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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 13 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1913-02-13, Collections de BAnQ.

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vs VOLUME [V—No.36 MONTREAL, JEUDI 13 FEVRIER, 1913 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.èoioQ Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Diredleur': HENRI BOURASSA Rédaction et Administration i 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: REDACTION: ^ Mais 7461 FAIS CE QUE DOIS I BORDEN, LAURIER, VERVILLE Le texte et la portée des trois propositions Que signifie, au juste, le sous-amendement Verville?quelle est son exacte portée?Pour le savoir, ii importe de le placer dans son cadre, à côté des textes qu’il prétend modifier; car, il vise directement l’amendement Laurier, et indirectement la proposition Borden.Ce travail nous oblige à revoir et à comparer les trois textes, mais ce ne sera pus peine perdue.Du reste, la question est aujourd’hui de pleine aclulité, puisque la Chambre sera probablement appelée, ce soir même, à donner son avis sur les trois textes.LA PROPOSITION BORDEN La proposition Borden se lit ainsi: (voir les Procès-Verbaux de la Chambre des Communes du jeudi 5 décembre 1912, p.151): "Qu’il est expédient, en rapport avec le bill actuellement devant cette Chambre intitulé: “Loi à l’effet d'autoriser des mesures en vue d'augmenter les forces navales effectives de l’Empire”, de décréter:— (a) Que, à même le fonds du revenu consolidé du Canada, il soit loisible de verser une somme n’excédant pas trente-cinq millions de dollars dans le but d augmenter immédiatement les forces navales effectives de l’Empire; j (b) Que la dite somme sera utilisée sous la direction du Gouverneur en conseil pour les fins de ta construction et l’équipement de bâtiments de guerre ou de croiseurs cuirassés, du type le plus moderne et le plus puissant; (c) Que les dits navires, une fois construits et équipés, seront placés par le Gouverneur en conseil à la disposition de Sa Majesté pour la défense commune de l’Empire; et (d) Que la dite somme sera versée et utilisée, et les dits navires construits et mis à la disposition de Sa Majesté en conformité des conditions et conventions consenties et conclues entre le Gouverneur en conseil et le gouvernement de Sa Majesté”.ninsi qu’on l’a vu, le préambule lie la résolution au projet de loi antérieurement présenté “ù l’effet d’autoriser des mesures eu vue d’augmenter les forces navales effectives de l’Empire” et affirme le principe de la contribution; l’alinéa A fixe le montant de cette contribution, tandis que les alinéas suivants en règlent le mode d’emploi.L’AMENDEMENT LAURIER L’amendement Laurier n’oppose pas, comme certains semblent® le croire, une fin de non recevoir, pure et simple, à la proposition gouvernementale.Il se compose, au contraire, de deux parties très distinctes, dont l’une conserve la première partie de la proposition et dont l’autre y ajoute.Ouvrez les Procès-Verbaux de la Chambre, séance du jeudi 12 décembre, p.232, vous y verrez que M.Borden ayant proposé "Que la dite proposition soit maintenant lue la seconde fois et agréée.” "Sir Wilfrid Laurir propose, comme amendement,—Que tous les mots apres ie mot “Que” soient retranchés et remplacés par les suivants : “Cette Chambre ne croit pas devoir donner son concours à la dite résolution et ordonne de la renvoyer au comité avec instruction de la modifier de la maniè' e suivante, savoir: de retrancher tous les mots APRES L’ALINEA A et de leur substituer les suivants”.