Le devoir, 7 février 1913, vendredi 7 février 1913
VULU/YiE IV -INO.MONTREAL, VENDREDI 7 FEVRIER, 19U UN SCU LE NüMckü ABONNEMENTS : - Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.93.00 UNION POSTALE .96.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.91.00 ETATS-UNIS .91.50 UNION POSTALE .93.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71a RUE SA*M'T' 'ACQUES MONT* U .———— ^ TELEPHONE! T ADMINISTRA * s Ma» 746i REDACTION : | 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! 1 LA VERITABLE “ URGENCE ” PATRIOTISME ET POTS-DE-VIN Quelques braves gens, hommes de bonne foi, mais naïfs, m’objee-lent ceci: “Vous opposez d’excellents arguments à la politique navale du gouvernement Borden comme à celle du parti libéral; vous prouvez fort bien que l’Angleterre n’a nullement besoin d’argent et de vaisseaux, que le Canada n’a aucune obligation de cette nature envers la Grande-Bretagne, et que nos politiciens n’ont pas le droit de nous imposer ce fardeau;—mais comment expliquez-vous l’ardeur que mettent les deux partis à s’avancer de plus en plus dans cette voie?Les politiciens bleus ou rouges ne sont pas tous des imbéciles; ils savent quels risques ils courent.La loi navale a été la cause première de la chute du ministère libéral.Les conservateurs le savent; cependant ils se jettent tête baissée dans la même fondrière; et les libéraux, en dépit de la leçon du passé, s’y précipitent avec eux et s’y enfoncent même davantage.Ils doivent avoir de “bonnes raisons”’ Et puis, si l’Angleterre n’a besoin de rien, comment se fait-il que l’Amirauté accepte ta contribution que lui offre le gouvernement canadien?” Tout cela n’est pas mal posé.Ecartons d’abord la dernière objection.L’Angleterre n’a besoin ni d’argent ni de vaisseaux, c’est certain; mais elle a besoin d’hommes.Ses gouvernants, terrorisés par la crainte de la révolte des organisations ouvrières, n’osent pas imposer le régime de la conscription.-Ils préfèrent laisser chauffer à blanc le loyalisme des colonies, afin d’en tirer un jour des équipages, comme les Romains de la décadence recrutaient leurs légions parmi les barbares latinisés des provinces conquises, tout fiers de servir l’Empire et de manger à la table de César.Le gouvernement britannique, je-crois l’avoir démontré, ne voit, dans le cadeau de M.Borden, qu’un acompte de la contribution du Canada, laquelle devra se solder, tôt ou tard, en chair humaine.D’ici là, si nous sommes assez bêtes que de leur donner notre argent, ils ne sont pas assez sots que de le refuser.Ce qui est pris est pris; les Anglais sont gens pratiques.« « * 11 y a d’ailleurs un autre motif, qui explique à la fois l’assentiment de l’Amirauté à la proposition de M.Borden, et l’ardeur croissante que nos politiciens bleus et rouges mettent à “sauver l’Empire” à coups de millions et de dreadnoughts.Les journaux de parti et la presse jingo affirment que c’est la volonté “manifestement unanime et irrésistible de la population anglaise du Canada qui force le parlement à voler au secours de la mère-patrie.” Nous avons maintes fois prouvé la fausseté de cette prétention.Un plébiscite aurait démontré que nous avons raison.Et c’est pour cela qu’il n’y aura pas de plébiscite.Qu’on note bien ceci: le principal motif pour lequel le ministère a refusé un plébiscite, c’est que les ministres jingos craignaient de ne pouvoir réunir la majorité des votes des provinces anglaises en faveur de la contribution.Non, ce n’est ni l’ardeur du patriotisme, ni la crainte ou le respect de l’opinion, ni même la soif des honneur*; qui poussent les politiciens dans cette voie; c’est toui bonnement la cupidité, Vauri sacra fames.On a dit qu’au fond de tout drame de la passion humaine il faut “chercher la femme”.Dans la coulisse de la plupart des scènes parlementaires de notre pays, moins passionnel et moins raffiné que les pays d’Europe, cherchez la bourse et le pot-de-vin.Quelqu’un de fort bien renseigné me disait tout récemment que la part de la caisse électorale et de certains politiciens torys, dans les tren-le-cinq millions destinés à “accroître les forces navales effectives de l’Empire”, serait de trois millions.C’est plus qu’il ne faut pour ébranler bien des vertus farouches, rompre les promesses les plus sacrées et Enflammer l’ardeur de maints Patriotes.D’où viendrait cette grasse prébende?Des constructeurs de navires, parbleu ! Et ce serait pour eux un excellent placement.Le capitaine ïteid a établi, à l’aide de données fournies par M.Arnold Hills, directeur île la compagnie des Thames Iron Works, que le profit réalisé sur la construction de chaque dreadnought est de §53,320,000, soit, sur les trois vaisseaux que M.Borden et ses collègues veulent faire construire à nos ièpens, un bénéfice de près de dix millions de dollars.Trois millions jetés dans la.caisse du parti bleu et dans le gousset de quelques patriotes, laisseraient encore sept millions aux constructeurs.Du reste, le tribut ainsi prélevé «sur l’épargne des gogos du Canada l’est qu’une infime proportion des intérêts en jeu.* fi’ * Le Globe, citant le Morning Leader, de Londres, a publié, le 8 août iernier, le tableau suivant qui indique la capitalisation, à la clôture de /l’année 1901), des six principales compagnies anglaises qui construisent îles vaisseaux de guerre et fabriquent des armes; t'ickers-Maxim.Cammell-Laird.i\ rm s t rong-Wh i two r 1 h.Beardmore .;.John Brown.Thames Iron Works.Actions £0,200,000 2,372,895 1,210,000 2,000,000 3,218,500 000,000 Obligations £2,956,200 1,728,511 2,500,000 1,716,521 1,018,292 261,044 £17,601,395 £10,180,508 Soit, en tout, cent trente-cinq millions de dollars.La rémunération de ce capital dépend entièrement des programmes de construction navale et des armements de la Grande-Bretagne et des nations clientes de l’Angleterre;—et ces programmes de guerre croissent en proportion des rivalités et des méfiances entre l’Angleterre et l’Allemagne.De là l’intérêt des détenteurs d’actions et d’obligations de ces compagnies à créer “I entretenir des paniques et à pousser à la construction des vaisseaux de guerre et particulièrement des dreadnoughts, le type de navires sur lequel ils réalisent les profits les plus considérables.Le capitaine Reid, se basant sur les calculs de .M.Arnold Hills, estime ces bénéfices à 81,680,000, sur la seule armature de la coque, pour les compagnies qui, comme Vickers-Maxim et Cammel-Laird, participent aux profits de Tcx-ploitation des brevets dont le monopole appartient à l’usine allemande Krupp.Car, ne l’oublions pas,—c’est ce qui fait le caractère effroyablement grotesque de celte situation: les manufacturiers anglais partagent avec les constructeurs allemands les bénéfices qui résultent de cette folle rivalité entre les deux nations.Tandis que les uns poussaient à l’accroissement de la flotte allemande, les autres créaient la panique en Angleterre et imposaient au gouvernement britannique une extension de son programme naval.Le mouvement se ralentissant, en Angleterre, grâce à la résistance des classes auvrières et des hommes éclairés, qui veulent, à bon droit, enrayer cette ïoursc à la mort ou à la banqueroute, les cormorans se transportent aux mlonies; ils achètent des journaux et des politiciens, ils font décorer des parvenus cossus et puissants, ils créent une “opinion” artificielle mais bruyante et bien alimentée; ils imposent aux partis des superdread-loughts ou des escadres “locales"—-puis ils retournent en Allemagne et lirent parti de la folle politique des colonies anglaises pour pousser à in nouvel accroissement du programme allemand; puis ils reviendront m Angleterre créer une nouvelle panique et réclamer de nouveaux vais-icaux, toujours plus puissants et plus coûteux.Et ainsi de suite jusqu’à se que les peuples révoltés mettent fin à cette gigantesque exploitation le la bêtise humaine.Et notez que dans ce tourbillon, où nos politiciens nous en (rainent, tournent non seulement TAllemagne et l’Angleterre, mais encore toutes es nations qui, prises à leur tour de la folie, vont verser leur grain dans es meules de Krupp et de Vickers-Maxim.» « • Les bons gogos de Montréal connaissent les coups de filet opères b leurs dépens et la domination exercée sur nos corps publics par les pirates de la finance, comme, par exemple, la Montreal Light.Heat and Power ou la Compagnie des Tramways.Pour se rendre compte des procédés du trust anglo-allemand, ils n’ont qu’à élargir démesurément le cadre des opérations et à multiplier le chiffre des intérêts en jeu.Nos petits faiseurs opèrent sur une ville à population bonasse; ils n’ont à manoeuvrer qu'un conseil municipal et vine législature, où deux ou trois politiciens retors se fonl suivre facilement de tout le troupeau bêlant.Le syndicat anglo-allemand des constructeurs de navires étend ses lentacules sur tous les empires du globe.Il domine et achète rois et pré-lidents de république, nobles et plébéiens, sénateurs et députés.Il trouve tant qu’il lui en faut des “orateurs” et des “écrivains” pour faire “l’opinion”, laquelle, à son tour, raffermit les politiciens timides et assure l’impunité à ceux qui partagent dans les bénéfices, Ulnvestor's Review, de Londres—Turn des journaux les plus sérieux de la finance anglaise—a affirmé qu’au nombre des actionnaires de trois des fabriques anglaises dont j’ai indiqué les noms, se trouvaient trois ducs, deux marquis, cent vingt comtes et barons, trente-deux baronnets, trente chevaliers, treize députés, dix-neuf magistrats, quarante-trois officiers de la flotte et de l’armée, quatre financiers importants, et dix-sept journalistes ou propriétaires de journaux.Et comment compter et retracer toutes les influences politiques et sociales dont les noms ne figurent pas sur lev; listes d actionnaires, mais qui ont un intérêt avouable ou inavouable dans ces entreprises?Tout le monde connaît, en Angleterre, l’histoire de ce membre du conseil de l’Amirauté, qui, après avoir contribué à créer la panique allemande” en trompant le ministre de la marine,—lequel, à son tour, trompa le parlement et lui arracha quelques millions de plus pour le budget de la marine,—jeta le masque et passa au service immédiat de 1 une des grandes compagnies, dont il était déjà, du reste, le truchement dans le conseil de l’Amirauté.Pour un qui est parti, ne croit-on pas qu ü puisse en être resté d’autres dont la main et l’intérêt se retracent dans le mémoire adressé au gouvernement canadien pour suggérer la construction de quelques “navires de guerre du type le plus grand et le plus puissant que la science puisse construire et l’argent payer.” * # « Il serait intéressant de suivre le chemin que chacun de nos trente-cinq millions de dollars va prendre.Croit-on que les formidables organisation»; qui ont réussi en Angleterre, à grouper tant d’intérêts, à enrégimenter tant d’hommes influents, à corrompre jusqu’aux chefs du service le plus intègre et le plus compétent de l’administration britannique, n’ont aucun moyen d’opérer au Canada?Croit-on que les politiciens, les journalistes, les fonctionnaires canadiens sont plus incorruptibles que ceux d’Angleterre?Les joueurs à la bourse parlent, en temps de crise, de l'effet produit par sympathie sur certaines valeurs.Il ne s agit pas, on se l imagine bien, de sympathies de coeur.Les capitalistes intéressi*; à la construction des navires do guerre ne manquent pas, qu’on en soit certain, de tous les moyens d’action el d’effusion nécessaires pour créer et entretenir le* courants sympathiques dont ils ont besoin pour grossir leurs profils.Parmi tous ces “missionnaires d’empire” qui ont visité le Canada depuis deux ans.multiplié les inlerviews.prodigué les conferences, combien sont liés directement on indirectement au trust anglo-allemand?Et la presse, donc! »d l’on pouvait remonter jusqu’à la source de ces dépêches “sensationnelles”, de ces fables jamais démenties, de cette littérature “d’éducation” payée au pouce carré, on découvrirait facilement par quelles méthodes se créent cl s’entretiennent les courants “sympathiques.” La Gazette, qui approuve aujourd’hui le projet ministériel, publiait, le 31 août, l’entrefilet suivant: La manifestation la plus récente de l’agitation antiallemande se traduit dans une circulaire qui presse [le public] de faire assez de tapage pour que le gouvernement britannique craigne de ralentir la construction de nouveaux vaisseaux à cause de ce que les gouvernements des colonies pourront faire.L’idée est de faire considérer les contributions des colonies comme un surplus de BILLET DU SOIR DES PATRIOTES Le Overseas Club est condamné à mort! La succursale montréalaise de cette institution britannique ayant découvert que les cinémas reléguaient à l’arrière plan l'Union Jack pour planter à la place d'honneur, le drapeau de l’Oncle Sam, s’est émue devant cette intrusion de l'américanisme.Ses hauts cris ont éveillé l’attention des Tartelet, Graham et autres oiseaux du même plumage.— Comment, s’est dit le propriétaire du Star, l’Overseas Club, va-t-il se mettre à dénoncer tous ceux qui font des "affaires" avec les américains?Mon journal publie chaque semaine des histoires de Dooley qui me viennent directement des Etats-Unis.Si TOverseas Club découvre qu’un impérialiste de ma trempe, un anti-réçiprocitaire de mon crin, est un des meilleurs clients de Sam, je serai dé-sirré du coup.II faut tuer TOverseas Club! — Tu comprends Eugène, s'est exclamé Louis-Joseph Tartelet, si jamais les membres de TOverseas Club lisent la Patrie, nous sommes f.Vois-tn leur tête en apercevant les histoires du père Xnè : ‘'copyrighted bv McClure Company, New-York!” — T’as raison.Il faut supprimer TOverseas Club.— Et moi, a dit La Commère du coin, moi le journal des Canadiens-français, le plus gros, le plus épais, que vais-je devenir si l’on apprend que j'importe mes photographies d’Underwood Si Underwood, de New-York et mes "histoires spéciales” d’une agence allemande établie à Londres.Réduisons au silence ce club du diable! Notre circulation est en danger.LETTRE D’OTTAWA TOUJOURS LA MARINE î « Ottawa, 6.—L’opposition parle toujours sur la»marine.Et la droite reste atteinte de mutisme absolu que diagnostiquait chez elle, Tautre jour, un médecin, M.Clark, de Red Deer.Les deux malades,—celui qui souffre de loquacité comme celui qu?souffre de paralysie linguale,—semblent toutefois d’assez bonne humeur.L’inertie de Tun n’a d’égal que l’agitation de Tautre.Et nul ne peut prédire au juste quand tous deux entreront dans la période de convalescence.Peut-être, à la touraure que prennent les choses, faudra-t-il une consultation de ce Maître qu’est le peuple, sans quoi nous risquons de passer encore cinq ou six mois au chevet des deux patients, et de voir, par ailleurs, l’urgence chère à M.Borden mourir délaissée et abandonnée même par celui qui, dès scs premiers jours, la berçait tendrement dans ses bras et la réchauffait contre son coeur de jingo.« * « M.Marcil (Bonaventure) et Macdonald (Pictou) se sont tous deux, à gauche, partagé les honneurs de la journée.Nous indiquions ici même, avant-hier, l’éloquence du député de Bonaventure, la facilité avec laquelle il manie l’anglais, et les aspects nouveaux sous lesquelsdl envisageai! cette question de la contribution, dont il ne veut aucunement.M.Marcil a continué aujourd’hui son discours, bourré de citations neuves, de faits et de rapprochements intéressants, d’une belle ordonnance, el débité d’une voix sonore, avec les accents qu’il avait lorsque, au faa-Jleuil de présideu des Communes, il décidait d’un point de droit consti-tutionnel ou interprétait un règlement de la Chambre.Et Dieu sait si M.Marcil eut d’épineux incidents à tirer au clair, et comme son impar tialité, -il dût parfois adjuger contre les théories soutenues par M.Laurier.son chef politique,—fil, à de certaines heures, suspecter sa fidélité à son chef, dans certains cercles où Ton mettait, avant tout et par-dessus tout, le parti, non pas la justice! L’on peut différer d’avis d’avec M.Marcil, mais l’on ne peut que lui reconnaître une éloquence dépourvue de rhétorique et d’emphase.Elle est simple et de bon goût.On n’en saurai! dire aillant de celle de plusieurs orateurs, tant oppositionnistes que mintMériels.M.Macdonald, de Pictou, par exemple, est plutôt enclin au genr< pompeux.Mais il n’est pas désagréable à entendre.11 manie forl bien le sarcasme et la raillerie, excelle aux arguments subtils où se complaisent parfois les avocats de la Chambre et d’ailleurs,—M.Macdonald s forces, en sus de celles que les experts affirment être suffisantes Certaines personnes disent que le désir d’alimenter les fabriques de canons r( d’armements se cache derrière l’agitation publique pour réclamer plus de vaisseaux; il semble qu’cites ont raison.Nous continuons à penser, nous, ce que la Gazette croyait il y a cinq mois.La seule “urgence” qui presse le gouvernement Borden, c’est de gagner sa commission.Henri BOURASSA.¦JH*!.___TT?Un symptôme entre mille La section montréalaise de ”0-verseas Club a récemment fait une intéressante enquête sur les cinémas de notre ville.Il en résulte — ce dont tout le monde se doutait bien un peu, mais ce qui est enfin prouvé par des chiffres précis — que les sujets américains monopolisent presque la scène montrélaise.Détail curieux et que relève justement l’Overseas Club : le drapeau américain apparaît sept fois plus souvent que le drapeau britannique dans toutes ces représentations.L’Overseas Club note — et il a évidemment raison — que ce n’est pas là un état de choses de nature à fortifier chez nous, et chez les immigrants qui nous arrivent par milliers, le patriotisme canadien ou le sentiment de solidarité impériale.Mais si ces messieurs de l’Ouer-seas Club y regardent d’un peu plus près, ils ne tarderont pas à constater que le cas des cinémas n'est qu’un symptôme entre mille de Ta-méricanisation progressive de nos moeurs, et de notre mentalité.Qu’ils jettent un coup d’oeil sur les étalages des marchands de journaux anglais, ils y verront que les revues et les magazines américaines y représentent au moins quatre-vingt-dix pour cent du total.La proportion est aussi forte dans les villes en immense majorité anglaise comme Toronto et Winnipeg et elle n’a pas comme contrepoids la presse française qui, elle, entretient habituellement ses lecteurs des choses du Canada.Cette infiltration américaine a même souvent pour agents les journaux anglo-canadiens qui font sonner h?plus haut leur loyalisme: Pendant combien de temps le Standard a-t-il concentré sur les exploits des apaches yankees l’attention ses jeunes lecteurs?Que ces messieurs de TOverseas Club travaillent à réagir contre l’invasion américaine dans le domaine du cinéma, nous les en féliciterons; mais nous leur rappellerons en même temps que cette lutte, pour être efficace, doit être portée sur tous les terrains, et que c’est uniquement autour du drapeau canadien que Ton peut faire l’union des groupes d vers qui se partagent le pays.Les plus intelligents et les plus sincères d’entre eux finiront aussi par reconnaître que Tun des meilleurs moyens de lutter contre l'américanisation progressive du pays, c’est de favoriser la conservation du type ethnique — le Canadien-français — qui s’oppose le plus, par son histoire et par ses traditions, par son essence même, à la conquête américaine.HE ROUX Notre page littéraire Le Devoir publiera dans sa Page littéraire de demain, un discours de M.René Bazin, et une étude sur M.Gustave Lanson.Politique américaine W.J.BRYAN ET WOODROW WILSON.Depuis l’élection de M.Woodrow Wilson à la présidence des Etats-Unis, une rumeur persistante veut que le nouveau président appelle au premier poste administratif William Jennings Bryan.Il est vrai que M.Wilson s’est abstenu, jusqu’à présent, de mettre le public dans la confidence de ses intentions.La composition du son cabinet restera probablement un secret pour tout le monde jusqu’à la date du 4 mars, à Theure où, par le jeu automatique de la Constitution américaine, il remplacera à la Maison Blanche William Howard Taft.Le président de l’Université de Princeton qui démissionna plutôt que de recevoir un legs de deux millions de dollars à des conditions qui lui paraissaient inacceptables pour l’institution et savait briser ainsi, à jamais, sa carrière, est encore le même: homme de principe et d’inébranlable conviction, De son côté, Bryan, quoi qu’on en dise, est resté le véritable chef du parti démocrate aux Etats-Unis.Il l’a prouvé en assurant l’élection de M.Woodrow Wilson à Baltimore, rendant ainsi au prèsident-élu le même service que M.Roosevelt avait rendu à M.Taft à la convention de Chicago, en 1908.Dans les deux cats, l’organisation de parti a été réduite à néant.Les procédés ont été différents, voilà tout.A Chicago, M.Roosevelt avait assuré l’élection de M.Taft, à Baltimore, M.Bryan a empêché l’élection de M.Champ Clark, le principal adversaire de M.Woodrow W’ilson, Ce dernier aurait donc mauvaise grâce de refuser au grand orateur du Nebraska la première place dans son cabinet.D’autant plus que M.Bryan avait été chargé par la convention de Baltimore de rédiger le programme que le parti démocratique s’est engagé à remplir.M.Bryan est un théoricien — d’autres disent: un utopiste.Tl a effrayé le monde économique en énonçant des doctrines jugées subversives.On prétend que ministre dans le cabinet du président Wilson, soumis au contrôle de ses collègues, il serait moins dangereux qu’à l’axtêricur où la liberté de parole et d’action peut faire de lui un agent de désagrégation sociale dont les Etats-Unis peuvent forl bien se passer.Uldérlc TREMBLAY.