousse au regard qui ne permet pas de compromis.Cette présentation complétera celle de l’an dernier au même musée où il n’y avait pratiquement que le chant et la musique et qui a fait des salles combles.Le seul artiste qui nous revient est Da\ id Serva, un excellent guitariste avec une sensibilité qui fait vibrer les cordes de l’âme.Les autres seront Manolete, un danseur gitan de Grenade, cousin du célèbre Mario Maya.Puis La Cintia serait, dit-on, une des meilleures danseuses espagnoles de l’heure tandis que Ramon El Portugues est un chanteur gitan de Badajoz, qui a' imposé sa voix puissante et pure et se distingue dans l’accompagnement des danses flamencos et le chant solo.Enfin, Felipe Maya mentionne Staenberg, est un gitan de Madrid qui fait partie de l’élite des guitari-stes flamencos actuels.C’est la première fois que ces cinq solistes seront réunis et qu’ils feront renaître ensemble la tradition authentique au .sein de laquelle a vécu Picasso.Au cours des deux heures de spectacle, ces artistes présenteront 11 numéros allant de la buléria jusqu'aux plus tragiques seguiriyas.Comme le tango, le vrai flamenco est en train de retrouver ses lettes de nobles.se.Et même s’il se commercialise, souvent de façon un peu sordide comme d’autres dan.ses, les racines bien plantées par des artistes comme Vicente Escudero (partisan de la danse traditionnelle pure) et La Argentina, entre autres, avec le rejeton Gadès en bout de piste donnent encore de l’espoir aux aficionados du flamenco.Quelle trace laisseront La Cintia, Manolete & Vie ?Les « jaleos » (cris d’encouragement) et les « palmas » (battements des mains) des connaisseurs nous le feront bien savoir.LE FESTIVAL AU SPECTRUM DU 28 JUIN AU 7 JUILLET Billets en vente dès maintenant à tous les comptoirs TICKETRON.Réservations téléphoniques avec cartes de crédit par TELETRON.(514) 288-3782 (-1-frais additionnels) LE SPECTRUM DE MONTRÉAL 318 0., Ste-Catherine, métro Place des Arts.Information; (514) 871-1881 CBC Stéréo présente JAZZ BEAT - 19h30 | CONTRASTES - 23h30 Gary Burton et Makoto Ozone 28 |uin 14 50$ Steps Ahead 1er juillet 12.50$ The Widespread Jazz Orchestra 5 juillet 12,50$ A ' Jon Hendricks & Co.29 juin 14,50$ Ramsey Lewis 3 juillet 15.50$ Grupo d'Alma Staniey Jordan 6 juillet 12 50$ Jorge Daito and The Inter American Band 30 juin 12.50$ Panama Francis & The Savoy Sultans 4 juillet 12.50$ Art Blakey and The Jazz Messengers /juillet 15.50$ Zachary Richard 28 juin 14,50$ Birelli Lagrene 1er juillet 12.50$ The Persuasions 5 juillet 12 50$ FESTMAL INTERNATIONAL DE MONTREAL •n coilaborBtion avac AIR CANADA ^ The Neville Brothers 29 juin 12,50$ Burning Spear 3 juillet 14 50$ The Dukes of Dixieland Toure Kunda 30 juin 14,50$ T ango x 4 Juan José Mosallnl 4 juillet 12,50$ Mongo Santamaria j 7 juillet 15 50$ •v*c concourt dt 4CoSl IA •îff RAOIO-CANAOA ?•n 1 üilabOfRtion avec les pianos T^oopM^iorlVr Q YAMAHA ‘ l£.^ ! Pu hàlH QmIiIv InlrrMlioiul LDWENBRAU A Qiulily InirrsMWMl HMH b'4SSCUt OtlTif FESTIVAL INTEÏÏNmONAL DE MONTREAL en collaboration avec AIR CANADA Les Grands Concerts -—Btih/nHttn» FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL DU 28 JUIN AU 7 JUILLET 1985 19h00 LES GRANDS CONCERTS BELVEDERE Théâtre St-Denis I 23h00 JAZZ DANS LA NUIT Théâtre St-Denis II Skywalk UZEB Samedi 29 juin 15.50$ - 13,50$ ¦ 11,50$ LEE KONITZ QUARTET Vendredi 28 juin 12,50$ LOUIE BELLSON ALL STARS Dimanche 30 juin 15,50$- 13,50$ -11,50$ PAT METHENY GROUP Lundi F' juillet 18.50$- IP"^^ Hildinger and Ellias THE COUNT BASIE ORCHESTRA WITH THAD JONES Merciedi 3 juillet 18,50$- 16 50$-14,50$ CECIL TAYLOR UNIT Samedi 29 juin 12,50$ AHMAO JAMAL Dimanche 30 juin 12,50$ FLORA PURIM & AIRTO AND GROUP Lundi F' juillet 15,50$ AN EVENING WITH DAVE BRUBECK Jeudi 4 juillet 18 50$- 16 50$-14 50$ Dave Young Trio WYNTON MARSALIS QUINTET Vendredi 5 juillet 18,50$- 16.50$ 14.50$ SOIRÉE D’OUVERTURE Montréal Tout Etoiles TONY BENNETT vendredi 28 juin, 19h30 au Théâtre St-Denis 20,00$ -18,50$ -16,50$ CHARLIE HAGEN'S LIBERATION ORCHESTRA Mercredi 3 juillet 14,50$ JACQUES LOUSSIER hPLAY BACH» Samedi 6 juillet 16 50$ 14 50$-12.50$ Le Workshop de Lyon MAX ROACH QUARTET Jeudi 4 juillet 15,50$ SPHERE Samedi 6 juillet 12,50$ SOIRÉE DE CLÔTURE Lauréat du Concours de Jazz BOSE MELTORME avec le Vie Vogel Big Band dimanche 7 juillet, I9h30 au Théâtre St-Denis 20,00$ -18,50$ - 16,50$ - " t.Û ”«"68 OIXV'® ,n, minuit _ Billets en vente à tous les comptoirs Ticketron et avec cartes de crédit par Télétron (514) 288-3782 (frais additionnels) INFO JAZZ (514) 871-1881 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL EUGENIO barba” ?Anthropologue théâtral et maître à penser PAUL LEFEBVRE UI, à Montréal, connaît Eugenio Barba ) Hormis ceux qui, dans le milieu théâtral, s’in- __téressent à la question de l’acteur, bien peu de gens Pourtant, en ce moment, Barba est vraisemblablement celui, en Occident, dont le travail et la pensée sur l’acteur sont les plus avancés • Dans l’univers théâtral, on pourrait dire que c’est un homme qui, aujourd’hui, a la stature qu’avait Stanislavski au début du siècle ou Grotowski dans les années soixante À Montréal, Gilles Maheu, qui a étudié avec lui, considère Barba comme son maître Récemment, Barba était de passage dans le cadre du 21e Congrès de l’institut international du théâtre II s’agissait de son second séjour au Québec , il y a deux ans, il avait donné des ateliers et des conférences dans le cadre du 15e Festival québécois du jeune théâtre et du Festival international de mime de Montréal ‘ Itahen d’ongine et anthropologue de formation, il a fait son apprentissage théâtral au Théâtre-laboratoire de Wroclaw dirigé par Jerzy Grotowski (qu’il considère comme son maître) avant de fonder, en 1964, l’Odin Teatret avec des refusés d’écoles de théâtre Dès l’année suivante, les gens de l’Odin se fixaient dans la petite ville d’Holstebro au Danemark, où ils sont toujours Contrairement à la majorité des autres troupes des années soixante dont les effectifs se sont renouvelés bien des fois, à l’exception d'un ou deux individus, les membres de l'Odm sont les mêmes depuis 20 ans « Il y a ceux que nous appelons les jeunes, dit Barba, mais ça fait 10 ans qu’ils sont là » En 1979, Barba fondait l’International School of Theatre Anthropology (ISTA), un centre de recherche et de diffusion qui travaille à la constitution d’un savoir sur l’acteur à partir des connaissances empiriques des praticiens et des disciplines scientifiques telles la neurologie, la psychophysiologie, la biologie du comportement, etc Ce qui caractérise le travail de Barba, tant dans son art que dans ses recherches, c’est son caractère transculturel, qui participe d’une mise en commun de savoirs tant occidentaux qu’orientaux Convaincu que le seul pays qu’un homme ait vraiment, c’est son propre corps.Barba travaille à déjouer l’acculturation corporelle (la façon d’habiter son corps propre à une culture, les automatismes quotidiens, « naturels ») pour permettre à l’acteur d’u-tiliser ses tensions intérieures pour constituer son individualité, son unité scémque • « Le théâtre, dit Barba, doit avoir un sens person nel pour ceux qui le font, faire sens pour soi Le justifier par rapport au public, par des alibis sociaux ou politiques, c’est l’affaiblir, le condamner à court terme Le théâtre se fonde sur une polarité, d'un côté, il y a ce que les praticiens partagent et de l’autre, ce qui se crée avec les spectateurs Si les praticiens ont trouvé leur profession de foi personnelle, ils seront hors de l’histoire parce que l’histoire, en théâtre, c’est la mode Le théâtre est un art social dont la vocation est d’être asocial » « Le théâtre, poursuit-il, est un écosystème il y a de jeunes pousses et il y a les grands arbres Les grands arbres — les institutions — même morts ou moribonds, domment Chaque pratique doit trouver sa niche Prenons une métaphore guerrière les 20 dernières années ont été une hécatombe Dans les années 60, le théâtre est sorti de sa tranchée et a fait une offensive pour conquérir de nouveaux territoires, les forces adverses ont opposé leur formidable inertie et beaucoup ont dû retraiter dans la tranchée de départ Sur ce nouveau territoire, on trouve des mourants, des blessés qui perdent leur sang par exemple, le Living Theatre Et il y a des groupes comme l’Odm qui se sont bâtis une casemate qui leur permet de vivre en temtoire conquis Notre petite forteresse vit, évolue, se développe C’est possible parce que les membres de l’Odm sont fidèles à eux-mêmes plutôt qu’à des mouvements ou des idées Nous sommes un centre qui est là pour soutenir moralement tout groupe qm veut bâtir sa mche lom de l’ombre des grands arbres morts » Comme toutes les grandes pratiques théâtrales, celle de Barba se fonde sur une réflexion autour de l'acteur Sa pratique est, sous cet angle, fort éloignée de ce qui se fait et se pense généralement au Québec Pour Barba, l’acteur doit pouvoir se créer sur scène un corps fictif, un corps dilaté, dont le fonctionnement neurologique est différent de.celui qui prévaut lors de l’utilisation corporelle quotidienne « Ce qui détermine l’attention du spectateur, précise Barba, c’est la quahté d’énergie chez un acteur Toutes les traditions théâtrales sont fondées sur les procédés qui permettent au corps de l’acteur de changer de tonus énergétique II y a des techmques — par exemple, celles du Nô, du Kathakali, celle d’Etienne Decroux, de l’Odin — qui permettent de développer ce niveau pré-expressif, ce qu’on appelle souvent la « présence », cette qualité d’énergie prête à être utilisée dans la direction voulue par l’acteur Le corps doit être un lieu de dilatation, centre de tensions, mais pas d’explosion L’action mentale et l’action physique ne doivent pas être séparées l’éner^e de l’acteur naît de la mise en tension de la polarité entre le mental et le somatique C’est ce qui rend visible chez l’acteur à la fois l’intérieur et l’extérieur Finalement, la seule possibilité d’exprimer l’expérience, c’est Toxymoron, la mise en jeu de deux polantés En Occident, les poètes l’ont compris depuis deux siècles Le pemtre qui colore en bleu ses pommes ou Meyerhold, en théâtre, qui a commencé à dissocier mots et actions, applique ce principe II faut apprendre à l’acteur à penser sa polanté » Pour se familiariser avec la pensée de Barba, on lira avec profit L’Archipel du théâtre (éd Bouffonneries, coll « Contrastes », 1980, 248 pages), le no 4 de la revue française Bouffonnerie (1984,125 pages) consacre à l'improvisation et à I anthropologie théâtrale, ou encore « la Voie du refus », conférence de Barba publiée dans le no 33 des Cahiers de théâtre Jeu, accompagnée d'une critique, par Odette Gagnon, de spectacles de I Odin Teatret Oeuvres canadiennes à l’honneur GILLES POTVIN La musique des compositeurs canadiens, particulièrement celle de Claude Vivier, sera à l’honneur ce mois-ci et en juillet lors de deux importants festivals européens, à Amsterdam et à Londres Pour souligner le 40e anniversaire de la libération des Pays-Bas par les troupes canadien riss, le Festival de Hollande, qui se tient annuellement en juin, a invité de nombreux ensembles canadiens dont le Ballet National du Canada et le Cornus Music Theatre de Toronto qui présentera Ra de R Murray Schafer On note la présence de l’Ensemble d’Ondes de Montréal, composé de Jean Laurendeau, Marie Bernard, Johanne Goyette et Suzanne Bmet-Audet, qui donne deux concerts où figurent des oeuvres de Richard Boucher, Michehne Coulombe Samt-Mar-coux, Claude Vivier, José Evangehsta, Marie Bernard, Michel Gonneville et Daniel Toussaint Le Canadian Electronic Ensemble, l’Ensemble Music Gallery de Toronto, le Groupe de la place Royale, les compagnies de Karen Jamieson et de Judith Marcuse sans compter des performances de la danseuse Marie Chouinard et de Michel Lemieux qui présentera son spectacle Solid Salade Un concert de l’Orchestre de chambre de la radio d’Hil-versum sous la direction d’Ernest Bour fera également entendre des pages de compositeurs québécois, notamment Gilles Tremblay, Michel-Georges Brégent et Claude Vivier À ces mamfestations s’ajoutent des expositions et projections de films canadiens Sous le thème « Hommage à Claude Vivier », l’Almeida International Festival of Contemporary Music de Londres présente entre le 21 juin et le 8 juillet à T Almeida Theatre une imposante rétrospective des oeuvres du musicien québécois assas-smé à Pans en mars 1983 En tête figure son opéra Kopermcusqm sera chanté les 5 et 6 juillet dans une mise en scène de Pierre Audi et un décor d’O-livier Peduzzi La soprano montréalaise Pauline Vaillancourt fait partie de la distribution et sera entourée de jeunes chanteurs britanniques Le Contemporary Chamber Orchestra sera dmigé par Odahne de la Martmez Le festival a mis à l’affiche les oeuvres suivantes Shiraz, Wo Bist du Licht, Zipangu, Lonely Child, Samarkand, Pulau, De-wata.Pour Flûte et piano, Jesus Erbahme Dich, O ' Kosmos et Prohfération Outre les oeuvres de Vivier, le festival londonien, dont c’est la cinquième saison, rend également hommage à Pierre Boulez à l’occasion de ses 60 ans amsi qu’à la musique améncame, particuhè-rement Aaron Copland, John Cage, Frederic Rzewski et Morton Feldman Outre la présentation des oeuvres de Vivier, le festival a également organisé une exposition de ses manuscnts et une table ronde qui réunira Thérèse Desjardms, présidente de la Société des amis de Claude Vivier, Mireille Gagné, directrice du Centre de musique canadienne au Québec ainsi que les compositeurs Gilles Tremblay et John Rea L’oeuvre de Tremblay, Dzei, figure également au programme du festival \biR Absolument , Carrefour International D'AMEUBLEMENT Le Design de Trois Continents Tous LES Best Sellers, DU Meûble Kit aux Collections Exclusives MARDI MERCREDI I8JUIN 19JIJIN 18HÀ22H MIDI À 2211 VELODROME OLYMPIQUE MONTRÉAL Ml I U( )\ IAII INtOKMA I ION “ I \ I KI i; JS JS S r.M III i; JS mKnaisaimm avec dollars de générosité vsnm téléspectateurs et téléspectatrices looiooo personnes présentes au Complexe Desjardins Le delà paralysie cérébrale Ensemble plus que jamais Encore merci, et bonne saison estivale! Lautn 484 Radio •S Québec téléviaion L'association de la paralysie cérëorale du Québec, monsieur Serge Laprade et Radio-QuSec remercient très sincèrement la population québécoise, les organismes et les entreprises pour cet appui extraordinaire à une cause qui nous tient à coeur.7 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL Le Québec à l’heure des comédies musicales et des festivals d’été VARIETES PAUL CAUCHON Le Québec peut-il se payer deux comédies musicales par année ?C’est là une des questions que soulève le nouveau « Programme d’aide financière à la comédie musicale » présenté lundi dernier par le ministre des Affaires culturelles, Clément Richard.Avec ce programme le ministère accordera aux producteurs québécois de comédie musicale une subvention couvrant 75 % des coûts de pré-production : la subvention ne pourra excéder $ 350,000 et le budget global du programme est de $ 750,000 cette année (on parle donc d’au moins deux spectacles).Les coûts de pré-production incluent les cachets des 10 premières représentations (artistes, techniciens, etc.) et couvrent également l’équipement de scène ou le studio-bande sonore.Un jury indépendant évaluera les projets selon quelques critères précis : avoir fait ses preuves dans le domaine du spectacle, retenir les services autant des professionnels què de la « relève », privilémer la création québécoise, etc.Les producteurs intéressés ont jusqu’au 25 juin pour présenter une demande.De plus, une enveloppe budgétaire de $ 40,000 sera consacrée annuellement à l’écriture de nouvelles comédies musicales.Selon le ministre, « la chanson est le fer de lance de la culture québécoise ».Voilà pourquoi, depuis trois ans, le MAC intervient dans ce secteur.Intervention pourtant délicate : même si certains affirment que le gouvernement doit absolument aider un secteur aussi crucial puisqu’il soutient assez bien depuis 20 ans tous les autres arts, d’autres s’inquiètent du fait que cette intervention maintienne artificiellement une industrie qui doit plutôt trouver en elle-même les moyens adéquats pour rejoindre un public volatile et beaucoup moins sensible à l’affirmation du fait québécois par la chanson.11 demeure qu’un tel projet ravit beaucoup de monde, puisque c’est une occasion de faire travailler les artistes.Mais y a-t-il un danger que les producteurs retournent au ministère pour combler d’inévitables déficits qu’auront entrainés les coûts d’une telle entreprise ?« Il est hors de question de combler les déficits », a confié au DEVOIR M.Richard.Alors, un projet présenté avec l’appui de compagnies privées qui s’engageraient à commanditer la production aurait-il plus de chances d’être choisi ?Le ministre nous a répondu « qu’effecti-vement, seront choisis les projets qui offriront les meilleures garanties».Compte-tenu des nombreux problèmes du milieu ( absence de petites salles, prudence glaciale des compagnies de disque envers les nouveaux produits, refonte de la loi sur le droit d’auteur, etc.), on peut se demander s’il est bien sage de consacrer autant d’argent à un genre qui ne possède aucune tradition ici et qui est même remis en question aux États-Unis.Un point important: ce programme est indissociable d’une politique globale de la chanson qui nous est promise pour cet été.Il s’agit d’une course contre la montre : le ministre doit finaliser cette politique même avec les rumeurs d’élection.Il faudra donc attendre pour évaluer l’ensemble de l’intervention gouvernementale.?Consolation pour les Montréalais condamnés au balconville : on ne cesse d’annoncer de nouvelles DE LOPERA DE MONTREAL A L'EXPO-THEATRE DE LA CITÉ DU HÂVRE* Les 19 et 20 juin à 20 heures La Divma de Thomas Pasatieri Extrait du 2e acte de La Traviata de Giuseppe Verdi Le jeu de l'amour et du hasard de Pierre Petit Les 27 et 28 juin à 20 heures Extrait du 2e acte de La Traviata de Giuseppe Verdi Les malheurs d'Orphée de Darius Milhaud Direction musicale Jacqueline Richard Mise en scène Marc Bégin Charlotte Boisjoll Billets: 8$ Âge d'or et étudiants: 5$ Pour réserver votre fauteuil, téléphonez à l'Opéra de Montréal au 521-5577.Billets en vente sur place le soir de la représentation.•Accès en voiture par l’autoroute Bonaventuro et en autobus à partir de la station de métro McGill (route 168) Paul Piché Michel Rivard activités qui auront lieu cet été.Dernière en date, les FestivEtés, une série de spectacles présentés sous la grande tente du Vieux-Port de Montréal par les Productions Fogel-Sabourin.Ça commence vendredi le 21 juin avec la rencontre exceptionnelle de Michel Rivard et de Paul Piché sur la même scène.Le lendemain.Slick and the Outlags et sa mini-comédie musicale qui fait revivre le vieux rock des années 50 et 60.Le 27 juin, retour du chanteur britannique Donovan, qui a marqué le tournant des années 70 avec sa guitare folk, ses chemises indiennes et ses fleurs dans les cheveux.Le 28 juin, Rough 'Trade et Carole Pope, les 4 et 5 juillet Men Whitout Hats et le 6 juillet « Du gramophone au laser » avec Ferland et compagnie.D’autres spectacles seront annoncés ultérieurement, dont Nina Hagen.?Pour sa part la ville de (Québec prépare fébrilement son 18e Festival d’été qui aura lieu du 4 au 14 juillet, avec la présence de centaines d’artistes de 17 pays.Un Festival toujours très attendu, puisqu’il permet de sortir des sentiers battus avec des artistes qui viennent souvent ici pour la première fois.Une section « musique populaire » présente Pauline Julien, Zachary Richard, Chantal Beaupré, Marie-Claire Séguin, Rational Youth et autres.On y verra des grands noms de l’étranger tel Catherine Ribiero (avec son hommage à Piaf), Michel Jonasz, la Brésilienne Nazaré Pereira, le Belge Alec Mansion.Une section jazz accueille, entre autres, Larry Coryell.On y retrouve aussi une section « traditions vivantes », de grands conteurs comme Alain Lamontagne, Steve Waring ou Jocelyn Bérubé, du théâtre, des arts de rue et un choix important de musique classique.L’accent est mis également sur la relève, avec Lucie « blue » 'Tremblay, les groupes Madame et Bogart ou Michel Robert (très remarqué lors du spectacle RIDEAU).Bref, 10 jours de fête à travers la Vieille Capitale.?On présentait aussi cette semaine la programmation gratuite du Festival de jazz de Montreal : il s’agit presque d’un Festival parallèle en soi puisque près de 70 spectacles de qualité seront présentés sur trois scènes extérieures de la rue Saint-Denis, dans les bars, au parc Lafontaine et dans différents squares et parcs de MontréaL qui sera ainsi littéralement assailli par le jazz.Les meilleurs musiciens québécois s’y produiront.Il faut souligner particulièrement la série de spectacles « Lôwenbràu » au coin Ontario/St-Denis avec une programmation essentiellement axée sur le blues, le boogie, la musique cajun.Un coin où la chaleur sera intense ! ?Parmi toutes les activités de Tété voici peut-être la plus inattendue : du 8 au 13 juillet à TUQAM aura lieu le troisième Congrès international de l’Association internationale pour l’étude de la musique populaire (lASPM).Cette association, créée en 1981 en Europe, compte plus de 300 membres provenant de DPEIIII-IETI PRES NT Quel service! Belle perfor- mance, monsieur Larocque Bernard Andrés Spirale BIV3DJUINniN NUIDUCIIN-RENEISENS 343 STE-CMHERINEESI RESERV4IIDN:B43-eB1SI 38e SAISON 1985-1986 4 novembre VIENNA CHAMBER ENSEMBLE, B musiciens 11 novembre SALOMON STRING QUARTET, d'Angleterre 27 janvier ALEXANDER TORADZE, planiste russe 10 février TRIO BORODINE, piano, violon, violoncelle 3 mars NEW YORK CHAMBER SOLOISTS, hautbois, violon, alto, violoncelle 24 mars LAREDO / ROBINSON, duo: violon/violoncelle 14 avril LaSALLE QUARTET, des États-Unis 26 mal I MUSICI DE MONTREAL,^ direction: Yull Turovsky LES LUNDIS À 20 H.Parterre, Corbeille, A-B: 68 S Incluant la redevance à la P.DA.Corbeille, C-D-E: 55 $ Balcon: 40 $ — Étudiants: 25 $ Billets à l'unité: 10 $, 8 $, 6 $ — Étudiants: 5 $ Bureau: de 13h i 17h — VISA et MASTER CARD acceptées PRO MUSICA — 1410, rue Stanley, bureau 408 Montréal — H3A 1P8 — Tél.: 845-0S32 fl Théâtre Maisonneuve Oü Place des Arts (mm( ‘)M 842 2112 rtedev.tnce de 1S sur tout billet de plus de 7S ' 23 pays : musicologues, professeurs, journalistes, spécialistes, producteurs et plusieurs musiciens, dont Peter Gabriel et, au Québec, Gilles Vigneault.L’IASPM a été créée pour permettre la discussion et l’échange autour de la musique populaire (en gros, tout ce qui n’est pas musique classique).La section canadienne, présidée par Gaston Rochon, a organisé le Congrès ici, après la Hollande (en 1981) et l’Italie (en 19831.Plus d’une centaine d’invités présenteront conférences, ateliers et tables rondes sur le rôle de l’industrie du disque au Québec, ou la musique noire aux États-Unis et aux Caraïbes, les liens musique/politique, la musique en Amérique latine, la musique populaire et le féminisme, les nouvelles technologies, etc.Il y en a pour tous les goûts : certaines communications privilégient des analyses sémiologiques de discours, d’autres sont plus pratiques, tel cette démonstration des récents claviers Yamaha.Des représentants de nombreux pays viennent présenter leurs pratiques et leur matériel, ce qui nous permettra de mieux connaître le courant punk en Yougoslavie, ou de visionner des vidéo-clips de Hongrie ou des Philippines ! Ce Congrès, qui semble prometteur, bénéficie d’un budget de $ 120,000 provenant surtout du MAC et du ministère canadien des Communications.La plupart des conférences sont en anglais mais on offrira un service continuel de traduction simultanée.Pour informations : TIASPM/3e Congrès, 2012-A, rue Nicolet à MontréaL (514) 523-7792.Enfin, pour s’y retrouver à travers la multitude d’activités offertes cet été à la grandeur du Québec voici Toutil idéal : Allez voir comme c’est beau, brochure de 114 pages publiée par le ministère des Af- faires culturelles et qui présente la.programmation de tous les théâtres d’été, des musées, des lieux historiques, des camps musicaux, et qui contient la liste des différents festivals et événements culturels dans chacune des 18 régions touristiques du Québec.Disponible gratuitement i aux kiosques et maisons touristiques, ! bureaux de Communication-Québec et directions régionales du ministère des Affaires culturelles à Montréal^ j au 454 place Jacques-Cartier, (514) 873-6190.AMORE AMORE Production Le NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL conçue et jouée par Robert Claing Robert Gravel Marie Laberge Claude Laroche Sylvie Potvin Anne-Marie Provencher Paul Savoie présentement à l'affiche du mercredi au samedi 20:30 hres nocturne samedi 23 hres Prix: $10 Réservations; 521-4199/521-4191 ESPACE LIBRE 1945 Fullum, Montréal Métro Frontenac MOZART FESTIVAL ETE 1985 BASILIQUE NOTRE-DAME 25 JUIN - 19h30 STANISLAW SKROWACZEWSKI ANDRÉ-MICHEL SCHUB, piano MOZART: Marche MOZART: Concerto pour piano, K.595 BRUCKNER: Symphonie n" 3 .SIEC.K.SRbSKRVEi Hitli'ls individuels 13L IIS 8 J en vente •aux comptoirs Tickctron( + MSI) •aux guichets de la Place des Arts ( + 0.'’SI) • a la Basilique Notre-Dame le jour du concert (T KESTIA AL EST RENDl POSSIBLE GRACE A LA GENEROSITE DE POWER CORPORATION DU CANADA DiHriOution Mich«l MAURICE HAlèn* MONDOUX Patrie* BISSONNETTE^^^^ MéHaaa GRAY Brigitte PORTELANCE Marie-Claud* BRAULT Piarra-Chartaa BERTRANO^^^H Mari*-Franca DOMINGUE Chorigrtphtts Dominiqu* GIRALDEAU Mia» *n scén» Philipp* GRENIER Production L*a production* d* Café-Conc*rt (ORCHESTRE SYMPHONIQUE IdE MONTREAL charlls ix ioit ïS: lleX.S^KCTACLB SEULEMBNT OU DINER-SPECTACLE ME,: DU MERCREDI AU DIMANCHE SAMEDIi 2 REPRESENTATIONS « ST-LAURENT, ST-TIMOTHÉE U373-3262 Daniel Rolland présente LE IVe CONCERT GALA DE LA FÊTE NATIONALE EN HOMMAGE AUX DU DEVOIR L’UNIVERS MAGIQUE DE WOLFGANG AMADEUS MOZART PROGRAMME GLORIA de la Messe en ut mineur K-427 (1er mouvement) Choeur et orchestre Narration Henri Bergeron «J'aurai la joie de vous conduire à travers presque toute la trame sonore du film Amadeus.Un prolongement en direct de votre goût pour Mozart.» ALLEGRO de la Petite Musique de Nuit K-525 Orchestre à cordes ALLELUIA du mot et Exultate, jubilate K-165 Soprano soliste et orchestre ANDANTE du Concerto pour flûte et harpe K-299 Solistes et orchestre INTER NATOS Offertoire pour la fête de St Jean-Baptiste K-72 Choeur et orchestre NON PlU ANDRAI des Noces de Figaro Baryton soliste et orchestre KYRIE de la Messe en ut mineur K-427 Soprano soliste, choeur et orchestre LAUDATE DOMINUM des Vêpres solennelles d’un Confesseur K-339 Soprano soliste, choeur et orchestre ALLEGRO — ANDANTE — ALLEGRO du Concerto pour cor no 2 K-417 Soliste et orchestre DUO DE PAPAGENO ET PAPAGENA de la Flûte enchantée Soprano soliste, baryton soliste et orchestre MOTET Ave Verum K-618 Choeur et orchestre ALLEGRO VIVACE du Concerto pour clarinette K-622 Soliste et orchestre Maria Ciccagllone, soprano Lucie Gascon, harpiste introït — KYRIE — CONFUTATIS — LACRIMOSA du Requiem K-626 Soprano soliste, choeur et orchestre Avec Marie-Claude Desloges, soprano René Julien, baryton Valérie Gélinas, flûtiste Jean-Jules Poirier, corniste un choeur de 80 voix et 32 musiciens Pierre Ladouceur, baryton Jean-Marc Serre, clarinettiste L’ensemble vocal et instrumental Arts Québec sous la direction de M.Yves Courville LE LUNDI 24 JUIN À 20 h.pm.