(Suivent les sept paragraphes commençant par les mots: “Le mémoire proposé par l Amir uté” et que nous donnerons plus bas.l Mais notez tout de suite le point essentiel: M.Laurier ne demande pas à la Chambre de refuser, purement et simplement, son concours à la proposition gouvernementale; il lui demande ^’amender cette proposition.Et comment?, .l.n retranchant tous les mots APPES L’AEINEA A” et en leur substituant un nouveau texte.Donc, il conserve l’alinéa A et son préambule; donc il invite la Chambre à réaffirmer avec M.Borden, Mais si le député de Maisonneuve est réellement opposé aux deux politiques navales, il avait un moyen bien simple de manifester son opinio’ .C’était de voter contre l’amendement Laurier, puis, le terrain étant ainsi déblayé, de proposer un amendement qui aurait frappé à la base même de la politique Borden.Cet amendement rejeté, il pouvait encore proposer l’appel au peuple et, finalement, voter purement et simplement contre la proposition Borden.OiPRr HER01JX Le jubilé de Mgr Bégin Il y aura vingt-cinq ans au mois de juin que Mgr L.N.Bégin fut appelé au siège épiscopal de Chicou L’intervention américaine au Mexique La continuation et, surtout, l’aggravation des troubles au Mexique, Son | lJeva'ent forcément mettre les Etats- | Unis sur le qui-vive.Us se prépa- limi.Peu d’années après, Eminence le Cardinal Taschereau, .- - obtenait du Saint-Siège que Mgr.a .toule/ventuah»e par l’envoi Bégin devînt son coadjuteur et, en ,e na'llcs ( c‘ guerre et de troupes de debarquement, dont la mission 1898, le successeur de Mgr Taschereau prenait possession du siège archiépiscopal de Québec.A Québec, comme à Chicoutimi, Mgr Bégin a exercé les délicates et difficiles fonctions de Tépiscopat i avec un tievouemem, un H aient ci un prestige qui le font chérir de ses ouailles.Instruit aux meilleures sources d’enseignement canadien et romain, Sa Grandeur a puisé 1"’ " di* doléances soi* adressé à M.le Dr T RVanl~m’d’’ Parizeau, professeur à Uval, h l’o(Jf 1 ’ V casion du décès de sa bion-aimée mère ’ n i don -, 1 r du dit dc- D! rue Amherst, en la cite de Montréal, seront vendus par Madame A.^rimuTde"MotÆ! hi'",s ^ Pc plus, que copie de la résolution I en ' ! i;/, u™ soit envoyée aux iouniaux.^ k n,q f n %.».*ôsë*»UBU REVOLUTION AU MEXIQUE Durant toute la journée hier, fédéraux et rebelles se sont livré à de rudes batailles, laissant aut ur l’eux des morts et des olessés ( Le président Madero tentera un dernier assaut contre l’armée rebelle aujourd’hui.— Les Etats-Unis se préparent à envahir le territoire mexicain et trente mille hommes ont été mobilisés à cet effet En Angleterre et en France, la presse consacre de longs articles à la situation actuelle au Mexique.— Plus de quinze mille étrangers dans Mexico ont demandé à leurs gouvernements respectifs d’intervenir immédiatement T CHIHUAHUA EN FAVEUR DE DIAZ (Service particulier) El Paso, Tex., 12.— D’après les dire des passagers arrivant de la capitale de l’état, il y eut hier soir, dans la ville de Chihuahua, une émeute en faveur de la révolution de Péli?Diaz.On ignore si la garnison fédérale s’est révoltée.Washington, 12.— Le président Taft et le cabinet sont d’accord poux déclarer que le Congrès dodt partager la responsabilité d’une intervention au Mexique.Le président et ses collègues ont passé toute la journée à conférer et il a été décidé que, si la situation mexicaine devient si grave qu'elle exige l’invasion de ce pays par les troupes américaines, M.Taft enverra un message au Congrès, où il expliquera tous les faits qui se rapportent à la situation.Aujourd'hui, tout a été réglé en cas d’une intervention.Environ 15,-000 hommes de l’armée et de la marine sont prêts à entrer en campagne.A l’heure actuelle, six “dreadnoughts”, portant approximativement 6.000 marins et officiers, se dirigent à pleine vapeur vers les ports du Mexique.Dix autres cuirassés de la flotte de l'Atlantique,sont à l’ancre à soixante-dix heures de Guantanamo, et n’attendent que le signal pour partir.Il y a de plus, lè croiseur Denver, qui est en route pour Acajutla, Salvador ; le transport Buffalo, en route pour Corento, Nicaragua ; le croiseur DesMoines, en route pour Bluefields, Nicaragua ; la canonnière Nashville, en route pour Puerto Cortes, Honduras, et la canonnière Annapolis, en route pour Ama-pula, Honduras.Tous ces vaisseaux longent ou longeront bientôt les côtes du Mexique.Ils changeront de route au premier appel et se rendront dans les ports qu’on leur aura assignés.ON A FAIT CE QU'IL ETAIT POSSIBLE DE FAIRE On a suggéré en certains quartiers que l’invasion du Mexique par des troupes, constituerait un tel acte de guerre qu’il ne pourrait être justifié