- —B»- *- —l — —.C’est bien cela: les Turcs ont retraité parce qu’ils ne pouvaient plus tenir devant l’ennenii.Ils on! fait de lourdes pertes.Maintenant ce sont tes tailleurs qui recourent à la bombe pour appuyer leurs prétentions.Le cl âtî-nunt inflige aux meneurs de la fédération des ouvriers en acier est-il déjà oublié?El de partout s'élèvent les mêmes menaces.A Toronto, à Ottawa, de Vancouver à Halifax, les éditeurs de journaux anglais, très loyalistes cl même très impérialistes dans leur page de rédaction, tremblent que Ton ne dise aux lecteurs que telles caricatures stupides d’un “Mutt & Jeff ou telles aventures idiotes d’Un Huopy Hooligan qui s’étalent chez eux, à pleines colonnes, sont des produits américains.Mais la conspiration se tait tout à coup pour faire place à une clameur étourdissante.La bande de farceurs, pour que les protestations de TOverseas Club ne soient pas entendues, entonnent et plein poumon Rule Britannia.Max S0REL.Sur le Pont d’Avignon.La Presse annonçait hier la nomination de l'abbé O’Leary, curé de Bathurst, au siège épiscopal de Charlottetown.Le Devoir et les autres journaux ont annoncé cette nouvelle ü y a au moins huit jours.La Presse a des absences.* * w Le maire Hocken dit que Toronto voudrait bien avoir Ja montagne, le port et la natalité de Montréal.Quant à la natalité, pour l’avoir, il faudrait que Toronto amène chez clic une colonie de Canadiens-français.Et M.Hocken songe-t-il à l'accueil que lui ferait son aimable journal, l’Orange Sentinel?e * s M.le maire Lavallée trouve à M.L.A.Lapointe un tempérament d’avocat.Nous savons maintenant pourquoi le dit échevin Lapointe prend si souvent le pas sur l’avocat de la cité devant les commissions parlementaires.* s * “Montréal aura deux cités modèles en dehors de scs limites.Elle aurait plutôt besoin d’une cité modèle en dedans de ses limites.” — Standard, Kingston.* * « D’un air désabusé la Patrie fait remarquer que les deux partis se font à tour de rôle une.arme du patronage.Elle ne se rappelle déjà plus sa campagne contre l’ancienne commission du port.T.» r.Le désir d’acculer le gouvernement à un appel au peuple sur la question navale paraît beaucoup plus ardent chez les libéraux de Québec que chez leurs alliés des autres provinces.Le Whig de Kingston, Tun des journaux libéraux les plus intransigeants d’Ontario, dit que les libé- raux ne peuvent pas sensément désirer une élection avant que le parlement ait augmenté le nombre des représentants de l’ouest.Chose certaine, c’est que l’opposition peut bloquer le projet Borden, si clic le vent.* * * I) y a au moins quelques destitutions que tous les conservateurs n’approuvent pas.Le major Beattie, député de London, déclare qu’il n’a jamais conseillé, recommandé ou approuvé la destitution de l’inspecteur des postes de son district.* « v Le Star de Toronto remarquant que le nombre de juges catholiques n’est pas proportionné à la population de meme croyance, en Ir-T mie, reçonnnit que cela est une injustice.Mais alors pourquoi se cabre-t-il P^ion conservatrice est à leur merci, eux qui ont pris d’avance l’engagement de voler contre une mesure navale, si elle n’est d’abord soumise au peuple?Le gouvernement, au lieu de se taire, devrait parler.Lt nous, de l’op.^sition, il est de noire devoir de persister à lutter, tant que nous ne saurons pas si ces gens vont tenir leur promesse sacrée.” Applaudi à maints csïdroils de ce passage, M.Marcil n’eûl pas plutôt prononcé le nom de Henri Bourassa, que plusieurs libéraux anglais soulignèrent ce nom de leurs applaudissements, l.es libéraux cana-diens-français, par conlrc, restèrent les bras croisés.• • • M.Macdonald, lui, parle un peu plus que trois heures.11 attaque le ministère à cause de sa politique d’expédients, raille les pseudo-natio-palistes de leurs dé-( laralions d’aulrefois, prend M.Nantel comme tète de Turc, taquine M.Coderre, lance la droite de son silence, et fait à sa manière l’historique de la question navale depuis la fameuse résolution du 29 mars 1909.11 insiste surtout sur la loyauté du parti libéral et emploie une partie de son discours à établir comment il est plus impérialiste, au meilleur sens du mot, que le fui jamais le parli -conservateur.Selon lui, la politique navale de M.Borden est mal vue du public, cl elle le sera encore davantage, en 1925, si elle est mise en pratique; car, alors, les Canadiens s’apercevront que les conservateurs ont pris leur argent pour TensVver en Grande-Bretagne sans aucun bénéfice visible pour le Canada, dont nulle industrie n’en profitera.M.Macdonald est député d’une région canadienne où il y a d'immenses aciéries;—le Cap Breton a les fabriques de la Dominion Iran and Steel et sj jamais on construit ici une marine de guerre, ces usines approvisionneront les chantiers maritimes canadiens.Et M.Macdonald lient à ce que ses électeurs, pour la plupart employés dans l’industrie de l'acier, aient leur part d’ouvrage et de salaires résultant de leur développement ultérieur.Le député de Sydney affirme que, entre les deux seules alternatives offerles au Canada, sur cette question navale, la contribution, d’une part, et la création d’une marine canadienne, de l’autre, il n’y a pas à hésiter, vu l’absence d’un moyen terme possible.II ne serl à rien de temporiser, dit-il à M.Borden, il faut que votre ministère choisisse.Ou l’une, ou l’autre! Que sera votre politique permanente?La contribution périodt que ou la marine canadienne, montée par des marins canadiens et construite au Canada?Décidez-vous!” Comme M.Macdonald fait l’hislorique de la question navale, au parlement, il insiste sur le fait (pie, à l’ouverture-de la session de 1910, après la fameuse élection de 1 )rummond-Arthabaska, M.Monk saisit la Chambre d'un amcndcmenl ainsi rédigé: “Celte Chambre regrette i/ar le discours du trône ne déclare aucunement qu’H est rie l’intention du gouvernement de consulter le peuple sur su politique navale et la t/aestion générale de lu contribution du Canada aux armemenls impériaux’’, amendement que M.Foster s’abstint de voter, en prenant la fuite.“Pourquoi, demande-l-il a M.Foster, pourquoi vous êtes-vous dérobé, ce jour-la?Y avait-il urgence?” A quoi M.Foster, présent à son fauteuil, répond en badinant: “Mais oui, sans doute, il y avait urgence pour moi!" La Chambre rit el M.Macdonald aussi.Puis il prend à partie MM.Coderre et Nantel.El, de celui-ci, il dit; “Au lemps de Pill, il y avait dans u-ministère -anglais un personnage dont l’on disait, aux Communes: “11 est là comme une mouche dans de l’ambre.On se demande comment diable il se trouve là!” De M.Nantel, on peut dire la même chose: “Comment diable se trouve-t-il là, et surtout comment diable y reste-t-il, après ses déclarations anti-impérialistes de 1909, de 1910, et de 1911,—avant son entrée au ministère, naturellemenl 1” 11 invite M.Nantel à s’expli- quer en publie, attaque ensuite M.Blondin, dont il rappelle les vigou reuses dénonciations de la politique britannique à l’égard du Canada, e! le farouche nationalisme d’avant le 21 septembre 1911, puis entreprend l’éloge du parti libéral comme parti impérialiste.Ce passage de discours est une réminiscence de la célèbre harangue de M.FieMing, en 1910, lors de l’adoption du bill naval Laurier.Il fait du pathos à propos de l’envoi de soldats canadiens à la guerre du Transvaal et en vient à traiter les ministériels de casuistes parce que, dit-il, “ils prétendent qu’une contribution, cela serait bon, mais que plusieurs, à intervalles réguliers, seraienl mauvaises.A quel moment ces contributions cesseraient-elles d’être une excellente chose pour en -devenir une odieuse?” Au cours do la soirée, comme M.Macdonald vient de poser une question au ministre de la Justice, sur la constitutionnalité du don de 35 millions, et l’invite à y répondre, à son heure, M.Doherty se lève pour le faire, séance tenanle: “Mon ami me permettra-t-il de lui dire (pie”.,.— Le ministre de la Justice, qui ne réussit jamais à élucider brièvement une queslion, pourra me répondre plus tard, je n’entends pas être intet • rompu ce soir!” déclare sèchement M.Macdonald.M.Doherty insiste, et M.Macdonald persiste à coni inner de parler.Les deux sont debout, la gauche crie: “Prenez votre siège!” à M.Doherty, mais il ne l’écoule pas.“Je ne vous demande pas de répondre tout de suite", dit M.Macdonald.M.Doherty est toujours debout, les cris augmentent, à gauche, quelques députés oppositionnistes vocifèrent de toute la force de leurs poumons, d’autres crient: “A l’ordre!” M.Gauvreau répète deux ou trois foi*;, dans le bruit sans cesse croissant: “Vous ne pouvez être deux debout à la fois!" et le tapage redouble, à tel poinl^qu’on n’entend presque pas le président eu train d’apaiser le tumulte.M.Doherty a beau faire, AL Macdonald s’obstine à ne pas vouloir le laisser parler.Et force est au ministre de la Justice, qui paraît contrarié, de s’asseoir finalement, en murmurant: “Je me rappellerai cela!” Deux ou trois minutes plu*; tard, il s’approche du fauteuil de AL Sproule et converse quelques secondes avec lui, à voix basse, puis reprend sa place sans qu'on sache quelles explications il a voulu avoir du président ou lui a données.Et Al.Macdonald, comme de plus belle, continue son discours."M.Nantel,” dit-il.après avoir lu une longue citation d’un discours de celui-ci.en 1910, où il disait qu’il reste fidèle à son fauteuil.“M.Nantel est-il encore' si alla-ché à ses principes?”—“Non, à son portefeuille!” crie un loustic de l’opposition.Et celle-ci de rire, tandis que AL Nantel se frotle le crâne tranquillement, de la paume de ses main*;.Les épi gram mes de At.Macdonald le laissent calme.Vers les onze heures, M.Afacdonald, la voix éraillé",-.il a parlé trois heures et quart,— termine son discours par celte question: “Notre marine sera-t-elle construite ici.au Canada, ou bien dépenserons-nous notre argent inutilemert, à Belfast, à Glasgow, à Newcastle-on-thc-Tyne?” AL Mackenzie, du Cap Breton, a parlé une heure et demie, mais n’i rien dit de nouveau.Demain, la Chambre adoptera probablement en troisième lecture le bill relatif à la convention commerciale avec les Indes Occidentales, puis la marine sera encore le sujet de quelques discours.Le gouvernement, dit-on, esl maintenant décidé à laisser parler la gauche à son gré.Mais il se prépare, entretemps, à des élections, dont la probabilité semble s'accentuer.Le ministère lui-même, parait-il, de crainte de passer pour s’y être fait acculer par la gauche, s’empresserait de précipiter la dissolution du parlement, vers les -premiers jours d’avril prochain, et de fixer alors les election*; aux premiers jours de mai.C’est du moins la rumeur qui a cours dans les couloirs, depuis ce malin.Et la gauche ne serait pas fâchée qu’elle fût fondée, disenl de nombreux députés oppc-silionnîslcs.Georqes PELLETIER.REPONSES A DES INTERPELLATIONS Le ministre de la Marine dit à AL Hughes, député de Pile du Prince Edouard, qu’un contrat a été conclu le 9 janvier dernier, avec la compagnie de sir AV.G.Armstrong Whitworth, de N c w-( lav 11 e -O n-Ty ne, pour la construction d’un b c à vapeur pour transporter les trains entre l'He du Prince Edouard et la lerre ferme.La force nominale de ce bac sera de 7000 chevaux-vapeur, et le coût de 138,000 livres sterling.Quatre soumissions ont été reçues pour la construction de ce bac, dont deux de la Canadian Vickers pour 112,480 et 110,700 livres sterling respectivement, Et une autre de la compagnie Swan Hunter AVighum Richardson, pour 140,000 livres sterling.Le contrat pourvoit à la livraison du dit bac, tans le cours de l’année prochaine.Ce -eonlrat n’a pas encore été signé, les plans étant incomplets.Le même député esl informé que la question de changer la largeur de la ligne du chemin de fer sur Pile du Prince Edouard est à l’élude.w * » Le ministre du Travail informe AL Cocks butt que le rapport de la Commission Royale, de l'Education Technique n’est pas complet, mais il le sera en temps pour être soumis à la Chambre vers le commencement du mois prochain.• « • M.Henderson est informé que le gouvernement n’a pas encore reçu V rapport de la Commission Royale chargée d’examiner les affaires de la Farmer Bank, mais cme ce rapport est attendu avant la On du mois.^ c- .,1 .L'INDEMNITÉ DE ! NGSJÆPUTËS^ Plusieurs ministériels ont une entrevue avec le premier-ministre, à ce sujet MM.Rogers et Pelletier seraient favorables à une indemnité de $4,000 et au relèvement des salaires des ministres Ottawa, 7.l u groupe assez nombreux de députés conservateurs anglais a eu une entrevue particulière avec M.Borden, hier après-midi, sous la direction de AI.Edwards, de Frontenac.Les délégués sont des plus réticents quant à ce qui s’est passé dans le cabinet te M.Borden; mais la rumeur veut qu’il y ait été question de l'accroissement de l’indemnité parlementaire.M.Borden a nié ces jours-ci avoir eu connaissance d’un mouvement en ce sens, dans le groupe ministériel.Le mouvement existe, mais M.Borden ne l’a pas su officiellement avant hier après-midi.M.Rogers , ministre des Travaux Publics, et Al.Pelletier, ministre des postes, n’y seraient pas opposés, nous disait hier soir un député ministériel au fait des manoeuvres entreprises à ce sujet.Et plusieurs des principaux députés de la gauche sont favorables au mouvement, pourvu qu’il soit unanime.On dit que, si le gouvernement, consentit à inclure dans le budget! supplémentaire quelques centaines de milliers de piastres pour accroi- tre l’indemnité scssionnelle, il y aurait moins de députés hostiles ù certaines mesures de la loi des banques.Un compromis à ce sujet, dit-on, serait alors facile à négocier.Naturellement, si l’on augmentait l'indemnité parlementaire, l’on donnerait aussi de meilleurs salaires aux ministres, y compris le premier ministre.Les ministres ont, à l’heure actuelle, 81,900,000, plus leur indemnité, soit en tout $9,500.Avec le relèvement des indemnités et des salaires, la rumeur dit que les députés auraierU 84,000, et les ministres $11,000, plus leur indemnité ,soit $15,000 par an.On croit que les deux partis discuteront prochainement, à des grandes réunions secrètes, l'opportunité de ce remaniement; la presque totalité des députés y sont favorables.Si les chefs des deux groupes s’enten-tendent pour passer l’affaire en sr urdine, peut-être l’augmentation de l’indemnité aura-t-elle lieu lors de l’étiide_ du budget supplémentaire.Alais il est facile de comprendre que, pour l'heure, les princi-peux politiciens d’Ottawa nient tout ce qui a trait à cette question.La prohibition dans le comté d’Yamaska M.J.B.BROUSSEAU FAIT UN VIGOUREUX PLAIDOYER EN FAVEUR DE LA TEMPERANTE, DEVANT LES MEMBRES DU CONSEIL DU COMTE.(Service particulier) Sorel, 7.— Le conseil de comté d’Y-arnaska a inauguré ses délibérations de l’année nouvelle par l’étude d’une question de la prohibition des licences d’auberges et de la vente des boissons enivrantes.Un premier règlement de prohibition, voté par le conseil, et approuvé par 1208 contre 158 jl;.'rei.r^, I année précédente, ayant été annulé par la cour, pour insuffisance des avis de la votation,.un deuxième règlement avait été adopté par le même Conseil de comté à sa séance du 11 décembre 1912.Un protêt de la part des principaux hôteliers du comté et trois requêtes signées par des électeurs municipaux de trois paroisses du comté, demandaient la révocation de ce dernier règlement.M.J.B.Brousseau, avocat, C.R., de Sorel, représentant le clergé du comté et les amis de la tempérance, défendait; le règlement.Après avoir démontré, par de nombreuses citations de la “Loi de tempérance”, (Statuts Refondus de la Province de Québec 1909, arts.1316 et suivants): cjue le règlement du 11 décembre était parfaitement légal et régulier, Mtre Brousseau démontra par des articles de loi que le conseil ne pouvait le révoquer avant un an.M.Brousseau termina son plaidoyer par un appel vibrant au conseil en faveur de la tempérance et par une peinture des ravages de l’alcool dans notre province.Les grévistes ont recours aux moyens violents AU COURS D’UNE MANIFESTATION DES OUVRIERS EN CONFECTION A NEW-YORK UNE BOMBE EST LANCEE AU MILIEU DE LA FOULE.New York, 6, — La foule a manifesté en faveur de la grève des ouvriers en confection, aujourd’hui.L’affaire s'est produite dans le district de Williamsburg, à Brooklyn.La police a essayé de disperser les manifestants, et, au cours de l’émeute, une bombe a été laneee.Edward ilurtman et John Hopp, deux constables spéciaux ont été grièvement blessés par des éclats dp verre, contenus dans l’infernale machine.Un sergent de police et cinq constables ont été cruellement battus Par la foule en furie.Enfin, les réserves de la police sont arrivées et les grévistes ont été finalement dispersés.( inq hommes et deux jeunes filles ont été faits prisonniers._ Mille .ouvriers sont retournés à E ouvrage, aujourd'hui, après avoir été un mois en grève, toutes leurs demandes ont été accordées.I hotnas Rickert, de Chicago, président des “ United AIale Garment Workers of America ” a déclaré qu’un vote serait pris, dimanche, par les grévistes, au sujet des propositions de paix des patrons.M.Poincaré sera traité à l’égal d’un souverain LA VILLE DE PARIS FERA AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE UNE GRANDE RECEPTION OFFICIELLE LE 18 DE C EMOIS.(Servie» particulier) y Paris, 7 — Le président du Conseil municipal de Paris, M.Henri Oalli, et les membres du bureau de l’assemblée parisienne et du Conseil général de la Seine étant allés féliciter M.Raymond Poincaré pour son élection à la présidence de la République.M.GalU a exprimé au nouveau président le plaisir et l’honneur que la municipalité aurait à le recevoir chez elle, à l’Hôtel de Ville et M.Poincaré a accepté l’invitation La date du 18 février, date de la transmission des pouvoirs présidentiels, a été proposée et acceptée.M.Poincaré viendra donc ce jour-là à l’Hôtel de Ville comme président de la République.Trois projets de fête seront mis à l’étude et seront soumis à M.Poincaré.L’un de ces projets consiste dans un dîner à l’Hôtel de Ville, suivi d’une retraite militaire aux flam beaux et de réjouissances populaires dans les rues avoisinant l’Hôtel de Ville.D’après le second projet, un bal de gala serait donné à l’Hôtel de Ville.Le troisième comprend une réception à l’Hôtel de Ville, l’après-midi, semblable aux réceptions que la municipalité a coutume d’offrir aux souverains visitant l’Hôtel de Ville, c’est-à-dire qu’il y aurait séance solennelle, lunch et concert dans la grande salle des fêtes, remplie d’invités.Quel que soit le projet adopté, le Conseil municipal entend donner à la réception, à l’Hôtel de Ville, de M.Poincaré, président de la République, un caractère grandiose et populaire PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES l our app/endre le métier de barbier; taux spèciaux, outils gratuits, quel-ques semaines pour compléter le cours; positions assurées.Ecrivez pour détails: Modem Barber College, 62 Blvd.Saint-Laurent, Alontréal.ARGENT DEMANDE La fabrique de St-Gharles de Man-deville demande à emprunter SIS,000 à 3 p.c.