Église Saint Jean Baptiste (angle Henri Julien et Rachel) Entrée libre Une présentation conjointe de a 28 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL Le retour du cirque Spielberg MARCEL JEAN The Goonies, le plus récent film à sortir sur nos écrans, porte, comme garantie d’efficacité, le label Spielberg.Réalisé par Richard Donner (Superman, La-dyhawke), ce long métrage met en vedette sept enfants — plutôt des adolescents dans quelques.cas — qui se retrouvent plongés dans une course au trésor.On s’en aperçoit déjà, l’histoire a été imaginée par Steven Spielberg.Le film commence dans une petite ville aux allures de banlieue, ce qui est devenu tout à fait classique.Bien sûr, les enfants s’y ennuient et le défi de Donner, Spielberg et compagnie sera de les tirer de leur torpeur, le temps d’un film.Pour cela, il faut un budget illimité, une bonne vieille histoire de pirates et de trésor caché, et beaucoup d’humour.pendant la première demi-heure du film.Les présentations prennent un temps fou et la mise en place se fait au prix de nombreux gags vieux comme le cinéma.D’ailleurs, cet humour éculé, ces recettes éprouvées, sont de mise pendant tout le film.Une fois le récit bien exposé, le film commence enfin à fonctionner, avec un mode que l’on pourrait nommer «l’accumulation».En triplant la dose de chacun des éléments qui forment normalement un bon film d’aventures./ Spielberg et sa suite ont réussi à fair Nous voilà donc partis pour l’aventure, avec à nos trousses trois immondes faux-mon-nayeurs, la mère et ses deux fils, prêts à n’importe quoi pour nous arrêter.J’avoue qu’on s’ennuie franchement faire décoller The Goonies.Et ça marche ! Toute la mythologie enfantine est en effet regroupée dans une seule et meme histoire: trésor, cavernes, monstre, géant, pirates, bandits, maison abandonnée, sorcière etc.Les références sont nombreuses: Our Gang, Hansel et Gretel, James Bond, Superman, Le Hollandais volant, L’Ileau trésor et même (puisque c’est l’année Hugo !) Notre-Dame de Paris.On est en droit d’être déçu que The Goonies n’ait pas la virtuosité de E.T.ou le charme de In- Une scène tirée du film The Goonies.diana Jones,.Mais il faut bien dire que Jusqu’à maintenant, l’été 85 nous a peu gâtés.Dans ce contexte, The Goonies se révèle comme l’un des bons choix de l’heure.(Au Loews) ?Les Américains, ceux d’Hollywood du moins, nous ont habitués à un type de cinéma qui ne lésine pas sur les dépenses.Leurs productions ont habituellement un certain lustre, sans doute la norme minimale exigée par les studios pour que leurs si- gnatures soient apposées.Ce n’est pas toujours suffisant, mais c’est toujours ça de pris.Voilà pourquoi il est surprenant de constater que Hollywood ait pu laisser sortir Night of the Comet, réalisation désespérément cheap d’un dénommé Thom Eberhardt.qui permet à Eberhardt lémontré que, côté 1 per de dén zombies, il aurait des leçons à prendre chez George Romero, et que côté onirisme, il ferait mieux de demander à quiconque a déjà rêvé un jour.Un cataclysme mondial est causé par le pas- sage d’une comète.Seuls quelques bons humains, d’affreux zombies et de machiavéliques savants sont épargnés.Voilà le résumé d’une intrigue L’an prochain, il semble que la comète de Halley se montrera le bout de queue.Si cette visite vous angoisse, allez voir Night of the Comet.Le ridicule est tel que vous n’aurez plus jamais peur de ce genre de phénomènes.(Plaza Alexis-Nihon) Le Festival de Belfort à Montréal MARCEL JEAN EPUIS seize ans, le Festival de Bel- fort, en France, est le lieu privilégié jeunes rea- des rencontres entre les jeunes rèa lisateurs et le pubüc.C’est là que s’organise la résistance au cinéma sans âme et sans vie qui sort des grands studios, là que les cinéastes francs-tireurs se rencontrent annuellement piour s’encourager à continuer la lutte contre la vidéo-cli-perie et l’esthéthique télévisuelle.Madame Janine Bazin — la veuve d’André Bazin, le fondateur des Cahiers du ci- néma et le père spirituel de la Nouvelle i déléguée générale de ce Vague —est lac festival.À la demande de la Cinémathèque québécoise, elle a préparé un programme de très grande qualité qui retracent les meilleurs films sélectionnés par son festival entre 1981 et 1984.Pendant une semaine, du 18 au 23 juin, la Cinémathèque prendra le pouls du festival de Belfort, avec neuf longs métrages et neuf court métrages.Des films immanquables seront à l’affiche, comme l’admirable Faux-fuyants de Jean-Pierre Li-mosin et Alain Bergala, l’angoissé Boy meets girl de Léos Carax, ainsi que le film (jui fut la grande révélation du Festival international des films et vidéos de femmes de Montréal 85, c’est-à-dire Simone de Christme Ehm.Dans ces trois films il y a l’essentiel du cinéma : l’écriture.C’est beaucoup si l’on considère cjue la majorité des films que l’on peu voir présentement ne sont pas construits et qu’Us ne sont qu’un vulgaire garrochage de sons et d’images destiné à assommer un public déjà engourdi par le petit écran.Avec Carax, Ehm, Limosin et Bergala, place est faite à la singiilarité, au langage cinématographique qui reprend ici tout son sens.La mise en scène redevient un art, et l’émotion passe par le cadrage, le découpage, la composition de l’image et la direction d’acteurs.Ces cméastes sont conscients de raconter des histoires, et la façon dont ils les racontent devient aussi importante que celles-ci.Pour Bergala et Ltmosin, il s’agit de décrire la façon dont un homme de 40 ans établit des rappports avec la fille ue accidentellement.d’un inconnu qu’il a tué Les réalisateurs tournent Faux-fuyants avec un seul acteur professionnel, soit Olivier Perrier qui se voit confier le rôle du quadragénaire.Ce choix fait en sorte que Perrier se trouve en position de force face aux autres acteurs qui sont devant une caméra pour la première fois.Or, dans Faux-fuyants, le personnage interprété par Perrier manipule l’histoire à sa guise jMndant toute la première moitié du film.Ce qui revient à dire, puisque Faux-fuyants a été tourné en continuité pen- dant toute une année, que les réalisateurs ont fait en sorte que les rapports entre les comédiens soient les memes que ceux existant entre les personnages.Pour Léos Carax, faire du cinéma exige avant tout la capacité d’assumer un passé culturel.Il travaille en noir et blanc et cite Godard, Garrel, Dreyer, comme s’il était tiraillé entre le film qu’il voudrait faire et les films déjà faits.Ce qui ne l’empêche pas d’être terriblement actuel.Le mal de vivre de ses personnages et l’humour sombre dont est truffé Boy meets girl appartiennent aux années 80.Oui, cette rétrospective des meilleurs films présentés aux Rencontres des jeunes réalisateurs de Belfort s’imposait.Elle est le témoignage d’une vitalité qui nous échappe souvent lorsqu’on se limite à voir les films qui sont gratifiés d’une sortie commerciale.Voici donc l’horaire des principales oeuvres présentés: Faux-fuyantsà’Alain Bergala et Jean-Pierre Limosin, le mardi 18 juin à 18h35 ; Les Eléments du crime du Danois Lars von Trier, le mercredi 19 à 18h35 ; Simone de Christine Ehm, le même soir à 20h35 ; Les Amants terribles de Danièle Du-broux, le jeudi 20 à 20h35 et le dimanche 23 à 18h35 ; Boy meets girl de Léos Carax, le vendredi 21 à 18h35 ; L’Esquimaude a froid du Hongrois Janos Xantus, le même soir à 20h35 ; et Laisse béton de Serge Le Péron, le dimanche 23 à 20h35.Mai Zetterling Suite de la page 21 cilement, régulièrement, sans gros problèmes, comptait lui aussi dans sa carrière bien remplie bon nombre de projets maboutis.Parmi les films que Mai Zetterling n’a pas réaüsés, il y a eu un film canadien, L'Envers de la médaille, qui aurait été produit par Anne-Claire Poirier, à l’ONF, document critique sur les Jeux olympiques de Montréal, dénonçant notamment l’utilisation abusive de drogues par les athlètes en compétition.Mais l’ONF ne pouvait à la fois produire le film officiel des Jeux et L'Envers de la médaille .Mai Zetterhng a aussi failli tourner Le Deuxième Sexe à la demande de Simone de Beauvoir qui, enthousiaste apres avoir vu Les Filles, tenait à la collaboration de la cinéaste pour un projet d’envergure qui, faute d’argent, ne vit jamais le jour sous cette forme, même s’il devait être repris plus tard, beaucoup plus modestement, pour la télévision.« Trouver l’argent n’a jamais été mon fort», avoue Mai Zetterhng.Mais c’est te premier juillet que commence le tournage de son prochain film, un film vraiment à elle.Non qu’elle désavoue Scrubbers, qu’elle a aimé faire et dans lequel elle s’est impliquée, particulièrement au niveau de la recherche, de la scénarisation et du choix des actrices.Mais c’est un projet qu’on lui a apporté.Tandis qu’Amo-rosa lui est totalement personnel et elle en a écrit le scénario.Le film, suédois, sera tourné à Barcelone, à Vemse et à Stockholm.Il racontera l’histoire d’Agnes von Krusenstjer-nas, écrivaine suédoise morte en 1945 (et dont Les Amoureux adaptait un de ses romans, un roman fleuve en sept volumes).« Elle a écrit de grandes choses, grandes et immenses, sur la tyrannie de la famille, sur la tyrannie de la mère, sur les changements sociaux intervenus au tournant du siècle, sur la libération des femmes (elle a été une des premières féministes suédoises), sur l’érotisme et la sexualité.Cette pionnière a souvent eu du mal à faire éditer ses livres, elle a été ostracisée.Sa vie est mouvementée et passionnante.Je pense qu’on a fait assez de films en Suède sur Strindberg.» « Elle a épousé un homme plus vieux qu’elle, un homme intéressant qui a abandonné sa carrière pour se consacrer à celle de sa femme.Il est devenu son agent, son éditeur, à l’occasion son garde-malade parce qu’elle avait des problèmes psychiatriques.Ils ont eu une relation tumultueuse.C’est Erland Josephson, bien connu par les films de Bergman, qui interprète le role du mari.Le personnage principal est tenu par Stina Ekblad.Cette jeune comédienne n’est pas encore très connue, mais vous l’avez peut-être vue dans Fanny et Alexandre où elle incarne l’étrange neveu du Juif Isak Jacobi.Elle a beaucoup de talent.» Et pour conclure, j’ai demandé à Mai Zetterling si elle avait un conseil à donner aux réalisatrices débutantes.« Un seul : qu’elles potassent la technique, qu’elles la maîtrisent, qu’elles l’assimilent jusqu’à pouvoir l’oublier.Le cinéma n’est pas seulement une vocation, c’est un métier où l’on s’impose d’abord par le professionnaUsme.» À quand une rétrospective complète de Mai Zetterling à la Cinémathèque québécoise ?GRAND PRIX SPÉCIAL DU JURY CANNES — 1985 UNE ENVOLÉE IMPRESSIONNANTE COMME VOUS N EN AVEZ JAMAIS ENCORE VUE! Les Films du Crépuscule offre aux programmateurs DE CINÉ-CLUB ses dernières acquisitions Téléphonez-nous 849-2477 Possibilité de projections pour sélection avantageuse 4503, St-Denis, Montréal H2J 2L4 “LE MEILLEUR FILM D’ALAN PARKER!" — Le Matin “UN FILM MAGNIFIQUE.CHAQUE FOIS QUE LE CINÉMA NOUS OFRRE DES MOMENTS PAREILS, IL NOUS RECONQUIERT POUR LONGTEMPS!" — Première VERSION FRANÇAISE ÉLYSÉE: SAMEDI & DIMANCHE 12,30, 2.45, 4.55, 7.05, 9.20, SEMAINE 7.05, 9.20.35 MILTON 642-6053 « It*s just not porky it*s power » FRANCINE LAURENDEAU Les privations alimentaires en temps de guerre ont inspiré un des meilleurs films de Claude Autant-Lara, écrit par le tandem Aurenche et Bost d’après Marcel Aymé.En 1942, dans La Traversée de Paris, Jean Gabin et Bourvil transportent la nuit, à travers Paris occupé, des valises pleines de porc.Cela se terminera tragiquement pour l’un d’eux.Présenté à Cannes il y a tout juste un mois, A Private Function, premier long métrage du cinéaste britannique Malcolm Mowbray, reprend un thème voisin.Sauf que l’action se situe en 1947.La guerre est finie mais les contrevenants, en cette période de rationnement, de queues et de marché noir, sont quand même sévèrement punis.On peut aller en prison pour une côtelette non réglementaire.C’est dire que les notables de cette petite ville du Yorkshire risquent gros en engraissant clandestinement un j)orc.Ils destinent l’animal à un fastueux banquet de 150 convives triés sur le volet, célébration locale du mariage royale qui doit unir d’ici peu la princesse Elisabeth au duc d’Edimbourg.En cette période d’austérité, il faut bien rêver un peu.Mais voici que Gilbert Chilvers (Michael Palin, un des Monty Pythons), pédicure qui visite ses clients à domicile, découvre le pot aux roses en venant soigner les pieds de la femme du fermier qui cache le cochon.Mise au courant de l’affaire, sa femme, ambitieuse et calculatrice (Maggie Smith), échafaude des projets.« It’s not just pork, Gilbert, it’s power.» Celui qui s’appropriera l’animal pourra dicter sa loi.Ordre est donc donné à Gilbert par son énergique épouse d’enlever le cochon.La situation, on le voit, est truculente.Mowbray la développe en une suite d’aventures cocasses vécues par des personnages colorés.Inu- Une scène de la comédie A Private Function.tile d’ajouter que c’est un peu gros, surtout quand l’animal se répand sur les parquets bien propres de la malheureuse Mme Chilvers.Aussi, à cette histoire de cochon, je préfère l’évocation historique qui lui sert de contexte.Les bandes d’actualité Pathé qui, au cinéma, rappellent le citoyen britannique à son devoir : si le Français, vénal, s’adonne au marché noir, l’Anglais, lui, ne tombera jamais si bas.Et l’inquiétude est constante de ne pas manger à sa faim, aiguillonnée par la pénurie de nourriture, les limites imposées par le rationnement, les longues files d’attente devant les magasins d’alimentation aux vitrines dégarnies.Pour certains, et pas nécessairement pour les plus maigres, le souci devenait obsessionnel.Une comédie réjouissante si vous ne faites pas trop les délicats.Au Bonaventure et au Cinéplex.I I NOl VI A{ 1 11 M 1)1 FRANCFSCO ROSI MK.INIS-IOHNSON PI A( IIX) DOMINCK) CARMEN (Loissez-posser non occeptej) Lun.a Ven.: 2 00 - 8.00 Sam .1.15-4.10* 7.00-9.45 Dim.2 00 • 5.00 - 8.00 CRÊMAZIE ST-OENIS • CREMAZIE 388-4210 ORNELLA MUTI BEN GAZZARA avec A.VNE BANCROFT ¦ RON SILVER • CARRIE FISHER • CATHERINE HICKS el avec STEVEN HILL et, par ordre d'appanüon a l'écran, HOWARD DA SILVA ¦ DOROTHY LOUDON ¦ HARVEY FIERSTEIN • HERMIONE GINGOLD Réalisé par SIDNEY LUMET 12.30, 2.40’ 4.50 ST DENIS STE CATHERINE 286 2115 7.00, 9.10.@ LA FILLE DE TRIESTE LE DAUPHIN 2 y JEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060.line TIRÉ DU ROMAN DE JOHN IRVING ÉGALEMENT AUTEUR DU "MONDE SELON GARP 'i "ENFIN UNE FAMILLE AMÉRICAINE PAS COMME LES AUTRES." LE REALISATEUR, TONY RICHARDSON.FAIT PREUVE D'ORIGINALITÉ.” ¦ Luc Perreault.La Presse - $5.30, 7.30, 9.30, Sam.tOlm.: 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30.18 ANS ADUIIS "LES PERSONNAGES DE JOHN IRVING SONT FASCINANTS ET NOUS ENTRAINENT DANS UNE AMBIANCE ET DANS UN PÉRIPLE IMAGINAIRE QUI S'APPELLE LE PLAISIR." Pierre Brousseau BON DIMANCHE "FARCE ET DRAME OU LE RIRE COTOIE LES LARMES, CE FILM, EST UNE RÉUSSITE OU LA PSYCHOLOGIE N'EST PAS .j ABSENTE." ^ - Actualité JODIE FOSTER BEAU BRIDGES ROBLOWE NASTASSJA KINSKL su.r^eea, î.Tous les jours; 12.30 - 2.45 ¦ 5.00-7.15-9.30.BERRI 3 ST-DENIS STE CATHERINE 288 2115 WffuflfS flerease ^IM4 0enP«1utMCo'»0on AUR>qnit Version Française fy|| DOLBY STEREO LE DAUPHIN BEHUBIEN PBES 0 IBERVILLE 721 BOBO ow"- ILS SONT AMIS DEPUIS L'ENFANCE.PENDANT PLUSIEURS MOIS, IL VONT BERNER LES SERVICES DE SÉCURITÉ AMÉRICAINS ILS ONT FAILLI FAIRE BASCULER LE DESTIN DU MONDE.n 14 AIMS jlF' 11 nominations oux Oscars '05 - - If — GRAND GAGNANT DE DEUX %, Apres ¦¦LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAf ¦ LAWRENCE DARABIE" et DOCTEUR IIVACO ’ Le nouveau film de DAVID LEAN Voyp2 le film et \nsite2 les Indes qmce a qaqnei ijn vnynge finnrdeus fM'rsfinnes a NOUVU.I t.DEl.in et HOMUAY • G" TIMOTHY HUTTON SEANPENN OD^on I h'n volInlMimtttin avet ( OUI 111 Tout !•§ jours: 1.30, 4.10, 7.00, 9.20.l'THE FALCON AND THE SNOWMAN i UNE HISTOIRE VCRIDIQUE m ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 & BERRI I COREI .I T UN IIIM (Il tiAL II I I AN Vtn.7.00, Al K GUINNI sS • NKil 1 HAVI RS 11 VHfTlR HANI H|l I 10.05.8tm.Dim.: 13.SO.3.SS.7.00, 10.05.Lun.à Jtu.: a.oo.ST DEMIS JAHRT 3M55?/ !t«J Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL f I En marge des expositions Picasso et Ramsès il Rencontre avec des artistes vivants .MARIE DÉCARY NI Toronto, ni Van-couver, ni Banff.Cet été c’est à Montréal que se tient la plus importante manifestation d’art contemporain canadien.Profitant de la tenue des deux prestigieuses expositions dont vous ne cessez d’entendre parler — Picasso et Ramsès II — Claude Gosselin, du Centre international d’art contemporain, décide en février dernier, de présenter « les trésors artistiques de son temps » aux Montréalais ainsi qu’aux touristes alléchés par les charmes culturels de notre désormais fière cité.Produit avec un budget total qui frise le demi- million, l’événement s’intitule Les cent jours d’art contemporain (du 15 juin au 30 septembre), comprenant tout un programme d’activités (colloques, films sur l’art, performances, spectacles), dont l’exposition Aurora Borealis qui débute aujourd’hui.Occupant un espace impressionnant (60,000 pi2) au niveau des Promenades et du rez-de-chaussée de la Place du Parc (sur l’avenue du même nom), une trentaine d’installations sont regroupées, juxtaposées en un parcours étonnant.C’est a voir.Si elle tient, depuis Vice- Versa À l’occasion de son second anniversaire le ma-gazine culturel Pice-Versa organise un «party-concerto» qui se tiendra mardi le 18 juin à 20 h à la salle La Polonaise, 57 rue Prince-Arthur est.Le groupe de percussionnistes Répercussion et le quatuor Quartango animeront la soirée de leurs performances musicales.Un concours d’improvisation poétique aura lieu avec la participation du public et de plusieurs maisons d’éditions québécoises.Chaque candidat devra composer un poème de 20 minutes à partir d’un seul mot choisi par le jury.Ce sera aussi l’occasion de procéder au lancement du dernier numéro de Vice-Versa, qui contiendra, entre autres, des entrevues exclusives avec Félix Guat-lari et Gérald Godin.Cette soirée se terminera par un grand bal animé par Marta Bonato et Michaëlle Jean.Les billets sont en vente au guichet de La Polonaise au coût de $5.mentionnerons pas tous en même temps puisque les semaines qui viennent permettront, je l’espère, de couvrir toute cette foisonnante activité artistique.Il faut toutefois absolument parler, même brièvement, du Festival du Soleil qui a lieu aujourd’hui et demain, sur la rue St-Denis entre Ontario et De Maisonneuve.Sous le thème « L’art dans la rue » les artistes Robert Deschê nés, Armand Vaillan-court, le trio P.D.G.pour Pedneault, Desautels, Gagnon et d’autres présenteront des installations-interventions tandis que sur le coup de 15 heures, Claude-Paul Gauthier improvisera un carillon pour le clo- cher monument de l’ancienne église St-Jac-ques.Au Centre Copie-Art, rue Ontario, une autre installation, celle de Pierre Pépin, raconte l’étrange histoire de Ramdix-sept IL C’est une affaire à suivre la semaine prochaine.Les Cent Jours d'art contemporain.Exposition Aurora Borealis, Place du Parc, 3575 Avenue du Parc (coin Prince-Arthur) jusqu'au 30 septembre.Le grand pharaon Ramdix-sept et son temps II et son temps.Une installation de Pierre Pépin avec la participation sonore de Pierre Dostie.Centre Copie-Art, 813 est rue Ontario, jusqu'au 14 juillet.Photo Jacquet Grantor Une installation de Pierre Granche.Une oeuvre de Liz Magor.une décennie, une place de plus en plus importante dans le champ artistique, l’installation comme oeuvre d’art n’est pas une nouvelle-née (grosso modo, on en attribue la paternité à Marcel Duchamp).Les définitions varient d’un spécialiste à l’autre, mais on pourrait dire qu’elle est, la plupart du temps, créée pour un lieu précis et exposée dans ce lieu.(Aurora Borealis comporte par exemple 24 de ces « primeurs » uniques et éphémères).Pour ma part, je la considère comme une sorte de mise en scène qui déborde les formes habituelles de la peinture et de la sculpture tout en flirtant de façon irrésistible avec l’archi- visuelle) c’est l’occasion le voir ce qui se tecture, le théâtre et même le cinéma.Pour ceux qui ne fréquentent que rarement les musées ou les galeries (et parmi eux, j’en connais pourtant plusieurs qui oeuvrent dans des arts, les septième et huitième, à haute teneur e) rêvée de fait aujourd’hui.Si malgré tout, vous ne vous sentez pas imbu d’une sensibilité postmoderniste, n’hésitez pas, comme on le fait pour savourer le passé égyptien ou comprendre l’oeuvre de Picasso, à vous armer d’un catalogue ou à suivre le guide pour y voir plus clair.De toute façon, tout, ici aussi, a été prévu à cet effet (sans compter le numéro spé- cial de la revue Parachute sur les installations).Après tout, l’idée n’est pas bête et ce sera peut-être la bonne façon de découvrir que les nouveaux mythes de l’art ne sont pas moins insondables ni même parfois exotiques que les mystères des Pharaons.Je parie même que vous serez intrigués et séduits par les oeuvres que présentent les artistes qu’ont sélectionnés René Blouin et Normand Thériault, à titre de conservateurs invités.De renommée nationale ou internationale, les Michael Snow, Irene Whitthome, Betty Goodwin, Pierre Granche, David Thomas, Vera Frenkel, Pierre Dorion, Henry Saxe (pour ne nommer que ceux-là), ne se définissent pas uniquement comme des artistes de l’installation.Pourtant cette notion a suffisamment affecté ou bousculé leur démarche personnelle pour que leur oeuvre en témoigne aujourd’hui.En tout, ils sont donc 31.Subventions obligent (elles proviennent au 2/3 du gouvernement fédé- ral), leur répartition reflète l’horizon pan-canadien et le nombre des artistes québécois a ainsi été limité à douze.Les autres artistes sont de l’Ontario (13), de Co-lombie-Britannume (4) et de la Nouvelle-Ecosse (!)