Le devoir, 30 décembre 1912, lundi 30 décembre 1912
VOLUME III—No.307 MONTREAL, LUNDi 30 DECEMBRE, 1912 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: R-éda^on et Administration J EditioiToüôtidienne : H 3 _¦ B ^ B fl8 M f fl M «3 3 S 7'* RUE SAINT-JACQUE3 CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 l|||S fjj'fÿLJi MSÀ M Hpj MONTREAU ONION POSTAGE.*6.00 jpg gfP^I gj Igl Kpf| M |:;3 ^ ^ - JEdition KeM^adaire:^ g | H | H Hf B ' '¦ W ¦ ¦ H g È g TELEPHC *&: ETATS-UNIS.*1.50 JËI B Jm J@ IB jffl7 Mm Æ WÊ& W1 fl ADMINIS1 > % 'N ! Mam 7461 ONION posiAiE *«.©0 ffignifi ÆbËas&W fâO \$£jf REDACTION i, 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I ^ BILLET DU SOW UNE INTERVIEW.M.WHITNEY ET LES ÉCOLES BILINGUES S’il faut en croire les conversations publiées par quelques journaux de l’Ontario, les chefs de la délégation qui est allée, l’autre jour, rencontrer M.Whitney espèrent que cette entrevue aura de bienfaisants résultats, et que la situation s’améliorera au bénéfice de la minorité.Cet espoir doit s’appuyer mit les dernières paroles de M.Whitney: Nous sommes mortels, donc faillibles et aptes à nous tromper.Les règlements scolaires ne sont pas comme les lois des Perses et des Mèdes, réfractaires à toute modification.Nous ne voulons causer d’injustice à personne.—Nous souhaitons ardemment que l’espérance née de ces paroles se réalise.En tout cas, les délégués affirment qu’ils maintiendront l’attitude qu’ils ont prise depuis des mois, et c’est sûrement en leur propre énergie qu’ils trouveront le plus fort élément de succès.• • • A côté de ces dernières paroles de M.Whitney, qui peuvent’ laisser entrevoir quelque perspective d’amélioration, il en est d’autres qui sont vraiment extraordinaires sur les lèvres d’un chef de gouvernement, et qui donnent une piètre idée des conceptions politiques d’un certain nombre d’Ontariens haul placés.Nous ne vouloml pas d’“écoles raciales”—racial schools—dit M.Whitney, et nous constatons par la suite de ses déclarations que P“écfife raciale” pour lui, ce serait celle où l’on se servirait habituellement du français comme moyen d’enseignement, dans les écoles 'fréquentées par des enfants canadiens-français.De sorte que, aux yeux du premier ministre de l’Ontario, l’emploi de la langue maternelle, comme véhicule de l’enseignement, quand il s’agit des Canadiens-français, fait l’école une “racial school”,—dont il ne veut point—mais laisse cette même école dans la catégorie ordinaire quand il s’agit d’enfants de langue anglaise.M.Whitney n’obtiendra pas cette année le prix de logique.Le premier min’stre ontarien s’est défendu de vouloir angliciser les enfants ' ’nadiens-français.Mais alors à quoi tend ce règlement, qui fait de 1 anglais le moyen exclusif d’instruction et de communication dans l’école, dès que les enfante canadiens-français le peuvent comprendre?A quoi tend la limitation de l’enseignement du français?A quoi tend le système qui réserve aux seuls inspecteurs surveillants, dont pas un, paraît-il, ne parie convenablement le français, l’organisation de renseignement du français?Si le règlement No 17 n’a pas pour objet d’angliciser les Canadiens-français, il ne s’appuie même plus sur une mauvaise raison ou un prétexte spécieux; et il devient inexplicable.Car, du point de vue pédagogique pur, il est absurde., * # * Il est vrai que, s’il faut en croire le Mail and Empire, numéro du 18 décembre, “les délégués n’ont pas même réussi à prouver l’apparence d’un grief ou d’une injustice (did nol succeed in making even an appearance.of grievance or hardship)”.“Le nouvel arrangement, dit-il, donne à tout enfant la chance d’apprendre à l’école la langue anglais Les petits dont le français est la langue maternelle, seront enseignés en français jusqu’à ce qu’ils aient acquis quelque connaissance de la langue anglaise (until they have been brought to some understanding of the English language), et pendant tout leur cours, ils auront toutes les occasions suffisantes (ample opportunity) pour l’étude de la langue française comme matière du programme scolaire.”—Celte “ample opportunity” se rr.su le à un maximum d’une heure par jour pour les enfants dont les parents le demanderont, et cela reste sujet, d’après le texte du règlement, aux dispositions que pourra prendre l’inspecteur surveillant.Nous demandons simplement au Mail and Empire ce qu’il penserait si le gouvernement de la province de Québec appliquait aux écoles de la minorit’ anglo-protestante le meme régime; s’il stipulait que le français devra être l’unique véhicule de l’enseignement et l’unique moyen de communication entre le maître et ies élèves dès que ceux-ci seront aptes à comprendre le français, tout en réservant à l’étude de l’anglais, comme matière du programme, un maximum d’une heure par jour.Trouverait-il qu’il n’y a là aucune matière à grief, aucune trace d’in justice?Evidemment non.Mais alors pourquoi ce qui serp.it injuste à l’endroit de la minorité du Québec, ne le scrait-il plus à l’endroit de la minorité de l’Ontario?Pourquoi deux poids et deux mesures?flmw HEROUX Le “ Globe” et le militarisme Le Globe, de Toronto, continue ses variations sur le militarisme.On se rappelle ses différentes attitudes sur la question navale.Aujourd’hui, favorable à l’impérialisme, hier effrayé de ce même impérialisme, un autre jour presque d’accord avec M.Monk, le lendemain ridiculisant le péril allemand, l’organe libéral anglais ne sait plus que dire pour plaire à scs lecteurs sans trop déplaire aux jingo s.Le voici maintenant qui s’épouvante du progrès de la propagande militariste au Canada.A pro pi ; d’un article paru dans le “Journal of the Canadian Defence League” qui demande que toute la population mâle du Canada reçoive l’instruction militaire dans les écoles, et après la sortie de l’école jusqu’à l’àge de 21 ans, ce qui assurerait, dit cc journal, l’efficacité de notre milice pour la défense du Canada, le Globe s’écrie: “La défense contre quoi?Certainement pas contre une invasion de l’Atlantique, de l’Arlique ou du Pa-ficique.Cela serait l’affaire non paint de la milice canadienne, mais du service naval canadien que le gouvernement actuel a décidé de ne pas construire ou au moins d’ajourner indéfiniment.Alors de quoi donc les Canadiens peuvent-ils s’effrayer pour adopter, à cette date, “l'entraînement militaire universel pour toute la population môle?” “L’entralnemcnt physique cl militaire pour tous les garçons à l’é-rolc comme partie du système scolaire.” ' “Physique?Oui.Tous 1rs exercices gymnastiques requis pour le développement physique el mental el de l’esprit de corps.Mais pourquoi “l’entraînement militaire?” Pourquoi des uniformes militaires des amies, des idéaux et des motifs militaires?Autant de choses qui tendent directement et indirec-lement par des appels incessants et des suggestions insidieusrs àéveil-ler chez l’enfant les instincts somi barbares de guerre des nations qui ont grandi trop vite.L’entraînement militaire général n'est pas plus justifiable que l’cnlrnlncmcnl général au duel chez une nation civilisée; et au Canada “l'entraînement militaire général” est beaucoup moins justifiable que “l’entraînement général” à l’agriculture, à l’industrie ou aux devoirs civiques de chaque jour.S’il y a des parents qui désirent que leurs fils se préparent à entrer dans la milice canadienne ou dans l’armée britannique, il faut respecter leur désir et faciliter sa réalisation.Mais on peut se demander si les messieurs qui parlent d’élever toute une génération dans le militarisme à l’école et après l’âge scolaire, vêtue de l’habit militaire pour stimuler sa vanité et armée pour dé-velopper son esprit guerrier, espèrent être pris au sérieux pour les Canadiens intelligente et réfléchis.Quand il envisagera ce projet carrément, et qu’il en comprendra bien lia signification, le public mettra promptement fin à quelques caractéristiques de cet entrainement nutilitaire général qui tient déjà une large place dans quelques écoles publiques.La citation est un peu longue, mais elle est intéressante comme indice de l’opinion chez nos compatriotes anglais à l’égard du militarisme.Le Globe ne parle pas ainsi pour heurter le sentiment de son public.Seulement, le Globe n’est pas lean sequent.Si la idiffusion de l’esprit militaire est si dangereuse, même quand elle a pour but immédiat la défense du pays, à plus forte raison doit-elle l’être quand elle a pour but d’entraîner ce pays dans des conflits étrangers.Or qu’est-ce que c’est que cette propagande impériale commencée il y a dix ans au Canada et qui nous a conduit au dénouement Laurier-Bord en?i i Le salut immédiat de l’Empire n’est qu’un prétexte.L’intention dominante est d’amener petit à petit le Canada dans les conflits européens et d’habituer notre peuple non pas seulement au militarisme canadien, mais au militarisme impérial.Et si le Globe trouve le premier injustifiable, comment peut-il excuser le deuxième?Jean DUMONT.Un orateur ministériel disait au cours du débat sur la question navale qu’aucune déclaration antérieure ne suffirait pour réfuter Pnrgu-ment (pie la situation a changé depuis un an.Evidemment.Les ministériels d’aujourd’hui sont les opposition-nistes d’hier I Un destin propice n’a pas voulu que cette année s’achève sans que nous ayons eu la visite de Mlle Gaby Deslys.Elle est venue, elle est ici.L’intervieweur la surprit en train de souper, au Windsor.Elle repoussa sans colère, mais avec fermeté un innocent poulet que 'e garçon lui servait, et elle exigea du rosbif canadien.Parmi tous les beaux gestes de la carrière de l'étoile, celui-ci est l’un des plus beaux, ou bien nous ne nous y connaissons pas.Vous croyez que l’intervieweur va lui savoir yré de cette prédilection qu’elle accorde à notre boeuf.Point du tout.L'intervieweur assure, immédiatement après, qu’elle n’est pas superbe (she is not beautiful).Faut-il que le malheureux ait l goût atrophié! — Je trouve qu’il fait froid ce soir, dit l’étoile frileuse, mais j’aime voir les traîneaux dans les rues, et j’espère que nous aurons encore de la neige.Je vais à l’église Ions les matins, el demain je vais prier pour qu’il neige.— Mais vos deux petits singes vont mourir?fit l’intervieweur angoissé.— Je ne les amènerai pas au theatre pour me tenir compagnie quand je me repose.L’un a un paletot, et j’en fuis confectionner un à l’autre.%.Monsieur cherche mes perles?Je n’en ai qu’un petit nombre avec moi.Leur valeur?Deux millions, cinq cent mille francs.— Est-ce que vous n’êtes pas un peu.un peu attachée à T argent?s’enquit l’indiscret intervieweur.— Oh! non.Je sais que la vie ne sera pas toujours la même pour moi, et il me faut être prévoyante.Je ne veux pas quand je serai une vieille, vieille femme—lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs —- en être réduite à faire des tournées d’Amérique.(Pensa-t-elle ii Mme Sarah Bernhardt?).Alors, je conserve mon argent et mes habitudes: je ne bois ni ne fume, et je ne sors jamais du lit te matin; je ne me lève que l’après-midi.Un autre lui eut demandé èi quel le église elle va le matin, sans se lever, mais l’intervieweur, plein de sollicitude, préféra la mettre en garde; — Mais un repos si prolongé vous fera engraisser de trop.— Moi, grasse?Voyez! Et elle bondit avec une agilité au-dessous de son âge.— Mon âge?se demanda-t-elle en se rasseyant.J'ai maintenant vingt-six ans; mais, si monsieur veut bien, je préfère n’en avoir que vingt-quatre.Mettons quatorze, et n'en parlons plus.— Et mon anglais?O, je ne commence qu’à l’apprendre, ainsi que le bluff américain.En vérité, Mlle Gaby Deslys est trop modeste._________i Léon LORRAIN.Le service de la Voirie Les commissaires accordent, dans le budget, une augmentation de crédit considérable au service de la Voirie qu’ils veulent améliorer.Ils veulent en particulier, perfectionner le service du nettoyage.Si l'amélioration cherchée ne sc produit pas, la surintendance ne pourra plus s’excuser sur le manque d’argent; comme on peut le voir dans l’analyse du budget que nous publions ailleurs les crédite, qui étaient de $121,921, cette an née, sont portés à $G6G,700, pour 1913, avec un crédit supplémentaire de $700,000 en mai.Quand on se plaignait de l’état des rues, surtout à l’automne et au printemps, Je chef répondait: C’est la faute au climat.Si on lui disait que Saint-Pétersbourg, Stockholm, Christiania, d’autres villes encore ne sont pas mieux situées que Montréal et que ce sont cependant des villes propres, il répondait encore: Qu’on nous donne de l’argent et nous ferons mieux.De l’argent, il en aura l’an prochain, et cette excuse ne vaudra plus rien.Les commissaires déclarent qu’ils n’ont pas encore étudié l’organisation d’un service particulier de nettoyage, mais ils en arriveront fatalement à la conclusion que c’est une nécessité dans une ville comme la nôtre.Mais il y a autre chose que la propreté, ou plutôt il existe un autre moyen d’avoir des rues propres, quand la neige est partie: c’est de faire les réparations aux chaussées dès qu'un trou sc fait.Les commissaires l’ont compris et ils organiseront un service permanent de réfections.Jusqu’ici on a toujours attendu qu’un pavage fût presque détroit pour le réparer, quand il aurait été si facile et si peu coûteux de boucher les tout petits trous.C’est ce que les commissaires veulent faire désormais.De cette fnçpn on aura toujours des chaussées propres, sans qu’il en coûte bien cher.C’est de cette façon qu’on procède en Europe où l'on sait qu’on prête une attention toute spéciale à ce servi- L’IMMIGRATION BRITANNIQUE Quelques extraits du “ Mail and Empire ” dédiés au “ Witness ” On se souvient du tapage que fit le Witness parce que M.Bourassa avait osé affirmer le peu de valeur d’une partie de l’immigration britannique.Mis en face des textes les plus clairs, sommé de se rétracter, le Witness, préféra faire le mort que d’avouer son erreur et ses calomnies; car, il prétendait que notre directeur se cachait “derrière l’écran de sa langue” pour dire des choses pareilles quand, de fait, celui-ci les avait répétées en iwgluis à la Chambre des Communes.Nous dédions aujourd’hui au Witness cette lettre publiée, sous un titre saillant, dans le Mail and Empire, de Toronto, et qui affirme, sur l’autorité d’un enquêteur anglais, des choses plus dures que tout ce que nous avons écrit.Nous attendons les protestations du Witness.Londres, 28.Depuis long- temps les journaux à sensation ont publié de sombres histoires au sujet de la moralité des filles anglaises envoyées au Canada.On a prétendu que la majorité de ces filles abandonnaient leur situation peu de temps après leur arrivée et se jetaient à l’inconduite.Naturellement la presse anglaise a ron- amné ces rapports comme des“li belles” contre le caractère des filles anglaises et plus particulièrement des filles de Londres.Malheureusement, cette accusation ne paraît que trop vraie.Le Junior Imperial Migration Committee, une association d’immigration bien connue, désirait savoir quel avenir offrait le Canada à des jeunes filles qui voulaient servir.En conséquence, le docteur E.C.Sparrow, un membre du comité, vint au Canada d’où il vient de revenir après un voyage d’inspection qui a duré quatre mois.Avec regret le docteur Sparrow confesse à un représentant que les accusations proférées par les Canadiens ne sont-ÿue trop vraies.“Partout, dit-on, l’ofi ma raconté la même chose, partout l’on m’a dit la même chose.“Pas de travail pour les filles anglaises.” “Mon enquête ne s’est pas bornée à un seul district car je suis allé à Montréal, Toronto, Hamilton, Welland, London, Stratford, Guelph, Peterboro, Belleville, Kingston, Brockville, Winnipeg, nombre d’autres petites villes et dans plusieurs districts ruraux.Partout l’on m’a affirmé que Je caractère de ces filles était très mauvais.CAUSES DE L’IMPOPULARITE Mon premier but, en faisant cc voyage, c’était d’obtenir l’appui de femmes dans différentes villes qui formeraient des comités pour recevoir les ouvrières, envoyées d’Angleterre et désireuses d’être domestiques, mais je changeai vite d’idée.“Je trouvai que les ouvrières anglaises étaient si impopulaires que je me décidai à m’enquérir des raisons de leur impopularité.Il est indéniable que trop des filles envoyées au Canada sont paresseuses, négligentes, sans moralité et il est nécessaire que nous améliorions l'émigration féminine si nous voulons demander aux Canadiens de les engager.J’arrêtai d’abord à Montreal: j'aimerais à dire immédiatement que les conditions sociales dans cette ville sont des pires.Pour aucune raison l’on ne devrait envoyer à Montréal, ville vraiment vicieuse, des jeunes ouvrières anglaises sans amis.Envoyer ces filles dans les districts ruraux n’est pas mieux.La solitude leur pèse trop lourdement, et les salaires n’égalant pas ceux qui peuvent être obtenus dans les villes, les filles glissent naturellement là où les salaires sont les plus élevés et, dans une certaine mesure, l'on ne les en peut point empêcher.Comme je l’ai dit, la classe de filles qui émigrent est très mauvaise: beaucoup d’entre elles, quoiqu’elles aient servi ici, sont nées et ont été élevées dans les “slums”.Dans lu vie du “sium” de Londres, il est possible qu’une fille dont le caractère n’est pas trop bon et dont les habitudes sont généralement mauvaises ne soit pas remarquée, mais au Canada c’est différent.Là, tout individu qui fait une faute est noté et montré.On accorde beaucoup de liberté aux femmes canadiennes et quand on ac* rorde pareille liberté aux jeunes filles que uous envoyons là, elles ce.Quoi qu’en aient dit nos éche* vins|, ,après chaque voyage aux Etnte-Unis, Montréal est une ville sale cl laide.Tout effort pour la nettoyer et l'embellir lui apportera plus de renommée el de richesse que ne sauraient le faire toutes les fabriques et tous les millionnaires du monde.* Fred.PELLETIER.ne paraissent pas pouvoir se contrôler.LA FEMME CANADIENNE EST INTELLIGENTE Les femmes canadiennes sont très intelligentes et quoi qu’elles soient prêtes à s’associer à une Anglaise intelligente, elles ne s’associeront pas aux Anglaises paresseuses que nous leur envoyons.A moins que ces filles puissent se guider elles-mêmes ou se joignent à des clubs ou à des institutions dépendant de corps religieux, clubs et institutions très nombreux au Canada, elles vont au mal.Four voir le type de filles que nous avons envoyées au Canada, je ne citerai que trois des nombreux exemples que j’ai recueillis au Canada.Dans l'une des principales villes, la présidente du National Council of Women m’a déclaré que le premier contingent de filles anglaises venues Au Canada en 1912, offrait les meilleures garanties et les meilleurs espoirs et cependant tourna mal.Ce groupe comprenait dix-huit filles, choisies par un comité de dames anglaises cf'une dame, par surcroît de précaution, les accompagna sur le voyaA?.De ces dix-huit filles, l’une était kleptomane, une autre anormale, trois autres immorales, tandis que du reste du groupe trois seulement occupaient leur première position après deux mois.Cela est assez dur, mais c’est la réalité.Mlle Carson, directrice de l’E-vangelia Settlement à Toronto, a été récemment nommée par le Bureau du Service Social de Montréal pour s'enquérir des conditions nécessaires pour s’établir dans cette ville.Mlle Carson m’a affirmé que par son enquête elle a appris que 75 pour cent des pensionnaires d’une maison de refuge pour femmes perdues étaient des filles anglaises.Une servante, une lille anglaise non mariée, en service à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick eut un enfant.Sa maîtresse naturellement lui fit des reproches et reçut celte réponse détachée: “Obi nous ne nous occupons pas de cela, en Angleterre.” Cartes et adresses Un homme en vue, qui reçoit, à l’occasion des fêtes, un très grand nombre de cartes, nous dit: “Pourquoi ne prendrions-nous pas l’habitude de mettre sur les cartes que nous échangeons à l’occasion des fêtes, non-seulement notre nom, mais notre adresse?Dans une ville comme Montréal, le simple fait de retracer les adresses, pour qui reçoit beaucoup de cartes, est un travail considérable et qui prête à toutes les erreurs.Nous nous trouverions tous bien de cette petite réforme qui ne demanderait à chacun qu’un peu de bonne volonté.” Sur le Pont d’Avignon.M.Gouin s’en va en Europe pour deux mois.Y va-t-il pour faire l’emprunt de dix millions autorisé à la dernière session?