à longs termes.S’adresser à Rév.J.A.Laquerre, curé St-Char-les de Mandeville, Co.Maskinongé, Qué._____ ON DEMANDE A ACHETER Une maison de six fiats.S’adresser à Camille Lalonde, 1501 rue Saint-Denis.PHARMACIEN Commis d’expérience demandé.S’adresser ‘2097 Notre-Dame-Ouest.Tel.Westmount 3997.Faits - Montreal L’Hôpital des Soeurs de la Providence à Maisonneuve Relativement à la construction d’un grand hôpital par les RR.SS.de la Providence à Maisonneuve nouvelle annoncée officiellement par Monseigneur l’archevêque à l’inauguration du dispensaire anti-tuberculeux, de l’Institut Bruchési, le maire Michaud, de maisonneuve, a déclaré que la construction de cet hôpital rencontre parfaitement l’idée que le conseil avait préconisée; par un amendement à la charte, obtenu durant la session dernière, la cité de Maisonneuve a le droit de disposer d’une somme de $25,000 à accorder à titre de don, a l’institution qui établira un hôpital dans la cité de Maisonneuve; en plus, une some de $50,000 serait souscrite aux mêmes fins.Le terrain sur lequel les RR.SS.de la Providence se proposent de bâtir leur hôpital se trouve compris entre les rues Pie IX, Desjardins, Adam et Lafontaine, sur lequel se trouve actuellement un asile.A LOUER A LOUER Trois des plus beaux flats de l’Avenue du Parc, près de Villeneuve! 1611-1713-1715.Lumière sur trois cotés, ventilation parfaite.Logements de neuf et dix pièces.S’adresser à R.Gohier &, Fils, 50 Boulevard St - Laurent, Montréal.Tél.Main 2176, Rés.Est 964.PARLONS FRANÇAIS Demandez des BQKBQNETS (PETITS BONBONS) el non des Kisses.Manufacturés par l, H.BELANGER, LIMITEE » MONTREAL A LOUER Deux étages au-dessus de la pharmacie, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine.Endroit convenable pour bureau de médecin, dentiste, etc.S’adresser à la pharmacie Lecours & Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine.POUR NETTOYAGE DES FENETRES Appelez : Main 1203 — CEST LA — New-York Window Cleaning Co, Bureau : 40 RUE DES JURES , H.BEAUREGARD, f ntrepreneur généra! mn cona.’r u.V > t .j Tél.Bell Main 735.70 St-Jacqasj.I MONTREAL DOMINION COAL CO.MAISONS A LOUER Appartements (flats) de 6 et 7 pièces, rue Waverley, près Viateur, Annexe.$25 à $35.Très beaux.Ce nmo-dités.Appareils électriques.Ceux de $35 ont parquet bois dur et belle cave béton.Tél.jour à M.6455, soir à Est 1947.A VENDRE A VENDRE Carrioles de charretiers, bob-sleighs pour livraison, berlots, Sainte-Catherine, et toutes sortes de sleighs, comptant ou crédit, chez Ulric Roy & Cie, 1141 Ave.Papineau.—•f VINGT PERSONNES PERISSENT (Service Dnrtlcuiier) Colon, Panama, 7.— Vingt personnes, et peut-être plus, ont perdu la vie dans le naufrage de la goélette “Grenada”, au large de Greytown.Seulement deux passagers ont échappé au désastre.Le capitaine et tous ses hommes ont coulé avec le navire.Le Père Antonio, un prêtre catholique bien connu à Colon, est au nombre des victimes.Monument National PATRIOTIQUE PROJET' DE NOS COMPATRIOTES DE SOI l’H-BRODGE.Southbridge, Mass., 7.— Le Cerele Canadien a chargé les membres suivants: MM.Wilfrid J.Lamoureux, Félix Gatineau, Louis O.Ricutord, J.Anatole Caron, H.U.Bail, Gédéon Grégoire et Joseph E.Benoit, de jeter les bases d’une grande association franco-américaine qui portera le nom de “L’Association-de la Jeunesse franco-américaine” et qui érigera ici un magnifique Monument National.Parmi les personnes chargées de la réalisation du projet se trouvent deux anciens députés au corps législatif du Massachusetts, MM.Wilfrid J.Lamoureux et Félix Gatineau, et le député actuel, M.Louis O.Ricutord.Le prix de l’édifice projeté serait de .$50,000 à $100,000.Les promoteurs de ce projet grandiose ont d’abord pour but d’élever à l’honneur de notre race un monument digne d’elle, un monument qui rappellera aux générations futures l’oeuvre des aînés, qui servira de lieu de réunion pour tous nos compatriotes, pour les sociétés et notamment pour notre grande société nationale, l’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique qui possède ici plusieurs rameaux très vivaces et très prospères.L’édifice sera construit si possible sur la rue Main.Il serait en marbre, en granit et en briques entièrement ù l’épreuve du feu.Le Cercle Canadien compte 450 membre».DANS DE MAUVAIS DRAPS Alexander Foresh, un Syrien, a été arrêté, hier soir, par le détective Foucault.il est accusé du vol d’une somme de $300.à John Zerbortany, marchand syrien, 187 Notre-Dame-Est.Il comparaîtra aujourd’hui.IL VOLE $170.Arthur Rivard, 34 ans, a été arrêté hier, dans une salle de pool de la rue Craig par les détectives Gorman et Lepage sous l’inculpation de vol de $170 à Louis Serres, le 2 février dernier.Il comparaîtra aujourd’hui.ELLE S’OUVRE LA GORGE.A la suite d’un différend avec son mari, Mme Maria Koszak, 54 ans, 1717 rue Ontario Est, s’est ouvert la gorge avec un rasoir.Elle a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où l’on dit sa blessure grave.SON IMPRUDENCE LUI COUTE CHER.En tentant de saisir, hier soir, un tramway de la rue Saint-Denis, en mouvement, près de la rue Saint-Antoine, Robert Carter, 28 ans, a été violemment projeté contre le sol.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame, souffrant d’une large blessure au cuir chevelu, de contusions au bras gauche, au côté et à la jambe.FRAPPE PAR UN WAGON Ernest Ripley, inspecteur de wagons, pour le Pacifique-Canadien, à la cour de la rue Moreau, a été frappé par un wagon qu’on accouplait avec un autre.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où l’on a constaté qu’il souffrait d’une fracture du crâne outre de blessures internes.Ripley est âgé de 31 ans.BLESSEE ACCIDENTELLEMENT Mme McLaughlan, 95 rue Alexandre, s’est, coupé une artère du poignet droit en brisant une vitre.Ses cris ont attiré ies agents Dufresne et Fisher.Ce dernier arrêta l’hémorragie en nouant un mouchoir au-dessus de la blcs'ure.Ln blessée fut ensuite transportée à l’hôpital Général, où les mé-deeins ont déclaré que l’acte de l’agent, Fisher a probablement sauvé la vie de • Mme McLaughlan.j LE VOL DES PEAUX DE MOUTON ! DE PERSE.Jules Robitaille, Arthur Tétreau, • Louis Marquis et Joseph Alskeuv I comparaîtront le 13 février devant le) juge Lanctôt pour opter entre un procès sommaire et un procèn devant la Cour du Banc du Roi.Plusieurs témoins ont.hier, établi leur participation ar Vol de peaux de mouton de ! Perse commis au détriment de la Cu-i nada Line of Steamships.Ln poursuite n’a pu faire de preuve contre A.Perreault, Joseph Robitaille.E.Ethier, Médéric Prévost et Charron.Gros incendie à Saint-Thomas, Ont.Saint-Thomas, Ontario, 6.— Un des plus gros incendies donl aient (té témoins les citoyens de Saint-Thomas depuis nombre d’années a pris origine à 9 heures ce matin dans une des pièces où se trouvaient les fournaises, à l’édifice Baldwin Robinson Co.Comme ce dernier se trouve situé dans le milieu de la ville, la circulation des tramways a complètement été arrêtée.La bijouterie Hepinstall, avoisinant l’édifice Baldwin, a aussi beaucoup souffert des flammes.Malgré tous les efforts des pompiers, la célèbre maison ontarienne a perdun un grand nombre de pianos et d’instruments de musique.Vers midi ,les flammes, disent les dépêches, étaient sous contrôle.Fin d’un criminel HERBERT RIPSOLD, LE CAMBRIOLEUR PARFUME, SE SUICIDE.San Quentin, Californie, 7.— On a trouvé, aujourd’hui, le corps de llcrberl Bispold, connu sous le nom de “cambrioleur parfumé” et qui s'était enfui, le 10 janvier dernier, du pénitencier de San Quentin.Le cadavre a été découvert à deux inities de la prison.On croit (piï Hipsold s’est donné la mort.Il était le fils dîun riche marchand de vin de Sacramento.Il commença à exercer ses méfaits, il y a quelques années.Sa tète remplie des histoires de Sherlock Holmes, il affectait de laisser derrière lui certains signes de son passage, et notamment l’odeur d’un parfum particulier.Il déjoua la police pendant plusieurs mois.Finalement, il fut capturé el envoyé au pénitencier.Rip-sold était très riche el il prit la fuite au moment où les directeurs réunis dans une salle avoisinante, dis-eutaient sa mise en liberté.Le Conservatoire Lassaile Monsieur Eugène I.asalle informe ses élevés qu’il reprendra ses cours, la semaine prochaine.A partir de lundi prochain, 10 courant, tes cours auront lieu comme de coutume, à savoir : Lundi, S heures — Cours de 1ère année.Mardi, 8 heures — Cours de 2e et 3r année.Merer edi.S heures, Cours de solfège.Jeudi 4 heures 1-2 — Cours des pupilles.Jeudi, s heures Cours de 1ère année.Vendredi, S heures — Cours de 2e et 3e année.Samedi.4 heures 1-2 — Cours des pupilles.A VENDRE Le meilleur restaurant licencié, un coin, recettes $525 par semaine à l’année, le vendeur se retirant après fortune faite accepterait propriété en retour.Aussi plusieurs autres hôtels à vendre.S’adresser: Jean Castelli & Cie, 117 Sainte-Catherine, en face de la “Patrie”.A VENDRE BON MARCHE Un engin gazoline, 16 forces, et toutes les machines pour faire portes, châssis, moulures, etc.Ecrire à Casier 22, “Le Devoir”.LUMIERE A GAZ A vendre.S’adresser à la Pharmacie Doré, 2241 Saint-Denis, coin Saint-Zotique.Tél.Saint-Louis 3016.PHARMACIE A VENDRE Pharmacie a vendre à Rigaud, pour cause de départ.Seule pharmacie dans tout le comté de Vaudreuil, $2,000.S’adresser à J.Boutin, Pharmacien, Rigaud, P.Q.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS I>IÏ CHARBON DOMINION poor VAPEUR Unbté, brut (run mine), mélaugè (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téiénhone Main 401 Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, C.R.,avo- cat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boîte Postale 356.— Acrease télégraphiai!* "Naliac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Code*: Lieberi, West.Un C.H.CAHAN, C R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Traaaportatiou.— Rue Saint-Jscqueî ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 3 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau d soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Té Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.UNE AUBAINE Je possède six terrains entre Saint- * Zotique et Beaubien et je serais prêt à en disposer à un prix bien au-dessous de la valeur du marché.J’ai besoin d’argent.Léon Trépanier, Rédaction du “Devoir”.VASTE TI RRAIN A VENDRE à la Pointe aux Trembles, s'étendant de la rue Notre-Dame au fleuve.250 pieds de front sur le fleuve et 455 pieds de la rue Notre-Dame au fleuve.Prix, $16,000.00.Conditions faciles.S’adresser à M.P.Beauchamp, Pointe aux Trembles.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; çntrevue personnelle, seulement.De-mers & Moreau, Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.LAXATIFS • ont entièrement différentes des autres, autant dans leur composition que dans leur effet.Complète évacuation, sans purgation, ni malaise, 25 cents ta botte chez votre pharmacien.n*Ti*a*L «eue «n* CHtmeakeo.OF CANADA, LIMITES» I65P AVIS.— Avez-vous besoin d’argent sur hypothèque, gros et petits montants, Adressez-vous à Ths.Touzin, notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 7051.Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514.DESIREZ-VOUS VENDRE?Acheter, ou échanger propriétés, terres, lots, hôtels, épiceries, magasins de cigares, maisons meublées, s’adresser à Jean Castelli & Cie, 117 Sainte-Catherine-Est, établi dans cette ligne depuis 23 ans.GAZELIERS 1 branche, 2 branches, $1.00; trois branches, $2.00: electroliers, fixtures électriques, un grand choix de domes.J.L.Rouillard, 332 Mont-Royal-Est, co ; Rivard.Tél.Saint-Louis 1049.LEÇONS Les Révérendes Sœurs de Marie Réparatrice ont recommencé à donner des leçons privées d’Anglais.de Fran çais, d'Italien, de broderie et de travaux à aiguille, travaux ordinaires ( ou de lantaisie.Les leçons sont de I 50e l'heure.Ces dames recevront avec plaisir des commandes pour ouvrages à ai- ; guillâ ou broderie, etc.S’adresser au couvent de Marie Réparatrice, 1025 i Ave Mont Royal Ouest, Outremont.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andra et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêtai sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifies Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Grandboîs, L.L.B.— Notaire — 62 EUE SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Hell Main 767S RESIDENCE - - - .1604 rue Salnt-Denlt Tél.Saint-Louia 4786 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.l Notaire.Argent a prêter.Succession 52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 261i Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Té Saint-Louis 5194.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARCHITECTES RENE ÇHARBONNEAU, (diph de l’A.A.P.Q.).Architecte et Eva! leur, 15 rue Saint-Jacques, Môntr Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LA FR EN 1ERE, J.L.D.A.A.P.Q., Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS î> GASP;7, BEAUBIEN Ingénieur-Conseil,.28 Royal Insurance, Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, In-génieurs civils, arpenteurs-géomètres.Édifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal, Tél.M.7618.POELES ACIER et fonts neufs et d'occasion, dans tous les prix, défie compétition, 25 machines a lave?“Canadian” $3.40^ encore 2,000 manteaux i\ eaz (job) à 6c., 6 pour 26c.Spécia-; s réparations de poêles, machines â lave- tordeuses.Je suis le seul qui ’•épar'> les machines Godin.Echange c.vie., , poêles.D.Robillard, 1092 Ssint-T.surent, près rue Napoléon.Est 619.ue journal i-U m au No 71a, rue Saint-Jacques, a Montreal, pat “La Publicité” (a responsabilité T imitée 1 .TTenri Bourasea.dir.cleur-géiant.CARTES D AFFAIRES ACim.i.TC r>AviT> Entrepreneur électricien , 250 rue Saint-Pau,1.Tel.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran-çois-Xavier, Montréal.VICTORI A HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 i Prix spécial pour les voyage commerce, $2.00 par jour.r * * YOL.IV.— No.31.LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 7 FEVRIER 1913 3 UNE CONFÉRENCE DE M.J.L DÉCARIE Le secrétaire provincial donne hier soir d’intéressantes statistiques sur le développement de l’Instruction publique dans le Québec M.J.L.Décarie, secrétaire pro-cincial a donné hier soir une conférence, sous les auspices de l'Association de la Jeunesse Libérale à l’Ecole Montcalm.Une foule nombreuse assistait, dans laquelle on remarquait quelques personnages politiques.M.Léonce Plante présidait la séance et présenta en termes aimables le conférencier.L’honorable secrétaire provincial a donné d’abord un résumé de la loi scolaire de la province de Québec puis a expliqué comment le gouvernemerrt actuel a su en faire énéficier les contribuables.Le gouvernement paie en salaires aux officiers du département de l’Instruction Publiqeu à Québec une somme de $37,10(1 et l’honorable ministre fait remarquer en passant que les membres du Conseil de l’Instruction Publique ne reçoivent aucun traitement, mais que la législature leur vote chaque année une somme de trois mille dollars pour frais de voyage.Le secrétaire provincial touche aussi la question du salaire des instituteurs.Comme on le sait, ces fonctionnaires n’étaient payés que mille dollars.Leurs émoluments ont été fixés à $1,400.00 depuis deux ans.Il y a quarante-six inspecteurs qui reçoivent une somme totale de $45,000.00.Le conférencier explique que la loi scolaire de la province pourvoit à ce que les livres de classe soient fournis aux indigents et en même temps que la municipalité scolaire peut établir la gratuité des livres pour les enfants qui fréquentent l’école en question.Le salaire des instituteurs est payé par les contribuables au moyen de taxes et de la rétribution mensuelle qui, par une loi adoptée à la dernière session, grâce à l’initiative du député de Laval, M.J.W.Lévesque, est devenue facultative.C’est un principe libéral de laisser aux municipalités la liberté de se gouverner comme elles le veulent.Le gouvernement veut bien aider aux municipalités avec le fonds destinés aux écalcs publiques qui était d’abord de $160,000,00, et qui a été porté à $200,000 et distribué au pro rata de la population après chaque recensement décennal.La corporation scolaire de Montréal reçoit tic ces fonds la somme de $18,274.-03.Mais comme à chaque recensement décennal la population des villes augmentait et que le fonds destiné aux municipalités de campagne diminuait en proportion de ^augmentation de la population des villes, le gouvernement a voulu rémédier li cette lacune en leur donnant une nide supplémentaire, qui en 1908 Hait de $50,000, fut portée à $125,-D00 pour les municipalités rurales, qui paient un salaire minimum de rent dollars à leurs professeurs.Eu 1912, savoir, la présente année, le gouvernement donne aux municipalités rurales, une somme de $60,-900, qui sera divisée aux municipalités payant un salaire d’au moins fl 25 et en sus une somme de $40,-Û00 à celles qui paient un salaire rie $150.00.Le résultat de ces octrois est que la moyenne des salaires est considérablement augmentée.Cette moyenne qui en 1896-1897 était de $101, était portée en 1904 à $121 et en 1911 à $143, et les prévisions pour l’année 1912 nous portent à croire qu’il y aura très peu d’instituteurs qui recevront un salaire au-dessous de $159.00.A cet effet, l’honorable ministre cite l’exemple du comté de Vau-dreuil, qui a augmenté de deux mille dollars les salaires payés à ses éducateurs.Pour encourager ceux qui se consacrent à l’éducation de nos enfants, le gouvernement accorde aux Instituteurs qui ont réussi dans l’enseignement une prime de vingt dollars et le total de ces primes comprend une somme de $16,000.Le conférencier est d’avis que la municipalité scolaire de Montréal devrait fournir les livres gratuitement aux enfants de la métropole.Pour que les commissions scolaires améliorent non seulement les écoles, mais aussi le mobilier et les conditions sanitaires, le gouvernement accordait en 1912 des primes s’élevant à la somme de $10,635, partagées entre 232 municipalités scolaires et le résultat de ces encouragements a été de faire augmenter la valeur des biens appartenant aux commissions scolaires sous contrôle du gouvernemnet.Ces biens qui en 1896-97 représentaient une somme de $13,150, 699 étaient en 1910-1911 de $30,-755.014.La sollicitude du gouvernement sc porte aussi sur les instituteurs pour les encourager à rester dans l’enseignement et il leur a distribué à cet effet une somme de trente mille dollars.Le secrétaire provincial veut que des insttiuteurs donnent l’enseignement aux garçons de 10 à 14 ans et le gouvernement a voté à ce sujet une allocation de $12,000 à toute municipalité qui paie un salaire d’au moins quatre cent piastres à ses professeurs du sexe masculin.Les municipalités ont bien répondu à cet appel et 75 municipalités se partagent cette somme.Le conférencier aborda ensuite la question épineuse du salaire des institutrices.Les comparaisons faites avec le salaire des domestiques ne sont pas justes, car ce sont deux choses qui ne peuvent pas se comparer, à cause de la différence des conditions de la vie et des localités.La loi de l’offre et de la demande règle toujours cette question du salaire.Prenons l’exemple suivant: Une jeune tille préfère rester dans son village natal et y recevoir un salaire moindre plutôt que d’accepter une position plus rémunératrice, qui lui serait offerte loin de chez elle.Parlant des écoles modèles et académiques, le secrétaire provincial déclare qu’un octroi spécial de $51,000 leur a été donné en 1912 On veut promouvoir la construction des académies pour garçons et l’octroi de 820,000 accordé à cette fin en 1908, a êüé porté en 1912 à $70,000, et trente-deux comtés en ont profité et les prévisions pour l’année courante sont que ce chiffre sera augmenté d’une manière assez sensible: Le gouvernement distribue aussi gratuitement “Mon premier livre” et 3,482 écoles se servent de ce volume capable d’être utilisé par les enfants de cinq à neuf ans.Des cartes géographiques sont aussi envoyées aux municipalités qui en font la demande.Le département de l’Instruction Publique distribue gratuitement un nombre considérable de livres canadiens pour être donnés en prix dans les écoles.Ceci aura deux conséquences immédiates.La première d’augmenter le marché de la littérature canadienne, et la seconde est que les livres donnés en prix seront lus non seulement par ceux à qui ils auront été donnés, mais aussi et surtout par leurs parents.Le gouvernement a fait là une oeuvre patriotique et nationale.Le gouvernement s’efforce donc chaque jour de persuader le contribuable de la province de Québec à payer un meilleur salaire à ces instituteurs parce que plus le salaire est fort plus on peut exiger de l’efficacité pédagogique du professeur.Une somme de plus de $78,600 a été accordée pour la construction des écoles dans les régions de colonisation, généralement trop pauvres pour pouvoir construire ces écoles à leurs frais.Voilà, dit en terminant l’honorable secrétaire provincial, le travail accompli par le gouvernement pour l’amélioration de notre svstè-me d’instruction publique.Tout n’est peut-être pas parfait, beaucoup reste à faire; nous y employons toys nos efforts et j’espère que dans un avenir rapproché, ceux qui prennent plaisir à énumérer le nombre des illettrés n’auront plus qu’à constater l’instruction répandue chez le peuple.Il serait irrationnel de dénigrer notre système d’éducation actuel parce qu’il n’a pas encore eu le temps de prouver son entière efficacité et ce seront ceux de la génération de demain qui pourront en apprécier les résultats complets.Le lundi-gras au collège de Ste-Anne de la Pérade (De notre correspondant) Sainte-Anne de la Pérade, 7.