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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 décembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-12-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME III-No.302 -1-7- MONTREAL, LUNDI 23 DECEMBRE, 1912 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA Réclacfrion et Administration 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.# ________________ *0* TELEPHONES : ADMINISTRATION: M % '61 REDACTION: Main 746i £ FAIS CE QUE DOIS ! % % Snobisme Colonial La première f'oM qu’il fut question, dans la presse, de la nomination de Son Altesse Royale le duc de Connaught, au poste de gouverneur-général, le Devoir fut l’un des premiers journaux canadiens à s’en réjouir.Il crut même devoir prendre à contre-pied l’opinion de l’un des organes du parti libéral, le Star, de Toronto, qui redoutait l’ingérence d’un prince du sang dans les querelles de parti.(1) Sur ce point, nous n’avons pas changé d’avis : Monsieur le duc de Connaught restera, nous en sommes convaincus, dans les strictes limites de son rôle constitutionnel et ne sera nullement tenté de se servir de ses fondions et de son prestige pour faire, comme son intéressant et très remuant prédécesseur, de la propagande impérialiste.Mais le journal de Toronto signalait un autre danger, de bien moindre importance, du reste: la recrudescence du flunkeyisme et du snobisme, à Ottawa et partout où se transporterait la “cour” vice-royale.Sur ce point, le Star avait raison; il connaissait mieux que nous la force d’expansion de la vanité des.parvenus, mâles et femelles, qui donnent ie “ton” à notre “société.” On raconte, à ce sujet, des choses mirobolantes.Un tas de “dames” et de “demoiselles” d’Ottawa ont attrapé force indigestions et se sont détraqué les nerfs et l’estomac afin d’apprendre à fumer “comme la duchesse”.On a faitvvenir de l’étranger des professeurs de révérences, de plongeons et de "maintiens gracieux”.L’idée n’est pas mauvaise en soi, et l’on ne saurait dire que les manières de notre “aristocratie” n’avaient jrien à apprendre.Seulement, comme cette éducation s’est faite très Vite et très tard, tout cela manque légèrement de grâce naturelle et ressemble un peu aux “gestes nobles” de comédiens de troisième ordre, s’essayant sur les premiers rôles en tournée de province.Quelques-unes de ces dames semblent répéter en soupirant cette confidence d’une femme de ministre fédéral à l’une de ses amies de jeunesse—toutes deux, notez bien, les femmes les plus honnêtes du monde: “Ah! ma chère, que t’as donc de la chance de pas être une femme publique!” Tant que ces niaiseries restent dans le domaine du papotage, du maquillage et du tortillage féminins, personne n’en souffre.sauf le bon goût, le bon sens, et aussi l’estomac et les nerfs de ces dames.Mais les prétentions de ces perruches pénètrent jusque dans la vie publique.de leurs maris.C’est le secret de Polichinelle qu’un jeune député de grande valeur a été écarté du ministère, parce qu’il s’est mésallié avec une jeune femme, charrnènte et fort bien élevée, qui avait le tort, avant son mariage, de gagner honnêtement sa vie.Songez donc, une ancienne employée de bureau, femme de ménisse, présentée aux princesses, sur le même pied que “l’honorable” madame X, et ayant préséance sur Madame “sénateur” Y, ou madame “juge” Z! Notez bien que les mères ou les grand’mèreS de plusieurs de ces “damés” ou de leurs “honorables” conjoints, ont gardé les vaches du lomestcad ancestral, ou lavé les assiettes dans quelque maison de pension.Mais depuis leur entrée dans la “vie publique”, leurs descendantes ont soigneusement fermé la porte de leur mémoire et fini par croire sérieusement à leur “origine distinguée.” • « « Du reste, on aurait tort de croire que les “dames” sont seules at-ieinles de ce snobisme grotesque.Voici un incident où nos “messieurs” figurent dans toute leur splendeur jourdanesque: Samedi, l’agence de la presse canadienne transmettait à tous les journaux du pays la dépêche suivante, évidemment “communiquée” de Rideau Hall: , Ottawa, 21.—Quelques personnes ont al taché une signification particulière an fait que leurs Altesses Royales la duchesse de Connaught et la princesse Palricia n’étaient pas à la Chambre lorsque sir Wilfrid Laurier a prononcé son discours en réponse à celui de M.Borden.La vérilê est que Leurs Altesses passaient la semaine à Montréal.C’était donc une raison majeure.Mercredi dernier, la duchesse et la princesse assistaient au début du discours de M.Foster, mais furent contraintes de quitter la salle afin d'aller présider un récital dont elles avaient accepté le patronage.Elles se proposent d’eulcndre la réponse de M.Gulhrie à M.Fosler.Ce qui est moins connu du gros public, en dehors d’Ottawa, c’est l’origine de cette dépêche lancée à tous les coins du pays.Mais dans le village qui nous sert de “Washington du Nord”, tout le monde en parle.C’est, pour l’instant, le principal potin des “épouses” de politiciens véreux et de parvenus bedonnants dont se compose, en majeure partie, “l’aristocratie de la capitale.” Cet incident diplomatique, ce nuage qui plane, menaçant, sur la paix du monde, ce prodrome de tempête, plus angoissant que le “péril allemand", plus imminent que les exigences de la confédération balkanique, plus embarrassant que l’opiniâtreté de la Sublime Porte—c’est que les libéraux sont furieux de la préférence accordée par les princesses aux performers torys, dans les scènes d’opéra-bouffe que jouent les “représentants de la nation”.Ils trouvent que leurs clowns et leurs demoiselles à maillots rouges valent autant Ta peine d’être entendus et contemplés que les travestis bleus de la troupe ministérielle.Que Leurs Altesses Royales y prennent garde: il y a, à l’origine des révolutions, autant de vanités offensées que de droits foulés ou d’injustices souffertes.Parmi les voix avinées qui hurlaient: “A mort l’Autrichienne!” celles des poètes méconnus, des histrions siffles et des hâbleurs inéeoutés, dominaient les cris brutaux mais sincères des affamés de pain, de justice et d’égalité sociale.On Ta évidemment compris à Rideau Hall, puisqu’on a jugé néccs-iaire d’envoyer à toutes les cités, villes, villages et bourgades du Canada, cette dépêche aussi rassurante que le discours de bienvenue de M.Asquith aux délégués du Congrès de la paix, à Londres.* » • Et voilà donc ces pauvres princesses condamnées à entendre un longe pour chaque bleu qu’elles auront écouté, â contempler les contor-lions d’un grit pour équilibrer te culbutes de chaque tory qu’elles auront eu l’imprudence de regarder./ Après avoir applaudi aux coups de piston héroïques du maigre M.Foster, il va leur falloir écouter avec une attention sympathique les ronflements du trombone du gros M.Guthrie.Mais vont-elles s’arrêter là?Et nos “compatriotes?” Il est étonnant que cerlairis politiciens et journalistes canadiens-français, qui reprennent d’ordinaire, par les exigences de la vanité, la revanche des principes qu’ils sacrifient, n’aient pas encore protesté contre l’exclusivisme de race pratiqué par les princesses.Quoi?Elles ont entendu deux orateurs de langue anglaise; et cite n’ont pas encore écouté de “patriote” canadien-français?Elles sont allées voir comment M.Foster, T Attila des Forestiers Indépendants, s’y prend pour écrabouiller les ennemis de l’Empire.Mais elles ont refusé d’assister aux savantes évolutions du “nationaliste” L.P.Pelletier, déguisé en Arlequin impérialiste.Elles ont même poussé le mauvais goût jusqu’à dédaigner les lafortuniaiseries de l’incommensurable D.A.et les protestations de son amour pour sa "belle-mère” l’Angleterre.C’est encore ce que les princesses ont perdu de mieux.Car D.A., héritier des traditions d’élégance et de courtoisie du grand siècle, alors que les derniers mousquetaires dérobaient le coeur des belles à la pointe de* fleurets et des hémistiches galants,—oui D.A.—pseudonyme modeste du d’Artagnan de Montcalm—n’aurait pas manqué de leur décocher cet hommage “strident”: “Honorables savantes princesses, n’éeoutez pas les savants messieurs adversaires.C’est à moi que vous devez prêter vo*; chastes oreilles: car je parle au nom du Roi.votre neveu et votre cousin, que je représente devant les grands et petits jurés de Montréal, la plus grande ville du Canada.” A part le divertissement qu’elles y auraient trouvé, les princesse* de la maison vice-royale auraient ainsi maintenu un juste équilibre entre les partis et les races, les nationalités et les religions—et les diverses catégorie* de farceurs publics.# # * Il y a bien dans tout cela un élément de sérieux.Personne ne semble y avoir pensé, peut-être parce que tout le monde était très occupé à prendre au sérieux ce qui ne Tétait pas.C’est qu’au parlement britannique, aucun membre de la famille ro-yalc ne songerait à paraître dans l’enceinte de la Chambre des Communes.Si quelqu’un s’avisait de faire cette observation à Rideua Hall, on hti répondrait sans doute: “Autre pays, autres mocur*.Dans une colonie dont le parlement se transforme en café-chantant, où toutes les performances se lefminent.comme les concerts de charité et les banquçts, par le chant du God save the King, où d’anciens partisans de Tindé-pendance, annexionnistes dcguftésè protestent de leur dévouement à (1) Voir le “Devoir” du 16 janvier 1911 et du 19 octobre 1911.l’Empire avec des trémolos dans la voix, où d’aneiens “nationaux” enragés, qui ont encore dans le gosier un bout de la corde de Ricl, dénoncent la “guerre civile”—tout le monde, le Roi comme l’ouvrier, la princesse comme la demoiselle de magasin, peut bien entrer quand il lui plaît, comme au théâtre, et sortir quand la pièce traîne en longueur ou que l’acteur bafouille, en anglais ou en français, en ronge ou en bleu.' Et, ma foi, qu’aurions-nous à répliquer?Henri BOURASSA.BILLET Dü SOIR PEINTURE ?Pour inaugurer son nouvel hôtel de la rue Sherbrooke l’Art Association expose quelque deux cents tableaux, dont la plupart appartiennent à des collections particulières.Celte exposition, relativement considérable et très intéressante, est un enseignement pour les peintres et pour le public.Si elle offre à ceux-là des modèles, elle permet à celui-ci de cultiver son goût, elle est propre aussi à lui inculquer quelques notions sur l’histoire de la peinture; car elle présente des spécimens de la manière française, anglaise, hollandaise, espagnole, flamande et italienne.Une analyse succinte du catalogue donnera quelque id,ée de.l’exposition.C’est l’école française qui est le plus' abondamment représentée.Voici, d’abord, Madame Mercier, de Greuze, dont on ne saurait trop admirer la délicatesse du rendu et la grâce souriante, et souple, et vivante.Et voici trois Delacroix, ce peintre plein de mouvement, de vie, d'audace, et qui fut l’un des derniers romantiques.Tout à côté, Daumier, son contemporain, mais qui fut un grand réaliste.Et voici enfin la pléiade de paysagistes qui, chacun à sa manière, peignirent avec ferveur la terre et le ciel de France : Corot, Rousseau, Jules Dû-pré, Millet, Daubigny, Trayon, Collet cl enfin Courbet, qui mit définitivement en faveur le réalisme français.L’école anglaise est aussi fort brillamment représentée.D’abord, William Hogarth, qui fut (au début du XVIIIe siècle) le premier grand artiste anglais, et qui ambitionna d’être un peintre moraliste.Viennent ensuite trois précurseurs: Reynolds et Gainsborough, deux célèbres coloristes, admirateurs de Van Dyck, et dont le second créa le paysage anglais qui devait florir au XIXe; et Romney, que la.couleur préoccupa au même titre que la ligne.Lawrence les suivit de près, qui se fit remarquer par sa grande fraîcheur; puis vinrent, à une année de distance, Turner, qui avait l’imagination fougueuse.et Constable, qui observa le mieux la nature anglaise.Enfin Rossetti arrivant après les portraitistes • et paysagistes de haute valeur, mil son pinceau au service de la “ confrérie préraphaélite”, qui prétendit renouveler l’inspiration.On peut contempler de précieuses toiles hollandaises: quelques portraits de.Hais où éclate une vie vigoureuse; six tableaux de Rembrandt, le merveilleux dispensateur de la lumière et de l’ombre ; deux paysages de Ruysdael; des marines de Van de Velde, qui fui surtout célèbre animalier, et deux oeuvres de son élève Van Goyen.Loth quittant Sodomc avec ses filles donne une idée de la richesse des formes et du somptueux coloris de Rubens, qui a traité tous les sujets.Lui et son élève Van Dyck, auteur lui aussi d’oeuvres fort diverses, mais qui doit surtout sa célébrité d ses portraits, représentent l’école