Le devoir, 10 janvier 1913, vendredi 10 janvier 1913
VOLUME IV-No.7 ABONNEMENTS: MONTREAL, VENDREDI 10 JANVIER, 1913 UN SCU LE NUMERO 1' j & i G Edition Quotidiemie : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .$3.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE * A A A •.• $1.00 $1.50 $2.00 DEVOIR Rédadtion et Administration 1 7îa RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES ADMINISTRAT! ^ Mai, 7461 REDACTION: M.-> 0 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l QUATRIÈME ANNÉE Le Devoir entre aujourd’hui dans sa quatrième année.A travers vents et marées; en dépit des obstacles naturels qui résultaient de son entrée tardive sur un champ déjà occupé; malgré les difficultés qu’il s’est de lui-même créées en refusait de puissants concours et en s’opposant à de gros intérêts; malgré les luttes que devaient et que n’ont pas manqué de lui faire tous ceux, de droite ou de gauche, dont il contrariait les calculs, il s’est taillé dans la presse canadienne une place dont ses amis ont lieu d’être satisfaits.Ceux-là même qui, il y a trois ans, couvraient son berceau de funèbres prophéties et lui promettaient, tout au plus, trois mois de vie, ont renoncé à des vaticinations dont ils sentent mieux que personne le ridicule et la vanité.• • • Ces trois années ont été marquées de luttes ardentes et nombreuses.Nous avons dû aborder de multiples terrains et faire face à des adversaires de plus d’une sorte.Nous ne prétendons pas ù l'infaillibilité; nous avons pu, nous avons dû commettre plus d’une erreur de tactique et d’appréciation.Mais nous avons le droit de réclamer le mérite de la bonne volonté et d’une entière sincérité.Pour défendre ce que nous croyions juste, nous ne nous sommes laissé arrêter ni par les intérêts de parti, ni par les sentiments d'amitié personnelle.L’expérience a été rude, parfois douloureuse.Elle ne peut laisser bu plus sceptique le moindre doute sur nos motifs et nos intentions.• * * A l’heure où nous sommes entrés en lice, le pouvoir était détenu, à Québec et à Ottawa, par le même parti.Nous fûmes contraints de dénoncer des erreurs politiques et des méfaits administratifs qui nous paraissaient dangereux pour le pays.Comme les coups portaient fatalement du même côté, et comme ils réjouissaient nécessairement les adversaires des maîtres de l’heure, certains purent croire que nous avions fait alliance avec les chefs du parti conservateur.Les circonstances sont changées.Les conservateurs détiennent, à Ottawa, le pouvoir politique; une question très grave et d’intérêt exceptionnel pour l’élément français a contraint les journaux de notre province à discuter l’attitude d’un autre gouvernement conservateur, celui de la province d’Ontario.Les libéraux les plus préjugés contre nous ont pu constater que nous exerçons, à l’endroit du nouveau ministère fédéraÜ£.-,omine à celui de ses alliés ontariens, la pleine liberté de critique donf mous avions usé à leur endroit.Expérience plus dure et plus convaincante encore: les circonstances nous ont imposé, pour rester fidèles à nous-mêmes, de combattre certains de ceux aux côtés de qui nous avions fait les luttes les plus vives et les plus graves.Nous n’avons pas plus hésité dans ce cas que dans l’autre.Nous avions promis de mettre, au-dessus des hommes et des partis, et même des amitiés personnelles, l’intérêt national et les idées que n us croyons justes.Qui nous refusera le témoignage que nous avons franchement et généreusement tenu parole?* * * Nous n’avons plus à faire de profession de foi.On sait où nous allons et par quel chemin.Nous continuerons la bataille, quelles qu’en soient les conséquences: —prêts à collaborer avec tous les hommes de bonne volonté, quels que soient leur couleur et leur drapeau, prêts à combattre tous ceux qui nous paraîtront se tromper, d’où qu’ils viennent.Si nous avons la confiance et si nous pouvons nous rendre ce témoignage d’être restés fidèles aux idées qui ont commandé la fondation de notre journal, nous sommes loin de prétendre que nous ayons satisfait toutes les espérances que nous avions pu faire naître, celles même que nous avions caressées.Les plus beaux rêves ne se réalisent que lentement, et il est maints progrès qui sollicitent encore notre effort.Nous saurons ne pas le ménager.% Nous pouvons cependant, ce nous semble, nous rendre cet autre témoignage qu’en dehors du terrain purement politique, notre oeuvre n’a pas été vaine.Nous avons donné aux questions sociales, littéraires et artistiques, plus de temps et d’espace qu’on avait accoutumé de le faire; nous avons eu l’honneur BILLET DU SOIR MORT GELE Tupo, sors ta bordure noire: Louis est mort, est mort gelé! Ce célèbre explorateur des régions arctiques, seul survivant de l’expédition André, qui vingt fois parcourut les zones boréales, a succombé au froid.Sa fin fut pathétique.Parti de chez lui, vers sept heures hier matin, il se rendit sans encombre, à l’encoignure des rues Bernard et Saint-Laurent.Un vent froid du nord venait mordre sa chair, mais l’audacieux avait décidé de se rendre rue Saint-Jacques et stoïque il attendit un tramway.Au bout d’une demi-heure, une première voiture de la Montreal Tramways lui passa au nez, ventre à terre, sans s’arrêter.Le véhicule était vide, mais le waitman, d’un geste vague, lui fit comprendre qu’il n’avait pas le temps de stopper.A huit heures, un autre tramway fila à fouie allure.Il fut suivi de près par un troisième quarante-cinq minutes plus tard.Cette fois, la boîte à sardine — c’en était une — fit halte, mais l’encombrement était tel que Louis ne put y monter.Le thermomètre continuait à descendre èt pourtant le hardi Louis persista dans son attente.A 9 h.17 minutes précises, il vit passer la voiture 742; à 9 û.37, la voilure 300; à 10 h.la voilure 430.Puis plus rien de tout Vavant-midi.Louis qui avait tant de fois chercher sans succès le chemin du Pôle, ne se découragea pas.Semblable à l’un de ces géants de la Grande-Armée au retour de Russie, il resla rivé an sol glacé sans une plainte, sans un murmure.Une petite neige l’avait lentement recouvert des pieds à la tête, d’un manteau blanc qui lui donnait l’air d’une statue de marbre.Quoi que slalufié il était bien vivant! Enfin vers 3 heures il vit poindre un tramway à l’horizon.— C’est le salut! s’exclama-t-il joyeux.¦ C’était en réalité son tombeau qui s’avançait.La lourde voiture complètement déserfe — les antres habitants du Mord, moins patients que Louis, avaient pris le parti de marcher — lui donna asile.D’un saut il y monta et alla s’asseoir tout près du poêle.Cette dernière témérité le per- La reprise de la session concours le plus ardent et le plus dévoué.p ’iii iej.Ur Rapporter à des questions comme celles du L^.je p0^ie comme toujours dans Congres de la langue française et de la defense de l’ecole bilingue, le j les vo!tllres de !a Montreal Tram- ’ways, était gelé dur et Louis trépassa.Homme et poêle en un instant s’étaient réunis en un bloc de glace solide.La veuve du téméraire explorateur est allé réclamer, ce matin, auprès de M.Robert.— Mous n’y pouvons rien, madame, dit le président de la compagnie du Tramway, votre mari a été victime de son imprudence.11 n’avait qu’à faire comme moi: pren dre un auto.Typo, sors ta bordure noire.Nos amis ont bien voulu, et plus d’une fois, nous dire que ce trayait leur paraissait utile et méritoire.Ils ont le moyen de doubler, de décupler l’efficacité de notre oeuvre: c’est de lui permettre, par une propagande intensive et constante, d’étendre son champ d’action, de porter chaque jour plus loin la pensée qui nous est commune.Le journal, c’est la sentinelle constamment sur la brèche, qui signale l’approche de l’adversaire et donne les avertissements sauveurs, t’est grâce à son action quotidienne que se réalisent les oeuvres les plus (écondes.Dans certains domaines même, il est la condition essentielle de toute action, de toute propagande sérieuse.Quand chacun est distrait par l’accomplissement de sa besogne personnelle, le journal veille à l’intérêt général, il prépare, par de quotidiennes semailles, les moissons des jours heureux.Il importe donc d’augmenter, dans toute la mesure du possible, sa puissance et son efficacité.Et c’est pourquoi nous faisons aujourd’hui ce nouvel appel à la propagande.Nous le faisons “sans la moindre hesitation, nos amis auraient même le droit de nous reprocher, de ne pas le faire, car ce serait refuser de leur indiquer le plus sûr moyen de servir une cause qui leur est chère comme à nous.Du reste, il n’est personne qui, autour de soi, ne puisse exercer une influence utile, faire connaître et lire davantage le journal.Nous faisons donc simplement et carrément appel à l’efficace sympathie, à la loyale bonne volonté de tous.Nap.TELLIER.Les Canadiens et les Métis Français de FOuest Orner HEROUX CONFERENCE.Avignon et le palais des papes M.René Gotland, agrégé de l’Université, professeur au Lycée d’Avignon, entretenait hier soir tes habitués de l’Allianee française, à McGijll Union, d’“Avignon et du palais des papes.” La Provence, dit en substance le ronfèrencier, garde en son décor pittoresque de glorieux vestiges du passé: chaque petite ville a ses monuments.Ce n’est pas la beauté du ciel provençal qui attira les papes en jays avignonnais; mais une raison historique: Lis voulurent quitter l’Italie à cause des désordres des teux partis qui sc la disputaient.Aussi, en 1348, le pape Clément V lehèta-t-il Avignon à la reine Jean-ic.Il vécut les dernières années le sa vie dans un couvent de Do-ninicains; mais il ne bâtit point, de fut Jean II qui commença de construire.Benoit XII, venant après lui, fit démolir ce qu’avait édifié son prédécesseur, et jeta les bases du palais.Il y employa l’argent qui affluait dans la capitale du monde chrétien.Mais ce fut Clément VI qui acheva ce palais.Il fit venir d’Italie les peintres les plus célèbres; l’Orient fournit des lapis et des tentures précieuses, et 11 n’épargna rien afin de bâtir une résidence magnifique.Dans des c .r .