— Les élèves des Frères du Sacré-Cœur ont donné leur grande séance traditionnelle des jours gras, lundi.Le programme de la soirée débuta par une fantaisie sur “Les Noces de Figaro”, opéra de Mozart, par l’harmonie C.S.C.Ensuite vint la pièce de résistance.“Les Bossus de Québec”, farce en trois actes, par l'abbé A.Soc-tell, interprétée par MM.Marchand, A.Montreuil.R.Toutant, J.M.Langlois, O.Trudol, L.P.Grégoire et Dunn Lantier.Dans les entr’actes, les musiciens du callige sous l’habile direction de leur professeur, M.Z.Faquin, ont remporté un succès dans l’exécution des trois morceaux suivants : “Sourire d’avril’’, valse de M.Depret, “Caliphe de Bagdad”, ouverture de Ch.Auber et “Faust”, opéra de Ch.Gounod.R.Boisvert, violonniste et Aug.Tessier, cornettiste, furent fort applaudis dans un duo “Remembrance of Love”, valse de A.Warren.La maîtrise du collège chanta avec Enthousiasme le “Noël du Laboureur” accompagnée de l’orchestre.Mentionnons aussi les exercices de gymnastique.Au commandement de leur jeune capitaine, E.Gignac, 16 petits gymnastes exécutèrent avec beaucoup d’ensemble et d’entrain un grand nombre d’évolutions.Ces petits cadets intéressèrent vivement le public présent.Enfin, dans “Chicot”, comédie en nn acte par A.V.Braseau, R.Toutant, A.Montreuil et C.Sauvageau amusèrent l'auditoire.L’harmonie du collège clôtura cette agréable soirée par O Canada ! et Dieu sauve le Roi ! Les légendes grecques CONFERENCE DE MLLE GRETE-RIN A L’ALLIANCE FRANÇAISE.DUANILO AU BARREAU Tours, 6.—Ouanilo, fils de Behan-zin.cx-roi du Dahomey, a prêté serment aujourd'hui en qualité d’avocat.11 est inscrit au barreau de Tours.Mlle Germaine Gréterin, de l’Uni-; versité de Paris, a parlé hier soir de-I vaut l’Alliance Française des “légen-: des grecques transposées par l’esprit | contemporain.” j Mlle Gréterin a retracé l’histoire | des Légendes grecques, et nous en a ; montré l’empreinte dans l’esprit contemporain français, par des images ; et des comparaisons fort à propos.Ainsi Mademoiselle Gréterin, après ] nous avoir fait visiter l’Olympe, ce qui nous donne occasion de soulever un coin de l’histoire de Zeus, nous conduit dans les régions infernales, pour y déplorer le triste sort de Tantales et des Danaïdes, et enfin nous ramène sur la ^erre, où nous voyons ces fameux héros, “dont on fait cent chimères”, Hercule, Orphée et autres.Il y a certainement, dans ces légendes, un personnage, que Mademoiselle Gréterin estime entre tous; c’est peut-être parce qu’elle est femme et que l’orgueil de son sexe y est pour quelque chose, toujours est-il que quand elle parle de la fameuse Hélène de Troie, non seulement elle s’anime et s’enthousiasme, mais de plus, cherche à excuser son héroïne de tous les malheurs qu’on lui a imputés.Elle nous en trace le portrait: ce fut une femme belle, rusée et intelligente.Mlle Gréterin nous explique ensuite que les Français plus que tout autre peuple ont conservé l’empreinte de ces légendes.Ainsi, les Grecs aimaient à s’entretenir de leurs héros et faits-d’armes, de même les Français aiment à parler de leur belle France.Il résulte què le Français d’aujourd’hui, comme le Grec d’autrefois, es J, ou très éloquent ou très bavard.La réunion qui était la septième de la saison, avait lieu au Royal Victoria College, rue Sherbrooke.UN REVERS TURC À GALLIPOLI L armée ottomane a perdu plus de 5000 hommes au cours des deux dernières journées d’engagement sur la ligne de Tchatalja ê.%.Londres, 7.— Une dépêche de Constantinople au Daily News dit qu’un engagement très sérieux u eu lieu à Gallipoli.La bataille a duré deux jours et les Hulgares ont été vainqueurs sur toute la ligne.Les lures admettent qu’ils ont perdu cinq mille hommes.La bataille a commencé mardi.Les Bulgares ont quitté Kadikeni et se sont avancés vers Kavak, occupé par les Turcs.L’engagement duré jusqu’au soir, alors que les Turcs se sont repliés en désordre sur Bulair.En même temps, les troupes bulgares, sur la côte de Marmara, occupaient Myriophyto.On rapporte que les Bulgares, avant laisser Rodosto, ont brûlé tous les travaux militaires.Londres, 7.— Une dépêche de Constantinople dit que les Bulgares ont attaqué les forts de Bulair, mais sans résultats.Le croiseur turc Messudick, accompagné de deux torpilleurs, est parti pour la Mer Noire, afin de protéger le débarquement des troupes turques, près de Midi a.Il n’y a pas eu d’engagement naval.Le Dr Daneff, chef de la délégation bulgare, est arrivé à Sofia, hier.Les ambassadeurs des puissances ont eu une autre réunion à Londres, hier après-midi.Les étrangers à Ândrineple Sofia, 7.— Les ministres des puissances ont communiqué au premier ministre Guechoff la re-quête des consuls d’Andrinople, j pour que les étrangers obtiennent la permission de quitter la ville, ou qu’une zone neutre, pour leur protection, soit établie.Le premier ministre a jrefusé d’accéder à leur demande.Il a dit qu’il ^existait pas de précédent où les étrangers avaient pu laisser une ville assiégée dans des circonstances semblables.De plus, les quartiers généraux bulgares avaient de fortes raisons pour ne pas accorder une telle permission.Une zone neutre ne peut être garantie, parce que les troupes seraient obligées de surmonter de grandes difficultés.Les ambulanciers allemands Londres, 7.— Le gouvernement bulgare a refusé de faire droit à l’appel adressé il y a quelque temps par l’impératrice allemande a la reine de Bulgarie demandant qu’fl soit accordé à la Croix Rouge allemande l’autorisation d’enlrer à Andrinople pour soigner les blessés et les malades turcs.C’est le Taycblatt qui annonce cette nouvelle.Après que le ministre d’Allemagne à Sofia eût essayé en vain, d’induire les autorités bulgares à permettre aujç Allemands de traverser leurs lignes, l’impératrice allemande télégraphia à la reine Eléonore pour la prier d’user de toute son influence, mais le gouvernement bulgare déclare que des questions de stratégie ne permettent pas d’accorder la permission demandée.Les opérations à Tchatalja Londres, 7.— On n’a peu de nouvelles du théâtre de la guerre.On a reçu de vagues rapports de bataille dans la péninsule de Gallipoli et sur les lignes de Tchatalja, mais les détails ne permettent pas de juger du caractère des opérations.Le fait que les Bulgares se retirent plus à l’ouest de Tchatalja, esmbie indiquer qu’ils peuvent être débordés par une attaque des Turcs.La rumeur (pie la Turquie envoyait des troupes, par mer, aux environs de Rodosto, et de Midia, n’a pas été confirmée.Les rapports indiquent que les Turcs ont subi un revers dans la péninsule de Gallipoli, mais on ne sait pas si le gros de l’armée a pris part à la bataille.Les Turcs battent en retraite Londres, 7.— Le corps principal des troupes turques s’est retiré derrière la ligne de défense de Gallipoli, dit une dépêche au Daily Telegraph.Une autre dépêche de Constantinople dit que les Bulgares ont attaqué les forts de Bulair, mais qu’ils ont été forcés d’abandonner leurs positions.Le croiseur turc Messu-dieh, avec deux torpilleurs, est parti pour la Mer Noire, apparemment pour couvrir les opérations des troupes de Trebizonde près de Mi-dit.Maintenant en Vente Billets du soir (DEUXIEME SERIE) J’ALBERT LOZEAU fl Un petit volume,sur papier mai, couverture en deux couleurs, contenant un choix des “ Billets du soir ” parus dans le DEVOIR.Cf En vente au DEVOIR, chez l’auteur,604 avenue Laval, et dans toutes les librairies.J 4 Le volume 25c ; franco 27c La famille royale de Serbie et le nombre 13 Le journal Politika révèle Tin-fluence éminemment fatidique du nombre 13 sur la famille Karageor-gevitch.Le fondateur de la dynastie Karageorge, est né en 1804 (1 —8—0—1—13).En 1813, toutes les forces turques attaquent Karageorge et l’obligent à quitter la Serbie (1 _ 8 _ 1 _ 3 13).En 1840 (1 — 8 — 4 — 0 13).le fils de Karageorge, Alexandre de Serbie, père du roi actuel, devint officier de Tarmée serbe.En 1903 (1 — 9 ____0 —.3 — 13), Pierre remonte sur le trône de ses ancêtres.En 1912 (1 — 9 — 1 — 'A —- 13), le roi Pierre part pour la guerre avec ses deux fils et remporte la victoire.D’où il faut conclure que le prochain grand événement pour la famille Kara-georgevitch se placera en 1921 (1— 9 — 2 — 1 — 13).Séparation du Southern et de l’Union Pacific CES DEUX COMPAGNIES DE CHEMIN DE FER SERONT DESORMAIS INDEPENDANTES.New-York, 7.— La séj-ration des compagnns de chemin de fer Union Pacific et Southern Pacific, par décret de la Cour Suprême des Etats-Unis, a été officiellement annoncée hier soir, après une longue séance des directeurs.D’r.près le rapport, les conditions de dissolution ont l’approbation du département de la justice de Washington.Il ne manque plus maintenant que la confirmation de la cour du district fédéral, où la première poursuite a été intentée, ainsi que la commission des chemins de fer de l’Etat de Californie.L’entente pourvoit aussi à la vente des actions du Southern Pacific, détenues par l’Union Pacific.Il est compris qu’un syndicat a été formé sous la direction de “Kuhn, Loeb & Co.”, pour aider financièrement la vente des actions du Southern Pacific, au montant de $126,650,000.La déclaration officielle des deux grandes compagnies est comme suit: “Les bureaux de directeurs des compagnies de chemin de fer Union Pacific et Southern Pacific, à une réunion tenue aujourd’hui, ont approuvé les plans qui étaient considérés depuis plusieurs semaines, par des comités spéciaux, et qui ont été approuvés par le procureur-général.Ces plans sont soumis à l’approbation de la cour.” Le juge R.S.Lovett, président du comité exécutif du Union Pacific, a fait la déclaration suivante, ce soir: “Si le plan est accompli tel quel, le Central Pacific cessera d'être contrôlé par le Southern Pacific.Le Central Pacific commencera à diriger lui-même son réseau avec une organisation complète en Californie.Le président du Central Pacific aura autant d’autorité dans la direction de sa compagnie, que le président du Southern Pacific dans la direction de la sienne.” “Les raports publiés à l’effet que le Central Pacific devait être englobé par l’Union Pacific, sont sans fondement.Il est vrai que l’Union Pacific détiendra des actions du Central Pacific, mais toutes les affaires seront transigées au nom de cette dernière compagnie.” La Chambre de Commerce Belge de Montréal Souvenir de noces d’argent Le 1er février 1888, le.Rév.Père Cou-tu.C.S.V.du collège Bourget,Rigaud, et aujourd’hui de JeUé.Belgique, bénissait le mariage d’Adrien Bélanger et de Marie-Anne Hurtubise.Cette année, le 1er février, le révérend A.Primeau, curé de Rigaud, célébrait une messe d’actions de grâce en 1 honneur des jubilaires qui, ce jour-là, étaient accompagnés de leurs enfants ; Léonie, Emilienne, Roméo, Françoise, Juliette, Léopold, Béatrice, Henri, Paul et de quelques amis.A cette occasion, les jubilaires reçurent de rares et généreux cadeaux : Madame Belanger donna à son époux une fille baptisée sous les noms de Marie, Rose, Emilie, le 13 janvier, parrain le révérend 1).D.Bélanger, curé de fournier.Ont., marraine, Dame veuve Emmanuel Labrosse, sa sœur, du même endroit ; ils firent eo cette circonstance leurs cadeaux anticipés.Le chanoine J._P.Bélanger, curé de St-André Avellin, frère du jubilaire, envoya à Madame Bélanger un riche cadeau en argent, de même Napoléon, son frère, employé aux départements des Travaux Publics, Ottawa, et ses enfants -, Aurèle, curé de Martindale ; Aristide, du département de l’Agriculture ; Raymond, clerc chez Chatillon ; J.-Bte É.M.et Alice.Do dame veuve J.A.Dubrule, de Montréal, de Théodule Hurtubise, frère de Madame Bélanger, aussi de Montreal, d’Emilienne, institutrice chez les Sœurs de Ste-Anne, Académie Sainte* Cunégonde.M.Bélanger étant un ancien élève du collège Bourget, reçut de ses professeurs et amis do cette institution des lettres souvenirs et de félicitations : du révérend Père J.Marcil, curé de Beavcarville, Illinois, E.U.A., du Père Joly, Outremont, du Père Toucher, Joliette, des révérends J.Godin, cure de \al des Bois, W.Sadieux, vicaire à Saint-André Avellin, du Dr J.Baulne, du même lieu.Le dimanche, le 2 février, plusieurs amis vinrent saluer les jubilaires.Le Père Richard, supérieur du collège Bourget, qui porte un intérêt tout particulier aux anciens élèves, envoya présenter ses hommages aux jubilaires.Pour la circonstance il choisit un ami de la famille Bélanger depu is * au-delà de cinquante ans, le vénérable Frère Augustin Martel, qu* a été successivement professeur de Dori «te, décédé diacre en 1853.d’Alphonse, décédé en 1883, de Proeule, curé do Saint-André Avellin, do Napoléon et d’Adrien.Les jubilaires remercient leurs bienfaiteurs et amis pour toutes ces marques d’estime et de haute considération.UN AMI.La prochaine réunion de la Chambre de Commerce Belge de Montréal aura lieu samedi prochain à 3 heures à la salle de.rédaction du journal "La Presse”, rue Saint-Jacques.La ffuerre des taux Elu maire Saint-Martin, comté de J,aval, 7.— A une assemblée régulière du conseil, M.le docteur 1).A.Plouffc a été élu maire do la paroisse à l’unanimité, et M.Clêophas < harbonnenu.pro-maire.Londres, 7.— A Hambourg on an-! nonce officiellement que le C.P.R, ! ayant réduit ses taux d'eni repont de Ci à £6, entre Anvers et Trieste, les j autres lignes en ont fait autant en-i tro Trieste, Hambourg, Bremen, Rot-! tenlnm et le Canada.Il se fait une guerre en règle relativement au prix des passages.On parle do diriger sur Portland tout le trafic do Saint-Jean et d'Halifax.On espère par là faire une concurrence efficace au Pacifique Canadien.gJ' La pacification du Maroc par la France LE GENERAL D’ESPEREY A PRIS D’ASSAUT LA CASBAH DAN-FLOUS.— LE CAID GUELLOL-LI VEUT DEMISSIONNER.Casablanca, Maroc, 6.— On annonce de Mogador que le général Fran-chet d’Esperey, commandant en chef du corps d’occupation du Maroc occidental, est rentré à Mogador en même temps qu’un convoi de blessés venant de la casbah d’Anflous.La prise d’assaut de cette casbah par les troupes du général Brulard a eu, dans le sud du Maroc, un énorme retentissement, et la soumission des tribus les plus farouches de l’intérieur est annoncée ou prévue.Le grand chef du Sud, le caïd Guel-louli, qui avait aidé Anflous dans sa récente révolte, fait faire des démarches auprès du général Brulard pour négocier sa soumission.UN SUCCES CONTRE LES REBELLES Rabat, Maroc, 6.— Les opérations du caïd El Glaoui contre les partisans du faux prophète Mohammed Hiba, dans le Sous, ont donné les résultats attendus.On a reçu de Mazagan la nouvelle d’un succès décisif remporté par les troupes marocaines d’El Glaoui sur les rebelles de Mohammed Hiba, dans les environs de Taroudant.Les rebelles ont subi des pertes sérieuses.Le cheik Djitheli, un des principaux nartisans de Mohammed Hiba, a été tué.NOUVELLES RECRUES Oran, Algérie, 6.— Un bataillon de la légion étrangère s’est embarqué po-r Casablanca, Maroc.LES AVIONS MILITAIRES Oudjda, Maroc, 6 — Une escadrille d’avions militaires réunie ici par les soins du général Alix, s’entraîne activement.Elle prendra part aux prochaines opérations à l’ouest de la Moulouïa, dans la direction de Taza.Appartements à Louer AU ROBERVAL 175 Berri, entre Dorchester et Sainte-Catherine.11 reste encore à-louer quelques apartements dans cette magnifique propriété.Logements des plus confortables, eau chaude à Tannée, fixtures électriques, service de concierge, logements bien éclairés.$35, $38, $40 et $45.Pour renseignements supplémentaires s’adresser au concierge sur les lieux.E.A.OUIMET, Prop., 97 Saint-Jacques.Elles assaisonnent les ministres LES SUFFRAGETTES ENVOIENT DU POIVRE ROUGE AUX MEMBRES DU CABINET ANGLAIS.— UN TRUC DE FEMME , .Le budget sera soumis aux Chambres le mois prochain Ottawa, 7.— Le premier caucus ministériel depuis la Noël dernière a été convoqué pour aujourd'hui, tin grand nombre de questions politiques y seront discutées.Un grand nombre de bills ont maintenant subi leur deuxième lecture et les comités peuvent faire beaucoup de travail.On croit que c’est l’intention du gouvernement de presser l’adoption du projet de loi de défense navale.Les conservateurs sont disposés à permettre aux orateurs libéraux d’exprimer leur opinion sur la mesure du gouvernement, mais ils désirent «urtout mettre fin au débat.On croit que ie budget sera soumis à la Chambre en mars, mais on ne sait pas encore exactement la date où le trésorier rendra ses comptes ru pays.Le projet do loi commercial avec les Antilles est aussi attendu avec impatience.Londres, 7.—Nos ministres passent en ce moment un très mauvais quart d’heure.A tour de rftle ils se font “poivrer” comme il convient à un ministre de l'être.Le truc, inventé par les suffragettes, consiste à expédier à ces messieurs des lettres contenant du poivre rouge ou du tabac à priser.Tous les ministres s'y sont fait prendre.Un secrétaire-adjoint a été aveuglé près de deux heures du fait qu’en ouvrant une enveloppe, tout le poivre qu’elle contenait lui vola dans les yeux.Les secrétaires ont Tordre de décacheter toutes les lettres ou colis postaux non affranchis adressés aux ministres.Les suffragettes n’affranchissent jamais leurs lettres.Aussi MM .les secrétaires sont-ils d’une prudence extraordinaire en ce moment lorsqu’il ont à décacheter une lettre ou un colis non affranchi.Les mariages internationaux CELUI DU PRINCE MURAT AVEC UNE RICHE HERITIERE DE PHILADELPHIE.Échos télégraphiques de France MORT D’UN AMIRAL.Paris, 6.—- L’amiral Perrayon est mort aujourd’hui.GENERAL EN RETRAITE Paris, 6.— Le général Piel, de Té-tat-major général de Tarmée, passe au cadre de réserve.ON TELEPHONE DE FRANCE EN HOLLANDE.Paris, 6.— Le service téléphonique entre la France et la Hollande a été inauguré aujourd’hui.SUICIDE.Brest, 6.— Le commandant du vapeur “Sephora”, M.Gaspard, s’est tué d’un coup de revolver.HECATOMBE.ÿ | Chartres, 6.— Une famille de six | personnes a péri dans un incendie, j Leurs cadavres ont été retirés des dé-¦ combres entièrement carbonisés.Plu-! sieurs autres personnes, y compris des pompiers, ont été bless-es.Bibliographie “LA NOUVELLE-FRANCE” La Nouvelle-Zélande et FAngleterre LES HABITANTS DE CE DOMINION DONNENT UNE NOUVELLE PREUVE DE LEUR ATT A-( DEMENT A LA MERE-PATRIE.Londres, 7 — La Nouvelle-Zélande vien: de donner une nouvelle preuve de son attachement à la Grande-Bretagne.Hier on a rendu publique une lettre dat e du 3 février, dans laquelle Thon, (’oînnel Allen, ministre de la.Guerre, offre de contrcmander son voyage autour du monde, — voyage qu’il doit faire sur le croiseur néo-zélandais offert à la Grande Bretagne.— nu cas où l'Angleierre aurait besoin du croiseur en question.M.Lewis Harcourt a répondu à M.Allen lui exprimant sa reconnaissance et lui disant qu'il pouvait entre-svoyage, que l'Angleterre pouvait se passer actuellement, du croiseur néo-zélandais.| Revue mensuelle : Sciences, Lettres, Arts.Sommaire du mois de janvier 1913 : R.P.Ceslas Côté, O.P.: La grâce ! capitale du Christ.— R, P, J.Rigaud, | M.S.C, : Un converti danois, Johan-! nés Jorgensen.— R.P.Hugolin, O.F.Al Victoires et chansons.— L'abbé Ad.Garneau : La chapelle intérieure du Séminaire de Québec.-Don Paolo-| Agosto : pages romaines : Le refus de T “exequatur ” pour T archevêque de j Gênes ; le discours pontifical du 18 I novembre.— P.P.; C.: Bibliogra-i phie française.—L.L.: Bibliographie j canadienne.Paris, 6.— Le mariage civil de Mlle Hélène Stallo, de Cincinnati, avec le prince Michel Murat, a été célébré aujourd’hui, en présence d’un petit groupe d’amis et de parents.Le prince Joachim Murat et le duo de Mouchy étaient les témoins du marié; M.My.on Herrick, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, et le juge Nash Rockwood, de New-York, ceux de la mariée.