flamande, avec Teniers, autre élève du glorieux maître, qui s'est illustré dans les motifs religieux.L'honneur de l’école espagnole est bien défendu par les Grecs (Théotocopuli) ,Grec d’origine mais dont la carrière et les oeuvres appartiennent de droit à l’Espagne; par Zurbaran.qui fut, au commencement du XVlle siècle, l’une des gloires de Séville; par Murillo, le grand mystique de l'école espagnole, et Goya, l’un des derniers, peintres célèbres de son pays.L'école italienne, dont les oeuvres sont apparemment, à Montréal.des plus rares, nous apparaît sous les espèces de la Vierge et Tenfant, de Botticelli, dont les madones sont partout reproduites, et d’un Etudiant, de Holbein, lequel sut donner à scs portraits une rare puissanqe d’expression.On peut voir encore, rue Sherbrooke, quelques primitifs, dont la naïve sincérité étonne de plus en plus à mesure que se complique ‘Tort de produire l'illusion”, et des toiles d’intérêt moindre.Cet aperçu, impuissant à décrire Vexposition de la Galerie des arts, ne, se propose pour objet que de vous engager à l’aller voir.Un reproche.Trop de tableaux sont recouverts d'une glace sur laquelle la réverbération de la lumière vous empêche de voir le sujet.Vous savons bien qu’au Louvre, depuis “l’affaire de la Joconde”, plusieurs tableaux sont de la sorte protégés contre les vandales et les maniaques ; mais tous les esthètes protestent.A la Galerie des arts il arrive que, vous plaçant devant une oeuvre, celle-ci muée en miroir vous renvoie votre propre image.Et, quelque généreusement que vous soyez doué, c'est une désillusion.Léon LORRAIN.Sur le Pont d’Avignon.M.Borden vient de câbler au président de la Navy League, en Grande-Bretagne, qu’il espère que sa “proposition de donner trois dreadnoughts à l’Amirauté non seulement contribuera uu maintien de la suprématie britannique, mais servira aussi à la cause de l’unité impériale.” M.Ames, impérialiste convaincu, félicitait Tautre jour M.Borden d’avoir vu vers quelle issue nous conduit son projet de loi, et de persister à y pousser le Canada.Cette issue, c’est la fédération impériale.Et le câblogramme de M.Borden justifie les dires de M.Ames.* S< fS Les oppositionnistes, au parlement anglais, parlent déjà de mettre au rancart leur chef actuel, M.Bonar Law, installé depuis quelques mois à la place de M.Balfour, et de remettre celui-ci à son ancien poste.M.Bonar Law est coupable de ne pas conduire assez vite son parti à la victoire.Même s’il est mis forcément à sa retraite, il sera tout de même encore plus heureux que Ta-miral John Byng, fusillé en 17a7, pour s’être laissé battre par La Ga-lissonnière.* • « La Grande-Bretagne veut célébrer le centenaire de la paix anglo-américaine.Y parlera-t-on un peu de la bataille de Châteauguay, gagnée, il y a cenl ans, par les Canadiens-français sur les Américains?* * * Il y a des batailles navales pour rire, aux environs des Dardanelles de ce temps-ci, entre Grecs et Turcs.Ce serait le temps d’y envoyer le Niobè el le Rainbow pour faire la patrouille, et s’illustrer dans des combats d’opéra-comique.Turcs et Grecs consentiraient peut-être à nous en débarrasser.* ï! # Un criminaliste disait récemment que, à son sens, tous les cri-njincls sont des irresponsables.Théorie outrancièrr et qui, si on la prenait au sérieux .laisserait la société en bien mauvaise posture, à l’endroit des malfaiteurs.Autrement mieux fondée est cette opinion de M.Owen Dawson, secrétaire du tribunal pour les jeunes délinquants, qui disait hier : “C’est l’entourage, et non l’hérédité, qui fait les criminels, en thèse générale.” Vieille théorie, mais qui a pour elle le bon sens, les faits, et l’appui de la masse des observateurs, s # * Samedi, la Patrie publiait la photographie de M.Pelletier, le ministre des postes, déguisé en Santa Claus.Et, le même jour, la Presse servait à ses lecteurs une tranche importante du discours du ministre des Postes aux Communes, suite bill Borden.Nos grands journaux sont pleins d’égards pour le ministre des Postes.En retour, celui-ci les laisse complaisamment violer les lois postales; le pays perd de l’argent mais le ministre a sa réclame sans payer un sou.* * # Des membres d’un club fashionable de New-York, dans le but de mystifier des jeunes filles de leur monde à l’affût de gens titrés, leur ont présenté, commet un comte d’ou-tre-mer, un cordonnier bien mis et de beau langage.Les jeunes filles, dit la Gazette, ont comblé celui-ci d’attentions et négligé les Américains, jusqu’à ce que ceux-ci leur apprissent la véritable origine du pseudo-comte.La plaisanterie est bonne; mais elle n’est pas nouvelle.Molière en a jadis fait le sujet d’une de ses plus amusantes comédies: les Précieuses Ridicules.* «s S: “Avec le projet Laurier, nous savons à quoi nous en tenir: le Canada s’engage d’une façon définie et finale”, dit le Canada, ce matin.Et il ajoute: “Avec le projet Borden, nous envoyons d’abord en Angleterre trente-cinq millions dont nous ne retirerons jamais le moindre profit, et on nous engage de plus, moralement du moins, à une “politique permanente” encore indéfinie.” Ces quelques lignes sont assez explicites pour justifier un appel au peuple sur la politique navale des deux, partis, puisque tous les deux, dit le Canada, engagent le pays finalement.j0 -]4 ™Te Saint-.Tacnufiü.n Montreal, par I.n lubbr.lé” ( a-ri'RDonsnbilitc T imi-«el.Henri Rourassa.clir:rtour-éT»nt.I f VOL.Tvî.— No.302.LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 23 DECEMBRE 191* 3 LE CONFLIT BALKANIQUE Les alliés semblent maintenant décides à continuer les host li és plutôt qu’à signer un traité de paix.— En quelques jours, ils mobiliseront 350,000 hommes entre Andrinople et Tchatalja.—Incidents de la vie du a r pondant de guerre racontés par Frederick Pajuier.Le premier-ministre de France définit une fois encore l’attitude de la France dans le conflit adtuel.— La question du ravitaillement d’Andrinople pourrait être le prétexte d’un nouveau conflit.Londres, 23.— La crise de la con- ! îérence de la paiï, géra décisive, à la léance de demain.Si les Turcs décident d'écarter leu* demande, pour le ravitaillemeut l’Andrinaple, les alliés exposeront leurs termes de paix.La conférence pourra ensuite emamer réellement les négociations.Le cabinet turc s’est réuni aujour- | l’bui, et a télégraphié ses instruc- I lions à la délégations ottomane.Tou- j tes les délégations ont eu des conférences, dans leurs hôtels respectifs, It ont envoyé de longs télégrammes à leurs gouvernements.Tous les alliés s’opposent à la demande turque, pour l'approvisionnement d’Andrinople, non seulement parce que cela donnerait un grand avantage à l’ennemi, au cas de repri- , se des hostilités, mais parce que les ; délégués n’ont pas le pouvoir de rouvrir des questions militaires, prévues par les signataires de l’armistice, à , Tchatalja.Tandis que l’on soupçonne les Turcs d’avoir essayé de gagner du temps, depuis l’ouverture de la conférence, il y a dix jours, c’est néanmoins l’opinion générale que le gçu-vernement turc, pressé par la situation politique, à'CÎonstantinople, re 'onnaîtra la situation et conclura la-paix, Les conseils donnés par it* principales puissances, à la Turquie, | sont dans cette direction.Les Bulgares déclarent que, si les Turcs ne veulent pas régler la question, et que, si aucune despuissances n’offre une médiation acceptable, les alliés sont prêts à reprendre la guer ^ re immédiatement, et à achever leur* victoire, car ils combattent, non seulement pour l’indépendance des Bal-Vans, mais aussi, pour la civilisa-li«i,et que, si aucune des puissances îitionnel de l’Est.” Les alliés déclarent que leur position militaire a été grandement fortifiée.S’ils doivent reprendre les lostilités, ils sont prêts à échelonner 350.000 hommes, entre Andrinople et Tchatalja, comprenant 100,000 Bulgares, vétérans des batailles de novembre, 150,000 recrues, anxieuses d’accomplir les exploits de leurs frères d’armes, 60,000 Serbes et 40,000 Grecs, qui peuvent se rendre à De-deagatch et Enos, à un simple appel.La colonie grecque, de Londres, a flonné un banquet, ce soir, en l’honneur des délégués grecs.Le ministre grec, J.Gennadius, présidait.Le premier ministre Venezelos reçut une grande ovation lorsqu’il se leva pour parler.Il déclara qu’une guerre victorieuse n’étendrait pus seuîe-nent es limites géographiques de la Grèce, mais qu’elle fortifierait l’âme de a nation.Le ministre bulgare a donné un »ofiter en l’honneur de la délégation bulgare.quêrantes lancées contre la chrétienté.La maçonnerie en est si solide que les Turcs en décadence n’ont pas pu le détruire à la dynamite.Béni par les générations successives de voyageurs sous les différents régimes qui de plus en plus abandonnent tout au destin et à Alla, il a livré passage à l’armée bulgare et à ses transports.Quelquefois les charriots à boeufs qui viennent du front ramènent des blessés.O’est une ambulance passablement rocailleuse, dirait un interne.Mais vous n’entendez aucune plainte.C’est à peine si un murmure échappe au malade quand une roue du véhicule tombe brusquement dans une ornière creusée entre deux pavés défectueux, sur le vieux pont.Les autres blessés qui peuvent marcher, viennent S pied et parcourent la ville, achetant des cigarettes et d’autres douceurs dans les petites boutiques de la rue principale qui ont rouvert leurs portes.Dès que leurs blessures sont cicatrisées, ils retournent au feu.j ge de l’arbitrage international et a suggéré que les grandes puissances fassent une déclaration conjointe à : l’effet que la question des Balkans ne | dégénère pas en guerre européenne et j que le tribunal de La Haye se prononce finalement sur tous les points que la conférence ne pourrait pas juger.Les conférences de Londres LES TURCS AURONT ENCORE BESOIN DE NOUVELLES INSTRUCTIONS.Les correspondants de guerre CE QU’ECRIT A LEUR SUJET FREDERICK PALMER.— LEUR VIE EN CAMPAGNE.— CE QU’ON PERMET ET QU’ON DEFEND DE PUBLIER.New-York, 23.— Le “New-York Times” publie la dépêche suivante de W.Frederick Palmer.Mustapha Pacha, 19 — Nous sommes à moins de 20 milles d’Andrino-ple.Autour d’Andrinople, se trouve nue ceinture de canons et de soldats turcs.Une ceinture de soldats et de canons bulgares les maintient.Il y a encore une autre ceinture.Elle s’étend n quelques trois milles autour de la petite ville de Mustapha Pacha, prise aux Turcs récemment et aujour-l’hui quartier-général de la deuxième innée bulgare.Ici les correspondants militaires sont en état de siège.Nous ne nous inquiétons pas de la partie occidentale du cercle, c’est-à-8ire dans la direction de Sofia, Pâtis et New-York.Quiconque passe la moitié orientale du cercle et n’est pas en uniforme et bien posé dans l’armée, est arrêté par un soldat particulièrement sur le qui-vive à l’égard de ceux qui, en vertu d’un ordre général, portent au bras la bande rouge de la presse.Le délinquant est conduit à un officier qui le renvoie à Mustapha et envoie avec lui un autre loldat pour être sûr qu’il ne s’égarera pas.Vous pouvez sentir le pouls de l’armée par le mouvement des transports le retour des blessés, les allées et ve-aues des officiers et les cancans de la ville.Si vous allez à trois milles plus loin, de nouvelles collines vous sachent la.vue d’Andrinople et la po sition des canons.Si vous connaissez la langue, en entrant au bureau de poste, vous pouvez lire les avis défendant aux soldats et aux habitants le donner aucun renseignement aux correspondants.La canonnade est devenue aussi familière qde l’explosion des mines autour d’une carrière.A certains moments on envie le.sort dd bois mort qui descend à la dérive le cours de la Marjtza et qui traversera tndrinople sans obstacle.A quoi boti de rester ?Il n’y a pas d’utilité, si ce n’est qu’on a fait 6.090 milles pour venir et qu’on n’al-me pas à s’en retourner sans avoir nu moins vu un obus éclater.Puis, Il y a la promesse du major qui dirige la censure.Il a donné sa parole que s’il y a une attaque générale ou si Andrinoole capitule, nous aurons toute la liberté voulue pour observer.La patience devient plus nécessaire à un correspondant de guerre qu’à un bon cheval.Je reste parce que je pense que le major tiendra parole.* C’est l’hiver dans les Balkans.La Maritzn coule sous le vieux pont tonstrult par Mustapha Pacha, qui a Sonné son nom à la ville, à l’époque Su sultan Bellm, qui a donné son nom à la grande mosnuêe d’Andrino-ple.Mustapha a construit ce pont solide pour le passage des armées con- Londres, 25.