• Les alliés ne consentiront à reprendre la discussion que lorsque la Turquie aura fait part de ses intentions en ce qui concerne la possession d’Andrinople RUMEURS ALARMANTES A ROME La note officielle Sofia, 9.— Le compte rendu officiel de l’entrevue du général Su-voff, commandant de l’armée bulgare, et de Nazim Pacha, chef de Parmce turque, publié aujourd'hui, dit que les Turcs ont demandé l'autorisation de ravitailler la forteresse d’Andrinople.Le général Savoff a répondu que cette question b été réglée par le protocole de l'armistice.On dit que les Turcs ont aussi soulevé la question de l’attribution future de la forteresse, mais que le général Savoir a déclaré que les délégués de la paix à Londres sont chargés de traiter cette question.Londers, 10.— Des nouvelles officielles reçues par la délégation bulgare décrivent la situation à Andrinople comme désespérée.Les provisions y sont si rares que les autorités militaires ont réquisitionné tous les produits alimentaires, même ceux qui appartiennent aux particuliers et ne font qu’une distribution d’une demi-ration par jour.La situation est encore aggravée par le grand nombre de malades qui encombrent les hôpitaux où ils manquent de soins.La mortalité est très élevée.Le commandant de la place a déclaré qu’il préférait voir tout le monde mourir de faim plutôt que de capituler.Les Bulgares croient qu’indépendamment de toute action prise par les puissances, la question d’Amlrinople sera bientôt résolue.On croit que Constantinople a accepté les vues de Rechad Pacha, qui a récemment demandé l'autorisation de convoquer de nouveau ia conférence.Mais les alliés ne désirent pas être joués par ia Turquie en rentrant en conférence sans programme défini.Les Turcs et tes alliés devront au préalable convenir officiellement des points princi-paux concernant les clauses territoriales du traité.Le dîner offert hier soir par M.Paul Cambon, ambassadeur de !• rance en Grande-Bretagne, et au-]uel les I ures et les alliés se ren-contraient pour la première fois, sur un terrain neutre ,est considé-ré comme une excellente occasion d’en arriver a une entente non officielle .On suggère aussi l’idée que *>ir Edward Grey, en sa qualité de président honoraire de la confé-renee, pourrait prendre l’initiative nécessaire; ainsi aucun des partis ne ferait les premières avances.Cela ne pourra se faire que si les alliés étaient assurés que la Turquie est prête à abandonner Andrinople.L’opinion italienne Rome.10.— L’opinion publique est très agitée par la nouvelle que le Monténégro a l’intention de céder a l’Autriche le Mont Lowehan qui domine le golfe de Cattaro, en compensation du consentement de I Autriche a ia prise de possession de Scutari par le Monténégro.La presse déclare que toute compensation territoriale demandée ou acceptée par l’Autriche donnerait aux autres puissances toute liberté d’action; des conventions et des entreprises ne seraient pas valables devant de tels procédés, qui détruiraient l’équilibre dans l’Adriatique, feraient du Monténégro un vassal de l’Autriche et mettraient en danger la paix de l’Europe.Attitude déterminée de la Porte Constantinople, 10.— Un rapport officiel dit qu’une circulaire aux ambassadeurs turcs à l’étranger déclare que si les alliés n'ae-ceptent pas les propositions de paix de la Turquie à la fin de la semaine, les délégués ottomans seront rappelés à Constantinople immédiatement.La circulaire ajoute: “Quoi qu’il arrive, La Porte est déterminée à maintenir son attitude au sujet d’Andrinople et des îles de l’Archipel, estimant que les sacrifices faits d'autre part ont atteint l’extrême limite.” Les ambassadeurs étrangers ont eu une conférence de deux heures à l’ambassade autrichienne, hier, et ils se sont entendus sur la forme des représentations à la Porte concernant la reddition d’Andrinople.La tâche a été confiée à l’ambassadeur autrichien, le comte de Pallavicini, comme doyen du corps diplomatique.L’opinion générale ici, cependant, est que lou-le tentative de l’Europe pour forcer la Turquie à céder Andrinople, même sous la menace d’une démonstration navale, esl vouée à un échec, parce que l’opinion publique ne tolérerait aucun gouvernement qui céderait sur ce point.M.Filipesca, ministre de l’agriculture roumain, est arrivé à Constantinople.L’action de la Roumanie Londres, 10.—- D’après les dépêches reçues au Times, le docteur Danetf, chef de la légation bulgare, aurait notifié son gouvernement du fait qu’il lui est impossible de lien obtenir des délégués roumains, M.Jonescu, ministre de l’intérieur, M.Mishu, ministre à Londres, et il demande la nomination d’un représentant de ia Bulgarie à sa place.En imyge temps, le gouvernement roumain, trouvant que les négociations n’avancent pas, a décidé l’occupation immédiate du territoire réclamé par la Roumanie comme prix de sa neutralité pendant la guerre.D’après les rapports, les ministres de l’Autriche et de ta Russie à Bucharest, ayant appris cette décision.auraient fait d’énergiques remontrances et on croit qu'ils ont réussi à obtenir un délai d’une couple de jours au sujet de l’occupation.Dans certains milieux cependant, on ne croit pas que la menace de la Roumanie soi! sérieuse, mais qu’elle a pour bui de bluffer la Bulgare! el de la forcer à céder.La visite (le M.Filipesca, ministre de l’agriculture en Roumanie, à Constantinople,serait dans la même note.Constantinople, 10.— Un léger engagement a eu lieu hier dans le voisinage du lac Derkos entre lures et Bulgares, pendant que ces dernier essayaient de couper les lignes télégraphiques.Trente blessés ont été transportés ici.Echos télégraphiques de France ALPHONSE XIIItCHEZ M.PALLIERES.Paris, 10.— Le bruit court que le roi Alphonse d’Espagne rendra visite à M.Fallières avant la fin de son septennat.LES OBSEQUEStDE M.CAILLETET Paris, 10.— Les obsèques de M.Cailletet, membre,de l’Institut, administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l’Est, ont eu lieu aujourd’hui.M.Dupuy, ministre des travaux publics, des personnalités politi-¦ques, scientifiques * et aéronautique y assistaient.2,000 OUVRIERS'SANS TRAVAIL Paris, 10.— A la suite du lockout, 2,000 ouvriers en bâtiment sont sans travail.Ils se sont réunis aujourd'hui à la Bourse du travail pour y discuter leurs revendications.UES VICTIMES DU “MASSENA” Paris, 10.— Les obsèques des victimes du “Masséna” auront lieu samedi prochain.LA CRISE SARDINIERE Paris, 10.— Par suite de la crise sardinière de Bretagne on craint des troubles.INTERPELLATION Paris, 10.— M.Buisson, député Su XlIIe arrondissement interpellera M, David, ministre du commerce, au sujet du naufrage du paquebot “Saint-Augustin”.LE BANQUIER MAX.Paris, 10.— Le banquier Max qui se rendit coupable de détournement sera transféré dans une maison de santé.M.FALLIERES CHASSE Rambouillet, 10.— M.Fallières est irrivé ici hier pour se livrer à la chaste.C’est la dernière fois qu’il chassera dans les tirés de Rambouillet, du )noins comme président de la République.BREVE EN PERSPECTIVE Châlon-sur-Saône, 10.— Les mineurs se sont réunis aujourd’hui à la Caisse d’épargne pour y discuter rurs revendications.Us demandent ine augmentation de salaire.On redoute une* grève.CENTENAIRE Tours, 10.— Lin habitant de cette ville, M.Coudard, vient d’entrer dans sa centième année.Malgré son grand âge il est très robuste.MINISTRE MALADE Nice, 10.— Le ministre des Pays-Bas venu ici pour sa santé est gravement malade.Son état est grave.LE PETIT-FILS D'ABDEL-KADER Alger, 10.— Le petit-fils d’Abdel-Kader va partir pour Paris.Le candidat libéral est choisi dans Bagot St-Liboire, S.— M.J.R.Phaneui, de Saint-Hughes, a rte choisi comme candidat libéral pour l'élection qui doit avoir lieu le 2.1 courant afin de donner un successeur à M.le Dr üaignault, récemment nommé inspecteur des prisons et des asiles d’aliénés.La convention a eu lieu, ici, cet après-midi.Après la convention a eu lieu une assemblée à laquelle ont adressé la parole M.Jérémie Décurie, secrétaire provincial, le candidat, M.Phaneui et quelques autres.Profits fabuleux Les taux de d’une banque transport du de New-York Pac.