# La cérémonie religieuse sera célébrée demain à l’église Saint-Honorée-d’Eylau, place Victor-Hugo.Elle «sera toute simple, en raison de la mort récente du prince Louis Murat, père du marié.Après la cérémonie, un déjeuner aura lieu au domicile des parents de la mariée et, aussitôt, les nouveaux époux partiront pour Marseille en automobile et, do là, s’embarqueront, pour l’Algérie, où ils passeront les premiers jours de leur lune de miel.Le prince est né le 22 soptembre 1887.Sa mère était avant son mariage, la princesse Eudoxie Michaïlowna, et sa grand’mère Mlle Caroline Fraser, originaire de la Caroline du Sud.La banqueroute de Jack Rose New-York, 6.— “Jack Rose”, l’ancien joueur et dénonciateur des meurtriers de Rosenthal, a comparu aujourdhui devant un arbitre, à Long Island, pour Texamen de sa demande de mise en banqueroute.Il déclare devoir $42,000 et n’avoir pas d’argent.Les vingt poursuites lancées contre lui, dit-il, sont pour de l’argent prêté, des vêtements, des bijoux et des soins médicaux.Comme aucun des créancierse n’apparut, l’arbitre ordonna à Tarocat de Rose de demander à la cour la mise en banqueroute de ce dernier.Rose a donné comme adresse Long Island cl comme profession celle de promoteur.Bibliothèque Municipale Bulletin mensuel de janvier 1913.Nombre de visiteurs.1935 Nombre de livres échangés .201 Nombre de consultations téléphoniques .122 Nombre de lettres reçues .310 Nombre de lettres expédiées 229 Nombre de nouveaux dépôts 9 Argent en caisse.$496 F.VILLENEUVE, Bibliothécaire en chef.L’entente commerciale avec la Grande-Bretagne New-York, 6.— La chambre de commerce a, aujourd’hui, adopté une resolution demandant au président et au sénat des Etats-Unis de renouer le traité d’arbitrage avec la Grande-Bretagne, qui expire le 5 juin prochain.Uc traité a été signé en 1908.La navigation sur THudson Albany, 6.— La navigation sur le fleuve Hudson, entre Albany et New-York, a été fermée aujourd’hui.Le fleuve a été navigable pendant 317 jours consécutifs, ce qui bat de dix-huit jours le record établi en 1810.Les bonnes routes Toronto, G.— Le Conseil du comté d'York a, aujourd’hui, décidé de dépenser la somme de $100,000 pour i les bonnes routes.Agent consulaire à Cookshire Saint-Paul, Alinn., 6.— A.L.Wooldridge, un journaliste de cette ville, a été nommé agent consulaire des Etats-I uis à Cookshire, Qué.Il remplacera W.F.Given, décédé récemment.Mort d’un magnat Denver, 6.- Jos.W.Giljuly, trésorier de la compagnie de chemin de fer Denver et Rio Grande est mort, ici, aujourd’hui, de la maladie de "Bright” M.Gilluly était né à Shrewsbury, N.J., en 1851. t* OEVnm MfTVTREAL., VENDREDI, 7 FEVRIER Ifil?, VOL.IV.— No.31.1 LA VIE SPORTIVE LA VITESSE EST-ELLE N’liP«ih»7 nas »= DANGEREUSE EN AVIATION?!11 P * Loin d’etre un danger, la vitesse est, au contraire, un élément de sécurité DONNEZ TOUT DE SUITE Il revendique l’authenticité de leurs exploits il.ANDRE LATOUR DECLARE QUE LES PERFORMANCES DE LOUIS CYR, TOUTES PRODIGIEUSES QU’ELLES APPARAISSENT,N’EN SONT PAS MOINS REELLES.- LE PHENOMENE APOLLON.M.André Latour a écrit ce qui suit dans la Culture Physique au sujet des performances de Louis Cyr.Comme nos lecteurs le constateront, c’est un bel hommage au sur-homme que fut le grand athlète canadien-fran-çais : "Louis Cyr est mis en doute ; ça devait lux arriver.N'a-t-on pas déjà nié l’existence de Napoléon et affirmé que César n’avait jamais vécu que dans l’imagination de ses contemporains ?Or donc, un journaliste n’a pas maint d’écrire qu’il considérait cer tains records du colosse canadien comme "relevant de la plus haute îantaisie.” Il faut excuser ce monsieur.Il ne peut pas tout savoir.Apprenons-lui donc que les performances de Louis Cyr, toutes prodigieuses qu'ci les apparaissent, n’en sont pas moins réelles.Dommage — ou plutôt tant mieux pour les athlètes d’aujourd’hui —qu’il n’y ait pas eu alors de table officielle de records, car Cyr, et cet.autre phénomène qui n nom Apollon, y auraient sans doute pris, dans tou tes les rases, des concessions à perpétuité.Authentique demi dieux du sport et do la force, ces deux hommes ne sont pas encore assez loin de nous pour une l’épithète de légendaire vienne déjà déparer le récit de leurs ex ploite.Des connaisseurs, dignes de foi peuvent venir témoigner qu’ils ont vu "de leurs yeux” ces arrachés stupéfiants et ces jetés fantastiques.J’ignore si, parmi eux, il s'en trouvera pour se rappeler à une livre près ce que Cyr a enlevé le If) janvier 1892, à, rAquarium de Londres, et le 7 mai 1896, Castes avenue, 14ft6, à Saint-Louis Hall, comme le demande très indiscrètement le Saint-Thomas en question.Mais il est un fait certain : c’est l’inutilité de vouloir juger les performances du célè bre champion d'après celles que font nos contemporains ; car ceux-ci.malgré toute la valeur de quelques-uns, n’ont pas cette sorte de don surnaturel et de vigueur sauvage qui firent de Cyr et d’Apollon do véritables “ sur hommes.” AU CHAMPETRE —Il y aura ce soir une importante assemblée générale de tous les membres de la section de la Raquette.De grandes questions y seront discutées.11 y aura aussi organisation du programme des sorties pour les mois de février et mars.Que tous les membres se fassent un devoir d’y assister.Le St-Patrick eit victorieux La réunion de Hull ELLE S’EST APRES MIDI, fi MILLES A PRINCE C.TERMINEE HIER — LA COURSE DE ETE GAGNEE PAR i IL TRIOMPHE DU VICTORIA PAR 6 A 3 HIER SOIR A L’ARENA.— LA M.A.A.A.PARAIT CERTAINE DU CHAMPIONNAT.Le club Saint Patrick a causé une surprise désagréable aux équipiers du Victoria en les battant par 7 à 3 A l ’Arena hier soir.La joute fut la plus belle exhibition du jeu de hockey amateur encore vu en cette ville, cette saison.Le résultat de cette partie donne pratiquement le championnat de la section de Montréal de la Ligue Interprovinciale au club rie la M.A.A.A.La joute fut dénouée de brutalité ; le jeu rapide du commencement A la fin et marqué par des courses individuelles de toutes beauté.Les équipes s'alignaient comme suit : Ottawa, 7.— La réunion de courses du club de Hull s’est terminée hier.Malgré tous les efforts de la direc j “ tion Rouai Grattan et Grand Opera 1 ne se sont pas rencontrés.Leurs propriétaires s’étalent engagés à les ! faire rencontrer pour une bourse de i $750, mais au dernier moment ils j déclarèrent forfait.Tin- Liar était favori dans les 5 1 milles, mais il ne put fournir un I effort semblable A celui de Delo j rimier.Il mena jusqu’A trois mil-^ les oü Prince C et Nomis le dépassé rent.Prince C gagna par six A si-pt longueurs.Lady May gagna la nouvelle course classifiée et Blanche B.s’adjugea, la course non terminée de mercredi.! Silver Tail entre premier dans l’épreu-I ve classifiée de trot.Blanche B et Silv’ ! Tail forment la paire qui a gagné les i Tilus gros montants A Ottawa.Voici I les résultats des épreuves : Trot et amble, course classifiée, i Bourse, $300 : j Lady May, J.Peacock, Ottawa.| Margery Theodocis, Fred Tra cey, Ottawa .Maybifle, Joseph Oameron, Ottawa.! William K., H.Brusie, Malone, N.-Y.Gypsy Wilkes, C.Quinn, Aylmer.| Kirtley Electric, C.Stewart Temps ô 2.27 1 4, 2.26 1-2, Aylmer.St-Patrick Leblanc Kierlin Hall Grady Ponthriand Tannahitl Guêvremont Arbitre — Buts Points Couverts Ailiers Centres Rovers Ailiers H.Campbell.Victoria Law Smart Eakers Watt Haie Chambers Mowatt Assistant — J.Cornell.POSITION DES CLUBS G.M.A.A.A.3 Victoria.2 j St-Patrick .2 ! Shaw.-Falls .1 1 1 1 6 2 2 3 6 6 2.27 1-2 4 4 4 Les compteurs au Séminaire de Joliette 01.1 MF/R EST EN TETE.( Communication ) •Joliette, 7.Décidément le club de hockey du séminaire de Joliette est en train de battre son beau record de 1 an dernier.Sur trois parties jouées, cettn année, contre l'étranger, il a blanchi ses adversaires trois fois.Il ne faut pas ignorer que les joueurs du séminaire luttaient contre* des équipes de première force ; par exemple le Joliette et le “ (’ercle paroissial Trot et amble, course classifiée non I ^uint Louis de Montréal L’organisation d’une association athlétique uA FIEVRE SPORTIVE EST INTENSE DANS LE QUARTIER HOCHELAGA.LES SPORTS-MEN DE LA PARTIE EST SONT CONVOQUES POUR CE SOIR.Les sportsmen du quartier Hoche-aga veulent avoir des quartiers “à eux”.A une assemblée des magnats des clubs locaux de baseball et de hockey qui sera tenue ce soir, on y discutera l’opportunité qu’il y a de réunir ccs clubs sous la direction d’une association athlétique qui aura ton club-house sous peu.La fièvre sportive est intense dans le “quartier”, et il ne fait aucun doute que les fonds nécessaires à l’organisation seront rapidement réunis.Les Cardinal, le Lauzon, les Marin, les Pigeon, les Thouin, les Desroches, les Demuy, les Masson, etc., sont de cette étoffe qui fait les bonnes organisations.terminée de mercredi dernier, $300 Blanche B., Ward et.Khepnarri, Toronto.4 15 4 11 On Wi’l, Ovide Cou-lombe, Cal.: 1 4 3 6 2 3 Billy B., T.Brown lee, Ottawa.fi G 1 2 6 2 Henry R., J.Fraser, Youville, Qué.5 5 4 1 5 4 Star Points, Nat.Ray, Toronto.3 2 2 5 3 ro Alaine.A.B.Martin Ticonderoga, N.Y.2 3 G 3 4 ro Temps : 2.2112, ,2.24 1-2, 2.23 3 4.2.23 1-4, 2.23 1-2, 2.22 1-1.Trot, course classifiée, bourse $300 : Silver Tail, Ward & Sheppard, Toronto .3 4 111 Ora B., A.Bedford,Toronto.113 3 3 Thn Cleaner, Cliff Tr-s- sirier, Ottawa .2 2 2 2 2 Jonah Man, G.Greens-burg, Malone, N.-Y.j 1 .r club de notre séminaire possède | de vrais bons joueurs, citons seulement | Olivier, Dubé Ed., et Beaupré, qui, ! n-vec encore un peu plus d’expérience, ' pourront attirer sur eux les regards des clubs les plus forts de la province.l’our mieux faire voir le travail do chaque joueur, il est bon de.donner lu liste des compteurs.Parties Olivier.3 Dubé Ed.3 Beaupré.3 Dubé P.3 Points P 0 4 3 4 dr Temps : 2.27, 2.27 3-4, 2.28, 2.29 2.30.5 milles, bourse $500 -, 1 épreuve.Prince C., B.Sheldon, Malone,N.Y.1 Nomis, H.Brusie, Malone, N.Y.2 The Liar, J.Fraser, Youville.3 The Undertaker, J.McDowell, Toronto.4 Temps : pour cinq milles : 13.54.j Séminaire .\ oici la liste des compteurs i p ille date l’an dernier : Parties.; Dubé Ed.3 ! Olivivier.3 ; Despaties.3 Labrecque.! i , G.V.i Séminaire.3 0 pu- Dans la ligue des Manufacturiers Depuis que j’ai réussi A battre les j records de vitesse en monoplan en j couvrant 150 kilomètres eu 1b h.2, il ne se passe pas de minute sans que je m’entende interpeller de la sorte : —Comment ?Vous avez osé voler à une telle allure ?Vous ne songiez donc pas au péril.N’aviez-vous pas d’appréhension ?N’importe, il en faut du courage ! Je répète textuellement.Si je parle de courage, ce n’est pas dans le but de plastronner et de me gonfler d’orgueil.Ce n’est pas mon genre.Je fais de l’aviation pour l’amour de l’aviation et le désir de me rendre utile, non point par vaine gloriole et par fatuité.J’aurais d’autant plus tort de prendre semblables compliments au sérieux, que je considère qu’il n’y a pas la moindre témérité à faire du 145 de moyenne A l’heure.Ceux qui prétendent qu’il est imprudent d’atteindre une allure semblable sont, ceux qui ont peur.S’ils avaient goûté cette absorption de l’élément qui ne fuit plus, mais qu’on semble avaler, ils auraient au contraire la conviction que le danger disparaît, A mesure que la vitesse augmente.Depuis deux ans que je me suis passionné pour le nouveau spoi't, je u’ai jamais varié sur ce point : plus on ira vite, plus les vols seront sûrs, moins les accidents viendront nous attrister.Nous défierons la mort et nous volerons d’une façon tellement rapide qu’elle ne pourra nous rejoindre.Cela est une figure mais je vais tâcher de vous prouver qu’elle repré sente absolument la réalité.Dans l’automobile, la vitesse est secondaire, mais dans l’aéroplane, elle constitue le coefficient principal.Ce qui est dangereux, lorsqu’on vogue sur les flots atmosphériques, ce sont les courants divers et les remous.Avec, un appareil rapide, on se rit du vent, on peut voler dans la tempête.Plus on va vite, mieux on peut se tenir, sans redouter la traîtrise d’Eole.Lorsque Louis Blériot débuta comme constructeur, il avait bien compris la force de cet axiome.Il était l'apôtre de la vitesse.Cela dit, pour vous prouver que je ne suis pas un utopiste et que je me contente de suivre des traces glorieuses.Je suis avant tout un père de famille et je n’ai pas le droit d’aller A la mort.C’est pourquoi je choisis le moyen le plus prudent de faire de l’aéroplane.Tout me prouve que c’est de franchir le plus grand nombre de kilomètres dans le moins de temps possible.Lorsqu’on a charge d’âme, malgré sol on ne se laisse pas aller A des actes de folle témérité , t je vous avoue franchement que si je me lance dans l’espace comme un bolide, c’est justement parce que je sais, que, de cette façon, je risque bien moins.Ne croyez pas cependant qu’il vous suffise de vous installer dans n’importe quel appareil, muni d’un moteur très puissant et de voler A la poursuite des records.Ce serait tout simplement absurde.Ce qu’il vous faut avant tout, c’est un monoplan qui puisse merveilleusement planer.Et je reconnais que jusqu’ici, je n’en ai jamais encore trouvé un qui puisse être comparé, â ce point de vue, au Deperdussin qui vient de me valoir le litre de recordman du monde.Grâce à ses qualités de planeur, il a pu battre tous les records existants et de loin, je me plais à le reconnaître.Mais je n’ai pas encore fini.Je fais monter un moteur de 140 chevaux sur mon fidèle appareil et j’espère approcher 18(1 kilomètres dans l’heure.J’ai été surtout frappé par un fait : presque toujours, lorsque vous prenez le départ sur un monoplan j muni d’un moteur très puissant, il : est difficile de rouler en ligne droite , avant de décoller, une aile fait sou-j vent pencher l’engin A droite ou A i gauche, tandis qu’avec mon appareil, ! I ! IP T ) H JlVdé' 10 m £ m t» 1^.t: I le pars avec la même aisance, la même facilité qu’avec un moteur ordi-i naire.i Une fois dans les airs, plug vous ' allez vite, moins vous avez besoin de j j toucher aux commandes.Lancé à tou-te vitesse, le monoplan ne bouge pas, 1 , il possède une stabilité parfaite.Je | vais dix fois plus vite que le vent, j c’est mol qui le gêne.Avouez que c’est mon tour.Mais l’atterrissage, me direz-vous ?L atterrissage est aussi facile que possible, à condition que vous preniez vos précautions.Il suffit de couper l’allumage au moment de descendre, il ne reste plus que 13 mè-ties de surface portante, la force motrice est supprimée.Vous avez un vaux, c’est tout.Que vous ayêz un vaux, c’est tout.Que vouz ayez un 50, un 100, un 140 ou un 200 chevaux, rien n’est changé.Plus le moteur est puissant, plus l’atterrissage est délicat, le fait est Indiscutable.Mais si vous faites attention et si votre appareil plane bien, ce travail ne réclame aucune disposition spécia- 1t.Les impressions ressenties à 145 à l’heure ?Elles ne sont pas nombreuses, je puis vous l’avouer.La fièvre de la vitesse vous envahit.A chaque tour, vous désirez gagner du temps sur le tour précédent et vous filez comme une flèche, faisant corps avec votre appareil, lui donnant vos ordres, l’obligeant A vous obéir.Un regard en passant au pylône pour constater votre allure sur le tableau tenu A jour.Et je vous garantis que mon ami Busson avait quelque travail ! En deux minutes, il était obligé d’effacer les inscriptions déjà écrites pour les remplacer par les nouvelles.Je distinguais tout avec une parfaite aisance, conduisant d’une main, tant mon appareil répondait facilement à toutes mes demandes.Je volais à ras du sol, provoquant la terreur sur le passage de mon bolide.Au pylône, un cycliste appuyé sur sa machine, eut tellement peur A mon passage, qu’il s’effondra sur le sol.Je suis certain, je le répète, que l’avenir de l’aviation réside dans la vitesse.Et j’ai dêjA fait des adeptes avec tous ceux que j’ai emmenés dans les airs, à califourchon sur le fuselage de mon 100 chevaux.Ils y ont gagné une confiance et >une sécurité qu’ils ne soupçonnaient pas et ont acquis la conviction que la rapidité supprime îe danger.Je ne demande qu’A en faire la preuve auprès du plus grand nombre de sportsmen.Car, plus on prouvera au public que l’aviation n’est pas un sport dangereux et difficile, plus facilement on attirera A ce merveilleux sport la foule de pratiquants qui lui manque à l’heure actuelle oh les touristes sont rares.N’importe qui peut devenir un champion de l’air.Il suffit de savoir se conduire et de connaître son moteur et on peut aller de Paris A Madrid après deux ou trois sorties.Quant A la difficulté de la lecture de la carte, c’est une plaisanterie.Est-ce en gagnant 50 centimes de l’heure, sur un tour, derrière un verre dépoli, toute la journée, pendant deux ans, avenue des Gobelins, que j’ai appris à lire la carte ?Non, n’est-ce pas ?Alors vous voyez que ce n’est pas sorcier et VOS COMMANDES d’impressions au “ DEVOIR ” NOUS SOMMES OUTILLES POUR TOUS LES GENRES DE TRAVAUX D’IMPRIMERIE.:: :: :: :: :: :: Demandez nos Prix TELEPHONE MAIN 7461.71a Rue Saint-Jacques Crescent.20 13 606 Canadien.18 15 545 Champêtre.15 18 455 M.A.A.A.Rouge .15 18 455 M.A.A.A.Bleu .11 22 333 Boa Ver .8 25 242 Ligue Canadienne Voici les résultats détaillés parties jouées mercredi soir dans séries de la ligue Canadienne '.CANADIEN des les Montesano .202 135 194 Duperron .145 135 136 Thêriault 130 182 Chaput .178 130 Meunier .220 176 183 Macê .193 201 Moyenne d’équipe — 1028 500.1.947 1026 ST-LOUIS CANADIEN Ac.Raymond .126 222 155 Ad.Raymond .204 140 141 Lessard .188 150 131 Desjardins .117 171 175 Germain 161 189 Paradis 167 172 Totaux Moyenne d'équipe.— .975 1011 484 5.923 -?- Rigaud vs Primus L’équipe du cap.McDonald, de Rigaud rencontrait, mercredi dernier, au Jubilée, le club Primus, de la maison !.Chaput, Fils & Cio, Liée.La joute fut très excitante, car des deux côtés, on escomptait une victoire.La joute fut rude et les visiteurs ont priméfsou^ ce rapport.Le Rigaud prit le devant dans la première période.Sur un tiré de Chs.E.Sauvé, après 15 minutes de lutte ardente, le Rigaud compta.Tæ Primus fut supérieur à la deuxième période.Paré, après une belle descente, égalisait les chances.Pitre Charlebois matelots de l’air.JULES VEDRINE S La passion du golf Dans la classe “” club Loyola Il vs Sainte-Marie II Leur opinion Ce que les journaux de Toronto disent sur le retour du système des six joueurs: Le “Globe ’ : — Les courses individuelles vont revenir à l’ordre ,.u jour dans la N.H.A.Le jeu d’ensemble n’est pas désiré dans cette ligue de “pros”.Le “World”: “Les profes- sionnels ne jouent pas la combinaison comme les amateurs, et avec l’addition d’un septième joueur sur la glace, le jeu est beaucoup plus lent.” Il devra expliquer sa conduite Le président de la N.H.A., M.Emmett Quinn n’a reçu aucun rapport de l’arbitre sur la joute de mercredi toit entre le ( anadien et le Tecumseh.Steve \ air sera appelé à expliquer sa conduite aussitôt que le rapport de I arbitre Phillips sera reçu.Le président Quinn veut à tout prix mettre fin aux actes de brutalité durant les joutes de la N.H.A.et parait bien determine à sévir sévèrement contre les coupables.Vair était accusé d’avoir frappé un officier, mais l’accusation n a pas été prouvée.Les "Intermédiaires" de.Ste-Marie j marchent sur les pas de leurs aînés : j Ils ont triomphé des "Loyola” par une victoire de 4 A 3.Cette joûte ne le céda en rien A celle qui avait eu lien, quinze jours auparavant, entre les Clubs majeurs.Les deux équipes se montrèrent également dignes du succès; mais, la bonne étoile de.Ste-Marie brillait.toujours ! La première période se termina pari un résultat de 2 A 2.La seconde! fut aussi contestée.Les Ste-Marie, ! nu début, eurent un jeu excessivement individuel ; mais, pendant les derniè-, res minutes, la peur d’une défaite les rallia, c’est A ce ralliement qu'ils du-! rent leur succès.Un dernier lancé d’Archambault vint A point leur assurer la victoire.De Serres, dans les buts, Pontbri- j and, Mathieu et Tougas se distingué-! rent pour les Ste-Marie.Du côté des Loyola, Poupore et Bordeau furent remarqués.Alignement des équipes : Ste-Marie De Serres Mathieu Tougas Beauset Ponthriand Archambault Masson Arbitres — bin.Chronométreur — Pénitencier — R.SOMMAIRE 1er Quart : I ar sa victoire d’hier ‘ soir, le j de la Dominion' Bridge a fait un pas de plus vers le championnat.Ce club i triompha de Allis-Chalmers-Bullack, j par 2 à 1.I Le fl.T.R.a défait le Bell Telephone par (i à 2 et la Montreal Light, ! Heat & Power a été défaite par 1 à 0.FANTAISIES ])E JOUEURS ET DE JOUEUSES.l e< équipés s’alignaient comme suit: Bell Tel.