* * * La commission des eaux courantes de Québec fera le barrage du Saint-Maurice à titre d’essai, déclare le premier ministre de Québec.C’est un essai qui coûtera cher: un million et tiers, peut-être un million et demi.On aurait peut-être pu commencer par un essai un peu moins dispendieux.* » * On a beaucoup vanté l’énergie de Sir James Whitney.L’âge et le pouvoir aussi semblent la transformer en arrogance.* * * Les perspectives de paix paraissent plus brillantes, nous disent les dépêches de ce matin.Ce serait bien étonnant si les Turcs ne réussissaient pas à embrouiller de nouveau la question.* # * Songez donc: si nous isolions la province de Québec, nous disent les députés tentés de répudier leur parole.Rodolphe Lemieux en a-t-il fait des petits?* * * Je ne serai ministre qu’en sui-yant la voie que m’a tracée M.Monk, disait un jour l’un des ministres crampons d’aujourd’hui.Pour être ministre on se cachait derrière M.Monk; pour rester ministre l’on n’a pas hésité à le lâcher.• * * Le budget municipal annonce une augmentation de salaires assez substantielle pour les ouvriers.Les autres fonctionnaires qui attendent depuis longtemps continuent d’espérer.* * * A quoi va nous servir de voter pour le plébiscite, puisque nous allons être en minoriét?dit-on.Et dans l’opposition refusiez-vous de voler parce que vous étiez toujours en minorité?Le Veilleur.CAUSERIE LITTERAIRE “ Le long du chemin ”, par Madeleine Louis Veuillot trouvait un charme à causer, le soir au coin du feu, avec la bonne marquise de Sévigné.La tendresse maternelle, la bonhomie, la finesse, l’originalité de la grande épistolière le reposait de la polémique, des criailleries de la politique et des réflexions de M.Bornais.Il fait bon s’aventurer dans les pages de Madeleine.On peut s’y reposer à l’ombre de frais paysages et y causer aimablement.Le style c’est l’homme, a-t-on dit, Ici le style c’est la femme compatissante aux misères de la vie, excellente conseillère, causant avec émotion et incapable de descendre du rôle digne qu’elle a assumé.Une note de douce mélancolie résonne à travers le volume, note naturelle à celle qui a reçu bien des confidances, mais le chant de la sympathie chaude et sincère ne tarde pas à consoler et à rasséréner la tristesse.Madeleine sur les situations tragiques jette maternellement un voile d’élégie.Son bon coeur est optimiste; elle croit atix conversions et aux changements des habitudes invétérées, au contact des affections sincères.Elle répugne aux dénouements qui ne nous satisfont pas et gâteraient notre plaisir.Une âme délicate et sensible est disposée à merveille à goûter le beau.Aussi Madeleine admire-t-elle le talent de Laure Conan qu’elle appelle la grande Canadienne, et déplore-t-elle la fin du pauvre Nelli-gan, dont le génie matinal s’envola si vite vers l’azur infini.Les grandes pensées viennent (tu coeur.Le coeur a des intuitions merveilleuses qui vont bien au-delà des perceptions de la raison raisonnante.Aussi sous ies inspirations de son coeur Madeleine a-t-elle des réflexions profondes et justes dont le coeur reconnaît la vérité.Je n’oserais pas dire cependant qu il n’y eût jamais le long du chemin, de situation, teintée d’un peu de romanesque, mais en général la trame des causeries est faite d’observations réelles et correspondant à la vie.La plume de Madeleine est alerte, délicate.Ces qualités font oublier une pointe de stylisme et une surcharge d’épithètes.Le style de Madeleine est tiré d’une veine moderne s’éloignant sensiblement de la veine classique.La grande veine classique française ,1a veine de La Bruyère, de Joseph de Maistre, de Veuillot, de Jules Lemaître, etc.,‘c’est la veine de la phrase bâtie en substantifs et en verbes solides.La phrase de Madeleine s’attarde trop aux adjectifs, aux tournures que la prose classique laisse à la poésie.Ainsi, un classique ne dirait pas: “Elle était partie avec un mari.qui avait tué son jeune et naïf amour de toutes ces taquineries d’homme mûr, tatillon et despote”.Le de aurait fait place à par.Un pur classique ne se permettrait pas non plus, une foule d’inversions (pie se permet Madeleine et qui sentent trop la prose moderne tourmentée.“Elle avait eu des enfants, et en leur venue elle avait espéré.” La phrase classique française procède avec sobriété, une calme et naturelle ordonnance, s’accommodant simplement à la marche des idées et des sentiments.Ecoutez cette phrase de Louis Veuillot: “Mon père avait donc “travaillé, il avait souffert, et il “était mort.Sur le bord de sa fos-‘ se, je songeai aux tourments de sa “vie, je les évoquai, je les vis tous; “et je comptai aussi les joies qu'aurait pu goûter, malgré sa condition “servile, ce coeur vraiment fait “pour Dieu, joies pures, joies profondes! Le crime d’une société “que rien ne peut absoudre l’en “avait privé.Une lueur de vérité “funèbre me fit maudire, non le “travail, non la pauvreté, mais la “grande iniquité sociale, l’impiété “par laquelle est ravie aux petits “de cc monde la compensation que “Dieu voulut attacher à l’infériori-"té de leur sort.Et je sentis l’ana-“thème éclater dans la véhémence “de ma douleur.” Voilà de la prose musclée, pleine d’idées et de sentiments, où l’on ne voit pas l’ombre de stylisme.Louis Veuillot ne pouvait pas souffrir Chateaubriand et sa pompe.Chateaubriand est un grand artiste, mais guindé parfois, c’est sa pose, que Veuillot, le maître du naturel ne pouvait souffrir.Ne pas écrire absolument comme Louis Veuillot ne veut pas dire qu’on écrit mal.Entre l’idéal et la médiocrité, il y a bien des degrés et Madeleine esl très loin de la médiocrité.Madeleine a toutes les qualités qui font les bons écrivains; le goût, la délicatesse, le coeur ,l’imagination.Le Long du chemin vaut mieux que le Premier péché.Elle peut monter encore, et tout en ht félicitant sincèrement, je désir* qu’elle s’élève plus haut pour la gloire des lettres canadiennes.EDMOND LEO.P.S.— La prose idéale à mon point de vue et au jugement de beaucoup d’autres, c’est la prose exprimant tes idées les plus solides et les plus hautes, les sentiments les plus élevés, par les mots les plus propres, les images les plus diaphanes, les raisonnements les plus clairs et les plus concluants ; la prose précise, débarrassée de toute superfluité, des boulons de conjonctions, des cascades de quij de la surabondance des images qui noient l’idée; la prose naturelle où l’auteur s’efface pour ne laisser apercevoir que l’homme pressé de faire resplendir l’idée et de faire, aimer le beau.Quelle prose que celle de certains chapitres des Pensées de Pascal, des oraisons funèbres de Bossuet, des lettres de madame de Sévigné! Les Provinciales de Pascal seraient de l’éloquence si elles n’étaient pas de la déclamation et de la calomnie.La solidité, la chaleur, la dis-lectique enflammée de Bourdaloue, emporterait nos suffrages si nos imaginations n’étaient pas toujours en quête d’images, gâtées qu’elles ont élé par nos romans modernes et nos luxuriances de proses à facettes, Au dix-huitième siècle, le mouvement fait place à l’esprit et à l’ironie.Plus de prose éloquente.Montesquieu et Voltaire rient de beaucoup dq choses respectables et Rousseau est le paralogisme fait homme.Les lettres de Joseph de Maistre, les Soirées de Saint-Pétersbourg nous ramènent au sommet de la solidité, de l’éloquence et du naturel.J'en dis autant des lettres de Louis Veuillot, de Ja plupart des pages des Mélanges et de ses autres ouvrages.Brunetière a la solidité, mais il n’a pas la souplesse des grands écrivains.Fagiiet et Lemaître ont la souplesse et l’esprit et l’image juste, niais leur dilettantisme s’éloigne de la solidité.Certaines pages de Barrés, simples et pleines d’émotion, ne sont pas loin de l’idéal; oh! si l’esprit de Barrés était en pleine possession des vérités éternelles! Aujourd’hui on écrit sans fin, et les livres tombent en avalanches.Mais hélas! combien y en a-t-il de bien écrits?Il semble qu’aujour-d’hui l’originalité soit rare.Le journal, la revue, les affaires nous empêchent de penser.Qn n’a pas le temps de se cultiver, de méditer, de se remplir d’idées, el de faire de beaux livres.Le stylisme, le joli, le précieux remplacent l’image nette et juste, Tà peu -près, sinon le sophisme tient lieu de solidité.Heureux qui sait se faire des amis de chevet, fuir la cohue, et vivre dans la sérénité des grands écrivains.E.L.PAROLES D’HIER M.SEVIGNY ET LA QUESTION NAVALE Après avoir cité les paroles que Mercier prononçait, en 1888, alors que s’agitait la question de la participation du Canada aux guerres de l’Empire, M.Sévigny ajoute: “Aujourd’hui vous entendez les mêmes paroles dans la bouche des Monk, des Bourassa, des Prévost et de tous ceux qui ont abandonné la guenille bleue ou rouge pour revendiquer le grand principe de notre autonomie.L’on n’a pas jugé à propos dé consulter le peuple sur celte loi si Importante de la marine.On a mieux aimé, dans la députation libérale de la province de Québec, vendre notre autonomie pour un plat de lentilles, pour un modeste traitement de $2,500 par année.” (Discours à Vaudreuil, le 21 août 1910).* * * C'est une loi nouvelle que celle de la marine.La question est venue en Chambre.M.Laurier voulait une marine.M.Borden, avec qui nous ne marchons pas, voulait donner des vaisseaux à l’Angleterre.Un autre homme, un citoyen éminent de la province de Québec, s’est levé à son tour, et a dit: “Nous ne ferons rien sans consulter le peuple.” C’était la seule position logique.M.Sévigny demande au peuple de renvoyer toute la députation moutonne de la province de Québec pour élire des hommes qui sauront remplir leur devoir à l’Instar des Monk el des Bourassa et le gouvernement rappellera bien cette loi navale, qui est destinée à ruiner notre pays.” (Assemblée de Saint-Anselme, le 1(5 octobre 1910.) LE DEVOIR.MONTREAL.LL’NDL 30 DECEMBRE 1912 VOL.111.~ No.307.TRENTE-HUIT D’ENTRE EUX SUNT TRUUVES CÜUPABLES LE FEU FAIT DES RAVAGES M.Poincaré et PETITES ANNONCES Ribot sont les situations vacantes DE CONSPIRATION Un incendie rue Saint-Denis samedi soir cause des dégâts considérables et bloque la circulation pendant plusieurs heures.— A Saint Pierre aux Liens, l’édifice principale de la Standard Paint est détruit.seuls candidats Deux seulement des quarante fonctionnaires des unions ouvrières, accusés d’avoir pris part au complot qui amena la tuerie du Los Angeles T imes, sont déclarés innocents.— Frank W.Ryan et trente-septautres de ses copains iront au pénitencier.-Un procès historique LA M AJORITE DE LA DRESSE FAVORISE CEPENDANT LA CANDIDATURE DE POINCARE.— l NE CONFERENCE ENTRE LES DEUX CANDIDATS.APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; taux spéciaux, outils gratuits, quelques semaines pour compléter le cours; positions assurées.Ecrivez | pour détails: Modem Barber College, j 02 Blvd.Saint-Laurent, Montréal.i I POUR NETTOYAGE DES FENETRES Appelez: Main 1203 -C'EST LA- AUTRES INCENDIES Indianapolis, 30.— A la suite de la vaste campagne de terrorisme qu’ils menèrent, campagne qui eut pour résultat la mort de 21 personnes, dans l’explosion du “Los Angeles Times”, Frank M.Ryan et trente-sept de ses compagnons de l’International Association of Bridge and Structural Iron Workers ont été trouvés coupables d’avoir violé les lois des Etats-Unis en transportant de la dynamite.Frank M.Ryan, président de la “International Association of Bridge and Structural Ironworkers”, est parmi les coupables.Il était accusé également avec d'autres de s’être servis des fonds dès unions de travai' pour détruire les propriétés des entrepreneurs refusant de reconnaître l’union.Deux des accusés ont été trouvés “non coupables”.Ce sont Herman G.Saiffert, de Milwaukee, et Daniel Buckley, de Davenport, Iowa.Les coupables sont, outre Frank M.Ryan, John T.Buttler, de Buffalo, vice-président de l’Association des Ironworkers; Herbert S.Hockin, ancien secrétaire de l’Association ; Oloi A.Tveitmoe, de San Francisco, secrétaire du “California Building Trades Council”; Eugène A.Clancy, de San Francisco; Philippe A.Cooley, Nouvelle-Orléans; Michael J.Young, Boston; Frank J.Higgins, Boston; J.E.Munsey, Salt Lake City; Frank C.Webb, New-York; Patrick F.Farrell, New-York; John H.Barry, Saint-Louis; Paul J.Morin, Saint-Louis ; Henry W.Segleitner, Denver; Charles N.Beum, Minneapolis; William E.Reddin, Milwaukee; Michael J.Cun-nane, Philadelphie; Richard H.Houlihan, Chicago; James A.Coughlin, Chicago; William Shupe, Chicago; Edward Smythe, Peorio, Ills.; William C.Bernhart, Cincinnati; Wilford Bert Brown, Kansas City, Mon.; James E.Roy, Peoria, Ills.; Murray L.Pennell, Springfield, Ills.; William J.McCain, Kansas City, Mo.; Frank U.Painter, Omaha; Peter J.Smith, Cleveland; George Anderson, Cleveland; Michael J.Hannon, Scranton, Pa.; Edward E.Phillips, Syracuse, N.-Y.; Charles Wachmeister, Detroit; Frank J.Murphy, Detroit; Fred J.Mooney, Duluth; Ernest G.VV.Basey, Indianapolis; Fred.Sherman, Indianapolis; Hiram R.Kline, Muncle, Indiana, ancien organisateur de la “United Brotherhood of Carpenters and Joiners”.Ils ont été trouvés coupables sur tous les chefs d’accusation contenus lans la poursuite.Le jury a été congédié et la cour s’est ajournée jusqu’à lundi matin, à 10 heures, alors que les sentences seront «iposées.Seiffert et Buddy, les deux hommes qui ont été trouvés non-coupables, ont été remis en liberté, immédiatement.Les autres ont été conduits à la prison du comté Marion.La conviction de Olaf A.Tveitmoe, Eugène A.Glancy et J.E.Glancy, comporte les chefs d’accusation du gouvernement, à savoir qu’ils ont donné leur concours dans l’explosion de Los Angeles, où 21 personner furent tuées et qu’ils ont aidé James J.McNamara à prendre la fuite.COMPLICES DES McNAMARA.Par son verdict, le jury a aussi maintenu les charges que les frères McNamara, actuellement en prison, en Californie, avait été aidés, dans leurs complots à la dynamite,par presque tous les membres officiels de l’union des “Ironworkers", et (tue ceux-ci avaient sciemment conspirf', en faisant transporter des matières explosives, sur des trains de passagers.Tveitmoe, de San Francisco, a été trouvé coupable, üon seulement d’avoir fourni deux hommes pour l’explosion de Los Angeles, mais aussi d'avoir demandé d’autres explosions.sur la Côte du Pacifique.Parmi les coupables, se trouve aus- j si Herbert B.Hockin, qu’on a appelé] 1’ “lago" de la conspiration”, parce] qu'il fut le premier à initier Ortie S.McManigal, dans la voie du crime, et parce qu'il trahit, ensuite, les dy-1 namitards, afin de servir sa propre ambition.C’est lui qui souffla à l’oreille du détective Burns, les noms des dynamitards de l’édifice “Times" de Los Angeles.UN PROCES HISTORIQUE Le procès, désormais historique, s’est terminé à 10.10 a.m.Les jurés, tous trois pâles et fiévreux, entrèrent dans la salle de la cour, passèrent devant les quarante accusés et allèrent prendre leurs sièges.Le juge Albert B.Anderson leur demanda alors s’ils avaient un verdict à rendre, et ceux-ci, par la bouche de leur chef, répondirent dans l'affirmative.La voix du chef du jury était à peine distincte, lorsqu’il donna la réponse, cependant, elle fut entendue par toute la salle, tant le silence était grand.Celui-ci passa alors une liasse de papiers blancs au greffier de la cour, qui se mit à les lire d’une voix tremblante.lie premier nom qu’il prononça fut celui de Ryan, et tous les yeux se tournèrent alors vers un homme aux cheveux blancs, Sgé de 56 ans, et paraissant beaucoup plus vieux que son âge, vers cet homme qui déclara, en cour, avoir tant voyagé pour l’Union, qu’il n’avait plus de résidence et plus de famille.Un à un les noms furent prononcés, et à chaque fois, c’était un immense soupir, dans toute la salle, en attendant que le greffier prononçât le verdict de coupable ou de non coupable.Les peines possibles, qui seront imposées aux coupables, varient jusqu’à un maximum de trente-neuf ans et demi de prison.Il,S EN APPELLERONT DU VERDICT Washington, 28 — Lorsqu’il a appris les verdicts qui avaient été rendus,à Indianapolis, le sénateur Kern, un des avocats de la défense, a, déclaré que toutes les causes iraient en appel.Le sénateur lOrn a, cependant, refusé de commenter les verdicts.Il reste maintenant à disposer du sort d’Ortie E.McManigal, le dyna-mitard qui a avoué tous ses crimes, et est devenu, par la suite, le principal témoin du gouvernement, donnant les noms d’un grand nombre d’hommes, comme l'ayant assisté, dans les explosions à la dynamite.McManigal a été, tout le temps du procès, sous la garde d’un député-prévôt du comté de Los Angeles, Californie, à titre de “prêt" à la poursuite fédérale.Il est probable qu’il ne recevra pas sa sentence ici, mais qu’il sera renvoyé au comité de.Los Angeles, qui lui imposera une sentence, à son choix.DECLARATION DE SAMUEL COMBERS (Service narticuber) New-York, 30 — On dit1 que Samuel Gompers, le président de.la Fédération Américaine du Travail, aurait déclaré qu’il était disposé à.faire tout en son pouvoir pour appuyer et renforcir l’Association internationale des travailleurs en fer, dont plusieurs des membres attendent leur sentence à Indianapolis, dans le procès des dynamitards.