-Canadien DURANT CES QUATRE DERNIERES ANNEES LA FIRST NATIONAL BANK A PAYE A SES AC-TIONNTIRES UN DIVIDENDE DE 226'c.— LES PROFITS DE-PUIS 1863 SE CHIFFRENT A 880,000,000.Washington, 9 — L.e comité d’enqué-te sur le trust de l’argent a entendu, aujourd’hui, M.George F.Baker, président de la Première Banque Nationale de New-York, raconter quels énormes profits cette banque avait faits depuis sa fondation.Fondée en 1863, au capital de $500-000, cette banque a fait des profits se montant à plus de $80,000,000.Dans les quatre années suivant 1908, la banque a payé des dividendes de 226 pour cent, soit plus du double de son capital, qui est maintenant de $10,-000,000.Quand le capital fut porté â ce chiffre en 1901, un dividende spécial de $9,500,000 fut déclaré, pour permettre aux actionnaires d’acheter de nouvelles actions.En 1908, pour procurer $10,000,000 d’argent comptant à la “First Security Company” afin de faire les opérations que la loi n’autorisait pas la banque & faire, un dividende spécial de.$10,000,-000 fut déclaré ; ceci en plus du dividende annuel régulier.M.Samuel Untermeyer, avocat du comité, d’après les chiffres fournis par M.Baker, a calculé que depuis qu’il a pris la présidence de la banque en 1873, celle-ci a payé un dividende de 18,550 pour cent sur capital original.M.Baker s’est opposé à la suggestion de M.Untermeyer, à savoir que les banques nationales soient forcées de faire connaître publiquement leur actif, afin que les actionnaires et les dépositaires puissent savoir quel genre de valeurs sont détenues par les banques.M.Baker prétend aussi qu’il ne voit aucun inconvénient à ce qu’un homme soit directeur de plusieurs banques, compagnies de chemins de fer ou compagnies industrielles se faisant concurrence.M.Untermeyer a interrogé ensuite le témoin au sujet du droit de vote des actionnaires pour les membres du bureau de direction.Les actionnaires cèdent leurs droits à quelques hommes.M.Baker déclara que lorsqu’une compagnie allait bien, qu’elle payait des dividendes on ne songeait pas à réélire ses directeurs.M.Baker déclara que sa banque et J.P.Morgan & Cie avaient trois directeurs dans la Banque Nationale de Commerce.Pressé par M.Untermeyer, M.Baker finit par consentir à donner la liste des actions qu’il détenait dans les différentes banques de New-York.Il dit qu’il possédait 4,6G0 actions dans la Banque Nationale de Commerce, 56 dans la Banque Chase, 1,500 dans la "Bankers Trust Co.”, 1000 dans la “Guaranty Trust”, 250 dans la “New-York Trust Co.”, 100 dans la “Farmers Loan & Trust Co” et 350 dans la “Astor Trust Co”.Il est directeur des compagnies de chemins de fer Burlington et Northern Pacific, qui se font concurrence en certains endroits ; directeur du New-York Central, de Erie, du Lehigh Valley et Delaware, du Lackwanna et du Western, qui se font concurrence entre New-York et Chicago.L’ENQUETE DE LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER SECON-TENUE A OTTAWA.Ottawa, 1Ü.— M.K.Cowan, C.B., avocat des provinces d’Alberta et de Saskatchewan a continué aujourd’hui devant la commission des Chemins de Fer, son réquisitoire contre la Compagnie du Paeifi-Que Car-(lien, au sujet des taux d i transport dans l’Ouest.M.Cowan se demande pourquoi les taux sont plus élevés dans l’Ouest, là où le trafic est aussi dense et le coût d’exportation moins cher qu’ailleurs, si ce n’est a cause du manque de concurrence par voie d’eau.Au début de la session, M.Cowan attira l’attention sur les taux sur le transport du bétail en Canada et aux Etats-Unis, et a fait remarquer que le C.P.R., à ce sujet, comparait les taux pour les grandes maisons de conserves sur les lignes et les taux pour les bouchers aux Des inondations désastreuses aux Etats - Unis PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES TOUS LES CONVOIS ET VAPEURS SONT IMMOBILISES DANS LA VALLEE DE L’OHIO, — VIOLENTES TEMPETES DANS L’OHE-GON.— A PITTSBURG.Wheeling, Virginie-Ouest, 9.— La rivière Ohio a presque atteint 44 pieds ce soir, et cette ville fait face à la plus désastreuse inondation depuis 1907.Ce soir, le Baltimore et Ohio fait rentrer son dernier train venant de l’Est.Le train a marché dans 18 pouces d’eau pendant un quart de mille avant d’arriver à la station.La ville est pratiquement isolée du monde.La plupart des usines ont fermé leurs portes et 10,000 hommes sont sans travail.DANS L’OREGON Atoria, Oregon, 9, _ Une violente tempête a sévi aujourd’hui sur la côte du Pacifique et les navires étaient en sérieux danger.Le schooner Westerner a été complètement retourné par htats-Unis, en d’autres mots avait ! une vague immense juste à l’entrée*^de comparé les taux canadiens les plus |la rivière Columbia.Il n’y a eu aucune favorables avec ceux qui l’étaient I perte de vie.le moins aux Etats-Unis.M.Cowan soumit ensuite une lis te comparative entre les taux A Portland, on était très inquiet sur le sort du schooner “Rochelle”, ve- ., -,- — (.nant de San-Francisco avec 15 hom- le bétail des gares en Saskatche-j mes à bord, qui avait 48 heures de re wan d Alberta a Winnipeg, par leltard.vA.d n!e g,ar« d,ans te.Rnkota! Le vapeur “Fifield” qui transporte P-nlrrl,.r‘ a Sa,Tnt'!du bois, a perdu sa cargaison de pont ¦n x’, n f 1 > Northern Les iau large du cap Blanco, sur la côte de tciiix Jill C.P.U., par wagon étaient l’Oréeon ?eu.\ 7du Gre^vJrtfcné,eVéS qUC I L.e vaPeur “Gifford” delà ligne Puis M Vow-in ‘i-B Weir s’est échoué à l’embouchure de raisons entre l'es taux' de transfert ! pas été sé* du ciment telles que faites par le G P R., et fit remarquer que Thief Hiver Falls, Minnesota, donné par le C.P.R., comme un point de distribution central, était un pelit village, qui consistait en un hôtel, une forge et une épicerie, et demanda si l’on pouvait comparer cela à Winnipeg.M.Cowan parla ensuite du trans-Port du sel, puis de la différence des taux en généra] entre l’Est et l’Ouest, démontrant que les recettes étaient considérables dans l’ouest, $4,320 pour un train de 40 wagons allant de Régina à Fort William.pieusement endommagé.A PITTSBURG Pittsburg, 10.— La crue de la rivière a atteint hier soir son maximum, soit 31 pieds 3 pouces.Ceci représente onze pieds au-dessus de la marque de danger.Hier soir, l’eau baissait.Une étendue considérable de terrain, comprenant un certain nombre de rues situées dans le quartier des affaires, a été inondée et les pertes sont très lourdes.Des centaines de maisons sont envahies par l’eau et plusieurs manufactures sont arrêtées.Cinq mille hommes sont sans ouvrage.Projet d’union des progressistes et des républicains LE COLONEL ROOSEVELT REPOND A FRANK MUNSEY QUI SUGGERAIT L’UNION DES DEUX FACTIONS.— UNE ATTAQUE CONTRE TAFT.Gibraltar et le sud de l’Espagne La perspective d’une visite A Gibraltar plait toujours à un citoyen de l’Empire Britannique dans quelque partie du monde qu’il réside.Le voyage “autour du monde” étant organisé par le C.P.R.en raccordement avec son paquebot 1’ “Empress of Russia” qui doit, partir de Liverpool le 1er avril, fournit une occasion au visiteur de voir cette fameuse forteresse qui commande l’entre de la Méditerranée et qui est en la possession de l’Angleterre depuis plus de 200 ans.Le vapeur y demeurera un jour, et pendant ce temps le voyageur pourra se rendre compte de la force de la dé- j fense de l’Empire sur ce point du! globe, et pourra voir dans la ville de Gibraltar qui a une population de plus de 20,000, plusieurs coutumes mauresques qui y subsistent encore.Le touriste pourra aussi visiter Al-géslras dans le sud de l’Espagne, au large des côtes de laquelle fut livrée 11 y a environ 100 ans, une des batailles navales entre la France et l’Angleterr*.r.New-York, 9.— Théodore Roosevelt a répondu, aujourd’hui, au projet soumis par Frank Munsey, hier, à l .Tet de réunir les partis progressiste el républicain.Il dit: “Je ne parle que comme un des hommes formant le parti progres-sislr.Personnellement, je trouve que nous ne devrions pas plus nous allier avec les républicains qu’avec les démocrates.Je suis persuadé que tous les bons progressistes qui adhèrent encore au parti républicain ou au parti démocrate verront a la fin que la chance d’avoir un gouvernement honnête ne peut venir que du parti progressiste.“Dans mon idée l’attitude de ceux qui sont actuellement à la tète du parti républicain démontre (pie ce serait une folie d’essayer de s’unir à eux.” M.Roosevelt 111 allusion à un discours prononcé récemment par le président I afl dans lequel celui-ci disait que "le résultat de la convention de Chicago était un triomphe pour l’établissement des institutions républicaines.” M.Roosevelt passa ensuite en revue les élections d’Arizona, Michigan, Indiana, Washington, Californie et quelques autres états où les progressistes enregistrèrent un grand nombre de voix.H dit que le triomphe auquel réfère M.Taft était le triomphe de la fraude ou du vol.