— Les envoyés des Etats des Balkans et ceux de la Turquie se sont de nouveau réunis au palais de Saint-James samedi après-midi.La conférence s’est ajournée à six heures, après une séance qui a duré deux heures.Le courrier spécial, si impatiemment attendu de Constadtinople, est arrivé, porteur de nouvelles instructions pour les plénipotentiaires turcs.En raison des rapports par dépêches de Constantinople, avant-coureurs de ces instructions, on craint que leur contenu ne soit de nature à précipiter des embarras.La session de !a conférence d’aujourd’hui, la quatrième depuis l’ouverture des négociations, a été la plus longue jusqu’à présent.Les délégués avaient à considérer les nouvelles instructions turques permettant aux envoyés ottomans de négocier avec les représentants de la Grèce, à condition que l’on permît à la Turquie de ravitailler la place d’Andrinople.La discussion de cette question épineuse a occupé toute la séance, et on n’était pas encore arrivé à un accord lorsque la conférence s’est ajournée jusqu’au lundi suivant, à quatre heures de l’après-midi.On croit savoir que les délégués des Etats balkaniques alliés considèrent que la question du ravitaillement d’Andrinople a été réglée par les conditions de l’armistice et qu’il n’est pas en leur pouvoir de modifier ces conditions.M.Daneff, chef de la délégation bulgare, a dit, après l’ajournement, qu’il ne pouvait dire si les délégués pourraient arriver à une décision satisfaisante lundi même.Une communications officielle sur les progrès de la conférence a été donnée un peu plus tard.Elle était ainsi conçue: “Le nouvel ajournement de la conférence est dû au fait que les envoyés turcs ont demandé le ravitaillement de la place d’Andrinople comme première mesure.“Les délégués des nations alliées ont répliqué que ce n’était pas dans les conditions arrangées à Tchatalja.“Les Turcs ont alors déclaré qu’en vue des prétentions émises par les alliés, ils se trouvent obligés de s’adresser à leur gouvernement à ce sujet.” Les délégués turcs ont demandé l’autorisation de ravitailler la placé d’Andrinople “dans l’intérêt de l’humanité” et comme un( premier pas pour entrer en négociations avec les envoyés grecs.Sans dire ni oui ni non à la requête turque, les alliés ne Tont pas envisagée favorablement, car, pour eux, cette question était déjà réglée par l’armistice et se trouvait donc en dehors de la compétence de la conférence.La situation a non seulement obligé les délégués turcs à communiquer avec Constantinople, mais il est aussi possible que les délégués des Balkans aient à en référer à leurs gouvernements respectifs.M.Poincaré discute la situation Le premier ministre Poincaré, parlant au sénat, aujourd’hui, a dit : "Lorsque la paix sera signée, elle reposera sur des basses solides, qui permettront aux états des Balkans de se développer.La Turquie retiendra un empire considérable, et elle agira sagement, en écoutant les représentations des populations qui lui seront encore soumises.“Pour notre part, nous insistons pour que nos intérêts, au Liban et en Syrie, soient généralement respectés.L’insinuation qu’une discorde à leur sujet s’était élevée entre la France et la Grande-Bretagne, n’est pas fondée.Au contraire, cette dernière nous a assuré n’avoir pas d’aspirations politique, dans ces régions.“Nous sommes résolus à maintenir l’intégrité de l’empire ottoman, en Asie, mais sans permettre à nos intérêts d’en souffrir.“Si la paix, malheureusement, n’est pas conclue, nous recommencerons nos efforts, pour la conciliation, en essayant de restreindre le progrès de la conflagration, tout en étant prêts à défendre notre influence, dans l’est, et le prestige du nom français.Un discours de Kokovsofi commenté Sofia, 21.Le journal officiel, “Mir”, discutant le discours du premier ministre russe, M.Kokoxsoff, à la Douma, dit : “Les coeurs bulgares palpitent d’em thousiasme, aux remarques du premier ministre Kokovsoff, sur leurs vertus militaires, comme un fils sur le point de devenir un homme, qui se sent remué par l’éloge de son père.Après les torrents de sang que nous avons répandus, pour la revendications de nos droits, nous sommes fortunés de trouver un protecteur aussj puissant que la Russie, j “Toute action des puissances, contre un règlement juste et final de la question de l’Est,serait répréhensible.La ligue des Balkans ne sera l’instru-meht d’aucun groupe des puissances.Les puissances des Balkans ont été sauvées par la générosité et la magnanimité de la Russie.Elles s’éveil-1 lent au sens de leur propre valeur et réaÉsent leur existence, telle qu’elle est maintenant, internationale et unie.“Ainsi les négociations de paix sont une sorte d’épreuve pour les ] grandes puissances et c’est leur intérêt de nous donner une assistance bienveillante, qui nous assurera un avenir paisible et éclairé, Engagement naval Athènes, 22.— I.e gouverneur de Tenedos annonçait aujourd’hui que cinq navires de guerre turcs étaient arrivés à l’entrée des Dardanelles, où Us sont restés sous la protection des forts, puis ont tiré vingt coups de ca non sur la ville, tandis que les habitants de nationalité turque essayaient de hisser le drapeau turc et d’alier en barques à la renc antre des navires de guerre.Les marins grecs < nt ujt Ici sur les mutins, en 1 .ant .la et «u blessant douze.L’escadre grecque stationnée au large de Lemnos et avertie de ce fait, se mit à la poursuite de Ve •aemi.L’amiral Countouriotis exprime l’opinion que.le vaisseau-amiral turc Kheyr Ed Din Barbarossa et les navires Messudieh et Asser T Tewfik doivent avoir été désemparés dans le dernier engagement, autrement, ils accompagneraient encore l’escadre,car ce sont les seuls navires turcs armés de canons à tir rapide.Une apparence favorable Paris, 23.— Une déclaration semi-officielle, parue ce soir, dit : “L’amélioration de la situation internationale est devenue plus marquée, et il existe maintenant, une entente complète, entre les puissances.en faveur de la modération.“L’Autriche qui, jusqu’à présent, a gardé une attitude réservée, ayant décidé de fejire comme les autres puissances et d’user de prudence et de modération, au sujet de la Turquie, la cause de la paix a fait de grands pas, durant les dernières 48 heures.L’ARMEE TURQUE SE REND Athènes, 21.— L’armée turque, à Mitylène, s’est rendue.Dix-sept cents prisonniers ont été embarqués aujourd’hui, sur des vaisseaux de transport grecs.Les Grecs bombai dent Tenedos Athènes, 22.—La flotte grecque a essayé de faire une sortie, aujourd’hui et a bombardé l’tle de Tenedos.Le ministère' de la guerre a publié un rapport au sujet des opérations heureuses des Grecs, devant Janina, durant les trois derniers jours.Les Grecs ont repoussé plusieurs attaques et ont forcé les Turcs à reculer sur toute la ligne.Des renforts, ajoute le rapport, sont constamment envoyés, afin d’aider les Grecs dans leur campagne contre Janina.La Bulgarie et la Serbie Vienne, 28.— D’après une dépêche de Belgrade, les gouvernements de Bulgarie et de Serbie sont en train de négocier une entente d’après laquelle en cas d’une reprise des hos-tilités, la Bulgarie, en retour de i l’aide que lui a donné la Serbie à Tchatalja, céderait une partie de ses réclamations à des compensations territoriales en Macédoine à la Serbie.Une suggestion du prince de Monaco Paris, 22.— Au banquet des Sociétés Amicales Unies qui a eu lieu ce soir, le prince de Monaco a fait l’élo- Les Grecs occupent Garitza Athènes, 21.— On annonce, d’une manière semi-officielle, que les troupes grecques ont occupé Garitza, après avoir forcé les défilés, fortifiés et difficiles de Tsagoni et de Morava, L’optimisme de M.Poincaré Paris, 21.— Le premier ministre Poincaré a expliqué, aujourd’hui, que le port de la Serbie, sur la mer Adriatique serait libre et neutre.Il sera relié à la Serbie par un chemin de fer international, sous le contrôle des puissances européennes, et la Serbie aura la liberté de transporter tu sortes de marchandises, y compris des munitions de guerre.Elle ne paiera pas de droits de douane.M.Poincaré a ajouté: “Les puissances européennes veulent assurer à la Serbie certaines garanties indispensables, afin qu’elle puisse vivre et respirer.” Il a exprime sa satisfaction de l’entente générale pour donner à la Serbie un débouché sur l’Adriatique et a dit que cela éliminait une des principales causes de discorde européenne.“Nous pouvons maintenant croire, dit-il, que la conférence des ambassadeurs des puissances européennes sera utile à la cause de la paix européenne.” M.Poincaré a assuré à la Chambre que la France continuerait à user de toute son énergie en faveur de la paix mais qu’elle était déterminée, néanmoins, à sauvegarder ses droits et ses intérêts, à maintenir les traditions françaises en Orient, et à exercer une surveillance constante sur cette chose sacrée et intangible, l’honneur national.La fin du discours de M.Poincaré a été marquée .-par les applaudissements de toute la Chambre, et M.Jean Jaurès, chef des socialistes, a vivement félicité le premier ministre pour ses efforts en faveur de la paix.Contradiction Londres, 21.— L’ambassade turque ici, a reçu un télégramme de Constantinople, niant les rapports venant d’Athènes, au sujet de la mort du vice-amiral Halil Pasha et des dommages sérieux causés au vaisseau amiral turc “Kheyr-Ed-Din Barbarossa.Belgrade, 21.— Le premier ministre, M.Pachitch, a été voir le ministre autrichien, de sa propre initiative, cet après-midi, et lui a exprimé le regret sincère du gouvernement serbe, au sujet des bévues commises par quelques officiers militaires, dans l’affaire de Prisrend, et à laquelle prit part le consul Procheska.Cette nouvelle peut être regardée comme terminant l’incident, à la satisfaction des partis intéressés.Les Turcs à Scutari Londres, 23.— Une dépêche de Du-razzo au “Times” décrit les sorties faites par les Turcs de Scutari.Un des huit bataillons, accompagné d’artillerie,descendit le long de la rivière Drin, mercredi, brûlant les villages.Les Turcs traversèrent la zone serbe et attaquèrent les Serbes, La bataille dura toute la journée; les Turcs furent mis en déroute et rejetés de l’autre côté de la rivière.Les Serbes ne les pour-suivireat pas car ils avaient ordre de ne pas dépasser la zone neutre.On se demande, dit le correspondant, ce que font les Monténégrins car ils auraient pu profiter de l’affaiblissement de la garnison de Scutari pour y pénétrer.-*- Orphelinat Saint-Arsène TUES CHRISTOPHE-COLOMB ET DE LA ROCHE.Des excuses Les nombreux amis de l’Orpheli-lat Saint-Arsène apprendront avec plaisir l’ouverture prochaine des nouveaux bâtiments de l'Orpheli-nat.Déjà cent-vingt orphelins sont élevés dans l’ancien Orphelinat; encore quelques semaines, et le nouveau bâtiment, de 250 pieds par 60, ouvrira ses portes tdutes grandes pour recueillir les pauvres enfants orphelins ou délaissés.Tout le gros oeuvre est terminé, mais tout n’est pas payé, et il reste encore beaucoup à faire; il faut meubler la maison.Nous avons besoin u au moins 250 liis garnis, de bancs Pour la chapelle, (l’autel a été payé par une généreuse bienfaitrice), de bancs pour la salle de réunion.Pour la salle de récréation; il faut des pupitres pour les classes et du classique en quantité considérable; des tables pour le réfectoire, et des centaines d’assiettes et de couverts, des ustensiles de cuisine, des chaises et quelques meubles indispensables pour les chambres, etc., etc.L’est une dépense de plusieurs milliers de piastres.Ce n’est pas sans un certain effroi que les direefeurs pensent à tout cela; mais les.Frères de Saint-Gabriel mettent toute leur confiance dans la divine Providence dont ils ont si souvent éprouvé les soins maternels.La Providence veut cette oeuvre, cette oeuvre se fera.En ces jours de réjouissances familiales, un souffle de charité chrétienne et de tendre compassion passe sur les villes, sur les villages et sur les familles.Jetons un regard autour cie nous et pensons à ceux qui souffrent et qui pleurent.Que les fortunes de ce monde, qui éprouvent un plaisir si doux et si légitime à faire des heureux, n’oublient pas les pauvres petits orphelins qui ne seront point réjouis par les sourires et les caresses d’un père et d’une mère.Au nom du grand Pauvre, le petit Enfant de Bethléem, au nom de sa tendre Mère et du bon saint Joseph qui furent si peinés de ne pouvoir mieux accueillir le Dieu fait homme, une petite aumône, s’il vous plaît, pour les pauvres petits orphelins de l’Orphelinat Saint-Arsène.“Qui donne au xpauvres, prête à Dieu.’ ’ (Communiqué.) Adresser les offrandes, petites ou grandes, en argent ou en naturé: 1.—Au Révérend Frère Pierre, Frère quêteur, 131, Lagauchetière Ouest, Montréal.2.—Au Révérend Frère Raoul, directeur de l'Orphelinat Saint-Arsène, 2140, rue de La Roche, Montréal.3.