• Si, comme toujours, on peut regretter certains absents il y a par ailleurs lieu de se con- Photo Jacquot Grenier soler en profitant de l’invitation des galeries d’art contemporain, qui cet été, ne font pas relâche.La liste de ces galeries ainsi que leur pro grammation seront diffusés par les organisateurs des Cent Jours.Et puis, c’est bon signe, il y a aussi une foule d’événements off-Cent Jours, comme on dit off-Broadway.Nous ne les GALERIE DANIEL 2159 RUE MACKAY 844-4434 4/’ Mu.sée .sera fernié au jrraud public les IS, 19 et 20 juin afin de marquer l’oiwerture de l’expo.sition Pablo Picasso: rencontre à Montréal ai>ec la pre.sse et les Amis du Musée.Toutefois, le Mu.sée .sera heureux de cous accueillir du 21 juin au 10 noirnibre, de 10 à 22 heure.s.O Bienvenue au Mu.sée! Musée des beaux-arts de Montréal nir Slicrhidokr oiic.sl (2S6-7IS-I) HALTE-GARDERIE 19 juin de 13h00 à 17h00 Des éducateurs et éducatrices spécialisés reçoivent les enfants âgés de 2 à 6 ans pendant que les parents visitent les expositions.PEINTURE AU QUÉBEC: UNE NOUVELLE GÉNÉRATION jusqu'au 23 juin Christiane Ainsley, Céline Baril, Joseph Branco, Thomas Corriveau, Mary-Ann Cuff, Michel Daigneault, Pierre Dorion, Lynn Hughes, liana Isehayek, Alain Laframboise, Jean Lantier, Guy Pellerin, Alain Pelletier, Monique Régimbald-Zeiber, Michel Saulnier, Claude Simard.GIULIO PAOLINI 4 juillet au 8 septembre 1985 une exposition organisée par le Nouveau Musée, Villeurbanne.Visites commentées: du mardi au vendredi sur réservation: Tél : 873-4732 Bibliothèque: du mardi au vendredi de lOhOO à 17h00.Tél.: 873-4708 Le Café: tous les jours de llhOO à 16h00 Autobus 168.stations McGill et Bonaventure Week-end, autobus du musée.Entrée libre du mardi au dimanche de lOh à 18h Cité du Havre.Tél.: 514-873-2878 MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL EXPOSITION RENÉ CARCAN EAUX-FORTES & AQUATINTES DU 5 JUIN AU 29 JUIN 1024 ouest, ave.Laurier Outremont, H2V 2K8 (514) 279-2188 Le Jardin botanique vous donne rendez-vous La plus splendide collection de bonsaïs en Amérique LE CLUB DES ARTS Portraits, paysages, peintures abstraites, natures mortes, de FLORENCE BRYSON McMaster jeudi le 20 juin de I2h à 2lh 1410 rue Guy, suite 15 (coin SIe-CaltierIne) — 933-6405 GEORGES ROUSSE photographies jusqu'au 15 juillet Galerie GRAFF 00.3 est Rachel Monlréal, P.Q.326-2616 GALERIE D’ART LES DEUX B 4872, RUE ST-DENIS, MONTRÉAL, QUÉ., H2J 2L6 / TÉL.: (514) 284-2668 20% 0 rabais 22, 23, 24 juin de 10 am à 10 pm ABRI FISCAL oeuvres d’art d’artistes canadiens et québécois cotés LOCATION / ACHAT À patir de 152 ¦ C V / mois Cette formule permet à nos clients de faire l’acquisi- tion permanente de un ou plusieurs tableaux de qualité, sans débourser d’argent comptant et d’étaler ces achats sur une période de deux ans, à un coût net moindre que la valeur probable du ou des tableaux acquis à la fin du bail.00 Pour la modique somme de 18,00 $ par mois, devenez propriétaire d’un tableau de qualité de peintre coté.Une bonne affaire ! ?Je désire obtenir plus d'informations sur la formule location/achat des tableaux de qualité.Compagnie.Tél._____ Code postal Retournez à: MAISON D’OEUVRES D’ART REGENCY INC.400, boul.Labelle, bureau 440 Chomedey, Laval (Qué.) H7V 2S7 Tél.: (514) 687-20% La plus importante collection d'arbres miniatures hors du continent asiatique.L'impressionnante collection de bonsaïs du Jardin botanique s'est enrichie de façon spectaculaire avec la venue de 30 superbes penjings de Hong Kong, l'ancêtre chinois des bonsaïs.De véritables oeuvres d'art que vous pouvez admirer dans un jardin chinois unique, spécialement aménagé pour l'occasion.Ouvert tous les jours de 9h à 18h.Frais d'admission: Adultes, 2 $.Enfants et troisième âge, 1 $.Groupe de 10 et plus, demi-tarif.Venez visiter les jardins extérieurs, ouverts de l'aube au crépuscule.L'entrée est gratuite.4101, rue Sherbrooke Est Métro Pie IX Le Jardin botanique Pour découvrir Montréal en fleurs montiéal Le Devoir, samedi 15 juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL Claude Laroche Suite d> la page 21 tion nous sommes là à nous demander SI la créations collective est une méthode de création intéressante hors des cas d’urgence » Le Nouveau Théâtre expérimental se penche sur la création collective une seconde année de suite, se demandant si on n’a pas jeté le bébé avec l’eau du bain en délaissant cette méthode Kt Amore Amore tente aussi de répondre à la question qui a été, l’an dernier, au coeur du processus créateur de la Californie comment faire de la création collective autre chose qu’un art du consensus, où les images théâtrales des individus qui forment le collectif sont affadies par le groupe ’’ « Il y a quinze ans, au Grand Cirque, nous inventions les procédés de la création collective, dit Claude Laroche C’était anarchique et spontané , nous ne suivions qu’une seule loi celle de notre enthousiasme Au Nouveau Théâtre expérimental, la création collective est encadrée par une loi bien définie qui est celle qu’a toujours eu cette troupe la loi de l’unanimité Les décisions, amsi, ne sont jamais prises à la majorité Tout le monde est d’accord ou la décision ne se prend pas Si cette loi est efficace, c’est qu’elle est respectée et transgressée à la fois La transgression étant l’acte de ralliement Tout le monde ayant droit de veto, somme toute, cela invite chacun à être très rigoureux vis-à-vis tout ce qui peut être exigeance dans le travail créateur , chacun devient très respectueux de la pensée des autres» « Amore Amore est créé par une cellule de gens ayant des expériences très diverses et dont les contacts avec le NTE varient beaucoup Il y a trois permanents de la troupe Robert Gravel (il a le leadership , c’est un guide qui n’im-pose jamais sa tâche en est vraiment une parmi d’autres), Robert Claing et Anne-Marie Provencher Il y a Paul Savoie qui, souvent, a collaboré avec le groupe II y a Marie Laberge ( ' ) et Sylvie Potvin (de Montréal Transport Limité) qui n’ont jamais travaillé avec eux, et moi qui ai participé au Roi Boiteux seulement Toute notre démarche de création a été axée sur un choix d’idées, d’images, de textes provenant de chacun d’entre nous Je dis bien de choix et pas de récupération C’est une oeuvre parfaitement collective mais qui, au heu de tenir du mélange, tient de la mosaïque formée d’une somme organisée de fragments individuels dont toute l’audace a été préservée et mise en valeur» Photo JtcquM Qronlor Claude Laroche une longue experience du théâtre Amore Amore porte sur l’amour et quand j’interroge Laroche sur ce que véhicule cette histoire de trois couples québécois, saouls dans le tram entre Turin et Vemse, errant de gare en gare à la recherche d’un carnaval, il répond « Notre thème est, évidemment, vaste et sans fond Nous sommes allés au hasard de nos fantasmes étaient retenus ceux qui éveillaient des fantasmes chez les autres Amore Amore, c’est la fantasmagorie amoureuse commune aux sept membres du groupe II n’y a pas de spécialiste en amour Aurions-nous fait un spectacle sur la mathématique que chacun aurait dû faire preuve de ses connaissances dans le domame Au départ, nous nous sommes dit que, sur l’amour, tout le monde sait » « Cela me ramène à mon pomt de départ Mes premiers actes théâtraux ont été des gestes pohtiques rassembler des gens pour des manifestations Au début, pour moi, le théâtre et l’art de l’acteur étaient des formes vides, transparentes, prêtres à être remplies d’un contenu manifeste, d’un message poh-tique Maintenant, je réalise que l’art de jouer est un contenu II faut être humble, accepter d’être un médium de l’imaginaire collectif D’être un lieu de passage, d’incarnation des forces sociales Moi et ceux de ma génération avons fécu les fêtes et les drames de la création en coUectif Prendre en charge son individualité d’acteur, ses justifications privées à faire ce travail, ce n’est pas renier le collectif, c’est lui ajouter quelque chose L’exigence intérieure d’un acteur, c’est ce qui signifie le plus Le poh-tique n’est pas toujours là où il est apparent » Jean Paulhan, un homme de lettres Suite de la page 21 Lettres françaises clandestines.Tout se précipite • il est dénoncé, arrêté, emprisonné, hbéré (grâce à Drieu), dénoncé encore et finalement doit vivre dans la clandestinité.La Libération amve avec son grand souffle de joie, d’activité de réveil, avec ses comptes, ses blessures, ses excès et son CNE.Le Comité national des écrivains, auquel Jean Paulhan appartient de droit, « épure ».Celui-ci ne se reconnaît pas le droit de Juger ses collègues, réclamant le droit à l’erreur idéologique et laissant aux seuls lecteurs le droit de décider.Le seul critère valable lui paraissant être la valeur littéraire.Il démissionne avec éclat, entraînant avec lui un certain nombre d’amis et se faisant beaucoup d’ennemis.Cette difficile période nous vaut quelques ouvrages de polémique courageux ( Lettre aux directeurs de la Résistance, éd de Minuit), De la Paille et du grain (Gallimard).La NRF reparaîtra en 1953 et Jean Paulhan la dirigera presque jusqu’à sa mort, regrettant bien haut qu’elle ne fut pas restée assez indépendante, dans son esprit, dans sa ligne générale, des éditions Galhmard.Entre-temps, Paulhan a pubhé Les Fleurs de Tarbes, (coll.idées, Gallimard), ouvrage qu’il a mis de longues années à écrire et dont la suite lonrtemps annoncée, longtemps travaillée ne vit que partiellement le jour sous le titre du don des Langues (oeuvres complètes, t.III).Cet ouvrage capital de Jean Paulhan traite encore du langage.L’auteur fait re-marouer que la Terreur (qu’il oppose a la Maintenance) croit, depuis Sainte-Beuve, au pouvoir des mots, préfère la pensée au signe, refuse le lieu commun, juge la beauté suspecte, s’oppose au verbalisme et n’a pas tort.Ceci à peine établi, il fait volte face et reconnaît au cliché une grande richesse de sens, une grande innocence qui lui donnent toute sa force.P faut donc vivre la Terreur au sein de la Maintenance.Et Jean Paulhan de conclure cette longue et difficile étude de 175 pages par « Mettons enfin que je n’ai rien dit.» Il ne faudrait pas oublier que Jean Paulhan, dans les années quarante, commence à s’occuper activement de la peinture qu’il a toujours aimée.Lettre à Jean Dubuffet (Gallimard), Braque le patron (coll.Blanche, Gallimard) Fautrier l’enragé (Galli- mard), plusieurs préfaces d’exposition et des textes plus généreux marquent cette période jiendant laquelle l’écrivain fréquente de nombreux peintres, échange avec eux des lettres denses qui sont autant d’interrogations.Cela lui valut une remarquable collection de peinture.En 1964, Jean Paulhan entre à l’Académie française succédant à Pierre Benoit, « Paulhan, c’est le Diable » s’écrie François Mauriac, ravi.Mais le Diable est très mal accueilli par Maurice Garçon et la séance de réception est houleuse.Quant aux séances de travail, elles sont une déception pour le nouvel académicien dont la santé va d’ailleurs bientôt décimer.Il meurt en octobre 1968 Comment était donc cet homme dont l’avis faisait autorité et dont toute la vie fut consacrée à chercher l’or dans la littérature à en faire tomber le sable .?D’après les témoignages de ses amis, il était grand, bâti en force, nullement pesant II avançait en dansant, en flottant plutôt, soucieux de déjouer les ruses d’une sciatique bien réelle.Le front large, l’oeil clair, volontiers amusé, il écoutait avec attention son interlocuteur, lui répon- dant d'une VOIX haute, chantante, avec un reste d’accent nlmois et une certame hésitation car il était timide (par là-même intimidant) et modeste sans ostentation.Personne n’a oublié son goût des cadeaux imprévus, son exceptionnelle générosité de pensée envers ses amis, partageant également avec eux ce qui fut longtemps son nécessaire.D’origme protestante, « il n’avait d’indulgence pour aucune faute, mais en avait pour tous les coupables».Ce bref portrait serait bien mcom-plet SI l’on oubliait de parler du jeu .« Une affaire sérieuse » disait Paulhan.Il aimait tous les jeux, tous les jouets, les boules, les cartes, les dames, les jeux de lettres ou d’adresse .et, jeu dans le jeu, la tricherie ! On n’a pas fini de parler de Jean Paulhan, dont l’oeuvre dense qui ne dit que l’essentiel et continue a surprendre, à déconcerter, trouve pour cette raison une audience de plus en plus vaste auprès de la jeunesse.Il est évident que l’auteur n’a pas réussi à s’en tenir à sa devise : « Garde-toi d’ajouter une vue personnelle de plus à toutes celles qui courent déjà le monde » L’exotisme envoûtant de Tango A rgentino MATHIEU ALBERT Tango Argentino.Un spectacle de Claudio Segovia et Héctor Orezzoll Chorégraphie Juan Carlos Copes Direction musicale José Libertella Luis Stazo et Osvaido Berhngieri Avec la participation de quatre chanteurs.12 musiciens et 12 danseurs A la salle Wilfrid Pelletier jusqu'à demain Ces jours-ci, on se rend à la Place des arts pour y humer l’air du tango, un air rempli d’un exotisme envoûtant Réunis sous le titre de Tango Argentino, une trentaine d’artistes occupent la scène de la salle Wilfnd-Pelletier pendant près de deux heures, pour y raconter l’histoire du tango avec la ferveur chavirée d’une mtrigue amoureuse Tango mondain ou tango populaire, la fiesta bat son plein, scandée par le rythme de quatre bandonéons qui explosent à tour de rôle en sonorités multicolores Lorsqu’ils s’éteignent soudain, c’est pour laisser place aux violons qui viennent pleurer à l’oreille le chant de la mélancolie Le tango est une fête, certes, mais c’est également l’expression rauque, presque maladroite, d’un peuple de faubourg, résigné à son grand silence Voilà un premier couple qui s’amène, puis un second, puis un autre ; déjà ils sont six à entamer leur bal étourdissant Les hommes, vêtus )%* , Juan Carlos Copes et Maria Nieves dans un extrait de Tango Argentino d’un complet strict aux couleurs sombres, a l’image du peuple qui a fait naître le tango, portent leur chapeau rabattu par devant, et le foulard noué au col.Lorsqu’ils quittent la scène, ils y reviennent l’instant d’après pour y pavaner l’élégance de leur nouveau smoking Le torse robuste, planté d’une pièce sur les han- ches, ils savent fouetter le sol d’un pas qui étonne pourtant par son agilité.Dans ce monde où tout est retourné à la première simplicité, les femmes y sont délicieusement langoureuses Lancées puis repnses par l’étreinte de leur partenaire, elles valsent, légères comme des coups de vent Leurs jambes nues, laissées à découvert par des robes échancrées à la mi-cuisse, s’enlacent à celles des hommes On assiste alors à un chassé-croisé exécuté par des pieds dont le battement rigoureux ne fait plus qu’effleurer le sol Dans le froufrou de l’étoffe, le chatoiement du satin succède au gris lastel des jupes de cotonnade.Les èmmes, dont la taille ronde accentue la démarche chaloupée, vont et viennent sans cesse, portées par la musique Juchées sur leurs talons aiguilles, elles déambulent à travers la scène avec l’assurance experte de celles pour qui le tango ne garde plus de secret A travers une trentaine de numéros, menés en alternance par les danseurs, les musiciens et les chanteurs, qui font des apparitions épisodiques sur la scène, le tango surgit dans sa poésie de tous les jours, faite de menus bonheurs et de tristesse Une poésie qui coule du coeur, et qui n’a d’autres prétentions que celle d’émouvoir Tango Argentino relève ce pan à merveille Les temps forts y abondent Et l’éloquence de la présentation, servie sur fond de ciel étoilé, n’efface pas tout à fait l’authenticité du tango dont le chant meurtri se profile derrière la lumière étincelante des projecteurs AVIS PUBLICS Voir aussi pages 18, 38 et 39 AVIS DE LA PnEMIÈRE ASSEMBLEE Dans I affaire de la faillite de MARIO CADIEUX et CAROLE TESSIER 69 Sème avenue Lachine Oc H0S 3A8 AVIS est par les présentes donné que MARIO CADIEUX et CAROLE TESSIER ont tait cession de leurs biens le 10 juin 1985 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26ème jour de juin 1985 à 9 30 de I a-vant-midi au bureau du syndic 407 boul St-Lau-rent Suite 900 en la Cité de Montréal dans la Province de Québec DATÉ DE MONTRÉAL ce 15ième jour de juin 1985 GEORGES E MARCHAND.Il I c a Bureau de Marchand et Associés 407 boul St Laurent «900 Montreal QC H2Y 2Y5 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE En faillite NO 500-11-001732 054 SURINTENDANT NO 056080 Dans I affaire de la faillite de TAMMARQINC Corps politique dûment incorpore selon la loi ayant son siège social et sa principale place d affaires au 9250 Avenue du Parc dans la ville et le district de Montréal Province de Quebec H2N 2At Failli AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que TAMMARQINC a déposé une cession le Oiéme jour de juin t985 et que la première assemblée des créanciers sera tenue e ÉSième jour de juin 1985 é 10 00 dans I avanl-midl au bureau du Séquestre Qlfi-ciel 200 boul Dorchester ouest Complexe Guy Favreau Tour ouest basilaire 00 Chambre 07 Montréal Québec H2Z1X4 Date à Montréal ce tOiémejourde Juin 1985 ISRAËL GQLDSTEIN C A SYNDIC BUREAU DE I GOLDSTEIN C A 4060 Rue SIe-Calherine Quest Suite 660 Montréal Québec H32 2Z3 Téléphona (514)935-7820 h bon conseil i Na tumaz pas LA FONDATION OU QUEBEC DES MALADIES DU COEUR AVIS est par les présentes donne qu en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies du Québec FORBIN INC s adressera à I Inspec leur général des institutions financières afin d obtenir permission d a-bandonner sa charte que son annulation soit dirigée et qu une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute Montreal Province de Québec le 3e jour de mai 1905 Les procureurs de la compagnie PHILLIPS 6 VINEBERG CANADA PRQVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NQ 500-05-0038532 858 MADELEINE ALARY Partie demanderesse VS BERCQIL INC Partie défenderesse PAR QRDRE DE CETTE COUR La défenderesse BERCQIL INC d a dresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un dé lai de trente jours é compter de la présente insertion Une copie du bref d assignation déclaration et avis selon l art tt9a C P C a été laissée à la direction generale des Greffes au Palais de Jus tice de Montréal à son intention Faute par la partie défenderesse de comparaître dans ce délai statuer sur la demande prononcer juge ment par défaut avec les mêmes conséquences juridiques qu à la suite d un débat contradictoire Montreal ce12juin1985 Gisèle De Maddelein P A Mes BISSONNET DISCEPOLA ET ASS 8822 boul Langelier St Léonard Oc CANADA “ PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE En Faillite NO 500-11-001776-051 SURINTENDANT NO 056144 Dans I affaire de la faillite de LILLIMAR INC Corps politique dûment incorporé selon la loi ayant son siège social et sa principale place d affaires au 9250 Avenue du Parc dans la ville et le district de Montréal Province de Québec H2N2At Failli AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que LILLIMAR INC 8 déposé une cession le tOiéma jour de juin 1985 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25ieme jour de juin 1985 é 11 30 dans I avant-midi au bureau du Séqueatre Offi-cial 200 boul Dorchester oueal Complexe Guy Favreau Tour ouest basileire 00 Chambre 07 Montréal Québec H2Z 1X4 Datée Montréal cetZiémejourde juin 1965 ISRAËL GQLDSTEIN CA SYNDIC BUREAU DE I GOLDSTEIN C A 4060 Rue Ste-Calherine Ouaat Suite 660 Montréal Québec H3Z 2Z3 Téléphone (514)935-7820 pamada PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) No 500 12 143683 856 M CLAUDE JOBIN SYLVIE DUPRAS Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L intimée Dame Sylvie Dupras est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée a la Division des Divorces à son intention PRENEZ de plus avis qu a défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu il sollicite contre vous MONTRÉAL le 10 juin 1985 (s) LISE CASTILLDUX Registraire LAROCHE BIBEAU & FAUTEUX CANADA I PROVINCE DE QUÉBEC I DISTRICT DE MONTRÉAL | COUR PROVINCIALE No 500-02 020539-859 , COMM DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse i vs- RUBYFOO S (MONTRÉAL) LTÉE | Partie défenderesse La défenderesse Ruby s Foo s ' (Montreal) Ltée d adresse inconnue i est par la présente requise de corn- ' paraître dans un délai de trente jours i â compter de la présente insertion ' Une copie du bref d assignation déclaration et avis selon I art 119a C P C a été laissée à la Direction gé- | nérale des Greffes au Palais de Jus- .lice de Montréal à son intention Faute par la délenderesse de corn- j paraître dans ce délai Statuer sur la Demande Prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquen ces juridiques qu è la suite d un débat contradictoire Montréal ce t1 juin 1985 GISELE DE MADDELEIN Comm des Normes du Travail Me DANIEL PÉLOQUIN Complexe Desjardins 24eme étage Montréal CANADA I PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No 500-12 142684-855 DENISE PERRON résidant et domiciliée é St-Léonard district de Montréal Requérante ïS- JOSEPH PIVAR présentement de lieux inconnus Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L intimé JOSEPH PIVAR est par II présente requis de comparaître dans un délai de quarante (40) jours de la présente publication Une copie de la requête en divorce a été laissée au Greffe des Divorçai au Palan de Justice de Montréal a I intention de I Intimé Prenez de plue avii qu a défaut par voua de signifier ou de déposer votre comparution ou contestition dans les délais susdits la partie Requérante procédera a obtenir contra voua par défaut un jugement da divorce acceuillani les matures accea-soirat qu elle sollicite contra voua MONTRÉAL ce 11 juin 1985 DOMINIQUE DIBERNARDQ P A Me DENYSE LANGELIER 11451 est rue Notre-Dame Montréal-Est Qc Ht B 2X1 Procureur de la partie requérante LES ÉDITIQNS DE L HOMME NOUVEAU INC AVIS est donné par les présentes que le contrat en date du 4 juin 1985 par lequel LES ÉDITIONS DE L HOMME NOUVEAU INC a transporte et cédé toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à BENJAMIN NEWS REG D à titre de garantie a été enregistré au bureau de la division d enregistrement de Montréal le 5 juin 1985 sous le numéro 3595252 GROSS PINSKY Procureurs de BENJAMIN NEWS REG D CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-014423-854 COMM DES NORMES OU TRAVAIL Partie demanderesse -vs- ROBERT ROBERGE JACQUES PARÉ MARC GRENON (Techniciens élite du Québec) Partie défenderesse Le defendeur JACQUES PARÉ d a-dresse inconnue est par la présente requis de comparaître dans un délai de trente jours a compter de la présente insertion Une copie du bref d assignation déclaration amendés et avis selon I art 119a C P C a été laissée à la Direction générale des Greffes au Palais de Justice de Montréal à son intention Faute par le détendeur de comparaître dans ce délai statuer sur la de mande prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquences juridiques qu a la suite d un débat contradictoire Montréal ce 13 juin 1985 Ronald Chassé protonotaire adjoint Comm des Normes du travail Me Pierre Charles Lacaille 2 Complexe Desiardins 24éme étage Montréal CANADA PRQVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE En faillit» NQ 500-11-001774-856 SURINTENDANT NO 056142 Dans I attaira de la faillite de LES TEXTILES TAM O SHANTER LTÉE/TAMQSHANTER TEXTILES LTD Corps politique dûment Incorporé selon la loi ayant son siège social et sa principale place d affaires au 9250 Avenue du Parc dans la ville et le district de Montréal Province de Québec H2N2A1 Failli AVIS AUX CRÉANCIERS DE la PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que LES TEXTILES TAM O SHANTER LTÉE ! TAM O SHANTER TEXTILES LTD s déposé une cession la tOiamejourdejuIn 1985 et quels premiers sssemblée des créanciers sers Itnus le ZSiéma Jour de juin 1985 a 10 30 dans I avsnt-midl su bureau du Séquestra Officiel 200 boul Dorchester ouest Complexe GuyFavrssu Tour ouest basilaire 00 Chambre 07 Montréal Québec H2Z1X4 Daté a Montréal ce 12léme lourds juin 1985 ISRAËL GOLDSTEIN C A SYNDIC BUREAU DE 1 GOLDSTEIN C A 4060 Rus Sts-Catherina Ouest Suite 860 Montréal Québec H3Z 2Z3 Téléphona (514)935-7620 P AklArNA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR PROVINCIALE NO 700-02-197-856 LA CAISSE POPUUIRE SAINTE-MARCELLE Demanderesse -vs- JEAN CHAPUT Défendeur ORDONNANCE Il est ordonné à la partis délenderesse JEAN CHAPUT de comparaître au Greffe de cette Cour dans un délai de trente (30) jours suivant la publication de la présente ordonnance Une copie du bref et de la déclaration a été laissée au Greffe a I intention de la partie délenderesse Saint-JérOme 11 juin 1985 Francis Muir Greffier CPT ROCHON PRÉVOST AUCLAIR a FORTIN 65 ouest rue de Marligny suite 616 Saint-JérOme PQ J7Y 3R0 Procureurs de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE No 500-02-026216-813 COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Demanderesse -vs- EDOUARDJ MURPHY -et- ROBERTW GOUETT présentement tous deux d adresse Inconnue dans la province de Québec Défendeurs conjointement et solidairement AVIS A M EDOUARD J MURPHY et M ROBERT W GOUEH La présente vous Informe que votre procureur Me Joseph P Miller étant décédé et par conséquent ne voua représentant plus vous êtes avisés de comparaître personnellement ou de VOUS nommer un nouveau procureur et ce dans les dix (10) jours de la présente publication Si vous faites défaut d obtempérer é la présente il sera procédé contre vous par défaut MONTRÉAL ce 11 juin 1985 Mes GARNEAU 6 GILBERT 1055 rue du Marché Central I Montréal Oc H4N1K3 I Procureurs de la Demanderesse CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE Chambra da la tamilla Divorça» NO 500-12-143546-855 LORRAINE ANDRÉE LAPIERRE Requérants -vs- donald ackles Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L Intimé DONALD ACKLES est par IM présentes requis de comparaître dans un délai de 40 jours ds cette publication Uns copie de la requête en divorce a été laissée é la Division dn Divorces é son Intention Prenez de plus avis qu é défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits la requérants procédera a obtenir contre voue par défaut un jugement de divorce accompagnée ds toute ordonnance accueillant im masures acceaeoires qu alla solllclla contra vous LACHINE le 4 juin 1965 ronald CHASSÉ Protonotaire-adjolnl BARRIÈRE NEUER t ASS 1024 Notre-Dame Lachine (Québec) CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL TRIBUNAL DE LA JEUNESSE (Chambre d» l'Adoption) No 5(X)-43-000214-85 A Suzanne LEMAY (GARNEAU) adresse inconnue ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître dans un délai de trente jours a compter de la publication de la présente ordonnance au Tribunal de la Jeunesse du district de Montréal 410 est Bellechasse et vous avise qu une copie de la demande en dé claration d adoptabilité concernant I enfant Cindy Tracy LEMAY née le 17 juin 1973 a été déposée à votre intention au greffe ds I adoptioné Vous êtes avisée qu à défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais l^aux il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut Montréal le 7 juin 1985 Lucille RQUILLER Greffier-adjoint CANADA PRQVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE No 500-02-019342-851 BELL CANADA Demanderesse -c- DENIS ST-PIERRE résidant et domicilié au 5 rue Côté a St-Barthé lémy et maintenant d adresse inconnue Détendeur ORDONNANCE II est ordonné au défendeur DENIS ST PIERRE de comparaître au grelle de celte Cour dans le mois a compter de I insertion des présentes Une copie du bref et de la déclaration a été laissée au grelle a son intention VEUILLEZ AGIR EN CONSÉ OUENCE MONTRÉAL le 11 juin 1985 (s) Ronald Chassé PROTONOTAIRE ADJOINT C P M BUIST APRIL à PLOUFFE LucJodoin stagiaire 1050 Beaver Hall Hill Suite 1600 Montréal (Québec) H2Z1S4 Tél (514)870-3094 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No 500^)54)03870-052 CAISSE POPULAIRE STE-QENE-VIÊVE DE PIERREFONDS Demanderesse -va- ROBERT TREMBLAY ET ALAIN TREMBLAY sous le nom al raison sociale de ALRO REBUTS ENRQ.Défendeurs conjointement et solidairement PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur Robert Tremblay est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours a compter de la dernière publication Copies conformes du brsf da saisie avant jugement et de la déclaration ont été déposées au greffe da la Cour Supérieure de Montréal S son intention Montréal ce IZléme jour du mois de juin 1985 (s) GISÈLE DE MADDELEIN P A Ragistraire Mes BÉLANGER MONCEAU t MARCOHE 31 rue St-JacquM suite 300 Montréal Québec H2Y1K9 DECES Les avis de décès doivent nous parvenir avant 16 heures pour publication le lendemain DESROSIERS, Soeur Léontine C.N D.