que par une résolution du Congrès.Afin de rencontrer cette objection constitutionnelle, au cas où les transports seraient envoyés à Vera Cruz, il est compris que les commandants recevront ordre de ne faire débarquer leurs troupes que lorsqu’ils en recevnaat l’autorisation du congrès.A moins que l’une des deux factions, dans la ville de Mexico, ne remporte une victoire décisive sur l’autre, avant un jour ou deux, il est prabable que l’ambassadeur Wilson demandera aux résidents américains de la capitale, de se rendre dans les ports ou autres places, où iis seront plus en sûreté.Cet exemple sera sans doute suivi par les représentants des nations étrangères.Environ 17,000 étrangers se trouvent à l’heure actuelle dans la ville de Mexico, et les gouvernements étrangers ont reçu un grand nombre de lettres où l’on implorait lèur secours.Ceux-ci, cependant, se fient sur les dispositions prises par les Etats-Unis pour assurer la sauvegarde, non seulement des Américains, mais d« tous les étrangers.UNE AMERICAINE EST TUEE Mexico, 12.—Une américaine, Mme Holmes, a été tuée au plus fort de la bataille, à 2 heures, cet après-midi.Une autre, Mme Griffiths, a eu les deux jambes fracassées alors qu'elle était à faire son dîner.Voici maintenant le texte de la notification qui a été envoyée au général Félix Diaz, aujourd’hui, par le ministre de la guerre mexicain.UN AVIS A DIAZ “Le feu de votre artillerie met en danger la vie et les intérêts de ceux qui ne combattent pas, spécialement les résidents étrangers et les ministres diplomatiques.“Comme cela est une violation flagrante des lois de la guerre chez les nations civilisées, je vous notifie que, si vous ne limitez pas votre bleu à la zône des combattants, nous considérerons comme hors de loi, tous ceux qui occupent l’arsenal, lorsque cette position sera prise par nos troupes."Lo gouvernement sera inflexible dans son devoir, pour vous obliger à, garder la paix.SI, par votre attitude anti-patriotique, vous aggravez l’état déjà sérieux du pays, vous en porterez toute la responsabilité devant l'histoire et devant la nation mexicaine.” tration, et en dernier lieu pourrait permettre la création d’une ligne de communications au moyen d’une expédition navale, si nécessaire, entre la capitale mexicaine et la flotte de l’amiral Fletcher, actuellement au mouillage à Vera-Cruz.LA PROTECTION DES ETRANGERS A moins que l’un des deux partis nj remportent une victoire décisive dans la ville de Mexico, il est probable que l’ambassadeur Wilson recevra l’ordre de loger les citoyens américains résidant en la capitale, dans les ports ou autres lieux de sûreté.Les représentants des nations étrangères agiront de même.La présence de 17,000 étrangers dont le gouvernements ont reçu des appels d’assistance, constitue dans les circonstances un grave danger.Reconnaissant la disposition du gouvernement américain à protéger | les Européens et les Asiatiques aussi bien que ses propres citoyens, jusqu’ici les agents diplomatiques des puissances étrangères à Washington n’ont fait que s’enquérir de la situation actuelle dans la capitale mexicaine.L’esclavage des enfants dans les fabriques modernes UN RAPPORT PRESENTE PAR UNE COMMISSION D’ENQUETE DE NEW-YORK REVELE QUE DES ENFANTS DE TROIS ANS TRAVAILLENT DANS DES FABRIQUES DE CONSERVES ALIMENTAIRES.VINGT-SIXIEME ASSEMBLEE ANNUELLE DE U CHAMBRE DE COMMERCE Albany, 12 — Le rapport de la “New-York State Factory Investigation Commission”, qui a été soumis à la législature, aujourd’hui, décrit comment des enfants sont obligés de demeurer plusieurs heures dans de froides et infectes cabanes ; et comment des femmes sont obligées de tra vailler excessivement, pour une maigre pitance, dans les grands établissements industriels de l’état.La plupart de ces enfants sont employés dans des fabriques de conserves alimentaires et leurs conditions de travail sont absolument illégales: Le rapport dit qu’il y a même des “bébés” qui sont employés et que, dans trente-trois établissements qui employaient 1,259 enfants, pas un ne déliassait l’âge de quatorze ans.Les plus jeunes étaient âgés de trois ans.Au sujet des femmes, le rapport dit qu’il y en a qui travaillent de seize à vingt et une heures par jour, et cela pendant des semaines et des semaines, sans jamais prendre de repos.La moyenne de paie est de dix centins par heure.La Commission qui fut instituée par la législature, en 1911 pour répondre à une demande populaire, compte parmi ses membres le sénateur Robert F.Wagner, l’orateur de l’Assemblée Alfred E.Smith, et le président de la fédération américaine du travail, Samuel Gompers.Elle a lieu hier après-midi.