—Au Révérend Frère Louis-Bertrand, Provincial de Saint-Gabriel, Sault-au-Récollef, P.Q.OUVERTURE D’UN Nouveau Magasin de Chaussures Slater Avec un Nouveau Système d’Adaptation Il Assurez-vous que vous connaissez l’adresse de notre nouveau magasin de chaussures, au No.413 Sainte-Catherine Est, entre Saint-Hubert et Saint-Christophe.sures Slater grâce à notre NOUVEAU système breveté d’adaptation.Ü Ce magasin diffère, sous deux rapports particuliers, des autres magasins de chaussures.D’abord par le genre de chaussures qui s’y vendent ; ensuite par la façon dont, ces chaussures s’adaptent à vos pieds.U Ce nouveau système d’adaptation vous empêche d’avoir des chaussures trop grandes ou trop petites, trop larges ou trop étroites.Il vous assure 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DE LA LIGNE FURNESS, PERIT AU LARGE DU CAP RACE.— AUTRE DESASTRE MARITIME.Augmentation des taux de déchargement des chars D’après un ordre du bureau des commissaires des chemins de fer pour le Canada, les laux de déchargements des chars sont augmentés de $1.1)0 à $2.00 pur jour pour chaque char pour les premières 24 heures ou partie de cet intervalle, et de $3.00 pour chaque 24 heures subséquentes ou purlie de cet intervalle de temps, excepté les dimanches et fêtes léugles, pour retard au-delà du temps accordé gratuitement jusqu'ici.Cet ordre sera mis en vigueur sur ITntercoloniaJ le 2b décembre M12- Saint-Jean, Terreneuve, 23.—Vingt-deux des vingt-sept marins de l'équipage du “Florence”, ligne Furness, se rendant de Halifax à Saint-Jean, Terreneuve, ont perdu la vie dans le naufrage de ce navire, vendredi dernier, au large du cap Race.Ce navire ne portait aucun passager.» Le capitaine Barr et ses hommes atteignirent le rivage après que le navire eut frappé le récif mais les rochers de Shotts ne leur permirent pas d’atterrir.Le second J.Hedley et quatre homiàes se mirent en quête d’un lieu d’atterrissement.Ils purent atterrir à une brisure de la falaise et passèrent la nuit dans une cabane de pêcheurs.Le lendemain ils allèrent à la recherche de leur compagnons mais ne les découvrirent pas.Ils prirent alors la route de Shotts.Deux des survivants pouvaient à peine se tenir debout, et devaient s’appuyer sur leurs compagnons pour marcher.Ils demeurèrent à Shotts où ils sont soignés.Les trois autres continuèrent leur route jusqu’à Trepassey d'où ils ont envoyé la nouvelle du désastre.Ils atteindront Saint-Jean jeudi.Le vapeur “Florence” avait un déplacement de 1,609 tonnes et avait été construit à Sunderland, Angleterre, en 1889.Il mesurait 293.5 de longueur, 40.2 de largeur et 26.1 de profondeur.DANS LA MER CASPIENNE Saint-Pétersbourg, 21.—Quinze bateaux, servant aux pêcheurs, ont péri, sur la mer Caspienne.Quarante pêcheurs manquent à l’ap- peïhv EST-CE UN NOUVEAU SINISTRE ?Saint-Jean, Terreneuve, 21.— Une chaloupe de sauvetage, appartenant au vapeur Morien, a été trouvée sur le rivage, aujourd’hui, près de Placentia.On n'a pas eu de nouvelles dif Morien depuis qu il a quitté Louis-bourg, C.B., le 16 novembre.Tout fait supposer qu'il a frappé un récif, et péri avec tout son équipage.Le Morien était sous le commandement du capitaine Burchell et avait été construit en 1909.La tempérance à Ville Saint-Pierre ¦ La clôture des retraites paroissiales à Ville Saint-Pierre hier, a donné lieu à une cérémonie très impressionnante.A l’issue du dernier sermon prêché hier après-midi par le R.P.Ranger, du Couvent des Dominicains de Saint-Hyacinthe, deux cents enfants, en présence de leurs parents réunis dans l’église, manifestèrent à haute voix leur intention de s’enrôler dans la Société de Tempérance et de recevoir une ^ croix, symbole de leurs engagements, j ^ Le R.P.Doyon, Dominicain de Saint-Hyacinthe accueillit volontiers la demande des enfants et dans le but : de mettre à épreuve leur bonne foi, leur posa plusieurs auxquelles ils répondirent d’une voix ferme.Tous furent alors invités à monter dans le sanctuaire où on leur remit à chacun une petite croix noire.Ils entonnèrent un chant de tempérance, et la foule se joignant à eux, fit vibrer les voûtes de la petite église.Le R.P.Doyon donna la bénédiction papale, et à l’issue ^3 la cérémonie, plusieurs paroissiens allèrent s’inscrire au registre de la Société de Tempérance.Depuis trois ans qu’elle a voté la prohibition, la Ville Saint-Pierre a vu augmenter d’année en année son revenu paroissial et son conseil est maintenant disposé à maintenir la situation actuelle aussi longtemps que la population manifestera aussi fermement, qu’elle l’a manifesté, il y a trois ans, son intention de proscrire de chez elle les débits d’alcool.—( Communiqué ).Le centenaire de la paix L’ORGANISATION DES FETES REÇOIT UN APPUI ENTHOUSIASTE EN ANGLETERRE.— REUNION DU COMITE.Collision dans les airs Le fils de M.Delcassé et deux aviateurs blessés, — L'un l'est fatalement.L’élection du président Paris.23.— Sous la présidence de M.Combes les bureaux des groupes de gauche du sénat et de la chambre ont décidé d’organiser le 15 janvier prochain une réunion préparatoire pour désigner un candidat unique du parti républicain à la présidence de la république en excluant les pro gressistes et les socialistes unifiés.Néanmoins les présidents de groupes pourront inviter divers progressistes.Le groupe progressiste a protesté contre la décision des groupes de gauche qui l’exclut de la réunion préparatoire.Le groupe socipliste-unifiê a choisi M.Vaillant, député socialiste de la Seine, comme candidat à la présidence de I** rAxuCKUiuiA, (Service particulier} Paris, 23.— Le fils de M.Delcassé, ministre de la marine, et deux aviateurs ont été blessés dans une collision d’aéroplanes, à l’aérodrome de Villacoublay.M.Delcassé était à bord de l’aéroplane piloté par l'aviateur Georges Çollardeau quand un autre aéroplane s’éleva dans les airs et se mit à évoluer au-dessus de l’aérodrome.Un faux mouvement de l’un des pilotes mit en contact les deux machines qui du choc furent brisées et jetées sur le sol.Le fils de M.Delcassé eut une jambe fracturée et Çollardeau des contusions sérieuses.Le pilote de l’autre aéroplane est si grièvement blessé qu’on craint pour sa vie.La collision s’est produite à une très faible hauteur et c’est grâce à cela sans doute, que les aviateurs n’ont pas été tués.Londres, 23.— Le centenaire de la paix chez les peuples de langue anglaise est accueilli avec un enthousiasme grandissant en Angleterre.Un grand nombre de personnages distingués ont associé leur nom à l’organisation.La première réunion du comité a été présidée par le comte Grey, ancien gouverneur-général du Canada.La liste des vice-prêai dents comprend cent nqpis, sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères, M.Asquith et onze autres membres du conseil des ministres ouvrent la liste.Ils sont suivis de M.Bonar Law, leader du parti unioniste, de M.Ramsay Macdonald, chef du parti odvrier et de tous les anciens ministres de l’ancien cabinet conservateur.L’Eglise est représentée par le chef de l’Eglise catholique en Angleterre Mgr Bourne, archevêque de Canturbury, et par les chefs des diverses sectes protestantes.Les sociétés scientifiques et les universités y sont représentées par leur chan-celliers ou leurs présidents.Le comité comprend encore tous les anciens gouverneurs généraux vivants du Canada et des autres colonies de langue anglaise.Le comité anglais se propose d’acheter la vieille maison de Washington qui est encore debout à Sulgra-ve et de faire mettre le buste du premier président des Etats-Unis à l'abbaye de Westminster.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des Imoresslons dans tous les genres.Uuvraae Garanti.» j Le deuxième aéroplane était un biplan piloté par le lieutenant siamois Naithip.L®ç trois blessés ont été transportés à l'hôpital.M.Delcassé, informé de l’accident, s'est rendu auprès de son fils.Celui-ci a non seulement une jambe fracturée, mais aussi un bras.j La collision s’est produite à fauteur de trente mètres une Manifestation contre la triplice Marseille, 23.— Ce soir les murs des consulats d’Italie et d’Autriche ont été maculés de peinture rouge et des affiches rédigées en langue italienne, protestant contre le renouvellement de la triple alliance, ont été apposées sur les murs desdits consulats.Les autorités ont ordonné une en quête, Une certaine agitation règne parmi les républicains de la colonie italienne et ce sont eux qui ont fait apposer lesdltes affiches protestant contre le renouvellement de la triplice sur les portes des consulats d’Italie et d'Autriche./ UN ENNEMI REDOUTABLE Le fléau de l'humanité, la eonsomp tion fait tous les ans des centaines de mille victimes, en dépit des efforts des gouvernements pour enrayer sa marche envahissante.C'est l’effort individuel qui triomphera.C ’est en observant les lois de l’hygiène, en soignant au déljut une affection de la gorge, des bronches ou des poumons, que nous l'éviterons.Le Baume Rhumal a, de longue date, démontré sa merveilleuse efficacité; il n’exige pas de régime.En vente partout; 25c.la bouteille ft LS DEVOCL MOM lits AL, LUNDI, 23 DECEMBRE 1912’ - vol.m.—tco7 soi.u VIE SPORTIVE SALON DÉ L’OLYMPIA LE POINT DE VUE FRANÇAIS tééù *********-********-***** AUX AMATEURS DE HOCKEY i « < i « i » i Afin de permettre aux amateurs de se tenir au courant des parties de hockey qui seront jouées cet hiver “Le Do oh ” a fait imprimer plusieurs milliers de cartes indiquant les dates des joutes de la N.H.A., et de la ligue de la Cité.Les personnes désireuses de se procurer ces cartes voudront bien passer à nos bureaux, où elles sont gratuitement à leur disposition.___________i LA PARTIE DE SAMEDI DANS LA VILLE REINE FUT TRÈS CONTESTÉE Le dub Wanderer triomphe du Canadien par 4 à 3, après une période supplémentaire.— Sprague Cleghorn est arrêté pour avoir frappé Lalonde et le président le suspend pour un temps indéfini.Toronto, 23 décembre.—La première joute de la N.IL A.a été jouée samedi soir dernier en cette viilc entre les clubs Canadien et Wanderer.C’était une partie d’exhibition, mais elle n’en fut pas moins intéressante et contestée puisque les deux équipes durent jouer une pé-i iode supplémentaire dans laquelle Je (dut) 'Wanderer sortit avec les Jionneurs par un résultat de t à 3.t ne scène disgracieuse marqua cette première joute.Quelques mi-miles avant la fin du temps réglementaire, Odie Cleghorn et Newsy Lalonde vinrent aux prises et Sprague Cleghorn — le joueur brûlai par excellence de la N.II.A.— se porta au secours de son frère cl assena un violent coup de bâton sur l’oeil de “Newsy”.La police intervint alors et le coupable fut mis sous arrêt.Il put cependant retourner à Montréal sur la garantie personnelle de M.Sam Lichlenhcin que Sprague comparaîtra devant la cour de Toronto s’il en est requis.Le système de six joueurs a paru plaire aux amateurs lorontoniens si l’on en jug£ par l’enthousiasme der personnes présentes à la joute de samedi dernier.La partie fournit un jeu brillant M il sera certainement difficile de roir une plus belle partie que celle de samedi.Plusieurs changements furent raits durant la joute.Le Canadien se servit de 7 joueurs d’attaque et de 3 joueurs de défense.L'n seul changement fut fait sur l’équipe du Wanderer.Walter Miller remplaça Koberls.Le jeune Cadotte, de la ligue de la Cité de Montréal, Fan dernier, fui toute une révélation dans tes buts du club Wanderer.Cadolte avait été amené à Toronto alia d’etre mis à l’essai, mais il donna tellement satisfaction que Sam.Lich-lenhein ne crut pas devoir le remplacer.Le club Wanderer fut le premier h compter alors que Roberts, après a ne course d’un bout à l’autre de la glace passa la rondelle à Russell qui l’envoya rouler dans les buts de Vézina.La défense des deux équipés fut tenue en éveil durant les trois autres minutes du icu, alors (pie Laviolette déjoua Cadotte, après que celui-ci eût arrêté plusieurs coups dangereux.Une demi-minute plus tard, Roberts donnait de nouveau l’avantage aux gens de Westmount en comptant le troisième point de la soirée.Pitre se retira dp jeu et Payan prit sa place sur l’équipe.Le jeu devint de plus en plus serré.Odie Cleghorn fit une course de toute beauté et per- mit à Russell de compter un autre point.Le gong, quelques minutes plus tard, annonça la lin du premier mi-temps.Au retour des équipes sur la glace quelques changements furent faits sur l’alignemenl.