“Nous avons sur la justice, dit-il, les mêmes vues que Lincoln avait, de même que sur les droits qu’a le peuple d’être maître de la constitution, des cours de Justice et du Congrès.Tous les honnêtes gens qui croient en ces principes, seront bienvenus en nos rangs.Nous les traiterons sur un pied d’égalité avec nous-même et travaillerons la main dans la main avec eux pour l’amélioration des conditions sociales, industrielles et politiques de cette grande nation.” UNE AGENCE D’ESPIONNAGE Paris, 9.— “L’Action Fran-raise accuse la Société Maggi d être une agence d’espionnage.Elle précise ses accusations et publie des documents accablants pour les administrateurs.L organe parisien affirme que le commissaire de police Guichard aurait reçu une somme de dix mille francs pour sa complaisance.M.Legrand, directeur de la société, répond qu’il est français et qu’aurun administrateur n’est allemand, qu’il n’y en a qu’un et qu’il est naturalisé français.Le personnel se compose de 888 Français, de 11 Suisses et d’un Russe, dit-il; il no connaît pas M.Guichard et ignore par conséquent les complaisances dont parle le journal parisien.Il assure que les documents publiés par l’“Action Française” sont forgés de toutes pièces et que la Société Maggi va intenter un procès en diffamation aux directeurs du journal.•; Les emprunts municipaux LE TRESORIER DEMANDERA $14,000,000, DONT LA MOITIE A ETE AUTORISEE EN 1911, MAIS N’A PAS ENCORE ETE PLACEE SUR LE MARCHE.Les tramways La commission municipale chargée de voir à la mise en vigueur du règlement 210 ne peut rien faire et se démettra de ses fonctions.Les avocats de la ville ont déclaré qu’elle n a pas le droit de donner des ordres à la Compagnie des Tramways.Le conseil pourrait le faire, mais il ne serait pas sage qu’il instituât des procédures, à l’heure où l’on va entreprendre des négociations avec la compagnie.Il a été décidé de demander à l'avocat en chef une opinion écrite à ce sujet, L’êchevin Emard avait émis l’idée d’élargir la rue Vitré, de la rue St-Denis à la place Victoria, pour donner une voie de dégagement aux tramways, mais l’évaluation municipale est d.' $2,488,900, ce qui veut dire que les propriétaires demanderaient au moins quatre fois plus cher.Le trésorier municipal demandera au conseil d’émettre deux emprunts de $7,000,000 chacun, l’un autorisé en 1911, mais pas émis à cause du mauvais état du marché, l’autre compris dans le pouvoir d’emprunt, qui est de 12 pour cent de l’augmentation de valeur de la propriété immobilière.Ces $14,000,000 sont destinés aux travaux permanents et seront émis à 4 et demi pour cent d’intérêt, taux autorisé par les nouveaux amendements à la charte.On croit que l’état du marché est plus favorable à.un emprunt et que l’augmentation du taux d’intérêt attirera les financiers.Encore un LE CONTROLE DU COMMERCE MARITIME EST ENTRE LES MAINS D’UN TRUST.Les mines de diamant au Transvaal (Servico particulier) Londres, 9.— Le rapport de la première mine de diamant indique des profits énormes de 600 on 350 pour ceot sur diverses espèces de valeurs.On attribue à la farte demande des ! Etats-Unis, cette augmentation sen- j sible.Au Transvaal, on a extrait des mines 25 pour cent de plus que ; les années précédentes.Washington, 9.— Des témoignages faits devant le comité de la marine marchande de la Chambre ont révélé qu’une combinaison d’expéditeurs liés fortement organisée contrôle le commerce maritime.Les expéditeurs sont à la merci de ce trust.W.H.Douglas, de la maison d’exportation Arkell and Douglas, de New-York, déclara qu’une combinaison de lignes allemandes et anglaises contrôle l’océan et que ses gérants à Londres peuvent diriger le commerce à leur gré.D’autres témoignages furent entendus abondant tous dans le même sens.M.Lenger, ancien représentant d’une “conference line”, déclara qu’il avait abandonné toute relation avec la Prince Line en 1906, quand le district-attorney de New-York commença à faire iinc enquête sur les méthodes de ces lignes de navigation.Il ajouta qu’un grand nombre de jurisconsultes étaient d’avis que ccs méthodes étaient contraires à la loi, et même le sénateur Root et le secrétaire d’Etat Knox avaient donné un avis dans ce sens.COMMIS On demande un bon commis, marié, parlant les deux langues, pour un magasin général à la campagne.Devra posséder de très bonnes références.S’adresser par lettre à Casier 54 “ Le Devoir”.POUR NETTOYAGE DES FENETRES Appelez: Main 1203 C’EST LA APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; 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argent comptant.J.X.PAUZE, H.C.S.Montréal, 10 janvier 1913.TRES GRANDE REDUCTION Tordeurs, Dans les Poêles, Ranges, Fournaises, Moulins à laver, Ferblanterie, etc., à cause du prochain déménagement.PROFITEZ-EN DURANT JANVIER.1092 I> .R O B I B L BOULEVARD SAINT-LAURENT.A R I) TEL.EST 619.N’hésitez pas !: DONNEZ TOUT DE SUITE ILS RENCONTRENT M.GOUIN Hier, les vétérans dont les noms suivent ont eu une longue entrevue avec sir Lomer Govin, dans les bureaux du gouvernement : MM.J.J.Nelley, C.Lavallée.N.S.Cousins et le major C.E.A.Patterson.M.Gouin a déclaré aux vétérans qu’un inconnu de Westmount ne cessait de lui écrire l’avisant de ne pas octroyer de terrain aux vétérans.Ceux-ci ont plaidé leur cause avec beaucoup de chaleur mais n’ont pu obtenir de réponse définitive du premier miniatre.ON CHERCHEJOCKARDY Le chef de police a reçu une lettre lui demandant de rechercher un nommé Edouard Jockardy.Celui-ci a été vu pour la dernière fois le 31 octobre 1912, à l’Hôtel Fédéral, Ottawa.Joc-kardy est recherché par sa femme.Il a 36 ans, il est blond, il a les traits d’un Alle.>;nd et porte binocle.C’est un polyglotte cistingné qui a servi d’interprète sur l’un des paquebots de la compagnie du Pp^ifimie Canadien.PROVINCE DE QUEBEC, District do Montréal.Cour (le Circuit No 17527.Oscar Lanthicr, marchand dé Montréal, demandeur vs Joseph Côté, entrepreneur du même lieu, défendeur.Le 2üième jour de janvier 1913 â une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2448 rue Saint-Urbain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en charbon de poêle.Conditions: argent comptant.J.X.PAUZE, H.C.S.Montréal, 10 janvier 1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit No 17363.R.E.Lunham et al vs.Fong.Deen.Le 20iême jour de janvier 1913, à dix heures de l’avant-mldl, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 532 rue Ste-Catherine E.en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en tables, miroirs, etc.Conditions: argent comptant.J.E.BERNARD, H.C.S.Montréal.10 janvier 1913.VOS COMMANDES d’impressions au “ DEVOIR ” NOUS SOMMES OUTILLES POUR TOUS LES GENRES DE TRAVAUX D’IMPRIMERIE.:: :: :! :î Demandez nos Prix TELEPHONE MAIN 74M.t 71a Rue Saint-Jacques f * « VOL.IV.— No.7.LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI, 10 JANVIER 1913 7 L’ALCOOLISME, LA TUBERCULOSE ET LA FOLIE Opinions inédites de MM.les Docteurs S.Lachapelle, G.Villeneuve, Eugène Grenier et Albert Jobin.L’Ecole Sociale Populaire a fait, on le sait, une importante enquête auprès des médecins de la province.On nous communique les lettres suivantes, qu’elle a reçues de médecins connus: DA-LCOOLISME ET LA FOLIE Montréal, 6 décembre 1912.Monsieur le docteur J.Gauvreau, Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Montréal.Cher docteur, En réponse à votre lettre en date du 30 novembre courant, je dois vous informer que l’expérience que j’ai acquise comme surintendant médical de l’hôpital Saint-Jean de Dieu m’a démontré que la moitié des patients publics que j'ai admis depuis 18 ans que j’occupe cette charge, y sont venus parce qu’ils avaient bu ou que leurs parents avaient bu.Le regretté docteur J.E.Dion, qui avait été médecin de la division des Sommes à l’hOpital Saint-Jean de Dieu, a écrit sous ma direction, en 1909, un mémoire intitulé : “Essai de statistique sur les rapports do Valcoolisme avec la folie”.Ce mémoire a paru dans “l’Union Médicale” du Canada, le 1er mai 1909.Je mois que vous pourrez le consulter ivee intérêt et profit.Après avoir éliminé tous les cas à antécédents personnels inconnus ou Incomplets, c’est-à-dire après avoir -onstitué une statistique rigide, ne.îortant que sur des cas bien connus, tous avons trouvé un pourcentage de 16.24 d’aliénés ayant fait un abus modéré ou immodéré d’alcool.Par les mêmes procédés d’élimination, nous avons trouvé l’hérédité alcoolique dans 42.39 des cas oft l’hérédité était complète.Je vous soumets ces quelques notes avec l’expression de mes meilleurs sentiments.