— Son Honneur le maire de Montréal assermenté les nouveaux officiers.— Rapport tiès satisfaisant.— Important discours du colonel Labelle Au Conseil Municipal d’Outremont M.BEAUBIEN REELU MAIRE LES ANTECEDENTS CREES PAR LA GUERRE CIVILE Une évacuation complète de Mexico par l’élément étranger va causer à ce dernier des pertes d’argent considérables.D’autre part, si l’on considère les antécédents établis durant la guerre civile, il est douteux que l’on puisse exiger des compensations du gouvernement, quel qu’il soit, qui existera après la fin des hostilités dans la capitale mexicaine.Il appert du reste que l’administration va trouver également difficile d’adhérer fortement à cette politique reconnue officielle de la non intervention, si la situation actuelle n’amène pas des changements prochains vers un meilleur ordre de choses dans la ville de Mexico.Pour ajouter à la difficulté du moment, le Département de l’Etat a reçu très tard hier,du consul Garret, à Laredo, Texas, la nouvelle que tous La appareils de la T.S.F.se trouvaient au sud de Monterey et que toutes les communication entre ce dernier point et Laredo n’étaient possibles que par voie de mer.Une surveillance sévère des communications entre les Etats-Unis et l’ambassade américaine de Mexico, dans ces circonstances critiques, amènerait sûrement un changement dans la politique de l’adminia- L’OPINION EN FRANCE (Service particulier^ Paris, 13.—On s’occupe plus actuellement, en France, de la guerre civile au Mexiqu que des hostilités dans les Balkans.Les diplomates surtout observent avec la plus grande attention l’attitude des Etats-Unis.On s’attend à l’intervention de ce pays avant que l’ordre soit rétabli.Le ministère des affaires étrangères refuse de faire des déclarations au sujet du conflit actuel, comme il tient à rester dans les limites de la plus stricte neutralité.Le ministre reçoit cependant de fréquentes communications du chargé d’affaires de la France à Mexique.La légation mexicaine de Paris transmet aussi de temps à autre aux représentants des gouvernement- étrangers les nouvelles rassurantes qu’elle reçoit au sujet du gouvernement de Madero.A la bourse des valeurs mexicaines dans lesquelles les Français ont fait des placements considérables, n’ont guère été affectées par les rapports de la guerre et elles sont remontées au même niveau après une dépression inappréciable.LA PRESSE ANGLAISE Londres, 13.— Plusieurs journaux du matin d Londres publient des commentaires sur les troubles du Mexique.Presque tous ils admettent que Ls Etats-Unis ont le droit d’intervenir.De “Daily Graphie” dit cependant que cette intervention pourrait sensiblement modifier la carte de l’Amérique du Nord.LES AMERICAINS FUIENT LA CAPITALE Mexico, 13.— Un grand nombre d’Américains ont pris la fuite mardi soir, craignant la bataille du lendemain.Le bombardement a été beaucoup plus fort hier que mercredi, mais on croit cependant que les pertes de vie sont moins nombreuses., Dans la journée, le général Diaz avait encore gagné du terrain.Il a bombardé la ville avec plus de persistance que la veille, a creusé une tranchée autour de la citadelle et a, de plus, envoyé un détachement pour attaquer le Palais National.Cependant Madero avait l’air paisible, et pendant le potin du bombardement il vaquait tranquillement à ses affaires, prenant souvent conseil du ministre des finances.Le général Diaz dirigeait les opérations du haut de l’arsenal.Il a dit qu’elles n’étaient que défensives et se montrait très optimiste lui aussi.Les dégâts causés par les obus sont immenses.La plupart des maisons nui ont souffert appartiennent à des Mexicains, mais un grand nombre des Américains