^ Walter .Miller remplaça Roberts et Pitre prit la place de Lalonde.Les “Canay-ens" se portèrent à l’assaut dès le commencement des hostilités et Donald Smith donna en maintes occasions du (il à retordre à la défense du Wanderer.D’une passe de Payai!, Smith enrégistra lé deuxième point du Canadien, ce qui mit le résultat: 3 à 2.Durant 15 minutes, les joueurs se multiplièrent et ne cessaient leurs attaques.Donald Smith fil alors place à Degray mais celui-ci n’avait pas la vitesse de ses co-équipiers, mais par contre fut très etiectif à arrêter les élans des joueurs du Wanderer.Il se retira bientôt pour faire place à Berlin-guette, M.Kennedy réservant Pitre et Lalonde pour les dernières minutes.Le retour de ces deux étoiles du hockey eût son effet, car Pitre assiégea les buts de Cadotte et Lalonde réussit à égaler le résultat.Jl fut alors décidé de jouer une période supplémentaire.Après 7 minutes de icu, Art.Ross s’empara de la rondelle et alla compter le point qui devait donner la victoire au club Wanderer.Le président Kinmctt Quinn, de la N.H.A„ annonça, après la partie, qu’il avait suspendu Sprague Cleghorn pour un temps indéfini, pour l’assaut commis sflr Lalonde.Plusieurs amendes furent imposées durant cette joute.Lalonde devra payer $30; Sprague Cleghorn, $25, et Russell, $5.Les équipes s’alignèrent comme suit: Wanderer Canadien Cadotte.buts.Vézina Ross.points.Dubeau S.Cleghorn .couverts .Laviolette ().Cleghorn .attaques.Pitre K.Russell .attaques .Lalonde Roberts .attaques .I).Smilh Arbitre, Tom Melville, Montréal; assistant, Dr W.Woods, Toronto.Payan remplaça Pitre.Degray remplaça Lalonde.Berlinguette remplaça Degray.Miller remplaça Roberts.SOMMAIRE Premier mi-temps 1.—Wanderer—Russell .2.—Canadien—Laviolette .3.-—Wanderer—Roberts .4.—Wanderer—Russell .Deuxième mi-temps 5.—Canadien—Smith.G.—Canadien-—Lalonde .Temps supplémentaire 7.—Wanderer—Ross.Pitre restera avec le Canadien (Service particulier) Québec, 23.— Le gérant du Québec a été informé hier soir par un message téléphonique du président de la N.H.A.que Didier Pitre a modifié sa décision et qu’il a rcso lu maintenant de jouer pour le Canadien.Pitre avait adressé à la N.H.A.une déclaration comportant que pour aucune considération il ne jouerait cette année pour le Canadien, et que, si on le forçait à retourner à Montréal, il s’en irait sur la côte du Pacifique.On ne s’attendait guère à le voir changer d’idée aussi vile.Le rapide joueur canadien-français ne peut pas se plaindre du traitement qu’il a reçu à Québec.Il avait touché déjà près de $400 sur son salaire ’ et avant son départ pour Toronto, le Québec lui avait donné ses billets de reloue.Le club local croit avoié sans Pitre une équipe assez forte pour vaincre l’Ottawa samedi prochain.Il attendra d’être informé officiellement de son départ pour engager un autre avant.Paris, 23.— Le Salon Automobi-e de l’Olympia, à Londres, vient d< fermer ses portes.11 ne dure, la Belgique la serre taie de 173 millions.Uni est notre grand Le Royaume-marché, mais de près avec là-bas, qu’une semaine.C’est, avant j 39 millions au cours, des dix der-tout, un Salon d’affaires, et le ca-jniers mois.En revanche, grâce à dre de l’Olympia, d’ailleurs, ne se leur formidable loi de protection, prête guère à autre chose qu’à une I 45 p.c.de droits ad valorem, les exhibition utilitaire.Peu importe Etats-Unis, dont le marché fut au-lc cadre, du reste.Le Salon de l’O- j trefois si florissant, ne nous achè- millions de que l’Al * «iu i cnic.i a otiiiui xic.i Wjiiciui» ai iiLii laactii i, iir mil lympia est une affaire, et, comme!tent plus que pour 4 milli le marché de Londres et celui de francs, c’est-à-dire moins c l’Angleterre sont, aujourd’hui, les lemagne (13 millions), le Le cas de Pitre 2.00 3.00 0.30 (De notre correspondant) Québec, 23.— Le gérant du Québec, M.Mike Quinn, déclare qu’il est taux que Pitre ait reçu instruction du Président de la N.H.A.de retourner au Canadien.Pitre a été bel et bien cédé au Québec par une entente dont la valeur est incontestable, dit M.Quinn, et d’après laquelle le rapide joueur canadien-français doit passer la saison complète à Québec.Le seul droit qui reste au Canadien est le suivant : Si, le 31 janvier, le gérant Kennedy peut établir que son club privé des services de quelques-uns de ses joueurs est incapable de continuer la saison sans le concours de Pitre, celui-ci devra retourner à Montréal.Dans le cas contraire il demeurera la propriété du Québec qui devra payer au Canadien une certaine somme par joute pour les services de Pitre.Le gérant du Canadien l’a admis lui-même, il est peu probable que son club se trouve dans une impasse au milieu de la saison et le Québec est presque assuré des services de Pitre pour toute la saison.Pitre a déclaré que pour aucune considération il ne jouera sur le Canadien, il a même envoyé à la ligue une déclaration à cet effet, disant que si on s’objectait à ce qu’il termine la saison à Québec, il partirait pour l’ouest.Port de cette déclaration, le Québec a alors porté l’affaire devant les magnats de la H.H.A* auxquels il demande que Pitre lui soit donné pour toute la saison et que la chose soit réglée dès maintenant.La ligne prendra une décision prochainement et il n’y a aucun doute que si Pitre tient parole.le Québec l’obtiendra.Si le Québec n’avait pu engager Pitre aux conditions citées plus haut, il y a quelque temps, cet excellent joueur aurait été perdu pour la N.H.A., car il devait partir pour la Côte du Pacifique le jour de son engagement par le club local.deux grands marchés de vente du inonde, c’est là qu’on fait porter, de toutes part, le gros effort commercial.L’industrie anglaise de l’automobile, quels que soient les progrès effectués par elle, depuis dix ans, est loin de suffire à la consommation d’un pays qui compte, à l’heure actuelle, d’après les derniers documents de notre confrère le Motor, à 90.953 véhicules automobiles privés, et environ 30,000 véhicules de service public, qui ont consomme la bagatelle de (il millions de gallons (275 millions de litres) d’essence.Aujourd’hui, l’Angleterre compte 00 usines qui produisent environ 20,000 voitures par an, dont la force moyenne va de 11 à IG chevaux.Le sont les deux types que la formule de calcule des puissances, di- le Brésil, (8 millions), l’Argentine (11 millions).l’Algérie (15 millions).L’industrie automobile française profite de la capacité d’achat et de la liberté d’introduction du marché anglais, 27 marques françaises, représentant à peu près les plus connues de France, ont exposé là-bas 114 voitures* dont plus des trois quarts ont une puissance de 10 à 20 chevaux, et dont 70, fort exactement, soit 60 p.c.environ, empruntent à l’une de leur deux dénominations, puissance maxima ou puissance minima un chiffre qui va de 12 à 16 chevaux.On peut donc dire qu’à ce point de vue, il y a unité de vue complète entre l’Angleterre et la France, puisque celle-là, nous l’avons vu, a fait des 11, 9, et des 15, 9 HP ses deux types principaux.11 n’y a d’ailleurs'par là qu’une question commerciale et te de Brookland, car elle servit àjles Français n’ont pas seulement classer les voitures qui couraient j cherché à vendre ces types de voi-sur cet autodrome.a rendus popu-; turcs pour se conformer au goût htires, sur les chiffres de 15.9 HP et de 11,9 HP.La moyenne du prix de ces véhicules, de fabrication anglaise, oscille entre 200 et 350 livres, c’est-à-dire de 5,000 à 8,750 francs.Au-dessus, vient la grosse voiture, dont l’Angleterre, pays des grosses fortunes, reste un des derniers refuges, et qui, là-bas, est presque toujours une six-cylidnres.Au-dessous vient ce qu’on appelle le side-cur, qui a remplacé l’ancien motocycle et qui est, à proprement parler, une motocyclette accouplée à un cycle.Le genre de véhicule léger, économique, coûte, tout équipé, entre 100 et 125 livres (2,500 à 3,000 francs): il file sur la route, à 60 kilomèlres à l’heure ce qui est est plus qui suffisant, et il consume peu, 65 kilomètres pour 4 litres 500, ce qui donne environ 7 litres aux 100 kilomètres.Le nombre de ces engins est énorme en Angleterre, on a livré, rien que cette année, 19,643 licences de voiturettes et de side-cars en Angleterre, et il y a aujourd’hui, là-bas, 71,200 de ces légères et modestes unités.11 s’en faut, et très heureusement pour nous, que la Grande-Bretagne soit devenue son fournisseur exclusif en matière d’automobile.Elle reste en effet, le grand marché de a plupart des nations et surtout de a France.Au cours des dix premiers mois de cette année 1912, nous avons vendu à nos voisins et amis de l’entente cordiale, pour 47 millions de francs de voilures automobiles, dans une exportation to- du pays.Non, cette moyenne d’exposition française en Angleterre représente la moyenne de la fabrication en France, car nous exposons à Londres, à l’Olympia, ce que nous verrons à Paris quelques semaines plus tard.Les deux pays labriquent donc les mêmes types.La torpedo semble la reine du jtwly 2‘i*a yalisfait à la fois le cerveau cie *!îigénieur qui voit la meilleure ligne de pénétration el de moindre résistance dans l’air, el l’oeil de l’artiste qu’elle flatte par sa régularité, par l’homogénéité qu’elle crée.Il ne faut pas s’exagérer outre mesure les changements internes.Qu’on ait plus ou moins de transmission par chaîne dans les distributions, que la vis sans fin ou le pignon d’angle se partagent les faveurs de l’attaque du différentiel, tout cela n’est pas au fond très révolutionnaire.Quant au moteur, l’infortuné fait aujourd’hui toute la besogne, el même toutes les besognes.Il tire la voiture, fait tourner la pompe, envoi l’eau, envoie l’huile, aspire l’essence, comprime les gaz, fait tourner la magnéto, fait jaillir l’étincelle, allume le mélange, l’expulse, gonfle les pneus, allume les lanternes électriques, les phares dans la voiture et dehors, et nettoie les tapis de la voiture avec un “vacuum cleaner.” Et l’on nous parle encore de maître Jacques qui était à la fois cocher et cuisinier.Pauvre maître Jacques! Georges Prade.La plus Belle Pointe aux Terre de Trembles la élevée, possédant le plus beau bord de l’eau, eau très profonde (47 pieds) 5(4 arpents de large contenant 105 arpents.Cette terre est traversée par la rue Notre-Dame, le C.N.R., et les chars électriques.Les terres voisines se vendent $1,200 l’arpent, et vous pouvez vous en convaincre par le bureau d’enregistrement.Je vendrai cette terre à un prix raisonnable, avec les conditions de paiements très faciles.ACHETEZ AUJOURD’HUI Après les fêtes les prix augmenteront.Les terres sans bord de l’eau se vendent $1,100 l’arpent et plus.Cette terre ferait une très belle subdivision, vous pourrez réaliser de gros profits.Pour plus amples informations adressez-vous à : ’ i'.j * GEO.BELANGER 795 rue Saint-Denis EST 2004.41 rue Bonsecours MAIN 2265 La üifféroneeT.club ordinaire?.vec un O'EST qu’à l’entrée, vous subisse* un interrogatoire comnlet cur vos ANTECEDENTS HEREDITAIRES et ?ER-S O N N E LS, un BON EXAMEN MEDI- CAL dont dépend Je programme qu’on vous donner* pour votre régime, les exercices, douches, massage, ou toutes outres applications d’a-g e n ts physiques jugées nécessaires à ?O t *• © casl C’EST qu’on y respecte les LOIS de L'HYGIENE! 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D'abord à cinq heures du matin, toute la maison réveillée par l'évanouis .mien! de cette pauvre conseicrgc.— elle en ,11 une demi-douzaine par an, maintenant, — et son premier mol, en revenant À elle, «U toujours: “Madame ne va.pas me renvoyer?.” Et ma tante :1e prendre un nouvel engagement.Puis, une scène avec Bo'urre au sujet des locataires de la petite maison; vous savez, les Maurin, les Parents de ce petit poitrinaire qui élail toujours chez nous eet hiver, cl qui à présent s’en va grand 'fain, le pauvre diable! Ma tante leur a accordé en catimini un renouvellement de bail que Bourre refusait.De là, fureur de monsieur l’intendant.On n’a pas idée de ce que ce vieux petit homme peut encore montrer de violence quand l’intérêt est en jeu.Ma tante ne savait plus quelles excuses lui faire! Apre*; cela, l'enterrement, où ses émotions se sont compliquées de l’incident avec Spandcn qui a décliné fièrement ses offres de service en lui laissant prévoir qu’il se brûlerait la cervelle.Le prince ne paraissait pas prendre la menace très au sérieux: —- A noter aussi l’apostrophe du sublime’Crossbach, auquel Mme de Roquescize, enthousiasmée par sa marche funèbre, demandait des leçons à vingt francs le eachel pour le petit Henri.Il a traité l’enfant de cruche musicale et la mère de vendeuse dans le temple.11 a fallu arranger Its choses.Quant à Mlle l.ivia, elle a ses nerfs, ne mange plus, regarde dans le vide, et s’en va jouer de la guitare — pas mal, ma foil — noux k* uUvihi'x .Faire le bonheur des gens n’est pas tous les jours chose facile.Enfin, pour nous achever, j’ai reçu une lettre qui me forcera probablement à retourner bientôt en Russie.' Le prince avait soudain changé de ton.C’était là le mécompte sérieux, la peine véritable de cette journée, et peut-être, avait-il cru que d’autres s’en affecteraient comme lui.