— A Montréal, le 1.3 juin 1985 à l'âge de 86 ans, est décédée, Soeui Léontine Desrosters (S.S Marte Antonin) native de St Scolastique Soeur Léontine Oesi o.siei s a fait profession à la Congrégation de Notre Dame en 1920 Klle laisse dans le deuil ou lie sa famille leligieuse .ses CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE En lallllte NO 500-11-001775-853 SURINTENDANT NO 056143 Dans I affaire de la faillite de MARQUESA FASHIONS INC / MODES MARQUESA INC Corps politique dûment incorporé selon la loi ayant son siège social et sa principale place d affaires au 9250 Avenue du Parc dans la ville et le district de Montréal Province de Québec H2N 2A1 Failli AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que MARQUESA FASHIONS INC / MODES MARQUESA INC a déposé une cession le lOiéme jour de juin 1985 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25iéme jour de juin 1985 à 11 00 dans I a-vant-midi au bureau du Séquestre Officiel 200 boul Dorchester ouest Complexe Guy Favreau Tour ouest basilaire 00 (jhambre 07 Montréal Québec H2Z1X4 Daté a Montréal ce t2iéme jour de juin 1985 ISRAËL GOLDSTEIN C A SYNDIC BUREAU DE I GOLDSTEIN C A 4060 Rue Sie-Calherine Ouest Suite 660 Montréal Québec H3Z 2Z3 Téléphone (514)935-7820 / .\ UN ARTICLE À VENDRE?LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR SONT UNE SOLUTION FACILE 286-1200 soeur.s Mlle Kmilia Desro siers, Mme Florentine Des-roHieis Carrière, Mme Yvonne Desrosiers Ver mette, sa belle soeur Mme Antoinette Desrosiers, ainsi que de nombreux neveux et nièces Les funérailles auront beu lundi le 17 juin à 14 heui es en la chapelle de la Maison Mère, 3040 ouest, i ue Sherbrooke L’inhu-matin suivra au cimetière de la Côte des Neiges MELANÇON-BEAULIEU, Madeleine.— A Lon-gueuil.le 13 juin 1985 à l’âge de 76 ans, est décédée, Mme Madeleine Beaulieu épouse de feu Horace Me-lançon, notaire Klle laisse ses enfants Victor (Fernande Monette) Françoise (.lean Louis Lord) .Maryse (Louis Bernard) Albert ( Micheline (juintal) Louise (Taoufik /.enbi) Robert (Charlotte Côté) Georges (Céline Beinier) 17 petits enfants et arnère-petit-fils Mlle laisse aussi ses soeurs Mlle Geneviève Beaulieu et Gertrude (Mme Henri Dan-sereau) son beau-frère M Henri Dansereau, sa belle soeur Mme Stella Melançon ainsi que de nombreux neveux et nièces Les funé-1 ailles auront lieu lundi le 17 juin Le convoi funèbre pai tira de la Résidence Fu-néraii c F.d Darche et F'ils, 505 ouest.Boul Curé Poirier l.ongueuil pour se ren-di e à la Cathédrale St-An-toine ou le service sera célébré à 14 heures Desdons à 1 Institut de Cardiologie de Montréal seraient appréciés Heures de visite samedi, dimanche 2h à 5h et 7h à lOh Lundi de 12 00 h à 13 30 heures OUELLETTE, Cyrille.— A Laval, le 14 juin 1985 à l’âge de 81 ans, est décédé, M Cyrille Ouellette époux de Dame Gilbert Chabfour Outre son épouse il laisse dans le deuil ses deux filles Rita (Ubald Martin) Nicole ((lilies Fréchette) ses trois fils Fernand, poète écrivain ( Lisette Corbeil) feu .Jacques, Robert (Thérèse Lévesque) ses petits-enfants Louise, Daniel et Pierre Martin, Sylvie, Andrée et .lean Ouellette (enfants de Fernand) Michel, Alain, France, Anick et Mare (enfants de Robert) Sophie et Antoine Fréchette, un frère Henri, ses soeurs Alvine, feu Germaine, Hollande, feu Marie-Rose, feu Klise et Georgette Une arrière-petite fille FHiane fille de Daniel et Liette ainsi que plusieurs autres parents et amis Les funérailles auront lieu lundi le 17 juin Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc , 2159 est, Boul St Martin, Duvernay, Laval, pour se rendre à l’église St-Gilles de Pont Viau ou le service sera célébré à 11 heures, et de là au Crématorium Alfred Dallaire Inc Parents et amis sont priés d'y assistai sans autre invitation PRIÈRE AU ST-ESPRIT St Kspnt toi qui m'é ilaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon Idéal, toi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu'on me fait et qui es avec moi dans tous les in.stanLs de ma vie, je veux pendant ce (ouit dialogue te re inei cier pour tout et confirmer encore une fois que je ne veux pas me séparer do toi à ja mais, même et malgré n'importe quelle illusion matérielle ,Ie désire être avec toi dans la gloire éternelle Merci lie la miséricorde envers moi et les miens (La personne devra dire cette prière pendant t rots jours de suite Après les 3 jours, lu grfue demandée sera obtenue même si elle pout rait paraître difficile Faire publier aus sitôt que lu grâce a été obtenue sans dire la de mande, au bas mettre les Inillales de la per-soiiiie exaucée) C.S.Exprimez vos condoléances par un don aux Oeuvres du Cardinal Léger.Vous aiderez aussi les plus pauvres de la terre.Envoyez votre don directement au Cardinal ou utilisez les cartes disponibles dans les maisons funéraires Nous enverrons à la famille éprouvée votre message de sympathie Fondation Jules et Paul-Émile Léger 130, ave de l'Epée Outremont H2\/ 3T2 3/ LE DEVOIR .A LOISIR CAHIER Montréal, samedi 15 juin 1985 WSS.?Pour le simple plaisir des emplettes à ciel ouvert NICOLE SAVOIE U’EST-CE qui attire les gens |vers les marchés à ciel ouvert ?La recherche de la qua-i produit frais, de la variété, le contact direct avec le producteur qui, dans l’esprit de beaucoup de personnes, est garant de cette qualité, souvent les aubaines et, toujours, le plaisir de voir, de humer, de palper ces produits au milieu de la foule animée.Parmi les marchés d’imjwrtance à Montréal, deux appartiennent à la Ville — Jean-Talon, Atwater — et l’autre, le marché Central, à un regroupement de producteurs.Fondé en 1948, le marché Central était à l’origine un centre de distribution en gros de viandes.Il a conservé cette fonction de grossiste en ouvrant ses portes en 1960 aux producteurs maraîchers du Québec.Aujourd’hui, f.t Photos Jacques GRENIER Au marché A'twater.1,000 producteurs y vendent leurs produits aux grandes chaînes d’alimentation, aux épiciers indépendants, aux marchants de fruits et légumes, grossistes et détaillants.Les restaurateurs le fréquentent de même que les commerçants des autres marchés de Montréal.On y pratique aussi le commerce au détail.Le public peut bénéficier de bons prix sur l’achat à la caisse, de même qu’il peut acheter en petites quantités des producteurs et commerçants locataires du marché.Ces derniers, comme tous les occupants des marchés de MontréaL ouvrent la saison estivale à la mi-mai avec la vente des plants de fleurs et de légumes (50,000 boîtes au marché Central), activités qui se poursuivent jusqu’à la fin d’octobre avec la vente des légumes et des fruits.Un débouché pour les producteurs La raison d’être des marchés administrés par la Ville de Montréal était à l’origine, selon M.Jean-Paul Dupré, surintendant des quatre marchés et 25 mini-marchés publics de Montréal, « d’offrir un débouché aux producteurs des environs de Montréal et de permettre aux citoyens montréalais de s’approvisionner en produits frais ».Ces objectifs n’ont pas changé.Mais si le public continue de s’approvisionner en produits frais, il n’est pas certain de le faire auprès d’un producteur selon qu’il fréquente Atwater ou Jean-Talon.Au marché Atwater, les choses sont simples et claires.Les prodùc- .leurs occupent des emplacements loués à l’extérieur et ne sont autorisés à vendre que des produits locaux.Les commerçants détaillants louent des locaux à l’intérieur de la bâtisse située au centre du marché, là où la vente des produits importés est permise.Au marché Jean-Talon, la situation est différente.Les boutiques entourant le marché sont des commerces indépendants et la place du marché est occupée et par des commerçants et par des producteurs qui sont autorisés à vendre des légumes et des fruits importés hors saison, c’est-à-dire en dehors des mois de production locale.Au début de juin, 90 % de l’espace était occupé Suite à la page 32 Photo JacquM GRENIER Robert Tessier et Claude Lachapelle travaillant à la maquette de vitraux.?Des vitraux exportés jusqu'en Arabie JEAN CHAPDELAINE GAGNON En 1970, Robert Tessier et Claude Lachapelle décident de partir ensemble en voyage.Leur destination : Vancouver, où ils entendent passer quelques semaines à se reposer.Ils y séjourneront pendant un an.Claude Lachapelle, que les Beaux-Arts auraient intéressé mais qui, devant les instances de ses parents, a plutôt opté pour les sciences sociales, vient de quitter un poste confortable de fonctionnaire.Quant à Robert Tessier, qui a complété des études en dessin industriel et d’architecture, il se sentira sans doute moins dépaysé que son nouvel associé lorsqu’ils prendront la décision, en rentrant à Montréal, d’embrasser la carrière de verrier.Aussi étrange que cela paraisse, c’est bel et bien à Vancouver que ces jeunes gens se découvrent une véritable passion pour cette forme d’art qu’est le vitrail.Dès leur retour à Montréal, en 1971, ils se mettent en Suite à la page 33 HUMEURS NATHALIE PETROWSKI En traversant le pont Jacques-Cartier mardi dernier, j’ai dit non.Je Tai dit tout haut en prenant ma voiture à témoin.Non, je n’embarquerai pas.Non, pas question.Au-dessus de ma tête, l’obscur objet de mon rejet ballottait comme une baleine qui a perdu le sens de direction.J’ai redit non, très haut et très fort pour qu’il m’entende.Pour tout l’or au monde, pour la lune et pour le million, les gens de Goodyear ne pourront me convaincre de la vaüdité d’un voyage au-dessus de Montréal en ballon.Je suis arrivée à la salle de presse et je leur ai livré mon discours sur un ton solennel, maquillant ainsi la peur qui me nouait l’estomac.« Vous êtes venue pour le tour de ballon ?», m’ont demandé les officiels qui n’avaient visiblement rien compris à mon solo et qui ne pensaient qu’à « ploguer » leur ballon venu expréssément de Houston pour la télédiffusion aérienne du Grand Prix de la course automobile.« Vous allez adorez cela.N’ayez pas peur, tout va très bien se passer.» J’ai cru reconnaître chez eux la sournoise insistance qu’exerce un dentiste devant un patient récalcitrant.Après cela, tout s’est passé très vite.Un homme ressemblant à l’aide de camp du colonel Sanders est venu me chercher.Les loquets de sécurité de l’Impala blanche se sont enfoncés avec un clic électronique inquiétant.Tout avait été prévu pour que je ne saute pas du bolide propulsé sur l’autoroute en direction de l’aéroport de Saint-Hubert.Près de la piste d’atterrissage, le vent faisait des vagues sur l’herbe folle.J’ai levé la tête et je l’ai vu.Immense, monstreux, gonflé d’hélium et menaçant de recouvrir la piste comme un gros édredon.Une douzaine d’hommes se sont accrochés à ses cordages et six autres ont essayé de retenir la gondole des passagers qui pendouiUait de son giron.La porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à courir.J’ai voulu me mettre à courir dans l’autre direction mais des bras me tenaient, me poussaient.En moins de 30 secondes, je me suis retrouvée cramponnée à mon siège, emprisonnée dans le ventre de la bête.U ne minute plus tard, nous étions déjà à 12,000 pieds au-dessus de la rive sud.Le moteur de l’engin ronronnait furieusement.Mon regard affolé s’accrochait à la nuque du pilote et surtout à la roue de navire qu’il manoeuvrait de côté comme une roue de chaise roulante.Au bout de cinq minutes de spasmes convulsifs, je me suis dit que tant qu’à mourir, aussi bien mourir de façon détendue.Le voyage durait une heure.Il ne me restait plus que 55 minutes d’agonie.Du haut de la gondole, qui ressemble en fait à une cabine d’avion, la vie m’est apparue subitement bien petite et bien relative.En bas, le grand Montréal se déployait lentement à travers le cimetière de ses banlieues.Des milliers de bungalows s’emboîtaient les uns dans les autres, chacun avec sa petite voiture familiale, chacun avec sa grosse piscine en forme de coeur ou de rein.J’en ai conclu que la piscine est à Montréal ce que le condo est à la Floride ; le symbole d’un statut social chèrement acquis et qu’on exhibe d’autant plus fièrement qu’il hypothèque toute autre nouvelle acquisition.D’un oeil oblique, j’ai vu un autobus se faufiler comme un ver de terre le long d’un rue tracée à la règle.Je l’ai suivi jusqu’au terminus avec la désagréable impression que le dirigeable faisait du sur-place.Le pilote a Suite à la page 33 Partir en « baloune » "1 Photo Jiceu.iQMNIgR LES TOURS pluval INC «l’agence de voyages des gens d’affaires» 1 recherchent des agents extérieurs Prière d’écrire: 1110» rue Sherbrooke ouest Suite 1611 Montréal, H3A 1G8 Madame Claude Le Gris Président 27137676 32 U Le Devoir, samedi 15 juin 1985 TOUT A LOISIR LA BONNE TABLE NICOLE SAVOIE Une excellente table dans un cadre champêtre UNE TENDANCE s’affirme de plus en plus ¦ l’implantation de bons restaurants à l’extérieur des grands centres.L’époque qui condamnait l’excursionmste du dimanche à s’arrêter chez « Le Roi de la patate » ou chez « Miss hot chicken » pour casser la croûte semble en partie révolue.Il est désormais possible de planifier une randonnée au Québec comportant une halte quasi gastronomique.Dans la région de Lanaudière, à 24 kilomètres de Joliette, Sainte Mélanie nous réserve la surprise d’une très bonne table, à l’auberge Ma Maison Après avou* sillonné les routes de la Mauricie incrustée de lacs et de rivières, c’est en passant par Saint-Gabnel-de-Brandon, au retour, qu’on gagne Sainte-Mélame.L’aspect de la Mauncie sauvage aux boisés touffus dominés par les conifères s’adoucit à mesure qu’on revient vers le sud Aux environs de cinq heures, le soleil coule ses rayons dans les vallons des terres cultivées Les prés paressent dans ces jeux d’ombres, une hirondelle regagne son nid C’est à cette heure paisible qu’il faut arriver à l’auberge.Prenant appui sur le contrefort de la chaîne des Laurentides, la maison recouverte de bardeaux blancs domme une vallée broussailleuse où se cache un lac à truites.La partie arrière de la maison aux larges ouvertures laisse entrer toute cette nature pour le bénéfice des dîneurs.L’intérieur de la demeure est spacieux.Le bois y prédomine dans une grande variété d’essences.L’aménagement et la décoration sont le fruit de patientes recherches et de longs travaux • l’ancienne porcelaine rangée dans des vitrines, des lampes aux abat-jour élégants, un mobilier anglais l’attestent.Des détails font penser que cette maison est habitée au sens où quelqu’un s’y tient, la tient : une perruche dans sa cage, les nappes de hn et la poterie qu’on a fait faire.On a su harmoniser les styles avec grâce, doser la part du rustique et du terroir, alléger leur côté un peu lourd en leur assortissant des éléments plus fms.Côté cuisine, on retrouve le même art qui consiste à associer judicieusement les traditions québécoise et française tant au point de vue des produits que des façons de faire.Ainsi la pâte brisée, omniprésente dans la tradition culinaire québécoise, retrouve sa place sous forme de tourtière, de tarte au sucre, de petit pâté à la purée de pommes de terre qui allait comme un gant au suprême de volaille à la sauce crème d’épmards Le caribou, belle viande rouge et saignante assortie à l’ail des bois mariné, s’est très bien accommodé de la délicatesse d’une mousse de fruits au coulis de framboises qui le suivait au dessert La formule retenue à l’auberge Ma Maison est celle de la table d’hôte comprenant un choix entre deux potages, plusieurs entrées, plats de résistance et desserts Cette formule privilégiée par Mo-mque Bélisle, chef et patronne de ce restaurant, a l’avantage d’offrir un repas complet pour des prix vanant entre $ 15 et $ 25.Le potage avait la belle couleur vert tendre d’une crème de poireaux et la saveur un peu sucrée de ce légume malheureusement éteint par l’action du poivre.Les entrées, conçues en de fines portions pour raviver l’appétit apaisé par le potage, remplissaient leur office Véritables préludes aux pièces de résistance, quatre champignons farcis d’une brunoise de champignons, de persil et de pommes, parsemés de gruyère et gratinés ont su combler sans rassasier.Même réussite pour la mini-tourtière.Les deux abaisses de pâte bien cuite, mais tendre et fondante, emprisonnaient une farce bien équilibrée en veau et en porc.Fidèle au rendez-vous, la saveur aigre-douce d’un ketchup maison dont la tourtière se passe difficilement.Canbou d’élevage et volaille traités à la crème, le premier épaulé par Tail des bois et la seconde parfaitement secondée par les épinards, se présentaient en portions bien dosées.La garniture (mousse de brocoli, pâté de purée de pommes de terre et carottes) leur allait très bien.Un Château La Garde, Graves 1981 à $ 22 recelait toute la souplesse voulue pour convenir à deux viandes aussi opposées Ce repas, qui atteste d’une cuisine extrêmement soignée, a culminé au dessert lorsque la cuillère a traversé le duvet meringué de l’omelette norvégienne pour s’enfoncer dans la glace vanille avant d’entamer la base chocolatée du petit édifice qui avait pour voisine une mousse aux fruits tombée comme un nuage dans un couüs de framboises.Le service est à la hauteur de la cuisine Un garçon souriant, renseigné sur la composition des plats, avait cette prévenance qu’on retrouve chez les patrons qui ont la préoccupation constante du bien-etre de leurs chents.L’endroit est à fréquenter pour l’excellence du rapport qualité/prix et l’homogénéité des éléments qui caractérisent un restaurant, soit Taccueil, la cuisine, les vins (carte modeste mais intéressante), le service et le décor.Coût du repas pour deux sans vm, avant taxe et service ¦ $ 35.L’auberge Ma Maison, 1291, Pied-de-la-Montagne, Samte-Mé-lame.Tél.: (514) 889-2296.Heures d’ouverture : à compter de 17 h, du mardi au dimanche.Il est prudent de réserver.Au marché Suite de la page 31 par des commerçants En juillet, la proportion est inversée Bien que le règlement oblige les locataires, producteurs et commerçants, à s’identifier clairement et à indiquer la provenance des produits qu’ils vendent, tous ne le font pas de sorte qu’il est bien difficile de distinguer le producteur du commerçant, la laitue cultivée en serre au Québec de celle cultivée en Cahfomie Les produits du marché L’activité estivale a débuté avec ce que les habitués appellent « le commerce des fleurs » Au marché Central, la boîte d’annuelles se vendait $ 3 plus taxe au début juin Au marché Jean-Talon, on a baissé le prix à $ 2 75 devant la réticence des gens à payer la taxe, nouvellement imposée cette année Bien que la plantation des plants de fleurs et de légumes prenne fin vers le 15 juin, le commerce se continue jusqu’à la fin du mois, date à laquelle on devrait pouvoir profiter de réductions, bien que les producteurs et commerçants s’entendent facilement pour maintenir leurs prix Plusieurs producteurs cultivent une variété infime de fines herbes pour répondre à la demande croissante des consommateurs Au marché Atwater, on trouve, entre autres chez Mme Dauphinais de Saint-Édouard, parmi les fines herbes vivaces du thym, de l’estragon, de la lavande, de la ciboulette, et parmi les annuelles de la sauge, de Taneth, du romarm, de la camomille, de la menthe verte et citron, de la coriandre, de la sariette à $ 1 le petit pot La production de légumes s’est beaucoup diversifiée ces dernières années, et la qualité s’est améhorée, note un producteur de Laval.Chez Joseph Virgilio, de Maneville, des jardinières suspendues, destinées aux balcons de la ville, portent des plants de « tomate-herre ».Au rayon des légumes, on trouve en ce moment beaucoup de légumes et de fruits cultivés en serre et des produits importés.La production locale est attendue pour juillet.Les produits du champ disponibles sont les radis, les échalotes et les laitues fnsée et boston, de même que la rhubarbe Les fraises du Québec sont attendues aux environs du 15 juin.On devra compter en moyenne $ 12 pour 12 casseaux et vers la Saint-Jean, entre Î4 et $6.Fait-on encore des aubaines au marché L’allure de super marché que prend le marché Jean-Talon laisse croire que non.Selon M.Richard Caron, producteur installé à Atwater, il semble que ce soit encore possible Quant à Mme Samte-Marie, des Serres Rougeau de Saint-Rémi-deNapierville, qui vend ses produits au marché Atwater depuis 45 ans, elle constate que les gens sont moins préoccupés des aubaines que de la quahté et de la variété.Les heures de fréquentation aussi ont changé Alors qu’avant on fréquentait le marché tôt le matin, les producteurs commençant à arriver vers 4 h 00, les gens viennent maintenant plus tard pendant la journée Il n’en reste pas moins que c’est entre 8 h 00 et 10 h 00 que Ton fait les meilleurs achats : « La place n’est pas encombrée et les produits sont de première fraîcheur», nous dit Mme Sainte-Marie Les commerces autour du marché Traditionnellement, le négoce des agriculteurs et des producteurs sur les places de marché a généré une intense activité commerciale.Fromageries, poissonneries, boulangeries foisonnent autour des grandes places, et bien chanceux les commerçants qui peuvent profiter de la chentèle fréquentant le marché.Une fromagerie dont la réputation n’est plus à faire, la Fromagerie du deuxième, est située à l’étage du marché Atwater, autrefois appelé « le marché des habitants ».La petite boutique ne donne à voir que 15 % des 80,000 livres de fromage entreposées pour être affinés et vieillis, c’est-à-dire pour parvenir à leur degré de maturité dans des conditions idéales.On vient de New York pour acheter les fromages de M Dumas, le propriétaire.Les bons achats en ce moment, selon lui, sont les camemberts français et québécois Le camembert Connaisseurs de Saint-Damas (Québec) bien fait est à $ 10.85 le kilo.Le français triple crème Pierre Robert est aussi excellent Un nouveau fromage a fait son apparition : Le Moine, type emmenthal à 25 % de matière ^asse, fabriqué à Saint-Benoît-du-Lac, $ 8 99 le lulo.Pour les nostalgiques du bour-seault dont la vente avait été interdite au Canada, une bonne nouvelle .ce fromage est à nouveau importé suite à une adaptation du produit aux normes canadiennes.Faisant face à la FrorT\agerie du deuxième .la boucherie Adélard Boulanger et fils, une entreprise fa-mihale installée au marché Atwater depuis son ouverture en 1932 Cette ENTRE DEUX VINS PIERRE PETEL Le fardeau de la preuve ANGLETERRE (Skykes) FRANCE (Gay-Lussac) ÉTATS-UNIS 1 75' n r 100% 1 r 200' - 64 OP — 164' 94% - 188 ¦ (Overproof) — 100' Proof- 57.1% ¦ alc/vol“ 114.2 ¦ 30 UP — 70' 40% ¦ 80' • (Underproof) 0 ^ ^ 0 ^ 0 ^ entreprise, qui a servi les collèges de Sainte-Marie et Saint-Laurent, continue à approvisionner l’archevêché de Montreal, l’Église Notre-Dame, Toratou-e Saint-Joseph, une clientèle exigeante s’il en est : « Il faut leur donner ce qu’il y a de meilleur », note M Boulanger Son étal attire Toeil.De toute évidence, ses produits sont frais Chaque marché a sa poissonnerie.La plus importante se trouve au marché Central.Les Pêcheries atlantiques, une entreprise en voie de se privatiser, est née à la suite de la dissolution des Pêcheurs-Unis.Sept employés des Pêcheurs-Unis ont repris l’affaire qui continue d’of-fru' à la chentèle poissons, crustacés et mollusques du Québec tout en s’ouvrant aux produits d’importation.Les bons achats en ce moment.le homard des îles de la Madeleine, les crevettes de Matane, le crabe des neiges frais, et puis tous les poissons qui sont vraiment à leur meilleur : turbot, phe (ne pas confondre avec la sole de Douvres importée de France), flétan, saumon, doré M Ouellet, gérant des Pêcheries atlantiques, recommande la lotte pour cuisson sur barbecue.Un excellent poisson à la chair ferme et qui peut s’associer aux pétoncles sur les brochettes avec des poivrons, des champignons .Faire ses courses au marché pu-bhc, c’est un peu comme fréquenter le super marché II faut comparer les produits, les prix, prendre le temps de connaître, ne pas hésiter à poser des questions.C’est à ce prix qu’on bénéficie de ce qu’il offre : la fraîcheur et la quahté à bon compte NB ; Les prix mentionnés ne sont donnés qu’à titre indicatif et peuvent varier à la hausse ou à la baisse COMBIEN de fois m’a-t-on demandé des explications sur les degrés-preuve (ou proof) en regard des pourcentages d’alcool en volume ! Comment on en était arrivé à fixer ces mesures ?La réponse est simple et complexe à la fois, SI Ton en juge par les contradictions dans les livres.Bien que je ne sois pas chimiste, je me risque à vous en donner un aperçu.Commençons par le commencement et regardons le pourcentage d’alcool indiqué sur l’étiquette d’un vin : pour les besoins de la cause, une bouteille d’un litre.Le titrage ht 12 %.Cela veut dire que pour 1000 ml (un litre), le vin contient 120 ml d’éthanol, soit 12 % en volume d’alcool.Cela va bien jusqu’ici.Ou cela se comphque, c’est qu’à Torigme, les Anglais, qui allumaient la poudre de leurs canons à Taide de torches imbibées d’alcool, n’ar-rivaient pas à faire exploser la poudre avec des alcools trop faibles.«J'ai un beau château.:.» TREASURE ISLAND, Floride (AP) — Le plus grand château de sable du monde mesure 11 30 mètres de haut, 42.70 mètres de long sur 42 20 mètres de large.Il a été construit en deux semaines par près de 500 volontaires, à Tmi-tiative de la Chambre de commerce locale.Le précédent record, inscrit à Tannuaire Gui-ness, appartenait à un château de sable haut de neuf mètres.On sait qu’un alcool de 40 % ne s’allume pas instantanément.Un chimiste, Bartholomey Sykes, a donc établi une écheUe de 0 à 100 (0 pour Teau et 100 pour un alcool qui s’enflamme ms-tantanément).Cela devenait le degré-preuve.Les Français n’en restèrent pas là.Gay-Lus-sac établit, lui, que 100 degrés-preuve correspondait à un volume de 57.1 % à une température donnée.Dans ces deux systèmes, il reste que c’est la densité de l’alcool — ou le volume relié au poids — qui est mesuré.Pour trouver le pourcentage en volume, on n’a qu’à multipher le degré-preuve par 57.1.Exemple ; un alcool à 70 preuve X 57.1 équivaut à 40 % (moins des poussières).Gay-Lussac a aussi étabh son échelle de 0 à 100%.L’équivalent preuve devient alors 175.