(Signé) G.VILLENEUVE.Surintendant médical de l’Hospice St-Jean de Dieu.L’ALCOOLISME ET LA TUBERCULOSE Montréal, 7 décembre 1912.Monsieur le docteur Jos.Gauvreau, Ville.Mon cher Docteur, Voici quelques observations faites au dispensaire anti-tuberculeux de G'Institut Bruchési, au sujet de l’alcoolisme.Sur 4075 examinés, environ 29 p.c.sont tuberculeux.La moitié de ces 29 p.c.ont dans leur histoire un antécédent d’alcoolisme : 2-5 d’alcoolisme direct, 3-5 d’hérédité alcoolique.Un tiers de nos femmes malades est obligé de travailler.Le 1-6 de ces cas, sont des femmes ayant ou ayant eu un mari ivrogne 5t débauché.Nous avons eu quelques tuberculeux entre l’âge de 25 et 30 ans, alcooliques invétérés ; tandis que d’autres ïobres, arrivés à la même période de la tuberculose, résistaient encore, ceux-là étaient réfractaires à tout traitement.Parmi plusieurs cas, je vais citer celui d’un jeune homme de 30 ans Cordonnier, qui avait depuis l’âge de 18 ans pris une “brosse” hebdoma-flaire qui, d’après ses propres renseignements, lui coOtait environ $5.00 ; \u temps de chômage, la “brosse” Itait payée par les amis.Il avait dépensé en 12 ans environ 13,120.00 ; s’était ruiné, d’où perte lotir lui-même, pour sa famille qu’il l’aide plus, pour le pays.Non seule-nijnt il a cessé d’être productif, mais (I fest maintenant à charge à la société.Voilà le mal causé, évident.J’ai cherché en même temps à savoir si l’alcool pouvait avoir quelque avantage dans le régime d’un tuberculeux ; je suis encore à le trouver.Bien cordialement à vous, (Signé) EUGENE GRENIER, Directeur médical du Dispensaire anti-tuberculeux.L’OPINION DU Dr S.LACHAPELLE M.le Docteur J.Gauvreau, Président de l’Ecole Sociale Sociale Populaire.Mon cher Président, En réponse à la vôtre du 25 nov.j’ai bien l’honneur de vous soumettre les quelques considérations suivantes: Parmi les travaux multiples de l’Exposition pour le Bien-Etre de l’Enfant, il convient de souligner le pan consacré à l’alcoolisme.I Le comité d’hygiène, dont j’avais ‘ l’honneur d’être le Président et qui était, chargé d’étudier tout ce qui concernait la première enfance mit en tête de sou programme l’étude des causes premières, des trois grandes voies héréditaires : l’alcoolisme, la tuberculose, et le syphilis qui si elles sont laissées à elles-mêmes devront modifier l’espèce humaine après avoir désorganisé les individus qui la composent.De hautes letans hygiéniques, avaient bien leur -filace quand l’occasion se présentait pour la première fois de parler à des milliers de visiteurs ignorant leur propre criminalité.Aussi pour ne mentionner que la question dont il s’agit dans ce moment, je puis dire qu’elle a été un des grands problèmes dont on a cru devoir s’occuper, et une des principales attractions pendant quinze jours ininterrompus.Démontrer l’influence néfaste de l’alcool sur l’enfant dans scs ascendants immédiats ou éloignés, c’était là notre but et nous avons dirigé de ce côté une partie de nos efforts.Nous avons été trop souvent témoins de la gravité toute spéciale des maladies des enfants d’alcooliques,de leur forme chronique quand elle n’est pas mortelle, pour ne pas être un de ces convaincus qui ne craint pas de pousser le cri humanitaire : lutte à l’alcoolisme ! lutte à la tuberculose ! lutte au syphillis ! si nous voulons réussir à empêcher le vide des berceaux, lutte à l’alcoolisme ! Nous l’avons faite dans la mesure de nos forces, par l’Exposition de ces merveilleuses pièces anatomiques de l’alcool, que nous avons fait venir de Paris uniquement pour démontrer par cette leçon de choses, combien le type humain doit être profondément modifié à sa première origine, combien le fonctionnement physicologt-que qui constitue la vie doit être troublé, combien l’enfant qui a droit à la vie, à la vie normale, est déjà frappé de mortr&vant de naître.Ces pièces anatomiques de la maison Roufert sont composées d’un cerveau sain, d’un cerveau alcoolique, d’un cœur sain, d’un cœur alcoolique, d’un estomac sain, d’un estomac alcoolique, d’un foie sain et de trois variétés de foies alcooliques.Elles constituent une démonstration persuasive, et si la jeune génération qui apprend était familiarisée avec la terrible leçon qu’elles nous donnent nou- aurions peut-être une première génération d’adultes tempérants qui suivra.La Ligue contre l’alcoolisme ne saurait mieux faire que de vulgariser ces pièces anatomiques à l’appui de cette Exposition si animée qu’elle paraissait vivante, des conférences ont été données avec projections suivies attentivement par des centaines d’auditeurs, des hommes, de* femmes, des femmes surtout écoutant, surprises d’entendre le récit des maux de toute espèce dont souffre la famille alcoolique avant de s’éteindre, car elle s’éteint, disparaît complètement à la quatrième génération, frémissant d’horreur devant cette plaie sociale hideuse, dissolvante et destructive comme le cancer.Puis des cartes murales ont parlé à leur tour, ont dit tout le temps les mêmes vérités terribles, montrant le mal indiquant le remède.Ce que l’Exposition pour le Bien-Etre de l’Enfant a fait au sujet de l’alcoolisme n’est qu’une légère collaboration aux travaux de la Ligue ; plus spécialisé pour le jeune âge qu’un élan nouveau donne une direction nouvelle.J’ai pensé qu’il était convenable d’en tracer les grandes lignes.Veuillez, mon cher Président accepter mes meilleurs félicitations et mes meilleurs souhaits, Bien à vous, (Signé) Sévérin LACHAPELLE, M.D.tout de la bière est aussi dommageable à la santé, mais à un moindre degré.L’idée de faire de ces derniers produits de la fermentation alcoolique des boissons hygiéniques est fausse.Car il y a toujours danger de s’alcooliser avec les vins et les bières.De plus, avec cet usage, on contracte souvent le goût des boissons fortes.De sorte que le conseil d’user du vin, du cidre, ou de la bière comme moyen prophylactique de l’alcoolisme est mauvais.Car c’est un moyen illusoire pour ne pas dire dangereux.Quant à ma seconde idée de la décentralisation des pouvoirs, je demanderais avec instances, à Messieurs les Commissaires Royaux, de vouloir bien sauvegarder, soit dans l’octroi des licences, soit dans leur transfert, les droits des contribuables et des municipalités, notamment l’option locale.La décentralisation des pouvoirs est en général un bon principe dans l’administration de la chose publique, mais je crois que en matière de licences, le respect de la liberté des citoyens et de l’autonomie municipale est un principe excellent d’ordre public et moral.A mon humble avis, la loi devrait être formelle à ce sujet, et devrait pour ainsi dire mettre un frein à cette tendance qu’a l’Etat d’empiéter sur les droits des particuliers.Si le cadre de cette lettre me le permettait, j’entrerais dans des détails qui illustreraient ma pensée.Je m’efforcerais aussi par une documentation décisive, de produire chez les commissaires cette conviction qu’ils doivent dans l’élaboration de leur rapport, se placer au double point de vue de la santé et de la liberté des citoyens.Bien respectueusement soumis, (Signé), ALBERT JOBIN.Cérémonie de prise 'COURTES d’habit et de vêturei A LA CONGREGATION NOTRE-DAME.Culture des roses La rose est certainement la reine des fleurs.On ne peut malheureusement la • cultiver dans toutes les régions du Oa- J nada, à moins d’avoir des variétés très j rustiques.Or.les variétés rustiques j sont peu connues, ou bien on ne sait pas les cultiver.Voilà pourquoi tant ! de gens se passent de roses lorsqu’ils S désireraient vivement en avoir.M.IV.j T.Maeoun, horticulteur du Dominion, i a répondu à ee besoin d'une manière très pratique en rédigeant une brochure d’une douzaine de pages intitulée “Culture des roses rustiques au Canada Les personnes qui la désireront pourront la demander (brochure No 9 de la ferme expérimentale) au bureau des publications du ministère do l’Agriculture à Ottawa, qui la leur fournira gratuitement.Cette étude divise, les roses cultivées au Canada en quatre groupes, suivant | leur degré de rusticité.Le groupe le I plus rustique comprend la rosa rugosa j et ses hybrides, roses autrichiennes et i de Provence, roses do Damas et roses mousseuses ; le groupe suivant comprend les hybrides perpétuelles, ou remontantes, roses grimpantes et du groupe multifloro et roses naines Po-lyantha : viennent ensuite les roses hybrides de thé et enfin les roses thé.1.’auteur affirme que les roses du premier groupe n’exigent que peu ou point de protection dans certaines parties du C a nada.Sous tes titres suivants sont traités d’une façon très pratique les détails de la culture : emplacement et sol, plants et plantations, binages et arrosages.fumure, taille, protection, insee-tes et maladies fongueuses et .moyens de les combattre.Suit une liste des meilleures variétés dans chaque catégories, avec une description sommaire de leurs caractéristiques, forme, couleur et parfum.L’auteur a préparé ce travail en s'inspirant des conditions des diverses régions du Canada ; la lecture en sera donc très instructive aux rosiéristes de toutes les provinces.L’extravagance d’une femme L’OPINION DU Dr ALBERT JOBIN Québec, 4 décembre 1912.A M.le Dr.Jos.Gauvreau, Prés, de l’E.S.P.M.le Président, Si j’avais voix consultative devant la Commission Royale, je m’efforcerais de faire la double démonstration suivante: Premièrement, le commerce des boissons alcooliques est dangereux pour la santé; secondement, la décentralisation des pouvoirs est un bon principe à appliquer- en matières de licences.A l’appui de ma première proposition j’aurais sans doute l’opinion unanime de la Faculté.Et avec les 602 médecins hollandais consultés à ce sujet il y a trois ou quatre ans, je dirais sans hésiter: l’usage même modéré des boissons spiritueuses est toujours nuisible à la santé.Et puis, fort de mon expérience de vingt années d’exercice de la médecine, j’ajouterais que l’usage du vin, du cidre et sur- Paris, 10.