(2).G.T.V.(C) •I ohnson.MrK eeman.McCabe.Hughes.Buts.Points.Couverts.Ailiers.Nutt.Ailiers.• I.Arnold.Bell.Arbitre, C.P.R.Proud foot.Kelly.M usgrove.McCnig.K an Arnold.Robinson Arbitre, .Rovers.t'cni res.T.Melville, mut .t ouvert! .Aili, .( entr T.Melville.Mien .J ohnson .Sauvé • Munslow .Beattie .Strike .Copelanu !.II.AP.(0 ) .Peters .Lockwood .Ritchie .Drgray .Fennell .Heffenmn .Colligan Loyola Dooner Dooner Poupore Martin \ Bordeau j McLaughlin I).Timmons C.Dandurand et Au- G.M.M.Marchessault.Fontaine.Burs Points Couverts Avants MM.D.B.Co.( 2 ).Hunt.Buts., Galbraith.Points.Jacobs.Ailiers .W.Bell.Ailiers.J.Bell.Ailiers.H.Bell.Hovers.Speck.Centres, Arbitre, T.Melville.POSITION DES CLUBS.G.P.N.A.C.B.(1).Page .Norton .Carmichael .K aiser .Leduc , .O’Grady .••Johnson Le Duc de Connaught àTArena, demain soir Son Altesse Royale, le Duc de Connaught, Gouverneur-Général du Cana da a accepté l’invitation qui lui a été faite par la direction de l’Arena d’assister à la joute de hockey de demain soir, entre les clubs Wanderer et Toronto.1.Ste-Marie — Ponthriand .4.03 2.Ste-Marie — Tougas .3.Loyola — Martin .2.25 4.Loyola — Dooner .2e Quart : 5.Loyola — Bordeau .30 6.Ste-Marie — Mathieu .3.50 7.Ste-Marie — Archambault .6.00 A.C Bell B.C.P.R.T.K.!.H.B.cl.:î i 3 2 1 2 2 4 I P.C.15 .5 21 S 13 1(1 H 10 21 Canada de Maisonneuve vs St-Jacques ÎI Ce soir, à neuf heures, une intéressante partie de hockey au Jubilée entre ces deux clubs avantageusement Sainte Marie, 4.Loyola, 3.Les Crescents sont défaits COMMENT ON PREVIENT LA CONSOMPTION En suivant 1rs règles de l’hygiène et m protégeant l’organisme débilité par nu rhume négligé contre l’invasion du redoutable microbe.Le Baume Rhumal.le Sjécifique des maladies de poitrine, par son action prompte, énergique, dé eisivo prévient rhumes, maux de gor ge, bronchite, pneumonie, et consomp tien.Il a fait ses prouves depuis bien tôt trente ans.En vente partout, 25c.la bouteille.4 ILS SONT DECLASSES PAR LE CLUB SYDNEY DANS UNE JOU TE REGULIERE DK LA LIGUE DES PROVINCES MARITIMES.Halifnx, 7,—La joute de hockey en cette ville, hier soir, s’ent terminée par une victoire du club local sur les Crescents d’Halifax par un score de.4 à 1.Cette victoire augmente les chances du club Sydney, dans la course au championnat do la ligue des Provinces Maritimes.Les Crescents n’ont remporté que deux victoires cette saison.Le Club Canada compte parmi ses | joueurs le fameux Boulimie du National, ainsi que plusieurs autres i jeunes joueur* d'avenir.Nul doute ; que sous l’habile direction de Bou-j liane une équipe ne peut marcher que | dans la voie du triomphe.D'un autre côté le Saint-Jacques 36.8.192 162 167 200 189 181 148 195 244 178 167 151 191 181 958 909 894 52.2.151 156 154 168 155 199 154 155 160 175 161 158 185 224 837 838 849 Yamada gagne la partie décisive II.TRIOMPHE DK GEORGE SLOS-SON PAR ion A 313, HIER SOIR.SA PLU S HAUTE SERIE A ETE DE 113.(Service pnrtieultert San Franeisco, 7.Kopi Yamada a | gagné, hier soir, la partie décisive d'une série de quatre parties do billard au cadre 18.2, contre Geo.Slosso'n, par 400 à 343.Y amada a fait une série de M3 points, brisant son record di établi récemment à New-York.38 Le nouvel édifice de la Y.W.C.A., à New-York New-York, 7.— Les quartiers généraux du bureau national de la "Young Women Christian Association” ont été ouverts ce matin dans le nouvel édifice de $500,000, situé sur l'Avenue Lexington, don de Mme Helen Gould Shepard.L'Association pi, sériera aussi dans le nouvel édifice des salles de cours, des dortoirs, ainsi que de vastes pièces où se feront cet été les travaux de la fêdérationf Il est tout probable que l’assemblée réunira tout près de quarante délé gués qui viendront de toutes les parties du monde.LE H PLUS HAUTES SERIES Encore les suffragettes Londres, 7.- Une scène de " suffra-gisme " s'est déroulée dans la galerie de la chambre des communes, hier.H.D.Harten, socialiste bien connu, dénonça à tue-tête, du haut de la galerie mblique, la façon dont le gouverne Desautels, Canadien.246 ! ment a traité les femmes, et il fut mis Surgeon, Crescent ., , 244 Labelle, Champêtre Wall, M.A.A.A.Rouge Bryson, Crescent Johnson, M.A.A A, Rouge Lamoureux, Ca Sutherland, Sti Brown, Beavcr Zimmerman, Ci Standard.23 National .à la porte avec un autre manifestant.• • • • 224 215 .• .215 3Uge .210 203 203 202 200 CLUBS G, P.p.e.23 10 697 21 12 636 Marché de Montréal BEURRE Crémerie, extra fin.00 à 29 Crémerie, extra 28 à 28 1-2 Berre frais 24 à 26 Beurre de laiterie 23 à 24 FROMAGE Ouest, extra fin blanc Cantons de 1 Est, ex- 11 3-4 à 12 tra fin 12 1-4 à 12 3-3 Québec, extra fin .12 à 12 1-8 Seconde qualité 11 3-4 à 12 LE FOIN Extra, No 1 $14.50 à $15 ro Extra, No 2.13.50 à 14.00 Ordinaire, No 2.12.00 à 13.00 No 3.11.00 à 11.50 Luzerne, mixte.10,00 à 10.50 AVOINE Canadienne, No 2, d* l’Ouest.43 Extra, No 1, pour Fourrage.„.!>2 Sarrasin No 0.57 43 1-S 42 1-3 58 LA FARINE Manitoba, patentes, blé de printemps, premières, baril de bols .$5.70 Manitoba, patentes, blé de printemps, premières, baril en sac.5.30 Manitoba, patentes, blé baril de bois .5.20 Manitoba, patentes, blé de printemps, secondes, baril, en sacs .4.90 Manitoba, forte, baril, en bois 5.00 Manitoba, forte, baril, en sacs 4.70 Blé d'hiver choisi, patentes, baril en bois .5.35 Straights rollers, blé d’hiver, baril en bois.4.95 A 5.05 Straights rollers.Vil 6 d’hiver, baril en «snc.s.2.35 à 2.40 Blé d’hiver, extra sec.1.85 à 2.00 ISSUES Di RI ¦ R.Son, la tonne.$21.00 Recoupes, la tonne .26.00 Gru.la tonne .28.00 à 30.00 Moulée pure, la bonne-.36.00 à 3S.0() Moulée mêlée, la tonne.34.00 à 35.00 AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril.Avoine roulée, le sac.Maïs, le baril.Maïs, le sac.4.60 2.20 4 75 2.25 T.ES OEUFS Oeufs frais.34c Choisi, botte simple.22c Ordinaire, boite simple.10c Seconde qualité, boîte simple 15c LE MIEL Blanc.16 à 17 Brun .14 â 15 1-2 Blanc, coulé.11 1-2 à 12 Brun, coulé.08 VOLAILLES Dindes, Ibs.Canard, Ibs.Poulet, Ibs.Gibier à plume, Ibs Oies, Ibs.à 09 21 à 22c 14 à 17c 14 à 17c 11 à 13c 13 à 14c Fiançailles Mardi soir, le 4 février, avaient Heu les fiançailles de Mlle Marie Courteau, fille de M.Edgar Cour tenu, de la maison S.Davis & Bons, Ltd., A M.Arthur C.Larlvière, vice-président de la compagnie Larlvière Incorporée et fils de M.Fred C.Ln-rivlère Les avantages du moteur Knight Une des principales caractéristiques du moteur Knight est sa gran de flexibilité qui semble supérieure à celle de n’importe quel autre moteur â 4 cylindres sur le marché.Le moteur Knight répond aux besoins du moment, il est puissant quand on a besoin de beaucoup de pouvoir et peut d'autre part être facilement modéré.Il est remarquablement silencieux même quand il est lancé à grande vitesse.g.Le Font de glace Le pont de glace est enfin pris sur le Baint-Laurent.De temps immémorial, on n’a pas souvenance que la communication ne fut établie sur la glace entre les deux rives à cette époque de l'hiver.Le mois de janvier cette année nous a donné une température inaccoutumée, mais février semble devoir être très froid.Aussi les commerçants de charbon vont-ils pouvoir enfin faire des affaires.Avez-vous votre provision ?Voulez-vous combattre effectivement le froid ?commandez votre charbon chez Corneille; et Joly, 1752 rue Iberville.Tz’,.St-Louis 4653.r.La Commission du pilotage Ottawa, 7.La première réunion de la commission de pilotage récemment formée, a lieu, à Montréal, le jeudi 14.Les membres de la commission sont le capitaine Lindsay, Thos.Rolt et A.Lachance.A NOS AMIS Le "Devoir" est outillé oour faire des Imoresslons dans tous les aenrti nnvrace garanti.«fi V VOL.IV.— ISo.il.LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI.7 FEVRIER 1913 L’HÔPITAL DENTAIRE Quelques notes intéressantes sur le nouvel édifice, coin Saint-Hubert et Demontigny.—Ce qu on y enseignera.—Ce que 1 Association dentaire se propose de faire » ?L’hôpital Dentaire, (pie l’I'niver-sité Laval fait construire actuellement dans l’un de nos endroits les plus fréquentés de la ville, promet d’être l’une des institutions du genre les plus modernes du continent.Le nouvel édifice se trouve situé à l’angle des rues Demontigny et Saint-Hubert, avec une entrée sur t haqtie rue.Il est presque entier construit de briques “buff” et de pierre à sonde formant quelques-unes de ses grandes lignes architecturales, ainsi que le fronton des deux entrées.Les fondations sont Imites en béton.L’édifice possède trois étages et un sous-sol qui ssra probablenmnt -Uns tard Iransfor.Psé en gym.iase.é.u rez-de-chaussèi, se trouve l’é-Voré des médecins vétérinaires, comprenant les salles de cours, le laboratoire, la bibliothèque, le musée, les bureaux de la faculté et du dirécteur et la salle de récréation.Le second et le troisième étages sont exclusivement réservés à la chirurgie dentaire.Le premier est occupé par les laboratoires, de Ire, 2e, 2e et 4e année, les salles de clinique, contenant tout près de 50 chaises d’opération, toutes munies, ainsi que les salles de cours et les tables des laboratoires, d’air comprimé, de gaz et d’électricité, les salles de statistiques, de prothèse, d’anesthé-sh’, de modelage, et de rayon X, I infirmerie, la bibliothèque, la procure, les bureaux de la faculté et du directeur.Au troisième, prendront place le laboratoire de chimie, d’histologie, île bactériologie, le musée, les salles de cours, la tabagie et la salle de récréation.Pour des raisons particulières d’hygiène, les salles de dissection, cjui sont aussi à cet-étage, seront complètement séparées du reste de la bâtisse.Lrûce à l’expérience acquise par l’architccle lui-inème, M.(i.A.Mouette, et les directeurs de l’hôpital qui sont allés visiter les institutions du genre aux Etats-Unis, une allen-lion toute particulière a été donnée aux systèmes de chauffage et de ventilation.Le nouvel édifice a aussi été pourvu d’un ascenseur qui fera le service entre les différents étages.* * * Depuis quelques années, l’art dentaire évolue considérablement.Comme on est loin de ce temps où le bon médecin de campagne, pour guérir son patient du mal de dent, ne connaissait d’autre remède pra-tique que celui de lui extraire.oh! sans douleur.la dent qui le faisait souffrir! Se modelant sur les institutions américaines qui ont poussé l’art dentaire à des limites jusqu’ici inconnues, l’association canadienne des dentistes a voulu à son tour tenter une amélioration et s’est enfin engagée à faire ce (pie d’autres sociétés faisaient si généreusement dans d’autres sphères sociales.Ils ont compris qu’il fallait de .outen écessité faire l’éducation du peuple sur l’hygiène du dentier et ils ont résolu de fonder dans ce but un hôpital dentaire.La plupart des maladies, qui ont amené cette campagne qui se poursuit depuis quelque trois ans en faveur de la santé publique, n’ont pour ainsi dire très souvent d’autre origine que celle d’une négligence coupable pour l’entretien quotidien de la bouche.L’expérience qu’ont acquise par les examens multiples doAnés à leurs paient* nos dentistes canadiens, prouve ([lie quatre-vingt-dix-neuf lois sur cent les maux d’estomac sont en grande partie dûs aux conditions mauvaises dans lesquelles É -e trouve le dentier.* En effet, la bouche mal entretenue livre passage à toute une légion de microbes qui vont causer ensuite la maladie dans tout le système organique.Xos dentistes ont compris cela et ils se sont dit que la création d’un hôpital dentaire s’imposait.Ils ont voulu de plus aménager ce dernier salon selon toutes les améliorations modernes.Sachant d’autre part qu’il faut surtout pe'rl'ection-ner chez les jeunes étudiants le sens d’observation et développer le sens artistique, ils ont dernièrement mis au programme des études un cours élémentaire mais très pratique de travaux, au fusain.Grâce aussi à des études toujours de plus en plus étendues dans la bactériologie, l'orthopédie, l’histologie, l’anesthésie, la biologie, l’anatomie, la physiologie, la chimie, la prothèse et nombre d’autres sciences qui se rattachent intimement à l’art dentaire, ils sont parvenus à faire du cours de quatre uns que comprend cel art l’un des plus perfectionnés qui soient donnés en Amériqeu et même en Europe.line preuve palpable que les résultats ont couronné les efforts, c’est que cette arri- vée ininterrompue de jeunes étu-diants belges, français, suisses, allemands, etc., qui nous arrivent chaque année pour se perfectionner dans notre nouvelle institution canadienne.Le personnel enseigné de l’hôpital dentaire, qui ne comprenait (pie 9 élèves à son début, il y a quelque dix ans, en compte aujourd'hui plus de 120.La création du nouvel édifice, en même temps qu’elle pousse vers un plus grand perfectionnement les jeunes qui veulent embrasser celte profession, fait une oeuvre vraiment nationale qui mérite loul notre encouragement.Les malades pauvres par exemple qui voudront désormais aller se faire soigner à cette institution pourront le faire facilement moyennant des prix tout à fait modiques.Le nouvel hôpital dentaire demeure agrégé à l’Université Laval, qui, par le fait du nombre toujours grandissant des jeunes gens qui embrassent les professions libérales, sc trouvait congestionnée et devait nécessairement ouvrir un pins vaste champ aux études en art dentaire.D’aucuns ont fait remarquer qu’il serait peut-être préférable que toutes les facultés ne soient pas séparées de l’institution elle-même pour le bon fonctionnement général de celle-ci.Mais n’est-ce pas le fait des principales universités américaines telles que Harvard, Yale, Princetown, etc.d'avoir tout c( mme l’université Laval des édifices où se trouvent disséminées leurs différentes facultés?Et cependant le fonctionnement de ces grandes universités en est-il plus mauvais que celui du McGill par exemple?Il y a encore nombre de considé-l'alions qui nous viennent à l’esprit au moment où nous écrivons cet article; qu’il suffise de dire que l’oeuvre entreprise par l’Association Canadienne des Dentistes est lout a fait louable et qu’elle devrait gagner l’admiration sympathique de fi ut le inonde.Si par ailleurs les subventions gouvernementales ou autres sont insuïüsantes pour la faire progresser rapidement, que chacun de nous se modelant sur les professeurs dévoués qui ont bien voubj y prêter leur généreux concours depuis sa fondation, témoigne par son encouragement qu’il approuve ce qui se fait si libéralement dans l’obscurité et qu'il ne sait pas se désintéresser des oeuvres tendant au bien-être et à l’avancement des nôtres au Canada.P.H.L.•-v- M.Geo P.Graham et ses électeurs L’EX-MINISTRE DES CHEMINS DE FER CRITIQUE LA POLITIQUE NAVALE DE M.BORDEN ET MANQUE SON EFFET.Brockville, Ont., 7.— M.Geo.P.Graham, député de Renfrew Sud, a réuni hier soir ses électeurs de Brockville dans la salle publique.Celle-ci était remplie.L’ex-ministre des chemins de fer et canaux était assisté du Dr Béland et du sénateur Derbyshire.On a particulièrement traité de la question navale.Les deux anciens ministres ont défendu la politique de leur chef, et ont combattu la contribution Borden.Une autre question fut celle du tracé du Transcontinental.M.Graham a dit qu’il combattrait toute prohibition de changement.La critique de la politique navale de M.Borden n’a pas été accueillie avec l’enthousiasme qu’on attendait.La comédie au Parlement (Service particulier) New-York, 7.— Une dépêche de Londres à la “Tribune”, dit: Une délicieuse comédie s’est jouée à la Chambre des Communes, hier.Le premier ministre était absent, et comme un grand nombre de questions à l’ordre du jour lui étaient adressées au sujet de la réforme agraire, c’est M.Lloyd-George qui a répondu.Un député persistait à demander si le chancelier de l’échiquier approuve ce programme de réforme.M.Lloyd-George a répondu: “D’après ce que je connais du chancelier de l’échiquier, je crois qu’il serait tout à fait incapable de faire aucune déclaration que le premier ministre n’approuverait pas”.Un rire général a accueilli cette saillie, et le chancelier de l’échiquier a été le premier à se joindre à l’hilarité générale.AU DELA DES RECORDS Des vols audacieux j'ai sonné la diane; Loin des brumes fermant notre étroit horizon J’ai lancé dans l'azur mon fier aéroplane.J’ai traversé la voûte encerclant ma prison; Par delà les soleils et l’immense savane Où les étoiles d'or /mussent leur floraison.Où des blancheurs de nébuleuse diaphane Moutonnent dans l'espace ainsi qu’une toison, J'ai guidé mon essor, moi captive hirondelle, Dans la cage des sens moi qui froissais mon aile Ivre de nostalgie et de désirs de feu.Sur 1rs ailes du coeur, sublime aêronaute J'ai franchi d'un élan la cime la plus hante, L’amour aviateur m’a porté jusqu’à Dieu.DANS LE Monde Ouvrier 12 Armand CHOSSEGROS.LA QUESTION DU JOUR Les loyers.— L’offre et la demande.— Les petites annonces du “ Devoir ” \ La question du jour pour des! milliers et des milliers de Montréa-1 lais, c’est celle du loyer.Les uns cherchent où se loger pour l’année prochaine, les autres se demandent quels seront leurs prochains locataires.Que de démarches inutiles seraient épargnées si le propriétaire cl le locataire pouvaient tout de suite être mis en relations! Le journal, et particulièrement un grand journal du type du Devoir, est aujourd’hui le meilleur inter- \ médiaire qu’ils puissent avoir.Que ceux qui se cherchent un j nouveau domicile, que ceux qui ont des maisons à louer, utilisent les petites annonces du Devoir, ils ne! tarderont pas à s’en féliciter.Nous publierons côte à côte les | offres et les demandes, afin que les! intéressés puissent d’un coup d'oeil voir ce qui leur convient.PAS DE POLITIQUE.Le Conseil des Métiers et du Travail, de Montréal, au cours de sa séance régulière, hier soir, a pris une décision qui est grosse de conséquences, mais, des plus naturelles.Il a rompu les liens d'allégeance qui le retenaient lié, depuis quelques années, au parti ouvrier.En effet, dans les chartes accordées par la Fédération Américaine du Travail, aux unions ouvrières internationales, il est clairement stipulé que la liberté, en politique, est absolument garantie à chaque membre.Or, il y a quelques années, le Conseil des Métiers et du Travail, dérogeant à l’esprit général, de sa charte, faisait insérer, dans sa constitution, 1 obligation, pour chaque délégué qui venait siéger dans le conseil, de faire le serment d’obéissance au parti ouvrier, qui est un parti politique.En effet, dans la formule du serment que prête chaque délégué, au moment où il est admis à siéger, dans le Conseil des Métiers et du Travail, il est expressément dit: “Moi, délégué de l’union.je promets sur mon honneur que je supporterai fidèlement la Fédération Américaine du Travail, le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, AINSI QUE LE ÇARTI OUVRIER”.REUNIONS POUR CE SOIR, 1er VENDREDI DU MOIS.AU TEMPLE DU TRAVALI.Union des briqueteurs.Union des plâtriers.Union des charpentiers de navires.Union des ouvriers en travaux de ciment.A LA i*ALLE DIONNE.Union des tailleurs de cuir.A LA SALLE CHARTRAND.Union des charpentiers-menuisiers de Tétraultville.A LA SALLE DES ARTISANS.Union des rembourreurs.A LA SALLE ST-JOSEPH.Union des machinistes.Grave accusation lf PACIFIQUE CANADIEN AUTOUR DU MONDE $639.10 UN VOYAGE DE 75 JOURS Dépari de Montréal pour faire raccorda-ment avec “EMPRESS OF RUSSIA” Qui part de Liverpool le 1er Avril OTTAWA f8.05 a.m., •j4.00 p.m.§8.40 a.m., f9.15 a.ni.§7.45 p.m., *9.50 p.m.*10.30 p.m.WAGONS SALONS OBSERVATOIRES Wagon-lit sur le train de 9.50 p.m.TORONTO •9.05 n.m., et *10.p.m.Pour la gare Union Wagon-salon sur le train de jour *11.15 p.m., pour la gare de la rue Yonge WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA G0NS-LITS ECLAIRES A L’ELEC-TRICITE Le jury du coroner a tenu, ce matin une enquête sur les causes de la mort d’une femme décédée, hier matin, à l’hôpital Royal Victoria à la suite d’une opération illégale.Plusieurs témoins, parents de la défunte, médecins et l’agent de sûreté Lajoie, ont été entendus.Une vieille femme du nom d’Emile Lebrun, de la rue Vinet, a aussi témoigné après avoir été mise sur ses gardes, par le j coroner.Le jury du coroner Ta tenue criminellement responsable de la mort de la femme décédée, hier matin, à l’hôpital Royal Victoria.Un mandat a immédiatement été émis contre la femme Emilie Lebrun, BUREAUX des BILLETS : qui a comparu quelque temps après: 141143 rue Saint-Jacques.T«l.Main 812», devant le magistrat.L’inculpée plaide non-coupable.QUEBEC f9.00 a.m.