louaient des bureaux.Le narc central de la ville, orné d’arbres magnifiques est saccagé, et le théâtre national en construction a été partiellement démoli.Les consuls des nations sont allés | trouver le président Madero et ont eu beaucoup de peine à.obtenir de lui qu’il cessât les hostilités à condition que le général Diaz en fît autant.M.E.D.Hamer fut désigné pour aller parlementer avec Diaz.Bien qu’il fût mohié dans une automobile battant le drapeau blanc, cependant ce véhicule devint la cible des deux armées.Le parlementaire ne fut pas atteint.A rassemblée du Conseil municipal d’Outremont hier soir, on a procédé à la nomination du maire, du pro-maire et des membres des divers comités.Proposé par le conseiller Robinson, appuyé par l’échevin Corbin, M.Beaubien a été réélu maire.Sur la proposition des échevins Munro ef Fiché, M.Cooke, est nommé pro-maire.Les divers comités se composent comme suit : Finance — MM.Cooke, prés., Corbin et Piché.Police — MM.Munro, prés., Corbin et Piché.Chemins — MM.Bessette, prés., Robinson et Piché.Parcs — MM.Robinson, prés., Little et Corbin.Conduits souterrains — MM.Little, prés., Corbin et Stuart.Expropriation — MM.Corbin, prés., Munro et Bessette.Edifices — MM.Piché, prés., Little et Coke.Sur la proposition du conseiller Robinson, secondé par le conseiller Piché, concernant la question des salaires officiels, soulevée par M.le maire, une somme de $1,500 à été votée unanimement à cet effet.L’échevin Little a attiré l’attention du conseil sur une mascarade qui aura lieu sur le patinoir de la ville, vendredi prochain, le 14 février.On s’est déjà ménagé les services d’une fanfare.On prévoit un succès sans précédent pour cette mascarade.Les arrestations à Forcimine LES OUVRIERS PROTESTENT AUPRES DU PROCUREUR GENERAL.Toronto, 12 — Une protestation a été présentée, ce matin au procureur général, par une délégation d’ouvriers au sujet de l’arrestation de quatre mineurs, opérée le 20 décembre, à Timmins, Porcupine.Sam Atkinson, représentant la Fédération des Mi-j neurs de l’Ouest, a dit à l’honorable M.Foy que les mineurs de Cobalt et! de Porcupine étaient tellement mécontents de l'état de choses actuel, ! qu’il était très possible qu’ils déclarent une grève générale, grève qui immobiliserait les opérations minières dans tout le district du nord.La délégation expliqua que les quatre hommes arrêtés ne comprenaient pas l'anglais et, par conséquent, ne savaient pas que l’ordre leur avait été donné de quitter la plateforme de la station.Quand ils la quittèrent, Ils furent enfermés et privés longtemps de nourriture.Trois d’entre eux ont demandé uni procès par jury, ce qui leur a été re-l fusé ; on a également refusé à leur! avocat de les juger devant le magistrat du canton de Whitney.Ces hommes ont été condamnés A une incar-«'¦••• “ n de six mois dans la prison | centrale.La délégation a protesté contre la1 nomination sous serment de détecti-i ves de l’agence Thiel, comme constables, croyant que tout constable spécial devait être citoyen canadien.L’honorable M.Foy a promis d’ex-j aminer l’affaire.Cercle Vanmiieüi REMERCIEMENTS Sans se soucier des représentations! des ambassadeurs qui demandaient de | limiter la zone de combat, Madero et Diaz ont continué de diriger leur feu ' de côté et d’autres.Les rebelles surtout ont détruit un grand nombre des oins beaux édifices de la ville, parce que les fédéraux y avaient installé des mitrailleuses qui réduisaient presque ; au silence l’artillerie légère de la cita-! delle.MADERO A L’ATTAQUE Mexico, 13.— Madero a décidé de faire une attaque combinée contre les rebëüês aujourd’hui, mais les partisans de Diaz semblent fortement retranchés.On ne psut connaître de véritables versions sur tout ce qui sc passe dans la ville parce que le gouvernement a le contrôle des dépêches.LES CUBAINS S’INQUIETENT Cuba, 13.