“J’espère, dit Gompers, quîon prouvera que le verdict est injuste ; mais qu'il soit juste ou non, l'organisation des travailleurs du fer, continuera d’exister.La condition de ces ouvriers qui ne seraient pas unis serait trop pitoyable.Je ferai tout ce que je pourrai pour les soutenir." Vers 8 heures, samedi soir, une alarme appelait les pompiers au coin coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis.Un incendie venait de se déclarer dans la manufacture de vinaigre Paulhus & Painchaud, située en arrière du No 176 de la rue Saint-Denis.Le chef de district Marin, le premier rendu sur les lieux, comprit que du renfort était nécessaire, le feu ayant éclaté dans un milieu à propagation facile, et sonna une deuxième alarme qui amena sur les lieux, le chef Tremblay, le chef-adjoint Saint-Pierre, et les sous-chefs Lussier, Marin, Giroux et Dagenais.La pression de l’eau était bonne : pris de deux côtés par la rue Saint-Denis et par la rue Sanguinet, les nombreux jets d’eau qui furent installés noyèrent sous des torrents d’eau la manufacture de vinaigre.Grâce au travail énergique des pompiers, une heure après les flammes étaient maîtrisées.A part la vinaigrerie des MM.Paulhus et Painchaud, la “British American Film Oo., avait ses bureaux et ateliers provisoires dans cet édifice ; ses pertes sont grandes, car il n’y a aucune assurance.Des machines très coûteuses ainsi que des films précieux ont été endommagés.M.Tony Remos, le gérant de la compagnie, nous a déclaré que les pertes s’élevaient à plus de $10,000.C’est cette compagnie qui a entrepris de reproduire sur films les i sodés épiques de l’histoire du Canada.Un film précieux venant d’être terminé, a subi des avaries telles qu’il sera impossible de s’en servir.La bâtisse occupée par la vinaigrerie Paulhus & Painchaud et par la “British American Film Co.” est la propriété de Mme Lucien Huot, de Béloeil; il y a très peu d’assurances sur la bâtisse.Les pertes totales peuvent s’élever à $20,000.La circulation des tramways rues Sainte-Catherine et Saint-Denis, a été bloquée pendant, plusieurs heures.L’assistant-surintendant de la compagnie, M.Foster, a établi par les rues Amherst, Ontario et Saint-Laurent un service temporaire; à 11 heures la circulation était redevenue normale.Le service d’ordre était sous la direction de l’inspecteur Leggett; malgré l’énorme foule qui encombrait les rues Saint-Denis et Sainte-Catherine l'ordre a été parfait.A LA STANDARD PAINT L’édifice principal de la Standai-d Paint Company of Canada, à Saint-Pierre-aux-Liens, près de Lachine, a été complètement détruit par un incendie, samedi, entraînant une perte de $150,000 entièrement compensée par les assurances.L’origine du feu est inconnue.Les flammes furent découvertes vers 1 h.45 par l’un des contremaîtres qui s’empressa de donner l’alarme par téléphone.Le chef Tremblay dépêcha une pompe à vapeur et un fourgon à boyau et se rendit lui-même sur les lieux du sinistre.Les pompiers de Saint-Pierre et de Lachine étaient déjà à l’oeuvre quand le secours de Montréal arriva.Tous se mirent à l’oeuvre, et à 2 heures les flammes étaient enfin maîtrisées.La tâche fut des plus ardues, étant donné le danger d’explosion qui pouvaient se produire à chaque instant partout où il y avait des réservoirs d’huile, comme c’est le cas dans les fabriques de peinture.Il ne se produisit heureusement aucun accident.DEUX PERSONNES BRULEES VIVES A NEWPORT, R.L Newport, R.L, 30.— Deux personnes ont perdu la vie et treize bâtisses ont été endommagées au cours d’un incendie qui s’est déclaré de bonne heure hier.Les victimes sont M.et Mme Frank C.Heath.M.Heath était paralysé et c’est en voulant le sauver que sa fem-aurait péri avec lui.L’origine du feu est inconnue.Il se déclara dans l’édifice de la “George A.Weaver Company”, au coin des rues Broadway et Spring, et se communiqua rapidement aux maisons environnantes.200 marins de la “Naval Training Station”, ont offert leur concours, pour combattre l’incendie, et ils ont fait un travail très effectif.Les pertes s’élèvent à $200,000.A VENDRE A CHARLESBOURG: LA MERE ET LE FILS MEURENT DANS LES FLAMMES.Québec, 30.— Un incendie a causé la mort de deux personnes, hier matin, dans une ferme de Charlesbourg, à quatre mille environ de cette ville.Mme Pierre Guilbault, âgée de 72 ans et son fils, B.Guilbault, 28 ans, dormaient dans la maison quand l’incendie éclata, à 4 heures 40.La lueur attira l’attention des voisins qui se portèrent au secours, mais la maison, construite uniquement en bois, était à peu près détruite quand ils arrivèrent sur le théâtre de l’incendie.Quand les flammes curent tout consumé, on rechercha les corps de Mme Guilbault et de son fils.Les deux cadavres étaient carbonisés.LE FEU FAIT RAGE A LA MINE SPRING COAL.Halifax, N.-E., 30.— L'administration combat encore l’incendie de la mine de Spring Coal Mines.La section incendiée est à peu près complètement murée; ce travail ne s'est terminé qu’hier lieu d’avant-hier comme on Pavait d’abord espéré.Avant d’enlever les douze murailles qui bouchent tous les orifices de la section incendiée, il faudra que la compagnie soit assurée que le feu est éteint depuis au moins douze mois.Le tunnel du Mont d’Or Berne, Suisse, 30 — La construction du tunnel Mont D’or, à travers les montagnes du Jura, entre la France et l’Italie,est discontinuée.Le torrent qui s’est précipité dans le tunnel, le 23 décembre, et qui a obligé des centaines d’ouvriers à prendre la luite, grossit sans cesse en volume.Par la suite, le lit de la rivière Arbe s’est gonflé et toute la vallée environnante est inondée Les ingénieurs déclarent que les travaux devront être abandonnés définitivement à moins que l’on ne détourne du tunnel le cours du torrent souterrain.Les suffragettes arrivent à Albany Albany, N.Y., 29 — Epuisées, mais pleines d'enthousiasme, quand même, st se glorifiant du fait qu’elles avaient atteint leur destination, deux jours ayant le temps fixé par leur cédule, les suffragettes, parties de New-Vork, pour venir porter un message sur le suffrage de la femme au gouverneur Sulzer, sont arrivées à Albany, un peu après quatre heures, cet après-midi.La distance, couverte par les suffragettes, est donc de 174 milles.Elles ont accompli le trajet, à pied, en douze jours, soit une moyenne de 1.4 milles et demi, par ijour.De six qu'elles étaient au départ, cinq eurent le courage de se rendre Jusqu’au bout.A l’exception de Mme “Surgeon" Dock qui boitait lamentablement, les suffragettes ne semblaient pas se porter plus mal ; à leur arrivée, ici.Les suffragettes présenteront leur inessage au nouveau gouverneur, à ion arrivée, ici.Elle établiera Sinistres maritimes PLUSIEURS DESASTRES SUR LES COTES DE NORVEGE.une concurrence Londres, 30 — Le correspondant du “Daily Mail” à Berlin déclare qu'on l’a officiellement averti que la ligne Hambourg-Amérique avait décidé de concourir avec les lignes ca-nadiennes-amêrlcaines-japonaises pour le commerce du Pacifique entre les ports de l'Ouest de l’Amérique du Nord et ceux de l'Est le plus reculé.On inaugurera le nouveau service aussitôt que possible, en 1913, ce service sera le complément de celui qui existe déjà entre les ports de la Chine, du Japon et ceux de Vancouver, Seattle, Portland et San Francisco.Le choix des Cadeaux UN ENNEMI REDOUTABLE Le fléau de l’humanité, la consomption fait tous les ans des centaines (le mille victimes, en dépit des efforts (les gouvernements pour enrayer sa marche envahissante.C’est l’effort individuel qui triomphera.C'est en observant les lois de l’hygiène, en soignant au début une affection do la gorge, dos bronches ou ries poumons, que nous l’éviterons.Le Baume Rhumal n, de longue date, démontré sa merveilleuse efficacité; il a 'exige pas de régime.En vente partout; 25c.la bouteille.Aux personnes que le choix des cadeaux à offrir à l’occasion des Fêtes embarrasse, nous offrons les suggestions suivantes: les appareils photographiques plaisent à tous.Nous vendons les appareils “Eastman” (les seuls parfaits).Prix: $1.00 à $25.00 et plus.Demandez notre catalogue illustré.Offrir une plume-fontaine est de bon goût.Nous en avons de tous les prix, $1.25 à $10.La parfumerie et les articles de toilette bien choisis plaisent toujours, notre choix est considérable.Parfums les plus nouveaux, en étuis et en 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i Le “Torrisdale” a perdu sa route j dans l’affreuse tempête qui a dévasté cette région.Le capitaine et l’équipage composé de trente hommes ont été sauvés, Le navire venait de Glasgow.La perte sera lolale.SAUVES A TEMPS New-York, 30.— Le steamer "Ardvoue", de la ligne Barber, est arrivé aujourd’hui d’Anvers.Il avait à son bord le capitaine Tibbo et les'six hommes d'équipage de la petite goélette anglaise “Raymah”, abandonnée an milieu de l'océan, dans la nuit du 15 décembre.Le “Raymah”, voilier de 90 tonnes avait quitté Burin, Terreneuve, pour Oporto, dans la nuit du 10 décembre, avec une cargaison de j poisson.Le vent la poussait dans ! sa route et tout allait bien jusqu’à ce qu’une bourrasque vint couper à j la base le mal principal.Avant qu’on pût en débarrasser le voilier et le jeter à la mer, il perça plusieurs Irons dans la coque et jeta les chaloupes de sauvetage à la mer.L'équipage se mit aux pompes et travailla jusqu’à ce (pie le secours arrivât.C’est grâce à un miracle que le “Ardyonè” put apercevoir le navire en détresse, par un temps aussi agité.Avant de quitter leur vaisseau, les hommes y ont mis le feu pour empêcher l’épave de devenir un danger pour la navigation.Les naufragés vont retourner à Terre-neuve où ils habitent.RECUEILLIS EN MER (Service particulier) Buenos Ayres, Argentine, Le “Edcrniun” est arrivé jourd’hui "vaut à son bord page du steamer anglais Atlantic.Les matelots du en détresse furent recueillis au milieu de la mer, après qu’ils curent abandonné leur bord.Celui-ci était parti de Barry.Galles, le 27 novembre, à deslinalion de Buenos Ayres.L’EQUIPAGE DE LA “MARIE-EUGENIE” Havre, 30, ¦— Le steamer “Guadeloupe”.de la ligne française, a ramené au port hier l’équipage du voilier “Marie-Eugénie” qu’il a secouru et dont il a transbordé la cargaison.Les mats du “Marie-Eugénie” furent brisés et le navire fut battu par les flots plusieurs heures durant, faisant de vains signaux de détresse.Finalement la “Guadeloupe” l’aperçut et envoya un aviso à son secours, juste au moment ou il allait sombrer.Paris.30.— I.a majorité de la presse favorise la candidature de M.Poiuca- “ I.Aurore ’ dit que les radicaux socialistes reprocheront à M.Ribot son1 attitude au moment de la discussion de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ; le journal se félicite de la candidature Poincaré.Ij‘ “ Rappel ” reproche à M.Ribot son attitude sur la loi de séparation, sur les lois ouvrières et envers le cabinet Combes.“ L’Action ’’ dit que les républicains doivent voter pour le candidat le plus apte à favoriser la politique démocratique, laïque, soeiale et franchement nationale.Paris, 28.— Si le président de la république était élu par le suffrage universel.M.Poincaré, président du conseil, serait certainement ohaisi.S’il est élu, et il est peu probable qu’il eût accepté la candidature sans avoir été assuré d’un support complet, il se peut qu’il conserve la direction des affaires étrangères, ce qui privera d’uno partie de ses attraits ce ministère qu’ambitionnent tant de parlementaires.M.Ribot et M.Poincaré sont les seuls hommes d’Etat qui ont accepté officiellement la candidature à la présidence, et ils ont, tous les deux, épousé des étrangères.I.a femme de M.Ribot est une demoiselle Burch, de Chicago.Mme Poincaré est Italienne et son nom de fille est Henriette Be-nucci.M.Henri Rochefort a vu là le sujet d un article.11 déclare que la France a eu trop d’étrangères à la tête du gouvernement et il cite IIarie-Antoinette qui causa la ruine de la monarchie, et Eugénie de Montijo, qui ruina la France.Quant à M.Dcschanel, candidat probable, sa femme, de son nom de fille Germaine Brice, est la fille de M.René Brice, député d’Ille-et-Vilaine et admi-1 nistrateur de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest et du Crédit Lyonnais.M.Aristide Briand est déjà mentionne a la présidence du conseil.A VENDRE Hôtels, épiceries, maisons meublées pour louer des chambres, magasins de cigares, bonbons, etc., clôs de bois et charbon, salle à manger, etc.Aussi propriétés et lots situés dans toutes le: parties de la ville à vendre ou à échanger.S’adresser Jean Castelli & Cie, 117 Sainte-Catherine, en face de la “Patrie’ 294-6 A VENDRD Carrioles de charretiers, bob-sleighs pour livraison, berlots, vannes, Sainte-Catherine, et toutes sortes de sleighs, chez Ulric Roy & Cie, 1141 Ave.Papineau.PROPRIETE A VENDRE Rue Saint-Hubert, près Dorchester, 4 étages, pierre solide.Bas prix.Conditions faciles.S’adresser à E.Meunier, 80 Saint-Gabriel.VOITURES D’HIVER A VENDRE A vendre, Sleighs, Serry, Sleighs à ressorts, Berlots neufs, Bob-Sleighs pour livraison de toutes sortes.P.Meunier, 42 Saint-Vincent.Tél.Main, 6990.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.De-mers & Moreau, Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.AVIS.— Avez-vous besoin d’argent sur hypothèque, gros et petits montants.Adressez-vous à Ths.Touzin, notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 7051.Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514.LES CANDIDATS SE CONSULTENT Paris, 30.— Ou attache le .plus grand intérêt à l’entrevue qui a eu lieu samedi entre M.Poincaré et M.Ribot, ancien premier ministre.Ils se sont en-fermé4 Uun et l’autre pendant deux grandes heures, mais rien do ce qui concerne leur entretien n’a été rendu public.M.Ribot a dit cependant que ses intentions concernant sa candidature à la présidence ne sont pas modifiées.Et l'on conclut de cola que Poincaré et lui brigueront les suffrages des députés en mémo temps.-f- Service des Fêtes sur le C.P.R.ACCORDEUR DE PIANO M.Dionne, accordeur de pianos, autrefois de Nazareth, maintenant au No 163 Amherst.Tél.Est 5442.CALENDRIERS CALENDRIERS de fantaisie pour annonces, modèles nouveaux, provenant des plus grands manufacturiers allemands; livraison prompte.Royal Lithographing Co., 56 Notre-Dame-Est.Téléphone, Main 500.GAZELIERS 1 branche, 2 branches, $1.00; trois branches, $2.00; electroliers, fixtures électriques, un grand choix de dômes.J.L.Rouillard, 332 Mont-Royal-Est, co' i Rivard.Tél.Saint-Louis 1049.30.— ci ;m-l'èqtii-‘Norlh navire LA TEMPETE DE NOEL SUR LA MANCHE.— RECITS EMOUVANTS.Londres, 30.— Beaucoup des trois cente passagers du paquebot “Naming” de la ligne péninsulaire et orientale, arrivé aujourd’hui dans la Tamise, ont raconte des histoires émouvantes de leurs terribles expérienres au cours des tempêtes de Noël dans la Manche.Le vaisseau, qui venait des Indes, cU tombé en pleine tempête en vue d’Ouessant, dans la matinée cie Noël.D’énormes vagues balayaient les ponts d’un bout à l’autre et envahissaient les cabines.Les passagers.chassés de leurs couchettes, furent forcés de rester assis pendant de longues heures avec de l’eau jusqu’aux genoux; la plupart d’entre eux n’avaient que de légers vêtements de nuit.P i nalenvut, une vague énorme frappa le navire le rendant pendant (pi cl que temps incapable de manoeuvrer.On envoya immédiatement des messages par télégraphie sans fil pour demander des secours, mais avant leur arrivée le capitaine avait réussi à remettre son navire dans la bonne route, dirigé du mieux qu’il était possible vers l’embouchure de la Tamise, où il arriva avec une bande considérable, toul ce qui se troüvait sur les ponts, ravagé, arraché ou enlevé par les lames.De la plupart des ports du sud on reçoit des rapports de l’arrivée de bateaux ayant souffert de la lempête.La plupart d'entre eux furent obligés d’abandonner le voyage entrepris cri raison des avaries causées par l’ouragan.Le vapeur anglais “Astraea” parti le 24 décembre de Cardiff pour Charleston, est rentré au port de Barry, forcé de fuir la tempête.Le capitaine et plusieurs membres de l’équipage ont été blessés.L’agence Lloyds de Port-Saïd, dit (pie le vapeur anglais “Janeta” parti de Vizagapatam le 5 décembre pour Baltimore esl arrivé à Port-Saïd aver le gouvernail abîmé après avoir touché fond dans la mer Rouge, LE NAUFRAGE DU “VOLMAR” Pcnznnrc, (Angleterre), 30.— Quinze des membres de l'équipage du vapeur danois “Volmar” ont été noyés lors du naufrage du vais- 31 décembre— DEPARTS DE LA GARE DE LA PLACE VIGER 3.45 p.mv pour Nantel et stations intermédiaires.4.00 p.m., pour Mont Laurier et stations intermédiaires.Avec wagon-salon jusqu’à Ivry.5.35 p.m., pour Calumet et stations intermédiaires.1er janvier— 8.20 a.m., pour Calumet et stations inteamédiaires.8.35 a.m., pour Labelle et stations intermédiaires.8.30 p.m., pour Ste-Agathe et stations intermédiaires.9.15 a.m., pour St-Lin et stations intermédiaires.DE LA GARE WINDSOR.12.01 (midi) pour Rigaud et station intermédiaires.5.25 p.m., de Rigaud pour Montréal.ARRIVEE A LA GARE PLACE VIGER 5.00 p.m., de Labelle ; 6.30 p.m., de Nant el.Avec wagon-salon de Nantel.5.25 p.m., de St-.J érôme et stations intermédiaires.7.10 p.m., de St-T.in et stations intermédiaires.9.00 p.m., de St-F.ustache et stations intermédiaires.5.30 p.m., de Calumet et stations intermédiaires.2 janvier-— 5.05 a.m., de Ste-Agathe et stations intermédiaires.i Les obsèques de Détaillé L’INHUMATION A EU LIEU AU CIMETIERE DU PERE LACHAI-SE.Paris, 30 — Les obsèques du peintre Détaillé ont eu lieu samedi en présence d’une foule énorme.Les honneurs militaires lui ont été rendus.MM.Poincaré, Gulst’hau, Bérard Besnard, de Selves, Delanney, Galli Claretie, les généraux Michel, gouver neur militaire de Paris, Brugère, Florentin, des académiciens, des littéra teurs, des hommes politiques, des ar tistes et des délégations des sociétés patriotiques et militaires y assis talent.M.Faîtières, M.Millerand et la reine douairière d’Angleterre étaient représentés.M.Guist’hait, ministre de l’instruction publique ; M.Masson, membre de l’Académie française ; MM, Bernier, membre de l’Institut, et Laloux, architecte ont prononcé des discours au cimetière du Père-Lachaise où le corps a été inhumé.MEUBLES $10,000 de meubles, tapis, rideaux, prélarts, couchettes, etc., seront vendus à sacrifice d’ici au 1er janvier 1913.Venez nous voir.The Rachel Furniture, 518 Rachel-Est, près du Parc Lafontaine, en face de la rue Boyer.Tél.Saint-Louis 558.POUR LE JOUR DE L’AN Pour Cadeaux du Jour de l'An, nous vous offrons 100 chaises en Rotin, d’une valeur de $3.75 pour $2.85.O.B.Ranger, 1230 Ontario-Est.POFLES EN ACIER Assortiment complet de poêles en acier, fournaises Moffatt ainsi que poêles à gaz.Ustensiles de cuisine, peintures, huiles, vernis, vitres, etc.Poêles échangés et réparés avec soin.Spécialité: lampes Canchester et accessoires.M.H.Boucher, 1490 Saint-Laurent.Tél.Saint-Louis 1814.POELES ACIER et fonte neufs et d'occasion, dans tous les prix, défie compétition, 25 machines à laver “Canadian” $3.40; encore 2,000 manteaux à gaz (job) à 5c., 6 pour 25c.Spécialité réparations de poêles, machines à laver, tordeuses.Je suis le seul qui répare les machines Godin.Echange les vieux poêles.D.Robillard, 1092 Saint-Laurent, près rue Napoléon.Est 619.VICTORI A HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.00 par jour.REMERCIEMENTS Monsieur Théophile Lessard et sa famille vous prient d’agréer leurs sincères remerciements pour les sympathies que vous leur avez témoignées dans leur profonde affliction.Remerciements seau, jeudi dernier, dans la grande tempête sévissant sur la Manche.Le 'Capitaine du “Volmar” et un autre survivant ont été recueillis cet après-midi par un chalutier à 80 kilomètres au sud-ouest du cap Lizard et ont été débarqués à Newlyn.Les deux survivants avaient presque perdu connaissance, ils étaient dans un bateau non ponté.I,’équipage abandonna jeudi le vapeur qui coulait.Un des bateaux qui contenait neuf marins coula immédiatement el six hommes furent enlevés par les lames dans le bateau que commanda il le capitaine.Les deux survivants flottèrent au gré des vagues pendant deux jours avant d'être recueillis.Les Frères de la Charité, de l’Ecole de Réforme, tiennent à remercier publiquement tous ceux qui ont bien voulu s’associer à leur communauté pour déplorer la perte qu’elle vient de faire par la mort de son regretté Supérieur, le Rév.Frère Dominique.Les Frères ont été particulièrement sensibles aux témoignages de sympathie reçus de la part de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque, des messieurs du clergé, tant séculier que régulier, des différentes communautés religieuses, et des nombreux amis du cher défunt.Que tous veuillent agréer l’expression de leur religieuse et vive gratitude.