— Un nouveau règlement, servant à spécifier le nion-lant d’argent dont une femme mariée peut disposer pour se vêtir, vient d’être mis au jour par le président de la Cinquième Cour civile.En rendant son jugement hier sur la demande d’un créancier, la cour décida que Jes dépenses occasionnées par le luxe d’une femme ne devraient pas dépasser le montant des ventes rapportées par la demeure appartenant aux époux et ajouta que la femme qui ne se soumettait pas à ce règlement était coupable d’extravagance et d’imprudence.La Cinquième Cour civile fut témoin dernièrement du cas extraor-flinajre d’une femme ayant dépensé $2,750 en achats de Singeries et de fourrures, quand les rentes de la demeure appartenant aux époux ne se montaient qu’à $800.Le tribunal a réduit la somme au montant au paiement duquel le mari était responsable envers son vendeur.Le mardi 7 janvier, M.l'abbé G.; Clapin, 8.S., aumônier du noviciat | de la CongrêgatiMi ne Notre-Dame, j présidait une cérémonie de vêture.; Lui-même célébra la sainte messe et prononça l’allocution de circonstance.Quarante-deux postulantes revêtaient le saint habit : Sœurs E-mérilda Bernier, dite Sainte-Zotique, Alma Auclair, dite Sainte-Sébastien-ne, Agnès O’Brien, dite Sainte-Marguerite de Marie, Mary Anita Carroll dite Sainte-Marie du Précieux-Sang, Eva Renaud, dite Saint-Thomas d’Aquin, Frances Broderick, dite Sainte- ! Marie-Françoise, Maria Dugal, dite Sainte-Jeanne de Portugal, Meric Thériault, dite Saint-Joseph de Marie, Maud Saint-Pierre, dite Saint-Pierre de la Résurrection, Graziella Lacombe, dite Sainte Philomèae des Anges, Philomène Leblanc,dite Saint Démêtrius, Maria-Anna Boucher,,dite Sainte-Anne de Beaupré, Marie Landreville, dite Sainte-Marie-Virginie, Alma Boucher-Demers, dite Saint- j Hermès, Blanche Parent, dite Sainte Marie-Léa, Aurore Chayer.dite Sain-te-Félixine, Héléna Garneau, dite Sainte-Justine, Yvonne Foucrault, dite Saint-Delphie, Marie-Fleur Do-rion, dite Saint-Herculan, Irène Gui bault, dite Saint Eugène de'Damas, Irène Rochon, dite Saint-Eustache de Nicée, Marie-Iiouise Croteau, dite Sainte-Marie-Oüvine, Honorine Lachapelle, dite Sainte-Marie-IIoncrine, Imelda Laverdure, dite Saint-Canut, Antoinette Giroux, dite Sainte-Marie Angélina, Augustine Forgues, dite Sainte-Séraphine, Alice Purcell, dite Saint-Jean Fisher, Augéline Arsenault, dite Saint-Tarcisius, Alexandra Gill, dite Sainte-Odile des Anges, Rose-Alma Masson, dite Saint-Louis d’Arles.Bernadette Mandeville, dite Sainte-Victoire, Marie-Anne Brosseau dite Saint-Victor de Milan, Ernestine Charland, dite Saint-Arsène d’Alexandrie, Jeanne Girard, dite Saint-Emile de Rome,Edna Frances Gough, dite Sainte-Hélène de Brabant, et les sœurs Joséphine Saint-Pierre, dite Lessard.Emma Thériault, dite Vézi-na, Emêrentienne Chauvin, dite Loy-sel, Amabilis Royer, Alphéda Lejeune, Théotiste Cormier, dite Leblanc, Clarisse Dubé, dite Bernier, converses.Le lendemain, 8 janvier, une cérémonie de profession religieuse était présidée par Son Excellence,Mgr Pel-legrino-Francesco Stagni, archevêque d’Aquila, délégué apostolique au Canada, Son Excellence reçut les vœux de vingt-neuf novices : Sœurs Laetitia Trinque, dite Saint-Laurent,Marie Dorion, dite Sainte-Marie du Di.vin Cœur, Catherine Wilson, dite Saint-Georges d’Egypte, Alexina Fillon, dite ‘Sainte - Mathilda, Alma Bourgeois, dite Sainte-Marguerite de Lorraine, Léontine Bégin, dite Saint-Jean apôtre, Amélie Cormier, dite Sainte-Valérie de Milan, Alice Auger, dite Saint-Antonio, Wilhelmine Dufour, dite Saint-Exupère, Eusto-chie Gionet.dite Sainte-Louise de Jésus, Lydia Tremblay, dite Saint-Alexis, Marie-Louise Duguay, dite Saint-Théogène, Mary McGillivray, dite Saint-Jean de Sion, Marcella McGillivray, dite Saiïite-Régina, A-gnèr: Anastasia Mullally, dite Sainte-Hélène de Rome, Julia May White, dite Saint-Cyrille d’Alexandrie, Imelda Connor, dite Saint-Aloysius, Helen Flynn, dite Saint-Egbert, Jane Mary Gillis.dite Saint-Osmond, Mary Ann Maclsaac, dite Sainte-Marie-Stella, Hilda Pegnem, dite Sainte-Marie Thomas.Almêdine Beauchamp, dite Saint-Louis de France.Catherine Maclsaac, dite Saint - Maurice, Alice Leclerc, dite Sainte-Marie Emé-rentienne, Joséphine Francœur, dite Sainte-Marguerite de Jésus, Everilda Casey, dite Sainte-Marie Irène, Mê-dora Phaneuf, dite Saint-Alphonse Rojas, et des sœurs Héléna Patry, dite sœur Marceau, Catherine-Lêa Servant, converses.INCENDIE A BRADES Prades, Pyrénées Orientales, 10.— Un train ayant déraillé, la locomotive a heurté un poteau télégraphique, produisant un court-circuit qui mit le feu à un bâtiment voisin.Littérature obscène Toronto.10.— L.S.Levie, ancien président de la Commission d’édueation a plaidé coupable, aujourd’hui, aux Assises Criminelles, à l’accusation d’avoir imprimé et mis en circulation de la littérature immorale.Les accusations étaient portées à propos de littérature distribuée pour annoncer des remèdes brevetés.Deux minutes plus tard Levie et son fils ont plaidé coupable à l’accusation de faire circuler et d’avoir entre leurs mains de la littérature obscène.La cause a été ajournée à mercredi prochain.Les accusés ont été admis à caution.MUNICIPALITE POURSUIVIE Québec, 9.— Une poursuite en dommages de $5,000 a été intentée aujourd’hui centre la municipalité de Saint-Sylvestre de Lotbinière par Mme Vve Georges Olivier, de Saint-Agapit.La demanderesse demande compensation pour la mort de son mari décédé à la suite d’un accident de voiture arrivé à Saint-Sylvestre, et, qu’elle attribue au mauvais état des chemins de la municipalité.DÉPÊCHES IMPERATRICES MALADES Saint-Pétersbourg, 8.— La réception du Jour de l’An au Palais d’Hiver qui devait avoir lieu le 14 janvier, a été décommandée, à cause, paraît-il, de l’état de santé de l’impératrice et de l'impératrice douairière.UNE MALHEUREUSE MEPRISE Skowhegan, Maine, 9.—M.William Wilding, d’Indianapolis, qui a été arrêté en novembre dernier sous l’accusation d’avoir fait feu sur M.Warren, un garde-forestier, a été élargi hier moyennant la forte amende de $500 plus les frais.La cour a stipulé que le paiement de $500 serait envoyé au fils de la victime.Wilding, qui est un ingénieur, était à prendre ses vacances l’automne dernier à Skowhegan, lorsqu’un jour, qu’il était ailé à la chasse, il prit Holden pour un cerf et fit feu sur lui.MEURTRE ET TENTATIVE DE SUICIDE.Winnipeg, 9.— Walter Eaves, un Anglais, âgé de 28 ans, a tué son amante, Mme Alfred Hancock, puis s’est tiré trois balles dans le corps, il survivra à ses blessures, croit-on.La jalousie semble avoir été le mobile de ce crime.FEU EDOUARD JUCHEREAU- DUCHESNAY.Québec, 9.— M.Edouard Juche-reau-Duchesnay est mort cette nuit à î’Hôtel-Dieu de cette ville après une courte maladie.Le défunt appartenait à l’une de nos plus anciennes et plus distinguées familles canadiennes.H était le fils de feu le sénateur Du-chesnay.LE FEMINISME EN NORVEGE Christiania, 9.— Il n’y aura pas de femmes députés ou “alternate” au prochain parlement norvégien.Les adversaires du suffrage féminin se réjouissent de la faiblesse des suffragettes aux dernières élections.Il y a trois ans, trois femmes furent candidates au poste de députés et six au poste d’“alternate”.A la dernière élection aucune femme ne posa sa candidature au poste de député, et sept femmes qui se présentèrent au poste d’“alternate” furent battues à plate couture.Il n’y avait qu’une femme député au dernier parlement.VICTIMES DU FEU San-Francisco, 9.— On a retiré des ruines de deux maisons de rapport incendiées les corps de deux victimes qui n’ont pu être reconnues.Une dizaine de personnes ont été blessées dans leur précipitation à se sauver.Deux pompiers ont failli être tués par Peflondrement du toit d’une des maisons.EXPLOSION DANS UN NAVIRE Mobile, Ala., 10.— L’une des chaudières du navire “James T.Staples”, a fait explosion aujourd’hui, sur la rivière Tombogee, près de Bladen.Le vaisseau a pris feu.On dit que le capitaine a été tué.Quatre matelots sont disparus.Sept ou huit personnes ont été blessées.DRAME DE LA JALOUSIE Newark, N.J., 10.