— Le gouvernement inquiet du sort de nombre de ses nationaux qui habitent le Mexique a décidé d’envoyer le cuirassé “Cuba” dans les eaux mexicaines avec un détachement d’infanterie de marine.Les membres du Cercle Vannutelli | remercient les généreux bienfaiteurs qui ont aidé à la fondation de leur Cercle d’études en daignant assister à leur Premier Euchre-Concert qui eut lieu le 22 janvier dernier, dans la .salle de 1 Académie Saint-Jean Bcrchmans, coin des rues Chambord et Marie-Anne.Ils remercient surtout les artistes distingués qui ont bien voulu prêter leur concours, les donateurs des ma- ! gnifiques prix qui furent distribués et1 les Zouaves Pontificaux qui sont venus par leur présence, rehausser l’éclat de cette fête intime.ALBERT MOFFATT.Secrétaire.MEFAITS DES REBELLES 'Servies tmrticuPer) Laredo, Texas, 18.— Les rapports des hauts fonctionnaires des chemins de fer nationaux disent que les rebelles ont brûlé la station coloniale de cette ligné dans la ville de Mexico un édifice superbe évalué à $400,000.On ne sait si Tincendie a été allumé par une main criminelle ou s’il a été causé par des obu*.A l’occasion de l’installation des ' nouveaux ofwciers, un bon nombre de membres de *a Chambre de Commerce de Montréal assistaient hier à la : 26ième assemblée annuelle.Cette assemblée était présidée par M.L.C.de Tonnancour qui avait à sa droite Son Honneur le maire de Montréal et à sa gauche le lieutenant colonel Labelle.M.Arthur Lemont, secrétaire adjoint, donna lecture du procès-verbal de la dernière assemblée puis communiqua le rapport des scrutateurs qui fut adopté sans discussion.On sait que tous les officiers de la Chanfbre furent «lus par acclamation.Quant aux conseillers, comme il y avait trente-deux candidatures et qu’il n’y a que vingt nominations à faire, on procéda aux élections ces jours derniers.Le scrutin a donné ; le résultat suivant : MM.Desmarteau, Alexandre, comptable-liquidateur ; M.De Tonnancour, L.C., marchand-tailleur; M.Dufresne, Oscar, manufacturier de chaussures ; M.Ethier, Joseph, de Laporte et Martin ; M.Filiatrault, Joseph,de Filiatrault et Lesage ; M.Baillar-geon.J.B., entrepreneur de camionnage ; M.Bédard, Rodolphe, expert-comptable, agent financier ; M.Ber-thiaume.Arthur, gérant de “La Presse” ; M.D’Argencourt, L.O., é-picier ; M.Granger, Alphonse A., lib.de Granger Frères ; M.Gravel, Lud-ger, négociant ; M.Labrecque, J.O., marchand de charbon ; M.Lavallée, A.8., marchand de chaussures ; M.Frigon, A.P., comptable-banquier ; M.Gagné, Léon, de la Western Lumber Co.; M.Gareau, J.O., marchand de nouveautés ; M.Rolland, Emile, de l’Imp.Moderne ; M.Tarte, E gène, co.-prop.“La Patrie” ; M.Pa.uzé, Frank, agent et manufacturier ; M.Martin, C.E., de P.P.Martin & Cie.M.Armand Chaput, président sortant de charge, avait envoyé d’Europe son rapport annuel.Il est publié en entier dans le dernier numéro du Bulletin de la Chambre de Commerce, de même que le rapport de M.W.U.Bol vin, secrétaire de la Chambre.Ces deux documents furent considê-lés comme lus et adoptés M.G:o.Gauthier, trésorier, soumit un rapport financier des plus satisfaisants.M.de Tonnancour pria les nouveaux officiers de prendre leur sièges.M.le maire les assermenta puis le lieutenant-colonel Labelle, le président élu, prononça le discours qui suit : Messieurs, Venant d’être proclamé élu président de la Chambre de Commerce, je ne puis m’empêcher, en prenant mon siège, de vous faire part que c’est avec une certaine hésitation que j’acceptai d’être mis en candidature ; je craignais que mes fonctions de commissaire du port fussent incompatibles avec celles de président de la Chambre de Commerce.Mais, Messieurs, l’unanimité avnj laquelle vous m’avez élevé à l’hon neur de présider vos délibérations et de diriger les destinées de notre Chambre m’est une preuve non équi voque que vous ne tenez pas compte de mes scrupules.Je vous en sais infiniment gré.Je vous remercie bien cordialement de l’honneur que vous me faites, et je veux voir dans cette élection faite sans opposition, un autre témoignage de votre sympathie, dont je suis extrêmement touché ; je veux y voir encore une marque de confiance dont j’ai besoin pour remplir, avec tant d’autres tâches, toutes lourdes, celle qui est imposée au président de la Chambre de Commerce de la métropole du Canada.Mais je sais d’avance que la tâche me sera rendue facile par le concours le plus zélé et le plus sympathique des vice-présidents, de même que par la