—( Communiqué ) ¦ ?—~—« Service spécial du G.T.R., à l’occasion des fêtes En prévision de trafic à cause des l’An, la compagnie du Grand-Tronc, fer spécial, qui partira Fort Covington, N.-intermédiaires, à 4.31 décembre .| New-York Window | Cleaning Co, } Bureau : 40 RUE DES JURES DOMINION COAL CO, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS I>K CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (rua mine), aiélangi (slack) Pour renseignements s'adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téiéohone Main 401 ANTIKOR UURtNCE I Cï/#£ R AO/C AL £ DES CORS ftflRf EFflCACC $ANf> OOUliUP' (N VtNTt-PARTOUT A.J.LAUHtIliCR'.HHKTIHnf; H.BEAUREGARD, Fntreprenear général en constras1.>t Tél.Bell Main 735.70 St-Jacqusi.MONTREAL Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boite Postatc Ît!ï6.— Adresse télégraphiqua “Nahac.Montréal".Tél.Main 1250-1251.Codes: Liebcrs, West.Un C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saint-Jacquei ELZ.AUGUSTE COTE, L.L.L., Avocat, Avenue de l’Evêché, RIMOUS-KI, P.Q., B.P.227.ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 31 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du.soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tél Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555, J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier.L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques, a Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêt! sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Grandboîs, L.L B.— Notaire — 62 BUE SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 7675 RESIDENCE.1504 rue Saint-Deuil Tél.Saint-Louis 4765 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Tél.Saint-Louis 5194.LALANNE, ROSARIO.Notaire, Chambre 4, 72 Notre-Dame-Est.TéL Main 1860.ARCHITECTES RENE ÇHARBONNEAU, (diplôme de l’A.A.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.Q., Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manu, factures.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS De GASPE BEAUBIEN Ingénieur-Conseil,.28 Royal Insu-rance, Place d’Armes, Montréal.Tufr Main 8240.IIURTUBISE & HURTUBISE, Tfe genieurs civils, arpenteurs-géomètrA Edifice Banque Nationale, 99 Saiif Jacques, Montréal, Tél.M.7618.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.l’augmentation du fêtes du Jour de du chemin de fer a circuler un train de Montréal pour Y., et les stations 10 p.m., mardi, le r.A OXFORD (De notre correspondant) Québec, 30.— M.Onésime Gagnon, membre du Jeune Barreau de Québec, et de la société légale Dupré & Gagnon est parti, vendredi dernier, pour Oxford, où il compte suivre les cours de droit britannique et parfaire sa connaissance de la langue anglaise.CARTES D AFFAIRES aciiii.î.r r>AVin Entrepreneur électricien , 250 rua Saint-Paul.Tél.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Sys-tématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran-çois-Xavier, Montréal.Mariage prochain On annonce pour le 14 janvier prochain, le mariage de M._ Zenon Reid, gérant de la Banque Molson à Saintc-Flavie, avec Mlle Maria Larrivér, de Mont-Joli.te VOL.III.— No.307.LE DEVOIK, MONTREAL, LUNDI, 30 DECEMBRE 1912 3 # LES PERSPECTIVES DE PAIX SONT DE PLUS EN PLUS GRANDES Rechad Pacha donne lecture des propositions de paix de la Porte.— La langue française est la langue officielle de la conférence.—Les alliés semblent craindre que l’intervention européenne les prive des fruits de leurs victoires LA ROUMANIE MOBILISE Londres, 30.— En dépit des difficultés apparemment insurmontables qui s’opposent au succès de la conférence de la paix, les perspectives étaient plus brillantes hier, plutôt à cause du changement d’atmosphère que par suite de faits nouveaux.D’abord, on affirme de bonne sour-re que les délégués turcs feront aujourd’hui des propositions modifiées; en second lieu, les alliés paraissent anxieux de parler affaires, si c'est possible.Des deux côtés, les délégués ont ïmployé la semaine à communiquer par télégraphe avec leurs gouvernements respectifs afin de se renseigner îomplètement sur tous les points et ïo se mettre (l'accord.GRAVES APPREHENSIONS • Les alliés sont nerveux et parais-ient appréhender d’être privés des fruits de leurs victoires par l'inter-feation européenne.L’un des délégués disait hier soir : "Il est difficile de dire si notre lutte sera plus difficile avec l’oppres-«ion musulmane qu’avec l'intervention qui, à plusieurs reprises, nous a empêchés de secouer le joug ottoman.Bien que nos armées aient été Pictorieuses jusqu’à Tchatalja, il se peut que l’Europe désire retourner Andrinople aux Musulmans, oublleu-le du l’immense avantage que les Chrétiens pourraient retirer par la possession de cette ville.Mais nous connaissons maintenant la vraie valeur de ces garanties européennes pour des réformes turques, et cette fois-ci, on nu nous y prendra pas.8i l’Europe officielle aime les horreurs, elle les aura.Nous nous battrons jusqu’à la fin.Oeil pour œil, dent pour dent.” Les délégués des Balkans déclarent que l’attitude de l’Autriche encourage la Turquie à la résistance.Les alliés sont déterminés à garder Je qu’ils ont acheté au prix de leur sang.Leurs armées sont reposées et affermies.Leurs troupes sont en condition parfaite, et elles attendent l’attaque des Turcs contre les lignes de Tchatalja.Les alliés professent de ne pas comprendre ce que veut dire la Turquie par l’établissement d’un prince protestant et d'un état neutre pour la principauté de Macédoine.Ils disent que ce prince ne peut venir que de la Scandinavie,parce que la Belgique et le Luxembourg sont des Etats catholiques, et que la Suisse n'a pas de princes.LES EXIGENCES DE L'AUTRICHE Si les nouvelles de Vienne sont exactes, l’Autriche persiste encore à vouloir étendre les frontières de l’Albanie autonome de façon à y renfermer les territoires réclamés par la Grèce, la Serbie et le Monténégro.Ce dernier Etat traite de proposition "de chantage” celle d’échanger le mont Loweheu pour Scutari.Les difficultés soulevées par l’Autriche ont plutôt augmenté que diminué.D’après la “New Freie Presse”, de Vienne, il existe un conflit entre la Triplice et la Triple Entente au sujet de l’Albanie.La première est en faveur d’une Albanie grande et puissante, tandis que les puissances de la Triple Entente veulent une Albanie considérablement réduite.LES PARTIES EN PRESENCE Rechad Pacha, chef de la délégation turque, est en communication constantes avec Constantinople au sujet des déclarations qu’il doit faire à la prochaine réunion de la conférence, cet après-midi.On rapporte qu’il est personnellement opposé aux proposition extrêmes, mais qu’il a, été forcé d’accepter les instructions dÿ la Porte, qui ont été dictées partie par crainte des jeunes Turcs, partie par crainte du parti militaire, partie, dans l’espoir d’une intervention favorable de l’Europe.Les Turcs sont d’avis qu’ils n’ont plus rien à perdre et qu’ils pourraient obtenir de meilleures conditions après la reprise des hostilités.Rechad Pacha est encore plein de confiance dans ''un heureux résultat des négociations.Les alliés sont déterminés à garder Ce qu’ils ont conquis au prix de leur sang.Leurs armées sont reposées et fortifiées ; on dit que leurs troupes sont en parfait état, que les maladies contagieuses sont maintenant maîtrisées et qu’ils attendent l’attaque des Turcs contre leurs lignes.LA CONFERENCE DE SAMEDI Londres, 30.— Les délégués des alliés et des Turcs se sont réunis au palais de Saint-James aujourd’hui et, après une conférence d’une heure et demie, ont décidé de s’ajourner jusqu’à lundi après-midi.Le, compte rendu officiel de cette sixième séance, donné immédiatement après l’ajournement, dit : ."Les délégués turcs ayant présenté leurs contre-propositions, les délégués des alliés ont présenté leurs observations et la conférence a été ajournée à lundi.” Le nombre total des personnes présentes à la conférence d’aujourd’hui, représentant les cinq Etats en jeu, était de trente-trois, Rechad Pacha présidait.Le général Gruics, ancien ministre de la guerre serbe,choisi comme secrétaire en raison de sa facile et claire élocution en français, i lu la minute du dernier rappoi't dans cette langue.Rechad Pacha s’est alors levé et a tranquillement déployé un document disant qu’il avait l’honneur de faire connaître aux délégués les propositions de paix du gouvernement impérial.LA REPONSE TURQUE Les propositions présentées par les délégués ottomans étaient : 1.La province d’Andrlnople devra rester sous l’administration directe 4e la Turquie : 2.La Macédoine sera convertie en principauté, avec Salonique pour capitale.La principauté restera sous la suzeraineté de la Turquie, mais sera gouvernée par un prince choisi par les alliés et recevant l’investiture du sultan de Turquie.Oe prince devra être un protestant et appartenir à un Etat neutre ; 3.L’Albanie deviendra autonome, sous la suzeraineté du sultan et gouvernée par un prince de la famille impériale ottomane, nommé pour cinq ans, et dont la nomination pourra être renouvelée ; 4.Toutes les lies de la mer Egée resteront sous la domination turque ; 5.La question de la Crète ne sera pas soumise à la décision de la conférence, car c’est un sujet à traiter entre la Turquie et les grandes puissances.“C’EST UNE MOQUERIE DISENT LES ALLIES” "Ces conditions ne fournissent même pas une base de négociations”.Tel a été le cri unanime des délégués des alliés, après que Rechad pacha, chef de la délégation turque, eut lu la réponse reçue de Constantinople à sa demande d’instructions.La séance offrait un aspect tout différent de la précédente, au cours de laquelle M.Stojan Novakovitch, le délégué serbe, avait lu les conditions offertes par les alliés.Samedi même, pendant que Rechad Pacha lisait les propositions de la Turquie, les délégués des Balkans ne purent se retenir de manifester leur étonnement et leur indignation par des gestes et par des exclamations bien senties dans leurs langages respectifs.“Pourquoi donc nous sommes-nous battus ?.Quel profit retirons-nous de nos victoires ?.Le sang versé par 100,000 glorieuses victimes ne mérite-t-il pas d’autre récompense ?.C’est une moquerie et non une conférence sérieuse !.” Voilà quelques-unes des vives exclamations qui se croisèrent dans la galerie des portraits du palais de Saint James.Après que la conférence eut décidé de s’ajourner à lundi, la conversation qui s'ensuivit fut encore de nature plus animée.Rechad pacha était la seule personne calme présente.La main droite dans la poche de son pantalon, la gauche passant et repaàsant dans sa barbe, semblant cacher un sourire, il se tenait debout et tranquille, sans prononcer un mot.M.S.Daneff, chef de la délégation bulgare, était très excité.Agitant les bras au-dessus de sa tête, il s’écria : “Pour qui donc nous sommes-nous battus ?” H continua de pousser de semblables exclamations à très haute voix ; il avait la figure toute congestionnée et rassujettissait à chaque instant son lorgnon, qui menaçait de tomber dans la violence de son émotion.Lazar Miyuskovitch, le déléguf monténégrin, s’écria, d’une voix fer me : “Je vais boucler mes malles et al 1er reprendre mon poste au premier rang de l’armée !” Stojan Novakovitch, parfois appelé le Bismarck serbe, dit sèchement : “Les Turcs n’ont pas encore appris que l’honnêteté est la meilleure politique.” Le premier ministre de Grèce, M.Venizelos, était également très indigné, mais restait maître de lui.A son avis, la situation était déplorable, et il déclara : “A quoi bon rester ici ?” Les membres de la délégation grecque furent les premiers à quitter le palais de Saint-James.UN PEU PLUS D’ESPOIR M.Daneff, une fois calmé, déclara qu’il avait maintenant un peu plus d’espoir dans la réussite des négociations, puisque les délégués avaient enfin commencé sérieusement la présentation de leurs demandes.Aussitôt après la lecture des propositions définies du gouvernement turc, faite par Rechad pacha, celles-ci furent, à la demande des alliés, rédigées par écrit, afin qu’ils pussent les soumettre à leurs gouvernements.Au cours de le réunion, les membres de la ligue balkanique ont protesté que les suggestions ottomanes ne reconnaissaient pas les faits de la situation résultant de la guerre et s'occupaient à peine des demandes territoriales des alliés, ce qui était, par exemple, le cas pour la Macédoine, oh les Turcs semblaient simplement prévoir des réformes.L’un des délégués bulgares, s'adressant aux Turcs, a dit : “Il faut vous rappeler que les armées alliées sont encore aux lignes de Tchatalja.A moins que vous ne veuillez négocier sur la base du démembrement de la Turquie d’Europe, toute discussion sera futile.” Les délégués ottomans ont soutenu avec vigueur que leurs propositions étaient très raisonnables, promis de transmettre à Constantinople les observations des alliés et de leur donner une réponse lundi.Londres, 30 — A la courte session de la.Conférence de la Faix qui a eu Heu samedi les délégués des Balkans ont protesté contre les contre-propositions faites par le gouvernement I turc et qui sont considérées comme trop exigeantes.Les Turcs devront modifier beaucoup leurs demandes ou 1 consentir à négocier sur le base proposée bar les alliés.S’ils ne veulent ; pas céder ou s’ils cherchent des faux-fuyants, ces derniers peuvent rompre les négociations.Il n'est pas Improbable que la Turquie désire en arri-! ver là pour provoquer une intervention des puissances, ce qui conduirait à une médiation européenne.Les alliés sont disposés à accepter une médiation, si on respecte les acquisitions de ,territoires résultant de la guerre.Après une longue discussion entre les délégués des diverses clauses des conditions proposées par la Turquie, Rechad Fâcha déclara mi’il transmettrait à Constantinople les observations faites par les alliés et qu’il es-| pérait recevoir, lundi, une réponse de son gouvernement, réponse qu’il se hâterait de soumettra A la Conférence.LA PIERRE D’ACHOPPEMENT Constantinople, 30 — Le conseil des ministres a siégé tard hier soir, discutant les rapports dos plénipotentiaires à Londres.Il est admis que les ministres ont décidé de donner aux délégués turcs Instruction de proposer la référence des questions contestées à la conférence des ambassadeurs.Dans les milieux officiels on croit qu’un entente peut être conclue sur Une église de Messine s’effondre L’ANNIVERSAIRE DU GRAND DESASTRE DE Î908 EST MARQUE PAR L’ECROULEMENT DE SAINT-MICHEL.LES HABITANTS VOIENT LA UN MAUVAIS PRESAGE.Messine, 30.— L’église Saint-Michel, dont les murs avaient été lézardés par le grand tremblement de terre de 1908, et qui depuis était désignée sous le nom de “Maison du charnier,” s’est écroulée samedi.Une grande quantité d’os provenant des corps enterrés là depuis maintes générations étaient mélangés ^mx débris qui donnaient l’illusion d’être couverts de neige.Les pompiers, mandés par le maire pour enlever les os, durent procéder avec lenteur et prudence, car les pans de murs restés debout menaçaient de s’effondrer.Le travail a duré toute la journée et toute la nuit.Les os ont été transportés dans un cimetière.La population superstitieuse voit dans cet événement uru mauvais présage.Au commencement du mois, un ras de marée enleva plusieurs corps qui avaient été enterrés dans le cimetière des personnes mortes du choléra, et depuis lors, redoutant un désastre, nombre de personnes effrayées passent des heures en prières dans les églises.Par une singulière coïncidence, c’était hier l’anniversaire du grand tremblement de terre de 1908 et ceci n’est pas pour rassurer les superstitieux.Moulai Hafid et son dentiste IL LE FAIT EMPRISONNER PARCE QU’IL EXIGEAIT LE PAYEMENT DE SES HONORAIRES.Tanger, 30.— Grand émoi dans la colonie espagnole à la nouvelle que l’ancien sultan du Maroc, Moulai Hafid, avait fait jeter en prison son ^entiste espagnol, M.Cortes, qui avait osé lui réclamer le payement de ses honoraires dus depuis longtemps.Moulai Hafid donna l’ordre d’emprisonner le dentiste dans les montagnes atin de lui faire comprendre qu’il ne saurait impunément réclamer le prix de ses services à l'ex-sultan.En apprenant l’aventure arrivée à M.Cortes, ses amis tentèrent de le délivrer, mais les partisans de Moulai Hafid les repoussèrent.Il se peut que l’affaire soulève un incident diplamatique.Le discours de Bonar Law Londres, 30.— M.Austin Chamberlain donnant l’interprétation exacte que i’on doit faire du discours de Bonar Law à Ashton dit que ce que les unionistes veulent obtenir pour le peuple, c’est le pouvoir de conclure un traité de commerce préférentiel avec le Dominion d’outremer : Le parti unioniste n'a pas plus l’intention de régler les droits coloniaux que ceux de l’Angleterre.Nous croyons qu'une union commerciale ferait l’avantage des deux.Les Américains et la médaille de 1870 M.AUCAIGNE, FILS DU CONSUL-GENERAL DU PARAGUAY A NEW-YORK, VIENT DE LA RECEVOIR.Paris, 30.— De nombreux Américains qui combattirent dans les rangs de l’armée française pendant la guerre de 1870 ont adressé au gouvernement leurs demandes pour l’obtention de la médaille.M.E.F.Aucaigne, fils du consul-général de Paraguay à New-York, a été le premier à la recevoir.Les grèves en Belgique (Service Darticuîieri Audenarde (Flandre orientale) ,30.—Dans la région du Tresnil, les tisserands se sont mis en grève.Bien que jusqu’à présent ils soient calmes on redoute une grève générale.LA ROUMANIE MOBILISE Londres, 30.— Le correspondant du “Daily Telepraph” à Belgrade, envoie la nouvelle que la Roumanie mobilise.De gros transports militaires transportent des troupes et du matériel de guerre à la frontière.tous les points, excepté sur le sort d’Andrinople qui restera, craint-on, la difficulté insurmontable.Après la séance du conseil, une note officieuse a annoncé que de nouvelles instructions animées d^un esprit de conciliation ont été envoyées à Londres, disant que la Porte désire un heureux résultat des négociations, mais qu’à aucun prix elle ne peut consentir à la' cession d’Andrinople.L’ATTITUDE DE L’AUTRICHE Rome, 30 — Dans les milieux politiques on discute librement l’attitude de l’Autriche et c’est l’opinion générale que cette situation ne peut se prolonger sans mettre en danger la paix de l’Europe.Leonidi Bissolati-Bergarmaschi, député socialiste qui a combattu l’annexion de la Tripolitainc, écrit au ,“Messagero" que la rupture des négociations, si elle a lieu, multipliera les probabilités d’une guerre européenne, puisque tout dépend de l’Autriche.On devrait demander des explications à cette dernière, dit-il, et c’est l’Italie qui, comme alliée de l’Autriche, devrait demander ces explications.0 ri.