(Voir illustration.) .Les Américains, eux, ont tranché la question arbitrairement : ils n’ac-ceptaient ni Tun ni l’autre des systèmes ! Ils ont donc fixé la preuve à 200.L’alcool à 70 preuve ou 40 % devient chez eux 80 degrés ! La preuve s’exprime aussi d’une autre façon,, en termes de manque ou de surplus de pourcentage par rapport à 100 preuve.Ainsi, l’alcool à 70 preuve peut être exprimé par 30 degrés UP {underproof), c’est-à-dire la différence entre 70 et 100 De la même façon, un alcool à 164 preuve ou 94 % (comme celui de la SAQ) équivaut à 64 OP {over-proof) Ces chiffres sont facilement contrôlables en laboratoire à Taide d’un densimètre automatique, qui fonctionhe par variations de fréquences.J’espère que si vous compreniez déjà ces systèmes, je n’ai pas tout simplement réussi à les embrouiller pour vous ! Si vous ne les compreniez pas, je m’arrête quand même ici, de peur de trébucher à mon tour en voulant trop simplifier, espérant seulement qu’en sautant à cloche-pied d’un système à l’autre, j’ai pu éclairer un tant soit peu votre lanterne.•• I Cuisine française et créole ¦ Renommee internationale J B.P.446 • PORT-AU-PRINCE, HAITI Tél.: 2-0624 — 2-3777 — 2-0394 Pour des vacances inoubliables Restaurant Le Piémontais Cuisines itaiienne et française Nous serons en vacances et en rénovation du 17 juin au 21 juillet, nous serons Irais et souriant pour vous recevoir dès le 22 juillet à compter de 11h.Fermé le dimanche 1145 A, rue de Bullion angle Dorchester, Montréal Réservations: 861-8122 TELEVISION SAMEDI ¦13271 a rî (D (B LA SEMAINE PARLEMENTAIRE OTTAWA Arum Cotherine Bergmon (Ih) CD CD EUGS RUNNY / ROAD RUNNER SHOW O O CD SAMEDI MAGAZINE Anim Louise Josee Mondoux LE JARDINAGE ovec Pierre Lohoye, LA MODE avec Lucie Gouthier, CUISINE D ÉTË avec Eroncine Mar chand, LES ANIMAUX avec Claude Rioux et LE MIEUX ÊTRE avec Jean Claude Fortier (Ih } 0 O PADDINGTON REAR rf] SPIDERMAN O buck ROGERS LE PARADIS DU JEU (Ih) O* MAPIE LEAF WRESTLING (Ih) C22.ARC WEEKEND SPECIAL g CB INTERNATIONAL WRESTLING (Ih) (Si MAGIC OF OIL PAINTING m L'ENJEU (Ih 18) O WEATHER REPORT CÎD CC SATURDAY SUPERCADE (Ih) O O THIS WEEK IN PARLIAMENT Cî; THE INCREDIRLE HULK rX) AMERICAN RANDSTAND Anim Dick Clark (Ih ) (£^ VICTORY GARDEN O COMMUNITY NOTES ¦ HT*M O ex CD CE) RAGATELLE O O O CD LE RASERALL DU SAMEDI Les Dodgers de Los Angeles ren contrent les Astros de Houston Comm Jeon Poul Chortrond Analyste Pierre Ladouceur (3hl5 appr ) O O SPORTSWEEKEND En direct de Toronto, séance de re pêchage (ligues de hockey lunior) de la LNH Comm Dick trvin, Dove Hodge et Bnon Williams, de Birmingham, ou Michigan, le U S Open (5h 30) (S) NRC MAJOR LEAGUE BASEBALL! AN INSIDE LOOK O* PLAYER’S INTERNATIONAL TENNIS Quart de finale Kevin Curren rencontre Scott McCoin ( 1 h ) CB SATURDAY CINEMA SHOCKTRAUMA (2h ) (3Z) SATURDAY MATINEE iE) THE FILE OF THELMA JORDAN (SE) U JUSTICIER AU GARDENIA WFTm (X) NRC MAJOR LEAGUE RASERALL GAME-OF-THE-WEEK programme DOUBLE les Brewers de Milwaukee visitent les Orioles de Baltimore OU les Dod gers de Los Angeles visitent les As tros de Houston ET les White Sox de Chicogo visitent les Angels de lo Californie OU les Tigers de troit visitent les Yankees de New York (5h 45 oppr ) ¦Fiiri @ INTERMtOC: CARBONE VOU O (£ m (B LES SCHTROUMPfS DANS JOHAN ET piRiouirq (3) OD POLE POSITION 'D WILD KINGDOM ADVENTURE ABOVE THE ARCTIC CIRCLE AMERICA'S TOP ID Anim Casey Kosem CD champs-Uysees (Ih55| (FC) CRY OF THE WILD mm e CE m IB CINË-FAMILLE PROGRAMME TRIPU: JOE PETIT BOUM BOUM ET VII lAGE MIRAGEET LA CRÉATION (2h) (E WCAX SATURDAY MOVIES PROGRAMME DOUBU: DEADLY HARVEST (Ih I5)ETTHE FACE OF FEAR (Ih t5| (T) ACTION MAKER a* SUMMER SPORTS SERIES (Ih) CD W U.S.OPEN GOLF TOURNAMENT (4h 30 oppr ) ¦ tl.T-M (JD STROH'S CIRCLE OF SPORTS (2h) (SE) MESDAMES n MESSIEURS, JANET tEsm O’ OUTDOOR ADVENTURE Anim Red Fisher IB JACK WttSTER rSD NATURE (ihiq (FC) ROPE I'HiVH CD SEPT SUR SEPT ll-i,1»M O’ SPORTS 'IS Anim Brian Smith CD THI TWILIGHT ZONC |El (SI) LA RCCHIRCHI Dl LA PANTHIRE ROSE O (Ï) CD CD LE MONDE MERVEILLEUX DE DISNEY LE RENARD EN CAVALE Film de Jack Speirj — Un renardeau, séparé des siens, se tie d omitié ovec un blaireau qui lui apprend à se débrouiller (Ih) O* CD WIDE WORLD OF SPORTS (2h) ÜZ) NOVA (ih)g OOOCD L'ANIMATHlQUE EB COCORICOCOBOY UN VOYAGE AU JAPON AUTRE FOIS LA FEAAME ÉTAIT LE SOLEIL — Un regard sur la femme lapo naise et son imoge Selon la mythologie traditionnelle, celle-ci des cendrait du soleil et sa modestie noturelle lo prédisposerait à son rôle de mère, de trovoilleuse et de gardienne des traditions ancestro les (Ih) (3Z) INNOVATIONS ED LE JOURNAL (SE) STALAG 17 Anim Jacques Martin sion de variétés rétro (D (D NCAA SPECIAL MEN S AND WOMEN S OUT DOOR TRACK & FIELD CHAM PIONSHIP — Ou Texas Memorial Stadium de I Université du Texas, o Austin, championnot d’athlétisme Comm Gory Bender, John Dockery et Craig Mosback ( 1 h ) 0 CD JEUNESSE AU VOLANT Anim Pierre Trudel Concours regroupant des jeunes de moms de Vingt-Cinq ans venus de tous les coins du Conado Ces jeunes chauffeurs devront prouver leur habileté en franchissant divers obstacles sur un parcours décidé à 1 avance Narr Michel Chompa-gne O O POP EXPRESS AU SOLEIL Anim Roch Denis (Ih) ED VITAMINE (Ih) (FC) TOP SECRH Bssa o o tAID U CAP — nRRI Ot FtU Anim Jocques Lemieux Concours cinémotographique avec (es concurrents de cinq poys, la Fronce, lo Suisse, le Luxembourg, Monaco et le Conado Concurrents canadiens Robert Boiirgoing et FrorKis Lévesque forment l'équipe par-tonte, Marie Christine Harvey et Alain Abel, I équipe de réserve Juré permonent pour le Canodo Jean-Louis Boudou (Ih) O L'HEURE JUSTE C£) CD BREAK DANSE Anim Danielle Berthold (Ih) cm DEPUIS LA VISITE DU PAPE Anim L abbé Roland Leclerc (SZ) THE NEW TECH TIMES CD CD CM SPORTS SPICIAL PRISIF4TS THI JOHN MADMN SPICIAI John Madden interview dei per tonnolités du domoine sportif O Q OD MIRCI M.NOt LA CHÈVRE OB m CD UTTRIS D'UN SOUT DUMONM ¦FTTH O DISSINS ANIMÉS O U MONDE O OD U DIX VOUS INFORME O LA PERSONNALITÉ SPORTIVE O O Q ÉEl TIRAGE LOTTO 6/49 ¦ i 1!T.M a o LE TÉLÉJOURNAL q CD THE NEWS O IB SOCIÉTÉ 'BS JEUNESSE Anim Jacques Mo rency Inv Donietle Dogenois et Robert Lodouceur B CINÉ-SOUPER AIRPORT (3h ) OD WWNY NEWS O CINÉ-SOUPER DES ESPIONS DANS LA VILLE (2h) O’ NEWSLINE Avec Jim O Connell (X) m LE nSTAMENT Avec Helen Morse, Bryon Brown, Rosemary Ann Sisson et Yuki Shi-modo (In ) 09 PULSE (SB AUSTIN CITY LIMITS (Ih) eS) TRENn MILLIONS D'AMIS (K) YILLOWBEARD ¦ Il.T.M a m iMPAas Anim Robert Guy Scully Mogo zine de réflexion sur l'octuolité ¦ I1.1.M CD GD CBS EVENING NEWS O Œl PUXI,.SOUIL Anim Dons Blonchet et Pierre Houle a RRAPU UAF WRESTLING (Ih) O CBC NlWSt SATURDAY REPORT O’ HIGHWAY TO HEAVEN q CATCH A FALLING STAR avec Victor French et Michael London (Ih) CD TVS FMWS 09 MUSIC VISION OD ID LA MOFOAOFH DE FEU Avec Poul Airerg, Rochel Weston et Jon Norev IBl TAUS FROM THE DARKSIDI ODDIS CHIFFRES ET DIS LETTRES Anim Potrice Loffont grrm RB) THi DANSANT O Cî) (D CB Lf REPCCHAGE DE LA LIGUE NATIONALE DE HOCKEY 1985 Enregistrement au forum de Mont réoi le jour même Comm Richard Gorneau et Lionel Duval (D (£) STAR SCARCH Anim Ed McMahon (Ih) O cm POP EXPRESS AU SOLEIL Antm Roch Denis Sur vidéo Do vid Lee Roth, Deborge, Kool and the Gang, Madonna, Whom, Stevie Wonder, Cyndi Louper, Phil Collins, Philip Bailey et Laura Bra-nigan (Ih ) (D SOLID GOLD Anim Rick Dees (Ih ) O WAYNE AND SHUSTER INTERNATIONAL SERIES g (XI the COSBY SHOW Avec Bill Cosby et Phylicia Ayer-sAllen CD BIZARRE Anim John Byner CB CD cm PARLER POUR PARLER LE BON SEXE Anim Janette Ber trand Avec la participation de Dione Jules — Vaut il mieux de nos jours être un homme ou une femme’(1 h oj»pr ) (Si LIFESTYLE'S OF THE RICH AND FAMOUS Anim Robin Leoch (Ih) (5Z) SCHOLARS FOR DOLLARS ¦Tiim a (D ID EB BASEBALL DES EXPOS Au Stade olympique de Montréal, les Expos reçoivent les Mets de New York Anim Serge Arse noult Comm Raymond Lebrun Analyste Claude Roymond Statis ticien Pierre Murphy (2h 30 appr ) CINt-SOUIL ILS SONT GRANDS CES PETITS(2 h )OU LA MORT EN DIRECT (2h ) EN CAS Df PLUIE O Q FRONT PAGE CHALlJENGff g Anim Fred Davis Inv Betty Ken nedy, Pierre Berton et Allan Fothe ringhom (X PIRAHSp THIRD SEASON O* ID JUST KIDDING Anim Steve Brinder et Cheryl Wilson (SZ) THIS OLD HOUSE CD INFOVISION Anim Aloin Denvers SUJETS Berlin, 40 ons après, les enfonts de lo misère et Vietnam (Ih 20) (SE) BARBI D'OR R US PIRAnS (FC) GOING BBRSIRK (D ID cm TIRAGE Dl "LA QUOTIDIENNE" CD X COVER UP Avec Richord Anderson, Antony Hamilton et Jennifer O Neill — Prétextent une campagne de levée de fonds ou profit d un orphelinat.un escroc recueillit une importante somme d argent qui, espère-t-il, lui permettra d acheter des armes (Ih) REPRISE O O cm CINÉMA FESTIVAL/ELVIS PRESLEY DES FILLES, ENCORE DES FILLES (2h} 0 O DISNEYLAND 30TH ANNIVERSARY SPECIAL g SPÉCIAL Anim John Forsythe et Drew Borrymore — Disneyland célèbre son 30e anmversotre Inv > le groupe Alobomo, Debbie Allen, Peter Allen, Juliè Andrews, les orangsoutans de Bobby Berosini, Roy Clark, Annette Funicello, David Hosselhoff, Marie Osmond, Julian Lennon, les Pointer Sisters et Donna Summer (2h ) CD SECOND CHANCE (Ih) O* CD CTV SPECIAL PRESENTATION A WOMAN OF SUBSTANCE (2e de 2) Avec Deborah Kerr, John Mills et Jenny Seogrove — L'é mouvonte histoire d Emmo Horte, cette simple servante qui s est élevée au rang de dame de la haute finonce Elle est devenue l'une des femmes les plus riches du monde (3h 30) CD (Si T.J.HOOKER g Avec William Shotner et Adrian Zmed (Ih ) CB CD cm LES NOCES D'OR 1 époque de la crise des années 30, le gouvernement ouvre les ter res de I Abitibi Témiscomingue à la colonisation i oïde de témoignages, cette émission foit revivre ces événements (3Zl HEART OF THE DRAGON (ih)g CB CD cm JACQUES JORDAENS Peintre flamand né à Anvers en 1593, Jordaens opposait la pauvreté du peuple à la richesse des hommes d’église et à leur suffisance travers I oeuvre de cet or tiste anti-clérical, ce documentaire nous trace un portroit de la société flamonde du XVIIIe siècle m INnRMÈDEi BOULEVARD DE L'ÉQUAHUR iiTrpg (3) X AIRWOLF Avec Misty Rowe, Moyf Nutter et JanMichaei Vincent — Roxanne, chanteuse country, est bien déter minée à prendre sa retraite Cette décision n est pos sons déplaire à son géront La vie de Roxanne se roit elle en danger?(Ih ) RE PRISE (D GIMME A BREAK WHO DUNNIT?ovec Nell Carter et le chanteur Rov Porker junior — La voiture du crmnteur Ray Par ker |r entre en collision avec celle de Nell juste au moment où un joggeur tombe roide mort Se croyont tous deux responsobles de sa mort, ils décident d organiser un spectacle bénéfice dont les re cettes iront à lo veuve du joggeur REPRISE O R.S.V.P.Anim - René Simard (Ih ) CD (SSi THE LOVE BOAT g ACE MEETS CHAMP/WHY JOHNNY CAN'T READ/CALL ME A DOCTOR avec Gavin MacLeod, Bernie KopetI, Ted Longe et Jill Whelon (Ih ) EB CD cm PtCASS6, L'HOMME n SON OEUVRE (2e de 2) — Documentaire d’Ed-word Quinn sur Picasso et son oeuvre Après ovoir trovaiilé pendant 20 ans dans l'entourage du grand peintre, Quinn nous révèle des aspects généralement inconnus de so vie Un film qui saura mettre en appétit les inconditionnels de Picasso (1h05) (SZ) MYSnRY REILLY (1ère et 2e parties) (2h 30) cm CHAMPS-ÉLYSÉES MICHEL POLNAREFF Anim Mi-chel Drucker Inv Michel Leeb, Dorothé, Nino Ferrer, Georgette Lemaire, Limahl, Patrick Dupond, Patrick Sega! et les Choeurs Colonne et plusieurs autres (Ih 50) (SE) ESCROC, MACHO, GIGOLO (FC) GREYSTOKEt THE UGEND OF TARZAN Hi!VM CD MAMA’S FAMILY THE FLAMING FORTIES avec Eric Brown, Konn Argoud et Vicki Law rence — Lorsque le groupe de musique rock punk ne se présente pas, Momo vient à la rescousse avec ses disques des onnées 40 REPRISE O CD CD CB U TÉLÉJOURNAL g X (X) MICKEY SPILLANE’S MIKE HAMMER Avec Lindsoy Bloom, Stocy Keoch et Don Stroud Hommer se préoccupe du bien-être d’un cou pie ô^é et se mesure aux forces policieres qui tentent de stopper les opérations d’un réseau de ter roristes (Ih) REPRISE 0 O CD L'OMBRE OU GÉNIE ADOLF HITLER Anim .Dr Yves Lo montagne — Adolf Hitler est convaincu qu une mission supérieure 1 oppelle Ses nombreuses maladies minent son énergie O o SECOND CITY’S 25TH ANNIVERSARY SHOW SPÉCIAL/Du Old Vic Theatre de Chicogo, un spectacle en horn mage aux troupes du Second City Theatre Présentation de 14 sket ches humoristiques (Ih) CD NBC WHITE PAPER A PORTRAIT OF THE PRESS, WARTS AND ALL, BY JOHN CHANCELLOR — Lo presse écrite aux États Unis (Ih ) O PUXI.$OUIL Anim Dons Blonchet et Pierre Houle 0* COVER UP Avec Jennifer O Neilt et Anthony Hamilton (Ih ) CD (S) FINDER OF LOST LOVES g Avec Tony Froncioso, Deborah Adair et Morcia Wallace (Ih) fB ÉD a NORMAN BETHUNE Avec Jacques Godin, Patricia No-lin, Guy Provost et Line Caron Une dramotique qui évoque la vie du médecin canadien Normon Be thune — Grand innovateur en matière de chirurgie thoracique, ^thune prit part comme médecin à quelques grandes luttes pour la liberté Ainsi, il s'illustra lors de la guerre d’Espagne et pendant la révolution chinoise eniS-M a d) CD ÉB us NOUVELUS OU SPORT O a O CQ SUR LA COUINE- ÉTÉ BS Anim Michel Vastel a d ID IB LA POLITIQUE FÉDÉRAU en T H a ID TÉU-SÉUCTION MAGIE (2h 10) d CINÉ-SOIR MARIAGE EN BLANC (2h 45) 4B CINÉ-SOIR NEVADA SMITH (lh30) (SE) US CHIENS SONT LÂCHÉS evifH'i ED SEPT SUR SEPT Anim Anne Sinclair (nv le pro feiseur Léon Schwartzenberg, can cérologue (Ih ) en.T.M d THE NEWS O a O IB US féOUVELUS TVA Anim : Dominique Lemieux Bilan de l'actualité nationale, internotio-nole et régiortole aOTHENATIOrULq d NIGHTLY NEWS ON S œ WWNY NEWS d TVB NEWS W ABC WEEKEND REPORT eyiüH e a NEWSWATCH (D HILL STRICT BLUES LOW BLOW avec Martin Ferraro, Charles Hoid et Daniel J Trovanti — Furillo tente de mettre le grap pin sur une poire d'entrepreneurs qui complote de tuer le maire Un pseudoindien d Amérique enfour che sa motoc/clette et se lonce sur le sentier de lo guerre (Ih) RE PRISE d ABC WORLD NEWS TONIGHT q W NEWSCEF4TER 22 (FCj THE BOUFITY giron o a o Œl us SPORTS (a CHARLIE'S AF40ELS (Ih) giron d THE SATURDAY LATE SHOW ViaORY AT ENTEBBE (2h ) O B O 09 CINÉMA DE FIN DE SOIRÉE L'INTERMÉDIAIRE (2h ) d SATURDAY NIGHT LIVE Avec Jim Belushi, Mary Gross, Gory Kroeger, Julia Louis Dreyfus, Billy Crvstol, Christopher Guest, Rich Hall, Hon y Sheerer et Martin Short (1h30) REPRISE O* (B CTV NATIONAL NEWS g GE) THE BENNY HILL SHOW (SD SATURDAY NIGHT LATE MOVIE BE) THE BULLFIGHTER AND THE" LADY gi>i!i.n O CINE SIX WINGS OF THE MORNING (lh30| giron a BENNY HILL DERNIÈRE gi^i!T-n ED COCORICOCOBOY Anim Stéphane Collaro gklMl œ PULSE E-iim O’ CHRISTIAN CHILDREN'S FUND: AFRICA URGENCY d SOLID GOLD Anim Rick Dees (Ih ) ED PRÉLUDE LA NUIT Anim • Charles Imbert — Hélène Boschi interprète au piano Drei phontosiestucke, opus 111 de Robert Schumann gMlH d) SWITCH (Ih) œ us NOCTAMBUUS K) MADEMOISELLE ED LE JOURNAL i'Mn>n O’ LATE NIGHT MOVIE THE CHEAP DETECTIVE (Ih55) IB CINEMA 12 NORMA RAE (2h 15) (SE) LA RECHERCHE DE LA PANTHÈRE ROSE nirf.n d NEW YORK HOT TRACKS Anim Carlos De Jesus (4h30) (DAMIRICA’STOPIO Anim Casey Kasem ni!».! d tvb news d US NOCTAMBUUS LA VALLÉE DE U VENGEANCE ID CINÉMA DE FIN DE SOIRÉE un L INCIDENT (Ih45) (FC) THE WICKED LADY Le Devoir, samedi 15 juin 1965 B 33 TOUT A LOISIR HUMEURS Suite de la page 31 expliqué que nous naviguions contre le vent et que notre vitesse de croisière ne dépassait pas 15 milles à l’heure.Comme quoi il ne faut pas être pressé quand on voyage en ballon.La vitesse maximum est de 35 milles à l’heure.Passé cette h-mite, la tortue aérodynamique pique comme le Titanic avant de se redresser comme un avion à réaction.Pas de panique.Le ballon ne tombe jamais à moins d’un travers scientifique qui ne s’est pas encore produit.Au-dessus du ruban gris du fleuve Saint-Laurent, j’ai aperçu la Ronde dans un enchevêtrement de ferraille colorée.Le pont Jacques-Cartier ressemblait à un cordon ombi-Ucal-et la biosphère à une balle de golf transparente.Les buildings pomtus se sont profilés à l’horizon.La peur que j’avais réussi à enfoncei dans sa boite a bondi comme un singe.Et si on accrochait un building au passage ou que le pic trop acéré d’un clocher crevait la membrane du ballon ?Personne ne m’écoutai!.Debout, étirant leur cou comme des girafes, les passagers s’étalent précipités de mon côté pour regarder un objet non identifié.J’ai cru que nous aUions chavirer et nous retrou- ver les pattes en l’air [lendant que la ballon tournait sur lui-même.Mais il n’en fut nen.L’objet non identifié était un gros beigne écrabouillé sur l’asphalte.Les pygmées dans le trou nous ont envoyé des bye-bye avant de retourner à leur occupation.C’était le Stade olympique et les pygmées s’apprêtaient à jouer au base ball.Je me suis mise à rire.Dans ma peur, je ne reconnais plus rien.Ni la ville, m le stade, ni la géante que J’étais devenue et qui flottait au-dessus des êtres et des choses, à l’mténeur d’un immense gram de poussière.Vu de haut, Montréal n’était plus cet enfer fumant et pollué ni même cette aberration de l’architecture moderne que des blocs de béton tenaient clouée au sol.Non, Montréal était à nouveau un espace civilisé, une forêt verdoyante ou s’entrelaçaient des formes effilées et des textures polies.J’étais partie en peur mais je commençais à mieux aimer l’idée de partir en « baloune >.Cela impbquait que l’on monte sans vertige et sans regarder en arrière, en laissant ses préjugés au garage et en jetant un regard neuf et dégagé sur les choses.Le ballon s’est posé comme sur un Ut de plumes.Je flottais encore.Je flottais toujours lorsque je me suis retrouvée sur le sol ferme.Mais ma plus grande joie fut de constater que même revenue sur terre, même revenue à la réalité, la « baloune » a eu la délicatesse de ne pas se dégonfler.MANDALA Suite de la page 31 quête d’un maître artisan qui pourrait leur apprendre le métier en les acceptant, par exemple, à titre d’apprentis dans son ateUer.Montréal compte alors trois ateliers de verrerie de tradition européenne, dont celui de Pierre Osterath qui les accueillera chaleureusement et se rendra même dans leur appartement pour apprécier de VISU leur travail et leur prodiguer quelques conseils.Pour le reste, ils se documenteront, liront des tas de livres et d’articles spécialisés et tenteront leurs propres expériences dans la cuisine et le salon de leur appartement qui leur servent d’atelier.Leur clientèle se compose alors essentiellement d’amis et de connaissances.Pendant près d’un an, ils s’intéresseront naturellement à la fabrication d’abat-jour en verre, très en vogue au début des années 1970, mais ils se refuseront à copier bêtement le style Tiffany : ils préfèrent expérimenter, créer, s’exprimer, exprimer leur temps et leur miheu.Un an et demi plus tard, une décoratrice entend parler d’eux.Elle leur obtient leur première commande d’importance : un vitrail pour une fenêtre de dimension moyenne.Ils sont lancés.D’autres contrats sont signés.Des revues de décoration leur consacrent des articles.Pourtant, à cette époque comme encore aujourd’hui, ils se seront contentés, pour toute pubücité, de placer une petite annonce dans les Pages jaunes de Montréal, sous la rubrique « Vitraux ».Vers 1975, ils s’installent rue Duluth.Cela se passait avant l’invasion des restaurants grecs et italiens, avant les folles années de spéculation.Dès 1980, ils quitteront leur petit atelier-boutique pour un vaste loft de la rue Saint-Laurent, où ils vivront des moments d’effervescence créatrice aux côtés d’autres artistes qui partagent avec eux cet espace de plus de quatre miUe pieds carrés.Ils déménageront encore en 1983 pour s’établir rue Samt-Chnstophe.En 1981, ils connaissent l’une de leur premières expénences de travail à grande échelle.Le sérigraphe bien connu Lauréat Marois a entendu parler d’eux.On lui a confié la tâche d’intégrer des oeuvres d’art à l’architecture du centre d’accueil Le Faubourg, à Québec.Le sérigraphe demande à Robert Tessier et Claude Lachapelle de créer des murales de verre en s’inspirant de ses croquis, mais il leur laisse pleine liberté d’interprétation.Au total, il s’agit d’une surface de plus de trois cents pieds carrés.Ils y travailleront pendant deux ans.Ils n’ont pas encore termmé ces trois murales qu’Allah lui-même semble s’intéresser à leur sort ! En effet, un architecte qui a des bureaux à Montréal communique avec eux : il désire décorer de vitraux le véritable palace que s’est fait construire à Djeddah un cheik d’Arabie Saoudite.Ils se rendent à son bureau, leurs cartons sous le bras, et décrochent le contrat.Il n’est d’abord question que de trois verrières pour la demeure princière.Enthousiasmé par leur travail, le cheik commande ensuite d’autres pièces de grand format, dont trois vitraux pour les fenêtres en ogive de la mosquée attenante à sa demeure.Ils y consacreront deux années (de 1982 à 1984) et auront ensuite la surprise d’apprendre que le frère de ce riche Arabe désire lui aussi des verrières pour sa non moins splendide maison.Ils exécuteront d’abord un triptyque, dont chaque pièce fait vingt-cinq pieds carrés.Par la suite, il leur faudra concevoir et réaliser de grands vitraux pour une salle de bains aux dimensions d’une salle de séjour et d’autres encore pour un jardin d’hiver, sans compter d’énormes dalles de verre* qui orneront la monumentale porte principale, son linteau et ses chambranles.Cette dernière commande les occupe encore aujourd’hui.Ils acceptent toutefois à l’occasion certains contrats, surtout pour des fenêtres de maison.Un peu partout, en province comme a Montréal, des cbents satisfaits vous vanteront leur travail.Cela se comprend : leur méthode, qui n’a pas changé malgré leur succès inconstestable, témoigne du respect qu’il portent à leur cüentèle.Ils adorent en effet le contact avec le public.Quand un cbent se présente chez eux, ils ne songent pas d’abord à lui vendre une pièce, mais plutôt à l’écouter, à communiquer avec lui, car leur création naîtra de cette rencontre.Ils désirent donc connaître vraiment l’individu qui se trouve devant eux, sa conception de la vie, sa mamère de vivre, ses goûts, son habitation qu’ils se font un devoir de visiter, dans la mesure du possible.Ce qui, on s’en doute, leur a été impossible dans le cadre des commandes d’Arabie Saoudite.Dans ce cas particulier, ils se seront largement inspirés de l’art musulman, de ses arabesques géométriques si caractéristiques.Le résultat de leur travail n’a rien d’une « copie » de cet art qu’on sent plutôt transformé, modelé par leur sensibihté personnelle.Quant au projet du centre d’accueil Le Faubourg, il leur aura donné l’occasion de se ber d’amitié avec Lauréat Marois, l’artiste concepteur, qui leur aura laissé toute liberté d’interpréter ses oeuvres.Ils ne sont pas près d’oublier cette expérience des plus enrichissantes et souhaiteraient que d’autres occasions du même genre leur soient bientôt offertes.S’il arrive qu’un client se présente avec un croquis déjà presque achevé qu’il leur reste a exécuter ou, au contraire, sans la moindre idée de ce qu’il souhaite et en leur laissant toute latitude, ils n’en préfèrent pas moins cheminer avec lui, s’inspirer de sa personnalité pour mieux créer une oeuvre qui lui ressemble.Après quoi, ils se mettent au travail et conçoivent en étroite collaboration des croquis qu’ils lui soumettront.Mais attention : ces croquis ne rendent pas vraiment justice à l’oeuvre qu’ils livreront ! Elle sera de loin plus lumineuse, plus vibrante, plus colorée que ne le laisse supposer un dessin tracé au crayon ou à la craie.Quand s’achève l’aventure de la création commence le travail manuel et artisanal.J’ai été très étonné — et vous le serez sans doute autant que moi — de les entendre dire que c’était là pour eux comme un moment de récréation.En effet, je m’attendais à ce que ce travail leur paraisse moins excitant, presque banal, sinon ennuyeux.Il n’en est rien.Ils m’avouent qu’ils communiquent alors avec la matière et qu’ils se sentent comme dans un état de méditation.Les techniques et les outils du verrier n’ont guère changé depuis l’époque des cathédrales : il lui suffit de tailler le verre avec précision, de couper le plomb, puis de le souder.Robert Tessier et Claude Lachapelle aiment marier le verre industriel, importé surtout des États-Unis, au verre artisanal ou soufflé, prodmt en Europe.Si la texture et la couleur du premier sont plus régulières et uniformes, parce qu’il est fabriqué mécaniquement, celles du second, plus subtiles et plus variées, ajoutent au raffinement d’une pièce.Comme ils n’ont pas appris leur métier dans une école ou auprès d’un maître artisan, ils ont parfois inventé des procèdes qui leur simplifaient la tâche ou appliqué à la verrerie certaines techniques propres à d’autres arts.Ils ont pu ainsi apporter leur contribution personnelle au développement de ce moyen d’expression qui, voilà vingt ans, était pratiquement inconnu au Québec.Après certaines grandes entreprises, comme l’Hydro-Qué-bec et Bombardier qui, depuis peu, ont su imposer la marque du Québec à l’étranger, ils est réconfortant de constater que des artistes et artisans, encore presque inconnus chez eux, exportent des oeuvres au Moyen-Orient.Il faut préciser que ces deux verriers m’ont paru en parfaite harmonie avec eux-mêmes, comme s’ils avaient trouvé à s’exprimer pleinement grâce à ce matériau à la fois fragile et lumineux.Et j’ai senti, à les écouter, que le vitrail était pour eux plus qu’un métier : un véritable art de vivre.