*1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.i TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buflets et wagons-salon* *Tous lis jours.fTous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.ou gares Place Viger et Windsor b morale et ircinéma BMIMM MONTREAL et TORONTO La fortune de Jos.Comte est de $2,000,000 NOTRE CONCITOYEN A LAISSE UNE CINQUANTAINE DE MILLE PIASTRES POUR LES INSTITUTIONS DE CHARITE.On a ouvert récemment le tesia-ment de M.Joseph Comte qui a succombé samedi dernier à une attaque de paralysie.Le défunt était bien connu malgré qu’il ait toujours mené une vie très modeste.Il lègue une fortune évaluée à $2,000,000 ou $2,500,000.Il appert, d’après un codicilc qui fait suite au testament, que plusieurs institutions bénéficieront de la munificence du testateur.Ainsi la corporation épiscopale catholique de Montréal recevra $5,000; TUniver-sité Laval de Montréal, $4,000; THôtel-Dieu, $2,000; l’Hôpital Notre-Dame, $2,00; l’Hôpital Général des Soeurs Grises, «$2,000 ; l'Hospice des Incurables, à Notre-Dame de Grâces, $2,500; la Maison-Mère de sSoeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine Est, $2,-500; les Soeurs du Bon Pasteur, rue Cherbrooke Est, $2,500; les Soeurs de la Miséricorde, rue Dorchester, $2,000; le directeur de la Société de la Propagation de la Foi, $2,500; les Petites Soeurs des Pauvres, rue ries Seigneurs, $2,000; les HR.PP.Franciscains, rue Dorchester Ouest, $2,000; les Carntélitcs, rue Saint-Denis, $2,0400; TInsttiut de Naareth, rue Sainte-Catherine Ouest, $2,000; Communauté des .Soeurs-Crises, $2,000; l’Institut des Sourdes-Muettes, rue Saint-Denis, $2,000; le Conseil de la Société Saint-Vincent de Paul, $2,000 ; l’Hôpital Sainte-Justine, $2,000 ; l’Orphelinat Saint-Alexis, dirigé par les Soeurs de la Providence, $2,000; Refuge Saint-Gabriel, pour les garçons, rue Lagauchetière, Ouest, $2,000; l’Union Catholique de Montréal, $1,000; le propriétaire du journal La Croix, $1,000; le propriétaire de la Vérité, Québec, $1,000.Le gros de la succession revient à la fille du défunt.M.Comte était un fort actionnaire de la Montreal, bight, Heat and Power et de la Montreal Street.Il amassa sa fortune en faisant des spéculations heureuses sur la propriété.l/encjuête sur la vente d’un terrain à la Corn.Scolaire La semaine derniftre le lieutenant Ce sont ces cinq derniers mots que] Savard, l’inspecteur Grandchamps et B.ÜO a.lîl.9.40 3.01.7.30 p.ÜI.10 30 |).n» sur la proposition du délégué A.Ga-1 quelques agents faisaient main basse: \Vngotis-salon, instaurant et bibliothèqu.riépy, membre de l’union des ciga-’ gur des photographies et des cartes i?u| P/ 'r"Vîf de jour; wagons-lits Pullman riers, le Conseil des Metiers et du postales dans les établissements de Travail a rayé, hier soir, de sa cons-j vues animées de Peter Kelly, 282 titution, déliant ainsi, ses membres,de sajnt-Laurent et de John Haissberg, toute obligation envers le parti politi-! sis Saint-Laurent.Hier, devant M.que ouvrier.j ie juge Leet, on a procédé dans cette L’ORGANISATION CONFESSION-1 ca”8e' .„ , NELI E ^ un *es aSents ont déclare que ^ | dans leur opinion ces gravures étaient La corporation ouvrière catholique , indécentes, de Trois-Rivières a tenu, dimanche j Quand vint le tour du dernier, une nouvelle et importante : Clément, l’avocat de la défense LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE L’“l NTE RM ATI0N L U Ml TE D” LE TRAIN PAE EXCELLENCE DU CANADA Quitta Montréal pour Toronto et Chicago » # 0< a.m., ion» let jours.EQUIPEMENT SUPEEIEUB MONTREAL ET OTTAWA Laisse.Montréal .8.16 a.m„ 9.80 a.m.Arrive Ottawa .11.30 a.m., 12.15 p.m.3.55 p.m., 8.00 p.m.7.10 a.m., 11.15 p.m.de constable | Laisse Montréal juj ’ Arrive Ottawa L’.enquête ordonnée par le surintendant de l’Instruction Publique,: au sujet des accusations de pérulat portées par le journal Le Pays contre un membre de la Commission | des Ecoles Catholiques de Mont- J real el se rapportant à l’achat d’un 1 terrain à la Longue-Pointe, par la commission, ajournée il y a une semaine, vient d’être reprise devant le juge Mercier, nommé com-j missaire enquêteur.Après la prestation du serment \ par les témoins, le directeur du j Pays témoigne qu’il est bien l’au-! leur des articles qui ont pîiru dans j son journal au cours de l’automne | dernier.A la demande du commis-' saire enquêteur: “Sur quoi vous i basez-vous pour faire vos accusations?” M.Langlois répond: “Sur des renseignements fournis par M.A.Laurin”.Après la production des lettres écrites au directeur du Pigys par M.Laurin, ce dernier est appelé dans la boîte aux témoins.M.Laurin est un agent d’immeubles de Montréal.Il dit que du 7 au 14 juillet dernier, il a été employé à balancer les livres chez M.Therrien en compagnie du comptable M.Albert Binet.En comparant les talons des chèques émis et les entrées dans les livres de banque il a constaté que l’un des chèques, pour un montant de $8,000, signé par M.Therrien, et à son ordre, n’était pas rentré.Sur la demande de M.Laurin à M.Binet s’il savait où sc trouvait ce chèque, ce der-nier, paraît-il, aurait répondu : “N’en parle pas à personne, mais ce chèque a servi à payer la commission et les dépenses dans la vente des terrains de la Longue-Pointe à la Commission Scolaire.” M.le juge Mercier, dans le cours de ses remarques, a déclaré qu’à moins de preuves plus convaincantes pour appuyer des oui-dire, l’accusation qui a été portée contre l’un des membres de la Commission Scolaire, devait nécessairement tomber.Tous les membres de la Commission étaient présents à l’enquête.Mire G.Lamothe, C.R., représentait cette dernière et Mtre Bisuillon, C.H., M.Therrien.Fiancé déçu San Francisco, 7.— On a annoncé il y a quelques semaines, le mariage de | Mlle Elisabeth Mod ini Wood, do Los j Angolos, la plus riche héritière do la i côte du Pacifique, au capitaine John j-L Campbell Lesley, champion anglais j du polo et soldat de fortune.On an-j nonce maintenant que la fiancée retire sa parole parce que son oncle a dé* I couvert que le capitaine Besoly a une femme à San Francisco avec laquelle | il n’a pas légalement divorcé.Besely a Idû admettre la vérité des faits.Il est parti pour le Mexique, où il possède une mine considérable.Le tour du bâton New-\ork.T.— On a appris, hier soir, que le procureur de district a eu une conférence de plusieurs heures avec le capitaine Walsh.Ce dernier a répété sa confession, fourni de nouvelles prou-vos, et porté d’autres accusations.l’n sous-commissaire de police est incriminé par les nouvelles déclarations i du capitaine Walsh.Walsh a déclaré ! que P inspecteur Sweeney sait tout ce | qu’il a déclaré au procureur de dis-i trict.Le procureur Whitman tentera j do faire corroborer les dires du oapi-j taine Walsh par l'inspecteur Sweeney.Si Sweeney veut témoigner devant le grand jury, on lui prompt qu’il ne sera pas poursuivi.Pullman au train du 9.30 a.m.; wapon Pullman observatoire-salon et buffet aux train» do 3.55 p.m.et 8.00 p.m.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLE: 122 rue Saint-Jacquen.Tél.Main 6905 ou «are Bonaventure .^ , n n - , .j , • , ., , ., ¦ A.i Trains de 9.30 a.m., et 3.55 p.m., tou» assemblée, a laquelle elle a constitue j ht subir un interrogatoire plutôt j ies jours excepté le dimanche; trains de 8.ie son bureau d’officiers.Ont été élus:1 serré.Le témoin avoua qu’il n’était ;»• w-.«’t s.oo p.in., tous les jours.Président, U.Emery Bergeron; viçe- dans la police que depuis un mois et j »,»'8!i6ré-sentait une note encore, la dixième peut-être de la journée.Jamais elle n’aurait songé à faire attendre un fournisseur.Bourre ne revenant toujours pas, elle se décida à envoyer'un mot à son notaire, le priant de lui faire remettre tout de suite trois mille francs sur les fonds déposés chez lui.l’n quart d’heure après, le timbre de la porte d’entrée retentit.- C’est Me Caprani qui demande à parler à madame la princesse.Elle fut surprise.Me Caprani, le successeur nouvellement installé de son vieux no-iaire, n’avait jamais eu de relations avec elle que par l’entremise de Bourre, et elle ne s’attendait nullement à ce qu’il vînt en personne lui apporter ses trois mille francs.Au milieu de ce désordre, il la gênait plutôt.— Je suis vraiment confuse Je vous avoir dérangé pour si peu de chose, commença-t-elle, entrant dans la pièce dénieutolée où attendait le notaire, un jeune notaire gentleman, visant la clientèle aristocratique, très élégant, type italien, teint mat, barbe noire en pointe, gants jaunes, une épingle de cravate représentant une fleur de lys.S’excusant à son tour, très affai-ble, il expliquait: — J’ai cru, madame, devoir venir éclaircir tout de suite une petite erreur.Je n’ai pas bien compris ceci.Il produisait le billet écrit par la princesse.—- Je me serai donc mal expliquée, jircte à mettre les torts de son côté.Je vous demandais tout simplement une petite somme •sur les fonds que vous avez touchés pour moi.Le notaire ne paraissait pas comprendre davantage; elle crut s’être trompée en effet, et reprenant: — C’est bien entre vos mains qu’a été versé le jirix d’acquisition de Mme du Valbonnet, ainsi que le moulant de la vente des meubles?— Certainement, madame.Mais, nous ne pouvons détenir les fonds de nos clients.Quand ils ne nous en déchargent pas dans le délai légal, nous les déposons à la Banque.— Alors, monsieur, mon argent est à la Banque?à la Société Générale, probablement?.Me Caprani eut un geste de superbe indifférence.—- Je l’ignore absolument, madame.Ayant versé les fonds contre une quittance en règle, je n’avais plus à m’inquiéter de rien.— Versé.à qui?.demanda la princesse, qui s’embroullait.— Mais, à vous, madame, dit ie notaire avec un sourire indulgent pour tant d’ignorance, ou, ce qui revient au même, à M.Bourre, votre mandataire, muni de votre procuration, une procuration que vous avez signée ici en présence de mon premier clerc.La princesse avait signé tant et tant de papiers relatifs à tant et tant de formalités insignifiantes, qu’elle était incapable de contetiter, et elle sourit à son tour: Me voilà bien embarrassée.C’est que je ne sais pas du tout ou Bourre n mis mon argent!.cl, s’il ne revient pas aujourd’hui.— M.Bourre est en voyage?— 11 est à Marseille.La figure du notaire s’animait, son sourire devenait sceptique; un notaire jeune doit au moins être •sceptique.— Quel jour M.Bourre est-il parti?demanda-t-il tout à coup.— Voyons!.C’est jeudi dernier.— A quelle heure?Pour un homme aussi bien élevé, Me Caprani se montrait étonnamment curieux, et la princesse ne comprenait pas pourquoi il lui faisait tant dr questions et de diffi-fiittés, au lieu de lui avancer tout simplement trois mille francs.Les hommes d’affaires qu’elle avait vu*, jusqu’à ce jour étaient beaucoup jilus prompts et jilus accommodants.Cependant, n'aimant pas à contrarier même les manies des autres, elle répondait bonnement: — Bourre a pris l’express.— De midi?— Mais oui.Me Caprani restait grave.— un notaire doit être grave quelquefois, et il l’était tellement que la princcase eut envie de rire.Puis, celte envie cessa tout d’un coup.Quelque chose venait de passer sur elle: celle ajiprchcnsion mystérieuse, cette haleine froide du malheur qui, tant de fois déjà, l’avait effleurée.Dans la pièce mte, glacée coninfc une tombe, la figure blanche el noire de Mc Caprani lui apparut sju"-trnle; clic redouta ce qu’il nllail lui dire, là, avec cette complète indif* fcrcncc qu’elle devinait en lui.Il reprenail son aisance de blasé.Avant tout, un notaire doit êtra blasé.Mon Dieu, madame, déclara-t-il, je suis loin d’émettre aucune opinion personnelle ni de vouloir provoquer de voire part aucun soupçon.Mais, dans notre métier, on voit tant de choses! Je crois donc devoir vous signaler une peli-le divergence qui m’a frappé entre [votre récit ei la réalité des faits.M.Bourre n’est pas parti jeudi à midi, I car jeudi à cinq heures, un peu [avant la fermeture de l’étude, i) est venu chez moi toucher soixante-dix-huit mille francs qui, ajoutés aux précédents versements, formaient lu solde de votre compte; et comme, un peu pressé, je le priais d’ajourner ce règlement au lendemain, il m’affirma avoir reçu de vous l’ordre formel, qu’il ne s’expliquait pas j lui-même, de vous rapporter cetto somme.J'ajoute qu’à l’heure où M.Bourre est sorti de l’étude, toutes |les banques étaient fermées.Il n'a Idonc pu effectuer de dépôt nulle ! part, et, s’il est parti ce jour-là, il a dû emporter les fonds.(A tiiivr») NION ta ft LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 7 EK VIDER 1913 VOL.IV.No.31.TEMPERATURE i ____ I « Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison.10-12 rue Notre-Dame-Est.K.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .Même date l'an dernier .Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier .9 23 —3 10 BAROMETRE 8 heures matin, 29.83; 11 heures matin, 29.82; midi, 29.80.LES SOFFRMETTESnM SECRETE Un spectateur aux Communes Anglaises provoque un tumulte, en accusant à haute voix le gouvernement de maltraiter les “pauvres” suffragettes DEMAIN BEAU ET FROID {Service particulier) Toronto, 7.— Le temps se gâte dans la région de la Baie d’Hudson et si cela continue nous essuierons de fortes tempêtes dans l’Ontario et le Québec.Partout dans le Dominion il fait froid.Or.annonce de la neige pour demain en plus ou moins grande quantité.I Le défenseur de ces dames est expulsé manu militari, au milieu des protestations des uns et des cris d’approbation des autres [ ÉPHÉMÉRÎDES 7 FEVRIER 1911.—Les démocrates américains s’engagent à voter la ratification du traité de réciprocité.—Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.George Murray, décide de ne pus abandonner son poste.—L’éehevin Judge est déqualifié.—Cinq personnes perdent la Vie dans une explosion à Jamaica, K.I.[Servira particulier) New-York, 7.— Le correspondant londonien du New-York Tribune télégraphie ce matin comme suit: Des scènes excitantes nées de l’agitation des suffragettes ont eu lieu aujourd’hui, dans la chambre ties communes pendant qu’on discutait le Scoth Temperance Bill.Un monsieur en habit de soirée qui se trouvait dans la galerie du public sc leva soudainement et se pencha sur la rampe et cria: ‘‘Je proteste contre les traitements déshonorants que vous infligez aux femmes.Vous les poussez simplement à la violence.Des femmes ont été brutalement battues en prison.” La plupart des autres spectateurs de la galerie murmurèrent des “oh oh!” scandalisés, mais qittdques-uns crièrent “Bravo”.Quelques huissiers se précipitèrent aussitôt sur le manifestant qui fut expulsé manu militari malgré ses protestations.On a envoyé à la plupart des ministres des lettres non affranchies sur lesquelles pour comble d’ironie 3s étaient obligés de payer deux sous, Adressées avec une jolie écriture féminine, ces lettres ne contenaient que du poivre et du tabac à priser et les faisait éclater aussitôt en sonores éternuements.Par un système ingénieux la prise était enveloppée dans un papier sur lequel il fallait tirer fort pour la faire sortir, de sorte que l’infortune récipiendaire en recevait tout le contenu à la figure.L’un des ministres est resté aveugle pendant deux heures.Un manifeste de Katsura (Service particulier) Tokio, 7.— Le prince Katsura, le premier ministre dont le cabinet fut Sensu ré par la diète le 5 février dernier, a, aujourd'hui, lancé un manifeste présentant la politique des unionistes constitutionnels.11 promet au peuple loute la liberté possible, le maintien de la nation japonaise au rang des grandes puissances, et s’engage à promouvoir la paix internationale.-«- Le résultat de rabaissement du tarit américain Washington, 7.— De nouveaux documents ont été soumis, hier, au comité des Voies et Moyens pour prouver la prospérité du Canada par suite io l’abaissement du tarif américain.Non seulement des milliers de fermiers américains s’en vont au Canada, mais de nombreuses industries américaines le préparent à y déménager.On en a présenté une longue liste.Incendie à Orillia Orillia, Ont., 7.— Un incendie a VJaté, hier matin, dans les bureaux Su dentiste McLean, au-dessus de la pharmacie Cook.Les pertes par le feu ’eau et la fumée sont évaluées il 15.000.Projet de loi militaire r ; - (Service particulier) Berlin, 6.— Un nouveau projet de i>i augmentant les forces militaires de l’Ail emagne sera présenté, pense-t-on, lu parlement impérial après les vacan-»es de Pâques.Assassinat et suicide New-York, 6.— Dans un accès de jalousie furieuse, un nommé Abraham Bpear, peintre, a fendu la tête de sa (time femme aujourd’hui, puis s’est cm-tert la gorge avec un rasoir.-+- Il dément la rumeur Ottawa, 7.— Sir Rodolphe Forget a déclaré, hier soir, que la rumeur tendant à laisser croire quo le Québec, Baguenay Railway passerait au Canadien Nord était absolument fausse.Feu Mlle Racicot Nous apprenons la mort de Mlle Elmira Haricot, sœur de Sa Grandeur Mgr Racicot et tante de Mgr l'archevêque de Saint-Boniface.La défunte était âgé de 74 ans.Les funérailles ont lieu samedi de la demeure de la défunte, 686 avenue de l’Hôtel de Ville, à Saint-Louis de France.On l’internera (Service particulier) Berlin, 7.— Volter, le sous-officier qui a joué le tour de faire mettre en tenue de parade toute la garnison de Strasbourg, sous pi^texte d’une visite de l’empereur, n’a que 25 ans.Il a été renvoyé de l’armée il y a quelque temps, après avoir été trouvé coupable de détournement.Mais il ne fut pas condamné parce qu’on découvrit qu’il était à moitié fou.Il est probable qu'il sera interné dans un asile pour fous criminels.L’amendement Root (Service particulier) Washington, 7.— Après une courte Séance, le comité du sénat sur les ca-tmux interocéauiques a décidé de ne pas se prononcer au sujet de Tamende-feiont Root, demandant le rappel de la fclause du passage libre dans la loi du canal do Panama avant d’avoir entendu 1rs arguments du sénateur Root, Le comité se réunira do nouveau la semaine prochaine.La nouvelle loi Marine et armée des banques allemande LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE DE LA SASKATCHEWAN DECLARE QU’ELLE NE FAVORISE AUCUNEMENT LE FERMIER.LES DEPUTES DEMANDE QU’ON LEUR DONNE PLUS DE PUBLICITE.Saskatoon, Sask., 7.— M.W.-T.Motherwell, ministre de l’agriculture dans le cabinet Scott, a fait hier la déclaration suivante relativement au projet de loi des banques actuellement! en discussion au parlement fédéral.“La nouvelle loi des banques,telle que proposée au parlement fédéral, par l’iion.W.-T.White, n’est qu’un subterfuge et ne sera d’aucune utilité aux fermiers de l’Ouest".En autant que le fermier de l’Ouest est concerné, les banques lui ont toujours prêté de l’argent, directement sur son grain, ce qui aurait été illégal, mais sur ce qui équivaut à la même chose, sur l’honorabilité de son nom et un chèque.Le nouvel acte ne fera pas plus.A moins que le fermier ne démontre à la banque qu’il est honnête et que ses dettes ne dépassent pas la valeur du grain qu’il possède,-il ne pourra pas obtenir d’argent.A mon avis, cet acte ne vaut rien”.-v- Les moyens de transports ILS MANQUENT AU CANADA ET LES EXPEDITEURS DE FRUITS SE PLAIGNENT AMEREMENT DE CET ETAT DE CHOSES.Ottawa, 7.— Les témoins qui ont comparu hier devant le comité parlementaire d’Agriculture et de colonisation se sont plaints du manque de moyens de transports des fruits.Le comité se plaint que les marchés de l’Ouest et de l’Est ont déserté l’industrie d’Ontario.La pénurie de wagons et les taux élevés de transports en sont la cause.Certains expéditeurs ont perdu jusqu’à $200 par wagon, le transport s’étant effectué trop lentement.M.Daniel Johnson, président de l’Ontario Fruit Growers’ Association, a déclaré que 25% des pommes cultivées dans l’Ontario la saison dernière avaient pourri sur le terrain.Il n’ÿ avait pas suffisamment de wagons pour répondre aux commandes et les prop-iétaires de vergers en ont été quittes pour faire des pertes .énormes.Morte gelée (Service particulier) North Bay, Ont., 7.