>lï Aïï y '4 *4 1913 Sur son char triomphant S’en vient le nouvel an.CHEZ DESJARDINS La populaire maison de fourrures, rien ne manque au goût d'un chacun.LES ETRENNES qui sy vendent sont, à la fois, riches, pratiques et durables.Le Cadeau du Jour, c’est la Fourrure pour 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elle-même n’a pas montré un grand enthousiasme à ma nomination.Mais ces mêmes personnes me disent maintenant qu’à cause des choses que j’ai dites depuis ma nomination, — et qui sont exactement les mêmes choses que j’ai dites avant ma nomination, — elles n’ont plus peur de moi.C’est pourquoi je tire cette conclusion qu’elles n’ont pas lu les choses que j’ai dites, avant ma nomination, et qu’après celle-ci, elles crurent qu’il serait réellement intéressant de savoir ce que je disais.Au meilleur de ma connaissance, je n’ai énoncé que les doctrines originales de liberté, telles que comprises en Amérique.Ces doctrines sont maintenant mieux comprises ou mieux illustrées ici.” Au cours du banquet, on a placé devant le nouveau président un superbe gâteau d’anniversaire, portant 56 bougies illuminées.En mête temps, les convives ont chanté la vieille romance écossaise, “Auld Lang Syne”.Une recluse millionnaire ELLE DISAIT ETRE PAUVRE ; ELLE AVAIT 500,000 DOLLARS Winster (Connecticut) , 30 — En faisant des recherches dans l’appartement de Mme Emiline Mills, qui mourut samedi dernier, à l’àge de 94 ans on a découvert une valise contenant quatre-vingt-dix mille dollars en billets de banque.Mme Mills vivait en recluse ; on disait qu’elle était riche, mais elle-même avait toujours démenti ce bruit.On a procédé mardi à l’homologation de son testament et l’on a appris qu’elle ne possédait pas moins de cinq cent mille dollars ; sa nièce, miss Ella (Tiffany, de Biandford (Massachusetts) , est la principale légataire.Mme Mills était la veuve (le M.Daniel H.Mills, bien connu dans Wall street AV /fy\) VL S, LIVRES D’ETRENNES Beaux-arts.— Encyclopédie.— Dictionnaires.— Sciences.—Histoire.—Littérature.—Romans.— Poésie.—Théâtre.—Géographie.— Philosophie et Religion.— Livres Canadiens.— Albums d’images.—Almanachs Français.—Calendriers.—Globes Terrestres.Livres de Prières, en toutes Reliures.— Chapelets, Or et Argent.— Médailles et Statuettes Artistiques.—Imagerie et Plaquettes Religieuses.— Boites de Papeterie de Luxe, Carnets, Mémos, Agendas, Encriers, Plumes-Fontaines, Crayons, Or et Argent, Bourses et Porte-Monnaie, Jeux et Jouets de France.P* IGl Dactylographes “ROYAL” et “HAMMOND” Ameublement de Bureau, Bibliothèques Macey Adressez l’Almanach du Peuple pour 1913, à vos parents et amis éloignés LIBRAIRIE LIMITEE 79 rue St-Jacques, MONTREAL 316419 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 30 DECEMBRE 1912 VOL.III.— No.307, 4 « LA VIE SPORTIVE Les sénateurs essayent courageuse-] *é*é*4±è*ééééê*è4*&*&é4&&&é*44éé*è*&èèééK**&&&è*&t&t4è*±ê*é*****4*************** AUX AMATEURS DE HOCKEY Afin de permettre aux amateurs de se tenir au courant des parties de hockey qui seront jouées cet hiver “Le Devoir” a fait imprimer plusieurs milliers de cartes indiquant les dates des joutes de la X.H.A., et de la ligue de la Cité.Les personnes désireuses de se procurer ces cartes voudront bien passer à nos bureaux, où elles sont gratuitement à leur dispo-cition.LE CANADIEN DEFAIT LE TORONTO Il remporte, samedi soir, sa seconde victoire.équipes manquent d’homogénéité Les deux Devant une nombreuse assistance, le Canadien a remporté hier soir à l’Arena sa seconde victoire, contre le Toronto.La plupart des clubs de ra-quetteurs de la ville étaient représentés à cette joute.A l’exception de la troisième reprise, languissante vers la fin, le jeu a été fort intéressant.Durant la première reprise, les protégés de Percy Qqjnn ont opposé une résistance acharnée aux hommes de Kennedy et firent si bien que le Canadien ne put prendre les devants.Pitre, Lalonde et Laviolette se distinguèrent pour notre équipe.Le Toronto tint tête au Canadien au début de la seconde reprise et eut même l’avantage, mais il fut débordé vers la fin et le Canadien s’assura de la victoire en comptant cinq points.La défense du Toronto joue une brillante partie.Celle du Canadien laisse à désirer et Vézina doit se multiplier pour défendre ses buts.Le jeu des avants du Canadien est très effectif.La troisième reprise permit à chaque équipe de compter un point.Le Toronto a une bonne équipe mais qui manque d’homogénéité.Le Canadien n’est pas exempt non plus de ce défaut.Les protégés de Percy Quinn pourront causer des surprises avant la fin de la saison.Les joueurs suivants s’alignèrent sur l'équipe au signal de l’arbitre : Canadien Toronto Vézina Buts Holmes Dubeau Points Cameron Laviolette Couverts Davidson D.Smith Avants Foyston Lalonde Avants McGiffin Pitre Avants Doherty SUBSTITUTS Canadiens: — Berlinguette, Povey, Dennery, Degray, Toronto:—Jopp, McLean, Walker, Wilson.Arbitre: H.Pulford.Assistants: J.Marshall.Chronométreur: R C.St-Père.Pénitencier: E.Pilon.Juges des huts: F.C.Tansey et J.P.O'Loughlin.PREMIERE PERIODE Les Canadiens sont les premiers à descendre dans l'irène.La foule les descendre dans l’nrène.La foule les accueille avec enthousiasme.Les visiteurs les suivent à peu d’intervalle L’arbitre met la r ndelle au jeu.Pas’an s’en empare immédiatement et descend vers les bvts ennemis.Le ji i des Canadiens est tiès sûr.Ils exécutent de bonnes combinaisons.Pit's compte en moins de deux minutes.Canadien, 1 ; Toronto, 0.Le jeu reprend de plus belle.T,es équipes s'attaquent furieusement.Le; défenses doivent sc multiplier pour repousser les avants.Le Toronto joue avec science.Sur une belle descente des avants Wilson compte le premier point pour le Toronto égalisant le score.Canadien, 1; Toronto, 1.A la reprise, les hommes de Lalonde descendent vers les buts ennemis et tirent par deux, fois mais vainement.Holmes joue une grande partie pour son clubs et repousse plusieurs dancés dangereux de Pitre.Les deux équipes jouent un jeu d’enfer.Les Canadiens attaquent sans cesse et mènent le jeu, mais le Toronto lui oppose une forte résistance.Pitre et Lalonde exécutent rie jolies passes.Après quelques minutes de jeu, les hommes de Percy Quinn descendent iers les buts de Vézina.McGiflfin déjoue Dubeau et compte pour Toronto.Canadien, 1; Toronto, 2.Les Canadiens se rallient et font un assaut en règle contre les buts de Holmes.Pitre, Lalonde avec le concours de Jack Laviolette s’efforcent de compter.Sur une passe de Jack Laviolette qui a déjoué les avants de Torontno, Lalonde compte facilement.Canadien, 2 ; Toronto, 2.DEUXIEME PERIODE Pendant l’entr’acte, les raquetteurs amusent la foule avec leurs chansons et leur musique.Les Canadiens enlèvent au début, mais perdent aussitôt.A peine le jeu est-il commencé que déjà un homme du Toronto s’affaisse sur la glace.Payan semble être le coupable.Le jeu reprend de suite et Pitre compte un point en tirant de côté.Canadien, 3; Toronto, 2.Vézina, Dubeau et Laviolette défendent leur territoire pouce par pouce.Un moment, Vézina se trouve seul à seul avec un adversaire, mais réussit Si s’en débarrasser.Quelques instants après Foyston, du Toronto, réussit à déjouer Vézina, Canadien, 3 ; Toronto, 3.La rondelle nn’est pas aussitôt mise en jeu que Wilson s'en saisit et descend ver.les buts du Canadien.Mc-Giffin la reçoit et va la loger dans le filet.Toronto, 4; Canadien, 3.La défense du Canadien s’est laissé déjouer plusieurs fois, et sans le jeu exceptionnel de Vézina, les visiteurs auraient un avantage marqué.Les To-rontoniens ont l’avantage du jeu jus-qu’icj Malgré cet échec, les bleu-blanc-nuge n’ont pas perdu courage; ils s’élancent à l’attaque des buts ennemis.Pitre frappe McGiffin, et l’homme du Canadien se fait expulser pa l’arbitre Marshall.Berlinguette remplace Didier.Peu de temps après son entrée en scène, il contribue à faire compter un point; il descend avec la rondelle, la passe à Payan, lequel égalise les chances pour son club.Canadien, 4 ; Toronto, 4.Lalonde revient en scène et remplace Berlinguette.Payan tire deux fois de suite dans les buts de Holmes.Celui-ci écarte la plupart des lancés, mais devant l’avalanche des coups, il ne peut résister longtemps.Payan descendant avec la rondelle, passe a Smith, lequel compte aisément.Quelques secondes ont suffi à Lalonde pour ajouter un autre point au crédit des bleu-blanc-rouge.Canadien, 6 ; Toronto, 4.C’est encore Lalonde qui vient mettre le comble de la joie parmi les partisans du Canadien, en comptant un nouveau point.Canadien, 7 ; Toronto, 4.TROISIEME PERIODE Les visiteurs descendent dans l’arène découragés.Par contre les équipiers du Canadien entrent en scène plus confiants que jamais.Lalonde s’empare de la rondelle et descend suivi de Payan et D.Smith.Sur une passe de celui-ci Lalonde compte un nouveau point.Canadien, 8 ; Toronto, 4.Payan et Smith se dépensent en efforts vigoureux pour compter, mais les gens de la ville reine se sont ressaisis.Leur défense se tient mieux et repousse les attaques vigoureuses des Canadiens-français.Laviolette se fait remarquer par ses descentes qertigi-neuses.Après un hors jeu du milieu du rond, Wilson s'empare de la rondelle et la donne à Griffin, lequel déjoue deux hommes et va passer le caoutchouc sous le nez du gars de Chicoutimi.Canadien, 8 ; Toronto, 5.f’ayan vient à plusieurs repeises tout près de compter mais personne n’est là pour recevoir et il est obligé d'essayer sa_ chance seule.Les visiteurs jouent' une bonne partie, leurs arrêts sont mieux calculés et leur lancés se rendent avec plus de précision.Les Toronto sont constamment sur la défensive.Ils attaquent très rarement tandis que les Canadiens attaquent furieusement et n'était le beau travail de Holmes, l’équipe ca-nadienne-française aurait d’autres points à son crédit.La période s’achève et cependant les deux équipes rivalisent d’ardeur.Une belle combinaison de Pitre à Lalonde et à fimith fut manquée par un hors jeu.Vézina quoiqu’ayant peu de travail à faire ne laisse rien passer.I n accident survient au moment où les Canadiens effectuaient une descente, Randall s’affaissa sur la surface glacée et le jeu reprend aussitôt.Les Toronto essayent de reprendre le terrain perdu mais en vain.Le temps s'écoule rapidement et les visiteurs ont peu de chances de remporter la victoire.Les hors jeu succèdent aux hors jeu et la partie étant peu intéressante une grande partie de la foule a évacué l'Arena.La partie se termine enfin avec le résultat suivant : Canadien, 8 ; Toronto, Smith Marks 11.—Ottawa, Wanderer Darragh Aile gauche Broadbent Aile droite Arbitre: J.T.Brennan.Assistant: Chas.McNamara.PREMIERE PERIODE La rondelle est mise au jeu à 8 h.25.Ronan s’en empare pour la passer aussitôt à Darragh, mais Smith intercepte et attaque.Un hors jeu interrompt la joute.Les deux lignes d’attaque tentent vainement de traverser les défenses adverses.T.Smith lance le premier coup vers les buts de Le-sueur mais celui-ci détourne.La rondelle reste dans la défense des visiteurs quelque temps puis Lake le reç çoit et dans une course d’un bout à l’autre de la glace compte après 2 minutes 53 secs, de jeu.Le jeu est animé à la reprise.La rondelle parcourt la glace en tous sens.Shore et Smith font par leurs clubs respectifs deux lancés dangereux que Moran et Lesueur bloquent.Hall fait de belles courses sans succès.Lesueur détourne un coup de Power.La rondelle change de camp rapidement.Les avants du clubs local ne sont pas chanceux dans leurs attaques.Les sénateurs sont plus heureux, après une attaque infructueuse, suit Broadbent lance et déjoue Moran | Tecumseh après 6 minutes et 5 secs.Nicholson Ottawa, 2; Quebec, 0.! G.McNamara Malone joue sensationnellement a j h.McNamara la reprise, déjouant la défense des visiteurs.Il lance, mais Lesueur bloque.La rondelle reste en face des buts et Marks lance un second coup qui entre dans le filet.Temps, 40 secs.Ottawa, 2; Québec, 1.Le Québec est à l’attaque pour quelque temps à la reprise.Les trois avants dancent sans succès.La défense des visiteurs dégage sa position et passe à l’attaque.Les trois hommes descendent mdis la défense québécoise les arrête.Les joueurs du Québec ont plusieurs bons lancés vers les buts de Lesueur mais le gardien des buts des Sénateurs les bloque tous.Le jeu ralentit un peu.Les deux clubs font plusieurs attaque infructueusement.L’ensemble des avants du Ottawa lui donne quelque supériorité sur ceux de Québec.Malone et Smith font beaucoup de travail toutefois.La période se termina par tjis attaques répétées des deux côtés sans succès.Score de la première période: Ottawa, 2; Québec, 1.ment de reprendre l’avantage.Mais j J la cloche annonce la fin de la joute 14?sans qu’ils aient réussi à changer le | J résultat final.Québec remporte la vie- ; « porte la victoire par 7 à 3.J SOMMAIRE J 1.—Ottawa, I.ake.2.55 1 2.—Ottawa, Broadbent .6.05 j £ 3.—Québec, Marks.40 : 4e DEUXIEME PERIODE ;£ 4.—Québec, Smith.1.00 ! 4t 5.—Ottawa, Dennison,.4.00 | £ 6.—Québec, Malone.1.001 £ 7.—Québec, Malone.30 ! ?8.—Québec, Smith.fi.00 TROISIEME PERIODE 9.—Québec, Malone.6.00 10.—Québec, Marks.3.00 4è « triomphe LE CADEAU oiJOUR DE Le plus apprécié sera un Graphophons Columbia Il est à la portée de toutes les bourses Toronto, 28.— Le Wanderer a tri-1 4* omphé du Tecumseh après une joute £ serrée au cours de laquelle l’équipe £ locale a créé une bonne impression.1 i?Une foule nombreuse assistait au début du Tecumseh.Russell, Hyland et Ross se sont distingués pour les visiteurs.Ross a joué une de ses plus belles parties.Il a enthousiasmé l’auditoire par ses descentes et compté deux points pour son équipe.Smith, Striker et McNamara ont joué une forte partie pour Tecumseh.Les partisans de l’équipe locale croient qu’elle fera bonne figure cette saison.Le plus grand assortiment à Montréal 5.SOMMAIRE Première période : 1.Canadien — Pitre .2.Toronto — Wilson .3.Toronto — McGiffin .4.Canadien — Lalonde .i.oo Deuxième période : 5.Canadien — Pitre ., 6.Toronto — Foyston .7.Toronto — McGiffin ., 8.Canadien — Payan .9.Canadien — Smith .30.Canadien — Lalonde .11.Canadien — Lalonde .Troisième période : 12.Canadien — Lalonde ., 13.Toronto — McLean .DEUXIEME PERIODE Mummery remplace Power sur le Québec à la reprise.L’équipe des vi.siteurs ne subit aucun changement.La période débute par une série d’attaques par les deux clubs.Moran arrête un coup à la hauteur de la figure.Avec ses deux mains.Hall et Malone fait une attaque vaine, mais la rondelle reste dans la défense des visiteurs.Smith tire de nouveau et compte après 1 minute.Québec, 2 ; Ottawa, 2.Le résultat est égal.L’ardeur du jeu s’en ressent.Les deux clubs combattent à une vive allure.Les a-vants du Québec sont plus en évihen-ce que dans la première reprise.Mummery se sert habilement de sa force et de son poid en pirouettant ses adversaires.Le Québec a plus souvent l’offensive.Denison remplace Broadbent sur l’Ottawa dont la défense, grâce à un travail magnifique, empêche le Québec de compter.Le jeu se fait en majorité partie dans les buts de Lesueur qui a fort à faire.Denison porte la rondelle dans la défense du Québec et lance.En bloquant, Moran tombe.Darragh lance de nouveau et compte.Québec, 2 ; Ottawa, 3.Le Québec maintient un avantage à l’offensive.Dans un bombardement vers les buts de Lesueur, Malone compte- Québec, 3 ; Ottawa, 3.A la reprise Ronan porte la ron-1 delle dans la défense de Québec et les buts sont en danger, Malone intercepte, déjoue une partie de l’équipe des visiteurs et lance dans le filet de Lesueur.Temps, 30 secondes.Québec, 4 ; Ottawa, 3.Le désarroi semble dans les rangs des Sénateurs.Les joueurs locaux prennent un avantage marqué et le sangfroid de Lesueur a seul raison de plusieurs lancés successifs des avants du Québec.Mummery, la nouvelle ac-quisitioo du Québec fait belle figure Les équipes s’alignèrent comme Wanderer Buts Cadotte Points Ross Couverts O.Cleghorn Centres Russell Avants Hyland Roberts Striker Gaul Liffiton CANADIAN GRAPHOPHONE 641 Sainte - CaMiie Ouest AVIS Arbitre — Russell Bowie.Assistant — Art.Anglin.SOMMAIRE PREMIERE PERIODE 1.—Wanderer, Russell.1.00 j 2.00 4.00 6.00 1.00 2.—Wanderer, Ross 3.—Tecumseh, Smith .4.—Tecumseh, H.McNamara 5.—Wanderer, Russell .DEUXIEME PERIODE 6.—Tecumseh, Gaul.7.—Wanderer, Hyland .8.—Wanderer, Ross .TROISIEME PERIODE 9.—Tecumseh, Striker ., .10.—Wanderer, Roberts .11.—Wanderer, Hyland .2.00 2.00 2.00 1.00 5.00 2.00 Position des Clubs G.P.Pour Contre New-Edinburgh.Stewartson.Canadien.2 0 17 10 Slack Buts Johnston Québec ! 0 7 3 Atkinson Points Fournier Wanderer.1 0 Kcrr Couverts Graham Tecumseh., , 0 1 4 7 Davihson hovers Dion Ottawa 0 1 7 Lowrey Centres Smith : Toronto., 0 2 —4 10 17 Dufort Gérard Ailes droites Ailes gauches Hillman Gilmour Une bonne leçon LE JUGE MORGAN, DE TORONTO CONDAMNE SPRAGUE CLEG-HORN A PAYER UNE AMENDE DE $50.Toronto, 28 — Le juge Morgan a condamné Sprague Cleghorn à $50.d’amende pour avoir assailli “Newsy” Lalonde au cours de la joute Ca-nadiens-Wanderers à l’Arena, samedi dernier.(Teghorn, par l’intermédiaire de son avocat, Me H.H.Dewart, plaida coupable à l’accusation d’assaut sur Lalonde et demanda un procès sommaire.Le juge lui fit une semonce, appuyant surtout sur le fait qu’il est, nécessaire de bannir du sport toute | brutalité.L’avocat de Cleghorn al u .me lettre de Lalonde disant qu’il n’y avait pas d’inimitiée entre lui et Sprague Cleghorn et que ce dernier avait agi sous l’impulsion de la colère et la croyance que son frère était en danger.Sprague Cleghorn a déclaré que cela lui serait une leçon pour l’avenir.Ceux qui désirent recevoir par la malle, des cartes des joutes de hockey de l’A.N.H.et de la Ligue de la Cité sont priés d’inclure un timbre pour la réponse.Victoire des New-Edinburgh Ottawa, 29.— Les New-Edinburgh ont battu, à l’Arena de cette ville, hier soir, le Stewartson, par un score triplé.Le New-Edinburgh eut constamment l’avantage.Gérard fut l’étoile de la joute.Composition des évuipes : Arbitre ; Fred.Ashfield ; assistant Tommy Ellis.Sommaire des parties : Première période.1— N.-Edin.—Gérard, 10 min.2— Stewart.—Graham, 30 sec.3— N.-Edin.—Davidson, 2 min.4— N.‘Edin.—Davidson, 4 min.5— N.-Edin.—David sou, 2 min.6— N.-Edin.—Gérard, 1 min.Deuxième période.l' 7— N.-Edin.—Gérard, 9 min.! 8— Stewart.—Smith, 3 min.Troisième période.9— N.-Edin.—Gérard, 3 min.10—N.-Edin.—Davidson, 9 min.U—N.-Edin.—Gérard, 3 min.12 Stewart,—Graham, 2 min.Résultat final : New-Edinburgh, 9 Stewartson, 3.La course de six jours en Belgique ELLE SE DISPUTE A BRUXELLES.Le Montagnard s entraîne Le Montagnard, le club canadien-français de la ligue 1 nterprovincialc de hockey, a pratiqué, hier matin, au .In- dans la défense.Après avoir perdu]bilê.Pontbriand, t'omoau, Leduc, Mat-l'avantage les visiteurs le reprennent | tç.Labrecque, Brais, Latour et plu* en faisant trois ou quatre attaques sieurs autres ont pris part à ce pre-qu'échouent près des buts de Moran, j rai or exercice.Recrutée chez les moil- Malone, T.Smith et Hall se dis tin- ; Fdr, équipier» de la ligue de la Cité, guent sur l'équipe locale.j l’équipe du Montagnard sera sûrement Après quelques minutes d'attaques 2.00 ; 4.00 ' 12.00 1.00 4.00 .30 8.00 4.00 .30 .30 1.00 4.00 LE QUEBEC DEBUTE PAR UNE VICTOIRE Il défait le club d’Ottawa, après une belle partie exempte de brutalité CService particulier) Québec, 29 déc.