collaboration de tous mes collègues du conseil.Messieurs, je regrette l’absence de M.Chaput, auquel j’aurais voulu dire qu’il a bien mérité de notre Chambre.Nous pouvons tous lui rendre le témoignage qu’il a toujours apporté le plus gran* zèle dans l’exercice de ses fonctions, et que toujours il a fait honneur à notre institution.Son passage à la présidence aura été bienfaisant, et nous lui devrons d’avoir, avec l’appui de ses collègues, donné à nos locaux, Vaspect si neüf et si attrayant n«T nintenant ; d’avoir contribué par tous les moyens à faire grandir notre prestige, et d’avoir, en tout et partout, travaillé à étendre de plus en plus l’influence de notre Chambre ; et dans nos cœurs, son passage laissera un souvenir vivace.Je fais aussi des vœux pour que son zèle ne se ralentisse pas et qu’il revienne nous aider de son travail si actif et si eïficace.• Je veux aussi souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux conseillers, et je compte que tous ensemble, officiers et directeurs, nous ne serons raûs que par le même sentiment i celui de travailler de plus en plus à faire grandir notre association, et du même coup de travailler â premau-voir de plus en plus les intérêts du commerce et de l’industrie de Montréal d’abord, puis du pays tout entier.Il ne faut pas oublier que c’est de Montréal que part lo mouvement économique qui met en fonctions presque toute l’activité nationale.Messieurs, je n’ai pas la prétention de vous soumettre un programme bien ê'nl ¦ >n>me, je l'ai défini en une phrase il y a un instant ; tous mes efforts vont tendre à faire grandir le prestige de notre institution, à étendre au loin son action et par ce m»yen, travailler à promouvoir les intérêts du commerce.8i je comprends bien le rôle d’une Chambre de Commerce, je crois que ce rôle consiste d’une part à assurer à l’Intérieur l’activité du marché national ; d’autre uart, à chercher à lui créer des débouchés au-delà des frontières.L’hon.M.Foster, ministre du Commerce.disait dans une conférence qu'il fit devant le Board of Trade de Montréal, en mai dernier que de nos jours, les Chambres de Commerce ne doivent plus être comme du temps do nos pères ; une sorte do bureau académique ; de nos jours,les Chambres de Commerce ne doivent plus s’occuper seulement de l'examen et de la solution théorique des grandes questions qui se présentent ; mais doivent plutôt s’organiser de mieux en mieux à assurer l'essor du commerce.De plus les Chambres de Commerce ne doivent pas borner leur objectif à la défense des intérêts de leurs membres qui sont toujours trop peu nombreux pour prétendre représenter runiversalité des intérêts de toute leur ville ; il leur faut aussi sae préoccuper des intérêts qui précisément, ne sont jjas représentés parmi eux.Une Chambre de Commerce, mettant de côté toute idée particulière en matière économique, doit s’inspirer des besoins du pays tout entier, considérer sa situation dans le monde et son expansion nécessaire.Je crois que notre Chambre arriverait à remplir plus complètement sçm rôle, et travaillerait mieux à l’expansion du commerce si elle réorganisait les comités qu'elle a actuellement, de façon à en faire de grandes commissions permanentes au sein desquelles ses membres seraient mieux et plus utilement répartis.Par exemple, nous pourrions créer les cinq grandes commissions suivantes : L— La commission d'importation, qui s’occuperait des questions économiques relatives aux Douanes, aux traités de commerce, etc.2.— La commission d’exportation qui étudierait toutes les questions intéressant le développement du commerce extérieur ; cette commission pourrait se sectionner en divers comités qui s’oceuperaieot des relations économiques entre le Canada et divers pays, et ainsi il y aurait un comité français, un comité belge, un comité italien, un comité anglais ou américain.3.—La commission du commerce interprovincial qui s'occuperait de tout ce qui peut contribuer à développer les relations commerciales entre les diverses provinces du Canada.Cette commission pourrait étudier avec a-vantage, par exemple, la question de : mettre plus d'uniformité dans les lois commerciales du Canada, et dans leur exécution.4.