____________ Mandata, 3813, rue Saint-Christophe.Téléphone : 521-3713.LA CHRONieiUE DU TEMPS LIBRE JEAN-YVES DUTHEL* La décade des jeunes L5 ANNÉE mtemationale de la Jeunesse est en cours comme tout un chacun l’a déjà constaté.De multiples activités, initiées par divers groupes ou ministères aux deux paliers de gouvernement, se déroulent ou se préparent L’une d’entre elles aura lieu du 24 août au 2 septembre sous le titre de « la Décade des jeunes ».C’est IMAJ 85 (Initiative d’un mouvement d’animation-jeunesse) qui met de l’avant celte « décade ».Il s’agit avant tout d’un vaste projet d’ammation qui vise, d’une part, à initier des activités dans le cadre de l'année mtemationale en mettant en place des mécanismes qui impliqueront des jeunes dans leur milieu et dans la société.D’autre part, on veut favoriser la coopération entre les organismes de jeunes et les jeunes de toutes les régions du Québec.Jeunes en action, de région en région ; tel est l’objectif sous sa forme la plus directe.La « Décade des jeunes » se concrétisera par dix jours d’action, par et pour les jeunes.Que ce soit une activité d’auto-financement, l’ébauche d’un centre de références-jeunesse régional, un colloque sur le financement de leurs orgamsmes, ou encore une journée de sensibihsation « jeunes et travail », chacun et chacune prend en main sa « décade » selon ses besoins, ses préoccupations.L’invitation, lancée à toutes et tous, de réaliser des activités culturelles, sociales, économiques ou communautaires permet aux intéressé(eîs de s’approprier cette année qui devrait être la leur.Ce projet résulte d’une tournée pan-québé-coise d’IMAJ 85 durant les trois dernières années.On constata alors que les jeunes voulaient « faire de quoi ».Ils avaient aussi le goût de se regrouper et d’administrer à leur aînés la preuve qu'ils sont capables d’agir, de bâtir et d’inciter d’autres à le faire aussi.IMAJ 85 lance le défi aux jeunes Québécoises et Québécois de valoriser l’imphcation de leur génération tout en assurant le développement de l’expression sous toutes ses formes dans leurs miheux respectifs.Ce « temps libre » ainsi mis de l’avant pour dix jours pourrait, selon les responsables, se transformer aisément en décade permanente.En effet, une fois l’année internationale passée, allons-nous entendre cette phrase : « Les jeunes .c’était en 85 » ?Celles et ceux qui veulent participer à la Décade des jeunes doivent s’adresser à : IMAJ 85,420, rue Saint-Paul est, Montréal, H2Y 1114 ; tél : (514 ) 284-0457.* Cette chronique est préparée pour LE DEVOIR .À LOISIR par le service des communications du Regroupement-loisir Québec (RLQ).4545, avenue Pierre-de-Coubertin (C p 1,000, succursale M), Montréal, HIV 3R2 Tél 252 3000 LES GAGNANTS DU CONCOURS ENJEU & Environnement Jeunesse «« «S’IMPLIQUER DANS L’ENVIRONNEMENT, C’EST.» PRIMAIRE » 1er cycle: MÉLANIE DOUCET, 8 ans — 3è année École protestante de Trois-Rivières 8S40, Place du Fondateur, Trols-RIvIères, Québec G8Y 5A2 CHARLES PEPIN, 9 ans ~ 3è année — École Aux quatre vents 39, boulevard TardlfSt-Méthode-de-Frontenac, Québec GON ISO ANNA-KARYNA BARLATI, 6 ans — 2è année — École Salnte-Jeanne-d’Arc 2670, rue de Chambly, Montréal, Québec H1W 3J7 FÉLIX PERRON.9 ans — 2èannée ~ École Baril 1691, rue de Chambly, Montréal, Québec H1W 3H9 PRIMAIRE — 2làme cycle: FRANCIS ROULIER.12 ans — 6è année » École Albert Schweitzer 917, rue Angers, Saint-Bruno, Québec J3Y 3N9 DAVID NORMAND.9 ans 1030, rue Montarville app.8, Boucherville, Québec J4B 5V9 PASCAL CAUMARTIN, 10 ans — 4é année ~ École J.-C.Chaussé 2010, rue Notre-Dame, Lavaltrie, Québec JOK 1H0 MARJORIE CHERON, 11 ans — 6è année —• École Albert Schweitzer 1285, rue Bourassa, Saint-Bruno, Québec J3V 2T1 YVAN FECTEAU, 11 ans — 6ème année — École Ste-Bernadette 1247, rue Alite, Mont Joli, Québec Q5H 3N2 OLIVIER ANCTIL, 10 ans — 4è année ~ École René Pelletier 562, rue Beausoleil, Montréal (PAT) Québec H1A 4H6 PRIMAIRE — Dessins collectifs: FRANÇOIS SAUVÉ, 9 ans — 4è année École Le Tournesol 155, boulevard de Qaulles, Lorraine, Québec J6Z 3Z8 ET SYLVAIN LEBOURLIS, 9 ans » 4è année École Le Tournesol 155, boulevard de Qaulles, Lorraine, Québec J6Z 3Z8 CAROLINE PARENT, 11 ans — 5è année École Saint-VIncent-Marle 6534, rue Gouln Est, Montréal-Nord, Québec H1G 6E4 ET LYNE TREMBLAY, 11 ans — 5è année École SaInt-VIncent-Marie 4635, rue Forest, Montréal-Nord, Québec H1H 2P2 JOHANNE BRETON, 12 ans — 6è année 245, rue Townshed, Saint-Bruno, Québec J3V 1L1 ET ISABEL LEFEBVRE, 12 ans — 6è année 1207, rue Bourrasse, Saint-Bruno, Québec J3V 2T1 SECONDAIRE ~ 1er cycle; MARTIN LAINESSE, 13 ans — secondaire II — École Albert Morissette 9, rue Académie, Vlctorlavllle, Québec Q6P 3L0 STÉPHANE DESBIENS, 13 ans — Secondaire I — Pavillon Camille Lavoie 240, rue Gauthier Ouest, Alma, Québec Q6B 2H3 NATHALIE HIELEMAN, 12 ans, — Secondaire I — Polyvalente Jean-NIcoIel 497, Monseigneur Bruneautt, NIcolet, Québec JOG 1EO SECONDAIRE — 2léme cycle; DAVID GIROUARD, 15 ans — Secondaire III — École Van Horrte 4040, de Bordeaux, Montréal, Québec H2K 3Z5 ISABELLE CHARBONNEAU, 15 ans — Secondaire II — École Marguerite de la Jemmerals 483, 4è Avenue, Rosemont-Montéral, Québec H1Y 2V5 NATHALIE GREGOIRE.15 ans — Secondais IV — institut Esther Blondln 3129, 7é Avenue, Rawdon, Québec JOK 180 SUZANNE RIOPEL, 16 ans — Secondaire IV — Institut Esther Blondln 122, Monseigneur AudeL St-Paul-de-Joliette, Québec JOK 3E0 TELEVISION DIMANCHE ami O (S) œ (D LE GRAND PRIX OU CANADA Anim.Serge Arsenault Reportage sur Tessoi d'une Formule 1 avec Christion Tortoro, enregistré sur le circuit Sitverstone^en Angleterre — Analyse des nouvelles particularités sur les Formules 1 1985 suivie de la course automobile Formule I en direct du circuit GiHes-Villeneuve à l'Ile Notre-Dame Comm Jeon Pogé Analyste Christian Tortora (3h 30 appr ) LORNE GREENE'S NEW WILDERNESS O O CE) BON DIMANCHE Anim Reine Malo Chroniqueurs Edward Rémy (les indiscrétions d'Edword), Froncine Grimaldi (spectacles), Pierre Brousseou (cinéma), Mario Mosson (disques) et Serge Grenier (magazines) (2h.) C£) FOCUS O CINÉMA DU DIMANCHE MIDI LES ESPIONS DANS LA VILLE (2h.) (X) WILD KINGDOM (5Z) ROD AND REEL FITNESS MOTIVATION O O SPORTSWEEKEND Anim Brian Willioms En direct de rile Notre-Dame, à Montréal, le Grand Prix du Canada, la roncie finale du U S.Open (6h ) (D MEET THE PRESS (D HOME WORKSHOP O* JACK WEBSTER Rendons-nous à la Vancouver Art Gallery où est exposée la collection d'art canadien de longstoffe OE) COMMUNITY B (S) FORUM 22 (SZ) ADIRONDACK JOURNAL m TÉLÉ-SÉRIE (1h) ¦ HÏT>M (Si OUR TOWN (Sn WALL STREET WEEK (SE) LES RESCAPÉS DU FUTUR (FC) THAT TOUCH OF MINK ¦FT!yT;i (D THIS WEEK IN BASEBALL O* QUESTION PERIOD CD AT THE MOVIES Anim Gene Siskel et Roger Ebert CD SUNDAY CINEMA INCIDENT ON A DARK STREET (2h) Si that NASHVILLE MUSIC Sn HERE'S TO YOUR HEALTH OD IMAGES D'HISTOIRE O O O CE) CINÉ WEEK-END CERVEAU D'ACIER (2h ) (D AMERICA COMES ALIVE: 19TH ANNUAL MUSIC CITY NEWS (2h) O* SUNDAY CINEMA MUTINY ON THE BOUNTY (3h ) CD (22) U.S.OPEN GOLF TOURNAMENT (4h 30) (SZ) THE McLaughlin group CD APOSTROPHES (lhl5) (SZl SUNDAY AFTERNOON MOVIE PROGRAMME DOUBLE: DARK OF THE SUN (lh35)ET-THE PURPLE PLAIN (lh55) (FC) KINO KONG (1933) CD CD CD LE CORPS HUMAIN LE CERVEAU/LES HORMONES (Ih.) (SE) TCHAO PANTIN iH.lH CD JAZZ BORDEAUX (D (Z) CBS SPORTS SPECIAL MICHIGAN 400.— En direct du Michigan International Speedway de Brooklyn, ie Michigan 400 (course outomobile).Comm : Chris Economoki, Ned Jarrett, Mike Joy et Ken Squier FATHERS, SONo AND DAUGHTERS Anim.: Brent Musburger — Les pères, tes fils et les filles des sports SPORT INSIDE OUT Anim.: John Tesh — Les sports du point de vue des enfonts (5h) Ci) JOY OF GARDENING O* UNTAMED WORLD THE BALANCE OF NATURE — Les leunes animoux sont des proies faciles Certains animoux ont été dotés de moyens de défense CD NEW WILDERNESS CD THE HRRY WINTER SHOW PRIX INDY V/ESTALLIS, WISCONSIN.Comm Michel Champagne et Jacques Duvat CD SLEEP AND DREAM TEST CD UNTAMED WORLD THE BALANCE OF NATURE.VoirO* , 13h00 CD CD CD L'ÉVOLUTION DE L'HOMME LE LONG ENFANTEMENT/AU NOM DE LA SCIENCE (2h ) ariyM O O O Œ) SPORT MAO Anim.: Pierre Trudel (1h.) (D NBC SPORTSWORLD En direct du Royal Albert Hall, à Londres, combat de boxe, catégorie poids léger, opposant Edwin Rosario à Franxie Randall.Comm.: Marv Albert et Ferdte Pacheco, de Pomona, en Californie, course de stock-cars.Comm.; Steve Evans et Paul Page, un avont-goût du Cart Indy (1 h 30) CD QUESTION PERIOD m GYM TONIC Avec Véronique et Davino O (X) CD CD SECOND REGARD Reprise des meilleurs moments de la visite du pape Jeon-Poul II au Conado (1h ) CG* CD SPORTS SPECIAL WORLD BADMINTON CHAMPIONSHIPS Anim Jamie Paulsen et Peter Young — La finale/hommes (1h.appr ) (SE) L'HOMME FEMMES ¦HM.l O O fB us ATlLIiRSQ Anim.i Claude Martin.— Valérien Côté fabrique avec des pierres se-miprécieuses des pendentifs et d'autres bifoux d) REFLCTS MASKOUTAINS CD TRAVEL 'BS Anim.! Jack Curran.m HUMIUR, HUMOUR CD SON n COUUUR O AU ROYAUMi DfS ANIMAUX B B CHACUN CHiZ-SOI Avec Ted Knight et Nancy Dussault B RUI ST-JACQUiS Anim.; Claude Beauchamp CD U JOURNAL ¦ UltH GD IA TtU DIS TtliSPtCTATIURS ar.in.i.i B (E ID ID IA SIMAINI VERn Anim.: Yvon Leblanc DOSSIER- le bois, ressource de Tovenir.— CHRONIQUE HORTICOLE: la conservation des rhyzomes.— COURTS SUJETS: les fruits de mer.la culture hydropomque ( 1 h.) O B O OD StRIl GRAND B m U TtltJOURNAl g GE CBS NEWS a B O video star 11 h.I REPRISE CE POCUS CE WWNY NEWS O’ NEWSLINE (£ IB QUINCY Avec Jock Klugman et Robert Ito (IM OD ACTUALITE PLUS Anim.: Gilles SAnScol.(Ih.) ta PULSE ID (D (D LA RECHERCHE DIS PAYS DI LA RIRU LES ANNËES D'ABRAHAM — Les diverses "imoges d'Abrohom".Fusil un grand commerçant, un riche berger ou un personnage inventé à des fins politiques?Pour en so-voir plus long, une visite à Ur et à Hébron près du Néguey (JZ) WORKING WOMEN ED L’ÉCOLE DES FANS Anim.: Jacques Martin.Inv.: Bruno Rigutto.O œ SCIENCE-RtALITl Anim.: Gilles-Philippe Delorme.LA MYSTÉRIEUSE CROISSANCE DU CRABE DES NEIGES.l'Ile du Prince-Edouard et ou Nouveou-Brunswick, des biologistes font des recherches sur la reproduction du crabe des neiges.— CRIBLER L'OEIL POUR MIEUX VOIR Un nouvel outil d'intervention ou laser ou département d'ophtalmologie de l'Université de Sherbrooke.B (D TROIS MILLIARDS MADURA MADURA (3e de 6).Vie quotidienne dons les villages de ITIe de Maduro où l'Unicef appuie et supporte les programmes indonésiens de santé et d'éducation populaire CE THE MUPPET SHOW O O HYMN SINO CE NBC NEWS (Z) CBS NEWS B* HOUSE ON THE HILL Avec Max Keeping CE TV8 NEWS fB PIERRE BURTON REVISITED Entretien avec Dovid Niven et l'oc-trice Deborah Kerr ED ID CD MAYA L'ABEILU OS WILD KINGDOM m INSIDE AUANY m INTIRMÉDi: CFAO AU QUOTIDIIN ¦ tn.M O (D ID (D nRRl HUMAIN! g Avec Guy Provost, Mar|olaine Hébert, Jean Duceppe, Michelle Léger, Richord Theriault, Roymond Legoult, Alain Gélinos, Jocqueline Plouffe, Louis de Sentis, Denyse Chartier et Reine France —* Michel se confie à Léondre, Jeanne veut prendre soin d'Anne qui craint de perdre son enfant REPRISE (X) QD 60 MINUnS Avec Mike Wallace, Morley Safer, Harry Reasoner, Dione Sawyer et Ed Bradley.(1h.) O O O SWITCH L'AFFAIRE D'ÉMERAUDE.(1h.) O O FRAGOU ROCK Q (DFAMi (Ih) O* (D (S) RiniY'S MLliVI IT OR NOT g Anim.: Jack Palonce et Holly Pa-lance.(Ih.) CE) SUCK ROOiRS CROISIÈRE SIDÉRALE (Ih.) CD THi COSSY SHOW A SHIRT STORY avec Phylicla AyersAllen et Bill Cosby —Théo voulant impressionner une fille, Denise lui confectionne une chemise, réplique d'un vêtement de haute couture Le résultat s'avère être catastrophique REPRISE CD CD CD L'OPÉRA SAUVAGE QUEL EST TON DESTIN?— Nous nous rendons dans l'île de Larak située dons le Golfe Persique où les danses et les chants semblent vouloir répondre o l'éternelle inter-rogotion de notre destin ( 1 h.) (SZ) jean SHEPHERD'S AMERICA m LA RELU VIE Anim.: Sacha Distel Inv.: Robert Chorlebois, Kenny Loggins, Daniel Lavoie, Billy Ocean, Téléphone, Stéphone Colloro et plusieurs autres (Ih.) (SE) LE JOLI COEUR (PC) VERTIGO O (£ CD CD LES BEAUX DIMANCHES JUSTE POUR RIRE! Anim.: Jean-Guy Moreau et Thierry Le Luron.— Extrait des meilleurs spectacles présentés dons le cadre du 2e Festival Juste pour rirei Inv .Pierre Lobelte, les Foubrocs et Michel Borrette.(Ih.) O O THE BEACHCOMBERS g ACES HIGH ^ernière).Avec Bruno Gerussi, Pot John et Ed McCurdy.— Ace meurt d'envie de portoger d'ogréables moments en compagnie de Nick REPRISE CD IN SESSION EMMYLOU HARRIS/ROSANNE CASH/ RODNEY CROWELL/ALBERT LEE.— Emmylou Horns est la reine des chanteuses de musique country Rosonne Cash est la chanteuse country des années 1960 Rodney Crowell o écrit des chansons pour Bob Seger et les Ook Ridge Boys.Albert Lee o oc-compogné à lo guitore Elvis Presley, Eric Clopton et Emmylou Harris.(SZ) THE SPORTING LIFE CS) (D MURDER, SHE wRong Avec Robert Goulet, Stewart Granger et Angelo Lonsbury.—• Célébrons en compagnie de Jes-iico et de nombreux outres invités ronniversoire d'une artiste (Ih.) REPRISE O O Cl CD PRINGU Anim.: Peter Pringle.Inv.: Ginette Reno et Notholie ursen.()h.) O O THE WAYNE AND SHUSnR COMEDY SPECIAL (ih.)0 (X) THE COMY SHOW FATHER'S DAY avec Phylicio AyersAllen et Bill Cosby.—• C'est aujourd'hui la Fête des Pères.REPRISE O* CD KNIGHT RIDER CIRCUS KNIGHTS ovec Dovid Hosselhoff, Edword Mulhore et Patricia McPherson.(Ih.) S) (S) AK SUNDAY NIGHT MOVIE g F I S.T.(3h ) CD CD CD FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL *83 WIDESPREAD JAZZ ORCHESTRA.— Le big bond Widespread Jazz Orchestra nous propose une soirée sous le signe du “Swing" Au programme, des oeuvres de Count Bosie, Duke Ellington Eorl Hines et Cob Calloway (Ih.) dZ) ALL CREATURES GREAT AND SMALL (IH.) CD TÉLÉ-SÉRIE MADAME SOS (1ère de 6) Avec Annie Cordy, Jeon-Pierre Darros et Jeanne Herviols — Une ancienne actrice et chanteuse qui, après lo mort de son mari, se retrouve seule et millionnaire.Elle décide donc de mettre so fortune et son bon coeur ou service des plus malheureux qu'elle (1h05) O (D CD CD LE TÉLÉJOURNAL P (D FATHERS AND SONS SPECIAL Avec Rick Nelson et Merlin Olsen.— Comédie portont sur les relations entre un groupe de jeunes gardons et leurs pères O (D CD CD LES BEAUX DIMANCHES LA SOIRÉE HOLLANDAISE Amm Petro VonSeventer et France Nadeau — Extraits de films sur lo Hollande Documentaires sur la manne hollondoise; extrait d'une dramotique intitulée “Fly by Night''; une fééne musicole produite en dessins onimés, "Le Grand Duo" de Giovonni Botte-sini, duo pour violon et contrebasse ovec l'Orchestre symphonique d'Amsterdam; extroit du "Socre du printemps" de Stravinsky, adaptation pour quatre pianos; extrait du “Concerto |>our orchestre" de Bortok, des mimes dansent sur la musique du "Cor-novol des onimoux" de Saint-Saëns, avec l'Orchestre de chambre radiophonique d'Amsterdam (2h.) MRS.KING BURN-OUT avec Bruce Boxieitner et Kote Jackson — Victime de burn-out, Lee se voit forcer de ne plus quitter le bureau Un ex-ogent lui fait des propositions alléchantes.(Ih ) CD CD €D LE PRISONNIER LE CARRILLON avec Patrick Mc Goohan, Léo McKern et Nodia Gray.— Après un séjour de quelque temps au "Village", le prisonnier rencontre Nadia, une jeune femme dont l'histoire ressemble étrongement à lo sienr>e (Ih ) (5Z) MASHRPIECE THEATRE P (Ih.).En reprise auà 23h(X) Au(5Z) a0h30 (SE) EVERGREEN: TOUS LES FUUVES MÈNENT LA MER (1ère et 2e) ED (MAGES D'HISTOIRE UNE ARMÉE POUR LA VICTOIRE Anim Jacques Paugom.— En août 1943, la fusion des ormées de Vichy et de la Frar>ce libre étoit obtenue par le Comité de la iibé ration notionole présidé par Giraud et de Gaulle tï) (D CRJkZY UKE A FOX Avec Penny Peyser, John Rubinstein et Jack Worden — Horry et Harrison enquêtent sur le meurtre d'un détective privé.(Ih ) REPRISE O O O CD CINÉMA DU DIMANCHI L'ENJEU.(Ih 30) O O THE MAGIC OF BROADWAY Le soprono Riki Turofsky et le bo-riton Gary Gable, accompagnés par rOrenestre symphonique de Victorio, interprètent des airs tirés des comédies musicales qui furent présentées sur Broadway (Oklo-nomo, My Fair Lody, The oound of Music et West Side Story).( 1 h.) (X) NK SUNDAY NIGHT AT THE MOVIES BLOOD6ROTHERS (2h ) O* CD KARECROW AND eniiT.M (X CBS SUNDAY NEWS O a O ID US NOUVEIUS TVA e B THE NATIONAL P X FISHINO DERBY X WWNY NEWS O’ IB CTV NATIONAL NEWS P X TV8 NEWS (2) ABC WEEKEND REPORT (FC) RHINESTONE eu,TM ED APOSTROPHES ROMANS D'AMOUR Anim : Ber nard Pivot Inv.: Scottie Fitzgerald, Antoine Compagnon, ffuguette Deboisieux, Françoise Sogon et Ghislaine Schoeller (1 h 35) eUÎT.M X X TRAPPER JOHN, M.D.Avec Korlene Crockett, Lance Ker Win et Pernell Roberts —Déjeunes parents auraient-ils molesté leur propre enfont?(1 h ) REPRISE C9 CD A MODERN COUNTRY g MODERN TIMES (2e de 3) -L'orchitecture de lo ville de Toronto.Il sera question des réalisations des orchitectes Barton Myers, George Boird, Raymond Mo* riyomo et Boris Zerofo.(Ih.) O* CD W5 Anim Helen Hutchinson, Jim Reed, Dennis McIntosh et Bill Cun* ninghom.(Ih.) CD CD @ LES TROUBUS LE SOULÈVEMENT — Lo division du pays en deux régions jMlitique et géographique, l'Irlande du Nord rattachée au Royaume Uni et l'Eire, un État ir>dépen^nt (SZ) MYSHRY (2h 30) g mvxrTË O O O CD MAINTENANT Anim.: Solange Morency SUJETS les contamifKints chimiques, les enfants bottus et que réserve l'ovenir à Montréal a X m IB us NOUVEIUS DU SPORT 8 X m PRÉSENTATION DU CINÉ-CLUB CB LA SEMAINE L'ASSEMBUE NATIONALE Anim Noël Gauthier (Ih) afisM B X CD CINE-CLUB LES SEPT FEMMES DE BARBE ROUSSE (1h45| amim X STAR TREK Avec William Shatner (Ih.) a a NATION'S BUSINESS X CHAMPIONSHIP WRESTLING (Ih) X CBS NEWS X ABC WORLD NEWS P 32 NEWS CENTER 77 ED LA TÉLÉ DES TÉUSPECTAnURS Anim Alain Choufour aWiTM O a O ID us SPORTS auivie a a NEWSWATCH œ PULSE iTTm a* SPORTSLINE Avec Dan Seguin rf-ii'VM (22 JIM BARKER (Ih) a>liTrM O a ED CINÉMA DE FIN DE SOIRÉE FUREUR AVEUGLE (Ih40) a BON DIMANCHE (2h ) VairlD , I2h00 X ST.ELSEWHERE UP ON THE ROOF ovec Ellen Bry, David Morse et Caroline McWilliams.U du 16 mai au 30 juin GALERIE LIPPEL:1324 Sherbrooke (842-6369) — Primitivism influence de l'art traditionnel d'Afrique vu par les masques de cérémonie.figures et fétiches jusqu a la fin juillet, mar au sam 13h à17h30 GALERIE LUDOVIC: 1390 ouest Sherbrooke ste 3 (844-9788) — Artistes présentement en galerie, M Poissant, L Chapdelaine, T K Thomas, A Bertounesque, Auler M BellingoetM Brazeau GALERIE MARIE-ANASTA-SIE: 4334 St-Denis (843-4743) — Oeuvres récentes de Marie-Anas-tasie.du 20 juin au 15 juillet GALERIE MAXIMUM: 123 Ouest Mont-Royal (282-2050) - La Galerie Maximum en collaboration avec Amnistie Internationale présente une exposition thématique sur la torture dans les prisons, du 11 au 30 juin, du mar au dim 14h ai8h GALERIE MICHEL ANGE: 430 Bonsecours, Vieux Montréal (875-8281) — Lars Larsen peintre animalier, du 11 au 24 juin GALERIE MIHALlS: 1500 ouest Sherbrooke (932-4554) — Torn Onley.huiles aquarelles el sérigraphies, jusqu'au 15 juin — Exposition des oeuvres de Melinda Brewer, du 20 juin au 6 juillet GALERIE MQNTCALM: 25 Laurier Hull (777-4342) - La tradition au XXe siècle, exposition de 5 grands peintres chinois, du 13 juin au 31 juillet GALERIE OU MUSÉE: 24 rue Champlain.Québec — Images photographiques.Eva Brandi, du 13 juin au 28 juillet GALERIE NOCTUELLE: 307 ouest Ste-Catherine ste 555, (845-5555) — Estampes d'artistes québécois et ontariens, jusqu'au 23 juin GALERIE OPTICA: 3981 St-Lau-rentste 501 (287-1574) —Installation avec livre de Andrew Fors- ter.du 4 au 29 juin GALERIE PORT-MAURICE: 8420 Boul Lacordaire, St-Léonard — Aquarelles de Claire Aumont.du 13 au 28 juin GALERIE POWERHOUSE: 3738 St-Dominique ste 203 (844-3489) — Galerie 1 « Charcot deux concepts de nature • dessins, livre d'artiste, de Nicole Joli-coeur — Galerie 2 « Silence is a monument.bas-reliets, techniques mixtes de Nell Tenhaaf, du 25 mai au 15juin, mar au sam 11h à17h GALERIE-RESTAURANT BOUARI: 4210 St-Laurent, Mtl — Exposition solo des oeuvres de Laryssa Luhovy, du 22 mai au 23 juin GALERIE SKOL: 3981 St-Laurent ste 810 (288-6636) — Oeuvres de Alain Costaz, Victoria Edgar et Pierre Lagacé, du 11 au 23 juin, mar au sam.12h 30à 18h GALERIE SOHO MERCER: 250A rue Lyon, Ottawa (238-2451) — Oeuvres d'artistes contemporains du mar au sam 12h00a 17h00 GALERIE STEWART: 176 Bord du Lac Pte-Claire (630-1220)-Sami Daidda, art lapon de Scandinavie.du 18 mai au 19 juillet GALERIE J.YAHOUDA MEIR; 2160 de la Montagne, ste 705 (845-3974) — .Phase 1 Transport Tiger Trucks ¦ environnement de Paul Grégoire, musique électro-acoustique de Marie-(3laude de Chevigny et de Paul Grégoire, du 12 juin au 20 juillet, jeu au sam de 12h à 17h, et sur rendez-vous GALERIE VERRE D'ART: 1518 ouest Sherbrooke, Mtl — Travaux récents de Andrew Kuntz, du 11 juin au 2 juillet GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D’ART: 2025 rue Peel (849-6091 ) — ¦ Pour les femmes fortes et tragiles ¦ exposition des oeuvres de Laura Weisbord, du 18 mai au 15 juin LA GUILDE GRAPHIQUE: 9 .ouest St-Paul, Mtl — Oeuvres de Tobie Steinhouse, Victoria Edgar et Marc-Antoine Nadeau, du 1 au 30 juin HOTEL CHATEAU VERSAILLES: 1659 ouest Sherbrooke.Mtl — Oeuvres récentes de Dale Al-pen-Whiteside du 15 mai au 15 juin HOTEL DE VILLE DE VAL-LEYFIELD; rue Nicholson, Val-leyfield — Exposition • Le vieux canal de Beauharnois (1842-1907) > sa vie Illustrée, du 5 mai au 26 juillet INTART: 3434 Côte des Neiges.Mtl (933-5681 ) — Art Contemporain exposition des artistes permanents de la galerie S Abitbol, G Bernier M Bertrand, D llie, B Neveu, A Sandonato, V Timotte.V Velescou.D WoltetN Wrangel, du mar au sam 11h30à18h LUX; 5220 St-Laurent, 2e étage, Mtl — • Peinture du moment • 84-85, de Nicolas Palazzo, du 13 juin au 1 juillet MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont — Exposition permanente des oeuvres de Daly, Bruni, Ouguay, Guertin, Tremblay et plusieurs autres MAISON D’ART SAINT-LAU- RENT:916Boul Decarie(744-6683) — Nouvelles acquisitions de Gaston Rebry, Normand Hudon, Philippe Richard et Vladimir Horik, dim de 13h a 17h MAISON DE LA CULTURE COTE-DES-NEIGES: 5290 Ch Côte-des-Neiges (739-7195) — ¦ L'enfant est un artiste » du 10 mai au 16 juin MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est Ontario (872-4213) — Festival de la bande dessinée, du 12 juin au 16 août MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY; 6052 Boul Monk (872-2044) — Les meilleures Illustrations québécoises destinées aux livres d'enfants, du 29 mai au 16 juin — Images Primitives de Stanley Lewis, du 18 juin au 8 sept MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Mtl (489-0842) — La bande dessinée, exposition du 30 mai au 30 juin MICHEL TÉTRAULT ART CONTEMPORAIN; 4260 St-Denis,(843-5487) — • Le déjeuner sur Polymère » sculptures de Jean Noel, du 5 au 30juin.du mer.au dim et sur rendez-vous MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN; Cité du Havre (873-2878) — Peinture au Québec, une nouvelle génération 5 mai au 23 juin — Photographies tirées de la collection du Musée d’art contemporain de Montréal, jusqu'au 30 juin — Les cent jours d’art contemporain Montréal 85, du 15 juin au 30 sept MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT: 615 Boul Sie-Croix (747-7367) — Hologrammes de François Leduc et associés, du 21 avril au 16 juin — Une chaussure a son pied (1er volet) du 21 avril au 13 oct — Une chaussure à son pied (2e volet), du 28 avril au 16 juin — Le patrimoine a Samt-Lau-renl, les transports, du 23 juin au 29 sept MUSÉE DU BAS SAINT-LAURENT: 300 rue St-Pierre, Rivière-du-Loup (862-7547) — Collection Soucy, oeuvres choisies, art québécois 1910-1970, 30 mai au 28 juillet — ¦ Lectures/Duplication exposition d’Anne-Marie Ber-thiaume, jusqu'au 25 juin MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA; Angle Elgin et Slater, Ottawa — i Environnements d'ici et d'aujourd'hui > trois photographes contemporains, du 7 juin au 4 août MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 Ouest Sherbrooke, Mtl (285-1600) — Pablo Picasso rencontre à Montréal, du 21 juin au lOnov MUSEE MARC-AURËLE FORTIN: 118 rue St-Pierre, Vieux-Montréal (845-6108) — Marc-Aurèle Fortin, nouvelle sélection — J P Riopelle, litho et gravures,del 1h à17h mar au dim du 30 mai au 30 sept MUSÉE DAVID M.STEWART: Ile SIe-Hélène (861-6701) — « Les découvertes françaises de l'Amérique » exposition des marines de l’artiste Peter E Robinson, qui retrace l'histoire des grands explorateurs français du XVI e et XVI le siècles — La Collection Molson.sélection des plus belles armes dont certaines remontent au 16e siècle, tous les jours 10h à17h MUSÉE McCORD; 690 ouest, rue Sherbrooke (392-4778) — Cent ans de costume 1884-1984, exposition de divers types de vêtements de cette époque du 12 sept au 30 juin 85 —Exposition sur l'Oeuvre de John Ostell, architecte et arpenteur, du 6 juin au 5 janvier 86 MUSÉE DU QUÉBEC; 1 rue Wolfe, Québec — Rétrospective Richard Lacroix.12 juin au 22 sept — Galerie 4 Cornélius Krieghotf ét le 19e siècle, du 19 juin au 22 sept MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, 1260 Camilien-Houde (843-6942) — Présentation d’artistes animaliers internationaux, histoire des Appelants du Québec PALAIS DE LA CIVILISATION: Jardins Ile Notre-Dame — Le Grand Pharaon .Ramses II et son temps » du 1er juin au 29 sept LA PETITE GALERIE: 1200 Shefford, Bromont (534-2256) — Oeuvres des artistes de la galerie, dont Pierre Tabouillet, Yves Bergeron, Raymond Dupuis et John Walsh, sam etdim lOh à18h PLACE DU PARC: 3575 ave du Parc, Mtl — • Aurora Borealis » Les cent jours d'art contemporain Montréal 85, du 15 juin au 30 sepi SALLE RAYMOND-DAVID: 1400 esl Boul Dorchesler, Mtl (285-3605) — Oeuvres de Jacques Lambert du 12 au 20 juin, du lun au ven dellh ai9h SEGAL STEINBERG; 400 Dowd, 5e étage, (395-2435) — Exposition internationale de dessin Baselitz, Bommel, Brown.Cucchi, FischI, Goodwm, Lipertz, Pala-dino, Penke, Richter, et autres, du 16maiau15juin, jeu 17h à21h.ven et sam 12h à 17h STUDIO OPEN HOUSE: 645 Wellington ste 302, Mtl (878-0583) — Oeuvres de Marilyn Rubens-lein, lOau 16juin VIEUX PORT DE MONTRÉAL; Château Lunaire — Exposition Montréal/Lyon, Les enfants, la ville et l'architecture, du 21 juin au 21 juillet WADDINGTON & GORCE INC; 1504 ouest Sherbrooke, Mtl (933-3653) — Exposition .Private View > de Pablo Picasso, 1881-1973, du 5 au 25 juin VARIETES AQUARIUM DE MONTREAL: La Ronde Ile Ste-Helene (872-4656) — Ouvert tous les jours de lOh a17h LA BARRIQUE: 1345 est Fleury — Tous les sam menus dansants avec le T no Daniel Loyer a compter de 1 9h 30 BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert Mtl (842-2808) — Catherine Karnas, 15-16 juin.21h 30 — Philippe Noireaut 15-16 juin 23h30 café-théAtre ouartier LATIN; 4303 Sl-Denis.Mtl (843-4384) — Jean Viau, chansonnier, auteur-compositeur, 12 au 16 juin, 22h CAFÉ TIMÉNÉS:4857 avedu Parc (272-1734) — Brunch tous les dim a compter de 14h CARNAVAL DU SOLEIL: Ouar tier St-Denis — Danses, musique et performances, les 15 et 16 juin 15 juin scène St-Denis Maisonneuve — Le groupe Six Below Zero.13h — Denis Fréchette Band 14h — Salahuddyn, 15h 30 — Genevieve Letarte 17h — Parade de mode atncame, 18h — Kryme 19h — Bi-Clan, 20h — Julien Reiher, 21h 15 — JR Express 22h — Scène Coin Emery et Sanguinel Daniel Wilson 13h 30 — Musique africaine, I4h 15 — Danse, communauté chinoise, 15h — Dattatreya, 16h — Les Trouble Scene 16h45 — Poésie-animation avec Janou Saint-Denis.19h 30 — Dim 16 juin Scène St-Denis Maisonneuve Genevieve Letarte 14h — Ultima Hora.15h 30 — El Clan Latino 17h — Bi-Clan, t8h — Aganman, 19h 30 — Claude Hamel 20h 30 — Summer Dancers 21h 30 — Tchukon, 22h — Scène Emery Sanguinel Oreilla et Viva Mexico.13h 30 — Windi Earthworm, 13h 45 — Dattatreya, 14h 30 — Stéphane Baratte, 15h 30 — Musique et poésie communauté haïtienne, 16h 30 CENTRE SHERATON DE MONTRÉAL: 1201 Dorchester (872-2000) Au rendez-vous des danseurs du Tout-Montreal, du mardi au dimanche, de 21 h a 3h CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Mtl (270-7848) - Hollywood and Vine, 15-16 juin, 21h 30 COMPLEXE GUY FAVREAU: Mil — Sous le thème .Pensées en or pour un monde en or • ateliers d'artistes, du 17 au 24 juin ÉVÉNEMENTS BÉZÉBODÉ: rue Laurier Mtl — Super-Rencontre art 85, le sam 15 juin rue Hutchison angle Laurier.14h danse el musique — Encan, 16h — Querbes et Laurier Animation par Normand Carrière 17h — Rue Hutchison angle Laurier Chorale Les Jamèsiens, 17h 30 — 5110 ave du Parc Super-Féte, chez Bé-zèbedé 21 h FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DÀNSE; (288-0114) — Le Festival aura lieu du 19 au 29 sept 85.les billets sont disponibles des maintenant, en téléphonant au 288-0114.du lun au ven de12h è 19h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Calherine.Mil — Peinture en direct le 16 juin, 20h30 HABITAT SAINT-CAMILLE: 11025 rue Alfred Montréal-Nord (321-9000) - .Porte è rire .spectacle de Jean Lapointe.15-16 juin, 20h 30 JARDIN DES MERVEILLES; Parc Lalonlainp, Mil — Le Jardin des Merveilles esl ouvert sept jours par semaine de lOh au crépuscule MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY; 6052 Boul Monk (872-2044) — En collaboration avec la Communauté haïtienne de Montréal, ¦ Carnaval du soleil ¦ du 5 au 16 juin PIPS CLUB PRIVÉ: 3774 St-Denis.2e étage.