— L’Ottawa et le Québec ont marqué la saison de hockey en cette ville hier soir par une joute brillante et rapide qui s’est terminée par la victoire, des champions de l’an dernier par un résultat de 7 à 3.Pour la plus grande partie de la joute le jeu a été digne d’un milieu de saison.Faibles au début, les champions se sont ressaisis dans la 2ème et 3ième phases et ont doublé les points contre les sénateurs.Les équipes s’alignent comme suit: Ottawa Québec Lesueur Buts Moran Lake Points Hall Shore Couverts Power Ronan Centres Malone Vanier Mummery intercepte une course de Shore descend dans la défense des visiteurs où il passe à Smith qui prend Lesueur en défaut après 8 minutes de jeu.Québec, 5, Ottawa, 3.Le jeu continue quelques minutes et le repos sonne laissant Québec avec l’avantage.Les admirateurs jubilent.TROISIEME PERIODE Broadbent reprend sa place et débute en mettant Moran en /langer.Smith lui enlève la rondelle et Québec se porte à l'attaque.Par deux fois Lesueur est appelé à dégager son filet de coups dirigés par Smith et Malone.Mummery revient à la charge sans plus de succès.L’Ottawa riposte un moment mais est forcé de reprendre la défensive aussitôt, Lake, Ronan et Broadbent attaquent par un jeu de combinaison qlen conduit, mais que Moran déjoue.Malone et Mummery en font autant ensuite et le Québec maintient le jeu dans la défense des visiteurs.Lesueur détourne deux lancés que lui viennent coup sur coup ; Malone reçoit la rondelle en face de ses buts et lance une troisième fois dans le filet, tempt : six minutes.Québec, 6 ; Ottawa, A la reprise Malone reçoit la rondelle descend dans la défense des vi-fense des visiteurs et passe à Marks en face de Lesueur.Marks lance et compte en 2 minutes.Québec, 7 ; Ottawa, 3.Denison remplace Broadbent chez les Sénateurs.Les visiteurs se lancent à l’assaut des buts de Moran pour revenir bientôt forcément vers leurs buts.Les trois avants du Québec bombardent Lesueur qui cède finalement sa place à Benedict.Malone, Smith et Hall sont le plus souvent en possession de la rondelle et attaquent avec furie.Creighton est mis à l’essai à la place de Smith.Dans son ardeur combative, Malone recule Benedict dans ses buts et déplace le filet.On répare l’accident aussitôt, et le jeu se poursuit toujours très animé.Hall remplace Ronan.Les deux clubs sont alternativement à l’offensive, la rondelle voyage d’un but à l’autre.en mesure de remporter le championnat de sa section, et luttera ensuite avantageusement dans les semi-finales et la finale pour le championnat de l’Interprovinciale.Le Montagnard jouera sa première partie le 9 janvier contre les Victoria.Victoire des Varsity New-York, 24, — Le club de l’université he Toronto a défait celui du Crescent A.hier soir, par 5 à 4.Le capitaine Frith, de l'équipe canadienne, marqua le pointivictorieux.Dufresne, le joueur canadien-français du Crescent A.('., se montra très adroit.Ottawa proteste Ottawa, 30._ Le club OU uwa pro-tuHtcru la parti u perduo à Québec, na-modi soir, sous prétexte que Rocket Power n était pas éligible et appartient encore au Canadien.Ottawa Collège gagne ( leveland, 30, — Le club de hocki du collège Ottawa a blanchi 1< tthletie de ,f leveland.Il a compté deux points.Les visiteurs montrèrent une supériorité écrasante, Bruxelles, 30.— La course cycliste de six jours s’est terminée ce soir, par la victoire de l’équipe Lapize et Van den Berghe qui a couvert 4,134 kilomètres 750 mètres.L équipe Petit-Breton et Gomès venait deuxième et un tour et Charron et Debaets se classaient troisièmes à quatre rours en arrière.La uifféreneet.av.c un club ordinaire !., C’EST qu’à l'entrée.tous subisse» un interrogatoire complet sur nos ANTECEDENTS HEEEDIT AIRES et PER-S O N N E LS, JL_, vv CAL c.ont dépend je pro-gramme qu’on voua donnera pour votre régime, les exercices, douches, massage, ou toutes autres applications d’agents physiques jugées nécessaire* à v o t ~ e cas I C'EST qu’on y respecte les LOIS de L’HYGIENE! ü; un BON EXAMEN MED! On N’Y FUME PAS! On N’Y BOIT ENCORE MOINS DE L ALCOOLI On N’Y VEILLE PAS TARD! ARENE DE LA SANTE -ou Institut de Physiothérapie -UU- Docteur HENRI LASNIER Pour la NEURASTHENIE, l’OBESITE, la DYSPEPSIE, le RHUMATISME.(fermeture à 10 heures le soir> ON Y JOUE BEAUCOUP!.mais des muscles.Pas.à l’argent! On S’Y ECHAUFFE 1 aussi par la GYMNASTIQUE SUEDOISE sans avoir à redouter les BRONCHITES à la sortie, car un SERVICE D’HYDROTHERAPIE qui fait suite au GYMNASE vous immunisera contre tous les re-froidissementfi possibles! Vous en reviendrez toujours PLUS RICHE! (le placement qu’on fait sur sa s'-nté paye toujours au centuple!) PLUS FORT! la nuit ON DORT MIEUX! le.lendemain ©n 8e REVEILLE PLUS DISPOS! et l’on TRAVAILLE MIEUX du cerveau ou des bras.ON EST TOUJOURS CONTENT d’avoir passé una soirée au NO.550A ST-DENIS.Tél.Est 5969.Le Comptoir Mobilier Franco-Canadien 117-119 RUE CRAIG OUEST Fait des avances d’argent sur tous objets ou effets ayant une valeur commerciale et déposés à ses Bureaux.Brousseau contre Wells Calgary, Alberta, 29.— Des arrangements ont été conclus pour une rencontre do 15 -reprises entre Noé Brousseau et Bombardier Wells pour une bourse de ?37,000 et le championnat poids-lourd du monde.La rencontre aura lieu le 14 mars prochain.Un syndicat de financiers locaux aura la direction do cotte rencontre.Si Brousseau défait le boxeur anglais, il sera ensuite prêt à rencontrer tout venant pour le championnat du monde.Au Jubilé Les différents clubs de la ligue de la cité se rencontreront, ce soir, au Jubilé.On nous promet une aussi intéressante soirée que lundi dernier.L’Ho-chclaga tentera do répéter l’exploit du Champêtre et d’infliger une autre défaite aux Garnets, champions de l’an dernier.Los parties au programme sont 8 à 9 — Garnets vs Hochelaga.9 à 10 — Shamrocks vs Champêtre, 10 à 11 — Stars vs St-Jacques.-f- Le Royal Canada T,e Royal Canada a ouvert sa saison hier, et a défait le Chossc par 5 a 2.Le Royal Canada lance un défi aux eîuhs suivants : Collège Longucuil, Canadien II, Dollard, Mansfield.Saint-Denis, Saint-Charles, Saint-George, un J Pensionnat Saint-Laurent, Mont Saint- PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 4163.Segfried Bush, demandeur vs P.Lessard et C.E.W.Lessard, défendeurs.Le 8ième jour de janvier 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile de P.Lessard, un des défendeurs, au No 488 rue St-Denis, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.REAL ROBILLARD.H.C.S.Montréal, 28 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 4163.Segfried Bush, demandeur vs P.Lessard et C.E.W.Lessard, défendeurs.Le huitième jour de janvier 1913, à onze heures de l’avant-midi, au domicile de C.E.W.Lessard, un des défendeurs, au No 1815A rue St-Urbain, PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit.No 11263 Charles Aimé Goyette et Joseph Clé ophas H.Trudeau, avocats de Montréal, demandeurs vs Alphonse Morin, de Montréal.Le huitième jour de janvier 1913 à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défen deur, au No 132 avenue Mercier, en la cité de Montréal, Quartier Longue Pointe, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano et meubles dt ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 30 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit.No 9940.De J.Lynch, demanderesse vs J.Tê-treault, défendeur et De R.Sarrazin, tiers-saisi.Le 9ème jour de janvier, 1913, à dix heures de l’avant-midi, au en la cité de Montréal, seront vendus domicile et place d’affaires du dit par autorité de justice les biens et, tiers-saisi, au No 485 rue Ste-Oathe-effets du dit défendeur saisis en cette rine Est, en la cité de Montréal, Because, consistant en piano, meubles vont vendus par autorité de justice de ménage, etc.j les biens et effets du dit tiers-saisi, Conditions: argent comptant.REAL ROBILLARD, H.C.S.Montréal, 28 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 1163.Edwin G.Belfield, demandeur vs.les en saisis en cette cause, consistant un safe et meubles de ménage.Conditions: argent comptant.ANT.LAPIERRE, H.C.S.Montréal, 30 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour de Circuit No 13968 héritiers de feu Philémon Pagé, défen-1 M#.Bessncr, demandeur vs A.Marti-deurs.Le neuvième jour de janvier,1 neau défendeur et Paul Verdan tiers- 1913, À une heure de l’après-midi, au domicile des dits défendeurs, au No 875 rue Drolet, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens ot effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 28 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit No 17179.James Bu ch an demandeur vs Léon D.Masson, défendeur.Le huitième jour de janvier 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défen- McGill perd à Haileybury Haileybury.30 bury a défait, si de Montréal, trois.I»’ jeu des très rapide.T .e club H alley* samedi soir, le McGill par six points contre piipcs fut excellent et Victoire anglaise au tennis Paris, 30.Mme Lar Combe, le champion anglais du lennis en Angle terri', a triomphé, hier, à Paris.Elle a di’faii Mlle Itroqued.qui remporta les honneurs aux jeux olympiques.Louis.Pour informations s’adresser à A.Paiement, 681 Delorimicr, on par téléphone Main 344 entre 4 et 6 heures.$15,000 de dommages M.A.FRECHETTE RECLAME CETTE SOMME DU C.I».R.saisi.Le 8ième jour de janvier 1913, ù dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit tiers-saisi, au No 503 rue Charlevoix, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit Tiers saisi, saisis en cette cause, consistant en chevaux, etc.Conditions: argent comptant.E.D.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 30 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal.Cour Supérieure No 460.O.Weedall, demandeur vs T.S.McGee, défendeur.Le Sème jour de janvier 1913, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, deur, au No 2274 Park ave, en la cité ! au No 91a rue Gordon, en la cité dé de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, Verdun, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, con- consistant en meubles de ménage, etc.j sistant en piano et meubles de ména-Conditlons : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 30 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 2757.Edouard Roy, demandeur vs Dame F.Miller, défenderesse.Le neuvième jour de janvier 1913 A dix heures de Ua-vant-midi, au domicile de la dite défenderesse, au No 271 rue DeLanaudiè-rc, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens (De noire corrctBomiant) Québec, 30.— M.A.Fréchette, de cette ville, a intenté une action en dommages de $15,000 contre la compagnie du Pacifique Canadien.Le demandeur a été victime d’un accident, I et effets de la dite défenderesse saiaiB en octobre dernidr alors qu’étant à I en cette cause, consistant en meubles l’emploi de la compagnie, il eut les ! de ménage, etc, deux jambes broyées et reçut plu-! Conditions: argent comptant, sieurs autres blessures, et réclame| ,j.g.COUTU, H.C.S cette somme comme compensation.Montréal, 30 décembre 1912.’ ge, etc.Conditions: argent comptant.E.D.DESROCHES, H.C.S.Montréal, 30 décembre 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montrés!.Cour de Circuit No 14650.G.A.Holland & Son Co, demandeurs vs.Alphonse Beaulieu, défendeur.Le Siètne jour de janvier 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du défendeur, au No 653 rue rue Mentana en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de.justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles et effets de ménage.Conditions: argent comptant, J.S, LA VERY, H.O,S, Montréal, 30 décembre 1912, VOL.UL —- xo.ZU?.LE DEVOIK, MONTREAL, LUNDI, 30 DECEMBRE 1912 L’EXPOSITION POUR LE BIEN - ETRE DE L’ENFANCE FAITS MONTREAL ; UN ASSOMMEUR ARRETE jp.m.et 6.00 p.m., malle supplémen- Dans son rapport annuel, l’exécutif annonce un surplus de $1,084.67.— Recettes et dépenses taire.! Mercredi.taire.Vendredi.I.•associâtion pour le Bien Etre de ainsi soutenue» parles citoyens les plus rKnfance nous adresse une copie de parquants de Montréal que les autori-son rapport annuel, lequel rp lit com- ' ^ provinciales et municipales , , sl‘ sont empressées de nous prêter leur ,n!' SU1 précieux concours.1/exécutif ne vou- - Nous avons I honneur de vous lait pas.cependant, que tous les frais transmettre sous ce pli un état certifie fussent à la charge d'un petit nombre des recettes et des dépenses relative- de citoyens à l'aise ; il désirait que ment il 1 exposition pour le bien-être de tout le monde s’intéressât à eette œu-l’enfanee qui a eu lieu récemment, et|vre philanthropique et donnât son il nous fait grand plaisir d’attirer vo-,obole, et l’on fit par conséquent sa- Le constable Girard, du poste No 13 vient d’opérer une bonne arresta- .tion.Etant de patrouille sur la rue °* P-m., Papineau, prés ReMontigny, il aperçut un homme frappant à coups redoublés un cocher de place du nom d’Ovila Nantel.A la vue du constable, l’agresseur prit la fuite, mais Girard se mit à sa poursuite.Près de la rue Notre-Dame, caché sous un escalier, il sai Par I.a Touraine, à 7.30 malle supplé-men- Par la New-York, à 1.00 p.m.Vendredi.— Par le Corsican, à 6.00 p.m.Vendredi.— Par mars prochain au Monument National.ILS VOLAIENT DES CUIVRES Samuel Herman, 16 ans, James Willard, 22 ans, et un compagnon ont été arrêtés samedi sous l’accu-; sation d’avoir volé des gardes en cuivre appartenant à la compagnie du Grand Tronc.Us ont comparu ce matin devant le juge.d” ‘—' LE MAL le menait A LA TOMBE Union siers; Union des employés des sciences mécaniques; Union des charpentiers en fer.A LA SALLE DIONNE:— Union des cordonniers monteurs de la Boot and Shoe Workers Union.Union des travailleurs en “stock”.A LA SALLE CORONA:— Union des peintres.le Celtic, à 6.00 p.m.Lundi et mercredi les lettres pour- tre attention sur le fait que.grâce ,____________ , a libéralité dos gouvernements fédéral .-probablement pas appelés à verser plus ; âgé ait le fuyard et le conduisit au poste r°nt être déposées jusqu a six heures No 13.Il a donné son nom Adrien autre» matières jusqu à cinq heu- Forest.res.Vendredi, les colis seront expédiés par le Corsican et pourront être dépo-ON LE CHERCHAIT DEPUIS jusqu’à 4.30.Les lettres pour ers DEUX ANS malles peuvent être déposées à la Sta- Recherché depuis deux ans, un nom t*on B* jusqu à 15 minutes, rt à la Station O.jusqu à 30 minutes avant DANS LE Monde Ouvrier 12 voir aux tarants n .’ ls nT Zra'u.n, m6 Jobn Costello, alias John Collin, >tat.on t .jusqu à mv.Knkl,.™,.,.' ____„a*i.,„ iâgé de 33 ans et demeurant au No .les heures mentionnées.Désastreux incendie à Saint-Pierre LES USINES DE LA STANDARD PAINT CO.OF CANADA SONT DETRUITES DE FOND EN 'OMBLE.at provincial et de nos autorités muni- que le quart du montant de leur*ga-eipales et à la générosité du publie de " " Montréal et grâce aussi à la vigilance 1735 rue Clark, a été arrêté samedi ! dernier par le lieutengnt Savard et pêches ferment jusqu’à 5.15.1 R i le sergent Gagnon.Costello était re- i Pour les objets recommandés, les dé- ^ ' lilhliS SA I ISh AITS exercée par nos trésoriers, i! reste en raisso une balance «le 81.084.67.Ainsi |cutif le succès de l’exposition a été remarquable au point de vue financier comme sous tous les autres rapports.Bien que l’extlcutif ne puisse suffisamment remercier les nombreuses associations publiques et privées, et toutes les personnes qui, par leur participation directe et leur concours enthousiaste, ont assuré le succès de l’exposition, il profite de cette occasion pour dire qu’il doit, dans une large mesure, l’aido immédiate qu’il a reçue des deux gouvernements et des autorités municipa-à l’esprit d’initiative et au civisme rantie ; or.il n’a pas été nécessaire leur demander même cela.Quant à la balance en caisse, l’exé-if a décidé de poursuivre sa propa- 1 gando, avec M.Albert Chevalier, direc- j leur de l’Assistance municipale, comme | secrétaire, et d’employer cette balance j à conserver et à utiliser les objets qui ! MORT SUBITE ont été exposés, objets qui seront mis | Un nommé pierre Roberge de a la disposition des autres vdles cana-! 40 ans eEt mort 8Ubitcment samedi cherché.pour vol d’un cheval, au pré- RESTITUTION, judice d’un nommé Michael Murphy, de la rue Clark.L’accusé comparaîtra ce matin devant le magistrat de police.La Compagnie des Tramways accuse réception d’une somme de deux dollars qu’on lui a envoyée à titre de restilu- diennes, que Ton aidera ainsi à tenir des expositions de même nature.L’exécutif désire surtout vous remercier ainsi vue votre journal pour la part que vous avez eue du succès de la récente exposition.Rien ne pouvait être plus de nature à nous faire atteindre le but que nous nous proposions «les garants, dont les noms n’ont pas'que la libéralité dont vous avez fait encore été publiquement annoncés.Dès preuve en consacrant, durant les mois qu’il fut question de tenir une exposi tion de ce genre, feu Sir Edward Clous-ton, Sir William Van Horne, Sir Montagne Allan.Sir Rodolphe Forget, M.U.B.Angus, M.(’.R.Hosmer.Al.1 .H.Dandurand.Af.Mortimer ' vis.le colonel Burland, le Dr Al il ton ,1er-sey.feu Al.Peter l.yall, Al.et Aime .).B.I - nnnonf Al.et Mme Guv Ogilvie, M.Ceorge Drummond et Al.Lyon Cohen s’offrirent à garantir le paiement ries dépensés qu’il y aurait à faire.Leurs garanties individuelles se chif-'raient par environ 80.000, C’est parce qu’elles savaient que l’exposition était jtion.| j SERAIT-CE LA TRAITE DES BLANCHES ?soir, au No 368 rue Richmond.I , l'nc >un,e «jj6 Rm*el S,'var^’ â^P Son corps a été transporté à la 1 Z7VZ morgue, où le coroner tiendra une """ ° ‘ vui ont précédé l’ouverture de notre j exposition et pendant les quinze jours | qu’elle a duré, un si large espace à la question du bien-être de l’enfance sous tous ses aspects.Nous vous remercions cordialement pour l’aide effective que vous nous avez ainsi donnée.Nous avons l’honneur d’être vos béissants serviteurs, THOS.GAUTHIER, J .C.ADAMI, Présidents conjoints.A.CHEVALIER, L EXPOSITION POUR LE BI EN-ETRE DES ENFANTS Etat des recettes et des dépenses, du 14 juin 1911 au 10 septembre 1912.REC ETTES Par souscriptions.Par diverses recettes : — Par annonces dans, le Guide-souvenir .Par vente d’Album.Par intérêt de la Banque.Par Divers.$22,023.80 $ 875.00 185.50 53.96 54.75 $ 1,169.21 DEPE NSEK Pour achats d’écrans et autres articles, et ’ installation pour l’exposition .$10,325.10 Moins : — Inventaire, écrans, etc.3,949.38 $23,193.01 Pour dépenses d’organisation et d’administration.Pour annonces et impressions.Balance : Inventaire, écrans, etc.$3,949.38 Argent en banque.1,084.67 Billet recevable .100.00 $ 6,375.72 8,924.94 2,758.30 $18,058.96 5,134.05 $23,195.01 FEUILLE DE BALANCE AU 10 DECEMBRE 1912 ACTIFS Inventaire, écrans, etc.f $3,949.38 Argent en banque.Billet recevable.Audité et certifié, 1,084.67 100.00 $5,134.05 PASSIFS Capital.