— Ah! vous partez bientôt?dit Mme de Soyssel reprenant son ouvrage.Un silence se refit, un silence sin gulier, presque solennel, entrecoupant cette conversation banale.Avec un effort violent sur lui-même, le prince continua: — Quant au retour.Mme de Soysscl n’avait pas levé les yeux.D’un effort plus violent, il acheva : — Je n’ose pas en parler.Je ne sais vraiment quand je reviendrai ni, au fait, si je reviendrait.Il eut une sorte de rire désenchanté très triste, et Mme de Soys-sol se taisant toujours, il dut rondure : — N’est-ee pas déraisonnable de partir triste quand on ne laisse rien derrière soi, du moins rien que des illusions qui no valent pas qu’on en parle!.C’est que, dans une vie comme la mienne, chaque étape doit être pire que la precedente.Désormais, je m'dtu irai tou- jours plus avant dans la solitude, dans la tristesse, vers la vieillesse bientôt.La parole lui revenait.Peut-être en aurait-il dit plus, allait-il tout dire, Mme de Soyssel l’arrêta.— Monsieur Saliakoff, vous avez tort de vous plaindre.Comme elle paraissait convaincue! Que cet accent calme était impitoyable I — Vous avez le repos, continua-t-elle, passant la main sur son front d’un geste fatigué.Et puis, vous avez votre tante, une amitié sûre qui ne vous manquera jamais.C’est beaucoup.C’est de quoi faire envie à bien des gens.Elle l’enviait.Valérien comprit.Si pour elle, désormais, l'amitié était un bonheur suffisant, e’est que l’amour n’existait plus, soit qu’elle eût été trop mal aimée pour qu’elle eût été trop ma laiméc pour vouloir tenter une.seconde expérience.Peut-être ne le pouvait-elle lias.En certaines natures délica-les de femme, le dégoût est le grand destructeur.Là où il a passé, rien ne refleurit.Valérie» secoua encore ce rêve obsédant, essaya de se raccrocher à la réalité.11 se trouvait là en présence d’nne étrangère, étranger lui-tqèmc.Nul lien n’avait jamais été, ne serait jamais entre eux; et, comme pour le réveiller tout à fait, le timbre de la porte d’entrée re- tentit.— Voici nos vagabonds! annonça Mme de Soyssel.Le teint monté par le plein air, les cheveux pittoresquement ébouriffés par le vent, un piquet de roses dans l’entrc-croisement de sa jaquette, Yvonne accourait avec ces allures étourdies qui charmaient les quarante ans d’Hubert.Elle emplissait déjà le salon de rire et de bavardage, et cette pétulance du bonheur jeune, qu’aucun chagrin n’a précédé, tranchait si vigoureusement sur l’état d’âme du prince et de Mme de Soyssel qu’ils en restèrent comme étourdis.— Est-ce que nous les dérangerions?se demanda Hubert, suivant de près sa femme.La lune de miel produit, selon le cas, les effets les plus divers.Comme le possesseur d’un trésor se trouve prédispose à l’avarice, Hubert devenu IPheureux époux d’une femme jeune, jolie et aimée, était maintenant assailli de scrupules de convenance à la Roqties-cize.Ce ne fut toutefois qu’une idée qui passa, légère, s’évanouit sans laisser de trace.Même dans l’ivresse du bonheur qui le possédait, Hubert se souvenait encore un peu que Charlotte avait été presque la mère d’Yvonne, et Valérien son ami, à lui, son confident, son aide; tous deux, il les aimait bien, avec ce que l’amour laisse de coeur à un amoureux, et, en entendant le prince parler de départ, il protesta ; — Non, non, pas encore.restez avec nous.— Cela ne dépend pas de moi Seul.Prêt à prendre congé, Valérien s inclinait d vaut Mme de Soyssel, puis demeurait là un instant, debout, comme si, avant de partir, ;1 eût attendu quelque chose, un mot, ffui ne vint pas.Sans savoir pourquoi, Hubert le regardait.Avec scs épais cheveux gris, sa robustesse virile et ce grand air qui remplaçaient son éclat de jeunesse, Valérien était aussi beau qu’autrefois, quand il avait fait tant de conquêtes, d’une beauté plus mâle, plus attachante, qui semblait faite pour contraster avec la beauté délicate, la grâce féminine de Charlotte.Sans savoir pourquoi, influencé décidément par M.de Roquescize, Hubert pensa à la théorie des positions fausses.( A «uivr») G JE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI, 2:$ DECEMBRE VOL.III.— No.302.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Not re-Dame-Est.H.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier 21 35 12 25 BAROMETRE 8 heures matin.30.15 11 heures matin.30.17 Midi.30.18 DEMAIN BEAU ET FROID Toronto, 23.— Une tempête sévit dans les Etats du sud et se dirige vers les grands lacs.Le temps est doux dans les provinces de l’Ouest et modérément froid dans l’Ontario.M.Arthur Laurendeau Maître de chapelle à la Cathédrale Nous avons lej)laisir d’annoncer que M.Arthur Laurendeau, maître de chapelle au Gesil, vient d’être choisi pour occuper le même poste à la Cathédrale de Montréal.Il remplacera M.Guillaume Couture obligé de prendre sa retraite à cause du mauvais état de sa santé.-»- Banquet des Voyageurs de Commerce Au Windsor, ce soir, banquet annuel de la “Dominion Commercial Travellers’ Association.” Des orateurs distingués porteront la parole et tout fait prévoir que cet événement terminera dignement l’année industrielle.Les deux politiques Nous donnons céte à côte, en cinquième page, le texte de la proposition Borden et de celle que ooudrait lui substituer M.Laurier.L’augmentation des impôts Paris, 23.— Un groupe de commerçants a tenu une réunion aujourd’hui pour protester contre l’augmentation des impôts.Election contestée Montauban (Tarn-et-Garonne) , 23.— La commission de recensement a procédé à la revision de l’élection législative qui eut lieu dimanche dernier dans l’arrondissement de Montauban.Le Dr Constaus, conseiller général, progressiste n’a pas obtenu la majorité au scrutin de ballotage.Son dossier sera envoyé à la chambre qui l’examinera.Les conférences reprennent (Service particulier) Londres, 23.—- La conférence de 'a Paix a repris, cet après-mîtfi, ses séances au pilais Saint-James.Les plénipotentiaires de la Bulgarie, de la Serbie, du Monténégro, de la Grèce et de la Turquie sont arrivés au palais à quatre heures.Intronisations d’évêques (Service particulier) Winnipeg, 23.— L'intronisation du nouvel évêque Ruthène du Canada a donné lieu à de magnifiques cérémonies à l’église Saint-Nicolas, hier.Le» pères Basiliens ont offert un dîner à Sa Grandeur.On remarquait parmi Jes convives Mgr Langevin, le P.Sahil, provincial »; le Rév.P.Cowley de l’église Saint-Ignace, les abbés Jobart, Sabourin et Olave-loux.MGR McNEIL Toronto, 23.— On a fait hier, en grande pompe, l’intronisation de Mgr McNeil, le nouvel archevêque de Toronto.Le délégué apostolique au Canada, Mgr Stagni, a chanté la messe pontificale.Les évêques de London et de Hamilton assistaient au choeur ainsi que les membres les plus distingué du diocèse.L’arbre de Noel de la colonie française La fête de famille kermesse organisée à cette occasion, aura lieu le dimanche 29 courant, dans la salle d’exercice de l’Arsenal du 65ème Régiment.La fête cc»mmancera à deux heures et la distribution des jouets aux enfants pauvres aura lieu entre 4 et 5 heures.Pendant la fête il y aura concert, tombola, buffet, etc.Des convocations seront envoyées sous peut L’Alliance Française Le prochain conférencier de l’Alliance Française, aux Etats-Unis et au Canada, sera M.Firmin Roz.Cours publics ASSOCIATION SAINT-JEAN-BAPTISTE La série des cours et des conférences, donnés sous les auspices de l’Association Saint-Jean-Baptiste au Mo-oumept National, sera, interrompue à l’occasion des fêtes de Noël et du premier de l’an, pendant l’intervalle de temps compris entre le 23 décembre courant et le 7 janvier prochain, :es deux dates incluses.Après le 7 janvier 1913, les classes reprendront leur marche accoutumée.-4- Foute une famille asphyxiée (Service particulier) New-York, 23,— La famille Martin McGrevey, de Brooklyn, a été asphyxiée par le gaz.Les victimes sont : Le père, la mère, une fille et un garçon.Un tube à gaz s’êtalt rompu.Les victimes tentèrent de se sauver malt elles n’en eurent pas la force.Explosion mortelle Le jugement àGrand’Mère est maintenu QUATRE HOMMES ONT ETE TUES HIER SOIR A L’USINE DE LA LAURENTIDE PULP AND PAPER COMPANY, A LA SUITE D’UNE EXPLOSION.VERSION DE LA COMPAGNIE (Service particulier) Grand’Mère, 23.— Quatre hommes ont perdu la vie ici hier soir, à.10 heures, alors qu’une bouilloire de la Laurentide Pulp and Paper Company a fait explosion.On ne connaît pas les causes de l’accident.Un représentant de la compagnie disait ce matin qu’une fissure imperceptible avait pu se produire dans le fer de la bouilloire et que l’acide servant à délayer la pulpe étant très puissant et chauffé à forte pression avait dû couler dans la brique qui entoure la bouilloire et provoquer l'explosion.Les bouilloires sont pourtant très soigneusement examinées chaque fois qu’on doit s’en servir.Les moulins à papier et les bureaux ne sont aucunement endommagés ét les travaux continueront comme d’habitude.La bouilloire brisée sera réparée sous peu et dans une dizaine de jours l’ouvrage reprendra.L’accident a produit toute une sensation dans notre village.Les victimes sont les suivantes : Philorion Berthiaume, B.Dessurault, Félix Landry, Adélard Berthiaume.Jos.Ayotte et M.Miller ont été blessés.(De notre correspondant) Québec, 23.— La Cour d’Appel a maintenu ce matin le jugement de la Cour Supérieure, dans la cause de Létourneau vs.le “Chronicle” et “L’Evénement”, qui découle de la fameuse affaire de Québec-Est.M.Létourneau avait demandé $50,000 de dommages des deux défendeurs pour libelle, et la Cour Supérieure lui en avait accordé $1,000.Les défendeurs en appelèrent mais l’appel a été renvoyé ce matin.Le juge Lavergne fut dissident.Le Séminaire des Trois-Rivières IL SERA BIENTOT, VENDU, AVEC LA CHAPELLE ET TOUT LE TERRAIN QU’IL OCCUPE POUR $300,000.(Service particulier) Les Trois-Rivières, 23.— La corporation du séminaire Saint-Joseph vendra bientôt, assure-t-on, son immeuble actuel, comprenant le séminaire et la chapelle érigée il y a dix ans, et tout le terrain contenu dans le rectangle bornée par les rues Saint Maurice, au nord, Sainte-Geneviève, au sud, Saint-François-Xavicr, à l’est et Laviolette, à l’ouest.Le prix de vente atteindrait $300,000.La corporation du séminaire est propriétaire d'une grande ferme, longeant le chemin Sainte-Marguerite, couvrant une partie du côteau bornant la ville au nord et aboutissant à la rivière Milette.C’est un des sites les plus jolis et les plus hygiéniques.On y construira un collège moderne et pouvant recevoir six cents élèves.L’édifice actuel est trop petit.Au début de l’année scolaire on a dû refuser nombre de demandes d'admission.Dans la tempête UN CHALUTIER PREND A SA REMORQUE UN TROIS-MATS DESEMPARE DONT LE CAPITAINE ET CINQ MATELOTS ONT DISPARU.(Service particulier) Boston, 23.— Le trois-mâts “Henry R.Tilaon” est arrivé au cap Cod à la remorque du chalutier “Swell” qui l’a rencontré hier à 95 milles au sud-est du phare de Highland.Le capitaine Gray et cinq membres de l’équipage manquent à Tappel et le bateau est désemparé et fait eau.On pense que les disparus ont pu être recueillis par quelque navire, le canot du “Tilton” ayant disparu.Quand le “Swell” l’a rencontré, le trois-mâts avait perdu toutes ses voiles, le bois empilé sur le pont avait glissé vers l’avant, la pompe était brisée et les vagues balayaient le pont.Pour un fonds de guerre Saint-Pétersbourg, 21.— Une dépêche de Mudken, dit que la Chambre de Commerce de Pékin, a envoyé une circulaire aux firmes commerciales de la Mandchourie, demandant aux marchands chinois, de placer une partie de leurs revenus,à la disposition du fonds de guerre, contre l’agression russe.Histoire sensationnelle LE “CHRONICLE” ET “L’EVENEMENT’ DEVRONT PAYER Cl!A-CUN $1,000 A M.! ETOURNEAU, DEPUTE DE QUEBEC-EST.UN JUGE DISSIDENT L’entretien des trottoirs LES INSPECTEURS DE LA VOIRIE RAPPORTENT A L’HOTEL DE VILLE DES SACS PLEINS DE CLOUS QU’ILS ONT RAMASSES SUR LES TROTTOIRS, MELES A LA CENDRE.Dix contremaîtres ont été suspendus par l’ingénieur en chef de la ville en attendant l’enquête qui va se faire sur les plaintes concernant la présence de clous, morceaux de vitres, etc., dans la cendre répandue sur les trottoirs.M.Janin a fait visiter les rues par une dizaine d’inspecteurs avec l'ordre de lulurapporter tous les clous qu’ils trouveraient.Chaque inspecteur a rapporté à l’Hôtel de Ville un sac plein de clous, droits ou tordus, dont quelques-uns avaient six pouces de long.Aux bureaux de la voirie, on dit que les contremaîtres ne sont pas en faute et que ce sont les particuliers qui jettent sur les trottoirs de la cendre non tamisée.M.Janin a réuni ce matin les contremaîtres de section et leur a donné des ordres très sévères au sujet de l’entretien des trottoirs.Il fera un rapport aux commissaires sur toute la question.DELHI THEATRE D’UH ATTENTÂT ANAMSTE Pendant que le baron Hardinge,vice-roi des Indes, Lady Hardinge et leur suite se rendaient à l’inauguration de la nouvelle capitale de l’Inde, une bombe fait explosion Le vice-roi e^t légèrement blessé à l’épaule et l’un des personnages de sa suite e^t tué L’ENQUÊTE DE LA POLICE L’affaire Rochette Paris, 23.