— Un drame de la jalousie s'est déroulé ici de très bonne heure ce matin.Edward Burke, constable, a tué sa femme de trois coups de revolver, puis s’est fait sauter la cervelle.La tragédie s’est déroulée en présence des deux jeunes enfants du policier, l’un âgé de six ans et l’autre de trois.Les pauvres petits étaient dans leur lit et criaient à fendre l’âme lorsque des voisins accoururent pour savoir ce qui s’étaient passé.Il appert que Burke a commis son double crime poussé qu’il fut par une folle jalousie.REMIS EN LIBERTE San Francisco, 10.— La cour de comté des Etats-Unis a accepté hier le cautionnement de $240,000 pour la mise en liberté d’Olaf A.Tveitmoe et d’Eugène Chancy, trouvés coupables de conspiration anarchiste et condamnés à six ans de prison.HOMMAGE A EDISON New-York, 10.— Le 23 janvier couvant, M.Thomas A.Edison recevra la médaille Ruthenan.Le savant américain a inventé une machine électrique appelée à protéger la vie de ceux qui travaillent dans les mines, les tunnels, enfin dans tous les endroits où les explosions de gaz se produisent le plus fréquemment.La médaille que recevra Edison fut offerte par l’empereur d’Allemagne au Dr Emii Ruthenan et prêtée à l’Ame-rican Museum of Safety.Chaque année, dorénavant le musée accordera une médaille semblable à celui qui aura inventé la meilleure machine pour préserver la vie des gens employés dans l’industrie.CROSi E Buvez et soyez Satisfait Brasserie Lmon.GRAND TRUNK RÆILWAV SYSTEM MONTREAL et TORONTO 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.n Wagons-fca Ion.rpstaurant et bibIiothèqu( iur 1rs train* de jour: wagons lita Pullman éclairés à l'électricité, sur iea traîna de nuit LA SEULE BOUTE A VOIE DOUBLE L” INTERNATIONAL LIMITED" LE TRAIN PAR EXCELLENCE DU CANADi Quitte Montréal pour Toronto et Chicafi à 9.00 a.m., tout le* jour».EQUIPEMENT SUPERIEUR MONTREAL ET OTTAWA Luiasc Montréal.8.10 a.m., 9.30 a.m.Arrive Ottawa, 11.30 a.m.12.1."» |».m.Laisse Montréal, 3.35 p.m.8.00 p.m.Arrive Ottawa, 7.10 p.m., 11.15 p.m.Trains de 0.30 a.m.et 3.55 p.m.tous le» jours excepté le dimanche.Trains de 8.K» a.m., et 8.00 p.m., tous les jours.Service de wagons-salon ou buffet »ur toua les trains.Wagon Pullman buffet, salon observatoire sur les trains de 3.55 p.m., et 8.00 p.m.BUREAU DES BILLETS DE LA 122 rue .Saint Jacques.Tél.Main gare 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m.Prix réguliers 50c à $3.00; mercredi soir, 25c à $1.60; concerts, 25c à $1.00.Les sièges peuvent aussi être réservés au magasin de musique Archambault, 312 rue Sainte-Catherine Est.SEMAINE PROCHAINE.— Lakraé, Le Jongleur de Notre-Dame, Zaza, Les Contes d’Hoffman, Carmen.Aux grognards de la garde du Tsar Nicolas TORONTO *9.05 a.m., et *10.00 p.m.Pour la gare Union Wagons-salon sur le train de jour *11.15 i- m., pour la Karr de la rue Voug, WAGONS A 'COMPARTIMENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE QUEBEC 19.00 a.m.*1.30 p.m., *5.00 p.m., *11.30 p.m.TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buffets et wagons-salon» BUREAUX DES BILLETS : 141-143 rue Raint-JacqUes.Tél.Mnin 8125, ou gares Place Tiger et Windsor UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR LE PRINCE IMPERIAL, AGE DE HUIT ANS, DISTRIBUE LES CADEAUX DE NOEL ET MANIFESTE UNE JOIE IMMENSE Saint-Pétersbourg, !).— Le prince héritier impérial Alexis de Russie, avec son père l’empereur Nicolas, a assisté cet après-nJUi à la distribution des cadeaux de l’arbre de Noël aux Cosaques de la garde du corps au palais de Tsorkoc-Sé-lo.C’était la première sortie publique du prince héritier depuis sa maladie et elle est un démenti flagrant à toutes les histoires sur le compte de sa convalescnece ou à celles qui le représentaient, entouré d’une garde de police formidable, dans une ville d’eaux cd la Hi-viera.Le jeune prince — il a huit ans —a manifesté une joie complète à la distribution des cadeaux aux soldats eux-mêmes enchantés.11 était aidé de ses quatre soeurs et de sa tante, la grande-duchesse Olga, mais l’impératrice était absente.Le prince héritier a été conduit en voiture du palais aux baraquements militaires, un trajet de dix minutes, malgré un temps très sombre et très froid et une pluie pénétrante, ce cpii semble indiquer que la convalescence de l’héritier du trône de Russie est assez avancée pour qu’on ne craigne pas de l’exposer aux intempéries.Ce journal est imprimé, au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, pa* "La Publicité” ( à responsabilité Limi-oVi.TT.'-ri Bourassa.tiirpcteur-crêrant.Le marché aux immeubles Samuel Rabinovitch a vendu à C.E.Deakin, Peter Fischmann et au 1res le terrain situé à l’angle Nord-Est des rues Sainte-Catherine et Papineau, pour la somme de $248,' 078.25.La superficie est de 47,253 pieds carrés; le prix est donc de $5.25 le pied.Le terrain et la fabrique Vine berg, situés à l’angle de la rue Duluth et ! Nom No., .Rue Ville.Mesure du buste ., , .• ,.vv Do taille .Quand vous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez jamais la mesure; mentionnez l’âge soulemcnt.Feuilleton du " Devoir n LES JUSTES par CHAMPOL Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.[ 33 (.Suite) VI RUE DES PALMES L’était bien l’été relie fois, la morte-saison des villes qui, nulle pari, ne s'éprouve autant que dans ics stations hivernales.Dès ces premiers jours de juin, Vice abandonnée sous la poussiè-•p prenait son aspect de Ponipci 'jgnevelic dans la cendre.Avec les M rangers» la richesse, le mou vendit.la vie, sc reliraient.Hôtels et villas se fcrmaienl successivement.Les n*!* semblaient vidées.Sur e seuil des magasins ternes, les anuliquic-rs mélancoliques haletaient entre deux échéances, et la plage, démeublée des pittoresques silhouettes de Russes, d Anglais et d’Américains, faisait l’effet d’un cadre sans tableau.Son caractère cosmopolite ainsi perdu, la capital^, de l’exotisme se retrouvait simple ville de province; et, du même coup, l’esprit de province y revivait.S’observer et •se quereller entre soi restait à tien près la seule distraction de eeux auxquels une rais;on spéciale n’avait pas encore permis de prendre leur vol.Les Roquescizc attendaient les vacances des enfants, les du Valbon-nct la liquidation do l’héritage, la princesse le départ de son neveu, Mme Guidai l’arrivée de sa fille, la comtesse de Wartembrode une invitation à la campagne.Des motifs plus impérieux encore retenaient les Fa vc roll en dans leur petite villa blanche du quartier des Baumettes.La santé d’Yvonne commandait l'intérêt, et, pendant une quinzaine, un médecin attentif l’avait clouée sur une chaise longue, auprès de laquelle Hubert s’était plu à monter une garde empressée.C’avait été un nouvel et charmant épisode de leur vie conjugale que (•cite réclusion à deux.Alanguie et nonchalante sous les plis vaporeux d’un élégant peignoir, ses cheveux blonds coquettement ébouriffés, Yvonne faisait la plus gentille malade du monde; et, dans cette jolie chambre de jeune mariée où les stores baissés maintenaient un demi-jour paresseux, les heures des chaudes journées avaient passé reposantes et délicieuses.On parlait.toujours à peu près de la même chose: de cette espérance vague, lointaine, mais si douce qu’on en oubliait déjà tout le reste et qu’on s’était félicité de ce chômage de la vie extérieure, per-mettant de s’absorber davantage dans les joies inlimcs.Ce ne fut donc pas sans un regret qu’on entendit, ce matin-là, le docteur lever la consigne.Mais Yvonne, qui avait le caractère bien fait, trouva aussitôt une compensation : — Alors, nous pourrons aller ce soir à Monaco avec la princesse?.— Ix- chemin de fer ne t’est pas encore permis, objecta timidement Hubert, une l’importance acquise par sa femme avait un peu diminué.— Nous irons en voiture.Qu’est-ce que vingt kilomètres par cette magnifique route?.— Tu tiens donc beaucoup à cette escapade?— Je crois bien! Jamais je n’ai vu les grandes parties.Ce n’es! pas Charlotte qui m'aurait menée à Monaco le soir! Et puis nous serons nombreux.on soupera.Avec la princesse on s’amuse toujours.— Allons! je vais commander la voiture, promit Hubert, dont le rôle était de montrer une complaisance sans bornes, comme celui d’Yvonne était d’avoir des caprices sans nombre.Elle n’avait garde d’y failir, et comme son mari s’apprêtait à sortir: — Puisque tu me laisses, dit-elle, dolente, envoie-moi au moins Charlotte.Jamais elle ne viendrait d’ellc-mêanei.— C’est par discrétion.— Je comprends la discretion quand tu es là; mais quand lu n’y es pas, elle pourrait bien me tenir compagnie, déclara Yvonne, avec une adorable naïveté d’égoïsme.Non, vraiment, je ne sais à quoi pens - Charlotte! Qu’on ne pensât pas uniquement à elle lui semblait tellement extraordinaire qu’elle ne revenait pas: et, développant : — Charlotte a quelque chose, je ] t’assure! Elle désirait lant me voir ! mariée! Eh bien! depuis notre ma-; ri age, elle ne paraît pas pins con-i tente qu'autrefois, au contraire; j chaque jour je la trouve moins j gaie.C’est inexplicable! Quand on ; songe encore à ce bonheur qui |nous arrive!.! — C’est peut-être ce bonheur qui j l’attriste.par comparaison.Elle i n’a jamais eu d’enfant, n’csl-ee pas?j Yvonne iomba de son haut.Avoir un enfant! C’était bon pour elle! Mais que Charlotte eût, jadis, pu se flatter des mêmes espérances, cola lui semblait absurde, presque inconvenant et, scandalisée: —Je n’en sais rien, déclara-t-elle.Je n’aurais pas osé questionner Charlotte sur une chose pareille.