— Mme .T.C.Leblanc quittait, hier matin, sa demeure, rue Morin, pour aller rendre visite à une voisine et ne reparaissait pas de la journée.Des passants, cc matin, ont retrouvé son cadavre, à moitié gelé, tout près de sa demeure.On prétend qu.’elle aura été soudainement prise de faiblesse et qu'elle sera morte à la suite d’un engourdissement provoqué par le froid.Elle laisse un mari et quatre enfants.Nouvelle succursale Dans les transactions im.oblitères faites hier, deux de nos banques figurent.La banque d’Hochelaga a acheté cinq lots à Cartierville afin d’ériger une succursale dans cet endroit.Ces lots, qui appartenaient au Marcil Trust Company, sont situés â l'angle du chemin public et de la rue des Erables, paroisse Saint Laurent.La construction, jointe au prix d’achat des lots, coûtera $10,500.L’édifice de la succursale de la banque de Québec, angle des rues Sain-te-Catherine et Amherst, a été transféré à la Quebec Buildings Limited.Ceci n’implique aucun changement dans le site do cette succursale ni aucrement.Un beau renard Québec, 7, — M.Lazare Julien, de Mixtassierry, Lac Saint-Jean, a capturé, ces jours derniers un renard noir irgenté de grande valeur pour lequel des connaisseurs lui ont offert jusqu’à J'00.________^ I • Adoration Nocturne Les membres de l’Adoration Nocturne sont priés de se rendre dimanche soir, à 8 heures %, à l’église de Notre-Dame de Lourdes, pour la célébration des Quarante Heures.Conférence sur Lourdes Les Dames de Charité de l'Asile de la Providence de la rue Sainte-Catherine sont priées de prendre note que la conférence du deuxième lundi de février sera donnée par M.l’abbé P.Richard, vicaire à Saint-Jacques, à dedx heures de l'après-midi.Cette conférence traitera de Lourdes, sujet intéressant entre tous.Nous connaissons toutes M.l’abbé Richard et son grand talent d’orateur pour ne pas avoir ici en fane l’éloge.Ces conférences sont de plus en plus suivies.Dans les bottes de son père M.William Averill Harriman fait partie depuis hier du bureau de di rection du système considérable de chemins de fer conçu par sun père, feu E.H.Harriman.Le jeune Harri-man, qui est étudiant à l'Université do Yale, a été élu directeur de l’Union Pacificl On sait que le Cour Suprême demande que cette compagnie se sépare de la Southern Pacific.(Service particulier) Berlin, 7.— Les membres de tous les partis du parlement impérial d’Allemagne, à l’exception de conservateurs, ont fortement insité auprès du gouvernement aujourd’hui pour qu’il suive l’exemple de la France et de l’Angleterre en donnant plus de publicité aux choses qui concernent la marine et l’armée.Cette démarche a été faite à la suite de lu réunion du comité du budget ou le nouveau secrétaire des affaires étrangères Gottlieb Von Jagow, a fait les déclarations d’usage au sujet des relations de l’Allemagne avec les puissances étrangères.Il a déclaré, entre autres choses, que les relations entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne sont excellentes.L’amiral Tirpitz, faisant allusion à la règle énoncée, par M.Winston Spencer Churchill, le 12 mars 1912, à savoir que l’Angleterre doit construire des navires de guerre dans la proportion de 16 à 1Ô avec ceux que feront construire l’Allemagne a dit qu’il n’a aucune objection à ce que le premier lord de l’amirauté mette à exécution son programme.Financier arrêté en débarquant à New-York (Service particulier) Plymouth, Angl., 7.— Louis Bau-calara, passager de première à bord du paquebot Prinz Friedrich Wilhelm, de la ligne North German, a été arrêté à l’arrivée du navire de New-York par les agents de Scotland Yard.Les agents n’ont pas voulu dire le motif de l’arrestation de Bauca-lara.Mais on croit qu’elle est due à un vol de $45,000, fait à une banque.Baucalara vient de Gênes, en Italie.Les conditions de séjour des Chinois aux Etats-Unis Les députés ministériels causent à huis clos de la question de la marine.— M.Borden recommande le silence Quelques députés conservateurs de Québec ne sont pas invités.— Déclarations inoffensives du premier-ministre.— Que feront les libéraux ?(De notre eorresnondant) Ottawa, 7.— Il y a eu réunion secrète des conservateurs, ce matin, relativement à la question navale et à l’attitude du gouvernement à Tendroit de l’opposition.Détail intéressant, quelques-uns des conservateurs cana-diens-français de Québec soupçonnés d’être hostiles à la contribution n’ont pas été invités.A l’issue de la réunion, le premier-ministre a donné aux journalistes cette déclaration inoffensive: “Le premier-ministre a exposé les conditions dans lesquelles s’est fait le débat, depuis le 5 décembre dernier et a soumis à la réunion l’opinion du ministère quant à la tactique à suivre.L’opinion du ministère a rencontré l’assentiment unanime de tous les dé- putés présents qui ont manifesté leur enthousiasme.Puis les députés ont adopté une résolution exprimant leurs voeux de bon voyage à M.Foster, qyi part ces jours-ci pour l’Australie.Il y avait assistance nombreuse et la réunion s’est close par des hourrahs en l’honneur du Roi et de M.Borden;” On dit, par ailleurs, que le ministère a recommandé à ses députés de garder le silence d’ici à la fin du débat sur la résolution préliminaire au bill, afin de permettre à l’opostition d’exprimer entièrement son avis.Puis, à la seconde lecture du bill, le gouvernement tiendra tête à la gauche, et come celle-ci entend adopter une tactique d’obstruction, le ministère luttera jusqu’au bout, c’est-à-dire que si la gauche ne cède pas, il y aura dissolution du parlement.DANS LES BALKANS Le bombardement d’Andrinople continue sans plus‘de progrès du coté des assiégeants comme des assiégés WM.ROCKEFELLER Le roi de l’huile devra dévoiler au comité d’enquête du “ Money Trust ” quelques-unes des opérations financières de la Standard Oil Le nabab septuagénaire consent enfin à comparaitre devant la commission malgré Vétat inquiétant de sa santé.— Le roman de r Amalgamated Stock (Service particulier) Londres, 7.— Les rapports reçus ici concernant la guerre des Balkans sont pris avec un gros grain de sel parce qu’on sait qu’ils ne font que répéter l’opinion des quartiers généraux des armées dont ils émanent.Les quartiers généraux de l’armée bulgare nient aujourd’hui les rapports disant que les Turcs ont mis en déroute l’armée bulgare de la péninsule de Gallipoli.L’état-major bulgare affirme aujourd’hui qu’un détachement turc qui a essayé d’avancer des lignes de Tchatalja, dans la direction de Izze-din, a été vivement repoussé par les forces bulgares et a été forcé de retraiter derrière ses lignes, de retranchement après avoir subi de lourdes pertes.Le bombardement d’Andrinople continue sans interruption.Les experts militaires doutent ici que les alliés, même s’ils peuvent arriver à prendre une base de défense convenable sur la mer de Marmora, aient des canons de siège assez puissants pour s’emparer des fortications redoutables qui ceignent la ville d’Andrinople.On dit en Allemagne qu’au cas ou les alliés réussiraient à s’emparer des forts qui dominent les Dardanelles et qu’ils menacent actuellement, les puissances européennes abandonneraient leur rôle de simples spectatrices.LE “DETROIT” DE LA FLOTTE GRECQUE (Service particulier) New-York, 7.— Le croiseur “Detroit”, qui vient d’être mis au rancart par le gouvernement américain, prendra peut-être du service dans la guer-re tureo-balkanique avec les navires de la flotte grecque.On dit que le gouvernement de ce pays vient en effet de commencer des pourparlers avec le gouvernement américain à cet effet.I Cependant on ne croit pas que même j si les Grecs acquéraient ce navire, j qu’ils puissent trouver des canons j pour l’armée puisque les Etats-Unis comme les puissances européennes, sont forcés de rester neutres.LE BOMBARDEMENT DES POSITIONS BULGARES (Service particulier) Londres, 7.Le correspondant du “London Times” à Constantinople dit que la flotte turque a bombardé mercredi et jeudi les positions bulgares qui se trouvent sur la côte, près de Éodosto.On dit que les Bulgares ont retraité, hier soir ,après avoir brûlé Rodosto où les Turcs ont effectué leur débarquement.LA REPRISE DES CONFERENCES (Service particulier) Bucharest, Roumanie, 7.— Le gouvernement a donné aujourd’hui des instructions à son ministre à Londres pour qu’il entre en pourparlers avec le représentant de la Bulgarie pour la reprise des conférences au sujet de la lignt de frontière des deux pays et des concessions territoriales de Tun à l’autre.La Roumanie veut obtenir la bande de territoire qui va jusqu’au littoral de la Mer Noire.M.Ephrem Lemay est bien élu Los Angeles, Cal., 6.— Les inspecteurs d’immigration craignent une invasion de Chinois par suite de la décision récente du juge Wellborn, de la cour de district des Etats-Unis.Le juge a maintenu que tout Chinois, admis légalement sur le territoire des Etats-Unis, pouvait se livrer à l’occupation qu’il désirait.La cause était celle de Wong Kui, un blanchisseur, accusé d’admission illégale en ce pays.Wong avait exhibé un certificat j d’admission comme marchand, signé i par le consul des Etats-Unis à Hong-1 Kong.Néanmoins, sa déportation : avait été ordonnée, vu qu’il n’exerçait pas le commerce spécifié dans le cer- ' tificat.C’est alors que Wong porta la cause en appel et obtint un jugement favorable du juge Wellborn.Les officiers d’immigration croient que cette décision permettra aux Chinois d’éluder les lois d’exclusion, au sujet du travail.Le procureur du gouvernement va porter la cause en appel.Une discussion au Reichstag (Service particulier) Berlin.7.— La rivalité navale de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne a fait le sujet d’une discussion devant le comité du budget du Reichtag, à propos des prévisions du budget de la marine, s’élevant à $115,000,000.I.e ministre de la marine, Tirpitz n’a pas nié la déclaration de M.Winston Churchill relativement aux forces navales de l'Angleterre et de l’Allemagne.Le ministre de la marine a| essayé d’éluder la question, mais l’auteur de l’interpellation a prié le ministre des Affaires étrangères de répondre à sa place si le ministre de la marine ne le pouvait pas.L’amiral Tirpitz s’est contenté de dire que l’Angleterre n’a rien à faire dans ce débat, mais l’Allemagne développera sa force maritime suivant ses propres besoins.Le recomptage des bulletins demandé par M.G.N.Pichette, candidat défait dans k quartier centre à Maisonneuve, par M.Ephrem Lemay, a eu lieu hier, devant le juge Beaudin.La majorité de M.Lemay a été réduite de six voix à cinq.M.Lévi Tremblay a aussi demandé le recomptage des bulletins dans le quartier Es .Il a été défait par M.Si-card.Ce recomptage aura lieu samedi devant le juge Beaudin.La récolte de la glace Cent wagons chargés de glace arrivent tous les jours à Montréal.La City Ice Company a une petite armée d’hommes et plusieurs attelages qui transportent cette glace „ aux glacières de la compagnie.En plus, la compagnie fait une partie de sa récolte près de l’Ile des Sœurs.Dans ce dernier endroit, la récolte se fait difficilement à cause de la crue des eaux.Les wagons qui amènent ici la glace viennent d’Hudson et de Valley field.•-»- La hausse du thé On attribue à la perte du steamer “Clan MacLean”, la hausse rapide du thé.Ce steamer portait deux millions de livres des fameuses feuilles.Il prit feu alors qu’il avait quitté Chittagong pour Londres.La maladie chez les ouvriers auxE.-U.(Service particulier) New-York, 7.— Il y a treize millions de cas de maladie dans le monde ouvrier de ce pays.Ce qui représente une perte d’argent de trois quarts de billions de dollars, annuellement.Il y a une menace d’empoisonnement par l’arsenic dans sept métiers, d’après le docteur John Andrews, secrétaire de l'American Association, pour la Réglementation du Travail, et dans 138 métiers les ouvriers sont en danger continuel de coliques métalliques, causées par le plomb.Le prix des oeufs Le froid est cause que le prix des oeufs va de nouveau augmenter.On se rappelle qu’il y a deux ou trois semaines, il était de 60 cents la douzaine.Ce prix tomba A 35 et 40 cents ; mais voilà qu’il reprend la hausse.Cette semaine, les œufs se vendent 8 cents de plus la douzaine que la semaine dernière, Le froid les poules paresseuses et elles ont cessé subitement de pondre ces jours-ci.$225,000 en fumée (Service particulier) Peoria, 111., 7.— Des dommages se chiffrant dans les $225,000 ont été causés ce matin par un incendie qui a détruit presque en entier l’usine de l’Averry Manufacturing Company.Le feu prit origine aux bouilloires et bientôt l’usine entière, où travaillent tout près de 100 ouvriers, fut enveloppée par les flammes.Un grand nombre d’entre eux purent s’échapper très difficilement des différentes pièces où ils travaillaient.La loi du divorce dans TÊtat du Nevada (Service particulier) Reno, 7.— Trois cents femmes se sont rendues à Carson City aujourd'hui pour demander à la législature de changer la loi de divorce de TEtat, de façon à porter de six à douze mois la période de résidence.La question du divorce esl à Tordre du jour pour aujourd’hui.Plusieurs hommes d’affaires de Reno, qui bénéficient de la présence de ceux qui veiilenl divorceront pris leurs mesures pour empêcher que la loi soit amendée .Dans son message, le gouverneur Oddie veut que la loi soit changée, Le plus jeune évêque du monde Charlottetown, 7.—• -Mgr.I i.O’Leary, Tévêque élu de Charlottetown, n’est âgé que de 33 ans, Il a été nommé grand-vicaire à 30 ans, à l’occasion de sa nomination de délégué et de représentant des évêques de la province d Ontario et des Provinces Maritimes à Rome, ayant été chargé par les évêques de ces provinces d’une mission spéciale auprès du Vatican, ii était vicaire administrateur à Bathurst, lorsqu’il fut élevé à Fépiscopàt.C’est la première fois qu’un vicaire reçoit un tel honneur.Il est le plus jeune évêque du monde.-?- Le cas de la femme Leblanc La femme Leblanc qu’on accusait la semaine dernière d’avoir tenu une maison de désordre et d’avoir séquestré une jeune fille du nom d Alice Lefebvre, a protesté de son innocence, hier, devant le recorder Weir.On se rappelle que la jeune Lefebvre cherchait de l'ouvrage quand elle fut abordée, rue Sainte-Catherine, par un homme d’allures respectables, qui, sous prétexte de la conduire chez un ami où on l’emploierait en qualité de servante, la mena, rue Mance, chez la femme Leblanc.Après une semaine elle parvint à se sauver et alla raconter son histoire au chef Campeau.L’accUsée déclara qu’elle n’a jamais gardé la jeune fille contre sa volonté et que si elle voulait la laisser en liberté conditionnelle, elle pourrai! retrouver l’homme qui lui amena la jeune fille.Le recorder Weir refusa cette demande et renvoya la cause à aujourd’hui.A la Cathédrale LES CONFERENCES DU P.HAGE Nous avons annoncé hier que pen-dant la station quadragésimale les conférences commenceraient à 8 heures un quart du soir, les vendredis et les dimanches à la cathédrale; il fallait lire 8 heures moins un quart ou 7 heures trois quarts à la place de 8 heures un quart.(Service particulier) Brunswick, G.A., 7.Les commissaires chargés par le gouvernement de s’enquê-teur sur les grands monopoles financiers, s’est rendu aujourd’hui pour tâcher de surprendre sur les lèvres du vieux William Rockefeller, président de la société des banquiers de la Standard Oil Company, le secret de sa carrière.Le représentant Pujo, président du comité du trust de l’argent du congrès américain, Samuel Unter-myer, avocat de ce comité, se sont présentés chez lui munis de l’autorité nécessaire pour entendre le témoin septuagénaire, dans saretrai-te de Jekyl Island.Après avoir ignoré des foules de sub-poena envoyés de New-York, le magnat du Standard Oil, caduc et presqeu aphone, a consenti à se prêter à l’interrogatoire en autant que ses médecins et ses avocats y consentiraient.Ni M.Pujo, ni M.Untermyer n’ont voulu imposer une fatigue qui pourrait lui être fatale au pitoyable vieillard.Ils se sont rendus à son appartement, ouvrant sur la mer, et ont promis de ne lui faire subir qu’un interrogatoire bref et précis.M.Untermeyer voulait savoir l’histoire de l’organisation de la A-malgamated Copper Company _ en 19Ü1 et le mystère des transactions des valeurs en ItlOfi et 1907, qui après avoir atteint la hauteur vertigineuse de 120 points tombèrent subitement à 42 points.William D.Rockefeller, avec feu H H.Rogers, Marcus Paly, Thomas Lawson et autres organisèrent cette compagnie, d’après les témoignages qui sont déjà devant le comité en achetant les valeurs qui furent plus tard cédées à un prix beaucoup plus élevé à une autre compagnie.M.Untermeyer voulait avoir les détails de cette affaire de la bouche même de M.Rockefeller.D’autres témoignages montrent qu’en 1907 la United States Metals Selling Company, contrôlée par M.Rockefeller et M.Rogers, qui manipulait à peu près 60 pour cent de la production totale du cuivre, empêcha la fabrication en maintenant le prix du cuivre à 25 cents la livre.En octobre, on relâcha, le prix tomba à treize cents la livre et les valeurs tombèrent à 42.Pas (Tinstfiiction obligatoire LA LEGISLATURE MANITOBAINE REJETTE UN PROJET DE LOI A CET EFFET.M.Forget et les actionnaires français En cour de Pratique ce matin, devant M, le juge Beaudin, Me Aimé Geoffrion, avocat des actionnaires français de la Banque Internationale poursuivis par M.Rodolphe Forget, a plaidé pour obtenir que la cause fût entendue malgré que M.Forget ne veuille pas venir té- ( Service particulier) Winnipeg, Man., 7 — La législature; a rejeté, hier soir, le bill de Donald Ross, demandant l'établissement de l’instruction obligatoire dans cette province.Le premier ministre Roblin , , .a déclaré que ce bill pourrait réouvrir j Hi01‘’n1er’ se Pre'alant de son pn\i- toute la question scolaire dans cette ; membre des Loimmines.province.Il a déjà subi une première agitation scolaire ; il n’en veut pas subir une seconde.Le congrès des bonnes routes IL S’EST TERMINE HIER A RICHMOND; 250 DELEGUES, PLUS LES REPRESENTANTS DES CHAMBRES DE COMMERCE Y ONT PRIS PART.(De notre correspondant) .Sherbrooke, 7.— Le congrès des bonnes routes s’est terminé hier à Richmond ; vingt-cinq municipalités y étaient reprzsentés par 2'>0 délégués, ainsi que toutes les chambres de commerce des Cantons de TEst.Des discours ont été prononcés par le président M.John Hayes, par E.Savoie, Wm.Farwell, MM.Bullock, Tourigny et Robert de RouviBe, députés, ont reçu des lettres de M.Ca- , ron, ministre de l’agriculture disant | so!1 privilege que le gouvernement demande à cha- SH1S demandeur dans une causç, je que municipalité mille piastres du : declare que mon témoignage est es-mille.Ce congrès est le premier i sen.tlel au succès de mon procès, tenu dans la province de Québec.; mais me basant sur mon privilège Mire Genest, avocat de M.Forget, produisit deux affidavits de M.Forget déclarant que, retenu par ses devoirs parlementaires il ne peut venir témoigner dans la cause où il est demandeur et dans laquelle il considère que son témoignage est essentiel.Il demande en conséquence que la cause soit remise à plus tard.Mtre Geoffriop répond que n’ayant pas besoin'pour sa part d’entendre le témoignage de M.Forget, la Cour devrait ordonner la continuation immédiate de la cause.M.Forget se prévaut de son privilège, très bien.Mais ce privilège ne consiste qu’en ceci que le tribunal ne peut ordonner l’incarcération d’un député assigné comme témoin et qui ne se rend pas à l’assignation.Ce privilège est basé sur les privilèges qu’avaient les députés anglais à l’époque de la confédération en 1867.Or dans la Pratique Parlementaire d’Erskine May, o n voit que jamais il n’est même venu à l’idée d’un député demandeur dans une cause de se prévaloir de pour déclarer: “Je On veut faire passer par Richmond une route allant de Québec à Montréal, reliant Richmond à la route de Rouses Point en passant par Sherbrooke.Conflit d’aniorité (Service particulier) Washington, 7.— On a rapporté aujourd’hui au procureur-général Wickersham le conflit d’autorité survenu entre le commissaire Oliver et de député je refuse de m’assigner è comme témoin, parce que je veux retarder cette cause.” Ce n’est pas un devoir pour un député d’obéir à son privilège, il est libre de ne pas le faire.Mais ,soutient, M.Geoffrion, le tribunal a le pouvoir 1 de faire continuer la cause et à Tap-pui de sa thèse, l’avocat va chercher dans la loi électorale du Canada un argument qui prouve que le tribunal a le pouvoir discrétionnaire de faire continuer une cause, dans tous les procès qui ne sont pas d’une contestation d’élection dans laquelle l’intimé est le député le procureur des Etats-Unis à El Paso - j au sujet de l’exécution du mandat *® lc .son, Pnv'lège de d’arrestation émis contre Enrique C.l ^ cnnrJ d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.