— La disparition de Rochette a soulevé une grande indignation à Paris.Le trop fameux ban-j quier avait été condamné par deux i fois pour détournements de fonds et remis en liberté sous une forte caution.Cette affaire avait, en son temps, soulevé une enquête parlementaire sensationnelle, à laquelle MM.Clemenceau, Lépine et d’autres personnages influents furent mêlés.Au cours du procès, il fut établi que Rochette avait détourné 150 millions de francs provenant de l’épargne française.Arrêté le 23 mars 1908, il fut i-emis en liberté sous caution de 200,000 francs.Il mit tout en oeuvre pour obtenir son acquittement.Son premier procès commença le 28 juillet 1910.Le jugement qui le condamnait à deux ans de prison fut cassé, sous prétexte qu’il était entaché d’illégalité.Le second procès commença le 26 juillet 1912 et cette fois il fut encore condamné à deux ans de prison.Remis de nouveau en liberté sous caution Rochette aurait dû se présenter hier devant ses juges, mais à l’appel de son nom personne ne répondit.On dit qu’on lui avait laissé entendre qu’il ne devait s’attendre à’aucune clémence contrairement à ce qu’il espérait.On croit qu’il s’est rendu en Angleterre dans l’intention de passer aux Etats-Unis.Les journaux parisiens demandent que de sérieux efforts soient faits pour s’emparer de sa personne car, disent-ils, i! est monstrueux de penser qve pour 200,000 francs et un séiour de cinq ans à l’étranger, grâce à la loi de prescriptions, il pourra rentrer en France pour y vivre tranquillement du produit de ses escroqueries.M.Delahaye, député, a annoncé qu’il interpellerait le gouvernement sur les complaisances politiques et financières oui permirent à Rochette et à divers établissements de crédit d’exploiter impunément la petite épargne.(Service particulier) Delhi, 23.— Le baron Hardinge, vice-roi des Indes, a été blessé et une personne de sa suite a été tuée par une bombe lancée du toit d’une maison de la nouvelle capitale où il entrait aujourd’hui.La bom-a frappé la houdah de l’éléphant qu’il montait.On ne connaît pas encore la gravité des blessures du vice-roi qui a été transporté en toute hâte à l’hôpital.Le baron Hardinge a succédé à lord Minto, l’été dernier, et quelques mois après il a été élevé à la pairie.Il est âgé de 52 ans et est entré dans le service diplomatique en 1881.Il a passé par Constantinople, Berlin, Washington, Bucharest, Téhéran et Saint-Pétersbourg.En 1894, il a été nommé ambassadeur en Russie et deux ans après il fut nommé sous-secrétaire d’Etat permanent aux Affaires Etrangères.Delhi, 23.— Le vice-roi faisait son entrée officielle dans Delhi, comme couronnement des cérémonies à l’occasion de la translation de la capitale de Calcutta à la ville des Grands Moguls.Les troupes, les hauts fonctionnaires et les chefs du Pundjab étaient réunis pour lui souhaiter la bienvenue.La procession, montée sur des éléphants, venait de sortir de la gare et passait par Ghundai Chorok, quand la bombe fut lancée par un homme qui se tenait sur un toit.Elle frappa la houdah de l’éléphant sur lequel étaient lord et lady Hardinge.Le domestique qui tenait le parasol fut tué instantanément.Lord Hardinge fut blessé à l’épaule.On le transporta immédiatement à l’hôpital.Lady Hardinge ne fut pas blessée, mais elle fut en proie à un violent choc nerveux.La bombe était très puissante.Delhi, 23.— A l’hôpital, on a examiné la blessure de lord Hardinge qui est légère.Un autre domestique a été grièvement blessé par des fragments de la bombe.On interrompit la cérémonie d’entrée pendant quelques minutes; puis, le vice-roi et la vice-reine ayant été transportés à l’hôpital, Sir Guy Fleetwood Wilson, membre du conseil, prit la place du gouverneur dans la procession qui continua sa route à travers la ville jus-! qu’au camp du Durbar.Sir Guy iprit place devant le dais et lut un j message dans lequel lord Hardinge disait qu’il n’était que légèrement blessé.La lecture fut reçut par des applaudissements prolongués .L’attentat a soulevé des sentiments d’indignation intense chez les indigènes et les Anglais, parce que lord Hardinge est l’un des vice-rois les plus populaires qui aient jamais régné sur l’Inde.Il était tout à fait j inattendu.Il y a quelque temps, le ! vice-roi écrivait lui-même au minis-;tre des Indes à Londres, disant que le pays est très tranquille.Le Chandin Chowk, où la tombe a été lancée est une longue rue (boite où se tiennent des bazars cui vendent toutes les marchandises orientales possibles.Les m usons n’ont presque toute qu'un étage.L’éléphant du vice-roi étau énorme, de sorte que l’aggresseur se trouvait à quelques pieds de son but.Aussitôt après l’attentat, la police entoura la maison et fit plusieurs arrestations.Le retour de Cypriano Castro L’ANCIEN PRESIDENT DU VENEZUELA VEUT TENTER DE REPRENDRE SA PLACE A LA TE-TE DE LA PETITE REPUBLIQUE SUD-AMERICAINE.I - ATTENDU A NEW-YORK Ecrasés à la porte d’un théâtre TRENTE SPECTATEURS MEURENT D’HEMORRAGIE INTERNE DANS UNE PANIQUE QUI ECLATE A LA SUITE D’UN INCENDIE.t L’EN COM BREM ENT Le Bill de Montréal EST ENFIN ADOPTE Rome, 22.— Le “Giornale DTtalia” publie une histoire sensationnelle, à l’effet que le jeune anarchiste, Henry Dal Ferro, de San Giovanni, près de Bologne, qui avait été désigné par le sort, pour assassiner le roi Victor-Emmanuel, aurait préféré se suicider plutôt que d’accomplir son sinistre projet.Ferro, dit le journal, est maintenant à l’hêpital dans une condition sérieuse.Mort d’un journaliste (Service particulier) Winnipeg, 23.— William James Kennedy, arrivé ici de Selton, comté d’Elgin, il y a trente ans, est mort hier.Il publia pendant nombre d’années, le Virdcn Advocate.En 1897 il fut envoyé comme député à la législature et donna, trois ans plus tard, sa démission pour entrer dans le bureau fédéral de l’immigration.Il y a deux ans, il donna sa démission à cause du mauvais état de sa sente.M.Kennedy avait 53 ans.Un incendie de $50,000 (Service particulier) Philadelphie, 23.— Un incendie qui a écialé aujourd’hui dan#; la raffinerie de U.dpen Green et Cie, a causé des dommages estimés à $50,000.00 et a interrompu pendant plusieurs heures la circulation sur les quais de la rivière Delaware.La mélasse, qui brûlait, couvrait la ville d’une fumée intense, semblable à un brouillard.Le décompte aura lieu (De notre correspondant) Québec, 23.— M.Eug.Lamontagne, l’un îles candidats battus à l’é-lecfion de Limoilou a demandé aujourd’hui un décompte devant le ju-ge.La requête a été retardée et le décompte a été fixé à jeudi le 20, à 11 heures a.m.Enfant tué par un auto (Service particulier) Chicago, 23.— Une automobile conduite par le docteur B.J.Roller, lutteur, a fflessê mortellement Mary Kurnicki, âgée de huit ans, hier soir.L’enfant tenta de traverser la rue en avant de l’automobile mais fut frappée et projetée contre le trottoir.L'enfant mourut pendant qu’on la transportait â l’hôpital.Famille en deuil DOLLARD, enfant de M.France Fleury, 340 Chambord, est décédé ce matin à l’âge de 22 mois.Les funérailles ont lieu demain, à Saint-David de Yamaska.Départ de la gare Bonaventure à 4 heures P.M.-f- Les accusations de Battista n'auront pas de suite U est plus que probable que l’on ne donnera pas de suite aux accusations sensationnelles portée par Bap-tista, ITtalien qui vendredi deenier a été exécuté.Il y a quelques années à Ip, suite de dénonciations faites par lui au sujet de l’assassinat des détective italien Pétrosino, deux Italiens de San Francisco avaient été arrêtés, mais ils furent acquittés, Battista n’ayant pu prouver ses allégations.Quant aux accusations portées par lui sur les membres de la colonie italienne de Montréal, elles portent toutes sur des gens qui ont témoigné contre lui dans son dernier procèfa.-?- La doctrine Monroe New-York, 22.— Stuart Fuller, le commissaire spécial qui a été envoyé au Pérou, pour faire une enquête, sur les actes de barbarie, infligés, par des entrepreneurs anglais, aux Indiens péruviens, dans les champs de caoutchouc de Putumayo, en Amérique du Sud, a suggéré aujourd’hui, que les Américains invoquent la doctrine Monroe, pour faire cesser ces atrocités.(Service oarticulier) Québec, 23.—- Le bill de Montréal a été définitivement adopté à 11 heures samedi soir, quelques minutes avant la prorogation.Voici les pou-j voirs dont le bureau des commissaires sera investi à l’avenir.1.Il appartient au Bureau des Commissaires de préparer toutes les prévisions budgétaires, lesquelles doivent être soumises au conseil le ou avant le 1er décembre.2.Le budget devra être approuvé par le conseil à la majorité des membres présents, mais il pourra être amendé par un vote de deux tiers de tous les membres du conseil.Le conseil peut également rejeter ledit budget “en bloc” à la majorité des membres présents.Dans le cas où le budget est rejeté en bloc, les commissal- j res peuvent le présenter de nouveau, amendé ou non, en aucun temps et les dispositions ci-dessus s’appliquent à ; ce nouveau budget.“Il appartient aussi au bureau des ! commissaires, après que le contrôleur a fait son rapport au conseil, conformément à l’article 335a de la charte, de préparer le budget des crédits supplémentaires le ou après le 1er mai de chaque année, et les dispositions du paragraphe précédent s’appliquent “rnutautis mutandis” au budget supplémentaire.4.Il appartient aux commissaires de soumettre au conseil toutes demandes d’expropriation du produit des emprunts de ces demandes ne pour-, ront être amendées que par un vote des deux tiers de tous les membres du conseil et rejetées par la majorité des membres présents.5.Après l’adoption des budgets ou des demandes d’appropriations à même le fonds d’emprunt, les commissaires voient à Remploi des fonds pour les fins pour lesquelles ils ont été votés, sans autre approbation du conseil, et les contrats consentis par le bureau des commissaires seront signés par le maire et le greffier de la cité.6.Les commissaires peuvent cependant, avec l’approbation du conseil, employer les fonds déjà votés en vertu des paragraphes précédents pour d’autres fins que celles spécifiées.7.11 appartient aux commissaires de préparer tous les plans et devis, de demander, recevoir et accepter les soumissions, d’octroyer tous les contrats et de voir à l’exécution de tous travaux.Les formalités se rattachant à telles soumissions sont déterminées par le bureau des commissaires, mais un délai d’au moins huit jours doit être donné entre la date de la publication dans les journaux, de l’annonce demandant des soumissions et la date fixée pour la réception d’icelles.Les soumissions doivent, en tous les cas, être adressées au bureau des com-| missaires et être ouvertes par ce bu-i reau siégeant en assemblée, au temps et à l’endroit spécifiés dans l’avis et | non auparavant.8.Les commissaires, ont le pouvoir, sans demander de soumissions, d’acheter le matériel, les fournitures, machines, outillages, chevaux, voitures et autres objets pourvu que le montant ne dépasse par $2,500.00 dans chaque cas.9.Il appartient aux commissaires de nommer, de suspendre ou de renvoyer d’office tous les officiers ou employés de la cité et fixer leurs salaires, excepté le greffier et ses assistants qui seront nommés, suspendus ou démis par le conseil qui fixera aussi leurs salaires.Les avocats à Remploi de la cité et aussi le contrôleur et l’auditeur, ne pourront cependant être suspendus ou démis que par le conseil sur rapport du bureau des commissaires.10.1! appartient au conseil, sur rapport des commissaires, d’octroyer par règlements, résolutions ou contrats, suivant le cas, les franchises et les privilèges d’autoriser les commissaires à faire Rémission des débentures et les emprunts.Ce rapport ne peut être amendé que par un vote des deux tiers de tous les membres du conseil, mais il pourra être rejeté par une majorité desdits membres ou approuvé par une majorité des membres présents.IL Tout rapport du bureau des commissaires y compris ceux mentionnés dans les sous-sections 4 et 10 de cet article qui n’est pas rejeté ou amendé dans les trente jours qui suivent sa réception par le conseil, est considéré adopté et prend effet à l’expiration de ce délai.12.Dans tous les cas non prévus ci-dessus, au conseil appartiennent tous les pouvoirs législatifs, et aux commissaires appartiennent tous les pouvoirs administratifs et exécutifs.L’article 346 a été amendé en obligeant le contrôleur à soumettre le certificat annuel démontrant le pouvoir d’emprunt au bureau des commissaires au lieu du conseil.L’article 450 est amendé en décrétant que la répartition du coût des expropriations pour élargissement ou prolongement de rues pourra se faire proportionnellement à l’entendue en front “ou en profondeur, suivant le cas” des propriétaires auxquels l’amélioration pourra bénéficier.La clause obligeant le Grand-Tronc à remplacer sa voie à niveau par une voie souterraine ou de tranchée a été retranchée.L’obligation d’exproprier pour Ra-grandissement du Parc Lafontaine disparait, mais la cité devra exproprier dans un délai de six mois sous peine de perdre le pouvoir que lui confère la loi spécialement votée à cette fin.La clause 54 ratifiant le règlement concernant les voitures à vapeur est retranchée.Deux cents morts dans une mine (Service poriiculier) Tokio, 23.