(284-0613) — Tous les dim après-midi a 15h tournoi de Back Gammon PLANÉTARIUM DOW; 1000 ouest Sl-Jacques (872-4530) — • Les joyaux célestes • du Ier mai au 23 juin, spectacles français mar au ven 13h 30 el 20h 30.sam 14h15,16h 30,20h 30.dim 13h.15h30,16h30et20h30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275) John Bau-dine quartette (B8B) mer au sam 22h aOlh — Sylvain L’heureux chansonnier, dim au mar de 22h aOlh TANGENTE: 3655 St-Laurent ste 303, MH (842-3532) - Dansé-change Montréal/Paris.le 15 juin, Stéphanie Aubin, Duo Aubin-Greene, 20h ainsi que Philippe Découfflé VIEUX PORT DE MONTRÉAL: MH — Festival International du Spectacle pour l'Enfance et la Jeunesse, activités du 15 juin — Scène extérieure Fatoum (Québec) 12h 30 — Tente Yoplait Clair de lune sur un clavier (Bulgarie) 13h 30 — Chapiteau L'Arriven-ville(Québec) t3h 30 — Scène Extérieure Groupe folklorique portugais (Québec) 15h — Chapiteau Pépinot, opéra 2 actes.15h 30 —Bistro Les Lutins (Ontario) 15h 30 — Tente Yoplait Performances d’artistes soviétiques, 17h — Scène extérieure Fafouin, 19h — Tente Yoplait Performances d'artistes soviétiques, 20h — Scène extérieure L'Empire des Stars.(Québec) 21h 30 — Animation La louve blanche,del3h à 18h — Dim 16 juin Scène extérieure Fatoum (Québec) t2h 30 — Tente Yoplait Clair de lune sur un clavier (Bulgarie) 13h 30—Chapiteau L'Ar-rivenville, 13h 30 — Bistro Les Lutins (Ontario) 13h 30 — Scène extérieure Fafouin (Québec) 14h 30 — Scène Extérieure Carcajou (Québec) ISh — Chapiteau Pépinot, opéra en 2 actes (Québec) 15h 30 — Scène extérieure Famille Staunton (Québec) 16h — Tente Yoplait Performances d'artistes soviétiques.17h — Scène Extérieure Fatoum (Québec) 18h — Scène Extérieure Clôture avec Nathalie Simard el les artistes ayant participé au festival.19h — Animation La louve blanche de 13h a IBh LAVAL II: — "A view to kill" 12 h.2h25.4h45.7h10.9h35 LAVAL III: - Le flic de Beverly hlllc" 1 h 10.3 h 15, 5 h15, 7h25, 9h35 LAVAL IV: — “Prlzzl'e honor” 12 h, 2 h 15.4 h 30, 6 h 50, 9h 10 LAVAL V: — "WItnees” 1 h 05.3h10.5h15, 7h20.9 h 30 LAVAL-ODËON I: (687-5207) — "Rambo” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 sam dern sped 11 h 10 LAVAL-ODEON II: -“Fletch" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h sam dern sped 11 h LOEWS I: (861-7437) - "Goonles” 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15.9 h 30 sam dern sped 11 h 35 LOEWS II: - “Prlzzl’e honor” 12 h 30, 3 h, 5 h 30, 8 h sam dern sped 10 h 30 LOEWS III; - “Prizzl’s honor” 1 h 45, 4 h 15, 6 h 45, 9 h 15 sam.dern sped 11 h 45 LOEWS IV: - Old enough 12h35, 2h20, 4h05, 5h 50, 7 h 35, 9 h 20 sam.dern sped 11 h LOEWS V: — "Witness” 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 sam dern sped 11 h 25 MERCIER: (255-6224) - "Les enfants de l'horreur” 2 h 40.5 h 50, 9 h — “La créature des marais” 1 h.4 h 10, 7 h 20 OUIMETOSCOPE; (525-8600) — sam “Indiana Jones et le temple maudit' 7 h 15.9 h 30 — "La garce” 7 h, 9 h — dim “Indiana Jones et le temple maudit” 2 h, 4 h 15, 7 h 15.9 h 30 — "Le bébé schtroumpf” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h OUTREMONT; (277-4145) — sam "Body Double' 7 h — "La déchirure” 9 h 30 — dim “Body double” 7 h — “La déchirure” 9 h 30 PALACE I: (866-6991) - "A view toakill"12h.2h20,4h40,7h 05,9 h 30 sam dern sped 11 h 55 PALACE II: — “Beverly HIM cop” 3 h 55, 9 h 55 — "48 heures” 2h10, BhIO — "Trading places’ 12 h 05.5 h 55 PALACE III: - “Ladyhawke” 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 sam dern sped 11 h 30 PALACE IV: - “Police academy 2" 12 h 30.2 h 15.4 h, 5 h 45, 7 h 30, 9 h 15 sam dern spect 11 h PALACE V: - “Klllpoint " 1 h.2 h 40, 4 h 20.6 h, 7 h 40.9 h 20 sam dern.spect.11 h 05 PALACE VI: - “Birdy" 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40.6 h 50.9 h sam dern sped 11 h 15 PARADIS I: (866-6991) - “Star-man” 2 h 20, 6 h 10, 10 h — “Sacré Moïse” 12 h 30.4 h 20, 8 h 10 PARADIS II: — “La revanche de Porky” 2 h 50.6 h 15.9 h 45 — “Le palace en délire” 1 h, 4 h 25, 7 h 50.PARADIS III; - Gremlins” 2 h35, 6h,9h25 —"Cujo” 1 h, 4 h 25, 7 h 50 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001) —“Sonatine” 19 h 30, "Tokyo Ga” 21 h 30 (14 au 20 juin) PARISIEN I: (866-3856) - "Witness' fr.12 h 50, 3 h.5 h 10, 7 h 20, 9 h 30.sam dern spect.11 h 35 PARISIEN II: - "Le file de Beverley Hills " 12 h 20.2 h 15, 4 h 10.6 h 05, 8 h, 9 h 55 sam dern spect.11 h 45 PARISIEN III; - “Les Brésiliennes du bols de Boulogne” 12 h 50, 2 h 30, 4 h 10, 5 h 50, 7 h 30, 9 h 10-sam dern.spect 10 h 50 PARISIEN IV: - “Le voleur de désirs” 12 h 10, 2 h 05.4 h, 5 h 55, 7 h 50, 9 h 45-sam dern spect.11 h 40 PARISIEN V; - "L'Amérique Interdite” 12 h 10, 2 h, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 20-sam.dern spect 11 h 10 PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) — “attention les dégâts” 3 h 50, 7 h 45 — “La vengeance du serpent é plumes” 1 h 50, 5 h 45.9 h 45 PLACE LONGUEUIL II: - “Portés disparus” 1 h 10, 4 h 45.8 h — “La samouraï noir” 2 h 50, 6 h 15, 9 h 40 PLACE VILLE-MARIE I: (866-0689) - ”MI-Manda Plcone” 12h20, 2h35, 4h50, 7h 05.9 h 20 PLACE VILLE-MARIE II: -"Lost In America " 12 h 15.2 h 05, 3 h 55.5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON I; (935-4246)— “Rambo” 12 h, 2 h, 4 h.6 h, 8 h, 10 h sam dern spect.11 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II; -"Perfect "12 h, 2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 20 sam dern spect 11 h 50 PLACE ALEXIS NIHON III; -"Secret admirer’ 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.sam dern spect 11 h PLACE DU CANADA: (861-4595) — "Brewster's million" I h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 sam.dern.spect II h 30 SAINT-DENIS II: (845-3222) -“Exécutaur exterminatsur’ 14 h 35,17 h 55, 21 h 15 — “Les casseurs” 13 h, 16 h 20,19 h 40 SAINT-DENIS III: - “Sandy’ 12h55,16h 10, 19h30 — “L'ensorceléo” 14 h 30, 17 h 45, 21 h 05.VERDUN; (768-2092) - “Las saisons du coeur” 12 h 45, 4 h 55, 9 h 05 — “Le moment de vérité” 2 h 55.7 h 05 VERSAILLES I; (353-7880) -“Witness” 1 h05, 3h10, 5 h15, 7h20.9h30.VERSAILLES II: - "A view to klll12h, 2h25, 4h45, 7h 10, 9 h 35.VERSAILLES III; - "L'Amérique Interdite' 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 L'ERMITAGE: (388-5577) - “La route des Indes” 12 h 50, 3 h55, 7h, 10h05.WESTMOUNT SQUARE; (931-2477) - “Beverly HIM cop" 3 h45, lOh — “48 heures” 1 h 30.8 h 10 —“Trading places” 6 h 05 YORK: (937-8978) - "Fantasia" 12h20,2h35,4h50.7h,9h10 MUSIQUE Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE 1071 rue de la cathédrale (066-1661 ) - Tous les dimanches a 11h le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 116 ouest Notre-Dame (849-1070) — Tous les dim a11h grand-’messe (grégorien et polyphonie) et a l'orgue Pierre Qrandmaison CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est Ontario (843-8620) — Robert Lemieux a la guitare, 15)uin, 21h — Récital des eleves de danse Flamenco de Sonia Del Rio.le 17 juin, 21h — Tous les mardis soirs Flamenco avec Sonia Del Rio et son guitariste Antonio Rodriguez CHRIST CHURCH CATHEDRAL: 1440 Union, Mtl-Tous les dimanches a 10h et 16h.chorale de l'eglise — Recital de Gerald Wheeler, a l'orgue, le mer 19 jum.12h30 CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke (842-3431) — Tous les dimanches a 11h 00 chorale de l'eglise, direction Wayne Riddell MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 rue Botrel (489-0842) — Récital de marie-Josée Ritchot, le 16 juin, a 14h ORATOIRE ST-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary (733-8211) — tous les dimanches à 1lh les petits chanteurs du Mont-Royal, sous la dir de Gilbert Patenaude — Le dim 16 juin, la messe t O Passi Sparsio > de « De Lassus • et le motet t Christe Dei Soboles ¦ de « De Lassus • — A 15h 30, récital de l'organiste Raymond Da-veluy QUEEN MARY ROAD UNI-TED CHURCH: Angle Queen Mary Road et Finchley — t Fes- tival printanier de musique > avec la Chorale de l'Eglise Queen Mary Road, choeur et orgue Scott Bradford, le 16 jum, à 16h SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112) — Tango Argen-tino, spectacle de Claudio Segovia et d'Hector Orezzoli.15 juin.19h théâtre MAISONNEUVE; PDA (842-2112) — Concours m-ternafional de musique de Montréal.Orchestre Symphonique de Montréal, chef invité Franz-Paul Decker, 15-16-17 juin, 20h Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003) — Jazz avec le groupe Tchukon, Eric Roberts, Slim Williams, Harold Fisher.Kathleen Oliver el Ingrid Stitt, 15 juin — Jams Steprans Quartet, avec Jams Steprans.Geolf Lapp, Ron Séguin el Jacques Masson.18 au 22 juin BAR LE STEPPE; 5175 ave du Parc, Mil — The Nils, 15 juin — Theatre Shmeaire, 16 juin BIDDLES: 2060 Aylmer (842-8656) — Charlie Biddles du mer au sam de lOhOO à 02h00 — Brunch Jazz avec M Normand de 12h00 a 17h00, autre orchestre de 18h00 a 23h00 LE BIJOU: 302 rue Lemoyne (288-5508) — Tous les jours pianistes a 17h00 el 22h00 CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, MH — Star 85, Eyes on You, 16 juin, 21h CAFÉ THÉLÈME; 311 esl Ontario (845-7932) — Turquoise Quartet, 15 juin, 21h30 CLOCHER DE L'UQAM; St-Oe-nis el SIe-Calherine, Mtl — Carillon pour Clocher Monument, improvisation sonore de Claude Paul GauHiier, les 15-16 juin, a 15h CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656) — The Digitals, rock, 15 juin, 21h 30 — Trio Mike Gauthier, jazz, 16 juin, 21 h 30 COCK’N BULL: 1944 Ste-Cathe-rine O (932-4556) — Tous les dim jazz et dixieland live HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656) — Carol Parisien mer au sam 21 h à 01 h — Charles Ben-soussan, du lun.au ven de 17h a 21 h LE GRAND HOTEL; 777 Univer-silé (879-1370) — Bar La Verrière piano-bar avec Roland Devèze mar au sam 19h00 a OOhOO —Dîner-dansant chez Hugo avec le pianiste Gerry Pucci — Bar Tour de Ville.Claire Rodgers en spectacle.du 30 avril au 30 juin LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000) — dim auven de 18h00 a 23hOO, Marie-Andrée Os-tiguy, pianiste L'ENTRE-TEMPS: 1201 Dorchester ouest (878-2000) — Groupe Hyperactive en spectacle a compter de 21h du mar au sam LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchesler ouest(878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, tous les jours de 19h a 23h L'IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000) — Au piano du lun au sam.Lise Lévesque, pianiste-animateur RISING SUN; 286 ouest Ste-Ca-therine (861-0657) — The Enigmas and No Means No, psychedelic rock, 15 juin — The Now, 60's rock band, 16 juin — Blue Monday Jam Session, avec Billy Craig Blues Band 17 juin SALLE REINE ÉLISABETH; bar des voyageurs 900 Boul Dorchester (861-3511) — Normand Zubie et David Lessard lun.et mar de17h00à22h00 —Oliver Jones et Charles Biddles, mer jeu ven de 17h00 à 22h00 - Normand Zubie et Daniel Lessard, sam de 17h00 a 24h00 SHIBUMI (JAZZ CONTEMPORAIN): 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712) — Le Trio Jean Beau-det, 13 au 16 juin THEATRE CAFÉ OU MARCHÉ: 4375 est rue Ontario (252-1744) — « Les larmes de cristal • de Maurice Côte et François Harel, les 15 et 16 juin CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-21 12) — .Trio .de Kado Kostzer.m en s Alexandre Haus* vâter du 1er mai au 15 juin, du lun au sam 20h 30 CAFÉ-THÉATRE DU QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis.Mtl (843-4384) — « Miss Terre » m en s et scénario de Luc Boissé.du 12 au 16 juin, 20h ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 5030 St-Oenis (521-4188) — Le Nouveau Théâtre Experimental présente ¦ Le cy-clope > d'Eunpide, m en s Jean-Pierre Ronlart, 9 au 21 juin.21h L’ESKABEL: 1237 Sangumet.Mtl (849-7164) — • Le moine » de Lewis, raconté par Antonm Artaud, m ens Jacques Crète, musique Serge Le Maire 11 au 15 juin 20h 30 ESPACE EXILIO: 2050 Dandu-rand local 211 (270-8664) - « Ext-tlio in Pectore Extranamiento > d Alberto Kurapel.les 15-21-22- et 29 |uina20h 30 ESPACE LIBRE; 1945 rue Fullum (521-4191) — « Amore Amore • présente par Le Nouveau Théâtre Experimental du 13 juin au 13|uil-let, du mer au sam 20h 30, représentation suppl le sam 23h HÔTEL MÉRIDIEN: 4 Complexe Desjardins Mtl (285-1968) — ¦ Expo, eh'^ ¦ avec les comédiens d Acme Harpoon Co.mer au ven 20h 30, sam 20h et 22h 30 HÔTEL REINE ÉLIZABETH: Calé Arthur 900 ouest Dorchester (861-3511) — • Gigi • comédie musicale a compter du 2 mai.sem 21h sam 19h 30et22h 30.dim 20h MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario (288-7211 ) — Les clowns de I Aubergine de la Macédoine, jusqu'au 16 juin, mar 9 h 30.mer 9 h 30et 13h 30.jeu 9h 30.ven lOh, sam I4h , dim 13h et 16h RESTAURANT TOUCAN-RE-NÉTSENS: 343 est Sfe-Calhe-rine (843-6615) — Opéra-Fète présente • Générique » de Pierre A Larocque, du 8 au 30 juin, à 21h THEATRE CENTAUR; 453 SI François-Xavier, MH (288-3161) — ¦ Gone the burning sun • de Ken Mitchell, du 23 mai au 16 juin, mar au sam 20h .dim 19h .ma-linéelesam 14h théâtre CALIXA LAVALLEE: 3819 Calixa Lavallée (872-3947) —.Pique-nique ta vie • comédie musicale pour entants de Gabrielle Jean, musique Louise Binel.du 21 avril au 23 juin, tous les dim a 13h el 15h théâtre de la VEILLEE; 1371 esl rue Ontario, (526-6582) — • Hasid 1 écrit par David Ro-senfield, les 15-16 juin, 20h 30 AUBERGE BRQMONT: Autoroute des Cantons de l’Est, sortie 78 (534-2200) — .Coeur a coeur • interprétée par Daryelle Belzile et Guy Bouchard, du 22 juin au 28 juillet, du jeu au dim — • Ça s'peux lu > interprétée par Réjean Wagner et Jacqueline Payette, du t août au 1 sept du jeu au dim — Les textes sont signés Clémence Desrochers.Denise Guènetle, Raymond Lévesque et Réjean Wagner AUBERGE NATIONALE DE SAINT-JEAN-SUR-RICHE-LIEU: Sortie 22 de l'autoroute des Cantons de l’Est (346-6819) — ¦ C’est pas un syphon, c’est mon frère ¦ de Pierre Lègaré, du 15 juin au 31 août, les jeu ven et sam a2th CABARET-THEATRE LES FEMMES COLLIN: St-Esprit de Montcalm (839-6105) — Salle I • Bienvenue aux dames Ladies welcome • de Jean-Raymond Marcoux.m en s Pierre Collin, du 21 juin au 31 août, du mer au sam 21 h — Salle 2 «Line boite è surprise > adaptation de Paul La-Ireille, du 26 juin au 31 août, du mer au sam 21 h cabaret-théAtre de la GRANDE CHAPELLE; Lac McGregor de Val des Monts (671-2866) — • NoIr'Quichotte ¦ adaptation el m en s Louison Dams, a compter du 27 juin, jeu ven 2th.sam 19h el 22h THEATRE MOLSON: St-Char les sur Richelieu — • Les larrons font l'occasion • m ens Sébastien Ohavernas.du 21 juin au 31 août, du mar au ven 20h 30.sam 19h et22h THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Che-nal-du-Moine.Ste-Anne de Sorel (743-8446) — • Le grand traitement • de Marie-Thérèse Ouinton, m en s Claude Maher, du 11 juin au 24 août, du mar au sam 20h 30 THEATRE DU PERCE-RÊVE: 9 rang Anclil, Vicloriaville (752-5070) — La Troupe du Doux-Délire présente < La maison hantée • comédie de Yvon Brochu, du 20 juin au 18 août, jeu au dim 20h30 AUBERGE BROMONT: Sortie 78.autoroute des Cantons de l'Est, (534-2200) — .Coeur à coeur > interprété par Daryelle Belzile el Guy Bouchard, du 22 juin au 28 juillet, du jeu au dim IMPLANTHÉATRE; 2 rue Cré-mazie, Québec (418-529-2183) — .Comédie policière > de Javier Arroyuelo el Rafael Lopez-San-chez, m ens Matieu Gaumond.du t3|uin au 13 juillet, du mar au sam 20h30 MANOIR DU LAC LUCERNE; sortie 69.Autoroute des Lauren-hdes (228-2511)— .Gai froufrou .de Yvon Brochu, du 18 juin au 24 août, du mar au ven 20h30.sam t9h et22h30 PATRIOTE DE SAINTE-AGATHE: Sortie 83 Autoroute des Laurentides (861-2244) — .Un amour de décorateur > de Harvey Parker, adaptation de Pierre La-belle, du 15 juin au 1 sept mar au ven 20h30, sam t9h30et22h THÉÂTRE DE SAINTE-ADËLE; 1069 Boul Ste-Adèle.sortie 67, Autoroute des Lauren-lides (514-229-2454) - .La danse des baboons • adaptation de Louise Lalraverse el de John Slowe, m en s Lorraine Pinlal, du 18 juin au 31 août, du mar au ven 20h30.lesam t9h el22h théâtre BOIS DE COU-LONGE: Chemin St-Louis, Sil-lery.Québec — .Vies privées .de Noël Coward, du 17 mai au 22 juin, a 20h THEATRE DE L’ILE: Hull (771-6669) — .Mesdames de Monlen-Iriche • d'Eugéne Labiche, du 29 mai au 28 juin, du mer au ven 20h30.sam t9h et22h THEATRE D'Eté VILLE-MARIE: Ville-Marie — Salle Augustin-Chénier Le Théâtre de la Crique présente .Tapage nocturne.de Charles Byer, traduction et adaptation Jean-Louis Roux, m en s Roch Aubert, du 3 juillet au 24 août, du mer au sam 20h 30 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 TOURISME LA MA TRANZA » SICILIENNE MONIQUE NUYTEMANS PALERME (Italie) — Deux fois par an a lieu, en Sicile, une pèche d’un type fort particulier.C’est la pêche au thon que l’on appelle là-bas la « Matranza ».Elle coïncide avec le passage des bancs de poissons qui quittent les côtes grecques et viennent frayer le long des plages tunisiennes, de mai à juillet.À l’aller comme au retour, ces énormes poissons, qui peuvent peser jusqu’à 400 kg, frôlent les côtes de la Sicile.C’est alors que les pêcheurs les attirent dans leur « madrague » (grande encemte de filets pour la pêche au thon) et éventuellement à une fin tragique qu’un bel interlude amoureux ne faisait point soupçonner.Il est infiniment rare de pouvoir assister au spectacle de la danse de l’amour à laquelle s’adonnent les thons dans la période de frai.Il arrive cependant qu’en plongée sous-manne, on puisse s’en approcher d’assez près.En musique Suite de la page 34 Les trois séances de l’épreuve finale du 18e Concours international de Montréal ont heu aujourd’hui, demain et lundi à 20 h au théâtre Maisonneuve de la Place des arts, avec la participation de l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Franz-Paul Decker.Suite aux deux premières épreuves, le jury a sélectionné neuf jeunes chanteurs et chanteuses, dont cinq Canadiennes, que l’on entendra à raison de trois par soir.Ce sont, dans l’ordre, Andreas Scheibner, baryton, de la République démocratique d’Allemagne; Juliana Gondek, soprano, et Jeffrey Araluce, ténor, des États-Unis (cesoir); Corina Circa, mezzo-soprano, de Roumanie; Katherine Johnson, soprano, et Erica North-cott, soprano, toutes deux du Canada (demain soir); Sandra Graham, mezzo-soprano; Debra Parker, soprano, et Elise Bédard, soprano, toutes trois du Canada (lundi soir).En plus de trois oeuvres du répertoire courant, les finalistes doivent interpréter une oeuvre imposée : Can-zona, écrite spécialement pour le concours par Malcolm Forsyth, compositeur de l’Alberta.Neuf prix en argent totalisant 8 22,500 seront attribués, dont le grand prix Florent-Marcil au montant de $ 10,000, un deuxième de $ 5,000, un troisième de $ 2,500, un quatrième de $ 1,500, un cinquième de $ 1,000 et quatre de $ 500.Le meilleur interprète de l’oeuvre canadienne se verra attribuer un prix additionnel de $ 500.Le concours prendra fin mercredi à 20 h par le concert-gala traditionnel à la salle Wilfrid-Pelletier.Les premiers lauréats seront de nouveau accompagnés par l’OSM et M.Decker et l’on procédera à la remise des prix._ GILLES POTVIN Les femelles en chaleur se groupent en cercle, formant une espèce de boule immense dans la mer.Elles commencent alors lentement à plonger et à piquer les unes après les autres D’abord en un rythme lent, qui deviendra frénétique Si bien qu’elles semblent ne former qu’une masse compacte et tournoyante dans la mer.Les spectateurs sont les mâles qui font cercle autour.De temps à autre, un thon entreprenant vient frôler la masse uniforme et tournoyante des femelles.Puis un autre.Puis un autre encore.Quand chaque mâle a eu droit à une effleurement, les femelles quittent brusquement leur tourbillon vivant pour aller pondre leurs oeufs, que les mâles s’empressent de féconder.Ce spectacle admirable se passe quelque part aux abords des côtes si-cihennes, près de la 'Tunisie.C’est au retour de ce rendez-vous de Tamour que se passera un des ces terribles carnages qu’est la « Matranza » sici-henne.Cette « Matranza » n’est pas une pêche ordmaue.C’est un véntable n-tuel, presque une messe noire.On y implore Dieu et tous les dieux païens.On ne pourrait avoir assez d’interventions divines pour obtemr que la « Matranza » soit fructueuse.Le pêcheur en chef, ou fermier de la madrague, est le « Rais » et personne n’a le droit de toucher a un thon avant son ultime signal.C’est par des prières, des incantations et.des jurons que les madra-gueurs espèrents attirer les thons dans leur immenses filets.Ces filets, faits de fibre de cocotier, sont retenus au fond de la mer par des pieux et leur large enceinte forme la madrague, une espèce de chenal dans lequel les thons sont attirés.Mais le procédé est souvent long et pémble, car le thon est méfiant et il suffit parfois d’un espadon malin, lâché parmi eux, pour semer la panique et pour que tous les thons rebroussent chemm.Toujours chantant, pestant, pnant et juranL les madragueurs conjurent le sort afm de conduire les thons vers leur ultime demeure : « la chambre de la mise à mort ».Il s’agit d’un endroit peu profond de la mer, choisi par les pêcheurs et où ils ont d’avance posé un vaste pavé.Une fois les thons solidement guidés dans la madrague et arrives à destination, le pavé est levé et les poissons se retrouvent à seulement un ou deux mètres de la surface de Teau et pnsonniers des filets.C’est alors que tous les hommes du village, mstallés dans des chaloupes, font cercle autour de la madrague.C’est aussi alors que commence le carnage.Le « Rais » donne le signal et harponne la première bête.Un second pêcheur, deuxième dans la hiérarchie, assène un énorme coup de crosse entre les deux yeux de la bête.Celle-ci, momentanément assommée, est hissée dans la barque Et le jeu se répète aussi longtemps qu’il reste un poisson vivant La mer est devenue une mare de sang.Elle retentit des gémissement de ces malheureuses bêtes.Photo Moniquo NUYTEMANS C’est l'heure du carnage le pavé est levé, le « Rais » donne le signal Les thons prisonniers de la madrague sont harponnés, assommés et ’ hisses à bord des chaloupes Elles sont vaincues, celles-là peut-être.Mais quelque part dans la mer, il y a des millions de petits thons, produits de l’amour, qui prendront la relève et qui un jour — qui sait ?