— La commission de législation est toute désignée pour étudier la législation cammerc'iale ou industrielle émanant soit du pouvoir fédéral, soit du pouvoir provincial, soit dé l’autorité municipale.>ô.La commission des transports s occuperait des vcé.es et moyens de communication ; elle se sectionnerait en comité des chemins de fer,en comité de ports, rivières et canaux ; en comité de trafic local ; en comité des postes, télégraphes et téléphones.Rien n’empéchera d’exister encore certains comités qui fonctionnent actuellement.comme celui des Affaires municipales, de l’enseignement technique et commer Maintenant quand tout ce mécanisme aura été organisé, pourquoi ne | 1‘adapterions-nous pas à un méca-i nisme encore plus considérable et qui i dans son mouvement embrasse tout | le globe ?Ainsi pourquoi notre Chambre de Commerce, par l’intermédiaire des comités de sa commission d’exportation n’entrerait-elle pas en relations avec les multiples : Chambres de Commerce créées sur | toute la surface du globe par l’An-i gleterre est représentée dans les di-: vers pays du monde par 29 Chambres de Commerce, la France par 26 l’Italie par 30 environ.Grâce à ces Chambres de Commerce, ces diverses contrées peuvent, par leur j activité, maintenir le prestige de i l’industrie et du commerce de leur ! pays, tout’ en assurant leur expansion mondiale.Il en sera ainsi pour nous, si nous savons tirer parti de ce formidable organisme économique qui fonctionne dans tout l’univers.Mais, Messieurs, pour mener à bonne fin une telle réorganisation, il va falloir intéresser de plus en plus nos membres d’abord, puis tous les hommes d’affaires à notre institution ; et à cette fin j’ai le souci d’entre-j prendre une grandè campagne de pro-I pagande.Pour cela nous pourrions créer un comité de recrutement auquel nous donnerions des pouvoirs considérables, en vue de faiciliter mieux son action.Depuis nombre d’années, le commerce de Montréal se développe considérablement.Des milliers d’établissements nouveaux ont été fondés, or, il faudrait que la Chambre de Commerce bénéficiât de ce développement, en augmentant en raison directe l’effectf de ses membres.Avec la collaboration de vous tous, noua pouvons atteindre des résultats merveilleux.Tel est tout mon programme.Si je réussis à le réaliser comme je l’ai conçu, je crois que j’aurai contribué à faire grandir le prestige de l’institution dont vous me confiez, pour cette année, les grandes destinées.Je m’appliquerai de plus à réaliser certaines conceptions de mon prédécesseur qui a vu arriver trop tôt l'expiration de son terme d’office, pour pouvoir terminer tante son œuvre.En terminant, je compte que Messieurs les journalistes, qui dans le passé ne nous ont jamais ménagé leur appui, continueront de nous aider dans l’exécution de nos travaux divers, comme dans la propagation de nos idées diverses.Permettez-moi, Messieurs, de voua renouveler me* remerciements et de vous inviter à m’aider à mener à succès tout ce qde j’entreprendrai pour le plus grand bien de la Chambre.Après ce discours, MM.le 1er et 2e vice-présidents dirent aussi quelques mots, et la séance fut levée.Le pianiste Friedheim U ne faut pas oublier que c’est lundi prochain, le 17 février, que nous en-i tendrons à la salle Windsor l’incomparable Friedheim.Ce grand maître attire à lui en ce moment tout le mon-1 de musical, il ne provoque en traver-! saut les Etats-Unis que triomphe sur 1 triomphe.Voilà une occasion magnifique pour nos amateurs d’aller se régaler, en allant entendre ce maître du piano, le premier pianiste étranger | qui nous visite cette saison-ci.M.Friedheim a été l’élève de Liszt pendant huit ans et son plus grand ; ami.On peut se procurer encore des billets à la maison Ed.Archambault.D.GAGNON&CIEl MAGASIN A RAYONS ANGLE ST-LAURENT ET DORCHESTER EN FOULE DEMAIN A LA VENTE DU VENDREDI Dans tous les départements.Faites-vous une petite liste de ce dont vous avez besoin.C'est le temps d’économiser sur les prix.Venez sans faute, il y a un grand nombre d’OCCASIONS qui ne sont pas annoncées faute 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