— Plus de 200 mineurs japonais ont été ensevelis vivants et sont très probablement morts dans la houillère de Sapporo, à la suite d’une terrible explosion qui s’est produite hier.De tous les hommes qui travaillaient dans les galeries trois seulement ont pu gagner à temps l’ouverture.On conserve très peu d’espoir sur le sort des autres.(Service o.nrticulier) New-York, 23.— L'annonce que Cypriano Castro président déposé du Venezuela, s’en revient en Amérique à bord du paquebot “Lorraine”, sous le nom de Ruiz, a causé une commotion dans la colonie vénézuélienne de cette ville.On ne connaît pas le but que se propose Castro, mais on croit qu’il veut revenir aux affaires dans sa patrie.Jacinto Lopez ancien consul à New-York pense que Castro, Tnal renseigné par ses partisans, se croit désiré par une foule de gens au Vé-nézuéla et vient tenter de reconquérir son ancien diet?to rat.Il a plusieurs partisans à New-York que son retour semble vivement impressionner.CE QU’ON DIT A WASHINGTON (Service rariucpirr ) Washington, 23.— On ne sait pas encore ici si l’on permettra à l’ancien président du Vénézuéla, Castro, de débarquer aux Etats-Unis.Le gouvernement étudie actuellement la question, et ix’a pas pris de décision définitive jusqu’ici.-—- Signor Jacchia au pupitre Signor Agide Jacchia jouit d’une popularité justement acquise à Montréal par le beau travail qu’il a accompli pendant les deux saisons dernières d’Opéra, et par celui qu’il continue d’accomplir cette saison-ci.On aime la façon élégante de diriger de Jacchia; on aime également le répertoire qu’il inscrit à ses programmes.Samedi après-midi, le maestro italien avait la direction du concert.La salle était tellement remplie qu’on dut placer des auditeurs jusque dans la loge vice-royale.Le programme comprenait des oeuvres populaires interprétées, pour la plupart, aux concerts des années précédentes.Deux Intermezzo: celui de l’“Amico Fritz” et de “Ratcliffe”, de Mascagni; la suite de “Peer Gynt”, de Grieg; “Humoresque”, de Dvorak; ’’Marche funèbre d’une Marionette”, de Gounod; deux danses de Brahms et l’Ouverture d’“Egmont”, de Beethoven, ont soulevé tour à tour les applaudissements de l’auditoire.Le fait est que chaque nujnéro fut magnifiquement rendu.M.Cervi chanta deux airs comiques italiens et Mlle Ingram deux belles romances allemandes.JOLI CONCERT Mercredi et jeudi dernier, M.et Mme Plamondon-Michot avaient tenu à accompagner à Shawinigan et à Grand’Mère, l’une de leurs meilleures élèves, Mlle Graziella Dumaine qui y donnait des concerts auxquels M.Pla mondon participait.A Shawinigan où demeurent ses parents, Mlle Dumaine avait salle comble et son succès fut très vif auprès de ses concitoyens, qui, enthousiasmés, ne tardèrent pas à applaudir aux progrès immenses réalisés par elle depuis sa dernière audition en cette ville.A Grand’Mère, le lendemain soir, succès plus considérable encore, avec le même programme.Mlle Dumaine, M.et Mme Planton don mirent à profit l’obscurité survenue dans le théâtre à la suite d’une interruption de courant, pour chanter en les jouant, les charmants duos “Au Clair de la Lune” de Lulli et “Colinet-te” de Weckerlin, éclairés seulement par la lueur d’une lampe électrique de poche, prêtée par l’un des auditeurs, le reste de la salle étant totalement privé de lumière.Rappelés plusieurs fois, Mlle Du' maine et M.Plamondon durent redire encore ces choses si fines que l’auditoire ne se lassait pas d’entendre.Le souvenir de ces deux soirées vivra longtemps car leur programme est sans contredit le meilleur qui ait été donné depuis l’existence de salles de concerts dans ces localités et fait le plus grand honneur aux artistes et aux professeurs.—-._4- Les marchands de nouveautés en gros L’association d«i marchands de nouveautés, en gros, du Board of Trade, a fait comme suit l’élection de ses officiers pour l’année courante : Président, G.R.Martin, vice-président, B.N.Smyth; trésorier, Robert Henderson.Directeurs: R.A.Brock, W.E.Cushing, Geo.B.Fraser, Jas.Gardner.M.A.Hamilton Gault a été choisi candidat de l’association pour sa réélection au conseil du Board of Trade./ (Service particulier) Menin, Belgique, 23.— Un incendie qui a détruit un théâtre de cinématographe a causé la mort de 30 personnes, hier soir; cinquante ont reçu des blessures graves.Aucune des victimes n’a été brûlée à mort, mais l’autopsie a révélé que toutes avaient succombées à des hémorragies internes causées par la poussée terrible aux portes de Rétablissement.La panique a été terrible en effet, la salle ne pouvait pas accommoder plus de six cents personnes; mais il y en avait au moment de l’accident plus de sept cents, y compris un grand nombre d’enfants.-F- Les caucus à huis clos Les échevins décident d’exclure le public de leurs délibérations.— Une déclaration de l’échevin L.-.A La-pointe.^ Les échevins ont décidé ce matin de tenir tous leurs caucus du lundi à huis clos; non seulement ils en excluent le public, mais aussi les journalistes.La proposition a été faite par Réchevin L.-A.Lapointe qui a donné pour raison que ces caucus ne sont pas officiels et que le rapport des discussions qui s’y font, mettait les échevins en mauvaise posture auprès du public.Les échevins O’Connell et Ward ont protesté, ainsi que Réchevin Emard qui a déclaré que rien ne serait aussi mal vu du public que ce huis clos.On a décidé au caucus de ne rien faire pour bloquer le budget qui ne sera présenté que lundi prochain.On a aussi parlé de ce qui s’était passé à Québec.L’échevin L.-A.La-pointe a déclaré que le conseil n’a pas beaucoup perdu et qu’il lui reste encore de l’ouvrage à faire.Il a prétendu qu’en croyant obtenir beaucoup, les commissaires avaient en réalité perdu des pouvoirs, mais il n’a pas voulu dire lesquels.Lundi dernier, au conseil, il avait déclaré la même chose, en ajoutant que ni les commissaires, ni le comité des citoyens, ni leurs avocats ne l’avaient deviné.Sur “ La condition des ouvriers ” L’Ecole Sociale Populaire vient de publier, en une brochure de 40 pages, avec sous-titres et table détaillée, l’encyclique Rerum Nova-rum sur la condition des ouvriers.Comme chacun le sait, c’est un document de prime importance sur la question ouvrière.On sera donc heureux de pouvoir se procurer, à bon marché, le texte français.Cette brochure est en vente, à Ifl sous, au Secrétariat de l’Ecole Sociale Populaire, 1075, rue Rachel.Nouveau mot Le lynch Bâton Rouge, 23—Le ''sheriff” a trou vê, ce matin, en se rendant à la Cour le corps d’un nègre du nom de North Candore se balançant à un poteau de | télégraphe.Candore avait été trouvé ' coupable du meurtre de James Nor-i man, gérant d’une plantation dans ce | district, et avait demandé à aller en appel.L’on croit que c’est ce qui a amené son lynchage.Frank Hickey au bagne Buffalo, 23.— Frank Hickey, convaincu du meurtre de Joseph Joseph de Lackawana, a été condûmné à la prison pour un terme indéterminé n’excédant pas 20 ans.-4- Les ordures ménagères A cause des fêtes de Noël et du Jour l’An, les employés du service ds ! nettoyage ne feront que vendredi et samedi de cette semaine, et de la se-I maine prochaine R’enlèvemcnt des ordures ménagères aid se fait le mercredi.Que de prix ! Quel romancier obtiendra le prix de l’Académie Concourt ?Quel romancier obtiendra le prix de la “ Vie Heureuse ” ?Quel romancier obtiendra le prix “ d’Excelsior ” ?Quels romanciers obtiendront les innombrables prix de l’Académie française, do la Société des Gens de lettres I du Cercle de la Critique littéraire, des J “ Annales ”, etc.?! Chaque jour, un prix est décerné.Quand reparaîtra “ l’Almanach dos iMuses”, il faudra remplacer les saints par des prix littéraires : 1er janvier.— Prix Durand (3.000 francs ) , à décerner à l’autour d’un roman dont les péripéties devront so dérouler à Pontoise.2 janvier.— Prix Mme Dupont (500 fr.), à décerner à l’auteur d’un | roman dont le personnage principal [devra être une chaste jeune fille du nom d’Isabelle.3 janvier.- Prix Duval ( 1,000 fr.) , à décerner à une romancière blonde, née en Auvergne et dont les œuvres seront inspirées pur Ridée de repopulation.Que de prix ! Que de prix ’ Aussi, nos jeunes auteurs — même les plus indépendants, les plus sauvages—n’é-erivent plus pour le publie, mais pour les distributeurs de prébendes.Je rencontre, hier un de nos romanciers du dernier bateau.Je lui demande : —Votre bouquin marche bien ?— Très bien,.—fl se vend ?—Je n’en sais rien, mais Desenves me pousse ferme pour le prix Concourt 1 (’es palmarès ont déplacé la lutte littéraire.On ne combat plu» pour obtenir restitue du publie, mais pour gagner la faveur de tel académicien qui sait montrer de ta poigne au moment psychologique de Rcleetion.Et cela non plus ne relève pas la profession d’homme de lettres.L’Académie vient de découvrir le mot “épatant” et, sur la proposition de M.Jules Claretie, l’a solennelle-, ment admis dans son dictionnaire.Ça, c’est épatant !.Voici la définition de ce nouveau vocable académique : “Epatant.— Se dit familièrement de ce qui provoque un étannement admiratif.” Cette définition est, paratt-il, l'œuvre de M.Marcel Prévost.Est-elle bien exacte ?Ainsi, une dame vous enfonce dans l’orbitè une de ses épingles à chapeau-et croit, en.outre, vous traiter d’idiot.Vous vous écriez, tout naturellement : —Comment, madame, vous me crevez l’œil et encore vous “ m’attrapez ’’ ?Ah! ça, par exemple, vous êtes épatante 1.En la circonstance, le mot “épatante” exprime à coup sûr l'étonnement, mais cet étonnement n’a rien d’admiratif.Autre exemple : Vous êtes dans un salon académique et vous jouez à la.manille avec un amiral, un ambassadeur et un grand-duc.L’ambassadeur se laissi couper un manillon.Vous avez ce cri du cœur : —Je l’avais prévu !.Ah! vous êtes épatant, amiral !.Vous voyez, ici, le mot “épatant” n'exprim?ni l’étonnement, ni Radmi-ration, au Contraire.Et puis, "épatant” est devenu vieux jeu.Nous disons: “C'est époi lant”, “c’est bath”, “c’est chouette’, etc.Gavroche vient même de lancer un nouveau mot : —C’est rien “maouss ” ! Mais '‘maouss” peut attendre.Il ne figurera dans le dictionnaire de l’Académie que le jour où Sacha Guitry siégera sous la Coupole.D’ANTIN.Recrues pour Cayenne La Rochelle, 23.— Trois cents soixante forçats à destination de Cayenne ont été embarqués aujourd’hui sur le paquebot la “Loire.” BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage Bruneau et Dupuis, 4, rue de l’Hôpital.(TOCKS ; Velu! Ach.STOC5» Vend Vch Cell Tél.Co Cau.Car.Can.Ccm “ pftl.Can.Cot.L “ pki Ca.Convçrl-Cnnl'acif.Can.Loco.“ pftl.] Crown Res| Dét.Kl Rv.I Dota C.Co pf,\ nom.i pfd nom.S.Cor.Ilom Ptrk.Dom.T C .pftl.nui.sup.K.e.r.AP.e un 15H 27* yi :ioj 78 48 2574 (U 9* .do 78 7.; ioi ’ -i vïk m iMon.Tr.Co .Mon.TT.Del.Mpiwing.; N or.Ohio., j N.S S.ACt.Ojil.M.Co.! Ott.r,.^ P., j Ptn.'MfR.C.Ten's LUI.' : " pfd.j Porto Rico *5 125 171 75 OU 31) 27 20* 77* 4ù 257 58* 93 .148 7 ') Québec Rf 14 72 j R.& O.N.d 1162 .v KioJnn.I,.R.C.Co.Cm .57 pfd.Sno Pauto.78* Saw.M.Ctn .• " pfd, .Mmvvinijf.,j.Sin.Uag.Co|.'• pfd .j:,.: Shcrwin W Goodw Co " pfd, .“ pfd.Spa.Riv.Co1 55 51 111.Trac ,pd Ôî 220 " pfd.Mi
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