— Comment! entre soeurs, vous aviez des secrets l’une pour l’autre?— Non.C’est-à-dire que moi je n’en avals pas pour Charlotte.Naturellement, elle, qui est plus âgée, ne pouvait pas me parler de toutes ses affaires.— Et de son mari, elle ne te parlait pas non plus?— Jamais.— Pourtant, tu as bien dû connaître ton beau-frère, puisque la séparation ne date que d’une dizaine d’années?.— Oui, mais je l’ai complètement oublié, avoua Yvonne en toute franchise.File i’avnil oublié.par bon esprit.parce que mieux valait ne pas penser à lui, retirant de sa mémoire l’image de Roger de Soyssel, comme clic eût ôté sa photographie de son album.Tout au plus lui restait-il le souvenir confus d’un {jeune homme élégant, parfumé, qui apportait des bouqueiv;; et, lié à celui-là, un autre souvenir, confus aussi, mais désagréable.Le matin du mariage de Charlotte, quelqu’un était venu qu’on n’attendait pas — Yvonne ne savait qui -t- et il y avait eu une scène — elle ne savait à quel sujet.— Tout le monde s’était agité.M.Le Closi'er criait très fort dans son cabinet.La grand’mère, sanglotante, disait à Charlotte: “Ma pauvre enfant! ma pauvre enfant!” et Char-lotie, déjà en robe de mariée, répondait: “Il n’est plus temps.Tout ce qu’il faut, c’est qu’on ne sache past.” Puis, chacun avait repris sa figure ordinaire, on était parti pour l’église; seulement M.Le (Hosier s’était refusé à mettre scs décorations, comme iil s’y refusait lorsqu’il allait, avec les autres conseillers généraux, diner chez le préfet républicain.Ensuite, on avait banqueté, toasté, dansé, ainsi qu’à toulos les noces, et les jeunes mariés avaient effectué le départ rè-glemenlaire, mais avec cette particularité (pie, pour un des deux, ce départ sc trouva sans retour.Quelques mois plus tard.Yvonne avait vit sa soeur revenir seule à la maison.Vagucmenl, elle avait entendu parler d’un procès, plaidé là-bas, en Touraine, où l’on habitait avant de venir se fixer à Nice.Mais, alors, elle était trop petite pour comprendre, et, les années passant là-dessus, le malheur de sa soeur était devenu pour elle comme une habitude d’enfance.Plus tard, elle n’avait pas songé à approfondir, ou n’avait pas ose.Dans son indifférence entrait une part de délicatesse, et il lui en coûtait, évidemment, de revenir sur c( sujet qui semblait, au contraire, avoir pour Hubert tin attrait spécial.— Qu’avez-vous à me faire répéter toujours les mêmes vieilles histoires?concJut-ellc.Vous vous intéressez donc bien à mon beau-frère?— Non, certes! C’était, je crois, un assez triste sire.Mais cela paraît si singulier de vivre avec Charlotte comme nous vivons et de ne jamais l’entendre parler de ce qui la préoccupe!.Car, enfin, clic doit bien penser quelquefois à sou mari?.~ [(A mita*)] ^ITnion 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 10 JANVIER 1913 VOL.IV.— No.7.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .25 Même date l’an dernier .0 Aujourd’hui minimum .5 Même date l’an dernier .—5 BAROMETRE 8 heures matin.30.23 11 heures matin.30.21 Midi.30.20 DEMAIN Nuageux avec neige et pluie probable.ÉPHÉMÉRIDES 10 JANVIER 1911 —M.G.T.Clarkson publie à Toronto son rapport sur la Farmers Bank, qui a un déficit de $436,011.93.I —Rentrée de la Chambre provinciale après la vacance du Jour de l’An.UNE NOTE fl Lfl TURQUIE Les puissances conseilleraient à la Porte de sacrifier Andrinople aux alliés ou de subir les conséquences du refus.Le suffrage Plus de 7000 Grecs ont été tués ou blessés autour de Janina dans ces dernières semaines féminin LE FOUR ET LE CONTRE RELATIVEMENT AU FRANCHISE REFORM BILL.— L’ORGANISATION FEMINISTE.PESSIMISME DE LA PRESSE PARISIENNE Les renouvellements d'abonnements Les abonnements au “Devoir” expirent, pour la plupart, entre le dix et le quinze janvier.Nos lecteurs épargneraient un travail considérable à l’administration du “Devoir” s’il nous adressaient leur réabonnement sans attendre l’envoi de leur note.La duchesse de Connaught L’ETAT DE SON ALTESSE S’EST AMELIORE.(Service particulier) I Constantinople, 10.—- Les am- 1 bassadeurs européens près du gou-I vernement turc onL réussi à rédi-! ger une note incolore qu’ils présen-! teront lundi à la Porte.Les puissances avisent la Turquie de se soumettre relativement à la question d’Andrinoplc, mais aucune menace de pression pour amener l’exécution dé cet avis n’est apparente.LE BILAN D’UNE BATAILLE (Service partlculirr) Salonique, Turquie, 10.— Les pertes de l’armée grecque dans ses engagements avec les Turcs autour de Janina ont été très considérables.On estime à plus de 7,000 le nombre de blessés et des morts.La sixième division de l’armée grecque est partie d’ici aujourd’hui pour aller prêter main-forte aux assiégeants d’Andrinople.LA PRESSE PARISIENNE EST PESSIMISTE (Service particulier) New-York, 10.— Une dépêche de Paris au Herald dit: “La presse de Paris est pessimiste au sujet de la situation internationale, aujourd’hui.Le F/e.Sa soeur souffrit d’empoisonnement pendant vingt-cinq ans avant de succomber.Tompkins, sous l’effet du poison, fut affecté de paralysie du côté gauche, et tout infirme qu’il fût il put tenir un petit magasin de journaux.Cip: nano Castro New-York, 10.— Cipriano Castro, ancien président du Vénézuéla a débarqué aujourd’hui sur le sol américain pour la première fois.11 est parti de l’ile Ellis,où il était détenu depuis son arrivée d’Europe et a comparu devant le juge Holt, de la Cour fédérale du district pour obtenir un habeas corpus.La neige à Tégoût M.Janin, ingénieur en chef de la ville, a commencé ce matin à mettre én pratique l’expérience faite l’an dernier avec la neige à l’égoût.Il a dix grandes bouches d’égoût dans -quelles on jette la neige aussi vite quelle arrive.Une grosse charge de neige fond en deux minutes comme du sucre dans de l’eau chaude.La seule précaution à prendre est de ralentir le déversement de la neige, s’il y a menace de congestion.BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage Bruneau et Dupuis, 4, me de l’Hôpital.STOCKS jVend Ach.STOCKS Vtnd 172} 83 271 il 48 2ü4j 343 :y 103 82* Tell Tél.Co Cau.Car.Can.Cem.“ pfcl.Can.Cot.L.“ pfd.Ca.Couver Can.Pacif.Can.Loco.“ pfd.Crown Res Dét.El Ry.Doiu C.C o.pfd.Dom.J.pfd Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.pfd.Dul.Sup.IL C.P.& P.C G.M.C.Co “ pfd Goodw.Co “ pfd.lll.Trac.pd Laur.Com.L.of.Wd.C.Mack Cm.“ pfd.ex.L.&P.- pfd i .*I.& Ê.-P.142J *' .nfd.M.L.H.&PJ 237} “ pfd.Mt.Cot.Co.Mt.Cot.Ltd.171 82 27* 76 48 264, 60 345 78* 84 31 230f 65 ’ 102 *82^ 001 230 i;;oj 81 141* ’2301 Mon.Tr.Co!.Moti.Tr.De1.Nipissing,.: Nor.Ohio.i N.S S.AU.!.Otfil.M.Co.Ott.L.A P- | Ptu.Mfg.C.Pen's Ltd.' M pfcL Porto Rico Québec Ry R.& O.N.C.Rio Jau.I,.R.C.Co.Cm pfd.Sao Paulo.Saw.M.Cm I “ pfd.Shawinig.Sm.Bag.Co “ pfd.Sherwin W “ pfd.Spa.Riv.Co1 “ pfd.St.Co.ofC.i “ pfd.j Toledo Ry.Tor.K y .Tooke Bro “ Pfd.Twin City.Winti.Ry.Wind Ht'l.183 75 Ô7 6ü 55 17 U8| 08 145 i 106?55 Mi -R Ü0J 51 ¦,'.5 D 3, 95 141 54 94) 27 8J) ùoU 45 VENTES DE L’AVANT-MIDI Mackay, 25 à 85 1-2, 25 à 85 1-4, 2 à 86.Tucketts tobacco, 25 à 60 1-4, 5 àl 60 1-2.Ottawa Power, 20 à 191, 125 à 191 112, 50 à 191, 5 à 190 1-2.Bell Tél., 50 à 169 1-2, 40 à 170, 14 à’ 170 1-2, 25 à 170 1-8.( C.P.R., 25 à 265 1-2, 50 à 265 3-4, 75 à 265 3-8, 125 â 265, 25 à 264 1-2, 25 à 264 5-8.C.Géserve, ,400 à 350.Cernent préféré, 5 à 78 3-4, 40 à 79, 150 à 78 7-8.Illinois préféré, 10 à 91.Montréal L.H, & P.Co.,( Power), 75 à 239, 250 à 239 1-2, 100 à 239 7-8.25 à 240, 25 à 539 3-4, 50 à 239 7-8, 25 à 239 3-4, 50 à 239 1-2, 100 à 239, 25 « 238 3-4, 50 à 239, 50 à 238 3-4, 25 à 238 7-8, 25 à 238 7-8.DECES v» HERVIEUX.— En mer, le 4 jan.yier 1913, à l’âge de 50 ans 6 mois If jours, le docteur Henri Hervieux.Le service funèbre aura lièu samedi matin, le 11 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du défunt, No 490 rue Saint-Denis, à 8 heures % a.m., pour se rendre à l’église Saint-Louis de France, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MON AT.— A Marievillej le 1C janvier 1913, à l’âge de 80 ans 0 mois, est décédée Mathilde Béïque, épouse de feu Joseph Monat, autrefois de Saint-Mathias.Les funérailles auront lieu lundi le 13 courant, à Marieviile.Le convoi funèbre partira de sa demeure, après / l’arrivée du train de Montréal, qui) » laisse la gare Bonaventure à 8 heure! 50 a.m., pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera çélébré, et de là au cimetière de/’’rint-Ma-thias, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.\
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