$5,134.03 enquête.Roberge a été identifié par un de ses frères.SANS CONNAISSANCE Un nommé Fred Murphy, âgé de 58 ans, chargé d’entretenir la fc.jrnaise au domicile de M.Albert Ghysens, au No 179 rue Christophe Colomb, a été trouvé gisant inanimé auprès de la fournaise.Murphy a passé près de 12 heures dans cette position ; il était recherché par John Weir, qui, inquiet de son absence a requis la police pour entrer au No 179 rue Christophe Colomb.Le constable Bougie a mandé d’urgence l’ambulance de l’hôpital Royal Victoria, où Murphy a été admis.Son cas est assez sérieux.RAZZIA CHEZ LES CELESTES Vers six heures hier soir l’inspecteur O’Keefe a opéré l’arrestation de 29 joueurs chinois.Ces amateurs de "fan tan" ont été êcroués au poste No 4.On a dû faire quatre voyages avec le "panier à salade.” Les maisons où les joueurs ont été arrêtés partent les Nos 50 et 52 de la rue Lagauchetiêre Ouest.L’inspecteur O’Keefe était assisté pour opérer cette râfle des lieutenants Savard et Dépatie, du sergent Gagnon et de plusieurs constables.Une forte somme d’argent, des jetons et une quantité innombrable de boutons blancs ont été saisis par l’inspecteur.VOLEUR DE PARDESSUS Par l’arrestation, samedi soir,d’Ed-win Doyle, la police croit avoir pincé un célèbre voleur de pardessus.Doyle se donnait comme chauffeur de locomotive au Grand Tronc, pénétrait dans les diverses stations et dans les wagons et s’emparait de tous les pardessus qu’il trouvait.Depuis un mais, il n’a paraît-il, enlevé pas moins de 75 à 100 pardessus.Doyle est âgé de 29 ans.C’est un londonnien d’origine venu au Canada il y a sept ans.On croit qu’il fait partie d’une bande anganisêe de voleurs.par le maison ses parents, a été retrouvée lieutenant Savard, dans une de désordre.Amenée devant le juge Choquet, la jeune fille fit de telles déclarations que deux personnes, un nommé “ Toni ” Dante, et une femme Bouchard, ont été arrêtés par les détectives Uc-page et Gorman.Ces deux personnes sont fortement soupçonnées de faire ici le com fierce de la traite des blanches.MAUVAIS SUJET.Adélard Brunet.18 ans, a été mis sous arrêt, samedi soir, par le constable Blanchard, de la rue Beaudry.Brunet venait de lancer une pierre dans une fenêtre de l’Ecole de Réforme.On a trouvé sur lui un revolver chargé de cartouches blanches.Interrogé, Brunet a déclaré qu’il n’avait aucun motif pour lancer cette pierre, si ce n’est qu’un camarade l’avait mis au défi de la lancer.Montréal, 17 Décembre 1912.(Signé) , P.A.SHANNON, C.A.(Signé) Francis L.BRINGLOE, C.Ak (Scot.) DE LA LECTURE POUR LES PRISONNIERS M.Vallée, gouverneur de la prison $5,134.03 ' fait un appel au public en faveur des prisonniers de Bordeaux.Il demande qu’on leur envoie de la lecture.Des vieux magazinas et des journaux seront les bienvenus des pensionnaires de M.Vallée.(Copie certifiée) A.CHEVALIER, Secrétaire.Si Roosevelt voulait parler.100 GALLONS DE LAIT DANS LA RUE Hier matin, de bonne heure, un tramway de la rue Amherst a frappé une des voitures de livraison de la Guaranteed Pure Milk Co et une LES JEUNES DELINQUANTS.Les juges de la Cour des jeunes délinquants de Montréal ont reçu de Québec de nouveaux règlements qui étendent de beaucoup les pouvoirs qu’ils possèdent déjà, et qui nécessiteront un personnel beaucoup plus nombreux.(’es nouveaux règlements seront mis en vigueur à partir du 1er janvier ; ils autorisent tout officier dé paix à amener devant la cour n'importe quel enfant, coupable ou non, et de faire faire une enquête sur sa manière de vivre et son caractère.La Cour, oulre le droit d’examiner le foyer où ces enfants sont élevés, et de soustraire ces derniers a leurs parents ou gardiens, pour les placer là où ils seront en bonne compagnie, prendra soin des enfants négligés ou sans foyer.Cos nouvelles mesures ont pour but non seulement d’arrêter les enfants vicieux et criminels, mais d’arrêter ceux qui le deviendront grâce au milieu dans lequel ils vivent et aux mauvais traitements auxquels ils sont souvent sujets.862’ LE PIED CARVE.La propriété portant les numéros 217, 219, 221 rue Saint-Jacques, occupée par M.Charles M.Alexander et autres, vient d’être vendue à M.J.W.McConnell, vice-président de la compagnie des Tramways.T/acquéreur a payé $411,000.soit 8238,000 de plus que M.B.Tooke l’avait payée il y a deux ans.La propriété, côté nord de la rue St-Jacques, so vend actuellement 862 le pied.VOLEUR PINCE Bien n’est plus agréable pour un ouvrier que d’apprendre «pie son salaire est augmenté.Le bruit que le bureau des commissaires avait décidé d’augmenter les salaires des journaliers municipaux, dans tous les départements, s’était répandu rapidement, dès samedi, et avait créé un sentiment de satisfaction facile à comprendre.Hier, dans l’après-midi, il y avait, à la salle Mont-Royal, une assemblée de l’union des employés civiques.M.D.Boyer présidait.A ia nouvelle que le nouveau rapport du budget municipal prévoyait une augmentation des salaires, ce fut une salve d’applaudissements dans toute la salle.Ce pndant, comme on ne connaissait pas encore les détails du projet, relativement à cette augmentation, on s’abstint de se prononcer davantage, et aucune résolution ne fut proposée.L’assemblée s’est ajournée à dimanche prochain.AIDONS-NOUS LES UNS LES AUTIiES L’union des cigariers, à sa dernière assemblée, a voté, à Funani-mité, qu’un prix de cinq dollars soit offert, au nom de cotte union, aux commis épiciers de l’union de commerce pour leur “euchre” qui doit avoir lieu le 15 janvier prochain.Fin outre, les membres de l’union des cigariers sc sont engagés à répondre à l’invitation des commis-épiciers, et d’assister en masse à leur soirée.Celte résolution des cigariers est une délicate réponse à l’avis, paru dans les journaux, que les commis-épiciers favoriseraient la vente exclusive des cigares et cigarettes de l'union, à ce “euchre” du 15 janvier.Un incendie a détruit (Je fond en j comble, cet après-midi, les usines i e ' la Standard Paint Company of Oana-| da, à Saint-Pierre, près de ! .iclune.j Le feu se déclara quelques inc* es après le départ des ouvriers.Les fonctionnaires de la compagnie demandèrent de l’aide à la .ille de Montréal.Les brigades dt Saint-Pierre, de Lachine et de Montréal se rendirent sur le théâtre de l’ince ldi e.Elles réussirent â sauver le bâtiment aux peintures.Les pertes se ebiffrer-t à $150,000.La compagnie rec instruira immédiatement ses usines.“ F R U IT- A-TI V ES” M’A SAUVE LA VIE Niagara Falls, Ont., 26 juillet 1911.“Pendant treize ans, j’ai souffert de terribles tortures causées par le mal de tête, l’indigestion, la constipation et les vomissements.Je ne pouvais retenir beaucoup de nourriture, et ceci-ajouté aux autres douleurs et aux maux de tête, me conduisait au tombeau.“Je fis alors usage de “Fruit-a-ti-ves” et obtins presque tout de suite du soulagement.“Fruit-a-tives” fit cesser les vomissements.diminua la constipation, fortifia mon estomac, et me procura U premier soulagement que j’eusse obtenu depuis des années.Je sens que je dois la vie à “Fruit-a-tives”, et pour le bien d’autres victimes de Tindiges-tion et des maux de tête, je permets la publication de ce témoignage.” “HARRY DICKINSON”.“Fruit-a-tives” est vendu par tous les marchands à 50c la boite, 6 pour 82.50, boîte d’essai, 25c.ou envoyé sur réception du prix par “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.Un don de Détaillé LE CELEBRE PEINTRE LEGUE SA MAISON A L’ETAT POUR LA CREATION D’UN MUSEE.Paris, 30 — Par son testament, E-douard Détaillé, le grand peintre de batailles français, lègue sa maison pour en faire un musée de costumes historiques.Un étage de la maison sera consacré, exclusivement, aux uniformes de l’armée française.De plus, Détaillé lègue $40,000 pour aider à la transformation de la maison en musée.-4- Un vieil oiseau OFFICIER HONORE L’ANCIEN PRESIDENT DES ETATS-UNIS DIT QU’IL AURAIT DE DURES REVELATIONS A FAIRE SUR LA GUERRE HISPANO-AMERICAINE.Boston, 30.— “Si jamais j’avais l’occasion d’écrire à propos de notre guerre avec l’Espagne, j’aurais des choses très dures à dire aux hauts officiers de l’armée et de la marine, a dit l’ancien président Théodore Roosevelt, hier, devant la “Military Historical Society of Massachusetts.” “Les fautes des officiers de l’armée ont été plus sensibles que celles des officiers de la marine,” a-t-il ajouté.“La faute, néanmoins, n’était pas la leur; c’était la faute du vieux système.Les commandants de brigade de notre armée à Cuba, n’avaient jamais vu de brigade en action depuis la guerre civile, et alors ils étaient sim-îles capitaines ou lieutenants.” Au sujet de la paix, le colonel a Arthur Dominique a tenté samedi soir de voler une dinde chez M.Albert Peckham, mais a été pincé sur , — — .—— , .le fait par celui-ci.Dominique est notre armée et notre manne dans un dé l’angle des rues Mont Royal et | connu de ja police II a maintenir la paix, et c’est en tenant i ccntaine de gallons de lait ont inon- tel état de préparation qu’aucune na- i Christophe-Colomb.M.Robert Mor- 1 ton, conducteur de la voiture, fut tion n’aura la tentation de nous faire la guerre.” lit: “Il n’y a qu’une seule manière de sur la circulation.La loi Callan LES PENALITES ENCOURUES PAR LES AUTOMOBILISTES SERONT PROBABLEMENT AGGRAVEES.Albany, 30.— M.Edward Lazans-ky, secrétaire d’Etat, s’est déclaré favorable à une modification de la loi Callan sur la circulation qui rendrait cette loi plus sévère.De l’avis du secrétaire d’Etat le développement de l’industrie automobile et l’emploi de plus en plus fréquent de véhicules à moteur rend nécessaire une révision de la loi dans le but de réprimer plus rigoureusement les imprudences des chauffeurs ainsi que toutes les infractions aux règlements blessé et on dût le transporter à l’hôpital Notre-Dame.Les médecins ont déclaré que Morton serait bientôt de nouveau sur pied, ses blessures étant légères.BLESSE EN GLISSANT Un “bob-sled”, partant neuf garçons descendait à une belle allure le chemin Lasalle, Lachine, lorsqu’il alla donner contre un arbre.Edouard Bnsebois, 19 ans, domicilié 170 rue Beaulieu, qui pilotait le traîneau,eut la jambe gauche fracturée.On le transporta inconscient à l’hôpital Western.VICTIME DE SON IMPRUDENCE Adrien Gaudry, âgé de 10 ans, s’amusait à glisser rue Amherst, samedi, lorsque son traîneau alla frapper un tramway à l’angle de la rue Ontario.Le jeune Gaudry s’infligea une forte contusion à la tête, et on dut le transporter à l’hôpital Notre-Dame.LF.SERVICE DES MALLES.Les malles pour l’Europe seront fermées au bureau de poste comme suit durant la semaine : comparu devant le juge Lanctôt, et a admis sa culpabilité.Le juge a remis l’affaire à samedi alors qu’il prononcera la sentence.IL OBTIENT LA SEPARATION Le juge Guerin a rendu jugement en faveur de C.Désprmeaux qui demandait la séparation d’avec sa femme, née Parthenais.Celle-ci, adonnée à la boisson, faisait une vie d’enfer à son mari.MORT A L’HOPITAL Frederick Davies, domicilié 15a ruelle Sainte-Cunêgonde, est mort hier midi à l’hôpital Général.Jeudi matin Davies fut trouvé gisant dans une cour en arrière du No 67 rue Young.Apparemment il était sous l’influence de la boisson.Il partait au front une blessure.On le transporta d’abord au poste de police puis à l’hôpital Général.Vendredi, il reprenait sa liberté ; mais dut retourner à l’hôpital sur l’avis du Dr Gellety.Davies expirait hier.Son corps sera transporté à la morgue où le coroner tiendra une enquête.LA SOIREE DES McGILL La soirée théâtrale des étudiants Lundi.— Par le Campania, à 1.00 de l’Université McGill aura lieu le 7 Il y a eu, samedi soir, à la salle Chagnon, rue Ontario, une réunion d’ouvriers cigariers, qui a été des mieux réussies.Cette réunion avait pour but de célébrer l’entrée en fonctions, pour la vingtième année de M.Adolphe Gariépy, secrétaire de l’Union des Cigariers.Une adresse fut lue au héros de la fête, par M.B.Drolet, président «le l’union des cigariers.M.A.Gariépy répondit en termes fort heureux.On lui offrit au nom de son union, et de ses camarades reconnaissants, une magnifique bague en or, ornée d’un riche diamant.Des discours furent ensuite prononcés par MM.B.Drolet, Jos .Larocque, L.A.Girard, et autres.Puis des chansons et chansonnettes, la musique, et divers morceaux de déclamation, le tout très intéressant, terminèrent cette joyeuse fête de famille.Les organisateurs furent MM.B.Drolet, Joseph Lemire, A.Lafrance.A.Boisvert, P.Sigouin, Parmi les nombreux camarades qui assistaient à cette fête, on a relevé les noms suivants: MM.B, Drolet, président de l’union, A.Gariépy, el ses deux fils, Adolphe el Joseph, Jos.Lemire, I).Riopelle, A.Mérineau, Ernest Picard, A.Saint-Jean, E.Desforges, E.Gadieux, Eusèbe Picard, A.Dû-rocher, Léonce (tréteau, E.Gagnon, C.Contant, H.Brazeau, E.Forest, Ed.Clermont, O.Gagné.P.Trudeau, A Barbeau.Jos.Bicher, L.Dufresne, A.Courteau, E.Albano, A.liacette, T.Gaudreau, E.Auger, A.Villeneuve, E.Villeneuve, F.Ménard.Georges Jobin, G.Sarrazin, Jos.Marquette, G.Charland, A.Bus-sière, A.Guimont, H.Lauzon, J.A.Leduc, H.Delville, A.Boisvert, W.Guay, E.Letourneau, A.Venue, A.Rochon, A.Durocher, E.Pellerin, E Robitaille, E.Gingras, .1.B.Archambault, E.Paré, I).Mon1 petit, F.Lacombe, L.A.Girard, G.Guin-«ion, J.C.Mérineau, D.Lprion, C.Gholette, O.Leblanc, E.Millette, Louis Yandelac, H.Contant, etc., etc.CHEZ LES CORDONNIERS Le conseil conjoint des cordonniers, doil se réunir extraordinairement, ce soir, 30 courant, à la salle Dionne, pour affaires urgentes.Par ordre: Jos.O’Reilly.Agent d’affaires.REUNIONS POUR CE SOIR:— ôièmr LUNDI DU MOIS AU TEMPLE DU TRAVAIL:— (Service particulier) Paris, 28.— M.Blondeau de Quim-perlé (Finistère) , était à la chasse, il y a quelques jours, lorsqu’il abattit une mouette.A l’une des pattes de l’oiseau se trouvait un anneau avec cette inscription : "1869: Priè- re de renvoyer au bureau zoologique d’Héligoland.” En 1869, Héligoland, lie allemande de la mer du Nord, appelée maintenant Helgoland, appartenait à l’Angleterre.M.Blondeau a conservé la mouette dans l’espoir d’apprendre si l’oiseau avait vraiment l’âge indiqué par l’anneau.AUTOUR DU MONDE $639.10 UN VOYAGE DE 75 JOUES Départ de Montréal pour faire raccordement avec “EMPRESS OF RUSSIA” Qui part de Southampton, le 1er Avril PORTS D’ESCALE Gibraltar, Villefranche, Port Said, Suez, Colombo, Penang.Singapore, Hong Kong, Shanghaï, Nagasaki, Kobe, Yokohama et Vancouver Pour $50.00 de plus, y compris frais d’hôtel.on fera des excursions additionnelles:—• De Gibraltar à l’Algérie, en Espagne, de Villefranche à Nice et Monacco, de Port Saïd au Caire, aux Pyramides et de là à Suez, Colombo.Excursions intéressantes dans l’Sle de Ceylan.Il y aura une seconde excursion autour du monde qui fera raccordement avec P “EMPRESS OF ASIA” qui part de Southampton le 27 mai.Fêtes du Jour de l’An Taux d’un billet simple pour aller et retour.Service de trains spéciaux.Fameux objet d’art retrouvé CHANGEMENT D’HORAIRE Le train qui part maintenant de la gare de la rue Windsor ù 10.10 a.m.pour Winnipeg, sera supprimé après le 31 décembre.BUREAUX DES BILLETS : lil-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125, ou gaves Place Vigor et Windsor .i MONTREAL et TORONTO Venise, 28.— La police a retrouvé : 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m le fameux objet évalué à 50,000 W»gons snlun.restf urant et Inbliothèqu, r ;i one- o «ur les traing de jour: wagons-lit» Pullman, francs, qui fut vole il y a deux ans a 4clttirég ^ r électricité, sur les train» de nuit.l’église (le Saint-Vitus, a teltre (Ve- seule boute a VOIE DOUBLB n6tie)’ ., , L’ INTERNATIONAL LIMITED” La police avait appris 0uo le voleur, train i ar excellence du canadh un terrassier QU nom de Menagasi, quitta Montréal pour Toronto et Chicag* était allé à Paris pour essayer de le à 9.ao a.m., tous le» jour*, vendre.Des détectives, se faisant passer pour des marchands d’objets, lui firent entendre qu’il devait retourner en Italie pour faire ses propositions de vente.A son arrivée il fut arrêté.Les décorations de Mgr Lanusse (Service particulier) Paris, 28.— On a annoncé récem-ment qu’on allait vendre aux enchères les décorations de Mgr Lanusse, l’excellent et digne aumônier de Saint-Cyr, provenant de sa succession.Cette vente a eu lieu à Bordeaux et a produit une somme de 2,250 francs.Elles ont été achetées par deux parents du vénérable prélat et offertes par eux au musée de Saint-Cyr, par l’intermédiaire de la société La Saint-Cyrienne! Parmi ces décorations figure la croix de la Légion d’honneur, sur laquelle Mgr Lanusse reçut, à Sedan, un éclat d’obus qui, par ricochet, tua un capitaine blessé auquel l’abbé Lanusse donnait à baiser sa croix d’aumônier.EQUIPEMENT SUPERIEUR JOUR DES ROIS Des billets nller et retour seront h vendrf entre toutes les stations en Cunada, Ottawa, Oôtoau Jet., et à l’est au prix d’un BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ du 3 nu (’> janvier; limite de retour 8 janvier.JOUR DE L’AN DES BILLETS D’ALLER ET RETOUR seront vendus entre toutes les stations au Ca nada : aussi Massena Springs, Rouses Point, N.Y.,; Swanton, Island Pond, Vt., ; et les stations intermédiaires, nu taux de UN BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ, 31 décembre, 1er janvier; limit» de retour, 2 janvier.BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE ET UN TIERS Départ, jusqu'au 1er janvier; limite de retour.2 janvier.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLE: 122 rue Saint Jacques.Tél.Main 6905 ot gare Bonaventure.Banque Provinciale du Canada His Majesty’s Theatre COMPAGNIE D’OPERA DE MONTREAL REPERTOIRE POUR LA SEMAINE PRG CHAINE Ce soir, à 8, MADAME BUTTERFLY.— Nielsen, Course, Gaudonzi, Polese, Goddard, Cervi.Mardi.31 décembre, à 8, FAUST.— La Palme, Laffitte, Huberty.Mercredi soir, 1er Janvier, à 8, (à prix populaires), THAIS.— Melle, Riddez, Conrad, Goddard, Choiscul.Jeudi, 2 janvier à 8.(Programme double), NOEL ET OAVALLERIA RUSTICANA.— Mells, Ingram, Ferrnbini, Choiscul, Conrad, Riddez, Cortada, Montella.Vendredi, 3 janvier, à 8, LE BARBIER DE SEVILLE.—Nielsen, Burk, Ramella, Fornari, Cervi, Huberty.Samedi, 4 janvier, à 8.HERODIADE.— Amsden, Laffitte, Riddez, Goddard, Clnessens.Prix réguliers: 50c à $3.00; mercredi soir, 26c à $1.60; concerts, 25c à $1.00.On peut aussi retenir des sièges chez Archambault, 312 rue Sainte-Catherine Est.DIVIDENDE TRIMESTRIEL No.36 Avis est par les présentes donné qu’un dividende de un et demi pour cent (11-2 p.c.) ETANT AU TAUX DE SIX POUR CENT L’AN sur le capital payé de cette institution a été déclaré pour le trimestre finissant le 31 décembre 1912, et sera payable au Bureau Chef de la banque à Montréal, et à ses succursales, le ou après le deuxième jour de janvier 1913 aux actionnaires enregistrés dans les livres le 23 décembre prochain.L’assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu au Bureau Chef de cette institution, mercredi, le 22 janvier 1913, à midi.Par ordre du Bureau de Direction, TANCREDE BIENVENU.Gérant, général.i Montréal, 29 novembre 1912.Feuilleton du " Devoir ” c LES JUSTES par CHAMPOL Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.r 25 (Suite) Deux ncures l'assassinaient.LF DEJEUNER Pour cc grand déjeuner de re-'our de noces chez la princesse, Yvonne fut prête la première, cl, loute pomponnée, en linon rose garni de Valenciennes, vint frapper a la porte de sa soeur: —- Allons, Charlotte.GommenlJ lu n’es pas habiïîéc?— Non.Je ne sais même pas si j’irai à ce déjeuner.J’ai mal à la tète.i£ Toujours!.Une migraine chaque fois qu’on doil sortir! Ohl "Rangement de ton, celle impereep- tu sais, ça ne colle plus! C'était encore une élégance nouvelle, ce petit argot, une gentillesse de jeune femme, une de ces audace»; dont les maris s’amusent parce que e'est d'eux qu’on les apprend.Cela venait-il d'Hubert aussi ce tible insolence d’Yvonne envers s» pctile mère d’autrefois?Certainement non; et, cependant, n'était-il pas l’auteur de ce renver-senicnl des situations respectives, qui entraînait une modification dans les attitudes?Au lieu d’une petite fille, Yvonne sc trouvait être une femme mariée, bien plus mariée même que Charlotte, qui, d’après certaine*.) gens, ne Fêlait plus.De là une supériorité qu'inouïs-eiemment la jeune Mme de l’ave* relies senlail el laissait senlir aux autres.