— échapperont peut-être à la chambre de la mise à mort .Durant tout le temps que dure le carnage, prières et jurons vont crescendo.Jamais une femme n’est admise à ces messes noires : cela, dit la coutume, porterait malheur ' Pourtant, ü arrive que la présence d’une femme, d’une seule, devienne indispensable.C’est quand Timplo- ration de tous les dieux de la création ne sert plus à rien, que la pêche s’avère mfructueuse.Si tel est le cas, les superstitieux pêcheurs ont alors recours à leur dernier atout : quérir la plus vieille fiUe de joie du village ! Il l’emmènent à bord d’une chaloupe où il faut qu’elle se déculotte devant tous les pêcheurs.Ensuite, il faut qu’elle s’installe sur le bord d’une chaloupe et qu’elle .urine dans la mer.Il paraît que ce dernier procédé est infailhble pour une fructueuse « Matranza » ! MâOtâ décoiiy/&rTsâ cr\X\ciüe dêxis ie foriâ ào Qoe alfedvi?son oeüvte darfâ Le Çonàde 5on éfre eX rw\ oe tr sois même (&b feuTü (3e Ifedvfer on s (3'âL»IÔbü6c3ân5 V LeÇonàdexnB / ŸocYie ! , RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Dimanche 16 Juin 1985 OhOO Musiques de nuit La nuil des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent jusqu’a l'aube Anim Colette Mersy 5h55 Méditation «Lumière sur l’cchafaud» (Jacques bcsch) 6h00 Pour ceux qui aiment.r* h.extr Partita, BWV lOH (J S Bach).Concerto pour flûte, Wq 166 (CPE Bach).Quatuor, K 285 (Mozart), extr Concerto pour flûte en sol (K Sta mitz) — 2* h.Sonate pniur piano, op 2 no 1 (Beethoven), «Hughe Ashton's Ground» (Byrd).Sonate pour piano, op i ^ «Pathétique» (Beethoven), Fantasy et «Lord of Salisbury» (Gibbons) — 3' h.Petite pièce pour le clavier, K 318.extr Symphonie no 25.extr Concerto pour flûte et harpe.K 299, extr Symphonie concertante, K 364, extr Concerto pour piano, K 482 et extr Serenade.K 361 (Mozart) Anim Jean-Paul Nolet 9h00 Musique sacrée Chant grégonen et oeuvres de J S Bach et Ghana 10h30 Récital Alvarro Piem.gui Etudes nos 4.6, 8 et 12 et Preludes nos 1 et 2 (Villa Lobos).Sonate op 51 (Berkeley) llhOO La Sinfonietta de Radlo-Canada Dir Gilles Auger Sinfoniasnos 2ct5(C P-E Bach) 11h30 Mélodies Donna Klimoska, mc/zo.Laurent Phi iippc.p Sept liedcr (Brahms), «Rhcinic-gendchen», «Das Irdische lAîben», «Wer Hat Dies Liedlein erdacht^> (Mahler) 12h00 Pour ie clavier «Frédéric Chopin une jeunesse promet tcuse» «Polonaise» en fa mm (Szyma-nowska) Georges Alexandroviich.p «Polonaises» no II, 12 et 13, Sonate, op 4 (Chopin) Nikita Magaloff.p , Rondo.op 73 (Chopin) Nikila Magaloff et Michel Dalbcrto, p , Mazurkas en sol et en SI bémol.«Polonaise», op 71 no 1.Nocturne.op 72 (Chopin) Nikita Magaloff, p Anim Jean Perreault 13h00 Les Musiciens par eux-mémes Inv Suzanne Haik-Ventura, organiste et musicologue Anim Renée Larochelle 14h30 Musique de Canadiens ‘Les Canadiens' Concert donné ù Pans le 9 févner dernier «Zipangu» (C Vivier).«Plages» (S Garant), «De St Malo à Bourges par Bouffémonl» (M Longlin) Anim Janine Paquet 15h30 Que les peuples chantent Concours international de chant choral or ganisé.cette année, par la Radio de Cologne Les grandes chorales et les chorales à voix égales l/hnscmbic Ferenc-Frkcl de Budapest, dir Joszcf Maklari.Choeur de VOIX d’hommes Marck de Bulgarie dir Krum Maxikmow.AsssiKiation academique de chant choral d'Oslo, dir Amulf Hegstad.Muntra Musikanlcr dir Rolf W Ahiherg.Chorale de voix de femmes de l’Ecole de Pédagogie Gyula-Jukasz de Szeycd de Hongrie, dir Gyorgy Mihalka.Madchcnchor Hannover, dir Ludwig Rutt 16h00 Récital d'orgue Intégrale de l'oeuvre pour orgue de J S Bach (28' de 38) Denis Bédard, orgue Bcckcralh église Immaculée-Conccplion.Mtmtréal Concerto.BWV 596.Duettos.BWV 802 et 803.Chorals «Schublcr».BWV 646, 647 et 648 Anim Jean Per rcault 16h30 Les Grandes Religions «Vers un nouvel àgc» «Ia; >ogd» Inv Françoise i.apchuk.professeur de yoga Rech ctint Marie Andrée Aird et Bernard Ouimet Anim Yvon Leblanc 17h00 Alternances «Solitude» de Jean Paul Daoust et «Le Re tour» d’André Roy I cct Vincent Graton Oeuvres de Claude Frenetic «Infrarouge E 4» hns .dir l.orrainc Vaillancoun, «l.cs0isdux de verre» Christine Lcmclin.mezzo, Fns .dir Lorraine Vaillancourt IBhOO Les Goûts réunis Journées de musique ancienne de Même 1983 Musique française du début de l’epo-que baroque Barthold Kuijkcn et Wilbert Hazeizet.fl Paul Dombrccht et Ku Eb-binge, htb , Sigiswald Kuijken et Lucy van Dael, vis, Wieland Kuijken, basse de viole, Richtc van der Meer, vc Danny Bond bas , Robert Kohnen, clv .Konrad Jungha neld, theorbe Anim Jean Perreault 19h00 Musique de notre siecle Enregistrements de la radio SWF, Badcn Baden Trio, op 20 (Webem) Quatuor LaSalle — Enregistrements de la Radiodiffusion autrichienne, ORF Oeuvres de l-igeli «Melodien» — 1971 —.«Cello Konzert» — 1966 —, «Kammerkonzer» Heinrich Schiff, vc , Ens Die Rcihe, dir Friedrich C^rha Anim Serge Garant 20h00 Épreuve finale du Concours international de musique de Montréal 1985 (Chant) En direct de la salle Maisonneuve de la Place des Arts Int Janine Paquet Anim Jean-Paul Nolet 23h00 Musique de chambre Octuor no I (Myslivecck), Passacaille et fugue pour quintette de cuivres (Jones) 23h30 Le Voyage intérieur L.a musique écoutée dans certaines conditions amené a une nouvelle dimension de la conscience de soi «Suspended Thoughts» (Mike Chnstopher) Anim Normand Séguin I.iindi 17 juin 1985 OhOO Musiques de nuit Anim Colette Mersy 5h55 Méditation «Comment j’ai retrouvé le Dieu d'amour» (Jacques Fesch) 6h00 Les Notes inégales 1" h Concerto pour piano no 20 K 466 (Mozart).Cinq Bagatelles pour guitare (Walton) — 2* h.: Quatuor, Hob II 11 (Haydn), Introduction et allegro (Ravel) Concerto pour deux pianos «Pathétique» (Liszt) —3'h.Quatuor op 82(Krom mer).Ballade, op 10 no 4 (Brahms), Sonate pour flûte (Locillct) Anim Michel Keable 9h00 Musique en fête «Stravinsky» «Feu d'artifice», «Scherzo fantastique», «Le Sacre du printemps» pour deux pianos, «Requiem canticles».«Petrouchka», «Scherzo à la russe», «Ebo ny Concerto» et extr «The Rake's Pro gress» (Stravinsky) Anim Sylvia L’E cuver 12h00 L'Art vocal Chabner et I opérette «Une education manquée», principaux extr de «L'étoile» par les solistes.Choeur et Orch de l'Opéra de Lyon, dir Eliot Gardiner Anim André Hébert 13h00 Au gré de la fantaisie Voyage en Australie «Waltinz Matilda» (folk! ), Sonate pour harpe (Glanville/ Hicks).Concerto pour trompette (Hanson) «Freedom from Sin» (French), «Sun Music 1» (Sculthorpc) Sinfonietta (La: Gallicnne) et musique traditionnelle australienne — Concerto pour piano (Gricg), Quintette (Somervell) Anim Gilles Dupuis 16h00 Chansons des quatre saisons Anim André Vigeant 16h30 Documents ¦ «Québec ville unique au Canada» L'historique.les centres d intérêts, les données économiques Rech Louise Hamchn Anim Richard Joubert 17h00 Bestiaire de l’été a «Læ Merle bleu a ptiilnnc rouge» Rech texte cl amm Pierre Morcncy 17h30 Présent-musique Magazine d'actualité musicale sous forme de reportages, de chroniques et d entrevues en provenance du pays et des principales capitales de la musique Anim André Vigeant 16h30 Actuelles ¦ «Silicone Valley» (1" de 5) «La Vallée des puces» Texte, int et anim Sion Assoulinc 19h00 Broadway chante et danse a «My One and Only» Paroles Ira Gcr shwin Musique George Gcrshwm Rech trad et texte Gcorgcs-Hcberl Germain Amm Lizette Gervais 19h30 Journal intime a «Pierre Morency» (!"¦ de 5) lAîct Pierre Morenev 20h00 Epreuve finale du Concours international de musique de Montréal 1965 (Chant) En direct de la salle Maisonneuve de la Place des Arts Int Janine Paquet Amm Jean Paul Nolet 23h00 Musique de chambre Sonate pour cor et piano, op 17 (Beetho ven).Sonate pour harpe et clavecin op 18 no 3 (Baur) 23h30 Le Voyage intérieur «Transformation» (New Age) Anim Normand Seguin Mardi 18 juin 1985 OhOO Musiques de nuit Amm Pierre-OliMer Desilets 5h55 Méditation «Des jalons sur la route» (Jacques Fesch) 6h00 Les Notes inégales I" h Octuor, op 20 (Mendelssohn), extr Requiem, op 48 (Faure).Pieces pour luth (Gaultier) —2'h.«La Source» (De hbes).Sonate pour cordes no 4 (Rossini).Concerto ptiur clavecin, op 2 no 5 (Stan ley) —3'h.Symphonie,op 9no2(JC Bach), FYelude pour guitare no 1 (Villa-Lobos), «Seconde marche» (Cherubim), Impromptu, op 90 no I (Schubert).«Danse symphonique», op 64 no 4 (Gricg) Anim Michel Keable 9h00 Musique en fête «Bataille de Waterloo racontée par Victor Hugo» Chants marches et fanfares du P' Empire.Symphonie a 17 parties (Gos-sec).Sonate pour flûte cl clavecin no 2 (Devienne), extr «L'Eloge de la folie» (Constant), Suite pour orchestre «Hary Ja-nos» (Kodaly).Musique chorale russe, «Le Jugement de Midas» (Grclry) Amm Sylvia L’Ecuyer 12h00 L'Art vocal Læs deux Quilico, l ouïs et üino dans leur repertoire «Tosca» (Puccini), «Theresc» (Massenet), «Le Roi maigre lui» (Chabner) — Repnse de l’émission Melodies (voir dimanche, I lh30) Amm André Hebert 13h00 Au gré de la fantaisie Partita no 3 BWV 1(M)6(JS Bach), Pre ludcs.op 28 (Chopin) —Musique écrite pour instruments originaux «Valse musette», «Rossignol montmartois», «Mazurka» (Gaudin), «Avoir un bon copain», «C'est Pans» (Limonaire) Pieces de 1792 écrites pour pendule a jeu de flutes (Haydn), «The lypewnter» (Anderson) — Quatuor, op 7 (Castillon).«Fanlasies-tucke», op 73 (Schumann).Concerto pour piano no l (Prokofiev) Amm Gilles Du puis 16h00 Chansons des quatre saisons Amm André Vigeant 16h30 Éloges ¦ «l-c Métal» de Jean Yves Collette Lccl Ronald France et L.uc Durand 17h00 La Feuillaison m «Vancouver esquisses pour un paysage» Quand la ville est un parc 17h30 Présent-musique Amm André Vigeant 18h30 Actuelles ¦ «Silicone Valley» (2' de 5) «Rancho San-Francisquito» Texte mt et amm Sion Assoulinc 19h00 Connaissance d'aujourd'hui ¦ «La mémoire hindoue» (dern de 3) Inv prof l^ksmi Kapani, hindouiste de I Uni versité de Pans cl le prof Christopher Scheper, sinologue Int Janine Delaunay 19h30 Journal Intime ¦ «Pierre Morcncy» (2' de 5) l^cct Pierre Morenev 20h00 Concerts européens Semaines musicales de Lucerne Extr «Li-buse» (Smetana), Concerto, op 25 (Mendelssohn).Symphonie no 5 (Dvorak) Bruno l-conardoGcIbcr, p .Orch philh ichè que.dir Vaclav Neumann —Concert de Radio Francfort «Dante Symphonie» (Liszt) Figuralchor et Orch symph de la Hessischer Rundtunk dir Youn Ahrono vitch 22hOO Jazz-soliloque «Endless Season I» Makoto Ozone, «Millie and Alexis Blues» Cliff Smalls, «Ail the Things You Are» Ron Carter/Jim Hall, «Old Ballad» Pepper Adams.«Amyable» Curtis Amy/Dupree Bolton.«Till There Was You» Sonny Rollins, «You Do Me Any Old Way» Big Bill Broonzy, «Fiasco» Paul Motian Amm Gilles Archambault 23h00 Musique de chambre Sonate pour ciarmelte et piano, op 167 (Saint-Saëns).Sonate pour piano (Eigar) 23h30 Le Voyage intérieur «World of Kitaro» (Kitaro) Amm Normand Séguin Mercredi 19 juin 1985 OhOO Musiques de nuit Amm Pierrc-Olivier Désilets 5h55 Méditation «Mieux vaut que je meure» (Jacques Fesch) 6h00 Les Notes inégales 1" h Sonate pour clannctie, op 107 (Reger).«En haut et bas» (Castro).Concerto pour deux flûtes (Telemann) —2* h.Fantaisie (W F Bach), Symphonie no 2 (Schubert) Riccrcar VI (Gabrielli), Concerto grosso, op 3 no 3 (Handel) — 3* h.«Petites voix» (Poulenc).Concerto pour 2 pianos.K 365 (Mozart).Deux menuets (Sor).«Chaconne» (Purcell) Amm Michel Keable 9h00 Musique en fête «Wilfnd Pelletier» Sonate pour violon et clavecin no 6.BWV 1019 (J S Bach), extr «Otello» (Verdi).Ouv «L^onorc» 111 (Beethoven), extr «Mignon» (Thomas), extr «1-a Juive» (Halévy), Trois Romances, op 28 (Schumann), «Quatre mo-mxlies» (C Pépin), Concerto grosso (J Papineau-Couture), «Sonnet de Pétrarque» no 104 (I.iszt), extr «Hercule et Omphale» (C Champagne), extr «Don Giovanni» (Mo/art) Amm Sylvia L'Ecuyer 12h00 L'Art vocal Chanteurs d’autrefois (Plaçon.Mclba.Caruso.Lehmann) el ceux d'aujourd hui (Rouleau, Dens, Lebrun), un meme répertoire extr «Le Caid» (Thomas), «Les Noces de Figaro» (Mozart).«Cavallcna Rusticana» (Mascagni), «Hérodiadc» (Massenet) Amm André Hébert 13h00 Au gré de la fantaisie Voyage dans l’espace «Stars Wars» (J Williams), «Læs Planètes» (Holst), «Le Fils des étoiles» (Satie), extr «Des canyons aux étoiles» (Messiaen), Symphonie no 43 «Mercure» (Haydn) — Repnse de l’émission Récital d'orgue (voir dimanche, 16h(X)) — Concerto pour flûte (J Sta-mitz) Amm Gilles Dupuis 16h00 Chansons des quatre saisons Amm André Vigeant 16h30 L'Épopée des matières premières ¦ «Le Bois» Texte Michel Pierre.Olivia Zemor et Daniel Wolfromm Prod Radio France 17h30 Présent-musIqCie Amm André Vigeant 18h30 Actuelles ¦ «Silicone Valley» (3' de 5) «Lx: Marché aux puces» Texte mt et amm Sion As-souline 19h00 Les Grandes Écoles ¦ «L Ecole polytechnique» Inv Roland Doré, doyen de l'Ecole polytechnique de Montréal Amm Claude Bisaillon 19h30 Journal intime ¦ «Pierre Morency» (3* de 5) 1-cct Pierre Morenev 20h0b Concert gala du Concours international de musique de Montréal 1965 (Chant) En direct de la salle Wilfnd-Pellcticr de la Place des Arts Lauréats du concours accompagnés par l'Orch symph de Montréal, dir Franz-Paul Decker Int Janine Paquet Amm Jean-Paul Nolet 22h30 Jazz-soliloque «I Should Carc» J R Monicrosc.«Lxmc- some Road» Arma Domnerus, «Prélude no 2» Gene Bertoncim, «Happy Go l.ucky Local» Clark Terry Amm Gilles Ar chambault 23h00 Musique de chambre Quatuor, op 64 no 1 (Haydn).«Portrait» pour piano (Hahn) 23n30 Le Voyage intérieur Concerto pour sitar (Ravi Shankar) Amm Normand Séguin OhOO Musiques de nuit Amm Picrre-Ohvier Desilets 5h55 Méditation «Des journées qui valent des année >» (Jacques Fesch) 6h00 Les Notes inégales V* h.«The Old Bachelor» (Purcell), Concerto pour violoncelle, Wq 172 (CPE Bach).«Alméria» (Albeniz) — 2* h.Symphonie no 59 «Le Feu» (Haydn), «Concerto accademico» pour violon (Vaughan Williams), Sonate pour flûte (Telemann) — 3' h.Nocturne pour flûte et orchestre (Rossler/Rosetli), «Pour le piano» (Debussy), «Phanlasie Tno» (Ire land) Amm Michel Keable 9h00 Musique en fête «Johann Stamitz» Extr Symphonie en sol Tno ptiur orchestre à cordes, op 1 no 3 (J Stamitz).Symphonie «La Chasse» (K Stamitz), Symphonie concertante (Zc-linka).Quatuor (Krommer).«Symphonie pastorale» (J Stamitz), Danses de L^ssko Uanaeek).Concerto pour clarinette (J Stamitz), «Te Deum» (Dvorak) Amm Sylvia l'Ecuyer 12h00 L’Art vocal Amm Jean Perreault 13h00 Au gré de la fantaisie Voyage à Rome extr «Missa Papac Mar cclli» (Palestnna), Deux madrigaux (Ma renzio).Sonate pour violon op 5 no I (Corelli).Ouv «Lx: Barbier de Séville» (Rossini), «Scarlatliana» (Casella), «E lu m’ncsire Colombo», «Giuseppe Mincllo» (Marim) — Repnse de 1 émission Les Jeunes Artistes du samedi 15 juin — Concerto pour piano no 4 (Field) Sonate pour clarinette et piano (Bax).Concerto grosso no 12 (Avison) Amm Gilles Du puis 16h00 Chansons des quatre saisons Amm André Vigeant 16h30 Communauté des radios publiques de langue française ¦ «La Tribune de l'histoire un écrivain nommé Louis XIV» Inv André Casielol, Alain Decaux, Jean-François Chiappe et le professeur Jean-Pierre L^batu, auteur d un livre sur l^uis XIV Prod Radio France 17h30 Présent-musique Amm André Vigeant 18h30 Actuelles a «Silicone Valley« (4* de 5) «l^ Défi japonais» Texte, mt et amm Sion Assouline 19h00 Le Second Pouvoir ¦ «Arthur Butes» Texte et amm Laurent Ivaplantc 19h30 Journal Intime e «Pierre Morcncy» (4* de 5) Ixîct Pierre Morency 20h00 Orchestres canadiens Orch symph de Toronto, dir Kazuhiro Koizumi, Antonio Mcnescs.vc Symphonie no 96 «Ix Miracle» (Haydn), Concerto.op 33 (Saint-Saëns), Quatuor, op 25 (Brahms/Schoenberg) 22h00 Jazz-soliloque «Mallorca» Chick Corea «Giant Steps» Rixlney Jones.«Easy Living» Bob Cix>-per, «^aycr For Jimbo Kwcsi» Art En semble of Chicago.«Deep Purple» Ri chard Groove Holmes, «All 01 Me» Ixiuis Armsfrong, «Méduse» Jérôme Langlois Amm Gilles Archambault 23h00 Musique de chambre Extr «Ixs Eléments» (Rebel) 23h30 Le Voyage intérieur «Méditation» (Eberhard Schoener), «Whispered Visions» (Emerald Web) Amm Normand Séguin Vendredi 21 Juin 1985 H Samedi 22 juin I9S5 OhOO Musiques de nuit Amm Pierre-Olivicr Desilets 5h55 Méditation «I Ame en paix et le coeur ferme» (Jac ques Fesch) 6h00 Les Notes inégales l'* h.«Paisible et ténébreuse nuit» (Mou lime).Sonate pour violon et piano, op 24 (Beethoven) Concerto pour flûte no 2 (De vienne) —2'h.Sonate pour piano no 17 K 576 (Mozart), Fantaisie «The Leaves Be Green» (Byrd), Concerto pour hautbois no 2 (Handel), Sonate pour violon et gui tarc.op 3 no I (Paganim) «Matinées musicales» (Britten) — 3'h.Concerto pour cordes, op 2 no 4 (Stanley).Polonaise, D 580 (Schubert).«Concicrto de Aran-juez» pour guitare (Rodrigo), extr «Ma mère 1 Oye» (Ravel) Amm Michel Keable 9h00 Musique en fête Solstice d éic Extr «Les Saisons» (Haydn), «In a Summer Garden» (Delius) «Six épigraphes antiques» (Debussy), extr Symphonie no 3 «Songe d un matin d été» (Mahler) «Solstices» (G Tremblay) Symphonie «Pastorale» (Beethoven), Musique de l’Equateur extr Concerto pour violons et cordes, op 3 (Vivaldi) Amm Sylvia l.Ecuyer 12h00 L'Art vocal Amm Jean Pcireauli 13h00 Au gré de la fantaisie Ouverture no I BWV 1066 (J S Bach) Récitai de la claveciniste Genevieve Soly oeuvres de Charpentier Falla ligcti, Mo zart, Delius cl Saiicn — Demandes d'auditeurs Bagatelles, op 6 (Bartok), Concerto pour piano no 2 (Rachmaninov) Concerto pour violoncelle no 1 (Kabalcv Yky) Scherzo no 4 (Chopin) Amm Gilles Dupuis 16h00 Chansons des quatre saisons Amm André Vigeant 16h30 Conversations californiennes ¦ Dcm Inv Herbert Gold, écnvain, auteur de «California on The Brink a Walk on The West Side», une collection d articles, drôles et pénétrants, sur «l’étal d’espnt ca lifomicn» 17h00 Yves Thériault se raconte ¦ «Son séjour au sanatorium à 19 ans» Int André C aiwnlicr 17h30 Présent-musique Amm André Vigeant 18h30 Actuelles a «Silicone Valley» (dcm de 5) «Hot Tub une méntocralic californienne» Texte, mt et amm Sion Assoulinc 19h00 Le Saint-Laurent par voix et par mots ¦ Inv Claude (jauthier Claude l^évcillé et Sylvain Lxhèvrc, chansonniers Rech et amm Clarisse Tremblay 19h30 Journal intime ¦ «Pierre Morcncy» (dcm de 5) Ixcl Pierre Morency 20h00 Les Grands Concerts Concert enregistré le 29 mars dernier à I é glise Notre-Damc-du-Très-Samt-Sacremenl de Montréal Valérie Kinslow, sop , Allan Fast, haute-contre Michael Webber, t , Yves Saint-Amant, b , En semble Cari Philipp.Choeur du Studio de musique ancienne de Montréal, dir Chns-lophcr Jackson Cantates.BWV 8, 54 et 161 Messe BW'V 234 (J S Bach) 22h00 La Nuit du jazz «Ix Blues» Au centre de la culture noire américaine, le Blues A compter de 22 heures jusqu'à 5h55 du matin, Gilles Archambault présente plus d'une centaine de pièces interprétées par d'illustres vedettes de cette musique En raison de «La Nuit du jazz» les émissions Jazz-Soliloque, Musique de chambre et Le Voyage intérieur ne seront pas présentées aujourd hui ainsi que Musiques de nuit débutant à minuit samedi malin OhOO La Nuit du jazz «Le Blues» Depuis 22 heures hier et jusqu'à 5h55.Gilles Archambault continue de vous présenter des pièces interprétées par d'illustres vedettes de cette musique 5h55 Méditation «Rendre témoignage jusqu'au bout» (Jac ques Fesch) 6h00 Pour ceux qui aiment.I" h.extr Concerto pour violon.K 219 (Mozart), Concerto pour violon, op 61 (Samt'Saens), «Sérénade mélancolique» (Tchaikovsky), «Vocalise» (Rachmaninov) — 2* h.Rhaps(xlie no 18 (Liszt), Concerto pour piano no 2 (MacDowcll), Fantaisie, op 28(Scnabine}.extr Concerto pour piano (Gershwin).Rhapsodie no 14 (Liszt) — 3* h.«Adagio appassionato», op 57, Romance, op 42.«In Mémo-nam», op 65 et extr «Fantaisie écossaise».op 46 (Bruch) Anim Jean-Paul Nolet 9h00 Banc d'esMl Suzanne Tremblay, clar , Enc Soucy, alto.Sonia Simard, p Tno, K 498 (Mozart), «Contes de fées», op 132 (Schumann) 9h30 Lee Jeunes Artlstea Guy Pelletier, fl , Marjorie Tanaka, p «Pièces» (C Vivier), Synnx» (Debussy), «Lx Merle noir» (Messiaen), Sonate (Muczynski) 10h00 Chronique du disque Inv Pierre Rolland, directeur de la Faculté de musique de l'Université de Montréal et directeur artistique du Centre d'Arts d'Or-ford Anim Jean Deschamps 12h00 Folklore «L.a chanson folklorique vue par les écn-vains» Anim Richard Joubert et Robert Bouthillier 13hOO Musique des nations «Flûte de Pan du Pérou» Inv Rosa Solo-guren Anim Alain Stanké 14h00 L'Opéra du samedi «Falstaft» (Verdi) Ingvar Wixeil, Bernd Weikl, Pamela Cobum, Benedcita Pec-chioli, Janet Perry et Maureen Forrester, Choeurs de Radio France.Orch national de France, dir LuisGarcia-Navarro Prod Radio France Amm Jean Deschamps 16hOO Figures de danse Extr «Namouna»(L^lo),cxfr «Lcl.acdcs cygnes» (Tchaikovsky) 19h00 Concert intime Tno.op 49 (Mendelssohn) Alfred Cortot, p , Jacques Thtbaud, vl , Pablo Casais, 19h30 Miniatures Pièces pour luth (Besard).Suite no 2.transente pour orchestre (Respighi) 20h00 Orchestres eméncalne Orch symph de Chicago, dir Rafael Kubelik Symphonie no 8 (Bruckner) Anim Jacques Fauteux 22h00 Jazz sur le vif Concert enregistré le 13 avni dernier à la Faculté de musique de l’Université de Montréal Rance Lee.chant.Jean-Mane Benoit, gui , Pierre Lxduc.p , Michel Donato.gui b , Richard Provençal, bait Amm Michel Benoit 23hOO Musique de chambre Tno pour piano, violon et violoncelle, K 502 (Mozart) 23h30 Le Voyage Intérieur «Picture Music» (Klaus Schulze) Amm Normand Séguin Veuillez noter qu'en raison de l'épreuve finale et du concert gala du Concours International de musique de Montréal, plu sieurs émissions seront retirées de l'horaire dimanche, lundi et mercredi Emission culturelle CBJ-FM 100.9 CBF-FM 104.3 CBAF-FM 98.3 C CBOF-FM 102.5 CBV-FM 95.3 CJBR-FM 101.5 0 C'liiciHilimi Drunimoinh illi.Moïk'lDIl Monirêiil ( )II;ik.i Hull Quohcc Riinoiiski 4533 Le Devoir, samedi 15 juin 1985 TOURISME LA MAREMMA Au coeur de Vantiquepays des Étrusques DANIELLE Dites « Toscane » : on vous répondra Florence, Sienne, San Gimignano peut-être; la « Ma-remma », jamais.Pourtant, s’il fallait y déverser les fleuves d’encre déjà dépensés pour elle, cette région du nord de la Toscane, aux confins du Lazio ( Latium) serait peut-être encore cette palude porteuse de ma- de routes illogiques au-dessus de paysages ou au coeur de vallées qui valent à ce coin d’Italie le surnom de « Suisse italienne », prêts à livrer leur témoignage de ces temps anciens, tout comme d’autres époques, plus récentes, mais à peine plus connues.Terre où l’histoire et les légendes moyennâgeuses se fondent en une seule coulée ; la carte « touristique » publiée par VEnte Provinciale del Tombeau de la nécropole étrusque, à Vetulonia.lària qui la tint éloignée des grands mouvements politiques, culturels et guerriers, du Moyen Âge jusqu’à son assèchement définitif, au début de ce siècle, sous Mussolini.;La Maremma est au coeur de Tan-tique Étrurie, cette civilisation dé-trjiite par les Romains en mal d’empire qui connut son âge d’or entre les ville et IVe siècles avant Jésus-CJirist.Parce qu’U ne reste d’eux, essentiellement, que des murs et d’im-ntenses nécropoles, la culture étrusque est généralement associée à la mort : rien de plus faux.Bijoux, flacons, statues, chaussures, peignes, armes s’entassent dans les musées, à Florence, Rome ou Grosseto, et témoignent de la richesse d’une civilisation qui bénéficiait des contacts réguliers avec la Grèce et la Phénicie dont les marchands fréquentaient les côtes maremmanes.Mais hors les murs, dans les plis et replis doux de la seule région de Grosseto, au coeur de la Maremma, nichent urte infinité de villages et de lieux-dits, reliés par un entrecroisement Fototeca EPT Grosseto Turismo de Grosseto propose, à elle seule, pas moins de huit itinéraires différents, de 60,80 ou 200 kilomètres, à effectuer en un, deux ou trois jours, selon votre voracité.Autant dire que si ces guides s’avèrent précieux, ils ne sont en rien indispensables : qui veut se laisser aller au gré de sa fantaisie trouvera toujours sur son chemin des espaces immobiles et merveilleux.Si vous venez du sud, vous aurez traversé le Haut-Lazio et déjà pris contact avec ces paysages somnolents qui invitent à la promenade et au rêve.Venant du nord, de Florence, Sienne ou (pourquoi pas ?) des plages de Punta Ala ou de Casti-glione della Pescaia dont les trois tours médiévales surveillent ces mers d’où surgissaient autrefois les navires des marchands grecs, votre première halte pourrait être Vetulonia, qui contrôlait autrefois, avec Roselle, le lac Prile (aujourd’hui asséché), et où il ne reste, hélas ! que peu de témoignages de Tâge d’or étrusque, sinon les innombrables tombes dispersées à 15 kilomètres à la ronde ; mais sur le premier village, rasé par les Romains, s’est élevé ensuite un bourg médiéval, assoupi, peuplé aujourd’hui d’à peine 400 habitants, agriculteurs pour la plupart, qui exploitent les riches terres sablonneuses des environs.Filez nord, nord-est, à travers une frange de plat pays : peu après avoir traversé le fleuve Bruna, vous arriverez au croisement de Roselle.À droite, la Roselle moderne, petit village peu gâté par l’histoire; à gauche, par la vieille route de Sienne, une piste d’asphalte fraîche conduit à travers champs jusqu’à T« autre » Roselle, dont depuis quelques décennies, grâce à des fouilles commencées, interrompues et enfin poursuivies, la structure émerge peu à peu au sommet de la colline.En fait, l’excursion pourrait n’avoir d’autre but que celui-là.Ancien port étrusque, Roselle passa ensuite sous la domination romaine au lendemain d’une bataille qui, selon Tite-Live, fit en 294 a.c.2,000 morts chez les Étrusques et autant de prisonniers.Ville stratégique pour les conquérants, auxquels elle ouvrait la porte de l’Italie du Nord et donnait le contrôle des zones minières des collines métallifères, elle conserva sous Fototeca EPT Grosseto Vestige de statue dans un site archéologique de Roselle.Il y a trop de touristes d^un jour à Capri CAPRI, Italie (Reuter-PC) — Les habitants de la ntagnifique île de Capri sont à perdre patience devant l’invasion étrangère.En un seul dimanche d’août dernier, cette île, surnommée la « perle de la Méditerranée », a accueilli pas moins de 30,000 visiteurs qui s’y sont rendus pour la journée.Selon M’.Saverio Valente, maire de la ville, les services pubUcs ont alors atteint le point de saturation.;« Ça ne peut plus durer, a-t-il expliqué.L’île ne peut plus accueillir autant de personnes en même temps.Nous devons, d’une façon ou d’une autre, c(mtrôler l’afflux des visiteurs.» ' Les édiles municipaux craignent, en effet, que les visiteurs d’un jour, qui passent peu de temps dans Tîle et qui y dépensent peu, feront éventuellement fiiir les touristes qui y résident durant des périodes de temps plus ou moins prolongées.Knviron 90 % dé la population locale tire ses revenus de ces touristes résidents.' « Capri est célèbre de par le monde entier pour sa beauté, la tranquillité des lieux et la paix qu’on peut ydrouver, a rappelé M.Valente.Tout cela est en train de disparaître en raison du nombre beaucoup tçop élevé de visiteurs quotidiens.» Le conseil municipal de Capri réclame une ré-diiction du service des traversiers entre la terre ferme et Tîle.Il a Tintention d’adresser une de- URSS85 ICURE DE SANTÉ — MER NOIRE I — 30 sept, au 21 oct.Moscou.Sotchi
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