— Voyons, qu’est-cc que tu vas mettre?reprit-elle, fouillant dans les armoires de Charlotte.Et, rendue un peu dédaigneuse par ses propres splendeurs : — Des vieilleries!.Tu ne t’es done rien fait faire de eet été?Tiens, mets ta robe de la bataille des fleurs.A ee souvenir évoqué de la bataille des fleurs, Mme de Soyssel eut un léger mouvement nerveux qui échappa à Yvonne, et revêtant sans protesicr la banale petite robe de soie grisaille, une robe choi-Mc exprès pour passer inaperçue: — C'est vrai, avoua-t-elle, j’ai clé très économe, et pas seulement par goût.Mes affaires marchent mal.Même, ce matin, on me é-clame une petite somme nécessaire à certains arrangements, et.je ne l'ai pas.— C’est lout ça qui t’agite! fit Yvonne condescendante.H fallait quelque expérience pour discerner chez Mme de Soys-j sel une agitation qui ne se trahis-|*.nit extérieurement quo par un peu de rigidité dans les traits et d'embarras l'anx In parole.Mais Yvonne n'approfondit pas davantage el force fut à sa soeur d’achever: —- Voudrais-tu demander à Hubert de me faire retle pelile avan- ce j La requête était inattendue; tou- tefois, il s’agissait d’une chose si simple qu’Yvonne n’hésita pas.— Certainement, tout de smite.Elle courut chez son mari el, gaiement, la tète à la porte; — On demande à parler à monsieur.pour affaires, cria-t-elle.— Je ne fais pas d’affaires a cette heure-ci, déclara Hubert, qui, toujours correct, prêt à l’heure, enfilait ses gants.— Pas même avec moi?Il sourit.— Avec toi?.Je comprends!.Combien veux-tu?— Ah! je ne sais pas.— Pour quoi faire?— Ah! je ne sais lias non plus.— Ca se complique.Nous en reparlerons.— Du tout.C’est pressé! C’est ! pour Charlotte.Elle s'expliqua, surprise de voir j Hubert s’assombrir soudain au lieu j d'aller tout de suite à son tiroir.— Je vais parler à Charlotte, dit-il, passant chez sa belle-soeur.Et.de relte voix particulière, froide, blanche, qu’on prend dès qu’il s’agit d’argent : — Je n’ai pas bien compris cc que vous désiriez, Charlotte, commença-t-il.Tandis que Mme de Soyssel répondait, ses paroles se décoloraient aussi, n’avaient plut) ni force ni vraiscmblanee.Jamais Hubert ne put se rendre compte de l’arrangement qu’elle voulail faire.— N’étant pas au courant, je ne puis vous conseiller, insinua-t-il.Enfin, qu’est-ce qu’il vous faut?— Six mille francs.Ce chiffre, qui sortait avec peine des lèvres de Mme de Soyssel.dépassai! les prévisions d'Hubert, mais, trop galant homme pour le laisser voir: — Je ne les ai pas ici, fit-il observer.Si vous voulez bien attendre à demain.— Pourriez-vous me donner déjà ce que vous avez?— Très volontiers! Il lira de son portefeuille un billet de mille francs et un de cinq cents et les tendit à la jeune femme, qui devait être intérieurement de plus en plus agitée, car elle sc raidissait de plus en plus.— Merci, Hubert, dit-elle, la gorge sèche.Demandé cl rendu, ce service n’ajoutait pas à l’intimité, comme c'eût été naturel.Mme de Soyssel | ne paraissait pas soulagée, Hubert, pas satisfait.Non que celle brèche à ses finan-j ces prospères lui importât le • moins du monde.La veille, il ; avait voulu acheter à Yvonne une i aigrette de quinze mille francs qui, d’aprè*; lui.manquait à son éerin.Mais, à défaut de son «va-: rire, sa correction .s’cffatouehnil.S’il est d’usage de donner des diamants à sa femme, on ne prèle pas généralement de l’argent à sa bcl- le-soeur, ou, du moins, si on fait des affaires en famille, s’explique-t-on franchement, et il ne comprenait pas bien pourquoi, en matière d’intérêt, on ne prenait pas ‘son avis à lui, un homme, à présent le maître de la maison, surtout lorsqu’on recourait à sa bourse.il se rendait cette justice d’avoir été très bon pour Charlotte, d'avoir pour elle passé sur bien des désagréments, outre celui de mettre un tiers dans son ménage.S’il se fût agi d’une belle-soeur non mariée, rien n'eûl été plus naturel, et relativement plus facile que de lui servir de père; mais tout se trouvait singulièrement compliqué par ce malheureux mariage qui émancipait Charlotte, ee malheureux divorce qui la laissait sans protecteur, faisant d’elle une sorte de créature hybride, au nom incertain, à la situation vague cuire le veuvage et le célibat.Dénué 'de loute autorité sur Charlotte, Hubert n’en étail pas moins responsable d’elle, comme l’est toul homme d’une femme de sa famille qui vil chez lui; cl, malgré son excellent caractère, celle-ci ne s en rien les difficul- tés conlradirtoires de celle tâche ingrate.Très doucement, très gracieusement, elle avait, dès les premiers jours de la vie commune, affirmé >011 indépendance; et, ce malin-là, tandis qu’ils sortaient ensemble, Hubert remarquait encore ks dei boîtes aux lettres suspendues l’entrée de la grille du jardii Non seulement les affaires de Mn de Soyssel, mais jusqu’à sa corn pondanee, devaient être soigneus ment dérobées à toule investis lion.— Quoi qu’on en dise, ce n'c pas moi qui manque le plus de co fiance, songea-t-il, choqué décid ment., Par bonheur, on arrivait eh la princesse.C'était un phénomène, bien co nu de tons ses amis, qu’en entra chez elle on sc dégageait de bca coup de préoccupations: on éprouvait eomnic eet allégement i l’almosphèrc ressenti sur les ha leurs; tant el si bien qu’ad rein on s’étonnait parfois du chetn qu’on avail pu franchir, des éla dont on s'était trouvé capable.Dans le flamboiement de rrl journée d’été, le palais Snlinkr ne ressemblait guère à ee qu’j! éf: apparu à Hubert lors de sa pi mière visite norlurne.(A niivr») 5025 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI, 30 DECEMBRE 1012 VOL.III.— No W/.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison.10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.Aujourd'hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd'hui minimum .Même date l'an dernier 35 10 32 .4 BAROMETRE 8 heures matin.29.67 11 heures matin.29.58 Midi.29.55 DEMAIN NUAGEUX AVEC PLUIE.La mort de Von iLa “prison de la 1 U C KinderlenWaechter paix,” à La Haye ÇFKnTWf FÇ Gr^ve monstre Nouvelle école R LiltV/£ l’assurance de mes très affectueux sentiments en Notro-Seigneur.Ursulines de Chatam.On espère que cette école ne sera que la première d’une série d’institutions semblables qui seront fondées dans tout l’Ontario.La première école de ce genre fut Instituée par le cardinal Newman à 2‘rginham, Angleterre, et plus tard une autre fut fondée à Cleveland Ohio Une compagnie rivale (Service particulier) Londres, 30.— D’après une nouvelle de Belin parvenue au “Daily Mail” la compagnie de transatlantiques Hambourg-Américaine aurait décidé de faire concurrence aux compagnies canadiennes, américaines et japonaises, dans l’océan Pacifiques.Brûlés vifs (Service particulier) Pughkccpsie, N.-Y., 30.— George brûlés do leur Vosburgh et sa femme ont été vifs, hier matin, dans l’incendie maison.Des cultivateurs qui allaient à l’office religieux découvrirent dans les décombres le corps dos deux victimes.On avait cru A un assassinat puis à «n vol, ensuite, mais une enquête prou-ra qu’il n’y avait rien do vrai dans lotte rumeur.verture de “Tannhauser” est toujours aimée.C’est pour satisfaire un désir du public que M.Jacchia la mit au programme.Il sait bien que l’orchestre n’est pas suffisamment nombreux, pour rendre, tel qu’il convient, l’oeuvre de Wagner.MM.James Goddard et Mario Cortada ont chanté de jolies choses et furent très applaudis.Paul G.Ouimet.Un drame à Buffalo (Service porticulicr) New-York, 30.— Robert Lee Mae-Cameron, artiste peintre, de retour à New-York, après un long séjour à l’é-Iranger, où il était allé exercer son art, décoré il y a quelques mois de la Légion d’Honneur, est décédé dans son rppartement dans sa quarante-septiè-n® année.Buffalo, N.Y., 30 — En présence d’un grand nombre de dîneurs, dans un restaurant de la rue Niagara, John Valiquette, âgé de 42 ans, un sourd-muet, a poignardé, ce soir, Julie Goodie, âgée de 21 ans, une servante.Valiquette arriva aujourd’hui, de Springfield, comté d’Eriê, dans l’Intention d’épouser Mlle Goodie.11 se rendit au restaurant et, sur le refus de celle-ci de l’accompagner, il sortit nn poignard de sa poche, et l’en frappa, par trots fois, à la poitrine.La jeune fille expira une demi-heure après.Valiquette ne fit aucun effort pour prendre la fuite.Incendie près de Baltimore (Scrvico particulier) Baltimore, 30 — Un des b&timcnts de la General Manufacturing (Vy, de Canton, faubourg de Baltimore, n été détruit aujourd’hui par un ttcondio.On ne connaît pas l’origine du feu.Le# pertes sont évaluées à '•lârt.llUÛ.Ils pillent un tombeau (Soi-viue particulier) Vienne, 30.— Des vampires ont pillé hier le tombeau du comte et de la comtesse Bhcday-Grosswar-dine dans l’espoir probablement de voler une couronne ducale et des bijoux coûteux qui, selon la tradition, y sont ensevelis.Ils n’y ont trouvé que des ossements qu’ils ont jetsé sur le plancher du mausolée.On n’a pas retrouvé trace de ces vandales.que service, Tan dernier.comparés à ceux de 1912 1913 Voirie $121,921 $666,700 Aqueduc .303,597 443,232 Police .687,290 810,340 Incendie .Incinéra- 450,800 535,425 tion ., .Secrétariat 138,767 176,838 général .' .Intérêts e t fonds d’a-mortisse- 11,600 11,600 ment .2,300,000 2,675,000 Ecoles .Fonds de réserve, 3 1,250,000 1,650,000 pour cent.409,250 311,531 Pertes possi blés dans la perception des taxes .Traitements 100,000 et salaires Frais d’en- 2,615,530 3,071,081 A TAssistance Publique Près de 1,500 déshérités ont pris part à la fèto de Noël à l’Assistance publique.Les petits enfants reçurent des jouets et des friandise# et les hommes et les femmes firent honneur à un bon dîner.Les patrons et les dames patron-nesges de l'institution sc dévouèrent â qui mieux mieux afin de procurer un peu de bonheur à ccs pauvres déshérités de la fortune.Le feu à Akron, Ohio Akron, Ohio, 28 — Deux des dix édifices du matériel Akron, de la "International Harvester Company, tnt été détruits par les flammes, aujourd’hui.La compagnie fabriquait des automobiles et des Instruments de labour, et scs 1,100 employés seront temporairement, sans ouvrage.Les pertes sont do $300,000.Une conférence militaire Ottawa, 30.— On est à prendre les mesures nécessaires pour organiser une | conférence militaire canadienne, en fé-i vrier, à l’occasion de la réunion de la " Dominion Rifle Association ”, Le jOol.Sam Hughes profitera do l’aubaine pour recueillir les suggestions des officiers de toutes les parties du Canada pour améliorer notre armée de terre.Le duc de Connaught s’intéresse beaucoup à cette conférence.Une foule considérable s’était rendue sur les lieux.Avant d’assister à l’inauguration officielle de l’école, les personnes présentes entendirent les vêpres et écoutèrent une allocution de M.le curé Cre-vier, sur Tes avantagea de l’assistance régulière à l’école et sur le bien que la classe d’enseignement ménager qu’on allait ouvrir dans le nouvel édifice ne manquerait pas de produire parmi la population de Saint-Laurent.Après vêpres, en procession, M.le curé suivi de ses vicaires, MM.Va-nier et Rôlct, des commissaires d’écoles; MM.Akléric Beaulieu, pré-sidenl, Horacç Dufresne, Wilfrid Legault, V.Lcbeau, William Hodge et de toute la foule se rendit à l’école pour l’y bénir.Ce nouvel édifice, dont les plans ont été fournis par M.l’architecte Dalbé Viau, est un des plus beaux du genre que nous ayons vus.On a fait preuve, dans la construction de l’école, de beaucoup de souci des lois d’hygiène.Les huit salles de classes sont aménagées de splendide façon; chaque pièce est éclairée par 'de très grandes fenêtres par où pénètre abondamment la lu^ mière et le bon air et possède au moins deux appareils propres à Renouveler l’air.Chaque classe possède son vestiaire, et à tous les étages, il y a de ces fontaines spéciales qui permettent aux enfants d’y boire sans toucher de leurs lèvres les bords de la tige de fer d’où jaillit l’eau.Deux vastes salles de récréation bien éclairées et bien aérées permettent aux élèves de s’amuser à coeur-joie.y L’éclairage arlificiel est sans reproche.Bref, les commissaires d’écoles de Saint-Laurent méritent des félicitations pour avoir su doter leur paroisse d'un édifice aussi moderne.Tout y est beau, propre, coquet, tout respire le progrès.L’école fut ouverte le 15 novembre et déjà près de deux cents enfants la fréquentent II est très curieux et tout à fait gentil, de voir toutes ces petites figures de bonshommes et de petites filles de cinq à sept ans, qui s’accrochent aux robes des bonnes religieuses de Ste-Croix, comme à celles de leur mère, dont ils retrouvent la bonté et la puissance éducatrice chez leurs maîtresses.garçons serait la plus égrosse que: A Farnham et à Cartierville, on New-York ait encore vue depuis des est à construire deux écoles en tous tretien, réparations, dépenses gé né ral es d’administration .F o n d s de pension, r a j u s lenient des salaires .1,597,620 2,457,968 107,290 voir, la Voi- annêes, si elle devenait aussi complète que les chefs menacent de la faire.La valeur totale des vêtements confectionnée chaque année à New-York est d’environ 350,000,000.Ce sera la première grande grève que cette industrie aura connue ici.Les principales demandes des grévistes sont: La journée de huit heures; augmentation de 20 pour cent sur les salaires, avec salaire minimum de $10 par semaine pour les femmes et de $16 pour les hommes; abolition du travail des enfants et du travail à domicile.Il n’y a pas eu de négociations avec les patrons et on affirme que ces derniers ont refusé de traiter avec l’Union.La grève a été décidée par un vote auquel 40,000 ouvriers ont pris part.LA GREVE EST DECLAREE (Service particulier) New-York, 30.— Environ 126,000 ouvriers en confection, hommes, femmes et enfants, se sont mis en grève, aujourd’hui, immobilisant les machines de 4,000 manufactures.Les grévistes demandent un salaire plus élevé et de meilleures conditions de travail.Ils ont loué environ soixante salles de réunion par toute la ville.Les chefs ont recommandé de ne pas se livrer à des scènes de désordre, et les employés ont quitté le travail sans manifestation hostile aux patrons, ce matin.points semblables à celle de Saint-Laurent, Pièces d’or anciennes UNE NOUVELLE DECOUVERTE VIENT D’ETRE FAITE SUR LES RUINES DE L’ANCIENNE ROME Candidats aux élections • municipales Nicolet, 29.—Un comité do citoyens a choisi, aujourd’hui, dos candidats pour les prochaines élections municipales, qui auront lieu le 1er février.Ceux '>ui brigueront les suffrages sont : ü la mairie, M.J, Courteau, marchand ; à l’échevinnt, Dr J.A.Turcotte, cx-M.P., Pierre Noury, commerçant ; J.A.Sévigny, manuiactu.rier.A KINGSTON.(Sennce particulier) Gotnmc on peut lé rie obtient la grosse part.Les commissaires annoncent qu’ils veulent donner à ce service toute l’importance qu’il mérite et, en particulier, qu’ils perfectionneront le service du nettoyage des rues.Dans je budget supplémentaire de mai, ils demanderont encore $600,000 à $700,000 pour ce service.liés le commencement de janvier, les commissaires répartiront les salaires et traitements de tous I les fonctionnaires et employés autres que ceux dont la nomination appartient encore au conseil el que nous avons nommés plus haut.S’il y a des changements dans 1c tien allemande personnel, les commissaires le décideront alors.Four le moment, ils n’en font aucun.Us sont décidés à faire de Montréal une ville propre et leur intention est d’organiser un service permanent de réparations.Le revenu dont dispose la Ville pour l'administration de 1913 est Kingston, 30.— L’éohovin Samuel Bailey et Timothy J, Rigney ont posé leur candidature à In mairie.Un complot à Breslau (Servie# particulier) Berlin, 30.— Plusieurs hommes et femmes ont été arrêtés »\ Buslau, capitale de la Silésie, pour participation à une vaste conspiration.La correspondance saisie révéla qu’on devait détruire tous tes ponts près de Breslau, dans le cas d’une mohtlisa- de $10,384,473, ainsi Taxe foncière.Knu.Affaires .Autres revenus.Revenu probable do décembre .répartis, si;.814,802 1,076,58(1 840,120 1,632,005 90,622 La Noel en Angleterre LE MAUVAIS TEMPS EN A FAIT UNE FETE TRISTE.—AUGMENTATION ALARMANTE DE LA MENDICITE.(Service particulier) Londres, 30.— L’Angleterre en général et Londres en particulier ont passé la Noël la plus désagréable et triste qui se puisse voir.D’un ciel de plomb est tombée une pluie incessante.Partout le vent a soufflé avec violence.Il n'y a pas eu de grand désastre, mais une foule de petits accidents ça et là.Dans un incendie à Dalban, quatre personnes ont perdu la vie; à Dundee, quatre enfants se sont fait «tuer ; dans le Yorkshire un petit garçon u par accident tué sa soeur; l’aviateur Petre s’est fait tuer, etc.Il n’y avait heureusement pus de journaux le jour de Noël et l’on n’en a rien su que le lendemain.On n beaucoup parlé de la prospérité sans precedent de l’Angleterre en 1912, mais le lendemain de Noël, le Times a publié une pleine page concernant l’énorme augmentation de In mendicité.Malgré l’émigration, les pensions de vieillesse, etc., la situation est plus grave qu’elle ne l’était à la fin de l’an dernier et au commencement de cette année.Le Times l’attribue pour une grande partie aux difficultés qui ont surgi dans le m«*ut« ouvrier.(Service particulier) Rome, 30.— On annonce de nouvelles découvertes ir/oortantes dans les ruines de l'ancienne Rome.Deux terrassiers qui étaient occupés â démolir la base d’une muraille datant du Moyen Age ont trouvé un certain nombre de pièces d’or.Les ouvriers divisèrent sans en rien dire les pièces entre eux et les vendirent à un anti quaire plusieurs dollars chacune.Cependant la nouvelle de la découverte transpira et la police arrêta les deux terrassiers qui.aidèrent à découvrir les pièces.Elles sont maintenant au musée d’histoire naturelle.Toutes sont très rares et donnent un beau spécimen de la monnaie papale au 15ëme siècle, dans la république de Florence et dans certains duchés de la Hongrie.La muraille appartenait certainement à un monastère.On a continué les fouilles sans nouvelle découverte.Entrepôts incendiés (Service particulier) Winnipeg, 30.— Le feu a détruit es matin un des entrepôts de l’Impe-rial Oil Coy, rue Logan, causant des dommages pour près de $50,000.Cette compagnie avait quatre en.rnôts dans la rue Logan, chac m (l’eut contenant soixante-dix mille gall, ms de pétrole.A l’heure où cette dépêche nous est parvenue, les pompiers avaient réussi à maîtriser l'incendie.L'entrepôt détruit avait 120 pied» de longueur par cinquante.NAISSANCE SMYTH.— Mary Catherine Conroy, née le 27 novembre 1912, à M.ef Mme T.Taggart Smyth, 148 rue Ste-Famille, à Montréal.DECES POITRAS.— A Montréal, le 29 dé-ccmbre 1912, à l’âge de 27 ans, es( décédée Emerentienne Gosselin, épouse bien-aimée de A.D.Poitra#, voyageur de commerce.Les funérailles auront lieu mardi, le 31 courant.Le convoi funèbre partira do la demeure de son beau-frère, J.H.Berthelet, No 6383 rue Saint-Denis, à 8 heures a.m,, pour se rendre à l’église du Sault-au Récollet, of le service sera célébré, et de là au ci metière, lieu do la sépulture.Parents et amis sont priés d'y a*« sister sans autre invitation.
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